Archive | Antifascisme

06 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper. Agression de Clément Méric : rassemblement ce soir, place Saint-Corentin

Quimper. Agression de Clément Méric : rassemblement ce soir, place Saint-Corentin   dans Antifascisme clement-300x248

« L’agression mortelle de Clément Méric, militant antifasciste, à Paris, par des skinheads issus de l’extrême droite, nous rappelle que la peste brune est plus que jamais là et que nous ne devons pas la laisser passer, écrit la section quimpéroise de la Ligue des droits de l’Homme dans un communiqué. La LDH appelle l’ensemble des organisations politiques, associatives, syndicales et républicaines à se rassembler en mémoire de Clément Méric et montrer que Quimper combat et combattra les forces fascisantes ». Rassemblement place Saint-Corentin à 18 h 30, ce jeudi. Un tel rassemblement est aussi prévu ce jeudi, à 18 h 30, à Brest. 6 juin 2013 à 11h45

http://quimper.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimper/ville/quimper-agression-de-clement-meric-rassemblement-ce-soir-place-saint-corentin-06-06-2013-2127798.php

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06 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Brest. Rassemblement à 18 h 30 en réaction à l’agression mortelle de Clément Méric (LT)

Brest. Rassemblement à 18 h 30 en réaction à l'agression mortelle de Clément Méric (LT) dans Antifascisme clement-300x248

La Ligue des droits de l’Homme de Brest  appelle à un rassemblement à 18 h 30, ce jeudi, sur la place de la Liberté, à Brest, « en réaction à l’agression odieuse de Clément Méric par des membres de groupuscules d’extrême droite ». La même chose est prévue à Quimper. 6 juin 2013 à 11h31

http://brest.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/brest-rassemblement-a-18-h-30-en-reaction-a-l-agression-mortelle-de-clement-meric-06-06-2013-2127792.php

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06 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Agression fasciste à Paris: Mobilisation!

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Clément, un jeune militant antifasciste, syndicaliste étudiant, a été frappé à mort, hier à Paris, par un groupe de l’extrême droite radicale, les jeunesses nationalistes révolutionnaires.

Nous exprimons notre indignation, notre colère, notre solidarité à sa famille et à ses camarades après une telle agression. Ce type de groupuscules se sent encouragé dans leurs actions violentes depuis les mobilisations anti-mariage gays, dans la foulée du Printemps Français, de la progression de l’audience du Front National, de toute la droite extrême. Des agressions du même ordre se sont déroulées à Lyon, à Toulouse, à Poitiers. Ces groupes ont des cibles : les militants progressistes, les syndicalistes, leurs organisations et plus largement tous ceux qui veulent une alternative politique à cette société d’ex- ploitation.

Le mouvement démocratique et progressiste doit prendre conscience de la nécessité de se mobiliser, de faire front le plus largement possible, pour les empêcher de nuire, pour faire reculer leur idéologie. Le NPA appelle à participer à tous les rassemblements de solidarité qui se tiendront, dont  à Paris, à 17h métro Havre Caumartin et 18h30 place Saint-Michel.

Montreuil, le 6 juin 2013

Brest: RDV place de la Liberté à 18h

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06 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Agressé par des skinheads, un militant de gauche en état de mort cérébrale (LM + LT)

 

Agressé par des skinheads, un militant de gauche en état de mort cérébrale (LM + LT) dans Antifascisme ratten

Un militant de gauche a été brutalement agressé à Paris, mercredi 5 juin, par des partisans de l’extrême droite appartenant « au groupe JNR (Jeune nationaliste révolutionnaire) », selon le Parti de gauche. « Laissé inanimé, il a été déclaré ce soir en état de mort cérébrale à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière », indique un secrétaire national du mouvement, Alexis Corbière, sur son blog, dénonçant « l’horreur fasciste ». Il s’agirait bien d’une agression « à connotation politique », selon la police.

