Archive | Antimilitarisme

17 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

catalunya (jdd + npa)

jordi

L’emprisonnement de deux indépendantistes ravive les tensions

Deux dirigeants indépendantistes catalans ont été inculpés pour sédition et emprisonnés. Une décision qui ravive les tensions. Une juge d’instruction a placé lundi soir en détention les deux dirigeants des principales associations indépendantistes de Catalogne, Jordi Sanchez et Jordi Cuixart, inculpés pour sédition par l’Audience nationale, un tribunal chargé notamment des affaires de sécurité nationale.

Ils ont été écroués à la prison de Soto del Real, non loin de Madrid, en début de soirée. Les deux hommes disposent d’une très forte capacité de mobilisation, ce qui risque d’envenimer encore la crise entre Madrid et la région. L’annonce de leur placement en déten- tion a entraîné dans toute la Catalogne des concerts de casseroles, en signe de protestation.

Jordi Cuixart et Jordi Sanchez sont soupçonnés d’avoir encouragé des centaines de personnes le 20 septembre à Barcelone à bloquer la sortie d’un bâtiment où des gardes civils menaient des perquisitions, en lien, justement, avec l’organisation du référendum. Ces gardes civils y étaient restés bloqués jusqu’au milieu de la nuit. Les associations de Jordi Cuixart et de Jordi Sanchez, Omnium Cultural et l’Assemblée nationale catalane (ANC), sont les fers de lance de l’indépendantisme en Catalogne, divisée presque à parts égales entre les partisans du maintien au sein de l’Espagne et ceux de la sécession.

Le retour des prisonniers politiques en Espagne

Le porte-parole du gouvernement séparatiste catalan a qualifié lundi soir de « provocation de l’Etat espagnol » le placement en détention des deux hommes inculpés pour « sédition », appelant cependant leurs sympathisants à rester pacifiques. « Nous avons à nouveau, tristement, des prisonniers politiques » en Espagne, a de son côté estimé le président indépendantiste catalan Carles Puigdemont dans un message posté en anglais sur son compte Twitter. « Liberté aux Jordis », lisait-on sur l’affiche d’un des manifestants, environ 400, massés sur une place du centre de Barcelone vers minuit.

Ces détentions interviennent alors que Madrid a donné lundi un ultime délai de trois jours au président séparatiste pour qu’il revienne à la légalité. Depuis une semaine, Carles Puigdemont laisse planer la possibilité d’une déclaration unilatérale d’indépendance, laissant entendre, sans le dire ouvertement, qu’il a « suspendu » cette déclaration en vue d’un dialogue avec Madrid. « Nous espérons que dans les heures qui viennent (…) vous répondrez avec la clarté que tous les citoyens exigent », a écrit le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy à Carles Puigdemont, soulignant qu’il n’avait plus que trois jours, jusqu’à jeudi 10h, pour revenir dans le droit chemin.

17 octobre 2017

http://www.lejdd.fr/

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15 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

indépendance (yéti)

catalonia

La Catalogne est loin d’être la seule à vouloir être indépendante

La tendance, nous dit-on, est à la mondialisation. Faux : depuis 1945, le nombre de pays indépendants a presque quadruplé. Dernier exemple : la Catalogne.

Les peuples peuvent devenir indépendants par référendum, ou alors par la guerre.

Quelques exemples récents de peuples qui ont accédé à l’indépendance :

  • Le peuple lituanien gagne la guerre d’indépendance le 13 janvier 1991. La Lituanie a un siège à l’Organisation des Nations Unies.
  • Le peuple letton gagne la guerre d’indépendance le 25 janvier 1991. La Lettonie a un siège à l’Organisation des Nations Unies.
  • Le peuple estonien est consulté lors du référendum du 3 mars 1991. Le peuple estonien vote « oui » à l’indépendance. L’Estonie a un siège à l’ONU.
  • Le peuple érythréen gagne la guerre d’indépendance le 24 mai 1991. L’Erythrée a un siège à l’ONU.
  • Le peuple slovène gagne la guerre d’indépendance le 7 juillet 1991 (accord de Brioni). La Slovénie a un siège à l’ONU.
  • Le peuple macédonien est consulté lors du référendum du 8 septembre 1991. Le peuple macédonien vote « oui » à l’indépendance. La République de Macédoine a un siège à l’ONU.
  • Le peuple croate gagne la guerre d’indépendance le 12 novembre 1995. La Croatie a un siège à l’ONU.
  • Le peuple bosniaque gagne la guerre d’indépendance le 14 décembre 1995. La Bosnie a un siège à l’ONU.
  • Le peuple monténégrin est consulté lors du référendum du 21 mai 2006. Le peuple monténégrin vote « oui » à l’indépendance. Le Monténégro a un siège à l’ONU.
  • Le peuple sud-soudanais est consulté lors du référendum du 9 janvier 2011. Le peuple sud-soudanais vote « oui » à l’indépendance. Le Soudan du Sud a un siège à l’ONU.

La grande tendance pluri-millénaire, c’est la quête de la souveraineté

À sa naissance en 1945, l’ONU regroupait 51 nations. Aujourd’hui, l’ONU regroupe 193 nations.

Leur nombre continue à augmenter. Dans les années qui viennent, l’ONU va accueillir de nouvelles nations qui vont naître : la Palestine, la Catalogne, le Kosovo, les îles Cook, Niue, le Sahara occidental, le Somaliland, etc.

La grande tendance pluri-millénaire, ce n’est pas la mondialisation, c’est la fragmentation des regroupements déjà existants, partout dans le monde.

La grande tendance pluri-millénaire, c’est la naissance de nouvelles nations indépendantes, souveraines.

14 octobre 2017 

https://yetiblog.org/

la-bretagne-rebelle

Commentaire: Heu, toutes les nations dépendant de la France sont oubliées! Alors rajoutons d’abord la Kanaky. La nomination de Valls semble annoncer de la violence ou des morts pour écraser la république kanaque. Mélenchon a eu raison se retirer!

D’autre part même si pour la Bretagne ce n’est pas tout de suite, il y a la Polynésie! Puis la Guyane, la Martinique et la, Guadeloupe! Enfin, la Corse. Sans parler du rattachement de l’Alsace, Euskadi et la Catalogne sud à leur régions soeurs!

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15 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

kanaky (révolution permanente)

kanak

Autodétermination des peuples: Référendum de 2018 en Nouvelle-Calédonie : comment la France veut exclure 23 000 Kanaks du scrutin

En 2018 aura lieu en Nouvelle-Calédonie le référendum d’autodétermination prévu par les accords de Nouméa. À quelques mois du vote les populations kanaks dénoncent les conditions d’inscriptions au vote qui excluent 23 000 personnes qui pourraient renverser la balance en faveur du « oui ».

De la colonisation à la volonté d’indépendance

La Nouvelle-Calédonie est une petite île située au milieu du Pacifique et qui représente un enjeu central pour la France. Pour mieux comprendre les enjeux du référendum d’autodéter- mination qui aura lieu en 2018, quelques éléments historiques sont indispensables. Dès le milieu du 18ème siècle, l’île est colonisée par la France qui pille les terres des autochtones, ces derniers sont en effets dépossédés de 80% de leurs terres ancestrales ; la France dissout les tribus, et impose sa langue.

Et surtout la France impose dès 1887 en Nouvelle-Calédonie, comme dans toutes ses colonies, le Code de l’Indigénat (1887), qui assujettisse les autochtones aux travaux forcés, à l’interdiction de circuler la nuit, aux réquisitions forcées, et à un ensemble d’autres mesures tout aussi répressives. En 1931, une centaine de kanaks sont « exposés » lors de l’exposition universelle au jardin d’acclimatation, dans ce qu’on pourrait qualifier de zoo humains, forcés à se comporter comme des « sauvages » pour maintenir le mythe fantasmé sur les populations autochtones. Le Code de l’Indigénat n’est aboli qu’en 1946, date à laquelle la Nouvelle-Calédonie change de nom sur le papier pour s’appeler « Territoire d’outre-mer ».

Peu à peu les revendications indépendantistes s’intensifient, notamment autour de la figure de Jean-Marie-Tjibaou. A partir de l’élection de François Mitterrand en 1981, les attentes des indépendantistes se font plus pressantes, et ceux-ci exigent un référendum d’autodétermination réservé aux seuls Kanaks. C’est notamment la naissance du FLNKS, rassemblement de partis politiques indépendantistes fondé en 1984 et dirigé par Jean-Marie Tjibaou qui met en place un gouvernement provisoire de Kanaky, choisit un drapeau, boycotte les élections territoriales de 1984, avec pour but de préparer l’indépendance kanake socialiste.

Fin 1984, un massacre a lieu près d’une tribu située dans le nord de l’ile, à Hien- ghène, dans laquelle 10 indépendantistes Kanaks sont tués, dont deux frères de Jean-Marie Tjibaou.

C’est le point de départ d’une véritable guerre entre opposants et partisans de l’indépen- dance ; le gouvernement instaure l’état d’urgence et le couvre-feu de janvier à juin 1985. Le point culminant des événements sera la prise d’otages de gendarmes par un groupe d’indé- pendantistes en avril-mai 1988, dans l’entre-deux tours des présidentielles. La situation est délicate pour le gouvernement Mitterrand, qui doit trouver une issue à cette situation de crise et désigne Michel Rocard pour s’occuper des négociations, ce qui va déboucher sur les accords de Matignon en juin 1988, prévoyant un scrutin d’autodétermination dix ans plus tard. Mais en 1998, les accords de Nouméa sont signés sous l’égide Lionel Jospin, prévoyant la tenue d’un référendum sur « le transfert à la Nouvelle-Calédonie des compétences régalien- nes, l’accès à un statut international de pleine responsabilité et l’organisation de la citoyenneté en nationalité » qui n’aura lieu qu’entre 2014 et 2018.

Au coeur des intérêts français, le nickel, véritable mine d’or du Pacifique

Le sous-sol de l’île regorge d’un minerai extrêmement convoité : le nickel. En effet, l’île possède un quart des ressources mondiales de cette matière première indispensable à la fabrication de l’acier inoxydable, ce qui en fait une terre extrêmement intéressante pour la France. Tout au long de leur histoire, les kanaks ont été tenus à l’écart de l’exploitation du minerai, les européens ayant la main mise sur cette richesse bien que depuis quelques années cette tendance s’est atténuée avec la construction d’une nouvelle usine de nickel au nord de l’île, venant casser le monopole de la SLN, société historique du nickel calédonien qui exploite l’usine de Nouméa depuis 1910. La SLN appartient elle-même à Eramet, le géant des mines françaises, dont le chiffre d’affaire était de 2,9 milliards d’euros en 2016.

Cette mise à l’écart des kanaks des énormes bénéfices que produit le nickel n’a fait qu’accen- tuer tout au long du 20ème siècle la colère et la frustration. Les kanaks voient de plus dans l’exploitation du nickel la garantie d’une indépendance réussie. De son côté, la France, derriè- re des apparences de neutralité, n’a aucune intention de laisser prendre son indépendance ce petit territoire très rentable au milieu du Pacifique. Derrière une soi-disant politique de « déco- lonisation » et une politique de rééquilibrage suite aux accords de Nouméa, les écarts restent considérables entre le sud de l’île, peuplé par les caldoches, et la province ainsi que les îles et le nord de l’île, terres kanakes, où le chômage atteint 30%.

Référendum : l’enjeu crucial de la liste électoral

Le résultat du référendum prévu en 2018 dépend notamment de la composition corps électoral restreint qui sera autorisé à voter, dont les modalités ne seront définies que lors du rendez-vous entre les signataires de l’accord de Nouméa prévu dans quelques semaines. C’est Manuel Valls qui a été nommé le 3 octobre pour diriger la mission parlementaire sur l’avenir institutionnel de l’île, ce qui a provoqué des polémiques.

Le 4 octobre, à New York, devant l’ONU, les indépendantistes ont dénoncé la manipulation et l’instrumentalisation autour de la composition de la liste électorale, qui pourrait faire basculer le résultat du scrutin. Le président du FLNKS, Mickael Forrest, a exprimé des « doutes sur l’orga- nisation » du référendum et mis en cause la « sincérité du mécanisme français d’établissement de cette liste électorale  », demandant aux Nations unies d’envoyer une mission de visite  « avant, pendant et après le scrutin  ».

En effet, en Nouvelle-Calédonie il existe plusieurs types de listes électorales en fonction de critères permettant de participer à certaines élections.

Pour pouvoir voter au référendum, il faut faire partie de la liste référendaire, régie par l’article 218 de la loi organique de 1999. Tout personne au statut civil coutumier, qui est inscrite sur la liste générale, ou qui a été électeur en 1988 doit être automatiquement sur cette liste pour le référendum.

Mais voilà, selon la Direction de la gestion de la réglementation des affaires coutumières (DGRAC), 22 780 Kanaks qui devraient avoir leur nom inscrit sur cette liste n’y apparaissent pas. Plusieurs phénomènes expliquent cette absence qui pourrait faire peser la balance du côté du « non » : de nombreux kanaks ne sont pas inscrits sur la liste principale (condition obligatoire pour être sur la liste référendaire), car les indépendantistes ne se sentent historiquement pas concernés par les élections françaises, et ont souvent prôné le boycott. De même, certaines personnes inscrites sur la liste générale n’auraient pas été inscrites sur la liste référendaire, et de nombreux jeunes de 18 ans pour qui l’inscription est censée être automatique n’ont pas été inscrits.

Aucune aide d’inscription n’a été mise en place pour les personnes handicapées et âgées, et les procédures pour les personnes ayant perdu leurs droits civiques sont complètement méconnues. De plus, près de 2000 kanaks se sont vus refusée leur inscription car ils étaient dans l’incapacité de réunir tous les justificatifs de résidence continue pendant dix ans : « Ces exigences sont inadaptées au regard des habitudes des Kanaks. Conserver les papiers n’est pas dans leur culture. S’inscrire sur les listes relève du parcours du combattant  », indique Stéphanie Graff, docteure en anthropologie spécialiste des questions d’autodétermi- nation, de décolonisation et d’autochtonie en Nouvelle-Calédonie.

De plus, ce « choix » délivré par le référendum ne laissera pas aux population le choix d’un réel mouvement de libération nationale remettant en cause la domination coloniale française car même si la soi-disant « autonomie » était votée elle ne remet pas en cause le contrôle des élites politiques et des groupes industriels mis en place depuis des années.

Car au-delà de l’indépendance statutaire, il s’agit pour les Kanaks de se libérer totalement de l’impérialisme français, de sa domination politique qui perdurera si les anciennes élites gèrent l’île comme avant et si les grandes richesses de l’île, notamment le nickel, sont toujours gérées par les mêmes multinationales. C’est pourquoi l’émancipation du peuple Kanak, au-delà de l’indépendance de la France, devra se poser l’objectif de renverser l’ordre impérialiste, et donc l’ordre capitaliste, qui les maintient aujourd’hui dans un pays qui n’est autre qu’une colonie.

Enora Lorita vendredi 13 octobre

http://www.revolutionpermanente.fr/

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12 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

catalunya (a manca)

fachas

Le bateau coule, les fascistes sortent de leur trou

Dans le bras de fer qui l’oppose au peuple catalan, le gouvernement de Madrid vient de marquer un point.

La formidable pression exercée avec l’aide de ses complices apporte son premier effet : le président de la Generalitat de Catalunya en déclarant un gel du processus de déclaration de l’indépendance a opéré un recul qui fracture le camp des indépendantistes sans pour autant influer sur la position du pouvoir espagnol.

Mais c’est ce dernier qui devra assumer l’écrasante responsabilité des tensions qui s’annoncent.

Un chantage patent s’est exercé durant la semaine écoulée au détriment  des droits démocratiques des Catalans. Ce sont les milieux des banques et de la finance qui ont tiré la première salve en annonçant le départ de leurs sièges sociaux. Les représentants de l’Union européenne ont enfoncé le clou en réaffirmant deux points qui leur tiennent à coeur : d’abord leur soutien au gouvernement espagnol, afin disent-ils, de « sauvegarder l’intégrité de son territoire, de son économie et de ses acquis démocratiques… ».

Ils ont également repris le discours de Madrid en soulignant l’illégalité du scrutin organisé par le gouvernement autonome de Catalunya.

Le président de la République française n’a pas négligé non plus d’apporter son « indéfectible soutien au gouvernement espagnol ». Si Carles Puigdemont et ses amis de la bourgeoisie catalane entretiennent encore après cela l’illusion d’une Europe garantissant la liberté des peuples, c’est soit qu’ils sont atteints de surdité, soit qu’ils s’avèrent depuis longtemps disposés à se contenter de prérogatives étendues dans le cadre du statut d’autonomie, tout en restant toutefois sous la tutelle espagnole.

Il n’est pas impossible, loin s’en faut, que les représentants des petites et grandes bourgeoi- sies catalanes revoient leurs prétentions à la baisse pour peu qu’ils obtiennent de nouveaux avantages, principalement en matière de fiscalité.

Dans ce contexte trouble, la capacité d’intervention des classes populaires catalanes est décisive.

Les nationalistes de gauche qui apportaient jusqu’alors leur soutien (critique), au gouverne- ment actuel de la Catalunya semblent fermes sur leur position en exigeant une déclaration d’indépendance. Restent à venir les positions du champ syndical catalan et des organisations de jeunesses indépendantistes. Pour que toutes celles et ceux qui se refusent à abdiquer devant les prétentions du pouvoir espagnol puissent surmonter l’épreuve, plusieurs conditions doivent être réunies : le soutien massif des travailleurs et la solidarité internationale.

C’est sur ce dernier point que nous appelons la jeunesse et les travailleurs de notre pays à s’engager aux côtés du peuple catalan.

Ces soutiens doivent se concrétiser sans plus tarder en organisant la prise de parole des indépendantistes de Catalunya. L’étau médiatique mis en place par le pouvoir français (et, au-delà européen) doit être desserré. Depuis des semaines les radios et télévisions françaises se livrent à une propagande uniquement destinée à décrédibiliser le droit à l’indépendance des Catalans. Il nous faut donc contre- balancer cet état de chose en recherchant et en diffusant des informations et des analyses plus proches de la réalité et des volontés de ce peuple résistant de longue date. C’est-à-dire qu’il nous faut apporter un contre- point authentiquement démocratique à des propos de propagandistes qui se prétendent journalistes.

La victoire du peuple catalan peut ouvrir pour d’autres peuples des perspectives d’émancipa- tion. C’est là en Corse, comme en Sardaigne, en Euskadi et en Ecosse que le souffle de cette liberté est à même de se ressentir encore davantage.

 11 octobre 2017 a manca

http://a-manca.org/

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10 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

question nationale (médiapart)

breizxit

Attention, çà vaut pour tout pays sauf la France! Ouf!

Quelques réflexions nullement inactuelles sur la question nationale.

Ce billet est bien sûr lié à l’actualité. Après l’Ukraine notamment, les faits mondiaux du moment rappellent à quel point la question nationale n’est pas distincte des questions démocratiques mais en est un sommet incontournable.

Catalogne.

Le coup d’Etat contre le droit des Catalans à l’autodétermination entraîne une bataille, en Catalogne mais aussi dans toute l’Espagne : car le peuple espagnol est concerné au premier chef par cette agression.

Oui, il faut défendre le droit de voter sur l’autodétermination, sur l’indépendance : c’est un droit démocratique fondamental. Et beaucoup d’organisations font des communiqués – justes, qui s’en tiennent là : « ils ont le droit, ne laissons pas piétiner ce droit ». C’est d’ailleurs la position d’Ada Colau, maire de Barcelone, qui ajoute que ce n’est « plus l’indépendance », mais « la démocratie », la question maintenant. Elle a raison de défendre la démocratie, mais elle a tort de dissocier démocratie et indépendance.

Car en effet ce que montre directement l’intervention de la police militaire et de la Guardia civil, c’est qu’il ne saurait y avoir démocratie sans indépendance !

Beaucoup disent comme Ada Colau : « je ne suis pas pour l’indépendance catalane mais pour la démocratie et donc pour que le vote puisse avoir lieu ». Cette position les honore mais elle démontre une chose : que pour que la démocratie s’exerce, et la démocratie, c’est la souve- raineté, il faut être indépendant. Car l’indépendance, c’est cela : pouvoir voter sans flics qui viennent voler les urnes.

Pour pouvoir décider – quitte à décider de ne pas former un Etat distinct ou de s’associer librement avec d’autres peuples – il faut avoir le pouvoir.

Pour pouvoir décider, et même pour pouvoir le cas échéant voter librement Non à l’indépen- dance, il faut que la police militaire espagnole et la Guardia civil soient foutues dehors, et cela s’appelle l’indépendance. Le droit à l’autodétermination exige l’autodétermination !

Quand au refus de l’autodétermination, à la dénonciation des « nationalismes », des « régiona- lismes » et des « identités » … que ceux qui poussent ce type de cris regardent quand même ce que chantent les partisans de l’ « unité de l’Espagne » à Madrid ce 1° octobre : Cara a sol, l’hymne de la Phalange …

Constituantes.

C’est d’ailleurs la même question que celle de la souveraineté d’une constituante authentique. Une constituante authentique, exerçant sa souveraineté, telle la Convention de 1792 ou le congrès des soviets en octobre 1917 (qui en a fait office, ce qui ne signifie pas que des élec- tions directes devaient être proscrites, autre question), n’a pas de président, ni d’appareil d’Etat, ni de puissance étrangère, au dessus d’elle.

Ce n’est déjà pas la constituante de Chavez, encore moins celle de Maduro, et certainement pas le gadget à moitié tiré au sort, à moitié formé d’élus « vierges de toute élection », convoquée par le président et cantonnée à la rédaction d’un texte, que nous promettait le candidat J.L. Mélenchon. Une constituante souveraine est souveraine. Le pouvoir du peuple, comme l’indépendance, passe par dessus l’appareil d’Etat et les classes dominantes, et cet appareil doit donc être brisé pour que la souveraineté s’exerce. (…)

Résumé, d’autres pays sont évoqués, voir lien.
1 oct. 2017 Vincent Présumey

https://blogs.mediapart.fr/

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08 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

rennes (le télégramme)

refug

Manifestation pour la fermeture du centre de rétention

Hier, environ 300 personnes ont participé à une manifestation pour réclamer la fermeture du centre de rétention administrative (CRA) de Saint-Jacques-de-la-Lande (35), près de Rennes, construit il y a dix ans.
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Un collectif régional (Bretagne, Pays de la Loire et Normandie) de soutien aux personnes immigrées appelait à ce rassemblement pour « l’abolition de tous les CRA et la régularisation de tous les sans-papiers ».
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Une banderole réclamant la « Liberté de circulation et d’installation » a été brandie, pendant quelques minutes, sur un pont enjambant la quatre-voies menant à Redon.
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Le cortège s’est ensuite rendu devant le CRA, où les forces de l’ordre ont interdit l’entrée du site aux manifestants qui souhaitaient mettre en place un parloir sauvage. Finalement, une prise de parole s’est improvisée sur place avant que la manifestation ne se disperse dans le calme.
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08 octobre 2017

http://www.letelegramme.fr/

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06 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

felipe 6 (jdd)

catalogne a

Les Catalans ont-ils un problème avec la monarchie?

La déclaration ferme du roi d’Espagne Felipe VI à l’encontre des indépendantistes catalans met en lumière les tensions historiques entre la monarchie et la Catalogne.(…)

Le récit national catalan

Comme un symbole, la fête nationale catalane a lieu le 11 septembre. Date anniversaire de la prise de Barcelone en 1714 par le roi Felipe V, qui instaure alors une monarchie absolue et centralisée en Espagne et met fin à la principauté de Catalogne.

« Cette date fait partie des éléments de l’histoire que les indépendantistes utilisent pour établir un récit national catalan », explique au JDD Barbara Loyer, spécialiste de l’Espagne. Si la région retrouve de l’autonomie avec la Seconde République en 1932, elle est de nouveau réprimée sous Franco. A la mort du dictateur, le roi Juan Carlos Ier assure la transition vers la démocratie et la nouvelle Constitution qui accorde une certaine autonomie à la Catalogne. Il va même jusqu’à réaliser son premier déplacement officiel à Barcelone et finit son discours par quelques mots de catalan.

Pour autant, la relation particulière entre la région et la royauté perdure. En 1997, Barcelone accueille avec ferveur le mariage de l’Infante Cristina, sœur de Felipe VI, avant de lui retirer la médaille de la ville qu’elle lui avait octroyée suite à un scandale de détournement de fonds. Autre exemple, en 2015, Ada Colau, la nouvelle maire de Barcelone soutenue par le mouvement de gauche Podemos, décide de retirer le buste du roi Juan Carlos Ier de la salle du conseil municipal, provoquant une polémique.

L’indépendance liée à la République

Aujourd’hui, contrairement à l’Ecosse qui demandait son autonomie politique tout en restant sous la monarchie britannique (Pas tout à fait exact! NdB), la Catalogne lie son indépendance à l’instauration d’une République. L’un des slogans du parti indépendantiste d’extrême gauche CUP pendant la campagne du référendum était d’ailleurs de « balayer le capitalisme, la corrup- tion et la monarchie ». « Si les Catalans créent un Etat ce n’est pas pour nommer un roi de Catalogne. Déjà dans les années 30, les nationalistes étaient anti-monarchiques, rappelle Barbara Loyer. Il ne faut pas oublier non plus que c’est une ancienne terre d’anarchistes ».

En 2014, alors que Juan Carlos Ier décidait d’abdiquer pour laisser la place à son fils Felipe VI, le Parlement catalan votait déjà pour demander la tenue d’un référendum sur le choix entre la monarchie et la République.

« Tout ce qui représente l’Etat espagnol est entaché d’illégitimité pour les nationalistes », poursuit Barbara Loyer. Depuis, si le nouveau roi est venu pas moins de 23 fois en Catalogne pour des visites officielles, les relations ne se sont pas améliorées.

5 octobre 2017 Alexis Boisselier

http://www.lejdd.fr/

Lire aussi:

Els Segadors

 

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05 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

rennes catalogne (npa)

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05 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

mardi guingamp

cata

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04 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

dossier catalogne (regards+ npa)

Manuel Cervera-Marzal : « Le référendum catalan, c’est l’action de désobéissance civile la plus massive de l’histoire de l’Union Européenne »

Lire aussi:

Solidarité internationale contre la répression en Catalogne (Alternative Libertaire)

Catalogne-Etat espagnol. Déclaration de solidarité (A l’Encontre.ch)

Catalogne. Contre la répression et en défense des libertés (A l’Encontre.ch)

catalogne a

Catalogne : De la bataille des urnes à la grève générale (NPA)

« Pour le droit à l’autodétermination du peuple catalan » (NPA)

Solidarité internationale avec le peuple catalan mobilisé pour ses droits! (NPA)

La journée du référendum à Barcelone (NPA)

Contre la répression de Madrid : solidarité avec le peuple de Catalogne! (NPA)

«En Catalogne, l’imagination est massivement dans la rue» (NPA)

L’instant de vérité pour le mouvement indépendantiste catalan (NPA)

catalogne a

Un vibrant hommage aux grands-mères héroïnes du référendum (Révolution Permanente)

Débat sur la question catalane La (non) stratégie de la gauche anticapitaliste pour vaincre face au droit à l’auto-détermination (RP)

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