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07 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

sanders (politis basta npa)

soc dem

Génération Sanders

Des femmes, des jeunes, des représentants des minorités, et de l’espoir entrent au Congrès.

En apparence, rien de très surprenant dans ces élections du mi-mandat aux États-Unis. Comme prévu, les démocrates prennent la majorité à la Chambre des représentants, et les républicains conservent le Sénat. Trump, qui est toujours prêt à affirmer que la Terre est plate, voit dans cette défaite, certes limitée, une « immense victoire ». Business as usual

Ce n’est donc pas tant dans les chiffres qu’il faut chercher la nouveauté, que dans la personnalité des nouveaux élus, pour la plupart démocrates.

La figure symbolique est évidemment celle d’Alexandria Ocasio-Cortez, jeune Hispanique de 29 ans, élue à New York des quartiers du Bronx et du Queens. « AOC », comme on l’appelle déjà, est née à la politique dans le sillage de Bernie Sanders, en 2016. Et, vade retro satana, elle l’emporte en se réclamant du socialisme ! Cette jeune femme éprise de justice sociale incarne une génération dépouillée des préjugés et des haines de la guerre froide, quand les mots qui font aujourd’hui son succès étaient imprononçables.
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Elle est loin d’être la seule.
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Le Massachusetts a élu une femme noire de 44 ans, Ayanna Pressley, elle aussi très à gauche, qui avait déjà envoyé à la retraite, lors des primaires, un vieux cacique du parti démo-crate, Michael Capuano. Il faut encore citer deux candidates démocrates du Minnesota et du Michigan, qui seront les premières femmes musulmanes au Congrès. Et deux Amérindiennes, victorieuses au Kansas et au Nouveau-Mexique. Ou encore l’Américano-Palestinienne Rashida Tlaib, dans le Michigan. Liste non exhaustive.
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Un nouveau paysage politique

Des femmes, des jeunes, des militants de gauche authentiques, des représentants des mino-rités ethniques ou sexuelles, voilà qui dessine un nouveau paysage politique plutôt rafraîchis-sant dans un pays qui vit dans un climat de violence et de haine entretenu à l’envi par Donald Trump. Mais à contempler ce tableau, on peut se demander si la principale victime de ce scru-tin n’est pas (encore) Hillary Clinton ou, à tout le moins, sa génération de démocrates proches des milieux d’affaires.

Si ces résultats sont porteurs de promesses pour l’avenir, ils ne devraient toutefois pas bouleverser le pays dans l’immédiat. Comme la plupart de ses prédécesseurs à mi-mandat, Donald Trump risque d’être entravé par une inconfortable cohabitation avec une Chambre des représentants hostile, incarnée par la démocrate Nancy Pelosi qui a déjà promis « un nouvel équilibre des pouvoirs ». Une expression qui n’appartient pas au vocabulaire de Trump.

Le Président a surtout à craindre l’accélération des enquêtes le concernant sur ses déclarations d’impôts et les ingérences russes dans la campagne de 2016. Mais il a tout de même réussi à limiter les dégâts en imposant deux thèmes de campagne qui lui étaient favorables : l’immigration et l’économie.

L’instrumentalisation des peurs xénophobes et le discours ultra-protection-niste ont fonctionné dans une grande partie de l’électorat conservateur.

Même si les bons chiffres du chômage sont en partie illusoires en regard de la précarisation du travail, et alors que l’effet boomerang des taxations, notamment des produits chinois, n’est pas encore sensible.

Mais Trump peut aussi se féliciter de n’avoir pas vu émerger de rival potentiel pour 2020. Sauf peut-être le démocrate texan Beto O’Rourke, battu de justesse dans son État très conserva-teur et très « pétrolier » du Sud. De l’avis de tous les observateurs, il a mené une campagne de qualité sur des thèmes difficiles tels que la naturalisation de millions de sans-papiers et l’assurance santé universelle. Il a même milité pour la restriction des ventes d’armes. Au Texas, il faut oser !

Finalement, le principal vainqueur de ces élections de mi-mandat est peut-être un homme de 77 ans, réélu discrètement sénateur du Vermont : Bernie Sanders. Il n’est plus tout jeune, mais il fait école.

 Denis Sieffert 7 novembre 2018

https://www.politis.fr/

Lire aussi:

Ces Américains tentés par le « socialisme » (Politis)

Entretien avec Dan La Botz : Où va la gauche aux États-Unis ? (Anticapitaliste La Revue)

Face à Trump, le come-back de la gauche aux États-Unis, incarnée par des « gens ordinaires » (Basta)

Commentaire: Bon, tout cela est très sympathique, mais c’est par la lutte de masse que l’ont obtient des résultats! Combien de députés voteront les 15 dollars de salaire de l’heure?

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07 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

trump (npa)

trump 1

Trump à Paris le 11 novembre : c’est la guerre  !

Mobilisation générale contre la venue de Trump à Paris le 11 novembre prochain.

Racisme, sexisme, destruction de l’environnement

Trois traits qui s’incarnent à la perfection dans la personne du président étatsunien. Depuis son élection il y a deux ans, Donald Trump n’a cessé de mener une politique d’attaques contre les migrantEs, contre les droits des femmes et des personnes LGBT, contre les cadres même minimaux de lutte contre le réchauffement climatique.

Au Yémen, en Syrie, en Palestine, en Afghanistan, et ailleurs, il mène une politique de guerre soit directement, soit par la fourniture d’armes et le soutien diplomatique à ses complices locaux. On ne peut pas oublier la destruction de Raqqa, l’encouragement donné au régime israélien par le déménagement de l’ambassade US à Jérusalem, ni le retrait soudain et unilatéral de l’accord sur l’Iran.

Carburant pour l’extrême droite

Ces dernières semaines encore, on a vu comment sa présence à la tête des États-Unis y encourageait les idées d’extrême droite et les passages à l’acte. Des personnalités d’oppo-sition ont été visées par des colis piégés. La camionnette du terroriste était couvert d’auto-collants à la gloire de Trump. Un second individu a perpétré un massacre dans une synago-gue. Antisémite en même temps qu’anti-migrantEs, il visait une organisation juive de soutien aux réfugiéEs, en écho à la rhétorique xénophobe et -complotiste de Trump.

Mais c’est aussi dans le monde -entier, de l’Italie au Brésil en passant par la France, que Trump représente un encouragement à toutes les forces les plus réactionnaires.

Macron et Trump : une amitié qui dure

Pour commémorer la fin de la -Première Guerre mondiale, -Macron n’a rien trouvé de mieux que d’inviter son grand ami Trump. Celui-ci avait beaucoup apprécié sa visite précédente, le 14 Juillet 2017. « Ébloui » par le défilé militaire, il avait déclaré : « J’étais votre invité le 14 Juillet et c’était l’une des parades militaires les plus formidables que j’ai vues. C’était deux heures à fond et c’était une démonstration de puissance militaire. Nous pourrions faire quelque chose comme ça… ».

Le pauvre Trump a dû être bien déçu en se voyant opposer le refus du Pentagone, pour raisons budgétaires. Sans doute sera-t-il aussi déçu de ne pas voir de tanks ni d’avions en parade en France : pour ne pas trop froisser Merkel en en faisant un défilé de la victoire, les cérémonies ne prendront finalement pas la forme d’un défilé militaire.

Un mouvement mondial contre Trump

On peut espérer que Trump ait encore d’autres raisons de déprimer lors de son séjour en France. D’une part, les élections de mi-mandat, le 6 novembre, s’annoncent difficiles pour le Parti Républicain. D’autre part le mouvement de contestation qui le suit dans le monde entier s’exprimera aussi à Paris.

On sait à quel point il a été chagriné des manifestations de masse qui ont eu lieu au Royaume-Uni lors de sa visite cet été – à tel point qu’il a annulé le voyage prévu en Irlande quand il a appris que des manifestations similaires étaient en préparation. Cela doit être un encouragement pour nous !

Depuis début septembre un -collectif s’est monté à l’initiative de militantEs étatsunienEs, françaisEs et d’autres nationalités, notamment Paris Against Trump, PAGE, Women’s March et Ni guerre ni état de guerre, collectif qui s’est rapidement élargi à une quarantaine d’organisa-tions antiracistes, féministes, anti-impérialistes, de partis politiques (dont le NPA), de l’Union syndicale Solidaires, etc.

Le 11 Novembre, une manifestation partira à 14 h de la place de la République. D’ici là faisons le maximum pour qu’elle soit un succès !

Sylvestre Jaffard  Lundi 5 novembre 2018

https://www.facebook.com/events/1881094551966641/

https://paris.demosphere.net/rv/64007

https://npa2009.org/

 

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04 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

yémen (politis à-l’encontre ci basta npa)

yemen

Yémen : briser le silence et faire cesser les livraisons d’armes

La guerre civile au Yémen est devenue depuis 2015 une guerre internationale

Avec notamment l’intervention des forces armées de la coalition menée par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, dans les airs, sur terre et sur mer.

Plus que les combats, ce sont les attaques aériennes en particulier contre les civils et les infrastructures vitales, les hôpitaux, les marchés, les écoles, qui font des victimes par milliers. La misère gagne, la malnutrition progresse, les secours essentiels destinés à ces populations ne leur parviennent qu’insuffisamment et irrégulièrement, malgré les exhortations des Nations unies pour des « corridors humanitaires ». Les enfants sont les premières victimes de cette situation.

La France, comme d’autres pays, est un important fournisseur d’armes et de munitions qui sont utilisées dans la région, notamment par l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis.

De telles exportations d’armes sont régies par le Traité international sur le commerce des armes (TCA) qui a force de loi dans notre pays depuis sa ratification par le Parlement français le 2 avril 2014. Il précise que de telles exportations d’armes ne peuvent avoir lieu si celles-ci servent à commettre des crimes de guerre, actes graves de violence contre les femmes et les enfants, ou à en faciliter la commission (article 7 du traité).

La situation au Yémen a provoqué, dans de nombreux pays exportateurs d’armes vers les belligérants des débats et enquêtes, parlementaires notamment, sur les conditions d’expor-tation et d’utilisation de ces armes, en Suède, aux Pays-Bas, en Belgique, au Royaume-Uni, en Allemagne… ainsi qu’aux États-Unis (non signataires du TCA). Le Parlement européen a voté une résolution dès novembre 2017 et s’est prononcé récemment pour la fin des transferts d’armement vers l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

Un tel débat doit aussi avoir lieu en France. De nombreuses organisations non gouverne-mentales, dont les sections françaises d’Amnesty International, de Human Rights Watch et de Handicap International, la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), Action contre la faim, etc., ont réclamé une commission d’enquête sur le respect des engagements internationaux de la France dans le cadre de ses exportations d’armes aux belligérants du conflit au Yémen.

Une telle commission a été demandée par des dizaines de parlementaires de toutes opinions depuis avril 2018 (résolution 856). Il n’a jusqu’à présent, pas été fait droit à leur demande, si ce n’est sous la forme très limitée d’une mission d’enquête.

Le groupe d’expert mandaté par l’ONU sur la violation des droits de l’homme au Yémen a rendu un rapport en septembre 2018 évoquant des crimes de guerre. Au terme de l’article 7-7 du TCA, la France se doit de réexaminer ses autorisations d’exportations d’armes et de munitions qui pourraient contribuer à ces crimes, en particulier aux Émirats arabes unis et à l’Arabie saoudite. Qu’en est-il ?

Nous dénonçons le silence complice du gouvernement français. Nous demandons que la France conformément au dernier vote du Parlement Européen et au TCA, en toute indépendance, cesse toute livraison d’armes aux belligérants, de même que toute maintenance des chars, avions et autres matériels livrés à ces pays par la France.

Nous exigeons qu’une enquête parlementaire soit ouverte quant à l’implication possible de soldats français dans le conflit.

Contre l’application par les belligérants d’une stratégie de la famine, nous demandons au gouvernement français de faire pression sur les belligérants pour qu’ils respectent les résolutions de l’ONU quant à l’accès des secours humanitaires aux populations concernées, pour qu’ils cessent les combats et ouvrent des négociations immédiates.

yemen

Organisations signataires :

ACDA – AFD international – ATMF -AIDL – Attac – Cedetim – Collectif ni Guerre ni état de guerre – EELV –Ensemble – Femmes plurielles – Fondation Frantz Fanon – Forum Palestine Citoyenneté – FTCR – GDS – Génération.s – IPAM – Médecins du monde – MRAP – Nouvelle donne – NPA- Observatoire des armements – PCF- PCOF – PIR – PRCF- PG – Salam for Yémen – Solidaires – SumOf US – Survie – UJFP

Collectif Solidarité Yémen  29 octobre 2018

Tribune. Des associations et des personnalités dénoncent le silence complice du gouvernement français dans le conflit qui touche le Yémen depuis quatre ans.

https://www.politis.fr/

Lire aussi:

Yémen-Arabie saoudite: «Le Yémen n’existe plus.» Sa population se meurt (Al’Encontre)

Tous ceux qui veulent que la guerre au Yémen continue (Orient 21)

Yémen. La guerre s’intensifie malgré les appels à un arrêt des combats (Courrier International)

En savoir plus sur les ventes d’armes de la France à l’Arabie Saoudite : mission impossible, même pour les députés ? (Bastamag)

Yémen. Des enfants marqués au fer rouge comme « remède » au traumatisme de la guerre (Révolution Permanente)

Yémen : Urgence face à une sale guerre et aux complicités françaises (NPA)

Un appel de députés européens pour arrêter le massacre au Yémen (Bastamag)

Yémen : vrais vainqueurs, les capitalistes de l’armement (LO)

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01 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

samouni road (quimper)

 Le 5 novembre à Quimper au Cinéma Quai Dupleix, soirée débat avec le critique Nicolas Thevenin, en partenariat avec le CCFD

Samouni Road est un documentaire italien réalisé en 2018 par Stefano Savona. Il a été sélectionné pour figurer dans la section Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes 2018 et a remporté le prix Œil d’or du meilleur documentaire. L’UJFP est partenaire

samouni road (quimper) dans Altermondialisme

SYNOPSIS

Dans la périphérie rurale de la ville de Gaza, la famille Samouni s’apprête à célébrer un mariage. C’est la première fête depuis la dernière guerre. Amal, Fouad, leurs frères et leurs cousins ont perdu leurs parents, leurs maisons et leurs oliviers.

Le quartier où ils habitent est en reconstruction. Ils replantent des arbres et labourent les champs, mais une tâche plus difficile encore incombe à ces jeunes survivants : reconstruire leur propre mémoire. Au fil de leurs souvenirs, Samouni Road dresse un portrait de cette famille avant, pendant et après l’événement qui a changé leur vie à jamais.

http://www.ujfp.org/

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29 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

faure (révolution-permanente le-parisien)

LeCommandantMarchand

Back to basics! (Retour aux sources!)

Applaudi par l’extrême droite…

Olivier Faure parle de colonisation inversée et révèle (encore) la vraie nature du PS

Invité sur France Inter jeudi 25 octobre, Olivier Faure, secrétaire du parti socialiste depuis mars 2018, a déclaré : « il y a des endroits où il y a des regroupements qui se sont faits génération après génération, et qui donnent le sentiment que l’on est dans une forme de colonisation à l’envers ». 

A travers ces déclarations, Olivier Faure répondait là à un auditeur habitant de Villiers-Le-Bel (95) qui disait y avoir vécu la « discrimination anti-blanche ». S’il a ensuite cru nuancer en liant la « crise identitaire » aux problèmes sociaux, à la politique du logement et aux « ghettos où la mixité ethnique n’existe plus », cette rhétorique n’en reste pas moins applaudie par l’extrême-droite, Marine Le Pen et Louis Alliot se félicitant de cette « étincelle de lucidité ».

Parler comme le fait Olivier Faure, d’une « forme de colonisation à l’envers » pour désigner les travailleurs immigrés et leurs enfants qui habitent Villiers-le-Bel, c’est donc à la fois nier la réalité du fait colonial, qui a largement été accompagné voire piloté par le PS et son ancêtre la SFIO , et relativiser le passé de la France ainsi que son actualité impérialiste et néo-coloniale.

Les colons français en Algérie n’allaient pas vivre dans des cités HLM, barres d’immeubles surpeuplées et isolées, contrairement aux habitants de Villiers-le-Bel.

Les colons français en Algérie n’allaient pas vivre dans les quartiers où le taux de chômage était plus élevé que dans le reste du pays, contrairement aux habitants de Villiers-le-Bel où en 2015 le taux de chômage atteignait 21,8% de la population active et 37,8% des jeunes, contre une moyenne de 11% dans toute la France d’après l’INSEE.

De même, les colons qui s’installaient en Algérie profitaient des meilleurs emplois et avaient des rémunérations bien supérieures aux indigènes algériens contrairement aux habitants de Villiers-le-Bel où la moyenne des revenus mensuels des ménages était de 1 363€ /mois en 2015 contre 2 159€ /mois pour la moyenne nationale, plaçant Villiers-le-Bel parmi les 100 communes de plus de 50 ménages les plus pauvres en métropole.

On ne voit donc pas bien ce qui, à Villiers-le-Bel, ressemble à de la colonisation par les travailleurs immigrés et leurs enfants. Par contre ce que l’on peut voir dans cette histoire, c’est un Parti Socialiste mort-vivant qui, après toutes ses trahisons, cherche à reconstruire son électorat, quitte à employer un argumentaire raciste.

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29 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

nakba (émancipation)

palestine alt ernatif

Palestine : retrouver une boussole

Alors à qui s’adresse donc ce livre ? À toutes celles et ceux qui se sentent concerné·e·s par les situations de non-droits, d’injustice, d’humiliations constantes, que subit le peuple palestinien depuis soixante-dix ans. À celles et ceux qui ont besoin de repères historiques, géographiques précis.

À toutes celles et ceux qui veulent “agir” de là ou elles/ils sont en soutenant le BDS (le mouvement de Boycott, Désinvestissement, Sanctions) et en aidant à son amplification. Enfin, à celles et ceux qui sentent intimement que notre humanité ne pourra perdurer qu’en allant vers plus de solidarité, et qu’en ce qui concerne plus particulièrement la question israélo-palestinienne, la seule alternative est “le vivre ensemble” dans l’égalité des droits. Ce livre va donc trouver un large public.

Démystifier les accords d’Oslo

Le processus d’Oslo, de septembre1993, était sensé être un point de départ vers une paix juste. S’appuyant sur une solide documentation, Pierre montre comment tous les partis politi-ques israéliens au pouvoir, de droite comme de gauche, ont exploité ces accords pour empê-cher une solution à deux États, accentuant ainsi l’apartheid.

Le bilan c’est la fragmentation du territoire, l’enfermement de deux millions de personnes “en cage” dans la bande de Gaza, une économie exsangue, une Autorité palestinienne, plus du tout représentative de sa population. Et côté communauté internationale, un soutien indéfec-tible à l’État d’Israël (État membre de l’ONU depuis 1949) malgré le non respect permanent de ses engagements.

Roman national et mythes fondateurs

C’est le mouvement sioniste, profitant du traumatisme du génocide perpétré par les nazis, qui a mis en place ce discours selon lequel, “le peuple juif aurait été autrefois à la tête d’un grand royaume, dont il a été injustement chassé il y a 2 000 ans ; comme tous les autres peuples, il a droit à un état et c’est le sionisme qui leur garantit le droit d’y retourner”. Les études histori-ques, archéologiques sont en contradiction totale avec ce roman national, les sionistes ont instrumentalisé la bible hébraïque pour servir leur projet de conquêtes coloniales.

L’antisémitisme confisqué

Depuis le 17è siècle en Europe de l’Est, et bien avant en Espagne et ailleurs, l’antisémitisme a provoqué des actes inacceptables, le plus effroyable étant l’extermination pendant la seconde guerre mondiale. La France, elle aussi a connu et connaît encore son lot d’antisémites et de négationnistes. Mais de quel droit, le fait d’avoir été victime de tant d’atrocités, donnerait-il le droit de faire subir à d’autres, l’expulsion, le déni de droits, la discrimination ? Rien ne peut justifier la récupération de tous les actes antisémites par les sionistes, sinon la volonté de désigner un bouc émissaire commun, l’Arabe.

Le BDS, un levier puissant

Actuellement l’État d’Israël est dans la toute puissance. Seul le mouvement du BDS, (Boycott, désinvestissement, Sanctions) qui a remporté certains succès peut lui nuire. C’est pour cela que l’État israélien tente auprès de ses amis européens, de faire criminaliser le mouvement (la circulaire Alliot Marie en France). Pour le mouvement de soutien à la Palestine, l’heure devrait être au rassemblement pour se retrouver en force sur des manifestations communes.

Seule, les sociétés civiles en exerçant une pression suffisamment forte sur leurs gouverne-ments respectifs peuvent faire cesser la propagande d’Israël, mettre fin à son impunité et amener des sanctions qui l’obligeraient à un changement de politique.

Vivre ensemble dans l’égalité des droits

À plusieurs reprises il est question de l’apartheid en Afrique du Sud et des parallèles qu’on peut faire avec la situation actuelle en Israël-Palestine. Une seule issue par le haut permettrait d’envisager la fin de ce conflit meurtrier : poser des actes comme le retour possible des réfu-gié·e·s palestinien·ne·s, reconnaître le crime fondateur par l’état d’Israël car la Nakba ne sera jamais légitime.

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Notre camarade Pierre Stambul, vient de faire paraître « La Nakba ne sera jamais légitime ». Un ouvrage pleinement d’actualité. “Ce livre n’est pas écrit pour plaire” nous dit la quatrième de couverture…Qu’il ne plaise pas aux sionistes, il suffit de connaître l’auteur pour ne pas en être étonné·e ! Il ne plaira pas non plus aux nostalgiques de l’illusion des accords d’Oslo, la première partie de ce livre nous montre comment ces accords ont préparé l’organisation de l’apartheid. Et il ne plaira pas davantage à celles et ceux qui pensent que face aux atrocités découlant de la politique colonialiste israélienne, seule la vengeance serait une issue.  La Nakba ne sera jamais légitime , Pierre Stambul, éditions Acratie, mai 2018, 180 p., 14 €.

À commander à l’EDMP (8 impasse Crozatier, Paris 12 e, 01 44 68 04 18, didier.mainchin@gmail.com)

mercredi 24 octobre 2018 Joëlle Lavoute

http://www.emancipation.fr/

Lire aussi:

Le sionisme : de la théorie de la séparation au suprématisme (Emancipation)

«Le projet sioniste est colonial» (Le Courrier.ch)

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23 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

traité (courrier inter)

 trump

Pourquoi les États-Unis se retirent de leur accord nucléaire avec la Russie

Donald Trump a confirmé, samedi 20 octobre, la fin du traité sur les armes nucléaires signé en 1987 entre les États-Unis et la Russie. 

Les experts s’inquiètent d’une possible crise nucléaire internationale. En 1987, il y a 31 ans, Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev sifflent la fin de l’emballement nucléaire : Russie et États-Unis promettent d’arrêter la prolifération de leur arsenal nucléaire en signant le traité INF (Intermediate-range nuclear forces treaty), qui interdit plusieurs missiles d’une portée variant de 500 à 5 500 km. Il est ratifié après la crise provoquée par le déploiement de SS-20 soviéti-ques à têtes nucléaires pouvant toucher l’Europe, en pleine Guerre froide.

Samedi 20 octobre, Donald Trump a annoncé le retrait américain de cet accord.

Dimanche, le ministère des Affaires étrangères russe a dénoncé un “chantage” et “une voie très dangereuse” empruntée par les Américains. La Russie assure ne pas avoir violé ce traité, contrairement aux affirmations de Donald Trump. Le président américain a aussi avancé qu’il était nécessaire pour les États-Unis de “développer ce genre d’armes”. La presse donne d’autres explications à cette décision.

La crainte de la Chine

D’après le New York Times, le retrait américain de l’INF vise “en partie à permettre aux États-Unis de contrer l’armement chinois dans le Pacifique”. L’accord avec la Russie a empêché les États-Unis de développer toute une série d’armes nucléaires qui auraient pu être déployées dans des zones de tensions du Pacifique. “Comme la Chine n’est pas signataire de ce traité, elle n’a eu aucune limite pour développer des missiles nucléaires de portée moyenne, qui peuvent atteindre des milliers de kilomètres”, explique le quotidien américain.

Or les tensions s’accumulent entre les deux pays autour de récifs en mer de Chine que Pékin transforme en bases militaires. De plus, relate le New York Times, “Chine et États-Unis se préparent tous deux à la possibilité d’une guerre dans l’espace”.

Vers une escalade nucléaire ?

“La décision présidentielle de se retirer de cet accord marque un sérieux revers pour le contrôle des armes”, pointe le journaliste spécialiste de la Défense de la BBC. D’après lui, “de nombreux experts estiment que les négociations auraient dû continuer afin de ramener les Russes au respect des règles. Ils craignent que l’on assiste à un plus large démantèlement de tout le système diplomatique de contrôle des armes qui a permis d’enrayer la prolifération pendant la Guerre froide.”

Malcolm Chalmers, le directeur du Royal United Services Institute, think tank britannique spécialisé dans les questions de Défense, estime dans le Guardian qu’il s’agit de “la plus grave crise dans le contrôle des armes nucléaires depuis les années 80”.

En 2010, Barack Obama et Dmitri Medvedev avaient signé un nouvel accord nucléaire, le  Traité New START de réduction des armes stratégiques. Il arrivera à expiration en 2021 et pourrait ne pas être renouvelé par Donald Trump. À ce moment-là, souligne Malcolm Chambers, “nous pourrions nous trouver dans un monde où il n’existera plus aucune limite au développement des arsenaux nucléaires des États pour la première fois depuis 1972”.

Corentin Pennarguear 21/10/2018

https://www.courrierinternational.com

Commentaire:

Les dépenses militaires nous éclairent un peu sur les vrais rapports de force!

La Chine dépense 10% de ce que dépensent les USA et l’Otan! Et la France dépense quand même la moitié de ce dépense la Chine!

La Grande Russie dépense autant que le Japon! Cela coûte 4,3% au peuple russe, 1% au peuple japonais!

Les super méchants iraniens dépensent autant (mais 1,8% du PIB) que la Grèce qui malgré la misère, arrive à priver sa population de 3,2% pour se défendre contre les turcs nos amis.

nuke

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22 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

kanaky (france-info npa émanciption )

kanak

Nouvelle-Calédonie 

A deux semaines du référendum, une partie de l’électorat Kanak s’interroge

A deux semaines du référendum sur la souveraineté en Nouvelle-Calédonie, les sondages donnent le «Non» à l’indépendance largement en tête. La campagne officielle débute ce lundi. Reportage à Yaté et Ouvéa, deux fiefs indépendantistes.

Sur la route de Yaté, à l’extrême sud de la Nouvelle-Calédonie, le drapeau du FLNKS est partout. Dans cette commune qui vote traditionnellement pour les formations indépendantistes, le drapeau-symbole est accroché sur les arbres, les poteaux, devant les maisons. Mais à deux semaines du référendum sur la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie, le 4 novembre prochain, chez les Kanak de Yaté, certains confient leur indécision.
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Pour eux, le vote « Oui » n’est pas une certitude.
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Une jeune femme kanak relativise l’omniprésence des drapeaux indépendantistes qui ornent la commune. « C’est une manière de revendiquer notre identité, c’est un symbole. Mais je ne sais pas encore si je vais voter « Oui » le 4 novembre. Et nous sommes nombreux dans ce cas ». Elle raconte que dans les tribus les gens parlent énormément de ce référendum et s’interrogent sur les conséquences du vote pour l’indépendance :  L’indépendance c’est quoi ? Quelles seront les conséquences ? Moi, je ne sais pas et je suis inquiète.
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« Prendre notre destin en main »

A 40 minutes d’avion de la grande terre, sur l’île d’Ouvéa, où l’électorat indépendantiste est traditionnellement très nombreux, Hipveto Boucko, estime qu’au contraire, le FLNKS a mis en place un projet très précis pour l’après-référendum, en cas de victoire du « Oui ». «Les non-indépendantistes, eux, ne proposent rien de concret  pour l’après-référendum. Le FLNKS est en avance. Il est temps de prendre notre destin en main », explique Hipveto. « Quoi qu’il arrive, tous les habitants de ce pays sont condamnés à vivre ensemble. On parle beaucoup de « destin commun », mais il faut donner un sens à ce terme. »

Le Vanuatu, épouvantail ou modèle ?

Ces derniers mois, à l’approche de l’échéance référendaire, le cas du Vanuatu, archipel situé à 630 kilomètres au nord de la Nouvelle-Calédonie, a fait irruption dans la campagne. Indépen-dant depuis 1980, cet ex-condominium franco-britannique, à l’époque appelé « Nouvelles Hébrides », est cité comme contre-exemple par les partisans du maintien de la Nouvelle-Calé-donie dans la France sur le thème : «Si on devient indépendant, nous serons aussi pauvres qu’au Vanuatu ».

En 2015, l’Etat a consacré 1,28 milliard d’euros (153 milliards de Francs Pacifique)  à la Nouvelle-Calédonie. Si la Nouvelle-Calédonie accédait à l’indépendance, la fin de « l’argent de la France » est une inquiétude, pas seulement chez les défenseurs du maintien de la Calédonie dans la France.

A Ouvéa, Hipveto Boucko estime qu’au contraire, le Vanuatu est un modèle de développement à suivre pour la Nouvelle-Calédonie : Au Vanuatu, l’identité océanienne est une réalité : il y a davantage d’égalité, la terre est demeurée une valeur importante. La tradition qui veut que les Océaniens cultivent la terre est essentielle là-bas.Nous, les Kanak, nous ne donnons pas au terme « richesse » le même sens qu’en France. La richesse n’est pas une valeur financière,  elle est avant-tout  culturelle, identitaire : c’est le respect des traditions. Dans ce domaine, le Vanuatu est un exemple à suivre. Hipveto Boucko

A Yaté, Honoré est lui aussi convaincu. Le 4 novembre, il votera « Oui » à l’indépendance.
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Ce militant du Palika estime que « Tous les Kanak doivent voter, et mettre un seul bulletin dans l’urne, le « oui »». Pour Honoré, qui a vécu et participé aux affrontements des années 80, ce 4 novembre est un symbole : « C’est la première fois que la question nous est posée. Tout commence aujourd’hui. Le destin commun n’est possible que dans une Calédonie indépendante.»
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L’abstention
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Mais chez les électeurs kanak, pour diverses raisons, certains ont prévu de s’abstenir. L’une des formations indépendantistes, le Parti Travailliste, a appelé à la non-participation au scrutin. Dans le nord d’Ouvéa, des appels,sont également lancés pour ne pas participer au vote : « Je ne participe pas au référendum bidon. Voter, c’est accepter la minorisation du peuple Kanak en Kanaky », peut-on lire sur fond de drapeau indépendantiste.Il y a également ceux, comme Pierre, natif d’Ouvéa, qui n’en ont tout simplement rien à faire.  Le référendum, je m’en fous. Je ne voterai pas. L’important c’est qu’on vive tous ensemble. La terre ne nous appartient pas. Nous appartenons à la terre.
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Pierre, natif d’OuvéaDu côté de Yaté, chez les anciens, ceux qui ont participé aux affronte-ments des années 80, le doute est parfois perceptible. C’est le cas de ce sexagénaire, militant indépendantiste depuis toujours, qui confie qu’il a lui aussi choisi de ne pas voter  le 4 novembre. Il explique : Les hommes politiques calédoniens de cette génération ne sont pas mûrs pour préparer l’avenir. Ils sont de la génération qui a connu les événements, les affrontements entre Kanak et Loyalistes. Ils ont toujours les mêmes réflexes, les mêmes postures. Pour l’instant c’est trop fragile. Ce sont les enfants d’aujourd’hui qui sauront construire l’avenir, les enfants des accords
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David Ponchelet 21/10/2018
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22 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

natation gaza (courrier international)

gaza

Nageurs et nageuses gazaouis s’entraînent en eaux troubles

De jeunes Palestiniennes membres d’un club de natation à Gaza s’entraînent malgré la pollution de la mer dans ce territoire enclavé, en rêvant de Jeux olympiques.

Tête la première, une trentaine de filles et garçons palestiniens plongent dans la mer, davan-tage préoccupés de gloire olympique que de la saleté de l’eau. Ils forment sans doute le seul club mixte de natation à Gaza. Les conditions sont tout sauf idéales pour ces jeunes âgés de 11 à 16 ans, eux torse nu et short blanc et rouge au-dessus du genou, elles en haut coloré à manches longues et legging jusqu’à la cheville, les cheveux découverts quand elles n’ont pas de bonnet de bain.

En ce début d’automne la mer Méditerranée, agitée sous le ciel d’azur, ne se prête guère à l’entraînement. Le matériel de natation manque et les détritus jonchent la plage. Ici, à Beit Lahia, comme le long des 40 kilomètres de côtes bordant la bande de Gaza, il faut du courage pour braver la saleté des flots, pollués par des eaux usées. Mais en l’absence de piscines publiques gratuites dans ce territoire palestinien enclavé entre la Méditerranée, Israël et l’Egypte, les jeunes nageurs n’ont guère le choix, explique leur entraîneur, Amjad Tantish, portant chemise à carreaux et chapeau « trilby ».

« Nous manquons des équipements les plus basiques, masques de plongée, palmes ou maillots de bain. Nous n’avons aucun financement », dit-il, interrompant la séance au cours de laquelle ses protégés travaillent leurs abdominaux sur le sable et répètent à vide les mouvements de nage avant de pratiquer dans l’eau. Le club est un instantané de la situation d’un territoire qui paie un lourd tribut au conflit israélo-palestinien. Le mouvement islamiste Hamas qui dirige l’enclave, ses alliés et Israël se sont livré trois guerres depuis 2008. Israël soumet Gaza à un rigoureux blocus.

Déjà éprouvés par les guerres, les pénuries et la pauvreté, les Gazaouis doivent aussi vivre dans un environnement dégradé et dangereux.

En raison du rationnement de l’électricité et du manque d’infrastructures d’assainissement, 100 millions de litres d’eaux usées non ou à peine traitées se déversent quotidiennement dans la mer, selon l’ONU. Aux pires endroits, dans un paysage marin qui pourrait être idyllique, l’eau a une couleur marron repoussante.

Plus de 95% de l’eau du robinet est polluée. La consommation d’eau non potable constitue la première cause de morbidité infantile, selon l’Organisation mondiale de la santé. L’ONU a estimé récemment que Gaza est « en train d’imploser ».

Rêves olympiques

Israël justifie le blocus par la nécessité de contenir le Hamas, une organisation qu’il qualifie de « terroriste » et qu’il accuse de détourner l’aide internationale pour acheter des armes. Israël, qui contrôle toutes les frontières de Gaza sauf celle avec l’Egypte au sud, a saisi des dizaines de combinaisons et d’autres équipements de plongée à destination du territoire. L’armée avait déjoué lors de la guerre de 2014 une attaque de Palestiniens arrivés armés par la mer.

Pour les Gazaouis qui veulent malgré tout pratiquer la natation, la mer au large de Beit Lahia est la moins polluée, selon les experts. C’est donc là que l’équipe d’Amjad Tantish s’entraîne plusieurs fois par semaine. Ses nageurs rêvent de participer aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. L’entraîneur ne se fait guère d’illusion. Obtenir d’Israël la permission de sortir de Gaza est des plus improbables. Voyager éventuellement par l’Egypte reste très aléatoire.

Théoriquement, « les occasions sont nombreuses de participer à des stages d’entraînement ou des compétitions dans des pays arabes, mais voyager constitue un obstacle majeur », déplore-t-il. Le Comité olympique palestinien a bien envoyé six athlètes, dont deux nageurs, aux Jeux de 2016, même s’ils ne satisfaisaient pas aux minima requis. Aucun n’était originaire de Gaza. L’un des nageurs gazaouis, Abdel Rahmane, 15 ans, espère quand même devenir « un héros et finir premier lors de compétitions internationales ».

Davantage de nageuses

Les activités mixtes sont rares dans cette enclave conservatrice, surtout dans le sport. Amjad Tantish, 42 ans, dit que jusqu’à récemment l’idée n’était « pas acceptable ». ,Mais les comportements ont changé, ajoute-t-il. « Les familles laissent plus facilement les filles pratiquer la natation si bien que le pourcentage de femmes atteint les 30% », selon lui.

Rania, une Palestinienne de 32 ans se promenant le long de la plage avec son mari s’arrête pour regarder les nageurs: « Je ne pense pas que pratiquer leur religion empêche nos filles de faire comme les autres et d’avoir cette belle ambition ». Ruqiya, 14 ans, adore l’atmosphère du club. « J’ai commencé à apprendre à nager il y trois ans, et j’ai rejoint l’équipe récemment. Ma famille me soutient », dit-elle. Elle rêve de passer professionnelle et lance: « Nous voulons une grande piscine pour nous entraîner pour les Jeux olympiques! »

Beit Lahia (Territoires palestiniens)  22.10.2018

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21 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

trump à paris

trump

Appel à Manifester contre la venue de Trump à Paris 

Trump, c’est la guerre

Trump est l’invité d’honneur de Macron aux cérémonies du 11 Novembre 2018. Comment supporter la présence de l’homme politique qui fait la guerre contre tout.e.s ?

Trump, c’est l’intensification de la « guerre contre le terrorisme » qui a déjà fait des millions de morts. Les réfugiés et les migrants fuyant ces mêmes guerres voient leurs droits humains niés. En Palestine, en Iraq, en Syrie, au Yémen, au Moyen Orient et en Afrique, l’alliance de Trump et Macron c’est la guerre. Aux USA, des enfants sont emprisonnés et séparés de leurs familles pour le seul « crime » d’être migrants. En France, Macron refuse d’accueillir les réfugiés à bord de l’Aquarius et l’UE impose des ’centres de tri’ aux pays frontaliers.

Cette invitation de Macron renforce l’entente martiale et impériale entre les États Unis, la France et l’Union

européenne toute entière. Trump exige une hausse massive des budgets militaires des pays de l’UE et de l’OTAN. Déjà, Macron a annoncé une augmentation du budget militaire de 30%, alors que les budgets sociaux sont drastiquement réduits. Ce qui se traduit et se traduira nécessairement par une réduction des budgets disponibles pour la santé, l’éducation, la famille, l’accessibilité des logements, c’est-à-dire pour les besoins de la vie !

Trump, c’est le pire du sexisme, de l’homophobie et de la xénophobie.

C’est la guerre contre tout.e.s. Il a commis un nombre incalculable de crimes contre les femmes. C’est la discrimination et les violences contre la communauté LGBTQIA+. C’est la haine et les violences contre les personnes racisées, les musulmans et toute minorité visible. Nous rejetons les politiques qui nous divisent !

Trump c’est la guerre contre notre planète.

Depuis 2017, il a déjà révoqué le gel sur les autorisations d’extraction du charbon des terres fédérales et indigènes et l’interdiction sur l’exploration et le forage côtier pour le pétrole et le gaz naturel, parmi d’autres crimes contre notre planète. Macron et l’UE valident l’autorisation du glyphosate, le forage pétrolier au large des côtes de la Guyane et les centrales nucléaires vieillissantes.

Pour les 100 ans de la fin de la première guerre mondiale, Macron commencera par rendre hommage aux maréchaux qui ont envoyé des millions de soldats à l’abattoir. Il associe Trump à l’hommage aux soldats morts, pour finalement organiser un « Forum de Paris sur la Paix ».

Pour Trump et Macron, la paix c’est la guerre.

Nous invitons toutes personnes, organisations politiques, syndicales et associatives à se joindre à cet appel et à venir manifester contre la célébration de la guerre ce 11 novembre.

trump 1

Premiers signataires :

Collectif ni Guerre ni état de guerre, Paris Against Trump, Stop the War Coalition, Women’s March Global (Barcelona, Canada, Connecticut, Milan, Paris), Women United, Asian Mum’s Network, Alhambra Women’s Network, Southall Black Sisters, Progressive Action, Global Exchange (PAGE)

Front Uni des immigrations et des quartiers populaires (FUIQP), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF), Parti des Indigènes de la République (PIR), Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), Union Prolétarienne-ML

Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Abdallah, Enfants de Palestine, Europalestine, Palestine Vaincra/comité anti-impérialiste, Union juive française pour la paix (UJFP), Action Antifasciste Paris-Banlieue (AFA-PB), Collectif Rosa Parks, Droits Devant !

Collectif Irrécupérables, Les Désobéissants, Le Comité des Fêtes – La Fête à Macron, Le Cri Rouge Compagnie Jolie Môme

14 h à Place de la République !

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