Archive | Antimilitarisme

03 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

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Malgré les protestations, le Royaume Uni bombarde la Syrie

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02 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

essais nucléaires (fr3)

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 42 dossiers devant le tribunal administratif de Rennes

Plusieurs dizaines de demandes d’indemnisation de victimes des essais nucléaires ont été examinées par le tribunal administratif de Rennes. Vingt demandes ont été examinées jeudi dernier, 22 lundi et trois dossiers ont été renvoyés au 10 décembre

Les demandes d’indemnisations, initialement formulées par ces anciens militaires entre 2010 et 2011, ont été rejetées par le ministère de la Défense au motif que  »le risque attribua- ble aux essais nucléaires dans la survenance de leur maladie pouvait être considéré com- me « négligeable« , a expliqué leur avocate, Me Cécile Labrunie. Les plaignants demandent donc au tribunal administratif d’annuler ces décisions de refus et d’enjoindre le comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de les indemniser.

Essais dans le Sahara et en Polynésie Parmi les 42 dossiers examinés jeudi et lundi, le rapporteur public a délivré un avis favorable à l’annulation de 34 décisions au motif que le ministère de la Défense ne rapportait pas la preuve d’une probabilité de causalité « négli- geable« , au regard des conditions d’exposition des intéressés et du défaut de surveillance  radiobiologique appropriée.

Ces 45 vétérans, dont certains sont déjà décédés, ont été affectés lors des essais soit dans le Sahara (Reggane ou In Ecker), soit en Polynésie (Mururoa, Fangataufa, Hao notamment).

Présomption de causalité « Peut-être un jour le CIVEN ne se considérera plus comme l’adversaire des requérants, mais comme un fonds d’indemnisation » des victimes, a fait valoir Me Labrunie devant le tribunal, dénonçant la position de l’État qui consiste à « se pré- valoir de ses propres carences » en matière de suivi sanitaire sur les militaires impliqués dans ces essais pour rejeter leurs demandes.

La loi Morin de janvier 2010 prévoit que les personnes atteintes d’une maladie  consé- cutive à la radioactivité, visée dans une liste de 21 cancers, bénéficient d’une présomption de causalité et d’un droit à réparation intégrale des préjudices subis, sauf si le ministère de la Défense apporte la preuve de l’existence d’un « risque négligeable« .
Décision rendue à la fin décembre En septembre, le Premier ministre Manuel Valls s’est dit « favorable » à un réexamen des conditions d’indemnisation des victimes compte tenu du taux extrêmement faible (2%) de dossiers retenus par le Civen. Entre 1960 et 1996, 210 essais nucléaires ont été menés au Sahara et en Polynésie, impliquant quelque 150.000 personnes. Les décisions seront rendues « d’ici la fin de l’année« , a précisé le tribunal.
S.Salliou (avec AFP) 01/12/2015 | 09:00
Commentaire: Il reste bien sûr les tahitiens et les algériens qui vivent toujours sur place

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02 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

que s’est-il passé place de la république? (acrimed)

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Informations désinformées des journaux télévisés

Que s’est-il exactement passé le dimanche 29 novembre 2015 sur la place de la République à Paris ? Pour que l’on puisse se fier aux médias, encore faudrait-il qu’ils disposent des moyens d’observer, d’enquêter de recouper des témoignages, au lieu de s’en remettre à une vision étrangement conforme à la version de la Police.

Nous publions ici un bref article traitant des JT de 20h de TF1 et de France 2 le soir du 29 novembre, avant de revenir, dans les prochains jours, sur le traitement médiatique plus global des manifestations, notamment à République. Dans le cadre de l’état d’urgence, la Préfecture de police avait interdit la manifestation prévue dimanche 29 novembre à Paris, à l’occasion de la journée mondiale de mobilisation pour le climat. Des mobilisations se sont tenues malgré tout ce dimanche, veille de l’ouverture du sommet de l’ONU sur le change- ment climatique (COP21), dans plusieurs villes de France. À Paris, une chaîne humaine était prévue sur le parcours de la manifestation interdite, ainsi qu’une action symbolique et un rassemblement à République.

Ce dernier, sous haute surveillance, s’est conclu par des heurts entre les manifestants et la police qui ont, sans surprise, focalisé l’attention des médias. Et force est de constater que le traitement de ces violences, par la plupart des grands médias, s’est avéré largement biaisé ou incomplet. Les journaux télévisés de 20h du dimanche soir de TF1 et France 2 en donnent une illustration exemplaire.

«Les violences»: vedettes des JT C’est un théorème bien connu du traitement média- tique des mobilisations sociales: si violences il y a, il convient qu’elles occupent l’essentiel de l’attention des médias, au détriment de l’explication des enjeux ou des revendications des mobilisations…

Ce théorème s’applique tout à fait au journal de 20h de France 2 du 29 novembre : trente secondes seulement y sont dédiées à la journée de mobilisation mondiale à la veille de la COP21 et aux initiatives dans toute la France. À comparer avec le temps dévolu aux «violences» (1 min 42). Le journal de TF1 y consacre un temps équivalent, à la suite d’un sujet néanmoins plus complet sur les mobilisations de la journée.

Les affrontements de la place de la République, bien réels mais très minoritaires au regard du nombre de manifestants et du déroulé des événements de la journée, ont occupé une place importante dans les deux journaux télévisés, et figurent parmi les premiers titres. Le récit qui en a été fait est relativement similaire, et on y apprend notamment que :

- Se tenait un rassemblement composé «d’une centaine de manifestants, souvent cagou- lés, avec des pancartes anticapitalistes et libertaires» et qui était interdit «conformément à l’état d’urgence», d’après France 2. Le journaliste de TF1 présente quant à lui un rassem- blement «anti COP21 et anticapitaliste […] infiltré par des individus radicalisés».

- Les CRS ont fait l’objet de tirs de projectiles et qu’ils ont «riposté» par des tirs de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes ;

- Des «casseurs» ont «en partie détruit le mémorial dédié aux victimes des attentats en jetant des bougies, des pots de fleur» sur les CRS d’après France 2. Pour TF1, «le mauso- lée en hommage aux victimes des attentats est saccagé ; pots de fleur et bougies servent de projectiles».

C’est tout ? Presque

La version policière, seulement la version policière Les deux JT se contentent en réa- lité de relater une version des «événements» de l’après-midi conforme à celle de la Police. France 2: «les CRS […] ont essuyé de très nombreux tirs de projectiles et […] ont riposté aux quatre coins de cette place de la République par de très nombreux tirs de gaz lacrymo- gène». TF1: «les militants les plus radicaux ont provoqué les premières échauffourées avec les policiers».

Des commentaires qui concordent avec les déclarations du Préfet (reprises sur la plupart des sites d’information) : les manifestants «ont attaqué la police avec des gaz lacry- mogènes, des boules de pétanques, des chaussures…» Les policiers et les CRS ont-ils fait preuve de «violence»? Nous ne le saurons pas. Ont-ils «provoqué» les manifestants? Nous ne le saurons pas. Parce que le Préfet n’en a pas parlé ?

Mais ce que nous aurons, en revanche, c’est ceci : TF1: «Ce soir plus de deux cents personnes ont été interpellées, 174 placés en garde à vue» ; France 2 : «Au total, il y a eu 208 interpellations parmi les manifestants, et 174 personnes sont encore ce soir en garde à vue. »

Soit, une fois de plus, les informations communiquées par la Préfecture. Sans aucun commentaire de la part des journalistes, alors même que le nombre important d’interpel- lations correspond, voire est supérieur au nombre de manifestants annoncé par les JT… Dans quelles conditions les manifestants ont-ils été interpellés ? Nous ne le saurons pas. Qui sont les interpellés ? Nous ne le saurons pas. Pour quel motif ? Nous ne le saurons pas. Parce que la Préfecture n’en a pas parlé ?

Absence de pluralisme dans les réactions politiques et les commentaires Au-delà de la reprise (sans vérification ni commentaire) de la version policière des incidents, on ne peut en outre s’empêcher de relever l’infinie variété des réactions que nous ont offertes les deux principaux JT de France. Les deux chaînes ont ainsi relayé les déclarations du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve et de François Hollande. France 2 : «Il y a une heure le prési- dent de la République a souhaité s’exprimer sur ces incidents qu’il a qualifiés de scanda- leux» ; TF1 : «des actions qualifiées de scandaleuses par François Hollande» ; TF1 toujours (images de Bernard Cazeneuve qui s’exprime) : «Ces actes doivent être qualifiés avec la plus grande fermeté par respect pour les victimes de ces attentats».

Du côté des responsables politiques, c’est tout. Elles se sont en outre fait l’écho de réactions de passants constatant les dégâts après la manifestation, notamment autour du mémorial de République : «révoltant», «indécent», «inadmissible». Des dégâts injustifiables, mais uniquement attribués à certains manifestants, conformément à la version de la Préfec- ture… laquelle était en contradiction avec de nombreux témoignages déjà disponibles.

La parole a-t-elle été donnée à des manifestants ? Non. À des témoins ayant une autre version que la version policière, ou d’autres commentaires à faire que ceux, à l’unisson, de la présidence de la République, du ministère de l’Intérieur et de la Préfecture ? Non. Il y avait pourtant encore, en début de soirée, des centaines de personnes à République, qui avaient peut-être autre chose à dire, comme le démontraient déjà les multiples photos, vidéos et commentaires qui circulaient sur les réseaux sociaux. Mais de toute évidence, ces «autres voix» n’intéressaient pas les JT, trop occupés à assurer, aux côtés du gouvernement et des forces de police, le maintien de l’ordre.

Que s’est-il exactement passé le dimanche 29 novembre 2015 sur la place de la République à Paris? Ce n’est pas grâce aux JT de TF1 et de France 2 qu’on le saura. À moins de considérer que la vérité sorte tout droit de la bouche du gouvernement et de la Préfecture, ce qui ne manque pas d’interroger sur l’utilité des journalistes… Pourquoi, en effet, se compliquer la tâche à fabriquer des reportages alors qu’il suffirait de copier-coller les images fournies par les autorités et les commentaires qui les accompagnent ?

Voilà qui serait plus commode et plus honnête vis-à-vis des téléspectateurs. Et voilà qui permettrait en outre de se dédouaner des éventuels impairs, informations partielles ou partiales, voire contre-vérités relayées à l’antenne. Il n’aura en effet pas fallu attendre plus de quelques heures pour se rendre compte que la version policière reprise sans aucune distan- ce par les «grands médias» était loin de faire l’unanimité parmi les témoins des scènes de violence, y compris certains journalistes. Des contestations de la version policière des évé- nements qui concernent notamment les destructions occasionnées sur le mémorial de la place de la République, sur lesquelles nous reviendrons dans un prochain article.

Un prochain article ? Oui. Car contrairement à certains «grands médias», nous pensons que l’information nécessite vérifications, recoupements, et esprit critique vis-à-vis de la parole officielle. À moins de considérer que, état d’urgence oblige, les journalistes se doivent d’être de simples auxiliaires de police.

Frédéric Lemaire, Julien Salingue, mercredi 2 décembre 2015

http://www.acrimed.org/Que-s-est-il-passe-place-de-la-Republique-

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01 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

la manif interdite (reporterre)

La police a parqué et brutalisé des manifestants non-violents à Paris

Des incidents ont éclaté dimanche 29 novembre à l’issue de la chaine humaine pour le climat. Mais les « hommes en noir » qui les ont suscités ont rapidement disparu. Et la police a ensuite parqué et brutalisé des centaines de citoyens non-violents qui occupaient la place de la République. Reporterre était là et a filmé.

Dimanche, entre 13 h et 14 h : alors que la chaîne humaine qui a joint les places de la République et de la Nation se dissout, la tension monte place de la République. Vers 14h30, quelques dizaines de personnes cagoulées et tout de noir vêtues – pour éviter les polémi- ques autant que les risques d’instrumentalisation, Reporterre a décidé de ne pas catégoriser cette frange d’activistes violents – se confrontent avec la police. Ils échangent des projectiles avec les CRS, se servant au passage allègrement auprès du mémorial au pied de la statue de la République, les bougies devenant ainsi des munitions.

Assez rapidement pourtant, les fumées des gaz lacrymogènes et les grenades assourdis- santes ont mis fin aux échauffourées. Aucune vitrine cassée n’est d’ailleurs à déplorer. Les manifestants cagoulés disparaissent sans qu’apparemment aucune interpellation n’ait lieu. La place est occupée par des centaines de personnes. Il est environ 15h30 quand le cordon policier s’organise concrètement, dans l’angle nord-ouest de la place rectangulaire de la République, à Paris. Un peu plus loin, l’entrée du boulevard Magenta est entièrement bloquée par plusieurs véhicules policiers. En quelques minutes, toutes les issues se sont refermées. C’est une prison à ciel ouvert qui attend désormais, pour plusieurs heures, ces centaines de manifestants qui chantaient et dansaient alors pour le climat.

De l’autre côté de la rangée de CRS, d’autres sont encore libres de leur mouvement, dans un périmètre pourtant très largement encadré par les forces de l’ordre. Séparés d’une cinquantaine de mètres par le cordon policier, la solidarité s’établit par chants interposés. «Libérez nos camarades» entonne-t-on du côté libre. Puis les captifs entament un «C’est à babord, qu’on gueule le plus fort» auquel le «tribord» répond immédiatement, en chœur.

L’ambiance est encore bon enfant. Des clowns et des fleurs tentent de faire résonner un autre message face aux boucliers policiers. Des jeunes et des moins jeunes s’asseoient alors en rang, du côté libre. Quelques instants plus tard, leur pacifisme ne récolte que les coups de matraque et les gaz lacrymogènes. Reporterre a pu filmer l’une de ces exactions policières.

Dispersée, la foule se replie et découvre un peu plus loin un autre groupe de mani- festants encerclés par les camions et les policiers. Au niveau de la rue du faubourg du Temple, une centaine de personne est ainsi parquée par les CRS. Pendant plus d’une heure, ils vont être exfiltrés un à un – pas toujours avec douceur, bien entendu – avant d’être embar- qués dans de grands bus aux vitres à moitié blanchies. Hagards, sans aucun autre moyen de révolte que la sidération, les spectateurs « libres » assistent à ces interpellations inexpliquées.

Le bus policier pour les interpellations. Tandis que quelques caméras de télévisions étrangères filment la scène, on découvre les profils variés des dangereux suspects : des personnes à l’âge aussi avancé que les cheveux ne sont blancs, des groupes d’amis sépa- rés violemment, des jeunes qu’on devine à peine étudiants… Pourquoi eux ? Un activiste roumain venu travailler dans le cadre des négociations partage son émotion: «Ce sont des abus très graves, il n’y a même pas eu de sommation. D’autant plus que ce ne sont visible- ment que des militants climatiques!».

Il n’y avait dans les zones de parcage policier aucun des «hommes en noir» qui ont suscité les incidents au début d’après-midi. Peu importe, ils ont servi sur un plateau cette logique de répression non moins violente. «C’était malheureusement à prévoir, dit un organi- sateur de la Coalition Climat 21, qui avait justement déconseillé de manifester pour cette même raison. Il suffisait du moindre débordement, incontrôlable, pour justifier toute une ligne de sécurité et de répression».

« Nous ne sommes pas venus pour les COPs (’flics’, en anglais), nous sommes venus pour la COP. Devons-nous les ignorer ? Pendant plusieurs heures, trois à quatre cents manifestants ont donc été séquestrés, dans des conditions difficiles selon les différents témoignages que Reporterre a pu recueillir. «Certains ont été blessés par des grenades désencerclantes, et n’ont pas pu recevoir de soins malgré leurs plaies ouvertes. Pendant quatre heures, nous avons dû rester immobiles, dans le froid et la nuit, sans eau ni toilettes, pendant que les policiers se comportaient avec violence», dit le journaliste Gaspard Glanz, qui a filmé de nombreuses scènes de l’après-midi.

Jointe par téléphone alors même qu’elle était bloquée dans le même périmètre, Léa Vasa, conseillère municipale du 10e arrondissement de Paris, insiste sur le sang-froid des otages: «C’est très calme et pacifiste, on joue un peu de musique en attendant de voir qui est le prochain à se faire embarquer. Cela semble totalement arbitraire». D’autres respon-sables politiques, comme Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste, se sont eux aussi retrouvés prisonniers, ainsi que plusieurs journalistes, français et étran- gers. Hier soir à 21h, la préfecture de police indiquait à Reporterre les derniers chiffres : 289 interpellations et 174 garde-à-vue. Un bilan qui se voulait «provisoire», avant la nuit. La liste des militants écologistes visés par la police pourrait bien encore s’allonger.

30 novembre 2015 / Barnabé Binctin (Reporterre)

http://www.reporterre.net/La-police-a-parque-et-brutalise-des-manifestants-non-violents

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30 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

l’état d’urgence nous protège (npa)

la-politique-et-la-planete

Mais qui nous protège de l’état d’urgence ?

La conférence sur le climat, la COP21, commence en fanfare. Hollande et Fabius ont accueilli les présidents Obama, Xi Jinping, Poutine, et 170 autres chefs d’Etat. Une photo collective a été prise, en oubliant les tortures dans les prisons chinoises et à Guantanamo, la répression féroce en Russie, et le matraquage des manifestations parisiennes de dimanche 29 novembre. Entre les coquilles Saint-Jacques et le «reblochon au jus de myrrhe odorante», les saigneurs du monde ont discuté du climat.

Vers un accord inconséquent La conférence devrait déboucher sur un accord, sans aucu- ne mesure contraignante, pour limiter l’augmentation de la température à 3° d’ici 2100… alors que le seuil de dangerosité est estimé à 1,5°. La COP 21 est une mascarade : elle n’empêchera aucunement des millions de personnes de voir leurs terres asséchées, de voir le niveau des océans monter, la pollution augmenter. Ce gouvernement a d’autant plus de culot à se présenter comme le sauveur de la planète qu’il a multiplié les projets dangereux pour l’environnement, comme l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou le barrage de Sivens.

La répression comme seule politique Les attentats du 13 Novembre servent de prétexte pour empêcher les manifestations contre la conférence de la COP 21 après celle en solida- rité avec les migrants. Avant la mobilisation du 29 novembre, 2000 perquisitions ont été effectuées, dont une dizaine seulement en rapport avec les attentats et 26 militants écologistes ont été assignés à résidence.

Des centaines de milliers de personnes devaient venir manifester depuis toute l’Euro- pe. Mais la fermeture des frontières et les interdictions de manifester ont réduit fortement la mobilisation. Les quelques milliers de personnes qui ont bravé l’interdiction ont pu maintenir des chaines humaines ou des manifestations dans de nombreuses villes, et ensuite ont été reçues à Paris par des CRS avec matraques et lacrymogènes. 300 personnes ont été placées en garde-à-vue.

Toutes les manifestations contre la politique du gouvernement ont été interdites. Les commémorations, les concerts, les compétitions sportives, les marchés de Noël sont maintenus… On le voit donc clairement, l’état d’urgence ne sert qu’à une chose : museler la société en installant un état de peur qui tétanise et interdire ou du moins limiter la réflexion sur les choix politiques faits depuis des décennies.

Pas de trêve pour les mobilisations Les attaques du gouvernement et du patronat ne s’arrêtent pas pendant la COP 21 ou à la suite des attentats du 13 Novembre : suppressions de postes à Air France, réforme du collège puis du lycée, manque de personnel dans les hôpitaux, les pires chiffres du chômage depuis 2013 (+3,7% sur un an…), licenciements, attaques contre le droit du travail…

Les mobilisations n’ont donc aucune raison de s’arrêter, et d’abord celle organisée à l’appel de nombreux syndicats le 2 décembre devant le tribunal de Bobigny où 5 salariés d’Air France sont convoqués suite à la chemise déchirée du DRH.

Les attentats comme la dégradation du climat montrent que le capitalisme est en train de mener l’humanité à sa perte. Il est temps d’en finir avec ce système, pour mettre en place une société débarrassée de l’exploitation et des oppressions, avec une économie rationnelle, planifiée, basée sur la solidarité, la satisfaction des besoins et pas les profits. C’est par nos luttes que nous l’imposerons. Lundi 30 novembre 2015

http://npa2009.org/etat-durgence-nous-protege-qui-nous-protege-de-letat-durgence

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30 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

paris/climat (essf)

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Libération immédiate de tous les manifestants contre la COP21

Non à l’Etat policier!

La manifestation pour le climat, qui a rassemblé plus de 5 000 personnes, a été violemment réprimée par la police.

Utilisation de gaz lacrymogènes, matraquages, dizaines d’arrestations violentes, le gouver- nement n’a pas hésité à utiliser les grands moyens pour empêcher les manifestants de s’op- poser à la COP 21. Celui-ci laisse les commémorations des attentats du 13 Novembre, les matchs de foot, les concerts… mais réprime les manifestations. Ce n’est pas le danger pour les manifestants qui guide le gouvernement, mais le fait de faire passer sa politique.

EDF, BNP Paribas, Air France, GDF Suez, les sponsors de la COP 21, sont parmi les premiers pollueurs du monde. Les dictateurs du monde entier sont reçus en grande pompe par Fabius et Hollande, mais les manifestants, qui veulent lutter pour un monde meilleur, se font réprimer. Les attentats du 13 Novembre sont le révélateur d’un monde en décompo- sition.

Changer le système, pas le climat ! Arrêtons les pollueurs, pas les manifestants. Des centaines de manifestants contre la COP 21 sont actuellement encerclés et arrêtés en mas- se par les policiers place de la République à Paris.

Parmi eux figurent Christine Poupin et Olivier Besancenot, porte-paroles du NPA et plusieurs dizaines d’autres camarades de notre organisation, d’Alternative Libertaire et d’En- semble. Ces arrestations sont la preuve que ce n’est pas contre le terrorisme de Daesh que les mesures d’exception entraînées par l’état d’urgence s’appliquent mais contre toutes celles et ceux qui exercent la plus fondamentale des libertés : celle de manifester.

Alors que les chefs d’Etat vont se réunir dès demain à Paris pour la COP 21 toutes celles et ceux qui ne veulent pas les laisser décider du sort de la planète et de l’humanité sont réprimés. Après les assignations à résidence et les perquisitions visant les militants écologistes depuis avant-hier ce sont désormais les arrestations en manifestations.

A bas l’Etat policier ! Liberté pour tous les manifestants arrêtés à Paris.

NPA, Montreuil le 29/11/2015

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36533

Version castillane:

http://anticapitalistasgranada.blogspot.com.es/comunicado-del-npa

http://anticapitalistasgranada.blogspot.com.es/libertad-inmediata-de-tod@s

Lire aussi:

http://www.revolutionpermanente.fr/direct-repression-detention-a-ciel-ouvert-a-Republique

http://alternativelibertaire.org/?Manifestation-contre-la-COP21

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22 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

toulouse: plus de 15000 personnes (ccr)

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Réunies dans une marche contre la barbarie et pour la paix

Ce samedi 21 novembre a eu lieu une marche à Toulouse, suite aux attentats de Paris et à la politique d’état d’urgence lancée par le gouvernement. Appelée par plusieurs organisa- tions, notamment les trois principales organisations syndicales : CGT31, FSU31 et Solidaires31.

La jeunesse en tête de cortège Une banderole au début de cortège était là pour rappeler les mots d’ordres de la marche « contre la barbarie, contre les amalgames, pour les libertés et la paix ». Juste derrière, un cortège « jeune » et une grande banderole où était inscrit « Leurs guerres, nos mort-e-s. Contre l’état d’urgence, intensifions nos luttes », des pancartes « L’impérialisme tue », « A bas l’état d’urgence » ou encore « Union nationale, union du capital ».

Ce cortège n’a pas plu à tout le monde, et notamment aux médias dominants. Bien que beaucoup de manifestants était en accord avec ces slogans, un journaliste de la Dépêche du Midi, le journal régional de «référence» à Toulouse, sur Twitter, a trouvé scandaleux le «Discours « politique » malvenu au début du cortège et distribution de tracts de boycott d’Israël hors sujet.». Comme si les mots d’ordre pour la paix, contre la barbarie, ou pour la liberté étaient, eux, hors de toute politique…

Le Parisien, dans son article couvrant la manifestation, a relayé les propos de Léo Garcia, colistier Les Républicains en région Languedoc Roussillon Midi Pyrénées, qui a jugé qu’il s’agissait d’une « récupération politique indigne» alors que son parti instrumentalise l’émotion pour promouvoir une politique répressive, xénophobe et va-t’en-guerre. Suivait derrière eux, un cortège kurde s’exprimant contre Daesh, pour Kobané et pour l’humanité avec une dizaine de drapeau du Kurdistan et le visage d’Abdullah Öcalan. Un cortège « vos guerres nos morts », composé de OCML VP, Coup pour Coup et Act Up était aussi présent, ainsi que des milliers de badauds. Dans les deux cortèges cités précédemment étaient présents des camarades du NPA.

Ces revendications, qui ont tant fait grincer les dents des journalistes, ont aussi été assez visible dans les journaux télévisés nationaux des trois premières chaines, TF1, Fr2 et Fr3, montrant qu’il est possible, y compris avec peu de forces militantes dans un premiers temps, de faire porter un discours clair contre la guerre et l’état d’urgence à un niveau bien supérieur que le milieu militant.

Le camion de la CGT a ouvert la marche avec un discours autour des mots d’ordre de la manifestation, dénonçant la barbarie, la guerre (dont on pouvait lire la célèbre de citation de Prévert « Quelle connerie la guerre » sur le côté du camion). Marche qui s’est déroulée dans le calme, rappelant celle de janvier mais n’atteignant pas le même nombre de manifestants, plus de 100.000 pour Charlie Hebdo à Toulouse, et où se trouvaient beaucoup moins d’élu. Le climat de peur instauré en ce moment en France, autant par Daesh que le gouvernement lui-même, a pu en décourager plus d’un.

Marche beaucoup moins patriote que pour Charlie Hebdo Bien que les motivations de chacun-e pour participer à cette marche étaient différentes, les drapeaux français étaient peu présents, beaucoup moins que lors de la manifestation de janvier, et la marseillaise que certains ont tenté d’entonner, n’a pas eu de succès. Un climat beaucoup moins patriote et bien plus anti-guerre est ressorti de cette marche. Cela s’explique notamment par un contex- te beaucoup plus guerrier, alimenté par les discours du gouvernement, du chef de l’État et de l’ensemble des forces républicaines, tandis que l’après Charlie était plus axé autour de la défense de la liberté d’expression.

Il est essentiel que de réelles mobilisations anti-guerre se développent dans les rues pour s’opposer aux discours dominants qui ne peuvent conduire qu’à de nouveaux massa- cres. C’est bel et bien d’un cadre émergeant à contre courant de l’union nationale que la jeunesse et les travailleurs ont besoins pour résister à la vague réactionnaire, guerrière et xénophobe. 21 novembre 2015 Correspondants à Toulouse

http://www.revolutionpermanente.fr/Derniere-minute-Toulouse-plus-de-15000-personnes-reunies-pour-une-marche-contre-la-barbarie-et-pour

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15 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

vos guerres, nos morts (julien salingue)

vos nos
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Ce sont les nôtres qui sont morts la nuit dernière. À la terrasse d’un restaurant, dans un bar, dans la rue, dans une salle de concert. Les nôtres.
Morts parce que des assassins ont décidé de frapper en plein Paris et de tirer dans la foule, avec pour objectif de faire le plus de victimes possible.
11h30. Sarkozy vient de déclarer : « Nous sommes en guerre ».
Pour une fois je suis d’accord avec lui. Ils sont en guerre.
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Vous êtes en guerre, vous les Sarkozy, Hollande, Valls, Cameron, Netanyahou, Obama. Vous êtes en guerre, vous et vos alliés politiques, vous et vos amis patrons de multinationales.
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Et vous nous avez entrainés là-dedans, sans nous demander notre avis. Afghanistan, Iraq, Libye, Mali, Syrie… Nous n’avons pas toujours été très nombreux à protester. Nous n’avons pas suffisamment réussi à convaincre que ces expéditions militaires ne feraient qu’apporter toujours plus d’instabilité, de violences, de tragédies.
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Là-bas, et ici. Car la guerre n’a pas commencé hier soir. Et elle n’avait pas commencé en janvier lors des tueries de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher. Elle avait commencé bien avant. En janvier, j’écrivais ce qui suit :
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L’une des causes de la sidération qui a touché de larges secteurs de la population, y com- pris les cercles militants, est la (re-)découverte de cette vérité : oui, la France est en guerre. Une guerre qui ne dit pas toujours son nom, une guerre dont on discute peu dans les assemblées, dans les médias et plus généralement dans l’espace public, une guerre contre des ennemis pas toujours bien identifiés, une guerre asymétrique, mais une guerre tout de même.
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Les récentes tueries l’ont rappelé de manière brutale à qui l’ignorait, refusait de le voir ou l’avait oublié : la France est en guerre, la guerre fait des morts, et les morts ne se comptent pas toujours chez l’adversaire.
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Contre qui la France est-elle en guerre ? Selon les discours et les périodes, contre le « terrorisme international », contre le « jihadisme », contre la « barbarie intégriste », etc. Ce texte n’a pas vocation à discuter de ces dénominations imprécises, des généralisations abusives qu’elles impliquent et des paradoxes qu’elles sous-tendent (alliances à géométrie variable, soutien à des régimes dont les politiques favorisent le développement des courants « jihadistes », participation à des interventions militaires qui renforcent ces courants, etc.). Il s’agit plutôt de souligner que la France a, en réalité, emboîté le pas aux États-Unis de George W. Bush dès septembre 2001 (guerre en Afghanistan, législation « anti-terroriste ») et fait sienne, sans toutefois le dire, la rhétorique et la politique du « choc de civilisation ».
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Voilà près de 14 ans que la France était en guerre sans l’assumer. Aucune raison de modifier une ligne de cet extrait. Et dire cela, ce n’est pas manquer de respect aux victimes ou à leurs proches. L’émotion, l’indignation et la douleur sont évidemment légitimes. Et les assassins qui ont bousillé des centaines, des milliers de vies hier soir, sont inexcusables.
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12h. Daech vient de revendiquer. Évidemment. Eux aussi, ils sont en guerre. D’après l’AFP, citant un témoin présent au Bataclan, l’un des assaillants aurait crié : «C’est la faute de Hollande, c’est la faute de votre président, il n’a pas à intervenir en Syrie». On peut fermer les yeux et se boucher les oreilles. Et se laisser enfumer par la rhétorique dépoli-tisante du «terrorisme aveugle», forcément inexplicable.
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Mais les assassins de Paris ne sont pas des pauvres types irresponsables, «fous» ou manipulés par je-ne-sais-quels-services-secrets. On en saura plus dans les heures et les jours qui viennent, mais nul doute qu’ils auront un profil et un discours à peu près similaires à celui des Kouachi et de Coulibaly, à propos desquels, toujours en janvier, j’avais écrit ça :
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Les tueurs ont un discours (voir leurs interviews et vidéos, dans lesquelles ils parlent de la Syrie, de l’Iraq, des offenses faites aux musulmans en France et dans le monde, etc.) ; un corpus théorique (voir notamment l’article publié par Mediapart) ; des références organisa- tionnelles (État islamique, al-Qaeda dans la péninsule arabique). (…) Ils se pensent,  ration- nellement, en guerre contre une certaine France, et ils se considèrent, rationnellement, en situation de légitime défense.
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En témoigne cette déclaration de Coulibaly dans sa vidéo posthume: «Vous attaquez le Califat, vous attaquez l’État islamique, on vous attaque. Vous ne pouvez pas attaquer et ne rien avoir en retour ». Oui, Daech fait de la politique. Ce sont des assassins, mais ils font de la politique. Et hier soir ils ont frappé fort, très fort. Aveuglément ? Oui et non.
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Oui, parce qu’ils s’en sont pris à des gens qui ne sont pas directement impliqués dans cette guerre, des gens dont le seul crime était d’être là, des gens qui auraient pu être ailleurs et être encore parmi nous aujourd’hui. Non, parce que frapper de la sorte, c’est lancer un message: «Votre pays est en guerre contre nous, et tant que cette guerre durera, aucun d’entre vous ne sera en sécurité». Ils font de la politique. Détestable, mais de la politique.
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Nous vivons dans un monde en guerre. La Russie, la France et les États-Unis bombar- dent la Syrie. L’Arabie Saoudite bombarde le Yémen. Les «opérations» françaises se pour- suivent au Mali. Obama a annoncé que ses troupes ne quitteraient pas l’Afghanistan. D’après le Haut Commissariat aux Réfugiés, il n’y a jamais eu autant de réfugiés et déplacés qu’aujourd’hui, et il n’y a aucune raison que les choses s’améliorent.
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Le bilan, à l’heure actuelle, est de 128 morts. 128 morts de trop. Le 13 novembre 2015, 128 morts. 128, c’est beaucoup. C’est effrayant. C’est presque autant que la moyenne quoti- dienne des morts en Syrie depuis mars 2011. Presque autant que la moyenne quotidienne, oui : 250.000 morts depuis mars 2011, ça fait presque 4500 morts par mois, soit près de 150 morts par jour. Avis au prochain qui nous expliquera qu’il ne comprend pas pourquoi les Syriens fuient vers l’Europe : depuis plus de 4 ans et demi, c’est le 13 novembre tous les jours en Syrie. Et c’est votre nouvel allié Assad qui en porte la responsabilité première, en ayant réprimé sauvagement un soulèvement alors pacifique.
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Nous vivons dans un monde en guerre. Et cela permet à certains de faire des affaires.
La France se félicite de vendre ses machines de guerre à l’Égypte. La France se félicite de vendre ses machines de guerre à l’Arabie Saoudite. La France se félicite de vendre ses machines de guerre aux Émirats arabes unis. Mais la France s’étonne, s’indigne, s’insurge d’être elle aussi ciblée. Hypocrisie. Lâcheté. Mensonge. Les chiens sont lâchés. Leurs babines écument. Il va falloir tenir bon.
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Retour au mois de janvier : Toute réponse guerrière, sécuritaire, stigmatisante ou aveugle aux réalités économiques, politiques et sociales de la France de 2015 est non seulement condamnée à échouer mais, qui plus est, un pas supplémentaire vers les tueries de demain.
Nous y sommes. Demain, c’était hier soir. 13h. Cambadélis annonce que «la France en guerre vient de subir une épreuve de guerre». Ils disent et ils répètent que la France est en guerre. Mais quand ils disent ça, c’est pour dire «nous sommes en guerre». Un «nous» dans lequel il voudrait nous impliquer.
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Non. 14 ans de votre guerre n’ont apporté, aux quatre coins du monde, que toujours plus de violences, de tragédies, et de nouvelles guerres. Si l’Iraq n’avait pas été rasé, Daech n’existerait pas. Paul Valéry disait que «la guerre est un massacre de gens qui ne se con- naissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas». Il avait raison. Ce sont toujours les mêmes qui trinquent
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Et si on veut que tout ça s’arrête, il va falloir, une fois le choc passé, tout faire pour mettre un terme à cette fuite en avant vers la barbarie généralisée. Il n’est pas trop tard. Il est encore temps de passer à autre chose. Radicalement. En refusant l’injonction «avec nous, ou avec les terroristes». En refusant les appels à l’unité avec les bourreaux et les fauteurs de guerres qui construisent chaque jour un monde plus barbare.
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En refusant leur monde fondé sur l’exploitation, le vol, la violence, l’injustice, les iné- galités, la mise en concurrence de ceux qui devraient s’unir. Se battre pour un autre monde, qui est non seulement possible, mais plus que jamais nécessaire. Garder le cap et ne rien concéder sous la pression de l’émotion ou de la sidération. Tu pourras me taxer d’angélisme si tu veux. Mais mon angélisme n’a jamais tué personne. Contrairement à ton «pragma- tisme». Il est plus que jamais temps de «résister à l’irrésistible». Sinon on va tous y passer.
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Alors, non, Cambadélis. Non, Sarkozy. Non, Hollande. «Nous» ne sommes pas en guerre. Ce n’est pas ma guerre, ce n’est pas notre guerre. C’est votre guerre. Et une  fois de plus, ce sont nos morts. Comme à Madrid en 2004, comme à Londres en 2005, comme en Égypte il y a quinze jours, comme à Beyrouth cette semaine. Et comme partout où vous semez la terreur. Vos guerres, nos morts.
Vos guerres, no more.
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11 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

le « lapsus » de m le pen qui dérange (jdd)

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« Eradiquer toute immigration bactérienne » 

Une proposition, « éradiquer toute immigration bactérienne », du projet en matière de santé de Marine Le Pen pour les régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie a suscité mardi l’indignation de ses adversaires. Le FN a finalement évoqué « un lapsus ».

C’est une petite ligne qui n’est pas passée inaperçue mardi matin dans La Voix du Nord. Le quotidien publiait un cahier spécial détaillant les projets des neuf listes en compétition pour le scrutin régional des 6 et 13 décembre. Parmi les idées de Marine Le Pen, cette proposition étonnante :  »Dénoncer et éradiquer toute immigration bactérienne. »

La tête de liste FN dit, entre autres, vouloir lutter contre « la surcharge pondérale » (notamment par l’enseignement dans les lycées de bonnes pratiques alimentaires) et défendre « les hôpitaux de proximité ». Son programme sanitaire se termine par sa proposition d’ »éradiquer toute immigration bactérienne ». « Les hôpitaux, est-il expliqué, font face à la présence alarmante de maladies contagieuses non européennes, liées à l’afflux migratoire. Nous refusons cette mise en danger de la santé de nos compatriotes ».

Un « mauvais copié-collé » Ces mots ont fait réagir sur Twitter l’ancien ministre François Lamy, l’un des colistiers du socialiste Pierre de Saintignon, pour qui « la xénophobie de MLP vire à la folie », puis Xavier Bertrand (Les Républicains), qui s’est demandé si, avec Marine le Pen, « le FN n’est pas pire qu’avant ».  »Immonde et puant », a commenté sur sa page Face- book Sandrine Rousseau (EELV). « Vite qu’un autre air souffle sur notre région », a-t-elle également déclaré.

Interrogé par l’AFP, Sébastien Chenu, responsable presse de la campagne et en première position sur la liste FN dans la Somme, a affirmé qu’il s’agissait d’ »un lapsus ». « Lapsus révélateur de votre xénophobie obsessionnelle », a insisté François Lamy. Le document publié est « un mauvais copié-collé, la version officielle sera dans le programme » de Marine Le Pen qui sera dévoilé samedi, a ajouté Sébastien Chenu.

http://www.lejdd.fr/Eradiquer-toute-immigration-bacterienne-Marine-Le-Pen

Commentaire: Comme papa, on large quelques « boule puantes » histoire de montrer qui on est vraiment…

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09 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

la guerre: un secteur en pleine croissance! (anti-k)

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Dur: austérité: ils ont bouffé leurs chevaux!

Depuis quelques années, plusieurs conflits font rage en Afrique ou au Moyen-Orient, avec des interventions directes ou indirectes des pays impérialistes, dont la France. C’est notamment le cas au Mali, en Centrafrique et maintenant en Syrie.

Mais tout ceci n’est que la face visible de l’iceberg. Ces dernières années nous avons pu voir le gouvernement français signer plusieurs gros contrats d’armement avec des pays d’Afrique et du Moyen-Orient

Dernièrement, le gouvernement français a vendu des rafales, dont la fabrication est assurée par Dassault aviation, et des armes à des pays comme l’Egypte ou le Qatar. L’Egypte, qui depuis l’arrivée au pouvoir d’Al-Sissi se sert de ces armes pour réprimer sa population. Un marché juteux car cela représente un contrat de 5,2 milliards d’euros pour les rafales mais aussi une frégate et des missiles pour compléter le tout…

Les capitalistes sont généreux quand il s’agit d’avoir de quoi réprimer et détruire! Le Qatar s’équipe aussi pour une valeur de 6,3 milliards d’euros… Tout comme l’Inde pour une valeur de 5 milliards et enfin l’Arabie Saoudite qui signe pour 10 milliards d’euros.

Les pays comme l’Arabie Saoudite s’équipent car ils veulent dominer le Moyen-Orient, il s’agit de s’équiper pour contrôler la région. Les interventions militaires et le gouvernement sont, en quelques sortes, le VRP de l’industrie militaire.

Le nombre de conflits ouvert par la France a permis de vendre un peu partout dans le monde et même en Australie, un gouvernement qui commande 1 100 véhicules légers pour 800 millions d’euros. Cette économie est florissante et risque de voir le « contrat du siècle » se signer avec l’Australie pour une entreprise Française afin de renouveler totalement sa flotte militaire pour une somme de 30 milliards d’euros… Et les Emirats Arabes Unis pourraient acheter 60 Rafales à Dassault !

Clairement la guerre c’est la misère pour les populations mais pas pour les capitalistes qui s’en mettent plein les poches que cela soit par les ventes d’armes mais aussi par la captation des marchés locaux. Les larmes de crocodiles ont rapidement disparu pour être remplacé par des sacs remplis de tunes.

Finalement l’argent existe mais pour les capitalistes ce sera toujours pour exploiter, opprimer et dominer les jeunes et les salariés partout dans le monde !

9 novembre 2015 Secrétariat jeune NPA http://jeunes.npa2009.org/

http://www.anti-k.org/2015/11/09/la-guerre-un-secteur-en-pleine-croissance/

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