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15 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

zimbabwe (courrier-international le-monde)

zimbabwe

Afrique. Une économie en berne

Met le Zimbabwe sous tension

Le président Emmerson Mnangagwa a annoncé une augmentation de 150 % du prix de l’essen-ce au cours du week-end. Lundi, la mesure a provoqué une série de manifestations dans un pays en pleine crise économique. Elles auraient fait plusieurs morts, selon le ministre de la  Sécurité.

Des routes barricadées dans les quartiers résidentiels de la capitale Harare, des pneus qui brûlent en pleine rue, des habitants qu’on empêche de monter dans les bus à destination du centre-ville, un centre commercial populaire obligé de fermer, des écoles qui renvoient leurs élèves chez eux, un supermarché pillé, des jets de pierres de manifestants d’un côté, les gaz lacrymogènes de la police antiémeute de l’autre…

Newzimbabwe.com décrit des scènes de tension extrême dans la nation du sud de l’Afrique lundi 14 janvier. Si quelques centaines de personnes sont à l’origine des débordements, ils sont des milliers de Zimbabwéens à ne pas accepter la forte hausse du prix de l’essence annoncée samedi soir.

Le litre est passé de 1,24 dollar à 3,31 dollar. Une augmentation de 150 % présentée par le président Emmerson Mnangagwa comme une solution provisoire à la pénurie de carburant. Mais le pays ne manque pas que d’essence. “Le gouvernement du Zimbabwe est en train d’essayer de ressusciter une économie à la peine”, explique la BBC.

Pas dit que la stratégie soit efficace, croit savoir le Daily News. “Des analystes craignent que la hausse du prix des carburants déclenche une augmentation du prix des biens de consommation courante et services”, avance le quotidien de la capitale.

“La dernière fois que la situation a été aussi mauvaise, c’était en 2008”, rappelle Bloomberg, faisant référence à la période d’hyperinflation “qui a vu les prix doubler chaque jour, les rayons des magasins vides et les gens forcés de faire leurs courses dans des pays voisins ou sur le marché noir”. D’après l’agence, le Zimbabwe, confronté à un manque de cash, fonctionnerait aujourd’hui avec un système de prix doubles, ceux qui disposent d’argent liquide bénéficiant de réductions. Zimvine, un groupe sur Facebook, permettrait d’échanger des informations sur les produits de consommation disponibles et où les trouver.

Espoirs déçus

Robert Mugabe a quitté le pouvoir en novembre 2017. Selon le correspondant sur place du Daily Maverick, grand quotidien de l’Afrique du Sud voisine, “des Zimbabwéens optimistes avaient alors placé leurs espoirs dans la nouvelle administration pour répondre aux défis économiques auxquels le pays fait face depuis des décennies. Mais un an plus tard, ces espoirs sont déçus et les citoyens une fois encore dans la rue”, résume le DM. Le journal parle de quatre personnes abattues par des agents de sécurité dans la banlieue d’Harare. Chiffre qui n’a pas été confir-mé officiellement.

Alors que les habitants font la queue pendant des heures pour pouvoir remplir leur réservoir, le vice-ministre de l’Information, Energy Mutodi, a agacé avec des conseils jugés déplacés sur Twitter, rapporte Newzimbabwe.com. “Les gens intelligents savent quoi faire”, dit-il, avant d’ajou-ter : “Utilisez un vélo quand vous le pouvez […] et ne manifestez pas dans la rue car vous risquez de perdre un membre.”

Et pendant que le peuple gronde, le président Mnangagwa n’est pas là, comme le signale News Day. Il visite la Russie, le Kazakhstan, la Biélorussie et l’Azerbaïdjan avant de rejoindre le Forum économique mondial à Davos. Les images de son arrivée à Moscou à bord d’un Boeing 787 Dreamliner loué des dizaines de milliers de dollars l’heure “n’ont pas aidé à calmer une opinion publique déjà remontée”, constate Bulawayo 24.

Times Live note que la compagnie Fastjet a maintenu ses avions au sol lundi. Il n’y avait donc aucun vol domestique disponible.

15/01/2019 Courrier international Paris

https://www.courrierinternational.com/

Lire aussi:

La grève générale se poursuit au Zimbabwe pour protester contre la hausse du prix de l’essence (LM)

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14 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

pologne (à l’encontre.ch)

kuron

La Ligue Communiste ancêtre du NPA diffusait « La lettre au POUP »

Pologne. Karol Modzelewski

«On a connu une liberté vécue activement, combativement et collectivement»

Vous avez été élevé dans une famille pro-régime soviétique. Votre père adoptif, Zygmunt Modzelewski (1900-1954), a été, à l’issue de la guerre, le ministre des Affaires étrangères de ce qui deviendra la République populaire de Pologne. Comment s’est opéré le renversement qui va faire de vous l’un des principaux opposants polonais?

J’ai commencé mon parcours politique en découvrant la vérité sur le stalinisme. Personne ne parlait politique avec moi à la maison. Mais j’étais curieux, et j’ai commencé à entendre des choses. Et puis, en 1956, alors que j’étais étudiant, il y a eu le 20è congrès. Ç’a été un choc immense. Les gens ne savaient pas. On n’osait rien dire. Et, à ce moment-là, on voulait encore croire au communisme.

La conclusion, pour moi et ceux de ma génération, comme Jacek Kuron [1934-2004], mon ami le plus proche, a été que les idéaux étaient bons, mais que le système était absolument intolérable. Il fallait donc le renverser. Comment? Moyennant une révolution. C’est ce qu’on appelle, dans la pensée communiste, le révisionnisme, terme très proche de la notion religieuse d’hérésie: on conteste la version ecclésiastique de la foi au nom de la foi elle-même, de sa pureté. Nous avons créé, avec une centaine de jeunes cadres, un groupe révisionniste à l’université de Varsovie, où j’ai reçu ma première formation politique consciente.

Quelles ont été les conséquences du 20è congrès en Pologne ?

La révolution dont nous rêvions a été démontée, à peine amorcée, par Wladyslaw Gomulka [le premier secrétaire du POUP,  Le Monde], qui a conduit une libéralisation très limitée, avec pour effet de transformer la dictature totalitaire stalinienne en dictature communiste autoritaire. C’est une distinction qui est utile quand on est à Sciences Po. Mais elle est très pratique aussi lorsqu’ on y est confronté. Dans la dictature autoritaire, tant que vous ne contestez pas le régime, vous pouvez vivre en paix. On n’exige de votre part aucune orthodoxie idéologique. Résultat: la majorité choisit de pas contester. Le conformisme règne.

Avez-vous eu la tentation du conformisme? Vous auriez pu vous consacrer paisiblement au Moyen Age…

J’étais trop en colère. Le pouvoir avait tué dans l’œuf une révolution à laquelle je m’identifiais. Je me sentais opposant, sur tout. Il est vrai que, lorsque je suis devenu doctorant et maître assis-tant à l’université de Varsovie, je me suis dit que je pouvais abandonner un peu l’activité politi-que, pour me consacrer à la recherche. Mais, en 1961, j’ai obtenu une bourse d’un an pour aller étudier à Venise. Et là j’ai vu la liberté, une liberté qu’on pouvait toucher du doigt.

Je me souviens d’une grève, à l’université. Le recteur est sorti de son bureau, s’est assis au milieu des étudiants grévistes, et il s’est mis à discuter, cherchant un compromis sans dire aux étudiants qu’ils se livraient à une contre-révolution, un attentat contre le régime, etc. Je me suis senti jaloux. Quand je suis revenu, j’éprouvais plus que jamais le désir d’arracher le bâillon qu’on nous avait collé sur la bouche.

J’ai repris contact avec mon ami Jacek Kuron, et nous avons commencé à conspirer ensemble. C’est alors, en 1964, que nous avons rédigé, tous les deux, la Lettre ouverte au parti. (Une lettre ouverte qui fut diffusée à l’époque par le courant «trostkyste» : JCR et LC) Elle contenait toutes les critiques possibles du régime et dessinait le programme d’une démocratie ouvrière pluraliste, libre. Nous avons fini par être arrêtés. J’ai été condamné à trois ans et demi de prison, Jacek à trois ans.

Quel a été le destin de ce texte ?

Il a été porté en Occident, notamment à Paris, où il a été publié, en polonais, par les Editions de l’Institut littéraire de Paris, c’est-à-dire dans le milieu de l’intelligentsia polonaise critique envers le régime, et en français par François Maspero. J’ai su que les Jeunesses Communistes Révo-lutionnaires  le colportaient. Puis, il a été lu, en polonais, sur l’antenne de Radio Free Europe, ce qui a permis de le faire connaître dans les pays de l’Est. Ce qui m’a fait particulièrement plaisir, c’est qu’il a été traduit en tchèque et ouvertement publié en Tchécoslovaquie en 1968, pendant le «printemps de Prague», avec un gros tirage.

Quelle ligne politique y défendiez-vous?

En gros, nous prenions nos distances aussi bien avec la dictature communiste qu’avec la démo-cratie parlementaire à l’occidentale, au profit d’une démocratie de conseils ouvriers, fondée sur un agencement entre les niveaux locaux et le niveau national, avec éventuellement, en parallèle, un Parlement élu. Mais les conseils étant l’expression de la classe ouvrière organisée, c’étaient eux, et non le Parlement, qui devaient être importants. Voilà notre programme.

Vous vous en êtes progressivement éloigné…

Après notre libération, en 1967, nous nous sommes éloignés de beaucoup de choses. Concrè-tement, d’abord, puisque, en 1968, Jacek Kuron et moi avons été arrêtés pour la deuxième fois, nous resterons encore trois ans et demi en prison. Mais, surtout, la mésaventure de nos amis tchécoslovaques nous a fait changer notre manière de penser la situation internationale. Nous croyions innocemment que, étant internationale par nature, la révolution, une fois commencée quelque part dans l’empire soviétique, allait atteindre la Russie elle-même.

L’écrasement du «printemps de Prague» par l’intervention soviétique nous a appris que c’était une utopie. Il fallait donc procéder d’une autre manière, chercher plutôt des changements partiels, peut-être tolérables pour Moscou, et essayer d’avancer ainsi. La révolution, mais auto-limitée par les exigences du réalisme.

En 1980, la grande grève débute au chantier naval de Gdansk, et ce qui de-viendra le syndicat Solidarité commence à s’organiser. Avez-vous hésité à rejoindre le mouvement?

Non. C’était irrésistible. Il a fallu suivre. La liberté avait conduit le peuple aux barricades. Je devais suivre le peuple. Et m’intégrer au mouvement du peuple de manière à y apporter la dose nécessaire de raison.

Vous êtes donc allé à Gdansk…

Oui, mais à cause d’un malentendu. On m’avait dit que les conseillers du comité de grève, où l’on commençait à réfléchir à la création d’un syndicat libre, voulaient m’avoir auprès d’eux. Or j’étais connu comme un type qui voulait renverser le régime, ce qui faisait de moi un allié dangereux. De fait, lorsque je suis arrivé au chantier naval, Bronislaw Geremek [1932-2008] et Tadeusz Mazowiecki [1927-2013] m’ont tout de suite expliqué que ce n’était pas une bonne idée. Je comprenais parfaitement.

Je suis rentré à Wroclaw, où il y avait aussi une grève. Je n’y suis pas allé: j’avais compris la leçon. Mais, une fois la grève terminée, on m’a appelé au comité de grève, devenu comité de fondation du syndicat, et on m’a envoyé à Gdansk avec un projet de statuts. Là, j’ai vu avec horreur que nos amis, à rebours de ce que je venais proposer, ne prévoyaient que deux échelons syndicaux: celui de l’usine et celui de la région, avec rien au-dessus.

Cela signifiait qu’on préférait créer plusieurs syndicats régionaux plutôt qu’un grand syndicat national. J’ai essayé d’expliquer que c’était suicidaire. C’est à cette occasion que j’ai vu Lech Walesa pour la première fois. Il n’a pas voulu me répondre. Il disait qu’il avait un énorme mal de tête. Il était visible que les gars de Gdansk avaient peur de créer une trop grande force qui, inévitablement, aurait dû affronter une autre grande force: le parti qui dirigeait le pays.

Peu de temps après, Solidarité, qui ne s’appelle pas encore ainsi, organise une réunion nationale des représentants des comités régionaux. On est en septembre 1980. Quelle tendance l’emporte?

Au début, les jeux semblaient faits en faveur de la ligne de Gdansk. J’étais présent comme président de la délégation de Wroclaw. Il a fallu combattre. La majorité des délégués présents étaient de mon côté: ils voulaient un syndicat national. Ils savaient que, sans unité, ils seraient écrasés l’un après l’autre par les autorités. J’ai pris la parole. J’ai défendu l’unité nationale. Ma motion a été approuvée par acclamation.

Quelle a été la position de Walesa?

Il a été pour: il s’est retourné au dernier moment. Son mal de tête s’était dissipé lorsqu’il avait compris qu’il allait devenir le chef de ce syndicat national. Sa plus grande conviction jusqu’à aujourd’hui est celle de sa grandeur. S’il n’a jamais craqué, s’il ne s’est jamais laissé soumettre par les autorités, c’était parce que ça aurait été contraire à sa grandeur. Cette grandeur n’était d’ailleurs pas une invention. Il était destiné au rôle qu’il a joué.

Les foules d’ouvriers polonais, en très grande partie venus des campagnes, se reconnaissaient dans cet ancien paysan qui n’incarnait pas tellement la culture prolétarienne, mais plutôt la cultu-re paysanne traditionnelle polonaise. C’était quelque chose d’ahurissant. Il savait s’adapter à la foule. C’est ce qu’il a fait pendant cette réunion nationale. J’ai plusieurs fois été furieux contre lui, mais je savais que personne n’aurait pu prendre sa place. C’était impossible.

Quand, en janvier 1982, après le coup d’Etat militaire et la proclamation de la loi martiale, il s’est retrouvé en isolement dans une villa sécurisée près de Varsovie, il a complètement rejeté, mal-gré des pressions de toute nature, ce qu’on appelait au ministère de l’intérieur le «plan renais-sance», c’est-à-dire la renaissance de Solidarité comme fantoche à la main du parti. C’était le moment-clé. Après ça, pour dire qu’il a été complice du régime, il faut énormément aimer le mensonge.

C’est lors de la même réunion nationale, en 1980, que vous imposez le nom «Solidarité».

Dans le train du retour, après mon premier passage à Gdansk, j’avais vu, sur le mur d’une énorme usine, une grosse pancarte rouge avec des lettres blanches, le genre de pancartes sur lesquelles, d’habitude, on lisait : «Le programme du parti, c’est le programme du peuple.» Là, il y avait: «Solidarité». Cela voulait dire que leur grève était la même que celle de Gdansk, et qu’ils ne la finiraient que quand ils triompheraient tous. Ce mot m’avait impressionné. En 1980, la nuit qui a précédé la réunion nationale, j’y ai soudain repensé, en écrivant la motion que j’allais présenter. C’est là que j’ai décidé de proposer ce nom pour notre mouvement.

Le début de l’état de siège, le 13 décembre 1981, et votre arrestation à tous marquent la fin de ce que vous appelez « la grande Solidarité »…

L’intimidation, à partir de l’instauration de la loi martiale, a été très forte. Il y avait des chars dans les rues, des patrouilles partout, des affiches qui menaçaient de la cour martiale en cas de grève.  J’ai été marqué par ce que m’a raconté un ouvrier, plus tard. Son usine, comme quel-ques  autres, s’était quand même mise en grève. Un char de l’armée est alors venu, a fait un trou dans le mur de l’usine, à travers lequel quelque 700 hommes armés de fusils automatiques sont entrés dans la grande halle de production.

L’officier en chef a crié: «Sortez! » Silence. «Vous ne sortez pas?» Silence. Il a donné l’ordre aux soldats de charger leurs armes. Les ouvriers ont vu les canons des fusils se dresser vers eux. Au bout d’un moment, un ouvrier s’est levé, puis un autre, et tout le monde a fini par se laisser conduire à la porte de l’usine. Certains ont été arrêtés. La plupart ont été renvoyés chez eux, avec l’ordre de se présenter gentiment au boulot le lendemain matin.

Tous ces gens, qui s’étaient comportés avec un courage inouï, ont changé d’un coup leur vision d’eux-mêmes. Ils avaient cédé devant la force armée. Et ça, ça vous brise la colonne vertébrale. On peut dire que, en tant que mouvement ouvrier de masse, Solidarité, qui a compté jusqu’à 9,2 millions d’adhérents, a été détruit à ce moment-là. Il ne restait plus qu’une résistance clandesti-ne, qui comptait plus d’intellectuels que d’ouvriers. Un autre visage est apparu alors, et un autre langage: un langage d’anticommunisme dur, qui était absent auparavant.

Jusque-là, le mouvement était resté proche de votre rêve initial…

Oui. Solidarité était un enfant illégitime du parti communiste et de l’église catholique. Ce qu’il revendiquait, c’était: «Tenez enfin vos promesses!»

En croyant à ces promesses ?

Non, sans y croire, mais en exigeant quand même, avec force, qu’on les mette à exécution. Ensuite, c’est devenu une conspiration anticommuniste de cadres.

Dans quelle mesure?

Parce que Solidarité, c’était une action de masse, et que c’est cela qui avait disparu. On pouvait aller voter, après 1989, pour les candidats du comité civique de Solidarité. Mais c’était tout.

Y avait-il d’autres choix économiques possibles?

Je ne sais pas. Mais les gens qui conduisaient la transformation ne le savaient pas davantage, tout en affirmant le contraire. Le passage du système communiste au capitalisme contemporain s’est fait d’une manière particulièrement dure. Tous les gens qui se sont considérés comme les perdants de cette grande mutation systémique se sont peu à peu convaincus que la démocratie n’est qu’une construction mensongère qui couvre une dictature des élites. Ce qui est, aujour-d’hui, la phraséologie de Droit et Justice (PiS).

Comment jugez-vous son action?

C’est un parti qui, d’une manière très cohérente, construit un Etat policier. Ils font tout ce qu’il faut pour détruire la démocratie, en s’en prenant, en particulier, aux tribunaux. Pour avoir un Etat policier, il faut que les juges soient des marionnettes. Ils ont d’ailleurs fait la même chose avec les médias.

Est-il encore possible de les empêcher d’atteindre leur but?

Je pense que, aux prochaines élections législatives, ils gagneront sans avoir besoin de falsifier les bulletins de vote. Ce qu’ils ont fait pour leur base sociale, la Pologne populaire, que des années de politique ultralibérale ont paupérisée, le leur permettra. Par exemple, les «500 en plus»: chaque famille reçoit, pour le deuxième enfant et chaque suivant, 500 zlotys, 120 euros environ, ce qui représente beaucoup en Pologne.

Comment le gouvernement traite-t-il la mémoire de Solidarité?

Il cherche à la détruire. Il fait tout ce qu’il peut pour calomnier Walesa et monte de toutes pièces des accusations de corruption contre d’autres figures du mouvement. On ne crée pas un Etat policier en maintenant vivace le souvenir du temps où un peuple entier s’est redressé et a affronté la dictature.

Comment vous traitent-ils, vous?

