Archive | Antiimpérialisme

07 février 2017 ~ 0 Commentaire

pesticides (eelv + of)

eellv

Cycle de conférences avec Tran To Nga en Bretagne.

Née en 1942, en Indochine, Mme Tran, âgée de 73 ans, a assigné en justice 26 sociétés américaines de pétrochimie dont Monsanto, Dow chemical … Elle devient journaliste et couvre pour l’Agence de presse Giai Phong la Guerre américaine qui fait rage dans son pays. Elle a 24 ans.

Dès 1966, elle vit dans une zone soumise aux épandages intensifs du Sud-Viêt Nam, celle de Cu Chi, située dans le Triangle de Fer, endroit le plus bombardé du monde (10 tonnes de bombes par habitant). Elle y absorba directement et de façon massive les toxiques auxquels elle a été soumise, selon de nombreux témoignages vietnamiens.

En 1968, toujours journaliste (année record des épandages, selon Jeanne Mager Stellman cette fois – 1967 et 1968 ayant constitué le pic des épandages), Mme Tran couvre les combats dans les zones d’épandages d’Agent Orange qui ciblaient la Piste Ho Chi Minh. En 1969 et 1970, Mme Tran vit en permanence sous les épandages le long de la Piste Ho Chi Minh.

Entre temps, le 30 juin 1968, Mme Tran a donné naissance à sa première fille (fait assez rare tant les fausses-couches étaient nombreuses parmi les Vietnamiennes). La petite vivra un peu plus d’un an, et mourra fin 1969 d’une anomalie génétique : la tétralogie de Falot, effet tératogène avéré.

Heureusement, le 28 juin 1971, Mme Tran donne naissance de nouveau à une fille, venue au monde dans la forêt détruite par l’Agent Orange. Par malheur, cette deuxième fille hérite de l’Alpha Thalassémie récemment contractée par sa mère.

Le 24 décembre 1974, Mme Tran met au monde sa troisième fille, laquelle est née dans une prison américaine (où sa mère sera torturée). Cette enfant va connaître de très gros problèmes cutanés, incurables. En effet, la peau est un organe très sensible à l’Agent Orange, en particulier la chloracné.

Aujourd’hui, Mme Tran, « supposée » victime de l’Agent Orange, présente les pathologies suivantes :

― Diabète de type 2 (l’Institut de médecine de l’Académie nationale des Sciences de Washington a démontré les liens entre cette maladie et l’exposition à l’Agent Orange).
― Sa fille aînée est morte d’une malformation cardiaque, la tétralogie de Fallot (l’Institut de médecine de l’Académie nationale des Sciences de Washington a démontré les liens entre cette maladie et l’exposition à l’Agent Orange)
― L’Alpha Thalassémie, qu’elle a transmise à sa deuxième fille (l’Institut de médecine de l’Académie nationale des Sciences de Washington a dé-montré les liens entre cette maladie et l’exposition à l’Agent Orange)
― Mme Tran présente des nodules et calcifications dans tout le corps (vaisseaux sanguins, poumons, seins, cœur…)
― Puis, pour couronner le tout, une ancienne tuberculose surinfectée, difficilement traitable.

Quatre de ces maladies sont typiques d’une exposition à la dioxine TCDD et figurent sur la liste de l’Institut de médecine de l’Académie nationale des Sciences de Washington comme étant liées à l’Agent Orange. La 5ème s’expliquant par l’atteinte du système immunitaire également reconnu comme maladie liée à l’Agent Orange par ce même institut, cette immunotoxicité étant classique pour tous les composés organiques polychlorés.

La procédure de Mme Tran, 73 ans, suppliciée depuis un demi-siècle, vise à lui rendre justice et, au travers d’elle, obtenir enfin la première reconnaissance tangible d’un immense crime. Mené par Me William Bourdon, et ses collaborateur(trice)s, il s’agit d’un procès techniquement difficile, et très onéreux.

En effet, contrairement à la procédure des victimes vietnamiennes intentée aux USA par des avocats états-uniens, celle-ci nécessite qu’un huissier français délivre l’assignation à autant d’huissiers états-uniens qu’il y a de sociétés mises en cause, notification par parquet diplomatique, sans compter que tous les documents et annexes doivent être traduits et certifiés pour validité. Des frais qui se renouvelleront lors des conclusions répondant aux arguments contradictoires des défendeurs. Ne doutons pas que la défense de ces multinationales sera féroce et, en cas de verdict favorable à Mme Tran, elles feront appel. Alors de nouveau les frais reviendront, par dizaines de milliers d’euros.

Mme Tran n’a pas les moyens de couvrir pareils frais. Aussi, un collectif sollicite associations et personnes tournées vers le Viêt Nam. Mais pas seulement, tout citoyen(ne) se sentant concerné(e) peut traduire sa solidarité par un don. Des plateformes internationales seront également activées vers leurs millions de membres, avec le soutien du CIS.

Portrait de Mme Tran To Nga. Extrait d’un article plus complet ici :

http://www.agent-orange-vietnam.org/present/proces-en-france

Le site de soutien de Mme Tran
http://www.nga-orange.org/

Mme Tran a publié un livre :

http://www.nga-orange.org/Contact-Tran-To-Nga pour aider au financement du procès.

CONFERENCES

Samedi 11 février 2017

-Matin à St Brieuc . Conférence local d’EELV Bretagne 10h 30 14 bd Hérault

-Après-midi à la librairie de Plougastel

Lundi 13 février à Confort-Meilars

Mardi 14 février à Plougastel-Daoulas

Mercredi 15 février à Auray (

http://bretagne.eelv.fr/

Lire aussi:

To Nga Tran raconte sa bataille contre Monsanto (Ouest France)

 

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02 février 2017 ~ 0 Commentaire

emile pouget (ldh)

emile pouget (ldh) dans Anticolonialisme pere_peinard-0468a

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Y a des types qui sont fiers d’être français. C’est pas moi, nom de Dieu !

“Barbarie Française” Emile Pouget

Y a des types qui sont fiers d’être français. C’est pas moi, nom de Dieu ! Quand je vois les crimes que nous, le populo de France, nous laissons commettre par la sale bande de capitalistes et de gouvernants qui nous grugent — eh bien, là franchement, ça me coupe tout orgueil !

Au Tonkin par exemple, dans ce bondieu de pays qu’on fume avec les carcasses de nos pauvres troubades, il se passe des atrocités.

Chacun sait que les Français sont allés là-bas pour civiliser les Tonkinois : les pauvres types se seraient bougrement bien passés de notre visite ! En réalité, on y est allé histoire de permettre à quelques gros bandits de la finance de barboter des millions, et à Constans de chiper la ceinture du roi Norodom.

Ah nom de dieu, il est chouette le système qu’emploient les Français pour civiliser des peuples qui ne nous ont jamais cherché des poux dans la tête !

Primo, on pille et chaparde le plus possible ; deuxiémo, on fout le feu un peu partout ; troisiémo, on se paie de force, pas mal de gonzesses tonkinoises — toujours histoire de civiliser ce populo barbare, qui en bien des points pourrait nous en remontrer.

Ca c’était dans les premiers temps, quand on venait d’envahir le pays ; c’est changé maintenant, mille bombes, tout est pacifié et les Français se montrent doux comme des chiens enragés.

Pour preuve, que je vous raconte l’exécution du Doi Van, un chef de pirates, qui avait fait sa soumission à la France, puis avait repris les armes contre sa patrie, à la tête de troupes rebelles.

Pas besoin de vous expliquer ce baragouin, vous avez compris, pas les aminches ? Les pirates, les rebelles, c’est des bons bougres qui ne veulent pas que les Français viennent dans leur pays s’installer comme des crapules ; c’est pas eux qui ont commencé les méchancetés, ils ne font que rendre les coups qu’on leur a foutus.

Donc, Doi Van a été repincé et on a décidé illico de lui couper le cou. Seulement au lieu de faire ça d’un coup, les rosses de chefs ont fait traîner les choses en longueur. Nom de dieu, c’était horrible ! Ils ont joué avec Doi Van comme une chat avec une souris.

Une fois condamné à mort, on lui fout le carcan au cou, puis on l’enferme dans une grande cage en bois, où il ne pouvait se remuer. Sur la cage on colle comme inscription : Vuon-Vang-Yan, traître et parjure. Après quoi, huit soldats prennent la cage et la baladent dans les rues d’Hanoï. A l’endroit le plus en vue on avait construit une plate-forme ; c’est là qu’on a coupé le cou à Doi Van avec un sabre — après avoir fait toutes sortes de simagrées dégoûtantes.

L’aide du bourreau tire Doi Van par les cheveux, le sabre tombe comme un éclair, la tête lui reste entre les mains, il la montre à la foule et la fait rouler par terre. On la ramasse car elle doit être exposée au bout d’un piquet, afin de servir d’exemple aux rebelles.

Ah, nom de dieu, c’est du propre ! Sales républicains de pacotille, infâmes richards, journaleux putassiers, vous tous qui rongez le populo plus que la vermine et l’abrutissez avec vos mensonges, venez donc encore nous débiter vos ritournelles sur votre esprit d’humanité ?

Vous avez organisé bougrement de fêtes pour le centenaire de 89 — la plus chouette, celle qui caractérise le mieux votre crapulerie, c’est l’exécution du Doi Van. C’est pas sur un piquet, au fin fond de l’Asie, dans un village tonkinois, qu’elle aurait dû être plantée, cette tête.

Foutre non ! Mais c’est bien au bout de la tour Eiffel, afin que dominant vos crimes de 300 mètres, elle dise, cette caboche, au monde entier, que sous votre républicanisme, il n’y a que de la barbarie salement badigeonnée.

Qui êtes-vous, d’où venez-vous, sales bonhommes, vous n’êtes pas nés d’hier ? Je vous ai vus, il y a dix-huit ans, votre gueule n’a pas changé : vous êtes restés Versaillais ! La férocité de chats tigres que vous avez foutue à martyriser les Communeux, vous l’employez maintenant à faire des mistoufles aux Tonkinois.

Que venez-vous nous seriner sur les Prussiens, les pendules chapardées, les villages brûlés ? (…) Ils n’ont pas commis, nom de dieu, la centième partie de vos atrocités, Versaillais de malheur ! Ah, vous n’avez pas changé ? Nous non plus : Versaillais vous êtes, Communeux nous restons !

Émile Pouget Le Père peinard, n°45, 12 janvier 1890

Commentaire: Il s’est toujours trouvé des hommes et des femmes pour s’élever contre les massacres de populations au nom de la civilisation. Emile Pouget, fondateur en 1889 de l’hebdomadaire Le Père Peinard, est de ceux-là.

Émile Pouget, syndicaliste anticolonialiste

Émile Pouget (1860-1931), fondateur du premier syndicat d’employés de Paris, devient secrétaire général-adjoint de la Confédération générale du travail (CGT) de 1902 à 1908. Il défend la tendance révolutionnaire du syndicalisme et prend en charge le premier organe de presse de la CGT : La Voix du peuple. En 1906, il participe à la rédaction de la Charte d’Amiens qui est restée la référence du syndicalisme français. Auparavant, il a été l’éditeur d’un journal pamphlétaire – Le Père Peinard – où il s’exprime dans une langue populaire très imagée. Le premier numéro sort le 24 février 1889. C’est dans ce journal que, le 12 janvier 1890, Emile Pouget fait paraître un de ses articles anticolonialistes au titre explicite : Barbarie française.

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30 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

brest syrie

brest1

bresr2

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19 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

trump (jdd)

trump

Cette Amérique qui défie Trump 

Au lendemain de l’investiture de Donald Trump, vendredi, un million de femmes protesteront dans la capitale et dans tout le pays contre sa politique. Les démocrates et les minorités veulent résister dès le premier jour. 

Ce devait être un samedi comme les autres. Tranquille, en pantoufles, à surfer sur Internet. Mais la victoire de Donald Trump a changé la donne pour cette citadine américaine pur jus. En un clic, et quelques minutes passées à converser via Facebook avec une parfaite inconnue, à l’autre bout de Chicago, Elizabeth Radford s’est retrouvée à l’origine d’une des plus grosses manifestations prévues à Washington, le 21 janvier, au lendemain de l’investiture du 45e président des États-Unis, Donald Trump. Plus d’un million de femmes sont attendues dans les rues de la capitale américaine, du jamais-vu en début de mandat présidentiel dans la longue histoire des mouvements contestataires américains.

«Oui, j’ai peur de ce qu’il peut faire à notre pays»

Ce soir-là, samedi 12 novembre, Chicago est entré en résistance. Plus de mille personnes rejoignaient cette conversation et la Women’s March a commencé à prendre forme. Deux jours plus tard, le 14 novembre, le maire, Rahm Emanuel, premier directeur de cabinet de la Maison-Blanche d’Obama, défiait ouvertement Donald Trump en déclarant que Chicago resterait une ville « sanctuaire » pour tous les immigrés clandestins en passe d’être déportés.

Un message comparable à ceux adressés par les maires de New York ou de Los Angeles, les plus grandes villes démocrates du pays. « On s’est dit, OK super, mais Washington, c’est loin, pourquoi ne pas aussi monter une manifestation chez nous, à Chicago. Je n’avais jamais milité avant, poursuit cette sympathique quadragénaire, je menais une existence classique de bobo, c’est tout. » Mais avec l’élection présidentielle du 8 novembre, la peur a gagné du terrain. Oui, la peur, elle ose le mot. « Cet homme pratique une sorte d’intimidation qui n’est pas habituelle chez les Américains. Donc, oui, j’ai peur de ce qu’il peut faire à notre pays. » Une ingénue à la pointe de la contestation locale, voilà ce que le candidat républicain a provoqué.

« On ne discute pas avec un fasciste »

Ted Sirota affiche la couleur d’emblée : sur sa veste, un pin’s : « No! Refuse Fascism.org ». À 47 ans, ce musicien de jazz fait partie de cette poignée d’Américains nourris aux textes de Noam Chomsky, la référence ultime de l’extrême gauche. Ted aime ses idées mais pensait qu’elles restaient théoriques et lointaines. La victoire de Trump va le pousser à s’impliquer concrètement de façon inattendue. « J’ai toujours exprimé mes idées sur Facebook, mais franchement sans grand succès. Puis quand Trump a été élu, mon compte a explosé. » Son emploi du temps aussi. Comme Elizabeth, qui passe ses soirées et ses week-ends à organiser la révolte, il découvre le militantisme actif. « La différence entre Obama et Trump réside dans le fait que ce dernier est un vrai fasciste. Alors, soyons réalistes, nous ne pourrons peut-être pas empêcher son investiture, mais on peut s’organiser et résister », confie, très anxieux, Ted Sirota.

«Le peuple américain doit se réveiller»

L’un des membres fondateurs du Parti communiste révolutionnaire (PCR), d’inspiration maoïste, Carl Dix en personne, supervise le novice Ted Sirota. Ce vieux routier afro-américain de la contestation veut croire à une destitution du nouveau président. Mardi, il a même essayé d’interrompre l’audition par le Sénat de Jeff Sessions, le candidat de Donald Trump pour le ministère de la Justice, en l’accusant de véhiculer les mêmes idées que le Ku Klux Klan. « Trump a utilisé cette expression qui parle à beaucoup d’Américains : « Je vais restaurer la loi et l’ordre (« law and order »). Ce fut le code de Nixon pour lâcher les policiers contre les Noirs dans les années 1960. Tout le monde a eu le déclic. »

Des élus locaux démocrates, des pros de l’agit-prop à l’ancienne et des citoyens ordinaires convertis à l’activisme politique : ce cocktail pourrait se révéler explosif pour Donald Trump. « Si nous réussissons à convertir cette dynamique qui est en train de se mettre en place en véritable mouvement de masse et non plus seulement sous le slogan « je n’aime pas Trump », ce sera un signal fort, confie Carl Dix au JDD. Parce que, même si l’Histoire ne se répète pas complètement, on a appris depuis Adolf Hitler que l’on ne discute pas avec un fasciste. »

Résultat, avant la grande manifestation des femmes du 21 janvier, tout ce petit monde investi dans cette mission de sauvetage de la démocratie américaine s’entraîne.

Samedi dernier, alors que Carl Dix et ses troupes manifestaient à Washington, tandis qu’Elizabeth et d’autres prenaient d’assaut la Trump Tower à Chicago, Stephen Edwards, membre de Socialist Alternative et ancien syndicaliste, envoyait ses jeunes troupes placarder la ville de Chicago d’affiches appelant à se soulever contre Trump.

Deborah Damian, 23 ans, d’origine péruvienne, une immigrée en possession de la fameuse Green Card, Theresa Powers, 24 ans, et Rebecca Vosler, 25 ans, sont toutes les trois convaincues que la grande manifestation du 21 janvier sera le premier volet de quelque chose de plus grand. « Le peuple américain doit se réveiller. L’élite de ce pays nous a laissés tomber, le fossé est de plus en plus grand et Trump remet en place cette même élite qu’il a dénoncée au cours de sa campagne. »

Les minorités sur le pont de la contestation

Les minorités montrées du doigt par Donald Trump sont sur le pont de la contestation. À 74 ans, Frank Chapman, directeur de campagne à l’Alliance de Chicago contre la répression politique et raciste, a bien l’intention de participer à ce combat. « La population noire est la première visée mais en une semaine Trump a montré un vrai visage de dictateur et ce qui se faisait dans l’ombre sera étalé au grand jour. » L’association des Mères latinos en lutte sera aussi à Washington samedi prochain. « Trump a en ligne de mire l’immigration, il a été très clair, s’indigne Neusa Gaytan, mais nous allons lui montrer qu’il ne peut agir comme un dictateur. Nous sommes le peuple et il va nous écouter. »

«Ce que Trump propose est vraiment très dérangeant»

Tabassum Haleem, 52 ans, à la tête du Conseil des organisations islamiques de la région de Chicago, ne dit pas mieux. D’origine indienne, de confession musulmane mais éduquée dans une école privée catholique, cette comptable de formation n’a rien d’une agitée. « Nous croyons les gens sur parole. Et ce que ne cesse de répéter Donald Trump est terrifiant. Il est évident qu’il va tenter de mettre en œuvre ce qu’il a martelé pendant la campagne électorale. » Comme ficher les musulmans et les empêcher de pénétrer sur le territoire américain. De même que les Mexicains étaient, selon lui, tous des violeurs ou des assassins, derrière chaque musulman se cacherait un terroriste. « La liberté de culte est la raison pour laquelle nos pères fondateurs sont venus en Amérique, poursuit Tabassum Haleem. Ce qu’il propose est sans précédent, c’est vraiment très dérangeant. »

La fronde est bien là, elle s’empare des esprits échauffés. Il y a cette jeune fille de 14 ans qui tient un journal. Une sorte de compte à rebours. « Trois jours de liberté avant le 20 janvier, qui marquera la mort, et le 21 qui donnera le signal du soulèvement », voilà ce qu’elle écrit. Christian Cambaray a 23 ans. Il est américain, ses parents sont mexicains. « On a tous quelqu’un dans nos familles qui a un parent clandestin qui paie ses impôts depuis des années. » Alors lui aussi a décidé de prendre la plume : « Un journal sur les cent premiers jours de Donald Trump. Je noterai tout ce qu’il dit et fait. J’aurais la preuve noir sur blanc de ses mensonges et de l’impact sur nos vies à tous. Ce sera ma façon à moi de résister. »

Karen Lajon, envoyée spéciale à Chicago, dans l’Illinois (Etats-Unis)

http://www.lejdd.fr/

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19 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

bobigny palestine

synd

http://www.ujfp.org/

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17 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

marche des femmes (bastamag + the guardian)

wash

Aux États-Unis, le mouvement féministe se prépare à résister à Trump

Le 20 janvier prochain, Donald Trump sera officiellement investi président des États-Unis. Le lendemain, un large mouvement féministe et de convergence des luttes organise une grande marche à Washington contre le tournant réactionnaire que le nouveau président incarne.

Pendant sa campagne, Trump n’a pas seulement défendu la construction d’un mur anti-migrants à la frontière mexicaine et le fichage de tous les musulmans des États-Unis. Il a également répété son opposition au droit à l’avortement et proposé que les femmes qui réalisent un avortement soient « punies ». Il a aussi, via twitter, régulièrement tenu des propos violemment sexistes. Une série d’accusations pour agressions sexuelles à l’encontre de Donald Trump ont d’ailleurs émaillé la campagne présidentielle.

Le candidat républicain intègrera la Maison Blanche en fin de semaine.

Pour les mouvements sociaux et toutes les catégories de population qui ont tout à perdre avec son arrivée au pouvoir, l’heure est à la résistance. L’initiative de la Marche des femmes sur Washington est soutenue par quelques 200 mouvements et groupes partenaires. Et s’engage autant sur les questions de droits à l’avortement et reproductifs, d’égalité salariale, que de lutte contre la racisme, que ce soit en matière de politique carcérale ou dans le travail, contre la militarisation et la violence de la police, pour une politique migratoire ouverte, pour les luttes indigènes, les luttes environnementales, pour le droit à la santé et à l’eau.

Ouverte évidemment à tous, elle est « un mouvement conduit par des femmes, réunis- sant des personnes de tous les genres, âges, races, cultures et affiliations politique », souligne le mouvement dans son manifeste. Des centaines de marches sœurs sont organisées à travers les États-Unis et dans le monde entier. En France, des actions sont déjà prévues à Paris, Strasbourg, Toulouse, Montpellier, Nice.

nantes

Planning Familial 44

En solidarité avec la Women’s March des américaines, contre l’idéologie sexiste, homophobe, xénophobe et raciste défendue aux Etats-Unis et en Europe :Rassemblons-nous à Nantes, le samedi 21 janvier 2017, à 15h Place des Volontaires de la Défense Passive, pour marcher jusqu’à la Place du Bouffay, renommée « Angela Davis » pour cette occasion.

Cet appel au rassemblement est signé par les associations et syndicats partenaires :

Le Planning Familial 44 – Solidarité FEMMES 44 – Ensemble 44 – Solidaire 44 – L’UD CGT 44 – FSU 44 – Syndicat de la Médecine Générale SMG – Ciné Femmes – osez le feminisme 44 – SOS Homophobie – Centre LGBT de Nantes – Espace Simone de Beauvoir – Association Les Filles Nantes – CIDFF de Nantes – Femmes Solidaires Comité de Saint Joachim- Féministes PluriellesNous, féministes français.es, ne pouvons rester indifférent.e.s alors que le nouveau président de la première puissance mondiale s’apprête à appliquer l’idéologie violemment sexiste, homophobe, xénophobe et raciste qu’il a défendue durant toute sa campagne.

