Archive | Antimilitarisme

21 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

pinar selek est acquittée! (akb)

pinar

Lors de la énième audience d’un procès sans fin, le tribunal a, ce 19 décembre, acquitté Pinar Selek.

Tout avait commencé dans les années 90, alors que Pinar Selek, sociologue, écrivait sur la question kurde: elle tentait d’analyser le conflit qui opposait les militants kurdes à l’Etat turc.

Arrêtée en 1998, torturée, on ne lui a jamais pardonné d’avoir refusé de donner les noms des rebelles du PKK rencontrés dans le cadre de ses recherches. Con- damnée à la prison à vie pour des faits imaginaires (un attentat à la bombe qui n’a jamais eu lieu !), plusieurs fois acquittée, son acquittement prononcé par une juridiction était à chaque fois annulé par une autre juridiction.

Nous n’avons pas oublié Pinar Selek, venue à Rennes en novembre 2010 donner une conférence à la Maison internationale de Rennes et depuis nous avons soutenu son combat. André Métayer vendredi 19 décembre 2014
par  Amitiés kurdes de Bretagne

Communiqué du collectif de solidarité avec Pinar Selek

Après 16 années d’acharnement judiciaire, le procès de ce jour a permis aux avocats de Pinar Selek de plaider toute la journée pour montrer l’ab- surdité et l’arbitraire de la procédure. Ils ont pointé une à une les fausses preuves qui ont permis de construire une histoire d’attentat fictif pour faire taire Pinar Selek et l’empêcher de poursuivre ses travaux de sociologue engagée auprès des groupes sociaux opprimés. La solidarité internatio- nale n’est pas un vain mot ! La mobilisation de toutes et tous a été fondamentale !

 

http://www.akb.bzh/spip.php?article893

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15 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

royaume uni, torture de la cia: londres pressé de faire son mea culpa (ci)

cameron tort

Le Premier ministre David Cameron a avoué que les renseignements britanniques auraient obtenu la suppression de certains passages du rapport du CIA.
Ce qui alimente les soupçons sur une éventuelle complicité de Londres dans les pratiques de la CIA. « Les agences de renseignement avaient demandé aux Etats-Unis de dissimuler les références britanniques dans le rapport sur la torture » de la CIA, note le Guardian. Le 11 décembre, un « porte-parole du Premier ministre a reconnu que le Royaume-Uni avait obtenu la suppression de certains passages avant publication », ce que son cabinet avait formellement nié la veille.

En revanche, les informations effacées à la demande du Royaume-Uni « ne concerneraient pas des passages qui suggèrent la participation britannique à des tortures ou des restitutions de prisonniers », mais seulement des informations qui pourraient mettre en danger « la sécurité nationale ».  « Je pense qu’il y a eu une conversation entre les agences [de renseignement] et leurs homologues amé- ricains sur le résumé [du rapport]. Toute modification demandée a dû être faite dans le souci du respect de la sécurité nationale, comme c’est le cas pour n’importe quel autre rapport », selon le porte-parole cité par le journal.

« Rapport édulcoré » « Néanmoins, analyse le Guardian, la révélation alimente les soupçons sur le fait que le rapport ait été en effet édulcoré pour dissimuler que des proches alliés des Etats-Unis étaient impliqués dans le programme inter- national d’enlèvements et de torture mis en place après les attaques d’Al-Qaida ». Par conséquent, « le gouvernement [britannique] est de plus en plus sous pression pour lancer une enquête plus transparente sur les agissements du MI5 et du MI6″, observe le journal.

Il existe notamment deux cas de complicité du Royaume-Uni, rappelle le Guardian. Le premier concerne Binyam Mohamed, un citoyen britannique qui avait été torturé et envoyé en secret à Guantanamo Bay. Il aurait avoué sous la torture avoir suivi un entraînement dans un camp d’Al-Qaida. Le deuxième con- cerne Abdel Hakim Belhaj et Sami Al-Saadi, deux éminents dissidents libyens, ainsi que leurs familles, qui avaient été envoyés à Tripoli en 2004 où ils ont été torturés par la police secrète de Muammar Kadhafi.

Preuves obtenues sous la torture Le Royaume-Uni est également accusé d’avoir utilisé des preuves obtenues par la CIA sous la torture de la part de Moazzam Begg, détenu à Guantanamo Bay, note le Independent. Begg est « un des islamistes britanniques les plus controversés ». Il a été libéré en octobre 2014. Ses informations avaient aidé le Royaume-Uni à « identifier et à localiser » le terroriste Dhiren Barot en 2004. Barot a été condamné à 40 ans de prison pour avoir préparé des attaques au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.

Courrier international Judith Sinnige 12 Décembre 2014

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11 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

cris d’orfraie autour du «péril jaune» (lo)

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Marine Le Pen, la sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann et Nicolas Dupont-Aignan ont protesté contre cette vente, qui revient, a dit sans rire ce dernier, à « donner les clés de l’industrie aéronautique, quelque part, aux Chinois ». Et la presse, fût-elle « de gauche », n’a pas lésiné sur la « menace chinoise ».

L’acheteur est en fait un consortium sino-canadien, Symbiose, qui a simplement fait la meilleure offre. Pour les capitalistes, l’argent n’a pas d’odeur. Ces mêmes politiciens cocardiers se réjouissent d’ailleurs quand la France vend des Airbus ou des centrales nucléaires à la Chine. En 2012, la France a investi trois fois plus en Chine que la Chine n’a investi en France.

Si quelque chose est choquant dans cette affaire, c’est la privatisation elle-même, qui consiste, comme on l’a vu il y a quelques années avec les sociétés d’autoroutes, à céder à des capitalistes privés des affaires rendues juteuses par l’argent public. Et la loi Macron prépare maintenant la privatisation des aéroports de Lyon et Nice, afin de faire rentrer de l’argent qui sera distribué… aux entre- prises. Voilà ce qui est choquant. Mais, pourvu que les capitaux soient bien français, les Lienemann, Le Pen ou Dupont-Aignan seront contents. Michel Bondelet

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2419&id=17

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04 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

de ferguson à toulouse: quand le permis de tuer et la répression se banalisent (lemonde)

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Alors qu’un jeune garçon, noir, de 12 ans vient d’être abattu par la police de Cleveland, Darren Wilson, le policier qui a tué l’adolescent Michael Brown, déclenchant la première révolte de Ferguson en août dernier, a vu il y a peu les charges portées contre lui abandonnées par le grand jury. « J’ai fait mon travail dans les règles », « J’ai la conscience tranquille » a ainsi pu déclarer Wilson.

Au sortir de ce verdict, des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour condamner son caractère ouvertement raciste. La répression policière et militaire lancée contre les manifestations témoigne de l’effondrement des illusions de la « démocratie post-raciale ».
Mais la France n’est pas l’Amérique, la profondeur historique de son sens de la démocratie, dit-on, est sans égale: tout cela est certes fort regrettable, mais bien loin de nous. Et pourtant, après l’assassinat du jeune étudiant écologiste Rémi Fraisse le 25 octobre à Sivens dans le Tarn, le gouvernement français et tous ses relais n’ont cessé d’accumuler les déclarations pour se dédouaner de toute responsabilité dans sa mort.

La classe politique a bien tiqué un peu, mais sans non plus en faire un casus belli. Qui donc, aujourd’hui, a réagi aux déclarations larmoyantes de l’avocat de celui qui a lancé la grenade assassine, selon lesquelles dans cette affaire le gen- darme «est dans le même état d’esprit qu’un conducteur qui s’est parfaitement conformé au Code de la route, mais dont le véhicule a heurté mortellement un autre usager qui n’aurait pas respecté une interdiction. Ce qui s’est passé est un accident. Il n’est ni coupable ni responsable, mais il était présent, et c’est sa grenade qui a tué Rémi Fraisse. Il apprend à vivre avec ce drame malgré la pression émotionnelle importante. ».

Pauvre appareil répressif Les rhétoriques varient, mais le fond est le même: le coupable, c’est la victime. Cette psychologisation n’est que le complément, de la tête du gouvernement à ses préfets et ses magistrats, de la dénégation du fait même des violences policières, respect de «l’ordre républicain» et de «l’Etat de droit» en renfort. Pauvre appareil répressif : va-t-on sérieusement s’arrêter à cela?

Qu’est donc cette prétendue démocratie à la française qui absout la répres- sion ? Et surtout, qui aujourd’hui ose se lever et défier cette banalisation de fait du permis de tuer ceux qui se révoltent, qui contestent ? Qui pour dénoncer la bana- lisation de l’interdiction de manifester sa colère, comme à Toulouse, où depuis le meurtre de Sivens quatre manifestations contre les violences policières ont été interdites en novembre, trois d’entre elles violemment atomisées, avec une ribambelle d’interpellations arbitraires puis de condamnations?

Certaines sont même susceptibles d’aller jusqu’à la prison ferme, des peines qui pourraient tomber à la lecture des jugements à Toulouse ce jeudi 4 décembre. Un rassemblement de soutien est d’ailleurs prévu à cette occasion devant le Palais de Justice de Toulouse.

De leur côté, les étudiants mobilisés de l’université du Mirail n’ont pas encore pris le contrôle de leur université, mais leur révolte est profonde et profondément politique. Ils ont compris que la survie exige de défier l’arbitraire sanglant, surtout s’il se pare des atours de la démocratie. Pour l’instant ils se sentent seuls. Même s’ils commencent à occuper leur université et reprennent régulièrement la rue. Faut-il attendre, comme dans le poème de Niemöller souvent attribué à Brecht, que tous se fassent prendre et que l’on néglige de se sentir concerné, et de s’étonner qu’au bout du compte on y passe aussi?

La lumière dans un océan de défaitisme A-t-on besoin d’un nouveau Charonne 1962, d’un Ferguson à la française, pour rappeler que lorsqu’un pouvoir prend goût à interdire les manifestations, à justifier l’injustifiable, et à se lancer dans des procès politiques, on touche du doigt cet «Etat d’exception» où tout devient permis ? Avons-nous oublié qu’en 2005, deux jeunes adolescents, innocents mais poursuivis par la police, avaient trouvé la mort électrocutés, point de départ de la grande révolte des banlieues que la gauche dans son ensemble s’était bien gardée de regarder de trop près ?

En 1964, Herbert Marcuse, symbole de l’intellectuel américain tentant de pen- ser à la hauteur de son temps, écrivait dans L’homme unidimensionnel – dont le cinquantenaire est tristement négligé par chez nous – que l’un des espoirs de révolution qui résistait, à côté d’un mouvement ouvrier américain en crise, était les étudiants en révolte. Leur «Grand refus» restait la lumière dans un océan de dé- faitisme et de repli défensif non seulement des réformistes, mais également de l’extrême-gauche.

Mai 68, en France, avait également commencé contre la répression policière, par une révolte étudiante avec laquelle s’était par la suite solidarisé le mouvement ouvrier, ouvrant ainsi la voie à la grève générale la plus importante des luttes de classes en Europe occidentale.

Bien sûr les conditions historiques ne sont pas les mêmes et une telle com- paraison n’est pas d’actualité. Mais la défense des libertés démocratiques, le droit de s’exprimer et de manifester, et la condamnation des violences policières ne sont pas négociables.

Il est intolérable qu’un manifestant puisse être arrêté et condamné seulement parce qu’il manifeste, mais il est encore plus intolérable que cela se produise sans soulever une indignation massive.

Nous qui signons cette tribune sommes des «intellectuels» selon la formule consacrée. Mais comme Sartre, au temps de la guerre d’Algérie, l’avait rappelé, il n’y a pas les intellectuels, et les masses, il y a des gens qui veulent des choses et se battent pour elles, et ils sont tous égaux. Aujourd’hui l’heure est grave, les droits démocratiques les plus élémentaires sont en péril, et la révolte gronde en toute légitimité.

Hier, «tous des juifs allemands», aujourd’hui, «tous participant-e-s à des manifestations interdites». Justice d’exception, prototype d’Etat d’exception, une nouvelle fois la démocratie du capital entre dans une phase haineuse et tombe le masque. Quiconque ne le regardera pas dans les yeux et ne s’insurgera pas avant qu’il ne soit trop tard, sera nécessairement, à un titre ou un autre, complice.

Les signataires de ce texte sont Etienne Balibar (philosophe, professeur émérite à l’université Paris-Ouest), Emmanuel Barot (philosophe, université du Mirail), Sebastien Budgen (éditeur), Judith Butler (philosophe, université de Berkeley, Californie), Vincent Charbonnier (philosophe, IFE-ENS Lyon), Mladen Dolar (philosophe, université de Ljubljana, Slovénie), Bernard Friot (sociologue et économiste, université Paris Ouest-Nanterre), Isabelle Garo (philosophe, enseignante), Eric Hazan (éditeur), Stathis Kouvélakis (philosophe, King’s College, Londres), Frédéric Lordon (économiste, CNRS), Michael Löwy (philosophe, CNRS), István Mészáros (philosophe, université du Sussex, Angleterre), Beatriz Preciado (philosophe, Musée d’art contemporain de Barcelone), Guillaume Sibertin-Blanc (philosophe, université du Mirail), Joan W. Scott (historienne, Institute for Advanced Study, Princeton, New Jersey) et Slavoj Žižek (philosophe, université de Ljubljana, Slovénie).

Le Monde.fr | 02.12.2014 à 14h31 • Mis à jour le 02.12.2014 à 14h53 | Par Collectif

http://www.npa31.org/actualite-politique-nationale/de-ferguson-a-toulouse-quand-le-permis-de-tuer-et-la-repression-se-banalisent.html

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04 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

pont de buis, hier

Manifestation devant une armurerie à Pont-de-Buis contre les violences policières (FR3)

Entre 200 et 300 manifestants convergent vers l’usine de cartouches Nobel Sport à Pont-de-Buis dans le Finistère. L’entreprise fabrique également des grenades et des flashballs pour l’armée et la police.

L’enquête administrative a conclu que la gendarmerie n’avait « commis aucune faute » dans la mort de Rémi Fraisse lors des manifestations contre le barrage de Sivens. Le rapport de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale confirme également que « la mort de Rémi Fraisse est imputable à l’explosion d’une grenade offensive« .

Un collectif finistérien contre les violences policières avait appelé à manifester devant ce lieu symbolique. L’usine Nobel Sport produit des cartouches pour la chasse de loisir mais aussi des armes non létales pour l’armée et la police.

« Nous nous opposons à l’utilisation d’armes qui ont mutilé dans des manifestations, entre autres à Nantes, et qui ont tué un jeune homme » a expliqué Gérard, qui venait de Quimper. Les manifestants protestent également contre une arrestation arbitraire avant la manifestation du 22 novembre à Nantes.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2014/12/03/manifestation-devant-une-armurerie-pont-de-buis-contre-les-violences-policieres-605342.html

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01 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

les egyptiens se soulèvent contre l’amnistie de moubarak

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25 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

russie: la crise conduit au mécontentement social (npa)

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En mars dernier, déjà, suite à l’annexion de la Crimée, une marche réunissait plusieurs milliers de personnes contre les aventures impériales du gouvernement russe.

La gauche radicale avançait en première ligne du cortège derrière une énorme bannière scandant «C’est toujours le peuple qui paie la guerre.»

Six mois plus tard, cette vérité est à nouveau confirmée de manière dramatique, dans le contexte d’une stagnation de l’économie nationale, qui produit ses effets sur le niveau de vie de millions de citoyens russes. Ainsi, d’après les données officielles, le prix des denrées alimentaires a augmenté de près de 8 % ces 9  derniers mois.

Selon les sondages, l’augmentation brutale du coût de la vie inquiète plus de 60 % des habitantEs de Russie. L’inflation fait suite à une chute catastrophique du cours de la monnaie nationale (depuis le début de l’année, le prix de l’euro en rouble a augmenté de 11 %, celui du dollar de 20 %), elle-même liée à la fuite progressive du capital (plus de 50 milliards de dollars pour la première moitié de 2014).

La perspective toujours plus nette d’un crash économique n’est qu’en partie liée aux sanctions internationales. La crise en cours est systémique et déterminée par le modèle du capitalisme post-­soviétique, basé essentiellement sur l’exploitation des ressources naturelles (pour 2014 le pétrole et le gaz représentent plus de 70 % des exportations russes).

De la crise économique à la crise sociale L’un des principes directeurs des années de «stabilité» poutinienne a consisté à augmenter progressivement les salaires dans le secteur public. L’augmentation des revenus de la population, qui recevait sa part – certes maigre – dans le partage des revenus du pétrole, devait garantir la loyauté politique de celle-ci.

En dépit des réformes néolibérales dans l’enseignement et la santé: baisse des dépenses publiques et «partenariats public-privé», les dépenses sociales de la population étaient compensées à coups de subventions diverses. Cependant,    la chute actuelle du prix du pétrole ne laisse planer aucun doute : les dépenses publiques vont sérieusement en pâtir.

Par exemple, le budget de 2015, déjà adopté, tablait sur un baril à 105 dollars, alors que le prix est aujourd’hui à moins de 80 dollars et qu’il continue de baisser. Les moyens énormes du Fonds de réserve ne cessent de fondre, principalement à cause du rachat des dettes de grandes entreprises et des banques, notamment celles de la principale compagnie pétrolière du pays, Rosneft, qui a récemment demandé près de 40 milliards de dollars «d’aide» à l’État…

Alors que les dépenses pour la défense et la police, déjà supérieures à celles de l’année passée, seront probablement très peu révisées, les attaques sur le secteur public ont déjà commencé. Ainsi, la fermeture progressive de quelques dizaines d’hôpitaux de Moscou jugés « économiquement injustifiés » a déjà été annoncée en octobre.

En réponse à ce plan, une action massive a rassemblé dans le centre ville des médecins et des milliers de citoyens inquiets et mécontents des coupes claires dans les soins de santé. Dès la fin novembre, une action organisée par les syndicats indépendants en défense de la santé doit avoir lieu dans tout le pays. Le regain de mécontentement social dans l’année qui vient est inévitable. La question est de savoir si ce mécontentement verra émerger de vraies alternatives au système actuel qui se jette à toute vitesse dans l’abîme.

De Moscou, Ilya Boudraïtskis traduit du russe par Matilde Dugaucquier

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09 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

11 novembre

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02 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

de ben ali à compaoré: les élites françaises contre les peuples (afriques en lutte)

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Alors que le régime de Blaise Compaoré vacille sous la pression de centaines de milliers de burkinabè, la classe politique française ne se départit toujours pas clairement du soutien qu’elle apporte depuis 27 ans à l’autocrate. La France semble même tenter de s’opposer à un départ précipité de Compaoré revendiqué par le peuple du Burkina Faso.

On ne trouvera pas cette fois de Michèle Alliot-Marie pour proposer au régime de Compaoré le « savoir-faire de nos forces de sécurité », comme elle l’avait fait en janvier 2011 à propos de la Tunisie de Ben Ali: la coopération militaire et policière avec le Burkina est déjà en place depuis bien longtemps [1 ]. Les manifestants tués à Ouagadougou l’ont été par des forces qui ont déjà pu bénéficier de la formation et de l’équipement français.

C’est au regard de ce soutien historique qu’il faut lire les appels de la diplomatie française «à toutes les parties de faire preuve de retenue ». Nom- breuses sont les voix françaises qui appellent les manifestants, mis sur le même plan que les policiers et militaires, au calme et dénoncent indistinctement « les violences », renvoyant ainsi dos à dos l’explosion populaire et la répression d’un régime dictatorial [2 ].

Surtout, on trouve encore des voix pour défendre Compaoré et le bilan dont il aurait à se glorifier. Tel Claude Bartolone, qui aux dernières heures du règne de Ben Ali tentait de rappeler les progrès que le dictateur aurait apporté à la Tunisie, le socialiste François Loncle, au micro de plusieurs chaînes, tente encore de vendre l’image d’un Compaoré faiseur de paix et médiateur dans les crises régionales [3 ].

Ce député, président du groupe d’amitié parlementaire France-Burkina Faso, répète sur RFI ou BFMTV que faire pression pour le départ de Compaoré corres- pondrait aux ingérences de la Françafrique, en même temps qu’il défend ferme- ment l’idée que le président burkinabè doit se maintenir au pouvoir jusqu’à l’éché- ance de son mandat, contre l’avis massif et manifeste du peuple de ce pays.

Lui emboîtant le pas, Laurent Fabius, déclarait que «nous n’avons pas à faire ou à défaire un gouvernement. Ce que nous souhaitons, nous les Français, c’est que nos ressortissants soient protégés et que l’on aille vers l’apaisement». Mais ce que souhaite le peuple burkinabè, au cri de « Compaoré, dégage! », c’est claire- ment le départ d’un dictateur soutenu depuis toujours par la France.

Plus inquiétant, le chef de la diplomatie française a indiqué avoir « demandé à notre ambassadeur sur place d’être un facilitateur de cette solution d’apaisement». Ainsi, plusieurs témoignages font état de rencontres avec les différents protago- nistes (armée, opposition) où l’ambassadeur français aurait poussé à l’acceptation du plan de transition proposé par Blaise Compaoré.

Cette pression par la diplomatie française s’oppose clairement à la revendica- tion de démission immédiate de Compaoré formulée par les manifestant-e-s. L’association Survie conteste fermement le droit de l’ambassade de France à s’immiscer dans les décisions des opposants et du peuple burkinabè, et demande à l’exécutif français de rappeler ses coopérants militaires en poste au sein des forces burkinabè. 31 octobre 2014 par Survie

[1 ] Outre la dizaine de coopérants militaires français présents détachés dans les forces nationales, les cadres de la gendarmerie burkinabè sont par exemple coutumiers de programmes de formation de l’Ecole des Officiers de la Gendarmerie Nationale française

[2 ] Au lieu de condamner les manifestations, la classe politique française, qui avait unanimement rendu hommage à Nelson Mandela en décembre dernier, devrait se souvenir de ses propos: «C’est toujours l’oppresseur, non l’opprimé qui détermine la forme de lutte. Si l’oppresseur utilise la violence, l’opprimé n’aura pas d’autre choix que de répondre par la violence»

[3 ] Oubliant son soutien à des bélligérants de conflits sanglants au Libéria, Sierra Leone, Angola, Côte d’Ivoire ou Mali.

Survie 107 boulevard de Magenta 75010 Paris

Tél : (+33)1 44 61 03 25 contact@survie.org

http://www.afriquesenlutte.org/afrique-de-l-ouest/burkina-faso/article/de-ben-ali-a-compaore-les-elites

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28 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

les gouvernements «progressistes» à bout de souffle 1 (npa)

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Caricatures de Pancho Villa, Madero, Carranza, Emilano Zapata (Mexique)

Les situations nationales sont différentes, comme l’ont été les processus politiques.

Certains se sont produits à froid, dans un strict cadre d’alternance électorale au sein d’une institutionnalité inchangée – même s’ils constituaient une réponse à une très grand crise nationale (Argentine) ou arrivaient comme effet différé d’une période d’affirmation du mouvement ouvrier et populaire (Brésil). D’autres, quoique toujours conclus sur le plan électoral, se sont développés dans le cadre de mobi- lisations massives, marquées parfois de traits insurrectionnels (Venezuela, Bolivie, Equateur).

Dans le second cas, des confrontations sérieuses ont eu lieu avec les forces soutenues par l’impérialisme états-unien, et des mouvements aux traits révolu- tionnaires ont conduit à des changements de régime – sans que la propriété privée capitaliste ne soit toutefois remise en cause, ni jamais sérieusement menacée.

Il reste que les mots «révolution» et «socialisme» ont fait leur retour sur le devant de la scène. Hugo Chávez est allé jusqu’à affirmer l’objectif d’un «socia- lisme du 21ème siècle» et l’on a vu le terme de «révolution citoyenne» rencontrer un écho au-delà des frontières de l’Equateur.

Une voie capitaliste indépendante? Quels que soient leurs caractéristiques et leurs politiques particulières, les gouvernements dits progressistes ont en commun une tentative de suivre une voie capitaliste indépendante, ou plus indépendante de l’impérialisme états-unien, en s’appuyant sur les organisations majoritaires de la classe ouvrière (en particulier syndicales) et des secteurs populaire (paysans, indigènes et autres).

Pour cela, tous ont fait des concessions, débouchant sur des améliorations pour au moins certaines catégories de la population exploitée. Le PT de Lula et Dilma Roussef, dont l’orthodoxie néolibérale sur le plan économique peut diffi- cilement être niée, a ainsi permis à des millions de Brésiliens les plus pauvres de pouvoir simplement manger; du social-libéralisme avec du social, en quelque sorte, au contraire des  «socialistes» européens.

Mener de telles politiques sans toucher aux structures de l’économie et de la société n’a cependant été possible que parce que la période s’y prêtait, avec le boom mondial des matières premières, la demande d’un pétrole qui se raréfie, les immenses besoins de la Chine. Pour y répondre, les gouvernements ont renforcé les logiques extractivistes, d’exportation de produits de base; ce qui, à l’inverse de leurs objectifs affirmés, a conforté les situations de capitalisme dépendant.

Une phase nouvelle Mais la crise économique mondiale a fini par toucher aussi l’Amérique latine. A quoi s’ajoutent les contradictions propres aux «modèles» mis en place, ainsi que l’impatience croissante des travailleurs et des secteurs popu- laires devant des changements promis qui tardent à se matérialiser.

C’est dans ce contexte que les vieux problèmes, en particulier l’inflation et la dette, reviennent, et que de grandes mobilisations se développent à nouveau mais, cette fois, en s’affrontant de plus en plus directement aux gouvernements en place.

Cela se produit dans une région du monde qui a une longue tradition de lutte, où une classe ouvrière forte et nombreuse existe, notamment dans les deux pays centraux, Brésil et Argentine, et où interviennent des courants et organi- sations révolutionnaires (en l’occurrence trotskystes) qui regroupent des milliers de militants et ont une influence dans des secteurs de masse… Raison de plus de s’en préoccuper. Par Jean-Philippe Divès

http://npa2009.org/idees/les-gouvernements-progressistes-bout-de-souffle

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