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10 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

impérialisme (alternative libertaire)

anti-imper

Trump, Poutine, Macron…

Contre tous les impérialismes

Même si d’autres puissances montent, les États-Unis restent, de loin, le seul impérialisme d’envergure planétaire. Il faut dénoncer ses agissements criminels… sans taire ceux de ses concurrents. L’impérialisme, c’est la combinaison de plusieurs dominations : militaire, donc diplomatique ; économique, donc culturelle.

Autrefois, cette domination s’est traduite par la colonisation.

Aujourd’hui, elle permet aux États les plus forts d’imposer aux autres des traités de commerce inéquitables, l’exploitation de leurs ressources (minières, pétrolières, forestières…) à prix cassés, ou bien encore des traités d’alliance légalisant l’ingérence du pays dominant.

Ainsi, dans de nombreux pays du monde, lorsque les peuples se révoltent, en plus d’affronter leur État et leurs capitalistes, ils doivent compter avec l’immixtion d’une ou plusieurs puissances impérialistes cherchant à tirer profit des événements.

Hégémonie des États-Unis

Malgré la montée en puissance chinoise et russe, la supériorité militaire des États-Unis reste écrasante. En 2017, selon l’institut suédois SIPRI, ils réalisaient à eux seuls un tiers des dépenses militaires mondiales, davantage que le cumul des sept autres pays les plus dépensiers (Chine, Arabie saoudite, Russie, Inde, France, Royaume-Uni, Japon).

L’armée US est constamment déployée de par le monde, avec environ 800 bases et points d’appui à l’étranger.

Cette superpuissance permet aux États-Unis d’essayer d’imposer leur volonté par la force chaque fois qu’ils le jugent utile. En vingt ans, ils ont ainsi mené la guerre en Afghanistan (depuis 2001), l’occupation de l’Irak (2003-2011), des bombardements en Libye (2011), une intervention en Syrie (depuis 2014), auxquels il faut ajouter, depuis 2004, des milliers de frappes de drones meurtrières au Pakistan, en Somalie et au Yémen.

Concurrence d’autres puissances

Loin derrière, il existe des impé­rialismes secondaires et concurrents des États-Unis. Certains, comme la France et le Royaume-Uni, sont ses alliés ; d’autres, comme la Russie et la Chine, sont ses rivaux.

Cela ne signifie pas qu’ils sont plus vertueux.

Eux aussi instrumentalisent des pays plus faibles. L’armée française intervient ainsi réguliè-rement en Afrique, « invitée » par des régimes croulants pour faire le gendarme et protéger, au passage, les intérêts du capitalisme français. La Chine, de plus en en plus influente en Afrique, veut sécuriser ses voies commerciales et ses intérêts, et développe actuellement son armée pour lui conférer, comme les autres, une capacité d’intervention extérieure.

De son côté, la Russie, après avoir mené une guerre coloniale atroce en Tchétchénie (1994- 2004), a écrasé la Géorgie (2008), occupe une partie de l’Ukraine (depuis 2014) et a été « invitée » à sauver du naufrage le régime criminel de Bachar el Assad en Syrie (depuis 2015). Et chacun: Moscou, Washington, Paris, Londres, Pékin, se rend complice du colonialisme israélien.

Les révolutionnaires aux côtés des peuples

Entre ces impérialistes, en concurrence pour le contrôle des ressources planétaires, la course aux armements bat actuellement son plein. Les peuples du monde n’ont rien à gagner dans cette compétition morbide, qui ne relève pas que du spectacle. Elle est porteuse d’un risque permanent de dérapage guerrier, et il faut la dénoncer sans faiblir.

Dans les pays colonisés, dominés, notre solidarité va aux forces politiques qui se battent une émancipation à la fois nationale et sociale

  • Contre leur État, leur dictateur, leur colonisateur ;
  • Malgré les impérialistes qui veulent soit les écraser, soit les manipuler.

Avec les indépendantistes d’Algérie hier, de Kanaky aujourd’hui ; avec les guérillas antifas-cistes sud-américaines dans les années 1970 ; avec les syndicalistes persécuté.es dans les pays de l’Est dans les années 1980 ; avec la gauche palestinienne et la gauche kurde aujourd’hui au Moyen-Orient.

10 novembre 2018

http://alternativelibertaire.org/

Lire aussi :

« Face à la concurrence, où en est l’impérialisme américain ? » (Alternative Libertaire)

 

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09 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

revers (courrier international)

keystone

Un revers pour Trump

La justice américaine suspend l’oléoduc Keystone XL

Un juge fédéral du Montana a suspendu jeudi la construction de l’oléoduc géant Keystone XL, un sérieux revers pour Donald Trump qui avait relancé ce projet très décrié dès sa prise de fonctions malgré les risques qu’il fait peser sur l’environnement et les cultures autochtones. Cette décision intervient deux jours après des élections de mi-mandat mitigées pour le parti présidentiel.

Long de 1.900 km, cet oléoduc, déjà partiellement en service, est censé relier les champs pétrolifères de la province canadienne d’Alberta à l’Etat américain du Nebraska, pour aboutir aux raffineries du golfe du Mexique. Il est fermement combattu par les communautés autochto-nes des territoires qu’il traverse, inquiètes des dégâts environnementaux qu’il pourrait causer.

C’est d’ailleurs en se basant sur une analyse du département d’État américain, qui ne jugeait pas le projet « d’intérêt national pour les États-Unis » au regard des risques afférents, que Barack Obama avait décidé de bloquer la construction de Keystone XL en 2015. Selon le juge Brian Morris, l’administration Trump a délibérément fait fi de cette analyse au moment d’auto-riser la relance du projet d’oléoduc en mars 2017, peu de temps après son arrivée au pouvoir.

« Une agence ne peut pas détourner les yeux d’observations factuelles faites par le passé parce qu’elles ne vont pas dans le sens souhaité », a ainsi écrit le juge fédéral. « Pour justifier son revirement, le département d’État a tout bonnement balayé d’un revers de la main des données factuelles liées au changement climatique », a-t-il poursuivi.

M. Morris a enfin accusé le département d’État de ne pas avoir suffisamment pris en compte des éléments tels que la baisse des prix du pétrole, le risque de fuite ou les gaz à effets de serre émis dans le cadre du projet. En novembre 2017, 5.000 barils de pétrole s’étaient déversés dans les plaines du Dakota du Sud, aux Etats-Unis, suite à une fuite sur l’oléoduc Keystone, une des branches de Keystone XL.

La suspension décrétée par le juge fédéral est toutefois temporaire et impose au gouverne-ment américain d’examiner plus en profondeur les implications du projet sur le climat, la faune et les cultures autochtones.

Mais elle s’apparente à une victoire majeure pour les défenseurs de l’environnement et les communautés amérindiennes

Et à un revers de taille pour le président américain, qui avait autorisé dès mars 2017 la construction du pipeline reliant le Canada au Texas, concrétisant ainsi une promesse phare de campagne.

  »Renoncer à cette chimère »

Donald Trump avait justifié le contournement du blocage décrété par son prédécesseur au nom de la lutte contre le réchauffement climatique par la volonté de créer des emplois et de favoriser le développement des infrastructures. Mais les défenseurs de l’environnement et des populations amérindiennes avaient décidé en mars de poursuivre TransCanada, la société exploitant le projet, ainsi que le département d’État pour obtenir sa suspension.

« La décision rendue aujourd’hui montre clairement, et de manière irréfutable, qu’il est temps pour TransCanada de renoncer à cette chimère », a réagi jeudi Sierra Club, qui fait partie des plaignants. « L’administration Trump a essayé d’imposer ce projet d’oléoduc polluant à la popu-lation américaine, mais elle ne peut ignorer les menaces qu’il fait peser sur notre eau potable, notre climat et nos communautés », a ajouté Sierra Club.

Keystone XL, qui doit s’étirer sur 1.900 km dont 1.450 en territoire américain, est destiné à être connecté au réseau existant d’oléoducs aux États-Unis. Le projet chiffré à 8 milliards de dollars (7 mds EUR) date de 2008 et devrait permettre d’acheminer quotidiennement 830.000 barils de pétrole à travers l’Alberta, le Montana, le Dakota du Sud, le Nebraska et enfin l’Oklahoma et le Texas.

Washington (AFP) 09.11.2018

https://www.courrierinternational.com/

Lire aussi:

Les problèmes XXL de l’oléoduc Keystone XL (France 24)

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07 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

pétain (basta rp lo)

tardi drapeau

Ode à l’extrême-droite

Pétain, collabo et bourreau de 1917 : « un grand soldat » selon Macron

« Un grand soldat » que Pétain : bourreau des soldats mutinés de 1917, chef du régime de Vichy, collaborateur du régime nazi et de l’extermination des juifs. De quoi ravir les rangs de l’extrême-droite. 

