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28 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

islamophobie (anti-k)

racisme

Retour sur la Marche contre l’islamophobie

Entretien avec Omar Slaouti

Peux-tu d’abord rappeler comment la marche du 10 novembre contre l’islamophobie a été organisée et pourquoi ?

Il y a eu évidemment des éléments déclencheurs dans le contexte, dont le premier a été l’atten-tat contre la mosquée de Bayonne, mais aussi les propos racistes et humiliants d’un élu du RN au conseil  régional de Bourgogne-Franche-Comté contre cette femme et son enfant, le vote au Sénat d’une loi contre des femmes musulmanes, la programmation par Macron d’une journée à l’Assemblée nationale consacrée à l’immigration, et enfin la programmation de Zemmour sur CNews alors qu’il a été condamné pour incitation à la haine raciale.

À voir l’ensemble, on a dans une même séquence une islamophobie qui émane de l’État, d’institutions politiques locales, des médias et d’un individu armé. Il y a une cohérence d’ensemble et pas simplement une juxtaposition d’actes. Lorsque la mosquée a été attaquée avec des personnes blessées, aucun premier couteau du gouvernement ne s’est déplacé sur les lieux. L’ensemble est chapeauté par la mise en place de « la société de vigilance » faisant des musulmans et musulmanes, des ennemi-es de l’intérieur et qu’il faudrait débusquer dans tous les espaces publics et privés.

Il fallait réagir. Nous nous sommes retrouvés à une trentaine à Saint-Denis dans une réunion présidée par un élu de la ville, Madjid Messaoudène, et en trois semaines, on n’a fait au final que répondre à une demande massive de mobilisation, tant les douleurs chez les premiers et premières concerné·e·s étaient profondes.

Il fallait urgemment collectiviser et politiser ces douleurs ; c’est ici que les initiateurs (dont le CCIF et La plateforme : Les Musulmans) de l’appel paru dans Libé ont joué un rôle fondamental et, on espère, fondateur. Nous avions une boussole bien orientée mais nous voulions, tout en étant inclusif dans la démarche, que ce soient les victimes directes de ces attaques qui tiennent la boussole.

Quel bilan tires-tu de cette marche ? En quoi est-elle « historique » comme l’ont dit bon nombre d’intervenant·e·s à la tribune ?

Là, pardon, les réponses des premiers concernés sont unanimes et balayent d’un souffle toutes les pseudo-analyses de « journalistes » à la Roufiol. Ce qu’on entend en direct dans nos famil-les, parmi nos collègues de travail, nos ami·e·s et ce qu’on lit sur les réseaux sociaux, c’est juste un immense retour de dignité.

Que les choses soient claires : lorsque sur quasiment toutes les ondes à presque toute heure de la journée, votre religion est jeté en pâture sur la place publique par et à des éditocrates, médias, intellectuels aux canines acérées, les blessures sont profondes. Les troubles psychia-triques dans nos quartiers ont à voir avec la violence d’un système raciste.

Des polémiqueurs vendeurs de haine ont reproché aux organisateurs, et à l’un d’entre nous en particulier, d’avoir prononcé au micro « Allah Akbar ». Rien d’étonnant, que beaucoup reprirent en cœur « Alla hAkbar ». Aucune volonté de provocation, mais juste pendant un instant, commu-nier ensemble, partager y compris avec des non-musulmans cette respiration d’humilité et pas d’humiliation.

Autre constat qualitatif, la grande majorité des lanceurs d’alerte contre l’islamophobie présents ce jour-là sont des quartiers populaires, beaucoup de confession ou de culture musulmane. Pour autant, d’autres étaient présents pour affirmer avec eux leur solidarité contre toutes les formes de racisme et pour rappeler en même temps que le problème, ce ne sont pas les musulmans mais les inégalités sociales. On a pu voir ainsi des Gilets Jaunes et notamment des porte-paroles.

Il fallait entendre les mots d’ordre, mais bien plus encore lire les pancartes confectionnées en famille où il n’était question que d’égalité et même de redistribution des richesses. Ce qui me fait dire que dans cette période de montée de nationalismes haineux, de divisions au sein même de notre classe sociale, il y a un espoir si on assume collectivement l’autonomie organisationnelle par les victimes d’une oppression donnée, non pas comme un but en soi, mais comme un outil pour se battre ensemble à égalité de regards contre ce système inégalitaire.

Après nous étions au moins 40 000 manifestants avec une majorité de manifestantes. Un nombre qui donnerait envie à des structures dites antiracistes comme SOS Racisme absent. Un constat qui révèle le positionnement politique d’une structure et qui n’a aucune prise, ni légitimité parmi les victimes du racisme structurel.

Comment analyses-tu le ralliement à cette initiative de l’essentiel de la gauche réformiste et révolutionnaire mais aussi des syndicats (du moins la CGT et Solidaires) ? 

Tout d’abord, avant l’analyse, il faut s’en féliciter ! Mais dire aussitôt qu’au sein de ces différentes structures les postures sont parfois partagées, et que certains se réfugient dans une attitude abstentionniste préférant commenter l’histoire plutôt que de s’y frotter.

Les délires sémantiques sur le terme « islamophobie » sont juste une discussion de salon pseudo-intellectuelle indécente. Comme si l’essentiel eût été dans les années 1930 de disputer les termes « judéophobie » et « antisémitisme », au lieu de se battre contre la fascisation de la société.

La situation est jugée inquiétante par chacune de ces organisations, qui ont bien compris que les gouvernements en place en Occident montrent du doigt les migrants et les musulmans, alors qu’ils sont eux-mêmes à l’origine des crises économiques, sociales, écologiques, institutionnel-les. S’attaquer au Capital implique de s’attaquer aussi aux discours racialisants.

Ensuite, certains, disent que la posture de cette gauche signataire de l’appel contre l’islamopho-bie est opportuniste et que le fond de leur présence réside dans le potentiel de voix que repré-sentent les quartiers populaires, pour ne pas dire les musulmans, pour les prochaines élections. Si tenir un discours antiraciste et pour l’égalité est suspecté de clientélisme, perso je suis client !

Est-ce que cela peut constituer une 1re étape dans la constitution d’un front social et politique contre l’islamophobie, et même au-delà ? Quels en sont les obstacles ?

Les luttes antiracistes ne sont pas hermétiques aux autres luttes du moment et les mobilisations des Gilets Jaunes du samedi résonnaient en ce dimanche. La réciproque est vraie et la mobili-sation contre les violences sexistes et sexuelles, celle à venir du 5 décembre pour la défense de nos conquêtes sociales, ont vu et verront des pancartes, des banderoles, des slogans,  des militants et militantes résolument antiracistes.

La période est traversée par des crises multiples, une inflation qualitative du racisme distillée du sommet vers les peuples et des résistances sociales. Nous sommes à la croisée des chemins, soit une fascisation de la société, soit un renversement du rapport de force en notre faveur pour l’égalité, toutes les égalités sociales.

Ce qui est certain, c’est que notre collectif y travaille et que nous allons nous retrouver avec un maximum de signataires pour envisager les suites de notre mobilisation. (Résumé)

Le 10 novembre dernier, une marche historique contre l’islamophobie a réuni, pour la première fois, des dizaines de milliers de manifestant·e·s, qui ont reçu le soutien de l’essentiel de la gauche sociale et politique. Le militant antiraciste Omar Slaouti a été l’un des organisateurs de cette marche ; après être revenu sur le contexte qui a motivé cette initiative, il en tire un premier bilan, revient sur les attaques médiatiques et politiques dont elle a fait l’objet, et en interroge les perspectives.

Propos recueillis par Ugo Palheta 2019-11-27

Source

https://www.anti-k.org/

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26 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

asiatiques (the guardian)

 tintin

Non au racisme contre les asiatiques!

« Vous entendez dire que les Chinois de France ont peur, c’est vrai »

Les personnes d’origine chinoise font depuis longtemps face aux préjugés et à la violence en France. Mais aujourd’hui, une nouvelle génération prend sa place dans la société.

Le 7 août 2016, Zhang Chaolin, un tailleur de 49 ans, a été sauvagement battu par un groupe de jeunes à Aubervilliers, une banlieue défavorisée de la banlieue nord de Paris, une des victimes d’une série d’agressions violentes contre les Chinois.

Comme les autres victimes, il a été pris pour cible en raison de la conviction répandue selon laquelle les membres de la communauté chinoise transportent une grande quantité de cash,  qu’ils sont dociles et peu susceptibles de se défendre; qu’ils hésitent à signaler des crimes parce qu’ils sont entrés dans le pays illégalement, qu’ils ne savent pas s’exprimer correctement en français, et que même s’ils le font, la police ne les prend pas au sérieux, ou simplement, que les Chinois « gardent çà pour eux».

En fin de compte, Zhang n’avait qu’un paquet de cigarettes et des bonbons sur lui. Il est décédé cinq jours plus tard des suites de ses blessures.

L’année suivante, le 26 mars, Liu Shaoyo, âgé de 56 ans, préparait le repas de ses enfants dans son appartement du 19e arrondissement de Paris lorsque la police est arrivée à son domicile à la suite d’un appel de voisins (la nature de la plainte reste incertaine).

La suite des événements est contestée: sa famille insiste fermement sur le fait qu’il avait simple-ment éviscéré du poisson et avait ouvert la porte en tenant toujours une paire de ciseaux de cuisine; la police affirme avoir agi en légitime défense. De toute façon, ils ont ouvert le feu, tuant Liu.

Au lendemain de la mort de chaque homme, d’énormes manifestations ont été organisées par les français d’origine chinoise, une communauté traditionnellement invisible et sous-représentée dans la vie publique.

J’ai été bouleversé par la vidéo d’une foule de plus de 15 000 personnes sur la place de la République en 2016, peu après la mort de Zhang, le 12 août, pour protester contre la poursuite des attaques contre l’ethnie chinoise à Paris. Une grande partie de ce que j’ai entendu dans les discours de ce jour-là, ainsi que dans les reportages des journaux et sur les médias sociaux, m’a semblé tragiquement familier: les cris d’un peuple qui se sent ignoré par l’État.

Nous travaillons dur, nous évitons les ennuis, personne ne se soucie de nous, nous devons nous battre tous seuls. Tels étaient les sentiments avec lesquels j’ai grandi dans ma famille d’origine chinoise de Malaisie – un sentiment de frustration et une douleur réprimée qui ont éclairé ma vision du monde.

Mais il y avait aussi quelque chose qui m’était totalement étranger dans ces manifestations: la dissidence ouverte, contester la hiérarchie et l’autorité. Les manifestants étaient extrêmement jeunes, extrêmement bruyants et, dans certains cas, disposés à recourir à des actions violentes – tout le contraire de comment les communautés chinoises d’outre-mer, les immigrés connus sous le nom de huaqiao – se sont toujours comportés.

En bref, les manifestations semblaient être nettement françaises.

J’avais été aussi surpris d’apprendre, comme la plupart des gens, que la France compte la plus grande population d’ethnie chinoise d’Europe. Dans un pays où les statistiques raciales s’accor-dent mal avec la notion d’égalité et de citoyenneté à la française, il est souvent difficile de trouver des chiffres précis, bien que la plupart des estimations suggèrent une population d’au moins 600 000 à 700 000 habitants, soit plus du double de celle du Royaume-Uni.

Il y a d’autres surprises. En France, où j’ai voyagé et vécu pendant plus de 15 ans, j’ai toujours pris l’habitude de qualifier quiconque d’apparence orientale ou asiatique de «chinois» une paresse frisant le racisme, en particulier depuis que la France abrite de grandes communautés vietnamiennes et cambodgiennes qui sont arrivées en grand nombre dans les années 1970 après les guerres dans les anciennes colonies françaises.

Mais comme je connaissais des membres des différentes communautés asiatiques, j’ai découvert que j’étais coupable d’avoir négligé un fait qui aurait dû être évident pour moi, à savoir que la grande majorité des Cambodgiens et des Vietnamiens en France sont de d’ascendance chinoise.

C’est-à-dire que comme moi, ils viennent de familles chinoises d’Asie du Sud-Est, familles qui avaient déjà émigré de leur pays d’origine avant de venir s’installer en Europe et pour qui le fait d’être un étranger fait partie intégrante de leur sens de l’identité. J’ai également appris les distinctions existant au sein de la communauté chinoise, principalement entre les Asiatiques du sud-est et les immigrants récents venus directement du continent.

(Voir la suite en lien)

Mardi 26 nov 2019 Tash Aw

https://www.theguardian.com/

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24 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

iran irak liban (essf àl’e)

irak

Irak: ni Iran,ni USA

Defendre les manifestations en Iran, en Iraq et au Liban

Des protestations à l’échelle nationale ont lieu en Iran ces derniers jours déclenchées par l’augmentation de 50% du prix du carburant ; elles ont été largement réprimées par les forces de sécurité du régime islamique iranien, faisant au moins 200 morts, des centaines de blessés et plus d’un millier d’arrestations.

A l’utilisation écrasante de la force par les organismes de sécurité s’est ajouté un black out d’internet pour empêcher les nouvelles du soulèvement et de sa répression de parvenir au monde extérieur. Les manifestants ciblent le pouvoir islamique et la dictature cléricale, s’atta-quant aux institutions religieuses et aux séminaires, aux banques, aux commissariats de police et aux représentations du leadership clérical.

Les protestations en Iran font suite aux manifestations de masse qui ont eu lieu en Irak et au Liban au cours du mois dernier.

En Irak, plus de 300 personnes ont été tuées et au moins 15 000 blessées. Au Liban, les manifestants ont remporté des victoires en dépit de tentatives de répression violente, dont la dernière fut l’annulation de la session parlementaire pour la deuxième fois d’affilée, après que les manifestants aient bloqué toutes les routes menant au parlement.

Dans les trois pays, les manifestants exigent du travail, de meilleurs services publics, la fin de la corruption, du sectarisme et des interventions du régime islamique d’Iran dans la région. En Irak, beaucoup criaient : ’ ni sunnisme ni chiisme, mais la laïcité’.

En Iran, des slogans proclamaient ’ nous ne voulons pas d’un régime islamique’, et au Liban des manifestants exigeaient la déposition des hommes au pouvoir en criant « ’tous’, cela veut dire ’tous’, Nasrallah en fait partie », en référence au leader islamique. Les manifestations sont profondément laïques, et les jeunes et les femmes y tiennent un rôle dirigeant.

Nous en appelons à toutes et à tous pour faire preuve d’une solidarité et d’un soutien sans faille vis à vis des manifestations et pour défendre les droits et les libertés universels et l’exigence de laïcité.

Nous en appelons aussi au public pour se mobiliser autour de la condamnation des forces gouvernementales – y compris les milices islamiques- qui veulent étouffer les légitimes soulèvements populaires qui tentent de faire advenir un avenir meilleur.

vendredi 22 novembre 2019

http://www.europe-solidaire.org/

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En Irak, la répression n’entame pas la révolte (ESSF)

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20 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

bolivie (courrier-international essf)

bolivie.jpg 2
Le wiphala, emblème sacré des peuples indigènes en Bolivie

Ces jours-ci, dans les rues agitées des villes boliviennes, l’emblème multicolore des peuples indigènes est brandi à la fois pour protester et pour se protéger des violences, constate Página Siete, qui revient sur ce symbole de l’identité bolivienne.

Le wiphala et son petit air d’arlequin avec ses couleurs vives est partout dans les rues de la capitale administrative, La Paz, ou d’El Alto, non loin de là. Ce drapeau, “l’un des emblèmes patriotiques de la Bolivie, est devenu un symbole à la fois pacifique et guerrier”, note Página Siete.

Il y a ceux qui le brandissent ou s’en drapent en défilant dans la rue, et ce sont les partisans d’Evo Morales, qui réclament le retour de leur président, exilé depuis sa démission, le 10  novembre. Des cocaleros – cultivateurs de feuilles de coca – et des citoyens sympathisants du MAS, le parti d’Evo Morales.

Et il y a ceux qui ne veulent surtout pas être la cible d’agressions contre leur commerce, leur maison, leur voiture et arborent désormais le wiphala sur leur façade ou en couvrent leur  véhicule. “C’est pour qu’on sache que je ne suis pas contre eux, témoigne une commerçante d’un marché de La Paz. Je veux seulement travailler.”

Un symbole sacré

Le drapeau wiphala est devenu en l’espace de quelques jours un symbole honni par les adver-saires d’Evo Morales les plus extrémistes, un étendard de protestation contre son départ, et une “amulette pour se protéger”, explique le journal.

Le 11 novembre dernier, après le départ du président Evo Morales, le wiphala a été retiré du siège du gouvernement et brûlé devant les caméras par des opposants échauffés, provoquant la colère de nombreux Boliviens, quelle que soit leur posture dans le conflit.

Aussitôt, les réseaux sociaux se sont emplis de messages demandant de respecter le wiphala, alors que dans le même temps, d’autres images circulaient, montrant des policiers qui retiraient le ruban aux couleurs du wiphala de leur uniforme.

Depuis 2009 et la nouvelle Constitution bolivienne promulguée par Evo Morales, le wiphala est devenu l’emblème national aux sept couleurs des peuples indigènes. Du vert pour l’agriculture, du rouge pour la Terre mère, du jaune pour la force et l’énergie…

Issu de mots aymaras, son nom signifie “le triomphe qui ondule sous le vent”. Et selon l’article 28 de la Constitution qui l’évoque, le wiphala est “un symbole sacré du système communautaire fondé sur l’équité, l’égalité, l’harmonie, la solidarité et la réciprocité”.

20/11/2019

https://www.courrierinternational.com/

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Bolivie : se mobiliser contre le coup d’État

Bolivie : les enjeux cachés du coup d’état

 

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17 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

grèce (le-télégramme npa)

grece

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Commémoration sous tension du soulèvement du 17 novembre 1973

Plusieurs milliers de Grecs ont manifesté, ce dimanche, dans les rues d’Athènes, pour la commémoration du soulèvement étudiant contre la junte en 1973, dans une atmosphère tendue et sous forte présence policière.

Quelque 5 000 policiers, des drones, un hélicoptère et des canons à eau ont été mobilisés pour cette manifestation annuelle qui commémore la répression meurtrière d’un soulèvement contre la dictature des colonels, le 17 novembre 1973, et qui dégénère souvent en émeutes. Des cortèges étaient également organisés dans d’autres villes du pays.

Toujours très attendue, cette manifestation annuelle est la première depuis l’élection, en juillet, du gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis et l’abolition, en août, d’une loi qui interdisait toute intervention policière dans l’enceinte d’une université.

Cette commémoration marque le 46e anniversaire du soulèvement des étudiants de l’école Polytechnique d’Athènes contre le régime des colonels, soutenu par les États-Unis (1967-1974). L’intrusion de chars dans l’établissement universitaire avait fait au moins 24 morts.

Ces dernières années, les manifestants, au nombre de 10 000 en 2018, en profitaient pour dénoncer « l’impérialisme » américain et les mesures d’austérité imposées à la Grèce par ses créanciers internationaux (FMI et UE) pendant sa crise de la dette.

Drapeau taché de sang

Cette année, le climat est particulièrement tendu après l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement de droite, dont la priorité affichée est d’assurer « la sécurité » des citoyens.

Moins d’un mois après sa prise de fonctions, le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a mis à exécution sa promesse de campagne, en faisant abolir d’emblée la loi dite de « l’asile universi-taire ». Hérité du soulèvement étudiant du 17 novembre 1973, ce texte, qui interdisait à la police de pénétrer au sein des facultés grecques, était synonyme du retour de la Grèce à la démocratie.

L’abolition de cette loi a suscité plusieurs manifestations de protestation. Mais, pour le gouverne-ment, elle était nécessaire, les universités étant devenues, selon lui, « un sanctuaire pour les trafics de drogue » et « les groupes anarchistes ».

Tous les 17-Novembre, le drapeau taché de sang qui flottait, cette nuit-là, au-dessus du portail de l’école Polytechnique est traditionnellement porté en tête de cortège. « Il nous faut être prudent, ces jours-ci. On doit se prémunir de tout commentaire » public, a prévenu le recteur de l’École Polytechnique Andreas Bantouvas.

Le maire appelle au civisme

« Envoyons le bon message en ce jour anniversaire », a exhorté le maire d’Athènes, Kostas Bakoyannis. « Un message partagé du souvenir. Nous ne devons pas obscurcir son essence, qui est le combat de la jeunesse pour la démocratie. En cet anniversaire, montrons du respect à l’égard de la ville », a plaidé l’édile, neveu du Premier ministre, dans un message sur Facebook.

A l’approche de la commémoration, le Parlement grec a voté, jeudi, le durcissement des peines de prison pour violences urbaines. Le jet d’un cocktail Molotov, pratique très répandue lors des manifestations en Grèce, est désormais passible de dix ans de prison, contre cinq auparavant. « Il faut des lois et des règles pour que le citoyen grec se sente en sécurité », a plaidé le ministre de la Justice, Kostas Tsiaras.

Cette réforme du Code pénal est vivement critiquée par la gauche et les organisations étudian-tes qui ont dénoncé des interventions policières « musclées », ces derniers jours, dans les universités. Lundi, environ 200 étudiants manifestant à l’université d’Économie d’Athènes ont été encerclés par des forces anti-émeutes qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et arrêté deux personnes.

Depuis juillet, la police est également intervenue plusieurs fois dans le quartier contestataire d’Exarchia pour évacuer des squats occupés par des migrants et des militants de gauche.

17 novembre 2019

https://www.letelegramme.fr/

Lire aussi:

Grèce : colère étudiante au bord de l’explosion (NPA)

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17 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

iran (pùblico)

  iran
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L’Iran coupe Internet

Manifestations contre la hausse du prix de l’essence

Le site Internet netblocks indique que « les plus grands opérateurs de réseaux de téléphonie mobile en Iran ont été déconnectés samedi à 18 heures, heure locale ».

L’Iran a coupé l’accès à Internet ce samedi après des manifestations contre la hausse des prix de l’essence, qui ont provoqué de violents affrontements entre manifestants et forces de sécurité.

L’accès à Internet est encore coupé aujourd’hui à la fois à Téhéran et dans d’autres villes. « Nous sommes pratiquement au secret »,  Ali, 28 ans, de Jorramshahr, qui estime que « la mesure a été prise pour nous empêcher d’envoyer les images des manifestations, ils ne veulent pas que le monde voie ce qui se passe dans la région ».

Maryam, 45 ans, de Bandar Abas, se plaint de ne pas pouvoir suivre l’actualité. « Je suis aussi traductrice et mon travail dépend d’Internet, ma vie est paralysée, je n’ai pas réussi à faire de virement bancaire, c’est insupportable ». Les organisations internationales basées à Téhéran, telles que les agences des Nations Unies, ils ont demandé à leurs employés de travailler à domicile.

Dans une première réaction, le ministre iranien de l’Intérieur, Abdolreza Rahmaní Fazlí, a averti les manifestants que s’ils continuaient à descendre dans la rue, ils feraient face aux forces de sécurité. « Jusqu’à présent, ils ont été tolérés », a déclaré Rahmaní Fazlí aux médias locaux. « Mais il a été décidé que si le problème continuait, les forces de sécurité y feraient face », a-t-il ajouté.

Les manifestations ont commencé vendredi contre l’augmentation du prix de l’essence et se sont propagées dans tout le pays avec des slogans politiques contre le gouvernement et le système, ce qui a provoqué de vives réactions des forces de sécurité. Selon des données non officielles, au moins une douzaine de personnes ont perdu la vie lors d’affrontements avec les forces de sécurité, bien que les médias officiels n’aient confirmé qu’un seul mort dans la ville de Sirjan.

Le prix de l’essence jusqu’à jeudi était unifié et coûtait dix mille rials (moins de 0,10 dollar), mais il est déjà vendu dans des stations-service à trente mille rials (0,30 dollar) et chaque véhicule a une ration mensuelle au prix de quinze mille rials (0,15 $).

Téhéran 17/11/2019

https://www.publico.es/

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16 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

bolivie (arc essf vc)

bolivia

Bolivie : A bas le coup d’Etat!

A bas les agressions fascistes!

Solidarité avec les luttes des travailleur·ses!

21 octobre 2019, Evo Morales s’attribue la victoire au premier tour lors des élections présidentielles boliviennes. Cette décision est contestée par la droite et les secteurs aisés du pays qui descendent dans la rue.

Un audit de l’OEA met un avant une série d’irrégularités graves, ce qui force le gouvernement à appeler à des nouvelles élections pour essayer de contrôler la situation. Mais les manifestations ne reculent pas et la police bolivienne refuse de défendre le gouvernement face aux manifestants.

Cela va donner confiance à l’opposition de droite et d’extrême droite qui va prendre d’assaut le palais présidentiel, y brûler les symboles indigènes (1) pour les remplacer par des symboles religieux (2), prendre en otage plusieurs proches du régime, passer à tabac et tondre publique-ment une députée, saccager puis mettre le feu aux domiciles des différents membres du gouvernement… Le coup d’État se matérialise avec la demande de démission du président de la part de l’armée. Acculé , le président Morales va démissionner le 10 novembre 2019.

Evo Morales, le premier président indigène de la Bolivie, est arrivé au pouvoir en 2005. D’inspi-ration bolivarienne et réformiste, son élection représentait l’institutionnalisation et canalisation des luttes des paysan·nes, des indigènes et des travailleur·euses qui avaient connu leur plus grand mouvement en 2003.

Depuis son arrivée au pouvoir, il a mené une série de réformes et nationalisations, ayant notamment pour résultat de faire chuter drastiquement le taux de pauvreté, d’accroître massi-vement le nombre de femmes et d’indigènes dans les instances politiques, tout en développant les services publics.

Cependant ces réformes restent très modestes au regard des ressources du pays. Mais avec la chute des mobilisations sur lesquelles il s’était appuyé pour arriver au pouvoir, le parti multiplie les concessions : tout d’abord en étouffant et réprimant les mouvement sociaux qui demandaient un changement plus profond du pays.

Puis, avec le soutien de la bourgeoisie terrienne de Santa Cruz, en tolérant la déforestation massive ou en levant plusieurs lois restrictives sur l’exportation de viandes et en permettant l’importation d’OGM ;

Ensuite avec le soutien de la bourgeoisie minière et de l’impérialisme, en cédant notamment des mines de lithium (principale ressource rare du pays) à une multinationale allemande en lien avec Tesla ; mais également au sein même du parti, où le MAS a accepté en tant que sénateur·rices ou candidat·es plusieurs grand·es propriétaires, et a fermé les yeux sur plusieurs affaires de corruption… Toutes ces politiques mortifères sont en partie responsables d’une perte de confiance en Morales, expliquant la chute électorale de 61% à (selon le régime) 45% en 5 ans.

50 ans après Allende, la Bolivie semble devenir une nouvelle illustration de l’impasse stratégique du réformisme en Amérique Latine. C’est d’ailleurs vers l’armée que s’est d’abord tourné Morales, en multipliant les hausses de salaires et achats d’équipements, en promettant une nouvelle élection et en cherchant une porte de sortie constitutionnelle…

Mais alors que les derniers généraux lui tournaient le dos (le poussant à fuir au Mexique), c’est bel et bien des travailleur·euses qu’est venue la contre-offensive.

Ainsi des milliers de paysan·nes indigènes sont descendu·es vers la capitale au cri de “mainte-nant oui, la guerre civile !”, des ouvrier·ières ont également bloqués plusieurs mines et routes du pays, et les syndicats ont menacés de mettre en place leur propre police. Mais les secteurs aisés du pays s’organisent en bandes fascistes, agressant physiquement (et non plus symboli-quement), les paysan·nes indigènes, montrant leur fort racisme. Ce sont ces bandes que la police bolivienne a refusé de réprimer.

