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10 novembre 2014 ~ 1 Commentaire

100 % françafrique (npa 4)

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La puissance de Total s’est construite grâce à la politique impérialiste de la France en Afrique…

Après la Seconde Guerre mondiale, de Gaulle savait que les indépendances des pays étaient inéluctables. Il confie donc à Foccart le soin de préparer ce change- ment politique sans altérer les intérêts de Paris. La question de l’énergie est une importance stratégique. Ainsi, deux activités vont être sous surveillance: le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) qui lancera en 1983 Areva, et le Bureau des recherches de pétrole, ancêtre d’Elf Aquitaine.

Et quand on parle de surveillance, le mot n’est pas trop fort puisque la gestion du CEA sera confiée à Raoul Dautry, ancien ministre de l’Armement, et, pour le pétrole, Pierre Guillaumat, ancien ministre des Armées, puis en charge du contre-espionnage… Dès le début, Elf se comportera en bras armé et financier occulte de la diplomatie française, ne reculant devant aucun coup tordu. Elle financera la guerre du Biafra, puis celle du Congo Brazzaville en armant les deux camps. Elle soutiendra les pires dictatures de l’Afrique, et se révélera une formidable machine à corrompre, participant sans rechigner le moins du monde aux financements des partis de droite puis de gauche en France.

Ces millions proviennent du pillage des sous-sols africains comme l’explique Loïk Le Floch-Prigent ancien PDG d’Elf : « Imaginez… Là-bas, le pétrole est trouvé très bon marché, il sort à 3-4 dollars. Et il est revendu à 80 » (1). C’est ce qui permettra à Total d’être le géant pétrolier absorbant la société Elf, éclaboussée par le plus grand scandale politico-financier de la Ve République.

Nouvelle entreprise, vieilles pratiques douteuses Avec Total, nous sommes toujours dans l’opacité financière, avec une kyrielle de sociétés dont certaines sont basées dans les paradis fiscaux, moyen idéal pour mettre en place des politiques de corruption.

En effet, de graves soupçons pèsent sur Total. Après avoir versé 400 millions de dollars pour mettre fin à l’enquête des USA sur la corruption en Iran, de nou- velles affaires sont évoquées. En Libye, pour des versements de commissions à de hauts dignitaires à l’époque de Kadhafi (2). Au Cameroun, accusé de soudoyer le directeur général de la Société nationale des Hydrocarbures (3). En Algérie, il s’agit de surfacturation pour faire sortir les devises du pays (4). Nuhu Ribadu, l’ancien patron de l’agence nigériane anti-corruption, révèle notamment ce que le pays a perdu: «29 milliards de dollars à cause de prix inférieurs à ceux du marché dans la vente de gaz à la compagnie NLNG, dont Shell, Total, ENI et la société nationale de pétrole NNPC sont actionnaires» (5).

Une exploitation dangereuse pour l’environnement Si pour l’instant, le lobby de Total en France n’arrive pas à infléchir les politiques sur l’exploitation du pétrole non conventionnel, comme l’huile de schiste, Total s’en donne à cœur joie à Mada- gascar, un des pays les plus pauvres de l’Afrique. Pour son malheur et celui de la population, il possède un des plus grands gisements de sables bitumineux. Le permis d’exploitation est détenu par la société Madagascar Oil Ltd. Total en a acquis 60 % suite aux interventions de Sarkozy en 2008 auprès de l’ex-président Ravalomanana (6).

Comme à son habitude, l’entreprise Total va profiter de la faiblesse de l’État pour entreprendre une exploitation extrêmement néfaste pour l’environnement, avec des effets catastrophiques pour les populations aux alentours, comme elle le fait déjà au Nigeria dans la région du delta du Niger. Avec ses comparses Shell et ANI, notre major française a transformé cette magnifique région en une immense zone de marée noire, où toute activité vivante a disparu. Les habitantEs de cette région, après une terrible répression, n’ont pu s’opposer à la pollution liée aux activités de ces compagnies qui continuent impunément.

Enfin, Total mène des opérations de prospection gazière et pétrolière au large du Sahara occidental, en accord avec le Maroc qui occupe illégalement ce territoire, se rendant ainsi complice de la politique colonialiste. Bref, Total c’est en quelque sorte la quintessence de la Françafrique. Paul Martial

http://npa2009.org/arguments/totalement-capitaliste

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08 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

le cadtm afrique félicite le peuple burkinabè (cadtm)

ouaga

Le CADTM Afrique félicite le Peuple burkinabè pour son soulèvement courageux et sa détermination à mettre fin aux 27 ans du régime mafieux et corrompu de Blaise Compaoré.

Le CADTM s’inquiète de l’évolution de la situation et dénonce les tentatives de confiscation du pouvoir par les anciens du régime défunt et leurs alliés stratégiques.

Le CADTM assure tout son soutien au peuple burkinabè qui a fait preuve d’audace et est désormais libre et souverain. Le CADTM Afrique s’incline respectueusement devant la mémoire des martyrs de ces journées de gloire, présente ses condoléances aux familles et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Il appartient désormais aux Burkinabè de décider librement du devenir du pays. C’est l’action insurrectionnelle du peuple qui a abouti à la chute de Blaise Compaoré. C’est fort de cela qu’il doit continuer à assumer la direction de la lutte, dans la concertation souveraine et la cohésion des forces sociales, politiques et militaires patriotiques.

Le Burkina montre aujourd’hui aux dirigeants dictateurs que ni leur majorité parlementaire cooptée à l’Assemblée nationale, ni les lois votées grâce à une majorité mécanique mercantilisée, ni la présence de troupes étrangères sur leur sol ne peuvent faire face à la détermination d’un peuple opprimé.

Le dictateur Blaise Compaoré s’est maintenu au pourvoir par des assassinats d’opposants et par son rôle de gendarme dans les conflits et guerres de déstabilisation en Afrique de l’Ouest.

Contrairement au Président Thomas Sankara, le combattant du front Africain contre la dette, Blaise Compaoré a été l’élève modèle du FMI et de la Banque mondiale : celui qui a payé les dettes odieuses et illégitimes, celui qui a appliqué à la lettre les réformes économiques préconisées par les institutions financières internationales et celui qui a plongé la population dans la plus grande pauvreté. Il appartient désormais au peuple burkinabè de retrouver sa souveraineté populaire !

Tirant les leçons des pays voisins, le CADTM Afrique exhorte le peuple du Burkina Faso à refuser toutes les tentatives de restauration en réclamant une transition pour le changement dirigée par les forces de changement.

Le CADTM encourage le peuple du Burkina à reprendre le chemin initié par Thomas Sankara dans la lutte contre la dette.

« La dette, sous sa forme actuelle, contrôlée, dominée par l’impérialisme, est une reconquête savamment organisée pour que l’Afrique, sa croissance, son développement obéisse à des paliers, à des normes qui nous sont totalement étrangères, faisant en sorte que chacun de nous devienne l’esclave financier c’est-à-dire l’esclave tout court de ceux qui ont eu l’opportunité, la ruse, la fourberie de placer les fonds chez nous avec l’obligation de rembourser (…) La dette ne peut pas être remboursée parce que d’abord si nous ne payons pas, nos bailleurs de fonds ne mourront pas. Soyons-en sûrs. Par contre si nous payons, c’est nous qui allons mourir. Soyons-en sûrs également. »
Thomas Sankara, le 29 juillet 1987.

  • Le CADTM se met au service du peuple burkinabè pour le soutenir dans une démarche d’annulation immédiate et sans condition de la dette publique du Burkina Faso, en hommage à Thomas Sankara ;
  • Le CADTM rappelle que la lumière doit être faite sur l’assassinat de Thomas Sankara et réitère son soutien à la campagne « Justice pour Thomas Sankara, justice pour l’Afrique » ;
  • Le CADTM appelle à la mise en place d’une assemblée constituante pour assurer la période transitoire ;
  • Le CADTM appelle les peuples d’Afrique à emprunter la voie ouverte par le peuple burkinabè pour lutter contre toutes les formes d’injustice et d’oppression, et pour que l’Afrique soit enfin libérée.

Bamako, le 07 novembre 2014
Le Groupe de coordination du Réseau CADTM Afrique

Communiqué de presse 7 novembre par CADTM Afrique

http://cadtm.org/Le-CADTM-Afrique-felicite-le

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06 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

burkina faso, le bal des hypocrites (ci)

burkina faso, le bal des hypocrites (ci) dans Altermondialisme 1253-GLEZ

La France et les puissances internationales s’inquiètent de l’avenir du pays. Les Burkinabés n’ont pourtant pu compter sur l’aide de personne pour s’affranchir du régime Compaoré.

Pendant que le peuple burkinabé est en train de parachever sa révolution en voulant arracher le pouvoir des mains des militaires, l’Union africaine (UA) et la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) se mettent à donner de la voix. En effet, ces deux institutions disent être opposées à toute prise du pouvoir par des voies autres que les voies constitutionnelles et réclament un pouvoir civil.

Une position qui irrite, à juste titre, plus d’un Burkinabé. Il aura en effet fallu que le soulèvement populaire triomphe, et ce au prix de nombreux sacrifices, pour que ces deux organisations interviennent. Au lieu de faire de la prévention, elles ont joué les médecins après la mort. Venant de l’UA (Union Africaine), cette attitude est loin d’être étonnante car, comme on le sait, elle n’est rien d’autre qu’un club, voire un syndicat de chefs d’Etat.

Trop tard Par contre, l’attitude de la Cedeao peut paraître surprenante. En sa qualité d’organisation sous-régionale qui prône les valeurs de bonne gouvernance, d’alternance et de promotion de la démocratie, elle aurait dû faire de l’anticipation en rappelant à l’ordre l’ex-président burkinabé sur le respect de ses textes fonda- mentaux, notamment sa Charte sur la démocratie. N’est-ce pas elle qui a inspiré l’UA quant à l’adoption de la Charte africaine sur la démocratie ?

Heureusement que le siège de la Cedeao ne se trouve pas au Burkina, il aurait pu subir la furie incendiaire des manifestants. En vérité, ces deux instan- ces, par leur couardise et indolence maladives, ne rendent service ni à la démo- cratie ni aux pays africains, et encore moins aux peuples africains. Elles attendent toujours que les choses dégénèrent avant de réagir; et si elles ne changent pas de conduite, on peut être sûr que le triptyque paix, stabilité et développement attendra longtemps avant d’être une réalité sur le continent noir.

En tout cas, il y a fort à parier que si l’UA et la Cedeao font fi de la forte soif des peuples africains pour l’alternance dans leur gouvernance, les cinquante pro- chaines années ne seront qu’un gâchis. Si elles avaient pris la pleine mesure de la situation qui prévalait au Burkina, on aurait pu faire l’économie des lourdes pertes en vies humaines et des importants dégâts matériels enregistrés. Mais comme elles ont refusé de prendre leurs responsabilités, le peuple s’est vu obligé d’écrire tout seul son histoire en prenant en main son destin.

Et l’on peut dire qu’il se débrouille, jusqu’ici, plutôt bien. Si l’on peut con- damner l’attitude de l’UA et de la Cedeao, on ne peut non plus ignorer le rôle trouble joué par la France. Au lieu d’exprimer une position claire, le président français François Hollande a préféré adresser une lettre confidentielle, voire intime, à Blaise Compaoré, dont le contenu n’a été révélé à l’opinion nationale et internationale que lorsque les carottes étaient cramées pour Blaise Compaoré. Toutes choses qui auront desservi le peuple burkinabé.

Fort de son image de faiseur de paix, de médiateur devant l’Eternel, Blaise Com- paoré s’est certainement entêté parce qu’il était plus ou moins convaincu qu’il avait le soutien de l’Hexagone et que la France ne lui remonterait pas les bretelles, quoi qu’il fît. Cette démarche de la France, qui a consisté à agir dans l’ombre, est la preuve que le requiem de la Françafrique n’est pas pour demain. Heureusement que le peuple burkinabé a compris qu’il ne pouvait compter que sur lui-même pour s’affranchir du régime Compaoré.

S’il y a une institution dont la constance mérite d’être saluée, c’est bien l’Eglise catholique. Elle aura été la première à attirer l’attention de l’ex-dirigeant burkinabé sur le danger que son projet de révision constitutionnelle faisait courir au pays. Et on peut dire que l’Histoire lui a donné raison. Dabadi Zoumbara
Publié le 3 novembre 2014 dans Le Pays (extraits) Ouagadougou
Le Pays Dabadi ZOUMBAR 5 novembre 2014

http://www.courrierinternational.com/article/2014/11/05/le-bal-des-hypocrites

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02 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

de ben ali à compaoré: les élites françaises contre les peuples (afriques en lutte)

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Alors que le régime de Blaise Compaoré vacille sous la pression de centaines de milliers de burkinabè, la classe politique française ne se départit toujours pas clairement du soutien qu’elle apporte depuis 27 ans à l’autocrate. La France semble même tenter de s’opposer à un départ précipité de Compaoré revendiqué par le peuple du Burkina Faso.

On ne trouvera pas cette fois de Michèle Alliot-Marie pour proposer au régime de Compaoré le « savoir-faire de nos forces de sécurité », comme elle l’avait fait en janvier 2011 à propos de la Tunisie de Ben Ali: la coopération militaire et policière avec le Burkina est déjà en place depuis bien longtemps [1 ]. Les manifestants tués à Ouagadougou l’ont été par des forces qui ont déjà pu bénéficier de la formation et de l’équipement français.

C’est au regard de ce soutien historique qu’il faut lire les appels de la diplomatie française «à toutes les parties de faire preuve de retenue ». Nom- breuses sont les voix françaises qui appellent les manifestants, mis sur le même plan que les policiers et militaires, au calme et dénoncent indistinctement « les violences », renvoyant ainsi dos à dos l’explosion populaire et la répression d’un régime dictatorial [2 ].

Surtout, on trouve encore des voix pour défendre Compaoré et le bilan dont il aurait à se glorifier. Tel Claude Bartolone, qui aux dernières heures du règne de Ben Ali tentait de rappeler les progrès que le dictateur aurait apporté à la Tunisie, le socialiste François Loncle, au micro de plusieurs chaînes, tente encore de vendre l’image d’un Compaoré faiseur de paix et médiateur dans les crises régionales [3 ].

Ce député, président du groupe d’amitié parlementaire France-Burkina Faso, répète sur RFI ou BFMTV que faire pression pour le départ de Compaoré corres- pondrait aux ingérences de la Françafrique, en même temps qu’il défend ferme- ment l’idée que le président burkinabè doit se maintenir au pouvoir jusqu’à l’éché- ance de son mandat, contre l’avis massif et manifeste du peuple de ce pays.

Lui emboîtant le pas, Laurent Fabius, déclarait que «nous n’avons pas à faire ou à défaire un gouvernement. Ce que nous souhaitons, nous les Français, c’est que nos ressortissants soient protégés et que l’on aille vers l’apaisement». Mais ce que souhaite le peuple burkinabè, au cri de « Compaoré, dégage! », c’est claire- ment le départ d’un dictateur soutenu depuis toujours par la France.

Plus inquiétant, le chef de la diplomatie française a indiqué avoir « demandé à notre ambassadeur sur place d’être un facilitateur de cette solution d’apaisement». Ainsi, plusieurs témoignages font état de rencontres avec les différents protago- nistes (armée, opposition) où l’ambassadeur français aurait poussé à l’acceptation du plan de transition proposé par Blaise Compaoré.

Cette pression par la diplomatie française s’oppose clairement à la revendica- tion de démission immédiate de Compaoré formulée par les manifestant-e-s. L’association Survie conteste fermement le droit de l’ambassade de France à s’immiscer dans les décisions des opposants et du peuple burkinabè, et demande à l’exécutif français de rappeler ses coopérants militaires en poste au sein des forces burkinabè. 31 octobre 2014 par Survie

[1 ] Outre la dizaine de coopérants militaires français présents détachés dans les forces nationales, les cadres de la gendarmerie burkinabè sont par exemple coutumiers de programmes de formation de l’Ecole des Officiers de la Gendarmerie Nationale française

[2 ] Au lieu de condamner les manifestations, la classe politique française, qui avait unanimement rendu hommage à Nelson Mandela en décembre dernier, devrait se souvenir de ses propos: «C’est toujours l’oppresseur, non l’opprimé qui détermine la forme de lutte. Si l’oppresseur utilise la violence, l’opprimé n’aura pas d’autre choix que de répondre par la violence»

[3 ] Oubliant son soutien à des bélligérants de conflits sanglants au Libéria, Sierra Leone, Angola, Côte d’Ivoire ou Mali.

Survie 107 boulevard de Magenta 75010 Paris

Tél : (+33)1 44 61 03 25 contact@survie.org

http://www.afriquesenlutte.org/afrique-de-l-ouest/burkina-faso/article/de-ben-ali-a-compaore-les-elites

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02 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

la colonisation oubliée (arte)

Deux journalistes d’Arte qui enquêtaient là-bas, viennent d’être libérés de prison par l’Indonésie qui se livre à un véritable génocide….

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01 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

vive la jeunesse du burkina faso!

ouaga

Solidarité avec la révolte populaire au Burkina Faso

Le soulèvement du peuple et de la jeunesse du Burkina Faso aura eu raison du dictateur  Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans, qui prétendait transformer la Constitution pour briguer un cinquième mandat et perpétuer sa dictature.  Déjà en 2011, le pays avait connu une révolte en particulier dans la jeunesse.

Blaise Compaoré était venu au pouvoir en 1987 par le meurtre de Thomas Sankara et de douze  autres dirigeants qui avaient été ses compagnons au sein du Mouvement des jeunes officiers radicaux qui voulaient libérer leur pays de l’emprise de la vieille puissance coloniale, la France.

Il se fait alors l’homme de main de la France et du Front Monétaire et engage une politique de privatisation orchestrée par le Fonds Monétaire International (FMI) dans une pays qui, héritage de la domination coloniale française, est l’un des plus pauvres du monde où 70% de la population est analphabète. Lié  avec les régimes les plus réactionnaires et sanguinaires, Angola, Sierra Leone, Liberia,  participant au trafic de diamants et d’armes, Compaoré devient cependant un des piliers de la politique de la France dans cette région de l’Afrique où elle a charge de maintenir l’ordre pour le compte des multinationales.

A l’heure où la France déploie son armée au Mali, la chute de Compaoré inquiète le gouvernement comme la Maison blanche. L’armée qui a pris le pouvoir prétend vouloir «assurer la transition démocratique» mais elle ne postule qu’à maintenir l’ordre au service des grandes puissances. La chute du dictateur ne signifie pas la démocratie pour le peuple tant que se perpétue le pillage des richesses du pays par la Françafrique  et ses alliés. Montreuil, le 31 octobre 2014

http://npa2009.org/communique/solidarite-avec-la-revolte-populaire-au-burkina-faso

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27 octobre 2014 ~ 1 Commentaire

russie: libérez koltchenko, militant antifasciste ukrainien de crimée

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Propagande poutinienne: 1918, 1941 et 2014 même combat!

«Notre plus grande erreur, c’est l’oubli de l’internationalisme.»

«L’antifascisme n’est pas un crime, libérez l’antifasciste de Crimée, Aleksandr Koltchenko.» Ce sont là des slogans de l’importante manifestation tenue à Moscou contre l’intervention russe en Ukraine le 21 septembre dernier.Qui est Aleksandr Koltchenko ? Probablement le militant antifasciste le plus célèbre de Crimée. Se réclamant de l’anarchisme, de l’antifascisme, de la défense de l’environnement et de la défense des droits des travailleurs. Ayant diffusé un film sur l’assassinat de la journaliste indépendante criméenne Anastasia Baburova, à Moscou en 2009, il avait déjà été attaqué au couteau par une bande fasciste.

Lors de l’intervention militaire russe en Crimée répliquant au renversement du président ukrainien Ianoukovtich, Aleksandr Koltchenko a organisé des mani- festations pacifiques de protestation contre l’occupation militaire de facto et le référendum truqué, aux côtés de citoyens tatars, ukrainiens, ou russes, notamment le 19 mai dernier à Simféropol.

Dans les jours précédant cette manifestation, une vague d’arrestations, le terme approprié serait «kidnapping», s’est abattue sur les organisateurs de la résistance. Dans la nuit du 11 au 12 mai était ainsi enlevé le célèbre cinéaste ukrainien Oleh Sentsov, qui avait participé aux manifestations sur le Maidan à Kyiv, et le 16 mai c’était le tour d’Alexandr Koltchenko, dans le centre de Simféropol, l’un et l’autre par le FSB, l’ancien Guépéou-NKVD-KGB. Le 30 mai le FSB faisait savoir qu’il les détenait, ainsi que deux autres inculpés, Hennadiy Afanassov et Oleksiy Tchirniy, pour organisation d’un groupe terroriste lié à l’extrême-droite ukrainienne de «Pravyi Sector» et détention illégale d’armes à feu.

Il semble que les «témoignages» des deux derniers nommés, qui auraient été, sous toute réserve, libérés depuis, aient servi à «charger» Sentsov et Koltchenko. Un transporteur d’explosifs aurait «donné» Sentsov. Koltchenko est accusé d’avoir participé à un «groupe terroriste», planifié des explosions près de la statue de Lénine à Simféropol les 8 et 9 mai, saboté des voies ferrées et des lignes élec- triques, tenté d’incendier les locaux de l’Unité Russe et de la Communauté russe de Crimée le 14 avril, et ceux de Russie Unie le 18 avril!

La nature délirante de ces accusations s’inscrit dans une très vieille et sinistre tradition qui remonte aux procès de Moscou, quand les opposants révolutionnaires étaient traités de fascistes faisant dérailler les trains. Elle doit particulièrement attirer l’attention de tous les militants de gauche et syndicalistes en France qui s’interrogent sur le poids des «nazis ukrainiens» dans les évènements qui se sont produits depuis un an.

L’extrême-droite ukrainienne existe et est importante mais elle n’a absolument pas joué un rôle dirigeant ni initiateur dans ce que l’on appelle les évènements du Maidan, mouvement insurrectionnel contre l’oligarchie et pour la démocratie.

L’extrême-droite russe ou «eurasienne» est par contre, de concert avec les soi- disant «communistes» avec lesquels sa symbiose est ancienne et avancée, hégé- monique dans les mouvements armés, aidés par l’armée russe, qui sont intervenus dans les oblasts orientaux du Donbass et de Louhansk en Ukraine, où la popu- lation dans sa masse est restée passive, méfiante ou apeurée.

En Crimée, l’appel à la fusion avec la Russie est venu des antennes de l’Etat russe, déjà bien présentes, et de l’extrême-droite russe. L’extrême-droite euro- péenne, y fut bien représentée par un «observateur indépendant» lors du «réfé- rendum», l’expert aux relations internationales du Front National français, Aymeric Chauprade.

Kidnapper le principal antifasciste connu comme tel de Crimée, et tenter de le faire passer pour un incendiaire néo-nazi, voila la tactique grossière du FSB.

Le 11 juin, une déclaration publique de l’avocat de Oleh Sentsov à l’occasion du Festival international du film d’Odessa donnait l’alarme sur la détention arbitraire et les conditions de cette détention dont sont victimes Oleh Sentsov et Alexandr Koltchenko. Tous deux ont été «transférés» à la vieille prison tsariste de Lefortovo, à Moscou. Oleh Sentsov avait été battu pendant plusieurs heures, déshabillé et menacé de viol s’il ne «coopérait» pas. Il est à craindre qu’Alexandr Koltchenko n’ai subi les mêmes traitements, mais aucun aveu n’a pu être annoncé par le FSB. Un appel de cinéastes, dont Wim Wenders et Pedro Almodovar, a été lancé pour Oleg Sentsov. Le 24 juin, Amnesty International a lancé une pétition pour la libération de Sentsov et Koltchenko: http://www.amnesty.org/fr/library/a…

Aleksandr Koltchenko est un antifasciste que la police politique tente de faire passer pour un fasciste!

Aleksandr Koltchenko est un homme qui se considère comme citoyen ukrainien et que la police politique russe veut juger en tant que russe!

Aleksandr Koltchenko est détenu arbitrairement et accusé de crimes absurdes!

Le 15 octobre dernier, se tenait à Paris une réunion-débat sur la situation en Ukraine, à l’initiative des militants français Vincent Présumey et Olivier Delbeke, avec l’aide du Global Labour Institute, en présence des militants ukrainiens Nina Potarska (Ligue socialiste-Opposition de gauche), Youriy Bouzdougane et Olenna Skomorochtchenko (Parti social-démocrate) et des militants russes Julia Gous- seva (Centre Praxis) et Kiril Buketov (syndicaliste indépendant). Le cas d’Alexandr Koltchenko a été exposé aux participants. Il a été décidé d’entrer en campagne pour sa libération.

Nous aussi, en France, nous pouvons dire: «Notre plus grande erreur, c’est l’oubli de l’internationalisme.» Devrions-nous faire comme si le rideau de fer était réapparu? Devrions-nous par crainte de l’alignement français sur l’impé- rialisme étatsunien ignorer l’impérialisme russe? Devrions-nous croire les sirènes d’une certaine blogosphère soi-disant «rouge» et de celle d’extrême-droite qui nous assènent que tous les Ukrainiens sont des nazis?

Il y va de l’honneur du mouvement ouvrier et démocratique français qui doit renouer avec ses meilleures traditions. Faisons de Koltchenko un exemple, un bélier pour Sentsov et tous les autres. Faisons prendre position nos organisations syndicales. L’antifascisme n’est pas un crime ! La nationalité ukrainienne n’est pas un crime !

Solidarité internationaliste!

Verveine Angeli, syndicaliste Solidaires, Stefan Bekier, ancien activiste de l’opposition de gauche en Pologne, militant de Ensemble ! (membre du Front de Gauche), Jean-François Claudon, militant socialiste, Olivier Delbeke, syndicaliste CGT, Fabien Gallet, syndicaliste Solidaires, Dan Gallin, syndicaliste UNIA (Suisse) et Global Labour Institute (Genève), Dominique Gautrat, enseignante retraitée, adhérente au SNES (FSU), Serge Goudard, militant trotskyste et syndicaliste FSU, Pierre Guillaumin, syndicaliste CGT, Laure Jinquot, “L’insurgé” et syndicaliste FSU, Zbigniew Marcin Kowalewski, chercheur et journaliste, Jan Malewski, rédacteur de la revue Inprecor, Alexis Mayet, syndicaliste UNEF, Vincent Présumey, syndicaliste FSU, Catherine Samary, économiste, militante altermondialiste.

Pétition à l’ambassade de Russie, 40-50 boulevard Lannes, 75 016 Paris :

Les soussignés exigent la libération immédiate du militant antifasciste ukrainien de Crimée Alexandr Koltchenko, arbitrairement détenu à Moscou. Ni l’antifascisme, ni la nationalité ukrainienne, ne sont un crime !

Mail provisoire pour envoi des signatures : gli@bluewin.ch

24 octobre 2014 PRESUMEY Vincent

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02 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

hongkong les parapluies à l’offensive! (ccr)

occu hong kong

«In the mood for Occupy»

Ce que la presse et les manifestants ont commencé à appeler la «Révolution des parapluies» commence à changer la physionomie de Hongkong. Certains quartiers de cette enclave à statut spécial, rétrocédée par la Grande-Bretagne à la Chine en 1997, ressemblent à des zones de guerre après les affrontements qui ont opposé policiers et manifestants les 28 et 29 septembre. Le mouvement Occupy Central, à prédominance étudiante, a reçu le soutien de la centrale ouvrière hongkongaise, la HKCTU. Deux revendications sont sur toutes les bouches: les protestataires réclament de Pékin des élections libres et la démission de Leung Chun-yin, le chef de l’Exécutif de l’île.

En 1997, la Chine a repris le contrôle de cette ancienne colonie britannique de 7 millions d’habitants à laquelle est appliqué le modèle appelé «un pays, deux systèmes». Issu d’un accord passé entre la bureaucratie centrale chinoise et Hongkong, avec la bénédiction des impérialismes britannique et étasunien, ce modèle de gouvernance prévoyait que l’île s’intègre à la Chine tout en restant régie non par les règles du «socialisme de marché» chinois, mais par ceux du libre-échange capitaliste classique, et surtout en conservant un degré considérable d’autonomie politique.

Pékin, de son côté, s’engageait à organiser des élections au suffrage universel en 2017. La promesse vient d’être reniée. En dernière instance seuls les candidats ayant reçu un blanc-seing du Parti Communiste Chinois auraient le droit de se présenter. D’où l’explosion.

Les mobilisations ont continué le 1er octobre, jour férié en Chine car coïn- cidant avec l’anniversaire de la Révolution de 1949. A l’heure actuelle, aucun des acteurs de la crise ne semble disposé à reculer et l’issue du conflit reste tout à fait incertaine. Quoique Pékin écarte l’idée, pour l’instant, de faire intervenir l’armée, comme à Tienanmen en juin 1989, on ne peut exclure complètement cette possibilité si la situation venait à se tendre plus encore.

Le gouvernement chinois accuse les manifestations d’être orchestrées par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne à l’instar des «révolutions de couleur» qui ont mené à des changements de gouvernements dans l’ancien glacis soviétique (Géorgie en 2003, Ukraine en 2004, Kirghizstan en 2005). Certes, Obama a fait savoir qu’il soutenait les manifestants. Mais quoique certains secteurs pro-occidentaux de l’establishment économique et politique hongkongais puissent attiser les manifestations, il semble qu’une pareille crise ne soit pas dans l’intérêt immédiat des puissances impérialistes occidentales, ni même de Pékin bien entendu.

Une évolution ultérieure de la mobilisation pourrait avoir de multiples conséquences. D’un point de vue économique, elle pourrait faire décliner considérablement les niveaux d’échanges entre la Chine continentale et Hongkong, en plus d’affecter le marché des valeurs de l’île où sont cotées la plupart des grandes entreprises chinoises. L’économie mondiale s’en trouverait, bien entendu, fortement impactée.

D’un point de vue politique, on sait que le président chinois Xi Jinping défend le modèle «un pays, deux système» de façon à «réunifier la Chine», c’est-à-dire, d’une part, à conjurer les tensions séparatistes notamment dans l’Ouest du pays, et de l’autre, à renforcer l’Etat pour qu’il soit en capacité d’aborder en position favorable les principaux défis géopolitiques de la période à venir, à l’instar du dossier sur le contrôle de la mer de Chine méridionale.

Dernièrement, Xi Jinping a défendu l’idée d’une extension de ce modèle pour avancer dans l’intégration de l’île de Taïwan, qui ne fait pas partie de la République Populaire de Chine. De son côté, à Taipeh, la capitale de Taïwan, le président Ma Ying-jeou a dû affronter en mars dernier une forte vague de contestation, «le mouvement des tournesols» avec lequel le mouvement hongkongais partage un certain nombre de caractéristiques.

Vient enfin la question sociale. Les média comparent les mobilisations actuelles à celles de la révolte anticoloniale de 1967, dont on voit certaines images dans In the mood for love de Wong Kar-wai. A l’époque, des dizaines de milliers de travailleurs et d’étudiants, s’inspirant de la Révolution culturelle chinoise, avaient défié le pouvoir britannique. Bien que les scènes de violence de ces derniers jours puissent rappeler celles du printemps 1967, les mobilisations n’ont pas encore atteint le même degré de radicalité. Au jour d’aujourd’hui, elles sont caractérisées par une physionomie très polyclassiste et se cantonnent au terrain des revendications démocratiques. Leur principale limite tient au fait de ne pas avancer, pour l’heure, les revendications des exploités du territoire hongkongais, même si l’intervention de la HKCTU pourrait changer la donne.

Après trois décennies de restauration capitaliste, la classe ouvrière chinoise constitue le prolétariat le plus concentré et le plus fort numériquement. Au cours des dernières années, on l’a vue entrer dans une phase de conflictualité et d’effer- vescence inédite jusqu’à aujourd’hui. Si la lutte hongkongaise venait à alimenter les bagarres ouvrières sur le continent, et si les deux tendances venaient à con- fluer, alors ce serait un scénario véritablement cauchemardesque qui s’ouvrirait pour la bureaucratie du Parti Communiste Chinois et pour le monde capitaliste en général. Bonnes nouvelles d’Orient, en somme ! 01/10/14. Claudia Cinatti

http://www.ccr4.org/Hongkong-in-the-mood-for-Occupy-les-parapluies-a-l-offensive

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27 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

pas en notre nom! (npa)

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Communiqué du NPA:

Un appel à manifester dimanche intitulé « Assassinat d’Hervé Gourdel : les djihadistes ne nous diviseront pas » a été lancé par SOS Racisme suite à l’initiative du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM). Il est rejoint par une grande partie de la gauche, aux côtés de BHL et de personnalités de droite.

L’assassinat d’Hervé Gourdel est révoltant, insupportable comme le sont l’ensemble des atrocités commises par l’Etat islamique que ce soit contre les Chrétiens d’Irak et de Syrie, les yézidis, les juifs, les musulmans, les Kurdes, les occidentaux, blancs, noirs…

Leur terrorisme sanglant et barbare vise les peuples du Moyen-Orient auxquels ils veulent imposer leur dictature en dressant un fossé de sang entre eux et le reste du monde, entre eux et les puissances occidentales.

Cette violence extrême alimente les racistes qui, ici, voudraient aussi nous couper du monde en flattant le nationalisme et la xénophobie.

Il faut bien sûr les dénoncer, les combattre.

Les musulmans n’ont pas à se justifier des crimes commis par les forces djihadistes. Il n’y a pas de responsabilité collective.

Les musulmans ne sont pas plus responsables des actes barbares de Daesh qu’ils ne devraient se sentir en tant que citoyens français, collectivement responsables des guerres menées par nos gouvernants en Irak qui ont mis le pays à feu et à sang, de l’occupation militaire qui a suivi ou de la politique de division des populations par les grandes puissances.

Non seulement nous n’en sommes pas responsables mais nous les avons combattues et les dénonçons comme nous dénonçons les décennies de domination coloniale imposée aux peuples du Moyen-Orient, d’Afrique ou d’Asie.

A l’origine de l’État islamique, il y a la folle, meurtrière et barbare politique des grandes puissances dont la France et son État qui ont aidé ou composé avec les dictatures comme celle d’Assad en Syrie qui a massacré plus de  200 000 civils.

Aujourd’hui, le gouvernement français engagé dans une nouvelle guerre en Irak voudrait obtenir l’union nationale derrière sa politique en manipulant l’opinion légitiment révoltée par l’assassinat d’Hervé Goudel et les atrocités commises par l’EI. Mais cette nouvelle guerre aura, en pire, les mêmes résultats que les deux précédentes, le chaos, la misère, des souffrances sans nom pour les populations.

Alors, le NPA ne sera pas de l’union nationale aux côtés de ceux qui sèment la misère et la guerre pour maintenir la domination des multinationales sur les peuples.

Les travailleurs, les classes populaires de ce pays n’ont aucune raison de laisser faire cette guerre en leur nom. Ils en ont en revanche beaucoup de se dresser contre le racisme, la xénophobie, les enfants monstrueux du nationalisme et du chauvinisme.

Nous ne serons pas de celles et de ceux qui manifesteront aux côtés des va-t-en-guerre à la sauce BHL qui se taisaient quand Israël bombardait Gaza en semant la mort et la terreur.

Ce ne sera pas en notre nom. Montreuil, le 26 septembre 2014

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21 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Francafrique, la famille recomposée (survie)

survie

Diplomatie, armée, entreprises

L’expression «Françafrique» est popularisée par l’association Survie dès les années 1990 sous la plume de François-Xavier Verschave pour dénoncer les pratiques néocoloniales de l’État français.

Alors que le terme, parfois vidé de son sens, s’est imposé dans le débat public, comment la Françafrique s’est-elle recomposée ces dernières années, notamment sous une présidence socialiste qui clame sa disparition?

Une politique prétendument «normalisée» vis à vis de l’Afrique est-elle com- patible avec le soutien toujours apporté par l’exécutif français à des régimes dic- tatoriaux, sur fond de préservation d’intérêts jugés stratégiques?

Quel sens donner au «retour à l’Afrique» qui semble s’imposer au plan politi- que, économique et surtout militaire, comme l’illustrent l’interventionnisme au Mali, en Centrafrique et le repositionnement de l’armée française dans plusieurs pays ?

Quelle est la réalité de la concurrence internationale pour «nos entreprises», comment se sont-elles adaptées à la mondialisation et aux différentes évolutions de la relation franco-africaine dans un contexte où la diplomatie économique s’affiche de manière totalement décomplexée?

En s’intéressant successivement aux trois principaux pouvoirs (politique, militaire et économique) qui déterminent la politique africaine de la France, les contributions rassemblées dans cet ouvrage proposent des réponses à ces ques- tions et offrent ainsi une analyse actualisée de ce que continue d’être la Françafrique aujourd’hui. 3 septembre 2014 par Ophélie Latil

Editions Syllepse, 224 p., 12 euros. Les contributeurs de cet ouvrage sont des militants, chercheurs, écrivains mobilisés dans le combat contre la Françafrique de l’association Survie.

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