Archive | Antifascisme

24 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

nantes (npa)

reeen

hugo

Lire la suite

24 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

politiques migratoires (bastamag)

sos-mediterranee

« Les politiques migratoires actuelles ne sont pas rationnelles, elles sont juste électoralistes »

Le gouvernement italien multiplie les mesures xénophobes, visant les migrants et leurs soutiens. Dans les îles grecques et italiennes, les conditions de vie des personnes en exil, entassées dans des camps, sont épouvantables.

La France rechigne à accueillir des migrants naufragés.

La Méditerranée est-elle donc devenue une zone de non-droit ? Pourquoi l’Europe a-t-elle transformé sa frontière Sud en cimetière marin ? D’autres politiques sont-elles possibles, alors qu’il n’y a pas si longtemps, l’Europe était encore accessible sans visa ?

Un groupe de chercheurs répond à ces questions dans l’ouvrage Méditerranée : des frontières à la dérive, qui vient de paraître aux éditions du Passager Clandestin. Entretien avec la géographe et sociologue Camille Schmoll.

Rachel Knaebel 24 octobre 2018

Lire la suite sur Bastamag

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

Lire la suite

22 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

populismes (nml)

vidal-2

« Le populisme repose sur le fait de décérébrer les populations »

Dans votre livre Le retour des populismes, on a l’impression que le populisme est un éternel retour, une sorte de spasme…

Dominique Vidal : Éternel, cela me paraît excessif. Disons que le phénomène apparaît à la fin du 19èsiècle, notamment avec les Narodniki en Russie ou le boulangisme en France. Il réapparaît dans l’entre-deux guerres autour du nazisme et du fascisme en particulier. Et puis on le retrouve sous une forme assez différente après la seconde guerre mondiale essen-tiellement dans le Sud, avec les grands mouvements d’indépendance de ce que l’on appelait alors le tiers-monde.

C’est vrai, à chaque fois le populisme apparaît sous des formes différentes, mais ce n’est pas seulement dans ses formes que réside la différence, c’est aussi dans les contextes très divers auxquels il s’applique. La terminaison «-isme » de populisme est trompeuse : si on pense au socialisme, au fascisme, etc., il s’agit de doctrines cohérentes, ce qui n’est pas le cas avec le populisme. Il n’y a pas vraiment une doctrine populiste : il y plutôt des pratiques, des discours politiques qui s’adaptent à des situations très différentes les unes des autres même si, bien sûr, il y a des points communs…

On voit dans votre livre que le populisme est plus une réaction à une crise qu’une idéologie. Quels sont les points communs qui font que l’on peut dire que tel régime est populiste et tel autre ne l’est pas ?

D. V. : Il y a beaucoup de points communs à des degrés divers. Pour moi, le point commun le plus évident, c’est le nationalisme. C’est une forme exacerbée de nationalisme, que l’on voit très bien en Europe en ce moment. Deuxième point commun : le culte du chef. Un certain nombre de populismes portent d’ailleurs le nom de leurs chefs, tels que le lepénisme ou le péronisme. La personnalité du chef – son charisme – est un élément très important. Troisième point commun : c’est le refus de la démocratie dans sa forme traditionnelle, c’est-à-dire la forme d’une démocratie représentative.

Dans votre livre, il est question d’un « populisme liquide » qui caractériserait celui qui touche les démocraties occidentales. Qu’a-t-il de spécial ?

D. V. : Cette notion est propre à Raphaël Liogier, c’est lui qui développe cette idée. Ce que je comprends de sa pensée, c’est qu’on est face à un phénomène extrêmement variable, en mouvement, qui effectivement ne permet pas de parler d’une théorie ni même d’un ensemble cohérent. On est dans quelque chose qui bouge tout le temps.

Un des points communs qui caractérisent aussi ces mouvements est le sentiment que les États ont perdu leur souveraineté, ont perdu de leur pouvoir au profit d’organismes supra-nationaux, et cela donne lieu à des formes de repli, avec une espèce de nostalgie du bon vieux temps où les États faisaient ce qu’ils voulaient. Cela peut dériver vers des formes de nationalisme, de xénophobie, de racisme, d’antisémitisme.

On sent bien toute une série de contradictions, extrêmement surprenantes selon moi, si on prend de la distance. Quand vous voyez par exemple le populisme de Netanyahou et de la direction israélienne s’allier avec des populismes qui frôlent l’antisémitisme, comme ceux de Pologne et de Hongrie, on a là des formes d’alliance contre-nature qu’on ne peut pas théoriser.

Quelle est la place du mensonge dans la construction du populisme ?

D. V. : Je vais plus loin que la notion de mensonge. Je crois que tous ces mouvements popu-listes, aussi bien ceux du 19èsiècle, ceux du XXe  que ceux que nous vivons aujourd’hui, reposent sur une manipulation de l’ensemble des outils de propagande qui ont été mis en œuvre, que ce soit par le fascisme, le nazisme ou dans une autre situation par les propagan-des communistes.