Je ne sais pas. Je m’en fiche. Est-ce que le pouvoir peut faire quelque chose contre moi ? Qu’ils essayent! (Résumé voir lien)

Karol Modzelewski, né en 1937, est historien, spécialiste du Moyen Age. Mais c’est comme figure centrale de la dissidence polonaise au régime communiste, des années 1960 à la création du syndicat Solidarité («Solidarnosc», en polonais), qu’il s’est fait connaître du monde entier. La parution en français de ses Mémoires, Nous avons fait galoper l’histoire (publiés en Pologne en  2013), offre l’occasion de revenir avec lui sur les étapes de ce long combat pour la liberté, dont le souvenir, dans une Pologne désormais aux mains de nationalistes du parti Droit et Justice [Prawo i Sprawiedliwosc, PiS, des Kaczynskyi, créé en 2001], se révèle plus vital que jamais.

(Entretien publié dans le quotidien Le Monde, en date du 4 janvier 2019)

Alencontre 14 janvier 2019 Florent Georgesco

http://alencontre.org/

Lire aussi:

Jacek Kuron, rebelle polonais (Le Monde)

Le 20è congrès du Parti communiste de l’Union soviétique (Wikipédia)

Tchécoslovaquie. «Discours de Ludvik Vaculik au quatrième Congrès des Ecrivains tchécoslovaques» (A l’Encontre.ch)

Le rapport qui ébranla l’Union soviétique (Que Faire?)

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12 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

amazigh (liberté.dz)

amamz

Le triomphe de l’Algérie algérienne

Lentement mais sûrement, la cause amazighe continue de grappiller des espaces et d’engranger des acquis qui étaient, jusqu’à un passé récent, du domaine de l’utopie, presque.

Et pour cause. La nature du régime post-indépendance, moulé dans l’une des plus dures idéologies de l’arabo-islamisme contemporain, importé d’Orient, ne laissait aucune place aux expressions linguistiques et culturelles profondément algériennes.

Tout était donc mis en œuvre, y compris les moyens les plus violents, pour étouffer ces voix de la résistance qui n’étaient mues que par un irrépressible désir de liberté et d’émancipation citoyenne. Le cheminement du combat identitaire reste, en effet, émaillé d’épisodes tragiques avant même l’indépendance du pays.

Certains courants du mouvement national sous l’emprise des influences moyen-orientales, s’offusquant que des militants de la cause nationale réclament une place pour l’amazighité, étaient allés jusqu’à déclarer la guerre aux concernés.

Ces derniers ont fini par payer de leur vie leur aspiration à une Algérie plurielle. Exécutions, tortures, interdictions, menaces… tout était mis en branle pour faire taire toute expression identitaire.

Mais c’était compter sans la témérité et la détermination de générations successives de militants qui ont continué, dans la clandestinité et contre vents et marées, notamment durant les trois premières décennies de l’indépendance du pays, à porter la revendication.

Loin de freiner les ardeurs du mouvement, la répression à laquelle ont recouru les différents pouvoirs, fût-elle la plus brutale, a, bien au contraire, contribué à forger la conscience politique d’immenses masses populaires. Et du moment que l’affaire n’était plus seulement celle de quelques centaines de militants, disséminés çà et là, mais de millions d’hommes, de femmes et même d’enfants, la cause ne pouvait que finir par être entendue.

Et ce message, le régime en place l’a visiblement bien assimilé, comme le montrent les différentes mesures matérialisant la reconnaissance officielle de ce pan fondamental de l’identité nationale.

Ce qu’il faut surtout retenir dans ce long et laborieux cheminement, c’est le caractère pacifique qui a toujours marqué la lutte identitaire. Les militants qui l’ont portée ont toujours su éviter les pièges qui leur étaient tendus par le régime pour les pousser à l’erreur fatale. Couronnement de cette résistance pacifique, la célébration de l’amazighité n’est plus aujourd’hui l’apanage des militants et du mouvement associatif ou d’une région précise, quand bien même la Kabylie aurait toujours été à l’avant-garde et aurait montré le chemin.

https://www.liberte-algerie.com/

Commentaire sur la carte: Toutes ces lagues de même origine ne sont pas intercompréhensibles.

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11 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

quimper (afps)

kper

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09 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

congo plouégad guérand (la dérive)

congo

Concert de Martial Pa’nucci

Et échange sur la situation au Congo-Brazzaville

Martial Pa’nucci vient du Congo Brazzaville. Rappeur, artiste et activiste, il est un des membres fondateurs du mouvement citoyen congolais « Ras-le-bol ». Il vit en exil au Burkina Faso depuis 2 ans. Son Hip-hop militant mêle les sonorités du rap à celles des musiques traditionnelles africaines, le tout accompagné de textes puissants aux thématiques variées.

Au programme, un repas, un temps de discussion autour de la situation au Congo-Brazzaville et des luttes sociales, le concert de Martial Pa’nucci et un open mic pour finir.

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Samedi 12 janvier à la Dérive  Pont Menou 29620  à partir de 19H

Faîtes passer l’info !

https://bourrasque-info.org

Lire aussi:

Le collectif La Dérive s’enracine à Pont-Menou (OF)

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07 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

voeux (afps brest)

brest

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03 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

bayonne (ujfp)

bayonne

Maintenant les prisonniers

Toutes et tous à la manifestation du 12 janvier à Bayonne

Nous serons des milliers à nous rassembler à Bilbao et à Bayonne le 12 janvier, pour dire à Madrid et à Paris que les conditions d’une paix juste et durable ne sont pas encore réunies.

Nous allons leur dire que le processus de paix n’est pas seulement la fin de la lutte armée. Après la remise des armes et la dissolution de l’ETA, le Pays Basque, dans sa diversité, revendique haut et fort que maintenant, le temps est venu de traiter la situation des prisonnier.e.s. Nous dirons à Bilbao et à Bayonne, que sur ce chemin de la paix, nous sommes tous impliqués : la société dans sa diversité, les associations, les institutions, les états.

C’est le devoir de tous ces acteurs, mais seuls les états détiennent les clés qui ouvrent les portes !

C’est MAINTENANT que le processus doit passer à la vitesse supérieure et pour cela, il est grand temps de résoudre le problème des prisonnier.e.s. Nous exigeons la fin des mesures d’exception ! Nous exigeons l’application des droits de l’Homme, indispensable pour construire une paix solide et durable ! Et demain, il nous faudra un nouveau cadre juridique qui soit adapté au processus de paix.

Les démarches unilatérales entreprises jusqu’à présent nécessitent une réponse qui permettra d’alimenter la dynamique de paix. Ne pas franchir les étapes qui sont aujourd’hui nécessaires serait aussi diminuer la valeur de celles entreprises hier. Il est indispensable de dire, de confirmer que ce qui a été fait jusqu’à présent était nécessaire, était bon pour la paix. C’est celui-là, le chemin ! Et c’est ainsi que nous tracerons le sillon qui conduit du passé vers l’avenir.

Nous devons tracer cette route sans rien oublier ni omettre du passé. A toutes les victimes de toutes les violences, nous devons la vérité, le respect et la reconnaissance. Notre dette envers elles est de ne pas renouveler les erreurs du passé et c’est avec cet objectif commun que nous devons travailler, quelles que soient par ailleurs, les différences de points de vue.

Cette cohabitation démocratique qui n’a pas été possible pendant de longues années est enfin envisageable au Pays Basque. Ce sera notre exercice collectif : celui de celles et ceux qui n’ont pas pu s’unir jusqu’à présent.

Avec cette obligation, cette espérance, cette exigence, nous construirons une paix profitable à tous. Chaque jour compte. L’implication de chacun compte.

Puisque nous sommes tous gagnants avec la paix : faisons une paix où nous serons tous gagnants.

jeudi 3 janvier 2019

http://www.ujfp.org/

arton6857

 

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30 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

soudan (essf orient21)

soud

Le soulèvement au Soudan

Le spectre de la révolution terrifie les tyrans arabes

29 ans de régime militaire. 29 ans de chambres secrètes et de caves de torture. 29 ans de terreur des citoyens et des opposants à des milices qui enlèvent, brûlent, tuent et violent … 29 ans de médias aux ordres, qui qualifient à la une tout mouvement de jeunes comme des « manifestations de gays et de prostituées ».

Aujourd’hui, le dictateur soudanais Omar al-Bashir est aux proies avec le souffle la révolution, dans un contexte économique déséquilibré, et acculé à un isolement international qu’il a tenté à plusieurs reprises de briser en vain : en envoyant des milliers de soldats dans la coalition d’agression contre le Yémen, ou en se rapprochant de la Turquie et ou encore de Bashar Assad en Syrie.

L’étincelle du soulèvement soudanais actuel a été la manifestation des enfants des écoles d’Atbara qui protestaient contre la cherté du coût de la vie, manifestations réprimées sauvage-ment. Mais les manifestations se sont propagées à travers les États jusqu’à atteindre la capitale.

Avec un courage sans précédent, les Soudanais ont fait face aux forces de sécurité souda-naises et aux milices d’ Al-Bashir, qui ont utilisé du gaz lacrymogène, des balles réelles et des mitraillettes lourdes « Douchka » pour disperser les manifestations, Le directeur des services de renseignement soudanais a déclaré que le Mossad israélien était derrière les manifesta-tions et le régime a bloqué les médias sociaux et les messagerie, dans le cadre d’une campa-gne de descentes et d’arrestations dans les rangs de manifestants et de militants.

Et selon des estimations, variables en raison du blocus médiatique, le nombre des martyrs s’élèverait de 15 à 30.

Mais les manifestations ne se sont pas pour autant calmées et les Soudanais poursuivent leur révolution. Les médecins ont annoncé une grève générale à l’exception des urgences, et on peut s’attendre à ce que d’autres secteurs professionnels fassent grève d’ici peu. Des mani-festants dans plusieurs villes ont incendié les sièges du parti au pouvoir et la sécurité de l’État, dans des scènes rappelant le vendredi de la colère en Egypte, le 28 janvier 2011.

Le Soudan entre en éruption en plein blocus médiatique régional.

Au-delà de leurs différents politiques, les dirigeants arabes ne veulent la révolution dans aucun autre pays de la région dont le destin pourrait être influencé par un effet de dominos. Sur Inter-net, a commencé une offensive de groupes saoudiens et égyptiens contre le mouvement soudanais assorties d’avertissements sur la ruine du printemps arabe.

Le spectre de la révolution les terrifie encore.

En revanche, le mouvement soudanais est chaleureusement accueilli par les Égyptiens et les autres peuples défaits de la région, dans l’espoir que le mouvement soudanais parviendra à changer la donne en faveur d’un changement politique une nouvelle fois.

Comme lors de chaque révolution, les opportunistes tentent de la chevaucher et de la kidnap-per. Sadiq al-Mahdi est de retour dans le pays après son exil volontaire. D’autres tentent de promouvoir le rôle de l’armée soudanaise dans les rangs des manifestants, comme si l’armée ne dirigeait pas le Soudan, comme si elle permettait la présence d’éléments d’opposition ou de non-corrompus chez les gradés.

Certes, les rebelles soudanais peuvent avoir des alliés chez les soldats et les officiers subalternes, mais l’armée soudanaise est profondément corrompue et ses dirigeants sont la force de frappe de Bashir mais dans le cas d’une recrudescence du soulèvement, ils peuvent choisir de sacrifier ce dernier pour sauver le régime, à l’instar de ce qu’ont fait leurs pairs du conseil militaire égyptien en Egypte le 11 février 2011.

Toute la solidarité et le soutien au peuple soudanais.

Gloire aux martyrs.

Le pouvoir et la richesse au peuple

Socialistes révolutionnaires 22 décembre 2018 Traduction de l’arabe : Luiza Toscane.

Commentaire : les SR sont un parti égyptien

http://www.europe-solidaire.org/

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Lire aussi:

Dozens have been killed by the regime. But Sudan’s protesters march on (The Guardian)

Soulèvement du Soudan contre les politiques d’appauvrissement : le FMI est passé par ici ! (Essf)

Les « émeutes du pain » : au Soudan, la rue défie le pouvoir d’Omar Al-Bachir (Essf)

Les espoirs d’une troisième révolution au Soudan (Orient 21)

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27 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

madagascar (courrier international)

madagascar

Madagascar.

Une catastrophe écologique à venir

L’élection d’Andry Rajoelina à la présidence a été confirmée le 27 décembre. Entre les deux tours, William Laurance, professeur australien spécialiste de l’environnement, disait redouter le pire si ce candidat était élu, en particulier pour les forêts de la Grande Île.

Quels sont les points communs du Brésil et de Madagascar ? Les deux pays ont prêté leur nom à des films fantaisistes. Tous deux sont connus dans le monde entier pour la richesse de leur biodiversité. Et tous deux doivent composer avec un autocrate déterminé à détruire l’environnement pour en tirer profit à court terme.

Malheureusement pour le Brésil, Jair Bolsonaro a déjà été élu, et il prendra ses fonctions le 1er janvier. Pendant sa campagne électorale, il n’a pas caché son intention de piller l’Ama-zonie : il prévoit d’abolir les protections et réglementations environnementales pour encourager l’exploitation minière et l’agriculture à grande échelle.

Un complot du “marxisme culturel”

C’est désastreux pour la forêt amazonienne, mais aussi pour la planète tout entière, car la forêt transforme le dioxyde de carbone en oxygène – un rôle qui lui (article payant)

William Laurance 27/12/2018
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22 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

michèle sibony (ujfp)

Michèle Sibony 

« Conte et légende d’un lobby sioniste »

Un journal en ligne le JNS (Jewish News Syndicate) publie le 16 décembre 2018 un article signé par Yossi Lempkowicz intitulé « manifestations d’antisémitisme dans le contexte des manifesta-tions des gilets jaunes en France ».

Cet article à diffusion virale aux États-Unis, nous a été transmis par un jeune chercheur d’une université californienne, pour vérifier sa véracité. Il raconte une histoire digne des meilleurs conteurs : un pic d’antisémitisme en France menace les juifs avec et depuis les manifestations des gilets jaunes.

N’hésitant pas à inventer des situations jamais vues ou entendues, lors des dernières semai-nes, il serait plutôt matière à sourire s’il ne faisait en réalité partie d’une campagne de lobbying acharnée pour imposer une définition de l’antisémitisme suivie d’exemples qui incluent l’antisio-nisme : c’est la définition de l’IHRA (International Holocaust Remembrance Alliance) augmentée de ses exemples.

Nous n’entrerons pas ici dans les détails de cette affaire, mais il faut savoir que l’IHRA qui elle-même avait été victime de ce lobbying avait cependant voté une définition qui n’incluait pas d’exemples. Les exemples imposés par le lobbying ont été ajoutés à la définition votée, et tout l’enjeu est aujourd’hui de faire voter en force, État par État, la définition augmentée de ces exemples mentionnant l’antisionisme comme antisémite.

Déjà l’introduction du conte identifie au point de les confondre deux personnages 

Commission Européenne et Agence des droits fondamentaux. Si l’on cherche le sondage cité dans la Commission Européenne il n’apparaît que sous la publication de l’une de ses agences la FRA, Agence pour les droits fondamentaux. Il y a donc une volonté d’assimilation d’une agence d’experts au service de l’UE avec la Commission Européenne elle-même. Or cette confusion volontaire a déjà des précédents.

L’UE est depuis des années maintenant, la cible principale du lobbying d’Israël

Ce lobbying s’est au cours des années introduit dans tous les organismes « d’experts » travaillant à la périphérie de l’UE. C’est ainsi par exemple qu’il avait utilisé le site de l’EUMC (Observatoire Européen des Phénomènes Racistes et Xénophobes) lui-même intégré au site internet général de l’UE, pour y placer un texte sur la définition de l’antisémitisme faisant donc passer ce texte pour un texte officiel de l’Union Européenne aux yeux d’un observateur non averti.

Lorsque cet organisme, l’EUMC, fut remplacé par la FRA, cette dernière retira la définition de son site, s’attirant les foudres du lobby, mais elle souligna que ce texte qui n’avait été voté par personne n’était pas un texte officiel de l’UE. Pour que les choses soient encore plus claires voici la présentation officielle de la FRA :

« Créée en 2007 par l’Union européenne, la FRA fournit des conseils indépendants fondés sur des éléments de preuve en matière de droits fondamentaux. Les 90 membres du personnel de la FRA comptent, notamment, des experts juridiques, des experts en sciences sociales et politi-ques, des statisticiens et des experts en communication et de mise en réseaux. »

Le conseil d’administration de la FRA se compose d’experts indépendants des droits de l’homme issus de chacun des 27 États membres, de deux représentants de la Commission et d’un expert indépendant nommé par le Conseil de l’Europe. »

Un passage rapide sur le site de la FRA permet de voir que son activité est aujourd’hui entiè-rement orientée sur l’antisémitisme, pourtant ce ne sont pas les violations des droits fonda-mentaux qui manquent.

Mais il faut bien alimenter la bataille en cours 

imposer à l’UE et à chacun de ses membres le vote de la définition de l’IHRA incluant des exemples d’antisionisme présentés comme antisémites. L’article-conte fait partie de cette opération de lobbying, il participe de la diffusion de la peur antisémite, moteur du vote des États, et si la France est ciblée, la raison en est fournie par le texte lui-même : première communauté juive d’Europe, 500.000 membres.

Mais par exemple le Guardian a aussi diffusé cette peur, et ce message en Grande Bretagne où la bataille fait aussi rage : theguardian. Il s’agit pour ce lobby israélo-étasunien de faire feu de tout bois pour placer les « éléments de langage » nécessaires à la bataille en cours, et ils sont lâchés assez platement il faut le reconnaître, mais il fallait sans doute respecter la consi-gne : « Le mouvement des gilets jaunes attire des antisémites qui essaient d’insuffler des théories selon lesquelles les juifs, les sionistes sont les élites, les financiers… » ?

L’article s’appuie à la fois sur des mensonges en rafale qui viendra les contester en Californie? Et comme si en France les actes antisémites passaient inaperçus de nos jours… et sur des déclarations du Dilcrah. Pas un mot pourtant sur les réels, et rares, incidents racistes recensés sur le terrain par des témoins et des médias, contre une femme voilée, contre les migrants. Hors sujet, même pour le Dilcrah ! Qui s’en étonnerait, cet organisme s’étant lui-même déjà distingué pour son orientation sioniste affirmée, et il faut bien le dire ses silences sur l’islamo-phobie et les autres formes de racisme.

Diffuser la peur de l’antisémitisme est équivalent dans ses effets, à l’antisémitisme lui-même.

Et la solution est abondamment traitée en faisant apparaître les structures états-uniennes, européennes et israéliennes de ce sionisme imposé : l’aliyah, l’immigration vers Israël dont le bassin français reste une source majeure d’approvisionnement. Pourtant tous les articles récents publiés dans la presse israélienne révèlent l’arrêt ou le fort ralentissement de l’émi-gration des juifs de France vers Israël et même le retour en France de nombreuses familles.

Les ravages de ce lobbying et de cette littérature, sont incommensurables si une contre infor-mation sérieuse et argumentée n’est pas apportée rapidement et systématiquement. Les media susceptibles de réagir et motivés sont encore bien trop rares. Nous sommes loin du compte.

vendredi 21 décembre 2018  Michèle Sibony

http://www.ujfp.org/

Lire aussi:

Le nouveau « nouvel antisémitisme » (UJFP)

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