Archive | Antiracisme

06 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

aquarius (alternative libertaire)

ref-mer

L’Aquarius ou le « soft » fascisme

Ce n’est plus un horizon menaçant mais une réalité présente : l’extrême droite est au pouvoir dans nombre de pays capitalistes et son empreinte sur le cours du monde est aujourd’hui centrale.

En Europe, elle dirige déjà l’Italie, l’Autriche, la Pologne, la Hongrie ou encore la Finlande, et pèse fortement dans les autres pays.

Mais cette situation n’est que le prolongement « logique » des politiques menées depuis des années par les gouvernements libéraux. Point de rupture mais la continuité d’un même pouvoir qui se durcit pour pallier la délégitimation croissante des démocraties bourgeoises parlemen-taires.

En témoigne la sombre histoire de l’Aquarius.

Le bateau, transportant 630 réfugié.es, est empêché de débarquer en Italie par le gouver-nement néofasciste. Alors que la situation humanitaire s’aggrave à bord, le gouvernement français annonce froidement qu’il ne l’accueillera pas non plus et c’est en Espagne qu’il pourra finalement débarquer après des jours d’errance. La situation humanitaire est sacrifiée sur l’au- tel des calculs politiciens. La déshumanisation des réfugié.es dont elle témoigne est acca-blante.

Comme un prélude à la catastrophe

Et celle-ci n’a pas l’exclusivité de l’extrême droite officielle. Quelques jours après, Macron accueillera d’ailleurs à bras ouvert le Premier ministre italien, entérinant ainsi l’alliance des deux visages de la barbarie. D’un côté, la face braillarde d’une extrême droite ouvertement fasciste et de l’autre la face policée et marketée du soft fascisme.

Alternative Libertaire, le 4 juillet 2018

http://alternativelibertaire.org/

Lire la suite

05 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

partager c’est sympa

Lire la suite

04 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

bubakar nantes (npa + of + libération + jdd)

etat poloicier

A Nantes, la police tue ! Justice pour Bubakar !

Mardi 3 juillet, vers 20h30, Bubakar, 22 ans, a été abattu froidement dans le quartier du Breil à Nantes lors d’un contrôle de police.

Le policier a touché la gorge, tranchant la carotide; le jeune est mort peu avant minuit suite à ses blessures. En contradiction avec les témoignages, la police met en avant son droit de « légitime défense », ce qui justifierait le fait qu’il n’y ait pas eu de sommations.

Trois quartiers populaires – le Breil, les Dervallières et Malakoff – ont ensuite été le théâtre d’affrontements avec la police, suscités par une colère qui dépasse largement le quartier où a eu lieu le drame.

Ce crime d’État vient allonger la longue liste des victimes des violences policières commises dans les quartiers populaires. Zied et Bouna, Adama, Théo… on ne compte plus les violences infligées aux habitantEs des quartiers, qui sont les plus touchés par la précarité, le chômage, les politiques anti-sociales conjuguées aux politiques sécuritaires.

Des quartiers où les populations racisées subissent une politique de répression spécifique, qui va des contrôles abusifs, provocations, insultes et humiliations aux tirs à balles réelles.

Dans ce contexte, l’élargissement de la légitime défense a conduit à un véritable permis de tuer, encouragé depuis plus de 20 ans par des politiques sécuritaires renforçant l’armement de la police.

Il faut exiger la justice et la vérité pour Bubakar et toutes les victimes de violences policières restées impunies.

Mais au delà, il faut mettre fin au quadrillage systématique, véritable contrôle social des quartiers populaires, imposer le désarmement de la police, la dissolution de tous les corps spéciaux, à savoir la BAC ou les Brigades spécialisées de terrain (BST), intervenant et réprimant brutalement dans les quartiers populaires.

Communiqué du NPA. À Nantes, la police tue ! Justice pour Bubakar !