C’est effectivement le mensonge érigé en moyen de gouvernement, de manipulation. Et je dois dire, à ce propos, qu’on ne peut pas se limiter au terme de mensonge. On se dirige vers une situation d’analphabétisme organisé. Le populisme repose sur le fait de décérébrer des popu-lations, de leur enlever autant que possible toute connaissance du passé, toute lucidité sur le passé et donc sur le présent. On sait bien que, dans la plupart des situations qui se sont déve-loppées ici ou là dans le monde, des situations de conflit en particulier, la connaissance du passé est un élément essentiel pour avoir une vision solide, sérieuse, d’aujourd’hui et donc des solutions à mettre en œuvre…

Les réseaux sociaux, les algorithmes jouent un rôle nouveau et important, ils sont de formidables outils pour ces populistes. 

D. V. : Vous avez raison, mais je ne donnerais pas une vision unilatérale des réseaux sociaux. Ils sont à la fois un outil de manipulation mais aussi un grand moyen de liberté d’expression. Depuis un certain nombre d’années, c’est souvent sur les réseaux sociaux que l’on voit appa-raître des éléments d’information qui ont été censurés, cachés au public. Et moi, en tant que spécialiste du Proche-Orient, je vérifie les informations presque tous les jours sur les réseaux sociaux. C’est souvent là qu’on trouve des informations qui ne sont plus dans les grands médias.

Comme la rationalité leur est étrangère, quelles armes peut-on utiliser contre les populistes ?

D. V. : Le populisme se combat par la vérité. Le populisme se combat pas la connaissance du passé et du présent, par l’exposé des termes des débats, par la compréhension du terreau dans lequel ces populismes s’enracinent. Selon moi, il y a une crise multiple qui explique le développement des populismes.

Premier point : une crise économique et sociale, avec en particulier l’explosion des inégalités à l’échelle mondiale.

Deuxième point : une crise d’identité.

Les gens au chômage, poussés à la retraite forcée, ne subissent pas seulement des consé-quences économiques et sociales. Ils subissent aussi un ébranlement de leur propre confiance en eux, de leur intimité, et cela joue un rôle très important.

Enfin, une dimension de crise de la démocratie. Il y a eu, il y a quelques mois, un sondage passionnant dans Le Monde qui montrait que les Français n’avaient plus confiance dans aucune des grands institutions démocratiques : les partis politiques, les députés, la présidence de la République… Ce qui leur restait de confiance se trouvait dans les syndicats, les entre-prises, éventuellement l’Union Européenne paradoxalement, mais pas les grandes institutions. Quand on met bout à bout ces éléments et qu’on y ajoute la crise des alternatives, c’est-à-dire qu’il n’y a plus d’alternative crédible à gauche ou à droite, on comprend que des gens soient poussés vers les illusions qui sont celles répandues par les populismes de ces partis en Europe de l’Est ou à l’Ouest.

Donc pour les contrer, il faut la vérité, l’éducation et donc un rôle majeur attribué aux médias…

D. V. : Mais également à l’enseignement, à l’école, à l’université, aux intellectuels. Les intellectuels en tant que tels sont ou peuvent être des porteurs d’analyse, des porteurs de réflexions sur le fond. Je ne crois pas à d’autres méthodes. Je ne crois pas qu’il faille opposer la propagande à la propagande, le mensonge au mensonge, les techniques du populisme aux techniques du populisme. La seule solution se trouve – et c’est compliqué – dans la rationalité, la connaissance et l’approfondissement.

Le journaliste Dominique Vidal a coordonné l’ouvrage « Le retour des populismes » (La Découverte) avec le géopolitologue Bertrand Badie. Trente experts contribuent à ce livre éclairant, au moment où le Brésil semble, à son tour, céder aux sirènes populistes.

 Aurélie Marcireau 12 octobre 2018

https://www.nouveau-magazine-litteraire.com/

Lire la suite

22 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

gauche et réfugiés (npa)

Migrants Ital

La gauche et les réfugiés 

Capitulation en rase campagne

Il y a bien longtemps que la gauche gouvernementale a déserté ce qui constituait ses racines dans le domaine des frontières et de la solidarité internationale. L’ouverture, l’accueil des populations réfugiées, l’aide aux plus démunis, l’internationalisme, ont été jetés par dessus bord au fur et à mesure de l’alignement sur le système capitaliste.

Il n’y a plus grand monde actuellement pour s’opposer aux idées xénophobes, nationalistes, en vogue actuellement dans toute l’Europe. La gauche a déposé les armes idéologiques. Et même si cette attitude timorée ne date pas d’aujourd’hui, elle est encore plus flagrante à l’heure où des milliers de réfugiéEs fuient des pays en guerre, des dictatures, ou les désastres dus au réchauffement climatique. Et où nombre d’entre eux meurent en Méditerranée. Ces morts suscitent l’émoi, et des politiciens comme Benoît Hamon en ce moment, jouent sur la corde sensible, mais l’essentiel est ailleurs, avec la capitulation de l’ensemble de la gauche sur le thème de prédilection de la droite et de l’extrême droite : l’immigration.

La gauche a déposé les armes face à l’extrême droite

En 1991, Michel Rocard, ministre socialiste, laissa sa triste empreinte en affirmant que la France ne pouvait pas accueillir « toute la misère du monde », une expression qui a fait florès depuis. Cette antienne nous est dès lors resservie ad nauseam. Les pays occidentaux auraient atteint les limites de leurs capacités d’accueil. On entend des arguments hypocrites du type : comment accueillir dignement des réfugiéEs alors que le chômage frappe la population ? Ou alors : on ne peut pas en accueillir certains pour ne pas créer un « appel d’air ». Alors que 86 % des réfugiéEs sont accueillis par des pays limitrophes de zones de conflit, des pays beaucoup moins développés que nos vieux pays européens.

La réalité est beaucoup plus prosaïque

La gauche gouvernementale a choisi de défendre la société actuelle, elle s’est positionnée du côté des puissants, dans leur guerre contre la population. On le voit parfaitement dans sa politique économique au service des patrons. C’est sous un gouvernement de gauche que le code du travail a été le plus ouvertement attaqué, avec les lois El Khomri. La gauche livre les salariéEs pieds et poings liés aux grosses entreprises. Dans ce cadre, elle ne peut certaine-ment pas dire que le chômage est dû à l’avidité des capitalistes. Alors, elle va jusqu’à laisser entendre que la faute en incomberait aux immigréEs en général et aux réfugiéEs en particulier.

La gauche n’a pas hésité à présenter l’immigration comme un « problème ».

Fabius, sous Mitterrand, n’avait-il pas déclaré que sur l’immigration, l’extrême droite posait les bonnes questions mais apportait de mauvaises réponses ? Comme si les immigréEs étaient un fardeau, alors que leur travail enrichit ce pays depuis des lustres ! Les gouvernements de gauche successifs n’ont changé aucune des lois prises auparavant contre les immigréEs, mais les ont au contraire mises en œuvre.

Hollande a exclu toute régularisation collective, et, comme tous ses prédécesseurs, a mis allègrement à la poubelle la promesse de donner le droit de vote aux étrangerEs installés sur le territoire. Alors, si un parti comme le Front national en France, et tant d’autres en Europe, peuvent apparaître aux yeux d’une fraction des salariéEs comme un parti susceptible de défendre leurs intérêts, c’est d’abord parce que le passage des différents gouvernements de gauche ont démoralisé leurs électeurs populaires.

Mais c’est aussi parce que les esprits ont été préparés par les dirigeants de gauche, PS et PC confondus, qui se placent sur le terrain de la défense de la nation et des « Français d’abord ». En témoigne cette intervention de Georges Marchais en janvier 1981 : « En raison de la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leurs familles, la poursuite de l’immigration pose aujourd’hui de graves problèmes. Il faut stopper l’immigration officielle et clandestine ».

Et le slogan du PCF était à l’époque « Produisons français ! », slogan qu’on peut rapprocher de la défense de l’industrie française, souvent mise en avant actuellement par les syndicats. Cela n’a guère de sens à l’heure de la mondialisation, car les monopoles français, bien de « chez nous », Renault, EDF, Orange, Veolia, Saint-Gobain, Carrefour, Alstom, Bolloré, Areva, Total, SFR, etc., sont tous largement implantés sur toute la planète. Mais de « fabriquons français » à « fabriquons français avec des Français », il n’y a qu’un pas, allègrement franchi par le FN.

L’argument le plus souvent utilisé pour ne pas s’opposer à la xénophobie ambiante, est  de ne pas faire monter l’extrême droite en se rendant sur son terrain de prédilection. Conséquence : la gauche ne développe aucun programme, aucun argumentaire sur la nécessité d’accueillir les réfugiéEs qui fuient leur pays. Et pourtant, cette politique de lâcheté devant les coups de la droite et de l’extrême droite contre les plus démunis, qui dure depuis quarante ans, a abouti sur le résultat que l’on connaît : l’extrême droite se porte comme un charme dans toute l’Europe. La stratégie visant à opposer les plus pauvres entre eux est parvenue à faire de l’immigration une question décisive pour nombre de FrançaisEs : une aubaine pour la droite et l’extrême droite, un sujet de honte à gauche.

Mélenchon, des relents nationalistes

Dans ce contexte, la crainte de se mettre à dos l’électorat populaire à cause d’un programme qui paraîtrait trop favorable à l’immigration a également gagné Jean-Luc Mélenchon. Considéré comme le plus à gauche de tous les « grands candidats » lors de la dernière présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, au lieu de défendre fermement les convictions internationalistes, et d’expliquer les causes réelles des problèmes de la population, a édulcoré son discours ces dernières années.

En 2012, il avait une tonalité pro-immigrés : liberté d’installation, rétablissement de la carte unique de dix ans, abrogation de toutes les lois votées depuis 2002, régularisation des sans-papiers, fermeture des centres de rétention entre autres. Il empruntait des accents lyriques: «L’immigration n’est pas un problème. La haine des étrangers, la chasse aux immigrés défigu-rent notre République : il faut en finir, affirmait son programme L’Humain d’abord. Les flux migratoires se développent dans le monde, ils mêlent des motivations diverses. La France ne doit pas les craindre, elle ne doit pas mépriser [leur] immense apport humain et matériel. »

À la dernière élection présidentielle, changement de ton 

Il insiste sur le fait d’aider les réfugiés à rester chez eux, en arrêtant les guerres notamment – certainement avec une baguette magique ? « Je n’ai jamais été pour la liberté d’installation, je ne vais pas commencer aujourd’hui », expliquait-il en 2016. Et depuis, il met en cause les migrations économiques : « Pour l’instant, il n’y a pas moyen d’occuper tout le monde, alors je préfère le dire », a-t-il déclaré sur France 2 en 2017.

Mélenchon accrédite l’idée d’un lien entre immigration économique et chômage, ce que l’histoire et les comparaisons internationales invalident, selon les termes du spécialiste des migrations, François Gemenne, « au début des années 1930, la France a pratiqué l’expulsion massive des étrangers, sans remédier en rien au manque d’emplois ; des pays comme le Canada comptent de nombreux immigrés économiques, mais très peu de chômeurs. De plus, régulariser uniquement les clandestins titulaires d’un contrat de travail risque de s’avérer périlleux, puisque la condition de sans-papiers contraint justement à travailler au noir ».

Les seuls étrangers, les patrons

Et pourtant, touTEs les militantEs et sympathisantEs de gauche savent que ce ne sont en aucun cas les « étrangers » qui sont la cause de la misère, mais bien les grandes sociétés capitalistes, d’origine française ou non. Ce sont elles qui, dans la période d’après-guerre, avaient besoin de travailleurEs pour la reconstruction, allant jusqu’à organiser des réseaux pour faire venir de la main-d’œuvre à bon marché en provenance du Maghreb et d’Afrique subsaharienne. Et aujourd’hui, alors que cette main-d’œuvre non qualifiée n’est plus aussi nécessaire dans nos pays, pour cause de délocalisation des centres de production industrielle dans des pays à bas coût, les politiciens au service de la bourgeoisie prétendent que les étrangerEs viennent manger le pain des Français.

C’est comme cela à chaque crise économique.

Ce qui change, c’est le discours de la gauche. Par exemple, à la fin du 19èsiècle, lors de la grande dépression, la gauche affichait un discours cohérent sur l’immigration, en prônant la nécessaire alliance entre travailleurs français et immigrés contre le patronat : « Les ouvrier sétrangers (Belges, Allemands, Italiens, Espagnols) chassés de leurs pays par la misère, dominés et souvent exploités par des chefs de bande, ne connaissent ni la langue, ni les prix, ni les habitudes du pays, sont condamnés à passer par les conditions du patron et à travailler pour des salaires que refusent les ouvriers de la localité », écrivaient par exemple les socialistes Jules Guesde et Paul Lafargue en 1883.

Cette ligne fut celle des principaux partis de gauche pendant les décennies de croissance du 20è siècle, puis pendant ce qu’on a appelé les « Trente glorieuses » d’après-guerre. Les fractures sont apparues pendant les périodes de crise : dans les années 1930, alors que le chômage explose à la suite de la crise de 1929, des pétitions circulent pour demander l’expul-sion des étrangers. Le socialiste Ramadier présente un texte prévoyant de stopper l’immigra-tion. Quarante ans plus tard, la crise des années 1970 va de nouveau voir les socialistes et les communistes se renier.

Or, les travailleurs immigrés ne font pas seulement partie intégrante du prolétariat.

C’est le prolétariat dans son ensemble, dans toutes les métropoles industrielles du monde, qui s’est formé par l’immigration. Par vagues successives, au gré des cycles économiques, au gré des relations de subordinations établies entre les différents pays du monde, le capitalisme a apporté de la main-d’œuvre là où il en avait besoin. Il a contraint des générations de prolétai-res, venus des campagnes, à s’installer dans les villes, ou d’autres, venus d’anciens pays colonisés, à trimer dans les nouveaux centres de productions. Et c’est bien grâce à eux, à leur travail, que nos pays ont pu devenir des pays riches.

Heureusement, que ce soit à l’initiative de l’extrême gauche, d’ONG, de simples citoyens ou de municipalités, partout en Europe, des initiatives d’accueil se multiplient.

Depuis les sauvetages en Méditerranée jusqu’à la vallée de la Roya ou au camp de Grande-Synthe, en passant par les militants syndicaux qui soutiennent les luttes sur la régularisation des sans-papiers, est donnée à voir une autre réponse que celle défendue comme la seule possible par tous les gouvernements, droite et gauche confondues.

Régine Vinon Vendredi 19 octobre 2018

https://npa2009.org/

Lire aussi:

De l’air, ouvrez les frontières ! (NPA)

Lire la suite

17 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

non au fascisme ( autre brésil)

Rassemblement samedi 20 octobre à 15h

Place de la Bataille de Stalingrad Paris Rotonde de Stalingrad

Métro Jaurès ou Stalingrad

Avec le soutien de :

  • Acceptess-T
  • Assemblée des citoyens argentins en France (ACAF)
  • Association pour la Recherche sur Brésil en Europe (ARBRE)
  • Association de soutien à la Livroteca
  • ATTAC
  • Centre d’Études et d’Initiatives de Solidarité Internationale (CEDETIM)
  • Centre de Recherche et d’Information pour le Développement (CRID)
  • Collectif Alerte France Brésil
  • Collectif Guatemala
  • Collectif National pour les Droits des Femmes
  • Le Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA-Nitassinan)
  • Comité de Solidarité à Lula et à la Démocratie
  • Comitê pela Anulação do Impeachement
  • Confédération paysanne
  • Europe écologie les Verts (EELV)
  • Ensemble !
  • Fédération Syndicale Unitaire (FSU)
  • Femmes plurielles
  • Ligue internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté
  • Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP)
  • Mouvement Génération-s
  • Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF)
  • No Vox international
  • Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)
  • Parti communiste français (PCF)
  • Parti de Gauche (PG)
  • Parti Socialiste (PS)
  • Réseau RITIMO
  • Solidaires

https://www.autresbresils.net/

Lire la suite

14 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

berlin (unteilbar le-monde npa)

Quelques nouvelles rapides d’Allemagne:

Une manifestation de près de 250 000 personnes, spectaculaire et qui a surpris par son affluence, a eu lieu aujourd’hui 13 octobre à Berlin.

Dans un contexte d’élections régionales en Bavière où l’AfD peut faire de bons scores, c’était donc une manifestation pour la solidarité et contre l’exclusion et la ségrégation, sous des formulations souvent très humanistes et apolitiques : contre la haine, la chasse aux sorcières, pour l’empathie à l’égard des migrants.

Le mouvement avait choisi le Hashtag #unteilbar (qu’on peut traduire par indissociable ou indivisible). « Pour une société ouverte et libre », un genre de tous ensemble très citoyen. Y avaient appelé quelque 450 associations de tailles et caractères très divers – associations de handicapés, d’avocats démocrates, collectifs d’aide aux migrants et pro-asile, associations de locataires, petits cafés alternatifs, groupes théâtraux, etc.

Quelques syndicats locaux, dont celui de l’éducation. Des personnalités aussi, mais pas de partis ni de personnalités politiques. C’étaient les « citoyens » qui étaient appelé à manifester, et ont répondu donc par dizaines de milliers. Une marée humaine qui, encore une fois, a étonné les participants.

Il faut dire que peu à peu l’info de la manifestation s’était répandue pour gonfler comme une vague, face à quoi le ministre des affaires étrangères, ce matin, s’était senti tenu d’avoir quelques propos favorables à l’initiative. Sahra Wagenknecht et le mouvement « Aufstehen », en revanche, n’ont pas appelé. Beaucoup de jeunes étaient présents, mais pas que…

Zara

Lire aussi:

Manifestation spectaculaire à Berlin contre le racisme (NPA)

Mobilisation massive contre le racisme dans les rues de Berlin (Le Monde)

Lire la suite

13 octobre 2018 ~ 1 Commentaire

rio de janeiro (psol carioca)

psol

Le PSOL de Rio de Janeiro fait  élire quatre femmes noires au Parlement

Le premier tour des élections de 2018 est achevé. Malgré un scénario très incertain pour le prochain tour, le PSOL de Rio de Janeiro a réussi à obtenir quelques succès. Chico Alencar a remporté le plus grand vote de l’histoire de notre parti dans l’État, avec 1 281 373 voix, dépassant même Marcelo Freixo, au deuxième tour de 2016 (1 163 662), même si ce n’était que dans la capitale . Marta Barçante, membre du PCP, parti qui a rejoint le PSOL lors de ces élections, a recueilli 52 734 voix.

Tacisio Motta a marqué l’histoire en se classant à la 3ème place du premier tour. Bien que boycotté par les sondages et la principale chaîne de télévision, le conseiller municipal de Rio de Janeiro a réalisé une belle campagne atteignant plus de 800 000 voix (819 248). Position et nombre de votes non publiés également pour le PSOL dans le conflit avec le gouvernement de l’État. Gordinho a vaincu Romário et Índio, consolidant son nom dans la politique progressiste et démocratique de Rio.

À Alerj, notre grande victoire. Le PSOL a pu élire trois conseillers à la place de Marielle Franco  lâchement assassinée en mars de cette année: Renata Sousa (63 937), Monica Francisco (40 631) et Dani Monteiro (27 982).

Outre les trois femmes noires élues, le député Flávio Serafini (61 754) et Eliomar Coelho (34 836) restent au palais de Tiradentes. Neuf autres candidats ont passé la limitation et seront nommés députés adjoints. Il y avait 495 533 voix dans la coalition changement possible PSOL-PCB, soit 489 151 pour le PSOL.

Pour Brasilia, nous avons porté à quatre le nombre de représentants fédéraux de Rio de Janeiro. Et cette fois, nous serons représentés par une femme noire.

Talíria Petrone, conseiller de Niterói, était le 9ème parti le plus voté de l’État avec plus de 107 000 voix (107 317). Marcelo Freixo était le deuxième député le plus voté de l’État avec 342 491 confirmations et nous avons également réélu Glauber Braga (40 199) et Jean Wyllys (24 295). Seul le conseiller municipal David Miranda (17 356) a réussi à surmonter la clause de limitation et est devenu le seul député du parti à la Chambre fédérale.

Liste des suppléants d’État PSOL:

Taís Ferreira – 24.759
Wanderson Nogueira – 19.073
Josemar – 19.001
Rose Cipriano – 17.483
Dr. Marcos Paulo – 16.377
Zaconne – 15.859
Siri – 14.212
André Barros – 12.835
Yuri – 12.623

9 octobre 2018

https://psolcarioca.com.br

Commentaire:

On votait pour les parlements des états et pour le parlement fédéral.

Le PSOL apparaît comme un petit parti, certes, mais ouvert (rejoint par un des PC brésiliens et d’autres groupes d’extrême gauche) et au coeur des luttes. Son candidat présidentiel était le représentant des « sans terres » et son adjointe une représentante des peuples indigènes.

Lire la suite

13 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

hugo palheta (regards)

Ugo Palheta : « Il y a un risque de fascisation accélérée du régime en Italie »

 Sur la tentation de l’extrême droite à l’échelle internationale 

« Ce n’est plus de l’ordre de la menace parce qu’il y a des pays où l’extrême droite est au pouvoir. L’Italie notamment, on l’évoque moins souvent mais Israël et l’Inde aussi sont dirigés par des gouvernements d’extrême droite. »

« Il y a des spécificités nationales mais au niveau international, il y a une crise d’hégémonie du capitalisme néolibéral qui a déstabilisé les systèmes politiques. Il y a un paradoxe puisque le capitalisme est triomphant mais fragile économiquement du fait de l’instabilité de la finance. Il est instable également et surtout, politiquement. Et cela dans de nombreux pays. »

 Sur le gouvernement italien actuel 

« Il y a un risque de fascisation accélérée du régime en Italie. […] Les régimes ne deviennent pas fascistes en quelques semaines ou en quelques mois. Cela a été le cas en Allemagne où les Nazis détruisent toute opposition très rapidement mais en Italie cela n’était pas le cas. Mussolini a mis 3 ou 4 années à se débarrasser de toutes oppositions politiques et syndicales constituées. »

 Sur les conditions de l’émergence du fascisme 

« Dans le fascisme de l’entre-deux guerres, il y a un rôle central joué par la première guerre mondiale dans ce que les historiens ont appelé la brutalisation de la société c’est-à-dire une accoutumance à une certaine forme de violence politique. »

« Aujourd’hui ce qui joue, c’est une crise des capacités des dominants à obtenir le consente-ment des masses ou des classes populaires et moyennes. » « Il y a également des formes de durcissement autoritaire qui sont mis en place par les classes dirigeantes elles-mêmes et avant même l’arrivée des fascistes au pouvoir. Cela tend à crédibiliser, à valider les options ultrasécuritaires que défendent les fascistes. »

 Sur le rapport capitalisme et fascisme 

« Si on veut in fine se débarrasser du poison fasciste, on a besoin d’une rupture avec une société qui produit l’exploitation ou qui produit les inégalités. » « Si on veut lutter contre le fascisme aujourd’hui, on ne peut pas non plus exiger de tout le monde qu’il soit anticapitaliste dès maintenant. »

 Sur les différents mouvements d’extrême droite en Europe 

« Ils ne se construisent pas tous sur les mêmes thématiques. En Europe de l’Ouest, c’est l’islamophobie tandis qu’en Europe de l’Est, ça reste l’antisémitisme. » « Dans certains cas, notamment l’UKIP, c’est une scission de la droite dans un sens souverainiste nationaliste. Dans d’autres cas comme en France, on a des partis qui viennent du fascisme historique. »

« Ils cherchent donc à faire des alliances avec des forces assez diverses. Le jeu étant de ne pas faire d’alliance avec des partis qui ne seraient pas assez respectables dans leurs pays. »
« Le Front National n’avait pas voulu faire d’alliance avec Aube Dorée en Grèce mais d’autres partis d’extrême droite en Europe peuvent avoir le même rapport au front national parce que le front national serait trop sulfureux pour eux. »

 Sur Emmanuel Macron et la situation française 

« Macron a toutes les chances de devenir plus impopulaire que Hollande. Dans cette situation là où l’instabilité est chronique avec 4 candidats à 20 % aux élections présidentielles, tout devient possible. » « On n’est plus dans une situation d’alternance tranquille entre une droite complexée (c’est-à-dire le PS) comme dirait Lordon et une droite décomplexée. »

« On ne peut plus prévoir à 5 ans ce qu’il peut se passer et on voit très bien les changements rapides qui peuvent subvenir dans une société, avec la victoire de Trump par exemple ou plus récemment au Brésil avec Bolsonaro. » « Il y a de quoi avoir peur mais surtout de quoi rentrer en action pour éviter que cette option fasciste soit celle qui triomphe de la crise annoncée. »

 Sur la notion de populisme 

« Le populisme a permis au FN de se laver des soupçons de collusion avec le fascisme classi-que. Cela a donné une sorte de crédit populaire au FN, en accolant ce terme au FN on a donné un ancrage que le FN n’avait pas dans les classes populaires. » « Le FN a une clientèle électorale dans toutes les catégories sociales et les classes dirigeantes mènent elles-mêmes des politiques autoritaires et xénophobes. »

 Sur la question migratoire 

« Le ralliement d’une partie de la gauche, notamment du PS, à cette idée que l’immigration est un problème qu’il faut résoudre, a joué un rôle crucial dans la montée de l’extrême droite. »

Partout dans le monde au Brésil, en Italie, en Inde, aux Etats-Unis, en Allemagne ou en Israël, la tentation de l’extrême droite est de plus en plus présente. Le sociologue, Ugo Palheta, auteur de « La possibilité du fascisme » (Editions La Découverte) est l’invité de #LaMidinale.

11 octobre 2018

https://www.anti-k.org/

 

Lire la suite

07 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

brésil (révolution-permanente cetri psol)

boulos

Nos camarades brésiliens du « PSOL » présentent Boulos et Sonia

Dans la dernière ligne droite, six points pour comprendre les élections de demain au Brésil.

Voici 6 points pour comprendre les élections brésiliennes, marquées par une polarisation importante.

1) Quand le vote aura t-il lieu ?

Dimanche 7 octobre, à partir de 13 heures, les bureaux de vote vont ouvrir leurs portes et les brésiliens pourront s’y rendre jusqu’à 22 heures. Il faut tenir compte que le pays a 3 fuseaux horaires différents, les derniers bureaux à fermer seront donc ceux de l’Amazonie (à minuit heure française).

2) Qu’est-ce qui est voté ?

Toute l’attention est centrée sur l’élection présidentielle, polarisée entre l’extrême droite représentée par Jair Bolsonaro et le candidat du PT Fernando Haddad, annoncés par les sondages comme favoris pour le second tour.

Les autres élections restent quant à elles dans l’obscurité, il s’agit pourtant de postes clés.

Il y aura au total 27 213 candidatures, dont 13 qui vont se disputer la présidence de la républi-que, 202 pour un poste de gouverneur dans un des 27 états, et 358 postulent pour le Sénat. La justice nationale en a interdit 1 888, parmi lesquelles la candidature de l’ex-président Lula.

Au Sénat vont se renouveler deux sièges par état, pour un total de 54 postes vacants.

Le Sénat brésilien compte 81 sénateurs, 3 dans chaque état, élus pour des mandats de 8 ans. Ainsi ne se renouvelle que les deux tiers de la chambre. La chambre des députés nationale quant à elle renouvellera l’intégralité de ses 513 places, disputées par 8 595 candidats. En ce qui concerne les députés régionaux des 26 assemblées législatives, ce seront au total 17 950 qui seront en compétition pour 1 035 sièges.

3) Qui va voter ?

142,8 millions de brésiliens résidant dans les 27 états, ainsi que ceux vivant à l’extérieur, sont autorisés à participer aux élections. Le vote au Brésil est obligatoire pour les personnes entre 18 et 70 ans qui savent lire et écrire, et optionnel pour les analphabètes. Cependant, une récente décision tout à fait arbitraire du Tribunal Electoral, confirmée par le Tribunal Suprême, interdit à 3,4 millions de participer aux élections.

Le choix du Tribunal touche surtout des personnes habitant dans le Nord et Nord-est du pays (54% des interdictions de vote), où le PT de Lula a un importante soutient. Ainsi, 2,4% des potentiels votants ne pourront pas se rendre aux urnes, parmi lesquels 1,5 millions vivant dans les états du Nord-est.

4) Combien de voix un candidat doit-il avoir pour être élu président ?

Pour les postes de président et de gouverneur, les candidats ont besoin de 50% + 1 des voies pour être élu au premier tour. Si aucun candidat à la présidence n’atteint ce pourcentage, les deux candidats en tête s’affrontent au cours d’un second tour, qui se tiendrait le 26 octobre.

5) De quel pays héritera le prochain président ?

Avec un PIB stagnant, l’économie brésilienne a accumulé deux trimestres négatifs consécutifs, et les prévisions du marché laissent à penser que cette année l’économie ne se développera que de 0,30%.

L’inflation reste quant à elle en hausse, atteignant 6,5% ces 12 derniers mois, alors que le plafond fixé par le gouvernement Temer était de 4,5%. Le real (monnaie brésilienne) s’est déprécié ces trois dernières années, passant de 1,55 unités par dollar en 2011 à 2,45. Il s’agit de son niveau le plus bas depuis 2008.

La plupart des candidats à la présidentielle ont axé leurs promesses sur la création de millions d’emplois afin d’en finir avec l’actuel taux de chômage très élevé (12,1%). Ils se rejoignent également tous sur le fait que le Brésil a un problème fiscal, et sur la nécessité d’une réduction des dépenses publiques.

Les comptes publics brésiliens ont dernièrement accumulé un déficit nominal – incluant le payement des intérêts de la dette – d’environ 503 milliards de reals (soit environ 123 200 millions de dollars), ce qui représente 7,45% du PIB.

6) Que prédisent les sondages ?

En ce qui concerne les élections présidentielles, les derniers sondages publiés continuent de montrer à l’extrême droite Jair Bolsonaro du PSL comme favorit au premier tour, avec environ 32% des intentions de vote, tandis que Fernando Haddad, le candidat Parti des Travailleurs soutenu par Lula reste à la deuxième place avec 21% d’électeurs potentiels.

Dans un scénario possible de second tour entre ces deux candidats, les estimations oscillent entre une égalité à 42%, et un léger avantage de 43% pour Haddad, avec Bolsonaro à 41%. Cela correspond à la marge d’erreur de 2% prévue par Ibope dans cette enquête, qui a été réalisée auprès de 3 010 électeurs.

samedi 6 octobre

http://www.revolutionpermanente.fr

Lire aussi:

Le rapport du Giec n’est pas la seule mauvaise nouvelle pour le climat, une victoire de Bolsonaro le serait aussi (Le Huffington Post)

Parti Socialisme et Liberté (Wikipedia)

Le PSOL de Marielle, histoire d’un parti de gauche (Tlaxcala)

«Minimiser le conflit entre classes dépolitise la société» (A l’Encontre)

Autopsie d’une débâcle démocratique (Cetri)

Brésil : forte et inquiétante progression de l’extrême droite (NPA)

Présidentielles au Brésil. Le MRT appelle au vote critique pour le PSOL (RP)

bresil psol

Nos camarades brésiliens candidats à la députation ont obtenu:

Guilherme Boulos / PSOL (Parti Socialisme et Liberté) 0.6%

Le PSOL aurait 11 députés (plus 5)  et  617,115 voix

São Paulo,  Sâmia Bomfim, Douglas Belchior, réélus: Luiza Erundina et  Ivan Valente 

Rio de Janeiro, Marcelo Freixo,  Talíria Petrone, réélus Glauber Braga et Jean Wyllys.

Pará, Edmilson Braga réelue

Deputés fédéraux: Áurea Carolina, Belo Horizonte et Fernanda Melchionna, Porto Alegre.

Vera Lúcia PSTU / (Parti Socialiste des Travailleurs) 0.05%

Le PSOL, principal parti de la gauche socialiste, a obtenu un faible score à la présidentielle (un peu plus de 0,5 % des voix), mais de meilleurs résultats pour l’élection des députés. Avec environ 2,7 % des suffrages pour l’élection des députés fédéraux, le seuil électoral a été franchi (1,5 % des suffrages pour la Chambre des députés, dont au moins 1 % dans 9 États), et le nombre d’éluEs a doublé (de 5 à 10). Pour le second tour, le PSOL construira les mobilisations et le vote « Pas lui ! » pour vaincre Bolsonaro, en appelant donc à voter pour Fernando Haddad.

À São Paulo, João Machado

Lire la suite

07 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

riace italie (le huffington post)

mimmo-lucano-fb-704x400

En Italie, des milliers de personnes réclament la libération du célèbre maire pro-migrants de Riace

Domenico Lucano, qui a fait de Riace un modèle mondial de l’intégration des demandeurs d’asile, est actuellement assigné à résidence.

Plusieurs milliers de manifestants sont descendus bruyamment samedi 6 octobre dans les rues de Riace, village du sud de l’Italie présentée comme un modèle d’intégration des migrants, réclamant la libération du maire soupçonné d’aide aux clandestins via des mariages blancs, selon les télévisions italiennes.

Les manifestants, parmi lesquels de nombreux ressortissants étrangers, des syndicalistes, des membres d’associations ou partis politiques, se sont notamment rassemblés devant le domicile du maire assigné à résidence, Domenico Lucano, qui les a salués avec le poing levé depuis une fenêtre. « Tiens bon! Continue à lutter », ont-ils lancé, tandis qu’on pouvait lire sur une banderole « le monde l’adore, l’Italie l’arrête ».

Le maire de Riace, village de Calabre de 1.800 habitants, a été arrêté mardi, au moment où le gouvernement populiste italien remet en question le système d’accueil des migrants dans des petites structures, qui profite à nombre de communes. Maire depuis 2004, proche de la gauche, Domenico Lucano est aussi accusé de s’être passé d’appel d’offres pour attribuer la gestion des ordures de son village à des coopératives liées aux migrants.

Son arrestation a provoqué un coup de tonnerre en Italie, tant le « modèle » de Riace a été salué à travers le monde: depuis les années 2000, grâce à des fonds italiens et européens, ce village qui se dépeuplait a repris vie grâce à l’accueil de centaines de demandeurs d’asile.

06/10/2018

https://www.huffingtonpost.fr/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin