Archive | Antiracisme

04 avril 2020 ~ 0 Commentaire

dossier palestine (pùblico afps à-l’e)

  map pal
Le virus à Gaza et en Cisjordanie
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D’une part, le ministère israélien de la Santé tarde à publier un guide en arabe, deuxième langue du pays et de 17% des médecins et personnels de santé, pour les informer de la pandémie.
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Le ministère de la Défense annonce lui le blocus total de Cisjordanie et de la bande de Gaza, annulant 107 000 permis de travail pour les Palestiniens et ferme le poste frontière de Shuafat à Jérusalem-Est, privant 80 000 Palestiniens israéliens des services de santé.
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L’instance d’opérations conjointe mise en place entre l’Autorité palestinienne (AP) et l’armée israélienne pour coordonner la lutte contre le virus ne résout pas les problèmes des Palestiniens, qui ont environ 60 respirateurs et seulement 200 kits de test pour une population de deux millions d’habitants.Israël, en tant que force occupante, doit garantir la sécurité et le bien-être des Palestiniens, mais n’a pas levé le siège dévastateur de Gaza et empêche ses habitants de consulter un médecin en dehors de la bande de Gaza.
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Après avoir détecté une soixantaine de cas d’infection et l’augmentation du nombre de colons qui se sont révélés positifs dans les territoires occupés, l’Autorité Palestinienne a imposé un confinement à la population, sauf pour sortir acheter de la nourriture et des médicaments. Il ne lui sera pas facile de l’obtenir des milliers de journaliers palestiniens dont la seule source de revenu est le travail qu’ils font.À Gaza, l’un des territoires les plus densément peuplés du monde, où 1 800 000 personnes sont enfermées sur 365 kilomètres carrés et subissent un blocus économique brutal de la part d’Israël depuis 13 ans, l’agent pathogène risque de faire des ravages.
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Le chômage et l’extrême pauvreté peuvent provoquer des révoltes, qui pourraient devenir une nouvelle Intifada au cas où certains prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes venaient à perdre la vie à cause de l’épidémie…
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Le Comité International de la Croix-Rouge a demandé à Tel-Aviv de réduire le nombre de ces prisonniers qui ont menacé de faire la grève de la faim, après avoir vu suspendre les visites de leurs avocats et qui ne voient venir aucun moyen pour se protéger. À Gaza, le système de santé s’est effondré en raison du blocus et des bombardements continus. Les 2 900 lits d’hôpitaux des établissements délabrés ne résoudront pas la tragédie à venir.
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afps
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AFPS: France Plastine Solidarité
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Chères amies, l’épidémie fait des dizaines de cas en Cisjordanie, une douzaine à Gaza où on redoute qu’elle ne se répande vite. A cause du blocus israélien et des nombreuses attaques militaires contre Gaza les infrastructures médicales sont déficientes et dans l’impossibilité de faire face à une épidémie de cet ordre. Pas ou très peu de matériel et médicaments, une soixantaine de lits de réanimation pour 2 millions d’habitants, impossibilité de faire les gestes de distanciation/protection…. Pendant ce temps, les exactions israéliennes se poursuivent: bombardements de Gaza, raids militaires  dans les villes et villages de Cisjordanie, arrestations, attaques des colons. Dans les prisons, 5 000 Palestinien-ne-s entassés ne sont pas libérés  malgré des demandes répétées, au moins les enfants.
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L’AFPS, comme d’autres associations, se propose d’envoyer de l’argent à nos partenaires sur place, des ONG médicales avec qui nous travaillons depuis longtemps:
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03 avril 2020 ~ 0 Commentaire

racisme (ucl)

Bandeau-UCL-merle

Confinement, entre mépris de classe et racisme d’Etat

Depuis le début du confinement, un véritable mépris de classe s’affiche partout. Dans les médias, sur les réseaux sociaux et dans les déclarations des hommes politiques, les responsables semblent tout désignés : es habitant·es des quartiers populaires.

C’est dans ces quartiers que les contrôles sont plus intenses : 10% des verbalisations et des mises en garde à vue concernent la Seine-Saint-Denis pour la première journée de confinement.

Les zones de contrôle sont « ciblées » d’après la police, nombreux sont les signalements des racistes et de multiples agressions policières envers des personnes racisées lors des contrôles ont d’ores et déjà été signalées.

La validité ou non du motif de déplacement laissé à l’appréciation de la police tend à favoriser les inégalités de traitement du non confinement entre les quartiers favorisés ou populaires.

Si les médias semblent faire preuve d’une certaine bienveillance vis-à-vis des personnes appartenant à la classe moyenne et à la bourgeoisie, il n’en est rien concernant les personnes vivant dans la précarité.

Comme toujours, et de manière encore plus visible dans la période, ce sont les personnes racisé·es et habitant.es des quartiers populaires sur lesquels s’abattent le plus la répression. Si les contrôles, amendes et violences policières étaient déjà la norme avant l’apparition de la pandémie, désormais, le coronavirus donne une justification de plus à ces pratiques, poussant le vice jusqu’à placer en garde à vue des personnes sur simple suspicion de défiance et augmentant encore plus les risques sanitaires pour les personnes enfermées.

Le romantisme du confinement, un privilège de classe

Si le confinement se vit sans trop de difficulté pour les plus aisé·es, ayant pu quitter leurs appartements pour des résidences secondaires (transportant potentiellement le virus à des endroits où il n’était pas encore), c’est une tout autre affaire pour celles et ceux qui vivaient déjà dans la précarité.

En effet, comment ne pas s’émouvoir de la vie enfermée pour des familles vivant à plusieurs dans des logements insalubres et/ou de petites tailles, sans balcon ni jardin, quand d’autres nous expliquent la « chance » que peut représenter une telle période pour faire le point sur leur vie ?

Ainsi, il n’est pas étonnant de croiser des personnes dans les rues. L’État, par ses injonctions contradictoires, ne fait que renforcer cet état de fait. D’un côté, on impose le confinement et de l’autre, le gouvernement multiplie les appels à ne pas stopper l’activité économique et encourage à maintenir la production dans des secteurs non essentiels en période de crise.

Dans les quartiers populaires, parmi les populations issues de l’immigration et de la colonisation, nombreuses et nombreux sont les travailleurs précaires, smicard·es, qui continuent de travailler et de mettre leur santé et celle de leurs familles en danger, sacrifié·es sur l’autel du capitalisme (sans oublier ceux ou celles qui ont été mis au chômage et qui vont perdre une partie de leur revenu dégradant encore plus les conditions d’existences).

Les boucs émissaires changent, mais la logique reste la même.

Si nous avons pu observer une explosion du racisme anti-asiatique dans les premiers temps de la crise, c’est aujourd’hui toutes les personnes considérées comme extérieures au consensus national et républicain qui sont touchées par ces logiques.

L’État inscrit sa gestion de l’épidémie dans les quartiers « de reconquête républicaine » dans une logique postcoloniale. En effet, l’actualité nous renvoie à des épisodes de l’histoire coloniale où les populations « indigènes » étaient considérées comme « indisciplinées » et pour qui le confinement était plus sévère.

Aussi, médias et personnalités politiques, de la LREM à l’extrême-droite construisent et diffusent un discours qui vise à culpabiliser et à désigner comme responsables une partie de la popula-tion, racisée et appartenant aux classes populaires, décrite comme « indisciplinée » et « inconsciente ».

Pour eux, il s’agit d’opposer les populations racisées – suspectées de répandre le virus – aux « vrais français·es » susceptibles d’être contaminé·es, malades ou en deuil. Cette rhétorique est d’autant plus abjecte qu’elle cherche à déshumaniser une partie de la population en niant la réalité de leur vécu durant cette crise, et au passage la réalité des difficultés sanitaires encore plus criantes des hôpitaux de certaines villes pauvres, comme en Seine-Saint-Denis.

Des violences policières toujours plus fortes

La multiplication des pratiques coercitives, des discours guerriers et de retour à l’ordre (voir les déclarations du préfet Lallement) sont un prétexte à davantage de répressions et ouvrent la voie à l’arbitraire et aux violences policières sur des personnes lors des contrôles d’attestation dans nos quartiers.

Cette violence raciste sert à masquer les manquements du pouvoir, tant du point de vue de l’échec des politiques urbaines et antisociales passées, que sa gestion catastrophique de la crise sanitaire. C’est aussi dans un contexte de tensions anciennes et d’une certaine défiance des populations envers un pouvoir et une police qui les méprisent, les excluent et les brutalisent depuis des années, que les violences policières s’exacerbent.

Cette situation ne fait que mettre encore plus en lumière les faillites successives de l’État et des communes avant cela.

Alors que nous connaissons une crise sanitaire inédite et violente, l’UCL dénonce la double peine subie par les populations des quartiers populaires : aux risques encourus pour leur santé, s’ajoute les violences de classe, sexiste et raciste, accompagné d’un discours idéologique méprisant et disciplinaire.

Aucune situation, même exceptionnelle, ne justifiera la répression et la désignation d’une catégorie de la population, en raison de sa classe ou de ses origines, comme responsables. Face à cela, ne nous trompons pas d’ennemis, seule l’auto-organisation et la solidarité entre précaires nous permettront de nous en sortir, que ce soit face à la répression ou à l’isolement.

Union communiste libertaire 2 avril 2020

https://www.unioncommunistelibertaire.org/

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03 avril 2020 ~ 0 Commentaire

usa (pùblico)

trump
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Le Pentagone avait mis en garde il y a deux ans déjà contre une pénurie de matériel médical et de médicaments face à une pandémie
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Bien que Trump ait déclaré il y a deux semaines que la pandémie de Covid-19 était « impré-visible », un rapport du Pentagone, révélé par « The Nation », avait déjà averti en janvier 2017 que « la menace la plus probable et la plus importante était une nouvelle maladie respiratoire. « Le 20 janvier, un homme de 35 ans est devenu le premier coronavirus positif aux États-Unis. Dix jours plus tard, l’OMS a déclaré une urgence internationale de santé publique.
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Le 11 février, l’OMS a baptisé la nouvelle maladie sous le nom de covid-19, qui, le 29 de ce mois, a causé le premier décès dans le pays d’Amérique du Nord.Malgré cela, le 6 mars, un mois et demi après cette première contagion, le président Donald Trump a déclaré sans honte que c’était « un problème imprévu » qui « venait de nulle part » et huit jours plus tard, lorsque Il avait déjà déclaré une urgence nationale, il a de nouveau affirmé que « c’est quelque chose à quoi personne ne s’attendait ».
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Il s’avère qu’un rapport du Pentagone de janvier 2017 a déjà averti que « la menace la plus probable et la plus importante est une nouvelle maladie respiratoire ».Le document, publié hier par le médias progressiste The Nation, a également averti que, dans ce scénario, tous les pays industrialisés, y compris les États-Unis, manqueraient de respirateurs, de médicaments, de lits d’hôpital, d’équipements de protection et de masques pour faire face à une éventuelle pandémie.
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Bien que lorsque le rapport du Pentagone aborde la « menace la plus probable », il mentionne « en particulier un nouveau type de grippe [le virus de la grippe]« , le document de 103 pages fait plusieurs mentions explicites du coronavirus.Le rapport du Pentagone est intitulé USNORTHCOM Branch Plan 3560: Response to Pandemic Flu and Infectious Diseases. Autrement dit, il s’agit d’un plan qui met à jour un précédent  rapport du ministère de la Défense face à une pandémie de grippe.
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A ce moment le Pentagone note que ce nouveau plan « intègre les données  sur plusieurs épidémies récentes, y compris le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient en 2012″. »La reconnaissance, l’identification et la caractérisation initiales d’un pathogène émergent ou réémergeant peuvent prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois », ajoute le texte, décrivant la situation actuelle, « pendant laquelle des mouvements régionaux et mondiaux d’individus infectés se produiront », ce qui facilitera la propagation de la maladie.
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« Le rapport du Pentagone assure que « l’atténuation de la morbidité et de la mortalité définira comment un pays sortira de la pandémie », et c’est à ce moment où il lance son alerte: « Même les pays les plus industrialisés n’auront pas assez de lits d’hôpitaux, d’équipements médicaux spécialisés comme les ventilateurs et de médicaments facilement disponibles pour traiter adéquatement leurs populations pendant les phases les plus graves de la pandémie. « Dans une interview à The Nation, le chef entre 2014 et 2017 de la division des maladies infectieuses et de leurs contre-mesures de la Defense Intelligence Agency, Denis Kaufman, souligne que les services de renseignement américains « ont mis en garde contre la menace des virus de grippe hautement pathogène depuis au moins deux décennies [et] sur les coronavirus pendant au moins cinq ans. « 
Trump a dissout une équipe médicale en Chine
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L’agence Reuters a révélé fin mars qu’en juillet de l’année dernière, quelques mois avant le début de l’épidémie de Covid-19 à Wuhan, en Chine, l’administration Trump, lors de sa énième action de démantèlement d’institutions publiques, avait éliminé l’infrastructure constituée d’experts américains intégrés dans les établissements de santé chinois pour détecter les flambées de maladies dans ce pays dès leur apparition.Ce sont les experts de l’American Center for Disease Control and Prevention, qui avaient été intégrés à l’Agence chinoise de contrôle des maladies, une initiative lancée par la précédente administration de Barack Obama.
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Peut-être est-ce pour couvrir cela que Donald Trump a critiqué à plusieurs reprises la Chine pour avoir censuré des informations sur l’épidémie, informations que les États-Unis auraient pu avoir de première main.Les réglementations élaborées par Obamacare pour étendre la couverture sanitaire et les développements institutionnels dans le domaine médical menés pendant les deux mandats de Barack Obama ont été les deux des principaux axes des attaques constantes de Trump lors de son premier mandat. de la Maison Blanche.
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« C’est un mensonge que personne n’aurait pu prévoir »
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Le directeur du groupe de recherche en santé de l’ONG Public Citizen, Michael Carome, assure au public que «l’un des plus grands mensonges de Donald Trump au cours des dernières semai-nes est, comme il l’a assuré, que personne n’aurait pu prévoir que cela se produirait … Pendant de nombreuses années, avant l’élection de Trump à la présidence, le gouvernement fédéral a établi des plans pour une éventuelle pandémie causée par un virus comme ce nouveau coronavirus.
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« «J’ai moi-même travaillé en tant que médecin au sein du Corps du Service de santé publique [un service national] et j’ai participé à des exercices de formation préparatoires à ce type de pandémie», explique Carome. »Le rapport du Pentagone révélé par The Nation n’est qu’un échantillon de plus des mensonges de Trump et l’insouciance de son administration dans la préparation du pays à cette pandémie. En raison de ses échecs, des dizaines de milliers d’Américains vont mourir « .
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« L’histoire montrera que Trump a été responsable de l’un des échecs de santé publique les plus catastrophiques de l’histoire de ce pays. S’il avait écouté les avertissements des services de renseignement et des experts en santé publique il y a des mois au sujet de la grave menace que suppose l’épidémie de coronavirus en Chine, l’explosion actuelle des cas de coronavirus aurait pu être évitée « .
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« Au lieu de minimiser les risques et d’offrir des fausses garanties dès le départ », « Trump aurait dû ordonner le déploiement rapide d’un programme de test complet à l’échelle nationale en combinaison avec une stratégie de confinement en étroite coordination avec les agences, les services de santé publique étatiques et locaux à travers le pays. « 
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Washington 03/04/2020 Manuel Ruiz Rico
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Commentaire:
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The Nation The Nation est un hebdomadaire américain de gauche, fondé en 1865, au départ pour combattre l’esclavage.
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29 mars 2020 ~ 0 Commentaire

épitaphe

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Ces politiciens passés par les jeunesses nationalistes

Extrême droite: Le secrétaire d’Etat aux relations parlementaires est accusé d’avoir milité au sein d’un mouvement d’extrême droite, il ne serait pas le seul…

Hervé Novelli

L’ex député UMP d’Indre-et-Loire n’aime pas qu’on lui rappelle son passé de militant d’extrême droite, là où il a fait ses débuts en politique. C’est pourtant bien lui qui, avec d’autres militants du même bord, crée dans les couloirs de l’université parisienne d’Assas en décembre 1968 le Groupe union droit, qui devient plus tard le Groupe union défense (GUD).

Alain Robert

Ce n’est pas une star, mais c’est un personnage central de l’extrême droite. Dans ses jeunes années, il adhère successivement à différents mouvements nationalistes, dont Occident. Après sa dissolution, en 1968, il cofonde et codirige le GUD. Surtout, c’est lui le véritable fondateur du Front National, lui qui fait appel à Jean- Marie Le Pen en 1972 pour prendre les rênes du parti et fédérer les droites extrêmes, alors éclatées. Le politicien, ex-conseiller municipal et ancien membre du cabinet ministériel de Charles Pasqua, change de couleur politique dès le début des années 80 pour ensuite voguer sous l’étendard du RPR, puis de l’UMP.

Alain Madelin

Dès l’âge de seize ans, il embrasse la cause nationaliste. Etudiant en droit à Assas, il est en 1964 l’un des principaux fondateurs d’Occident. Quand celui qui a occupé trois ministères évoque ses années au sein de ce mouvement, Alain Madelin assure n’avoir été animé que par un «anticommunisme militant, extrême et passionné». Une passion qui le fait condamner à deux reprises. D’abord en 1965, avec son camarade Patrick Devedjian, à un an de prison avec sursis et trois ans de mise à l’épreuve pour vol et détention d’armes. Puis deux ans plus tard, pour  «violences et voies de fait avec armes et préméditation». Il est soupçonné d’avoir participé à la préparation d’un hold-up.

Philippe Péninque

Vous ne le connaissez peut-être pas, mais vous savez ce qu’il a fait. Ce conseiller de Marine Le Pen, dont il se dit un «grand ami», a ouvert le compte en Suisse de son autre ami, Jérôme Cahuzac. Ancien avocat spécialisé dans les montages financiers, il est au cœur de ce qu’Abel Mestre et Caroline Monnot, journalistes au Monde et auteurs de Le Système Le Pen: Enquête sur les réseaux du Front national, ont baptisé le «GUD business», un lot d’entreprises créées par des anciens «gudards» qui font des affaires entre amis.

Gérard Longuet

Après une scolarité au lycée Henri 4, il prend part, aux côtés d’Alain Madelin, à la création d’Occident. C’est encore à ses côtés, trois ans plus tard, qu’il est con-damné pour complicité de «violence et voies de fait avec armes et préméditation», avec douze autres militants d’extrê-me droite, dont Patrick Devedjian, Alain Madelin et Alain Robert. «Nous étions jeunes et libres, se remémore avec nostalgie le sénateur UMP. Il s’agissait là de rites initiatiques de jeunes gens, un folklore d’aspect paramilitaire».

Patrick Devedjian

L’ex ministre rejoint lui aussi Occident en 1964. Il n’a pas vingt ans, mais scande sans peine le slogan du mouvement: «Tuez tous les communistes où ils se trouvent!». Il  adhère activement jusqu’en 1967 avant de revêtir la robe d’avocat. Lorsqu’il fait ses débuts en politique, il rejoint alors les rangs de L’Union des Démocrates pour la cinquième République (UDR), qui comptera également parmi ses membres le jeune Nicolas Sarkozy.

Claude Goasguen

C’est un passage de sa vie qu’il n’assume pas, mais le député UMP, partisan de l’Algérie française puis soutien de Jean-Louis Tixier-Vignancourt, candidat nationaliste à la présidentielle de 1965, a lui aussi fait partie d’Occident, mais il l’a toujours nié.

Jean-Marie Le Guen et le GUD:

Le secrétaire d’Etat aux relations parlementaires, Jean-Marie Le Guen, n’a pas du tout apprécié le livre de Laurent Mauduit, A tous ceux qui ne se résignent pas à la débâcle qui vient, dans lequel il est accusé d’avoir milité au Groupe union défense (GUD), un mouvement nationaliste étudiant. Il a d’ailleurs déjà déposé plainte pour diffamation. Aucun élément ne prouve ces allégations mais l’engagement de politiciens au sein des jeunesses d’extrême droite à l’instar d’Occident ou du GUD est avéré. Petit tour d’horizon de leurs militants connus.

20/09/2014

http://www.20minutes.fr/

http://npa29.unblog.fr/

fafs 4fafs

Commentaire:

Un article retrouvé dans nos archives par nos lecteurs, merci!

Devedjian est mort, nous ne le regretterons pas ! (A&R)

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25 mars 2020 ~ 0 Commentaire

nationalisme (npa)

fafs

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22 mars 2020 ~ 0 Commentaire

migrant-e-s (ujfp acat)

refugees

Exilé.e.s, migrant.e.s et demandeurs / euses d’asile

Sont nos frères et soeurs !

Face à l’épidémie de coronavirus qui sévit en France, Emmanuel Macron compte la freiner en faisant notamment appel à l’hôpital public.

Il compte aussi sur des mesures de confinement et de fermetures des frontières européennes.

Compte-t-il aussi la freiner en laissant les migrants entassés, dans des conditions déplorables, dans les Centres de rétention administrative (CRA) ? En laissant dormir dans la rue ou, quand ils ne sont pas détruits, dans des camps de fortunes, des mineurs étrangers isolés, des sans papiers, des femmes enceintes et/ou des enfant en bas âge ?

Compte-t-il aussi la freiner en poursuivant les expulsions hors des frontières, comme cela se fait notamment en Grèce, à coup de fusil et en repoussant les bateaux à la mer, sans aucun souci de la santé des personnes victimes de ces agissements ?

Compte-t-il la freiner en laissant des familles immigrées vivre dans des logements insalubres et trop petits ou en expulsant des travailleurs immigrés de leurs foyers ?

Compte-t-il la freiner en laissant nombre de travailleurs sans papiers continuer à travailler sous peine, s’ils se protègent en restant chez eux, de ne plus être payés ou, s’ils vont travailler, de se faire arrêter par la police et enfermer en CRA ?

Compte-t-il la freiner en continuant la chasse aux migrants, aux maraudeurs solidaires et à tous ceux qui aident les sans papiers ?

En fait, de toutes ces personnes, il n’est pas question dans les discours, alors que ce sont les plus précaires, celles qu’il faudrait protéger en priorité car les plus vulnérables. Tout se passe comme si elles n’existaient pas. Les migrants sont devenus invisibles.

Mais les virus ne connaissent pas les frontières, ni les origines des gens, ils frappent tout le monde, sans discriminations.

Alors que la journée internationale contre le racisme devait voir plusieurs manifestations en France le samedi 21 mars, l’UJFP tient à réaffirmer qu’elle continue à travailler contre le racisme et les discriminations sous toutes leurs formes. Nous demandons à tous d’être plus vigilants que jamais et de soutenir les migrants.

jeudi 19 mars 2020 par Coordination nationale de l’UJFP

https://www.ujfp.org/

Lire aussi:

Salubrité publique en période d’épidémie : une urgence humaine et sanitaire (Acat)

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21 mars 2020 ~ 0 Commentaire

ken loach (amp)

ken loach

Source

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18 mars 2020 ~ 0 Commentaire

confinement (révolution permanente)

La créativité des italiens et des espagnols face à la solitude du confinement

Cela fait maintenant deux semaines que l’Italie tout entière est en quarantaine. Pour tromper la solitude et l’ennui, les Italiens rivalisent d’inventivité et les vidéos des italiens sur leurs balcons sont devenues virales sur les réseaux sociaux.

Depuis bientôt dix jours, l’Italie est le foyer principal et plus important dans l’épidémie mondiale de coronavirus. Le pays tout entier est en quarantaine : impossible de sortir, le temps est au confinement forcé. Interdit de se trouver dans la rue sauf pour « des exigences professionnel-les », une « situation de nécessité », ou des « motifs de santé ».

Alors, les habitants ont trouvé la parade en attendant de pouvoir revivre librement : ils se retrou-vent tous les jours à leurs fenêtres et sur leurs balcons pour chanter et jouer de la musique. La semaine dernière, un appel a tourné sur les réseaux sociaux, invitant tout le monde jeudi 12 mars à 18 heures, à sortir leurs instruments de musique pour que « pendant quelques minutes, [le] pays ne soit qu’un immense concert ».

Les vidéos des habitants chantant à leur fenêtre à fait le tour des réseaux sociaux et l’initiative s’est répandue dans tout le pays depuis plusieurs jours. Le rendez-vous d’un soir est devenu quotidien. « Tous ensemble, mais chacun chez soi », comme l’appelle le quotidien La Reppublica. Des videos d’italiens chantant dans toute une rue ou un immeuble ont fait le tour des réseaux sociaux, mais ce n’est pas tout :

A Turin, c’est tout un immeuble qui a dansé sur La Macarena. A Sienne, les habitants chantaient le Canto della Verbena. Et à certains endroits, les habitants ont même carrément sorti des platines et des enceintes pour faire un véritable concert sur leur balcon :

Certains essaient d’amuser leurs voisins et leurs quartiers différemment. Les Espagnols, également en quarantaine depuis quelques jours ne sont pas en reste avec une vidéo postée le 14 mars montrant un cours de gym donné depuis un toit dans un lotissement à Séville. Ou encore un jeu de Bingo organisé dans la même résidence.

Des actions de symboliques de soutien ont également eut lieu : samedi 14 mars à 22 heures, des centaines de milliers d’Espagnols ont ouvert leurs fenêtres pour rendre hommage aux personnels de santé qui tous les jours soignent des milliers de personnes. Dans tout le pays, les Espagnols ont en chœur sifflé, applaudi et tapé sur des casseroles pour les remercier.

Les italiens ont réalisé des initiatives similaires que ce soit avec des applaudissements où mettant tous des lumières à leurs fenêtres.

Thaïs Cheynet mercredi 18 mars

https://www.revolutionpermanente.fr/

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17 mars 2020 ~ 0 Commentaire

rn breizh (fr3)

pegsun_breizh_antifa_bretagne_antifasciste1

Les municipales jouent un mauvais tour au RN

Il devait permettre l’implantation locale du Rassemblement National et servir de rampe de lancement pour les élections départementales et régionales. En Bretagne, ce premier tour des municipales marquent un recul  pour le mouvement de Marine Le Pen.

L’Ouest reste bel et bien une terre de conquête pour le Rassemblement National. Bien avant le premier tour des élections, le chef de file du mouvement en Bretagne affichait d’ailleurs des ambitions modestes. Gagner une ville bretonne non. Mais une entrée dans plusieurs conseils municipaux oui.

Au lendemain du premier tour, le constat est sans appel. Le RN aura certes des élus à Dinan, Fougères et Lanester où le mouvement de Marine le Pen atteint son meilleur score en Bretagne en rassemblant 14,6% des voix, mais dans le reste des villes et communes bretonnes, c’est la douche froide. La barre des 5 % est difficilement atteinte.

Un déficit de mobilisation

A Saint-Brieuc, Lorient et Vannes, le RN ne siègera plus au conseil municipal. A Rennes où la thème de la sécurité était pourtant omniprésent, Emeric Salmon divise le score de 2014 par deux. « Je n’ai vraiment pas l’impression d’avoir fait une mauvaise campagne. Sur le terrain , les retours étaient bons. Clairement, avec la menace du Coronavirus et ce climat anxiogène, notre électorat populaire habituel ne s’est pas déplacé », explique le candidat rennais.

De son côté , Philippe Miailhes, candidat RN engagé à Saint-Malo reconnaît: « Ici il y a eu  une sorte de  vote utile. Notamment en faveur du député sortant Gilles Lurton déjà bien implanté et connu. Moi je regrette surtout que le thème de l’insécurité n’ait pas été assez abordé lors de la campagne. »

La double peine

Ce recul électoral n’arrange pas la stratégie de maillage territorial rêvée par le RN. L’objectif était d’obtenir de nombreux conseillers municipaux, vivier potentiel de futurs candidats pour les prochaines élections départementales et régionales.

L’implantation locale va donc encore prendre du retard. « Les hommes et les femmes présents aux scrutins n’ont souvent pas d’implantation, de notoriété ni de réseaux. Un mandat permet d’amorcer tout cela. Or, c’est un des points faibles du RN » explique le politologue Thomas Frinault.

L’autre impact de ce premier tour mauvais sur le plan électoral est économique. De nombreux candidats n’atteignent pas la barre des 5% corrolaire au remboursement automatique des frais de campagne. Certains vont se retrouver dans une situation financière compliquée.

Le malouin Philippe Miailhes va puiser dans ses économies personnelles pour rembourser sa campagne . Le rennais Emeric Salmon reconnaît des jours à venir difficiles : « J’ai emprunté pour ma campagne 48 000 euros auprès des militants. J’ai une dette que je vais devoir honorer. Et je vais donc devoir solliciter ma banque pour un prêt sur mon nom. » 

Vu la période d’austérité budgétaire que traverse le Rassemblement National, pas sûr que l’aide vienne du siège. De quoi peut être « doucher » la motivation de candidats à la candidature  pour de prochaines échéances.

Robin Durand  16/03/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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15 mars 2020 ~ 0 Commentaire

résultats à brest quimper châteaulin morlaix (côté brest)

L’extrême droite Renée Thomaïdis RN 

6,71%

droitr

Les « Libéraux »:

Marc Coatanéa  (LRM) 12,6%, Bernadette Malgorn (LR) 18,87%, Pascal Olivard 9,06%

brest socod

Le « Social Libéralisme »:

Ronan Pichon EELV-UDB 15,74%, François Cuillandre PS 26,54%

elelctions brest 12

La « Gauche de Gauche »:

Roger Calvez (POI) 0,51%, Pierre-Yves Cadalen (La France Insoumise) 7,13%, Rémy Collard (Lutte Ouvrière) 0,71%, Emmanuelle Le Pors et Yoran-Eli Pigeon (Liste Citoyenne) 2,12%


https://actu.fr/bretagne/brest

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Quimper: Sylvie Casimiro de San Leandro (Soutenue par le NPA): 4,68%

Morlaix: 19 % pour la liste de gauche citoyenne Verts, Insoumis et UDB

Châteaulin. « Un Autre Châteaulin est possible » (Soutenue par le NPA): 11,44%

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Lannion: près de 10% pour la gauche de gauche: LO: 5,04% et POI 4,64%

Guingamp: Guingamp en Commun/Kumun Gwengamp 11,29 % 1 élu

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Lanester: PS PC UDB EELV: 54,8%, élu, France Insoumise: 7,9%, LO 2,4%

bordeaux

Philippe POUTOU Bordeaux En Lutte 11,77%

A Bordeaux, l’extrême-gauche fait des scores importants

Du point de vue de l’extrême-gauche, peu présente à ces élections, certaines listes notamment en région Bordelaise ont fait une percée considérable. C’est le cas notamment de Bordeaux en Lutte, et le candidat ouvrier Philippe Poutou qui obtient un peu plus de 12% des suffrages exprimés, une première dans un bastion juppéiste.

Toujours dans la région bordelaise, la liste Blanquefort soutenue par le NPA a obtenu 10%, à Cenon (6,8%) et Lormont (6,97%) pour le NPA. Lutte Ouvrière a aussi fait des scores importants à Gradignan où LO a fait environs 10%, tout comme à Langon (33) ou LO a obtenus 10,6% des suffrages. Un échantillon de résultats de l’extrême-gauche qui illustre la disposition d’une partie des électeurs à exprimer par la voix anticapitaliste son opposition à Macron et à son système.

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