Montreuil, le 4 juillet 2018

Lire aussi:

Émeutes à Nantes. « La vérité doit être faite sur la mort d’Abubakar » (OF)

Homme tué par la police à Nantes : «On a l’impression qu’il y a une envie d’étouffer toute voix discordante» (Libération)

Jeune tué à Nantes : la version de la police contredite par des habitants du quartier (JDD)

Lire la suite

04 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

immigrés (ouest france)

L’Italie a besoin d’immigrés pour payer ses retraites, selon la sécurité sociale

L’Italie, pays en déclin démographique, a besoin d’immigrés pour payer ses retraites, a affirmé mercredi Tito Boeri, le patron de l’Inps (la sécurité sociale italienne), qui s’est attiré les foudres du ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini. Alors que le nouveau gouvernement italien con-tinue de fermer ses frontières aux migrants venus de méditerrannée, le patron de la sécurité sociale italienne, Tito Boeri, a fait entendre une voix discordante devant la Chambre des dépu-tés. Suscitant la colère du ministre de l’Intérieur et chef de la Ligue du nord, Matteo Salvini.

Déclin démographique

En réduisant les flux migratoires, l’Italie  perdrait « en cinq ans une population équivalente aujourd’hui à une ville comme Turin », soit « 700.000 personnes de moins de 34 ans en l’espace d’une législature », qui dure cinq ans en Italie, a affirmé M. Boeri devant la Chambre des députés.  Face à ce déclin démographique, dont « personne ne semble se soucier en Italie », il a recommandé le maintien d’un flux migratoire légal, qui seul pourra permettre, a-t-il affirmé, d’assurer l’équilibre des comptes du fonds de retraites.  M. Boeri a également assuré que l’économie italienne avait besoin d’une main d’oeuvre immigrée pour assurer certaines des tâches (aide-soignant, ouvrier agricole, etc) que les Italiens ne veulent pas prendre en charge.

(Article résumé: pas de déclaration fasciste)

04/07/2018

https://www.ouest-france.fr/

Lire la suite

04 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

femmes de gaza (pùblico.es)

gaza

Gaza: des milliers de Palestiniennes manifestent pour réclamer la fin du blocus et de l’occupation israélienne

Elles manifestent dans le cadre des mobilisations de la Marche du Grand Retour qui ont lieu dans l’enclave depuis le 30 mars

Des milliers de femmes ont manifesté dans l’est de Gaza, près de la frontière avec Israël, dans le cadre des manifestations de la Marche du Grand Retour qui ont eu lieu dans l’enclave de-puis le 30 mars. Une grande colonne de femmes a marché vers la zone frontalière de l’enclave sous le blocus, agitant des drapeaux et scandant des slogans contre Israël et l’occupation.

Certaines participantes portaient des linceuls blancs et des masques noirs, plusieurs marchaient sur des drapeaux israéliens et américains étalés sur le sol. Selon des sources médicales palestiniennes, au moins trois personnes ont été blessées.

Iktimal Hamad, qui dirige la commission des femmes dans la campagne de protestation, a expliqué à la presse que la manifestation avait été appelée parce que les femmes « sont un partenaire principal de la cause palestinienne et une partie originelle de toute activité nationale ». Hamad a déclaré que les femmes ont été séparées des manifestations de la Grande Marche de retour, qui amène beaucoup de monde le long de la frontière tous les vendredis depuis des mois.

Israël a tué 136 Palestiniens pendant ces manifestations selon le ministère palestinien de la Santé.

« Maintenant, nous avons décidé de revenir avec force », a déclaré l’activiste. « Nous sommes toujours dans une société arabe patriarcale traditionnelle où les femmes palestiniennes n’ont pas pris leurs droits au sérieux et nous continuons à revendiquer pleinement nos droits », a-t-elle dit. Ces demandes incluent la fin du blocus et de l’occupation israéliens. Ces situations, a-t-elle rapporté, affectent les femmes d’une manière particulière parce que leur vie privée n’est pas respectée.

