Archive | Antimilitarisme

07 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Centenaire de la Première Guerre mondiale : Hollande, héritier des trahisons du Parti socialiste (lo)

Centenaire de la Première Guerre mondiale : Hollande, héritier des trahisons du Parti socialiste (lo) dans A gauche du PS guerre-a-la-guerre-f

Le  7  novembre, depuis l’Élysée, Hollande devait lancer officiellement les commé-morations du centenaire de la Première Guerre mondiale.

C’est à ceux qui se prétendent parfois les héritiers des socialistes du début du XXe siècle qu’échoit donc de rendre un hommage légal aux huit millions de « poilus » que la bourgeoisie française a envoyés en 1914-1918 « mourir pour les industriels », selon le mot d’Anatole France.

Il y a un siècle, quinze jours encore avant l’entrée en guerre, en août 1914, les militants socialistes, réunis en congrès extraordinaire à Paris à la mi-juillet, écoutaient Jaurès : « Nous dénon-cerons le danger par l’action parlementaire et par l’agitation dans le pays. Mais quand les nuées tombe- ront, car les travailleurs seront menacés par l’orage, il est impossible qu’ils ne se souviennent pas qu’ils sont une force et qu’ils n’affirment pas bien haut leur volonté de paix. Et, en fait, malgré les dissen-timents théoriques, nous sommes d’accord pour dire que la cessation du travail est un moyen d’émou- voir et d’avertir tous les gouvernants. S’il est vrai que dans tous les pays, à certaines heures de crise, c’est à la grève générale que les travailleurs ont recours, il est impossible qu’ils ne recourent pas à ce moyen contre la guerre. »

L’appel de la CGT à la grève générale était dans l’air et Marcel Sembat, Edouard Vaillant, Albert Thomas, dirigeants du Parti socialiste, appuyèrent Jaurès qui faisait voter une motion : « Entre tous les moyens employés pour prévenir et pour empêcher la guerre et pour imposer aux gouvernements le recours à l’arbitrage, le Congrès considère comme particulièrement efficace la grève générale ouvrière simultanément et internationalement organisée dans les pays intéressés, ainsi que l’agitation et l’action populaires sous les formes les plus actives. »

Mais comme l’écrivait des années plus tard le communiste révolutionnaire Alfred Rosmer, « le 1er août 1914, Jaurès est mort [la veille], Jouhaux [le secrétaire général de la CGT] est acheté. La guerre peut passer. À 4  heures de l’après-midi, l’ordre de mobilisation est affiché ». Les dirigeants socialistes n’allaient pas tarder à emboucher les trompettes de « l’union sacrée » avec la bourgeoisie. Le 2 août, Édouard Vaillant et Marcel Sembat appelaient « les socialistes » à « remplir à la fois leur devoir patriotique et leur devoir socialiste [...] pour la Patrie, pour la République, pour la Révolution » et à « se battre pour défendre la culture française et la liberté des peuples ». Le Parti socialiste assuma des postes au gouvernement ; Albert Thomas devint le 26 août 1914 sous-secrétaire d’État à l’artillerie et à l’équipement militaire dans le cabinet du républicain-socialiste René Viviani et Marcel Sembat entra aux Travaux publics.

Cinquante-deux mois et quinze millions de morts plus tard, le 11 novembre 1918, la bou- cherie prenait fin. En France, un mobilisé sur six ne revint pas.

Hollande, Valls et Montebourg sont les héritiers de cette trahison du Parti socialiste de 1914 et ils l’assument. Il est vrai que, depuis, le Parti socialiste en a commis beaucoup d’autres. Viviane LAFONT

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2362&id=23

Lire la suite

06 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Brest, ce soir, une conférence-débat ce soir sur la dissuasion nucléaire (lt)

Brest, ce soir, une conférence-débat ce soir sur la dissuasion nucléaire (lt) dans Antimilitarisme tumblr_mc795hD1Pd1r2ntmlo1_500

L’Université européenne de la paix propose, ce soir , à 18 h, à la faculté Victor-Segalen, une conférence-débat intitulée « La dissuasion nucléaire en question ».

L’intervenant sera Jean-Marie Collin, directeur pour la France du réseau international des parlementaires pour la non-prolifération nucléaire et le désarmement et coauteur, avec l’ancien ministre de la Défense Paul Quilès et le général Bernard Norlain, de l’ouvrage « Arrêtez la bombe ». Cette conférence est organisée en partenariat avec Les Amis du Monde diplomatique. Entrée libre. 6 novembre 2013 à 10h21

http://brest.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/dissuasion-nucleaire-une-conference-debat-demain-06-11-2013-2293460.php

tumblr_mrc5niugP61rtla5do1_400 dans Antimilitarisme

Lire la suite

13 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

1914-1918, fusillés pour l’exemple : la barbarie impérialiste

1914-1918, fusillés pour l’exemple : la barbarie impérialiste dans Antimilitarisme world-war-one-o

Alors que l’État se prépare à commémorer le centième anniversaire de la Première Guerre mondiale, cette première grande boucherie impérialiste, une commission officielle d’historiens a remis au ministre des Anciens Combattants, Kader Arif, un rapport au sujet de la réhabilitation des soldats fusillés pour l’exemple.
Près de 2 500 condamnations à mort furent prononcées et plus de 600 exécutées dont environ  430 l’ont été en 1914 et 1915 après des conseils de guerre improvisés et sommaires. Sur un front qui n’était qu’un immense charnier, sous les obus et la mitraille, des hommes ont eu peur, ont refusé de partir à l’assaut, de tuer ou encore d’obéir à des ordres absurdes donnés par des officiers paniqués. À ces condamnations sommaires s’ajoutent les exécutions sommaires ou les soldats sacrifiés dans des expéditions sans retour.

