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27 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Brétigny : les charognards à l’œuvre !

Brétigny : les charognards à l’œuvre ! dans Antifascisme charognards-300x199

La catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge aura de nouveau donné l’occasion à certains médias, à des porte-parole politiques, et des « syndicalistes » policiers peu scrupuleux, d’exprimer la pleine mesure de leurs talents…
À l’heure même où les équipes du Samu et des pompiers s’activaient sur les lieux du drame pour dégager les corps des victimes, et porter secours aux blesséEs, toute une série de braves gens écrivaient, sur la seule foi de tweets, de rumeurs non vérifiées, toutes démenties par la suite, un scénario de série Z : « Oh ! qu’elle est dangereuse la banlieue »…

Mensonges, fantasmes et préjugés C’est le syndicat de la police Alliance qui ouvrira la boîte à fantasmes, par la voix d’une de ses respon- sables interviewée sur Europe 1, parlant d’un « groupe de jeunes qui semblent porter secours aux victimes… mais les policiers sur place se rendent compte que ces individus sont présents pour dépouiller les victimes et notamment les premiers cadavres ». Il n’en faudra pas plus pour que, de l’UMP jusqu’au F Haine, la meute réactionnaire se déchaîne. Éric Ciotti, délégué général de l’UMP, reprend sans hésiter « l’infor-mation » et parle lui de « plusieurs bandes d’individus qui ont profité de la catastrophe pour caillasser sans raison et voler les victimes et les secouristes » (Alliance ne parlait que d’un seul groupe…). Toujours à l’affût d’une opportunité pour déverser sa haine des jeunes des quartiers populaires, le Front national condamnait très fermement « les comportements abjects et immoraux de voyous qui jusque dans l’horreur d’un tel drame continuent leur sale besogne, voler, piller et faire mal. Ces voyous méritent des condamnations exemplaires ». Intox, divulgations intempestives de rumeurs et de mensonges, sont devenues les plus sûrs outils de la droite et l’extrême droite pour distiller leur venin raciste. « Calomniez, calomniez… il en restera toujours quelque chose »… En cela, ils sont aidés par la dérive de certains médias en mal de sensations qui préfèrent l’audimat à l’exercice d’un journalisme d’enquête et d’investigation.

Alain Pojolat Vendredi 26 juillet 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 205 (25/07/13)

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25 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Communiqué du NPA : Mort de Mohamed BRAHMI

Communiqué du NPA : Mort de Mohamed BRAHMI dans Antifascisme 20130725144843__brahmi2

 

Moins de 6 mois après l’assassinat de Chokri Belaid, un deuxième dirigeant du Front Populaire Mohamed BRAHMI vient d’être assassiné par le même mode opératoire, sortant de son domicile devant sa femme et ses enfant de 11 balles tirées par deux motards.

Ce dirigeant d’un parti nationaliste de gauche était député de Sidi Bouzid la ville d’où avait commencé la révolution, mais où ont eu lieu ces derniers mois de nombreuses mobilisations populaires contre le gouvernement et contre le siège local du parti islamiste majoritaire Ennhada.

Le NPA présente ses condoléance au Mouvement Populaire de Mohamed Brahmi et au Front Populaire et appelle au rassemblement devant l’ambassade de Tunisie à Paris, ce soir à 18 h, métro Saint-François Xavier.

En ce moment une manifestation grossit, devant l’hôpital avenue Bourguiba. Le NPA est totalement solidaire de celles et ceux qui accusent Ennhada considéré comme responsable et réclament « la chute du régime ». En effet ce gouvernement après avoir arrêté le soi-disant assassin de Chokri, s’est bien gardé de poursuivre les commanditaires. Ils viennent de frapper à nouveau.

 

مرحبا الأصدقاء! salut camarades!

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23 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Mobilisation contre le F Haine, c’est parti !

Mobilisation contre le F Haine, c’est parti ! dans Antifascisme evolution-faf

Trente organisations, partis et syndicats ont pris l’initiative d’organiser le samedi 14 septembre une grande manifestation de riposte à la tenue de l’université d’été du FN qui se tiendra cette année à Marseille.

Celle-ci partira du Vieux Port en direction de Castellane, non loin de la salle où doivent se réunir Le Pen et ses fachos, et sera suivie de prises de paroles. À partir de 17 heures, place Paul-Cézanne : grande soirée avec des débats, suivis d’un concert. Cette journée de mobilisation constituera le point d’orgue d’une Semaine antifasciste  pendant laquelle les militantEs marseillaisES veulent sensibiliser la population par de multiples activités culturelles et politiques (expos, présentations de livres, projections de films, concerts etc.).

Organiser la contre-offensive Lutter contre le FN est un enjeu central pour les antifascistes et les anticapitalistes marseillais. Les derniers sondages montrent une progression importante des intentions de vote en faveur de celui-ci, qui placeraient avec plus de 25 % des suffrages le parti de la haine en deuxième position, devant le PS, aux élections municipales de mars 2014.

Il faut rappeler les expériences régionales de gestion frontiste, affairiste, anticulturelle et liberticide, à Vitrolles, Orange ou Toulon. Conçue comme une véritable rampe de lancement pour les prochaines échéances électorales, la tenue de l’université d’été du F Haine dépasse largement le cadre régional marseillais, et nous donne une responsabilité collective pour assurer le succès de la riposte. Nous devons répondre à l’appel afin d’en faire un des principaux enjeux de la rentrée sociale.
Ce choix implique de mettre en place dès aujourd’hui des cadres d’organisation pour le transport des manifestantEs (du co-voiturage à la réservation de cars, voire de train spécial pour les plus grandes villes). C’est l’option qu’a pris pour la région parisienne le CAPAB (Collectif antifasciste Paris banlieue) qui propose des départs en car au tarif de 60 euros. L’engagement pris par le NPA de faire de cette mobilisation un temps central de la rentrée doit être décliné partout où cela est possible. L’heure de la contre-offensive a sonné !

Alain Pojolat Lundi 22 juillet 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 204 (18/07/13)

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19 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Révolution et contre-révolution en Espagne (Lcr.be)

Révolution et contre-révolution en Espagne (Lcr.be) dans Antifascisme 547398_10150758746726023_1766635136_n

Le 18 juillet, il y aura exactement soixante ans (77) que l’insurrection de la classe ouvrière espagnole aura fait échouer le putsch du général Franco.

Tout de suite après ce succès, les travailleurs passèrent à la contre-offensive. Trois années et un million de morts plus tard, cette puissante vague révolutionnaire fut définitivement écrasée sous le talon de fer d’une dictature qui allait durer quarante ans. Mais la défaite de la révolution était effective dès 1937. Ni cette défaite ni la déroute militaire de 1939 n’étaient une fatalité.

Jusqu’à présent, l’explication dominante de ces dramatiques événements niait complètement ou minimisait qu’il y ait eu un processus de révolution sociale en Espagne. Les historiens parlaient essentiellement de la guerre civile mettant aux prises le camp réactionnaire et nationaliste de Franco et le camp républicain démocratique. Toujours selon cette explication, Franco remporta la victoire grâce au soutien de Hitler et de Mussolini. De fait, l’Italie fasciste et l’Allemagne nazie ne respectèrent à aucun moment le pacte de non-intervention dans le conflit, pacte auquel la France, la Grande-Bretagne se tinrent par contre scrupuleusement, abandonnant la République espagnole dans des rapports de forces militaires défavorables. Toujours selon cette version officielle de l’histoire, l’URSS de Staline fut la seule puissance à soutenir la camp républicain agressé par la fascisme. Quant à ceux qui, dans cette guerre, refusèrent de se soumettre aux institutions bourgeoises de la république, l’Histoire officielle les dépeint comme des « aventuriers romantiques », dont l’action aurait compromis la défense de la démocratie. Cet « ennemi dans son propre camp », la république se devait de l’éliminer sans pitié. Ainsi fut fait et ainsi fut écrite l’histoire.

 Et pourtant… Et pourtant le putsch de Franco n’était pas dirigé contre la République en soi. Par le putsch, le clergé, la noblesse, les grands propriétaires terriens et une partie de la bourgeoisie (dans beaucoup de cas ces dénominations différentes recouvraient les mêmes acteurs socio-économiques) voulaient établir une dictature parce qu’ils estimaient que la république ne serait pas capable de juguler la révolution montante dans le pays.

De la résistance à la révolution Le 18 juillet 1936, aussitôt que la nouvelle du putsch fut connue, les syndicats UGT (socialiste) et CNT (anarcho-syndicaliste) appelèrent à la grève générale. Les travailleurs/euses s’armèrent de leur mieux et aussi vite que possible pour tenir tête aux militaires. Pour cela, ils attaquèrent et pillèrent des arsenaux militaires, des casernes et des commissariats. L’improvisation fut grande, mais pas totale. En effet, syndicats et partis politiques ouvriers disposaient de structures d’autodéfense semi-clandestines, ce qui n’était pas exceptionnel en Europe à cette époque. Sentant venir le coup, ces organisations demandaient depuis des mois au gouvernement républicain d’armer les travailleurs. Mais il n’y a pas de directives venant d’en haut. Le pouvoir républicain, à ce moment crucial, tente de négocier un compromis avec les putschistes.

Les travailleurs, de leur côté, ne se contentent pas d’autodéfense. Emportés par leur élan, ils occupent les centres de communication, les centres vitaux des transports, les infrastructures d’approvisionnement… Milices et colonnes d’assaut formées en hâte par les organisations syndicales et politiques ouvrières supplantent complètement les institutions étatiques qui s’évanouissent, ou hurlent avec les loups fascistes.

C’est le moment historique où une république démocratique bourgeoise chancelante oscille entre les deux camps fondamentaux: la révolution ou la contre-révolution. Camillo Berneri, l’anarchiste italien qui sera « nettoyé » par les agents de Staline en mai 1937, exprime bien la situation : « Le seul dilemme est celui-ci : ou bien la victoire sur Franco grâce à la guerre révolutionnaire, ou bien la défaite ».

Le puissant mouvement social prend entre-temps le contrôle des entreprises et introduit l’autogestion. On exige des services publics. Dans les villages, des « juntas » (conseils) sont élus et la réforme agraire, réclamée en vain depuis de si longues années, est appliquée. Dans des régions telles que la Catalogne, l’Andalousie du Nord, l’Aragon, le Levant et la Nouvelle-Castille, les masses passent carrément à la collectivisation des terres. La révolution s’empare aussi de la justice, de la garde des frontières et fixe les prix des produits de première nécessité. La politique du logement est prise en mains par les conseils communaux. Les coopératives sortent de terre comme des champignons. Les contre-maîtres sont limogés et remplacés par des travailleurs élus. Dans certaines régions, le carnet syndical prend la place de la carte d’identité.

Les travailleurs pèsent sur le pouvoir politique. Les conquêtes sociales, culturelles, économiques sont à l’avenant : règlement du travail, lois sociales, école unique, maisons du peuple. C’est aussi à cette période que le premier mouvement autonome et de masse des femmes apparaît en liaison directe avec le mouvement ouvrier. Ils s’appelle « Mujeres Libres » (Femmes Libres), et est d’orientation anarchiste.

Dernière chance… Le putsch voulait empêcher une révolution. Il l’a fait éclater. La vieille taupe révolutionnaire creusait depuis le fin de la dictature et l’avènement de la république, en 1931. Avant le putsch de Franco, il y avait eu pas moins de 17 « pronuciamentos » militaires depuis le début du siècle. Et il y avait eu, aussi, des vagues successives de luttes sociales. Luttes du jeune et combatif prolétariat organisé surtout par les anarchistes selon le principe de l’action directe, dans les villes. Luttes des paysans sans terre et des ouvriers agricoles contre les pratiques féodales dans les campagnes. Avant 1936, le point culminant de cette agitation avait été 1934, avec les grèves générales, la formation de véritables fronts uniques ouvriers et l’insurrection des Asturies.

Mais il faut aussi rappeler le contexte international de l’époque pour situer correctement la révolution espagnole. Après la crise de 1929 (la grande dépression), avec son cortège de chômage de masse et de misères, toute une série de pays d’Europe (et de colonies) connaîtrons une vague de luttes sociales intenses. Ce sera le cas aussi en Belgique, avec les grèves générales de 1932 et de 1936.

Mais juste avant 1936, en janvier 1933, Hitler était arrivé au pouvoir en Allemagne. La politique de division criminelle de la social-démocratie et des communistes sous direction de Staline lui avait laissé le champ libre. La peur, la colère et le désarroi sont les sentiments dominants dans la classe ouvrière européenne. Ils s’exacerbent encore lorsque le chancelier autrichien Dolfuss, le 12 février, parvient à écraser le Schutzbund, les milices ouvrières de la social-démocratie, au terme de quatre jours de résistance héroïques de celles-ci. Six jours plus tôt, l’extrême droite française avait tenté un coup d’état auquel la classe ouvrière avait répondu par la grève générale.

On comprend donc l’énorme espoir qui s’empara de tous les militants de gauche dans le monde entier lorsqu’ils apprirent que le putsch franquiste avait été mis en échec sur la péninsule ibérique par une insurrection ouvrière. Pour toute la gauche internationale, ce succès magnifique représentait la dernière chance de barrer la route au fascisme sur l’ensemble du Vieux Continent. C’est ce qui explique l’engouement spontané et massif de jeunes révolutionnaires de tous les pays pour les Brigades Internationales, ainsi que l’énorme solidarité matérielle de la classe ouvrière de l’Europe entière avec ses frères et ses sœurs d’Espagne. Par Vincent Scheltiens le Vendredi, 04 Mai 2007

Lire la suite: http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?option=com_content&view=article&id=460:revolution-et-contre-revolution-en-espagne&catid=98:R%C3%A9volutions&Itemid=53

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19 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

19 juillet 1936, révolution espagnole, origines d’une défaite (Que faire?)

19 juillet 1936, révolution espagnole, origines d’une défaite (Que faire?) dans Antifascisme marina-ginesta Barcelone, 1936

Le 19 juillet 1936, les troupes militaires menées par le général Franco, soutenues par la droite réactionnaire et financièrement par les industriels, les grands propriétaires et l’Eglise, envahissaient l’Espagne.

Ce soulèvement militaire en provenance du Maroc a pour but de renverser le gouvernement ouvrier-républicain élu aux élections de février 36. Dans un contexte d’effervescence sociale profonde, la réaction espagnole ne peut tolérer l’existence d’un gouvernement de « front popu- laire » qui est un réel danger pour ses intérêts.

Les ouvriers se dressent contre les fascistes

Alors que le gouvernement, qui essaya piteusement la voie de la négociation, montrait un aveuglement qui ne dissimulait pas sa totale impuissance face à l’insurrection, dès le lendemain, le 20 juillet un formidable soulèvement ouvrier se dressait contre la junte fasciste. Sous l’impulsion de la CNT qui organisait alors plus d’un million de travailleurs, mais aussi de l’UGT et du POUM, les travailleurs s’organisent contre l’armée putschiste. Alors qu’il fait face à des rebelles structurés, fortement armés, le prolétariat espagnol fait preuve d’une conscience et d’une confiance incroyables et d’un profond enthousiasme révolutionnaire. Il encercle les casernes, les occupe, réquisitionne les armes restantes et les redistribue. Des détachements de gardes d’assaut et de civils rejoignent les travailleurs… Bien que complètement désorganisé et très mal équipé, en 15 jours il empêche la réussite du coup d’Etat dans les 2/3 de l’Espagne. A ce moment précis, dans les faits, il n’y a plus de gouver-nement ni en Catalogne (où le soulèvement a été le plus fort) ni à Valence (gouvernement central). Le pouvoir est aux mains des travailleurs qui ont seuls, par leur volonté, accompli la tâche de stopper la réaction fasciste. Le gouvernement est en sursis, il n’a plus d’autorité, plus d’armée : soit celle-ci obéit à la réaction, soit elle s’est fondue dans la masse prolétarienne entraînée dans l’élan révolutionnaire. « À partir du moment où c’est la majorité du peuple qui mate elle-même ses oppresseurs, il n’est plus besoin d’un pouvoir spécial de répression. » [1]. Par ce soulèvement allait naître un profond processus de transformation sociale, une révolution prolétarienne.

Le gouvernement trahit les travailleurs

Le prolétariat va prendre conscience de ses capacités d’auto-organisation et va commencer à réorganiser l’ensemble de la société selon ses propres intérêts. Dans la pratique, l’autorité gouvernementale est complètement désavouée. Sous l’impulsion de la CNT et du POUM (Parti ouvrier à unification marxiste), des milices se constituent et des colonnes s’organisent pour aller reconquérir les zones tombées sous le joug fasciste. La première et la plus célèbre, composée de 2 000 miliciens est la colonne Durutti qui partit de Barcelone, le 24 juillet pour l’Aragon et reconquit quelques 240 villages. Dans le même temps à Barcelone est créé le comité central des milices antifascistes qui devient un nouveau pouvoir, gérant le ravitaillement, l’administration judiciaire, la formation des unités de la milice, leur envoi au front, les questions économiques… Un large mouvement de collectivisation des terres, de l’industrie et des services se construit, principalement en Catalogne, en Aragon, dans la région de Valence, mais aussi en Andalousie et en Castille.

Malheureusement alors que tout est à portée de mains pour les travailleurs et que rien ne peut empêcher la prise de pouvoir totale par les masses laborieuses qui investissent profondément la société, le processus n’est pas mené à son terme. Les organisations syndicales sont des organisations de masses en Espagne (CNT – de loin majoritaire -, UGT – syndicat dirigé par les socialistes). La CNT a une formidable audience auprès du prolétariat espagnol et, d’après Trotsky, « […] c’est dans les rangs de cette organisation qu’est concentrée l’élite du prolétariat espagnol. » Principalement, c’est elle qui impulse le soulèvement et organise les travailleurs dans le processus de transformation sociale. C’est donc la doctrine anarchiste qui guide la révolution. Et fidèles à leurs principes de refus de la dictature du prolétariat et d’un gouvernement des travailleurs, les anarchistes de la CNT vont s’arrêter en chemin, stopper le processus d’émancipation. La première bévue et exemple signi-ficatif, fut le refus de s’emparer de la réserve d’or. Une telle initiative aurait mis un point final à l’existence du gouvernement. « On répétait l’erreur des révolutionnaires de la Commune de Paris qui respectèrent la propriété des banques. » [2].

Alors que, le 20 juillet les gouvernements n’existaient plus que de nom, alors qu’il n’y avait pas de double pouvoir au lendemain du soulè- vement, les dirigeants anarchistes n’eurent de cesse de donner aux gouvernements les possibilités de se renforcer, de rétablir une dualité fatale aux travailleurs. Car effrayé par les masses en mouvement et prompt à se défendre face à elles, le gouvernement central retira les fonds d’une Catalogne beaucoup trop révolutionnaire à son goût. Ceci eu pour effet, de fortement paralyser le principal centre industriel et militaire de l’Espagne. Et, pendant sept semaines, bien qu’il ne manquait pas d’or, le gouvernement central refusa d’acheter des armes pour équiper les travailleurs en lutte. Ce qui d’ailleurs est une leçon de choses sur la nature d’un gouvernement de front populaire.

Et ces mêmes dirigeants anarchistes de continuer : « la CNT et la FAI se décidèrent pour la collaboration et la démocratie, renonçant au totalitarisme révolutionnaire qui aurait conduit à l’étranglement de la révolution par la dictature anarchiste et confédérale. » Ainsi García Oliver (dirigeant de la CNT) justifie l’entrée de la CNT à la Généralité en septembre 36, puis au gouvernement central en novembre. Et encore une fois par cette démarche, ils participent à la contre-révolution qui permet petit à petit de réaffirmer l’autorité gouvernementale qui par nature n’avait comme seul dessein, la répression et la domination sur la classe ouvrière. Une chose est d’analyser les politiques et choix opérés par les organisations anarchistes, mais étudier les stratégies et orientations défendues par les marxistes révolutionnaires en est une bien plus probante. Car, en désaccord profond avec le fondement même des doctrines anarchistes (refusant d’abolir la propriété et d’instaurer le seul pouvoir des travailleurs) nous n’avons aucun doute sur le fait que les stratégies qui en découlent ne peuvent conduire qu’à l’échec de la révolution socialiste. par Antonin Béranger Lire la suite: http://quefaire.lautre.net/1936-La-revolution-espagnole

Je vous le dis franchement, je crains fort que l’historien de l’avenir ne doive accuser les révolutionnaires espagnols de n’avoir pas su profiter d’une situation révolutionnaire exceptionnelle. Léon Trotsky (lettre à Andrès Nin, 12 décembre 1930)

Notes

[2] Vernon Richard, Enseignement de la révolution espagnole

[3] Gorkin, La Batalla, le 20 avril 1937

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19 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Brest, quand les franquistes tentent de voler un sous-marin rouge (LT)

Brest, quand les franquistes tentent de voler un sous-marin rouge (LT) dans Antifascisme sumarinos

En 1937, Brest fut au centre d’une affaire d’ampleur internationale. Un commando de franquistes tenta d’y dérober un sous-marin républicain. L’historien Patrick Gourlay vient de ressortir de l’oubli cette incroyable odyssée.

« Les pirates de Franco » – c’est ainsi que les qualifia la presse de l’époque – furent à l’origine de fortes tensions entre gouvernements français et espagnol. Mais ce fait divers serait aujourd’hui resté enfoui sans la perspicacité de l’écrivain Patrick Gourlay, enseignant à Lanmeur, et spécialiste de l’histoire politique contemporaine en Bretagne. « Il y a un an et demi, j’ai été intrigué par quelques lignes dans un livre ancien sur l’histoire de Brest », raconte l’auteur, vite emballé par le sujet et ses multiples rebondissements, mis au jour au fil d’une patiente recherche d’un an et demi. « C’est un suspense digne d’Hitchcock », résume parfaitement Roger Faligot, dans la préface de cette enquête qui aurait d’ailleurs pu s’appeler « Brest, nid d’espions ». On y trouve, en effet, tous les ingrédients qui auraient pu séduire le réalisateur de « Cinquième colonne », « Correspondant 17 » ou « Les enchaînés ».

Une prostituée au coeur de l’affaire  Un sous-marin républicain, du nom de C-2, qui tente le fuir les franquistes et se retrouve quai Malbert à Brest, le 29 août 1937, après une avarie moteur. Un commando, monté sur ordres de Franco lui-même, et dirigé par l’un des chefs des services secrets, qui tente de s’en emparer pour le faire revenir en Espagne. À leurs côtés, des Français de l’extrême-droite, dont des membres de la sinistre « Cagoule ». Par l’intermédiaire d’une prostituée, officiant dans un célèbre cabaret brestois, le commandant du sous-marin retournera sa veste, s’arrangeant pour octroyer un maximum de permissions à son équipage, le jour prévu pour l’attaque. Un assaut qui se soldera par un échec total, les Franquistes ayant été infiltrés par des Républicains espagnols, aidés par des communistes et des anarchistes français. Il y eut des coups de feu, des morts, un rebondissement de dernière minute et l’opération se solda par un échec. Hitchcock aurait sans doute fait mourir son « méchant », pourquoi pas en le faisant chuter du haut du Monument américain du cours Dajot. Mais dans la vraie vie, ce chef de commando prit la fuite « caché dans le coffre de la voiture de l’ambassadeur d’Argentine », raconte Patrick Gourlay, avant de se faire pincer lors d’un bref retour en France « pour tenter de libérer son chauffeur ».

L’espion qui aimait le foot Au terme de deux jours de procès, en correctionnelle, en mars 1938, au tribunal de Brest, les principaux protagonistes ne seront condamnés que pour détention et port d’armes de guerre. Ils s’en tireront avec des peines couvrant leur détention provisoire, provoquant l’indignation du monde syndical. Le chef du commando fera reparler de lui quelques années plus tard, mais dans un tout autre domaine. En 1939, il devint président de la Fédération espagnole de football puis, dans les années 50, vice-président du Real Madrid.

« Nuit franquiste sur Brest », édité par Coop Breizh, est en vente au prix de 12,50 €.

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18 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Extrême droite : combattons-la !

Extrême droite : combattons-la ! dans Antifascisme noir-kkk

L’assassinat de Clément Méric, militant antifasciste, a remis sur le devant de la scène la violence d’extrême droite.
Cet acte révoltant n’est pas isolé et fait suite à une série d’agressions ces derniers mois : passage à tabac et intimidations dans les milieux gays, incendies de camps de Rroms, molestation d’immigrés et plus particulièrement de femmes voilées… Ces passages à l’acte se sont multipliés avec les manifestations contre le mariage pour tous qui ont été l’occasion pour la droite et l’extrême droite, unies dans l’agitation réac- tionnaire, de reprendre la rue. En marge des cortèges, les groupes fascisants ont pris de l’assurance.La montée de l’extrême droite s’observe aussi sur le terrain électoral comme en attestent les résultats des législatives partielles dans la deuxième circonscription de l’Oise en mars 2013, où la candidate du FN Florence Italiani avait remporté 48, 4 % des suffrages au deuxième tour, devancée de peu par l’UMP, et ceux du candidat FN à Villeneuve sur Lot, l’ex-fief de Jérôme Cahuzac.
Un terrain labouré par le PS et l’UMP La montée de l’extrême droite est le résultat de la politique de l’UMP et du PS, à plus d’un titre. Renoncements et démagogie sur le terrain de l’immigration, devenue depuis des années un « problème », où les « pains au chocolat » de Coppé et les « auvergnats » d’Hortefeux se mêlent aux expulsions de sans-papiers et aux destructions de camps de Rroms, quelle que soit la couleur politique du ministre de l’Intérieur.  Mais c’est peut-être plus encore sur le terrain social que les dégâts faits par le PS et l’UMP pro- fitent à l’extrême droite. Marine Le Pen, triomphale, déclarait en mars que « le FN devient aux yeux des Français, (…) le parti de l’espérance face à l’UMPS ».
Et en effet, quelle différence y a-t-il dans la politique mise en œuvre par Hollande par rapport à celle de Sarkozy ? La liste de mesures anti-ouvrières s’allonge sans cesse et dans le même temps les cadeaux aux privilégiés sont légion. Marine Le Pen a beau jeu de dénoncer les affaires et la « classe politique » auquel, au demeurant, elle appartient totalement. Reste que la démagogie de l’extrême droite trouve l’oreille et la sympathie de couches non négligeables de la population sur fond de déception et d’aggravation des conditions de vie qui laissent le champ libre aux « tous pourris », « tous pareils ».

Faire reculer l’extrême-droite Les réactions provoquées par l’assassinat de Clément Méric sont loin d’être à la hauteur, mais fort heu- reusement, dès le lendemain de son agression, puis dans les jours qui ont suivi, il y a eu des rassemblements de plusieurs milliers de personnes pour protester contre la menace que représente l’extrême droite. Mais c’est à une toute autre échelle qu’il faudra se mobiliser pour faire reculer le FN et les groupuscules fascisants.

Au quotidien, sur nos lieux de travail, dans les quartiers, il y a une lutte idéologique à mener contre tous les préjugés qui font le lit de l’extrême droite, relayés bien au-delà de ses rangs, contre les immigrés, les étrangers, les gays, les femmes…A chaque attaque ou pro- vocation de l’extrême-droite, il devient nécessaire de répondre le plus largement possible, en cherchant à gagner une majorité de la popu- lation à ce combat pour en dévoiler le caractère politique. Dès à présent, il faut aussi commencer à assurer l’autodéfense contre les exactions commises par des groupuscules fascistes partout où elles ont lieu. Ces tâches doivent être prises en charge par les organisations politiques, syndicales, associatives qui se retrouvent sur le terrain de la lutte contre l’extrême droite afin de se donner les moyens d’agir ensemble.
Mais parallèlement, alors que la crise et les politiques d’austérité divisent et précarisent, il est nécessaire que le mouvement ouvrier reprenne la main sur le terrain social pour empêcher les licenciements, pour contraindre le patronat à de réelles augmentations de salaires, mette à mal les projets gouvernementaux sur les retraites… C’est alors seulement que nous serons en mesure de voir réellement reculer l’influence de masse qu’a gagné l’extrême droite. Combien de temps encore laissera-t-on une grande bourgeoise comme Marine Le Pen se faire le chantre du « petit peuple » ? Combien de temps notre faiblesse laissera-t-elle la place à cette imposture ? Chaque recul que le mouvement ouvrier subit créé le terrain de la désespérance sur laquelle progresse l’extrême-droite.
Les organisations du mouvement ouvrier portent une importante responsabilité pour que notre camp social reprenne confiance en ses forces et développe ses propres perspectives politiques. Ne pas organiser de riposte aux mauvais coups du patronat et du gouvernement permet à l’extrême droite de gagner du terrain. C’est dès maintenant que cela se prépare.

Par Jihane Halsanbe Publié dans : Revue Tout est à nous ! 45 (juillet 2013)

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15 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Marseille : capitale des cultures populaires ?

Marseille : capitale des cultures populaires ? dans Antifascisme molotov-marseille2

Capitale européenne de la culture, Marseille subit les effets pervers d’une logique qui utilise le champ culturel comme un espace de communication au profit de grand projets immobiliers qui profitent essentiellement aux financiers. Malgré cela, la capitale du soleil et des luttes résiste.
Comme tout événement public ou para public de grand ampleur, la programmation de Marseille 2013 pourra tout de même vous réserver quelques bonnes surprises. N’hésitez donc pas à y regarder de plus près. Le MuCem, musée national inauguré ce mois ci, accueillera par exemple l’exposition « Bazar du genre ». L’exposition du photographe « JR » sur les murs du quartier de la Belle de Mai, réalisée notamment avec des écoliers, aura au moins le mérite de vous faire visiter cet ancien village devenu l’un des quartiers les plus pauvres d’Europe, même si elle fait partie des « quartiers créatifs » essentiellement destinée à promouvoir la politique de gentrification de la mairie.

Résistance ! Si Marseille 2013 aura eu pour principal effet de faire baisser les subventions, les associations résistent. N’hésitez donc pas à soutenir les « petits lieux » qui se sont constitués en collectifs (le bar le Molotov, fortement lié au mouvement antifasciste, le Point de Bascule, le café culturel La Merveilleuse, la librairie Transit et bien d’autres, voir l’ébauche de carte participative du site Marsactu (1) et à vous renseigner sur les dates des célèbres fêtes de quartier marseillaises. La dernière association touchée par cette coupe de subventions est « Cinémémoire », qui archive l’histoire filmée de la ville et de l’immigration postcoloniale (signez leur pétition 2).
Enfin, en septembre, ne manquez pas le festival Paroles de Galères, autofinancé et auto-organisé, populaire et militant. Cette année, le festival a rejoint les associations du Grand Saint-Barthélémy, dans les quartiers Nord, qui se sont récemment retirées des projets de Marseille 2013. Le festival aura pour thème les 30 ans de la Marche pour l’égalité. Chants berbères, scènes rap, baleti, débats, projections… les 6, 7 et 8 septembre mériteront le détour ! (www.parolesdegalere.net).

Kevin Vay
1- http ://www.marsactu.fr/societe/marseille-capitale-et-desert-musical-30082.html
2- http ://www.marsactu.fr/culture-2013/cinememoire-effacee-31482.html

Dimanche 14 juillet 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 203 (11/07/13)

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13 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

UMP et FN : le plus court chemin

UMP et FN : le plus court chemin dans Antifascisme gangsters

Tel l’apprenti sorcier, l’UMP se voit confrontée aux fruits de sa politique.

Ayant radicalisé son discours, en particulier depuis 2007 (création d’un « ministère de l’Immigration et de l’identité nationale », débat sur « l’identité nationale », « discours de Grenoble » de Sarkozy…), l’UMP a rendu poreuses les frontières entre elle et le FN. Aujourd’hui, un nom- bre croissant de militantEs et d’éluEs locaux UMP sont tentés de s’allier avec le FN. Au fur et à mesure que les élections municipales de mars 2014 approchent, le nombre de clins d’œil échangés avec l’extrême droite croît. La direction de l’UMP a choisi de sanctionner quelques-uns de ces éluEs qui vont trop loin à ses yeux, au risque de légitimer un concurrent politique qui pèse lourdement sur le parti, sa stabilité et sa cohérence.

Concurrence réactionnaire Le 19 juin dernier, le Figaro avait titré un article : « La contagion des accords avec le FN inquiète à l’UMP ». Le même jour, le parti présidé par Jean-François Copé avait exclu le conseiller général et ancien maire de Saint-Gilles (Gard), Olivier Lapierre. Celui-ci avait explicitement annoncé qu’il souhaitait et soutenait une candidature de Gilbert Collard aux prochaines élections municipales, élu député de la circonscription en juin 2012 (sans étiquette mais présenté par le FN). Le 3 juillet, une nouvelle procédure d’exclusion a été ouverte contre Denis Vigouroux, conseiller municipal UMP à Gonesse (95) et chef de file local du parti. Celui-ci avait annoncé sa candidature en troisième position sur une liste FN (ou « Rassemblement bleu Marine », RBM) conduite par Karim Ouchikh… qui est lui un ex-adhérent du PS, maire-adjoint de la ville pendant treize ans !
D’autres membres ou anciens membres de l’UMP se trouvent sur des listes « Rassemblement bleu Marine » qui sont en train d’être constituées. À Carry-le-Rouet (13), la liste « RBM » sera conduite par un patron âgé de 61 ans, Patrick Amate, conseiller gé- néral des Bouches-du-Rhône. À partir de 2006, Amate a été membre du comité de circonscription de l’UMP. À Aix-en-Provence, dans le mê- me département, la liste « RBM » sera conduite par Catherine Rouvier, qui vient également de l’UMP, ralliée plus récemment au mini-parti SIEL (« Souveraineté, indépendance et libertés ») de Paul-Marie Coûteaux, une petite formation nationaliste-« souverainiste » associée au FN depuis 2012.  La direction de l’UMP considère pour le moment que ces rapprochements font une part trop belle à un concurrent politique. Cela n’exclut pas des convergences au niveau du contenu et du discours. Après celles de Le Pen père, les récentes sorties d’Estrosi sur les Roms en sont une nouvelle et bien triste illustration.

Bertold du Ryon Samedi 13 juillet 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 203 (11/07/13)

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12 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Mobilisation : tous à Marseille le 14 septembre contre l’Université d’été du F Haine

Mobilisation : tous à Marseille le 14 septembre contre l'Université d’été du F Haine dans Antifascisme fmdih-300x268

Trente organisations, partis et syndicats ont pris l’initiative d’organiser le samedi 14 septembre une grande mani-fes- tation de riposte à la tenue de l’université d’été du FN qui se tiendra cette année à Marseille.
Forts de leurs résultats électoraux en permanente progression, de la banalisation de leurs « idées » favorisée par la politique gouver- nementale, les frontistes veulent faire de cette échéance qui se tiendra les mêmes jours que la fête de l’Humanité, le coup d’envoi de leur campagne pour les prochaines échéances électorales. Le NPA s’inscrira de toute ses forces dans cette « contre-offensive », et en fera une mobilisation centrale du parti.

Un appel unitaire « Le 5 Juin 2013, Clément Méric, jeune syndicaliste étudiant et militant anti-fasciste, a été assassiné en pleine rue par des fascistes. Cet acte odieux a provoqué une grande et légitime indignation dans tout le pays. Il s’inscrit dans le climat de haine et de violence entretenu depuis plusieurs mois par la droite classique et intégriste notamment par le biais des « Manifs pour tous » [...] Ces dernières années ont vu le Front National se développer électoralement, tandis que son idéologie influence une part de plus en plus large de la classe politique de droite qui affiche désormais sans complexe un discours ouvertement raciste [...]


La banalisation du FN dans l’opinion de la part de la droite mais aussi de certains à gauche ainsi que dans des médias sous influence appelle de notre part une contre-offensive sur tous les terrains, des idées aux luttes sociales. Le FN organise son université d’été à Marseille les 14 et 15 septembre 2013. Dans le but de gagner plusieurs grandes municipalités en 2014, il compte démarrer là sa campagne électorale. Nous, organisations progressistes, appelons l’ensemble des réseaux associatifs, syndicaux, politiques, culturels, les Marseillais et Marseillaises, l’ensemble des organisations partageant cet appel à nous rejoindre […] La manifestation sera préparée par une large mo- bilisation militante, unitaire et populaire, une série de réunions, d’actions de rue, d’éducation populaire dans les semaines qui précédent. »

Passons à la contre offensive ! Vendredi 12 juillet 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 203 (11/07/13)

Alain Pojolat

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