Ces idées, certain.es les appliquent en Europe où tous les droits des femmes ne sont pas encore acquis, et ceux acquis peu respectés. Elles traversent aussi les programmes électoraux de certain.es candidat.es à la présidentielle française, porteurs de graves régressions.

Devant ces dangereux signaux envoyés à toutes les femmes et hommes de progrès du monde, nous témoignerons notre solidarité avec la « Women’smarch » des américaines en organisant, comme dans toutes les villes en France, des rassemblements similaires en solidarité avec la « Women’smarch ». »

march

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Rachel Knaebel 17 janvier 2017

Lire aussi:
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13 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

trégor palestine (afps)

lannio

3e quinzaine de la Palestine en Trégor

10 au 22 Janvier 2017 – Lannion, Bégard, Locquémeau, Plestin

Exposition « Un mur au (mi)lieu des mo(r)ts : le mur de séparation qui enferme les Palestiniens »

Du mardi 10 au mercredi 18 janvier : Cafétéria de l’Espace St-Anne – Lannion – De 9h30 à 12h et de 14h à 17h30 – Entrée gratuite Cette exposition sera aussi proposée au café Théodore (Locquémeau) du jeudi 19 au dimanche 22 janvier

Vendredi 13 Janvier

Conférence – Contre l’apartheid israélien – Pour la défense de la population de Gaza en cage

trégor palestine (afps) dans Altermondialisme

Pierre STAMBUL et Sarah KATZ de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix)

Salle de conférence – Espace Sainte Anne – 2, rue de Kérampont – Lannion – 20h30 – Entrée libre

Pierre Stambul, fils de résistants déportés, est coprésident de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix) Il est l’auteur de plusieurs ouvrages aux éditions Acratie : « Israël/Palestine, du refus d’être complice à l’engagement » (2012), « Le Sionisme en question » (2014), « Chroniques de Gaza ; mai-juin 2016 » (co-écrit avec Sarah Katz ; 2016)

Dans un premier temps, Pierre Stambul décrira la destruction de la société palestinienne qui est à l’œuvre : occupation, colonisation, fragmentation, apartheid, crimes de guerre … Il dénoncera l’idéologie sioniste qui est à l’origine de cette guerre, l’instrumentalisation de l’antisémitisme pour défendre le colonialisme et la criminalisation du BDS (boycott, désinvestissement, sanctions).

Dans un deuxième temps Sarah Katz et Pierre Stambul, raconteront, à partir de photos, ce qu’ils ont vu à Gaza lors de leur séjour en mai-juin 2016 : une cage hermétique, une volonté délibérée de l’occupant de transformer les Gazaouis en assistés et la résistance de la population, une société hautement éduquée, les différents partis politiques, la division palestinienne qui est une grande victoire de l’occupant. Ils présenteront leur livre « Chroniques de Gaza ».

Samedi 14 janvier

Soirée festive Jazz et crêpes – Au profit de la coopérative d’Al Sanabel

Café Les Valseuses (en face de l’église de Brélévenez) – Lannion – 18h – Tarif : 6€ Restauration sur place : galettes et crêpes:

JSON : formation de jazz (quintet) qui reprend des standards pour proposer un jazz moderne et dynamique, qui flirte parfois avec le funk

Sulfate de cuivres proposera en première partie une évocation de l’âge d’or du jazz, faisant notamment référence au célébrissime Big Band de Duke Ellington, avant de présenter en deuxième partie une sélection de musiques de films, de musiques des Balkans et de génériques TV qui rappelleront bien des souvenirs !

Dimanche 15 Janvier

Conférence – Les enfants de Gaza

MJC de Bégard – 16h – Entrée libre

Conférence de Mme Kilani Nabila, Directrice du Centre Culturel, Éducatif et de Formation de Beith Lahiya ( CETC-Nord Bande de Gaza ) Conférence organisée par l’association d’aide médicale AMANI qui s’engage avec le CETC dans un projet de soutien psychologique auprès des enfants de Gaza.

Jeudi 19 Janvier

Mur – Film documentaire de Simone Bitton (2004) – 1h40
Café Théodore – Trédez-Locquémeau
20h30 – Entrée gratuite Soupe dès 19h30

Mur est une méditation cinématographique personnelle sur le conflit israélo-palestinien, proposée par une réalisatrice qui brouille les pistes de la haine en affirmant sa double culture juive et arabe. Dans une approche documentaire originale, le film longe le tracé de séparation qui éventre l’un des paysages les plus chargés d’histoire du monde, emprisonnant les uns et enfermant les autres.

Sur le chantier aberrant du mur, les mots du quotidien et les chants du sacré, en hébreu et en arabe, résistent aux discours de la guerre et se fraient un chemin dans le fracas des foreuses et des bulldozers. Toute la beauté de cette terre et l’humanité de ses habitants sont offertes au spectateur comme un dernier cadeau, juste avant de disparaître derrière le Mur.

Exposition sur le mur de séparation du jeudi 19 au dimanche 22 janvier

Dimanche 22 janvier

La Palestine au cinéma

Cinéma Le Douron – Plestin les Grèves

De 14h à 18h Entrées : 5 € la séance – 9 € les deux séances

14h – OMAR – Fiction – 1h 37min – De Hany Abu-Assad

 dans Anticolonialisme

Omar vit en Cisjordanie. Habitué à déjouer les balles des soldats, il franchit quotidiennement le mur qui le sépare de Nadia, la fille de ses rêves et de ses deux amis d’enfance, Tarek et Amjad. Les trois garçons ont décidé de créer leur propre cellule de résistance et sont prêts à passer à l’action. Leur première opération tourne mal.

Capturé par l’armée israélienne, Omar est conduit en prison. Relâché contre la promesse d’une trahison, Omar parviendra-t-il malgré tout à rester fidèle à ses amis, à la femme qu’il aime, à sa cause ?

Entracte Pâtisseries palestiniennes, thé, café

Projection de dessins satiriques

16h – 3000 nuits – Fiction – 1h43min – De Mai Masri (sortie nationale le 4 janvier 2017)

 dans Antiimpérialisme

Années 80, à la veille des événements de Sabra et Chatila. La révolte gronde dans une prison israélienne, où sont détenues des prisonnières politiques palestiniennes. Une jeune institutrice de Naplouse, vient d’arriver, condamnée à 8 ans de prison pour un attentat dans lequel elle n’est pas impliquée. Elle partage la cellule d’israéliennes condamnées pour droits communs et s’habitue progressivement à l’univers carcéral. Mais elle découvre qu’elle est enceinte. Envers et contre tous, elle décide de garder l’enfant.

« Voyez ce film ! Voyez-le maintenant ! » C’est Ken Loach qui le dit !

http://www.france-palestine.org/

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13 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

paris trump

march

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10 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

syrie (psld)

 syr

Est ce le rôle de journalistes de servir la soupe à Bachar el-Assad, coupable de guerre et crimes contre l’Humanité ?

Alors que la reprise violente d’Alep par le régime syrien a fait il y quelques semaines la Une de l’actualité en France, les larmes de crocodile de certains de nos médias se sont bien vite séchées. France Info, RTL, et LCP viennent de tendre leurs micros à Bachar el-Assad désireux de communiquer en direction du pays des Droits de l’Homme.

Le problème n’est pas le contenu des propos de Bachar el-Assad, ils sont sans surprise et restent dans le déni le plus complet, faisant les amalgames habituels les plus grossiers entre terroristes et populations civiles pour justifier le massacre du peuple syrien depuis plus de 6 ans .

Le problème est que pour réaliser un coup médiatique des journalistes puissent abandonner leur éthique en interviewant un criminel de guerre et criminel contre l’Humanité dument identifié comme tel par la commission d’enquête de l’ONU des droits de l’Homme à Genève.

Tout aussi surprenant sont les commentaires qui ont suivi, pour la plupart complaisants, uniquement narratifs des propos du boucher de Damas, sans recul ni analyse quelque peu contradictoire. Affirmer « la victoire « de Bachar el Assad comme inéluctable alors que pour l’anecdote les trois parlementaires français partis en visite d’allégeance ont été bloqués plusieurs heures dans l’ aéroport d’Alep suite à des tirs de la part des rebelles, nous fait mesurer le niveau de pertinence de certaines analyses journalistiques.

Après l’effarante interview du boucher de Damas parue il y a quelques semaines dans le journal russe Komsomolskîa Pravda, cet épisode ne fait que confirmer le haut niveau de pression exercée sur les médias et sur l’opinion française et européenne par le camp de Poutine et d’Assad.

Rétablir la vérité des faits est un devoir de solidarité pour les tenants d’une Syrie libre et démocratique.

Paris le 10 janvier 2017

collectif.psld@gmail.com

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07 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

mélenchon (anti-k)

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Mélenchon veut tourner la page du « tropisme atlantiste »

Jean-Luc Mélenchon a fustigé jeudi à l’occasion de ses vœux pour 2017 le « tropisme atlan- tiste » observé selon lui par la France ces dernières années et mis en garde contre l’ « attitude belliqueuse »  de l’Occident à l’égard de la Russie, qui ne constitue pas à ses yeux « une menace » pour la paix.

Sortie de l’Otan et renforcement des alliances avec les pays émergents : le co-fonda- teur du Parti de Gauche et candidat du mouvement « La France insoumise » à l’élection présidentielle est revenu devant des militants réunis dans une salle du 11e arrondissement de Paris sur plusieurs de ses propositions en matière de politique étrangère.

« L’atmosphère belliqueuse actuelle, irrespirable, (à l’égard de la Russie-NDLR) est extrêmement dangereuse et l’année 2017 doit être mise à profit par la France pour tourner la page du tropisme atlantiste », a dit l’eurodéputé, crédité de 14% des intentions de vote dans un sondage Elabe publié jeudi. « Il faudrait s’aligner, je ne m’alignerai pas. La politique que je défends est une politique non alignée », a-t-il ajouté.

« La situation va encore beaucoup bouger, la France doit cesser d’osciller au gré de ce que veulent ou ne veulent pas les Etats-Unis », a-t-il poursuivi, citant notamment la volte-face américaine de 2013 dans le dossier syrien, contraignant Paris à renoncer à une opération militaire présentée comme imminente. « Il n’y a que les naïfs qui croient que les Etats-Unis servent autre chose que leurs intérêts. » L’élection présidentielle en France se tient sur fond de fortes tensions géopolitiques, alimentées notamment par la situation en Syrie ou en Ukraine où la Russie est accusée par l’Occident d’attiser les tensions entre les différentes parties.

« ABSURDE »

Moscou est notamment sous le coup de sanctions économiques de l’Union européenne pour son rôle présumé dans le conflit dans l’est de l’Ukraine qui a fait près de 10.000 morts, ce que la Russie dément.

Soutien de Bachar al Assad, la Russie intervient également militairement en Syrie où son aviation bombarde les positions rebelles et les positions de l’Etat islamique dans le pays. Son siège d’Alep a notamment fait de nombreuses victimes civiles, suscitant l’émotion de la commu- nauté internationale. (…) « On veut montrer aujourd’hui, avec une guerre de retard, la Russie comme la cause de tous les maux du monde », a déclaré jeudi Jean-Luc Mélenchon. « Tout cela est absurde. »

« Il n’est pas vrai que la Russie soit une menace pour la paix dans le monde, c’est un mensonge, c’est un acte de propagande destiné à justifier un projet politique en Europe. C’est la construction, comme idéal européen, après le Brexit et après l’échec de tout le reste, d’un bavardage autour d’une Europe de la défense. »

« La menace russe n’existe pas (…) La France n’a pas à entrer dans cette escalade absurde », a-t-il poursuivi. « La vraie menace est du côté de la Chine, voilà pourquoi M. Trump (le président élu américain Donald Trump qui succédera à Barack Obama le 20 janvier-NDLR) semble y avoir réfléchi (…) car c’est là où, pour l’avenir, va se trouver l’adversaire principal. »

A 65 ans, Jean-Luc Mélenchon est candidat pour la seconde fois consécutive à la présidence de la République après avoir remporté 11,1% des voix en 2012. Il a obtenu fin novembre le soutien du Parti communiste français. 7 janvier 2017

Boursorama et Reuters –  Marine Pennetier – 05/01/2017

http://www.boursorama.com/

Commentaire: Jean-Luc Mélenchon confirme ses approches erronées. Il n’y aurait ainsi qu’une seule grande puissance impérialiste, les USA, et non « des » impérialismes : Iran, Europe, Arabie Saoudite, Chine, Russie, Brésil, Turquie, Inde. Il ne serait pas « aligné » et il s’aligne sur la Russie. Il ne raisonne toujours pas en termes de classes sociales, mais en termes d’états. Il prétend donc défendre les intérêts de « La France » en s’abstenant de toute critique à l’égard de la politique de la Russie qui occupe illégalement par la force deux pays d’Europe: la Roumanie ainsi que la Crimée et l’Est de l’Ukraine. Sans parler de la Géorgie, l’Ossétie et le Tchétchéniie dans le Causase. Enfin au Tibet c’est l’impérialisme chinois qui a raison!!

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