Féroces avec les révoltés… En 1917 a lieu une véritable répression contre la vague des mutineries du Chemin des Dames provoquée par la folle et criminelle offensive décidée par le général Nivelle. Face à l’entêtement de l’état-major, des mutineries éclatent et gagnent progressivement toutes les armées le long du front pendant huit semaines. Elles toucheront 68 divisions sur les 110 qui composent l’armée française. À Craonne, lors des sanglants assauts commandés par Nivelle, ce sont 30 000 hommes qui meurent en 10 jours, 100 000 sont blessés. Sur environ 3 500 condamnations prononcées par les conseils de guerre contre les soldats mutinés, il y eut 1 381 condamnations aux travaux forcés ou à de lourdes peines de prison et 554 condamnations à mort, dont beaucoup furent cependant amnistiées par Poincaré.
Cent ans après le début de la première guerre pour le partage du monde entre puissances impérialistes, l’opprobre indigne jeté sur ces soldats n’est pas effacée.

*

En 1998, dans un discours prononcé sur le plateau de Craonne, Lionel Jospin avait appelé à ce que « ces soldats fusillés pour l’exemple au nom d’une discipline dont la rigueur n’avait d’égale que la dureté des combats réintègrent aujourd’hui pleinement notre mémoire collective nationale». Sa déclaration avait suscité une levée de boucliers à droite pour qui la réhabilitation n’était «pas le meilleur exemple à    donner » ! Aujourd’hui encore, il se trouve des associations pour refuser une réhabilitation collective de tous les fusillés. « Une solution inenvisageable » pour l’UNC (Union nationale des combattants). « Sur les monuments aux morts, les noms de violeurs seraient alors au côté des noms de soldats morts pour la France. C’est impensable », ose affirmer le général Schmitt ! L’État de la bourgeoisie, ses serviteurs galonnés ont la haine et la morgue tenaces.

Cléments avec les criminels ! Par contre, ils ont fait preuve de la plus grande mansuétude à l’égard des dirigeants politiques de l’époque, les Clemenceau et autres responsables de « cette guerre infâme ». Ils n’ont jamais songé à sanctionner ces généraux qui, par aveuglement ou pour leur seule gloire personnelle, par mépris des poilus, simples ouvriers et paysans, ont envoyé à la mort des vagues d’assaut entières. Ils étaient pourtant coupables de crimes de masse. Jaurès avait raison quand il disait dans son dernier discours, à Lyon, le 25 juillet 1914, peu avant d’être assassiné : « Quoi qu’il en soit, citoyens, et je dis ces choses avec une sorte de désespoir, il n’y a plus, au moment où nous sommes menacés de meurtre et de sauvagerie, qu’une chance pour le maintien de la paix et le salut de la civilisation, c’est que le prolétariat rassemble toutes ses forces qui comptent un grand nombre de frères, Français, Anglais, Allemands, Italiens, Russes et que nous demandions à ces milliers d’hommes de s’unir pour que le battement unanime de leurs cœurs écarte l’horrible cauchemar. »

*
Yvan Lemaitre Samedi 12 octobre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 212 (10/10/2013)

*
« Ceux qu’ont l’pognon, ceux-là r’viendront, car c’est pour eux qu’on crève. Mais c’est fini, car les troufions vont tous se mettre en grève. Ce s’ra votre tour, messieurs les gros, de monter sur l’plateau, car si vous voulez la guerre, payez-la de votre peau ! » La chanson de Craonne (chanson anonyme de 1917)

 

 

Lire la suite

09 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Etats-Unis. Cinq mythes sur les drones (Al’E)

Etats-Unis. Cinq mythes sur les drones (Al'E) dans Antiimpérialisme game-of-drones

La guerre au terrorisme est présentée par le gouvernement des Etats-Unis comme une offensive militaire et d’intelligence [le renseignement] sur un champ de guerre mondialisé. Mais c’est aussi une guerre menée sur le terrain de la propagande, avant tout quand on parle des «liquidations» par des drones. Voici cinq mythes diffusés par le Pentagone et par les constructeurs d’armement pour justifier l’utilisation des drones et la politique d’assassinats ciblés conduite par la Maison-Blanche.

1. Les drones tuent seulement les terroristes. En mai 2009, au début du premier mandat de Barack Obama, David Kilcullen, l’ex-conseiller pour le terrorisme de David Petraeus [dirigeant des opérations en Afghanistan suite à Stanley McChrystal relevé de ses fonctions ; puis nommé par Obama à la tête de la CIA et dû démissionner suite à un adultère], a écrit dans le New York Times que seulement 2% des victimes des drones étaient des membres qualifiés d’Al-Qaida. Kilcullen calculait que pour chaque «objectif de haute valeur» d’Al-Qaida, 50 civils étaient tués.

En avril 2013, une enquête de la NBC, effectuée sur la base de documents secrets de la CIA, a révélé qu’un combattant sur quatre tués au Pakistan entre septembre 2010 et octobre 2011 était classé dans la rubrique «combattant ignoré». Cela signifie que, selon ses propres dires, dans 25% des cas la CIA n’a aucune idée de qui elle a tué. A cela s’ajoute le fait que tous les hommes en état de combattre et qui sont tués lors des attaques sont systématiquement considérés comme des combattants. Dès lors, la marge d’erreur est énorme.

2. Les drones sont précis. La rhétorique du Pentagone sur la précision millimétrique des drones ne repose pas sur une base concrète. Larry Lewis – un chercheur du Center for Naval Analysis, un groupe de recherche lié à l’armée américaine – a étudié les données relatives à l’Afghanistan. Il a découvert que les attaques par drone ne sont pas plus précises que les offensives aériennes conventionnelles.

Néanmoins, malgré tous les discours sur la capacité de cibler l’ennemi grâce à des systèmes de surveillance beaucoup plus sophistiqués, les drones sont imprécis au même titre que les avions avec pilote. En outre, il faut avoir à l’esprit que l’étude de Lewis se réfère à l’Afghanistan, pays où l’armée états-unienne emploie d’énormes ressources pour la sélection des objectifs et pour évaluer les conséquences des attaques. Au Pakistan et au Yémen, la situation est beaucoup moins claire. Dès lors, il est probable que les drones ont causé un nombre supérieur de victimes dans la population civile.

3. Les drones frappent les personnes qui menacent la sécurité des Etats-Unis. Le Pentagone veut imposer l’idée que les listes des objectifs à éliminer sont le fruit d’un travail très précis de sélelction des terroristes qui présentent une menace immédiate pour les Etats-Unis. Mais l’existence des «signature strikes» dément la thèse soutenue par l’armée. Il s’agit d’attaques qui sont menées sur la base de l’activité conduite par un individu et non pas parce que l’on connaît l’identité de cet individu. Il est dès lors impossible de savoir de quelle activité et de quel individu il s’agit mais nous savons que depuis l’introduction des «signature strikes» le nombre d’attaques avec des drones a augmenté de façon considérable au même titre que le nombre de victimes.

De plus, quelques rapports récents ont révélé que l’autorisation délivrée pour des attaques au moyen de drones au Pakistan l’avait été par l’ex-président Pervez Musharraf qui a dû quitter le pouvoir en 2008. Il est probable que Musharraf avait demandé une aide pour éliminer ses ennemis en échange d’un consensus sur les attaques par drone. Au lieu de se concentrer sur les ennemis des Etats-Unis, la CIA a collaboré avec les services secrets pakistanais à l’exécution de personnes qui ne représentent aucune menace pour les Etats-Unis.

4. Les drones sont économiques. En mettant de côté les interrogations d’ordre moral, juridique et politique sur l’utilisation des drones, il reste la question économique. Les politiques et les constructeurs d’armement continuent à souligner le coût relativement bas des opérations : entre 4 et 5 millions de dollars par drone. Selon Winslow Wheeler, du Project on Governement Oversight, «les données chiffrées ne sont pas correctes». «Le coût réel par unité en opération de 4 drones de type Reaper s’élève à 120,8 millions de dollars.» Soit beaucoup plus que les 27,2 millions nécessaires pour acheter un F-16C ou que les 18,8 millions pour un A-10.

5. Les drones rendent les Etats-Unis plus sûrs. C’est faux. Les drones déstabilisent une puissance nucléaire comme le Pakistan, une des régions les plus insécures du monde. Ils provoquent aussi une marée d’attaques suicides dans ce pays. La menace représentée par ces attaques concerne aussi directement les Etats-Unis parce qu’elle est le symptôme de l’augmentation de l’extrémisme à l’échelle mondiale. Les personnes qui s’identifient avec la diaspora musulmane voient leurs parents tués de façon brutale par des Etats-Uniens. Les auteurs de l’attentat commis lors du marathon de Boston [15 avril 2013] sont les derniers éléments de ce processus. Pensez par exemple à Faisal Shahzad [né en 1979 au Pakistan, naturalisé américain], l’homme qui en 2010 a essayé de faire sauter Time Square à New York. Lors du procès, quand le juge lui a demandé d’expliquer les motifs qui l’avaient porté à planifier cette attaque, Shahzad a répondu en faisant référence aux attaques états-uniennes avec des drones au Pakistan.

Malheureusement, ces rebelles seront toujours plus nombreux parce que les attaques des Etats-Unis avec des drones pousseront baucoup de personnes qui vivent dans le monde musulman vers les franges politiques les plus extrêmes et la violence états-unienne appellera une autre violence. (Traduction A l’Encontre) Publié par Alencontre le 8 – octobre – 2013 Par Robert Greenwald

Robert Greenwald est membre du conseil d’administration de l’Independent Media Institute. Il vient de finir un documentaire aux Etats-Unis dont le titre est le suivant : War on Whistleblowers. Free Press and the National Security State.

http://alencontre.org/ameriques/americnord/usa/etats-unis-cinq-mythes-sur-les-drones.html

 

Lire la suite

03 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Poilus fusillés : un siècle de mensonges (LO)

Poilus fusillés : un siècle de mensonges (LO) dans Antimilitarisme fusill-s-mutineries-14-18

Une commission officielle est en train de réfléchir à la réhabilitation des soldats de la guerre de 1914-18 qui ont été fusillés sur décision de cours martiales.

Certains avaient peur de sortir de leur tranchée, d’autres se sont rebellés contre les ordres absurdes et meurtriers de la hiérarchie, et d’autres encore se sont activement mutinés contre la continuation de la guerre. Un siècle après, ce n’est pas trop tôt !

Par contre l’État ne s’est jamais penché sur le cas des dirigeants de l’époque qui ont précipité tant d’ouvriers et de paysans dans la première grande boucherie mondiale. Ni sur celui des généraux qui, par aveuglement ou pour leur seule gloire personnelle, ont envoyé à la mort des vagues d’assaut entières. Ils étaient pourtant coupables de crimes de masse. 2 octobre 2013

http://www.lutte-ouvriere.org/notre-actualite/breves/#1

Lire la suite

24 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

L’armée dans « les quartiers » ? Des médias au pas cadencé (Acrimed)

L’armée dans « les quartiers » ? Des médias au pas cadencé (Acrimed) dans Antimilitarisme aura

Envoyer l’armée dans les quartiers, et pourquoi pas, demain, dans les hôpitaux ? Riche idée…

Du moins pour un grand nombre de médias. A la faveur d’une succession de faits divers, cette martiale idée, d’abord soutenue par une poignée d’élus, a fait son chemin médiatique. Et quand sondages officiels, pseudo-enquêtes maison et éditocrates sont au diapason, le cocktail est forcément explosif. Tout avait commencé en juin 2011 lorsque Stéphane Gatignon, maire de Sevran (Seine Saint-Denis), avait réclamé l’inter-vention de « forces d’interposition, des casques bleus, comme ceux qu’on envoie à l’étranger pour empêcher les belligérants de s’entre-tuer » afin de restaurer le calme dans certains quartiers de sa commune.

Un an plus tard, à l’été 2012, Samia Ghali, maire du 8e secteur de Marseille et sénatrice socialiste des Bouches-du Rhône, suggère à son tour de recourir à l’armée pour apaiser les tensions dans la cité phocéenne. À l’époque, les médias étaient restés (relativement) mesurés, surtout après que l’exécutif a clairement écarté cette option. Ils se contentèrent de relater cette proposition très minoritaire et la fin de non-recevoir que le pouvoir en place lui opposa.

Une année passe et en 2013, le chœur médiatique est presque à l’unisson pour relayer cette même proposition. Pour les défenseurs de cette idée, les médias sont un allié inespéré car ces derniers, en s’appuyant notamment sur force sondages, contribuent largement à crédibiliser cette hypothèse.

Sondeurs de tous les pays, unissez-vous… En cette rentrée 2013, en effet, à la suite de nouveaux règlements de compte à Marseille, certains médias n’ont pas hésité à concocter quelques micros-trottoirs afin de tâter l’opinion : ainsi, le 5 septembre, Vincent Parizot et Christelle Rebière rappellent-ils dans l’émission « RTL Midi », que « la sénatrice PS Samia Ghali, maire des 15e et 16e arrondissements de Marseille, réclame la présence de l’armée dans les hôpitaux ». Du coup, RTL aussi ! Dans la partie de l’émission intitulée « Les auditeurs ont la parole », ces derniers sont invités à répondre à l’une de ces « questions du jour » (que nous avions analysée dans un précédent article : « Faut-il envoyer la police ou l’armée dans les hôpitaux ? » Choix cornélien s’il en est : pour les blouses blanches, ce sera le képi ou le treillis. À l’issue de cette émission interactive et citoyenne, les animateurs sont formels : « C’est toujours un grand oui pour 70% des votants, non pour 26% [1] » selon l’experte-ès-études d’opinion de la radio. Où l’on voit comment fabriquer de toute pièce une vraie-fausse étude qui n’a même pas la « valeur » d’un sondage administré dans les règles et qui viendra alimenter et conforter d’autres études, antérieures et ultérieures…

Le jour même, Le Figaro ne s’en laisse pas compter et décide lui aussi de frapper fort en consultant sans plus attendre son lectorat. Comme ce sondage choc le « montre » [2], une majorité de Français (lecteurs du Figaro) approuve : c’est un oui (presque) massif.

Mais après un tel travail de terrain, restait à trouver LE sondage de référence. Il sort enfin, le 12 septembre [3]. C’est le Huffington Post qui dégaine cette fois-ci. Dans son article « L’armée, une solution radicale qui fait consensus », on apprend ceci : « la proposition choc de la sénatrice socialiste Samia Ghali de faire intervenir l’armée pour mettre un terme aux violences trouve un large écho dans l’opinion. 57% des personnes interrogées par YouGov y sont favorables contre seulement 25% contre ». Puis, à propos de la situation à Sevran, le HuffPost rappelle, qu’ « à l’époque (…) un sondage Ifop révélait alors que 57 % des Français considéraient le recours à l’armée « justifié » compte tenu de « l’insécurité existant dans certains quartiers sensibles ». Soit exactement la même proportion en ce qui concerne la ville de Marseille. » Le parallèle est trop beau, irrésistible presque : deux sondages à deux ans d’écart livrant les mêmes résultats, au pourcentage près. Pouvait-on rêver plus belle preuve de scientificité ? D’autant qu’un an plus tôt, l’Express, alors seul contre tous, s’était fait l’écho d’un autre sondage aux résultats non moins concordants.

58% des Français approuvaient à l’époque, 57% aujourd’hui. Belle constance de ces « baromètres de l’opinion » qui se transforment lentement mais surement en « preuves ». Néanmoins, en analysant les autres résultats de cette même enquête et l’avalanche de chiffres qui l’accompagne, certains sont déconcertants puisque seuls 27% des Français se disent finalement « tout à fait favorables » au recours à l’armée. Soit 73% qui n’y seraient soit pas tout à fait favorables, soit pas du tout, ce qui nuance sérieusement le chiffre choisi en gros titre. D’autant que rien ne permet d’établir ce que les sondés entendent par « envoyer l’armée » : quelques militaires en uniforme ou des chars et des hélicoptères ?

Le rétablissement du service militaire est aussi évoqué : « Le sondage Harris Interactive/VSD montre que 78% des Français sont favorables à une telle mesure. Parmi les raisons évoquées, 89% des sondés estiment que le service militaire promouvoit (sic) la mixité sociale et 85% d’entre eux pensent qu’il renforce le sens du devoir et le sens civique chez les jeunes. » Le mélange des genres, des chiffres et des questions est total mais peu importe ces points de détail, il suffit de retenir que les Français approuvent l’envoi de l’armée dans les « points chauds ».

Recours à l’armée : la caisse de résonance médiatique

Dès lors, on assiste à un véritable déluge : des médias, en rangs serrés, reprennent ad nauseam le sondage HuffPost/ YouGov précité. Pour l’Express, à l’avant-garde de ce combat, c’est au citoyen d’en prendre acte et de prolonger le débat. Et de poursuivre : « Le recours à l’armée à Marseille, est-il nécessaire pour lutter contre la délinquance ? Souhaitez-vous une intervention armée ? Est-ce une mesure extrémiste ou le seul moyen d’en finir ? Partagez votre avis sur le Club Pol Story, les meilleures contributions passeront à la Une du site ! » Faire la Une de l’Express, voilà de quoi motiver les troupes ! Quant au « seul moyen d’en finir », avec qui ou avec quoi, personne ne le saura…

France 3, de son côté, arrondit les chiffres en gros titre « Six Français sur dix favorables à l’envoi de l’armée à Marseille » avant de rectifier le tir dans le corps de l’article, «  Près de six Français sur dix (57%) seraient favorables à l’envoi de l’armée à Marseille pour lutter contre la violence, selon un sondage YouGov pour le Huffington Post publié jeudi. » Arrondir à la dizaine supérieure, effet garanti…

La presse régionale la plus immédiatement concernée par ces « violences » n’est pas en reste : si elle ne se distingue ni par son originalité ni par ses investigations poussées, elle vient apporter sa modeste pierre à l’argumentaire militaire. « Violences : les Français pour l’envoi de l’armée à Marseille » dixit Midilibre. « Marseille : 57% des Français favorables à l’envoi de l’armée » selon Nice Matin. Pas mieux pour La Provence  : « Marseille : 57% des Français favorables à l’envoi de l’armée ». Et le quotidien Metro de renchérir : « Violences à Marseille : les Français favorables à une intervention de l’armée. Après les derniers événements qui ont endeuillé la cité phocéenne, 57% des Français plébiscitent l’armée pour lutter contre l’insécurité. »

Une telle circulation circulaire d’un même sondage, dont la validité et le sens ne sont même pas discutés, en dit proba-blement plus sur la paresse et le conformisme journalistiques que sur le fond d’un problème qu’aucun journal ne songe à explorer autrement que par des données chiffrées contestables, mais prêtes à l’emploi. Et si d’aventure la reprise en boucle de cet unique sondage ne suffisait pas à convaincre, nos éditocrates préférés sont là pour assurer le service après-vente.

Les éditocrates, bons petits soldats du journalisme Devant une situation si préoccupante, Ivan Rioufol, du Figaro, s’interroge gravement, dans un de ses éditos dont il a le secret : « Mais alors, pourquoi refuser d’envoyer l’armée ? » Après quelques élucubrations sur le Ministre de l’Intérieur qui « a semblé avaliser (son) analyse » en matière de lutte « contre la barbarie » (rien que ça…), il conclut, tout en nuances : « Le pouvoir redoute, on le comprend, une guerre civile. Mais c’est son spectre qui menace Marseille, si rien n’est tenté. »

Une fois de plus, pourtant, à l’image de son hebdomadaire qu’il juge politiquement « au-dessus de la mêlée », l’inénarrable Christophe Barbier est au-dessus du lot. Dans son édito vidéo du 6 septembre intitulé « Il faut l’intervention du fisc et de l’armée », il affirme, à propos du « problème marseillais » : « Il faut une guerre totale ; “guerre ”, le mot a été prononcé par Manuel Valls. Une guerre, ça commence avec l’armée. Samia Ghali, il y a pile un an quand elle a dit “envoyez-nous l’armée”, seul L’Express l’avait défendu. Oui il faut l’armée. Oh… pas pour tirer dans le tas, bien sûr, pas pour canonner, non, il faut l’armée pour être dans les rues, pour être auprès des citoyens. Il faut l’armée comme dans Vigipirate contre les terroristes, il faut l’armée pour rassurer d’un côté et témoigner, regarder, surveiller de l’autre. » Assimiler les habitants de ces quartiers à des « terroristes », désarmant, non ?

Moins réfléchi peut-être, mais plus enthousiaste, dans l’attitude et dans les mots, Eric Brunet [4] va droit au but. Et ce ne sont pas moins de 77% de ses auditeurs, semble-t-il, qui lui emboîtent le pas.

Bref, la recette est simple : prenez un fatras de chiffres plus ou moins vérifiés et vérifiables, des médias à l’unisson pour amplifier une idée discutable et quelques éditocrates patentés pour finir de convaincre les sceptiques, et le tour est joué.

Aux yeux d’une cohorte de médias, l’armée devient donc bonne à tout faire : ramener l’ordre dans les « quartiers chauds », mettre fin au trafic de drogue, sécuriser les hôpitaux, et bien plus encore. Alors qu’au départ, seules quelques voix isolées prônaient ce type de mesures « radicales », on voit la machine médiatique s’emballer et des journalistes, les uns après les autres, serrer les rangs. Quand la classe politique se divise, des médias, eux, se mettent au garde-à-vous.  Thibault Roques, le 24 septembre 2013

http://www.acrimed.org/article4142.html

Lire la suite

23 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Conflit en Syrie : les éditocrates s’habillent en kaki (Acrimed)

Conflit en Syrie : les éditocrates s’habillent en kaki (Acrimed) dans Antiimpérialisme usa-leyendecker-yung-man-father-try-on-uniform

Comme les escargots lorsque tombent les premières gouttes de pluie, à chaque projet de guerre humanitaire et à chaque intention de lâcher quelques bombes, les va-t-en guerre sont de sortie. Guerre du Golfe, Yougoslavie, Kosovo, Afghanistan, guerre du Golfe la suite, Lybie, les médias aiment donner la parole au GI-Joe de la pensée géopolitique. Avec le conflit en Syrie, ils sont particuliè-rement nombreux… et particulièrement en forme. Les commentateurs en tous genres ont été contraints de modifier leur analyse et leur plan compte tenu de l’agenda international. Il y a un « avant » et un « après » 9 septembre. En effet, le 9 septembre la Russie propose de soumettre les armes chimiques de la Syrie à un contrôle international. Avant cette proposition, la plupart des éditocrates étaient favorables à une intervention armée (ciblée et humanitaire – sic). Après, ces mêmes éditocrates étaient – toujours – favorables à une intervention armée (ciblée et humanitaire – resic).

L’état-major Dans une nouvelle saison de cette série répétitive, le général en chef pourrait bien être Bernard Guetta. Depuis la fin du mois d’août il a délaissé sa cape bleue ornée d’étoiles pour un ensemble kaki sur lequel il espère apposer de nombreuses médailles. Dans Libération (3 septembre 2013), il revient sur les arguments des opposants à une intervention militaire en Syrie. Sa tentative de démontage consiste à aligner quelques lapalissades cocasses dont celle-ci : « Dès lors que des gaz de combat ont bel et bien été utilisés, celui qui a pu le faire est celui qui en avait et non pas celui qui n’en avait pas, le pouvoir et non pas l’insurrection. » CQFD. Puis il ajoute d’étonnantes remarques pour un spécialiste de la géopolitique : « rien ne dit que des frappes limitées précipiteraient une guerre mondiale ou même régionale. » Mais rien ne dit le contraire non plus.

La proposition russe du 9 septembre n’entame pas la virulence de ses arguments. Ainsi Bernard Guetta sur France Inter commente : « La seconde clarification apportée par ce coup de théâtre russe est qu’il est bel et bien nécessaire et non pas forcément aventureux ou va-t-en-guerre de ne pas accepter l’inacceptable et d’envisager de le sanctionner par la force. » Puis il ordonne : « Il ne faut pas, autrement dit, renoncer à la force. » (10 septembre) « À l’attaque ! » aurait-il ajouté en studio, une fois le micro coupé.

Le 27 août, Bernard-Henri Lévy – autre général de circonstance – se lâche dans « Le Grand Journal » sur Canal Plus : « Quand je vois les 75% de pacifistes qui disent :’’tout sauf la guerre’’, quand j’entends ’’Paix, paix, paix’’, j’entends ’’mort, mort, mort’’. » « Et il n’y a rien d’autre de possible que la guerre ? » lui demande-t-on, « Mais tout a été tenté » réplique-t-il. C’était quelques jours avant la proposition russe acceptée par les États-Unis et la France… Sur RMC il maintient que « ne pas intervenir en Syrie serait une honte » (29 août). [1] Puis, dans Le Point (12 septembre), il s’énerve contre ce qu’il appelle « la diplomatie d’opinion » et il argumente : « François Mitterrand ne se soucia pas de « l’opinion » quand il prit la décision historique d’abolir la peine de mort. Charles de Gaulle ne commença pas par sonder, amadouer, séduire, « l’opinion » quand, élu sur un programme prévoyant la poursuite de la guerre en Algérie, il décida de faire l’inverse. (…) Gouverner c’est, aussi, déplaire. » Bombarder, c’est mieux…

Son collègue à la coupe au bol, le colonel André Glucksmann, est sur la même ligne : « Le mieux est d’éloigner la chute dans le pire, donc d’interdire le meurtre massif des enfants et le gazage d’une population morceau par morceau. Voilà pourquoi la réplique américano-française s’impose. » (Le Monde, 6 septembre) Une réplique ciblée et humanitaire, cela s’entend.

Les sous-officiers Pour Laurent Joffrin, l’intervention est « inévitable » (Le Nouvel Observateur, 27 août), et il justifie cela avec un argu- ment pour le moins friable : « L’absence de riposte des Occidentaux face à l’utilisation d’armes chimiques par le régime d’Assad délivrerait à tous les dictateurs de la terre un passeport pour la barbarie. » Il aurait pu avancer pareil argument pour encourager les interventions en Libye ou en Irak… pourtant les ripostes des occidentaux à l’époque, n’ont pas empêché au dictateur Assad de faire usage de la barbarie… Ensuite, Joffrin, spécialiste de tout et de rien, affirme que « Saddam Hussein mis à part, aucun pays n’a fait usage de l’arme chimique au combat depuis près d’un siècle. » Négationnisme ou bêtise [2] ? Le directeur du Nouvel Observateur a sans doute oublié qu’il y avait eu une guerre au Viet Nam (petit pays, à droite sur la carte), et que durant ce conflit, l’armée des États-Unis avait usé et abusé d’armes chimiques. Puis, il ajoute, que « dans ces circonstances, il n’est qu’une solution : donner un avertissement sévère à ce régime insensé et barbare qui gaze sa propre population »… On comprend mieux pourquoi il ne sera jamais officier.

Dans l’émission, « Ce soir ou jamais » (France 2, 6 septembre), Frédéric Encel, géopoliticien de la télé, pense : « Je pense qu’il y a des guerres justes. Toutes les guerres ne sont pas faites pour le fric. » Puis il explique que « la puissance doit être assumée. (…) Je ne suis pas pour une guerre, je suis pour une intervention symbolique. » Ouf ! Encel est contre la guerre.

Pas de quartier non plus dans « C dans l’air », sur France 5, avec deux émissions intitulées, les 2 et 4 septembre, « Y aller ou pas ? » et « Les frappes se précisent », qui n’ont donné la parole qu’à des intervenants favorables (dont deux fois Christophe Barbier) à une riposte américano-française.

Les petits soldats Dans Le Monde (26 août), Natalie Nougayrède semble excédée – mais la colère ne lui réussit guère : « Ne pas réagir avec fermeté à l’événement chimique syrien serait ouvrir la voie à l’ensauvagement de notre ère à l’échelle mondiale » Puis, usant du même argument que Laurent Joffrin, elle écrit : « Ne rien faire reviendrait à donner un blanc-seing aux crimes contre l’humanité et à ruiner l’édifice de normes internationales élevé en rempart contre l’emploi d’armes de destruction massive. Le signal envoyé indirectement à l’Iran et à la Corée du Nord serait un message de laisser-faire. »

Plus amusant, l’article paru sur le site de France Info, le 27 août, s’interroge : « Comment rendre légitime une intervention militaire en Syrie ? ». L’auteur envisage ici « plusieurs scénarios [qui] permettraient de passer outre les vétos russes ou chinois. » Malin. Évidemment Acrimed est bien incapable (et ce ne serait pas dans son rôle) de se prononcer sur une éventuelle intervention militaire en Syrie. De plus, les médias n’ont pas tous une attitude de suivisme dans ce conflit, mais force est de constater qu’une grande partie des chefferies éditoriales se complaisent dans leur rôle de commandants en chef des armées. Et s’il n’est pas étonnant de retrouver toujours les mêmes (Lévy, Glucksmann, Guetta, Encel…) promouvoir la guerre du haut de leur superbe ignorance, il est déplorable que du temps d’antenne ou des pages leur soient (encore) abondamment cédés pour qu’ils puissent claironner leurs opinions, plutôt qu’à des journalistes qui désireraient simplement informer sur les tenants et les aboutissants du conflit… Mathias Reymond, le 23 septembre 2013 http://www.acrimed.org/article4143.html

Notes:

[1] Dans ses péripéties médiatiques, Lévy dit aussi n’importe quoi. Il explique par exemple que « la Russie est un pays malade. La Russie est un pays exsangue dont le commerce extérieur, par exemple, est l’équivalent de celui des Pays-Bas. » (Le Point, 29 août) Si la Russie a une balance commerciale de 81,3 milliards de dollars, proche de celle des Pays-Bas (77 milliards), elle se classe tout de même en cinquième position mondiale. Loin devant des pays comme la France (188e), la Grande Bretagne (187e) et les États-Unis (bon dernier, avec une balance commerciale négative de – 487 milliards de dollars).

[2] Voir la remarquable enquête sur « Laurent Joffrin, le journaliste le plus bête de France ».

Lire la suite

11 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Une « quenelle » qui reste sur l’estomac de l’armée (LP)

Une

Connaissez-vous la quenelle ? Pas le plat lyonnais, l’une des fiertés de la gastronomie française, mais le signe de ralliement des fans, supporteurs et admirateurs de Dieudonné. « Glisser une quenelle », l’expression émane de son inventeur lui-même, consiste à placer sa main ouverte sur son bras opposé, à allonger ce dernier pour faire un signe dont la signification est explicite. La référence au salut hitlérien est évidemment volontaire. Plus la quenelle est longue, plus, bien entendu, le bras d’honneur est profond et procure satisfaction à son auteur. Dans ses affiches, dans ses sketchs ou ses apparitions publiques, l’humoriste ne se prive pas de ce geste, désormais non équivoque.

Il semble que cette quenelle soit devenue un plat de résistance chez les militaires au point de provoquer une indigestion chez leurs supérieurs ! Deux militaires – sans doute des chasseurs alpins – ont été photographiés en train de faire ce « salut » très particulier devant la synagogue de la rue de Montevidéo à Paris dans le 16e arrondissement. Les premiers éléments de l’enquête désigneraient deux soldats du plan Vigipirate. Selon les informations du Point.fr, ils ont été identifiés et convoqués lundi matin par leur commandement. Chez Jean-Yves le Drian, on fait valoir que « le ministre de la Défense condamne très fermement ce dérapage et a demandé au chef d’état-major de l’armée de terre de prendre des sanctions contre les deux militaires identifiés. »

Pas tous conscience de leur geste ? La première photo de ce genre a été diffusée sur le site antisémite Joe le Corbeau. En fouillant plus loin, on trouve sur ce même site d’autres images montrant des militaires exécutant un geste analogue. Ces jeunes gens pourraient être affecté au 126e régiment d’infanterie. Un régiment particulièrement cher au coeur de François Hollande, chef des armées car il réside en garnison à Brive-la-Gaillarde en Corrèze. « Il n’est pas certain que tous aient conscience de la nature de leur geste », tient à préciser une source interne à la grande muette. Toujours est-il que l’affaire est prise très au sérieux par l’état-major et qu’une communication officielle devrait avoir lieu mardi ou mercredi sur ce sujet.

http://www.lepoint.fr/societe/exclusif-une-quenelle-qui-reste-sur-l-estomac-de-l-armee-10-09-2013-1722700_23.php

ss-usa-300x200 dans Antimilitarisme

Commentaire: Et ceux-ci, c’est aussi à l’insu de leur plein gré?

 

Lire la suite

06 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Egypte: libérez Haitham Mohamedain! (Al’e)

Haytam Mohamedain Haitam Mohamedain

Nous venons d’apprendre ce jeudi 5 septembre 2013 l’arrestation par des militaires de l’avocat du travail Haitham Mohamedain, un membre de la direction des Révolutionnaires socialistes en Egypte. L’arrestation s’est faite à un check point près de Suez, où des luttes ouvrières sont en cours.

Haitham Mohamedain, qui est aussi membre de l’ONG El-Nadeem Centre for Rehabilitation of Victims of Violence, a été transféré au poste de police Attaqa dans la ville de Suez. Haitham Mohamedain est un avocat du travail et un militant révolutionnaire très connu pour avoir défendu des centaines de travailleurs lors de procès qui leur étaient intentés par leurs patrons suite à des attaques de la police. Il y a deux semaines, il se trouvait à Suez pour défendre des travailleurs des acieries en grève pour l’obtention d’augmentations salariales, une grève attaquée par l’armée. Selon la porte-parole de l’ONG El-Nadeem Centre for Rehabilitation of Victims of Violence, Aida Seif El-Dawla, les forces de l’ordre ont saisi les documents concernant la défense de ses clients lors de l’arrestation de Haitham Mohamedain. Il a refusé cette saisie et est, fraudu- leusement, accusé de violence contre des officiers et des soldats appliquant des ordres. Il doit passer devant un tribunal le vendredi 6  sep- tembre. Les accusations forgées de toutes pièces peuvent conduire à une lourde condamnation.

Haitham Mohamedain compte parmi le petit nombre de militants révolutionnaires qui ont publiquement condamné la répression militaire et policière contre les Frères musulmans, entre autres le massacre du 14 août, et qui ont conjointement caractérisé le général Abdel Fattah al-Sissi comme le chef d’une contre-révolution visant à rétablir un régime à la Moubarak et à s’opposer aux mouvements démocratiques et sociaux. Publié par Alencontre le 5 – septembre – 2013 Rédaction A l’Encontre

Le site Alencontre ainsi que le MPS-BFS vous demandent d’envoyer une exigence de libération immédiate de Haitham Mohamedain aux deux adresses mails suivantes:

au général Abd-al-Fattah al-Sissi: mod@afmic.gov.eg
copie au ministre du Travail Kamal Abou Aita: minoffice@mome.gov.eg

Les lectrices et lecteurs d’A l’Encontre peuvent de même signer la déclaration de solidarité de MENA Solidarity Network:
https://docs.google.com/forms/d/1e5vrc5HmAUwTtJnCSoosl8TPdl-zkxO5kSgiNfWdroM/viewform

 

Lire la suite

29 août 2013 ~ 0 Commentaire

29 août 2013 : 4e journée internationale contre les essais nucléaires (SDN)

29 août 2013 : 4e journée internationale contre les essais nucléaires (SDN) dans Antimilitarisme arton4599-d0ccf

 …la nécessaire assistance aux victimes

Comme chaque année depuis 2009, les Nations Unies marquent le 29 août par une Journée internationale contre les essais nucléaires.

Dans son message, M. Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations Unies rappelle que le traité d’interdiction des essais nucléaires n’est toujours pas entré officiellement en vigueur du fait que huit États ne l’ont pas encore ratifié. Il invite la société civile et les médias à sensibiliser l’opinion mondiale pour que l’interdiction définitive des essais permette « de léguer à nos enfants un monde exempt d’armes nucléaires ».

Nous, représentants de la société civile d’un État qui a des responsabilités historiques dans les effets dévastateurs de ces essais nucléaires sur la vie humaine et sur l’environnement, nous voulons marquer, devant le monde entier, cette journée du 29 août en rappelant les conséquences humanitaires catastrophiques des essais et des armes nucléaires.

En effet, les quelque 2 083 explosions nucléaires qui ont permis la mise au point de dizaines de milliers d’armes de destruction massive censées assurer la paix de la planète ont violé le droit à la vie, à la santé et à un environnement sain à des peuples sans défense. La folie nucléaire des grandes puissances est un véritable crime contre l’avenir, affirment les biologistes depuis Hiroshima, parce que les radiations répandues par leurs bombes ont contribué à détériorer le patrimoine génétique des êtres humains.

Au-delà d’un rappel nécessaire à la légalité internationale, nous voulons que cette journée du 29 août interpelle les dirigeants du monde entier sur l’assistance indispensable à toutes les victimes qui ont subi et subissent encore aujourd’hui dans leur existence quotidienne les conséquences des essais nucléaires.

Il subsiste tant de problèmes très préoccupants pour les populations et leur environnement sur tous les anciens sites d’essais de la planète : au Sahara comme à Moruroa, à Maralinga en Australie, aux Îles Marshall, au Nevada, au Kazakhstan, en Nouvelle-Zemble, au Xing-Kiang et il reste à expertiser les conséquences sanitaires et environnementales sur les sites d’essais indiens, pakistanais, coréens en plus de la centaine de zones contaminées par des explosions nucléaires dans l’ex-Union soviétique.

  • Nous souhaitons également attirer l’attention sur les documents récemment déclassifiés sur les essais nucléaires en Polynésie, qui montrent l’ampleur des retombées radioactives qui ont touché les civils comme les militaires.
  • Nous appelons particulièrement les autorités françaises à reformuler sans tarder une véritable loi de reconnaissance et d’indemnisation des victimes des essais nucléaires qui soit digne de la « patrie des droits de l’homme ».

Pour en savoir plus :

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Consequences-des-essais-nucleaires

http://www.obsarm.org/spip.php?article206

http://groupes.sortirdunucleaire.org/journee-internationale-essais-nucleaires

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin