Archive | Antiracisme

15 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

micena lorient (ouest france + fsu)

refug

Lorient. Mobilisation contre l’expulsion d’une lycéenne albanaise

Au lycée Dupuy-de-Lôme de Lorient, élèves et enseignants se mobilisent contre l’expulsion d’une jeune albanaise de 17 ans. À 17 ans, Micena est parfaitement intégrée en France. Menacée dans son Albanie natale, elle a demandé l’asile sans succès auprès de la préfecture du Morbihan.

Au lycée Dupuy-de-Lôme de Lorient, élèves et enseignants se mobilisent contre l’expulsion d’une jeune Albanaise de 17 ans. Élève en 1re ES, Misena a reçu l’ordre de quitter le territoire français après l’échec de sa demande d’asile. « Donner une chance à Misena. » Au lycée Dupuy-de-Lôme, à Lorient, enseignants et élèves ne comptent rien lâcher.

Tous soutiennent Misena, une Albanaise de 17 ans scolarisée en 1re ES. Arrivée en France il y a deux ans, elle a reçu l’ordre de quitter le territoire français à la fin novembre.

Intégration exemplaire

« La demande d’asile déposée par ma mère, mon frère et moi a échoué », explique-t-elle, les larmes aux yeux. Victime de menaces dans son pays natal, la jeune exilée fait preuve d’une intégration exemplaire. « Ses résultats scolaires sont excellents », souligne André Garrec, enseignant au lycée Dupuy-de-Lôme.

Rassemblement de soutien jeudi

D’où l’incompréhension totale face à une décision « injuste » et « inhumaine » de la préfecture. Un rassemblement de soutien était organisé ce jeudi, à 9 h 55, devant le lycée.

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11 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

exilés nantes (ouest france)

le peril jeune

Foule dense en soutien aux jeunes exilés, à Nantes

Depuis 15 h, ce samedi 9 décembre 2017, de très nombreux manifestants défilent aux côtés des mineurs isolés étrangers, à Nantes. Jamais un rassemblement de ce type n’avait autant fédéré dans la ville.

C’est depuis la faculté nantaise occupée que la manifestation a été organisée. « Jeunes exilé.e.s à la rue. Plus jamais ! Manif de soutien aux occupations » , martelait le mot d’ordre.

Visiblement, le message est passé, comme jamais à Nantes. Bien des manifestations ont pourtant été organisées par les ados migrants et leurs soutiens, depuis deux ans. Mais elles ne fédéraient jusque-là qu’une centaine de personnes. Cette fois, le cortège des manifestants, parti de la place du Bouffay via la préfecture pour se retrouver devant le tribunal administratif, était infiniment plus long et fourni que d’ordinaire.

Les forces de l’ordre aussi sont de la partie. Avec l’hélicoptère de la gendarmerie, en faction au-dessus de la ville. Les policiers ont bloqué les abords du tribunal administratif. Mardi, le juge avait autorisé l’évacuation du Château du Tertre et le bâtiment Censive, sur le terrain de l’université, ces deux lieux occupés depuis fin novembre pour loger les ados migrants sans toit.

09/12/2017  Agnès CLERMONT.

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Nantes. Une manifestation de soutien aux migrants (Ouest France)

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10 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

la repubblica (france info)

 facisti

Blitz de militants néofascistes contre le journal La Repubblica

Les journaux italiens s’indignent ce matin et reviennent sur l’action de militants du groupe néofasciste Forza Nuova hier devant le siège de leurs confrères de La Repubblica.

Douze militants ont organisé un blitz hier après-midi le visage couvert, fumigènes à la main et avec un message de boycott destiné aux journalistes du quotidien italien. Le groupe a reven- diqué l’action sur Facebook et a menacé le journal. « Premier acte d’une guerre politique contre le Groupe Espresso (le groupe du journal) et le Parti démocrate ».

Le directeur du journal Mario Calabresi a réagi. «Ils nous accusent de génocide contre le peu- ple italien. Ce qu’ils nous reprochent: raconter comment ils agissent et comme se financent ces groupes néofascistes, et participer à la bataille pour que soit votée la loi sur le droit du sol.» Le premier ministre et le président de la République ont condamné « un acte très grave ».

Une nouvelle action qui témoigne de la tension dans le pays autour de l’immigration et inquiète les communautés, dont la communauté juive de Rome, qui s’inquiète de la « recrudescence du néofascisme ».

7 décembre 2017

https://blog.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

La Repubblica (Wiki)

Groupe L’Espresso (Wiki)

Parti démocrate (Wiki)

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09 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

unités laïcité (le huff’ + franceinfo + huff’)

nonon laic

S’il faut porter une barbe laïque, on a skif!

Jean-Michel Blanquer annonce la création d’ »unités laïcité » dans les académies. Pour le ministre de l’Éducation nationale, il s’agit de répondre au sentiment de « solitude » éprouvé par certains professeurs.

Des « unités laïcité » seront créées dans toutes les académies françaises, dont la première samedi en banlieue parisienne, pour pouvoir « intervenir sur le terrain » en cas d’atteinte à cette valeur, a annoncé vendredi 8 décembre le ministre de l’Education nationale.

Jean-Michel Blanquer a fait cette annonce, qui laisse sceptiques certains syndicats d’ensei- gnants, à la sortie du conseil des ministres, à la veille du 112e anniversaire du vote de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, « une des lois les plus importantes dans l’histoire de la République » selon lui.

« Il est extrêmement important de continuer à faire vivre cet esprit de laïcité », or « il arrive qu’en cours certaines convictions conduisent à une volonté de prosélytisme ou la contestation des règles communes », a-t-il souligné, notant que face à ces situations, les professeurs peuvent éprouver un sentiment de « solitude ».

« Définir les règles du jeu de la laïcité »

Le gouvernement a donc décidé la création, au cœur du ministère de l’Education, d’une « unité laïcité ». « Un comité des sages », dont la constitution sera annoncée prochainement, qui « aura une vision sur les problèmes » observés en France et « permettra de définir les règles du jeu de la laïcité » Cette unité « pourra intervenir à l’appui des différentes institutions sur le terrain pour les aider à défendre la laïcité dans les « situations » où elle est contestée.

« Nous aurons l’équivalent de cette unité laïcité à l’échelle de chaque académie de France », a précisé le ministre, indiquant qu’il installerait samedi la première d’entre elle dans l’académie de Créteil (Val-de-Marne), au sud-est de Paris.

Elles seront constituées d’équipes pluridisciplinaires (juristes, psychologues, pédagogues…). « Le but c’est de pouvoir instaurer un dialogue avec les familles quand c’est nécessaire, d’avoir une expertise sur chaque situation, une vision homogène sur chacun des cas », a poursuivi le ministre.

Jusqu’ici, il existait un référent laïcité dans chaque académie et un poste de chargé de mission au ministère.

« C’est plutôt de l’ordre du symbolique », a réagi Jean-Rémi Girard, vice-président du Snalc, syndicat d’enseignants minoritaire interrogé par l’AFP, estimant que « depuis la loi de 2004 (loi sur le port des signes religieux), les problèmes ont beaucoup baissé car ça a cadré les cho- ses ». Pour Liliana Moyano, présidente de la FCPE, première fédération de parents d’élèves, « tout ce qui permet de renforcer le maillage des interlocuteurs pour ne pas laisser la commu- nauté éducative livrée à elle-même va dans le bon sens ».

De son côté, Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU, ne voit « pas bien l’intérêt d’ajouter un dispositif au dispositif existant ».

09/12/2017

http://www.huffingtonpost.fr

Lire aussi:

Hommage à Johnny : Mélenchon déplore la présence de Macron à la cérémonie religieuse (FranceInfo)

Hommage à Johnny Hallyday: le geste pas vraiment laïc de Valérie Pécresse (Le Huff’)

Commentaire: La laïcité devient une religion avec ses gardiens! Et les ennemis de la laïcité, on n’en parle jamais! Ce ne sont ni les catholiques, ni les protestants, ni les israëlites, ni les bouddhistes… mais qui alors?

 

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07 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

jérusalem (l’express)

armageddon

Jérusalem: qui sont les « chrétiens sionistes » derrière la décision de Trump

La volonté de Donald Trump de transférer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem a été inspirée au président américain par le très actif lobby chrétien conservateur.

« Nous, chrétiens américains, saluons l’obéissance de Donald Trump à la Parole de Dieu à propos de Jérusalem ». Laurie Cardoza-Moore, une activiste chrétienne pro-israélienne saluait à l’avance, dans une tribune publiée dans Haaretz, la décision du président américain d’an- noncer le transfert de l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv vers la ville sainte, ce mercredi. La voix de ses semblables a visiblement plus porté que celle d’Emmanuel Macron, d’Angela Merkel, de Theresa May ou du pape, qui ont essayé de dissuader le locataire de la Maison Blanche d’acter ce geste susceptible de provoquer une flambée de violence. Qui sont ces chrétiens qui plaident avec ferveur la cause de l’État juif?

Le socle électoral de Trump

L’engouement de la droite religieuse américaine pour Israël remonte aux années Reagan et à l’émergence de prédicateurs influents tels Jerry Falwell, qui ont profondément modifié le parti républicain. C’est à leur initiative qu’a été voté en 1995 le Jerusalem Embassy Act, la loi qui prévoit le déplacement de l’ambassade américaine de Tel Aviv vers la ville sainte. « Le texte a été adopté à une large majorité sous la présidence de Bill Clinton, alors que le Congrès été dominé par les républicains », rappelle à L’Express l’universitaire Lauric Henneton*, spécialiste des questions religieuses aux Etats-Unis. Depuis lors, tous les présidents signaient une dérogation pour reporter son application, tous les six mois, afin d’éviter des troubles. Donald Trump lui-même l’a fait à deux reprises depuis le début de son mandat.

« Trump pense déjà aux prochaines élections. Son geste vise deux cibles, précise le chercheur: sa base chrétienne conservatrice, ainsi que l’un des principaux donateurs du parti républicain, le roi des casinos Sheldon Adelson ». Très proche de Benyamin Netanyahu, ce dernier avait manifesté son mécontentement à l’annonce d’un report de cette décision, au printemps dernier.

Les protestants évangéliques, partisans inconditionnel de la droite israélienne, constituent le socle le plus solide de l’électorat républicain: 80% d’entre eux ont voté pour Trump -bien que lui-même soit très peu porté sur la religion, plus encore que pour le born again George W. Bush (78%). En termes électoraux, ils pèsent beaucoup plus lourd que les juifs américains (2% de la population) qui eux, votent … à 70% pour les démocrates.

« Sionistes chrétiens »

Les chrétiens évangéliques « ont toujours considéré les prophéties bibliques comme des aper- çus de réalités à venir », observe Sébastien Fath, chercheur au Groupe de sociologie des reli- gions et de la laïcité, dans un article consacré à Israël et aux évangéliques américains. Ainsi, en 2010, 58% des Évangéliques blancs (et 41% de l’ensemble des Américains) estimaient que Jésus allait revenir sur terre avant 2050, selon le Pew research center.

Ce message trouve un écho particulier dans le Sud, où les fondamentalistes chrétiens sont bien implantés.

Dans la Bible belt, souligne Sébastien Fath, la thématique du ‘peuple élu’ menacé par l’exté- rieur évoque de puissantes analogies avec la ’cause perdue’ des anciens confédérés. Au sein de cette base chrétienne conservatrice, les « sionistes chrétiens » plaident depuis plusieurs années pour un engagement encore plus actif en faveur d’Israël.

Ces millénaristes prennent au pied de la lettre les prédictions de la Bible.

« C’est à ta postérité que je donnerai ce pays » a promis Dieu à Abraham dans la Genèse. Selon eux, le retour du Messie aura lieu en Israël après y avoir rassemblé le peuple juif. Et c’est en Terre sainte qu’aura lieu le combat final entre le Créateur et les forces du mal, au pied de la colline de l’Armaggedon. A l’issue de cette bataille, les juifs se convertiront et reconnaîtront en Jésus leur Messie.

Millénaristes ou non, un grand nombre d’organisations évangéliques mènent un lobbying intense en soutien à l’Etat hébreu, tels la National Christian Leadership Conference for Israel, le Christian Zionist Congress, Voices United for Israel ou la Christian’s Israel Public Campaign. Ils organisent des collectes, des pèlerinages en Israël, et soutiennent activement les colonies dans les territoires occupés.

Le poids de ces chrétiens conservateurs s’est-il accru dans le camp républicain au cours des dernières années? « Pas forcément, observe Lauric Henneton, mais ils ont surtout moins de contrepoids dans l’administration Trump », alors que le président n’a toujours pas recruté le personnel du Département d’Etat: plus de la moitié des postes requérant une validation par le Sénat n’avaient pas été pourvus à la mi-octobre.

Des relais dans l’entourage de Trump

Ils ont aussi des alliés solides dans l’entourage du chef de l’Etat. L’ex-conseiller stratégique Steve Bannon, a eu droit à une standing ovation lorsqu’il s’est proclamé fier d’être un « chrétien sioniste » à l’occasion du dîner annuel de l’organisation sioniste américaine (ZOA) à New York, mi-novembre. C’était sa première visite à une organisation juive américaine depuis qu’il a rejoint l’administration Trump, relève le Times of Israel. Qualifiée d’extrémiste par le quotidien, la petite organisation avait invité d’autres proches du président, dont le faucon Tom Cotton, sénateur de l’Arkansas pressenti pour succéder à Mike Pompeo à la tête de la CIA, et Sebastian Gorka, ex-conseiller de Trump lié à l’extrême droite hongroise.

Catherine Gouëset,  06/12/2017

https://www.lexpress.fr/

Commentaire: La fin du monde, tout simplement!

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04 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

islamo-gauchisme (anti-k)

marxisme

Lénine, un précurseur de l’« islamo-gauchisme » ?

Voici un livre que devraient lire tous ceux qui, à longueur de colonnes, dénoncent « l’islamo-gauchisme » et chargent ses adeptes d’avoir troqué leur foi en la classe ouvrière contre une adoration des musulmans, nouveaux damnés de la terre.
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Un peu plus, tous ces éditorialistes, qui n’ont pourtant aucune sympathie, c’est le moins qu’on puisse dire, pour le communisme, accuseraient leurs adversaires d’avoir trahi les idéaux d’Octobre 1917 et de la révolution prolétarienne mondiale.
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Et si, au contraire, Lénine était le premier révolutionnaire européen à avoir pris la dimension de l’ère de l’impérialisme et de la nécessaire alliance entre le prolétariat européen et les peuples de ce que l’on ne nommait pas encore le tiers-monde, en premier lieu les peuples musulmans ? 
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A avoir rompu avec le dogmatisme de la 2ème Internationale qui ne voyait dans l’Orient que des pays archaïques, des peuples arriérés, des coutumes barbares.  Dans un ouvrage[1] bien documenté, dense et clair, Mathieu Renault, tout en récusant l’idée, anachronique, d’un Lénine décolonial: « il n’y a chez lui, note-t-il, aucune trace d’un quelconque désir de rupture-déconnexion avec l’Occident »;  montre la place majeure qu’occupe chez le dirigeant bolchevik la question de l’articulation entre la lutte du prolétariat européen et celle des peuples opprimés, en premier lieu musulmans. de la nécessité vitale de leur alliance contre l’impérialisme.
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Dès le lendemain de la révolution d’Octobre, Lénine lance un appel 
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Musulmans de Russie, Tatars de la Volga, Kirghizes et Sartes de Sibérie et du Turkestan, Trucs et Tatars de Transcaucasie, Tchétchènes et montagnards du Caucase ! Vous tous dont les mosquées et les maisons de prière ont été détruites, dont les croyances et les coutumes ont été piétinées par les tsars et les oppresseurs de Russie !
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Désormais, vos croyances et vos coutumes, vos institutions nationales et culturelles sont libres et inviolables ! » Et le texte se poursuit en exhortant les Perses et les Turcs, les Arabes et les Indiens à s’unir au gouvernement révolutionnaire bolchevik. Et, « dans un geste de haute portée symbolique, selon Matthieu Renault, (Lénine) ordonne la restitution à Tachkent du Coran d’Othman, l’une des plus anciennes copies du livre sacré », dont les Russes s’étaient emparés lors de la conquête du Turkestan et qui était conservé à Saint-Pétersbourg.
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Cet appel et ce geste rendent compte de la longue évolution de la pensée de Lénine, entamée depuis la révolution de 1905 et qui l’amène d’abord à disséquer le caractère colonisateur de la présence russe aux marges de l’empire, de l’Asie centrale au Caucase, colonisation qu’il rapproche de celle menée par la France en Algérie.
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Il va aussi, notamment après l’éclatement de la première guerre mondiale, approfondir sa réflexion sur l’impérialisme, son développement inégal et conclure que la révolution n’est pas seulement à l’ordre du jour en Europe, mais également dans le monde colonisé.
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Au premier congrès de Bakou des peuples d’Orient, convoqué en 1920 par les bol- cheviks, au mot d’ordre « Prolétaires de tous les pays unissez-vous ! » est substitué celui de « Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés unissez-vous ! », tout un symbole. Et la place que Lénine assigne à ces peuples n’est en rien mineure, ni subalterne : Nous savons, écrit-il en substance, que les masses populaires d’Orient interviendront comme « une force révolutionnaire indépendante », comme des sujets politiques à part entière. Et, pour cela, il ne faut pas refuser l’adaptation de la théorie communiste, comme lui-même l’avait fait en étudiant le développement du capitalisme en Russie. Il faut égyptianiser le marxisme expliqueront les communistes égyptiens dans les années 1940.
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Pour Lénine la Russie soviétique doit devenir le fer de lance de l’anti-impérialisme, d’où l’importance de rompre avec le passé « tsaristo-impérialiste ». Or, et Lénine en prendra conscience très tôt, les dirigeants bolchevik eux-mêmes ne sont pas exempts d’un comportement de supériorité grand-russe à l’égard des peuples autochtones. Il tente donc, comme le note Matthieu Renault, « une stratégie de contrôle du centre sur “ses” périphéries orientales » visant « à limiter l’appétit de pouvoir des organisations communistes (russes) locales, trop promptes à endosser les vieux habits du colonialisme et à priver les masses indigènes de tout possibilité de décider de leurs destinées ».
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L’auteur déroule les épisodes de ce combat, depuis la création de la république du Bachkor- tostan jusqu’aux conflits autour de la création d’un Turkestan indépendant, des débats internes aux bolcheviks, dont Lénine ne sort pas toujours victorieux. Et qui doivent être replongés « dans l’histoire des péripéties, quasi-quotidiennes, de l’expansion du processus révolutionnaire en Russie musulmane », mais aussi dans l’histoire concrète des premières années de la révolution marquée par la guerre civile, le délitement de l’Etat, les interventions étrangères.
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Que Lénine y ait consacré tant de temps et d’énergie, en dit toutefois long sur l’importance qu’il leur accordait. Le livre de Matthieu Renault nous permet de mesurer pourquoi et « d’interroger la portée décoloniale » de la révolution soviétique. Et si les islamo-gauchistes n’étaient, en fin de compte, que les petits-filles et petites fils de Lénine ?
Voici un compte rendu de livre que j’ai écrit pour Politis et qui est paru aujourd’hui
amitiés Alain Gresh Directeur du journal en ligne OrientXXI.info
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http://orientxxi.info

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[1] Matthieu Renault, L’empire de la révolution. Lénine et les musulmans de Russie, Syllepse, Paris, 2017.
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03 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

brest asile (ouest france)

refug

Brest. Des profs contre l’expulsion d’une famille demandeuse d’asile

Ce mardi midi, un rassemblement de soutien à la famille Primak (au milieu avec la poussette) a été organisé par des enseignants, devant le collège de l’Iroise où est scolarisé l’un des trois enfants. En France depuis 2014, à Brest depuis 2015, la famille Primak, venue du Kazakhstan, est sous le coup d’une double expulsion : du territoire et de son logement. Mais elle veut faire appel. Le couple et les trois enfants sont soutenus par un collectif d’enseignants, dont la pétition a recueilli plus de 600 signatures.

« Nous, enseignants de la cité scolaire de l’Iroise, demandons l’annulation de ces mesures qui visent une famille désormais installée et des enfants impliqués dans leur scolarité. » Vendredi 17 novembre, des professeurs de la cité scolaire de l’Iroise, à Brest, ont lancé une pétition sur change.org pour « alerter sur la situation préoccupante de la famille Primak, dont trois enfants sont scolarisés dans le réseau public d’éducation à Brest ». La famille, qui occupe un logement attribué par l’association Coallia depuis 2015, est « sous le coup d’une double expulsion : du logement et du territoire ».

Mais elle veut faire appel…

La mère, Yulia, 37 ans, est russe. Vladimir, le père, 42 ans, est ukrainien. « Au Kazakhstan, nous étions rejetés, victimes de racisme », explique la femme, en français. La grande fille, Darya, 15 ans, étudie au collège de l’Iroise, en classe de 3e. Elle prépare le brevet des collè- ges. Son frère et sa sœur, Alexandre, 10 ans, et Sophie, deux ans et demi (née à Brest), sont à l’école Jean-Macé, en élémentaire et en maternelle.

La pétition est soutenue par des enseignants d’autres établissements scolaires, ainsi que les syndicats Sud Education et la FSU. Les parents d’élèves de la FCPE sont aussi solidaires.

28/11/2017

https://www.ouest-france.fr/

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27 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

extrême droite bretonne (les inrocks)

bretagne_antifascsiste_breizh_antifa

Qui est Boris Le Lay, le militant d’extrême droite breton expulsé de YouTube ?

La plateforme YouTube a suspendu la chaîne du militant d’extrême droite, suite à des requêtes judiciaires répétées. Depuis octobre, la plateforme affirme avoir durci sa politique de modé- ration à l’égard des vidéos contenant “des propos religieux controversés ou suprémacistes”.

“Une agonie”. C’est en ces termes que le Youtubeur Boris Le Lay décrivait l’état actuel de la France dans une vidéo mise en ligne fin octobre sur YouTube.

Jugée discriminatoire, elle a été supprimée lundi 20 novembre, en compagnie d’une centaine d’autres du même auteur. Cette suppression fait suite à plusieurs requêtes judiciaires contre le militant d’extrême droite, qui ont conduit la plateforme à suspendre son compte. Seules deux vidéos sont toujours en ligne sur la chaîne, qui en comptait auparavant 140 selon Le Monde.

Avec cette suspension, Boris Le Lay perd un second relais d’expression.

En avril 2017, c’est son blog “Breiz Atao” (que l’on peut traduire par “La Bretagne toujours”) qui s’est vu partiellement déréférencé par Google : le blog reste toujours accessible, mais ne s’affiche plus lors d’une recherche sur le moteur. Une mesure rare, celle d’ordonner la sup- pression totale du site et non des seuls articles incriminés, qui faisait suite à une décision de la justice française qui a personnellement condamné Boris Le Lay pour incitation à la haine et menaces de mort.

Attrape-moi si tu peux

A 36 ans, Boris Le Lay arbore un casier judiciaire des plus chargés. Pas moins de cinq con- damnations entre 2013 et 2016, pour des motifs comme “provocation à la haine et à la violence raciale”, “injures publiques et raciales” et “menaces de mort”.

Ces condamnations successives lui ont valu des peines d’emprisonnement, avec ou sans sursis, et de multiples amendes. Pour autant, le blogueur reste insaisissable et ne s’est jamais présenté à ses procès, pas plus qu’il n’a effectué ses peines. Selon différentes sources, il vivrait actuellement au Japon, pays d’origine de son épouse (la localisation de son profil Twitter affiche notamment “Tokyo”), mais des informations contraires le prétendent toujours en Bretagne.

Insaisissable, son idéologie l’est tout autant.

D’abord défenseur d’Israël, en qui il voyait un allié dans ses luttes nationalistes et antimu- sulmanes, il effectue en 2008 un revirement complet et adhère aux thèses antisémites, lançant notamment un blog : “Le projet juif”. Il affiche aujourd’hui une ligne idéologique rigoureusement hostile au judaïsme et à l’islam, teintée de complotisme, renvoyant dos-à-dos les grands médias et les hommes politiques de tous bords.

Sa spécificité réside dans l’affirmation de son identité bretonne, qui conditionne un antirépu- blicanisme patent et le conduit à aborder avec sympathie certains mouvements nationalistes indépendantistes, comme celui ayant secoué il y a peu la Catalogne.

“Un astre secondaire de la fachosphère”

Avec 10 000 abonnés sur son compte Twitter, 16 000 sur sa page Facebook, Boris Le Lay est une figure d’importance, quoique de second plan de l’extrême droite française. Un “astre secondaire de la fachosphère”, selon Dominique Albertini et David Doucet (rédacteur en chef des Inrockuptibles ndlr), qui dressaient en 2016 son portrait dans un livre consacré à l’extrême droite française (La Fachosphère Comment l’extrême droite remporte la bataille du net, Flammarion, 2016).

Fachosphère. On désigne par ce néologisme différentes mouvances d’extrêmes droites aux positionnements variés, réunies par leur opposition commune aux médias.

Boris Le Lay s’inscrit en plein dans cette définition. Ainsi, sur son profil Twitter, son nom est encadré de deux emojis : un cochon et une petite grenouille. D’apparence anodine, ils sont tous deux des signes identificatoires de l’extrême droite : le cochon symbole pour l’extrême droite “traditionnelle” d’une identité française “gauloise” ; la grenouille, devenue l’étendard de l’altrigt, l’extrême droite américaine, sous les traits de “Pepe the frog”.

Une mesure inefficace ?

Cette suspension est révélatrice de la nouvelle politique appliquée par YouTube concernant la lutte contre les “contenus violents et extrémistes”. Testée depuis cet été et rendue publique le mercredi 18 octobre, elle prévoit notamment la création d’un nouveau niveau de sanction pour les vidéos “qui ne sont pas illégales et ne violent pas les règles de YouTube mais qui contien- nent des propos religieux controversés ou suprématistes”. Ni supprimées ni totalement mainte- nues, elles resteraient présentes sur la plateforme, précédées d’un avertissement et sans pouvoir être aimées ou commentées par les utilisateurs.

Cette nouvelle politique de modération vise à “aider à trouver un équilibre entre la défense de la liberté d’expression, en préservant une archive de contenus dans l’intérêt public, tout en empêchant ces vidéos d’être largement diffusées ou recommandées”. Peut-elle être efficace ? Le temps seul le dira, mais le cas de Boris Le Lay permet déjà d’entrevoir deux écueils probables.

Le premier est le possible contournement de ces mesures de restriction, par le report sur d’autres plateformes de diffusions.

Sur son compte Twitter, Boris Le Lay a annoncé la migration de sa chaîne sur PewTube, une plateforme alternative à YouTube et Soundcloud. Ce site garantit à ses utilisateurs la “stabilité”, prévenant toute fermeture de leur chaîne telle qu’elle pourrait advenir sur des plateformes appliquant une politique de modération plus rigoureuse.

Et invite les autres Youtubeurs identitaires à faire de même. Il annonce aussi avoir créé une nouvelle chaîne YouTube, afin d’y référencer et d’y annoncer la sortie de ses futures vidéos, qui resteront hébergées par la plateforme alternative. Une façon de déjouer les processus de suppression, sans violer la politique de modération.

Le second est le réinvestissement de ces mesures de restrictions dans le discours même de ces Youtubeurs de niche.

Dans sa première vidéo postée sur PewTube, Boris Le Lay dénonce une “censure globale de YouTube, Twitter, Facebook” et “une clôture arbitraire” de son compte. Et reproche aux médias ayant relayé l’information (en particulier au journal Le Monde qui a consacré un article, au ton très neutre, à l’affaire) de se réjouir de la suspension de sa chaîne voire de “souhaiter son incarcération”. Une rhétorique complotiste, qui permet à Boris Le Lay de conforter son image de dissident. Avec toujours cet axiome : “Si on essaie de me faire taire, c’est que ce que je dis dérange”. Imparable.

Camille Tidjditi- 23/11/17

http://mobile.lesinrocks.com/

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22 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

douarnenez 2017 (émancipation)

DNZ_DSC-0069.JPG_Marie-Line Quéau

Festival de Douarnenez 2017

Cette année le thème du festival de Douarnenez était “les frontières”. Pendant huit jours, un groupe composé de militantEs du GASPROM, l’ASRTI de Nantes, et de migrantEs africainEs, habitantEs des squats nantais pour beaucoup, y était attendu. L’accueil fut plus que chaleureux, conformément aux traditions douarnenistes !

Toute la semaine fut irriguée par le flux des rencontres et des découvertes

Culinaires, musicales ou chorégraphiques (le fest-noz bien sûr, mais aussi un véritable tour du monde des danses : mambo, salsa, tangos, zydecos, etc.). Des découvertes de la Bretagne aussi, notamment pour les copains et copines exiléEs. CertainEs sortaient de Nantes pour la première fois et Douarnenez, la mer, sous ce soleil chaud et doux, fut un émerveillement. Mahamadou, un militant de longue date au sein du collectif des squats nantais, confiait que ce séjour restait son meilleur moment depuis son arrivée du Mali en France.

Rencontres avec le cinéma

Disposant d’un pass pour la durée de la semaine, certainEs des copains et copines exiléEs, dont les finances ne permettent pas l’accès aux salles obscures habituellement, s’en sont donnés à cœur joie, enchaînant les séances en sautant parfois les repas. Tous et toutes furent d’ailleurs abondamment sollicitéEs pour participer aux nombreux débats, “palabres”, “échap- pées sonores” à la radio, etc. On peut mesurer à quel point ce manque d’accès à la culture nous prive tous et toutes d’échanges et d’apports inestimables.

Découvertes filmiques, donc :

Frontières entre peuples autochtones et colonisateurs

Témoignant de celles-ci Sami blood , premier film en langue sami du sud. Il retrace les terribles ruptures identitaires, culturelles, familiales qu’une jeune fille sami doit effectuer, dans un contexte de violences racistes et machistes, afin de réaliser son ambition : devenir professeure.

Frontières toujours présentes entre indiens Mohawks et Québécois dans Pluie de pierres à Whiskey Trench , qui décrit la terreur éprouvée par les femmes, les vieillards et les enfants de Kahnawake, attaquéEs à jets de pierres par les CanadienNEs françaisES sous l’œil impassible de la police, alors qu’ils et elles fuient leur village envahi par l’armée canadienne à la suite de leur rébellion contre l’installation d’un terrain de golf sur l’emplacement d’un cimetière sacré.

Le débat qui suivit, mené par Anis Obonsawin, la réalisatrice, a mis en évidence l’importance des rares soutiens québécois à leur cause, et l’impunité dont ont joui les coupables de cette barbarie et, malgré tout, l’espoir récent des Mohawks face à l’évolution de la jeunesse et du système éducatif. Mais les frontières sont aussi dans les têtes et l’idée reste bien ancrée chez la plupart des CanadienNEs françaisEs et AnglaisEs colonisateurs qu’ils et elles ont bâti seulEs et de leurs mains ce pays. Ce film est la démonstration implacable du contraire.

Frontières dans les têtes

Avec Fix me , désopilant film de Raed Andoni, un Woody Allen palestinien, qui cherche déses- pérément à se défaire de ses migraines. Le premier docteur consulté lui délivrera cette simple prescription : “Allez donc voir nos dirigeants et ceux d’en face”.

Découverte aussi de la douleur possible d’être d’un lieu sans frontières, souffrance qui peut conduire à la folie, à travers les errances circulaires de certains habitants du Haut-Karabagh, entre Azerbaïdjan et Arménie, dans le film Les éternels de Pierre-Yves Vandeweerd.

Frontières entres les sexes

De nombreux films abordaient les traumatismes infligés aux personnes inter-sexes ou transgenres, comme le saisissant Entre deux sexes de Régine Obadia. Une résidence sur ce thème s’est tenue à Douarnenez avant le festival et son bilan y était présenté.

Frontières entre les classes

Qui traversent tous les films présentés et qui s’incarnaient magnifiquement dans la section “Luttes et cinéma en Bretagne”, à travers les films de Jean-Louis Le Tacon sur la grève du Joint français, la guerre du lait ou du cochon entre autres.

Frontières entre les langues

Entre sourds et entendants : à Douarnenez tous les films, débats, etc. sont traduits simulta- nément en langue des signes, des cours sont proposés et des conversations naissent au fil des rencontres entre sourds et entendants. C’est possible et c’est formidable !

Le festival est l’occasion d’entendre pratiquées des langues du monde entier. Certaines doivent se battre pour être reconnues, ce dont témoigne le film Mohawk Mon nom est Khenhiosta, Sami Blood ou bien La parole assassinée d’Alyson Cleret sur la perte du breton.

Douarnenez, un lieu vivant, un moment de luttes

Les débats ont été innombrables, non seulement ceux inscrits au programme, mais ceux, plus informels nés de la vie même du festival : débats sur le “misérabilisme” possible autour de la question des immigrations et de la douleur infligée par ces spectacles aux victimes elles-même  ou bien débats surgis de l’actualité de cet été : l’annonce par le gouvernement Macron de l’arrêt des emplois aidés a suscité affiches, débats impromptus, conférences de presse et ripostes immédiates initiés notamment par le cinéma “Le Club” qui perdait deux employés. Sa directrice est elle-même à ce poste à l’issue d’un emploi aidé.

Le festival s’est conclu pour notre part sur de multiples projets, sur Nantes, pour l’édition 2018 du Festival, pour la revue L’Émancipation , etc., etc.

Kenavo Douarnenez, trugarez ha ken ar bloaz o tont !

Au revoir Douarnenez merci et à l’année prochaine !

Laurence Ortega dimanche 29 octobre 2017

http://www.emancipation.fr/

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22 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

gérard filoche (npa)

npa 29 vertic

Gérard Filoche n’est pas un antisémite

Il ne fait pas de doute que le photomontage republié le 17 novembre, sur Twitter, par Gérard Filoche, est antisémite. Il représente Emmanuel Macron, les bras écartés, brassard nazi où un dollar remplace la croix gammée, placé au premier plan devant Jacques Attali, Patrick Drahi et Jacob Rothschild. On y voit également le slogan « En marche vers le chaos mondial », des billets, des drapeaux israélien et US.

Au NPA, nous n’avons pas la moindre complaisance pour Macron et sa politique.

Mais catholiques, protestants, juifs, musulmans, bouddhistes, athées… l’origine ou la religion des exploiteurs importe peu ! Se braquer sur le « capitalisme juif » est un des thèmes favoris de l’extrême droite pour détourner la colère populaire et désigner des boucs-émissaires.

« L’antisémitisme est le socialisme des imbéciles » disait le socialiste allemand Bebel à la fin du XIXe siècle.  

Gérard Filoche a donc commis une erreur. Il l’a immédiatement reconnu, s’en est excusé et a dépublié son tweet. Une erreur avant tout imputable à un système qui s’emballe : il faut réagir vite aux événements, aux déclarations, y aller de son commentaire ou de sa « punchline ». Alors il arrive que, plutôt que de réfléchir soi-même, on transmette quelque chose qu’on a reçu sans vraiment le regarder. Filoche est tombé dans ce travers.

Mais il y a une chose qui pour nous est claire : Gérard Filoche, que nous connaissons depuis bien longtemps, et que nous côtoyons toujours dans divers combats, n’est ni un antisémite, ni un raciste.

Il a, il y a des années, quitté la LCR, pour adhérer au Parti socialiste, croyant à tort en la possibilité d’un tournant à gauche d’au moins un secteur de cette organisation. Au sein de ce parti de tous les reniements, Gérard Filoche, à sa façon, a défendu les intérêts du monde du travail.

C’est en fait ce qu’on lui reproche. Pour les dirigeants du PS qui, une fois de plus, le dénoncent et demandent son exclusion, il s’agit d’éliminer celui qui est resté fidèle à une certaine vision de ce que devrait être un parti qui se réclame du socialisme.

Le parti de la loi El Khomri, de l’état d’urgence, du rejet des réfugiéEs n’a pas de leçon à donner à Gérard Filoche.

Même si, à un moment où la propagande raciste, islamophobe comme antisémite, est largement représentée sur les réseaux sociaux, il faut absolument se garder de lui faire le moindre écho et, bien au contraire, la dénoncer.

Henri Wilno et Julien Salingue Lundi 20 novembre 2017

https://npa2009.org/

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