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08 mars 2021 ~ 0 Commentaire

présidentielle (jdd)

macron 2

Présidentielle : le front républicain s’effriterait en cas de duel Macron-Le Pen, selon un sondage

Un enquête réalisée par Harris Interactive pour Commstrat, révélée par L’Opinion, indique qu’une majorité d’électeurs ne reporterait par leur voix en faveur d’Emmanuel Macron, en cas de duel au second tour entre le candidat LREM et la cheffe de file du RN, Marine Le Pen.

Un « front républicain » mis à mal. D’après un sondage Harris Interactive pour Commstrat, publié par L’Opinion ce lundi, Emmanuel Macron sortirait gagnant de la prochaine présidentielle de 2022 avec 53% des voix au second tour, face à la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, créditée de 47% d’intentions de vote.

Néanmoins, indique l’enquête, une majorité d’électeurs, des Insoumis à la droite, refuseraient de reporter leurs votes au second tour sur le président sortant pour faire barrage au RN, au nom d’un « front républicain ».

Le sondage, réalisé sur un échantillon de 1 029 personnes représentatif de la population française, interrogeait les participants sur leurs intentions de vote au second tour, en fonction de celles du premier tour entre Jean-Luc Mélenchon, candidat déjà déclaré pour France Insoumise, Anne Hidalgo pour les socialistes, Yannick Jadot pour les écologistes ou Xavier Bertrand pour la droite.

C’est du côté des électeurs du candidat Insoumis Jean-Luc Mélenchon que le refus de se positionner est le plus majoritaire : 52% d’entre eux indiquent leur intention de s’abstenir ou voter blanc en cas de duel Macron-Le Pen.

Les 48% d’électeurs restant opteraient à part égale entre les deux candidats : 24% pour le candidat LREM, 24% pour la candidate RN. Le leader de France Insoumise a déjà indiqué qu’il ne donnerait pas de consignes de vote dans ce cas de figure.

Les écologistes majoritairement favorables à un report vers Macron

Les électeurs de la maire de Paris Anne Hidalgo seraient 50% à s’abstenir ou voter blanc dans le cas de figure d’un second tour Macron-Le Pen, tandis que 41% d’entre eux accorderaient leur voix au président de la République sortant.

Seul l’électorat du candidat supposé écologiste Yannick Jadot se reporterait majoritairement, 51% d’entre eux, vers le candidat LREM. Et 5% d’entre eux voteraient pour Marine Le Pen.

A droite, les voix sont partagées. Parmi les électeurs de Xavier Bertrand, 41% ne se positionneraient pas en cas de duel Macron-Le Pen au second tour. Ils seraient en revanche 38% à accorder leurs voix à Emmanuel Macron et 21% à voter Marine Le Pen.

Un électorat fidèle à Marine Le Pen

Enfin, l’enquête s’intéresse également à la fidélité de l’électorat des deux candidats. 69% des sympathisants LREM interrogés indiquent qu’ils feront le même choix en 2022. Davantage que les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (55%) ou que les transferts de voix de Benoît Hamon vers Anne Hidalgo (29%) ou l’écologiste Yannick Jadot (29%)

Marine Le Pen jouit quant à elle d’une base solide : 84% de ses électeurs de 2017 indiquent leur intention de confirmer leur choix lors de la prochaine échéance électorale, indique Harris Interactive. Un chiffre qui grimpe à 90% d’entre eux, si la candidature de Xavier Bertrand est remplacée par celle de la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse.

8 mars 2021 Mathilde Durand

https://www.lejdd.fr/

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25 février 2021 ~ 0 Commentaire

jeunesse (révolution permanente)

Pablo-Hasel

Etat Espagnol. Dans la rue, la jeunesse met en cause le régime et son aile gauche

Les mobilisations pour la liberté de Hasel et la répression policière du gouvernement central et de la Generalitat ont mis à mal leurs récits « progressistes » et « pro-indépendance ». Il y a donc une nécessité de mettre en place un grand mouvement indépendant, qui impacte et permette l’entrée en scène de la classe ouvrière. Un mouvement qui permettrait d’avancer dans la construction d’une gauche anticapitaliste et de classe. 

C’était impossible à prévoir. Une semaine après les élections catalanes, la situation politique espérée a totalement changé. Les éditorialistes et autres faiseurs d’opinion n’ont eu que le lundi pour analyser l’échec de l’opération Illa [Candidat du parti socialiste aux élections autonomes et ministre de la santé à Madrid], le renforcement de l’indépendantisme ou encore les progrès électoraux de Vox.

Mardi, l’emprisonnement de Pablo Hásel par les Mossos d’Esquadra (police catalane) – menés par le gouvernement intérimaire de l’Esquerra Republicana de Catalunya (ERC) et de Junts per Catalunya (JxCAT) – à l’université de Lleida, a donné le coup d’envoi de la vague de manifestations la plus massive et la plus étendue dans tout l’État depuis le début de la pandémie.

Des milliers de jeunes ont envahi les rues de dizaines de villes et devraient continuer à le faire dans les prochains jours. Les manifestations les plus massives ont eu lieu en Catalogne et à Madrid, et, sans surprise, c’est dans ces deux villes que la répression policière s’est faite la plus forte.

La jeunesse exprime dans les rues un malaise social aggravé après une année de crise et de pandémie

La raison immédiate des manifestations est la demande de libération de l’énième personne condamnée dans l’État Espagnol pour un crime de liberté d’opinion. Le fait que l’un des deux crimes pour lesquels il est emprisonné soit une insulte à la monarchie, un délit qui semble remonter au Moyen Âge, accroît la haine de toute une génération qui ne reconnaît pas le roi.

La Monarchie est perçue comme caduque, antidémocratique et corrompue, surtout chez les plus jeunes, comme c’était déjà clairement le cas il y a deux ans.

En outre, cette vague de manifestations sert de caisse de résonance aux fortes contradictions et aux souffrances sociales aggravées pendant cette année de pandémie. A la réponse coercitive et punitive à la pandémie, alors que tous les gouvernements ont refusé de mettre en œuvre des mesures sanitaires urgentes pour enrayer la catastrophe, s’ajoute une crise économique et sociale qui détruit les espoirs pour le futur d’une génération qui, pour les plus jeunes, n’a vécu qu’en temps de crise.

Le chômage parmi les jeunes avoisine les 50%, l’université et l’enseignement supérieur sont presque devenus un luxe, les campagnes de criminalisation des jeunes sont constantes et brutales… Une situation qui se traduit, selon diverses études, par une augmentation des problèmes d’anxiété et de dépression. Mais cela peut et doit commencer à changer, c’est ce qu’affirment les jeunes qui descendent massivement dans la rue.

Une mobilisation qui remet en question la « gauche » du régime

Le consensus sur la pandémie commence-t-il à s’effriter ? C’est une possibilité. Les grandes organisations de la gauche réformiste et de la bureaucratie syndicale feront tout leur possible pour l’éviter.

C’est pourquoi les grands syndicats n’ont pas appelé à la moindre action malgré le caractère scandaleux de l’affaire, c’est pourquoi la gauche réformiste se contente de faire un tweet, à commencer par celle qui est au gouvernement. Certains, comme le secrétaire général du PCE, vont jusqu’à envoyer des messages de soutien aux forces de police.

Ces manifestations mettent en évidence l’imposture du gouvernement « progressiste » dans l’une de ses promesses les plus fondamentales, celle de mettre fin à la loi Mordaza et aux autres articles du Code Pénal qui sont des instruments de répression de la liberté d’expression.

Comme celui de l’insulte à la monarchie ou de la glorification du terrorisme. Même ces exigences démocratiques de base n’ont pas été approuvées par le « gouvernement le plus progressiste de l’histoire« . Ainsi, on se trouve avec des rappeurs en prison ou en exil, des journalistes et des tweetos condamnés à à payer des amendes, entre autres choses.

Le gouvernement est, de plus, directement responsables d’une grande partie de la répression. C’est la délégation du gouvernement à Valence, mardi, ou à Madrid, mercredi, qui a donné l’ordre à la police nationale d’empêcher par la force la manifestation de poursuivre sa marche, ce qui a donné lieu à des charges.

Mais le malaise contre cette « gauche », représentée par le PSOE et aujourd’hui encore par Podemos, Izquierda Unida (IU) et le PCE, vient aussi du fait qu’elle n’a tenu aucune de ses promesses fondamentales. Parmi elles, l’abrogation de la réforme du travail qui crée une part importante de la précarité, le maintien des expulsions, le versement de milliards aux entreprises de l’IBEX35 (CAC 40) ou la protection de la corruption de la Maison royale.

ERC et JxCat à l’avant-garde de la répression en Catalogne, la CUP va-t-elle les investir ?

En Catalogne, ce malaise s’étend au gouvernement de la Generalitat et aux partis indépendan-tistes qui sont à l’avant-garde, et continueront vraisemblablement à l’être. L’ERC et JxCat, qui devant la tribune sont pleins de belles paroles pour défendre la liberté d’expression, sont toujours en charge des Mossos qui ont arrêté Hásel ou qui ont réprimé les manifestations de Barcelone, Gérone ou Vic…

Leur police anti-émeute continue d’utiliser des armes telles que les flashballs, qui ont arraché l’œil d’un jeune manifestant mardi. Ce sont eux qui gèrent la pandémie et la crise sociale, avec les mêmes politiques criminelles que le gouvernement central.

Les mobilisations en Catalogne désignent les partis catalans. La CUP (Candidatura de Unidad Popular) continuera-t-elle à laisser la porte ouverte à un soutien à l’investiture, à un accord législatif ou même à une entrée au gouvernement avec ces partis?

Si c’est le cas, à la fracture entre la rue et la Generalitat – qui a commencé avec les mobilisations contre laes jugements en 2019 – continuera entre cette gauche et toute une nouvelle génération indignée.

L’irruption dans les rues de cette nouvelle génération, principalement entre 16 et 22 ans, pourrait annoncer une nouvelle crise de la représentation.

Une extrême droite qui avance sur le dos du régime et de ses partis

Que face à une telle crise sociale et économique, le fait que la gauche ait été intégrée au régime, comme c’est le cas d’Unidas Podemos, laisse un terrain ouvert aux options ouvertement réactionnaires pour tenter de capitaliser sur le malaise et les désillusions. Surtout si nous ne mettons pas en place une gauche différente et capable d’aller au plus loin que celle qui gouverne aujourd’hui à la Moncloa.

Nous l’avons vu, quelque part, lors des élections catalanes de dimanche. Le bon résultat de VOX, avec 7,7% des voix et 11 députés, est particulièrement inquiétant dans les principales villes et quartiers populaires – où il a doublé ou triplé ceux de la CUP – et le fait que 20% sont des jeunes entre 18 et 35 ans.

Vox ne parle plus seulement d’espagnolisme. Il affine son message démagogique anti-establishment, dénonce la caste politique et exige un programme populiste de « sauvetage » des classes moyennes ruinées, qu’elle oppose ouvertement à l’immigration.

Cette issue est totalement réactionnaire, mais s’il n’y a pas de contre-proposition tout aussi radicale qui avance l’expropriation des capitalistes pour leur faire payer la crise et renverser ce régime pourri, elle peut gagner des adeptes parmi les secteurs populaires.

La puissance de la réponse à l’emprisonnement de Hasel montre qu’il existe des forces sociales sur lesquelles s’appuyer pour tenter de construire une telle gauche. Il y a des centaines de milliers de jeunes et de travailleurs qui ne doivent rien à ce régime, à ses partis et au capitalisme espagnol aujourd’hui en crise, auxquels nous pouvons nous adresser depuis la gauche anticapitaliste et ouvrière dont nous nous revendiquons. (Résumé)

Santiago Lupe mardi 23 février

https://www.revolutionpermanente.fr/

CUT

JxCat

ERC

Lire aussi:

De Madrid à Barcelone, la révolte de la jeunesse unifie la contestation extraparlementaire de la monarchie et du capitalisme

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25 février 2021 ~ 0 Commentaire

édito (a et r)

francais-immigre_

Gouvernement et extrême droite : une opposition de façade

Le 13 février, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé son intention de dissoudre le groupuscule d’extrême droite Génération identitaire (GI).

Cette organisation est ouvertement raciste, elle considère que les personnes qui ne sont pas blanches n’ont pas leur place en France. Elle est ouvertement hostile à la démocratie et aux luttes ouvrières. Elle rassemble principalement des enfants de la vieille bourgeoisie, voire de l’aristocratie, nostalgiques d’un vieil ordre moral et social.

En 2014, à Lyon, deux de ses dirigeants ont été condamnés pour des agressions au couteau. En 2018, à Marseille, vingt-deux de ses militants ont attaqué violemment les locaux de l’association SOS Méditerranée, qui vient en aide aux migrants et migrantes. En 2017, GI avait reçu un don de 1 000 euros du fasciste néo-zélandais Brenton Tarrant, qui deux ans plus tard a tué cinquante personnes dans des attentats contre des mosquées.

Mais ce n’est pas pour l’ensemble de son œuvre que Darmanin veut dissoudre GI. Ce qui a déclenché sa décision, c’est sa dernière opération dans les Pyrénées contre les migrants et migrantes. De telles opérations avaient déjà été menées dans les Alpes sans être suivies de condamnations.

Notre camp n’a pas de nation ou de frontières

En 2019, la France a expulsé près de 55 000 sans-papiers. Les demandeurs et demandeuses d’asile effectuent de véritables parcours du combattant pour pouvoir faire au moins étudier leurs dossiers et sont souvent déboutés, malgré les risques mortels encourus en cas de retour dans leur pays…

Quant à ceux et celles qui parviennent à rester en France sans titre de séjour, c’est la précarité assurée, avec des emplois sous-payés et sans respect du droit du travail, des logements insalubres et la peur permanente de se faire contrôler, arrêter et expulser. En fait, Darmanin reproche à GI d’avoir voulu faire un boulot que sa police effectue déjà sans relâche !

Les sans-papiers ne sont jamais de riches cadres d’entreprises ou de hauts dignitaires d’États : ce sont des travailleurs et des travailleuses. Ce sont nos frères et nos sœurs, car quand il s’agit d’exploiter, le patronat se moque bien de la nationalité, de la couleur ou des convictions religieuses.

Les sans-papiers ne sont jamais issus de pays riches, mais toujours de pays en développement, notamment des anciennes colonies françaises.

Des pays dont les économies encore dominées par les grandes puissances et soumises aux besoins des multinationales, comme l’extraction de matières premières, certaines productions agricoles ou encore l’assemblage industriel.

Et ces multinationales, comme Areva, Bolloré, Bouygues, Orange ou Total en Afrique de l’Ouest, occupent des quasi monopoles sur les marchés publics. C’est le maintien de cette situation néocoloniale qui motive la présence militaire française en Afrique, ininterrompue depuis la décolonisation.

Le gouvernement et la bourgeoisie française n’aiment pas que l’on rappelle cette situation.

Emboîtant le pas aux éditorialistes d’extrême droite, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal, a ainsi lancé une offensive contre « l’islamo-gauchisme », un concept dont les universitaires rappellent qu’il n’a aucune réalité scientifique, mais qui permet de dénoncer et de discréditer toute recherche qui interrogerait l’histoire colonialiste de la France, le traitement des hommes et des femmes colonisés et de leurs descendants et descendantes, qui donnerait à entendre leurs voix et porterait un autre discours que celui de l’État.

Contre tous nos ennemis : unité de notre classe !

Le gouvernement donne ainsi des gages à l’extrême droite et sa politique lui donne une légitimité toujours plus grande. Dissoudre GI lui permet de faire croire à peu de frais qu’il est anti-raciste. Mais s’il l’utilise aujourd’hui contre l’extrême droite, rien n’empêche le gouvernement de tourner l’arme de la dissolution contre des organisations du mouvement ouvrier, antiraciste et antifasciste.

D’ailleurs, samedi 20 février, lorsque quelques centaines de personnes se sont regroupées à Paris en soutien à GI, leur rassemblement a bénéficié de la protection de la police… Alors qu’une contre-manifestation antifasciste était interdite et réprimée. Le militant Gilet jaune Jérôme Rodrigues a même été arrêté, pourtant loin du rassemblement, suite à un contrôle de police !

Face à l’ennemi mortel des travailleurs et des travailleuses qu’est l’extrême droite, nous ne pouvons pas compter sur d’autres ennemis mortels que sont le gouvernement et l’État capitaliste !

Edito A&R 24 2 21

https://anticapitalisme-et-revolution.blogspot.com/

 

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18 février 2021 ~ 0 Commentaire

trappes (npa)

LE-PEN

Trappes : et à la fin c’est le RN qui gagne…

Quand médias et dirigeants politiques relaient des ramassis d’approximations et de distorsions de la réalité produites par un militant politique en recherche de visibilité, le RN n’a plus qu’à attendre pour engranger…

Professeur de philosophie dans un lycée de Trappes, Didier Lemaire n’en est pas à son coup d’essai pour se placer au centre des attentions médiatiques avec ses propos provocateurs. Alors qu’il enseigne depuis 20 ans dans cet établissement, ce prof aurait pris conscience en 2015 du danger « islamiste », engageant alors un combat au côté de personnalités clairement obsédées par ce « péril » : Jean-Pierre Obin, auteur du livre Comment on a laissé l’islamisme pénétrer l’école, l’islamophobe Élisabeth Lévy et son journal Causeur

En novembre dernier, la publication dans l’Obs d’une lettre ouverte de Didier Lemaire (« Comment pallier l’absence de stratégie de l’État pour vaincre l’islamisme ? ») surfe sur l’émotion provoquée par l’assassinat de Samuel Paty, entraînant la mise en place d’un dispositif de sécurité autour du lycée où il travaille.

Fin janvier est diffusé par une chaîne néerlandaise un documentaire sur Trappes dans lequel Lemaire fait de nouvelles déclarations qui attirent une journaliste du Point récidiviste : suite à l’assaut du Raid à Saint-Denis en novembre 2015, elle avait publié dans le Figaro un portrait de « Molenbeek-sur-Seine », décrivant une ville où « les salafistes imposent peu à peu leur loi »

Début février, cette journaliste – on l’imagine tout à fait scrupuleuse – publie une interview de Lemaire dénonçant le « processus de purification effrayant » des islamistes : « Trappes est une ville complètement perdue »…

À partir de là, c’est le véritable emballement médiatique, sur fond d’examen de la loi « séparatisme ».

Lemaire fait la tournée des plateaux, ce qui entraîne le positionnement des politiques : Valérie Pécresse relaie l’article du Point ; Amine El Khatmi, président du Printemps républicain, s’en prend au maire de Trappes ; Manuel Valls ne manque pas d’apporter son soutien au professeur ; jusqu’à Darmanin, qui désavoue le préfet des Yvelines et propose à Lemaire une protection rapprochée, tandis que celui-ci est reçu par Blanquer…

Pourtant, ce n’est pas le « danger islamiste » qui menace, mais bien une possible victoire de l’extrême droite. Solidarité avec les habitantEs de Trappes et toutes celles et ceux qui subissent déjà les retombées de cette campagne islamophobe qui lui prépare le terrain.

Cathy Billard 18/02/2021

https://lanticapitaliste.org/

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17 février 2021 ~ 0 Commentaire

islam (révolution permanente)

croisades

#Vidaldémission

« Islamo-gauchisme ». Derrière la rhétorique réactionnaire, Frédérique Vidal s’attaque à la liberté académique

Frédérique Vidal s’est engouffrée dans une offensive réactionnaire contre le monde de la recherche en annonçant la demande d’une enquête sur « l’islamophobie-gauchisme » à l’université. Relançant la chasse aux sorcières islamophobe initiée par Blanquer contre les universitaires.

Dimanche 14 février sur CNEWS la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Frédérique Vidal, interrogée par Jean-Pierre Elkabbach sur l’article « Comment l’islamo-gauchisme gangrène les universités » du Figaro, publié le 12 février, déclarait : « Moi je pense que l’islamo-gauchisme gangrène la société dans son ensemble et que l’université n’est pas imperméable, [elle] fait partie de la société ».

Une nouvelle attaque réactionnaire contre le monde de la recherche

Cette attaque vise sans détour le monde académique. Elle s’inscrit dans la droite lignée de l’offensive islamophobe du gouvernement qui s’intensifie ces derniers jours.

L’adoption en première lecture à l’Assemblée nationale ce mardi et la surenchère réactionnaire entre LREM et le RN, illustrée par le débat entre Darmanin et Le Pen jeudi 11 février, ont concrétisé cette offensive.

Si la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche prétend défendre les libertés de recherche et d’expression et affirme ainsi qu’« on ne peut pas interdire l’approche critique à l’université », le sens même de cette offensive contre l’« islamogauchisme » à l’université, présenté comme un danger vital, est de censurer sinon contrôler l’ensemble des discours critiques, notamment sur le racisme, qui s’y développent et ce non sans recourir à la provocation.

Ainsi, lorsque Jean-Pierre Elkabbach ironise « Il y a une sorte d’alliance entre Mao Zedong, si je puis dire, et l’Ayatollah Khomeini » celle-ci répond, sourire aux lèvres : « Mais vous avez raison ».

En visant « l’islamo-gauchisme », la ministre vise ni plus ni moins qu’une répression des discours universitaires critiques qui traitent des enjeux de race, de genre et de classe et qui, par là-même, remettent en cause la société capitaliste et en son sein l’université bourgeoise.

Pourtant selon une étude de Patrick Simon et Juliette Galonnier chercheurs à Sciences Po (temple bien connu du gauchisme français), les recherches portant sur la question raciale dans la sociologie française sont largement minoritaires et ne représentent que 2% du total de la production scientifique dans le champ de la sociologie comme le relaye Mediapart.

Lorsque Vidal annonce qu’elle compte : « demander […] au CNRS de faire une enquête sur l’ensemble des courants de recherche sur ces sujets dans l’université de manière à ce qu’on puisse distinguer ce qui relève de la recherche académique de ce qui relève […] du militantisme et de l’opinion » ce qui est visé comme l’a dénoncé ce mardi, la conférence des présidents d’université (CPU), c’est ce qui reste de liberté académique et de critique à l’université.

Cette attaque loin d’être isolée s’inscrit dans la continuité des propos de Jean-Michel Blanquer, qui, en octobre dernier, instrumentalisait l’attentat contre Samuel Paty, au service de la lutte contre « ce qu’on appelle l’islamo-gauchisme » et qui « fait des ravages […] à l’université », et ce notamment dans le milieu militant étudiant, citant parmi les représentants des « islamisés » le syndicat étudiant de l’UNEF.

Multipliant alors les appels guerriers, il prétendait vouloir se saisir d’un « combat à mener contre […] des thèses intersectionnelles » puisqu’une « partie non négligeable des sciences sociales françaises [seraient gangrénées] ». En ligne de mire, déjà les travaux universitaires critiques se revendiquant de l’intersectionnalité – concept employé en sociologie et en réflexion politique qui vise à révéler la pluralité des discrimination de classe, de sexe et de race- et ceux portant sur les questions raciales et post-coloniales.

Déjà, à l’occasion de la loi de programmation de la recherche (LPR) adoptée définitivement par le Sénat le 20 novembre 2020 qui entérinait la privatisation et la précarisation croissante de la recherche et de ses travailleurs, l’on pouvait trouver des traces de cette offensive.

Un amendement soutenu par Vidal mis à l’ordre du jour à la séance du 28 octobre au Sénat sur proposition de la rapporteuse de la LPR, Laure Darcos, proposait que « Les libertés académiques s’exercent dans le respect des valeurs de la République ».

Un cadre on ne peut plus flou laissant libre court aux interprétations et aux accusations qui remet en cause la garantie, à la fois des libertés académiques et de l’indépendance de la recherche universitaire.

Par ailleurs, un autre amendement, lui aussi ajouté au dernier moment par la commission mixte paritaire, introduisait le délit d’intrusion, passible jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende : « le fait de pénétrer ou de se maintenir dans l’enceinte d’un établissement d’enseignement supérieur sans y être habilité […] ou y avoir été autorisé par les autorités compétentes, dans le but de troubler la tranquillité ou le bon ordre de l’établissement ».

Cet amendement qui criminalisait la mobilisation étudiante, avait bien été définitivement adopté le 20 novembre, avant d’être finalement censuré un mois plus tard, le 21 décembre 2020, par le Conseil Constitutionnel.

Une attaque qui masque mal la situation dramatique de l’enseignement supérieur et de ses étudiants

Les étudiants font aujourd’hui face à une précarité sans précédent, exacerbée par la crise sanitaire et économique. Nombre d’étudiants n’ont même plus les moyens de subvenir à leurs besoins les plus fondamentaux, comme s’alimenter ou payer son loyer et la détresse psychologique poussant certains étudiants à se suicider est actuellement un problème de santé publique.

Face à cette situation, Vidal et le gouvernement n’ont rien donné aux universités ou à la santé et ont préféré renflouer les caisses du patronat à coup de milliards, alors que celui-ci continue de supprimer des emplois et avec eux les perspectives de la jeunesse.

Pour répondre à la crise que traverse la jeunesse Vidal a simplement annoncé la mise en place de repas à 1 euros, une mesure ridicule et particulièrement inefficace sachant qu’un nombre important de restaurant universitaire restent fermés.

Aujourd’hui, plutôt que de répondre à la détresse étudiante, Vidal et le gouvernement préfèrent accélérer leur agenda répressif et réactionnaire en réduisant toujours plus la liberté académique et en réprimant celles et ceux qui osent remettre en cause l’ordre établi.

L’argument réactionnaire ne saurait cacher que ce sont les gouvernements de ces dernières décennies qui sont responsables de la situation terrible de l’université publique. Les nombreuses contre-réformes qui se sont succédées, comme la loi LPR de Vidal, ont libéralisé et vidé l’univer-sité publique de ses moyens et conclu à l’asphyxie budgétaire soumettant ainsi l’enseignement supérieur à une logique de marché. Les conséquences sont aujourd’hui dramatiques.

Le hashtag #balancetafac avait mis sous le feu des projecteurs en septembre les cours surchargés, les amphis bondés et les personnels en sous-effectifs.

Mais plutôt que d’injecter les besoins massifs dont l’université a besoin, Frédérique Vidal dresse le portrait d’un ennemi intérieur qui « gangrénerait » l’université, joue sur les fantasmes pour faire tout sauf remédier aux problèmes véritables de l’université.

La rhétorique est classique pour la bourgeoisie, en situation de crise économique et sociale, il faut masquer la responsabilité de l’Etat et des classes dominantes. L’ennemi est tout trouvé, il est agité depuis des mois par le gouvernement.

Et alors que sous couvert de lutte contre l’islamisme, le gouvernement avec la loi séparatisme s’est attaqué à nos libertés fondamentales, se sont aujourd’hui les libertés académiques qui sont attaquées et avec, la possibilité d’un enseignement critique qui est menacée.

Pour les étudiants et personnels de l’université, la seule voie permettant de contrer cette offensive répressive et réactionnaire se trouve dans la mobilisation.

Les travailleurs et les travailleuses des universités, les étudiants doivent s’unir pour construire un mouvement large et massif capable d’imposer le retrait des contre-réformes néo-libérales qui précarisent l’université.

De la même manière, seul un tel mouvement, en lien avec le mouvement ouvrier, sera en mesure de faire reculer le gouvernement pour le retrait de la loi séparatisme et de toutes les loi liberticides.

Nathan Erderof Lili Krib mercredi 17 février

https://www.revolutionpermanente.fr/

Lire aussi:

Islamo-gauchisme (Wikipedia)

Enseignement supérieur : on vous explique la polémique sur l’enquête visant l’ »islamo-gauchisme » réclamée par le gouvernement (France Info)

« Islamo-gauchisme » : stopper la confusion et les polémiques stériles (Conférence des Présidents d’Université)

La chasse aux musulmanEs et aux «islamo-gauchistes» est ouverte, et le gouvernement en est responsable (NPA)

Enquête sur l’ »islamo-gauchisme » dans la recherche : l’impossible décolonisation de l’Université

 

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17 février 2021 ~ 0 Commentaire

palestine (socialist worker)

palestine

Les travaillistes s’opposent à la solidarité avec la Palestine

La solidarité avec la Palestine n’est pas de l’antisémitisme

Le parti travailliste a nommé un comité pour le conseiller sur la manière de traiter l’antisémitisme. Un certain nombre de ses membres lient ouvertement le soutien à la Palestine à la haine du peuple juif.

Le nouveau conseil consultatif sur l’antisémitisme aura son mot à dire sur les nouvelles mesures introduites dans le cadre d’un plan d’action visant à « chasser les antisémitistes ».

Il contribuera notamment à l’élaboration d’un code de conduite décrivant ce que les membres du parti travailliste peuvent publier sur les médias sociaux, ainsi qu’à la procédure de traitement des plaintes pour antisémitisme.

Un grand nombre des personnes qui y seront nommées plaideront probablement en faveur de la restriction du soutien à la Palestine.

La députée travailliste Margaret Hodge a explicitement déclaré que l’antisionisme – l’opposition à l’idéologie fondatrice d’Israël, qui a justifié le nettoyage ethnique des Palestiniens – est antisémite. Elle a également établi un lien entre l’antisémitisme et la politique « anti-américaine » et « anti-européenne » de la gauche.

Elle a également qualifié l’ancien leader travailliste Jeremy Corbyn de « putain d’antisémite et de raciste ».

Sanctions

Mark Gardner, de l’organisation caritative Community and Security Trust, a précédemment lié la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) à l’antisémitisme.

La campagne BDS est une tactique des activistes palestiniens pour faire pression sur les entreprises afin qu’elles rompent les liens avec l’occupation israélienne de la terre palestinienne. Mais Gardner l’a associée au ciblage des Juifs.

En 2014, après la guerre d’Israël sur la bande de Gaza, Gardner avait déclaré que l’approbation du BDS par l’Union nationale des étudiants « promettait des problèmes et des intimidations sans fin pour les étudiants juifs ».

« Pire encore, il y a les intimidations massives des supermarchés qui osent vendre des produits israéliens, dont certains ont même été contraints d’arrêter brièvement leurs activités en conséquence », a-t-il écrit.

Adrian Cohen, du Conseil des dirigeants juifs, a été l’un des premiers à affirmer que le soutien de Jeremy Corbyn aux Palestiniens encouragerait l’antisémitisme au sein du parti travailliste. Il est également le président des Amis travaillistes d’Israël.

En 2015, il a déclaré au site web du Times of Israel que l’élection de Corbyn à la tête de l’Etat signifierait un soutien accru à la Campagne de solidarité avec la Palestine, et « plus de soutien en général au BDS, ce qui va créer une atmosphère difficile pour la grande majorité des Juifs britanniques étant donné leur association avec Israël ».

Mike Katz, président du mouvement travailliste juif, a applaudi la députée travailliste Emily Thornberry en 2017 pour avoir été « cohérente dans l’éradication de l’antisémitisme et de l’antisionisme au sein du parti travailliste ».

Le conseil consultatif fait partie de la réponse du Parti travailliste au rapport de la Commission pour l’égalité et les droits de l’homme sur les accusations d’antisémitisme au sein du parti.

Une partie du rapport a effectivement conclu que la critique « illégitime » d’Israël est antisémite. Il a déclaré que cela est « lié à l’ethnicité juive » et peut donc rendre les Juifs « mal à l’aise et indésirables » au sein du parti travailliste.

Aujourd’hui, beaucoup de ceux qui supervisent la réponse du parti travailliste à l’antisémitisme sont hostiles à la solidarité avec la Palestine et auront leur mot à dire sur le caractère « illégitime » de la critique d’Israël.

C’est un autre signe que rester au sein du parti travailliste signifiera devoir se taire sur la Palestine.

Nick Clark Thu 11 Feb 2021

https://socialistworker.co.uk/

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17 février 2021 ~ 0 Commentaire

fausse alternative (npa)

fafs

Contre la fausse alternative Macron-Le Pen : nos luttes, nos solidarités

Nous n’attendions rien du débat entre Darmanin et Le Pen jeudi 11 février sur France 2, et nous n’avons pas été déçus. Une répétition générale en vue de la campagne présidentielle ? À nous de tout faire pour que ce ne soit pas le cas.

« Macron et Le Pen misent sur un nouveau duel en 2022 » : cette « Une » du Figaro (10 février) pourrait résumer à elle seule l’ambiance politico-médiatique du moment.

Gestion calamiteuse de la crise sanitaire par le gouvernement, crise sociale d’ampleur doublée d’une explosion des inégalités, un million de postes supprimés depuis un an.

Autant de questions essentielles qui mériteraient que l’on s’y attarde, mais qui ont été éclipsées, ces derniers jours, par les sondages et les pronostics sur la présidentielle d’avril 2022, et par la scénarisation du duel Macron-Le Pen.

Bulle politico-médiatique

Le sociologue Pierre Bourdieu écrivait au sujet des sondages que « dans le simple fait de poser la même question à tout le monde se trouve impliquée l’hypothèse qu’il y a un consensus sur les problèmes, autrement dit qu’il y a un accord sur les questions qui méritent d’être posées. »

En d’autres termes, les sondages participent de cette illusion selon laquelle les questions qui sont posées aux sondéEs seraient celles qu’ils et elles se posent, alors qu’en réalité ce ne sont que celles que posent les sondologues et ceux qui leur commandent des enquêtes.

Des bulles politico-médiatiques sont ainsi construites, autour de tel ou tel sondage, appuyé sur tel ou tel fait divers, qui alimentent le commentariat journalistique et les « petites phrases » des politiques, reléguant au second plan les autres questions, y compris celles qui préoccupent réellement la majorité de la population.

C’est précisément une séquence de ce type que nous sommes en train de subir, avec la mise en scène du duel Macron-Le Pen pour 2022, sur fond de « débat » autour de la loi « séparatisme ».

Une mise en scène voulue par la Macronie et le RN, qui y voient tous les deux leurs intérêts : du côté du parti d’extrême droite, il s’agit d’asseoir la position d’opposant numéro 1 et la stature « présidentiable » de Marine Le Pen.

Du côté du pouvoir, il s’agit, dans le prolongement de ce qui s’était fait aux élections européennes, d’imposer l’idée selon laquelle il n’y aurait pas d’alternative à un face-à-face Macron-Le Pen, et d’installer Macron en seul « rempart » face à l’extrême droite.

Une mise en scène que les grands médias alimentent complaisamment, friands qu’ils sont de la personnalisation de la politique, de la bipolarisation des débats et des concours de pronostics à grands renforts de sondages sur mesure.

Aucune fatalité à se laisser enfermer

Les sondages ont ceci de passionnant qu’ils peuvent dire absolument tout… et son contraire. Ainsi en va-t-il de celui, commandé à l’Ifop par le Figaro, appuyant la « Une » que nous citions plus haut.

On apprend en effet dans cette enquête que 67 % des sondéEs estiment qu’il est « probable que le second tour de la prochaine élection présidentielle oppose Emmanuel Macron à Marine Le Pen ». Voilà qui semble justifier la mise en scène du « duel »…

Sauf qu’en réalité, une telle question, qui ne renseigne aucunement sur les intentions de vote des enquêtéEs, fait en dernière analyse partie de cette mise en scène qui a tout d’une prophétie auto-réalisatrice.

On apprend en effet dans le même sondage que 70 % des enquêtéEs ne « souhaitent pas que le second tour de la prochaine élection présidentielle oppose Emmanuel Macron à Marine Le Pen ».

Ainsi, de l’aveu des sondologues eux-mêmes, et ce quand bien même les motivations seraient fort diverses et pas nécessairement « additionnables », une large majorité des sondéEs refuse l’alternative qu’on voudrait leur imposer. Et on les comprend !

Le faible succès d’audience du pathétique débat entre Darmanin et Le Pen jeudi 11 février, au cours duquel on n’a cessé de se demander qui voulait doubler qui sur sa droite.

Le spectacle de la droite extrême et de l’extrême droite rivalisant d’outrances racistes et islamophobes n’est pas ce dont la très grande majorité de la population a envie et besoin, préoccupée qu’elle est par les effets des crises sociale et sanitaire.

Et il n’y a aucune fatalité à se laisser enfermer dans le numéro de duettistes que nous jouent les meilleurs ennemis du champ politique.

Solidarités concrètes et luttes collectives

Encore faut-il pour cela contester le double enfermement – électoral et idéologique – dans lequel s’inscrit la mise en scène du duel Macron-Le Pen : en refusant le calendrier que l’on voudrait nous imposer, selon lequel il faudrait attendre 2022 et une solution « dans les urnes » pour imposer d’autres choix.

Il faut s’opposer sans ambiguïté, ici et maintenant, aux thématiques pourries de l’extrême droite et de la droite extrême, aux lois racistes et liberticides, en articulant cette opposition à la mise en avant de revendications sociales et sanitaires, appuyées sur les mobilisations et l’auto-organisation, et en défendant la perspective d’un autre monde.

Il est illusoire de penser que, pour en finir avec la fausse alternative Macron-Le Pen, la solution miracle résiderait dans la fabrication du bon programme et du bon meccano électoral pour 2022.

Ce qui est à l’ordre du jour au vu des urgences sociales et sanitaires, et qui conditionnera en outre largement le contexte des élections de l’an prochain, c’est la construction d’une riposte unitaire et massive pour mettre un coup d’arrêt aux politiques libérales, autoritaires et racistes du gouvernement Macron, ainsi qu’une bataille idéologique contre l’extrême droite et ses idées.

La priorité des organisations de la gauche sociale et politique devrait être d’œuvrer à convertir la colère et la radicalité qui se sont exprimées ces derniers mois en expériences de solidarités concrètes et de luttes collectives victorieuses.

Les seules à même de faire vivre un horizon politique de rupture et d’éclaircir un tableau de plus en plus assombri.

Julien Salingue 18/02/2021

https://lanticapitaliste.org/

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15 février 2021 ~ 0 Commentaire

vox (rdf)

espagne

Extrême droite : Vox entre au parlement catalan

Bien sûr, les deux enseignements principaux du résultat des élections régionales catalanes restent l’arrivée en tête du candidat socialiste (23,02 %) abénéficiant d’une forte progression (+66 %).

Puis la majorité obtenue, en nombre de sièges, par l’addition des partis favorables à l’indépendance.

Mais le symbole le plus marquant est probablement l’entrée au parlement catalan de 11 députés du parti d’extrême droite Vox. Une première depuis quarante ans et le rangement progressif aux poubelles de l’histoire du régime franquiste, après la mort du caudillo en 1975.

Vox a obtenu dimanche 7,69 % des voix en Catalogne.

Le scrutin a certes été marqué par une forte abstention, dans un contexte épidémique peu favorable à la participation, mais le parti d’extrême droite se place en tête des formations de droite.

Le Parti populaire (PP), traditionnellement faible en Catalogne, n’enregistre que 3,85 % (4,27 % en 2017).

Mais c’est surtout Ciudadanos qui dégringole. La formation censée renouveler l’offre politique à droite (« macroniste » avec Manuel Valls) sur un PP en crise s’écroule, passant 25,35 % des voix en 2017 à 5,55 % dimanche.

Le parti d’extrême droite a fait campagne sur sa volonté de mettre fin au processus indépendantiste en promettant l’interdiction des partis qui lui sont favorables.

Un programme sur lequel Ciudadanos s’était taillé une part de l’électorat unioniste en Catalogne au cours des dernières années. Après une entrée au parlement régional en Andalousie fin 2018, puis au sein du parlement national (Cortes) en 2019, Vox fait une percée dans la région qui, pour des raisons historiques de puissant rejet de l’héritage franquiste, lui était la plus hostile.

15 février 2021 Stéphane Ortega

https://rapportsdeforce.fr/

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14 février 2021 ~ 0 Commentaire

labour (aplutsoc)

labour

Roger Silverman

Bienvenue à ce qui pourrait bien constituer une conférence historique. Un grand merci pour votre soutien aux candidats de la LLA (Labour Left Alliance ) et à ma candidature aux récentes élections au Comité exécutif national du Labour.

Je suis fier de dire que, contre l’opposition combinée de la droite et de la gauche, j’ai été nominé par 65 circonscriptions du Parti travailliste, remportant un total de 3 473 voix et restant un candidat dans la course jusqu’au 30ème tour sur un total de 37 scrutins. Je suis particulièrement fier que 2 072 militants travaillistes ont mis mon nom en haut de leur liste. Ce fut une victoire pour nous tous. Nous avons montré la force du soutien pour un défi socialiste.

La classe dirigeante a toujours dépendu d’une direction de droite pour contenir les aspirations du mouvement travailliste.

Ce qui est différent dans cette dernière attaque, c’est l’interdiction de toute discussion à ce sujet, la liquidation massive de sections locales du parti pour avoir osé la remettre en question, et les calomnies scandaleuses et dégoûtantes qui ont été lancées à ses victimes.

Oser accuser le plus éminent combattant actuel contre le racisme, de toute sorte d’antisémitisme est la calomnie la plus stupéfiante que l’on puisse imaginer. La prise pour cible de l’ancien dirigeant le plus populaire du parti  (Corbyn) est une déclaration de guerre contre les centaines de milliers de membres qui ont fait irruption dans le Parti travailliste pour le soutenir. C’est un acte de dépit et de provocation effrontément inconstitutionnel de la part du chef et du secrétaire général.

Le signe le plus clair de leur désespoir est l’utilisation de mensonges tout à fait grotesques dans cette purge. Dans le passé, les accusations portées contre les militants du parti avaient au moins un certain sens.

Dans les années 1980, par exemple, des membres de Militant ont été exclus du parti parce qu’ils étaient trotskystes – mais au moins c’était vrai ! Ils l’étaient – même si ce n’était pas une raison pour les exclure.

Bien que les expulsions massives de la gauche à l’époque aient été vindicatives, malveillantes et inconstitutionnelles, elles étaient au moins franchement politiques. Le prétexte de leurs exclusions était qu’ils s’organisaient pour promouvoir leurs idées – comme si les responsables de droite infestant le siège du parti n’étaient pas eux-mêmes constamment en train d’intriguer et de comploter dans les coulisses.

A tel point que le rapport secret récemment révélé prouve que les fonctionnaires rémunérés du parti étaient déterminés à saboter purement et simplement les perspectives du parti.

Ainsi, le mot « chasse aux sorcières » a parfois été évoqué, mais assez vaguement. Pourtant c’est littéralement le parallèle le plus proche, aux temps modernes, avec les chasses aux sorcières originales du 17è siècle.

Quiconque était alors accusé de sorcellerie était ainsi condamné sans procès ; comme maintenant, pour quiconque est accusé d’antisémitisme. Des militants antiracistes de premier plan sont accusés aveuglément de racisme.

Une fois accusée, la victime est déjà stigmatisée, vilipendée, condamnée. Quiconque protestait contre cette injustice, quiconque les défendait de l’accusation, maintenant comme alors, est automatiquement condamné à son tour.

Il n’y a aucun moyen légitime de défense. Même être Juif n’est pas non plus une défense : de nombreux Juifs se sont trouvés étiquetés antisémites ; les chasseurs de sorcières contournent ce paradoxe en inventant l’accusation absurde et hypocrite selon laquelle ils sont des «Juifs qui se haïssent eux-mêmes» – une avalanche de calomnies aussi horribles et ridicules que les purges mac carthystes des années 1950. C’est la justice d’Alice-au-Pays des-Merveilles : d’abord la peine, puis le verdict, et seulement ensuite (ou jamais) le procès.

J’ai été membre du Parti travailliste pendant la plus grande partie des six dernières décennies. J’ai vu arriver et partir neuf dirigeants successifs. Nous avons connu beaucoup de purges et de répressions commises par la droite auparavant : mais JAMAIS à une échelle comparable – ni sous Gaitskell, Kinnock ou Blair : expulsions massives, suspensions, sections de circonscription soumises à des mesures spéciales… Et le tout sans mise en examen ni procédure régulière.

L’appareil du parti est résolu à chasser le demi-million de membres qui ont fait irruption dans le parti pour soutenir un dirigeant socialiste (Corbyn blog) – d’abord en les démoralisant et en les plongeant dans le désespoir, et si nécessaire par des exclusions massives, des suspensions, des mesures spéciales, des fermetures de sections du parti.

Comme Angela Rayner l’a expliqué tant de fois : nous expulserons des milliers de membres du parti. Ils savent que pour chaque membre qu’ils suspendent, mille partiront en signe de protestation ou abandonneront par désespoir. Les membres quittent le parti par milliers.

Plus de 100 sections du Labour Party ont défié les instructions et adopté des résolutions en faveur de Corbyn ou des motions de défiance envers Evans / Starmer – y compris, il y a deux jours, ma section. Elles sont systématiquement suspendues ou soumises à des « mesures spéciales ». Au moins 60 000, et probablement deux cent mille, ont quitté le parti avec dégoût.

Dans ma section locale du Labour Party cette semaine, nous avons adopté une motion de censure de la direction du parti par 61% contre 25% avec 14% d’abstentions. On nous avait prévenu que ce n’était « pas une affaire de notre compétence » !

En vertu de quelle règle est-il inconstitutionnel de proposer un vote de défiance envers le leader du parti ? Si notre actuel dirigeant peut, de sa propre initiative individuelle, retirer unilatéralement les prérogatives de son prédécesseur en tant que chef du parti, alors que l’exécutif national élu du parti l’a rétabli sans condition dans son appartenance au parti, alors pour quelles raisons une motion de défiance envers l’actuel dirigeant, déposée lors d’une réunion statutaire du parti, pourrait être déclarée irrecevable ?

Nous avions également une autre motion à l’ordre du jour : pour la liberté d’expression – et cela aussi a été décrété irrecevable !

Oui, vous avez bien lu ! Jamais auparavant le droit à la liberté d’expression lui-même n’a été aussi explicitement et autant refusé.

Cela étant, à quoi sert le Parti travailliste ?

Le Parti travailliste a été créé précisément pour défendre les syndicats : le droit de s’organiser et le droit à la liberté d’expression ! Nous avons exigé que les bureaucrates nous disent – nous avons le droit de savoir – en vertu de quelle règle de la constitution du parti est-il interdit de réclamer même la liberté d’expression ?

On nous dit que le but de cette répression est de garantir que le Parti travailliste reste un            « espace sûr et accueillant ». Retour en force de la logique d’Alice-au-Pays-des-Merveilles ! Est-ce ainsi que vous le rendez sûr et accueillant ? En nous refusant le droit à la libre expression ?

En menaçant de nous faire baisser le rideau ? En tant que membre juif du parti travailliste, je suis reconnaissant du souci de M. Evans de faire en sorte que le parti travailliste reste un           « espace sûr et accueillant » pour les membres juifs. J’aimerai juste qu’on puisse lui faire confiance pour que le parti reste un espace sûr et accueillant pour les socialistes.

Mais contrairement aux années du New Labour, ce sont eux qui sont en décalage avec la période. Starmer pense qu’il peut répéter l’expérience du New Labour, mais Blair est arrivé au pouvoir avec le soutien sans réserve de la classe dirigeante à une époque de boom prolongé. Le New Labour était inondé de dons de grandes entreprises et du soutien de la presse Murdoch.

Son rôle était de poursuivre le programme de Thatcher quand les conservateurs eux-mêmes furent trop discrédités. Mais dans les conditions de boom de cette époque, le New Labour était toujours en mesure de mener à bien certaines réformes : le salaire minimum, l’accord du Vendredi saint, un programme d’investissement en capital (bien que dans le cadre de la soi-disant initiative de financement privé). Lorsque le crash est survenu en 2008, ils ont rapidement renoncé aux services du New Labour.

Mais aujourd’hui, en cette période de crise sans précédent, il n’y a plus de place pour le blairisme, le New Labour, la « modération », une « troisième voie ». Il n’y a pas de « voie médiane ». Le choix est entre un capitalisme avec du sang sur les dents et les griffes, ou une solution socialiste. C’est pourquoi Starmer ne réussira jamais dans une tentative consacrée à suivre les traces de Blair.

Ainsi, une scission au sein du Parti travailliste n’est pas seulement une perspective lointaine – cela se passe déjà maintenant. Cela n’est pas dû aux tactiques destructrices de la gauche ; c’est effectué avec la plus grande vigueur et détermination par la droite. Ils sont déterminés à chasser la gauche pour transformer le Parti travailliste en un réseau apprivoisé de carriéristes en herbe.

C’est une guerre civile unilatérale. Comme d’habitude, la gauche plaide pour l’unité, tandis que la droite conduit impitoyablement le processus à sa conclusion. Puisqu’il n’y a pas de direction de gauche claire avec une stratégie et une perspective, elle procède à l’aveuglette, par à-coups. Mais il n’y a pas d’autre issue concevable. La scission du Parti travailliste a déjà commencé. Soyons clairs : je n’appelle pas à une scission. Starmer, Evans et Rayner en font une.

C’est pourquoi, tout simplement abandonner, individuellement par désespoir, sans aucun plan est une erreur désastreuse. Ne faites pas à Starmer la faveur de partir sans combat. Les sections suspendues doivent se relier d’urgence. C’est la seule voie à suivre.

Elles ne doivent pas se fragmenter ou dissiper leurs forces, mais s’unir en tant que véritable épine dorsale du parti travailliste : relier les sections suspendues et les membres individuels dans un réseau national, et appeler au soutien de la base syndicale du parti. Félicitations à Labour In Exile pour l’avoir commencé !

Si nous, à West Ham CLP, sommes interdits, nous créerons un nouveau mouvement sous le nom de Newham Socialist Labour, auquel tous les militants syndicaux, qu’ils soient encore membres du Labour Party ou injustement suspendus, se réuniront, établiront un plan et feront campagne et gagneront un soutien de masse.

Mais un nouveau parti ne sera pas créé à partir de rien. Aucun individu, aussi charismatique soit-il, n’a réussi à lancer un nouveau parti socialiste de masse – ni James Maxton et ses collègues membres de l’ILP, qui étaient après tout, les géants de la fière histoire de la fondation du premier parti ouvrier de masse britannique ; ni Arthur Scargill, qui mena la plus grande grève de l’histoire britannique depuis la grève générale (de 1926) ; ni George Galloway, qui avait au moins défié les travaillistes pour remporter une élection historique en tant qu’indépendant ; pour ne rien dire de la myriade de sectes ultra-gauches.

La clé de la construction d’un parti ouvrier de masse repose, comme toujours, sur les syndicats, qui ont formé le Parti travailliste originel.

C’est là que le combat doit être mené. Mais que voyons-nous ? Les mêmes personnes qui nous blâmaient de nous présenter aux élections du NEC, nous accusant à tort de « diviser le vote de gauche » (une accusation complètement fallacieuse) elles-mêmes ont sciemment divisé le vote de gauche lors des récentes élections d’UNISON et ont donné à l’aile droite un accès facile vers la victoire. Cela ne doit pas se reproduire lors des prochaines élections à UNITE.

Il appartient aux syndicats soit de reprendre le parti travailliste, soit de le remplacer pour fonder un véritable parti socialiste du travail. Ce n’est pas une perspective irréaliste. En 2004, le syndicat des chemins de fer RMT et le syndicat des pompiers FBU se sont désaffiliés du parti travailliste, et aussi récemment en 2015, UNITE menaçait en fait de lancer un parti alternatif. Et tout récemment, il a coupé son financement au Parti travailliste pour protester contre sa direction.

C’est à travers les syndicats comme avec les sections du Labour et les militants nouvellement insurgés que les millions de victimes du capitalisme trouveront leur vraie voix : les travailleurs sans emploi, les familles sans logement, les jeunes sans avenir.

Nous avons le potentiel de construire un mouvement socialiste de masse pour défier ce gouvernement des spéculateurs, des requins des fonds spéculatifs et des blanchisseurs d’argent sale. Le temps est venu !

Roger Silverman 9 février 2021

Retranscription de l’intervention de Roger Silverman à la conférence du 30 janvier de la Labour Left Alliance Traduction par nos soins.

Une traduction de l’intervention de Roger Silverman à la conférence de l’Alliance de la gauche travailliste (LLA), le 30 janvier dernier. La Labour Left Alliance (LLA) a été créée en juillet 2019 pour rassembler des groupes et des militants de la gauche travailliste. L’analyse de Roger et son appel aux militants du Labour Party à rester organisés sont importants dans un contexte où 100 sections du LP ont adopté des résolutions soutenant Corbyn en dépit des ordres du siège central du Labour party, que ces mêmes sections ont été systématiquement suspendues ou assujetties à des mesures de contrôle spéciales.

https://aplutsoc.org/

Source : https://www.onthebrink.online

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13 février 2021 ~ 0 Commentaire

rocks (psl)

Critique de film : Rocks

Rocks, réalisé par Sarah Gavron, est un film moderne centré sur le passage à l’âge adulte, sur la vie et les luttes du personnage principal, Olushola “Rocks” Omotoso.

Le film se déroule dans le Londres d’avant la pandémie et suit Rocks et ses amies adolescentes dans leur vie quotidienne dans un milieu ouvrier et multiculturel. L’intrigue principale tourne autour de la réaction de Rocks face à une crise familiale.

Au début du film, la mère de Rocks abandonne à la fois Rocks et son jeune frère. Ce n’est pas la première fois que la mère de Rocks prend son envol. Elle a des antécédents de maladie mentale. Dans une lettre laissée à sa fille, sa mère explique qu’elle a besoin de “se vider la tête” et “je devrais vraiment être meilleure pour toi”. Les détails de la crise qui touche la mère de Rocks sont filtrés pour le public tout au long du film.

Le film est à la fois une évaluation réaliste de la maladie mentale sous le capitalisme et de ce que cela signifie de vivre sous le seuil de pauvreté. La maison familiale est un appartement d’une tour d’habitation. Le film a été tourné dans les années qui ont suivi l’incendie de la tour Grenfell à Londres. Si aucune référence n’est faite à cet incendie, la précarité de l’existence dans une tour ouvrière multiethnique qui y est relatée fait immanquablement penser à cette catastrophe.

L’un des thèmes principaux du film est la résilience. Rocks utilise son intelligence et sa réflexion pour survivre. Subitement seule à s’occuper de son jeune frère, Rocks, qui n’a pas plus de 14 ou 15 ans, doit trouver chaque jour comment veiller sur son jeune frère et comment échapper aux services sociaux.

Elle connaît bien la nature des services sociaux en Grande-Bretagne et est déterminée à ne pas être prise en charge avec l’espoir que sa mère réapparaisse après une période de convalescence.

Rocks est née d’une mère nigériane et d’un père anglais, elle n’a pas de famille en Grande-Bretagne. Après sa mère, son plus proche parent est sa grand-mère qui vit à Lagos.

L’école de Rocks est représentative du Londres multiethnique. À l’école, elle ne subit aucun racisme de la part de ses camarades de classe. Sa meilleure amie est d’origine nord-africaine, et ses autres amis viennent de milieux aussi divers que ceux des Roms ou des Anglais blancs.

Une scène montre la jeune fille d’origine rom raconter comment son arrière-grand-parent a péri à Auschwitz. On y voit les filles se moquer d’Hitler, avec un argot londonien et une façon de parler tout à fait authentique. La représentation des personnages est sincère et crédible.

Mais Rocks n’est pas seulement l’histoire des épreuves du personnage principal. C’est bien plus que cela.

Au-delà des dures réalités de la vie quotidienne, on y trouve une réflexion sur le véritable sens de la vie et de la lutte.

Au-delà des difficultés, le film aborde la solidarité et les liens qui unissent les jeunes. Le spectateur sera parfois près des larmes, il sera inspiré par la représentation sincère de ces adolescentes issues de la classe ouvrière et de différents milieux qui prennent soin les unes des autres.

Par Shane Finnan, Socialist Party (section irlandaise d’Alternative Socialiste Internationale)

samedi 13/02/21

https://fr.socialisme.be/

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