Archive | Antimilitarisme

04 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

yémen (politis à-l’encontre ci basta npa)

yemen

Yémen : briser le silence et faire cesser les livraisons d’armes

La guerre civile au Yémen est devenue depuis 2015 une guerre internationale

Avec notamment l’intervention des forces armées de la coalition menée par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, dans les airs, sur terre et sur mer.

Plus que les combats, ce sont les attaques aériennes en particulier contre les civils et les infrastructures vitales, les hôpitaux, les marchés, les écoles, qui font des victimes par milliers. La misère gagne, la malnutrition progresse, les secours essentiels destinés à ces populations ne leur parviennent qu’insuffisamment et irrégulièrement, malgré les exhortations des Nations unies pour des « corridors humanitaires ». Les enfants sont les premières victimes de cette situation.

La France, comme d’autres pays, est un important fournisseur d’armes et de munitions qui sont utilisées dans la région, notamment par l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis.

De telles exportations d’armes sont régies par le Traité international sur le commerce des armes (TCA) qui a force de loi dans notre pays depuis sa ratification par le Parlement français le 2 avril 2014. Il précise que de telles exportations d’armes ne peuvent avoir lieu si celles-ci servent à commettre des crimes de guerre, actes graves de violence contre les femmes et les enfants, ou à en faciliter la commission (article 7 du traité).

La situation au Yémen a provoqué, dans de nombreux pays exportateurs d’armes vers les belligérants des débats et enquêtes, parlementaires notamment, sur les conditions d’expor-tation et d’utilisation de ces armes, en Suède, aux Pays-Bas, en Belgique, au Royaume-Uni, en Allemagne… ainsi qu’aux États-Unis (non signataires du TCA). Le Parlement européen a voté une résolution dès novembre 2017 et s’est prononcé récemment pour la fin des transferts d’armement vers l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

Un tel débat doit aussi avoir lieu en France. De nombreuses organisations non gouverne-mentales, dont les sections françaises d’Amnesty International, de Human Rights Watch et de Handicap International, la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), Action contre la faim, etc., ont réclamé une commission d’enquête sur le respect des engagements internationaux de la France dans le cadre de ses exportations d’armes aux belligérants du conflit au Yémen.

Une telle commission a été demandée par des dizaines de parlementaires de toutes opinions depuis avril 2018 (résolution 856). Il n’a jusqu’à présent, pas été fait droit à leur demande, si ce n’est sous la forme très limitée d’une mission d’enquête.

Le groupe d’expert mandaté par l’ONU sur la violation des droits de l’homme au Yémen a rendu un rapport en septembre 2018 évoquant des crimes de guerre. Au terme de l’article 7-7 du TCA, la France se doit de réexaminer ses autorisations d’exportations d’armes et de munitions qui pourraient contribuer à ces crimes, en particulier aux Émirats arabes unis et à l’Arabie saoudite. Qu’en est-il ?

Nous dénonçons le silence complice du gouvernement français. Nous demandons que la France conformément au dernier vote du Parlement Européen et au TCA, en toute indépendance, cesse toute livraison d’armes aux belligérants, de même que toute maintenance des chars, avions et autres matériels livrés à ces pays par la France.

Nous exigeons qu’une enquête parlementaire soit ouverte quant à l’implication possible de soldats français dans le conflit.

Contre l’application par les belligérants d’une stratégie de la famine, nous demandons au gouvernement français de faire pression sur les belligérants pour qu’ils respectent les résolutions de l’ONU quant à l’accès des secours humanitaires aux populations concernées, pour qu’ils cessent les combats et ouvrent des négociations immédiates.

yemen

Organisations signataires :

ACDA – AFD international – ATMF -AIDL – Attac – Cedetim – Collectif ni Guerre ni état de guerre – EELV –Ensemble – Femmes plurielles – Fondation Frantz Fanon – Forum Palestine Citoyenneté – FTCR – GDS – Génération.s – IPAM – Médecins du monde – MRAP – Nouvelle donne – NPA- Observatoire des armements – PCF- PCOF – PIR – PRCF- PG – Salam for Yémen – Solidaires – SumOf US – Survie – UJFP

Collectif Solidarité Yémen  29 octobre 2018

Tribune. Des associations et des personnalités dénoncent le silence complice du gouvernement français dans le conflit qui touche le Yémen depuis quatre ans.

https://www.politis.fr/

Lire aussi:

Yémen-Arabie saoudite: «Le Yémen n’existe plus.» Sa population se meurt (Al’Encontre)

Tous ceux qui veulent que la guerre au Yémen continue (Orient 21)

Yémen. La guerre s’intensifie malgré les appels à un arrêt des combats (Courrier International)

En savoir plus sur les ventes d’armes de la France à l’Arabie Saoudite : mission impossible, même pour les députés ? (Bastamag)

Yémen. Des enfants marqués au fer rouge comme « remède » au traumatisme de la guerre (Révolution Permanente)

Yémen : Urgence face à une sale guerre et aux complicités françaises (NPA)

Un appel de députés européens pour arrêter le massacre au Yémen (Bastamag)

Yémen : vrais vainqueurs, les capitalistes de l’armement (LO)

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01 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

samouni road (quimper)

 Le 5 novembre à Quimper au Cinéma Quai Dupleix, soirée débat avec le critique Nicolas Thevenin, en partenariat avec le CCFD

Samouni Road est un documentaire italien réalisé en 2018 par Stefano Savona. Il a été sélectionné pour figurer dans la section Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes 2018 et a remporté le prix Œil d’or du meilleur documentaire. L’UJFP est partenaire

samouni road (quimper) dans Altermondialisme

SYNOPSIS

Dans la périphérie rurale de la ville de Gaza, la famille Samouni s’apprête à célébrer un mariage. C’est la première fête depuis la dernière guerre. Amal, Fouad, leurs frères et leurs cousins ont perdu leurs parents, leurs maisons et leurs oliviers.

Le quartier où ils habitent est en reconstruction. Ils replantent des arbres et labourent les champs, mais une tâche plus difficile encore incombe à ces jeunes survivants : reconstruire leur propre mémoire. Au fil de leurs souvenirs, Samouni Road dresse un portrait de cette famille avant, pendant et après l’événement qui a changé leur vie à jamais.

http://www.ujfp.org/

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30 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

pittsburgh (npa)

logo

Attentat antisémite de Pittsburgh : deuil et colère

Samedi 27 octobre au matin, Robert Bowers entrait dans la synagogue de la congrégation Tree of Life à Pittsburgh et assassinait par balles, 11 fidèles juifs, âgés de 54 à 97 ans. Cette tuerie est une tragédie qui suscite légitimement tristesse, colère et indignation.

L’assassin est un suprémaciste blanc qui se serait écrié, lors de la tuerie, « Tous les juifs doivent mourir ». Un tragique rappel de la persistance de l’antisémitisme, qui continue de tuer, face auquel une extrême vigilance est de mise.

Difficile, en outre, de ne pas rejoindre les voix qui s’élèvent aux États-Unis pour critiquer vivement Donald Trump, dont la rhétorique et les politiques nationalistes, racistes et complai-santes à l’égard de l’extrême droite ne peuvent que favoriser de tels passages à l’acte.

Le groupe local de l’association progressiste juive étatsunienne Bend the Arc s’est ainsi adressé à Trump en ces termes : « Au cours des trois dernières années, vos mots et vos politiques ont renforcé un mouvement nationaliste blanc de plus en plus puissant. Vous avez déclaré que l’assassin était maléfique, mais la violence survenue hier est le résultat direct de votre influence. » 

Le NPA s’associe au deuil des familles et des proches des victimes, ainsi qu’à la légitime colère suscitée par cette tuerie et par les coupables complaisances à l’égard de l’extrême droite.

 Lundi 29 octobre 2018

https://npa2009.org/

Blog de la commission antifasciste du NPA

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29 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

faure (révolution-permanente le-parisien)

LeCommandantMarchand

Back to basics! (Retour aux sources!)

Applaudi par l’extrême droite…

Olivier Faure parle de colonisation inversée et révèle (encore) la vraie nature du PS

Invité sur France Inter jeudi 25 octobre, Olivier Faure, secrétaire du parti socialiste depuis mars 2018, a déclaré : « il y a des endroits où il y a des regroupements qui se sont faits génération après génération, et qui donnent le sentiment que l’on est dans une forme de colonisation à l’envers ». 

A travers ces déclarations, Olivier Faure répondait là à un auditeur habitant de Villiers-Le-Bel (95) qui disait y avoir vécu la « discrimination anti-blanche ». S’il a ensuite cru nuancer en liant la « crise identitaire » aux problèmes sociaux, à la politique du logement et aux « ghettos où la mixité ethnique n’existe plus », cette rhétorique n’en reste pas moins applaudie par l’extrême-droite, Marine Le Pen et Louis Alliot se félicitant de cette « étincelle de lucidité ».

Parler comme le fait Olivier Faure, d’une « forme de colonisation à l’envers » pour désigner les travailleurs immigrés et leurs enfants qui habitent Villiers-le-Bel, c’est donc à la fois nier la réalité du fait colonial, qui a largement été accompagné voire piloté par le PS et son ancêtre la SFIO , et relativiser le passé de la France ainsi que son actualité impérialiste et néo-coloniale.

Les colons français en Algérie n’allaient pas vivre dans des cités HLM, barres d’immeubles surpeuplées et isolées, contrairement aux habitants de Villiers-le-Bel.

Les colons français en Algérie n’allaient pas vivre dans les quartiers où le taux de chômage était plus élevé que dans le reste du pays, contrairement aux habitants de Villiers-le-Bel où en 2015 le taux de chômage atteignait 21,8% de la population active et 37,8% des jeunes, contre une moyenne de 11% dans toute la France d’après l’INSEE.

De même, les colons qui s’installaient en Algérie profitaient des meilleurs emplois et avaient des rémunérations bien supérieures aux indigènes algériens contrairement aux habitants de Villiers-le-Bel où la moyenne des revenus mensuels des ménages était de 1 363€ /mois en 2015 contre 2 159€ /mois pour la moyenne nationale, plaçant Villiers-le-Bel parmi les 100 communes de plus de 50 ménages les plus pauvres en métropole.

On ne voit donc pas bien ce qui, à Villiers-le-Bel, ressemble à de la colonisation par les travailleurs immigrés et leurs enfants. Par contre ce que l’on peut voir dans cette histoire, c’est un Parti Socialiste mort-vivant qui, après toutes ses trahisons, cherche à reconstruire son électorat, quitte à employer un argumentaire raciste.

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29 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

nakba (émancipation)

palestine alt ernatif

Palestine : retrouver une boussole

Alors à qui s’adresse donc ce livre ? À toutes celles et ceux qui se sentent concerné·e·s par les situations de non-droits, d’injustice, d’humiliations constantes, que subit le peuple palestinien depuis soixante-dix ans. À celles et ceux qui ont besoin de repères historiques, géographiques précis.

À toutes celles et ceux qui veulent “agir” de là ou elles/ils sont en soutenant le BDS (le mouvement de Boycott, Désinvestissement, Sanctions) et en aidant à son amplification. Enfin, à celles et ceux qui sentent intimement que notre humanité ne pourra perdurer qu’en allant vers plus de solidarité, et qu’en ce qui concerne plus particulièrement la question israélo-palestinienne, la seule alternative est “le vivre ensemble” dans l’égalité des droits. Ce livre va donc trouver un large public.

Démystifier les accords d’Oslo

Le processus d’Oslo, de septembre1993, était sensé être un point de départ vers une paix juste. S’appuyant sur une solide documentation, Pierre montre comment tous les partis politi-ques israéliens au pouvoir, de droite comme de gauche, ont exploité ces accords pour empê-cher une solution à deux États, accentuant ainsi l’apartheid.

Le bilan c’est la fragmentation du territoire, l’enfermement de deux millions de personnes “en cage” dans la bande de Gaza, une économie exsangue, une Autorité palestinienne, plus du tout représentative de sa population. Et côté communauté internationale, un soutien indéfec-tible à l’État d’Israël (État membre de l’ONU depuis 1949) malgré le non respect permanent de ses engagements.

Roman national et mythes fondateurs

C’est le mouvement sioniste, profitant du traumatisme du génocide perpétré par les nazis, qui a mis en place ce discours selon lequel, “le peuple juif aurait été autrefois à la tête d’un grand royaume, dont il a été injustement chassé il y a 2 000 ans ; comme tous les autres peuples, il a droit à un état et c’est le sionisme qui leur garantit le droit d’y retourner”. Les études histori-ques, archéologiques sont en contradiction totale avec ce roman national, les sionistes ont instrumentalisé la bible hébraïque pour servir leur projet de conquêtes coloniales.

L’antisémitisme confisqué

Depuis le 17è siècle en Europe de l’Est, et bien avant en Espagne et ailleurs, l’antisémitisme a provoqué des actes inacceptables, le plus effroyable étant l’extermination pendant la seconde guerre mondiale. La France, elle aussi a connu et connaît encore son lot d’antisémites et de négationnistes. Mais de quel droit, le fait d’avoir été victime de tant d’atrocités, donnerait-il le droit de faire subir à d’autres, l’expulsion, le déni de droits, la discrimination ? Rien ne peut justifier la récupération de tous les actes antisémites par les sionistes, sinon la volonté de désigner un bouc émissaire commun, l’Arabe.

Le BDS, un levier puissant

Actuellement l’État d’Israël est dans la toute puissance. Seul le mouvement du BDS, (Boycott, désinvestissement, Sanctions) qui a remporté certains succès peut lui nuire. C’est pour cela que l’État israélien tente auprès de ses amis européens, de faire criminaliser le mouvement (la circulaire Alliot Marie en France). Pour le mouvement de soutien à la Palestine, l’heure devrait être au rassemblement pour se retrouver en force sur des manifestations communes.

Seule, les sociétés civiles en exerçant une pression suffisamment forte sur leurs gouverne-ments respectifs peuvent faire cesser la propagande d’Israël, mettre fin à son impunité et amener des sanctions qui l’obligeraient à un changement de politique.

Vivre ensemble dans l’égalité des droits

À plusieurs reprises il est question de l’apartheid en Afrique du Sud et des parallèles qu’on peut faire avec la situation actuelle en Israël-Palestine. Une seule issue par le haut permettrait d’envisager la fin de ce conflit meurtrier : poser des actes comme le retour possible des réfu-gié·e·s palestinien·ne·s, reconnaître le crime fondateur par l’état d’Israël car la Nakba ne sera jamais légitime.

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Notre camarade Pierre Stambul, vient de faire paraître « La Nakba ne sera jamais légitime ». Un ouvrage pleinement d’actualité. “Ce livre n’est pas écrit pour plaire” nous dit la quatrième de couverture…Qu’il ne plaise pas aux sionistes, il suffit de connaître l’auteur pour ne pas en être étonné·e ! Il ne plaira pas non plus aux nostalgiques de l’illusion des accords d’Oslo, la première partie de ce livre nous montre comment ces accords ont préparé l’organisation de l’apartheid. Et il ne plaira pas davantage à celles et ceux qui pensent que face aux atrocités découlant de la politique colonialiste israélienne, seule la vengeance serait une issue.  La Nakba ne sera jamais légitime , Pierre Stambul, éditions Acratie, mai 2018, 180 p., 14 €.

À commander à l’EDMP (8 impasse Crozatier, Paris 12 e, 01 44 68 04 18, didier.mainchin@gmail.com)

mercredi 24 octobre 2018 Joëlle Lavoute

http://www.emancipation.fr/

Lire aussi:

Le sionisme : de la théorie de la séparation au suprématisme (Emancipation)

«Le projet sioniste est colonial» (Le Courrier.ch)

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23 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

traité (courrier inter)

 trump

Pourquoi les États-Unis se retirent de leur accord nucléaire avec la Russie

Donald Trump a confirmé, samedi 20 octobre, la fin du traité sur les armes nucléaires signé en 1987 entre les États-Unis et la Russie. 

Les experts s’inquiètent d’une possible crise nucléaire internationale. En 1987, il y a 31 ans, Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev sifflent la fin de l’emballement nucléaire : Russie et États-Unis promettent d’arrêter la prolifération de leur arsenal nucléaire en signant le traité INF (Intermediate-range nuclear forces treaty), qui interdit plusieurs missiles d’une portée variant de 500 à 5 500 km. Il est ratifié après la crise provoquée par le déploiement de SS-20 soviéti-ques à têtes nucléaires pouvant toucher l’Europe, en pleine Guerre froide.

Samedi 20 octobre, Donald Trump a annoncé le retrait américain de cet accord.

Dimanche, le ministère des Affaires étrangères russe a dénoncé un “chantage” et “une voie très dangereuse” empruntée par les Américains. La Russie assure ne pas avoir violé ce traité, contrairement aux affirmations de Donald Trump. Le président américain a aussi avancé qu’il était nécessaire pour les États-Unis de “développer ce genre d’armes”. La presse donne d’autres explications à cette décision.

La crainte de la Chine

D’après le New York Times, le retrait américain de l’INF vise “en partie à permettre aux États-Unis de contrer l’armement chinois dans le Pacifique”. L’accord avec la Russie a empêché les États-Unis de développer toute une série d’armes nucléaires qui auraient pu être déployées dans des zones de tensions du Pacifique. “Comme la Chine n’est pas signataire de ce traité, elle n’a eu aucune limite pour développer des missiles nucléaires de portée moyenne, qui peuvent atteindre des milliers de kilomètres”, explique le quotidien américain.

Or les tensions s’accumulent entre les deux pays autour de récifs en mer de Chine que Pékin transforme en bases militaires. De plus, relate le New York Times, “Chine et États-Unis se préparent tous deux à la possibilité d’une guerre dans l’espace”.

Vers une escalade nucléaire ?

“La décision présidentielle de se retirer de cet accord marque un sérieux revers pour le contrôle des armes”, pointe le journaliste spécialiste de la Défense de la BBC. D’après lui, “de nombreux experts estiment que les négociations auraient dû continuer afin de ramener les Russes au respect des règles. Ils craignent que l’on assiste à un plus large démantèlement de tout le système diplomatique de contrôle des armes qui a permis d’enrayer la prolifération pendant la Guerre froide.”

Malcolm Chalmers, le directeur du Royal United Services Institute, think tank britannique spécialisé dans les questions de Défense, estime dans le Guardian qu’il s’agit de “la plus grave crise dans le contrôle des armes nucléaires depuis les années 80”.

En 2010, Barack Obama et Dmitri Medvedev avaient signé un nouvel accord nucléaire, le  Traité New START de réduction des armes stratégiques. Il arrivera à expiration en 2021 et pourrait ne pas être renouvelé par Donald Trump. À ce moment-là, souligne Malcolm Chambers, “nous pourrions nous trouver dans un monde où il n’existera plus aucune limite au développement des arsenaux nucléaires des États pour la première fois depuis 1972”.

Corentin Pennarguear 21/10/2018

https://www.courrierinternational.com

Commentaire:

Les dépenses militaires nous éclairent un peu sur les vrais rapports de force!

La Chine dépense 10% de ce que dépensent les USA et l’Otan! Et la France dépense quand même la moitié de ce dépense la Chine!

La Grande Russie dépense autant que le Japon! Cela coûte 4,3% au peuple russe, 1% au peuple japonais!

Les super méchants iraniens dépensent autant (mais 1,8% du PIB) que la Grèce qui malgré la misère, arrive à priver sa population de 3,2% pour se défendre contre les turcs nos amis.

nuke

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22 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

kanaky (france-info npa émanciption )

kanak

Nouvelle-Calédonie 

A deux semaines du référendum, une partie de l’électorat Kanak s’interroge

A deux semaines du référendum sur la souveraineté en Nouvelle-Calédonie, les sondages donnent le «Non» à l’indépendance largement en tête. La campagne officielle débute ce lundi. Reportage à Yaté et Ouvéa, deux fiefs indépendantistes.

Sur la route de Yaté, à l’extrême sud de la Nouvelle-Calédonie, le drapeau du FLNKS est partout. Dans cette commune qui vote traditionnellement pour les formations indépendantistes, le drapeau-symbole est accroché sur les arbres, les poteaux, devant les maisons. Mais à deux semaines du référendum sur la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie, le 4 novembre prochain, chez les Kanak de Yaté, certains confient leur indécision.
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Pour eux, le vote « Oui » n’est pas une certitude.
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Une jeune femme kanak relativise l’omniprésence des drapeaux indépendantistes qui ornent la commune. « C’est une manière de revendiquer notre identité, c’est un symbole. Mais je ne sais pas encore si je vais voter « Oui » le 4 novembre. Et nous sommes nombreux dans ce cas ». Elle raconte que dans les tribus les gens parlent énormément de ce référendum et s’interrogent sur les conséquences du vote pour l’indépendance :  L’indépendance c’est quoi ? Quelles seront les conséquences ? Moi, je ne sais pas et je suis inquiète.
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« Prendre notre destin en main »

A 40 minutes d’avion de la grande terre, sur l’île d’Ouvéa, où l’électorat indépendantiste est traditionnellement très nombreux, Hipveto Boucko, estime qu’au contraire, le FLNKS a mis en place un projet très précis pour l’après-référendum, en cas de victoire du « Oui ». «Les non-indépendantistes, eux, ne proposent rien de concret  pour l’après-référendum. Le FLNKS est en avance. Il est temps de prendre notre destin en main », explique Hipveto. « Quoi qu’il arrive, tous les habitants de ce pays sont condamnés à vivre ensemble. On parle beaucoup de « destin commun », mais il faut donner un sens à ce terme. »

Le Vanuatu, épouvantail ou modèle ?

Ces derniers mois, à l’approche de l’échéance référendaire, le cas du Vanuatu, archipel situé à 630 kilomètres au nord de la Nouvelle-Calédonie, a fait irruption dans la campagne. Indépen-dant depuis 1980, cet ex-condominium franco-britannique, à l’époque appelé « Nouvelles Hébrides », est cité comme contre-exemple par les partisans du maintien de la Nouvelle-Calé-donie dans la France sur le thème : «Si on devient indépendant, nous serons aussi pauvres qu’au Vanuatu ».

En 2015, l’Etat a consacré 1,28 milliard d’euros (153 milliards de Francs Pacifique)  à la Nouvelle-Calédonie. Si la Nouvelle-Calédonie accédait à l’indépendance, la fin de « l’argent de la France » est une inquiétude, pas seulement chez les défenseurs du maintien de la Calédonie dans la France.

A Ouvéa, Hipveto Boucko estime qu’au contraire, le Vanuatu est un modèle de développement à suivre pour la Nouvelle-Calédonie : Au Vanuatu, l’identité océanienne est une réalité : il y a davantage d’égalité, la terre est demeurée une valeur importante. La tradition qui veut que les Océaniens cultivent la terre est essentielle là-bas.Nous, les Kanak, nous ne donnons pas au terme « richesse » le même sens qu’en France. La richesse n’est pas une valeur financière,  elle est avant-tout  culturelle, identitaire : c’est le respect des traditions. Dans ce domaine, le Vanuatu est un exemple à suivre. Hipveto Boucko

A Yaté, Honoré est lui aussi convaincu. Le 4 novembre, il votera « Oui » à l’indépendance.
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Ce militant du Palika estime que « Tous les Kanak doivent voter, et mettre un seul bulletin dans l’urne, le « oui »». Pour Honoré, qui a vécu et participé aux affrontements des années 80, ce 4 novembre est un symbole : « C’est la première fois que la question nous est posée. Tout commence aujourd’hui. Le destin commun n’est possible que dans une Calédonie indépendante.»
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L’abstention
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Mais chez les électeurs kanak, pour diverses raisons, certains ont prévu de s’abstenir. L’une des formations indépendantistes, le Parti Travailliste, a appelé à la non-participation au scrutin. Dans le nord d’Ouvéa, des appels,sont également lancés pour ne pas participer au vote : « Je ne participe pas au référendum bidon. Voter, c’est accepter la minorisation du peuple Kanak en Kanaky », peut-on lire sur fond de drapeau indépendantiste.Il y a également ceux, comme Pierre, natif d’Ouvéa, qui n’en ont tout simplement rien à faire.  Le référendum, je m’en fous. Je ne voterai pas. L’important c’est qu’on vive tous ensemble. La terre ne nous appartient pas. Nous appartenons à la terre.
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Pierre, natif d’OuvéaDu côté de Yaté, chez les anciens, ceux qui ont participé aux affronte-ments des années 80, le doute est parfois perceptible. C’est le cas de ce sexagénaire, militant indépendantiste depuis toujours, qui confie qu’il a lui aussi choisi de ne pas voter  le 4 novembre. Il explique : Les hommes politiques calédoniens de cette génération ne sont pas mûrs pour préparer l’avenir. Ils sont de la génération qui a connu les événements, les affrontements entre Kanak et Loyalistes. Ils ont toujours les mêmes réflexes, les mêmes postures. Pour l’instant c’est trop fragile. Ce sont les enfants d’aujourd’hui qui sauront construire l’avenir, les enfants des accords
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David Ponchelet 21/10/2018
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Lire aussi:

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22 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

natation gaza (courrier international)

gaza

Nageurs et nageuses gazaouis s’entraînent en eaux troubles

De jeunes Palestiniennes membres d’un club de natation à Gaza s’entraînent malgré la pollution de la mer dans ce territoire enclavé, en rêvant de Jeux olympiques.

Tête la première, une trentaine de filles et garçons palestiniens plongent dans la mer, davan-tage préoccupés de gloire olympique que de la saleté de l’eau. Ils forment sans doute le seul club mixte de natation à Gaza. Les conditions sont tout sauf idéales pour ces jeunes âgés de 11 à 16 ans, eux torse nu et short blanc et rouge au-dessus du genou, elles en haut coloré à manches longues et legging jusqu’à la cheville, les cheveux découverts quand elles n’ont pas de bonnet de bain.

En ce début d’automne la mer Méditerranée, agitée sous le ciel d’azur, ne se prête guère à l’entraînement. Le matériel de natation manque et les détritus jonchent la plage. Ici, à Beit Lahia, comme le long des 40 kilomètres de côtes bordant la bande de Gaza, il faut du courage pour braver la saleté des flots, pollués par des eaux usées. Mais en l’absence de piscines publiques gratuites dans ce territoire palestinien enclavé entre la Méditerranée, Israël et l’Egypte, les jeunes nageurs n’ont guère le choix, explique leur entraîneur, Amjad Tantish, portant chemise à carreaux et chapeau « trilby ».

« Nous manquons des équipements les plus basiques, masques de plongée, palmes ou maillots de bain. Nous n’avons aucun financement », dit-il, interrompant la séance au cours de laquelle ses protégés travaillent leurs abdominaux sur le sable et répètent à vide les mouvements de nage avant de pratiquer dans l’eau. Le club est un instantané de la situation d’un territoire qui paie un lourd tribut au conflit israélo-palestinien. Le mouvement islamiste Hamas qui dirige l’enclave, ses alliés et Israël se sont livré trois guerres depuis 2008. Israël soumet Gaza à un rigoureux blocus.

Déjà éprouvés par les guerres, les pénuries et la pauvreté, les Gazaouis doivent aussi vivre dans un environnement dégradé et dangereux.

En raison du rationnement de l’électricité et du manque d’infrastructures d’assainissement, 100 millions de litres d’eaux usées non ou à peine traitées se déversent quotidiennement dans la mer, selon l’ONU. Aux pires endroits, dans un paysage marin qui pourrait être idyllique, l’eau a une couleur marron repoussante.

Plus de 95% de l’eau du robinet est polluée. La consommation d’eau non potable constitue la première cause de morbidité infantile, selon l’Organisation mondiale de la santé. L’ONU a estimé récemment que Gaza est « en train d’imploser ».

Rêves olympiques

Israël justifie le blocus par la nécessité de contenir le Hamas, une organisation qu’il qualifie de « terroriste » et qu’il accuse de détourner l’aide internationale pour acheter des armes. Israël, qui contrôle toutes les frontières de Gaza sauf celle avec l’Egypte au sud, a saisi des dizaines de combinaisons et d’autres équipements de plongée à destination du territoire. L’armée avait déjoué lors de la guerre de 2014 une attaque de Palestiniens arrivés armés par la mer.

Pour les Gazaouis qui veulent malgré tout pratiquer la natation, la mer au large de Beit Lahia est la moins polluée, selon les experts. C’est donc là que l’équipe d’Amjad Tantish s’entraîne plusieurs fois par semaine. Ses nageurs rêvent de participer aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. L’entraîneur ne se fait guère d’illusion. Obtenir d’Israël la permission de sortir de Gaza est des plus improbables. Voyager éventuellement par l’Egypte reste très aléatoire.

Théoriquement, « les occasions sont nombreuses de participer à des stages d’entraînement ou des compétitions dans des pays arabes, mais voyager constitue un obstacle majeur », déplore-t-il. Le Comité olympique palestinien a bien envoyé six athlètes, dont deux nageurs, aux Jeux de 2016, même s’ils ne satisfaisaient pas aux minima requis. Aucun n’était originaire de Gaza. L’un des nageurs gazaouis, Abdel Rahmane, 15 ans, espère quand même devenir « un héros et finir premier lors de compétitions internationales ».

Davantage de nageuses

Les activités mixtes sont rares dans cette enclave conservatrice, surtout dans le sport. Amjad Tantish, 42 ans, dit que jusqu’à récemment l’idée n’était « pas acceptable ». ,Mais les comportements ont changé, ajoute-t-il. « Les familles laissent plus facilement les filles pratiquer la natation si bien que le pourcentage de femmes atteint les 30% », selon lui.

Rania, une Palestinienne de 32 ans se promenant le long de la plage avec son mari s’arrête pour regarder les nageurs: « Je ne pense pas que pratiquer leur religion empêche nos filles de faire comme les autres et d’avoir cette belle ambition ». Ruqiya, 14 ans, adore l’atmosphère du club. « J’ai commencé à apprendre à nager il y trois ans, et j’ai rejoint l’équipe récemment. Ma famille me soutient », dit-elle. Elle rêve de passer professionnelle et lance: « Nous voulons une grande piscine pour nous entraîner pour les Jeux olympiques! »

Beit Lahia (Territoires palestiniens)  22.10.2018

https://www.courrierinternational.com/

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21 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

trump à paris

trump

Appel à Manifester contre la venue de Trump à Paris 

Trump, c’est la guerre

Trump est l’invité d’honneur de Macron aux cérémonies du 11 Novembre 2018. Comment supporter la présence de l’homme politique qui fait la guerre contre tout.e.s ?

Trump, c’est l’intensification de la « guerre contre le terrorisme » qui a déjà fait des millions de morts. Les réfugiés et les migrants fuyant ces mêmes guerres voient leurs droits humains niés. En Palestine, en Iraq, en Syrie, au Yémen, au Moyen Orient et en Afrique, l’alliance de Trump et Macron c’est la guerre. Aux USA, des enfants sont emprisonnés et séparés de leurs familles pour le seul « crime » d’être migrants. En France, Macron refuse d’accueillir les réfugiés à bord de l’Aquarius et l’UE impose des ’centres de tri’ aux pays frontaliers.

Cette invitation de Macron renforce l’entente martiale et impériale entre les États Unis, la France et l’Union

européenne toute entière. Trump exige une hausse massive des budgets militaires des pays de l’UE et de l’OTAN. Déjà, Macron a annoncé une augmentation du budget militaire de 30%, alors que les budgets sociaux sont drastiquement réduits. Ce qui se traduit et se traduira nécessairement par une réduction des budgets disponibles pour la santé, l’éducation, la famille, l’accessibilité des logements, c’est-à-dire pour les besoins de la vie !

Trump, c’est le pire du sexisme, de l’homophobie et de la xénophobie.

C’est la guerre contre tout.e.s. Il a commis un nombre incalculable de crimes contre les femmes. C’est la discrimination et les violences contre la communauté LGBTQIA+. C’est la haine et les violences contre les personnes racisées, les musulmans et toute minorité visible. Nous rejetons les politiques qui nous divisent !

Trump c’est la guerre contre notre planète.

Depuis 2017, il a déjà révoqué le gel sur les autorisations d’extraction du charbon des terres fédérales et indigènes et l’interdiction sur l’exploration et le forage côtier pour le pétrole et le gaz naturel, parmi d’autres crimes contre notre planète. Macron et l’UE valident l’autorisation du glyphosate, le forage pétrolier au large des côtes de la Guyane et les centrales nucléaires vieillissantes.

Pour les 100 ans de la fin de la première guerre mondiale, Macron commencera par rendre hommage aux maréchaux qui ont envoyé des millions de soldats à l’abattoir. Il associe Trump à l’hommage aux soldats morts, pour finalement organiser un « Forum de Paris sur la Paix ».

Pour Trump et Macron, la paix c’est la guerre.

Nous invitons toutes personnes, organisations politiques, syndicales et associatives à se joindre à cet appel et à venir manifester contre la célébration de la guerre ce 11 novembre.

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Premiers signataires :

Collectif ni Guerre ni état de guerre, Paris Against Trump, Stop the War Coalition, Women’s March Global (Barcelona, Canada, Connecticut, Milan, Paris), Women United, Asian Mum’s Network, Alhambra Women’s Network, Southall Black Sisters, Progressive Action, Global Exchange (PAGE)

Front Uni des immigrations et des quartiers populaires (FUIQP), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF), Parti des Indigènes de la République (PIR), Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), Union Prolétarienne-ML

Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Abdallah, Enfants de Palestine, Europalestine, Palestine Vaincra/comité anti-impérialiste, Union juive française pour la paix (UJFP), Action Antifasciste Paris-Banlieue (AFA-PB), Collectif Rosa Parks, Droits Devant !

Collectif Irrécupérables, Les Désobéissants, Le Comité des Fêtes – La Fête à Macron, Le Cri Rouge Compagnie Jolie Môme

14 h à Place de la République !

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19 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

fred linck (medium)

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Faites la connaissance du vétéran des Marines, socialiste en campagne pour le  Sénat américain

Fred Linck est un ancien combattant de la guerre en Irak âgé de 31 ans, est candidat au Sénat américain en tant que membre de Socialist Action.

Fred Linck déteste les feux d’artifice, mais le 4 juillet 2018, il se rend à e New Haven, dans le Connecticut. Même si les feux d’artifice déclenchent son trouble de stress post-traumatique (SSPT), Linck, un ancien US marine américain de 31 ans et originaire de Westbrook, dans le Connecticut, était au feu d’artifice de Bridgeport le week-end précédent, et lui et son équipe de bénévoles de la campagne se rendent à deux autres expositions au cours du week-end à venir.

Linck recueille des signatures pour figurer sur le bulletin de vote du Sénat américain en tant que membre de Socialist Action, un groupe activiste national voué à renverser la classe capitaliste et à la remise du pouvoir entre les mains des travailleurs.

Linck ne ressemble pas à votre politicien moyen.

De longs cheveux tombent au-dessus de ses yeux bleu vif. Il a une barbe épaisse et porte des shorts et des baskets. Il est en sueur – les températures ont atteint 90° (32°) aujourd’hui, et Linck et ses bénévoles de campagne font signer une pétition depuis 9 h 30 ce matin. Son objectif est de 15 000 signatures et sa date limite est le 8 août à 16 heures.

Après avoir obtenu son feu vert, Linck aura pour prochain objectif de débattre avec le démocrate Chris Murphy, le sénateur américain, qui souhaite être réélu

  »Les démocrates et les républicains sont les partis des grandes entreprises et du capitalisme. »

Trinity Solar, une société d’énergie solaire du nord-est ayant un bureau à Cheshire, dans le Connecticut, se trouve à environ une heure de route d’Enfield, où Linck vit avec sa petite amie, Izzie, interne en chirurgie. Linck y travaille en tant que chef d’équipe de conception de projet et spécialiste des résolutions. Il est également membre actif de 350 CT, un groupe de justice climatique basé dans le Connecticut. L’une de ses axes de campagne consiste à convertir le plus rapidement possible les États-Unis aux énergies renouvelables à 100%.

Linck est membre de Socialist Action (un des groupes amis du NPA Note du blog)  depuis deux ans, mais il était relativement à droite lorsqu’il a rejoint les Marines à l’âge de 17 ans. C’était en 2005, et l’idée de libérer l’Irak du régime brutal de Saddam Hussein et de démocratiser le pays a résonné en lui. Cela a changé en quelques semaines de service.

«Mon unité et moi étions en train de patrouiller dans les rues de Falloudjah en Irak», raconte Linck. «Certains enfants, âgés peut-être de 15 ou 16 ans, nous ont tiré dessus d’un toit et se sont enfuis. Je n’étais pas beaucoup plus vieux qu’eux, vraiment, à peine 18 ans. Nous nous sommes cachés dans une maison et je me suis rendu compte que j’avais tellement plus en commun avec ces enfants qu’avec des personnes qui avaient décidé que nous devions être en guerre. .  » Treize ans plus tard, Linck pense en partie à son passage à l’armée  comme d’un projet économique.

«Je n’ai pas grandi particulièrement bien nanti ou riche», dit-il. «J’ai envisagé l’université comme une option et j’ai pensé que c’était impossible que je puisse la payer moi-même. Et l’armée vend, fondamentalement, un sentiment d’appartenance que je n’ai pas vraiment ressenti au lycée. Je me sentais un peu comme un perdant et un étranger, et cette idée de fraternité et de faire partie de quelque chose était très attrayante.  »

Un mois et demi après son déploiement à Falludjah, Linck a été touché à la tête par un tireur d’élite. C’était le 5 mai 2006 et il avait été chargé de sécuriser le site d’un engin explosif improvisé (IED). «C’était un piège», dit Linck. «C’était essentiellement là pour nous y attirer. Et puis je me souviens juste de tourner et d’ouvrir les yeux, d’entendre mon sergent de peloton crier: «Homme à terre!» Et en pensant, Putain. Qui a été blessé? Pourquoi est-ce que je regarde le ciel? Oh, c’est moi.

Linck savait qu’il était victime d’une commotion cérébrale, mais sinon, il se sentait bien.

Plus tard, il apprendra qu’il doit sa vie aux lunettes de vision nocturne de son casque – la balle a frappe le viseur, déviant la majeure partie de la balle vers le casque. Si l’humidité avait été différente ce jour-là, la trajectoire de la balle aurait pu être très différente. «Les gens qui se font tirer une balle dans la tête ne survivent pas», dit Linck. « Tout le monde pensait  que mon cerveau s’éteindrait et que j’étais mort. » Le médecin commença à traiter Linck, enlevant son casque et enveloppant sa tête dans de la gaze, tout en tapotant la jambe de Linck et l’assurant qu’il irait bien.

Les médecins l’ont soigné. Il a subi une série de tests neurologiques et il a été déterminé qu’il allait bien, plus ou moins. Après deux jours de pilules d’Ibuprofène à 800 mgr et au repos, il était de retour au centre de la ville avec son unité. Linck a ensuite servi en Irak pendant six mois supplémentaires. Il avait 19 ans et se sentait un peu immortel. Il a travaillé une fin de semaine par mois et deux semaines durant l’été en tant que réserviste des Marines. Il allait bien.

La gravité de sa lésion cérébrale traumatique est apparue plus tard cette année-là. Après avoir tiré quelques centaines de balles dans un champ de tir, la tête de Linck commença à lui faire très mal. Ses yeux se croisèrent. Il a vomi.

Il est allé voir un neurologue. Le médecin lui a dit que chaque fois qu’il tirait avec une arme à feu ou jetait une grenade, Linck endommageait davantage son cerveau en train de guérir. Peu de temps après, Linck commença le processus de séparation d’avec les Marines. Il a été placé sur une liste d’invalidité temporaire en avril 2009 et cinq ans plus tard, il était complètement séparé du service.

Au feu d’artifice de New Haven, Linck se présente comme un ancien combattant anti-guerre qui souhaite un démantèlement de la machine de guerre américaine, qui pourrait rapporter 716 milliards de dollars (17%) au budget fédéral de 2019. Selon lui, ces fonds pourraient financer la santé universelle, la santé mentale, ainsi qu’une éducation gratuite et de qualité, des soins aux enfants et aux personnes âgées. Il croit que Black Lives Matter (les vies des noirs aussi comptent)  et que les policiers assassins devraient être emprisonnés. Il croit en l’égalité des droits pour les immigrants et au droit des travailleurs de s’organiser.

Il se dirige vers l’un des centaines de petits groupes répartis sur le terrain et commence son introduction. Une jeune fille lui offre un sac de ships. «Oh, non merci», dit Linck avec un sourire.

«Que ferez-vous pour les hispaniques?»

«J’arrêterais toutes les déportations et je fermerais tous les camps militaires en Amérique du Sud», dit Linck. Il ajoute que le changement climatique est un problème majeur pour les pays d’Amérique du Sud et que de nombreuses personnes se rendent aux États-Unis en tant que migrants climatiques qui fuient des ouragans dévastateurs, des glissements de terrain et de fortes pluies. « Mais je ne crois pas que je puisse changer ces choses moi-même », poursuit Linck. « Je pense que tout changement est basé sur le mouvement. »

Selon le programme de Linck, les travailleurs seraient collectivement propriétaires des moyens de production, les grandes banques et sociétés seraient la propriété de l’État, et tous les revenus supérieurs à 250 000 dollars seraient taxés à 100%. Dans un tel monde, l’automa-tisation signifierait plus de temps libre au lieu de la menace imminente du chômage. Cela signifierait plus de détente et plus de temps consacré aux loisirs, plus de temps avec des amis et des proches.

En ce qui concerne les massacres dn masse et autres épisodes violents,  Linck les considère comme le résultat malheureux d’une société très malade où quelques milliers de personnes s’enrichissent de manière dégoûtante au détriment  de la classe ouvrière.

« Je veux mettre fin à l’exploitation de l’homme par l’homme. »

Linck commence à faire ses bagages alors que l’obscurité tombe. Il va essayer de partir avant le début des feux d’artifice – il ne dort pas beaucoup, pour commencer, et la flambée d’adré-naline et de cortisol causée par son syndrome de stress post-traumatique affectera les quelques heures qu’il passera au cours des deux prochains jours. «Je dois travailler à 8 heures demain», dit-il. « Telle est la vie d’un socialiste révolutionnaire, je suppose. »

Au début du défilé de la journée portoricaine à Bridgeport, dans le Connecticut, le 8 juillet, Linck a obtenu 6 500 signatures et pense que son équipe et lui sont prêts à en récolter 2 000 par semaine. C’est un moment majeur pour discuter d’une autre de ses propositions de campagne: les réparations pour les communautés afro-américaines, autochtones et colonisées, et pour Porto Rico.

«Porto Rico est fondamentalement toujours une colonie des États-Unis», déclare Linck.

«Ils l’appellent un territoire indépendant, mais Porto Rico, Guam, les Samoa américaines – ces endroits sont encore, de manière très réelle, des colonies. Ils ont droit à certains droits de la Constitution américaine, mais pas tous. Ils ne peuvent pas voter aux élections présidentielles. Et en raison de leur statut de colonies, ils n’ont aucune réelle capacité de décision quant à leur propre politique économique.  »

«Non seulement Porto Rico a été détruit par un ouragan qui a été l’un des plus importants que nous ayons jamais vu – en raison du changement climatique – mais il fait également l’objet d’attaques de la part du conseil d’administration de PROMESA (surveillance, gestion et gestion économique de Porto Rico). La loi de stabilité institue de terribles mesures d’austérité et tente de les amener à rembourser leurs dettes. Nous devrions vraiment annuler toute la dette envers Porto Rico. PROMESA va même jusqu’à prescrire le type de cultures qu’ils peuvent et ne peuvent pas cultiver. À Porto Rico, ils importent la plus grande partie de leur nourriture et culti-vent beaucoup de canne à sucre pour le rhum, car les États-Unis ont le «droit» d’exiger le type de produits que Porto Rico doit leur fournir.

Il fait un frais 80 degrés (26°) à Seaside Park,  luxuriants espaces verts s’étendant sur quelques kilomètres du port de Bridgeport. Des milliers de personnes se sont rassemblées dans les rues de la ville et sur les routes du parc pour assister au défilé, et des centaines d’autres sont stationnées sous les arbres à l’ombre du Seaside pour faire des grillades et boire un verre.

«Et c’est à ça que ressemble le racisme environnemental», déclare Linck, en désignant une cheminée qui domine au loin. Il s’agit de la dernière centrale électrique au charbon de la Nouvelle-Angleterre, qui devrait être fermée et remplacée par une centrale au gaz naturel d’ici à 2021. La population de Bridgeport est essentiellement noire et hispanique. Aux abords des villes de Hartford et de New Haven, on a enregistré les taux d’asthme les plus élevés de l’état. «Nous pourrions facilement y installer une ferme solaire contrôlée par la communauté.»

L’une des premières personnes que Linck approche est un homme grand dans un gilet orné du logo «Front Line Auto Club» et portant un nom sur la poitrine: Jody. Il se présente sous le nom de Joseph E. Hoskie, républicain chevronné et fervent partisan du système des deux partis. Ses yeux s’écarquillent lorsque Linck lui dit qu’il est socialiste. Linck et Hoskie débattent de la politique d’immigration pendant dix minutes.  « Ce qui ne va pas, c’est de payer moins les sans-papiers », dit Linck. « Nous devrions les laisser devenir des membres actifs de la société. » Il signe son nom sur la pétition de Linck.

Linck passe à autre chose. Il rencontre ensuite John Nuzzi, un ami avec qui il a servi en Irak. Nuzzi est à la parade avec son épouse Colleen et leurs deux filles. «Nous devons nous voir», dit Colleen, en serrant Linck dans ses bras. «Oui», répond Linck en riant. « Après août. » Quelques heures plus tard, Linck rencontre un petit groupe de personnes rassemblées sur une couverture à l’ombre. Il commence à décrire son programme. Une femme se lève de sa chaise et, avant de s’éloigner, dit: «Votre plate-forme sonne bien. Je vous souhaite le meilleur. Vous avez une grande montagne à gravir ».

Après le défilé, Linck se dirigera sur une distance de 24 milles sur la côte menant à West City, la ville de Stamford. Là, il rejoindra une ligne de piquets de grève devant l’hôtel Hilton, où les nouveaux employés syndiqués demandent aux clients de boycotter jusqu’à ce qu’ils obtiennent un contrat équitable.

Linck et ses bénévoles ont recueilli 10 955 signatures le jour de l’échéance.

Une heure avant, son équipe remet 2 539 pages de pétitions notariées au secrétaire du bureau de l’État dans un panier à linge débordant. Linck estime le taux de validation de 70 à 89%, ce qui porte le nombre total entre 7 640 et 9 714.

Linck et ses partisans tiendront une conférence de presse dans la matinée du 11 septembre, devant le bureau de Denise Merrill, secrétaire d’État du Connecticut. Près de cinq semaines après la date limite, Linck ne sait toujours pas s’il est inscrit ou non sur le bulletin de vote. Il est relativement courant de devoir se battre pour chaque signature obtenue ». « C’est étrange: nous ayons soumis plus de signatures que tous les autre candidats et nous sommens les derniers à  savoir. » À titre de comparaison, Oz Griebel, un ancien banquier fortuné et candidat indépen-dant à la course au poste de gouverneur du Connecticut, a recueilli plusieurs centaines de signatures de moins que Linck et a été autorisé deux semaines avant.

Linck commence la conférence de presse. Il a une coupe nette: ses cheveux sont bien peignés et il porte un blazer, une cravate et des kakis. Une douzaine de partisans l’entourent. «Il y a 17 ans aujourd’hui, un crime monstrueux a été commis», dit-il. «Comment les institutions dirigean-tes de cette société ont-elles réagi? Le gouvernement? Les banques? Les compagnies d’assu-rance? Les médias et autres grandes entreprises?

Ont-ils mobilisé toutes les ressources disponibles pour soutenir les survivants et les familles des victimes? Non, ils ne l’ont pas fait. Ils ont attisé la peur et la colère du moment. Ils ont militarisé et organisé des attaques contre les musulmans de ce pays et contre les libertés civiles. Et ils ont mené une guerre après l’autre.

«Nous n’avons pas besoin de plus de guerres, de surveillance, de prisons, de déportations, de murs, de lois discriminatoires ou de la production de combustibles fossiles», poursuit Linck. «Néanmoins, c’est ce que les deux grands partis nous donnent année après année. Les milliers de personnes qui ont apposé leur signature sur un choix pour la classe ouvrière méri-tent que leurs droits démocratiques soient respectés. Nous sommes ici pour nous assurer que leurs signatures seront comptées avant la date limite de samedi. De plus, nous sommes prêts à examiner toutes les signatures éliminées.  »

Le lendemain, le 12 septembre, l’équipe de campagne de Linck découvre de nombreuses incohérences parmi les plus de 6 700 signatures vérifiées qui sont parvenues au bureau de Merrill. Les employés municipaux de la ville de New London ont déclaré que soixante-douze signatures étaient illisibles.

À Hartford, 71 signatures d’électeurs ont été rejetées, faute de parti, mais l’appartenance à un parti n’est pas une condition pour soutenir un candidat indépendant. À New Haven, 25 électeurs ont été déclarés «inactifs», ce qui n’est pas un motif valable de rejet. La même chose s’est produite à Bridgeport où, sur un échantillon de 27 signatures rejetées 12 figuraient sur les listes électorales. En plus de ces erreurs, l’équipe de Linck a découvert que cinquante-six pages n’étaient toujours pas retrouvées.

Rien ne se passe dans ce pays sans mouvement social.

Pensez-vous que le vote a compté dans le mouvement des droits civiques? Non, c’est un mouvement social qui a forcé la main de la structure du pouvoir à changer. ” «C’est décevant mais pas surprenant», déclare Linck. « Nous ne vivons pas vraiment dans une démocratie. »
Les jours passent et on ne sait toujours pas si Linck est inscrit ou non sur le bulletin de vote.
La lettre certifiée arrive le samedi 30 septembre.

« Nous informons par la présente que la pétition signée par le nombre d’électeurs qualifiés requis  n’a pas été déposée », lit-on dans la lettre.

Ils en ont débattu voix la semaine suivante. Entre une campagne contre les brutalités policiè-res, une tournée de conférences avec le parti des Verts du Connecticut et la convention nationale de Socialist Action à Minneapolis à la mi-octobre, de nombreux problèmes et événements attendent le comité du Connecticut.

Bien qu’il n’ait pas participé au vote et n’ait pas eu la possibilité de débattre avec le sénateur Murphy, Linck considère toujours que les derniers mois ont été un succès. Outre les quelque 11 000 résidents qui ont apposé leur signature, Linck et son équipe se sont entretenus avec des milliers de personnes de tout le spectre politique sur des questions cruciales.

Lui et son équipe ont popularisé la politique socialiste. Ils ont opposé les revendications du peuple à celles de la classe capitaliste. Ils ont dit aux travailleurs: Vous créez toute la valeur de notre société – vous devez décider quoi en faire.

« Nous n’abandonnons pas le combat », dit-il. «Nous ferons nos discours partout où les gens nous écouterons. Le travail n’est pas terminé. Et à la fin, le vote ne veut pas dire grand chose pour Linck de toute façon. Ce sont les gens qui font le changement.

«Rien ne se passe dans ce pays sans mouvement social», dit-il. “Pensez-vous que le vote a compté dans le mouvement des droits civiques? Non, c’est un mouvement social qui a forcé la main de la structure du pouvoir à changer. Et c’est la seule chose qui compte.  » (Résumé)

https://medium.com/@amandajbloom/

Les organisation anticapitalistes des USA :

Socialist Worker (ISO)

Socialist Action

Solidarity

Socialist Aternative

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