Archive | Antiimpérialisme

15 février 2015 ~ 0 Commentaire

rendez-vous internationalistes à paris 15 et 16 février (al)

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RUSSIE, UKRAINE,
le dimanche 15 février

Les répressions politiques en Russie et la guerre en Ukraine ; le cas de l’antifasciste Alexandre Koltchenko.

A l’invitation notamment d’Émancipation et de la CNT-SO
- débat avec Olga Miryasova, militante anti-autoritaire/antifasciste et spécialiste des mouvements protestataires en Russie.
- évocation du cas de de l’anarchiste et antifasciste ukrainien Alexandre Koltchenko. Il a participé à l’insurrection populaire contre le gouvernement corrompu et autoritaire de Ianoukovitch en 2014. Après l’annexion de la Crimée par la Russie, il a été accusé de manière insensée d’appartenir à un groupe d’extrême droite (!), arrêté et détenu dans une prison de l’ex-KGB à Moscou. Le gouvernement russe nie même le droit de Koltchenko à la citoyenneté ukrainienne…
- collecte de fonds pour soutenir Koltchenko et les autres camarades emprisonnés en Russie

  • C’est à 19h30, à la librairie Émancipation 8, impasse Crozatier, Paris 12e
  • Plus d’info sur le site de la fondation Pierre Besnard.

AMÉRIQUE LATINE, CHIAPAS,
le lundi 16 février

Dans le cadre de la semaine anticoloniale, la commission internationale d’Alternative libertaire organise une soirée « Résistances indigènes face à la répression politique ».
- projection du film Achacachi la insurgencia Aymara et présentation de la lutte par des membres du collectif Pico y Pala et des militant-e-s libertaires ;
- récit par une militante de l’Union syndicale Solidaires du 1er Festival mondial des résistances et des rébellions au Mexique ;
- débat sur les formes de solidarité en France avec les intervenants de différents collectifs (La Coupe est pleine, l’Anarchist Black Cross Paname…).

C’est à 19 heures, à l’espace Louise-Michel, 42 ter rue des Cascades, Paris 20e (métro Pyrénées ou Jourdain).

http://alternativelibertaire.org/?Rendez-vous-internationalistes-a

 

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02 février 2015 ~ 0 Commentaire

30 janvier 1972: bloody sunday, derry (npa)

30 janvier 1972: bloody sunday, derry (npa) dans Anticolonialisme bloody_sunday

Alors que la situation se dégrade dans la capitale d’Irlande du Nord, il apparaît de plus en plus clairement que l’armée britannique, malgré la neutralité qu’elle professe, n’intervient physiquement que contre les catholiques.

À Derry, les relations se tendent avec les soldats, et les affrontements repren- nent en juillet 1970. L’armée britannique finit donc par apparaître pour ce qu’elle est, l’organe chargé de maintenir l’ordre unioniste lorsque la répression locale ne suffit pas. Dès lors, c’est la fuite en avant, s’accompagnant d’une réinstauration en août 1971 de l’internement, qui donne à l’État la possibilité d’emprisonner sans procès, l’idée étant que face à la situation, il suffisait de se débarrasser des fauteurs de troubles, notamment les membres de l’IRA.

Celle-ci s’était divisée en janvier 1970, entre la partie dite « officielle », réputée trop modérée en termes d’action militaire et les « provos », réputés plus radicaux en la matière. Ni les uns ni les autres n’avaient joué un rôle significatif lors des événements de 1969.

L’IRA « provisoire » était encore embryonnaire, et elle le resta à Derry jusqu’au second semestre de 1971. Au mois de juillet, les deux premiers meurtres commis par l’armée à Derry (contre des non-membres de l’IRA) lui donnent un écho plus important. Après tout, les membres de l’IRA étaient armés et tiraient sur les soldats. Il n’importait pas, alors, que leur orientation politique se résume au renversement de Stormont et à l’unification de l’Irlande.

La mise en place de l’internement, déjà souvent utilisé en Irlande du Nord, marque un nouveau tournant. Il signifie concrètement que le RUC déboule la nuit, tirant des gens de leur lit pour les emmener de force et les maintenir prison-niers, parfois pendant des années, sans raison ni procès.

La population de Derry n’était pas disposée à l’accepter une fois de plus. La résistance s’organisa donc, dans ce qui fut la 3e phase de Free Derry. Des cen- taines de catholiques occupaient la rue, prêts à se battre. Une grève générale d’une journée, ainsi qu’une grève des loyers, furent lancées, assez spontanément. La manifestation prévue le 30 janvier 1972 faisait partie de la mobilisation contre l’internement. Elle prit pourtant un tour que personne dans le Bogside n’avait prévu.

Bloody Sunday et ses conséquences La manifestation n’était pas formellement autorisée, mais son parcours donna lieu à des discussions avec la police et l’armée. Il y avait un fort enjeu symbolique concernant la capacité d’une manifes- tation très majoritairement catholique à pénétrer dans le centre-ville de Derry, et ce en particulier depuis le début du mouvement des droits civiques. Le parcours initial prévoyait donc que les manifestants sortent des quartiers catholiques.

Mais le dispositif militaire était massif et bloquait le passage. Les organisateurs de la manifestation avaient donc accepté d’en modifier le parcours, sans que tous les manifestants en soient informés. Lorsque la foule s’ébranla, elle comptait déjà près de 5 000 personnes. Des centaines de jeunes manifestantEs préférèrent prendre un raccourci et se retrouvèrent en tête. Lorsque le camion, situé derrière eux, parvint à un croisement, les organisateurs entraînèrent l’essentiel de la manifestation, qui avait doublé en nombre, vers le Free Derry Corner, dans le Bogside, où le meeting devait se tenir.

Mais près de 1 000 personnes avaient alors déjà atteint la barricade mise en place par l’armée britannique. Assez traditionnellement, un affrontement com- mença, hors de la vue de la majeure partie des manifestantEs, pierres et bouteilles d’un côté, balles en caoutchouc et gaz lacrymogènes de l’autre. Les soldats tirè- rent leurs premiers coups de feu. Ensuite, l’essentiel des manifestantEs encore présentEs rejoignirent le lieu où se déroulait le meeting. C’est alors que les paras tirèrent sans sommation, touchant 27 personnes, dont 14 moururent des suites de leurs blessures.

C’était incompréhensible. Les paras étaient-ils devenus fous ? Leurs actions ont-elles été couvertes ensuite par leur hiérarchie militaire et politique ? Ladite hiérarchie approuvait-elle ces actions ? Les avait-elle commanditées ? La fumée est à peine dissipée sur le Bogside que l’armée est déjà en train d’élaborer la version officielle de l’État britannique, légitimée par un simulacre d’enquête con- duite par Lord Widgery qui conclut que les parachutistes n’ont fait que riposter à des tirs de l’IRA et éliminer des porteurs d’explosifs. Compliqué, dès lors qu’au- cune arme n’a été retrouvée sur les lieux pas plus que de traces d’explosif sur les victimes et alors qu’aucun coup de feu décrit ne correspond aux coups de feu réellement tirés.

En réalité, Bloody Sunday constitue une tentative de l’État britannique visant à faire accepter les réformes aux protestants, à travers le pari qu’une victoire mili- taire contre la forteresse de Derry les rassurerait. Face aux contradictions qui s’aiguisaient au sein de l’État d’Irlande du Nord, en raison de son incapacité à fournir aux catholiques un sentiment d’appartenance, mais aussi à convaincre les protestants que leur loyauté était payée de retour, seule la violence d’État contre les catholiques était susceptible de sauver Stormont, en démoralisant Derry et en affaiblissant la pression de l’extrême droite sur le Premier ministre d’Irlande du Nord.

Ce fut un échec complet. Les contradictions se sont encore aggravées, et Londres a été contraint de reprendre le contrôle direct de l’Ulster, en mars 1972. L’impérialisme britannique se trouvait en outre en butte à une nouvelle campagne internationale. Bloody Sunday a également produit un net renforcement de l’IRA, qui entra alors en guerre contre le Royaume-Uni sur son propre territoire.

