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10 août 2013 ~ 0 Commentaire

Le bruit et la terreur militaire (Afps)

Le bruit et la terreur militaire (Afps) dans Antimilitarisme torture

A Gaza ou Guantánamo, le son est utilisé comme un instrument de répression

« Les oreilles n’ont pas de pau­pière », comme l’écrit Pascal Qui­gnard dans la Haine de la Musique. « L’auditeur est une proie qui s’abandonne. » En 2009, dans le pas­sionnant ouvrage Sonic Warfare : Sound, Affect, and the Ecology of Fear (MIT Press), Steve Goodman ana­lysait l’influence de la force vibra­toire du son sur les émotions. Ega­lement DJ et pro­ducteur phare de la scène dubstep lon­do­nienne sous le nom Kode9, genre musical qui s’appuie sur l’énergie phy­sique des basses fré­quences, Goodman s’intéresse à la manière dont le son peut être utilisé comme arme, pour créer de l’inconfort, exprimer une menace, sus­citer une ambiance de terreur. Les mili­taires se sont montrés de tout temps fort ingé­nieux en la matière, déve­loppant des « sound systems » qui vont impacter les corps avec leurs bad vibes.

Des opé­ra­tions « psyops » de l’armée amé­ri­caine (haut-​​parleurs puis­sants dif­fusant de la musique) durant le siège de Waco ou pour har­celer Noriega au Panama, aux canons à sons pour dis­perser les foules ou encore aux boî­tiers anti­jeunes Mos­quito (très hautes fré­quences à la limite de l’audible) pour chasser les squat­teurs, l’usage du son comme arme est aussi vieux que les trom­pettes de Jéricho. Juliette Volcler, auteure du Son comme arme (La Décou­verte), rare ouvrage fran­co­phone sur la question, pré­sentait à la Gaîté une syn­thèse des usages poli­ciers et mili­taires du son. Ainsi que des fan­tasmes, nom­breux, qui l’accompagnent, comme le déve­lop­pement par l’armée amé­ri­caine d’armes à base d’infrasons capables de faire exploser les boyaux de l’intérieur.

Les recherches se réorientent après la Seconde Guerre mon­diale vers les sons « audibles et signi­fiants », ren­flouant l’arsenal des armes acous­tiques dites « non létales », qui neu­tra­lisent sans tuer, plus adaptées aux « guerres sans mort ». Parmi elles, le Long Range Acoustic Device, canon émettant un son d’une vio­lence insou­te­nable (pour déloger des snipers ira­kiens à coups de hard rock à Fal­loujah), les gre­nades assour­dis­santes ou la « Torture Music » uti­lisée à Guantánamo. Bien que non léthales, ces satu­ra­tions sonores ne sont pas sans réper­cus­sions phy­sio­lo­giques et psy­cho­lo­giques, comme le rap­porte Goodman à propos des avions israé­liens qui sur­vo­lèrent le ciel de Gaza en fran­chissant le mur du son à basse altitude. Les vic­times se plai­gnirent de dou­leurs à l’oreille, de crises d’angoisse, d’insomnie, d’hypertension, de dif­fi­cultés res­pi­ra­toires, de spasmes musculaires… Marie Lechner, Libération, jeudi 8 août 2013

http://www.france-palestine.org/Le-bruit-et-la-terreur-militaire

 

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07 août 2013 ~ 0 Commentaire

Menez Hom, une marche contre l’arme nucléaire (LT)

Menez Hom, une marche contre l'arme nucléaire (LT) dans Antimilitarisme marchemenezhom2008

Comme chaque année, pour commémorer la tragédie de Hiroshima et Nagasaki, le Mouvement de la Paix des comités de Brest et Morlaix organise une randonnée jusqu’au sommet du Menez-Hom, entre Châteaulin et Crozon. Le mot d’ordre : l’abolition des armes nucléaires. Les comités « exigent la rédaction d’un traité d’interdiction des armes nucléaires, à l’image de ceux qui ont déjà été obtenus sur les autres armes de destruction massive (chimiques, bactériologiques, mines antipersonnel, etc.) ». La marche s’ébranlera samedi, à 11 h, de Sainte-Marie du Menez-Hom (environ une heure de marche) avec, à 12 h, un dépôt de fleurs au sommet. 7 août 2013

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/menez-hom-une-marche-contre-l-arme-nucleaire-07-08-2013-2195171.php

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11 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

DGSE : Big Brother à la française (LO)

DGSE : Big Brother à la française (LO) dans Antimilitarisme pere

Lorsque Edward Snowden, un ancien employé de la NSA (agence de sécurité américaine), a révélé l’existence de « Prism », un vaste système de surveillance mis en place par l’État américain aux États-Unis et dans le reste du monde, toute la classe politique française s’est indignée, appelant à ce que les États-Unis cessent immédiatement cette pratique. Une semaine après, une enquête du journal Le Monde rappelle que l’État français fait à peu près la même chose… mais avec moins de moyens et dans l’illégalité la plus totale.

Selon les journalistes du Monde, la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) intercepte toutes les communications non seulement entre la France et l’étranger, mais aussi à l’intérieur du territoire. Elle les stocke pendant des années et les met à la disposition des autres services de police, notamment la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), qui regroupe les anciens renseignements généraux et la DST (Direction de la surveillance du territoire). Contrairement à la NSA américaine, qui enregistre les contenus des communications, la DGSE n’enregistrerait « que » les métadonnées, c’est-à-dire les données de connexion : pour un appel téléphonique, le numéro de téléphone du correspondant, la durée et le lieu de l’appel ; pour un e-mail, l’objet, les destinataires, la date de l’envoi. Cela lui permet de savoir qui est en relation avec qui puis, dans un deuxième temps, d’examiner le contenu des communications si un service en fait la demande.

Ces révélations n’en sont pas vraiment. En 2010, le directeur technique de la DGSE déclarait par exemple : « Toutes ces métadonnées, on les stocke, sur des années et des années. Quand on s’intéresse à une adresse IP ou à un numéro de téléphone, on va chercher dans nos bases de données. On retrouve la liste des correspondants du suspect pendant des années. On arrive à reconstituer tout son réseau ». Il ajoutait, sans gêne : « Nous stockons bien évidemment tous les mots de passe, nous avons des dictionnaires de millions de mots de passe ».

Tout en justifiant la surveillance généralisée du territoire par la lutte contre le terrorisme, le gouvernement s’est empressé de nier l’existence de ces dispositifs. Mais il faudrait être naïf pour le croire : tous les gouvernements se sont toujours autorisés à ficher la population, légalement ou pas. Liberté, État de droit sont des termes que l’on agite pour la façade mais qui n’ont pas cours dans les sombres services de l’appareil d’État.

Claire DUNOIS http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2345&id=13

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26 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Le business du gaz lacrymogène : une arme chimique (Avanti.be)

Le business du gaz lacrymogène : une arme chimique (Avanti.be) dans Altermondialisme 818958_protesters-run-from-tear-gas-fired-by-riot-police-in-a-side-street-near-tahrir-square-in-cairo

L’attaque du Parc Gezi à Istanbul et la répression à Rio de Janeiro ont une chose en commun avec la plupart des manifestations de cette année 2013 – bien que leurs causes soient très distinctes ; du viol d’une femme dans le cas de l’Inde aux revendications étudiantes au Chili, en passant par les luttes sociales au Mexique ou contre l’austérité en Europe. Cette chose, c’est le gaz lacrymogène.

Dans le budget de l’Etat espagnol, l’une des rares exceptions aux coupes a été l’achat de matériel antiémeute. Tandis que les dépenses en santé, éducation et sécurité sociale sont réduites, celles en matériel antiémeute ont explosé, passant de 173.000 à 3 millions d’euros en 2013. Au Moyen Orient, le « printemps arabe » est une manne d’or pour l’industrie de sécurité : l’année dernière, le marché de la sécurité dans ces pays à représenté 6 milliards d’euros, soit une augmentation de 18%. Ce marché de la sécurité est caractérisé par les paradoxes et les doubles discours. Au moment où les Etats-Unis approuvent la livraison d’armes aux rebelles en Syrie parce que le régime a utilisé des armes chimiques, personne ne rappelle que le gaz lacrymogène est considéré comme une arme chimique par l’ONU et que ce sont les entreprises étatsuniennes qui dominent ce marché, avec une concurrence croissantes de firmes chinoises et brésiliennes – comme Condor Non-Lethal Technologies. Le Département d’Etat défend ouvertement son utilisation en disant qu’il s’agit d’une arme « non létale » qui « sauve les vies et protège la propriété ». Nous avons interviewé sur cette question Anna Feigenbaum, qui mène des recherches sur l’histoire politique du gaz lacrymogène à l’Université de Bournemouth, au Royaume-Uni.

L’histoire du gaz lacrymogène semble avoir été réécrite ces dernières années. Est-ce une arme chimique ou pas ? Une arme létale ou non-létale ?

Anna Feigenbaum : Dans les protocoles de guerre de l’ONU, il est considéré comme une arme chimique. A la fin de la Première Guerre mondiale, plusieurs pays, et tout particulièrement les Etats-Unis, ont tout fait pour maintenir leur production d’armes chimiques en temps de paix. Les Etats-Unis ont lancé une stratégie de marketing spécifique avec la police et la Garde Nationale, allant jusqu’à organiser des exhibitions spéciales à la Maison Blanche pour démontrer l’utilité du gaz lacrymogène. On a ainsi créé une demande pour le produit. Du côté de l’offre, c’est-à-dire de la production, l’industrie du gaz lacrymogène a modernisé le complexe militaro-industriel qui s’était développé au début du XXe siècle, en huilant la coopération entre les chimistes universitaires, les militaires, la bureaucratie d’Etat et les firmes privées.

Mais aujourd’hui, le produit n’est plus présenté de la même façon ; on ne parle plus « d’arme chimique », comme lors de la Première Guerre mondiale, on parle d’une arme « non létale ».

Ce glissement de sens s’est produit depuis le début. D’une part, on présentait le gaz lacrymogène comme une arme multi-usages, pour attaquer et se défendre, bien que sa principale application fut de briser des grèves. En même temps, on soulignait qu’il n’était pas toxique et qu’il ne produisait aucun dommage durable. Ce fut le fruit d’une grande opération de relations publiques qui fut mise à nu par une enquête en 1939.

A quel moment l’utilisation du gaz lacrymogène s’est-il généralisé pour ce qu’on appelle le « contrôle des foules » ?

C’est dans les années 1930 qu’on commence à l’exporter vers les colonies et les pays de la périphérie. Les Etats-Unis l’ont utilisé aux Philippines et à Panama et le gouvernement britannique en Inde. Ce fut le cas également au Moyen Orient à cette époque, bien que sur ce point les historiens ne sont pas d’accord entre eux.

Dans les années 1960, le gaz lacrymogène faisait partie du paysage habituel des manifestations en Amérique latine…

C’est l’une des choses les plus dangereuses qui se soient produites, parce qu’on a « naturalisé » l’utilisation du gaz lacrymogène alors qu’en réalité il s’agit d’un poison qui, d’un point de vue médial, occasionne une série de dommages bien établis et bien plus sérieux qu’on ne l’admet au niveau officiel, tout particulièrement pour les gens qui ont des problèmes respiratoires ou qui souffrent d’épilepsie, ou pour les personnes âgées. Et il est également très dangereux au niveau politique parce qu’on naturalise un type de réponse répressive à l’encontre du droit à la libre expression et réunion.

L’argument de l’industrie et des gouvernements est qu’il est préférable aux armes à feu pour le contrôle des manifestations et des troubles. Il est classé dans les moyens « non létaux » et le Département d’Etat US affirme qu’il « sauve des vies »…

En Turquie, en Egypte, au Bahreïn ou ailleurs, le gaz lacrymogène est en train d’être utilisé comme une arme, c’est-à-dire qu’on l’utilise dans des lieux fermés et parfois comme munition à tir tendu. L’idée qu’il serait meilleur qu’un autre type d’armes, comme les armes à feu, pose deux problèmes élémentaires. Premièrement, du point de vue des droits civils, on pose comme seule alternative les armes à feu ou le gaz lacrymogène au lieu de se centrer sur la possibilité de la médiation, du dialogue et de la résolution des problèmes qui motivent les protestations. L’option devient alors : ou bien on mitraille les gens, ou bien on les empoisonne avec du gaz lacrymogène. Le second problème est que le gaz lacrymogène s’utilise normalement ensemble avec d’autres formes de contrôle des masses, comme les canons à eau ou les balles en caoutchouc. Cela démontre bien son origine militaire. Lors de la Première Guerre mondiale, le gaz lacrymogène fut conçu dans le cadre d’une tactique d’attaque car il obligeait les soldats à sortir de leurs tranchées et à s’exposer aux autres armes plus létales. La même chose se reproduit dans les manifestations. L’utilisation du gaz lacrymogène créé un chaos, empêche les gens de se mettre à l’abri et les expose à d’autres formes d’attaque.

Vous avez une carte de l’utilisation mondiale du gaz lacrymogène en 2013. Il est notable que dans l’Europe de l’austérité il y a plusieurs pays qui l’ont utilisé, de l’Allemagne à la Belgique, en passant par l’Espagne et la Grèce.

Il y a eu une augmentation des protestations depuis l’éclatement de la crise financière de 2008, et plus encore depuis le début des mesures d’austérité. Parallèlement à cela, nous avons vu que la réponse des autorités à ces protestations est sans cesse plus violente, avec une utilisation accrue du gaz lacrymogène, de balles de caoutchouc et du reste de l’arsenal antiémeute. Nous assistons également à un nouveau glissement sémantique, avec l’importance croissante prise par l’industrie antiterroriste depuis 2001. Il y a eu ces dernières années une convergence entre l’industrie antiterroriste et les méthodes pour mâter les protestations. Récemment, un spécialiste israélien en politiques de maintien de l’ordre m’a commenté qu’on utilisait contre les manifestants israéliens la technologie et le type d’entraînement des forces qui sont utilisées pour des cas de terrorisme. C’est l’utilisation de tactiques militaires pour l’entraînement de la police. Et cela fait également partie de la naturalisation des méthodes de répression. Anna Feigenbaum, Marcelo Justo

Source :
http://brecha.com.uy/index.php/mundo/2024-el-negocio-del-gas-lacrimogeno
Traduction française pour Avanti4.be : Ataulfo Riera

http://www.avanti4.be/analyses/article/le-business-du-gaz-lacrymogene-une-arme

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17 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Dans le « Canard enchaîné »

Dans le

http://blog-de-canard.blog4ever.com/

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10 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Hier à Crozon , Le Fret

Hier à Crozon , Le Fret dans Antimilitarisme ldi-2013-06-09-004

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09 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Brest Armes atomiques : des techniciens longtemps sans protection (OF)

Brest Armes atomiques : des techniciens longtemps sans protection (OF) dans Antimilitarisme pas-de-sushi-267x300

Jusqu’en 1996, les radiations autour des têtes nucléaires à l’Ile-Longue (Finistère) n’étaient pas prises en compte. Des techniciens demandent la reconnaissance de maladies professionnelles.

Pas de périmètre, pas de mesures de rayonnements, pas de formation. Le constat est alarmant. De 1971 à 1996, les techniciens travaillant autour des têtes nucléaires de l’Ile-Longue, en rade de Brest, le faisaient sans aucune pro- tection. Cette base héberge les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), garants de la dissuasion française. Les ogives nucléaires qui arment les missiles y sont livrées en pièces détachées, puis assemblées sur place. Elles ont une puissance de plusieurs dizaines de fois la bombe d’Hiroshima.

«Jamais de mesures»

Ces têtes contiennent plusieurs kilos de plutonium à l’état solide et du tritium à l’état gazeux. Selon les témoins, ces matières radioactives ne sont pas entourées d’une enceinte de protection (en plomb par exemple), mais seulement couvertes d’une coque en matériau composite, laissant passer rayons gamma et rayonnements neutroniques. « Pendant 25 ans, j’ai fait des manipulations sur les têtes nucléaires, sans qu’il n’y ait jamais de mesures », raconte Jean-Luc Caoren, appareilleur à la pyrotechnie de l’Ile-Longue (entreprise DCN, aujourd’hui DCNS). « Quand le missile embarquait à bord du sous-marin, on travaillait plusieurs heures à environ 1,5 m de la tête, pour fixer une membrane ».

Trois maladies reconnues

Il souffre aujourd’hui d’un lymphome qu’il tente de faire reconnaître comme maladie professionnelle. Un parcours du combattant. Car le lymphome ne fait pas partie des trois seules maladies officiellement reconnues comme liés à la radioactivité : leucémie, cancer des os et cancer broncho-pulmonaire. «Ce tableau des maladies professionnelles reconnues n’a pas été réactualisé depuis 30 ans», plaide son avocate Cécile Labrunie. «Il n’y a jamais réellement eu de recherches globales depuis celles sur les survivants d’Hiroshima». Certes, le cancer n’a jamais de signature évidente. Mais 18 maladies sont reconnues comme «radio-induites» dans le cas des victimes d’essais nucléaires. Hier, le dossier de Jean-Luc Caoren était défendu devant le Tribunal des affaires de sécurité sociale à Brest, pour qu’un nouveau collège de médecins examine son cas.

« Comme des demeurés »

Le plus surprenant, c’est que dans le même temps, à l’Ile-Longue, les personnels travaillant autour des chaufferies nucléaires (pour la propulsion) étaient formés, suivis médicalement et portaient des dosimètres. Le gendarme qui surveillait l’embarquement des missiles portait aussi un appareil de mesures. Mais pour les techniciens de la bombe, rien. « La chefferie nous a toujours dit « il n’y a rien qui crache » », raconte Pierre Guéguen, contrôleur de 1971 à 1997. Jean-Luc Caoren est amer : « Au début, on était content d’avoir du travail. Mais en fait, on était là comme des demeurés ». Les premiers suivis spécifiques sont arrivés en 1997. Avant, selon Francis Talec, « environ 100 personnes ont été exposées dans l’ignorance des risques et sans protection ». L’association Henri Pézerat, qui défend les victimes, a recensé 10 malades, souffrant de leucémie pour la plupart. En 2004, la faute inexcusable de DCN a été démontrée après un décès. Depuis, l’État a reconnu quatre malades. Par ailleurs, 19 personnes vont tenter de faire reconnaître leur préjudice d’anxiété.

Sébastien PANOU Nucléaire samedi 08 juin 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Armes-atomiques-des-techniciens-longtemps-sans-protection_40779-2200507_actu.Htm

Le tribunal des affaires de Sécurité sociale (Tass) de Brest étudiait, hier, le dossier d’un ancien ouvrier de l’Ile Longue souffrant d’un lymphome et qui travaillait sur les missiles à têtes nucléaires.

« Nous passions des heures à travailler à un mètre au-dessus de ces charges avant le départ des sous-marins en mission. Et jusqu’en 1996, nous n’avions aucun dosimètre sur nous pour mesurer la radioactivité qui, pour moi, ne pouvait pas traverser la ferraille », dit Jean-Luc Caouren, salarié de DCNS, dont le dossier était étudié, hier, par le tribunal des affaires de Sécurité Sociale de Brest. Son cancer, un lymphome, diagnostiqué en 2010, n’est pas reconnu comme maladie professionnelle par le tableau 6 des cancers radio induits du régime général de la Sécurité Sociale qui ne comprend que le cancer des os, le cancer broncho-pulmonaire et la leucémie.

Dossier retoqué
Son dossier a été retoqué par le collège de trois médecins du Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles. Son avocate, Me Cécile Labrunie, du cabinet Teissonnière, a sollicité hier, devant le Tass la désignation d’un second Comité régional qui étudierait à nouveau le dossier de M. Caouren. « La liste des maladies radio induites figurant dans la loi d’indemnisation des vétérans des essais nucléaires en comporte 18, on y trouve le lymphome dont souffre mon client. Aux États-Unis, 29 localisations de cancers radio induits sont admises », argumente-t-elle.

Dosimètre pour le gendarme
Soutenu par l’antenne de Brest de l’Association des irradiés des armes nucléaires et leurs familles, Jean-Luc Caouren est un ancien appareilleur qui a assuré l’installation des missiles à charge nucléaire sur les sous-marins à l’Ile Longue durant 15 ans. « Au moment où nous n’étions pas équipés de dosimètres, le gendarme délégué pour surveiller les opérations de chargement en avait un lui ! La tête nucléaire était montée sur place comme un jeu de construction », précise un adhérent de l’association qui a aussi travaillé dans ce secteur de l’Ile Longue. « Lorsque nous avons été équipés de dosimètres à bulles, en 1997, j’ai eu la surprise de voir un jour apparaître une bulle et j’ai commencé à avoir peur. On ne savait pas combien de radioactivité on prenait. Dès que j’ai pu, j’ai quitté l’Ile Longue. Au fil des années, j’ai vu disparaître des collègues de travail qui n’ont pas profité de leur retraite ». Depuis la première re- connaissance, en 2002, comme maladie professionnelle de la leucémie d’un irradié de l’Ile Longue, neuf autres dossiers sont instruits ou en cours, dont cinq reconnaissances pour leucémies ou cataracte. « Dans ces dix dossiers, il y a quatre décès. Nous allons engager une procédure pour préjudice d’anxiété pour 19 de nos adhérents qui ont été irradiés. Nous ignorons le nombre de victimes au total », dit Francis Talec, président de l’association Henri Pézerat. Le Tass a mis en délibéré, au 6 septembre, la demande de Jean-Luc Caouren.

  • Catherine Le Guen

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/irradies-de-l-ile-longue-une-nouvelle-procedure-08-06-2013-2129370.php

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09 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Brest, nucléaire : voici les premières pastilles d’iode (OF)

Brest, nucléaire : voici les premières pastilles d’iode (OF) dans Antimilitarisme recouvrance

Samedi matin, une distribution aura lieu pour les habitants de la rive droite dans un périmètre de 500 m de la base navale. Une nouveauté à Brest, en prévention de fuite radioactive.

3 500 personnes sont concernées. Elles résident rive droite à Brest, dans le périmètre défini de 500 m autour de la base navale. Elles ont toutes normalement reçu un prospectus distribué par la Ville de Brest. Elles pourront se présenter samedi de 9 h à 12 h, à la mairie des Quatre-Moulins avec le talon rempli de ce prospectus et un justificatif de domicile. Le service de santé des armées leur remettra alors des comprimés d’iode. De nouvelles distributions auront lieu les 15 et 22 juin.

Le risque : une fuite de réacteur de sous-marin

La source du risque nucléaire à Brest ? Les escales de sous-marins nucléaires d’attaque. Leurs armes sont conventionnelles mais la propulsion est nucléaire. Basés à Toulon, ceux-ci font escale environ 50 jours par an à Brest. Ce peut aussi être le cas de porte-avions nucléaires. Le risque pris en compte est celui d’une fuite au niveau du réacteur, engendrant la libération d’éléments radioactifs, dont de l’iode. En se fixant dans la thyroïde, celui-ci peut déclencher des cancers de cette glande. En revanche en cas d’accident à l’Ile-Longue, garage des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, en rade de Brest, où sont également stockées les ogives nucléaires des missiles, Brest ne serait pas concernée. Selon les calculs des services de l’Etat, la propagation des poussières radioactives n’attein- drait pas la ville

Sur consigne du préfet

Les comprimés distribués contiennent de l’iode stable dont le rôle est de saturer la thyroïde. Pris à temps et seulement sur consigne du préfet, ils éviteraient ainsi que l’iode radioactif ne se fixe sur la glande. À Brest, c’est une première, alors que les activités nucléaires en rade existent depuis 41 ans. La distribution d’iode existe depuis plusieurs années autour des installations nucléaires civiles. Cette mesure s’étend peu à peu autour des sites militaires. À Toulon, une distribution est faite depuis 2010. Nucléaire jeudi 06 juin 2013

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07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Hollande couronné à l’Unesco : la Françafrique célèbre la paix en répandant la guerre (Essf)

Hollande couronné à l’Unesco : la Françafrique célèbre la paix en répandant la guerre (Essf) dans Altermondialisme affiche-guerr-mali_0.preview_0-206x300

François Hollande recevra mercredi le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix.

A travers ce prix de l’UNESCO, c’est un triple hommage qui est rendu par la Françafrique à son parrain feu- le président kleptocrate ivoirien, à la guerre comme résolution des conflits, et aux dictateurs « [amis de la France » qui entoureront le Président français. Pour l’association Survie, la remise de ce prix au Président français est révoltante à plusieurs titres.

En premier lieu, l’intitulé de ce prix, décerné chaque année par l’UNESCO, et l’hommage ainsi rendu à Houphouët-Boigny apparaissent tout à fait scandaleux si l’on se réfère au rôle joué par cet ancien président ivoirien dans le sabotage des projets indépendantistes et souverainistes en Afrique, la multiplication des conflits, la longévité des dictatures et dans le pillage des ressources de son propre pays, dirigé d’une main de fer pendant 30 ans.

En second lieu, la remise de ce prix au Président français, dans le contexte que connaissent le Mali et le Sahel sonne comme un étrange hommage à la guerre. Le Président français est en effet le chef militaire d’une opération massive, mobilisant un véritable arsenal offensif, lancée sans véritable mandat international, au bilan humain (victimes, prisonniers) à ce jour inconnu et dont les répercussions dans la sous-région (Niger, Algérie) et au-delà (Cameroun, Nigeria, Libye, Tchad) s’avèrent fort préoccupantes. Est-il possible à ce stade d’imaginer que cette guerre au Mali, instrumentalisée en « guerre contre le terrorisme » pour dissimuler des ambitions de puissance de la France en Afrique soit porteuse de valeurs de paix et de stabilité susceptibles d’être célébrées à l’UNESCO ?

Enfin, au moment de recevoir ce prix, François Hollande sera entouré de nombreuses personnalités africaines contestables, parmi lesquelles l’ancien président ivoirien Konan Bédié, chantre de l’ivoirité et le sénégalais Abdou Diouf, ex-garant de l’influence française au Sénégal et désormais dans tout l’espace francophone. Il sera surtout entouré par plusieurs chefs d’Etat en exercice dont la politique est marquée par la violence : Blaise Compaoré, dictateur du Burkina Faso, indirectement impliqué dans les conflits les plus sanglants d’Afrique de l’Ouest ; Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire, imposé par les armes françaises ; Mohamed Ould Abdel Aziz, président putschiste de la Mauritanie ; Idriss Déby Itno, dictateur du Tchad, qui voit là une nouvelle marque de reconnaissance suite à son intervention au Mali aux côtés des forces françaises, malgré la nature de plus en plus répressive de son régime . Devant ces chefs d’Etat « amis », François Hollande doit prononcer un discours annoncé comme « important » qui s’apparentera à un tour de chauffe, en prévision du Sommet sur la sécurité qui se tiendra à Paris en décembre. Le premier sommet « France-Afrique » d’un Président français qui a pris ses aises dans le décorum de la Françafrique.

Survie demande à l’UNESCO, de supprimer le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, dont l’appellation est une insulte aux démocrates et pacifistes africains, et à François Hollande, peu digne de recevoir une décoration vu son passif en matière de politique africaine depuis son élection [1], de décliner ce prix.

TCHAD : La France Déby trice !

Le dictateur tchadien Idriss Déby 1er doit se frotter les mains car il a réussi un coup de maître ! En envoyant 2000 soldats tchadiens soutenir le maître français, Idriss 1er avait bien flairé le coup. Le 13 mai, les soldats tchadiens rentrés au pays ont défilé sous les acclamations de la foule. Il fallait bien capitaliser cette participation des FATIM (forces armées tchadiennes en intervention au Mali ). Désormais et c’est là le coup de maître, Idriss Déby 1er peut continuer à tuer les opposants, falsifier les votes et continuer son règne…La France a une dette à son égard. Chapeau bas Monsieur le dictateur mais les forces anti-impérialistes elles ne vous donneront jamais un chèque en blanc…A bon entendeur.  Moulzo 7 juin 2013

http://www.afriquesenlutte.org/afrique-centrale/tchad/article/tchad-la-france-deby-trice

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07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

États-Unis : liberté pour le soldat Manning ! (LO)

États-Unis : liberté pour le soldat Manning ! (LO) dans Antimilitarisme anonymous.bradley.manning-300x237

Le procès du soldat Manning a commencé. Ce jeune soldat de 25 ans est accusé par l’armée américaine d’avoir téléchargé et envoyé à Wikileaks, quand il était employé à Bagdad par l’armée comme informaticien, quelque 700 000 documents classifiés. Poursuivi pour intelligence avec l’ennemi, il risque la prison à perpétuité.

Fils d’un Américain et d’une Britannique, ce jeune homme frêle était considéré pendant sa scolarité au Pays de Galles comme quelqu’un de cultivé et po- litisé, ce qui lui valait aussi d’être moqué. Mal dans sa peau, il a fini par s’engager à 20 ans dans l’armée américaine et s’est retrouvé, après ses classes, à Bagdad. Homosexuel, il supportait mal la règle hypocrite qui prévaut alors : ne pas en parler pour ne pas être chassé de l’armée. Dans ce procès, Manning plaide coupable pour dix chefs d’accusation sur les 22 retenus contre lui. Certains sont fantaisistes, comme le fait de voir une preuve de sa trahison dans la présence de documents Wikileaks dans la planque de Ben Laden. L’État américain devrait alors poursuivre tous les journaux de la planète qui en ont publié de larges extraits, voire édité des suppléments spéciaux, contribuant ainsi à divulguer des secrets militaires tout en gagnant de l’argent !

Manning, lui, est désintéressé.

Dans une déclaration préliminaire, il a expliqué que sa conduite avait été dictée par sa volonté de dénoncer les crimes, les abus et la corruption régnant dans l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. Pour l’État américain, cela justifie les poursuites engagées mais, pour tous ceux qui ont dénoncé ces guerres injustes, il est un exemple à suivre. Des manifestants sont venus le soutenir lors de l’ouverture du procès. Cette affaire rappelle celle des « papiers du Pentagone » pendant la guerre du Vietnam. En 1971 Internet n’existait pas, mais des documents classifiés avaient été photocopiés par un expert militaire, Daniel Ellsberg, qui les avait transmis au New York Times, qui les avait publiés. Ces 7 000 pages de documents montraient que la guerre du Vietnam était impossible à gagner et que les dirigeants américains avaient menti à leur peuple, tout comme Bush et Powell mentirent à leur tour en 2003 pour lancer leur guerre contre le peuple irakien. Ellsberg avait été qualifié par Kissinger, qui menait alors la politique américaine, d’« homme le plus dangereux d’Amérique ». Mais, quarante ans après, ces papiers furent officiellement publiés et Ellsberg est devenu un exemple d’homme déterminé face au pouvoir aveugle. Interrogé sur le sort du soldat Manning, Ellsberg a d’ailleurs déclaré que, s’il est vraiment responsable de ce dont on l’accuse, alors il est son « héros ».

Jacques FONTENOY http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2340&id=34

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