Archive | Antifascisme

09 mai 2013 ~ 0 Commentaire

1er mai de l’extrême droite : deux faces d’une même pièce

1er mai de l’extrême droite : deux faces d’une même pièce dans Antifascisme design-300x242

Pile.« On est chez nous… La France aux Français… Mélenchon au Goulag… Communistes assassins »…

À défaut de foule (à peine 3 000 personnes), la haine était comme à l’habitude au rendez-vous de la manifestation du Front national. Les journalistes tentant de réaliser des interviews étaient systématiquement pris à partie par le service d’ordre, privé cette année de son chef Axel Loustau, interpellé le 23 avril à l’occasion d’incidents survenus à la fin de la manifestation des anti « mariage pour tous ». La présence de militants du GUD, de Troisième voix ou du Renouveau français laisse à douter de l’efficacité, et surtout de la volonté de Marine Le Pen de « faire le ménage » dans ses rangs… « Tenez bon, on arrive, les vieux opposants que nous sommes sont en train de se transformer bientôt en jeunes dirigeants ». Cette exhortation de la présidente du FN à ses troupes ferait bien d’inquiéter, et surtout de mobiliser, ceux qui, trop nombreux à gauche, ne voient dans le « F-Haine » qu’un parti de droite, tout juste plus radical que les autres.

Face. À la mémoire de Brahim Bouarram, jeune Marocain assassiné, jeté dans la Seine

le 1er mai 95 par des skinheads à l’issue de la manifestation du Front national, avait lieu le traditionnel rassemblement au Pont du Carrousel. Avant celui-ci, une manifestation, appelée par le collectif unitaire Capab (collectif antifasciste Paris-banlieue) et le NPA, a été attaquée un quart d’heure avant qu’elle ne débute par une trentaine de fascistes armés de cutters, de matraques et de bombes d’acide. Trois charges des nazillons n’ont pas réussi à venir à bout de la détermination des manifestants qui ont réussi à les repousser.

Nous dénonçons la bienveillance de la police

qui, malgré le fait que cette manifestation ait été déposée en préfecture, a laissé tranquillement l’extrême droite attaquer le rassemblement, n’appelant que tardivement à l’envoi de renforts… qui ne trouvèrent pas mieux que d’encercler les antifascistes. Malgré cette agression, les antifascistes ont manifesté jusqu’au pont du Carrousel aux cris de : « Brahim Bouarram, on n’oublie rien ! Front National, parti des assassins ! Paris Paris, Antifa ! Le FN, c’est la gangrène, on l’élimine, ou on en crève ! » Plus que jamais, la question de l’autodéfense contre les attaques des fascistes se pose. Plus que jamais, la constitution de structures unitaires contre le FN et les groupuscules fascistes qu’il entraîne doit être mis à l’agenda de notre camp social.
Alain Pojolat

Jeudi 9 mai 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 194 (08/05/13)

Lire la suite

09 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Allemagne : procès des néonazis… et de la police (LO)

Allemagne : procès des néonazis... et de la police (LO) dans Antifascisme design-300x242

À Munich s’ouvrait lundi 6 mai le procès très attendu de cinq néonazis.

Beate Zschäpe, la fondatrice du groupe appelé Clandestinité national-socialiste, est accusée d’avoir pendant onze ans participé à dix meurtres visant des commerçants turcs et un grec, à un attentat dans un quartier immigré de Cologne en 2004, qui avait blessé vingt-deux personnes, ou encore un attentat à la gare de Düsseldorf en 2000, qui avait fait plusieurs blessés parmi des migrants juifs originaires d’ex-URSS. La culpabilité des accusés, mais aussi d’autres complices retrouvés morts en novembre 2011, ne fait guère de doute.

Le véritable enjeu du procès est surtout d’établir le rôle de la police et des services secrets qui pendant des années non seulement ont laissé faire, mais ont même présenté ces meurtres comme les agissements de la mafia kurde. Pire, la police présentait même les victimes turques comme des trafiquants de drogue et leurs proches comme des suspects. En fait, la traque des accusés n’a commencé qu’en 2011, parce que, surpris après un braquage de banque, ils avaient assassiné une policière. Or les services de sécurité allemands disposent de nombreux informateurs dans les milieux d’extrême droite. Un de ces indicateurs aurait même été présent sur les lieux de crimes à six reprises. Les services secrets militaires eux-mêmes étaient informés dès 1998 du lieu où se cachaient ces assassins néonazis. Et curieusement, trois jours seulement après que Beate Zschäpe se fut rendue, ces mêmes services secrets ont détruit leurs propres archives sur l’extrême droite et les rapports des indicateurs infiltrés auprès de ce groupe.

Le procès lui-même montre à quel point les autorités sont peu pressées de faire connaître la vérité : la salle d’audience est très petite, aucun journaliste turc ou grec n’avait pu obtenir d’accréditation. Après des plaintes à la Cour constitutionnelle, l’ouverture du procès avait dû être repoussée. Cette connivence des membres des services de sécurité avec l’extrême droite n’est pas surprenante. Après la Seconde Guerre mondiale, il n’y a pas eu de rupture entre l’État nazi et les institutions de la République fédérale, et la « dénazification » fut très vite interrompue dès le début de la Guerre froide. De très nombreux hauts fonctionnaires nazis, dont des juges, ont continué tranquillement leur carrière. Un ancien responsable de la propagande nazie, Kurt Kiesienger, fut même chancelier, c’est-à-dire chef du gouvernement, de 1966 à 1969. Il fut d’ailleurs giflé publiquement par Beate Klarsfeld, en novembre 1968, aux cris de « Kiesinger, Nazi ! Démissionne ! » Ces meurtres et la responsabilité de la police ont beaucoup choqué, alors que le souvenir des atrocités nazies pèse encore lourd dans le pays. L’actuelle chancelière Angela Merkel, qui s’était fendue d’une minute de silence en hommage aux victimes lors de l’arrestation de Beate Zschäpe, a encore déclaré ces jours-ci que ces meurtres étaient une « honte pour l’Allemagne ». Mais c’est aussi la complicité des services de sécurité dans les agissements de ces néonazis qui est scandaleuse !

Eric TOLIAN

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2336&id=68

Lire la suite

08 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Allemagne : Le vrai procès de la NSU reste à faire (Die Welt)

Allemagne : Le vrai procès de la NSU reste à faire (Die Welt) dans Antifascisme

Benedicte

A peine ouvert, le procès de cinq membres du groupuscule néo-nazi a de nouveau été reporté. Mais il ne faut ni s’attendre à toute la lumière sur le terrorisme d’extrême droite, ni oublier le vrai scandale de cette affaire : l’incompétence et l’aveuglement des autorités.

Le procès qui s’est ouvert le 6 mai à Munich [et a été suspendu à la demande de la défense] n’est pas le procès de la NSU [Nationalsozialistischer Untergrund, Clandestinité nationale-socialiste]. Pas plus que le procès de Nuremberg de 1945-46 ou le procès d’Auschwitz à Francfort, de 1963 à 19­65, n’ont été les procès du national-socialisme, et pas plus que le procès de Stammheim (1975-77) n’a été celui de la Fraction armée rouge. Chaque fois, il s’est agi – et c’est le cas encore aujourd’hui – de juger des accusés individuels, nazis et terroristes de droite et de gauche. Munich sera le procès de Beate Zschäpe et d’autres néonazis. Rien de plus, rien de moins. Un tribunal a la capacité et le devoir de déterminer la responsabilité individuelle de chacun et de punir les coupables – il n’est pas habilité à juger une époque ou une idéologie, ni son enracinement dans la population. Cela peut en décevoir plus d’un. Car ceux qui se présentent à la barre sont généralement des individus tristes, déboussolés, butés – ni impressionnants, ni monstrueux, mais très petits. Si on les regarde dans les yeux, on ne voit pas le mal et ses mobiles.