En face , les putschistes semblent encore divisés…

D’un côté la droite traditionnelle et la bourgeoisie minière, représentée par l’ancien président Carlos Mesa, qui cherche une sortie constitutionnelle à la crise avec l’aide de l’OEA (3). De l’autre, l’extrême droite catholique et la bourgeoisie terrienne de Santa Cruz, représenté par Luis Fernando Camacho, qui souhaite la mise en place d’un gouvernement militaire.

Ce sera peut-être un gouvernement de coalition qui sortira de cette crise, qui aura à coeur de réprimer la contre-offensive des travailleurs, de briser les organisations syndicales, et de balayer les différents acquis en terme de partage des richesses, de droits des femmes et des indigènes, le tout sous le regard bienveillant des Etat-Unis (4).

La situation est encore très incertaine mais recèle de graves dangers pour les travailleur·ses de Bolivie si les putschistes parvenaient à s’installer au pouvoir. Nous leur témoignons notre pleine solidarité internationaliste. Ils et elles luttent pour arracher une fois pour toute leur pays des mains de l’impérialisme et de la bourgeoisie bolivienne, et ce combat est aussi le nôtre.

Hasta la victoria siempre !

Nev 13 novembre 2019

https://alt-rev.com/

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Déclaration Bolivie : Non au coup d’État ! (4è Internationale)

La Via Campesina dénonce le coup d’Etat en Bolivie (Via Campesina)

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12 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

bolivie (npa gr rp)

argentine

Bolivie : la démission d’Evo Morales mènera-t-elle à Pinochet ou à la résistance ?

Le coup d’État contre le président bolivien Evo Morales a suscité le genre d’angoisse que les grandes défaites des luttes révolutionnaires évoquent : la chute d’Allende, la mort du Che au combat, la défaite de la guerre civile espagnole. « La critique n’est pas une passion de la tête, c’est une tête de passion », a déclaré Marx. Nous n’avons pas à mettre de côté les sentiments qui nous enveloppent aujourd’hui, nous devons les mobiliser à des fins positives.

Nous ne connaissons toujours pas l’ampleur des événements qui se déroulent en Bolivie, si la révolution peut éviter d’être abattue, si elle peut échapper à de nombreux morts au sein des mouvements sociaux, les peuples autochtones et la base sociale du parti politique de Morales, le Movimiento Al Socialismo (MAS).

Les défenses sociales d’Evo sont puissantes et les classes dirigeantes savent qu’elles vont devoir les démolir pour pouvoir avancer dans leurs projets. Les dernières nouvelles sont inquiétantes – maisons en flammes, persécutions, arrestations.

D’autres chocs importants nous attendent et le résultat n’est pas écrit. El Alto – une ville d’un million d’individus à majorité autochtone proche de la capitale, La Paz – a une tradition insurrectionnelle héroïque qui a fait tomber plusieurs gouvernements dans le passé. Elle incarne les traditions de lutte dans lesquelles Evo lui-même a été formé.

Je suis intéressé de voir quel genre de polarisation se développe parmi les militants de gauche face à ces faits. Les positions de la gauche sont regroupées en deux grands pôles.

Certains sont incapables de se positionner correctement dans la lutte contre le coup d’État parce qu’ils s’en tiennent à des avertissements ou à des slogans qui sont déjà dépassés. Par exemple, le Parti pour le Socialisme (PTS) argentin a publié un article intitulé : « Ni avec Evo, ni avec Mesa (les forces de droite). Pour une solution politique indépendante ! »  Alors même que les préparatifs du coup d’État étaient en cours et que le gouvernement devait être défendu.

D’autres défendent Evo et renoncent à leur « droit de critiquer » un gouvernement qui vient d’être renversé sans lutte, même s’il a remporté près de la moitié des voix lors des dernières élections.

Il est tombé comme un château de cartes, annulant ce qui semblait être le processus progressiste le plus stable de la région. Evo a vaincu sans se battre et cet élément fait partie de notre angoisse et devrait faire partie de notre bilan.

Nous luttons pour gagner, et pour gagner, nous devons tirer les leçons appropriées de nos expériences. Ce que Evo a fait hier, il faut le dire, est analogue aux actions entreprises par Juan Perón en 1955 face à un coup d’État ou à celles de Salvador Allende en 1973 (et à l’inverse de ce que Chavez a fait en 2002).

Évidemment, ces démissions et ces retraites, comme celle d’Evo, n’ont pas empêché la moindre effusion de sang ; au contraire, elles ont laissé les organisations et mouvements sociaux et politiques ainsi que les classes populaires à la merci de violences réactionnaires.

Les exécutions de 1955 et le génocide de Pinochet témoignent avec éloquence de cette réalité. Les contre-révolutions produisent la violence, pas les révolutions. Il n’y a pas de comparaison entre leurs coûts sociaux et humains.

La démission d’Evo (et de son vice-président Garcia Linera) reposait sur la conviction qu’il n’y avait pas d’autre alternative. Mais si tel était le cas, c’est le résultat d’une politique naïve qui n’était pas préparée à une épreuve de force avec le genre de réaction autoritaire que chaque processus progressif provoque de la part des classes dirigeantes.

C’est la naïveté de la « conciliation de classe ». Les leçons de l’histoire dans ce domaine sont incontestables. L’exemple d’Allende reste trop proche de nous pour que nous puissions jouer avec le feu de cette façon.

Espérons qu’il n’est pas trop tard pour éviter une défaite historique et la liquidation de l’une des expériences les plus remarquables vécues par les peuples d’Amérique latine au cours des dernières décennies.

Martín Mosquera

11 novembre 2019, Initialement posté sur FB. Traduit en angalis par No Borders News avec la permission de l’auteur. Martín Mosquera est membre de Democracía Socialista, groupe sympathisant de la 4è Internationale en Argentine.

https://npa2009.org/

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11 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

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Vox et la montée de l’extrême droite en Europe

Le PSOE a remporté les élections législatives, tandis que l’extrême droite de Vox atteint les 52 sièges et constitue déjà la troisième force, ce qui renforce l’extrême droite en Europe.

Plus de trois millions de personnes ont voté pour la formation de Santiago Abascal. Le résultat du scrutin donnent 52 sièges à l’extrême droite, ce qui en fait la troisième force la plus votée. Vox double sa représentation au Parlement par rapport au 28 avril 2018 et le pourcentage total d’électeurs augmente de 5% en sept mois: il obtient près d’un million de voix supplémentaires.

L’extrême droite réaffirme sa force sur le territoire andalou: sur les 52 sièges obtenus, 12 pro-viennent d’Andalousie – 7 000 voix seulement le séparent du PP, 7 de Madrid, 7 du País Valencià et 6 de Castille-et-León. À Murcie et à Ceuta, l’extrême droite a été la force la plus votée. La Galice, la Navarre, la Rioja, le Pays Basque et la ville de Melilla sont les seuls territoires de l’État à ne pas avoir donné de députés à Vox à ces élections.

Vox célèbre ses résultats et les réactions des dirigeants européens face à ces résultats n’ont pas tardé. Marine Le Pen félicite Santiago Abascal « pour son impressionnant travail d’opposition, qui porte ses fruits après si peu d’années ». L’Italien Matteo Salvini félicite également la « grande avancée des amis de Vox ». « Pas de racisme et de fascisme, nous voulons simplement vivre en paix chez nous », a-t-il ajouté.

Le discours nationaliste, raciste, homophobe et machiste se développe. Mais pas seulement dans l’État espagnol. De plus en plus de pays européens ont des représentant d’extrême droite dans leurs parlements.

La xénophobie et l’ultra-conservatisme se répandent: des pays tels que la Hongrie, la Pologne, l’Autriche, le Danemark, la Finlande, la Suisse, l’Estonie ou la Lettonie ont en commun la présence d’ultra dans leur gouvernement, qui diffèrent à certains égards (par exemple sur le fondement néolibéral de leurs mesures économiques), mais qui ont en général un discours de haine en commun.

Au Parlement portugais, une exception à ce jour, l’extrême droite a finalement trouvé sa place, mais avec beaucoup moins de soutien (1,8%). Le message grec est positif: Aube Dorée a perdu sa représentation aux dernières élections et a même dû vendre son siège.

L’extrême droite au Parlement européen

Outre les parlements nationaux, le Parlement européen reflète également la réalité de la montée du fascisme sur le continent. Depuis 2014, l’ultra-droite représentait plus de 15% du Parlement Européen. Les élections de mai dernier ont vu se présenter 21 formations politiques d’extrême droite.

Dans le parlement , ces types de formations sont dans trois groupes:

Europe des nations et de la liberté – dirigé par Le Pen et Salvini ;

Conservateurs et réformistes européens – les plus nombreux et les plus variés – et l’Europe de la liberté et de la démocratie directe, avec des formations telles que l’allemand et le Royaume-Uni.

Le PPE – où le PP est inclus – a également intégré la formation hongroise de Viktor Orban dans ses rangs.

Au niveau des formations politiques nationales, on distingue le Regroupement national (Front national français, avec un total de 14 sièges), le droit et la justice polonais (14) et l’Union civique hongroise (11).

https://www.anred.org/

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