A peine une semaine après les dénégations de Florence Parly, ministre des Armées, face à Jean-Jacques Bourdin, sur le plateau de RMC, Emmanuel Macron confirme la volonté du gou-vernement de rendre hommage, lors de la cérémonie du 11 novembre, au Maréchal Pétain.

Derrière le couac et le rétropédalage, il y a la concession du président au programme de l’Etat major des Armées, en charge de l’organisation de la cérémonie de commémoration du cente-naire de la fin de la guerre 14-18, prévoyant de rendre hommage, aux Invalides, aux huit maréchaux de la Grande Guerre, dont Pétain.

Cet hommage rendu à la mémoire du chef du régime fasciste de Vichy, qui collabora au régime nazi et à l’extermination de 10 millions de personnes (tzigane, homosexuels, communistes, opposants politiques…) en Europe, dont 6 millions de juifs, marque un recul incroyable dans la reconnaissance des responsabilités de l’Etat français lors des génocides de la Seconde Guerre mondiale. Du jamais vu depuis 1995 et la cérémonie du 54ème anniversaire de la rafle du Vél’ d’Hiv, où Jacques Chirac avait reconnu la participation de la France aux crimes nazis.

Mais le « grand soldat de la Première Guerre mondiale », en 1940, n’en était pas à ses premiers faits d’armes. Contrairement à ce que voudrait faire entendre Emmanuel Macron, le maréchal Pétain s’est, dès la première guerre mondiale, forgé cette expérience de bourreau dont on connait les suites. En 1941, c’est ce même Pétain qui, lors de son « discours du mauvais vent » contre la Résistance, rappelle ses exactions commises : « En 1917, j’ai mis fin aux mutineries » avait-il alors lancé.

En effet, en avril 1917, avec l’échec de l’offensive du général Nivelle sur le Chemin des Dames, la boucherie de 200 000 soldats français tués, la colère gronde dans les tranchées. Au prin-temps et à l’été 1917, se multiplient les actes de mutineries de soldats qui, selon l’historien André Loez, expriment « un refus de la guerre massif et multiforme ».

Le maréchal Pétain, succède à Nivelle. Il a la charge de mettre fin à l’opposition à la guerre et de fraternisation avec « l’ennemi » qu’expriment alors les soldats français. Pétain les réprimera dans le sang : la plupart des soldats mutinés sont fusillés sans plus de procès ; 600 sont condamnés à mort par des conseils de guerre à la justice expéditive. Autant de soldats refusant la guerre assassinés sous les ordres de Pétain.

Macron, en honorant Pétain, honore le bourreau de 1917 et le symbole de la collaboration française.

En réhabilitant la mémoire du plus illustre fasciste français, Macron participe à la banalisation et à la diffusion des idées de l’extrême-droite. De quoi nourrir ce « climat années 30 » qu’il dénonçait hypocritement il y a à peine quelques jours…

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07 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

trump (npa)

trump 1

Trump à Paris le 11 novembre : c’est la guerre  !

Mobilisation générale contre la venue de Trump à Paris le 11 novembre prochain.

Racisme, sexisme, destruction de l’environnement

Trois traits qui s’incarnent à la perfection dans la personne du président étatsunien. Depuis son élection il y a deux ans, Donald Trump n’a cessé de mener une politique d’attaques contre les migrantEs, contre les droits des femmes et des personnes LGBT, contre les cadres même minimaux de lutte contre le réchauffement climatique.

Au Yémen, en Syrie, en Palestine, en Afghanistan, et ailleurs, il mène une politique de guerre soit directement, soit par la fourniture d’armes et le soutien diplomatique à ses complices locaux. On ne peut pas oublier la destruction de Raqqa, l’encouragement donné au régime israélien par le déménagement de l’ambassade US à Jérusalem, ni le retrait soudain et unilatéral de l’accord sur l’Iran.

Carburant pour l’extrême droite

Ces dernières semaines encore, on a vu comment sa présence à la tête des États-Unis y encourageait les idées d’extrême droite et les passages à l’acte. Des personnalités d’oppo-sition ont été visées par des colis piégés. La camionnette du terroriste était couvert d’auto-collants à la gloire de Trump. Un second individu a perpétré un massacre dans une synago-gue. Antisémite en même temps qu’anti-migrantEs, il visait une organisation juive de soutien aux réfugiéEs, en écho à la rhétorique xénophobe et -complotiste de Trump.

