Archive | Antiimpérialisme

08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

cuba (npa)

cuba

Levée de l’embargo contre Cuba 

Il ne s’agit pas de ici faire l’éloge du régime cubain qui, au fil du temps, s’est bien éloigné des espoirs suscités par la chute du dictateur Batista et l’entrée triomphale des guérilleros à La Havane en janvier 1959. Mais, force est de constater que de plus en plus de pays, face à la pandémie du coronavirus, demandent à bénéficier de l’assistance des médecins cubainEs.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il y a sur l’île 82 médecins pour 10 000 habitantEs, contre 32 en France et 26 aux États-Unis… Cuba a, au fil des années, pour suppléer à des services de santé défaillants ou lutter contre des épidémies, envoyé 25 000 médecins en Amérique latine (les médecins cubains ont dû quitter la Bolivie et le Brésil sur pression des nouveaux régimes réactionnaires), mais aussi en Afrique, au Pakistan ou à Haïti.

Face au Covid-19, Cuba a déjà dépêché en Italie une équipe de 52 médecins et infirmierEs. Aux Antilles et en Guyane « françaises », les médecins cubains sont réclamés par les autorités locales.

Le « socialisme » de Cuba n’est pas le nôtre, d’autant qu’il est, de plus en plus, pénétré par les mécanismes de marché, les inégalités, tandis que sévit la répression des dissidentEs politiques. Il y a certes une « diplomatie médicale » cubaine et les médecins sont une source de devises pour le régime.

Mais, même déformée et pervertie, Cuba montre la supériorité d’une économie planifiée sur l’anarchie du marché capitaliste. Et qu’on ne vienne pas dire que c’est parce que Cuba est une « dictature » : il y a des dizaines de pays dictatoriaux à travers le monde où les populations ne peuvent satisfaire leurs besoins élémentaires tandis que leurs dirigeants vont se faire soigner à l’étranger (à titre d’illustration, le général major Abdelhamid Ghriss, secrétaire général du ministère de la Défense nationale algérien, vient de se faire opérer en Suisse).

Alors, oui, il faut lever de toute urgence tout embargo contre Cuba comme le réclament divers organismes internationaux et, chez nous, en finir avec la dictature du marché sur la santé !

Mercredi 8 avril 2020 Henri Wilno

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Cuba (Combat Ouvrier)

Lire la suite

08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

labour ou socialisme? (socialist worker)

La stratégie de «rester et se battre» au sein du parti n’est pas un moyen pour un véritable changement socialiste

Les militants de gauche du parti travaillistent se demandent maintenant s’il faut quitter le parti ou «rester et se battre».

Beaucoup de ceux qui veulent rester citent Tony Benn, le député travailliste qui a autrefois mené un mouvement pour contrôler le parti. « Il n’y a pas de victoire finale, pas de défaite finale », selon la citation. «Il y a toujours la même bataille à mener. Alors endurcissez-vous! ». L’idée qu’il s’agit d’une guerre sans fin est une perspective assez sombre.

Toute l’histoire du parti travailliste a impliqué une lutte constante entre la gauche et la droite. Cela prenait généralement la forme de tensions entre ses membres, en majorité à gauche et ses députés pour la plupart à droite.

C’est le résultat d’une contradiction fondamentale au sein du parti travailliste.

Le Labour reflète les aspirations des travailleurs pour une amélioration réelle de leur vie. Mais il essaie de canaliser cela à travers le fonctionnement du Parlement, de l’État britannique et du système capitaliste, ces espoirs sont limités, retenus et méprisés. Il y a donc une tension permanente entre les militants du parti et les députés.

Socialisme

Les militants considèrent le Labour comme un vecteur de changement et même de socialisme. Les députés au Parlement, sont plus soucieux de se montrer suffisamment «responsables» pour pouvoir gouverner.

Dès 1907 – sept ans seulement après la fondation du parti – les députés travaillistes se sont donné le droit d’ignorer les décisions des membres. ( En 1905 la CGT adoptait la « Charte d’Amiens » en défiance envers le PS français blog)

Et chaque fois que la gauche s’approche de la direction, la droite utilise les pressions pour «l’unité» et de «l’électorabilité» pour les mettre au pas. Benn lui-même a été vaincu par cela. Après avoir presque remporté l’élection pour devenir chef adjoint, il a été convaincu par la droite de cesser de faire campagne dans l’intérêt de l’unité.

Son conseiller – qui a ensuite fondé Momentum ( association proche de Corbyn blog) – a pensé que c’était une bonne idée. Une longue dérive vers la droite et une purge des militants de gauche a suivi. Il semble maintenant que cela va se reproduire.

Benn avait raison – la gauche travailliste est condamnée à faire continuellement la guerre à la droite au sein du parti. C’est une guerre dans laquelle la droite a d’énormes avantages. Et même si la gauche gagne un contrôle temporaire, elle est limitée par le système.

Le moyen de l’éviter c’est de refuser d’être prisonnier de la droite – en construisant un parti axé sur l’activité par le bas et respectant les principes socialistes.

https://socialistworker.co.uk/

scotland

Scottish Labour barre à droite

L’aile droite de Jackie Ballie a remporté l’élection du chef adjoint du Parti Travailliste écossais. Sa victoire montre non seulement un mouvement vers la droite comme avec Keir Starmer, mais annonce un autre  désastre pour le parti en Écosse. Tout comme Starmer, Baillie prétend représenter le «changement».

Elle veut dire par là que les travaillistes auraient dû faire campagne encore plus ardemment contre le Brexit et contre un deuxième référendum sur l’indépendance.

Scottish labour s’oppose farouchement à un deuxième référendum sur l’indépendance.

Elle a été directrice de la campagne  « Better Together » qui a réuni le Parti Travailliste et la coalition Tory-LibDem lors du référendum de 2014. Baillie a battu le candidat de gauche, Matt Kerr, par 10 300 voix contre 7 500 voix.

Les socialistes d’Écosse qui veulent mener la lutte contre les conservateurs et condamner le Parti National écossais, co-responsable de l’austérité doivent regarder à l’extérieur du Parti Travailliste.

Hector Sierra

https://socialistworker.co.uk

Lire la suite

07 avril 2020 ~ 0 Commentaire

état espagnol (le peuple breton)

espagne

Les socialistes ont réveillé l’Espagne profonde

L’Espagne recentralise et fait défiler les militaires au lieu de sauver des vies

La crise épidémique qui a frappé de plein fouet les Pays Catalans, Madrid et, en différé, le reste de l’Espagne, en même temps que le reste du monde, a permis de montrer aux yeux du monde, aux yeux avertis du moins, l’incurie des autorités espagnoles en même temps que leur obses-sion pour profiter de toutes les occasions, mêmes les plus tragiques, pour faire rentrer dans le rang les Catalans, Basques et autres « sujets » aux velléités trop souverainistes.

Au terme de 3 semaines de confinement, le bilan est lourd en Catalogne et dans les Pays Catalans.

Quelques 35 000 personnes infectées (détectées) et plus de 3 300 décès, dont 2 760 en Catalogne Sud, 613 en Pays Valencien et 75 aux Îles Baléares.

Dans l’ensemble de l’Espagne, l’épidémie a frappé en premier lieu Madrid (5 000 morts). Au total pour tout le territoire quelques 12 500 morts (avoués). Les hôpitaux sont largement dépassés, les cadavres s’accumulent dans les maisons de retraite et les morgues improvisées, les person-nels médicaux largement contaminés, les moyens scandaleusement insuffisants. Devant cette situation catastrophique, les mesures décrétées sont improvisées, changeantes et dignes de pays sous-développés.

Incantations patriotiques et militaires dans les rues

Les incantations patriotiques quotidiennes et les militaires qui comparaissent tous les jours pour faire le point de la situation ne sont pas les seules images surprenantes et inquiétantes. Les soldats patrouillant à grand renfort d’hymne national à fond dans les rues, ou envoyés « désin-fecter » l’aéroport de Barcelone scandalisent les médias catalans. De même que le refus de confiner les régions les plus touchées comme Madrid et la Catalogne (les habitants de la zone la plus infectée se déplacent ainsi en week-end sur la côte valencienne).

État d’urgence et recentralisation

La crise sanitaire est en tous cas l’occasion pour le gouvernement espagnol de gagner un nouveau round dans son combat contre les indépendantistes et les autonomies. Sous prétexte d’efficacité – quelle ironie ! – le gouvernement de Sanchez a immédiatement pris le contrôle de toutes les compétences normalement échues aux autonomies, sous couvert d’état d’urgence reconductible.

La santé, la police, les politiques économiques et sociales, ont été accaparées sans aucune concertation, ni avis préalable par le gouvernement espagnol. Ce qui lui permet d’imposer ses décisions ineptes et chaotiques face à une situation qui le dépasse. Mais quel que soit le nombre de victimes, l’État est d’ores et déjà gagnant face à des autonomies muselées et réduites au silence, et tout spécialement vis à vis de la Catalogne et de la Generalitat.

Acharnement contre les prisonniers politiques catalans

La voix des indépendantistes et la crise catalane sont largement passées au second plan, mais la répression et l’acharnement contre les prisonniers politiques catalans ne faiblit pas pour autant. Devant la pression croissante dans les prisons et comme mesure pour éviter l’extension de l’épidémie, le gouvernement espagnol a décidé de libérer un certain nombre de prisonniers.

Immédiatement le Tribunal Suprême a menacé les fonctionnaires qui permettraient le confine-ment des prisonniers politiques à leur domicile de poursuites judiciaires. Une intervention aussi surprenante, que grossière et bien peu légale. Les neufs condamnés catalans sont donc toujours reclus après deux ans et demi d’emprisonnement, sans mesures de protections, certains ayant été testés positifs au covid-19.

Impuissance et soumission du gouvernement indépendantiste

Ce contexte et cette situation d’exception ont démontré l’impuissance du gouvernement catalan et du président Quim Torra, relégués à des rôles subalternes et de simples figurants. Ils en sont réduits à appliquer les décisions erratiques et inefficaces du gouvernement espagnol:

Confinement tardif, pas de contrôle des déplacements, pas de distribution de tests ou de maté-riel de protection à la Catalogne, mesures socio-économiques contradictoires et insuffisantes…, à réclamer et à se plaindre à chaque réunion des présidents des autonomies « convoquée » en vidéoconférence par Pedro Sanchez.

La Generalitat fait la preuve de sa totale soumission au cadre administratif, de son impuissance – et absence de volonté ? – de prendre des décisions unilatérales de protection de la population catalane et de ses dirigeants emprisonnés qui pourraient déplaire aux autorités espagnoles. Le silence d’ERC dont dépend toujours la majorité du gouvernement de Sanchez pose problème.

Alà Baylac Ferrer 6 avril 2020

Alà Baylac Ferrer est le directeur de l’IFCT, Université de Perpinyà.
.
.
Commentaire:
.
La désorganisation de système de santé espagnol, due comme ici aux « économies-cadeaux aux riches » n’est pas due seulement au PP et au PSOE à Madrid. Les gouvernements locaux ERC ou PdCat de Puigdemont aussi ont appliqué l’austérité.

Lire la suite

05 avril 2020 ~ 0 Commentaire

guerre des masques (courrier-inter npa)

macron soldat
Des masques inutiles il y a peu!
.

La “guerre des masques” est déclarée

Alors que le discours officiel préconise désormais le port de masques pour endiguer la propagation de l’épidémie de Covid-19, tous les pays se sont lancés dans une course effrénée pour s’en procurer. Quitte à s’asseoir sur les principes de loyauté.

La ville de Berlin avait passé commande de 200 000 masques FFP2 destinés à ses policiers, raconte la Deutsche Welle sur son site internet. Mais la cargaison alors en transit à Bangkok aurait été “interceptée” par des Américains. La brouille diplomatique n’est pas loin.

Andreas Geisel, ministre de l’Intérieur de Berlin, n’a pas mâché ses mots. Il a estimé que les États-Unis s’étaient rendus coupables d’un “acte moderne de piraterie”. “Même en temps de crise planétaire, les règles du far-west ne devraient pas s’appliquer”, a renchérit le ministre, exhortant les autorités fédérales allemandes à exiger de leurs homologues américains qu’elles se plient aux lois internationales.

Dans le collimateur des Allemands, la société américaine 3M. C’est auprès de ce fabricant de matériel médical, qui dispose d’usines en Chine, que les autorités de Berlin disent avoir passé leur commande. Mais 3M, contactée par l’agence de presse allemande DPA, se défend de l’ensemble ces accusations : elle nie non seulement toute saisie de masques en Thaïlande, mais aussi avoir reçu une quelconque commande à destination de Berlin, souligne la Deutsche Welle dans un autre article.

05/04/2020

https://www.courrierinternational.com/

index

La France ne vole pas de masques aux autres pays, elle « réquisitionne »

Il est des informations dont on parle moins. Ou bien pour en parler nettement différemment. C’est eux les voleurs, nous, c’est pas pareil ! Un manichéisme qui va de pair avec les deux visions politiques qui s’affrontent : démocratie libérale autoritaire versus nationalisme illibéral.

« Vol », « détournement », « subtiliser », « rafler »… Voilà le genre de vocabulaire employé lorsque les Tchèques ou les Américains s’emparent de masques à destination d’un pays tiers. On entend ces derniers jours des histoires. Les Italiens ou les Français passent des commandes – notamment à la Chine, redevenue l’atelier du monde – mais se font doubler « sur le tarmac chinois » par des pays qui renchérissent. Business is business.

Mais voilà, il est une information qui fait moins de bruit : quand la France s’empare de la marchandise suédoise… à destination de l’Espagne et de l’Italie. Quatre millions de masques, tout de même, dérobés le 5 mars, révèle L’Express, au nom de la réquisition des stocks décidée de la 3 mars par le gouvernement.

Là, le vocabulaire change : ce n’est plus un vol, c’est une « réquisition », plus un détournement mais une « saisie ». L’action est la même, mais le lexique employé créé deux camps : les gentils et les méchants, les voleurs et ceux qui sont du côté de la légalité.

La voilà la véritable guerre. Elle est commerciale, mais surtout politique. La souveraineté de l’État confère au gouvernement sa légitimité.

Et la guerre est aussi une guerre de communication.

Les États-Unis ont démenti avoir volé quelque marchandise que ce soit. Les Tchèques ont finalement rendu leurs masques aux Italiens. Et la France ? Elle aussi a rendu les masques, du moins la moitié de la marchandise « à titre dérogatoire », a indiqué le secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale. Et voici la réaction de l’entreprise suédoise : « Ce sera plus cher mais, au moins, nous éviterons les saisies arbitraires pratiquées dans l’Hexagone ».

Une « polémique », titre Valeurs actuelles, qui préfère s’émouvoir du fait que l’UE vient en aide à l’Iran en lui fournissant du matériel médical « quand la France est au plus mal ».

Les ultra-libéraux se tirent dans les pattes. Les néo-fachos rêvent d’un monde totalement clos. La solidarité est un mot creux pour chacun d’eux. On pourrait appeler ça la gouvernance mondiale heureuse.

Loïc Le Clerc 5 avril 2020

http://sante-secu-social.npa2009.org/

 

Lire la suite

04 avril 2020 ~ 0 Commentaire

dossier palestine (pùblico afps à-l’e)

  map pal
Le virus à Gaza et en Cisjordanie
.
D’une part, le ministère israélien de la Santé tarde à publier un guide en arabe, deuxième langue du pays et de 17% des médecins et personnels de santé, pour les informer de la pandémie.
.
Le ministère de la Défense annonce lui le blocus total de Cisjordanie et de la bande de Gaza, annulant 107 000 permis de travail pour les Palestiniens et ferme le poste frontière de Shuafat à Jérusalem-Est, privant 80 000 Palestiniens israéliens des services de santé.
.
L’instance d’opérations conjointe mise en place entre l’Autorité palestinienne (AP) et l’armée israélienne pour coordonner la lutte contre le virus ne résout pas les problèmes des Palestiniens, qui ont environ 60 respirateurs et seulement 200 kits de test pour une population de deux millions d’habitants.Israël, en tant que force occupante, doit garantir la sécurité et le bien-être des Palestiniens, mais n’a pas levé le siège dévastateur de Gaza et empêche ses habitants de consulter un médecin en dehors de la bande de Gaza.
.
Après avoir détecté une soixantaine de cas d’infection et l’augmentation du nombre de colons qui se sont révélés positifs dans les territoires occupés, l’Autorité Palestinienne a imposé un confinement à la population, sauf pour sortir acheter de la nourriture et des médicaments. Il ne lui sera pas facile de l’obtenir des milliers de journaliers palestiniens dont la seule source de revenu est le travail qu’ils font.À Gaza, l’un des territoires les plus densément peuplés du monde, où 1 800 000 personnes sont enfermées sur 365 kilomètres carrés et subissent un blocus économique brutal de la part d’Israël depuis 13 ans, l’agent pathogène risque de faire des ravages.
.
Le chômage et l’extrême pauvreté peuvent provoquer des révoltes, qui pourraient devenir une nouvelle Intifada au cas où certains prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes venaient à perdre la vie à cause de l’épidémie…
.
Le Comité International de la Croix-Rouge a demandé à Tel-Aviv de réduire le nombre de ces prisonniers qui ont menacé de faire la grève de la faim, après avoir vu suspendre les visites de leurs avocats et qui ne voient venir aucun moyen pour se protéger. À Gaza, le système de santé s’est effondré en raison du blocus et des bombardements continus. Les 2 900 lits d’hôpitaux des établissements délabrés ne résoudront pas la tragédie à venir.
.
.
afps
.
AFPS: France Plastine Solidarité
.
Chères amies, l’épidémie fait des dizaines de cas en Cisjordanie, une douzaine à Gaza où on redoute qu’elle ne se répande vite. A cause du blocus israélien et des nombreuses attaques militaires contre Gaza les infrastructures médicales sont déficientes et dans l’impossibilité de faire face à une épidémie de cet ordre. Pas ou très peu de matériel et médicaments, une soixantaine de lits de réanimation pour 2 millions d’habitants, impossibilité de faire les gestes de distanciation/protection…. Pendant ce temps, les exactions israéliennes se poursuivent: bombardements de Gaza, raids militaires  dans les villes et villages de Cisjordanie, arrestations, attaques des colons. Dans les prisons, 5 000 Palestinien-ne-s entassés ne sont pas libérés  malgré des demandes répétées, au moins les enfants.
 .
L’AFPS, comme d’autres associations, se propose d’envoyer de l’argent à nos partenaires sur place, des ONG médicales avec qui nous travaillons depuis longtemps:
.
.
Lire aussi:
.

Lire la suite

03 avril 2020 ~ 0 Commentaire

usa (pùblico)

trump
.
Le Pentagone avait mis en garde il y a deux ans déjà contre une pénurie de matériel médical et de médicaments face à une pandémie
.
Bien que Trump ait déclaré il y a deux semaines que la pandémie de Covid-19 était « impré-visible », un rapport du Pentagone, révélé par « The Nation », avait déjà averti en janvier 2017 que « la menace la plus probable et la plus importante était une nouvelle maladie respiratoire. « Le 20 janvier, un homme de 35 ans est devenu le premier coronavirus positif aux États-Unis. Dix jours plus tard, l’OMS a déclaré une urgence internationale de santé publique.
.
Le 11 février, l’OMS a baptisé la nouvelle maladie sous le nom de covid-19, qui, le 29 de ce mois, a causé le premier décès dans le pays d’Amérique du Nord.Malgré cela, le 6 mars, un mois et demi après cette première contagion, le président Donald Trump a déclaré sans honte que c’était « un problème imprévu » qui « venait de nulle part » et huit jours plus tard, lorsque Il avait déjà déclaré une urgence nationale, il a de nouveau affirmé que « c’est quelque chose à quoi personne ne s’attendait ».
.
Il s’avère qu’un rapport du Pentagone de janvier 2017 a déjà averti que « la menace la plus probable et la plus importante est une nouvelle maladie respiratoire ».Le document, publié hier par le médias progressiste The Nation, a également averti que, dans ce scénario, tous les pays industrialisés, y compris les États-Unis, manqueraient de respirateurs, de médicaments, de lits d’hôpital, d’équipements de protection et de masques pour faire face à une éventuelle pandémie.
.
Bien que lorsque le rapport du Pentagone aborde la « menace la plus probable », il mentionne « en particulier un nouveau type de grippe [le virus de la grippe]« , le document de 103 pages fait plusieurs mentions explicites du coronavirus.Le rapport du Pentagone est intitulé USNORTHCOM Branch Plan 3560: Response to Pandemic Flu and Infectious Diseases. Autrement dit, il s’agit d’un plan qui met à jour un précédent  rapport du ministère de la Défense face à une pandémie de grippe.
.
A ce moment le Pentagone note que ce nouveau plan « intègre les données  sur plusieurs épidémies récentes, y compris le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient en 2012″. »La reconnaissance, l’identification et la caractérisation initiales d’un pathogène émergent ou réémergeant peuvent prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois », ajoute le texte, décrivant la situation actuelle, « pendant laquelle des mouvements régionaux et mondiaux d’individus infectés se produiront », ce qui facilitera la propagation de la maladie.
.
« Le rapport du Pentagone assure que « l’atténuation de la morbidité et de la mortalité définira comment un pays sortira de la pandémie », et c’est à ce moment où il lance son alerte: « Même les pays les plus industrialisés n’auront pas assez de lits d’hôpitaux, d’équipements médicaux spécialisés comme les ventilateurs et de médicaments facilement disponibles pour traiter adéquatement leurs populations pendant les phases les plus graves de la pandémie. « Dans une interview à The Nation, le chef entre 2014 et 2017 de la division des maladies infectieuses et de leurs contre-mesures de la Defense Intelligence Agency, Denis Kaufman, souligne que les services de renseignement américains « ont mis en garde contre la menace des virus de grippe hautement pathogène depuis au moins deux décennies [et] sur les coronavirus pendant au moins cinq ans. « 
Trump a dissout une équipe médicale en Chine
.
L’agence Reuters a révélé fin mars qu’en juillet de l’année dernière, quelques mois avant le début de l’épidémie de Covid-19 à Wuhan, en Chine, l’administration Trump, lors de sa énième action de démantèlement d’institutions publiques, avait éliminé l’infrastructure constituée d’experts américains intégrés dans les établissements de santé chinois pour détecter les flambées de maladies dans ce pays dès leur apparition.Ce sont les experts de l’American Center for Disease Control and Prevention, qui avaient été intégrés à l’Agence chinoise de contrôle des maladies, une initiative lancée par la précédente administration de Barack Obama.
.
Peut-être est-ce pour couvrir cela que Donald Trump a critiqué à plusieurs reprises la Chine pour avoir censuré des informations sur l’épidémie, informations que les États-Unis auraient pu avoir de première main.Les réglementations élaborées par Obamacare pour étendre la couverture sanitaire et les développements institutionnels dans le domaine médical menés pendant les deux mandats de Barack Obama ont été les deux des principaux axes des attaques constantes de Trump lors de son premier mandat. de la Maison Blanche.
.
« C’est un mensonge que personne n’aurait pu prévoir »
.
Le directeur du groupe de recherche en santé de l’ONG Public Citizen, Michael Carome, assure au public que «l’un des plus grands mensonges de Donald Trump au cours des dernières semai-nes est, comme il l’a assuré, que personne n’aurait pu prévoir que cela se produirait … Pendant de nombreuses années, avant l’élection de Trump à la présidence, le gouvernement fédéral a établi des plans pour une éventuelle pandémie causée par un virus comme ce nouveau coronavirus.
.
« «J’ai moi-même travaillé en tant que médecin au sein du Corps du Service de santé publique [un service national] et j’ai participé à des exercices de formation préparatoires à ce type de pandémie», explique Carome. »Le rapport du Pentagone révélé par The Nation n’est qu’un échantillon de plus des mensonges de Trump et l’insouciance de son administration dans la préparation du pays à cette pandémie. En raison de ses échecs, des dizaines de milliers d’Américains vont mourir « .
.
« L’histoire montrera que Trump a été responsable de l’un des échecs de santé publique les plus catastrophiques de l’histoire de ce pays. S’il avait écouté les avertissements des services de renseignement et des experts en santé publique il y a des mois au sujet de la grave menace que suppose l’épidémie de coronavirus en Chine, l’explosion actuelle des cas de coronavirus aurait pu être évitée « .
.
« Au lieu de minimiser les risques et d’offrir des fausses garanties dès le départ », « Trump aurait dû ordonner le déploiement rapide d’un programme de test complet à l’échelle nationale en combinaison avec une stratégie de confinement en étroite coordination avec les agences, les services de santé publique étatiques et locaux à travers le pays. « 
.
Washington 03/04/2020 Manuel Ruiz Rico
.
.
Commentaire:
.
The Nation The Nation est un hebdomadaire américain de gauche, fondé en 1865, au départ pour combattre l’esclavage.
.
.
Lire aussi:
.

Lire la suite

02 avril 2020 ~ 0 Commentaire

colonisation (réseau-inter essf)

Colonisation

Coronavirus : le colonialisme aussi aggrave la situation

L’existence du virus n’est pas de la responsabilité du capitalisme ; sa propagation à l’échelle planétaire et l’incurie de nombre de mesures gouvernementales, en revanche, oui.

Et, de même que la situation de crise a des conséquences plus dramatiques pour les femmes à cause du patriarcat ou pour les personnes migrantes à cause de la xénophobie, le colonialisme aggrave aussi les choses.

Les populations des pays encore colonisés subissent une peine supplémentaire. Dans ces régions du monde, toute l’économie est tournée vers les besoins des pays colonisateurs. Cela a des conséquences dramatiques dans la crise que nous connaissons : infrastructure, habitat, centres de soins, alimentation, structures sociales, etc., tout est largement en-dessous des besoins ! Se laver les mains souvent est difficile quand il n’y a pas de point d’eau.

Une grande partie de la population de ces pays vit « ordinairement » dans des conditions effroyables ; l’état sanitaire de beaucoup accentuera les conséquences dramatiques de la pandémie.

Les gouvernements, les patrons et les riches des pays colonisateurs méprisent la population locale. Cela se traduit aussi en ces temps de crise sanitaire mondiale : le matériel de protection y est insuffisant (ou composé de matériel hors d’état), les consignes coloniales ne tiennent aucun compte des réalités locales. Alors que la population y est, globalement, en moins bonne santé, c’est là que sont affectés moins de moyens…

Et pourquoi faire appel à l’armée, à l’exemple de la France qui envoie deux navires porte-hélicoptères, un vers La Réunion, l’autre vers la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane ? Deux navires militaires mais non médicalisés…

Avec la pandémie, la situation est encore plus dramatique pour les populations où la situation est déjà insupportable en temps « normal », à l’exemple des territoires occupés comme la Palestine et de toutes les zones de guerre.

Le syndicalisme prône l’autodétermination des peuples, l’égalité sociale, l’antiracisme.

Les systèmes coloniaux, sous quelques formes et noms que ce soit, sont à l’inverse de cela. C’est pourquoi, les organisations syndicales membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes réaffirment leur volonté de lutter contre le colonialisme, leur solidarité avec les peuples de ces pays, leur exigence de liberté pour ceux-ci et, dans l’immédiat, la mise à disposition de tous les moyens de protection nécessaires (masques, produits hydro-alcoolique, tests de dépistage, etc.) et des mesures d’urgence spécifiques liées à l’état sanitaire local.

1er avril 2020

http://www.laboursolidarity.org/

Des organisations membres du Réseau syndical international de solidarité:

Central Sindical e PopularConlutas (CSP-Conlutas) -Brésil

Confederación General del Trabajo(CGT) -Etat espagnol.

Union syndicale Solidaires (Solidaires) -France.

Confederación STES (Intersindical) -Etat espagnol.

Confédération Nationale des Travailleurs -Solidarité Ouvrière (CNT SO) -France.

Confédération Nationale du Travail (CNT-f) -France.

Ezker Sindikalaren Konbergentzia (ESK) -Pays basque.

Ogólnopolski Związek Zawodowy Inicjatywa Pracownicza (OZZ IP) -Pologne

Lire aussi

L’État colonial et la crise sanitaire en Guyane (NPA)

À la Réunion, la pandémie aggrave les inégalités sociales (ESSF)

Kanaky Face à l’épidémie, l’État colonial donne sa priorité à l’économie (A&R)

Mayotte : une situation inquiétante

Lire la suite

31 mars 2020 ~ 0 Commentaire

usa (npa à-l’encontre)

fbi

La tempête se déchaine aux États-Unis

Comme une furieuse tempête, la pandémie de coronavirus a atteint et commencé à ravager les États-Unis, qui comptent maintenant le plus grand nombre de cas recensés dans le monde.

Le coronavirus s’est propagé à tous les États de l’Union avec de grandes épidémies dans les villes de New York, Detroit, Chicago, La Nouvelle-Orléans, la Bay Area en Californie, Los Angeles, Atlanta et Miami.

Partout dans le pays, il y a une pénurie de lits d’hôpitaux, d’unités de soins intensifs, de blouses, de masques, de respirateurs et de ventilateurs pour les soins. Les personnels de santé les plus exposés – médecins, infirmières, tous les autres personnels hospitaliers et les paramédicaux qui conduisent les ambulances – ont souffert de maladies et de décès et travaillent dans la peur.

La peur au travail

Le gouvernement fédéral et ceux des États ont demandé à plus de 158 millions de travailleurEs (sur un total de 200 millions) de rester chez eux. Les cadres et les technicienEs, les professeurEs et autres enseignantEs continuent d’être rémunérés et de travailler à domicile.

Mais de nombreux salariés aux métiers essentiels doivent aller travailler dans la santé, les soins aux personnes âgées et aux enfants, les pharmacies, les épiceries, les entrepôts et les transports, les aéroports, la police et les pompiers, les systèmes énergétiques, la collecte des ordures, les services téléphoniques et Internet, et certaines autres activités essentielles de fabrication et de construction.

Tous ceux et toutes celles qui continuent de travailler sont plus susceptibles d’être exposés à la maladie

Des millions de travailleurEs ont été licenciés et ont déposé une demande de chômage, le plus grand nombre dans l’histoire des États-Unis. Les allocations versées par les États et l’Etat fédéral en aideront beaucoup, mais d’autres n’ont aucun revenu. De nombreux et nombreuses travailleurEs domestiques sans papiers, par exemple, sont déjà à court de ressources.

En réponse à la crise sanitaire et à la récession, le Congrès a voté et Trump a signé un plan de secours de 2000 milliards de dollars qui prévoit des milliards pour les hôpitaux, les petites entreprises et les sociétés, ainsi que des mesures limitées pour les travailleurEs.

Une mesure prévoit de verser jusqu’à 1 200 dollars aux adultes (gagnant moins de 75 000 dollars par an) et  500 dollars supplémentaires par enfant. La loi étend également l’assurance chômage avec un montant supplémentaire de 600 dollars par semaine pendant quatre mois.

Grèves, protestations et entraide

Pour exiger que leurs employeurs ferment leurs entreprises ou bien les sécurisent, les travailleurEs se sont mobilisés dans les entrepôts d’Amazon, dans une usine de transformation de poulet, dans des magasins et des fast-foods.

Des travailleurEs de l’automobile se sont mis en grève sauvage, obligeant leurs entreprises à fermer les usines. Les travailleurEs de l’assainissement de Pittsburgh ont quitté le travail pour protester.

Les travailleurEs de la construction de New York ont ​​forcé l’arrêt de la construction non essentielle. Et les enseignantEs de la ville ont fait pression sur le syndicat et la ville pour fermer les écoles. Des infirmières ont manifesté contre le manque d’équipement de protection individuelle. Des centaines de groupes locaux d’aide mutuelle se sont formés à travers le pays pour aider les personnes âgées et les handicapés.

Les socialistes démocrates d’Amérique (DSA) s’étaient profondément impliqués dans la campagne de Bernie Sanders à la primaire du Parti démocrate, mais maintenant Joe Biden est loin devant, et la pandémie a rendu ce travail difficile.

Le primaire continue théoriquement, mais bénéficie de peu d’attention. Bernie Sanders s’est battu noblement au Sénat pour améliorer le programme de secours tandis que Biden a pratique-ment disparu. Donald Trump domine l’actualité, utilisant chaque conférence de presse sur le coronavirus pour faire également campagne pour sa réélection.

DSA a organisé quelques actions de protestation sur les lieux de travail et, avec les syndicats, s’est engagée dans l’entraide, critiquant la logique de profit dans le système de santé.

Nous exigeons Medicare (l’assurance-maladie) pour touTEs, mais demandons également des nationalisations, des hôpitaux aux compagnies aériennes.

Nous plaidons pour le socialisme. Mais bien que ces idées soient toutes importantes, elles risquent de ne pas être entendues lorsque le chômage et le loyer, la maladie et la mort retiennent toute l’attention des Américains. Il est urgent d’élaborer une stratégie.

Mardi 31 mars 2020 Dan La Botz

Lire la suite

31 mars 2020 ~ 0 Commentaire

guerre? (psl)

star war

Y aura-t-il une troisième guerre mondiale ?

Selon une étude réalisée entre juin et octobre 2019 par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), plus de la moitié des personnes âgées de 20 à 35 ans sont convaincues qu’un conflit mondial, probablement nucléaire, est à prévoir dans la prochaine décennie.

Dans notre pays (la Belgique blog) aussi, plus de la moitié des jeunes craignent une troisième guerre mondiale. Allons-nous vers une guerre?

Ce sentiment a été renforcé par l’assassinat du général Qassem Soleimani, le plus haut responsable du service de sécurité iranien, et les menaces échangées entre les responsables américains et iraniens qui en ont résulté.

Les jeunes, en particulier, craignent profondément un conflit nucléaire mondial et comprennent généralement son potentiel apocalyptique. Cependant, il est peu probable qu’il y ait une troisième guerre mondiale avec un conflit nucléaire.

La perspective d’une destruction mutuelle assurée qu’impliquerait un conflit nucléaire mondial, menace également l’élite économique et politique. Cette élite apprécie les armes nucléaires pour le prestige international, l’influence diplomatique qui en découle (et les profits prélévés au passage blog) mais en faire usage est encore une toute autre affaire.

La classe capitaliste n’est intéressée que par le profit, ce qu’elle obtient grâce à l’exploitation des ressources naturelles et du travail humain. Ce serait impossible dans un désert post-apocalyptique à la Mad Max.

La manière dont l’économie capitaliste mondiale est étroitement imbriquée assure que même des frappes nucléaires à petite échelle sont indésirables pour l’establishment.

Cela perturberaient trop profondément les chaînes d’approvisionnement et menaceraient ainsi l’économie dans son ensemble. Mais le capitalisme est en crise profonde et les tensions sont croissantes.

La concurrence entre les États-Unis et la Chine aurait conduit à une guerre ouverte à peu près à n’importe quelle autre époque. Aujourd’hui encore, il existe des tensions et des conflits, des guerres commerciales aux confrontations entre régimes fantoches derrière lesquels se trouvent des puissances impérialistes mondiales et régionales. Les investissements dans l’armement et la défense sont inouïs : 1 822 milliards de dollars en 2018 !

Enfin, la menace de guerre est utilisée par pas mal de régimes politiques pour faire taire ou marginaliser l’opposition interne, à l’image de ce que le mouvement ouvrier dû subir au début du 20è siècle et avec le maccarthysme dans les années 1950.

Mais c’est là que le bât blesse pour les différents régimes. L’establishment politique américain panique à mesure qu’il perd le contrôle de son propre système et tandis que les idées socialistes connaissent un succès croissant dans le pays. Le régime iranien a lui aussi été confronté à une contestation de masse.

La menace d’un mouvement anti-guerre capable de faire vaciller le système politique et écono-mique est une autre raison importante pour laquelle une troisième guerre mondiale n’est actuellement pas à l’ordre du jour.

Le mouvement anti-guerre a joué un rôle majeur pour mettre fin à la guerre du Vietnam dans les années 1970. Aujourd’hui, un mouvement anti-guerre aux États-Unis pourrait se développer bien plus rapidement et également recourir à l’arme de la grève au vu de l’actuel contexte de multiplication des luttes syndicales aux USA.

Cela menacerait le règne de l’establishment et l’ensemble du système capitaliste. Un mouve-ment international de masse des travailleurs et des jeunes contre la guerre et l’impérialisme est la meilleure réponse aux menaces de guerre.

En mettant toute l’industrie militaire aux mains de la collectivité, les énormes ressources et connaissances technologiques pourraient être utilisées dans l’intérêt de la paix et de la solidarité entre les travailleurs.

Construisons ce mouvement anti-guerre!

Eugenio (Bruxelles) lundi 30/03/20

Lire la suite

30 mars 2020 ~ 0 Commentaire

dossier: comores guyane réunion kanaky guadeloupe

comores

Des Bretons alertent sur la situation dans l’archipel des Comores

Dans une vidéo publiée les réseaux sociaux, une Finistérienne interpelle le gouvernement français sur le manque de moyens à Mayotte, pour faire face à l’épidémie. Deux Brestois originaires des Comores ont rejoint un groupe solidaire, qui informe la population de l’archipel sur le virus.

Ces Bretons ont décidé d’apporter leur soutien à l’archipel des Comores, dans l’Océan indien.
L’archipel englobe l’île de Mayotte, 101e département français, et les trois îles de l’Union des Comores, une ex-colonie française désormais indépendante.

« Relayer le message d’un département oublié »

Depuis Landerneau (Finistère), Annie Le Merrer lance un « cri d’alerte au gouvernement français sur l’absence alarmante de moyens adaptés » à Mayotte, face à l’épidémie de coronavirus qui touche désormais 74 personnes sur l’île.

Dans le 101e département français, la population vit « entassée dans des bidonvilles en tôle, sans eau ni commodités vitales« , déclare Annie Le Merrer dans une vidéo postée sur Facebook. « A ce jour, 59% des résidences principales de Mahorais ne sont pas non plus équipées en installations sanitaires de base. Mayotte a aussi un système de santé sous-équipé. »

Bien qu’elle ne soit jamais allée sur l’île, elle a rencontré de par son métier de nombreux Mahorais à Brest, avec qui elle est restée très proche. « Les Mahorais m’ont fait part de leur sentiment d’abandon, voire de mépris, ils ont peur de mourir. C’est un département français et ils n’ont pas les mêmes droits. Ils n’ont rien« , dénonce la Landernéenne par téléphone. « Je ne pouvais pas ne rien faire. »

Le gouvernement demande à ce qu’on soit solidaire, on doit l’être aussi avec Mayotte. L’île de 256 000 habitants, sans compter la population étrangère arrivée des Comores, ne possède actuellement que 16 lits de réanimation.

Depuis Brest, ils font de la prévention aux Comores

Les îles voisines de l’Union des Comores ne recensent à ce jour aucun cas, mais une contami-nation est redoutée. Le pays n’a pas suffisamment de moyens face à l’ampleur la crise sanitaire.

A Brest, Abdoulanzize Ahmed Koudra, ancien communicant, et sa fille Hidaya, étudiante à la faculté de médecine, ont voulu faire preuve de solidarité. Ils ont rejoint le réseau « Solidarité anti-Covid-19″, créé par des personnels soignants français originaires, comme eux, des Comores. Le groupe relaie des messages de prévention sur l’archipel en langue française, arabe et mahoraise et informe via une radio en ligne, Hayba FM.

« Nous sommes en contact avec le président de l’Union des Comores pour mettre en place de la prévention« , raconte Abdoulanzize Ahmed Koudra, en précisant que la démarche est apolitique.

Le gouvernement des Comores a pris quelques mesures : fermer les mosquées, raccourcir les heures de marchés par exemple. Mais dans l’archipel, « des mesures de confinement total sont impossibles à mettre en place : les gens vont au marché tous les jours pour se nourrir et n’ont pas facilement accès à l’eau« , rappelle le Brestois. « D’où l’importance de relayer des messages de prévention. »

J. Jeunemaître 30/03/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr

Lire aussi:

L’État colonial et la crise sanitaire en Guyane (NPA)

À la Réunion, la pandémie aggrave les inégalités sociales (ESSF)

Kanaky Face à l’épidémie, l’État colonial donne sa priorité à l’économie (A&R)

Mayotte : une situation inquiétante (LO)

À Mayotte, le coronavirus s’installe dans un département sinistré (Reporterre)

« La gestion coloniale de cette pandémie saute aux yeux ! » Entretien avec Elie Domota (Révolution Permanente)

 

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin