Archive | Antifascisme

22 février 2018 ~ 0 Commentaire

cédric herrou (rtl)

herrou

Loi asile et immigration : « L’extrême droite est au pouvoir », assure Cédric Herrou

 Alors que Gérard Collomb présente la loi asile et immigration ce mercredi en Conseil des ministres, l’agriculteur Cédric Herrou assure que le Front national n’aurait « pas mieux fait »

Gérard Collomb présente ce mercredi 21 février en Conseil des ministres son projet de loi sur l’asile et l’immigration, un texte très critiqué par les associations et qui fait des vagues jusque dans la majorité pour sa logique de fermeté. Défendu par le ministre de l’Intérieur comme un texte « équilibré », le projet de loi vise à réduire à six mois les délais d’instruction de la demande d’asile et à faciliter la reconduite à la frontière pour les déboutés.

Si Édouard Philippe a évoqué les principes « d’humanité » et de « d’efficacité » vis à vis de ce texte, Cédric Herrou se montre beaucoup plus ferme. L’agriculteur, condamné à plusieurs reprises pour avoir aidé des migrants à la frontière italienne, dénonce un projet de loi complètement « fou ».

« C’est la criminalisation de personnes qui ont souffert, qui ont été victimes de torture, de guerre, de dictature. Ces personnes, on a le devoir de les protéger et la seule réponse de l’État, c’est de les mettre en prison, déplore-t-il. C’est inhumain et dangereux ».

L’extrême droite n’appartient pas au Front national et à la famille Cédric Herrou, agriculteur

Selon lui, le Front national n’aurait « pas mieux fait » : « L’extrême droite est au pouvoir, l’extrême droite n’appartient pas au Front national et à la famille Le Pen. Des lois comme celles-ci sont des lois d’extrême droite ». Et de poursuivre : « Dégager un demandeur d’asile, une personne qui aurait dû être protégée par l’État français et qui risque la vie, fait que la France va être complice de meurtres ».

Le pire de chaque pays européen ?

Dès lors, il attaque très sévèrement l’action de l’État. « Avec cette nouvelle loi, le gouvernement s’est inspiré des autres pays européens en prenant le pire. On prend le pire de l’Allemagne, le pire de l’Italie… Mais l’Allemagne a accueilli un million de personnes, rappelle-t-il. La France, avec 100.000 personnes, est complètement débordée. C’est une crise migratoire alors qu’on est la cinquième puissance mondiale ».

Face à la montée de l’extrême-droite dans certains pays, Cédric Herrou assure que les gens sont « mal informés ». « On mélange immigration et asile. Les demandeurs d’asile n’ont pas décidé de venir en France. Ces gens souffrent. Et ce n’est pas avec du racisme, avec du mépris, avec de la prison qu’on construit une nation. C’est avec de l’amour, de la compréhension et de la construction », conclut l’agriculteur.

21/02/2018 Yves Calvi et Claire Gaveau

http://www.rtl.fr/

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18 février 2018 ~ 0 Commentaire

kendal breizh (le peuple breton + npa + le huff’ )

kendal breizh (le peuple breton + npa + le huff' ) dans Altermondialisme Kendal-Breizh-3

Kendal Breizh est tombé au combat, à Afrîn

La guerre au Rojava semble loin. Elle l’est beaucoup moins quand on apprend la mort de combattants que l’on connaît. Kendal Breizh, militant libertaire breton, est tombé.

L’émotion était vive au local de l’association des Kurdes de Rennes (Amara) en apprenant le décès de Kendal Breizh. Ce militant internationaliste, originaire de Bretagne, a été tué au cours d’un bombardement de l’armée turque contre le canton d’Afrîn où il s’était rendu après avoir lutté contre l’État islamique, d’abord à Raqqa puis dans la région de Deir-ez-Zor.

Brittophone, Kendal Breizh avait choisi dès son départ de communiquer avec différents médias militants en Bretagne pour témoigner de ce qu’il vivait. Le Peuple breton avait été de ceux-là. Aussi, il est tout à fait logique que lui soit rendu ici un hommage.

