Archive | Antimilitarisme

15 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

l’empire ( à l’encontre)

toc

L’Empire et le Moyen-Orient à l’âge de Trump

Les Etats-Unis se sont principalement concentrés sur la défaite de l’Etat islamique en Irak et en Syrie (ISIS), qui semble avoir été largement obtenue suite aux offensives pour chasser l’Etat islamique de ses principaux bastions dans les deux pays. Première question: qu’arrive-t-il à l’Etat islamique (EI) maintenant?

L’EI a manifestement subi une grave défaite. Ils pensaient qu’ils avaient construit un Etat, un califat qui durerait longtemps sur un très vaste territoire en Syrie et en Irak, et ils ont fonda- mentalement perdu tout cela. Cela a duré environ trois ans avant de se défaire. On pourrait dire que c’était déjà un exploit pour l’Etat islamique de garder un si grand territoire pendant si longtemps contre pratiquement tout le monde. Parce que c’est le seul groupe contre lequel il y a eu une sorte d’unanimité parmi toutes les autres forces impliquées dans la région.

L’EI a subi une lourde défaite, mais cela ne veut pas dire qu’il va disparaître. Beau- coup de ses combattants ont réussi à se cacher en Irak et en Syrie, et ils ont des filiales dans plusieurs autres pays. Et comme nous le voyons dans le cas d’Al-Qaida, le terrorisme peut continuer sur le long terme à travers des réseaux souterrains. Je suis sûr que nous verrons des manifestations de ce terrorisme dans la période à venir, parce qu’il n’y a pas de véritable moyen de se débarrasser d’un tel fléau sans changer les conditions qui le produisent.

Aujourd’hui, ces conditions sont assez compliquées. Ils comprennent, tout d’abord, le terroris- me d’Etat, à commencer par celui d’Israël et celui perpétré par la domination impérialiste occidentale dans la région. Une grande partie de ce qui s’est passé dans le monde depuis 1990 trouve son origine dans les guerres menées par les Etats-Unis contre l’Irak en 1991 et 2003, et l’occupation de l’Irak qui s’en est suivie. Mais il y a aussi beaucoup de régimes despotiques dans la région qui pratiquent le terrorisme d’état et attisent la même haine, créant ainsi un terreau pour des groupes comme l’EI.

Dans l’ensemble, nous assistons à ce que j’ai appelé dans un livre que j’ai écrit après le 11 septembre le «choc des barbaries» [voir la réédition en langue française: Le choc des barbaries. Terrorismes et désordre mondial, Ed. Syllepse, 2017]. La barbarie du fort crée les conditions d’une contre-barbarie des faibles.

C’est ce que nous avons vu – et nous le verrons encore plus, je le crains – avec la perpétuation de la barbarie des forts, celle des Etats-Unis d’Amérique, la plus meurtrière de toutes, ou de la Russie, ou des régimes despotiques locaux tels que la tyrannie d’Assad en Syrie, le plus barbare des gouvernements régionaux, ou la dictature de Sissi en Egypte, pour n’en nommer que deux.(…)

Peux-tu tirer des conclusions générales sur le bilan de la révolution et de la contre-révolution, presque sept ans après le Printemps arabe? Tu as déjà écrit qu’il fallait comprendre ce processus comme un processus non divisé en épisodes distincts, mais continu. Pourrais-tu développer ceci?

Le point de départ est de comprendre que ce Printemps arabe ne se limite pas aux questions de la démocratie et de la liberté, telles que décrites dans les médias. C’était une explosion sociale et économique beaucoup plus profonde, due à l’accumulation de griefs à caractère social. Des taux de chômage record, en particulier chez les jeunes; le bas niveau de vie; la pauvreté. Tout est arrivé avec force à la surface en 2011.

C’est pourquoi j’ai souligné que ce que j’appelle un processus révolutionnaire à long terme a commencé, un processus qui va charrier des troubles durant de très nombreuses années – on peut même dire, aujourd’hui: durant des décennies.

Il n’y aura pas de nouvelle stabilisation dans cette partie du monde pour une longue période, car la condition pour une stabilisation réside dans un changement social et politique radical, qui mettrait la région sur la voie d’un développement économique et social très différent. Sans un changement aussi radical, l’instabilité du Moyen-Orient ne sera pas résolue.

Le problème du moment est que les forces progressistes, qui ont émergé lors des Printemps arabes, ont été marginalisées presque partout au cours des années post-2011. Depuis lors, la région a été déchirée entre deux forces réactionnaires.

D’une part, il y a les régimes – ou leurs restes dans les pays où ils ont été renversés ou considérablement affaiblis. Et de l’autre côté, il y a les forces fondamentalistes islamiques,

Surtout les Frères musulmans parrainés par le Qatar et les salafistes inspirés de l’Arabie saoudite, qui ont surgi depuis les années 1970 et 80 sur le cadavre d’une précédente vague de mobilisation de gauche, dans laquelle les partis nationalistes et communistes ont joué un rôle clé.

La réalité est que toute la région s’est déplacée depuis 2013 de la phase révolutionnaire précédente, surnommée le Printemps Arabe, à une phase contre-révolutionnaire. Cette dernière est caractérisée par l’affrontement entre les deux forces contre-révolutionnaires – celle des régimes et celle de leurs rivaux islamistes fondamentalistes.

C’est ce qui est à l’œuvre dans les guerres qui ont éclaté en Libye, en Syrie et au Yémen – en gros, vous trouvez ces ingrédients partout.

Ils existaient dans la situation de tensions intenses en Egypte: la forme que cela a prise se concrétise dans le retour de l’ancien régime, avec un caractère de vengeance, entre autres en écrasant les Frères musulmans.

Nous sommes au milieu de cette phase contre-révolutionnaire.

Mais en même temps, vous pouvez voir à partir d’un certain nombre d’indicateurs que les problèmes sociaux surgissent avec vigueur. Non seulement tous les facteurs sociaux et économiques qui ont conduit à l’explosion de 2011 sont toujours là, mais ils sont plus exacerbés.

Cela conduira à d’autres explosions et à de nouvelles turbulences: c’est certain.

Nous ne pouvons qu’espérer que le potentiel progressiste qui a émergé avec force en 2011 sera capable de se reconstituer et de s’organiser pour tenter de gagner le pouvoir. C’est ce qui manquait au Printemps arabe: des organisations qui incarnent ce potentiel, avec une stratégie claire de la construction d’une alternative aux anciens régimes et à leurs adversaires fondamentalistes.

Entretien avec Gilbert Achcar conduit par Alan Maass

Alencontre  15 décembre 2017

(Article publié sur le site socialistworker.org le 11 décembre 2017; traduction A l’Encontre)

http://alencontre.org/

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13 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

salah hamouri (france inter)

salal

Qui se soucie de Salah Hamouri?

Christophe Ayad revient sur l’affaire Salah Hamouri. Agé de 32 ans, il a déjà passé plus de six ans en prison, entre 2005 et fin 2011. Il est à nouveau en prison depuis le mois d’août dernier. Interrogé par la police, il n’a été, à ce jour, ni déféré devant un juge, ni inculpé.

Un Hierosolymitain comme on dit en langage savant, bref un habitant de Jérusalem.

Il s’appelle Salah Hamouri. C’est un jeune Franco-Palestinien de 32 ans. Mère française, père palestinien. Il est étudiant en droit. Un peu âgé pour un étudiant, mais c’est parce qu’il a déjà passé plus de six ans en prison, entre 2005 et fin 2011. Ce qui a quelque peu retardé sa scolarité.

Il est à nouveau en prison depuis le mois d’août dernier.

Le 23 août précisément, les forces de sécurité israéliennes sont venues l’interpeller chez lui. Interrogé par la police, il n’a été, à ce jour, ni déféré devant un juge, ni inculpé. Il est détenu en vertu d’une loi qui remonte au mandat britannique et autorise la détention administrative. Israël s’en sert abondamment. Au 1er novembre, ils étaient 450 Palestiniens détenus en vertu de la détention administrative, dont un certain nombre sont même des mineurs. C’est un régime d’un autre âge et qui n’est pas digne d’une démocratie moderne.

La situation de Salah Hamouri est d’autant plus cruelle que son épouse française, Elsa Lefort, est interdite d’entrer en Israël depuis début 2016. Autre cruauté, trois jours avant son arres- tation, Salah Hamouri venait de passer le concours du barreau palestinien, pour devenir avocat, le métier dont il rêvait.

Qu’est-ce que les autorités israéliennes reprochent à Salah Hamouri ?

C’est bien le problème. Il ne sait pas, ses proches ne savent pas. On dispose, tout au plus d’une déclaration anonyme de la police qui le soupçonne de s’être engagé dans des activités politiques illégales. En fait, il est un membre actif d’Addameer, une ONG qui défend les droits des prisonniers palestiniens.

Salah Hamouri en connaît un rayon sur la question, puisqu’il a passé, comme je l’ai dit tout à l’heure, 6 ans dans une prison israélienne, dont trois en détention administrative. Accusé d’avoir projeté d’assassiner le rabbin séfarade ultra-orthodoxe Ovadia Yossef et d’appartenir au FPLP, un groupuscule palestinien de gauche, il a été condamné à 7 années de prison en 2008. Son procès s’était tenu devant un tribunal militaire. Le procureur n’avait pas pu produire de preuve matérielle. Mais le jeune homme avait accepté de plaider coupable pour obtenir une peine réduite de moitié, sept ans tout de même.

Finalement, il a été libéré fin 2011, six mois seulement avant la fin de sa peine. Israël l’avait inclus dans l’échange de prisonniers avec le Gilad Shalit, un jeune soldat franco-israélien otage du Hamas. Cette nouvelle arrestation ressemble donc à une forme d’acharnement.

Que fait la France pour Salah Hamouri ?

A l’époque de sa première incarcération, les autorités françaises avaient fini par se mobiliser pour obtenir sa libération. Emmanuel Macron, lui, a choisi la discrétion. Si le sort de Salah Hamouri a été évoqué durant le tête-à-tête qu’il a eu dimanche à l’Elysée avec Benyamin Nétanyahou, son nom n’a pas été prononcé lors de la conférence de presse qui a suivi.

https://www.franceinter.fr

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13 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

une

Trump, Netanyahou : Jérusalem n’est pas à vous !

Donald Trump a décidé de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël, et d’y déménager l’ambassade des États-Unis, jusqu’alors située à Tel Aviv. Une décision hautement symbolique, un encouragement adressé à Israël et à sa politique coloniale.

Rupture symbolique avec Clinton et Obama ?

Volonté de satisfaire la très sioniste droite chrétienne évangélique ? Contre-feu allumé suite à l’inculpation de Michael Flynn, son ancien conseiller à la sécurité nationale, dans « l’affaire russe » ? Il y a du vrai dans chacune de ces explications. Mais c’est aussi la vision du monde selon Trump : ­indépendamment des conséquences, il décide tout seul, y compris contre ses alliés et ses conseillers. Une vision mystique de la politique qui se double de son habitude de golden boy et de sa posture anti-establishment, d’un mépris pour le réalisme qui prédominait dans la diplomatie US, qu’il assimile à de l’indécision et donc à de la lâcheté.

Jérusalem occupée, Jérusalem colonisée 

La décision de Trump ne va pas bouleverser la situation sur le terrain. Jérusalem est en effet déjà occupée par Israël n’a jamais respecté le droit international. En 1968, soit un an après la conquête de la partie orientale de la ville, la résolution 252 de l’ONU exigeait d’Israël de «s’abs- tenir immédiatement de toutes nouvelles actions qui tendent à modifier le statut de Jérusalem». En 1980, suite à l’annexion « officielle » de Jérusalem-Est, la résolution 476, de cette même ONU, évoquait « une violation du droit international ».

Cela n’a pas empêché Israël de mettre en œuvre sa politique coloniale. Les colonies se sont développées à grande vitesse (plus de 200 000 colons aujourd’hui) tandis que les Palesti- nienEs recevaient les permis de construire au compte-gouttes. Plus de 80 000 d’entre eux (sur 300 000) vivent aujourd’hui dans des logements qu’Israël juge « illégaux » et sont sous la menace d’un ordre de démolition.

Un encouragement pour Israël

Les discours sur la « mort du processus de paix » sont hypocrites, car il n’y a jamais eu de processus de paix ! Mais la satisfaction cynique des responsables israéliens et de leurs sou- tiens montre qu’ils se sentent confortés dans leur impunité, à l’instar de ceux qui demandent à Macron de suivre Trump… comme le Crif, une organisation pro-Israël qui, s’est cru une fois de plus autorisée à parler « au nom des juifs de France ». Un Macron dont les pathétiques décla- rations, lorsqu’il a reçu Netanyahou le 10 décembre, « invitant » le Premier ministre israélien à faire « des gestes courageux envers les Palestiniens », ne risquent pas de changer quoi que ce soit.

Rompre l’isolement des PalestinienEs

Israël va accentuer encore un peu plus son emprise sur Jérusalem et les autres territoires palestiniens. Les PalestinienEs ont conscience de la dégradation du rapport de forces et qu’ils ne peuvent compter sur un soutien de la part des États arabes qui privilégient un rapprochement avec Israël et les États-Unis.

Les PalestinienEs sont isolés 

L’urgence est donc à la solidarité, à la construction de la campagne de boycott, désinves-tissement et sanctions (BDS) contre Israël. Il faut aussi revendiquer la libération de Salah Hamouri, militant franco-palestinien emprisonné pour ses activités politiques.

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12 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

crozon saint hernot

crozon

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11 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

sdn trégor (1)

titianis

sdn

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11 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

sdn trégor (2)

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sdn

https://sdntregor.wordpress.com/

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11 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

sdn trégor (3)

sdn

Hier, dimanche 10 décembre avait lieu à OSLO en Norvège, la remise officielle du NOBEL de la PAIX à ICAN. Demain, mardi 12 à 20H30 nous accueillerons à LANNION un représentant de ce PRIX NOBEL DE LA PAIX 2017

Une occasion formidable, pour mieux comprendre les enjeux de la menace de la Bombe Atomique.

Une occasion formidable, pour appeler la France à rejoindre enfin le nouveau Traité de l’ONU

Pour l’Interdiction et l’Elimination des Armes Nucléaires.

Dominique LALANNE est Physicien nucléaire, a travaillé au CNRS et milite depuis de nombreuses années pour l’abolition des armes nucléaires.

COVOITURAGE au départ de Guingamp :

aire de covoiturage de Kernilien  Départ 20H00  06-87-38-59-28

L’AGENDA de Sortir Du Nucléaire-TREGOR

Mardi 12 Décembre 2017  20H30  Conférence :

« Armes Nucléaires, Armes interdites!» avec Dominique LALANNE représentant de ICAN France, Prix Nobel de la Paix 2017 Amphi de l’Espace Ste-Anne

Mercredi 13 Décembre 2017  11H30  Réception officielle du représentant du Prix Nobel de la Paix 2017 par le Maire de Lannion  Espace Ste-Anne

Jeudi 11 Janvier 2018 18H30 : Prochaine réunion de SDN-TREGOR  Espace Ste-Anne

https://sdntregor.wordpress.com/

Lire aussi:

http://www.letelegramme.fr/

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11 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

farhat hached (jeune afrique)

colloque farhathach

Après les promesses de Macron concernant Sankara, un chroniqueur tunisien l’interpelle à propos de Farhat Hached

À l’occasion de la commémoration de la disparition du fondateur de l’UGTT, et après que la question de la vérité et de la mémoire a été soulevée lors du voyage d’Emmanuel Macron au Burkina Faso, le chroniqueur et dessinateur Sadri Khiari demande à la France de reconnaître « toutes ses responsabilités ».

Tout indique qu’Emmanuel Macron ne donnera malheureusement pas suite.

Mais Sadri Khiari, membre fondateur d’AttacTunisie, ancien animateur du mouvement trotskiste tunisien et auteur de plusieurs ouvrages, dont le dernier en date s’intitule Malcolm X, stratège de la dignité noire, a rebondi sur l’actualité des tournées africaine et maghrébine du président français et de la commémoration de la disparition du syndicaliste tunisien Farhat Hached, le 5 décembre 1952, pour exiger : « La France doit reconnaître toutes ses responsabilités ».

Depuis 2016, Sadri Khiari publie une chronique hebdomadaire au ton très militant et adjointe d’une illustration, ou le contraire, sur le site Nawaat. Ce 7 décembre, il a représenté Hached qui dit, dans une bulle, « Manich Msamah » (« Je ne pardonne pas »), un clin d’œil à la campagne éponyme menée par de jeunes révolutionnaires opposés à la récente loi de réconciliation nationale.

Khiari accuse l’Etat français

Farhat Hached, né en 1917, a été un des principaux leaders du mouvement national et reste connu pour être le fondateur de la puissante Union générale tunisienne du travail (UGTT). Le 5 décembre 1952, le chef de file indépendantiste est assassiné par la Main rouge. Ce collectif  regroupe des ultras de la colonisation et quelques barbouzes et vise les nationalistes maghrébins.

Mais Khiari accuse : « L’Etat français était responsable. Au plus haut niveau, il était impliqué dans le meurtre du fondateur de l’UGTT.

Les témoignages, les documents abondent, un certain nombre d’entre eux, jusqu’alors conf- identiels, ont été déclassifiés et remis, officiellement, par l’ancien président, François Hollande, à la famille du leader syndical. » On peut en effet lire à propos de l’assassinat de Hached dans la biographie Habib Bourguiba de Sophie Bessis et Souhayr Belhassen, publiée par Jeune Afrique Livres en 1988 : « On saura plus tard que Hauteclocque (résident général de France en Tunisie, ndlr), au courant du projet, l’avait dûment approuvé. » Et en 2013, l’ancien prési- dent français Hollande avait délivré à la famille Hached des documents de police concernant le syndicaliste.

Une délicate question politique

Si Khiari s’empare du sujet cette année, ce n’est pas anodin. En visite officielle au Burkina Faso, l’actuel président français Emmanuel Macron a promis : « Tous les documents produits par des administrations françaises pendant le régime de Sankara et après son assassinat [qui sont toujours] couverts aujourd’hui par le secret-défense national [seront] déclassifiés pour être consultés en réponse aux demandes de la justice burkinabè ».

Une initiative dont Jeune Afrique relevait qu’elle pouvait tenir de l’effet d’annonce 

« À quatre reprises, entre 2014 et 2017, son prédécesseur, François Hollande, avait pris de semblables engagements à propos de dossiers sensibles ayant marqué l’histoire franco-africaine tels que le massacre de tirailleurs sénégalais au camp de Thiaroye, l’implication française au Rwanda de 1990 à 1994, la répression féroce contre l’Union des populations du Cameroun (UPC) ou encore la mort de Mehdi Ben Barka. Or, a posteriori, dans ces quatre affaires, familles de victimes, militants, avocats ou chercheurs se sont montrés plus que réservés. »

L’incapacité de l’État français à assumer son passé

Khiari, lui, pousse la question plus loin encore. Sur un terrain à la fois mémoriel et politique. Derrière les secrets toujours enfouis de l’affaire Hached, il y a, à l’en croire, l’incapacité de l’État français à assumer son passé et donc à rompre avec diverses pratiques politiques. Sous sa plume, la reconnaissance de ses responsabilités par l’État français dans la disparition du leader tunisien « ne peut être qu’une fin dont le préalable nécessaire est la reconnaissance officielle par l’Etat français du crime colonial, sans finasseries ni faux-fuyant, des excuses en bonne et due forme et un système de réparations. »

La presse tunisienne, de son côté, remarquait que la commémoration de la disparition de Farhat Hached était aussi devenue de manière récente une date symbolique des tensions post-révolutionnaires. En 2012, des militants des Ligues de protection de la révolution (LPR), à teinte islamiste, provoquent des militants de l’UGTT et finissent par en venir aux mains avec eux, alors que ces derniers s’affairent pour commémorer leur héros.

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10 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

nobel de la paix (le huff’)

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À la remise du prix Nobel de la Paix, les puissances nucléaires occidentales ont une raison de ne pas envoyer d’ambassadeurs Cette année, l’Académie suédoise a récompensé l’ICAN, qui lutte pour l’interdiction de l’arme atomique.

Le prix Nobel de la paix est remis ce dimanche 10 décembre à Oslo à la Campagne interna- tionale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN) sur fond de « menace imminente » en Corée du Nord.

« Nous faisons face à un choix clair: la fin des armes nucléaires ou notre fin à nous », a prévenu la directrice d’ICAN, Beatrice Fihn, lors d’une conférence de presse samedi à la veille de la cérémonie. Coalition regroupant des centaines d’ONG à travers le monde, ICAN a œuvré en faveur d’un traité d’interdiction de l’arme atomique, adopté en juillet par 122 pays. Histo- rique, ce texte est affaibli par l’absence des neuf puissances nucléaires parmi les signataires.

Dans un signe de défiance apparent, les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne -les trois puissances nucléaires occidentales- ont, contrairement à l’usage, décidé de ne pas envoyer leur ambassadeur mais des diplomates de second rang à la cérémonie Nobel. Seuls le Saint-Siège, le Guyana et la Thaïlande ont pour l’heure ratifié le traité, qui a besoin de 50 ratifications pour entrer en vigueur.

Des survivants d’Hiroshima et de Nagasaki à la cérémonie

La cérémonie réunira à partir de 13h dans l’Hôtel de ville d’Oslo plusieurs survivants des bombardements nucléaires américains sur Hiroshima et Nagasaki qui avaient fait environ 220.000 morts il y a 72 ans.

Voyant « une menace imminente » dans les tensions entre les États-Unis de Donald Trump et la Corée du Nord de Kim Jong-Un, Beatrice Fihn s’est alarmée des risques de nouvelle catastro- phe nucléaire. « J’exhorterais fortement ces deux leaders à faire marche arrière (…), à arrêter de menacer d’employer des armes de destruction massive pour massacrer des centaines de milliers de civils, à s’engager dans des solutions diplomatiques et à œuvrer » pour l’élimination des armes nucléaires, a-t-elle dit.

« Ces armes ne nous mettent pas en sécurité, elles ne dissuadent pas, elles ne font qu’en- courager les autres États à chercher à obtenir leurs propres armes nucléaires », a-t-elle ajouté.

Les tensions sont très élevées sur la péninsule coréenne où Pyongyang a multiplié les tirs de missiles et les essais nucléaires, tout en échangeant des menaces belliqueuses avec le prési- dent américain, qui a ordonné des manœuvres militaires dans la région. Un influent sénateur américain, Lindsey Graham, a affirmé dimanche 3 décembre que le spectre d’une guerre préventive contre la Corée du Nord se rapproche à chaque fois que Pyongyang procède à un essai de missile ou teste une bombe nucléaire.

Plus jamais ça

Bien que la quantité d’ogives nucléaires sur la planète ait fondu depuis la fin de la Guerre froide, leur nombre reste estimé à 15.000 et de plus en plus de pays en détiennent.

« Le monde est en train de devenir un endroit de plus en plus dangereux », s’est aussi inquiétée samedi une rescapée d’Hiroshima, qui recevra le Nobel au nom d’ICAN aux côtés de sa direc- trice. Satsuko Thurlow avait 13 ans quand la bombe A a explosé sur sa ville le 6 août 1945. Se déplaçant en fauteuil roulant, cette femme aujourd’hui établie au Canada continue à 85 ans de militer contre ces armes de destruction massive. « C’est une souffrance humaine inacceptable », a-t-elle affirmé. « Aucun être humain ne devrait jamais revivre ce que nous avons vécu ».

Les autres prix Nobel (littérature, physique, chimie, médecine et économie) seront remis à 16h30 à Stockholm. Ils consistent en un diplôme, une médaille d’or et un chèque de 9 millions de couronnes suédoises (environ 905.000 euros). Depuis deux ans, aucune de ces prestigieuses récompenses n’est allée à une femme.

10/12/2017

http://www.huffingtonpost.fr/

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10 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

catalogne sondage (la vanguardia)

vangua

La participation atteindrait 82%

Les camarades de la CUP perdraient la moitié de leurs sièges, ceux de Podem un peu moins… Le PS récupère mais n’est que 4è…

public

12 décembre , dernier sondage pour le 21 décembre

 

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