Archive | Antimilitarisme

17 juin 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Résistons au rouleau compresseur, touTEs ensemble !

Dimanche, aux environs de 6h du matin, notre camarade Gaël Quirante, membre de la direction du NPA et secrétaire départemental de Sud Poste 92, a été arrêté chez lui par la police et placé en garde à vue. Un exemple de la montée en puissance de la répression contre toute contestation sociale.

Pouvoir, police et patrons contre nos revendications

Si Gaël a été arrêté, ce n’est pas pour « dégradation de biens de La Poste », car c’est bien La Poste qui dégrade le service public, fermant 500 bureaux par an et ayant supprimé 100 000 emplois en dix ans ! C’est parce que depuis bientôt 15 mois, lui et ses 150 collègues du 92 ont engagé un véritable bras de fer avec la direction de La Poste pour stopper la suppression des tournées, l’augmentation de la charge de travail et les réorganisations qui feront voler en éclats le service public postal.

Les discriminations, voire la répression, contre les militantEs syndicaux sont quotidiennes de la part des patrons d’entreprises et des dirigeants-managers dans les services publics. De façon plus globale, il suffit de regarder comment le mouvement des Gilets jaunes a été traité depuis la mi-novembre pour comprendre que ce pouvoir, qui n’entend rien céder sur le fond, réprime très durement…

Pourtant forcément partiels, les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur rendus publics il y a quelques semaines, parlent d’eux-mêmes : 8 700 gardéEs à vue, 13 460 tirs de LBD 40, 1 428 tirs de grenades lacrymogènes instantanées explosives, et 3 830 blesséEs (dont des dizaines de mutiléEs à vie) !

L’autoritarisme et la répression en marche

La cheffe de l’IGPN, la police des polices, « réfute totalement le terme de violences policières »… Pourtant, depuis plusieurs mois, le Défenseur des droits, le Parlement européen, le Conseil de l’Europe et l’ONU s’inquiètent des violences policières et des restrictions des libertés publiques. Des condamnations unanimes, également venues d’ONG et d’associations des défense des droits humains, de syndicats de magistrats, et même de syndicats de policiers…

Le pouvoir a choisi de nier l’existence des violences policières… faisant même porter la responsabilité des blessures et mutilations aux Gilets jaunes eux-mêmes ! Ces discours se sont traduits par en actes avec une répression tous azimuts, mais aussi par l’adoption de la loi dite « anticasseurs » en mars dernier (en réalité une loi anti-manifestations), la multiplication des commandes de nouvelles armes de guerre pour la police et la gendarmerie, les interdictions hebdomadaires de manifester, des arrestations de journalistes, etc.

Stopper la fuite en avant

Comme contre toutes les attaques programmées (suppression d’emplois publics, licenciements, retraites, droits des chômeurEs), la résistance doit s’organiser contre l’autoritarisme, les violences policières, et la justice aux ordres. Se battre contre les législations réactionnaires (telle la loi « anti-casseurs »), soutenir tous les répriméEs, toutes les victimes des violences, interdire les armes de guerre (LBD et grenades), défendre les libertés publiques, nécessitent de construire les convergences nécessaires.

Pour aider les résistances, il faut unir nos forces, les coordonner dans la durée, à commencer par celles des organisations (syndicales, politiques ou associatives), des courants et équipes militantes, de toute la gauche qui veut lutter contre Macron et le patronat. Se regrouper pour agir ensemble et débattre des perspectives pour reprendre la main, il n’y a pas d’autres voies pour stopper l’offensive antisociale et sécuritaire.

Lundi 17 juin 2019 Eddy Talbot

https://npa2009.org/

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15 juin 2019 ~ 0 Commentaire

manif soudan (brest)

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14 juin 2019 ~ 0 Commentaire

débarquement (lutte ouvrière)

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Le débarquement de juin 1944

L’Allemagne nazie vaincue, mais pas l’impérialisme

Les grands de ce monde sont friands de commémorations, qui leur servent de faire-valoir sur les dépouilles des millions d’hommes que leurs prédécesseurs ont envoyés au massacre. Les cérémonies organisées pour le 75e anniversaire du débarquement des troupes alliées en Normandie, le 6 juin 1944, font partie de ces rites.

La particularité de cette année est que la grande cérémonie réunissant souverains et chefs d’État occidentaux a été déplacée de l’autre côté de la Manche, à Portsmouth, mercredi 5 juin, avant que Macron ne les reçoive les jours suivants dans plusieurs villes normandes.

Une fois de plus, les discours ont brodé sur le mythe de la victoire du « monde libre » sur la barbarie nazie. Certes, pour les peuples qui vivaient depuis des années sous la dictature hitlérienne, subissant les emprisonnements, les massacres d’opposants et les bombardements, le débarquement des troupes alliées sur le continent fut ressenti comme la promesse d’une paix future.

La bataille de Normandie qui s’ensuivit, où l’état-major allié bombarda systématiquement des villes peuplées de civils, faisant au moins 30 000 victimes, montra vite les limites de la prétendue démocratie que les libérateurs étaient censés apporter.

Par cette politique terroriste, les dirigeants alliés, craignant que la libération des territoires ne s’accompagne de révoltes comme il y en avait eu à la fin de la Première Guerre mondiale, cherchaient à vider les villes. Leur but était d’empêcher qu’une opposition à leur propre domination ne se développe avant que des appareils d’État capables de museler des mouvements de révolte soient remis en place dans l’Europe en ruines.

La fin de la Deuxième Guerre mondiale n’était rien d’autre que la victoire d’une bande de brigands impérialistes sur une autre. Les dirigeants des États occidentaux alliés, la Grande-Bretagne, la France jusqu’à 1940 et plus tard les États-Unis, connaissaient depuis longtemps la nature du régime hitlérien.

Ils connaissaient parfaitement la terreur que celui-ci faisait régner sur le peuple allemand, la destruction des organisations ouvrières, les assassinats d’opposants, la présence de camps et le massacre des Juifs. Ils avaient laissé faire et ne s’étaient inquiétés que lorsque l’impérialisme allemand devenait hégémonique en Europe, menaçant leur domination économique sur des pans entiers de la planète.

Les États-Unis avaient donc pris la tête de la croisade contre l’impérialisme allemand (et japonais en Asie). Ils étaient devenus une puissance économique dominante, loin devant la Grande-Bretagne et la France. De plus, cette dernière, occupée par les armées allemandes et dont les ressources économiques étaient sous leur contrôle, était hors-jeu. Quant aux États-Unis, dont le territoire avait été épargné par les combats des deux guerres mondiales, ils avaient gardé un appareil industriel intact, qui s’était sorti de la crise économique grâce aux commandes d’armement.

Lors du débarquement de juin 1944, l’armée des États-Unis possédait donc une capacité de destruction bien supérieure à celle que pouvaient lui opposer les armées allemandes, qui menaient en outre de lourds combats sur le front est. Ils avaient aussi la supériorité numérique.

Une intense propagande avait été développée dans les pays alliés pour convaincre leurs soldats qu’ils allaient se battre pour la liberté. Le jour J, le 6 juin 1944, 132 000 hommes, américains, canadiens et britanniques, firent partie de la première vague de débarquement, ayant contre eux 40 000 soldats allemands. Ce fut un carnage calculé, le calcul de l’état-major allié étant de faire débarquer plus d’hommes que l’ennemi ne pouvait en tuer dans le même laps de temps.

Par ailleurs, la majeure partie de l’effort de guerre reposait sur le peuple de l’URSS, alliée du camp américano-britannique, tan­­dis que la politique de Staline et des partis communistes staliniens garantissait à la bourgeoisie occidentale qu’ils empêcheraient toute révolution à la fin de la guerre.

La fin de la Deuxième Guerre mondiale a donc confirmé la suprématie de l’impérialisme américain sur ses concurrents et n’a pas été la fin du système économique à la source des guerres mondiales. Cette suprématie s’est marquée par des foyers d’incendie déclenchés et attisés partout sur la planète, du Vietnam à l’Afghanistan, de l’Irak au Proche-Orient, en permanence depuis 75 ans.

Les commémorations du Jour J rappellent la mort de dizaines de milliers de jeunes, victimes de la politique de l’impérialisme en ayant cru qu’en libérant l’Europe du nazisme ils apportaient la paix au monde.

Marianne LAMIRAL 12 Juin 2019
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13 juin 2019 ~ 0 Commentaire

contre g7 (attac)

attac

Contre-G7, pour un autre monde

Du 19 au 26 août à Hendaye, mobilisons-nous et organisons-nous face au grand incendie du capitalisme!

Du 24 au 26 août, 7 des chefs des États parmi les plus riches de la planète se retrouvent à Biarritz sous la présidence de la France. De plus en plus autoritaires et bellicistes, ces 7 grands pyromanes se rencontrent pour perpétuer un système au service des plus riches et des multinationales. Il est temps de stopper ces incendiaires de la planète. Face à leurs faux discours, il est nécessaire de nous mobiliser au Pays Basque pour nous y opposer par nos idées, nos alternatives et nos luttes et imposer l’urgence écologique et sociale.

  • Du 19 au 24 août, village des alternatives (Urrugne, Hendaye, Irun) ;
  • Les 21,22 et 23 août, contre-sommet du G7
  • Samedi 24 août manifestation à Irun-Hendaye
  • Dimanche 25 août à midi : constitution d’une zone arc-en ciel par des rassemblements pacifiques dans 7 places du Pays basque pour la liberté de manifester.

Durant le contre-sommet des conférences, débats, constructions de résistances se dérouleront à l’initiative de nombreux mouvements, associations, syndicats (etc) du Pays Basque et d’ailleurs. Ce sera un point de convergence important des combats qui ont marqué l’année et de construction de nos futures mobilisations. Les débats seront structurés autour de 7 espaces représentant 7 brasiers du capitalisme :

  • Pour un autre monde, sortons du capitalisme et de la dictature des multinationales
  • Contre la destruction de notre planète, protégeons la terre, défendons le vivant
  • Pour un monde radicalement féministe, à bas le patriarcat
  • Respectons la diversité et la liberté des peuples, pour un monde décolonial et sans discriminations
  • Pour une démocratie sociale et les mêmes droits pour toutes et tous, à bas l’autoritarisme
  • Pour un monde juste et basé sur la solidarité entre les peuples, à bas les guerres et l’impérialisme
  • Personne n’est illégal sur cette planète, abolition des frontières pour les êtres humains

Ce contre-sommet sera l’occasion de partager des solutions concrètes pour une politique mondiale qui lutte efficacement contre les inégalités, la pauvreté, et les désastres écologiques et climatiques. Rejoignez la plateforme Alternatives G7 pour envisager ensemble un monde social et juste, respectueux des différences et de l’environnement.

mercredi 12 juin 2019

Pour participer à la mobilisation avec Attac: mobilisationg7@attac.org.

https://alternativesg7.org

https://france.attac.org/

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12 juin 2019 ~ 0 Commentaire

munitions (bastamag)

 castaner

Allez, en marche!

Le ministère de l’Intérieur commande en masse

Des munitions pour fusils d’assaut et des grenades de désencerclement

Les nouvelles armes de maintien de l’ordre et de « gestion démocratique des foules » sont responsables de dizaines de mutilations à vie et de blessures graves. Qu’importe ! Le ministère de l’Intérieur vient d’entériner de nouvelles commandes massives : 10 000 grenades de désencerclement par an, qui s’ajoutent aux centaines de lanceurs de balles de défense (LBD) achetés en fin d’année dernière. Plus étonnant, la place Beauvau a acheté 25 millions de cartou-ches de fusils d’assaut pour les quatre prochaines années. « Allô, place Beauvau ? C’est pour une commande » : enquête sur ces étranges appels d’offres.

Le ministère de l’Intérieur ne cesse d’étoffer son stock d’armes, non létales comme létales. Il avait déjà passé commande, le 23 décembre dernier, de 1280 nouveaux « lanceurs mono-coup » type LBD, principalement pour la gendarmerie, et de 450 LBD semi-automatiques – des « lanceurs multi-coups » (LMC) [1] pour les policiers. La place Beauvau vient successivement d’acheter 40 000 nouvelles grenades à main de désencerclement (GMD) à effet assourdissant, et de lancer un appel d’offres visant à acquérir, sur les quatre prochaines années, 25 millions de… cartouches de fusil d’assaut pour une valeur estimée à 11 millions d’euros [2].

Ces armes de guerre ont longtemps été réservées aux seules unités d’élite de la police et de la gendarmerie. Dans la foulée des attentats de janvier et novembre 2015, Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur de l’époque, avait décidé d’équiper de fusils d’assaut les policiers des brigades anti-criminalités (Bac), les gendarmes des pelotons de surveillance et d’intervention (Psig) et autres « primo-intervenants ». L’objectif, avait-il alors expliqué, était de leur permettre de « répliquer aux tirs d’armes de type Kalachnikov que certains criminels n’hésitent désormais plus à utiliser contre vous ».

Cette banalisation des fusils d’assaut n’est pas sans poser problème. En juillet 2017, une note de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) faisait état de sa « réelle inquiétude»: 18 des 19 tirs de ces armes enregistrés sur les six premiers mois de l’année avaient été «acci-dentels » ou commis « par imprudence », un pourcentage qualifié d’« alarmant ».

« Une ou plusieurs erreurs, souvent cumulées dans les procédures de mise en sécurité, sont à l’origine des coups de feu », souligne la note, qui déplore « une méconnaissance bien plus étendue en matière de sécurité lors de la manipulation des armes », et un « défaut de maîtrise d’armes plus complexes et encombrantes » : sélecteur mis en position « rafale », chargeur non retiré, culasse bloquée à cause d’un mauvais geste, etc. Le constat était alors sans appel : « Les agents sont mal à l’aise avec ces armes. » [3]

Jean-Marc Manach 12 juin 2019

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11 juin 2019 ~ 0 Commentaire

débarquement 1 (internationalisme)

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Les communistes ne célèbrent pas le débarquement de juin 1944

Comme ils pourraient le faire pour la Commune de Paris de 1871 ou la Révolution d’octobre 1917.

Cependant, il leur appartient, à l’occasion de cet anniversaire et des cérémonies qui l’ont entouré, de rappeler ce que fut vraiment cet événement, ce que fut sa signification afin d’opposer à la marée des mensonges bourgeois une petite digue au service de la petite minorité qui, aujourd’hui, peut les entendre.

La plus grande opération militaire de l’histoire

Jamais avant le 6 juin 1944, l’espèce humaine, dont l’histoire est pourtant riche en guerres, n’avait réalisé une opération militaire de l’envergure du débarquement Allié en Normandie. Ce sont 6 939 bâtiments qui, dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, ont traversé la Manche dont 1 213 navires de guerre, 4 126 bâtiments de débarquement, 736 bâtiments de servitude et 864 navires marchands.

Au-dessus de cette armada, 11 590 appareils zèbrent le ciel : 5 050 chasseurs, 5 110  bombardiers, 2 310 avions de transport, 2 600 planeurs et 700 avions de reconnaissance. Sur le plan des effectifs, ce sont 132 715 hommes qui sont débarqués le “Jour J”, ainsi que 15 000  américains et 7 000 britanniques qui ont été parachutés la veille derrière les lignes adverses par 2 395 avions.

Malgré leur énormité, ces chiffres sont encore loin de représenter toute l’ampleur de l’opération militaire. Avant même le débarquement, des dragueurs de mines avaient tracé cinq immenses chenaux permettant le passage de l’armada alliée. Le débarquement lui-même ne vise qu’à établir une tête de pont permettant de débarquer des troupes et des moyens matériels en quantité bien plus considérable.

C’est ainsi que, en moins d’un mois, ce sont un million et demi de soldats Alliés qui sont débarqués avec tout leur équipement, notamment des dizaines de milliers de véhicules blindés (le tank Sherman à lui seul a été construit à 150 000 exemplaires).

Pour ce faire, des moyens matériels et humains ahurissants sont mobilisés. Pour que les navires puissent décharger leur cargaison ou leurs passagers, il faut aux Alliés un port en eau profonde tel que Cherbourg ou Le Havre. Mais comme ces villes ne sont pas prises d’emblée, ils créent de toutes pièces au large de deux petites localités, Arromanches et Saint-Laurent, deux ports artificiels en acheminant d’Angleterre des centaines de caissons flottants en béton qui ensuite ont été immergés pour servir de digues et de quais (opération “Mulberry”).

Pendant quelques semaines, Arromanches est devenue le plus grand port du monde avant que le relais ne soit passé à Cherbourg qui est pris par les Alliés un mois après le débarquement et dont le trafic s’élève alors au double de celui du port de New York en 1939.

Enfin, dès le 12 août, les Alliés peuvent commencer à utiliser PLUTO (Pipe Line Under The Ocean), un pipeline sous-marin assurant l’approvisionnement en carburant depuis l’île de Wight jusqu’à Cherbourg. Ces moyens matériels et humains démesurés sont en soi un véritable symbole de qu’est devenu le système capitaliste, un système qui engloutit en vue de la destruction des quantités ahurissantes de moyens technologiques et de travail humain.

Mais au-delà de son côté démesuré, il faut rappeler que l’opération “Neptune” (nom de code désignant le débarquement en Normandie), préparait un des plus grands carnages de l’histoire (l’opération “Overlord”, l’ensemble des plans militaires en Europe occidentale à la mi-1944).

Le long des côtes de la Normandie on peut voir ces immenses alignements de croix blanches témoins du terrible tribut payé par toute une génération de jeunes américains, anglais, canadiens, allemands, etc. dont certains avaient à peine 16 ans.

Ces cimetières militaires ne comptabilisent pas les civils, femmes, enfants, vieillards, qui ont été tués lors des affrontements et dont le nombre, dans certains cas, est presque aussi élevé que celui des soldats tombés dans les combats. La bataille de Normandie, pendant laquelle les troupes allemandes ont tenté d’empêcher les troupes Alliées de prendre pied puis de progresser en France se solde par des centaines de milliers de morts au total. (Extrait)

https://fr.internationalism.org/

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11 juin 2019 ~ 0 Commentaire

dinan (afps)

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pierre.rimasson@gmail.com

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06 juin 2019 ~ 0 Commentaire

guerre 1 (ernest mandel)

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Seconde guerre mondiale

Les communistes ont été instruits dans le principe du rejet de « la défense nationale » ou de la « défense de la patrie ». Cette position a signifié un refus total de s’impliquer dans n’importe quelle guerre inter-impérialiste. Le mouvement trotskyste a été instruit dans le même esprit. C’était d’autant plus nécessaire qu’ avec le tournant droitier du Comintern et le pacte Laval-Staline de 1935, les staliniens des pays de l’Europe de l’ouest, et dans quelques pays coloniaux, se sont transformés en avocats du chauvinisme pro-impérialiste au nom de la « lutte anti-fasciste ».

En Inde, par exemple, ce tournant a mené les staliniens à la trahison désastreuse du soulève-ment national de 1942. Quand le soulèvement a éclaté, les colonialistes britanniques ont libéré les chefs du Parti communiste indien afin de les transformer en agitateurs contre la révolte et en propagandistes de la guerre impérialiste. Cette cruelle trahison a détourné les masses du socialis-me qui se sont alors tournées vers le parti nationaliste bourgeois du Congrès dont l’influence n’a cessé de croître au cours des années suivantes.

Dans les pays impérialistes, notre mouvement a été fortement inoculé contre le nationalisme, contre l’idée de soutenir les efforts de guerre impérialistes sous quelque forme que ce soit. Ce fut un bon enseignement, et je ne proposerai nullement de remettre en question cette tradition. Mais cette dernière a laissé hors de considération certains éléments de la position léniniste, beaucoup plus complexe qu’on ne le croit, sur la Première Guerre Mondiale.

Il n’est tout bonnement pas vrai que la position de Lénine puisse être réduite à la formule : « C’est une guerre impérialiste réactionnaire. Nous n’avons rien à faire avec elle ». La position de Lénine était beaucoup plus sophistiquée. Il a ainsi déclaré qu’ : »Il y a au moins deux guerres, et nous voulons représenter une troisième ». Cette « troisième guerre » étant la guerre civile révolutionnaire contre la bougeoisie, qui s’est effectivement déroulée en Russie.

Au sein du courant internationaliste qui n’a pas succombé au « social-patriotisme de la IIe Internationale », Lénine a mené une lutte déterminée contre une certaine forme de sectarisme qui ne voyait pas la distinction entre les deux guerres.

Il a notamment précisé : “Il y a une guerre inter-impérialiste. Avec cette guerre nous n’avons rien à faire. Mais il y a également des guerres de libération nationale menées par des nationalités opprimées. Le soulèvement irlandais est à cent pour cent justifié. Même si l’impérialisme alle-mand a essayé d’en profiter, même si les chefs du mouvement national ont maille à partie avec les Allemands, ceci ne change en rien la nature juste de la guerre irlandaise d’indépendance contre l’impérialisme britannique.

C’est la même chose avec la lutte de libération nationale dans les colonies et les semi-colonies, les mouvements nationaux indien, turc, persan”. Et d’ajouter : “C’est également valable pour les nationalités opprimées en Russie et en Austro-Hongrie. Le mouvement national polonais est un mouvement juste, le mouvement national tchèque est un mouvement juste. Un mouvement de libération mené par n’importe quelle nationalité opprimée contre l’oppresseur impérialiste est un mouvement de nature juste. Et le fait que les directions de ces mouvements pourraient les trahir en les associant politiquement et administrativement à l’impérialisme est une raison de dénoncer ses chefs, mais pas de condamner ces mouvements en tant que tels”.

Si nous regardons le problème posé par la Deuxième Guerre Mondiale d’une manière plus dialectique, à partir d’un point de vue léniniste plus correct, nous retrouvons une situation extrê-mement complexe. Je dirais, au risque de le souligner un peu trop fortement, que la Deuxième Guerre Mondiale était en réalité une combinaison de cinq guerres différentes. Cela peut sembler une analyse absurde à première vue, mais je pense qu’un examen plus approfondi le confirmera.

http://www.ernestmandel.org/

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06 juin 2019 ~ 0 Commentaire

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La lutte pour la transformation sociale, la souveraineté et la démocratie

Lors de son introduction à l’atelier « Repenser le nationalisme et raviver l’internationalisme », Pierre Beaudet indiquait qu’on n’a pas vu suffisamment le projet d’indépendance lié avec le projet anticapitaliste et que les autochtones n’y occupaient pas beaucoup de place. Il cernait ainsi les éléments essentiels qui font que les politiques souverainistes, telles que mises de l’avant depuis les années ’70 par le courant péquiste, ont lamentablement échoué.

Mais ce constat étant fait, l’indépendance du Québec constitue toujours un enjeu plein de questions surtout à l’heure où le nationalisme prend des couleurs d’exclusion.

Pour Catherine Dorion [1], l’indépendance c’est aussi un projet de lutte, pour le climat, pour le territoire. « C’est » reformuler la société avec les luttes de libérations des autres peuples dans le monde, c’est aussi notre passé de lutte culturel. Pour elle la somme des projets qu’on fait ensemble, c’est ce qui fait évoluer notre identité : « Alors que le projet identitaire de la droite mise sur la division, on doit développer un projet antiraciste et inclusif pour réussir à développer une force collective. La vraie laïcité c’est la lutte contre le pouvoir de l’argent et pour la démocratie ».

Mais sa conception de la lutte pour l’indépendance se basait surtout sur la culture et la lutte anticoloniale. La perspective internationaliste et particulièrement la dynamique des luttes avec le reste du Canada étaient à toutes fins pratiques absentes.

À la question de Pierre Beaudet : « Qu’est-ce qu’on fait avec les canadiens ? » elle s’est limitée à répondre qu’on aura la même posture qu’avec les peuples des autres pays, c’est-à-dire développer des liens de solidarité, sans plus de perspectives. En fait l’indépendance est présentée comme une finalité. Même si Catherine l’associe à la lutte climatique, on ne sent nulle part quelle articulation cette lutte peut avoir avec les progressistes du Reste du Canada ni avec les nations autochtones.

Elle définit la lutte du Québec contre l’État pétrolier (Cacouna, Énergie est), mais n’explique pas comment l’indépendance arrivera à créer un État sans pétrole ni comment nous résisteront aux offensives de l’État canadien. Elle se limite à dire que ce qui se passe dans le Canada c’est grâce, en partie, à l’argent du Québec. Donc on rapatrie notre argent, de même que celui des paradis fiscaux, mais sans expliquer qu’un plan de mobilisation est essentiel pour y arriver.

mardi 4 juin 2019, BEAUDET Pierre, DORION Catherine, FRAPPIER André, SONDARIEE Makian

http://www.europe-solidaire.org/

Presse-toi À Gauche !

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20 mai 2019 ~ 0 Commentaire

tradi (le peuple breton)

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Centre de musique traditionnelle 

Le centre de musique traditionnelle Y. Palamour, placé sous la direction de Fabrice Lothodé, fonctionne au sein de Ti Douar Alre depuis 7 ans maintenant.

Il accueille des sonneurs (de couple, en particulier) de biniou et bombarde désireux de perfec-tionner leur technique et propose, outre des cours individuels hebdomadaires, des stages, des rencontres avec des spécialistes de la musique, du chant, de la danse… ceci pour favoriser tant l’acquisition de compétences techniques que l’ancrage, par la transmission, dans une tradition vivante. La master-class du 8 juin – ainsi que celles qui l’ont précédées cette année – se place dans cette perspective. Rencontre avec Daniel Carré.

Une journée autour des chants de déserteurs : un clin d’œil à Boris Vian ?

Pas du tout ! La tradition bretonne chantée du pays de Vannes – et donc d’Auray où nous sommes – compte justement plusieurs chants qui mettent cette question en avant ; des chants – une forme de « gwerzioù », de complaintes – qui racontent des faits, campent des hommes qui ont été des déserteurs et qui, par leur destin extraordinaire, ont inspiré leurs contemporains. Les chansons, composées sans doute dans les années 1830-1850, sont toujours connues et interprétées, les airs sur lesquelles elles sont chantés sont immédiatement reconnus… La tradition est passée.

Quel est précisément l’objectif de la journée ?

La journée sera animée par un duo : André le Meut pour les aspects musique et chant (interprétation, couleur musicale, différentes versions collectées, etc.) et moi-même pour aborder les textes (langue, versification…) et contextualiser la composition (histoire, sociologie…) ; il fera revivre le temps des déserteurs, des réfractaires et autres « brigands » locaux au temps du roi Louis-Philippe. Chanter, bien sûr, mais aussi mieux comprendre ce qui se cache sous les paroles et les airs afin de mieux interpréter ; aller au-delà des mots. (Résumé voir lien)

Katell Peron 20 mai 2019

http://lepeuplebreton.bzh/

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