Archive | Antimilitarisme

09 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

la guerre: un secteur en pleine croissance! (anti-k)

chevaux

Dur: austérité: ils ont bouffé leurs chevaux!

Depuis quelques années, plusieurs conflits font rage en Afrique ou au Moyen-Orient, avec des interventions directes ou indirectes des pays impérialistes, dont la France. C’est notamment le cas au Mali, en Centrafrique et maintenant en Syrie.

Mais tout ceci n’est que la face visible de l’iceberg. Ces dernières années nous avons pu voir le gouvernement français signer plusieurs gros contrats d’armement avec des pays d’Afrique et du Moyen-Orient

Dernièrement, le gouvernement français a vendu des rafales, dont la fabrication est assurée par Dassault aviation, et des armes à des pays comme l’Egypte ou le Qatar. L’Egypte, qui depuis l’arrivée au pouvoir d’Al-Sissi se sert de ces armes pour réprimer sa population. Un marché juteux car cela représente un contrat de 5,2 milliards d’euros pour les rafales mais aussi une frégate et des missiles pour compléter le tout…

Les capitalistes sont généreux quand il s’agit d’avoir de quoi réprimer et détruire! Le Qatar s’équipe aussi pour une valeur de 6,3 milliards d’euros… Tout comme l’Inde pour une valeur de 5 milliards et enfin l’Arabie Saoudite qui signe pour 10 milliards d’euros.

Les pays comme l’Arabie Saoudite s’équipent car ils veulent dominer le Moyen-Orient, il s’agit de s’équiper pour contrôler la région. Les interventions militaires et le gouvernement sont, en quelques sortes, le VRP de l’industrie militaire.

Le nombre de conflits ouvert par la France a permis de vendre un peu partout dans le monde et même en Australie, un gouvernement qui commande 1 100 véhicules légers pour 800 millions d’euros. Cette économie est florissante et risque de voir le « contrat du siècle » se signer avec l’Australie pour une entreprise Française afin de renouveler totalement sa flotte militaire pour une somme de 30 milliards d’euros… Et les Emirats Arabes Unis pourraient acheter 60 Rafales à Dassault !

Clairement la guerre c’est la misère pour les populations mais pas pour les capitalistes qui s’en mettent plein les poches que cela soit par les ventes d’armes mais aussi par la captation des marchés locaux. Les larmes de crocodiles ont rapidement disparu pour être remplacé par des sacs remplis de tunes.

Finalement l’argent existe mais pour les capitalistes ce sera toujours pour exploiter, opprimer et dominer les jeunes et les salariés partout dans le monde !

9 novembre 2015 Secrétariat jeune NPA http://jeunes.npa2009.org/

http://www.anti-k.org/2015/11/09/la-guerre-un-secteur-en-pleine-croissance/

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02 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

asie orientale (npa)

citron

C’est reparti comme en 40!

La tension monte d’un cran entre Chine et Etats-Unis

A l’approche d’échéances politiques régionales, Washington a décidé de réagir à l’emprise croissante de Pékin en mer de Chine. La spirale de la militarisation se poursuit.

Pour la première fois depuis 2012, le 26 octobre dernier, des navires de guerre US ont pénétré au sein de l’archipel des Spratleys dans la zone des douze miles marins autour d’îlots créés par Pékin.

Cet archipel est revendiqué en tout ou partie par les Philippines, la Malaise, le Viet- nam, Brunei et la Chine. Appliquant la politique du fait accompli, cette dernière a construit, à partir de 2014, des îles artificielles en utilisant des bateaux pompant les sédiments. Des installations et pistes d’atterrissage sont en train d’être établies dans l’archipel, comme en d’autres «points chauds» de l’espace maritime qui s’étend du Sud-est au Nord-est de l’Asie, soit de la Malaisie et de l’Indonésie au Japon et à la Corée.

Après avoir été pris de court par les initiatives chinoises, Washington semble donc avoir décidé de commencer à réagir. L’enjeu est considérable. Ce couloir maritime est l’un des plus fréquentés du monde, utilisé notamment pour les transports pétroliers entre le Moyen-Orient et le Japon. Pékin revendique sa souveraineté sur l’essentiel de cette zone stratégique, considérée par les autres pays comme un espace de libre circulation interna- tionale, par mer ou par air. L’impérialisme états-unien doit réaffirmer sa présence, alors que ses deux alliés les plus proches dans la région se trouvent en première ligne de conflits territoriaux aigus.

C’est la cas du Japon, dont le Premier ministre Abe accélère la militarisation, et aussi des Philippines, qui fut l’une des rares colonies directes des Etats-Unis: cinquante ans de coloni-sation US, concluent par une indépendance octroyée en 1946 et préalablement planifiée, ont créé des liens très étroits entre classes dominantes des deux pays, bien plus que les précé- dents trois siècles et demi de domination espagnole, malgré une profonde empreinte socio- culturelle qui ont fait de l’archipel philippin l’Asie latine.

Pendant longtemps, les Philippines ont abrité de très importantes bases militaires US et aujourd’hui encore, la marine états-unienne peut utiliser les ports philippins, comme les services secrets peuvent librement surveiller, de Mindanao notamment, l’archipel indonésien.

Actuellement, les principales bases militaires US se trouvent au Japon, Okinawa en particulier et en Corée du Sud. Or, ce dernier pays est aujourd’hui courtisé par Pékin dont l’influence économique grandit, ici comme dans toute la région. En témoigne la présence à Pékin de la présidente sud-coréenne, Park Geun-Hie, lors la grande parade militaire du 3 septembre pour le soixante-dixième anniversaire de la résistance contre l’invasion japonaise alors que Tokyo, Washington, la plupart des capitales européennes et une bonne partie des pays d’Asie du Sud-Est boudaient l’événement, absents ou ostensiblement «sous représentés».

Washington n’a eu de cesse d’annoncer, depuis plusieurs années, son «recentrage» sur la zone Asie-Pacifique. Plus facile à dire qu’à faire, alors que ses forces doivent aussi rester déployées au Moyen-Orient et en Afrique, où elles s’enlisent. Mais des échéances politiques s’imposent, comme la réunion prochaine d’un sommet de l’Association des Nations du Sud- Est asiatique (Asean) et du forum annuel de la Coopération économique en Asie-Pacifique (APEC). Nous entrons probablement dans une étape nouvelle du face à face sino-états-unien. Pierre Rousset  l’Anti-capitaliste. lundi 2 novembre 2015

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36230

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01 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

blair, menteur et faussaire (npa)

sto war

Douze ans après les événements, l’ancien Premier ministre britannique, Tony Blair, a présenté de prétendues « excuses » à propos de la guerre en Irak de 2003.

«Je présente mes excuses pour le fait que les informations que nous avons reçues étaient fausses. Je m’excuse aussi pour certaines des erreurs dans la planification et, évidemment, pour notre erreur à comprendre ce qui se passerait après le renversement du régime», ajoutant qu’il trouve «difficile de s’excuser d’avoir mis fin au pouvoir de Saddam»

Nous ne versons pas la moindre larme sur Saddam Hussein, mais Blair oublie les men- songes répétés de ceux qui ont déclenché une guerre pour le pétrole, au premier rang des- quels George W. Bush et lui-même. Tony Blair «oublie» de mentionner que les renseigne- ments sur les prétendues armes de destruction massive en Irak ont été sciemment maquil- lés ou totalement inventés.

Il «oublie» de mentionner que, dès mars 2002, comme vient de le révéler un quotidien britanique sur la base de documents américains, il était associé aux préparatifs de la guerre déclenchée un an plus tard (à l’époque, Blair proclamait sur tous les tons qu’il cherchait une solution diplomatique..). Bien naturellement, Tony Blair «oublie» aussi les victimes civiles irakiennes : des centaines de milliers de victimes des suites du blocus préalable à la guerre (dont de nombreux enfants), et pour ce qui est de la guerre elle-même, au moins cent mille tuéEs, des centaines de milliers de blesséEs, des milliers de disparuEs, des centaines de milliers de personnes déplacées et de réfugiés.

Si Tony Blair sort aujourd’hui de sa boîte sur cette question, c’est qu’un rapport parle- mentaire britannique risque de remettre la question irakienne sur le tapis. Ses excuses en trompe-l’œil visent à prendre les devants. Au-delà de sa personne, malgré tous les discours humanitaires, les méthodes des dirigeants impérialistes n’ont clairement pas changé depuis 1914 : diplomatie sécrète et mensonges sur le dos des peuples !

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01 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

contre le racisme (jdd)

zyed

Une « marche de la dignité » dans les rues de Paris

Dix ans après les émeutes en banlieue et 32 ans après la « marche des Beurs », plusieurs milliers de personnes ont battu le pavé samedi à Paris à l’appel d’un collectif de femmes. « Aujourd’hui en France, si vous n’avez pas la bonne couleur de peau (…) vous pouvez mourir aux mains de la police », a lancé au micro Amal Bentounsi, porte-parole de la Marche des femmes pour la dignité (Mafed), collectif soutenu par la militante américaine des droits civiques Angela Davis et des dizaines de personnalités et associations luttant contre les discriminations.

Selon cette femme, dont le frère a été tué par un policier à Noisy-le-Sec en 2012 alors qu’il tentait d’échapper aux forces de l’ordre, « on stigmatise les gens issus des quartiers populaires, il y a un mépris ». « Nos quartiers ne sont pas des stands de tir », pouvait-on lire sur des banderoles dans le cortège. Partie en début d’après-midi du quartier populaire de Bar- bès, la foule compacte, menée par des femmes, a défilé derrière une banderole « Marche de la dignité contre le racisme » en scandant : « Justice, réparations, unité ».

« On veut rendre visibles ces gens qu’on ne voit pas. Il faut réaffirmer notre dignité », a déclaré à l’AFP Amal Bentounsi, qui préside le collectif « Urgence notre police assassine ». Cette manifestation intervient dix ans après la mort dans un transformateur électrique de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) de Zyed Benna et Bouna Traoré. Ce drame avait enflammé les quartiers populaires pendant près de trois semaines, en novembre 2005. Dans le cortè- ge, des photos des deux adolescents étaient brandies, leurs prénoms scandés : « Zyed, Bouna, on n’oublie pas ».

Des élus présents Ce rendez-vous a également lieu 32 ans après une autre marche, « pour l’égalité et contre le racisme », qui s’était achevée par un rassemblement de 100.000 person- nes à Paris et la réception d’une poignée de marcheurs à l’Elysée. « Rien n’a changé », estime Amal Bentounsi, qui s’en prend aux engagements non tenus du gouvernement, comme le récépissé pour les contrôles d’identité ou le droit de vote des étrangers aux élections locales, promis par François Hollande avant la présidentielle.

En fin de cortège ont défilé des militants des jeunes communistes, du Parti de gauche, d’Europe Ecologie Les Verts (EELV) ou du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), dont l’ex-can- didat à la présidentielle Philippe Poutou. En revanche, étaient absentes les associations antiracistes les plus médiatiques (SOS Racisme, Licra…). Les manifestants devaient rejoin- dre la place de la Bastille pour un concert, avec les rappeurs Médine, Disiz, Tunisiano ou encore Kery James, auteur d’un morceau en hommage à Zyed et Bouna, déjà vu plus de 1,5 million de fois depuis qu’il a été posté mercredi sur internet.

http://www.lejdd.fr/Societe/Contre-le-racisme-une-marche-de-la-dignite

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27 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

la criminalisation des manifestants (les inrocks)

 papa

Se généralise…

Dans “Mater la meute, La militarisation de la gestion policière des manifestations” (éd. Lux), la professeure de sociologie à l’Université York de Toronto Lesley J. Wood montre comment un maintien de l’ordre de plus en plus violent supplante progressivement le droit à mani- fester. “La survenance d’un drame et la mort d’un homme étaient dans la logique du dispositif [policier] mis en place”.

Cette phrase extraite du rapport de la Commission d’enquête citoyenne sur la mort du militant écologiste Rémi Fraisse il y a tout juste un an à Sivens, témoigne de la polarisation extrême atteinte dans les interactions entre la police et les militants en France. Mais la crimi- nalisation des mouvements sociaux, et la répression de plus en plus préventive de la contes- tation sont des phénomènes globaux. Les arrestations de masse qui ont frappé les mani- festants anti-G20 à Toronto en 2010, le mouvement étudiant de 2012 et 2013 au Canada, ou encore celui d’Occupy en 2011 en attestent.

Neutraliser les groupes qui menacent le statu quo Dans son nouvel ouvrage, Mater la meute (éd. Lux), la professeure de sociologie à l’Université York de Toronto, Lesley J. Wood, étudie la guerre de basse intensité livrée aux manifestants en Amérique du Nord depuis la fin des années 1990. Avec pour trame cette question : “Pourquoi le gaz poivre, les barrières, les Taser et les unités antiémeutes sont de plus en plus fréquemment utilisés contre des manifestants non armés” ?

Son hypothèse permet de se dégager des schémas simplistes qui font de la police “un instrument dirigé par une élite toute-puissante”. Selon la sociologue, l’intensification des mesures policières coercitives et les collectes systématiques de renseignements procèdent des réformes néolibérales imposées aux agences de police, contrainte par l’austérité de jus- tifier leur travail et leur légitimité en neutralisant tous les groupes qui menacent le statu quo.

“Prévenir la tenue des manifestations” Dorénavant la police adhère à la logique de la “neutralisation stratégique”, qui repose sur des activités de renseignement, “le but étant de prévenir la tenue des manifestations”, et, le cas échéant, sur des arrestations massives, l’utilisation d’armes sublétales et les unités antiémeutes. Au point de départ de cette milita- risation de la gestion policière des manifestations, se trouve la “bataille de Seattle”, qui avait opposé des militants altermondialistes aux forces de l’ordre lors d’un sommet de l’OMC en 1999.

La sociologue décrit ainsi par le menu un véritable “répertoire de la répression” jugé nécessaire par les forces de police “au contrôle d’une nouvelle espèce de manifestants”. En interrogeant des responsables, elle constate cependant que la représentation des mani- festants partagée par les policiers est souvent stéréotypée : “J’aimerais qu’il y ait une vraie science d’évaluation des menaces”, soupire l’un d’entre eux.

“Réponse militarisée” D’où le paradoxe contemporain selon lequel, malgré la ritualisation des manifestations, “les activités militantes sont de plus en plus fréquemment gérées par les autorités comme si elles représentaient une réelle menace. Ces autorités, en crimi- nalisant les manifestants, trouvent ainsi en retour une justification à leur réponse militarisée”.

En annexe de cet ouvrage, le chercheur indépendant et militant anti-sécuritaire Mathieu Rigouste rappelle, dans un texte intitulé “Le marché global de la violence”, que le maintien de l’ordre en France n’échappe pas à ces mutations. “En France, les réseaux d’idéologues sécuritaires dominants, symbolisés par la ‘bande’ d’Alain Bauer, propulsent la restructuration sécuritaire en important et en réagençant depuis le milieu des années 1990 les modèles nord-américains”, écrit-il. La globalisation de la contre-insurrection serait-elle en marche ? Mathieu Dejean 26/10/2015

Mater la meute, La militarisation de la gestion policière des manifestations, de Lesley J. Wood, éd. Lux, 320p., 20€

http://www.lesinrocks.com/2015/10/26/actualite/comment-la-criminalisation-des-manifestants-se-generalise-11783533/

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26 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

dans le finistère (reporterre + npa35)

pd buis  c

Une manifestation calme pour dénoncer l’usine à grenades

Dans le Finistère, une usine méconnue fabrique grenades et balles, utilisées pour la répres- sion policière, et qui souvent, tuent et blessent. Contre cette usine de mort, manifestations et débats ont eu lieu ce week-end. Reporterre y était.

Peint sur une toile de quatre mètre de large, le visage de Rémi Fraise avec la mention « Rémi, présent dans nos luttes » ouvrait le campement sur une butte face à l’usine Nobel Sport de Pont-de-Buis. Un périmètre de cent hectares collé au bourg, où se fabriquent des grenades lacrymogènes et des munitions de lanceurs de balle de défense. Du matériel utili- sé pour la répression des manifestations, à Sivens ou à Notre-Dame-des-Landes, au Burki- na Faso, au Bahreïn et partout en France. Et aussi dans ce petit bourg du Finistère où la poudrerie royale a été fondée par Colbert sous le règne de Louis14.

Les trois jours «de rencontres et d’actions», du vendredi 23 octobre à dimanche 25, initiés par des militants de l’Ouest, Rennes et Nantes, des zadistes et des Finistériens, ont vu la police faire de la poudrerie un camp retranché, interdisant toute approche de l’usine. Par trois fois, les manifestants, 300 à 500 selon les jours, ont buté devant les camions grilles de la gendarmerie barrant les ponts d’accès et les carrefours.

Les deux premières fois, les manifestants ont tourné le dos à ces blocus policiers fortement gardés. Vendredi après midi, une conférence de presse de «l’assemblée des bles- sés par la police» et de leurs familles s’est tenue devant les camions blindés de la gendar- merie, avec pour toile de fond ces hautes barrières posées contre le droit constitutionnel de manifester. Samedi soir, dans la nuit, devant une autre route menant à l’usine Nobel Sport, des témoignages, aussi déterminés que drôles, ont été lus au micro, relayés par une sono mobile. Des témoignages d’ados de Notre-Dame-des-Landes et de sexagénaires italiens du Val de Suse qui luttent contre le percement du tunnel du Lyon Turin. Ecoute attentive, inatten- due, aux flambeaux éteints, des tracasseries de la police et des ripostes narquoises de ceux qui refusent de subir ces présences militaires.

Un bourg meurtri dans sa mémoire On pourra bientôt y ajouter les voix d’habitants de Pont-de-Buis, pas du tout hostiles aux jeunes manifestants, et plutôt surpris de voir leur bourg quadrillé par les gendarmes. Ils voient d’un bon œil ces trois jours contre une usine qui a tué et mutilé des ouvriers depuis des années: trois morts, quatre-vingt blessés, et des dizaines de maison détruites dans un rayon de 900 mètres lors d’une explosion en 1975. Un mort en 2006. Trois blessés graves en 2014. Sans parler des bras arrachés, des doigts coupés, des intérimaires blessés et dont les témoignages ont été ravivés par ces trois jours…

Même ceux qui y ont travaillé à temps plein ne défendent pas l’emploi dans cette usine dangereuse. «Mon oncle a vu sa deux-chevaux voler en l’air en 1975, expliquait la veille ce retraité sur un marché. Mon frère, mon beau frère et moi, on y a travaillé. Mais vous avez raison de manifester…» Devant un stand de crêpes à Châteaulin, la discussion s’engage: «Mais si on arrête les armes, qu’ est ce qu’on y fera? Bah, après la Guerre de Quatorze, toutes les usines qui fabriquaient des obus et du matériel militaire se sont bien reconverties. Alors…».

L’armement entre la blessure et la mort Tuer et mutiler, c’est aussi un des thèmes récur- rents des évolutions du maintien de l’ordre dans le monde qui auront été largement discu- tées et commentées, avec une documentation précise, lors des rencontres dans le campe- ments à un kilomètre du bourg. La notion d’«armement rhéostatique» qu’évoque dans un livre récent le sociologue Mathieu Rigouste, a été commentée: elle cache sous les mots techniques une gradation de la dangerosité des armes, de la blessure légère à la mort. Développant une version froide, industrielle, de l’offre et la demande, le marché fait du client (les polices du monde), un partenaire réceptif aux propositions des fabricants.

Au rassemblement, la mère de Quentin Torselli, Nathalie a témoigné: «Mon fils a été mutilé par un tir de flashball au cours d’une manifestation contre Notre-Dame-des-Landes en février 2014. Il a perdu un oeil. L’enquête a prouvé qu’il était isolé et ne représentait pas une menace.» D’où ces débats sur l’utilité, comme en Palestine, d’enquêter sur les implications économiques des entreprises, précédant la demande des Etats de réprimer désormais dans les corps. Cette notion de punition individualisée, de blessure personnelle trouve sa tragique illustration avec les mutilés à l’œil par balles de caoutchouc présents ce week-end, et l’évocation constante de la mort de Rémi Fraisse l’an dernier dans un bois du Tarn.

Gaza, Belfast, Soweto, mêmes combats Dans la paille d’un hangar agricole monté sur place aux côtés de trois barnums, la projection d’un film sur l’armement israélien, The Lab, du réalisateur indépendant israélien Yotam Feldman, a montré l’absence de frontière entre technique d’opération militaire et répression civile, ce que l’euphémisme technocratique appelle la «gestion démocratique des foules». Les techniques de répression se montrent évolutives, en expérimentation permanente, en Irlande du Nord dans les années 1970, en Afrique du Sud de l’Apartheid et depuis des années en Palestine. Après le film, on a discuté des luttes actuelles dans le Finistère, des convois qui convergeront vers Paris pour la COP 21, des partages de savoir sur les premiers soins à prodiguer dans les manifestations, on a lu des textes de femmes contre les armes, chanté et lancé des montgolfières en papier.

Malgré les nombreux contrôles routiers, des manifestants ont réussi à introduire des armes factices Un camp autogéré, autonome pour tous ses repas grâce au soutien de deux cantines volantes venues de Rennes et de Brest, a posé «Un acte de résistance à l’écra- sement policier», dit un jeune femme venue de l’est de la France. Et ce un an après le meur- tre de Rémi Fraise, omniprésent dans les discussions et les slogans, ponctués de «Ni oubli ni pardon». Des Britanniques, des Québécois et des Espagnols étaient venus à Pont-de- Buis, attentifs à ce déplacement des mobilisations vers les usines d’armement à la dimen- sion internationale évidente. «L’usine Nobel Sport réalise 90% de sa production pour l’export», dit un militant de la région.

Une fausse charge sur dix mètres Après les prises de parole de l’Assemblées des bles- sés, des lectures du vécu d’habitants de la ZAD nantais ou de la vallée italienne du Val de Suse, les manifestants ont abandonné le face-à-face avec la police après avoir jeté quelques cailloux, deux cocktail molotov contre un camion grille et des feux d’artifice croisés avec les trajectoires de fumées de lacrymogènes. Sans autre dégât que matériel. Sans blessé. Sans arrestation. Le dimanche, pour contourner le blocage policier des routes, la troupe de mani- festants a franchi un viaduc et coupant par les champs et les bois, et s’est retrouvé dans un champ en pente face à l’entrée de l’usine toujours bien gardée, survolé par l’hélico de la gendarmerie omniprésent pendant ces trois jours.

Toute la journée, un hélicoptère de la gendarmerie surveille le rassemblement Là, toujours dans le souci d’être imprévisible et sans volonté d’en découdre, une discussion s’est tenue en cercle, accroupi dans la terre caillouteuse du champ, pour décider d’une faus- se charge sur dix mètres en rang serrés, déclenchant le recul des CRS et gendarmes mobi- les à soixante mètres de là. La charge, hilare, a aussitôt reflué. Le grenadage massif du champ qui a suivi n’a pas gêné les manifestants, faisant aussitôt une «retraite stratégique» par les bois, la fumée de lacrymogène revenant plutôt vers les casques des soldats de l’ordre. A un carrefour, au-dessus d’une maison d’habitation, l’échange de jets feux d’artifice colorés contre lacrymo tombant en cloche dans une prairie et effarouchant les vaches n’aura duré qu’un gros quart d’heure.

«Rester imprévisible» Dimanche en fin d’après-midi, le retour au camp, s’est fait dans le calme d’une randonnée dans les bucoliques paysages d’automne. Le démontage des struc- tures, du matériel de cuisine, des tentes, et le rangement des camions auront permis un départ géré collectivement de nuit, en convoi d’une centaine de véhicules voitures particu- lières, fourgons et camions. Un arrêté préfectoral tombé le dimanche matin autorisait les contrôle de véhicules et des identités entre midi et minuit, mais les militants ont refusé en bloc.

Spectacle étrange que celui d’un officier de gendarmerie exigeant que le convoi se scinde et s’égrène voiture par voiture pour procéder au contrôle individuel et qui, devant la tension qu’il a créé et la menace d’un blocage de la voie rapide Nantes-Brest toute proche, calme ses gendarmes très énervés, et autorise le convoi à partir au pas, les militants mar- chant à pied à côté des voitures, à un ou deux mètres des boucliers et des matraques des gendarmes, finalement sans le moindre contrôle d’identité.

«Le week end s’est achevé sur une gestion collective assumée, concertée, du rapport à la police. On ne va pas toujours subir», dit un militant avec son accent rocailleux bien finis- térien. «On a montré qu’il est possible d’être imprévisible face à la police, de désigner les complices logistiques et économiques de la répression, et de préparer et de partager des réponses sur un territoire large en cas d’opération militaire tentant d’évacuer la ZAD, en janvier prochain comme les bruits en courent…» renchérit un zadiste.

26 octobre 2015 / Nicolas de La Casinière et Lucas Mascarello (Reporterre)

Lire aussi : Impunité policière : le droit de manifester est en danger

http://www.reporterre.net/Finistere-une-manifestation-pour-l-usine-a-grenades

http://www.anticapitaliste-35.org/23-24-25-octobre-2015-Week-end-d.html

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24 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

pont de buis (essf)

550

L’hommage à Rémy Fraisse n’a pu se rapprocher de l’usine d’armement. Un impressionnant dispositif bloquait le pont avec même un canon à eau et un hélicoptère.

Rennes Infos le 24:

http://www.rennes-info.org/Second-jour-de-mobilisation-contre

Ouest France le 24:

http://www.ouest-france.fr/pont-de-buis-pour-remi-fraisse-et-pour-les-autres-

Ligue des Droits de l’homme:

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36148

Parents de Rémi Fraisse:

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36147

Le Monde:

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36146

Ouest France:

http://www.ouest-france.fr/apres-la-mort-de-remi-fraisse-contre-les-armes-de-la-police

Le Télegramme:

http://www.letelegramme.fr/bretagne/pont-de-buis-inatteignable-poudrerie

France TV:

http://france3-regions.francetvinfo.fr/pont-de-buis-personnes-en-hommage-remi-fraisse-

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17 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

pont-de-buis (cqfd)

pdb

Industrie policière : la poudrière policière

Un an après le meurtre du militant écologiste Rémi Fraisse sur le site du barrage de Sivens, l’envie reste de dépasser la peur et de maintenir le droit à manifester, en déplaçant les con- flits là où se fabriquent les armes de la répression. Le maintien de l’ordre a ses fournisseurs, un business opaque, avec ses profits, ses dividendes aux actionnaires.

Reportage près d’une usine d’armement de police, dans le Finistère. Quatre pauvres lampadaires face à une prairie en pente, une guérite aux allures d’Algéco, de vagues grilla- ges. C’est l’entrée de l’usine Nobel Sport à Pont-de-Buis, dans le fin fond du Finistère, qui se vante d’aligner «la chaîne de fabrication de grenades lacrymogènes la plus automatisée d’Europe», et d’avoir dépassé en 2008 «le cap remarquable du million de grenades lacrymo- gènes produites et vendues dans le monde» [1].

On y produit aussi des munitions pour lanceur de balle de défense (LBD), l’arme qui remplace le Flash-Ball et dégomme les yeux des manifestants. « En période de forte de- mande, de révolution à réprimer quelque part dans le monde, l’usine passe en 3×8», lâche un voisin. C’est un des discrets ateliers de la répression made in France, dont la production s’exporte en Europe, au Bahreïn, en Égypte, en Mauritanie, en Côte d’Ivoire, en Tunisie…

Un fournisseur officiel de la violence d’État, pour parler pompeusement. Sur place, l’em- prise de l’usine est omniprésente dans le paysage du bourg. Deux petites manifestations se sont tenues sans encombre devant l’usine: en décembre 2013, après l’opération César [2] à Notre-Dame-des-Landes, et en décembre 2014, après le meurtre de Rémi Fraisse. «Manif joyeuse, ambiance piquet de grève», se souvient un paysan du coin, les gendarmes laissant placidement démonter gentiment les grillages, sans intervenir.

Petit plaisir au passage : la présence de manifestants aux abords de l’usine classée Seve- so bloque la production pendant la journée complète. Un troisième rassemblement avec débats s’annonce pour le week-end du 25 octobre, un an après le drame de Sivens, au plus près de l’usine de fabrication de poudres.

Poudre noire, bourg gris Avec une salle polyvalente dénommée Espace François-Mitter- rand, pas étonnant que le bourg de Pont-de-Buis suinte la déprime et la grisaille. « Y a rien, ici. Et personne ne veut venir dans ce patelin », déplore un autre riverain. D’autant que nom- bre de maisons abandonnées, commerces à vendre et bâtiments délaissés jouxtent les cent hectares du périmètre barbelé de la poudrerie repositionnée sur les marchés de la chasse et de la répression. Nobel Sport, usine classée Seveso niveau haut, est officiellement un «établissement servant à la conservation, à la manipulation ou à la fabrication des poudres, munitions et explosifs».

L’ancienne poudrerie royale coincée dans un repli de vallée, fondée par Colbert en 1687, a embauché jusqu’à 7 500 salariés, hommes et femmes, pendant la Première Guerre mondiale, effectif tombé à 530 personnes en 1974 – moins de 120 aujourd’hui. L’histoire ré- cente rappelle que le site pue la camarde.

Explosion en août 1975 : trois morts, 81 blessés (60 salariés de l’usine et 21 habitants du bourg) et 90 maisons ratiboisées dans un rayon de 3 km, murs et toitures effondrés, sans compter près de 400 autres baraques endommagées sérieusement. Nouvelle explosion en juillet 2014 : trois blessés. Mauvaise cuvée pour les fournisseurs officiels de la répression : un mois plus tôt, le 24 juin, une ouvrière trouvait la mort dans l’usine Alsetex à Précigné (Mayenne) qui fabrique aussi des grenades pour la police et la gendarmerie. Mais on s’ha- bitue : après tout, ce n’est que le cinquième décès d’ouvriers soufflés par explosion sur le site depuis 1959.

À Pont-de-Buis, les patrons martèlent bien sûr que ce qu’ils fabriquent n’est pas dange- reux. Comme les préfets et ministres de l’Intérieur, glosant sur les armes prétendues «non létales», ou «à létalité réduite». À les entendre, on pourrait tuer «partiellement»: la «létalité » serait toute relative, il suffirait d’appliquer un coefficient d’intensité : un peu mort, beaucoup décédé, passionnément occis…

À la source des armes Sortir des centres-villes, déplacer la protestation sur les lieux de production de ce matériel de guerre sociale est une idée née entre Notre-Dame-des-Landes, Brest, Montreuil et Nantes. C’est à dire entre la ZAD, le comité du Finistère contre le projet d’aéroport nantais, l’assemblée des blessés par la police regroupant des mutilés par Flash- Ball et LBD des quartiers populaires, des milieux militants et des supporters de foot eux aussi tirés comme des lapins.

Le texte d’appel parle de «mettre en lumière la source des armes qui mutilent et tuent nos compagnons de lutte, ici en France et sur toute la planète». Car «réduire le conflit politi- que à l’affrontement de rue, c’est au mieux avoir l’impression de faire peur au pouvoir, au pire perdre un œil ou la vie».

La mort de Rémi Fraisse et ses lendemains ont laissé autant de rage que d’amertume nappée de nuages lacrymogènes. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le meurtre d’un manifestant, l’impunité des responsables, hiérarchie gendarmesque autant que gouverne- ment commanditaire, la mise en cause directe du droit de manifester n’ont pas levé l’indigna- tion large qu’on aurait pu normalement attendre. « La police s’est contentée de boucler inté- gralement les centres-villes et d’alimenter le sentiment de crainte par assauts médiatiques successifs», constate l’appel à la manif à Pont-de-Buis.

En mai dernier, la commission parlementaire instaurée par Noël Mamère suite au dra- me de Sivens auditionne des dizaines de responsables du maintien de l’ordre et entérine leur nouvel armement: le Flash-Ball est remplacé par le LBD, plus précis, plus puissant, plus mutilant. Le 18 mai, les deux flics auteurs de la mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en 2005 sont relaxés après dix ans de procédure.

On pourrait multiplier les épisodes du triomphe de la force brute de l’État. Mais «on doit sortir de l’étouffement après la mort de Rémi Fraisse», résume un zadiste. L’enjeu, c’est aussi de retrouver l’énergie et «la confiance qui nous a permis de repousser 2 000 flics en 2012 sur la ZAD, de bloquer un train de déchets nucléaires pendant plusieurs heures en 2011, d’amener 500 tracteurs dans les rues de Nantes, ou encore de mettre en échec des rafles de sans-papiers, comme à Montreuil». Une détermination qui peut se répandre comme une traînée de poudre. CQFD n°136 (octobre 2015),Nicolas de La Casinière

Notes:

[1] Mensuel Pro Sécurité, novembre 2008.

[2] Opération de tentative d’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes en octobre et novembre 2012. Un échec pour le pouvoir malgré deux hélicoptères et 1200 gendarmes déployés pendant des semaines.

http://cqfd-journal.org/Pont-de-Buis%E2%80%89-la-poudriere

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13 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

turquie, les attentats contre le hdp (al’encontre.ch)

sinark

Et la stratégie de la peur

Dans la foulée de l’attentat du 10 octobre 2015, à Ankara, visant les manifestant·e·s du meeting pour la paix, le coprésident du Parti démocratique des peuples (HDP), Selahattin Demirtas, affirmait: «Nous sommes confrontés à un Etat meurtrier qui s’est transformé en mafia.» Depuis juillet, l’armée turque a placé un grand nombre de villes dans les provinces du Kurdistan turc sous un véritable blocus policier et militaire. Le nom donné par le gouver- nement à l’opération: «nettoyage antiterroriste».

A la coupure de l’électricité, du gaz, de l’eau, s’ajoute l’interdiction aux ambulances d’en- trer dans ces villes. A Sinark, préfecture de la province du même nom, des images d’un homme mort attaché par une corde passée autour du cou et tiré par un fourgon blindé ont été prises et diffusées. Par qui? Par la police elle-même. Le nom de la victime: Haci Lokman Birlik. Devant les réactions très nombreuses sur les réseaux sociaux, le Premier ministre, Ahmet Davutoglu, s’était engagé à mener une enquête. Elle n’a pas commencé! Ces images sont la traduction de l’ampleur répressive du pouvoir et de l’impunité ressentie par les forces policières et militaires.

Lors des manifestations du dimanche 11 octobre, des slogans dominaient: «Erdogan assassin!», «Police assassine!», «Etat assassin!». Kerem Oktem, spécialiste de la Turquie moderne et enseignant à l’Université de Graz en Autriche et auteur de Angry Nation: Turkey since 1989 (Zed Books 2011), déclarait: «De nombreuses questions se posent afin de savoir si les élections du 1er novembre vont avoir lieu et, si elles ont lieu, vont-elles se dérouler de manière acceptable?»

Et il insiste sur la brutalité de la rhétorique visant les dirigeants du HDP «qui les déshu-manise» (New York Times, 11 octobre 2015). Didier Billion, directeur adjoint de l’IRIS, n’hé- sitait pas à déclarer, le 12 octobre 2015: «indépendamment même de l’attentat du 10 octo- bre, il y avait quelques préventions sur la qualité démocratique de la tenue de ces élec- tions». L’«Etat profond» est à la manœuvre contre la population kurde et la gauche en Turquie. Publié par Alencontre le 12 – octobre – 2015 Simon Tisdall

http://alencontre.org/asie/turquie-les-attentats-contre-le-hdp-et-la-strategie-de-la-peur

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13 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

pont-de-buis, manif en mémoire de rémi fraisse (of)

pdb

Du vendredi 23 au dimanche 25 octobre, les Zadistes de France se retrouveront à Pont-de-Buis, où se situe un site de Nobelsport, à la mémoire de Rémi Fraisse.

Rémi Fraisse, 21 ans, avait été tué le 26 octobre 2014 par une grenade lacrymogène lancée par les forces de l’ordre, alors qu’il manifestait contre le projet de barrage à Sivens, dans le Tarn. Pour commémorer ce tragique événement, les occupants des Zad (zones à défendre) de France organisent un «week-end d’actions contre les armes de la police».

Pont-de-Buis a été choisi car la commune abrite un des quatre sites de la société Nobel-sport, fabricant de poudre de chasse, de tir, et de grenades lacrymogènes. Deux mois après le décès de Rémi Fraisse, une manifestation régionale avait déjà eu lieu dans cette commune, rassemblant 200 personnes.

http://www.ouest-france.fr/pont-de-buis-manif-nationale-en-memoire-de-remi-fraisse

23, 24 et 25 Octobre à Pont-de-Buis (29) : week-end d’actions contre l’armement de la police autour du site de Nobel-sport.

Le 25 octobre dernier, à Sivens, Rémi Fraisse était tué par une grenade offensive de la gendarmerie. Ces dernières années, on ne compte plus le nombre de mutilé-e-s et de blessé-e-s par les armes de la police : grenades, Flash-Balls, Lanceurs de Balles de Défense. La militarisation croissante du maintien de l’ordre répond à une volonté de réprimer toujours plus durement la moindre rébellion, la moindre résistance, la moindre déviance.

Les armes policières, utilisées en France et exportées dans le monde entier, sont fabriquées sur le sol français, et notamment par l’entreprise Nobel Sport, basées à Pont-de-Buis : elle produit différent modèles de grenades lacrymogènes, et les balles en caoutchouc tirées par la police. Le week-end du 25 octobre 2015, nous organisons une journée d’action autour de cette usine, suivie de deux journées de discussion et de rencontres. Nous voulons mener une percée dans l’imaginaire en ciblant ceux qui produisent les armes de la police, en s’interrogeant sur la logistique qui fait vivre la répression, qui la met en oeuvre, et qui en profite puisque c’est aussi un business, avec un marché intérieur et des contrats à l’export.

Notre seule présence devant les grilles de cette usine classée Seveso suffira à bloquer la production. Mais nous envisageons cette action comme le début d’un processus plus large.

Tou-te-s solidaires contre les violences d’État, tou-te-s à Pont-de-Buis du vendredi 23 au dimanche 25 octobre 2015 !

•Vendredi 23 octobre : Manifestation à 14h au départ de la place de la gare à Pont-de-Buis. Venez avec vos idées, votre créativité : masques de couleurs, marionnettes, peinture, musique, …
•Samedi 24 et Dimanche 25 octobre : Débats et discussions, moments de convivialité et d’action


Plus d’infos et de nombreuses ressources sur le site:

http://desarmonslapolice.noblogs.org/

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