Archive | Antifascisme

25 août 2019 ~ 0 Commentaire

amazonie (csp conlutas)

psol

L’Amazone brûle, nos coeurs brûlent

L’Amazone brûle, nos cœurs brûlent…  Et le gouvernement Bolsonaro (PSL) l’ignore.

Face à la négligence, dans un mouvement initié par Twitter, les utilisateurs des réseaux sociaux préparent des manifestations ce week-end pour la défense de l’Amazone. Les actions auront lieu dans plusieurs capitales du pays. Les mouvements et les ONG rejoignent l’initiative.

Le Brésil est confronté à la plus grande vague de feu de ces six dernières années, selon les données de INPE (Institut national de recherche spatiale). Il y a 67 000 départs de feux enre-gistrés jusqu’à cette semaine. Le feu avance et détruit des kilomètres de forêts et de bois. L’Amazonie est la région la plus touchée avec 51,9% des incendies.

bres

Ce n’est pas la sécheresse ! C’est une action humaine !

Selon les experts, cette période de l’année, marquée par un temps sec, est considérée comme propice à la survenue des feux. Mais il est entendu que dans la grande majorité des cas, les incendies sont le résultat d’actes humains. Et notamment, sous le gouvernement Bolsonaro, nous assistons à une croissance record.

Dans une interview avec UOL, Ane Alencar, directrice scientifique d’IPAM, a déclaré que l’augmentation des incendies ne pouvait s’expliquer que par l’augmentation de la déforestation, puisqu’aucun événement météorologique extrême ne justifiait pas cette situation.

« Cette année, nous n’avons pas eu de sécheresse extrême, comme en 2015 et 2016. En 2017 et 2018, nous avons eu une saison des pluies suffisante. En 2019, nous n’avons pas d’événe-ment météorologique affectant la sécheresse, comme El Niño. Le climat ne peut en aucun cas expliquer cette augmentation [des incendies] », a-t-elle déclaré.

Selon les données d’INPE, il y a eu une augmentation de 88% de la déforestation dans la forêt amazonienne en juin par rapport au même mois de l’année dernière.

La forêt produit 20% (pas sûr blog) de l’oxygène de la planète. Donc, l’inquiétude avec l’Amazone n’est pas seulement la nôtre. Des mouvements, des ONG promeuvent des actions en faveur de la défense de l’Amazonie et rejoignent la Grève mondiale pour le climat du 27 septembre prochain. Une grève en défense de l’environnement.

Dans 125 pays, se mobilisent des milliers d’organisations, de réseaux internationaux, de collectifs locaux et de groupes de citoyens indignés par le réchauffement climatique, la dévastation de la nature sur la planète au service du capitalisme.

La préparation de cette grève coïncide avec le moment tragique où nous vivons: la dévastation de nos richesses naturelles, de notre bio-diversité, de nos forêts brésiliennes.

Le Brésil a un rôle important à jouer lorsque l’Amazonie et d’autres régions sont dévastées par l’agroalimentaire, les mines, l’abattage illégal et les latifundistes.

Manifestons en défense de l’Amazonie comme une étape dans la préparation de la grève mondiale. Des actions seront également organisés dans les prochains jours en défense de l’Amazonie.

23 août 2019 CSP-Conlutas

psol1

http://www.laboursolidarity.org/

http://cspconlutas.org.br/

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24 août 2019 ~ 0 Commentaire

bolsonaro (le monde)

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24 août 2019 ~ 0 Commentaire

la nueve (pùblico france-culture)

la nueve2

Un colonel qui avait été dans les brigades internationales

La Neuvième a été officiellement créé le 24 août 1943 en Afrique, où des dizaines de milliers d’Espagnols ont été exilés après la guerre civile.

La neuvième compagnie a été officiellement créée le 24 août 1943 en Afrique, où des dizaines de milliers d’Espagnols exilés après la guerre civile étaient arrivés, parfois directement de Valence et d’Alicante et d’autres après être passés par les camps de réfugiés en France. Une partie de ces 30 000 personnes avaient transité par Gurs et Argelès sûr Mer.

Ce n’était pas la seule unité avec les Espagnols, loin de là. Il y en avait aussi, bien que dans une proportion moindre, que dans La Nueve (où ils représentaient un tiers de la troupe), dans les 10è et 11è, dans Eleven et dans la compagnie d’appui du colonel Joseph Putz, syndicaliste et communiste français. Il avait combattu à Guadalajara, à Madrid et en Aragon à la tête de la brigade internationale  » La Marseillaise ». Certaines sources affirment que c’est lui, dans sa participation à la défense de Bilbao, qui a inspiré à Ernst Hemingway le protagoniste de « Par qui sonne le glas? ».

Un grand nombre de ses membres avaient précédemment passé par le troisième bataillon du corps franc d’Afrique, une unité à laquelle les soldats espagnols avaient été affectés. En 1942, la France leur avait donné la possibilité de s’enrôler sous le commandement de Putz.

À la fin du mois de juillet de l’année suivante, le Corps franc, qui s’était auparavant séparé du gouvernement collaborateur de Vichy pour les alliés et l’Armée française libre de De Gaulle se dissout pour créer l’Armée française de Libre.

L’ancienne unité de brigadiste avait déjà choisi celui qui serait président de la République dans sa lutte contre le général Henry Giraud.

Une armée sans soldats noirs

Dans ce bataillon de quatre compagnies et comme le reste des unités dotées d’antifascistes, ont gagné en importance à la suite d’une mesure xénophobe imposée par les États-Unis: elles opposaient leur veto aux soldats noirs de l’armée française qu’ils mettaient en place, ce qui signifiait: un revers surtout pour Leclerc, qui recrutait depuis trois ans des troupes du Cameroun en Afrique du Nord.

Leclerc s’y est opposé et de Gaulle l’a contraint à accepter ces conditions en raison de l’impossibilité de constituer une force de 14 000 hommes sans l’appui des États-Unis. «Les espagnols et les antifascistes d’autres pays, ainsi que des soldats nord-africains, ont commencé à remplacer les tireurs sénégalais.

La Neuvième a été transférés en Algérie pour recevoir une formation avec le matériel fourni par les États-Unis.

La Nueve a été transféré en Algérie pour y recevoir une formation sur le matériel fourni par les États-Unis avant de se concentrer au Maroc. Elle s’est ensuite installée en Écosse pour clore ses préparatifs avant de partir pour la Normandie.

À la fin de la guerre, seulement 16 des 144 espagnols de l’unité qui avaient atterri en Normandie étaient toujours vivants. Leur profil était celui de jeunes célibataires. Avec une moyenne d’âge de 27 ans, ils avaient déjà eu deux expériences militaires: une en Espagne sous le drapeau républicain et une autre en Afrique sous le drapeau français (130 avaient étaient passés par le Franco Corps) et d’idéologie de gauche ou progressiste.

Leur région d’origine la plus fréquente était l’Andalousie (37), suivie de la Catalogne, de Valence (18) et de Castilla La Nueva (11, dont cinq de Madrid). Et, dans une moindre mesure, Aragón (7), Galice (6), Euskadi (4), Iles Canaries (4), Melilla (4), Murcie (4), Cantabrie (3), Extrémadure (3), Îles Baléares (1). ), Asturies (1) et Maroc espagnol. Cinq autres n’ont pas précisé leur lieu de naissance, note l’historien dans son livre. Aucun d’entre eux n’est encore en vie, le dernier à mourir était Rafael Gomez.

Une histoire éclipsée par la « grandeur »

Son histoire a été occultée pendant des décennies pour deux raisons: en Espagne, à cause du silence sous lequel le franquisme a enterré la participation des républicains aux forces alliées (la dictature s’est officiellement plainte à la France de la participation de La Nueve au défilé de Paris) et en France, par le récit national officiel imposé dans l’après-guerre.

« Le compte-rendu officiel tait la participation des forces étrangères à la libération de la France »,  ce qui explique comment cette mémoire peine à se faire connaître.

https://www.publico.es/

Lire aussi:

Libération de Paris : la Nueve et ses républicains espagnols enfin pleinement reconnus (France Culture)

Las otras fuerzas españolas que derrotaron a Hitler (Pùblico)

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23 août 2019 ~ 0 Commentaire

amazonie (people before profit)

brazil

L’Amazonie brûle: mettez fin au Mercosur

Le monde est sous le choc aujourd’hui à la vue des incendies qui se propagent dans la forêt amazonienne et envoient dans le ciel des panaches de fumée qui couvrent une zone de la taille de l’UE.

Cependant, contrairement aux incendies de forêt observés ces dernières semaines en Sibérie, les incendies en Amazonie ont été provoqués par des éleveurs de bétail et des bûcherons qui souhaitent défricher les terres.

Ils sont soutenus par le président d’extrême droite brésilien Jair Bolsonaro, qui a affirmé sans aucune preuve que les incendies avaient été allumés par des ONG. Bolsonaro a toujours soutenu les exploitants forestiers et l’agroalimentaire et a appelé à plusieurs reprises à ce que les peuples autochtones d’Amazonie soient expulsés de leurs terres.

La manière dont Bolsonaro traite les peuples autochtones au Brésil est odieuse, mais ce ne sont pas seulement ces personnes qui seront touchées par la destruction de l’Amazonie. La forêt pluviale est l’un des plus grands puits de carbone au monde et fournit environ 20% de l’oxygène du monde.

Les incendies libèrent d’énormes quantités de dioxyde de carbone dans l’atmosphère et nous rapprocheront encore d’un point critique qui pourrait enclencher un changement climatique irréversible.

Pourtant, alors que l’Amazonie brûle, l’UE, avec le soutien du gouvernement irlandais, continue de faire échec à l’accord Mercosur, qui prévoit d’importantes quantités de bœuf brésilien importées en Europe en échange de produits pharmaceutiques et de voitures allemandes.

Cet accord encourage activement Bolsonaro à poursuivre ses politiques destructrices, car les arbres défrichés laisseront la place au bétail en pâturage et augmenteront encore les émissions mondiales de gaz à effet de serre. Le Mercosur n’est donc rien de plus qu’une voie directe vers l’écocide.

People Before Profit demandent que l’accord Mercosur soit immédiatement annulé. Bríd Smith député a appelé à une réunion urgente du comité sur le climat et a invité l’ambassadeur du Brésil à se présenter devant lui.

Une manifestation de solidarité avec les populations indigènes du Brésil a été convoquée par Extinction Rebellion à l’ambassade du Brésil à Dublin demain à 11 heures. People Before Profit apporte son soutien et encourage les gens à participer de manière solidaire.

22 août 2019

https://www.pbp.ie/

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15 août 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

L’extradition politique de Vincenzo pour avoir participé à la manifestation contre le G8 de 2001

Vincenzo Vechhi, militant politique italien arrêté et emprisonné à Rennes depuis une semaine, comparaissait ce matin devant la cour d’appel de Rennes. L’Italie et l’avocat général réclament toujours son extradition pour être jugé de sa participation aux manifestations contre le G8 de Gênes en 2011 et une manifestation antifasciste à Milan en 2006.

La peine encourue est hallucinante : 12 ans de prison, 18 ans après, pour des faits mineurs et matériels.

Les avocates de Vincenzo ont obtenu le report du délibéré pour le 23 août, la remise en liberté a, elle, été refusée.

Car le dossier s’avère en réalité plus complexes que prévu pour les autorités italiennes : mandat d’arrêt européen incomplet, vices de formes dans les comparutions…

Son avocate compte bien aussi rappeler le contexte de ces manifestations de 2001 

« Des rapports récents sur le comité d’exécution des peines en Italie, parlant notamment de torture en détention et d’isolement total pour certains détenus », la mort d’un manifestant, Carlo Guliani, Amnesty International parlant, à l’époque, de « la plus grave atteinte aux droits démocratiques dans un pays occidental depuis la fin de la seconde guerre mondiale. »

Aucun policier, aucun ministre, aucun commissaire ne sera d’ailleurs inquiété. L’Italie sera condamnée, quinze ans plus tard, par la Cour européenne des Droits de l’Homme pour n’avoir jamais poursuivi en justice ni identifié les auteurs de violences.

Car c’est bien une affaire politique qui se déroule dans les murs du Parlement de Rennes.

L’arrestation de Vincenzo a lieu alors que dans l’Italie de 2019, c’est l’extrême droite de Salvini et de la Ligue du Nord qui est au pouvoir. Ce dernier, qui ces derniers jours tente de renverser le gouvernement, veut montrer sa force, qu’après Cesare Batisti, il a enfin la tête d’un militant anticapitaliste et antifasciste.

Le gouvernement français, Macron, Castaner, Le Drian et Belloubet seront directement complices de l’extrême droite italienne en acceptant une extradition.

Ce mercredi 14 août, nous étions plus de 200 devant le Parlement pour soutenir Vincenzo : comité de soutien de Rochefort-en-Terre, militantEs politiques, syndicaux, associatifs, antifas… de Rennes et de Bretagne pour exprimer notre colère.

Alors qu’Antonin Bernanos vient lui aussi de se voir prolonger sa détention, il est primordial aujourd’hui de réclamer la liberté pour touTEs les camarades antifascistes, touTEs les camarades du mouvement social et politique, touTEs les manifestantEs qui se retrouvent derrière les verrous d’une justice de classe, d’une justice aux ordres des gouvernements les plus réactionnaires et autoritaires.

LIBERTÉ POUR VINCENZO, NON À L’EXTRADITION

Kevin Elté  Mercredi 14 août 2019

https://npa2009.org/

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13 août 2019 ~ 0 Commentaire

cachemire (npa cetri)

Le Jammu et Cachemire mis en coupe réglée du gouvernement nationaliste hindou de New Delhi

Le gouvernement nationaliste hindou du Bharatiya Janata Party (BJP) a procédé le 6 août à un véritable coup d’état constitutionnel en révoquant l’article 370 de la Constitution qui assurait l’autonomie de l’état du Jammu et Cachemire et en présentant un projet de loi qui envisage de couper en deux la région.

Détaché de sa partie orientale, le Ladakh, à majorité bouddhiste, le Jammu et Cachemire restant, dont la vallée de Srinagar à majorité musulmane dans le nord, perdrait son statut d’état confédéré pour devenir un « territoire de l’Union », entièrement dépendant de l’administration centrale de New Delhi.

Cette annonce a été précédée d’un déploiement massif de troupes dans une région qui est déjà une des plus militarisées du monde, alors que les leaders politiques locaux étaient placés en résidence surveillée, les écoles fermées et toutes les communications, y compris internet et les lignes téléphoniques fixes, bloquées.

Même si dans les faits depuis les années 1990 l’intervention du gouvernement central dans cette région s’était accentuée, l’article 370 garantissait l’autonomie de la région, condition qui avait présidée au ralliement de cette zone frontalière avec le Pakistan à l’état indien au moment de l’Indépendance des deux pays. Le territoire reste cependant depuis lors disputé, avec la présence de mouvements séparatistes actifs.

La révocation de l’article 370 fait depuis longtemps partie des objectifs du BJP. Elle intervient au lendemain de la victoire sans appel de ce dernier lors des élections fédérales d’avril-mai dernier, qui a donné un second mandat au premier ministre Narendra Modi. Depuis son arrivée au pouvoir en 2014, l’accroissement et la violence de la répression au Jammu et Cachemire ont entrainé une détérioration très sensible de la situation dans la province, donnant un nouveau souffle au mouvement de rébellion.

En cherchant à la mettre au pas de manière autoritaire, le BJP poursuit son projet de construction d’une nation hindoue, où les musulmans sont relégués au rang de citoyens de seconde zone.

Jusqu’alors les législations empêchaient notamment les personnes non-originaires de la région d’y posséder des terres. Ces dispositions vont pouvoir être modifiées, ouvrant la voie à change-ment de la composition démographique et une hindouisation de la zone.

Le gouvernement promeut ainsi sa vision d’une Inde forte, affirmée au travers d’une belligérance marquée à l’égard du Pakistan, attitude qui lui a permis de faire oublier le très mauvais bilan économique de son précédent mandat et a fortement aidé sa réélection.

Correspondante Mardi 6 août 2019

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Self-determination for Kashmir! (Socialist Action)

Au Cachemire, une jeunesse brisée en quête d’avenir (The Conversation)

Narendra Modi’s high-handed action over the disputed territory is likely to revive conflict with Pakistan (Cetri)

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08 août 2019 ~ 0 Commentaire

inde (contretemps)

cpi inde

La catastrophe indienne, les élections d’avril-mai 2019

Même au sein de l’opposition, il était largement admis que le Bharatiya Janata Party (BJP) resterait le plus grand parti de l’Inde, peut-être même de très loin, mais que celui-ci n’obtiendrait pas de majorité après les élections [d’avril-mai 2019, NdT].

Peu auraient osé prédire le résultat final. Dépassant la majorité qu’il avait obtenue en 2014 de 282 sièges sur 543 à la Lok Sabha [chambre du peuple, chambre basse du Parlement, NdT], le BJP a désormais franchi la barre des trois cents sièges, et est passé de 31 à 38% des voix.

Cette fois-ci, la situation économique était désastreuse.

Un désarroi généralisé dans les campagnes a donné lieu à d’importantes mobilisations des paysans, le chômage (tout particulièrement des primo-entrants sur le marché du travail) a atteint de nouveaux sommets et l’accroissement des inégalités de revenu et de richesse a multiplié les mécontentements.

Le BJP a évité, lors de la campagne pour ces dernières élections générales, les références à l’économie, prenant comme thèmes centraux l’unité et la sécurité nationale prétendument menacées de l’extérieur par le Pakistan et les migrations musulmanes en provenance des États voisins et de l’intérieur par l’hostilité et la prise de distance des musulmans (et des laïques) envers les fondements culturels hindous du nationalisme indien. De tels dangers ne pouvaient être écartés que par l’entremise de « notre » homme fort hindou, Narendra Modi.

Un changement tectonique

Un populisme autoritaire d’extrême-droite qui a consciemment cherché à établir une identifica-tion de masse avec un « chef suprême » qui incarnerait la « volonté populaire », a ainsi triomphé. Il est difficile de rater les similitudes avec l’attrait et le style soigneusement construit des formations de type fasciste. 

Et maintenant ?

Les partis de la gauche mainstream, the Communist Party of India (CPI) and the Communist Party of India-Marxist (CPI-M) restent le seul espoir. Mieux vaut en dire le moins possible. Ces partis ont depuis longtemps été réduits à une force électorale, avec une base déclinante de cadres qui s’accroche aux vieilles vérités staliniennes quand elle pense au marxisme.

Leurs cadres, à quelques exceptions près dans quelques endroits, ont perdu la capacité et l’intérêt de mener une politique de mobilisation populaire autour de revendications sincères et justifiées.

La crise à laquelle doivent faire face ces partis est pire que celle que rencontre le pati du Congrès. Pris ensemble, le CPI et le CPI-M n’ont pu conquérir qu’un seul siège dans leur supposé bastion du Kerala, et obtenir quatre sièges dans l’état du Tamil Nadu, dans le sud, grâce à une alliance pré-électorale avec un parti qui est loin de se situer à gauche, la Dravida Munnetra Kazhagam (DMK) ou Conférence Dravidienne Progressiste.

La dernière option, selon moi la plus réaliste, est de créer une force de gauche beaucoup plus radicale, par un processus qui pendant longtemps consistera en une accumulation moléculaire, mais dont la croissance, au-delà d’un certain stade critique, pourra connaître une soudaine accélération.

La production de cadres idéologiquement formés et disciplinés, impliqués dans des luttes concrètes et sur de multiples fronts et guidés par une vision transformatrice plus large de construction d’un socialisme dépassant le capitalisme, dont le caractère démocratique sera beaucoup plus profond que celui que la démocratie libérale capitaliste prétend apporter, sera au cœur de ce processus.

Tout d’abord, le capitalisme contemporain n’est pas capable de résoudre trois problèmes vitaux qui, du fait de leur gravité, vont continuer à produire une colère croissante et une inquiétude généralisée, et, par conséquent, des militantismes de masse qui doivent être intégrés et canalisés afin de devenir une puissante force de transformation :

– Des formes de précarité massives, entraînant le déni de besoins fondamentaux tels que la santé, l’éducation ou la sécurité sociale vont perdurer. Le fait qu’elles cohabitent avec des niveaux honteux d’inégalités de revenus et de richesses montre que les ressources mondiales pourraient permettre de mettre un terme à ces carences pour tous.

– La spoliation capitaliste de l’environnement est en train de porter atteinte, de manière inédite, à l’équilibre fragile qui sous-tend la relation entre l’écosystème global et les modes de vies de l’espèce humaine.

– Les nuages noirs chargés de la menace d’une guerre nucléaire restent au firmament, même si le lieu où ils projettent leur ombre ne cesse de changer.

Ce qui est spécifique à l’Inde, est que de part et d’autre du pays existent des groupes divers et des militants indépendants impliqués dans des combats progressistes. Ces derniers se considè-rent appartenir à la gauche radicale et révolutionnaire même si, au cours de leurs expériences, ils ont connu une désillusion à l’égard des deux traditions dominantes de la gauche indienne – le stalinisme et le maoïsme. Il y a donc un terrain fertile à labourer et nous devons nous y atteler. (Résumé voir lien)

Achin Vanaik est un écrivain et un militant. Ancien professeur de l’Université de Delhi, il est aujourd’hui membre du Transnational Institute d’Amsterdam. Il a notamment publié The Painful Transition : Bourgeois Democracy in India (1990) et The Rise of Hindu Authoritarianism (1997). Cet article a d’abord été publié en anglais par Jacobin [il est disponible en version originale sur ESSF]. Les élections d’avril-mai 2019 en Inde ont mené à une victoire sans appel du parti nationaliste hindou, le Bharatiya Janata Party (BJP), au pouvoir depuis 2014. Dans ce texte publié au lendemain des résultats, Achin Vanaik analyse les raisons de ce succès, les tendances prévisibles de la politique de Modi lors de ce second mandat et les différentes stratégies possibles pour mettre fin à l’hégémonie de l’Hindutva [1].

Achin Vanaik CONTRETEMPS, 8 août 2019

http://www.contretemps.eu/

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08 août 2019 ~ 0 Commentaire

toni morrison (révolution permanente)

Toni Morrison, figure de la littérature américaine et militante anti-raciste, est décédée

Toni Morrison est décédée le 6 août. Figure incontournable de la littérature contemporaine américaine, elle a radicalement interrogé le racisme aux États-Unis.

Une femme majestueuse et une plume vive, Toni Morrison est décédée ce 6 août. Première femme africaine-américaine à recevoir le prix Nobel de Littérature en 1993, figure incontournable de la littérature contemporaine américaine, elle est aussi celle qui a le plus radicalement interrogé le racisme aux États-Unis et l’imaginaire raciste sur lequel les Américains ont construit leur société.

Toni Morrison a inlassablement raconté le crime originel de la société américaine, l’esclavagis-me, et inlassablement dénoncé comment, en profondeur, la mentalité américaine en est restée imprégnée jusque dans sa perception et son imaginaire.

Dans Beloved (1987), le roman par lequel elle commence à être connue en France, elle fait le portrait d’une famille brisée par l’esclavage et l’impossibilité d’en sortir vivant. Dans ses portraits de mère, de fille, de femmes – dans Paradis (1994) – ou dans le récit d’un passé de violences qui dure et s’impose au présent, comme dans Jazz (1992), Toni Morrison n’a jamais cessé de dénoncer la fausse bonne-conscience américaine que l’inconscient raciste continue de hanter. Une question qu’à peine ouverte, les Américains ont rapidement refermée, niant aux descendants des esclaves et aux Africains-Américains toute possibilité de témoigner et de se réapproprier leur propre histoire.

Elle a donc joué ce rôle de passeuse de mémoire, construisant le récit des Africains-Américains depuis l’esclavage jusqu’aujourd’hui, montrant que les structures de domination, d’oppression, l’appareil administratif – avec la catégorie de « race » – sont les figures continuées de cette déshumanisation des Noirs sur laquelle la société américaine a fondé sa propre origine.

À ses propres thèmes, elle a tissé les thèmes contemporains et les figures nouvelles du racisme : l’exil notamment, avec une série de conférences données au Louvre en 2006, intitulée L’étranger chez soi. En construisant ainsi l’humanité des opprimé.e.s, des exilé.e.s et des racisé.e.s, elle ajoute à la connaissance des structures de domination, l’analyse de l’imaginaire qui les habite et la possibilité de s’y confronter et de s’y opposer. Délivrances, sorti en 2015, indique bien l’horizon que Toni Morrison a donné à son œuvre : l’émancipation par la connaissance, par le souvenir, la construction d’un Sujet collectif conscient de son propre passé et armé dans cette lutte pour l’avenir.

En 2018, elle exprimait le souhait de survivre au mandat de Trump. Malheureusement, ce souhait n’a pas été exaucé. Les États-Unis gardent leur grotesque bouffon réactionnaire, tandis qu’ils perdent une majestueuse écrivaine africaine-américaine. C’est que laissée à elle-même, l’histoire n’est ni juste ni raisonnable, elle est tout au contraire violente et cynique : il va donc falloir l’aider un peu. Toni Morrison a ouvert cette voie.

Christa Wolfe mercredi 7 août

https://www.revolutionpermanente.fr/

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07 août 2019 ~ 0 Commentaire

brésil (le monde)

La déforestation au Brésil a explosé de 278% au mois de juillet, comparé à 2018

L’Institut national de recherche spatiale fait état de 2 254 kilomètres carrés de zones déforestées le mois passé, contre 596,6 en juillet 2018, soit une hausse de 278 %.

La déforestation au Brésil en juillet a été quasiment quatre fois supérieure au même mois de 2018, selon des chiffres officiels publiés mardi 6 août, confirmant un état des lieux préoccupant mais mis en cause de façon régulière par le président d’extrême droite Jair Bolsonaro.

L’Institut national de recherche spatiale (INPE) brésilien, l’organisme public chargé de mesurer la déforestation en Amazonie, a fait état de 2 254 kilomètres carrés de zones déforestées dans le pays le mois passé, contre 596,6 kilomètres carrés en juillet 2018, soit une augmentation de 278 % sur un an.

Les dernières données de l’INPE faisaient état d’une augmentation de 88 % de la déforestation au Brésil en juin par rapport à ce qui avait été recensé pour le même mois l’année dernière. Les zones déforestées atteignent 6 833 kilomètres carrés sur les douze mois écoulés, en augmentation de 40 %, selon le même organisme.

Directeur limogé

Le gouvernement Bolsonaro a limogé récemment le directeur de l’INPE, Ricardo Galvao, accusé de fournir des chiffres « mensongers » pour « faire le jeu des ONG ». Pour le chef de l’Etat, climatosceptique notoire, les données montrant une augmentation récente de la déforestation « ne correspondent pas à la réalité » et « portent préjudice à l’image du Brésil ».

Le Monde

https://www.lemonde.fr/

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06 août 2019 ~ 0 Commentaire

nationalisme 1 (la brèche numérique)

breizxit

Internationalisme, nationalisme et anti-impérialisme

Deux cents ans après l’appel de la Révolution française à la fraternité universelle du genre humain, et soixante-dix ans après la fondation de l’Internationale communiste, que reste-t-il du grand rêve de solidarité internationale entre tous les opprimés ?

Le nationalisme ne reste-t-il pas l’une des principales forces déterminant le cours de la politique mondiale ? Et comment les socialistes et les anti-impérialistes doivent-ils se situer par rapport à lui ?

Le rôle contradictoire du nationalisme est l’un des grands paradoxes de l’histoire de ce 20è siècle.

Au service de l’impérialisme et des forces réactionnaires, l’idéologie nationaliste a engendré et légitimé quelques-uns des crimes les plus atroces de ce siècle : les deux guerres mondiales, les génocides des Arméniens, des Juifs et des Gitans, les guerres colonialistes, la montée du fascisme et des dictatures militaires, la répression brutale par des « gouvernements nationaux » des mouvements progressistes et révolutionnaires, depuis la Chine dans les années vingt, jusqu’à l’Indonésie des années soixante, et l’Argentine des années soixante-dix.

En sens inverse, c’est au nom de la libération nationale que les peuples colonisés ont gagné leur indépendance, et que certains des plus importants et des plus radicaux processus de révolution socialiste ont pu gagner le soutien populaire et triompher : en Yougoslavie, en Chine, en Indochine, à Cuba et au Nicaragua.

Autre étonnant paradoxe 

Bien que le nationalisme ait été le facteur dominant dans la configuration politique du 20è siècle, la plus grande révolution de notre temps, celle d’Octobre 1917. ne doit rien au nationalisme et était même explicitement dirigée contre la « défense nationale de la patrie » dans la guerre avec l’Allemagne impériale. Qui plus est, il n’y a jamais eu dans l’histoire du mouvement ouvrier et socialiste d’organisation mondiale de masse aussi authentiquement internationaliste que laInternationale (au moins pendant ses premières années d’existence).

Comment comprendre ces paradoxes ? Le marxisme peut-il fournir des instruments théoriques pour une telle compréhension ? Quelles sont les perspectives pour le nationalisme et l’internationalisme dans les prochaines années de cette fin de siècle ?

Marxisme et nationalisme

En premier lieu, qu’est-ce qu’une nation ?

Ce problème a préoccupé plusieurs générations de penseurs et de dirigeants marxistes. Ils recherchaient des critères objectifs permettant de déterminer si une collectivité de personnes constituait ou non une nation. Pour Karl Kautsky la nation était essentiellement le produit d’une langue commune. Pour Otto Bauer, chaque nation avait un « caractère national » spécifique. Anton Pannekoek considérait la nation comme un simple « phénomène idéologique bourgeois ». D’autres avançaient des critères géographiques ou économiques.

La tentative la plus systématique pour élaborer le cadre théorique d’une telle classification est bien sûr le fameux essai de Joseph Staline de 1913 (le Marxisme et la question nationale). Combinant tous les critères « objectifs »: langue commune, territoire, vie économique, et « formation psychique » en une seule définition, il insistait sur le fait que « c’est seulement quand toutes les caractéristiques sont présentes conjointement que nous avons une nation ».

Ce cadre rigide et dogmatique fut un vrai lit de Procuste (élimination de ce qui ne rentre pas dans le moule) et devint pour de nombreuses décennies un énorme obstacle à la compré-hension de communautés nationales « hétérodoxes comme les Juifs, les Noirs des Etats-Unis, etc. Il ne permet pas d’expliquer comment l’Allemagne ne devint une nation que longtemps après son unification économique à travers l’Union douanière, ou pourquoi les Belges ou les Suisses francophones ne font pas partie de la nation française.

En opposition à une conception aussi abstraite et « fermée », Otto Bauer fit un apport tout à fait significatif à une analyse marxiste « ouverte » de la nation avec son approche historiciste : sans ignorer les différents autres critères (langue, économie, etc.) il définit la nation comme étant avant tout le produit d’un destin historique commun.

En d’autres termes : la nation est non seulement une cristallisation d’événements passés, un « morceau d’histoire solidifié » mais aussi « le produit jamais achevé d’un processus continu ». Cette méthode historique lui permit d’éviter des erreurs semblables à la théorie néo-hégélienne d’Engels sur les « nations sans histoire » (Tchèques, Roumains) condamnées à disparaître.

Il me semble que ce type d’analyse non dogmatique conduit logiquement à la conclusion selon laquelle une nation ne peut être définie seulement sur la base de critères abstraits, externes et « objectifs ».

La dimension subjective, c’est-à-dire la conscience d’une identité nationale, la vitalité de la culture nationale, l’existence d’un mouvement politique national, est tout aussi importante. Bien sûr, ces « facteurs subjectifs » ne sortent pas du néant.

Ils sont le résultat de certaines conditions historiques : persécutions, oppression, discriminations, etc. Mais ceci signifie qu’en dernière analyse ce ne sera pas quelque « expert » doctrinaire muni d’une liste de caractéristiques « objectives » qui tranchera la question de savoir si une commu-nauté constitue ou non une nation, mais la communauté elle-même (ou la partie de celle-ci qui se considère comme appartenant à une nation).

Il est important de distinguer soigneusement le sentiment d’identité nationale, l’attachement à une culture nationale, la conscience d’appartenir à une communauté nationale avec son propre passé historique — et le nationalisme.

Le nationalisme en tant qu’idéologie comprend tous ces éléments mais aussi quelque chose de plus, qui en est l’ingrédient décisif : le choix de la nation comme valeur primordiale du point de vue social et politique, valeur à laquelle toutes les autres doivent être en quelque sorte subor-données.

Hans Kohn, l’historien bien connu du nationalisme moderne, l’a ainsi défini comme « un état d’esprit, où l’on considère que la loyauté suprême de l’individu doit aller à l’Etat-nation ». On tient là une très bonne définition, à condition d’y ajouter la lutte en vue de l’établissement de l’Etat-nation, même s’il faut se rappeler l’existence de mouvements nationalistes (modérés) qui ne visent qu’à l’autonomie culturelle ou territoriale.

Il n’est pas facile d’indiquer avec précision comment et quand est né le nationalisme.

Certains auteurs pensent qu’il apparaît parallèlement à l’émergence de l’Etat-nation au 15è et 16è siècles (Machiavel). D’autres, comme Hans Kohn, renvoient aux premières grandes révolutions bourgeoises ; en Angleterre au 17è siècle et en France en 1789, l’Etat, pour la première fois, » cessa d’être l’État royal : il devint l’État du peuple, un État national, une patrie».

Plus récemment, Tom Nairn essaya de démontrer que le nationalisme a émergé au 19è siècle (comme résultat du développement inégal du capitalisme) dans les pays périphériques (Allemagne, Italie et Japon), et n’a atteint les « régions du centre » (Angleterre, France) que plus tard. Mais cette bizarre chronologie pèche par son arbitraire et semble ignorer des faits histori-ques bien connus comme la dimension patriotique de la Révolution française et des guerres napoléoniennes…

En tout cas, il est sûr que, durant de longs siècles, le réfèrant politique n’était pas la nation ou l’Etat-Nation, mais une forme autre d’organisation sociale et politique : le clan, l’Etat-cité, le seigneur féodal, l’Eglise, le royaume dynastique et l’Empire multinational. Et bien que l’on puisse trouver certains précédents dans le passé (les anciens Hébreux ou les anciens Grecs), leur nature et leur substance sont très éloignées du nationalisme moderne.

Développement inégal et solidarité internationale

Le socialisme marxiste est fondamentalement opposé au nationalisme. D’abord parce qu’il refuse de considérer la nation comme un tout indifférencié : toutes les nations sont divisées en classes sociales distinctes, avec des intérêts distincts et des conceptions distinctes de l’identité nationale.

Mais surtout, il rejette l’idéologie nationaliste et son échelle de valeurs parce que sa fidélité suprême ne va pas à une nation quelle qu’elle soit, mais à un sujet historique international (le prolétariat) et à un objectif historique international : la transformation socialiste du monde. Il est internationaliste pour des raisons à la fois éthiques et matérielles.

Les motivations éthiques sont importantes : pour un marxiste internationaliste, matérialiste et athée, la seule valeur qui puisse être considérée comme « sacrée » — c’est-à-dire absolue — est l’humanité elle-même (dont les exploités et les opprimés constituent la force d’émancipation).

En ce sens, le slogan « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! » n’est pas seulement une directive pour l’action, mais aussi la réponse éthique du socialisme à « l’Amour sacré de la patrie » de l’idéologie nationaliste.

Le socialisme est donc un mouvement internationaliste en raison du caractère universaliste et humaniste de ses valeurs et de ses objectifs. Sans cette dimension éthique, il n’est pas possible de comprendre l’engagement total et les sacrifices de générations de militants du mouvement ouvrier à travers le monde à la cause du socialisme international (ou du communisme).

Comme le vieux bolchevik Adolf Yoffé l’écrivait à Trotsky dans sa dernière lettre (avant de se suicider en 1927) : « La vie humaine n’a pas de sens si elle n’est pas placée au service d’un infini, qui pour nous est l’humanité. »

Cependant, si l’internationalisme n’était qu’un principe moral, un impératif catégorique, il serait facile de le rejeter comme une belle utopie. Si ce n’est pas le cas, c’est que l’internationalisme prolétarien tire sa force politique de conditions objectives, concrètes et matérielles, déjà analy-sées par Marx dans le Manifeste du Parti Communiste : l’unification économique du monde par le système capitaliste.

Comme toute totalité dialectique, le capitalisme mondial n’est pas la somme de ses parties, les économies nationales, de même que la lutte de classes internationale n’est pas la somme des luttes nationales..

D’ailleurs l’analyse de Marx dans le Manifeste, loin d’être anachronique, convient encore mieux à notre époque qu’à la sienne : l’impérialisme a imposé au système capitaliste mondial un degré d’intégration bien plus élevé, et le contrôle du marché par les monopoles multinationaux est incomparablement plus grand.

En un mot, l’unification de la planète par le mode de production capitaliste a atteint aujourd’hui un niveau qualitativement plus élevé qu’en 1840. Et cette unification économique trouve égale-ment une expression politique et militaire avec l’atlantisme occidental, l’interventionnisme américain, etc.

Cela signifie que l’internationalisme plonge ses racines dans la structure de l’économie et de la politique mondiales ; l’internationalisme socialiste consiste aussi en la prise de conscience de cette réalité objective. (Résumé voir lien)

dimanche 9 octobre 2016 LÖWY Michael

https://www.preavis.org/breche-numerique/

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Nationalisme 2 (La Brèche Numérique)

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