Mais c’est aussi dans le monde -entier, de l’Italie au Brésil en passant par la France, que Trump représente un encouragement à toutes les forces les plus réactionnaires.

Macron et Trump : une amitié qui dure

Pour commémorer la fin de la -Première Guerre mondiale, -Macron n’a rien trouvé de mieux que d’inviter son grand ami Trump. Celui-ci avait beaucoup apprécié sa visite précédente, le 14 Juillet 2017. « Ébloui » par le défilé militaire, il avait déclaré : « J’étais votre invité le 14 Juillet et c’était l’une des parades militaires les plus formidables que j’ai vues. C’était deux heures à fond et c’était une démonstration de puissance militaire. Nous pourrions faire quelque chose comme ça… ».

Le pauvre Trump a dû être bien déçu en se voyant opposer le refus du Pentagone, pour raisons budgétaires. Sans doute sera-t-il aussi déçu de ne pas voir de tanks ni d’avions en parade en France : pour ne pas trop froisser Merkel en en faisant un défilé de la victoire, les cérémonies ne prendront finalement pas la forme d’un défilé militaire.

Un mouvement mondial contre Trump

On peut espérer que Trump ait encore d’autres raisons de déprimer lors de son séjour en France. D’une part, les élections de mi-mandat, le 6 novembre, s’annoncent difficiles pour le Parti Républicain. D’autre part le mouvement de contestation qui le suit dans le monde entier s’exprimera aussi à Paris.

On sait à quel point il a été chagriné des manifestations de masse qui ont eu lieu au Royaume-Uni lors de sa visite cet été – à tel point qu’il a annulé le voyage prévu en Irlande quand il a appris que des manifestations similaires étaient en préparation. Cela doit être un encouragement pour nous !

Depuis début septembre un -collectif s’est monté à l’initiative de militantEs étatsunienEs, françaisEs et d’autres nationalités, notamment Paris Against Trump, PAGE, Women’s March et Ni guerre ni état de guerre, collectif qui s’est rapidement élargi à une quarantaine d’organisa-tions antiracistes, féministes, anti-impérialistes, de partis politiques (dont le NPA), de l’Union syndicale Solidaires, etc.

Le 11 Novembre, une manifestation partira à 14 h de la place de la République. D’ici là faisons le maximum pour qu’elle soit un succès !

Sylvestre Jaffard  Lundi 5 novembre 2018

https://www.facebook.com/events/1881094551966641/

https://paris.demosphere.net/rv/64007

https://npa2009.org/

 

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06 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

européennes (révolution permanente)

europe sd

Européennes : Le Pen devance Macron dans les sondages

Pour la première fois, le parti de Marine Le Pen arrive en tête des intentions de vote.

Le mécontentement populaire légitime contre Macron ne doit pas profiter à l’extrême-droite. Les élections européennes de mai 2019 sont polarisées par l’opposition entre pseudo-progressistes néo-libéraux que Macron entend incarner et véritables nationalistes dans le sillage de Salvini, d’Orban et de Le Pen.

Dans un sondage paru dimanche, le Rassemblement National est donné favori devant le groupe LREM-Modem en mai prochain, symptôme supplémentaire de la perte de crédibilité du projet macroniste et du renforcement de la dynamique réactionnaire.

En août dernier, le Rassemblement National talonnait La République En Marche sans lui damner le pion dans les sondages des intentions de vote pour les élections européennes de mai 2019. A présent, la tendance est à la montée en force du parti de Marine Le Pen qui gagne en à peine deux mois près de quatre points d’indice favorable, selon le sondage Ifop réalisé par La lettre de l’Expansion.

D’après les derniers chiffres parus, le RN serait à 21% alors que LREM-Modem serait tombé à 19% d’intention de vote. A l’heure de l’élection de Bolsonaro, des diatribes anti-immigration de Trump et de grogne populaire récupérée par l’extrême-droite sur le prix de l’essence, rien d’étonnant que la rhétorique nationaliste d’un Front National qui vient juste de faire peau neuve gagne du terrain, sur fond de projet européen en crise, notamment depuis le Brexit.

Ce qu’il faut aussi souligner également, c’est que les idées xénophobes et de repli identitaire gagnent aussi des points à Debout la France, le parti de Nicolas Dupont-Aignan, allié de Marine Le Pen au second tour des élections de 2017, avec près de 7% des intentions de vote. Même si c’est dans la division que ces idées progressent, loin des 25.4% du FN aux euro-péennes de 2014, leur montée en vigueur en France et dans toute l’UE est un indice significatif d’une situation qui se polarise sur la droite de plus en plus.

En face des déclarations d’une Marine Le Pen qui prétend lutter « pour que les nations ne disparaissent pas au bénéfice de cet empire totalitaire qu’est devenue l’Union européenne« , le positionnement de Macron en défenseur de la démocratie paraît de moins en moins crédible. Sa sortie récente sur le climat de « retour des années 30« , censé faire de lui seul l’unique barrage contre le « fascisme », marque une volonté de capter toutes les forces progressistes en agitant le foulard du pire.

Manifestement, c’est un échec pour le président des riches. Il faut noter également qu’un même constat s’impose pour la France Insoumise qui voit ses intentions de vote baisser pour tomber à 11%.

En ces temps où le matraquage fiscal de l’État alimente une grogne populaire qui va s’exprimer le 17 novembre prochain par des blocages sur les autoroutes, une initiative largement pilotée par des forces d’extrême-droite, la politique de passivité des directions syndicales laissent la voie libre au RN.

Il est urgent que les directions syndicales mettent en place un plan de bataille contre la vie chère, pour une augmentation de salaires, contre toutes les mesures anti-populaires du gouvernement.

C’est à travers la préparation d’un grand mouvement de grève que l’on pourrait satisfaire ces exigences populaires.

Si le mouvement ouvrier ne se met pas à la tête de l’opposition au gouvernement Macron, c’est l’extrême-droite qui en tirera profit et alimentera les préjugés anti-ouvriers d’une partie des classes populaires qui voient « les syndicats » objectivement du côté du gouvernement.

Boris Lefebvre lundi 5 novembre

http://www.revolutionpermanente.fr/

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03 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

macron (révolution permanente)

macron

La Macronie en reconquête

Un climat « années 30 » ? Macron cherche à incarner l’ultime rempart contre l’extrême droite

Dans une interview accordée à Ouest France, Emmanuel Macron s’est fendu d’une déclaration fracassante, estimant que « le moment que nous vivons ressemble à l’entre-deux-guerres ». Une analyse qui amène le « président des riches » à se poser comme l’ultime rempart contre l’extrême droite, dans un appel à « résister ».

Quelques jours après la victoire du très réactionnaire Jair Bolsonaro aux élections présiden-tielles brésiliennes, Emmanuel Macron a décidé de lancer les grandes manœuvres. Dans une interview accordée à Ouest France paru ce 1er novembre, le « président des riches » n’a pas été avare en phrases chocs. « Le moment que nous vivons ressemble à l’entre-deux-guerres », comparant ainsi explicitement la montée des régimes fascistes et nazi aux phénomènes actuels d’accession au pouvoir de figures de droite extrême ou d’extrême droite.

La situation actuelle est-elle comparable aux années 30 ?

La première des questions à se poser, c’est bel et bien la pertinence d’une telle affirmation, tout en gardant à l’esprit que toute comparaison de ce type se heurte par définition à des contradictions importantes et que l’Histoire « ne ressert jamais deux fois le même plat à l’identique ».

Ainsi, la petite phrase choc de Macron balaie d’un revers de la main deux événements majeurs, qui ont bouleversé le cours de l’Histoire.

La boucherie de la première guerre mondiale d’abord et son lot de conséquences politiques majeures au cœur même des pays dits « centraux » du capitalisme mondial, en premier lieu l’Allemagne et l’Italie. La Révolution russe de 1917 ensuite, qui non seulement marque un tournant de la guerre de 14-18, mais qui par delà les frontière est un point de départ à une multitude de poussées révolutionnaires partout dans le monde, et en particulier en Europe. Deux « oublis » pour le moins fâcheux, tant ces deux événements sont fondamentaux pour comprendre la dynamique des années 30, et sont absents de la situation d’aujourd’hui.

Ce qui caractérise le contexte actuel, c’est la crise profonde que traverse le modèle néo-libéral, dont Macron est un pur produit « à la française », sans que pour l’heure n’émerge d’alternative politique.

La formule du communiste italien des années 30 Antonio Gramsci: « le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres » est en ce sens particulièrement saisissante pour analyser le plus justement possible la montée de la droite extrême et l’extrême droite aujourd’hui, et caractériser précisément la nature de ces gouvernements réactionnaires (Trump, Orban, Salvini, Bolsonaro…).

Quels objectifs derrière la manœuvre ?

