Archive | Antifascisme

25 juin 2018 ~ 0 Commentaire

réfugiés syriens (csld)

Méfiez-vous des cartes, pas des migrants : les réfugiés syriens.

Depuis 2011, la Syrie est en proie à une violence inouïe, mettant des millions de gens sur les routes de l’exode.

Rappelons que ce conflit est né d’un mouvement de contestation pacifique, dans le souffle libérateur des printemps arabes contre le régime de Bachar El-Assad. Ce mouvement fut réprimé dans le sang. Depuis, la situation n’a eu de cesse de se complexifier et de s’interna-tionaliser avec l’entrée dans le jeu de groupes djihadistes et de puissances étrangères. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), cette guerre aurait causé la mort de plus de 353 000 personnes en 7 ans, dont 106 390 civils (19 811 enfants et 12 513 femmes). Un véritable carnage.

Pour survire, beaucoup ont “choisi” de fuir leur pays. Où sont-ils allés ? Où ont-ils été “accueillis” ?

Quels sont les pays européens les plus hospitaliers ? Pour répondre à ces questions, nous nous sommes livrés (Françoise Bahoken et moi-même) à un petit exercice cartographique en vidéo. L’objectif est de donner à voir la construction d’une carte décrivant la migration syrienne, surtout sa sensibilité aux partis-pris méthodologiques.

Si les chiffres retenus datent de mi 2015 et ont pu évoluer, ce qui compte ici c’est avant tout la démonstration.

Notre propos est avant tout pédagogique. Il focalise en premier lieu l’attention sur le rôle des cartes dans notre perception de la crise migratoire syrienne. Que nous disent-elles ? L’effet de différents choix (graphiques, textuels, etc.) sur les cartographies obtenues fait l’objet d’un second temps. En quoi ces cartes diffèrent-elles ? Nous dessinent-elles objectivement la réalité de ce phénomène migratoire ? N’y a-t-il pas là un risque de manipulation ? Le troisième temps déconstruit ces cartes pour tenter d’y répondre. Bref, peut-on vraiment faire confiance aux cartes…

Nicolas Lambert · 22/06/2018

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24 juin 2018 ~ 0 Commentaire

erdogan (npa lgb + fr3)

turc
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Le comité du NPA Lannuon Gwengamp Bear dénonce l’arrestation par le régime fascisant d’Erdogan de la sénatrice PCF des Côtes d’Armor.
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Nous demandons sa libération immédiate ainsi que celle de ses amis sur place.
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Nous connaissons et estimons son travail de soutien aux peuples turque , kurde et palestinien.
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Pourquoi le régime fascisant de Turquie arrête t il une observatrice du processus électoral en cours si ce n’est pour cacher les fraudes massives?
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Profondément attachée aux libertés, ici et ailleurs, Christine Prunaud n’avait pas hésité à parrainer notre candidat aux présidentielles Philippe Poutou au nom de la démocratie et du pluralisme.
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Le comité NPA Lannuon Gwengamp Bear
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Lire aussi:
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23 juin 2018 ~ 0 Commentaire

élections en turquie (orient 21)

Les élections législatives et présidentielle se dérouleront le 24 juin.

En arrière-plan, la crise économique qui s’aggrave. « Le problème qui se pose aujourd’hui est que l’économie turque, au cours des dernières années notamment, a été une économie spécu-lative, rentière, ce qui a créé un problème d’endettement permanent. (…) Depuis plusieurs années, la Turquie est gérée par un pouvoir qui ne peut pas vivre ni survivre sans déclencher des crises. Il y a une ambiance assez délétère de guerre permanente. »

Entretien avec Hamit Bozarslan, docteur en histoire et en sciences politiques, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), par Jean-Pierre Séréni, membre de la rédaction d’Orient XXI.

Hamit Bozarslan est l’auteur, notamment, d’Histoire de la Turquie de l’Empire à nos jours, Tallandier, 2016.

Jean-Pierre Séréni, Chris den Hond

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21 juin 2018 ~ 0 Commentaire

rock against racism (rs21)

detail

Rock Against Racism et l’Antinazi League: quarante ans après

Vivre en Grande-Bretagne dans les années 1970, c’était vivre dans le racisme. J’avais sept ans quand Mme Thatcher a prononcé son discours de saint François d’Assise («Là où il y a de la discorde …») mais le racisme a éclaté, même dans un environnement scolaire.

Je me souviens du jour où « juif » devint commun. On pouvait le voir dans l’encrier à côté duquel les élèves sculptaient une croix gammée. C’était les autres garçons qui se moquaient par une insulte raciste. C’était la honte sur le visage de notre professeur de mathématiques M. Khan qui s’enfuyait de la pièce.

Il y avait aussi d’autres signes, des sources possibles d’espoir, les punks qui se sont rassem-blés pour être photographiés à l’extérieur du Chelsea Drug Store et le rythme d’une chanson d’Ian Dury (‘Sex and’ Drugs and Rock ‘n Roll  »), le graffiti que j’ai vu alors que notre bus scolaire passait devant le Westway, « George Davis est Innocent, Justice pour Blair Peach ».

S’il y a eu une année où le racisme était à son paroxysme, c’était 1976, quand le Sun, le Mirror (travailliste, note du blog) et l’Express ont répondu à la vevue de deux (oui, deux) familles du Malawi placées dans un hôtel du Sussex. , en prédisant que des dizaines de milliers de personnes les suivraient inévitablement.

Telle était la peur et la paranoïa du National Front qui comptait 48 candidats à Leicester remportant un peu moins de 20% des voix. Lors d’un débat parlementaire en juillet, les députés conservateurs se sont levés pour dire du bien du NF et s’identifier à son programme de rapatriement des migrants noirs. Robert Taylor déclara: «La région que je représente ne veut pas être comme Southall, qui est synonyme de communauté asiatique.»

Son collègue Nicholas Winterton a exigea la fin immédiate de «toute nouvelle immigration, de toutes les sources». Il alla plus loin, aucune immigration supplémentaire ne devrait être autorisée pour un minimum de cinq ans. Michael Shersby exigea que «tous les futurs immigrants illégaux», indépendamment du comment ou du pourquoi ils sont venus en Grande-Bretagne, devraient dans tous les cas être déportés.

Au cours des trois années suivantes de campagne antiraciste, deux moments se distinguent.

L’un était la lutte de Lewisham en août 1977, quand peut-être un millier de membres du Natio-nal Front, commandés par Martin Webster, tentèrent de traverser le sud-est de Londres, avant d’être attaqués, dispersés à plusieurs reprises par une foule de militants et de jeunes noirs qui les surpassaient en nombre de quatre ou cinq contre un.

L’autre était le carnaval Rock Against Racism (RAR) à Victoria Park le 30 avril 1978. Les organisateurs avaient espéré  vingt mille personnes. Au lieu de cela cinq fois ce nombre a marché de Trafalgar Square à Brick Lane, un petit contingent de NF regardant, désespéres. X-Ray Spex a joué avec le chanteur Poly Styrene vêtu d’un twinset en tweed, un Margaret Thatcher noir. Puis les Clash.  La pression de la foule contre la scène qui semblait pouvoir céder à tout moment. Steel Pulse a chanté « Klu Klux Klan ».

Le commentateur culturel Stuart Hall a décrit le RAR comme «l’une des interventions culturelles les plus rapides et les mieux construites, qui a permis une analyse sérieuse et approfondie.» L’historien de la Nouvelle gauche, Raphael Samuel, a décrit Victoria Park comme «la manifes-tation la plus populaire. l’un des très rares de ma vie d’adulte à avoir sensiblement changé le climat de l’opinion publique.

Quarante ans plus tard, dans le contexte différent du Brexit et de la nouvelle guerre contre les migrants, nous avons besoin de nouvelles interventions culturelles. On devrait pouvoir copier le style des générations passées, même en les exprimant sous une forme différente.

David Renton est l’auteur de A Few Fought Back: Rock Against Racism et L’antinazi League 1976-1982, qui sera publié par Routledge en 2019.

Dave Renton 11 mai 2018

https://www.rs21.org.uk/

Commentaire: Le parti (dont RS21 est une scission) qui a porté tout çà, c’était le SWP, l’équivalent de la LCR en Grande Bretagne.

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20 juin 2018 ~ 0 Commentaire

koltchenko et semstov (alternative libertaire + anti-k)

koltchenko et semstov (alternative libertaire + anti-k) dans Antifascisme

Koltchenko et Semstov agonisent en prison : liberté pour les antifascistes !

Pour attirer l’attention de la communauté internationale aux persécutions politiques perpétrées par le régime du Kremlin, le réalisateur Oleg Sentsov, lui-même emprisonné dans la colonie pénitentiaire au-dessus du cercle polaire, a entamé une grève de la faim illimitée le 14 mai. Selon ses calculs sa mort devrait survenir pendant la Coupe du monde.

Adresse aux dirigeants russes et aux leaders des pays du monde entier

Nous demandons la libération immédiate des deux prisonniers politiques Alexandre Koltchenko et Oleg Sentsov qui se trouvent en danger de mort.

Alors que la Coupe du Monde de football va débuter en Russie, près de 70 prisonniers politiques ukrainiens restent incarcérés dans ce pays ainsi que dans la Crimée occupée.

Pour attirer l’attention de la communauté internationale aux persécutions politiques perpétrées par le régime du Kremlin, le réalisateur Oleg Sentsov, lui-même emprisonné dans la colonie pénitentiaire au-dessus du cercle polaire, a entamé une grève de la faim illimitée le 14 mai. Selon ses calculs sa mort devrait survenir pendant la Coupe du monde.

En signe de solidarité, trois autres prisonniers politiques ukrainiens détenus en Russie et en Crimée l’ont suivi. Parmi eux, le militant anarchiste Alexandre Koltchenko, souffrant d’un déficit de poids (54 kilos pour ses 190 cm de taille !), dont les jours sont aussi en danger.

Ils exigent la liberté non pas pour eux-mêmes, mais pour tous et toutes les prisonnier-e-s politiques ukrainien-ne-s détenu-e-s en Russie et en Crimée.

Nous appelons les dirigeants russes et les leaders des pays du monde entier à :

  • Engager les procédures nécessaires à la libération rapide de tous et toutes les prisonnier-e-s ukrainien-ne-s poursuivi-e-s pour des raisons politiques en Russie et en Crimée ;
  • Prendre des mesures urgentes pour assurer l’échange de prisonnier-e-s entre la Fédération de Russie et l’Ukraine ;
  • Libérer immédiatement et sans condition Oleg Sentsov et Alexandre Koltchenko.

12 juin 2018

http://alternativelibertaire.org/

COLLECTIF KOLTCHENKO : Ligue des Droits de l’Homme, Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme, Groupe de résistance aux répressions en Russie, Ukraine Action, Russie-Libertés, CEDETIM – Initiatives Pour un Autre Monde, Assemblée Européenne des Citoyens, Action antifasciste Paris-Banlieue, Collectif Antifasciste Paris Banlieue, Mémorial 98, Union syndicale Solidaires, CNT-f, CNT-SO, Emancipation, FSU, FSU 03, CGT Correcteurs, SUD éducation, SUD-PTT, Alternative Libertaire, Ensemble ! (membre du Front de gauche), L’Insurgé, NPA, Fédération Anarchiste, Critique sociale.

Lire aussi:

Lettre ouverte à Patrick Le Hyaric, Younous Omarjee, Marie-Christine Vergiat et Marie-Pierre Vieu (Anti-k)

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03 juin 2018 ~ 0 Commentaire

clément méric (le huffington post)

Pour Clément Méric et contre la loi asile, convergence des cortèges dans les rues de Paris

Les deux défilés passaient au même endroit.

Plus que les luttes, ce sont les cortèges qui ont convergé ce samedi après-midi dans les rues de Paris. Deux défilés se sont rejoints place de la République; quelques milliers de personnes ont ensuite fait la fin du chemin vers celle de la Bastille.

La première manifestation (avec près d’un millier de personnes) partie de la place Gambetta dans le nord de la capitale rendait hommage comme chaque année à Clément Méric, militant antifasciste tué il y a cinq ans lors d’une rixe avec une bande rivale. La seconde a rassemblé, selon la police, 2500 militants de gauche et des associatifs pour réclamer le projet de loi asile et immigration porté par Gérard Collomb.

Fumigènes et slogans antifascistes (« Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos », « Siamo tutti antifascisti », « No pasaran »…), anti-violences policières (« On n’oublie pas, on pardonne pas », « Pas de justice, pas de paix »…) ou en soutien aux migrants (« Solidarité avec les sans-papiers ») ont rythmé le défilé, qui s’est déroulé sans incidents.

Mais alors que les militants espéraient terminer leur parcours au Sénat, ils en ont été empêché par les forces de l’ordre au lendemain de consignes passées par la préfecture de police. Résultat, un peu de tension en fin de cortège.

Alexandre Boudet 02/06/2018

https://www.huffingtonpost.fr/

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30 mai 2018 ~ 0 Commentaire

clément méric (alternative libertaire)

meric

Cinq ans : Clément Méric, toujours présent

Le 5 juin, cela fera 5 ans que notre camarade Clément Méric est tombé sous les coups de mili- tants d’extrême droite. Clément est mort pour ses combats : il luttait pour le progrès social et contre toutes les formes d’oppressions ; c’était insupportable pour ses agresseurs. Profondé- ment antifasciste, il est mort d’avoir refusé de baisser les yeux.

Cinq après sa mort, ses combats sont toujours d’actualité : le projet de loi Asile et immi- gration, le passage en force de Macron contre les cheminots, les attaques fascistes et poli- cières contre les étudiant-e-s mobilisé-e-s contre la loi ORE, les violences policières dans des quartiers populaires et les discriminations structurelles nous rappellent que le racisme et l’autoritarisme sont toujours bien ancrés dans les institutions.

Leurs avancées sont faites de nos reculs. C’est pourquoi il est important de continuer le combat au quotidien, sur nos lieux de travail, nos lieux d’étude, dans nos quartiers et dans nos rues, en menant des discussions, en construisant des solidarités, en continuant de développer des résistances pour un futur égalitaire et émancipateur.

La mémoire de Clément et ses combats sont intimement liés et nous voulons les faire vivre, les faire connaître. Nous appelons toutes les personnes concernées par ces combats à converger le 2 juin 2018 place Gambetta à 12h pour une manifestation d’hommage. Elle se dirigera vers la place de la République afin de rejoindre la manifestation contre la loi Asile et immigration.

Nous souhaitons que cette manifestation d’hommage soit large, digne, ouverte à toutes et tous. Elle accueillera des mères d’antifascistes italiens, espagnols, grecs, français tués ou emprisonnés.

Premiers signataires :

Comité pour Clément, Action Antifasciste Paris-Banlieue (AFA), Union syndicale Solidaires, Solidaires étudiant.es, Alternative libertaire (AL), Marche des solidarités, Comité Adama, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Urgence Notre Police Assassine (UNPA), Union des Étudiants Kurdes de France (UEKF), Sorbonne Antifasciste (SIAMO), MJCF, La Horde, Collectif de Mères solidaires, Madri Per Roma Citta’ Aperta, Madres Contra la Represión, Mamme in Piazza per la Libertà di Dissenso, Collectif Quartier Libre …

PROGRAMME

Vendredi 1er Juin à La Parole errante (9 Rue François Debergue, 93100 Montreuil) :

  • Rencontres internationales / Village Antifasciste / Cantine (18h/22h) (Collectif de Mères solidaires, Madri Per Roma Citta’ Aperta, Madres Contra la Represión, Mamme in Piazza per la Libertà di Dissenso)

Samedi 2 juin :

  • Manifestation antifasciste 12h / Gambetta
  • Village antifasciste / Cantine / Concerts (18h/00h30) à La Parole errante

Dimanche 3 Juin :

  • Match du MFC 1871 en Coupe de France – 14h30
  • Stade départemental La Motte
    40/102, Av. Division-Leclerc
    93000 Bobigny

Le Comité pour Clément appelle à une mobilisation en vue de la commémoration des 5 ans de la mort de Clément. Nous appelons tous les collectifs antifascistes, antiracistes, individus, organisations politiques et syndicats à soutenir cette mobilisation (collage, tractage, communiqué de soutien…).

29 mai 2018
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http://alternativelibertaire.org/

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30 mai 2018 ~ 0 Commentaire

police (le télégramme + anti-k)

prison-a

Quimper. L’affiche qui heurte la police

Une affiche comportant les termes « la police tue » a été déchirée par un policier samedi lors de la Marée populaire à Quimper. La police ne compte pas en rester là.

Samedi, lors de la Marée populaire qui a attiré près de 700 manifestants dans le centre-ville de Quimper, une affiche déployée par plusieurs jeunes et comportant les termes « la police tue » a été déchirée par un policier devant la mairie.

« C’est l’apologie de la violence »

Au lendemain de cet événement, la pancarte n’a toujours pas été digérée. L’officier qui est intervenu a ainsi signalé à sa hiérarchie l’incident, qui pourrait être assimilé à un outrage, et une enquête devrait être lancée pour identifier les porteurs de l’affiche, trois jeunes hommes et une femme a priori inconnus des forces de l’ordre. Ils étaient à visages découverts. « C’est l’apologie de la violence, un outrage aux forces de l’ordre, réaffirme l’officier. Hors de question de laisser ça, la police ne tue pas, elle protège la population. Nous étions une dizaine de poli- ciers pour encadrer et escorter ce défilé, ce n’était pas pour avoir ça au-dessus de la tête ».

28 mai 2018

http://www.letelegramme.fr/

Lire aussi:

Plus de ​50% des policiers et militaires ont voté FN en 2015 (Libération)

Les policiers et les militaires votent de plus en plus FN. C’est ce que révèle une étude du CEVIPOF, le Centre de recherches politiques de Sciences Po, qui relève que 51,5% d’entre eux ont déposé un bulletin Front national dans l’urne en 2015, contre 30% en 2012.

http://www.liberation.fr/

« Désarmons la police », demandent les manifestations de soutien à Maxime (Anti-k)

Commentaire: Oui les faits sont têtus. La police compte 52% d’électeurs du FN payés pour appliquer leur politique. La police tue ( Adama Traoré; Remy fraisse et bien d’autres) La police mutile ( à Nantes, à Rennes, à Paris, à Bure, à NDDL…) en toute impunité…

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30 mai 2018 ~ 0 Commentaire

extrême droite (npa)

extrême droite (npa) dans Antifascisme

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Europe : l’extrême droite à l’assaut du pouvoir

Après la Bulgarie (pays où trois partis d’extrême droite participent à l’alliance gouvernemen- tale), la Hongrie et la Pologne dirigées par des droites bien extrêmes, ce sont désormais l’Autri- che puis l’Italie qui ont vu des forces d’extrême droite monter au gouvernement, ces derniers mois.  L’Autriche créant, en quelque sorte, une continuité territoriale entre des pays du centre-est de l’Europe très hostiles à l’immigration, réunis dans le « groupe de Visegrad » et une Italie qui inaugure une alliance inédite entre un mouvement populiste « post-idéologique » et l’extrê- me droite. Retour sur ces inquiétantes dynamiques, avec également un focus du côté de l’Allemagne où, là aussi, l’extrême droite a le vent en poupe.

Italie : le national-populisme au pouvoir

 dans Europe

De l’autre côté des Alpes, ce n’est pas la même approche, en termes de discours économique et social, qui prévaut à l’extrême droite, au moment où nous mettons sous presse.

Allemagne : spectaculaire percée de l’AfD

 dans NPA

En Allemagne, aux législatives du 24 septembre 2017, un parti d’extrême droite a réussi pour la première fois depuis les années 1950 à entrer au Bundestag (Parlement fédéral).

Extrême droite en Europe, des sources d’inspiration pour le Front National

Le 1er mai dernier, le FN aurait pu célébrer la journée internationale des travailleurs dans le bassin minier des Flandres… mais il organisait plutôt à Nice la « fête des Nations » avec son groupe du Parlement européen, le Mouvement pour une Europe des nations et des libertés (MENL).

Dossier réalisé par la Commission nationale antifasciste.

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29 mai 2018 ~ 0 Commentaire

mélenchon en russie (essf)

urss

Militants de gauche, syndicalistes, partisans des droits humains et de la solidarité internationale, nous ne sommes naturellement pas représentés par E. Macron. Quelques semaines avant son voyage en Russie, J.L. Mélenchon s’est lui aussi rendu en Russie, avec par contre quelques prétentions à représenter, sinon « la gauche », du moins « le peuple », voire même « l’unité populaire ». Dans ce texte nous abordons les graves problèmes politiques posés par ce voyage et ce qu’il révèle en creux : l’urgence d’un véritable internationalisme.

Les vrais opposants de Poutine

La visite de J.L. Mélenchon en Russie n’a pas comporté de réception officielle par les dirigeants de l’État mais elle faisait suite à la réélection de Vladimir Poutine aux élections présidentielles du 18 mars dernier. Rappelons que dans ces « élections » sur mesure, toute candidature réellement oppositionnelle avait été écartée, en particulier celle du libéral « anti-corruption » Alexeï Navalny.

Seule la candidature de Ksenia Sobtchak, fille de l’oligarque qui fut le mentor de V. Poutine, passait pour franchement « oppositionnelle » ; elle avait surtout pour particularité d’être la première candidature féminine à ce poste et a officiellement obtenu 1,6% des suffrages exprimés. Pendant la campagne électorale, c’est-à-dire la campagne d’État pour Poutine, une « affaire » a été lancée par le FSB et médiatisée, celle du « Réseau » ou « communauté terroriste » censé avoir été défait dans la ville de Penza. Il s’agit d’un groupe de jeunes se définissant politiquement comme «antifas» (antifascistes), ce qui en Russie signifie combattant à la fois l’extrême-droite et la soi-disant gauche nationaliste à symboles staliniens et fascistes souvent mêlés.

Ils s’appellent Dmitry Pchelintsev, Andrey Chernov, Vasiliy Kuksov, Arman Sagynbaev, Ilya Shaburskiy, Viktor Filinkov, Yuliy Bolarchinov, Igor Shishkin, Egor Zorin. Ils ont moins de 25 ans et ont été torturés longuement, de façon à inventer un complot contre la sûreté de l’État, qui serait d’inspiration anarchiste.

Le complot est fictif, la question politique est réelle : des milliers de jeunes en Russie ne peuvent que détester l’État, qui, dans l’histoire, sous forme tsariste, «soviétique» et maintenant poutinienne, a toujours représenté répression et forfaiture. Ce qu’ils disent et ressentent rejoint le sentiment de millions qui n’ont pas voté aux présidentielles. Dans la tradition de l’Okhrana et du KGB, le pouvoir invente des complots de peur d’avoir affaire un jour non à un complot, mais à une protestation démocratique massive pour la liberté.

Électrodes, coups, suspension, gaz dans la bouche, menaces de « destruction de ton rectum » en prison, ces récits attestés et sordides ont aussi pour signification la propagation, dans les structures policières, de méthodes qui existaient déjà, mais plus localisées : dans certains camps pour droits communs, certaines casernes, et, massivement, dans la satrapie concédée à l’islamisto-poutinien collabo, et âme damnée de V. Poutine, Kadyrov, en Tchétchénie, connu pour la chasse aux homosexuels. On ne peut pas ne pas évoquer ici l’encadrement de l’armée décomposée de Bachar el Assad en Syrie par l’armée russe, la Syrie où la torture et le viol sont au fondement de la domination de l’État. L’emploi significatif de ces méthodes contre un groupe de jeunes en fait inoffensifs, dans une ville provinciale russe, est un développement qui, avant même le scrutin présidentiel, marque le franchissement d’un seuil. Elle produit aussi de fortes protestations et mobilisations démocratiques et juridiques en Russie.

Ces méthodes ont aussi marqué les suites de l’annexion de la Crimée, en 2014. C’est alors qu’étaient kidnappés vers la Russie le célèbre réalisateur de cinéma Oleg Sentsov et le militant anarchiste populaire dans la région, Alexandre Koltchenko, pour un complot nationaliste ukrainien fabriqué de toutes pièces. Le premier a été condamné à 20 ans de camp à régime sévère, le second à 10 ans. 64 arrestations arbitraires connues d’ukrainiens, dont près de 50 Tatars de Crimée, ont eu lieu depuis. Oleg Sentsov, depuis le 14 mai 2018, a engagé une grève de la faim. Un autre prisonnier politique ukrainien, Volodomyr Baloukh, est en grève de la faim depuis le 19 mars déjà. Tous deux sont en danger de mort, Sentsov, malade, est en colonie à régime sévère sur le cercle polaire.

La revendication lancée par Sentsov est : libération des 64 prisonniers politiques ukrainiens  détenus en Russie.

Voila les opposants en Russie : jeunesse combattant pour la liberté, antifas, anarchistes, ukrainiens et défenseurs de l’indépendance ukrainienne (comme il a existé en Grande-Bretagne des défenseurs de l’indépendance irlandaise, ou en France des défenseurs de l’indépendance algérienne), sans oublier la force importante des syndicats indépendants, à ne pas confondre avec les syndicats officiels qui s’intitulent « indépendants ».

J.L. Mélenchon et S. Oudaltsov

Revenons maintenant à J.L. Mélenchon. En compagnie de son spécialiste des « questions géopolitiques » et officier de réserve de l’armée française, Djorge Kuzmanovic, il dit s’être aussi rendu en Russie pour rencontrer « l’opposition ». Il a rencontré Serguéï Oudaltsov, dirigeant du « Front de Gauche » russe. Issu des courants « national-bolchevik », ce qu’il convient de traduire en français par « rouges-bruns », S. Oudaltsov a pris part aux manifestations de 2011 suivant la réélection de Poutine, aux côtés du libéral « anti-corruption » A. Navalny, et a été emprisonné. Pour les présidentielles de 2018 il a soutenu le candidat du KPRF, la principale organisation continuatrice de l’ancien PCUS et « opposition  » préférée de V. Poutine, qui lui a concédé cette fois-ci 11% des suffrages exprimés. Avec le KPRF, nous sommes dans un univers qui n’a rien à voir avec le mouvement ouvrier et donc rien à voir avec le quotidien de milliers de militants de culture communiste en France que les mots en commun ne doivent pas tromper. Rien de syndical, pas de grèves, pas de lutte contre les patrons et l’État, mais un réseau clientéliste, des potentats locaux, des liens policiers, des patrons de kolkhozes privatisés, la xénophobie, le machisme, l’antisémitisme, le racisme, l’homophobie.

Oudaltsov s’est réellement opposé à Poutine en 2011-2012, mais son évolution politique, en cohérence avec ses origines politiques, l’a conduit à soutenir vigoureusement sa politique étrangère en Ukraine et en Syrie. C’est là une pierre de touche. L’ »opposition » que veut Poutine et dont il a besoin dans certaines limites, est une « opposition » solidaire avec lui sur les intérêts fondamentaux de l’État, et particulièrement du cœur militaro-policier de l’État.

Alors, J.L. Mélenchon peut dire « Ils ne pourront pas dire que je suis pro-Poutine, je suis venu voir mon ami [qu’il n’avait en fait jamais vu] opposant au président russe. » Opposant de sa majesté, qui (tant mieux pour lui) peut s’exprimer pendant que les jeunes de Penza sont torturés, sur ces derniers, pas un mot. J.L. Mélenchon n’avait aucun intérêt politique à quémander une réception de Poutine, et réciproquement. Le pouvoir russe a le plus grand sens du protocole officieux. Il fait recevoir Marine Le Pen par le président de la Douma, il autorise J.L. Mélenchon (escorté de D. Kuzmanovic arborant une croix de Saint-George, vieille décoration tsariste bannie en 1917, rétablie en 1943 et symbolisant aujourd’hui l’occupation du Donbass) à défiler quelques centaines de mètres derrière lui-même (et derrière B. Netanyahou !) dans le cadre du « défilé patriotique ».

L’union sacrée, ou les quatre rendez-vous moscovites de J.L. Mélenchon

J.L. Mélenchon explique avoir fait plusieurs rencontres significatives lors de ce voyage. Comme on ne fera croire à personne que, même s’il fut convenu de ne pas faire de réception officielle, celui-ci n’a pas été coorganisé avec les « organes », elles donnent donc le contenu politique du séjour.

Premièrement, rencontre avec le « peuple russe ». Celle-ci a consisté dans la marche des Immortels, initiative venue d’en-bas mais dont l’État s’est rapidement emparé, en hommage aux morts de la guerre avec l’Allemagne hitlérienne. J.L. Mélenchon a déclaré que ce « patriotisme positif » pourrait inspirer des manifestations en France, ce qui fait penser à l’imposition de drapeaux tricolores aux manifestations «insoumises». (…)

Deuxièmement, ce fut la rencontre avec « l’opposition », c’est-à-dire avec S. Oudaltsov, dont nous avons déjà parlé.

Troisièmement, ce fut, juste après, une rencontre officielle avec une organisation politique française ayant une structure officielle parmi les Français de Moscou. France insoumise ? PCF ? Que nenni, il s’agit de LR, le parti de Laurent Wauquiez. Et il s’agit d’une section de LR très pro-Wauquiez, engagée dans une campagne anti-immigration combinée à une campagne « géopolitique » sur ce que l’on pourrait appeler, avec et sans ironie, la « ligne Kuzmanovic » : France éternelle, ayant une «politique arabe» non alignée sur Washington, puissante en Afrique, présente sur tous les océans. De même qu’Oudaltsov soutient la politique extérieure de Poutine, cette orientation «géopolitique» et diplomatique fournit la matière de l’union sacrée Mélenchon-LR … à Moscou.

Quatrièmement, la rencontre finale avec … le patronat, avec la Chambre de commerce franco-russe. C’est là que J.L. Mélenchon a délivré le discours final, résumé de l’orientation de son voyage : alliance franco-russe contre l’ « atlantisme », retour sur la non-vente des Mistral (négociée en 2008 par Sarkozy en contrepartie du soutien à l’occupation de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie puis annulée par Hollande en raison de la crise ukrainienne).

L’union sacrée avec LR et les patrons montre qu’il ne s’agit pas là d’une orientation «anti-impérialiste», mais du soutien à une ligne diplomatique que l’impérialisme français a toujours gardée comme option, qui passe un peu facilement pour «gaullienne» et qui est toujours en œuvre en Afrique sud-saharienne : celle de l’affirmation autonome de l’impérialisme français. (…)

Refonder l’internationalisme

Les adhérents de la France insoumise, nous les côtoyons tous les jours dans les luttes sociales et les manifestations. La plupart d’entre eux ne sont pas au courant et ne soutiennent pas, lorsqu’ils le sont, les faits exposés ici. Mais notre préoccupation n’est nullement l’édification de M.M. Mélenchon, Kuzmanovic et Kotarac. Notre préoccupation est la reconstitution, le plus rapidement possible, d’une représentation politique du monde du travail. Or, ceci est impossible sans une compréhension des réalités internationales. Plus : c’est impossible sans internationalisme réel.

Et l’internationalisme réel a aujourd’hui un ennemi mortel, le soi-disant « anti-impérialisme » campiste, responsable du plus grand déshonneur historique de la gauche : le refus de facto de toute mobilisation sérieuse en faveur du peuple syrien contre Bachar el Assad. Des questions similaires se posent avec les oppositionnels russes, avec l’Ukraine, ou encore avec le Venezuela. Comme si nous héritions du 20è siècle son partage du monde entre Staline et Washington, avec interdiction de défendre tout combat pour la liberté dans la zone de Staline, ceci ayant pris la forme du soi-disant « anti-impérialisme ». (…)

L’impérialisme russe est faible économiquement au niveau mondial, mais pas dans la région, et pour des raisons historiques qui tiennent principalement aux ravages causés partout par la peste stalinienne, il est fort politiquement et idéologiquement, et militairement. Son influence délétère est décelable sur tout le spectre politique contemporain. Il a besoin d’interventions militaires : ce furent la Tchétchénie, puis la Géorgie, puis l’Ukraine, et maintenant la Syrie où son intervention a une ampleur comparable à celle de l’impérialisme nord-américain en Irak en 2003, avec un recours aux bombardements des populations sans précédent depuis le Vietnam. Cette intervention, stratégiquement liée pour Poutine à la maîtrise de la Crimée et de la mer Noire, a été faite au compte de toutes les forces mondiales de conservation sociale, contre la révolution syrienne et les aspirations kurdes, et en même temps elle a conduit à accroître les rivalités entre impérialismes.

Aujourd’hui la « gauche » est aveugle. Quand Trump, Macron et May procèdent à des frappes réellement chirurgicales pour ne pas brusquer Poutine ni même Bachar tout en tentant de reprendre la main, elle s’imagine que « l’Occident bombarde la Syrie » depuis quelques semaines seulement. Quand Poutine bombarde massivement la Syrie, depuis des années, elle ne dit rien. La gauche « anti-impérialiste » et les « populistes » type Mélenchon sautent sur leurs chaises comme des cabris à propos des « sanctions » anti-russes, tout en se taisant sur les affrontements réels entre forces US et russes à Deir-es-Zor en Syrie (janvier 2018). Ignorance et hallucinations sévissent. Elles ont commencé avec l’Ukraine avec les fantasmes sur les « nazis ukrainiens » venant martyriser les « mineurs du Donbass », total délire étayé par un effroyable mixage de provocations, de crimes réels et de fakes, comme en Syrie.

Une rupture s’impose. On ne sortira pas de l’état de stupidité actuel sans coups de pieds. La tache internationaliste la plus urgente, c’est la solidarité avec les prisonniers politiques en Russie. (Résumé)

SOUTIEN À LA GRÈVE DE LA FAIM D’OLEG SENTSOV !

DÉFENSE DE LA JEUNESSE « ANAR » OU « ANTIFA » !

NI TRUMP, NI POUTINE (NI MACRON) : AUTO-ÉMANCIPATION

https://aplutsoc.wordpress.com/

http://www.europe-solidaire.org

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