Archive | Antimilitarisme

29 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

égypte (lo cadtm essf npa)

egypt

Un camarade égyptien

Macron en Égypte

Ou le mépris sans frontières

Le dimanche 27 janvier, Emmanuel Macron posait le pied sur le sol égyptien, pour une visite officielle de deux jours. Une visite dans un « pays ami », duquel la France s’est progressivement rapprochée depuis le coup d’État sanglant du maréchal Sissi en juillet 2013, en dépit du régime de terreur instauré par Sissi et ses sbires.

Restriction des libertés démocratiques élémentaires, répression contre les opposantEs, les journalistes et les ONG, arrestations par dizaines de milliers, « disparitions forcées » et morts par milliers.

Une brutalité connue et documentée qui n’a pas empêché l’auto-proclamé « pays des droits de l’homme » de nouer des relations de plus en plus resserrées avec le dictateur Sissi, un bon client pour les industries françaises. C’est notamment dans le domaine des ventes d’armes que le régime militaire égyptien s’est avéré être un « ami » particulièrement généreux, devenant le troisième client de la France avec environ six milliards d’euros de commandes depuis 2015.

Dans un tel contexte, les quelques déclarations de Macron relative aux droits humains en Égypte ressemblent à une méprisante plaisanterie, ainsi que l’a compris Sissi lui-même, qui a commenté les déclarations de Macron en arguant que le développement économique du pays primait sur le respect des libertés publiques et des droits humains.

Pourquoi s’en serait-il privé ? Macron n’a en effet pas caché que l’un des objectifs de sa visite était le développement des partenariats économiques avec l’Égypte, avec à court terme la signature d’une trentaine d’accords et de contrats commerciaux, pour un montant total de près d’un milliard d’euros et, à moyen terme, la vente de 12 Rafale supplémentaires à Sissi, qui en a déjà acheté 24.

Difficile, dans de telles conditions, de ne pas rire jaune lorsque l’on entend Macron exiger de Nicolás Maduro qu’il organise des élections au Venezuela alors que, dans le même temps, il se pavane avec son « partenaire stratégique » Sissi. Être le Président des riches signifie aussi, on l’oublie trop souvent, être l’ami des dictateurs, à la seule condition que ceux-ci « achètent français » et/ou préservent les prétendus « intérêts de la France ». C’est-à-dire les intérêts des multinationales françaises détenues par les copains de classe de Macron.

Julien Salingue Mercredi 30 janvier 2019

https://npa2009.org/

gauche arabe

Leçons de démocratie à géométrie variable

S’immisçant dans la crise vénézuélienne, Macron a envoyé un ultimatum au président Maduro : vous avez huit jours pour organiser des élections, sinon nous soutiendrons encore plus ouvertement celui qui s’est autoproclamé président.

Par contre, en visite en Égypte, où le président Al-Sissi s’est hissé au pouvoir par un coup d’État sanglant en 2013 – plus de 1000 morts – Macron s’est gardé d’exiger de nouvelles élections.

Et pour cause : il présente cette dictature comme un régime ami.

D’autant que le régime égyptien a chapeauté la signature de contrats avec des grandes entreprises françaises. Dans quelques semaines l’armée égyptienne devrait acheter des avions de combat Rafale supplémentaires. On ne se fâche pas avec un si bon client…

https://www.lutte-ouvriere.org/

Lire aussi:

Égypte : La France a du sang sur les mains (Cadtm)

Communiqué commun d’ONG sur les atteintes aux droits humains en Egypte et demandant une suspension de vente française d’armes (ESSF)

Macron en Égypte : au nom des marchands d’armes (LO)

En Egypte, le business avec la France continue, la répression aussi (France Info)

En pleine visite d’Emmanuel Macron, nouvelle vague d’arrestations politiques en Égypte (Basta)

L’Égypte est un pays «plus dangereux que jamais» pour les dissidents pacifiques (Amnesty)

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29 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

dossier vénézuela (npa lo essf)

ms

Maduro, le peuple n’en veut plus et Guaido personne ne l’a élu!

Venezuela : Déclaration internationale  Pour une sortie démocratique où le peuple vénézuelien décide (ESSF)

Déclaration (Venezuela) : ni Maduro, ni Guaidó !

Déclaration (Venezuela) : Seul le peuple souverain et mobilisé peut décider de son destin, avec référendum et élections générales (Marea Socialista)

Au Venezuela, Juan Guaido, le président de l’Assemblée, se proclame président (Le Huffington Post)

Non à l’Etat parallèle impulsé par les Etats-Unis, l’UE et le Groupe de Lima. Nous rejetons le régime capitaliste et inconstitutionnel de Nicolás Maduro (A l’Encontre)

Un message du Venezuela Stalin Perez Borges (ESSF)

Contre l’intervention putschiste au Vénézuela, pour une sortie démocratique de la crise (4è Internationale)

Où va le Venezuela (à supposer qu’il aille quelque part…) ? Entretien avec Manuel Sutherland (Contretemps)

Venezuela. «La bataille du Venezuela» (A L’Encontre.ch)

Etats-Unis – Venezuela. Les États-Unis ont annoncé le blocus de 7 milliards de dollars d’actifs de la compagnie pétrolière vénézuélienne: PDVSA

Venezuela: tête de liste LFI Manon Aubry se démarque de Mélenchon (Anti-K)

Venezuela: «Les agences policières et militaires du pouvoir et le contrôle de certains barrios» (A l’Encontre)

Venezuela : refuser la tentative de coup d’État pro-impérialiste sans soutenir Maduro (NPA)

Venezuela : « Nous luttons pour une sortie de crise propre aux travailleurs » (RP)

Venezuela : un coup de force soutenu par l’impérialisme (LO)

Sortez, Maduro, avec la mobilisation autonome des travailleurs et travailleuses! Ni Trump, ni militaires, ni Guaidó et les partis patronaux! Non à l’ingérence impérialiste, des Etats-Unis, de l’Union européenne et du Groupe de Lima (PSL)

Coup d’Etat au Venezuela : le Parlement Européen reconnaît Guaidó comme président (RP)

Venezuela : Macron, l’ami des putschistes (NPA)

Commentaire:

Nos camarades (dont « Stalin ») sont issus de l’extrême gauche vénézuélienne. Un temps « Marea Socialista » a existé comme tendance du « PSUV » le « parti officiel ». Ils en ont été expulsés et interdits d’élections.

Lire aussi:

Marea Socialista (Wikipedia)

Facebook

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27 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

irlande brexit (le huffington post)

Brexit

Un mur pour alerter sur les conséquences d’une sortie de l’UE

Ces partisans du “remain” ont érigé un mur symbolique à la frontière entre l’Irlande du Nord et l’Irlande.Bientôt un mur entre l’Irlande et l’Irlande du Nord? Les opposants au Brexit alertent l’opinion sur les conséquences d’une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Ils ont construit un poste de frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord le 26 janvier, comme le montre notre vidéo en tête d’article.

Un mirador et des murs en bétons au beau milieu de la route à Jonesborough. Ce petit village d’Irlande du Nord avait le 26 janvier les apparences d’un champ de bataille. Des manifestants opposés au Brexit ont réalisé un happening afin d’alerter l’opinion sur les conséquences d’un Brexit.

Après un meeting organisé par les manifestants, les habitants de la région ont détruit le mur de béton à coups de masse dans une atmosphère de fête. Les faux soldats britanniques ont mis en scène, sous forme de théâtre de rue, ce que pourrait être la résurgence des tensions dans la région.

Si le Royaume-Uni quitte l’Union européenne le 29 mars sans un accord de retrait, la frontière entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord deviendra une frontière externe de l’Union européenne où seront effectués des contrôles douaniers.