Pour Macron, l’enjeu est avant tout de lancer la contre-offensive en vue des élections europé-ennes. Peu importe, au final, les approximations : Il s’agit de surfer sur les craintes légitimes face à la montée des idées réactionnaires pour se poser en rempart contre l’extrême droite, dans une posture « anti-fasciste ».

De plus en plus isolé à échelle continentale, qui plus est avec l’ambiance de fin de règne de Merkel en Allemagne, Macron cherche encore et toujours à jouer la carte qui a fait sa force lors de l’élection présidentielles de 2017. Christophe Barbier, que l’on peut difficilement taxer de gauchiste, expliquait ainsi sur l’antenne de BFM TV que Jupiter cherche à « dramatiser » la situation, mais aussi à se « re-présidentialiser » en prenant de la hauteur tout en affirmant que Macron « ne veut pas que les élections européennes se déroulent selon le clivage « droite-gauche », sinon il va les perdre ».

En définitive, avec la référence aux années 30, Macron veut imposer comme clivage pour l’élection le dilemme suivant : Le modèle néo-libéral soit disant « progressiste », ou le nationalisme et la guerre.

Face à la montée de l’extrême droite et la percée des idées réactionnaires, Macron est tout sauf un rempart !

Si nous ne sommes pas, aujourd’hui, face à l’émergence de régimes fascistes comme dans les années 30, la situation n’en reste pas moins dramatique. L’émergence de régimes aux traits réactionnaires renforcés, comme au Brésil qui est une forme de « pointe avancée » à échelle mondiale, doit nous conduire à penser notre orientation pour la prochaine période.

Emmanuel Macron, figure de proue d’un modèle néo-libéraliste agonisant, n’est en aucun cas un rempart contre la fuite en avant réactionnaire.

Bien au contraire, comme son prédécesseur Hollande, Jupiter s’appuie sur les mécanismes les plus réactionnaires de la 5è République, orchestre la chasse au migrants, militarise les quartiers populaires et criminalise les mouvements sociaux. Sans compter, bien sur, l’attaque menée contre l’opposition à gauche, avec l’épisode de l’affaire Mélenchon.

L’épuisement prématurée du macronisme et l’explosion des contradictions qui marquent la rentrée sociale a au contraire ouvert une période transitoire, qui nécessite une intervention massive du mouvement ouvrier, en toute indépendance des classes dominantes, pour ouvrir la voie à une réelle alternative progressiste.

La manœuvre de Macron, qui consiste à chercher à rassembler derrière lui l’ensemble des composantes, de droite comme de gauche, dans la défense de la « démocratie » contre le repli nationaliste est en ce sens une impasse pour les millions d’exploités et d’opprimés, non seule-ment en France comme dans toute l’Europe. Il s’agit aussi, en dernière instance, d’une stratégie qui ouvre la voie à l’enracinement et la poursuite de la progression des idées réactionnaires.

Julian Vadis vendredi 2 novembre

http://www.revolutionpermanente.fr/

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01 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

samouni road (quimper)

 Le 5 novembre à Quimper au Cinéma Quai Dupleix, soirée débat avec le critique Nicolas Thevenin, en partenariat avec le CCFD

Samouni Road est un documentaire italien réalisé en 2018 par Stefano Savona. Il a été sélectionné pour figurer dans la section Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes 2018 et a remporté le prix Œil d’or du meilleur documentaire. L’UJFP est partenaire

samouni road (quimper) dans Altermondialisme

SYNOPSIS

Dans la périphérie rurale de la ville de Gaza, la famille Samouni s’apprête à célébrer un mariage. C’est la première fête depuis la dernière guerre. Amal, Fouad, leurs frères et leurs cousins ont perdu leurs parents, leurs maisons et leurs oliviers.

Le quartier où ils habitent est en reconstruction. Ils replantent des arbres et labourent les champs, mais une tâche plus difficile encore incombe à ces jeunes survivants : reconstruire leur propre mémoire. Au fil de leurs souvenirs, Samouni Road dresse un portrait de cette famille avant, pendant et après l’événement qui a changé leur vie à jamais.

http://www.ujfp.org/

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30 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

européennes (révolution permanente)

francais-immigre_

Elections européennes

« Immigration : maîtriser ou subir ? » : la campagne xénophobe du gouvernement pour les européennes

Sur les réseaux sociaux, le gouvernement Macron lance la campagne des européennes. Alors que le « président des riches » a bâti son image sur l’opposition entre progressistes et nationa-listes, on entrevoit déjà une campagne aux relents bien xénophobes, qui n’a pas grand-chose à envier aux discours les plus réactionnaires au sein de l’Union Européenne.

La vidéo a été publiée sur Twitter le 26 octobre. Durant seulement 30 secon-des, le premier axe de la vidéo est centré sur l’immigration.

Des images, accompagnées d’une musique anxiogène, montrent des réfugiés. Quelques secondes plus tard, un message apparaît, alors que la vidéo montre des enfants dans ce qui ressemble à une salle de classe : « Immigration : maîtriser ou subir ? ».

On aura compris le message :

Celui d’une immigration décrite comme massive et invasive, qui menacerait les Français et qu’il s’agirait de contrôler. Mais aussi d’une opposition entre les bons et les mauvais migrants, que l’Etat serait prêt à accueillir de manière « contrôlée ». Ce clip de campagne, ce n’est pas celui de Salvini ou de Orban, il a été posté par le compte Twitter du gouvernement français.

Un message particulièrement odieux quand on sait que plus de 1600 migrants sont déjà morts pour la seule zone de la mer Méditerranée.

Et que derrière ces chiffres, il y a tous ceux qui sont morts dans d’autres endroits, qui ont été faits esclaves en Lybie, traqués par la police, etc. Une situation dont sont largement respon-sables l’Etat français et le gouvernement Macron, qui n’a fait que renforcer les mesures les plus xénophobes, par exemple en durcissant les normes d’accueil et en refusant à plusieurs reprises le débarquement de l’Aquarius dans les ports français.

Selon Eurostat, en 2017, 40 575 personnes ont obtenu une régularisation en France, soit 0,061% de la population du pays. On est donc bien loin d’une quelconque invasion de réfugiés.

Une chose est sûre : loin du vernis progressiste qu’il revendique face aux extrêmes-droite européennes le gouvernement n’hésite pas à se saisir de la rhétorique anti-migrants la plus réactionnaires pour tenter de limiter la casse lors des prochaines élections européennes.

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30 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

pittsburgh (npa)

logo

Attentat antisémite de Pittsburgh : deuil et colère

Samedi 27 octobre au matin, Robert Bowers entrait dans la synagogue de la congrégation Tree of Life à Pittsburgh et assassinait par balles, 11 fidèles juifs, âgés de 54 à 97 ans. Cette tuerie est une tragédie qui suscite légitimement tristesse, colère et indignation.

L’assassin est un suprémaciste blanc qui se serait écrié, lors de la tuerie, « Tous les juifs doivent mourir ». Un tragique rappel de la persistance de l’antisémitisme, qui continue de tuer, face auquel une extrême vigilance est de mise.

Difficile, en outre, de ne pas rejoindre les voix qui s’élèvent aux États-Unis pour critiquer vivement Donald Trump, dont la rhétorique et les politiques nationalistes, racistes et complai-santes à l’égard de l’extrême droite ne peuvent que favoriser de tels passages à l’acte.

Le groupe local de l’association progressiste juive étatsunienne Bend the Arc s’est ainsi adressé à Trump en ces termes : « Au cours des trois dernières années, vos mots et vos politiques ont renforcé un mouvement nationaliste blanc de plus en plus puissant. Vous avez déclaré que l’assassin était maléfique, mais la violence survenue hier est le résultat direct de votre influence. » 

Le NPA s’associe au deuil des familles et des proches des victimes, ainsi qu’à la légitime colère suscitée par cette tuerie et par les coupables complaisances à l’égard de l’extrême droite.

 Lundi 29 octobre 2018

https://npa2009.org/

Blog de la commission antifasciste du NPA

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29 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

nakba (émancipation)

palestine alt ernatif

Palestine : retrouver une boussole

Alors à qui s’adresse donc ce livre ? À toutes celles et ceux qui se sentent concerné·e·s par les situations de non-droits, d’injustice, d’humiliations constantes, que subit le peuple palestinien depuis soixante-dix ans. À celles et ceux qui ont besoin de repères historiques, géographiques précis.

À toutes celles et ceux qui veulent “agir” de là ou elles/ils sont en soutenant le BDS (le mouvement de Boycott, Désinvestissement, Sanctions) et en aidant à son amplification. Enfin, à celles et ceux qui sentent intimement que notre humanité ne pourra perdurer qu’en allant vers plus de solidarité, et qu’en ce qui concerne plus particulièrement la question israélo-palestinienne, la seule alternative est “le vivre ensemble” dans l’égalité des droits. Ce livre va donc trouver un large public.

Démystifier les accords d’Oslo

Le processus d’Oslo, de septembre1993, était sensé être un point de départ vers une paix juste. S’appuyant sur une solide documentation, Pierre montre comment tous les partis politi-ques israéliens au pouvoir, de droite comme de gauche, ont exploité ces accords pour empê-cher une solution à deux États, accentuant ainsi l’apartheid.

Le bilan c’est la fragmentation du territoire, l’enfermement de deux millions de personnes “en cage” dans la bande de Gaza, une économie exsangue, une Autorité palestinienne, plus du tout représentative de sa population. Et côté communauté internationale, un soutien indéfec-tible à l’État d’Israël (État membre de l’ONU depuis 1949) malgré le non respect permanent de ses engagements.

Roman national et mythes fondateurs

C’est le mouvement sioniste, profitant du traumatisme du génocide perpétré par les nazis, qui a mis en place ce discours selon lequel, “le peuple juif aurait été autrefois à la tête d’un grand royaume, dont il a été injustement chassé il y a 2 000 ans ; comme tous les autres peuples, il a droit à un état et c’est le sionisme qui leur garantit le droit d’y retourner”. Les études histori-ques, archéologiques sont en contradiction totale avec ce roman national, les sionistes ont instrumentalisé la bible hébraïque pour servir leur projet de conquêtes coloniales.

L’antisémitisme confisqué

Depuis le 17è siècle en Europe de l’Est, et bien avant en Espagne et ailleurs, l’antisémitisme a provoqué des actes inacceptables, le plus effroyable étant l’extermination pendant la seconde guerre mondiale. La France, elle aussi a connu et connaît encore son lot d’antisémites et de négationnistes. Mais de quel droit, le fait d’avoir été victime de tant d’atrocités, donnerait-il le droit de faire subir à d’autres, l’expulsion, le déni de droits, la discrimination ? Rien ne peut justifier la récupération de tous les actes antisémites par les sionistes, sinon la volonté de désigner un bouc émissaire commun, l’Arabe.

Le BDS, un levier puissant

Actuellement l’État d’Israël est dans la toute puissance. Seul le mouvement du BDS, (Boycott, désinvestissement, Sanctions) qui a remporté certains succès peut lui nuire. C’est pour cela que l’État israélien tente auprès de ses amis européens, de faire criminaliser le mouvement (la circulaire Alliot Marie en France). Pour le mouvement de soutien à la Palestine, l’heure devrait être au rassemblement pour se retrouver en force sur des manifestations communes.

Seule, les sociétés civiles en exerçant une pression suffisamment forte sur leurs gouverne-ments respectifs peuvent faire cesser la propagande d’Israël, mettre fin à son impunité et amener des sanctions qui l’obligeraient à un changement de politique.

Vivre ensemble dans l’égalité des droits

À plusieurs reprises il est question de l’apartheid en Afrique du Sud et des parallèles qu’on peut faire avec la situation actuelle en Israël-Palestine. Une seule issue par le haut permettrait d’envisager la fin de ce conflit meurtrier : poser des actes comme le retour possible des réfu-gié·e·s palestinien·ne·s, reconnaître le crime fondateur par l’état d’Israël car la Nakba ne sera jamais légitime.

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Notre camarade Pierre Stambul, vient de faire paraître « La Nakba ne sera jamais légitime ». Un ouvrage pleinement d’actualité. “Ce livre n’est pas écrit pour plaire” nous dit la quatrième de couverture…Qu’il ne plaise pas aux sionistes, il suffit de connaître l’auteur pour ne pas en être étonné·e ! Il ne plaira pas non plus aux nostalgiques de l’illusion des accords d’Oslo, la première partie de ce livre nous montre comment ces accords ont préparé l’organisation de l’apartheid. Et il ne plaira pas davantage à celles et ceux qui pensent que face aux atrocités découlant de la politique colonialiste israélienne, seule la vengeance serait une issue.  La Nakba ne sera jamais légitime , Pierre Stambul, éditions Acratie, mai 2018, 180 p., 14 €.

À commander à l’EDMP (8 impasse Crozatier, Paris 12 e, 01 44 68 04 18, didier.mainchin@gmail.com)

mercredi 24 octobre 2018 Joëlle Lavoute

http://www.emancipation.fr/

Lire aussi:

Le sionisme : de la théorie de la séparation au suprématisme (Emancipation)

«Le projet sioniste est colonial» (Le Courrier.ch)

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