Anti-impérialiste, anti-fasciste, anti-sexiste et écologiste, favorable aux idées du municipalisme libertaire et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, Kendal Breizh avait rejoint les YPG. Il avait suivi une formation, appris le kurmanji.

Depuis peu, il avait donné sa véritable identité à plusieurs amis restés en Bretagne et prévenu sa famille.

Lors de notre dernier échange, il nous avait expliqué (en breton) qu’« à côté d’Afrîn, les combats à Raqqa ha Deir-ez-Zor étaient faciles », qu’« Afrîn était beaucoup plus dur et plus dangereux » et que c’était la raison pour laquelle il avait décidé de faire savoir à quelques uns où il était. Une cérémonie à sa mémoire aura lieu d’ici peu en Bretagne.

Gael BRIAND 18 février 2018

http://lepeuplebreton.bzh/

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15 février 2018 ~ 0 Commentaire

négationnisme (le monde)

shoah

L’ultime bataille du négationniste Robert Faurisson

M. Faurisson a fait appel d’une décision de justice de 2017 qui reconnaissait que la journaliste du « Monde » Ariane Chemin avait rapporté la preuve qu’il était « un menteur professionnel ».

Robert Faurisson n’avait évidemment pas digéré le jugement de juin 2017 : pour la première fois, un tribunal avait reconnu que le traiter de « menteur professionnel », « falsificateur » et « faussaire de l’histoire » n’était que la simple vérité. Le monsieur de 89 ans, qui soutient depuis quarante ans que les chambres à gaz n’ont jamais existé, a ainsi fait appel d’un jugement, jeudi 8 février, qui avait accordé « l’exception de vérité » à Ariane Chemin, une journaliste du Monde.

Une décision rarissime : si le négationniste a perdu la plupart de ses procès en diffamation, ses accusateurs étaient toujours relaxés au bénéfice de la bonne foi. La 17e chambre correc- tionnelle de Paris, en revanche, a estimé le 7 juin 2017 que la journaliste avait rapporté la preuve qu’il était « un menteur professionnel ».

L’affaire remonte assez loin, à une tribune de Faurisson publiée par Le Monde en 1978, de surcroît surtitrée « Le débat sur les chambres à gaz »

Les guillemets sont de l’époque. « Une bourde monumentale », avait écrit Ariane Chemin, dans un article du 21 août 2012, intitulé « Le jour où “Le Monde” a publié la tribune de Faurisson ». Le vieux professeur avait aussitôt poursuivi l’article, mais un choix malheureux de son avocat l’avait convaincu d’attaquer pour injure et non pour diffamation : il a été débouté en 2014, tant en première instance qu’en appel. Or l’article a été repris dans un livre édité par Flammarion, Le Monde, 70 ans d’histoire, et Robert Faurisson à de nouveau porté plainte, cette fois en diffamation. Le vieux monsieur ne désarme d’ailleurs pas. Il avait expliqué que sa pensée avait été fort bien résumée à la radio, le 17 décembre 1980 : « Les prétendues chambres à gaz hitlériennes et le prétendu génocide des juifs forment un seul et même mensonge historique, qui a permis une gigantesque escroquerie politico-financière, dont les principaux bénéficiaires sont l’Etat d’Israël et le sionisme international. »

« Nier l’existence des chambres à gaz est un délit »

A l’audience d’appel, jeudi, le négationniste est venu soutenir ses thèses, accompagné de son petit frère et d’une poignée de sympathisants. La présidente Catherine Bézio n’a pas compris tout de suite dans quel pétrin elle s’était fourrée. Ariane Chemin est venue une nouvelle fois défendre son travail. « J’assume absolument ce que j’ai écrit, a indiqué la journaliste, je suis de la génération de la loi Gayssot, pour moi, il est évident que nier l’existence des chambres à gaz est un délit. Dire que M. Faurisson est un menteur professionnel, c’était une évidence. »

« Sur quoi vous fondez-vous pour dire qu’il est un menteur ? », s’est interrogée benoîte- ment la présidente. Légère stupeur dans les rangs de la cour. La présidente a cru se repren- dre en posant quelques questions à Robert Faurisson. Le vieux monsieur n’attendait que ça ; il a raconté sa vie, son œuvre, ses voyages à Auschwitz, le contenu de la Pravda du 2 février 1945, les contradictions d’Elie Wiesel et de Raoul Hilberg, l’auteur de La Destruction des juifs d’Europe  l’homme est intarissable, et il n’a pas été simple de l’arrêter.

Son nouvel avocat, Damien Viguier, un proche d’Alain Soral et de Dieudonné, s’est curieusement félicité d’un arrêt de 1983 (qui a débouté son client), et a soutenu « qu’il n’y avait pas de vérité officielle en France ; les tribunaux ne sont pas là pour établir une vérité histori- que.  Le juge de 2017 s’est prononcé sur la vérité, et il l’a fait de travers. Robert Faurisson est un chercheur attentif, honnête, viscéralement attaché à la vérité, c’est son défaut ». Il a ajouté, « pour moi, c’est un grand honneur d’avoir été choisi pour défendre Robert Faurisson » qui, c’est vrai, change souvent d’avocat.

« La bataille contre le négationnisme, il faut la mener tous les jours »

Pour Le Monde, Me Catherine Cohen-Richelet a indiqué que « non seulement Robert Fauris- son falsifie l’histoire, mais aussi la jurisprudence ». Le professeur de lettres a été débouté de ses procès en 1981, 1982, 1983, 1985, 1990, 2007, 2014 ; et condamné pour contestation de crime contre l’humanité en 1991, 1998 et 2006. « La loi Gayssot établit la vérité des crimes contre l’humanité, a rappelé l’avocate. Ça n’empêche pas les historiens de faire des recher- ches, mais le génocide, c’est une vérité. La contester, c’est être un faussaire. »

Enfin pour Flammarion, Me Christophe Bigot a souligné l’enjeu de l’audience. « Pen– dant vingt ans où Faurisson était traité de falsificateur, les tribunaux ont répondu, “vous n’établissez pas que c’est un menteur”. La justice avait adopté une position un peu confortable, un peu plan-plan. La 17e chambre a remis courageusement les choses dans le bon sens. Si vous revenez en arrière, vous remettez en cause la réalité de tous ceux qui ne sont pas revenus des camps. » D’autant que Robert Faurisson « est loin d’être un imbécile », a souligné l’avocat, il instrumentalise chacune des décisions : « Il pourra dire que ses diffamateurs n’ont pas rapporté la preuve, et donc qu’il disait la vérité. »

« J’ai péché par naïveté, a enfin conclu Ariane Chemin. Je n’avais pas soupçonné que la bataille contre le négationnisme, il faut la mener tous les jours. Il y a une relève, des jeunes qui ne s’appuient plus sur le vieil antisémitisme traditionnel, mais sur le courant inspiré par Robert Faurisson, avec Alain Soral, ou Dieudonné. » Décision le 12 avril.

 08.02.2018  Franck Johannès
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14 février 2018 ~ 0 Commentaire

autriche (à l’encontre.ch)

AutricheZ

http://alencontre.org/

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13 février 2018 ~ 0 Commentaire

max jacob (fr3)

max

Max Jacob, par Pablo Picasso

Max Jacob : un Illustre quimpérois

Sur les quais de l’Odet à Quimper, la maison natale de Max Jacob est la seule dans le Finistère à avoir le label Maison des Illustres. Une distinction créée par le ministère de la Culture qui impose 40 jours d’ouverture au public par an.

La bâtisse située au 8 du parc, était en ruine quand Eric et Geneviève Pérénnou l’ont achetée en 2007. Planchers, toitures, peintures… Cinq ans ont été nécessaires pour rénover l’ensem- ble, avec l’obligation de conserver tout ce qui pouvait l’être, c’est-à-dire pas grand-chose. La maison avait été pillée pendant la guerre après l’arrestation de la famille par la Gestapo.Venus pour les pierres, les propriétaires se plaisent à dire qu’ils y sont restés pour l’histoire. L’ensemble abrite les appartements des Jacob et au fond de la cour, l’ancien atelier de tailleur du grand-père de Max Jacob devenu un restaurant. C’est aussi un lieu d’exposition, de confé- rence ou de poésie puisque l’association des Amis de Max Jacob s’y retrouve chaque mois.

Une enfance heureuse sur les bords de l’Odet

Né en 1876, Max Jacob a grandi face à la rivière de l’Odet et apprend beaucoup au contact des tailleurs. L’atelier du grand-père puis du père Jacob est réputé et les commandes sont nombreuses. À travers les costumes brodés, il découvre les légendes bretonnes. Une enfance heureuse qu’il passe le nez dans les livres.

Le souvenir de Quimper toujours présent

Après une scolarité brillante, le jeune homme s’installe à Paris où il devient une figure de la culture d’avant-garde à Montmartre et Montparnasse, précurseur du mouvement Dada et sur- réaliste. Plus tard, il choisira de vivre à Saint-Benoît-sur-Loire. Même loin, il continue d’écrire sur sa ville natale. Dans le Cornet à Dés, il se moque des bourgeois de Quimper, évoque les marronniers sur les quais, la préfecture, le Mont Frugy.

Il y revient régulièrement, avec ses amis artistes qu’il côtoie dans la capitale, notamment Cocteau, Dior, Picasso ou encore Charles Trenet. En 1951, ce dernier  compose l’âme des poètes, en hommage à son ami juif, mort dans le camp de Drancy en 1944. Max Jacob fut aussi l’ami de Jean Moulin, sous-préfet de Châteaulin et grand résistant, torturé et décédé un an plus tôt lors de son transfert vers l’Allemagne.

Jean Tuset, son filleul, se souvient du dernier voyage de Max Jacob à Quimper. C’était en avril 1942. C’était la première fois que Jean, qui n’avait qu’une dizaine d’années à l’époque, voyait une étoile jaune. Max Jacob la portait sur son grand pardessus. Le poète écrivain pleurait en pensant à sa jeune sœur déportée, inquiet à l’idée qu’elle ne supporte pas l’épreuve. Avec son père, Augustin Tuset, Jean a accompagné Max Jacob sur les bords de l’Odet, osant s’afficher ouvertement et publiquement avec un juif, alors que  les soldats allemands, étaient dans la ville. Les Quimpérois ne l’ont plus jamais revu.

Six mois avant la libération de Paris, Max Jacob, juif et catholique converti, est arrêté et interné au camp de Drancy. Épuisé et malade, il y meurt en cinq jours, avant son transfert pour Auschwitz, malgré l’intervention de ses amis Picasso et Cocteau.

Maisons des Illustres

Créé en 2011, le label « Maisons des Illustres » signale des lieux dont la vocation est de con- server et transmettre la mémoire de femmes et d’hommes qui se sont illustrés dans l’histoire politique, sociale et culturelle de la France. Le label est attribué par le ministère de la Culture pour une durée de 5 ans renouvelable. Il représente une reconnaissance officielle de l’intérêt patrimonial de la Maison et donne lieu à des avantages divers. À ce jour, le réseau compte 212 Maisons dont 6 en Bretagne.

Claire Louet 11/02/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr

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Une lettre de Picasso au poète Max Jacob bientôt dévoilée à Quimper 

Max Jacob (Wikipédia)

 

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11 février 2018 ~ 0 Commentaire

hdp turquie (jdd)

hdp

Quel est l’avenir du parti kurde face à Erdogan?

Le Parti démocratique des peuples (HDP) se réunit dimanche en congrès afin d’élire de nouveaux dirigeants et d’essayer de faire entendre sa voix, alors qu’il est en butte à une répression politique accrue.

Pour le parti prokurde, il s’agit de désigner un successeur au charismatique Sela- hattin Demirtas, emprisonné depuis novembre 2016.

« C’est surtout l’occasion de nous rassembler et d’essayer de trouver de nouveaux moyens de résister et de lutter contre la politique d’Erdogan », estime Ayhan Bilgen, député et porte-parole du HDP. La tâche est d’autant plus rude dans le contexte de l’offensive lancée le 20 janvier par l’armée turque contre les Kurdes de Syrie, dans le canton d’Afrin, au nord-ouest du pays.

Le HDP est le seul parti qui s’oppose à la guerre, et ses partisans en payent le prix.

