Archive | Antimilitarisme

22 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

donetsk (npa)

vlad

En Ukraine, le spleen de la région sécessionniste de Donetsk

Un reporter russe s’est rendu dans la République populaire de Donetsk, l’une des deux régions russophones du Donbass en conflit armé avec Kiev depuis quatre ans. Découragés et abattus, les habitants perdent leur foi en les autorités locales et en la Russie.

Andreï se sent comme ce gars dans la blague sur Donetsk qui va sur la place Lénine et éclate en sanglots:

.“Qu’est-ce que t’as ? lui demandent les passants.  Je veux vivre en DNR [république populaire de Donetsk], explique-t-il en pleurant de plus belle. Mais tu vis en DNR ! lui répond-on. Non, dit le gars en séchant ses larmes, moi je veux vivre dans la DNR qu’ils montrent à la télé.”

Cette blague est la dernière création populaire de la République.

Tout le monde en rit. Surtout ceux qui regardent la télévision. Andreï rit aussi, comme on rit de soi lorsque c’est tout ce qui nous reste. Il y a trois ans, il a lancé son business grâce à la guerre: il transporte ceux qui veulent passer du côté ukrainien. Les affaires marchent bien, mieux que pour ceux qui travaillaient à l’usine, ne touchaient pas leurs salaires, pour finalement la voir fermer à cause de la guerre.

Il fut un temps où les habitants de la République pensaient que la guerre allait se terminer et les industries tourner de nouveau à plein régime.

Mais depuis qu’elle a dépassé en nombre de jours la Grande Guerre patriotique [terme par lequel on désigne en Russie le front de l’Est, entre 1941 et 1945], les gens ont cessé d’espérer qu’elle s’achève jamais, cessé d’attendre une quelconque action décisive de la part de la Russie, dont le président, comme on disait il y a encore deux ans, était censé avoir une straté-gie géniale pour tirer de la crise les industries du Donbass et ses habitants. Car désormais ces derniers le savent : Poutine n’a pas de stratégie pour le Donbass et ses Républiques, pas plus que pour la Russie et les Russes.

Le gouffre de la dépression et de l’apathie

Les gens d’ici s’enfoncent doucement dans le gouffre de la dépression et de l’apathie. Ils y entraînent la terre, les maisons, les usines, les arbres, les bancs, les trottoirs et [...]

Marina Akhmedova et Vitali Leïbine 20/07/2018
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22 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

curés séparatistes (pùblico)

curas republicanos

Répression franquiste

L’enfer des prêtres « rouges-séparatistes »: les 50 ans de la prison du Concordat à Zamora

Ce dimanche marque un demi-siècle de l’ouverture de la seule prison au monde pour les prêtres. Là les religieux qui s’opposaient au régime étaient emprisonnés. Beaucoup d’entre eux ont été torturés. L’Église n’a jamais reconnu leur souffrance.

« Ilunpe hontan bizi gara erdi hilak » (« Dans cette obscurité nous vivons à moitié morts »). Le bertsolari (Chanteur traditionnel Blog) et ancien prêtre basque Xabier Amuriza aurait préféré ne jamais avoir à écrire cette phrase, mais il fut un temps où son destin était directement entre les mains du diable. Les portes de l’enfer lui ont été officiellement ouvertes il y a 50 ans.  Ce dimanche on commémore l’ouverture de la prison de Concordat, seule prison au monde visant les curés  « rouges-séparatistes ».

« C’était un apartheid. C’était aussi le symbole du pacte entre l’Église et l’État franquiste », commente Juan Mari Zulaika, un autre Basque enfermé derrière ces murs. La prison de Zamora, c’était la vengeance du national catholicisme contre ses «brebis galeuses rouges ». Une vengeance menée par le régime de Franco et bénie par les institutions ecclésiastiques, fidèlement alignées  sur le régime.

«Paradoxalement, le régime de Franco, qui avait donné tant de pouvoir à l’Église, finissait ses jours en courant après ses prêtres. « Pas même les pays officiellement athées comme ceux du bloc communiste, par définition anticléricaux, en ont fait autant ». Les autorités ecclésiastiques espagnoles ont béni la création de la prison, fruit des accords signés dans le Concordat entre le Vatican et l’État franquiste.

Torturé

Le premier prêtre à y mettre les pieds était le biscayen Alberto Gabigakagogeaskoa,  condamné à six mois de prison et 10 mille pesetas amende pour avoir dénoncé dans un sermon que dans les prisons d’Herria Euskal « On torture fréquemment. » Puis vinrent d’autres prêtres basques et d’autres parties de l’État, également persécutés et punis pour  s’être oppo-sés au régime sous les formes les plus variées. Beaucoup ont été torturés. « La détention commençait dans les casernes, où la torture était endémique », dit Zulaika. C’était la route de l’enfer.

« Toute la nuit ils nous ont battu à coups de pied, de crosse de fusil, nous laissant marqués » décrit Felipe Izaguirre, qui avait été arrêté en même temps qu’un autre prêtre ouvrier ville à Eibar en Juin 1968, après les mobilisations déclenchées par la mort du militant de l’ETA Txabi Etxebarrieta dans une confrontation avec la Garde civile.

Un autre prisonnier de Zamora,  Martin Orbe Monasterio, d’abord détenu au poste de police Indautxu de Bilbao, où il a subi le catalogue varié des vexations que la police appliquait aux opposants à la dictature. « Il y a plusieurs types de tortures: les premiers coups forts sur n’importe quelle partie du corps,  peu importe leur force, mais entre coups et coups, le prisonnier retrouve des forces et ne collabore pas », peut-on lire dans son témoignage.

Évasion et émeute

Sur les 53 religieux qui y ont été enfermés, « 21 ont eu un procès sommaires et dix autres ont été jugés par les tribunaux d’ordre public », dit cet ancien prêtre, maintenant dans le mouve-ment militant mémoriel Goldatu. La punition continuera quotidiennement dans cette prison, où le froid extrême, la nourriture dégoûtante et le contrôle du fer sur les prisonniers faisaient partie de la vie quotidienne.

C’est pourquoi ils voulaient s’échapper.

En 1971, plusieurs prisonniers ont creusé un tunnel de 15 mètres avec des cuillères. Cependant, le plan a été découvert par les geôliers. Deux ans plus tard, les prisonniers se sont mutinés et ont demandé à être transférés dans une autre prison. « Voyant que tous les moyens légaux et les procédures orales et écrites sont inutiles, nous avons été obligés de brûler et détruire par nous-mêmes cette prison honteuse, détenus par l’Eglise et par le Etat pour de leurs intérêts et contre nos convictions les plus profondes « , déclarèrent-ils. une note. La protestation prit fin avec 75 jours d’emprisonnement dans des cellules de punition.

Ni justice, ni pardon

Le dernier prisonnier à quitter la prison fût Julen Kalzada, qui retrouva sa liberté en 1976. Actuellement, l’ancienne prison de Zamora est abandonnée. Elle a vécu son moment de gloire commerciale il y a quelques années, lorsque le cinéaste Daniel Monzón l’a choisie pour « Cellule 211″. Par contre, on ne sait rien des geôliers: pour les fonctionnaires du régime franquiste il y avait, comme pour tout le reste membres de la dictature, impunité absolue. Il n’y a pas non plus de nouvelles de l’Église, elle n’a jamais demandé pardon pour son rôle sinistre dans cette histoire.

« Curieusement, ce groupe de curés n’a pas encore eu la reconnaissance officielle de l’actuel gouvernement basque: ses décrets pour la paix et la coexistence taisent ce chapitre de la répression », déplore Zulaika, qui qualifie cette attitude d ‘ »incompréhensible ».

Les victimes qui ont fréquenté cette prison continuent de demander justice. Comme ils ne l’ont pas trouvée ici, ils ont dû le faire à des milliers de kilomètres. Les témoignages de 16 prêtres basques emprisonnés à Zamora font partie de la plainte déposée en Argentine contre les crimes de la dictature franquiste. 50 ans après l’ouverture de cette prison, ses victimes continuent à lutter contre l’oubli.

21/07/2018

http://www.publico.es/

Lire aussi:

Les instituteurs asturiens portent plainte en Argentine pour les camarades disparus (Goldatu)

Justice pour notre camarade German Rodriguez LCR (Goldatu)

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20 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

macronie (npa + regards + rp + fi + slate)

gorille

Affaire Benalla : il y a quelque chose de pourri dans la Macronie

Mercredi 18 juillet, le Monde révélait, images à l’appui, qu’Alexandre Benalla, chargé de mission à l’Élysée en tant qu’adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron, s’était rendu coupable, le 1er mai, de violences contre des manifestantEs place de la Contrescarpe à Paris, coiffé d’un casque à visière et muni d’un brassard de police. Depuis ces premières informa-tions, les révélations s’accumulent, le pouvoir s’embourbe dans des explications fumeuses, des enquêtes sont ouvertes, et l’affaire Benalla est ainsi rapidement devenue une affaire d’État.

L’Élysée et l’Intérieur savaient

Toutes les informations réunies par la presse démontrent que l’Élysée et le ministère de l’Intérieur étaient au courant des agissements de Benalla, et ce dès l’immédiat après-1er mai. Le 2 mai, Gérard Collomb est ainsi informé des faits. Le ministère de l’Intérieur en informe à son tour la présidence et, le 3 mai, Patrick Strzoda, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, écrit à Benalla pour lui reprocher son « comportement manifestement inapproprié » et pour lui notifier une mise à pied de 15 jours. Une sanction identique est prise contre Vincent Crase, gendarme réserviste comme Benalla dont il est un ami, et collaborateur occasionnel de l’Élysée, également présent place de la Contrescarpe.

La Macronie a-t-elle pensé que la sanction était appropriée ?

Si tel est le cas, le moins que l’on puisse dire est que le pouvoir est particulièrement compré-hensif à l’égard d’un individu qui s’est rendu non seulement coupable de violences, mais aussi, entre autres, d’usurpation de fonctions, soit des délits passibles de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende…

Une sanction qui n’aura pas eu, en outre, de conséquences pour Benalla, présent dans le bus des « Bleus » sur les Champs-Élysées lundi 16 juillet, après avoir été mobilisé lors de l’entrée au Panthéon de Simone Veil, le 1er juillet. Une bienveillance qui contraste avec l’extrême sévé-rité requise et mise en œuvre, contre les syndicalistes ou les militantEs solidaires des migrantEs…

Un scandale d’État

La grossièreté de la manœuvre est d’autant plus choquante qu’elle est révélatrice du sentiment d’impunité qui semble régner aux sommets de l’État.

On ne peut en effet qu’être stupéfaits face à de tels comportements

-Qu’il s’agisse de celui de Benalla, confiant au point de se déguiser en flic pour frapper des manifestantEs,

-Ou de l’Élysée qui a cru, du moins dans un premier temps, que la meilleure posture était de rester « droit dans ses bottes », et de faire le pari que « l’affaire » ne prendrait pas trop d’ampleur.

Une attitude qui, venant des petits génies de la com’ qui composent la team Macron, est une illustration frappante du fait que le pouvoir jupitérien se croit, non seulement tout permis, mais pense en outre que tout peut être contrôlé et étouffé si nécessaire.

Et au-delà de l’Élysée, c’est bel et bien à un scandale d’État que nous sommes confrontés.

