Archive | Antiimpérialisme

23 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

holocauste (pùblico al’e)

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Il n’y a pas eu qu’un massacre, il y a eu résistance

Israël commémore la mémoire d’Auschwitz, mais ignore son propre rôle au Moyen-Orient

Quarante dirigeants du monde entier assistent au Forum mondial de l’Holocauste qui a lieu à Jérusalem jeudi pour commémorer le 75e anniversaire de la libération d’Auschwitz. Alors que la mémoire de l’Holocauste est de plus en plus présente dans la vie des Occidentaux, leurs dirigeants préfèrent ignorer le chaos qu’Israël entraîne au Moyen-Orient.

Les souffrances causées par l’Holocauste étaient énormes et sont devenues une référence centrale pour la vie contemporaine de l’Occident. De plus en plus de musées, de films, de documentaires et d’actes en tout genre se souviennent dans les quatre points cardinaux. Si après la Seconde Guerre mondiale, on ne l’a presque pas évoqué, il n’y a pas de jour où il n’apparaisse dans les médias.

Les médias israéliens n’en doutent pas un instant: Benjamin Netanyahu capitalise politiquement grâce au forum mondial sur l’Holocauste, comme il capitalise sur tout ce qui passe à sa portée. Mais ce Premier ministre israélien est celui qui a le plus contribué à la déstabilisation du Moyen-Orient au cours de la dernière décennie, et qui continue de le faire, et cela ne semble pas du tout avoir d’importance pour les dirigeants qui assistent à l’événement.

À seulement quelques dizaines de kilomètres de Jérusalem se trouve la bande de Gaza, un endroit devenu grâce à Netanyahu un enfer humanitaire avec un siège brutal subi chaque jour, chaque heure et chaque minute, par deux millions de Palestiniens. Cela ne semble pas non plus avoir d’importance pour les présidents.

Ces dernières années, Israël n’a autorisé que 2% des demandes de construc-tion faites par la population palestinienne

Les données officielles de l’armée israélienne indiquent qu’au cours des dernières années, Israël n’a autorisé que 2% des demandes de construction faites par la population palestinienne dans la zone C de la Cisjordanie occupée, (et en détruit chaque semaine blog) un autre fait qui n’a pas d’importance pour les personnes invitées au forum. Au cours de la même période, Israël a multiplié de façon exponentielle la construction de maisons pour les colons juifs en violation du droit international. Cela ne semble pas non plus les inquiéter.

La dernière action controversée de Netanyahu, mardi, a été de s’engager publiquement à annexer la vallée du Jourdain à Israël, ce qui représente environ 30% du territoire de la Cisjordanie. Certes, cela a déjà été dit plus d’une fois, mais le répéter à l’arrivée des dirigeants occidentaux silencieux est une provocation supplémentaire.

Mercredi, Netanyahu a rencontré Emmanuel Macron, un homme politique qui représente très bien la position d’une Europe qui se lave les mains non seulement des Palestiniens mais de tout ce qui se passe au Moyen-Orient, excepté par des commentaires aseptisés auxquels Bruxelles nous a habitués. Malheureusement, l’attitude de Macron n’est pas unique sur un continent de plus en plus anesthésié au niveau politique.

Il y a quelque temps, un homme politique européen de premier plan a expliqué qu’il savait exactement ce qu’il devait faire, mais ils ne savait pas comment il gagnerait les élections s’il le faisait, des mots qui reflètent fidèlement le cynisme qui règne parmi les dirigeants de France, d’Allemagne et du reste de l’Europe. Les pays européens ne se soucient que du résultat des élections dans leur propre pays.

A l’issue de sa rencontre avec Macron, Netanyahu a déclaré que les deux avaient décidé d’établir un « dialogue stratégique » sur les « intérêts communs ». Il est facile d’imaginer ce que sont les «intérêts communs» et ce qu’un «dialogue stratégique» signifie en voyant ce qui se passe au Moyen-Orient. Les Européens se prêtent ainsi au « jeu démocratique » particulier qu’Israël promeut.

L’ « intérêt commun » d’Israël et de la France est de fournir des armes à l’Arabie saoudite pour bombarder le Yémen. Certes, la France n’est pas le seul pays européen impliqué dans ce genre d’activité (l’Espagne aussi blog), mais tout le monde connaît les conséquences que çà a au Moyen-Orient. Il est clair que Netanyahu poursuit un objectif consistant à déstabiliser au maximum la région, mais Macron lui veut gagner quelques millions d’euros.

Netanyahu a également exigé que Macron impose des sanctions à l’Iran. Au premier ministre israélien ne suffit pas la paralysie européenne à l’égard de Téhéran. Il veut que les Européens aillent plus loin et étouffent l’économie iranienne en difficulté, quelles que soient les conditions de vie minimales de dizaines de millions de personnes souffrant d’une punition totalement injuste.

Les médias hébreux affirment que Netanyahu demande à ses interlocuteurs d’attaquer la Cour pénale internationale. La dernière phase de l’opération de harcèlement et de démolition de ce tribunal a commencé il y a quelques semaines, lorsque la CPI a décidé d’enquêter pour savoir si Israël avait commis des crimes de guerre dans les territoires palestiniens, ce qui est évident pour tout observateur impartial. Israël attaque le procureur et, comme si cela ne suffisait pas, il discrédite ce tribunal avec le soutien explicite et implicite des dirigeants qui sont venus à Jérusalem pour l’Holocauste.

Le journaliste de « Haaretz », Zvi Barel, a publié mercredi un article ironique intitulé « Merci, chers dirigeants, d’avoir mentionné l’Holocauste ». Il y dénonce qu’il ne peut y avoir de plus grand soutien à la politique de Netanyahu que le conclave de Jérusalem. Il dénonce également l’oppression brutale des Palestiniens exercée par Netanyahu  et d’autres dans la région.

Il est certes nécessaire de se souvenir sans cesse de l’Holocauste, mais ce qui se passe aujourd’hui au Moyen-Orient doit également être traité par de manière urgentes, de la situation des Palestiniens à la guerre du Yémen, et cela ne se fait pas. Les mêmes dirigeants qui visitent Jérusalem ces jours-ci sont en grande partie directement responsables de tant de calamités.

JÉRUSALEM 23/01/2020 eugenio garcía gascón

https://www.publico.es/

Ghetto_Uprising_10

Lire aussi:

Le ghetto de Varsovie s’insurge: Garde l’espérance!

En avril 1943: Insurrection du Ghetto de Varsovie

Le travail esclavagiste, les fusillades de masse et les chambres à gaz. Les Roms, le génocide oublié de la Seconde Guerre mondiale

Commentaire:

Alors que se préparait un holocauste, les pays y compris les USA fermaient les frontières aux juifs, comme aux migrants actuellement. Les « justes » qui individuellement ont sauvé des juifs étaient bien seuls.

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22 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

le char et l’olivier (en bretagne)

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« Le char et l’olivier », aux origines du conflit israélo-palestinien

Une autre histoire de la Palestine : un film contre les idées reçues

Blain: Dans le cadre de la Semaine départementale du film Palestinien, qui va se dérouler du 22 au 29 janvier dans une vingtaine de salles du département, le cinéma Saint-Laurent projettera, vendredi 24 janvier, à 20 h 30, Le char et l’olivier, un long-métrage documentaire, réalisé par Roland Nurier.

Châteaubriand: Mardi 28 janvier à 20h15, Ciné Emeraude

Divatte: Samedi 25 janvier, à 20 h 10, cinéma Jacques-Demy

La Turballe: Le 24 (ou le 27?) à partir de 20H30 Ciné Atlantic

Le Pouliguen: 20H45 Jeudi 23 Janvier Cinéma Pax

Morlaix: Jeudi 23 janvier à 20 h 30, Ciné la Salamandre

Pornic: lundi 27 janvier à 20 h 30, au cinéma Saint-Gilles

Saint Malo de Guersac : Dimanche 26  18 h 30 Ciné Malouine

Rennes: jeudi 30 janvier 20h15 Cinéma « Arvor » Rue d’Antrain

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22 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

pour sama (ouest france)

carhaix

Carhaix. Maha Hassan vient porter la voix des Syriens

Dans le cadre de la projection du film Pour Sama, le Grand Bleu invite l’autrice et journaliste Maha Hassan, originaire de Syrie, installée en Bretagne depuis 2004, pour un échange avec les spectateurs.

