Archive | Antifascisme

18 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Russie. Une des Pussy Riot emprisonnée reprend sa grève de la faim (OF)

Russie. Une des Pussy Riot emprisonnée reprend sa grève de la faim (OF) dans Antifascisme 4-benedicte

Nadejda Tolokonnikova, l’une des deux jeunes femmes emprisonnées du groupe contestataire russe Pussy Riot, a repris vendredi sa grève de la faim après avoir été transférée de l’hôpital dans la colonie dont elle a dénoncé les conditions de détention. C’est ce qu’a annoncé son époux. « Aujourd’hui Nadia (diminutif de Nadejda) a repris sa grève de la faim après avoir été transférée dans la colonie IK-14 », a annoncé Piotr Verzilov dans un communiqué. Faits divers vendredi 18 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Russie.-Une-des-Pussy-Riot-emprisonnee-reprend-sa-greve-de-la-faim_6346-2240415-fils-tous_filDMA.Htm

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17 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Contre le poison du F‑Haine, riposte sociale et antiraciste!

Contre le poison du F‑Haine, riposte sociale et antiraciste! dans Antifascisme eu-youth-uneployment

Si elle ne reste qu’une élection partielle concernant un nombre d’électeurs limité, l’accession d’un membre du Front national au conseil général du Var constitue un sévère avertissement à l’ensemble des forces politiques de gauche de ce pays, et à tous ceux qui sont attachés aux valeurs de solidarité, d’égalité des droits et de progrès social. Elle sonne aussi le glas pour ceux qui nourrissaient encore des illusions sur la capacité des « fronts républicains » à endiguer la progression de l’extrême droite au nom de prétendues valeurs républicaines communes.

Défaite annoncée Pourtant, au delà des déclarations indignées, et des tentatives d’auto-justification des uns et des autres, le résultat de ce scrutin est tout sauf une surprise. On aurait pu titrer cet article « chronique d’une défaite annoncée » dès la semaine passée, tant les raisons de la débâcle étaient connues de tous : une abstention massive, un candidat de gauche éliminé dès le premier tour, un Front national doublant le nombre de voix de la candidate de l’UMP, toutes les conditions étaient réunies pour un scénario catastrophe.

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En moins d’un an, la gauche de gouvernement aura connu 11 défaites consécutives (8 à des élections législatives partielles et 3 à des cantonales) sans en tirer le moindre enseignement. Incapable de répondre aux exigences sociales et appliquant une politique d’austérité identique à celle de ses prédécesseurs, le gouvernement socialiste s’est montré tout autant incapable de défendre la seule mesure progressiste prise depuis son retour aux affaires : celle du mariage pour tous. Laissant la rue à la réaction, tétanisé par l’ampleur des « manifs pour tous », il battait en retraite sur la bataille des idées en remettantbencore une fois à plus tard le projet de loi sur le droit de vote des étrangers aux élections locales.

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Valls et ce gouvernement responsables ! En intronisant, de facto, Manuel Valls, premier flic de France, comme véritable porte-parole du gouvernement, François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont pris une lourde responsabilité : celle de rompre avec les valeurs communes à tout un camp social, héritées de plus d’un siècle de luttes contre les discriminations, pour l’égalité des droits, contre le racisme et le fascisme.

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Valls, poursuivi en justice par le MRAP pour « incitation à la haine raciale », s’acharne contre les Roms en détruisant systématiquement leurs lieux d’habitation, traque implacablement les sans- papiers, stigmatise la partie la plus défavorisée de la jeunesse des quartiers populaires, provoque les musulmans, particulièrement les femmes portant le voile, et cautionne presque la légitime défense (l’affaire du bijoutier de Nice). Il reste le plus efficace pourvoyeur de votes pour l’extrême droite, par une surenchère démagogique et un « tout répressif » digne de ses prédécesseurs. Loin de ramener les électeurs égarés au bercail, cette politique cynique ne fait au contraire que valider la célèbre formule de Jean-Marie Le Pen « les gens préféreront toujours l’original à la copie »…

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Engager la contre-offensive Face au danger que représente la montée en puissance d’un parti raciste, xénophobe, nationaliste, sexiste, homophobe, dont la direction politique reste fasciste, il n’est plus temps d’attendre ou de tergiverser, mais d’organiser la contre-offensive. En premier lieu en redonnant confiance en leur force collective à celles et à ceux, et ils sont nombreux, qui refusent l’idéologie de haine et d’exclusion véhiculée par le Front national et ses satellites. C’était le sens de la manifestation de riposte à la tenue de l’université d’été du F-Haine à Marseille il y a un mois. C’est le sens que donnent à leur action les collectifs antifascistes qui se sont créés ou renforcés depuis cet été, notamment par l’adhésion de nombreux jeunes choqués par l’assassinat de Clément Méric et bien décidés à s’affronter à cet ennemi mortel pour la classe ouvrière et notre camp social.

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Brignoles est un nouvel avertissement, espérons un choc salutaire, pour engager la contre-offensive. Tous les anticapitalistes doivent s’y employer, et participer à la construction de cadres unitaires et permanents, locaux et nationaux, contre l’extrême droite. Cette situation nécessite aussi la clarté politique : la lutte contre la montée de l’extrême droite et des idées réactionnaires est indissociable de la lutte contre ce gouvernement et sa politique qui sème le désespoir et le désarroi, dont la démagogie de Marine Le Pen et de ses acolytes se nourrissent.
Il est plus que temps, mais il est encore temps. No pasaran !

Simon Gorri Mercredi 16 octobre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 213 (17/10/2013)

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14 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Brignoles…

Brignoles... dans Antifascisme CiOMM

 

Rien n’oblige à traiter d’une cantonale partielle comme s’il s’agissait d’élections générales.

Rien n’oblige les chaînes d’info continue à tenir la France en haleine à « 20 Heures ».

Rien n’oblige les « 20 Heures » à ouvrir sur une cantonale partielle du Var, ni les radios du lendemain matin à inviter le vainqueur.

Rien n’oblige les journalistes parisiens à écarquiller leurs yeux d’amnésiques devant cette stupéfiante nouveauté : on vote FN en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Un traitement moins hystérique de cette zone érogène de la politique française qu’est le lepénisme n’éliminerait certes pas la difficulté. Mais il la cantonnerait.

Lire en entier: http://www.rue89.com/2013/10/14/fn-diable-diablesses-diablotins-246585

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10 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

L’élection partielle de Brignoles : l’escroquerie du « front républicain » (LO)

L'élection partielle de Brignoles : l'escroquerie du « front républicain » (LO) dans Antifascisme vampires
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Les résultats du premier tour de l’élection cantonale partielle du 6 octobre à Brignoles, dans le Var, ont donné le candidat du Front national largement en tête. Le candidat du PCF, soutenu également par le PS, est éliminé. Et le second tour verra s’affronter FN et UMP.

Ce résultat agite les états-majors des partis politiques : PS et PCF s’angoissent devant l’ampleur du recul de leur électorat, le FN salive à l’idée de ce que cela annonce comme futurs succès électoraux, tandis que l’UMP, si elle est ravie de voir les partis de gauche jouer les rabatteurs de voix à Brignoles, s’inquiète plus largement de la concurrence du Front national. Mais que ressort-il réellement de ce scrutin ? Le résultat du Front national (40,4 %) est important au regard du score des autres partis (20,8 % pour l’UMP, 14,6 % pour le PCF soutenu par le PS et 8,9 % pour le candidat écologiste), d’autant plus que, pour mesurer le résultat électoral de l’extrême droite, il faut lui ajouter celui d’un candidat dissident (9,1 %) qui s’était présenté sous l’étiquette Front national il y a un an à peine. Mais il n’y a pas pour autant une explosion de l’électorat d’extrême droite : l’abstention a été importante et, si l’extrême droite totalise 3 330 voix, elle avait déjà obtenu 2 654 voix aux cantonales de 2004. En réalité, c’est surtout l’électorat du PS et du PCF qui s’est effondré. Le candidat du PCF paye la politique gouvernementale anti-ouvrière que son parti a cautionnée implicitement depuis un an et demi, et il la paye d’autant plus qu’il était aussi le candidat du PS. Il le dit lui-même : « En campagne, nous parlions de politique locale, on nous répondait chômage et difficulté à seulement vivre. »

Suite au désaveu électoral, PS et PCF ressortent maintenant l’argument du « front républicain » et appellent à voter UMP. Il y aurait pour eux une « solidarité républicaine » que les travailleurs devraient avoir avec la droite, alors même que celle-ci reproche au gouvernement de ne pas en faire assez pour les patrons et de ne pas cogner assez sur les travailleurs ; et alors même que les dirigeants de l’UMP se battent pour savoir lequel ira le plus loin pour concurrencer le Front national dans sa démagogie anti-immigrés et anti-pauvres.

La politique du Front national représente une politique féroce contre les travailleurs, plus encore même que celle du PS ou de l’UMP, mais ce n’est pas en se rangeant derrière ceux qui en font le lit qu’on pourra s’y opposer. Face au chômage et aux difficultés grandissantes des classes populaires, face à la politique du gouvernement pleine de servilité vis-à-vis des intérêts patronaux, il serait vital d’affirmer clairement les intérêts des exploités, sans se confondre avec les partis qui se sont succédé au pouvoir et ont fait payer la crise aux plus pauvres. Ce que paient aujourd’hui PS et PCF, c’est d’être devenus des piliers du système capitaliste en crise et du régime politique qui le soutient. Leur appel à voter UMP revient d’ailleurs à le confirmer, en affirmant leurs valeurs communes avec ce parti de droite. Ce n’est pas de tels partis qu’ont besoin les travailleurs et les couches populaires. Pierre ROYAN

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2358&id=2

 

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07 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Communiqué du NPA Brignoles

Communiqué du NPA Brignoles  dans Antifascisme logo-horizontal1

La politique du gouvernement nourrit le Front national

Le résultat des élections cantonales de Brignoles est remarquable par ce qu’elles révèlent : effondrement de la gauche institutionnelle, recul de la droite UMP, progression spectaculaire, en pourcentages, de l’extrême droite dont le FN est la principale composante.

C’est le produit de l’écœurement massif des électeurs de gauche qui sanctionnent ainsi, par l’abstention, (plus de 66%) la politique du gouvernement, du PS et de ses alliés, même quand la liste est conduite par un militant du PC.

Cette situation est le résultat direct des politiques d’austérité, entraînant chômage de masse, démantèlement des protections sociales, baisse du pouvoir d’achat, et de l’alignement sur les revendications patronales.

Dans ce contexte, les prochaines échéances électorales risquent de donner des résultats identiques. A moins d’être capable de construire une opposition sans concession à ce gouvernement, dans les urnes comme dans les luttes.

Montreuil, le 7 octobre 2013

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28 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Grèce, Aube dorée: le chantage à la démission collective des députés (Al’e)

Grèce, Aube dorée: le chantage à la démission collective des députés (Al'e) dans Antifascisme jewsarrested_baden-baden 

face à la possible caractérisation légale d’«organisation terroriste».

Depuis le mercredi 26 septembre circule en Grèce un scénario: la démission collective des 18 députés au parlement d’Aube dorée. Le dirigeant de l’organisation néonazie, Nikos Michaloliakos, a évoqué au parlement cette possibilité. Cette «menace» a pour fonction d’ouvrir la porte à des élections anticipées dans 15 arrondissements électoraux. L’intention étant de faire la démonstration de l’audience électorale d’Aube dorée et du déclin encore accentué des forces telles que le PASOK, Dimar (Gauche démocratique) et y compris d’un secteur de la Nouvelle Démocratie, soit le parti du gouvernement d’Antonis Samaras. Conjointement, les dirigeants d’Aube dorée dénoncent toutes les accusations selon lesquelles l’organisation néonazie serait «une organisation criminelle».

Il faut avoir à l’esprit que, selon la Constitution grecque, si la preuve est administrée que l’assassinat de Pavlos Fyssas a été le résultat d’une action collective concertée – ce que les diverses enquêtes rendues publiques démontrent –, Aube dorée serait assimilée à une organisation terroriste que l’Etat doit interdire et les peines frappant les hommes de main seraient très lourdes. En fait, cet article constitu-tionnel est issu de la période dictatoriale de 1967-74 et visait, dans sa forme et son contenu, l’extrême gauche, assimilée sans vergogne à des «structures terroristes».

La menace de démission collective  des députés d’Aube dorée constitue une facette de la contre-attaque du parti néonazi face à la mobilisation antifasciste et face aux résultats initiaux des enquêtes qui démontrent, tous les jours, les liens étroits entre Aube dorée, la police et des structures de l’armée. Ainsi, de nouveaux documents ont été publiés le vendredi 27 septembre (dans le quotidien To Ethnos), montrant qu’un officier de police de l’Aéroport de Rhodes participait à l’entraînement militaire d’un groupe de la section d’Aube dorée. Autrement dit, d’une structure paramilitaire.

A la menace d’une démission collective , la direction d’Aube dorée ajoute les déclarations concernant le fait que le gouvernement Samaras  «vend la Grèce à l’étranger». Nikos Michaloliakos déclarait le 26 septembre 2013: «Ce n’est pas nous qui sommes des criminels, mais ceux qui ont mis en faillite le pays. Nous utiliserons tous les moyens légaux d’ordre constitutionnel à notre portée afin de défendre notre honneur politique.» Ilias Kassidiaris, porte-parole d’Aube dorée, a affirmé le même jour: «Le gouvernement ne pouvant faire face politiquement à Aube dorée utilise dès lors des manipulations illégales , des moyens de super-surveillance des députés, des faux témoignages sans noms et sans preuves. Le peuple grec ne croit plus désormais à la propagande des chaînes télévisées. Nous sommes présents. Nous utiliserons tous les moyens légaux pour protéger nos droits constitutionnels. Tous nos moyens légaux contre un gouvernement illégitime.»  Le fait que la direction d’Aube dorée ne précise pas quels sont les moyens légaux rend plus crédible la tactique d’une démission collective des députés avec sa conséquence: des élections anticipées dans 15 circonscriptions.

Ce genre d’élections n’est pas commun en Grèce. L’ancienne maire d’Athènes Dora Bakoyannis – qui a largement profité des opérations spéculatives de corruption à l’occasion des Jeux olympiques et qui a rejoint les rangs de la Nouvelle Démocratie – a immédiatement déclaré qu’il n’y aurait pas d’élections généralisées anticipées et qu’Aube dorée serait battu électoralement. Ce qui reste à démontrer. Ce chantage se fait d’autant plus fort que les enquêtes démontrent la nature d’organisation criminelle d’Aube dorée, avec ses connexions dans les sphères policières et militaires.

Dans cette situation politique, deux pespectives sont débattues dans les cercles des partis gouvernementaux ou appuyant le gouvernement (Nouvelle Démocratie, PASOK et Dimar). La première a trait à un changement de leadership dans la Nouvelle Démocratie, étant donné l’impasse économique encore plus nette de la politique du gouvernement Samaras , placée sous la tutelle de la Troïka. Samaras ne peut plus vendre «une sortie de la crise pour 2014» alors que sur le plan social la dégradation des conditions de vie ne cesse de s’accentuer. Des éditoriaux évoquent la possibilité d’un remplacement de Samaras par Caramenlis, bien qu’il soit un politicien falot. La deuxième est dessinée par Venizelos qui, pour sauver la peau du PASOK, propose la formation d’un «arc constitutionnel» pour faire face à Aube dorée en cas d’élections anticipées. Venizelos déclarait le 26 septembre que, d’une part, il fallait accroître les mesures contre Aube dorée (contrôle financier, liens avec les milieux criminels, fouille des locaux) et, d’autre part, que suite à l’assassinat de Pavlos Fyssas Aube dorée avait perdu de sa crédibilité  dans «l’opinion publique».

En fait, les propositions de Venizelos et d’un vaste secteur de la Nouvelle Démocratie ont pour fonction de faire croire que les activités d’Aube dorée et ses liaisons avec les sphères répressives officielles étaient du domaine de l’inconnu jusqu’au 17 septembre. Ce qui relève d’un mensonge grossier.

La bataille contre Aube dorée, des pratiques, son influence doit être combinée avec un refus net et argumenté des politiques d’austérité, telles qu’inscrites dans les Mémorandums, et avec une volonté de faire taire, en priorité dans le milieu scolaire, la propagande raciste, anti-syndicale, anti-gauche , anti-droits démocratiques.

A cela s’ajoute la nécessité d’une unité d’action pour ne pas «laisser la rue» à Aube dorée et lui permettre des actions de «substitution de l’autorité étatique» telles que le contrôle de cartes d’identité des immigré·e·s, des vendeurs dans un marché, d’actions de distribution de «sang grec à des Grecs» avec la complicité de militants de responsables d’entités hospitalières. L’«arc constitutionnel» proposé par Venizelos et d’autres membres des partis gouvernementaux a pour but, entre autres, d’opérer un clivage entre la dénonciation des pratiques et de l’idéologie d’Aube dorée et la mobilisation sociale contre Aube dorée et contre toutes les facettes d’une politique d’austérité brutale qui ronge la société dans son ensemble et peut multiplier les désespérances, humus favorable à une force comme celle d’Aube dorée. Publié par Alencontre le 27 – septembre – 2013

Par Rédaction A l’Encontre  http://alencontre.org/europe/grece/grece-aube-doree-le-chantage-a-la-demission-collective-des-deputes-face-a-la-possible-caracterisation-legale-dorganisation-terroriste.html

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21 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Pavlos Fryssas tué par les fascistes. Mobilisation

Pavlos Fryssas tué par les fascistes. Mobilisation dans Antifascisme vermine

 

L’extrême droite fasciste grecque a, une fois de plus, montré son visage violent.

En assassinant notre camarade, le chanteur de rap et de hip-hop engagé Pavlos Fryssas, des membres du parti néonazi « Aube Dorée » (Chrissi Avgui) ont rajouté un crime de plus à une liste déjà longue. Le jeune artiste, âgé de 34 ans, était engagé dans des activités antifascistes et dans des initiatives sociales au niveau de son quartier. Il était aussi militant d’Antarsya, un parti politique en Grèce partageant de nombreuses orientations avec le NPA.

Mardi soir 17 septembre, le jeune chanteur assistait à la transmission d’un match de football dans un café. Au cours de celui-ci, il a eu un échange tendu avec un néonazi membre d’« Aube Dorée ». A la sortie du café, une bande, de vingt à quarante néonazis selon les sources, a tendu un piège à Pavlos et ses amis. Ceux-ci ont essayé de fuir, mais une voiture leur a bloqué le passage. Son conducteur est descendu et l’a frappé de plusieurs coups de couteau. Selon le médecin qui a soigné la victime, celle-ci aurait été poignardée par « un professionnel ». Le parti Antarsya a déclaré : « Les fascistes l’ont tué pour son activité antifasciste. »

Le tueur a reconnu, face à la police, avoir agressé Pavlos et être membre d’« Aube Dorée ». Les locaux du parti néonazi à Athènes ont été perquisitionnés, ce mercredi. Mais lorsqu’on sait que 50 % des policiers à Athènes voteraient pour ce même parti, on peut avoir des doutes sur son zèle.

Le parti « Aube Dorée » s’est structuré pour la première fois en 1993, lors des très grandes manifestations nationalistes organisées en Grèce par les partis au pouvoir pour dénier à la République de Macédoine le droit de porter ce nom (dénomination historique revendiquée par la Grèce). Mais au plan électoral, il est resté longtemps groupusculaire, jusqu’en 2012, où il a su remplacer le parti LAOS, parti traditionnel de l’extrême droite discrédité pour sa participation au gouvernement et sa cogestion des plans d’austérité.

Aux élections de mai et de juin 2012, « Aube Dorée » a obtenu respectivement 7 % des voix. Mais les sondages lui pronostiquent aujourd’hui près du double, faisant de lui la troisième force politique. Ce parti néonazi est en même temps ouvertement négationniste, pro-hitlérien et violent. La liste de ses crimes va d’innombrables agressions contre des immigrés ou des migrants jusqu’à la gifle publiquement infligée, sur un plateau de télévision, à une députée communiste. C’est l’ennemi principal du mouvement ouvrier et des travailleurs.

Le NPA est pleinement solidaire de ses camarades d’Antarsya, mais aussi de touTEs les antifascistes en Grèce. Il participera aux mobilisations pour dénoncer ce nouveau crime fasciste rappelant celui commis trois mois plus tôt contre Clément Méric, en France.

Montreuil, le 19 septembre 2013 Vendredi 20 septembre 2013

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21 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

“La France n’a pas été immunisée contre le fascisme” (les Inrocks)

“La France n’a pas été immunisée contre le fascisme” (les Inrocks) dans Antifascisme milice

L’histoire de la France de Vichy a-t-elle levé tous ses secrets ? Pas certain. Dans “La Milice française” (ed. Fayard), un ouvrage nourri et très documenté, l’historienne Michèle Cointet revient sur ce qui fut le fer de lance du régime. Institution nouvelle, la Milice a véritablement transformé la France en un État fasciste et meurtrier. Entretien.

Pourquoi le régime de Vichy décide-t-il de créer la milice ? A quels objectifs correspond-elle ?

Les raisons sont stratégiques et politiques. Pendant deux ans, le régime de Vichy a cru que l’armistice assurait encore sa souveraineté. Il disposait d’un territoire sans occupation (la zone libre), d’une petite armée, d’une flotte de guerre, d’un empire. Il était reconnu par de nombreux pays qui, comme les Etats-Unis et l’URSS, envoyaient des ambassadeurs dans sa petite capitale. Tout cela vole en éclat à la suite du débarquement des Américains en Afrique du Nord en novembre 1943. L’Empire se rallie à la nouvelle autorité d’Alger, la zone libre est envahie par les Allemands, l’armée d’armistice est dissoute, la flotte de guerre se saborde à Toulon  pour ne pas être saisie par les occupants. Les diplomates français à l’étranger rallient peu à peu les Alliés et, à Vichy, la quarantaine de représentations diplomatiques se réduit aux alliés de l’Allemagne et aux neutres.

Les Allemands ne réduisent pas pour autant leurs exigences vis-à-vis du gouvernement de Vichy. Ils lui demandent de continuer à assurer leur sécurité et de protéger leurs lignes de communication avec l’Allemagne et avec l’Italie. Vichy doit aussi contenir les actions de la Résistance encouragée dans ses espoirs d’une libération du territoire. Le 19 décembre 1942, Hitler le dit de vive voix à Laval, le chef du gouvernement français. Pour ce collaborateur, une proposition allemande est un ordre. La milice est  créée en janvier 1943 pour assurer la sécurité des occupants et le maintien de l’ordre.

Le chef du gouvernement a aussi obéi à une motivation politique. Il craint la concurrence des partis collaborateurs de Paris, le RNP de Marcel Déat, le PPF de Jacques Doriot qui ont lancé leurs propres milices et qui dénoncent son “inertie” face aux résistants. Laval crée donc la milice, parti de volontaires ultras, police auxiliaire, organisation paramilitaire avec sa branche armée, la franc-garde. La milice devient une organisation de l’Etat français. Sa mission : le maintien de l’ordre.

Quelles sont les sources d’inspiration structurelle et méthodologique de cette organisation paramilitaire ?

Les modèles sont les S.A. et les S.S. allemands et les faisceaux italiens. Des volontaires s’offrent à participer à la lutte contre les adversaires politiques de l’Etat. Leurs actions rencontreront l’impunité même lorsqu’elles vont jusqu’au crime. Les miliciens fournissent une force politique qui offre des cadres. Ils se glissent dans les administrations, cherchent à contrôler la société. Laval croyait garder la maîtrise de la milice mais c’était compter sans le dynamisme propre  à toute organisation et sans la protection que les Allemands offriront à ses chefs qui obtiennent d’eux les armes que Laval leur refusait.

La milice est à la fois de son temps (les totalitarisme du XX° siècle) et du passé, une résurgence de la contre-révolution et de la terreur blanche de 1815.  A la veille de la guerre, de nombreux chefs miliciens ont fait leurs armes dans la Cagoule (le CSAR), organi- sation secrète créée contre le Front populaire. Ils y ont appris la violence allant jusqu’au crime d’antifascistes italiens. A Nice, berceau régional de la milice, le chef Joseph Darnand et ses amis ont appartenu alors à une des branches de la Cagoule, “Les chevaliers du glaive”.  L’idéologie de défense religieuse est renforcée par l’antisémitisme et un anticommunisme célébrant la lutte à mort de l’Europe contre les barbares soviétiques.

Quelles étaient les autres options du régime de Vichy pour assurer sa souveraineté ?

Dès lors que le maréchal Pétain ne s’était pas envolé pour Alger en novembre 1942, les débris de souveraineté se racornissaient de jour en jour. Pourtant, il entendait se maintenir avec, chez Laval, l’espoir d’une paix de compromis où la France aurait joué les intermédiaires et en aurait tiré un rétablissement de puissance. Cet homme avait des illusions !

L’administration qui avait constitué jusque-là la grande force de Vichy conservait une façade derrière laquelle les fonctionnaires pratiquaient le double-jeu, guettant, dans le “noyautage des administrations publiques” une possibilité de s’en sortir. Le cas de la justice est révélateur. Même les magistrats siégeant dans les fameuses  sections spéciales qui jugeaient résistants et opposants politiques en viennent à déclarer qu’ils ne condamneront plus personne. C’est qu’ils sont terrorisés par les assassinats de magistrats par la Résistance, plus ou moins annoncés par l’envoi de petits cercueils à domicile ; les procureurs généraux qui font état de cette menace de grève (totalement ignorée par l’histoire) demandent à Laval de leur substituer  des cours martiales de miliciens. L’appareil d’Etat ne réagit plus à l’impulsion du gouvernement.

Le film Lacombe Lucien a contribué à donner la vision d’une milice issue des bas fonds. Cela correspond-il à la réalité ?

C’est en effet l’image que les Français en gardent. Elle est partielle et on se tromperait lourdement sur ce que fut la milice si on s’en contentait. Une autre réalité sociologique surgit de l’examen des archives, en particulier des listes départementales et des procès d’épuration. A côté des “Lacombe Lucien” attirés par la violence, l’exemption du STO, le profit, parfois une revanche sociale , la milice recrute dans les classes moyennes françaises : commerçants, professions libérales, employés, cadres du public (pas mal d’anciens officiers d’active et de réserve  dont les compétences sont recherchées pour la franc-garde) . On trouve des rejetons de la vieille noblesse militaire et des hobereaux nombreux dans le sud-ouest. Les cadres du mouvement sont des notables et Joseph Darnand  est intellectuellement dépendant de son entourage de professeurs de l’enseignement secondaire. On remarque la présence de femmes (environ 8% des effectifs). L’idéologie a constitué le ciment nécessaire pour que notables et marginaux travaillent de concert.

La milice est-elle responsable de la transformation du régime de Vichy en État meurtrier ?

La milice est le bras exécutif de l’État français. La peur de perdre le pouvoir fait accepter aux dirigeants de Vichy les pires exactions de la milice qui se charge de tout ce que d’autres répugnent à commettre mais qu’ils acceptent pour rester aux affaires.  Le pouvoir s’inquiète des actions de la Résistance, surtout lorsqu’elle est dirigée par des officiers comme dans le maquis des Glières en Haute-Savoie. Il panique devant les mutineries dans les prisons. L’assassinat de Français à l’issue de beuveries, au cours de représailles ou même sans raison, est rarement réprimé (il y a eu quelques miliciens fusillés sur ordre de Darnand). Les assassins de Maurice Sarraut, le directeur de La Dépêche de Toulouse, sont relâchés, ceux de Georges Mandel ne sont finalement pas inquiétés. Le meurtre devient pour l’État français un moyen d’imposer sa propre survie.

Sous l’occupation, quelle opinion la société française avait-elle de la milice ?

Au début, la milice n’est pas armée. Certains Français, effrayés par l’insécurité qui règne dans leur région, en attendent le rétablissement de l’ordre. On voit même des parents et des curés pousser des adolescents à adhérer à une organisation qui offre situation, profits et pouvoir social. Et puis une escalade se produit. Les délations sont encouragées, la population est mise en surveillance, Des vols accompagnent les visites domiciliaires. Des enlèvements se produisent. Des fonctionnaires de ministère sont molestés à Vichy pour ne pas avoir cédé le trottoir à des miliciens. Enfin, après le débarquement de juin 1944, des tueries locales se déclenchent (en particulier en Bretagne) et culminent en août dans les régions d’où les miliciens n’ont pu partir. La haine des Français contre la milice est devenue générale. Elle se traduit par des exécutions sommaires au cours de la Libération et par des condamnations à mort au cours de l’épuration judiciaire. Lorsqu’est accordée une grâce la population envahit les prisons pour tuer les condamnés graciés.

La violence et les innombrables crimes comme ceux de Georges Mandel ou de Victor Basch perpétrés par la milice relèvent-ils davantage de la pression de l’occupant allemand ou d’une décision autonome ?

La milice revendiquait une action autonome. Ainsi se défendait-elle des crimes de Mâcon et de Rillieux en juillet 1944 en invoquant des représailles pour l’assassinat par des résistants du ministre milicien, Philippe Henriot. Mais quand Joseph Lécussan assassine les époux Basch, il agit en fonction d’une décision commune avec le lieutenant allemand Moritz. L’assassinat de Georges Mandel est révélateur d’une milice exécutant les basses œuvres des Allemands. Mandel, otage renvoyé par les Allemands en France, est tué par des miliciens qui le convoyaient de Paris à Vichy. Ils ont assassiné l’homme politique pour complaire aux nazis et signifier, de leur part, à Pierre Laval , tenté de “retourner sa veste” que son sort est lié à celui du Reich. Ils obéissent aux mêmes motifs en assassinat les hommes politiques républicains Jean Zay et Maurice Sarraut. Étonnante est la psychologie des miliciens qui ne se sentent plus Français mais  “Européens”. Ils se voient, comme les Allemands, en rempart contre la barbarie soviétique.

Pensez-vous comme l’historien israélien Zeev Sternhell que la France n’a pas été immunisée contre le fascisme ?

Une vive polémique a opposé les historiens français qui voyaient la France des années trente immunisée contre le fascisme grâce à sa culture républicaine et Sternhell qui pensait qu’elle y avait cédé. L’histoire de la milice prouve qu’elle ne l’était pas. Il a bien existé un fascisme français. Ses sources sont repérables dans l’émergence de la Cagoule, qui constitue une mutation de l’extrême droite française convaincue de ce que le meurtre est nécessaire dans l’action politique. Nombre de dirigeants de la milice ont eu cette expérience de la Cagoule  et ont constitué alors des réseaux qu’ils réveillent en 1943. La milice est fasciste par sa volonté de conquérir le pouvoir, par sa doctrine, par sa volonté d’attirer des couches sociales diverses, par ses pratiques. La chance de la France a tenu à une Libération précoce et rapide. Je n’ose imaginer ce que serait devenu ce pays si l’occupation avait duré jusqu’en avril 1945.

Recueilli par David Doucet La milice française, Michele Cointet, Fayard, 2013. 19/09/2013 | 11h35

http://www.lesinrocks.com/2013/09/19/actualite/la-france-na-pas-ete-immunisee-contre-le-fascisme-11428099/

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21 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Un ancien membre d’Aube dorée témoigne (CI)

Un ancien membre d'Aube dorée témoigne (CI) dans Antifascisme robert-de-niro-as-al-capone-in-the-untouchables

Le quotidien grec To Ethnos a rencontré un ancien membre du parti néonazi Aube dorée, deux jours après la mort d’un militant antifascite tué par un membre de la formation d’extrême droite. Extraits.
Un ancien membre d’Aube dorée (AD) révèle l’existence d’un bataillon d’assaut de l’organisation nazie : leur manière d’organiser des attaques, où est-ce qu’ils « cachent leurs armes », les conditions pour entrer dans l’équipe et le respect de la hiérarchie. Ce dernier a appartenu au noyau dur d’Aube dorée durant un an et demi.Pendant cette période, il en a vu beaucoup et a côtoyé de près les hommes qui composent la branche locale du parti, « dont le meurtrier de Pavlos Fyssas était sous-chef », affirme-t-il. Dans ce long entretien qu’il accorde à To Ethnos, il fait sortir de l’ombre cette branche locale dangereuse d’Aube dorée de la ville de Nikaia [ou Nicée], au sud-ouest d’Athènes. Il nous a aussi fourni des documents que nous ne pouvons publier, pour des raisons évidentes.  Ce qu’il nous révèle est plus ou moins ce que nous imaginions, mais les preuves sont choquantes. Le bataillon d’assaut de Nikaia, dirigée par Giorgos Patelis et présidé par le député Ioannis Lagos, dispose d’une hiérarchie, d’une structure et d’une organisation que l’on rencontre seulement dans des équipes paramilitaires criminelles.

Prouver qu’on est digne du parti Leur quartier général est leur bureau. On y donne les ordres pour attaquer les migrants et pour d’autres actions. C’est dans ce bureau que sont gardés les battes, stylets et bâtons télescopiques qu’ils font disparaître quand il y a un contrôle de police. « Quand il fallait les cacher, nous mettions nos armes dans la voiture de Giorgos Pantelis et dans la maison de sa maman », nous dit cet ancien membre du parti. « D’ailleurs, un policier de Nikaia est lui-même membre d’AD et donne des informations quand un contrôle se prépare, ou bien il se charge de nettoyer le casier judiciaire de ceux qui se font prendre en flagrant délit. »

En se confiant au journal, l’ex-membre du parti analyse l’organigramme de la branche d’AD de Nikaia et affirme que s’il se passait quoi que ce soit dans le quartier, « tous en auraient informé Giorgos Pantelis. Ce dernier devait, à son tour, informer Ioannis Lagos qui était le fer de lance de toutes les actions de la branche. Si nous avions son accord, nous pouvions sortir dans les rues. Pour taguer nos slogans sur les murs de la ville, ou s’en prendre à des Pakistanais, il fallait que Pantelis et Lagos soient informés. »

« Pour intégrer le bataillon d’assaut de Nikaia », explique notre témoin, « il faut appartenir à la ‘clique’ de Giorgos Pantelis et être capable de prouver sa valeur. Une fois membre, on entre dans le cercle, et puis, une fois qu’on prouve que l’on est digne du parti, on approche du noyau dur. On te dit, dès le départ, ‘tu n’es rien, tu es nul’. On te dit de faire des pompes et on te donne des coups de pieds dans les côtes devant tout le monde. Une fois dans le noyau dur, on te donne un livret où sont inscrits tous tes services : dans combien de rassemblements tu t’es rendu, combien de fois tu es allé aider à l’organisation du bureau, etc. »

Des profils variés La plupart des membres ont entrepris la protection des rassemblements du parti dans tout le pays. Mais ce ne sont pas que des malabars qui assurent le service de sécurité. « Il y a aussi des hackers qui attaquent les profils Facebook de tous ceux qui ont été renvoyés ou se sont retirés du parti. Certains membres se font passer pour des anarchistes ou des antifascistes, pour pouvoir apprendre ce qui se trame dans le camp adverse. La communication entre membres du parti se fait par des messages Internet prépayés. » Alors qu’ils se présentent comme les sauveurs de la Grèce, qui vont renvoyer les migrants du pays, les masques tombent.

Selon notre témoin, les vêtements que les membres d’AD rassemblent pour prétendument les distribuer aux plus démunis, sur présentation d’une carte d’identité, sont en réalité revendus par des Pakistanais, et les membres du parti prennent une commission sur les ventes. Dans la branche d’AD de Nikaia, il y a aussi des mineurs, des collégiens et des lycéens qui suivent une formation pour diffuser leur idéologie dans les écoles. On appelle ces jeunes « les centaures ». To Ethnos  Lefteris Bintelas 20 Septembre 2013

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20 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

L’assassinat de Pavlos Fyssas et l’indolence policière (Al’e)

L’assassinat de Pavlos Fyssas et l’indolence policière (Al'e) dans Antifascisme a14_17324253

Pavlos Fyssas, âgé de 34 ans, rappeur connu pour son action antifasciste, est mort le 17 à 0h10 à Amfiali, après avoir survécu 20 minutes, sans soins. L’agression a été conduite par un groupe de membres de l’organisation Aube Dorée à Amfiali, suite au match de football qui opposait l’Olympiacos et Paris Saint-Germain (PSG).

Le jeune homme de 34 ans a été frappé par au moins trois coups de couteaux à la poitrine, dans la rue Tsaldari et Xanthou au centre d’Amfiali. Après avoir attendu quelque 40 minutes avant l’arrivée d’une ambulance – et avoir avant désigné son meurtrier –il a été transféré à l’hôpital général Nikaias, où sa mort a été constatée. Un témoin oculaire a déclaré que l’ambulance a tardé plus d’une demi-heure, alors qu’en très peu de temps – 5, 10 minutes – 5 à 6 voitures de police et 12 motos étaient sur les lieux.

Un premier témoignage, confirmé depuis lors, indique: «Vers minuit, un groupe de 15 à 20 fascistes, en t-shirts noirs, pantalons et bottes militaires, se trouvaient sur la place Tsaldari. A ce moment, Killah P. (Pavlos Fyssas) passait avec sa compagne et un autre couple. Soit on l’a reconnu, soit il y eut un échange du style: “Que voulez-vous, ici ? Il n’y a pas de place pour vous dans ce quartier”.»

Le fait est que les fascistes ont immédiatement poursuivi les 4 personnes en remontant la rue Tsaldari en direction de la rue Gr. Lampraki. A un moment donné, une dizaine d’autres fascistes sont sortis d’une ruelle et ont entouré les jeunes. Un véhicule est apparu, se déplaçant dans un sens interdit. Il s’est arrêté et le conducteur – Roupakias, un permanent de la section de l’Aube Dorée – est descendu et a poignardé Killah P. une fois au cœur et une fois dans le ventre.

Le tout s’est produit en présence d’agents de l’équipe DIAS (police à motos) qui, une fois que tout était fini et que la majorité des fascistes avaient quitté les lieux, saisirent l’assassin. En fait, ce fut une jeune policière qui arrêta et immobilisa l’assassin.?Elle aurait crié à ses collègues de se dépêcher de venir l’aider. Mais ces derniers se sont abstenus au motif que «les délinquants étaient nombreux». La policière, toute seule, aurait jeté à terre l’auteur du crime, l’aurait immobilisé, lui aurait braqué son arme dans le dos et lui a mis les menottes.

Toutefois, la négligence de la police (équipe DIAS) pose question: que ce soit pour le cas des colleurs d’affiche de Perama – membres du KKE attaqués le 12 septembre, dans un quartier du Pirée, par une bande d’Aube Dorée faisant 9 blessés, dont certains gravement – que pour celui de Pavlos Fyssas à Keratsini. L’excuse donnée par les policiers – dont des secteurs sont étroitement liés à Aube Dorée – est sans cesse la même. «Si nous intervenons la situation risque de s’empirer.» A l’occasion de l’attaque contre les membres du KKE au Pirée, la police et le procureur se sont fait insulter, sans réagir, lorsqu’ils ont essayé d’entrer dans les locaux de l’Aube Dorée.

La complicité de la Nouvelle Démocratie La Nouvelle Démocratie (ND), il y a quelques jours encore, développait la théorie «classique» des deux pôles. La stabilité du pays est en cause vu l’existence de «deux pôles extrêmes»: SYRIZA (coalition de la gauche radicale) et Aube Dorée. Cette théorie n’empêchait pas des liens, divers, entre des secteurs de la Nouvelle Démocratie et Aube Dorée. Des députés de la ND n’ont pas hésité à proposer une coalition entre la ND et «l’aile la plus raisonnable d’Aube Dorée», le secteur qualifié de «non-violent». Au-delà des calculs électoraux sous-jacents, chez certains de la droite, certes pas majoritaires pour l’heure, ces «considérations» ont eu une conséquence double: 1° minimiser le caractère néonazi et agressif – contre les migrants et de plus en plus contre les militants de la gauche radicale – d’Aube Dorée et, dans la foulée, camoufler la jonction entre les néonazis et des fractions significative des corps répressifs de la police; 2° par contre, criminaliser les actions des syndicalistes actifs et des militants de SYRIZA.

L’importance des manifestations du 18 septembre 2013 marque un possible tournant dans la mobilisation sociale contre les néonazis et contre la politique d’austérité du gouvernement, mettant en question la viabilité du gouvernement Samaras. Nous reviendrons sur ces questions demain, au travers d’un entretien avec Antonis Ntavanellos, porte-parole de DEA et membre de la direction de SYRIZA.

http://alencontre.org/europe/grece/grece-apres-le-meurtre-de-pavlos-fyssas-vaste-mobilisation-antifasciste.html

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