Archive | Antimilitarisme

25 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

russie: la crise conduit au mécontentement social (npa)

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En mars dernier, déjà, suite à l’annexion de la Crimée, une marche réunissait plusieurs milliers de personnes contre les aventures impériales du gouvernement russe.

La gauche radicale avançait en première ligne du cortège derrière une énorme bannière scandant «C’est toujours le peuple qui paie la guerre.»

Six mois plus tard, cette vérité est à nouveau confirmée de manière dramatique, dans le contexte d’une stagnation de l’économie nationale, qui produit ses effets sur le niveau de vie de millions de citoyens russes. Ainsi, d’après les données officielles, le prix des denrées alimentaires a augmenté de près de 8 % ces 9  derniers mois.

Selon les sondages, l’augmentation brutale du coût de la vie inquiète plus de 60 % des habitantEs de Russie. L’inflation fait suite à une chute catastrophique du cours de la monnaie nationale (depuis le début de l’année, le prix de l’euro en rouble a augmenté de 11 %, celui du dollar de 20 %), elle-même liée à la fuite progressive du capital (plus de 50 milliards de dollars pour la première moitié de 2014).

La perspective toujours plus nette d’un crash économique n’est qu’en partie liée aux sanctions internationales. La crise en cours est systémique et déterminée par le modèle du capitalisme post-­soviétique, basé essentiellement sur l’exploitation des ressources naturelles (pour 2014 le pétrole et le gaz représentent plus de 70 % des exportations russes).

De la crise économique à la crise sociale L’un des principes directeurs des années de «stabilité» poutinienne a consisté à augmenter progressivement les salaires dans le secteur public. L’augmentation des revenus de la population, qui recevait sa part – certes maigre – dans le partage des revenus du pétrole, devait garantir la loyauté politique de celle-ci.

En dépit des réformes néolibérales dans l’enseignement et la santé: baisse des dépenses publiques et «partenariats public-privé», les dépenses sociales de la population étaient compensées à coups de subventions diverses. Cependant,    la chute actuelle du prix du pétrole ne laisse planer aucun doute : les dépenses publiques vont sérieusement en pâtir.

Par exemple, le budget de 2015, déjà adopté, tablait sur un baril à 105 dollars, alors que le prix est aujourd’hui à moins de 80 dollars et qu’il continue de baisser. Les moyens énormes du Fonds de réserve ne cessent de fondre, principalement à cause du rachat des dettes de grandes entreprises et des banques, notamment celles de la principale compagnie pétrolière du pays, Rosneft, qui a récemment demandé près de 40 milliards de dollars «d’aide» à l’État…

Alors que les dépenses pour la défense et la police, déjà supérieures à celles de l’année passée, seront probablement très peu révisées, les attaques sur le secteur public ont déjà commencé. Ainsi, la fermeture progressive de quelques dizaines d’hôpitaux de Moscou jugés « économiquement injustifiés » a déjà été annoncée en octobre.

En réponse à ce plan, une action massive a rassemblé dans le centre ville des médecins et des milliers de citoyens inquiets et mécontents des coupes claires dans les soins de santé. Dès la fin novembre, une action organisée par les syndicats indépendants en défense de la santé doit avoir lieu dans tout le pays. Le regain de mécontentement social dans l’année qui vient est inévitable. La question est de savoir si ce mécontentement verra émerger de vraies alternatives au système actuel qui se jette à toute vitesse dans l’abîme.

De Moscou, Ilya Boudraïtskis traduit du russe par Matilde Dugaucquier

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09 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

11 novembre

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02 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

de ben ali à compaoré: les élites françaises contre les peuples (afriques en lutte)

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Alors que le régime de Blaise Compaoré vacille sous la pression de centaines de milliers de burkinabè, la classe politique française ne se départit toujours pas clairement du soutien qu’elle apporte depuis 27 ans à l’autocrate. La France semble même tenter de s’opposer à un départ précipité de Compaoré revendiqué par le peuple du Burkina Faso.

On ne trouvera pas cette fois de Michèle Alliot-Marie pour proposer au régime de Compaoré le « savoir-faire de nos forces de sécurité », comme elle l’avait fait en janvier 2011 à propos de la Tunisie de Ben Ali: la coopération militaire et policière avec le Burkina est déjà en place depuis bien longtemps [1 ]. Les manifestants tués à Ouagadougou l’ont été par des forces qui ont déjà pu bénéficier de la formation et de l’équipement français.

C’est au regard de ce soutien historique qu’il faut lire les appels de la diplomatie française «à toutes les parties de faire preuve de retenue ». Nom- breuses sont les voix françaises qui appellent les manifestants, mis sur le même plan que les policiers et militaires, au calme et dénoncent indistinctement « les violences », renvoyant ainsi dos à dos l’explosion populaire et la répression d’un régime dictatorial [2 ].

Surtout, on trouve encore des voix pour défendre Compaoré et le bilan dont il aurait à se glorifier. Tel Claude Bartolone, qui aux dernières heures du règne de Ben Ali tentait de rappeler les progrès que le dictateur aurait apporté à la Tunisie, le socialiste François Loncle, au micro de plusieurs chaînes, tente encore de vendre l’image d’un Compaoré faiseur de paix et médiateur dans les crises régionales [3 ].

Ce député, président du groupe d’amitié parlementaire France-Burkina Faso, répète sur RFI ou BFMTV que faire pression pour le départ de Compaoré corres- pondrait aux ingérences de la Françafrique, en même temps qu’il défend ferme- ment l’idée que le président burkinabè doit se maintenir au pouvoir jusqu’à l’éché- ance de son mandat, contre l’avis massif et manifeste du peuple de ce pays.

Lui emboîtant le pas, Laurent Fabius, déclarait que «nous n’avons pas à faire ou à défaire un gouvernement. Ce que nous souhaitons, nous les Français, c’est que nos ressortissants soient protégés et que l’on aille vers l’apaisement». Mais ce que souhaite le peuple burkinabè, au cri de « Compaoré, dégage! », c’est claire- ment le départ d’un dictateur soutenu depuis toujours par la France.

Plus inquiétant, le chef de la diplomatie française a indiqué avoir « demandé à notre ambassadeur sur place d’être un facilitateur de cette solution d’apaisement». Ainsi, plusieurs témoignages font état de rencontres avec les différents protago- nistes (armée, opposition) où l’ambassadeur français aurait poussé à l’acceptation du plan de transition proposé par Blaise Compaoré.

Cette pression par la diplomatie française s’oppose clairement à la revendica- tion de démission immédiate de Compaoré formulée par les manifestant-e-s. L’association Survie conteste fermement le droit de l’ambassade de France à s’immiscer dans les décisions des opposants et du peuple burkinabè, et demande à l’exécutif français de rappeler ses coopérants militaires en poste au sein des forces burkinabè. 31 octobre 2014 par Survie

[1 ] Outre la dizaine de coopérants militaires français présents détachés dans les forces nationales, les cadres de la gendarmerie burkinabè sont par exemple coutumiers de programmes de formation de l’Ecole des Officiers de la Gendarmerie Nationale française

[2 ] Au lieu de condamner les manifestations, la classe politique française, qui avait unanimement rendu hommage à Nelson Mandela en décembre dernier, devrait se souvenir de ses propos: «C’est toujours l’oppresseur, non l’opprimé qui détermine la forme de lutte. Si l’oppresseur utilise la violence, l’opprimé n’aura pas d’autre choix que de répondre par la violence»

[3 ] Oubliant son soutien à des bélligérants de conflits sanglants au Libéria, Sierra Leone, Angola, Côte d’Ivoire ou Mali.

Survie 107 boulevard de Magenta 75010 Paris

Tél : (+33)1 44 61 03 25 contact@survie.org

http://www.afriquesenlutte.org/afrique-de-l-ouest/burkina-faso/article/de-ben-ali-a-compaore-les-elites

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28 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

les gouvernements «progressistes» à bout de souffle 1 (npa)

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Caricatures de Pancho Villa, Madero, Carranza, Emilano Zapata (Mexique)

Les situations nationales sont différentes, comme l’ont été les processus politiques.

Certains se sont produits à froid, dans un strict cadre d’alternance électorale au sein d’une institutionnalité inchangée – même s’ils constituaient une réponse à une très grand crise nationale (Argentine) ou arrivaient comme effet différé d’une période d’affirmation du mouvement ouvrier et populaire (Brésil). D’autres, quoique toujours conclus sur le plan électoral, se sont développés dans le cadre de mobi- lisations massives, marquées parfois de traits insurrectionnels (Venezuela, Bolivie, Equateur).

Dans le second cas, des confrontations sérieuses ont eu lieu avec les forces soutenues par l’impérialisme états-unien, et des mouvements aux traits révolu- tionnaires ont conduit à des changements de régime – sans que la propriété privée capitaliste ne soit toutefois remise en cause, ni jamais sérieusement menacée.

Il reste que les mots «révolution» et «socialisme» ont fait leur retour sur le devant de la scène. Hugo Chávez est allé jusqu’à affirmer l’objectif d’un «socia- lisme du 21ème siècle» et l’on a vu le terme de «révolution citoyenne» rencontrer un écho au-delà des frontières de l’Equateur.

Une voie capitaliste indépendante? Quels que soient leurs caractéristiques et leurs politiques particulières, les gouvernements dits progressistes ont en commun une tentative de suivre une voie capitaliste indépendante, ou plus indépendante de l’impérialisme états-unien, en s’appuyant sur les organisations majoritaires de la classe ouvrière (en particulier syndicales) et des secteurs populaire (paysans, indigènes et autres).

Pour cela, tous ont fait des concessions, débouchant sur des améliorations pour au moins certaines catégories de la population exploitée. Le PT de Lula et Dilma Roussef, dont l’orthodoxie néolibérale sur le plan économique peut diffi- cilement être niée, a ainsi permis à des millions de Brésiliens les plus pauvres de pouvoir simplement manger; du social-libéralisme avec du social, en quelque sorte, au contraire des  «socialistes» européens.

Mener de telles politiques sans toucher aux structures de l’économie et de la société n’a cependant été possible que parce que la période s’y prêtait, avec le boom mondial des matières premières, la demande d’un pétrole qui se raréfie, les immenses besoins de la Chine. Pour y répondre, les gouvernements ont renforcé les logiques extractivistes, d’exportation de produits de base; ce qui, à l’inverse de leurs objectifs affirmés, a conforté les situations de capitalisme dépendant.

Une phase nouvelle Mais la crise économique mondiale a fini par toucher aussi l’Amérique latine. A quoi s’ajoutent les contradictions propres aux «modèles» mis en place, ainsi que l’impatience croissante des travailleurs et des secteurs popu- laires devant des changements promis qui tardent à se matérialiser.

C’est dans ce contexte que les vieux problèmes, en particulier l’inflation et la dette, reviennent, et que de grandes mobilisations se développent à nouveau mais, cette fois, en s’affrontant de plus en plus directement aux gouvernements en place.

Cela se produit dans une région du monde qui a une longue tradition de lutte, où une classe ouvrière forte et nombreuse existe, notamment dans les deux pays centraux, Brésil et Argentine, et où interviennent des courants et organi- sations révolutionnaires (en l’occurrence trotskystes) qui regroupent des milliers de militants et ont une influence dans des secteurs de masse… Raison de plus de s’en préoccuper. Par Jean-Philippe Divès

http://npa2009.org/idees/les-gouvernements-progressistes-bout-de-souffle

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13 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

nantes, des bars se mobilisent contre le surarmement policier (les inrocks)

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Un groupement de bars contre le surarmement de la police.

L’initiative ne pouvait naître qu’à Nantes, marquée par les manifestations récentes contre Notre-Dame-des-Landes qui ont vu une partie du centre-ville saccagé et trois manifestants perdre un œil.

Une fédération de bars contre le surarmement policier. Une idée a priori incongrue ailleurs qu’à Ferguson. Mais on est bien à Nantes, “capitale nationale voire européenne du flash-ball” grince le militant associatif Luc Douillard. Nantes où cinq personnes ont été mutilées par des armes de ce type, notamment lors de la manifestation du 22 février 2014 contre Notre-Dame-des-Landes. “Nous avons voulu montrer que la résistance face à cela est profondément enracinée dans la ‘vraie’ France des villages et des quartiers, dans les lieux de sociabilité”, pour- suit Luc Douillard. Mieux qu’un “Guide du routard” se met ainsi en place une cartographie des cafés de France “rebelles et amicaux” avec l’adresse, les spécificités du café. Tout cela destiné à être mis en ligne. Pourvu que les cafés concernés soient contre ces fameuses armes “non létales”.

“La Perle” est un des établissements pionniers de ce réseau pour l’instant informel. Un “troquet” tout en longueur, dans une ruelle du centre-ville de Nantes, à quelques encablures d’un Mac Do. Ici, la couleur est annoncée d’emblée. Jaune et rouge, avec un gros “Non” sous un avion. Partout des affiches et autocollants de l’ACIPA, la fameuse association en lutte contre l’aéroport. Son patron, Laurent Messager, assume son appartenance à la fédération de bars : “Le pouvoir se permet d’utiliser des moyens terribles, des armes. Je pense à mes deux enfants, ils auraient très bien pu être concernés car ils ont l’âge de Pierre et Quentin, qui se sont fait massacrer. Pour rien.”

Alors que des boutiques étaient saccagées, Quentin Torselli a été gravement blessé le 22 février par un tir de Lanceur de balle de défense (LBD). “J’ai eu 17 fractures autour de l’orbite”, explique-t-il calmement. Pierre Douillard, fils de Luc Douillard, a lui perdu l’usage de son œil droit. Blessé également par un LBD lors d’une manifestation contre l’autonomie des Universités à Nantes, en 2007. Il avait 16 ans. À l’époque, le flash-ball, développé sur instruction du futur ministre de l’Intérieur Claude Guéant, commençait à être détrôné par le LBD. Très critiqué pour son manque de précision, le flash-ball peut être mortel en cas de tir très rapproché. Doté d’un viseur perfectionné de type militaire, le LBD permet un tir beaucoup plus ciblé. C’est bien pour cela qu’il est reproché à la police d’avoir sciemment “visé la tête”.

“Le surarmement policier, un point aveugle de la République” “Manifester aujourd’hui, c’est se mettre en danger, le surarmement de la police est un point aveugle de la République”, exprime Luc Douillard. Reste que lorsque ces bars se revendiquent comme des endroits “où la police, la violence, le racisme, ne sont pas bienvenus”, ils peuvent prêter à controverse. Mais pour Pierre Douillard, ce qui est en jeu, “c’est la liberté d’expression. Je ne pense pas qu’un barman ira jusqu’à dire ‘je suis anti-police’”. De son côté, la préfecture de Loire-Atlantique se refuse à tout commentaire face à une initiative qu’elle qualifie de “marginale”, ajoutant néanmoins : “La population, celle qui ne génère pas de trouble à l’ordre public, ne dégrade pas des biens publics ou privés et n’agresse pas les forces de l’ordre, apprécie l’engagement au quotidien des policiers et des gendarmes pour lui porter assistance et assurer sa sécurité.”

Lors d’un entretien donné à Mediapart le 18 avril, Jean-Christophe Bertrand, directeur départemental de la sécurité publique, déclarait : “Ceux qui prennent le risque de s’en prendre aux forces de l’ordre s’exposent eux aussi à des dom- mages corporels”. Les circonstances de la mutilation de Quentin Torselli n’en demeurent pas moins discutables. Lorsqu’il est touché par un tir de LBD, le jeune homme n’est pas “au contact” avec les forces de l’ordre, comme on peut le voir sur une vidéo. “Une enquête judiciaire est en cours et la préfecture ne peut donc pas s’exprimer à ce sujet”, concluent les pouvoirs publics. Fait rare: de nombreux policiers ont été incités à porter plainte de leur côté suite à cette opération de maintien de l’ordre, comme le montre une note de service que nous nous sommes procurée.

Le risque avec ces bavures répétées est que se développe un discours anti-policier à Nantes. On n’entendra rien de tel dans la bouche de Patrick Malassis, qui organise un à deux concerts par week-end au “Canon à Pat”. Et qui a quand même décidé de s’impliquer dans ce nouveau réseau. Sans faire mystère de son soutien aux “Zadistes”, ces groupes squattant le coin de campagne ciblé par le projet de chantier, où s’est cristallisée la résistance à l’aéroport. Ancré “à gauche, la vraie gauche, plutôt contre les injustices”, Patrick Malassis est prêt à dégainer contre les partenariats publics privés (PPP) entre L’État et les “gros bétonneurs. Avec ces PPP, que la Cour des Comptes dénonce régulièrement, on préfère endetter le pays d’avantage afin d’avoir un équipement clinquant le plus rapidement possible.” Pour l’instant, en tout cas, l’équipement en question n’est plus d’actualité. Le renvoi devant le tribunal correctionnel de trois policiers qui avaient éborgné Joachim Gatti lors d’une manifestation à Montreuil- sous-Bois, si.

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05 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

sureté nucléaire à brest: un exercice à revoir (ae2d)

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Les représentants d’AE2D à la Commission d’information auprès des installations nucléaires de la défense de Brest et de l’Ile Longue l’avaient dit à la réunion publique précédant l’exercice national de sureté nucléaire qui vient de se tenir à Brest les 1er et 2 octobre : ils approuvaient sa tenue mais craignaient que l’exercice prévu ne se déroula à minima.

Les faits corroborent ses craintes. Le mercredi, dans la base navale, si les installations mobiles de décontamination étaient bien en place, on cherchait en vain les «figurants» qui auraient permis de tester en réel les flux de personnes contaminées, leur traitement, leur évacuation…

Le jeudi, c’est à peine si l’on pouvait distinguer une sirène à l’extérieur (inaudible dans un logement). La presse l’a signalé et a pointé l’absence de signalisation, de route barrée, de protections et de masques. Une école (pourquoi une seulement?) a été évacuée comme à la parade.

L’éducation au risque technologique à Brest, si négligée durant tant d’années, ne sort pas renforcée de l’exercice qui vient de se dérouler. On n’en sort pas non plus  rassuré de ce qui se passerait en cas d’un accident nucléaire réel.

La préfecture et la marine nationale doivent comprendre que ces exercices associant la population ne sont pas une simple corvée réglementaire mais bien un droit essentiel pour chaque citoyen concerné à ne pas subir passivement et aux dépens de sa santé, voire de sa vie, des évènements technologiques imprévus impliquant l’atome.

AE2D exige que tous les enseignements soient tirés de cet exercice qui a montré toutes ses insuffisances.

Communiqué de presse d’AE2D.

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02 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

mexique: massacre d’étudiants par la police (lo)

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Vendredi 26 septembre, dans l’État de Guerrero, la police mexicaine a commis un véritable massacre.

Les étudiants de l’école normale d’Iguala, à 100 kilomètres au sud de Mexico, qui se formaient pour devenir professeurs, manifestaient contre une réforme de l’en- seignement et des mesures les défavorisant. C’est au moment où ils prenaient des bus pour quitter la manifestation que la police a tiré pour tuer.

Elle a même pris pour cible le car d’une équipe de football, tuant le chauffeur et un footballeur âgé de 15 ans. En tout six personnes, dont trois étudiants, ont perdu la vie et plus d’une vingtaine ont été blessés.

Une cinquantaine d’étudiants ont « disparu » ce jour-là, sans que l’on sache encore s’ils se sont enfuis et cachés dans les collines pour échapper au massacre ou bien s’ils sont retenus illégalement. L’enlèvement contre rançon est fréquent au Mexique, y compris de la part de policiers corrompus ou qui trempent dans le trafic de drogue.

Depuis, les autorités de l’État de Guerrero ont été obligées de reconnaître qu’il n’y avait eu «aucune justification pour l’usage d’armes à feu». Le maire et le chef de la police ont été convoqués par les autorités judiciaires et 22 policiers sont détenus. Cette réaction vient après l’arrestation, quelques jours auparavant, d’un officier et de sept soldats qui s’étaient rendus coupables du massacre de plus de vingt personnes en juin, en rapport avec le trafic de drogue.

La police et l’armée mexicaines sont coutumières d’actes de brutalité ex- trême. La lutte contre les cartels du trafic de drogue, ou en fait pour leur contrôle, s’accompagne de meurtres et de tortures au quotidien. Amnesty International no- tait récemment dans un rapport que 7 000 plaintes avaient été enregistrées ces quatre dernières années contre les forces de répression, en hausse de 600 % sur dix ans.

Devant les scandales à répétition que la mise au jour de ces pratiques engendre, le président Enrique Peña Nieto, issu du Parti révolutionnaire institutionnel, un parti qui a une longue histoire de corruption, n’a trouvé comme parade que de créer une nouvelle force armée, la Gendarmerie nationale. Il n’est pas certain qu’un nouveau nom et un nouvel uniforme mettent ces forces à l’abri des tentations offertes par le trafic de drogue et les sommes colossales qu’il génère.

Dans ce pays où une grande partie de la population se débat dans la misère, la captation d’une partie de cette manne est un enjeu permanent pour l’appareil d’État, de son sommet politicien jusqu’à sa base policière. Tout contribue à entre- tenir une violence sociale dont les événements de l’État de Guerrero ne sont qu’un exemple. Lucien DÉTROIT

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2409&id=43

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01 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

non à la guerre, non à «l’union nationale» (npa)

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La guerre comme outil de politique intérieure…

Après que le président de la République a décidé seul des frappes aériennes en Irak, comme la Constitution l’y autorise, le débat – sans vote – a eu lieu à l’Assemblée nationale mercredi 23 septembre. Celui- ci s’est tenu dans une inquiétante ambiance guerrière.

Droit dans ses bottes, Valls a donné le ton : « le moment est venu de faire corps derrière les armées françaises et de nous rassembler ». Après un discours alarmiste et vindicatif, « la menace est à nos portes », c’est sans surprise que l’ensemble des groupes parlementaires, à l’exception des députés du Front de gauche, ont apporté leur soutien à l’offensive militaire de Hollande. Satisfaction du Premier ministre : « dans cette épreuve, l’unité est la meilleure réponse, je me réjouis que le Parlement ait pu démontrer son sens de l’intérêt national »…

« Union sacrée » autour du gouvernement
La guerre comme ferment d’une unité nationale pour défendre la forteresse assiégée, la droite, la gauche et l’extrême droite rassemblés derrière le président-chef des armées… Les différents monarques de la 5e République ont souvent utilisé la guerre pour étouffer les mécontentements concernant leur politique nationale antisociale, en mobilisant contre un ennemi commun.
Pas étonnant que François Hollande, le plus désavoué de tous les présidents, s’engage avec une telle constance dans cette politique guerrière contre les peuples et contre sa population : trois offensives militaires en deux ans ! Alors que le budget qui sera débattu en octobre va acter les économies drastiques dans les dépenses sociales et celles des investissements dans les services publics, le gouvernement justifie à l’avance les rallonges du budget militaire qui devront être faites pour des durées indéterminées, puisqu’il nous annonce déjà qu’il s’agit « d’une stratégie de long terme ».

Profits pour le capital
La guerre, le développement de l’industrie de la mort, ça sert aussi le profit des barons de l’industrie de l’armement et le rééquilibrage de la balance commerciale. Depuis un an déjà, les exportations d’armes ont augmenté de 47 %, ce qui se traduit par une augmentation du chiffre d’affaires de l’armement de 6,9 milliards d’euros. Cette industrie représente à elle seule 24 % du total des exportations françaises. Le Drian, ministre de la Défense, s’est félicité de la « dynamique de ce secteur et de l’état d’esprit d’action en commun des industriels français de la défense pour développer les exportations avec le soutien de l’État ».
La guerre fait partie du système, c’est toujours une ressource inestimable pour les profits, dans la logique du capitalisme. Et après les guerres, ce seront les entreprises du BTP qui empocheront les dividendes de la reconstruction de régions entières décimées par leur barbarie.

Climat délétère et offensive contre les libertés
La guerre autorise toutes les limitations à la liberté et au droit. Cazeneuve, cynique ministre de l’Intérieur, n’hésite pas à affirmer : « nous combattons l’ennemi à l’intérieur et à l’extérieur ». C’est là sa justification de la loi antiterroriste votée par toute l’Assemblée nationale, sauf par les députés EÉLV qui se sont abstenus, et qui crée de fait la présomption de culpabilité, puisque ce sont les intentions supposées qui seront maintenant sanctionnées… Elle donne aussi des pouvoirs exorbitants à la police, s’attaquant plus particulièrement aux jeunes mais aussi aux militantEs, cela dans un climat délétère.
Car, amplifié par beaucoup de médias, le discours belliqueux du ministre de l’Intérieur et du gouvernement crée la méfiance envers les communautés musulmanes, méfiance vécue bien évidemment par chacun et chacune de ses membres. Comment ce gouvernement et avec lui une partie de la presse peuvent-ils leur demander de se désolidariser d’actions barbares dont ils n’ont jamais été solidaires ? Les musulmans ne sont pas plus responsables des actes barbares de l’État islamique qu’ils ne devraient se sentir, en tant que citoyens français, collectivement responsables des guerres menées par nos gouvernants en Irak.

Notre solidarité, nos mobilisations !
Nous affirmons notre soutien et notre solidarité avec toutes les victimes de racisme, contre la suspicion et la stigmatisation dont sont victimes à la fois la communauté musulmane, les jeunes issus de l’immigration et les habitantEs des quartiers populaires.

Tout en dénonçant les actes barbares de l’État islamique, nous devons continuer à refuser cette nouvelle aventure impérialiste. Plus que jamais nous devons construire la mobilisation, dans l’unité la plus large, contre la guerre des grandes puissances, véritables pompiers pyromanes, pour que le budget national soit utilisé au service des besoins sociaux, pas pour le profit des marchands d’armes.

Roseline Vachetta Mercredi 1 Octobre 2014

 

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17 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Testet: les lycéens se révoltent (reporterre)

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Contre le massacre de la nature et la violence policière

À Gaillac, Castres, Albi, des lycéens ont bloqué leur établissement pour protester contre la destruction de la zone humide. Pendant ce temps, la justice rejetait les recours des opposants, infligeant même une amende à l’association plaignante ! Tandis que le président du Conseil général a reconnu que le projet était… surdi- mensionné. Et les fonds européens pourraient ne pas financer le massacre.

Une farce tragique et grotesque.«Il fallait trouver un moyen pour que la mobili- sation remonte beaucoup plus haut». Amine, lycéen de Gaillac, n’est pas très à l’aise quand on l’interroge sur ce qui se passe dans son établissement depuis le début de la semaine. Et pourtant, c’est un des témoins directs d’une nouvelle étape dans la mobilisation contre le barrage de Sivens.

Lundi matin, trois cents jeunes se rassemblent devant le lycée Victor Hugo de Gaillac. Ils montrent des pancartes et bloquent autant qu’ils le peuvent les entrées. «On a fait un blocus pour que tout le monde puisse venir», raconte Amine. Ils font rapidement face aux forces de police: «Ils étaient une trentaine et ont com- mencé par arracher des pancartes et nous repousser avec leurs boucliers.

Certains sont tombés par terre, d’autres ont reçu des coups de matraque, alors que nous étions tous non violents. Quand même, de telles violences sur des lycéens même pas majeurs, c’est n’importe quoi!» Et quand on l’interroge sur le projet de barrage, la réponse est limpide: «Je n’étais pas retourné là-bas depuis longtemps. Tout a changé, ils ont tout détruit, deux tiers de la forêt, et le pire c’est que les travaux continuent!»

Dans la matinée, ces jeunes, rejoints par quelques grévistes de la faim, par- tent en manifestation improvisée pour aller demander des comptes à la mairie de Gaillac. Faute de coordination suffisante, ils ne seront pas reçus, mais le message est passé dans la population. Le lendemain mardi, le matin, avec un peu moins d’effectifs, le blocage partiel du lycée reprend.

Valentin, en terminale S, relate cette journée: «On était mieux organisés, avec des ateliers, des actions. Nous étions devant la mairie de Gaillac quand on a été averti de l’arrivée de camions de gendarmes mobiles. Le maire nous a alors dit ’après 48 heures, ça suffit’ et les gendarmes nous ont fait comprendre qu’il valait mieux se déplacer dans le parc à côté. Mais on ne compte pas en rester là.»

Car dans le même temps, le même jour, suivant l’exemple de Gaillac, c’est au lycée Borde Basse à Castres que plus de quatre cent élèves se sont à leur tour mobilisés et ont bloqué l’accès à leur lieu d’enseignement, simplement pour «faire notre part des choses».

Si à Gaillac, on tente de temporiser, le blocage sera probablement reconduit ce mercredi matin à Castres, tandis que dans la foulée le lycée Bellevue d’Albi se prépare à agir. Et les soutiens affluent, du collectif Testet, des grévistes de la faim, des zadistes, qui viennent raconter l’histoire du mouvement qui ne cesse de s’am- plifier malgré les assauts policiers et le passage en force permanent depuis maintenant trois semaines.

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Grégoire Souchay (Reporterre) mercredi 17 septembre 2014

Pour en savoir plus : Le dossier : La bataille pour sauver la zone humide du Testet.

Cette enquête a été réalisée par un journaliste professionnel et a entrainé des frais. Merci de soutenir Reporterre :

Testet: les lycéens se révoltent (reporterre) dans Antimilitarisme pixelgif-3a13a12-08765

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16 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Le 3e rima de vannes touché par des suicides (of)

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Le régiment de Vannes atteint par des actes désespérés.

À Vannes, trois soldats du Régiment d’infanterie de marine ont mis fin à leurs jours depuis janvier 2013. Des militaires dénoncent une ambiance délétère.

En janvier 2013, juillet 2013 et le 28 août dernier, trois soldats de la 4e section de la 1re compagnie dite Les Forbans du 3e Régiment d’infanterie de marine (Rima), de Vannes, ont mis fin à leurs jours.Ces suicides ont sans doute une origine complexe, mais leur succession interroge et fait émerger la parole de soldats bouleversés qui veulent dénoncer un dysfonctionnement au sein de l’unité.

Soutien psychologique Signe que cette série de drames est prise au sérieux par l’armée, mardi 9 septembre, des psychologues et psychiatres militaires étaient au régiment pour entendre les soldats des Forbans intéressés par une écoute individuelle. Une intervention décidée avant le troisième suicide.

Un drame familial Le premier des jeunes à disparaître, début 2013 avait 25 ans. Il est le seul des suicidés à avoir participé aux combats en Afghanistan, pendant lesquels cinq soldats des Forbans sont morts.Le deuxième militaire décédé, en juillet 2013, avait 23 ans, il venait de vivre quelques jours avant son geste une terrible «tragédie familiale» témoigne le maire de sa commune.

Enquête de police Le troisième soldat, âgé de 25 ans, a mis fin à ses jours le 28 août dernier. L’enquête de police n’est pas close. «Nous le suivions. Selon les témoignages que nous avions début août, il allait mieux. Nous n’avons pas vu le risque majeur. Tous les jours je me demande ce que l’on aurait pu faire de plus», explique Hervé Pierre, colonel du 3e Rima.

Des gifles Trois hommes des Forbans tout en reconnaissant des raisons diverses aux décès des trois jeunes pointent en toile de fond une ambiance délétère. «Des gars pètent les plombs, avec le stress, le manque de respect de certains sous- officiers qui utilisent de façon perverse leur grade, les insultes racistes. Ils jouent avec nous, avec les permissions, la notation, en nous punissant avec des tours de gardes supplémentaires.» Ils poursuivent:  Des chefs sont très bien mais certains cadres donnent des gifles, ils appellent ça des claques de bon fonctionnement.»

Soldats en souffrance Hervé Pierre, qui met en avant le suivi par l’armée des soldats en détresse, réagit: «Je veux bien entendre que tout n’est pas rose dans les unités. Il y a un fond de rugosité dans les relations qui peuvent être difficiles. Mais j’ai un peu de mal à faire le lien avec les suicides.» Vannes – 06h02 Bruno Jézéquel

http://www.ouest-france.fr/armee-le-3e-rima-de-vannes-touche-par-des-suicides-2824398

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