Archive | Antiimpérialisme

22 août 2019 ~ 0 Commentaire

argentine (lutte-ouvrière à-l’encontre)

argentine 1

Défaite du président Macri dans les élections primaires

Les élections primaires argentines du 11 août sont devenues une répétition générale des élections réelles, dont le premier tour aura lieu le 27 octobre.

La campagne électorale a été polarisée par les deux principaux partis de la bourgeoisie : la droite de Macri, et l’opposition péroniste menée par l’ex-chef de gouvernement Alberto Fernandez et sa colistière, l’ex-présidente Cristina Fernandez de Kirchner.

Les élections ont été marquées par une nette défaite du président de droite, Mauricio Macri.

Avec 47 % de suffrages, les péronistes l’emportent avec 15 points d’avance, et parfois 17 dans des régions très peuplées. La défaite était attendue, mais pas d’une telle ampleur.

Macri paie d’avoir renoué avec la finance internationale, ce qui a ramené la baisse du cours du peso, l’hyperinflation, la hausse des prix et des plans d’austérité imposés aux classes populaires. Personne n’a oublié le krach de 2001 et l’explosion de la pauvreté qui l’avait accompagné. Or, depuis des mois et des mois, les classes populaires voient les prix s’envoler tandis que salaires et pensions perdent de leur pouvoir d’achat.

La défaite de Macri a fait chuter la Bourse. Et, rien que dans la semaine qui a suivi l’élection, selon des chiffres officiels, le pouvoir d’achat des salaires a baissé de 15 % du fait de la baisse de la valeur du peso. Les industriels de l’alimentation l’ont immédiatement répercutée sur leurs factures. La dévaluation stimule aussi les profits des exportateurs de soja et ceux des banquiers jouant sur les cours de change. Les perdants sont les classes populaires ; les gagnants, le patronat et la bourgeoisie.

Si les électeurs des classes populaires se sont servis de leur bulletin de vote pour dire tout le mal qu’ils pensaient de la politique d’austérité, ils ne doivent pas se faire d’illusions sur le retour des péronistes. Dans leurs dernières déclarations, il n’est question ni d’emploi ni d’augmentation des salaires et pensions, mais de la façon dont ils vont s’entendre avec le FMI.

Les travailleurs combatifs qui appelaient à manifester contre l’austérité le 22 août ont compris que la lutte dans les usines et dans la rue est le seul terrain où la population peut se défendre efficacement contre ses ennemis, le patronat et les politiciens à son service, macristes ou péronistes.

Jacques FONTENOY 21 Août 2019
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Commentaire:
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L’Argentine a un système de primaires obligatoires ouvertes à tous, ce mois-ci, avant les vraies élections du 31 octobre. Nos camarades ont donc dû éliminer une deux deux candidatures d’extrême-gauche. Les partis minoritaires de gauche ont formé la coalition FIT Unidad – formée par le Front de Gauche et des Travailleurs (FIT), le Parti Ouvrier, Gauche Socialiste et Mouvement Socialiste des Travailleurs – dont les candidats sont Nicolás del Caño et Romina del Plá. La seule femme candidate à la présidence est Manuela Castañeira, du Nuevo Movimiento al Socialismo (MAS)

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22 août 2019 ~ 0 Commentaire

g7 (lutte ouvrière)

g7 basque

G7 : festival international du mensonge

Le programme officiel de la réunion du G7, à Biarritz du 24 au 26 août, est la lutte contre les inégalités. Les auteurs, c’est-à-dire les services de communication de l’Élysée, précisent même la liste des inégalités les plus criantes, selon eux : entre les hommes et les femmes, devant l’accès aux soins et à l’éducation, devant le risque écologique et les menaces de guerre, et enfin devant les dérives de l’économie numérique et de l’intelligence artificielle. Rien que ça !

Ainsi ces gens, les chefs des États les plus puissants du monde, qui organisent chez eux la guerre sociale contre les travailleurs, parlent de lutter contre l’inégalité. Leurs avions bombardent et rasent des régions entières, de l’Irak à la Libye, et ils parlent de paix. Leurs industriels polluent les terres et les océans, et ils parlent d’écologie. Leurs géants du numérique et leurs polices espionnent le moindre de nos gestes, et ils parlent d’éthique. Leur monde est fondé sur l’exploitation du travail, et ils parlent de justice.

Le G7 réunit les pays qui représentaient, lors de sa création en 1974, 70 % de la richesse mondiale : les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, le Japon, l’Italie et le Canada. Ces sept-là, les pays impérialistes, patries des trusts géants et des banques interna-tionales qui exploitent la planète, ont des intérêts communs face au reste du monde. Les diri-geants des sept se sont donc revus annuellement depuis, intégrant un temps la Russie après l’explosion de l’URSS et conviant désormais un représentant de l’Union européenne.

Leur intérêt commun consiste en la pérennité, la continuité et, si possible, la stabilité de leur ordre social. Mais ils sont évidemment confrontés d’une part à la concurrence de leurs groupes capitalistes entre eux, chacun aidé par son État, et d’autre part à la stagnation, voire à la récession de l’économie mondiale, qui exacerbe encore la lutte de tous contre tous.

Dans ces conditions, le G7 est une réunion de brigands où chacun défend sa part de butin. Les rodomontades de Trump et ses menaces de guerre commerciale, par exemple, sont peu appréciées des six autres, qui y voient une entrave aux affaires de leurs propres capitalistes.

Bien loin de la lutte contre les inégalités, les véritables discussions entre représentants des puissants de ce monde, s’il y en a, auront lieu loin des oreilles du public. Il n’en sortira, comme à l’accoutumée, que des aménagements temporaires entre barons voleurs, dont les consé-quences inévitables seront de creuser encore les inégalités.

Ces gens sont bien incapables, quand bien même ils le voudraient, d’organiser leur propre économie et de protéger l’humanité des crises engendrées par la course au profit. Les quatre décennies de G7 annuel et leur absence complète de résultats sont là pour le prouver.

Paul GALOIS 21 Août 2019
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21 août 2019 ~ 0 Commentaire

contre g7 (la conf’)

conf

Contre-G7 : la Confédération paysanne appelle à une forte mobilisation

La Confédération paysanne et son syndicat ELB* en Pays Basque seront présents demain à l’ouverture du contre-G7 d’Hendaye-Irun.
Membre de la plateforme Alternatives G7, la Confédération paysanne a lancé un appel à mobili-sation nationale pour ce contre-sommet. Elle entend y dénoncer les atteintes à la souveraineté alimentaire, aux droits des paysannes et à l’environnement qu’organisent les États représentés notamment au sein du G7.

Nous sommes contre le G7 parce qu’il s’arroge le droit d’orienter la marche du monde au mépris des autres organisations. Ce G7 feindra de se préoccuper des inégalités dans le monde alors qu’il consacre le libéralisme le plus absolu.

Les paysan-nes de la Confédération paysanne participeront donc aux différents ateliers, débats, manifestations et co-organisent deux conférences le jeudi 22 août* :

- L’agroécologie paysanne face à la crise écologique et sociale et à l’insécurité alimentaire, de 10h à 12h au cinéma Les Variétés d’Hendaye, avec Jean-François Périgné, secrétaire national.

- La souveraineté alimentaire contre le néolibéralisme et le productivisme, de 17h30 à 19h30, au centre des Congrès Ficoba à Irun, salle 1, avec Nicolas Girod, porte-parole national.

Dans un contexte national et international inédit de crise sociale, environnementale, climatique et de rétrécissement des espaces démocratiques, la tenue et la réussite de ce contre-G7 sont essentielles pour porter haut et fort nos alternatives et nos résistances face à un système prédateur, incarné par les sept pays parmi les plus riches du monde.

Face à un G7 bunkerisé à Biarritz, coupé des citoyen-nes dans un Pays Basque qui n’a jamais connu une telle pression policière, nous entendons donner de la voix pour dire et démontrer qu’un autre monde est possible !

g7 basque

Programme du contre-sommet et les mobilisations du 24 et 25 août : Alternatives G7

http://www.confederationpaysanne.fr/

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21 août 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

ToutEs ensemble contre le G7 et son monde !

Du 24 au 26 août, Macron va accueillir en grande pompe les dirigeantEs des sept pays les plus riches du monde. Tout comme le G20, l’OMC ou le FMI, le G7 symbolise la domination d’une poignée de puissants qui décide sur le dos des peuples du sort de la planète entière.

Le G7, une vitrine du capitalisme

C’est avec un cynisme à tout épreuve que le thème central du sommet n’est autre que la « lutte contre les inégalités ». Un sommet présenté comme éco-responsable, attaché à l’égalité femmes-hommes … La politique menée par Macron est pourtant le contraire de la lutte contre les inégalités, car il dégrade toujours plus nos conditions de vies, détruit les services publics, la protection sociale, le droit du travail…

Les prochaines attaques contre les retraites et l’assurance chômage ne laissent aucun doute sur la vaste opération de communication de ce G7. Ces réunions servent en priorité à perpétuer un système au service des plus riches, des multinationales, renforcer l’exploitation et mettre la planète à sac. Et malgré les désaccords affichés, ils seront d’accord sur l’essentiel : accentuer la guerre de classe !

Chronique d’une répression annoncée

Et c’est précisément parce que les politiques d’austérité sont de moins en moins légitimes, de plus en plus contestée que les capitalistes optent pour une gouvernance de plus en plus autoritaire et brutale.

La répression leur est nécessaire pour imposer un monde toujours plus injuste. Ces sommets sont particulièrement symboliques de cette fuite en avant sécuritaire. Des villes en état de siège, des lieux de réunions bunkerisés pour des huis clos toujours plus à distance des populations.

Pour ce G7, pas moins de 10 000 policiers  et gendarmes sont mobilisés à Biarritz. Des dispo-sitifs terrestres, maritimes et aériens qualifiés d’« inédits » et « extrêmement lourd » par les autorités elles-mêmes.

