Archive | Antimilitarisme

04 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

la chanson de craonne (le courrier picard)

Le secrétaire d’État l’interdit !

Couac à Fricourt ce vendredi 1er juillet. Si les 600 à 700 participants retiendront une belle cérémonie hommage aux Allemands, en coulisses les rouages étaient grippés.

Le secrétaire d’État Jean-Marc Todeschini a refusé que soit entonnée la Chanson de Craonne, appel à la grève des soldats contre «  Tous ces gros qui font la foire (…) feraient mieux de monter aux tranchées pour défendre leur bien, car nous n’avons rien  ». 03/07/2016

http://m.courrier-picard.fr/le-secretaire-d-etat-interdit-la-chanson-de-craonne

Wikipedia

Lire aussi:

http://www.revolutionpermanente.fr/La-chanson-de-Craonne-censuree

Lire la suite

04 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

rocard la part d’ombre (mediapart + bensaid + divers)

rocky

Notre camarade Daniel Bensaid avait épinglé le « Petit Marquis »

 De Michel Rocard

« Les morts », chantait Brassens, « sont tous de braves types ». Au milieu du concert de louanges de pleureuses hypocrites qui va s’élever, qu’il me soit permis de rappeler dans ce billet quel- ques « parts d’ombre » du rocardisme, à commencer par l’amnistie accordée aux militaires assassins de la grotte d’Ouvéa.

On peut dire qu’il y avait du beau monde, pour fêter les 80 ans de Michel Rocard  !

Le baron Ernest-Antoine Seillière, Laurence Parisot, Nicole Notat, et ses deux prédécesseurs à la tête de la très rocardienne CFDT, Stéphane Fouks (Euro RSCG), Lionel Jospin, Pierre Pringuet (patron de Pernod Ricard, qui offrait les vins, venus d’Australie), Alain Bauer (« criminologue » sarkozyste). Et, bien entendu, Manuel Valls !Une vraie réunion de gauche !

Cette soirée d’anniversaire, qui mêlait grands patrons, hiérarques « socialistes » et chefs de la CFDT, est un excellent symbole de ce que fut le « rocardisme ». Michel Rocard fut l’apôtre de la « discussion entre partenaires sociaux » substituée à la lutte des classes. Sa fameuse « deuxième gauche » est représentée, notamment, par la CFDT: le naufrage du syndicalisme.

Il a participé à la commission Pochard, créée par Darcos, ministre de Sarkozy, pour « redéfinir le métier d’enseignant »; certes, il l’a quittée au bout de quelques mois, mais comment, lorsqu’on a un brin d’honnêteté, peut-on  accepter une mission quelconque d’un type comme Sarkozy ?

Il a ensuite accepté d’être missionné par le même Sarkozy, qui s’est ouvertement payé sa fiole en le nommant « ambassadeur pour les régions polaires », ou une dénomination dans ce genre. Qu’est-ce que Sarkozy en avait à battre des ours blancs ?

Volen nolens, Rocard a conduit, au début du second septennat de Mitterrand, et malgré leurs conflits personnels, une politique de droite. Il a fait amnistier l’assassinat de Kanaks par des gendarmes lors de l’assaut contre la grotte d’Ouvéa, ainsi qu’il l’a reconnu il y a quelques années. C’est à coups de bottes, d’une balle dans la tête, ou en arrachant leur perfusion, que les blessés kanaks ont été achevés, et les responsables de cette abomination, grâce à Michel Rocard, ont échappé aux sanctions légitimes qu’auraient dû leur valoir ces actes de barbarie.

« À la suite d’une enquête de commandement, Jean-Pierre Chevènement, ministre de la Défen- se du gouvernement Rocard, relève « qu’aucun élément de l’enquête ne fait apparaître qu’il y a eu des exécutions sommaires » tout en évoquant des « actes contraires au devoir militaire » et « des points lui paraissant obscurs après l’évacuation d’Alphonse Dianou ».

Parmi les cas suspects, celui de Wenceslas Lavelloi, surnommé « Rambo », retrouvé mort d’une balle dans la tête et dont plusieurs témoignages récents confirment qu’il était encore vivant après la fin de l’assaut ; le cas d’Alphonse Dianou, chef du commando, blessé d’une balle au genou, laissé plusieurs heures sans soins et qui devait finalement décéder ; le cas de Patrick Amossa Waina, un « porteur de thé » de 18 ans qui ne faisait pas partie des preneurs d’otages, retrouvé mort d’une balle dans la tête alors qu’il était vivant à la fin de l’assaut ; de Martin Haïwé qui tentait de s’enfuir avant l’attaque et de Samuel Wamo, le blessé évacué entre les deux assauts.

Les deux médecins légistes ayant pratiqué les autopsies constateront également un nombre anormalement élevé de victimes – douze sur dix-neuf – tuées d’une balle dans la tête , la plupart présentant par ailleurs de multiples blessures. Certains participants de l’opération interrogés par Le Figaro assurent qu’aucun tir n’a été entendu sur zone après la fin des combats. Mais Philippe Legorjus reconnaîtra plus tard avoir entendu des coups de feu alors qu’il quittait les lieux.

L’officier de gendarmerie responsable des blessures subies par Alphonse Dianou (qui en est mort avant son transport à l’aéroport d’Ouloup) a été brièvement suspendu après l’enquête qui a suivi. Il achèvera sa carrière avec le grade de colonel. »

(Source: Wikipedia)

A l’occasion de la sortie du film de Mathieu Kassowitz, un  rappel succinct de ces évènements sanglants a été publié ici:

http://www.corsicainfurmazione.org/3086/selon-lancien-patron-du-gign-des-kanaks-ont-ete-executes-en-1988-a-ouvea/2011/

Bien entendu, Michel Rocard, qui devient Premier Ministre après  ces exactions, n’en porte aucunement la responsabilité. C’est lui, cependant, qui a « couvert », puis amnistié, les militaires tortionnaires et assassins. Edwy Plenel et Alain Rollat avaient, en 1988, publié un livre sur ces évènements: Mourir à Ouvéa.

Par ailleurs, Michel Rocard « présidait, avec Dominique Strauss-Kahn et Pierre Moscovici, cofondateur de l’association À gauche, en Europe. Il présidait le conseil d’orientation scientifique de la fondation Terra Nova depuis sa création, en 2008. » (Source: Wikipédia)

J’évite de cracher sur les cercueils, mais on ne pleure quand même pas la disparition d’un révolutionnaire.

https://blogs.mediapart.fr/lancetre/blog/020716/la-part-dombre-de-michel-rocard

http://danielbensaid.org/L’anti-Anti-Rocard

http://www.europe-solidaire.org/Daniel-Bensaid

Lire aussi:

Quand Bensaid disséquait la politique de Rocard

Rocard : nous, on n’est pas amnésiques

Michel Rocard : plein d’idées pour servir le capital

A Michel Rocard, les retraité(e)s reconnaissant(e)s

Lire la suite

03 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

des millions d’euros à la mer… (le peuple breton)

le driand

Et c’est le Drian qui les essaie!

Hasard ou pas hasard, le Télégramme publie dans son édition du 2 juillet, deux articles l’un à côté de l’autre :

l’un sur le missile M51 tiré la veille en face de Penmarc’h, l’autre sur l’attente des victimes des essais nucléaires. Le chiffre généralement admis est qu’environ 150 000 personnes, civils ou militaires sont concernés ou ont pu être concernés par les essais nucléaires. Des essais qui impliquent que vu le manque de protection, un certain nombre ont développé depuis des cancers liés aux essais. Le président de l’ANVVEN (Association nationale des vétérans victimes des essais nucléaires) signale qu’il n’ y a que 1000 dossiers d’indemnisation à l’étude, et que seuls 20 dossiers ont amené à des indemnisations de 115 000 au maximum à 16 500 au minimum.

Et que fait l’État français pendant ce temps, à la grande satisfaction de son Ministre de la défense ? Il tire « victorieusement » un missile M51 depuis le sous-marin « le Triom- phant » au nom évocateur. Il faut quand même rappeler qu’en 2013 un tel missile (qui heureu- sement n’est pas équipé de têtes nucléaires pendant un essai) s’était abîmé en mer !

Pour info, un seul missile comporte plusieurs têtes thermonucléaires (qu’on appelait « bombes H » pendant la guerre froide) contenant du tritium, et surtout de l’uranium et du plutonium « de qualité militaire » donc hautement enrichis. Les sous-marins comme le Terrible ou le Triomphant emportent chacun 16 missiles contenant chacun 6 têtes thermonucléaires. La puissance de chaque tête serait de 110 kT (mais chut ! La puissance réelle est un secret…), réduite à 100 kT dans les prochains modèles 2016. Pour rappel, 100 kT cela veut dire 100 000 tonnes de TNT (explosif classique). Hiroshima, c’était seulement de l’ordre de 15kT.

Donc faisons le compte : 16 missiles à 6 têtes de 100 kT, cela fait 9 600 kT : près de 650 fois Hiroshima par sous-marin, et la France a plusieurs sous-marins. Cela donne le vertige.. Pour tirer sur qui ? Pour faire peur à Daesh ?

Un dernier chiffre : un seul missile, c’est – conception comprise – un coût de 120 millions d’euros. Qu’est ce qu’on pourrait faire avec cette somme ? Une idée : 120 millions d’euros, c’est pile 1000 fois 120 000 €. Donc de quoi indemniser les 1000 dossiers des victimes des essais nucléaires d’il y a 50 ans… Christian Pierre 2 juillet 2016

http://lepeuplebreton.bzh/2016/07/02/des-millions-d’euros-a-la-mer/

Lire la suite

22 juin 2016 ~ 0 Commentaire

8 morts au mexique (révolution permanente + révolution)

La police tire à balles réelles sur des enseignants en lutte

Journée de rage à Oaxaca ce dimanche : le gouvernement de Peña Nieto et de Gabino Cué a déployé une répression brutale en divers points de l’État contre les enseignants mobilisés et les secteurs populaires qui les soutiennent. A ce jour, huit morts ont été confirmés.

À Salina Cruz, Nochixtlán et Oaxaca de Juárez, la rage du Président Enrique Peña Nieto et du secrétaire d’État de l’Éducation publique, Aurelio Nuño, s’est déployée contre les enseignants de la 22e section et les secteurs populaires qui les soutiennent.

Le gouvernement cherche à noyer la lutte contre la réforme éducative sous les tirs à balles réelles et les gaz lacrymogènes. Aux huit morts dénombrés jusqu’à présent, aux nombreux blessés et aux multiples arrestations, s’ajoutent la détention de Juan José Ortega Madrigal, dirigeant de la 18e section de la Coordination nationale de travailleurs de l’Éduca- tion, et la récente arrestation de plusieurs dirigeants de la 22e région, comme Rubén Núñez et Francisco Villalobos.

Par le biais de cette répression sauvage, ils veulent faire payer les enseignants qui résis- tent. Ils frappent ainsi un des secteurs d’avant-garde (protagonistes de l’héroïque Commune d’Oaxaca en 2006) et prétendent donner une leçon aux jeunes travailleurs et au peuple mexi- cain, pour décourager la résistance contre les plans dictés par la Maison blanche et mis en place par Peña Nieto et les partis du Pacte pour le Mexique. Cela est arrivé deux jours après la grande manifestation qui s’est tenue à Mexico, où les enseignants se sont confrontés à Mancera, complice du PRI. Plus de 14 000 personnes ont pris les rues, et la solidarité a été particulièrement présente à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

Peña Nieto et Aurelio Nuño contre les enseignants

Suite au désastre électoral du PRI, le 5 juin, au niveau national, la rage contre les enseignants qui s’opposent à la réforme éducative s’est approfondie jour après jour. La priorité de Peña Nieto, qui fait face au taux d’acceptation le plus faible depuis le début du septennat, est d’étouffer les manifestations pour obtenir à tout prix la « paix sociale » exigée par les pays impérialistes et les investisseurs internationaux.

Il n’est ainsi pas anodin que le président ait lancé une annonce sur le développement des Zones économiques spéciales dans les États où il y a eu le plus de manifestations sociales : Oaxaca, Chiapas, Veracruz, Michoacán et Guerrero. Les principaux bastions des enseignants dissidents. Pour Peña Nieto et pour Nuño, les gérants du capital international, il est vital d’écraser l’unité entre les enseignants, les autres travailleurs et les secteurs populaires, de plus en plus nombreux dans la lutte.

Soyons des milliers dans les rues pour soutenir les enseignants

Face au renouvellement des attaques contre le peuple travailleur, il est d’une importance vitale d’apporter aux enseignants une solidarité active. Il faudrait mettre en place un grand mouve- ment démocratique unitaire dans les rues, qui puisse offrir sa solidarité aux enseignants qui subissent aujourd’hui la répression à Oaxaca, et qui permette de stopper l’offensive répressive. Les organisations politiques, syndicales, sociales, les intellectuels ainsi que les organisations des droits de l’homme doivent impulser immédiatement une grande mobilisation. Nous devons être des centaines de milliers, des millions même, dans les rues. Halte à la répression du gouvernement contre les enseignants en lutte ! Exigeons la condamnation des responsables des assassinats de nos camarades ! Tout notre soutien aux exigences de la CNTE !

De même, il est urgent de convoquer une grande campagne de solidarité internationale, par le biais d’actions de soutien devant les ambassades du Mexique, accompagnées de commu- niqués et de déclarations. Plusieurs collectifs de travailleurs de l’éducation ont commencé à manifester leur solidarité dans plusieurs pays, comme on peut le voir sur La Izquierda Diario.

Si cette bataille contre Peña Nieto, Aurelio Nuño et les organismes internationaux face à nos enseignants est victorieuse, cela sera un triomphe de toute la classe travailleuse. Il y aura de meilleures conditions de vie et de travail pour le peuple travailleur face aux réformes structu- relles. Exigeons la remise en liberté des prisonniers politiques ! Halte à la répression de Peña Nieto et Gabino Cué ! Tout notre soutien aux enseignants héroïques et au peuple de Oaxaca en lutte ! À bas la réforme éducative ! 20 juin 2016 (Résumé)

http://www.revolutionpermanente.fr/8-morts-au-Mexique-la-police-tire-a-balles-reelles-sur-des-enseignants-en-lutte

http://www.revolutionpermanente.fr/Devant-l’ambassade-du-Mexique-a-Paris

http://www.marxiste.org/mexique-12-morts-suite-a-la-repression-contre-le-mouvement

http://www.europe-solidaire.org/

pena nieto

Avoir un bon copain: Hollande avec Peña Nieto en 2015

Commentaire: Surprise! La priorité de Peña Nieto, qui fait face au taux d’acceptation le plus faible depuis le début du septennat, est d’étouffer les manifestations pour obtenir à tout prix la « paix sociale » exigée par les pays impérialistes et les investisseurs internationaux.

Lire la suite

17 juin 2016 ~ 0 Commentaire

eurosatory (anti-k)

Des manifestants repeignent des tanks en rouge au salon Eurosatory, « vitrine de la répression mondiale »

Des tanks repeints en rouge, couleur sang.

C’est ainsi que quelques dizaines de militants ont salué, à leur manière, l’ouverture du salon international de l’armement Eurosatory, qui se tient à Villepinte du 13 au 17 juin. Avec ses centaines d’exposants venus des quatre coins de la planète, Eurosatory ne semble pas con- naître beaucoup de tabous : ni régimes dictatoriaux, ni équipements de tortures. Le tout sur fond de boom du commerce des armes, notamment à destination du Moyen-Orient. Un secteur où la France est tout sauf exemplaire.

Avec plus de 1500 exposants du monde entier, Eurosatory est l’un des plus importants salons internationaux de l’industrie de la défense et de la surveillance. Et aussi l’un des plus contestés et des plus contestables, si l’on examine la liste des exposants. Il se tient aujourd’hui dans un contexte de boom du commerce des armes au niveau mondial. Un boom qui profite notamment à la France (mais aussi à l’Allemagne) qui a vu ses ventes d’armes exploser en 2015. L’hexagone serait en passe de devenir numéro deux mondial, derrière les États-Unis mais devant la Russie.

Une grande partie de ces armes sont exportées vers les pays du Moyen-Orient comme l’Arabie saoudite, le Qatar, l’Égypte ou les Émirats arabes unis. Aucun de ces régimes n’est particulièrement réputé pour son respect des droits de l’homme et de la démocratie, mais la diplomatie française a visiblement choisi de passer outre (lire nos articles ici et ). Et tant pis si certaines de ces armes sont utilisées dans le cadre du conflit au Yémen, où les belligérants sont accusés par l’ONU elle-même de crimes contre l’humanité. Les manifestants ont d’ailleurs choisi de repeindre en rouge le char Leclerc, produit de l’entreprise française Nexter, qui s’est illustré au cours de cette guerre.

Équipements de torture

À titre d’illustration de l’absence totale de garde-fous éthiques ou politiques qui semble régner dans l’industrie française de l’armement (publique et/ou privée), Amnesty international signale la présence au sein d’Eurosatory de nombreux stands de pays sous le coup d’embargos sur les armes, comme la Russie, la Chine ou la Biélorussie. Sont également à Villepinte des firmes françaises accusées par les Nations unies d’avoir violé l’embargo sur les exportations d’armes en Côte d’Ivoire: «ACMAT Defense, le groupe Marck et sa filiale Sofexi, Nobel Sport ou encore SAE Alsetex».

Et bien entendu, des équipements de guerre extérieure aux moyens de répression intérieure, il n’y a souvent qu’un pas. C’est ainsi que les blindés vendus à l’Égypte par Renault Trucks auraient surtout été utilisés à l’intérieur de ses frontières (lire notre enquête). Une autre entreprise française tenant stand à Eurosatory, MagForce, y ferait même selon Amnesty la « promotion d’équipements de torture » ce pourquoi elle a été bannie, il y a quel- ques années, d’un autre salon d’armement au Royaume-Uni. Les organisateurs d’Eurosatory ne semblent pas avoir autant de scrupules.

Amnesty rappelle aussi qu’Eurosatory n’est pas le seul salon français dédié à l’arme- ment et à la répression. Il y a aussi le salon Euronaval, le salon du Bourget, ainsi que le salon Milipol, organisé en novembre dernier et qui se tiendra à nouveau fin 2017. Des firmes chinoises y avaient déjà exposé des équipements de torture théoriquement interdits en Europe. En pleine période de boom, l’industrie de l’armement et de la surveillance connaît-elle encore des tabous ? Olivier Petitjean 16 juin 2016

http://www.multinationales.org/

source

http://www.anti-k.org/des-manifestants-repeignent-des-tanks-en-rouge-au-salon-eurosatory

Lire la suite

13 juin 2016 ~ 0 Commentaire

à bas l’état policier ! (npa)

police_charb

La répression du mouvement social depuis deux mois, les brutalités policières systématiques dans les manifestations, les comparutions immédiates et leurs lots de mises en examen, et mises en détention, ne doivent rien au hasard ni à des dérapages des corps de répression

Auxiliaires indispensables à l’exercice du pouvoir, l’appareil répressif de l’État – constitué de la police, la justice et l’administration pénitentiaire, et l’armée – ont toujours été les ennemis de la classe ouvrière et des révolutionnaires.

« En dernière instance, l’État est une bande d’hommes armés »

Cette définition lapidaire d’Engels reste d’actualité, même si le capitalisme en un siècle et demi a considérablement amélioré et organisé son système d’aliénation idéologique lui permettant de n’être pas systématiquement obligé de recourir à la force pour assurer l’ordre. Mais lorsque le cirque électoral ou les grandes messes sportives mondialement médiatisées ne permettent plus d’assurer l’ordre social, c’est-à-dire l’exploitation capitaliste, les gérants du pouvoir, de « gauche » comme de droite, peuvent en toutes circonstances compter sur l’appareil répressif de l’État.

La meilleure illustration nous en est encore donnée cette semaine par François Hollande qui menace presque ouvertement les grévistes des transports s’ils venaient troubler l’Euro de football. Ainsi, l’État ne manque jamais une occasion pour renforcer son appareil répressif. Après les attentats de Charlie hebdo et du Bataclan, les corps répressifs, à grand renforts publicitaires, ont organisé des campagnes de recrutement dans la police, la gendar-merie, l’armée de terre et l’armée de l’air. Profitant du chômage et de l’incertitude profession- nelle de nombreux jeunes, ces campagnes semblent avoir connu un réel succès.

Pourtant, confronté à la violence exercée par l’appareil répressif de l’État, le mouve- ment social a su en quelques jours désigner son ennemi, rompre avec la peur de la répression, organiser l’auto-défense de ses manifestations, et rompre massivement avec le légalisme en bloquant des raffineries, en occupant des places… Le chemin reste encore long pour que ce mouvement permette de poser à une échelle de masse la question centrale de la nécessité de casser l’appareil répressif.

Les réformistes, leurs illusions… et leur répression !

Fidèles gestionnaires de l’État bourgeois lorsqu’ils sont au pouvoir, les réformistes endossent sans état d’âme les habits de père fouettard des pires despotes de droite, n’hésitant pas à mettre en place des lois liberticides (telle aujourd’hui l’application à répétition de l’état d’urgen- ce ou la loi Urvoas) et organiser la répression la plus féroce.

Jules Moch, ministre socialiste de l’Intérieur, envoya en novembre 1948 60 000 CRS con- tre 15 000 mineurs grévistes retranchés dans les puits, faisant ainsi 6 morts et de nombreux blessés… suivis par 3 000 licenciements pour « fait de grève ». Ministre de la Justice puis de l’Intérieur du gouvernement Guy Mollet, François Mitterrand refusa pendant la guerre colonia- liste en Algérie de gracier 45 nationalistes algériens qui furent alors guillotinés. Il en fît de même pour Fernand Iveton, ouvrier militant de la CGT et du PCF, soutien du FLN dont il refusera la grâce et qui sera donc guillotiné le 11 février 1957…

De profondes illusions persistent sur une prétendue indépendance de la justice. Ce corps répressif censé arbitrer les « différends entre citoyens » applique pourtant une justice de clas- se qui envoie chaque jour en prison les habitantEs des quartiers populaires, les pauvres, les exclus, les sans-papiers, les rebelles à l’ordre établi. C’est pourtant elle qui fait souvent preuve d’une grande mansuétude envers les délinquants en col blanc… Qu’ils soient procureurs, substituts, juges ou avocats, ses acteurs sont souvent issus pour la plupart de la même classe sociale… et assurent la défense de ses privilèges.

Réel instrument de domination sociale et de répression, il faut dénoncer les illusions sur la neutralité et la légitimité de l’État, et profiter de chaque moment où le mouvement social est à l’offensive pour en dénoncer le caractère de classe et chercher à l’affaiblir.

Lundi 13 juin 2016 Alain Pojolat

https://npa2009.org/arguments/societe/bas-letat-policier

Lire la suite

10 juin 2016 ~ 0 Commentaire

otan: le risque d’escalade (npa)

guerres

L’Otan a lancé ses exercices navals Baltops 2016 impliquant les bombardiers stratégiques américains B-52, 50 navires, 60 avions, hélicoptères et drones, ainsi que 4 500 militaires en provenance de 18 pays membres de l’Otan… Ces exercices se déroulent du 3 au 18 juin dans la partie sud de la mer Baltique près des côtes de la Suède, du Danemark et de la Pologne.

La menace russe ?

Au même moment, à l’occasion de sa visite à Paris pour rencontrer Hollande au sujet du prochain sommet de l’Otan, qui se déroulera à Varsovie les 8 et 9 juillet, Jens Stoltenberg, son secrétaire général, n’a pas caché ses objectifs : « Ce sommet sera l’un des plus importants de l’Alliance en raison des modifications constantes de notre environnement sécuritaire.

Nous devons répondre à une Russie plus agressive, à l’Est, et à une instabilité nouvelle, au sud. Nous sommes en train de définir les deux piliers de notre action : comment dissuader – c’est la défense collective – et comment projeter de la stabilité dans notre voisinage. […] Notre plan de réactivité des forces et le renforcement de notre présence militaire à l’est – qui sera décidé à Varsovie – sont des réponses à la Russie, qui se montre plus agressive, a violé la loi internationale et a annexé illégalement la Crimée. […]

Cela s’ajoutera à la mise en œuvre de notre nouvelle Force de réaction rapide, qui a été triplée pour atteindre 40 000 hommes, de notre nouvelle capacité de réaction – déployable en quarante-huit heures –, du prépositionnement d’équipements, de moyens supplémentaires de surveillance et de renseignement, ainsi qu’à l’installation de huit petits quartiers généraux à l’est. Tout cela représentera la plus grande adaptation de l’Otan depuis la fin de la guerre froide. »

« La plus grande adaptation » ? Cela signifie le plus grand redéploiement militaire pour faire de l’Otan le bras armé des USA et de leurs alliés occidentaux pour maintenir leur domination sur le monde.

Offensive militariste Quelques jours plus tôt, le 30 mai, la déclaration issue de l’assemblée parlementaire de l’Alliance atlantique qui réunit 250 parlementaires des 28 pays membres, avait appelé à se tenir prêts à répondre à la « menace potentielle » de la Russie contre l’un d’entre eux. « Le défi en provenance de la Russie est réel et sérieux », a déclaré son président, l’américain Michael Turner.

La Russie dénonce cette offensive, avec en particulier en Roumanie et en Pologne le déploiement d’éléments du bouclier antimissile américain, considéré comme une menace pour sa sécurité.

Il ne s’agit pas là, comme on l’entend souvent dire, d’un retour à la guerre froide, à l’époque où les USA et la bureaucratie stalinienne se faisaient, à travers leurs rivalités, les garants de l’ordre mondial.

Le redéploiement de l’Otan face à la « menace russe » est partie intégrante d’une offen- sive militariste des USA face non seulement à la Russie mais aussi face à un monde instable où leur domination est de plus en plus contestée et les tensions exacerbées par la concur- rence entre les grandes puissances.  Une offensive qui engendre des risques d’escalade militaire dangereuse, comme l’a montré le conflit en Ukraine. Le capitalisme porte en lui la guerre…

Vendredi 10 juin 2016 Yvan Lemaitre

https://npa2009.org/actualite/international/otan-le-risque-descalade

Lire la suite

08 juin 2016 ~ 0 Commentaire

penmarc’h le 12 juin

pax oopax2

http://culturedelapaix.org/rassemblement-le-dimanche-12-juin-a-12h-penmarch

Lire la suite

06 juin 2016 ~ 0 Commentaire

brest université de la paix

peace

Deux soirées  organisées par l’Université Européenne de la Paix à ne pas manquer

Mardi 14 à 20h amphi 1 Faculté des Lettres et Sciences Humaines :

Projection du film « Guerre froide : l’homme qui sauva le monde »

En gardant son sang-froid face à une fausse alerte d’attaque nucléaire, un officier soviétique avait évité de justesse le déclenchement d’une troisième guerre mondiale, dans la nuit du 25 au 26 septembre 1983. Vingt-deux ans plus tard, le héros oublié était invité en grande pompe aux États-Unis, l’ancien pays « ennemi »…

Mercredi 15 juin à 18h à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines Victor Segalen

« Pourquoi agir pour le désarmement nucléaire ? »

Conférence-débat animée par Paul Quilès, ancien ministre de la défense

Lire la suite

17 mai 2016 ~ 0 Commentaire

le gign et le raid ne suffisaient pas… (révolution permanente)

robocop

État d’urgence: PSIG-Sabre, une nouvelle brigade de gendarmerie équipée d’armes de guerre

L’état d’urgence n’en finit plus.

Après l’acquisition de Titus (véhicule blindé) pour 2,4 millions d’euros, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé la création de Pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) Sabre.

À terme, 150 unités de ce type seront mises en place en France, officiellement pour faire face à la « menace terroriste ». La brigade d’Hallennes-lez-Haubourdin, au sud-ouest de Lille, est la première du Nord à disposer d’un PSIG dit « Sabre ». Le GIGN et le RAID ne suffisaient pas. Après la création de BAC spéciales (brigades anti-criminalité, côté police), le PSIG « Sabre », équipé d’armes de guerre, vient compléter l’arsenal répressif du gouvernement toujours plus impressionnant.

À tout moment, le PSIG-Sabre, qui compte trente gendarmes, est mobilisable « sur un événement d’ampleur, tel qu’une tuerie planifiée », et ce 24 heures sur 24. L’idée de création du PSIG « Sabre » a germé dès l’après-Charlie, en janvier 2015. Les attentats du 13 novembre et l’état d’urgence quasi « permanent » ont accéléré la mise en place du « plan BAC-PSIG 2016 » par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, présenté le 30 octobre.

L’unité, créée début avril, est dotée de six pistolets-mitrailleurs HK UMP 9, et bientôt de deux fusils d’assaut HK G36.

« Le fusil d’assaut, détaille Maxime Mortreux, formateur relais dans le cadre du PSIG-Sabre, permet à la fois le tir au coup par coup, en rafale et en rafale illimitée, et peut effectuer des tirs précis jusqu’à 400 mètres. Le calibre 5-56 permet de traverser des gilets pare-balles classi- ques, comme ceux que portaient Mohamed Merah ou les frères Kouachi. »

Le but de cette nouvelle unité d’élite, dans la continuité de la politique ultra-sécuritaire et guerrière du gouvernement, vise à « permettre une projection très rapide » sur les lieux d’un attentat par exemple. On fixe le terroriste, puis une unité d’élite vient nous relever. Le PSIG- Sabre est le premier engagé, et vise donc à préparer l’intervention du GIGN et puis du RAID. « La spécificité est que nous devons adopter une posture offensive tout de suite », renseigne le colonel Mirabaud. Cette brigade de gendarmerie, équipée d’armes de guerre et suren- trainée, doit être en capacité lors d’une soi-disant « attaque terroriste » de « neutraliser, c’est-à-dire, parfois, de tuer ».

Créé notamment en prévision de l’Euro 2016 en cas « d’attaque terroriste », on peut être sûr que le gouvernement n’hésitera pas à user de cette nouvelle brigade d’élite pour réprimer les manifestants, de la même façon que le RAID est intervenu pour évacuer laMaison du peuple à Rennes, lieu d’occupation symbolique du mouvement contre la loi travail.

Ces unités spéciales visent d’ailleurs à se déployer dans toute la France, d’ici 2017, avec 150 unités en France. En complément duTitus de la BRI, cette nouvelle brigade vient renforcer l’état d’urgence et la répression que le gouvernement compte bien pérenniser. Damien Bernard 16 mai 2016

http://www.revolutionpermanente.fr/Une-brigade-de-gendarmerie-equipee-d-armes-de-guerre

 

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin