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15 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Les envahisseurs indigènes d’Israël (Afps)

Les envahisseurs indigènes d’Israël (Afps) dans Antiimpérialisme bedouin_demo.activestills.org_.62

Le « Haut Comité de Liaison des Arabes en Israël » appelle aujourd’hui à une grève générale pour réclamer l’abolition du plan Prawer-​​Begin qui a pour objectif de judaïser le Naqab/​Neguev.

Ce projet, qui a déjà été adopté en pre­mière lecture, vise à déplacer des dizaines de mil­liers de Bédouins pales­ti­niens d’Israël et de détruire leurs vil­lages, consi­dérés par le gou­ver­nement israélien comme illégaux alors même qu’ils existent bien avant la création de l’État d’Israël. Le but de ce plan est de dépos­séder la popu­lation pales­ti­nienne de 800.000 dunums de ces terres ances­trales, soit 4 fois plus que la dépos­session de 1976 en Galilée, celle qui a donné nais­sance à la « journée de la Terre ».

Israël jus­tifie le démé­na­gement imminent de mil­liers de Bédouins pales­ti­niens en les qua­li­fiant “d’envahisseurs“ Le 24 juin, le “Plan Prawer pour la règle­men­tation de l’installation des Bédouins-​​palestiniens dans le Néguev“ a été voté en pre­mière lecture au par­lement israélien. S’il est mis en œuvre, le Plan consti­tuera “la plus impor­tante mesure de dépla­cement forcé de citoyens arabes d’Israël depuis les années 1950 et il entraînera l’expulsion estimée de qua­rante mille Bédouins-​​palestiniens de leurs habi­ta­tions actuelles.

La finalité du Plan est de judaïser le Néguev israélien. Pour cela, cependant, soixante-​​dix mille Bédouins (sur un total de 200 000) qui vivent actuel­lement dans des vil­lages classés comme “non reconnus“ par le gou­ver­nement israélien doivent être déplacés. Le gou­ver­nement leur interdit déjà de se connecter au réseau élec­trique et aux sys­tèmes d’adduction d’eau et d’évacuation des eaux usées. Des règle­ments sur la construction sont aussi durement appliqués, et rien qu’en 2011 environ un millier d’habitations Bédouines et d’abris pour animaux –aux­quels le gou­ver­nement fait habi­tuel­lement réfé­rence comme à de simples “structures“ – ont été démolies. Il n’y a pas de routes gou­dronnées et les pan­neaux indi­ca­teurs signalant ces vil­lages sur la route prin­cipale sont retirés par les auto­rités gou­ver­ne­men­tales. Ces vil­lages n’apparaissent pas sur les cartes, puisque selon la géo­graphie offi­cielle, les lieux habités par ces citoyens israé­liens de seconde zone n’existent pas.

Pendant des années le gou­ver­nement a pré­tendu que, comme ces gens vivent dans de petits vil­lages épar­pillés sur de vastes étendues, il ne peut pas leur fournir les ser­vices de base, et qu’il faut donc les concentrer dans quelques agglomérations. En réalité, c’est dans le rapport “Il y a une solution“, publié en 2010 par l’organisation de colons Regavim (le Trust pour la pro­tection de la terre nationale), qui a tra­vaillé en relation avec plu­sieurs agences gou­ver­ne­men­tales, que la logique qui sous-​​tend ce plan est le mieux ex- primée. Le rapport main­tient que les habi­tants bédouins du Néguev “volent“ au peuple juif “la Terre d’Israël …. tou­jours en douceur, sans le rugis­sement d’une bataille ni la clameur d’une guerre“.

“Sur ce champ de bataille“ continue l’organisation, les béton­neuses ont rem­placé les tanks, les charrues rem­placent les canons, et des civils à l’air innocent rem­placent les soldats en uni­forme … Acre après acre, village après village, en achetant, en squattant, en exploitant une terre qui n’est pas à eux, parfois par la ruse, parfois par la vio­lence, avec d’énormes sommes d’argent, et fer­mement sou­tenus par des orga­ni­sa­tions anti­sio­nistes en Israël ou à l’étranger, ils font perdre à Israël son contrôle sur les terres du peuple juif. Regavim sou­tient en outre que jusqu’ici, Israël a “ offert des ‘carottes’ aux Bédouins – mais ne leur a jamais montré le ‘bâton’, et elle prétend qu’au moyen de leurs “acti­vités cri­mi­nelles “ ces Bédouins sont en train de colo­niser la terre et donc de menacer de “mettre fin au futur juif de la région sud“.

Citant la fameuse décla­ration du premier ministre Ben-Gurion “Le Néguev est le test de la nation en Israël“, Regavim propose une solution en quatre étapes pour contrer cette menace, qui com­porte juguler les “construc­tions bédouines illé­gales“, pré­parer la popu­lation à son départ, évacuer toutes les “popu­la­tions illé­gales“, et fina­lement les trans­férer dans des implan­ta­tions légales. Enfin, le gou­ver­nement doit pré­parer “le jour d’après“ et ne pas accepter “des raisons de revenir à leur état ori­ginal“. “État ori­ginal“ se rap­porte à la situa- tion actuelle, qui du point de vue de Regavim est carac­té­risée par l’invasion de l’espace juif par des “popu­la­tions pales­ti­niennes illé­gales“. Se- lon ce nar­ratif, l’espace est par défi­nition juif, et donc toute pré­sence non juive est une forme de conta­mi­nation, et l’enjeu du test de Ben-​​Gurion.

Ceci est pré­ci­sément le rai­son­nement der­rière le “bâton“ de Prawer et la façon dont les Bédouins ont été décrits et traités dans la sphère publique depuis des années. En réponse à une pétition soumise à la Cour Suprême contre l’évacuation de vil­lages de Bédouins à côté de la ville d’Arad, le maire adjoint d’Arad a dit à des jour­na­listes que les affir­ma­tions de ces “enva­his­seurs inso­lents“ sont  “déloyales“. De nom­breux articles ont utilisé le terme d’envahisseur pour décrire les acti­vités des Bédouins dans le sud d’Israël, tandis qu’un site web popu­laire note que les Bédouins ont com­mencé à envahir la région centre du pays. Même dans une opinion publiée dans Haaretz, journal qui avait soutenu la décision de la Cour Suprême condamnant la pra­tique offi­cielle de l’épandage de poison sur les “champs cultivés illé­ga­lement par les Bédouins“, l’auteur réfère à la popu­lation bédouine par le terme envahisseur.

La trans­for­mation de l’indigène en “enva­hisseur“ ou en “colon palestinien“, pour emprunter l’expression uti­lisée récemment par le vice-​​mi- nistre de la défense Danny Danon, est cru­ciale pour com­prendre non seulement le Plan Prawer, mais la logique fon­da­mentale de l’état d’Israël. Dans un contexte où les Pales­ti­niens ont sys­té­ma­ti­quement été aliénés et éliminés de l’histoire et de la géo­graphie, la consti­tution des autoch­tones pales­ti­niens comme sujet illégal ou enva­hisseur étranger est la condition pour pouvoir “judaïser“ la terre. L’étau dans lequel ceci se joue est fondé sur l’engagement eth­no­gra­phique d’Israël de dépos­séder les non Juifs, cyni­quement élevé au rang d’acte d’auto-défense, et fina­lement, de justice.

Neve Gordon est actuel­lement membre de l’Institute for Advanced Studies à Prin­ceton et il est l’auteur de L’occupation d’Israël. On peut le joindre sur son site web, http://www.israelsoccupation.info/

Nicola Per­ugini est un anthro­po­logue qui enseigne au Al Quds Bard Honors College à Jéru­salem. Il est actuel­lement membre de l’Institute for Advanced Studies à Princeton  Neve Gordon et Nicola Perugini, AlJazeera, lundi 15 juillet 2013

Traduction RP http://www.france-palestine.org/Les-envahisseurs-indigenes-d

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15 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Des associations dénoncent un défilé néocolonial le 14 juillet

Des associations dénoncent un défilé néocolonial le 14 juillet dans Antiimpérialisme amandla

« Ce défilé donne un parfum de victoire à une opération militaire qui est loin de pouvoir être présentée ainsi étant donné les nombreuses zones d’ombre qui l’entourent et les incertitudes qui demeurent sur son issue » a déclaré Fabrice Tarrit, Président de l’association Survie, rappelant que la France était probablement le pays le moins légitime pour intervenir au Mali, du fait de son passif historique dans la sous-région et de la succession d’interventions militaires qu’elle y a mené depuis 50 ans, contribuant à sa déstabilisation ». Une publication de l’association, intitulée « La France en guerre au Mali : enjeux et zones d’ombre » [1] apporte de nombreux éclairages sur ces aspects qui ont été jusque-là peu développés dans les médias.

Pour le Président de Survie, « sous couvert de mobilisation en faveur de la démocratie et des droits de l’Homme, cette intervention sert clairement les intérêts politiques, économiques et militaires de la France au Mali. Un parallèle peut être dressé avec le défilé organisé par Nicolas Sarkozy en 2010, année de commémoration du cinquantenaire des indépendances africaines, en présence de 10 chefs d’État africains. François Hollande perpétue cette politique, en prenant l’initiative sur des dossiers qui concernent avant tout les africains, en s’entourant d’un aréopage de chefs d’État et dictateurs alliés et en vantant l’ingérence militaire française sur le continent. »

« Cette intervention marque un échec », a renchéri David Mauger, lui aussi membre de Survie, « l’échec du multilatéralisme, tant il est flagrant que la France, concernant le Mali, a tenu le stylo pour toutes les initiatives, toutes les résolutions de l’ONU, qu’elle a dû constater l’incapacité opérationnelle des forces africaines de la Cedeao qu’elle est supposée renforcer depuis des décennies, et que par ailleurs elle n’a trouvé aucun partenaire pour intervenir au niveau de l’OTAN, peinant même à obtenir des soutiens européens à la mission de formation EUTM ». « Nous assistons à un retour du bilatéral entre la France et l’Afrique », a-t-il ajouté.

Ce retour du bilatéralisme est visible concernant la mobilisation des troupes tchadiennes au Mali, qui a fait l’objet de tractations diplo-matiques entre la France et le Tchad, pays dirigé par le dictateur Idriss Déby et dont les forces armées sont réputées pour leurs violations des droits de l’homme et le recrutement d’enfants soldats. « La société civile tchadienne, est la victime principale de cette intervention militaire française appuyée par le Tchad » a relevé Abdelkerim Yacoub Koundougoumi, soulignant la vague de répression qui a suivi ce début de retour en grâce de Déby sur le plan diplomatique, donnant lieu à de très faibles réprobations, de la France en particulier. « Je suis choqué et déçu que les troupes tchadiennes soient mobilisées pour défendre la liberté et la démocratie dans un pays étranger alors qu’elles les refusent à leur propre peuple », Le militant tchadien en a profité pour lancer un appel de soutien à Makaila Nguebla, blogueur poursuivi par le régime tchadien jusqu’au Sénégal, dont il a été récemment expulsé, actuellement en attente d’un visa pour la France.

Le porte-parole de Sortir du Colonialisme, Patrick Farbiaz a appuyé cette demande et exprimé sa préoccupation à propos du refus de visa subi récemment par l’écrivaine malienne Aminata Traoré, jusque-là considérée en France comme une interlocutrice de poids, mais victime de son discours discordant sur l’intervention militaire française.

Le mouvement Sortir du Colonialisme, qui a émis en février un appel intitulé « Mali : la politique de la canonnière n’est pas une solution » voit dans ce défilé du 14 juillet une relégitimation de l’ordre colonial, à travers la mise en scène d’une armée française intervenant en Afrique, de troupes africaines lavées de tout soupçon d’exactions, et plus globalement d’une Françafrique qui a adopté un nouveau look tout en restant dans le giron de l’Élysée, de l’Etat-major et des entreprises françaises. Le nouveau Livre Blanc de la Défense, redonne une légitimité d’intervention militaire française en Afrique, cautionnant cette « stratégie du gendarme ».

Ce défilé intervient en effet à mi-chemin entre deux dates importantes. Le lancement le 1er juillet de la MINUSMA, la mission onusienne censée prendre le relais de Serval pour « pacifier » le pays, au sein de laquelle la France conserve un rôle de commandement, disposant par ailleurs de sa propres force « parallèle » d’intervention. D’autre part la date prévue du premier tour de la Présidentielle malienne, le 28 juillet, date imposée par la France, qui avait menacé d’être « intraitable » selon les propres mots de François Hollande, alors que les conditions d’organisation de l’élection sont bien loin d’être réunies. A la veille de ce scrutin, alors que la France est très investie dans la course aux marchés pour la reconstruction du Mali, qu’elle engrange peu à peu, il y a fort à redouter que le régime qui sera issu de ce processus peine à conquérir une vraie légitimité, continuant ainsi à laisser la part belle à ceux qui, comme la France, ont décidé de maintenir le pays sous tutelle.

Les représentants de l’association Survie, en conclusion de la conférence de presse ont tenu à dénoncer le rôle autoproclamé de gendarme de l’Afrique que la France s’est octroyé au Mali et condamné l’ingérence politique, diplomatique et militaire dont elle a fait preuve depuis le déclenchement de la crise malienne, appelant à un départ des troupes françaises du pays et plus globalement du continent africain.

Un appel à la vigilance et à la mobilisation citoyenne a également été lancé en prévision de l’organisation à Paris les 5 et 6 décembre d’une conférence internationale consacrée à la sécurité en Afrique, initiative pilotée par la France et qui s’apparente à une nouvelle version des Sommets France-Afrique dont les prédécesseurs de François Hollande ont tous usé pour rassembler la « famille françafricaine ».

Réunis à l’occasion d’une conférence tenue à Paris le 11 juin, des militants de l’association Survie, de Sortir du Colonialisme et un activiste tchadien ont dénoncé l’organisation par la France le 14 juillet d’un défilé sur les Champs-Élysées mettant à l’honneur des troupes françaises et tchadiennes mobilisées dans la guerre au Mali.

14 juillet 2013

[1] Edition Tribord, 249 pages, 7 € parution le 22 Août, disponible auprès de Survie

Source : http://survie.org

http://www.afriquesenlutte.org/communiques-luttes-et-debats/communiques-autres/article/des-associations-denoncent-un

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15 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Haïti: un carnaval pour commémorer un désastre, c’est dur de croire à une coïncidence (Essf)

Haïti: un carnaval pour commémorer un désastre, c’est dur de croire à une coïncidence (Essf) dans Antiimpérialisme manif-haiti

Haiti, manif anti-américaine

Le 28 juillet 1915, les marines américains débarquèrent en Haïti.

Ils quittèrent le territoire haïtien dix-neuf ans plus tard. Toute occupation amène humiliations et violations. Celle d’Haïti par les Etats-Unis d’Amérique eut des conséquences néfastes qu’il est difficile d’oublier : répression sanglante de la résistance ; assassinat de milliers de partisans haïtiens ; le traitement inhumain et sauvage pratiqué par les marines au camp de Chabert ; le massacre de Marchaterre ; les corvées ; la dépor-tation de populations désarmées ; les expropriations en masse des paysans, sans parler du renforcement des écarts sociaux et de l’exacerbation des préjugés de couleur et de classe.

Michel-Rolph Trouillot le dit dans Les Racines historiques de l’Etat duvaliérien : « S’il fallait trouver un désastre naturel pour peindre les effets de l’occupation américaine sur Haïti, il faudrait évoquer un tremblement de terre, un séisme sous-terrain qui aurait sapé les faibles fondations d’une maison déjà branlante exposée aux coups de l’ouragan dont il préparait la route. Je ne parle pas ici des intentions : elles n’étaient pas nobles, sans doute. Pourtant, l’impact de l’occupation ne doit point être apprécié en fonction de ses intentions, mais en fonction de ses effets sur la structure qu’on a décrite plus haut. Lue dans cette perspective, l’occupation prend les proportions d’un désastre. » [1]

Comme lorsqu’on qualifiait jadis Jean-Claude Duvalier d’ignorant ou d’innocent pour limiter sa responsabilité dans les actes commis sous son régime, certains se réfèrent au manque d’intérêt du président actuel pour les questions historiques pour expliquer sa décision de faire débuter des festivités carnavalesques le jour anniversaire du débarquement des marines américains sur le territoire national. Bien entendu, l’orga-nisation d’un deuxième carnaval dans une situation de marasme économique, de banditisme accru, de détresse sociale est déjà en soi un acte irresponsable et un affront à la misère de la population. De choisir, en outre, la date du 28 juillet symbolise le mépris du gouvernement pour un acte qui a marqué la société haïtienne et qui devrait être source d’enseignement, de réflexion pour les générations futures. Ce mépris s’est déjà traduit par l’absence des plus hautes autorités de l’Etat à des manifestations historiques importantes ; qu’il s’agisse du 17 octobre, du 18 novembre, le gouvernement actuel semble constant dans sa volonté de banaliser ces dates.

Il faut en effet parler de gouvernement, car c’est trop commode de singulariser ces actions autour d’un homme, – ce serait aussi renforcer des tendances déjà assez inquiétantes à la mégalomanie ! – le gouvernement consiste aussi en un ministre de l’Education nationale et en un minis- tre de la Culture dont les mandats exigent qu’ils tiennent compte du patrimoine culturel et historique de la nation en vue de sa valorisation et de sa transmission aux générations futures.

Le pouvoir exécutif, indifférent et insouciant dans sa bulle rose, ignorera peut-être cette note de protestation. Pourvu que les citoyens et les citoyennes de ce pays ne tombent pas dans le piège de l’occultation de l’histoire qui semble être lancé pour renforcer notre dépendance, nous amener à un état où l’occupation paraît de plus en plus « normale et acceptable » !

Le 7 avril 1803, Toussaint Louverture mourut au fort de Joux, dans le froid du Jura. Le 17 octobre 1806, Jean-Jacques Dessa-lines, le fondateur de l’État haïtien, fut assassiné au Pont-Rouge. Le 31 octobre 1919, les envahisseurs américains tuèrent Charlemagne Péralte et l’enterrèrent, enveloppé dans un drapeau haïtien. Son cadavre fut préalablement exposé pour instiller la peur et inciter à la passivité la po- pulation. Le 20 mai 1920, Benoît Batraville fut à son tour abattu par les marines américains. Veillons à ce que ces dates ne passent dans notre vécu de peuple comme des incidents insignifiants. Veillons à ce que cette campagne d’occultation de notre histoire ne nous transforme pas en un peuple qui célèbre ses indignités et oublie ses gestes de fierté, dans un constant carnaval de la honte. TROUILLOT DELMAS Évelyne 6 juillet

Notes

[1] Les Racines historiques de l’État duvaliérien, Éditions Deschamps, Port-au-Prince, Haïti, 1986.

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13 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Cuba, les livrets d’approvisionnement fêtent leurs 50 ans (CI)

Cuba, les livrets d’approvisionnement fêtent leurs 50 ans (CI) dans Antiimpérialisme viva-cuba

Le gouvernement cubain les appelle « livrets d’approvisionnement ». Les Cubains « livrets de rationnement » ou simplement « la libreta ». Les centaines de magasins d’État fêtent leur 50e anniversaire ce 12 juillet. Le décret d’origine, lui, avait été signé en mars 1962, au moment où les sanctions économiques des États-Unis commençaient à provoquer des manques de nourriture et de médicaments dans le pays.La persistance de ces magasins symbolise, pour le correspondant à Miami du Virigin Islands Daily News, « l’épique échec du secteur agricole cubain et l’insistance bornée de son gouvernement communiste ». Grâce à cette subvention égalitaire, chacun des onze millions de Cubains est aujourd’hui supposé recevoir sept livres de riz [3,15 kg] par mois, la moitié d’une bouteille d’huile de cuisine et un morceau de pain « de la taille d’un sandwich » par jour. A cela s’ajoutent de petites quantités d’œufs, de haricots, de poulet ou poisson, de spaghettis, de sucre brun et blanc et de gaz.  Avec des rations supplémentaires pour les occasions spéciales : gâteaux pour les anniversaires ou rhum et bière pour les mariages. Mais, remarque le journal, « les rations ne sont pas toujours disponibles chaque mois. De même, le nombre d’articles et la taille des rations ont diminué avec les années. Les pommes de terre, le savon, le dentifrice, le sel, les cigarettes et les cigares ont, entre autres, disparu. »Aujour-   d’hui, le gouvernement dépense environ un milliard de dollars chaque année pour faire fonctionner ce système, un « chiffre énorme dans un pays où le salaire moyen officiel est de moins de 20 dollars par mois », note le quotidien.

Commentaire: Toute l’hypocrisie de la bien pensance (de gauche?): en aucun cas ce sont les USA qui maintiennent au 21è siècle  un blocus alimentaire « revenchard » pour punir les cubains d’avoir exproprié les capitalistes étrangers, qui sont coupables, c’est le gouvernement cubain qui a le tort de répartir la pénurie au lieu d’instaurer l’inégalité du « libéralisme ». Rappelons que Cuba ne figure pas parmi les pays d’Amérique latine où les enfants ont faim, que la santé y est gratuite et que personne ne meurt pendant les cyclones! Quelle horreur!

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