Archive | Antiracisme

23 février 2018 ~ 0 Commentaire

bretons… (debunkers)

parler

Bretons, Auvergnats, Italiens, Espagnols, Arabes et Roms: dehors les étrangers qui nous volent notre travail!

« Tout le monde le sait bien qu’il n’y a pas de racisme mais des racismes : racisme anti-pauvre, racisme anti-jeune, racisme anti-femme, racisme anti-arabe… Alors, si vous êtes une « pauvre jeune femme arabe ! » »…Guy Bedos

C’est un article un peu particulier qui s’offre à votre lecture. En effet, il s’agit non pas, comme à notre habitude de démonter un fait, un hoax ou une rumeur précis, mais une assertion bien inscrite dans le patrimoine de pensée de l’extrême droite :

« L’étranger est inassimilable ». Par essence.

Cette figure de l’étranger « inassimilable » accompagne chaque vague migratoire. Des Italiens, de la fin du 19è siècle, aux migrants africains d’aujourd’hui, les stéréotypes ne changent guère. Les immigrés seraient trop nombreux, porteurs de maladie, délinquants potentiels, étrangers au corps de la Nation, voire même ennemis de celle-ci. Cette xénophobie, récurrente en temps de crise, va souvent de pair avec l’antisémitisme et se nourrit de racisme.

Ce que nous voulons démonter dans cet article, c’est la réflexion très fréquente qui consiste à présenter les étrangers d’aujourd’hui comme inassimilable, alors que les anciennes vagues d’immigrations, elles se seraient intégrées parce « qu’Européennes ». Nous voulons montrer que rien n’est moins vrai car les stéréotypes que l’on entend sur les immigrés « d’aujourd’hui », sont exactement les mêmes que ceux que les immigrés « d’hier », Belges, Polonais, etc… ont entendu. Que ces stéréotypes procèdent des mêmes phrases, mêmes sous-entendus et mêmes préjugés. Et que, de façon plus significative encore, ces stéréotypes ont été absolu- ment les mêmes, qui ont été utilisés contre les Provinciaux français à la fin du 19 ème siècle !!!

Notre but n’est pas d’expliquer en profondeur les raison de ces stéréotypes autrement que par des pistes de lecture ; qui vous emmèneront plus loin. Mais bien par des citations xénopho- bes/racistes ; de vous démontrer par A+B que ce que le raciste d’aujourd’hui présente comme une réalité incontournable, comme un fait indépassable, une vérité absolue (que seuls les « bobogauchistes » et les ennemis de la France nient), n’a pas été moins vrai envers les provinciaux et de tous les membres des vagues successives d’immigration qu’ont connu notre pays.

Plus personne à l’extrême droite ne songerait à accuser Bretons, descendants d’italiens ou d’espagnols comme des gens issus d’un peuple sale, prédisposés à la délinquance, à la tricherie aux allocations, à la violence et à la sexualité débordante. A part les juifs dont la stigmatisation semble éternellement liée aux mêmes thèmes complotistes sur une prétendue domination mondiale. Ce qui est un phénomène quasiment unique.

C’est pourquoi les « petites phrases » racistes de nos politiciens visent les immigrés d’Afrique, et les pare de vices  que l’on n’entend plus à propos des vagues d’immigrations antérieures. Pire, ils justifient cela par une « réalité objective » que connaîtraient nos concitoyens con- frontés avec les immigrés d’aujourd’hui, réalité que n’auraient pas connus nos ancêtres avec les « immigrés d’avant ».

Le racisme anti-provinciaux

« La Bretagne est une colonie comme l’Alsace et les Basques, plus que la Guadeloupe  » dira Michelet en 1831

En France, la Révolution industrielle a provoqué un fort exode rural des provinces vers Paris (Bretons, Auvergnats…). Les classes possédantes parisiennes ont majoritairement développé un profond mépris pour ces nouveaux venus, qui s’est exprimé dans un racisme latent. Une des théories en vogue était alors que les parisiens étaient les fiers descendants des Francs victorieux, tandis que les provinciaux étaient la progéniture dégénérée des Gaulois vaincus.

C’était principalement de la classe dominante, concentrée à Paris, qu’émanait ce racisme. Ainsi le Journal des débats parlait « d’invasion des barbares », le baron Haussmann y voyait une « tourbe de nomades », et Adolphe Thiers une « multitude de vagabonds ».