En effet, les ramifications de cette affaire, au fur et à mesure que les jours passent, sont de plus en plus complexes et de plus en plus troublantes : des policiers qui ont accepté de proté-ger physiquement Benalla à ceux qui, comme on l’a appris ce matin, lui ont transmis illégale-ment des images de vidéosurveillance, en passant par les révélations sur le «Monsieur sécurité» de Macron, déjà coupable de violences contre des militantEs et des journalistes, et à la tête d’une obscure « Fédération française de la sécurité privée » aux airs de milice, créée en 2016 avec Vincent Crase, il semble que l’on ne soit pas au bout de nos surprises…

Une manifestation de l’air du temps

Notons au passage que la petite musique qui se fait entendre depuis quelques jours, selon laquelle Benalla aurait « déshonoré » la police, a de quoi faire rire jaune. Entre ceux qui tentent de distinguer la « bonne » police des « mauvais » barbouzes et ceux qui ne semblent pas être choqués par les violences perpétrées par l’adjoint au chef de cabinet de Macron mais seulement par le fait qu’elles ont été commises par un usurpateur et non par un « vrai » flic, c’est un étrange front qui se constitue.

Car si l’affaire Benalla est révélatrice du fonctionnement de la Macronie, elle est également une manifestation de l’air du temps 

Celui des violences policières commises en toute impunité, avec la bénédiction et les encoura-gements du pouvoir, au point qu’un conseiller élyséen y participe directement avec la bienveil-lance de sa hiérarchie !

Il n’y a rien d’accidentel dans cette « affaire », sinon qu’elle a été rendue publique.

La présence d’individus comme Benalla dans les plus hautes sphères de l’État et leur sentiment d’impunité,  malheureusement justifié, démontre, s’il en était encore besoin, qu’il y a quelque chose de pourri dans la Macronie. L’affaire Benalla, dont on ne connaît pas encore les futurs développements, pourrait nous en apprendre beaucoup sur les pratiques de ce pouvoir à l’air, faussement, décontracté, moderne et branché.

En réalité il s’inscrit dans une longue tradition, celle des clans qui privatisent l’État pour leurs intérêts et ceux de leurs amis, un processus particulièrement facilité par la nature antidémo-cratique des institutions de la 5è République. Le barbouze Benalla, dont tout indique qu’il est un très proche de Macron, va probablement être « exfiltré », ce que semble confirmer son licenciement annoncé ce matin. Mais ne nous y trompons pas : c’est toute la Macronie qui est en cause et, au-delà, des institutions et un système qui n’ont que trop duré.

Julien Salingue Vendredi 20 juillet

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Affaire Benalla : le scandale d’Etat qui fait chanceler la Macronie (Regards)

L’épuisement prématuré du macronisme (Révolution Permanente)

Benalla-Adama : les deux visages d’une violence d’Etat (RP)

Affaire Benalla : « Emmanuel Macron a tout fait pour cacher les exactions de son proche collaborateur » (France Info)

L’affaire Benalla, fruit d’un mélange des fonctions pourtant prohibé (Slate)

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20 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

nicaragua (à l’encontre.ch)

nicaragua

Nicaragua. «Malgré les militaires: continuons! Mobilisation perma-nente et coordonnée du peuple, par l’unité dans l’action»

 • En dépit de l’attaque, en milieu de matinée du 13 juillet 2018, de l’Université nationale autonome du Nicaragua (UNAN) de Managua et des étudiant·e·s qui l’occupaient, par des milices paramilitaires, connues sous le nom de «paramilitaires du gouvernement», armées de fusils Dragounov [fusils spéciaux pour sniper, fabriqués au Venezuela] et des kalachnikovs; en dépit du fait que ces forces ont brûlé le centre de développement pour enfants Arlen Siu [du nom d’une martyre sandiniste, morte dans une embuscade, à 20 ans, en 1975] et une partie du pavillon 68 de l’UNAN, continuons à avancer!

 • En dépit du fait que les autorités universitaires ont autorisé que la loi 89 d’autonomie univer-sitaire soit violée et en dépit du fait que les étudiants, avant l’attaque, négociaient la sortie de l’édifice avec la Conférence épiscopale du Nicaragua et la Commission de vérification du dialo-gue national, Gerald Vásquez et Ezequiel Gutiérrez furent assassinés par la bande Ortega-Murillo. Cette attaque brutale de l’orteguisme et ses plans d’extermination avec des tirs visant la tête, ne nous abattent pas et nous continuons à avancer!

 • En dépit du fait qu’un grand nombre d’étudiants blessés ont été séquestrés dans les hôpi-taux et arrêtés par la Police nationale; que chaque jour les mères frappent les grilles de la sinistre prison «El Chipote» [Managua] dans la crainte de voir leurs fils et filles torturés; que plus de 200 personnes sont toujours disparues; que des jeunes soient arrêtés, des femmes soient frappées et séquestrées dans les rues avec l’aide et la complicité de la police de l’orteguisme, nous continuons à avancer!

• Vendredi 13 juillet, les paysans «auto-convoqués» qui se sont réunis autour du tranque [barrage]à l’entrée de Juigalpa [capitale du département de Chontales] ont négocié avec le Centro nicaraguese de los derechos humanos (CENIDH), l’Eglise catholique, la police et la société civile le dégagement de la route, convaincus que cette action permettrait une issue pacifique et favorable au dialogue national, les tranques du gouvernement n’ont, par contre, pas été levés et l’accord n’a pas été concrétisé.

nicaragua (à l'encontre.ch) dans Altermondialisme Nicasniper

Attaque de snipers près de Santo Tomás

• Samedi 14 juillet, l’offensive du gouvernement Ortega-Murillo, de ses policiers et paramilitai-res, s’est abattue, venant de trois directions, sur les paysans «auto-convoqués» qui s’étaient réunis autour du tranque de la jonction de Lóvago [à 150 km de Managua]. Ils avaient décidé de se retirer et étaient sur le chemin de retour vers leurs communautés lorsqu’ils sont tombés dans une embuscade sur la route Managua-El Rama, avant d’atteindre Santo Tomás.

