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08 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

jérusalem (npa)

trump

Jérusalem : de quoi la décision de Donald Trump est-elle le nom ?

Au cours d’une allocution d’une dizaine de minutes prononcée le 6 décembre, Donald Trump a annoncé sa décision de reconnaître officiellement Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël, et d’y déménager l’ambassade des États-Unis, jusqu’alors sise à Tel Aviv. Depuis cette annon- ce, les condamnations se multiplient, ainsi que les commentaires et prédictions catastrophistes, qui ne permettent pas nécessairement de cerner les motifs, les enjeux et les conséquences probables de la décision de Trump.

Le trumpisme dans toute sa splendeur

Comment comprendre le choix du président des États-Unis ? Plusieurs interpréta- tions reviennent chez les analystes et commentateurs :

Rupture symbolique avec ses prédécesseurs Clinton et Obama,

Volonté de satisfaire la très pro-sioniste droite chrétienne évangélique,

Proximité personnelle avec Netanyahou, contre-feu allumé suite à l’inculpation de Michael Flynn, son ancien conseiller à la sécurité nationale, dans « l’affaire russe »…

Il y a du vrai dans chacune de ces explications, qui ne s’excluent pas mutuellement, mais elles passent en partie à côté de l’essentiel.

Pour le dire de façon triviale, mais le moins que l’on puisse dire est que la trivialité n’est pas incompatible, loin de là, avec les faits et gestes de l’actuel président des États-Unis, Donald Trump fait tout simplement du Donald Trump.

Le droit international, les opinions des autres États, y compris les alliés arabes, et les avis de son entourage (son secrétaire d’État et son ministre de la Défense étaient opposés à cet arbitrage) n’ont pas pesé lourd dans la balance face à l’intime conviction de Trump que cette décision était, selon ses propres termes, « la bonne chose à faire ».

Ainsi va le monde selon Trump:

Indépendamment des conséquences qu’elles peuvent avoir, il y a des décisions qui sont intrinsèquement « bonnes », tandis que d’autres sont « mauvaises », et les « hommes coura- geux » doivent prendre les « bonnes » décisions. Une vision mystique de la politique qui fait écho à celle de Georges W. Bush, mais qui se double chez Trump, du fait de son habitus de golden boy et de sa posture anti-establishment, d’un mépris pour le réalisme qui prédominait dans la diplomatie US, qu’il assimile à de l’indécision et donc à de la lâcheté.

Une « rupture » essentiellement symbolique 

Adepte du coup d’éclat, du coup de bluff et du coup de poing sur la table, Trump est en grande partie imprévisible, tant sa rationalité politique est fondamentalement irrationnelle. Mais il a parfois paradoxalement le mérite, en refusant de s’accommoder des faux-semblants, de révéler des vérités crues que les illusions générées par les déclarations d’intention et les postures de Barack Obama avaient eu tendance à dissimuler. C’est le cas en ce qui concerne Jérusalem et, plus globalement, la politique des États-Unis à l’égard de l’État d’Israël.

Beaucoup insistent en effet sur la « rupture » que constituerait la décision de Trump à propos de Jérusalem.

Notamment en ceci qu’elle serait un « mauvais coup », voire un « coup fatal » porté au « pro- cessus de paix ». Mais s’il est indéniable que la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et le déplacement de l’ambassade constituent une rupture symbolique, considérer que Trump opérerait un brutal changement de direction dans la diplomatie US est excessif, pour ne pas dire erroné.

Les discours sur la « mort du processus de paix » comportent en effet une bonne part d’hypocrisie

Dans la mesure où ils sous-entendent qu’il aurait existé, jusqu’aux déclarations de Trump, un « processus de paix ». De même, la thèse de la « rupture de l’équilibre » dans l’approche US du conflit opposant Israël aux Palestiniens exonère l’administration Obama de ses respon- sabilités, en laissant supposer qu’elle aurait eu une vision « équilibrée » de la question. Or, quiconque regarde avec un tant soit peu de recul et de lucidité l’évolution de la situation au cours des 10 dernières années constatera qu’il s’agit là de deux contre-vérités manifestes.

Jérusalem-Est annexée et colonisée en toute impunité 

Plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU (qui n’ont donc pas fait l’objet d’un véto US) concernent spécifiquement Jérusalem. En 1968, soit un an après la conquête de la partie orientale de la ville, la résolution 252 exige d’Israël de « s’abstenir immédiatement de toutes nouvelles actions qui tendent à modifier le statut de Jérusalem ». En 1980, suite à l’annexion « officielle » de Jérusalem-Est, la résolution 476 évoque « une violation du droit international » et « demande aux États qui ont établi des missions diplomatiques à Jérusalem de [les] retirer ». 

