Archive | Antimilitarisme

06 mars 2015 ~ 0 Commentaire

usa, le rapport qui accable la police de ferguson (ci)

ferg

Le ministère américain de la Justice a publié un rapport ce mercredi 4 mars qui révèle les multiples violations des droits des Noirs par la police de Ferguson, six mois après le décès de Michael Brown.

« La police de Ferguson a régulièrement violé les droits constitutionnels de ses résidents noirs » : c’est la conclusion du ministère américain de la Justice dans un rapport qui doit être publié ce 4 mars. Comme l’explique le quotidien américain The New York Times, ce rapport met en exergue les racines de tensions raciales qui ont atteint leur apogée l’été dernier avec la mort de Michael Brown, un jeune Africain-Américain tué par un policier blanc dans cette banlieue de Saint Louis, dans le Missouri.

Dans la ville de Ferguson, où un tiers des habitants sont blancs, « les statis- tiques sur la criminalité compilées au cours des deux dernières années semblaient suggérer que seules des personnes noires avaient enfreint la loi », note le quoti- dien. La police a fait usage de la force presque exclusivement contre des person- nes noires et a arrêté plusieurs d’entre elles sans cause probante.
Plusieurs échanges racistes entre des agents ont également été révélés, comme ce mail de 2008 expliquant que Barack Obama ne restera pas président longtemps car « quel homme noir a un job stable pendant quatre ans ? »

Le rapport le plus complet depuis la mort de Michael Brown Selon le quoti- dien américain, même si des statistiques comparables avaient déjà été citées après la mort de Michael Brown, « ce rapport du ministère de la Justice offre un regard sur les données plus complet qu’auparavant »: il rassemble six mois d’inves- tigation avec des centaines d’entretiens, des archives de police de 35 000 pages et des données raciales sur les arrestations policières.

Ce rapport appelle les élus de Ferguson à reconnaître que les méthodes utilisées par la police ont entraîné une violation des droits civiques et à mettre en œuvre des changements institutionnels, comme l’augmentation de la diversité au sein de la police.

« Le rapport du ministère de la Justice ravive l’indignation à Ferguson », note The Washington Post, qui a recueilli les réactions d’activistes, de leaders d’orga- nisations de défense des droits civiques et d’élus de la ville ou de la région. Cer- tains d’entre eux appellent à la démission du chef de la police de Ferguson, voire à la dissolution du département de police de la ville.

Courrier international Sophie Vandermolen 4 mars 2015
Commentaire: On peut critiquer la Police aux Usa? Pas de çà chez nous!

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04 mars 2015 ~ 0 Commentaire

ukraine

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1. Depuis près d’un an, au moins 5 000 hommes et femmes (principalement civils) ont été tués (auxquels il faut probablement ajouter quelque 2 000 soldats) et plus de 150 000 personnes ont été chassées du Donbass par la guerre, obligées de quitter leurs maisons et leurs biens –environ la moitié se réfugiant en Russie et le reste dans différentes parties d’Ukraine. Des millions d’habitants des régions Est de l’Ukraine, des deux côtés du front, se sont retrouvés dans une situation de catastrophe humanitaire sous un régime autoritaire d’état de guerre de fait, qui a empêché la résistance populaire aux attaques sociales.

2. Redoutant un mouvement socio-politique comme Maidan, Poutine a décrit le régime post-Ianoukovitch de Kiev de façon extrêmement déformée comme étant dominé par des fascistes antirusses, pour légitimer l’annexion de la Crimée et le soi-disant besoin de «protéger» les populations russophones. Alors que «Ukrai- niens» était souvent assimilé avec «fascistes», la «guerre hybride» instrumen- talisée par Moscou dans l’est de l’Ukraine pour déstabiliser le tournant du pays vers les institutions occidentales a transformé la vie politique en Ukraine: une rhétorique de haine et de vengeance s’est déployée, utilisée par les élites diri- geantes dans tout le pays pour légitimer leur politique antisociale – pendant que la population du Donbass, discréditée comme «Vatniki» post-sovietiques, qualificatif péjoratif du vêtement des ouvriers, était soumise au désastre de «l’Opération anti-terroriste» (ATO) de Kiev.

3. C’est pourquoi nous appelons les militants et syndicalistes d’Ukraine, de Russie, de l’UE et du monde entier, à rompre avec des logiques unilatérales « campistes » qui mettent à mal la solidarité des travailleurs et ne bénéficient qu’aux forces de droite et conservatrices dans toutes les régions d’Ukraine, comme en Russie et dans le reste de l’Europe.

La réunification de la gauche et du mouvement ouvrier et progressiste d’Ukraine sur des bases démocratique et de gauche est encore possible, mais la condition préalable à une telle orientation est la désescalade de la confrontation politique et le cessez-le-feu. Chaque jour de guerre renforce la droite et les nationalistes radicaux, parfois ouvertement néonazis des deux côtés du conflit et rend davantage possible l’introduction d’une dictature autoritaire dans toute l’Ukraine. De plus cette solidarité et réunification est le seul moyen de briser la logique de guerre en stabilisant la paix et en consolidant une Ukraine comme État indépendant et société démocratique. Cela implique d’exprimer la solidarité avec toutes les victimes du conflit, défendre les droits des travailleurs, les droits sociaux et démocratiques, y compris les droits constitutionnels linguistiques et régionaux et le droit d’autodétermination, passant par l’auto-organisation et l’expression des populations.

C’est pourquoi nous sommes en faveur d’un cessez-le-feu, sous contrôle international,  parce qu’il n’y a pas de solution militaire progressiste possible. Dans les conditions actuelles, nous savons qu’il sera signé par des acteurs inter- nationaux et nationaux réactionnaires. C’est pourquoi une totale indépendance à l’égard de ces acteurs ainsi qu’une approche critique des conditions d’un tel cessez-le-feu sont nécessaires afin de protéger les conditions futures d’une paix effective, c’est-à-dire démocratique et juste, basée sur la mobilisation des populations défendant leurs droits sociaux et politiques et leurs choix.

4. Nous ne reconnaissons à la Russie aucun «droit historique» à contrôler ou démanteler l’Ukraine, et nous soutenons le plein droit d’autodétermination de tou- tes les populations d’Ukraine, y compris en Crimée et dans le Donbass, un droit qui ne pouvait pas être exprimé librement sous des pressions autoritaire et militaire, sans réelle procédure démocratique et choix politique. C’est pourquoi nous avons dénoncé l’annexion de la Crimée.

Nous ne reconnaissons pas non plus de légitimité à l’expansion de l’OTAN après la dissolution du Pacte de Varsovie en 1991, ni aux divers projets et moyens utilisés par l’impérialisme occidental pour tenter de dominer les choix politiques ukrainiens. Mais c’est en fait l’expérience passée des politiques Grand-Russes, la nature répressive du régime de Poutine, la guerre dans le Donbass et l’annexion de la Crimée qui ont renforcé la légitimité de l’OTAN pour une part croissante de la population ukrainienne. L’agression concrète a consolidé un sentiment ukrainien anti-Poutine, y compris dans l’est de l’Ukraine. Même au Donbass, les forces pro-russes ont eu des difficultés à mobiliser et à contrôler toute la région.

La politique de Kiev et «l’Opération anti-terroriste» a été un désastre, créant un soutien populaire significatif pour une plus grande autonomie. Pourtant, en décembre 2014, la grande majorité des réponses à un sondage étaient en faveur du maintien du statut des deux «républiques populaires» (RPD-RPL Donetsk et Louhansk) au sein de l’Ukraine et seulement, respectivement 6 % et 4 % des sondés pensaient que les territoires rebelles devraient se voir accorder l’indépendance ou rejoindre la Fédération de Russie.

La situation est en outre hétérogène et confuse, différente d’une ville ou d’un village à l’autre, avec une inquiétude et des désillusions populaires croissantes quant à la capacité des dirigeants des «républiques populaires» ainsi que de la Russie à permettre des libertés politiques, et à assurer dans la vie quotidienne les droits sociaux. De fortes identités «régionales» et une défiance envers le gouver- nement de Kiev ne signifiaient pas non plus un soutien actif à des pouvoirs extrê- mement violents et non démocratiques. Même le Parti communiste ukrainien a eu plus de possibilité de s’exprimer et de présenter des candidats dans le reste de l’Ukraine, en dépit de certains appels à son bannissement que dans ces soi-disant Républiques populaires. La population locale a été prise en otage par des bombardements et des crimes venant des deux côtés.

5. C’est pourquoi nous sommes en faveur d’un cessez-le-feu immédiat. Mais nous ne reconnaissons pas le contenu politique des accords de Minsk. Outre qu’ils sont une reconnaissance de fait de l’annexion de la Crimée, ils expriment plus explicitement une façon d’établir une nouvelle Constitution pour l’Ukraine par le biais d’une procédure de diplomatie secrète dominée par les grandes puissances et gouvernements, dans un «partage de leurs zones d’influence»: nous dénonçons cette logique.

Le but de Poutine est d’avoir un certain contrôle sur les choix ukrainiens, sans assumer le coût des subventions que l’industrie de cette région recevait de Kiev. L’appellation de «Nouvelle Russie» Novo Rossiya a donc été abandonnée pour donner plus de crédibilité à un projet plus «limité» d’«État» dans l’État ukrainien, sur le mode de la «Republika Srpska» entité serbe de Bosnie. Les accords incluent la modification de la Constitution ukrainienne pour fournir un appareil policier et judiciaire aux dirigeants locaux, comme condition préalable à tout contrôle des frontières.

La négociation de Minsk n’a pas permis un accord sur le statut du nœud ferroviaire de Debeltseve où plusieurs milliers de soldats ukrainiens se trouvaient. Sa conquête, qui a coûté la vie à probablement plus de 1 000 soldats, donne une continuité à «l’Union des Républiques populaires» du Donbass. Ainsi les accords de Minsk n’ont pas établi un cessez-le-feu stable.

En pratique :

• Nous soutenons tous les efforts pour un cessez-le-feu avec un contrôle international nécessaire, contre toute offensive militaire. Le déploiement de casques bleus de l’ONU venant de parties non impliquées dans ce conflit pourrait être nécessaire.

• Nous sommes en faveur d’un statut neutre de l’Ukraine, du retrait des troupes russes et d’une démilitarisation immédiate de toutes les régions en guerre.

• Nous sommes pour des enquêtes sur tous les crimes de guerre et la condamnation des criminels sur la base du Droit international en vigueur, en même temps que pour le désarmement et démantèlement de toutes les unités paramilitaires.

• Nous défendons la nécessité d’une procédure démocratique pour la modification de la Constitution ukrainienne.

• Nous condamnons les discours xénophobes et de haine venant de toutes parts, et nous sommes en faveur de mouvements antifascistes et antiguerres en Ukraine, en Russie comme dans l’UE, indépendants de tous les gouvernements et critiquant la propagande de guerre et le racisme. L’Ukraine n’est pas « une erreur de l’histoire » ; ni les Ukrainiens ni les Russes ne doivent être diabolisés.

• Contre la soi-disant «aide» du FMI et de l’UE qui impose de nouvelles attaques contre les droits sociaux, nous demandons des efforts internationaux pour la reconstruction des régions détruites par la guerre ainsi que pour le retour des réfugiés et déplacés dans leurs foyers.

• Nous appelons les militants de la gauche politique et syndicale de toutes les parties de l’Ukraine à s’unir autour d’un programme de justice sociale, stoppant le pillage du pays par les oligarques qui échappent à la fiscalité au travers des placements dans les paradis fiscaux, et en brisant le cercle vicieux des emprunts au FMI pour rembourser de précédents emprunts. Pour survivre et imposer ses droits sociaux et politiques, la population ukrainienne a besoin, comme celle de Grèce, de dénoncer et rejeter les politiques d’austérité par des actions collectives et de construire des partis qui soutiennent réellement une telle orientation.

• En Russie, en Ukraine et dans tous les pays européens, dans ou hors de l’UE, nous nous battons pour une autre Europe basée sur la libre association de peuples souverains contre tous les rapports de domination – ce qui signifie pour nous le socialisme. ■

* Cette résolution a été adoptée à l’unanimité par le Comité international de la IVe Internationale, réuni à Amsterdam le 24 février 2015.

Source : inprecor

Lire aussi Léon Trotsky en 1939

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19 février 2015 ~ 0 Commentaire

la nostalgie du kaki (lo)

14-Juillet
Si, selon Le Drian, ministre de la Défense, le service militaire obligatoire « ne correspond plus aux besoins de l’armée française », d’autres politiciens réclament son retour, cherchant à jouer sur la corde nationaliste, dans la foulée de l’émotion née des attentats du mois dernier.

C’est le cas de François Baroin ou Xavier Bertrand à droite, de Marine Le Pen au Front national, mais aussi de Jean-Luc Mélenchon à gauche, qui regrette que « l’armée ne bénéficie plus comme avant de son ancrage populaire profond, comme elle l’avait avec la conscription ».

À l’appui de cette brillante idée, ils parent le service obligatoire de vertus largement imaginaires. Selon eux, il renforcerait l’apprentissage de la vie en société, la mixité sociale, le respect mutuel et les valeurs de la démocratie.

En fait ce service obligatoire, suspendu depuis 1997, pesait sur la jeunesse masculine qui devait donner une année, et plus dans d’autres périodes, à l’État et à un de ses piliers les plus réactionnaires : l’institution militaire. Or, comme dans toute armée bourgeoise, ce n’est pas les soldats issus des couches populaires qui y commandaient ou contrôlaient quoi que ce soit. La caste des officiers donnait les ordres, auxquels nul n’était supposé réfléchir et encore moins désobéir.

Dans les casernes où, en guise de mixité sociale, étaient entassés des jeunes qui n’avaient pas demandé à y séjourner, ce n’était pas le respect de l’individu qui dominait, mais la contrainte et même le dressage, sous la férule d’une hiérarchie rarement bienveillante. On n’y apprenait pas les « valeurs démocratiques », mais la soumission.

C’est cet embrigadement aux ordres de l’État des exploiteurs que le mouve- ment ouvrier doit combattre. Quant à l’apprentissage des armes, puisqu’il est nécessaire, il doit se faire sur le lieu de travail et sous la direction des travailleurs, seule garantie qu’elles ne seront pas utilisées contre eux. Lucien DÉTROIT

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07 février 2015 ~ 0 Commentaire

pour hollande, «l’esprit du 11 janvier», c’est une jeunesse qui marche au pas! (npa)

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Ce jeudi 5 février, Hollande a annoncé une série de mesures pour l’école et donné ainsi une vision toute personnelle et pour le moins martiale de son rôle : « la meilleure arme pour la reconquête » !

Ces annonces reprennent pour l’essentiel celles de Najat Vallaud Belkacem du 22 janvier, mais mises en musique par Hollande on voit se dessiner plus clairement le but du gouvernement : celui d’une jeunesse qui marche au pas.

Et pour l’atteindre, il s’appuie sur l’intense campagne médiatique montant en épingle des « incidents » survenus au moment de la minute de silence imposée par le gouvernement dans tous les établissements scolaires à la suite des assassinats perpétrés au site de Charlie Hebdo et dans l’hypermarché casher de la porte de Vincennes.

Hollande n’a ainsi pas attendu longtemps pour répondre à la grève des ensei- gnants du 3 février. Et sa réponse est claire: oubliées les promesses des 60 000 postes qui ne sont jamais arrivés dans les classes, oubliée la fameuse «  priorité au primaire  » ou la «  sanctuarisation  » de l’éducation prioritaire… Ses solutions pour les jeunes, le gouvernement ne les cherche plus du côté de l’Éducation Nationale mais bien plutôt de celui de la Défense…

Il a ainsi annoncé une proposition simple pour les jeunes en échec scolaire : une «  éducation d’inspiration militaire  » en augmentant les places dans les établissements publics d’insertion de la défense (Epide).

De même, pour le problème de «  l’insertion professionnelle des jeunes  », Hollande a une solution : expérimenter en métropole le Service Militaire Adapté qui permet de «  former des jeunes dans le cadre militaire pour répondre à des besoins économiques  ».

On comprend alors mieux sa confirmation de la création d’une « réserve citoyenne d’appui ». C’est donc bien une armée de réservistes, évidemment bénévoles, qui va débarquer dans les établissements pour «  défendre les valeurs de la république  ». Etrange vision de la citoyenneté !

Une armée, mais pour transmettre quoi déjà ? Parce qu’à dire vrai, les valeurs de la République ne suscitent ni envie ni attrait : impérialisme en Afrique, guerre sociale et projet Macron, flics et soldats redéployés, racisme à l’égard des musulmans…

Le NPA sera de toutes les mobilisations qui se poursuivent pour rappeler à Hollande et Valls que pour les jeunes, il faut des profs et des écoles, pas des casernes.

Montreuil, le 6 février 2015

http://npa2009.org/communique/pour-hollande-lesprit-du-11-janvier-cest-une-jeunesse-qui-marche-au-pas

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05 février 2015 ~ 0 Commentaire

risque nucléaire et mise à disposition des pastilles d’iode à brest (a2d)

risque nucléaire et mise à disposition des pastilles d’iode à brest (a2d)  dans Antimilitarisme 53938-american-bald-nuclear-explosion-homer-simpson-fictional-character-protruding-eyes-300x187

Des citoyens, habitant dans la zone de sécurité de la base navale de Brest, nous ont informés de leur difficulté à se procurer des pastilles d’iode. Nous avons adressé une lettre ouverte au Président-maire de Brest métropole

Vous connaissez certainement notre engagement pour la protection de l’environnement et des espaces naturels. Vous connaissez peut-être moins notre attachement à la protection de la population vis-à-vis des risques industriels et plus particulièrement du risque nucléaire.

C’est pour cette raison que nous siégeons à la commission d’information auprès des installations nucléaires de la Défense de Brest et de l’Ile Longue. Dans cette instance nous réclamions depuis des années la tenue d’un exercice de sûreté nucléaire à Brest. Nous avons jugé que celui organisé « a minima » les 1er et 2 octobre 2014 a été insuffisant et avons exigé que tous les enseignements soient tirés de cet exercice qui a montré toutes ses limites.

Depuis cette date, des citoyens habitant dans la zone de sécurité de la base navale de Brest, c’est-à-dire dans la zone des 500 mètres, et qui étaient absents lors de la distribution de pastilles d’iode en mairie des Quatre-Moulins, cherchaient à s’en procurer, en vain! Ce n’est pas faute d’avoir contacté la direction « prévention des risques et tranquillité urbaine » de BMO et les services de la Marine nationale.

Las de leurs demandes insatisfaites et saisis d’un sentiment d’inquiétude renforcée par le sentiment d’insécurité général de ce début de mois de janvier, ils nous ont contactés. Nous avons alors contacté la direction « prévention des risques et tranquillité urbaine ». Suite à cette conversation téléphonique, une heure après nous avons appris que l’affaire serait réglée… En effet, moins de vingt-quatre heures après notre coup de téléphone, les pastilles d’iode étaient livrées à domicile par le pharmacien en chef de la Marine ! Dont acte…

Conformément à nos statuts, nous avons exercé notre rôle d’éco-veille et d’alerte citoyenne, et nous n’en tirons aucune gloire. Nous continuerons à agir de cette manière.

Cependant, nous nous posons de sérieuses questions sur l’efficacité réelle du plan particulier d’intervention de la base navale de Brest établi pour protéger les populations, les biens et l’environnement face aux risques liés aux installations industrielles et nucléaires.

Aussi, nous vous demandons de nous indiquer comment un tel dysfonctionnement a pu se produire et quelles mesures vous comptez prendre pour que cela ne se renouvelle plus afin que chaque habitant concerné puisse obtenir facilement les pastilles d’iode.

http://www.ae2d.infini.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=18017&Itemid=1

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30 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

henry kissinger malmené par des manifestants pacifistes au congrès américain (fr3)

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Coup d’état au Chili, téléguidé par Kissinger

L’irruption des intrus n’a pas été du goût du républicain John McCain, qui préside la commission de la Défense organisant l’audition de l’ancien conseiller et secrétaire d’Etat de Richard Nixon.

L’ancien conseiller et secrétaire d’Etat de Richard Nixon, Henry Kissinger, 91 ans, a été brièvement malmené, jeudi 29 janvier à Washington, lors d’une audition au Congrès américain. Des manifestants qui demandaient son arrestation pour crimes de guerre ont fait irruption dans la salle.

Les manifestants du groupe anti-guerre Code Pink ont déployé, en criant, une banderole « Arrêtez Kissinger pour crimes de guerre », peu avant le début d’une audition sur les « défis sécuritaires mondiaux ». Une manifestante l’a ensuite inter- pellé pour avoir « supervisé les massacres du Vietnam, du Cambodge et du Laos«  dans les années 1970, ainsi que le coup d’Etat au Chili qui a renversé Salvador Allende, en septembre 1973.

« Sortez d’ici, vermine de bas étage ! » réagit McCain Les militants de Code Pink, vêtus de rose, sont omniprésents au Congrès, mais leur irruption n’a pas été du goût du républicain John McCain, qui préside la commission de la Défense organisant l’audition. « Je siège dans cette commission depuis des années, et je n’ai jamais vu quoi que ce soit d’aussi honteux et scandaleux et abject », a dit John McCain, sans parvenir à faire taire les militants. « Vous allez la fermer ou je vous fais arrêter », leur a-t-il alors lancé, avant de déclarer: « Sortez d’ici, vermine de bas étage ! » ramenant le calme, certains des perturbateurs quittant la salle d’eux-mêmes. Par Francetv info

Mis à jour le 30/01/2015 | 10:25 , publié le 30/01/2015 | 10:01

http://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/video-henry-kissinger-malmene-par-des-manifestants-pacifistes-au-congres-americain_811341.html

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25 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

apocalypse -3 (kl’eds)

bombe

Pourquoi on en parle ?

Depuis le 22 janvier, l’horloge de l’Apocalypse a changé d’heure : elle n’affiche plus 23 h 55, mais 23 h 57. Autrement dit : la fin du monde, c’est dans trois minutes. Inquiétant, hein ? Surtout quand on sait qui lance cette alerte : le Bulletin des scientifiques atomistes, une revue américaine pas vraiment olé-olé, qui compte dans ses rangs une ribambelle de prix Nobel. Dix-huit, dit-on. Et ce qui terrifie ces gens tout à fait sérieux, c’est le réchauffement climatique.

Dans cinq minutes, boum

L’horloge de l’Apocalypse n’existe pas physiquement. Elle n’est pas cachée quel- que part dans un mystérieux labo : c’est une image utilisée par les scientifiques pour alerter la planète des menaces qui pèsent sur elle. Son origine remonte à 1947. On est alors au tout début de la Guerre froide entre les États-Unis et l’Union soviétique. À Chicago, des scientifiques qui ont participé au projet Manhattan (le nom de code utilisé pour les recherches sur la bombe nucléaire américaine) s’alarment des tensions entre l’Est et l’Ouest. À la Une de leur Bulletin apparaît une horloge qui affiche 23 h 55. C’est l’heure qu’ils ont choisie pour frapper les esprits : dans cinq minutes, boum.

Comment marche cette horloge ?

Soixante-huit ans après sa création, on entend toujours son tic-tac. Elle est un peu particulière puisqu’elle tourne dans les deux sens. Depuis 1947, l’heure a été mo- difiée à 21 reprises. C’est en 1953, alors que les États-Unis et l’URSS testaient des armes thermonucléaires, qu’elle a été au plus près de minuit (23 h 58). Elle en a été le plus loin en 1991, après la signature du Traité de réduction des armes stratégiques. L’horloge affichait alors 23 h 43. C’était le bon temps.

Depuis, ça se gâte. Et pas qu’un peu. Hormis une minute gagnée en 2010, on se rapproche toujours plus de minuit. Car outre la prolifération nucléaire (Corée du Nord notamment), les scientifiques prennent désormais en cause le réchauffement climatique, ce qui n’arrange vraiment pas les choses.

Pourquoi l’horloge vient-elle de changer d’heure ?

« Malgré des développements modestement positifs dans le domaine du change- ment climatique, les efforts actuels sont absolument insuffisants pour éviter un réchauffement catastrophique de la Terre », observent les scientifiques. Et s’il n’y avait que ça ! « Parallèlement, les États-Unis et la Russie se sont lancés dans des programmes massifs de modernisation de leurs triades nucléaires, compromettant ainsi les traités existant sur les armes nucléaires. »

Pas très optimiste… mais tout espoir n’est pas perdu : dans cette horloge, au moins, on peut inverser le temps.

Par Jean-Baptiste Gaudey

http://kiosque.leditiondusoir.fr/data/410/reader/reader.html#preferred/1/package/410/pub/411/page/5

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11 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

la tuerie de charlie hebdo, deux poids deux mesures dans la dénonciation du fanatisme (essf)

Nato-favors

On se rassemble à Paris, à Montréal et ailleurs pour dénoncer l’attentat terroriste contre Charlie Hebdo et contre l’épicerie casher.

Mais on le fait si peu contre le terrorisme quotidien qui prévaut en Syrie, en Irak, en Afghanistan, à Gaza, en Cisjordanie. L’a-t-on fait contre les millions de tués dans la guerre des Grands lacs africains, contre les milliers de femmes qui y ont été violées, guerre et viols qui continuent. Ne regarde-t-on pas à la télévision et sur Internet, avec la fausse pitié de l’Occidental dit civilisé, hier les très meurtrières guerres civiles du Liberia et du Sierra Leone et aujourd’hui celles de l’Afrique sahélienne et saharienne.

Chapeau à cette poignée qui, à contre-courant, se mobilise dans la rue, par- ticulièrement nos concitoyennes arabo-musulmanes et noires ; chapeau à ces quelques infirmières et médecins qui risquent leur vie pour contrecarrer l’épidémie d’ébola, lugubre conséquence d’économies dévastées par la guerre et de politi- ques néolibérales imposées par l’impérialisme ; chapeau aussi à ces travailleuses humanitaires qui le font par solidarité sans arrogance et sans chercher hauts salaires et belles carrières.

Mais sus, sauf exception, aux partis de gauche et aux centrales syndicales — quant aux partis de droite et aux organisations patronales on en parle même pas — qui se taisent ou au mieux se contentent de dénoncer du bout des lèvres sans jamais mobiliser.

Les bien-pensants de la civilisation occidentale se disculperont en blâmant les régimes et les organisations fondamentalistes du monde arabo-musulman et les dictatures et pseudo démocraties africaines, tous plus répressifs et corrompus les uns que les autres. Sans oublier leur « cinquième colonne » dans nos pays impérialistes qu’il faudra avoir à l’œil et, au besoin, emprisonner sans ména- gement procédurier !

Que nous sommes… blancs… comme neige ! Bien sûr, il n’y a aucun rapport entre les grandes et petites puissances impérialistes d’une part et ces régimes et pays faillis d’autre part ! Israël, l’Arabie saoudite, l’Égypte, la Turquie ne sont pas des alliés stratégiques des ÉU et tutti quanti ! Le barbare régime syrien n’a jamais sous-traité la torture étasunienne et canadienne ! Les pays exsangues de l’Afrique noire, livrés au pillage brut et brutale de leurs ressources naturelles, ne sont pas quasi clientélistes du vieil et du nouvel impérialismes !

Mais voilà, nous nous sommes habitués depuis des générations à cette abo- minable hiérarchie. Il y a eu le Vietnam, l’Algérie, la Corée, Hiroshima, l’Holo-causte, Dresde et Hambourg, les champs de massacre de la Première guerre, les « génocides tropicaux » (Mike Davis), la traite esclavagiste, le génocide amé- rindien.

Comme le disait Aimé Césaire en 1955 dans son Discours sur le colonialisme : Ce que le « très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle [...] ne pardonne pas à Hitler, ce n’est pas le crime en soi, le crime contre l’hom- me, ce n’est pas l’humiliation de l’homme en soi, c’est le crime contre l’homme blanc, et d’avoir appliqué à l’Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde et les nègres d’Afrique. »

On se rassemblera donc derrière les chefs de file du fanatisme ou leurs représentants, ceux de l’impérialisme néolibéral, pour blâmer le fanatisme. Quelle insupportable contradiction.

Marc Bonhomme, 10 janvier 2015
www.marcbonhomme.com ; bonmarc@videotron.ca

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article34058

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10 janvier 2015 ~ 1 Commentaire

les citoyens sont invités à prendre le gratin en marche (politis)

nato

La grande marche convoquée pour défendre les « valeurs républicaines » a subitement pris, vendredi soir, une toute autre tournure. Celle d’une très mauvaise blague faite aux « anars » de Charlie hebdo qui brocardaient tous les pouvoirs et tous les obscurantismes.

L’atterrante controverse politicienne autour de la présence ou non du Front national, et la mainmise des partis politiques sur l’organisation de ce rassemble- ment avait déjà confisqué l’émotion et le sursaut citoyen qui s’étaient manifestés à travers le pays sitôt connu le raid meurtrier des frères Kouachi. Comme si cela ne suffisait pas, après le dénouement des deux prises d’otages de Damartin-en-Goële et Paris, plusieurs chefs de gouvernement européens et dirigeants de l’Union européenne se sont invités dans le cortège. Avant que François Hollande confirme qu’il en serait.

Marcheront donc autour de François Hollande et Manuel Valls, entre République et Nation, dimanche :

  • la chancelière allemande Angela Merkel,
  • le premier ministre britannique David Cameron,
  • le président du conseil italien Matteo Renzi,
  • le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy,
  • le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker,
  • le président du Parlement européen, Martin Schulz,
  • le président du Conseil européen Donald Tusk,
  • le chef du gouvernement danois Helle Thorning-Schmidt,
  • le chef du gouvernement belge Charles Michel,
  • le chef du gouvernement néerlandais Mark Rutt,
  • le président ukrainien Petro Porochenko…

L’Afrique sera représentée à cette Garden party par les présidents malien Ibrahim Boubacar Keïta et nigérien Mahamadou Issoufou, l’Amérique du Nord par le ministre américain de la Justice Eric Holder et le ministre canadien de la Sécurité publique Steven Blaney. Plusieurs dirigeants d’institutions internationales (Orga- nisation internationale de la Francophonie, Bureau international du Travail, Ligue arabe) ont également annoncé leur présence.

Cerise sur le gâteau, il y aura même le secrétaire général de… l’Otan Jens Stoltenberg. Sans doute pour mieux nous faire comprendre que « nous sommes en guerre », comme l’a martelé Manuel Valls.

Eux devant, le bon peuple derrière. Le gouvernement invite les citoyens à prendre le gratin en marche.

Avec un tel aréopage et ses mots d’ordre guerriers, l’unité nationale à laquelle nous appelait mercredi soir le président de la République ressemble furieusement à l’union sacrée qui précède les grands engagements martiaux. L’année Jaurès n’est plus qu’un souvenir.

« On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui. » Le mot bien connu de Desproges trouve, avec cet épilogue de l’effroyable attentat qui a frappé Charlie hebdo, une nouvelle déclinaison. Il nous faut dire aujourd’hui qu’on peut pleurer, manifester son émotion, mais pas avec n’importe qui.

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10 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

la situation en papouasie occupée par l’indonésie

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