• En dépit du fait que Medardo Mairena et Pedro Mena, dirigeants du Mouvement paysan en défense du Lac Nicaragua et de la souveraineté [face au projet de canal transocéanique aux mains d’un holding chinois], ont été illégalement arrêtés; que des dirigeants paysans ont dû fuir dans les montagnes et sont poursuivis par la police et des «civils armés»; que Gabriel Mairena, frère du dirigeant Medardo Mairena a été blessé par une balle dans la poitrine; qu’ils harcèlent et menacent les familles de centaines de prisonniers accusés de crimes jamais commis, nous continuons à avancer!

Le dimanche 15 juillet, la caravane «Toutes et tous nous sommes Masaya» [manifestation en réponse à la caravane gouvernementale improvisée par les forces de l’orteguisme qui mimait avec retard la répétition du «repli» de juin 1978 de Managua à Masaya, lors du processus révolutionnaire] démontrait que le peuple est capable d’affronter la répression en démontrant sa solidarité, au moment où les paramilitaires attaquaient Diria [municipalité du département de Granada], Niquinohomo [département de Masaya], Masaya, La Flores [à l’entrée de Masaya], où ils cherchaient à prendre Monimbo [quartier de Masaya symbole historique de la résistance aux pouvoirs dictatoriaux], le peuple héroïque n’a pas permis à Ortega d’entrer dans ce quar-tier, à l’occasion de son «repli d’opérette». Il dut se consoler en embrassant l’assassin Ramon Avellan [chef de la police dépêché à Masaya] qui fut nommé au rang de général dans le commissariat de police où il était reclus.

• Continuons à avancer afin que le peuple du Nicaragua continue dans la rue à exiger, à voix haute et forte: «Qu’il dégage! Et qu’il dégage maintenant!» Ces caravanes placées sous le mot d’ordre «Plus de répression», parcourant les rues de Managua, de Matagalpa, d’Ocotal, de Chinandega et de Somoto, traduisaient la décision populaire selon laquelle plus jamais le peuple nicaraguayen n’acceptera de vivre sous une dictature.

Communiqué de l’Articulación de movimientos sociales y OSC Nicaragua

Managua, 16 juillet 2018 (Traduction  Al’encontre  17  juillet)

http://alencontre.org/

Lire aussi:

Déclaration urgente pour le Nicaragua

Nicaragua. Les scénarios qui se dégagent

Nicaragua. Lettre ouverte à Daniel Ortega

Nicaragua : Le pouvoir dans la zone des tempêtes (Alternative Libertaire)

Nicaragua. «Que veut le caudillo? Des esclaves» (Al’Encontre.ch)

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19 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

1er mai (bfm + libération + jdd + huff’)

Un collaborateur de Macron discrètement sanctionné pour avoir frappé un manifestant le 1er Mai

La vidéo avait circulé sur les réseaux sociaux peu après l’incident. On y voyait un homme coiffé d’un casque de policier débarquer en trombe vers un jeune manifestant du 1er Mai interpellé par les CRS et s’en prendre à lui.

Le Monde révèle ce mercredi que l’auteur de ces violences est un ancien responsable de la sécurité pendant la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron, aujourd’hui chargé de mission pour l’Elysée. Il se trouvait sur les lieux de la manifestation ce jour-là parce qu’il avait demandé à assister à la gestion d’une grande manifestation par la police. Cela expliquerait pourquoi il portait un casque de policier. L’Elysée a été informé de l’incident puisque ce collaborateur de Macron a été discrètement mis à pied pour 15 petits jours.

http://www.liberation.fr/

Lire aussi:

Après les violences commises par un collaborateur de Macron, l’étonnante défense de l’Elysée (JDD)

Alexandre Benalla: L’Elysée et Macron accusés d’avoir failli à l’article 40 du code de procédure pénale (Le Huffington Post)

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18 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

brexit (npa)

darth v

Grande-Bretagne : La « crise du Brexit » s’approfondit

Si Theresa May espérait que la visite de Donald Trump lui donnerait un répit dans le cadre de la crise du Brexit, cela n’a pas été le cas. Bien au contraire. La crise dans le Parti conservateur s’approfondit depuis le résultat surprise du référendum de 2017 (52 % pour le Brexit et 48 % contre).

Depuis, les partisans d’un Brexit « dur » (Boris Johnson, David Davis, William Rees-Mogg), c’est-à-dire sans accord du tout avec l’Union européenne, se sont retrouvés en position de force.

Mais un Brexit dur effraye l’industrie et la finance britanniques : près de 40 % du commerce se fait vers l’UE. Un Brexit dur réintroduirait en outre une frontière physique en Irlande, ce qui créerait une crise politique de plus.

Impossible équilibre 

En annonçant qu’elle respecterait la décision du référendum, Theresa May doit tenir un impossible équilibre : sortir de l’UE, mais avec des accords commerciaux pour satisfaire les besoins de l’industrie britannique. Pour la droite des Tories, qui sont pour le Brexit dur, tout accord commercial avec l’UE implique être dans la zone douanière et être soumis a la juridic-tion de la Cour européenne de justice, ce qui leur est tout a fait inacceptable.

Après une réunion de crise tenue le 6 juillet, David Davis, ministre pour le Brexit, a démission-né, suivi 24 heures plus tard par Boris Johnson, ministre des Affaires étrangères. Ils accusent Theresa May de proposer un Brexit « soft », c’est-à-dire de rester d’une manière détournée dans l’UE. Dès le 5 juillet, Trump avait jeté de l’huile sur le feu avec une interview dans le Sun, dans laquelle il assure qu’il n’y aura pas d’accord commercial avec le Royaume-Uni en cas de Brexit « soft », et que Boris Johnson ferait un très bon Premier ministre !

Trump encourage ainsi la droite des Tories, ainsi que l’extrême droite du Brexit, a monter au créneau

Pour forcer Theresa May à abandonner un Brexit soft et poursuivre un Brexit dur. Mais tout accord de Brexit, dur ou soft, devrait être soumis a un vote du Parlement, ce que May veut éviter, et aussi à un vote populaire. Il est clair que la crise des Tories s’approfondit de jour en jour et que May pourrait perdre un vote de confiance dans le Parlement et déclencher des élections générales anticipées.

Une fracture profonde

La visite de Trump a montré la profondeur de la fracture dans le pays. Vendredi 13 juillet, 250 000 personnes ont manifesté dans les rues de Londres contre sa visite. Les manifestantEs protestaient contre sa politique raciste et nationaliste, c’est-à-dire la même politique qui anime la droite des Tories et ceux qui veulent un Brexit dur.

La manifestantEs ont écouté Jeremy Corbyn, qui a déclaré vouloir un monde qui n’est pas divisé par le racisme, la misogynie et la haine.

Dans la crise du Brexit, Corbyn et le Labour s’opposent à toute solution proposée par les Tories. Ils acceptent le résultat du référendum, mais proposent un Brexit très soft, avec des garanties sur l’emploi et les conditions de travail, et s’opposent à toute dérégulation. Le Labour recule néanmoins sur la liberté de mouvement des citoyens de l’UE. La gauche du Labour s’oppose à ce recul.

Deux ans après, il est clair que le vote pour le Brexit a ouvert la porte à une droite nationaliste, xénophobe et raciste.

Les attaques racistes sont en augmentation, ainsi que les reconduites à la frontière de travail-leurs n’ayant pas les permis corrects. Mais le plus inquiétant est que les néo-nazis sont redes-cendus dans la rue, avec plus de 10 000 manifestants a Londres il y un mois.

Le vote pour le Brexit a aussi ouvert une crise pour la bourgeoisie puisque les Tories ne sont plus un instrument politique fiable qui représente ses intérêts. Dans ce contexte de tourmente politique, la gauche doit s’opposer vigoureusement au Brexit dur des Tories et construire un front commun contre l’austérité, l’extrême droite et le racisme.

Frédéric Leplat Mercredi 18 juillet

https://npa2009.org/

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17 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

dominque vidal (npa)

dominique vidal

« Parler d’une “montée des actes antisémites” n’a pas de sens »

Tu publies un livre sous-titré « Réponse à Emmanuel Macron », à propos de l’amalgame entre antisionisme et antisémitisme. Pourquoi as-tu ressenti la nécessité d’écrire ce livre ? 

Le 16 juillet 2017, lors des commémorations du 75e anniversaire de la rafle du Vél d’Hiv’, en présence de Benyamin Netanyahou, Emmanuel Macron déclare : « Nous ne céderons rien à l’antisionisme car il est la forme réinventée de l’antisémitisme. » J’étais en train d’écouter le discours, et cela m’a paru incroyable. Pour la première fois, un président de la République se mêlait de ce débat, qui est un débat d’idées, dans lequel il n’a pas à indiquer qui a raison et qui a tort. Même Nicolas Sarkozy et François Hollande, dont on sait l’amitié qu’ils portent à Israël, et même l’amour, en ce qui concerne François Hollande, qui avait évoqué un « chant d’amour pour Israël », ne l’avaient pas fait.

En entendant cela, et en apprenant par la suite qu’il s’agissait d’une phrase improvisée, qui ne figurait pas dans le discours tel qu’il avait été préparé, cela m’a suggéré deux choses.

La première, c’est un véritable étonnement sur la méconnaissance de l’histoire du sionisme, des Juifs, d’Israël. On peut évidemment comprendre qu’il n’ait pas été formé à ce type de ques-tions, mais à ce moment-là, autant ne pas intervenir… Je me suis donc dit qu’il fallait essayer de remettre les choses en place, qu’il s’agisse de la question de l’antisémitisme ou de celle de l’antisionisme, et de donner aux lecteurs pas forcément avertis les éléments nécessaires pour se faire leur propre opinion. C’était déjà cette démarche « pédagogique » qui m’avait guidé lors de la rédaction d’autres livres, qu’il s’agisse du Péché originel d’Israël, appuyé sur les travaux d’historiens israéliens sur la Nakba, ou de mon ouvrage les Historiens allemands relisent la Shoah.

La deuxième chose, au-delà de l’incompétence historique dont témoigne cette phrase d’Emmanuel Macron, c’est qu’il y a un vrai danger pour les libertés qui sont les nôtres. Où va-t-on ? Est-ce qu’on imagine les communistes demandant l’interdiction de l’anticommunisme ? Les gaullistes demandant l’interdiction de l’antigaullisme ? Les libéraux demandant l’interdiction de l’altermondialisme ?

Or c’est bien de cela dont il s’agit lorsque le président du CRIF, s’engouffrant dans la brèche ouverte par Macron, demande l’adoption d’une loi d’interdiction de l’antisionisme, puis d’une définition extrêmement alambiquée de l’antisionisme qui revient à interdire toute forme de criti-que de la politique israélienne. Ce qui au passage n’est pas très étonnant de la part du CRIF et de son président Francis Kalifat, dont on sait qu’il a été membre du Betar quand il était plus jeune : il s’agit de la deuxième étape d’une bataille débutée avec la volonté de criminaliser, voire d’interdire le mouvement BDS, mais qui n’a pas donné les résultats escomptés…

Depuis la sortie de ton livre, on a vu la double parution d’une ­pétition-mani-feste, dans le Journal du dimanche, et d’un livre sur le « nouvel antisémitisme en France », à propos desquels tu n’as pas ménagé tes critiques…

Tout à fait. Je voudrais d’abord te dire quelque chose qui me tient à cœur : je suis frappé par le fait que ce manifeste, que j’appelle dans mes conférences le manifeste de Val et Valls, soit tom-bé dans l’oubli une semaine après sa parution. Même les signataires, les principaux acteurs de ce manifeste, n’ont pas jugé utile de le défendre.

Pour donner un exemple précis, j’ai assisté, lors d’une soirée organisée par Mediapart à laquelle j’avais été invité, à la performance de Raphaël Enthoven, intervenant dans le débat précédent, qui a consacré l’essentiel de son temps à exposer les points de désaccord qu’il avait avec le texte ! Et on se demandait bien pourquoi il avait signé un texte avec lequel il était visiblement très largement en désaccord…

C’est la clé pour comprendre ce qui s’est passé : des pressions ont été exercées sur un certain nombre d’intellectuels pour qu’ils signent ce texte, certains se sont laissés faire et ont signé un manifeste qu’ils n’avaient parfois même pas lu et, une fois le texte paru, une fois qu’il était avéré qu’il s’agissait d’un texte d’une pauvreté intellectuelle rare, à peu près personne n’a voulu le défendre.

Pour revenir aux questions de fond, ce texte porte une analyse fausse, et les faits sont là pour le prouver. Ainsi, si l’on parle de l’antisémitisme comme idéologie, personne ne peut nier qu’il s’agit d’une idéologie marginale en France ! Je donne toujours un exemple qui me semble significatif :  en 1946, l’Ifop réalise pour la première fois un sondage dans lequel elle demande si les Juifs sont « des Français comme les autres », question à laquelle un petit tiers des sondés répondent « oui » ; dans une récente enquête du même type, réalisée par Ipsos, ils sont 92 %. Quand on en est à ce niveau-là, on ne peut pas discuter le fait que l’antisémitisme soit, en France, une idéologie marginale.

En revanche, et c’est un fait que l’on doit évidemment prendre en compte, il y a le maintien d’un certain nombre de préjugés, avec en gros la moitié des sondés qui estiment que les Juifs ont « trop de pouvoir », qu’ils ont un rapport particulier à l’argent, qu’ils sont plus attachés à Israël qu’à la France, etc. On parle bien ici de préjugés antisémites. Mais je ne crois pas que l’on puisse considérer que des préjugés équivalent nécessairement à une forme de racisme. On sait qu’il existe des préjugés sur divers groupes, des Bretons aux Auvergnats, sans que cela signifie qu’il existe un racisme anti-breton ou anti-auvergnat. Il s’agit de ne pas confondre idéologie et préjugés.

Il y a bien des actions antisémites, parfois ultra-violentes, qui ont causé des morts au cours des dernières années. 

On a connu un pic d’actions antisémites au début des années 2000, qui ont coïncidé avec la «deuxième Intifada» et sa répression par Israël. Mais depuis, on a eu, de manière irrégulière, un reflux très net de ces actes. Parler d’une « montée des actes antisémites » n’a donc pas de sens. Mais il y a évidemment un point très important : il y a moins d’actions antisémites, mais certaines sont plus violentes qu’elles ne l’étaient auparavant.

On a ainsi les huit victimes de Merah et de Coulibaly, sur lesquels il n’y a pas de doute : ce sont des tueurs antijuifs, qui ont la haine des Juifs, qui l’ont expliqué, notamment dans des vidéos. Et on a trois autres cas : Ilan Halimi, Lucie Attal [également connue sous le nom de Sarah Halimi] et Mireille Knoll. Je ne suis ni policier ni juge mais je vois bien qu’il est très difficile, dans ces trois cas de mort violente, de faire la part de ce qui est du domaine de l’antisémitisme, qui n’est pas discutable puisqu’il s’agit bien de cibles juives, mais il y a de toute évidence une dimension crapuleuse dans ces crimes.

Dans le cas d’Ilan Halimi, ce que Fofana veut, c’est de l’argent, qu’il espère obtenir car il croit que les Juifs sont riches. Il y a en outre un élément supplémentaire, que personne ne semble vouloir prendre en compte et dont il est impossible de parler dans les médias : la dimension psychiatrique. Quand on regarde par l’exemple l’affaire Mireille Knoll, on ne peut pas ne pas se poser cette question. Un des deux assassins était proche de Mireille Knoll depuis son enfance : il allait chez elle, il buvait des verres avec elle, il lui faisait des courses, elle était intervenue en sa faveur dans une affaire judiciaire, etc. Donc j’ai du mal à entendre qu’il ait découvert tout d’un coup qu’elle était juive et qu’il fallait la tuer parce que juive…

Dans ces cas de violences, de violences meurtrières, il faut donc essayer de faire la part des choses afin de comprendre ce à quoi on est confronté et de refuser tous les raccourcis et amalgames, tout en constatant évidemment que ces meurtres sont perçus d’abord comme antisémites, et jouent un rôle important dans tous les débats autour de l’antisémitisme et du racisme.

Dominique Vidal est journaliste est historien. Il a récemment publié « Antisionisme = antisémi-tisme ? Réponse à Emmanuel Macron » aux éditions Libertalia. Nous revenons ici avec lui sur les thématiques abordées dans l’ouvrage, qu’il aura l’occasion de développer lors de notre prochaine université d’été dont il est l’un des invitéEs.

Propos recueillis par Julien Salingue

https://npa2009.org/

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17 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

irlande sénat (ujfp +rfi + f24 + huff’+ irish times)

pal

Le sénat irlandais vote une loi interdisant les activités économiques en lien avec les colonies israéliennes

C’est une première dans le monde. Une proposition de loi présentée par la sénatrice Frances Black interdisant les activités en lien avec des colonies implantées sur un territoire occupé a été adoptée par le sénat irlandais (le Seanad) le 11 juillet 2018. Elle doit maintenant être examinée par la chambre basse du Parlement.

En quoi cette proposition de loi consiste-t-elle ?

La proposition de loi irlandaise a pour but d’interdire certaines activités économiques en relation avec des colonies illégales dans des territoires reconnus par la communauté internationale comme étant occupés.

Constituerait donc une infraction pénale :

– La vente et l’importation de produits issus des colonies

– L’implication dans la fourniture de services dans les colonies

_ L’extraction de ressources d’un territoire occupé sans le consentement des autorités 
compétentes

_ La tentative, l’assistance et la complicité dans la commission de ces actes sont répréhensibles de la même manière.


Qui est concerné ?

Les personnes résidentes en Irlande, entreprises de droit irlandais ou toute structure dont le centre de contrôle est basé en Irlande sont concernées.

Sur quelles bases juridiques repose-t-elle ?

En droit pénal international, le transfert par un Etat de sa population civile sur un territoire qu’il occupe militairement est un crime de guerre [1]. Cela constitue également une grave violation du droit international humanitaire [2].

La loi irlandaise considère aussi la colonisation comme un crime. Les activités économiques mentionnées dans le projet de loi participent au maintien d’une situation illégale (la colonisation et l’exploitation d’un territoire occupé), d’où la nécessité de leur interdiction.

Quelles peines prévoit-elle ? 


Des peines allant de l’amende (d’un maximum de 5 000€) à l’emprisonnement (d’une durée maximum de 5 ans).

A quels territoires occupés la loi s’appliquerait-elle ? 


En pratique, la loi pourrait s’appliquer au Territoire palestinien occupé (TPO), territoire reconnu occupé dans de multiples résolutions de l’ONU, dans l’avis du 9 juillet 2004 de la Cour interna-tionale de justice, par l’Union européenne et la France. L’importation et la vente des produits des colonies israéliennes serait donc interdite (et non celles des produits issus d’Israël).

Pourquoi est-ce important ? Le cas palestinien.

Les colonies israéliennes sur le Territoire palestinien occupé sont un exemple moderne et clair d’une violation de l’interdiction de transfert de populations civiles sur un territoire occupé.
 Israël occupe la Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, depuis 1967 et y a transféré, depuis, plus de 600 000 de ses citoyens. Un tel transfert a été facilité par la confiscation large de terres palestinien-nes, des terres particulièrement fertiles.

Cette colonisation a drastiquement réduit les terres disponibles pour l’agri-culture, le logement, l’accès à l’eau et à l’électricité pour la population palestinienne.

Elle a mené au déplacement forcé de Palestiniens et à de nombreuses violations des droits de l’Homme sur le terrain. La manière dont les colonies ont été construites a mené à la fragmen-tation du TPO en enclaves difficilement joignables entre elles à cause des différents obstacles à la circulation (checkpoints, routes déviées, mur…). Plus de la moitié de la Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, est réservée aux colonies de peuplement et à l’exploitation du territoire occupé pour le bénéfice d’Israël.

En ayant des liens économiques et en permettant à des entreprises françaises ou des rési-dents français d’avoir de tels liens avec les colonies israéliennes, la France est complice du crime de guerre imputé à l’Etat d’Israël.

Les mesures contenues dans la proposition de loi sont-elles compatibles avec le droit européen ?

Selon le Traité sur le Fonctionnement de l’UE, les règles en matière de commerce sont géné-ralement uniformes parmi tous les pays membres. Cependant, des exceptions existent, lors-qu’elles peuvent être justifiées sur la base de « moralité ou sécurité publiques » de « politiques publiques », et de la « protection de la santé et de la vie humaine » [3]. La compatibilité de la proposition de loi avec le droit européen a été confirmée par deux études juridiques [4].

De telles mesures n’entrent pas non plus en contradiction avec les règles de l’Organisation Mondiale du Commerce.

mardi 17 juillet 2018  Alice Garcia

http://www.ujfp.org/

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Lire aussi:

Le Sénat irlandais pour le boycott des colonies israéliennes (NPA)

Q&A: Who is supporting the Bill banning goods from Israeli settlements? (Irish Times)

Irlande : le Sénat vote l’interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes (France24)

Irlande: le Sénat vote contre les importations depuis les colonies israéliennes (RFI)

Les sénateurs irlandais votent l’interdiction d’importer des colonies israéliennes, BDS tout près d’une victoire historique (Le Huff’ Maghreb)

Le groupe français Acid Arab boycotte Israël sur son propre territoire (Libération)

Site de Frances Black

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15 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

kanaky (libération)

kanak

Nouvelle-Calédonie: le Parti travailliste dit non au référendum

Le PT incarne la frange dure du mouvement indépendantiste Kanak, dissi-dente du FLNKS. Réuni en congrès, il appelle ses militants et sympathisants à la «non-participation» au référendum d’autodétermination du 4 novembre prochain, et accuse le FLNKS de faire le jeu de «l’Etat colonial».

«Ça va être un coup de tonnerre dans le pays», promet Louis Kotra Uregei, figure de proue du Parti travailliste (PT) de Nouvelle-Calédonie. En ce 14 juillet maussade, tandis que les Forces armées de Nouvelle-Calédonie défilent non loin sous le crachin, quelque 300 militantes et militants réunis à la Maison des Syndicats de Nouméa viennent d’entériner comme un seul homme l’appel du PT «à ne pas participer» à la consultation du 4 novembre sur l’avenir institutionnel du territoire,considérée comme «perdue d’avance».

«A aucun moment vous n’avez entendu parler ici de boycott», souligne l’homme fort à la tribune, orateur impeccable et, de l’avis général, l’un des politiques les plus madrés du Caillou. «On ne veut pas employer ce terme, souffle une militante, ça fait trop penser à Machoro», allusion au meneur indépendantiste qui défonça une urne à coups de hache à Canala en 1984, donnant le signal des événements qui embrasèrent pendant quatre ans la collectivité d’Outremer.

Créé en 2007, le Parti travailliste et son bras armé, le redouté syndicat USTKE, qui revendique fièrement «le plus grand nombre de jours de grève du territoire», sont les locomotives d’un mouvement plus large, le Rassemblement des indépendantistes et nationalistes (RIN). Né en 2014 d’un schisme au sein du FLNKS – l’union historique des formations indépendantistes, elle-même forgée en 1984 -, le RIN n’a eu de cesse depuis de dénoncer les «compromis» des grands partis, le Palika et l’Union calédonienne, face à la droite loyaliste et à l’Etat français. Notamment, le pacte sur la composition des listes électorales conclu lors du 16e comité des signataires de l’Accord de Nouméa, à Matignon en novembre dernier, ne passe toujours pas.

 «Message positif»

«Ce référendum doit être celui de l’autodétermination du peuple colonisé, c’est-à-dire des Ka-naks, or les conditions d’inscription des Kanaks de droit commun sur la liste référendaire  (les Kanaks de statut coutumier sont inscrits d’office ndr) leur compliquent la démarche», proteste Sylvain Pabouty, secrétaire général de la Dynamik Unitaire Sud, petit parti membre du RIN.

Autre conséquence de la faiblesse supposée du FLNKS, «l’immigration massive et continue de métropolitains», qui serait préjudiciable à l’emploi des Kanaks malgré la loi du pays qui, depuis 2012, impose aux entreprises de privilégier les candidats locaux. L’une des antiennes favorites de Louis Kotra Uregei, reprise à plusieurs voix lors du congrès d’hier. «Comment ça se fait que sur les trente ans passés, seuls 1 500 de nos jeunes ont bénéficié de programmes de forma-tion des cadres, alors que des milliers de « métro » occupent les postes importants ici ? On en a marre !», s’exaspère un militant de la base, invité à s’exprimer au micro.

En cette période préélectorale très sensible, sur une terre traumatisée par les violences des années 80, le PT s’est gardé de trop appuyer, samedi, sur un thème qui lui vaut une persis-tante réputation de xénophobie. Plus ciblée, la «franc-maçonnerie» a fait l’objet de diatribes à la tribune, sans que le rôle des «frères» dans «la disparition programmée du peuple kanak»  soit précisé. Mais avant la pause sandwich, devant l’assemblée debout, têtes baissées, le pas-teur Wakira Wakaïne a rappelé, en détachant bien les mots, que «Dieu a donné le pays» aux Kanaks «à partager avec les autres». Dans ce parti au fond religieux très présent, Louis Kotra Uregei fait référence à la «Terre promise de Kanaky» dans un récent éditorial du journal du PT, tous se plient visiblement à la consigne : le rejet du référendum doit rester un «message positif»«On ne veut pas créer d’agitation. Le jour du vote, on ira simplement à la pêche», prévoit un militant.

«Simulacre»

A l’heure de son «rendez-vous avec l’histoire», le Parti Travailliste joue gros. Louis Kotra Uregei espère surfer sur la vague de frustration qui ne cesse de monter au sein du monde kanak, en proie au chômage et à la pauvreté et dont une partie de la jeunesse erre, déboussolée, dans les rues de Nouméa. Si, en dépit de son appel, le «peuple kanak» restait fidèle à la ligne du FNLKS en se rendant aux urnes, le PT, déjà minoritaire, se retrouvera marginalisé. En atten-dant, le leader de 67 ans n’entend pas faillir à sa réputation de coriacité. «On va aller dans tout le pays, dans chaque tribu, pour expliquer notre position et dénoncer ce simulacre de référendum», martèle Louis Kotra Uregei.

Pour l’heure, le FLNKS n’a pas réagi à la déclaration du PT. Mais en avril dernier, en comité directeur de l’UC, le porte-parole du FLNKS, Daniel Goa, n’avait pas caché son peu d’estime pour les «positions pseudo révolutionnaires» du RIN. Il avait appelé les militants qui seraient à la fois au FLNKS et au RIN à «choisir».

http://www.liberation.fr/

Commentaire: L’USTKE est un syndicat combatif que la LCR soutenait déjà avant même l’existence du PT. Celui-ci en bonne logique « travailliste » n’est qu’une émanation du syndicat pour le représenter aux élections et non l’inverse!

Deux logiques s’affrontent comme dans plusieurs luttes récentes: ceux qui ont déjà perdu et qui accompagnent les vainqueurs en espérant des miettes en échange de leur attitude responsable. Et ceux qui veulent encore renverser la table, malgré le consensus pro colonialisme de droite comme de gauche.

C’est un comble de traiter le PT de raciste! On savait déjà que dans les déplacements internationaux, les occidentaux étaient des « expats » sympas et les pauvres des « réfugiés » invasifs et dangereux. On découvre que refuser de se faire déposséder de son pays est du « racisme ». Les palestiniens et les thibétains vont-ils être aussi accusés de racisme?

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15 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

londres (le huff’ + swp)

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