La récente lutte des Gilets Jaunes a montré un saut qualitatif dans la violence d’État, y compris dans la façon d’assumer les exactions commises. Ce G7 s’annonce dans la continuité de ce scénario, avec une répression policière et judiciaire annoncée.

Le Centre de rétention administrative d’Hendaye, qui sera en fait transformé en centre de déten-tion, indique la logique à l’œuvre. Interdiction de paraître, renfort au tribunal de Bayonne, tout est fait pour créer un climat de tension et de peur et criminaliser les résistances.

L’acharnement judiciaire contre le militant Vencezo Vecchi, condamné à 13 ans de prison pour sa participation à une manifestation contre le sommet du G8 à Gênes en 2001 illustre bien le niveau de répression inhérent à ces sommets.

G7 dégage !

Il y a près de 20 ans à Seattle, des milliers de personnes réussissaient à bloquer le sommet de l’OMC, un acte fondateur du mouvement altermondialiste. Depuis le 19 août, militantEs associatif-e-s, politiques, syndicalistes sont réuniEs à Hendaye et Irun contre le G7 et son monde.

Le capitalisme n’a pas besoin du G7 pour fonctionner. Mais cependant, la contestation des sommets capitalistes est essentielle car elle montre qu’ils ne sont pas légitimes, que nous n’acceptons pas leur domination.

C’est tout l’enjeu du contre-sommet, contester la légitimité d’une minorité à décider et opposer l’urgence sociale, démocratique, écologique et féministe pour le plus grand nombre. C’est également une échéance importante pour la construction des résistances et des convergences.

Le NPA participe à ce combat contre les saigneurs du monde, pour en finir avec le capitalisme !

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Mardi 20 août 2019

https://npa2009.org/

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21 août 2019 ~ 0 Commentaire

michael lowy (brasil de fato)

brazil

Parmi les gouvernements de droite, Bolsonaro présente les traits les plus néo-fascistes (Michael Löwy)

Dans une interview avec le Brasil de Fato, un sociologue marxiste compare le capitaine à la retraite à « Mussolini des années 1920″.

Brasil de Fato : Comment caractérisez-vous le gouvernement de Jair Bolsonaro au Brésil?

Michael Löwy : Au Brésil, nous vivons aujourd’hui avec une dystopie. Le contraire de l’utopie. Pour nous, qui sommes de la gauche brésilienne et qui luttons depuis si longtemps pour faire avancer les idées, les luttes et les réalisations des travailleurs, le socialisme et le progrès, il est vraiment triste de voir que le Brésil a atteint le point d’avoir un tel gouvernement que j’aimerais au moins caractériser. comme semi-fasciste.

Il n’est pas entièrement fasciste, car il manque les aspects de l’État totalitaire, les gangs armés, tels que les « fascios » de [Benito] Mussolini. Mais il a vraiment beaucoup d’aspects du fascisme. Je pense que Jair Bolsonaro est très comparable à Mussolini des années 20.

Durant ces années, Mussolini a conservé certaines apparences d’une république parlementaire. Il y avait même une opposition au parlement, dont le chef principal était un démocrate, Matteotti. et Antonio Gramsci figurait parmi les députés. Tout cela dura jusqu’en 1926, date à laquelle il ferma le Parlement, arrêta Gramsci, qui resta en prison jusqu’à sa mort (1937), et ordonna l’assassinat de Matteotti. C’était la fin. J’espère que nous n’arriverons pas à cela ici au Brésil.

Je vois la figure de Jair Bolsonaro et une grande partie de son gouvernement avec des traces fascistes d’autoritarisme, avec cette idée qu’il faut « exterminer » l’ennemi. L’ennemi c’est pour lui la gauche, les féministes, les indigènes, le MST, etc. Cette haine du « communisme », qui le possède totalement, est une caractéristique du fascisme – de même que l’idée que la seule solution est la répression.

De nos jours, nous avons malheureusement dans le monde de nombreux gouvernements d’extrême droite, tels celui [Donald] Trump aux États-Unis, celui [Viktor] Orbán en Hongrie, de Modi en Inde. Mais ce qui a des traits plus semi-fascistes ou néofascistes, c’est celui de Jair Bolsonaro.

Heureusement, il n’a pas les pleins pouvoirs. Contrairement aux États totalitaires, à l’instar des Italiens, des Allemands et des Franquistes [en Espagne], il n’a pas les pleins pouvoirs. Il doit négocier avec le Parlement, le Sénat et même l’armée. Cette situation le distingue encore du fascisme classique des années 1930. L’histoire ne se répète évidemment pas, mais elle est très préoccupante.

Une autre différence avec le fascisme est que ce personnage a été élu démocratiquement par la population. Ce n’était pas un coup militaire, comme nous en avions tellement en Amérique latine dans les années 1960 et 1970. C’était une élection démocratique et c’est très triste.

D’autre part, nous voyons que les personnes qui sont tombées dans cette arnaque se réveillent. La popularité de Bolsonaro a chuté de manière spectaculaire, il y a déjà des mobilisations et de la résistance. L’une d’entre elles, pour moi, c’est la mobilisation syndicale contre la réforme de la sécurité sociale, une réforme ultra-réactionnaire.

De toute évidence, les classes dirigeantes en profitent. Il y a un consensus parmi les oligarchies, propriétaires fonciers, propriétaires terriens et banquiers qui pensent que Bolsonaro est une issue, car il construit un programme néolibéral, de la manière la plus brutale, comme le voulait depuis longtemps l’oligarchie brésilienne dominante.

Une autre résistance que je trouve très importante est celle des indigènes d’Amazonie, qui luttent pour la défense des forêts et des rivières. La forêt amazonienne est un bien du peuple brésilien et de l’humanité. Sans cela, le changement climatique va s’accélérer.

Dans le gouvernement Bolsonaro, il semble que les politiques sociales et environnementales aient perdu de leur importance. Depuis qu’il a pris ses fonctions, la libération de pesticides a été rapide et la déforestation de l’Amazone a augmenté de près de 90%, par exemple. Même le secteur progressiste a mis longtemps à comprendre l’importance de ce programme.

Comment voyez-vous ce thème aujourd’hui ?

Je suis convaincu que la question de l’environnement, de la nature ou de l’écologie occupera une place de plus en plus centrale au 21è siècle, au-delà de la défense de l’environnement, de nos forêts ou de nos espèces animales. C’est une question de survie de la vie sur la planète. Si le processus de changement climatique et de réchauffement de la planète dépasse un certain niveau, il deviendra irréversible.

À partir d’un certain point, la question se pose de savoir s’il existe encore des conditions pour la vie humaine sur cette planète. C’est vraiment une question de vie ou de mort. Par conséquent, il deviendra l’enjeu politique central de tout projet de changement social. Il est très important que la gauche, les mouvements sociaux, les travailleurs, les paysans, tous considèrent le problème environnemental et écologique comme un enjeu politique fondamental et une raison centrale pour lutter contre le capitalisme. C’est le capitalisme qui est responsable de cela.

Il est très important que les socialistes comprennent cela et considèrent cette lutte comme un élément central et non comme un détail d’une liste de 45 points du programme. C’est une bataille centrale pour l’avenir de l’humanité. C’est mon « message » : nous devons nous approprier la question écologique comme une arme dans la lutte contre le capitalisme.

Qu’est-ce qui est commun à la droite en Europe et en Amérique latine ?

La mondialisation libérale et la crise économique qu’elle a provoquées depuis 2008 ont créé un contexte favorable à cette montée spectaculaire non seulement de la droite classique néolibé-rale, mais également de l’extrême droite semi-fasciste, à caractère raciste, autoritaire dans de nombreux pays du monde. Cela va du Japon à l’Inde, à une grande partie de l’Europe, aux États-Unis et au Brésil.

Je n’ai aucune explication de la raison pour laquelle cela se produit. J’ai plusieurs éléments : la crise du néolibéralisme est un aspect, l’affaiblissement de la gauche en est un autre. Mais pour moi, la raison pour laquelle, précisément ces dernières années, nous observons ce phénomène, qui ne reproduit pas exactement ce qui s’est passé dans les années 1930, reste un mystère, car l’histoire ne se répète jamais, mais c’est la résurgence de formes néo-fascistes ou semi-fascistes.

De l’espoir, pour finir. Voyez-vous une issue ? Que serait-ce ?

La solution pour moi est le combat et la résistance. Ici en Amérique latine, en première ligne, il y a les indigènes et les paysans. Un autre élément qui nous donne de l’espoir est la jeunesse. Les jeunes du monde entier se mobilisent le 20 septembre pour une grève générale internationale majeure sur le changement contre les gouvernements qui ne prennent aucune mesure.

Nous savons que la jeunesse est l’avenir. Si les jeunes se mobilisent, agissent, prennent conscience et défendent le mot d’’ordre « Changeons le système, pas le climat », alors il y a de l’espoir.

Tiré du journal brésilien « Brasil de Fato », 19 août 2019

Michael Löwy travaille comme directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Paris, France. Michael Löwy vit en France depuis plus de 40 ans.  Au fil des décennies, il a aujourd’hui 81 ans, Löwy est devenu une référence. Il est connu pour ses études sur la perspective écosocialiste, défendant l’urgence du débat écologique mené par le camp marxiste.  L’avancement de l’extrême droite au Brésil, les similitudes avec les gouverne-ments fascistes européens du 20è siècle, le démantèlement de la politique environnementale par Jair Bolsonaro étaient quelques-uns des thèmes. Face à un scénario qu’il a qualifié de « résurgence de formes néo-fascistes ou semi-fascistes », le sociologue affirme que l’espoir réside dans la jeunesse.

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19 août 2019 ~ 0 Commentaire

russie (msr)

russe

Les événements du mois dernier à Moscou ont entraîné une crise politique à l’échelle nationale.

Son trait distinctif est l’incapacité des autorités à «gouverner à l’ancienne», combinant méthodes politiques et répression. Le mécanisme qui préserve la légitimité du pouvoir par le biais d’élections contrôlées avec une participation faible et une victoire prévisible de Russie unie ne fonctionne plus.

La première sonnette d’alarme du Kremlin a été donnée aux élections régionales de l’année dernière, au cours desquelles les candidats au poste de gouverneur progouvernemental ont échoué lamentablement à Vladimir, à Khakassia et à Vladivostok.

Le vote de protestation qui s’y déroulait était associé non seulement à l’agenda régional, mais surtout au mécontentement général face à la pauvreté croissante et aux réformes antisociales – principalement l’augmentation de l’âge de la retraite. Les prochaines élections à Moscou et dans d’autres régions renforcent et radicalisent cette tendance.

Un refus flagrant de permettre aux candidats indépendants (y compris aux militants de gauche et aux organisations sociales telles que Sergei Tsukasov) de voter est une conséquence directe de leurs chances réelles de gagner.

Une campagne déjà active de collecte de signatures dans un certain nombre de districts a montré une augmentation du nombre d’électeurs dissdents, dont l’arrivée dans les bureaux de vote le 8 septembre pourrait faire tomber le scénario des autorités de la ville.

Les premières actions de rue ont également montré un haut niveau de mobilisation. Après le rassemblement de masse du 20 juillet, les autorités ne comptent que sur la force, ce qui les conduit dans une impasse.

Les manifestations en cours ne sont pas des bourgeois libéraux, comme disent certains soi-disant « Gauche-patriotes », mais démocratique, unissant différents groupes sociaux et politiques.

Non seulement les Moscovites ordinaires, les pétersbourgeois, les habitants d’autres villes sont en mesure d’influencer la prise de décision dans leurs villes, mais également l’équilibre du pouvoir entre les travailleurs et l’élite oligarchique à travers le pays.

Aujourd’hui, nous luttons non seulement pour des élections équitables, mais également pour la participation des masses à la vie politique: par le biais d’élections, de grèves, de rassemble-ments et de toutes les formes d’auto-organisation. Mais même une démocratie limitée effraie l’oligarchie dirigeante, provoquant les fantômes de la lutte de classe et de la révolution sociale.

Le Kremlin utilise déjà le modèle du «cas du marais», désignant les manifestations pacifiques comme des émeutes organisées de l’étranger. Comme en 2012, les principales victimes de la répression sont des participants ordinaires choisis au hasard dans les rassemblements. Le message principal est que quiconque se présente peut se retrouver en prison. Il y a sept ans, cela fonctionnait partiellement, mais ce n’est plus le cas.

La croissance de la pauvreté et du mécontentement social concerne de plus en plus non seulement la classe moyenne inférieure mais également les travailleurs, les jeunes et les habitants des régions. Beaucoup d’entre eux n’ont rien à perdre.

Les principales leçons tirées des «manifestations de marécages» de 2011-2012 – la nécessité d’une coalition politique large, l’inclusion des régions, l’importance des exigences sociales – doivent être apprises.

Le devoir de la gauche est non seulement d’appuyer inconditionnellement le mouvement populaire, mais également d’introduire dans les manifestations les exigences de la justice sociale, l’élimination complète des grandes entreprises du pouvoir.

Le MSR appelle toutes les forces démocratiques, les syndicats libres et les mouvements de défense de l’environnement à coordonner leurs actions, à élargir la géographie des manifestations et à créer une solidarité mutuelle.

Déclaration de RSD sur la crise à Moscou14/08/2019

Mouvement socialiste russe

http://anticapitalist.ru/

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19 août 2019 ~ 0 Commentaire

missiles (pùblico)

 missiles

Brève trêve et nouveau boom du réarmement des puissances nucléaires

Les États-Unis et la Russie, les deux principales puissances nucléaires, ont réduit leurs arsenaux atomiques en 2018. Mais il ne s’agit que d’une trêve momentanée. Une étape précédant l’augmentation imminente de leurs armements.

Les puissances nucléaires sont en pleine escalade

Une course, de moins en moins discrète, qui a pour objectif la modernisation des armées et des arsenaux atomiques, qui implique une augmentation considérable des ressources budgétaires et des lignes de financement supplémentaires.

Bien qu’ils aient fait une pause en 2018, c’était un pas en arrière pour prendre de l’élan et activer les financements généreux qui, dans les années à venir, auront mission d’actualiser les capacités destructrices, dans un nouvel ordre mondial – plus unilatéral et avec moins de marge à l’action diplomatique.

La militarisation est devenue une tendance qui dérive de la doctrine américaine, « America First » de l’administration Trump, qui a abandonné, de son propre chef, l’architecture de pactes de dénucléarisation de la fin de la guerre froide. Jusqu’à l’année dernière on allait vers la réduction du nombre d’ogives nucléaires stockées par les neuf puissances nucléaires.

De 14 565 en 2017 à 13 856 fin de 2018, comme l’indique dans son rapport annuel l’Institut international d’études de la paix (SIPRI), un groupe de réflexion (think tank)  basé à Stockholm  considéré comme la plus haute autorité indépendante dans la surveillance des armements des grandes puissances.

« Malgré la diminution du nombre d’ogives nucléaires, tous les pays en possession d’armes atomiques accélèrent la modernisation de leurs arsenaux », a déclaré Jan Eliasson.

Le président et ancien secrétaire général adjoint des Nations unies, Jan Eliasson, précise: « Malgré la diminution du nombre de têtes nucléaires, tous les pays en possession d’armes atomiques accélèrent leur modernisation de ses arsenaux; c’est la question clef en ce moment.  »

Les Etats-Unis et la Russie, qui ont joué le premier rôle dans ce déclin spectaculaire des ogives nucléaires opérationnelles. Mais aussi bien sûr, le reste des pays appartenant au club nucléaire et auxquels le SIPRI ajoute, outre la Chine, le Royaume-Uni et la France, États permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies,  l’Inde, le Pakistan, Israël, qui n’a jamais admis le stockage d’armes nucléaires, et la Corée du Nord.

Et, en dehors du nucléaire, c’est pareil dans pratiquement tous les pays de la planète. En 2018, les dépenses militaires dans le monde s’élevaient à 1,82 milliard de dollars, soit plus que le PIB espagnol ou 2,1% de la taille de l’économie mondiale. A raison de 239 dollars par citoyen. C’est la première fois que les dépenses de défense connaissent une augmentation de 2,6% par rapport à 2017 et de 5,4% par rapport à l’exercice 2009.

Inventaires nucléaires à la hausse

Selon les calculs du SIPRI, Washington et Moscou ont réduit leurs stocks. De 265 et 350 têtes respectivement. L’Inde et la France les ont conservées, alors que le Royaume-Uni, le Pakistan, l’Inde, la Chine, la Corée du Nord et « probablement » Israël les ont augmentés.

La raison de la réduction des ogives nucléaires est que les deux puissances, les États-Unis et la Russie, qui représentent plus de 90% des armes atomiques de la planète, ont atteint en 2018 la limite d’armes fixée par le traité START pour ce type d’armes de destruction massive, dont la date d’expiration expire en 2021.

Dans le cas américain, les experts du SIPRI soulignent que, sous la présidence de Trump, les États-Unis ont pris quatre mesures budgétaires majeures pour moderniser leur arsenal nucléaire, dans le cadre de l’initiative intitulée Nuclear Posture Review (NPR), lancée sous le deuxième mandat de Barack Obama.

Ses objectifs incluent la nécessité de réduire les arsenaux nucléaires actuels afin de développer de nouvelles versions et de modifier les structures atomiques obsolètes. Ils  soulignent la prolifération des missiles à courte et moyenne portée des sous-marins nucléaires, bien qu’ils disposent déjà de 1 000 bombes et de missiles de croisière à courte portée. Le NPR juge cet arsenal « insuffisant », sans fournir de « preuves » sur ce possible déficit de capacité en armes considérées comme non stratégiques, ce qui incite les autres puissances à agir dans le même sens.

Sur la Russie, l’étude explique que sa tactique nucléaire renouvelée vise à « réduire la supériorité des États-Unis en termes de forces conventionnelles et à maintenir l’impulsion dans le domaine nucléaire ».

Les dépenses les plus récentes de l’armée russe visent les nouveaux sous-marins nucléaires équipés de missiles de croisière – et bien sûr de têtes atomiques – déployés dans les eaux territoriales proches de l’Europe et de l’Asie et destinés à contrecarrer le bouclier antimissile et le déploiement des missiles américains des pays alliés des deux continents. Avec le renforcement des accords militaires avec la Chine, intéressés à obtenir des capacités atomiques partagées avec Moscou.

Il insiste également sur l’importance des missions militaires du Kremlin dans l’Arctique, l’Atlantique et le Pacifique, la vente de deux bombardiers Tu-160 au Venezuela qui étaient auparavant utilisés dans le nord de la Russie pour lancer des missiles de croisière (longue portée). La Russie possède 4 330 têtes nucléaires, dont environ 1 830 sont classées comme non stratégiques.

La Chine, quant à elle, compte environ 290 ogives nucléaires et a également lancé une stratégie visant à développer ses forces atomiques, bien que cela contrevienne à son engagement de ne pas utiliser son pouvoir de destruction en premier. Leurs dirigeants admettent que la modernisa-tion de leur arsenal est centré sur l’amélioration de leur capacité à réagir aux attaques éventuelles.

L’Inde et le Pakistan, deux des ennemis les plus irréconciliables de la planète, maintiennent la tension. New Delhi prétend avoir entre 130 et 140 armes atomiques, contre 150-160 de son voisin pakistanais. Tous deux ont augmenté leurs stocks avec entre 10 et 20 têtes nucléaires l’année dernière.

Une augmentation similaire à celle de la Corée du Nord, à laquelle le SIPRI accorde une capacité nucléaire de 20 à 30 missiles. Les experts mentionnent à plusieurs reprises dans le rapport l’enchevêtrement d’opacité constaté chez les autorités officielles des puissances atomiques.

Surtout ceux des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France. Et, bien sûr, ceux d’Israël, qui essaient toujours de ne pas se déclarer membre de ce club. Leurs données sont basées sur des tests balistiques et sur le rythme des livraisons de matériaux et de marchandises destinées à la fabrication de ces armes et à l’industrie militaire.

Tensions stratégiques en Europe

Les virages des puissances nucléaires inffluent également sur les  les doctrines des autres armées. Alliés ou non de l’OTAN, proches de l’orbite d’influence russe ou chinoise. En particulier en Europe, des pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique ou l’Italie – et plus particulièrement la Turquie – ont mis en quarantaine leurs relations militaires avec les États-Unis.

Dans une large mesure, la décision unilatérale de la Maison-Blanche de quitter les traités sur les missiles anti-balistiques (ABM) et ceux des forces nucléaires à portée intermédiaire (INF), dont la Russie s’est également déclarée libre ont servi d’encouragement à augmenter leurs postes budgétaires et la modernisation de leurs armées.

L’Europe admet que les « informations nucléaires partagées » avec son allié de l’autre côté de l’Atlantique ont cessé et que la coopération militaire avec Washington, qui protège le Vieux Continent depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et la guerre froide, commence à être remise en question. Les accords de partage d’informations avaient été conclus depuis le début de l’OTAN entre alliés européens.

Dans le cas de la Turquie, qui apporte le plus grand nombre de soldats à l’Alliance atlantique,  se tourner vers Moscou en tant que nouvel allié militaire, avec un contrat de système de défense antimissile. Résultat l’annulation immédiate des cours de formation destinés aux pilotes turcs sur F-35, l’un des chasseurs les plus modernisés de l’armée américaine, sur décision de Trump lui-même.

L’association Arms Control, qui se consacre à l’exercice d’une influence internationale en faveur du contrôle des forces nucléaires, fournit des chiffres chiffrés pour les neuf membres du club nucléaire. Les États-Unis se voient attribuer 6 185 têtes, contre 6 490 en Russie. La France (300) et la Chine (290) se disputent la troisième place de puissance nucléaire. Le Royaume-Uni en aurait 200, 40 de plus que le Pakistan et 60 de plus que l’Inde. Israël en hébergerait 90 et la Corée du Nord, 30, selon ses données mises à jour.

19/08/2019  DIEGO HERRANZ

https://www.publico.es/

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18 août 2019 ~ 0 Commentaire

aberdeen (socialist worker)

scotland

12 000 marchent à Aberdeen pour l’indépendance

Une ambiance confiante en marche

Les manifestants indépendantistes ont défilé à Aberdeen samedi. Selon les organisateurs, plus de 12 000 personnes ont rejoint la marche All Under One Banner (AUOB) appelant à l’indépen-dance de l’Écosse. Un porte-parole de AUOB a déclaré: «Ce fut une journée fantastique, avec une participation massive des habitants du nord-est de l’Écosse et de l’étranger.

«Les gens disent que c’est la plus grande manifestation d’indépendance jamais vue par Aberdeen.» Les transports étaient organisés depuis Edimbourg, Glasgow, Perth et l’Ecosse.

Keir Mckechnie, délégué syndical en marche, a déclaré: «De nombreux manifestants n’avaient jamais assisté à une manifestation pour l’indépendance.

« Beaucoup ont dit qu’ils avaient voté Non lors du référendum sur l’indépendance de 2014, mais Boris Johnson en tant que Premier ministre et ce qu’il entend pour l’avenir de la Grande-Bretagne les avaient transformés en partisans de l’indépendance. »

La marche a été dominée par les drapeaux écossais. Il y avait aussi des drapeaux catalans et des partisans de l’indépendance portant des pancartes sur lesquelles il était écrit: «Brisez l’Etat britannique», «Non à Trident, financez les emplois liés au climat, maintenant» et «Kick the Tories out». Les slogans les plus populaires étaient: « Hé, dis, ho, Boris Johnson doit partir » et « Nous voulons l’indépendance maintenant ».

Extinction Rebellion (XR), qui a encouragé les partisans de l’indépendance à participer à la campagne, a pris la parole lors du dernier rassemblement. XR organise un festival Rebel à Aberdeen le 1er septembre et les militants du changement climatique militent pour une action sur les lieux de travail le 20 septembre.

Tester

Hector Sierra a déclaré lors du rassemblement: « Le principal test de la nouvelle campagne pour l’indépendance consistera à déterminer si une Écosse indépendante va se débarrasser des missiles des Trident et des armes nucléaires, cesser d’investir dans les combustibles fossiles, créer des emplois pour le climat et devenir un lieu qui accueille les migrants et les réfugiés. ‘

Les anti-racistes ont été encouragés par l’annonce de la suppression d’un rassemblement du parti du Brexit prévu à Dundee en septembre. Cela faisait partie d’une grande tournée mettant en vedette Nigel Farage, mais a maintenant été annulé.

La marche d’Aberdeen faisait partie d’une série de manifestations prévues au cours des prochains mois. Il y en aura un à Perth le 7 septembre et la série se terminera à Édimbourg le 5 octobre. Le mouvement indépendantiste reprend son élan. Plus tôt ce mois-ci, un sondage d’opinion a révélé qu’une majorité d’Écossais était désormais favorable à l’indépendance.

Lorsque ceux qui ont dit qu’ils ne savaient pas ou ne voulaient pas voter, ont été supprimés, le soutien à l’indépendance était de 52% et 48% étaient contre.

Le Premier ministre Nicola Sturgeon a qualifié le scrutin de « phénoménal » pour le mouvement indépendantiste. Mais le SNP n’a montré aucun signe des mesures radicales qui seraient nécessaires pour obtenir l’indépendance.

https://socialistworker.co.uk/

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18 août 2019 ~ 0 Commentaire

catalogne (a et r)

republica-catalana
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Défendre le droit à l’autodétermination
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Mener une politique d’indépendance de classe  pour que notre camp dispute la direction du processus
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À moins de ne pas avoir vu l’ampleur du soutien au référendum du 1er octobre en Catalogne, personne ne peut nier l’existence du peuple catalan et sa volonté d’indépendance. Nous ne pouvons détourner la tête, lorsqu’on matraque des hommes et des femmes qui veulent pouvoir décider. Nous défendons bien sûr de manière inconditionnelle ce droit démocratique : « Liberté de séparation ».
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Mais défendre inconditionnellement ce droit implique tout autant de défendre inconditionnellement une politique d’indépendance de classe.
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C’est d’autant plus important qu’en Catalogne le processus est dirigé par une frange de la bourgeoisie et de la petite-bourgeoisie. Pour autant, il serait erroné de nier son caractère populaire et de classe : 80 % de la population de Catalogne est pour le droit de décider.
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Lorsqu’on atteint ces proportions, il est difficile de dire que la classe ouvrière est en dehors du processus. Quoi qu’il en soit, il y a des manifestations de soutien très claires du mouvement ouvrier : les dockers de Barcelone se sont opposés à l’arrivée de la Guardia Civil dans le port de Barcelone.
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Des centaines d’enseignants ont occupé leurs établissements afin d’accueillir les bureaux de vote pour la consultation sur l’indépendance. Les travailleurs de la chaîne catalane TV3 ont battu en brèche, par leurs mobilisations, l’application de l’article 155 qui impliquait la mise sous tutelle de leurs conseils de rédaction à Madrid. Sans oublier les tentatives de grève générale des 3 octobre et 8 novembre.
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Une politique d’indépendance de classe : voilà notre boussole.
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Nous pourrions donner un contenu de classe à la revendication de république catalane, dans le sens d’un gouvernement des travailleurs. Par exemple, une mesure comme la réquisition des banques sous contrôle du monde du travail pourrait être reprise, et cela d’autant plus que les sièges sociaux des principales banques catalanes sont partis pour Madrid.
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Proposer l’application de ces mesures pour l’ensemble de l’État espagnol, favoriser toutes les formes d’auto-activité et défendre les moyens d’imposer ces mesures par la grève générale : voilà une politique qui s’émanciperait de la bourgeoisie catalane et de Madrid et qui pourrait unifier notre classe. (Extrait voir lien)
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Lire aussi:
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18 août 2019 ~ 0 Commentaire

g7 de brest

brest

NON AU G7 PARLEMENTAIRE A BREST

Les 5, 6 et 7 septembre, se réunissent à Brest les présidents d’assemblée
parlementaire du G7.

Le G7, c’est 7 pays (Allemagne, Canada, Etats-Unis, Japon, France, Italie,
Royaume-Uni) qui nous imposent leur domination, leur logique financière et
leur gouvernance belliqueuse. Les assemblées parlementaires qui prétendent
nous représenter et défendre nos intérêts.

Pourtant, ces assemblées votent des lois autoritaires, liberticides,
racistes et écocides ; ces assemblées soutiennent le libre-échange,
déréglementent, et imposent l’austérité ; ces assemblées, à la solde des
intérêts capitalistes et des multinationales, contribuent à l’effondrement
de la biodiversité, à la pollution des océans, à l’altération du climat.

Ce groupe des 7, ces assemblées et tout ce qu’ils représentent sont
illégitimes. Ces sommets, sous forme de huis-clos cynique, sont inutiles.
Ils sont aux antipodes de nos luttes quotidiennes pour rétablir la justice
sociale et environnementale.

Ensemble, perturbons le déroulement du G7 à Brest. Montrons-leur, par nos
actions, que nous refusons leur modèle économique, sociale et écologique.
Ensemble, les 5, 6 et 7 septembre à Brest, foutons le zbeul

Pour les informations sur les rendez-vous de la mobilisation, pour trouver
les tracts imprimables

Bloquons Le G7 de Brest

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