Ce jeudi, le cinéma le Grand Bleu projette, en partenariat avec Amnesty international, le film Pour Sama, de Waad Al-Kateab. Un film qui sera suivi d’un échange avec la journaliste et romancière Maha Hassan. Kurdo-Syrienne. L’autrice est arrivée en France, comme réfugiée politique d’abord, en 2004. Aujourd’hui Française, habitante de Morlaix, elle n’a de cesse de porter la voix du peuple syrien.

L’exil

Elle parle de l’exil, d’abord. «La souffrance» de tout quitter, de se « sentir comme un vaga-bond, sans avoir vraiment de pays. On n’est nulle part ». C’était d’ailleurs le thème du premier roman qu’elle a écrit en France, Cordon ombilical. La France c’est aussi le pays qui lui a donné « la liberté, le courage et la confiance de publier librement, ce que je ne pouvais pas faire en Syrie ».

L’intégration

Et puis Maha Hassan parle aussi de l’intégration, « un pacte qui doit se faire des deux côtés, rappelle-t-elle. En France, je me suis rendu compte qu’être Française sur le papier ne donne pas forcément le droit de se sentir l’égale au regard des autres… »

La guerre en Syrie

Sa parole, ses mots, elle les utilise aussi pour parler de la guerre. La guerre en Syrie. « En France, on voit encore Bachar Al-Assad comme un défenseur de la laïcité, mais c’est faux. Cette guerre, c’est une guerre contre le peuple syrien, et le peuple syrien, on ne l’entend pas».

Pour Sama

Elle interviendra ce jeudi à Carhaix, au cinéma, après la projection du film Pour Sama. Une œuvre réalisée par Waad Al-Kateab, femme et journaliste syrienne.

Elle a filmé le quotidien de la vie à Alep, pendant la guerre, avec en toile de fond ce question-nement qui tiraille : faut-il partir ? « C’est une voix honnête qu’elle porte, et qu’il faut entendre. Un petit exemple qui montre ce qu’est la vie pendant la guerre en Syrie. Qui rappelle que quand on part, ce n’est pas par plaisir », détaille Maha Hassan.

Ce jeudi 23 janvier, à 20 h, au cinéma le Grand Bleu.

https://www.ouest-france.fr/

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22 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

brest morlaix (lcr)

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Nos camarades suédois

Journée Mondiale d’action contre la Guerre avec l’Iran

Respect de l’accord sur le nucléaire iranien.

Les actions illégales et irresponsables des USA et de l’Iran dans la période récente  illustrent bien la spirale de guerre qui peut se mettre en place à tout moment avec le risque d’embrasement général et de nouvelles guerres dévastatrices sur tout  le Moyen-Orient.

L’urgence est à la mobilisation, et à mettre en place les moyens les plus appropriés : actions  publiques, tracts, rassemblements, etc..

Appeler le  Président  de la République pour qu’il agisse auprès des Nations-Unies pour relancer les discussions diplomatiques pour un règlement politique des conflits en cours, pour l’arrêt des  ventes d’armes à l’Arabie  Saoudite.

Et surtout  pour la ratification du Traité d’Interdiction des armes nucléaires adopté à l’ONU le 7 Juillet 2017.

Toutes et tous dans l’Action!

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 Rassemblements

samedi 25 janvier 11H Morlaix parvis de la mairie
dimanche 26 janvier 11H Eglise St Louis à Brest

Le Mouvement de la Paix

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr

Commentaire:

Mobiliser oui, en appeler à Macron et à l’ONU c’est non! 

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22 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

guerre climat (anti-k)

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La guerre : une cause et conséquence de la crise climatique et personne n’en parle !

L’armée américaine, premier contributeur

Sans surprise, il apparaît que l’armée des États-Unis est celle qui a plus l’empreinte carbone la plus importante.

Avec son réseau tentaculaire de navires, d’avions et de camions pour soutenir ses opérations à travers le monde, l’activité militaire américaine est à l’origine d’émissions de CO2 considéra-bles.

Selon diverses études récentes (du Watson Institute de l’Université Brown et du British Geogra-phers Institute), si l’armée des Etats-Unis était un pays, elle serait le 47e plus gros émetteur de gaz à effets de serre au monde, polluant davantage que 140 pays. L’armée américaine est si étendue qu’elle pollue autant qu’un pays Européen de taille moyenne comme la Finlande ou l’Autriche.

Et ces chiffres ne prennent même pas en compte les impacts postérieurs aux différents conflits dans lesquels les militaires américains sont impliqués. Ces études demeurent néanmoins une source importante, dans la mesure où les Etats-Unis sont particulièrement avares en commu-nication sur ces données.

Une rétention d’informations qui permet de garder le sujet sous silence, au point où il n’est que rarement abordé dans les hautes instances, à l’exception de la COP21. Car l’accord de Paris avait – légèrement – contribué à améliorer la transparence du pays sur ses émissions militai-res, mais le retrait de l’accord par l’administration Trump nous a soudainement privés de ces précieuses informations.

Le recours à l’agent orange, un véritable écocide

En 2001, l’Assemblée générale des Nations Unies, consciente du problème, avait créé la « Journée internationale de la prévention de l’exploitation de l’environnement en temps de guerre et de conflits armés », qui se tient le 6 novembre.

Son but est de rendre public les dommages causés à l’environnement en temps de guerre partout dans le monde. À l’occasion du 17ème anniversaire de la création de cette journée, le programme pour l’environnement de l’ONU rappelait d’ailleurs, à travers de nombreux exemples historiques et contemporains, « la nécessité de protéger la biodiversité des effets directs et indirects des guerres et des conflits armés ».

Après l’unique usage de bombes nucléaires sur des populations civiles à Hiroshima et Nagasaki, l’épisode historique le plus connu est certainement l’utilisation de l’agent orange pendant la guerre du Vietnam.

Entre 1961 et 1971, l’aviation américaine a déversé des millions de litres de cet herbicide toxique – produit par Monsanto et six autres industriels – sur des vastes étendues forestières du Vietnam du sud, afin de priver les guérillas du couvert des arbres. La catastrophe écologique et sanitaire qui s’en est suivie est encore visible aujourd’hui, près d’un demi-siècle plus tard.

Au-delà de la déforestation et de l’extinction de la biodiversité locale, l’agent orange est à l’origine de malformations importantes ainsi que d’une quinzaine de pathologies, dont des cancers et autres maladies mortelles.

Encore aujourd’hui, il suffit de déambuler dans les rues d’Ho-Chi-Minh-Ville pour réaliser l’impact désastreux de l’agent chimique, qui continue à faire des dégâts chez les populations locales après trois générations. En réaction à ce véritable écocide, le Vietnam a d’ailleurs intenté plusieurs actions en justice contre Monsanto notamment. (Extrait voir lien)

https://www.anti-k.org/

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21 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

sondage (irish times)

sinn fein

La carte électorale de l’Irlande selon le « Irish Times »

Tout le monde est « vert » sauf le Fine Gael qui est bleu comme l’Angleterre et les unionistes! Humour volontaire?

L’Irlande a longtemps connu un bipartisme Fianna Fail (45%) / Fine Gael (30%) allié traditionnel du Labour (10% puis 5%) qui n’est pas mentionné. Le Fianna Fail a tellement piqué dans la caisse qu’il n’est plus qu’à 25% alors qu’il a été majoritaire à lui tout seul. Il rétrécit peu à peu comme l’église catholique…

En Irlande, il existe aussi des élus « indépendants » et des petits partis « d’appoint  » qui peuvent faire pencher la balance entre FF et FG. Les Verts et le Sinn Fein.

Le SF a grimpé après la Paix (avant il n’avait pas d’élus), avant de redescendre, et de « renaître de ses cendres » comme le « Phoenix » motif républicain traditionnel. Son allié gouvernemental probable est le Fianna Fail. Les Verts eux ont déjà été partenaires du FF.

Le clivage n’est (jusqu’à aujourd’hui) jamais « gauche-droite », bien qu’il y ait une gauche en Irlande, mais nationaliste-anti nationaliste. Pour la réunification du pays et contre elle. L’histoire a montré qu’en réalité Fianna Fail pourtant « républicain » n’a aucune envie de celà!

Les électeurs de la classe ouvrière penchent pour le Fianna Fail « républicain », et c’est surprenant pour nous car c’est historiquement un courant proche du Gaullisme. La gauche « bobo » d’aujourd’hui penche plutôt pour le FG et le Labour plus modernes sur les moeurs.

Le nationalisme « républicain » de FF est en réalité un « protectionnisme » défendant la petite entreprise locale. Contre les « libre-échangistes », la grande entreprise commerçant avec le Royaume Uni. On a inventé le sobriquet de « West Brits » pour eux. Et le Labour est leur allié traditionnel.

Le Sinn Fein combine un penchant protectionniste contre le libre échange avec un positionnement de gauche qui fait de lui la « France Insoumise » irlandaise. Il fait partie de la gauche européenne post communiste tandis que d’autres « nationalistes » sont plutôt Verts au parlement de l’Europe.

Histoire: Tous (sauf les Verts et le Labour) sont issus de l’IRA!

Le Fianna Fail c’est l’IRA vaincue lors de la guerre civile de 1922 23. Eamonn De Valera arrêtera les frais et montera un parti légal, taxé par l’église de « communiste ». De fait le PC naissant et l’IRA « semi clandestine » lui apportèrent leur aide. PC et IRA iront se battre en Espagne. Ce parti dirigera l’Irlande pendant des décennies lui donnant ce côté « dictature catholique » (on l’a comparée au Portugal) qui a fait fuir la jeunesse et les artistes.

Le Fine Gael, c’est l’IRA vainqueur de la guerre civile. Son « IRA » est devenue l’armée officielle de l’Etat Libre, puis de la République. Il représente un penchant « pro Britannique ». De facho (une brigade en Espagne avec Franco) il est devenu « ultra libéral » et en phase avec l’évolution des moeurs. Le premier ministre actuel est gay et d’origine pakistanaise.

Sinn Fein c’est l’IRA moderne réorganisée dans les années 1960 et 70 et qui a déposé les armes en 1998. Il est à noter qu’avec le Brexit son idée « utopique » de la réunification reprend corps! En effet, rejetée par « tout le monde » sauf le peuple, au point qu’elle fut retirée de la constitution sous pression anglaise, voilà qu’elle renait comme le Phoenix! La question nationale, comme la « vieille taupe » creuse et réapparait. Le problème du Sinn Fein c’est: le peuple irlandais vote-t-il SF pour une issue anti austérité ou pour plus de nationalisme? Peut-il combiner les deux?

Le Labour s’est toujours opposé au nationalisme et les Verts sont trop jeunes

Le Blogueur

Lire aussi:

Fianna Fáil will be happy, Sinn Féin thrilled but keep an eye on the Greens

Ipsos MRBI poll: Fianna Fáil edges ahead of FG as SF surges

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20 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

colonialisme (basta)

clordecone

« L’abolition de l’esclavage n’a pas mis fin à l’écologie coloniale »

Basta ! : La commission d’enquête parlementaire sur le scandale du chlordé-cone, cet insecticide utilisé pendant des décennies aux Antilles, a remis fin novembre un rapport accablant pour l’État français et pour les industriels de la filière banane aux Antilles. Vous avez été auditionné par cette commission. Que révèle ce scandale ?

Malcom Ferdinand : [1] : Le chlordécone est le symptôme de « l’habiter colonial », une relation particulière à la Terre qui a enfermé les Antillais à l’intérieur d’un système de mono-culture d’exportation et transformé le monde en plantation.

Aujourd’hui, tous les Antillais sont contaminés par le chlordécone, même ceux qui ne travaillent pas sur les plantations de bananes. À travers ce que j’appelle la « chimie des maîtres » se rejoue une forme de domination. Car les contaminations massives causées par le chlordécone ne sont pas un accident, mais le symptôme de rapports humains bien particuliers, et des failles de l’État, comme le confirment les conclusions du rapport de la commission d’enquête.

Vous rappelez que dès 1974, en Martinique, les ouvriers de la banane se sont mis en grève pour exiger des augmentations de salaires et l’arrêt de l’épanda-ge du chlordécone…

La grève de février 1974 est l’une des plus grandes grèves de l’histoire de la Martinique. Elle a été violemment réprimée par le pouvoir colonial : deux ouvriers sont morts sans que personne n’ait été condamné. Les ouvriers avaient onze points de revendication.

Notamment l’augmentation des salaires, l’obtention d’équipements de protection pour l’épan-dage des produits toxiques et l’arrêt de l’utilisation du Képone [un des noms commerciaux du chlordécone]. Cette troisième revendication n’a pas été prise en compte. Ce scandale a mis en lumière le mépris des responsables de la filière agricole à l’égard des ouvriers agricoles antillais. Mais aussi celui des responsables politiques qui ont autorisé l’utilisation du chlordécone tout en sachant qu’il était très dangereux.

Dans votre livre Une écologie décoloniale, vous replacez la colonisation et l’esclavage au cœur de l’écologie. Pourquoi ?

En séparant histoire coloniale et histoire environnementale, on a pensé l’émancipation de l’esclavage sans toucher à notre rapport à la terre. L’abolition de l’esclavage a bien sûr constitué une très grande avancée, mais le système économique, le rapport à la terre qui impliquait l’asservissement d’êtres humains a continué sous d’autres formes. L’abolition de l’esclavage n’a pas mis fin à « l’écologie coloniale ».

Qu’est-ce que les esclaves marrons ont apporté à l’écologie ?

Ces esclaves mettaient en acte des résistances anti-esclavagistes mais aussi écologistes avant l’heure. Non seulement ils luttaient contre leur asservissement, mais ils protégeaient aussi la nature du mode d’exploitation coloniale.

Certaines communautés marronnes étaient tellement puissantes qu’elles empêchaient les colons de poursuivre leur déforestation et d’étendre leurs plantations. Le marronnage englobe des formes de lutte que l’on ne voit plus beaucoup : des luttes à la fois anti-coloniales, anti-esclavagistes, anti-racistes et sensibles à la question écologique.

Pourtant, alors que ces résistances ont été extrêmement nombreuses, elles sont quasiment absentes de la pensée écologique. Ainsi, lorsqu’on parle de Henry David Thoreau, l’un des précurseurs de l’écologie, connu pour ses positions anti-esclavagistes, on passe entièrement sous silence les rencontres avec les Nègres marrons qu’il relate pourtant dans son livre Walden ou la vie dans les bois.

Vous estimez ainsi injuste de pointer la responsabilité de l’ensemble de l’espèce humaine dans le dérèglement climatique ?

La géographe Kathryn Yusoff parle d’« anthropocène blanc ». L’anthropocène désigne cette ère géologique au cours de laquelle l’activité humaine a produit des perturbations dans les équilibres physico-chimique à l’échelle planétaire. Mais c’est aussi un récit qui occulte totale-ment les rapports de pouvoir et nie l’histoire coloniale. Ce sont des êtres humains qui ont détruit la terre et non pas l’Homme. Ce ne sont pas les Haïtiens, ni les gens qui habitent les bidonvilles de Nairobi ou de Soweto qui en sont responsables. (Extrait)

Entretien. Pendant des décennies, l’insecticide chlordécone a intoxiqué la quasi-totalité de la population antillaise. Pour Malcom Ferdinand, philosophe et ingénieur martiniquais, ce scandale sanitaire est le symptôme d’une relation à la Terre qui demeure enracinée dans l’esclavage et la colonisation. 

Propos recueillis par Samy Archimède

Samy Archimède 20 janvier 2020

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Lire aussi :

En Guadeloupe, les ouvriers de la banane malades d’un pesticide dévastateur et oubliés de l’État français

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19 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

nucléaire militaire (ouest france)

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Quimper. Le collectif contre l’arme nucléaire alerte les futurs maires

Le Collectif 29 pour l’Interdiction des armes nucléaires (Cian), lancé à Quimper (Finistère), a adressé un courrier aux listes candidates à l’élection municipale.

« Nous allons envoyer un courrier aux futures listes candidates pour qu’elles s’engagent, si elles sont élues, à voter un vœu demandant au gouvernement de signer et ratifier le traité d’interdiction des armes nucléaires (Tian), explique Roland de Penanros, de L’Université européenne de la paix à Brest (Finistère). Les maires sont garants de la sécurité des citoyens. Nous allons envoyer le courrier dans une quinzaine de grosses communes. »

Le collectif Cian 29, créé en mars 2018, milite pour la défense de la paix au Moyen-Orient et pour le désarmement nucléaire de la France. « Le traité d’interdiction a été voté à l’Onu par 122 pays. Nous souhaitons que la France le signe aussi et que soient créées des Zones exemptes d’armes nucléaires (ZEAN) », poursuit Christian Colimard, du comité Sud-Cornouaille du Mouvement de la paix.

Après avoir distribué des tracts aux passants, place Terre-au-Duc, devant un missile factice, le collectif s’est rendu au jardin de la Paix à Quimper.

Véronique MOSSER. 18/01/2020

https://www.ouest-france.fr/

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19 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

les studios brest (ouest france)

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Brest. Quatre films courts de René Vautier aux Studios

Les Rencontres de la Cinémathèque proposent de découvrir le travail du cinéaste engagé de René Vautier, parmi ses films emblématiques. À voir ou revoir au cinéma Les Studios, à Brest, mardi 21 janvier 2020.

Trois questions à Marie Carrez, responsable de la programmation et de l’action culturelle à la Cinémathèque de Bretagne.

Il y a cinq ans disparaissait René Vautier…

Il est décédé en janvier 2015, en effet, et c’est une des raisons pour lesquelles nous avons choisi de programmer certains de ses films. Mais la première raison est que nous souhaitions surtout commencer les Rencontres de la Cinémathèque en 2020 avec un hommage à son œuvre. C’est un cinéaste encore très présent dans l’histoire militante du cinéma breton et national. Nous avons pas mal de demandes pour projeter ses films dans divers lieux à travers la France.

La Cinémathèque de Bretagne est dépositaire de l’ensemble de son œuvre, n’est-ce pas ?

Oui et cela représente environ un volume de quatre-vingts films, longs et courts métrages. Parmi ceux-ci, on a des films emblématiques comme Marée Noire, Colère Rouge sur la lutte des Bretons contre le mazout de l’Amoco Cadiz. Quand tu disais Valéry sur la longue grève des ouvriers de l’usine de fabrication de caravanes, près de Saint-Nazaire. Avoir vingt ans dans les Aurès sur la guerre d’Algérie. Quand les femmes ont pris la colère, sur le féminisme. Un homme est mort, également.

Vous projetez quatre films courts. Comment les avez-vous sélectionnés ?

On a choisi en fonction des sujets importants qu’il a traités au cours de sa vie. Sur la guerre d’Algérie, l’immigration et la colonisation, entre autres. Et on a trouvé que ces quatre films courts étaient représentatifs de ces thèmes.

Afrique 50 est le premier film anticolonialiste de l’Hexagone, tourné en Afrique occidentale française. Les trois cousins est une fiction sur les conditions de vie de trois cousins algériens à la recherche d’un travail en France.

Techniquement si simple raconte le parcours d’un technicien coopérant qui se remémore son travail d’installation de mines destinées à tuer des civils, durant le conflit algérien. Le Remords, enfin, est un film dialogue durant lequel René Vautier s’interroge sur son incapacité à dénoncer un fait divers raciste dont il est témoin entre un Algérien et un policier parisien.

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Mardi 21 janvier, à 20 h 15, au cinéma Les Studios, 136, rue Jean-Jaurès à Brest. La projection sera suivie d’un temps d’échange autour d’un verre. Avec la participation de Moïra Chappedelaine-Vautier.

19/01/2020

https://www.ouest-france.fr/

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18 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

irak (solidarités)

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Ni États-Unis, ni Iran ! 

Le 3 janvier, sur ordre de Donald Trump et sans autorisation du Congrès, des frappes aériennes états-uniennes ont pris pour cible un convoi près de l’aéroport de Bagdad en Irak tuant Qassem Soleimani, le commandant des Pasdaran (Corps des gardiens de la révolution).

Celui-ci prenait ses ordres directement du Guide Suprême iranien Ali Khamenei. Le raid a également tué Abu Mahdi al-Mohandis, haut commandant de la milice irakienne Kataib Hezbollah, et au moins six autres personnes.

Cette attaque fait suite à une montée des tensions entre l’Iran et les États-Unis ces derniers mois, qui se matérialise en particulier en Irak. 5 300 soldat·e·s états-unien·ne·s se trouvent actuellement en Irak, tandis que 3 000 sont en route vers le Moyen-Orient.

Au total, 14 000 soldat·e·s ont été envoyés par Washington dans la région depuis mai 2019. À la suite de l’assassinat de Soleimani, Donald Trump a menacé de bombarder « très durement » 52 sites iraniens si Téhéran tentait d’attaquer des soldats ou des ressortissants états-uniens en représailles.

De nombreuses personnalités politiques en Irak ont dénoncé cette violation de la souveraineté du pays. Le parlement irakien a par ailleurs voté une résolution demandant le départ de toutes les troupes armées de la coalition internationale luttant contre l’État islamique.

La joie exprimée par certain·e·s à l’annonce de la mort du criminel réactionnaire Qassem Soleimani est compréhensible, étant donné son rôle dans l’expansion régionale de l’influence de l’Iran et dans la répression des classes populaires révolutionnaires en Iran, en Syrie et en Irak.

Cependant, son assassinat ne découle en rien d’une volonté de Washington de faire avancer les soulèvements populaires en Irak et dans la région. Au contraire, cette action impérialiste pourrait faire dérailler le soulèvement populaire en Irak.

La menace n’est pas tant que le mouvement de contestation irakien se concentre sur l’opposi-tion aux États-Unis ; il s’est jusqu’à présent clairement opposé à toutes les influences étrangè-res, et de récentes manifestations à Bagdad et dans d’autres villes du pays ont d’ailleurs répété le slogan « Ni États-Unis, ni Iran ! ».

Cependant, il pourrait être submergé par un autre mouvement contrôlé et organisé par des milices pro-iraniennes, qui inscrirait le départ des États-unien·ne·s comme la seule exigence, sans contester le système néolibéral et confessionnel actuel.

Les soulèvements populaires en Irak, en Iran et au Liban en souffriront, tandis que les dirigeants instrumentaliseront la crise avec les États-Unis dans leur effort pour rester au pouvoir. Les premières réactions des responsables irakiens et des personnalités politiques proches de l’Iran vont d’ailleurs dans ce sens.

Face à ces développements, l’opposition aux ingérences continues de l’impérialisme états-unien et aux menaces de guerre contre l’Iran et l’Irak ne peut être efficace que si elle est enracinée dans la solidarité avec les forces progressistes et révolutionnaires du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, sans aucune concession envers les régimes autoritaires et les puissances régionales.

Joe Daher 9.01.2020

https://solidarites.ch/

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