Et même de nos jours, certains propos restent du même acabit. En effet en 1951 vit la promulgation de la loi Deixonne, (première loi française visant à autoriser l’enseignement des langues régionales de France, de manière facultative). Un député socialiste réagit, «Comment ! On veut nous apprendre le dialecte des cavernes! ».

ll nous suffit de réfléchir encore aujourd’hui aux stéréotypes sur les provinciaux : « le Breton est têtu », « l’Auvergnat est avare », « le Parisien est arrogant », « le Corse est fainéant », « le chti est alcoolique », « le Normand est indécis », etc…
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Les Bretons : incompréhensibles, sales et stupides…
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« Les Bas-Bretons ont un langage dur et difficile à comprendre. Leurs habitudes, leurs coutumes, leur crédulité et leurs superstitions leur laissent à peine une place au-dessus de l’homme sauvage. Le paysan y est d’une malpropreté dégoûtante. Son habitation peut presque se comparer à celle d’Hottentots(…) En général les paysans ont une mauvaise physionomie, stupide et brutale à la fois.  » (Malte Brun, 1831)
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« La Basse-Bretagne, je ne cesserai de le dire, est une contrée à part qui n’est plus la France. Exceptez-en les villes, le reste devrait être soumis à une sorte de régime colonial . Je n’avance rien d’exagéré  » (Auguste Romieu, sous-préfet à Quimperlé, 1831). Ce même Romieu préco- nisait d’ailleurs des méthodes originales, « Créons, pour l’amélioration de la race bretonne, quelques-unes de ces primes que nous réservons aux chevaux et faisons que le clergé nous seconde en n’accordant la première communion qu’aux seuls enfants parlant le français  » .
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« Croyez-moi, Monsieur, le catalan qui me faisait tant enrager n’est qu’un jeu d’enfant auprès du bas breton. C’est une langue que celle-là. On peut la parler fort bien, je crois, avec un  bâillon dans la bouche , car il n’y a que les entrailles qui paraissent se contracter quand on cause en bas breton. Il y a surtout l’h et le c’h qui laissent loin derrière la jota espagnole. Les gens qui parlent cette belle langue sont bons diables, mais horriblement sales(…) On voit dans les villages les enfants et les cochons se roulant pêle-mêle sur le fumier, et la pâtée que mangent les premiers serait probablement refusée par les cochons du Canigou.  » (Prosper Mérimée, lettre à Jaubert de Passa, 1835) .

Une remarquable constance de détestation qui survit tout le long du 19ème siècle :

« Le petit Breton est abandonné à lui-même dès qu’il peut marcher. A peine vêtu, malpropre, il patauge toute la journée par les chemins, mange à l’écart un morceau de pain noir, joue peu, ne parle pas(…) S’il a huit ans d’âge physiquement, il en a trois à peine pour le développement intellectuel….  » (Poitrineau, inspecteur d’académie à Vannes, Instruction, 1897).  « Les principaux traits de la race bretonne sont la malpropreté, la superstition et l’ivrognerie »
Manuel de géo,1929

En 1969 paraissait cette annonce dans l’Agriculteur de l’Aisne :

 « Nous vous demandons de faire connaître, avant le 8 janvier au syndicat betteravier, vos besoins en main d’oeuvre. Préciser la catégorie : Bretons, Italiens, Espagnols, Portugais, Marocains,…  »

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22 février 2018 ~ 0 Commentaire

cédric herrou (rtl)

herrou

Loi asile et immigration : « L’extrême droite est au pouvoir », assure Cédric Herrou

 Alors que Gérard Collomb présente la loi asile et immigration ce mercredi en Conseil des ministres, l’agriculteur Cédric Herrou assure que le Front national n’aurait « pas mieux fait »

Gérard Collomb présente ce mercredi 21 février en Conseil des ministres son projet de loi sur l’asile et l’immigration, un texte très critiqué par les associations et qui fait des vagues jusque dans la majorité pour sa logique de fermeté. Défendu par le ministre de l’Intérieur comme un texte « équilibré », le projet de loi vise à réduire à six mois les délais d’instruction de la demande d’asile et à faciliter la reconduite à la frontière pour les déboutés.

Si Édouard Philippe a évoqué les principes « d’humanité » et de « d’efficacité » vis à vis de ce texte, Cédric Herrou se montre beaucoup plus ferme. L’agriculteur, condamné à plusieurs reprises pour avoir aidé des migrants à la frontière italienne, dénonce un projet de loi complètement « fou ».

« C’est la criminalisation de personnes qui ont souffert, qui ont été victimes de torture, de guerre, de dictature. Ces personnes, on a le devoir de les protéger et la seule réponse de l’État, c’est de les mettre en prison, déplore-t-il. C’est inhumain et dangereux ».

L’extrême droite n’appartient pas au Front national et à la famille Cédric Herrou, agriculteur

Selon lui, le Front national n’aurait « pas mieux fait » : « L’extrême droite est au pouvoir, l’extrême droite n’appartient pas au Front national et à la famille Le Pen. Des lois comme celles-ci sont des lois d’extrême droite ». Et de poursuivre : « Dégager un demandeur d’asile, une personne qui aurait dû être protégée par l’État français et qui risque la vie, fait que la France va être complice de meurtres ».

Le pire de chaque pays européen ?

Dès lors, il attaque très sévèrement l’action de l’État. « Avec cette nouvelle loi, le gouvernement s’est inspiré des autres pays européens en prenant le pire. On prend le pire de l’Allemagne, le pire de l’Italie… Mais l’Allemagne a accueilli un million de personnes, rappelle-t-il. La France, avec 100.000 personnes, est complètement débordée. C’est une crise migratoire alors qu’on est la cinquième puissance mondiale ».

Face à la montée de l’extrême-droite dans certains pays, Cédric Herrou assure que les gens sont « mal informés ». « On mélange immigration et asile. Les demandeurs d’asile n’ont pas décidé de venir en France. Ces gens souffrent. Et ce n’est pas avec du racisme, avec du mépris, avec de la prison qu’on construit une nation. C’est avec de l’amour, de la compréhension et de la construction », conclut l’agriculteur.

21/02/2018 Yves Calvi et Claire Gaveau

http://www.rtl.fr/

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20 février 2018 ~ 0 Commentaire

brest mineurs (fr3)

Brest: rencontre avec des jeunes mineurs étrangers isolés. A l’intérieur de la maison squattée, dix jeunes mineurs étrangers

Depuis le 14 novembre 2017, dix jeunes mineurs isolés étrangers occupent une maison abandonnée à Brest. Ils viennent de Guinée, du Togo, du Mali ou encore de la Côte d’Ivoire. Le collectif « Zéro personne à la rue » les accompagne.

On les appelle les  «mineurs étrangers isolés», ou «mineurs non accompagnés» (MNA). Selon le collectif « Zéro personne à la rue » à Brest, une soixantaine de jeunes à la rue sont dans cette situation. Depuis la mi- novembre, le collectif réquisitionne une ancienne maison de cheminot, abandonnée depuis plusieurs années dans le quartier Saint Marc. Dix adolescents occupent désormais le lieu baptisé «la Maison des Mineurs ».

Un statut de mineur non reconnu

A l’intérieur, les bénévoles se relaient pour les accompagner. On discute sport, musique. On prépare les repas souvent sommaires. Les jeunes ont entre 15 et 17 ans. Beaucoup n’ont plus de papiers d’identité ou possèdent des actes de naissance non reconnus par l’administration.
Sans la reconnaissance du statut de mineur, les jeunes ne peuvent pas bénéficier du dispositif de l’aide sociale à l’enfance. Impossible donc d’être scolarisé. Une situation que Mustapha ne comprend pas. Il a été débouté de son statut de mineur, pour l’administration, il n’a pas 16 ans.

Des tests sans aucune valeur scientifique

En attendant que les choses se débloquent, des bénévoles donnent des cours de français. Le collectif accompagne les jeunes dans leur démarche juridique et dénonce les procédures : « A Brest, le Procureur réclame des tests osseux qui ne sont pas reconnus par l’ordre des mé- decins. Ces tests n’ont pas de valeur scientifique ».  Début février, un homme alcoolisé a menacé et insulté des jeunes mineurs isolés. Il a tenté de pénétrer dans la maison. Deux personnes ont été blessées en étant traîné par sa voiture. Dimanche à Brest, une centaine de personnes ont manifesté leur soutien à la Maison des Mineurs.

A.Castier 19/02/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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19 février 2018 ~ 0 Commentaire

vannes lycéen-ne-s ( fr3)

refugies

Vannes : mobilisation massive de lycéens pour refuser l’expulsion de France de deux élèves

Plus de 500 élèves du lycée Lesage à Vannes se sont rassemblés ce lundi matin devant leur établissement. Ils protestent contre le risque d’expulsion de leurs camarades, deux élèves de seconde d’origine albanaise arrivés en France il y a plus de trois ans.  8 h 30 ce matin. Devant les grilles du lycée Alain René Lesage de Vannes, plus de 500 lycéens, enseignants, parents d’élèves sont venus soutenir deux jeunes scolarisés en classe de seconde.

Une pétition circule et deux jeunes filles du Conseil de la vie scolaire prennent la parole. Il y a quelques jours, Danjel et Erikson ont appris qu’ils risquaient d’être expulsés du sol français avec leur famille. Les deux délégués rappellent que « selon le Code de l’éducation, aucune exclusion ne doit compromettre la scolarité d’un élève, ni compromettre l’accompagnement social d’une personne. »

Une scolarité suivie 

Danjel et Erikson sont arrivés en France il y a trois ans et demi. Ils ont été scolarisés au collège à Vannes avant d’arriver en début d’année en classe de seconde au lycée Lesage. Leur scolarité se passe bien et selon la représentante du Réseau Éducation sans frontière, Anita Kervadec, « Danjel a reçu les encouragements du conseil de classe au premier trimestre.  Erikson montre de son côté des compétences dans le domaine scientifique qui peuvent lui permettre d’envisager une poursuite de ses études. »

Arrivée en 2016, la famille de Danjel et Erikson a obtenu deux titres de séjours successifs pour raison de santé. Des titres qui n’ont pas été renouvelés. Le 17 février, une obligation de quitter le territoire est émise alors qu’un dossier de demande d’asile est en cours d’instruction. La pétition en ligne déposée par le Réseau Éducation sans frontière et la pétition papier ont pour l’instant recueillies 750 signatures. Elles demandent l’annulation d’obligation de quitter le territoire pour la famille de Danjel et Erikson.

A.Castier 19/02/2018

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18 février 2018 ~ 0 Commentaire

rennes marche (cspsp)

refug

En marche pour l’égalité !

Depuis plusieurs mois, le Collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes s’est lancé dans une campagne d’occupations afin de demander l’application des grands principes,
A savoir :

- UN LOGEMENT POUR TOUS ET TOUTES
- LA LIBRE CIRCULATION ET LA LIBRE INSTALLATION DES ÊTRES HUMAINS
- L’ÉGALITÉ DE TRAITEMENT DES ÊTRES HUMAINS

Et en attendant :

- UN LIEU D’HÉBERGEMENT INCONDITIONNEL, OUVERT 24H SUR 24, TOUTE L’ANNÉE ET PARTOUT
- LA SUPPRESSION DES ACCORDS DE DUBLINS SUR LES DEMANDEURS-SES D’ASILE
- L’ARRÊT DU TRI DES MINEUR-E-S ISOLÉ-E-S ÉTRANGER-E-S ET LA SUPPRESSION DES TESTS OSSEUX QU’ON LEUR RÉSERVE

REJOIGNEZ-NOUS ! SOUTENEZ-NOUS !
Au moins pour revendiquer le minimum !

Le Collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes continue sa lutte en apportant sa contribution propre au large mouvement associatif qui est en train de se construire en France pour l’accueil des migrant-e-s.
Le Pouvoir politique harcèle les migrant-e-s ? Harcelons le Pouvoir !
Le Pouvoir politique chasse, enferme, expulse des êtres humains ? Occupons le Pouvoir !
Le Pouvoir politique réprime les êtres humains solidaires ? Marchons pour faire front et appeler à la solidarité !

STOPPONS LA MACHINE À FABRIQUER
DES SANS-PAPIERS ET DES PRECAIRES !

Macron et les autres n’ont pas retenu la leçon (de l’Histoire) : quand les frontières se ferment, les guerres fleurissent, le racisme sourit, le capitalisme s’enrichit, le patriarcat respire. Nous le savons et beaucoup d’êtres humains sont morts et meurent à cause de ça. Et nous voulons encore jouer avec le feu ? Tous les pays qui construisent des murs et rejettent des migrant-e-s finissent par voir l’extrême droite arriver ou revenir au Pouvoir. En Pologne, en Hongrie, en Autriche déjà. En France, on a eu le choix entre Macron et Le Pen…

huùm
ALORS MANIFESTONS POUR DEMANDER L’APPLICATION DU DROIT FONDAMENTAL À LA LIBRE CIRCULATION ET INSTALLATION, AU LOGEMENT, À L’ASILE ET À L’ENFANCE

EN MARCHE POUR L’ÉGALITÉ !
1 ÊTRE HUMAIN = 1 ÊTRE HUMAIN
SAMEDI 7 AVRIL 2018 À 15H

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15 février 2018 ~ 0 Commentaire

négationnisme (le monde)

shoah

L’ultime bataille du négationniste Robert Faurisson

M. Faurisson a fait appel d’une décision de justice de 2017 qui reconnaissait que la journaliste du « Monde » Ariane Chemin avait rapporté la preuve qu’il était « un menteur professionnel ».

Robert Faurisson n’avait évidemment pas digéré le jugement de juin 2017 : pour la première fois, un tribunal avait reconnu que le traiter de « menteur professionnel », « falsificateur » et « faussaire de l’histoire » n’était que la simple vérité. Le monsieur de 89 ans, qui soutient depuis quarante ans que les chambres à gaz n’ont jamais existé, a ainsi fait appel d’un jugement, jeudi 8 février, qui avait accordé « l’exception de vérité » à Ariane Chemin, une journaliste du Monde.

Une décision rarissime : si le négationniste a perdu la plupart de ses procès en diffamation, ses accusateurs étaient toujours relaxés au bénéfice de la bonne foi. La 17e chambre correc- tionnelle de Paris, en revanche, a estimé le 7 juin 2017 que la journaliste avait rapporté la preuve qu’il était « un menteur professionnel ».

