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13 août 2017 ~ 0 Commentaire

trump (jdd)

president evils

Comment Donald Trump « travaille pour nuire à l’environnement »

Depuis des semaines, l’administration de Donald Trump cherche à suspendre des dizaines de régulations concernant la protection de l’environnement. Une attitude qui alarme profondément la communauté scientifique américaine.

Les conclusions d’un rapport gouvernemental américain sur le climat, dévoilé mardi par le New York Times, annonçait que les Etats-Unis ressentiraient déjà les conséquences du réchauffe- ment climatique, s’inquiétant de la hausse des températures.

Cet embarrassant rapport a encore davantage mis en lumière l’opposition entre l’administration et la communauté scientifique américaine. Scott Pruitt, climato-sceptique reconnu, à la tête de l’Agence gouvernementale de protection de l’environnement (EPA), a déjà déclaré qu’il y avait un « énorme désaccord » concernant l’impact des hommes sur le réchauffement climatique.

Pendant sa campagne, Donald Trump avait promis de supprimer l’EPA et de sortir de l’accord de Paris. Six mois après son arrivée à la la Maison-Blanche, s’il n’a pas encore supprimé la première, il s’est déjà désengagé du second : « Nous avons travaillé extrêmement dur pour parvenir à faire entrer les Etats-Unis dans cet accord », raconte au JDD Thomas Burke. Aujourd’hui professeur à la John Hopkins University, dans le Maryland, il était conseiller scientifique puis de l’EPA et administrateur adjoint pour la recherche et le développement de 2015 à 2017. « C’est désastreux de réaliser l’impact que ces décisions vont avoir. »

Le public américain aurait dû découvrir ce rapport bien plus tôt. Bien que disponible depuis janvier sur le site Internet Archive, il a fallu que le New York Times le publie pour qu’il soit médiatisé. Car depuis janvier, il attend l’accord officiel de l’administration. Problème : pour que cette dernière puisse l’approuver, plusieurs personnes manquent à l’appel. En six mois d’exercice, des postes scientifiques-clé, comme celui du conseiller scientifique présidentiel, n’ont pas encore été pourvues.

Un vide scientifique à la Maison Blanche qui se fait l’écho de l’absence de politique écologique de Donald Trump. « L’une des décisions qui aura le plus de conséquences est la totale ignorance de la communauté scientifique lors des prises de décision de cette adminis- tration, déplore Thomas Burke. Et la plus horrible des insultes envers quelqu’un, c’est de l’ignorer. »

La suppression de régulations de santé publique

En six mois de présidence, cette dernière a indigné la communauté scientifique en tentant de supprimer 47 régulations, souvent passées sous Obama. Une suppression de mesures que Donald Trump considère comme le “plus grand accomplissement” de ses 100 jours à la Maison-Blanche, juste après la confirmation du juge Neil Gorsuch à la Cour Suprême.

« L’administration est en train de renvoyer les Etats-Unis des dizaines d’années en arrière, raconte au JDD Emily Hammond, professeure de droit à la Georgetown University et spécialiste des questions environnementales. Non seulement en matière de changement climatique, mais aussi pour la préservation de l’eau potable, de l’air, des animaux et même de nos terres. Dans chaque partie de la loi environnementale, l’administration Trump travaille pour nuire à l’environnement. »

Trump a ainsi tenté de supprimer, par décret, l’une des principales réformes du mandat Obama en matière d’environnement, appelé le Clean Power Plan. Cette plate- forme, avait pour but de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’industrie des énergies fossiles. Une initiative vivement critiquée par Scott Pruitt et qui, sur signature du président américain, a été remplacée par « le décret d’indépendance énergétique ». Ce dernier valorise les industries du pétrole, du gaz et du charbon au détriment des énergies renouve- lables. « C’est un vrai retour en arrière, poursuit Thomas Burke. Un changement contre la santé publique, si dramatique qu’il nous est désormais impossible de prétendre être leaders en matière scientifique. »

Cette semaine encore, l’EPA a modifié par une nouvelle régulation une loi passé au Congrès l’année dernière, concernant la limitation des produits chimiques. Grande victoire pour l’industrie chimique, elle permettra aux entreprises d’utiliser 600 nouveaux produits dont la dangerosité n’a pas encore été testée par l’agence gouvernementale. « Je suis très préoccupé par le changement d’attitude concernant les prises de décisions scientifiques, raconte Thomas Burke. Les décisions de l’EPA s’orientent vers la dominance énergétique et la suppression des régulations. C’est contraire à sa mission fondamentale, qui est celle d’être au service de la santé publique. »

Un président de l’EPA climato-sceptique

Comment expliquer que l’EPA se voit autant détournée de sa mission ? La faute sans doute à Scott Pruitt lui-même. Quand il était encore procureur général de l’Oklahoma, Scott Pruitt avait l’habitude d’attaquer en justice les régulations fédérales de l’agence. La majorité de ces procès ont été intentés pour favoriser des entreprises d’énergie fossile, avec laquelle il était très régulièrement en contact. Nommé par Donald Trump à la tête de l’EPA, Pruitt semble aujour- d’hui toujours aussi déterminé à libérer l’industrie des régulations.

Il a suggéré devant le Congrès, de débattre sur, selon ses mots « cette pseudo-science » qu’est le changement climatique. Car selon lui, le changement climatique n’est pas un fait scientifique avéré, mais un problème partisan. Les scientifiques qui confirment son existence sont donc forcément militants, probablement démocrates. « Cette politisation du discours scientifique est extrêmement préoccupante, reconnaît Thomas Burke. Mais au-delà de l’administration Trump, la racine de nos problèmes est bien plus ancienne. Rien de ce genre n’arrive aussi facilement en six mois. Depuis qu’Al Gore, vice-président sous Bill Clinton (de 1993 à 2001, NDLR) s’est emparé de la cause du changement climatique, il lui a offert une exposition sans précédent. Mais il en a aussi fait un problème partisan, et l’administration Trump amène désormais cette logique à son extrême. »

A l’heure actuelle, Pruitt a essayé de suspendre 14 régulations dans différents champs d’action. « Supprimer des régulations des présidents précédents est commun lors de l’arrivée d’un nouveau venu dans le bureau ovale, explique au JDD Stuart Shapiro, analyste à la Maison-Blanche pendant les mandats de George Bush et Bill Clinton. Trump fait face aux mêmes obstacles que l’administration Bush et Reagan en leur temps, ça ne sera pas chose facile pour lui. Mais je pense que son but est de parvenir à supprimer le plus de régulations possibles, beaucoup plus que ses prédécesseurs. »

Supprimer une régulation est certes un procédé lent et complexe, mais pour cer- taines, Donald Trump a décidé de le contourner. Pour ce faire, il utilise un procédé légis- latif exceptionnel. Grâce à l’Acte de Révision du Congrès, le parti républicain a par exemple pu neutraliser une régulation qui limitait le rejet de déchets des usines de charbons dans les cours d’eau.

L’administration Trump a aussi voulu réduire le budget de la recherche. En mars, Mick Mulvaney, à la tête du bureau du Management et du Budget, avait été très clair à propos de l’attitude de l’administration concernant l’environnement : « Nous ne dépensons plus pour ça. Nous considérons que c’est une perte d’argent. » Au total, les coupes proposées réduisait de 5,6 milliards le financement de l’EPA, soit son budget le plus faible depuis 40 ans. Une propo- sition tellement drastique que même le Congrès, pourtant à majorité républicaine, a refusé de le signer.

Plus de 3 200 postes au sein de l’agence gouvernementale devaient à l’origine être supprimés. Si le vote du Congrès a amoindri ce chiffre, l’EPA a tout de même perdu du personnel depuis le début du mandat Trump : l’une des premières décisions présidentielles a été un décret gelant les embauches dans les différentes agences gouvernementales. 350 postes sont toujours vacants à l’EPA, dont plus de 100 postes scientifiques.

Alexandra Saviana   12 août 2017

http://www.lejdd.fr/

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07 août 2017 ~ 0 Commentaire

vénézuela (brecha.uy)

chavez

Réflexions critiques sur l’assemblée constituante « maduriste »

Le décès de Chávez en 2013 et la chute des prix du pétrole peu de temps après ont corres- pondu à l’effondrement de deux piliers fondamentaux du processus bolivarien, qui entra alors dans une crise  profonde.

La crise structurelle due à l’épuisement du modèle pétrolier rentier qui s’était imposé depuis le début des années 1980 et qui avait semblé s’effacer au cours de la première décennie de ce siècle, surgit à nouveau avec une vigueur renouvelée. Maduro, qui ne jouit pas des capacités de leader de Chávez, gagne les élections présidentielles de 2013 avec une différence de moins de 2% des voix.

En 2015, l’opposition remporte les législatives par une très large majorité, et obtient ainsi les 2/3 des sièges, majorité « qualifiée » permettant de nommer les membres du  Tribunal Suprême de Justice (TSJ) et du Conseil National Électoral (CNE). Le gouvernement de Maduro reconnait rapidement qu’il a perdu la majorité de l’appui populaire mais constate également qu’il ne peut pas se maintenir au pouvoir s’il respecte les limites imposées par la Constitution.

Il commence alors à prendre une série de décisions qui, de fait, l’éloignent peu à peu du cadre de la Constitution Bolivarienne: le référendum révocatoire, qui avait été consi- déré comme une des plus importantes conquêtes de la démocratie participative, n’a pas lieu; les élections de gouverneurs, qui auraient dû se tenir en décembre 2016, sont reportées; les membres du TSJ et du CNE sont nommés de manière non conforme à la Constitution ; enfin, ignorant pour la première fois les résultats d’une élection populaire, le gouvernement dépos- sède l’Assemblée Nationale de ses attributions constitutionnelles qu’il répartit entre le pouvoir exécutif et le TSJ.

À partir de février 2016, le président Maduro gouverne en s’appuyant sur les pou- voirs qu’il s’auto-attribue, en lien avec l’état d’urgence,  sans attendre l’aval de l’Assemblée Nationale, pourtant nécessaire constitutionnellement et pour une période nettement supérieure au maximum permis par  la Constitution.

C’est dans ces conditions que  se déroule d’avril à juillet une forte offensive contre le gouvernement, de la part de l’opposition qui réalise conjointement des mobilisations pacifiques massives dans les villes principales du pays, des activités violentes, la destruction d’installations publiques d’éducation, de santé et de transport, ainsi que des actes terroristes et des opérations menées pas des groupes paramilitaires qui bénéficient d’un appui extérieur. Le gouvernement répond par une répression indiscriminée, complétée par les actions de collectifs civils armés qui attaquent violemment les mobilisations de l’opposition. Il en résulte une escalade de violence qui se solde par plus de 120 morts, des centaines de blessés et de détenus dont beaucoup sont directement jugés par des tribunaux militaires.

Voilà le contexte dans lequel le président Maduro annonce le 1er  mai la convocation d’une Assemblée Nationale Constituante (ANC). Une ANC, c’est en principe un acte démocratique, le début d’un processus participatif au cours duquel les secteurs les plus larges et les plus divers de la société peuvent délibérer, négocier, s’accorder sur des critères et des normes de base permettant d’avancer vers le modèle de société souhaité. C’est ainsi que s’était déroulée la Constituante convoquée au moyen d’un  référendum national, pendant les premiers mois du gouvernement de Chávez, en 1999. Cette  belle expérience  n’a rien de commun avec la convocation réalisée par le président Maduro.

Certes, la Constitution n’est pas complètement explicite sur ce sujet mais elle  établit une nette différence entre  “prendre l’initiative” de la convocation, ce que peut faire le président, et “convoquer”, ce qui est une attribution exclusive du peuple souverain (article 347). Cela implique qu’il aurait fallu réaliser un référendum consultatif  pour décider de la convocation, comme cela s’est fait en 1999.

Il est évident que cela ne s’est pas passé ainsi en 2017 parce que le gouvernement ne bénéficiait pas de l’appui électoral nécessaire pour remporter cette consultation. Un autre problème résulte du découpage électoral absolument arbitraire et anti-démocratique, élaboré pour  convertir la minorité actuelle de soutien au gouvernement  en majorité écrasante à l’ANC.

Les formes sous lesquelles avaient été réalisées les élections antérieures ont été modifiées : un double régime de représentation, territorial et sectoriel a été créé. Au sein du découpage territorial, les municipalités rurales, moins peuplées, ont bénéficié d’une extraor- dinaire sur-représentation, en comparaison avec les municipalités urbaines qui concentrent la majeure partie de la population et où le rejet du gouvernement est plus important.  Le principe constitutionnel de la représentation proportionnelle a donc été violé expressément et intentionnellement.

La définition de la participation sectorielle a aussi posé problème. Il avait en effet été décidé que des constituants seraient élus pour représenter chacun des sept secteurs de la population. Environ cinq millions de citoyens ont été exclus de ce droit de vote par secteur, ce qui a créé une différence entre les citoyens de première catégorie dotés du droit de voter deux fois et les citoyens de deuxième catégorie qui n’avaient droit qu’à un seul vote.

Selon la Constitution, le vote n’est pas  obligatoire. Pourtant des porte-paroles du gouvernement, en commençant par le président lui-même, ont lancé des menaces sur les graves risques courus par ceux qui ne participeraient pas au vote. Des listes d’employés publics, de travailleurs des entreprises d’État et de bénéficiaires des programmes sociaux ont été utilisées pour les prévenir qu’ils perdraient leur emploi et leurs avantages s’ils ne votaient pas. Maintenant que les élections sont passées, on assiste à une multiplication de plaintes contre l’application effective de ces sanctions.

À l’occasion de ces élections, le CNE a abandonné les principaux mécanismes de contrôle qui avaient fait du système électoral vénézuélien un modèle de transparence et de fiabilité. Les différentes auditions exigées par les normes électorales n’ont pas toutes été réalisées. L’encre indélébile destinée à garantir que chaque électeur ne vote qu’une fois n’a pas été utilisée. Le papier des registres électoraux a de fait été éliminé. Ces registres étaient tenus avec la participation des différents groupes politiques pour confirmer leur exactitude. Quand le CNE a décidé au dernier moment que les électeurs pourraient voter dans n’importe que centre électoral, y compris en dehors de leur municipalité, c’en était terminé de cet instrument vital de contrôle et de transparence du processus électoral !

En conséquence de la convocation inconstitutionnelle de l’ANC et des délais très serrés établis pour le dépôt des candidatures, seuls ont participé en tant que candidats, électeurs et asses-seurs, les  partisans du gouvernement. Tout cela a pratiquement transformé les élections du 30 juillet en des élections internes au PSUV sans témoins extérieurs.

De fait, les médias n’ont pas pu couvrir la journée électorale car les journalistes ne pouvaient pas s’approcher à moins de 500 m des centres de vote, ce qui a fait de ces élections un processus absolument pas public.  Le président de Smartmatic, l’entreprise qui a fourni la base technologique de tous les processus électoraux entièrement automatisés réalisés depuis 2004, a déclaré qu’il ne pouvait pas garantir la véracité des résultats présentés par le CNE, car ceux-ci avaient été manipulés et que le nombre total d’électeurs avait eté  augmenté d’au moins un million.

Il n’y a aucune raison de faire confiance aux résultats annoncés par le CNE.  Celui-ci a déclaré une participation de 8 089 320 électeurs, chiffre hautement suspect, pour ne pas dire plus. Ce chiffre ne correspond pas du tout à ce qu’indiquaient, sans aucune exception, les principales enquêtes d’opinion qui s’étaient déroulées dans le pays avant les élections et qui prévoyaient des niveaux de participation très inférieurs ; il n’est pas non plus cohérent avec les sondages de sortie de bureau de vote.

Ces résultats ont provoqué un profond malaise parmi des secteurs de base du chavisme et certains de ses alliés au sein du Pôle Patriotique. Il est clair que les candi-datures ont été déterminées de manière à assurer que le nouveau pouvoir constituant soit une fidèle expression du pouvoir constitué, en garantissant l’élection de tous les hauts dirigeants du PSUV, ainsi que de tous les ministres et gouverneurs qui ont renoncé à leurs charges pour se présenter à ces élections.

Les graves problèmes affrontés aujourd’hui par le pays ne sont pas d’ordre  juridico-normatif. Ce n’est pas au moyen de modifications constitutionnelles que se résoudront  la sévère crise humanitaire au niveau de l’alimentation et de la santé, la profonde récession, la détérioration  de l’appareil productif ou l’existence d’une dette externe qu’il est impossible de payer. On peut encore moins espérer qu’une Constituante qui, au bas mot, n’a pas obtenu le soutien de 58,47% de l’électorat, puisse servir d’instrument de dialogue et de paix.

Lors de ces élections, il s’est produit un démantèlement du système électoral que de grands efforts avaient permis de construire depuis 2004. Dans un pays si polarisé, qui souffre d’une telle  violence, ce démantèlement est grave. Il nous prive d’un pilier nécessaire à la possibilité d’une cohabitation démocratique. Nous n’avons plus d’arbitre de confiance. Il ne s’agit plus de savoir si des élections se réaliseront ou pas, il faut aussi s’interroger sur le but des  processus électoraux si le supposé arbitre neutre, de toute évidence, a cessé de l’être. Que se passera-t-il dans le pays si cela mène à la clôture totale de toute option électorale? Cela signifiera-t-il que s‘installeront la violence, le terrorisme paramilitaire et la répression d’État comme seules manières de gérer nos inévitables différences?

À partir du vendredi 4 aout, au moment où s’installe la nouvelle Assemblée Consti-tuante, le pays entre dans une période de grande incertitude. Les porte-paroles du gouvernement ont annoncé que cette assemblée est plénipotentiaire et supra-constitutionnelle  et qu’elle pourra, par exemple, intervenir directement au niveau du Procureur General de la République et remplacer l’Assemblée Nationale actuelle, dont la validité est prévue jusqu’en janvier 2021. Que, prochainement, on  consulte ou non la population sur la nouvelle Constitution qui sera élaborée, il est clair que le gouvernement en est venu à désavouer, par voie de faits, la Constitution de 1999.

Edgardo Lander, sociologue vénézuélien, membre de la Plateforme Citoyenne de Défense de la Constitution du Venezuela. Il a été un des principaux organisateurs du Forum Social Mondial de 2006 à Caracas.

Source : https://brecha.com.uy/

Edgardo Lander  Traduction  Cathy Ferré – 04/08/2017

http://www.anti-k.org/

Commentaire: Oser exposer ces idées ne veut pas dire aux USA: « Bienvenue et venez remettre de l’ordre »! Aux révolutionnaires vénézuéliens de définir eux-mêmes leur propre politique face aux USA et à la clique Maduro!

Lire aussi:

Venezuela : «Il y a un réel doute sur le fait que la Constitution puisse permettre de dépasser la crise» (NPA)

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03 août 2017 ~ 0 Commentaire

nationalisme (lutte ouvrière)

breizxit

Catalogne : l’impasse des nationalismes

Le numéro un du Parlement catalan, Carles Puigdemont, a récemment annoncé une nouvelle consultation, par référendum, de la population vivant en Catalogne, concernant l’indépendance de cette région. Il y a trois ans, un référendum consultatif avait mobilisé un tiers des six millions d’électeurs que compte la Catalogne. Il avait été considéré comme illégal par le gouvernement central de Madrid qui avait réagi par des menaces et différentes mesures de sanctions administratives et judiciaires. Cela n’a pas empêché aujourd’hui les politiciens indépendantistes de défier de nouveau le pouvoir central.

Que veulent réellement les dirigeants catalanistes ? S’en prendre à ceux qui exploitent les travailleurs, ouvriers ou paysans vivant en Catalogne ? Quand ils s’adressent aux opprimés ce n’est que pour obtenir leurs suffrages. Et ils en recueillent un certain nombre, ne serait-ce que parce que la situation des classes populaires se dégrade, en Catalogne comme dans le reste de l’Espagne. Les politiciens catalanistes accusent les dirigeants de l’État central de favoriser les autres régions. Ils revendiquent de ne plus rien devoir payer à Madrid pour pouvoir gérer la Catalogne comme un pays indépendant. Comme si la Catalogne d’aujourd’hui était le pays martyr, victime du pouvoir central ! Mais demain dans une Catalogne indépendante, qui peut croire que les banquiers catalans et autres, les industriels, les riches, vont se mettre à défendre les intérêts des classes populaires de Catalogne ?

Les dirigeants du mouvement nationaliste catalan visent en réalité à défendre les intérêts des possédants de cette région. Ils veulent entraîner derrière eux l’ensemble de la population, y compris les classes populaires. Ce n’est pas la première fois qu’en Catalogne comme dans bien d’autres pays du monde le régionalisme ou encore le nationalisme sont utilisés comme une arme au service des bourgeois et des possédants.

Cela a déjà existé en Espagne. La Catalogne fut l’une des régions qui connut le développement rapide et puissant d’une classe ouvrière constituée de travailleurs venus de diverses régions où la misère régnait dans les campagnes. Et, à cette période, les militants socialistes et anarchistes combattaient le nationalisme. À Barcelone, ils imposèrent par exemple que les tracts ouvriers soient toujours publiés en espagnol pour ne pas écarter les « émigrés » d’alors qu’étaient les travailleurs des autres régions.

Plusieurs années plus tard, dans la période qui suivit la victoire de Franco, l’idée qu’il ne fallait pas se diviser au sein du mouvement ouvrier était partagée par de nombreux militants. Pour eux, l’idée que le monde du travail se défendrait en reprenant les drapeaux des régionalistes contribuait à diviser les exploités. C’est bien ce qui se produit ­aujourd’hui, alors qu’au contraire, de l’Andalousie à la Catalogne, au Pays basque ou ailleurs, les travailleurs ont les mêmes intérêts.

Henriette MAUTHEY 02 Août 2017
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Commentaire:
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Une belle manifestation du « national communisme » de LO! Ah! Si tous les peuples avaient fait comme les français! Abandonner (plus ou moins volontairement) leurs patois, dialectes et identités régionales! Ils auraient tout comme nous une 5è République « sociale » et un Macron!
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Plus sérieusement LO en ignorant le mot d’ordre d’autodétermination et en mettant opprimés et oppresseurs sous la même étiquette de « nationalisme », n’est en aucun cas  « léniniste » ou « communiste révolutionnaire »! Lénine lui, ne confondait pas les luttes des nations dominées (même dirigées par leur propre bourgeoisie et les imams en Russie musulmane!) et le nationalisme chauvin des nations dominantes. Depuis 1917 il y a eu une contre-révolution en Russie et tout ce qu’à fait Staline sous la couverture de « l’URSS » n’est pas à poursuivre!
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31 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

anjela davis (france culture)

angela_davis

Angela Davis à Berlin en 1973

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Angela Davis : « Pour détruire les racines du racisme il faut renverser tout le système capitaliste »

Entretien avec Angela Davis dans le cadre des « Après-midi de France Culture ». En mai 1975, Jean Montalbetti recevait Angela Davis, de passage à Paris. Elle avait été emprisonnée quelques années plus tôt, puis acquittée suite notamment à d’immenses manifestations de soutien en sa faveur. La militante féministe et communiste pour les droits civiques des Noirs et des autres minorités opprimées en Amérique (les Indiens, les Hispaniques) revenait sur ses combats et leur actualité. Elle évoquait (dans un français parfait) le mouvement pour libérer les Noirs opprimés et d’autres minorités, un mouvement parfois plus défensif que combatif en raison des attaques répétées du gouvernement américain. A propos de son communisme elle expliquait : Je crois que de plus en plus les Noirs voient le racisme et toute l’oppression dirigée contre les Noirs comme une partie d’un système plus grand, comme une partie du capitalisme et alors il est nécessaire pour détruite les racines du racisme de renverser tout le système. Il y a beaucoup de Noirs qui, maintenant, se considèrent comme marxistes.

  • Jean Montalbetti
  • Les Après-midi de France Culture
  • Entretien avec Angela Davis – 1ère diffusion : 16/05/1975
Les Nuits de France Culture 22.01.2017

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31 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

kemper

kper

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27 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

garde à vous! (lutte ouvrière)

melenchon

Mélenchon au garde à vous

« C’est une situation d’une extraordinaire gravité »« C’est une blessure profonde » : Mélenchon a vigoureusement dénoncé l’attitude de Macron envers le général de Villiers, dont « le devoir et l’honneur » étaient de donner son avis.

Mélenchon a précisé être favorable à la conscription et opposé à la baisse du budget de la défense, alors que la France est sur « quatre fronts d’opérations extérieures » – expression pudique pour désigner les interventions impérialistes. « C’est une violence inutile » qui a été faite aux militaires, a fustigé le général Mélenchon.

Après les drapeaux tr icolores et La Marseillaise, c’est au son du clairon que la mal-nommée France insoumise se met en branle. Au pas cadencé.

26 Juillet 2017

https://journal.lutte-ouvriere.org/

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26 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

trump (eaux et rivières)

eaux

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25 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

vénézuéla (essf + tc)

venezuela

 Critique et internationalisme face à la crise vénézuélienne

Le processus vénézuélien reste très ouvert. En grande partie parce qu’il n’y a pas eu [pour l’instant] de brèche importante au sein des Forces armées. Néanmoins les conditions de vie dramatiques que connaît quotidiennement le peuple pourraient accélérer le cours des évènements.

Suivant quelles fractions du chavisme et/ou de l’opposition finiront pas s’imposer (ou par conclure un accord), le cours historique de Venezuela pourrait prendre une orientation impré- visible. Mais plutôt que de chercher à prédire ce que l’avenir réserve au Venezuela, nous tenons à réaffirmer quelques réflexions sur la crise du chavisme et – qu’on le veuille ou non – ce qu’héritent de cette expérience les efforts de ceux qui visent à une transformation anti-néo- libérale et cherchent la faire émerger sous différentes latitudes de la planète.

D’abord, quelle que soit l’attractivité des bénéfices que procure l’exploitation des ressources naturelles pour étendre la « démocratie sociale », y compris lorsque ces bénéfices sont monopolisés par l’Etat, ce moyen impose des limites aux projets politiques de transformation. En effet, ils génèrent une extrême dépendance par rapport aux cycles écono- miques internationaux [prix des commodities], ils produisent des crises socio-environnemen- tales dans les territoires exploités et entraînent en général une dépression d’autres secteurs productifs (le dit « syndrome hollandais » qui résulte d’une surexploitation des ressources naturelles et conjointement produit le déclin de l’industrie manufacturière). Il est évident que de telles critiques doivent être compatibles avec les revendications légitimes de redistribution des secteurs populaires, qui sont justement ceux qui alimentent ces expériences.

Deuxièmement, il a été démontré une fois de plus qu’il ne suffit pas de « prendre l’Etat » pour avancer dans la transformation de la société capitaliste, même si c’est avec les outils de la démocratie libérale. La tragédie que vit le Venezuela nous renvoie de nouveau aux limites historiques des gauches au pouvoir au cours du 20è siècle qui, de manière répétée, ont réduit le problème du socialisme à l’étatisme, alors qu’il s’agit au contraire de socialiser de manière permanente le pouvoir et de démocratiser de manière croissante la vie sociale.

Troisièmement il faut noter que la crise au Venezuela aura un impact énorme pour la gauche latino-américaine. Une défaite entraînerait la délégitimation de certaines bonnes idées que le chavisme a tenté de développer, et permettrait une prédominance accrue de l’influence états-unienne dans la région, cette fois par le biais de la Colombie, où les Etats-Unis disposent de bases militaires importantes. D’autant que le Brésil est également traversé par une crise politique aiguë.

Nous ne savons pas comment va se terminer cette crise vénézuélienne. Mais quelle qu’en soit l’issue nous devrons porter la lourde charge de son héritage. Nous devrons l’expli- quer, apprendre de ses réussites et de ses erreurs. Mais la gauche ne pourra en tout cas pas l’ignorer, même si cela entraîne des coûts politiques (ou électoraux) importants.

Au minimum nous devons sortir de ce silence intéressé, défendre le fait que notre critique à l’égard du Venezuela est destinée à radicaliser ses réussites et à ne pas les inverser, apprendre de ses erreurs, mais aussi contrer les termes qu’essaient de nous imposer la réac- tion et le progressisme néolibéral dont les orientations ont été les principales responsables des conditions de vie très pauvres que connaissent les peuples latino-américains, jour après jour.

Dans l’immédiat, la solidarité de la gauche latino-américaine avec le peuple vénézué- lien doit s’appuyer sur son engagement critique en faveur d’une solution anti-néolibérale et démocratique de la crise, poussant pour que les forces qui représentent cette orientation s’imposent.

Avec la même détermination il faudra affronter le caractère putschiste, élitaire et néolibéral que représentent les actuels agissements de l’opposition. En fin de compte, la constitution d’une gauche radicale passe aussi par le fait de récupérer l’internationalisme critique et solidaire qui a caractérisé la tradition révolutionnaire de notre Amérique latine.

Sebastian Caviedes et Giorgio Boccardo

Conclusion de l’article lire ici:

http://www.anti-k.org

Lire aussi:

Venezuela : « Consultation populaire » contre Constituante : une polarisation réactionnaire (NPA)

http://www.franceameriquelatine.org/

Chaos économique, violences et recherches d’alternatives (NPA)

Nouveaux sondages surprises au Venezuela (Tendance Claire)

 

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13 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

14 juillet (alternative libertaire)

president evils

Le 14 juillet dans rue contre Trump, Macron et leur monde

Pour l’Élysée, inviter le président américain au défilé militaire du 14 juillet, c’est une démons-tration d’amitié. Faisons siffler aux oreilles de Trump et de Macron le refus du monde qu’ils nous promettent.

L’actualité de Donald Trump c’est :

  • Des menaces contre l’IVG, qui ont fait descendre dans la rue 500 000 femmes, lors de la Marche de protestation du 21 janvier à Washington) ;
  • La démolition du début d’assurance maladie (pourtant partiel et insatisfaisant [1]) surnommé « Obamacare » ;
  • Le racisme anti-musulmans, avec l’interdiction d’entrée aux États-Unis de sept pays, au simple motif qu’ils sont majoritairement musulmans ;
  • Le racisme contre les Hispaniques, et particulièrement les Mexicains, censés importer aux États-Unis « la drogue, le crime et les viols » [2]. Trump promet de tripler la longueur de la « grande muraille » érigée entre les deux pays depuis dix ans.
  • Le racisme à l’égard des Noirs, cibles ordinaires des crimes policiers, dans l’impunité la plus scandaleuse… comme en France, pour le coup !
  • l’entrave affirmée à tout effort de lutte contre le réchauffement climatique, en encoura6 geant l’extraction des énergies fossiles (charbon et pétrole) et en retirant les États-Unis des accords de Paris, pourtant déjà loin en-dessous des enjeux [3].

L’actualité de Macron, c’est :

  • la promesse d’une loi Travail XXL dès septembre 2017, qui affaiblira les contre-pouvoirs syndicaux en entreprise, facilitera les licenciements et entraînera une baisse globales des revenus pour les travailleuses et les travailleurs :
    • En élargissant les domaines dans lesquels un accord d’entreprise pourra être moins favorable aux salarié.es que le Code du travail ou qu’un accord de branche : la loi Travail l’avait autorisé sur le temps de travail et la rémunération des heures supplémentaires, la loi Travail XXL l’autoriserait de surcroît sur les droits familiaux (congés enfants malades, congés parentaux) et éventuellement sur la pénibilité et d’autres sujet ;
    • En élargissant la possibilité, pour les patrons, de signer des accords d’entreprises avec des « négociateurs » non syndiqués, ce qui aggraverait les risques de manipulation déjà réels ; en facilitant la tenue de référendums pour contourner les éventuels contre-pouvoirs syndicaux.
    • En forfaitisant les indemnités prud’homales (le licenciement illicite d’un salarié ne sera plus alors qu’une formalité, avec un risque plafonné) ;
    • En développant le « CDI de projet », sorte de CDD sans date de fin précise, et sans la prime de précarité de 10 % ;
    • En facilitant les licenciements collectifs : le seuil serait désormais de 30 licenciements, au lieu de 10, pour déclencher un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), avec les indemnités et les obligations de formation et de reclassement que cela implique – or actuellement 35 % des PSE sont en-dessous de ce seuil ;
    • En facilitant les licenciements économiques pour les multinationales qui, même si leurs résultats sont globalement positifs, pourraient licencier dans leurs filiales françaises.
  • L’état d’urgence banalisé, en fourrant toutes ses dispositions liberticides dans une grande loi « antiterroriste » permanente, dont on connaît d’avance l’inutilité pour empêcher des attentats, mais la grande utilité pour entraver la contestation politique, syndicale ou associative [4]

Leur point commun, c’est un interventionnisme militaire sans fin

La présence des armées de l’Otan en Afrique et au Moyen-Orient ne tient pas spécifiquement à Trump ou à Macron, mais à un système durable. Les États-Unis ou la France disposent de forces armées configurées moins pour la défense du territoire que pour de lointaines « opéra- tions extérieures » confortant leur domination politique et économique, des accords commer- ciaux léonins, des États vassaux et corrompus… C’est ce qu’on appelle l’impérialisme, ou le néocolonialisme, et nous le refusons, solidaires des mouvements sociaux des pays concernés.

Si en de rares circonstances, cet interventionnisme peut appuyer des forces progressistes locales – nous pensons aux Forces Démocratiques Syriennes (FDS) qui chassent actuellement Daech de Raqqa –, il ne faut pas perdre de vue que, fondamentalement et historiquement, l’impérialisme est fauteur de guerre et d’oppressions.

Alternative libertaire, le 12 juillet 2017

Manifestation sociale et anti-impérialiste

le 14 juillet à Paris 18e, 14h, de la place Clichy à la porte de la Chapelle

A l’appel du réseau Sortir du colonialisme et du collectif Front social

L’événement FB

http://alternativelibertaire.org/

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09 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

corée du nord (essf)

techno

Premier tir de missile intercontinental : « L’objectif de la Corée du Nord est de survivre, pas de lancer une bombe atomique sur le territoire américain 

Pour la chercheuse Valérie Niquet, malgré l’annonce par Pyongyang du premier tir de missile intercontinental, les Coréens du Nord n’ont pas encore la capacité technique de frapper les Etats-Unis. La Corée du Nord a annoncé, mardi 4 juillet, avoir procédé à son premier tir de missile balistique de portée intercontinentale. Pour Valérie Niquet, responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique, ces progrès techniques indéniables ne modifient pas fondamentalement les rapports de force dans la région.

Thomas Grimaldi et Béatrice Sclapari

Quelles sont les conséquences du tir effectuépar la Corée du Nord ?

Valérie Niquet  Ses menaces sont à prendre au sérieux. La Corée du Nord a procédé à de nombreux tirs d’essai de missiles, dont beaucoup ont été des échecs, mais qui à chaque fois lui ont manifestement permis de progresser technologiquement. La Corée du Nord consacre tous ses efforts, sans se soucier des pressions internationales, à développer un missile intercon-tinental. C’est-à-dire à être capable d’atteindre les Etats-Unis avec une tête nucléaire. Les Japonais confirment que pour la première fois la portée du missile pourrait être suffisante pour frapper l’Alaska mais pas les autres Etats américains.

Les progrès sont certains, même si l’on pense que la Corée du Nord ne sait pas encore instal- ler une tête nucléaire sur ce type de missile. Ce qui est frappant, c’est que la Corée du Nord, en dépit de toutes les pressions, ne se sent pas du tout tenue de suspendre ses essais nucléaires ou balistiques.

Ces progrès modifient-ils le rapport de force ?

On est loin d’un bouleversement. D’une part parce que, malgré leurs progrès, la Corée du Nord n’a pas encore la capacité technique de frapper les Etats-Unis. Mais surtout du fait de la dissuasion, car l’objectif de Pyongyang est de survivre, pas de lancer une bombe atomique sur le territoire américain. Une telle réaction se traduirait par une riposte immédiate des Etats-Unis qui signifierait la fin du régime nord-coréen. Cela n’en complique pas moins les choses dans les relations entre Etats-Unis et Corée du Nord.

Malgré les demandes des Etats-Unis, la Chine est réticente à durcir le ton face à Pyongyang…

La difficulté des Chinois est de ne pas être sortis de leurs contradictions. Ils veulent à la fois apparaître comme une puissance responsable, ne pas trop irriter la puissance américaine et leurs voisins. C’est pourquoi ils votent les sanctions et adoptent des mesures contre la Corée du Nord. Mais ils ne veulent pas non plus provoquer un effondrement du système nord-coréen.

Face à cette situation, que peut le président américain, Donald Trump ?

Les choses peuvent changer avec Trump : il a déjà envoyé des signaux indiquant qu’il pourrait s’attaquer directement aux intérêts chinois qui continuent d’avoir des relations avec la Corée du Nord, y compris des banques chinoises. Par ailleurs, il menace d’une éventuelle action militaire ciblée contre la Corée du Nord et notamment ses installations balistiques ou nucléaires – ce serait évidemment une solution catastrophique pour Pékin. Si la Chine considère que finalement la menace de riposte de la part des Etats-Unis devient trop importante, il est possible qu’elle change de stratégie face à la Corée du Nord.

mardi 4 juillet 2017 GRIMALDI Thomas, NIQUET Valérie, SCLAPARI Béatrice

http://www.europe-solidaire.org/

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