Obstination coupable

C’est pourquoi le battage suscité par le procès de Munich bien avant son ouverture est un peu exagéré. Car ce procès, qui semble déjà vain, ne permettra pas de dévoiler ce qu’attend avec avidité une partie de l’opinion. Il dote inévitablement la principale accusée d’une personnalité intéressante et énigmatique qu’elle n’a visiblement pas – d’après ce que l’on sait, malgré son silence. Encore une fois, le mal est banal, et l’on refuse de l’accepter. C’est ainsi que l’opinion, aussi scrutatrice soit-elle, risque de ne pas voir le vrai scandale. Le scandale, c’est qu’il a fallu toutes ces années pour comprendre et élucider les meurtres de la NSU – alors que le mobile, comme il est aisé de s’en rendre compte a posteriori, était limpide.

De 2000 à 2006 au moins, des meurtriers ont sillonné l’Allemagne, assassinant des gens très clairement pour la seule raison qu’ils étaient d’origine étrangère ou d’anciens immigrés. Les motivations racistes de ces homicides sautent aux yeux aujourd’hui. On sait aujourd’hui qu’il aurait dû être clair, après le deuxième, au plus tard après le troisième meurtre, dans quelle direction il fallait orienter l’enquête : vers les milieux d’extrême-droite. Au lieu de quoi, les services chargés de l’enquête se sont obstinément attardés sur une autre piste. Certes, ils avaient fait le lien entre les neuf homicides, mais ce lien jetait d’emblée le discrédit sur les victimes, sans aucune justification, les assimilant à des malfaiteurs. Si tous sont étrangers ou d’origine étrangère, supposait-on, il y a de fortes chances qu’ils soient eux-mêmes des criminels. Encore une fois, le fait qu’il s’agissait d’un acte d’ostracisme délirant saute aux yeux a posteriori : les victimes ont été dissociées des Allemands de souche qui, eux, sont intègres et ne fraient pas avec les criminels.

Le fait que sept des neuf personnes assassinées étaient des entrepreneurs n’a pas été interprété comme le signe de la réussite de ces immigrés qui avaient eu le courage de se mettre à leur compte, mais simplement comme un indice laissant supposer qu’il s’agissait forcément d’affaires louches et que les individus assassinés étaient sans doute les victimes de règlements de comptes au sein de la communauté turque. Les néologismes associés à l’affaire – « Döner-Morde » [littéralement, "meurtres de vendeurs de kébab"] , « commission ‘Bosphore’ » [pour désigner la commission chargée de l’enquête] – parlent d’eux-mêmes, avec leurs consonances réductrices et diffamantes.

Evidence ignorée

Cette consternante méconnaissance de la réalité, les ratés de l’enquête, la destruction abracadabrante de documents et l’échec de l’Office de la protection de la Constitution, notamment en Thuringe, ont hélas permis à la série de se poursuivre. Le président du tribunal munichois a sa part de responsabilité dans le ridicule dans lequel se retrouve la justice allemande. Il n’a pas saisi la perche que lui tendait la Cour constitutionnelle – de libérer trois places supplémentaires pour les journalistes turcs [dans la salle d’audience]. En essayant de tenir ainsi les journalistes judiciaires à l’écart, il a une nouvelle fois fait la preuve qu’il n’avait pas saisi toute l’importance de ce procès. Aucun autre pays au monde ne s’est confronté de manière aussi systématique et volontaire à un lourd passé criminel. On le doit à des fonctionnaires infatigables, par exemple l’ancien procureur général de Hesse, Fritz Bauer, un juif revenu s’installer en Allemagne et sans qui le procès d’Auschwitz à Francfort n’aurait pas eu lieu. Et le mérite en revient également à une opinion qui a osé le débat et qui – tardivement, certes – a fait du national-socialisme un passé qui ne peut et ne doit pas être occulté. C’est une bonne chose, et le pays peut en être fier. Pour autant, cette conscience du passé et cette autocritique n’ont pas empêché la justice et les médias de garder des œillères pendant des années et de passer à côté de l’évidence au sujet de ces homicides. Il n’est pas facile de conjuguer au présent les leçons du passé.

Traduction : Jean-Baptiste Bor 7 mai 2013 Die Welt Berlin

Commentaire: On voit bien que c’est un journal de droite, mais les infos sont intéressantes.

Lire la suite

26 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Les vieux nouveaux visages de l’extrême droite (Ccr)

Les vieux nouveaux visages de l’extrême droite (Ccr) dans Antifascisme kgrhqfhke2flwglpubnzimijg_35

Mais aux côtés des élus de l’UMP, de l’UDI et du FN qui caracolent en tête de cortège, c’est aussi la face invisible de l’extrême droite qui se révèle dans ces manifestations où se côtoient catholiques intégristes et pétainistes de tous poils : GUD, Civitas, Jeunesses Nationalistes, Bloc Identitaire, Renouveau Français… A l’ombre du FN, dont ils critiquent la mollesse [1], ces différents groupes ont d’ailleurs fini par former un autre cortège dans les « Manifs pour tous », surnommé le « Printemps Français ». Ce cortège est dirigé par une autre figure de la réaction, Béatrice Bourges, issue des milieux intégristes de la Cité catholique, institut qui forme une partie des cadres de cette renaissance de l’extrême droite.

Habitués de la lutte contre le « racisme anti-blanc », la « christianophobie » et, désormais, le « lobby homosexualiste », ces groupes se sont faits entendre ces derniers temps pour leurs actions « coups de poing », tel l’envahissement du chantier d’une mosquée à Poitiers (Bloc identitaire) ou la perturbation des pièces de théâtre déclarées « blasphématoires » (Civitas, Jeunesses Nationalistes). A leurs côtés, un nouveau groupe, les HomMen. Masqués de blanc et torse nu, ils se présentent comme les opposants des Femen et prétendent « défendre le droit des enfants » contre la loi pour le mariage pour tou-te-s. Dernièrement, ils se sont fait connaître sur les réseaux sociaux pour avoir comparé sur une de leurs affiches la « résistance » au mariage pour tou-t-es à la Résistance contre l’occupation nazie…

Intégrisme catholique, nationalisme et défense du patriarcat : les nouveaux visages de l’extrême droite font pourtant bien penser aux anciens. La continuité se fait d’autant mieux sentir qu’une partie de ces groupes est issue des milieux traditionnels de l’extrême droite française : la Cité catholique tire par exemple son histoire dans les cadres du régime de Vichy (tel le fondateur de la Cité catholique, Jean Ousset), et dans les milieux militaires de la Guerre d’Algérie (leur revue, Verbe, légitimait à l’époque les tortures contre les combattants pour l’indépendance, et les cadres de ces organisations se réclament encore de l’OAS).

Réunis à nouveau à l’occasion des « Manifs pour tous », ces réseaux proto-fascistes semblent avoir renoué avec l’idée de prendre un jour le pouvoir, au moins pour l’instant par le biais des urnes. En effet, le but affiché de Civitas est de « créer des ilôts de chrétienté » dans les communes que voudraient gagner l’organisation aux municipales de 2014. Encore une fois, ils désignent les travailleurs musulmans comme les dangers, les ennemis des travailleurs français.

http://www.ccr4.org/Mariage-pour-tou-te-s-et-retour-en-force-de-la-reaction

Lire la suite

24 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Graff’ antifasciste

Graff' antifasciste dans Antifascisme antif

Lire la suite

24 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Pour la démocratie, les droits, l’égalité, le 1er Mai (LDH)

Pour la démocratie, les droits, l’égalité, le 1er Mai (LDH) dans Antifascisme anti-r-1-r2-150x150

Communiqué LDH
La République est en souffrance et les citoyennes et les citoyens, celles et ceux qui le sont déjà par la loi et celles et ceux qui aspirent à le devenir par la résidence le vivent sous les deux acceptions, souffrance de résultat, souffrance d’attente.

Face à une situation économique qui va se dégradant et à des choix d’austérité qui vont aggraver les inégalités et les difficultés, dans un contexte politique profondément marqué par les affaires et la suspicion à l’égard de la représentation politique, et alors que le gouvernement ne cesse, de reniement en atermoiements, de renvoyer le changement à plus tard, le 1er Mai 2013 revêt une dimension toute particulière.

La Ligue des droits de l’Homme, préoccupée de la montée des provocations verbales et physiques qui se développent dans le pays à l’initiative des droites rassemblées autour des mêmes haines, considère que les forces démocratiques et sociales se doivent d’affirmer la pérennité de la République, de la démocratie et du progrès social. Elle appelle à développer les mobilisations, rassemblements et manifestations, dont les citoyens ont grand besoin.

La LDH invite ses sections, ses militantes et ses militants à être parties prenantes de tous les événements qui, ce jour, dans des modalités et avec certains partenaires ou d’autres, porteront le combat pour les droits, la démocratie et la solidarité.

Paris, le 24 avril 2013

http://www.ldh-france.org/Pour-la-democratie-les-droits-l.html

Lire la suite

22 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Mariage pour tous, homophobie : des violences qui mettent la République en ligne de mire (LDH)

Mariage pour tous, homophobie : des violences qui mettent la République en ligne de mire (LDH) dans Antifascisme vermine-150x150

LDH  dimanche 21 avril 2013 – 22h56rien dans Antifascisme

Bars gays saccagés, « chasse à l’homo », organisation systématique d’affrontements avec les forces de l’ordre, prise à partie personnelle des parlementaires, débats publics sabotés…

La protestation contre le mariage pour tous, veut faire prévaloir la force sur le débat parlementaire, et sur le respect des engagements pris devant les électeurs. Elle recourt aux pires méthodes, et révèle son mépris du processus démocratique et l’homophobie qu’elle prétendait dissimuler, sous couvert de la « défense des familles ».

La Ligue des droits de l’Homme, qui a toujours soutenu le droit au mariage pour tous et l’adoption, sans considération de l’orientation sexuelle, comme des avancées fortes de l’égalité des droits, condamne avec force cette explosion calculée de violences. S’il est normal que les enjeux de société fassent débat, que les craintes et les refus s’expriment, et que la protestation s’inscrive dans l’espace public, en l’espèce, il s’agit de tout autre chose. Les organisateurs de ces manifestations construisent le cadre idéologique qui légitime les violences perpétrées contre les biens et les personnes. Ils fournissent un espace d’accueil et de rencontre à divers courants politiques et religieux de droite, historiquement marqués par leur haine de l’égalité, de la liberté et de la République. Cette stratégie de montée de la violence s’exprime également au sein de l’Assemblée nationale ; l’opposition marque ainsi son dépit, mais aussi sa disponibilité à des alliances sulfureuses, enjeux électoraux obligent.

La Ligue des droits de l’Homme s’inquiète de la conjonction de cette radicalisation avec la fragilisation politique induite par les suites de l’affaire Cahuzac. Elle demande au gouvernement de prendre conscience de l’exaspération de la population, toujours en attente des mesures de justice sociale et de rénovation éternellement remises à plus tard. Elle invite le président de la République et le gouvernement à en prendre la juste mesure, et demande aux citoyennes et citoyens de continuer à se mobiliser pour la légalisation du mariage pour tous. Au-delà, la Ligue des droits de l’Homme appelle à la plus grande vigilance face à toutes les provocations visant à affaiblir la République et délégitimer la représentation nationale.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article134898

Lire la suite

21 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Coup de tabac pour Marine (LCE)

Coup de tabac pour Marine (LCE) dans Antifascisme logo-canard

marine2 dans Antifascisme

Lire la suite

20 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Insultes raciales. Procès à l’automne contre breizatao (LT)

Insultes raciales. Procès à l'automne contre breizatao (LT) dans Antifascisme breiz-atao-300x218

20 avril 2013

Le PS brestois avait ébruité l’affaire au lendemain des élections cantonales, le 29 mars 2011.

À l’entre-deux tours, le site identitaire et nationaliste breizatao avait publié sur ses pages une violente diatribe, en raison de sa couleur de peau, contre Marie Gueye, candidate du PS sur le canton de Recouvrance, à Brest. En des termes impubliables ici, cette note de blog non signée avait, en outre, qualifié le remplaçant de l’élue, Jacques Quillien, de « traître à la race ». L’avocat du PS, Me Pierre-Hector Rustique, avait aussitôt porté plainte contre le site pour injures raciales rendues publiques et surtout, pour incitation à la haine raciale. Deux ans plus tard, un procès pénal est audiencé à Brest le 24 septembre prochain. À la barre, devra se présenter celui que l’enquête a identifié comme étant l’administrateur de ce site, mais également son rédacteur en chef. Les investigations ont débuté en 2011 par la venue d’un huissier qui a authentifié le document publié sur un site hébergé à Houston, au Texas.

Assigné au Japon

« Il était impossible de porter plainte contre l’hébergeur », explique Me Rustique, « parce qu’un amendement de la constitution des États-Unis permet de dire et écrire ce que l’on veut. En revanche, l’enquête a permis de trouver les statuts de « breizatao » et de localiser son rédacteur en chef ». Il s’agit d’un homme âgé de 32 ans, originaire de Quimper et ayant gardé des attaches dans le Sud-Finistère. Il a actuellement une adresse au Japon. « C’est à cette adresse que la notification de la date d’audience lui a été transmise. Elle a été signée et renvoyée », précise Me Rustique. L’homme a même été entendu par les services d’enquête lors de l’un de ses séjours en France. Le parquet de Brest, qui a choisi de poursuivre, devrait appuyer la partie civile.

D’autres plaintes

Rien n’indique toutefois que cet homme, très actif sur le net et associé à plusieurs publications identitaires, soit l’auteur du texte incriminé, signé « Merour », ce qui signifie « administrateur », en langue bretonne. Rappelons encore que ce même site avait tenu des propos racistes contre le sonneur noir champion de Bretagne, Yannick Martin. Une enquête à ce sujet est encore en cours.

  • Steven Le Roy

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/cotesarmor/insultes-raciales-proces-a-l-automne-contre-breizatao-20-04-2013-2076799.php

Lire la suite

19 avril 2013 ~ 0 Commentaire

L’homophobie n’est pas une opinion

L’homophobie n’est pas une opinion dans Antifascisme vermine-300x292

Depuis plusieurs mois, on assiste à une légitimation de l’homophobie par le débat autour du « mariage pour tous ».

De la part des opposantEs, ce débat laisse penser qu’il est possible et même acceptable de défendre une discrimination légale à l’encontre d’une catégorie de la population, avec des arguments essentialistes sexistes, ou religieux (car sur ce sujet, il semble que la fameuse « laïcité républicaine » ne s’applique pas…).
La conséquence concrète de cette libération de la parole homophobe en France, dans les médias et dans la rue, c’est l’explosion des appels reçus par la ligne d’écoute de SOS Homophobie. Le harcèlement psychologique subi par les lesbiennes et les gays, avec des injures collées sur les murs et en prime time à la télé, n’a pourtant pas provoqué de violences de leur côté. Les manifs pour l’égalité des droits sont restées joyeuses et positives.  On ne peut pas en dire autant du camp de la haine, qui après les violences contre les Femen en novembre, ont il y a quelques jours saccagé la devanture du Printemps des associations LGBT, événement annuel de l’inter-LGBT, et passé à tabac deux couples homosexuels. Le groupuscule d’extrême droite, le GUD, a également édité des visuels appelant à des agressions homophobes en marge des Marches des fiertés à venir.

Réactions contre la réaction !
Lancée par Act-Up, la réaction a pris la forme mercredi 10 avril d’un rassemblement de masse à Paris contre l’homophobie. Avec une place de l’Hôtel-de-Ville noire de monde (5 000 personnes), preuve a été faite qu’il est possible de mobiliser massivement et très rapidement sur le sujet, puisque l’appel n’était sorti que l’avant-veille.  Mais, face à ces violences, il ne suffira pas de rassemblements de réaction. Il faut développer, dans le mouvement LGBT et au-delà, l’autodéfense et la protection collective. Seule la solidarité active de notre camp social pourra constituer un réel barrage à la vague homophobe qui s’abat sur le pays, avec l’indulgence de ce gouvernement.

Chloé Moindreau

Vendredi 19 avril 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 191 (18/04/13)

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin