Archive | Antimilitarisme

01 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Libérez Carola Rackete et Pia Klemp, ouvrez les frontières !

Dans la nuit de vendredi à samedi, le bateau Sea-Watch 3 est entré dans le port de Lampedusa en Italie.

À son bord se trouvaient 42 migrants sauvés des eaux 17 jours plus tôt, ce qui n’a pas empêché l’assaut contre le bateau humanitaire mené par un navire de guerre dépêché par le ministre de l’Intérieur d’extrême droite Salvini…

Et une fois le bateau arraisonné, sa capitaine Carola Rackete, qui avait forcé le blocus des eaux territoriales italiennes, a été arrêtée par une vingtaine de policiers et assignée à résidence… Pour le ministre néo-facho Salvini, il s’agit d’« une criminelle au service des passeurs » qui mérite la prison notamment pour « résistance à un navire de guerre ». Elle risque jusqu’à 10 ans de prison !

Carola Rackete assume son geste : « Ce n’était pas un acte de violence, seulement de désobéissance. […] Mon objectif était seulement d’amener à terre des personnes épuisées et désespérées. […] Si nous ne sommes pas acquittés par un tribunal, nous le serons dans les livres d’histoire. »

Elle a raison ! C’est aussi le cas d’une autre capitaine, Pia Klemp, accusée elle aussi par la justice italienne d’aide à l’immigration clandestine et de complicité avec les « passeurs » alors qu’elle a sauvé plus d’un millier de vies en Méditerranée, qui risque vingt ans de prison, ainsi qu’une amende de 15 000 euros pour chaque vie qu’elle aura sauvée !

S’il s’agit de la mise en œuvre par l’extrême droite italienne de sa politique dégueulasse, celle-ci se déroule avec la complicité passive des gouvernements et institutions européennes, à commencer par celle du gouvernement français. Comment pourrait-il en être autrement, lui qui il y a quelques mois refusait, dans les mêmes conditions, d’accueillir l’Aquarius, et qui n’a à aucun moment proposé d’accueillir le Sea Watch 3 malgré les appels de détresse de ce dernier ?

Contre la criminalisation de la solidarité, le NPA exige l’arrêt des poursuites contre Carola Rackete et Pia Klemp, et leur libération immédiate.

Contre l’Europe forteresse, cette Europe criminelle, la libre circulation des personnes doit être un droit, et l’ouverture pure et simple des frontières une mesure d’urgence.

Montreuil,  lundi 1er juillet 2019

https://npa2009.org/

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29 juin 2019 ~ 0 Commentaire

donald trump (npa orient-21)

trump

Donald Trump s’en va-t-en guerre ?

À quelques jours d’intervalle, Donald Trump a annoncé, d’une part, son intention de se présenter à nouveau lors de l’élection présidentielle de 2020 et, d’autre part, qu’il avait ordonné des bombardements sur l’Iran… avant de revenir sur sa décision.

«Nous étions prêts et engagés à riposter la nuit dernière sur trois sites différents quand j’ai demandé combien de personnes allaient mourir. 150, Monsieur, m’a répondu un général. 10 minutes avant la frappe, je l’ai stoppée » : c’est, une fois de plus, par un tweet, que Donald Trump a informé le monde, le 21 juin, qu’il avait annulé des frappes sur l’Iran. Des bombar-dements qui auraient été une « réponse » à la destruction par l’Iran, la veille, d’un drone US qui effectuait, selon Téhéran, un vol au sein de l’espace aérien iranien.

Des menaces bien réelles

Celui qui se posait lors de son élection en champion du « non-interventionnisme » était donc, semble-t-il, prêt à lancer ses avions contre l’Iran. Qu’il s’agisse ou non de déclarations destinées à montrer les muscles, il y a de quoi être inquiet face à cette escalade de l’administration Trump contre l’Iran, un an après le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien.

A fortiori dans un contexte de guerre froide régionale entre Iran et Arabie saoudite : depuis plusieurs années, les deux puissances interviennent militairement hors de leurs frontières pour préserver ou étendre leurs zones d’influence, s’affrontent par groupes satellites interposés, et chaque pays de la région, voire chaque force politique, est sommé de choisir son camp.

Nous avons déjà eu l’occasion de l’écrire dans nos colonnes 

Il est difficile de déterminer en quoi consiste la « stratégie internationale » de Trump qui, comme dans bien d’autres domaines, est avant tout un adepte du coup de gueule, du coup d’éclat et du coup de poing sur la table. Les ultraconservateurs de son entourage poussent à une intervention contre l’Iran, qui pour l’instant se manifeste principalement par des sanctions économiques et, comme le rappelle Mediapart1, « un programme de cyberattaques et d’opérations clandestines contre des installations militaires et des groupes liés au renseignement iranien ».

Une guerre de basse intensité, mais une guerre bien réelle, qui confirme que les menaces militaires s’inscrivent dans un contexte belliciste assumé, avec le risque accru de voir un Trump, désormais en campagne, soucieux de montrer qu’il n’est pas un « parleur » et qu’il peut mettre ses menaces à exécution.

La guerre chaude à l’ordre du jour ?

Trump semble souffler le chaud et le froid, tiraillé entre, d’une part, ses conseillers et son électorat conservateurs et islamophobes et, d’autre part, ses promesses « non-interven-tionnistes ». Mais force est de constater que celui qui, il y a quelques années encore, accusait Obama de vouloir « attaquer l’Iran pour sauver la face », n’a guère rompu avec la politique impérialiste des États-Unis :

« Il a ordonné par deux fois des frappes en Syrie et soutient activement l’intervention saoudienne au Yémen, tandis que les États-Unis restent engagés dans sept guerres (Afghanistan, Irak, Syrie, Yémen, Somalie, Libye, Niger). »2

Le 24 juin, Trump, dans son style inimitable, annonçait que « les actifs de l’ayatollah Khomeini et de son équipe ne seront pas épargnés par les sanctions ». Un président des États-Unis visiblement mal renseigné, puisque l’ayatollah Khomeini est mort en… 1989, et que l’actuel « Guide suprême » est l’ayatollah Ali Khamenei.

Une confusion qui pourrait prêter à sourire si la situation n’était pas aussi grave et si les risques de guerre chaude n’étaient pas de l’ordre du fantasme.

L’urgence demeure, aux États-Unis comme dans l’ensemble des pays impérialistes, au premier rang desquels la France, à la constitution de fronts anti-guerre, contre les expéditions militaires et les ventes d’armes, qui menacent chaque jour un peu plus l’avenir, déjà sombre, des peuples du monde.

Julien Salingue Jeudi 27 juin 2019

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Golfe. Un engrenage funeste (Orient 21)

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28 juin 2019 ~ 0 Commentaire

russie (msr)

russie (msr) dans A gauche du PS
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Les socialistes du MSR, ont soutenu les habitants de Kambarka en manifestant contre «l’usine de la mort»
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Le 22 juin, dans la ville de Kambarka (Oudmourtie), un rassemblement a eu lieu contre «l’usine de la mort» qui, a rassemblé de 600 à 2 000 personnes. Rosatom veut créer une usine d’élimination des déchets hautement toxiques à Kambarka. Au total, il est prévu de construire sept entreprises de ce type en Russie, chacune devant neutraliser jusqu’à 50 000 tonnes de déchets par an.
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À Kambarka a fonctionné pendant de nombreuses années une usine pour la destruction d’armes chimiques: gaz moutarde.
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 dans Altermondialisme

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Le MSR soutiendra Dmitry Nikolaev aux élections municipales à Saint-Pétersbourg

Dmitry Nikolaev, militant civique et sympathisant du MSR, participera aux élections des députés municipaux à Saint-Pétersbourg. « La base de mon programme est un agenda vert. C’est maintenant le plus pertinent, comme en témoignent les exemples de manifestations » anti-ordures « à Shiyes, dans la région de Moscou et dans d’autres villes.

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Российское Социалистическое Движение

http://anticapitalist.ru/

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26 juin 2019 ~ 0 Commentaire

brésil (bastamag)

accaparement

Malgré la destruction de l’Amazonie

Les dirigeants européens négocient un traité commercial avec le Brésil

Les discussions entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay), ouvertes il y a 20 ans, pourraient aboutir cette semaine à un vaste accord de libre-échange. Dans une lettre ouverte, plus de 340 organisations appellent les présidents des institutions européennes, en amont de la réunion des ministres des affaires étrangères, à interrompre immédiatement ces négociations commerciales. En cause : la détérioration des droits humains et de la situation écologique au Brésil, depuis l’arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro le 1er janvier dernier.

Ces derniers mois, le gouvernement brésilien a démantelé les mesures de protection de l’environnement. Il s’est notamment attaqué aux populations indigènes en plaçant leurs terres sous la juridiction du ministère de l’Agriculture, ouvrant la voie à la déforestation par les entreprises agroalimentaires de bétail.

Selon les associations environnementales, la déforestation en Amazonie aurait augmenté de 54 % en janvier 2019, par rapport à la même période en 2018. « Les attaques contre les personnes qui défendent leurs territoires ou leurs ressources naturelles sont de plus en plus fréquentes dans les zones rurales du Brésil, entraînant la mort d’un nombre croissant de dirigeants communautaires, paysans et activistes » alertent les organisations. (…)

Sophie Chapelle 25 juin 2019

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APPEL

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26 juin 2019 ~ 0 Commentaire

arabie (amnesty)

 yemen

Arabie saoudite. La décision d’épargner la vie d’un adolescent doit être suivie de l’abolition de la peine de mort pour tous les mineurs

En réaction aux informations indiquant que Murtaja Qureiris, jeune Saoudien arrêté à l’âge de 13 ans, ne sera pas exécuté et a finalement été condamné à 12 ans d’emprisonnement, Lynn Maalouf, directrice des recherches sur le Moyen-Orient à Amnesty International, a déclaré :

« Apprendre que Murtaja Qureiris ne sera pas exécuté est un immense soulagement pour lui et sa famille, mais il est absolument scandaleux que les autorités saoudiennes aient même requis la peine de mort pour une personne arrêtée à l’âge de 13 ans. Le recours à la peine de mort contre des personnes ayant moins de 18 ans au moment des faits qui leur sont reprochés constitue une violation flagrante du droit international.

« Même si les autorités saoudiennes ont épargné la vie de Murtaja Qureiris dans cette affaire, la législation de l’Arabie saoudite permet toujours de condamner à mort des personnes arrêtées pour des faits commis alors qu’elles étaient mineures si ces faits sont passibles de la peine capitale selon la charia (loi islamique).

Si elles veulent montrer qu’elles souhaitent sincèrement respecter les droits de l’enfant, les autorités saoudiennes doivent abolir la peine de mort pour toutes les infractions commises par des mineurs. Lynn Maalouf, directrice des recherches sur le Moyen-Orient à Amnesty International

« Si elles veulent montrer qu’elles souhaitent sincèrement respecter les droits de l’enfant, les autorités saoudiennes doivent abolir la peine de mort pour toutes les infractions commises par des mineurs. Pour commencer, elles doivent immédiatement annuler les condamnations à mort prononcées contre Ali al Nimr, Abdullah al Zaher et Dawood al Marhoon – trois hommes chiites qui ont tous été arrêtés avant l’âge de 18 ans et risquent une exécution imminente. »

Murtaja Qureiris a été détenu à l’isolement, roué de coups pendant son interrogatoire et contraint à formuler des « aveux ». Son procès a été manifestement inique et il a été traité comme un adulte aux yeux de la loi, malgré le fait que certaines des charges retenues contre lui concernent des faits remontant à une époque où il avait seulement 10 ans.

Aujourd’hui âgé de 18 ans, il a été arrêté en septembre 2014. Il a été jugé par le Tribunal pénal spécial en septembre 2018. Parmi les charges retenues contre lui figuraient la participation à des manifestations antigouvernementales, la présence à l’enterrement de son frère Ali Qureiris, tué lors d’une manifestation en 2011, l’adhésion à une « organisation terroriste », le jet de cocktails Molotov sur un poste de police et l’usage d’une arme à feu contre les forces de sécurité.

En août 2018, le roi Salman bin Abdulaziz al Saoud a promulgué la Loi relative aux mineurs, qui prévoit une peine maximale de 10 ans d’emprisonnement pour les mineurs délinquants dans les affaires où, en tant qu’adultes, ils auraient encouru la peine capitale.

Cette loi ne s’applique toutefois pas aux crimes passibles de la peine de mort en vertu de la charia (loi islamique). La législation contrevient donc au droit international relatif aux droits humains, qui interdit strictement le recours à la peine de mort contre une personne qui était âgée de moins de 18 ans au moment des faits qui lui sont reprochés.

17 juin 2019

https://www.amnesty.org/fr

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25 juin 2019 ~ 0 Commentaire

af212 (france info)

Vol AF212 : un crash classé secret défense depuis cinquante ans

Le 3 décembre 1969, un Boeing Air France s’est abimé en mer, ne laissant aucun survivant. L’enquête sur le crash de cet avion, reliant Caracas (Venezuela) à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), n’a jamais été résolue.

Le passé et les interrogations lui reviennent inlassablement en mémoire quand il remonte les allées du cimetière du François, en Martinique. Jean-Yves Banidol a perdu son père dans le crash de l’avion d’Air France, l’AF212. Presque 50 ans après, il ne connait toujours pas les circonstances du drame. Le 3 décembre 1969, le Boeing d’Air France quitte le Venezuela pour la Guadeloupe. Moins de deux minutes après son décollage, l’appareil s’abîme en mer avec à son bord 62 personnes. Il n’y a aucun survivant.

La présence d’explosifs à bord de l’avion ?

À l’époque, les médias s’interrogent sur les éventuelles causes du crash, comme l’explosion criminelle. Dans deux rapports rédigés après le crash, l’inspection générale de l’Aviation civile évoque la présence d’explosifs à bord de l’avion. Ces deux rapports sont classés secret défense pour dix années encore.

Parmi les passagers, deux noms retiennent l’attention :

Euvremont Gene, le secrétaire général du PC guadeloupéen, et Dolor Banidol, membre du bureau politique du PC martiniquais. Tous deux revenaient d’un congrès du PC à Santiago, au Chili. Ils auraient pu être visés.

Pour leurs camarades, s’ils ont disparu, c’est parce que leur proximité avec des indépendan-tistes antillais dérangeait. Pour obtenir la déclassification des documents, plusieurs familles de victimes ont écrit à Emmanuel Macron au printemps. Elles attendent la réponse.

25/06/2019

https://www.francetvinfo.fr/

GRS guad

DOLOR BANIDOL, ÉVREMOND GÈNE

ET 60 PERSONNES, DÉLIBÉREMMENT TUÉS

Une série de 3 articles de 2minutes 30 de Guadeloupe la première au journal télévisé ont porté à la connaissance du public une affaire resté bien enfouie depuis 50 ans ; le crash le 3 décembre 1969 d’un vol Air France venant du Vénézuéla.  Martinique la première n’a passé que l’émission concernant la Martinique le 9 juin dernier, ce qui ne permettait pas de comprendre tout l’enjeu de cette affreuse tragédie.

Ce jour du 3 décembre 1969, 62 passagers et personnel d’équipage, venant du Chili, transitant au Vénézuela pour se rendre à Pointe à Pitre, meurent en mer. Il avait été doucement dit à l’époque que tout cela paraissait trouble mais les dénégations n’étaient restées finalement qu’à ce seul stade.

Quand on reprenait la liste des passagers, il n’y avait pas de personnalités attirant l’attention médiatique. On y relevait cependant deux membres des partis communistes : l’un secrétaire général du PC Guadeloupéen (Évremond Gène), l’autre membre de la direction du PC Martiniquais (Dolor Banidol, ex ouvrier agricole, petit planteur et syndicaliste). Deux partis absolument hostiles à l’indépendance des Antilles francophones et opposés au guévarisme né de la révolution cubaine.

Le drame ne cessait cependant de tourmenter les parents des victimes ( dont ceux aussi du personnel de bord) qui re-collationnaient les traces des éléments qu’on leur donnait ou qui leur revenaient au fil des années. D’abord Air France a envoyé un télégramme aux familles des pilotes décédées en parlant d’une explosion à bord en plein vol.

Quelques mois plus tard, Air France a parlé d’une erreur de pilotage, ce qui revenait à mettre en cause l’équipage. Enfin surtout, on mit devant les demandes des enfants des victimes, le dossier en secret défense, ce qui ramène cette affaire à ne pouvoir être connue qu’après le 3 décembre 2029, soit 60 ans plus tard. Mais la persévérance s’est maintenue chez certains d’entre eux, dont un pilote expérimenté d’Air France et syndicaliste qui ne satisfaisait point de la mise en cause de ses collègues du vol AF du 3 décembre 1969 Santiago-Lima-Caracas-Pointe à Pitre-Paris.

Quelques années plus tard, une fuite du dossier défense permit de savoir que l’enquête avait établi qu’il y avait eu pose de bombes sous certains sièges. En 1969, Nixon était président des U.S.A, à 3 mois de l’élection possible de Salvador Allende (ami de Fidel Castro) au Chili. Il était donc possible que le voyage de ces deux communistes, invités à un congrès au Chili, ait pu être le motif de l’explosion. Le gouvernement Pompidou permit de mettre le dossier et l’avancée de l’investigation en secret-défense.

D’autres éléments ont fuité et permettent aujourd’hui d’exiger la levée de ce secret défense qui a tout l’aspect d’un affreux crime. L’ancien secrétaire général du PC Martiniquais, déclare qu’il lui avait été demandé (tout comme au représentant du PCF) de ne pas se rendre à ce voyage pour raison de sécurité.

Pourquoi Gène de la Guadeloupe ne l’a pas imité, pourquoi avoir pensé qu’il n’y avait pas danger pour Banidol ? La demande de la levée du secret défense, la nécessité de connaître toute la vérité, le deuil des onze enfants de Banidol et de celui de toutes les victimes méritent que nous joignons nos voix aux leurs.

Gilbert Pago.(Nos camarades antillais)

 

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24 juin 2019 ~ 0 Commentaire

gaza ( média palestine)

Soutien au « Festival du Tapis Rouge » de Gaza

Appel de Garry Keane, producteur-réalisateur irlandais
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La tenue du « Festival du Tapis Rouge » de Gaza est menacée faute de moyens. Cette année, les responsables ne sont pas en mesure d’organiser cet important événement. La situation à Gaza se détériore de jour en jour et les sponsors locaux ne sont tout simplement plus là.
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Ce festival est un éclatant rayon de lumière pour les habitants de Gaza qui s’emploient activement à mener une vie normale et qui ont désespérément besoin du moindre exutoire pour échapper à la souffrance et à l’angoisse qu’ils subissent quotidiennement.
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Cordialement,
Garry Keane, producteur-réalisateur du film « GAZA ».
Ardnawark Barnesmore Co. Donegal Ireland
Financement participatif  gofundme.com/gaza-red-carpet-festival

24 06 2019

http://www.agencemediapalestine.fr/

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24 juin 2019 ~ 0 Commentaire

monde arabe (the-guardian courrier-inter)

soudan

Le monde arabe tourne le dos à la religion

Et sa colère contre les États-Unis

Une enquête menée auprès de 25 000 personnes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord révèle également que 52% des 18-29 ans envisagent de migrer. La confiance dans les chefs religieux a diminué dans chacun des 11 États et territoires étudiés à l’exception du Liban.

Le monde arabe tourne le dos à la religion et aux relations avec les Etats-Unis, selon le plus grand sondage d’opinion jamais réalisé dans la région.

Une enquête menée auprès de plus de 25 000 personnes dans 10 pays et territoires palestiniens a révélé que la confiance dans les chefs religieux s’était effondrée ces dernières années.

L’étude, réalisée par BBC News Arabic and Arab Barometer, un réseau de recherche basé à l’Université de Princeton, a également mis en évidence une nette augmentation de la proportion de personnes se décrivant comme «non religieuses» – de 11% en 2012-2014 à 18% cette année. .

Seuls 12% des pays étudiés – parmi lesquels l’Algérie, l’Égypte, l’Iraq, la Jordanie, le Liban, la Libye, le Maroc, la Palestine, le Soudan, la Tunisie et le Yémen – ont une opinion positive de Donald Trump. Plus de deux fois plus nombreux (28%) se sont montrés positifs envers le Russe Vladimir Poutine, alors que le Turc Recep Erdogan a obtenu les meilleurs résultats (51%).

Au moins 60% des personnes interrogées dans huit des onze pays interrogés ont déclaré que la violence contre les États-Unis était une conséquence logique de l’ingérence dans la région. Le sentiment était plus prononcé au Liban, en Palestine et au Yémen, où 75% ou plus des personnes interrogées étaient de cet avis.

Les répondants ont également exprimé leur inquiétude dans leurs pays d’origine: en Algérie, en Irak, en Jordanie, en Libye, en Palestine et au Soudan, il ont déclaré avoir le sentiment de sombrer dans la dictature. Selon l’enquête, plus de six Algériens sur dix et quatre Soudanais sur dix estiment que les dernières élections n’ont pas été libres et équitables.

Michael Robbins, directeur de Arab Barometer, a déclaré que l’enquête – qui avait été menée au hasard en privé et en face à face, et consistait en grande partie en des questions à choix multiples et sur une tablette – a présenté un certain nombre de résultats importants.

«Plus important encore, dans la grande majorité des pays étudiés, les gouvernements ne répondent pas aux attentes de leurs citoyens», a déclaré Robbins. «Souvent, la confiance dans le gouvernement suit plus étroitement les performances en matière de sécurité que sur les questions économiques. » Les répondants ont exprimé un changement d’attitude face à un certain nombre d’autres questions, allant des migrations et de la santé mentale aux droits des femmes et des LGBT.

RELIGION

La proportion de personnes déclarant ne pas être religieuses est passée de 11% en 2012-14 à 18% en 2019. La confiance envers les chefs religieux a également diminué partout sauf au Yémen. L’Iraq, la Palestine et le Soudan ont enregistré les baisses de confiance les plus fortes.

La confiance dans les mouvements islamistes, tels que le Hamas, le Hezbollah et les Frères musulmans, est encore inférieure à celle des chefs religieux. La foi dans le parti tunisien Ennahda a diminué de 24% en Tunisie depuis 2011, de 21% en Jordanie depuis 2012 et de 20% depuis 2013 au Maroc.

LES DROITS DES FEMMES

Dans la région, la plupart des personnes interrogées ont appuyé le droit d’une femme de divor-cer de son mari, mais ont estimé que c’était aux maris et non aux épouses d’avoir le dernier mot sur les décisions familiales.

La majorité des personnes interrogées ont déclaré que les femmes devraient être autorisées à diriger le gouvernement dans un pays musulman dans 91% des pays étudiés, mais la même marge affirmait que les hommes sont de meilleurs dirigeants politiques.

La notion de femme président politique ou de Premier ministre était la plus acceptable au Liban, au Maroc et en Tunisie et la moins acceptable en Algérie et au Soudan.

Dima Dabbous, directrice régionale d’Egality Now pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a déclaré que la contradiction apparente dans les réponses était «indicative de l’atmosphère dominante de la région».

«On se rend compte que l’égalité des sexes est un marqueur de progrès et que la « bonne chose à dire » est de soutenir l’autonomisation des femmes. Mais lorsque le libellé de la question est centré sur le rôle des hommes, le véritable parti pris patriarcal et centré sur les hommes refait surface », déclare Dabbous.

«Les femmes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord sont de plus en plus éduquées et participent de plus en plus au marché du travail, mais leur autonomisation restera incomplète tant qu’elles seront toujours exclues des postes de décision et de la participation politique. »

MIGRATION

Plus de la moitié (52%) des 18-29 ans interrogés en Algérie, en Égypte, en Jordanie, au Liban, au Maroc, en Palestine et en Tunisie ont déclaré envisager une migration, soit une augmentation de 10% par rapport à 2016.

Les adultes marocains âgés de moins de 30 ans manifestaient le plus grand désir de quitter leur pays d’origine, 70% envisageant d’émigrer. Mais près de la moitié de la population interrogée en Jordanie et au Soudan et un tiers en Irak ont ​​déclaré envisager de partir. L’Europe était le premier choix des Nord-Africains, tandis que les Égyptiens, les Soudanais et les Yéménites privilégiaient le Golfe. L’enquête a révélé que l’Amérique du Nord était la première destination des Jordaniens et des Libanais.

Les chiffres ont également révélé que les migrants potentiels seraient prêts à partir sans papiers officiels: plus de 40% des Algériens, Soudanais et Tunisiens et 38% des Irakiens, Marocains et Yéménites ont déclaré qu’ils partaient sans documents officiels.

DROITS DES LGBT

En Cisjordanie, 5% seulement des personnes interrogées ont déclaré qu’il était acceptable d’être gay. Au Liban, ce chiffre était de 6%, contre 7% en Irak, en Jordanie et en Tunisie. L’Algérie a fait preuve de la plus grande tolérance, 26% des personnes interrogées n’ayant exprimé aucune objection à l’homosexualité.

Pour les questions taboues ou difficiles, les répondants devaient sélectionner «des pratiques acceptables» parmi une série d’options. Les gens pensaient que les meurtres «d’honneur» étaient plus acceptables que les homosexuels dans tous les pays sauf un où cette question a été posée (Algérie, Jordanie, Liban, Maroc, Palestine, Soudan et Tunisie).

En Algérie, par exemple, 26% des répondants ont déclaré qu’être gay était acceptable, tandis que 27% ont estimé que les meurtres «à l’honneur» étaient acceptables. En Jordanie, les chiffres étaient de 7% et 21%. Le Soudan est le seul pays où un plus grand nombre de répondants ont trouvé l’homosexualité plus acceptable que les meurtres «d’honneur» (17% contre 14%). Dabbous estime que le machisme est toujours très répandu dans la région.

«Bien sûr, les meurtres« d’honneur » sont plus acceptables que l’homosexualité. [Ils] préservent un ordre social fondé sur «l’honneur masculin» et la masculinité dominante – qui est hétérosexuelle – tandis que l’homosexualité est une menace pour lui ».

SANTÉ MENTALE

En moyenne, une personne sur trois interrogée a déclaré se sentir déprimée, la proportion la plus élevée étant observée en Irak (43%), en Tunisie (40%) et en Palestine (37%). Les femmes et les répondants moins fortunés semblaient être les plus touchés, selon l’enquête.

Cet article a été corrigé le 24 juin 2019 car il était dit que la confiance dans les chefs religieux avait diminué dans tous les pays étudiés à l’exception du Liban. L’exception est le Yémen.

Kate Hodal Lundi 24 juin 2019

https://www.theguardian.com/

Lire aussi:

L’athéisme progresse parmi la jeunesse arabe (Courrier International)

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23 juin 2019 ~ 0 Commentaire

amazight (france info)

amamz

« On se fait accuser de crime pour un drapeau »

En Algérie, 16 personnes en détention provisoire pour avoir manifesté avec l’emblème berbère

Les militants des droits de l’homme dénoncent un « grave dérapage » après qu’une une centaine de personnes ont été arrêtées lors de la manifestation de vendredi.

Le pouvoir algérien durcit le ton.

Pas moins de 16 manifestants ont été placés sous mandat de dépôt par la justice à Alger, dimanche 23 juin, selon plusieurs avocats réunis au sein d’un collectif de défense. Trois autres ont été renvoyés au commissariat pour un complément d’enquête.

Ces 16 manifestants sont accusés d’avoir brandi ou possédé des drapeaux berbères lors de la manifestation de vendredi et ils sont poursuivis pour « atteinte à l’unité nationale » et « atteinte à l’emblème nationale ». En attendant l’instruction de leur dossier, ils ont donc été placés en détention. Les avocats ont annoncé leur intention de faire appel de cette décision.

La stupéfaction était grande parmi les militants des droits de l’homme réunis à la sortie du tribunal de Sidi M’hamed. La décision de la justice algérienne leur paraît inédite depuis le début des manifestations en février. « Je suis très en colère. Le général Gaïd Salah [le chef d'état-major de l'armée] n’a rien compris. Il ne sait plus ce qui se passe dans son pays et il attise la division. On se fait accuser de crime pour un drapeau », confie à france info Othmane Aouameur, activiste et militant des droits de l’homme.

« Le drapeau berbère est devenu un symbole d’unité »

Les militants soulignent que cette décision n’a aucun fondement juridique. « C’est une décision absurde. (…) Ils n’auraient même pas dû être interpellés », a déclaré à la presse Aouicha Bekhti. Selon cette avocate membre du réseau contre la répression, la justice s’est appuyée sur l’article 75 de la Constitution algérienne qui indique que « tout citoyen a le devoir de protéger et de sauvegarder (…) l’unité de son peuple, ainsi que tous les attributs de l’Etat ».

L’identité berbère (ou amazighe) est un sujet sensible en Algérie, où un quart de la population, soit environ 10 millions de personnes, est berbérophone. « Mais le drapeau amazigh est devenu un symbole de l’unité nationale », répond Othmane Aouameur.

Moi je me considère amazigh, même si je ne le suis pas, en solidarité avec mes frères. Othmane Aouameur à france info

Lors de la manifestation de vendredi, une centaine de personnes ont pourtant été arrêtées par les forces de l’ordre en possession de ce drapeau, après la consigne donnée par le général Ahmed Gaïd Salah de ne tolérer aucun autre drapeau que « l’emblème national ». Une grande partie de ces manifestants ont été rapidement libérés, mais certains ont finalement été présentés devant le procureur de la République.

« La liberté n’a aucun sens dans un pays en otage »

« Le pouvoir tente d’utiliser la carte de la division pour détourner le mouvement de son but. Ce n’est pas la justice qui décide, car celle-ci est toujours dans les mains du système », poursuit Nassim Yassa, secrétaire national chargé de la jeunesse au sein du Rassemblement pour la culture et la démocratie.

Je pense que c’est un grave dérapage du pouvoir. Ils veulent désorienter un mouvement pacifique, mais ce que n’a pas compris le pouvoir, c’est que le peuple est déterminé à obtenir le départ du système.Nassim Yassaà franceinfo

De son côté, Aouicha Bekhti a tenu à transmettre une déclaration de Messoud Leftissi, son client visé par un mandat de dépôt, avant son incarcération à la prison d’El Harrach : « La liberté n’a aucun sens dans un pays en otage. Continuez à vous battre pour libérer l’Algérie. »

Clément Parrot 23/06/2019

https://www.francetvinfo.fr/

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21 juin 2019 ~ 0 Commentaire

mauritanie (france-info acat amnesty)

La Mauritanie, bastion de l’esclavagisme, s’apprête à voter

Ce grand pays d’Afrique de l’Ouest s’apprête à élire son président ce samedi 22 juin. Et ce pays dont on parle rarement, présente une particularité : c’est un bastion de l’esclavagisme.

C’est un triste record pour ce territoire essentiellement désertique, grand comme deux fois la France, et situé au Nord du Sénégal. La Mauritanie est en effet considérée comme l’un des pays au monde où le nombre d’esclaves est le plus élevé en proportion de la population: entre 1 et 4%.

Selon une estimation d’Amnesty International, le pays compte au moins 43.000 esclaves 

Beaucoup de femmes et d’enfants, avec des mariages forcés et de nombreux viols. D’autres estimations parlent du double, 90.000 esclaves. Pour la plupart, ils appartiennent à la commu-nauté des Haratine, qui sont des descendants d’esclaves, réduits à ce statut il y a plusieurs siècles par les populations arabes et berbères du Nord. De nombreuses familles Haratine sont également contraintes de livrer toute une partie de leurs récoltes à leurs maîtres traditionnels.

Pas une priorité politique

Et ce sujet fait assez peu débat dans la campagne électorale qui s’achève. Début juin, toutes les ONG, réunies à l’initiative d’Amnesty International, ont appelé les 6 candidats à la présidentielle à s’engager contre l’esclavagisme, et aussi contre les violences faites aux femmes.

Mais en réalité, un seul des 6 candidats, Biram Dah Abeid, a fait de ce thème sa priorité. Les autres se contentent de promesses un peu floues et ils renvoient à la loi : officiellement, l’escla-vagisme est aboli en Mauritanie, depuis 1981. Et en 2015, une nouvelle loi a même durci les sanctions : les peines vont jusqu’à 20 ans de prison. Sauf que dans la pratique, ce n’est guère appliqué.

Les poursuites en justice sont rares et le plus souvent elles n’aboutissent pas. Quant aux mani-festations de colère des Harratine, elles sont généralement réprimées violemment. Pour le pouvoir en place, la priorité est ailleurs : lutter contre le terrorisme à la frontière du Mali à l’Est, et stabiliser l’économie. Il faut aussi préciser que depuis 40 ans, la Mauritanie a connu des coups d’Etat en série.

70% de femmes et 25% d’enfants

Il y a d’autres pays dans le monde où l’esclavagisme est encore pratiqué : l’Erythrée, la République Centrafricaine, le Soudan du Sud. En Libye, il y a de véritables marchés aux esclaves. En Asie, il y a l’Inde, le Pakistan, l’Ouzbékistan. Citons aussi Haïti, dans les Caraïbes, avec beaucoup d’enfants réduits en esclavage.

Au niveau mondial, si les chiffres sont cumulés, les femmes représentent 70% des esclaves, et les enfants 25%, là encore essentiellement des filles. Les statistiques sont difficiles à établir avec précision, mais certains rapports estiment que l’on compte encore 30 millions d’esclaves dans le monde.

20/06/2019

https://www.francetvinfo.fr/

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