Archive | Antimilitarisme

07 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

carhaix police (ouest france)

acat

L’Acat propose une conférence, samedi

À l’occasion de la rencontre annuelle de l’antenne régionale de l’association de Chrétiens pour l’abolition de la torture et de la peine de mort, une conférence est proposée, autour des bavures policières, à l’école Diwan.

L’Acat est une association qui regroupe des Chrétiens, qu’ils soient catholiques, protestants, orthodoxes, ou Anglicans. Leur but est de venir en aide aux personnes qui sont ou qui risquent d’être torturées. L’association a été créée en France en 1974 et compte 8 000 adhérents et 40 000 donateurs. L’association organise sa rencontre annuelle. Elle se déroulera sur les deux jours de ce week-end. Les membres proposent une conférence, ouverte au public.

Rendez-vous

Samedi 8 octobre, de 16 h à 18 h, à l’école Diwan de Carhaix, la rencontre aura lieu atours du thème « Violences policières et impunité ». Elle sera animée par Aline Daillere, qui a publié un rapport très complet sur la question.

Carhaix-Plouguer 07/10/2016  Anaëlle BERRE

http://www.ouest-france.fr/

Pour en savoir plus:

http://www.acatfrance.fr/

Commentaire: Bravo!

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07 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

poutine à paris!

Collectif Koltchenko : « Poutine n’est pas le bienvenu en France ! »

Manifestons, rassemblons-nous, lors de la venue de Poutine !

Petition:

Il y a trop d’horreur de son fait à Alep! Annulez la visite mi octobre de Vladimir Poutine à Paris.

Alors que le plus grand hôpital d’ Alep Est vient de  recevoir il y a quelques heures des barils de poudre; alors  que depuis quelques jours, les forces de Bachar Al Assad et ses alliés, les milices iraniennes, appuyées par l’aviation russe, ont entrepris une offensive terrestre à Alep, nous n’entendons que des déclarations qui ne sont que des postures pour se donner bonne conscience :

« Violation flagrante du droit international« , a accusé mardi le chef de l’Otan, Jens Stoltenberg.  »Je me rallie aux appels de la communauté internationale à la Russie pour qu’elle fasse des efforts crédibles afin de restaurer la cessation des hostilités« , a t’il ajouté.

« Ce que la Russie soutient et fait (à Alep), ce n’est pas de la lutte antiterroriste, c’est de la barbarie » a déclaré l’ambassadrice américaine à l’ONU, Samantha Power.

« Nul ne peut nier que la Russie a noué un partenariat avec la Syrie pour mener des crimes de guerre« , a déclaré l’ambassadeur britannique, Matthew Rycroft, qui a aussi réclamé que la Syrie soit référée à la Cour pénale internationale.

« J’appelle la Russie à prendre ses responsabilités. Les bombardements des hôpitaux sont des crimes de guerre, est-ce que la Russie acceptera de porter la responsabilité de tels actes insupportables ?« , a déclaré Jean Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères.

« Ces crimes de guerre en Syrie ne sauraient rester impunis » dénonce François Delattre, Ambassadeur de France à L’ONU.

Les faits, au delà des paroles, ce sont  les civils d’Alep qui  continuent de se faire massacrer et ces déclarations n’ont aucune influence sur les criminels de guerre qui agissent en Syrie.

Bachar Al Assad et son complice Vladimir Poutine ne comprennent que le rapport de force, ils ne cessent d’instrumentaliser les diplomaties occidentales.

Avant qu’il ne soit trop tard, la France doit être à l’initiative pour envoyer un message clair demandant que soient imposés sur Alep une zone d’exclusion aérienne de tout avion de guerre et un cessez le feu dans les heures qui viennent, imposer des parachutages d’aide humanitaire et en cas de non-respect, des contre-mesures afin d’assurer l’effectivité de l’exclusion aérienne voulue.

Dans la situation actuelle, Monsieur le Président de la République, la venue prévue mi-octobre à Paris de Vladimir Poutine doit être annulée.

Non à la venue de Poutine, pas de criminel de guerre reçu par les autorités françaises.

Annulez la visite prévue mi octobre de Vladimir Poutine à Paris!

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04 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

police

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03 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

devoir d’indignation (politis)

super poutine

Devrait-elle, cette gauche, se taire quand l’assassin n’est plus George W. Bush mais Vladimir Poutine ?

À l’heure où les bombes s’abattent sur Alep, notre indignation peut-elle encore servir à quelque chose ? Nos concitoyens sont à ce point saturés d’images dramatiques qu’il est devenu impossible de mobiliser les consciences.

Leur réaction n’est certainement pas d’indifférence, mais d’incompréhension et de désarroi. Pourtant, oui, nous avons le devoir de parler, d’écrire et peut-être de hurler devant le massacre commis par l’infernal tandem Assad-Poutine. Nos protestations n’arrêteront évidemment pas le bras du crime, mais elles peuvent au moins nous permettre de régler un vieux compte avec une vision du monde qui devrait définitivement appartenir au passé.

Un compte avec ces restes de pensée binaire et ces résurgences d’esprit de système qui, parfois encore, nous aveuglent. Il faudrait être avec Poutine pour être parfaitement anti-amé- ricain. Il faudrait condamner les déclarations de François Hollande à l’ONU parce que c’est François Hollande. Il faudrait excuser ce qui se passe en ce moment à Alep au nom de l’histoire longue du colonialisme et de la longue histoire des crimes occidentaux. Il faudrait trouver mille raisons pour justifier l’intervention russe, au mépris de l’évidence.

Mais qui est ce «nous», muet ou embarrassé, dont je parle ? C’est la gauche critique. Celle de Mélenchon et du PCF, notamment [1]. La gauche anti-guerre, celle qui a condamné l’invasion américaine en Irak, en 2003, cette monstruosité qui a inauguré un cycle de violences sans fin. Cette gauche qui dénonce si justement le commerce des armes, et stigmatise les liens coupables de la France avec l’Arabie saoudite. Cette gauche qui n’oublie jamais le conflit israélo-palestinien, énorme et originel contentieux entre les puissances occidentales et le monde arabo-musulman.

Devrait-elle, cette gauche, se taire quand l’assassin n’est plus George W. Bush mais Vladimir Poutine ? J’entends bien que la Russie a été humiliée, et comme sortie de l’histoire après l’effondrement de l’URSS. J’entends bien qu’elle se sent menacée à ses frontières par les installations de l’Otan. Je conçois qu’elle veuille sauver ses bases syriennes sur la Méditer- ranée.

Mais rien ne justifie le massacre d’Alep, et notre silence complice. La pluie de bombes larguées au cours du week-end dernier sur la grande ville du nord a fait au moins deux cents morts. Selon l’ONG Save the children, beaucoup sont des enfants, comme près de la moitié des blessés hospitalisés. Suprême raffinement, l’aviation russe utilise des bombes à sous- munitions et un nouveau type de projectiles qui permettent de détruire un immeuble entier en un seul impact, et de pénétrer jusqu’au fond des abris souterrains où les familles trouvent refuge.

Les convois sanitaires sont systématiquement ciblés, comme les hôpitaux. On retrou- ve à Alep la tactique du carpet bombing, dont Vladimir Poutine avait usé en Tchétchénie. Au cours de l’hiver 1999-2000, les bombardements russes avaient ainsi causé la mort de près de 200 000 Tchétchènes. Et Grozny était devenue la ville au monde la plus détruite depuis la Seconde Guerre mondiale. Va-t-on devoir inscrire Alep dans cette funeste lignée ? La violence extrême de la Russie rejoint celle de la famille Assad. Tuer «un million de martyrs» s’il le faut pour garder le pouvoir, avait prévenu un jour Rifa’at, l’oncle de Bachar. Au nom de l’asabiyya, la préservation du clan…

La guerre contre le terrorisme n’est évidemment dans tout cela qu’un très médiocre alibi. Rappelons qu’il y a, en quelque sorte, deux conflits distincts en Syrie. L’un à l’est du pays, mené par la coalition contre Daech. L’autre, à trois cents kilomètres de là, dans ce qu’on appelle la « Syrie utile », celle des grandes villes de l’ouest : Alep, Idlib, Homs, Hama, Damas, Deraa. C’est là que l’insurrection est née et s’est développée à partir de mars 2011. C’est cette Syrie, et cette insurrection, qui est frappée par la Russie et le régime. Ce sont majoritairement les habitants de ces régions qui fuient le pays. L’amalgame entre les deux guerres est au cœur du mensonge poutinien. Ce n’est pas Daech qui est visé à Alep, pour la bonne raison que cette organisation n’y est pas, repoussée qu’elle a été par les rebelles.

Si beaucoup est mensonge dans le discours russe et celui de Bachar Al-Assad, tout ne l’est pas. Au sein de l’insurrection, il est vrai que les jihadistes du Front Al-Nosra, rebaptisé récemment Fateh Al-Cham (Front de la conquête du Cham), ont pris au fil des années de plus en plus d’importance. Ce mouvement, dont les dirigeants ont été complaisamment sortis de prison par Bachar Al-Assad en septembre 2011, s’est renforcé à mesure que le régime durcissait la répression. Il a participé de la militarisation de la guerre civile, servi d’alibi à Damas pour attaquer l’insurrection et massacrer des centaines de milliers de civils.

Mais il n’est pas vrai que la rébellion a disparu. Il n’est pas vrai qu’il n’y a pas d’interlo- cuteurs non jihadistes qui puissent s’inscrire dans une perspective de règlement politique. Il est surtout erroné de croire encore que Bachar Al-Assad est celui qui fait barrage aux jihadistes. Il est, depuis 2011, celui qui les renforce.

(1) Le PCF a cependant publié lundi un communiqué demandant «un cessez-le-feu immédiat».

Denis Sieffert 28 septembre 2016

http://www.politis.fr/

Commentaire: Grâce à ses médias, RT, Sputnick etc, largement repris « à gauche », Poutine intoxique aussi les « réseaux sociaux » et justifie ses massacres…

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02 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

rennes kurdes (fr3)

Demonstration von Kurden in Düsseldorf

« Les Amitiés kurdes de Bretagne » : environ 60 personnes mobilisées

Ce samedi après-midi, une mobilisation organisée par les « Amitiés kurdes de Bretagne » a réuni 60 personnes devant les locaux de France 3 Bretagne. Objectif : dénoncer l’arrêt de la diffusion de Med Nuçe, chaîne d’information kurde. Environ 60 personnes, appelées par les « Amitiés kurdes de Bretagne » se sont regroupés devant les locaux de France 3 Bretagne pour dénoncer l’arrêt de la diffusion de Med Nuçe, une chaîne d’information kurde. Les manifestants e sont ensuite retrouvés place de la mairie pour un sitting.

Arrêt de diffusion

« Le groupe français Eutelsat [...] a demandé aux distributeurs de suspendre la diffusion de Med Nuçe, créée en novembre 2013″, indique le communiqué qui dénonce par ailleurs la « paranoïa du président turc Recep Tayyip Erdogan qui a déclaré la guere à tous les médias opposants et tente de transporter en Europe ses méthodes fascistes ». Cette décision intervient au lendemain de l’interdiction de douze chaînes de télévisions pro-kurdes par les autorités turques « sous prétexte de lutter contre le terrorisme« , précise le communiqué.

Baptiste Galmiche  01/10/2016
Lire aussi:

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13 septembre 2016 ~ 0 Commentaire

nucléaire militaire (idn)

kim

Doublement du budget du nucléaire militaire !

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La décision de doubler le budget de l’armement nucléaire a été prise sans aucun débat démocratique.Nous venons d’apprendre que le budget de l’armement nucléaire français doit doubler dans les prochaines années et atteindre 6 milliards d’euros par an.
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Cette hausse, que nous annoncions depuis des mois et qui avait donné lieu à des démentis, vient donc d’être confirmée par les plus hautes autorités civiles et militaires. IDN considère qu’il n’est pas acceptable que ce choix lourd de conséquences budgétaires, militai- res et de sécurité ait été fait en dehors de tout débat parlementaire. De plus, contraire- ment aux commentaires qui ont accompagné cette annonce, la situation internationale ne peut être invoquée pour justifier un changement de dimension aussi brutal du budget nucléaire militaire.
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La question de l’armement nucléaire et des systèmes d’armes qui la mettent en œuvre est essentielle, compte tenu des conséquences humanitaires catastrophiques auxquelles pourrait conduire l’emploi d’une seule de ces armes. Toutes les décisions qui les concernent doivent donc être prises dans la clarté, selon des procédures démocratiquement légitimes et en pleine connaissance de leurs conséquences de toute nature.
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L’armement nucléaire doit cesser de bénéficier d’un régime d’exception. Il doit être replacé sous le régime du droit commun démocratique.
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Communiqué d’IDN (8 septembre 2016)
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09 septembre 2016 ~ 0 Commentaire

ile-longue (fr3)

irradies

13 anciens salariés indemnisés pour préjudice d’anxiété

Un jugement du tribunal administratif de Rennes a reconnu en juin dernier le préjudice d’an6 xiété pour 13 anciens salariés du site nucléaire pyrotechnique de l’Ile-Longue et a condamné DCNS et le ministère de la Défense à les indemniser.

C’est une petite victoire pour les irradiés de l’Ile-Longue. Le tribunal administratif de Rennes a condamné DCNS et le ministère de la Défense, le 23 juin dernier, à verser 10 000 euros à chacune des treize personnes reconnues victimes de préjudice moral d’anxiété. Ces dernières font partie des 110 personnes exposées à des radiations entre 1972 et 1996.La décision de reconnaissance de préjudice d’anxiété est un réconfort pour les anciens sala6 riés concernés même si le sentiment qui domine est celui de subir le dédain de la part des services de l’Etat. « On a travaillé pour l’Etat durant des années et puis là, quand les problèmes se posent au niveau des maladies et autres, il n’y a aucune considération » explique Pierre-Jean Bihannic, membre du collectif « Les irradiés de l’Île-Longue ». »Aujourd’hui, j’ai l’impression que le ministère de la Défense a un déni vis-à-vis des maladies occasionnées par le nucléaire » ajoute Gilbert Dété, pyrotechnicien pendant 20 ans sur le site de l’Île-Longue.

Une angoisse permanente pour les irradiés

10% des personnels civils ayant assemblé les têtes nucléaires des missiles à l’Île-Longue entre 1972 et 1996 sont tombés malades : leucémies, lymphomes, cancers de peau ou de l’oeso6 phage. Les autres vivent avec une épée de damoclès au-dessus de la tête. « Les personnels qui ont été irradiés et qui ne sont pas malades pour l’instant sont dans l’angoisse » déplore  Francis Talec, représentant de l’association « Les Irradiés des armes nucléaires et leurs familles ».

Seules trois pathologies liées aux radiations sont actuellement reconnues comme maladies professionnelles en France. L’association se bat pour élargir la liste. La DCNS a deux mois pour faire appel de la décision du tribunal administratif de Rennes. Trois autres dossiers sont en attente de jugement.

Lucas Hobé 09 septembre 2016

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02 septembre 2016 ~ 0 Commentaire

syrie (alternative libertaire)

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Viyan Qamislo: Cette milicienne YPJ est tombée face à Daech, sur le front de Manbij.

La gauche kurde seule contre tous

Ça devait bien finir par arriver : les impérialistes occidentaux lâchent les YPG pour complaire à Ankara. La parenthèse ouverte il y a deux ans à Kobanê se referme. Mais il n’y a pas le choix : la lutte continue.

Avec l’entrée de l’armée turque en Syrie le 24 août, la guerre civile entre dans une nouvelle phase. Ce pays martyr est, plus que jamais, le jouet des rivalités entre puissances impérialistes – iraniennes, turques, russes, américaines, françaises, britanniques, saoudien- nes, émiraties, qataries…

Dans ce bourbier cruel, Alternative libertaire soutient, depuis 2014, les forces de la gauche kurde – le PYD et les milices YPG-YPJ, aujourd’hui fer de lance de la coalition arabo-kurde Forces démocratiques syriennes (FDS). Si AL soutient la gauche kurde, ce n’est pas seule- ment parce qu’elle est « notre meilleur rempart contre Daech » comme on l’entend trop souvent dans la bouche de certains Occidentaux, mais surtout parce qu’elle est la seule force politique à proposer un projet fédéraliste, démocratique, féministe et, d’une certaine façon, laïque, pour le Moyen-Orient.

Un projet où toutes les composantes culturelles de la région – arabes, kurdes, turkmènes, sunnites, chiites, chrétiennes, yézidies… – puissent vivre à égalité. En ce sens, elle est le rempart de toutes et tous les amis de la liberté et de l’émancipation.

Pour tout le monde, c’est une évidence : l’armée turque n’est pas entrée en Syrie pour combattre Daech ; et pas vraiment non plus pour combattre Bachar ; elle n’a occupé la région de Djarabulus que pour empêcher la jonction des cantons d’Afrin et de Kobanê, et donc l’unifi- cation territoriale du Rojava (Kurdistan syrien). Ankara amorce ainsi la constitution de la « zone tampon » qu’elle annonce depuis des années, et qui lui permettra de continuer à contrôler les filières djihadistes qui partent de son territoire pour rejoindre Raqqa, la capitale du « califat ». Au passage, l’armée turque a pilonné les positions des FDS, et bombardé plusieurs villages sous leur contrôle, faisant des dizaines de morts.

Le Rojava, un pion sur l’échiquier impérialiste

Depuis la bataille de Kobanê (septembre 2014-juin 2015), la gauche kurde a accepté le sou- tien financier et matériel de certaines puissances étrangères (Russie, États-Unis, France…) pour ne pas rester isolée face à d’autres (Iran, Turquie, régime de Damas…). Si on veut voir le verre à moitié plein, on peut dire qu’elle a joué, avec une habileté certaine, un impérialisme contre un autre. Si on veut voir le verre à moitié vide, on peut dire qu’elle a joué un jeu dange- reux. Car évidemment les impérialistes ne voient dans le Rojava (Kurdistan syrien) qu’un pion sur leur échiquier. Et c’est ce pion qu’ils sont en train de sacrifier.

Lâchage de Washington, Moscou et Paris

Mis devant le fait accompli, les États-Unis essaient, en vain, de limiter les affrontements entre leur allié historique dans l’Otan (la Turquie) et leur allié de circonstance (les FDS). Mais, fonda- mentalement, John Kerry s’est empressé d’assurer Ankara de sa loyauté et de prendre ses distances avec les FDS. Dès le 26 août, il déclarait à Genève :

« Nous sommes pour une Syrie unie. Nous ne soutiendrons aucune initiative kurde indépen- dante. Il y a eu un certain engagement limité, comme chacun le sait, avec une composante de combattants kurdes, sur une base limitée, et nous avons coopéré très étroitement avec la Turquie pour bien s’assurer qu’il y ait une meilleure compréhension des règles régissant cet engagement. »

Comme en écho, son homologue russe Segueï Lavrov, a aussitôt ajouté :

« Je suis convaincu que les Kurdes doivent rester une partie de l’État syrien, et faire partie de la solution, plutôt que d’être un acteur instrumentalisé pour atomiser et fragmenter le pays ». La Russie, marraine de Bachar el Assad, et en plein rapprochement avec la Turquie depuis la rencontre Erdogan-Poutine du 10 août, fixe ainsi les limites auxquelles elles souhaite que les FDS se conforment. Elle s’est en revanche bien gardé de condamner l’attaque turque [1].

La France est servilement alignée sur Ankara. François Hollande, a signalé, dès le 25 août, « comprendre » l’intervention turque, laissant échapper quelques paroles de regret pour les bombardements turcs sur les positions des FDS [2].

« Les Kurdes n’ont pour amies que leurs montagnes »

Il ne faut pas imaginer que la gauche kurde est surprise de ce lâchage. Depuis le début, elle savait fort bien que cette bienveillance de la part des impérialistes occidentaux n’était que temporaire. « Les Kurdes n’ont pour amies que leurs montagnes » dit un proverbe local, signi- fiant par là que ce peuple ne doit compter que sur lui-même.

Dans les semaines qui viennent, si ce lâchage se poursuit, la gauche kurde risque de se retrouver de nouveau bien seule. Pour notre part, nous continuerons à soutenir son action. Car face aux potentats sanglants d’Ankara, de Damas ou de Raqqa, elle incarne la seule possibilité d’une alternative démocratique, fédéraliste et populaire.

Alternative libertaire, 1er septembre 2016

http://alternativelibertaire.org/?Syrie-la-gauche-kurde-seule-contre

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09 août 2016 ~ 0 Commentaire

adama traoré (anti-k + acrimed)

traoré

Le «New York Times» dénonce «l’impunité» de la police française

Dans un éditorial consacré à la mort du jeune noir à Beaumont-sur-Oise, le quotidien américain fustige le racisme de la police hexagonale et l’indifférence du gouvernement.

«Black Lives Matter in France, Too» : dans un éditorial, qui reprend en titre le nom du mouvement de lutte contre les violences policières né aux Etats-Unis, le New York Times dénonce le comportement de la police française dans l’affaire Adama Traoré – ce jeune Noir décédé le 19 juillet lors de son interpellation à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise).

Le décès de ce jeune homme de 24 ans, dont la mort reste toujours sans explication offi- cielle, alors que deux expertises font état d’une «asphyxie», a entraîné «de violents affron- tements entre les minorités en colère et des officiers de police», rappelle le quotidien améri- cain, qui dresse un parallèle avec les émeutes d’octobre 2005 déclenchées après la mort de Zyed et Bouna dans un transformateur EDF à Clichy-sous-Bois – dossier dans lequel les deux policiers poursuivis ont d’ailleurs été relaxés, rappelle le quotidien.

«Culture d’impunité profondément ancrée»

Depuis, les manifestants ont repris à leur compte le mouvement Black Lives Matter, né de l’autre côté de l’Atlantique, se félicite le New York Times, qui ne s’étonne pas de cette réappro- priation : «Il y a des différences importantes entre les histoires des relations interraciales aux Etats-Unis et en France, où le racisme prend racine dans le passé colonial français, explique le quotidien.

Cependant, il n’est pas surprenant que le mouvement Black Lives Matter trouve un écho en France : les organisations de défense des droits de l’homme ont fait état ces dernières années d’une culture d’impunité, profondément ancrée au sein de la police française, et don- nant lieu à des abus à l’égard des minorités», détaille le quotidien américain, qui cite notam- ment une étude de 2009 sur le délit de faciès, selon laquelle un Noir ou un Arabe (ou perçu comme tel) a six à huit fois plus de chances de se faire contrôler à Paris.

Ce type de discriminations se sont multipliées depuis le début de l’état d’urgence, déclaré après les attentats du 13 Novembre à Paris et Saint-Denis, poursuit l’éditorial. Et à l’heure de la lutte contre le terrorisme, la recension des abus policiers contre les minorités ne semble pas non plus être une priorité. Le quotidien américain rappelle également la promesse formulée en 2012 par le candidat Hollande de lutter contre le contrôle au faciès, et la décision inédite, fin juin, de la Cour d’appel de Paris de condamner l’Etat pour des contrôles d’identité réalisés à l’encontre d’hommes noirs ou arabes.

Malgré cette mise en garde, les députés ont enterré fin juin l’expérimentation du récépissé, censé lutter contre les contrôles au faciès, notamment après que Bernard Cazeneuve a répété que ce n’était pas le moment de jeter la moindre «suspicion» sur les forces de l’ordre. «Un argument dangeureux» pour le New York Times, qui appelle la justice française à mettre un terme aux discriminations.

«L’Etat islamique a montré qu’il sait exploiter les sentiments de colère et de l’aliénation à des fins meurtrières», met en garde le quotidien, avant de conclure : «Maintenant plus que jamais, la police a besoin d’instaurer la confiance avec les minorités en respectant les droits de tous les citoyens français, quelle que soit leur religion ou leur couleur de peau, et montrer que la justice doit être appliquée de manière équitable.»  7 août 2016 Libération

http://www.anti-k.org/adama-new-york-times-denonce-l’impunite-de-la-police-francaise

Retour sur le traitement médiatique de la mort d’Adama Traoré

JT de France 2 : bref, Adama Traoré est mort

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06 août 2016 ~ 0 Commentaire

«israéliser» la société française? (ujfp)

An-Israeli-border-police--001.jpg

Une nouvelle fois, l’émotion légitime générée par les attentats ignobles de Nice et de Saint-Etienne-du-Rouvray génère son lot de « solutions » du Ministère de la Parole … mais qui font froid dans le dos. Surtout quand elles proviennent non pas d’abonnés au café du Commerce mais de hauts responsables politiques.

Ainsi d’Hervé Morin, ancien Ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy et actuel président du conseil régional de Normandie, qui propose d’« israéliser » notre sécurité et de prendre modèle sur la société israélienne pour vaincre le terrorisme, afin ainsi de « mettre hors d’état de nuire tous ceux qui sont potentiellement dangereux ». Du grand n’importe quoi si l’on considère d’abord, du seul point de vue de l’efficacité militaire, qu’Hervé Morin propose de prendre exemple sur … un échec !

Car l’État d’Israël n’a sûrement rien éradiqué du « terrorisme » comme le montrent les récents actes désespérés de jeunes palestiniens agressant des soldats ou des Juifs ultra-nationalistes à l’arme blanche ou au tournevis.

Bien sûr, cynique, Hervé Morin confond « terroristes » et résistants, oublie la terreur indiscriminée, définition du terrorisme, infligée aux Palestiniens par des gouvernements israéliens de plus en plus extrémistes, bombardant une population désarmée de deux millions d’habitants enfermée dans la prison à ciel fermé par les drones de Gaza.

Mais, après tout, peut-être est-ce cela le « modèle » rêvé par Hervé Morin ?

Ériger un mur, par exemple, entre Rouen et sa banlieue de Saint-Etienne-du- Rouvray ? Détruire les immeubles et maisons des « terroristes » et de leur famille ? On pourrait aussi lui suggérer de priver d’eau, mais aussi, pourquoi pas, de gaz et d’électricité certaines cités de banlieue… Et si on installait un peu partout dans « nos » banlieues, de ces checkpoints humiliants, histoire de « leur » montrer qui est le maitre ?

Et des prisons pour les enfants, pourquoi pas ?

Ça existe déjà, en France, mais on pourrait les améliorer, comme là-bas ! À moins, finalement, d’instaurer officiellement (puisqu’il existe déjà selon Manuel Valls) un bon petit apartheid bien de chez nous, provisoire, bien sûr, comme l’état d’urgence ?

Mais surtout, la grande idée de Hervé Morin et de ses amis sionistes, c’est de faire de chaque citoyen un délateur, un flic et/ou un soldat permanent doté du permis de tuer tout « suspect » ayant des intentions potentiellement louches ou un geste imprudent. Normal, évidemment, puisque nous sommes « en guerre » : guerre extérieure, au Mali, en Libye, en Afghanistan, en Syrie et en Irak, et partout où le terrain de jeu de « nos » services reste inconnu de la plupart d’entre nous ; guerre intérieure dans laquelle tout Arabe ou Musulman est suspect.

Israël et Hervé Morin veulent « terroriser les terroristes » comme le proposait Charles Pasqua, sans oublier « leurs complices » – entendez, tous ceux qui, comme en Israël, essaient de comprendre et d’expliquer. Car, comme le dit Manuel Valls, il n’y a rien à expliquer, car expliquer, c’est déjà excuser.

En prenant exemple sur Israël, ils nous proposent une société autiste, repliée sur elle-même et paranoïaque, une société fonctionnant sur le mode manichéen, individuellement et collectivement, dans laquelle tout ce qui n’est pas avec « nous » est contre « nous », où l’ennemi est partout. Une société qui s’est rendue elle-même malade de l’oppression d’un autre peuple.

Non, l’État d’Israël, premier producteur mondial de barbelés, ne sera jamais « notre » modèle !

Le Bureau national de l’UJFP, le 5 août 2016

http://www.ujfp.org/

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