Archive | Antifascisme

19 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Grèce, violents affrontements après le meurtre d’un militant d’extrême gauche (OF)

Grèce, violents affrontements après le meurtre d’un militant d’extrême gauche (OF) dans Antifascisme killahp_bandeau_0

Des heurts ont éclaté mercredi soir entre la police et des manifestants, dans plusieurs villes grecques, après le meurtre d’un rappeur antifasciste, tué par un militant néonazi présumé.

L’assassinat de Pavlos Fyssas, un musicien et militant antifasciste âgé de 34 ans, tué dans la nuit de mardi à mercredi par un homme identifié, selon la police, comme étant un membre présumé du parti néonazi Aube dorée, a ravivé les tensions en Grèce.

La police tire des gaz lacrymogènes

Ce mercredi soir, plusieurs manifestations ont dégénéré en affrontements. Dans une banlieue d’Athènes, la police a tiré des grenades lacrymogènes pour disperser un groupe de manifestants qui lançaient des pierres et des morceaux de bois sur les forces de l’ordre, selon la même source. À Salonique, la deuxième ville du pays, deux manifestations antifascistes réunissant environ 6 000 personnes ont été émaillées d’affron- tements avec les forces de l’ordre, qui ont tiré des gaz lacrymogènes sur des manifestants qui s’en prenaient à des vitrines. Des heurts ont également été signalés à Patras, dans l’ouest du pays, où le centre-ville a été bouclé.

Le président condamne le meurtre Aube dorée a démenti toute implication dans le meurtre, vivement condamné jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. « J’en appelle à un réveil social et institutionnel, à la volonté politique de lutter contre cette ignominie. Nous avons tous le devoir de ne pas laisser les portes ouvertes au fascisme », a déclaré Carolos Papoulias, le président grec. Faits divers mercredi 18 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Grece.-Violents-affrontements-apres-le-meurtre-d-un-militant-d-extreme-gauche_6346-2230112_actu.Htm

Commentaire: Bla bla bla! Quand la police et les fachos font ensemble la chasse aux immigrés, quand les fachos tuent et que les flics n’interviennent pas, qui est l’assistant de l’autre?

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18 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Grèce : stupeur après l’assassinat du rappeur antifa Killah P (Rue 89)

Grèce : stupeur après l’assassinat du rappeur antifa Killah P (Rue 89) dans Antifascisme killahp_bandeau_0

Le rappeur grec Pavlos Fyssas, connu sous le nom de scène Killah P, a été assassiné dans la nuit de mardi à mercredi à Athènes, devant un café à Amfiali, un quartier populaire du Pirée.

L’artiste, connu pour son engagement dans le mouvement antifasciste, est décédé dans la nuit à l’hôpital de Tzanio, des suites de ses blessures à l’arme blanche. Le site indépendant EnetEnglish rapporte qu’« un groupe de quinze à vingt fascistes, portant des T-shirts noirs, des bottes et pantalons militaires, déployés » dans la rue, auraient hélé le rappeur de 34 ans, qui se promenait alors avec sa petite amie et un autre couple.

L’agresseur présumé a été appréhendé peu après par la police, selon un rapport d’agence. L’homme de 45 ans aurait reconnu appartenir au parti néonazi de l’Aube dorée et avoir agi avec un motif politique. Le parti fasciste dément toute implication. Dans un climat extrêmement tendu, Petros Constantinou, leader du parti anticapitaliste Antarsya dénonce ce mercredi sur la radio Skai la passivité des agents de police présents non loin des lieux de l’altercation.

Alors que des manifestations antifascistes s’organisent à Athènes ce mercredi, l’annonce suscite la stupeur sur les réseaux sociaux et la blogosphère grecs les rassemblements s’initient et où l’on apostrophe le premier ministre conservateur Antonis Samaras pour l’inciter à condamner officiellement l’assassinat. Aurélie Champagne | Journaliste

http://www.rue89.com/rue89-culture/2013/09/18/grece-stupeur-apres-lassassinat-rappeur-antifa-killah-p-245819

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15 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Manifestation contre l’université d’été du FN à Marseille (FI)

Manifestation contre l'université d'été du FN à Marseille (FI) dans AntifascismeManifestation à marseille contre l’université d’été du fn © reuters – 2013

Entre un millier de personnes selon la police et dix mille personnes selon les organisateurs ont manifesté samedi après-midi sans incident dans le centre de Marseille pour protester contre la tenue de l’université d’été du Front National ce week-end dans la ville.

La manifestation organisée par 36 partis, syndicats et associations de gauche est partie du Vieux-Port et s’est dispersée à quelques kilomètres du lieu où se tient le rassemblement du FN. Seul un manifestant a été interpellé par les gendarmes mobiles pour avoir tagué un arrêt de bus. « Le FN essaye d’utiliser tous les maux marseillais pour faire son beurre, c’est une organisation dangereuse qui progresse, il faut l’arrêter », a déclaré à Reuters le député PS Patrick Mennucci, présent dans le cortège.

« Marseille est une ville symbole de la lutte contre le FN, c’est une provocation de leur part d’organiser leurs universités d’été dans une ville où ils n’ont jamais pu prendre pied malgré tous les problèmes qu’elle connaît », a ajouté Philippe Blache, l’un des porte-parole du Front de Gauche. « Le Front National ne sera jamais un parti comme les autres, aujourd’hui le mouvement antifasciste est de retour dans l’unité », a ajouté Kévin Vacher, porte-parole du NPA. Plusieurs dizaines de militants du mouvement « Antifa » venus de toute la France ont également participé au cortège. Le Front National est crédité de 25% des intentions de vote aux prochaines élections municipales à Marseille selon plusieurs sondages.  François Revilla, édité par Marine Pennetier MARSEILLE (Reuters) – 14 septembre 2013 à 17:28

http://www.franceinter.fr/depeche-manifestation-contre-luniversite-dete-du-fn-a-marseille

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15 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Le NPA à Marseille contre l’Université d’été du FN

Le NPA à Marseille contre l'Université d'été du FN dans Antifascisme manif-anti-fn-marseille_4040079

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14 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Grèce : défaite du pouvoir et des nazis

Grèce : défaite du pouvoir et des nazis  dans Antifascisme traction_11_legere_1939

Le procès qui a eu lieu les 4 et 5 septembre à Athènes relève de l’odieux : « Est-il possible que des nazis, qui se félicitent d’Auschwitz, puissent déposer une plainte contre les antifascistes et que l’affaire puisse arriver jusqu’au tribunal ? » (parole d’un témoin de la défense)…
Qui sont les deux accusés ciblés par ce procès ? Il s’agit de Konstantinos Moutzouris et de Savvas Michail. Au premier, ancien président de l’université polytechnique d’Athènes et ancien candidat de droite à la députation, on reproche de ne pas avoir fait interdire les émissions d’Indymedia depuis la fac… Le second, dirigeant du petit groupe trotskyste EEK, philosophe antifasciste connu, est mis en accusation pour un tract qui se conclut par « le peuple n’oublie pas, les fascistes, il les pend », mot d’ordre de masse de toute la gauche dans la période qui avait suivi la dictature.
Utiles au pouvoir Plus que le procès, la vraie question est de comprendre pourquoi l’Europe libérale et son rouage grec accorde ses faveurs à un groupe ouvertement nazi, raciste, antisémite, qui non seulement serait certainement interdit depuis longtemps en France mais dont bien des membres devraient être en prison.

La réponse coule de source : si le ministre grec de « l’Ordre public » parle bien de Chryssi Avgi (Aube dorée) comme d’un groupuscule extrémiste aux idées totalitaires, il laisse dans le même temps ces petites frappes agir et tenter de tuer en toute impunité (sans parler des scènes où l’on voit flics et nazillons côte à côte contre les antifascistes)… Dans la Grèce du mémorandum, l’existence de cette bande paraétatique est considérée comme utile, voire indispensable, à une partie de la bourgeoisie européenne.
Ainsi, les provocations meurtrières des nazis contre les immigréEs aident le gouvernement à intensifier sa politique raciste, invoquant « l’exaspération de groupes de citoyens ». Conséquence : de véritables camps de concentration existent désormais en Grèce, enfermant dans des conditions terribles des centaines d’immigréEs.
Voilà donc ce qui explique que la justice grecque ait accepté les plaintes déposées en 2009 par des membres de ce groupe nazi, dont un député marchand d’armes et d’insignes nazis, et une inculpée de violences à coups de couteau (dont le procès a curieusement été repoussé huit fois) !
Ils reculent sous la mobilisation Les deux accusés ont finalement été innocentés à 100 %, le pouvoir risquant trop gros des conséquences d’une condamnation. Mais ce résultat doit surtout être apprécié dans le cadre d’une mobilisation antinazie qui s’intensifie. Ce procès a donné lieu à une campagne de solidarité en Grèce et à l’étranger. Le NPA a par exemple apporté son soutien aux deux accusés par un communiqué. De plus, la mobilisation au tribunal était imposante, et pas l’ombre d’un de ces nazillons n’y a été vue.
Il s’agit donc d’une grosse défaite des nazis, une défaite venant après une première humiliation fin juillet. Sous la pression de la mobilisation antifasciste, le gouvernement avait dû interdire au dernier moment leur rassemblement international à Kalamata (dans le sud du pays). Et le lendemain, plus de 3 000 antinazis de tout âge avaient encerclé le siège local de Aube dorée, d’où n’osaient plus sortir la dizaine de nazillons enfermés. Et ces derniers temps, des interventions de la population ont mis en fuite ces criminels, lors d’attaques contre des immigréEs ou contre des militantEs de gauche.
Les nazis sont une menace d’autant plus forte qu’ils sont un élément du pouvoir pour faire passer la politique de la troïka. Mais à partir du moment où une mobilisation unitaire et résolue s’engage, le rapport de forces sur le terrain peut être largement en faveur du mouvement social ! D’Athènes, A. Sartzekis Jeudi 12 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 208 (12/09/2013)

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14 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

49% des sympathisants UMP pour des accords avec le FN (Jdd)

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Selon un sondage Ifop pour Atlantico, samedi, 49% des sympathisants UMP souhaitent que leur parti passe des accords électoraux avec le Front national aux élections locales, soit 2% de plus qu’en mai. Les sympathisants du parti de Marine Le Pen se disent quant à deux favorables à 72% à ce type d’accords lors d’élections municipales, cantonales et régionales, une tendance stable depuis mai.

 

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13 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

En cas de face à face FN/UMP, Olivier Besancenot ne choisit pas

En cas de face à face FN/UMP, Olivier Besancenot ne choisit pas  dans Antifascisme filloninochet-300x225

 Olivier Besancenot, du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), a expliqué mardi qu’en cas de duel entre un candidat FN et un candidat UMP, il ne choisirait pas car « on a déjà donné », après des propos controversés de François Fillon sur le sujet.
Interrogé dans l’émission Mardi politique RFI/Libération/AFP pour savoir s’il choisissait entre un candidat FN et un candidat UMP lors des prochaines élections municipales, Olivier Besancenot a répondu « non, on a déjà donné ».
« J’ai fait ça en 2002, je m’en souviens », a-t-il précisé faisant référence au second tour de la présidentielle de 2002 qui avait opposé Jacques Chirac à Jean-Marie Le Pen, alors président du Front national.
Interrogé auparavant sur son choix entre un candidat PS et un candidat FN,  il a répondu: « Je suis un militant anti-fasciste donc en général on fait barrage à l’extrême droite »,  avant de reconnaître qu’il voterait PS.
L’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy (2007-2012) François Fillon a expliqué dimanche qu’il n’écartait pas l’idée d’appeler à voter FN en cas de duel avec le PS lors des municipales, si le candidat frontiste était « moins sectaire », déclenchant de vives protestations socialistes. Mardi 10 septembre 2013  (AFP 10/09/2013)

http://npa2009.org/node/38632

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12 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Chili : Les leçons d’une tragédie (lcr.be)

Chili : Les leçons d’une tragédie (lcr.be) dans A gauche du PS filloninochet Coincidence il appelle a voter FN!

Le 11 septembre 1973, l’armée chilienne commandée par le général Augusto Pinochet renversait le gouvernement de l’Unité Populaire, assassinait le président élu Salvador Allende et écrasait le mouvement ouvrier le plus puissant d’Amérique latine. Quarante ans après, « La Gauche » (journal de la Lcr.be, NDB)  veut non seulement faire oeuvre de mémoire mais surtout mettre en lumière deux aspects très actuels de cette tragédie.

On dit souvent  que le tournant néolibéral remonte à 1982, avec l’arrivée au pouvoir de Reagan et de Thatcher. C’est exact pour ce qui concerne les pays du « centre » et la politique des institutions internationales. Mais le coup d’envoi de la « stratégie du choc » néo- libérale (Naomi Klein) avait été donné près de dix ans plus tôt, au Chili. Beaucoup de dictatures combinaient tyrannie politique et dirigisme économique, voire étatisme. Pinochet a innové. Il a brisé le mouvement ouvrier, non pour aider la bourgeoisie locale à se développer en uti- lisant son Etat comme rempart contre la concurrence internationale, mais pour imposer le programme néolibéral de l’économiste Milton Friedman : offrir aux multinationales tout ce qu’elles souhaitaient en termes de privatisation, de dérégulation, de flexibilisation tous azimuts.

Cette spécificité contribue à expliquer la longévité politique de Pinochet. Dès 1982, certains admirateurs du « miracle chilien » comparaient ses crimes au cassage des œufs nécessaire à la cuisson de l’omelette. Cette banalisation du putsch s’accrut quelques années plus tard, quand les recettes de Friedman furent appliquées à l’ex-Union soviétique.  Le soutien de Thatcher à Pinochet avait donc une signification politique profonde : le néolibéralisme porte en lui la suppression des droits démocratiques et syndicaux « comme la nuée l’orage ».

Le coup d’Etat de septembre 1973 est l’acte de naissance de l’ère néolibérale que nous subissons toujours. Le capital n’hésitera pas à repasser par ce point de départ si les résistances sociales l’empêchent de poursuivre son travail de destruction. Dans l’UE, la démocratie parlementaire classique n’est déjà plus qu’un souvenir et la Grèce montre bien que la menace d’un Etat fort ne doit pas être sous-estimée.

Comment y faire face ? Par la mobilisation sociale la plus large des exploité-e-s et des opprimé-e-s, par la lutte intransigeante pour leurs revendications de classe, par l’auto-organisation démocratique de ces luttes. Toute illusion sur le rôle de l’Etat, sur la neutralité de ses appa- reils et sur la loyauté de ses chefs doit être bannie car elle peut se révéler mortelle. C’est la deuxième leçon du Chili, et elle garde toute son actualité.

Un peu partout en Europe, la dégénérescence de la social-démocratie libère un espace politique qui tend à être occupé par des forces de gauche nouvelles : Syriza en Grèce, le Front de Gauche et le Parti de Gauche en France, Die Linke en Allemagne, le SP aux Pays-Bas…  La crise des partis traditionnels est à ce point profonde que certaines de ces forces  pourraient arriver au pouvoir, seules ou en coalition, sur base d’un programme antinéolibéral plus ou moins radical. Le PG français va même jusqu’à plaider pour une « révolution citoyenne » avec « appro- priation sociale des moyens de production ».

En supposant que ces programmes ne soient pas édulcorés par leurs propres auteurs, il s’agit de voir la réalité en face: la classe dominante ne cèdera jamais le pouvoir démocratiquement. Elle devra en être chassée par une mobilisation de masse extra-parle- mentaire qui ne pourra  vaincre qu’en brisant l’appareil d’Etat capitaliste, en particulier l’armée, la police, la magistrature, le corps des hauts fonctionnaires. Quelques jours avant le coup de Pinochet, des milliers de travailleurs et de travailleuses réclamaient des armes pour contrer le putsch dont la menace était perceptible. Allende refusa de les leur donner.  Qu’un tel aveuglement serve de leçon, et les victimes de Pinochet ne seront pas tombées tout à fait en vain.

Par La Gauche le Mercredi, 11 Septembre 2013

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=3009:chili–les-lecons-dune-tragedie&option=com_content&Itemid=53

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12 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Chili, 11 septembre 1973, le coup d’État de Pinochet et l’écrasement du mouvement ouvrier (LO)

Chili, 11 septembre 1973, le coup d'État de Pinochet et l'écrasement du mouvement ouvrier (LO) dans A gauche du PS allende1ultimafoto_allende

(…) FACE À UN COUP D’ÉTAT ANNONCÉ, LA CLASSE OUVRIÈRE DÉSARMÉE

L’extrême droite et les militaires intervenaient de plus en plus contre la population dans les campagnes et les quartiers populaires. Mais les travailleurs de leur côté s’organisaient et faisaient face, se défendant contre les nervis d’extrême droite et se mobilisant pour combattre le marché noir et assurer le ravitaillement dans les quartiers. Alors que, du côté des militaires, il devenait de plus en plus évident qu’un putsch se préparait, la classe ouvrière se montrait prête à réagir si on le lui demandait.

Mais Allende demanda aux classes populaires de la sagesse et… des efforts pour augmenter la production afin de combattre le fascisme. Quant au Parti communiste, il lança une campagne de pétitions pour dire « Non à la guerre civile ». En fait, les dirigeants du gouvernement d’Unité populaire démobilisaient la classe ouvrière.

Une première tentative de coup d’État militaire échoua le 29 juin 1973. Allende chercha à se concilier les militaires et, le 9 août, il les appela au gouvernement, nommant Pinochet commandant en chef des armées. L’armée, relayée par l’extrême droite, commença à prendre le contrôle de régions entières.

Face à cette situation, les classes populaires attendaient des chefs de l’Unité populaire des consignes et des armes. Allende leur répondit le 9 septembre en proposant l’organisation d’un référendum !

Le 11 septembre, le coup d’État militaire, au cours duquel Pinochet fit bombarder le palais présidentiel, ne fut pas une surprise. Mais tous ceux qui, dans les villes, les campagnes, les quartiers populaires, se préparaient à faire face aux militaires, attendirent en vain les consignes et les armes que les dirigeants du Parti socialiste et du Parti communiste leur avaient promises.

Rien ne vint. L’armée ne se cassa pas en deux comme l’avaient laissé espérer les dirigeants du gouvernement d’Unité populaire. Les cara- biniers, hostiles à Pinochet, se rangèrent du côté de l’état-­major après avoir attendu en vain des ordres du gouvernement qui ne vinrent pas. Tous ceux qui refusèrent d’obéir furent exécutés. En quelques jours, des dizaines de milliers de personnes, travailleurs, paysans, militants et suspects furent arrêtés, parqués dans des stades, des terrains vagues. Beaucoup furent torturés, des milliers furent exécutés. La mort d’Allen- de, dont on apprit plus tard qu’il s’agissait d’un suicide, fut annoncée.

Il s’agissait de briser par la terreur toute velléité de résistance des classes populaires. La gauche et le mouvement ouvrier chiliens étaient écrasés. Le peuple chilien entrait dans les ténèbres d’une dictature qui allait durer dix-sept ans.

Salvador Allende est aujourd’hui célébré à gauche comme un martyr victime de la réaction et des violences militaires, mais c’est une partie de la réalité. La politique réformiste d’Allende et des partis de l’Unité populaire se voulait respectueuse de la bourgeoisie, de la propriété capitaliste, mais aussi de l’armée, des institutions et de l’ordre bourgeois. Face à la réaction militaire, appuyée par la bourgeoisie chilienne et par l’impérialisme américain, ils excluaient de faire appel à une mobilisation populaire qui serait alors devenue révolutionnaire. Ce faisant, ils conduisaient consciemment les travailleurs à l’abattoir. Le suicide d’Allende, préférant se donner la mort plutôt que d’organiser la lutte du peuple qui l’avait soutenu, reste aussi le symbole de l’impasse du réformisme. Henriette MAUTHEY

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2354&id=43

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11 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Une « quenelle » qui reste sur l’estomac de l’armée (LP)

Une

Connaissez-vous la quenelle ? Pas le plat lyonnais, l’une des fiertés de la gastronomie française, mais le signe de ralliement des fans, supporteurs et admirateurs de Dieudonné. « Glisser une quenelle », l’expression émane de son inventeur lui-même, consiste à placer sa main ouverte sur son bras opposé, à allonger ce dernier pour faire un signe dont la signification est explicite. La référence au salut hitlérien est évidemment volontaire. Plus la quenelle est longue, plus, bien entendu, le bras d’honneur est profond et procure satisfaction à son auteur. Dans ses affiches, dans ses sketchs ou ses apparitions publiques, l’humoriste ne se prive pas de ce geste, désormais non équivoque.

Il semble que cette quenelle soit devenue un plat de résistance chez les militaires au point de provoquer une indigestion chez leurs supérieurs ! Deux militaires – sans doute des chasseurs alpins – ont été photographiés en train de faire ce « salut » très particulier devant la synagogue de la rue de Montevidéo à Paris dans le 16e arrondissement. Les premiers éléments de l’enquête désigneraient deux soldats du plan Vigipirate. Selon les informations du Point.fr, ils ont été identifiés et convoqués lundi matin par leur commandement. Chez Jean-Yves le Drian, on fait valoir que « le ministre de la Défense condamne très fermement ce dérapage et a demandé au chef d’état-major de l’armée de terre de prendre des sanctions contre les deux militaires identifiés. »

Pas tous conscience de leur geste ? La première photo de ce genre a été diffusée sur le site antisémite Joe le Corbeau. En fouillant plus loin, on trouve sur ce même site d’autres images montrant des militaires exécutant un geste analogue. Ces jeunes gens pourraient être affecté au 126e régiment d’infanterie. Un régiment particulièrement cher au coeur de François Hollande, chef des armées car il réside en garnison à Brive-la-Gaillarde en Corrèze. « Il n’est pas certain que tous aient conscience de la nature de leur geste », tient à préciser une source interne à la grande muette. Toujours est-il que l’affaire est prise très au sérieux par l’état-major et qu’une communication officielle devrait avoir lieu mardi ou mercredi sur ce sujet.

http://www.lepoint.fr/societe/exclusif-une-quenelle-qui-reste-sur-l-estomac-de-l-armee-10-09-2013-1722700_23.php

ss-usa-300x200 dans Antimilitarisme

Commentaire: Et ceux-ci, c’est aussi à l’insu de leur plein gré?

 

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