Archive | Antifascisme

20 février 2019 ~ 0 Commentaire

complots (le monde)

conspiration

Les électeurs de Marine Le Pen

Sont les plus perméables au complotisme

L’existence d’un « complot sioniste à l’échelle mondiale » est validée par 36 % des sympathi-sants du RN, la nocivité des vaccins serait « cachée » pour 61 % d’entre eux et la mort de Lady Diana est « un assassinat maquillé » pour un sur deux.

Le complotisme se répand dans l’électorat français. Au cœur de cette vague amplifiée par les réseaux sociaux, les électeurs de Marine Le Pen apparaissent comme les plus sensibles aux mythes conspirationnistes, selon une étude menée par l’IFOP pour la Fondation Jean-Jaurès et Conspiracy Watch et dont Le Monde publie les dernières conclusions.

Début février, cette vaste enquête avait déjà montré qu’un Français sur cinq était « d’accord » avec au moins cinq thèses complotistes. Un nouveau volet de données vient démontrer la perméabilité particulièrement forte de l’électorat d’extrême droite aux théories conspirationnistes, notamment celle sur un prétendu « complot sioniste ».

Pour 22 % des sympathisants du Rassemblement national (RN, ex-Front national) et 18 % des électeurs de Marine Le Pen (contre 10 % pour la moyenne des sondés), l’attentat de Strasbourg, qui a coûté la vie à cinq personnes le 11 décembre 2018, serait ainsi une « manipulation gouvernementale » visant à détourner l’attention du mouvement des « gilets jaunes » .

61 % des sympathisants du RN et 57 % des électeurs de Marine Le Pen (contre 43 % en moyenne) imaginent encore que la nocivité des vaccins serait « cachée » par un ministère de la santé « de mèche » avec l’industrie pharmaceutique ; la mort de la princesse Lady Diana dans un accident de voiture à Paris le 31 août 1997 est, quant à elle, considérée comme « un assassinat maquillé » pour un sympathisant RN sur deux…

36 % des sympathisants RN croient à un « complot sioniste »

« L’adhésion lepéniste aux différentes théories conspirationnistes se situe largement au-dessus de celle de l’ensemble de la population soumise à l’enquête », appuie l’historienne Valérie Igounet, directrice adjointe de Conspiracy Watch, dans une note de la Fondation Jean-Jaurès associée à l’enquête.

L’adhésion à l’idée d’une immigration « organisée délibérément par nos élites » pour « aboutir à terme au remplacement de la population européenne par une population immigrée » (appelée « théorie du grand remplacement ») est ainsi au moins deux fois plus élevée que dans l’ensemble de la population.

Lucie Soullier

https://www.lemonde.fr/

Source

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19 février 2019 ~ 0 Commentaire

européennes (jdd)

europeennes

Européennes

La droite populiste en passe de redessiner le visage du Parlement

Les premières projections sur la composition du futur Parlement européen publiées lundi montrent un recul des forces traditionnelles au profit notamment du groupe porté par le RN en France et la Ligue italienne. Si elle arrive à s’unir, la droite eurosceptique pourrait même devenir un bloc majeur à Strasbourg.

Le prochain Parlement européen sera-t-il marqué par une percée des forces populistes et anti-UE?

A trois mois des prochaines élections, ce scénario semble confirmé par les premières projec-tions publiées lundi par le Parlement européen, à partir de sondages réalisés dans les 27 Etats-membres, hors Royaume-Uni. Les groupes actuels composant l’hémicycle européen seraient pour la plupart en recul, à commencer par le PPE de droite actuellement majoritaire, selon cette première vague du baromètre de l’institut Kantar TNS.

A l’inverse, les libéraux de l’ALDE – sans même le possible renfort du contingent macroniste – et surtout les eurosceptiques de l’ENL, porté par le Rassemblement national de Marine Le Pen, progresseraient. Ce dernier groupe compterait 22 membres de plus, grâce à la forte progression de son allié italien de la Ligue dans les sondages, et serait en passe de devenir la 4e force politique à Strasbourg.

Le Brexit peut tout changer

Mais au-delà de cette projection, c’est toute la droite de la droite au Parlement européen qui pourrait se réorganiser. Au RN, on croit même possible la constitution d’un groupe eurosceptique de plus de 100 membres. “L’objectif est d’unir autour de notre groupe les mouvements qui vont très certainement faire leur entrée au Parlement européen le 26 mai prochain mais aussi de s’allier à d’autres aujourd’hui membres des groupes CRE et EFDD”, confirme au JDD Nicolas Bay, eurodéputé RN et co-président du groupe ENL à Strasbourg.

Résumons les rapports de forces actuels au sein de cette droite eurosceptique :

  • L’ECR compte aujourd’hui 75 membres. Il repose principalement sur les élus du Parti conservateur britannique (au nombre de 18) et du parti polonais Droit et justice (14), mais aussi la N-VA belge ou le Parti populaire danois.
  • L’EFDD compte 41 membres, dont 17 venus de l’Ukip britannique (beaucoup l’ont quitté depuis) et 12 du Mouvement 5 étoiles italien. Il faut y ajouter 6 élus français élus en 2014 sur la liste RN, dont 2 sont aujourd’hui à Debout la France et 2 aux Patriotes. L’unique élu de l’Afd allemande est également présent dans ce groupe.
  • L’ENL compte 37 membres, dont la majorité (15) sont issus du RN en France. Sont également présents les 6 élus de la Ligue italienne, 4 du PVV néerlandais et 4 du FPO autrichien.

Voilà pour la situation présente. Sur le papier, la somme de ces trois groupes serait stable, à en croire la projection de lundi (153 élus avant et après les élections). Mais c’est une configuration en trompe l’oeil, avec le départ des élus britanniques. En réalité, le Brexit devrait avoir des conséquences non-négligeables dans ces équilibres actuels.

Concrètement, deux de ces trois groupes se verront amputés d’une partie conséquente de leurs membres. Ce qui pourrait forcer les autres à changer de stratégie. L’ECR restera-t-il ainsi sur une seule jambe, celle constituée par les Polonais conservateurs de Droit et justice (PiS)? Et l’EFDD pourra-t-il survivre avec une alliance de circonstance entre le M5S italien et l’Afd allemande, annoncée en progression? Rien n’est certain, d’autant plus qu’un groupe nécessite d’avoir des élus issus d’au moins 7 pays différents, ce qui est loin d’être assuré dans le second cas.

Un nouveau bloc structuré par le couple RN-Ligue?

Dans ce contexte, l’alliance RN-Ligue pourrait bien s’imposer comme l’axe central de cette droite eurosceptique en reconstruction. Les deux formations compteraient à elles seules près de 50 sièges, selon la projection du Parlement européen. De quoi peut-être poser les bases d’un rassemblement plus large avec notamment les deux autres grandes délégations attendues, le PiS polonais (crédité pour l’heure de 22 sièges) et l’Afd allemande (12 sièges) et une série de forces secondaires, comme Vox en Espagne et les Danois du Parti populaire.

C’est en tout cas le sens de l’appel lancé le mois dernier en Pologne par l’homme fort du gouvernement italien, le patron de la Ligue Matteo Salvini. Le dirigeant d’extrême droite avait auparavant tenté un rapprochement avec Viktor Orban, sans traduction concrète : le dirigeant hongrois reste pour l’heure membre du PPE, au même titre que Les Républicains en France.

« La recomposition politique de la droite de la droite au Parlement européen est tout à fait envisageable, du fait justement du départ des Britanniques et de la forte progression attendue de la Ligue italienne », synthétise Emmanuel Rivière, directeur général de Kantar TNS. « Mais cette recomposition pourrait aussi très bien aboutir sur la constitution de trois nouveaux groupes », prévient toutefois le sondeur, qui reste sceptique sur l’émergence d’une seule force pouvant atteindre 100 à 150 élus :

  • « Il faudrait pour cela additionner des partis pas forcément additionnables, étant donné que d’importantes différences idéologiques persistent entre certains – il n’y a qu’à voir la coalit-ion italienne avec la Ligue et le M5S. De plus, l’unité peut avoir un sens si ce groupe cherche à former une majorité au Parlement européen, ce qui est loin d’être évident. »

A défaut, un tel bloc pourrait sérieusement compliquer le jeu des coalitions, surtout si conservateurs du PPE et sociaux-démocrates du S&D perdent la majorité absolue à Strasbourg.

19 février 2019 Arnaud Focraud

https://www.lejdd.fr/

Commentaire:

Et la social-démocratie? Le PS français (12) va disparaître, (ainsi que le Labour 19 : Brexit) sans être remplacés par d’autres forces.Cela reposera sur les allemands 27, italiens 31 (encore?) et espagnols 14. ( Les 13 roumains sont l’ex-PC corrompu)

Les Verts 52 (avec divers « régionalistes ») pourraient progresser avec les mobilisations climat, sur les bases du « capitalisme vert »?

Quant au groupe de la gauche de gauche où serait le NPA (s’il avait des élus!) ce serait GUE-NGL 52. ( Avec les Verts, ces deux groupes comptent 104 élus sur 705!)

Espagne 10: Podemos, IU, régionalistes /

Irlande 4 : Sinn Fein, SP /

France 5: PCF, Insoumis-PG /

Portugal 4: PCP/ Bloco  /

Allemagne 8: Die Linke.

Grèce 6: KKE-PCG

Chypre 2: PC

Cela présage une assemblée encore plus à droite que d’habitude, alors que les peuples se révoltent pour le climat et contre l’austérité!

 

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19 février 2019 ~ 0 Commentaire

dominique vidal (fr3 france-info)

« Je ne crois pas qu’une loi pénalisant l’antisionisme soit réalisable parce qu’en France le délit d’opinion n’est pas interdit. Quand bien même cette loi serait adoptée, le Conseil constitutionnel la stopperait, car elle remettrait en cause la liberté d’expression », assure Dominique Vidal, auteur du livre Antisionisme = antisémitisme ?

« L’amalgame qui est fait n’a pas de sens. l’antisémitisme est un délit comme tous les racismes et puis vous avez la critique d’une idéologie, d’un mouvement politique. Imaginez que demain les communistes demandent l’interdiction de l’anticommunisme, les gaullistes de l’antigaullisme… », développe l’historien.

« Il ne faut pas affoler les juifs » de France

Pourtant, des députés ont une autre lecture et demandent l’interdiction de l’antisionisme. « De toute évidence, nous n’avons pas la même connaissance de l’histoire des juifs, de l’antisé-mitisme et de l’antisionisme. La majorité des juifs n’ont pas été vivre en Israël. Ceux-là sont-ils antisémites ? », explique Dominique Vidal.

« Ce qui me préoccupe surtout, c’est la montée de l’antisémitisme. Il faut le combattre avec intransigeance et sang-froid. Il ne faut pas affoler la population juive« , affirme-t-il. Et de conclure : « J’espère que la manifestation mardi 19 février montrera la capacité de la société française à refuser tous les racismes ».

https://www.francetvinfo.fr/

vidal doom

Pénalisation de l’antisionisme 

« On met le doigt dans un processus totalitaire » avec un retour du délit d’opinion

franceinfo : Pensez-vous que l’antisionisme doive être condamné au même titre que l’antisémitisme ?

Dominique Vidal : Je ne crois pas, je crois que d’un côté il y a un délit, l’antisémitisme comme toutes les formes de racisme, et de l’autre il y a une opinion que l’on peut partager ou qu’on peut critiquer, mais qui n’est qu’une opinion et ça fait partie de la liberté d’opinion en France.

L’antisionisme est le fait de critiquer la pensée de Theodor Herzl, le fondateur du mouvement sioniste, pour qui d’une part les juifs ne pouvaient pas s’assimiler, s’intégrer dans les sociétés dans lesquelles ils vivent et donc, secondement, il fallait un État pour que tous puissent s’y rassembler. De toute évidence, l’histoire a montré que ce n’était pas ainsi.

D’ailleurs, la majorité des juifs ne vivent pas en Israël, il y en a 6 millions et il y en a 10 millions ailleurs dans le monde. (…) Imaginez, pour être sur la même longueur d’ondes, que les commu-nistes demandent l’interdiction de l’anticommunisme, les gaullistes l’interdiction de l’anti-gaullis-me, les libéraux l’interdiction de l’altermondialisme. On voit bien qu’on met le doigt dans un processus totalitaire. Il y a matière à débat, il y a des gens qui approuvent la politique d’Israël, d’autres qui la récusent, qui la condamnent, c’est tout à fait normal dans un pays comme le nôtre qu’on puisse avoir ce débat et un débat qui porte aussi sur les fondements théoriques de tout cela, c’est-à-dire la pensée du mouvement sioniste.

Alain Finkielkraut a-t-il été visé par une attaque antisémite, selon vous ?

Évidemment que c’est une forme d’antisémitisme, une provocation grossière et ceux qui s’y sont livrés méritent d’être poursuivis par la justice. On ne peut pas faire semblant de camoufler l’antisémitisme derrière des paroles antisionistes. Évidemment qu’il faut les condamner. Nous avons des lois antiracistes, la loi de 1881, la loi de 1972, nous avons aussi un Code pénal, nous avons la loi de 1993 contre le négationnisme. Il y a tout un arsenal qui mérite d’être utilisé, mais c’est surtout dans la bataille d’idées qu’il faut faire reculer ces horreurs. Mais, pour être honnête, qui peut s’étonner que dans la France d’aujourd’hui on entende de telles choses lorsqu’on sait que l’extrême droite a fait 33,3% au second tour de la dernière élection présidentielle.

Y a-t-il un regain de l’antisémitisme en France ?

J’entends les chiffres qui ont été donnés. Je constate que nous avions, en 2015, 800 actes de violence antisémite et que nous en avons 541 en 2018. Par rapport à 2015, c’est une diminution. Par rapport à 2016, où les choses avaient reculé, c’est une augmentation. Il faudrait en savoir plus sur ce chiffre qui a été donné [par le gouvernement] de 74% [de hausse des actes antisémites en 2018] pour pouvoir porter une analyse sérieuse.

La seule chose que je voudrais signaler, parce qu’elle me paraît très importante, c’est que depuis plusieurs années, on fait porter aux jeunes issus de l’immigration le poids d’un antisé-mitisme nouveau qui serait le leur. De toute évidence quand on tague « Juden », juif en allemand, sur la vitrine d’un magasin de bagels, ou bien qu’on dessine une croix gammée sur le visage de Simone Veil, on est vraiment dans le vieil antisémitisme bien français.

Alors que certains députés proposent de pénaliser l’antisionisme au même titre que l’antisé-mitisme, le journaliste et historien Dominique Vidal évoque le risque que pourrait représenter la création d’un délit d’opinion. Selon lui, l’arsenal juridique français est suffisant. Avec la propo-sition de certains députés pour pénaliser l’antisionisme au même titre que l’antisémitisme, après les injures antisémites adressées à Alain Finkielkraut,  »on met le doigt dans un processus tota-litaire » avec un retour du délit d’opinion, analyse lundi 18 février sur franceinfo le journaliste et historien Dominique Vidal, auteur de Antisionisme = antisémitisme ? Réponse à Emmanuel Macron.

18/02/2019

https://www.francetvinfo.fr/

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19 février 2019 ~ 0 Commentaire

s’unir pour ne pas subir

paese

calabria_

http://www.refugies-capsizun.com/

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18 février 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Combattons l’antisémitisme et tous les racismes

Et refusons toutes les récupérations

Profondément antiraciste, luttant contre toutes les formes de discriminations, le NPA s’était inquiété il y a quelques jours de la recrudescence des actes antisémites, confirmée par les chiffres du ministère de l’Intérieur lui-même.

Dans le détail, ceux-ci sont passés de 311 en 2017 à 541 l’an passé : +74 %. La CNCDH, Commission consultative des droits de l’homme, indiquait dans son dernier rapport que, si la tendance est à la baisse en ce qui concerne les actes racistes constatés, une progression des actes les plus violents est à signaler, en particulier auprès de membres de la communauté juive.

Une progression qui s’est manifestée de différentes façons ces derniers jours : inscription antisémite « Juden » sur la vitrine d’un magasin Bagelstein, saccages des arbres plantés en souvenir d’Ilan Halimi (jeune homme de confession juive mort sous la torture en 2006 dans l’Essonne), croix gammées dessinées sur les portraits de Simone Veil fait par un street artist, jusqu’aux récentes agressions verbales contre Alain Finkielkraut ce samedi.

Car ce sont bien, lorsqu’on les met bout à bout, des paroles nauséabondes et clairement antisémites qui se sont exprimées contre lui en marge d’une manifestation des Gilets jaunes : « Barre-toi, sale sioniste de merde ! », « Rentre chez toi en Israël ! », « La France elle est à nous ! »… Membres de groupuscules d’extrême droite ou militants salafistes comme semble le dire aujourd’hui la presse, qu’importe. Cette haine n’a rien à faire dans nos luttes sociales, elle doit être clairement combattue.

Pour pouvoir la combattre réellement, il est indispensable de ne pas avoir l’indignation à géométrie variable et la récupération facile. On a ainsi le droit d’être dubitatif quand on voit aujourd’hui certaines personnalités – actuellement au gouvernement ou qui y ont été ces dernières années – délivrer des brevets d’antiracisme, alors même qu’ils pratiquent des politiques inhumaines à l’égard des migrantEs.

Toutes leurs politiques antisociales nourrissent le fumier sur lequel prospèrent tous les racismes, toutes les divisions. Et l’on n’oublie pas ceux qui ont multiplié, au cours des dernières années, les propos contre les musulmanEs ou les Rroms, et ont mis en œuvre des mesures racistes quand ils étaient au gouvernement, au travers notamment des actions de prétendu « maintien de l’ordre » dans les quartiers. Souvent les mêmes qui aujourd’hui se servent des insultes contre Finkielkraut pour salir tout un mouvement social, celui des Gilets Jaunes…

C’est parce que la lutte contre l’antisémitisme est une chose trop importante pour être laissée aux opérations de récupération diverses et variées que nous n’associons pas nos voix à celles de ces pompiers pyromanes, aussi hypocrites que dangereux.

C’est la raison pour laquelle le NPA et ses porte-paroles ont signé l’appel « Contre les actes antisémites, contre leur instrumentalisation, pour le combat contre toutes les formes de racisme », lancé notamment par des militantEs et forces de l’antiracisme politique, dont l’Union Juive Française pour la Paix.

Le NPA sera aussi présent au rassemblement annoncé par cet appel, mardi 19 février à 19h place Jean Ferrat (devant le métro Ménilmontant – Paris 20e).

Montreuil, le lundi 18 février 2019

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Combattre l’antisémitisme, sans complaisance et sans arrière-pensées (NPA)

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15 février 2019 ~ 0 Commentaire

groupe lochu (vannes)

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2 supers moments à ne pas manquer !

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Vendredi 1er mars

Auray (56) – 20h Cinéma Ti Hanok : Projection du documentaire « Ni Dieu ni maître – Une histoire de l’anarchisme » (2016) de Tancrède Ramonet. Tarif cinéma. Film en 2 parties. Entracte, rafraîchissements, table de presse et échange avec le public. Organisée par le groupe René Lochu.

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Samedi 2 mars 

Auray (56) – de 14h à 16h au Mamm Douar Kafé (place de l’Europe) – Conférence de Gaetano Manfredonia (historien intervenant dans le documentaire « Ni Dieu ni maître ») : Naissance, pertinence et actualité des idées et des pratiques libertaires.

Entrée libre hors adhésion de 1 euro au café associatif Mamm Douar. Organisée par le groupe René Lochu.

Du manifeste fondateur de Pierre-Joseph Proudhon en 1840 (Qu’est-ce que la propriété ?) à la chute de Barcelone en 1939, Tancrède Ramonet retrace, en images, un siècle d’histoire mondia-èle du mouvement anarchiste, du collectivisme libertaire à l’anarcho-syndicalisme, en passant par la propagande par le fait.

Principaux événements historiques évoqués

Commune de Paris (1871)
Révolution mexicaine (1910-1920)
Révolution russe (1917) ; Révolte de Kronstadt (1921) et Armée révolutionnaire insurrectionnelle ukrainienne (1918-1921)
Révolution sociale espagnole de 1936
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http://anars56.over-blog.org/

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15 février 2019 ~ 0 Commentaire

fachos (npa)

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Charb

L’extrême droite

Ennemie du mouvement des Gilets jaunes

Le 9 février, dans plusieurs villes de France, notamment Toulouse et Lyon, des groupuscules d’extrême droite s’en sont pris physiquement à des cortèges et à des militantEs de gauche investis dans le mouvement des Gilets jaunes. Ce n’est malheureusement pas une première, et le NPA est bien placé pour le savoir, après les agressions contre notre cortège parisien le 26 janvier.

Mais les semaines se suivent sans nécessairement se ressembler, et les groupuscules d’extrême droite en ont été pour leurs frais, chassés de la manifestation parisienne du 2 février et repoussés le week-end dernier à Lyon comme à Toulouse par des cortèges déterminés à faire passer un message sans ambiguïté : l’extrême droite n’a rien à faire dans le mouvement des Gilets jaunes !

Les agressions perpétrées par ces groupuscules surviennent dans une phase particulière de la mobilisation, marquée à la fois par une certaine lassitude autour des manifestations du samedi, mais aussi par des dynamiques de convergence – certes partielle – avec le mouvement ouvrier, qui se concrétisent par des initiatives communes, une plus grande visibilité des revendications sociales et la mise en avant de la question de la grève et du blocage de l’économie.

Autant d’éléments qui hérissent le poil des groupuscules fachos, animés par une détestation de la gauche syndicale et politique et hostiles à toute convergence entre cette dernière et le mouvement des Gilets jaunes. Il n’est guère surprenant, dans un tel contexte, d’entendre un Zemmour déplorer que la droite et l’extrême droite identitaires n’aient pas réussi à imposer leur idéologie aux Gilets jaunes, laissant le champ libre à la gauche.

Il serait toutefois prématuré et dangereux de crier victoire, en oubliant le caractère toujours hété-rogène de la mobilisation, la volonté des groupuscules d’en découdre physiquement et, bien évidemment, le poids électoral de l’extrême droite.

L’issue de la bataille qui se mène autour et au sein du mouvement des Gilets jaunes aura des conséquences pour l’ensemble de nos luttes : il s’agit non seulement de combattre idéologique-ment, au sein d’une mobilisation inédite et historique, les tentatives de détournement réaction-naire d’une colère sociale légitime, mais aussi de refuser, physiquement, que les fachos se sentent chez eux dans la rue.

Une double tâche à laquelle le NPA continuera de s’atteler, au côté de celles et ceux qui, dans le mouvement ouvrier et dans le mouvement des Gilets jaunes, refusent de céder à l’air du temps et considèrent l’extrême droite comme ce qu’elle n’a jamais cessé d’être : le pire ennemi de notre camp social.

Julien Salingue Mercredi 13 février 2019

https://npa2009.org/

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14 février 2019 ~ 0 Commentaire

16 mars

16 m 2

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13 février 2019 ~ 0 Commentaire

problème? (alternative libertaire)

fachos milice

Migrations

La création du «  problème  » de l’immigration

Sous l’impulsion en 1978 de François Duprat, alors numéro deux, le FN s’empare de la théma-tique immigration: « 1 million de chômeurs, c’est 1 million d’immigrés de trop ! La France et les Français d’abord ! ».

Duprat estimait qu’avec ce slogan, martelé ensuite pendant plus de dix ans, «nous allons ga-gner des voix populaires. Les voix populaires, dans le contexte du risque que la gauche gagne, la droite les voudra pour elle. Elle n’aura donc pas d’autre choix que de valider nos thèses, que de les reprendre en partie, d’ailleurs, l’immigration est officiellement stoppée depuis 1974. A partir de là, si on entend valider une partie de nos thèses dans l’opinion publique, nous ne se-rons plus les horribles fascistes, nous ne serons plus les méchants anciens de l’OAS, nous ne serons plus les nazis, les collaborateurs, etc., nous serons une droite, une droite musclée, mais une droite qui aura sa place dans le champ politique et une droite pour laquelle on pourra voter.»

L’idée est de diviser la classe ouvrière et de distiller le poison raciste dans un contexte de massi-fication du chômage. Le FN va donc participer activement à la création du « problème » de l’immigration, celle-ci ayant jusque-là été considérée plutôt comme une « solution » économique par la classe dirigeante.

Dans le même temps, les idéologues du Grece, autour d’Alain de Benoist, théorisent la stratégie du « gramscisme de droite » pour tenter d’influencer la sphère politique et brouiller les repères en attirant des intellectuels de droite et de gauche dans la revue Éléments. Ils vont notamment théoriser le passage d’un racisme d’essence biologique à un racisme euphémisé «différen-tialiste » mais qui sous-entend également l’inégalité des « races » et la défense de «  l’identité  » indo-européenne.

En réaction aux grèves des ouvriers immigrés dans les usines automobiles entre 1981 et 1984 et aux marches contre le racisme et pour l’égalité des droits de 1983 et 1984, le FN alimente les fantasmes xénophobes et sécuritaires.

Sa percée aux élections européennes de 1984 marque le début de son ascension électorale. La porosité entre droite et extrême droite s’illustre alors par l’arrivée de politiciens de droite au FN. Parmi eux, l’énarque Jean-Yves Le Gallou, alors membre de l’UDF issu du Grece et cofondateur du Club de L’Horloge, qui publie en 1985 aux éditions Albin Michel le livre La Préférence natio-nale : Réponse à l’immigration. Avec Patrick Buisson, alors rédacteur en chef de Minute, ils encouragent le haut fonctionnaire Bruno Mégret à rejoindre le Front. Celui-ci devient rapidement numéro deux et fait de la préférence nationale le cœur programmatique du FN.

La bataille des idées

Le reste du programme, notamment le volet économique et social, devient modifiable à souhait dans l’optique de la conquête du pouvoir. Mégret est un stratège qui théorise la «  bataille du vocabulaire  » pour contourner la législation antiraciste et percer notamment le plafond de verre électoral. Cela va leur permettre de gagner plusieurs villes en 1995, l’année même des crimes racistes contre Ibrahim Ali et Brahim Bouarram. Cependant, la crise interne de 1998 va marquer un coup d’arrêt provisoire de l’ascension du FN.

Les attentats du 11 septembre 2001 marquent un changement de paradigme au niveau interna-tional. La France, avec les lois d’exception au prétexte de la lutte contre le terrorisme, bascule dans la spirale sécuritaire.

On assiste à la montée en puissance des logiques de bouc-émissaire dans les discours politico-médiatiques qui amalgament immigration, insécurité et «menace islamique » et qui se traduisent par un arsenal sécuritaire qui ne cesse de s’amplifier depuis. Les émeutes de 2005 ont ainsi été l’occasion pour le pouvoir de réactiver l’état d’urgence qui datait de la guerre d’Algérie, état d’ur-gence depuis réenclenché suite aux attentats de novembre 2015. Les gouvernements succes-sifs de gauche et de droite ont forgé dans cette période un consensus sécuritaire tandis que l’extrême droite jette régulièrement de l’huile sur le feu.

Sur ces terrains labourés depuis des décennies par l’extrême droite, le FN récolte : c’est l’élec-trochoc des présidentielles de 2002. Mais ce n’est pas encore assez et, sous la direction de Marine Le Pen à partir de 2011, le FN s’engage dans un tournant pseudo-social et une stratégie de dédiabolisation-banalisation. En sous-traitant l’antisémitisme aux «  idiots utiles  » Soral et Dieudonné, l’islamophobie à Zemmour et à Riposte Laïque et les violences politiques aux grou-puscules néo-fascistes, le FN peut enfin paraître respectable et glaner des voix. Mais la menace n’est pas que française et émerge partout en Europe.

Surfant sur les discours complotistes véhiculés sur Internet par les médias de «  réinformation  » et confusionnistes ainsi que par les réseaux sociaux, les thèses de «  submersion migratoire  » et de «  grand remplacement  » de l’écrivain Renaud Camus alimentent les fantasmes racistes sur les menaces pesant sur une illusoire «  identité nationale  ».

Un racisme décomplexé

Passant à l’action, les groupes identitaires créent le buzz médiatique à l’été 2017 avec leur opération Defend Europ puis avec leur opération antimigrant-es au Col de l’Échelle en avril 2018 et lors de l’attaque des locaux de l’Aquarius en octobre 2018. Le 16 décembre 2018, à l’appel de plusieurs organisations flamandes principalement d’extrême droite, des milliers de manifestantes et manifestants défilent à Bruxelles contre le pacte de Marrakech.

Steve Bannon, ancien conseiller de Donald Trump, déclare en tant qu’invité vedette du 16è congrès du FN en mars 2018: « Laissez-les vous appeler racistes, xénophobes, islamophobes… Portez-le comme un badge d’honneur parce que chaque jour qui passe nous devenons plus forts, et eux s’affaiblissent. » Le FN, rebaptisé en juin 2018 Rassemblement national, espère profiter à son tour en mai 2019 de l’arrivée au pouvoir en Autriche et en Italie de ses alliés (respectivement FPÖ et ex-Ligue du Nord) et plus largement de la poussée électorale des partis politiques d’extrême droite dans le monde.

Face aux politiques gouvernementales et à la menace fasciste, il faut renforcer et amplifier la mobilisation antiraciste et antifasciste  !

À quelques mois des élections européennes de mai 2019 qui seront dominées notamment par la question migratoire et la «crise des migrantes et migrants » et dans un contexte où se libèrent les discours ouvertement racistes et xénophobes, il est nécessaire de revenir sur l’évolution des batailles idéologiques autour de cette question en France et d’analyser l’influence déterminante de l’extrême droite. La fondation du Front national (FN) en 1972, impulsé par les jeunes loups du groupuscule Ordre nouveau pour fédérer les résidus de l’extrême droite autour de la personne de Jean-Marie Le Pen, marque la volonté de sortir de la marginalité politique à laquelle elle est confinée depuis la Libération. En réaction aux grèves des ouvriers spécialisés immigrés dans les usines automobiles entre 1981 et 1984 et aux marches pour l’égalité des droits de 1983 et 1984, le FN alimente les fantasmes xénophobes et sécuritaires.

Gabriel L. (AL Paris Nord-Est) 11 février 2019

http://alternativelibertaire.org/

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09 février 2019 ~ 0 Commentaire

plounéour menez (rennes info)

anti

The Antifascists

Est un film documentaire sorti en mars 2017.

Une guerre de basse intensité est en train de se dérouler dans les rues d’Europe dont le but est le fascisme. Ce documentaire nous embarquent derrière les masques des groupes militants dits antifascistes.

En 2013 un groupe armé de nazis attaquent une manifestation pacifique à Stockholm et plusieurs personnes sont blessées. En Grèce le parti néo-nazi Aube Dorée est devenu le 3e parti aux élections et à Malmö l’activiste Showan Shattak et ses ami.e.s sont attaqués au couteau par un groupe de nazis, il finit dans le coma.

Dans ce portrait des antifascistes de Grèce et de Suède nous présentons des personnages-clés qui expliquent leur avis sur leur politique radical, mais aussi pour questionner le niveau de leur propre violence et militantisme.

The Antifascists a été diffusé pour la première fois en mars 2017 et a maintenant était projeté plus de 200 fois dans des cinémas, des écoles, des maisons culturelles, etc dans plus de 50 pays et 5 sélections officielles de festivals de films. Le documentaire a été acclamé par la critique dans des journaux, des chaînes de radio et des sites de streaming.

Ça a créé un mouvement où différentes organisations soutiennent et organisent leurs propres projections. Nous recommandons et encourageons toujours un temps de débat ouvert après la projection comme pilier important pour comprendre comment le fascisme marche et comment différentes idées et pratiques peuvent être efficaces pour le confronter.

Maintenant le documentaire est public et ouvert à tout le monde pour l’utiliser et le projeter. On continue d’organiser et de soutenir des projections presque tous les jours.

http://www.rennes-info.org/

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