En quelques semaines, plusieurs centaines de ses membres ont été arrêtés pour avoir critiqué l’intervention militaire sur les réseaux sociaux. Ils sont allés rejoindre derrière les barreaux les milliers de militants et d’élus du HDP, de plus en plus isolé sur la scène politique turque. La ferveur guerrière et nationaliste qui s’est emparée de l’opinion publique risque par ailleurs de compliquer les possibilités d’alliance électorale sans lesquelles ce parti doit se contenter de ses seules places fortes dans l’est du pays.

Cet écueil du repli sur sa base électorale, oubliant la gauche et les libéraux turcs dont les voix lui avaient permis de dépasser le seuil des 10% aux dernières élections de 2015, menace l’organisation kurde. Pour Ayhan Bilgen, « le HDP n’est pas un parti ethnique, et je crois que l’ensemble de la Turquie a besoin plus que jamais d’un parti qui se fasse l’écho du combat pour la démocratie et les droits de l’homme ».

Zeynep, l’une des militantes, parmi les 30.000 partisans à faire le déplacement à Ankara, estime pour sa part qu’il faut que le HDP « arrête de se concentrer sur les dynamiques électo- rales et se coordonne avec la société civile, les associations et les syndicats pour appeler les gens à se mobiliser, à descendre dans la rue ». Une stratégie risquée, à l’heure de l’état d’ur- gence. Le président Recep Tayyip Erdogan a prévenu ceux qu’il appelle les « traîtres ». « S’ils sortent dans la rue, ils le paieront très cher ».

11 février 2018

http://www.lejdd.fr/

Commentaire: Le HDP n’est pas seulement le parti des kurdes, il fédère des forces laïques, féministes et LGBTI, dont l’équivalent du NPA.

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Parti démocratique des peuples (Wikipédia)

La liberté de dire « Non » (Inprecor)

Métamorphose idéologique du PKK (1/2)

Métamorphose idéologique du PKK  (2/2)

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08 février 2018 ~ 0 Commentaire

rennes extrême-droite (npa)

antifa

Appel à manifestation et à solidarité ! L’extrême droite fiche des militant.e.s de Bretagne et d’ailleurs !

Ce collectif a été créé après que des groupes d’extrême droite aient fichés plusieurs personnes et publiés sur les réseaux sociaux leurs adresses. C’est bien évidemment le milieu militant qui est visé mais pas que. Des organisations de soutien aux migrants, des militants LGBTI, des militants syndicaux, des militants d’extrême gauche et de la gauche ont été visés tout comme de « simples citoyens ». Certains ont reçu des menaces de mort. Pour ne pas laisser l’extrême droite imposer sa loi et la terreur, mobilisons nous !

De puis plusieurs années, des groupes d’extrême droite « s’amusent » à ficher différentes personnes. Sur un mode journalistique plus ou moins convaincant, les photos de ces personnes et leurs « biographies » sont diffusées sur les réseaux sociaux. Pour certaines d’entre elles, des adresses sont données afin de les trouver et des menaces de mort fleurissent dans les commentaires d’extrême droite.

Ce sont les membres des organisations soutenant les migrant.e.s qui font l’objet du fichage le plus systématique mais, simultanément, ce sont aussi des personnes participant aux réseaux féministes, LGBT, syndicaux, d’extrême gauche, de gauche ; mais aussi des gens se pensant comme de « simples citoyens ». De même, plusieurs personnes sont aussi ciblées pour leurs activités artistiques (radio, musique, etc.) ou leurs activités de recherche dans des laboratoires universitaires (faisant la promotion, selon l’extrême droite, de « la théorie du genre » et de l’immigration). Selon l’extrême droite, toutes ces personnes auraient en commun d’être des « fonctionnaires » ou, à défaut, des « asociaux » ou des « travailleurs subventionnés ».

Pour l’instant et pour la seule Bretagne, plus d’une trentaine de personnes font l’objet d’un tel fichage public, notamment de la part d’un « site de presse » qui s’appelle Breiz Atao et qui se présente comme « Le Quotidien de l’Etat National Breton ». Ce fichage prend la forme de « notes de renseignement » accompagnées de commentaires menaçants ou d’éditoriaux appelant à « détruire l’extrême gauche », à « repérer, identifier, détruire […] les derniers lépreux du gauchisme », ces lépreux étant avant tout « de maigres cohortes de pouilleux composés de marginaux édentés, de drogués, de SDFs en état d’ébriété avancé, de fonctionnaires petit­bourgeois, de lesbiennes hystériques et autres sodomites patentés ». Pour Rennes, la « note de renseignement », dans laquelle nous sommes une vingtaine à apparaître, vise à ficher « des éléments marxistes et apparentés en faveur de l’afro­islamisation de la Bretagne » et se définit comme « une première liste des activistes les plus engagés à Rennes ».

Pour tous les départements bretons, ce fichage existe. Des gens de Brest, de Fouesnant, de Lannion, de Quimper, de Saint­Malo, de Scaër, de Rennes sont visé.e.s. Et nous craignons que d’autres listes sortent dans l’avenir si nous ne réagissons pas avec la plus grande détermination. C’est pourquoi, un peu partout, « les fiché.e.s » ont déposé plainte, avec l’aide d’avocat.e.s. Le site a été déréférencé de Google et son principal rédacteur a été condamné, dans d’autres affaires, à plusieurs années de prison ferme (auxquelles il a échappé car il vit à l’étranger d’où il lance ses fichages via les réseaux sociaux).

Nous avons aussi porté plainte à Rennes. Notre démarche est en train d’aboutir puisque le Procureur de la République vient, en octobre 2017, de solliciter le renvoi du rédacteur du journal Breiz Atao devant le tribunal correctionnel pour diffamation, injure et provocation à la commission de crimes ou de délits. Nous sommes désormais dans l’attente d’un procès. Il doit aboutir – nous l’espérons – à la suppression pure et simple de notre fichage mais aussi à la condamnation des pratiques de l’extrême droite.

Mais une éventuelle victoire juridique ne serait pas suffisante. Nous continuons de penser que l’ensemble des forces démocratiques doivent faire une démonstration publique d’envergure afin que l’extrême droite et ses pratiques ne soient pas gérées par la seule institution judiciaire. C’est pourquoi les fiché.e.s de Rennes appellent les individus, les associations, les syndicats et les partis politiques à manifester contre l’extrême droite et le fichage qu’elle pratique. Il s’agit d’un enjeu politique majeur, à la fois démocratique et antifasciste.

MANIFESTATION CONTRE L’EXTRÊME DROITE ET CONTRE LE FICHAGE
Samedi 24 mars 2018 / 15 h / Place de la mairie à Rennes

Les fiché.e.s de Rennes avec le soutien de :

Association France­Palestine Solidarité Rennes / Al Houda / Alternative Libertaire Rennes / Association des Travailleurs Magrébins de France / Association pour la Taxation des Transactions financières et l’Action Citoyenne Rennes / Centre Gay, Lesbien, Bi & Trans Rennes / Coordination régionale Bretagne / Pays de Loire / Normandie solidaire des personnes immigrées / Confédération Nationale du Travail 35 / Conseil des Migrants / Europe Écologie Les Vert Rennes / Ensemble 35 / Fédération Anarchiste Rennes / France Insoumise / Fédération Syndicale Unitaire 35 / Mouvement des Jeunes Communistes de France / Maison de la Grève / Mouvement contre le Racisme et l’Amitié entre les Peuples / Mouvement International pour le Développement de l’Afrique Francophone / Nouveau Parti Anticapitaliste 35 / Parti Pirate Bretagne / Parti Communiste Français Rennes / Parti de Gauche / Planning Familial 35 / Québriac Migrants Solidarité / Solidaires 35 / Un Toit c’est Un Droit.

Nous publions ci-dessus l’appel du collectif Les fiché.e.s de Rennes qui appelle à manifester le samedi 24 mars 2018 à 15 h Place de la mairie à Rennes.

Pour nous soutenir financièrement : https://www.lepotcommun.fr/

mercredi 7 février

http://www.revolutionpermanente.fr/

 

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08 février 2018 ~ 0 Commentaire

brest kurdes (akb))

akb

Nous ne pouvons rester insensible à la situation actuelle dans le Nord de la Syrie.

L’antenne de Brest des Amitiés kurdes de Bretagne organise un  rassemblement ayant pour objet de protester contre l’intervention  militaire de la Turquie dans la région d’Afrin en Syrie.

A Brest,  samedi 10 février à 14h 30 Place de la Liberté, à proximité du
Monument aux Morts Esplanade Général Leclerc, square Mathon, avec prise
de parole.

Tous les Brestois sont invités à soutenir cette action. Un appel est lancé à tous les militants des organisations démocratiques : partis politiques*, syndicats, associations.

Les Amitiés Kurdes de Bretagne

*Le NPA soutien

 

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03 février 2018 ~ 0 Commentaire

extrême droite (socialisme libertaire)

fafs

L’extrême-droite c’est quoi ?

L’extrême-droite, c’est la fin du syndicalisme :

Le syndicalisme est né d’un rapport de force entre salarié.es (dominé.es) et un patron (dominant). Pour l’extrême-droite, patron et salarié.es ont des intérêts communs dans l’entre- prise, mais aussi dans le soutien à l’État, au pays, à la Nation, au dogme, à la religion, au chef. Certains groupes d’extrême-droite amalgament leur refus de la « mondialisation néo libérale » et celui de l’existence de la lutte de classe.

L’extrême-droite divise les salarié.es et la population

Tout le discours repose sur un basique « eux » et « nous ». La désignation de boucs émis- saires étrangers au groupe comme cause de déclin, de l’unité et du fonctionnement du groupe « majoritaire ». On y retrouve le racisme, le sexisme, l’homophobie, l’antisémitisme… Groupe   contre groupe alors que tout n’est pas si simple. L’extrême-droite ne cherche qu’un bouc émissaire responsable de tout ce qui ne va pas.

L’extrême-droite n’est pas « anti-système »

L’extrême-droite réécrit une histoire du pays et/ou de la Nation fantasmée, d’où une propa- gande galopante complotiste ( nouveaux mots, « les médias nous mentent », « c’était mieux avant »…). Elle milite pour un repli de l’éducation et de l’enseignement selon des critères réactionnaires : on croit en des lois intangibles, à un pays éternel, une religion.

L’extrême-droite n’est pas « le premier parti des chômeurs.es et des précaires »

[...] Son discours, lorsqu’elle parle « des précaires » n’est que pour les opposer aux réfugiés et aux migrants. Dans la réalité, les pratiques de l’extrême-droite, c’est la fermeture du Secours Populaire comme à Hayange et à Hénin-Beaumont. Ses militant.es sont absent.es du secteur associatif solidaires et des actions humanitaires.

L’extrême-droite, c’est « le régime de la Peur »

Une éloge du nationalisme dont découle naturellement une glorification des valeurs martiales, de l’armée. Une obsession de la sécurité nationale envers les ennemis extérieurs mais aussi intérieurs, d’où une obsession sur le sujet de la criminalité .Primauté de la police sur la justice (discours sécuritaire), mieux à même de faire « justice » que les lois et les juges.

L’extrême-droite, c’est le « culte du chef »

L’extrême-droite est dirigé par un chef. « Celui-ci sait ». Il sait « les désirs de son peuple » puisqu’il représente le « pays réel » contre les élites. L’expression de « pays réel » est née en  1900 sous la plume de Charles Maurras (Action française). Suivant le degré de fanatisme de la population et l’idéologie du parti d’extrême droite, il mettra en place un style de gouvernement pouvant aller du type autoritaire à la pire dictature totalitaire.

L’extrême-droite, c’est « le mépris pour les sciences, les intellectuels et les arts »

Pour les adeptes de la pensée d’extrême-droite, les sciences et les arts sont les émanations vivantes du « système », les intellectuels leurs gardiens du temple. C’est pourquoi chaque dictature d’extrême-droite tend à créer « sa » propre science, à contrôler les intellectuels, voire à les réprimer, et à créer son art « revivifié ».

SOURCE : La Horde

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 2 Février 2018

http://www.socialisme-libertaire.fr/

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31 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

antisémitisme (libération)

Ghetto_Uprising_10
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Pologne: Holocauste : à Varsovie, la révision plutôt que l’examen de conscience
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Le parti Droit et Justice veut imposer une vision idéalisée du rôle de la Pologne dans l’Holocauste.

Depuis son arrivée au pouvoir en octobre 2015, le parti ultraconservateur Droit et Justice (PiS) impose peu à peu sa «politique historique», au risque de faire rejaillir avec violence le passé douloureux que partagent Polonais et Juifs, et que l’on aurait pu croire normalisé après la chute du communisme. La proposition de loi visant à interdire l’expression «camps de la mort polonais» et toute implication de la «responsabilité ou coresponsabilité» des Polonais dans la mise en œuvre de la Solution finale n’est qu’un épisode de plus dans un long processus visant à renverser la «politique historique de la honte» du précédent gouvernement libéral, qui mettait, selon la droite aujourd’hui au pouvoir, «la Pologne à genoux devant le monde».

Le PiS s’est d’abord attaché à réécrire ses années passées sous le joug de Moscou. Ainsi, une loi oblige les communes à changer le nom des rues et des places ayant un rapport avec le communisme. Les derniers monuments de l’Armée rouge ont été enlevés de l’espace public. Des politiques, à l’instar du nouveau Premier ministre, Mateusz Morawiecki, ont même avancé l’idée de démolir le Palais de la culture et de la science, gigantesque tour voulue par Staline au cœur de Varsovie, que certains considèrent comme un symbole de l’oppression communiste.

«Infantile»

Le PiS s’en est ensuite pris au musée de la Seconde Guerre mondiale à Gdansk, projet international de haut niveau menacé de fermeture, accusé de n’avoir pas assez mis l’accent sur l’héroïsme des Polonais. A l’inverse, le gouvernement a inauguré en 2016 le premier musée dédié aux Justes polonais dans la localité de Markowa.

A la télévision publique, les histoires de sauvetages de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale sont mises en valeur. La Pologne a perdu 6 millions de ses citoyens durant la guerre, dont 3 millions de Juifs. «C’est infantile de la part du PiS de promouvoir une narration unilaté- rale dans laquelle les Polonais ne sont que des héros, juge Barbara Engelking, présidente du conseil international du musée d’Auschwitz. Il y a eu des personnages comme Irena Sendler qui ont sauvé plusieurs centaines d’enfants juifs du ghetto de Varsovie, mais aussi des délateurs qui ont travaillé pour les nazis.

Et il y a eu aussi Jedwabne, où des Polonais ont brûlé leurs voisins juifs.

La vérité est plus compliquée que celle présentée par le PiS. En majorité, les Polonais ont été soit indifférents, soit ont livré leurs voisins juifs aux nazis. Ils ont donc fait partie du mécanisme nazi de l’Holocauste. Par peur pour leur vie ou pour l’argent…»

Colère

Pour Engelking, la dernière proposition de loi polémique est «aussi absurde qu’inapplicable». Si cette dernière avait pour but originel de proscrire la désignation anglo-saxonne «camp polonais», considérée comme diffamatoire et blessante pour les Polonais, cette législation présente un «danger» pour la recherche, selon l’historienne. «Avec ce texte, les chercheurs pourront continuer à travailler sur ce passé difficile sans être pénalisé, mais ils n’auront pas le droit d’en parler au grand public, affirme cette auteure de nombreuses études sur le ghetto juif de Varsovie. A quoi servira leur travail ? Un enseignant d’histoire ou un guide ne pourra pas, si la loi entre en vigueur, dire que les Polonais sont en partie responsables de l’Holocauste. Alors qu’ils le sont.»

Signe du double discours du gouvernement que pointent nombre d’observateurs, le gouvernement prépare une loi sur la «reprivatisation» des bâtiments confisqués lors de l’ère communiste. Mais elle ne prendrait pas en compte les familles juives… De son côté, la droite polonaise s’est efforcée de minimiser la colère israélienne en mettant la réaction de Benyamin Nétanyahou sur le compte d’un affrontement interne avec Yaïr Lapid, le leader du parti centriste Yesh Adit. Les Jeunesses de la Grande Pologne, parti d’extrême droite, ont, elles, prévu une manifestation devant l’ambassade d’Israël à Varsovie mercredi sous le slogan «Stop à l’antipolonisme».

Maja Zoltowska,  29 janvier 2018

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