Archive | Antiracisme

30 avril 2017 ~ 0 Commentaire

droits des lgbt (marianne)

conne

Marine Le Pen prépare discrètement la grande régression

Dans sa campagne présidentielle, Marine Le Pen évite soigneusement d’aborder la question des droits LGBT. Pourtant, le programme du FN en parle : il prévoit noir sur blanc un recul considérable pour les homosexuels et les lesbiennes.

Vous n’avez pas entendu Marine Le Pen s’exprimer sur le mariage pour tous durant la campagne ?

C’est tout à fait normal. Voulu, même. Toute à son désir de capter l’électorat le plus large possible, la candidate du Front national s’interdit consciencieusement de parler des problé-matiques liées aux droits des lesbiennes, gays, bi et transsexuels (LGBT). Pourtant, même si elle n’en parle jamais, Marine Le Pen prépare une véritable régression pour les personnes LGBT.

Le point 87 de son programme prévoit ainsi de « créer une union civile (PACS amélioré) qui viendra remplacer les dispositions de la loi Taubira ». Rien de moins que l’abrogation du mariage et de l’adoption pour tous. Comment revenir sur un droit ouvert, et que faire avec les couples homosexuels déjà mariés ? On ne le sait pas, même si Marine Le Pen promet que la fin de la loi Taubira n’aura « pas d’effet rétroactif ».

Une extension des droits des personnes LGBT n’est évidemment pas à prévoir. Le même point 87 promet de « maintenir l’interdiction de la gestation pour autrui (GPA) » et de « réserver la procréation médicalement assistée (PMA) comme réponse médicale aux problèmes de stérilité ». En face, Emmanuel Macron ne remet lui pas en cause le mariage pour tous et se dit favorable à l’ouverture de la PMA aux couples de femmes. Enfin, le programme de Marine Le Pen ne parle qu’une seule fois de discriminations, mais sans mentionner l’homophobie ou la transphobie : le point 89 entend simplement « lutter contre toutes les discriminations liées aux handicaps et à la santé ».

LMPT fait la courte échelle au FN

Un tel recul en perspective rappelle que la ligne historique du FN, conservatrice et identitaire, est foncièrement hostile aux droits des personnes LGBT. La Manif pour tous ne s’y est pas trompée, en choisissant son camp pour le second tour : contre Emmanuel Macron. « Il prépare une politique anti-famille, juge la présidente du mouvement, Ludovine de la Rochère. Le 7 mai : Macron, c’est non ! » Un soutien net au FN, même s’il ne dit pas son nom.

Au sein du parti, Marion Maréchal-Le Pen est la nouvelle figure ce créneau traditionaliste. On l’a vue défiler avec Gilbert Collard dans les rangs de la Manif pour tous contre la loi Taubira. En mars 2016, la nièce de Marine Le Pen avait tenu des propos violents, jugeant que le mariage pour tous ouvrait la voie « à de nombreuses dérives », parmi lesquelles… « la polygamie ». La députée du Vaucluse a aussi attaqué « tous les délires et les fantasmes LGBT, du mariage homosexuel aux mères porteuses, en passant par la théorie du genre ». Il faut « défendre la famille traditionnelle et naturelle », plaide cette catholique revendiquée.

Jean-Marie Le Pen dérape encore

Marine Le Pen, elle, est toujours restée très discrète sur le sujet. Absente des défilés de LMPT en 2013, elle a même parfois tenu un discours tourné vers les personnes LGBT. En décembre 2010, candidate à la présidence du FN, elle ainsi avait déclaré à Lyon : « Dans certains quartiers, j’entends de plus en plus souvent qu’il il ne fait pas bon être femme, ni homosexuel, ni juif, ni même français ou blanc… ». Une manière de tendre la main à un électorat potentiel : 38% des hommes gays ayant voté aux élections régionales de 2015 ont soutenu le FN.

