Archive | Antiimpérialisme

11 février 2018 ~ 0 Commentaire

sinn fein ard fheis (jdd)

sinn fein

Sinn Fein fait partie de la gauche européenne

Mary Lou McDonald, celle qui remplace Gerry Adams à la tête du Sinn Féin

Mary Lou McDonald, une Dublinoise de 48 ans, a officiellement pris la tête du Sinn Féin (nationaliste, républicain) en Irlande samedi lors du traditionnel congrès, appelé « Ard Fheis » (Et prononcé « Ardèche » NdB). Unique candidate, elle succède à Gerry Adams, qui incarnait le parti depuis 1983.

Le Sinn Féin a été considéré pendant des décennies comme la vitrine politique de l’IRA (Armée républicaine irlandaise) dont les attentats anti-britanniques ou contre les protestants dans la province d’Ulster ont traumatisé le Royaume-Uni et l’Irlande. « J’ai grandi en regardant Gerry Adams à la télévision, jamais je n’aurais pensé un jour devenir son patron. » Née à Dublin, Mary Lou McDonald a été élevée à Rathgar, considéré comme l’un des quartiers les plus bourgeois de Dublin. Ce qui la différencie de Gerry Adams, d’extraction plus populaire, dont elle a pris la succession samedi.

Une femme controversée pour avoir défendu l’IRA

Elle fait des études de littérature anglaise, avant d’entrer en politique et de devenir, en 2004, la première représentante européenne du Sinn Féin au Parlement européen pour la République d’Irlande. Depuis 2011, elle est députée au Parlement (Dáil Éireann) pour la circonscription de Dublin-Centre.

Non sans humour, elle a déclaré : « Personne ne peut entrer dans les chaussures de Gerry Adams, ça tombe bien, j’ai apporté les miennes. » Mais cette femme réputée pugnace et courageuse, bien que controversée pour avoir défendu les terroristes de l’IRA, a pour très sérieuse mission de donner vie à deux aspirations : apporter au Sinn Féin une respectabilité tant recherchée, et se battre contre les partisans du Brexit. Afin que la province d’Ulster et la République d’Irlande restent unies au sein de l’Union européenne.

Karen Lajon 11 février 2018

http://www.lejdd.fr/

Lire aussi:
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Irlande du Nord : les « malgré-eux » du Brexit

Comprendre le processus de paix (Libération Irlande)

Processus de Paix (Socialist Democracy)

Does Britain have a strategic interest in Ireland?

Commentaires:

Le Sinn Fein n’est pas « nationaliste », ce courant est représenté par le Fianna Fail au Sud et le SDLP au Nord celui-ci « middle class ». Or SF est « républicain » (en référence à la Révolution française) et s’adresse au petit peuple. Il est d’ailleurs dans le même groupe européen que PCF, Parti de Gauche et « Insoumis ».

Les trois derniers articles soulèvent la question du pourquoi les anglais restent en Irlande. Ils ont très bien « vendu » leur indifférence à la question. Or les sommes engagées pendant 30 ans et encore aujourd’hui, pour l’armée, semblent énormes, pour un pays « qui n’a aucun intérêt à rester »!

Enfin, Bernadette McAliskey a longtemps été proche de la LCR.

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11 février 2018 ~ 0 Commentaire

hdp turquie (jdd)

hdp

Quel est l’avenir du parti kurde face à Erdogan?

Le Parti démocratique des peuples (HDP) se réunit dimanche en congrès afin d’élire de nouveaux dirigeants et d’essayer de faire entendre sa voix, alors qu’il est en butte à une répression politique accrue.

Pour le parti prokurde, il s’agit de désigner un successeur au charismatique Sela- hattin Demirtas, emprisonné depuis novembre 2016.

« C’est surtout l’occasion de nous rassembler et d’essayer de trouver de nouveaux moyens de résister et de lutter contre la politique d’Erdogan », estime Ayhan Bilgen, député et porte-parole du HDP. La tâche est d’autant plus rude dans le contexte de l’offensive lancée le 20 janvier par l’armée turque contre les Kurdes de Syrie, dans le canton d’Afrin, au nord-ouest du pays.

Le HDP est le seul parti qui s’oppose à la guerre, et ses partisans en payent le prix.

En quelques semaines, plusieurs centaines de ses membres ont été arrêtés pour avoir critiqué l’intervention militaire sur les réseaux sociaux. Ils sont allés rejoindre derrière les barreaux les milliers de militants et d’élus du HDP, de plus en plus isolé sur la scène politique turque. La ferveur guerrière et nationaliste qui s’est emparée de l’opinion publique risque par ailleurs de compliquer les possibilités d’alliance électorale sans lesquelles ce parti doit se contenter de ses seules places fortes dans l’est du pays.

