Archive | Antiracisme

21 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Histoire. Un internement de Tsiganes sorti de l’oubli (LT)

Histoire. Un internement de Tsiganes sorti de l'oubli (LT) dans Antiracisme gendarmes02

Cette page sombre de l’histoire de Moisdon-la- Rivière (44) était oubliée. Désormais, une exposition rappelle que près de 200 Tsiganes ont été internés dans une ardoisière, entre 1940 et 1942.

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Avril 1940 : ordre est donné aux Tsiganes, par un décret-loi du gouvernement de Vichy, de rester « cantonnés » dans des communes que leur assignent les préfets. Officiellement par crainte d’« espionnage ». Mais en octobre 1940, quand les autorités allemandes ordonnent aux autorités françaises de les interner, nul ne s’en émeut réellement. Pour les « nomades », « forains », « romanichels », « bohémiens », « tsiganes » ou « roms » comme les désignent indifféremment les administrations françaises et allemandes, commence alors une terrible période de répression. À Moisdon-la-Rivière, petite commune de Loire-Atlantique située entre Nantes et Rennes, existe l’ancien camp de La Forge.

Le camp jugé insalubre dès 1942  En 1939, il a accueilli plusieurs centaines de républicains espagnols. Un an plus tard, cette ancienne ardoisière, dont subsiste encore notamment une grande grange en pierre, est occupée par plus de 200 Tsiganes, hommes, femmes et enfants. Ils y sont internés dans des conditions particulièrement éprouvantes. L’endroit, encaissé et inondable, fut d’ailleurs jugé tellement insalubre qu’il a été fermé en 1942. « Des enfants sont morts à cause des conditions de vie là-bas, on ne sait pas combien parce qu’on ne retrouve pas grand-chose… Mais on sait aussi qu’il y a eu de la solidarité locale, des gens qui portaient de la nourriture au camp, par exemple », témoigne le prêtre nantais Christophe Sauvé, lui-même membre de la communauté des gens du voyage et défenseur de familles roms. Après sa fermeture en 1942, les prisonniers furent transférés, pour beaucoup, dans le plus important de la trentaine de camps d’internement de Tsiganes de France, à Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire). Au total, selon les historiens, de 6.000 à 6.500 Tsiganes français furent internés, et ce jusqu’en 1946, bien après la libération du territoire national.

« Un anti-tsiganisme fort »  Pour Christophe Sauvé, l’exposition permanente qui a ouvert ses portes ce week-end, à Moisdon-la-Rivière, trouve une résonance dans l’actualité de ce début de XXIe siècle. « Aujourd’hui, un anti-tsiganisme fort, contre les gens du voyage comme contre les Roms, s’installe en Europe, les familles ont peur, elles le disent », souligne celui qui est également président de l’Association nationale des gens du voyage catholiques (ANGVC). « J’ai encore entendu récemment une vieille femme, qui avait vécu l’internement, me dire avant l’exposition : « Il faut pas en parler, sinon ils vont recommencer ». Au contraire, je crois qu’il faut connaître cette histoire, pour que ça ne recommence pas ». Cette exposition, qui prend la forme d’un parcours mémoriel, est présentée dans un lieu à l’histoire méconnue il y a peu encore, y compris à Moisdon, où la première commémoration « n’a eu lieu qu’en 2008 ». Samedi, le vernissage de l’exposition a été réalisé avec l’aide de lycéens et de jeunes de la communauté des gens du voyage. Constituée de panneaux qui retracent l’histoire du camp et l’illustrent à l’aide des rares photos retrouvées et de dessins faits par des lycéens des environs, elle est destinée à demeurer sur le site du camp.21 octobre 2013 Pratiquewww.campdelaforge.moisdon.fr

 

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/histoire-un-internement-de-tsiganes-sorti-de-l-oubli-21-10-2013-2275193.php

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20 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

La décision de François Hollande est honteuse, incohérente, révoltante

La décision de François Hollande est honteuse, incohérente, révoltante dans Antiracisme logo-horizontal1-300x153

En conformité avec la commission d’enquête François Hollande ose valider l’expulsion de Léonarda. Conforme à la loi dit-il s’appuyant sur l’ensemble des lois répressives adoptées contre l’immigration depuis Chevènement, Chirac, Sarkozy, Besson. Que son gouvernement s’est bien gardé de modifier.

En même temps qu’il valide l’expulsion, il décide, du fait du prince, que Léonarda, seule, pourrait revenir en France poursuivre ses études. Comment peut-il la forcer à choisir entre sa famille et ses études ? Qu’en est-il des frères et des sœurs, qui ont été scolarisés, eux aussi, jusqu’à maintenant en France ? Que reste-t-il donc du droit de vivre en famille ? Le scandale de l’expulsion de Léonarda n’est pas seulement une question de forme. Son expulsion, comme celle de sa famille, est inacceptable.

Hollande espère, avec sa décision honteuse et en comptant sur les congés scolaires, mettre fin à la mobilisation lycéenne. Il refuse d’entendre que la revendication des manifestants se dresse tout autant contre l’expulsion de Léonarda que contre celle de Khatchik, et de tous les autres. C’est toute la logique de la politique du gouvernement qui est en cause.

Les lycéenNEs qui sont descenduEs dans la rue ne se laisseront pas abuser par une manœuvre aussi minable. Le NPA apporte tout son soutien à leurs mobilisations qui prévoient de reprendre massivement dés la rentrée scolaire.

Montreuil, le 19 octobre 2013

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19 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Une expulsion conforme… à la droite pas au droit (Npa)

Une expulsion conforme… à la droite pas au droit (Npa) dans Antiracisme guc3a9ant-valls-300x174

Déclaration d’Olivier Besancenot

François Hollande, par sa décision, vient de prendre une position révoltante et inhumaine à l’encontre du droit international sur le droit de vivre en famille. Cette proposition signifie que François Hollande remet également en cause le droit à l’éducation pour tous, qu’on ait ou pas des papiers. Il ratifie et cautionne l’expulsion des frères et des sœurs de Léonarda pourtant scolarisés en France. Qu’y a-t-il d’humain à demander à Léonarda de choisir entre sa famille et ses camarades de classe ? Ce gouvernement et François Hollande s’enfoncent dans la vase idéologique réactionnaire, discriminatoire qui semble embaumer l’air du temps. Le PS avait déjà renoncé depuis longtemps à créer l’espoir à gauche. Il alimente désormais la peur avec la droite et l’extrême droite. Léonarda et sa famille doivent rentrer et Manuel Valls doit partir du Gouvernement. Le combat continue. Olivier Besancenot, le 19/10/2013

http://www.npa2009.org/node/39214

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18 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Affaire Leonarda : à Paris, la « camaraderie lycéenne » se met en marche (France Tv)

Affaire Leonarda : à Paris, la

Entre 2 500 et 10 000 lycéens ont manifesté, jeudi, dans la capitale, pour dénoncer l’expulsion de deux adolescents en situation irrégulière. Reportage.

Fièrement posté devant le cortège, Kévin, 16 ans, reprend son souffle, après avoir harangué au mégaphone une foule de 2 500 lycéens parisiens (selon la police), jeudi 17 octobre. « La petite Leonarda est la goutte qui a fait déborder le vase, avance cet élève de terminale, impliqué dans la mobilisation grandissante en soutien à Khatchik Khachatryan, un lycéen arménien scolarisé à Paris et expulsé samedi. La camaraderie lycéenne est à l’œuvre. » Une vingtaine de lycées publics parisiens, sur un total d’une centaine, ont été perturbés, voire bloqués, jeudi, pour protester contre l’expulsion de Khatchik Khachatryan et de la collégienne Leonarda Dibrani, tous les deux en situation irrégulière. « Ils pourraient être nos amis ; leur famille et leurs proches vivent ici et on les a arrachés de ce monde, s’indigne Eloïse. Dans le passé, des mobilisations comme aujourd’hui ont permis le retour d’étudiants expulsés. »

Des lycées bloqués dès l’aube

Des élèves se sont retrouvés dès 5h45, jeudi, pour entasser des poubelles devant l’entrée de leurs lycées respectifs, avant de rejoindre la manifestation en fin de matinée, place de la Nation. Des actions envisagées depuis le début de la semaine par des syndicats lycéens comme la Fidl (réputé proche du PS) et mises au point la veille, avec les réseaux sociaux comme relais principal. Au lycée Louis-Armand (15e arrondissement), « le proviseur a pris le micro ce matin pour nous informer de la manifestation et des profs nous ont accompagnés », indique Karen. Originaire d’Arménie, ce jeune homme de 17 ans dit avoir rencontré Khatchik à plusieurs reprises. « C’est quelqu’un de sage, qui est considéré comme un déserteur en Arménie, faute d’y avoir fait son service militaire quand il a eu 18 ans, explique Karen. Il risque la prison et il se retrouve sans avenir dans ce pays corrompu. »

« Khatchik à Paris, Valls en Arménie »

Sur les pancartes, la colère et l’indignation sont dirigées vers le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Des slogans l’invitent à « stopper la Valls des expulsions » ou même à démissionner. « Il mène une politique de droite alors qu’il devrait se comporter comme un ministre de gauche », estime Kévin, pour qui « la scolarisation de ces enfants montrait une volonté d’intégration de la part de leurs parents ».  « Il faut donner des papiers aux gens qui le méritent, ces élèves travailleront bientôt et participeront à l’économie française », soutient Léo, 16 ans, une pancarte « Valls dehors » à la main.

« C’est qui Valls ? »Arrivés place de la République, les lycéens ont rencontré l’opposition de CRS, qui ont reculé progressivement, jusqu’aux abords du ministère de l’Intérieur. Jets de bouteille dans un camp, projections de gaz lacrymogène dans l’autre. « Ont-ils au moins pris le temps de connaître le fond de l’histoire ? » s’interroge une passante d’une cinquantaine d’années, fatiguée par la ferveur lycéenne.  Alors que des lycéens grimpent sur des abribus ou se poussent sur un chariot à bagages provenant de la gare de Lyon, d’autres profitent du mouvement pour creuser le sujet. « C’est qui Valls ? », demande un lycéen à son voisin. Le cortège se disperse et rendez-vous est donné le lendemain, en début d’après-midi, place de la Bastille.  Par Yann Thompson Mis à jour le 17/10/2013 | 20:46 , publié le 17/10/2013 | 20:21

http://www.francetvinfo.fr/societe/roms/expulsion-de-leonarda/affaire-leonarda-a-paris-la-camaraderie-lyceenne-se-met-en-marche_437518.html

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18 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Monsieur Valls, ça suffit ! (Mrap)

Monsieur Valls, ça suffit ! (Mrap) dans Antiracisme guc3a9ant-valls
rien dans Macronie

Messieurs Guéant et Hortefeux ont trouvé un successeur, il s’appelle Manuel Valls !

En quelques jours, trois nouvelles situations insupportables sont venues noircir un peu plus le tableau.

Le 9 octobre, l’expulsion de la famille de la jeune Léonarda, son arrestation dans le cadre scolaire devant tous ses camarades, a suscité la colère et l’émotion de toutes celles et tous ceux qui refusent de telles méthodes contraires aux fondamentaux des droits de l’homme.

Le 12 octobre, Khatchik Khachatryan, âgé de 19 ans, scolarisé au lycée professionnel Camille-Jenatzy, dans le 18e, a été expulsé vers l’Arménie : c’est la première expulsion de lycéen à Paris depuis 2006.

Le 11 octobre, dans la soirée, une jeune mère a été séparée, pendant plus de 12 heures, de son bébé de 17 mois qu’elle allaitait. Le bébé avait été placé dans un foyer afin de pouvoir enfermer la jeune mère, seule, au Centre de Rétention de Lesquin en vue de son éloignement vers la Guinée Conakry.

Trop c’est trop !

Un rapport de la CIMADE confirme le sentiment de la plupart des acteurs de terrain : la circulaire dite de “régularisation” de Mr Valls ne concerne qu’un nombre très limité d’étrangers et l’arbitraire préfectoral perdure malgré les promesses. L’exigence de fournir des bulletins de salaires et de trouver un employeur s’engageant à les recruter pour au moins un an est un obstacle majeur à la régularisation des sans papiers avec titre de séjour “salarié”. Le gouvernement actuel maintient, en connaissance de cause, des milliers de sans papiers dans un état de précarité inacceptable.

Le MRAP est scandalisé par cette politique inhumaine, indigne des valeurs de la République, indigne d’un gouvernement qui se prétend de gauche. Rien de surprenant que Manuel Valls ait reçu le soutien de Monsieur Coppé ! Monsieur le Ministre, laissez les enfants à l’école, les bébés avec leur mère, régularisez les sans papiers !

Ce n’est pas par une surenchère odieuse dans la désignation de boucs émissaires que l’on combattra les idées du Front National, au contraire !

Après les propos d’incitation à la haine à l’encontre des populations Roms, le Ministre de l’Intérieur vient de franchir à nouveau la ligne rouge. Il n’a plus sa place Place Beauvau !

Le MRAP salue la mobilisation des lycéens solidaires de Leonarda et Katchik et appelle à la manifestation à 13h place de la Bastille, pour changer la loi, pour des régularisations. vendredi 18 octobre 2013 – 10h19

http://www.mrap.fr/droits-des-migrants-et-etrangers/regularisation-des-sans-papiers/monsieur-valls-ca-suffit

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18 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

La Ligue des droits de l’Homme salue la mobilisation des lycéens qui manifestent aujourd’hui en France… (LDH)

La Ligue des droits de l’Homme salue la mobilisation des lycéens qui manifestent aujourd’hui en France... (LDH) dans Antiracisme tumblr_muu09nl8vq1slzw4jo1_1280-300x212

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La Ligue des droits de l’Homme salue la mobilisation des lycéens qui manifestent aujourd’hui en France, en soutien à Leonarda Dibrani et Khatchik Kachatryan, et se tient résolument à leurs côtés.

Devant l’interpellation de collégiens ou lycéens étrangers dans leur environnement scolaire, la LDH réaffirme le droit à la scolarité et à la vie en famille des jeunes étrangers. La LDH le répète : il est temps de rompre avec les politiques migratoires du passé, politiques qui piétinent des droits fondamentaux, tel le droit à l’éducation, politiques qui nourrissent les discriminations et les discours de haines racistes. Il est grand temps que le gouvernement rompe avec ces politiques du passé, pour faire respecter les droits des mineurs isolés étrangers, des enfants scolarisés, des familles, des travailleurs étrangers, afin de faire vivre la solidarité et la fraternité. jeudi 17 octobre 2013 – 10h30

http://www.ldh-france.org/Arreter-la-Valls-des-expulsions.html

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17 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Expulsion d’un lycéen : Valls révise le manuel du petit Sarkozy (Npa jeunes)

Expulsion d’un lycéen : Valls révise le manuel du petit Sarkozy (Npa jeunes) dans Antiracisme expulsion

Khatchik Kachatryan, jeune lycéen, élève du lycée Camille Jenatzy (Paris 18ème) a été expulsé vers l’Arménie samedi 12 octobre pour défaut de titre de séjour.

Une première tentative d’expulsion le 10 octobre avait échoué : une trentaine d’élèves, d’enseignants du lycée Jenatzy, des soutiens RESF, JC et FIDL ayant convaincu des passagers de soutenir le refus d’embarquer de Khatchik. Il est le premier lycéen parisien chassé depuis août 2006. Nicolas Sarkozy était alors ministre de l’intérieur. Il laisse en France ses parents, sa sœur, son beau-frère, des cousins, oncles et tantes et ses amis.

Depuis plusieurs semaines et l’arrestation de Khatchik, la mobilisation s’amplifiait. Les militants RESF puis les enseignants de Khatchik faisaient part de leur opposition, bientôt rejoints par des élus parisiens communistes puis certains socialistes. Informés de sa situation, les copains de classe de Khatchik ont alors fait plusieurs matinées de grève et préparaient un début de semaine de manifestations et d’actions pour obtenir sa libération.

Du côté de la préfecture et du ministère de l’intérieur, la réponse était un silence honteux. Les conséquences pourtant dramatiques de l’expulsion en Arménie de Khatchik n’ont visiblement pas pesé : études stoppées nettes, vie de famille brisée et le fort risque pour Khatchik de passer plusieurs années en prison. Il ne s’est pas fait recenser pour son service militaire en Arménie et est donc considéré là-bas comme déserteur.

C’est un grave retour en arrière que nous venons de vivre. L’acharnement, les méthodes et le mépris des conséquences dont a fait preuve l’actuel ministre Manuel Valls rappellent tristement celles de ses prédécesseurs depuis Sarkozy. Nous ne pouvons que condamner cette conduite et affirmer haut et fort qu’on ne peut pas être de gauche et appliquer ou cautionner une telle politique qui remet en cause des droits fondamentaux comme le droit à l’éducation et celui de vivre en famille.

Nous appelons les lycéens, enseignants, élus, parents d’élèves et plus largement tous les citoyens à faire connaître leur refus de voir s’appliquer en leur nom de telles mesures et à participer aux actions que ne manqueront pas de proposer les élèves et enseignants du lycée de Khatchik et les organisations signataires de ce communiqué.

De 2005 à 2011, les lycéens Suzilène, Taoufik, Najlae, Mohamed, Ilyes avaient été expulsés.

Les manifestations de leurs camarades, de leurs enseignants, de leurs soutiens avaient obligé Sarkozy à les faire revenir.

Comme eux Khatchik doit revenir !!! jeudi 17 octobre 2013

http://npa.jeunes.free.fr/

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17 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Des lycées bloqués à Paris contre les expulsions d’élèves étrangers (OF+Jdd+ Huf)

Des lycées bloqués à Paris contre les expulsions d’élèves étrangers (OF+Jdd+ Huf) dans Antiracisme pdessinpg

Des lycéens ont bloqué plusieurs établissements jeudi matin à Paris pour protester contre les expulsions d’élèves étrangers, après la médiatique expulsion de la collégienne Leonarda, remise à la police lors d’une sortie scolaire.

Quatorze lycées sont bloqués et les entrées « filtrées » dans deux autres établissements. « Le mot d’ordre c’est de se mobiliser pour le retour des lycéens expulsés », a dit Steven Nassiri, porte-parole du syndicat lycéen FIDL, joint par téléphone alors qu’il manifestait ce jeudi matin devant le lycée Charlemagne à Paris. « C’est inadmissible que sous un gouvernement de gauche on doive montrer ses papiers pour entrer au lycée. Tout le monde a le droit à une éducation », a-t-il estimé. Les lycéens réclament le retour de la collégienne kosovare Leonarda, expulsée du Doubs après avoir été remise à la police lors d’une sortie scolaire, et celui de Khatchik Kachatryan, élève au lycée parisien Camille-Jénatzy, expulsé samedi vers l’Arménie. Mercredi, plusieurs centaines de lycéens s’étaient rassemblées devant le rectorat de Paris avec le même mot d’ordre. Social jeudi 17 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Des-lycees-bloques-a-Paris-contre-les-expulsions-d-eleves-etrangers_6346-2240012_actu.Htm

Lire aussi: http://www.lejdd.fr/Politique/Vaillant-interpelle-Valls-sur-le-cas-d-un-lyceen-armenien-634385

http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/17/leonarda-soutien-lycees-bloques_n_4113099.html?utm_hp_ref=france

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16 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Il y a trente ans, la « marche des Beurs » (JDD)

Marche des Beurs

Il y a trente ans, le 15 octobre 1983, une douzaine d’enfants d’immigrés et de militants antiracistes quittaient Marseille pour réclamer l’égalité des droits, entamant « la marche des Beurs ».

Le 15 octobre 1983, sur fond de tensions entre jeunes des cités et policiers, une douzaine d’enfants d’immigrés et de militants antiracistes quittaient Marseille pour réclamer l’égalité des droits. Deux mois et un millier de kilomètres plus tard, ils étaient accueillis à Paris par 100.000 personnes.

http://www.lejdd.fr/Societe/Il-y-a-trente-ans-la-marche-des-Beurs-634066

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14 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

17 octobre 1961 17 octobre 2013, 52ème Anniversaire, Vérité et Justice

17 octobre 1961 17 octobre 2013, 52ème Anniversaire, Vérité et Justice  dans Antiracisme police

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre feu discriminatoire qui leur avait été imposé par Maurice Papon, préfet de police de Paris. Ils défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés – notamment par la « force de police auxiliaire » – ou, pour nombre d’entre eux, refoulés en Algérie. Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une brutalité extrême des forces de police.

52 ans après, la Vérité est en marche. Cependant, la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées, – en particulier la Guerre d’Algérie – non plus que dans le cortège de drames et d’horreurs qu’elles ont entraînés, comme ce crime d’Etat que constitue le 17 octobre 1961. L’an dernier, le Président de la République a certes fait un premier pas important, en déclarant « Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes. » Mais le terme de crime n’est pas repris, et la responsabilité, sous entendue, n’est pas clairement définie, Certains osent encore aujourd’hui continuer à parler des « bienfaits de la colonisation », à célébrer le putsch des généraux à Alger contre la République, à « honorer » les criminels de l’OAS.

Dans ce domaine, il est donc nécessaire que des mesures significatives soient prises :
- Redéfinition de la « Fondation pour la mémoire de la Guerre d’Algérie « , (dotée de plus de 7 millions d’euros), créée en application de l’article 3 de la loi du 23 février 2005 (dont l’abrogation est demandée sous sa forme actuelle) vantant les « aspects positifs de la colonisation ». Cette Fondation est sous la coupe d’associations nostalgiques de l’Algérie Française qui voudraient exiger des historiens qu’ils se plient à la mémoire de « certains » témoins.
- Pour être fidèles à leur mission scientifique, les historiens ont besoin de pouvoir accéder librement aux archives, échapper aux contrôles des pouvoirs ou des groupes de pression et travailler ensemble, avec leurs homologues de l’autre rive de la Méditerranée.
- La vérité doit être dite sur l’organisation criminelle de l’OAS que certains, au sein de l’ancienne majorité présidentielle ont voulu réhabiliter.

Ce n’est qu’à ce prix que pourra disparaître la séquelle la plus grave de la Guerre d’Algérie, à savoir le racisme dont sont victimes aujourd’hui nombre de citoyennes et citoyens, ressortissants d’origine maghrébine ou des anciennes colonies, y compris sous la forme de violences policières récurrentes, parfois meurtrières.

On ne construit pas la démocratie sur des mensonges et des occultations. Après un demi-siècle, il est temps :
- Que le Président de la République, au nom de la France, confirme, par un geste symbolique, la reconnaissance et la condamnation de ce crime d’état
- que la Fondation pour la Mémoire de la Guerre d’Algérie soit redéfinie sur des bases totalement différentes.
- que l’Etat français reconnaisse sa responsabilité dans l’internement arbitraire, pendant la Guerre d’Algérie, d’Algériens dans des camps.
- que l’Etat français reconnaisse sa responsabilité dans l’abandon des harkis, les massacres et l’enfermement dans les camps en France en 1962.
- que la liberté d’accès aux archives soit effective pour tous, historiens et citoyens.
- que la recherche historique sur ces questions soit encouragée, dans un cadre franco-algérien, international et indépendant.

A l’occasion de ce 52ème anniversaire, nous exigeons Vérité et Justice. Rassemblement le 17 Octobre 2013 à 18h au Pont Saint Michel à PARIS

Signataires (au 12 octobre 2013) :

Associations : 4ACG (Anciens Appelés à la Guerre d’Algérie et leurs Amis contre la Guerre), 17 Octobre Contre l’Oubli, 93 Au Cœur de la République, ACCA (Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hu), Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Féraoun et leurs Compagnons, AHDH (Association Harkis droits de l’Homme), ANPROMEVO (Association Nationale pour la Protection de la Mémoire des Victimes de l’OAS), Au Nom de la Mémoire, ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants), Comité Vérité et Justice pour Charonne, FNACA Paris (Fédération Nationale des Anciens Combattants AFN de Paris), LDH (Ligue des Droits de l’Homme), MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié des Peuples), Réseau Féministe Ruptures, Sortir du Colonialisme,

Syndicats : FSU (Fédération Syndicale Unitaire), Fédération SUD Education, URIF-CGT (Union Régionale Ile de France de la Confédération Générale du Travail),

Partis Politiques : AL (Alternative Libertaire), NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) PCF (Parti Communiste Français), PG (Parti de Gauche)

Communiqué du Collectif du 17 octobre : Vérité et justice

Cette année encore, le « Collectif du 17 octobre » appelle à un rassemblement au Pont Saint Michel le 17 octobre 2013 à 18h30 pour commémorer le 52ème anniversaire du crime d’état commis le 17 octobre 1961, en plein cœur de Paris.

Trois raisons principales motivent ce rassemblement :
- Ne pas oublier ce crime, perpétrer la mémoire des centaines de victimes.
- Reconnaître et condamner ce crime d’état
- Ouvrir largement les archives (dans un cadre franco-algérien, indépendant) pour que toute la vérité soit enfin connue et que justice puisse être rendue

On se rappelle que l’Élysée diffusait enfin un communiqué, le 17 octobre 2012, 2 heures avant le rassemblement du Pont Saint Michel, tout en refusant de recevoir les responsables des associations animant le « Collectif du 17 Octobre ».

Le texte de ces 3 phrases était :
« Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression.
« La République reconnaît avec lucidité ces faits.
« Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes. »

L’expression du Président était bien en retrait de celui du candidat, un an auparavant, qui réclamait, en, signant la pétition du « Collectif 17 Octobre » sur Médiapart. La reconnaissance et la condamnation de ce crime d’état ne figurent pas dans cette déclaration. A quand un geste symbolique ?

http://www.mrap.fr/histoire-et-memoire/17-octobre-1961/17-octobre-1961-17-octobre-2013-52eme-anniversaire-verite-et-justice

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