Archive | Antimilitarisme

01 août 2018 ~ 0 Commentaire

reporters (ouest france)

vlad

Centrafrique. Les journalistes assassinés enquêtaient sur des mercenaires russes

Le reporter de guerre Orkhan Djemal, le documentariste Alexandre Rastorgouïev et le cameraman Kirill Radtchenko ont été tués dans la nuit de lundi à mardi près de Sibut, en Centrafrique, par des hommes armés. Ils travaillaient sur la présence dans ce pays de la société paramilitaire russe Wagner.

Ce mardi 31 juillet, trois journalistes russes ont été tués à Sibut, à 200 km au nord de Bangui, la capitale de la Centrafrique. Le trio se rendait dans cette ville, car un bataillon centrafricain y est équipé par les Russes. Au retour du reportage, ils auraient été attaqués à un barrage dressé par des assaillants inconnus. On apprend aujourd’hui que les journalistes enquêtaient sur la présence en Centrafrique de la société paramilitaire russe Wagner. Comme l’expliquait en février notre journaliste spécialiste des questions liées à la défense, cette entreprise est loin d’être inconnue.

Des mercenaires en Syrie, en Ukraine…

Composée de plusieurs milliers de mercenaires, la société a été créée en 2014 par le lieutenant-colonel Utkin, un ancien des forces spéciales russes. Même si elle s’affranchit parfois de l’armée russe au profit d’intérêts privés, Wagner sert le plus souvent les intérêts de Moscou et de ses services spéciaux en fournissant des milliers mercenaires.

Ses Kontraktniki (employés sous contrat) ont déjà été engagés en Crimée, au Soudan, dans l’est de l’Ukraine… Elle s’est surtout illustrée en Syrie, agissant en parallèle de l’armée russe qui y intervient depuis septembre 2015 en soutien au régime de Bachar al-Assad. Wagner a notamment contribué à la reprise de Palmyre.

L’existence de sociétés comme Wagner et l’externalisation de certaines fonctions militaires, font débat en Russie depuis 2008. Il ne s’agit plus de savoir s’il faut légaliser de telles sociétés mais plutôt comment en réguler les activités. D’où des dépôts à répétition – sans succès pour l’instant – de projets de loi pour préciser le champ d’action de ces sociétés et établir le statut des Kontraktniki.

Wagner s’est trouvé au centre de l’attention en février quand Washington a annoncé avoir tué plus de 100 combattants pro-régime dans la région de Deir Eezzor. Après quelques jours de silence, Moscou a reconnu la mort d’au moins cinq de ses concitoyens « allés en Syrie de leur propre initiative ». D’autres bilans évoquent cependant plus de 200 morts.

La Russie en Centrafrique depuis début 2018

Le reporter de guerre Orkhan Djemal, le documentariste Alexandre Rastorgouïev et le cameraman Kirill Radtchenko collaboraient avec le Centre de gestion des investigations, un projet lancé par l’ex-oligarque et opposant en exil Mikhaïl Khodorkovski. Les trois hommes « se sont envolés le 27 juillet pour la Centrafrique pour filmer des images sur les activités de la société militaire privée Wagner dans ce pays », a expliqué cet organisme sur sa page Face-book. Depuis début 2018, la Russie a déployé des formateurs militaires en Centrafrique, livré des armes à l’armée nationale et assure la sécurité du président Faustin-Archange Touadéra, dont le conseiller à la sécurité est un Russe.

Des enquêtes dangereuses

Reporters sans Frontières (RSF) a réclamé ce mercredi aux autorités centrafricaines et russes « une enquête sérieuse et approfondie » pour identifier les auteurs de l’assassinat de trois journalistes russes dans la nuit de lundi à mardi en Centrafrique. « Plus de quatre ans après la mort de la photojournaliste Camille Lepage, ce triple assassinat vient rappeler à quel point il reste extrêmement dangereux pour les journalistes de témoigner du conflit en République centrafricaine », estime Christophe Deloire, secrétaire général de RSF, qui condamne « avec la plus grande fermeté ces assassinats ». RSF rappelle que les assassins de Camille Lepage, photojournaliste française de 26 ans tuée le 12 mai 2014, n’ont toujours pas été identifiés et a critiqué « plusieurs dysfonctionnements dans l’enquête ».

01/08/2018

Lire aussi:

Trois journalistes russes assassinés en Centrafrique (RSF)

Commentaire: Et pourquoi Poutine n’aurait-il pas droit lui aussi à sa CIA? Toute ingérence extérieure, que ce soit la CIA, l’armée française ou la Russie, c’est de l’impérialisme!

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31 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

trégor (sdn)

nuke 22

Action à Lannion pour l’abolition des Armes Nucléaires

C’est décidé, Sortir du Nucléaire Trégor commémorera bien localement les catas-trophes de HIROSHIMA & NAGASAKI et en profitera pour demander à nouveau au gouvernement français de signer enfin le Traité pour l’Interdiction des Armes Nucléaires, adopté par l’ONU il y a tout juste un an.

Malgré le contexte difficile de mobilisation au coeur de l’été, SDN-TREGOR vous invite donc à un rassemblement symbolique devant la Mairie de Lannion LUNDI 6 AOUT à 18H30.