Les « Troubles » dans toutes les mémoires

Les militants de « Border Communities against Brexit » craignent un regain de violence dans cette région marquée par 30 années de conflits. « Il s’agit en fait de rappeler à notre jeune génération exactement la situation qui prévalait il y a 25 ans », a expliqué John McNamee, un activiste du groupe « Border Communities against Brexit ».

Entre 1968 et 1998, unionistes et nationalistes se sont opposés sur le sort de l’Irlande du Nord. Ce conflit, appelé aussi « les Troubles » a fait plus de 3.600 victimes. La paix est revenue en 1998 à la suite de l’Accord du vendredi saint, prévoyant la suppression de la frontière militarisée entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande.

La Grande-Bretagne doit officiellement sortir de l’UE le 29 mars. Mais la perspective d’un « no deal » semble se rapprocher. Le ministre britannique des Finances, Philip Hammond, a estimé le 25 janvier que l’UE pourrait consentir à faire un compromis sur l’accord de Brexit, de nature à convaincre les députés britanniques d’approuver ce texte très controversé.

« Nous sommes à 60 jours de la réalité du Brexit avec ou sans accord », a déclaré Tom Murray, organisateur de Border Communities Against Brexit. »Sans accord, il pourrait y avoir imposition d’une frontière. C’est une représentation visuelle du potentiel du pire scénario », a-t-il déclaré.

27/01/2019 Clément Vaillant

https://www.huffingtonpost.fr/

Lire aussi:

Le Processus de Paix ( Socialist Democracy)

 

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26 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

catalogne (le peuple breton)

republica-catalana

Annonce d’une grève générale

Pour le procès des prisonniers catalans

Les signes de nervosité et de tension se multiplient avec l’annonce de l’ouverture du procès contre les leaders indépendantistes et les dirigeants catalans emprisonnés depuis quinze mois, procès annoncé début février à Madrid.

Entre autres soutiens, l’ANC a annoncé qu’elle se joignait à la grève générale convoquée en Catalogne par l’intersyndicale les 5, 6 et 7 février.

La société catalane toujours mobilisée en solidarité avec les prisonniers politiques (des milliers de personnes sont concentrés en permanence autour des prisons) prépare des manifestations qui coïncident avec le prochain transfert des prisonniers à Madrid, transfert exigé par le Tribunal suprême. La guardia civil procédera au transfert malgré le fait que la Generalitat avait proposé que la police catalane le fasse.

L’ANC a décidé de mettre en place des conseils locaux de la République catalane (structures civiles non intégrées à l’administration autonome) afin de rendre effective l’indépendance depuis les territoires, de jeter les bases du nouvel État et de participer en particulier au forum civique et social chargé de l’organisation du débat sur la constitution catalane.

La répression espagnole contre l’indépendantisme se poursuit

Nouveaux épisodes de la répression politico-judiciaire contre les indépendantistes cette semaine : les tribunaux espagnols confirment une amende de 200 000 euros à l’encontre de l’association Òmnium Cultural pour avoir organisé une enquête d’opinion à l’issue de la consul-tation publique tenue le 9 novembre 2014 sur la indépendance de la Catalogne. Le tribunal a également infligé une amende de 200 000 euros à l’ANC pour le même motif et rejeté l’appel de l’entité.

La Generalitat vient de signaler que depuis janvier 2017, l’extrême droite en Catalogne a été à l’origine de 328 agressions contre des biens et contre des personnes. Elles sont le fait d’une vingtaine d’organisations et de groupuscules espagnolistes : Tabarnia, GDR Cataluña, Democracia Unidad Española, Resistencia Alta Tabarnia o Legión Urban, entre autres. Par le biais du Bureau des droits civils et politiques, la Generalitat a dénoncé ces faits auprès de la déléguée du gouvernement espagnol.

José Borrell, l’anti-indépendantiste ministre des Affaires étrangères espagnol, continue de s’illustrer par ses mensonges, en expliquant que de nombreuses images des violences policiè-res et de blessés (1066 selon des sources médicales) lors du référendum du 1er octobre 2017, diffusées, notamment par la BBC étaient des « fake news ». Borrell est caractéristique de la ligne dure du gouvernement socialiste de Sanchez, opposée à tout dialogue avec les Catalans et partisan de l’utilisation de tous les moyens contre l’indépendantisme.

Arrestation de 11 personnes par la police espagnole

Nouvel épisode de pression politique, d’intimidation et d’irrégularités du gouvernement espagnol contre l’indépendantisme. La semaine dernière, 11 personnes, dont 2 maires (de la CUP, Candi-datures d’unité populaire, la gauche anticapitaliste indépendantiste) des élus et des membres des CDR (Comités de défense de la République) ont été arrêtés par la police espagnole sans mandat de la justice, ni préavis ou motif, afin de les interroger pour de présumés désordres lors de la commémoration du référendum.

Le maire de Verges a même été menotté et blessé au poignet. Le ministre de l’Intérieur a couvert l’opération en disant qu’elle était « supervisé » par un juge, ce qui a été démenti par le tribunal de Girona.

La même semaine, un journaliste photo, quatre militants catalans et un neveu du président Torrent ont également été détenus. Les arrestations ont été qualifiées de « politiques » par la presse catalane et « d’inhabituelles et injustifiées » par le ministre de l’Intérieur catalan, qui a dénoncé un moyen de faire peur aux électeurs et aux militants avant le procès.

Par ailleurs, un élu de Badalona a été condamné à une amende de 4 380 euros et au coût du procès pour « désobéissance » pour avoir récupéré des affiches de l’ANC dans un véhicule de la police municipale le jour du référendum. On également appris que le gouvernement espagnol refuse d’enquêter sur la présence de policiers parmi les militants d’extrême droite qui ont harcelé Puigdemont à Waterloo.

Refus espagnol répété de dialoguer

Réunion de tous les dirigeants du PDCat à Waterloo avec Puigdemont le 14 janvier pour fixer la position de rejet du budget, tout comme ERC qui a la même position. Les deux partis attendent toujours un geste de Sanchez (en faveur des prisonniers et de l’autodétermination).

La réponse de Sanchez a été de refuser de rencontrer la plate-forme des eurodéputés pour le dialogue UE-Catalogne. En revanche Maria Dolores de Cospedal, ancienne ministre de Rajoy, dirigeante du PP et également membre de l’administration de José María Aznar, a été nommée par le ministère public au Tribunal Suprême juste avant l’ouverture du procès contre les indépendantistes catalans.

Alà Baylac Ferrer 26 janvier 2019. Alà Baylac Ferrer est le directeur de l’IFCT, Université de Perpinyà.

http://lepeuplebreton.bzh/

 

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26 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

samouni road (studios brest)

samouni_road

Samouni Road  D

de Stefano Savona

Documentaire – Samedi 2 février à 20h30 / En présence de Stefano Savona

Dans la périphérie rurale de la ville de Gaza, la famille Samouni s’apprête à célébrer un mariage. C’est la première fête depuis la dernière guerre. Amal, Fouad, leurs frères et leurs cousins ont perdu leurs parents, leurs maisons et leurs oliviers. Le quartier où ils habitent est en reconstruction. Ils replantent des arbres et labourent les champs, mais une tâche plus difficile encore incombe à ces jeunes survivants : reconstruire leur propre mémoire. Au fil de leurs souvenirs, Samouni Road dresse un portrait de cette famille avant, pendant et après l’événement qui a changé leur vie à jamais.

samouni_road

Stefano Savona a reçu “L’œil d’or 2018” de la Scam pour ce documentaire.

http://longueur-ondes.fr/

B5

Le film projeté avec la LDH sera « Tel Aviv on Fire », le mercredi 26 février à 20h aux studios.

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25 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

euratom (sdn trégor)

flyer-euratom

Site

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24 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

venezuela (essf gv le-huff’ essf)

mexique

Olivier Besancenot au Mexique

Déclaration du PRT (Mexique)

Contre l’intervention putchiste au Venezuela

Le Parti Révolutionnaire des Travailleurs se prononce de façon solennelle contre la nouvelle tentative de coup d’Etat et d’intervention impérialiste au Venezuela.

Dans une campagne ouverte et cyniquement orchestrée et convoquée par le vice président des Etats Unis, Mike Pence (étant donné le discrédit de Trump en Amérique Latine), dans une vidéo mise en circulation la nuit du 22 janvier, pour donner le signal de départ d’une stratégie étalée sur quelques heures à partir de l’auto proclamation, sans que personne ne l’ait votée, du véritable usurpateur Juan Guaido comme « président » du Venezuela.

A la suite de cette auto proclamation on a déclenché une avalanche de « reconnaissances » du supposé nouveau gouvernement de la part de président et de gouvernements dans le monde entier, certains ouvertement néofascistes, sans aucune tradition démocratique, depuis Trump lui-même jusqu’à Macri et Bolsonaro.

Nous nous joignons résolument aux campagnes nationales et internationales de condamnation de cette tentative de coup d’Etat et d’intervention impérialiste qui viole les cadres élémentaires de la souveraineté nationale pour laquelle nous, peuples de notre Amérique, avons lutté depuis plus de deux siècles.

Nous appelons à la plus ample mobilisation populaire, unitaire, internationaliste et démocratique contre le coup d’Etat, ce qui signifie qu’indépendamment des divergences, critiques et oppositions de quelque nature, qui a une légitimité démocratique obtenue par les urnes en aucun cas ne peut être renversé par le biais d’un coup d’Etat impérialiste.

C’est au peuple Vénézuélien, libre, souverain de définir démocratiquement son avenir.

Non au coup d’Etat au Venezuela !

Pour une issue anti-impérialiste et souveraine a la crise vénézuélienne !

Parti Révolutionnaires des Travailleurs
Section mexicaine de la IVe Internationale
Ciudad de Mexico, 23 janvier 2019

http://www.europe-solidaire.org/

dims

Lire aussi:

‘Personne ne sait ce qui va suivre’ : les Vénézuéliens dans la rue défient Maduro comme jamais encore (Global Voice)

Au Venezuela, Juan Guaido, le président de l’Assemblée, se proclame président (Le Huffington Post)

Scandalisés par le « coup d’État » au Venezuela, les Insoumis renvoyés à leurs contradictions (Le Huffington Post)

Venezuela. Seul le peuple souverain et mobilisé peut décider de son destin, avec référendum et élections générales (Marea Socialista)

Venezuela. Non à l’Etat parallèle impulsé par les Etats-Unis, l’UE et le Groupe de Lima. Nous rejetons le régime capitaliste et inconstitutionnel de Nicolás Maduro. Pour un référendum pour renouveler tous les pouvoirs publics(A l’Encontre)

Emmanuel Macron, Pedro Sánchez, Angela Merkel, Theresa May n’ont aucun droit de poser un ultimatum au Venezuela (ESSF)

Commentaire: Quoiqu’on pense de Maduro, ce n’est pas aux USA et à ses amis de le renverser mais au peuple du Vénézuela.

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23 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

liberté de manifester (ujfp)

nonetat2

nonetat1

http://www.ujfp.org/

Lire aussi:

La loi « anti-casseurs » prépare la criminalisation des manifestants ( Reporterre)

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22 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

dossier soudan (npa)

soud

Soudan. Le grondement de colère de la jeunesse (Orient 21)

Dozens have been killed by the regime. But Sudan’s protesters march on (The Guardian)

Soulèvement du Soudan contre les politiques d’appauvrissement : le FMI est passé par ici ! (Essf)

Les « émeutes du pain » : au Soudan, la rue défie le pouvoir d’Omar Al-Bachir (Essf)

Les espoirs d’une troisième révolution au Soudan (Orient 21)

Soudan : La grève générale est l’arme la plus puissante (ESSF)

Soudan : Déclaration de la Liberté et du Changement (ESSF)

Soudan : « Ce qui est au cœur du débat politique, c’est la chute immédiate du régime » (NPA)

Informer le reste du monde : La « révolution » à distance des exilés soudanais à Paris (ESSF)

Manifestation en soutien à la révolution au Soudan (Anti-k)

Déclaration commune : Aux masses de l’héroïque peuple soudanais (Essf)

Soudan. Le régime d’Al-Bachir peut-il survivre au mouvement de protestation ? (ESSF)

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21 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

turquie (inprecor)

yenoyol

Boycottez Yves rocher!

Quarante ans de combat

De Sürekli Devrim à Yeniyol

« Trotskisme » : une insulte, une trahison ou, dans le meilleur des cas, une étrangeté exotique. C’est en 1978 que naquit Sürekli Devrim (Révolution permanente), la première revue marxiste-révolutionnaire de Turquie, au cœur d’une période où idéologiquement le stalinisme et ses variantes pesaient de tout leur poids sur la gauche radicale en Turquie qui, tout en menant vaillamment son combat antifasciste, était traversée par des conflits fratricides.

Bien entendu, la figure de Trotsky n’était pas inconnue. À côté d’ouvrages dénonçant « l’essen-ce contre-révolutionnaire » du trotskysme,  des livres de Trotsky comme Ma Vie, Comment vaincre le fascisme et La Révolution Permanente avaient été publiés. Mais c’était bien la première fois qu’un courant marxiste-révolutionnaire organisé voyait le jour dans le pays de Nazim Hikmet.

Mouvement international, organisation locale

Contrairement à tous les autres courants, Sürekli Devrim ne provenait pas du Parti Communiste turc mais émergeait indépendamment du stalinisme et de ses variantes maoïstes et hoxhaïste (Tirana, Albanie blog), comme partie d’un mouvement international issu de longues années de combats contre la dégénérescence bureaucratique de l’Union soviétique et les politiques sectaires ou de conciliation de classe menées par le PCUS, le Komintern (3è Internationale communiste blog) et ses sections nationales.

Donc un premier défi pour Sürekli Devrim puis pour Ne Yapmali (Que faire, qui parut ensuite) fut de dénoncer les trahisons historiques et les politiques erronées des directions staliniennes et démontrer ainsi la légitimité du marxisme-révolutionnaire par des publications et articles portant sur des questions comme le Thermidor bureaucratique, la révolution chinoise, les politiques de la troisième période (sectaires blog) et de front populaire (alliance avec la bourgeoisie blog)…

Un autre effort important fut de fournir une analyse marxiste et internationaliste de l’histoire turque en rupture avec un certain nationalisme kémaliste intrinsèque à la gauche turque. Le premier numéro de Sürekli Devrim fut par exemple consacré à la question nationale et à la défense du droit à l’autodétermination du peuple kurde.

Les débats et polémiques avec les courants staliniens ou centristes locaux constituaient une autre catégorie d’articles, inévitables et nécessaires pour cette période. Enfin, la perspective internationaliste exigeait d’informer et de prendre position sur des événements qui marquaient cette période comme les révolutions en Iran, au Nicaragua et au Salvador, l’intervention soviéti-que en Afghanistan ou encore les combats révolutionnaires au Pérou et en Bolivie.

Pendant ces deux années qui allaient se conclure avec le coup d’État militaire de septembre 1980, les relations avec lac 4è Internationale furent assurées par les camarades Livio Maitan, Pierre Rousset et François Bouée dit « Momo » (LCR). Les publications que Momo transportait lors de ses allers-retours en tant que guide de voyages entre 1977 et 1980 allaient être d’une grande importance dans l’orientation politique du groupe, à une période où les moyens de communication étaient fort réduits.

Le programme, le fétiche et la rue

Ce qui soude un courant politique, qui marque son unité, est avant tout son programme. Sürekli Devrim a ainsi publié en juillet 1978, avant son premier numéro, un manifeste déclarant ses positions sur les trois secteurs de la révolution mondiale (tiers monde, pays riches et pays « socialistes » blog) , les rapports de forces entre la bourgeoisie et la classe ouvrière, la question kurde, le combat antifasciste, la libération des femmes, le mouvement étudiant et l’unité des forces révolutionnaires. Était incorporé aussi au manifeste, le Programme de transition, texte fondateur de la Internationale.

Ainsi que l’exprimait Trotsky, chaque organisation connait une première période propagandiste où elle affirme ses fondements et se démarque des autres courants politiques. Ce qui importe toutefois est de ne pas rester planté à cette étape, ne pas devenir une secte qui limite son activité à un fétichisme du programme et une défense du livre saint, qui multiplie les scissions basées sur des interprétations de textes sans vie.

Un des principaux mérites du courant Sürekli Devrim-Yeniyol (SD-YY) fut probablement de ne jamais tomber dans ce piège, fort confortable pourtant ; de ne pas figer et schématiser les réali-tés d’une époque pour en faire des dogmes inébranlables. Cette idée avait été exprimée lors de la seconde conférence (1986) réalisée à l’institut d’Amsterdam, par les membres du groupe exilés en Europe à la suite du coup d’État et vivant dans six pays différents. (…)

Toutefois ce refus du fétichisme programmatique n’est pas une question de clairvoyance individuelle mais de culture politique, celle de la Internationale. Il est vrai qu’il fut des périodes où la défense du programme contre vents et marées – qui signifiait une défense de l’analyse marxiste et de la perspective révolutionnaire face à toutes sortes de réformismes – a dû être une nécessité et avoir une certaine fonction.(…)

En quête d’unité révolutionnaire

Le tournant des années 1990, marqué par l’écroulement des dictatures bureaucratiques et les conséquences sociales et politiques de la contre-offensive néolibérale, a constitué une étape de restructuration de l’extrême gauche au niveau international. Avec des modalités toutes différen-tes,  les tentatives de création d’une gauche pluraliste et unifiée, qui débutèrent principalement avec le PT brésilien en 1979 et continuèrent avec les efforts de nos camarades italiens et alle-mands, se traduisirent par toute une série d’expériences organisationnelles unitaires dans le courant des années 1990, dans des pays comme le Portugal, l’Uruguay, le Danemark ou encore l’Espagne et l’Italie.

Pour en revenir à la Turquie, dans un contexte où la gauche était déchirée par des divergences meurtrières, Sürekli Devrim dès ses premiers numéros appelait à un « front unique révolution-naire » : « La tâche du mouvement marxiste-révolutionnaire est, tout en s’activant pour diffuser son propre programme, d’attirer divers courants révolutionnaires sur une même plateforme, définir les points communs au-delà des divergences, et mener un combat antifasciste avec une orientation anticapitaliste à travers un front unique d’action, et accomplir ainsi sa mission historique. » Le style a certes vieilli mais la « mission » est toujours d’actualité.

Sürekli Devrim fut interdit avec l’instauration de la loi martiale en 1978. En format livre, plus facile à dissimuler dans la poche, Ne Yapmali paru sous la loi martiale avant d’être à son tour interdit six mois après. Lors des années d’exil après le coup d’État, la continuité politique du courant a été assurée par la revue Enternasyonal (International) publiée à Paris – et décrite comme un « libelle subversif miniaturisé » par Daniel Bensaïd dans son autobiographie – pour être expédiée en Turquie dans des boîtes de conserve.

C’est ensuite dans le contexte d’une relative démocratisation que le journal Ilk Adim (Premier Pas) et finalement Sosyalist Demokrasi icin Yeniyol (Cours nouveau pour une démocratie socialiste) vont paraître à la fin des années 1980 et au début des années 1990, grâce entre autres aux efforts de notre camarade, décédé, Necdet Sarac.

Et l’année 1994 sera finalement l’occasion de lancer une initiative unitaire, l’Alternative socialiste unifiée (BSA) qui fut une alliance électorale, pour ensuite fonder le Parti socialiste unifié (BSP). Le rapprochement entre ce parti, constitué par divers courants ex-staliniens et centristes et l’important courant centriste-guévariste des années 1970, Devrimci Yol (Voie révolutionnaire) débouchera sur la fondation de l’ÖDP, Parti de la liberté et de la solidarité, qui fournira les conditions d’un combat unitaire beaucoup plus vaste que ce qui avait été possible jusqu’à ce jour.

Yeniyol a mobilisé toute son énergie à la construction de ce parti – qui fit pour un temps partie de la Gauche anticapitaliste européenne (GACE) aux côtés de la LCR française, du PRC Italien, du Bloc de gauche portugais etc. – dans ses périodes de montée ou de chute, tout en exprimant ses critiques. Après un dernier effort – de la rédaction du programme à la direction du journal – pour pousser le parti sur une orientation plus anticapitaliste en 2006-2007, Yeniyol a finalement quitté le parti où le groupe dominant affirmait sa résolution à en faire un parti monolithique.

Ce fut aussi la période des forums sociaux auxquels Yeniyol contribua notamment grâce à ses relations internationales. Avec l’affaiblissement de la dynamique altermondialiste, ce fut dans le mouvement écologiste, la solidarité avec les migrants, le combat syndical des travailleurs du public et dans le mouvement LGBTI que Yeniyol intervint à la mesure de ses forces.

Dans le tournant de 2010, Yeniyol a consacré aussi une partie de son activité à tenter de briser, d’une part, le poids des positions laïcistes-républicaines au sein de la gauche radicale dans la lutte contre l’AKP et, d’autre part, l’emprise idéologique libérale au sein d’autres secteurs de la gauche (dont le groupe lié à la Tendance socialiste Internationale) qui voyaient, eux, en l’AKP une force capable de démocratiser l’État face au poids des militaires et des républicains kémalistes. (…)

Cependant notre courant n’a pas cessé d’être en quête d’initiatives unitaires. C’est ainsi qu’il a pris part au Mouvement unifié de juin (Birlesik Haziran Hareketi) qui tentait de ne pas laisser s’évaporer la dynamique de la révolte Gezi/Taksim en 2013. (…)

Le courant SD-YY, qui depuis ses toutes premières publications défend les revendications démocratiques et révolutionnaires du peuple kurde – y compris bien entendu son droit à l’autodétermination et affiche une solidarité critique avec son combat, a été l’initiateur de campagnes unitaires en faveur du HDP, issu du mouvement kurde, avec d’autres courants de la gauche radicale lors des trois élections qui ont eu lieu depuis 2015.

Depuis un an, notre courant est aussi l’un des membres fondateurs de la Coordination unifiée du travail ayant l’objectif d’intervenir dans la lutte de classe avec la perspective d’une auto-organi-sation indépendante des bureaucraties syndicales, mais aussi de remettre le combat ouvrier à l’ordre du jour d’une gauche tiraillée entre les deux pôles réformistes que sont le CHP et le HDP (même si ce dernier est bien entendu plus à gauche et nécessite une pleine solidarité du fait de la répression qui sévit).(…)

Afin de rendre désirable aux yeux des travailleurs, des femmes, de la jeunesse, la seule alternative capable de donner à l’être humain (et à tout être vivant !) la vie qu’il mérite, celle d’un socialisme autogestionnaire, écologiste, féministe et internationaliste, notre courant continuera son combat, tel qu’il le fait depuis quarante ans. Sans relâche.

* Uraz Aydin, rédacteur de Yeniyol, revue de la section turque de la Internationale, est l’un de nombreux universitaires limogés pour avoir signé une pétition en faveur de la paix avec le peuple kurde, dans le cadre de l’état d’urgence instauré à la suite de la tentative de coup d’État de 2016.

Synthèse

Turquie

http://www.inprecor.fr/

yen

Samedi 26 Janvier 2019 13h30 Istanbul

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