L’Inter-LGBT ne s’y est pas trompée : la fédération a appelé ce mercredi 26 avril à « se mobiliser massivement dès maintenant pour battre les idées du Front national ». Et si Marine Le Pen continue pour l’heure d’observer un silence poli sur le sujet, son père se charge régu- lièrement de rappeler la tradition du parti : dans son journal de bord vidéo cette semaine, Jean-Marie Le Pen s’est ainsi dit « très étonné par la dimension donnée » à la cérémonie d’hommage national à Xavier Jugelé, le policier tué lors de l’attentat sur les Champs-Elysées le 20 avril. « Il m’a semblé qu’on rendait plutôt hommage à l’homosexuel qu’au policier. La parti- cipation de son conjoint, le long discours qu’il a prononcé, institutionnalisaient le mariage homosexuel en l’exaltant de façon publique. Cela m’a un peu choqué. Je pense que cette particularité familiale doit être tenue à l’écart de ce genre de cérémonie ». On peut toujours compter sur « Le Vieux » pour clarifier les positions du FN…

 Hadrien Mathoux 28/04/2017
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29 avril 2017 ~ 0 Commentaire

cedric herrou (the guardian)

Cedric Herrou est un paysan qui soutient et héberge des réfugiés africains au village de Breil-Sur-Roya dans les Alpes Maritimes.

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29 avril 2017 ~ 0 Commentaire

nantes 1er mai

nantes

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Attention ! Il n’y a pas de transports en commun

 

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27 avril 2017 ~ 0 Commentaire

rennes (ovmqc)

rennes

Rennes : des centaines de personnes rassemblées pour une manifestation “ni Macron, ni Le Pen”

Plusieurs centaines de personnes se sont réunies ce jeudi à Rennes pour prendre part à une manifestation « ni Macron, ni Le Pen », à un peu plus d’une semaine du second tour qui opposera les deux candidats de l’élection présidentielle.

À l’appel des étudiants de Rennes 2, près de 1 000 personnes se sont réunies ce jeudi 27 avril Place de la République à Rennes pour le rassemblement « ni Macron, ni Le Pen ». Déçues par le duel entre le candidat d’En Marche! et la candidate FN qui leur ait proposé pour le second tour de l’élection présidentielle, elles ont tenu à manifester leur mécontentement.

« C’est ma façon de dire que je ne vais pas voter pour quelqu’un de très libéral ou d’extrêmiste. Je montre que je ne suis pas content » explique un manifestant. Principalement composé de jeunes hommes et femmes, le cortège a remonté la rue Jean Janvier de Rennes, puis le boulevard de la Liberté avant de retourner à République en appelant à l’abstention pour le second tour de l’élection présidentielle le 7 mai prochain.

Si le ressemblement s’est déroulé majoritairement dans le calme, un face-à-face tendu entre les forces de l’ordre et les manifestants s’est déroulé près des galaries Lafayette. Les gendarmes ont fait usage de gaz lacrymogène. (…)

Deux manifestations anti-Front National avaient déjà eu lieu à Rennes, au soir du premier tour ainsi que le mercredi 26 avril.

LH  27/04/2017

http://france3-regions.francetvinfo.fr/

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26 avril 2017 ~ 0 Commentaire

anti-fn (street press)

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10 chansons anti-Front National, même Manau en a fait une

Qui se souvient de « L’avenir est un long passé » morceau dans lequel Manau comparait Jean-Marie Le Pen au Fürher ? Même Pierre Perret en a fait une: La chanson anti-FN est un classique de la variété française.

La chanson la plus 2.0

Le chanteur : Damien Saez, jeune et con (puisqu’ils sont vieux et fous).

Le contexte : Le soir du 21 avril 2002, qui voit arriver Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle, Damien écrit cette chanson, qui sera enregistrée puis diffusée le lendemain.

La punchline dicton populaire : « Au royaume des aveugles, tu sais bien ce qu’on dit, les borgnes sont les rois. »

Le truc en plus : La chanson est réalisée en moins d’une dizaine d’heures: elle sort gratuite et téléchargeable directement sur le net. Pas mal pour 2002. Elle deviendra un des hymnes de la manifestation géante du 1er mai.

La chanson la plus coup de poing

Le groupe : Noir désir d’avant Vilnius.

Le contexte : En 1995, le FN réalise son meilleur score depuis sa création, avec un peu plus de 15% lors de l’élection présidentielle. Noir Dez’ attaque.

La punchline médicinale : « FN souffrance, on est bien en France »

Le truc en plus : « C’est l’heure de changer la monnaie ! » Car déjà en 1995, le passage à l’euro est contesté par le FN.

La chanson la plus antifa

Le groupe : Les Béruriers Noirs, des mecs rasés en Doc Martins mais très très loin politiquement des Boulogne Boys…

Le contexte : Le Front National atteint 14% à la présidentielle de 1988, avant de passer à 9% aux législatives, puis enfin à 10% aux Européennes. Là, les mecs, ils se disent qu’il faut faire quelque chose.

La punchline vénère : « La jeunesse emmerde le Front National ! »

Le truc en plus : Cette punchline du morceau Porcherie, sera repris sur scène par le groupe No one is innocent à travers leur titre Doggy Dead, en 1997.

La chanson la plus « Il était une fois … »

Le chanteur : Pierre Perret, sans tabous et qui sait tout sur le « zgeg ».

Le contexte : En 1997, Jacques Chirac dissout l’Assemblée Nationale, nouvelles élections législatives, la gauche remporte le scrutin, mais le FN fait 14%. Pierre Perret chante une comptine et pas seulement pour les enfants.

La punchline produits ménagers : « Laissons le soin aux lessives, de laver plus blanc que blanc »

Le truc en plus : Petite référence à Bertolt Brecht au passage, il gère.

La Chanson la plus Point Godwin

Les chanteurs : Martial et Vincent, from la tribu de Dana (Manau)

Le contexte : À la suite des législatives de 1997, avec un FN aux alentours de 14%, Manau – qui sort son album de « rap celtique » pour alimenter toutes les booms, les mariages, et les communions de l’hexagone – verse aussi dans le militantisme anti-FN, peu de temps avant l’évènement Black-Blanc-Beur 98.

La punchline devoir de mémoire : « Après le nom d’Hitler, j’ai entendu le nom du Front »

Le truc en plus : Dans le clip on aperçoit à 1’07 Omar Sy (sans Fred ni François Cluzet) et à 3’03, Vincent Desagnat (sans Mickael Youn.)

La chanson la plus cosmopolite

La chanteuse : Zazie, une meuf de la ligne 11.

Le contexte : Encore le doublé présidentielle – législatives de 1995/1997 qui place le Front National à hauteur de 15%. Zazie sur un rythme techno-pop so 90’s énumère des prénoms issu de la diversité.

La punchline tant pis pour lui : « Quitte à faire de la peine à Jean-Marie ! »

Le truc en plus : Comme avec le générique des anniversaires, qui passait à la fin du Club Dorothée, tout le monde reste jusqu’au terme de la chanson pour savoir si son prénom y est…

La chanson la plus Dirty Harry

Les persos : Diam’s, de la génération Nan-Nan.

Le contexte : Après « la divine suprise » de 2002 le Front National est en perte de vitesse mais Marine Le Pen commence à s’imposer. Diam’s dans un album plus contestataire que le précédent, l’attaque en mode perso.

La punchline 357 Magnum : « Je veux bien être un exemple quand il s’agit de vous descendre »

Le truc en plus : La réponse de Marine Le Pen sur le plateau de Tout le monde en parle. La présidente actuelle du FN reproche à Diam’s de faire dans la caricature, en informant Thierry Ardisson que la marraine de sa fille est martiniquaise… Bof.

La chanson la plus vieux (gros ?) port

Le groupe : IAM, les bad boys de Marseille.

Le contexte : En 2002, Jean-Marie Le Pen arrive au second tour de la présidentielle. Dans leur album sorti en 2003, le groupe décide de revenir sur les évènements.

La punchline agro-alimentaire : « Y’a toujours pas d’inclinaison de nos corps, entends ce manifeste, le jour noir qui suit la demi victoire des gros porcs. »

Le truc en plus : Ce titre ne s’adresse pas seulement au Front National, mais aussi et surtout aux électeurs qui n’étant pas forcément partisans ont contribué au succès de Jean-Marie Le Pen. N’oubliez pas qu’IAM vient de planète Marseille…

La chanson la plus Point Godwin II

Le groupe : Zebda, des mecs torses nus.

Le contexte : Second tour de la présidentielle de 2002, le groupe sort un album, en août de la même année, et décide de ne pas s’en prendre qu’à Jean-Marie Le Pen.

La punchline « deux pour le prix d’un » : « Au départ t’as Bruno et Jean-Marie pour te sauver et tu te retrouves avec Adolf à l’arrivée »

Le truc en plus : Les autres très bon morceaux du groupe comme : « La bête » (exclusivement pour Jean-Marie Le Pen), « Je crois que ça va pas être possible » et «  Le bruit et l’odeur » (ce dernier dédicacé à Jacques Chirac).

La chanson la plus régionaliste

Les persos : Rasta Bigoud, originaire de Bretagne, comme Manau mais des locks en plus.

Le contexte : Fin des années 90, comme dirait Kerry James : « Montée en flèche du FN, sur les propos extrêmes de ce … ». Du coup, le groupe monte un son.

La punchline Voyages pas chers : « Ils viennent à pied ou en taxi, écouter ces rafales de conneries… »

Le truc en plus : Identité bretonne et musique Reggae-Ska, métissage culturel … ça risque d’en faire enrager certains.

Seghir Lazri | 24 Avril 2012

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26 avril 2017 ~ 0 Commentaire

le pen (npa)

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Furieusement dédiabolisé le FN, son nouveau chef est même négationniste! C’est dire qu’il change!

La percée dangereuse de Le Pen

Marine Le Pen se qualifie pour le second tour, avec 21,3 % des suffrages, et bat son record de voix. Et ce serait normal ? Quinze ans après le choc du 21 avril 2002, le FN, autoproclamé « premier parti de France » en nombre de voix lors des élections intermédiaires de 2015, est de nouveau au second tour de l’élection présidentielle. Certes pas en tête comme l’avait prédit Rachline, mais bel et bien présent.

On peut dire qu’on est très loin du « choc » de 2002 et des manifestations d’abord spontanées, puis plus organisées, qui avaient suivi.

Après la banalisation de ses idées nauséabondes et de son ancrage institutionnel, le tout orchestrés par des médias et des concurrents politiques qui refusent de l’attaquer sur le fond, nous sommes désormais devant la banalisation de ses résultats électoraux. Pour certains éditorialistes, son score est même présenté comme « décevant »… participant ainsi encore plus à cette banalisation.

État des lieux du problème

Un million de voix de plus par rapport à 2012, premier vote chez les ouvriers, les chômeurs et les salariés du public… Ce 23 avril, la candidate du FN a obtenu 7,64 millions de voix, alors qu’en 2012, elle n’en avait obtenu « que » 6,42 millions. C’est donc un nouveau record histo- rique en nombre de voix pour le FN et un nouveau coup porté au fameux « plafond de verre ».

Avec 32 % des suffrages des employés et 37 % de ceux des ouvriers, le vote Le Pen est en tête chez les actifs, mais aussi chez les chômeurs (26 %) et les salariés du public (27 %), selon une étude Ipsos-Sopra-Steria (c’est même plus dans d’autres études). Toujours selon cette étude, les moins diplômés ont aussi choisi Marine Le Pen (30 %) ainsi que les 35- 49 ans et les 50-59 ans. Mais Le Pen n’arrive à convaincre ni la jeunesse ni l’électorat le plus âgé. Niveau géographique, par rapport à 2012, le FN progresse partout, en particulier dans le Nord et le Nord-Est de la France mais aussi dans le Var. Marine Le Pen est en tête dans tous les départements des Hauts-de-France. Et comme cela été le cas pour les élections intermé- diaires, le FN est plébiscité dans les territoires ruraux et commence à séduire les villes moyen- nes. Ce scrutin montre une fois encore un développement du FN sur l’ensemble du territoire.

Faire barrage par le « Front Républicain » ? 

Face à la présence de Le Pen au second tour, le classique appel à « faire barrage au FN » dans les urnes quel que soit le candidat en face refait surface comme si cela suffisait à le combattre réellement.  Pour le NPA et ses militantEs, Le Pen  qui se prétend la candidate du peuple, représente un danger mortel pour l’ensemble des libertés démocratiques, pour les populations d’origine immigrée, les étrangers présents sur le sol français et, de manière géné- rale, contre tous les acquis et progrès sociaux.

Le véritable problème est que ce sont les politiques antisociales et sécuritaires menées depuis plusieurs décennies, en particulier par les derniers gouvernements, dont Macron a été un des artisans, qui lui ont ouvert la voie.

Nous devons donc d’abord convaincre du péril que représente les idées du FN pour notre camp social : dans les entreprises, les services et les quartiers, pas une voix ne devrait aller au vote Le Pen. Dimanche 7 mai, beaucoup voudront faire barrage au FN en votant Macron, nous le comprenons. Mais soyons aussi convaincu que Macron ne peut constituer un rempart durable contre le FN. Lui même fait aussi partie du problème, pas de la solution.

Combattre le FN au quotidien, reconstruire une perspective

Le combat contre le FN ne peut pas être mener tous les cinq ans dans les urnes. Les résultats de dimanche nous montrent bien que cela ne suffit pas. Plus que jamais, l’heure est à la mobilisation dans la durée, au quotidien.

Nous devons reconstruire un mouvement anti-FN large et unitaire, rassemblant l’en- semble du mouvement ouvrier (associations, partis, organisations syndicales) ; développer les luttes quotidiennes pour l’égalité des droits au côté des sans-papiers, des migrantEs, contre les discriminations, pour une autre répartition des richesses, pour permettre à toutes et tous de travailler…

Lutter durablement contre la lourde menace de l’extrême droite. Mais il y a aussi urgence de reconstruire un parti pour les exploitéEs et les oppriméEs, pour représenter nos intérêts : reconstruire une perspective d’émancipation, pour porter le projet d’une société débarrassée de l’exploitation et de toutes les oppressions. L’espoir contre le désespoir…

Mardi 25 avril 2017 Sandra Demarcq

https://npa2009.org/

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26 avril 2017 ~ 0 Commentaire

quimper (ovmca)

kemper

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26 avril 2017 ~ 0 Commentaire

fn (libération)

tract

Comment le FN fait la danse du ventre pour les «insoumis»

Avec ses 19,58% des suffrages exprimés, Jean-Luc Mélenchon représente aux yeux du FN une précieuse réserve électorale. Depuis dimanche, les cadres du FN n’ont de cesse de faire les yeux doux aux «insoumis», avec plus ou moins d’honnêteté intellectuelle.

«L’Avenir en commun, c’est aussi avec Marine.» La formule choc, qui accole le titre du livre programme de Jean-Luc Mélenchon et le nom de la candidate FN, est en titre d’un tract qui circule sur les réseaux sociaux depuis les résultats du premier tour. On peut y observer la prétendue similitude entre certains points du programme de Marine Le Pen et celui de Jean-Luc Mélenchon, mis côte à côte. En pied de l’affiche, une injonction : «Insoumis, ne vous trompez pas de combat, ne votez pas Macron.»

Au-delà du stratagème un peu grossier de la sélection, des approximations et des erreurs factuelles, (Jean-Luc Mélenchon ne prétendait pas sortir de Schengen par exemple), cette affichette (dont on ne connaît pas l’origine mais qui a été relayée notamment par une candi- date FN aux législatives) illustre bien l’opération de séduction engagée dès le lendemain du premier tour par les soutiens du Front National pour convaincre une partie de l’électorat mélen- choniste de voter pour Marine Le Pen. Il faut dire qu’avec ses 21,3% du premier tour, la candi- date d’extrême droite est à la recherche de tous les renforts possibles pour gonfler son score le 7 mai. Et l’indécision des mélenchonistes sur la stratégie à adopter ne fait que conforter les frontistes dans leurs appels du pied plus ou moins discrets. Eléments de langage en série.

L’argument des électeurs «orphelins»

Le député européen FN Steeve Briois avait identifié la cible dès le soir des résultats : «Main-tenant [Marine Le Pen] va s’adresser à tout le monde, mais aussi aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon, cet électorat va revenir à la maison», avait-il dit lors de la soirée électorale à Hénin-Beaumont. Dès le lendemain, l’argument est repris par le vice-président du FN, Louis Aliot, qui déclare sur RTL : «Monsieur Mélenchon, dans ce premier tour, a largement dépassé les frontières de son propre électorat d’origine. On a vu une dynamique des gens qui ont voté pour lui parce qu’ils ne voulaient pas des autres, mais ces gens-là sont après le premier tour orphelins.»

L’argument Nuit debout

Lui aussi vice-président du Front national, Florian Philippot, a estimé mardi soir que «beau- coup d’électeurs» de Jean-Luc Mélenchon pouvaient tout à fait voter pour la candidate FN… et surtout contre Emmanuel Macron, le «ministre ultralibéral de Hollande». «Ceux qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon, pensez-vous qu’ils souhaitent demain que la France adopte une loi El Khomri puissance dix par ordonnance ? Est-ce que vous pensez qu’ils souhaitent la dérégu-lation totale de notre économie ? Est-ce qu’ils souhaitent qu’on aille encore plus loin dans l’Union européenne bancaire, financière ?» a interrogé le numéro deux du parti sur BFM TV.

Précédemment cité, Steeve Briois a été jusqu’à tenter d’expliquer sur France Inter qu’une partie des électeurs de Jean-Luc Mélenchon pourrait voter FN «parce que ce sont toutes ces personnes qui ont manifesté lors des Nuit debout ou autre qui ne voudront pas demain avoir Macron».

L’argument anti-système

Nicolas Bay, secrétaire général du FN, a opté pour une stratégie simple : opposer au clivage droite-gauche un duel entre «mondialistes» et «patriotes», «défenseurs du système contre rénovateurs, eurobéats contre croyants en la France» et «zélateurs de Madame Merkel contre insoumis». Au FN, on n’oublie pas en effet que 55% des électeurs, dont les frontistes et une bonne partie de gauche, se sont prononcés contre la Constitution européenne lors du référendum de 2005.

Seule Marion Maréchal-Le Pen a tenu un discours dissonant, estimant dans l’hebdomadaire Famille chrétienne que «la vision de la société que nous proposons n’a rien à voir avec celle de Jean-Luc Mélenchon» et «le programme de Marine Le Pen n’est pas celui de Jean-Luc Mélenchon ! Nous n’avons rien de commun avec lui, à part l’analyse qu’il a pu avoir sur la guerre en Syrie».

Aurélie Delmas Libération – 25/04/2017

https://www.anti-k.org/2017/04/26/fn-danse-ventre-insoumis/

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Les petits arrangements d’un tract d’extrême droite pour récupérer le vote Mélenchon (Le Monde)

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21 avril 2017 ~ 0 Commentaire

fn (npa)

hyene

Le Pen à la peine, une bonne nouvelle de fin de campagne !

Pour la première fois depuis des mois, la candidate du FN semble en difficulté : sa marche triomphale vers l’Élysée n’est plus si sûre… Pour que son père se résigne à appeler à voter pour elle à une semaine du premier tour, c’est bien que l’heure est grave !

Intentions de vote qui stagnent, chiffres de participation aux derniers meeting peu glorieux, annonce officielle de la demande de la levée de l’immunité parlementaire européenne de Marine Le Pen alors qu’un de ses anciens bras droits, Chauperade, appelle à voter Fillon en déballant publiquement le linge sale des affaires financières du FN…

Tout se conjugue pour qu’une certaine fébrilité gagne les états-majors frontistes à l’idée que Le Pen ne soit pas en tête du premier tour, voire qu’elle ne se qualifie pas pour le second. C’est pourquoi les querelles entre les clans frontistes redoublent d’intensité…

Pour Marion Maréchal-Le Pen, c’est évidemment la tête de Florian Philippot, le stratège de la dédiabolisation du FN et de son affichage « social », qui sera exigée en cas de déconfiture.

Marine Le Pen elle-même, sans doute pour rasséréner les franges les plus « traditionalistes » de l’extrême droite, a enfoncé un coin dans la stratégie tant peaufinée de la dédiabolisation en déclarant le 9 avril que « la France n’était pas responsable de la rafle du Vél d’Hiv » de 1942… Cela faisait longtemps que la fille n’avait pas flirté aussi ouvertement avec les propos antisé- mites et négationnistes du père. Ces propos n’ont rien d’improvisé et relèvent d’un choix effectué par Le Pen pour essayer de revenir sur un des terrains favoris de l’extrême droite, au moment où celui de la posture de la candidate « anti-système » a pris un sérieux coup dans l’aile.

Poutou : 1, Le Pen : 0

La gifle verbale assénée par Philippe Poutou à Marine Le Pen lors du « Grand Débat » du 4 avril, lorsqu’il a réussi à la faire taire avec sa formule de « l’immunité ouvrière », a sans aucun doute servi de révélateur à un sentiment latent dans la conscience populaire, qui a peut-être mis du temps à s’exprimer mais qui a fait son chemin néanmoins : Le Pen, fille de milliardaire, échappe aux règles communes, comme la plupart des riches et des puissants ! Et toute «candi- idate anti-système » qu’elle prétende être, elle a visiblement utilisé tous les rouages du systè- me institutionnel européen pour remplir les caisses de son parti grâce à des emplois fictifs…

Une partie de l’imposture Le Pen se dévoile 

Elle n’est pas la candidate du peuple. Elle reste plus que jamais une candidate au service de l’ordre établi, une candidate raciste et hostile à toute forme de progrès social, Elle est considé-rablement dangereuse et, même affaiblie, ses idées polluent tout le champ politique. Son « trou d’air » actuel ne doit pas nous faire oublier qu’elle représente près d’un quart de l’électorat et que, même sans accéder à l’Élysée en 2017, son programme, ses idées et tous les préjugés qu’elle véhicule déteignent largement sur l’ensemble des politiciens bourgeois.

Le succès relatif des manifestations contre les meetings de Le Pen dans plusieurs villes (Nantes, Bordeaux, Perpignan, Paris…) montrent une vraie disponibilité pour les mobilisations contre l’extrême droite. Celles-ci devront s’amplifier dans les semaines qui viennent mais, plus fondamentalement, c’est en reprenant l’offensive sur le terrain de la lutte des classes que le mouvement ouvrier dans toutes ses composantes pourra vraiment damner le pion à Le Pen !

Marie-Hélène Duverger Jeudi 20 avril 2017

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20 avril 2017 ~ 0 Commentaire

brest migrants (ouest france)

soudan

Darfour, Soudan

« Nous sommes des réfugiés, pas des criminels »

Arrivés à Brest en novembre, plusieurs migrants venus du Soudan ne peuvent pas demander l’asile. Désespérés, ils ne savent plus vers qui se tourner. Ils risquent à tout moment être d’expulsés, et renvoyés vers leur pays où ils se disent en danger de mort.

Ils sont une quinzaine, âgés de 25 à 30 ans. Dans leurs yeux, la détresse se mêle à la colère. Le fruit d’une insupportable impuissance face au cauchemar éveillé qu’ils vivent depuis des mois, voire des années. « Je suis parti de mon pays, le Soudan, il y a plus de deux ans », raconte Hichem (1). À Brest depuis novembre, le jeune homme, comme ses camarades d’infortune, revient de loin. « Chez moi, au Darfour, c’est la guerre. Je suis parti pour sauver ma peau », raconte-t-il en arabe, assisté d’une traductrice. Sur les répressions endurées dans son pays natal, Hichem ne s’étend pas. Pudeur ou douleur, l’exilé préfère insister sur le périlleux voyage jusqu’en France.

160 au départ, 15 survivants

« Je suis passé par la Libye, comme la majorité d’entre nous. Là-bas, j’ai dû payer un passeur à deux reprises pour avoir le droit de monter sur un bateau en direction de l’Europe. » Bateau qui, selon son récit, aurait été volontairement coulé par les autorités libyennes. « Sur les 160 du départ, nous sommes 15 à avoir survécu. » Secouru par des pêcheurs, le groupe atteint enfin Lampedusa, en Italie. L’arrivée en Europe n’offre aucun répit, au contraire. « Comme je refusais de donner mes empreintes, ils ont utilisé un taser et j’ai été incarcéré », poursuit Hichem. Après six tentatives infructueuses, le Soudanais parvient enfin à gagner la France en juillet dernier.

« Je préfère être jeté à la mer »

Là, il rejoint le campement parisien de Stalingrad, dans le 19e, où plus de 3 000 autres migrants sont installés sous des tentes d’infortune. À l’évacuation du camp par la préfecture de Paris, une trentaine de Soudanais sont envoyés vers le Finistère. « On nous a assuré que la procédure Dublin (2) serait cassée, et qu’on pourrait faire une demande d’asile », se souvient Nessim, venu lui aussi du Darfour.

Hébergé au centre d’accueil et d’orientation de Kermaria, une ancienne maison de retraite brestoise, le groupe de déplacés ne connaît pas le même sort. « Certains ont effectivement vu leur Dublin cassé, mais la majorité s’est vue refuser le dépôt de demande d’asile à cause du passage par l’Italie », explique une Brestoise, membre du collectif Zéro personne à la rue. Trois sont également assignés à résidence.

« Injustice criante »

« Résultat : ils peuvent être expulsés à tout moment vers l’Italie. D’où ils seront très probable- ment renvoyés vers le Soudan », poursuit la militante. « Je préfère être jeté à la mer plutôt que de retourner en Italie », soupire Hichem, qui ne sait plus vers qui se tourner pour obtenir de l’aide. Accablés par ce qu’ils qualifient d’« injustice criante», les migrants réfugiés à Brest ne comprennent pas le blocage de leur situation. «Nous sommes des réfugiés, pas des criminels», clament-ils en chœur.

Le collectif Zéro personne à la rue, qui les soutient, dénonce les « humiliations » subies par les jeunes hommes de la part d’une préfecture du Finistère « particulièrement zélée ». Sollicitée sur la situation des migrants soudanais, la préfecture a indiqué « ne pas souhaiter commu- niquer sur un sujet aussi sensible en pleine période de réserve », due à la campagne électorale.

19/04/2017 Charlotte HEYMELOT.

http://www.ouest-france.fr/

Notes:

(1) Les prénoms ont été modifiés.

(2) Procédure européenne dite « Dublin III » selon laquelle le pays responsable de la demande d’asile est celui dans lequel la personne est entrée en Europe, et où elle a été contrôlée.

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