Archive | Antiimpérialisme

28 mars 2018 ~ 0 Commentaire

catalogne solidarité

paris vcat

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27 mars 2018 ~ 0 Commentaire

brest: afrin, yemen, ghouta

moyen1

3

Commentaire: Le NPA soutient tout en rejetant l’idée que l’ONU puisse avoir un rôle progressiste dans tout cela!

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27 mars 2018 ~ 0 Commentaire

afrin (alternative libertaire)

brets

Afrîn : contre l’occupation, contre la tentation du nettoyage ethnique

Afrîn est tombée, dans le sang et dans les larmes. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Notre soutien à la gauche kurde reste intact, de même que notre solidarité avec le peuple syrien. Les populations civiles qui ont massivement fui les bombardements et les exactions doivent pouvoir regagner leurs foyers.

Dimanche 18 mars, après presque soixante jours de résistance pied à pied, les Forces démocratiques syriennes ont préféré abandonner la ville d’Afrîn devant la puissance de feu de l’armée turque et de ses supplétifs islamistes. Cette nouvelle est douloureuse pour toutes et tous les amis de la cause kurde, et plus largement, de la paix au Moyen-Orient.

Nous pensons aux centaines de combattantes et combattants qui sont morts pour défendre le canton pied à pied : Kurdes et Arabes, volontaires internationaux de Turquie et du monde entier. Ils et elles se sont battus pour la liberté et la révolution, et nous saluons leur mémoire.

Nous pensons aux centaines de milliers de civils jetées sur les routes par familles entières pour échapper à l’avance des gangsters islamistes qui livrent aujourd’hui au pillage et à la destruction un canton qui, jusque-là, avait été épargné par les ravages de la guerre civile syrienne.

Cette tragédie n’aurait pas été possible sans la complicité ou la neutralité des États impérialistes qui interviennent en Syrie : Moscou a donné son feu vert à l’opération d’Ankara ; Paris et Washington ont déclaré « comprendre » leur allié dans l’Otan, lui demandant simplement d’agir « avec retenue ». La France et l’Union européenne ont conclu un pacte ignoble avec Erdogan, le finançant pour qu’il interdise aux migrants l’entrée en Europe.

Acculés, les FDS s’étaient résignés, au bout de trente jours de combat, à accepter le renfort de troupes du régime de Damas. Celui-là même qui viole, torture et massacre ses opposantes et opposants par milliers dans ses prisons et dans les zones qu’il dispute aux islamistes ; celui-là même qui, profitant de l’offensive turque sur Afrîn, avait lancé une attaque contre les FDS à Deir ez-Zor ! Ces renforts n’ont finalement été que symboliques – une parade en pick-up, en arborant les drapeaux du parti Baas –, et n’ont pesé ni politiquement ni militairement sur l’issue de la bataille.

Les FDS ont choisi d’abandonner la ville d’Afrîn, parce qu’elle était sur le point d’être encerclée et privée d’approvisionnement en eau. Sans doute aussi pour lui éviter la destruction qu’ont connue Kobanê ou certaines villes du Kurdistan turc comme Cizre, dévastées par l’armée d’Erdogan.

L’histoire cependant ne s’arrête pas là. La perte d’Afrîn est un revers militaire, pas un revers politique. Notre soutien à la gauche kurde, à son projet fédéraliste, féministe et social, respectueux des minorités (Yésidis, Arméniennes, turkmènes, arabes) reste intact, de même que notre solidarité avec le peuple syrien victime de la barbarie d’Assad. Les FDS ont promis de livrer aux troupes d’occupation turques et islamistes une guerre de guérilla dans les montagnes environnant Afrîn.

Dans l’immédiat, il faut réclamer le droit au retour des populations qui ont fui les combats, pour qu’à l’invasion ne s’ajoute pas la tentation de l’épuration ethnique. Les troupes turques et leurs supplétifs djihadistes doivent quitter le canton d’Afrin.

Alternative libertaire, le 24 mars 2018

http://alternativelibertaire.org/

images

Le collectif « Paix au Moyen Orient », organise ce mercredi un Rassemblement en réaction aux massacres commis à la fois dans la Goutha, à Afrin et au Yémen, dont sont d’abord victimes les populations civiles. Face à l’inaction de la Communauté internationale et au cynisme des puissances intervenant dans la région, nous vous invitons à participer à ce rassemblement qui aura lieu:

Mercredi 28 mars 18 h
devant le Monument aux morts

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18 mars 2018 ~ 0 Commentaire

boycott (msr)

ru

Des élections faussées Pour une vraie démocratie!

Fournir un « bon » taux de participation est la tâche principale des autorités lors des élections présidentielles en Russie le 18 mars.

La formule « Poutine est la Russie » doit certainement être confirmée par la participation de la majorité à la performance électorale. C’est aussi un test de loyauté pour l’ensemble du pouvoir, du haut en bas. Chacun d’eux doit démontrer qu’il est en mesure de contrôler son «propre» peuple, et donc de confirmer la contrôlabilité du système dans son ensemble.

Par conséquent, pour assurer l’apparition du régime, des forces énormes ont été envoyées pour la contrainte de masse sur les lieux de travail, et pour une campagne enragée pour informer ( en contraste moqueuse avec le sabotage de l’information avant les élections municipales en 2017 à Moscou.) ….

Plusieurs candidats, ont été créés pour augmenter l’offre électorale à la télévision: contestés, maudits ou pleurés pendant un mois, ils ont dit des choses absurdes, évidentes, dégoûtantes ou même progressistes. Le résultat: le pays restera dans les mains d’un petit groupe, la plupart du temps  jamais élues, un groupe de personnes qui continueront à construire des politiques internes et externes, basées sur une seule tâche: préserver leur pouvoir et la sécurité de leurs maisons et de leurs milliards.

Gâcher la vie de cette compagnie de fonctionnaires corrompus, d’oligarques et de sadiques, ne peut se faire que d’une manière. La Russie a besoin d’un vaste mouvement moderne, démocratique et révolutionnaire de travailleurs salariés. Un tel mouvement ne peut être formé et renforcé sans démocratie politique.

Voilà pourquoi, aujourd’hui, nous réclamons des actions communes pour surveiller les élections et des manifestations de rue.  Ceux qui se tiennent avec nous sont pour un boycott actif. Ne gâchez pas votre bulletin de vote en votant pour l’un des candidats « d’opposition ».

Des élections faussées Pour une vraie démocratie!
Le pouvoir des millions, pas celui des millionnaires!

Mouvement socialiste russe 16/03/2018
Révolution Socialisme Démocratie

http://anticapitalist.ru/

Lire aussi:

Le Mouvement socialiste russe en congrès (NPA)

Garry Kasparov: « L’assassinat de l’espion russe est un signal: ceux qui parlent termineront comme lui » (Le Huffington Post)

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17 mars 2018 ~ 0 Commentaire

macron en inde

inde

Pas vu à la télé!

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14 mars 2018 ~ 0 Commentaire

afrin (npa)

npa 29 vertic

Communiqué du NPA.

Halte au massacre de la population ! Erdogan doit se retirer d’Afrin !

Depuis le 20 janvier l’armée turque, aidée par des brigades djihadistes liées à al-Qaïda et financées par le gouvernement d’Erdogan, ont pénétré dans la province d’Afrin, au nord de la Syrie, qui échappe au contrôle des régimes syrien comme turc.

Des centaines de milliers de personnes de toutes origines et de toutes religions s’y étaient réfugiées, dont de nombreux Yezidis qui ont subi un génocide en 2014 dans les monts Sinjar. Mais Erdogan ne pouvait supporter que cette petite province à majorité kurde ait choisi de rejoindre la fédération du nord de la Syrie et donné des droits égaux à tous ses habitants et habitantes.

Depuis le 20 janvier, les F16 turcs pilonnent les villes et les villages, faisant de nom- breuses victimes civiles. L’armée turque et ses sbires djihadistes sont aux portes d’Afrin et le silence de la « communauté internationale » est total, celui des médias ahurissant. Les YPG/YPJ, les FDS, qui ont vaincu l’État islamique à Kobané et à Raqqa, sont laissés seuls face au massacre annoncé.

Pour les grandes puissances, c’est une bonne affaire. Pour Bachar al-Assad, qui n’a pas levé le petit doigt contre l’invasion de son territoire par une armée étrangère, c’est aussi une bonne affaire, Erdogan le débarrassant d’une remise en cause de son pouvoir absolu.

Le gouvernement français reste passif et ne fait rien pour stopper le massacre annoncé. La population d’Afrin et les FDS lancent un appel au secours, et nous devons y répondre. Le NPA appelle ses militantEs, ses sympathisantEs, touTes et tous, à participer, massivement, partout en France, aux rassemblements et manifestations de soutien à Afrin.

Arrêt immédiat des bombardements !

Retrait des troupes turques et des mercenaires djihadistes !

Solidarité internationale avec Afrin !

No pasaran !

Montreuil, le 13 mars 2018

https://npa2009.org/

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13 mars 2018 ~ 0 Commentaire

trump (npa)

alex

L’acteur Alec Baldwin « se paie » Trump à la télé

Droits de douane aux États-Unis : une décision avant tout politique

(..) Les hausses de droits ne portent que sur 2% des importations US et Trump n’a pas le monopole des mesures protectionnistes : peu avant sa nomination comme candidat du parti républicain, l’OMC s’inquiétait même de leur prolifération (plus de 2000 mesures ont été introduites pendant la période 2009-2016, 22 par mois en 2015-2016… par des gouverne- ments qui ne jurent que par le libre commerce globalisé).

Les entreprises US concernées pourraient répercuter les droits sur les prix aux consomma-teurEs, mais il est peu probable que cela déclenche une poussée inflationniste, une hausse des taux et un recul de la croissance mondiale : la surtaxe sur l’acier représente 0,07% de la consommation des ménages. Les capitalistes du secteur brassicole évoquent la perte de 20  000 emplois, d’autres secteurs protestent également. Mais il y a une bonne part de cinéma dans ces réactions, car le cadeau fiscal que Trump a offert aux patrons dépasse de loin la charge des droits de douane augmentés…

Une décision davantage politique qu’économique

La décision est essentiellement politique. Il s’agit pour Trump de se maintenir au pouvoir, de gagner un second mandat et d’avancer vers un État fort. Pour y arriver, il doit se hisser au- dessus des partis (le chaos joue donc en sa faveur).

À très court terme, l’annonce de la hausse des droits de douane est une tentative de peser sur l’élection spéciale, le 13 mars, d’un représentant au Congrès en Pennsylvanie :

Eclaboussé par un scandale sexuel (un de plus !), un élu républicain décroche, et les sonda- ges sont favorables au challenger démocrate. Or, Trump veut garder une majorité républicaine au Congrès, et la Pennsylvanie est une terre de sidérurgie… À court terme, le président vise les élections de mi-mandat, qui auront lieu à l’automne.

À moyen terme, il est déjà en campagne pour sa réélection en 2020.

Comme en 2016, il se concentre sur les « swing states », notamment les États de la « Rust belt » (industries métallurgiques). C’est là que sa démagogie sociale peut faire la différence face à un Parti Démocrate qui veut à tout prix maintenir l’orientation néolibérale « globaliste ».

Projet capitaliste ultra-agressif

Pour Trump, les États-Unis, leurs entreprises et leurs travailleurEs sont victimes de la faiblesse des dirigeants étatsuniens (Obama en tête) face aux coups bas commerciaux des autres nations. Le déclin de l’emploi industriel aux USA ne résulte donc pas de la stratégie des multi- nationales US mais de la fourberie des autres pays, notamment de « la Chine »… où ces multinationales investissent pour maximiser leurs profits.

La victimisation sert ainsi de justification à un projet capitaliste ultra-agressif, nationaliste, potentiellement guerrier (« America first »).

Un projet dans lequel la lutte contre « l’étranger » et contre le « globalisme » conforte le néolibéralisme en transformant le ressentiment contre ses méfaits en énergie réactionnaire. Trump est d’autant plus incité à accentuer cette dynamique politique que l’enquête Mueller sur les connexions avec la Russie le menace de plus en plus nettement. Cela pourrait l’inciter à prendre prochainement d’autres mesures protectionnistes, contre la Chine cette fois (peu affectée par les tarifs sur l’acier et l’aluminium).

L’alternative : les luttes sociales

Les multinationales US et Wall Street ne soutiennent pas cette orientation. C’est ce qu’exprime la démission de Gary Cohn, l’ex-responsable (démocrate !) du Conseil économique de la Maison-Blanche, un des hommes de Goldman-Sachs dans la Trump team.

Le Parti Républicain ne la soutient pas non plus (la droite libertarienne y est même carrément opposée). Mais Trump garde le soutien de la base.

Quant au capital, faute d’alternative, il s’accommode jusqu’à présent de la politique menée. Est-ce si étonnant? Le slogan du monde des affaires est « Make money great again » et le bilan de Trump, de ce point de vue, reste « globalement positif »…

La situation est donc plus dangereuse que jamais.

Une alternative ne peut venir que des luttes sociales. De ce point de vue, le soutien de la direction du syndicat AFL-CIO aux décisions sur l’acier et l’aluminum est plus qu’inquiétant…

Daniel Tanuro Mardi 13 mars 2018

https://npa2009.org/

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11 mars 2018 ~ 0 Commentaire

carhaix kendal breizh (fr3 + of + npa 29)

Hier Samedi au centre Glenmor à Carhaix s’est tenu une réunion/rencontre hommage à KendalBreizh/Olivier leclaiche, militant breton libertaire et Internationaliste mort sous les bombes turcs à AFRIN.
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Appelé par le Centre démocratique Kurde et les Amitiés Kurdes de Bretagne cette rencontre émouvante et militante a rassemblé 300 personnes dont de nombreux kurdes de rennes et Brest et des turcs progressistes en opposition radicale à Erdogan.
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Les camarades de Breizhistance ont pris une grande part à l’organisation , à l’animation et au succés de ce rassemblement de plusiers heures.auquel ont participé aussi divers mouvements comme le secours rouge international, Alternative libertaire, groupes anti fa, l’Udb mais aussi le NPA. Aprés des films sur l’activité des Internationalistes au Rojava dans le nord de la syrie et des vidéos sur Kendal, de nombreux hommages et témoignages ont égréné l’aprés midi.
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Des interventions de soutien aussi de l’UDB, du PC et du NPA, de la CGT école privée, du SLB, etc.. Et du député en Marche ( 4ème circonscription du Morbihan) qui connaissait Kendal et a tenté de nous faire croire que » Macron était attentif’ à la situation d’AFRIN!!!
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Ce fut l’occasion pour le camarade du NPA, invité par les organisateurs à prendre la parole et ce ,juste aprés le représentant du PCF, de rendre un hommage internationaliste à Kendal et aux résistants d’Afrin, tout en dénonçant la barbarie en cours Dans la Ghouta orientale.Dans son intervention le camarade a dénoncé fermement la complicité de Macron et son gouverne- ment à l’égard d’Erdogan et sa politique criminelle et appelé à la solidarité internationale.
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Ce fut aussi l’occasion de parler de la résistance en Turquie même et de la déclaration de Yeniyol ( section de la 4ème International en Turquie) condamnons la guerre d’Erdogan sur AFRIN., déclaration que nous avons mis à disposition sur les tables d’information et qui fut appréciée..La salle et toute sa logistique avait été mise à disposition gratuitement par la mairie de Carhaix.
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 Fraternellement,
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Gérard
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Kendal-Breizh-3
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Carhaix : hommage à Kendal Breizh, mort au combat en février aux côtés des forces armées kurdes

À Carhaix, ce samedi, des centaines de personnes ont rendu hommage à Olivier Le Clainche, tué en février dernier lors d’un bombardement dans le canton syrien d’Afrine. « Kendal Breizh » (son nom de combattant) était parti combattre aux côtés des forces armées kurdes.

Ce samedi à Carhaix, des centaines de personnes se sont rassemblées pour rendre hommage à Kendal Breizh, De son vrai nom Olivier Le Clainche, cet homme de 41 ans était parti combat- tre l’État islamique aux côtés des forces armées kurdes YPG (Unités de protection du peuple). Mais le 10 février dernier, ce militant d’extrême gauche meurt dans la région d’Afrine, au Nord-Ouest de la Syrie, lors d’affrontements avec l’armée turque., »Il n’est pas parti sur un coup de tête ou juste comme ça à l’aventure. Il avait des idées : il défendait la lutte de la révolution kurde« , affirme Ewen Salomon, ami d’Olivier Le Clainche.

« C’est une guerre pour se défendre »

Ce rassemblement vise à rappeler qu’il n’était pas djihadiste, mais qu’il luttait pour la minorité kurde. « Ce qui se passe à Afrin, c’est une guerre pour se défendre. C’est là que les interna-tionalistes comme Kendal Breizh ont été bombardés dans un bâtiment. Ce n’est pas une guerre pour faire la guerre, mais pour se défendre contre l’impérialisme turc« , affirme Fehmi Kaplan du Conseil démocratique kurde de Rennes.

Guillaume Bricaud du mouvement indépendantiste de gauche Breizhistance, confirme : « Ce ne sont pas des guerriers, ni des soldats. Ils intègrent une armée populaire. C’est-à-dire qu’une armée populaire est faite pour ne pas durer, mais défendre un projet révolutionnaire, une société complètement différente, basée sur le respect et sur l’égalité. » Associations et militants essaient d’attirer l’attention sur ce conflit pour qu’Olivier Le Clainche ne soit pas mort pour rien.

Baptiste Galmiche  10/03/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Mort de Kendal Breizh : « Il est tombé pour défendre les valeurs auxquelles il croyait » 

Syrie : mort du Breton Kendal Breizh, parti se battre aux côtés des Kurdes 

L’hommage à Olivier Le Clainche, Breton tué en Syrie, rassemble 300 personnes (OF)

 

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10 mars 2018 ~ 0 Commentaire

sergi lopez (jdd)

catalunya-l

Sergi López : « L’indépendance de la Catalogne est la seule façon d’obtenir une démocratie stable et mûre »

On vous attendait dans la promotion de votre dernier rôle, vous voici en défenseur de la République catalane.

Je suis là pour apporter un peu de lumière sur cette question si mal comprise en France. Ici, vous entendez beaucoup le point de vue unioniste et très peu le point de vue indépendantiste, républicain. Et quand on vous parle d’indépendantisme, vous pensez à un truc élitiste, xéno- phobe, nationaliste, alors que nous sommes un vrai mouvement populaire républicain, qui traverse toute la société ; il ne vient pas d’en haut, la classe politique a été déplacée du devant de la scène. Nous ne sommes pas non plus guidés par des motivations économiques, comme on peut le lire ici ou là, ce n’est pas un mouvement de riches, pour ne pas payer les impôts. Pour nous, l’indépendance est la seule façon d’obtenir une démocratie stable et mûre. Et aujourd’hui, nous nous battons pour les droits que vous, vous avez arrachés hier. Les Catalans sont des adultes et ils peuvent prendre leurs affaires en main.

Vous l’Européen, qui jouez en catalan, en espagnol, en français ou en anglais, êtes-vous déçu par l’attitude de l’Europe?

Ce qui se passe en Catalogne est crucial pour l’Europe. Nous posons la question de savoir comment un Etat européen peut répondre à un mouvement populaire autrement que par la répression. Nous soulevons le débat sur la démocratie en Europe ; la Catalogne, c’est plus une affaire de droits démocratiques que d’indépendance. C’est facile de dire que ce qui se passe chez nous, c’est un problème interne à l’Espagne, non, ça concerne toute l’Europe. Ce sont les piliers mêmes de la société européenne, ouverte et démocratique, qui sont menacés chez nous.

Comment avez-vous personnellement vécu le référendum 1er octobre?

Cela a été un truc énorme. Ni les organisations indépendantistes ni les associations comme l’ANC ou Omnium ne s’attendaient à pouvoir tenir le référendum ; elles avaient d’ailleurs demandé à la population de se rendre devant les bureaux de vote fermés, avec un bulletin, pour montrer à l’Europe qu’on nous empêchait de voter. Et au petit matin du 1er, les bureaux des écoles étaient tous ouverts, tenu par des citoyens, du maire de la ville au dernier employé d’école, ils étaient tous là! La preuve que nous ne sommes pas un mouvement minoritaire, de fous qui auraient perdu la tête. Et il nous a tous dépassés! Moi, j’étais dans mon village, à Vilanova i la Geltrù, et je suis allé défendre mon bureau de vote. Sans leaders, sans consi- gnes, des milliers de gens, qui n’étaient pas militants, ont compris que l’Etat espagnol avait tout mis en branle pour les empêcher de s’exprimer. Ce vote est un acte de profonde démocratie, c’est la démocratie des gens de la rue. Et c’est l’attitude de l’Etat, le refus de toute discussion et négociation, qui a fait grandir la mobilisation pour l’indépendance. Ce 1er octobre a tissé des liens incroyables, surprenants.

Et aujourd’hui?

Aujourd’hui, en Catalogne, la liberté de la presse est malmenée (150 sites ont été fermés sans aucune procédure judiciaire), des écrivains sont menacés, le droit de se réunir, de manifester, de chanter  sont en danger ­ un rappeur a été condamné à trois ans et demi de prison ferme pour « apologie du terrorisme et injures graves à la couronne » à cause d’une chanson. Sans oublier les gens blessés le 1er octobre et ceux qui restent en prison ou en exil. A aucun moment l’Etat espagnol ne tente de calmer le jeu, il veut nous renvoyer des décennies en arrière.

Votre engagement ne date pas du référendum. Vous avez été candidat aux municipales dans votre village en 2011…

J’étais déjà indépendantiste quand nous étions à peine 10% de la population catalane à mener ce combat. J’ai toujours pensé que nous avions le droit de nous gouverner nous-mêmes et qu’il ne faut pas laisser le pouvoir dans les mains d’une minorité. Cela dépasse le fait souverainiste. J’ai alors rejoins les rangs de la CUP [Candidature d’unité populaire, coalition anticapitaliste indépendantiste] et je m’étais présenté aux municipales sur leur liste. En bout de liste, sûr de ne pas être élu!

La Catalogne est aujourd’hui dans l’impasse. Ni Puigdemont ni Jordi Sànchez, le président emprisonné de l’ANC que les partis indépendantistes veulent se présenter à l’investiture : Rajoy ne veut rien entendre…

C’est l’impasse du côté de la classe politique, engluée dans des tactiques de partis qui s’éloignent du sentiment populaire majoritaire. On ne sait plus où on va, mais ce qui est clair, c’est qu’en face on nous inflige une régression de quatre-vingts ans!

On n’entend plus la gauche dans le reste du pays s’inquiéter de ce qui se passe en Catalogne. Ni Podemos, très actif avant le 1er octobre pour dénoncer les pratiques de Madrid,  et encore moins le Parti socialiste, qui a soutenu l’application de l’article 155…

Nous, nous essayons, malgré tout, d’interpeller la gauche, de trouver des partenaires en Espagne et de leur faire passer le message que les idées que véhicule le mouvement indépen- dantiste, ce sont des idées républicaines qui les concernent tous. Nous voulons changer cette démocratie espagnole qui est fondée sur une base qui n’est pas saine. Franco, faut-il le rappeler, ce n’était pas un parti de droite mais un parti fasciste. Franco, c’était un pote de Hitler et de Mussolini. Un régime de terreur.

Et lors de la transition, avec la peur du retour de cette terreur, les partis ont essayé de négo- cier plutôt que de « défranquiser » le pays. Cette démocratie s’est construite sur un pacte avec le crime. Les criminels qui étaient avec Franco n’ont jamais été jugés. Quand vous grattez dans les rangs du PP [Parti Populaire, au pouvoir à Madrid], vous trouvez beaucoup de gens issus de familles très liées au franquisme. C’est le cas du lieutenant-colonel Diego Pérez Los Cobos, qui s’occupait de la sécurité le 1er octobre, proche conseiller militaire de Rajoy [il s’était présenté avec son uniforme de la Phalange dans sa caserne lors de la tentative du coup d’Etat du capitaine Tejero, en 1981] ; il a assumé le commandement des Mossos [la police catalane] après la destitution du lieutenant Trapero. Son frère, Francisco, préside le Tribunal constitutionnel. Voilà une famille historiquement liée au franquisme.

Vous n’avez pas peur de ne plus tourner en Espagne ou même en France?

Moi, je me sens privilégié. Je n’ai jamais caché mes idées. Je pense, mais je me trompe peut- être, que mon boulot ne dépend pas de ça. Mais ça peut me toucher aussi en Espagne, comme plein d’autres artistes. Il me restera toujours le théâtre! Si tu as une perruque, des lunettes, des boîtes en carton… tu sors dans la rue et tu joues du théâtre.

L’acteur catalan Sergi López était à Paris mercredi soir pour défendre l’indépendance de la Catalogne. Le JDD l’a rencontré.

Le Catalan préféré des Français, l’inquiétant « ami que vous veut du bien », Sergi López, qui a tourné en France, en Grande-Bretagne ou aux États-Unis (Harry, un ami qui vous veut du bien, Partir, Dirty Pretty Things, Le Labyrinthe de Pan…) était de passage à Paris. Il n’est pas venu pour le lancement de la nouvelle série de Canal+, dans laquelle il fait une apparition, Nox, mais pour défendre une cause qui lui tient à cœur, la Catalogne. Avec l’ancien député indépen- dantiste Quim Arrufat, un vieil ami né aussi dans sa ville de Vilanova i la Geltrú, il a participé, mercredi 7 mars, à un débat à la Bourse de travail de Paris sur le thème « Ils sont fous, ces Catalans? Rêver d’une République ».

Mariana Sanchez le 9 mars 2018

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05 mars 2018 ~ 0 Commentaire

morlaix afps (le télégramme)

salalh

Solidarité. Salah Hamouri, toujours détenu en Israël

Les membres du collectif « Liberté pour Salah Hamouri » se mobilisent pour venir en soutien à l’avocat franco-palestinien.
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Le collectif « Liberté pour Salah Hamouri » en Pays de Morlaix, créé pour le soutien à l’avocat franco-palestinien détenu en Israël, s’est mobilisé samedi matin sur le parvis de l’Hôtel de Ville. Le collectif, qui regroupe, fait exceptionnel, 19 associations locales, partis politiques et syndi- cats, a souhaité faire connaître son indignation sur les conditions de l’arrestation et du maintien en détention administrative renouvelable de Salah Hamouri, qui reste toujours sans jugement.
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Ils ont particulièrement insisté sur le fait que la France et son gouvernement sont silencieux car seul, « l’espoir de sa libération » a été évoqué par le ministre Le Drian qui ajoute : « Salah Hamouri bénéficie de la même protection consulaire que les autres Français ». Le collectif parle alors de cynisme car « rien n’est fait pour mettre la pression sur l’état israëlien ».
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Une fête de soutien le 14 avril
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Des demandes d’audiences auprès de la député Sandrine Le Feur et du sénateur Jean-Luc Fichet leur ont été adressées. Par ailleurs, une fête de soutien « Six heures pour la Palestine » sera organisée par le collectif le 14 avril, avec tables rondes, conférences, repas et musique à Plourin-lès-Morlaix.
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05 mars 2018
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