Archive | Antimilitarisme

17 avril 2017 ~ 0 Commentaire

trump (lcr.be)

trumps 1

Trump en Belgique les 24 et 25 mai: le comité d’accueil se prépare

Donald Trump, président de la première puissance économique et militaire mondiale, devrait poser les pieds à Bruxelles au mois de mai. Un sommet de l’OTAN est en effet prévu les 24 et 25 mai prochains. Un rendez-vous important pour cette organisation militariste et impérialiste née en pleine Guerre froide et vieille de 68 ans.

La résistance s’organise…

A l’agenda du sommet, par exemple, il y a la question de la modernisation des arsenaux nucléaires, dans un contexte où Trump a eu des déclarations laissant entendre qu’il défendrait une nouvelle course aux armes nucléaires.

Autre question à discuter lors de ce sommet, le respect de l’objectif de l’alliance que chaque Etat membre consacre 2% de son PIB au budget militaire au plus tard en 2024. Seuls cinq des 28 pays de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) respectent actuellement cet objectif, dont la Grèce…

L’administration Trump envoie des signaux contradictoires entre le président US qui déclare l’OTAN obsolète et son secrétaire à la défense, et le général Mattis – appelé «le chien fou» – qui déclare le soutien indéfectible des Etats-Unis à l’alliance impérialiste.

Trump pourrait donc bien demander la hausse de cet objectif de dépenses militaires.

L’agression russe en Ukraine offre du pain bénit aux partisans d’un renforcement de l’OTAN à l’Est. Les Etats baltes ou encore la Pologne réclament plus de soutien de leurs alliés occiden- taux. L’OTAN envisage aussi de renforcer des partenariats en Asie, comme avec le Japon. Le Brexit favorise les débats au sein des classes dominantes, notamment en France et en Allema- gne, sur un renforcement de la militarisation de l’Union européenne (UE), pendant que l’OTAN joue déjà à la chasse aux réfugié.e.s en Méditerrannée, en soutien à l’agence Frontex et à l’Europe forteresse.(…)

Mais le mouvement dit «antiguerre» est mal en point, en Belgique aussi.

Beaucoup d’organisations, comme Intal, Vrede et même la CNAPD (Coordination nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie) ont sombré partiellement ou parfois totalement dans la justification de graves agressions militaires et de crimes de guerre que ce soit en Syrie ou en Ukraine, au nom d’une politique qui dénonce l’OTAN comme unique source de guerre, qui euphémise de façon caricaturale les guerres d’Assad et Poutine ; et qui efface dans son discours l’existence même de mouvements sociaux dans les pays concernés.

Les anticapitalistes et internationalistes, dont nous sommes, n’ont pas cédé sur les principes.

Nous nous sommes opposé.e.s aux interventions militaires de la Belgique, que ce soit en Afghanistan ou plus récemment en Irak. Celles-ci n’ont jamais eu pour but d’aider les popula- tions locales. Pour autant, nous n’avons eu de cesse de dénoncer la brutalité d’Assad et Poutine, entre autres, et de défendre une solidarité internationale des mouvements populaires pour la justice sociale, les libertés démocratiques et contre toutes les guerres contre-révolu-tionnaires, celles des dictatures bourgeoises corrompues comme celles des puissances impérialistes de première ou de seconde zone.

Une occasion pour reconstruire le mouvement antiguerre

Cela étant, la venue de Trump en Belgique est une occasion de choix pour le mouvement social, toutes composantes confondues, de se réveiller, de se réunifier, et de le faire sur des bases politiques saines et unitaires. Trump, par l’agenda capitaliste, hétéro-sexiste, raciste, militariste et destructeur de la planète qu’il représente, nous met face à nos responsabilités tout en permettant une convergence des luttes comme on en a rarement vue!

C’est pourquoi un processus se met en place pour préparer une manifestation qui, pour être massive et pluraliste en mai, devrait refléter de façon démocratique toutes les composantes du mouvement social en Belgique, et ne pas épargner non plus les petits Trump belges, comme Théo Francken, ou simplement les laquais du Trumpisme, comme Charles Michel.

Le mouvement doit s’appuyer sur les mobilisations féministes, celles des scientifiques et celles des anti-guerre notamment, mais sans oublier la dimension antiraciste, la lutte contre l’Europe forteresse et pour la régularisation des sans-papiers, et, last but not least, le mouvement syndical.

Rendez-vous le 24 mai pour montrer au monde que la Belgique ne veut pas de Trump et de son monde!

14 avril 2017 Mauro Gasparini

Article paru dans La Gauche #81, mars-avril 2017.

http://www.lcr-lagauche.org/

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14 avril 2017 ~ 0 Commentaire

rafle du vél’d’hiv (lutte ouvrière + npa)

marine baiser porc

Un crime d’État

En déclarant le 9 avril que la France n’était pas responsable de la rafle du Vél’d’Hiv, Marine Le Pen a d’une part proféré un mensonge éhonté, de l’autre soulevé une tempête de protestations à l’hypocrisie consommée.

« La France », si cela a un sens, cela ne peut être que l’appareil de l’État français, dans sa continuité.

Or il n’y a nul besoin d’invoquer des travaux ou des recherches récentes d’historiens pour ce qui est une histoire publique. C’est bien cet État français, gouvernement et administration, police et préfecture, qui organisa les 16 et 17 juillet 1942 la rafle des Juifs résidant à Paris. L’opération, exécutée par 7 000 policiers français, grâce aux fichiers constitués depuis des années, envoya 13 000 personnes, dont un tiers d’enfants, d’abord au vélodrome d’Hiver, puis dans les camps de la mort. Une centaine seulement devait en revenir.

Paris était certes occupé par l’armée allemande. Les nazis entreprenaient la dépor- tation et l’extermination des Juifs dans toute l’Europe.

Mais le gouvernement de Pétain et l’État français allèrent au devant de leurs désirs, pour mener une opération que l’occupant allemand n’aurait accomplie qu’avec difficulté. L’extrême droite française n’avait pas besoin des nazis pour être antisémite, anti-étrangère, anti-commu- niste et anti-ouvrière. Elle l’était de naissance, elle le resta lors de son passage aux affaires entre 1940 et 1944, elle l’est demeurée depuis.

Quant aux policiers, il est vrai que certains d’entre eux ont averti les personnes qu’ils allaient arrêter, leur permettant de s’enfuir.

Mais, en tant que telle, la police française n’avait besoin de personne pour être dressée à traquer les étrangers, à embarquer ceux qu’on lui désignait, à pousser des enfants dans les bus, à surveiller des familles enfermées au vélodrome d’Hiver. D’ailleurs, loin de toute pression allemande, en Algérie ou aux Antilles, l’État français mit en place avec zèle la politique de Vichy, y compris les décrets antisémites.

Pour passer sans heurts de Pétain à de Gaulle à l’été 1944, l’État procéda à une opération de blanchiment.

Ainsi la police parisienne « s’insurgea » opportunément alors que les chars américains approchaient de Paris. Elle fut en conséquence dédouanée des crimes perpétrés pendant l’occupation, dont la rafle, décorée pour faits de résistance et prête à continuer son office. La continuité répressive de l’État français peut se résumer par la carrière du préfet Papon : orga- nisateur de la déportation des Juifs de Bordeaux, il commandait la police parisienne lorsqu’elle assassina des centaines de manifestants algériens le 17 octobre 1961.

Les politiciens ayant commencé leur carrière avant ou durant la guerre, notamment de Gaulle et Mitterrand, ont toujours veillé à conserver la légende de l’innocence de « la France ». Ils poursuivaient en cela leur politique de 1944-45 visant à protéger, en commun avec tous les partis, y compris le PCF, la continuité de l’État français, de sa police, de son armée et de ses colonies.

À partir de Chirac, le temps ayant passé, une version un peu plus conforme à la vérité historique a commencé à se faire jour. Les écoliers apprennent désormais que «la France» a envoyé des enfants de leur âge à la mort, sans que jamais on leur explique par quel miracle cet État criminel se serait ensuite transformé en État secourable.

S’appuyant sur cette nouvelle histoire officielle, les concurrents de Le Pen l’accusent en fait de s’en tenir à l’ancienne. Mais le fond est le même. Ceux qui postulent à la direction de l’État français d’aujourd’hui sont d’accord sur l’essentiel comme ils l’étaient alors. Leur priorité est d’assurer la continuité de l’État, de cet État qui montre son vrai visage dans des occasions comme la rafle du Vél’d’Hiv.

12 Avril 2017 P.G.

http://journal.lutte-ouvriere.org

Lire aussi:

Marine Le Pen, le révisionnisme en héritage (NPA)

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14 avril 2017 ~ 0 Commentaire

simon bolivar (libération)

memel

Qu’est-ce que l’Alliance bolivarienne que souhaite rejoindre Mélenchon ?

Dans son programme, le leader de La France insoumise prévoit d’adhérer à l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique, une organisation politique et économique anti-atlantiste créée en 2004 par Hugo Chávez et Fidel Castro.

La France est-elle un pays d’Amérique latine ? Oui, selon Mélenchon. Un échange tendu entre son porte-parole, Alexis Corbière et Patrick Cohen sur le plateau de C à vous, mardi soir, a mis en lumière ce point du programme de La France insoumise, passé plutôt inaperçu jusque- là. «Vous sortez des traités européens, vous sortez de l’Otan, vous sortez de l’OMC, mais la France ne reste pas seule puisque chapitre 62, nous adhérons à l’Alliance bolivarienne, dont les principaux pays membres sont Cuba et le Venezuela et les pays observateurs, la Russie et l’Iran. Cuba et le Venezuela ne sont pas des démocraties, et la Russie et l’Iran non plus», relève le journaliste.