Les conclusions de la commission d’enquête « Saville » sur le Bloody Sunday ont été révélées en 2008. Ainsi, les mensonges concoctés au plus haut niveau de l’état-major et qui ont servi de ligne de défense à l’État britannique depuis 38 ans apparaissent enfin pour ce qu’ils sont. 921 témoins, 5000 pages de rapport pour établir une vérité déjà connue : aucune des quatorze personnes assassinées le 30 janvier 1972 à Derry par les parachutistes britanniques ne représentait un danger potentiel et rien ne justifiait leur exécution.

On peut regretter que la responsabilité de l’État et de l’armée soit écartée, alors qu’elle est pleinement engagée dans la préparation de l’opération, quel que soit le degré exact de préméditation, jusque dans le choix de couvrir et justifier les actes commis, pendant 38 ans. Car le fait majeur, au-delà du degré de responsabilité directe dont on ne connaîtra peut-être jamais la nature exacte, réside en ce que les parachutistes, qu’ils aient au non tiré sur ordre, l’ont fait au nom de l’État britannique.

http://www.npa2009.org/content/free-derry-octobre-1968-juillet-1972

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31 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

mcdonald’s part à la dérive (ci)

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Les temps sont durs pour McDonald’s.
Moins de trois ans après avoir pris la tête de la plus grande compagnie de restauration rapide au monde, le PDG de McDonald’s, Don Thompson, annonce son départ. Une nouvelle qui s’ajoute aux mauvais résultats de l’entreprise au cours des derniers mois.
Après avoir connu un recul historique de ses ventes en 2014, rappelle The Guardian, la société de restauration rapide a annoncé le 28 janvier le départ de son président et directeur général Don Thompson. Son remplaçant est Steve Easterbrook, un Britannique de 51 ans qui était depuis 2013 « responsable de la marque ».

« Je ne crois pas que cela ait été une grande surprise. Peut-être en ce qui concerne le calendrier, mais pas quant à la décision », estime Sara Senestre, analyste chez Sanofi Bernstein, dans une interview accordée à Reuters, mais reprise par plusieurs médias, dont l’International Business Times. »

Perte d’appétit des consommateurs Même si Thompson n’a pas signifié de raison particulière pour ce départ « précipité », cette annonce fait suite à la publication, vendredi 23 janvier, des résultats annuels de McDonald’s, souligne The Wall Street Journal. En 2014, la compagnie d’origine américaine a enregistré une baisse historique de ses ventes, « ce qui s’est traduit par des bénéfices en baisse de 15 % ».

De plus en plus, McDonald’s a de la difficulté « à retenir ses propres consom-mateurs, attirés par de nouvelles chaînes de restauration rapide comme Shake Shack, Chipotle et Five Guys, note The Guardian. La compagnie ressent aussi les effets d’un désir populaire de manger plus sain, malgré ses efforts d’intégrer au menu des choix plus légers. » Don Thompson, 48 ans, quittera officiellement son poste le 1er mars, après avoir passé les vingt-cinq dernières années chez McDonald’s. Steve Easterbrook sera le troisième PDG de la compagnie en dix ans, note le Wall Street Journal.

« C’est difficile de dire au revoir à la ‘McFamily’, mais il y a un temps et une saison pour chaque chose, a affirmé Thompson dans un communiqué de presse, cité par USA Today. Je suis certain qu’en confiant les rênes à Steve (Easterbrook), nous continuerons à faire progresser le groupe et la marque. »

Courrier international Marc-Antoine Paquin 29 janvier 2015

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30 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

henry kissinger malmené par des manifestants pacifistes au congrès américain (fr3)

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Coup d’état au Chili, téléguidé par Kissinger

L’irruption des intrus n’a pas été du goût du républicain John McCain, qui préside la commission de la Défense organisant l’audition de l’ancien conseiller et secrétaire d’Etat de Richard Nixon.

L’ancien conseiller et secrétaire d’Etat de Richard Nixon, Henry Kissinger, 91 ans, a été brièvement malmené, jeudi 29 janvier à Washington, lors d’une audition au Congrès américain. Des manifestants qui demandaient son arrestation pour crimes de guerre ont fait irruption dans la salle.

Les manifestants du groupe anti-guerre Code Pink ont déployé, en criant, une banderole « Arrêtez Kissinger pour crimes de guerre », peu avant le début d’une audition sur les « défis sécuritaires mondiaux ». Une manifestante l’a ensuite inter- pellé pour avoir « supervisé les massacres du Vietnam, du Cambodge et du Laos«  dans les années 1970, ainsi que le coup d’Etat au Chili qui a renversé Salvador Allende, en septembre 1973.

« Sortez d’ici, vermine de bas étage ! » réagit McCain Les militants de Code Pink, vêtus de rose, sont omniprésents au Congrès, mais leur irruption n’a pas été du goût du républicain John McCain, qui préside la commission de la Défense organisant l’audition. « Je siège dans cette commission depuis des années, et je n’ai jamais vu quoi que ce soit d’aussi honteux et scandaleux et abject », a dit John McCain, sans parvenir à faire taire les militants. « Vous allez la fermer ou je vous fais arrêter », leur a-t-il alors lancé, avant de déclarer: « Sortez d’ici, vermine de bas étage ! » ramenant le calme, certains des perturbateurs quittant la salle d’eux-mêmes. Par Francetv info

Mis à jour le 30/01/2015 | 10:25 , publié le 30/01/2015 | 10:01

http://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/video-henry-kissinger-malmene-par-des-manifestants-pacifistes-au-congres-americain_811341.html

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22 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

areva accusé de corruption: l’observatoire du nucléaire relaxé (odn)

index

La cour d’appel de Paris a relaxé mercredi le président de l’Observatoire du nucléaire, Stéphane Lhomme, qui était poursuivi en diffamation par Areva qu’il avait accusé de corruption au Niger.

En première instance, le tribunal correctionnel de Paris l’avait condamné à 1.000 euros d’amende avec sursis et lui avait ordonné le retrait des propos litigieux ainsi que la publication d’un communiqué judiciaire sur le site internet de l’Observatoire du nucléaire.

Le 11 décembre 2012, dans un communiqué, l’association avait fait état d’une contribution d’Areva au budget national nigérien d’environ 26 millions d’euros, dont 15 millions auraient été directement affectés à l’acquisition d’un avion pour le président du Niger, Mahamadou Issoufou.

Il s’agit donc clairement d’une manoeuvre de corruption, probablement sur le plan légal et assurément sur le plan moral, par Areva, avait accusé l’Observatoire.

Le lendemain, Zakari Oumarou, président du groupe parlementaire du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNSD, au pouvoir), avait confirmé à l’AFP qu’Areva avait accordé au Niger une aide budgétaire de 26 millions d’euros, dont une partie a été affectée pour l’achat d’un avion présidentiel. Areva, qui conteste cette accusation de corruption, avait assigné en justice.

Le 7 février 2014, les juges de la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris avait estimé que l’utilisation du terme corruption ne faisait manifestement preuve d’aucune prudence. Les documents produits par M. Lhomme ne lui permettaient nullement de conclure à la corruption alléguée, ni au fait qu’Areva aurait acheté un avion au président du Niger, avait alors estimé le tribunal.

L’Observatoire du nucléaire avait alors annoncé qu’il ferait appel de ce jugement affligeant mettant gravement en cause la liberté d’expression et le droit de contester les méfaits des entreprises du lobby nucléaire. AFP

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11 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

la tuerie de charlie hebdo, deux poids deux mesures dans la dénonciation du fanatisme (essf)

Nato-favors

On se rassemble à Paris, à Montréal et ailleurs pour dénoncer l’attentat terroriste contre Charlie Hebdo et contre l’épicerie casher.

Mais on le fait si peu contre le terrorisme quotidien qui prévaut en Syrie, en Irak, en Afghanistan, à Gaza, en Cisjordanie. L’a-t-on fait contre les millions de tués dans la guerre des Grands lacs africains, contre les milliers de femmes qui y ont été violées, guerre et viols qui continuent. Ne regarde-t-on pas à la télévision et sur Internet, avec la fausse pitié de l’Occidental dit civilisé, hier les très meurtrières guerres civiles du Liberia et du Sierra Leone et aujourd’hui celles de l’Afrique sahélienne et saharienne.

Chapeau à cette poignée qui, à contre-courant, se mobilise dans la rue, par- ticulièrement nos concitoyennes arabo-musulmanes et noires ; chapeau à ces quelques infirmières et médecins qui risquent leur vie pour contrecarrer l’épidémie d’ébola, lugubre conséquence d’économies dévastées par la guerre et de politi- ques néolibérales imposées par l’impérialisme ; chapeau aussi à ces travailleuses humanitaires qui le font par solidarité sans arrogance et sans chercher hauts salaires et belles carrières.

Mais sus, sauf exception, aux partis de gauche et aux centrales syndicales — quant aux partis de droite et aux organisations patronales on en parle même pas — qui se taisent ou au mieux se contentent de dénoncer du bout des lèvres sans jamais mobiliser.

Les bien-pensants de la civilisation occidentale se disculperont en blâmant les régimes et les organisations fondamentalistes du monde arabo-musulman et les dictatures et pseudo démocraties africaines, tous plus répressifs et corrompus les uns que les autres. Sans oublier leur « cinquième colonne » dans nos pays impérialistes qu’il faudra avoir à l’œil et, au besoin, emprisonner sans ména- gement procédurier !

Que nous sommes… blancs… comme neige ! Bien sûr, il n’y a aucun rapport entre les grandes et petites puissances impérialistes d’une part et ces régimes et pays faillis d’autre part ! Israël, l’Arabie saoudite, l’Égypte, la Turquie ne sont pas des alliés stratégiques des ÉU et tutti quanti ! Le barbare régime syrien n’a jamais sous-traité la torture étasunienne et canadienne ! Les pays exsangues de l’Afrique noire, livrés au pillage brut et brutale de leurs ressources naturelles, ne sont pas quasi clientélistes du vieil et du nouvel impérialismes !

Mais voilà, nous nous sommes habitués depuis des générations à cette abo- minable hiérarchie. Il y a eu le Vietnam, l’Algérie, la Corée, Hiroshima, l’Holo-causte, Dresde et Hambourg, les champs de massacre de la Première guerre, les « génocides tropicaux » (Mike Davis), la traite esclavagiste, le génocide amé- rindien.

Comme le disait Aimé Césaire en 1955 dans son Discours sur le colonialisme : Ce que le « très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle [...] ne pardonne pas à Hitler, ce n’est pas le crime en soi, le crime contre l’hom- me, ce n’est pas l’humiliation de l’homme en soi, c’est le crime contre l’homme blanc, et d’avoir appliqué à l’Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde et les nègres d’Afrique. »

On se rassemblera donc derrière les chefs de file du fanatisme ou leurs représentants, ceux de l’impérialisme néolibéral, pour blâmer le fanatisme. Quelle insupportable contradiction.

Marc Bonhomme, 10 janvier 2015
www.marcbonhomme.com ; bonmarc@videotron.ca

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article34058

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10 janvier 2015 ~ 1 Commentaire

les citoyens sont invités à prendre le gratin en marche (politis)

nato

La grande marche convoquée pour défendre les « valeurs républicaines » a subitement pris, vendredi soir, une toute autre tournure. Celle d’une très mauvaise blague faite aux « anars » de Charlie hebdo qui brocardaient tous les pouvoirs et tous les obscurantismes.

L’atterrante controverse politicienne autour de la présence ou non du Front national, et la mainmise des partis politiques sur l’organisation de ce rassemble- ment avait déjà confisqué l’émotion et le sursaut citoyen qui s’étaient manifestés à travers le pays sitôt connu le raid meurtrier des frères Kouachi. Comme si cela ne suffisait pas, après le dénouement des deux prises d’otages de Damartin-en-Goële et Paris, plusieurs chefs de gouvernement européens et dirigeants de l’Union européenne se sont invités dans le cortège. Avant que François Hollande confirme qu’il en serait.

Marcheront donc autour de François Hollande et Manuel Valls, entre République et Nation, dimanche :

  • la chancelière allemande Angela Merkel,
  • le premier ministre britannique David Cameron,
  • le président du conseil italien Matteo Renzi,
  • le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy,
  • le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker,
  • le président du Parlement européen, Martin Schulz,
  • le président du Conseil européen Donald Tusk,
  • le chef du gouvernement danois Helle Thorning-Schmidt,
  • le chef du gouvernement belge Charles Michel,
  • le chef du gouvernement néerlandais Mark Rutt,
  • le président ukrainien Petro Porochenko…

L’Afrique sera représentée à cette Garden party par les présidents malien Ibrahim Boubacar Keïta et nigérien Mahamadou Issoufou, l’Amérique du Nord par le ministre américain de la Justice Eric Holder et le ministre canadien de la Sécurité publique Steven Blaney. Plusieurs dirigeants d’institutions internationales (Orga- nisation internationale de la Francophonie, Bureau international du Travail, Ligue arabe) ont également annoncé leur présence.

Cerise sur le gâteau, il y aura même le secrétaire général de… l’Otan Jens Stoltenberg. Sans doute pour mieux nous faire comprendre que « nous sommes en guerre », comme l’a martelé Manuel Valls.

Eux devant, le bon peuple derrière. Le gouvernement invite les citoyens à prendre le gratin en marche.

Avec un tel aréopage et ses mots d’ordre guerriers, l’unité nationale à laquelle nous appelait mercredi soir le président de la République ressemble furieusement à l’union sacrée qui précède les grands engagements martiaux. L’année Jaurès n’est plus qu’un souvenir.

« On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui. » Le mot bien connu de Desproges trouve, avec cet épilogue de l’effroyable attentat qui a frappé Charlie hebdo, une nouvelle déclinaison. Il nous faut dire aujourd’hui qu’on peut pleurer, manifester son émotion, mais pas avec n’importe qui.

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23 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

le cadtm france demande l’annulation intégrale de la dette des pays touchés par ébola

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Par la voix de son secrétaire exécutif, la Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique a invité la communauté internationale à annuler la dette des trois pays de la région, qui ont été les plus frappés par l’Ebola, la Sierra Leone, le Liberia et la Guinée.

« Les donateurs ont été assez généreux en annonçant un allègement de la dette, mais il va falloir aller plus loin et annuler complètement cette dette », a déclaré Carlos Lopez, lundi 15 décembre 2014 à Addis Abeba (Éthiopie).

Le CADTM France (Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde) rappelle que les dettes de l’ensemble des pays africains sont largement illégitimes voire odieuses et qu’elles ne doivent pas être remboursées. Ebola constitue une situation d’extrême urgence face à laquelle le paiement des créances est intolérable et contraire au droit des peuples.

Pour le CADTM-France, les ressources de ces trois pays touchés par Ebola doivent absolument être en priorité consacrées aujourd’hui à reconstruire le système de santé, à répondre aux besoins des populations en termes de logement, d’alimentation…, au lieu de servir à rembourser des dettes déjà largement remboursées.

Le FMI et les membres du Club de Paris (créanciers bilatéraux, pour ce qui concerne la Guinée) doivent annuler l’intégralité de leurs créances vis à vis de ces pays et leur fournir via des dons, l’aide nécessaire pour faire face à cette épi- démie. Rappelons que, pour une grande part, l’état de délabrement des services sociaux et de santé est dû à l’endettement de ces pays et au pillage de leurs ressources.

Au-delà des discours de François Hollande lors de son passage à Conakry, la France se doit d’annuler ses créances vis-à-vis de la Guinée, et de renoncer au contrat désendettement développement (C2D) en cours avec ce pays, cette mesure qui n’est qu’un moyen de garder l’accès aux richesses de ce pays et d’intervenir sur ses politiques.

Paris le 21 décembre 2014. 21 décembre par CADTM France

http://cadtm.org/Le-CADTM-France-demande-l

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20 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

haïti: un modèle de développement anti-paysan (cetri)

haiyti

Depuis fin 2013, à l’Île-à-Vache, dans le sud-ouest du pays, les habitants se mobilisent contre le méga-projet « Destination touristique ».

Dans le Nord-Est, à la frontière avec la République dominicaine, ce sont les travailleuses et travailleurs de la zone franche de Caracol – certains organisés au sein du syndicat Batay ouvriye – et les associations paysannes dont les terres ont été accaparées, qui s’opposent à cette zone franche inaugurée le 22 octobre 2012, et implantée sur des terres agricoles fertiles.

Alors qu’ailleurs dans le pays, principalement dans les montagnes du Nord, les projets d’exploration miniers suscitent autant de réticences de la part des organisations sociales que de convoitise de la part de « l’élite » politique et économique haïtienne.

Quels liens existent-ils entre ces divers projets, d’un côté, et ces multiples résistances, de l’autre ? Les premiers dessinent les contours et la dynamique d’un mode de développement, mis en place par le gouvernement haïtien, et soutenu – voire téléguidé – par les institutions internationales et quelques grandes puissances mondiales – dont, au premier chef, les États-Unis.

Les mouvements sociaux haïtiens, en général, et les mouvements paysans, en particulier, s’opposent à de tels projets, en mettant en avant une autre vision de la société. Ainsi, aussi différents que soient ces méga-projets, ils participent d’une même logique, centrée sur des caractéristiques communes, convergeant vers un modèle de développement dont les paysans sont le rebut.

par Frédéric Thomas
(15 décembre 2014)
Télécharger

haïti: un modèle de développement anti-paysan (cetri) dans Anticolonialisme carre-nav Haïti : un modèle de développement anti-paysan (PDF – 1.5 Mo)
carre-nav dans Antiimpérialisme Texte complet de l’étude : Haïti : un modèle de développement anti-paysan (PDF – 722.6 ko)

http://www.cetri.be/spip.php?article3732&lang=fr

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15 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

royaume uni, torture de la cia: londres pressé de faire son mea culpa (ci)

cameron tort

Le Premier ministre David Cameron a avoué que les renseignements britanniques auraient obtenu la suppression de certains passages du rapport du CIA.
Ce qui alimente les soupçons sur une éventuelle complicité de Londres dans les pratiques de la CIA. « Les agences de renseignement avaient demandé aux Etats-Unis de dissimuler les références britanniques dans le rapport sur la torture » de la CIA, note le Guardian. Le 11 décembre, un « porte-parole du Premier ministre a reconnu que le Royaume-Uni avait obtenu la suppression de certains passages avant publication », ce que son cabinet avait formellement nié la veille.

En revanche, les informations effacées à la demande du Royaume-Uni « ne concerneraient pas des passages qui suggèrent la participation britannique à des tortures ou des restitutions de prisonniers », mais seulement des informations qui pourraient mettre en danger « la sécurité nationale ».  « Je pense qu’il y a eu une conversation entre les agences [de renseignement] et leurs homologues amé- ricains sur le résumé [du rapport]. Toute modification demandée a dû être faite dans le souci du respect de la sécurité nationale, comme c’est le cas pour n’importe quel autre rapport », selon le porte-parole cité par le journal.

« Rapport édulcoré » « Néanmoins, analyse le Guardian, la révélation alimente les soupçons sur le fait que le rapport ait été en effet édulcoré pour dissimuler que des proches alliés des Etats-Unis étaient impliqués dans le programme inter- national d’enlèvements et de torture mis en place après les attaques d’Al-Qaida ». Par conséquent, « le gouvernement [britannique] est de plus en plus sous pression pour lancer une enquête plus transparente sur les agissements du MI5 et du MI6″, observe le journal.

Il existe notamment deux cas de complicité du Royaume-Uni, rappelle le Guardian. Le premier concerne Binyam Mohamed, un citoyen britannique qui avait été torturé et envoyé en secret à Guantanamo Bay. Il aurait avoué sous la torture avoir suivi un entraînement dans un camp d’Al-Qaida. Le deuxième con- cerne Abdel Hakim Belhaj et Sami Al-Saadi, deux éminents dissidents libyens, ainsi que leurs familles, qui avaient été envoyés à Tripoli en 2004 où ils ont été torturés par la police secrète de Muammar Kadhafi.

Preuves obtenues sous la torture Le Royaume-Uni est également accusé d’avoir utilisé des preuves obtenues par la CIA sous la torture de la part de Moazzam Begg, détenu à Guantanamo Bay, note le Independent. Begg est « un des islamistes britanniques les plus controversés ». Il a été libéré en octobre 2014. Ses informations avaient aidé le Royaume-Uni à « identifier et à localiser » le terroriste Dhiren Barot en 2004. Barot a été condamné à 40 ans de prison pour avoir préparé des attaques au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.

Courrier international Judith Sinnige 12 Décembre 2014

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