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21 juin 2018 ~ 0 Commentaire

solidarités (npa)

journ 2

Contre l’Europe forteresse, solidarités sans frontières

La tragédie de l’Aquarius vient rappeler les jours sombres de mai 1939, lorsque le Saint-Louis, avec à son bord 900 juifs fuyant le tout nouveau régime nazi, se vit refuser l’entrée dans de nombreux ports. Ils et elles sont aujourd’hui des millions à essayer de fuir les guerres, les dicta-tures, la faim. CertainEs viennent se réfugier en Europe et se heurtent à cette forteresse sur-armée qu’est l’UE ultralibérale. Ce système inique, révoltant, les conduit parfois jusqu’à la mort en Méditerranée ou en Libye.

L’Aquarius, conséquence des politiques migratoires européennes 

En Libye, avec le financement de camps de rétention, l’UE finance un soutien logistique pour que les gardes-côtes traquent les embarcations des « évadéEs » des camps. Cela leur permet de pouvoir disputer aux bateaux des ONG solidaires la « récupération » des rescapéEs pour les ramener dans les camps. Dans le même temps, l’UE tente de criminaliser ces ONG, les traî-nant en justice pour délit de complicité avec les passeurs et bloquant le départ de plusieurs de leurs bateaux. Stratégies efficaces, hélas, puisque, selon l’Agence des Nations unies pour les migrations (OIM), au 1er semestre 2018 seulEs 35 000 migrantEs ont pu débarquer sur les côtes italiennes, soit deux fois moins qu’au 1er semestre 2017.

La commission européenne appelle cela « tarir les flux migratoires » !

Le prochain conseil européen doit modifier le règlement Dublin. Après le ras-le-bol exprimé par la Grèce et l’Italie en particulier, qui reçoivent la quasi totalité des réfugiéEs, il s’agit de dispat-cher ceux-ci dans les autres États de l’UE. Non pas à partir des souhaits légitimes des person-nes qui savent en général où elles veulent aller, mais en fonction des tractations entre les diffé-rents États européens. Cela a pour nom déportation !

Quant au futur budget de Frontex, il sera multiplié par 3.

Les 34 milliards d’euros qui lui seront alloués serviront à l’embauche de 10 000 gardes-côtes supplémentaires, à une plus grande sécurisation humaine et matérielle des douanes et des frontières extérieures ainsi qu’au renforcement de l’organisation des expulsions des migrantEs déclarés illégaux.

Le cynisme des gouvernants

La palme du cynisme revient sans doute au ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini qui s’est opposé, au mépris du droit humanitaire, à l’accueil des 623 naufragéEs recueillis sur l’Aquarius et a crié « Victoire ! » à cette occasion. Cynisme de Macron également qui, après 72 heures de silence car «il ne faut jamais réagir sous le coup de l’émotion » et une leçon de morale à l’Italie, a fini par refuser l’ouverture des ports français pour « ne pas créer de précédent » ! Décision saluée par toute la droite extrême, dont Éric Ciotti : « L’Aquarius a une destination toute trou-vée : il faut qu’il retourne vers la côte libyenne. C’est la fermeté qui est gage d’humanité » (sic).

Ce qui est à l’œuvre maintenant, c’est une force réactionnaire européenne, nourrie par les bons scores des partis d’extrême droite. Le chancelier d’Autriche et le ministre de l’Intérieur allemand, qui estiment trop lent l’achèvement de la forteresse Europe, proposent la création d’un axe Rome-Vienne-Berlin, auquel pourraient participer Budapest, Prague, Bratislava et Varsovie. Avec comme première action commune la bataille pour l’ouverture de centres de « protection » dans des pays européens non membres de l’UE.

Le profit pour seule boussole

Le traitement des migrantEs est un marché juteux profitant à des multinationales de nombreux secteurs : vente d’armes, création et gestion de systèmes informatiques interconnectés de fichages, formation clef en main pour les agents de sécurité du bassin méditerranéen, cons-truction de murs en béton ou en métal et de centres de rétention… De plus, les migrantEs qui ont réussi à entrer sur le territoire européen, mais qui demeurent sans droit, trouvent géné-ralement des « petits boulots » sans salaire décent, sans ouverture d’aucun droit. Ils contri-buent à l’enrichissement du pays où ils et elles vivent sans bénéficier de sa richesse. Ils sont 500 000 en France. Toujours présentés comme fauteurs de crise et porteurs de danger, ils sont utiles pour maintenir les divisions, exacerber les peurs et le racisme. En organisant la guerre entre les exploitéEs, entre les oppriméEs, les gouvernants européens tentent de détourner du seul combat qui vaille, celui pour la destruction du système qui produit une telle barbarie.

Les migrantEs font partie de la solution !

Nul ne doit être illégal sur cette planète, c’est pour cela qu’il faut ouvrir les frontières, accorder à chacune et chacun la liberté de circuler librement et de s’installer où il le souhaite, la régula-risation et la citoyenneté de résidence. Le règlement Dublin doit être supprimé ainsi que l’a- gence Frontex. Mais rien ne nous sera donné, nous devons agir davantage avec les migrants, soutenir, populariser leurs luttes, ne rien laisser passer des propos et actes racistes dont ils et elles sont quotidiennement victimes. La solidarité est notre moteur, la construction d’un monde par et pour le plus grand nombre notre objectif. Personne n’est de trop dans ce combat et surtout pas les migrantEs !

Roseline Vachetta Mercredi 20 juin 2018

https://npa2009.org/

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21 juin 2018 ~ 0 Commentaire

rock against racism (rs21)

detail

Rock Against Racism et l’Antinazi League: quarante ans après

Vivre en Grande-Bretagne dans les années 1970, c’était vivre dans le racisme. J’avais sept ans quand Mme Thatcher a prononcé son discours de saint François d’Assise («Là où il y a de la discorde …») mais le racisme a éclaté, même dans un environnement scolaire.

Je me souviens du jour où « juif » devint commun. On pouvait le voir dans l’encrier à côté duquel les élèves sculptaient une croix gammée. C’était les autres garçons qui se moquaient par une insulte raciste. C’était la honte sur le visage de notre professeur de mathématiques M. Khan qui s’enfuyait de la pièce.

Il y avait aussi d’autres signes, des sources possibles d’espoir, les punks qui se sont rassem-blés pour être photographiés à l’extérieur du Chelsea Drug Store et le rythme d’une chanson d’Ian Dury (‘Sex and’ Drugs and Rock ‘n Roll  »), le graffiti que j’ai vu alors que notre bus scolaire passait devant le Westway, « George Davis est Innocent, Justice pour Blair Peach ».

S’il y a eu une année où le racisme était à son paroxysme, c’était 1976, quand le Sun, le Mirror (travailliste, note du blog) et l’Express ont répondu à la vevue de deux (oui, deux) familles du Malawi placées dans un hôtel du Sussex. , en prédisant que des dizaines de milliers de personnes les suivraient inévitablement.

Telle était la peur et la paranoïa du National Front qui comptait 48 candidats à Leicester remportant un peu moins de 20% des voix. Lors d’un débat parlementaire en juillet, les députés conservateurs se sont levés pour dire du bien du NF et s’identifier à son programme de rapatriement des migrants noirs. Robert Taylor déclara: «La région que je représente ne veut pas être comme Southall, qui est synonyme de communauté asiatique.»

Son collègue Nicholas Winterton a exigea la fin immédiate de «toute nouvelle immigration, de toutes les sources». Il alla plus loin, aucune immigration supplémentaire ne devrait être autorisée pour un minimum de cinq ans. Michael Shersby exigea que «tous les futurs immigrants illégaux», indépendamment du comment ou du pourquoi ils sont venus en Grande-Bretagne, devraient dans tous les cas être déportés.

Au cours des trois années suivantes de campagne antiraciste, deux moments se distinguent.

L’un était la lutte de Lewisham en août 1977, quand peut-être un millier de membres du Natio-nal Front, commandés par Martin Webster, tentèrent de traverser le sud-est de Londres, avant d’être attaqués, dispersés à plusieurs reprises par une foule de militants et de jeunes noirs qui les surpassaient en nombre de quatre ou cinq contre un.

L’autre était le carnaval Rock Against Racism (RAR) à Victoria Park le 30 avril 1978. Les organisateurs avaient espéré  vingt mille personnes. Au lieu de cela cinq fois ce nombre a marché de Trafalgar Square à Brick Lane, un petit contingent de NF regardant, désespéres. X-Ray Spex a joué avec le chanteur Poly Styrene vêtu d’un twinset en tweed, un Margaret Thatcher noir. Puis les Clash.  La pression de la foule contre la scène qui semblait pouvoir céder à tout moment. Steel Pulse a chanté « Klu Klux Klan ».

Le commentateur culturel Stuart Hall a décrit le RAR comme «l’une des interventions culturelles les plus rapides et les mieux construites, qui a permis une analyse sérieuse et approfondie.» L’historien de la Nouvelle gauche, Raphael Samuel, a décrit Victoria Park comme «la manifes-tation la plus populaire. l’un des très rares de ma vie d’adulte à avoir sensiblement changé le climat de l’opinion publique.

Quarante ans plus tard, dans le contexte différent du Brexit et de la nouvelle guerre contre les migrants, nous avons besoin de nouvelles interventions culturelles. On devrait pouvoir copier le style des générations passées, même en les exprimant sous une forme différente.

David Renton est l’auteur de A Few Fought Back: Rock Against Racism et L’antinazi League 1976-1982, qui sera publié par Routledge en 2019.

Dave Renton 11 mai 2018

https://www.rs21.org.uk/

Commentaire: Le parti (dont RS21 est une scission) qui a porté tout çà, c’était le SWP, l’équivalent de la LCR en Grande Bretagne.

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19 juin 2018 ~ 0 Commentaire

pierre stambul (ujfp)

stambul

Le sionisme, un nationalisme particulier qui a inventé le peuple, la langue et la terre

Quelle est la nouvelle perspective de votre livre sur la Nakba ?

Il faut rappeler que le crime fondateur de cette guerre, c’est l’expulsion préméditée des Pales-tiniens en 1948-49. Les conquêtes de 1967 et la colonisation qui s’en est suivie ont aggravé la destruction de la société palestinienne. Mais aboutir à une paix juste, c’est «réparer» la Nakba.
En ce sens, tout le processus d’Oslo et le prétendu «processus de paix» censé aboutir à «deux États pour deux peuples » a été une mystification qui a permis au rouleau compresseur colo-nial  de se déployer. Une paix juste devra reconnaître le droit au retour des réfugiés palesti-niens. Dès sa fondation, l’État d’Israël a violé la résolution 194 de l’ONU qui prévoyait ce retour et a effacé les traces des centaines de villages palestiniens détruits. L’impunité d’Israël date de cette époque.

Comment « démonter » le sionisme ?

Le sionisme est une idéologie multiforme. C’est un colonialisme particulier puisqu’il vise à expulser le peuple autochtone et pas à l’exploiter. C’est un nationalisme particulier qui a inven-té le peuple, la langue et la terre. C’est une théorie de la séparation qui a proclamé, il y a 120 ans, que Juifs et non-Juifs ne pouvaient pas vivre ensemble. C’est une manipulation de l’histoi-re, de la mémoire et des identités juives. Il n’y a pas eu exil des Juifs il y a 2 000 ans et il n’y a pas « retour » aujourd’hui. Les descendants des Juifs de l’Antiquité sont essentiellement les Palestiniens et les Juifs d’aujourd’hui sont surtout des descendants de convertis.

Le sionisme n’a pas combattu l’antisémitisme. Sionistes et antisémites partagent l’idée que les Juifs doivent quitter leur pays d’origine.

Il faut expliquer que le fait qu’Israël soit devenu un pays raciste, militariste et d’extrême droite n’est pas un accident de l’histoire. Le sionisme ne pouvait mener qu’à cela. Il ne pouvait pas y avoir de paix juste en Afrique du Sud avec le maintien de l’apartheid. Il n’y aura pas de paix juste au Proche-Orient avec le maintien du sionisme. Cette idéologie n’est pas seulement crimi- nelle contre les Palestiniens, elle est suicidaire pour les Juifs et elle est une injure à leur histoire.

L’antisémitisme, une malédiction pour les Palestiniens. Pourquoi ?

L’antisémitisme est un crime européen qui dure depuis 15 siècles. C’est aussi un crime chrétien puisque, avant l’antisémitisme racial qui apparaît dans la deuxième moitié du 19è siècle, il y a eu l’antijudaïsme chrétien. Dans le monde « arabo-musulman », avant l’apparition du sionisme, les Juifs (comme les chrétiens) ont le statut de « dhimmi » qui veut dire « protégés ». Ce n’est pas la citoyenneté (qui n’existe nulle part à l’époque). Mais les communautés juives ne subiront jamais (avant l’apparition du sionisme) l’équivalent des massacres et des expulsions qui jalon-nent l’histoire des Juifs européens.

Cet antisémitisme culminera avec le génocide nazi.

Et c’est ce génocide qui décidera la « communauté internationale » à se débarrasser de sa culpabilité sur le dos des Palestiniens en favorisant la création de l’État d’Israël et le nettoyage ethnique de 1948-49. Les Palestiniens paient pour un crime avec lequel ils n’ont rien à voir. La petite minorité juive qui a vécu en Palestine a toujours vécu en bonne intelligence avec ses voi-sins musulmans et chrétiens. Chaque manifestation d’antisémitisme dans le monde renforce Israël et contribue à la destruction de la Palestine.

Quel rapport est-ce qu’il y a entre sionisme et islamophobie ou racisme contre les musulmans ?

En 2001, le président Bush a déclaré la guerre du « bien contre le mal ». Le mal, pour lui, ce sont les Arabes, les pauvres, les musulmans. Pas tous les musulmans : les dictatures féodales et patriarcales du Golfe sont les alliés de l’empire. Israël est l’élève modèle dans cette guerre. Morceau d’Europe installé au Proche-Orient, ce pays est devenu une espèce de laboratoire. Israël montre au monde comment on peut enfermer et réprimer des populations décrétées dangereuses en expérimentant sur elles de nouvelles armes sophistiquées.

Il y a donc un rapport direct entre ce que subissent les Palestiniens au Proche-Orient et l’islamophobie en Occident : ségrégation sociale et stigmatisation. Et l’UJFP est pour le « vivre ensemble dans l’égalité des droits » aussi bien au Proche-Orient qu’en Occident. Et contre l’essentialisation des gens selon leur identité réelle ou supposée.

Parlez-nous de ce chapitre : Les précédents de l’Afrique du Sud, du Zimbabwe et de l’Algérie.

Dans ces pays, le colonialisme a longtemps imposé son régime féroce aux autochtones. Qu’est-ce qui a permis aux Blancs d’Afrique du Sud de rester ? Le maintien ou la fin de l’apar-theid ? C’est bien sûr la fin et le fait que des deux côtés, il y a eu des forces posant les termes d’un compromis : 1 personne = 1 voix, L’Afrique du Sud est une et indivisible, l’apartheid est reconnu comme un crime. Une fois ces conditions acceptées, les Blancs ont pu rester.

En Algérie, la seule force politique des Français d’Algérie qui s’est exprimée a été l’OAS, milice fasciste décidée à combattre jusqu’au bout l’indépendance. Résultat : les Français (et avec eux les Juifs) ont dû partir. Au Zimbabwe, l’indépendance a débouché sur une dictature et le dicta-teur Mugabe a utilisé la présence des anciens colonisateurs pour détourner la colère popu- laire. Les Blancs sont quasiment tous partis.

Quel sera le modèle en Israël/Palestine ? L’idéal serait de s’inspirer de l’exemple sud-africain : accepter l’égalité et le « vivre ensemble ». Cela suppose en finir avec le sionisme et l’État juif. Mais il est clair que les dirigeants israéliens suivent le modèle de l’OAS en Algérie. Et que ça pourrait finir de la même façon.

L’importance du BDS pour vous en 2018.

Je pose dans le livre la question : « Vous seriez Nétanyahou, vous changeriez de politique? » La réponse est non bien sûr. Tant qu’Israël ne sera pas sanctionné, le rouleau compresseur colo-nial continuera. L’histoire a montré que s’il y a des sanctions, les conséquences seront immé-diates. Les Palestiniens disent que cette guerre est née de l’extérieur, de la décision de l’ONU de partager la Palestine et de tolérer toutes les violations commises par Israël.

La solution viendra de la capacité de la société palestinienne à ne pas rompre et de la solida-rité internationale. Le BDS ne détruira pas l’économie israélienne, mais il peut détruire l’image de ce pays et forcer les gouvernements à prendre des sanctions. C’est le seul espoir actuellement.

dimanche 17 juin 2018  Pierre Stambul

Milena Rampoldi, ProMosaik. Ci-dessus mon entretien avec Pierre Stambul sur son nouveau livre sur la Nakba intitulé « La Nakba ne sera jamais légitime »

http://www.ujfp.org/

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18 juin 2018 ~ 0 Commentaire

aquarius (rennes infos + télérama)

Rennes : Projection / Débat Aquarius

« Les migrants ne savent pas nager » avec SOS Méditerranée au Théâtre National de Bretagne

À l’occasion de la Journée Mondiale des Réfugiés, l’association SOS Méditerranée et le TNB organisent une projection-rencontre autour du film « Les migrants ne savent pas nager », réalisé par Jean-Paul Mari et Franck Delhens.

Mercredi 20 juin, 20h, au Ciné-TNB de Rennes

Depuis 2 ans, l’Aquarius sillonne les eaux internationales en Méditerranée centrale pour secourir les embarcations de fortune sur lesquelles ils sont des milliers à fuir l’enfer libyen. Tourné à bord de l’Aquarius « Les migrants ne savent pas nager » raconte le quotidien des équipes humanitaires, et le parcours de ceux qu’il recueille à son bord.

La projection sera suivie d’une table ronde animée par Alexandra Turcat, rédactrice en chef du journal hebdomadaire « Le Marin », avec des représentants de l’association, un marin-sauve-teur de l’Aquarius, ainsi que M. Kounga, président du COSIM, spécialiste des migrations. Une équipe bénévole de SOS Méditerranée tiendra également un stand d’information.

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Suivre SOS Méditerranée : http://www.sosmediterranee.fr/

http://www.rennes-info.org/

Lire aussi:

« Aquarius », le bateau qui fait des appels d’air (Télérama)

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15 juin 2018 ~ 0 Commentaire

police française (the guardian)

refug

La police française coupe la semelle des chaussures des enfants migrants, affirme Oxfam

L’ONG accuse les autorités de détenir des mineurs sans nourriture avant de les renvoyer illégalement en Italie. Les agents des frontières ont été accusés d’intimider des enfants dès l’âge de 12 ans.

La police des frontières française a été accusée de détenir des enfants de moins de 12 ans dans des cellules sans nourriture ni eau, de couper leurs semelles et de voler les cartes sim de leurs téléphones portables, avant de les renvoyer illégalement en Italie.

Un rapport publié vendredi par l’ONG Oxfam cite le cas d’une jeune fille érythréenne «très jeune», qui a été contrainte de retourner à Vintimille, ville frontière italienne, à pied, en portant son bébé de 40 jours . Les allégations proviennent de témoignages recueillis par des militants d’Oxfam et de ses organisations partenaires, deux mois après que la police française des frontières a été accusée de falsifier les dates de naissance des enfants migrants non accompagnés pour les renvoyer en Italie.

« Nous n’avons pas de preuve d’abus physique violent, mais beaucoup [d'enfants] ont raconté avoir été poussés, bousculés et s’être fait crier dessus dans une langue qu’ils ne comprennent pas », a déclaré Giulia Capitani, auteur du rapport, au Guardian. « Et par d’autres moyens la police des frontières les intimide – par exemple, en coupant les semelles de leurs chaussures, une façon de dire, ‘N’essayez pas de revenir’. » Daniela Zitarosa, de l’agence humanitaire italie- nne Intersos, a déclaré: «Les policiers leur crient dessus, se moquent d’eux et leur disent: «Vous ne traverserez jamais ici ».

« Certains enfants se font confisquer leur téléphone portable et retirer leur carte SIM. Ils perdent leurs données et leur répertoire. Ils ne peuvent même plus appeler leurs familles après.  » L’Ita- lie a accusé la France d’hypocrisie cette semaine pour ne pas avoir partagé le fardeau de la crise migratoire en cours. Le choc s’est développé lorsque le président français, Emmanuel Macron, a critiqué ce qu’il a appelé le «cynisme et l’irresponsabilité» de l’Italie en détournant un navire de sauvetage de migrants avec 629 personnes à son bord.

Matteo Salvini, le nouveau ministre italien de l’Intérieur, qui a empêché le navire de sauvetage Aquarius d’accoster en Sicile, a accusé la France de tourner le dos à 10.524 migrants à la frontière entre janvier et mai de cette année. Capitani a déclaré que des mineurs non accom-pagnés avaient été renvoyés en Italie par la police française, mais ce n’est qu’en mars qu’ils auraient commencé à falsifier les dates de naissance sur les documents de refus d’entrée – un mois après qu’un tribunal de Nice ait statué que des enfants ont été illégalement détenus et renvoyés  en Italie dans 20 cas.

En vertu du règlement de Dublin, les enfants migrants en France ne peuvent pas être renvoyés en Italie s’ils demandent l’asile.

La législation de l’UE stipule que les mineurs non accompagnés doivent être protégés et que ceux qui demandent l’asile dans un État membre ont le droit d’être transférés dans un autre où ils ont des membres de leur famille. Les ONG opérant à la frontière ont également visé l’Italie pour n’avoir pas mis en place des procédures adéquates de regroupement familial, laissant de nombreux enfants abandonnés et n’ayant d’autre choix que de tenter le voyage eux-mêmes. Selon le rapport d’Oxfam, le système bureaucratique de l’Italie laisse les migrants sous le radar dans des conditions dangereuses.

Capitani a déclaré que la police des frontières italienne avait récemment commencé à accom-pagner les mineurs rejetés par la France vers le pays voisin. La France a resserré les règles à sa frontière après que 84 personnes aient été tuées dans une attaque terroriste à Nice en juillet 2016. Vintimille est devenu un goulot d’étranglement pour les personnes qui tentent de passer de l’Italie à la France. Oxfam a indiqué qu’au moins 16 500 migrants, dont un quart d’enfants, ont traversé la ville au cours des neuf mois précédant le mois d’avril.

La plupart tentent de traverser la frontière en train (sur les voies? Note du blog) ou par un dangereux chemin de montagne connu sous le nom de «passage de la mort».

Les ONG estiment qu’au moins 12 personnes sont mortes l’année dernière alors qu’elles ten- taient de traverser la frontière en France, soit en empruntant la route de montagne, soit en étant heurtées par des véhicules le long d’une autoroute. Un Soudanais de 17 ans s’est noyé en juin 2017 alors qu’il essayait de récupérer une chaussure emportée par un fort courant dans la rivière Roia de Vintimille. Selon Oxfam, 17 337 enfants sont arrivés en Italie en 2017, dont 15 779 (91%) n’étaient pas accompagnés.
Les autorités françaises ont été contactées pour commentaires.

Angela Giuffrida à Rome Jeudi 14 juin 2018

https://www.theguardian.com/

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12 juin 2018 ~ 0 Commentaire

gare d’austerlitz (ujfp)

loi

Toutes et tous à la gare d’Austerlitz à partir de 15h le 17 juin pour accueillir les marcheurs qui viennent de Vintimille

Toutes et tous à la gare d’Austerlitz à partir de 15h le 17 juin pour accueillir les marcheurs qui viennent de Vintimille et se rendent à Londres pour s’opposer à la loi asile immigration et sou-tenir les migrants. Les collectifs de sans papiers parisiens rejoignent alors le groupe pour continuer la marche avec eux. Offrons leur, à Paris, un accueil digne de la cause qu’ils défendent.

Les participantEs à la marche Vintimille/Calais/Londres initiée par «l’Auberge des migrants» et «La Roya citoyenne» vont faire étape à Paris du 17 au 21 juin.

Des collectifs de sans-papiers d’Île-de-France entendent marcher eux aussi pour la seconde partie du trajet. C’est pourquoi une nouvelle manifestation se tiendra dimanche 17 juin pour accueillir les marcheurs et les marcheuses. Le projet de loi asile-immigration de Collomb et Macron a été voté à l’Assemblée nationale. Pour être adopté il doit aussi être voté en juin par le Sénat. Il faut imposer le retrait de cette loi raciste et liberticide qui légitime encore plus a chasse aux étrangerEs, les contrôles policiers, les mesures d’enfermement, y compris pour les enfants, et les idées du Front national.

lundi 11 juin 2018

http://www.ujfp.org/

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11 juin 2018 ~ 0 Commentaire

vitré migrants (fr3)

refug

Vitré: Des centaines de personnes rassemblées pour la famille Lekaj

Des centaines de personnes étaient réunies ce samedi à Vitré, en Ille-et-Vilaine pour soutenir la famille Lekaj, de nationalité albanaise. Un soutien qui s’est un peu transformé, car l’obliga- tion de quitter le territoire, qui pesait sur la famille a été suspendue par la préfecture, ce vendredi soir

L’élan de solidarité envers la famille Lekaj, de nationalité albanaise et installée à Vitré depuis quatre ans, ne s’est pas démenti. Ils étaient nombreux, plusieurs centaines de personnes, rassemblées ce samedi matin sur le parvis de la gare puis devant le château de la ville.

Elan de solidarité à Vitré

La famille était en effet depuis le 23 mai dernier, sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français, avec un délai de 30 jours. Mais depuis une semaine, les différents établis- sements, école primaire, collège et lycée, enseignants, élèves, où sont scolarisés les trois enfants de la famille, Samuel, Semir et Sabina, mais aussi des amis et des proches avaient lancé un mouvement de soutien à la famille, très bien intégrée dans la commune.

Le père est employé en CDI, et les deux parents sont connus pour leur investissement en tant que bénévoles. Une pétition de soutien avait ainsi recueilli des milliers de signatures. Le maire de la ville Pierre Méhaignerie était lui aussi présent afin de manifester son « devoir de solidarité » envers cette famille exemplaire.

Suspension de la procédure d’expulsion

La préfecture d’Ille-et-Vilaine, a décidé ce vendredi soir « de suspendre, à titre conservatoire, la procédure d’éloignement de la famille Lekaj dans l’attente d’un réexamen de leur dossier. »  précise le communiqué. Les manifestants attendent maintenant une régularisation définitive de la situation de la famille.

Ils prévoient un nouveau rassemblement devant la préfecture de Rennes, ce mercredi 13 juin, à 15 h.

Krystell Veillard  09/06/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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11 juin 2018 ~ 0 Commentaire

pont l’abbé permanence (ouest france)

refug

Pont-l’Abbé. Projet de loi asile : la permanence de la députée visée

Les militants de Fraternité Douarnenez collant des affiches sur la vitre de l’immeuble où se situe la permanence de la députée Liliane Tanguy.

Les membres de Fraternité Douarnenez ont frappé fort, peu après 16 h 30, à Pont-l’Abbé. Ils ont placardé des affiches sur les vitres de l’immeuble abritant la permanence de Liliane Tanguy, députée La république en marche de la circonscription.

Vendredi, en fin d’après-midi, après avoir manifesté, devant la mairie, leur opposition au projet de loi asile, les militants de Fraternité Douarnenez se sont rendus devant la permanence de Liliane Tanguy, députée de la circonscription, et posé des affiches sur la vitre de l’immeuble abritant sa permanence.

« Née en Yougoslavie, Liliane Tanguy est arrivée en France comme refugiée avec ses parents. Elle vient de voter en faveur de l’adoption du projet de loi sur l’asile qui va empêcher encore davantage de réfugiés de pouvoir demander l’asile en France », ont expliqué les militants douarnenistes.

« Pendant sa campagne, elle avait adressé à l’association une lettre dans laquelle elle a écrit : ’Nous devons assurer pleinement notre devoir d’accueil des réfugiés’. Elle avait précédem-ment, quand elle était membre du Parti Socialiste, posé pour la campagne ’L’accueil : pour moi c’est oui ! #réfugiés’ », ont également rappelé les manifestants.

Les membres de Fraternité Douarnenez avaient rencontré Liliane Tanguy, députée de la Répu-blique en marche, avant le vote du projet de loi par l’Assemblée : « Après quatre heures de discussion, elle s’est finalement révélée peu au fait des réalités du terrain, et des conséquen-ces de la politique migratoire sur les vies des hommes, des femmes et des enfants que nous accompagnons ».

08/06/2018

https://www.ouest-france.fr/

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07 juin 2018 ~ 0 Commentaire

razan al-najjar (new york time + fdlp)

“Je vous mets au défi de trouver un homme qui ait montré autant de courage que moi, le premier jour des manifestations”.

Quelques semaines avant d’être tuée par balles par l’armée israélienne, la secouriste palestinienne Razan al-Najjar avait répondu aux questions du New York Times. Dans une courte vidéo, elle racontait ce qui l’avait poussée à venir soigner bénévolement les blessés des manifestations contre Israël. “Les gens demandent à mon père pourquoi je viens ici sans être payée. Nous le faisons par amour pour notre pays.” leur avait-elle expliqué.

https://www.courrierinternational.com/

raz

Ashraf Razan An-Najjar

Le Front Démocratique pour la Libération de la Palestine a publié le 1er juin, à Gaza, une déclaration suite à l’assassinat vendredi de la secouriste An-Najjar

Le FDLP annonce la mort de sa martyre, l’héroïque camarade Ashraf Razan An-Najjar, membre de l’Union des Comités de Travail féminin – Union des Femmes du Front Démocratique- qui a été tuée en accomplissant sa tâche humanitaire et nationale, en portant secours aux blessés dans la Marche du Retour du vendredi « De Gaza à Haïfa, le même sang et la même destination ».

Le FDLP salue le rôle noble et humanitaire joué par la martyre Razan qui participait réguliè-rement aux Marches pour le retour et la fin du blocus, semaine après semaine, au service de notre peuple, en assistant les blessés. Il affirme que le sang de sa camarade Razan témoigne du terrorisme de l’État occupant israélien et de son agression permanente contre notre peuple.

Il salue également et loue les masses fidèles de notre peuple qui ont participé massivement à la dixième Marche du retour vendredi, et estime que cette participation confirme sa détermina-tion à faire face à la politique d’occupation, à se battre pour le retour et la fin du blocus. Il a appelé les organisations internationales dédiées à la défense des droits humains à docu-menter l’assassinat de sang-froid de la martyr Razan de la part des forces de l’occupation israélienne, alors qu’elle aidait les blessés avec son collègues des Comités médicaux.

https://secoursrouge.org/

Commentaire: Le FDLP (Front Démocratique de Libération de la Palestine) est l’équivalent du PC palestinien tandis que le FPLP (tous deux partis laïques) est ami avec le NPA.

FDLP (Wikipédia)

FPLP (Wikipédi)

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03 juin 2018 ~ 0 Commentaire

clément méric (le huffington post)

Pour Clément Méric et contre la loi asile, convergence des cortèges dans les rues de Paris

Les deux défilés passaient au même endroit.

Plus que les luttes, ce sont les cortèges qui ont convergé ce samedi après-midi dans les rues de Paris. Deux défilés se sont rejoints place de la République; quelques milliers de personnes ont ensuite fait la fin du chemin vers celle de la Bastille.

La première manifestation (avec près d’un millier de personnes) partie de la place Gambetta dans le nord de la capitale rendait hommage comme chaque année à Clément Méric, militant antifasciste tué il y a cinq ans lors d’une rixe avec une bande rivale. La seconde a rassemblé, selon la police, 2500 militants de gauche et des associatifs pour réclamer le projet de loi asile et immigration porté par Gérard Collomb.

Fumigènes et slogans antifascistes (« Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos », « Siamo tutti antifascisti », « No pasaran »…), anti-violences policières (« On n’oublie pas, on pardonne pas », « Pas de justice, pas de paix »…) ou en soutien aux migrants (« Solidarité avec les sans-papiers ») ont rythmé le défilé, qui s’est déroulé sans incidents.

Mais alors que les militants espéraient terminer leur parcours au Sénat, ils en ont été empêché par les forces de l’ordre au lendemain de consignes passées par la préfecture de police. Résultat, un peu de tension en fin de cortège.

Alexandre Boudet 02/06/2018

https://www.huffingtonpost.fr/

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