Le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, a dit jeudi sa « totale détermination à éradiquer cette violence qui porte la marque de l’extrême droite », après cette violente agression lors d’une bagarre entre « deux groupes de personnes, très probablement pour des raisons d’ordre politique », précise le ministère dans un communiqué. Serge Ayoub, le leader des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), le groupe skin mis en cause par le Parti de gauche, a démenti jeudi toute implication de son groupe. « C’est absolument faux », a dit, lors d’un entretien téléphonique avec l’AFP, Serge Ayoub, alias « Batskin », qui a par ailleurs rejeté sur les militants d’extrême gauche la responsabilité de la bagarre. D’après un communiqué de l’Action antifasciste Paris-banlieue publié sur le site Bakchich, « Clément Méric, jeune syndicaliste âgé de 18 ans », « venu de Brest pour ses études à Sciences Po », sortait d’un magasin rue Caumartin, près de la gare Saint-Lazare, lorsqu’il a été pris à partie.  Selon une source policière, une vente privée de vêtements était organisée dans le quartier. Vers 18 heures, trois jeunes gens « de type skinhead », dont une femme, sont arrivés sur les lieux où ils se sont confrontés à un autre groupe de jeunes. Après des invectives et des bousculades, les skinheads, rejoints par « des renforts », ont attendu devant le magasin.

CRIME ODIEUX

Les agresseurs, qui n’ont toujours pas été interpellés, portaient « des bombers et des rangers », selon 20Minutes.fr. L’un d’eux aurait projeté le militant contre un poteau métallique. « On était à une trentaine de mètres avec ma copine et on a entendu un gros boum quand sa tête a heurté le poteau », a raconté un témoin au site Internet. Un passant serait ensuite intervenu pour secourir la victime, placée en position latérale de sécurité avant d’être évacuée. Un témoin de la scène, interrogé par RTL décrit ainsi les agresseurs : « J’ai aperçu un homme avec un tatouage dans le cou. C’était une croix gammée. L’homme faisait 1,90 mètre, il avait le crâne rasé. Ensuite, j’ai aperçu un de ses collègues avec un tee-shirt du Front national, skinhead aussi. J’avais jamais vu un homme avec des tatouages nazis et des bottes avant, à part dans les films… » Le Parti de gauche a appellé le ministère de l’intérieur à agir « dans les plus brefs délais pour retrouver les responsables de ce crime odieux » et « exige également la dissolution des groupes d’extrême droite qui multiplient les actes de violence à Paris et à travers le pays depuis plusieurs semaines ». Un rassemblement, à l’appel du mouvement, doit se tenir jeudi à 18 h 30 place Saint-Michel à Paris. Les Jeunes du Parti de gauche ont de leur côté annoncé sur leur compte Twitter et leur page eFacebook un rassemblement à 12 heures devant Sciences Po Paris (rue Saint-Guillaume, 7e) « pour rendre hommage à Clément, militant de Solidaires Etudiant-e-s et étudiant en première année » à l’IEP. « A la mémoire de notre camarade et ami Clément tué hier soir par des fascistes, rendez-vous à 17 heures aujourd’hui jeudi 6 juin au passage du Havre, Métro Havre Caumartin », a écrit pour sa part un groupe dénommé Action Antifasciste Paris-Banlieue sur sa page Facebook. « Il est grand temps que celles et ceux qui ont récemment entretenu des discours de haine et de violence s’interrogent en conscience sur les conséquences que leurs propos peuvent avoir sur les esprits dérangés de fanatiques violents », a renchéri EELV dans un communiqué.

« LE FN N’A AUCUN RAPPORT » AVEC L’AGRESSION

Interrogée sur RTL, jeudi matin, la présidente du Front national, Marine Le Pen, a indiqué que son parti n’avait « aucun rapport, ni de près ni de loin » avec l’agression « inadmissible », « épouvantable », de ce jeune homme. « S’il est démontré que ces groupements [comme les JNR] donnent des instructions de violence à leurs membres, alors oui [une dissolution] peut être envisagée » a-t-elle affirmée. Comme RTL la confrontait à un témoignage oral d’un homme parlant d’un agresseur tatoué d’une croix gammée, et d’un autre « avec un T-shirt du Front national », la dirigeante frontiste a répondu : « J’ai déjà vu ce type d’amalgame, j’attends de voir ce que la justice va dire », avertissant que « si certains se servent de cela pour tenter de salir le mouvement que je préside, alors eux aussi devront en répondre ». Les réactions affluaient jeudi matin sur les réseaux sociaux. L’eurodéputée Eva Joly et Clémentine Autain, membre de la coordination du Front de gauche, ont dénoncé sur leur compte Twitter cette violente agression.  Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a, de son côté, souhaité que « la police et la justice parviennent à identifier rapidement les coupables ». Le parti communiste de Paris a évoqué un « crime odieux, qui intervient après la recrudescence de l’action de groupuscules d’extrême droite ces dernières semaines » et appelé à « une réponse forte et immédiate de l’État » indique le communiqué qui évoque une « dissolution ».Le Monde.fr avec AFP | 06.06.2013 à 01h24 • Mis à jour le 06.06.2013 à 09h00

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/06/06/agresse-par-des-skinheads-un-militant-d-extreme-gauche-en-etat-de-mort-cerebrale_3424880_3224.html

10H45. Désir appelle à participer à la manifestation de 18 h 30, à Paris
Harlem Désir, Premier secrétaire du PS, a annoncé que son parti appelait à participer au rassemblement prévu à 18 h 30, à Paris, au lendemain de la bagarre qui a laissé un militant d’extrême gauche dans un état désespéré. « Je renouvelle le soutien du Parti socialiste à la dissolution des groupes d’extrême droite ultra-violents », a-t-il aussi écrit dans un communiqué.

10H15. Fourest : « Nous allons vers un risque de radicalisation d’extrême droite à la Anders Breivik »
Selon Caroline Fourest, militante féministe, l’agression de Clément Méric est directement liée aux manifestants anti-mariage gay. « A l’occasion des « Manifs pour tous », des groupes se sont sentis portés et médiatisés. Maintenant que la mobilisation collective est retombée, ils sont à un niveau de radicalité bien plus grand », a-t-elle déclaré sur BFMTV en faisant un lien direct avec l’attentat terroriste d’Anders Behring Breivik en Norvège.

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/paris-agression-mortelle-d-un-militant-d-extreme-gauche-qui-serait-originaire-de-brest-06-06-2013-2127729.php

 

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04 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Manif pour tous : grandes et petites manœuvres à droite

Manif pour tous : grandes et petites manœuvres à droite dans Antifascisme ratten

Quelles que soient les polémiques de chiffres, les réacs ont rassemblé 150 000 personnes d’après la police, un million d’après les organisateurs.

Moins de monde que lors des dernières manifs, mais cependant une démonstration de force de tout ce que le pays compte de réacs… La « manif pour tous » , l’UMP (ou une partie d’entre elle à l’appel de Copé), le FN, l’extrême droite fascisante, l’Église ou les intégristes de Civitas… tous étaient là ! Frigide Barjot avait pris prétexte de prétendues menaces de groupes fascisants pour ne pas rejoindre la manifestation qu’elle soutenait bien évidemment sans réserve. Elle souhaitait surtout prendre ses distances par rapport à tous ceux qui essayent de récupérer la mobilisation des milieux réactionnaires au profit de leurs propres ambitions. La meilleure façon de ne pas servir de marchepied à Copé and co était de rester au-­dessus de la mêlée. Frigide Barjot se sent pousser des ailes politiques et ne veut pas se laisser voler son propre succès, pas plus par les vieux messieurs de l’UMP que par les jeunes fachos. Elle veut garder son indépendance pour jouer son propre jeu à l’approche des prochaines élections municipales.

Le leadership de la réaction
Copé s’est démultiplié pour lui voler la vedette, dénonçant les « tentatives inacceptables de pression et d’intimidation » du gouvernement pour annoncer : « le prochain rendez-vous sera dans les urnes ». Rendez-vous donc pour les élections municipales… et à l’UMP : « Il est très important que ces centaines de milliers de Françaises et de Français qui ont eu un engagement sociétal le transforment en engagement politique, au sens noble du terme ». Henri Guaino avait aussi soigné sa propre mise en scène. Il était là pour ne pas donner « un chèque en blanc » au gouvernement et aller « plus loin »… Du côté des amis de Fillon, la pose était tout autre, celle de républicains respectueux de la loi et de l’ordre… Alain Juppé ne « conseillait pas de manifester », pas plus que Fillon, Luc Chatel, Bruno Le Maire ou Nathalie Kosciusko-Morizet…
Marion Maréchal-Le Pen, à laquelle Marine Le Pen avait laissé la place,  s’est félicitée du « succès » de ce « mouvement patriote » qui allait « probablement perdurer sur d’autres thématiques », alors que les groupuscules fascisants essayaient de se faire voir par tous les moyens. Toutes les composantes de la droite et de l’extrême droite considèrent cette manif comme un tremplin vers d’autres actions et mobilisations contre le gouvernement et pour élargir leurs influence tout en se disputant le leadership. «  Cette manifestation vise à contester une loi votée par le Parlement et ratifiée par le Conseil constitutionnel, donc, si chacun a le droit d’aller manifester, on n’en voit pas bien ni le sens, ni le but », avait déclaré Valls dans le même temps qu’il s’adressait « aux familles et aux enfants ». De toute évidence, ses efforts conjugués à ceux d’Ayrault ou d’Harlem Désir pour dissuader de manifester, en dramatisant ou en appelant au respect de l’ordre républicain, ont été impuissants à intimider la droite extrême et l’extrême droite. La seule force capable de les faire reculer est celle du monde du travail, rassemblé et mobilisé pour défendre ses propres intérêts sociaux et démocratiques, ceux de toute la population, contre les forces réactionnaires.

Yvan Lemaitre Jeudi 30 mai 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 197 (30/05/13)

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04 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Du Touvet (Isère) à Aix-en-Provence : non à de nouveaux éloges de l’OAS (Ldh)

Du Touvet (Isère) à Aix-en-Provence : non à de nouveaux éloges de l’OAS (Ldh) dans Antifascisme fdunnhfs

Au moment où s’ouvraient les négociations d’Evian pour mettre fin à la guerre d’Algérie, deux activistes, Albert Dovecar et Claude Piegts, membres des sinistres commandos delta de l’OAS, participaient à l’assassinat de Roger Gavoury, commissaire central d’Alger, dans la nuit du 31 mai au 1er juin 1961. Condamnés à mort, Dovecar et Piegts ont été exécutés le 7 juin 1962. C’est précisément le 7 juin 2013 que le Collectif aixois des rapatriés – le CAR –, a choisi pour inaugurer à Aix-en-Provence un monument, de même nature que ceux de Nice, Toulon, Perpignan et Marignane, érigés à la gloire de tels assassins. La stèle sera installée dans la cour de la Maison du maréchal Alphonse Juin, propriété de la ville d’Aix, devenue véritable casemate de la « nostalgérie ». L’actuelle équipe municipale en a confié la gestion au CAR qu’elle subventionne abondamment. Coutumier des éloges de la colonisation et de l’OAS, le président du collectif, René Andrès, lance un appel pour l’inauguration d’un espace « appelé à devenir le haut lieu de la mémoire, et de la conservation, de la vérité du peuple Pied-Noir et Harkis ».

L’Association de défense des anciens détenus de l’Algérie française (ADIMAD) soutient cet appel. Ces irréductibles de l’Algérie française ont prévu de se retrouver, comme chaque année, début juin autour de la tombe de Claude Piegts au Touvet, dans l’Isère. L’hommage initialement prévu le 2 juin 2013, a soulevé de telles protestations qu’il vient d’être interdit par la préfecture de l’Isère. Ses initiateurs l’ont reporté au 9 juin, deux jours après la cérémonie d’Aix. La Ligue des droits de l’Homme dénonce avec force ces tentatives de réhabilitation des anciens tueurs de l’OAS, autant que les dérives idéologiques sur les aspects positifs de la colonisation et les nouvelles instrumentalisations du drame des Harkis et de leurs enfants. Il est indispensable que soient officiellement reconnus, simplement reconnus, les crimes et méfaits qui ont accompagné la colonisation et la guerre d’indépendance de l’Algérie. Indis-pensable pour bannir en France toutes les formes de racisme que ces dérives alimentent ; indispensable pour permettre le renforcement des liens d’estime et d’amitié entre les peuples algérien et français, l’établissement d’une coopération active et sincère entre la France et l’Algérie !

Paris, le 4 juin 2013 Communiqué LDH http://www.ldh-france.org/Du-Touvet-Isere-a-Aix-en-Provence.html

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03 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Suicide : l’extrême droite fait une bonne action

Suicide : l'extrême droite fait une bonne action dans Antifascisme hitler-suicide-pink-l

Le 21 mai, Dominique Venner, écrivain d’extrême droite militant depuis plus de 50 ans, s’est tiré une balle dans la cathédrale Notre-Dame-de-Paris.

Il a ainsi mis fin à une vie marquée par plusieurs facettes d’activisme d’extrême droite, allant du terrorisme dans les milieux de l’OAS jusqu’à son activité plus récente d’« historien ». Un geste « éminemment politique » et une tentative de « réveiller le peuple de France », d’après l’hommage de Marine Le Pen… Sa vie militante commence dans les années 1950 dans les rangs du mouvement Jeune Nation, animé par Pierre Sidos, futur dirigeant du groupuscule Œuvre française. Par la suite, il rejoint le combat de l’OAS, mais tire un bilan critique de son engagement une fois que la décolonisation de l’Algérie était acquise : « L’échec algérien a mis un point final aux prétentions des politicards d’extrême droite. Il a montré la stérilité du seul activisme (…). Il a par contre confirmé comme seules justes les perspectives de la révolution nationaliste », écrit-il en juillet 1962, mois de l’indépendance algérienne.  Dans ce contexte historique, Venner chercha à contribuer à une refondation idéologique de l’extrême droite. Il prône un nationalisme « européen », celui des États ex-coloniaux s’étant révélé insuffisant, vu la perte des anciens empires. Fondateur de la revue Europe-Action (1963 à 1966), Venner propose en juillet 1967 de fonder un club de pensée sous forme du futur GRECE (Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne).
Tout comme le « racialiste » Pierre Vial, Venner défendait des considérations relatives à la « défense de notre race », contre ceux qui à l’extrême droite, défendent le « réveil des identités culturelles » (vues comme immuables) partout sur la planète. Son héritage idéologique se trouve aujourd’hui plutôt du côté de la mouvance « identitaire ».

Hommages unanimes…
Son suicide s’est voulu acte mobilisateur, présenté comme protestation contre « la décadence de notre civilisation », symbolisée à ses yeux par le mariage pour touTEs. Ceci tout en invitant le mouvement anti-mariage homosexuel, qu’il avait soutenu (notamment dans le cadre du groupement Printemps français), à élargir son horizon idéologique à la lutte contre l’« immigration afro­-maghrébine ». Sa mémoire a donc été saluée à la fois par Marine Le Pen, qui rompt ainsi avec la tentative de « dédiabolisation » en se référant ouvertement à un idéologue fasciste, par son père, par son ex-rival Bruno Gollnisch, par l’ex-député UMP Christian Vanneste – exclu de son parti pour homophobie trop ouvertement affichée –, mais aussi par Christine Boutin. Cette dernière a déclaré : « J’espère que cet homme, qui ne croyait visiblement pas en Dieu – Venner appartenait en effet au courant néo-païen de l’extrême droite –mais qui avait choisi Notre-Dame pour mettre fin à sa vie, s’est converti à la dernière seconde ». Une fois de plus, les digues entre une partie de la droite et l’extrême droite sont ouvertement rompues.

Bertold du Ryon Vendredi 31 mai 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 197 (30/05/13) 

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02 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Bal contre l’homophobie, le racisme et le sexisme

Bal contre l’homophobie, le racisme et le sexisme dans Antifascisme bal-213x300

Depuis quelques mois, nous sommes assaillis par toutes sortes d’idées arriérées : homophobes, sexistes, racistes. C’est absurde : l’homosexualité ne nuit ni à autrui ni à l’organisation de la société.   Sous prétexte de «défendre le droit des enfants à avoir un père et une mère » ou encore de « veiller à la sauvegarde de notre civilisation », les « manifs pour tous » déploient des moyens considérables (financier, technique, humain…) pour imposer un ordre moral dont la majorité d’entre nous ne veulent pas. Se développe en son sein depuis quelques semaines, un mouvement national de prières de rue : « les veilleurs ». Ce mouvement n’est pas inoffensif, il  fait  le lit au développement de groupuscules identitaires, nationalistes, et fascistes qui  profitent de cette occasion pour affirmer leur volonté d’imposer par la force leurs idées d’une France « purifiée » et traditionaliste.

SEXISME car on cherche à nous cantonner dans une case bien définie : avec ce pseudo « équilibre parfait » Papa/Maman, la femme y a surtout le mauvais rôle.

RACISME et HOMOPHOBIE car laisser se développer ces mouvements, c’est ouvrir la porte à un ordre conservateur. C’est regarder passivement et finalement réduire les libertés et les droits fondamentaux de gens « pas assez blancs », des femmes, d’homosexuel-les…

Tout ceci détourne finalement notre colère des vrais problèmes : l’austérité mise en place par les gouvernements capitalistes et ses conséquences dans nos vies quotidiennes. En effet, le vrai danger est social. Dans un contexte général de crise économique, c’est à nous qu’on présente l’addition : Accord National Interprofessionnel, réforme des retraites, reformes des universités…

Ainsi, nous faisons un bal festif pour qu’au-delà des veilleurs, une autre voix se fasse entendre. Nous vous invitons à venir se rassembler pour défendre des mesures sociales ET l’égalité des droits, partager un moment convivial et solidaire…  Et pour ne pas se tromper de colère !   

  Collectif Antifasciste 34
  Contact : antifa34@riseup.net


            

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31 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Combattre le FN par le maintien (sic) des « principes moraux » du PS et d l’UMP ? (Npa34)

Combattre le FN par le maintien (sic) des rien dans NPA

Avignon : pourquoi le Vaucluse vote Front national ?

Enseignante à l’université d’Avignon, Marion Fontaine décortique les raisons d’un vote Front National qui s’ancre depuis le début des années 90 et se normalise.  Maître de conférence en histoire contemporaine, Marion Fontaine est spécialiste de l’histoire politique des classes populaires et des questions d’extrême droite dans le Nord-Pas-de-Calais. À Avignon depuis trois ans, elle a élargi son champ d’étude au Vaucluse, terreau fertile du Front national depuis une trentaine d’années.

Comment expliquer les scores très élevés du Front national en Vaucluse aux dernières élections ?

C’est un vote qui s’est normalisé au fil des ans. Voter Front national n’est plus tabou. Ce n’est plus un vote protestataire, c’est clairement devenu un vote d’adhésion pour les électeurs. Le Vaucluse compte désormais trois conseillers généraux d’extrême droite, deux députés , Jacques Bompard et Marion Maréchal Le Pen, et deux maires, c’est unique en France !

À quand remonte la percée du FN en Vaucluse ?

Le parti devient « visible » au niveau national en 1983. En Vaucluse, les bons scores du FN remontent au début des années 90. À l’élection présidentielle de 2002, Jean-Marie Le Pen, candidat du Front national, arrive légèrement en tête au premier tour avec 25,8 % des voix.

Sur quoi prospère le FN ?

Il y a eu un Vaucluse « rouge » fortement marqué à gauche. Le FN a trouvé un terreau dans sa déstructuration, dans la désindustrialisation aussi. Ce n’est pas un département très industriel mais certaines villes, comme Apt, ont concentré beaucoup de petites usines et de PME.

La pauvreté du département est-elle aussi une des causes de ce vote extrémiste ?

C’est vrai que la situation n’est pas très brillante. On retrouve là le triptyque chômage, délinquance, immigration. Même si le chômage est élevé à 12,8 %, il l’est moins que dans l’Hérault, par exemple, où le FN a fait « seulement » 19 % au premier tour des dernières législatives, alors qu’il est monté à 30,4 % en Vaucluse. Même constat pour la délinquance : elle est, en Vaucluse, supérieure à la moyenne nationale mais il y a d’autres départements où c’est bien pire, l’Hérault encore ou les Bouches-du-Rhône. On note aussi, ici comme ailleurs, des formes de racisme colonial, cicatrices de la guerre d’Algérie. Ce ne sont donc pas des causes suffisantes pour justifier à elles seules le vote FN.

Quelle autre explication alors ?

Le Vaucluse est le département où la part des salariés du commerce est la plus élevée de France. Et le salaire moyen des ouvriers, beaucoup dans l’agriculture et le bâtiment, y est un des plus faibles du pays. Cette structure sociologique correspond au fondement historique des mouvements d’inspiration poujadiste contestant la légitimité des institutions. Le Vaucluse a d’ailleurs été le département dans lequel le parti de Pierre Poujade a obtenu son meilleur score en 1956.

Qui vote FN aujourd’hui ?

L’électorat du Front national assimile ces employés et ouvriers, la petite bourgeoisie du commerce, vivier idéologique ancien, et un vote populaire plus récent. Malgré la faiblesse de l’appareil militant. Même si, rappelons-le, le premier vote ouvrier, c’est l’abstention. Dans la partie occidentale du département, où le vote FN est particulièrement élevé, la présence des rapatriés d’Algérie, de leurs descendants et de garnisons militaires accentuent le phénomène.

Pourquoi vote-t-on FN ?

C’est un vote multiforme, nourri par la peur des nouveaux arrivants d’où qu’ils viennent, pas seulement les immigrés, plus prégnant dans les zones périurbaines et les petites villes – Avignon est épargnée – mais qui gagne les villages. Le message du parti est brouillé, le vote n’est plus, ou plus uniquement, idéologique. D’où l’enjeu de le remettre en perspective. Ce parti prône l’exclusion, ce qui pose un réel problème pour la démocratie.

Il y a un vrai enjeu avec les prochaines municipales ?

Le FN est dans une stratégie de conquête du pouvoir et désormais d’ancrage local, ce qui est inquiétant pour le jeu démocratique. Plus son score est élevé, plus les partis traditionnels ont peur de s’aliéner les électeurs et semblent tétaniser. Il faut qu’ils apportent des réponses claires. S’ils ne maintiennent pas leurs principes moraux, alors le FN a déjà gagné.

Le Vaucluse est une terre d’expérience unique pour le FN ?

Oui, on risque de voir s’y jouer une recomposition de la droite. La droite traditionnelle va se casser en deux, avec une droite très dure et un centre droit. Mais on peut aussi imaginer que c’est une terre d’expérience de la reconquête des électeurs du Front. Comment exclure 20 % des électeurs ? Il n’y a pas de fatalité. Le plus dangereux serait de considérer que la montée du Front national est inéluctable.

Recueilli par KATHY HANIN Midi Libre  Marion Fontaine : « La montée du Front national n’est pas inéluctable. » L’entrevue sur le site de Midi Libre

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Note du blog NPA 34

Cette entrevue, au demeurant utile pour mieux cerner le FN, ne va pas jusqu’au bout de l’analyse des causes de l’existence du FN et nous semble ainsi passer à côté de l’essentiel.

Le FN doit son renforcement politique (qui reste cependant encore à préciser par-delà les approximations médiatiques du phénomène) à l’alignement des forces principales de la gauche sur les crédos néolibéraux. Cela s’est produit au début des années 80 sous la présidence de François Mitterrand et cela a été reconduit jusqu’à l’épisode calamiteux du gouvernement de gauche plurielle de Lionel Jospin (avec la collaboration active du PCF). Le pied de nez de l’his- toire veut que ce soit précisément à la présidentielle de 2002 que Le Pen (le père) ait « sorti » le sortant, le candidat-premier ministre socialiste, champion toutes catégories des privatisations ! Ainsi était magistralement signée la contribution du PS à la renaissance du FN !

Ce parti, malgré des hauts et des bas, a réussi à se positionner durablement sur les débris politiques (et sociaux) induits par le bipartidisme droite-gauche alimenté au consensus sur les mesures libérales à prendre contre le monde du travail, contre les femmes, les immigrés, les pauvres, les jeunes… Dans le contexte de la grave crise capitaliste ouverte en 2008 et la confirmation que François Hollande poursuivait, de façon accélérée, la dégénérescence social-libérale du PS, nous ne croyons pas que le maintien « des principes moraux », qui plus est, chez des partis structurellement gangrénés par leur connivence avec le patronat, soit, comme le pense la professeure interviewée, la réponse à opposer au FN. Le PS comme l’UMP sont certes travaillés par un amora- lisme, lui-même producteur de corruption, typiquement bourgeois (Cahuzac, Guéant…). Mais ledit amoralisme n’est que l’envers de la médaille d’une politique, nous disons bien politique, en faveur de l’argent, des profits, du capital, contre les salaires, contre les pensions, contre l’emploi, contre les droits élémentaires à une vie digne pour tous sur la base d’une autre répartition des richesses.

Ce primat du social « antisocial », car foncièrement asocial, chez ces gouvernants (masqué momentanément par la polémique instrumentalisation « sociétale » de la question essentielle de l’égalité des droits en faveur des LGBTI) étant ainsi repéré comme fonctionnel au système en place, il revient alors aux anti- capitalistes et aux antilibéraux conséquents de retrouver la morale (non point le moralisme) de l’égalité des droits et ainsi de combattre ce gouvernement pour contribuer à battre l’extrême droite (et la droite) qu’il contribue à mettre en selle ! Autant dire aussi qu’il est plus que contre-productif de prétendre rassembler « la gauche », par infléchissement de la politique du PS, vers…la gauche, au prix par exemple d’un accès de Jean-Luc Mélenchon au poste de premier ministre de Hollande ! Infléchir une chimère de gauche ou combattre la réalité social-libérale, il faut choisir !

Antoine (Montpellier)  vendredi 31 mai 2013 – 01h33 http://bellaciao.org/fr/spip.php?article135714

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28 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Islamophobie : construire un front large

Islamophobie : construire un front large dans Antifascisme mosquee-profanation-racisme-saint-etienne_263

« Nous sommes là pour dire que l’islamophobie est un racisme » a déclaré la représentante du comité MRAP 19e lors du rassemblement organisé ce samedi 18 mai à Paris par le collectif Mamans toutes Égales (MTE).

Aux côtés d’associations musulmanes (CMF, PSM…) appelant les MusulmanEs à « sortir des mosquées pour défendre leurs droits contre les attaques islamophobes et à participer aux luttes sociales », 200 personnes se sont rassemblées : féministes (8 mars pour TouTEs, TumulTueuses, Féministes pour l’égalité…), LGBTI (Pink Bloc, Act Up-Paris), syndicalistes (Solidaires, STRASS) et militantEs de gauche. La représentante de l’Union des Juifs français pour la paix a rappelé les conséquences dramatiques pour toute la société de la discrimination des Juifs.

Offensive réactionnaire
Après le témoignage d’une des mères de Montreuil militant au collectif MTE, les féministes ont dénoncé la dimension à la fois sexiste et raciste des attaques qui touchent en premier lieu les femmes. La représentante de Solidaires a déclaré que plutôt que de préparer une loi permettant aux patrons de licencier des femmes portant le foulard, une politique féministe consisterait à imposer l’égalité, notamment salariale. L’intervention de Sarah Benichou du NPA a été une des plus applaudies : « Les mobilisations contre le mariage pour touTEs ont renforcé tous les réactionnaires et les fascistes y étaient a l’initiative. On est passé des discours aux agressions physiques. Or ce sont les mêmes qui attaquent les bars gays et qui attaquent les mosquées ou profanent les cimetières. » Elle a dénoncé la politique du PS au gouvernement qui a prolongé la politique raciste de Sarkozy contre les Roms et les sans-papiers et le nouveau projet de loi qui « non seulement est raciste en excluant les femmes musulmanes du travail mais qui donne plus de pouvoir aux patrons pour licencier ». Repré- sentant les minoritaires du Front de gauche contre l’islamophobie, Laurent Lévy a aussi pris la parole. Enfin, MTE a fait le constat que les luttes avaient permis de sensibiliser de plus en plus largement sur la question de l’islamophobie, mais pas encore de construire une mobilisation à la hauteur. D’où la nécessité de construire un front large pour mobiliser la communauté musulmane, les quartiers populaires et des courants plus importants de la gauche. Une assemblée générale a été appelée pour le dimanche 26 mai à Montreuil.

Denis Godard Lundi 27 mai 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 196 (23/05/13)

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