6 Août 1945 : la 1re bombe atomique est larguée sur Hiroshima…

23/07/2018  sdntregor

https://sdntregor.wordpress.com/

L’AGENDA de SDN-TREGOR

Lundi 6 Août  18H30 Action symbolique contre le Nucléaire Militaire  Mairie de Lannion

Du 6 au 9 Août 2018  Commémorations de Hiroshima & Nagasaki  Jeûne pour l’abolition des armes nucléaires à Crozon

Samedi 8 Septembre SDN-TREGOR au Forum des Associations de Lannion

Jeudi 20 Septembre 2018  18H30 Prochaine réunion de SDN-TREGOR  Espace St-Anne  Lannion

Dimanche 14 Octobre 2018 Nucléaire Militaire Rassemblement à l’Ile Longue. A préciser.

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31 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

maurice rajfus (npa)

police 10 mai

Maurice Rajsfus : infatigable militant

On dit que les révolutionnaires ne meurent jamais, simplement vers la fin, ils commencent à avoir mal aux genoux.

Ma vie militante a commencé très tôt, puisque mes parents nous avaient envoyés, avec ma sœur, dans une colonie de vacances issue du Secours rouge à l’île de Ré en 1937 et 1938. Nous avions alors le sentiment d’être de futurs grands révolutionnaires. En fait je suis militant depuis la Libération de Paris à la fin du mois d’août 1944. À l’époque, je croyais participer à la révolution en adhérant au PCF et aux Jeunesses communistes. Mais deux ans plus tard j’en étais violemment exclu, sous l’accusation de « provocateur policier ». J’avais 18 ans. En octobre 1946, je rejoins la Quatrième Internationale.

Après quelques années d’errance, je reprends goût à la lutte contre la guerre d’Algérie. Je participe en septembre 1955 à la constitution du comité des mouvements de jeunesse de Paris contre le départ du contingent en Algérie. Mouvement fortement réprimé par la police. Et le 8 février 1962 je me trouve au sein de la manifestation à quelques centaines de mètres du métro Charonne.

« L’Enragé de Fontenay-aux-Roses »

Un temps éloigné du militantisme, j’avais changé d’âme et commençais à me construire cet indispensable passé professionnel. J’étais devenu journaliste. Un peu éloigné de la lutte, lorsque éclate Mai 1968, je viens d’avoir 40 ans et, du jour au lendemain, je rajeunis de 20 ans, et j’apprends à ne plus me sauver face aux charges policières.

Dans la deuxième quinzaine de mai 1968, je participe à la création du comité d’action de Fontenay-aux-Roses où je demeure alors. Tout n’est pas simple, et au côté des camarades trotskystes ou guévaristes il est difficile de s’imposer face aux Maoïstes de l’École normale supérieure de Fontenay. Avec ce mois de mai 1968 recommence une aventure militante qui n’a jamais cessé depuis. C’est la création à Fontenay d’un petit journal réalisé à la ronéo : L’Enragé de Fontenay-aux-Roses. Il y aura un vingtaine de numéros, jusqu’en octobre 1969, date à laquelle la cohabitation avec les Maos est devenue insupportable.

« Que fait la police ? »

En novembre 1969, j’entreprends la publication d’un nouveau bulletin mensuel, Action banlieue sud, qui paraîtra régulièrement jusqu’en décembre 1975. Parallèlement sera constitué le Grou-pe d’études socialistes, qui se consacrera à l’histoire du mouvement ouvrier tout au long des années 1970 et 1971. Comme la répression de mai 1968 avait laissé des traces, j’ai rapide-ment entrepris de constituer une documentation sur les violences policières, sur la base de la presse.

Travail prenant qui devait me permettre de constituer un fichier fort de plus de 10 000 fiches rappelant environ 5 000 bavures.

Ce travail sera à l’origine de la création de l’Observatoire des libertés publiques en mai 1994, après l’assassinat du jeune Makomé au commissariat des grandes Carrières. Il y a aura la publication de plus de 200 numéros du bulletin « Que fait la police ? » jusqu’en 2014.

En mai 1990, je participe à la création du réseau Ras l’Front qui, après des débuts difficiles, connaîtra une rapide croissance, en compagnie de militantEs qui avaient réussi à troubler la manifestation du Front National sur la place de l’Opéra le 1er mai 1995. Un peu plus tard je deviendrai le président de Ras l’Front pour quelques années.

Ne pouvant me contenter de cette activité débridée, à l’orée de ma retraite, je commence à publier un certain nombre d’ouvrages lourds de sens dès 1980. Sur les quelques 60 livres publiés jusqu’à aujourd’hui une vingtaine sont consacrés à la police, et plus généralement à la répression sous toute ses formes. Je pense n’avoir pas trop déçu ceux avec qui j’ai milité. Mais à l’âge de 90 ans mes genoux commencent à me faire souffrir et ma hanche gauche en fer blanc m’empêche de courir aussi vite que je devrais, non pas pour me sauver lorsque ça devient nécessaire, mais pour faire la chasse aux nouveaux fachos qui menacent nos libertés fondamentales.

Maurice Rajsfus Vendredi 27 juillet 2018

https://npa2009.org/

Les mois de mai et juin ont donné lieu a de multiples témoignages de militantEs qui ont vécu les « années 68 ». il en manquait certains à l’appel. Parmi eux il y a l’ami Maurice Rajsfus, 90 ans cette année.  Auteur de près de 60 livres depuis les années 1980, Maurice a beaucoup écrit sur la police et son lot de violences à travers les âges ; il a tenu durant des années un bulletin d’information sur les agissements policiers (« Que fait la police ? »), importante source d’infor-mation pour les militantEs que l’on recevait alors par la poste chaque mois, bien avant les réseaux sociaux…

Enfant de déportés, lui même rescapé de la rafle du Vél d’Hiv, il n’a cessé de raconter ces heures sombres. Devenu historien, il laisse quelques livres marquant sur l’histoire de la dépor-tation. Des livres comme Drancy, un camp de concentration très ordinaire, 1941-1944 ou Opé-ration étoile jaune marquèrent en leur temps historienEs et militantEs. Car Maurice Rajsfus a avant tout été un militant, tout au long de sa vie, et c’est sur ce parcours de plus de 70 ans de luttes que nous avons échangé avec lui. Il nous a livré quelques bribes de ces engagements qui vont bien au-delà de Mai 68.  Aujourd’hui Maurice continue d’écrire, toujours avec une vieille machine à écrire pour laquelle il peine de plus en plus à trouver des rubans encreurs. Poli, discret et toujours amical, il reste chez lui une colère contre les fascistes de tout poil et les forces au service de l’ordre, que rien n’a su encore apaiser. Pierre Baton

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31 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

histoire (npa)

« Nous défendons une histoire politiquement située, à rebours d’une neutralité qui tient du leurre »

Vous dites que la vulgarisation historique est « un sport de combat ». En quoi consiste ce combat ? Contre qui se mène-t-il ?

Il y a déjà un gros travail de réhabilitation du terme : la vulgarisation, aux yeux de beaucoup, c’est « vulgaire », c’est de la simplification des savoirs à destination des ignorants, c’est donc un peu dégradant pour celui dont le privilège est de détenir (et parfois de construire) ce savoir. C’est surtout dans le domaine académique que le terme, et surtout le choix, de vulgarisation reste encore marginalisé (même si les choses bougent) ; on ne fait pas carrière sur ses capa-cités à vulgariser. Pire, on est souvent soupçonné de ne pas faire de travail « sérieux », ou de juste chercher la lumière des projecteurs.

Or, cela relève à nos yeux de la responsabilité des chercheurs rémunérés par l’État : mettre en partage le produit de ses recherches comme un savoir public. Démocratiser en somme et ne pas en faire un capital à faire fructifier. Cela nécessite aussi de montrer combien, en réalité, vulgariser implique de bien connaître un sujet, de maîtriser à la fois l’art du récit et celui de l’analyse, qu’en d’autres termes, c’est un véritable savoir-faire.

Ajoutez à cela que la vulgarisation la plus médiatique est actuellement dans les mains de promoteurs d’un roman national nauséabond contre lequel il convient de lutter, tout à la fois en déconstruisant le roman national, en relevant ses erreurs, et en en démontant la prétendue neutralité pour en révéler les positions politiques (nationalistes, souvent monarchistes, dans tous les cas conservatrices).

Qui plus est, nous défendons toutes les deux une histoire politiquement située, à rebours d’une neutralité qui tient du leurre. Mais cela nous expose à des tactiques de délégitimation du pro-pos qui, parce que militant, ne pourrait être scientifique. Il faut à nouveau se battre contre ces critiques et réhabiliter l’histoire engagée. La vulgarisation est donc pour nous un combat pour la démarche (vulgariser), le contenu (une histoire émancipatrice, populaire) et le positionne-ment (militant, engagé).

Vulgariser une histoire émancipatrice est alors un sport de combat que l’on mène dans une arène publique souvent violente, ce qui implique de s’exposer. Réjouissons-nous cependant, la vulgarisation scientifique tend à gagner du terrain, et nous sommes de plus en plus nombreux et nombreuses à descendre de la tour d’ivoire des milieux académiques.

Vous faites un usage important des « nouvelles technologies », en premier lieu des réseaux sociaux. Quels sont les avantages (et les limites…) de ces supports ?

Ce sont des espaces qui produisent le pire comme le meilleur. Pour évacuer rapidement la face noire, ce sont des lieux d’une très grande violence, et comme les sujets que nous abordons sont, la plupart du temps, politiquement sensibles, il n’est pas rare que nous nous prenions une salve d’injures et de menaces, un trolling bien sexiste qui plus est. Mais cela n’assombrit pas totalement les opportunités de ces outils.

C’est Mathilde qui a inauguré quelque chose avec ses threads historiques sur Twitter (série de tweets qui rapportent et analysent des événements, les trajectoires biographiques). Il nous arrive d’en écrire à quatre mains surtout lorsqu’il y a des enjeux mémoriels sur lesquels travail-le plutôt Laurence. La restriction en terme de signes sur Twitter peut être une limite, sauf à la prendre comme une gageure, une contrainte avec laquelle jouer.

De manière générale, nous utilisons Twitter de deux façons : comme des médias au sens pro-pre, à savoir des lieux de médiation des savoirs et de mise en visibilité de questions parfois minorées dans les médias dominants, mais aussi comme un espace d’éducation populaire. De ce point de vue c’est une expérience assez inédite : nous touchons plusieurs dizaines de milliers de personnes sur Twitter, au-delà donc du lectorat des articles scientifiques et le système est ainsi fait que beaucoup de journalistes relaient (et parfois s’inspirent) de ce que nous publions.

Par exemple, notre petite expérience des Détricoteuses sous la forme d’une conversation Whatsapp a vraisemblablement inspiré le Monde et Libération qui proposent à leur tour de l’information sous ce type de formats.  Cela implique de réfléchir et de travailler à une écriture historique qui ne saurait être celle d’un article scientifique, mais cela permet de s’autoriser des formes d’humour qui sont aussi rafraîchissantes !

Est-il (toujours) possible d’enseigner, dans le cadre d’institutions scolaires victimes de « réformes » dont les motivations ne sont pas seulement écono-miques mais aussi idéologiques, une « autre histoire », une « histoire populaire » ?

Alors là, il faut distinguer deux types d’institutions que nous représentons respectivement : l’université et l’école.

À l’école, la situation est en effet de plus en plus complexe pour plusieurs raisons, à commen-cer par l’accentuation du contrôle des enseignants par des programmes très contraignants doublés de recommandation pédagogiques émanant du ministère lui-même (sur l’apprentis-sage de la lecture et des mathématiques, par exemple) et qui, même si elles ne sont officielle-ment pas des obligations, produisent à la fois un sentiment de disqualification et d’infantilisation chez les collègues ainsi qu’une impression de caporalisation.

Cela touche aussi les programmes d’histoire soumis aux pressions des tenants du roman national. Si les enseignants les plus aguerris et titulaires de concours de la fonction publique savent comment résister, les plus jeunes ou les plus précaires (amenés à être de plus en plus nombreux) sont très fragilisés. Dans ce contexte, la résistance au rouleau compresseur des réformes est en effet rendue très complexe. Raison pour laquelle d’ailleurs, le travail collectif que nous menons à côté (dans les syndicats, les associations, nos ouvrages et sur les réseaux sociaux) s’avère capital.

À l’université, le problème est de nature différente. Pas de programme, une réelle liberté des contenus des cours, mais des logiques d’évaluation et de carrière qui ne prennent pas ou pas suffisamment en compte, l’enseignement, un envahissement chronophage des tâches adminis-tratives qui rogne sur le temps nécessaire à la préparation des cours, le tout dans un contexte où la réflexion sur une pédagogie adaptée à l’université reste bien trop faible.

« Historiennes, enseignantes et détricoteuses » : ainsi se présentent Laurence de Cock et Mathilde Larrère, qui seront nos invitées lors de notre prochaine université d’été. Elles y animeront, entre autres, un atelier intitulé « Histoire : la vulgarisation est un sport de combat ». Nous leur avons posé quelques questions autour de cette thématique, en attendant de les entendre développer leur propos plus longuement à Port-Leucate.

Recueillis par Julien Salingue Samedi 28 juillet 2018

https://npa2009.org/

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31 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

solidarité syrie (codssy)

http://codssy.org/

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31 juillet 2018 ~ 1 Commentaire

nicaragua ( cetri + inprecor + npa + essf)

ortega

Solidarité avec le peuple du Nicaragua

Militant.e.s de la solidarité internationale ou citoyens attachés pour des raisons profession-nelles ou familiales au Nicaragua, pour bon nombre d’entre nous engagés auprès de la Révolution sandiniste de 1979 et sa défense face à la contre-révolution armée par les Etats-Unis, nous affirmons notre solidarité avec le peuple du Nicaragua.

Depuis l’émergence du mouvement populaire il y a trois mois et le début de la répression du gouvernement Ortega-Murillo, plus de 300 personnes ont péri et le nombre de blessés est estimé à près de 2000. La répression s’abat sur les leaders et acteurs du mouvement popu-laire de la part d’un gouvernement utilisant des méthodes dont la brutalité rappelle les pires dictatures latino-américaines (groupes paramilitaires lourdement armées agissant de concert avec la police, assassinats ciblés, enlèvements). Les divers rapports des organisations de défense des droits de l’homme, y compris le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme confirment l’ampleur de cette répression.

Le peuple nicaraguayen, qui a affronté durant près de 40 ans la dictature somoziste et dans les années 1980 l’impérialisme nord-américain, mérite tout notre soutien.

L’indignation, la douleur, le sentiment de frustration historique sont aggravés par le fait qu’une telle aberration politique provient de dirigeants et d’un gouvernement qui se revendiquent de gauche.

En réalité, le régime Ortega-Murillo, se drapant derrière une phraséologie anti-impérialiste, a surtout reposé sur une alliance avec l’oligarchie nicaraguayenne, le capital international (y compris des États-Unis) et les secteurs les plus réactionnaires des Églises.

Il a avant tout été au service de l’ancienne oligarchie et d’une nouvelle caste liée à la famille Ortega et à l’appareil d’État qu’elle contrôle.

Il est complice de la dégradation du patrimoine écologique du pays et artisan du bradage de la souveraineté nationale au profit de capitaux étrangers dans le cadre du projet de canal inter-océanique. Après avoir progressivement dénaturé la nature démocratique des institutions, il est désormais engagé dans une dramatique dérive.

Les forces de gauche de par le monde ne doivent pas, pour des raisons géopolitiques mal comprises, rester aveugles ou se faire les complices d’une répression qu’elles dénoncent énergiquement et avec raison lorsqu’elle s’exerce notamment au Honduras voisin (depuis quelques jours, la grève générale contre la hausse des prix des transports dans ce pays et des manifestations étudiantes ont été violemment réprimées).

Difficile de dire lequel des deux chefs d’État s’inspire de l’autre, ce qui est certain c’est que le sentiment de pouvoir agir en toute impunité est un puissant encouragement à la fuite en avant vers toujours plus d’autoritarisme et au musèlement des aspirations démocratiques des populations.

Nous condamnons les massacres organisés par le régime d’Ortega-Murillo et ses sbires et soutenons les revendications du mouvement populaire 

L’arrêt des violences, une enquête internationale sur la répression et les crimes commis et des sanctions contre leurs responsables, la démission du gouvernement actuel et de la direction de la police, la formation d’un gouvernement de transition avec une large participation des mouve-ments sociaux et l’organisation d’élections libres. Nous appelons au développement de la nécessaire solidarité internationale avec le peuple nicaraguayen.

Pour le NPA:

Virginia de la Siega, (Commission Amérique Latine), Alain Krivine, Christine Poupin (Porte-parole)

31 juillet 2018

https://www.cetri.be/

im eve

Lire aussi:

Qu’est-ce que ce régime ? Quelles ont été les mutations le FSLN pour arriver à ce qu’il est aujourd’hui ? (Entre les lignes…)

Nicaragua : aux racines de la crise (NPA)

Toujours sandiniste, le Nicaragua ? (NPA)

Répression de la mobilisation populaire au Nicaragua : une approche critique de gauche (NPA)

Nicaragua : L’évolution du régime du président Daniel Ortega depuis 2007 (CADTM)

Pour la levée immédiate du mandat d’arrêt visant Oscar René Vargas. Pour la libération de tous les prisonniers politiques (A l’Encontre.ch)

Nicaragua. Médecins spécialistes et personnel hospitalier licenciés pour critiquer la répression (ESSF)

Nicaragua. «Nous dénonçons les menaces d’agression dont nous faisons l’objet et les tentatives de criminalisation de notre protestation» (ESSF)

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31 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

gaza (afps + émancipation + afps)

555

http://www.france-palestine.org/

Lire aussi:

Le Freedom approche de Gaza – On continue !

Blocus de Gaza : Israël intercepte la Flottille de la Liberté, gouvernement français complice (ESSF)

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30 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

état policier (les inrocks)

etat poloicier

L’affaire Benalla révèle-t-elle une banalisation des violences policières?

Que vous inspire cette affaire, qui semble avoir montré des dysfonctionne-ments, tant du côté de l’Elysée, du Ministère de l’intérieur que de la préfecture de police ? 

Fabien Jobard - Je dirai que cela m’inspire l’impression d’un vrai amateurisme. Le fait qu’un collaborateur de l’Elysée sollicite la préfecture afin d’être observateur aux côtés de policiers lors d’une manifestation n’a en soi rien d’exceptionnel [Alexandre Benalla, lui, assure au Monde avoir été invité par le chef d’état-major à la préfecture de police, ndlr]. Cela ne suppose pas logiquement la mobilisation de toute la chaîne hiérarchique comme on a bien voulu le faire croire et comme ils jouent tous à le faire croire. J’ai déjà été en observation sur des manifes-tations auprès de policiers, ça n’a jamais pris ce caractère formel. En revanche, j’étais équipé d’un gilet par balles, mais jamais évidemment d’un équipement avec insigne et écusson apparents. Il y a donc là effectivement un problème, un problème aussi avec la liaison radio avec la salle de commandement ou l’Etat-major….

Après, évidemment, on est dans une dimension qui dépasse celle du maintien de l’ordre, et qui est celle de la relation d’Alexandre Benalla avec son supérieur, ou avec sa maison, ou avec son palais. Et puis, je pense qu’on est aussi aujourd’hui sur quelque chose d’un peu particulier, qui est un rapport jamais très clair des politiques avec la violence, la virilité ou la masculinité… Il y a une quinzaine d’années, on a assisté à un retour d’un vocabulaire politique que l’on avait sûrement oublié, qui était celui des années 1970 : un vocabulaire très guerrier, martial, viril. Avec notamment Nicolas Sarkozy, qui, par le passé, a fait des démonstrations de virilité dans sa “reconquête des quartiers” etc, en tant que “premier flic de France”, alors que non : juste-ment, à l’époque, en tant que Ministre de l’intérieur, il était une autorité au-dessus de la police.

Tout cela montre une fascination un peu puérile des politiques pour le côté obscur de la force, en quelque sorte. Je ne sais pas d’où vient cet Alexandre Benalla, ce qu’il a fait, mais manifes-tement ses états de service sont qu’il est gendarme réserviste, qu’il a une corpulence impo-sante, et qu’il va au contact. Manifestement, sauf informations complémentaires, encore une fois on ne sait pas grand chose sur lui et sur sa relation avec Macron, cela suffit à faire de lui une personne indispensable dans le dispositif présidentiel.

C’est quand même très inquiétant. Et cela nous ramène à un temps, où au début des années 1970, il s’agissait d’aller faire la chasse aux étudiants, ne pas se laisser démettre face aux intellos du quartier latin, et où on avait d’un côté l’intelligence, l’université ou la critique et, de l’autre, la politique, c’est-à-dire la force, le réalisme. Cette dichotomie-là me semble très struc-turante dans la vie politique française ; et je trouve qu’Alexandre Benalla, ou en tout cas la relation qu’il a avec le président de la République, n’est qu’une expression parmi d’autres de ce phénomène-là.

Dans une tribune récemment publiée dans Libération, Jérémy Robine, Maître de conférences à l’université de Paris 8, estime que cette affaire serait signifi-cative de “la persistance d’une archaïque police d’Etat”, où le rôle de la police serait avant tout “de protéger l’Etat, c’est-à-dire le pouvoir et ses intérêts”. Qu’en pensez-vous ?

Il a raison sur le fond : la police française a une tradition de protection, voire d’obsession de l’Etat, qui se tourne vers lui plutôt que vers les citoyens, et qui est plus préoccupée voire obsédée par la notion d’ordre public plutôt que par celle de paix publique. Mais elle n’a pas besoin d’un Alexandre Benalla pour ça. On est de toute façon dans une opération de maintien de l’ordre et, par définition, une opération de maintien de l’ordre n’est pas une opération de police de proximité ou autre, c’est une opération au cours de laquelle on va protéger l’ordre public et protéger les intérêts du gouvernement face aux contestataires.

De ce point de vue, Alexandre Benalla vient plus troubler les opérations en cours qu’il ne vient apporter une contribution positive. Benalla, à côté de ça, c’est le bordel ! Il n’y a qu’à voir la réaction des syndicats de police, qui sont assez significatives de ce point de vue : on les a vu quand même se délecter, notamment Yves Lefebvre [secrétaire général de l’unité police FO, qui a été interrogé par la commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire, ndlr], de pouvoir enfin relever la tête : pour eux, c’est un fauteur de trouble.

Et ce qui est intéressant, cela étant, c’est que dans les pays du Commonwealth par exemple, on est sur un autre modèle de police concernant le maintien de l’ordre. On est sur ce qu’on appelle là-bas le principe d’autonomie, c’est-à-dire qu’en matière de maintien de l’ordre, il se-rait par exemple inconcevable qu’on ait un Ministre de l’intérieur dans la salle de commande-ment [ce qui a éte le cas avec G Collomb au soir du 1er mai, ndlr]. C’est tout à fait impossible.

En France, on est de toute façon dans une tradition où la police est intimement liée au politique. Le statut même du préfet est particulier de ce point de vue-là : il est nommé en conseil des ministres, il est sous l’autorité du Premier ministre par délégation du ministre de l’intérieur. En Allemagne par exemple, son équivalent est certes désigné par le pouvoir politique mais, une fois qu’il est désigné, il jouit d’une indépendance politique qui définit sa police, notamment en matière de maintien de l’ordre.

Donc de toute façon, il y a une nature toujours très politique, au sens de gouvernementale, de la police en France. Evidemment, encore une fois, qu’il y ait Alexandre Benalla ou pas, ça ne change rien. D’ailleurs tout le monde s’est interrogé sur la présence de Monsieur Benalla dans la salle de commandement, alors que personne ne s’interroge sur la présence du Ministre de l’intérieur. En France, c’est quelque chose de naturel, pour une raison également historique qu’il ne faut pas négliger : « police autonomy » signifierait en Français “indépendance policière”, et donc impliquerait que l’on concède que les corps armés et dépositaires de la force puissent être autonomes. Or, en France, on a le spectre du coup d’Etat etc, qui ont été assez nombreux dans notre pays.

L’affaire Benalla suscite un réel scandale. Des voix se sont cependant élevées pour dénoncer le fait que, d’habitude, peu nombreuses sont les personnes à s’émouvoir des actes de violence commis par le corps policier, lors de mani-festations par exemple, et que nous ferions a fortiori face à une banalisation des violences policières dans notre société. Qu’en pensez-vous ?

Disons qu’en France, il y a des images que l’on voit de manière très régulière et qu’on ne voit pas du tout par exemple en Allemagne, où j’habite depuis quatre ans. Les images de violence policière sont effectivement très fréquentes, en tout cas le Printemps 2016 et l’été 2016 ont été caractérisés par la virilité du maintien de l’ordre, et aussi la récurrence des épisodes de casses, de frictions, de dégradations et je ne dis pas de violence, car j’emploie ce mot pour désigner des actes qui visent des personnes, pas des biens.

La conflictualité politique en France passe très vite par la rue. Et il y a un autre type de violen-ces policières auxquelles on est habitués, sans pour autant que le potentiel de protestation qu’elles génèrent ne s’érode : celles contre les jeunes de banlieue, notamment des descen-dants de l’immigration africaine. Ce week-end, en pleine affaire Benalla, il y a eu la marche hommage à Adama Traoré… Mais ce sont des choses qui sont souvent beaucoup documen-tées, reprises par la presse… Il y a une attention publique face aux violences policières qui est forte en France, et tant mieux :  la société, c’est-à-dire les journalistes, les militants, les pro-ches des affaires concernées veillent… En France, l’actualité policière, l’importance de la police dans l’actualité, dans la vie de la société, est considérable. Pour reprendre l’exemple de l’Allemagne, ici, on ne parle jamais de la police.

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Justement, lors de cette marche blanche pour Adama Traoré, jeune homme décédé dans des circonstances troubles il y a deux ans à Persan lors de son interpellation par des policiers (qui n’ont toujours pas été mis en examen), on pouvait lire sur des pancartes : “L’Etat protège des Benalla, nous on veut sauver des Adama”. Considérez-vous que nous sommes face à un deux poids, deux mesures ?

En réalité non. Je comprends que l’on puisse user de la rime à des fins de mobilisation, ce qui est normal, mais la réaction par rapport à l’affaire Benalla est gigantesque. Là, il y a une fraction de l’Etat, à savoir la présidence de la République ou ce qu’il en reste, qui essaie de protéger le garçon, mais pour le reste, une commission parlementaire s’est réunie cette semaine, il y a eu des auditions dans la foulée du Ministre de l’intérieur et du préfet de police…

Ce qui est tout à fait inouï, c’est qu’on ait cette rapidité de constitution d’une équipe des auto-rités constitutionnelles dans le cadre de l’affaire Benalla, alors que depuis deux ans, on n’a toujours pas eu de rapport d’autopsie définitif sur les circonstances de la mort d’Adama Traoré. L’asymétrie est moins dans le fait que l’Etat ne se soucie pas d’Adama et protège Benalla, mais qu’il y a des sas sociaux à l’égard desquels les autorités constitutionnelles ont une attention très mesurée, très faible. Ce qui se passe dans les banlieues, en général est confié à l’autorité locale et on ne s’en mêle pas. Evidemment, un collaborateur du président, en plein Paris, un 1er mai, c’est autre chose…

A pu être évoquée ce qui serait la mise en place d’une “police parallèle”  composée de barbouzes au plus haut sommet de l’Etat. L’Elysée dément formellement. Qu’en dites-vous ?

Il n’y a pas de police parallèle, mais une micro-police du palais, un embryon de police du palais. Il y a eu une police parallèle du temps de François Mitterrand : il avait mis en place une cellule qui était formée de policiers et gendarmes, avec la mise en oeuvre d’une dizaine d’écoutes illégales, sur la durée. La police parallèle, c’était le SAC par exemple du temps de De Gaulle et Pompidou. Benalla a lui tout seul, ça ne fait pas le SAC. En revanche, et c’est pour cela que le terme de barbouze revient, tout cela me rappelle les années gaullistes ou de sortie du gaullisme, avec une police très brutale, un personnel politique qui n’hésitait pas à employer toute une rhétorique anti-intellectuelle, anti-critique, anti-universitaire, qui privilégiait le vocabulaire de la force. Alexandre Benalla est un peu l’illustration de cela.

Depuis les révélations du Monde le 18 juillet, « l’affaire Benalla », du nom d’un proche collaborateur d’Emmanuel Macron filmé en train de frapper un manifestant lors du 1er mai , suscite un scandale sans précédent. De quoi faire élever quelques voix arguant que, d’habi-tude, peu sont les personnes à s’émouvoir des violences policières… et que tout cela serait a fortiori significatif de leur banalisation dans notre société. Nous en avons discuté avec le chercheur Fabien Jobard, co-auteur d’une Sociologie de la police en 2015.

Le 18 juillet, Le Monde identifiait sur une vidéo Alexandre Benalla, un proche collaborateur d’Emmanuel Macron, en train de frapper un jeune homme qui avait préalablement lancé des projectiles en direction des CRS, lors de la manifestation du 1er mai, à Paris. Affublé d’un casque à visière fourni par les forces de l’ordre, ainsi que d’un brassard “Police” et d’une radio (dans une interview exclusive au Monde, Alexandre Benalla vient de donner sa version sur leur provenance ndlr), ce chargé de mission adjoint au chef de cabinet du président n’était censément là qu’en tant “qu’observateur”. Il avait à l’époque écopé de quinze jours de suspension (mais a quand même touché intégralement son salaire sur cette période ndlr). 

Depuis les révélations du quotidien du soir sur ce que les forces politiques d’opposition qualifient de “scandale d’Etat”, le chargé de sécurité du président a été licencié par l’Elysée et a été mis en examen, tout comme quatre autres personnes. Mais au-delà de cette affaire, des voix se sont élevées pour dénoncer le fait qu’elle serait par ailleurs significative d’une banali-sation des violences policières dans notre société, cf. par exemple cet édito d’Hervé Kempf sur le site Reporterre. Pour prendre de la perspective sur le sujet, nous nous sommes entretenus avec le directeur de recherches au CNRS et chercheur affecté au Centre Marc Bloch à Berlin, Fabien Jobard, auteur de Bavures policières ? La force publique et ses usages (éd La Décou-verte, 2002) et co-auteur d’une Sociologie de la police (éd Armand Colin, 2015).

 Amélie Quentel 26/07/18

https://www.lesinrocks.com/

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30 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

ahed tamimi (courrier inter + le huff’)

ahed tammim

Les peintres, italiens, sont en prison!

Israël. Libération d’Ahed Tamimi, la jeune Palestinienne détenue pour avoir giflé des soldats

L’adolescente de 17 ans, devenue une icône de la résistance contre l’occupation israélienne, a été libérée dimanche après huit mois derrière les barreaux. Face à une foule de reporters, elle a promis de continuer le combat.

“Un accueil de star”, pour The Times of Israel, et d’“héroïne” pour le Jerusalem Post : plus d’une centaine de journalistes et une foule de supporteurs avides de selfies ont afflué diman-che 29 juillet dans le village de Nabi Saleh, en Cisjordanie, pour assister à la conférence de presse d’Ahed Tamimi. Cette Palestinienne de 17 ans, devenue icône de la résistance contre l’occupation, venait tout juste d’être libérée après huit mois passés en prison pour avoir giflé deux soldats israéliens. Elle avait été arrêtée le 19 décembre 2017, quelques jours après avoir été filmée dans une vidéo devenue virale.

Long cheveux bouclés fauves lâchés, Ahed Tamimi s’est présentée, hormis le keffieh noir et blanc qui lui recouvrait les épaules, “tout de noir vêtue”, relate The Times of Israel, “de son t-shirt à son legging, jusqu’à son vernis”. “Mais la couleur de sa tenue ne semblait pas refléter son humeur, alors qu’elle lançait des sourires à ses amis et des voisins (…) qu’elle n’avait pas vus depuis décembre.”

Encadrée d’un côté par son père, et de l’autre par sa mère, elle aussi emprisonnée après l’incident et libérée dimanche, l’adolescente a évacué quelques “amabilités”, raconte le quotidien, remerciant “tous ceux qui (l)’ont soutenue” pendant son incarcération. Puis “a commencé à réciter une longue liste de messages qu’elle souhaitait adresser aux Palestiniens” et au monde.

“La résistance continuera jusqu’à la fin de l’occupation”

Celle que la droite israélienne surnomme “Shirley Temper”, comme le rappelle le Jerusalem Post, pour ses apparitions répétées dans des vidéos virales la montrant se confrontant à des soldats, a promis de poursuivre le combat. “La résistance continuera jusqu’à ce que l’occupa-tion prenne fin”, a-t-elle assuré.

La jeune fille a par ailleurs lancé un appel à l’unité nationale, pour que les Palestiniens puissent combattre plus efficacement pour la libération de leurs prisonniers. “Al-Quds (nom arabe de Jérusalem) était et restera la capitale du peuple palestinien”, a-t-elle ajouté. Interrogée sur son avenir, elle a expliqué étudier le droit pour pouvoir défendre “la cause palestinienne”. Elle a cependant refusé de répondre aux questions des médias israéliens, accusés d’avoir ”constamment diffamé (s)a famille et (leur) combat”.

Ha’Aretz relève pour sa part qu’Ahed Tamimi “s’est abstenue de dire si elle frapperait de nouveau un soldat israélien”. Et rappelle que la nouvelle figure emblématique de la résistance a par le passé appelé à mener des “attaques-suicides” pour “libérer la Palestine”. Après sa conférence de presse, elle s’est rendue à Ramallah, où elle a déposé des fleurs sur la tombe du dirigeant palestinien Yasser Arafat et a rencontré le président Mahmoud Abbas. Celui-ci l’a prise dans ses bras, raconte le Jerusalem Post, et l’a reçue à côté de lui, “dans un fauteuil d’ordinaire réservé aux chefs d’Etat”.

30/07/2018

https://www.courrierinternational.com/

Lire aussi:

Libération d’Ahed Tamimi, la Palestinienne de 17 ans détenue pendant 8 mois après avoir giflé des soldats israéliens (Le Huffington Post)

Commentaire: Les problèmes de la presse! Quand on a le parti pris d’être systématiquement du côté de l’état d’Israel contre ses opposants. Quand on a décidé que cet état est forcément démocratique, même dirigé par des fachos et ne respectant aucune résolution de l’ONU. Il faut que ses ennemis soient forcément « dérangés ». Cette jeune fille qui attaque à main nue une armée disposant de 200 têtes nucléaires, serait traitée en « héroïne », si elle était de n’importe quel autre pays. Il faut donc « rétablir l’équilibre » et lui trouver quelques défauts!  Eureka! Elle aurait (ouf!) appelé à des « attaques suicides »! Vous voyez bien que ce sont tous des terroristes!

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30 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

gaza (orient 21 + ujfp)

Acte de piraterie israélien et silence complice des États

Le 29 juillet vers 13 h 30 heure française, le bateau Al Awda (le Retour) a été arraisonné par la marine de guerre israélienne dans les eaux internationales à environ 50 milles marins de Gaza.

Al Awda fait partie de la flottille internationale qui tente de briser le blocus illégal de la bande de Gaza.

Al Awda transporte des médicaments. Il a à son bord 8 membres d’équipage et 14 passager-e-s dont une Française, Sarah Katz, membre de l’Union Juive Française pour la Paix. Il y a en tout 16 nationalités représentées sur ce bateau.

D’autres bateaux de la flottille vont bientôt arriver vers Gaza dont le Freedom à bord duquel se trouve un autre citoyen français, Pascal Maurieras, membre de l’équipage.

Cet arraisonnement est un acte de piraterie qui révolte les consciences. Le silence de la communauté internationale en général et du gouvernement français en particulier est une vraie honte, un permis donné à l’occupant israélien de violer sans arrêt les droits de l’Homme et le droit international.

Interrogée, l’ambassade de France à Tel-Aviv affirme : « Nous ne pouvons rien faire », confirmant ainsi une complicité de fait avec la politique israélienne.

La coalition française pour la Flottille de la Liberté :

Dénonce l’acte de piraterie commis par Israël qui s’ajoute aux nombreux assassinats perpétrés contre la population de Gaza.

Exige de la part du gouvernement français une dénonciation claire de l’attaque en eaux internationales d’un bateau pacifique.

Exige que le gouvernement français assure la protection des autres bateaux de la flottille et des personnes à leur bord.

Exige que ce même gouvernement français se porte garant publiquement de la sécurité de Sarah Katz.

Pour les organisateurs en France, Claude Léostic, coordinatrice de la Flottille de la Liberté en France

Paris le 29 juillet 2018

http://www.ujfp.org/

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