Archive | Antimilitarisme

23 août 2019 ~ 0 Commentaire

amazonie (people before profit)

brazil

L’Amazonie brûle: mettez fin au Mercosur

Le monde est sous le choc aujourd’hui à la vue des incendies qui se propagent dans la forêt amazonienne et envoient dans le ciel des panaches de fumée qui couvrent une zone de la taille de l’UE.

Cependant, contrairement aux incendies de forêt observés ces dernières semaines en Sibérie, les incendies en Amazonie ont été provoqués par des éleveurs de bétail et des bûcherons qui souhaitent défricher les terres.

Ils sont soutenus par le président d’extrême droite brésilien Jair Bolsonaro, qui a affirmé sans aucune preuve que les incendies avaient été allumés par des ONG. Bolsonaro a toujours soutenu les exploitants forestiers et l’agroalimentaire et a appelé à plusieurs reprises à ce que les peuples autochtones d’Amazonie soient expulsés de leurs terres.

La manière dont Bolsonaro traite les peuples autochtones au Brésil est odieuse, mais ce ne sont pas seulement ces personnes qui seront touchées par la destruction de l’Amazonie. La forêt pluviale est l’un des plus grands puits de carbone au monde et fournit environ 20% de l’oxygène du monde.

Les incendies libèrent d’énormes quantités de dioxyde de carbone dans l’atmosphère et nous rapprocheront encore d’un point critique qui pourrait enclencher un changement climatique irréversible.

Pourtant, alors que l’Amazonie brûle, l’UE, avec le soutien du gouvernement irlandais, continue de faire échec à l’accord Mercosur, qui prévoit d’importantes quantités de bœuf brésilien importées en Europe en échange de produits pharmaceutiques et de voitures allemandes.

Cet accord encourage activement Bolsonaro à poursuivre ses politiques destructrices, car les arbres défrichés laisseront la place au bétail en pâturage et augmenteront encore les émissions mondiales de gaz à effet de serre. Le Mercosur n’est donc rien de plus qu’une voie directe vers l’écocide.

People Before Profit demandent que l’accord Mercosur soit immédiatement annulé. Bríd Smith député a appelé à une réunion urgente du comité sur le climat et a invité l’ambassadeur du Brésil à se présenter devant lui.

Une manifestation de solidarité avec les populations indigènes du Brésil a été convoquée par Extinction Rebellion à l’ambassade du Brésil à Dublin demain à 11 heures. People Before Profit apporte son soutien et encourage les gens à participer de manière solidaire.

22 août 2019

https://www.pbp.ie/

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23 août 2019 ~ 0 Commentaire

gaza (afps pùblico)

Carte-de-Palestine-1946-2013-5-1

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Israël encourage l’émigration palestinienne de Gaza

Selon un haut responsable

Un député arabe israélien accuse le gouvernement de Benyamin Netanyahu de vouloir procéder à un « transfert de population » dans la bande de Gaza.

C’est une polémique qui secoue en ce moment tout le pays. En cause, la nouvelle politique que chercheraient à mettre en œuvre les autorités israéliennes dans l’enclave palestinienne, à savoir tout faire pour la vider de ses habitants, en s’efforçant de leur trouver différents pays d’accueil.

Les Israéliens seraient prêts à assumer les coûts liés à cette émigration, et seraient même disposés à permettre l’utilisation d’un aérodrome israélien situé près de Gaza pour permettre aux Palestiniens de s’envoler vers leur nouvelle destination. Le problème, à ce stade, est qu’Israël n’a trouvé aucun pays d’accueil.

Haut fonctionnaire anonyme

Cette information est reprise par l’ensemble des médias en Israël avec une même source, un haut fonctionnaire anonyme dans l’entourage du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu. Ce dernier est actuellement en déplacement en Ukraine. Toujours selon cette même source, il existerait une émigration spontanée de la bande de Gaza, avec des Palestiniens qui trouvent eux-mêmes des pays d’accueil.

Un « transfert de population »

Plus de 35 000 habitants de Gaza sur 2 millions ont quitté l’enclave palestinienne en 2018, affirme le haut fonctionnaire anonyme, la plupart en raison de la situation économique.

Un député arabe israélien a affirmé que cette politique n’était autre qu’une forme de « transfert de population ». Si les habitants de Gaza doivent émigrer, a renchéri un de ses collègues, c’est vers la Palestine.

RFI-Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul

http://www.france-palestine.org/

Lire aussi:

Israel impulsa a la « emigración voluntaria » de los palestinos de Gaza (Pùblico)

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22 août 2019 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (bfm)

 

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22 août 2019 ~ 0 Commentaire

amazonie (france-info le-monde)

fuego

Amazonie : le poumon vert de la planète est en feu

Les forêts brésiliennes sont ravagées par les incendies. La ville de Sao Paulo s’est même retrouvée dans le noir, en plein jour, en partie en raison des fumées.

La plus grande forêt du monde est en train de brûler. Il y a des milliers de départ de feu sur ces immenses territoires. Les pompiers tentent de ralentir la progression des flammes, en vain. Les épaisses fumées sont entrées en contact avec des masses d’air froid.

Elles ont provoqué à plusieurs milliers de kilomètres de là un phénomène météorologique : au Brésil, Sao Paulo s’est retrouvé dans le noir en plein jour.

Bolsonaro accuse les militants écologistes

Les incendies sont d’une ampleur exceptionnelle. Le président brésilien Jair Bolsonaro a accusé, sans preuve, les associations écologistes. « Il pourrait s’agir d’actions criminelles de ces ONG pour attirer l’attention contre ma personne« , explique-t-il. Le président brésilien est accusé par les scientifiques de détruire la forêt amazonienne. Selon eux, la déforestation et la sécheresse exceptionnelle depuis le début de l’année expliquent ce sinistre hors-norme.

22/08/2019

https://www.francetvinfo.fr/

amazonie

Feux de forêt en Amazonie.

Trois questions sur ces incendies qui détruisent le poumon vert de la planète

L’augmentation de 83 % du nombre de départs de feu enregistrés en Amazonie depuis le début de l’année, a provoqué des réactions en chaîne. Les internautes se sont emparés de cette infor-mation pour dénoncer la politique de Bolsonaro au Brésil qui, lui-même, s’est défendu en accu-sant les ONG, avant de finalement expliquer ce jeudi 22 août que son gouvernement n’a pas les moyens de lutter contre les incendies.

Depuis le début de l’été, les feux se sont encore multipliés dans la forêt amazonienne au Brésil. Rien que de janvier à août 2019, le pays a enregistré un peu plus de 72 000 départs de feux contre un peu moins de 40 000 pour toute l’année 2018, selon l’Institut national de recherche spatiale du Brésil, l’INPE. Mais les pays voisins ne sont pas épargnés. Le Venezuela en totalise 26 400 et la Bolivie 16 100.

Des chiffres qui donnent le vertige quand on sait à quel point cette région est indispensable au bon fonctionnement de l’ensemble de la planète. Petit tour d’horizon des questions qui se posent face à cette catastrophe environnementale.

Pourquoi l’Amazonie est-elle en train de brûler ?

Les raisons sont à la fois naturelles et humaines. Comme partout dans le monde, la sécheresse « crée des conditions favorables à l’utilisation et à la propagation d’incendies, mais les départs de feux sont d’origine humaine, que ce soit intentionnellement ou par accident », indique Alberto Setzer, chercheur à l’INPE. L’intentionnalité est liée à la technique de certains agriculteurs de défrichement par brûlis. Les terres ainsi libérées de leurs arbres peuvent accueillir des cultures.

Les principales causes de déforestation sont l’agriculture (soja), l’élevage, la construction de barrages hydroélectriques et d’infrastructures routières, l’industrie minière, les feux de forêt et le trafic de bois.

Selon Robert Muggah, directeur de recherche à l’Institut Igarape, groupe de réflexion et d’action basé au Brésil, « la réalité, c’est que le Brésil a fait des progrès incroyables dans la réduction de la déforestation et des incendies au cours des 50 dernières années ». Seulement, ce serait « vraiment au cours des quatre ou cinq dernières années que nous avons vu une croissance de la dégradation de la déforestation et surtout l’année dernière où nous avons vu une augmentation de 50 % de la déforestation par rapport à l’année précédente ».

bresil

Pourquoi faut-il sauver ce « poumon vert » ?

Avec une superficie de 5,5 millions de kilomètres carrés l’Amazonie est la plus vaste forêt tropi-cale de la planète. La biodiversité hébergée en Amazonie est tout à fait hors normes : « 40 000 espèces de plantes, 3 000 espèces de poissons d’eau douce et plus de 370 de reptiles, soit une espèce sur dix existantes sur Terre », indique le site du Fonds mondial pour la nature (WWF).

À cela s’ajoute « les 570 millions d’hectares de forêts denses, la moitié des forêts tropicales restantes de la planète, 6 600 km de rivières sinueuses… » Le lien entre la santé de l’Amazonie et celui de la planète n’est pas nouveau.

C’est justement ce qui alerte Robert Muggah, directeur de recherche à l’Institut Igarape, la défo-restation « affecte aussi l’évapo-transpiration qui est essentiellement la couverture nuageuse qui modère notre climat au Brésil et dans toute l’Amérique du Sud mais aussi dans les océans du monde. Donc, le fait que cela se produise actuellement au Brésil n’est pas seulement mauvais pour le Brésil et les villes du Brésil qui sont touchées par la pollution et les pénuries d’eau, c’est un problème pour le monde ».

Puits de carbone, la forêt absorbe davantage de CO2 qu’elle n’en rejette : elle emmagasine 90 à 140 milliards de tonnes de CO2, ce qui contribue à réguler le réchauffement climatique dans le monde, selon WWF. Les effets à long terme risque donc d’être catastrophiques.

En quoi les réseaux sociaux ont-ils permis d’alerter ?

L’annonce de l’Institut national de recherche spatiale (INPE) s’est rapidement propagée sur les réseaux sociaux, particulièrement sur Twitter. Les internautes ont créé deux hashtags : #PrayForAmazonia et #PrayForAmazonas.

Partout, c’est l’indignation et de nombreuses questions commencent à émerger. Certains internautes accusent la politique de Bolsonaro, lui reprochant de favoriser la technique du brûlis.

À son tour, mercredi le président du Brésil s’est défendu en accusant les ONG d’elles-mêmes provoquer ces feux pour destituer son gouvernement. Finalement, ce jeudi 22 août, il est revenu sur cette déclaration un peu hâtive dans une vidéo en direct sur son compte Facebook. Ce n’était pas une affirmation, a-t-il dit en précisant qu’il avait voulu faire part de ses « soupçons ». Il a aussi profité de l’occasion pour dire que son gouvernement n’avait pas les moyens de lutter contre les incendies dans la forêt amazonienne.

Les photographies qui circulent, montrent les moyens presque dérisoires des services de secours devant l’ampleur et l’étendue des incendies, même si le ministre en charge de l’environnement au Brésil, Ricardo Salles, indique qu’ils sont « à pied d’œuvre ».

Certains internautes ont rapidement attribué le fait que la ville de Sao Paulo ait été plongée dans le noir en pleine journée le lundi 19 août à ces incendies, alors que selon certains scientifiques, il s’agirait davantage d’un phénomène météorologique alliant nuages bas et front froid.

Faut-il que les pays unissent leurs efforts devant l’ampleur de ce phénomène, alors qu’elle se situe à plusieurs milliers de kilomètres des incendies responsables de cette situation ? Et, en plus des effets à long terme, quels sont les effets immédiats sur la santé des habitants ?

Ouest-France  22/08/2019

https://www.ouest-france.fr/

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22 août 2019 ~ 0 Commentaire

contre g7 (libération rdf)

contre g7

Au contre-G7, «des unions pour faire avancer nos idées»

Si la présence de représentants politiques au Pays basque a agacé certains militants, d’autres ont prôné la convergence.

Au milieu des militants associatifs et des responsables d’ONG rassemblés à Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) et Irún, quelques élus de gauche ont pointé une tête à l’ouverture du contre-sommet du G7 mercredi.

Parmi eux, David Cormand, eurodéputé et secrétaire national d’Europe Ecologie-les Verts (EE-LV), et Eric Coquerel, député insoumis (LFI), sont venus se faire secouer en participant à une conférence organisée par Attac, autour des «voies de l’émancipation, de l’échelon municipal à l’international».

Un thème vite dépassé au moment des échanges avec le public, quand les interventions se sont concentrées sur le rôle des responsables politiques dans la transition vers cet «autre monde» que le contre-sommet appelle de ses vœux. «Il faut réussir à s’accorder entre forces de gauche. Mais le leadership des partis et leur système pyramidal, c’est terminé !» tonne une participante. «Vous vous en êtes pris plein la tête», résume un autre, avant de suggérer aux élus sur scène de démissionner pour laisser place à un système de tirage au sort.

«Prêcheurs de vérité»

Olivier Besancenot, toujours porte-parole du NPA et invité de dernière minute à la conférence, se dévoue pour répondre :

«Je ne suis plus candidat à rien, sinon à la révolution, mais je suis venu plaider de l’intérêt de la politique pour avancer sur les grands enjeux auxquels on est confrontés aujourd’hui. Et dans ce lieu, on a l’occasion de discuter vraiment, en s’extrayant de l’agenda minuté de la République.»

A la sortie de la salle de conférence, quelques militants fulminent. «Ils ont été secoués, et c’est tant mieux. Qu’est-ce que c’est que cette idée d’organiser leur université d’été [du 22 au 25 août pour LFI, et du 22 au 24 pour EE-LV] en même temps que le contre-G7, puis d’y venir pour prôner l’unité ?» s’agace Marie.

Bernard, venu d’Aix-en-Provence, ne trouve à l’inverse «aucun inconvénient» à leur présence. «Je pense qu’en tant que militant d’Attac depuis vingt ans, je fais de la politique. Et pour faire avancer nos idées, il faut des unions. Les événements de ce type sont des bonnes occasions de discuter ensemble.»

Plus loin, Pierre, la soixantaine, approuve la venue de quelques élus. Mais «à la condition qu’ils sachent apprendre des autres mouvements sociaux sans rester dans leur posture de prêcheurs de vérité, précise-t-il. Ils viennent de nous faire un exercice vertueux d’union mais je doute de sa pérennité».

Descendu de l’estrade, Eric Coquerel tient lui aussi à parler d’unité pour repousser des critiques qui ont visé LFI en premier lieu. «Même si la situation est un peu houleuse, c’est un début de convergence nécessaire, dit le député de Seine-Saint-Denis.

On est d’accord pour condamner le G7, mais regardez septembre : des journées de mobilisation sont prévues presque tous les jours. Ce n’est pas possible de continuer lutte par lutte, il faut plus d’union.» Cormand temporise et retient le positif. «Il y a quelques années, cela aurait été beau-coup plus raide. Je retiens surtout que les militants étaient là pour nous interpeller et non pour dire que nous n’avions pas notre place ici.»

Discuter et travailler avec des responsables politiques n’a pas toujours été une évidence pour le mouvement altermondialiste, qui a toujours œuvré à faire émerger des initiatives locales fonc-tionnant sur une autre logique que celle du libéralisme.

Mais «aujourd’hui ceux qui ne veulent pas entendre parler des élus sont bien plus minoritaires, souligne Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac et modératrice du débat. Les initiatives locales et concrètes, c’est formidable et indispensable.

Mais comment on les transforme en modèle dominant ? Sans pouvoir politique, je ne vois pas. Certaines urgences, notamment climatiques ou de réglementation de la finance, ne peuvent pas être réglées uniquement par le bas.»

«Voie claire et crédible»

Un point de vue partagé par Txetx Etcheverry, cofondateur de l’association Alternatiba qui s’échine pourtant à faire émerger des schémas locaux de réponse à la crise sociale et écologique.

«Aujourd’hui, les plus ardents promoteurs du libéralisme arrivent à se poser en alternative à leur propre système, en reprenant des éléments du discours des associations, analyse le Basque. Ce n’est donc vraiment pas le moment de tomber dans le sectarisme. Chacun doit remplir sa fonction, politiques compris, si nous voulons proposer une autre voie claire et crédible.»

Le contre-G7, avec ses 200 intervenants et 80 associations réunis jusqu’à dimanche soir, fait figure de bon point de départ pour en discuter. Mais tous n’en font pas le même usage. Des trois invités politiques du matin, seul Olivier Besancenot est resté dans l’après-midi pour écouter d’autres orateurs et d’autres débats.

Nelly Didelot, Envoyée spéciale à Irún et Hendaye 21 août 2019

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22 août 2019 ~ 0 Commentaire

soudan (lutte-ouvrière à-l’encontre)

soud

Soudan : l’armée reste au pouvoir

Samedi 17 août, l’Alliance pour la liberté et le changement, au nom de l’opposition civile, et les généraux du Conseil militaire de transition ont signé à Khartoum une déclaration constitution-nelle censée organiser la transition politique pour les trois prochaines années.

Cette déclaration prévoit la mise en place d’un conseil de souveraineté composé de cinq militai-res et six civils. Cet organe, destiné à chapeauter la transition, devait confirmer la nomination du futur Premier ministre choisi par l’opposition, Abdallah Hamdok, économiste ayant travaillé pour l’ONU. Celui-ci devra former un gouvernement dont les postes clés de la Défense et de l’Intérieur sont d’ores et déjà réservés à des militaires.

Autant dire que les centaines de milliers de personnes qui ont manifesté depuis des mois pour que l’armée quitte complètement le pouvoir, ou encore les opposants qui ont survécu à la traque des militaires et des miliciens lâchés le 3 juin dans les rues de la capitale, peuvent se sentir trahis.

C’est d’ailleurs ce qu’ont exprimé certains partis ayant formé la coalition civile contre l’armée. Ainsi, pour le Parti Communiste soudanais, « Le futur gouvernement ne pourra répondre ni aux aspirations ni aux buts de la révolution ».

En réalité, cette transition négociée au sommet vise à assurer la perpétuation du pouvoir des militaires et de la minorité qui s’est enrichie sous la dictature d’al-Béchir.

Les militaires garderont la main sur le gouvernement, en plus de leurs multiples troupes de répression, qu’ils peuvent utiliser contre la population à tout moment. Ils garderont le contrôle sur les biens de l’ancien parti au pouvoir, qu’ils se sont appropriés, estimés à 28 milliards d’euros sous forme d’immeubles et de comptes en banque, et sur le puissant service de renseignement soudanais, le NISS, qui avait, sous al-Béchir, la mainmise sur des pans entiers de l’économie.

Si des politiciens sont prêts à brader les sacrifices consentis par les manifestants soudanais en échange de quelques miettes laissées par les militaires, rien n’assure que les exploités, les jeunes ou les femmes qui ont commencé à se révolter s’en satisferont.

21 Août 2019

https://journal.lutte-ouvriere.org/

Lire aussi:

La révolution soudanaise entre dans une nouvelle phase (A l’Encontre)

 

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22 août 2019 ~ 0 Commentaire

argentine (lutte-ouvrière à-l’encontre)

argentine 1

Défaite du président Macri dans les élections primaires

Les élections primaires argentines du 11 août sont devenues une répétition générale des élections réelles, dont le premier tour aura lieu le 27 octobre.

La campagne électorale a été polarisée par les deux principaux partis de la bourgeoisie : la droite de Macri, et l’opposition péroniste menée par l’ex-chef de gouvernement Alberto Fernandez et sa colistière, l’ex-présidente Cristina Fernandez de Kirchner.

Les élections ont été marquées par une nette défaite du président de droite, Mauricio Macri.

Avec 47 % de suffrages, les péronistes l’emportent avec 15 points d’avance, et parfois 17 dans des régions très peuplées. La défaite était attendue, mais pas d’une telle ampleur.

Macri paie d’avoir renoué avec la finance internationale, ce qui a ramené la baisse du cours du peso, l’hyperinflation, la hausse des prix et des plans d’austérité imposés aux classes populaires. Personne n’a oublié le krach de 2001 et l’explosion de la pauvreté qui l’avait accompagné. Or, depuis des mois et des mois, les classes populaires voient les prix s’envoler tandis que salaires et pensions perdent de leur pouvoir d’achat.

La défaite de Macri a fait chuter la Bourse. Et, rien que dans la semaine qui a suivi l’élection, selon des chiffres officiels, le pouvoir d’achat des salaires a baissé de 15 % du fait de la baisse de la valeur du peso. Les industriels de l’alimentation l’ont immédiatement répercutée sur leurs factures. La dévaluation stimule aussi les profits des exportateurs de soja et ceux des banquiers jouant sur les cours de change. Les perdants sont les classes populaires ; les gagnants, le patronat et la bourgeoisie.

Si les électeurs des classes populaires se sont servis de leur bulletin de vote pour dire tout le mal qu’ils pensaient de la politique d’austérité, ils ne doivent pas se faire d’illusions sur le retour des péronistes. Dans leurs dernières déclarations, il n’est question ni d’emploi ni d’augmentation des salaires et pensions, mais de la façon dont ils vont s’entendre avec le FMI.

Les travailleurs combatifs qui appelaient à manifester contre l’austérité le 22 août ont compris que la lutte dans les usines et dans la rue est le seul terrain où la population peut se défendre efficacement contre ses ennemis, le patronat et les politiciens à son service, macristes ou péronistes.

Jacques FONTENOY 21 Août 2019
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L’Argentine a un système de primaires obligatoires ouvertes à tous, ce mois-ci, avant les vraies élections du 31 octobre. Nos camarades ont donc dû éliminer une deux deux candidatures d’extrême-gauche. Les partis minoritaires de gauche ont formé la coalition FIT Unidad – formée par le Front de Gauche et des Travailleurs (FIT), le Parti Ouvrier, Gauche Socialiste et Mouvement Socialiste des Travailleurs – dont les candidats sont Nicolás del Caño et Romina del Plá. La seule femme candidate à la présidence est Manuela Castañeira, du Nuevo Movimiento al Socialismo (MAS)

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22 août 2019 ~ 0 Commentaire

g7 (lutte ouvrière)

g7 basque

G7 : festival international du mensonge

Le programme officiel de la réunion du G7, à Biarritz du 24 au 26 août, est la lutte contre les inégalités. Les auteurs, c’est-à-dire les services de communication de l’Élysée, précisent même la liste des inégalités les plus criantes, selon eux : entre les hommes et les femmes, devant l’accès aux soins et à l’éducation, devant le risque écologique et les menaces de guerre, et enfin devant les dérives de l’économie numérique et de l’intelligence artificielle. Rien que ça !

Ainsi ces gens, les chefs des États les plus puissants du monde, qui organisent chez eux la guerre sociale contre les travailleurs, parlent de lutter contre l’inégalité. Leurs avions bombardent et rasent des régions entières, de l’Irak à la Libye, et ils parlent de paix. Leurs industriels polluent les terres et les océans, et ils parlent d’écologie. Leurs géants du numérique et leurs polices espionnent le moindre de nos gestes, et ils parlent d’éthique. Leur monde est fondé sur l’exploitation du travail, et ils parlent de justice.

Le G7 réunit les pays qui représentaient, lors de sa création en 1974, 70 % de la richesse mondiale : les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, le Japon, l’Italie et le Canada. Ces sept-là, les pays impérialistes, patries des trusts géants et des banques interna-tionales qui exploitent la planète, ont des intérêts communs face au reste du monde. Les diri-geants des sept se sont donc revus annuellement depuis, intégrant un temps la Russie après l’explosion de l’URSS et conviant désormais un représentant de l’Union européenne.

Leur intérêt commun consiste en la pérennité, la continuité et, si possible, la stabilité de leur ordre social. Mais ils sont évidemment confrontés d’une part à la concurrence de leurs groupes capitalistes entre eux, chacun aidé par son État, et d’autre part à la stagnation, voire à la récession de l’économie mondiale, qui exacerbe encore la lutte de tous contre tous.

Dans ces conditions, le G7 est une réunion de brigands où chacun défend sa part de butin. Les rodomontades de Trump et ses menaces de guerre commerciale, par exemple, sont peu appréciées des six autres, qui y voient une entrave aux affaires de leurs propres capitalistes.

Bien loin de la lutte contre les inégalités, les véritables discussions entre représentants des puissants de ce monde, s’il y en a, auront lieu loin des oreilles du public. Il n’en sortira, comme à l’accoutumée, que des aménagements temporaires entre barons voleurs, dont les consé-quences inévitables seront de creuser encore les inégalités.

Ces gens sont bien incapables, quand bien même ils le voudraient, d’organiser leur propre économie et de protéger l’humanité des crises engendrées par la course au profit. Les quatre décennies de G7 annuel et leur absence complète de résultats sont là pour le prouver.

Paul GALOIS 21 Août 2019
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21 août 2019 ~ 0 Commentaire

contre g7 (la conf’)

conf

Contre-G7 : la Confédération paysanne appelle à une forte mobilisation

La Confédération paysanne et son syndicat ELB* en Pays Basque seront présents demain à l’ouverture du contre-G7 d’Hendaye-Irun.
Membre de la plateforme Alternatives G7, la Confédération paysanne a lancé un appel à mobili-sation nationale pour ce contre-sommet. Elle entend y dénoncer les atteintes à la souveraineté alimentaire, aux droits des paysannes et à l’environnement qu’organisent les États représentés notamment au sein du G7.

Nous sommes contre le G7 parce qu’il s’arroge le droit d’orienter la marche du monde au mépris des autres organisations. Ce G7 feindra de se préoccuper des inégalités dans le monde alors qu’il consacre le libéralisme le plus absolu.

Les paysan-nes de la Confédération paysanne participeront donc aux différents ateliers, débats, manifestations et co-organisent deux conférences le jeudi 22 août* :

- L’agroécologie paysanne face à la crise écologique et sociale et à l’insécurité alimentaire, de 10h à 12h au cinéma Les Variétés d’Hendaye, avec Jean-François Périgné, secrétaire national.

- La souveraineté alimentaire contre le néolibéralisme et le productivisme, de 17h30 à 19h30, au centre des Congrès Ficoba à Irun, salle 1, avec Nicolas Girod, porte-parole national.

Dans un contexte national et international inédit de crise sociale, environnementale, climatique et de rétrécissement des espaces démocratiques, la tenue et la réussite de ce contre-G7 sont essentielles pour porter haut et fort nos alternatives et nos résistances face à un système prédateur, incarné par les sept pays parmi les plus riches du monde.

Face à un G7 bunkerisé à Biarritz, coupé des citoyen-nes dans un Pays Basque qui n’a jamais connu une telle pression policière, nous entendons donner de la voix pour dire et démontrer qu’un autre monde est possible !

g7 basque

Programme du contre-sommet et les mobilisations du 24 et 25 août : Alternatives G7

http://www.confederationpaysanne.fr/

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21 août 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

ToutEs ensemble contre le G7 et son monde !

Du 24 au 26 août, Macron va accueillir en grande pompe les dirigeantEs des sept pays les plus riches du monde. Tout comme le G20, l’OMC ou le FMI, le G7 symbolise la domination d’une poignée de puissants qui décide sur le dos des peuples du sort de la planète entière.

Le G7, une vitrine du capitalisme

C’est avec un cynisme à tout épreuve que le thème central du sommet n’est autre que la « lutte contre les inégalités ». Un sommet présenté comme éco-responsable, attaché à l’égalité femmes-hommes … La politique menée par Macron est pourtant le contraire de la lutte contre les inégalités, car il dégrade toujours plus nos conditions de vies, détruit les services publics, la protection sociale, le droit du travail…

Les prochaines attaques contre les retraites et l’assurance chômage ne laissent aucun doute sur la vaste opération de communication de ce G7. Ces réunions servent en priorité à perpétuer un système au service des plus riches, des multinationales, renforcer l’exploitation et mettre la planète à sac. Et malgré les désaccords affichés, ils seront d’accord sur l’essentiel : accentuer la guerre de classe !

Chronique d’une répression annoncée

Et c’est précisément parce que les politiques d’austérité sont de moins en moins légitimes, de plus en plus contestée que les capitalistes optent pour une gouvernance de plus en plus autoritaire et brutale.

La répression leur est nécessaire pour imposer un monde toujours plus injuste. Ces sommets sont particulièrement symboliques de cette fuite en avant sécuritaire. Des villes en état de siège, des lieux de réunions bunkerisés pour des huis clos toujours plus à distance des populations.

Pour ce G7, pas moins de 10 000 policiers  et gendarmes sont mobilisés à Biarritz. Des dispo-sitifs terrestres, maritimes et aériens qualifiés d’« inédits » et « extrêmement lourd » par les autorités elles-mêmes.

La récente lutte des Gilets Jaunes a montré un saut qualitatif dans la violence d’État, y compris dans la façon d’assumer les exactions commises. Ce G7 s’annonce dans la continuité de ce scénario, avec une répression policière et judiciaire annoncée.

Le Centre de rétention administrative d’Hendaye, qui sera en fait transformé en centre de déten-tion, indique la logique à l’œuvre. Interdiction de paraître, renfort au tribunal de Bayonne, tout est fait pour créer un climat de tension et de peur et criminaliser les résistances.

L’acharnement judiciaire contre le militant Vencezo Vecchi, condamné à 13 ans de prison pour sa participation à une manifestation contre le sommet du G8 à Gênes en 2001 illustre bien le niveau de répression inhérent à ces sommets.

G7 dégage !

Il y a près de 20 ans à Seattle, des milliers de personnes réussissaient à bloquer le sommet de l’OMC, un acte fondateur du mouvement altermondialiste. Depuis le 19 août, militantEs associatif-e-s, politiques, syndicalistes sont réuniEs à Hendaye et Irun contre le G7 et son monde.

Le capitalisme n’a pas besoin du G7 pour fonctionner. Mais cependant, la contestation des sommets capitalistes est essentielle car elle montre qu’ils ne sont pas légitimes, que nous n’acceptons pas leur domination.

C’est tout l’enjeu du contre-sommet, contester la légitimité d’une minorité à décider et opposer l’urgence sociale, démocratique, écologique et féministe pour le plus grand nombre. C’est également une échéance importante pour la construction des résistances et des convergences.

Le NPA participe à ce combat contre les saigneurs du monde, pour en finir avec le capitalisme !

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Mardi 20 août 2019

https://npa2009.org/

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