Archive | Antiracisme

06 mars 2015 ~ 0 Commentaire

usa, le rapport qui accable la police de ferguson (ci)

ferg

Le ministère américain de la Justice a publié un rapport ce mercredi 4 mars qui révèle les multiples violations des droits des Noirs par la police de Ferguson, six mois après le décès de Michael Brown.

« La police de Ferguson a régulièrement violé les droits constitutionnels de ses résidents noirs » : c’est la conclusion du ministère américain de la Justice dans un rapport qui doit être publié ce 4 mars. Comme l’explique le quotidien américain The New York Times, ce rapport met en exergue les racines de tensions raciales qui ont atteint leur apogée l’été dernier avec la mort de Michael Brown, un jeune Africain-Américain tué par un policier blanc dans cette banlieue de Saint Louis, dans le Missouri.

Dans la ville de Ferguson, où un tiers des habitants sont blancs, « les statis- tiques sur la criminalité compilées au cours des deux dernières années semblaient suggérer que seules des personnes noires avaient enfreint la loi », note le quoti- dien. La police a fait usage de la force presque exclusivement contre des person- nes noires et a arrêté plusieurs d’entre elles sans cause probante.
Plusieurs échanges racistes entre des agents ont également été révélés, comme ce mail de 2008 expliquant que Barack Obama ne restera pas président longtemps car « quel homme noir a un job stable pendant quatre ans ? »

Le rapport le plus complet depuis la mort de Michael Brown Selon le quoti- dien américain, même si des statistiques comparables avaient déjà été citées après la mort de Michael Brown, « ce rapport du ministère de la Justice offre un regard sur les données plus complet qu’auparavant »: il rassemble six mois d’inves- tigation avec des centaines d’entretiens, des archives de police de 35 000 pages et des données raciales sur les arrestations policières.

Ce rapport appelle les élus de Ferguson à reconnaître que les méthodes utilisées par la police ont entraîné une violation des droits civiques et à mettre en œuvre des changements institutionnels, comme l’augmentation de la diversité au sein de la police.

« Le rapport du ministère de la Justice ravive l’indignation à Ferguson », note The Washington Post, qui a recueilli les réactions d’activistes, de leaders d’orga- nisations de défense des droits civiques et d’élus de la ville ou de la région. Cer- tains d’entre eux appellent à la démission du chef de la police de Ferguson, voire à la dissolution du département de police de la ville.

Courrier international Sophie Vandermolen 4 mars 2015
Commentaire: On peut critiquer la Police aux Usa? Pas de çà chez nous!

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27 février 2015 ~ 0 Commentaire

contre tous les racismes (npa)

trosky

Des écrits ou propos tenus dans certains médias disent ou laissent entendre que le NPA, mais aussi le Parti de gauche, seraient antisémites parce qu’ils condamnent la politique sioniste de l’État d’Israël et le soutien que lui apporte le gouvernement français.

Ces propos sont des mensonges et des calomnies. La politique guerrière de l’Etat d’Israël contre le peuple palestinien se traduit aussi par des attaques contre les classes populaires israéliennes condamnés à subir une militarisation croissante, la pression des intégristes religieux et la régression sociale.

Le NPA condamne l’antisémitisme comme tous les racismes qui divisent les exploités alors que ceux-ci doivent s’unir contre leurs exploiteurs. Il condamne les attentats meurtriers de Copenhague. Le NPA condamne les profanations des tombes juives du cimetière de Sarre-Union.

Tous les actes antisémites, sont insupportables et appellent notre condam- nation sans équivoque, tout comme nous condamnons tous les actes racistes, quelles que soient les personnes visées, pour leur appartenance ou appartenance supposée à un nation, un peuple, une religion.

De même le NPA condamne les propos de Roland Dumas qui vise à expliquer la politique du gouvernement français en soutien à l’état sioniste d’Israël et à sa politique coloniale et guerrière contre le peuple palestinien par les liens personnels qu’entretient Valls avec la communauté juive. Ceci laisserait penser que tous les juifs soutiennent la politique sioniste de l’Etat Israélien. Ce soutien de l’Etat français, quelque soient les gouvernements, correspond à ses intérêts géostratégiques.

Le NPA condamne les propos de Roger Cukierman, président du CRIF, qui visent à assimiler les jeunes musulmans ou supposés tels pour lui, notamment en raison de leur assignation aux quartiers populaires, à des terroristes en puissan- ce. Il souffle sur les braises du fantasme de l’ennemi intérieur qui justifie depuis les attentats du mois de janvier en France toutes les politiques de répression et racistes mises en œuvre par le gouvernement Hollande.

Le soutien de Marion Maréchal-Le Pen aux propos de Roger Cukierman est donc logique puisqu’il participe de l’offensive islamophobe, mais ne doit pas nous faire oublier l’antisémitisme congénital de tous les leaders de l’extrême droite française, notamment de la famille Le Pen.

Le NPA réaffirme son rejet de toutes les discriminations engendrées par la division de la société en classes sociales, son rejet de l’union nationale, instrument de diversion utilisée par le gouvernement pour faire passer sa politique anti- sociale et sa disponibilité pour participer à toutes les initiatives de lutte contre tous les racismes, l’antisémitisme et l’islamophobie, tout particulièrement à l’occasion de la journée du 21 mars prochain. Montreuil, le 26 février 2015

http://npa2009.org/communique/le-npa-contre-tous-les-racismes

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26 février 2015 ~ 0 Commentaire

lutte contre l’antisémitisme: entre confusion et stigmatisation (npa)

valls antisemitisme banlieues

Alors que le mythe d’une unité nationale suscitée par les attentats de janvier contre Charlie hebdo et l’Hyper Cacher s’estompe, ce que confirment tous les sondages d’opinion, polémiques et procès d’intention se multiplient, prenant pêle- mêle pour cible « les jeunes musulmans », Olivier Besancenot ou le Front de gau- che et ses électeurs, désignés comme foyer d’expression de l’antisémitisme.

Une campagne nauséabonde qui doit être rapidement et énergiquement combattue. Président de l’auto­proclamé Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Roger Cukierman, multirécidiviste en attaques islamo- phobes, a décerné à Marine Le Pen un certificat d’irréprochabilité en matière de lutte contre l’antisémitisme.

Il n’hésite pas à s’en prendre aux jeunes issus de l’immigration, stigmatisant sans nuances « les jeunes musulmans » qui seraient d’après lui responsables de toutes les violences, entraînant la décision du Conseil français du culte musulman de décliner l’invitation au dîner annuel du CRIF lundi 23 février.

Cette phobie antimusulmane, et cette bienveillance envers l’extrême droite, ne date pas d’hier. Déjà lors de l’élection présidentielle de 2002, Cukierman n’avait pas hésité à se féliciter du score élevé réalisé par Jean-Marie Le Pen, allant jus- qu’à affirmer que c’était « un message aux musulmans de se tenir tranquilles ». Invité d’honneur au dîner, François Hollande a annoncé quant à lui un renfor- cement des lois anti­terroristes, et une série de mesures de contrôle des réseaux sociaux.

Lutter contre toutes les formes de racisme Profitant de la sortie de son nouvel ouvrage très médiatisé Soumission, véritable torchon islamophobe, Michel Houel-lebecq se lance dans une interview au Point dans une attaque en règle contre un «nouvel antisémitisme qui est la conséquence directe du conflit israélo-pales-tinien». Un nouvel antisémitisme qui serait « lié à l’extrême gauche qui a désigné Israël comme ennemi : des gens comme Besancenot ou Plenel, enfin ceux qui ont développé cette construction aberrante qu’est l’islamo-gauchisme. On connaît les coupables », affirme-t-il…

Enfin, Dominique Reynié, directeur de Fondapol, think tank proche le l’UMP, se fondant sur une étude fort contestée de novembre dernier, présentait les proches du Front de gauche comme l’un des principaux «foyers d’expression d’antisé-mite», accusant même Jean-Luc Mélenchon de tenir des propos qui « favorisent l’antisémitisme ».

Toutes ces attaques ne visent qu’un même but : délégitimer le soutien à la cause palestinienne, justifier l’allégeance gouvernementale à la politique pro-israé- lienne accentuée depuis les bombardements de l’été dernier sur la population de Gaza. Elles ne sont qu’une nouvelle mise en musique du discours de Manuel Valls il y a quelques mois pour qui « l’antisionisme d’aujourd’hui n’est que l’expression du vieil antisémitisme ».

Les anticapitalistes ne se laisseront pas intimider par cette campagne. Notre lutte contre toutes les formes de racisme, qu’il prenne la forme de l’antisémitisme ou de l’islamo­phobie, fait partie de nos fondamentaux, et le 21 mars prochain, avec des dizaines d’organisations, nous manifesterons contre le racisme et le fascisme dans l’unité la plus large. Alain Pojolat Jeudi 26 Février 2015

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26 février 2015 ~ 0 Commentaire

bretons, auvergnats, italiens, espagnols, arabes et roms: dehors les étrangers qui nous volent notre travail! (debunkers)

cc colom

« La Bretagne est une colonie comme l’Alsace et les Basques, plus que la Guadeloupe  » dira Michelet en 1831.

En France, la Révolution industrielle a provoqué un fort exode rural des provinces vers Paris (Bretons, Auvergnats…). Les classes possédantes parisiennes ont majoritairement développé un profond mépris pour ces nouveaux venus, qui s’est exprimé dans un racisme latent. Une des théories en vogue était alors que les parisiens étaient les fiers descendants des Francs victorieux, tandis que les provinciaux étaient la progéniture dégénérée des Gaulois vaincus.

C’était principalement de la classe dominante, concentrée à Paris, qu’émanait ce racisme. Ainsi le Journal des débats parlait « d’invasion des barbares », le baron Haussmann y voyait une « tourbe de nomades », et Adolphe Thiers une « multitude de vagabonds ».

Et même de nos jours, certains propos restent du même acabit. En effet en 1951 vit la promulgation de la loi Deixonne, (première loi française visant à auto- riser l’enseignement des langues régionales de France, de manière facultative). Un député socialiste réagit, « Comment ! On veut nous apprendre le dialecte des cavernes !  ».

ll nous suffit de réfléchir encore aujourd’hui aux stéréotypes sur les provin- ciaux: «le Breton est têtu», «l’Auvergnat est avare», « le Parisien est arrogant », «le Corse est fainéant», «le chti est alcoolique», «le Normand est indécis», etc…
Les Bretons : incompréhensibles, sales et stupides…
«Les Bas-Bretons ont un langage dur et difficile à comprendre. Leurs habitudes, leurs coutumes, leur crédulité et leurs superstitions leur laissent à peine une place au-dessus de l’homme sauvage. Le paysan y est d’une malpropreté dégoûtante. Son habitation peut presque se comparer à celle d’Hottentots (…) En général les paysans ont une mauvaise physionomie, stupide et brutale à la fois.» (Malte Brun, 1831)
«La Basse-Bretagne, je ne cesserai de le dire, est une contrée à part qui n’est plus la France. Exceptez-en les villes, le reste devrait être soumis à une sorte de régime colonial. Je n’avance rien d’exagéré» (Auguste Romieu, sous-préfet à Quimperlé,1831). Ce même Romieu préconisait d’ailleurs des méthodes origi- nales, «Créons, pour l’amélioration de la race bretonne, quelques-unes de ces primes que nous réservons aux chevaux et faisons que le clergé nous seconde en n’accordant la première communion qu’aux seuls enfants parlant le français».
Croyez-moi, Monsieur, le catalan qui me faisait tant enrager n’est qu’un jeu d’enfant auprès du bas breton. C’est une langue que celle-là. On peut la parler fort bien, je crois, avec un bâillon dans la bouche , car il n’y a que les entrailles qui paraissent se contracter quand on cause en bas breton. Il y a surtout l’h et le c’h qui laissent loin derrière la jota espagnole. Les gens qui parlent cette belle langue sont bons diables, mais horriblement sales(…) On voit dans les villages les enfants et les cochons se roulant pêle-mêle sur le fumier, et la pâtée que mangent les premiers serait probablement refusée par les cochons du Canigou.» (Prosper Mérimée, lettre à Jaubert de Passa, 1835) .

Une remarquable constance de détestation qui survit tout le long du 19ème siècle :

« Le petit Breton est abandonné à lui-même dès qu’il peut marcher. A peine vêtu, malpropre, il patauge toute la journée par les chemins, mange à l’écart un morceau de pain noir, joue peu, ne parle pas (…) S’il a huit ans d’âge physi- quement, il en a trois à peine pour le développement intellectuel….» (Poitrineau, inspecteur d’académie à Vannes, Instruction, 1897).
«Les principaux traits de la race bretonne sont la malpropreté, la superstition et l’ivrognerie » Manuel de géo,1929

En 1969 paraissait cette annonce dans l’Agriculteur de l’Aisne :

 «Nous vous demandons de faire connaître, avant le 8 janvier au syndicat betteravier, vos besoins en main d’oeuvre. Préciser la catégorie : Bretons, Italiens, Espagnols, Portugais, Marocains…»

Pour en découvrir plus :

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/genes_1155-3219_1996_num_24_1_1406

Pour lire en entier:

http://www.debunkersdehoax.org/bretons-auvergnats-italiens-espagnols-arabes-et-roms-dehors-les-etrangers-qui-nous-volent-notre-travail

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23 février 2015 ~ 0 Commentaire

contre l’union sacrée, pour une union antiraciste et populaire (ujfp)

tardi drapeau

Les attaques contre Charlie-Hebdo et un Hyper Cacher ont soulevé une immense émotion que nous partageons.

Mais elles ont été aussi le prétexte à une nouvelle offensive « sécuritaire » contre les populations des quartiers populaires, contre tous ceux qui refusent l’ordre dominant. Elles sont aussi l’occasion de restreindre les libertés, de justifier des opérations militaires à l’étranger.

Cette offensive menée au nom d’une mythique «unité nationale» est une machine à diviser ceux qui devraient être unis et à unir ceux qui devraient être divisés.

Réunir en seul camp les classes dominantes de France et les Français qu’elles exploitent pour les opposer aux populations issues de l’immigration, à celles qui se disent ou sont dites “musulmanes”, aux quartiers populaires : tel est l’objectif de l’unité nationale que l’on tente de nous imposer en instrumentalisant l’émotion.

Cette offensive nécessite une riposte unie de tous ceux qui sont non seulement attachés à la liberté d’expression mais refusent aussi l’ordre injuste, notamment le racisme d’État (anti Musulmans, Noirs et Rroms), l’antisémitisme, les intolérables inégalités sociales et les guerres.

Contre l’injonction binaire «si vous n’êtes pas solidaire de Charlie et des valeurs positives inhérentes au monde occidental, c’est que vous êtes solidaire des terroristes et des valeurs négatives inhérentes au monde musulman», si vous n’affirmez pas publiquement que vous êtes d’accord avec les autorités bien pensantes de ce pays c’est que vous êtes contre ce pays.

Contre la chasse ouverte au terroriste réputé sommeiller en tout musulman, voire en tout arabe, en tout noir, en tout métèque, avec son cortège d’agressions et de délations, y compris le fichage des élèves par les enseignants, et qui fait que nombre de musulmans et surtout de musulmanes ont peur dans la rue.

Contre la tentative de criminaliser ceux qui dénoncent l’islamophobie.

Contre les lois sécuritaires visant à museler ceux qui mettent en évidence et veulent déconstruire les racines structurelles, la construction politique, socio-économique et culturelle du racisme d’État.

Contre l’offensive libérale de grande ampleur qui se traduit en France par l’adoption de la loi Macron et l’accentuation des politiques d’austérité dont les premières victimes sont les couches populaires.

Contre la logique du « nous sommes en guerre » et contre les interventions militaires à l’étranger, notamment au Proche-Orient et en Afrique et la poursuite de l’oppression du peuple palestinien, qui alimentent la violence notamment contre les juifs associés abusivement au projet sioniste par les défenseurs d’Israël et par les antisémites.

Pour la liberté égalitaire de s’exprimer, de contester et de dénoncer tous les racismes, notamment le racisme d’État.

Pour la confrontation politique des idées et des analyses sur ces sujets qui fâchent – et où se combinent bien des préjugés et rapports de domination.

Pour le droit de condamner le crime sans pactiser avec ceux qui nous oppriment et veulent nous réduire à merci.

Pour que des femmes, des hommes, des enfants n’aient pas à raser les murs ou à accepter avec contrition une vindicte haineuse.

Pour pouvoir démonter, expliquer, déjouer le piège de la prétendue union sacrée.

Pour pouvoir construire ensemble une société où invoquer la liberté et l’égalité ne servirait pas qu’à camoufler la domination.

Les signataires appellent à construire une riposte collective en opposant l’Union antiraciste et populaire à l’Union sacrée et en s’efforçant de traduire leurs orientations dans les cités, les quartiers, les lieux d’éducation et de travail, les luttes contre les contrôles au faciès et le fichage des enfants “rétifs”, pour les droits sociaux et politiques égalitaires, en multipliant les formes d’auto-organisation des populations concernées.

Ils s’engagent à se mobiliser de manière convergente lors des prochaines semaines et prochains mois pour s’opposer à la division, au racisme d’État et aux guerres. dimanche 22 février 2015

Voir les signataires:

http://www.ujfp.org/spip.php?article3921

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21 février 2015 ~ 0 Commentaire

fn: les menaces se précisent… (npa)

fn: les menaces se précisent... (npa) dans Antifascisme

Une fâcheuse habitude : les menaces, y compris physiques, à l’encontre de journalistes commencent à devenir monnaie courante chez certains cadres et dirigeantEs du Front national.

Dernier exemple en date, celles proférées à l’encontre d’une collaboratrice de Mediapart, à propos desquelles le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « menaces de mort ». «Je vais te tuer, Marine ! Je vais te retrouver ! Je vais t’attendre en bas de chez toi ! »

Ces propos ne visaient pas Marine Le Pen… mais une journaliste trop critique aux goûts du FN, dont le hasard veut qu’elle partage le prénom de sa présidente. C’est avec ces mots précisément que Marine Turchi, travaillant pour le journal en ligne dirigé par Edwy Plenel, a été menacée par Olivier Duguet. L’homme au crâne rasé, qui a aussi tenté de frapper la journaliste, n’est autre que l’ancien trésorier du « micro-parti » de Marine Le Pen, « Jeanne ». Il avait dû quitter cette fonction en raison d’une condamnation pour une escroquerie contre Pôle emploi remontant à 2012. Son successeur dans la structure de financement politique de Marine Le Pen, « Jeanne », est Axel Loustau. Ce dernier a lui aussi participé au groupe de quatre à cinq personnes ayant agressé Marine Turchi et son collègue Karl Laske, le 30 janvier dernier dans le 16e arrondissement de Paris.

Mediapart a rendu publique cette agression ce 6 février. Le journal d’Edwy Plenel avait joué un rôle important dans la révélation de mécanismes de finance- ment politique frauduleux impliquant « Jeanne » et la société commerciale « Riwal » dirigée par un autre proche de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon. Ce dernier a, lui, été mis en examen le 23 janvier 2015, pour « faux et usage de faux », « escro-querie » et « abus de bien sociaux ». En 2012, son entreprise avait vendu des kits de campagne à un prix excessif à « Jeanne » qui les avait revendus aux candidats du FN aux législatives… en leur imposant de contracter un prêt standardisé de 16 500 euros auprès du micro-parti. Le tout servait à extorquer de l’argent à l’État au titre des comptes de campagne…

Duguet, Loustau et Chatillon viennent tous les trois du GUD (Groupe Union-Défense), groupe étudiant ouvertement violent et qui n’a jamais dissimulé sa nature fasciste.

La « dédiabolisation » de la violence ? Le 27 janvier, c’est la députée FN Marion Maréchal-Le Pen qui avait apostrophé le journaliste Gilles Leclerc, président de la chaîne LCP, avec ces mots : « Mais on va vous avoir, mais quand ça va arriver, ça va vraiment vous faire mal. » Plusieurs dirigeants du FN étaient présents pour fêter la remise d’un prix, l’« élu local de l’année 2014 », décerné par un jury de journa- listes présidé par Arlette Chabot. L’heureux élu était Steeve Briois, le maire FN d’Hénin-Beaumont…

«Dédiabolisation» réussie en termes d’implantation locale, et pratiques auto- ritaires ou violentes, peuvent donc voisiner de très près dans le FN. Ce dernier se porte pourtant toujours bien dans les sondages : 30 % des FrançaisEs interrogés souhaiteraient selon un sondage Ifop « son succès » aux élections départemen- tales de fin mars prochain.

Dans un autre sondage (Odoxa), 42 % des électeurs de Nicolas Sarkozy se déclareraient prêts à voter pour le FN lors de scrutins locaux. Enfin, selon TNS, 50 % des sympathisantEs UMP se prononceraient pour « des alliances locales, au cas par cas » avec le FN. Il est à craindre que les récents « excès » du parti néofasciste ne les en dissuaderont pas.

Bertold du Ryon  Samedi 21 Février 2015

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20 février 2015 ~ 0 Commentaire

il y a cinquante ans, malcolm x était assassiné (al)

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Le 21 février 1965, Malcolm X tombait sous les balles des Black Muslims, qui lui reprochaient d’avoir abandonné leur secte Nation of Islam.

Dans les dernières années de sa vie, il s’était imposé comme le champion de l’auto-organisation des Noirs américains, de l’antiracisme et de la décolonisation.

Malcolm X stigmatisa l’engagement américain au Vietnam et manifesta sa solidarité à Cuba et aux révolutionnaires d’Amérique latine. Il identifia la lutte des Afro-Américains à celle des peuples qui venaient de secouer le joug impérialiste partout dans le monde et voulut établir une liaison avec celle-ci. Ainsi les Afro- Américains, ayant désormais pour alliés tous les peuples décolonisés du monde, devaient se sentir non plus minoritaires mais majoritaires  [1].

Il fallait internationaliser la lutte des afro-américains, traîner l’oncle Sam devant les instances internationales pour le traitement réservé aux Noirs: faire passer la lutte des Noirs de la juridiction américaine à celle de l’Onu, désormais remplie de membres d’anciens pays colonisés; «les intégrationnistes mènent un combat pour les droits civiques en interne qui est perdu d’avance, or c’est un combat pour les droits de l’homme»  [2].

Il cherchait aussi à travers ce trait d’union à réconcilier les Noirs avec leurs origines et cultures africaines. Sans Malcolm, sûrement pas de «Black is beautiful». On avait bourré le crâne des Noirs pendant des décennies avec les représentations infériorisantes des Africains, le défrisage des cheveux était répandu pour ressembler aux Blancs. Malcolm démontrait lui qu’ils avaient plus en commun avec les Noirs en lutte du monde entier qu’avec les Américains blancs. «Je ne suis pas américain, dira-t-il. Supposons que dix hommes soient à table, en train de dîner, et que j’aille m’asseoir à leur table. Ils mangent ; mais devant moi il y a une assiette vide. Le fait que nous soyons tous assis à la même table suffit-il à faire de nous tous des dîneurs ?»  [3]

«Montrez-moi le capitaliste, je vous montrerai le vampire!» L’autre message légué par Malcolm X était qu’il fallait désormais aussi engager le combat contre le capitalisme. Ne percevant pas encore l’ampleur de la dégénérescence néocolo- niale des indépendances, il invoqua ces pays libérés du joug colonial comme exemple: « Les pays qui ont adopté leur indépendance se sont presque tous donnés des régimes plus ou moins socialistes, et cela n’a rien d’accidentel. Vous et moi […] qui voulons du travail, des meilleurs logements, une meilleur éducation, nous devrions […] regarder quel système les peuples libéré adoptent pour obtenir de meilleurs logements, une meilleure nourriture. Il n’en est pas un qui adopte le système capitaliste […] ; pour diriger un système capitaliste, il faut une âme de vautour. Le capitaliste se nourrit du sang d’autrui. Montrez-moi le capitaliste, je vous montrerai le vampire ! »  [4].

Mais le principal message de Malcolm, ce fut l’inéluctabilité de la violence et sa volonté que les Noirs s’arment pour se défendre. Ses nombreuses déclarations publiques affirment les écueils de la non-violence et la légitime défense des Noirs. Pour lui, c’était «le bulletin de vote ou le fusil ». Le bulletin de vote non pas pour donner sa voix à un des deux grands partis racistes mais comme élément du rapport de forces, qui, s’il ne marchait pas, devrait laisser place à la violence.

L’émancipation des Noirs par les Noirs eux-mêmes S’il était désormais prêt à recevoir le soutien des Blancs, celui-ci ne devait en aucun cas entraîner la moin- dre perte d’autonomie, et ceci revenait centralement en termes stratégiques dans ses conférences, tout comme la critique des oncles Tom. Pour lui, la nécessité de l’auto-organisation des Noirs, de ne pas se faire récupérer par les différents courants bourgeois blancs et noirs était essentielle. Il n’avait pas encore trouvé une conciliation dialectique entre la dénonciation nécessaire de l’intégration et la nécessité du travail avec les intégrationnistes. Dégagé des utopies gradualistes de ces derniers et des chimères racistes des Black Muslims, il était engagé dans une recherche non aboutie d’un « nationalisme noir révolutionnaire ». Son assassinat a mis un terme prématuré à celle-ci.

Il resta durant cette période assez isolé. On l’a accusé de ne plus refuser en bloc la société américaine, alors qu’il la refusait plus que jamais, mais différemment. Le Black Panther Party affirmera n’avoir repris son œuvre que là où il l’avait laissée.

Nicolas Pasadena (commission antiraciste)

Les autres articles du dossier :
- Aux racines du racisme : De l’esclavage au ghetto
- Mouvement ouvrier : Noirs ou Blancs, toujours prolétaires
- Les Black Panthers au-delà du mythe
- Le Black Feminism : à la croisée des oppressions
- DRUM : Les Noirs en lutte sur le lieu de travail
- Mouvements noirs réformistes : Les écueils des stratégies bourgeoises
- Harana Paré (historien) : « C’est la révolte qui a fait exister les Noirs d’Amérique »
- Une Black Revolution reste à faire

http://alternativelibertaire.org/?Dossier-Black-Revolution-Malcolm-X

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17 février 2015 ~ 0 Commentaire

«jour de colère» le 26 janvier 2014: ultras, racistes et xénophobes défilent à paris (essf)

«jour de colère» le 26 janvier 2014: ultras, racistes et xénophobes défilent à paris (essf) dans Antifascisme la-milice-francaise

 

 

 

 

 

 

 

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé à Paris dimanche 26 janvier 2014 à l’appel du collectif « Jour de colère ». Le cortège a été marqué par l’omni- présence de groupuscules d’extrême droite et ponctué de slogans antisémites, homophobes et antijournalistes.

Annoncée comme un grand rassemblement citoyen anti-Hollande, la mani- festation à l’appel du collectif « Jour de colère » n’a pas eu l’ampleur des mobi- lisations contre le mariage pour tous l’année dernière (17 000 personnes selon la police, 160 000 personnes selon les organisateurs). Sur Facebook, 25 000 per- sonnes avaient indiqué leur participation sur la page de l’événement. Dimanche, le mouvement était marqué par une omniprésence de groupuscules d’extrême droite. Il a été ponctué de slogans antisémites, homophobes et antijournalistes.

Le collectif avait annoncé un mouvement de «convergence des luttes», organisé sous huit bannières différentes: fiscalité, éducation-jeunesse, famille, identité nationale, chômage, respect des convictions religieuses, liberté d’entre- prise, respect des libertés fondamentales. La première difficulté était de contenir dans un même cortège des associations antifiscalité, identitaires, catholiques intégristes, catholiques traditionalistes, anti-islam, des partisans de Dieudonné et des groupuscules d’extrême droite antisémites.

Dès le départ de la manifestation, place de la Bastille, l’une des organisatrices prévient, au micro : « Nous marchons à côté de gens qui n’ont pas les mêmes convictions que nous. Nous l’acceptons. Ce qui nous unit, c’est la volonté de changer le gouvernement. Nous sommes un mouvement patriote. » Le speaker qui lui succède chauffe la foule : « Je vous rappelle que c’est une manifestation pacifique, mais ce n’est pas une raison pour ne pas montrer votre colère ! (…) Les journalistes qui sont des collabos, nous n’en voulons pas ! » Il cible « les pourrisseurs de l’État » et « les médias », et invite les participants à dénoncer les « provocateurs envoyés par Valls ».

Pendant trois heures, de la place de la Bastille aux Invalides, des groupes hétéroclites défilent contre le mariage pour tous, le « matraquage fiscal», la haus- se du chômage, l’immigration, pour la défense de la famille traditionnelle, de « la souveraineté et l’identité» de la France. Parmi les slogans, certains ciblent direc- tement les membres du gouvernement et le président : « Najat à coups de batte», «Taubira casse-toi!» et «Hollande au poteau, le peuple aura ta peau». Mais les deux qui reviennent en boucle sont : «Hollande démission» et «journalistes collabos».

Les organisateurs du collectif sont anonymes, mais les coïncidences avec le Printemps français, branche radicale de la Manif pour tous, sont troublantes, com- me l’a démontré Mediapart [1]. Dimanche, on pouvait voir un petit noyau s’affairer au départ de la manifestation, avec oreillettes et téléphones portables. On y retrou- vait Frédéric Pichon, ancien leader du Groupe union défense (G.U.D.), figure du Printemps français et avocat de plusieurs manifestants antimariage pour tous prônant la radicalisation, recroisé une heure plus tard avec… un bonnet rouge.

Était aussi présent Axel Loustau, le trésorier du microparti de Marine Le Pen, à la tête d’une société de sécurité privée prestataire du FN en 2012. Ce proche de l’ex-chef du G.U.D., Frédéric Chatillon, a déjà été interpellé dans les manifes- tations contre le mariage pour tous en avril [2].

Dans le cortège, on croise un grand nombre de groupuscules gravitant à l’extrême droite : les Groupes nationalistes révolutionnaires (G.N.R.), le Front nationaliste, Terre et peuple, ou encore Yvan Benedetti, ex-FN et leader de l’Œuvre française, le groupuscule pétainiste et antisémite dissout en juillet après la mort de Clément Méric. Avec les Caryatides, il lance des «Hollande ça suffit, travail famille patrie!», «La France aux français», «Français, réveille-toi, tu es ici chez toi!», «Israël hors d’Europe!», ou «On n’entend plus chanter Ariel Sharon».

« Faurisson a raison, la Shoah c’est bidon », entend-on plus loin. Parmi les personnalités présentes, on trouvait l’écrivain Renaud Camus, théoricien du « grand remplacement » (théorie selon laquelle les Français seraient en passe d’être démographiquement évincés par des peuples non européens), l’essayiste Alain Soral, passé par le PCF puis le FN, aujourd’hui à la tête d’Égalité et réconciliation. Ellen Salvi, Nicolas Serve, Marine Turchi

Notes:

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16 février 2015 ~ 0 Commentaire

21 mars : ensemble contre le racisme et le fascisme! (npa)

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« Parce que notre indignation n’est pas sélective, nous n’oublions pas, aux côtés des victimes des attaques de Charlie hebdo et de l’Hyper Cacher, les milliers de migrantEs disparuEs en Méditerranée et ailleurs, les victimes des violences policières dans nos quartiers ainsi que Rémi Fraisse, manifestant tué par la police.

Nous n’oublions pas les mortEs de Gaza, de Homs, du Nigeria ou de Kobané et toutes les victimes de la guerre comme nous n’oublions pas les victimes de la violence d’extrême droite. C’est en leur mémoire que nous appelons à descendre massivement dans la rue le 21 mars prochain »…

C’est ainsi que devrait finir le texte d’appel unitaire actuellement en discussion pour des manifestations le 21 mars prochain à l’occasion de la journée mondiale contre le racisme.

Ces manifestations sont déjà prévues à Athènes, Barcelone et Londres. Lors d’une rencontre de la Coalition internationale des sans-papiers et migrants (CISPM) à Berlin ce week-end, la date a été reprise et des initiatives devraient aussi voir le jour en Italie et en Allemagne. Cette dimension internationale est importante, alors que François Hollande a utilisé la manifestation du 11 janvier dernier pour faire défiler au premier rang tous les représentantEs de l’impérialisme.

En France, depuis une quinzaine de jours, des réunions se sont tenues, à Paris, à Grenoble, à Toulouse notamment, dans différents cadres, pour discuter de la nécessité d’une riposte à l’offensive raciste, islamophobe et sécuritaire qui a suivi les attentats de début janvier.

Cette mobilisation pour le 21 mars doit servir d’appui pour ces initiatives et de point de convergence. Car il y a urgence à donner une visibilité, dans la rue, à une réponse à la multiplication des actes islamophobes, au durcissement sécu- ritaire et au climat d’union sacrée développé par le gouvernement pour légitimer sa politique de casse sociale. Et comme le dit le projet d’appel : «  nous refusons de nous résigner à la montée de l’extrême droite, qu’elle prenne la forme du Front national, des groupes ouvertement fascistes et agressivement islamophobes ou de courants antisémites ».

Immigration et mouvement ouvrier Ce n’est pas un hasard si l’initiative a été prise par l’Union nationale des sans-papiers, car ce climat est de mauvais augure pour les migrantEs au moment même où l’Assemblée nationale prépare une nou- velle loi sur l’immigration et le droit d’asile. En quinze jours à peine, une trentaine d’organisations ont déjà répondu à l’appel des sans-papiers : associations (UJFP, ATMF, FUIQP, AFA…), syndicats (Solidaires, CNT…), partis (AL, Ensemble, NPA, PIR, PCF…).

Il s’agit d’abord de faire sauter le couvercle de la peur pour les fractions de notre classe directement visées par le racisme. Cela nécessite la participation des associations de l’immigration et des quartiers, et un travail de mobilisation sur le terrain. Il s’agit aussi d’entraîner les organisations du mouvement ouvrier pour démontrer, dans la rue, que notre unité n’est pas « nationale » ni basée sur une guerre de civilisations ou de religion…

Ce sont ces objectifs que poursuit le NPA. Il n’y a donc pas de temps à perdre pour élargir la mobilisation. Une manifestation est prévue sur Paris qui devrait démarrer symboliquement à Barbès dans le 18e arrondissement. Mais cette journée doit aussi être l’occasion de manifestations dans d’autres villes de France.

Nous avons un mois pour commencer à relever la tête et créer les conditions d’une riposte aux politiques racistes, impérialistes et antisociales mise en place autour de l’union nationale.

Denis Godard Dimanche 15 Février 2015

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09 février 2015 ~ 2 Commentaires

l’«écologie humaine», nouvel avatar de la droite conservatrice et catholique pour promouvoir ses valeurs morales (basta)

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Ils passent de la lutte contre le mariage gay à la défense de la biodiversité, de la remise en cause du droit à l’avortement au soutien des « zones à défendre »…

De nombreux activistes catholiques traditionalistes se convertissent à l’écologie. Une conversion qui n’est qu’apparente : elle permet de verdir une certaine vision réactionnaire de la famille sans véritablement interroger les défis environne- mentaux. Les dirigeants du mouvement Ecologie humaine ne cachent pas, par exemple, leur proximité avec l’industrie agroalimentaire ou nucléaire. Enquête sur ce verdissement des droites conservatrices.

Ils sont catholiques, plutôt jeunes, combattent le droit à l’avortement et le mariage pour tous, et maîtrisent parfaitement les réseaux sociaux. Galvanisés par les manifestations contre la Loi Taubira en 2012 et 2013, ces activistes nouvelle génération continuent à occuper l’espace public. Ils multiplient les terrains d’intervention, du blasphème à la théorie du genre. Un nouveau sujet les mobilise plus particulièrement : l’écologie. En quelques mois, conférences, livres et blogs se sont emparés de la question.(…)

« Verdissement » des droites conservatrices Le mouvement de « verdisse- ment » des droites conservatrices est général. Le lobby de la Manif pour tous au sein de l’UMP, Sens commun, publie dans Le Figaro, en octobre 2014, une tribune au titre explicite : « Pourquoi la droite doit développer une conscience écolo- gique », qui dénonce le projet du barrage de Sivens. Mais ceux qui suscitent le plus d’échos fin 2014 sont les fondateurs du courant L’écologie humaine. Leurs premières Assises nationales, réunies les 6 et 7 décembre 2014 à Montreuil (93), rassemblent plusieurs centaines de personnes et sont relayées par de nombreux médias. Leur thème aurait pu être celui d’un rassemblement d’Europe Ecologie – les Verts : « Changeons le monde par nos initiatives ». (…)

Références à Pierre Rabhi ou à la gauche radicale …Les circuits courts, à l’image des Amap, y ont été mis à l’honneur, comme dans les conférences des Alternatives catholiques ou dans le livre de Gaultier Bès. Ce dernier revendique la notion de « sobriété heureuse », développée par l’agriculteur et essayiste Pierre Rabhi, qu’il cite comme une de ses références. Gaultier Bès va plus loin encore dans la transgression, en couplant son discours écologique à une critique du système économique dominant, n’hésitant pas à citer des penseurs de la gauche radicale, tel l’économiste Jacques Généreux, conseiller de Jean-Luc Mélenchon, ou le philosophe Jean-Claude Michéa.

« On trouve chez certains chrétiens une critique de la technique toute puissante, qui s’inscrit parfaitement dans la pensée écologique, observe Dominique Bourg. Par exemple lorsqu’ils dénoncent avec virulence le transhumanisme. » Une pensée critique qui s’inscrit également dans une tradition chrétienne récente, où apparaissent les noms de Jacques Ellul et d’Ivan Illich, abondamment cités par nombre de ces activistes. Leur militantisme écologique montre cependant certaines limites. (…)

Des « écolos » proches des banques et de l’industrie nucléaire…

Martin Brésis  9 février 2015

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