Si cette dernière décision avait été jusqu’à présent respectée par les États-Unis, cela n’a pas empêché Israël de mettre en œuvre une politique de judaïsation de la ville

Après 1967, les autorités n’ont classé que 13% de Jérusalem-Est comme « zone constructible» pour les PalestinienEs, contre 35% pour la colonisation. Les colonies se sont développées à grande vitesse (plus de 200 000 colons aujourd’hui) tandis que les PalestinienEs recevaient les permis de construire au compte-gouttes. Plus de 80  000 d’entre eux (sur 300 000) vivent aujourd’hui dans des logements qu’Israël juge « illégaux » et sont sous la menace d’un ordre de démolition.

Mais ce non-respect, par Israël, des résolutions de l’ONU concernant Jérusalem – comme des autres résolutions – n’a entraîné aucune forme de sanctions de la part des États-Unis ou des pays de l’Union européenne.

Ainsi, s’il n’y a pas eu de reconnaissance formelle du statut de capitale, Israël a pu agir en toute impunité, en continuant de bénéficier du soutien de la plupart des pays occidentaux, États-Unis en tête, jusqu’au « cadeau » d’Obama à la fin de son mandat : 38 milliards de dollars d’aide militaire sur la décennie 2019-2028, un record.

Et maintenant ? 

Prétendre que la décision de Trump constituerait une « rupture », ou même un « tournant », tend à obscurcir la situation plutôt qu’à l’éclairer. La complicité active ou passive des États-Unis avec Israël, malgré la fable du « processus de paix », n’est pas nouvelle et, sans évidemment vouloir adhérer à la politique du pire, l’arbitrage du président US a paradoxalement le mérite de contribuer à dissiper certaines illusions tenaces.

Ce qui ne revient pas à dire que le caractère hautement symbolique de la décision de Trump ne va pas générer tensions et violences dans les territoires occupés et, dans une moindre mesure, dans d’autres pays de la région. Cette provocation supplémentaire, à laquelle s’ajoute la satisfaction dégoulinante de cynisme des responsables israéliens, peut susciter de nouvelles explosions de colère dans la population palestinienne, voire des opérations armées qui ne manqueront pas d’être instrumentalisées par Israël.

L’heure n’est pas toutefois à un soulèvement généralisé tant les PalestinienEs ont conscience de la dégradation du rapport de forces

Tant que le mouvement national est affaibli, délégitimé, divisé et miné par des rivalités de pouvoir qui n’ont rien à voir avec la satisfaction des droits nationaux des Palestiniens. Ces derniers ne peuvent pas davantage compter sur un quelconque soutien, malgré les condam- nations de forme, de la part des États autoritaires arabes qui, obnubilés par la guerre froide entre l’Arabie saoudite et l’Iran, privilégient un rapprochement avec Israël et les États-Unis.

Les PalestinienEs demeurent isolés et rien de bon ne va se produire dans les jours qui viennent

Afortiori dans la mesure où leurs manifestations subiront la répression d’un État d’Israël conforté dans ses positions maximalistes. L’heure est donc à la solidarité et, sans prétendre parler à la place des PalestinienEs, à souligner que le discours du « règlement négocié sous l’égide des États-Unis » est, sans contestation possible, une fiction qu’il est temps de remiser dans les poubelles de l’histoire, l’heure étant plus que jamais aux sanctions contre Israël.

Julien Salingue Vendredi 8 décembre 2017

Article publié sur le site de la revue Regards. 

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Notre lutte et non Trump décidera du sort de Jérusalem (FPLP)

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08 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

salah plourin (le tél.)

salal

Liberté pour Salah. Une mobilisation importante

Jean-Claude Lefort, beau-père de Salah Hamouri, a fait étape à Plourin-les-Morlaix pour informer le public sur les conditions de détention de l’avocat franco-palestinien et recueillir des signatures de soutien. Arrêté dans la nuit du 23 août par l’armée israélienne, l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri est en détention administrative pour six mois renouvelables sans connaître le motif d’inculpation.
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Le collectif « Liberté pour Salah » qui regroupe 18 associations, partis, syndicats et réseaux locaux de solidarité en pays de Morlaix, a organisé mardi, dans la salle du Cheval Blanc de Plourin les Morlaix, une réunion publique avec Jean-Claude Lefort, député honoraire, beau-père de Salah Hamouri et représentant du comité national pour sa libération.
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Quelles sont les dernières nouvelles dont vous disposez de Salah Hamouri ?
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Grâce à ses avocats, nous savons qu’il a bon moral. Il sait que nous sommes derrière lui. Je l’ai même vu sourire sur une photo prise clandestinement au tribunal de Jérusalem par un de ses avocats.
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Quel retour avez-vous des réunions publiques que vous animez ?
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J’ai des retours positifs. Les gens nous soutiennent et ne comprennent pas cette situation qui pour eux n’a pas de sens. Ils signent en nombre les cartes postales qui seront envoyées au Président de la République pour lui demander d’agir. Après Plourin, je vais à Quimper, à Brest et à Carhaix. Le chemin de la liberté passe par là. Par ailleurs, nous avons le soutien de 57 députés européens, de Pierre Joxe et même d’Angéla Davis.
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Comment peut agir le Président de la République ?
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Salah Hamouri a été arrêté pour des raisons politiques, c’est donc la politique qui doit le libérer. Emmanuel Macron rencontre dimanche Benjamin Netanyahou. Le collectif demande au Prési- dent Macron d’engager fermement la voix de la France pour obtenir la libération de notre compatriote injustement détenu par le gouvernement de Benjamin Netanyahou. On est passé du silence à une volonté de dire, de la demande à l’exigence.
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 08 décembre 2017
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07 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

provoc! (npa)

salal

Netanyahou invité par Macron le 10 décembre : une provocation !

Pour la seconde fois depuis son élection, Emmanuel Macron recevra, le 10 décembre, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Coïncidence (?) des dates, le 10 décembre est depuis 1950 la Journée internationale des droits humains : tout un symbole !

Les prétendus rois et reines de la com’ qui peuplent l’Élysée sont des récidivistes.

En juillet, Macron avait en effet déjà reçu Netanyahou et l’avait invité à participer aux commé- morations de la rafle du Vel d’hiv : un scandale lorsque l’on connait la propension des diri- geants israéliens à instrumentaliser la mémoire du génocide juif.

Netanyahou est cette fois convié à l’occasion d’une autre date symbolique et, quand bien même on aurait été tout aussi révolté par une visite de à une autre date, cette invitation faite au Premier ministre d’un État qui bafoue quotidiennement le droit international et les droits humains est une véritable provocation.

A fortiori dans le contexte actuel de mobilisation pour la libération du franco-palestinien Salah Hamouri, emprisonné par Israël depuis plus de 100 jours sous le régime de la détention administrative, et donc sans aucune charge et sans aucune preuve.

La décision unilatérale de Trump de déplacer son ambassade de Tel Aviv à Jérusalem, provocation ultime que le seul Netanyahou approuve face au tollé international qu’elle provoque, rend d’autant plus intolérable l’invitation du premier ministre israëlien à Paris.

Mais la diplomatie de Macron ne s’encombre guère de détails aussi insignifiants que le respect des droits humains et du droit international, ainsi que le confirment ses liens avec d’autres sympathiques régimes, comme l’Égypte et l’Arabie saoudite.

Solidaires du peuple palestinien en lutte pour ses droits, le NPA se joindra aux initiatives de protestation contre la venue de Netanyahou, à commencer par

Le Rassemblement du 9 décembre,

14h00 place de la République à Paris.

Montreuil, le 6 décembre 2017

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Non, Netanyahou n’est pas le bienvenu, ni à Paris ni à Bruxelles !

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07 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

jérusalem (l’express)

armageddon

Jérusalem: qui sont les « chrétiens sionistes » derrière la décision de Trump

La volonté de Donald Trump de transférer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem a été inspirée au président américain par le très actif lobby chrétien conservateur.

« Nous, chrétiens américains, saluons l’obéissance de Donald Trump à la Parole de Dieu à propos de Jérusalem ». Laurie Cardoza-Moore, une activiste chrétienne pro-israélienne saluait à l’avance, dans une tribune publiée dans Haaretz, la décision du président américain d’an- noncer le transfert de l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv vers la ville sainte, ce mercredi. La voix de ses semblables a visiblement plus porté que celle d’Emmanuel Macron, d’Angela Merkel, de Theresa May ou du pape, qui ont essayé de dissuader le locataire de la Maison Blanche d’acter ce geste susceptible de provoquer une flambée de violence. Qui sont ces chrétiens qui plaident avec ferveur la cause de l’État juif?

Le socle électoral de Trump

L’engouement de la droite religieuse américaine pour Israël remonte aux années Reagan et à l’émergence de prédicateurs influents tels Jerry Falwell, qui ont profondément modifié le parti républicain. C’est à leur initiative qu’a été voté en 1995 le Jerusalem Embassy Act, la loi qui prévoit le déplacement de l’ambassade américaine de Tel Aviv vers la ville sainte. « Le texte a été adopté à une large majorité sous la présidence de Bill Clinton, alors que le Congrès été dominé par les républicains », rappelle à L’Express l’universitaire Lauric Henneton*, spécialiste des questions religieuses aux Etats-Unis. Depuis lors, tous les présidents signaient une dérogation pour reporter son application, tous les six mois, afin d’éviter des troubles. Donald Trump lui-même l’a fait à deux reprises depuis le début de son mandat.

« Trump pense déjà aux prochaines élections. Son geste vise deux cibles, précise le chercheur: sa base chrétienne conservatrice, ainsi que l’un des principaux donateurs du parti républicain, le roi des casinos Sheldon Adelson ». Très proche de Benyamin Netanyahu, ce dernier avait manifesté son mécontentement à l’annonce d’un report de cette décision, au printemps dernier.

Les protestants évangéliques, partisans inconditionnel de la droite israélienne, constituent le socle le plus solide de l’électorat républicain: 80% d’entre eux ont voté pour Trump -bien que lui-même soit très peu porté sur la religion, plus encore que pour le born again George W. Bush (78%). En termes électoraux, ils pèsent beaucoup plus lourd que les juifs américains (2% de la population) qui eux, votent … à 70% pour les démocrates.

« Sionistes chrétiens »

Les chrétiens évangéliques « ont toujours considéré les prophéties bibliques comme des aper- çus de réalités à venir », observe Sébastien Fath, chercheur au Groupe de sociologie des reli- gions et de la laïcité, dans un article consacré à Israël et aux évangéliques américains. Ainsi, en 2010, 58% des Évangéliques blancs (et 41% de l’ensemble des Américains) estimaient que Jésus allait revenir sur terre avant 2050, selon le Pew research center.

Ce message trouve un écho particulier dans le Sud, où les fondamentalistes chrétiens sont bien implantés.

Dans la Bible belt, souligne Sébastien Fath, la thématique du ‘peuple élu’ menacé par l’exté- rieur évoque de puissantes analogies avec la ’cause perdue’ des anciens confédérés. Au sein de cette base chrétienne conservatrice, les « sionistes chrétiens » plaident depuis plusieurs années pour un engagement encore plus actif en faveur d’Israël.

Ces millénaristes prennent au pied de la lettre les prédictions de la Bible.

« C’est à ta postérité que je donnerai ce pays » a promis Dieu à Abraham dans la Genèse. Selon eux, le retour du Messie aura lieu en Israël après y avoir rassemblé le peuple juif. Et c’est en Terre sainte qu’aura lieu le combat final entre le Créateur et les forces du mal, au pied de la colline de l’Armaggedon. A l’issue de cette bataille, les juifs se convertiront et reconnaîtront en Jésus leur Messie.

Millénaristes ou non, un grand nombre d’organisations évangéliques mènent un lobbying intense en soutien à l’Etat hébreu, tels la National Christian Leadership Conference for Israel, le Christian Zionist Congress, Voices United for Israel ou la Christian’s Israel Public Campaign. Ils organisent des collectes, des pèlerinages en Israël, et soutiennent activement les colonies dans les territoires occupés.

Le poids de ces chrétiens conservateurs s’est-il accru dans le camp républicain au cours des dernières années? « Pas forcément, observe Lauric Henneton, mais ils ont surtout moins de contrepoids dans l’administration Trump », alors que le président n’a toujours pas recruté le personnel du Département d’Etat: plus de la moitié des postes requérant une validation par le Sénat n’avaient pas été pourvus à la mi-octobre.

Des relais dans l’entourage de Trump

Ils ont aussi des alliés solides dans l’entourage du chef de l’Etat. L’ex-conseiller stratégique Steve Bannon, a eu droit à une standing ovation lorsqu’il s’est proclamé fier d’être un « chrétien sioniste » à l’occasion du dîner annuel de l’organisation sioniste américaine (ZOA) à New York, mi-novembre. C’était sa première visite à une organisation juive américaine depuis qu’il a rejoint l’administration Trump, relève le Times of Israel. Qualifiée d’extrémiste par le quotidien, la petite organisation avait invité d’autres proches du président, dont le faucon Tom Cotton, sénateur de l’Arkansas pressenti pour succéder à Mike Pompeo à la tête de la CIA, et Sebastian Gorka, ex-conseiller de Trump lié à l’extrême droite hongroise.

Catherine Gouëset,  06/12/2017

https://www.lexpress.fr/

Commentaire: La fin du monde, tout simplement!

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05 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

bagoaz (le peuple breton + bretagne info)

prisons

Manifestation Paris Samedi 9 Décembre 12h Gare Montparnasse

Le collectif Bagoaz à Rennes pour le processus de paix au pays basque

L’histoire démarre en 2010, quand l’organisation clandestine ETA annonce qu’elle souhaite désarmer définitivement. Les États, tant français qu’espagnol, sont pris de court et ne réagis- sent pas, ne répondent pas à cette main tendue. La société civile basque, blessée par des décennies de conflit, s’empare alors de cette annonce et suivra sa propre feuille de route. Celle-ci se poursuit par une visite des prisons où sont toujours incarcérés les prisonniers et prisonnières basques en France.

Le Peuple breton a rencontré à Rennes le collectif Bagoaz ainsi que deux parents de prisonnières basques.

Le 17 octobre 2011, au palais d’Aiete à Saint Sébastien, une feuille de route devant établir à la paix au pays basque est signée par diverses personnalités allant de Gerry Adams à Kofi Annan, en passant par Gro Harlem Brundtland, Bertie Ahern, Pierre Joxe et Jonathan Powell. Depuis cette date, plusieurs étapes majeures ont été franchies, la plus importante étant le désarmement effectif d’ETA le 8 avril 2017. Un désarmement effectué par des acteurs de la société civile basque puisque ni l’État français, ni l’État espagnol n’ont cru important de répondre à la demande de l’organisation clandestine.

Pourtant, comme le rappelle Unai Arkauz, porte-parole de Bagoaz, collectif d’acteurs sociaux et politiques œuvrant à la défense des droits des prisonniers basques, « le désarmement n’est pas la paix ».

La paix sera effective quand toutes les étapes du processus auront été respectées par les deux parties : ETA d’un côté et les États de l’autre. Or, ces derniers ne font pas beaucoup d’efforts. D’où cette caravane, ce tour des prisons organisé du 16 novembre au 9 décembre pour sensibiliser à cette nouvelle étape indispensable du processus de paix : le sort des prisonniers. La tournée est effectuée par Bagoaz, épaulé par le collectif des familles et des proches des prisonniers, Etxerat. Les deux organisations sont partie prenante des « Artisans de la paix ». Durant 4 jours, ils sont passés à Rennes où 5 prisonnières sont détenues.

La revendication principale de la caravane, c’est le rapprochement des prisonniers.

Aujourd’hui, ceux-ci sont dispersés dans 21 prisons en France, à des centaines de kilomètres de chez eux. Unai Arkauz et ses camarades réclament aussi la suppression des statuts « DPS» qui rend difficile la vie en milieu carcéral : moins de parloir, liberté conditionnelle et rapproche- ment entravés, mais aussi impossibilité de purger leurs peines regroupés.

L’oncle de Maite Aranalde explique que celle-ci est incarcérée depuis un an à Rennes. Aupa- ravant, elle a été à Poitiers et à Fresnes. Entre temps, elle a été libérée. Mais du fait de l’ab- sence de confusion de peine à l’échelle européenne, elle a fuit Euskadi car elle était menacée de nombreuses années supplémentaires de prison en Espagne pour les mêmes faits. De fait, elle a été jugée pour clandestinité et réincarcérée pour récidive.

Mais les prisonniers ne sont pas les seules touchés par l’incarcération.

« On oublie généralement les familles qui supportent la double peine : sans être jugés, nous subissons la dispersion des prisonniers. Du fait de l’éloignement, c’est un coût hebdomadaire moyen de 400 € pour chaque famille, sans compter la nourriture », témoigne l’oncle de Maite Aranalde. Le père d’Alaitz Aramendi, lui, raconte que sa fille a connu 7 prisons en 10 ans, toutes éloignées. « 83 % des prisonniers incarcérés le sont à plus de 500 kilomètres de chez eux. C’est 8 fois le tour du monde par semaine ! À l’année, toutes familles confondues, cela correspond à 19,5 millions de kilomètres réalisées pour un coût de 4 millions d’euros », détaille-t-il.

Les collectifs Bagoaz et Etxerat réclament le rapprochement dans la prison de Mont-de-Marsan, la plus proche (adaptée) du Pays basque.

Ils réclament également la liberté conditionnelle pour les prisonniers malades : 21 le sont gravement, 16 l’ont rendu public, un prisonnier a même le VIH en phase terminale, mais à chaque fois, leur demande de mise en liberté est refusée.

En lieu et place d’une détente, l’État espagnol a durci la répression.

De là à croire qu’ETA était un alibi pratique pour maintenir la puissance de l’État, il n’y a qu’un pas ! Cette caravane qui doit se terminer par une grande manifestation à Paris le 9 décembre cherche à faire pression sur l’État français et à isoler l’Espagne dont l’attitude est honteuse. Bagoaz comme Etxerat militent pour les Droits humains. On sait que le sort dans les prisons importe peu l’opinion publique, mais quand il s’agit de justice, pour les prisonniers comme pour les familles, celle-ci serait bien inspirée de ne pas regarder ailleurs. La paix est un processus fragile et elle nécessite des conditions…

La société basque y est prête. Est-ce le cas des États ?

Ce matin, les militants sensibilisaient les Rennais sur le marché des Lices. Dimanche, ils reprendront la route pour Lille avant avant d’arriver à Paris pour la grande manifestation. Déjà deux TGV entiers en provenance du pays basque sont attendus !

Gael BRIAND 2 décembre 2017

http://lepeuplebreton.bzh/

http://www.bagoaz.eus/

Lire aussi:

Tour des Prisons : escale à Rennes pour le collectif basque Bagoaz (Bretagne Info)

 

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05 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

dossier catalogne (npa)

 anticap murcia

La Catalogne en débat

Depuis le référendum du 1er octobre, la situation en Catalogne est à la « Une » de l’actualité. Nous avons essayé, dans nos colonnes, de suivre l’évolution de la situation et les étapes successives de la crise des institutions de l’État espagnol : répression brutale lors du scrutin, vraie-fausse déclaration d’indépendance, généralisation de la politique de la matraque avec le recours à l’article 155 de la Constitution, arrestations, condamnations et fuites des dirigeants indépendantistes… 

Nous nous sommes aussi fait l’écho des discussions qui traversent la gauche radicale en Catalogne et, au-delà, dans tout le pays, en donnant régulièrement la parole à nos camarades d’Anticapitalistes, branche catalane d’Anticapitalistas, section de la IVe Internationale dans l’État espagnol. Des discussions concrètes, liées à des choix concrets dans une situation instable et mouvante, qui connaîtra un nouveau « temps fort » avec les élections du 21 décembre.

La situation en Catalogne pose aussi un certain nombre de questions aux organisations du mouvement ouvrier en France, et suscite des débats entre elles, et en leur sein. Le NPA n’y échappe pas, c’est pourquoi nous avons décidé de consacrer une double page à l’exposition de divers points de vue qui, s’ils ne sont pas nécessairement contradictoires, expriment des nuances dont l’expression contribuera, espérons-le, à préciser et enrichir le débat.

Droit à l’autodétermination, nationalisme et indépendance de classe

Question catalane et politique révolutionnaire

Défendre le droit à l’autodétermination, mener une politique d’indépendance de classe pour que notre camp dispute la direction du processus

Pour une république socialiste catalane !

La solidarité avec la lutte du peuple catalan, une nécessité politique

 

 

 

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04 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

sondage catalogne (pùblico)

cat

Cette carte pour le 21 décembre, ne range ni par « gauche et droite », ni par « nationalistes catalans et espagnols ».

Les deux partis les plus à gauche Comu et CUP ont chacun neuf sièges. Comu regroupe une vaste diversité de militant(e)s: Podemos, écolos, ex PC (PSUC) ce qui rend le résultats décevant.

Le PS se refait une santé tandis que le PP perd encore. Ce sont les deux partis qui dirigent à le pays de Madrid. Ciudadanos spécialiste de l’anticatalanisme représente le « macronisme » local.

Les nationalistes libéraux (de Puigdemont ou ERC) ont presque la majorité.

http://www.publico.es/

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04 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

islamo-gauchisme (anti-k)

marxisme

Lénine, un précurseur de l’« islamo-gauchisme » ?

Voici un livre que devraient lire tous ceux qui, à longueur de colonnes, dénoncent « l’islamo-gauchisme » et chargent ses adeptes d’avoir troqué leur foi en la classe ouvrière contre une adoration des musulmans, nouveaux damnés de la terre.
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Un peu plus, tous ces éditorialistes, qui n’ont pourtant aucune sympathie, c’est le moins qu’on puisse dire, pour le communisme, accuseraient leurs adversaires d’avoir trahi les idéaux d’Octobre 1917 et de la révolution prolétarienne mondiale.
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Et si, au contraire, Lénine était le premier révolutionnaire européen à avoir pris la dimension de l’ère de l’impérialisme et de la nécessaire alliance entre le prolétariat européen et les peuples de ce que l’on ne nommait pas encore le tiers-monde, en premier lieu les peuples musulmans ? 
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A avoir rompu avec le dogmatisme de la 2ème Internationale qui ne voyait dans l’Orient que des pays archaïques, des peuples arriérés, des coutumes barbares.  Dans un ouvrage[1] bien documenté, dense et clair, Mathieu Renault, tout en récusant l’idée, anachronique, d’un Lénine décolonial: « il n’y a chez lui, note-t-il, aucune trace d’un quelconque désir de rupture-déconnexion avec l’Occident »;  montre la place majeure qu’occupe chez le dirigeant bolchevik la question de l’articulation entre la lutte du prolétariat européen et celle des peuples opprimés, en premier lieu musulmans. de la nécessité vitale de leur alliance contre l’impérialisme.
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Dès le lendemain de la révolution d’Octobre, Lénine lance un appel 
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Musulmans de Russie, Tatars de la Volga, Kirghizes et Sartes de Sibérie et du Turkestan, Trucs et Tatars de Transcaucasie, Tchétchènes et montagnards du Caucase ! Vous tous dont les mosquées et les maisons de prière ont été détruites, dont les croyances et les coutumes ont été piétinées par les tsars et les oppresseurs de Russie !
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Désormais, vos croyances et vos coutumes, vos institutions nationales et culturelles sont libres et inviolables ! » Et le texte se poursuit en exhortant les Perses et les Turcs, les Arabes et les Indiens à s’unir au gouvernement révolutionnaire bolchevik. Et, « dans un geste de haute portée symbolique, selon Matthieu Renault, (Lénine) ordonne la restitution à Tachkent du Coran d’Othman, l’une des plus anciennes copies du livre sacré », dont les Russes s’étaient emparés lors de la conquête du Turkestan et qui était conservé à Saint-Pétersbourg.
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Cet appel et ce geste rendent compte de la longue évolution de la pensée de Lénine, entamée depuis la révolution de 1905 et qui l’amène d’abord à disséquer le caractère colonisateur de la présence russe aux marges de l’empire, de l’Asie centrale au Caucase, colonisation qu’il rapproche de celle menée par la France en Algérie.
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Il va aussi, notamment après l’éclatement de la première guerre mondiale, approfondir sa réflexion sur l’impérialisme, son développement inégal et conclure que la révolution n’est pas seulement à l’ordre du jour en Europe, mais également dans le monde colonisé.
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Au premier congrès de Bakou des peuples d’Orient, convoqué en 1920 par les bol- cheviks, au mot d’ordre « Prolétaires de tous les pays unissez-vous ! » est substitué celui de « Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés unissez-vous ! », tout un symbole. Et la place que Lénine assigne à ces peuples n’est en rien mineure, ni subalterne : Nous savons, écrit-il en substance, que les masses populaires d’Orient interviendront comme « une force révolutionnaire indépendante », comme des sujets politiques à part entière. Et, pour cela, il ne faut pas refuser l’adaptation de la théorie communiste, comme lui-même l’avait fait en étudiant le développement du capitalisme en Russie. Il faut égyptianiser le marxisme expliqueront les communistes égyptiens dans les années 1940.
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Pour Lénine la Russie soviétique doit devenir le fer de lance de l’anti-impérialisme, d’où l’importance de rompre avec le passé « tsaristo-impérialiste ». Or, et Lénine en prendra conscience très tôt, les dirigeants bolchevik eux-mêmes ne sont pas exempts d’un comportement de supériorité grand-russe à l’égard des peuples autochtones. Il tente donc, comme le note Matthieu Renault, « une stratégie de contrôle du centre sur “ses” périphéries orientales » visant « à limiter l’appétit de pouvoir des organisations communistes (russes) locales, trop promptes à endosser les vieux habits du colonialisme et à priver les masses indigènes de tout possibilité de décider de leurs destinées ».
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L’auteur déroule les épisodes de ce combat, depuis la création de la république du Bachkor- tostan jusqu’aux conflits autour de la création d’un Turkestan indépendant, des débats internes aux bolcheviks, dont Lénine ne sort pas toujours victorieux. Et qui doivent être replongés « dans l’histoire des péripéties, quasi-quotidiennes, de l’expansion du processus révolutionnaire en Russie musulmane », mais aussi dans l’histoire concrète des premières années de la révolution marquée par la guerre civile, le délitement de l’Etat, les interventions étrangères.
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Que Lénine y ait consacré tant de temps et d’énergie, en dit toutefois long sur l’importance qu’il leur accordait. Le livre de Matthieu Renault nous permet de mesurer pourquoi et « d’interroger la portée décoloniale » de la révolution soviétique. Et si les islamo-gauchistes n’étaient, en fin de compte, que les petits-filles et petites fils de Lénine ?
Voici un compte rendu de livre que j’ai écrit pour Politis et qui est paru aujourd’hui
amitiés Alain Gresh Directeur du journal en ligne OrientXXI.info
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http://orientxxi.info

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[1] Matthieu Renault, L’empire de la révolution. Lénine et les musulmans de Russie, Syllepse, Paris, 2017.
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04 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

parti travailliste (kanaky)

kanak

Le Parti travailliste menace de boycotter le référendum

Le congrès du Parti travailliste a largement été orienté sur les questions de référendum et de listes électorales. Avec la menace d’un boycott.
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Coutume, danse et prière ont précédé le discours d’ouverture de Louis Kotra Uregei, samedi, à la Maison des syndicats.
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« Le référendum, ou il est sincère et on y va, ou il n’est pas sincère et on n’y va pas. »
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En concluant ainsi le discours d’ouverture du 8e congrès du Parti Travailliste (PT), samedi, son président Louis Kotra Uregei donne le ton. Le référendum de 2018 et la problématique du corps électoral sont au coeur des deux jours de travail pour les 100 à 150 militants réunis à la Vallée- du-Tir. La présence des « invités du Rin » (Rassemblement Indépendantiste et Nationaliste) ne fait que le confirmer. Jacques Wabete a, lui, fait référence à Eloi Machoro qui « il y a 33 ans, jour pour jour, fracassait l’urne à Canala ». Une façon d’annoncer que les mili- tants allaient avoir à « réfléchir et sortir avec des orientations claires et nettes, comme il y a 33 ans ».
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Autodétermination
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Les militants devaient surtout décider si le parti allait participer ou boycotter le référendum. Le problème se pose de façon criante, cette fois-ci, car le récent Comité des signataires à Paris a dénoué la question des listes électorales spéciales d’une manière qui ne satisfait pas le PT. Et
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Louis Kotra Uregei ne mâchait pas ses mots, samedi, à l’égard des autres représentants indé- pendantistes ayant participé au comité : « Est-ce qu’on a le droit, en tant que représentant politique indépendantiste, de confisquer le droit à l’autodétermination ? (…) Il n’y en a pas un qui a le droit. Ce droit-là appartient à chaque Kanak ! »
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Pour le président du PT, le FLNKS ne fait que céder face aux loyalistes.
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« Il a fait ce qu’il fallait pendant la lutte, mais celui de la cohabitation, de la négociation, c’est autre chose. » Selon le décompte effectué par le RIN, 12 000 Kanak manquent à l’appel dans la solution trouvée, avec l’inscription systématique des natifs. Samedi, les militants devaient donc travailler en ateliers pour préparer diverses motions, la principale étant celle concernant l’attitude du parti à l’égard du référendum d’autodétermination.
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« Je suis président, un cerfvolant qu’on voit dans le ciel, mais c’est vous qui tenez le fil. C’est vous qui avez la force et si vous lâchez il s’envole », a lancé celui qui est pourtant depuis tou- jours l’homme fort du pendant politique de l’USTKE. Finalement, les militants ont décidé de ne pas se prononcer tout de suite, laissant planer la menace d’un boycott.

mercredi 22 novembre 2017

https://partitravaillistekanaky.blogspot.fr/

Lire aussi:

USTKE

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29 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

cornouaille (afps)

mor

Projection-débat à Quimper au Quai Dupleix le vendredi 1er décembre du film palestinien « On récolte ce que l’on sème » en présence du réalisateur Alaa Ashkar

Dans le cadre du festival des Solidarités, le CCDF-Terres solidaire 29 et l’association France-Palestine Solidarité Cornouaille convient le réalisateur palestinien Alaa Ashkar dans le Finistère.

Il sera à Quimper le vendredi 1er décembre. Le réalisateur présentera son deuxième long-métrage, « On récolte ce que l’on sème ». Un documentaire autobiographique sur la quête identitaire d’un Palestinien, né et élevé en Israël, dans une famille catholique. Sorti récemment sur les écrans, le film fait suite à un premier long-métrage,«Route 60» (2014), où Alaa Ashkar découvrait ses racines palestiniennes en rencontrant des habitants de Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967.

1/5e de la population d’Israël

Dans ce deuxième volet, il tente de découvrir, en questionnant divers membres de sa famille, les raisons qui ont conduit celle-ci à occulter ses racines. « Et l’on sent les craintes, les réserves, explique Marie-Jo Rousset, du CCFD-Terre Solidaire 29. C’est toute la question de l’identité des Palestiniens en Israël qui est évoquée ».

Yves Jardin, de France Palestine Solidarité Cornouaille, rappelle que ces Palestiniens représentent 1/5e de la population d’Israël. «Ce sont les descendants des Palestiniens qui, entre 1947 et 1949, n’ont pas été parmi les quelque 800.000 chassés d’Israël lors de la « catastrophe ». Ils sont restés, mais pas dans leurs villages. Aujourd’hui, ils sont encore exempts du service militaire et un tas de métiers ne leur sont pas accessibles. Leur niveau d’instruction est plus faible, comme leur niveau de vie. Ils n’ont jamais été représentés au gouvernement ». Aujourd’hui installé en France, Alaa Ashkar travaille sur un troisième volet qui portera sur la difficile survie des Bédouins en Cisjordanie.

« On récolte ce que l’on sème », film documentaire d’Alaa Ashkar, projection-débat avec le réalisateur

Mercredi 29 Novembre 20 h 30  Grand bleu Carhaix,

Jeudi 30 Novembre 20 h 45  Club  Douarnenez,

Vendredi 1e r décembre 20 h 30  Quai Dupleix

http://quimper.pcf.fr/

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