Ce projet figure à deux reprises dans le livre-programme de Jean-Luc Mélenchon. Dans le chapitre 62, «Construire des coopérations altermondialistes et internationalistes», où il est stipulé qu’il faut «instaurer une politique de codéveloppement avec l’Amérique latine et les Caraïbes en adhérant à l’Alba (Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique)». Mais aussi dans le chapitre 15, consacré à l’outre-mer, où il est prévu de «rejoindre les coopé-rations régionales dans une démarche de codéveloppement écologique, social et de progrès humain : par exemple l’Alba (Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique) pour les Antilles et la Guyane française, l’Afrique australe pour Mayotte et la Réunion, etc.». Dans son livret thématique consacré à outre-mer, il est précisé que ce sont la Guyane et les Antilles françaises qui rejoindront l’Alba, tout comme la Communauté d’États latino-américains et caraïbes (Celac).

Monnaie commune virtuelle

Créée en 2004 par le président vénézuelien Hugo Chávez et le dirigeant cubain Fidel Castro, l’Alliance bolivarienne est avant tout une alliance politique et économique, qui se présente au départ comme une alternative à la Zone de libre-échange des Amériques, projet porté par les Etats-Unis. Elle a pour objectif «de réduire la pauvreté et les inégalités sociales résultant de l’application indiscriminée de politiques néolibérales» en se basant avant tout sur la «solidarité, la justice, la complémentarité et la coopération». Ses fondateurs se réclament de la doctrine de l’icône du Venezuela, Simon Bolivar, «d’unité et de souveraineté des pays qui ont pris leur indépendance sur le pouvoir colonial».

D’un point de vue économique, une note du Trésor de mai 2016 explique que l’alliance s’ap- puie sur deux instruments financiers. D’abord, une monnaie commune virtuelle réservée aux banques centrales des pays membres : le Sucre (Système unitaire de compensation régional). Celle-ci vise à renforcer les échanges et les investissements entre les pays de l’Alba, sans avoir à recourir au dollar.

L’Alba a aussi créé en 2008 sa propre banque, qui dispose d’un milliard de dollars pour «consolider la souveraineté et l’indépendance financière des pays membres de [l’Alliance] en finançant des projets de développement social». En six ans, 46 projets (pour un montant de 334 millions de dollars, soit plus de 313 millions d’euros) auraient été mis en œuvre selon le Trésor. Des Jeux de l’Alba, des prix culturels, et un programme d’alphabétisation complètent cette alliance, avant tout anti-atlantiste.

L’Iran et la Syrie observateurs

Elle compte aujourd’hui douze membres : le Venezuela, Cuba, la Bolivie, l’Equateur, le Nicara- gua, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, la Dominique, Antigua-et-Barbuda, Grenade et Saint-Christophe-et-Niévès. L’organisation compte aussi trois pays observateurs : Haïti, l’Iran et la Syrie. Pas franchement démocratiques… En 2009, la Russie avait aussi été invitée au sommet de l’Alba au titre d’observateur.

En rejoignant l’alliance bolivarienne, il met ainsi en avant son anti-atlantisme. L’année dernière déjà, il affirmait vouloir sortir des traités européens pour entrer «dans les coalitions des pays des Caraïbes et d’Amérique latine». «La plus longue frontière commune de la France est avec le Brésil et non avec l’Allemagne», justifie souvent Mélenchon en faisant référence à la Guyane.

Même Clémentine Autain, soutien de Mélenchon, ignorait visiblement ce point du programme de son candidat.

Pauline Moullot — 13 avril 2017

http://www.liberation.fr/

Lire aussi:

Quatre questions sur l’Alliance bolivarienne, que Jean-Luc Mélenchon veut rejoindre (France Info)

Mélenchon : un drôle de partisan de la paix (Lutte Ouvrière)

PCF : vote utile à gauche et nouvelles illusions (Lutte Ouvrière)

L’Affaire Bolivar ou Les Insoumis face aux éditorialistes (Anti-k)

Nous sommes suffisamment critiques à l’égard de Mélenchon – http://www.anti-k.org/2016/08/26/connaitre-son-melenchon-sur-le-bout-des-doigts/– et du Chavisme – http://www.anti-k.org/2017/04/12/debat-venezuela-lutte-quartier-entre-gauche-pouvoir/– pour dénoncer avec JLM2017 une cabale de la médiacratie sur ce point précis de l’alliance bolivarienne. 

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12 avril 2017 ~ 0 Commentaire

venezuela (a l’encontre.ch)

memel

Quand on pouvait encore rigoler!

Venezuela une lutte sans quartier entre qui et qui ?

Ce qui se passe actuellement au Venezuela n’a pas le moindre rapport avec une «révolution» ou avec le «socialisme», ni avec la «défense de la démocratie», ni même avec la sempiternelle «réduction de la pauvreté», pour s’en tenir à l’énumération des arguments que l’on brandit à tout bout de champ. On pourrait mentionner le mot «pétrole» et nous serions plus proches de la vérité. Mais les faits indiquent d’autres inflexions.

Nous sommes en présence d’une lutte sans quartier entre une bourgeoisie conservatrice qui a été écartée du contrôle de l’appareil d’Etat, mais qui maintient toutefois des liens avec l’Etat actuel, et une bourgeoisie émergente qui utilise l’Etat comme un levier d’«accumulation primitive».

Ce n’est pas la première fois que cela arrive dans nos courtes histoires.

C’est ce que furent nos guerres d’indépendance: la lutte entre les «godos» (les monarchistes espagnols affublés du nom de «goths», depuis les guerres d’indépendance hispano-améri- caines, grosso modo entre 1810 et 1833) et l’émergente oligarchie «créole» qui utilisa le contrôle de l’appareil d’Etat pour légaliser l’usurpation des terres des peuples indigènes.

Ces « créoles » s’appuyaient sur les puissances coloniales britannique et française qui étaient en concurrence avec l’Espagne décadente pour le contrôle des colonies émancipées avec la même logique que ceux qui s’appuient sur la Chine, (y compris des conservateurs comme Macri), face à l’imparable décadence états-unienne.

La faible bourgeoisie créole enfourcha la mobilisation des peuples (Indiens, Noirs et secteurs populaires) pour vaincre la puissance espagnole.

Elle a concédé l’émancipation des esclaves avec les mêmes objectifs que se donne aujourd’hui la nouvelle bourgeoisie quand elle applique des politiques sociales censées réduire la pauvre- té. Dans les deux cas, ceux d’en bas continuent à se retrouver dans les sous-sols, en tant que main-d’œuvre bon marché, sans qu’ils puissent bouger le moins du monde de l’endroit où ils sont confinés.

Article publié dans Brecha, hebdomadaire uruguayen, le 7 avril 2017)

http://alencontre.org/  10 – avril – 2017

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04 avril 2017 ~ 0 Commentaire

guingamp rennes guyane

gugug

Le 25 Mars 2017, sous l’appel du Collectif des 500 frères contre la Délinquance, 37 syndicats guyanais se réunissent avec l’Union des Travailleurs Guyanais (UTG) afin de discuter de leurs moyens de lutte. Cette réunion aura pour conséquence le vote unanime de la grève générale illimité sur tout le territoire !

Après une semaine de mobilisation le gouvernement français représenté par Ericka Bareigts (Ministre de l’Outre Mer) et Matthias Fekl (Ministre de l’Intérieur) annonce une promesse de 1,085 milliard d’euros versé par l’état pour « sortir la Guyane de la crise ». Cette proposition jugée insuffisante par le peuple aboutira à un appel à la continuité de la grève dans les semaines à venir.

Alors que nous sommes en plein tapage médiatique pour les élections présidentielles, nous constatons une fois de plus l’occultation systématique des ultramarins, le parti pris des médias et surtout le manque de prise de position des syndicats et militant·e·s hexagonaux.

C’est pour cela que nous, militant·e·s afrodescentant·e·s rennais·es appelons à un rassem-blement solidaire le Dimanche 9 Avril afin de marquer notre soutien au peuple guyanais, aux revendications autochtones et à leur mouvement révolutionnaire. C’est une lutte de plusieurs fronts qui se passe sous nos yeux et il est totalement hors de question que nous fassions le jeu de l’Etat français en faisant comme si de rien n’était.

Au programme:

► Point d’actualité sur l’avancée de la grève
► Rappel des revendications des 37 syndicats locaux
► Prise de paroles
► Chants, Gwo Ka et percussions

Pratique:
15h: République entre les deux métros
Amenez vos pancartes, vos voix, vos potes

Contact: soutienguyane35@gmail.com

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sud guyane

Guingamp

Depuis le 25 Mars 2017 37 syndicats guyanais se réunissent au sein de l’Union des Travailleurs Guyanais (UTG) organisent une lutte sociale de grande ampleur .

Après une semaine de mobilisation le gouvernement français représenté par Ericka Bareigts (Ministre de l’Outre Mer) et Matthias Fekl (Ministre de l’Intérieur) annonce une promesse de 1,085 milliard d’euros versé par l’état pour « sortir la Guyane de la crise ». Cette proposition jugée insuffisante par le peuple aboutira à un appel à la continuité de la grève dans les semaines à venir.

Pour briser le silence et affirmer notre solidarité  internationaliste en tant que Bretons avec  le peuple Guyanais nous organisons un rassemblement ouvert à tous et toutes 

Samedi 8 avril  11H  Mairie de Guingamp ( Place du Champ au Roy )

-Pour la satisfaction des revendications du mouvement populaire en Guyane

-Pour affirmer le droit du peuple Guyanais à l’autodétermination.

-Pour rappeler que l’on ne change pas la société en votant pour choisir nos maitres à Paris

Au programme:

► Point d’actualité sur l’avancée de la grève
► Rappel des revendications des 37 syndicats locaux
► Prise de paroles

Gauche Indépendantiste Bretonne

contact: 0685383121

gael@roblin2004.org

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04 avril 2017 ~ 0 Commentaire

gilbert et marie (le télégramme)


Quimper. Les CRS chargent les militants…

De tous les combats

83 ans moins deux dents. On ose le mot. Gilbert Nicolas a retrouvé son allant et presque son sourire. Le pasteur quimpérois, âgé de 83 ans, a perdu deux dents en février lors de la dispersion par les CRS, d’une manifestation contre une réunion d’extrême droite. Avec son épouse Marie, Gilbert a été de toutes les causes pour la paix et les droits de l’Homme.

Il est arrivé à la rédaction, le visage encore tuméfié, la lèvre coupée, un triste sourire sur ses dents cassées. Il a laissé quelques documents, un livre. « Au crépuscule de mes jours, il importe de faire le bilan. Les points positifs marquent notre volonté d’avoir toujours été fidèles à notre idéal et de n’avoir jamais trahi personne. Pour le reste, on a fait le peu qu’on a pu », a-t-il écrit sur une carte. Le coup pris dans une charge des CRS quelques jours avant, le 4 février, lors d’une manifestation contre une réunion d’extrême droite, aurait-il eu raison de la foi de Gilbert Nicolas en l’avenir ? L’heure du retrait serait-elle arrivée pour le pasteur quimpérois de 83 ans ?

Quelques jours plus tard, rendez-vous est pris pour tenter ce « bilan ». Gilbert et Marie, son épouse, arrivent à vélo. Le pas est alerte, le regard vif. « Nous n’avons pas beau- coup de temps, dit Gilbert. Marie doit partir à Tours dans l’après-midi, pour l’assemblée générale des Faucheurs Volontaires d’OGM ». Le temps aurait, de toute façon, manqué tant le parcours du couple est vertigineux. Sur un demi-siècle, il n’y a pas une cause des droits de l’Homme et de la paix dans le monde pour laquelle, ils n’ont pas donné leur temps, leur coeur, leur maison.

Gilbert et Marie sont indissociables. Ils se sont rencontrés en 1969 à Crozon. « Je participais, en service civil international, à la reconstruction du village de l’association Renou- veau », dit-elle. Marie est d’origine suisse. « Mes parents sont venus s’installer en France car ils trouvaient la Suisse étroite en pensée. Ma mère a beaucoup milité contre le nazisme. Elle était à Berlin en 1933. Elle me disait qu’il y a des choses que l’on ne peut accepter ».

Esprit de révolte

Gilbert, de treize ans son aîné, a déjà forgé son engagement. Il est loin le temps de l’orphelin en culotte courte sur les grèves de Carantec dans les années 1930. L’héritage des anciens qui ont vécu la Première Guerre mondiale, c’est « plus jamais ça ». Formé comme couvreur zin- gueur à Brest, Gilbert, se retrouve à Paris, chez un oncle protestant. Le catholique se conver- tit. « C’était une libération spirituelle, morale. Je n’étais plus asservi aux commandements de l’église mais à ma conscience selon la Bible ». Après un service militaire au Maroc de 1954 à 1956, il engage des études théologiques qui dureront des années, devient pasteur sans avoir été consacré. «Je voulais un ministère auprès des pêcheurs, un peu comme un prêtre-ouvrier», dit-il.

« Nous avons marché d’un même pas »

À la fin des années 1960, Gilbert est pêcheur à Carantec, puis c’est la rencontre avec Marie, décisive. « Nous avons marché d’un même pas, nous accompagnant l’un et l’autre dans les mêmes intuitions et les mêmes certitudes sans que l’on puisse dire, à cause de notre totale complicité, lequel précède l’autre », dira-t-il. « Mais je suis agnostique », dit-elle. De 1970 à 1972, le couple est à Marseille où Gilbert est docker. Il se consacre aux travailleurs immigrés, aux antimilitaristes, renvoie son livret militaire. En 1973, nouveau tournant. Gilbert s’embarque pour une des grandes affaires de sa vie : Mururoa. Il navigue pendant six mois comme équipier du Fri, voilier antinucléaire et pacifiste pour dénoncer les essais nucléaires français dans le Pacifique. L’odyssée réunira le général de Bollardière, Jean-Marie Muller, Jean Toulat, Brice Lalonde… L’événement est fondateur pour l’écologie politique.

À la fin de l’année, le couple s’installe à Quimper où Marie a été nommée professeur de biologie. Le deal se met en place : Marie apporte un salaire, Gilbert sera père au foyer (quatre enfants, dont deux adoptés) et très vite engagés sur tous les fronts. Il fonde le groupe Amnesty International à Quimper, soutient des prisonniers tahitiens, marche au Larzac, à Plogoff, à Creys-Malville contre Superphénix, à Flamanville. Dans les années 1980, il participe à la «Marche des Beurs », s’engage dans les Brigades de paix Internationales, contre la dictature au Guatemala d’où il sera expulsé.

« On ne lâche rien »

Aujourd’hui, Marie participe à des projets éducatifs, humanitaires, au Tchad, au Togo, mais aussi en Palestine. La biologiste est aussi devenue une faucheuse volontaire pour dénoncer l’accaparement du vivant par les firmes. Dernière action, en novembre dans la région de Dijon, contre un colza OGM. À Quimper, elle a été convoquée au commissariat et a refusé un prélè- vement d’ADN. « J’ai donné deux fois mon ADN avec mes enfants et plus de cent fois avec mon sang. Je refuserai de le faire dans ces conditions ». Le procès est prévu en septembre.

Le 4 février, Gilbert a été blessé au visage lors du dispersement d’une manifestation contre une réunion de l’extrême droite. Il a porté plainte. « Notre mot d’ordre était Bretagne ouverte, solidaire et fraternelle, dit Gilbert. On ne lâche rien ». Et ils sont repartis à vélo

http://www.letelegramme.fr/

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03 avril 2017 ~ 0 Commentaire

tibet (npa)

tibet

Notre soutien au droit d’autodétermination du peuple tibétain 

Réponse à la lettre de l’association Tibet Libre adressée à Philippe Poutou

Nous soutenons le droit à l’autodétermination du peuple tibétain, ce qui inclut évidemment le droit à l’indépendance. Plus précisément, nous soutenons le combat du peuple tibétain contre la colonisation en cours de son pays par le pouvoir chinois.

Dans le cadre du développement des luttes de libération dans le monde colonial et semi- colonial au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et de la victoire du PCC en 1949, la question s’est posée de ce qu’il allait advenir des relations entre Pékin et les nombreuses populations non-Han de la « périphérie ». Une « union libre » ou une (con)fédération étaient envisageables.

La réponse à cette question s’est avérée négative.

Le droit d’autodétermination reconnu dans la Constitution de 1931 (les « soviets » constitués par le PCC) a été effacé. L’autonomie promise aux minorités ethniques en 1984 a été vidée de tout contenu significatif et le gouvernement de la Région autonome du Tibet est resté une fiction. Aucune forme de fédéralisme n’a été mise en œuvre. Le chauvinisme grand’ Han a imposé sa loi. Le groupe communiste tibétain en a d’ailleurs payé le prix : son principal dirigeant, Phuntso Wangye, a été purgé en 1957, puis jeté en prison pendant 18 ans.

Nous jugeons en conséquence que le peuple tibétain est soumis à une sévère oppression nationale et religieuse.

Nous réclamant nous-mêmes des idéaux socialistes ou communistes, nous nous devons d’être particulièrement clairs à ce sujet. Il est aussi devenu l’otage des conflits géopolitiques, compte tenu en particulier la situation stratégique du haut plateau tibétain dans l’Himalaya. C’est particulièrement net dans les années 1950, à la suite de la guerre de Corée. Le PCC a brutalement inversé sa politique tibétaine, passant d’une alliance avec les élites à une réforme agraire menée de façon autoritaire, la décennie se concluant sur le soulèvement de 1959.

La Chine est maintenant une puissance capitaliste. L’intégration économique de la « périphérie » s’accroit. Le Tibet est devenu une terre de colonisation Han avec le développe- ment des infrastructures et la politique des nouvelles « routes de la soie ». Il nous paraît, dans ce contexte, particulièrement important de renouveler notre soutien au combat d’auto- détermination du peuple tibétain.

Le Dalaï-Lama porte sur le plan international la question tibétaine. Tant en matière religieuse que culturelle, la référence à l’identité bouddhiste du Tibet constitue certainement un ciment de résistance face aux politiques d’assimilation de Pékin. Nous souhaitons cependant soulever deux problèmes à nos yeux importants.

Le Dalaï-Lama est une autorité à la fois religieuse et étatique (gouvernement en exil) ; un statut ambivalent qui peut légitimer un pouvoir théocratique. Aucune société, pourtant, n’est homogène en matière de croyances (ou de non-croyance), pas plus que sur le plan ethnique. L’égalité citoyenne ne peut être pleinement reconnue là où il y a religion d’Etat – ou une définition ethnoreligieuse de l’Etat.

Le Dalaï-Lama est connu pour la prudence avec laquelle il cherche à négocier une solution à la « question tibétaine » avec le gouvernement chinois. Face à l’intransi- geance du PCC, le nationalisme tibétain peut se différentier. Des courants d’extrêmes droites peuvent se constituer. Des mouvements bouddhistes d’extrême droite existent d’ores et déjà en Birmanie et au Sri Lanka (voire en Thaïlande avec les ultra-royalistes).

Nous nous inquiétons de telles possibilités ; non pas pour modérer notre soutien au combat d’autodétermination du peuple tibétain, mais pour le renforcer. En Chine même, des personnalités ont condamné la politique de leur gouvernement au Tibet. Nous devons, en France et ailleurs, œuvrer à développer de telles solidarités – et nous vous remercions de contribuer par votre activité à maintenir présente, en France, cette question.

Philippe Poutou Nouveau Parti anticapitaliste (NPA)

dimanche 26 mars 2017

http://www.europe-solidaire.org/

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29 mars 2017 ~ 0 Commentaire

douarnenez palestine

douarn3

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22 mars 2017 ~ 0 Commentaire

colonialisme (npa)

kanaks

Kanaks

Ces îles que l’on dit françaises…

Existe-t-il encore des colonies françaises dans le monde ?

Oui, presque trois millions d’hommes et de femmes vivent dans les derniers territoires subsis- tant de l’Empire colonial de la France, des territoires appelés DROM (département et région d’outre-mer) ou COM (collectivités d’outre-mer). Les plus importants sont dans la Caraïbe (Martinique, Guadeloupe, Saint-Barthélemy et Saint-Martin), en Amérique latine (Guyane), dans l’océan Indien (Réunion, Mayotte) et dans le Pacifique (Kanaky, la Polynésie dite française). Il faut également y ajouter la Corse, achetée et occupée militairement sous le Premier Empire.

La seule consultation concernant l’indépendance de ces territoires fut celle de 1974 dans les îles des Comores… où les Comoriens se prononcèrent à 96 % pour l’indépendance ! Malgré plusieurs résolutions de condamnation de l’ONU, l’État français décida de séparer Mayotte (où le non avait été majoritaire grâce aux populations françaises) des autres îles des Comores et de la maintenir comme possession française.

De nombreuses luttes furent menées pendant des dizaines d’années, avec d’importantes grèves générales, en particulier dans les Antilles, et la lutte prolongée des Kanaks, notamment dans les années 1980. Une consultation en Kanaky doit avoir lieu en 2018. Les colonialistes essayent de limiter l’accès des Kanaks (59 % des électeurs potentiels) à un scrutin dans lequel population colonisée et population colonisatrice auraient le même droit de vote…

Quel est l’intérêt pour l’État français de maintenir ces colonies ?

Plus de 6 000 militaires sont disposées dans 5 zones stratégiques : Mayotte, Réunion, Kanaky, Polynésie et Antilles. La France a un territoire de souveraineté maritime de 11 millions de km2, en faisant le deuxième espace maritime derrière celui des USA. Cela induit un contrôle militaire, notamment sur le détroit de Mozambique, et des ressources potentielles de pêche et d’extra- ction minière. Au-delà de ressources minières et agricoles exploitées par les descendants des colons, ces îles ont un indéniable intérêt stratégique.

La structure coloniale existe-t-elle toujours ?

Dans ces « départements français », les revenus médians révèlent la pauvreté de la popula- tion : 880 euros à la Réunion, 1 100 euros à la Martinique… Et dans tous ces territoires, le chômage est de 36 % en moyenne, plus de 50 % pour les jeunes ! Le coût de la vie est par contre de 12 à 17 % plus élevé qu’en « métropole », parfois plus de 30 % sur des produits de première nécessité.

Les richesses, les terres, les mines, les conseils d’administration des grandes entreprises présentes (notamment dans le tourisme et le bâtiment) sont essentiellement des possessions des descendants des colons. Ainsi à la Martinique, ils possèdent les 2/3 des terres cultivables, la quasi-totalité des usines à sucre, les 9/10 des plantations de bananes, la totalité des conserveries d’ananas et le quasi-monopole du commerce d’import-export. Les coloniséEs, eux, sont ouvriers, précaires ou chômeurs.

Aux Antilles, les mouvements indépendantistes revendiquent une redistribution des terres qui permettrait de revenir sur l’accaparement des terres par les colons.

En Polynésie, les populations exigent la réparation des désastres humains et écologiques produits par les explosions nucléaires.

Le système économique fonctionne pour le profit des compagnies et entreprises de la métro- pole, appuyés par la présence des colons. Les populations autochtones ou descendantes d’esclaves sont exploitées économiquement, discriminées. Ségrégation raciale et sociale se confondent. Celles-ci se prolongent dans la situation vécue dans l’hexagone par les populations issues des dernières colonies.

Le monopole de la « métropole » française sur les moyens de communication et les échanges commerciaux, l’isolation maintenue avec les pays limitrophes, ont développé un système liant dépendance financière et non-développement, avec l’utilisation par le colonialisme de toute une couche, essentiellement d’origine française, dépendante des emplois de la fonction publique. Mais ce carcan n’empêche pas des luttes de résistance. Ainsi, le mouvement du LKP, la grève générale de 2009 aux Antilles, a permis de mettre clairement en avant des exigences populaires.

Quelle position défend le NPA ?

Le NPA a toujours considéré que c’était aux populations de ces dernières colonies de former leurs organisations, leurs exigences face à l’État français. Nous sommes partie prenante des actions de solidarité avec les mouvements anticolonialistes.

Pour notre part, nous défendons évidemment le droit à l’autodétermination des popu- lations colonisées et soutenons la revendication d’indépendance de ces territoires. Nous exigeons le retrait de toutes les troupes et installations militaires françaises.

La nature des liens à établir entre ces territoires devenus souverains et les autres pays à l’échelle internationale doit être du seul ressort des populations locales. Nous considérons évidemment que la libération des liens coloniaux doit aller de pair avec la libération sociale. Car trop d’exemples existent d’États libérés du joug colonial pour retomber ensuite dans un nouveau, celui du néocolonialisme dans le cadre de la mondialisation capitaliste…

https://poutou2017.org/

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22 mars 2017 ~ 0 Commentaire

bruxelles (nadine rosa-rosso)

crocococ

Larmes de crocodile pour les victimes

En ces jours de commémoration, certaines larmes pour les victimes ne peuvent que susciter la colère. Près d’un an après les attentats de Bruxelles, les victimes en étaient toujours réduites à mener leur combat pour recevoir le soutien financier, administratif et moral qu’elles sont en droit d’attendre.

Un vrai parcours de combattants pour les ayant-droit, confrontés à des formulaires sans fin et des tracasseries administratives inimaginables.

À l’approche de l’anniversaire du 22 mars, le gouvernement et les compagnies d’assurance se sont brusquement activés pour prendre en compte leurs revendications.  Le représentant d’Assuralia, l’union professionnelle des entreprises d’assurance de Belgique, a cependant jugé nécessaire d’ajouter que « C’est bon pour une fois », comme s’adressant à des enfants qui auraient fait des bêtises.

Il faut reconnaître que les bénéfices du secteur des assurances en Belgique a reculé les dernières années. Ainsi pour 2015, « le bénéfice net cumulé du secteur a dès lors reculé, à 1,172 milliard d’euros contre 1,324 milliard en 2014 »[1]. Les indemnisations auront coûté en tout quelque 322 millions d’euros[2], dont le secteur des assurances n’a assumé qu’une partie, soit 136 millions[3]. On comprend dès lors que les bénéfices 2016 du secteur sont vraiment en danger et qu’il a bien raison de ne s’engager en rien pour l’avenir…

Opération séduction de l’armée, boum du secteur de la sécurité privée

Cela fait aussi près de deux ans que les militaires sont dans les rues. Leur présence n’a pas empêché la perpétration des attentats du 22 mars, par contre, elle « a amélioré l’image de la Défense auprès du grand public, si on en croit le colonel Bart Laurent lors d’une conférence de presse, sur base d’une étude indépendante »[4]. Voilà une belle opération de pub pour  quelques dizaines de millions d’euros supplémentaires à charge du contribuable. Autrement dit, nous payons pour nous habituer à être en situation de guerre.

À la présence permanente des militaires dans nos rues, il faut ajouter le boum spectaculaire du secteur de la sécurité privée :
« G4S Belgium, leader du gardiennage privé en Belgique, a engagé 1.610 collaborateurs en 2016. Son chiffre d’affaires a progressé de 10%. Une progression «presqu’ entièrement due à la menace terroriste» »[5].
Il ne s’agit en effet pas seulement de nous habituer à la vue des soldats à chaque coin de rue, mais aussi à la fouille systématique de nos sacs par des travailleurs du privé, à l’entrée du centre commercial, de la bibliothèque, ou de la salle de concert… La privatisation de la guerre et du maintien de l’ordre est un phénomène mondial que nos gouvernements adoptent passivement sans une once de réflexion.
En France, le secteur de la sécurité privée « pourrait dépasser en nombre le cumul des emplois de policiers et de gendarmes, soit plus de 250.000 personnes, presque autant que le secteur de l’automobile »[6]. Et pour boucler la boucle, ajoutons que des sociétés privées (de détectives cette fois) sont engagées pour surveiller… les victimes des attentats ! Une pratique tout ce qu’il y a de plus courant, selon les assureurs.

Pas plus que les guerres tous azimuts déclenchées après les attentats du 11 septem- bre 2001 n’ont permis d’éradiquer le terrorisme, le déploiement de la sécurité d’État et privée n’empêchera des attentats ici.

C’est même le contraire qui se produit. La généralisation de la guerre et de la répression comme système de gouvernance mondiale constitue la forme suprême de terrorisme : le terrorisme des États, des producteurs d’armements, des vendeurs de techniques ultra-moder- nes de contrôle et de destruction, des spéculateurs sur le blé et autres produits de première nécessité, des sociétés de mercenaires privés en tous genres…  Comme le résume parfaite- ment Richard Labévière, journaliste français et officier de la réserve opérationnelle : « Si Daech n’existait pas, il aurait fallu l’inventer »[7].

Si les commémorations des attentats du 22 mars à Bruxelles étaient l’occasion de mener une réflexion profonde sur l’état du monde et d’en tirer les conclusions qui s’imposent, un véritable hommage serait rendu à ces victimes.

Leurs souffrances et celles de leurs proches serviraient à accoucher de quelque chose de véritablement humain. À voir le tour que prennent toutes les déclarations, des politiques comme des prétendus experts, on en est loin. Nous sommes toujours sur le sentier de la guerre, la guerre économico-financière et la guerre tout court, qui s’entremêlent de plus en plus fondamentalement, de larmes de crocodile en larmes de crocodile.

http://nadinerosarosso.blogspot.fr/

 

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