Elle a rejeté toute forme de discrimination et revendiqué la présence des femmes dans le processus de négociation pour la paix ou la fin de la division nationale, où elles ont été «marginalisées». En outre, elle a déclaré qu’une mobilisation similaire est attendue aujourd’hui dans la ville de Haïfa, dans le nord d’Israël et qu’un appel a été lancé aux femmes du monde entier pour soutenir les manifestations, pour lesquelles elles ont reçu des soutiens de Malaisie, d’Algérie, des États-Unis et de Ramallah (Cisjordanie).

Podemos a été le seul parti qui a exprimé sa solidarité avec la manifestation de ces femmes à Gaza. « Nous nous associons à la demande de solidarité féministe et de soutien aux femmes de Gaza et de toute la Palestine dans leur lutte pour leurs droits nationaux. La lutte mondiale pour les droits des femmes est inéluctable et une condition indispensable pour tout projet émancipa-toire digne de ce nom « , dit la formation dans une déclaration.

03/07/2018

http://www.publico.es/

Lire aussi:

Appel international pour la libération de Khalida Jarrar, féministe et parlementaire palestinienne ! (Agence Medias Palestine)

Palestine. La flottille pour Gaza empêchée d’accoster à Paris (L’Humanité)

La flottille pour Gaza accueillie chaleureusement à Lyon (Libreinfo74)

 

Lire la suite

03 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

francais-immigre_

Contre l’Europe des barbelés et des camps de rétention,

mobilisation !

Vendredi 29 juin, 28 pays européens ont signé un accord de la honte qui renforce toutes les mesures répressives déjà en œuvre contre les migrantEs et les demandeurs d’asile.

Nullement émus par la multiplication des naufrages en Méditerranée, les corps d’enfants
repêchés, les récits effrayants des rescapéEs, les chefs d’états européens ont décidé en toute
conscience de laisser continuer ces meurtres en série, qu’ils ont pourtant le pouvoir de
stopper immédiatement.

Pour cela, il faudrait bien sûr un peu de courage politique, une vision solidaire et humaine des rapports de l’Europe avec les populations qui fuient les zones de guerre, et la misère économique.

Pour cela, il faudrait un peu d’honnêteté politique et cesser de manipuler les opinions en leur laissant croire qu’une menace d’arrivée massive de migrantEs viendrait submerger un conti-nent de 741 millions d’habitants. Pour cela, il ne faudrait pas laisser les idées racistes et xéno-phobes se répandre en toute impunité. Macron et Collomb ont une aussi grande responsabilité que le ministre de l’intérieur italien d’extrême droite en ce domaine.

Le refus des autorités italiennes et françaises d’accueillir l’Aquarius et ses passagers a suscité
un profond émoi en Italie et en Espagne. Des manifestations ont eu lieu à Palerme, Naples et
à Valence, alors que le vote de la loi raciste « asile et immigration » n’a donné lieu à aucune
manifestation d’ampleur nationale en France, la mobilisation reposant essentiellement sur
les collectifs de sans papiers et de leurs soutiens.

Il n’est jamais trop tard pour se mobiliser !

Partie le 30 avril de Vintimille pour rejoindre Londres le 8 juillet, la marche de l’Auberge des
Migrants a reçu un accueil favorable à chacune de ses étapes. Depuis Paris, elle a été
rejointe par les collectifs de sans papiers d’Ile-de-France et s’arrêtera samedi 7 juillet à
Calais, ville symbole si il en est de l’Europe forteresse !

Depuis le démantèlement de la jungle, les migrantEs y sont constamment pourchasséEs, maltraitéEs par les flics et les gendarmes, et le port rendu inaccessible par la construction de barrières et de miradors. La manifestation de samedi vise à redonner une visibilité aux migrantEs, d’exiger avec elles et eux l’ouverture des frontières avec l’Angleterre.

