Archive | Antiracisme

23 mars 2017 ~ 0 Commentaire

un double mensonge… (révolution permanente)

ouvrier

Le FN, le premier parti ouvrier de France ?

A cinq semaines du premier tour, dans un contexte où Marine Le Pen devrait arriver première au premier tour, les mythes continuent d’exister à propos d’un Front National « ouvrier », qui n’existe que dans la bouche des grands éditorialistes, car l’examen du programme du FN comme de son électorat prouve le contraire. 

Beaucoup le disent, le pensent ou véhiculent cette idée devenue structurante pour penser l’électorat français : le Front National serait monté sur les ruines du Parti Commu-niste, grâce à un fort vote ouvrier, en séduisant la classe ouvrière par un programme industriel qu’il comprenait. Cependant, les quelques études qui traitent de l’électorat FN montrent que les ouvriers votent finalement peu pour le parti des Le Pen ; et pour cause : quand on se penche sur son programme, on se demande comment celui-ci pourrait mobiliser des franges entières des ouvriers.

Un programme pro-patronal particulièrement avantageux pour les patrons des multinationales comme des PME

Dans ses 144 engagements présidentiels, Marine Le Pen propose un programme pour ce scrutin de 2017 peu différent du programme de 2012. Dans ses chapitres « Une France prospère », et « Une France juste », la candidate expose le gros de ses propositions en termes d’emplois et de précarité, qui sont actuellement parmi les questions les plus brûlantes pour cette classe ouvrière qui serait « frontiste ». Et force est de constater qu’à part l’abaissement de la retraite à 60 ans et le retrait de la loi Travail, qui sont évoqués très rapidement et sans explication, toutes les mesures sont avant tout pensées pour satisfaire les intérêts du patronat contre les salariés, que ce soit des grandes multinationales ou des petites et moyennes entreprises.

Un soutien actif au CAC 40

Ainsi, une des parties du programme porte particulièrement sur un Etat pensé comme un soutien aux grandes entreprises du CAC40 : « un plan de ré-industrialisation dans le cadre d’une coopération entre l’industrie et l’Etat-stratège » est évoqué, et Le Pen veut « instaurer un vrai patriotisme économique en réservant la commande publique aux entreprises françaises » et « créer un secrétariat d’Etat dédié aux mutations économiques afin d’anticiper les évolutions des formes de travail liées aux nouvelles technologies (ubérisation, robotisation, partage…) et établir une nouvelle régulation pour préserver une concurrence loyale) ».

En toile de fond de toutes ses propositions, Marine Le Pen souhaite instaurer un protectionnisme à la française comme le fait Donald Trump avec les conséquences que l’on voit poindre : si certaines entreprises ont décidé d’investir aux USA, les nouvelles normes de protection des salariés sont en train d’attaquer durement les conditions de travail. Car à un soutien actif de l’Etat au grand capital, comme l’avait déjà fait Hollande avec le Crédit d’impôt sur la compétitivité des entreprises (CICE), se couple de nouvelles attaques sur le plan social.

Couplé à de nouvelles attaques du droit du travail contre les salariés

Car si le Front National s’est toujours dit opposé à loi Travail, on ne peut que douter de son opposition qui est plus un positionnement opportuniste pour flatter des ouvriers que Le Pen aimerait voir dans son escarcelle qu’un positionnement politique de fond : qui a déjà vu le Front National manifester contre les loi anti-sociales du dernier gouvernement ?

Que ce soit la loi Macron, la loi Travail, le CICE, dans les faits, le FN a toujours soutenu tacitement ces lois. Une proposition pourtant enterrée par Hollande revient dans le programme des Le Pen : la défiscalisation des heures supplémentaires, mesure qui avait permis à Sarkozy de l’emporter en 2007 Aucune proposition concernant la précarité, les contrats courts, les licenciements, le partage du temps de travail, les augmentations de salaires ou de droits…

Dans ses propositions pour « Garantir la protection sociale », le FN ne propose que « mettre en œuvre une vraie politique nataliste » ainsi que «  renforcer la solidarité intergénérationnelle en permettant de transmettre sans taxation 100 000 euros à chaque enfants pour les cinq ans au lieu de quinze actuellement  » : autant de mesures que les chômeurs qui veulent des réponses à leur précarité entendront sûrement autrement qu’un moyen pour « garantir leur protection sociale ». Quant aux propositions de santé, la majorité d’entre elles ne proposent qu’un statu-quo, quand certaines sont totalement réactionnaires, comme supprimer l’Aide Médicale d’Etat, qui permet aux personnes en « situation irrégulière » de pouvoir se soigner.

Face aux grands patrons, les petits patrons ne sont pas en reste : un programme de soutien aux entrepreneurs

Ne nous méprenons pas : le centre du programme de Marine Le Pen vise à séduire les arti- sans, les petits entrepreneurs, les patrons de PME et de TPE ; en bref, la petite bourgeoisie française et les agriculteurs. Et les salariés des dites entreprises seront sûrement heureux d’apprendre ce que leur prépare celle qui devrait arriver en tête au premier tour ! « Alléger la complexité administration et fiscale pesant sur les TPE-PME » ; « réduire le nombre des obligations administratives liées au seuil social de 50 salariés » ; « abaisser les charges sociales des TPE-PME  » ou encore « maintenir le l’impôt à taux réduit à 15% pour les TPE et réduire le taux des PME de 33% à 24% ».

Autant de mesures qui ont toutes une même philosophie : réduire les coûts du travail, et l’imposition des entreprises. Pour notre camp social, il s’agit tout simplement de plus de travail, pour moins de rémunération et de protection, ainsi que moins d’impôts pour l’État.

Un parti ouvrier ? Le mythe d’un électorat frontiste ouvrier

A chaque élection, depuis quelques années, un petit refrain revient sur les plateaux de télé- vision : le FN serait devenu « le parti des classes populaires », le « parti de la classe ou- vrière ». Pourtant, toutes les études sociologiques viennent contredire cette assertion. En effet, si l’électorat FN est composé pour moitié d’ouvriers, de salariés et de retraités de ces classes sociales, cette portion, élevée, cache cependant une autre donnée : seul un ouvrier sur sept vote pour le FN.

Mais alors, quel est le premier parti de la classe ouvrière ? La réponse, souvent oubliée des classes dominantes plus intégrée, est tout simplement le parti de l’abstention et le parti du désintéressement vis à vis de la politique. De surcroît, comme l’a bien montré l’étude Les classes populaires et le FN, coordonnée par G. Mauger et W. Pelletier, le vote FN ouvrier est beaucoup plus volatile et moins « solide » que le vote FN des beaux quartiers traditionnels, de la Manif pour Tous et de la petite-bourgeoisie :

il y a une différence de niveau de conviction qui explique assez largement la dissonance entre un vote ouvrier et un programme frontiste par essence anti-ouvrier. Ainsi, pas étonnant que toutes les grandes organisations ouvrières, à l’instar de la CGT ou de FO, prennent ouvertement position contre le FN qui représente beaucoup de choses mais sûrement pas un parti des travailleurs.

George Waters vendredi 17 mars

http://www.revolutionpermanente.fr/

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20 mars 2017 ~ 0 Commentaire

antiracisme (bastamag)

black-lives-

« Gauche blanche », « racisés », « non concernés » : ces clivages qui agitent la lutte et les mouvements antiracistes

« Camp décolonial » pour débattre du racisme sans les « non concernés », « Indigènes de la République » en quête d’autonomie face à la « gauche blanche » : autant de termes qui clivent fortement la lutte antiraciste. D’un côté, les mouvements historiques et institutionnels, LDH, Mrap ou SOS-Racisme, donnent à leur combat une portée universaliste. De l’autre, une nouvelle génération d’acteurs, plus radicaux, issus des groupes racisés et où se trouvent une grande partie de femmes. Les premiers reprochent aux seconds de tout ethniciser, les seconds les accusent de ne pas représenter celles et ceux qui subissent le racisme au quotidien. Pourquoi de telles divisions ? Peuvent-ils dépasser leurs divergences ? Basta ! leur a posé la question.

Lire l’article sur Bastamag

Warda Mohamed 20 mars 2017

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Lire aussi:

Omar Slaouti « Il est temps de marcher avec notre boussole politique »

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19 mars 2017 ~ 0 Commentaire

dossier: bienvenue aux migrant(e)s! (npa)

migrant

«Le climat évolue (…). Cela transparaît dans les mots employés dans les documents officiels et le débat public : ceux que l’on appelait simplement « migrants » deviennent de plus en plus souvent des « clandestins » ou des « irréguliers »… » Ces mots du rédacteur en chef adjoint du quotidien italien La Repubblica sont la parfaite illustration de la logique infernale et meurtrière, à l’œuvre dans l’Europe forteresse. Après avoir dressé des frontières de barbelés, on les justifie, en flattant et exacerbant les peurs et les haines.

À l’opposé, ce que l’on a appelé la « crise des migrants » a aussi été l’occasion de formidables élans de solidarité dans différents pays de l’Union européenne. À l’occasion du 19 mars, marche contre le racisme, notre dossier revient sur des mobilisations exemplaires qui ne doivent pas rester sans lendemain, même et peut-être surtout quand soufflent les vents mauvais…

Grèce : quelle solidarité ?

Royaume-Uni : la montée du racisme, un défi pour la gauche

État espagnol : « Nous voulons accueillir ! »

Allemagne : retournement de situation sur la question des migrantEs

« Nous ne pouvons plus accueillir toute la misère du monde »

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19 mars 2017 ~ 0 Commentaire

la tourmente et la boussole 3 (npa)

macron

La poussée attrape-tout d’Emmanuel Macron

Issu de l’orientation social-libérale de Hollande et de Valls, s’étant émancipé du PS et de son bilan, il réussit, pour l’instant, là où beaucoup avaient échoué avant lui: créer un mouvement de centre droit capable de prendre le dessus sur la social-démocratie et les alliés démocrates-chrétiens du mouvement gaulliste.

Médiatiquement, il apparaît comme rompant avec les anciens partis, donnant une image jeune, moderne sur les questions de société et libéral sur les questions économiques. Il affiche la volonté de présenter au moins une moitié de candidats aux législatives issus de «la société civile», c’est-à-dire sans antécédent politique (voir vidéo). Dès le départ, il a refusé tout accord d’appareil avec des courants issus du PS ou de la droite, et sa force dans les sondages, le succès de ses meetings, la polarisation médiatique, lui donnent les moyens de tenir cette posture.

Evidemment, la politique proposée par Macron n’a rien de nouveau. Elle prend sa source dans les recettes libérales élaborées sous Sarkozy et Hollande, dont il fut un conseiller et un ministre. Le rédacteur essentiel de son programme est Jean Pisani-Ferry, un économiste et haut fonctionnaire, social-libéral blanchi dans les cercles ministériels, notamment autour de Dominique Strauss-Kahn. Le programme économique n’a rien de novateur, centré sur la baisse des dépenses et des recettes publiques, la pérennisation des exonérations patronales sur les salaires et les impôts, de nouvelles déstructurations du Code du Travail, le passage progressif aux retraites par capitalisation.

Pour organiser le «rajeunissement» de ses élus et correspondants dans les régions, il a nommé un vieux notable, parlementaire chiraquien, Jean-Paul Délevoye (ancien directeur de sociétés agroalimentaires et président du Conseil économique, social et environnemental de 2010 à 2015). Mais l’image est celle du renouveau.

De plus, Macron polarise d’autant plus dans le PS comme parmi LR que les profils des candidats de ces partis créent évidemment un effet centrifuge vers le centre… Valls et Juppé auraient considérablement réduit l’espace d’Emmanuel Macron. De plus, les sondages de ces dernières semaines en ont fait «le seul à même de battre Marine Le Pen», polarisant même un électorat de gauche ayant combattu les lois Macron et El Khomri. Aujourd’hui, même sans parti précédemment constitué, Macron bénéficie d’assez de transfuges du PS, de l’UDI et de LR pour structurer sa campagne et préparer les législatives. En cas de victoire à la présidentielle, il peut donc avoir les moyens de tenir sur une position officielle de refus d’accord d’appareil pour les législatives avec le PS ou les partisans de Juppé. Dès lors, la question des alliances serait renvoyée au mois de juin. Dans tous les cas son succès aurait un effet explosif sur le PS et corrosif sur la droite UDI-LR.

Une polarisation à l’extrême-droite

Tous ces éléments renforcent la polarisation à l’extrême-droite par Marine Le Pen, à tel point que sa présence au second tour est assurée et son élection au deuxième tour ne peut être exclue. L’extrême-droite a engrangé, comme dans beaucoup de pays d’Europe, les fruits de la crise sociale en jouant sur les mécaniques d’un repli identitaire nationaliste auquel, en l’absence d’un pôle politique anticapitaliste et actif dans les couches populaires, peuvent adhérer de nombreux électeurs touchés par les politiques d’austérité. Les politiques libérales menées par la social-démocratie ont accentué ces phénomènes.

De plus, la politique sécuritaire, l’islamophobie d’Etat et le racisme institutionnel du gouvernement Valls ont là aussi amené de l’eau au moulin du Front National. L’influence du FN s’est largement développée au sein de l’armée et de la police, dont les gouvernements socialistes auront flatté les tendances les plus réactionnaires.

Le refus de l’accueil des migrant·e·s, les politiques ultra-sécuritaires développées après les attentats ont là aussi été capitalisées à la fois par l’aile la plus réactionnaire de l’UMP (Union pour un Mouvement Populaire, renommée en 2015 Les Républicains-LR ) et par le FN. Les sondages montrent que dans le maelström électoral actuel, l’électorat de Le Pen reste stable, peu sensible mêmes aux affaires financières dans lesquelles le Front national est, lui aussi, impliqué.

http://alencontre.org/l

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16 mars 2017 ~ 0 Commentaire

fn (france info + npa)

hitler

Le Front national est-il vraiment devenu « gay friendly » ?

Avec la stratégie de normalisation initiée par Marine Le Pen, le Front national séduit de plus en plus d’électeurs homosexuels. Une évolution qui peut parfois provoquer des tensions au sein du parti d’extrême droite.

« L’élection de Marine Le Pen serait un signal fort contre les homophobes ! » s’enthousiasme Lucas. Cela ne fait que dix-huit mois que ce jeune homme a décidé de prendre sa carte au Front national, et il en est pourtant déjà convaincu : à ses yeux, le parti de Marine Le Pen serait le mieux placé pour défendre la cause des homosexuels. Une opinion qui peut sur- prendre, au regard du programme et de l’histoire du parti d’extrême droite, mais qui est représentative d’une évolution structurelle du Front national.

Parallèlement à la « dédiabolisation » du FN entreprise par Marine Le Pen, la communauté gay, historiquement réputée proche des partis de gauche, apparaît de plus en plus séduite par le bulletin Le Pen. Selon une étude du Cevipof publiée en février 2016, le FN a convaincu 32,45% des couples homosexuels mariés lors des élections régionales de 2015, soit un niveau comparable au vote en faveur des listes de gauche (34,66%).

« Les folles, on les envoie se faire voir ailleurs »

L’histoire du Front national n’a pourtant rien de « gay friendly ». « Les homosexuels ne sont pas une communauté à laquelle le FN avait l’habitude de s’adresser », rappelle l’historienne Valérie Igounet. « Les fondateurs du parti n’étaient pas très ‘réceptifs’ à la question de l’homosexualité », euphémise cette spécialiste du FN, qui tient sur franceinfo.fr le blog Derrière le Front.

En attestent de nombreux propos polémiques de Jean-Marie Le Pen. En 1984, le leader d’extrême droite qualifie l’homosexualité « d’anomalie biologique et sociale ». En 1995, lors d’un discours à l’université d’été du Front National, le chef historique du parti lance aux militants : « Je confesse qu’il doit y avoir des homosexuels au FN, mais il n’y a pas de folles. Les folles, on les envoie se faire voir ailleurs. » En privé, Jean-Marie Le Pen n’a pourtant rien d’un homo- phobe, assurent ses proches, mais il se délecte des provocations qui font parler de lui.

Et avec l’arrivée du jeune Florian Philippot à la vice-présidence du FN, les sorties de route du « Menhir » se multiplient. Comme en mai 2015, lorsque Jean-Marie Le Pen accuse, sur une radio, Florian Philippot de « placer ses hommes, ses mignons » à la direction du parti. Comme en mai 2016, quand il évoque sur Twitter, toujours à propos de Florian Philippot, « Don Quichotte de la Jacquetta ». Ou en décembre 2016, lorsqu’il lâche, sur Facebook : « Les homosexuels, c’est comme le sel dans la soupe, s’il n’y en a pas assez c’est un peu fade, s’il y en a trop, c’est imbuvable. »

De leur côté, les militants gays du FN ont la mémoire sélective. « Pour beaucoup de militants, le FN est un nouveau parti depuis 2011″, observe l’historienne Valérie Igounet. « Je ne me suis jamais intéressé à l’histoire du Front national. Je la connais, mais ce n’est pas ce qui m’intéresse », dit ainsi à franceinfo David Masson-Weyl, jeune élu homosexuel du FN au conseil régional du Grand Est. « Je suis engagé au côté de Marine Le Pen, et le reste ne m’intéresse pas », répond aussi Lucas, militant FN. Le passé, c’est le passé. Marine Le Pen a rompu avec cette histoire. Lucas, militant FN à franceinfo.

« Le FN était bien plus sectaire à l’origine »

Depuis son arrivée aux commandes du Paquebot en 2011, Marine Le Pen a effectivement changé le discours de son parti sur ces questions. « Qu’on soit homme ou femme, hétérosexuel ou homosexuel, chrétien, juif, musulman ou non croyant, on est d’abord français ! » lance le 1er mai 2011 celle qui a succédé quelques mois plus tôt à son père à la présidence du Front National, démontrant ainsi sa volonté d’élargissement de sa base électorale.

Pour le jeune frontiste David Masson-Weyl, ce changement de discours s’explique « grâce à la personnalité de Marine Le Pen ». Née en 1968, divorcée, vivant aujourd’hui en concubinage avec Louis Aliot, la dirigeante du FN a la réputation d’être une fêtarde, et cultive une image de femme moderne, assez éloignée du modèle familial traditionnel historiquement défendu par l’extrême droite.

La stratégie se révèle efficace : de nombreux militants gays n’hésitent plus à rejoindre le mouvement. La révélation de l’homosexualité de plusieurs cadres de la direction du FN, du vice-président, Florian Philippot, au maire d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois, rassurent ceux qui avaient encore des doutes. « Le fait que de nombreux membres, dont des cadres du parti, soient gays, a permis de lisser, de repositionner le FN, qui était bien plus sectaire à l’origine », estime John, un électeur frontiste qui revendique son homosexualité sur Twitter. « Le FN n’est absolument plus homophobe à mes yeux », acquiesce William, un autre militant frontiste interrogé par franceinfo.

Il pouvait y avoir une certaine tiédeur chez les homos par rapport au FN de Jean-Marie Le Pen, avec la crainte de ne pas être acceptés dans leur identité, mais je pense qu’on a vraiment levé cette ambiguïté-là.David Masson-Weyl, jeune élu FN dans la région Grand-Est à franceinfo

« Ceux qui étaient sur des positions dures sur la question d’un prétendu lobby gay ont majo- ritairement quitté le parti depuis longtemps », relève d’ailleurs dans L’Express le chercheur Nicolas Lebourg. Car les prises de position de Marine Le Pen, qu’elles soient sincères ou opportunistes, ont fortement déplu à la frange la plus radicale de l’extrême droite. « Elle a un côté ‘cage aux folles’. C’est une madone à pédés et l’esclave des sionistes. Elle incarne le Sentier et GayLib à la fois », fulmine ainsi dans Challenges Jérôme Bourbon, le directeur de la revue nationaliste Rivarol. « Le Front national est dirigé par une coterie d’homosexuels », raille dans le même article Henry de Lesquen, le patron de la très droitière Radio Courtoisie.

« Homonationalisme » et « transgression »

Ce « nettoyage de vitrine » suffit-il à expliquer à lui seul le fait que de plus en plus d’homosexuels se tournent vers le FN ? Plusieurs militants frontistes interrogés dans le cadre de notre enquê- te avancent un autre motif de ralliement : la peur suscitée par l’islam et son intolérance suppo- sée à l’égard des homosexuels. « Je veux que nous n’ayons pas peur de s’aimer librement, même dans des zones actuelles de non-droit », explique Lucas. « J’ai vécu dans un immeuble social du 9-3 à Saint-Ouen, où j’ai vécu l’enfer en raison du racisme anti-gay », ajoute John.

Des témoignages qui confortent l’analyse de certains chercheurs, qui n’hésitent pas à parler d’« homonationalisme ». Lorsque par exemple, en 2010, Marine Le Pen affirme « entendre que, dans certains quartiers, il ne fait pas bon être femme, ni homosexuel, ni juif, ni même français ou blanc », la présidente du FN « dit à l’électorat homosexuel : ‘Je sais que vous souffrez de discrimination. Et qui vous discrimine ? Des immigrés et des musulmans’ », relève dans Le Monde Yannick Barbe, ancien directeur de la rédaction du magazine gay Têtu. « Comme elle le fait avec les ‘souchiens’, Marine Le Pen ligue les gays contre les minorités raciales », abonde sur Slate.fr le journaliste et écrivain Didier Lestrade, fondateur d’Act Up. « Elle utilise les gays blancs de souche pour montrer que le problème, c’est toujours les immigrés, les Noirs, les Arabes », accuse-t-il.

Interrogé par franceinfo, Sébastien Chenu, un ancien de l’UMP où il a fondé le mouvement GayLib avant de rejoindre le FN, avance encore une autre hypothèse : « Tout comme le fait d’être gay, il y a un aspect transgressif dans le fait de rejoindre Marine Le Pen. » Marine Le Pen représente une liberté de ton qui fait écho à la quête de liberté vécue par les gays dans leur histoire personnelle. Sébastien Chenu, délégué national du Rassemblement bleu Marine à franceinfo

« On m’a déjà lancé du ‘Sale pédé, t’as pas ta place ici !’ »

Le Front national est-il pour autant devenu « gay friendly » ? A en croire le témoignage posté sur Facebook par Guillaume Laroze, un ancien militant qui a claqué la porte du FN en novembre 2016, il est permis d’en douter. « Parasite LGBT », « déchet pédérastique », « sodomite »… Dans ce post, le jeune homme dénonce les insultes homophobes qu’il a dû affronter, en provenance de comptes anonymes sur les réseaux sociaux. Interrogé par franceinfo, Guillaume Laroze témoi- gne aussi de l’homophobie qui s’est exprimée à visage découvert au sein du parti : « On m’a déjà lancé du ‘Sale pédé, t’as pas ta place ici, il y en a marre des pédés au FN !’. » Lors d’un discours de Marine Le Pen, je me souviens d’avoir entendu un homme crier dans la foule ‘Les pédés, ça reste les pédés !’, et qui a été applaudi par une vingtaine de personnes. Guillaume Laroze, ancien militant FN à franceinfo

Dans la foulée, Florian Philippot avait réagi à la polémique sur France 5 : « Je lui ai dit : ‘Si tu as des nom de gens au Front National qui t’ont insulté, tu me les donnes tout de suite’. J’attends toujours. » Les cadres frontistes assurent en choeur qu’il n’y a aucun problème sur ce sujet. « Il y a des homophobes partout », concède bien Sébastien Chenu, « mais il y en a sûre- ment moins au FN qu’à l’UMP », ajoute celui dont l’arrivée au FN en provenance de l’UMP avait pourtant « largement fait tousser les franges les plus conservatrices du Front », rappelle Libération.

Concernant les insultes, subies notamment par Guillaume Laroze, Sébastien Chenu rétorque : « Mais qu’il dépose plainte ! » Une réponse qui ne colle pas avec la version de l’ancien militant : « Devant les insultes homophobes, on me disait qu’il ne fallait pas faire de vagues, ne pas attirer les projecteurs. » Dans la vie, à un moment, quand t’es gay, tu peux rencontrer un connard qui te traite de pédé, ça arrive et c’est scandaleux, mais le combat contre la connerie n’a pas de fin. Sébastien Chenu, délégué national du Rassemblement bleu Marine à franceinfo

Un témoignage qui n’est pas isolé. « Les réunions et les repas sont le lieu de plaisanteries ou d’aveux décomplexés sur la détestation des homosexuels et des Arabes des uns, la nostal- gie du régime nazi des autres », racontait déjà en 2013 à La Dépêche du Midi un couple d’anciens militants du FN en Haute-Garonne. Dans le documentaire La tentation du FN, les nouveaux électeurs de Marine Le Pen, Matthieu Chartraire, le Mister Gay 2015 du magazine Têtu, explique pourquoi il a rendu sa carte : « Je rencontre un responsable du parti (…) qui me pose quelques questions et qui me donne son ressenti : ‘Oui, mais moi je trouve qu’il y a trop d’homosexuels au Front national’. »

« Des prises de position pas très ‘gay friendly’ »

Le malaise qui existe autour des homosexuels et du Front national peut aussi s’expliquer par les différences de fond qui perdurent au sein du parti. Pour faire tenir le tout, Marine Le Pen a choisi de reléguer les questions clivantes au second plan. « Je pense qu’elle a amené un changement idéologique avec une volonté de neutralité sur les questions de société, pour se concentrer sur l’économique et le social », explique David Masson-Weyl.

Lors du débat autour de la loi du mariage pour tous, Marine Le Pen laisse ainsi certains de ses lieutenants défiler dans les cortèges de la Manif pour tous, tandis qu’elle se tient en retrait et dénonce un « piège » tendu par François Hollande. La présidente du FN choisit d’es- quiver le débat, et prend le risque de laisser sa nièce, Marion Maréchal-Le Pen, prendre la lumière en incarnant l’opposition frontiste à cette réforme.

La députée du Vaucluse se fait alors applaudir à la Manif pour tous, et joue la carte de la défense des valeurs familiales traditionnelles, en phase avec une partie de la base histo- rique de son mouvement. La petite fille de Jean-Marie Le Pen n’hésite pas non plus à choquer en évoquant le risque de la légalisation de la polygamie pour critiquer le mariage entre homo- sexuels. Les cadres homosexuels de son parti ne sont pas toujours à l’aise avec ses propos, mais jouent l’apaisement. « Marion Maréchal Le Pen n’a pas tenu de propos homophobes, elle a juste des prises de position pas très ‘gay friendly’« , concède du bout des lèvres Sébastien Chenu.

Les deux jambes d’un même parti

Cette séquence de la Manif pour tous laisse quand même des traces, et donne le sentiment qu’il existe deux lignes au Front National : celle incarnée par Florian Philippot, plus ouverte sur les questions de société, et celle portée par Marion Maréchal-Le Pen, bien plus conservatrice. Sans que cela ne pose réellement de problèmes à Marine Le Pen, « la stratégie restant de s’adresser au plus grand nombre, à un électorat qui vient à la fois de la droite et de la gauche », analyse Valérie Igounet, auteure de plusieurs livres sur l’histoire du FN.

La présidente du FN tente ainsi de concilier les différences pour faire marcher son parti sur ses deux jambes. Une stratégie qui se retrouve dans son programme, avec l’opposition à la GPA (gestation pour autrui) et à la PMA (procréation médicalement assistée) pour les couples de femmes, et le remplacement de la loi Taubira, « sans effet rétroactif », par un Pacs amélioré. « En gros, il s’agit d’un contrat d’union civile avec exactement les mêmes droits, mais qui ne s’appelle pas ‘mariage’ », explique Sébastien Chenu. Un compromis qui a été trouvé pour satisfaire les différentes sensibilités du parti.

Les cadres frontistes nient ainsi farouchement l’existence de ces deux lignes et préfèrent parler de « sensibilités ». « Ils affichent une unité de façade en se réfugiant derrière leur programme, estime Valérie Igounet, mais on sent bien que c’est un bloc qui peut se fissurer, le fil est ténu et ils font tout pour qu’il tienne jusqu’à la présidentielle. »

Une cohabitation difficile

La cohabitation entre les deux courants n’est d’ailleurs pas toujours évidente. Au moment des débats sur le mariage pour tous, Florian Philippot souhaite éviter le sujet, et déclare que le débat est aussi intéressant que la « culture du bonsaï ». Une affirmation qui irrite plusieurs cadres du FN, qui tiennent à manifester leur opposition farouche à la loi. « [Il a le] droit de parler à la communauté gay, légitime aussi que FN défende la famille contre Taubira et GPA », s’énerve sur Twitter un secrétaire départemental FN de la Sarthe. De même, quand le compte Twitter de la section FN de Sciences Po adresse un message de soutien à la Gay Pride, la réaction est épidermique chez de nombreux cadres traditionalistes du parti, comme le détaille Libération.

A l’automne dernier, c’est l’existence de ces deux lignes qui a poussé Guillaume Laroze à claquer la porte : « Quand j’entendais Marion Maréchal dire certaines choses, parfois j’avais honte. Je ne supportais plus d’avoir ma carte dans le même parti. » Le jeune homme de 19 ans a désormais rejoint le camp de Jean-Luc Mélenchon. Il estime avoir été trompé par les partisans de Florian Philippot qui lui ont vendu l’illusion d’une scission avec la ligne conservatrice du FN : « Je regrette. En rejoignant le Front National, je me suis mis des amis et des gens de ma famille à dos, ça m’a fait beaucoup de tort. » J’ai l’impression d’avoir été un peu berné, d’avoir servi de totem pour une cause qui finalement n’était pas la mienne. Guillaume Laroze, ancien militant FN à franceinfo

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16 mars 2017 ~ 0 Commentaire

aube dorée (studios)

17

Aube Dorée : une affaire personnelle, un film qui met à nu les néonazis grecs.

  • A voir aux Studios le vendredi 17 mars à 20h
  • Le film sera suivi d’un débat avec la réalisatrice Angélique Kourounis, Journaliste, correspondante en Grèce
  • Une collecte de médicaments sera organisée lors de cette soirée

L’association Bretagne-Grèce Solidarité Santé, en lien avec des dispensaires et centres sociaux autogérés en Grèce, organise la tournée de ce film de 2016 en Bretagne. Voir facebook « Bretagne Grèce Solidarité Santé »

Synopsis

« Mon homme est juif, un de mes fils gay, un autre anar et moi féministe de gauche, fille d’immigré. Si Aube Dorée vient aux affaires notre seul problème sera dans quel wagon nous monterons. »

Une journaliste enquête depuis des années sur l’organisation du parti néo nazi grec Aube Dorée.

L’effondrement économique, l’instabilité politique, et les relations familiales sont au premier plan de ce documentaire qui essaie de comprendre ce qui se passe dans la tête des Aubedoriens qui se posent en victimes du système.
Une Aube Dorée qui ne s’est jamais cachée quant à son idéologie. Ses scores aux élections dans le passé étaient peut être négligeables, mais cette idéologie défendue par une partie du clergé, cultivée par la plupart des média, et transmise par le système politique est
devenue le terreau sur lequel l’organisation a pu se développer.
La réalisatrice approche la question d’Aube Dorée via ses propres obsessions, ses inquiétudes et ses peurs. Elle a dédié plusieurs années de travail à ses recherches autour du parti néo nazi grec qui occupe toujours la troisième place sur l’échiquier politique grec après des décennies d’actions meurtrières. C’est son troisième film sur la question, et le premier documentaire d’auteure.

 

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15 mars 2017 ~ 0 Commentaire

clause molière (ensemble + rp)

Francais-immigre_meme-patron-meme-combat

Xénophobe et discriminatoire !

Déjà adoptée par cinq régions et quelques départements, la clause dite « Molière » est xénophobe.

Si l’ouvrier ne parle pas français, il sera rejeté des chantiers ! Nous n’aurions pas beaucoup d’autoroutes, de ponts, d’immeubles à utiliser si cette règle s’était appliquée depuis longtemps.

Cette « règle » n’est qu’un subterfuge utilisé pour diviser les travailleurs. Discriminatoire, elle ouvre, avec le concours actif des dirigeants « Les Républicains », la voie à la préférence nationale défendue par le Front national.

Jérôme Chartier, vice-président de la région Ile-de-France et conseiller spécial de F. Fillon pour la présidentielle, en fait à peine mystère. Pour lui, il s’agit d’une volonté politique, d’une décision politique, d’une certaine vision de la société.

C’est un véritable feu vert pour Marine Le Pen qui, en cas de victoire à la présidentielle, a déclaré vouloir procéder à une consultation nationale sur les conditions d’entrée, de séjour des étrangers , mais aussi aux conditions d’acquisition de la nationalité.

Elle est mise en avant au nom de la défense de la sécurité au travail. La sécurité dans les entreprises est fondamental. Elle nécessite le développement et le renforcement des pouvoirs des comités d’hygiène, de sécurité des conditions de travail (CHSCT), des inspecteurs du travail plus nombreux et une médecine du travail dotée de moyens et de droits d’intervention. Autrement dit un code du travail encore plus protecteur, c’est-à-dire le contraire de la loi El Khomry.

Quant aux travailleurs détachés, c’est la directive européenne elle-même qui organise le dumping social et permet leur surexploitation par des agences sous-traitantes qui agissent la plupart du temps en toute impunité pour la plus grande satisfaction des grandes entreprises.

Pour « Ensemble ! », elle doit être réécrite pour que les travailleurs détachés puissent bénéficier de tous les droits sociaux du pays d’accueil, en terme de salaire et de protection sociale.

Rezocitoyen – 14/03/2017 – Ensemble!

http://www.anti-k.org/

Lire aussi:

Défense et illustration de la langue de Molière: Racisme républicain. Sur les chantiers, Pécresse veut imposer le français (Révolution Permanente)

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14 mars 2017 ~ 0 Commentaire

signatures (le huff’)

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Le FN appelle à parrainer Poutou qui refuse cette aide

Le candidat du NPA est loin du but mais il ne veut pas compter sur l’aide de l’extrême droite pour pouvoir se présenter.

Il n’en veut pas. Bien qu’en grande difficulté pour obtenir ses 500 signatures pour la prési- dentielle (il lui en manquait 255 vendredi 10 mars), Philippe Poutou ne souhaite pas recourir à l’aide que le Front national se propose de lui donner. Le candidat du NPA a dit non à l’appel lancé mardi 14 mars par le vice-président du FN Louis Aliot.

Sur RMC et BFMTV, ce dernier a « incité » les maires qui n’ont encore parrainé personne à donner leur signature à l’ouvrier bordelais. « Qu’on le veuille ou non, il représente un pan de l’opinion française », a expliqué l’eurodéputé.

Réponse de l’intéressé qui fait du Front national son adversaire numéro un: « il y a des soutiens qu’on refuse. » Rappelons seulement qu’un candidat ne peut pas refuser le parrainage d’un maire et que ce dernier n’est pas tenu de prévenir celui qu’il parraine.

Il y a quelques jours Marine Le Pen avait elle-même affirmé qu’elle donnerait sa signature à un autre candidat dès lors qu’elle aurait franchi le cap des 500 parrainages. C’est ce qui s’est produit vendredi 10 mars. Sollicité par Le HuffPost, l’entourage de la leader frontiste n’a pas encore répondu.

Alexandre Boudet Journaliste politique au HuffPost 14/03/2017

http://www.huffingtonpost.fr/

Tant qu’il le faudra ! Blog de la commission antifasciste du NPA

Communiqué:

Pas de compromission avec l’extrême droite, contre le fascisme tant qu’il le faudra.

Ce mardi matin, sur RMC le Front National par le biais de Louis Alliot, son Vice-Président, a appelé les maires à parrainer Philippe Poutou au nom de la démocratie.

Nous dénonçons cette manipulation, qui prend la forme d’un savonnage de planche, de la part du parti des assassins de Ibrahim Ali et de Brahim Bouarram. Nous n’avons, à présent, pas reçu de parrainage d’extrême droite, et cela tombe bien, nous n’en voulons pas.

Même si nous cherchons encore des signatures pour pouvoir présenter la candidature de Philippe Poutou, cela ne se fera pas au prix d’une compromission avec un parti qui défend, à l’extrême, l’exploitation et l’oppression, nous, nous défendrons dans la rue et dans les urnes les exploité.e.s et les opprimé.e.s.

Nous serons antifascistes, tant qu’il le faudra.

 14 mars 2017 Commission nationale antifasciste

Notre blog spécialisé

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14 mars 2017 ~ 0 Commentaire

rennes réfugiés (fr3)

nor 1960

80 illustrateurs vendent leurs oeuvres pour aider les réfugiés

À Rennes, plus de 80 illustrateurs de livre jeunesse ont mis en vente dessins et illustrations afin de récolter des fonds destinés à venir en aide aux réfugiés. Une action était organisée par l’association Encrage qui n’en est pas à son coup d’essai.

L’association Encrage, dont le but est de promouvoir la littérature jeunesse et la lecture auprès de publics défavorisés, organisait ce dimanche 12 mars après-midi à Rennes, une vente solidaire au profit de l’accueil des réfugiés. Plus de 80 artistes ont ainsi pour ce rendez-vous offert des œuvres, illustrations, dessins originaux, proposés à des tarifs très accessibles allant de 25 à 100 €.

Divers ateliers étaient également proposés aux visiteurs : dessin, découpage, lectures animées par des professionnels du livre, goûter, concerts, des moments d’échange aussi et de partage avec des réfugiés présents.

Avant Rennes, de telles ventes solidaires avaient été organisées à Paris, Lyon, Nantes ou encore Angoulême. L’argent ainsi récolté est destiné à soutenir des associations locales d’accueil pour les migrants.

Eric Nedjar 13/03/2017

http://france3-regions.francetvinfo.fr/

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14 mars 2017 ~ 0 Commentaire

pourquoi ? (madmoizelle + npa)

LePen-Poutine

Marine Le Pen est la pire candidate pour les droits des femmes ?

La newsletter les Glorieuses fait le point sur les programmes et les actions passées des candidat•es à la présidentielle en matière de droits des femmes. Et à défaut d’avoir un consensus sur la meilleure candidature, il y en a un sur la pire…

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