Archive | Antiracisme

02 juin 2017 ~ 0 Commentaire

fn (npa)

LE-PEN

La guerre larvée fait toujours rage

Depuis la défaite de Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, les polémiques et les règlements de comptes ne cessent de fleurir au sein du FN…  Après le départ de Marion Maréchal-Le Pen, les hésitations de Marine Le Pen à se présenter aux législatives, puis son mea-culpa sur son débat raté d’entre-deux-tours, voilà le parti d’extrême droite agité par un débat « pour ou contre Philippot »…

En effet, l’éminence grise de Marine Le Pen, Philippot, celui avec qui elle a tout construit depuis son accession à la présidence du parti en 2011, se sent fragilisé au point de mettre sa démission dans la balance en cas d’abandon par le FN de ce qu’il considère comme central dans son combat : le retour à la monnaie nationale. D’après lui, l’échec à la présidentielle serait dû au fait que le Front national « a fait croire aux Français qu’il y aurait deux monnaies dans le portefeuille, ce qui était faux, ça n’a jamais été notre ambition. Ça a stressé tout le monde ».

Philippot a créé sa propre association à l’intérieur du FN, « les Patriotes », dont la vice-présidence a été confiée à un transfuge de Debout la France. Un micro-parti qui, selon lui, a pour « vocation à rassembler des frontistes et des personnes extérieures au FN »… Le chantage exercé par Philippot et ses petites menées parallèles au Front ont déclenché une salve de tirs de riposte : « Il veut être calife à la place du calife, il ne se rend pas compte qu’il n’est pas très populaire au sein du FN », a attaqué le conseiller économique de Marine Le Pen, Jean-Richard Sulzer mardi 23 mai.

Nicolas Bay et Louis Aliot, compagnon de Marine Le Pen, sont eux aussi montés au créneau contre Philippot. « Marion est partie, Philippot fait son association, et Marine le laisse faire : ça n’a pas contribué à l’unité post-présidentielle, déplore un responsable de fédération de l’Est de la France interviewé par le Monde. Les gens pensent qu’il a lancé les Patriotes pour faire du chantage à Marine »

L’heure de la recomposition n’est pas encore venue

Pas de doutes sur le fait que Philippot reste pour l’heure au sein du FN. D’autant que le vice- président du FN a placé bon nombre de ses proches dans des circonscriptions gagnables aux législatives, à commencer par son propre frère Damien dans l’Aisne ou encore le conseiller régional Kevin Pfeffer en Moselle.

Au-delà des rancœurs, inimitiés, voire de la haine farouche à l’encontre la personne du vice-président du FN, c’est bien un clivage idéologique et stratégique qui déchire le parti.

Philippot est le tenant d’une ligne souverainiste mettant l’accent sur le protectionnisme et l’opposition à l’Union européenne. En face, de nombreux frontistes estiment qu’il vaut mieux mettre en avant les thématiques historiques du FN, comme l’immigration et la sécurité, tout en envoyant des signes à l’électorat de droite en tenant une ligne plus libérale. Mais pour l’instant, en attendant les résultats des législatives, et donc la vérité des prix sur le nombre de députés que le FN va réussir à faire élire (et sur ceux-là, combien sur la « ligne Philippot »), le FN doit préserver un tant soit peu son unité déjà bien mise à mal.

Du coup Marine Le Pen tente laborieusement de jouer les casques bleus. « Je ne prends pas les propos (de Philippot) pour du chantage », a-t-elle déclaré lundi 22 mai… Tout en n’excluant pas un départ de son numéro 2 si la sortie de l’euro disparaissait du programme du FN : « Il exprime une conviction qui est une conviction forte et après tout, il ira au bout de ses convictions ». Le casus belli est renvoyé au congrès du parti au début de l’année 2018.

Vendredi 2 juin 2017   Marie-Hélène Duverger

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Présidentielle : A propos du FN (NPA)

Lire la suite

29 mai 2017 ~ 0 Commentaire

dublin (ldh)

Astérix chez les Pictes

Monsieur le Préfet, il faut dédubliner !

Rassemblement citoyen

3 juin 2017 11H

Place de la Résistance Quimper

Rassemblement afin d’interpeller le Préfet sur la vague d’expulsion des personnes dublinées

La politique d’asile défini par les accords de Dublin font reposer la prise en charge des deman- deurs d’asile par le pays par lequel ils sont entrés dans l’Union Européenne, ou du moins par le premier pays dans lequel leurs empreintes ont été prises. Cet accord pose problème parce que la majorité des migrants ne souhaitent pas résider dans les pays en question, et fait reposer tout le poids de l’accueil sur des pays comme l’Italie, qui n’ont plus les moyens humains et matériels d’assurer des conditions d’accueil dignes.

Ces derniers mois plusieurs centres d’accueil et d’orientation ont ouverts dans le Finistère, et ont accueillis des migrants venant des camps de Calais, de Paris, ou d’ailleurs. Parmi ceux-ci, un certain nombre sont en « procédure Dublin », c’est à dire que la France leur refuse le droit de déposer une demande d’asile, et met en place pour eux une procédure de « réadmission » et une expulsion de force vers ces pays comme l’Italie, le Danemark, l’Allemagne…

Le gouvernement a pris l’engagement de « dédubliner » les personnes qui venaient du camps de Calais. Cette promesse a été tenue dans sa globalité, même s’il reste encore quelques personnes en attente de finalisation de ces procédures.

Mais pour toutes les autres personnes, celles ne venant pas de Calais ou n’ayant pas pu prouver leur passage par ce camp, les menaces d’expulsion s’enchaînent. Plus d’une quin- zaine de personnes sont actuellement menacées, une personne a déjà été expulsée vers l’Italie, et se retrouve dans des conditions difficiles. 3 autres personnes devaient être expulsées la semaine dernière, et au moins douze autres personnes en sont menacées dans les jours qui viennent.

Il en résulte que dans un même centre se trouvent des personnes venant des mêmes pays, avec des situations similaires, mais qui n’ont pas accès aux mêmes droits, selon qu’ils viennent du camp de Calais ou d’ailleurs. C’est une atteinte grave au principe républicain d’égalité des droits.

Nous avons aussi des craintes réelles sur les risques d’expulsion de l’Italie vers le Soudan, un rapport d’Amnesty International faisant état d’accord entre ces 2 pays.

La concentration sur une courte durée d’un aussi grand nombre d’expulsion ne permet pas aux associations d’apporter l’aide juridique adéquate à ces personnes qui les sollicitent.

Toutes ces raisons nous ont incité à demander à être reçu par la préfecture, demande qui n’a pas eu de réponse positive. Nous avons donc décidé de nous mobiliser publiquement afin de rassembler un maximum de signatures, et demander au Préfet du Finistère de procéder à un « dédublinage » commun, et un arrêt des procédures de réadmission et expulsion en cours.

Ce que nous demandons est en accord avec la loi : les accords de Dublin III

Permettent ce «dédublinage» : « (…) chaque État membre peut décider d’examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. » – Article 17 des accords DUBLIN III

Nous ne demandons pas d’accorder le statut de réfugié à toutes ces personnes : nous demandons juste de leur permettre de déposer une demande d’asile. Cette demande sera acceptée ou refusée, mais ils auront au moins eu accès au droit fondamental de demande de protection de notre pays.

Evènement Facebook https://www.facebook.com/

Associations signataires :

Ligue des Droits de l’Homme – Quimper

Ligue des Droits de l’Homme – Brest

Ligue des Droits de l’Homme – Concarneau

Ligue des Droits de l’Homme – Morlaix

Ligue des Droits de l’Homme – Crozon

L’Auberge des Migrants

Utopia56

100 pour un toit

Accueil des réfugiés dans le Cap

Fraternité DZ

Droit d’asile Quimper Cornouaille

Les amoureux au ban public – Bretagne

ACAT Pays de Morlaix

Lire la suite

24 mai 2017 ~ 0 Commentaire

langues (street press)

dibujos de castelao de su album de niños nenos editado por Galaxia

En défense de (toutes) nos langues maternelles

Les institutions tentent parfois de décourager les parents immigrés non-européens de transmettre leur langue maternelle à leurs enfants. Une erreur, pour la militante Fatima Ouassak. Elle raconte une histoire vécue qui en dit long.

Doit-on ou non transmettre notre langue maternelle à nos enfants ? Dans ce domaine, il y a deux poids deux mesures. Quand il s’agit des langues européennes, l’espagnol, l’anglais, l’italien, etc., ça fait chic. On pense que c’est une richesse et on l’encourage.

Quand il s’agit des langues de l’immigration post-coloniale, peul, arabe, wolof, bambara, soninké, tamazight etc, tout est fait pour dissuader les parents de transmettre leur langue maternelle à leurs enfants. Notamment au sein des institutions, et l’école en premier lieu.

Laissez moi vous raconter une anecdote (vraie), qui peut paraître anodine, mais qui en dit long. Et qui est partagée par de nombreux parents avec qui j’ai l’occasion d’échanger.

A la crèche, on lui a demandé de ne plus parler arabe

Une maman allaitait sa fille à la crèche, le cadre était calme, c’était pratique. Pendant ce temps là, elle lui parlait en arabe, qui est sa langue maternelle. Elle sentait déjà que le climat était lourd. Un jour, la puéricultrice est venue la voir. Une hypothèse de départ était posée « votre fille a toujours autant de mal à s’adapter ».

Et l’explication était toute trouvée :

« On s’est réuni et on s’est dit que peut-être votre fille était déstabilisée par le fait qu’ici à la crèche tout le monde parle français, et que vous, vous lui parlez arabe. Les choses ne sont pas harmonisées, le mieux pour un bébé c’est que les choses soient harmonisées, vous comprenez Madame ? » Le sous-entendu était : « Il faut arrêter de parler arabe à votre fille, ça l’empêche de s’épanouir et de se construire correctement. » Alors la maman, qui ne s’est pas laissé démonter, lui a répondu : « oui je comprends très bien, et je suis d’accord pour harmo- niser… Mais qu’est-ce que vous comptez faire? Vous seriez prête à apprendre l’Arabe ? » Cela a gentiment bloqué la puéricultrice, et a mis fin au débat. La puéricultrice aurait-elle posé la question du « problème d’harmonie » à un parent parlant allemand ou anglais à son enfant?

C’est la stigmatisation de la langue, pas le bilinguisme, qui est néfaste

Dans un rapport parlementaire paru en 2006, Alain Bentolila préconisait pour les parents issus de l’immigration de ne pas parler leur langue maternelle (à peine qualifiée de «langue», plutôt assimilée à un «dialecte»), car selon lui, cela provoquait plus de risques de troubles du langage et de retard scolaire. Cela traduisait à l’époque une croyance profonde portée par une partie des pouvoirs publics, et qui persiste aujourd’hui.

En réalité, ce n’est pas le fait de parler la langue maternelle qui peut porter préjudice aux enfants issus de l’immigration post-coloniale, mais le fait que cette langue soit stigmatisée par l’institution. Les enfants ressentent cette stigmatisation très jeunes.

Quand on sait l’importance de la langue dans la construction psychique et identitaire de l’enfant, en particulier quand il s’agit de la langue maternelle, il n’est pas compliqué de com- prendre que la stigmatiser (ne pas la reconnaître comme langue à part entière, ne pas l’ensei- gner, exprimer une gêne quand elle est parlée dans l’espace public, etc) peut provoquer des difficultés chez l’enfant.

Parce qu’à travers la langue, on stigmatise le locuteur, en l’occurrence les parents et l’enfant. En hiérarchisant les langues, considérant que les langues de l’immigration sont inférieures, on renvoie cette infériorité sur ceux qui la parlent. D’ailleurs la langue arabe par exemple est surtout stigmatisée quand elle est parlée par des Arabes. Quand elle est parlée par des diplomates blancs travaillant au quai d’Orsay, tout de suite c’est valorisé, ils ne sont pas «arabophones», mais «arabisants ».

Les parents ont parfois honte de parler leur langue à leurs enfants

Il peut arriver que les parents qui parlent tamazight, arabe, wolof, soninké etc baissent d’un ton à l’extérieur, ils peuvent avoir l’impression (souvent juste) de gêner l’entourage. Les enfants sentent cette gêne. Certains répondent en français à leurs parents qui parlent leur langue maternelle, d’autres refusent qu’on leur parle à l’extérieur. Pour la petite histoire, la maman dont je parlais tout à l’heure a réussi à convaincre la puéricultrice et l’ensemble de l’équipe de la crèche. Elles ont compris que cela faisait du mal aux enfants de stigmatiser la langue des parents.

A tel point que cette histoire est à l’origine du projet de l’année de la crèche. Peu de temps après, l’équipe a en effet invité tous les parents qui avaient des origines étrangères à venir enregistrer, dans une pièce transformée en studio, des berceuses de leur pays d’origine. Il y a avait plein de langues, du turc, du peul, c’était très beau. Et maintenant, le CD est utilisé pendant la sieste des enfants. Comme quoi, il y a de l’espoir.

Il faut s’organiser politiquement

Avec d’autres mamans, on a fondé un réseau de collectifs locaux de parents, Front de mères, pour parler notamment de cette question-là, et promouvoir la transmission de nos langues d’origine. Car la transmission de la langue maternelle est fondamentale pour transmettre à nos enfants le lien qui les lie à nos familles, à nos pays d’origine, à nos cultures, à nos religions. Cela participe de leur construction psychique, identitaire et intellectuelle, de la confiance qu’ils ont/auront en eux. En réalité, la transmission de nos langues maternelles participe à lier nos enfants à nous.

Il ne faut pas se laisser déposséder de l’éducation de nos enfants, il faut s’organiser politique- ment pour réfléchir aux meilleurs moyens de leur transmettre nos langues, y compris quand nous ne les parlons pas ou plus nous-mêmes. C’est l’une des questions qui seront travaillées en atelier lors des « États Généraux des Familles, contre les discriminations à l’école » (link is external) qui auront lieu à Montreuil le 24 mai.

Propos recueillis par Alice Maruani
« En hiérarchisant les langues, considérant que les langues de l’immigration sont inférieures, on renvoie cette infériorité sur ceux qui la parlent. » Fatima Ouassak, militante et maman.
Fatima Ouassak, politologue, coordinatrice du réseau Genre/Classe/Race, elle a co-fondé le Front de mères avec Diariatou Kebe.
23 Mai 2017

Lire la suite

23 mai 2017 ~ 0 Commentaire

calais (nord littoral)

samoiurais

Trois élèves de Berthelot indignés par le parti extrémiste d’une prof

Manon, Théo et Alexandre ont voulu réagir alors qu’une enseignante de leur lycée se présente sous l’étiquette d’un parti catho-intégriste aux législatives à Calais.

Les idées racistes, antisémites, homophobes…, ce n’est pas la liberté d’expression. »

Manon, Théo et Alexandre, trois élèves du lycée Sophie Berthelot à Calais, sont indignés par les valeurs portées par Civitas, un parti politique pour lequel une enseignante du lycée se présente aux législatives. « La revendication de Mme Vincent d’appartenir à un tel parti est trop grave pour continuer à se taire», écrit Manon dans un courrier qu’elle a transmis au journal.

« La preuve qu’Hitler n’a pas fini le travail… »

« Mme Vincent se réclame d’un parti catholique extrémiste, contraire aux valeurs que l’Educa- tion nationale défend, les valeurs de la République et de la démocratie », ajoute-t-elle. Il faut dire qu’Alain Escada, le président du parti de Marie-Jeanne Vincent, était encore récemment du fameux banquet du journal d’extrême-droite Rivarol. En avril dernier, les propos négation- nistes, antisémites et racistes y avaient toute leur place. Le parquet de Bobigny avait même été saisi par le délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra) après des propos niant la réalité de l’extermination des Juifs, qui y avaient été prononcés.

«Comment peut-on défendre de telles idées?» s’interrogent les trois étudiants qui dénoncent «ceux qui ferment les yeux.» «Si même des adultes responsables censés nous éduquer par la littérature font partie de ces groupes extrémistes, où va-t-on?» ajoute Manon.

Pour la jeune fille, les idées de Civitas lui renvoient à la figure ce qu’elle a subi au lycée il y a plusieurs mois maintenant. C’ était au réfectoire, quand elle s’était retournée pour demander à des élèves s’ils étaient sérieux quand ils estimaient qu’il fallait « un nouvel Hitler  pour éliminer les migrants… » Manon ne cache pas son engagement bénévole pour la cause et politique auprès des Insoumis. Mais ses origines juives méritaient-elles pour autant que l’on considère que sa présence au lycée était « la preuve qu’Hitler n’avait pas fini le travail»?

Contactée Anne Blouin, proviseure à Sophie Berthelot, ne nie pas les faits mais précise qu’à l’époque « un signalement a été fait à l’inspection académique » et qu’il y a eu « une sanc- tion », ce que conteste Manon, qui dit ne pas s’être sentie soutenue. Pour Anne Blouin, en tout cas, « ce dossier est clos.» Et « il n’y a aucun rapport entre l’engagement politique à l’extérieur du lycée de Mme Vincent et cet incident. » Manon et ses amis y voient autre chose : « l’igno- rance » et « l’inefficacité » de la République à lutter contre de telles idées.

Nord Littoral |  22/05/2017

http://www.nordlittoral.fr/

Lire la suite

23 mai 2017 ~ 0 Commentaire

dublin (change)

dublin (change) dans Altermondialisme

.

M. le Préfet, vous pouvez dédubliner !

C’est quoi, dédubliner ? Cela veut juste dire : permettre à un migrant de déposer une demande d’asile en France, même s’il est en «procédure Dublin». La «procédure Dublin» dit qu’une personne doit demander l’asile dans le premier pays européen où elle est entrée ou passée (ce qui n’est pas forcément son souhait).

Au moment du démantèlement du camp de Calais, le gouvernement a promis que les person- nes qui acceptaient d’aller dans les «CAO» (Centre d’Accueil et d’Orientation) sortiraient de la «procédure Dublin», et pourraient donc déposer une demande d’asile en France. Cette promesse a été globalement respectée dans le Finistère (merci !) et nous restons vigilants pour ceux qui ne le sont pas encore…

MAIS… les autres personnes (venant des camps de Grande-Synthe, Paris, ou étant dans d’autres hébergements d’urgence…) sont menacées d’expulsion de la France. C’est une atteinte flagrante au principe républicain de l’égalité des droits ! Pour mieux comprendre, prenons par exemple les cas de Marwan et de Kamal*
(prénoms fictifs)

Marwan part du Soudan, passe par l’Italie, arrive à Calais et de là part en CAO à Brest : il est autorisé à demander l’asile en France.

Kamal part du Soudan, passe par l’Italie, arrive à Paris et de là part en CAO à Brest : il n’est pas autorisé à demander l’asile en France, la préfecture lui délivre un billet d’avion pour être expulsé vers l’Italie, où il est censé pouvoir demander l’asile.

Pourquoi est-ce si grave de devoir retourner en Italie ?

Parce que l’Italie ne peut assurer des conditions d’accueil dignes, au vu des arrivées très importantes sur son territoire, et surtout parce qu’il existe des accords entre l’Italie et le Soudan qui font craindre, à juste titre, que l’Italie n’expulse le réfugié vers le Soudan, qu’il a quitté parce que sa vie y était menacée. Rapport Amnesty International

Une personne choisit de demander l’asile dans un pays pour des raisons objectives, et c’est en accord avec le respect des droits à la libre circulation inscrite dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (article 13).

M. le Préfet, vous POUVEZ rétablir cette égalité des droits !

Ce que nous vous demandons est en accord avec la loi : les accords de Dublin III vous permettent ce «dédublinage» :  Clause discrétionnaire énoncée à l’art. 17 al. 1 du Règlement de Dublin III : « (…) chaque État membre peut décider d’examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. »

Nous ne vous demandons pas d’accorder le statut de réfugié à toutes ces person- nes: nous vous demandons juste de leur permettre de déposer une demande d’asile. Cette demande sera examinée, acceptée ou refusée, mais ils auront au moins eu accès au droit fondamental de demande de protection de notre pays.

Vous aussi, vous souhaitez que M. le Préfet du Finistère permette aux personnes en procédure Dublin de déposer une demande d’asile ? Signez déjà cette pétition en ligne, et vous pouvez venir pour le rassemblement qui aura lieu le Samedi 3 juin, à 11H, Place de la Résistance à Quimper, afin de signer la pétition papier que nous remettrons ensuite à M. le Préfet du Finistère.

Signataire :
Ligue des Droits de l’Homme – Quimper
L’Auberge des Migrants

https://www.change.org/

Lire la suite

19 mai 2017 ~ 0 Commentaire

fn (npa)

kit 2

L’argent du FN… et le nôtre !

Ils se disent antisystème. Pourtant, leurs pratiques valent celles de tous les autres grands partis qui ont connu des scandales financiers. Le FN, ses dirigeants et sa galaxie détiennent un record invraisemblable : ils sont poursuivis pour des malversations centralisées et répétées dans TOUS les scrutins depuis l’arrivée de Marine Le Pen au pouvoir : cantonales 2011, prési- dentielle et législatives 2012, municipales, européennes et sénatoriales 2014, départementales et régionales 2015…

Et la séquence électorale de 2017 n’a évidemment pas encore révélé ses secrets.

Le principe général est toujours le même. Mais limitons-nous à le décrire dans le cadre du scrutin législatif de 2012 puisque le « renouvellement » de l’Assemblée nationale est à l’ordre du jour.

Prenez un candidat aux législatives de 2012. Si l’animal veut se présenter sous les couleurs du FN, il devra obligatoirement acheter un « kit de campagne » à Jeanne, le micro- parti de Marine Le Pen créé en 2010 alors que Marine Le Pen s’apprêtait à prendre le pouvoir au sein du FN. Jeanne a lui-même acheté ce « kit de campagne » à Riwal, société de communi- cation fondée en 1995 dans la foulée des municipales où le FN gagne ses trois premières villes. La société était dirigée par Frédéric Châtillon, un ancien du GUD.

Premier problème : il est illégal de conditionner l’investiture d’un candidat à un quelconque achat. Second problème : il est tout aussi illégal d’antidater une convention de prêt, voire de la signer dans le dos du candidat. Or, c’est bien ce dont le micro-parti se serait rendu coupable : imposition systématique du « kit de campagne » et du prêt, y compris par des méthodes frauduleuses. Ça commence bien. Mais ce n’est pas tout.

Prenez le même candidat. Le pauvre bougre est désargenté. Aucun problème, Jeanne lui propose un prêt avec intérêts pour qu’il lui achète le fameux « kit de campagne ». Troisième problème : il est interdit pour un parti de prêter de l’argent avec intérêts sur la base de ses fond propres. Quatrième problème : avec un taux de 6,5 %, ces intérêts sont supérieurs à ceux pratiqués par les banques. Ça continue. Mais ce n’est pas fini.

Venons-en maintenant au fameux « kit de campagne » lui-même. Pour 16 500 euros, il se compose d’un matériel clé en main et formaté : affiches, tract et site internet. Cinquième pro- blème : sa conception est clairement surfacturée (x 5 environ). Ça dure. Tenez bon. Reprenez toujours le même candidat. L’apprenti voit finalement son score dépasser les 5 %. L’État lui rembourse ses dépenses de campagne, dont le dispendieux « kit » et surtout les intérêts de son achat à crédit qui ont été camouflés (pratique illégale, sixième problème). L’argent va d’abord de l’État sur le compte du candidat, puis le candidat rembourse Jeanne du montant du « kit » avec les intérêts, puis Jeanne rembourse Riwal du prix du « kit »… en gardant les intérêts au passage.

Et voilà comment l’État engraisse une société surfacturant des kit de campagne, et un micro-parti s’érigeant en intermédiaire prêteur aux taux usuraires. Ladite société en retire une marge hors norme sur l’exercice 2012, pour le plus grand bonheur de ses dirigeants mais aussi du FN et de Jeanne, pour le compte desquels elle magouille : prestations plus ou moins fictives et/ou surfacturées, prêts sans intérêts sous la forme de dettes non réclamées. De son côté, ledit micro parti en retire des fonds substantiels pour constituer une cagnotte… en vue de l’élection présidentielle de 2017 en particulier.

Le NPA, quant à lui, ne vit pas sur le dos de l’État ou du Parlement européen. Et surtout il n’a aucun « kit » à vendre, surtout pas pour la transformation révolutionnaire de la société. Alors n’hésitez pas.

Sylvain Madison https://npa2009.org/

Pour verser à la souscription :

https://souscription.npa2009.org 

Lire la suite

17 mai 2017 ~ 0 Commentaire

fn (npa)

 Résultat de recherche d'images pour "legend tom cruise anime gif"

Tiens, Marion Maréchal sans maquillage!

Les couteaux sont de sortie ?

Les mouchoirs sont de sortie au FN pour pleurer le départ de « Marion »… Mais personne ne lui en veut : elle se consacrera à sa famille, sa « petite nation » et compte découvrir enfin le vrai monde de l’entreprise privée. Travail, famille… difficile de lui reprocher quelque chose…

Jean-Marie Le Pen a qualifié son départ de « désertion ». Mais que quitte-t-elle ? Une période de tensions, que l’on imagine plus ou moins décuplées au soir des législatives. D’au- tant que son retrait est temporaire et qu’elle reste simple adhérente du FN. À quoi ressemblera donc le FN, à son retour déjà attendu ? Peut-être qu’il ne se fera pas au sein d’un « Front National »…

Changer de nom, l’idée n’est pas nouvelle. Avant le congrès de 2014, puis en 2015, Philippot était suspecté d’en chercher un autre (dont « Les Patriotes »). À cette époque, l’odeur de soufre de Jean-Marie Le Pen était de moins en moins supportable, mais Nicolas Bay, secré- taire général, affirmait alors qu’un changement de nom n’était «absolument pas sur la table ». Aujourd’hui, il considère que cela pourrait être un « bon moyen d’être encore plus rassembleur».

L’idée d’un changement de nom fait l’unanimité. Est-ce une manœuvre dilatoire ? Pas impossible, car tout se jouera plus tard lors d’un prochain congrès. Marion Maréchal-Le Pen n’avait-elle pas, en avril, démenti son futur retrait, pour éviter que cela ne pollue la campagne du FN ? Même Gollnisch, qui reste attaché au nom de Front national, propose « une sorte d’étiquette » utilisée « dans le cadre d’alliances électorales ». Car la question des alliances est réellement au cœur de l’avenir du FN, et le changement de nom dans la logique d’ouverture commencée par l’accord avec Dupont-Aignan. Le principe de l’alliance ne fait donc pas débat, mais avec qui et sur quel programme… ça reste plus flou.

Quelle recomposition ?

Déjà, Philippot « menace » de démissionner en cas d’abandon de la sortie de l’euro. Nicolas Bay, directeur de la campagne des législatives et fort présent sur les médias nationaux, renvoie la discussion après les élections. Selon lui, « le patriotisme économique et l’allègement des charges qui pèsent sur les entreprises » sont plus urgents que les questions monétaires…

De quoi rassurer les alliés du Rassemblement Bleu Marine (RBM) comme Collard et Ménard. C’est aussi la vision du SIEL (Souveraineté, identité et libertés), qui avait quitté le RBM, mécon- tent du poids du « néo-­chevènementiste » de Philippot. Depuis, il n’a de cesse de se présenter comme «l’épicentre de la recomposition de cette nouvelle droite » qui fait de la bataille iden- titaire un point central. Pour Mégret, le «positionnement à droite aurait facilité l’arrivée de nouveaux électeurs en provenance des Républicains où se trouvait le principal réservoir de voix».

Petit problème : pas mal comptaient sur la figure de Marion Maréchal-Le Pen pour rassembler ce petit monde issu de La manif pour tous, le PCD de Boutin et Poisson, le versaillais Bouglé, Beigbeder, Vanneste, etc. Autre souci : combien cela pèse-t-il vraiment en nombre de voix ?

Même chez Soral, l’alliance avec Dupont-Aignan a été vue comme « une dynamique d’espoir », cassée faute d’avoir « appliqué la « droite des valeurs » et la « gauche du travail » qui permettrait d’aller chercher les électeurs de Fillon comme ceux de Mélenchon ». Déjà en fé- vrier, Soral fanfaronnait à propos des 10 % qui pouvaient manquer dans la stratégie électorale du FN : « Celui qui les a, c’est moi, c’est Égalité et réconciliation, aller chercher les musulmans patriotes, ne pas jouer le jeu de la guerre civile ».

Bref, tous ces petits chefs qui gravitent autour et dans le FN pensent être le centre de gravité de sa recomposition. La bataille des ego a commencé.

Mercredi 17 mai 2017 Commission nationale antifasciste

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Législatives: Jean-Marie Le Pen monte une alliance face au FN (Le Point)

Lire la suite

14 mai 2017 ~ 0 Commentaire

fn (révolution permanente)

Résultat de recherche d'images pour "tex avery gif rabbit"

La tension est à son comble, le FN au bord de l’implosion ?

Malgré le score historique du Front National au second tour de la présidentielle, avec 33,9% et plus 10,6 millions de voix, le parti a aujourd’hui la gueule de bois : entre les ultimatums de Philippot et les remises en cause de Marine Le Pen, plus rien ne va.

Marine Le Pen décriée après le débat, des sanctions décidées

Le Front est en crise. La défaite de Marine Le Pen, et surtout sa gestion du débat du mercredi 3 mai font beaucoup de mécontents chez les militants frontistes comme chez certains cadres. D’aucuns vont même jusqu’à remettre en cause celle qui a mené le Front au second tour, au risque de sanctions de la part de la direction du parti qui doit tenir les rênes d’un attelage divisé.

La question que beaucoup se posent est la suivante : Marine Le Pen peut-elle devenir un jour présidente de la République avec sa stratégie ? Ainsi, certains cadres, comme Jean- Pierre Legrand, conseiller municipal à Tourcoing (Nord) et chef de file du FN dans le département, en doutent sérieusement:

« Le débat télévisé l’a démontré. Le programme était déficient et tout était basé sur la communication, ce n’est pas suffisant… Pour préparer la présidentielle, il n’y a quasiment pas eu de groupes de travail, ou à Paris, sans indemnisation. Comment voulez-vous que les gens de province y participent ? De plus il y a eu différentes tendances au parti et c’est Marine Le Pen qui a tranché sur certains thèmes, sans qu’il y ait d’explication. Même en tant qu’élu municipal, je serais bien incapable de vous expliquer le programme. C’est quand même gênant. »

Un autre conseiller municipal, Jean François Bloc, a expliqué quant à lui que « le FN n’était pas apte à gouverner ». Des critiques qui sont autant d’épines dans le pied de Marine Le Pen, qui compte répondre à cela avec la plus grande sévérité. Car au-delà de la question du débat du 3 mai, c’est plus généralement la stratégie de « lepénisation » de la politique qui est remise en cause, et cette remise en cause supposerait l’éviction de la famille Le Pen, trop attachée à cette histoire. C’est pourquoi des procédures disciplinaires ont été lancées contre ces cadres du parti, dont on se demande quelles seront les conséquences, étant donné le précédent de Jean-Marie Le Pen, dont l’exclusion avait été écartée par la justice.

Alliance avec Dupont Aignan et la sortie de l’euro : le point de crispation pour Philippot

De l’autre côté, l’alliance avec Dupont Aignan et les arrangements qu’elle a supposés n’ont pas fait que des heureux. Si cette stratégie a permis à Marine Le Pen d’engranger sûrement de nombreuses nouvelles voix pour le second tour, le parti se déchire entre les « pro-ouverture » et ceux qui préfèrent le Front tel qu’il est. Une discussion qui apparaît comme un épisode 2 des débats du FN dans les années 1990, quand Bruno Mégret souhaitait voir le Front s’ouvrir à d’autres formations de la droite nationaliste et/ou identitaire, une voie que Jean-Marie Le Pen avait alors refusée, au point d’exacerber la défiance entre les deux hommes.

Ainsi, l’ouverture vers Nicolas Dupont Aignan et le mouvement qu’a annoncé Marine Le Pen le soir de l’élection ne semble satisfaire que peu de monde : cette alliance a permis de sceller le sort de la sortie de l’euro, projet désormais rangé dans les greniers de Montretout. Cette éviction d’une partie du programme, qui faisait l’identité du FN, pourrait ce- pendant se faire au prix de la perte d’une des pièces maîtresses du château de cartes qu’est le FN.

Florian Philippot, interrogé sur RMC, a annoncé qu’il quitterait le parti si celui-ci abandonnait la sortie de la monnaie unique. Un ultimatum qui montre l’intensité des affrontements au sein même de la garde rapprochée de la candidate, quelques jours après l’annonce de sa nièce de quitter (momentanément) la vie politique.

George Waters vendredi 12 mai

http://www.revolutionpermanente.fr/

Lire la suite

13 mai 2017 ~ 0 Commentaire

brest solidaire

brest

Facebook

Lire la suite

13 mai 2017 ~ 0 Commentaire

ultra droite (l’autre q)

bretagne_antifascsiste_breizh_antifa

.

Il est temps de prendre conscience de la violence de l’ultra droite

Les agressions perpétrées par des membres de groupes d’ultra-droite se multiplient. Depuis les blocus et manifestations lycéennes qui ont suivi l’affaire Théo, ce jeune homme violé à coup de matraque par des policiers d’Aulnay-sous-Bois, les hommes de main de l’extrême-droite s’attaquent à des militants antifascistes, faisant y compris des morts.

L’hydre fasciste relève la tête. Alors que de nombreux lycéens parisiens bloquaient leurs établissements dans l’entre-deux tours aux cris de « ni banquier, ni facho », une dizaine de militants de l’Action française, sont venus tracter devant le lycée Voltaire le 25 avril. Ces militants casqués du mouvement nationaliste et monarchiste d’extrême-droite n’ont pas hésité à menacer plusieurs lycéens et lycéennes de passage à tabac. Le lendemain, ils étaient devant le lycée Louis-le-Grand. Là, ils sont passés à l’action sans que les policiers, massés sur le trottoir d’en face, n’interviennent.

L’Action Française refait surface

C’est encore l’Action française qui s’en est pris, le 4 mai dernier, à un militant antifasciste marseillais. Une dizaine de militants de ce groupe d’extrême droite tractait devant le lycée Perrier, lorsqu’un élève jette à terre leur tract. Les militants nationalistes lui demandent de ramasser le tract, ce qu’il refuse. Ils s’en prennent finalement à l’élève rebelle qui finira à l’hôpital, où il recevra sept points de suture autour de l’arcade et cinq à l’oreille. L’Action Française avait déjà refait parler d’elle au moment des manifestations contre la loi travail. On peut dater ce renouveau depuis les manifestations contre le mariage pour tous, en 2013-2014.

La résurgence des mouvements d’extrême droite radicale

Dans de nombreuses villes, les militants du mouvement maurrassien refont surface : à Paris, mais aussi Aix, Lyon, Marseille. Mais l’Action française n’est pas la seule à refaire parler d’elle. A Strasbourg, des manifestants d’extrême-droite, casqués et cagoulés, s’en sont pris à des militants anticapitalistes qui manifestaient contre l’élection de Emmanuel Macron, le diman- che 7 mai. Une quinzaine de ces militants auraient été interpellés par la police. A Orléans, c’est le Renouveau français, un mouvement de l’extrême-droite nationaliste, contre-révolutionnaire et catholique, qui s’est implanté dans la ville. D’où une floraison de croix gammées, mais aussi des agressions. Comme celle de ce jeune militant communiste en août 2016.

Des agressions qui se multiplient

Car c’est l’une des conséquences de la réapparition de groupuscules d’extrême droite depuis la très réac manif pour tous : la multiplication des agressions de militants communistes et surtout antifascistes. On se souvient bien sûr de la mort de Clément Méric, militant antifasciste assassiné par des membres du groupe de l’extrême droite radicale « troisième voie ». Dissous à la suite de ce meurtre, le mouvement créé par Batskin, alias Serge Ayoub, personnalité très populaire dans cette mouvance, semble avoir malgré tout essaimé sous la forme de divers groupes néo-nazis. C’est notamment le cas dans le Nord et en Picardie, comme l’a montré  l’enquête autour du clan néonazi picard « WWK », pour « white wolfs klan » (le clan des loups blancs). On y retrouve un nom connu, celui de Jérémy Mourain, impliqué dans la mouvance néo-nazie picarde mais aussi lilloise, et qui ne serait pas étranger à l’affaire des « noyés de la Deûle ».

A Lille, un bar identitaire qui a pignon sur rue

Jérémy Mourain, actuellement en détention, serait impliqué dans la mort d’un musicien de rock et militant antifasciste, Hervé Rybarczyk, disparu après un concert en novembre 2011. Son corps avait été retrouvé dans la Deûle, rivière qui traverse la cité lilloise. La justice vient de rouvrir l’enquête qui avait été rapidement classée à l’époque. Lille où la mouvance identitaire est particulièrement bien implantée, grâce au bar La Citadelle, dont Martine Aubry, à la tête de la mairie depuis 2001, refuse d’exiger la fermeture. Plusieurs agressions homophobes et anticommunistes ont été perpétrées dans la ville par cette extrême-droite particulièrement virulente en 2016.

Un militant antifasciste marseillais attaqué à coup de couteaux

A Nantes, deux jeunes hommes ont été agressés à coup de barres de fer et de tessons de bouteille, dans la nuit de dimanche à lundi dernier. Selon l’une des victimes, l’un des agres- seurs lui aurait demandé s’il était militant anti-fa. L’autre victime, un jeune homme nommé Erwann, aurait été placée en réanimation sous assistance respiratoire. A Marseille, c’est  H., un membre de l’Action antifasciste qui a été agressé à coups de couteau dans son apparte- ment, par des militants d’extrême-droite qui l’attendaient sur place. Il a heureusement survécu à son agression. Le traitement de cette agression par la police témoigne de la complaisance de cette dernière envers la mouvance néo-nazie. Sollicitée par le journal gratuit 20 minutes, la police locale explique qu’il serait trop tôt pour établir que le motif de l’agression est politique et met complaisamment en avant le fait que la victime était ivre. Cité par le quotidien gratuit, H. rétorque qu’il avait effectivement «bu quelques coups» mais ne voit pas «ce que ça chan- ge». Ecœuré, le militant antifasciste n’aurait «jamais pensé qu’on puisse aller aussi loin contre lui ».

Des flics plus que complaisants

Car c’est l’autre versant inquiétant de ces agressions. La complaisance de certains policiers envers les agresseurs. Dans le cas de la mort de Hervé Rybarczyk, la police judiciaire n’avait même pas été saisie. Parmi les identitaires lillois qui seraient impliqués dans la mort du guita- riste du groupe Ashtones, l’un était un indic de la police, un barbouze dans le trafic d’armes. Claude Hermant aurait notamment fourni des armes au djihadiste Ahmedy Coulibaly, qui a perpétré l’attaque de l’Hyper Casher à Paris en janvier 2015. Selon Mediapart, la police, la DCRI (direction centrale du renseignement intérieur) et même la douane auraient été impliqués dans ce trafic d’armes. Les flics ont-ils fourni des infos sur les militants d’extrême-gauche aux fachos lillois ? Selon la Horde, publication antifasciste bien informée, la Maison de l’identité flamande, fondée par le même Hermant, « aurait publié à plusieurs reprises des noms et adresses de militants libertaires collectées suite à des interpellations ». Cette affaire a fait l’objet d’une plainte classée sans suite…

Véronique Valentino, le 12 mai 2017

http://lautrequotidien.fr/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin