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14 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

catalogne (révolution)

republica-catalana

Le soulèvement de la Catalogne

A bas le régime de 1978 !

Le 14 octobre dernier, neuf militants catalans ont été condamnés par la Cour Suprême espagnole à des peines allant de neuf à treize ans de prison ferme. Leur crime ? Avoir organisé le référendum d’octobre 2017 sur l’indépendance de la Catalogne. Ce verdict inique a immédiatement enflammé la région.

La question nationale

Les marxistes ont toujours accordé une grande importance à la question nationale. Par exemple, Marx et Engels ont apporté leur soutien à la lutte de libération nationale des Irlandais. Mais, pour les deux fondateurs du socialisme scientifique, cette question restait toujours subordonnée aux intérêts généraux de la classe ouvrière internationale. Une lutte nationale peut jouer un rôle révolutionnaire ou un rôle réactionnaire : cela dépend du contexte concret et des forces de classes en présence.

Ainsi, nous sommes pour le droit à l’autodétermination des peuples, y compris leur droit à la séparation ; mais nous ne sommes pas favorables à la séparation de toutes les nations. Pour illustrer ce point, Lénine utilisait une analogie : nous luttons pour le droit à l’avortement, mais nous ne demandons pas l’avortement de toutes les grossesses !

Sur la question nationale catalane, il nous faut donc examiner le rapport de forces et la composition de classe du mouvement actuel, ainsi que ses conséquences politiques prévisibles.

Le mouvement national catalan est resté marginal pendant de longues années. Après la crise de 2008, c’est la gauche – et singulièrement Podemos – qui a été renforcée par les luttes massives contre les politiques d’austérité.

Mais la « gauche radicale » espagnole a échoué à prendre le pouvoir. En conséquence, la contestation des politiques d’austérité, en Catalogne, s’est « reportée » sur le mouvement national. De nombreux jeunes et travailleurs catalans pensaient : « s’il n’est pas possible d’arrêter l’austérité à Madrid, autant rompre avec Madrid ».

Problème : la droite catalane et indépendantiste (dirigée par Puigdemont, aujourd’hui en exil) appliquait, elle aussi, de sévères politiques d’austérité, en Catalogne. Mais le mouvement a tout de même gagné en puissance. L’engagement de Puigdemont à organiser un référendum sur l’indépendance a fini par gagner un soutien massif, au cours de l’été 2017.

Le régime de 1978

Ce mouvement de masse s’est brutalement heurté à l’ensemble du régime espagnol. Pour comprendre l’acharnement de ce dernier, il faut remonter plus de 40 ans en arrière.

A la chute du franquisme (1976-1978), les dirigeants du mouvement ouvrier espagnol ont trahi la mobilisation révolutionnaire qui se développait dans le pays. Avec leur accord et leur soutien, les cadres de l’Etat franquiste ont été maintenus dans le nouveau régime, notamment dans la justice, la police et l’armée.

L’unité « indestructible » de l’Espagne, pilier de la dictature franquiste, a été intégrée telle quelle dans la Constitution de l’Espagne « démocratique », en même temps que tout l’appareil législatif (répressif) chargé de défendre cette unité. Par exemple, c’est une loi datant du régime franquiste qui a été utilisée, le 14 octobre, contre les neuf condamnés.

Ainsi, toute remise en cause de l’unité de l’Espagne est, pour la bourgeoisie espagnole, une attaque contre le cœur même de son régime politique : le « compromis » de 1978. Cela explique la férocité de la répression, en 2017 comme aujourd’hui.

Mobilisations de masse

Il y a deux ans, face à une répression brutale, la mobilisation de masse a pris des formes insurrectionnelles : organisations de luttes locales (les Comités de Défense de la République), autodéfense du référendum contre la police, grève générale…

Mais cette puissante mobilisation s’est heurtée à la direction petite-bourgeoise du mouvement indépendantiste, qui a fait marche arrière, au lieu de s’appuyer sur la mobilisation des masses catalanes pour vaincre l’Etat espagnol. Puigdemont et son entourage redoutaient qu’une mobilisation de la classe ouvrière catalane échappe à leur contrôle.

Aujourd’hui, on retrouve les mêmes facteurs : les graves erreurs de Podemos sur la question nationale – et dans son attitude à l’égard du gouvernement « socialiste » – ont renforcé la poussée des jeunes et travailleurs catalans vers l’indépendantisme.

Le verdict honteux de la Cour Suprême ne pouvait pas manquer de provoquer une nouvelle explosion sociale. Par dizaines de milliers, des manifestants sont descendus dans les rues, ont bloqué les autoroutes ou l’aéroport de Barcelone. La répression a été brutale. Pour le seul « crime » de brandir des drapeaux catalans, des manifestants ont été pourchassés dans les rues et violemment frappés par la police. Le tout sous le regard passif – et même complice – des « dirigeants » indépendantistes.

Comme en 2017, il manque une direction révolutionnaire à ce mouvement progressiste, qui vise l’austérité et le régime réactionnaire de Madrid. Cependant, il y a un fait nouveau et très positif, par rapport à 2017 : le mouvement a suscité d’importantes manifestations de soutien, dans le reste de l’Espagne.

Preuve qu’il annonce de grandes luttes communes des travailleurs de toute l’Espagne – contre le capitalisme espagnol, contre le régime de 1978 et pour les droits démocratiques de tous les peuples ibériques.

14 novembre 2019 Jules Legendre
https://www.marxiste.org/

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13 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

peuple bolivien (npa)

leymarco-de-consulta-previa

Solidarité avec le peuple bolivien

Contre la furie de l’extrême-droite

Depuis la proclamation des résultats de l’élection présidentielle en Bolivie du 20 octobre, le pays connait des émeutes et une crise politique sans précédent depuis la première élection en 2006 d’Evo Morales, par ailleurs syndicaliste et indigène.

Le système politique bolivien prévoit qu’un candidat ayant plus de 45% des voix au premier tour et plus de 10% d’avance sur le candidat arrivé en deuxième position est élu, sans passer par un deuxième tour.

Les résultats sont publiés à l’avancement des dépouillements. Or entre le dimanche à 19h40 et le lundi 21 à 19h30, il n’y a plus aucune actualisation. Le dimanche soir l’écart entre les deux candidats, Evo Morales et Carlos Mesa, était de 7% et le lendemain de 10,14%. Entre les deux Morales avait proclamé sa victoire. Cette situation ubuesque a été l’étincelle qui a permis l’explosion sociale qui a déferlé sur le pays.

Une opposition raciste

Au départ, la mobilisation contre la fraude électorale était portée par les partisans de Carlos Mesa, représentant la droite néolibérale « classique ». Le 23 octobre, il appelle à la création de la Coordinadora de Defensa de la Democracia qui « convoque toutes les boliviennes et tous les boliviens des neuf départements du pays, à se mobiliser pacifiquement jusqu’à obtenir l’objectif démocratique de la convocation d’un second tout électoral ».

Mais rapidement c’est l’extrême droite raciste, très implantée dans la région de Santa Cruz qui va prendre le dessus, dirigée par Luis Fernando Camacho, avocat et entrepreneur, ancien membre d’un groupe paramilitaire spécialisé dans la « chasse aux indigènes ».

Mélangeant religion et politique dans ses discours, il représente le Bolsonaro bolivien, mais est surtout président du très puissant Comité civique pro Santa-Cruz, regroupement des commer-çants et patrons du département de Santa-Cruz.

Cette ville est le poumon économique du pays, mais aussi une terre blanche avec très peu d’indigènes, au cœur de la plupart des contestations de droite, comme la violente tentative de sécession en 2008 d’avec le reste du pays. Plusieurs comités civiques, implantés dans les villes, reprennent les discours de Camacho comme Marco Pumari, leader de celui de Potosi, qui déclare que « Camacho fera lire la Bible à ces hérétiques » !

Les manifestations vont très rapidement dégénérer avec l’incendie de bâtiments officiels, de logements de dirigeants du MAS (Mouvement au Socialisme, parti de Morales) l’explosion des violences contre les populations indigènes (La mairesse indigène de Vinto, élue du MAS, sera tondue, peinte en rouge et trainée dans les rues), les femmes et les militants pro-Evo. Rapidement, les forces de police vont se mutiner pour rejoindre les manifestants anti-Morales.

La force de ces émeutes a été suffisante pour obtenir la démission de Morales le 10 novembre après qu’il ait proposé en vain un dialogue ouvert. Après sa démission, Camacho appelle aux ratonades pour « traquer les traitres du MAS ».

Un coup d’État qui ne dit pas son nom

Morales a proposé avant sa démission de constituer un nouveau Tribunal Suprême Électoral, chargé de veiller au bon déroulement du scrutin, et de convoquer de nouvelles élections, donnant ainsi raison à l’opposition.

Mais Carlos Mesa a refusé et exigé non pas de nouvelles élections mais la démission de l’ensemble des élus du MAS (parlement, gouvernement, etc…) afin de former une junte de gouvernement provisoire. Même l’OEA (Organisation des États Américains, dominée par la droite latino-américaine et les USA) recommandait juste la tenue de nouvelles élections et semblait ainsi se retrouver avec la proposition ultérieure de Morales.

Puis rapidement, Mesa et Camacho ont demandé à l’armée de les soutenir, ce qu’ils ont obtenu quand le chef d’État-Major a demandé la démission de Morales. En refusant la proposition de Morales et en s’appuyant sur la rue pour chasser les élus du MAS, dans les villes, les villages, en brûlant leurs domiciles, avec l’aide des groupes paramilitaires liés aux comités civiques et à l’extrême-droite, Carlos Mesa a montré que son objectif n’était pas d’obtenir un deuxième tour des élections, mais plutôt de renverser le gouvernement.

Bien sûr, il ne s’agit pas d’un coup d’état militaire comme le continent a été trop souvent coutu-mier. Mais le but poursuivi, renverser le pouvoir sans attendre les élections, ressemble à s’y méprendre à un coup d’état.

Il a été mené en deux temps. D’abord le refus par l’alliance droite/extrême-droite de leur propre solution dès qu’elle fut approuvée par Morales. Ensuite une mobilisation contre tout ce qui représentait le MAS et son pouvoir, appuyée par la mutinerie de la police suivie de l’appel des militaires à la démission de Morales.

Cette combinaison a rendu impossible toute issue autre que le renversement du gouvernement par cette sainte-alliance, fréquente dans l’histoire de la Bolivie, entre les forces armées et la droite.  Enfin, pensant éviter un bain de sang, une partie de la gauche, comme la COB (Centrale Ouvrière Bolivienne), a demandé la démission de Morales.

Pourquoi en est-on arrivé là ?

La violence de l’explosion n’est pas le fruit du hasard. Elle trouve sa source dans deux phéno-mènes. Tout d’abord un acharnement de Morales et du MAS à rester au pouvoir. En 2016 un référendum pour modifier la Constitution et permettre à Morales de se présenter pour un quatrième mandat est perdu.

Par une manœuvre, il réussira à ne pas appliquer le résultat référendaire en s’appuyant sur les textes internationaux qui prévoient le droit de chacun à se présenter à des élections, mais qui ne traitent pas de limites éventuelles au nombre de mandats. Cette rupture démocratique a profon-dément choqué la population bolivienne et a entamé largement le prestige de Morales (rappelons qu’il a été élu en 2014 avec plus de 62% des voix).

Deuxième phénomène, depuis 2014 la Bolivie connait un net ralentissement économique marqué par la baisse du prix des hydrocarbures, principale source de financement des programmes sociaux du pays.

La chute des prix des matières premières dans un pays marqué par un extractivisme forcené limite les marges de manœuvres du gouvernement qui connait une hausse de l’endettement, un commerce international défavorable et un mécontentement social qui gronde dans toutes les franges de la société, notamment parmi la base sociale du régime.

Cette combinaison d’une crise démocratique avec un début de crise socio-économique est le ferment des évènements qui secouent le pays. Il faut d’ailleurs remarquer que le pouvoir a été incapable de mobiliser très largement ses soutiens contre les mobilisations de droite, y compris dans ses bastions comme Potosi ou Cochabamba.

Les réactions ont existé et s’amplifient désormais rapidement et fortement mais elles ont tardé et maintenant elles correspondent plus à un refus de revoir au pouvoir le couple honni droite/ extrême droite plutôt qu’à un soutien plein et entier à Morales. Ce qui correspond à l’état de démobilisation électorale d’une partie des soutiens historiques du MAS, notamment dans les quartiers populaires.

Il n’est pas inutile de rappeler que le théoricien du régime, par ailleurs vice-président, Garcia Linera, a idéalisé cette concentration du pouvoir au nom du populisme de gauche avec une idée simple : le peuple doit d’incarner dans un dirigeant.

Dès lors, tant que ce peuple existe et a le pouvoir, le dirigeant naturel n’a aucune raison de quitter ces fonctions. Cela participe à l’exclusion du « peuple » des affaires publiques, renvoyant le MAS en simple machine électorale au service du leader. Les évènements qui secouent la Bolivie font aussi partie du bilan pratique de cette conception.

Solidarité du NPA avec le peuple bolivien

La fraude est inexcusable car, outre l’usurpation démocratique qu’elle représente, elle est en grande partie la source de nouveaux malheurs qui risquent de s’abattre sur le peuple bolivien si le projet politique de Mesa/Camacho est mené à son terme.

Malgré les responsabilités du MAS dans la crise actuelle, le NPA ne se fait aucune illusion sur le type de « démocratie » que porte une droite à la manœuvre. Elle a un passé chargé dans le pays après son soutien à tous les coups d’états, notamment pendant la période noire des années 1970. Le régime dont rêve Camacho est au mieux celui de Bolsonaro.

Notre solidarité va au peuple bolivien qui subit la furie de l’extrême-droite. 

Nous demandons l’arrêt des persécutions subies par la gauche bolivienne, les quartiers populaires et les peuples indigènes. 

Nous demandons l’arrêt des violences contre les femmes qui sont pratiquées par les manifestants pro-Mesa. 

Nous condamnons le coup de force contre Morales et son gouvernement.

Maintenant que Morales s’est réfugié au Mexique, il est à prévoir que le nouveau gouvernement voulu par la droite et l’extrême-droite, qui ne cachent pas leurs orientations néolibérales, revien-dra sur l’ensemble des droits sociaux acquis pendant la période de gouvernement du MAS.

Patrick Guillaudat Mardi 12 novembre 2019

https://npa2009.org/

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12 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

bolivie (npa gr rp)

argentine

Bolivie : la démission d’Evo Morales mènera-t-elle à Pinochet ou à la résistance ?

Le coup d’État contre le président bolivien Evo Morales a suscité le genre d’angoisse que les grandes défaites des luttes révolutionnaires évoquent : la chute d’Allende, la mort du Che au combat, la défaite de la guerre civile espagnole. « La critique n’est pas une passion de la tête, c’est une tête de passion », a déclaré Marx. Nous n’avons pas à mettre de côté les sentiments qui nous enveloppent aujourd’hui, nous devons les mobiliser à des fins positives.

Nous ne connaissons toujours pas l’ampleur des événements qui se déroulent en Bolivie, si la révolution peut éviter d’être abattue, si elle peut échapper à de nombreux morts au sein des mouvements sociaux, les peuples autochtones et la base sociale du parti politique de Morales, le Movimiento Al Socialismo (MAS).

Les défenses sociales d’Evo sont puissantes et les classes dirigeantes savent qu’elles vont devoir les démolir pour pouvoir avancer dans leurs projets. Les dernières nouvelles sont inquiétantes – maisons en flammes, persécutions, arrestations.

D’autres chocs importants nous attendent et le résultat n’est pas écrit. El Alto – une ville d’un million d’individus à majorité autochtone proche de la capitale, La Paz – a une tradition insurrectionnelle héroïque qui a fait tomber plusieurs gouvernements dans le passé. Elle incarne les traditions de lutte dans lesquelles Evo lui-même a été formé.

Je suis intéressé de voir quel genre de polarisation se développe parmi les militants de gauche face à ces faits. Les positions de la gauche sont regroupées en deux grands pôles.

Certains sont incapables de se positionner correctement dans la lutte contre le coup d’État parce qu’ils s’en tiennent à des avertissements ou à des slogans qui sont déjà dépassés. Par exemple, le Parti pour le Socialisme (PTS) argentin a publié un article intitulé : « Ni avec Evo, ni avec Mesa (les forces de droite). Pour une solution politique indépendante ! »  Alors même que les préparatifs du coup d’État étaient en cours et que le gouvernement devait être défendu.

D’autres défendent Evo et renoncent à leur « droit de critiquer » un gouvernement qui vient d’être renversé sans lutte, même s’il a remporté près de la moitié des voix lors des dernières élections.

Il est tombé comme un château de cartes, annulant ce qui semblait être le processus progressiste le plus stable de la région. Evo a vaincu sans se battre et cet élément fait partie de notre angoisse et devrait faire partie de notre bilan.

Nous luttons pour gagner, et pour gagner, nous devons tirer les leçons appropriées de nos expériences. Ce que Evo a fait hier, il faut le dire, est analogue aux actions entreprises par Juan Perón en 1955 face à un coup d’État ou à celles de Salvador Allende en 1973 (et à l’inverse de ce que Chavez a fait en 2002).

Évidemment, ces démissions et ces retraites, comme celle d’Evo, n’ont pas empêché la moindre effusion de sang ; au contraire, elles ont laissé les organisations et mouvements sociaux et politiques ainsi que les classes populaires à la merci de violences réactionnaires.

Les exécutions de 1955 et le génocide de Pinochet témoignent avec éloquence de cette réalité. Les contre-révolutions produisent la violence, pas les révolutions. Il n’y a pas de comparaison entre leurs coûts sociaux et humains.

La démission d’Evo (et de son vice-président Garcia Linera) reposait sur la conviction qu’il n’y avait pas d’autre alternative. Mais si tel était le cas, c’est le résultat d’une politique naïve qui n’était pas préparée à une épreuve de force avec le genre de réaction autoritaire que chaque processus progressif provoque de la part des classes dirigeantes.

C’est la naïveté de la « conciliation de classe ». Les leçons de l’histoire dans ce domaine sont incontestables. L’exemple d’Allende reste trop proche de nous pour que nous puissions jouer avec le feu de cette façon.

Espérons qu’il n’est pas trop tard pour éviter une défaite historique et la liquidation de l’une des expériences les plus remarquables vécues par les peuples d’Amérique latine au cours des dernières décennies.

Martín Mosquera

11 novembre 2019, Initialement posté sur FB. Traduit en angalis par No Borders News avec la permission de l’auteur. Martín Mosquera est membre de Democracía Socialista, groupe sympathisant de la 4è Internationale en Argentine.

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Le coup d’Etat réactionnaire en Bolivie (GR)

« C’est un coup d’Etat qui a lieu en ce moment en Bolivie ! »(Révolution Permanente)

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11 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

primelin (npa)

primelin

Le NPA29 a participé à l’hommage antimilitariste aux morts de la grande guerre dont les « fusillés pour l’exemple » toujours pas réhabilités, à Primelin. Ce village possède un Monument aux Morts anti-guerre.

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11 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

bolivie coup d’état (socialist worker)

  bolivia

Un coup d’état en Bolivie oblige le président Evo Morales à démissonner

Evo Morales a apporté de réels changements aux citoyens ordinaires en Bolivie – mais il a également renié ses promesses. Evo Morales a apporté de réels changements aux citoyens ordinaires en Bolivie – mais il a également rompu ses promesses .

Le président bolivien, Evo Morales, a été chassé par un coup d’État qui a été orchestré par l’armée et la police – et soutenu par Donald Trump et les États-Unis. Sa disparition après près de 14 ans à la présidence signifie la suppression du dernier gouvernement réformiste à «marée rose» en Amérique latine.

« Il y a eu un coup d’Etat », a déclaré Morales en annonçant sa démission. « Mon péché est d’être autochtone, syndicaliste et cultivateur de coca. » Le mois dernier, Morales a prétendu avoir obtenu une faible majorité lors des élections présidentielles. Mais l’Organisation des États américains a qualifié le résultat de «statistiquement improbable» et a demandé une nouvelle élection. Morales a offert un autre vote mais la droite l’a rejeté et la police et l’armée lui ont demandé de partir.

Le chef de l’armée bolivienne, Williams Kaliman Romero, a demandé à Morales de se retirer pour «rétablir la paix». Auparavant, des policiers avaient abandonné leurs postes, y compris ceux qui gardaient le palais présidentiel.

Indigène

Élu en 2006 en tant que premier président autochtone de la Bolivie, Morales a remporté trois victoires à la présidence. Sous le règne de son parti, le Mouvement pour le socialisme, les taux de pauvreté ont presque diminué de moitié, tandis que le produit intérieur brut de la Bolivie a quadruplé grâce aux exportations de gaz et de minéraux. Cependant, la pauvreté est toujours généralisée et un cinquième de la population est mal nourrie.

Morales faisait partie d’un mouvement pour les droits des peuples autochtones et contre le néolibéralisme qui a balayé l’Amérique latine au début des années 2000. Il a promis de «tout nationaliser» mais a laissé une grande partie de l’industrie privée intacte. Son gouvernement a intensifié l’extraction des ressources naturelles de la Bolivie.

Certains mouvements sociaux précédemment alliés à Morales l’ont abandonné alors qu’il se rapprochait des intérêts de l’agroalimentaire et des multinationales de l’énergie. L’année dernière, des médecins et des mineurs ont fait grève. Et il a ignoré sa défaite lors du référendum de 2016 sur un quatrième mandat. Ceci explique pourquoi il y avait peu de résistance populaire quand il a été forcé de partir.

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https://socialistworker.co.uk/

 

 

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11 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

bolivie (révolution permanente)

bolivia

Avec le soutien de Washington, du patronat et des évangélistes

« C’est un coup d’Etat qui a lieu en ce moment en Bolivie ! »

En France, la plupart des médias présentent les événements de dimanche en Bolivie comme la simple « démission d’Evo Morales ».

Je t’arrête tout de suite. Ce qu’il s’est passé, ce dimanche, en Bolivie, c’est un coup d’Etat en bonne et due forme. Dimanche matin, après la publication par l’Organisation des Etats Améri-cains (OEA) d’un rapport donnant raison à l’opposition et selon lequel les élections du 20 octo-bre dernier n’auraient pas été remportées, dès le premier tour, par Evo Morales, ce dernier a décidé de reculer partiellement sur sa position initiale et a annoncé l’organisation d’un nouveau scrutin0 Mais l’armée, qui se maintenait jusqu’à présent en retrait, est sortie du bois, exigeant que Morales démissionne.

Qui se trouve derrière le mouvement actuel, qui a commencé le 20 octobre ?

Le mouvement est piloté, depuis le début, par la droite dure, dont les bastions se trouvent dans l’Est du pays, dans la région de Santa Cruz, mais qui dispose de relais dans plusieurs villes du pays, dont Potosí. Cette droite dure, que l’on appelle en Bolivie le « mouvement civique », est soutenue par l’opposition à Morales, très forte au sein des classes moyennes et au sein, bien entendu, de la bourgeoisie, mais elle a su tisser des liens, également, avec certains secteurs du mouvement social, expliquant non seulement l’importance des manifestations qui ont eu lieu dans un certain nombre de villes depuis une vingtaine de jours, mais également les blocages routiers mis en place par l’opposition pour faire pression.

Ces derniers jours, la situation a changé avec plusieurs unités de police qui se sont mutinées contre le gouvernement et le ministère de l’Intérieur. La décision de l’OEA a fini de faire basculer les militaires dans le camp des putschistes. Dans cette situation, donc, une heure après la conférence de presse organisée par l’état-major, Morales a bel et bien « démissionné », suivi de son vice-président et des présidents des deux chambres ainsi que plusieurs gouverneurs et maires du Mouvement Au Socialisme (MAS).

Le leader de la droite, Luis Fernando Camacho, a tenu promesse : il a fait irruption, ce diman-che, au siège du gouvernement, brandissant un drapeau bolivien et sa Bible. Avocat et chef d’entreprise, très lié aux milieux d’affaires et agro-industriels de l’Est du pays, c’est un évangélis-te convaincu qui se prévaut d’avoir l’appui des Etats-Unis. Dès la publication du rapport de l’OEA, le secrétaire d’Etat de Donald Trump, Mike Pompeo, a déclaré que les Etats-Unis soutenaient l’option de l’organisation de nouvelles élections, ce qui équivaut à un blanc-seing donné aux putschistes.

Quelle est la situation d’un point de vue institutionnelle et comment expliquer un tel dénouement, pour l’heure ?

Camacho, aujourd’hui, réclame la mise en place d’un « gouvernement de transition » composé de membres des comités civiques et de militaires, c’est-à-dire, dans les faits, l’instauration d’un gouvernement piloté par les Forces Armées, avec l’aval des Etats-Unis.

Mais si le bloc conservateur-libéral, composé du tandem Camacho-Carlos Mesa, le candidat malheureux de l’opposition aux élections du 20 octobre, a aujourd’hui le dessus, c’est également en raison de la politique de conciliation mise en place par les gouvernements successifs du MAS qui, au moins depuis 2008, n’ont eu de cesse de chercher des alliés à droite.

L’autre élément à mettre en lumière pour expliquer aussi la raison pour laquelle ce bloc d’opposi-tion a trouvé des alliés au sein des classes populaires, c’est la gestion de l’Etat, ces dernières années, caractérisée par un degré important d’autoritarisme et de personnalisme autour de la figure de Morales.

Ce que craignait par-dessus tout Morales, c’est l’action indépendante des masses. C’est pour cela que les rassemblements de soutien au gouvernement qui ont été organisés, ces derniers jours, avec la Confédération Ouvrière Bolivienne (COB), l’emblématique syndicat bolivien, à La Paz ou avec les organisations paysannes, à l’instar de la FNMCBBS, à Cochabamba, la secon-de ville du pays, n’avaient que pour objectif de faire pression sur la droite. Et ça n’a pas marché.

La décision de l’OEA, dans laquelle Morales plaçait ses espoirs, a été le coup de grâce. Il a donc fait un pas de côté et continue, avec les ex-membres de son gouvernement, à appeler au dialo-gue avec les putschistes et à la cessation des hostilités, alors qu’en ce moment des groupes paramilitaires d’extrême droite attaquent les domiciles de cadres du MAS et d’ex-ministres, mais également des locaux syndicaux et de partis de gauche.

Que se passe-t-il du côté des organisations populaires ?

La Confédération Ouvrière Bolivienne (COB), longtemps l’un des principaux soutiens de Evo Morales aux côtés du mouvement paysan et des mouvements indigènes a déclaré dimanche que « si pour éviter que le pays ne tombe pas dans la guerre civile, il faut que le président démissionne, et bien qu’il démissionne ». Ça a été un coup très dur pour le MAS. Certains secteurs d’extrême gauche, à l’instar du Parti Ouvrier révolutionnaire (POR-Masas), participe au mouvement civico-putschiste, se faisant les porteurs d’eau de la droite agro-industrielle.

De notre côté, nous comme cela a été discuté lors de la Rencontre Ouvrière, Paysanne, Etu-diante et Populaire organisée samedi, à La Paz, nous appelons à s’opposer énergiquement à cette offensive de la droite. Pour ce faire, plus que jamais, nous avons besoin d’auto-organisa-tion au sein du mouvement ouvrer, paysan, indigène, étudiant et de femmes, pour être en capa-cité d’affronter de manière indépendante cette nouvelle avancée de la droite la plus réaction-naire qui souhaite en finir avec nos conquêtes et nos acquis.

Membre de la direction nationale de la Ligue Ouvrière Révolutionnaire (LOR-CI) de Bolivie, Javo Ferreira revient pour « RévolutionPermanente.fr » sur l’évolution extrêmement rapide que connaît le pays depuis dimanche.

Propos recueillis par Jean Baptiste Thomas Javo Ferreira lundi 11 novembre

https://www.revolutionpermanente.fr/

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11 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

élections 10-n 1 (pùblico)

espagne

La CUP entre et le BNG revient

Un groupe mixte plus fragmenté

Le Congrès des députés après le 10-N verra le groupe mixte grandir, il atteindra 20 députés. Il sera formé par JxCAT, Más País, le CUP, Navarra Suma, le Bloc Nationaliste Galego (BNG), le Parti Régionaliste de Cantabrie (PRC), Teruel Existe et la Coalition pour Melilla (CpM).

La fragmentation sera plus visible, car il y a six mois, il y avait moins de partis et de sièges dans cet espace. La CUP fera irruption dans la chambre avec deux députés et le BNG aura à nouveau une représentation parlementaire.

Après les élections d’avril, le groupe mixte comptait 13 sièges. Tout semble indiquer que EH Bildu sera en mesure de former son propre groupe de 5 députés (sauf si le vote de l’étranger changeait la donn blog) après avoir remporté un siège de plus et près de 20 000 voix, avec un total proche de 276 000 voix. EH Bildu a 26% en Gipuzkoa, 17% en Navarre, 16% en Gipuzkoa et 15,04% en Bizkaye. Amaiur n’avait pas fait si bien en 2012 avec 7 députés. Le siège de Navarre est une mère des jeunes emprisonnés d’Alsasua.

Mas Pais, il est vraisemblable qu’il fera également partie du groupe mixte, après l’élection de deux députés à Madrid, auquel s’ajoute celui obtenu par Compromís dans la communauté valencienne. Íñigo Errejón n’obtient pas l’effet escompté et se situe autour de 600 000 voix.

Augmentation des formations régionalistes

La CUP, qui avait accepté pour la première fois de participer à une élection générale, dépasserait les 200 000 voix en Catalogne. Les deux représentants obtenus sont du district de Barcelone.

En outre, JxCAT obtiendra huit députés mais ne pourra pas former son propre groupe en n’atteignant pas 15% des voix dans les circonscriptions dans lesquelles il a été présenté ni 5% au niveau de l’État, le nombre de voix requis.

Le résultat de JxCAT serait pratiquement similaire à celui de 28-A, avec une augmentation de 7 000 voix et un suppléant supplémentaire. Malgré le soutien d’un demi million obtenu, la loi l’empêche de former son propre groupe.

La BNG, qui lors des dernières élections n’avait plus de député au Congrès, revient à la politique de l’État après avoir obtenu 113 000 voix, soit 20 000 de plus qu’il y a six mois. Le siège arrive de La Corogne, où il a obtenu près de 57 000 voix, soit une augmentation de 12 000 voix.

Le Parti Régionaliste de Cantabrie conserverait son siège lors des élections d’il y a six mois grâce à ses 70 000 bulletins de vote. Navarra Suma perd 10 000 voix, mais conserve ses deux sièges au Congrès, obtenus avec 98 000 voix. Une autre surprise est la Coalition pour Melilla, qui a obtenu un siège grâce à 7 500 voix.

Commentaire:

Le groupe mixte est ce que nous appelons « non inscrits »: les élus trop peu nombreux pour former un groupe. Il y en a aussi bien de droite: JxCat (Catalogne), Navarre, Melilla, Canaries, non définis: Teruel (Aragon) et PRC (Cantabrie) et de gauche: Mas Pais, BNG (Galice), Compromis (Valence) ou d’extrême gauche: la CUP (Catalogne).

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10 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

ken saro-wiwa (ecologistas en accion)

Ken SARO-WIWA

Ken Saro-Wiwa

Le 10 novembre 1995, le dictateur nigérian Sani Abacha a fait exécuter neuf opposants du Mouvement pour la survie du peuple Ogoni (MOSOP), dont l’écrivain et écologiste Ken Saro-Wiwa.

Saro-Wiwa, récipiendaire du Goldman Environmental Prize et du prix Nobel de la paix, mènait depuis des années la lutte des Ogoni du Nigéria contre la société pétrolière Shell, dont les opérations ont contaminé leurs terres et leurs ressources pendant plus de de trois décennies. En 1994, Saro-Wiwa a été emprisonné et Amnesty International l’a déclaré prisonnier d’opinion.

Le 10 novembre 1995, le dictateur nigérian Sani Abacha a exécuté neuf opposants du Mouvement de la survie du peuple Ogoni, dont Ken Saro-Wiwa. L’exécution a eu lieu malgré la vague de manifestations internationales et à l’issue d’un procès qualifié de « farce » par des observateurs indépendants.

Depuis 1958, Royal Dutch Shell a extrait 30 milliards de dollars de pétrole des terres des Ogoni, bien que ce peuple ait très peu profité de l’extraction du pétrole, mais beaucoup souffert des déversements de pétrole. Des pipe-line endommagés ont pollué leurs écosystèmes et leurs terres agricoles, les pluies acides ont pollué l’air et détruit les cultures.

Pour revendiquer l’arrêt de la pollution dans toute la région, les Ogoni ont entamé une campa-gne pacifique sévèrement réprimée par l’armée nigériane, au service des multinationales du pétrole, qui a entraîné la mort de plus d’un millier de membres du groupe ethnique.

L’exploitation des combustibles fossiles, et en particulier du pétrole, entraîne, outre les dégâts environnementaux considérables, un coût extraordinaire pour la vie, les biens et les ressources de nombreuses minorités ethniques et communautés autochtones.

Cela provoque également d’innombrables violations des droits de l’homme, contribuant ainsi au maintien de régimes haineux qui prononcent souvent des condamnations à mort et, malheureusement, conduisent à l’exécution de peines.

10 novembre 2019

https://www.ecologistasenaccion.org/

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10 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

chili, liban, irak (a manca ci)

protester

CHILI, LIBAN, IRAK 

LES RAISONS DE LA COLÈRE ET PREMIERS ENSEIGNEMENTS

Trois pays, trois sociétés, trois histoires différentes et cependant de fortes similitudes. Un fil invisible et pourtant très présent relie ces pays et ces peuples : c’est la colère. Cette colère plonge ses racines dans un contexte social marqué par de profondes inégalités et une corruption endémique. Face à ces contestations, deux des gouvernements concernés, ceux d’Irak et du Chili optent pour la manière forte en faisant tirer sur les foules et en procédant à des milliers d’arrestations.

Au Liban, ce sont les milices du Hezbollah (liées au gouvernement théocratique iranien) qui se livrent aux basses besognes en tentant d’intimider la contestation par leur propagande et au besoin par les menaces et autres agressions physiques. Et c’est ainsi que la droite au pouvoir au Chili, les marionnettes de l’impérialisme US (et de l’Iran? Blog) en Irak et le Hezbollah au Liban se font les gardiens du capitalisme et des classes sociales qui en tirent un maximum de profits.

Les réseaux sociaux, catalyseurs de la lutte

Mais à y regarder de plus près, tous ces mouvements de contestation ont également une caractéristique commune. Ils ne sont pas déclenchés et organisés par des organisations syndi-cales ou des partis politiques représentants des classes laborieuses. En leur lieu et place, ce sont les réseaux sociaux qui font office de catalyseurs, sans qu’une direction guide ou incarne encore pour l’heure ces mouvements de colère.

Ce phénomène déjà constaté en France avec l’irruption des Gilets Jaunes, inquiète et rassure tout à la fois les gouvernants et leurs appareils d’Etat.

Il inquiète car ce qu’on appelle communément les corps intermédiaires sont soit inexistants, soit éradiqués, ignorés et marginalisés par les pouvoirs en place – quand ils ne sont pas décrédibili-sés aux yeux des classes populaires par leur absence de volonté en termes de contestation réelle, de l’ordre néo-libéral. Les Etats concernés et leurs gouvernements sont cependant rela-tivement rassurés par l’absence de forces organisées susceptibles de leur contester le pouvoir.

Un impératif pour les classes populaires : se doter de ses propres outils politiques

L’histoire de la lutte des classes est têtue. Si les classes sociales dominées ne se dotent pas de leurs propres outils politiques, et si plus encore et au-delà, elles ne s’engagent pas sur le chemin d’un renversement radical des rapports de force, alors peuvent-elles soit subir de sanglantes défaites, soit arracher quelques progrès sociaux, lesquels seront immanquablement remis en cause dans le temps.

Les centaines de milliers de jeunes femmes et hommes qui se sont engagées dans ces combats vont sans nul doute, et quelques soient les issues dans les pays respectifs, tirer des enseigne-ments et se forger une plus grande conscience politique. Encore plus bien entendu, s’ils arra-chent aux pouvoirs en place des avancées significatives, peuvent-ils prendre la mesure de la force et de la portée de leurs actions, et donc de prendre confiance en leurs propres potentialités.

Pas de mécanique révolutionnaire immanquable

Pour autant, la lutte de classes ne débouche pas mécaniquement sur des crises révolution-naires. Il faut que les expériences des luttes soient accumulées et que l’ennemi soit clairement identifié, lui et son idéologie qui, sans se dire en tant que telle, obscurcit bien des esprits.
Cette condition n’est pas la moindre au cœur des enjeux. C’est là que l’internationalisme prend toute sa place.

Travailler à une contestation intercontinentale

Il ne faut pas s’y tromper : il est plus que vital que s’amorce une contestation intercontinentale face à la globalisation capitaliste, afin d’éviter les isolements et leurs inévitables conséquences.
C’est l’autre condition nécessaire à la maturation des mouvements.

Le problème est de taille car au cœur des sociétés, là où le mouvement ouvrier fut puissant, ne subsistent que des pans épars d’organisations révolutionnaires. Ce sont pour l’heure encore des mouvements fascisants et/ou populistes qui engrangent toute une partie de la colère des classes laborieuses.

L’affaiblissement des potentialités sous les coups des fascismes et des fondamentalismes

Le racisme et la xénophobie divisent le monde du travail et en affaiblissent considérablement les potentialités. Les nationalismes chauvins reprennent de la vigueur. Et les instruments d’informa-tions sont quasiment tous aux mains de propriétaires privés ou corsetés par les appareils d’Etat.
De plus, des fondamentalistes religieux de toutes obédiences, se présentent comme autant de recours, ce qui n’est que pure tromperie, tant ils sont assujettis au « modèle de l’économie de marché ».

Sans une claire vision de ces maux, nous qui ne vivons pas sous des dictatures ni dans les affres de conflits armés – et qui tendons à des changements réels, nous toutes et tous, pouvons nous condamner à l’impuissance ou à des échecs cuisants. La construction tenace et patiente d’une force politique réunissant les premiers éléments conscients des enjeux ne relève donc pas d’une lubie mais d’une impérieuse nécessité.

L’obstacle du crypto stalinisme et de la social-démocratie

Encore faut-il que les leçons de l’histoire de la lutte des classes soient globalement tirées.
Ne nous cachons pas le fait que quelques avatars barrent encore ce chemin. Ils se nomment social-démocratie et crypto stalinisme, deux tendances mortifères qui ont conduit les masses là où elles en sont ; quasi totalement désarmées face au néo libéralisme.

Sûrement est-il tout autant nécessaire que les chapelles en « iste » qui végètent à la gauche de la gauche, se départissent de leur sectarisme et de leur immaturité politique. Il ne s’agit pas de castrer ni de censurer les débats, mais de ne pas camper sur des postures irresponsables en confondant des fantasmes de sectes avec les nécessités de la lutte des classes.

Notre mouvement n’est pas à l’abri de ces tentations. En regardant par-dessus nos épaules, ayons la capacité et l’humilité de constater que d’autres, bien plus mal lotis, s’engagent dans des luttes et ce partout dans le monde.

L’internationalisme a aussi cette fonction.

A Manca  2 novembre 2019 

https://www.a-manca.net/

Commentaire:

Sauf erreur le « crypto-stalinisme » est aussi nommé « campisme »: la division du monde en deux camps et nous devrions en choisir un, contre les USA. Ce sont généralement des régimes autoritaires, bureaucratiques ou liés à l’ex-URSS.

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08 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

gaza (mee)

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