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15 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

l’empire ( à l’encontre)

toc

L’Empire et le Moyen-Orient à l’âge de Trump

Les Etats-Unis se sont principalement concentrés sur la défaite de l’Etat islamique en Irak et en Syrie (ISIS), qui semble avoir été largement obtenue suite aux offensives pour chasser l’Etat islamique de ses principaux bastions dans les deux pays. Première question: qu’arrive-t-il à l’Etat islamique (EI) maintenant?

L’EI a manifestement subi une grave défaite. Ils pensaient qu’ils avaient construit un Etat, un califat qui durerait longtemps sur un très vaste territoire en Syrie et en Irak, et ils ont fonda- mentalement perdu tout cela. Cela a duré environ trois ans avant de se défaire. On pourrait dire que c’était déjà un exploit pour l’Etat islamique de garder un si grand territoire pendant si longtemps contre pratiquement tout le monde. Parce que c’est le seul groupe contre lequel il y a eu une sorte d’unanimité parmi toutes les autres forces impliquées dans la région.

L’EI a subi une lourde défaite, mais cela ne veut pas dire qu’il va disparaître. Beau- coup de ses combattants ont réussi à se cacher en Irak et en Syrie, et ils ont des filiales dans plusieurs autres pays. Et comme nous le voyons dans le cas d’Al-Qaida, le terrorisme peut continuer sur le long terme à travers des réseaux souterrains. Je suis sûr que nous verrons des manifestations de ce terrorisme dans la période à venir, parce qu’il n’y a pas de véritable moyen de se débarrasser d’un tel fléau sans changer les conditions qui le produisent.

Aujourd’hui, ces conditions sont assez compliquées. Ils comprennent, tout d’abord, le terroris- me d’Etat, à commencer par celui d’Israël et celui perpétré par la domination impérialiste occidentale dans la région. Une grande partie de ce qui s’est passé dans le monde depuis 1990 trouve son origine dans les guerres menées par les Etats-Unis contre l’Irak en 1991 et 2003, et l’occupation de l’Irak qui s’en est suivie. Mais il y a aussi beaucoup de régimes despotiques dans la région qui pratiquent le terrorisme d’état et attisent la même haine, créant ainsi un terreau pour des groupes comme l’EI.

Dans l’ensemble, nous assistons à ce que j’ai appelé dans un livre que j’ai écrit après le 11 septembre le «choc des barbaries» [voir la réédition en langue française: Le choc des barbaries. Terrorismes et désordre mondial, Ed. Syllepse, 2017]. La barbarie du fort crée les conditions d’une contre-barbarie des faibles.

C’est ce que nous avons vu – et nous le verrons encore plus, je le crains – avec la perpétuation de la barbarie des forts, celle des Etats-Unis d’Amérique, la plus meurtrière de toutes, ou de la Russie, ou des régimes despotiques locaux tels que la tyrannie d’Assad en Syrie, le plus barbare des gouvernements régionaux, ou la dictature de Sissi en Egypte, pour n’en nommer que deux.(…)

Peux-tu tirer des conclusions générales sur le bilan de la révolution et de la contre-révolution, presque sept ans après le Printemps arabe? Tu as déjà écrit qu’il fallait comprendre ce processus comme un processus non divisé en épisodes distincts, mais continu. Pourrais-tu développer ceci?

Le point de départ est de comprendre que ce Printemps arabe ne se limite pas aux questions de la démocratie et de la liberté, telles que décrites dans les médias. C’était une explosion sociale et économique beaucoup plus profonde, due à l’accumulation de griefs à caractère social. Des taux de chômage record, en particulier chez les jeunes; le bas niveau de vie; la pauvreté. Tout est arrivé avec force à la surface en 2011.

C’est pourquoi j’ai souligné que ce que j’appelle un processus révolutionnaire à long terme a commencé, un processus qui va charrier des troubles durant de très nombreuses années – on peut même dire, aujourd’hui: durant des décennies.

Il n’y aura pas de nouvelle stabilisation dans cette partie du monde pour une longue période, car la condition pour une stabilisation réside dans un changement social et politique radical, qui mettrait la région sur la voie d’un développement économique et social très différent. Sans un changement aussi radical, l’instabilité du Moyen-Orient ne sera pas résolue.

Le problème du moment est que les forces progressistes, qui ont émergé lors des Printemps arabes, ont été marginalisées presque partout au cours des années post-2011. Depuis lors, la région a été déchirée entre deux forces réactionnaires.

D’une part, il y a les régimes – ou leurs restes dans les pays où ils ont été renversés ou considérablement affaiblis. Et de l’autre côté, il y a les forces fondamentalistes islamiques,

Surtout les Frères musulmans parrainés par le Qatar et les salafistes inspirés de l’Arabie saoudite, qui ont surgi depuis les années 1970 et 80 sur le cadavre d’une précédente vague de mobilisation de gauche, dans laquelle les partis nationalistes et communistes ont joué un rôle clé.

La réalité est que toute la région s’est déplacée depuis 2013 de la phase révolutionnaire précédente, surnommée le Printemps Arabe, à une phase contre-révolutionnaire. Cette dernière est caractérisée par l’affrontement entre les deux forces contre-révolutionnaires – celle des régimes et celle de leurs rivaux islamistes fondamentalistes.

C’est ce qui est à l’œuvre dans les guerres qui ont éclaté en Libye, en Syrie et au Yémen – en gros, vous trouvez ces ingrédients partout.

Ils existaient dans la situation de tensions intenses en Egypte: la forme que cela a prise se concrétise dans le retour de l’ancien régime, avec un caractère de vengeance, entre autres en écrasant les Frères musulmans.

Nous sommes au milieu de cette phase contre-révolutionnaire.

Mais en même temps, vous pouvez voir à partir d’un certain nombre d’indicateurs que les problèmes sociaux surgissent avec vigueur. Non seulement tous les facteurs sociaux et économiques qui ont conduit à l’explosion de 2011 sont toujours là, mais ils sont plus exacerbés.

Cela conduira à d’autres explosions et à de nouvelles turbulences: c’est certain.

Nous ne pouvons qu’espérer que le potentiel progressiste qui a émergé avec force en 2011 sera capable de se reconstituer et de s’organiser pour tenter de gagner le pouvoir. C’est ce qui manquait au Printemps arabe: des organisations qui incarnent ce potentiel, avec une stratégie claire de la construction d’une alternative aux anciens régimes et à leurs adversaires fondamentalistes.

Entretien avec Gilbert Achcar conduit par Alan Maass

Alencontre  15 décembre 2017

(Article publié sur le site socialistworker.org le 11 décembre 2017; traduction A l’Encontre)

http://alencontre.org/

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11 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

sdn trégor (3)

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Hier, dimanche 10 décembre avait lieu à OSLO en Norvège, la remise officielle du NOBEL de la PAIX à ICAN. Demain, mardi 12 à 20H30 nous accueillerons à LANNION un représentant de ce PRIX NOBEL DE LA PAIX 2017

Une occasion formidable, pour mieux comprendre les enjeux de la menace de la Bombe Atomique.

Une occasion formidable, pour appeler la France à rejoindre enfin le nouveau Traité de l’ONU

Pour l’Interdiction et l’Elimination des Armes Nucléaires.

Dominique LALANNE est Physicien nucléaire, a travaillé au CNRS et milite depuis de nombreuses années pour l’abolition des armes nucléaires.

COVOITURAGE au départ de Guingamp :

aire de covoiturage de Kernilien  Départ 20H00  06-87-38-59-28

L’AGENDA de Sortir Du Nucléaire-TREGOR

Mardi 12 Décembre 2017  20H30  Conférence :

« Armes Nucléaires, Armes interdites!» avec Dominique LALANNE représentant de ICAN France, Prix Nobel de la Paix 2017 Amphi de l’Espace Ste-Anne

Mercredi 13 Décembre 2017  11H30  Réception officielle du représentant du Prix Nobel de la Paix 2017 par le Maire de Lannion  Espace Ste-Anne

Jeudi 11 Janvier 2018 18H30 : Prochaine réunion de SDN-TREGOR  Espace Ste-Anne

https://sdntregor.wordpress.com/

Lire aussi:

http://www.letelegramme.fr/

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11 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

farhat hached (jeune afrique)

colloque farhathach

Après les promesses de Macron concernant Sankara, un chroniqueur tunisien l’interpelle à propos de Farhat Hached

À l’occasion de la commémoration de la disparition du fondateur de l’UGTT, et après que la question de la vérité et de la mémoire a été soulevée lors du voyage d’Emmanuel Macron au Burkina Faso, le chroniqueur et dessinateur Sadri Khiari demande à la France de reconnaître « toutes ses responsabilités ».

Tout indique qu’Emmanuel Macron ne donnera malheureusement pas suite.

