Archive | Antifascisme

09 février 2019 ~ 0 Commentaire

kendal breizh

lyon kend

Pour commémorer

Un an de la mort de Kendal Breizh

Quelques mots sur Olivier Le Clainche aussi appelé Kendal Breizh, militant morbihannais mort le 10 février 2018. Je souhaiterais évoquer sa mémoire en évoquant deux questions qui traversent le mouvement social actuellement. Celle de la violence et celle des raisons pour lesquelles on s’engage.

Kendal Breizh avait choisi de partir combattre auprès des YPG, l’armée du Kurdistan syrien, contre DAESH puis l’armée de Erdogan. Il a finalement été tué par un bombardement de l’armée turque. Même si vous pensez comme moi que la violence est une impasse stratégique dans la grande majorité des cas, il y a parfois des situations qui posent question et où les choix doivent être respectés.

Kendal Breizh défendait par son engagement le processus de démocratisation au Kurdistan syrien. Ce processus de démocratisation entend mettre en place des formes de prises de décision à la base avec le même pouvoir pour les femmes et pour les hommes.

Le meilleur hommage est d’aller se renseigner sur son combat en toute connaissance de cause. »

Serge

ken

Lire aussi:

Un hommage rendu à Kendal Breizh, le combattant breton tué en Syrie (20 mn)

Hommage à Kendal Breizh (TC)

Du Chiapas au Rojava : l’autogestion est possible (TC)

Les Kurdes rendent hommage à « Kendal Breizh », Breton mort en Syrie en combattant Daech avec eux (Le Huffington Post)

Hommage à Kendal Breizh (Rebellyon)

Bloaz ’zo e oa aet Olivier Le Clainche d’ar bed all (Le Peuple Breton)

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07 février 2019 ~ 0 Commentaire

fachos et gj (npa)

kkk

Groupuscules fachos

Et mouvement des Gilets Jaunes

À Paris, lors de l’acte 11 des Gilets jaunes, une cinquantaine de fachos hétéroclites a volontai-rement ciblé le cortège du NPA. Leurs slogans hostiles aux syndicats manifestent une volonté de s’en prendre au mouvement ouvrier. Les extrêmes droites refusent, au sein des gilets jaunes, la présence d’une gauche qui s’affirme. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’attaque du 26 janvier.

Pour autant, ce n’est pas un saut qualitatif de la violence. La dangerosité des groupes radicaux se juge d’abord localement. Plusieurs villes connaissent des cas de violence, parfois depuis longtemps comme à Lyon. La présence du Bastion social ou de groupes proches (Lyon, Strasbourg, Chambéry, Clermont-Ferrand, Angers ou Paris) est souvent corrélée avec des tentatives d’intimidation récurrentes.

Petites frappes 

La bande du 26 janvier(1) est loin de susciter un élan de sympathie des groupes politiques de son camp. Le milieu facho se contente de la regarder, de plus ou moins loin. La réputation de ses membres les cantonnent au rôle de petites frappes utiles quand les bras manquent, à Marseille, Lyon et Paris, du coup de main pour les présidentielles jusqu’à la protection d’un pseudo-journaliste ex-soralien.

Mais l’apparition d’une telle bande n’est pas sans rapport avec l’effet « Manif pour tous », dont les conséquences sont encore sensibles. Certes, le milieu alors mobilisé était politiquement acquis. Mais ce mouvement a favorisé les rencontres et un regain de confiance. L’Action Française (AF) en a le plus profité, avec une dynamique qui persiste.

Une génération de nouveaux militants, souvent gagnée à l’AF, a tissé dans les « Manifs pour tous » des liens d’amitié et côtoyé d’autres courants (identitaires ou GUD). Les connexions avec certains milieux supporters, le goût de la fringue et la fascination pour la violence alimentent l’imaginaire de « l’intellectuel violent » maurrassien. Celles et ceux qui ne restent pas dans le giron royaliste vont s’encanailler ailleurs.

Le RN ne contrôle pas le mouvement

À l’extrême droite, les Gilets jaunes pourraient être vus comme le pendant social de la révolte spirituelle de la « Manif pour tous ». Mais la lutte contre l’immigration peine à s’affirmer face aux préoccupations sociales. Pour la « défense de l’automobiliste », Dupont-Aignan (DLF) et Le Pen sont en pole position.

Tenant de l’ordre et jouant la carte de la respectabilité républicaine, le RN et DLF ne sont toutefois pas à l’aise avec la confrontation contre l’ordre établi, au contraire d’organisations plus radicales. Finalement, le RN n’offre d’autres perspectives que le cadre institutionnel des élections européennes. Ce qui ne minimise pas sa dangerosité !

Le RN ne contrôle pas le mouvement. La mobilisation des Gilets jaunes a pu, comme dans le Gers, écarter les tentatives de mainmise par des cadres du RN. Peu de groupes organisés parviennent à s’impliquer dans des activités locales, sinon les identitaires à Rouen voire à Toulouse. Des groupes d’extrême droite apparaissent plutôt à l’occasion des manifestations, avec plus ou moins de succès, comme à Chambéry, ­Bordeaux, Lyon ou Paris.

Poison nationaliste

Leur solution consiste à dénoncer « l’extrême gauche », avec le fantasme des « blacks blocs », comme fauteurs de troubles dont les « vrais » Gilets jaunes seraient victimes. Pour justifier sa présence à Paris, une frange d’extrême droite cherche à s’implanter dans les services d’ordre, dont l’organisation n’est pas transparente. Il est cocasse de croiser le 26 janvier, avec les « zouaves », d’anciens « mercenaires du Donbass » qui, la semaine d’avant, étaient censés protéger les Gilets jaunes.

On retrouve la bande le 2 février. Expulsés du rassemblement, ces nervis nationalistes inventent une histoire de menaces à l’encontre de Jérôme Rodrigues. Ce mensonge éhonté est relayé complaisamment par Damien Rieu, Gilbert Collard ou Jean-Yves Le Gallou et repris par Sputnik news ou l’Incorrect.

Depuis trois mois, les Gilets jaunes se politisent, sans pour autant trouver une ligne claire. Le risque est grand d’abandonner le mouvement aux extrêmes droites et leur permettre une expérience inédite de construction au sein d’un mouvement de masse motivé par des considérations sociales.

La dénonciation et le rejet des fachos en embuscade nécessitent d’être argumentés, patiemment et fermement, auprès des Gilets jaunes. Il ne s’agit pas de « violences internes » qui diviseraient le mouvement. C’est une condition pour ne pas laisser le poison du nationalisme gangrener les aspirations populaires.

Commission nationale antifasciste Jeudi 7 février 2019

https://npa2009.org/

 

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04 février 2019 ~ 0 Commentaire

dossier fascisme (npa)

Fachos

Cortège agressé par l’extrême droite : nous ne nous laisserons pas intimider ! (NPA)

Les communiqués de soutien au NPA suite à l’agression par des fascistes (NPA)

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Europe : l’extrême droite à l’assaut du pouvoir

Marine Le Pen votera… la loi « anti-casseurs » avec Macron ! Du côté des Gilets jaunes, vraiment ? (RP)

Anti-système, vraiment ? En 2016, Marine le Pen votait pour le « secret des affaires » et se plaçait du coté des multinationales (RP)

Sur l’attaque des fascistes au sein de la manif des gilets jaunes, et sur l’offensive fasciste en général (Paris Luttes)

Pourquoi les fachos agressent maintenant le NPA ? (Médiapart)

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31 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

fougères sos homophobie (fr3)

drapeau_gay_breton

Fougères

Ouverture d’une permanence de SOS homophobie

Ce jeudi 31 janvier sera la date d’ouverture de la permanence de SOS homophie à Fougères, dans un contexte de hausse des violences homophobes. Après l’ouverture d’une permanence à Quimper au mois de septembre dernier, SOS homophobie Bretagne, qui dépend de l’organisation nationale, en ouvre une nouvelle à Fougères.

Rompre la solitude

On se sent souvent plus isolé face à des problèmes d’homophobie sur les territoires ruraux, et c’est important d’apporter un soutien partout. Bruno Gonidou, co-délégué de SOS homophobie, région Bretagne.

En ville ou à la campagne, les violences homophobes existent alors le but est de libérer la parole, conseiller, mais aussi écouter. « On est dans un contexte de hausse des violences LGBT et en parrallèle de plus en plus de personnes osent témoigner. Il faut pouvoir les reçevoir » souligne Bruno Gonidou.

L’initiative est partie d’une bénévole habitant Fougères, « on est une délégation qui s’étoffe au niveau des bénévoles, c’est l’occassion d’être plus présent sur la région« .  L’idée n’est pas seulement de parler des violences homophobes, mais aussi d’échanger sur l’homosexualité, ne plus se sentir seul, explique Buno Gonidou.

La permanence sera ouverte tous les derniers jeudis du mois de 19 h à 21 h, aux Ateliers, situés au 9 rue des Frères Deveria.

En dehors de ces horaires, le numéro 01 48 06 42 41 est disponible.

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M.Hamiot 30/01/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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27 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

extrême droite (npa)

npa 29 vertic

Le cortège du NPA agressé par l’extrême droite

Nous ne nous laisserons pas intimider!

Ce samedi, lors de l’acte XI des Gilets jaunes à Paris, le cortège du NPA a été attaqué à deux reprises par une cinquantaine d’individus d’extrême droite. Organisé et ultra-violent, le groupuscule fasciste « les Zouaves » (qui a revendiqué les agressions) a ciblé délibérément notre cortège, blessant plusieurs de nos camarades.

Ce groupuscule n’a rien à voir avec le mouvement des Gilets jaunes, au côté desquels nous défilons depuis plusieurs semaines sans que cela n’ait jamais posé de problème. Les groupes de Gilets jaunes présents lors des agressions de ce samedi ont d’ailleurs été choqués par ces attaques, et certainEs manifestantEs sont intervenus à nos côtés pour repousser les fachos.

Nous ne nous laisserons pas intimider ! Le NPA continuera de construire, avec détermination, le mouvement contre Macron et ses politiques antisociales, et sera présent lors des prochaines mobilisations à l’occasion de l’acte XII des Gilets jaunes samedi prochain.

La présence de l’extrême droite dans les manifestations des Gilets jaunes est un poison pour le mouvement : l’agression que nous avons subie visait à casser la manifestation, à l’affaiblir, et fait bien évidemment le jeu du pouvoir.

Nous prendrons rapidement contact avec les organisations de la gauche sociale et politique, ainsi qu’aux différents groupes de Gilets jaunes, pour envisager ensemble une riposte aux agissements de ces groupuscules, afin qu’ils cessent de s’attaquer aux mobilisations sociales.

Montreuil, le 26 janvier 2019

Lire aussi:

Solidarité avec les militant-e-s du NPA agressé-e-s par l’extrême-droite (Ensemble)

Réactions aux agressions fascistes contre le cortège du NPA

Nous avons reçu des messages de solidarité d’Anticapitalistas, de Lutte Ouvrière, de Sud-PTT, de la CNT , de l’UJFP et d’Alternative Libertaire)

Europe : pourquoi l’extrême droite attire de plus en plus les femmes (ESSF

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22 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

modèle orban (révolution permanente)

Bretagnen Antifasciste

Le populisme : ennemi des Gilets Jaunes

Casse du code du travail et de la protection sociale : le « modèle Orban » de Marine Le Pen

L’abandon de la sortie de l’euro par Marine le Pen répond à un objectif clair : braconner sur le terrain de la droite en vue des européennes. Ainsi, désormais, les populistes européens Salvini et Orban sont érigés en modèle par le RN. Récemment, Thierry Mariani, ancien ministre néo-libéral de Sarkozy, fraichement débarqué de LR, explicite l’objectif que se fixe le Rassemble-ment National : changer l’Europe de l’intérieur. « Désormais, on reste dans l’Europe mais on la change de l’intérieur. On garde l’euro mais on tente de changer sa gouvernance. Et ça, ça me convient ! (…) Pour la première fois, l’élection européenne a un véritable enjeu (…) avec Matteo Salvini ou Viktor Orban, une alternative se met en place. » explique-t-il.

Une « alternative », vraiment ? Car à bien y regarder, qu’il s’agisse de Salvini ou Orban, le modèle vanté par le RN ressemble à s’y méprendre à celui qu’il dénonce, à savoir : casse du code du travail et de la protection sociale – le tout soutenu par une bonne dose de racisme. En effet,Victor Orban, le premier ministre hongrois, use d’une même rhétorique « national-populiste ».

Déignant les étrangers en ennemis du « peuple », sa politique néolibérale sert en réalité mieux que tout autre les intérêts des industriels allemands. Les lois récentes, dites « lois esclava-gistes », ont cependant fait face, pour la première fois, à une mobilisation massive du monde du travail et de la jeunesse.

En Hongrie : une loi pour que les patrons ne paient pas jusqu’à 400 heures supplémentaires

Derrière sa pseudo-rhétorique « illibérale », on décèle le visage peu reluisant et banal d’un capitalisme nationaliste qui dépend en réalité massivement des capitaux étrangers et des subventions européennes.

Prompt à mobiliser une rhétorique raciste pour détourner des problèmes réels, Orban reste en effet étrangement silencieux lorsqu’il s’agit d’évoquer les intérêts industriels étrangers – mieux, il les accueille à bras ouverts. Invité à prendre la parole au lancement d’une nouvelle ligne de production Audi, Orban trahissait la vérité du régime capitaliste qu’il défend malgré ses subterfuges « illibéraux » en déclarant :

« La Hongrie aujourd’hui est inconcevable sans la présence d’Audi. » Les intérêts capitalistes étant toujours bien compris, et bien rendus, le PDG d’Audi devait déclarer à son tour :« Nous nous sentons comme chez nous dans votre pays. »

Dans la lignée de ces petits copinages entre amis, Orban a récemment fait face à des contes-tations massives dans la rue après avoir passé la « loi esclavagiste », une loi clairement écrite pour attirer les industriels allemands, qui relève la limite maximale d’heures supplémentaires que les travailleurs peuvent réaliser par an à 400 heures – celles-ci pouvant être payées jusqu’à 36 mois plus tard. Cela peut aussi être vu comme un geste pour anticiper les crises et se ranger du côté des entreprises en les rendant plus résistantes en cas de troubles économiques.

Quant à l’autre loi qui a déclenché les manifestations, elle concerne la création de dites ‘Cours administratives’, qui pourraient donner aux juges nommés par le FIDESZ [le parti de Viktor Orban] le dernier mot sur toute une série de questions concernant les dépenses publiques et la transparence. Cette loi est effectivement destinée à protéger les intérêts centraux du FIDESZ : il s’agit en réalité d’un clou supplémentaire sur le cercueil de l’Etat de droit et de la démocratie libérale. Attirer les industriels allemands – tant dénoncés, là encore, par RN ! – et réprimer la contestation, un joli modèle.

En effet, les subventions aux IDE – investissements directs étrangers – dans les industries qui produisent pour l’exportation revêtent une importance capitale pour Orban. Si dans le domaine de la communication politique Orban a déployé un discours ultra-raciste, ciblant les juifs et les migrants, en réalité, l’intérêt des capitalistes hongrois implique de dérouler le tapis rouge aux capitaux étrangers et de flexibiliser le marché du travail sur place.

Outre les dons à l’industrie tels que les crédits d’impôt et les subventions aux entreprises, la Chambre de commerce allemande a ainsi été invitée à participer à la rédaction de sections clés de la réforme de l’éducation. L’une des conséquences de l’ingérence politique démontrée par les journalistes d’investigation est que la Hongrie dispose du niveau d’imposition des sociétés le plus faible des États membres de l’Union européenne.

Ainsi, ces changements portés dans la « Loi esclavagiste » s’inscrivent dans cette la continuité de la flexibilisation et la dérégulation du marché du travail, notamment la réforme du code du travail de 2012 qui a marqué un véritable tournant dans la flexibilisation avec une réglementation plus décentralisée du temps de travail cumulé alloué a été introduite, afin d’aider les entreprises à s’adapter aux cycles économiques très agités. La réforme leur a permis de forcer les travailleurs à faire des heures supplémentaires lorsque la demande est élevée, mais de les mettre dans une situation d’inactivité non rémunérée ou sous-payée lorsque la demande est faible.

Dans cette situation, le programme de travaux publics de Fidesz, le parti d’Orban, est venu remplacer les allocations chômage par un cadre qui prévoyait des allocations de travail en échange de travaux publics obligatoires. En somme, un retour aux travaux forcés.

Au « modèle » du RN opposer notre modèle de classe

Tout cela laisse donc, de nouveau, présager de quoi l’arrivée au pouvoir d’un parti comme le RN pourrait être faite. Le vernis « anti-austérité » ne suffit pas, loin de là, à mener une politique qui soit véritablement opposée au projet des classes dominantes.

Comme on le voit avec ces deux exemples, qu’il s’agisse de flexibiliser toujours plus le marché du travail ou de détruire la Sécurité Sociale, le néolibéralisme poursuit sa route. En effet, comme le rappelle justement l’économie Stefano Palombarini :

« Une fois de plus, il est essentiel de souligner que le cœur du néolibéralisme n’est pas l’austérité budgétaire, mais une relation salariale « flexible », la main libre au patronat dans les relations du travail, une protection sociale pliées aux règles marchandes. L’austérité a été utilisée, en France comme ailleurs, pour montrer le caractère prétendument inéluctable des réformes néolibérales, qui sont à l’origine de la diffusion de la précarité, de la pauvreté et des inégalités grandissantes : autant de dynamiques qui ne seraient pas arrêtées, loin de là, par le simple passage à une politique budgétaire plus expansive. »

Dans un cas comme dans l’autre, la sécurité sociale est démantelée – au profit d’une allocation soi-disant universelle qui signifie le retour aux travaux forcés – et d’une flexibilisation continue du marché du travail. Des politique anti-sociales, faites de précarité, et qui emploient le racisme comme instrument de division de notre classe, pour mieux étouffer les contradictions de leur propre base sociale.

Face à ce discours qui fait disparaître la lutte des classes derrière un soi-disant « peuple », les mobilisations, en Hongrie ou en Italie, mais aussi en France, ont montré la voie à suivre pour lutter contre le néolibéralisme sous toutes ses formes.

En Hongrie, pour la première fois, étudiants et travailleurs s’organisent explicitement en solida-rité les uns avec les autres contre le régime d’Orban. En France, évidemment, les Gilets Jaunes, mouvement de masse, a mis à l’arrêt l’agenda néolibéral de Macron pour en proposer un autre. Ainsi, à mille lieux de la grossière récupération électoraliste de Le Pen, seule une mobilisation de la jeunesse et du monde du travail sera capable de mettre fin à la successions de réformes néo-libérales dont les populistes – derrière leur posture contestataire – sont les applicateurs en dernier ressort.

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21 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

turquie (inprecor)

yenoyol

Boycottez Yves rocher!

Quarante ans de combat

De Sürekli Devrim à Yeniyol

« Trotskisme » : une insulte, une trahison ou, dans le meilleur des cas, une étrangeté exotique. C’est en 1978 que naquit Sürekli Devrim (Révolution permanente), la première revue marxiste-révolutionnaire de Turquie, au cœur d’une période où idéologiquement le stalinisme et ses variantes pesaient de tout leur poids sur la gauche radicale en Turquie qui, tout en menant vaillamment son combat antifasciste, était traversée par des conflits fratricides.

Bien entendu, la figure de Trotsky n’était pas inconnue. À côté d’ouvrages dénonçant « l’essen-ce contre-révolutionnaire » du trotskysme,  des livres de Trotsky comme Ma Vie, Comment vaincre le fascisme et La Révolution Permanente avaient été publiés. Mais c’était bien la première fois qu’un courant marxiste-révolutionnaire organisé voyait le jour dans le pays de Nazim Hikmet.

Mouvement international, organisation locale

Contrairement à tous les autres courants, Sürekli Devrim ne provenait pas du Parti Communiste turc mais émergeait indépendamment du stalinisme et de ses variantes maoïstes et hoxhaïste (Tirana, Albanie blog), comme partie d’un mouvement international issu de longues années de combats contre la dégénérescence bureaucratique de l’Union soviétique et les politiques sectaires ou de conciliation de classe menées par le PCUS, le Komintern (3è Internationale communiste blog) et ses sections nationales.

Donc un premier défi pour Sürekli Devrim puis pour Ne Yapmali (Que faire, qui parut ensuite) fut de dénoncer les trahisons historiques et les politiques erronées des directions staliniennes et démontrer ainsi la légitimité du marxisme-révolutionnaire par des publications et articles portant sur des questions comme le Thermidor bureaucratique, la révolution chinoise, les politiques de la troisième période (sectaires blog) et de front populaire (alliance avec la bourgeoisie blog)…

Un autre effort important fut de fournir une analyse marxiste et internationaliste de l’histoire turque en rupture avec un certain nationalisme kémaliste intrinsèque à la gauche turque. Le premier numéro de Sürekli Devrim fut par exemple consacré à la question nationale et à la défense du droit à l’autodétermination du peuple kurde.

Les débats et polémiques avec les courants staliniens ou centristes locaux constituaient une autre catégorie d’articles, inévitables et nécessaires pour cette période. Enfin, la perspective internationaliste exigeait d’informer et de prendre position sur des événements qui marquaient cette période comme les révolutions en Iran, au Nicaragua et au Salvador, l’intervention soviéti-que en Afghanistan ou encore les combats révolutionnaires au Pérou et en Bolivie.

Pendant ces deux années qui allaient se conclure avec le coup d’État militaire de septembre 1980, les relations avec lac 4è Internationale furent assurées par les camarades Livio Maitan, Pierre Rousset et François Bouée dit « Momo » (LCR). Les publications que Momo transportait lors de ses allers-retours en tant que guide de voyages entre 1977 et 1980 allaient être d’une grande importance dans l’orientation politique du groupe, à une période où les moyens de communication étaient fort réduits.

Le programme, le fétiche et la rue

Ce qui soude un courant politique, qui marque son unité, est avant tout son programme. Sürekli Devrim a ainsi publié en juillet 1978, avant son premier numéro, un manifeste déclarant ses positions sur les trois secteurs de la révolution mondiale (tiers monde, pays riches et pays « socialistes » blog) , les rapports de forces entre la bourgeoisie et la classe ouvrière, la question kurde, le combat antifasciste, la libération des femmes, le mouvement étudiant et l’unité des forces révolutionnaires. Était incorporé aussi au manifeste, le Programme de transition, texte fondateur de la Internationale.

Ainsi que l’exprimait Trotsky, chaque organisation connait une première période propagandiste où elle affirme ses fondements et se démarque des autres courants politiques. Ce qui importe toutefois est de ne pas rester planté à cette étape, ne pas devenir une secte qui limite son activité à un fétichisme du programme et une défense du livre saint, qui multiplie les scissions basées sur des interprétations de textes sans vie.

Un des principaux mérites du courant Sürekli Devrim-Yeniyol (SD-YY) fut probablement de ne jamais tomber dans ce piège, fort confortable pourtant ; de ne pas figer et schématiser les réali-tés d’une époque pour en faire des dogmes inébranlables. Cette idée avait été exprimée lors de la seconde conférence (1986) réalisée à l’institut d’Amsterdam, par les membres du groupe exilés en Europe à la suite du coup d’État et vivant dans six pays différents. (…)

Toutefois ce refus du fétichisme programmatique n’est pas une question de clairvoyance individuelle mais de culture politique, celle de la Internationale. Il est vrai qu’il fut des périodes où la défense du programme contre vents et marées – qui signifiait une défense de l’analyse marxiste et de la perspective révolutionnaire face à toutes sortes de réformismes – a dû être une nécessité et avoir une certaine fonction.(…)

En quête d’unité révolutionnaire

Le tournant des années 1990, marqué par l’écroulement des dictatures bureaucratiques et les conséquences sociales et politiques de la contre-offensive néolibérale, a constitué une étape de restructuration de l’extrême gauche au niveau international. Avec des modalités toutes différen-tes,  les tentatives de création d’une gauche pluraliste et unifiée, qui débutèrent principalement avec le PT brésilien en 1979 et continuèrent avec les efforts de nos camarades italiens et alle-mands, se traduisirent par toute une série d’expériences organisationnelles unitaires dans le courant des années 1990, dans des pays comme le Portugal, l’Uruguay, le Danemark ou encore l’Espagne et l’Italie.

Pour en revenir à la Turquie, dans un contexte où la gauche était déchirée par des divergences meurtrières, Sürekli Devrim dès ses premiers numéros appelait à un « front unique révolution-naire » : « La tâche du mouvement marxiste-révolutionnaire est, tout en s’activant pour diffuser son propre programme, d’attirer divers courants révolutionnaires sur une même plateforme, définir les points communs au-delà des divergences, et mener un combat antifasciste avec une orientation anticapitaliste à travers un front unique d’action, et accomplir ainsi sa mission historique. » Le style a certes vieilli mais la « mission » est toujours d’actualité.

Sürekli Devrim fut interdit avec l’instauration de la loi martiale en 1978. En format livre, plus facile à dissimuler dans la poche, Ne Yapmali paru sous la loi martiale avant d’être à son tour interdit six mois après. Lors des années d’exil après le coup d’État, la continuité politique du courant a été assurée par la revue Enternasyonal (International) publiée à Paris – et décrite comme un « libelle subversif miniaturisé » par Daniel Bensaïd dans son autobiographie – pour être expédiée en Turquie dans des boîtes de conserve.

C’est ensuite dans le contexte d’une relative démocratisation que le journal Ilk Adim (Premier Pas) et finalement Sosyalist Demokrasi icin Yeniyol (Cours nouveau pour une démocratie socialiste) vont paraître à la fin des années 1980 et au début des années 1990, grâce entre autres aux efforts de notre camarade, décédé, Necdet Sarac.

Et l’année 1994 sera finalement l’occasion de lancer une initiative unitaire, l’Alternative socialiste unifiée (BSA) qui fut une alliance électorale, pour ensuite fonder le Parti socialiste unifié (BSP). Le rapprochement entre ce parti, constitué par divers courants ex-staliniens et centristes et l’important courant centriste-guévariste des années 1970, Devrimci Yol (Voie révolutionnaire) débouchera sur la fondation de l’ÖDP, Parti de la liberté et de la solidarité, qui fournira les conditions d’un combat unitaire beaucoup plus vaste que ce qui avait été possible jusqu’à ce jour.

Yeniyol a mobilisé toute son énergie à la construction de ce parti – qui fit pour un temps partie de la Gauche anticapitaliste européenne (GACE) aux côtés de la LCR française, du PRC Italien, du Bloc de gauche portugais etc. – dans ses périodes de montée ou de chute, tout en exprimant ses critiques. Après un dernier effort – de la rédaction du programme à la direction du journal – pour pousser le parti sur une orientation plus anticapitaliste en 2006-2007, Yeniyol a finalement quitté le parti où le groupe dominant affirmait sa résolution à en faire un parti monolithique.

Ce fut aussi la période des forums sociaux auxquels Yeniyol contribua notamment grâce à ses relations internationales. Avec l’affaiblissement de la dynamique altermondialiste, ce fut dans le mouvement écologiste, la solidarité avec les migrants, le combat syndical des travailleurs du public et dans le mouvement LGBTI que Yeniyol intervint à la mesure de ses forces.

Dans le tournant de 2010, Yeniyol a consacré aussi une partie de son activité à tenter de briser, d’une part, le poids des positions laïcistes-républicaines au sein de la gauche radicale dans la lutte contre l’AKP et, d’autre part, l’emprise idéologique libérale au sein d’autres secteurs de la gauche (dont le groupe lié à la Tendance socialiste Internationale) qui voyaient, eux, en l’AKP une force capable de démocratiser l’État face au poids des militaires et des républicains kémalistes. (…)

Cependant notre courant n’a pas cessé d’être en quête d’initiatives unitaires. C’est ainsi qu’il a pris part au Mouvement unifié de juin (Birlesik Haziran Hareketi) qui tentait de ne pas laisser s’évaporer la dynamique de la révolte Gezi/Taksim en 2013. (…)

Le courant SD-YY, qui depuis ses toutes premières publications défend les revendications démocratiques et révolutionnaires du peuple kurde – y compris bien entendu son droit à l’autodétermination et affiche une solidarité critique avec son combat, a été l’initiateur de campagnes unitaires en faveur du HDP, issu du mouvement kurde, avec d’autres courants de la gauche radicale lors des trois élections qui ont eu lieu depuis 2015.

Depuis un an, notre courant est aussi l’un des membres fondateurs de la Coordination unifiée du travail ayant l’objectif d’intervenir dans la lutte de classe avec la perspective d’une auto-organi-sation indépendante des bureaucraties syndicales, mais aussi de remettre le combat ouvrier à l’ordre du jour d’une gauche tiraillée entre les deux pôles réformistes que sont le CHP et le HDP (même si ce dernier est bien entendu plus à gauche et nécessite une pleine solidarité du fait de la répression qui sévit).(…)

Afin de rendre désirable aux yeux des travailleurs, des femmes, de la jeunesse, la seule alternative capable de donner à l’être humain (et à tout être vivant !) la vie qu’il mérite, celle d’un socialisme autogestionnaire, écologiste, féministe et internationaliste, notre courant continuera son combat, tel qu’il le fait depuis quarante ans. Sans relâche.

* Uraz Aydin, rédacteur de Yeniyol, revue de la section turque de la Internationale, est l’un de nombreux universitaires limogés pour avoir signé une pétition en faveur de la paix avec le peuple kurde, dans le cadre de l’état d’urgence instauré à la suite de la tentative de coup d’État de 2016.

Synthèse

Turquie

http://www.inprecor.fr/

yen

Samedi 26 Janvier 2019 13h30 Istanbul

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21 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

ivg (le huffington post)

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20 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

migrants (npa)

migrants

Sauver les migrantEs en Méditerranée 

Un devoir absolu d’humanité

Pendant plusieurs semaines, deux bateaux ayant secouru des migrantEs en Méditerranée sont restés en pleine mer, faute de pays acceptant de les accueillir. Un scandale qui en dit long sur le caractère criminel des politiques anti-migratoires européennes.

Le Sea-Watch 3 avait secouru 32 migrantEs le 22 décembre au large de la Libye, dont trois enfants, tandis que le Sea Eye transportait quant à lui 17 migrantEs. Ces deux navires d’ONG allemandes avaient été autorisés à s’abriter du mauvais temps dans les eaux maltaises, mais l’accord de « répartition » en vue d’un débarquement des migrantEs a pris du temps car Malte exigeait d’y inclure 249 autres migrantEs que ce tout petit pays méditerranéen avait secourus et accueillis ces derniers jours.

Cynisme des dirigeants de l’UE

Pendant deux semaines, les migrantEs venus de Libye, épuisés, sous-alimentés, ont été soumis à un stress terrible, à des conditions sanitaires désastreuses, plusieurs personnes menacées de déshydratation.

Les dirigeants européens ont perdu des heures, des jours précieux dans des discussions cyni-ques, pour savoir combien de personnes chaque pays était prêt à accueillir. La Hongrie de Orbán a appellé à « l’éradication de tous les facteurs qui contribuent à attirer des migrants vers l’Europe ».

Quand à Matteo Salvini, le ministre italien de l’Intérieur (extrême droite), largement à l’origine de ces situations de blocage systématiques, il défend une position intraitable, interdisant tout sauvetage et toute entrée de migrantEs sur le territoire, même si les gardes-côtes italiens continuent, en réalité, d’opérer des sauvetages, et même si des maires courageux de villes comme Palerme bravent l’interdit en ouvrant le port et la ville aux réfugiéEs.

Sous la pression de ces pays et de la montée des partis d’extrême droite anti-migrantEs, les autres pays européens dont la France veulent se décharger de l’accueil. La France, contraire-ment à l’Italie, l’Espagne ou Malte, n’a jamais ouvert ses ports aux migrantEs secourus au large de la Libye.

On se souvient de l’Aquarius, qui avait été obligé lui aussi de rester en mer, et qu’aucun port français n’avait autorisé à accoster. Rappelons-nous aussi que l’Aquarius est aujourd’hui interdit de navigation et stationne dans le port de Marseille.

Des scènes honteuses

Enfin, mercredi 9 janvier, les 49 migrantEs bloqués ont débarqué à Malte après un accord pour les répartir dans huit autres pays européens. Près de 180 personnes seront réparties entre l’Allemagne et la France, qui en accueilleront chacune 60, mais aussi le Portugal, l’Irlande, la Roumanie, le Luxembourg, les Pays-Bas et l’Italie.

Parallèlement, 44 Bangladais du groupe déjà présent à Malte seront renvoyés dans leur pays, La Valette estimant qu’ils n’ont pas de motif pour y demander l’asile. Au final, 78 des migrantEs du premier groupe resteront à Malte, le plus petit pays de l’UE avec 450 000 habitantEs.

L’UE refuse d’établir un règlement durable accordant la priorité absolue au sauvetage des vies humaines. Cela signifie que l’on va revoir ces scènes honteuses, avec des migrantEs, arrivés aux portes de l’Europe au prix de mille dangers, que l’on refuse de sauver ! La seule solution est l’établissement de la liberté de circulation et d’installation, avec l’assurance d’un accueil digne pour touTEs les réfugiéEs.

Commission migrations-antiracisme  Samedi 19 janvier 2019

https://npa2009.org/

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19 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

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Et l’ISF dans tout ça ?

L’immigration, thème « imposé » du Grand Débat par Macron, la droite et l’extrême droite

Une thématique que Macron aimerait proposer au débat, puisque la polarisation, largement construite, autour de l’immigration, lui permettrait, à lui et à sa meilleur ennemie Marine le Pen, de rejouer le scénario de la présidentielle sur le dos des Gilets Jaunes.

« En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? » C’est par cette question pour le moins équivoque qu’Emmanuel Macron évoque l’immigration, dans le volet « démocratie et citoyenneté » de sa lettre aux français. Si le mot « quota » n’est pas mentionné, l’intention est claire.

Pendant les élections présidentielles, seuls trois candidats s’engageaient à limiter l’immigration dans leurs programmes : François Fillon, Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen. La majorité assume : interrogé par franceinfo, Gilles Le Gendre, président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, répond que le président « n’a pas prononcé le mot de quotas », mais affirme cependant qu’« il n’y a pas de tabous ». Nous voilà fixés.

L’instauration de “quotas” était déjà irréalisable en 2007, quand Nicolas Sarkozy avait soulevé cette idée, et l’est encore aujourd’hui. La Constitution européenne des droits de l’homme interdit d’imposer des quotas à l’immigration familiale, qui constitue la part la plus importante de l’immi-gration légale en France. Le droit d’asile est lui aussi protégé par la Constitution française et par le droit international. Entre l’immigration familiale et l’immigration humanitaire, c’est presque 90% de l’immigration légale qui échappe à tout quota. Quant à l’immigration illégale, elle ne peut par nature évidemment pas faire l’objet de régulations.

De fait, l’immigration est déjà fortement contrôlée en France.

La loi asile et immigration a considérablement durci la répression contre les migrants et contre ceux qui leur viennent en aide. Et que dire de l’annonce de la hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers ? Que sont ces politiques sinon des moyens de limiter le nombre d’étrangers dans le pays ?

En juin dernier, pendant les débats au Sénat, la droite avait proposé d’inscrire l’instauration de « quotas » dans la loi asile et immigration, ce à quoi LREM s’était opposé. Même le RN, qui défendait les quotas pendant la présidentielle, parle aujourd’hui de “fin de la politique migratoire” et de “relocalisation des migrants chez eux”. Pourquoi ce retournement d’Emmanuel Macron aujourd’hui ?

En réalité, il s’agit d’une manoeuvre d’Emmanuel Macron, qui cherche à devancer l’agenda de la droite et siphonner une partie de son électorat à moins de 5 mois des élections européennes. Discrédité, le président espère redresser la barre en polarisant le débat sur des questions bien éloignées des revendications des gilets jaunes.

Grossière manoeuvre donc, pour esquiver les questions qui préoccupent vraiment les gilets jaunes :

Dans sa lettre, Macron ne répond pas à leurs aspirations démocratiques, à leur préoccupations sur leur pouvoir d’achat, ne parle pas des violences policières (qui ont fait 94 blessés graves depuis le début du mouvement), écarte totalement le rétablissement de l’ISF… D’autant que les préoccupations qui remontent des cahiers de doléance concernent massive-ment le pouvoir d’achat et des aspirations démocratiques.

Comme le rapporte Médiapart : « Et puis il y a cette surprise, constatée dans la demi-douzaine de cahiers de doléances ouverts dans plusieurs mairies depuis la fin du mois de décembre et que nous avons consultés à Nancy, à Toul, à Commercy (là, les « revendications » étaient collectées par le groupe de gilets jaunes de la ville), à Bar-le-Duc, soit près de deux cents contributions en tout : c’est l’absence de toute référence à l’islam.

Dur camouflet pour tous ceux qui, à l’instar de Manuel Valls, de l’extrême droite et d’une large partie de la droite, ont voulu en faire le problème central du pays. De même, l’immigration, les générosités supposées de l’État envers l’étranger, le trop-plein ou la « submersion » ne sont que très marginalement évoqués : dans une dizaine de contributions seulement. Et l’on y retrouve alors quelques-uns des slogans classiques de l’extrême droite lepéniste. Les cahiers de doléances sont d’abord des propositions sociales et de réformes politiques. »

Une thématique que Macron aimerait proposer au débat, puisque la polarisation, largement construite, autour de l’immigration lui permettrait, à lui et à sa meilleur ennemie Marine le Pen, de rejouer le scénario de la présidentielle sur le dos des Gilets Jaunes.

Comme l’écrit le politologue Jérome Fourquet : ”Le Rassemblement national comme Debout la France peuvent en outre jouer sur un effet de symétrie avec la ferveur véhémente d’Emmanuel Macron à l’égard de l’Union européenne. Ce sont eux qui sont visés à chaque fois que le président de la République stigmatise la « lèpre » nationaliste, populiste et réactionnaire !

Et ils profitent logiquement de la polarisation du débat public souhaitée par La République en Marche pour déstabiliser un peu plus le Parti Socialiste et surtout désormais Les Républicains.” Une façon, comme le dit le journal l’Express d’ “amorcer sa campagne européenne en coupant l’herbe sous le pied de Marine Le Pen, qui en fait son cheval de bataille. “

Nouvelle preuve, s’il en est, que loin de s’opposer, LREM et RN, Macron et le Pen se complètent. Les deux faces d’une meme pièce : les meilleurs ennemis des Gilets Jaunes.

jeudi 17 janvier

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