L’affaire remonte assez loin, à une tribune de Faurisson publiée par Le Monde en 1978, de surcroît surtitrée « Le débat sur les chambres à gaz »

Les guillemets sont de l’époque. « Une bourde monumentale », avait écrit Ariane Chemin, dans un article du 21 août 2012, intitulé « Le jour où “Le Monde” a publié la tribune de Faurisson ». Le vieux professeur avait aussitôt poursuivi l’article, mais un choix malheureux de son avocat l’avait convaincu d’attaquer pour injure et non pour diffamation : il a été débouté en 2014, tant en première instance qu’en appel. Or l’article a été repris dans un livre édité par Flammarion, Le Monde, 70 ans d’histoire, et Robert Faurisson à de nouveau porté plainte, cette fois en diffamation. Le vieux monsieur ne désarme d’ailleurs pas. Il avait expliqué que sa pensée avait été fort bien résumée à la radio, le 17 décembre 1980 : « Les prétendues chambres à gaz hitlériennes et le prétendu génocide des juifs forment un seul et même mensonge historique, qui a permis une gigantesque escroquerie politico-financière, dont les principaux bénéficiaires sont l’Etat d’Israël et le sionisme international. »

« Nier l’existence des chambres à gaz est un délit »

A l’audience d’appel, jeudi, le négationniste est venu soutenir ses thèses, accompagné de son petit frère et d’une poignée de sympathisants. La présidente Catherine Bézio n’a pas compris tout de suite dans quel pétrin elle s’était fourrée. Ariane Chemin est venue une nouvelle fois défendre son travail. « J’assume absolument ce que j’ai écrit, a indiqué la journaliste, je suis de la génération de la loi Gayssot, pour moi, il est évident que nier l’existence des chambres à gaz est un délit. Dire que M. Faurisson est un menteur professionnel, c’était une évidence. »

« Sur quoi vous fondez-vous pour dire qu’il est un menteur ? », s’est interrogée benoîte- ment la présidente. Légère stupeur dans les rangs de la cour. La présidente a cru se repren- dre en posant quelques questions à Robert Faurisson. Le vieux monsieur n’attendait que ça ; il a raconté sa vie, son œuvre, ses voyages à Auschwitz, le contenu de la Pravda du 2 février 1945, les contradictions d’Elie Wiesel et de Raoul Hilberg, l’auteur de La Destruction des juifs d’Europe  l’homme est intarissable, et il n’a pas été simple de l’arrêter.

Son nouvel avocat, Damien Viguier, un proche d’Alain Soral et de Dieudonné, s’est curieusement félicité d’un arrêt de 1983 (qui a débouté son client), et a soutenu « qu’il n’y avait pas de vérité officielle en France ; les tribunaux ne sont pas là pour établir une vérité histori- que.  Le juge de 2017 s’est prononcé sur la vérité, et il l’a fait de travers. Robert Faurisson est un chercheur attentif, honnête, viscéralement attaché à la vérité, c’est son défaut ». Il a ajouté, « pour moi, c’est un grand honneur d’avoir été choisi pour défendre Robert Faurisson » qui, c’est vrai, change souvent d’avocat.

« La bataille contre le négationnisme, il faut la mener tous les jours »

Pour Le Monde, Me Catherine Cohen-Richelet a indiqué que « non seulement Robert Fauris- son falsifie l’histoire, mais aussi la jurisprudence ». Le professeur de lettres a été débouté de ses procès en 1981, 1982, 1983, 1985, 1990, 2007, 2014 ; et condamné pour contestation de crime contre l’humanité en 1991, 1998 et 2006. « La loi Gayssot établit la vérité des crimes contre l’humanité, a rappelé l’avocate. Ça n’empêche pas les historiens de faire des recher- ches, mais le génocide, c’est une vérité. La contester, c’est être un faussaire. »

Enfin pour Flammarion, Me Christophe Bigot a souligné l’enjeu de l’audience. « Pen– dant vingt ans où Faurisson était traité de falsificateur, les tribunaux ont répondu, “vous n’établissez pas que c’est un menteur”. La justice avait adopté une position un peu confortable, un peu plan-plan. La 17e chambre a remis courageusement les choses dans le bon sens. Si vous revenez en arrière, vous remettez en cause la réalité de tous ceux qui ne sont pas revenus des camps. » D’autant que Robert Faurisson « est loin d’être un imbécile », a souligné l’avocat, il instrumentalise chacune des décisions : « Il pourra dire que ses diffamateurs n’ont pas rapporté la preuve, et donc qu’il disait la vérité. »

« J’ai péché par naïveté, a enfin conclu Ariane Chemin. Je n’avais pas soupçonné que la bataille contre le négationnisme, il faut la mener tous les jours. Il y a une relève, des jeunes qui ne s’appuient plus sur le vieil antisémitisme traditionnel, mais sur le courant inspiré par Robert Faurisson, avec Alain Soral, ou Dieudonné. » Décision le 12 avril.

 08.02.2018  Franck Johannès
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13 février 2018 ~ 0 Commentaire

brest mineurs

mmm

Suite aux agressions violentes et aux menaces de mort subies à la
maisons des mineurs mercredi dernier, affirmons notre soutien aux.
habitants et aux personnes blessées et notre refus du racisme sous
toutes ses formes.
Retrouvons-nous ce dimanche 18 février à 13h30 sur la Place de la
Liberté à Brest pour une Marche Solidaire (départ prévu à 14h) en
direction de la Maison des Mineurs au bois du Dour Braz (Quartier de
St-Marc).

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13 février 2018 ~ 0 Commentaire

max jacob (fr3)

max

Max Jacob, par Pablo Picasso

Max Jacob : un Illustre quimpérois

Sur les quais de l’Odet à Quimper, la maison natale de Max Jacob est la seule dans le Finistère à avoir le label Maison des Illustres. Une distinction créée par le ministère de la Culture qui impose 40 jours d’ouverture au public par an.

La bâtisse située au 8 du parc, était en ruine quand Eric et Geneviève Pérénnou l’ont achetée en 2007. Planchers, toitures, peintures… Cinq ans ont été nécessaires pour rénover l’ensem- ble, avec l’obligation de conserver tout ce qui pouvait l’être, c’est-à-dire pas grand-chose. La maison avait été pillée pendant la guerre après l’arrestation de la famille par la Gestapo.Venus pour les pierres, les propriétaires se plaisent à dire qu’ils y sont restés pour l’histoire. L’ensemble abrite les appartements des Jacob et au fond de la cour, l’ancien atelier de tailleur du grand-père de Max Jacob devenu un restaurant. C’est aussi un lieu d’exposition, de confé- rence ou de poésie puisque l’association des Amis de Max Jacob s’y retrouve chaque mois.

Une enfance heureuse sur les bords de l’Odet

Né en 1876, Max Jacob a grandi face à la rivière de l’Odet et apprend beaucoup au contact des tailleurs. L’atelier du grand-père puis du père Jacob est réputé et les commandes sont nombreuses. À travers les costumes brodés, il découvre les légendes bretonnes. Une enfance heureuse qu’il passe le nez dans les livres.

Le souvenir de Quimper toujours présent

Après une scolarité brillante, le jeune homme s’installe à Paris où il devient une figure de la culture d’avant-garde à Montmartre et Montparnasse, précurseur du mouvement Dada et sur- réaliste. Plus tard, il choisira de vivre à Saint-Benoît-sur-Loire. Même loin, il continue d’écrire sur sa ville natale. Dans le Cornet à Dés, il se moque des bourgeois de Quimper, évoque les marronniers sur les quais, la préfecture, le Mont Frugy.

Il y revient régulièrement, avec ses amis artistes qu’il côtoie dans la capitale, notamment Cocteau, Dior, Picasso ou encore Charles Trenet. En 1951, ce dernier  compose l’âme des poètes, en hommage à son ami juif, mort dans le camp de Drancy en 1944. Max Jacob fut aussi l’ami de Jean Moulin, sous-préfet de Châteaulin et grand résistant, torturé et décédé un an plus tôt lors de son transfert vers l’Allemagne.

Jean Tuset, son filleul, se souvient du dernier voyage de Max Jacob à Quimper. C’était en avril 1942. C’était la première fois que Jean, qui n’avait qu’une dizaine d’années à l’époque, voyait une étoile jaune. Max Jacob la portait sur son grand pardessus. Le poète écrivain pleurait en pensant à sa jeune sœur déportée, inquiet à l’idée qu’elle ne supporte pas l’épreuve. Avec son père, Augustin Tuset, Jean a accompagné Max Jacob sur les bords de l’Odet, osant s’afficher ouvertement et publiquement avec un juif, alors que  les soldats allemands, étaient dans la ville. Les Quimpérois ne l’ont plus jamais revu.

Six mois avant la libération de Paris, Max Jacob, juif et catholique converti, est arrêté et interné au camp de Drancy. Épuisé et malade, il y meurt en cinq jours, avant son transfert pour Auschwitz, malgré l’intervention de ses amis Picasso et Cocteau.

Maisons des Illustres

Créé en 2011, le label « Maisons des Illustres » signale des lieux dont la vocation est de con- server et transmettre la mémoire de femmes et d’hommes qui se sont illustrés dans l’histoire politique, sociale et culturelle de la France. Le label est attribué par le ministère de la Culture pour une durée de 5 ans renouvelable. Il représente une reconnaissance officielle de l’intérêt patrimonial de la Maison et donne lieu à des avantages divers. À ce jour, le réseau compte 212 Maisons dont 6 en Bretagne.

Claire Louet 11/02/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr

Lire aussi

Une lettre de Picasso au poète Max Jacob bientôt dévoilée à Quimper 

Max Jacob (Wikipédia)

 

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08 février 2018 ~ 0 Commentaire

rennes extrême-droite (npa)

antifa

Appel à manifestation et à solidarité ! L’extrême droite fiche des militant.e.s de Bretagne et d’ailleurs !

Ce collectif a été créé après que des groupes d’extrême droite aient fichés plusieurs personnes et publiés sur les réseaux sociaux leurs adresses. C’est bien évidemment le milieu militant qui est visé mais pas que. Des organisations de soutien aux migrants, des militants LGBTI, des militants syndicaux, des militants d’extrême gauche et de la gauche ont été visés tout comme de « simples citoyens ». Certains ont reçu des menaces de mort. Pour ne pas laisser l’extrême droite imposer sa loi et la terreur, mobilisons nous !

De puis plusieurs années, des groupes d’extrême droite « s’amusent » à ficher différentes personnes. Sur un mode journalistique plus ou moins convaincant, les photos de ces personnes et leurs « biographies » sont diffusées sur les réseaux sociaux. Pour certaines d’entre elles, des adresses sont données afin de les trouver et des menaces de mort fleurissent dans les commentaires d’extrême droite.

Ce sont les membres des organisations soutenant les migrant.e.s qui font l’objet du fichage le plus systématique mais, simultanément, ce sont aussi des personnes participant aux réseaux féministes, LGBT, syndicaux, d’extrême gauche, de gauche ; mais aussi des gens se pensant comme de « simples citoyens ». De même, plusieurs personnes sont aussi ciblées pour leurs activités artistiques (radio, musique, etc.) ou leurs activités de recherche dans des laboratoires universitaires (faisant la promotion, selon l’extrême droite, de « la théorie du genre » et de l’immigration). Selon l’extrême droite, toutes ces personnes auraient en commun d’être des « fonctionnaires » ou, à défaut, des « asociaux » ou des « travailleurs subventionnés ».

Pour l’instant et pour la seule Bretagne, plus d’une trentaine de personnes font l’objet d’un tel fichage public, notamment de la part d’un « site de presse » qui s’appelle Breiz Atao et qui se présente comme « Le Quotidien de l’Etat National Breton ». Ce fichage prend la forme de « notes de renseignement » accompagnées de commentaires menaçants ou d’éditoriaux appelant à « détruire l’extrême gauche », à « repérer, identifier, détruire […] les derniers lépreux du gauchisme », ces lépreux étant avant tout « de maigres cohortes de pouilleux composés de marginaux édentés, de drogués, de SDFs en état d’ébriété avancé, de fonctionnaires petit­bourgeois, de lesbiennes hystériques et autres sodomites patentés ». Pour Rennes, la « note de renseignement », dans laquelle nous sommes une vingtaine à apparaître, vise à ficher « des éléments marxistes et apparentés en faveur de l’afro­islamisation de la Bretagne » et se définit comme « une première liste des activistes les plus engagés à Rennes ».

Pour tous les départements bretons, ce fichage existe. Des gens de Brest, de Fouesnant, de Lannion, de Quimper, de Saint­Malo, de Scaër, de Rennes sont visé.e.s. Et nous craignons que d’autres listes sortent dans l’avenir si nous ne réagissons pas avec la plus grande détermination. C’est pourquoi, un peu partout, « les fiché.e.s » ont déposé plainte, avec l’aide d’avocat.e.s. Le site a été déréférencé de Google et son principal rédacteur a été condamné, dans d’autres affaires, à plusieurs années de prison ferme (auxquelles il a échappé car il vit à l’étranger d’où il lance ses fichages via les réseaux sociaux).

Nous avons aussi porté plainte à Rennes. Notre démarche est en train d’aboutir puisque le Procureur de la République vient, en octobre 2017, de solliciter le renvoi du rédacteur du journal Breiz Atao devant le tribunal correctionnel pour diffamation, injure et provocation à la commission de crimes ou de délits. Nous sommes désormais dans l’attente d’un procès. Il doit aboutir – nous l’espérons – à la suppression pure et simple de notre fichage mais aussi à la condamnation des pratiques de l’extrême droite.

Mais une éventuelle victoire juridique ne serait pas suffisante. Nous continuons de penser que l’ensemble des forces démocratiques doivent faire une démonstration publique d’envergure afin que l’extrême droite et ses pratiques ne soient pas gérées par la seule institution judiciaire. C’est pourquoi les fiché.e.s de Rennes appellent les individus, les associations, les syndicats et les partis politiques à manifester contre l’extrême droite et le fichage qu’elle pratique. Il s’agit d’un enjeu politique majeur, à la fois démocratique et antifasciste.

MANIFESTATION CONTRE L’EXTRÊME DROITE ET CONTRE LE FICHAGE
Samedi 24 mars 2018 / 15 h / Place de la mairie à Rennes

Les fiché.e.s de Rennes avec le soutien de :

Association France­Palestine Solidarité Rennes / Al Houda / Alternative Libertaire Rennes / Association des Travailleurs Magrébins de France / Association pour la Taxation des Transactions financières et l’Action Citoyenne Rennes / Centre Gay, Lesbien, Bi & Trans Rennes / Coordination régionale Bretagne / Pays de Loire / Normandie solidaire des personnes immigrées / Confédération Nationale du Travail 35 / Conseil des Migrants / Europe Écologie Les Vert Rennes / Ensemble 35 / Fédération Anarchiste Rennes / France Insoumise / Fédération Syndicale Unitaire 35 / Mouvement des Jeunes Communistes de France / Maison de la Grève / Mouvement contre le Racisme et l’Amitié entre les Peuples / Mouvement International pour le Développement de l’Afrique Francophone / Nouveau Parti Anticapitaliste 35 / Parti Pirate Bretagne / Parti Communiste Français Rennes / Parti de Gauche / Planning Familial 35 / Québriac Migrants Solidarité / Solidaires 35 / Un Toit c’est Un Droit.

Nous publions ci-dessus l’appel du collectif Les fiché.e.s de Rennes qui appelle à manifester le samedi 24 mars 2018 à 15 h Place de la mairie à Rennes.

Pour nous soutenir financièrement : https://www.lepotcommun.fr/

mercredi 7 février

http://www.revolutionpermanente.fr/

 

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08 février 2018 ~ 0 Commentaire

brest mineurs (mzpr)

refugies

AGRESSIONS VIOLENTES, MENACES DE MORT A LA MAISON DES MINEURS A BREST .

2 personnes traînées par une voiture, 5 personnes à l’hôpital pour des blessures légères.

Le 7 Février vers 17h, une réunion d’organisation avait lieu à la maison des mineurs, entre les jeunes et les soutiens.

Il y avait une vingtaine de personnes présentes. Une voiture est venue se garer devant la maison. A son bord, il y avait un conducteur et une enfant de 7-10 ans. L’homme est venu à la fenêtre menacer : « Dégagez, je vais revenir avec du monde pour brûler la maison ».

Plusieurs personnes sont sorties pour aller à sa rencontre et lui demander de se calmer et de rentrer chez lui car il était dans un état second. Il a continué d’être violent et menaçant. Il s’est assis dans sa voiture, a craché au visage d’une personne en le menaçant de le « planter », puis a cherché quelque chose dans sa boîte à gants.

Une personne s’est interposée, il a alors démarré violemment en marche arrière, traînant les deux personnes sur 10 à 15 mètres, les roues de la voiture frôlant leurs têtes. Puis il a remonté le chemin sinueux en accélérant en marche arrière, continuant de menacer les gens : « fils de pute, je vais vous cramer ».

Un témoin de la scène a appelé le 17. 15 minutes plus tard, l’agresseur revient à pied, armé d’un couteau. Toutes les personnes présentes se sont réfugiées dans la maison, pour ne pas envenimer plus encore la situation. L’homme frappe avec son couteau sur la porte d’entrée, fêlant 2 vitres, en continuant à proférer menaces et insultes. Une dizaine de personnes sortent par la fenêtre pour le repousser. Il prend la fuite en courant. Arrivé à une certaine distance de la maison, il réitère ses insultes et menaces : « fils de pute, on va revenir à cinquante cramer la maison ».

Plusieurs minutes après, un fourgon et trois agents de police arrivent sur les lieux. Les personnes leur témoignent les agressions subies. La police repart à sa recherche. Quelques minutes après l’agresseur revient dans le chemin accompagné de son père et son frère. Dès qu’il aperçoit une personne dans le jardin en contrebas, il sprinte sur 100 mètres pour lui sauter dessus. Le père et le frère (armé d’un poing américain), le suivent de près. S’en suit une altercation avec plusieurs jeunes. Une autre personne en train de filmer la scène, se voit rossée de coups de poing américain.

La police revient sur les lieux et interpelle le conducteur de la voiture, qui crie à l’intention des jeunes qu’ils n’ont rien à faire ici et qu’il doivent repartir en Afrique. Le frère prend la fuite et se débarrasse du poing américain dans les fourrés. Les jeunes présents dans le jardin stoppent sa fuite et le remettent aux policiers qui l’interpellent.

Vers 19 h, les pompiers arrivent sur place et emmènent trois personnes blessées à l’hôpital. Deux autres se rendront aux urgences par leurs propres moyens.

Plus que jamais besoin de soutien, jours et nuits…

Mouvement Zéro Personne A La Rue Brest

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