Mais Sadri Khiari, membre fondateur d’AttacTunisie, ancien animateur du mouvement trotskiste tunisien et auteur de plusieurs ouvrages, dont le dernier en date s’intitule Malcolm X, stratège de la dignité noire, a rebondi sur l’actualité des tournées africaine et maghrébine du président français et de la commémoration de la disparition du syndicaliste tunisien Farhat Hached, le 5 décembre 1952, pour exiger : « La France doit reconnaître toutes ses responsabilités ».

Depuis 2016, Sadri Khiari publie une chronique hebdomadaire au ton très militant et adjointe d’une illustration, ou le contraire, sur le site Nawaat. Ce 7 décembre, il a représenté Hached qui dit, dans une bulle, « Manich Msamah » (« Je ne pardonne pas »), un clin d’œil à la campagne éponyme menée par de jeunes révolutionnaires opposés à la récente loi de réconciliation nationale.

Khiari accuse l’Etat français

Farhat Hached, né en 1917, a été un des principaux leaders du mouvement national et reste connu pour être le fondateur de la puissante Union générale tunisienne du travail (UGTT). Le 5 décembre 1952, le chef de file indépendantiste est assassiné par la Main rouge. Ce collectif  regroupe des ultras de la colonisation et quelques barbouzes et vise les nationalistes maghrébins.

Mais Khiari accuse : « L’Etat français était responsable. Au plus haut niveau, il était impliqué dans le meurtre du fondateur de l’UGTT.

Les témoignages, les documents abondent, un certain nombre d’entre eux, jusqu’alors conf- identiels, ont été déclassifiés et remis, officiellement, par l’ancien président, François Hollande, à la famille du leader syndical. » On peut en effet lire à propos de l’assassinat de Hached dans la biographie Habib Bourguiba de Sophie Bessis et Souhayr Belhassen, publiée par Jeune Afrique Livres en 1988 : « On saura plus tard que Hauteclocque (résident général de France en Tunisie, ndlr), au courant du projet, l’avait dûment approuvé. » Et en 2013, l’ancien prési- dent français Hollande avait délivré à la famille Hached des documents de police concernant le syndicaliste.

Une délicate question politique

Si Khiari s’empare du sujet cette année, ce n’est pas anodin. En visite officielle au Burkina Faso, l’actuel président français Emmanuel Macron a promis : « Tous les documents produits par des administrations françaises pendant le régime de Sankara et après son assassinat [qui sont toujours] couverts aujourd’hui par le secret-défense national [seront] déclassifiés pour être consultés en réponse aux demandes de la justice burkinabè ».

Une initiative dont Jeune Afrique relevait qu’elle pouvait tenir de l’effet d’annonce 

« À quatre reprises, entre 2014 et 2017, son prédécesseur, François Hollande, avait pris de semblables engagements à propos de dossiers sensibles ayant marqué l’histoire franco-africaine tels que le massacre de tirailleurs sénégalais au camp de Thiaroye, l’implication française au Rwanda de 1990 à 1994, la répression féroce contre l’Union des populations du Cameroun (UPC) ou encore la mort de Mehdi Ben Barka. Or, a posteriori, dans ces quatre affaires, familles de victimes, militants, avocats ou chercheurs se sont montrés plus que réservés. »

L’incapacité de l’État français à assumer son passé

Khiari, lui, pousse la question plus loin encore. Sur un terrain à la fois mémoriel et politique. Derrière les secrets toujours enfouis de l’affaire Hached, il y a, à l’en croire, l’incapacité de l’État français à assumer son passé et donc à rompre avec diverses pratiques politiques. Sous sa plume, la reconnaissance de ses responsabilités par l’État français dans la disparition du leader tunisien « ne peut être qu’une fin dont le préalable nécessaire est la reconnaissance officielle par l’Etat français du crime colonial, sans finasseries ni faux-fuyant, des excuses en bonne et due forme et un système de réparations. »

La presse tunisienne, de son côté, remarquait que la commémoration de la disparition de Farhat Hached était aussi devenue de manière récente une date symbolique des tensions post-révolutionnaires. En 2012, des militants des Ligues de protection de la révolution (LPR), à teinte islamiste, provoquent des militants de l’UGTT et finissent par en venir aux mains avec eux, alors que ces derniers s’affairent pour commémorer leur héros.

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10 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

nobel de la paix (le huff’)

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À la remise du prix Nobel de la Paix, les puissances nucléaires occidentales ont une raison de ne pas envoyer d’ambassadeurs Cette année, l’Académie suédoise a récompensé l’ICAN, qui lutte pour l’interdiction de l’arme atomique.

Le prix Nobel de la paix est remis ce dimanche 10 décembre à Oslo à la Campagne interna- tionale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN) sur fond de « menace imminente » en Corée du Nord.

« Nous faisons face à un choix clair: la fin des armes nucléaires ou notre fin à nous », a prévenu la directrice d’ICAN, Beatrice Fihn, lors d’une conférence de presse samedi à la veille de la cérémonie. Coalition regroupant des centaines d’ONG à travers le monde, ICAN a œuvré en faveur d’un traité d’interdiction de l’arme atomique, adopté en juillet par 122 pays. Histo- rique, ce texte est affaibli par l’absence des neuf puissances nucléaires parmi les signataires.

Dans un signe de défiance apparent, les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne -les trois puissances nucléaires occidentales- ont, contrairement à l’usage, décidé de ne pas envoyer leur ambassadeur mais des diplomates de second rang à la cérémonie Nobel. Seuls le Saint-Siège, le Guyana et la Thaïlande ont pour l’heure ratifié le traité, qui a besoin de 50 ratifications pour entrer en vigueur.

Des survivants d’Hiroshima et de Nagasaki à la cérémonie

La cérémonie réunira à partir de 13h dans l’Hôtel de ville d’Oslo plusieurs survivants des bombardements nucléaires américains sur Hiroshima et Nagasaki qui avaient fait environ 220.000 morts il y a 72 ans.

Voyant « une menace imminente » dans les tensions entre les États-Unis de Donald Trump et la Corée du Nord de Kim Jong-Un, Beatrice Fihn s’est alarmée des risques de nouvelle catastro- phe nucléaire. « J’exhorterais fortement ces deux leaders à faire marche arrière (…), à arrêter de menacer d’employer des armes de destruction massive pour massacrer des centaines de milliers de civils, à s’engager dans des solutions diplomatiques et à œuvrer » pour l’élimination des armes nucléaires, a-t-elle dit.

« Ces armes ne nous mettent pas en sécurité, elles ne dissuadent pas, elles ne font qu’en- courager les autres États à chercher à obtenir leurs propres armes nucléaires », a-t-elle ajouté.

Les tensions sont très élevées sur la péninsule coréenne où Pyongyang a multiplié les tirs de missiles et les essais nucléaires, tout en échangeant des menaces belliqueuses avec le prési- dent américain, qui a ordonné des manœuvres militaires dans la région. Un influent sénateur américain, Lindsey Graham, a affirmé dimanche 3 décembre que le spectre d’une guerre préventive contre la Corée du Nord se rapproche à chaque fois que Pyongyang procède à un essai de missile ou teste une bombe nucléaire.

Plus jamais ça

Bien que la quantité d’ogives nucléaires sur la planète ait fondu depuis la fin de la Guerre froide, leur nombre reste estimé à 15.000 et de plus en plus de pays en détiennent.

« Le monde est en train de devenir un endroit de plus en plus dangereux », s’est aussi inquiétée samedi une rescapée d’Hiroshima, qui recevra le Nobel au nom d’ICAN aux côtés de sa direc- trice. Satsuko Thurlow avait 13 ans quand la bombe A a explosé sur sa ville le 6 août 1945. Se déplaçant en fauteuil roulant, cette femme aujourd’hui établie au Canada continue à 85 ans de militer contre ces armes de destruction massive. « C’est une souffrance humaine inacceptable », a-t-elle affirmé. « Aucun être humain ne devrait jamais revivre ce que nous avons vécu ».

Les autres prix Nobel (littérature, physique, chimie, médecine et économie) seront remis à 16h30 à Stockholm. Ils consistent en un diplôme, une médaille d’or et un chèque de 9 millions de couronnes suédoises (environ 905.000 euros). Depuis deux ans, aucune de ces prestigieuses récompenses n’est allée à une femme.

10/12/2017

http://www.huffingtonpost.fr/

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10 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (cnews)

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10 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

catalogne sondage (la vanguardia)

vangua

La participation atteindrait 82%

Les camarades de la CUP perdraient la moitié de leurs sièges, ceux de Podem un peu moins… Le PS récupère mais n’est que 4è…

public

12 décembre , dernier sondage pour le 21 décembre

 

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10 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

paris basques (pùblico + basta)

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Des milliers de personnes demandent à Paris des droits pour les prisonniers de l’ETA et la fin des politiques pénitentiaires actuelles.

La manifestation a été rejointe par le Parti socialiste français, le maire de Bayonne et de la Communauté Basque, Jean-René Etchegaray, militants de la paix et Mixel Etcheverry Txetx Berhocoirigoin, ou le maire de Hernani et président de Udalbiltza, Luis Intxauspe.

Des milliers de personnes (11.000 selon les organisateurs) ont manifesté samedi dans les rues de Paris en faveur des prisonniers de l’ETA et pour exigerla fin des politiques pénitentiaires actuelles appliquées en Espagne et en France.

Convoquée par les « artisans de la paix », qui ont facilité le désarmement de l’ETA le 8 Avril 2017 à Bayonne (France), la marche est partie à 12H30 heures de la Place du 18 Juin, près de la gare Montparnasse, sous le slogan « Paix au Pays Basque: maintenant les prisonniers ».

Dans la manifestation, des ikurrinas et des banderolles appelant l’amnistie et au retour des prisonniers « à lamaison » a connu une forte présence de représentants de l’association des parents des prisonniers, Etxerat, qui portaient une bannière géante dans lequel vous pourriez lire « Etxean nahi ditugu » (nous vous voulons à la maison).

Parmi les représentants politiques ont pu voir les représentants de EH Bildu Josu Juaristi, Maddalen Iriarte, les parlementaires Peio Urizar et Julen Arzuaga, les membres des juntes Kike Fernández de Pinedo, Arantza Urkaregi et Josu Unanue.

Le PNV a envoyé une représentation d’élus et une délégation d’Iparralde (Euskadi Nord), dirigé par Olivier Baratchart. Egalement été a vu Rufi Etxebarria de Sortu et Elena Beloki, ainsi que la porte-parole EH Bai, Anita Lopete.

Les dirigeants  syndicaux de ELA et LAB étaient présents: Adolfo Muñoz et Garbiñe Aranburu et l’ancien secrétaire général du centre nationaliste récemment libéré de prison Rafa Díez Usabiaga.

Le Parti socialiste français (PS) au nom duquel est venu l’ancien candidat à l’Elysée Benoit Hamon,( C’est pas exactement cela! Note du blog) et le maire de Bayonne et président de l’Association basque, Jean-René Etchegaray, les militants de la paix Txetx Etcheverry et Mixel Berhocoirigoin, ou le maire d’ Hernani et président d’Udalbiltza, Luis Intxauspe.

Juste après 14 heures, les participants ont atteint la place Vauban où, en français et en basque, le représentant de Bake Bidea, Anaiz Funosas a remercié les participants pour leur présence et exprimé la « détermination » de toutes les personnes présentes à tenir  » Jusqu’à la fin ».

Pour sa part, le président de la communauté de communes basques, Jean-René Etchegaray, a fait l’éloge d’ Ayete (San Sebastián) qui  a marqué le « début du processus de paix » et regrettant « le silence » de l’Espagne et de la France,et a souligné que le chemin de la paix est « long ».

« Le processus de paix au Pays Basque ne peut pas continuer sans un engagement de l’Etat français »

Par suite, Etchegaray a exigé «l’engagement» de l’exécutif français afin de modifier les conditions dans lesquelles se trouvent les prisonniers de l’ETA. « Le processus de paix au Pays Basque ne peut pas continuer sans un engagement de l’Etat français », a-t-il déclaré.

Ont également pris la parole Fabienne Servan-Schreiber, qui a lancé un appel aux gouverne- ments français et espagnol à « prendre le risque de la paix » – ainsi que Haramboure Joana, fille de Frédéric Haranboure Txistor, qui fait 28 années de prison.

Haramboure a souligné que les mesures d’urgence sont une double punition injustifiée et a attribué la politique de dispersion à un désir de « revanche ». « Nous les voulons chez nous et nous les voulons vivants », a-t-elle souligné.

En outre, le président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme, Michel Tubiana a également invité l’Espagne et la France à changer leur attitude, a déclaré que la « lutte pour la paix est la vie, si n’est pas oubliée le passé et les souffrances.  »

Enfin, Michel Berhocoirigoin a fait appel à participer à la manifestation à Bilbao Janvier prochain et a appelé à le « retour » des prisonniers de l’ETA.

Quelques minutes avant la marche, le député d’EH Bildu, Josu Unanue, a souligné le caractère « pluriel » de la mobilisation et a souligné que l’objectif est « de faire bouger l’Etat français en termes de prisonniers, c’est quelque chose de prioritaire ». « L’Etat espagnol doit être au ban de l’Union européenne en raison de son caractère antidémocratique et de son obstination à ne pas s’engager dans le processus de paix », a-t-il ajouté.

De son côté, Adolfo Muñoz (ELA) a jugé « très important » le nombre de participants pour « essayer de faire bouger » l’agenda des prisonniers. Nous devons souligner le travail conjoint des représentants élus d’Iparralde, de tous les partis, à l’exception du Front national », a-t-il déclaré.

Enfin, le secrétaire de LAB, Garbiñe Aranburu, a également apprécié l’accord conclu par « différents acteurs » pour faire pression et modifier les politiques pénitentiaires de l’Espagne et de la France.

http://www.publico.es/

Commentaire: Philippe Poutou représentait le NPA

Lire aussi:

Vers la fin du « régime d’exception » des détenus basques ? (Bastamag)

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08 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

jérusalem (npa)

trump

Jérusalem : de quoi la décision de Donald Trump est-elle le nom ?

Au cours d’une allocution d’une dizaine de minutes prononcée le 6 décembre, Donald Trump a annoncé sa décision de reconnaître officiellement Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël, et d’y déménager l’ambassade des États-Unis, jusqu’alors sise à Tel Aviv. Depuis cette annon- ce, les condamnations se multiplient, ainsi que les commentaires et prédictions catastrophistes, qui ne permettent pas nécessairement de cerner les motifs, les enjeux et les conséquences probables de la décision de Trump.

Le trumpisme dans toute sa splendeur

Comment comprendre le choix du président des États-Unis ? Plusieurs interpréta- tions reviennent chez les analystes et commentateurs :

Rupture symbolique avec ses prédécesseurs Clinton et Obama,

Volonté de satisfaire la très pro-sioniste droite chrétienne évangélique,

Proximité personnelle avec Netanyahou, contre-feu allumé suite à l’inculpation de Michael Flynn, son ancien conseiller à la sécurité nationale, dans « l’affaire russe »…

Il y a du vrai dans chacune de ces explications, qui ne s’excluent pas mutuellement, mais elles passent en partie à côté de l’essentiel.

Pour le dire de façon triviale, mais le moins que l’on puisse dire est que la trivialité n’est pas incompatible, loin de là, avec les faits et gestes de l’actuel président des États-Unis, Donald Trump fait tout simplement du Donald Trump.

Le droit international, les opinions des autres États, y compris les alliés arabes, et les avis de son entourage (son secrétaire d’État et son ministre de la Défense étaient opposés à cet arbitrage) n’ont pas pesé lourd dans la balance face à l’intime conviction de Trump que cette décision était, selon ses propres termes, « la bonne chose à faire ».

Ainsi va le monde selon Trump:

Indépendamment des conséquences qu’elles peuvent avoir, il y a des décisions qui sont intrinsèquement « bonnes », tandis que d’autres sont « mauvaises », et les « hommes coura- geux » doivent prendre les « bonnes » décisions. Une vision mystique de la politique qui fait écho à celle de Georges W. Bush, mais qui se double chez Trump, du fait de son habitus de golden boy et de sa posture anti-establishment, d’un mépris pour le réalisme qui prédominait dans la diplomatie US, qu’il assimile à de l’indécision et donc à de la lâcheté.

Une « rupture » essentiellement symbolique 

Adepte du coup d’éclat, du coup de bluff et du coup de poing sur la table, Trump est en grande partie imprévisible, tant sa rationalité politique est fondamentalement irrationnelle. Mais il a parfois paradoxalement le mérite, en refusant de s’accommoder des faux-semblants, de révéler des vérités crues que les illusions générées par les déclarations d’intention et les postures de Barack Obama avaient eu tendance à dissimuler. C’est le cas en ce qui concerne Jérusalem et, plus globalement, la politique des États-Unis à l’égard de l’État d’Israël.

Beaucoup insistent en effet sur la « rupture » que constituerait la décision de Trump à propos de Jérusalem.

Notamment en ceci qu’elle serait un « mauvais coup », voire un « coup fatal » porté au « pro- cessus de paix ». Mais s’il est indéniable que la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et le déplacement de l’ambassade constituent une rupture symbolique, considérer que Trump opérerait un brutal changement de direction dans la diplomatie US est excessif, pour ne pas dire erroné.

Les discours sur la « mort du processus de paix » comportent en effet une bonne part d’hypocrisie

Dans la mesure où ils sous-entendent qu’il aurait existé, jusqu’aux déclarations de Trump, un « processus de paix ». De même, la thèse de la « rupture de l’équilibre » dans l’approche US du conflit opposant Israël aux Palestiniens exonère l’administration Obama de ses respon- sabilités, en laissant supposer qu’elle aurait eu une vision « équilibrée » de la question. Or, quiconque regarde avec un tant soit peu de recul et de lucidité l’évolution de la situation au cours des 10 dernières années constatera qu’il s’agit là de deux contre-vérités manifestes.

Jérusalem-Est annexée et colonisée en toute impunité 

Plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU (qui n’ont donc pas fait l’objet d’un véto US) concernent spécifiquement Jérusalem. En 1968, soit un an après la conquête de la partie orientale de la ville, la résolution 252 exige d’Israël de « s’abstenir immédiatement de toutes nouvelles actions qui tendent à modifier le statut de Jérusalem ». En 1980, suite à l’annexion « officielle » de Jérusalem-Est, la résolution 476 évoque « une violation du droit international » et « demande aux États qui ont établi des missions diplomatiques à Jérusalem de [les] retirer ». 

Si cette dernière décision avait été jusqu’à présent respectée par les États-Unis, cela n’a pas empêché Israël de mettre en œuvre une politique de judaïsation de la ville

Après 1967, les autorités n’ont classé que 13% de Jérusalem-Est comme « zone constructible» pour les PalestinienEs, contre 35% pour la colonisation. Les colonies se sont développées à grande vitesse (plus de 200 000 colons aujourd’hui) tandis que les PalestinienEs recevaient les permis de construire au compte-gouttes. Plus de 80  000 d’entre eux (sur 300 000) vivent aujourd’hui dans des logements qu’Israël juge « illégaux » et sont sous la menace d’un ordre de démolition.

Mais ce non-respect, par Israël, des résolutions de l’ONU concernant Jérusalem – comme des autres résolutions – n’a entraîné aucune forme de sanctions de la part des États-Unis ou des pays de l’Union européenne.

Ainsi, s’il n’y a pas eu de reconnaissance formelle du statut de capitale, Israël a pu agir en toute impunité, en continuant de bénéficier du soutien de la plupart des pays occidentaux, États-Unis en tête, jusqu’au « cadeau » d’Obama à la fin de son mandat : 38 milliards de dollars d’aide militaire sur la décennie 2019-2028, un record.

Et maintenant ? 

Prétendre que la décision de Trump constituerait une « rupture », ou même un « tournant », tend à obscurcir la situation plutôt qu’à l’éclairer. La complicité active ou passive des États-Unis avec Israël, malgré la fable du « processus de paix », n’est pas nouvelle et, sans évidemment vouloir adhérer à la politique du pire, l’arbitrage du président US a paradoxalement le mérite de contribuer à dissiper certaines illusions tenaces.

Ce qui ne revient pas à dire que le caractère hautement symbolique de la décision de Trump ne va pas générer tensions et violences dans les territoires occupés et, dans une moindre mesure, dans d’autres pays de la région. Cette provocation supplémentaire, à laquelle s’ajoute la satisfaction dégoulinante de cynisme des responsables israéliens, peut susciter de nouvelles explosions de colère dans la population palestinienne, voire des opérations armées qui ne manqueront pas d’être instrumentalisées par Israël.

L’heure n’est pas toutefois à un soulèvement généralisé tant les PalestinienEs ont conscience de la dégradation du rapport de forces

Tant que le mouvement national est affaibli, délégitimé, divisé et miné par des rivalités de pouvoir qui n’ont rien à voir avec la satisfaction des droits nationaux des Palestiniens. Ces derniers ne peuvent pas davantage compter sur un quelconque soutien, malgré les condam- nations de forme, de la part des États autoritaires arabes qui, obnubilés par la guerre froide entre l’Arabie saoudite et l’Iran, privilégient un rapprochement avec Israël et les États-Unis.

Les PalestinienEs demeurent isolés et rien de bon ne va se produire dans les jours qui viennent

Afortiori dans la mesure où leurs manifestations subiront la répression d’un État d’Israël conforté dans ses positions maximalistes. L’heure est donc à la solidarité et, sans prétendre parler à la place des PalestinienEs, à souligner que le discours du « règlement négocié sous l’égide des États-Unis » est, sans contestation possible, une fiction qu’il est temps de remiser dans les poubelles de l’histoire, l’heure étant plus que jamais aux sanctions contre Israël.

Julien Salingue Vendredi 8 décembre 2017

Article publié sur le site de la revue Regards. 

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Notre lutte et non Trump décidera du sort de Jérusalem (FPLP)

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08 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

salah plourin (le tél.)

salal

Liberté pour Salah. Une mobilisation importante

Jean-Claude Lefort, beau-père de Salah Hamouri, a fait étape à Plourin-les-Morlaix pour informer le public sur les conditions de détention de l’avocat franco-palestinien et recueillir des signatures de soutien. Arrêté dans la nuit du 23 août par l’armée israélienne, l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri est en détention administrative pour six mois renouvelables sans connaître le motif d’inculpation.
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Le collectif « Liberté pour Salah » qui regroupe 18 associations, partis, syndicats et réseaux locaux de solidarité en pays de Morlaix, a organisé mardi, dans la salle du Cheval Blanc de Plourin les Morlaix, une réunion publique avec Jean-Claude Lefort, député honoraire, beau-père de Salah Hamouri et représentant du comité national pour sa libération.
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Quelles sont les dernières nouvelles dont vous disposez de Salah Hamouri ?
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Grâce à ses avocats, nous savons qu’il a bon moral. Il sait que nous sommes derrière lui. Je l’ai même vu sourire sur une photo prise clandestinement au tribunal de Jérusalem par un de ses avocats.
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Quel retour avez-vous des réunions publiques que vous animez ?
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J’ai des retours positifs. Les gens nous soutiennent et ne comprennent pas cette situation qui pour eux n’a pas de sens. Ils signent en nombre les cartes postales qui seront envoyées au Président de la République pour lui demander d’agir. Après Plourin, je vais à Quimper, à Brest et à Carhaix. Le chemin de la liberté passe par là. Par ailleurs, nous avons le soutien de 57 députés européens, de Pierre Joxe et même d’Angéla Davis.
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Comment peut agir le Président de la République ?
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Salah Hamouri a été arrêté pour des raisons politiques, c’est donc la politique qui doit le libérer. Emmanuel Macron rencontre dimanche Benjamin Netanyahou. Le collectif demande au Prési- dent Macron d’engager fermement la voix de la France pour obtenir la libération de notre compatriote injustement détenu par le gouvernement de Benjamin Netanyahou. On est passé du silence à une volonté de dire, de la demande à l’exigence.
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 08 décembre 2017
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07 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

provoc! (npa)

salal

Netanyahou invité par Macron le 10 décembre : une provocation !

Pour la seconde fois depuis son élection, Emmanuel Macron recevra, le 10 décembre, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Coïncidence (?) des dates, le 10 décembre est depuis 1950 la Journée internationale des droits humains : tout un symbole !

Les prétendus rois et reines de la com’ qui peuplent l’Élysée sont des récidivistes.

En juillet, Macron avait en effet déjà reçu Netanyahou et l’avait invité à participer aux commé- morations de la rafle du Vel d’hiv : un scandale lorsque l’on connait la propension des diri- geants israéliens à instrumentaliser la mémoire du génocide juif.

Netanyahou est cette fois convié à l’occasion d’une autre date symbolique et, quand bien même on aurait été tout aussi révolté par une visite de à une autre date, cette invitation faite au Premier ministre d’un État qui bafoue quotidiennement le droit international et les droits humains est une véritable provocation.

A fortiori dans le contexte actuel de mobilisation pour la libération du franco-palestinien Salah Hamouri, emprisonné par Israël depuis plus de 100 jours sous le régime de la détention administrative, et donc sans aucune charge et sans aucune preuve.

La décision unilatérale de Trump de déplacer son ambassade de Tel Aviv à Jérusalem, provocation ultime que le seul Netanyahou approuve face au tollé international qu’elle provoque, rend d’autant plus intolérable l’invitation du premier ministre israëlien à Paris.

Mais la diplomatie de Macron ne s’encombre guère de détails aussi insignifiants que le respect des droits humains et du droit international, ainsi que le confirment ses liens avec d’autres sympathiques régimes, comme l’Égypte et l’Arabie saoudite.

Solidaires du peuple palestinien en lutte pour ses droits, le NPA se joindra aux initiatives de protestation contre la venue de Netanyahou, à commencer par

Le Rassemblement du 9 décembre,

14h00 place de la République à Paris.

Montreuil, le 6 décembre 2017

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Non, Netanyahou n’est pas le bienvenu, ni à Paris ni à Bruxelles !

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