Cet écueil du repli sur sa base électorale, oubliant la gauche et les libéraux turcs dont les voix lui avaient permis de dépasser le seuil des 10% aux dernières élections de 2015, menace l’organisation kurde. Pour Ayhan Bilgen, « le HDP n’est pas un parti ethnique, et je crois que l’ensemble de la Turquie a besoin plus que jamais d’un parti qui se fasse l’écho du combat pour la démocratie et les droits de l’homme ».

Zeynep, l’une des militantes, parmi les 30.000 partisans à faire le déplacement à Ankara, estime pour sa part qu’il faut que le HDP « arrête de se concentrer sur les dynamiques électo- rales et se coordonne avec la société civile, les associations et les syndicats pour appeler les gens à se mobiliser, à descendre dans la rue ». Une stratégie risquée, à l’heure de l’état d’ur- gence. Le président Recep Tayyip Erdogan a prévenu ceux qu’il appelle les « traîtres ». « S’ils sortent dans la rue, ils le paieront très cher ».

11 février 2018

http://www.lejdd.fr/

Commentaire: Le HDP n’est pas seulement le parti des kurdes, il fédère des forces laïques, féministes et LGBTI, dont l’équivalent du NPA.

Lire aussi:

Parti démocratique des peuples (Wikipédia)

La liberté de dire « Non » (Inprecor)

Métamorphose idéologique du PKK (1/2)

Métamorphose idéologique du PKK  (2/2)

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10 février 2018 ~ 0 Commentaire

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Un rassemblement sous la pluie qui a eu le droit à une provocation « spontanée » orchestrée par une poignée de « militants turcs » venus nous traiter d’agents de daesh!

Organisations présentes: AFPS, UEP, Ensemble!, POID, NPA, UDB etc…

Collectif du Pays de Morlaix de Solidarité avec Afrin:

AGRESSION ISLAMO-FASCISTE DES PRO ERDOGAN à la manifestation de solidarité avec Afrin à Brest cet après-midi !

Lors du rassemblement à Brest en soutien avec Afrin à l’appel des Amitiés Kurdes de Bretagne, ou une délégation du Collectif du Pays de Morlaix de solidarité avec Afrin était présente, un groupe d’islamo-fasciste, arborant le drapeau turc ont violemment agressé le rassemblement composé entre autre de femmes, d’enfants en bas âge, 5 personnes blessés, des kurdes, dont certains visiblement gravement (au yeux)… Les agresseurs ont été repoussé par les manifestants aux cris d’Erdogan Fasciste, Afrin solidarité…La police est arrivé et aurait arrêté 3 fascistes, les autres ayant pu s’enfuir. Les blessés ont été emmenés à l’hôpital et devraient portés plaintes dans la foulée.
Nous ne pouvons admettre que les fascistes turc se comportent en toute impunité lors d’un rassemblement pacifiste en solidarité avec Afrin !
La riposte la plus large doit être apportée à cette agression inadmissible.
Le Collectif du Pays de Morlaix de Solidarité avec Afrin apporte toute sa solidarité avec les personnes blessées et nous appelons à la vigilance contre ce déferlement de haine. Nous ne nous laisserons pas intimider et appelons dés aujourd’hui à un rassemblement le samedi 17 février à 12 heures au kiosque à Morlaix
Fascistes hors de nos rues !
Solidarité avec Afrin !
Troupes fascistes hors du Rojava !
Des photos et vidéos de l’agression devraient prochainement être publiés.

Le MRAP solidaire des Amitiés Kurdes de Bretagne

les complices en France d’ Erdogan ne nous feront pas taire !

Dans le cadre de la journée de solidarité avec Afrin, soutenue par la Coordination Nationale Solidarité Kurdistan, l’antenne de Brest des Amitiés Kurdes de Bretagne organisait ce samedi 10 février, un rassemblement , afin de protester contre l’intervention militaire de la Turquie dans la région d’Afrin au Rojava.

Les militants rassemblés ont été agressés par une dizaine d’individus regroupés derrière un drapeau turc . Cette agression qui a fait 5 blessés dont 2 sérieusement parmi les Kurdes qui se sont interposés pour protéger les manifestants vient après plusieurs autres.

Le MRAP, solidaire des Amitiés Kurdes de Bretagne et des victimes de cette agression , dénonce cette nouvelle provocation . Il condamne les déclarations du Président de la République Emmanuel Macron qui en traitant les kurdes syriens « de terroristes potentiels » ne peut qu’encourager de tels agissements.

Les Kurdes qui, à Kobanè, ont été les premiers à affronter et à faire reculer Daesh, ne sont pas des terroristes, ils les combattent.

Le MRAP réaffirme sa condamnation de l’intervention militaire de la Turquie et sa solidarité avec Afrin. Il demande au Président Emmanuel Macron de condamner sans aucune ambiguïté cette agression.

Erdogan ne nous fera pas taire !

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09 février 2018 ~ 0 Commentaire

macron (a manca)

a manca 1

A NAZIONE OGHJE PIÙ CHÈ MAI.

En deux courtes journées, le président de la république française a ressuscité la momie de la CFR ( Corse Française Républicaine ex-droite note du blog) de sinistre mémoire. La droite des Mondoloni et Bozzi, en manifestant sa satisfaction, ne s’y est pas trompé.

Minoritaire dans les urnes en décembre 2017, elle tient sa revanche puisque l’essentiel du discours de Macron consacre son argumentaire, tant au niveau des politiques institutionnelles qu’aux plans économiques et sociaux. Le déni de démocratie perpétré par le chef de l’état français donne entière satisfaction à cette droite qui doit désormais assumer pleinement sa collaboration à l’entreprise de liquidation que Macron se propose d’entreprendre.

En rejetant en bloc toutes les propositions présentées par la majorité régionale, le patron de l’État a donné à voir et à entendre la réalité du véritable fond idéologique qui l’anime.

Chantre de la mondialisation capitaliste, Macron est également un néo-colonialiste pour qui la démocratie s’arrête là où commence la raison d’État. Ses discours, condescendants et paternalistes, sont venus rappeler à tous la véritable nature des rapports unissant l’État français et le peuple corse. Il n’y aura donc pas de pacte, car au déni de démocratie se sont ajoutées en forme de surenchère des agressions verbales et des provocations qui constituent un défi dont Macron pense sortir victorieux.

Ce défi s’inspire de celui que l’État espagnol a lancé au peuple catalan.

C’est une violence symbolique qui entend se satisfaire du chaos plutôt que de la paix. Les calculs de Macron et l’appareil d’État sont limpides. Il s’agit d’abord de fracturer l’actuelle majorité régionale, puis en spéculant sur un rapport de force très défavorable à l’ensemble du mouvement national, de liquider toute velléité de résistance et à terme toute volonté d’existence en tant que peuple.

Le président de la république française souhaite désarticuler encore plus profondément la société en procédant à deux autres manœuvres. Il s’agit de faire rentrer pleinement la Corse dans la compétition libérale en accentuant un mode de développement fondé sur le tout tourisme, tout en éradiquant le substrat culturel dont notre langue est le principal vecteur.

En jetant en pâture les lois littoral et montagne aux marchés fonciers et immobiliers, il se refuse à admettre la coofficialité en spéculant ainsi sur le profit et l’avidité plutôt que sur un développement durable qui répondrait à nos véritables besoins collectifs.

Ce faisant, Macron et ses conseillers n’ignorent rien du climat politique qui ne peut manquer de se tendre à l’extrême.

Ils veulent pousser à la faute des pans entiers de la société corse en espérant qu’ils soient très minoritaires et coupés de l’ensemble du peuple. En écrasant toute les volontés de résistance, le chef de l’État français fait miroiter l’illusion d’un aménagement à la marge de la Constitution. Il tente ainsi d’attirer à lui ceux dont il espère un renoncement en les engluant définitivement dans le piège tendu.

Ce sont tous ces défis qu’il nous faut collectivement relever en imaginant des moyens de mobilisations, publics, collectifs.

Ces champs ne peuvent s’ouvrir sans une détermination sans faille. Des fronts de luttes doivent impérativement se structurer et leur convergence doit viser à imposer le peuple corse comme seul dépositaire de toutes les légitimités. Ces mobilisations concernent les corses d’aujourd’hui et toutes celles et ceux qui souhaitent en conscience bâtir l’espoir.

Dans ce cadre, le monde du travail par son nombre et son potentiel occupe une place centrale.

Aujourd’hui morcelés et affaiblis par le fléau que constitue le racisme, les travailleurs sont paralysés. La seule vague qui submerge notre nation commune, c’est celle de l’argent à laquelle s’ajoute le flot de ceux qui détiennent abusivement tous les capitaux. Lutter contre la xénophobie, c’est déconstruire ce mensonge qui détourne les légitimes colères de celles et ceux qui n’ont que leur force de travail pour vivre. S’opposer sans concession au démantèlement des lois littoral et montagne, c’est aussi mettre un terme à cette spéculation qui ruine le droit au logement, au même titre que nos espaces naturels collectifs.

Imposer et pratiquer à tout prix et en toute circonstance la langue corse, c’est défendre un lien qui doit unir toutes les composantes de notre société. Exiger la démocratie, c’est affirmer que la lutte de libération nationale est indissociable de la lutte de libération sociale.

Macron, représentant de commerce de la banque et de la finance, se présente à nos yeux pour ce qu’il est : un liquidateur de tous nos droits. Nous n’avons donc rien à attendre de lui, ni de son État.

La désaliénation ne peut venir que de nous, du libre exercice de nos consciences vives, de la mise en œuvre opiniâtre de nos volontés et de nos capacités à créer nos cadres culturels, sociaux, économiques et politiques. Mettre un terme à la domination, c’est d’abord et avant tout faire la démonstration en nous-mêmes et par nous-mêmes que nous pouvons construire librement notre avenir par l’autogestion.

A NAZIONE OGHJE PIÙ CHÈ MAI.

 8 février 2018

http://a-manca.org/

Lire aussi:

Corse : Déni de démocratie, déni d’existence (A Manca)

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08 février 2018 ~ 0 Commentaire

brest kurdes (akb))

akb

Nous ne pouvons rester insensible à la situation actuelle dans le Nord de la Syrie.

L’antenne de Brest des Amitiés kurdes de Bretagne organise un  rassemblement ayant pour objet de protester contre l’intervention  militaire de la Turquie dans la région d’Afrin en Syrie.

A Brest,  samedi 10 février à 14h 30 Place de la Liberté, à proximité du
Monument aux Morts Esplanade Général Leclerc, square Mathon, avec prise
de parole.

Tous les Brestois sont invités à soutenir cette action. Un appel est lancé à tous les militants des organisations démocratiques : partis politiques*, syndicats, associations.

Les Amitiés Kurdes de Bretagne

*Le NPA soutien

 

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05 février 2018 ~ 0 Commentaire

manif ajaccio (a manca)

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Una volta c’era un Populu!

Malgré la neige, la pluie et la grêle, nous étions des milliers dans les rues d’Aiacciu ce samedi 3 février 2018. Cette manifestation, par son succès, compte parmi les plus importantes que le mouvement national ait initié, et ce depuis celle de Bastelica-Fesh.

Ce n’est pas un pari qui a été gagné, c’est un premier pas vers une réactivation des mobilisations sans lesquelles aucune avancée politique ne peut être envisagée.

Certes, le consensus autour de la plate forme de revendications portée par l’actuelle majorité nationaliste, est fondé sur un socle minimal. Il ne constitue pas pour autant un horizon indépassable. La route qui mène vers un plein exercice de la souveraineté est ouverte, et cette route ne dépend sûrement pas des seules urnes.

Cependant, tous ceux, de la gauche moribonde française à la droite décomposée, qui se sont refusés à défendre au moins un principe démocratique, tous ceux là donc se sont encore une fois disqualifiés aux yeux de la majorité du peuple corse.

Dans les faits, ils se sont rangés derrière ce gouvernement et ses chefs qui se refusent encore pour le moment à admettre qu’il y a un peuple corse et que celui-ci n’entend absolument pas capituler en rase campagne.

Le parti pro-français n’a toujours pas renoncé à s’opposer à l’accession de notre pays à une dimension universelle. Dans ce registre, la palme revient au PCF et à la CGT, qui par leurs positionnements, mettent en opposition la question sociale et la question nationale, n’hésitant pas au besoin à procéder à une réécriture de l’histoire.

Malgré cela et les diatribes surréalistes de la droite en décomposition, malgré cela donc, la manifestation par son succès, délivre un message clair à Macron : le peuple corse, dans sa diversité, n’entend pas se soumettre au fait du prince. Comme il n’entend pas non plus que ses terres, en particulier les zones littorales, puissent faire l’objet de sordides et inacceptables tractations.

C’est sur ce premier point que la mobilisation doit se prolonger car la spéculation foncière et immobilière porte des coups mortels à nos conditions de vie.

La flambée des loyers qui pénalisent lourdement les classes populaires est une des conséquences majeures de ce fléau.

Le deuxième point porte sur la coofficialité. Bien sur, pour que notre langue redevienne la langue du « pain », la parité entre la langue corse et le français ne suffira pas, mais sans cette égalité le risque de voir notre langue reléguée au musée de l’histoire est grand. Nous y perdrions alors plus qu’un symbole, mais une manière d’être au monde.

Le troisième élément concerne le rapprochement des emprisonnés, la cessation des poursuites à l’encontre des personnes recherchées et une loi d’amnistie. Sur ce dernier point, il faut se souvenir que des lois d’amnistie ont bénéficié au siècle dernier à des personnes coupables de collaboration avec les nazis et aux activistes d’extrême droite de la sinistre OAS. A son accession au pouvoir François Mitterand avait eu le courage politique d’en faire bénéficier tous les patriotes condamnés par la cour de sûreté de l’État. Il est donc clair que la France, lorsqu’elle tend à mettre un peu de baume sur les plaies de son histoire, sait comment procéder.

Au delà de ces points, bien des chantiers sont ouverts ou le seront immanquablement. La question sociale doit recevoir d’autres réponses que des constats larmoyants.

La formation des prix, la cherté des loyers, la réhabilitation concrète du travail manuel, le coût des transports, la gratuité réelle de l’enseignement et l’adéquation entre les salaires et le coût réel de la vie (la liste n’étant pas exhaustive, comme l’accès aux crèches et garderies), sont autant de questions que les prérogatives de la collectivité unique permettent de traiter positivement. A Manca portera sans relâche ses efforts dans ces domaines, car c’est cela la véritable démocratie.

Aujourd’hui, par notre détermination, nous devons dans nos diversités, défendre sans la moindre hésitation les intérêts de ce qui reste et demeure notre bien commun, la Nation Corse, en tant que cadre expurgé de toutes les formes d’aliénation.

A MANCA  4 février 2018

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03 février 2018 ~ 0 Commentaire

daniel guérin (émancipation)

congo

Un combat anti-colonialiste

C’est le sous-titre du livre de Daniel Guérin, Algérie 1954-1965, que les éditions Spartacus viennent de publier. Il s’agit en fait de textes réunis et ordonnés, dont la plupart avaient été publiés en 1979, dans « Quand l’Algérie s’insurgeai »t, aux éditions La pensée sauvage.

Alors que l’histoire des relations franco-algériennes pendant la période coloniale, la guerre d’indépendance puis la période post-coloniale, continue de diviser les opinions dans les deux pays, cette réédition, complétée d’autres écrits, constitue un apport précieux dans la bibliographie déjà abondante consacrée aux diverses facettes du conflit algérien.

Daniel Guérin, militant révolutionnaire

Par son œuvre et son parcours politique, Daniel Guérin (1904-1988) figure parmi les intellectuelLEs et témoins les plus importantEs de la gauche révolutionnaire française. Dès les années 30, il s’engage dans la tendance “Gauche Révolutionnaire” de la SFIO, animée par Marceau Pivert. Un voyage en Allemagne l’amène à publier son premier texte marquant, La peste brune , en 1933, qu’il complétera avec Fascisme et grand capital en 1936, deux livres qui font encore aujourd’hui référence.

Durant la guerre civile espagnole puis la Seconde guerre mondiale, il se rapproche des groupes trotskystes. À la fin des années 1950, son parcours politique le conduit dans les rangs des organisations libertaires et, s’affranchissant de tout sectarisme, il travaille à une tentative de synthèse entre anarchisme et marxisme. S’ouvre alors la période la plus féconde de son œuvre, avec de nombreux ouvrages qui ont fait date, comme La lutte des classes sous la Première République , en 1946, réédité en 1968, L’Anarchisme (1965, réédité plusieurs fois), ou encore Pour un marxisme libertaire , en 1969.

L’anticolonialisme a toujours été l’un des moteurs principaux de l’engagement de Daniel Guérin. Dès 1930, à la suite d’un voyage en Syrie et en Indochine, il se révolte contre les réalités coloniales. L’anticolonialisme occupe une place non négligeable dans sa longue bibliographie : il publie notamment Au service des colonisés en 1954, aux Éditions de Minuit, puis Les Antilles décolonisées en 1956.

Daniel Guérin et la guerre d’Algérie

C’est donc en intellectuel et militant, marxiste mais résolument anti-stalinien et donc très critique à l’égard des partis communistes, que Daniel Guérin suit de près les évolutions et composantes du mouvement nationaliste algérien. Cette réédition des textes réunis pour la plupart dans Quand l’Algérie s’insurgeait , complétée par d’autres de ses écrits pour en élargir la perspective, nous livre ainsi un témoignage précieux sur des faits et des acteurs de premier plan de l’insurrection algérienne, et aussi du mouvement anticolonialiste français de l’époque.

Nous suivons ainsi les débats et les errements du Comité France-Maghreb, animé par François Mauriac et Pierre Mendes-France, la tentative de la Fédération Communiste Libertaire et du Parti Communiste Internationaliste (ancêtre de la LCR note du blog)  pour impulser la constitution du comité de lutte contre la répression colonialiste, les efforts du Comité d’action des intellectuels, les constitutions de comités de soutien aux victimes de la répression, les divisions qui obèrent toute perspective d’unification efficace des forces anticolonialistes.

De nombreux textes nous font suivre aussi ses rencontres et ses échanges avec Mohammed Harbi et surtout Messali Hadj, dont il contribue à réhabiliter l’action. On ne s’étonnera donc pas d’y lire de nombreuses et virulentes critiques à l’encontre du FLN, du Parti Communiste Algérien, et aussi de la politique du Parti Communiste Français, qu’il juge déphasé. Nous voyons ainsi presque de l’intérieur se creuser le fossé qui sépare le MNA et le FLN, conduisant à des luttes fratricides.

Au-delà du conflit algérien

Les écrits réunis par les éditions Spartacus débordent largement du cadre chronologique du conflit algérien. Le corpus aborde d’abord la période 1930-1954, qui voit la gestation du mouvement national algérien. Viennent ensuite les textes qui éclairent le conflit proprement dit, où l’on peut distinguer les années 1954-1958, puis les années 1958-1962. Le livre se termine sur les premières années de l’indépendance algérienne et la construction du nouvel État. Daniel Guérin y développe une analyse très critique du régime qui se met en place avec Ben Bella, notamment dans la série d’articles publiés dans le journal Combat en 1964.

Avec ce livre, les éditions Spartacus nous proposent non seulement un témoignage précieux pour celles et ceux qui s’intéressent à l’histoire de l’Algérie, mais aussi une contribution utile à l’histoire du mouvement anticolonialiste français. Dans son apport à la réhabilitation de Messali Hadj, il pourra être complété par la lecture des ouvrages de Jacques Simon.

Raymond Jousmet mercredi 31 janvier 2018

  • Daniel Guérin, Algérie 1954-1965. Un combat anticolonialiste , éditions Spartacus, Paris, novembre 2017, 250 p., 14 e.

À commander à l’EDMP (8, impasse Crozatier, Paris 12e, didier.mainchin@gmail.com 14 €)

http://www.emancipation.fr/

Lire aussi:

Daniel Guérin (Wikipédia)

Portrait d’un anarchiste : Daniel Guérin (Socialisme Libertaire)

Daniel Guérin, Bourgeois et bras-nus.

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03 février 2018 ~ 0 Commentaire

manif d’ajaccio (a manca)

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APPEL A LA MOBILISATION

C’est sans réserve aucune que nous apportons notre soutien à l’appel à manifester lancé par les présidents de l’exécutif et de l’assemblée de Corse.

En décembre 2017 des dizaines de milliers de femmes et d’hommes de notre pays ont fait le choix de confier un mandat à la majorité Femu a Corsica et Corsica Libera. Cette expression est bafouée par le gouvernement et le président de la République Française.

Sous les aspects trompeurs du « modernisme » ce sont les vieux démons coloniaux qui animent le premier ministre et le président de ce pays. Leurs attitudes sont des provocations auxquelles nous devons collectivement résister.

Notre réponse doit être ferme et nous sommes certains que la mobilisation sera massive et à la hauteur des enjeux. Notre pays a besoin de paix et si d’aucuns spéculent sur des fractures dans le mouvement national, alors sachons leur opposer un front démocratique commun dans la diversité de nos sensibilités.

En décembre 2017 des milliers d’électrices et d’électeurs ont été abusés par d’autres formations politiques qui aujourd’hui se révèlent pour ce qu’elles sont, des machines électoralistes totalement éloignées des intérêts du peuple Corse. C’est à ces femmes et ces hommes , qui constatent aujourd’hui la réalité des discours de ces néo-clanistes, que nous lançons également un appel afin qu’en toute conscience ils se joignent à la défense d’un cadre démocratique en Corse. C’est d’un avenir commun dont il s’agit et toutes les basses manœuvres échoueront face à la volonté du peuple.

 24 janvier 2018

http://a-manca.org/

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Pour le peuple et par le peuple

Le samedi 27 janvier dernier, les représentants d’a Manca étaient présents à la réunion de toutes les organisations du mouvement national.

Un collectif réunissant les premiers signataires d’un appel à manifester s’est créé à cette occasion, collectif intitulé « Demucrazia è rispettu pè u populu corsu ». Il lui appartient de finaliser les modalités organisationnelles de la mobilisation populaire dont la date est fixée au samedi 3 février à 14h30 à Ajaccio. D’ores et déjà, les mots d’ordre sont arrêtés. En outre, a été également acté le fait qu’il n’y aurait pas de prise de parole centrale à l’issue de la manifestation. Sur proposition du Président de l’Exécutif, les participants seront invités à entonner collectivement le Diu vi salve Regina.

A Manca renouvelle son appel à manifester et ce, sur la base de la plateforme présentée par Femu a Corsica et Corsica Libera lors des dernières élections, à savoir :

La co-officialité linguistique, le statut fiscal, le statut de résident, l’amnistie des prisonniers politiques et l’inscription de la spécificité de la Corse dans la constitution actuelle.

Cette même plateforme que Macron et son gouvernement rejettent encore pour l’heure cons- titue un socle minimal en -deçà duquel les dizaines de milliers de corses qui se sont prononcés pour l’actuelle majorité régionale, n’acceptent pas d’aller. C’est ce principe démocratique que nous défendons. C’est ce même principe qui est aujourd’hui bafoué par ce gouvernement. Celui-ci serait bien inspiré de changer de posture en accédant aux légitimes revendications qui lui sont présentées par les élus de la majorité de l’Assemblée de Corse.

La manifestation du 3 février semble mobiliser et s’annonce de ce fait comme un succès. Seuls quelques irresponsables en négligent encore le sens et la portée. A moins de vouloir plonger notre pays dans le chaos, il ne peut en être autrement. Il nous faut collectivement faire la démonstration de notre détermination et de notre sens des responsabilités.

Démonstration est faite que les urnes ne suffisent pas à elles seules à garantir un cadre démocratique. Ce n’est et cela ne peut être que sur le terrain des luttes publiques que se garantissent dans tous les domaines les volontés populaires.

La manifestation du 3 février 2017 marque le début d’une démarche qui mise sur la mobilisation des énergies, des forces vives de notre société. Notre histoire ne peut en aucune manière s’écrire sans le peuple. C’est lui et lui seul qui a le devoir d’exercer tous ses droits. Tel est le chemin de la démocratie.

A Manca

http://a-manca.org/

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02 février 2018 ~ 0 Commentaire

brest palestine (ouest france)

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Brest. Un médecin engagé pour la paix en Palestine

Depuis 2002, le professeur Dominique Le Nen, chirurgien (orthopédiste Note du blog) au CHRU de Brest, a effectué vingt-quatre missions en Palestine. Dominique Le Nen s’y rend deux fois par an pour opérer et former. Une expérience forte dont il témoigne dans un livre. « L’envie d’aider cette population ne me quitte pas. »

Rencontre

« Imaginez un jeune Palestinien âgé de dix ans. Depuis sa naissance, il a connu trois guerres. Il n’a vécu que dans un pays occupé, entouré de murs. Sans liberté de mouvements. Quelle vie pour cet enfant ? Et quel avenir pour la jeunesse palestinienne ? » Le professeur Dominique Le Nen, chirurgien orthopédiste au CHRU de Brest, spécialiste de la main, est très investi dans l’humanitaire, en Palestine. Depuis 2002, il s’y rend deux fois par an pour opérer ou former des soignants. Soit vingt-quatre missions en quinze ans.

Un conflit « sans fin »

Une expérience relatée dans un livre poignant et touchant, « De Gaza à Jénine », dont la troisième édition vient de sortir. « J’ai ajouté un chapitre sur la guerre de septembre 2014 et sur ma dernière mission en septembre 2017. » « Je dénonce les aberrations d’un conflit qui semble sans fin ! Mais c’est aussi un appel à la paix. » Le médecin s’engage contre la guerre et la violence. « Pour moi qui aime écrire, ce témoignage était une obligation car on ne revient pas indemne de là-bas. »Mais sans « faire de politique »…

Le chirurgien rêve de deux États en paix. D’abord, « il faut qu’Israël cesse la colonisation en Cisjordanie, une annexion de terres en opposition à ce qui a été décrété à l’ONU ». Et aussi que Jérusalem, revendiquée conjointement comme capitale par Israël et la Palestine, devien- nent une cité internationale. « Tant que ces deux problèmes ne seront pas résolus, il n’y aura pas de paix. »

La situation actuelle est plus calme qu’au début des années 2000. Notamment à Jénine, où le médecin se rend le plus souvent. « Mais cette impression est trompeuse. Depuis décembre et les déclarations de Trump sur Jérusalem, il y a des arrestations tous les jours. Des barrages, des checkpoints… Un État occupé est un État en guerre. »

Un « besoin de dignité »

Au niveau sanitaire, la situation s’est améliorée. « Les Palestiniens bénéficient d’une importan- te aide internationale. Actuellement, c’est davantage de la coopération que de l’humanitaire. Au début, j’opérais beaucoup pour des séquelles de plaie par balles. Aujourd’hui, j’opère surtout des malformations congénitales, des paralysies du bras de l’enfant à la naissance. »

Dominique Le Nen a fait beaucoup de belles rencontres. « L’envie d’aider cette population ne me quitte pas. Leur quotidien est celui d’hommes, de femmes, d’enfants qui veulent tout simplement vivre et pouvoir voyager librement, ce qui leur est interdit. » Un mot résume le mieux la situation. « Le besoin de dignité humaine ! Ce manque de reconnaissance est difficile à vivre. Et c’est humiliant aussi. »

Il en appelle à tous les « autres gens ». À la société civile. « Si on est suffisamment nombreux, on pourra peser sur nos gouvernants. »

Laurence Guilmo.  01/02/2018

De Gaza à Jénine. Tant que la guerre durera, aux éditions L’Harmattan, 22,50 €. Préface d’Alain Gresh, Postface d’Irène Frachon. Les bénéfices sont reversés à Amani, association franco-palestinienne pour l’aide et la formation médicale.

https://www.ouest-france.fr/

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La troisième édition du livre de Gaza à Jénine d’un chirurgien brestois (Le Télégramme)

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02 février 2018 ~ 0 Commentaire

ypg terroristes? (rtl)

kurdes

Macron qualifie de « potentiels terroristes » les Kurdes visés par la Turquie en Syri

Après Jean-Yves Le Drian, le président de la République a mis en garde le président turc contre une « opération d’invasion » dans le nord de la Turquie. Mais il n’est plus « préoccupé » par les attaques contre les YPG, désormais « potentiels terroristes ».

Les Kurdes lâchés par leurs alliés ? En Syrie, les YPG, branche syrienne du PKK (parti des travailleurs du Kurdistan), sont attaqués par l’armée turque depuis le 20 janvier dernier. Les bombardements se font de plus en plus intenses dans l’enclave kurde d’Afrine dans le nord de la Syrie.

Après avoir été soutenus par la coalition internationale, dont la France, cette milice qui a lutté contre Daesh est aujourd’hui traitée de « potentiels terroristes » par Emma- nuel Macron dans une interview accordée au Figaro, publiée le 31 janvier. « S’il s’avérait que cette opération devait prendre un autre tour qu’une action pour lutter contre un potentiel terroriste menaçant la frontière turque et que c’était une opération d’invasion, à ce moment, cette opération nous pose un problème réel », prévient le chef de l’État. Même discours tenu par le ministre des Affaires étrangères mardi 30 janvier devant les députés.

Dans un premier temps, pourtant, la France, à travers la voix de Florence Parly, a appelé Ankara à cesser ses interventions militaires.

« Il faut que nous revenions à l’essentiel, c’est la lutte contre le terrorisme et tous ces combats, notamment ceux qui ont lieu en ce moment de façon terrible en Syrie dans la poche d’Idleb ou ailleurs, doivent être arrêtés », avait réagi la ministre des Armées au lendemain des premières attaques, sur France 3.

« Ce sont les forces kurdes syriennes dont il s’agit, ne l’oublions pas, et il me semble que la préoccupation du président Erdogan ce sont les forces kurdes turques », avait-elle ajouté. Le PKK est en effet classé comme organisation terroriste sur les listes de nombreux pays, dont la Turquie mais aussi l’Union européenne. Mais les YPG forment une milice soutenue par Washington.

Florence Parly avait été soutenue par le président Emmanuel Macron qui avait exprimé sa « préoccupation » à son homologue turc.  »Le président a rappelé la nécessité d’une part de lutter en priorité contre Daesh et toutes les forces djihadistes en présence, d’autre part d’assurer pour les populations civiles des conditions humanitaires indispensables, et enfin de favoriser les conditions sur le terrain d’une solution politique durable », a conclu l’Élysée.

Ces YPG sont l’épine dorsale des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes soutenue par Washington dans la lutte contre l’État islamique (EI). Elle a offert au président américain Donald Trump sa première victoire militaire en faisant tomber Raqqa, la capitale syrienne de Daesh. Ce retournement de veste a été remarqué.

31/01/2018 Cécile De Sèze
http://www.rtl.fr

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