Par ailleurs, de nombreuses associations, la Marche des solidarités et des collectifs de sans papiers appellent à manifester devant les centres de rétention où croupissent actuellement de nombreux migrantEs le 14 Juillet jour de la « fête » Nationale…

Les anticapitalistes seront là, aux côté des migrantEs :

- Pour dire non à l’Europe des barbelés et des centres de rétention !
- Pour exiger l’ouverture des frontières avec l’Angleterre comme avec l’Italie !
- Pour exprimer notre solidarité internationaliste avec les migrantEs et réfugiéEs !
- Pour dire stop aux carnages en Méditerranée !
- Pour crier notre haine envers ce gouvernement qui par sa politique répressive met en
danger la vie de centaines de migrantEs !
- Pour hurler notre honte devant le sordide et indécent marchandage de vies humaines qu’a
mis en lumière l’épopée de l’Aquarius !
- Pour l’abolition de toutes les lois racistes !
- Pour la régularisation des touTEs les sans papierEs

Pour revendiquer la légitimité des actions de soutien aux migrantEs !
De l’air, de l’air…Ouvrez les frontières !

Lire la suite

02 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

alexandria ocasio-cortez (regards)

alexandria_ocasio-cortez_-_ocasio.jpg_1718483346

People before profit! Merci qui? L’ICE est le Frontex anti immigrés de D Trump…

Alexandria Ocasio-Cortez : du dégagisme à l’américaine

Victoire surprise à New York dans une primaire du Parti démocrate : une ancienne barmaid latino de 28 ans née dans le Bronx, l’a emporté cette semaine face à un baron du parti. Espoirs intersectionnels et révolution politique de l’autre côté de l’Atlantique.

She did it ! Elle l’a fait. Et pas qu’un peu.

Alexandria Ocasio-Cortez a donc remporté l’investiture démocrate dans le 14ème district de New York contre Joe Crowley, avec le score écrasant, saisissant de 57, 5 % des voix, contre 42,5 % à son adversaire, représentant, s’il en est, de l’establishment démocrate. Les médias américains parlent déjà de « séisme politique ». Et Donald Trump lui-même s’est ému, sur son compte Twitter, de voir disparaître un vieil adversaire de la scène politique new-yorkaise.

On avait analysé quels étaient les ressorts d’une campagne qui pouvait n’apparaître, il y a quelques semaines encore, que comme une forme de défi tout au plus sympathique, quand elle ne prêtait pas à des commentaires empreints de scepticisme et de cynisme de la part de tous les acteurs de l’establishment.

La jeune candidate se présentait certes comme une candidate démocrate mais issue de la classe des travailleurs ; ce qui, aux États-Unis, fait encore trembler les coeurs même les plus progressistes. Elle s’appuyait sur une démarche intersectionelle, refusant de séparer les ques-tions de race, de classe, de genre, de sexualité. Enfin, elle mettait en oeuvre une stratégie populiste et inclusive : constituer un nous politique, articuler des demandes populaires hétérogènes dans le sens de plus d’égalité et de justice sociale pour tous.

Une lutte intersectionnelle victorieuse

Tout semblait donc à vrai dire fou, irraisonné, excessif dans cette campagne de terrain qui, n’était le soutien de Bernie Sanders (Joe Crowley étant au contraire appuyé par les Clinton et l’establishment démocrate), ne s’appuyait, au départ, que sur la mobilisation des absten-tionnistes et des populations délaissées par le parti démocrate.

Comme toujours, pour l’establishment démocrate, il ne suffirait que de jouer sur la peur inspirée par le parti républicain et Donald Trump, pour rallier, par défaut, les voix des travail-leurs, des femmes ou des populations d’origine immigrée encore prêts à voter en dépit de tous les espoirs déçus.

Et pour le reste, on maintiendrait, autour du soutien moral des classes moyennes, un statu quo raisonnable et une forme de consensus au centre, tout en cédant en pratique, en dépit de proclamations anti-racistes, féministes, etc. toujours un peu plus de terrain à l’adversaire sur les questions de revenus, de santé, d’éducation ou d’immigration. Comme si les questions économiques et sociales n’affectaient pas, en premier lieu, les plus fragiles d’entre les travailleurs : les femmes, les noirs et les latinos !

Comme Alexandria Ocasio-Cortez l’a répété à plusieurs reprises durant la campagne, « il n’est pas de question économique et sociale qui n’ait de prolongement racial, comme il n’est pas de question raciale qui n’ait de prolongement économique et social ». On ne peut donc, sauf aveuglement volontaire, mettre une question au centre d’un agenda politique sans en reléguer une autre aux marges de l’action politique ce qui signifie, en fait, se refuser à traiter cette question dans ses prolongements et son ensemble.

Il faut donc, au contraire, démarginaliser les questions de race, de genre, de sexualité pour, également, reformuler de manière effective la question économique et sociale.

Et c’est ainsi, en effet, que la jeune candidate latino a pu se présenter, face à son adversaire, comme la championne de la question des travailleurs new-yorkais, mettant fin, par sa victoire écrasante, à ce « cycle de cynisme et d’incurie » engagé, depuis les années 90, par le néolibé-ralisme des Clinton, et qui voulait non plus transformer l’Amérique mais uniquement se mainte-nir au pouvoir. En remettant à l’agenda des questions comme celle d’un revenu minimum, d’une éducation publique gratuite, d’emplois fédéraux garantis, d’une sécurité sociale pour tous, Alexandria Ocasio-Cortez ne craignait pas même d’en appeler, suite à la crise de 2008 et l’occasion manquée par Obama de faire plier la finance et de relancer l’investissement public, à un nouveau New Deal pour tous.

Une nouvelle donne sociologique en politique

La jeune femme est en effet âgée de 28 ans et issue des classes populaires du Bronx et du Queens. Elle était encore barmaid et éducatrice il y a quelques mois. Cumulant les emplois depuis son adolescence, son père est décédé durant la crise de 2008, pour, avec sa mère d’origine portoricaine, faire subsister sa famille, elle avait pourtant déjà été l’une des organisa-trices de la campagne de Bernie Sanders pour l’investiture démocrate à la présidentielle américaine en 2016.

Mais nul n’imaginait qu’elle puisse défier et encore moins battre ! un représentant du parti démocrate en place depuis 20 ans, et appelé à succéder à Nancy Pelosi au rôle de leader démocrate à la Chambre des Représentants.

C’est dire, pour parler comme le New-York Times, que la base du Parti démocrate est en état d’insurrection politique et que désormais, elle risque bien de répudier un peu partout les candidats démocrates « modérés ».

La victoire de la jeune candidate new-yorkaise inaugure sans doute, en effet, une série de victoires de jeunes leaders démocrates radicaux. Il faut en effet également compter avec la victoire de Ben Jealous dans le Maryland, et celles, peut-être à venir, d’Ayanna Pressley dans le Massachusetts, de Cori Bush dans le Missouri, ou encore de Chardo Richardson en Floride.

Toutes et tous, sous la bannière de Bernie Sanders, entendent en effet conquérir le Parti Démocrate pour en faire l’outil de ce que le sénateur du Vermont appelle une « révolution politique ». Bien plus, sous la pression de ces victoires, un verrou institutionnel décisif vient de sauter : Tom Perez, qui dirige le DNC, le comité national du Parti Démocrate, s’est vu tenu de proposer une réduction du rôle des super-délégués dans la désignation des candidats (les dignitaires du Parti Démocrate avaient, par exemple, clairement pesé dans le sens d’une désignation d’Hillary Clinton en 2016).

Surtout, ces nouvelles candidatures entrent évidemment en résonance avec les mouvements d’activistes dont elles sont les plus souvent issues, et mettent à nu le cynisme du Parti Démo-crate. Un épisode portant sur la question de l’immigration, aura en effet marqué le débat Ocasio-Cortez/Crowley. Joe Crowley s’était, comme à son habitude, répandu en indignation morale contre les dispositions de l’administration Trump à l’égard des migrants, les qualifiant avec bruit de « fasciste ».

Mais de deux choses l’une : ou bien les dispositifs comme l’ICE (un agence de police frontalière dont le rôle aux États-Unis est l’équivalent, peu ou proue, de dispositifs comme FRONTEX pour l’Union européenne) sont des dispositifs d’état criminels (notamment lorsqu’ils séparent les enfants des parents). Et ils doivent par conséquent, comme l’a rappelé Ocasio-Cortez à son adversaire, être abolis. Ou bien il ne sert à rien de crier au fascisme (surtout lorsque l’on a supporté des administrations démocrates qui, comme celle d’Obama, ont, plus que toutes, encouragées ces dispositifs, et ont livré clé en main des instruments de répression à l’autoritarisme de l’administration Trump).

On ne perd que les combats que l’on ne mène pas

On disait, là encore, si l’on était cynique ou indifférent, que c’était peine perdue, que jamais les Américains ne se rallieraient à un combat en faveur des droits des migrants ; qu’il fallait donc protester pour la forme, s’en tenir à des positions morales bien faites pour se satisfaire de soi-même en conscience ; mais sans espoir et encore moins d’engagement à modifier politiquement, et effectivement, la donne.

Et pourtant. Et pourtant les Américains (qui savent bien qu’ils ne sont rien d’autre, au fond, qu’une nation de migrants) se sont mobilisés, aux premiers rangs desquels les femmes activis-tes qui ont, à nouveau hier, après la grande marche féministe de cet automne, envahi les institutions de la capitale américaine, sous les saluts, enthousiastes, de la sénatrice Elisabeth Warren.

On ne perd les combats que l’on ne mène pas. Et Bernie Sanders a raison, dans un tribune récente, de dire que le combat ne peut être que global. Global au sens où, si les Démocrates et les forces de gauche veulent véritablement, et partout, vaincre l’autoritarisme montant des forces de l’argent et de l’oligarchie qui, de Poutine à Trump et Erdogan, en passant par les monarchies du Golfe, dominent actuellement la scène politique nationale et internationale, on ne peut désormais plus séparer les droits des travailleurs, des femmes, des migrants et des minorités raciales.

Mais encore faut-il d’abord, là où des régimes autoritaires promeuvent la division et la haine, pour encourager le sens de l’inclusion et de la justice sociale, vaincre l’apathie que des élites cyniques et indifférentes ont contribué à installer dans les têtes et dans les coeurs des élec-teurs. On parle souvent d’une haine des élites qui animerait cette nouvelle gauche. C’est faux. C’est qu’au fond, la maxime de ces nouvelles figures de la gauche pourrait être celle que Gramsci s’était faite, en déclarant ne rien tant haïr que l’indifférence, la sécheresse et la paresse de coeur. Et c’est bien celles-ci que le courage, l’enthousiasme, une certaine inno-cence aussi de celle qui est sans doute appelée à devenir une grande figure de la politique américaine vient de vaincre de manière fracassante.

Gildas Le Dem  29 juin 2018

http://www.regards.fr/

Lire aussi:

Alexandria Ocasio-Cortez (Wikipedia)

New York victory shows we need to ‘organise to fight back’ says US socialist (SWP-GB)

How far can the left go in the Democratic Party?(ISO-USA)

Commentaire: Chacun utilise cette sympathique militante pour vendre sa propre salade. Si dans cet article elle défend les pauvres et « racisés » (comprenez: la classe ouvrière) dans d’autres médias, elle défendrait la soi-disant  « classe moyenne » américaine… Pour l’heure la droite voit en elle « une far left socialist » ce qui nous convient!

 

Lire la suite

02 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

igpn (npa)

etat poloicier

Rapport de l’IGPN : Désarmer la police c’est urgent !

L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) vient pour la première fois d’annoncer les résultats d’une enquête, jugée « parcellaire » par la patronne de l’IGPN elle-même, relative à l’usage de leurs armes par les policiers et au nombre de leurs victimes, tuées ou blessées. Les données recueillies révèlent un usage des armes en nette progression en 2017. Ainsi le nom-bre de tirs au taser est en augmentation de 20%,  avec des lanceurs de balles de 46% et au pistolet semi-automatique de 54%.

Des armes non létales qui mutilent et qui tuent

L’IGPN se félicite que le taser soit «une arme très dissuasive qui évite les corps à corps musclés ». Certes, pour terrasser une personne c’est une arme très efficace : l’impulsion électrique déclenchée crée une rupture électro musculaire provoquant une décharge  électrique violente dans tout le corps, pouvant entraîner de graves blessures et la mort. Le taser c’est de la haute technologie en matière de douleur. Le projet du ministère est d’en équiper d’abord 3 000 policiers et de mettre un taser dans chaque véhicule de police. Pour un coût total de 14 millions d’euros.

Les lanceurs de balles en caoutchouc LBD 40, dites à létalité réduite (!) sont des flash-balls « améliorés » grâce à leur précision, même à une distance de tir importante. Mais leur létalité n’est plus réduite du tout quand les balles sont tirées trop près de leurs victimes !

La militarisation de la police est de plus en plus réelle.

Ainsi les CRS, qui sont souvent les premiers à expérimenter les nouveaux équipements de la police, peuvent être armés de PGL-65, des fusils mitrailleurs qui propulsent en rafales ces balles de caoutchouc… Quant aux pistolets semi-automatiques, les Sig Sauer SP 2022, armant la police, la gendarmerie, les douanes, ils sont classés comme arme de guerre.

Aujourd’hui, la létalité des armes « non létales » est mise en chiffres par la police des polices.

L’IGPN annonce, pour la période de juillet 2017 à janvier 2018 que les interventions des forces de police se seraient soldées par 14 morts et 100 blesséEs ayant entre 10 et 30 jours d’ITT. Soit, officiellement, 2 morts par mois !

Le désarmement de la police, un combat juste

La patronne de l’IGPN se réjouit de faire œuvre démocratique en publiant ces chiffres pour la première fois. Mais une réelle démocratie n’aurait pas accordé aux policiers la présomption de légitime défense à chacun de leur tir, les dédouanant de fait, compliquant ainsi le combat des familles de leurs victimes. Ni de bénéficier des mêmes règles, plus souples, de tir que les militaires, ce qui a eu comme premier effet d’augmenter fortement leur usage des armes.

Il n’y a pas de bonnes armes quand elles servent à faire taire les opposantEs aux grands chantiers inutiles et destructeurs, à faire taire ceux et celles qui se battent contre la régression sociale en cours sur tous les terrains, à faire taire la jeunesse dans les facs et les quartiers populaires, à faire taire ceux et celles qui se battent pour l’égalité des droits dont celui de vivre dignement dans ce pays.

Les armes servent à asseoir les profits des marchands d’armes, à conduire la lutte de classe contre nos luttes légitimes. Plus ils auront d’armes, plus nous aurons de blesséEs et de mortEs. Oui, il faut désarmer la police !

Roseline Vachetta Lundi 2 juillet

https://npa2009.org/

Lire la suite

01 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

manifs anti-trump (the guardian)

Manifestations contre la politique envers les migrants

Lire la suite

29 juin 2018 ~ 0 Commentaire

dossier lgbt (npa)

capture_decran_2018-06-28_a_12.24.33

Oppression des LGBTI et capitalisme

dossier lgbt (npa) dans Antifascisme

Les droits LGBTI gagnent du terrain dans la plupart des pays occidentaux ainsi que dans quelques autres pays comme l’Argentine par exemple. Pour autant tous ne cèdent pas… 

PMA : on luttera tant qu’il le faudra

 dans Antiracisme

Il y a 5 ans, l’extension de la PMA (procréation médicalement assistée) aux couples de femmes et aux femmes seules était déjà une promesse du gouvernement Hollande : avec le « Mariage pour tous », elle était censée assurer une égalité entre personnes homos et hétéros dans la loi.

lgbt

LGBTI : arracher des droits, dégager ce gouvernement !

Dès l’élection d’Emmanuel Macron, nous pointions le fait que, sous couvert d’une campagne « gay-friendly », le gouvernement formé par Macron était peuplé d’homophobes, à commencer par Édouard Philippe et Gérald Darmanin.

Dossier réalisé par la commission LGBTI de la Région parisienne.

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin