Archive | Antimilitarisme

02 février 2018 ~ 0 Commentaire

ypg terroristes? (rtl)

kurdes

Macron qualifie de « potentiels terroristes » les Kurdes visés par la Turquie en Syri

Après Jean-Yves Le Drian, le président de la République a mis en garde le président turc contre une « opération d’invasion » dans le nord de la Turquie. Mais il n’est plus « préoccupé » par les attaques contre les YPG, désormais « potentiels terroristes ».

Les Kurdes lâchés par leurs alliés ? En Syrie, les YPG, branche syrienne du PKK (parti des travailleurs du Kurdistan), sont attaqués par l’armée turque depuis le 20 janvier dernier. Les bombardements se font de plus en plus intenses dans l’enclave kurde d’Afrine dans le nord de la Syrie.

Après avoir été soutenus par la coalition internationale, dont la France, cette milice qui a lutté contre Daesh est aujourd’hui traitée de « potentiels terroristes » par Emma- nuel Macron dans une interview accordée au Figaro, publiée le 31 janvier. « S’il s’avérait que cette opération devait prendre un autre tour qu’une action pour lutter contre un potentiel terroriste menaçant la frontière turque et que c’était une opération d’invasion, à ce moment, cette opération nous pose un problème réel », prévient le chef de l’État. Même discours tenu par le ministre des Affaires étrangères mardi 30 janvier devant les députés.

Dans un premier temps, pourtant, la France, à travers la voix de Florence Parly, a appelé Ankara à cesser ses interventions militaires.

« Il faut que nous revenions à l’essentiel, c’est la lutte contre le terrorisme et tous ces combats, notamment ceux qui ont lieu en ce moment de façon terrible en Syrie dans la poche d’Idleb ou ailleurs, doivent être arrêtés », avait réagi la ministre des Armées au lendemain des premières attaques, sur France 3.

« Ce sont les forces kurdes syriennes dont il s’agit, ne l’oublions pas, et il me semble que la préoccupation du président Erdogan ce sont les forces kurdes turques », avait-elle ajouté. Le PKK est en effet classé comme organisation terroriste sur les listes de nombreux pays, dont la Turquie mais aussi l’Union européenne. Mais les YPG forment une milice soutenue par Washington.

Florence Parly avait été soutenue par le président Emmanuel Macron qui avait exprimé sa « préoccupation » à son homologue turc.  »Le président a rappelé la nécessité d’une part de lutter en priorité contre Daesh et toutes les forces djihadistes en présence, d’autre part d’assurer pour les populations civiles des conditions humanitaires indispensables, et enfin de favoriser les conditions sur le terrain d’une solution politique durable », a conclu l’Élysée.

Ces YPG sont l’épine dorsale des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes soutenue par Washington dans la lutte contre l’État islamique (EI). Elle a offert au président américain Donald Trump sa première victoire militaire en faisant tomber Raqqa, la capitale syrienne de Daesh. Ce retournement de veste a été remarqué.

31/01/2018 Cécile De Sèze
http://www.rtl.fr

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29 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

république (médiapart)

Couv-MarianneS

Les dévôts de la République

L’idolâtrie républicaine gagne la France comme autrefois la vérole, lorsqu’elle s’abattait sur le bas-clergé qui n’en pouvait mais. Pour être différent, assurément, ce premier mal n’en est pas moins grave au regard de ses conséquences sur les individus atteints et sur ceux qui tentent de le combattre. Fort divers, venus d’horizons politiques distincts, parfois adversaires résolus qui n’ont pas de mots assez durs pour s’opposer les uns aux autres, ces nouveaux zélotes de la République forment aujourd’hui une coalition hétéroclite et souvent hargneuse dont les membres se prosternent devant leur Déesse : Marianne.

A leurs yeux, elle est grande, belle, généreuse, libre, égale et fraternelle, bien sûr. En un mot, sublime, forcément sublime.

A l’instar de tous ceux qui adorent un ou plusieurs êtres imaginaires, dont l’existence est pour- tant improbable, ils lui trouvent des qualités et des vertus extraordinaires. A les entendre, elle guide de ses pas fermes et de son bras vigoureux le peuple et la nation vers un avenir radieux. Un éternel printemps républicain, prétendent certains qui ont juré de la servir et de la défendre toujours. Que dis-je, il est déjà possible d’observer les effets de ses pouvoirs augustes ; l’His- toire et le présent portent les marques de ses exploits multiples et tous se souviennent des batailles remportées contre des ennemis, quelquefois aidés par la main odieuse de l’étranger.

« Aux armes citoyens ! »

De l’exceptionnelle révolution qui l’a vue naître, grandir et prospérer jusqu’à nos jours, en dépit d’épreuves nombreuses, qu’elle a toujours surmontées avec courage et ténacité, Marianne n’a eu de cesse de veiller sur ses enfants. Elle les couvre de soins maternels afin que tous puis- sent s’épanouir et vivre dignement, librement et fraternellement dans ce pays à nul autre pareil qui se nomme la France ; celle-là même où elle s’est établie pour le plus grand bonheur de ses habitants et de l’humanité toute entière.

Marianne, en effet, étend ses bienfaits au-delà des frontières de l’Hexagone harmonieux, patiemment façonné par les mains d’un peuple fier, vaillant et laborieux.

La République est universelle, et l’humanité souffrante a toujours bénéficié de ses lumières, de sa culture immense, de ses sciences triomphantes, de son amour dispensé sur tous les cont- inents, et, enfin, de sa fidélité constante aux principes qui la guident depuis qu’elle a vu le jour au milieu des fracas de l’Histoire. Gloire à toi, oh Marianne qui, debout sur la barricade dressée contre la tyrannie, fièrement coiffée de ton bonnet phrygien, bravant la mitraille, tous les dangers et toutes les morts promises, a défait les despotes pour défendre ce peuple que tu aimes comme il t’aime !

Aux dires unanimes des spécialistes es-prophètes, divinités et mystères, il en est un qui fit reculer la mer pour libérer ses ouailles d’une impitoyable oppression, un autre qui, sous les yeux attendris de sa mère toujours vierge, marcha sur les eaux tumultueuses à la rencontre de ses disciples.

N’oublions pas celui qui, par une chaude et claire nuit d’Arabie, a fendu la lune devant des mecquois médusés. Certains sont dotés de quatre bras, d’autres encore ont les oreilles allon- gées, une protubérance sur le crâne, qui dit leur sagesse infinie, et un troisième œil au milieu du front.

Marianne a n’a point de ces fantaisies fantastiques mais la puissance de ses pou- voirs ne laisse pas de surprendre et ses miracles sont aussi nombreux que fameux.

Comme les alchimistes qui changeaient le vil plomb en or, elle transforme les guerres de conquête en aventures glorieuses au service de la liberté, d’impitoyables généraux, qui ont sacrifié des milliers d’hommes sur l’autel de leurs ambitions, en héros pensionnés, couverts de médailles et d’honneurs.

Quant à la brutale colonisation, elle se mue en une paisible et admirable civilisation, et l’écrasement impitoyable des classes pauvres en triomphe de la paix civile, du progrès et du droit. Jamais Marianne n’attaque, toujours elle se défend et son hospitalité légendaire a fait de la France une douce terre d’accueil. Sur tous les continents, le nom de cette République résonne comme la promesse d’une aube nouvelle offerte aux miséreux et aux persécutés qu’elle étreint de ses bras généreux.

Admirable ! Français, soyez fiers ! Immarcescibles beautés du passé qu’il faut aimer, admi- rer et conter afin que nul n’ignore la marche triomphale de Marianne, tant de fois abattue mais jamais vaincue. Depuis longtemps établie, elle continue d’avancer et de prospérer vaillamment pour le plus grand bonheur des citoyens. Fort nombreux, ses admirateurs transis narrent avec docilité sa gloire et ses victoires en croyant, pas ces récits pompeux, livrer une nouvelle his- toire. Jusqu’à la rue du quai de Conti, dans la française académie, on applaudit à ces mièvres écrits.

Ces dévôts ont aussi leurs lieux de culte, leurs cérémonies et leur signe de ralliement :

Un drapeau bleu, blanc, rouge qu’ils adorent et protègent des outrages qui pourraient le souiller. Gare à celui qui s’en rit, en mésuse ou, pire encore, le brûle. « Odieux blasphème » tonnent alors ceux qui prétendent se réjouir de la disparition de ce crime attaché à l’Ancien régime abattu en 1789. Ces fétichistes républicains, dont les ancêtres se gaussaient des “noirs sauvages” d’Afrique et de l’adoration aveugle qu’ils portaient à d’étranges créatures et objets, deviennent féroces lorsque cet étendard est attaqué.

Mise au ban de la société, scandale et condamnation, telles sont les peines promises à ceux qui osent flétrir cette bannière devant laquelle ses pieux adorateurs s’inclinent comme d’autres s’agenouillent au pied de leur divinité. Sainte relique de la République. Parfois certains baisent ce drapeau avant de l’élever majestueux vers les cieux dans un silence religieux. Plus singulier encore, les mêmes parfois adorent un fier gallinacé à la crête rouge et dentelée ; le coq est leur emblème et il décore, monnaies, insignes, monuments et palais.

Que de coutumes étranges !

Pour mieux se retrouver, communier et dire d’une même voix la passion qu’ils vouent à la sublime Marianne, ces dévôts ont un chant de ralliement, martial et mâle. De droite ou de gauche, quels que soient leur obédience, les clans et les sociétés diverses auxquels ils appartiennent, tous l’entonnent en maintes occasions. Cet hymne, chacun doit le connaître et, lors de cérémonies solennelles, l’entonner à tue-tête, en public et en chœur sauf à passer pour un traitre. Que la honte s’abatte sur celui qui l’ignore.

« La République est la République, et Marianne est sa déesse » ; telle est profession de foi de ces sectateurs zélés qui se poussent du col pour dire, plus fort et mieux que les autres, leur amour de Marianne. Ils rivalisent de déclarations enflammées en clamant urbi et orbi leur volonté de la servir et de combattre ses adversaires qui, dangereusement, vitupèrent et prospèrent. N’osez aucune critique, le courroux et l’indignation de ces dévôts braillards sont à la mesure de leur aveuglante passion ; tous deux sont terribles, de même leurs collectives accusations. « Ennemis, traitres, collaborateurs, islamo-gauchistes, communautaristes, droits-de-l’hommistes, etc., ». Sinistre mais féconde est leur imagination qui appelle de nouvelles proscriptions.

Divin marquis, réveille-toi, ils sont devenus fous. Je t’abandonne la plume. « Tenons donc aujourd’hui dans le même mépris et le dieu vain que des imposteurs ont prêché, et toutes les subtilités religieuses qui découlent de sa ridicule adoption ; ce n’est plus avec ce hochet qu’on peut amuser des hommes libres. (…) Ne nous contentons pas de briser les sceptres ; pulvérisons à jamais les idoles ! »

6 déc. 2017 Olivier Le Cour Grandmaison

  1. Le Cour Grandmaison, universitaire. Dernier ouvrage paru : L’Empire des hygiénistes. Vivre aux colonies, Fayard, 2014. https://www.academia.edu/

https://blogs.mediapart.fr/

Commentaire: Les révolutionnaires se réclament des débuts de la Révolution (où nos ancêtres les  » enragés » se firent massacrer par Robespierre), du peuple massacré en 1848 par le bleu blanc rouge et de la commune de Paris. La République elle est l’outil de la bourgeoisie pour maintenir l’exploitation.

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28 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

charles maurras (jdd)

maurras

Charles Maurras a été condamné en 1945 pour haute trahison et intelligence avec l’ennemi.

Charles Maurras ne sera pas commémoré par l’Etat français

Le ministère de la Culture va retirer la référence à l’écrivain d’extrême droite Charles Maurras dans le livre des commémorations nationales 2018 à la suite des protestations d’associations antiracistes, a annoncé la ministre Françoise Nyssen dimanche dans un communiqué.

Après Céline, Charles Maurras a semé la pagaille au comité des commémorations nationales.

Dimanche matin, le ministère de la Culture a annoncé qu’allait être retirée la référence à l’écrivain d’extrême droite Charles Maurras dans le livre des commémorations nationales 2018 à la suite des protestations d’associations antiracistes, a annoncé Françoise Nyssen dimanche dans un communiqué. Pour « lever l’ambiguïté » sur « des malentendus qui sont de nature à diviser la société française », la ministre a demandé le rappel du livre des commémorations nationales pour l’année en cours et sa réimpression « après retrait de la référence à Maurras », indique-t-elle dans un communiqué.

En 2011 déjà, une mention à Céline avait déjà fait polémique

Le « Monsieur antiracisme » du gouvernement, Frédéric Potier, avait demandé samedi le retrait de Charles Maurras de ce recueil, rejoint par SOS Racisme et la Ligue internationale de lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Licra). Après Céline en 2011, c’est la deuxième fois ces dernières années que le ministère, alors dirigé par Frédéric Mitterrand, retire un auteur de ce recueil après une polémique.

La ministre a également indiqué qu’elle recevrait « très prochainement » les membres du Haut-comité qui a rédigé le recueil « afin de questionner, ensemble, la pertinence de cette démarche mémorielle conduite au nom de l’Etat par des experts ». Présidé par l’Académicienne Danièle Sallenave, ce comité est composé entre autres des historiens Pascal Ory, Jean-Noël Jeanneney et Claude Gauvard. « Le travail et l’expertise des membres du Haut-comité ne sont évidemment pas en cause », affirme la ministre dans son communiqué.

28 janvier 2018

http://www.lejdd.fr/

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Chardonne, un autre auteur collaborationniste pour les commémorations 2018 (Le Parisien)

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26 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

nazim khalfa (afps kreiz breiz)

nazim

SALUT A NAZIM KHALFA.

Nos ami-es du groupe France-Palestine Solidarité-Centre Bretagne ont la grande tristesse de nous annoncer le décès de son président honoraire Nazim KHALFA

C’est toute l’AFPS, de Bretagne et d’ailleurs qui vient de perdre un ami avec qui nous parta- gions de longue date un engagement commun dans le mouvement de solidarité avec le peuple palestinien. C’est cet engagement qui le plus souvent nous faisait croiser Nazim à Carhaix ou ailleurs, en tous cas, là où il fallait être pour soutenir la résistance palestinienne et dénoncer l’occupation.

C’est aussi cet engagement commun qui nous faisait apprécier l’homme, son humour, sa révolte, sa constance et sa ténacité à organiser avec tous ses ami-es du Groupe local de Carhaix les rencontres, les réunions publiques, les concerts pour la Palestine…

La dernière fois que nous avons rencontré Nazim, c’était le 13 novembre dernier lors d’une délégation de nos groupes locaux auprès du député Richard Ferrand pour la libération de Salah Hamouri. Il luttait déjà contre la maladie, fatigué par le déplacement et l’entretien, mais toujours là malgré tout…

Aujourd’hui, les adhérent-es et les ami-es de l’AFPS du Pays de Morlaix partagent l’immense tristesse et le chagrin de sa femme Colette et de ses filles à qui nous exprimons tout notre soutien et notre amitié.

Cette tristesse, nous la partageons aussi avec Jean-Pierre Jeudy et tous les ami-es de l’AFPS Centre Bretagne, mais aussi, avec ceux des groupes de Brest et de Quimper pour avoir perdu un compagnon de lutte contre l’injustice faite au peuple palestinien. Jean-Pierre a mille fois raison d’écrire que le meilleur hommage que nous puissions rendre à Nazim, c’est de continuer avec plus de force et de détermination les actions qu’il avait engagées avec nous.

La Palestine résistante vient de perdre l’un de ses plus fidèles amis et nous aussi…

La cérémonie d’hommage à Nazim se tiendra
vendredi 26 janvier 2018
à 14 heures à la salle du crématorium à Carhaix.

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25 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

pont l’abbé afps (le télégramme)

palestine-oppression

France Palestine Solidarité. Visite du président de la coopérative As Sanabel

Mercredi, Raed Abuyussef, président de la coopérative As Sanabel (Cisjorda- nie) a été reçu à Pont-l’Abbé. Le partenariat tissé avec la Ville et les associa- tions de solidarité internationale ont permis de soutenir toute une région.

L’association Pasi (Pont-l’Abbé Solidarité Internationale) et l’AFPS Cornouaille (Association France-Palestine Solidarité) ont reçu mercredi la visite de Raed Abuyussef, président de la coopérative As Sanabel, à Halhul, près d’Hébron en Cisjordanie, en présence de Stéphane Le Doaré, maire. La coopérative fabrique du jus de raisin. Elle a bénéficié de l’aide de la Ville de Pont-l’Abbé dans le cadre de la subvention accordée à Pasi pour des actions de solidarité internationale.

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« La coopérative est née en 2006 pour aider les paysans à cultiver leur raisin et à commer- cialiser leur récolte. Les difficultés de vendre le raisin frais, inhérentes à la situation israélo-palestinienne, ont amené l’idée de fabriquer du jus de raisin. La coopérative a un rôle écono-mique, social et politique. Elle permet à la fois de maintenir la jeunesse pour cultiver les terres, faire revenir des jeunes qui avaient dû trouver d’autres emplois en Israël et conserver les terres », a expliqué Raed Abuyussef.
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1 600 paysans aidés

« Avant 1994, 7 000 ha de vignes étaient cultivés, puis la superficie cultivée est descendue à 3.500 ha. Aujourd’hui, grâce à la création de la coopérative, elle est remontée à 5.000 ha et nous prévoyons 10.000 ha en 2021. La coopérative compte 365 adhérents et a aidé 1.600 paysans de la région.

En 2017, 5 000 t de raisins ont été pressées. C’est grâce à cette solida- rité que nous pourrons retrouver la paix et notre indépendance », a-t-il rappelé lors de son intervention, après avoir remercié la municipalité pour l’aide qui lui a été apportée et à tous ceux qui sou- tiennent ce projet en France. Un plan triennal a été établi par la coopérative pour permettre de financer la construction d’un atelier et les équipements complémentaires nécessaires pour poursuivre le développement de la coopérative. « L’aide que nous vous apportons, à notre petite échelle, s’inscrit dans un schéma global. Nous espérons que d’autres collègues emboîteront le pas. Nous sommes fiers d’apporter notre pierre à l’édifice dans ce projet », a indiqué
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Stéphane Le Doaré 19 janvier 2018
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24 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

efrin (cdkf + npa + al + yeniyol)

kurd

Depuis samedi 20 janvier, les avions de guerre turcs bombardent sans discontinuer la région d’Efrîn, au Rojava, dans le nord de la Syrie.

Au moins 20 civils ont été tués et 3 combattants kurdes des YPG/YPJ (un homme et deux femmes) sont tombés dans les bombardements de l’aviation turque. On compte par ailleurs de nombreux blessés.

Les Kurdes de Syrie (avec leurs forces armées, les YPG) et leurs alliés arabes (avec lesquels ils ont formé les FDS, Forces Démocratiques de Syrie) ont été le fer de lance de la résistance et de la reconquête contre Daesh, mondialement salués.

Ils ne demandent maintenant qu’à vivre en paix. Le système confédéral qu’ils ont choisi de mettre en place au Kurdistan syrien (dont – contrairement aux informations erronées ou malveillantes parfois distillées- ils ne demandent pas l’indépendance) ne peut que contribuer au développement de la démocratie et à l’instauration d’une paix durable au Moyen-Orient.

Depuis plusieurs mois, l’armée turque préparait ouvertement une offensive contre le canton d’Efrîn.

Le dictateur Erdogan ne s’en cachait pas et tout le monde le savait lors de sa récente venue en France ! Elle occupe déjà, en toute illégalité, un pan de territoire au nord-ouest de la Syrie, le long de sa frontière, où elle a renforcé le déploiement de ses forces et de son artillerie.

La région d’Efrîn était jusqu’à présent l’une des zones les plus sûres de Syrie, ce qui explique qu’elle abrite autant de réfugiés que le nombre de ses habitants, avec parmi ces réfugiés, des centaines de Yezidis qui avaient fui le massacre perpétré contre eux par Daesh et de nombreu- ses familles de la région d’Idleb qui ont fui la terreur imposée par les milices djihadistes armées et financées par la Turquie.

La Turquie n’a rien à faire en Syrie. Son intervention constitue une ingérence inadmissible contre laquelle nous appelons la communauté internationale à prendre des mesures d’urgence. Partout en France, il faut faire savoir au Sultan Erdogan que nous n’acceptons pas sa politique criminelle.

Nous exigeons du Président Macron et de son gouvernement une condamnation claire de l’agression turque, beaucoup plus nette que l’appel « à la retenue » du ministre Le Drian.

Partout, nous appelons à interpeler nos député-e-s pour qu’ils/elles prennent position et demandent une condamnation par la France.  L’Europe doit enfin réagir contre le régime liberticide et dictatorial d’Erdogan et prendre de véritables sanctions économiques et politiques contre lui.

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23 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

vénézuela (émancipation)

venezula

Où en est le Venezuela ?

Pour la droite, c’est une horrible dictature sanguinaire. Pour une certaine gauche, le chavisme est une expérience socialiste sabotée par l’impérialisme. Nous avons interrogé Thomas Posado, docteur en sciences politiques, qui a séjourné dans ce pays.

L’Émancipation : Peux-tu te présenter ? Ton parcours, ton positionnement politique, ton séjour au Venezuela, tes écrits…

Thomas Posado : Je m’appelle Thomas Posado. Je suis docteur en sciences politiques à l’Université Paris VIII, auteur d’une thèse sur les recompositions syndicales dans le Venezuela d’Hugo Chávez. Je milite depuis de nombreuses années dans la gauche radicale. J’ai décou- vert le Venezuela en 2006, enthousiasmé à l’époque par la rhétorique anti-impérialiste d’Hugo Chávez et j’y ai séjourné un an dans le cadre d’un stage auprès d’une radio de quartier dans un barrio de Caracas. J’ai vu un pays avec des perspectives révolutionnaires et j’ai pu constaté que l’horizon s’est assombri et le processus politique s’est institutionnalisé au fil de mes séjours de plusieurs mois pour réaliser ma thèse, en 2010 et 2013.

 Le chavisme a été vu comme une nouvelle forme de socialisme. Qu’est-ce qui a changé au Venezuela ? À qui appartiennent les moyens de production ? Y a-t-il eu réduction de la pauvreté ? Partage des richesses ?

T. P. : La pauvreté a été fortement réduite, principalement entre 2003 et 2007. La pauvreté a été divisée par deux, l’extrême-pauvreté par trois. Les classes populaires vénézuéliennes ont fait avorter plusieurs tentatives insurrectionnelles de l’opposition (un coup d’État militaire en avril 2002, un blocage de l’économie entre décembre 2002 et février 2003). Après ces événe-ments, le gouvernement Chávez a mis en place des “missions”, des programmes sociaux financés par la rente pétrolière (le cours du baril de pétrole dépasse les 100 dollars durant ces années-là), qui ont amélioré le quotidien des classes populaires vénézuéliennes en termes d’éducation, de santé, d’alimentation… Les structures de l’économie vénézuélienne ont en revanche peu changé. La part du secteur public dans le PIB a stagné durant le processus bolivarien, légèrement inférieur à un tiers de la production totale. Hugo Chávez a nationalisé des entreprises, indemnisées au prix du marché, mal gérées et peu productives.

Comment fonctionne l’économie vénézuélienne (production, importations, exporta- tions) ? Comment expliquer la crise économique sans précédent, l’hyperinflation et les pénuries ? Y a-t-il sabotage de l’économie ? Spéculation ?

T. P. : L’économie vénézuélienne est rentière, dépendante d’un seul produit, le pétrole, qui représente plus de 95 ?% de ses exportations. Cette dépendance date du début de l’exploita- tion de l’or noir au Venezuela, il y a un siècle. Hugo Chávez a réussi après maints affronte- ments, à récupérer le contrôle de la rente pétrolière, à en redistribuer une partie mais n’a pas réussi à diversifier l’économie vénézuélienne, ce que n’avaient pas réussi non plus ses prédécesseurs avant lui.

Nicolás Maduro aggrave cette dépendance aux matières premières avec le projet de l’Arc Minier de l’Orénoque, une zone représentant 12 ?% du territoire national, qui serait livrée aux multinationales étrangères pour l’exploitation de l’or, du coltan, de la bauxite, en dérogeant aux droits des communautés indigènes qui vivent sur place, au droit du travail et au droit de l’environnement sur le modèle des Zones Économiques Spéciales chinoises.

Une autre cause concourt à la crise actuelle : le détournement du taux de change. Les entre- prises ont obtenu plusieurs centaines de milliards de dollars pour des importations surfactu- rées ou non réalisées avec la complicité de hauts fonctionnaires gouvernementaux. La diffé- rence entre le taux de change officiel et officieux avec le dollar atteint aujourd’hui une échelle de 1 à plus de 8 000. Dans ces conditions, les importations sont très difficiles et la population subit de graves pénuries d’aliments et de médicaments.

Maduro est soutenu par certaines forces progressistes en Occident pour sa résistance à l’impérialisme et diabolisé par les médias et la droite. Qu’en penses-tu ?

T. P. : La diabolisation de Maduro par les médias et la droite internationale est réelle. L’oppo-sition, putschiste en 2002-2003, néolibérale dans son positionnement économique, est dépein- te comme de gentils démocrates, revendiquant la liberté contre une dictature totalitaire. Ce n’est évidemment pas le cas ! En février 1989, pour faire appliquer un plan d’ajustement signé avec le FMI, ils ont réprimé la population au prix de plus d’un millier de mort-e-s en une semai- ne.

Le soutien acritique à Maduro me semble également une erreur. Aussi réactionnaire que soit l’opposition vénézuélienne, le gouvernement Maduro connaît une dérive autoritaire qui ne touche pas seulement les élites d’opposition. Les élections syndicales sont reportées sine die, des “organisations de libération du peuple”, selon les ONG de défense de droits de l’homme, sont responsables de plusieurs dizaines d’assassinats extra-judiciaires sous le prétexte de lutter contre l’insécurité.

La droite au Venezuela a tenté plusieurs coups d’État contre Chávez. Est-ce une droite “démocratique” ? Ou faut-il craindre le pire si elle revient au pouvoir ?

T. P. : C’est une coalition de partis très hétérogènes, allant d’un post-maoïsme à la droite la plus radicale. Son habillage “démocratique” est évidemment une façade. La répression du Caracazo en février 1989, évoquée plus haut, et les tentatives de renversement de Chávez en 2002-2003 en attestent. Son retour au pouvoir serait sans doute l’application d’une austérité brutale pour la population et un alignement sur les États-Unis. L’opposition a d’ailleurs approu- vé les récentes sanctions de l’administration Trump qui rendent plus difficiles l’accès du Vene- zuela au financement de sa dette malgré les conséquences dramatiques que les décisions états-uniennes peuvent avoir pour la population, chose qui visiblement leur importe peu.

Y a-t-il eu des morts des deux côtés pendant les manifestations de cet été ?

T. P. : Oui. Un rapport de l’ONU, jugé partial par le gouvernement, le plus complet sur la ques- tion des manifestations et des violences d’avril à juillet, fait état de 73 morts dont la respon- sabilité peut être incombée au gouvernement (soit par les forces de l’ordre, soit par des grou- pes armés pro-gouvernementaux, des “colectivos”) et 28 à l’opposition, dont certains cas de lynchages de militants chavistes, qui relèvent d’une vengeance de classe particulièrement préoccupante.

On peut tirer quelques enseignements de ces données: que les violences politiques ont eu lieu des deux côtés, que la répression gouvernementale a été disproportionnée et que l’opposition ou au moins une partie d’entre elle, a des pratiques particulièrement violentes. Si on compare le ratio victimes du côté du gouvernement / victimes du côté de l’insurrection armée, on atteint un niveau de violence de l’opposition sans commune mesure avec ce qui se passe en Pales- tine, sans que les médias européens ne s’émeuvent de la “dictature Nétanyahou”.

Y a-t-il une internationalisation du conflit vénézuélien (menaces de Trump, décoration de l’opposition vénézuélienne par le Parlement européen, soutien de l’OEA à l’opposition) ? Y a-t-il ingérence ? Que deviennent les accords avec Cuba (pétrole contre professeurs et médecins) ?

T. P. : Oui, il y a une projection géopolitique de chacune des puissances sur le Venezuela. D’un côté, l’Union Européenne et les États-Unis. Les principaux gouvernements européens (Rajoy, Merkel, Macron) ont accueilli les dirigeants de l’opposition. Le Parlement Européen a décerné le prix Sakharov à l’opposition vénézuélienne, voté un embargo sur les armes au Venezuela et gelé les avoirs d’un certain nombre de dirigeants vénézuéliens.

Les États-Unis sont allés plus loin dans l’ingérence, avec en plus du gel des avoirs de hauts dignitaires, la menace d’une “option militaire” de Donald Trump dans sa fuite en avant belliciste et, surtout, une interdiction de contracter de nouvelles obligations envers l’État vénézuélien ou l’entreprise pétrolière publique, alors que le pays s’approche du défaut de paiement avec une dette qui est estimée à 150 milliards de dollars.

À l’inverse, la Russie et la Chine acceptent un rééchelonnement des paiements. Les montants sont tels que seuls un moratoire, voire une annulation partielle ou totale de la dette permet-traient à l’économie de redémarrer et de mettre fin aux pénuries. Les échanges avec Cuba perdurent mais affaiblis, d’une part par la crise au Venezuela qui a besoin de capitaliser chaque baril de pétrole, d’autre part par la diversification des partenaires commerciaux par Cuba, notamment avec l’amorce du dialogue avec les États-Unis.

Sur quelles forces sociales s’appuie le régime ? Et la droite ?

T. P. : L’armée demeure un soutien fidèle du gouvernement Maduro. Hugo Chávez ,qui en provenait, a bénéficié de sa fidélité. Nicolás Maduro, loin d’avoir la même autorité que son prédécesseur, cherche à maintenir cet appui en lui octroyant des privilèges substantiels. Un tiers des ministres en sont issus. De nombreuses entreprises publiques sont désormais dirigées par des militaires.

Les classes populaires, base sociale traditionnelle du chavisme, s’éloignent du gouvernement. Dans les zones rurales, le chavisme résiste mieux, les pénuries alimentaires étant moins fortes. Dans les zones urbaines, les classes populaires sont davantage déçues du gouvernement au point qu’on a pu voir l’opposition l’emporter dans certains barrios. Le gouvernement a mis en place des Comités Locaux d’Approvisionnement et de Production (CLAP) distribuant de la nourriture dans les quartiers populaires, avec plusieurs limites.

Ce panier est loin de subvenir aux besoins mensuels des personnes dans un pays où le salaire minimum, rongé par l’hyper-inflation, ne représente plus qu’un quart des nécessités d’un foyer. Ce panier est attribué en échange d’un soutien politique au gouvernement. Ne pas aller voter peut entraîner sa non-distribution. Même si l’opposition commence à gagner de l’influence dans les quartiers populaires urbains, sa base sociale traditionnelle depuis l’accession au pouvoir d’Hugo Chávez demeure les classes possédantes.

Le Venezuela est-il devenu une dictature ? Quelle est l’importance des dissidences apparues dans le camp chaviste ? Existe-t-il une gauche qui refuse de choisir entre le régime et la droite ?

T. P. : C’est un gouvernement qui connaît une dérive autoritaire incontestable mais qui ne me semble pas aujourd’hui un régime autoritaire, une dictature, à proprement parler. Le moyen de légitimation des autorités élues demeure l’élection concurrentielle, l’opposition peut se présen- ter à des élections, s’exprimer et se mobiliser, même si c’est sous des modalités très encadrées juridiquement.

Des dissidences sont apparues dans le camp chaviste. La plus célèbre d’entre elles est l’an- cienne Procureure Générale de la République, Luisa Ortega, qui a critiqué légitimement le virage répressif de ces derniers mois. Elle est exilée dans des pays conservateurs après avoir été accusée d’être l’auteure intellectuelle des violences d’avril à juillet. Le problème, c’est que dans un pays aussi polarisé que le Venezuela, il est difficile de critiquer le gouvernement sans rechercher le soutien de l’opposition conservatrice.

Certain-e-s militant-e-s libertaires ou trotskistes parviennent à dépasser ce dilemme mais ils et elles sont peu nombreux/ses (quelques centaines tout au plus) et ne sont malheureusement pas en mesure de peser sur les événements tragiques qui se déroulent actuellement dans le pays.

Entretien réalisé par Pierre Stambul samedi 20 janvier 2018

http://www.emancipation.fr/

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21 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

nantes kurdes (cdkf)

nantes

Appel à manifester

L’État turc, avec son armée, viens d’envahir le nord de la Syrie. Pour protester contre ces agissements de l’État turc, le CDKF (Conseil démocratique Kurde en France) appelle à une manifestation de soutien  lundi 22 janvier à 13h place du COMMERCE à Nantes.

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20 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

rojava brest quimper

kobane

ACTES en Cornouailles, l’AFPS Brest, les Amis du Monde Diplo Brest, ATTAC Brest, ATTAC Quimper, la Ligue des Droits de l’Homme BMO, la LDH Quimper, le Patronage laïque Guérin et  organisons des projections, suivies de débats avec les deux réalisateurs, du documentaire « Rojava : une utopie au cœur du chaos syrien ».

Elles auront lieu :

Quimper le mercredi 24 janvier, de 20h, aux halles Saint-François (rue Astor)
Brest le jeudi 25 janvier, de 19h à 20h30, au Patronage laïque Guérin (1, rue A Ribot)

A Brest, l’association de cinéma Termaji a bien voulu prêter main forte pour assurer la technique.

Projection en présence de Mireille Court et Chris Den Hond, réalisateurs du film.

Vous trouverez l’article de Mireille Court et Chris Den Hond paru dans le Monde diplomatique  au lien suivant : https://www.monde-diplo

Et la présentation de l’ouvrage collectif qu’ils ont dirigé avec Stephen Bouquin La Commune du Rojava. L’alternative kurde à l’État-nation  aux éditions Syllepse sur celui-ci : https://www.syllepse.net/

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13 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

brest

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