Archive | Antimilitarisme

29 mai 2017 ~ 0 Commentaire

carhaix otan (fr3)

Manif pour la paix et contre l’Otan à Carhaix, reportage de Maïna Sicard-Cras et Catherine Aubaile – images d’archives de la base navale de Landivisiau (29) Interview : Roland Nivet, Porte parole du Mouvement de la paix (France)

Des pacifistes dénoncent les exercices militaires organisés par l’Otan en Bretagne

Un collectif de militants pacifistes bretons s’est rassemblé à Carhaix  ce dimanche 28 mai pour dénoncer les exercices militaires de l’Otan prévus en Bretagne, ce mois de juin. Des manoeu- vres qui selon eux montrent l’engagement de la France dans de nouvelles guerres et non vers la paix.

A l’heure ou Donald Trump veut renforcer le budget de l’Otan (Organisation politico-militaire des pays signataires du traité de l’Atlantique Nord), des exercices militaires de l’Otan sont organisés du 6 au 16 juin prochain dans le Finistère. Des manoeuvres qui vont rassembler plus de 800 pilotes et techniciens internationaux. Douze pays seront en effet représentés sur les 28 membres de l’organisation. Des exercices qui rendent furieux Roland Nivet, le porte parole du mouvement de la paix en France. « On voit bien que la France ne s’engage pas vers la paix, mais prépare de nouvelles guerres ». Avec lui, quelques 200 militants pacifistes ont donc manifesté aujourd’hui dans les rues de Carhaix contre ce projet.

L’opération Tiger Meet inquiète les pacifistes

C’est au total plus de 63 avions qui vont quadriller le ciel du Finistere durant dix jours. Des manoeuvres militaires qui auront lieu avant tout sur les bases de Landivisiau et de Lanvéoc, déployant près de 800 pilotes et techniciens internationaux. Cette Opération appelée Tiger Meet inquiète les pacifistes venus manifester ce dimanche après-midi à Carhaix, des militants, pour qui l’Otan n’est pas du tout perçu comme un instrument de défense collective mais plutôt comme un facteur de guerre, coûteux et inadéquat pour un processus de paix.

Le mouvement de la paix à d’ores et déjà prévu une nouvelle manifestation : Le 6 juin prochain, premier jour des exercices militaires de l’Otan dans le Finistère.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/

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18 mai 2017 ~ 0 Commentaire

macron et merkel (npa)

macron tank

Sont sur un bateau…

Dès le lendemain de sa prise de fonction, Macron était à Berlin pour rencontrer Merkel. Les nationalistes et « patriotes » de toutes nuances vont sans doute présenter cette visite comme celle d’un vassal à sa suzeraine. En fait, l’Europe à laquelle Macron a prêté allégeance est celle du capital. Quand Macron déclare à Berlin : « La première tâche sera de mettre en place un agenda de réformes. Non parce que l’Europe le demande mais parce que la France en a besoin », il ne ment pas, sauf que « sa » France, c’est celle de Bernard Arnault, de Bolloré, de Dassault, de la famille Peugeot, etc.

Les dirigeants européens ont un vrai souci face auquel, Allemands compris, ils savent qu’il n’y a pas de recettes miracles : l’Union européenne (UE) est en crise dans un environnement mondial de plus en plus instable, alors qu’à la tête du « juge de paix » du capital international se trouve désormais Trump, un président nationaliste et tout aussi instable. Dans ce contexte, même après le Brexit, capitalistes et gouvernants européens, malgré des diffé- rences de points de vue, pensent que mieux vaut une Europe brinquebalante qu’un éclatement qui ajouterait encore plus d’incertitude.

De cette rencontre à Berlin, il n’est sorti que des déclarations d’intention. Macron, avec beaucoup de prudence, a essayé de convaincre Merkel de progresser vers un budget de l’Eurozone pour financer des investissements et réduire l’impact des chocs provoqués par les politiques libérales (qui seraient poursuivies avec encore plus de ténacité). Cela pourrait nécessiter une modification des traités européens. Merkel n’a pas dit non… mais n’a pris aucun engagement.

Vu l’affaiblissement relatif du capitalisme français, Macron n’a que des arguments politi- ques pour essayer de convaincre, et une seule carte dans sa manche : une fois la Grande-Bretagne partie, la France demeure pour l’instant la seule puissance militaire de l’UE capable d’interventions extérieures. Depuis des années d’ailleurs, l’activisme militaire est utilisé par les dirigeants français pour compenser le déclin économique du capitalisme national. Le command-car avec lequel Macron a paradé sur les Champs-Élysées renvoie aussi à cette réalité.

Au-delà des combinaisons politiciennes, le cocktail macronien des mois à venir sera donc un mélange de réformes antisociales, d’avancées vers un budget militaire à 2 % du PIB, et de « maintien de l’ordre ». Tout cela avec la bénédiction d’Angela Merkel.

Mercredi 17 mai 2017 Henri Wilno

https://npa2009.org/

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11 mai 2017 ~ 0 Commentaire

lannion palestine (afps)

afps.

Palestine : Rassemblement de l’AFPS à Lannion samedi

L’AFPS Trégor organise un rassemblement citoyen de solidarité samedi 13 mai à 11h sur le parvis de la mairie. « Depuis le 17 avril, plus de mille prisonniers politiques palestiniens ont entamé une grève de la faim à la suite de Marwan Barghouti, souvent présenté comme le « Mandela palestinien ». Leurs revendications portent sur l’amélioration de leurs conditions de détention, dénoncées entre autres par Amnesty International », précise un communiqué.

 Lien : www.france-palestine.org/-Actualites-

11/05/2017 Erwann Hirel

http://www.letregor.fr/

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07 mai 2017 ~ 0 Commentaire

dossier corée (npa)

drapeau us

État de crise en Asie du Nord-Est

De chronique, la crise coréenne est devenue aiguë depuis l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis. Sur fond d’instabilité générale, elle se joue à trois niveaux : les rapports de forces mondiaux entre puissances ; les vives tensions à l’œuvre dans l’ensemble de l’Asie orientale ; la rupture ou le maintien du statu quo entre les deux Corée.

À cela, rajoutons encore la situation aux USA, où Trump est tenté de compenser ses échecs en matière de politique intérieure en créant un climat de mobilisation nationale contre une menace extérieure – qu’elle soit russe, chinoise ou nord-coréenne.

Les enjeux de la crise coréenne sont si nombreux que les incertitudes sont grandes et les dangers de « dérapages non contrôlés » réels…

Dossier réalisé par Pierre Rousset

soif

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01 mai 2017 ~ 0 Commentaire

poutine marine (le monde)

LePen-Poutine

Marine peut remercier Poutine pour ses bombardements en Syrie

Jeudi 27 avril en meeting à Nice, Marine Le Pen ressortait un de ses arguments phare de la campagne : l’invasion par « des millions de réfugiés ».

En réalité, la France n’a accueilli que quelques milliers de réfugiés (36 233 personnes ont été protégées en France en 2016, 445 000 personnes ont été protégées en en Allemagne en 2016), notre pays est devenu une terre de non-asile tellement les conditions d’accueil sont difficiles. Les affirmations du clan Le Pen comme toutes celles des populistes Européens visent directement la dernière vague de réfugiés qu’a connu l’Europe ces 3 dernières années et qui a été surtout supportée par l’Allemagne, la Suède et la Grèce. Il ne s’agit pas là de nier cette vague de réfugiés mais de rappeler les responsabilités.

Pour les populistes européens cette vague de réfugiés correspond à une invasion islamiste, et leur lecture des évènements s’arrête à cet argument, argument qui a été repris par le camp du Brexit avec le résultat qu’on connait. Aucun de ceux qui appellent à la fermeture des frontières et au refoulement des réfugiés ne pointe du doigt la responsabilité de Poutine dans la crise des réfugiés actuelle. L’ami des nationalistes européens n’est responsable de rien aux yeux d’une extrême-droite aveuglée par la haine et la xénophobie.

A travers son intervention en Syrie, Poutine a donné un sérieux coup de pouce à tous les anti-européens. Une des premières conséquences de cette action a été le Brexit. Il en espère probablement autant avec la France et Marine Le Pen. Effectivement, l’offensive militaire russe en Syrie semble très éloignée de l’objectif officiel qui est la lutte contre Daesh (90% des frappes russes en Syrie ne visent pas les djihadistes).

En ce mois d’avril 2017, sept bombardements ont visé les hôpitaux de la province d’Idlib. Depuis le début de l’intervention militaire russe en septembre 2015, plus de cent bombardements ont été effectués contre des hôpitaux. L’objectif de tels crimes de guerre est clair, ne laisser aucun moyen aux populations civiles de survivre dans les zones non contrôlées par le régime syrien.

Les évacuations sous l’égide de l’ONU des populations des zones assiégées de Homs ou dans la banlieue de Damas (par exemple Daraya) par le régime syrien jettent en réalité encore plus de réfugiés sur les routes de l’Europe. Ces populations sont déplacées dans un premier temps dans les zones rebelles du nord de la Syrie, et deviennent la cible des bombar-dements quotidiens de l’aviation d’Assad et de son allié russe, ce qui pousse ces populations à un deuxième exil.

Ainsi Poutine jette des centaines de milliers de réfugiés sur les routes de l’Europe pendant que ses amis populistes européens crient à l’invasion « islamiste » et jouent sur la peur et le fantasme.

Les médias russes viennent soutenir cet effort considérable de Poutine en diffusant leur venin : les réfugiés sont accusés d’être des violeurs de chrétiennes, des voleurs d’allocation, des terroristes infiltrés… Les larges moyens dont disposent les réseaux de propagande russe permettent aux populistes de véhiculer leur haine et mensonges bien au-delà des réseaux qui ne dépassaient pas habituellement la fachosphère. Les exemples de fausses agressions et viols diffusés par les medias russes ne manquent pas.

Les syriens sont les victimes directes de ce jeu cynique. Poutine les pousse à l’exil et véhicule les pires messages haineux pour empêcher leur accueil. Aucun de ses amis d’extrême droite n’ira condamner ce jeu macabre qui permet d’engranger des voix, non ils ne feront que reprendre son argumentaire fasciste sur les réfugiés. L’Allemagne qui a négocié l’accord entre l’UE et la Turquie pour tenter de résorber cette crise des réfugiés devient la cible des popu- listes. Au lieu de remercier ce pays qui assume en grande partie les conséquences de l’action de Poutine, la chancelière Angela Merkel est trainée dans la boue et est accusée de faire le jeu des islamistes. L’indécence et le cynisme n’ont aucune limite chez les nouveaux fascistes, qui oui, gagneront des élections et qui en retour servirons les intérêts de Poutine au sein de l’Union Européenne, en l’affaiblissant.

Firas KONTAR 30 avril 2017

http://syrie.blog.lemonde.fr/

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29 avril 2017 ~ 0 Commentaire

abalamour* (le télégramme)

my old french

Ménez-Hom. L’Otan investit le site en juin

Pendant plus de deux semaines, le Ménez-Hom sera occupé par du matériel militaire, dont des poids lourds Mamba et un radar. Du 30 mai au 16 juin, il faudra trouver une autre «montagne » pour observer la baie de Douarnenez et la rade de Brest. Dans le cadre de l’exercice militaire de l’Otan, Tiger Meet, le Ménez-Hom sera interdit au public et un escadron de l’armée de l’air occupera le site.

Depuis sa création, en 1949, l’Otan (Organisation du traité de l’Atlantique nord) organise, chaque année, des exercices pour ses forces armées.

Du 6 au 16 juin, l’un d’entre eux, le « Nato Tiger Meet », se déroulera sur la base aéronavale de Landivisiau. Selon nos informations, l’armée de l’air compte également occuper le Ménez- Hom en installant ses systèmes de défense sol-air. Du 30 mai au 16 juin, le site sera interdit au public par mesure de sécurité, suite à la demande de l’armée française faite au département.

Un radar au sommet

Le « Nato Tiger Meet » n’est pas un rendez-vous anodin. Cet exercice aérien a lieu presque tous les ans depuis maintenant 50 ans. Il regroupe les unités des armées de l’air qui font partie de l’Otan et qui ont un tigre pour emblème. Douze nations y participeront et, pendant une dizaine de jours, « les aéronefs présents, que ce soit des avions de chasse ou des hélicop-tères, participent à de nombreux exercices dont les scénarii se complexifient au fur et à mesure que les jours passent », selon la description du ministère de la Défense.

Une vingtaine d’escadrons, dont trois français, sont membres de droit et dix sont honoraires de cette association. L’année dernière, à Saragosse, en Espagne, 93 aéronefs avaient participé aux différentes manoeuvres. Cette année, ils seront un peu moins. Sur son site Internet, l’association Nato Tigers référence 63 aéronefs, dont six Rafale de la base d’aéronautique navale de Landivisiau.

Des systèmes de défense sol-air au Ménez-Hom

Pour coordonner les actions, l’armée a choisi le Ménez-Hom. Haut de 330 m, le site offre un large panorama sur la baie de Douarnenez et la rade de Brest. « C’est un spot propice à l’installation d’un poste de commandement, confirme David Moan, conseiller communication au département. Il offre une visibilité aérienne assez rare ici ». Il permet aussi de disposer d’une possible opposition pour les différents exercices. Pour cette raison, l’armée a décidé de déployer ses systèmes de défense sol-air au sommet du Ménez-Hom.

Cette « simulation d’opposition » sera l’oeuvre de l’escadron « Barrois » de Saint-Dizier (Haute-Marne) et comportera un radar (à côté de l’ancienne table d’orientation) et le système de défense antiaérienne SAMP/T-MAMBA (Sol-air de moyenne portée/terrestre-missiles anti- balistiques) installé sur des poids lourds. Un périmètre de sécurité de 140 m sera aussi mis en place. Selon nos informations, au plus fort de l’exercice, une cinquantaine de personnes, dix poids lourds (dont huit Mamba), six véhicules légers et trois tentes seront disposés à proximité et des patrouilles de militaires surveilleront les environs.

Un site protégé

Un tel déploiement sur le Ménez-Hom n’est pas sans danger pour le site. Pour rappel, celui-ci est classé patrimoine naturel pour sa faune et sa flore depuis 2004 et Natura 2000. Des dispo-sitions seront prises par les militaires pour éviter de détériorer ou polluer : les véhicules ne seront pas autorisés en dehors des routes et chemins balisés et le personnel ne pourra pas franchir les balisages de protection. « On a fait part de la sensibilité du site, précise David Moan, ils vont prendre des précautions en mettant notamment en place des bacs de rétention et des tapis absorbants sous les véhicules ».

Ce rassemblement, un des plus grands au niveau national, attire également les curieux et les photographes, « une communauté importante, selon David Moan, qui passent plusieurs jours à shooter les aéronefs ». Reste pour cela à trouver un autre point culminant pour observer le ballet aérien.

29 avril 2017 Alexandre Pons

http://www.letelegramme.fr/

Commentaire*: abalamour ( A bas l’amour) veut dire « parce que » en breton et « Er maez » : dehors!

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21 avril 2017 ~ 0 Commentaire

rennes conférence (afps)

rennes

Conférence « La vie à Gaza »
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Mardi 25 Avril 18h30, Amphithéâtre Erasme,
Sciences-Po Rennes
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Conférence d’ Ibrahim Awad, Palestinien Gazaoui et professeur de français. Aujourd’hui résidant en France, il viendra nous expliquer la situation de la bande de Gaza et témoigner des conditions de vie imposées là-bas.La bande de Gaza représente une bande de terre de 41 km de long, longeant la mer Méditer- ranée et limitrophe de l’Egypte et d’Israël. Depuis la fin du mandat britannique, ce territoire a beaucoup souffert des conflits entre ses voisins.

C’est en 1993, avec les accords d’Oslo, que la bande de Gaza va être placée sous l’adminis-tration intérimaire de l’autorité palestinienne. Plus tard, en 2005, Israël sera contraint de retirer ses militaires du territoire gazaoui ainsi que des milliers de ses colons. Aujourd’hui, Israël et l’Egypte maintiennent depuis 10 ans un blocus militaire sur la bande de Gaza, et ce, officiellement, en réponse à la montée du Hamas dans cette région.
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Avec ce blocus, ils imposent à 1,9 million d’habitants de vivre dans des conditions de vie misérables. Gaza est aussi tristement connue pour être fréquemment la cible d’attaques massives à l’encontre des Palestinien.ne.s comme en 2009, et 2012 et en 2014.
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Associations Germinal, Salam et France Palestine Solidarité (AFPS)
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20 avril 2017 ~ 0 Commentaire

callac palestine (afps)

printemps-62e94

Printemps de la Palestine – projection

Cinéma d’Argoat – Callac

Lundi 24 avril – 20 h 30

3000 nuits

Un film de Mai Masri

La révolte gronde dans une prison israélienne, où sont détenues des prisonnières politiques palestiniennes. Layal, une jeune institutrice de Naplouse, vient d’arriver, condamnée à 8 ans de prison pour un attentat dans lequel elle n’est pas impliquée, elle s’habitue progressivement à l’univers carcéral. Mais Layal découvre qu’elle est enceinte. Envers et contre tous, elle décide de garder l’enfant.

Débat avec Yves Jardin, responsable AFPS au groupe de travail sur les Prisonniers Palestiniens.

Télécharger le programme

AFPS Centre Bretagne

http://www.france-palestine.org/

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19 avril 2017 ~ 0 Commentaire

patrie (tc)

tintin

Non Mélenchon, tou-te-s les candidat-e-s n’aiment pas la patrie

Lors du journal télévisé de France 2 du 07/04/2017, Jean-Luc Mélenchon a répondu à la question : pourquoi se présenter ? Il a dans un premier temps parlé de l’acte d’un citoyen républicain et démocrate qui agit dans la Cité, et puis qui aspire à jouer un rôle par ses propositions. Il rappelle qu’il a passé sa vie à ça. Il a parlé de son amour pour la patrie et de l’histoire de France, dans laquelle il choisit ses héros, tout en disant que tous les candidat-e-s à cette présidentielle sont animé-e-s d’un amour de la patrie.

Quelle histoire de France ?

Son amour de l’histoire de France n’est pas le nôtre. Mélenchon n’a pas cette analyse1 qui met au centre de l’histoire la classe des travailleur/ses, et plus particulièrement la lutte de classe. Mélenchon en parlant de l’histoire de France fait l’impasse sur qui la raconte, de quel point de vue. L’histoire de la France officielle c’est celle de nos manuels scolaires, celle racontée par les classes dirigeantes, qui tait la Commune de Paris, qui diminue les atrocités du colonialisme, qui tait le néo-colonialisme, l’impérialisme français, c’est celle qui fait confondre les partisan-e-s de Lénine et les partisan-e-s de Staline…

L’histoire qui nous intéresse, c’est l’histoire des exploité-e-s, des opprimé-e-s de France, mais aussi de tout pays, de toute région, qu’elles soient nationales ou non2. Ce qui nous intéresse, ce sont les mouvements sociaux qui font que les exploité-e-s, les opprimé-e-s, prennent conscience de la force qu’ils et elles ont, de la centralité de leur position dans la société, prennent conscience que tout ce monde repose sur elles et eux.

Nous ne choisissons pas quelques héros (héroïnes aussi?) dans l’histoire des exploiteurs. Les seuls héros et héroïnes, ce sont les travailleur/ses, les exploité-e-s, les opprimé-e-s qui s’organisent, et qui elles et aux aussi monsieur Mélenchon, en plus de leur travail, font de la vraie politique.

La patrie, un amour ?

Comment est-il possible que Mélenchon, qui connaît pourtant les positions du NPA et de Philippe Poutou, comme celle de LO et de Nathalie Artaud, puisse dire que tous les candidat-e-s sont animé-e-s d’un amour de la patrie ?

Même si Mélenchon ou les militant-e-s de la France Insoumise peuvent rappeler facilement que ce terme de « patrie » a été réapproprié par la propagande révolutionnaire de 1789 (« amour sacré de la patrie » dit la Marseillaise), depuis au moins la politique impérialistes et chauvine de la Troisième République, qui a contribué préparer la boucherie de 1914, il a pris un sens nationaliste. Et même dans le sens dit révolutionnaire, il efface là encore, au même titre que le terme « citoyen-ne »3, la notion fondamentale de classe, et des intérêts antagonistes entre deux classes centrales : la classe des travailleur/ses et la classe des grands patrons.

Ne pas mettre ceci en perspective est révélateur du fait que le programme de la France Insoumise ne permettra pas de changer la société fondamentalement. L’exploitation capitaliste, tant qu’elle est faite par de « bons » patrons respectueux de la France, n’est pas un problème

Dans le programme de Mélenchon, cela conduit à substituer à l’antagonisme des classes fondamentales l’idée selon laquelle il serait possible de distinguer de « bons » patrons, qui seraient d’accord pour respecter les lois de la future VIe République et pour bien investir par l’incitation fiscale, et les mauvais patrons soumis à la « Finance ».4

Ni patrie, ni patron

Pour nous, ce n’est pas en donnant carte blanche à un bon tribun au service de « la France » que nous pourrons changer la société et en construire une nouvelle, sans exploitation, sans oppressions. Il n’y a pas photo, deux travaileur/se-s de Roumanie et de France ont mille fois plus d’intérêts communs que les travailleur/se-s de France et les patrons français. C’est en ces termes que nous analysons notre rapport à la nation, cadre qui nous est imposé par l’histoire des dominants, mais dont nous voulons nous débarrasser en luttant dans une perspective internationaliste :

ll va absolument de soi que, pour pouvoir ne serait-ce que lutter, la classe ouvrière doit s’organiser chez elle en tant que classe, et que le territoire immédiat du combat est son pays. C’est dans cette mesure que la lutte de classes est nationale, non dans son contenu, mais, comme le dit le Manifeste communiste, dans sa forme. »5

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

Lucas Battin (17 avril 2017)

http://tendanceclaire.org

Commentaire: La Tendance Claire est un courant du NPA

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19 avril 2017 ~ 0 Commentaire

assad (souria houria)

war

Le Pen-Mélenchon, même combat en faveur de Bachar al-Assad – par Jean-Pierre Filiu

Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ont tous deux sacrifié le peuple syrien à une vision littéralement inhumaine des relations internationales.

Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen sont généralement décrits comme des « populistes », avec ou sans les précautions d’usage. Ces deux candidats à la présidentielle s’accordent pourtant pour nier au peuple syrien, non seulement son droit à l’autodétermination, mais sa réalité d’acteur de son propre destin.

LE PEN : BACHAR OU DAECH

Marine Le Pen ne s’embarrasse pas de nuances : la Syrie est confrontée selon elle à un « choix binaire » entre « Bachar al-Assad d’un côté et l’Etat islamique de l’autre ». Elle a exprimé cette prise de position lors de son déplacement à Beyrouth des 20 et 21 février 2017, affirmant que telle était son analyse « depuis le début de la crise syrienne ». Personne n’a relevé que les manifestations pacifiques contre le régime Assad ont éclaté en mars 2011 et que « l’Etat islamique en Irak et au Levant », désigné sous son acronyme arabe de Daech, n’a été proclamé qu’en avril 2013 dans la ville syrienne de Raqqa, soit plus de deux ans après « le début de la crise syrienne ».

Peu importe à la présidente du Front National, auréolée à Beyrouth de sa première rencontre de présidentiable avec un chef d’Etat, le Libanais Michel Aoun. Elle a réitéré au cours de son séjour sa conviction que le maintien de Bachar al-Assad au pouvoir représentait « évidemment aujourd’hui une solution bien plus rassurante pour la France ». L’inconscience le dispute à l’indécence dans la coïncidence entre de telles déclarations et l’hommage rendu par Le Pen aux « soldats tombés pour la France au Liban depuis 1975 », dont les 58 parachutistes du poste Drakkar, tués le 23 octobre 1983, dans un attentat largement attribué aux réseaux de Hafez al-Assad, le père de Bachar.

Marine Le Pen a été reçue avec éclat, le 24 mars 2017, par Vladimir Poutine au Kremlin. Elle renouvelé à cette occasion son soutien inconditionnel à l’intervention russe en Syrie « qui a porté un coup sérieux au fondamentalisme ». Elle n’a pas là plus qu’ailleurs commenté le fait que cette intervention ne vise Daech qu’à la marge et qu’elle a été concentrée, notamment dans la terrible bataille d’Alep, contre les forces opposées à la fois à Assad et à Daech. Après le bombardement chimique sur Khan Cheikhoun, le 4 avril, Le Pen a affirmé « ne croire personne ». Et les exigences qu’elle a posées pour une « enquête internationale indépendante » ne sont pas très éloignées de celles de Bachar al-Assad.

MELENCHON : LE MIRAGE DES GAZODUCS

Jean-Luc Mélenchon a toujours eu beaucoup de mal à accepter l’existence d’un peuple syrien doué de raison et voué à être souverain sur sa terre de Syrie. Cette terre n’est pas pour lui l’un des foyers majeurs de la civilisation universelle, c’est un espace vide où se déploient à loisir les stratégies de domination internationale, à l’image de ce jeu de Risk dont la candidat de la « France insoumise » a peut-être abusé dans sa jeunesse. En Syrie, il n’y a donc pas un dictateur qui opprimeet des opprimés qui lui résistent : non, il y a un chef d’Etat, Bachar al-Assad donc, qui résiste à des projets « de gazoducs et de pipelines » imposés depuis l’étranger.

Qu’aucun de ces projets « de gazoducs et de pipelines » n’ait connu le moindre début de conception, a fortiori de construction, importe peu à Mélenchon, car il tient là la réponse définitive à toutes les interrogations sur la Syrie. On espérait d’un présidentiable une analyse à la mesure de l’enjeu, après le bombardement sur Khan Cheikhoun, puis le raid américain sur Shayrat, deux jours plus tard. Non, le 9 avril, face aux dizaines de milliers de personnes venues l’écouter sur le Vieux-Port de Marseille, il a encore martelé « gazoducs et pipelines », même si « ces guerres ont eu parfois la religion pour prétexte ».

Religion comme « prétexte » et hydrocarbures comme réalité, voilà à quoi est réduite la lutte du peuple syrien pour sa liberté. En revanche, Mélenchon a pris la peine d’affirmer, au cours du Grand Débat du 4 avril 2017, qu’il « faut s’occuper du malheureux lycée Charles De Gaulle à Damas que des compatriotes français s’efforcent de faire vivre admirablement ». Pour mémoire, la France a fermé son ambassade à Damas en mars 2012 et a logiquement appelé ses ressor-tissants à quitter le pays. Le consulat de Beyrouth continue d’assister le millier de Français demeurés malgré tout en Syrie. Le lycée Charles De Gaulle, tout proche du palais présidentiel, est géré par un comité de parents d’élèves, sous l’étroite tutelle du régime Assad et de ses services de sécurité. Si Mélenchon est favorable au rétablissement des relations avec la dictature syrienne, libre à lui de se prononcer franchement en ce sens plutôt que de mettre en avant un « malheureux lycée ».

L’engagement de Marine Le Pen en faveur de Bachar al-Assad a l’avantage d’être clair et affiché. Celui de Jean-Luc Mélenchon se camoufle sous des élucubrations géopolitiques qui suscitent un authentique malaise. Mais l’une et l’autre ont bel et bien rejeté le peuple syrien dans les poubelles de l’Histoire. C’est le fruit pour eux d’une politique constante et réfléchie,  à l’heure même où tous deux briguent l’Elysée.

Souria Houria le 19 avril 2017

https://souriahouria.com/

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