Archive | Antiracisme

30 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

antifascisme (psl.be)

Il faut organiser

Une offensive antifasciste contre l’extrême droite !

L’extrême droite passe à l’offensive. La « Marche contre Marrakech* » du 16 décembre a constitué la plus grande manifestation d’extrême droite dans notre pays depuis des années.

Elle a été suivie d’une manifestation à Ninove le 3 janvier avec à nouveau plus de 1 000 partici-pants. Chaque fois, l’initiative est venue du Vlaams Belang et de Schild&Vrienden, dont le caractère néo-nazi a été publiquement dévoilé en septembre dernier. (…)

Si l’extrême droite a une plus grande confiance en elle, cela conduira nécessairement à une violence accrue contre les minorités et les travailleurs.

La mobilisation de l’extrême droite est encore limitée, certainement comparée aux manifesta-tions syndicales ou à la marche pour le climat, mais elle augmente. Si nous ne réagissons pas, l’extrême droite tentera de faire taire quiconque a l’air différent ou pense différemment. Ne laissons pas cela se produire !

Une résistance active est nécessaire.

Pour ne pas avoir à parler de sa politique antisociale désastreuse en matière de pouvoir d’achat ou de pensions, la N-VA a dévié l’attention sur le Pacte migratoire, pourtant non contraignant et particulièrement vague. L’objectif était clair : concentrer le débat public uniquement sur les réfugiés sans prendre ses derniers en considération.

C’est ainsi que la N-VA espère gagner les élections de mai. Le mécontentement de larges couches de la population face à la baisse du pouvoir d’achat (pensez aux Gilet jaunes) ou aux catastrophes climatiques (comme l’illustre le mouvement actuel pour le climat) est tout bonnement ignoré et discrédité.

Cependant, ce ne sont pas les réfugiés qui attaquent notre sécurité sociale ou qui refusent de prendre des mesures sérieuses en matière de climat : ce sont les politiciens établis qui défendent les intérêts des grandes entreprises.

Ils prétendent que les migrants menacent notre prospérité, alors que cette menace vient de l’avidité des 1% les plus riches.

C’est la politique de guerre et de pillage néocolonial, défendue par la droite et l’extrême droite (Rappelez-vous le slogan « Mains coupées, le Congo est à nous » de Schild&Vrienden) qui cause la crise des réfugiés. Si on regarde de ce côté-là, c’est la cause que l’on trouve et non la solution.

Dix ans après la récession de 2008, une nouvelle crise économique se profile.

Entre-temps, le système est de plus en plus discrédité. Après des années de coupes budgé-taires, les travailleurs et leurs familles n’ont pas confiance en un avenir meilleur. Il n’est donc pas surprenant dans ce contexte qu’une instabilité politique s’installe avec l’émergence de populistes tels que Trump ou Bolsonaro.

Avec une rhétorique de division et la recherche de boucs émissaires, les partis établis ont rendu l’extrême droite beaucoup plus acceptable.

Cela ne signifie pas que de larges couches de la population ont viré à « droite ». Il n’y a pas de soutien général à une politique de casse sociale pour distribuer des cadeaux aux grandes entre-prises. Nous devons répondre aux divisions créées depuis des années contre les migrants en travaillant ensemble pour promouvoir le progrès social : des salaires plus élevés, plus de servi-ces publics, des logements abordables, des allocations qui permettent une vie décente.

Il y aura sans aucun doute une tentative de poursuivre l’alliance entre le Vlaams Belang, Schild&Vrienden, le NSV et le KVHV formée à l’occasion de la Marche contre Marrakech et de la manifestation de Ninove.

La marche de la haine annuelle du NSV (Association des étudiants Nationalistes) dans les villes étudiantes flamandes était sous pression et semblait même menacée de disparition. Cela pourrait changer si le NSV parvient à faire en sorte que ses partenaires participent à la manifes-tation de cette année à Louvain. Ces dernières années, la manifestation anti-NSV a toujours été beaucoup plus importante que celle de l’extrême droite. Pour y parvenir cette année encore, une campagne forte sera nécessaire.

Les syndicats ont un rôle à jouer à cet égard.

C’est la plus grande force sociale du pays. Si l’extrême droite se renforce, c’est une menace pour quiconque s’oppose à la politique d’austérité. Schild&Vrienden l’a déjà clairement fait savoir en intimidant des piquets de grève et en pénétrant dans les locaux de la FGTB à Gand pour y voler un drapeau.

Ce n’est pas un hasard : une bataille offensive sur des revendications telles qu’un salaire mini-mum de 14 euros par heure, une pension minimum de 1 500 euros par mois, une réduction collective du temps de travail à 30 heures par semaine sans perte de salaire et avec embauche compensatoire, un programme massif d’investissements publics dans les infrastructures et les services… indique clairement que la responsabilité de notre niveau de vie en déclin n’incombe qu’à une élite super riche et cupide et non aux réfugiés.

L’extrême droite se présente comme une nouveauté, radicale et hors-système.

Elle veut ainsi prétendre répondre au mécontentement de la population. Pourtant, elle représente la poursuite et l’intensification de l’ordre actuel et de son chaos. Le racisme, le sexisme et l’homophobie sont des obstacles dans notre lutte pour une autre société. Ne laissons aucun espace à cela.

C’est pourquoi nous appelons à une mobilisation contre l’extrême droite. La manifestation du NSV qui aura lieu à Louvain en mars – la date exacte ne sera connue que plus tard – constitue un autre rendez-vous pour l’extrême droite.

Ne le laissons pas passer sans réaction.

La campagne antifasciste flamande Blokbuster appelle chacun à participer à la construction d’une manifestation anti-NSV dans laquelle nous dirons clairement que les jeunes n’acceptent pas l’idéologie néonazie de Schild&Vrienden et que les travailleurs ne se laisseront pas diviser.

Pour que la manifestation anti-NSV soit un succès, nous avons besoin de tout le monde.

Nous voulons commencer une campagne de mobilisation dès maintenant pour que les antifas-cistes ne soient pas à nouveau surpris, comme lors de la Marche contre Marrakech ou la mani-festation de Ninove. Nous prônons une manifestation antifasciste combative avec des revendica-tions sociales unificatrices contre tout ce qui nous divise. Mobilise avec nous, contacte-nous !

30 janvier 2019

https://fr.socialisme.be/

Commentaire: L’accord de Marrakech* ici a donné lieu à des « fakes news » mais pas au point de faire descendre des tas de fachos dans les rues.

Lire aussi:

Nieuw-Vlaamse Alliantie (Wikipédia)

Pour un acte 12 antifasciste (Paris Luttes)

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28 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

rassemblement (temps partagé)

refugees

Pas de trêve hivernale pour les adolescents étrangers 

Rassemblement à Quimper le Mercredi 30 janvier 14H

Un comble dans notre pays des droits de l’homme, la trêve hivernale qui doit s’achever le 31 mars 2019, selon l’article de la loi 412-6 du code des procédures civiles d’exécution, est purement bafouée par, d’une part le parquet lui même et d’autre part par le conseil départemental.

Comment imaginer laisser dehors 11 adolescents (pour ces quinze derniers jours) qui, selon l’aveu même du département, sont mineurs ?

Le Parquet, notamment Mme la Vice Procureure Mme Colobert, qui agit sous la responsabilité de Mr le Procureur Lelgouac’h ont imaginé le pire, de pousser à la roue de l’exclusion et le département l’applique.

Ces mises à la rue sont d’autant plus une aberration qu’une fois encore, la loi Taubira de 2013 n’est pas respectée.

Ainsi la Vice Procureure motive ces décisions par les résultats de tests osseux, alors même que le CDAS du Finistère écrit que pour plusieurs d’entre eux «son attitude, son apparence physique sont celles d’un adolescent et n’émettent aucun doute quant à sa minorité» et que pour certains l’état civil est jugé conforme par la police des frontières. Or, la loi Taubira est pourtant claire :  « Les tests osseux ne doivent être entrepris qu’en cas de doute sérieux sur l’âge. »

La pratique de ces tests osseux est unanimement condamnée, ainsi, dans un avis du 23 janvier 2014, le Haut Conseil de la santé publique soutenait que « l’estimation d’un âge osseux ne permet pas de déterminer l’âge exact du jeune ». La procédure originelle des tests osseux date de 1935, étaient alors réalisés sur une population caucasienne et, de l’aveu même de ses inventeurs, ne sont pas fiables.

En juin 2014, c’est la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) qui, dans un avis, « recommande fermement l’interdiction des tests osseux »

Sans compter que le comité d’éthique du CHU de Brest a lui aussi condamné cette pratique : en effet, depuis quand la médecine aurait pour une de ses missions de précariser des jeunes, d’où qu’ils viennent ?

kemper mineurs

Nous condamnons sans équivoque ces mises à la rue en cette période hivernale.

Nous lançons un appel à un rassemblement devant le Palais de Justice de Quimper le mercredi 30 janvier à 14h, afin que la loi française soit respectée.

Nous demandons à la population Quimpéroise, parce que son ADN est constitué de solidarité et de bienveillance, d’y venir soutenir cet appel, aussi d’ouvrir son cœur et sa porte à 11 gamins en danger.

Contact :

tempspartage29@gmail.com

www.letempspartage.net

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23 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

albanais (le télégramme)

refugies

Famille albanaise. 

Les Mlloja bientôt déplacés à Landivisiau

 Les Mlloja, une famille albanaise en demande de titres de séjour, vivent dans une chambre d’hôtel, à Concarneau. Une décision de la DDCS oblige les Mlloja, une famille albanaise en demande de titres de séjour et vivant à Concarneau, à quitter l’hôtel où ils résident pour rejoindre un autre lieu d’hébergement, à Landivisiau. Sommés de partir en 24 heures, ils ont obtenu un sursis jusqu’à lundi. Leurs soutiens s’inquiètent.

« On est tristes », soupire Elkider Mlloja, père de deux enfants. « On ne veut pas partir. Ici, c’est une bonne ville ». Selon la famille albanaise sans papiers, le coup de fil du Centre communal d’action social (CCAS) est tombé mercredi pour les informer que le 115 ne paiera plus leur chambre à l’hôtel des Grands Voyageurs. Vingt-quatre heures pour faire leurs bagages et rejoindre un autre hébergement à Landivisiau.

Le lendemain matin, dans la chambre de deux lits et modestement décorée d’un dessin d’enfant, Elkider et Shemsije Mlloja sont abasourdis. Arrivés il y a deux ans environ à Brest, les Mlloja vivent depuis un an et demi à Concarneau.

« Je suis bénévole à Emmaüs, à Quimper », dit le père. « On prend des cours de français trois fois par semaine, à la MPT de Penhars et à la Plume Bleue ». Surtout, leur aîné, Ersi, âgé de 3 ans, est scolarisé dans le centre-ville, rappelle Marina Rakocevic, une parente d’élève qui soutient la famille.

La famille se dit en danger de mort si elle doit rentrer en Albanie. Une demande d’asile et une demande de réexamen auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) ont cependant été refusées. Une autre demande de « titre de séjour pour enfant malade » a été formulée, selon Marina Rakocevic, qui précise qu’elle est toujours en cours. Esli, le petit dernier, âgé d’un an, est asthmatique. « Une forme assez sévère », détaille Marina Rakocevic. Il est suivi au Centre hospitalier de Cornouaille, à Quimper. En attendant une réponse, les Mlloja se sont vus retirer leurs passeports et émargent tous les jours au commissariat.

« On ne comprend pas »

Pourquoi ce déplacement précipité ? Ni la famille, ni ses soutiens n’ont de réponse. « On ne comprend pas cette décision. Elle va contre leur intégration », juge Marina Rakocevic. « On veut les décourager totalement dans leurs démarches. (…) Ils cherchent à les couper de tout le réseau mis en place » pour les aider, en préambule à une future expulsion, pense-t-elle.
Un temps, un « appel à la solidarité » pour les héberger à Concarneau et payer quelques frais a été envisagé. Mais l’idée a été abandonnée : « Ils seraient dans l’illégalité. S’ils refusent d’aller à Landivisiau, toutes leurs aides seront coupées », explique, dépitée, Marina Rakovic.

On a quand même une politique migratoire de plus en plus répressive, notamment en Bretagne

Un sursis: Corinne Touchard, juriste au sein du cabinet de Me Le Tallec, qui suit le dossier, explique qu’il s’agit une « décision de la DDCS, la direction départementale des services en charge de l’hébergement qui est en lien avec la préfecture ».

Pour quel motif ? « On n’a pas encore d’explication », répond Corinne Touchard, qui estime qu’« on a quand même une politique migratoire de plus en plus répressive, notamment en Bretagne ». Elle souligne que la famille bénéficie d’un « réseau de soutiens » et se demande s’« il y a une décision politique d’isoler la famille pour ensuite reconduire plus facilement à la frontière ».

Elle entend interpeller la DDCS et la préfecture pour en savoir plus. Finalement, dans la journée, le CCAS de Concarneau a prévenu la famille qu’elle avait obtenu un petit sursis : les Mlloja ont jusqu’à lundi pour préparer leurs valises. Mais, « on veut tout faire pour qu’ils reviennent à Concarneau », prévient Marina Rakocevic.

  17 janvier 2019  Gaël Cogné

 https://www.letelegramme.fr/

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22 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

modèle orban (révolution permanente)

Bretagnen Antifasciste

Le populisme : ennemi des Gilets Jaunes

Casse du code du travail et de la protection sociale : le « modèle Orban » de Marine Le Pen

L’abandon de la sortie de l’euro par Marine le Pen répond à un objectif clair : braconner sur le terrain de la droite en vue des européennes. Ainsi, désormais, les populistes européens Salvini et Orban sont érigés en modèle par le RN. Récemment, Thierry Mariani, ancien ministre néo-libéral de Sarkozy, fraichement débarqué de LR, explicite l’objectif que se fixe le Rassemble-ment National : changer l’Europe de l’intérieur. « Désormais, on reste dans l’Europe mais on la change de l’intérieur. On garde l’euro mais on tente de changer sa gouvernance. Et ça, ça me convient ! (…) Pour la première fois, l’élection européenne a un véritable enjeu (…) avec Matteo Salvini ou Viktor Orban, une alternative se met en place. » explique-t-il.

Une « alternative », vraiment ? Car à bien y regarder, qu’il s’agisse de Salvini ou Orban, le modèle vanté par le RN ressemble à s’y méprendre à celui qu’il dénonce, à savoir : casse du code du travail et de la protection sociale – le tout soutenu par une bonne dose de racisme. En effet,Victor Orban, le premier ministre hongrois, use d’une même rhétorique « national-populiste ».

Déignant les étrangers en ennemis du « peuple », sa politique néolibérale sert en réalité mieux que tout autre les intérêts des industriels allemands. Les lois récentes, dites « lois esclava-gistes », ont cependant fait face, pour la première fois, à une mobilisation massive du monde du travail et de la jeunesse.

En Hongrie : une loi pour que les patrons ne paient pas jusqu’à 400 heures supplémentaires

Derrière sa pseudo-rhétorique « illibérale », on décèle le visage peu reluisant et banal d’un capitalisme nationaliste qui dépend en réalité massivement des capitaux étrangers et des subventions européennes.

Prompt à mobiliser une rhétorique raciste pour détourner des problèmes réels, Orban reste en effet étrangement silencieux lorsqu’il s’agit d’évoquer les intérêts industriels étrangers – mieux, il les accueille à bras ouverts. Invité à prendre la parole au lancement d’une nouvelle ligne de production Audi, Orban trahissait la vérité du régime capitaliste qu’il défend malgré ses subterfuges « illibéraux » en déclarant :

« La Hongrie aujourd’hui est inconcevable sans la présence d’Audi. » Les intérêts capitalistes étant toujours bien compris, et bien rendus, le PDG d’Audi devait déclarer à son tour :« Nous nous sentons comme chez nous dans votre pays. »

Dans la lignée de ces petits copinages entre amis, Orban a récemment fait face à des contes-tations massives dans la rue après avoir passé la « loi esclavagiste », une loi clairement écrite pour attirer les industriels allemands, qui relève la limite maximale d’heures supplémentaires que les travailleurs peuvent réaliser par an à 400 heures – celles-ci pouvant être payées jusqu’à 36 mois plus tard. Cela peut aussi être vu comme un geste pour anticiper les crises et se ranger du côté des entreprises en les rendant plus résistantes en cas de troubles économiques.

Quant à l’autre loi qui a déclenché les manifestations, elle concerne la création de dites ‘Cours administratives’, qui pourraient donner aux juges nommés par le FIDESZ [le parti de Viktor Orban] le dernier mot sur toute une série de questions concernant les dépenses publiques et la transparence. Cette loi est effectivement destinée à protéger les intérêts centraux du FIDESZ : il s’agit en réalité d’un clou supplémentaire sur le cercueil de l’Etat de droit et de la démocratie libérale. Attirer les industriels allemands – tant dénoncés, là encore, par RN ! – et réprimer la contestation, un joli modèle.

En effet, les subventions aux IDE – investissements directs étrangers – dans les industries qui produisent pour l’exportation revêtent une importance capitale pour Orban. Si dans le domaine de la communication politique Orban a déployé un discours ultra-raciste, ciblant les juifs et les migrants, en réalité, l’intérêt des capitalistes hongrois implique de dérouler le tapis rouge aux capitaux étrangers et de flexibiliser le marché du travail sur place.

Outre les dons à l’industrie tels que les crédits d’impôt et les subventions aux entreprises, la Chambre de commerce allemande a ainsi été invitée à participer à la rédaction de sections clés de la réforme de l’éducation. L’une des conséquences de l’ingérence politique démontrée par les journalistes d’investigation est que la Hongrie dispose du niveau d’imposition des sociétés le plus faible des États membres de l’Union européenne.

Ainsi, ces changements portés dans la « Loi esclavagiste » s’inscrivent dans cette la continuité de la flexibilisation et la dérégulation du marché du travail, notamment la réforme du code du travail de 2012 qui a marqué un véritable tournant dans la flexibilisation avec une réglementation plus décentralisée du temps de travail cumulé alloué a été introduite, afin d’aider les entreprises à s’adapter aux cycles économiques très agités. La réforme leur a permis de forcer les travailleurs à faire des heures supplémentaires lorsque la demande est élevée, mais de les mettre dans une situation d’inactivité non rémunérée ou sous-payée lorsque la demande est faible.

Dans cette situation, le programme de travaux publics de Fidesz, le parti d’Orban, est venu remplacer les allocations chômage par un cadre qui prévoyait des allocations de travail en échange de travaux publics obligatoires. En somme, un retour aux travaux forcés.

Au « modèle » du RN opposer notre modèle de classe

Tout cela laisse donc, de nouveau, présager de quoi l’arrivée au pouvoir d’un parti comme le RN pourrait être faite. Le vernis « anti-austérité » ne suffit pas, loin de là, à mener une politique qui soit véritablement opposée au projet des classes dominantes.

Comme on le voit avec ces deux exemples, qu’il s’agisse de flexibiliser toujours plus le marché du travail ou de détruire la Sécurité Sociale, le néolibéralisme poursuit sa route. En effet, comme le rappelle justement l’économie Stefano Palombarini :

« Une fois de plus, il est essentiel de souligner que le cœur du néolibéralisme n’est pas l’austérité budgétaire, mais une relation salariale « flexible », la main libre au patronat dans les relations du travail, une protection sociale pliées aux règles marchandes. L’austérité a été utilisée, en France comme ailleurs, pour montrer le caractère prétendument inéluctable des réformes néolibérales, qui sont à l’origine de la diffusion de la précarité, de la pauvreté et des inégalités grandissantes : autant de dynamiques qui ne seraient pas arrêtées, loin de là, par le simple passage à une politique budgétaire plus expansive. »

Dans un cas comme dans l’autre, la sécurité sociale est démantelée – au profit d’une allocation soi-disant universelle qui signifie le retour aux travaux forcés – et d’une flexibilisation continue du marché du travail. Des politique anti-sociales, faites de précarité, et qui emploient le racisme comme instrument de division de notre classe, pour mieux étouffer les contradictions de leur propre base sociale.

Face à ce discours qui fait disparaître la lutte des classes derrière un soi-disant « peuple », les mobilisations, en Hongrie ou en Italie, mais aussi en France, ont montré la voie à suivre pour lutter contre le néolibéralisme sous toutes ses formes.

En Hongrie, pour la première fois, étudiants et travailleurs s’organisent explicitement en solida-rité les uns avec les autres contre le régime d’Orban. En France, évidemment, les Gilets Jaunes, mouvement de masse, a mis à l’arrêt l’agenda néolibéral de Macron pour en proposer un autre. Ainsi, à mille lieux de la grossière récupération électoraliste de Le Pen, seule une mobilisation de la jeunesse et du monde du travail sera capable de mettre fin à la successions de réformes néo-libérales dont les populistes – derrière leur posture contestataire – sont les applicateurs en dernier ressort.

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20 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

migrants (npa)

migrants

Sauver les migrantEs en Méditerranée 

Un devoir absolu d’humanité

Pendant plusieurs semaines, deux bateaux ayant secouru des migrantEs en Méditerranée sont restés en pleine mer, faute de pays acceptant de les accueillir. Un scandale qui en dit long sur le caractère criminel des politiques anti-migratoires européennes.

Le Sea-Watch 3 avait secouru 32 migrantEs le 22 décembre au large de la Libye, dont trois enfants, tandis que le Sea Eye transportait quant à lui 17 migrantEs. Ces deux navires d’ONG allemandes avaient été autorisés à s’abriter du mauvais temps dans les eaux maltaises, mais l’accord de « répartition » en vue d’un débarquement des migrantEs a pris du temps car Malte exigeait d’y inclure 249 autres migrantEs que ce tout petit pays méditerranéen avait secourus et accueillis ces derniers jours.

Cynisme des dirigeants de l’UE

Pendant deux semaines, les migrantEs venus de Libye, épuisés, sous-alimentés, ont été soumis à un stress terrible, à des conditions sanitaires désastreuses, plusieurs personnes menacées de déshydratation.

Les dirigeants européens ont perdu des heures, des jours précieux dans des discussions cyni-ques, pour savoir combien de personnes chaque pays était prêt à accueillir. La Hongrie de Orbán a appellé à « l’éradication de tous les facteurs qui contribuent à attirer des migrants vers l’Europe ».

Quand à Matteo Salvini, le ministre italien de l’Intérieur (extrême droite), largement à l’origine de ces situations de blocage systématiques, il défend une position intraitable, interdisant tout sauvetage et toute entrée de migrantEs sur le territoire, même si les gardes-côtes italiens continuent, en réalité, d’opérer des sauvetages, et même si des maires courageux de villes comme Palerme bravent l’interdit en ouvrant le port et la ville aux réfugiéEs.

Sous la pression de ces pays et de la montée des partis d’extrême droite anti-migrantEs, les autres pays européens dont la France veulent se décharger de l’accueil. La France, contraire-ment à l’Italie, l’Espagne ou Malte, n’a jamais ouvert ses ports aux migrantEs secourus au large de la Libye.

On se souvient de l’Aquarius, qui avait été obligé lui aussi de rester en mer, et qu’aucun port français n’avait autorisé à accoster. Rappelons-nous aussi que l’Aquarius est aujourd’hui interdit de navigation et stationne dans le port de Marseille.

Des scènes honteuses

Enfin, mercredi 9 janvier, les 49 migrantEs bloqués ont débarqué à Malte après un accord pour les répartir dans huit autres pays européens. Près de 180 personnes seront réparties entre l’Allemagne et la France, qui en accueilleront chacune 60, mais aussi le Portugal, l’Irlande, la Roumanie, le Luxembourg, les Pays-Bas et l’Italie.

Parallèlement, 44 Bangladais du groupe déjà présent à Malte seront renvoyés dans leur pays, La Valette estimant qu’ils n’ont pas de motif pour y demander l’asile. Au final, 78 des migrantEs du premier groupe resteront à Malte, le plus petit pays de l’UE avec 450 000 habitantEs.

L’UE refuse d’établir un règlement durable accordant la priorité absolue au sauvetage des vies humaines. Cela signifie que l’on va revoir ces scènes honteuses, avec des migrantEs, arrivés aux portes de l’Europe au prix de mille dangers, que l’on refuse de sauver ! La seule solution est l’établissement de la liberté de circulation et d’installation, avec l’assurance d’un accueil digne pour touTEs les réfugiéEs.

Commission migrations-antiracisme  Samedi 19 janvier 2019

https://npa2009.org/

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20 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

brest ag (bourrasque)

etudiants-etrangers

AG étudiante et manifestation contre la hausse des frais d’inscription des étudiant.es étranger.es extra-européen.ens

Nouvelle AG étudiante pour continuer à s’organiser ensemble contre la hausse des frais d’inscription des étudiant.es étranger.es extra-européen-nes le lundi 21 janvier à 18h à la fac Segalen (centre ville). Manifestation prévue le 24 janvier (journée nationale), à 10h30 sur la place de la Liberté à Brest !

Depuis la rentrée l’AG étudiante constituée depuis novembre pour construire une lutte contre le décret du gouvernement visant à augmenter les frais d’inscription à l’université des étudiant.es étranger.es extra-européen.nes a gonflé en nombre !

Le rassemblement organisé mardi dernier est parti en manifestation derrière une banderole jusqu’à la sous préfecture et passant par la mairie pour finir en AG dans l’amphi Guilcher de la fac Segalen.

Pour construire ensemble une lutte contre la hausse colossale des frais d’inscription pour les étudiant.es étranger.es hors europe, ces frais de scolarité passent des 170 à 2770 euros pour une licence !

Les raisons de cette hausse sont toutes plus hypocrites les unes que les autres ; les seules véritables motivations qui sous-tendent cette réforme sont la xénophobie d’état ainsi que la volonté de privatiser l’éducation. Sous couvert de « prestige et d’excellence » des Universités, il s’agit d’effectuer un tri de plus en plus drastique des personnes pouvant être admises à la fac, et ce sur des critères financiers. Remettant donc en cause le caractère public de l’éducation, mais surtout sa gratuité et donc le droit pour tous.tes d’avoir accès aux études.

Nous emmerdons ces politiques, peu importe le pays d’origine des personnes à qui elles s’attaquent !

20 janvier 2019

https://bourrasque-info.org

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A lundi 18h pour l’AG 

Les étudiant.es mobilisés appellent à une nouvelle assemblée lundi 21 décembre à 18h en Amphi Guilcher à la faculté des lettres (20 rue Duquesne). Cette assemblé est ouverte à tous.tes.

etudiants 2 -etrangers

Jeudi prochain à 10h30 Place Liberté pour partir en manif !

 

 

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19 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

enfumage (révolution permanente)

macron musique

Et l’ISF dans tout ça ?

L’immigration, thème « imposé » du Grand Débat par Macron, la droite et l’extrême droite

Une thématique que Macron aimerait proposer au débat, puisque la polarisation, largement construite, autour de l’immigration, lui permettrait, à lui et à sa meilleur ennemie Marine le Pen, de rejouer le scénario de la présidentielle sur le dos des Gilets Jaunes.

« En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? » C’est par cette question pour le moins équivoque qu’Emmanuel Macron évoque l’immigration, dans le volet « démocratie et citoyenneté » de sa lettre aux français. Si le mot « quota » n’est pas mentionné, l’intention est claire.

Pendant les élections présidentielles, seuls trois candidats s’engageaient à limiter l’immigration dans leurs programmes : François Fillon, Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen. La majorité assume : interrogé par franceinfo, Gilles Le Gendre, président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, répond que le président « n’a pas prononcé le mot de quotas », mais affirme cependant qu’« il n’y a pas de tabous ». Nous voilà fixés.

L’instauration de “quotas” était déjà irréalisable en 2007, quand Nicolas Sarkozy avait soulevé cette idée, et l’est encore aujourd’hui. La Constitution européenne des droits de l’homme interdit d’imposer des quotas à l’immigration familiale, qui constitue la part la plus importante de l’immi-gration légale en France. Le droit d’asile est lui aussi protégé par la Constitution française et par le droit international. Entre l’immigration familiale et l’immigration humanitaire, c’est presque 90% de l’immigration légale qui échappe à tout quota. Quant à l’immigration illégale, elle ne peut par nature évidemment pas faire l’objet de régulations.

De fait, l’immigration est déjà fortement contrôlée en France.

La loi asile et immigration a considérablement durci la répression contre les migrants et contre ceux qui leur viennent en aide. Et que dire de l’annonce de la hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers ? Que sont ces politiques sinon des moyens de limiter le nombre d’étrangers dans le pays ?

En juin dernier, pendant les débats au Sénat, la droite avait proposé d’inscrire l’instauration de « quotas » dans la loi asile et immigration, ce à quoi LREM s’était opposé. Même le RN, qui défendait les quotas pendant la présidentielle, parle aujourd’hui de “fin de la politique migratoire” et de “relocalisation des migrants chez eux”. Pourquoi ce retournement d’Emmanuel Macron aujourd’hui ?

En réalité, il s’agit d’une manoeuvre d’Emmanuel Macron, qui cherche à devancer l’agenda de la droite et siphonner une partie de son électorat à moins de 5 mois des élections européennes. Discrédité, le président espère redresser la barre en polarisant le débat sur des questions bien éloignées des revendications des gilets jaunes.

Grossière manoeuvre donc, pour esquiver les questions qui préoccupent vraiment les gilets jaunes :

Dans sa lettre, Macron ne répond pas à leurs aspirations démocratiques, à leur préoccupations sur leur pouvoir d’achat, ne parle pas des violences policières (qui ont fait 94 blessés graves depuis le début du mouvement), écarte totalement le rétablissement de l’ISF… D’autant que les préoccupations qui remontent des cahiers de doléance concernent massive-ment le pouvoir d’achat et des aspirations démocratiques.

Comme le rapporte Médiapart : « Et puis il y a cette surprise, constatée dans la demi-douzaine de cahiers de doléances ouverts dans plusieurs mairies depuis la fin du mois de décembre et que nous avons consultés à Nancy, à Toul, à Commercy (là, les « revendications » étaient collectées par le groupe de gilets jaunes de la ville), à Bar-le-Duc, soit près de deux cents contributions en tout : c’est l’absence de toute référence à l’islam.

Dur camouflet pour tous ceux qui, à l’instar de Manuel Valls, de l’extrême droite et d’une large partie de la droite, ont voulu en faire le problème central du pays. De même, l’immigration, les générosités supposées de l’État envers l’étranger, le trop-plein ou la « submersion » ne sont que très marginalement évoqués : dans une dizaine de contributions seulement. Et l’on y retrouve alors quelques-uns des slogans classiques de l’extrême droite lepéniste. Les cahiers de doléances sont d’abord des propositions sociales et de réformes politiques. »

Une thématique que Macron aimerait proposer au débat, puisque la polarisation, largement construite, autour de l’immigration lui permettrait, à lui et à sa meilleur ennemie Marine le Pen, de rejouer le scénario de la présidentielle sur le dos des Gilets Jaunes.

Comme l’écrit le politologue Jérome Fourquet : ”Le Rassemblement national comme Debout la France peuvent en outre jouer sur un effet de symétrie avec la ferveur véhémente d’Emmanuel Macron à l’égard de l’Union européenne. Ce sont eux qui sont visés à chaque fois que le président de la République stigmatise la « lèpre » nationaliste, populiste et réactionnaire !

Et ils profitent logiquement de la polarisation du débat public souhaitée par La République en Marche pour déstabiliser un peu plus le Parti Socialiste et surtout désormais Les Républicains.” Une façon, comme le dit le journal l’Express d’ “amorcer sa campagne européenne en coupant l’herbe sous le pied de Marine Le Pen, qui en fait son cheval de bataille. “

Nouvelle preuve, s’il en est, que loin de s’opposer, LREM et RN, Macron et le Pen se complètent. Les deux faces d’une meme pièce : les meilleurs ennemis des Gilets Jaunes.

jeudi 17 janvier

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16 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

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15 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

bruns (npa)

LE-PEN

Rassemblement national 

Le fond de l’air est brun

Le dimanche 13 janvier, le Rassemblement national a lancé sa campagne pour les européennes dans la salle, comble, de la Mutualité à Paris. Sur fond d’air jaune pour la touche sociale, Marine Le Pen (MLP) annonce une campagne aux accents identitaires affirmés.

« On arrive »: le slogan de campagne fleure bon les belles années mégrétistes du FN des années 1990, doublé d’un « donnons le pouvoir au peuple ». Le clou de la convention était le dévoilement des douze premiers candidats, et autant le dire, de douze prochains députés européens.

Peu de surprises

Avec à sa tête Jordan Bardella, jeune conseiller régional d’Île-de-France, déjà promu porte-parole et dirigeant de Génération Nation, l’ex-FNJ, ce début de liste se décompose en trois : un tiers de députés sortants (Dominique Bilde, Joëlle Mélin, Nicolas Bay et Gilles Lebreton) ; un tiers de nouvellement promus (Jordan Bardella, Hélène Laporte, Virginie Joron et Catherine Griset) ; un tiers de ralliés (Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud, ex-LR, Hervé Juvin et Christiane Delannay-Clara), car cette liste se veut « d’ouverture ».

La proximité de Mariani et Garraud avec les idées du FN est connue depuis longtemps. Rassu-rés par l’abandon de la sortie de l’euro, ils viennent auprès de MLP par « fidélité pour leurs idées ». Leur présence est loin d’être une surprise, pas plus que celle d’Hervé Juvin. MLP saluait déjà en 2017 sa pensée comme « une source inépuisable de réflexion et d’inspiration ». Ancien collaborateur repenti de Raymond Barre, ce chroniqueur sur TV Liberté et dans la revue  Éléments milite, avec son manifeste de « l’écologie humaine », pour la « survie » de la civilisation européenne dans ses traditions.

Juvin s’insurge contre le « sans-frontiérisme » et le multiculturalisme puis appelle à une « préférence communautaire ». Mariani traite Juncker d’« ivrogne notoire » aux mains de l’oligarchie et des puissances financières, fait huer BHL, puis rappelle que la menace ne vient plus de l’Est mais du Sud.

La vraie nouveauté se situe à la douzième place, avec la guadeloupéenne Christiane Delannay-Clara. Son parcours, du maire socialiste de Créteil au candidat UMP pour les sénatoriales de Guadeloupe, pourrait laisser songer à un certain opportunisme. Elle est surtout un signe à la « France des Outre-mer », où MLP a déjà fait une bonne poussée à la présidentielle.

« Partout en Europe, nos alliés arrivent au pouvoir »

Mais le parcours des futurs élus n’est pas le seul révélateur de la politique du RN. Son entou-rage politico-commercial est aussi chargé de sens.

Les identitaires, qui ont très largement infiltré le RN, en fournissant conseillers, attachés divers et chargés de mission, seront-ils toujours à la manœuvre ? Avec Philippe Vardon comme direc-teur de la communication, l’avenir professionnel des jeunes cadres de Génération Identitaire devrait être assuré. La présence de Catherine Griset, cheffe de cabinet de MLP, en dixième place, laisse penser que ce petit système n’est pas prêt de changer. Cette proche de MLP avait été mise en examen dans le cadre de l’enquête sur les emplois fictifs du FN au parlement européen.

En pleine mobilisation des Gilets jaunes, le RN lance une campagne sur le thème « Partout en Europe, nos alliés arrivent au pouvoir ». Les liens ont commencé à être tissés avec ses alliés européens, notamment lors de la « Fête des Nations » à Nice, le 1er mai dernier.

Rencontre avec le grand ami Salvini, en octobre en Italie, participation à une conférence sur un « nouveau modèle pour les citoyens européens » en novembre en Bulgarie, réunion du groupe parlementaire en décembre en Hongrie…

Le RN travaille à construire l’Europe de ces « gouvernements courageux », dixit Nicolas Bay. L’Italie, la Pologne et la Hongrie dessinent la vision de la société voulue par le RN, une Europe qui « respecte les peuples et la démocratie »… comme cette récente loi d’Orban qui augmente le nombre possible d’heures supplémentaires dont les patrons pourront retarder le paiement, qualifiée de « loi esclavagiste » par le mouvement de contestation hongrois.

Dans son discours de lancement de campagne, MLP n’hésite pourtant pas à convoquer le « mépris de classe » pour qualifier l’attitude de Macron face à « la saine révolte populaire des Gilets jaunes ».

Elle avait déjà salué la « mobilisation fraternelle » des Gilets jaunes lors de ses vœux pour 2019, année « synonyme d’espérance et de renouveau ». En soutenant le mouvement sans trop en faire, MLP se peint en jaune pour avoir l’air de répondre aux préoccupations sociales des classes populaires et espérer rafler la mise électorale.

Mais si l’on gratte un peu, apparaît vite le brun. Dans son discours, MLP reprend la ligne des « nationaux » contre les « mondialistes », déjà affirmée à son dernier congrès. « Avec nous l’Aquarius n’abordera pas sur les côtes européennes ! ». Le ton est donné.

Mardi 15 janvier 2019

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