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18 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

vulnérables (libération)

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Insécurité alimentaire : quand les plus vulnérables ne font pas partie des négos

Alors qu’aujourd’hui est célébrée la Journée mondiale de l’alimentation, alors que les chiffres de la faim dans le monde augmentent, il est urgent de mettre en place des solutions politiques au problème de l’insécurité alimentaire.

«Ouvrir à tout prix les marchés des pays en développement à nos entreprises d’un côté, lutter contre la faim en saupoudrant de l’aide alimentaire de l’autre»: voilà comment sont traités les sujets «internationaux» dans les Etats Généraux de l’Alimentation. Pourtant, il est urgent de mettre en place des solutions politiques cohérentes et complètes au problème de l’insécurité alimentaire.

Les chiffres de la faim dans le monde augmentent

Nous célébrons aujourd’hui la Journée mondiale de l’alimentation, dix ans après les terribles émeutes de la faim et la crise alimentaire de 2007-2008. Et il y a quelques semaines à peine, les agences des Nations unies ont rappelé que la lutte contre la faim restait un enjeu d’actualité.

En effet, le nombre de personnes sous-alimentées a augmenté, culminant désormais à 815 millions. C’est un individu sur neuf qui souffre de la faim, soit 11% de la population mondiale. Et ce chiffre n’est que l’arbre qui cache la forêt de la malnutrition, puisque 2 milliards de personnes souffrent de carences liées à l’alimentation, alors que 1,4 milliard sont en surpoids ou obèses. Des tendances prévues pour augmenter en raison des changements climatiques.

Face à ce constat, la quasi-absence de ces enjeux au sein des Etats généraux de l’alimentation (EGA) est à déplorer. L’atelier 4 – «Conquérir de nouvelles parts de marchés sur les marchés européens et internationaux»- des EGA, le seul à mentionner explicitement l’international durant cette première phase des Etats généraux, a été le centre de débats autour de l’export et de la conquête de nouveaux marchés.

Hormis les membres de la Plateforme citoyenne pour une transition agricole et alimentaire, un collectif rassemblant plus de 50 organisations de la société civile, une majorité des parties prenantes semble soutenir l’idée que l’un des buts de la production agricole française est de conquérir les marchés internationaux et qu’il faut accompagner les entreprises françaises pour qu’elles s’implantent et investissent de par le monde.

Cette position fait totalement fi des nombreuses études montrant les impacts négatifs des politiques agricoles de nos pays sur les agricultures des pays en développement, et oublie que l’insécurité alimentaire est avant tout une question de pauvreté et non de simple production agricole.

L’historique est pourtant bien fourni: subventions aux exportations pour écouler nos surplus, et inondation des marchés africains par notre lait «hors quotas» et nos restes de poulets surge- lés, entraînant la destruction des filières locales et précipitant les agriculteurs déjà pauvres dans la faim.

Le niveau de sécurité alimentaire baisse

En outre, des investissements directs dans les pays du Sud, sous prétexte d’augmenter la production agricole pour la sécurité alimentaire, ont entraîné et entraînent encore aujourd’hui l’éviction de paysans et communautés locales de leurs terres, afin d’implanter des fermes de plusieurs milliers d’hectares, basées sur des modèles à fortes émissions de gaz à effet de serre et dédiées aux cultures d’exportation comme la banane, l’ananas, l’huile de palme, le jatropha ou le caoutchouc (hévéa).

Là où ces projets sont implantés, des cas d’accaparement des terres sont signalés et le niveau de sécurité alimentaire régresse. Ils sont pourtant encore promus et soutenus par la France, dans le cadre de l’initiative «Nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition» du G8, par exemple.

En parallèle de ces stratégies commerciales et d’investissement offensives, la France et l’Union européenne se sont engagées pour d’ambitieux objectifs de développement, d’éradication de la faim et de la pauvreté. Ces deux dynamiques de l’action internationale sont incompatibles.

Ainsi, en fermant les yeux sur les impacts négatifs de ces stratégies d’internationalisation, les discussions du premier chantier des Etats généraux de l’alimentation font une nouvelle fois prévaloir les intérêts commerciaux sur les droits humains et les populations vulnérables des pays en développement.

Alors que s’ouvre le deuxième chantier des Etats généraux, nos organisations appellent l’Etat à plus de cohérence dans les politiques publiques. Cela signifie que les politiques commerciales, énergétiques, climatiques et plus largement agricoles et alimentaires doivent être alignées sur les objectifs de développement international et les politiques nationales afférentes, en particulier concernant la lutte contre la faim et la malnutrition.

Cela implique également de respecter les engagements internationaux pris par la France au sein des organisations des Nations unies telles que le Comité pour la sécurité alimentaire et la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique.

Nous demandons plus particulièrement qu’un poste de rapporteur à la Cohérence des politiques soit créé au sein de la commission «Affaires étrangères» de l’Assemblée nationale et qu’il procède à une révision systématique des politiques publiques pouvant impacter la sécurité alimentaire et la nutrition, au Nord comme au Sud. Ceci permettra de réorienter les politiques, notamment d’investissement, afin qu’elles ne puissent remettre en question les avancées réalisées par ailleurs.

Claire Offenbach, Directrice générale d’Oxfam France et Bernard Pinaud, Directeur général de CCFD-Terre Solidaire  16 octobre 2017

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15 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

indépendance (yéti)

catalonia

La Catalogne est loin d’être la seule à vouloir être indépendante

La tendance, nous dit-on, est à la mondialisation. Faux : depuis 1945, le nombre de pays indépendants a presque quadruplé. Dernier exemple : la Catalogne.

Les peuples peuvent devenir indépendants par référendum, ou alors par la guerre.

Quelques exemples récents de peuples qui ont accédé à l’indépendance :

  • Le peuple lituanien gagne la guerre d’indépendance le 13 janvier 1991. La Lituanie a un siège à l’Organisation des Nations Unies.
  • Le peuple letton gagne la guerre d’indépendance le 25 janvier 1991. La Lettonie a un siège à l’Organisation des Nations Unies.
  • Le peuple estonien est consulté lors du référendum du 3 mars 1991. Le peuple estonien vote « oui » à l’indépendance. L’Estonie a un siège à l’ONU.
  • Le peuple érythréen gagne la guerre d’indépendance le 24 mai 1991. L’Erythrée a un siège à l’ONU.
  • Le peuple slovène gagne la guerre d’indépendance le 7 juillet 1991 (accord de Brioni). La Slovénie a un siège à l’ONU.
  • Le peuple macédonien est consulté lors du référendum du 8 septembre 1991. Le peuple macédonien vote « oui » à l’indépendance. La République de Macédoine a un siège à l’ONU.
  • Le peuple croate gagne la guerre d’indépendance le 12 novembre 1995. La Croatie a un siège à l’ONU.
  • Le peuple bosniaque gagne la guerre d’indépendance le 14 décembre 1995. La Bosnie a un siège à l’ONU.
  • Le peuple monténégrin est consulté lors du référendum du 21 mai 2006. Le peuple monténégrin vote « oui » à l’indépendance. Le Monténégro a un siège à l’ONU.
  • Le peuple sud-soudanais est consulté lors du référendum du 9 janvier 2011. Le peuple sud-soudanais vote « oui » à l’indépendance. Le Soudan du Sud a un siège à l’ONU.

La grande tendance pluri-millénaire, c’est la quête de la souveraineté

À sa naissance en 1945, l’ONU regroupait 51 nations. Aujourd’hui, l’ONU regroupe 193 nations.

Leur nombre continue à augmenter. Dans les années qui viennent, l’ONU va accueillir de nouvelles nations qui vont naître : la Palestine, la Catalogne, le Kosovo, les îles Cook, Niue, le Sahara occidental, le Somaliland, etc.

La grande tendance pluri-millénaire, ce n’est pas la mondialisation, c’est la fragmentation des regroupements déjà existants, partout dans le monde.

La grande tendance pluri-millénaire, c’est la naissance de nouvelles nations indépendantes, souveraines.

14 octobre 2017 

https://yetiblog.org/

la-bretagne-rebelle

Commentaire: Heu, toutes les nations dépendant de la France sont oubliées! Alors rajoutons d’abord la Kanaky. La nomination de Valls semble annoncer de la violence ou des morts pour écraser la république kanaque. Mélenchon a eu raison se retirer!

D’autre part même si pour la Bretagne ce n’est pas tout de suite, il y a la Polynésie! Puis la Guyane, la Martinique et la, Guadeloupe! Enfin, la Corse. Sans parler du rattachement de l’Alsace, Euskadi et la Catalogne sud à leur régions soeurs!

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15 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

kanaky (révolution permanente)

kanak

Autodétermination des peuples: Référendum de 2018 en Nouvelle-Calédonie : comment la France veut exclure 23 000 Kanaks du scrutin

En 2018 aura lieu en Nouvelle-Calédonie le référendum d’autodétermination prévu par les accords de Nouméa. À quelques mois du vote les populations kanaks dénoncent les conditions d’inscriptions au vote qui excluent 23 000 personnes qui pourraient renverser la balance en faveur du « oui ».

De la colonisation à la volonté d’indépendance

La Nouvelle-Calédonie est une petite île située au milieu du Pacifique et qui représente un enjeu central pour la France. Pour mieux comprendre les enjeux du référendum d’autodéter- mination qui aura lieu en 2018, quelques éléments historiques sont indispensables. Dès le milieu du 18ème siècle, l’île est colonisée par la France qui pille les terres des autochtones, ces derniers sont en effets dépossédés de 80% de leurs terres ancestrales ; la France dissout les tribus, et impose sa langue.

Et surtout la France impose dès 1887 en Nouvelle-Calédonie, comme dans toutes ses colonies, le Code de l’Indigénat (1887), qui assujettisse les autochtones aux travaux forcés, à l’interdiction de circuler la nuit, aux réquisitions forcées, et à un ensemble d’autres mesures tout aussi répressives. En 1931, une centaine de kanaks sont « exposés » lors de l’exposition universelle au jardin d’acclimatation, dans ce qu’on pourrait qualifier de zoo humains, forcés à se comporter comme des « sauvages » pour maintenir le mythe fantasmé sur les populations autochtones. Le Code de l’Indigénat n’est aboli qu’en 1946, date à laquelle la Nouvelle-Calédonie change de nom sur le papier pour s’appeler « Territoire d’outre-mer ».

Peu à peu les revendications indépendantistes s’intensifient, notamment autour de la figure de Jean-Marie-Tjibaou. A partir de l’élection de François Mitterrand en 1981, les attentes des indépendantistes se font plus pressantes, et ceux-ci exigent un référendum d’autodétermination réservé aux seuls Kanaks. C’est notamment la naissance du FLNKS, rassemblement de partis politiques indépendantistes fondé en 1984 et dirigé par Jean-Marie Tjibaou qui met en place un gouvernement provisoire de Kanaky, choisit un drapeau, boycotte les élections territoriales de 1984, avec pour but de préparer l’indépendance kanake socialiste.

Fin 1984, un massacre a lieu près d’une tribu située dans le nord de l’ile, à Hien- ghène, dans laquelle 10 indépendantistes Kanaks sont tués, dont deux frères de Jean-Marie Tjibaou.

C’est le point de départ d’une véritable guerre entre opposants et partisans de l’indépen- dance ; le gouvernement instaure l’état d’urgence et le couvre-feu de janvier à juin 1985. Le point culminant des événements sera la prise d’otages de gendarmes par un groupe d’indé- pendantistes en avril-mai 1988, dans l’entre-deux tours des présidentielles. La situation est délicate pour le gouvernement Mitterrand, qui doit trouver une issue à cette situation de crise et désigne Michel Rocard pour s’occuper des négociations, ce qui va déboucher sur les accords de Matignon en juin 1988, prévoyant un scrutin d’autodétermination dix ans plus tard. Mais en 1998, les accords de Nouméa sont signés sous l’égide Lionel Jospin, prévoyant la tenue d’un référendum sur « le transfert à la Nouvelle-Calédonie des compétences régalien- nes, l’accès à un statut international de pleine responsabilité et l’organisation de la citoyenneté en nationalité » qui n’aura lieu qu’entre 2014 et 2018.

Au coeur des intérêts français, le nickel, véritable mine d’or du Pacifique

Le sous-sol de l’île regorge d’un minerai extrêmement convoité : le nickel. En effet, l’île possède un quart des ressources mondiales de cette matière première indispensable à la fabrication de l’acier inoxydable, ce qui en fait une terre extrêmement intéressante pour la France. Tout au long de leur histoire, les kanaks ont été tenus à l’écart de l’exploitation du minerai, les européens ayant la main mise sur cette richesse bien que depuis quelques années cette tendance s’est atténuée avec la construction d’une nouvelle usine de nickel au nord de l’île, venant casser le monopole de la SLN, société historique du nickel calédonien qui exploite l’usine de Nouméa depuis 1910. La SLN appartient elle-même à Eramet, le géant des mines françaises, dont le chiffre d’affaire était de 2,9 milliards d’euros en 2016.

Cette mise à l’écart des kanaks des énormes bénéfices que produit le nickel n’a fait qu’accen- tuer tout au long du 20ème siècle la colère et la frustration. Les kanaks voient de plus dans l’exploitation du nickel la garantie d’une indépendance réussie. De son côté, la France, derriè- re des apparences de neutralité, n’a aucune intention de laisser prendre son indépendance ce petit territoire très rentable au milieu du Pacifique. Derrière une soi-disant politique de « déco- lonisation » et une politique de rééquilibrage suite aux accords de Nouméa, les écarts restent considérables entre le sud de l’île, peuplé par les caldoches, et la province ainsi que les îles et le nord de l’île, terres kanakes, où le chômage atteint 30%.

Référendum : l’enjeu crucial de la liste électoral

Le résultat du référendum prévu en 2018 dépend notamment de la composition corps électoral restreint qui sera autorisé à voter, dont les modalités ne seront définies que lors du rendez-vous entre les signataires de l’accord de Nouméa prévu dans quelques semaines. C’est Manuel Valls qui a été nommé le 3 octobre pour diriger la mission parlementaire sur l’avenir institutionnel de l’île, ce qui a provoqué des polémiques.

Le 4 octobre, à New York, devant l’ONU, les indépendantistes ont dénoncé la manipulation et l’instrumentalisation autour de la composition de la liste électorale, qui pourrait faire basculer le résultat du scrutin. Le président du FLNKS, Mickael Forrest, a exprimé des « doutes sur l’orga- nisation » du référendum et mis en cause la « sincérité du mécanisme français d’établissement de cette liste électorale  », demandant aux Nations unies d’envoyer une mission de visite  « avant, pendant et après le scrutin  ».

En effet, en Nouvelle-Calédonie il existe plusieurs types de listes électorales en fonction de critères permettant de participer à certaines élections.

Pour pouvoir voter au référendum, il faut faire partie de la liste référendaire, régie par l’article 218 de la loi organique de 1999. Tout personne au statut civil coutumier, qui est inscrite sur la liste générale, ou qui a été électeur en 1988 doit être automatiquement sur cette liste pour le référendum.

Mais voilà, selon la Direction de la gestion de la réglementation des affaires coutumières (DGRAC), 22 780 Kanaks qui devraient avoir leur nom inscrit sur cette liste n’y apparaissent pas. Plusieurs phénomènes expliquent cette absence qui pourrait faire peser la balance du côté du « non » : de nombreux kanaks ne sont pas inscrits sur la liste principale (condition obligatoire pour être sur la liste référendaire), car les indépendantistes ne se sentent historiquement pas concernés par les élections françaises, et ont souvent prôné le boycott. De même, certaines personnes inscrites sur la liste générale n’auraient pas été inscrites sur la liste référendaire, et de nombreux jeunes de 18 ans pour qui l’inscription est censée être automatique n’ont pas été inscrits.

Aucune aide d’inscription n’a été mise en place pour les personnes handicapées et âgées, et les procédures pour les personnes ayant perdu leurs droits civiques sont complètement méconnues. De plus, près de 2000 kanaks se sont vus refusée leur inscription car ils étaient dans l’incapacité de réunir tous les justificatifs de résidence continue pendant dix ans : « Ces exigences sont inadaptées au regard des habitudes des Kanaks. Conserver les papiers n’est pas dans leur culture. S’inscrire sur les listes relève du parcours du combattant  », indique Stéphanie Graff, docteure en anthropologie spécialiste des questions d’autodétermi- nation, de décolonisation et d’autochtonie en Nouvelle-Calédonie.

De plus, ce « choix » délivré par le référendum ne laissera pas aux population le choix d’un réel mouvement de libération nationale remettant en cause la domination coloniale française car même si la soi-disant « autonomie » était votée elle ne remet pas en cause le contrôle des élites politiques et des groupes industriels mis en place depuis des années.

Car au-delà de l’indépendance statutaire, il s’agit pour les Kanaks de se libérer totalement de l’impérialisme français, de sa domination politique qui perdurera si les anciennes élites gèrent l’île comme avant et si les grandes richesses de l’île, notamment le nickel, sont toujours gérées par les mêmes multinationales. C’est pourquoi l’émancipation du peuple Kanak, au-delà de l’indépendance de la France, devra se poser l’objectif de renverser l’ordre impérialiste, et donc l’ordre capitaliste, qui les maintient aujourd’hui dans un pays qui n’est autre qu’une colonie.

Enora Lorita vendredi 13 octobre

http://www.revolutionpermanente.fr/

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13 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

réunification (bretagne info)

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Après la manif de Nantes, quelle lutte pour la réunification et l’autodétermination ?

Le 30 septembre dernier alors que Bretagne Réunie, ou tout au moins une partie de sa direction, se refusait au dernier moment à défiler dans Nantes pour l’unité de la Bretagne, le collectif 44=Breizh et la Gauche Indépendantiste avaient eux décidés d’occuper les rues de la capitale historique de la Bretagne.

Prés de 400 personnes ont bravé les appels à la démobilisation.

Le cortège s’est déroulé sans aucun incident et dans une atmosphère déterminée mais famili- ale. Beaucoup de drapeaux de nations sans état coloraient le cortège, tout comme les dra- peaux féministes et antifascistes. Les banderoles de 44=Breizh et de la Gauche Indépen- dantiste rappelaient clairement que la ligne politique à mettre en avant dans le combat pour la réunification est celle du droit à décider en tant que peuple, celui du droit à l’autodétermination.

On pouvait rencontrer dans le cortège des vieux routiers du mouvement pour le retour du pays Nantais en Bretagne comme Yann Chouq, ou Patrick Mareschal, Jean-Do Robin, Per Vari Kerloc’h, mais aussi beaucoup de militants de Bretagne Réunie de Pornic ou Saint-Nazaire par exemple, déboussolés par la désertion de leur dirigeants.

Beaucoup ont noté la moyenne d’age très peu élevée du reste des participants, et la bande- role de la Gauche Indépendantiste était exclusivement portée par des femmes. Les militants des autres composantes du cortège anticapitaliste ont eux aussi contribué au succès relatif de ce cortège jeune, dynamique, clairement anti raciste, pour réclamer le retour de Nantes en Bretagne. Bref, l’ambiance inverse de celle qu’on a pu voir dans les manifestations passéistes et infiltrées par l’extrême droite ces dernières années.

Les fascistes eux n’ont pas montré le bout de leur nez, et les responsables au sein de Bretagne Réunie qui semblent avoir pris en catimini les décisions d’annulation contre l’avis de leur base en évoquant des risques de troubles et de violences vont devoir s’expliquer sur les responsabilités réelles de leur fiasco, tant politiques que conjoncturelles, tout comme de leur étrange complaisance revenant à mettre sur le même plan l’extrême-droite et les antifascistes.

La Gauche Indépendantiste a lu la déclaration de solidarité internationale avec le peuple catalan à la veille du 1er octobre, en breton et en français, puis une militante a lu le message suivant :

Nous sommes bretons et de Brest à Clisson, de Fougères aux Glénans et nous pensons qu’il est légitime que nous puissions décider collectivement de notre destin en tant que peuple. Le premier de ces choix que seul le peuple à le droit de faire est celui de déterminer le périmètre institutionnel de notre pays, la Bretagne. Nous devons œuvrer ensemble pour réunir les condi- tions permettant au peuple breton de librement se déterminer pour un autre modèle, institu- tionnel, démocratique, social et environnemental sur l’ensemble de la Bretagne historique.

Pour ce faire nous avons besoin d’un nouveau cadre d’action collectif, trans-courant, apartisan, ouvert, accueillant sans discrimination d’origine, de confession, ou d’orientation sexuelle tous ceux et celles attachés à cet objectif. Ce nouvel espace de conquête de droit démocratiques ne peut se construire en ayant la moindre complaisance ou ambiguïté avec les ennemis de la démocratie et ceux qui instrumentalisent les identités pour tenir un discours de haine xéno- phobe. Nous avons besoin d’un espace participatif, imaginatif traduisant notre vision inclusive de l’identité bretonne et notre désir commun de construire ici en Bretagne une démocratie de proximité aux bénéfices du plus grand nombre.

C’est ce que nous proposons de faire par un cycle de réunions ouvert à tous ceux qui partagent cet objectif et qui commencera le 9 décembre à Saint-Herblain.

C’est ce message qui doit être diffusé et cette date qui doit être dans tous les agendas. Pour qu’en plus de reprendre nos rues aux fascistes nous construisions ensemble des outils d’émancipation.

La Gauche Indépendantiste 12/10/2017

http://www.bretagne-info.org/

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12 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

catalunya (a manca)

fachas

Le bateau coule, les fascistes sortent de leur trou

Dans le bras de fer qui l’oppose au peuple catalan, le gouvernement de Madrid vient de marquer un point.

La formidable pression exercée avec l’aide de ses complices apporte son premier effet : le président de la Generalitat de Catalunya en déclarant un gel du processus de déclaration de l’indépendance a opéré un recul qui fracture le camp des indépendantistes sans pour autant influer sur la position du pouvoir espagnol.

Mais c’est ce dernier qui devra assumer l’écrasante responsabilité des tensions qui s’annoncent.

Un chantage patent s’est exercé durant la semaine écoulée au détriment  des droits démocratiques des Catalans. Ce sont les milieux des banques et de la finance qui ont tiré la première salve en annonçant le départ de leurs sièges sociaux. Les représentants de l’Union européenne ont enfoncé le clou en réaffirmant deux points qui leur tiennent à coeur : d’abord leur soutien au gouvernement espagnol, afin disent-ils, de « sauvegarder l’intégrité de son territoire, de son économie et de ses acquis démocratiques… ».

Ils ont également repris le discours de Madrid en soulignant l’illégalité du scrutin organisé par le gouvernement autonome de Catalunya.

Le président de la République française n’a pas négligé non plus d’apporter son « indéfectible soutien au gouvernement espagnol ». Si Carles Puigdemont et ses amis de la bourgeoisie catalane entretiennent encore après cela l’illusion d’une Europe garantissant la liberté des peuples, c’est soit qu’ils sont atteints de surdité, soit qu’ils s’avèrent depuis longtemps disposés à se contenter de prérogatives étendues dans le cadre du statut d’autonomie, tout en restant toutefois sous la tutelle espagnole.

Il n’est pas impossible, loin s’en faut, que les représentants des petites et grandes bourgeoi- sies catalanes revoient leurs prétentions à la baisse pour peu qu’ils obtiennent de nouveaux avantages, principalement en matière de fiscalité.

Dans ce contexte trouble, la capacité d’intervention des classes populaires catalanes est décisive.

Les nationalistes de gauche qui apportaient jusqu’alors leur soutien (critique), au gouverne- ment actuel de la Catalunya semblent fermes sur leur position en exigeant une déclaration d’indépendance. Restent à venir les positions du champ syndical catalan et des organisations de jeunesses indépendantistes. Pour que toutes celles et ceux qui se refusent à abdiquer devant les prétentions du pouvoir espagnol puissent surmonter l’épreuve, plusieurs conditions doivent être réunies : le soutien massif des travailleurs et la solidarité internationale.

C’est sur ce dernier point que nous appelons la jeunesse et les travailleurs de notre pays à s’engager aux côtés du peuple catalan.

Ces soutiens doivent se concrétiser sans plus tarder en organisant la prise de parole des indépendantistes de Catalunya. L’étau médiatique mis en place par le pouvoir français (et, au-delà européen) doit être desserré. Depuis des semaines les radios et télévisions françaises se livrent à une propagande uniquement destinée à décrédibiliser le droit à l’indépendance des Catalans. Il nous faut donc contre- balancer cet état de chose en recherchant et en diffusant des informations et des analyses plus proches de la réalité et des volontés de ce peuple résistant de longue date. C’est-à-dire qu’il nous faut apporter un contre- point authentiquement démocratique à des propos de propagandistes qui se prétendent journalistes.

La victoire du peuple catalan peut ouvrir pour d’autres peuples des perspectives d’émancipa- tion. C’est là en Corse, comme en Sardaigne, en Euskadi et en Ecosse que le souffle de cette liberté est à même de se ressentir encore davantage.

 11 octobre 2017 a manca

http://a-manca.org/

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10 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

question nationale (médiapart)

breizxit

Attention, çà vaut pour tout pays sauf la France! Ouf!

Quelques réflexions nullement inactuelles sur la question nationale.

Ce billet est bien sûr lié à l’actualité. Après l’Ukraine notamment, les faits mondiaux du moment rappellent à quel point la question nationale n’est pas distincte des questions démocratiques mais en est un sommet incontournable.

Catalogne.

Le coup d’Etat contre le droit des Catalans à l’autodétermination entraîne une bataille, en Catalogne mais aussi dans toute l’Espagne : car le peuple espagnol est concerné au premier chef par cette agression.

Oui, il faut défendre le droit de voter sur l’autodétermination, sur l’indépendance : c’est un droit démocratique fondamental. Et beaucoup d’organisations font des communiqués – justes, qui s’en tiennent là : « ils ont le droit, ne laissons pas piétiner ce droit ». C’est d’ailleurs la position d’Ada Colau, maire de Barcelone, qui ajoute que ce n’est « plus l’indépendance », mais « la démocratie », la question maintenant. Elle a raison de défendre la démocratie, mais elle a tort de dissocier démocratie et indépendance.

Car en effet ce que montre directement l’intervention de la police militaire et de la Guardia civil, c’est qu’il ne saurait y avoir démocratie sans indépendance !

Beaucoup disent comme Ada Colau : « je ne suis pas pour l’indépendance catalane mais pour la démocratie et donc pour que le vote puisse avoir lieu ». Cette position les honore mais elle démontre une chose : que pour que la démocratie s’exerce, et la démocratie, c’est la souve- raineté, il faut être indépendant. Car l’indépendance, c’est cela : pouvoir voter sans flics qui viennent voler les urnes.

Pour pouvoir décider – quitte à décider de ne pas former un Etat distinct ou de s’associer librement avec d’autres peuples – il faut avoir le pouvoir.

Pour pouvoir décider, et même pour pouvoir le cas échéant voter librement Non à l’indépen- dance, il faut que la police militaire espagnole et la Guardia civil soient foutues dehors, et cela s’appelle l’indépendance. Le droit à l’autodétermination exige l’autodétermination !

Quand au refus de l’autodétermination, à la dénonciation des « nationalismes », des « régiona- lismes » et des « identités » … que ceux qui poussent ce type de cris regardent quand même ce que chantent les partisans de l’ « unité de l’Espagne » à Madrid ce 1° octobre : Cara a sol, l’hymne de la Phalange …

Constituantes.

C’est d’ailleurs la même question que celle de la souveraineté d’une constituante authentique. Une constituante authentique, exerçant sa souveraineté, telle la Convention de 1792 ou le congrès des soviets en octobre 1917 (qui en a fait office, ce qui ne signifie pas que des élec- tions directes devaient être proscrites, autre question), n’a pas de président, ni d’appareil d’Etat, ni de puissance étrangère, au dessus d’elle.

Ce n’est déjà pas la constituante de Chavez, encore moins celle de Maduro, et certainement pas le gadget à moitié tiré au sort, à moitié formé d’élus « vierges de toute élection », convoquée par le président et cantonnée à la rédaction d’un texte, que nous promettait le candidat J.L. Mélenchon. Une constituante souveraine est souveraine. Le pouvoir du peuple, comme l’indépendance, passe par dessus l’appareil d’Etat et les classes dominantes, et cet appareil doit donc être brisé pour que la souveraineté s’exerce. (…)

Résumé, d’autres pays sont évoqués, voir lien.
1 oct. 2017 Vincent Présumey

https://blogs.mediapart.fr/

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08 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

catalunya (a manca)

a manca

Le jour d’après: Relents de franquisme à Madrid.

Le dimanche 1er octobre 2017 a vu tomber le masque de la droite espagnole. Malgré un quadrillage policier, qui n’est pas sans rappeler les heures sombres du franquisme, le peuple catalan s’est massivement mobilisé.

Il faut retenir de cet événement que la « raison d’Etat » a foulé aux pieds cette démocratie qu’elle prétend pourtant incarner et garantir. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire qu’un déni de cet ordre est perpétré. Mais cette agression s’est déroulée au cœur de cette Europe qui s’auto-proclame la championne des droits de l’Homme.

Le gouvernement de Madrid, soutenu par Macron, a rejoint à cette occasion les gouverne- ments d’Ankara, de Bagdad et de Téhéran qui se refusent pour leur part, à reconnaître le droit à l’autodétermination du peuple kurde. En agissant de la sorte, le pouvoir espagnol a égale- ment tenté d’étouffer les débats. Il a reçu l’appui dans ses « œuvres » d’une commission et d’un parlement européens qui se sont abrités derrière un article de la Constitution.

Qu’en est-il du droit à l’autodétermination en Europe et dans le monde ?

Du point de vue du droit international, il existe une base juridique pour reconnaître ce droit fondamental notamment à travers certaines résolutions de l’ONU :

  • La résolution 1541 (XV) du 15 décembre 1960
  • Pacte sur les droits civils et politiques du 16 décembre 1966
  • La résolution 2625 (XXV) du 24 octobre 1970

On peut également citer l’article I.2 de la « Déclaration et du Programme d’action du congrès de Vienne » sur les droits de l’Homme, adoptés en 1993, qui précise que: «Tous les peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et poursuivent librement leur développement économique, social et culturel.»

Le droit d’exercer librement sa souveraineté est donc reconnu à tout peuple constitué.

Ce droit à l’autodétermination s’oppose frontalement au principe d’intégrité territoriale des Etats constitués. C’est précisément en raison de cette opposition paradoxale que les notions de peuple et de reconnaissance du droit à l’autodétermination font l’objet depuis plus de cinquante ans de résolutions de l’ONU et d’arrêts de la Cour de justice Internationale. Ces résolutions et ces arrêts sont dans les faits contradictoires.

Chaque situation est donc étudiée au cas par cas.

Le 22 juillet 2010, la Cour Internationale de Justice a rendu un arrêt estimant que la déclaration d’indépendance du Kosovo ne violait pas le droit international. Certes, mais de nombreux Etats constitués, y compris en Europe, ne reconnaissent pas le statut de nation indépendante au Kosovo. Ce pays demeure concrètement dans une situation juridique ambiguë au niveau international, même si son peuple est désormais souverain.

Certaines directions des mouvements d’autodétermination en Europe (Ecosse, Catalogne et Corse notamment) vont un peu vite en besogne quand elles prétendent que l’Europe permet de dépasser la tutelle des Etats constitués pour faire reconnaître le droit à l’autodétermination.

Rappelons-le, la Constitution libérale européenne de 2005 revêt un caractère anti-démocratique.

Elle a été adoptée sans tenir compte du rejet exprimé par trois peuples, dont le peuple fran- çais. Le contenu idéologique de la Constitution libérale européenne est très clair concernant le droit des peuples et des Etats. L’article I-5 « Relations entre l’Union et les États Membres » précise : « L’Union respecte l’égalité des États membres devant la Constitution ainsi que leur identité nationale, inhérente à leurs structures fondamentales politiques et constitutionnelles, y compris en ce qui concerne l’autonomie locale et régionale. Elle respecte les fonctions essen- tielles de l’État, notamment celles qui ont pour objet d’assurer son intégrité territoriale, de maintenir l’ordre public et de sauvegarder la sécurité nationale. »

C’est précisément sur les notions d’identité nationale et d’intégrité territoriale que s’appuient les Etats constitués pour maintenir des peuples dominés sous leur tutelle.

Cet article représente une régression historique majeure par rapport aux principes de droit internationaux.  La seule interprétation qui vaille est que les Etats membres de l’Union europé- enne peuvent accorder des autonomies régionales s’ils le souhaitent. Le moins que l’on puisse dire est que cela s’avère très éloigné du droit à l’autodétermination.

Dans ce cadre, la Cour de Justice de l’UE peut s’appuyer sur le droit international pour reconnaître le droit à l’autodétermination du peuple Sarahoui (Arrêt de décembre 2016), mais certainement pas pour une minorité nationale présente sur le territoire d’un état membre de l’UE, car ce serait une violation de la Constitution européenne.

La France illustre parfaitement cette politique à géométrie variable concernant le droit des peuples à l’autodétermination. Si, en 1991, elle a nié par voie constitutionnelle l’existence du peuple corse, elle a, a contrario, reconnu l’existence du peuple kosovar en 2008. Les Etats   européens défendent avant toute chose leurs intérêts. C’est exactement ce qu’a fait Madrid en Catalogne. Rajoy ne s’est pas seulement appuyé sur la Constitution espagnole pour envoyer la guarda civil contre le peuple catalan, mais aussi sur la Constitution européenne, ne l’oublions pas.

La liberté n’est pas négociable.

C’est en la matière une leçon que doivent méditer, les nationalistes, qui en Corse comme en Ecosse, ont investi leurs espoirs en cette Europe qu’ils présentent abusivement comme un espace plus démocratique que ceux des Etats auxquels ils s’opposent. Il en va d’ailleurs de même pour la majorité en place au niveau du gouvernement catalan, laquelle à l’instar de ces derniers, s’est grandement fourvoyée en suivant un raisonnement qui n’a pas résisté à la réalité. Ce sont bel et bien les Etats et toujours eux qui restent les maîtres des politiques et exercent ainsi ce qu’ils estiment demeurer leurs droits régaliens.

À noter que le PNV, parti de la bourgeoisie d’Euskadi, permet, par sa présence dans la coalition gouvernementale de l’Etat espagnol, à la droite castillane de disposer d’une majorité.

L’heure n’est sûrement pas à discuter du droit à l’autodétermination du peuple catalan, pas plus pour lui que pour tous les peuples encore sous domination impérialiste. Cette revendi-cation relève du champ des droits démocratiques et ne peut aboutir que par l’intervention décisive des classes populaires, comme se propose de le faire la gauche catalane.

A la violence de l’appareil d’Etat espagnol, que cautionnent la majorité des gouvernements européens, il faut opposer l’unité sans faille du monde du travail.

2 octobre 2017  a manca

http://www.a-manca.net/

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06 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

felipe 6 (jdd)

catalogne a

Les Catalans ont-ils un problème avec la monarchie?

La déclaration ferme du roi d’Espagne Felipe VI à l’encontre des indépendantistes catalans met en lumière les tensions historiques entre la monarchie et la Catalogne.(…)

Le récit national catalan

Comme un symbole, la fête nationale catalane a lieu le 11 septembre. Date anniversaire de la prise de Barcelone en 1714 par le roi Felipe V, qui instaure alors une monarchie absolue et centralisée en Espagne et met fin à la principauté de Catalogne.

« Cette date fait partie des éléments de l’histoire que les indépendantistes utilisent pour établir un récit national catalan », explique au JDD Barbara Loyer, spécialiste de l’Espagne. Si la région retrouve de l’autonomie avec la Seconde République en 1932, elle est de nouveau réprimée sous Franco. A la mort du dictateur, le roi Juan Carlos Ier assure la transition vers la démocratie et la nouvelle Constitution qui accorde une certaine autonomie à la Catalogne. Il va même jusqu’à réaliser son premier déplacement officiel à Barcelone et finit son discours par quelques mots de catalan.

Pour autant, la relation particulière entre la région et la royauté perdure. En 1997, Barcelone accueille avec ferveur le mariage de l’Infante Cristina, sœur de Felipe VI, avant de lui retirer la médaille de la ville qu’elle lui avait octroyée suite à un scandale de détournement de fonds. Autre exemple, en 2015, Ada Colau, la nouvelle maire de Barcelone soutenue par le mouvement de gauche Podemos, décide de retirer le buste du roi Juan Carlos Ier de la salle du conseil municipal, provoquant une polémique.

L’indépendance liée à la République

Aujourd’hui, contrairement à l’Ecosse qui demandait son autonomie politique tout en restant sous la monarchie britannique (Pas tout à fait exact! NdB), la Catalogne lie son indépendance à l’instauration d’une République. L’un des slogans du parti indépendantiste d’extrême gauche CUP pendant la campagne du référendum était d’ailleurs de « balayer le capitalisme, la corrup- tion et la monarchie ». « Si les Catalans créent un Etat ce n’est pas pour nommer un roi de Catalogne. Déjà dans les années 30, les nationalistes étaient anti-monarchiques, rappelle Barbara Loyer. Il ne faut pas oublier non plus que c’est une ancienne terre d’anarchistes ».

En 2014, alors que Juan Carlos Ier décidait d’abdiquer pour laisser la place à son fils Felipe VI, le Parlement catalan votait déjà pour demander la tenue d’un référendum sur le choix entre la monarchie et la République.

« Tout ce qui représente l’Etat espagnol est entaché d’illégitimité pour les nationalistes », poursuit Barbara Loyer. Depuis, si le nouveau roi est venu pas moins de 23 fois en Catalogne pour des visites officielles, les relations ne se sont pas améliorées.

5 octobre 2017 Alexis Boisselier

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