Archive | Antiracisme

29 mars 2018 ~ 0 Commentaire

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Expulsion de Jean-Luc Mélenchon et de la FI de la « marche blanche » : la faute aux ignobles amalgames du CRIF

Jean-Luc Mélenchon et les autres députéEs de La France insoumise qui avaient décidé de participer à la « marche blanche », en hommage à Mireille Knoll et contre l’antisémitisme, ont été contraints, sous la pression et les injures, de quitter la marche.

S’il semble avéré que ce sont des membres de la Ligue de Défense Juive (interdite en Israël! note du blog) qui ont organisé l’incident, le CRIF et son président Francis Kalifat portent une lourde part de responsabilité .

A diverses reprises, Kalifat a en effet déclaré que Jean-Luc Mélenchon et la FI ne seraient « pas les bienvenus » dans la manifestation. Pour quelle raison ? Parce que « l’extrême gauche » entretiendrait « la haine d’Israël » et « la haine des Juifs ». Dans un odieux parallèle, le président du CRIF en conclut : « Ni France insoumise, ni Front national ».

Ces amalgames sont scandaleux à double titre

Ils assimilent la légitime critique d’Israël à de l’antisémitisme ; ils tirent un trait d’égalité entre « extrême gauche » et « extrême droite », en d’autres termes entre des héritiers de la Résistance et des héritiers de la Collaboration.

Nous savons que le CRIF ne représente pas les Juifs de France. Le fils de Mireille Knoll a lui-même désavoué Francis Kalifat. Mais nous savons aussi que le CRIF n’a pas le monopole de ces amalgames : en juillet dernier, lors de la commémoration de la rafle du Vél’d’hiv, Emma- nuel Macron déclarait ainsi que l’antisionisme était « la forme réinventée de l’antisémitisme ».

La nécessaire lutte contre le poison de l’antisémitisme ne saurait s’accommoder de tels amalgames, qui la desservent profondément. Elle ne saurait en outre être confisquée par des courants qui l’instrumentalisent pour la détourner vers un soutien à l’État d’Israël.

Le NPA condamne l’expulsion de Jean-Luc Mélenchon et de la FI de la « marche blanche », ainsi que les prises de position du CRIF et de son président, qui ont légitimé a priori cette expulsion.

Le NPA tient à réaffirmer la nécessité de lutter implacablement contre l’antisémitisme et toutes les formes de racisme, d’où qu’elles viennent.

Le NPA dénonce l’odieux chantage à l’antisémitisme exercé par les inconditionnels de l’État d’Israël : notre antiracisme ne se divise pas, il est international, et internationaliste.

NPA Montreuil, le 28 mars 2018

http://www.anti-k.org/

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Assassinat de Mireille Knoll (NPA)

Mireille Knoll : un meurtre abject, sur fond d’antisémitisme ordinaire (Alternativr Libertaire)

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Marche blanche : la LDJ sort Mélenchon et escorte Le Pen (Politis)

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28 mars 2018 ~ 0 Commentaire

réponse (médiapart)

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En réponse aux signataires de l’Appel contre « le séparatisme islamiste »

Le 19 mars, Le Figaro a publié une tribune intitulée : « L’appel des 100 intellectuels contre le séparatisme islamiste ». Je réagis aujourd’hui : «Sans être d’accord, je pensais que j’allais humer l’air vif des sommets ; je n’ai fait que respirer les remugles d’eaux troubles et grasses, agitées par des poncifs rebattus qui courent comptoirs et rues».

« Il était réservé à notre temps de voir des hommes de pensée ou qui se disent tels faire profession de ne soumettre leur patriotisme à aucun contrôle de leur jugement, (…) déclarer traîtres à leur nation ceux de leurs compatriotes qui gardent à son égard leur liberté d’esprit ou du moins de parole. (…) Ces remarques expliquent la volonté si fréquente chez l’écrivain français contemporain de prendre une posture politique, mais non pourquoi elle est si ponctuellement, encore que plus ou moins franchement, dans le sens autoritaire. C’est ici qu’intervient un second facteur : la volonté, chez l’écrivain pratique, de plaire à la bourgeoisie, laquelle fait les renommées et dispense les honneurs. » Julien Benda, La Trahison des clercs

L’heure est grave !

Que dis-je, idiot utile, inconscient et aveugle au front bas que je suis, elle est extrêmement grave. Oyez bons Français et fiers patriotes : un spectre hante l’Europe et notre beau pays menacé par le « totalitarisme islamiste » qui ne cesse de progresser. Hier, des quartiers populaires sont passés sous la coupe de musulmans radicaux, selon certains qui pensent être des visionnaires éclairés et éclairants.

Aujourd’hui, c’est plus terrible encore, des forces françaises antirépublicaines s’activent pour relayer les actions de ces mahométans et détruire « la paix civile. »

Après les coups de menton, les menaces sans fondement juridique du ministre de l’Education nationale, qui pourrait fort légitimement remplacer l’actuel Sinistre[1] de l’Intérieur, et ses diatribes policières contre SUD Education 93 voué aux gémonies pour avoir osé organiser – crime de lèse-république – une réunion consacrée au « racisme d’Etat » et des ateliers en « non-mixité raciale », les signataires de l’Appel précité s’en prennent de nouveau à cette organisation syndicale.

Original et courageux, n’est-ce pas ? Subtile répartition des tâches. Jean-Michel Blanquer a ouvert les hostilités, avec l’approbation d’une majorité aux ordres, du gouvernement et de Jupiter, les signataires de cet Appel poursuivent la traque, organisent la meute, fouettent les passions en espérant un sursaut de l’opinion publique, comme on dit, et peut-être de nouveaux anathèmes ministériels contre ce syndicat honni.

N’oublions pas Frédéric Potier, récemment nommé délégué à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah). En bon petit soldat soucieux de donner des gages de soumission et d’orthodoxie lexicale et politique à ceux qui l’ont désigné à ces nobles fonctions, il a déclaré : « Il n’y a pas de racisme d’Etat. Cette notion, c’est une aberration.[2] » Ivresse du pouvoir et vanité puérile qui font croire à celui qui l’exerce qu’il peut ruiner un concept par quelques phrases prétendument assassines. Dérisoire et risible.

Eu égard à la gravité de la situation, une cohorte d’hommes et de femmes venus d’horizons politiques différents ont donc décidé d’unir leurs forces et de faire fi de leurs divergences.

Formidable courage qui témoigne, laissent-ils entendre, de leur capacité à s’émanciper de leurs opinions singulières pour faire triompher l’intérêt général et la défense de la République menacée. Admirable union sacrée. Plus admirable encore la qualité des signataires. Juristes, avocats, professeurs, philosophes, docteurs, agrégés, essayistes pressés, c’est un pléo- nasme, chroniqueurs divers que réunissent des obsessions communes : l’islam, les quartiers populaires « gangrenés par la charia » et les jeunes « issus de l’immigration », l’inévitable I. Rioufol[3] et la subtile E. Lévy, bien sûr, quelques académiciens, qui pensent que depuis qu’ils siègent sous la coupole, leurs travaux sont devenus immortels, et deux anciens membres de gouvernement.

Un prétendu ami de la sagesse et de la vérité, L. Ferry, qui a oublié qu’on ne peut servir deux maîtres, la philosophie et le(s) pouvoir(s), et qui depuis longtemps préfère le(s) second(s) à la première. Un humanitaire revenu de tout sauf de lui-même, B. Kouchner, prêt à soutenir quiconque lui ouvre les portes du prestigieux Quai d’Orsay comme il en a fait la démonstration servile. Avec raison, l’un et l’autre prennent soin d’exhiber leur titre de ministre car beaucoup de lecteurs n’ont aucun souvenir de leurs fonctions passées. Une loi, une décision ou action mémorables ? Que nenni ! Ils n’ont fait que passer.

Mais qu’importe. L’addition de ces personnalités intellectuelles, et de ces esprits forts et cultivés laissaient augurer un texte puissant, servi par des plumes inventives et brillantes. Sans être d’accord, je pensais que j’allais humer l’air vif des sommets ; je n’ai fait que respirer les remugles d’eaux troubles et grasses, agitées par des poncifs rebattus qui courent comptoirs et rues. Quant au clinquant des titres et des notoriétés affichés, il ne change rien à l’affaire ; il prouve seulement que ceux qui se croient haut pensent bas, quelquefois.

Pensent-ils seulement ? Non. Ils lestent des opinions communes d’une légitimité acadé- mique susceptible de les faire passer pour des réflexions importantes. J’ignore qui a tenu le clavier mais le résultat pourrait laisser croire qu’un communicant affairé, et dépassé par les éléments de langage qui lui ont été imposés, s’est attelé à cette tâche en débitant avec empressement lieux communs, amalgames, raccourcis grossiers, confusions inacceptables que certains professeur-e-s signataires ne tolèreraient pas de leurs étudiant-e-s.

Et les voilà conduits sur cette pente où, pour paraphraser L. Wittgenstein, les savoirs acquis au cours d’études longues et difficiles « n’améliorent en rien » leur « façon de penser (…) les questions importantes de la vie de tous les jours » ce pourquoi ils se font démagogues vulgaires en utilisant « des expressions dangereuses que les gens de cette espèce utilisent pour leurs propres fins. »

SUD Education 93 et quelques autres sont ainsi accusés de favoriser, par leurs initiatives, « le séparatisme islamiste » et de se battre pour « accorder » aux prétendus « dominés » des « privilèges » singuliers en lieu et place des beautés immarcescibles des lois républicaines, celles-là mêmes qui sont au fondement de l’unité de la « communauté nationale. »

En effet, comme chacun devrait le savoir, les dispositions législatives, la justice et les possi- bilités offertes aux citoyens de ce pays sont égales pour tous. Nulle discrimination raciale et/ou religieuse n’affecte l’existence des uns et des autres car tous peuvent s’épanouir librement et également en constatant chaque jour l’effectivité de la sublime devise inscrite au fronton des bâtiments publics.

La police, quant à elle, est au-dessus de tout soupçon puisque républicaine, agissant dans le cadre de la Constitution, respectueuse des lois, des règlements et des circulaires, elle n’effec- tue aucun contrôle au faciès et use de la violence avec discernement, toujours. Admirables syllogismes et puissance de la raison étayée par des connaissances précises et variées ?

Piteux triomphe de la “pensée” défaite qui dégénère en idéologie où les faits, les événements et les nombreuses enquêtes menées depuis longtemps, corroborées par plusieurs institutions indépendantes et sûres – le Défenseur des droits et la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) – sont traités en chiens crevés dès lors qu’ils sont susceptibles de contredire si peu que ce soit les affirmations péremptoires des signataires.

Les faits sont têtus, affirmait un homme politique célèbre. Présentement il y a plus têtus qu’eux puisque dans le monde enchanté des mêmes, ni dominé-e-s, ni discriminé-e-s n’exis- tent ; seuls demeurent des citoyens vivant dans le subtil éther républicain où tout n’est que liberté, égalité et fraternité.

Les réalités sont autres ? Qu’importe. Au mieux, elles sont euphémisées, au pire elles sont niées. La preuve de l’existence d’un phénomène idéologique ? Son caractère rebelle à toute falsification et sa persévérance quels que soient les éléments factuels et les savoirs mobilisés pour l’infirmer. Les auteurs de cet Appel en font la démonstration probante. Pour eux, les analyses, les catégories et les termes non conformes à leurs présupposés ne sont qu’inven- tions de militants radicaux et irresponsables auxquels des universitaires et des chercheurs, contaminés par la sociologie, l’histoire et/ou la philosophie critiques, ces pauvres filles de la « pensée 68 », apportent leur soutien et leur insupportable « culture de l’excuse. »

Pis encore, ceux qui prétendent combattre le racisme institutionnel et les discriminations, qui n’existent que dans leur imagination, sont les fourriers d’un « apartheid d’un nouveau genre » et d’une « ségrégation à l’envers. » Acmé de l’argumentation ? Echolalie sommaire de la rhétorique réactionnaire et de la thèse bien connue de « l’effet pervers » où « toute tentative pour modifier l’ordre existant produit des effets strictement contraires au but recherché. [4] »

SUD Education 93 et ses alliés supposés deviennent ainsi de dangereux activistes qui encouragent « la haine la plus caractérisée à l’égard de notre pays et de la démocratie », et font peser sur la douce France des menaces existentielles. Des adversaires ? Non, des ennemis à bien lire ceux qui souscrivent à ces formulations radicales bien faites pour susciter cette passion souvent mauvaise qu’est l’indignation. Nous ne leur ferons pas l’injure de croire qu’ils ne savent pas ce que les mots veulent dire.

Les signataires de cet Appel s’en prennent de façon toujours plus violente aux femmes, aux hommes et aux organisations diverses qui défendent un antiracisme politique. N’oublions pas les animateurs du « Printemps républicain. » « Hiver » serait plus adéquat pour qualifier cette petite mais influente cohorte conduite par un professeur de sciences politiques reconverti dans la vigilance tweetesque qui lui a permis d’accéder à une certaine notoriété dont il n’avait jamais jouie jusque-là.

Ne négligeons pas la puissance de leur alliance objective et de leur proximité idéologique ; beaucoup d’entre eux ont micros et caméras ouverts dans les médias où ils se répandent à qui mieux-mieux tout en prétendant subir la censure des « bienpensants » et des « islamo-gauchistes. » Les uns et les autres ont déjà gagné de nombreuses batailles et rallié à leur cause des soutiens multiples, conséquents et quelquefois surprenants.

En réponse à leurs attaques passées, réitérées et à venir, notre résistance doit être constante, déterminée, unitaire et conduite sur tous les fronts. En nous stigmatisant, ils veulent nous réduire au silence et à l’inaction. Contre ces nouveaux censeurs emportés par un prurit toujours plus autoritaire, il est urgent d’écrire, de parler et d’agir. Donc acte.

  1. Le Cour Grandmaison, universitaire. Dernier ouvrage paru : L’empire des hygiénistes. Vivre aux colonies, Fayard, 2014

[1]. A l’attention de celles et ceux qui penseraient qu’il s’agit d’une insupportable et impardonnable faute de frappe, je précise qu’il n’en est rien.

22 mars 2018  Olivier Le Cour Grandmaison

https://blogs.mediapart.fr/

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27 mars 2018 ~ 0 Commentaire

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Depuis Nantes et Notre-Dame-des-Landes  Prendre la rue contre les expulsions !

La précarisation lente et progressive de couches de plus en plus larges de la population attaque de manière déchirante toutes les catégories les plus faibles de la société. Elle met en péril de plus en plus de familles, de personnes isolé·e·s, d’étudiant·e·s…, jusqu’à la possibilité de payer leurs loyers ou même de trouver un toit.

La baisse des APL en septembre dernier, attestent suffisamment de la disposition du gouvernement sur la question sociale.

Partout le 31 mars va signifier, avec la fin de la trêve hivernale, des opérations policières pour priver d’habitat des précaires et mal-logé·e·s. Dans la même « dynamique », les conditions d’accueil sur le territoire ne cessent de se durcir et le projet de loi « asile et immigration » porté par Gérard Collomb enfonce le clou.

L’ouverture de bâtiments devient une nécessité vitale, en ville ou dans des universités, pour les exilé·e·s même mineur·e·s. A Nantes, sur le campus du Tertre, depuis plusieurs semaines, la présidence lance des menaces répétées d’expulsion sur les centaines d’occupant.e.s du château du tertre et de la censive.

Après la victoire historique du mouvement anti-aéroport, le gouvernement veut contenir la propagation de la vague de luttes de territoire face aux projets destructeurs, à Bure et ailleurs. Il annonce aussi vouloir s’en prendre après le 31 mars, aux habitant-e-s de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Des dizaines de milliers de personnes ont pourtant rappelé le 10 février qu’elle feraient obstacle à toute tentative d’expulsion de celles et ceux qui ont fait de ce bocage un territoire de résistance et d’expérimentations.

Cette année toutes les tentatives d’expulsions doivent faire face à une opposition déterminée ! En ce mois de mars 2018, les luttes pour l’habitat doivent résonner au côté des luttes sala- riales. Nous appelons à prendre les rues, à Nantes et partout ailleurs, pour manifester en ce sens le 31 mars.

Une « assemblée du 31 mars » s’est constituée pour préparer cette manifestation. Elle rassemble des étudiant-e-s, syndicalistes, demandeur-se-s d’asile, des habitant-e-s de la ZAD, des précaires. Nous invitons à la rejoindre ainsi qu’à relayer cet appel.

https://zad.nadir.org/spip.php?article5217

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27 mars 2018 ~ 0 Commentaire

quimper razmik (ouest france)

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Quimper. 500 manifestants contre l’expulsion d’élèves étrangers

Les jeunes en première ligne de la manifestation organisée samedi à Quimper

Plus de 500 manifestants, dont beaucoup de jeunes, ont défilé samedi après-midi, à Quimper (Finistère). Ils dénoncent le risque d’expulsion auquel sont soumis de jeunes étrangers scolarisés dans la ville.

Razmik, Mohamed et quelques autres. Leurs prénoms ont été scandés samedi après-midi, à Quimper (Finistère). Ils sont devenus bien malgré eux les symboles de la politique menée envers les étrangers demandeurs de droit d’asile. Selon la directive de Dublin, ils doivent rejoindre le pays par lequel ils sont entrés dans l’Union européenne.

La participation à la manifestation organisée par plusieurs associations, dont la Ligue des droits de l’Homme, a été importante. Au moins 500 personnes dont de nombreux jeunes scolarisés dans les mêmes établissements scolaires que les jeunes étrangers. Les mani- festants ont rappelé que d’autres étrangers se trouvent dans des situations difficiles, menacés eux aussi d’expulsion.

24/03/2018

https://www.ouest-france.fr/

Source des photos:

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25 mars 2018 ~ 0 Commentaire

armée (jdd + basta)

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Armée : pourquoi les généraux résistent à la diversité (devinez! NdB)

Dix ans après l’adoption par le ministère de la Défense d’un Plan d’égalité des chances visant à favoriser l’ascension vers la haute hiérarchie militaire de jeunes issus de l’immigration, des outre-mer et des milieux défavorisés, le bilan est à l’inertie. L’armée ne parvient pas à assurer l’ascension vers la haute hiérarchie militaire de jeunes issus de l’immigration, des outre-mer et des milieux défavorisés.

Si le plan d’égalité des chances dans les armées a été progressivement délaissé, ce n’est pas seulement pour des raisons budgétaires et en raison de la priorité accordée aux opérations extérieures en Afrique et au Levant. Mais c’est aussi, et parfois surtout, par une culture pré- gnante de l’entre soi au sommet de la hiérarchie. « La diversité dans l’armée est clairement un sujet mais si on en parle trop on risque d’en faire un problème », résume le contre-amiral Finaz. « Au risque de passer pour un militaire obtus, nous prenons la diversité que nous donne le pays, nous en sommes tributaires ».

Une carrière toute en progression stoppée avant le rang de contre-amiral

« Moi, je ne suis pas pour la promotion des noirs, des bleus ou des verts mais il faut bien qu’on aille plus loin que l’objectif de garnir les rangs », nous confie l’ancien capitaine de vaisseau et ex-porte-parole de Marine, Philippe Ebanga. D’origine sénégalaise, cet ancien pacha du BPC Tonnerre envoyé au large de la Libye en 2011 a toujours cru que sa carrière, toute en progres- sion depuis l’Ecole navale, était due à ses seules performances. Sauf que l’ascension s’est arrêtée avant les étoiles de contre-amiral. « J’avais tous les prérequis. Il n’y avait pas de raison objective pour que je ne sois pas amiral », lâche-t-il amer.

« Le système actuel, fonctionnellement, a fait ses preuves. C’est comme la Légion étrangère qui est commandée par des blancs tandis que les autres manœuvrent. Qui s’en plaindrait? » Pourquoi en effet mettre en cause un système « efficace », en temps de paix comme en guerre? Qui irait se plaindre qu’un général n’a pas reçu une étoile supplémentaire même si le haut gradé en question pense que c’est à cause de sa judéité, « parce qu’il a le sentiment de ne pas faire partie de la famille », ou tel autre parce que son épouse est protestante ou celui-ci encore parce que sa mère est tzigane?

24 mars 2018

http://www.lejdd.fr/

Lire aussi:

Loi de programmation militaire : pas d’austérité pour la guerre (Basta)

Commentaire:

L’armée a une hiérarchie par essence anti-démocratique, de culture colonialiste et donc raciste. Il y a deux positions possibles: soit l’armée est au service du politique, soit le politique doit obéir à l’armée. Par le passé cette deuxième possibilité a été celle de l’armée française pendant les guerres coloniales! Et la tentation fût forte pour de Gaulle en 1968! Quand aux jeunes d’origine pauvre, auront-ils assez de détermination pour tuer leurs propres frères pour défendre l’ordre des riches? On semble en douter!

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25 mars 2018 ~ 0 Commentaire

kanaky (médiapart)

kanak

Appel des organisations et personnalités solidaires de la lutte du peuple kanak

A l’approche de l’échéance référendaire, un meeting était organisé à la bourse du travail de Paris  pour informer sur les enjeux du scrutin d’autodétermination et pour dénoncer les procédés coloniaux toujours à l’œuvre en Nouvelle-Calédonie

Trente ans après les accords Matignon-Oudinot et après celui de Nouméa, un référendum sur l’accession à la pleine souveraineté de la Kanaky – Nouvelle-Calédonie se tiendra le 4 novembre 2018.

Cette consultation référendaire est l’ultime étape d’un combat commencé en 1977.

Au terme de l’accord de Nouméa, le peuple calédonien s’exprimera sur son devenir. Cette consultation interrogera les populations locales concernées, seules à pouvoir s’exprimer. C’est donc une affaire strictement locale.

Or ces derniers mois, certains moyens de l’État sont utilisés pour s’ingérer voire s’inviter dans le débat. L’État français ne semble pas prêt à aller jusqu’au bout de son engagement formel pris lors de la signature de l’accord de Nouméa. Tous viennent porter la bonne parole qui est maintenir la France en Kanaky. Quid de la prise de possession unilatérale ? Quid des spoliations de terres ? Quid de l’identité kanak confisquée ?

La formulation de la question qui sera soumise à consultation référendaire, encore non arrêtée, est aussi une autre diversion pour créer de la division et maintenir la suspicion sur les conditions de la sortie. En effet, il est possible que l’indépendance totale ne soit pas l’option proposée au vote.

A l’approche de l’échéance référendaire, les organisations signataires soussignées appellent à participer à la mobilisation pour informer sur les enjeux de ce scrutin d’autodétermination et dénoncer les procédés coloniaux toujours à l’œuvre.

Elles soutiennent les revendications légitimes du peuple kanak et demandent que :

  • L’État français respecte l’impartialité et sa parole dans l’accompagnement du processus de décolonisation.
  • Soient inscrits tous les Kanak (de droit coutumier et droit commun) sur la liste générale, puis référendaire.
  • Le corps électoral spécial, qui marque l’arrêt définitif de la colonisation de peuplement, soit constitué avec sincérité et légitimité.
  • La question posée pour la consultation référendaire soit strictement conforme à l’Accord de Nouméa.

Pour rejoindre la liste des signataires (orgas et individuels) de cet appel :

soutien-kanaky@framalistes.org

On compte sur vous, mercredi 21, 19h, Bourse du travail de Paris !!!

18 mars 2018 MOBgé

Premiers signataires :

Le Mouvement des Jeunes Kanak en France (MJKF)

L’Union syndicale de Travailleurs Kanak et des Exploités (USTKE)

Le collectif Solidarité Kanaky

Survie

L’Association Information et Soutien aux Droits du Peuple Kanak (AISDPK)

L’union syndicale Solidaires

La Confédération Nationale du Travail (CNT)

La Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s (FASTI)

Le Collectif de Défense de l’Intégrité et de la Souveraineté des Comores (CDISCOM)

La Fondation Franz Fanon

Le Collectif ni Guerre ni Etat de Guerre

Alternative Libertaire

Le réseau Sortir du Colonialisme

Ecologie Sociale

Le collectif Faty Koumba

Ensemble

Le Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes

L’ Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe (UGTG)

Le Centre d’Etudes et d’Initiatives de solidarité internationale/Initiatives Pour un Autre Monde (CEDETIM/IPAM)

Silyane Larcher, chargée de recherche au CNRS en science politique

Le Syndicat des Travailleurs Corses (STC)

Le syndicat Solidaires-ASSO

Marie-Christine Vergiat, députée européenne, Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique

Le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)

José Bové, député européen Verts/Alliance libre européenne

Le Parti Communiste Français (PCF)

Le syndicat Langile Abertzaleen Batzordeak (LAB)

Noël Mamère, journaliste

L’ASTI Bassin d’Annonay

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21 mars 2018 ~ 0 Commentaire

saint rivoal (ouest france)

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Le généreux banquet des jeunes migrants dans la petite commune de Saint-Rivoal

Samedi 17 mars, la salle polyvalente de Saint-Rivoal (Finistère), a accueilli un banquet pas ordinaire. L’association Kroaz’hent accueillait des cuisiniers hors normes : deux migrants mineurs, hébergés dans une famille du village. Ils ont préparé un poulet saka-saka et la soirée s’est terminée par un fest-noz. Une belle histoire de solidarité dans les monts d’Arrée.

Saint-Rivoal, Finistère, monts d’Arrée, 194 habitants.

Banquet à la salle polyvalente de la commune, préparé par de jeunes migrants : 150 convives. Un score, sans autre publicité que le bouche-à-oreille. Deux adolescents, l’un Guinéen, Ali, 17 ans, l’autre Malien, Mohammed, 16 ans et demi, sont arrivés il y a deux mois dans une famille du village, « sensibilisée aux problèmes des migrants, alors que nous vivions dans une maison un peu trop grande pour nous, explique Clarys Bourbon, cette femme de Saint-Rivoal, 45 ans et trois enfants. Les jeunes m’ont demandé quoi faire pour remercier les habitants, j’ai proposé ce repas », raconte-t-elle.

Dès leur arrivée en janvier dernier, le soutien s’est organisé : « On nous amène des légumes, des fruits, des affaires, raconte-t-elle. Aujourd’hui, ils vivent, mangent et dorment en sécurité. Et moi, je n’ai plus le droit de porter quoi que ce soit. Dès qu’ils me voient, ils se précipitent pour me l’enlever des mains ». La guerre, le manque d’argent et de perspectives, les ont poussés vers le rêve occidental. Ils ont traversé six pays pour arriver en Bretagne avant l’été 2017.

« On est bien à Saint-Rivoal »

Quand on leur demande le plus difficile dans leur voyage, il y a un grand blanc. Et, très vite, ils ajoutent qu’ils sont « bien à Saint-Rivoal ». Ce soir, ils ont préparé un poulet saka-saka, une sauce aux feuilles de mangrove, une autre à l’arachide et un riz gras. Le boulanger de Saint-Cadou a offert le pain, les Quatre saisons de Locmaria, les légumes.

Les deux ados ont invité leurs potes, rencontrés dans des centres à Brest ou Quimper. Dans une petite pièce où leur plat mijote, ils sont une dizaine à papoter, et même s’échanger des recettes. On ne cuit pas le riz gras de la même manière au Mali qu’en Guinée. « Ils nous font découvrir leur Afrique, explique leur bienfaitrice. Au début, ils ne nous regar- daient pas dans les yeux. Chez eux, c’est un signe de respect. » Ali le Guinéen veut devenir électricien dans le bâtiment, Mohammed le Malien soudeur. « Mais sans papiers, sans être majeur, on ne peut rien faire ». Ici, ils apprennent le français, les maths, vont jardiner chez les gens. Et ce soir, dans la salle polyvalente de Saint-Rivoal, ils ont appris à danser le fest-noz !

Philippe ATTARD 20/03/2018

https://www.ouest-france.fr/

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17 mars 2018 ~ 0 Commentaire

marielle franco (essf)

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L’assassinat à Rio de Marielle Franco, élue locale et militante contre les violences policières, émeut le Brésil

Agée de 38 ans, enfant noire des favelas cariocas, a été tuée, mercredi, pour un motif encore inexpliqué.

Le cercueil de Marielle Franco avait à peine franchi les portes du cimetière de Caju, à Rio de Janeiro, jeudi 15 mars, qu’une foule, sonnée et révoltée, scandait, dans plus d’une dizaine de capitales régionales du Brésil, le nom de la militante de gauche assassinée. « Ce tir était adressé au peuple », « Pour que le deuil se transforme en lutte. Marielle Franco, présente ! », « La vie des Noirs et des LGBT comptent. Marielle Franco, présente ! », pouvait-on lire sur les banderoles à Sao Paulo, Rio de Janeiro ou Belo Horizonte.

Conseillère municipale de Rio pour le Parti socialisme et liberté (PSOL), Marielle Franco, 38 ans, enfant des favelas cariocas, militante des droits humains, des femmes et de la cause noire, a été tuée vers 21 h 30, mercredi, par quatre balles de 9 millimètres dans la tête alors qu’elle était assise à l’arrière de son véhicule. Son chauffeur, Anderson Pedro Gomes, a lui aussi succombé à une rafale de tirs. La police émet l’hypothèse d’un assassinat : les criminels ont pris la fuite sans dérober quoi que ce soit.

 Vengeance policière

Dans une ville en plein chaos, minée par la corruption, ruinée et tourmentée par la guerre des gangs, Marielle Franco était une critique virulente de l’action des forces de l’ordre. Dénonçant les dérives policières, elle s’attaquait notamment à l’action des Unités de police pacificatrice (UPP), mises en place à partir de 2008 pour apaiser – en vain – les favelas de Rio.

Effrontée, considérée comme une enquiquineuse par certains bataillons de policiers militaires, qu’elle qualifiait de « bataillons de la mort », elle fut aussi prompte à fustiger l’intervention militaire fédérale décrétée en février pour prendre en charge la sécurité de l’Etat de Rio.

« MARIELLE N’A PAS ÉTÉ PRISE PAR HASARD. LES POSITIONS QU’ELLES PRENAIENT ONT À VOIR AVEC SON EXÉCUTION », AFFIRME JEAN WYLLYS, DÉPUTÉ DU PSOL

Le motif du crime reste obscur. Mais une partie des Brésiliens y voit une vengeance de la part des policiers. Appuyant cette thèse, la télévision locale de Rio, RJTV, révélait vendredi que les douilles retrouvées près des victimes proviendraient de lots de cartouches vendues à la police fédérale de Brasilia en 2006. « Marielle avait été nommée rapporteuse de la commission parlementaire des conseillers municipaux sur l’intervention fédérale. (…) Elle venait de rédiger son master : “UPP : la favela au-delà de trois lettres”, rapporte un porte-parole de l’ONG Amnesty International. Il faut une enquête immédiate et rigoureuse. Il ne peut y avoir de doutes sur le contexte, les motivations et l’auteur de l’assassinat. »

 Un pays où les forces de l’ordre ont perdu tout crédit

« Marielle n’a pas été prise par hasard. Les positions qu’elles prenaient ont à voir avec son exécution. C’était une femme, noire, lesbienne, de la favela, de gauche et du PSOL », ajoute Jean Wyllys, député du PSOL, qui espère faire de la mort de sa consœur l’« emblème de la lutte de ce qu’il reste de démocratie au Brésil. » Avec plus de 60 000 homicides par an, dont une infime proportion est élucidée, le Brésil offre, avec cet assassinat, l’image d’une nation où les forces de l’ordre ont perdu tout crédit. Conscient de l’émoi, le président, Michel Temer, a promis, jeudi, que les auteurs de ce crime « d’une extrême lâcheté » seraient punis au plus vite.

Claire Gatinois Le Monde 16.03.2018

http://www.europe-solidaire.org/

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Marielle Franco: Why my friend was a repository of hope and a voice for Brazil’s voiceless, before her devastating assassination (The Independant)

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Rio de Janeiro (Brésil) : indignation face à l’assassinat de Marielle Franco! (France Amérique latine)

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17 mars 2018 ~ 0 Commentaire

pour razmik!

ramzik

pour razmik! dans Altermondialisme

Refusons l’expulsion de Razmik et de sa famille

Attention!
Le Collectif du collège Max Jacob organise une manifestation rassemblant associations et syndicats samedi 24 mars, celle qui était prévue le 17 à 14H a été refusée par la préfecture pour quelques heures manquantes au délais de trois jours!
Le Collectif contre l’expulsion de Razmik a lancé cette pétition adressée au Préfet du Finistère

Nous demandons à la Préfecture du Finistère de surseoir à L’Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) qui frappe Razmik, élève au collège Max Jacob de Quimper, et sa famille.

Il fait preuve d’une grande exemplarité scolaire, d’assiduité et d’une parfaite intégration depuis son arrivée en France. Il manifeste une telle envie de réussir et atteint de si bons résultats qu’il mérite de finir ses études en France et d’obtenir ici, dans le Finistère, ses diplômes. Nous ajoutons qu’il a fait depuis son arrivée énormément de progrès dans la maîtrise de la langue française. Son départ en cours d’études serait injuste, préjudiciable à son avenir, et pour lui comme pour nous, un vrai traumatisme.

Pour toutes ces raisons nous demandons le retrait des OQTF et la régularisation de la situation de Razmik et de sa famille par l’obtention de titres de séjour.

06 81 95 92 83

Pétition

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14 mars 2018 ~ 0 Commentaire

pour razmik (npa)

ramzik

Les profs et élèves du collège Max Jacob à Quimper se mobilisent contre l’expulsion de Razmik et sa famille.

Alors que l ‘expulsion du territoire ( selon la procédure Dublin) doit intervenir dés demain, rdv a été pris auprés du préfet ce mercredi après midi.
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Alors qu’une délégation devait être reçue et que nous étions plusieurs dizaines, dont de trés nombreux collégiens, devant la préfecture, celui-ci, avec une malhonnêteté sans nom, a refusé de recevoir la délégation en plantant les forces de police devant l’entrée. Une leçon d’instruc- tion civique, in vivo, sur l’inhumanité et la violence de l’état bourgeois et ses représentants. Profs et collégiens étaient très en colère et de nombreux cris et mots d’ordre contre le cynisme du préfet ont retenti.
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Manifestation Samedi 24 Mas à 14h du Collège Max Jacob à la préfecture
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