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18 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Extrême droite : combattons-la !

Extrême droite : combattons-la ! dans Antifascisme noir-kkk

L’assassinat de Clément Méric, militant antifasciste, a remis sur le devant de la scène la violence d’extrême droite.
Cet acte révoltant n’est pas isolé et fait suite à une série d’agressions ces derniers mois : passage à tabac et intimidations dans les milieux gays, incendies de camps de Rroms, molestation d’immigrés et plus particulièrement de femmes voilées… Ces passages à l’acte se sont multipliés avec les manifestations contre le mariage pour tous qui ont été l’occasion pour la droite et l’extrême droite, unies dans l’agitation réac- tionnaire, de reprendre la rue. En marge des cortèges, les groupes fascisants ont pris de l’assurance.La montée de l’extrême droite s’observe aussi sur le terrain électoral comme en attestent les résultats des législatives partielles dans la deuxième circonscription de l’Oise en mars 2013, où la candidate du FN Florence Italiani avait remporté 48, 4 % des suffrages au deuxième tour, devancée de peu par l’UMP, et ceux du candidat FN à Villeneuve sur Lot, l’ex-fief de Jérôme Cahuzac.
Un terrain labouré par le PS et l’UMP La montée de l’extrême droite est le résultat de la politique de l’UMP et du PS, à plus d’un titre. Renoncements et démagogie sur le terrain de l’immigration, devenue depuis des années un « problème », où les « pains au chocolat » de Coppé et les « auvergnats » d’Hortefeux se mêlent aux expulsions de sans-papiers et aux destructions de camps de Rroms, quelle que soit la couleur politique du ministre de l’Intérieur.  Mais c’est peut-être plus encore sur le terrain social que les dégâts faits par le PS et l’UMP pro- fitent à l’extrême droite. Marine Le Pen, triomphale, déclarait en mars que « le FN devient aux yeux des Français, (…) le parti de l’espérance face à l’UMPS ».
Et en effet, quelle différence y a-t-il dans la politique mise en œuvre par Hollande par rapport à celle de Sarkozy ? La liste de mesures anti-ouvrières s’allonge sans cesse et dans le même temps les cadeaux aux privilégiés sont légion. Marine Le Pen a beau jeu de dénoncer les affaires et la « classe politique » auquel, au demeurant, elle appartient totalement. Reste que la démagogie de l’extrême droite trouve l’oreille et la sympathie de couches non négligeables de la population sur fond de déception et d’aggravation des conditions de vie qui laissent le champ libre aux « tous pourris », « tous pareils ».

Faire reculer l’extrême-droite Les réactions provoquées par l’assassinat de Clément Méric sont loin d’être à la hauteur, mais fort heu- reusement, dès le lendemain de son agression, puis dans les jours qui ont suivi, il y a eu des rassemblements de plusieurs milliers de personnes pour protester contre la menace que représente l’extrême droite. Mais c’est à une toute autre échelle qu’il faudra se mobiliser pour faire reculer le FN et les groupuscules fascisants.

Au quotidien, sur nos lieux de travail, dans les quartiers, il y a une lutte idéologique à mener contre tous les préjugés qui font le lit de l’extrême droite, relayés bien au-delà de ses rangs, contre les immigrés, les étrangers, les gays, les femmes…A chaque attaque ou pro- vocation de l’extrême-droite, il devient nécessaire de répondre le plus largement possible, en cherchant à gagner une majorité de la popu- lation à ce combat pour en dévoiler le caractère politique. Dès à présent, il faut aussi commencer à assurer l’autodéfense contre les exactions commises par des groupuscules fascistes partout où elles ont lieu. Ces tâches doivent être prises en charge par les organisations politiques, syndicales, associatives qui se retrouvent sur le terrain de la lutte contre l’extrême droite afin de se donner les moyens d’agir ensemble.
Mais parallèlement, alors que la crise et les politiques d’austérité divisent et précarisent, il est nécessaire que le mouvement ouvrier reprenne la main sur le terrain social pour empêcher les licenciements, pour contraindre le patronat à de réelles augmentations de salaires, mette à mal les projets gouvernementaux sur les retraites… C’est alors seulement que nous serons en mesure de voir réellement reculer l’influence de masse qu’a gagné l’extrême droite. Combien de temps encore laissera-t-on une grande bourgeoise comme Marine Le Pen se faire le chantre du « petit peuple » ? Combien de temps notre faiblesse laissera-t-elle la place à cette imposture ? Chaque recul que le mouvement ouvrier subit créé le terrain de la désespérance sur laquelle progresse l’extrême-droite.
Les organisations du mouvement ouvrier portent une importante responsabilité pour que notre camp social reprenne confiance en ses forces et développe ses propres perspectives politiques. Ne pas organiser de riposte aux mauvais coups du patronat et du gouvernement permet à l’extrême droite de gagner du terrain. C’est dès maintenant que cela se prépare.

Par Jihane Halsanbe Publié dans : Revue Tout est à nous ! 45 (juillet 2013)

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15 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Marseille : capitale des cultures populaires ?

Marseille : capitale des cultures populaires ? dans Antifascisme molotov-marseille2

Capitale européenne de la culture, Marseille subit les effets pervers d’une logique qui utilise le champ culturel comme un espace de communication au profit de grand projets immobiliers qui profitent essentiellement aux financiers. Malgré cela, la capitale du soleil et des luttes résiste.
Comme tout événement public ou para public de grand ampleur, la programmation de Marseille 2013 pourra tout de même vous réserver quelques bonnes surprises. N’hésitez donc pas à y regarder de plus près. Le MuCem, musée national inauguré ce mois ci, accueillera par exemple l’exposition « Bazar du genre ». L’exposition du photographe « JR » sur les murs du quartier de la Belle de Mai, réalisée notamment avec des écoliers, aura au moins le mérite de vous faire visiter cet ancien village devenu l’un des quartiers les plus pauvres d’Europe, même si elle fait partie des « quartiers créatifs » essentiellement destinée à promouvoir la politique de gentrification de la mairie.

Résistance ! Si Marseille 2013 aura eu pour principal effet de faire baisser les subventions, les associations résistent. N’hésitez donc pas à soutenir les « petits lieux » qui se sont constitués en collectifs (le bar le Molotov, fortement lié au mouvement antifasciste, le Point de Bascule, le café culturel La Merveilleuse, la librairie Transit et bien d’autres, voir l’ébauche de carte participative du site Marsactu (1) et à vous renseigner sur les dates des célèbres fêtes de quartier marseillaises. La dernière association touchée par cette coupe de subventions est « Cinémémoire », qui archive l’histoire filmée de la ville et de l’immigration postcoloniale (signez leur pétition 2).
Enfin, en septembre, ne manquez pas le festival Paroles de Galères, autofinancé et auto-organisé, populaire et militant. Cette année, le festival a rejoint les associations du Grand Saint-Barthélémy, dans les quartiers Nord, qui se sont récemment retirées des projets de Marseille 2013. Le festival aura pour thème les 30 ans de la Marche pour l’égalité. Chants berbères, scènes rap, baleti, débats, projections… les 6, 7 et 8 septembre mériteront le détour ! (www.parolesdegalere.net).

Kevin Vay
1- http ://www.marsactu.fr/societe/marseille-capitale-et-desert-musical-30082.html
2- http ://www.marsactu.fr/culture-2013/cinememoire-effacee-31482.html

Dimanche 14 juillet 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 203 (11/07/13)

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13 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

UMP et FN : le plus court chemin

UMP et FN : le plus court chemin dans Antifascisme gangsters

Tel l’apprenti sorcier, l’UMP se voit confrontée aux fruits de sa politique.

Ayant radicalisé son discours, en particulier depuis 2007 (création d’un « ministère de l’Immigration et de l’identité nationale », débat sur « l’identité nationale », « discours de Grenoble » de Sarkozy…), l’UMP a rendu poreuses les frontières entre elle et le FN. Aujourd’hui, un nom- bre croissant de militantEs et d’éluEs locaux UMP sont tentés de s’allier avec le FN. Au fur et à mesure que les élections municipales de mars 2014 approchent, le nombre de clins d’œil échangés avec l’extrême droite croît. La direction de l’UMP a choisi de sanctionner quelques-uns de ces éluEs qui vont trop loin à ses yeux, au risque de légitimer un concurrent politique qui pèse lourdement sur le parti, sa stabilité et sa cohérence.

Concurrence réactionnaire Le 19 juin dernier, le Figaro avait titré un article : « La contagion des accords avec le FN inquiète à l’UMP ». Le même jour, le parti présidé par Jean-François Copé avait exclu le conseiller général et ancien maire de Saint-Gilles (Gard), Olivier Lapierre. Celui-ci avait explicitement annoncé qu’il souhaitait et soutenait une candidature de Gilbert Collard aux prochaines élections municipales, élu député de la circonscription en juin 2012 (sans étiquette mais présenté par le FN). Le 3 juillet, une nouvelle procédure d’exclusion a été ouverte contre Denis Vigouroux, conseiller municipal UMP à Gonesse (95) et chef de file local du parti. Celui-ci avait annoncé sa candidature en troisième position sur une liste FN (ou « Rassemblement bleu Marine », RBM) conduite par Karim Ouchikh… qui est lui un ex-adhérent du PS, maire-adjoint de la ville pendant treize ans !
D’autres membres ou anciens membres de l’UMP se trouvent sur des listes « Rassemblement bleu Marine » qui sont en train d’être constituées. À Carry-le-Rouet (13), la liste « RBM » sera conduite par un patron âgé de 61 ans, Patrick Amate, conseiller gé- néral des Bouches-du-Rhône. À partir de 2006, Amate a été membre du comité de circonscription de l’UMP. À Aix-en-Provence, dans le mê- me département, la liste « RBM » sera conduite par Catherine Rouvier, qui vient également de l’UMP, ralliée plus récemment au mini-parti SIEL (« Souveraineté, indépendance et libertés ») de Paul-Marie Coûteaux, une petite formation nationaliste-« souverainiste » associée au FN depuis 2012.  La direction de l’UMP considère pour le moment que ces rapprochements font une part trop belle à un concurrent politique. Cela n’exclut pas des convergences au niveau du contenu et du discours. Après celles de Le Pen père, les récentes sorties d’Estrosi sur les Roms en sont une nouvelle et bien triste illustration.

Bertold du Ryon Samedi 13 juillet 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 203 (11/07/13)

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12 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Mobilisation : tous à Marseille le 14 septembre contre l’Université d’été du F Haine

Mobilisation : tous à Marseille le 14 septembre contre l'Université d’été du F Haine dans Antifascisme fmdih-300x268

Trente organisations, partis et syndicats ont pris l’initiative d’organiser le samedi 14 septembre une grande mani-fes- tation de riposte à la tenue de l’université d’été du FN qui se tiendra cette année à Marseille.
Forts de leurs résultats électoraux en permanente progression, de la banalisation de leurs « idées » favorisée par la politique gouver- nementale, les frontistes veulent faire de cette échéance qui se tiendra les mêmes jours que la fête de l’Humanité, le coup d’envoi de leur campagne pour les prochaines échéances électorales. Le NPA s’inscrira de toute ses forces dans cette « contre-offensive », et en fera une mobilisation centrale du parti.

Un appel unitaire « Le 5 Juin 2013, Clément Méric, jeune syndicaliste étudiant et militant anti-fasciste, a été assassiné en pleine rue par des fascistes. Cet acte odieux a provoqué une grande et légitime indignation dans tout le pays. Il s’inscrit dans le climat de haine et de violence entretenu depuis plusieurs mois par la droite classique et intégriste notamment par le biais des « Manifs pour tous » [...] Ces dernières années ont vu le Front National se développer électoralement, tandis que son idéologie influence une part de plus en plus large de la classe politique de droite qui affiche désormais sans complexe un discours ouvertement raciste [...]


La banalisation du FN dans l’opinion de la part de la droite mais aussi de certains à gauche ainsi que dans des médias sous influence appelle de notre part une contre-offensive sur tous les terrains, des idées aux luttes sociales. Le FN organise son université d’été à Marseille les 14 et 15 septembre 2013. Dans le but de gagner plusieurs grandes municipalités en 2014, il compte démarrer là sa campagne électorale. Nous, organisations progressistes, appelons l’ensemble des réseaux associatifs, syndicaux, politiques, culturels, les Marseillais et Marseillaises, l’ensemble des organisations partageant cet appel à nous rejoindre […] La manifestation sera préparée par une large mo- bilisation militante, unitaire et populaire, une série de réunions, d’actions de rue, d’éducation populaire dans les semaines qui précédent. »

Passons à la contre offensive ! Vendredi 12 juillet 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 203 (11/07/13)

Alain Pojolat

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07 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Mort de Clément Méric : quand les médias désinforment

Mort de Clément Méric : quand les médias désinforment dans Antifascisme propagande-allemande-f2

C’est à une sinistre opération médiatique de banalisation du mal que nous avons assisté la semaine dernière, après la parution le 25 juin d’un article sur le site de RTL. L’auteur y prétendait qu’une vidéo prouvait la responsabilité de Clément Méric dans l’agression qui lui a coûté la vie.
La scène aurait été filmée par une caméra de surveillance de la RATP, et montrerait « le jeune militant d’extrême gauche se précipiter dans le dos d’Esteban Morillo, le meurtrier présumé, alors de dos, semble-t-il pour lui asséner un coup ». Ce serait seulement en réaction que « le skinhead se retourne alors et le frappe avec son poing en plein visage ». Non seulement il n’est dit à aucun moment dans l’article que le journaliste a pu lui-même visionner la vidéo, mais la radio se permet d’annoncer fièrement en titre : « La vidéo a parlé »… S’ensuit un ballet médiatique durant lequel la pseudo-information circule très rapidement sur la grande majorité des sites d’information. De l’Express, qui prétend que la vidéo permet de comprendre « ce qu’il s’est vraiment passé », à Marie-Claire, qui parle d’une « vidéo qui dérange », en passant par France Info, pour qui « une vidéo de la RATP accrédite la thèse de l’accident », c’est sans aucune prise de distance qu’est repris le prétendu « scoop » de RTL.
Ainsi, dans le JT de 20h sur France 2, David Pujadas lance son sujet en affirmant : « Les policiers ont pu exploiter et visionner une vidéo de la RATP. Elle révèle de nouveaux détails sur les circonstances de la bagarre. » Ni usage du conditionnel ni mention du fait qu’aucun journaliste n’a pu visionner la vidéo. Et le sujet de débuter sur cette question sordide : « Clément Méric a-t-il été l’agresseur avant d’être mor- tellement frappé […] ? », avant que soit proposée une sidérante reconstitution de la scène telle qu’elle aurait été filmée. Poussant le bouchon encore plus loin, Direct-matin ira jusqu’à affirmer le lendemain, en titre d’un article, qu’ « une vidéo accrédite le coup involontaire »…

À qui profite le crime ? Quelques heures seulement après la publication de l’article sur RTL, Libération avait pourtant émis des doutes sur cette vidéo, en s’appuyant sur une source policière selon laquelle la vidéo en question « ne montre que 20 centimètres au-dessus du sol, c’est-à-dire les jambes des personnes ». De même, Politis nous apprend le 26 juin que la RATP dément avoir en sa possession (et transmis) une vidéo de l’agression, France Inter enfonçant le clou le lendemain en affirmant que personne n’a pu voir la vidéo en question sinon la police. Plus largement, on ne peut s’empêcher de poser la question : à qui profite le crime sinon à tous ceux qui, dans les médias dominants et ailleurs, confondent extrême droite et extrême gauche, fascistes et antifascistes, au nom de la violence dont tous feraient preuve ? Cette confusion n’a-t-elle pas pour principal effet de banaliser les violences consubstantielles à l’extrême droite, qui se multiplient ces derniers mois à travers notamment des agressions homophobes et islamophobes ? Ne conjugue-t-on pas ainsi la dépolitisation à la confusion politique, deux ingrédients dont use abondamment l’extrême droite ?
Contre ce confusionnisme alimenté par les « grands » médias, il importe de rappeler sans cesse que la mort de Clément et l’ensemble des violences racistes de ces derniers mois n’ont rien d’accidentelles. Produits de l’existence même de groupuscules fascistes qui ont pris confiance pendant des mois, au bénéfice du mouvement homophobe contre le mariage pour touTEs, elles trouvent leurs racines dans un climat xénophobe, alimenté depuis des années par des politiques et des discours faisant des immigrés, des Roms, des musulmans, les responsables d’une misère généralisée par la crise sans fin du capitalisme.

Léo Carvalho et Julien Sergère Vendredi 5 juillet 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 202 (04/07/13)

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29 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Extrême droite : ne rien lâcher, continuer

Extrême droite : ne rien lâcher, continuer dans Antifascisme nouvel-obs-neo-fachos-dely

Après l’assassinat de Clément Méric, plus de 80 associations, organisations syndicales, partis politiques et mouvements antifascistes se sont mobilisés à Paris et dans une trentaine de villes de régions pour rappeler que le fascisme tuait et qu’il fallait le combattre.

Ces mobilisations doivent marquer le début d’un combat unitaire, large contre le fascisme et l’extrême droite. Mercredi 5 juin, Clément Méric, membre de Solidaires ÉtudiantEs et de l’Action antifasciste Paris-Banlieue, a été assassiné par des militants des Jeunesses nationalistes révolutionnaires. Quelques jours plus tard à Argenteuil, une jeune femme voilée a été violemment agressée par des skinheads. Le 15 juin à Lyon, jour de la marche des fiertés, deux membres du GUD sont les auteurs d’une agression raciste. La veille, toujours à Lyon, trois militants antifascistes qui collaient des affiches ont eux aussi été pris à partie par des militants d’extrême droite. Samedi 24 juin à Agen, deux jeunes festivaliers ont été agressés par sept skinheads très proches de Troisième voie du sinistre Serge Ayoub… La liste des violences perpétrées par des fascistes, homophobes et racistes continue à s’allonger, comme si ces derniers avaient aujourd’hui un sentiment d’impunité, aidés sans aucun doute par le climat politique de ces derniers mois, de ces dernières années.
Et ce n’est pas « la défaite au goût de victoire » du FN dimanche dernier lors de la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot qui va embellir la situation. Cette élection confirme la progression électorale du Front national qui double ses voix entre les deux tours, montrant ainsi l’inefficacité des appels au « front républicain », un front qui revient à faire passer la droite dite « républicaine » comme un bouclier contre l’extrême droite. Alors que ces dernières années, l’UMP a largement repris les thèmes du FN, donnant ainsi toujours plus de crédit à son discours. Quant au Parti socialiste, ce dernier ne considère visiblement pas sa politique anti-sociale ou les affaires de Cahuzac comme la cause de son échec. Ce serait la faute au « beau temps »…

Après des mobilisations en demi-teinte L’extrême droite ne doit pas pouvoir parader dans la rue et y agresser qui elle veut. Il doit y avoir une réaction collective pour l’en empêcher. Cela passe aujourd’hui par la construction d’un mouvement de masse qui pèse sur le rapport de forces général, qui montre que, contre l’extrême droite, nous pouvons nous mobiliser massivement dans l’unité. Malheureusement, les manifestations et rassemblements de ce week-end n’ont pas été à la hauteur de cet enjeu. Certes, des rassemblements et manifestations ont eu lieu dans une trentaine de villes, mais globalement ils ont été plus petits que ceux qui avaient eu lieu au lendemain de l’assassinat de Clément. À Paris, même si la manifestation a rassemblé environ 8 000 personnes, nous pouvons regretter que les organisations syndicales n’aient pas fait le plein, tout comme certaines organisations politiques de la gauche de la gauche qui ces derniers mois ont pourtant prouvé qu’elles pouvaient mobiliser… L’enjeu reste important et, à l’initiative de Solidaires, la réunion unitaire du 3 juillet sur les suites à donner est importante. Pour notre part, nous y défendrons la nécessité de mettre en place un cadre national, large et unitaire, pour continuer la lutte contre le fascisme et l’extrême droite.

Sandra Demarcq Vendredi 28 juin 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 201 (27/06/13) 

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27 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Après l’élection partielle de Villeneuve-sur-Lot : le piège du Front républicain (LO)

Après l'élection partielle de Villeneuve-sur-Lot : le piège du Front républicain (LO) dans Antifascisme front-rep-300x209 Pépé, lui, ne votait pas fasciste!

Le deuxième tour de l’élection législative partielle de Villeneuve-sur-Lot, dans laquelle s’affrontaient, après l’élimination au premier tour du candidat du PS, un candidat du FN et un de l’UMP, a vu la victoire de ce dernier.

Mais ce n’est pas cela qui a créé l’événement. Depuis la présidentielle, ce scrutin est le huitième qui voit le représentant du parti de Sarkozy-Copé-Fillon l’emporter. Le plus marquant a été la progression du score frontiste entre les deux tours, qui passe de plus de 8 500 voix (26 % des exprimés) à plus de 15 800 (46,24 % des exprimés). Constatons cependant qu’il y a eu pour ce second tour près de 7,5 % de votes blancs et nuls, sans compter plus de 47 % d’absentions.

Le PS a demandé à ses électeurs de faire barrage au FN en les appelant à voter pour l’UMP, au nom d’une règle dont il est, depuis bien longtemps, le promoteur et devant laquelle s’inclinent ses alliés, le PCF mais aussi le Parti de gauche de Mélenchon. Cette règle dite du Front républicain veut que la gauche rallie la droite pour empêcher l’élection d’un représentant de l’extrême droite. Politiciens et commentateurs s’interrogent aujourd’hui sur l’efficacité et l’utilité de cette pratique. Notons d’ailleurs que la gauche l’applique bien plus souvent vis-à-vis de la droite, qualifiée de républicaine, que cette dernière qui ne s’efface quasiment jamais en faveur de la gauche. Même si on en reste sur un plan arithmétique, ce Front républicain peut tout au plus empêcher l’extrême droite de franchir les obstacles réglementaires et d’avoir des élus. Mais cela ne bloque pas le développement de l’influence de l’extrême droite, on l’a vérifié cette fois encore.

Le pire n’est pas là. Il est dans le fait que cette pratique aboutit à parer des adversaires du monde ouvrier, la droite en l’occurrence, de vertus nullement méritées. Par exemple, en 2002, Chirac a été présenté comme le bouclier contre Le Pen, ce qui a donné Sarkozy, d’abord comme ministre de l’Intérieur, puis comme président de la République. Le nouvel élu qui vient rejoindre le groupe UMP serait-il le héros qui a terrassé le dragon lepéniste ? Personne, même pas lui, n’ose le prétendre. Mais, plus lourd de conséquence, cette pratique laisse croire qu’il y aurait une seule et même catégorie d’électeurs qui réunirait les « républicains », en rassemblant les travailleurs (et en excluant d’ailleurs ceux qui n’ont pas le droit de vote) avec leurs exploiteurs, mêlant les petites gens avec les banquiers et les spéculateurs. Ce n’est pas la meilleure façon d’armer politiquement les travailleurs.

Certains électeurs de gauche, nombre de petites gens, ont sans doute choisi de voter FN pour faire entendre leur colère, sans pour autant approuver les idées réactionnaires et antiouvrières de ce parti. « Cela n’engage à rien » et « On ne les a pas encore vus au pouvoir », peut-on entendre en substance. Mais si ! Cela pèse dangereusement sur l’avenir des travailleurs car cela conforte des gens qui pensent, et disent, qu’il faudra mettre au pas entre autres les syndicats et, au-delà, tous les salariés qui revendiquent de meilleurs salaires ou simplement de meilleures conditions de travail.  Quant à croire qu’on ne les aurait pas vus au pouvoir, c’est tout aussi faux. On les a vus en Italie avec Mussolini, en Allemagne avec Hitler, en Espagne avec Franco. Et actuellement on voit cette extrême droite parader en Hongrie, en Grèce. Ce sont les mêmes, même si depuis quelques mois ils prétendent le contraire. Voir en ces gens-là des sauveurs du peuple, ce serait aider à accéder au pouvoir nos gardes-chiourme, voire nos futurs bourreaux.

Jean-Pierre VIAL http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2343&id=10

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25 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Diffamation. Le créateur du site Breizh Atao condamné (LT+OF)

Diffamation. Le créateur du site Breizh Atao condamné (LT+OF) dans Antifascisme

Diffamation, incitation à la discrimination raciale… Boris Le Lay, alias «Mérour», qui déverse sa bile raciste et antisémite sur le net depuis quelques années, a été condamné, hier, par le tribunal de Quimper.

empty dans Antiracisme

Boris Le Lay ne s’est pas présenté à l’audience. «C’est lâche», réagit l’avocat de la Licra. «Facile d’être derrière son écran à vomir des insanités. D’ailleurs, sa place est-elle devant un tribunal ou dans un hôpital psychiatrique ? Quand on lit sa prose, c’est à vomir», s’emporte Me Bergot, défenseur de Mona Bras. «Il a réfléchi au poids des mots. Pourquoi ne vient-il pas s’exprimer ?», ironise Me Picard, dont le client, Yannick Martin, s’avance, seul, jusqu’à la barre. Lui, le champion de Bretagne de bombarde, a été vilipendé par le prévenu pour sa couleur de peau. En janvier 2011, l’administrateur du site Breizh Atao écrivait : «Que cela vous plaise ou non, on n’a jamais vu de sonneur noir», ou, un peu plus loin : «Bizarre, il ne serait pas bretonnisable. Breizh ne doit pas se diluer». Yannick Martin raconte combien il a mal digéré ces propos. Hier, il aurait aimé lui dire en face : «S’il ne l’a pas remarqué, le drapeau de la Bretagne est noir et blanc. Les hermines et les bandes sont ensemble et unies».


«La ligne jaune est franchie» 
Mona Bras lui succède. La conseillère régionale, porte-parole de l’UDB et adjointe au maire de Guingamp, a, elle aussi, été la cible des attaques de Breizh Atao. Elle, «régionaliste au service de l’État occupant», selon Boris Le Lay, a même eu droit à des menaces : «Nous n’hésiterons pas à cogner sur les peaux de vinaigre qui ont la langue trop pendue». Elle aurait, elle aussi, aimé regarder le prévenu dans les yeux et lui dire «qu’on naît breton par le choix du coeur». Bernard Poignant est là également, lui, qualifié de «sioniste», en juillet 2011, avant d’être la cible d’allégations pédophiles. «Je ne laisse pas passer car il y va du respect des élus au suffrage universel. Quand la ligne jaune est franchie, il faut s’adresser aux juges», estime le maire de Quimper.

«Idéologie assez nauséabonde»
Toutes ces parties civiles n’ont donc pas eu le débat contradictoire qu’ils souhaitaient. Boris Le Lay, Rospordinois âgé de 31 ans, était pourtant sous contrôle judiciaire. Il serait crêpier au Japon, salarié par Joël Robuchon. Quand ce n’est pas sur Breizh Atao, c’est sur son site projet juif.com qu’il s’adonne à «son obsession anti-juive», comme la qualifie Me Baccouche, du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA). «C’est un site qui colporte une idéologie assez nauséabonde», reconnaît le président Molié, en détaillant quelques propos de son administrateur.

«Ne pas en faire un martyr»
Ces deux sites sont hébergés à Houston, au Texas, ce qui assurait au prévenu, pensait-il, toute impunité pour déverser son fiel. «Il doit estimer que la justice française est illégitime», commente le procureur Tufféry, qui se fait cinglant comme rarement : «S’est-il penché sur les oeuvres de Brasillach ? S’est-il dit devant le mémorial de la Shoah qu’il n’y avait pas assez de noms ? Boris Le Lay poursuit un objectif : rejeter les noirs, les juifs et les élus qui défendent les fondements de la démocratie française». Le magistrat requiert un an ferme et 5.000 € d’amende. Il requerra huit mois ferme supplémentaires dans un autre dossier impliquant Boris Le Lay. En mars 2011, ce dernier s’était réjoui de la mort tragique de Serge Goldberg, membre du Mrap, en ces termes : «Un juif du Mrap écrasé par un train, c’est la fête. Marchez dedans, ça porte bonheur». Le tribunal l’a finalement condamné à 18 mois avec sursis car «on ne veut pas en faire un martyr». Yannick Martin obtient 5.000 € de dommages et intérêts, Bernard Poignant, Mona Bras, la LDH (Ligue des droits de l’Homme), la Licra et le BNVCA, 1.500 € chacun.

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24 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Le NPA se dote d’un blog antifasciste

 

22443_image.jpg Crédit Photo:  Photothèque Rouge/nilsVendredi 21 juin 2013

La commission nationale antifasciste (CNAF) du NPA est aujourd’hui fière de vous annoncer l’ouverture de son blog. Celui-ci a pour objet de présenter les analyses et réactions du NPA sur la situation de l’extrême droite et des droites extrêmes. Il entend également relayer les articles d’organisations ou sites dont nous sommes proches, ainsi que les appels et compte-rendus d’initiatives antifascistes.

« Tant qu’il le faudra ! » parce que l’antifascisme n’est pas pour nous une fin en soi, mais demeurera nécessaire « Tant qu’il le faudra », c’est à dire tant que l’extrême droite, le fascisme et ses racines ne seront pas éradiqués. Aujourd’hui, nous célébrons les 40 ans de l’initiative antifasciste du 21 juin 1973, avec témoignages de nos camarades Alain Krivine (http://www.tantquillefaudra.org/actu/article/21-juin-1973-mobilisation-exceptionnelle) et JMB (http://www.tantquillefaudra.org/actu/article/21-juin-1973-sacree-belle-manif).

Dimanche, nous ne manquerons pas de faire le compte-rendu des manifestations antifascistes du week-end, de relayer les prochaines échéances, de proposer analyses et matériel…

Au plaisir de vous retrouver sur www.tantquillefaudra.org.

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17 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Le coup fatal est toujours porté antérieurement au crime (Bellaciao)

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Sur cette photographie ces deux hommes ne sont pas en train d’assister à un match de Base-ball, ils ne regardent pas un show de Lenny Bruce.

La scène se déroule en 1964, au cours d’un procès pour le meurtre de trois militants des droits civiques : deux jeunes juifs Michael Schwerner, Andrew Goodman et un jeune homme noir James Chaney. Les deux hommes sur la photo Cecil Ray Price et Lawrence Rainey sont sheriffs à Nebosha County (Mississippi), l’endroit où les crimes ont été commis. Ces deux hommes hilares sont accusés de meurtre. Cette jovialité, cette arrogance, ce cynisme, cette hilarité provoquante sont la marque de la haine, une haine raciste et politique qu’ils conçoivent à l’égard des juifs, des noirs, des homosexuels, des communistes, des anarchistes. Une haine sans limites qui va jusqu’au meurtre. Cette assurance ils l’affichent parce qu’une grande partie de l’Amérique leur ressemble et cette Amérique là se gausse de la mort de trois jeunes gens dont les motivations politiques sont incontestablement humaines (rompre avec la discrimination raciale). Ils n’étaient que d’humbles militants avec des motifs purs et universels, ils n’avaient certainement pas une pleine et entière conscience de l’instrumentalisation de la lutte pour les droits civiques en haut lieu.

Pour le seul mois de janvier de l’année 2007 :

Le 8 janvier : Marine LE PEN sera l’invitée sur France 2 de l’émission « Mots Croisés » le lundi 8 janvier 2007 à 22h40.
Le 9 janvier : Jean-Marie LE PEN sera l’invité de France Info.
Le 10 janvier : Jean-Marie LE PEN est l’invité de France Bleu.
Le 12 janvier : Marine Le Pen sera l’invitée de l’émission « Sur un air de campagne ».
Le 13 janvier : L’émission « chez F.O.G. » prévue sur France 5 et TV5 Monde avec pour invité Jean-Marie LE PEN est reportée à une date ultérieure
Le 15 janvier : Jean-Marie LE PEN est l’invité de Radio Courtoisie.
Le 18 janvier : Jean- Marie LE PEN est l’invité de France Culture.
Le 20 janvier : Jean-Marie LE PEN est l’invité de l’émission « La voix est libre » – France 3 Paris Ile de France Centre
Le 24 janvier : Sur France 24- Jean-Marie LE PEN est l’invité de Roselyne Febvre
dimanche 16 juin 2013 – 23h47 Lire la suite

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