Archive | Antiracisme

07 février 2026 ~ 0 Commentaire

Minnéapolis (SWP)

 FckICE
 
Comment les manifestations au Minnesota peuvent-elles l’emporter ? 
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Quels sont les points communs entre l’ICE de Trump et d’autres milices fascistes ? Comment les manifestations américaines peuvent-elles vaincre le régime de Trump ?
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Les villes jumelles de Minneapolis et Saint Paul, au Minnesota, subissent des violences comparables à celles qui ont frappé de nombreuses villes italiennes entre 1920 et 1922, perpétrées par des escadrons fascistes. Bien sûr, il existe des différences.
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L’offensive italienne a permis aux fascistes de Benito Mussolini de prendre le contrôle du gouvernement national en 1922. Aux États-Unis aujourd’hui, l’extrême droite est déjà au pouvoir. Son aile fasciste – dont le principal dirigeant est probablement Stephen Miller, chef de cabinet adjoint de Donald Trump – orchestre l’offensive contre Minneapolis et d’autres villes contrôlées par les démocrates.
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L’ancien dirigeant communiste Angelo Tasca écrit dans son excellent ouvrage « La Montée du fascisme italien » : « Tout mouvement fasciste possède une organisation armée, sans laquelle il est impuissant.» Dans le cas italien, cette organisation était assurée par les squadristi. Il s’agissait de groupes paramilitaires recrutés en grande partie parmi de jeunes anciens soldats, habitués à la violence et marqués par leur expérience de la Première Guerre mondiale.
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Les squadristi de Trump proviennent d’une section de l’appareil d’État : le Service de l’immigration et des douanes (ICE) et la police des frontières. L’ICE a connu une expansion considérable au cours de l’année écoulée, passant de 10 000 à 22 000 agents, et ses effectifs vont encore augmenter. Quelque 3 000 agents de l’ICE ont été déployés dans les villes jumelles de Minneapolis et Saint Paul.
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« On a obtenu ce qu’on voulait, non ? Ça ne sert à rien de manifester », déclare un leader des Proud Boys, l’un des groupes d’extrême droite qui ont pris d’assaut le Capitole à Washington le 6 janvier 2021. Un manifestant de Minneapolis a confié au magazine The Atlantic : « On a vite compris que l’ICE, c’est les Proud Boys, les Boogaloo Boys. Ils leur ont donné des uniformes et les laissent faire n’importe quoi. »
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Contrairement aux fascistes italiens, qui ciblaient les dirigeants et les institutions de la classe ouvrière organisée, l’ICE opère au niveau de la rue, déferlant sur les quartiers à la recherche de « migrants illégaux ». Mais leurs tactiques ont provoqué une immense vague de résistance. Dans les villes jumelles de Minneapolis et Saint Paul, des associations locales se sont mobilisées pour défendre leurs voisins contre les raids de l’ICE.
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Ces organisations ont émergé sous l’ère des gouverneurs d’extrême droite anti-syndicaux du Minnesota et se sont développées après la mort de George Floyd, tué par la police à Minneapolis en mai 2020. Leurs réseaux se sont étendus, mobilisant un nombre croissant de militants – qui se font appeler les « commuters » – dans les rues.
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Les meurtres de Renee Good et d’Alex Pretti ont déclenché une mobilisation encore plus importante. Selon le magazine Labour Notes, « près d’un quart des Minnesotiens ont déclaré avoir participé à ce que les organisateurs ont appelé une journée sans travail, sans courses, sans école » le 23 janvier. Une action similaire, le 30 janvier, a eu un écho dans tous les États-Unis. Trump a fait quelques gestes d’apaisement, promettant de « désamorcer un peu les tensions » et rappelant Greg Bovino, le commandant brutal de l’ICE.
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Mais sur le terrain, peu de choses semblent avoir changé. Il faudra une action de masse à l’échelle nationale pour stopper l’ICE. Cette milice quasi-fasciste est bien trop peu nombreuse pour dominer une population de 342 millions d’habitants. Trump ne peut pas être certain que les généraux du Pentagone seraient prêts à déployer leurs troupes dans les rues du pays.
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Jusqu’à présent, les dirigeants syndicaux ont généralement refusé d’appeler à la grève. Les blocages observés sont dus à des arrêts de travail volontaires ou à la fermeture d’entreprises locales sous la pression de la population. Mais une organisation collective sur les lieux de travail sera indispensable pour qu’une grève générale nationale, telle que la réclame la population, puisse avoir lieu.
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Se pose ensuite la question du leadership.
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Le magazine The Atlantic s’enthousiasme : « Il s’agit d’un mouvement sans leader – à l’instar des Printemps arabes – qui a émergé de manière spontanée et hyperlocale.» Mais c’est aussi une lutte politique contre le gouvernement fédéral. En Égypte, après le soulèvement de 2011, les Frères musulmans, néolibéraux et socialement conservateurs, ont accédé à la présidence avant d’être renversés par un coup d’État militaire.
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Aux États-Unis, le risque est désormais que les Démocrates profitent du vide laissé par les manifestations pour tenter de renverser la situation après leur défaite électorale de 2024. Leurs figures de proue, comme le chef de la minorité sénatoriale Chuck Schumer et le gouverneur du Minnesota Tim Walz, négocient déjà avec Trump pour modérer, mais probablement pas mettre fin, à l’offensive de l’ICE. Pour l’emporter, la résistance doit s’étendre, mobiliser pleinement la force collective des travailleurs et faire émerger ses propres leaders.
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Tuesday 03 February 2026
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05 février 2026 ~ 0 Commentaire

Minneapolis (Lutte Ouvrière)

trump

Vive la résistance et l’organisation de la population !

En envoyant sa police de l’immigration, la sinistre ICE, dans les villes dirigées par des Démocrates, Trump croyait pouvoir brutaliser et déporter les immigrés en toute impunité, et flatter sa base d’extrême droite. Il croyait pouvoir dresser les travailleurs les uns contre les autres et mettre tout le monde au pas. Cela ne se passe pas comme prévu, et c’est tant mieux !

Les bandes de nervis masqués et armés jusqu’aux dents ont semé la terreur, et ce n’est pas fini ! À Minneapolis, les 3 000 policiers de l’ICE ont envahi les rues et multiplié les arrestations violentes. Portes de maison défoncées en toute illégalité ; vitres de voiture brisées ; personnes jetées à terre et molestées, femmes enceintes et personnes handicapées incluses ; descente dans un lycée ; arrestation d’un enfant de cinq ans… Les cow-boys de l’ICE ont multiplié les exactions.

Ils ont tué à bout portant une mère de famille de 37 ans, Renee Good, et un infirmier du même âge, Alex Pretti, qui tentaient tous deux de s’interposer et de protéger les immigrés. Ils les ont assassinés pour briser toute volonté de résistance. Mais celle-ci est là, et bien là !

La résistance qui gêne Trump et ses brutes racistes ne provient pas de la justice ou des autorités démocrates. Elle ne vient pas non plus des entreprises qui n’ont pas de scrupules à se mettre à la disposition de l’ICE. Un des fleurons français des services informatiques, Capgemini, a ainsi signé un contrat de plusieurs millions via sa filiale américaine pour donner la localisation des immigrés aux gros bras de Trump !

La résistance vient de la population elle-même, des habitants, du voisinage, de femmes et d’hommes qui pourraient continuer leur vie en fermant les yeux, mais ne supportent pas tant d’inhumanité.

Pour discréditer Renee Good et Alex Pretti abattus par les policiers, Trump les désigne comme des « activistes et des professionnels de la rébellion » et même comme « de dangereux terroristes ». C’est grotesque et les images de ces meurtres filmés en direct le prouvent.

La réalité que le milliardaire de la Maison Blanche veut cacher, c’est que la solidarité, ça existe !

Le racisme, le mépris et l’individualisme crasse sont revendiqués en haut de la société et donnent le ton sur les plateaux télé. Mais, dans les quartiers populaires où les travailleurs vivent toutes origines mélangées, des liens de voisinage, d’amitié et de solidarité se tissent au jour le jour. Et ces liens-là sont plus forts que la propagande xénophobe.

Les manifestations contre l’ICE se multiplient aux États-Unis, et elles rassemblent de plus en plus de jeunes. Mais la mobilisation va au-delà du fait de manifester. Ce sont des voisins qui se serrent les coudes et qui se protègent mutuellement, quelles que soient leurs origines et leur situation, malgré la peur.

Au quotidien, les habitants font le guet, avertissent du passage de la police à coups de sifflet, s’interposent, filment les arrestations, manifestent devant les centres de rétention. Ils vont rassurer et réapprovisionner ceux qui se terrent de peur d’être arrêtés et déportés à des milliers de kilomètres de leur famille. Cela ne met pas un terme aux arrestations d’immigrés, mais cela rend les rafles massives bien plus difficiles.

Pour nous ici, c’est la démonstration de ce que peuvent faire des femmes et des hommes ordinaires à partir de leurs propres moyens. Oui, face à l’arbitraire de l’État, à l’autoritarisme grandissant et aux coups patronaux, bien des choses sont en notre pouvoir, à condition de ne pas rester isolés et de nous organiser !

Il y a dans la société bien plus de solidarité et de conscience que ce que l’on veut nous faire croire.

Aux États-Unis, mais ici aussi, de nombreux travailleurs ont compris que le racisme et les discours contre les étrangers et les musulmans n’ont qu’un but : diviser et affaiblir le monde du travail dans son ensemble. Les violences exercées contre les travailleurs immigrés servent à intimider tout le monde, à commencer par ceux qui auraient envie de revendiquer et protester contre toutes sortes d’injustices et contre l’exploitation.

C’est cette conscience d’être tous visés et de devoir réagir de façon unie qui peut nous protéger de l’évolution réactionnaire de la société. Car nous avons aussi ici, avec Retailleau, Le Pen et Bardella, nos propres petits Trump.

N’attendons rien de la justice ou des dirigeants politiques. Tout dépend de notre capacité d’agir.

Alors, partout dans le monde, mais aussi dans nos entreprises et nos quartiers populaires : vive la solidarité et le courage de ceux qui résistent à l’autoritarisme, au racisme, à l’exploitation !

Nathalie Arthaud 04/02/2026

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04 février 2026 ~ 0 Commentaire

Edito (NPA)

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Manifestations nationales contre l’ICE et Trump

Les raids de l’ICE se poursuivent, des journalistes sont arrêtéEs et des registres électoraux saisis, alors que l’opinion publique se retourne contre Trump. Tout cela pourrait peser sur les élections de mi-mandat de novembre.

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté, dans des centaines de villes, contre les politiques d’immigration ce week-end après le meurtre de deux citoyenNEs américainEs par des agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE). D’énormes manifestations ont eu lieu à Minneapolis et dans le froid glacial de New York. Des lycéenNEs et des étudiantEs ont organisé des grèves en Californie et en Floride.

Une répression choquante

Le pays a été choqué par l’arrestation sans précédent de deux journalistes : Don Lemon, anciennement de CNN, et Georgia Fort. À St. Paul, ville jumelle de Minneapolis, le 18 janvier, après avoir suivi des militantEs qui ont perturbé dans son église un pasteur qui est également agent de l’ICE, les deux journalistes ont été arrêtéEs, accuséEs d’avoir organisé la manifestation et d’avoir violé la liberté de culte. Sans surprise, compte tenu du racisme de Trump, les deux journalistes sont noirEs.

Dans un développement tout aussi surprenant, des agents du FBI ont fouillé un centre électoral du comté de Fulton, en Géorgie, à la recherche de bulletins de vote de l’élection de 2020. Le gouvernement prétend enquêter sur une fraude électorale, mais il s’agit clairement de recueillir des informations sur les électeurEs et d’intimider les votantEs. La procureure générale Pam Bondi a poursuivi le Minnesota et 23 autres États pour obtenir leurs registres électoraux, affirmant que le chaos à Minneapolis pourrait prendre fin si l’État remettait ces registres.

Un autre évènement a consterné le pays : l’arrestation à Minneapolis et le transfert vers le centre de détention de Dilly, au Texas, de Liam Ramos, âgé de cinq ans, que l’on voit dans des vidéos avec son sac à dos Spiderman et son bonnet à oreilles de lapin. Le DHS a affirmé que l’enfant avait été abandonné, alors qu’il vivait avec sa mère et son père, ce dernier ayant également été arrêté. Les détenuEs ont protesté dans la cour de la prison en criant « Laissez-nous sortir ». Des sympathisantEs venuEs manifester devant la prison ont été disperséEs à coups de gaz lacrymogène et de matraques. Un juge a ordonné la libération du garçon et de son père.

Le mouvement national contre l’ICE prend de l’ampleur

Le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, et le maire de Minneapolis, Jacob Frey, ont exigé que l’ICE mette fin à son « invasion ». Mais Trump et le « tsar des frontières », Tom Homan, ont refusé de retirer les 3 000 agents présentEs à Minneapolis. La ville a intenté un procès contre l’ICE pour obtenir une injonction, mais un juge fédéral a refusé.

Le pays a atteint un tournant. Les vidéos du meurtre, le 24 ­janvier, d’Alex Pretti, l’infirmier qui portait un pistolet pour lequel il avait un permis, ont clairement montré que l’ICE l’avait assassiné. Les démocrates, des républicainEs et les militantEs conservateurEs pour le droit au port d’armes ont critiqué Trump. Les sondages montrent que beaucoup d’AméricainEs, démocrates, républicainEs et indépendantEs, rejettent les attaques violentes de l’ICE contre les migrantEs et les citoyenNEs. Les sondages de janvier ont montré que plus de 60 % des électeurEs s’opposent aux tactiques de l’ICE.

Au Congrès, les démocrates font pression sur les républicains pour tenter de réduire le budget du département de la Sécurité intérieure. Les démocrates ont exigé que les agents d’immigration soient démasquéEs, que l’ICE mette fin à ses rafles aveugles dans les communautés, qu’elle obtienne des mandats d’arrêt judiciaires et qu’elle respecte des directives strictes en matière d’usage de la force. Cependant, il n’est pas certain que les démocrates puissent obtenir satisfaction.

Il existe désormais un mouvement national contre l’ICE, et il prend de l’ampleur. En novembre, Trump pourrait peut-être perdre le contrôle du Congrès.

Dan La Botz

https://lanticapitaliste.org/

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02 février 2026 ~ 0 Commentaire

Hongrie Roms (Radio France)

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Hongrie, des brosses à toilettes dressées contre le gouvernement

En Hongrie, des manifestants dénoncent les propos du ministre des Transports jugés insultants envers la minorité rom. Une polémique qui éclate à quelques mois d’élections législatives cruciales pour le Premier ministre Viktor Orban.

Des brosses à toilettes dressées dans le ciel de Budapest. Voilà les armes des manifestants hongrois indignés après des propos polémiques du ministre des Transports : « Il n’y a pas de migrants et nous ne trouvons personne pour nettoyer les toilettes des trains, car les Hongrois ne veulent pas faire ce travail alors puisons dans notre main d’œuvre locale, les tziganes« , a déclaré le ministre.

La brosse à toilettes, symbole de la contestation

Ces mots, jugés humiliants pour la minorité Rom de Hongrie, ont provoqué une série de manifestations à Budapest. « C’est la manif des brosses pour toilettes« , clame Marie, brandissant, comme de nombreux autres manifestants, l’objet en question. Lajos, prof de lycée, a même acheté deux balais brosse pour l’occasion : « J’en ai un pour chaque main« , s’amuse-t-il. « C’est insensé qu’aujourd’hui, en Europe, on classe les gens en fonction de leur origine ethnique« , déplore, plus sérieusement, cet enseignant.

Des répercussions pour les élections ?

Depuis, le ministre des Transports s’est excusé, assurant ne pas vouloir blesser les Roms, population qui a l’habitude de voter majoritairement en faveur du parti de Viktor Orban, au pouvoir depuis 2010. Depuis un an, la formation nationaliste du Premier ministre n’est plus en tête des sondages. Le libéral Peter Magyar fait figure de favori pour les élections législatives du 12 avril.

Florence La Bruyère  samedi 31 janvier 2026

https://www.radiofrance.fr/

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31 janvier 2026 ~ 0 Commentaire

Trump (Le Tél)

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Trump, de modèle à malaise pour l’extrême droite en France

Longtemps source d’inspiration revendiquée pour le Rassemblement national et Reconquête, Donald Trump fait aujourd’hui un peu peur aux partis d’extrême droite français, qui prennent, au moins publiquement, leurs distances avec le président américain.

Le président du RN, Jordan Bardella, tente de faire oublier son trumpisme enthousiaste d’il y a un an.. 

« Les peuples ont décidé de se réinviter à la table du pouvoir et d’en reprendre le contrôle. Ce mouvement a culminé avec l’élection présidentielle de la première puissance mondiale qui a vu le retour à la Maison-Blanche de Donald Trump », déclarait Jordan Bardella, lors de la cérémonie des vœux à la presse, début janvier 2025.

Son élection ? Le président du RN évoquait alors « un vent de liberté ». Pour Marine Le Pen, c’était « une bonne nouvelle pour notre pays ». Dans la foulée, plusieurs figures de la droite radicale française n’avaient pas hésité à faire le déplacement à Washington pour célébrer l’investiture du président américain : Marion Maréchal, Sarah Knafo et son compagnon Éric Zemmour, Louis Sarkozy, ou encore une délégation du RN menée par Louis Aliot, maire de Perpignan… (A suivre en payant)

Claire Steinlen
 30 janvier 2026 

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30 janvier 2026 ~ 0 Commentaire

Bruce Springsteen (OF / Le Huffington Post)

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« Streets of Minneapolis »

Bruce Springsteen critique la politique anti immigration de Donald Trump dans une chanson

Le chanteur américain Bruce Springsteen a sorti « Streets of Minneapolis », mercredi 28 janvier. Une chanson critique de la politique anti immigration du président américain Donald Trump. La chanson rend hommage à Renee Good et Alex Pretti, tués respectivement par les tirs d’agents de la police aux frontières (CBP) et de la police de l’immigration (ICE).

La star américaine Bruce Springsteen, critique farouche de Donald Trump, a sorti mercredi 28 janvier 2026 « Streets of Minneapolis », une chanson dans laquelle il critique la politique anti immigration du président républicain, après la mort de deux Américains tués par balles par des agents fédéraux.

« J’ai écrit cette chanson samedi, je l’ai enregistrée hier et je la sors aujourd’hui pour vous en réponse à la terreur d’État qui s’est… (suite payante)

29/01/2026

https://www.ouest-france.fr/

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30 janvier 2026 ~ 0 Commentaire

Edito (L’Huma)

trump
 Le mur du rejet

La stig­ma­ti­sa­tion, l’exclu­sion, la défiance géné­ra­li­sée envers les étran­gers ont atteint un stade de matu­ra­tion ter­ri­fiant.

Aux États-unis, Donald Trump et son bras armé de l’ICE en sont le paroxysme. La police de l’immi­gra­tion sème le chaos, assas­sine des citoyens désar­més, inter­pelle des enfants et la Mai­son-blanche couvre, jus­ti­fie, insulte ceux qui s’opposent à cette stra­té­gie du pire.

En France, les extrêmes droites sou­tiennent la poli­tique migra­toire du pré­sident mil­liar­daire, condensé d’un supré­ma­cisme qu’elles appellent de leurs voeux. Relayées en masse par des médias bol­lo­ri­sés, leurs visées pro­gram­ma­tique et idéo­lo­gique ont pris racine dans une société malade de ses inéga­li­tés. Les pla­teaux de Cnews sont deve­nus le déver­soir de décla­ra­tions abjectes, jamais contre­dites, trop rare­ment condam­nées.

C’est sous ces pro­jec­teurs qu’Arno Klars­feld s’est senti auto­risé à sou­hai­ter, « comme fait Trump avec L’ICE », l’orga­ni­sa­tion de « grandes rafles un peu par­tout » , pour « attra­per le plus d’étran­gers en situa­tion irré­gu­lière » . L’his­toire nous enseigne. Ils refusent de rete­nir la leçon. Il n’est pas là ques­tion d’un simple res­senti.

Les poli­tiques gou­ver­ne­men­tales sont au dia­pa­son d’une xéno­pho­bie galo­pante, qu’à leur tour elles encou­ragent. Leurs effets sont réels, bri­sant des vies sur le mur du rejet ins­ti­tu­tion­na­lisé. Les chiffres offi­ciels parlent d’eux­mêmes : en 2025, les inter­pel­la­tions de per­sonnes en situa­tion irré­gu­lière ont aug­menté de 30 %. Les recon­duites à la fron­tière de près de 16 %. Les régu­la­ri­sa­tions, elles, ont chuté d’envi­ron 10 %.

Pis, Gérald Dar­ma­nin, exlo­ca­taire Place Beau­vau aujourd’hui garde des Sceaux, archi­tecte et pro­mo­teur des poli­tiques d’exclu­sion, appelle au gel de l’immi­gra­tion sur au moins deux ans.

Qu’il est loin le temps où Emma­nuel Macron louait le labeur des « pre­mières lignes », tra­vailleurs sou­vent immi­grés, mal rému­né­rés et décon­si­dé­rés qui fai­saient, pen­dant le Covid, tour­ner un pays à l’arrêt.

Oui, la France a besoin d’immi­gra­tion. Elle apporte plus qu’elle ne coûte. Infi­ni­ment plus. À Madrid, on enté­rine un plan his­to­rique de régu­la­ri­sa­tion de 500 000 per­sonnes ; à Paris, on s’ins­crit, encore, à rebours de l’his­toire.

MARION D’ALLARD
29 janv. 2026

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28 janvier 2026 ~ 0 Commentaire

Espagne (Le Tél)

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L’Espagne va régulariser un demi-million de sans-papiers

À contre-courant de ses homologues européens, le gouvernement de gauche espagnol s’apprête à adopter un plan de régularisation massif de sans-papiers qui pourrait bénéficier à 500 000 personnes. Une mesure qui doit permettre de soutenir la croissance économique du pays.

En Espagne, le taux de chômage est passé sous les 10 % grâce, notamment, au nombre de nouveaux emplois occupés par des étrangers.

Un plan de régularisation de sans-papiers va être mis en place en Espagne. Un plan pour soutenir la croissance du pays et qui devrait concerner 500 000 personnes. « Aujourd’hui est un jour historique pour notre pays. Nous renforçons un modèle migratoire fondé sur les droits humains, sur l’intégration, sur le vivre-ensemble, et compatible avec la croissance économique ainsi qu’avec la cohésion sociale », s’est réjouie la porte-parole du gouvernement et ministre des Migrations, Elma Saiz, ce mardi 27 janvier, à l’issue du conseil des ministres.

« Une mesure longuement élaborée, discutée et nécessaire »

La mesure, adoptée ce mardi par le gouvernement, concernera « environ un demi-million de personnes » qui se trouvent en Espagne et pourront ainsi « travailler dans n’importe quel secteur, partout dans le pays ». Seront éligibles les personnes arrivées avant le 31 décembre 2025 et présentes depuis au moins cinq mois sur le territoire espagnol. « À partir du mois d’avril, toutes les demandes pourront être déposées jusqu’au 30 juin », a expliqué la ministre. « Il s’agit d’une mesure longuement élaborée, discutée et nécessaire pour répondre à une réalité qui existe dans nos rues », a-t-elle souligné.

Pour faciliter sa mise en place, le gouvernement de Pedro Sánchez a adopté un « décret royal », qui lui permet de se passer d’un vote au Parlement, où il ne dispose pas de majorité. « Nous sommes un pays qui défend fermement un modèle migratoire légal, sûr, ordonné, mais aussi ouvert et humain, contre ceux qui préconisent la fermeture des frontières », avait justifié début janvier le Premier ministre, assurant alors que l’immigration représentait « 80 % de la croissance » économique de l’Espagne au cours des six dernières années.

Sept millions d’étrangers et un taux de chômage sous les 10 %

L’annonce de ce mardi survient d’ailleurs le même jour que la publication des chiffres du chômage pour le 4e trimestre 2025, qui montrent un taux sous les 10 % pour la première fois depuis 2008, un succès notamment tiré par le nombre de nouveaux emplois occupés par des étrangers (52 500 contre 23 700).

L’Espagne est l’une des trois principales portes d’entrée de l’immigration en Europe, avec l’Italie et la Grèce. Près de 37 000 migrants irréguliers sont entrés en 2025 en Espagne, un chiffre en forte baisse par rapport à 2024 (-42,6 %, 64 000 arrivées), selon le ministère de l’Intérieur. D’après les dernières données publiées par l’Institut national de la statistique, plus de sept millions d’étrangers vivent en Espagne sur une population totale de 49,4 millions de personnes.

En novembre 2024 déjà, le gouvernement avait adopté une réforme qui devait permettre la régularisation de 300 000 personnes par an au cours des trois années suivantes, afin de se conformer aux lois européennes et d’atténuer le vieillissement de la population.

Les migrants latino-américains les plus concernés

La nouvelle mesure annoncée mardi devrait concerner en premier lieu les migrants latino-américains, qui représentent 91 % des 840 000 personnes actuellement en situation irrégulière en Espagne, selon les chiffres du think tank Funcas.

L’annonce de ces régularisations massives est intervenue après une réunion entre le gouvernement et le parti d’extrême gauche Podemos, ancien allié devenu très critique depuis plusieurs mois. « Podemos est là pour garantir des droits, et les papiers, ce sont des droits », a fait valoir, lundi, la députée européenne Irene Montero.

Cette réforme fait suite à une initiative populaire signée par plus de 600 000 personnes et soutenue par quelque 900 associations, qui exigeait la régularisation exceptionnelle de tous les immigrés en situation irrégulière en Espagne.

27 janvier 2026

https://www.letelegramme.fr/

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26 janvier 2026 ~ 0 Commentaire

RAGE (SWP)

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Indignation après le meurtre d’Alex Pretti
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Alex Pretti, infirmier, tué par l’ICE à Minneapolis
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La paralysie historique de la veille témoigne de la force de la contestation contre le régime de Trump. Les agents de l’ICE, mandatés par Donald Trump, ont ôté une autre vie à Minneapolis samedi. Ils ont abattu Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, au lendemain de manifestations et de grèves exigeant le départ des agents de l’ICE du Minnesota.
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Des témoins ont filmé des agents de l’ICE frappant et donnant des coups de pied à un homme allongé sur le trottoir, avant de lui tirer dessus à bout portant. Les manifestants sont immédiatement descendus dans la rue pour protester contre ce nouveau meurtre. Cette fusillade survient deux semaines seulement après le meurtre de Renee Good par l’ICE, qui avait déclenché une mobilisation massive et la paralysie économique de vendredi.
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Le Réseau de défense des immigrants a déclaré : « Les Minnesotiens sont unis pour rejeter cette cruauté. Plus de 50 000 Minnesotiens ont participé à l’action hier lors de la Journée de vérité et de liberté #ICEOutofMN. « Partout dans l’État, les communautés continuent de s’organiser, de se protéger mutuellement et de refuser que la terreur soit érigée en politique. Nos familles ne sont pas en sécurité avec l’ICE au Minnesota. Et nous ne nous arrêterons pas tant que ces violences ne cesseront pas. »
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L’administration Trump a immédiatement commencé à répandre des mensonges au sujet de cette fusillade. Tricia McLaughlin, du Département de la Sécurité intérieure, a affirmé que Pretti résistait à son arrestation et menaçait les agents de l’ICE. Gregory Bovino, responsable des opérations de la patrouille frontalière sous l’administration Trump, a déclaré que la victime « voulait faire le plus de dégâts possible ».
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D’autres responsables de la Sécurité intérieure ont affirmé que Pretti s’était approché des agents de la patrouille frontalière avec une arme de poing, dans l’intention de les « massacrer ». Or, les images montrent qu’il tenait un téléphone à la main – et non une arme – lorsque les agents l’ont plaqué au sol et lui ont tiré dessus.
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Les représentants de l’administration Trump ont publié des images d’une arme de poing que, selon eux, l’homme abattu portait. Pretti n’avait pas de casier judiciaire, possédait un permis de port d’arme – et le port d’arme apparente est légal dans le Minnesota. En réalité, des images diffusées en ligne montrent Pretti prenant la défense d’une observatrice qui surveillait l’ICE. Les agents de l’ICE ont poussé l’observatrice au sol. Pretti a ensuite été aspergé d’un agent chimique, jeté à terre, battu et roué de coups et abattu.
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Un analyste a suggéré que l’homme au sol s’était vu retirer son arme et ne représentait aucune menace avant d’être abattu.
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Trump a accusé les dirigeants politiques démocrates de Minneapolis d’« inciter à l’insurrection ». Il a publié sur sa plateforme Truth Social : « LAISSEZ NOS PATRIOTES DE L’ICE FAIRE LEUR TRAVAIL ! 12 000 criminels étrangers, dont beaucoup étaient violents, ont été arrêtés et expulsés du Minnesota. S’ils étaient encore là, vous verriez bien pire que ce à quoi vous assistez aujourd’hui ! »
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Le maire démocrate Jacob Frey a déclaré : « Combien d’habitants, combien d’Américains, doivent encore mourir ou être grièvement blessés pour que cette opération prenne fin ? » Le gouverneur Tim Walz a qualifié l’incident de « révoltant » et a déclaré que Trump « doit mettre fin à cette opération » : « Le Minnesota en a assez. »
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Mais ce ne sont pas les Démocrates qui ont « incité à l’insurrection ». Ils ont été poussés à adopter une rhétorique radicale, voire belliqueuse, en raison du soutien affiché de Trump aux assassinats d’État et de l’ampleur de la colère qui gronde dans les rues. Les Démocrates craignent que cette colère ne déborde des canaux politiques traditionnels et n’aille au-delà de ce que les centristes jugent acceptable.
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Le blocage des services publics de vendredi aura ébranlé le régime Trump et la classe dirigeante américaine. Les dizaines de milliers de personnes qui ont envahi les rues et paralysé Minneapolis démontrent la force de la classe ouvrière, capable de défier même ce niveau de répression étatique. Il sera essentiel de capitaliser sur cette mobilisation et de l’étendre à l’ensemble des États-Unis.
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Judy Cox
Saturday 24 January 2026
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24 janvier 2026 ~ 0 Commentaire

Minneapolis (SWP)

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Grève de Minneapolis

Les travailleurs manifestent leur résistance au régime Trump

Le Minnesota s’est soulevé vendredi lors d’une grève historique. Les habitants ont refusé d’aller travailler, d’aller à l’école ou de faire leurs courses, exprimant leur colère face à l’utilisation par Donald Trump d’agents fédéraux pour occuper l’État…

Des milliers de travailleurs se sont rassemblés à l’aéroport de Minneapolis-Saint Paul dans la matinée, où un groupe d’une centaine de chefs religieux a bloqué la route et ont été arrêtés en masse. Ils ont bravé des conditions climatiques extrêmes, alors que l’État connaissait son pire hiver depuis au moins six ans, avec des températures chutant jusqu’à -30 degrés Celsius.

 

Nick Benson, un organisateur du groupe de campagne a déclaré aux journalistes locaux : « Cet aéroport est le point de départ de l’entonnoir par lequel nos voisins sont expédiés vers Dieu sait où. Hier, nous avons enregistré notre 2 000e expulsion estimée ce mois-ci.»

Des pancartes exigeaient que les compagnies aériennes comme Delta Air Lines refusent de collaborer avec l’ICE (Immigration and Customs Enforcement). D’autres manifestants brandissaient des pancartes avec les noms d’employés de l’aéroport, membres du syndicat Unite Here, enlevés par l’agence fédérale. Vers 14 h, une foule immense d’environ 100 000 personnes a commencé à défiler dans le centre-ville de Minneapolis en scandant « Grève ! Grève ! Grève ! », « Abolissons l’ICE ! » et « Sans justice, pas de paix !»

Un manifestant a déclaré aux journalistes de Breakthrough News : « Le gouvernement est en train de transformer notre pays en un régime fasciste. Ce n’est pas ce que nous avions prévu et ce n’est pas ce que nous sommes. » Un membre du syndicat des enseignants de Minneapolis a déclaré : « Nos écoles sont attaquées, des élèves ont disparu, ils ont été enlevés. Nous n’accepterons plus cela. Nous fermons tout. Nous fermons tout pour nos élèves.»

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Ailleurs, un groupe de plusieurs centaines de personnes a formé un barrage routier devant le bâtiment fédéral Whipple à Fort Snelling, où l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) emmène des détenus. Le syndicat des étudiants diplômés de l’Université du Minnesota a conseillé à ses 4 000 membres de ne pas se présenter au travail. Amy Harbourne, du syndicat, a déclaré au Socialist Worker : « J’ai vraiment le sentiment que notre mobilisation porte ses fruits.» Elle a ajouté : « Nos revendications constantes témoignent du besoin d’une action concrète de la part de l’université : un engagement envers notre sécurité et la défense des travailleurs immigrés. »

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« Notre université ne peut rester silencieuse alors que les immigrés sont littéralement attaqués. En tant qu’étudiants de troisième cycle, nous avons un pouvoir considérable car l’université ne peut pas fonctionner sans nous. Nous ne parlons pas de grève. Mais nous conseillons aux employés de prendre un jour de congé ou de demander à leur directeur de thèse s’ils peuvent s’absenter. Nous voulons que tout le monde participe. » Amy a ajouté que les membres de GLU continueraient à s’organiser après vendredi. « Nous allons continuer. Nous avons des partenaires communautaires qui livrent des courses et organisent du covoiturage pour que personne ne marche ou ne prenne le bus seul.

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Nous nous rendons aux centres de détention pour que les personnes libérées aient un endroit où aller. Elles y sont souvent abandonnées et parfois elles ne récupèrent pas leurs affaires. Nous avons donc des bénévoles qui passent tout leur temps là-bas pour les aider : les raccompagner chez elles, leur fournir des vêtements chauds, etc. Nous continuerons à protéger nos voisins et à faire pression sur l’université. »

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Christa Sarrack, présidente d’un syndicat représentant 6 000 travailleurs de l’hôtellerie-restauration du Minnesota, estime que vendredi a peut-être été le théâtre de la plus grande action ouvrière jamais vue dans l’État. « Nous ne pouvons pas rester les bras croisés et laisser cela continuer. Nous devons utiliser tous les moyens à notre disposition pour riposter.» De nombreux messages sur les réseaux sociaux ont décrit l’action comme une grève générale.

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Nina Turner, ancienne sénatrice et fondatrice du groupe « Grève pour tous », a publié : « Aujourd’hui, les travailleurs de la région de Minneapolis participent à une grève générale en réponse aux actes de terreur perpétrés par l’ICE dans leurs quartiers. « C’est un moment historique, un premier pas vers le changement.» Un autre manifestant a déclaré : « C’est une démonstration de solidarité, une démonstration de solidarité communautaire. Nous sommes organisés, nous ne faisons qu’un. Ils ont peur de nous maintenant. »

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Des étudiants de l’Université du Minnesota se sont joints au mouvement. Dahir Munye, de l’Association des étudiants somaliens, a déclaré lors d’une manifestation : « Il n’y a aucune raison que je doive avoir mon passeport sur moi en permanence, à attendre une descente de l’ICE. « Le courage n’est pas l’absence de peur, c’est agir malgré la peur. Et ce courage est collectif. L’ICE n’a pas sa place au Minnesota.»

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Des centaines de commerces somaliens et autres ont fermé leurs portes pour la journée. Le New York Times a rapporté que certains commerces affichaient des pancartes manuscrites annonçant une grève générale et exprimant leur solidarité avec la communauté. D’autres sont restés ouverts pour offrir des boissons chaudes gratuites aux manifestants. Alison Kirwin, propriétaire du restaurant Al’s Breakfast, a déclaré : « Il y a un moment pour se mobiliser, et c’est maintenant.»

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Selon le site d’information Payday Report, des actions de solidarité ont eu lieu dans 250 villes à travers les États-Unis. Environ 600 élèves du lycée Duluth à Atlanta, en Géorgie, ont débrayé. Des dizaines d’autres écoles de Géorgie ont connu des actions similaires. À New York, des étudiants de l’université NYU ont défilé en solidarité derrière une banderole proclamant « Non à la violence de Trump ». Des travailleurs de toute la ville prévoyaient de rejoindre les infirmières new-yorkaises en grève pour un débrayage et une manifestation à Union Square.
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Le syndicat des enseignants de Chicago a annoncé son intention d’organiser des manifestations devant les magasins Target pour protester contre l’utilisation des installations de l’entreprise par l’ICE comme base pour ses raids. Le syndicat a condamné l’enlèvement de Liam Ramos, âgé de cinq ans, dans le Minnesota. Les débrayages et la mobilisation massive témoignent du pouvoir des travailleurs de paralyser une ville.
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Ce mouvement peut renforcer la confiance de la population et l’inciter à s’opposer à la milice ICE de Trump. Si l’ICE ne se retire pas, les travailleurs doivent poursuivre le combat et faire grève contre le patronat. Les détentions de l’ICE brisent des vies. Un garçon de cinq ans et son père ont été détenus par des agents de l’ICE dans le Minnesota. Le petit garçon a été contraint de frapper à la porte de sa maison afin que les agents puissent arrêter toute personne présente.
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Liam Ramos et son père ont été forcés de monter dans un avion et emmenés au Texas. Liam est le quatrième élève des écoles publiques de Columbia Heights enlevé par l’ICE à Minneapolis ces dernières semaines. L’enseignante de Liam, Ella Sullivan, le décrit comme un élève qui « illumine la classe » dès son arrivée. « Ses amis ne se sont pas encore inquiétés pour lui, mais je sais qu’ils vont s’en apercevoir », a-t-elle déclaré. «Je veux juste qu’il revienne ici, sain et sauf. » .
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Il y a deux semaines, une élève de CM1 de 10 ans a été « interpellée par des agents de l’ICE alors qu’elle se rendait à l’une de nos écoles primaires avec sa mère », a indiqué le district scolaire. Lors de son arrestation, l’enfant a appelé son père. Ce dernier s’est immédiatement rendu à l’école et a constaté que sa fille et sa femme avaient été emmenées au Texas. Le même jour où Liam et son père ont été interpellés, un lycéen de 17 ans de Columbia Heights a été « interpellé par des agents armés et masqués » alors qu’il se rendait à l’école, en l’absence de ses parents. « L’élève a été extrait de sa voiture et emmené », a précisé l’établissement.
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La semaine dernière, lors d’un autre incident, des agents de l’ICE ont « fait irruption dans un appartement et interpellé une lycéenne de 17 ans et sa mère ». Mary Granlund, présidente du conseil scolaire des écoles publiques de Columbia Heights, a déclaré : « Au final, nous avons des sifflets et eux des armes à feu. »
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Judy Cox and Camilla Royle
Friday 23 January 2026
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