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02 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Bal contre l’homophobie, le racisme et le sexisme

Bal contre l’homophobie, le racisme et le sexisme dans Antifascisme bal-213x300

Depuis quelques mois, nous sommes assaillis par toutes sortes d’idées arriérées : homophobes, sexistes, racistes. C’est absurde : l’homosexualité ne nuit ni à autrui ni à l’organisation de la société.   Sous prétexte de «défendre le droit des enfants à avoir un père et une mère » ou encore de « veiller à la sauvegarde de notre civilisation », les « manifs pour tous » déploient des moyens considérables (financier, technique, humain…) pour imposer un ordre moral dont la majorité d’entre nous ne veulent pas. Se développe en son sein depuis quelques semaines, un mouvement national de prières de rue : « les veilleurs ». Ce mouvement n’est pas inoffensif, il  fait  le lit au développement de groupuscules identitaires, nationalistes, et fascistes qui  profitent de cette occasion pour affirmer leur volonté d’imposer par la force leurs idées d’une France « purifiée » et traditionaliste.

SEXISME car on cherche à nous cantonner dans une case bien définie : avec ce pseudo « équilibre parfait » Papa/Maman, la femme y a surtout le mauvais rôle.

RACISME et HOMOPHOBIE car laisser se développer ces mouvements, c’est ouvrir la porte à un ordre conservateur. C’est regarder passivement et finalement réduire les libertés et les droits fondamentaux de gens « pas assez blancs », des femmes, d’homosexuel-les…

Tout ceci détourne finalement notre colère des vrais problèmes : l’austérité mise en place par les gouvernements capitalistes et ses conséquences dans nos vies quotidiennes. En effet, le vrai danger est social. Dans un contexte général de crise économique, c’est à nous qu’on présente l’addition : Accord National Interprofessionnel, réforme des retraites, reformes des universités…

Ainsi, nous faisons un bal festif pour qu’au-delà des veilleurs, une autre voix se fasse entendre. Nous vous invitons à venir se rassembler pour défendre des mesures sociales ET l’égalité des droits, partager un moment convivial et solidaire…  Et pour ne pas se tromper de colère !   

  Collectif Antifasciste 34
  Contact : antifa34@riseup.net


            

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31 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Combattre le FN par le maintien (sic) des « principes moraux » du PS et d l’UMP ? (Npa34)

Combattre le FN par le maintien (sic) des rien dans NPA

Avignon : pourquoi le Vaucluse vote Front national ?

Enseignante à l’université d’Avignon, Marion Fontaine décortique les raisons d’un vote Front National qui s’ancre depuis le début des années 90 et se normalise.  Maître de conférence en histoire contemporaine, Marion Fontaine est spécialiste de l’histoire politique des classes populaires et des questions d’extrême droite dans le Nord-Pas-de-Calais. À Avignon depuis trois ans, elle a élargi son champ d’étude au Vaucluse, terreau fertile du Front national depuis une trentaine d’années.

Comment expliquer les scores très élevés du Front national en Vaucluse aux dernières élections ?

C’est un vote qui s’est normalisé au fil des ans. Voter Front national n’est plus tabou. Ce n’est plus un vote protestataire, c’est clairement devenu un vote d’adhésion pour les électeurs. Le Vaucluse compte désormais trois conseillers généraux d’extrême droite, deux députés , Jacques Bompard et Marion Maréchal Le Pen, et deux maires, c’est unique en France !

À quand remonte la percée du FN en Vaucluse ?

Le parti devient « visible » au niveau national en 1983. En Vaucluse, les bons scores du FN remontent au début des années 90. À l’élection présidentielle de 2002, Jean-Marie Le Pen, candidat du Front national, arrive légèrement en tête au premier tour avec 25,8 % des voix.

Sur quoi prospère le FN ?

Il y a eu un Vaucluse « rouge » fortement marqué à gauche. Le FN a trouvé un terreau dans sa déstructuration, dans la désindustrialisation aussi. Ce n’est pas un département très industriel mais certaines villes, comme Apt, ont concentré beaucoup de petites usines et de PME.

La pauvreté du département est-elle aussi une des causes de ce vote extrémiste ?

C’est vrai que la situation n’est pas très brillante. On retrouve là le triptyque chômage, délinquance, immigration. Même si le chômage est élevé à 12,8 %, il l’est moins que dans l’Hérault, par exemple, où le FN a fait « seulement » 19 % au premier tour des dernières législatives, alors qu’il est monté à 30,4 % en Vaucluse. Même constat pour la délinquance : elle est, en Vaucluse, supérieure à la moyenne nationale mais il y a d’autres départements où c’est bien pire, l’Hérault encore ou les Bouches-du-Rhône. On note aussi, ici comme ailleurs, des formes de racisme colonial, cicatrices de la guerre d’Algérie. Ce ne sont donc pas des causes suffisantes pour justifier à elles seules le vote FN.

Quelle autre explication alors ?

Le Vaucluse est le département où la part des salariés du commerce est la plus élevée de France. Et le salaire moyen des ouvriers, beaucoup dans l’agriculture et le bâtiment, y est un des plus faibles du pays. Cette structure sociologique correspond au fondement historique des mouvements d’inspiration poujadiste contestant la légitimité des institutions. Le Vaucluse a d’ailleurs été le département dans lequel le parti de Pierre Poujade a obtenu son meilleur score en 1956.

Qui vote FN aujourd’hui ?

L’électorat du Front national assimile ces employés et ouvriers, la petite bourgeoisie du commerce, vivier idéologique ancien, et un vote populaire plus récent. Malgré la faiblesse de l’appareil militant. Même si, rappelons-le, le premier vote ouvrier, c’est l’abstention. Dans la partie occidentale du département, où le vote FN est particulièrement élevé, la présence des rapatriés d’Algérie, de leurs descendants et de garnisons militaires accentuent le phénomène.

Pourquoi vote-t-on FN ?

C’est un vote multiforme, nourri par la peur des nouveaux arrivants d’où qu’ils viennent, pas seulement les immigrés, plus prégnant dans les zones périurbaines et les petites villes – Avignon est épargnée – mais qui gagne les villages. Le message du parti est brouillé, le vote n’est plus, ou plus uniquement, idéologique. D’où l’enjeu de le remettre en perspective. Ce parti prône l’exclusion, ce qui pose un réel problème pour la démocratie.

Il y a un vrai enjeu avec les prochaines municipales ?

Le FN est dans une stratégie de conquête du pouvoir et désormais d’ancrage local, ce qui est inquiétant pour le jeu démocratique. Plus son score est élevé, plus les partis traditionnels ont peur de s’aliéner les électeurs et semblent tétaniser. Il faut qu’ils apportent des réponses claires. S’ils ne maintiennent pas leurs principes moraux, alors le FN a déjà gagné.

Le Vaucluse est une terre d’expérience unique pour le FN ?

Oui, on risque de voir s’y jouer une recomposition de la droite. La droite traditionnelle va se casser en deux, avec une droite très dure et un centre droit. Mais on peut aussi imaginer que c’est une terre d’expérience de la reconquête des électeurs du Front. Comment exclure 20 % des électeurs ? Il n’y a pas de fatalité. Le plus dangereux serait de considérer que la montée du Front national est inéluctable.

Recueilli par KATHY HANIN Midi Libre  Marion Fontaine : « La montée du Front national n’est pas inéluctable. » L’entrevue sur le site de Midi Libre

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Note du blog NPA 34

Cette entrevue, au demeurant utile pour mieux cerner le FN, ne va pas jusqu’au bout de l’analyse des causes de l’existence du FN et nous semble ainsi passer à côté de l’essentiel.

Le FN doit son renforcement politique (qui reste cependant encore à préciser par-delà les approximations médiatiques du phénomène) à l’alignement des forces principales de la gauche sur les crédos néolibéraux. Cela s’est produit au début des années 80 sous la présidence de François Mitterrand et cela a été reconduit jusqu’à l’épisode calamiteux du gouvernement de gauche plurielle de Lionel Jospin (avec la collaboration active du PCF). Le pied de nez de l’his- toire veut que ce soit précisément à la présidentielle de 2002 que Le Pen (le père) ait « sorti » le sortant, le candidat-premier ministre socialiste, champion toutes catégories des privatisations ! Ainsi était magistralement signée la contribution du PS à la renaissance du FN !

Ce parti, malgré des hauts et des bas, a réussi à se positionner durablement sur les débris politiques (et sociaux) induits par le bipartidisme droite-gauche alimenté au consensus sur les mesures libérales à prendre contre le monde du travail, contre les femmes, les immigrés, les pauvres, les jeunes… Dans le contexte de la grave crise capitaliste ouverte en 2008 et la confirmation que François Hollande poursuivait, de façon accélérée, la dégénérescence social-libérale du PS, nous ne croyons pas que le maintien « des principes moraux », qui plus est, chez des partis structurellement gangrénés par leur connivence avec le patronat, soit, comme le pense la professeure interviewée, la réponse à opposer au FN. Le PS comme l’UMP sont certes travaillés par un amora- lisme, lui-même producteur de corruption, typiquement bourgeois (Cahuzac, Guéant…). Mais ledit amoralisme n’est que l’envers de la médaille d’une politique, nous disons bien politique, en faveur de l’argent, des profits, du capital, contre les salaires, contre les pensions, contre l’emploi, contre les droits élémentaires à une vie digne pour tous sur la base d’une autre répartition des richesses.

Ce primat du social « antisocial », car foncièrement asocial, chez ces gouvernants (masqué momentanément par la polémique instrumentalisation « sociétale » de la question essentielle de l’égalité des droits en faveur des LGBTI) étant ainsi repéré comme fonctionnel au système en place, il revient alors aux anti- capitalistes et aux antilibéraux conséquents de retrouver la morale (non point le moralisme) de l’égalité des droits et ainsi de combattre ce gouvernement pour contribuer à battre l’extrême droite (et la droite) qu’il contribue à mettre en selle ! Autant dire aussi qu’il est plus que contre-productif de prétendre rassembler « la gauche », par infléchissement de la politique du PS, vers…la gauche, au prix par exemple d’un accès de Jean-Luc Mélenchon au poste de premier ministre de Hollande ! Infléchir une chimère de gauche ou combattre la réalité social-libérale, il faut choisir !

Antoine (Montpellier)  vendredi 31 mai 2013 – 01h33 http://bellaciao.org/fr/spip.php?article135714

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28 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Islamophobie : construire un front large

Islamophobie : construire un front large dans Antifascisme mosquee-profanation-racisme-saint-etienne_263

« Nous sommes là pour dire que l’islamophobie est un racisme » a déclaré la représentante du comité MRAP 19e lors du rassemblement organisé ce samedi 18 mai à Paris par le collectif Mamans toutes Égales (MTE).

Aux côtés d’associations musulmanes (CMF, PSM…) appelant les MusulmanEs à « sortir des mosquées pour défendre leurs droits contre les attaques islamophobes et à participer aux luttes sociales », 200 personnes se sont rassemblées : féministes (8 mars pour TouTEs, TumulTueuses, Féministes pour l’égalité…), LGBTI (Pink Bloc, Act Up-Paris), syndicalistes (Solidaires, STRASS) et militantEs de gauche. La représentante de l’Union des Juifs français pour la paix a rappelé les conséquences dramatiques pour toute la société de la discrimination des Juifs.

Offensive réactionnaire
Après le témoignage d’une des mères de Montreuil militant au collectif MTE, les féministes ont dénoncé la dimension à la fois sexiste et raciste des attaques qui touchent en premier lieu les femmes. La représentante de Solidaires a déclaré que plutôt que de préparer une loi permettant aux patrons de licencier des femmes portant le foulard, une politique féministe consisterait à imposer l’égalité, notamment salariale. L’intervention de Sarah Benichou du NPA a été une des plus applaudies : « Les mobilisations contre le mariage pour touTEs ont renforcé tous les réactionnaires et les fascistes y étaient a l’initiative. On est passé des discours aux agressions physiques. Or ce sont les mêmes qui attaquent les bars gays et qui attaquent les mosquées ou profanent les cimetières. » Elle a dénoncé la politique du PS au gouvernement qui a prolongé la politique raciste de Sarkozy contre les Roms et les sans-papiers et le nouveau projet de loi qui « non seulement est raciste en excluant les femmes musulmanes du travail mais qui donne plus de pouvoir aux patrons pour licencier ». Repré- sentant les minoritaires du Front de gauche contre l’islamophobie, Laurent Lévy a aussi pris la parole. Enfin, MTE a fait le constat que les luttes avaient permis de sensibiliser de plus en plus largement sur la question de l’islamophobie, mais pas encore de construire une mobilisation à la hauteur. D’où la nécessité de construire un front large pour mobiliser la communauté musulmane, les quartiers populaires et des courants plus importants de la gauche. Une assemblée générale a été appelée pour le dimanche 26 mai à Montreuil.

Denis Godard Lundi 27 mai 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 196 (23/05/13)

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25 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Mariage pour tous : reprendre la rue aux homophobes

Mariage pour tous : reprendre la rue aux homophobes dans Antifascisme 2003-02-querelle-de-brest-jean-genet

Hollande a promulgué la loi sur le mariage pour tous le 18 mai, au lendemain de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie.

Une « provocation » pour Frigide Barjot, qui manifestera… le jour de la Fête des mères. Pourtant, l’égalité réelle ne naîtra pas de quelques lignes au Journal Officiel.

Le 26 mai, l’ultime « manif pour tous » ?

Pour l’égérie des réacs, le simple droit au mariage et à l’adoption constitue « un bouleversement majeur de civilisation ». Car voyez-vous, les enfants per- dront des repères essentiels : avec deux mères ou deux pères, en rentrant du boulot, qui préparera le repas et qui mettra les pieds sous la table ? Un communiqué de la « Manif pour tous » donne le ton : « Nous continuerons sans relâche à défendre le mariage homme-femme, la filiation père-mère-enfant, et les familles, cellules de base de toute société ». Entre les appels de Boutin à la « résistance » et les propos de Chatel qui ne croit pas « qu’on reviendra en arrière » par rapport à la loi, l’unité des opposants à l’égalité se fissure. Mais un climat nauséabond s’est installé, que seule la mobilisation de la jeunesse et du monde du travail pourra dissiper.

Homophobie et transphobie 365 jours par an
Depuis décembre, l’agitation des réactionnaires et des cléricaux donne une visibilité médiatique à des violences vécues la plupart du temps dans le silence. D’après son rapport annuel1, SOS Homophobie a reçu 1 977 témoignages en 2012, soit une hausse de 27 % par rapport à 2011, qui font état d’insultes, de discriminations, de menaces et d’une agression physique tous les trois jours. Le rapport démontre que l’homophobie est une oppression permanente, qui s’exprime sur internet, dans la famille, dans les lieux publics, à l’école ou au travail. Il y a derrière les statistiques des réalités vécues au quotidien, comme l’illustre le récit d’un jeune qui a tenté de se suicider après avoir été harcelé sur les réseaux sociaux et au lycée, ou celui d’une employée de grande surface licenciée après avoir résisté à des insultes homophobes sur son lieu de travail.  Par ailleurs, l’enquête de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne, menée auprès de 90 000 personnes LGBT, montre que la moitié des répondants se sont sentis discriminés ou harcelés durant les 12 derniers mois.

Marches des fiertés : toutes et tous ensemble !
Dans le monde entier, les marches des fiertés commémorent la révolte de Stonewall en juin 1969, durant laquelle des milliers de LGBT new-yorkais ont refusé de baisser la tête et de se laisser faire. Cette année, les marches auront une importance particulière. Elles nous permettront de poursuivre la lutte, notamment pour l’accès de toutes les femmes à la procréation médicalement assistée. Elles serviront aussi à dénoncer la politique d’austérité du gou- vernement et à exiger que les mesures les plus urgentes contre l’homophobie et la transphobie soient dotées de moyens budgétaires. Ces marches sont notre prochaine occasion de reprendre la rue aux forces politiques situées dans le camp des possédants et des défenseurs de cette société, et de prouver que le combat contre les préjugés de division est l’affaire de toutes et tous. Ne la laissons pas passer !

Gaël Klement et André Slava Samedi 25 mai 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 196 (23/05/13)
1. www.sos-homophobie.org/rapport-annuel-2013

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25 mai 2013 ~ 0 Commentaire

UMP & FN : convergences et rivalités

UMP & FN : convergences et rivalités  dans Antifascisme corruptibles

« Aucun accord d’aucune sorte ne sera accepté avec le Front national.

Tout élu UMP qui viendrait à passer un accord avec le FN se placerait immédiatement en situation d’être exclu de l’UMP » a affirmé François Copé après avoir suspendu Arnaud Cléré qui a mis en place une liste pour les municipales avec le FN dans une petite ville de la Somme. Un geste et une déclaration qui est loin de mettre un terme aux connivences entre droite extrême et extrême droite. Arnaud Cléré a fait le choix de s’allier avec le FN avec l’assentiment des militants et proches de l’UMP « car cela fait trente ans que Gamaches est géré par une municipalité socialo­-communiste ». Et il n’est pas le seul à penser que le discrédit du gouvernement PS-EÉLV devrait permettre à la droite de gagner bien des municipalités. Les ambitions se bousculent, mais tout ce petit monde comprend vite que, seule, l’UMP ne sera pas en mesure de ramasser la mise. Roland Chassain, le maire de Saintes-Maries-de-la-Mer, exprimait les choix de bien des UMP du Sud-Est en déclarant au Figaro : « Si on ne fait pas de listes d’union avec des sympathisants du FN, on ne gagnera pas certaines villes dont Arles, Tarascon, Saint-Martin-de-Crau ou Miramas. » On pourrait en ajouter bien d’autres…

Le baiser de la mort
L’occasion aussi pour le FN de prendre pied dans les institutions municipales. « On pourrait assister de-ci, de-là à un certain nombre d’accords locaux avec des candidats de l’UMP mais aussi avec des candidats divers droite mais aussi, pourquoi pas, avec des candidats divers gauche », Marine Le Pen est prête à saisir toutes les opportunités. Ce qui ne l’empêche pas d’affirmer haut et fort que son parti était « opposant à l’UMP (…) coresponsable de la situation de notre pays » tout en partageant l’attitude de Brice Hortefeux : « Il n’en demeure pas moins qu’en démocratie, il peut vous arriver de vous retrouver sur une même opinion avec des partis politiques que par ailleurs vous contestez. » Face à cette offensive du FN, l’UMP se défend comme elle peut, Copé, son président, posant à l’intransigeance. Fillon, lui, s’indigne et en profite pour se distinguer, un peu tard, de Sarkozy : « Nicolas Sarkozy pense que le Front national est à combattre parce qu’il affaiblit la droite. Moi, je pense que le Front national est à combattre parce qu’il est hors des limites du pacte républicain ». L’essentiel n’est pas dans ce jeu d’ambitions rivales. À travers leur mobilisation contre le mariage pour tous, les réacs ont fait tomber les barrières. Frigide Barjot a permis aux députés UMP de défiler coude à coude avec Collard, elle est loin cependant de les avoir mariés. Plutôt le baiser de la mort que la bague au doigt.
Les combats de chefs et les rivalités d’appareil rendent impossible tout accord entre l’UMP et le FN. Cette bataille est attisée par les convergences qui travaillent l’électorat de droite que les uns et les autres ambitionnent de conquérir, en s’imposant comme le chef d’un potentiel grand parti de la droite extrême. Dans cette lutte de pouvoir, les municipales sont un rendez-vous important qui dessinera les nouveaux rapports de forces. La menace est bien réelle pour les travailleurs et la population. La réponse ne pourra venir que de ces derniers, de leur intervention pour défendre leurs propres intérêts, les droits sociaux et démocratiques.

Yvan Lemaitre Samedi 25 mai 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 196 (23/05/13)

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22 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Suivez l’exemple de Dominique Venner !

Suivez l’exemple de Dominique Venner ! dans Antifascisme hitler-suicide-pink-l

Appel aux fascistes, racistes, intégristes, sexiste, homophobes et autres défenseurs des « vraies valeurs » de France et d’ailleurs…

Lundi 21 mai, Dominique Venner, historien et écrivain d’extrême-droite âgé de 78 ans – dont beaucoup d’entre nous ont appris l’existence en même temps que la fin – s’est suicidé dans la cathédrale de Notre-Dame de Paris. Il s’est rendu derrière l’autel, sans un mot, puis s’est tiré une balle dans la bouche,  (ou dans la tempe? NdB) devant près de 1.500 visiteurs et fidèles qui étaient à ce moment dans la cathédrale. Il n’y aurait guère de raison d’en parler si Venner n’avait pas laissé une lettre sur l’autel. Dans celle-ci, il explique les raisons de son acte. Et celles-ci sont profondément politiques :

« Je crois nécessaire de me sacrifier pour rompre la léthargie qui nous accable. Je me donne la mort afin de réveiller les consciences assoupies. Je m’insurge contre la fatalité, contre les désirs individuels qui détruisent nos ancrages identitaires et notamment la famille, socle intime de notre civilisation multimillénaire. Alors que je défends l’identité de tous les peuples chez eux, je m’insurge aussi contre le crime visant au remplacement de nos populations ». Car, comme il le disait dans un autre message sur son blog, si « les manifestants du 26 mai [contre le mariage gay] auront raison de crier leur impatience et leur colère », il ne faut pas « se limiter au refus du mariage gay », car le vrai « péril » est l’immigration d’origine extra-européenne qui aboutit à un « grand remplacement de la population de la France et de l’Europe » et risque de nous conduire rapidement à « une France tombée au pouvoir des islamistes ». Mais le meilleur reste à venir sous la forme de cet appel final « Il faudra certainement des gestes nouveaux, spectaculaires et symboliques pour ébranler les somnolences. Nous entrons dans un temps où les paroles doivent être authentifiées par des actes ».

Alors, là, nous disons bravo.

Et nous ne pouvons qu’appeler tous ceux qui se reconnaissent dans la qualité d’analyse et les hautes valeurs morales de Dominique Venner à poser eux aussi le même genre de « geste nouveau, spectaculaire et symbolique ». Parce que vous n’imaginez pas à quel point les « somnolences » sont profondes autour de vous. Faites fonctionner à fond votre imagination. Pensez à la gamme incroyable de moyens que ce monde moderne et décadent vous offre pour organiser le réveil de ce monde qui part en couille. Du très classique duel au fleuret (pour les anciens de l’Action Française) au très exotique hara-kiri (pour les amoureux de l’Orient mystérieux), du saut en parachute sans parachute (pour les anciens de la Légion) au saut à l’élastique sans élastique (pour les jeunes skins amateurs de sensations fortes), de la roulette russe (pour les anti-communistes confirmés) au sacrifice humain à l’ombre des menhirs (pour les nostalgiques de nos origines païennes),… il y a un choix à nul autre pareil.

Et surtout, si vous voulez marcher strictement dans les pas de Dominique Venner, ne prenez surtout pas le risque de devoir faire la file à Notre-Dame de Paris. Il y a de par le monde des milliers de parvis d’églises, de pièces de réunion pour groupes plus ou moins nazillons, de salles de musculation pour gros bras du service d’ordre du FN, de trottoirs de librairies révisionnistes,… prêts à vous accueillir avec votre matériel anti-somnolence. Et soyez fous, osez dépasser les limites et les vieilles convenances – pourquoi ne pas ajouter une dose de piment « spectaculaire et symbolique » en pratiquant votre sortie de scène de manière collective ? Chers militants déterminés de l’Occident chrétien, de la suprématie de la race blanche supérieure et du sexe fort qui ne l’est pas moins, de la pénétration strictement vaginale et du refus de tous les métissages, nous vous remercions de bien vouloir réveiller nos consciences assoupies et pour tout dire gangrenées en suivant à la lettre les recommandations de Dominique Venner. Aidez-nous à faire de ce monde un endroit meilleur en organisant votre extinction massive.

D’avance, un grand merci

Les bougnoules, maroufs, métèques, pédés, tantes, gouines, gauchos, bolchos, anars, incroyants, malcroyants, sans-dieu, pétasses, connasses, mal baisées et autres dégénéré-e-s de toutes races, sexes, couleurs et orientation… et tant d’autres avec eux et elles

Jean Rydavanse 22 mai 2013 http://www.avanti4.be/actualite/article/suivez-l-exemple-de-dominique-venner

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20 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Dossier : Combattre le F-Haine

Dossier : Combattre le F-Haine dans Antifascisme bandeau_n-et-r-2p1

Porté par le « printemps français », le Front national semble se contenter d’accompagner le mouvement réactionnaire qui depuis deux mois pollue nos places.

Engrangeant dans l’ombre les gains d’un mécontentement profond, il espère ainsi rafler la mise par des succès aux prochaines élections municipales. Les anticapitalistes doivent être aux avant-postes du combat contre ce parti qui, depuis 40 ans, porte le centre de gravité
du débat politique vers une société sécuritaire, nationaliste et raciste.


Le changement… dans la continuité

Connaître ses traditions, pouvoir les expliquer et les défendre : l’extrême droite dans son ensemble se reconnaît sans doute dans ces propos. Mais son principal parti français, le FN, applique très peu cette maxime quant à ses propres symboles.
Depuis sa fondation en octobre 1972, le Front national utilise comme symbole une flamme tricolore, sans en expliquer (en tout cas en dehors de ses rangs) l’origine qui remonte à l’immédiat après-Seconde Guerre mondiale. À l’époque, ce symbole est vert, blanc et rouge, couleurs de l’Italie. Il représente alors, pour les néofascistes italiens et les nostalgiques du « Duce », l’âme de Benito Mussolini qui quitterait le cercueil du dictateur fasciste pour s’en aller vers le ciel.

L’influence italienne
Le MSI, « Mouvement social italien », principal parti néofasciste entre 1947 et 1995 (année de sa transformation en « Alliance nationale »), en avait fait son emblème. C’est lui qui l’a légué au FN français, qu’il avait très largement aidé à fonder au début des années 1970, les émissaires du MSI assistant à la création du nouveau parti. À l’époque, le FN encore groupusculaire a surtout pour vocation de rassembler les générations de militants d’extrême droite passés par diverses expériences historiques : la collaboration avec les nazis (le dirigeant Victor Barthélémy vient du PPF, parti pro-nazi de Jacques Doriot, et de la LVF), la lutte contre l’épuration après 1944, l’activisme pendant les guerres coloniales, puis l’OAS. À l’époque, pas de tabou sur l’histoire des uns et des autres : François Duprat, dirigeant de premier plan du FN (tué dans un attentat en 1978, probablement suite à des luttes internes à l’extrême droite), s’autoproclame « spécialiste des mouvements fascistes » dont il entend s’inspirer et auxquels il consacre plusieurs livres.
Si les origines fascistes du FN ne font ainsi peu de doutes, le parti ne revendiquera pas, pendant la majeure partie de son existence, une telle filiation. Au contraire, il la réfute nettement depuis 30 ans, au moins officiellement. Devenu un parti électoralement influent à partir de 1982 (Dreux) et 1984 (européennes), le FN aurait été gêné par une affirmation contraire. Par ailleurs, suite à sa percée électorale, il concentre sa stratégie d’abord sur la sphère parlementaire, les votants venant à l’époque souvent de la droite classique. Ainsi, le FN se comporte davantage comme un parti institutionnel et électoraliste qu’un parti-mouvement de type fasciste, tout en exploitant un fond de commerce électoral constitué par le racisme anti­-immigrés.

Dimanche 19 mai 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 195 (15/05/13)

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20 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Entre le national et le social

Entre le national et le social dans Antifascisme sgt__schultz_by_linworkman-200x300

Au début des années 1990, les stratèges du parti font le pari qu’avec l’URSS, le marxisme est mort et que le FN doit en conséquence occuper la place de l’opposition « anti-système ».

Il renoue alors avec des traits caractéristiques de certains mouvements fascistes historiques, et cherche alors à créer une « synthèse entre le national et le social », à attirer également les sympathies d’une frange des couches populaires, à créer des structures d’embrigadement en dehors des institutions de l’État bourgeois. Des embryons de telles structures commencent à voir le jour : « syndicats » FN à partir de 1995 (interdits par la justice en 1998), « FN locataires » dans les HLM en 1996, alors qu’un service d’ordre paramilitaire se développe avec le DPS qui fait l’objet d’une enquête parlementaire en 1999.

Cependant, ce travail de construction en dehors de la sphère purement électorale est de fait interrompu par la scission entre Le Pen et Mégret en 1999. Le FN « maintenu » autour de son vieux chef se recroqueville sur sa boutique électoraliste, et ce n’est qu’avec l’ascension de Marine Le Pen à la présidence du FN le 16 janvier 2011 que le parti tentera à nouveau de se présenter comme une sorte de « mouvement social » de type droitier. La démagogie sociale est à nouveau renforcée, mais Marine Le Pen veut éviter davantage que son père de faire apparaître l’héritage fasciste de ses recettes « nationales et sociales ».

Bertold du Ryon (commission nationale antifasciste du NPA)

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20 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Mains sales et tête basse

Mains sales et tête basse dans Antifascisme combattre-la-strategie-d-antif-300x213

L’actualité récente autour du FN et des « affaires », celles qu’il a dénoncées démagogiquement et celles dans lesquelles il est lui-même impliquées, a fait l’objet d’une déclaration de Visa fin avril 2013. Visa ou « Vigilance et initiatives syndicales antifascistes » (www.visa-isa.org) est une structure née en 2000 et composée de militantEs syndicalistes dans le but de déconstruire du discours pseudo-social de l’extrême droite et au combat antifasciste. Sa déclaration à ce sujet a été distribuée par tracts dans plusieurs manifestations début mai. Sous le titre volontairement ironique « Affaire Cahuzac : Le Front national doit se taire car il n’est pas blanc ! », l’association développe : « Le FN tente de profiter du scandale Cahuzac en s’affichant comme un parti n’ayant jamais eu les mains sales. Pourtant, des élus du FN ont (…) trempé dans des affaires financières plus que douteuses, et la gestion des mairies qu’ils ont occupées à partir de 1995 s’est avérée calamiteuse (…) D’autre part, Philippe Péninque, l’avocat qui a ouvert en Suisse le compte bancaire de Jérôme Cahuzac, a toujours été influent au sein du FN ».

Fric et scandales
À propos du rôle de Péninque, l’association précise que « ce n’est pas n’importe qui au sein du FN : c’est lui qui avait procédé à l’audit du parti lors de la scission Mégret-Le Pen (en 1998-99 NDLR). Passé par Assas, c’est un ancien responsable du GUD (Groupe union-défense NDLR), groupe étudiant d’extrême droite connu pour sa violence. Il est au centre du « GUD business », un ensemble d’entreprises fondées par des anciens militants (…). Dans les années 1980, Péninque, Cahuzac et le « GUD Business » avaient même spéculé sur des mines au Pérou… Ensuite, Péninque a pris en charge le dossier financier du FN, après les élections de 2007 qui laissent le parti avec 8 millions de dettes (…) ». Philippe Péninque est en outre un proche de Marine Le Pen.
Sur les scandales dans les mairies gérées par le FN (Toulon, Marignane et Orange à partir de 1995 et Vitrolles à partir de 1997), Visa précise : « L’ancien député-maire FN de Toulon, Jean-Marie Le Chevallier, élu en 1997 (en tant que député à l’Assemblée nationale, deux ans après avoir pris la mairie NDLR), a été déclaré inéligible un an plus tard pour une triple infraction sur la législation sur le financement électoral. En 2001, il est également condamné à un an de prison avec sursis pour une affaire d’emploi fictif (…) ». Quant à l’ancienne maire FN de Vitrolles, Catherine Mégret, passée plus tard au MNR, il est rappelé qu’elle « a été condamnée pour détournement de fonds publics. En 2002, le rapport de la Cour régionale de comptes avait pointé ces malversations : 75 000 euros de frais postaux sur le budget municipal pour envoi de courriers aux 36 000 maires de France afin qu’ils parrainent Bruno Mégret à la présidentielle… »
B. R.

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20 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Comment s’organiser contre le Front national et les groupes fascistes : retour sur l’expérience de Ras l’front


Comment s’organiser contre le Front national et les groupes fascistes : retour sur l’expérience de Ras l’front dans Antifascisme 30_couv-300x212

1990  : l’heure de la contre-offensive est venue !

On dit souvent que l’histoire ne se répète jamais à l’identique, mais qu’elle bégaye parfois. C’est ce que l’on ressent en relisant, vingt-trois ans après, l’appel des 250 personnalités lancé en mai 1990 contre le Front national…
N’en citons que deux extraits, le début et la phrase de fin : « La montée en puissance d’un parti fascisant et raciste met la France à l’heure de tous les périls. Ses avancées sont faites de nos reculs. Il faut, pour commencer, avoir le simple courage de nommer les choses et les gens. Quelles qu’en soient les conséquences judiciaires, nous affirmons ici que Le Pen, en filiation directe avec l’idéologie nazie, est un fasciste et un raciste. » Cet appel connaît un grand succès. Il est rapidement signé par d’anciens résistants, d’anciens porteurs de valises, des intellectuels prestigieux, des syndicalistes, des sportifs, de gens du spectacle, toutes tendances de gauche confondues. Intergénérationnel, il réunissait tout autant d’anciens résistants ayant souffert dans leur chair les horreurs du nazisme et des camps de concentration, et des militants anti­colonialistes, « porteurs de valises » qui avaient soutenu la guerre de libération nationale algérienne et combattu l’OAS, Bigeard, ses tortionnaires (tel Jean-Marie Le Pen qui se vante encore aujourd’hui des tortures auxquelles il s’était livré). Il réunissait enfin des participants de Mai 68 qui avaient longtemps combattu les groupes royalistes et fascistes tel Occident dont le slogan « fusillez Jean-Paul Sarte » résonnait encore dans les mémoires.

Naissance et activité du réseau

C’est à partir de cet appel que fut lancé le réseau Ras l’front. Très vite des comités se créent dans toute la France (jusqu’à 250), puis se fédèrent et se dotent d’un outil indispensable pour organiser la contre-offensive au Front national, le journal mensuel Ras l’front. Le combat idéologique y a une grande place, et de nombreuses initiatives culturelles en émergent : salons du livre antifasciste, Jazz contre le FN et d’innombrables réunions publiques et fêtes antifascistes. Rapidement, le journal devient un outil de confrontation directe avec le FN. La seule présence des militants de Ras l’front, vendant leur journal en face du Front national sur les marchés, permet l’élargissement du rejet par la population. Le choix était clair, soit prendre les tracts diffusés par les fachos, soit prendre celui des antifascistes et acheter leur journal.

L’énumération des actions et des mobilisations antifascistes à l’initiative de Ras l’front mériteraient à elles seules tout un livre, c’est pourquoi nous n’en citerons ici que quelques-unes. En 1997, la manifestation contre le congrès du FN à Strasbourg réunit plus de 50 000 manifestants venus de toute la France, le plus souvent dans des cadres unitaires. À l’occasion du défilé annuel du FN lors du 1er mai 1995, deux banderoles antifascistes sont déployées place de l’Opéra au moment même où se tenait le meeting de Jean-Marie Le Pen. Même s’il était la composante la plus importante du combat antifasciste, Ras l’front n’en était pas la seule. Pour ne citer que les plus emblématiques, parlons du réseau SCALP-Réflex et No Pasaran, où se retrouvaient essentiellement des militants de sensibilité libertaire et autonome. Le cas des FTP est lui un peu particulier : ce groupe reprenant l’acronyme des « Francs tireurs partisans » revendiqua plusieurs actions de sabotage à l’explosif contre des locaux du Front national.

Alain Pojolat http://npa2009.org/node/37251

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