Archive | Antiracisme

16 avril 2018 ~ 0 Commentaire

brest (bastamag + yy)

brst

Les jeunes sont virés, les portes murées, ils sont à la rue

Face à une politique inhumaine : à Brest, une réquisition citoyenne pour ne pas laisser les jeunes exilés dans la rue

Alors que le projet de loi inique du gouvernement sur l’asile est discuté à l’Assemblée, partout en France, des citoyens suppléent les carences de l’État pour tenter d’accueillir dignement les exilés. Nécessité faisant loi, à Brest, le collectif « Zéro personne à la rue » a réquisitionné une habitation inoccupée, instituée en « Maison des mineurs », pour ne pas les laisser les jeunes, notamment isolés, dormir dehors. Mais face à une préfecture qui relaie à la lettre la politique déshumanisée du gouvernement, la situation reste extrêmement détériorée.

Lire le Reportage.

Olivier Favier 16 avril 2018

Lire aussi:

Brest : solidarité sans frontière avec les adolescents venus d’ailleurs (Yannis Youlountas)

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16 avril 2018 ~ 0 Commentaire

loi collomb (bastamag)

g collomb

Au mépris des droits fondamentaux, le gouvernement confirme son tournant répressif sur l’asile

Sévèrement jugée par le Défenseur des droits comme par les ONG spécialisées qui y voient une profonde atteinte aux droits fondamentaux – c’est à dire aux protections inviolables, sorte de « lignes rouges » consacrées par le droit –, la loi sur l’asile et l’immigration arrive aujourd’hui sur les bancs de l’Assemblée nationale.

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Barnabé Binctin 16 avril 2018

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09 avril 2018 ~ 0 Commentaire

dublin châteaulin (le télégramme)

marche

Réglementation Dublin. « Injuste et onéreuse »

Une centaine de personnes s’est réunie, ce dimanche, au Juvénat, dans le cadre d’une journée d’échanges et d’information sur la douloureuse question de la réglementation Dublin. Un protocole auquel il est « temps de mettre un terme », selon les collectifs mobilisés.

« Au vu du traitement que l’Europe leur réserve, tous partagent l’impression d’avoir commis un crime, alors qu’ils ne demandent qu’à être protégés ». C’est avec cette phrase simple que cette bénévole tente, finalement, au détour d’une conversation, d’expliquer au mieux ce « sujet très complexe » qu’est la procédure Dublin.

Une réglementation européenne jugée « injuste, onéreuse mais pas obligatoire » par la centaine de membres des collectifs et associations du Finistère oeuvrant « à l’accueil des personnes en exil et la défense de leurs droits », qui s’étaient réunis, ce dimanche 8 avril, au Juvénat. À leurs côtés, des personnes directement concernées par un texte qui les contraint à effectuer leur demande d’asile dans le premier pays européen qu’ils ont traversé. Des pays « qui ne veulent pas d’eux, qu’ils ne connaissent pas et où ils ne veulent pas être ».

« Auberge espagnole » avant Quimper

Si la journée organisée, hier dans le cadre d’une marche « solidaire et pacifique », partie symboliquement, la veille, de l’aéroport de Guipavas, en direction, ce lundi, de la préfecture quimpéroise a été l’occasion d’une « auberge espagnole », dans laquelle chacun avait apporté et partagé son repas. Elle a également permis des temps d’échanges et d’information. Parmi les sujets débattus, les articles 53-1 de la Constitution française (1) et 17 du règlement Dublin. Ce dernier indique que « chaque État membre peut décider d’examiner une demande de protection présentée par un migrant », « un alinéa qui permet à la France de s’opposer à la procédure », indique David Torondel, de la Ligue des droits de l’Homme de Quimper (l’un parmi la dizaine de collectifs représentés hier).

« Et elle l’avait d’ailleurs fait lors de l’évacuation du camp de réfugiés de Calais. À l’époque, le gouvernement avait cassé la procédure pour tous ceux qui accepteraient d’être acheminés ailleurs en France. S’il l’a fait une fois, pourquoi ne pourrait-il pas le refaire ? », poursuit-il. « Cette procédure est une manière, pour l’Europe, de mettre la pression sur les pays frontaliers, comme l’Italie, la Bulgarie ou la Hongrie », estime, pour sa part, Paulette Gentet, qui oeuvre dans différentes associations d’aide aux migrants dans le pays de Morlaix. « Stocks » et « flux »

« Et au-delà de ça, quand on lit les textes, où il est question de « flux » et de « stocks », on a l’impression que nos responsables parlent de marchandises.
Il n’y a plus aucune volonté, aucune humanité pour aider ces gens qui n’arrivent pourtant pas en France pour venir voir la Tour Eiffel… », assène-t-elle encore. « On a des exemples de Soudannais du Darfour, dont les histoires devraient leur permettre d’obtenir tout de suite un droit d’asile de dix ans, qui ont été « dublinés » », s’inquiète cette autre bénévole.
Pragmatique, Paulette Gentet déplore encore «tout cet argent, ces sommes folles dépensées pour expulser ces gens alors qu’on pourrait les investir pour mieux les accueillir». Un senti- ment auquel elle juxtapose, dans la foulée, une bien sombre réalité: ce «marché des pas- seurs, un business qui n’en finit plus de prospérer», et d’affaiblir encore les plus vulnérables…

(1) Qui stipule que « les autorités de la République ont toujours le droit de donner asile à tout étranger persécuté en raison de son action en faveur de la liberté ou qui sollicite la protection de la France pour un autre motif ».

  09 avril 2018 Thierry Dilasser

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07 avril 2018 ~ 0 Commentaire

dublin marche (côté brest)

marche 1

Finistère : mobilisation autour du règlement Dublin pour les réfugiés

Une douzaine d’associations organisent trois jours de marche et débats afin de dénoncer les expulsions des demandeurs d’asile dublinés. Ils marcheront du 7 au 9 avril 2018.

Associations et collectifs du Finistère investis dans la défense des droits des personnes en exil se sont donné rendez-vous à partir du 7 avril 2018 pour une grande marche pacifique dans le Finistère. Séverine Lequemener de l’association Fraternité Douarnenez, explique : Nous marchons pour interpeller les gens. Cette marche est une forme de lutte pour construire la société de demain.

Tous veulent dénoncer le durcissement de la politique d’accueil des réfugiés en France. David Torondel, vice président de la section quimpéroise à la Ligue des droits de l’Homme fait le constat : « Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à la tête du gouvernement, on voit très clairement un durcissement des consignes d’accueil des exilés. »

Entre marches et échanges

Durant trois jours, les associations vont parcourir le Finistère de Brest à Quimper. L’objectif est d’échanger autour du règlement Dublin, jugé coûteux et inefficace par les associations. Yolande Bouin de l’association Fraternité Douarnenez, regrette : Les gens ne connaissent pas bien ce règlement. Il y a beaucoup de méprises et on ne se rend pas compte que Dublin fabrique des précaires. Nous créons cet événement pour alerter et échanger autour de cette question.

La marche pacifique débutera à Brest le 7 avril. Les associations prévoient de marcher jusqu’à Daoulas avant de finir la journée à Châteaulin.

Le dimanche 8 avril sera consacré à des temps d’échange et d’information autour du règlement Dublin. Le documentaire Bienvenue Mister Chang, réalisé par Anne Jochum et Laëtitia Gaudin-Le Puil, sera projeté en présence de l’équipe du film.

Lundi 9 avril, les associations reprendront la route pour Douarnenez, puis Quimper. Les personnes le souhaitant peuvent rejoindre cette grande mobilisation au gré des trois jours.

Règlement Dublin III

Pour rappel, le règlement Dublin organise le transfert des demandeurs d’asile vers le premier pays européen qu’ils ont traversé, faisant ainsi porter la responsabilité de leur accueil sur les pays aux frontières de l’Europe. L’Italie, qui est en première ligne, se retrouve aujourd’hui débordée et ne peut plus assurer l’accueil des personnes en exil. Une véritable catastrophe humanitaire, selon les associations de défense des droits de l’Homme. David Torondel tempête :Ce règlement est d’une absurdité totale. On paie des milliers d’euros en billets d’avion pour rien. L’Italie « absorbe » les exilés mais n’a pas la capacité ni les moyens de les accueillir. C’est un éternel recommencement.

Programme des trois jours :

Samedi 7 avril :

9h30 : Rassemblement au parking P3 de l’aéroport de Brest Guipavas
10h/10h30 : Manifestation devant l’aéroport de Brest
11h/12h : Marche jusqu’à Plougastel-Daoulas
12h/14h : Repas partagé au jardin Bobby Sand
14h/18h : Marche jusqu’à Daoulas
18h : Déplacement en voiture jusqu’au centre Juvenat Notre-Dame à Châteaulin

Dimanche 8 avril :

Toute la journée, animations, projections et temps d’échange (au centre Juvenat Notre-Dame).

Lundi 9 avril :

9h : Covoiturage de Châteaulin à Douarnenez
10h : Rassemblement devant la mairie de Douarnenez puis départ pour Quimper en covoiturage
12h : Rassemblement devant la cathédrale Saint-Corentin et marche dans Quimper.

6 Avril 2018 Aurélie Berlet
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07 avril 2018 ~ 0 Commentaire

migrants (jdd)

gargamel

Migrants : le sujet de la rétention des familles secoue la majorité

Plusieurs articles du projet de loi asile et immigration ont crispé la majorité lors de l’examen du texte, et de ses nombreux amendements, en commission de Lois. Parmi eux : la présence de familles avec mineurs en centre de rétention administrative (CRA).

C’était l’un des points du projet de loi asile et immigration sur lesquels les débats étaient attendus. Et ça n’a pas manqué. Jeudi en commission, des députés – de l’opposition, mais aussi de la majorité – ont tenté en vain de faire voter des amendements interdisant la présence de familles avec enfants en centre de rétention (275 mineurs l’ont été en 2017, sans compter l’outre-mer et Mayotte). La France a pourtant été condamnée à plusieurs reprises par la Cour européenne des droits de l’Homme pour « traitements inhumains et dégradants ».

« La rétention des enfants nous questionne tous », a plaidé Stella Dupont (LREM), alors qu’Erwann Balanant (Modem) prônait un « système d’hébergement » à l’hôtel pour les familles devant être éloignées. Martine Wonner (LREM) a proposé de « sursoir » au placement de familles tant que les « travaux » n’ont pas été effectués et appelé à « réfléchir ensemble à une solution » d’ici le débat dans l’hémicycle à partir du 16 avril. « Il faut supprimer toute présence de mineurs en rétention », a également déclaré Sonia Krimi (LREM).

La présidente de la commission des Lois et avocate, Yaël Braun-Pivet, s’était aussi dite « fortement interpellée par la présence d’un bébé depuis plus d’une semaine » lors de sa visite du centre de Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) en février.

Avis défavorable de Gérard Collomb

Mais tout en reconnaissant que la situation est « insupportable », la rapporteure Elise Fajgeles (LREM) a donné un avis défavorable à ces amendements, estimant qu’il faut « évaluer » les conséquences d’une telle disposition, notamment pour Mayotte. Elle pointe aussi le risque que « les enfants deviennent un enjeu aux mains des passeurs et des filières ».   »Il y a quasi-una- nimité pour dire que ce n’est pas acceptable. Le débat est ouvert [sur cette question], mais nous ne sommes pas prêts. La discussion aura lieu dans l’hémicycle », expliquait Elise Fajgeles au JDD en début de semaine.

Réponse « incompréhensible » pour Danièle Obono (LFI), Elsa Faucillon (PCF) ou Marietta Karamanli (PS), pour qui « il ne suffit pas de dire que c’est insupportable, il faut agir ».

Présent en commission, Gérard Collomb, qui porte ce projet de loi, a redit son opposition à cette interdiction, avec un avis défavorable aux amendements, qui « généraliserait le fait que, dès qu’il y a un enfant dans une famille, celle-ci ne puisse plus jamais être éloignée ». Le ministre de l’Intérieur a toutefois pris un engagement : « faire en sorte que nous améliorions les conditions de rétention » dans les centres accueillant ces familles.

« Nous allons entreprendre des travaux spéciaux pour que les conditions de rétention de ces familles avec enfants soient des conditions qui soient dignes », a déclaré Gérard Collomb, évoquant un investissement de 1,5 million d’euros en 2018.

Les autres mesures qui ont fait débat

Le délai de rétention porté à 90 jours

Les députés ont adopté en commission jeudi l’une des mesures les plus controversées du projet de loi asile et immigration, l’allongement de la durée maximale possible de rétention des étrangers en attente de leur expulsion, mais en y posant des conditions. Comme le voulait Gérard Collomb, cette durée maximale va passer de 45 à 90 jours, mais les députés ont supprimé la possibilité d’aller au-delà, jusqu’à 135 jours, en cas d’obstruction à la reconduite. Les députés ont en outre adopté un amendement du groupe LREM qui « séquence » cette durée de 90 jours, chaque prolongation étant soumise à l’autorisation du juge des libertés et de la détention.

Les deux premières phases, de 2 et 28 jours, demeurent inchangées par rapport à aujourd’hui. La troisième phase, de 15 jours aujourd’hui, sera portée à 30 jours. Un « rebond » de deux fois 15 jours, sera possible afin de prévenir « d’éventuelles manoeuvres dilatoires » (refus d’em- barquement) ou d’attendre que parviennent les documents consulaires « lorsqu’il est établi que ceux-ci seront délivrés dans un très bref délai ».

Le délai de recours devant la CNDA réduit à 15 jours

Les échanges ont là encore été vifs au sujet de la baisse à 15 jours, contre un mois actuelle- ment, du délai de recours devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) pour les déboutés. « Inacceptable » pour la députée LREM Delphine Bagarry. L’amendement signé par 26 députés de la majorité visant à supprimer cette disposition et maintenir le délai à un mois a été rejeté jeudi. Tout comme celui de la rapporteur et du responsable LREM du texte, Florent Boudié, proposant de permettre le dépôt d’un « recours sommaire » pouvant être complété avant l’audience d’appel. Le projet de loi comporte aussi une réduction à 90 jours (au lieu de 120) du délai pour déposer une demande d’asile.

Homosexualité : la notion de pays sûrs redéfinie

Sur ce point, pas de débat, mais une satisfaction pour beaucoup de députés. Un amendement porté par la rapporteure Elise Fajgeles, et également déposé par d’autres élus, exclut de la liste des pays définis comme sûrs ceux où l’homosexualité « peut encore faire l’objet de mauvais traitements ou de sanctions pénales ».

6 avril 2018

http://www.lejdd.fr/

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06 avril 2018 ~ 0 Commentaire

rennes fachos (expansive)

fafs

Lundi 9 avril à Rennes : procès des pratiques de l’extrême droite

Deux ans après le dépôt de notre plainte, c’est finalement le 9 avril 2018 à 14h que se tiendra au tribunal correctionnel de Rennes le procès du rédacteur du journal Breiz Atao pour diffamation, injure et provocation à la commission de crimes ou de délits.

Ce procès est pour nous l’aboutissement d’une mobilisation visant à dénoncer les pratiques de l’extrême droite :

« fichage » sur les réseaux sociaux, mais surtout menaces de violences et de mort. Les personnes visées sont notamment des militant.es engagé.es dans le soutien aux migrant.es et aux personnes sans papiers, dans la lutte contre le sexisme et l’homophobie, mais aussi de « simples citoyen.ne.s », des chercheur.ses, des artistes.

Selon l’extrême droite, toutes ces personnes auraient en commun d’être des « fonctionnaires » ou, à défaut, des « asociaux » ou des « travailleurs subventionnés ». Ce fichage prend la forme de « notes de renseignement » accompagnées de commentaires menaçants ou d’édi- toriaux appelant à « détruire l’extrême gauche », à « repérer, identifier, détruire [...] les derniers lépreux du gauchisme », ces lépreux étant avant tout « de maigres cohortes de pouilleux composés de marginaux édentés, de drogués, de SDFs en état d’ébriété avancé, de fonctionnaires petits-bourgeois, de lesbiennes hystériques et autres sodomites patentés »….

Nous avons reçu au cours de cette mobilisation beaucoup de soutien, que ce soutien soit politique ou financier. Nous proposons aux organisations et aux individus qui le souhaitent de se joindre à nous le lundi 9 avril 2018 à 13h devant la Cité judiciaire pour partager un café, avant de se rendre ensemble au procès (qui sera ouvert au public).

Les fiché.es d’Ille-et-Vilaine

Source : Blog de l’association « Un Toit, c’est un Droit ».

https://expansive.info/

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05 avril 2018 ~ 1 Commentaire

rennes cimade (fr3)

Rennes: un rassemblement contre le projet de loi asile immigration

A l’appel de la CIMADE et de ses salariés un rassemblement était organisé ce mercredi matin à Rennes pour demander le retrait de la loi asile immigration. Le texte est examiné par la commission des lois cette semaine.

Ce mercredi matin les salariés de la CIMADE sont sortis du centre de rétention administrative de Saint-Jacques-de-la-Lande pour dénoncer le projet de loi asile et immigration qui doit être examiné mercredi 3 et jeudi 4 avril par la commission des lois.

Une trentaine de personnes a répondu à leur appel et s’est rassemblée place de la République à Rennes. Elles dénoncent une atteinte grave aux droits fondamentaux des personnes migrantes.

Dans son communiqué de presse la CIMADE évoque une série de mesures de contrôle, de tri, de contrainte et d’exclusion, notamment :

la pénalisation de l’entrée sur le territoire, la massification des interdictions de retour, le contrôle policier jusque dans les lieux d’hébergement, la réduction des délais de recours des demandeurs d’asile ou encore l’allongement de la durée de la retenue pour vérification du droit au séjour.

La durée de rétention pourrait ainsi aller jusqu’à 135 jours ce qui va, selon la CIMADE, entériner un enfermement inutile et lourd de conséquences humaines pour les personnes migrantes dans le but illusoire d’expulser toujours plus.

Pour l’association qui défend les droits des migrants, demandeurs d’asile et réfugiés ces mesures « sont autant de tentatives de sanctionner la migration en tant que telle et de refuser un accueil digne aux personnes exilées ».

Maylen Villaverde 04/04/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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04 avril 2018 ~ 0 Commentaire

pays de brest (collecte)

collete

https://www.reseaumigrantsbrest.fr/

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04 avril 2018 ~ 0 Commentaire

théâtre migrants plouguerneau

Migrants

Ils arrivent de Somalie, d’Erythrée, du Soudan … Cette pièce écrite par le dramaturge franco-roumain Matei Visniec, mise en scène par Monica Campo, interprétée par 7 comédiens aborde un sujet d’une brûlante actualité .

Différents points de vue sont présentés avec une lucidité sans fard, pour affronter cette réalité très dure, celle des migrants, des passeurs, des décideurs politiques européens et de leurs conseillers. Mais cette écriture engagée ne cède jamais au désespoir, notamment grâce à deux ressorts majeurs : l’humour et la notion de collectif.

Ce spectacle nous amène à ces interrogations : «Et si c’était nous qui avions eu la malchance de naître du mauvais côté ? Et si c’était nous qui devions fuir notre pays ?…

L’interprétation par les comédiens de la troupe Acier et Coton et la mise en scène de Monica Campo toute en finesse et en sensibilité démontrent et accentuent l’absurdité de certaines situations.

« 80 millions de personnes vivent dans des régions en guerre et ont le droit, en principe, de demander l’asile politique en Europe. En en prenant conscience, en l’espace de quelques mois l’Europe a paniqué. Les frontières ont commencé à se refermer, le symbole du fil de fer barbelé a ressurgi des entrailles cauchemardesques de l’Histoire… J’ai envie de capter dans cette pièce le côté émotionnel et humain du phénomène. Car c’est une tragédie de l’humanité qui se déroule devant nos yeux, digne du théâtre antique grec où l’homme se confrontait à la force implacable du destin. Cette pièce a comme but au moins une chose : casser l’indifférence. »
Matéi Visniec

Organisation : Collectif Humanité Plouguernea

Contacts : 06 75 52 09 17 ou 06 83 34 97 90

Théâtre : «Migraaaants» par la Cie «Acier et Coton» Lesneven.

Samedi 07 avril  20H30 Espace Armorica Plouguerneau.

http://www.abers-tourisme.com/

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29 mars 2018 ~ 0 Commentaire

extrême droite (france info)

Fachos

Comment l’extrême droite radicale se recompose en France

Les actions violentes menées par de militants liés à l’extrême droite radicale ne cessent d’augmenter depuis 2010. Le nombre croissant d’événements va de pair avec une radica- lisation croissante de cette nébuleuse.

Paris : le lycée autogéré est attaqué le 16 mars par des militants d’extrême-droite. Lyon : un nouveau local appelé Bastion Social et géré par le Groupe Action Défense (GUD) ouvre en mars, confirmant l’installation de l’extrême droite radicale dans la vieille ville. Même histoire ou presque, à Marseille : des centaines de personnes ont ainsi défilé jusqu’au vieux port dénonçant l’ouverture de ces locaux. À Angers en début d’année, la polémique monte autour d’un bar « identitaire », l’Alvarium. Le 10 février le Courrier de l’Ouest titrait : Les identitaires d’extrême droite font leur nid en Anjou Juste après les attentats de l’Aude, ce sont des descente d’individus armés de bâtons cagoulés dans les amphis, venus écraser les étudiants manifestant et occupant les locaux. Beaucoup soupçonnent ces « gros bras » d’être proches de groupuscules d’extrême droite.

Hausse du nombre d’actions

Le constat est frappant : les actions violentes menées par de militants liés à l’extrême droite radicale ne cessent d’augmenter depuis 2010. Le nombre croissant d’événements va de pair avec une radicalisation croissante de cette nébuleuse. Ce militantisme violent se place dans le cadre plus large d’un double processus : d’une part, une recomposition des groupuscules en présence ; de l’autre, l’augmentation d’activistes sans appartenance précise, après les différentes dissolutions prononcées.

Depuis le décès de Clément Meric en 2013, plusieurs groupuscules radicaux ont ainsi été dissous par l’État : la Troisième Voie pour une avant-garde solidariste et les Jeunesses natio- nalistes révolutionnaires de Serge Ayoub ; l’Œuvre française d’Yvan Benedetti, les Jeunesses nationalistes d’Alexandre Gabriac. Plus récemment, les membres d’un groupe de « boneheads » (skinheads d’extrême droite) picard, le White Wolf Klan, né de la dissolution de la Troisième Voie, ont été arrêtés et jugés.

Cartographie de l’extrême droite

De fait, nous assistons depuis cette époque à une recomposition de l’extrême droite radicale. Des groupuscules ont donc disparu, comme la mouvance skinhead d’extrême droite ou les Nationalistes autonomes, d’autres sont en perte de vitesse comme Les Identitaires (ancienne- ment Bloc Identitaire), le GUD (Groupe Action Défense) ou l’Action française, une dernière catégorie a une audience limitée, comme la Ligue du Midi de la fratrie Roudier (le père Richard, les fils Olivier et Martial), à la violence assumée et à l’audience locale.

Le GUD et l’Action française tentent à la fois d’attirer de nouveaux militants et de s’implanter dans de nouvelles villes, outre Paris : Marseille pour l’Action française, Lyon pour le GUD. Pour se faire, ces groupes ont choisi la surenchère militante, avec un activisme violent qui leur permet de renouer le lien de leur tradition militante. Ces deux groupes tentent également de retrouver le « prestige » passé. En effet, le GUD, fondé en 1968 par d’anciens membres d’Occident (Gérard Longuet, Jack Marchal, Alain Robert, etc.), était connu pour sa violence militante, la période des années 1980/1990 étant restée dans la mémoire des activistes d’extrême droite. Le GUD était alors animé par Frédéric Chatillon et Axel Loustau. Quant à l’Action française, elle cherche à retrouver son faste de l’entre deux-guerre.

En recul dès les années 1990

De fait, la violence politique de l’extrême droite a baissé durant les années 1990/2010. Elle fut importante durant l’après-guerre, surtout dans les années de la fin de la guerre d’Algérie. L’échec de la stratégie de l’OAS (Organisation armée secrète), dont le terrorisme en métropole était l’un des éléments, a provoqué une prise de conscience de l’extrême droite. La violence persista, mais ne fut que résiduelle et le fait de militants seuls, le Front national, fondé en 1972, canalisant cette violence.

Paradoxalement, la violence antisémite augmente durant cette période, étant le fait d’anciens militants des Groupes nationalistes révolutionnaires de base de François Duprat lui-même tué dans un attentat en 1978). Les principaux acteurs de la violence d’extrême droite dans les années 1980 sont les skinheads qui apparaissent en France au début de cette décennie. Ceux-ci sont en grande majorité rétifs à toute organisation partisane mais qui ont le plus souvent des liens épisodiques avec le FN, du type brève adhésion ou actions de service d’ordre. Durant cette période, de nombreux actes de violence sont imputables à l’extrême droite.

Curieusement, les mobilisations violentes des militants royalistes et des commandos anti-avortement restent sous-étudiées.

C’est cependant la mouvance néonazie qui commet les actes les plus graves. Certains sont des actes de violence symbolique, comme la profanation d’une sépulture au cimetière juif de Carpentras (mai 1990) commise par des proches du Parti Nationaliste Français et Européen. D’autres sont des actes racistes imputables à cette mouvance.

Renouveau culturel

Au-delà de cet activisme violent, on assiste également à un renouvellement des pratiques culturelles. La culture « boneheads » a disparu au profit d’une contre-culture plus élaborée. Philippe Vardon, ancien responsable identitaire, devenu aujourd’hui membre du Front National, en a théorisé les grandes lignes dans son livre Éléments pour une contre-culture identitaire (paru à Nice en 2011). Le constat de l’échec de l’activisme violent a poussé les identitaires Fabrice Robert et Philippe Vardon à évoluer vers un activisme qui relève des happenings inspirés de l’activisme de Greenpeace, comme la Marche des cochons à Lyon en 2011 ou l’occupation de la mosquée de Poitiers en 2012.

L’usage de la violence politique a été rejeté pour plusieurs motifs : la stérilité de cette voie, le manque d’effectifs, le contexte d’une société apaisée, etc. Il s’agissait aussi de donner une légitimité au combat identitaire présenté auprès de l’opinion publique, des médias et des chercheurs en science politique comme celui de la sauvegarde d’une civilisation en péril… Leur faiblesse numérique a poussé les militants radicaux à investir Internet. Ainsi, le groupus- cule d’Alain Soral Égalité & Réconciliation ne milite quasiment qu’à travers ce moyen. La page Facebook du mouvement et celle de son fondateur étaient très consultées, cumulant 280 000 abonnés, jusqu’à leur fermeture en 2017.

Inspiration italienne

Outre cette forme de militantisme, les activistes d’extrême droite s’inspirent également des pratiques italiennes, en particulier de l’expérience du squat culturel et social connu sous le nom de la CasaPound (la « maison Pound »), fondé à Rome en 2003 par des militants nationalistes-révolutionnaires.

Plusieurs groupuscules français tentent d’imiter ce centre et cherchent à ouvrir des centres similaires dans notre pays. C’est ainsi que le Bastion social a vu le jour, mais aussi, par le passé d’autres tentatives comme la Maison flamande à Lambersart, près de Lille, entre 2008 et 2012, la maison de l’identité à Toulouse en 2012, La Citadelle ouverte à Lille en 2016. Dans ce dernier cas, l’activisme est à la fois d’ordre culturel, avec l’ouverture de lieux, et violent avec l’essor d’actions violentes.

Peu nombreux, mais très déterminés

Si l’activisme des militants radicaux de l’extrême droite fait peur, il ne faut pas oublier que leur nombre reste restreint. On est face à quelques centaines de personnes très actives en France, guère plus. Du fait de cette faiblesse numérique, les moyens financiers sont également limités, le financement venant des cotisations des membres des groupuscules ou, très rarement, de mécènes. Cependant, il ne faut pas oublier que ces militants sont motivés et, pour certains, prêts à passer à l’action. Pensons, par exemple, à ces militants marseillais dirigés par Logan Alexandre Nisin, qui cherchaient à tuer des personnalités politiques et à commettre un attentat contre une mosquée.

The ConversationLe danger ne vient plus de tentatives fantasmées de coups d’État, les militants ne sont pas assez nombreux et n’en ont pas les capacités physiques et structurelles de le faire, mais d’éléments seuls et déterminés, sur le modèle du groupuscule allemand, le National- sozialistischer Untergrund (pour « mouvement clandestin national-socialiste »), qui a commis neuf meurtres de Turcs et celui d’une femme policier en dix ans. Le danger viendra donc d’individus seuls et déterminés plus que de formations organisées : un individu discret étant par principe difficile à suivre, au contraire des groupuscules, plus faciles à surveiller par l’État.

Stéphane François, Politiste, historien des idées, chercheur associé, École pratique des hautes études (EPHE) 29/03/2018

https://www.francetvinfo.fr/

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Voir aussi:

La Horde

Lire aussi:

Qui est derrière la LDJ, accusée d’avoir bousculé Jean-Luc Mélenchon et protégé Marine Le Pen (Le Huffington Post)

Faire barrage au FN… ou renflouer la digue ? Après Montpellier, Lille, Paris : quand Jupiter donne des ailes aux groupuscules d’extrême-droite (Révolution Permanente)

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