Archive | Antifascisme

26 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

kurdes (npa)

kurdes

Stop aux agressions contre les Kurdes !

Le président turc Erdogan l’avait annoncé depuis longtemps : l’attaque contre l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES) était imminente.

Empêtré dans une crise économique entraînant une inflation officielle à plus de 85 %, un taux de chômage qui ne cesse d’augmenter et une livre turque qui a perdu la moitié de sa valeur en 2021, les élections de juin 2023 étaient loin d’être gagnées pour Erdogan, son parti l’AKP, et son allié d’extrême droite le MHP.

Il a donc choisi de jouer sur la fibre nationaliste en attaquant le Kurdistan d’Irak, où il a essuyé de sérieux revers, malgré l’utilisation massive d’armes chimiques interdites par les conventions internationales, et maintenant le Rojava.

L’attentat d’Istanbul du 13 novembre lui fournit le prétexte pour lancer cette opération, bien que le PKK et le PYD, principal parti de l’AANES, aient immédiatement nié toute implication dans cet événement. Jusqu’ici la coalition internationale, et principalement les USA, avait réussi à retenir le déclenchement de l’opération turque. En vertu du « droit aux représailles », le feu vert a finalement été donné, ce qui autorise à poser la question : à qui profite le crime ?

L’aviation turque a bombardé la ville de Kobané, symbole de la défaite de Daesh, et de nombreuses localités le long de la frontière, visant des écoles, des hôpitaux, des silos à grain et entraînant des dizaines de victimes civiles.

Dans le même temps le régime iranien se déchaîne contre la région kurde d’Iran révoltée, tuant des dizaines de manifestants et bombardant même les camps du PDK-I en Irak.

L’heure est à la mobilisation pour faire entendre ces messages :

- Empêchons le régime d’extrême droite d’Erdogan d’écraser la région autonome du Rojava !

- Empêchons le régime des Mollahs d’écraser la révolte populaire au Kurdistan d’Iran, et dans tout le pays !

- Stop aux agressions contre les Kurdes !

Mireille Court Hebdo L’Anticapitaliste 24/11/2022

https://lanticapitaliste.org/

Lire la suite

25 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

kurdes (courrier)

turc

“Washington nous a vendus” : face à l’offensive turque, les Kurdes de Syrie se sentent lâchés

Dans la ligne de mire d’Ankara, les forces kurdes syriennes, ciblées par des bombardements aériens, en appellent aux pays occidentaux, notamment les États-Unis, en espérant qu’ils se tiennent encore à leurs côtés.

En riposte à un attentat ayant tué six personnes à Istanbul le 13 novembre, Ankara, qui a imputé l’attentat au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a lancé, une semaine plus tard, l’opération Griffe-Épée contre les forces kurdes présentes en Irak, mais aussi et surtout dans le nord de la Syrie, théâtre, depuis, de bombardements aériens quotidiens.

Ces deux derniers jours, l’opération est entrée dans une nouvelle phase. Après avoir principalement visé les régions vallonnées autour de la ville de Kobané, “la campagne s’est étendue mercredi [23 novembre] dans les zones du Nord-Est syrien − le Rojava −, où des cibles non militaires sont principalement visées”, écrit le média kurde Rudaw.

Mercredi 23 novembre, huit combattants kurdes détachés à la sécurité du camp d’Al-Hol − abritant plus de 50 000 proches de djihadistes appartenant au groupe État islamique (EI), dont plus de 10 000 étrangers − ont été tués dans des frappes turques.

https://www.courrierinternational.com/

Lire la suite

16 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

israël (l’étincelle-courrier)

Palestinian_refugees

La naqba, la fuite devant l’armée israëlienne

Élections législatives en Israël : quasi-disparition de la gauche, renforcement de l’extrême droite

Deux traits saillants ont marqué les élections législatives israéliennes qui se sont déroulées au début de ce mois.

D’abord, la quasi-disparition de l’échiquier politique de la gauche sioniste qui n’a plus que quatre sièges au Parlement, la Knesset, sur un total de 120. Ensuite, la forte poussée d’une extrême droite religieuse, raciste à l’égard des Arabes et des non-juifs, homophobe et expansionniste, dont le leader, Itamar Ben Gvir, rêve de débarrasser la Palestine de tous les Arabes qui seraient envoyés en Jordanie. Les deux phénomènes sont d’ailleurs étroitement liés.

La gauche sioniste, creuset de l’État sioniste

Il faut d’abord rappeler que la gauche israélienne – sous ses variantes travailliste et socialiste – a toujours proclamé son sionisme à tout crin, c’est-à-dire son nationalisme juif. Avant même la proclamation officielle de l’État d’Israël, en 1948, elle avait mis en place pas à pas une structure étatique avec une force armée, la Haganah, et ses commandos d’élite, le Palmach, des coopératives ouvrières, des colonies collectivistes (kibboutz), des villages coopératifs (moshav), une centrale syndicale (la Histadrout), une sécurité sociale, des organisations culturelles et sportives, etc.

De plus elle contrôlait l’essentiel des municipalités juives. Ce qui incita dans les années 1950 et 1960 une partie de la gauche européenne et nord-américaine à parler à ce propos, et un peu vite, de « socialisme israélien ». Et lorsque l’État sioniste est né, les travaillistes se sont retrouvés naturellement aux postes clés du pouvoir, depuis les dirigeants du gouvernement (Ben Gourion, Golda Meir) jusqu’à ceux de l’armée (Moshe Dayan, Itzhak Rabin), en passant par la police, la justice, voire régulièrement la présidence de l’État (Ben-Zvi, Shazar, Herzog), etc.

Mais dès l’origine, le ver était dans le fruit. En s’affirmant sioniste, cette gauche désignait peu ou prou comme adversaire la population arabe, supposée occuper indûment la terre de ses ancêtres. Et nombre de kibboutz et de moshavs furent érigés sur des terres d’où avaient été chassés les fellahs palestiniens. De même il fallut une lutte de longue haleine pour faire accepter les travailleurs palestiniens au sein de la Histadrout, réservée à l’origine aux seuls travailleurs juifs et qui interdisait aux entreprises dirigées par des juifs d’employer des salariés arabes.

C’est cette même gauche sioniste qui était à la tête du pays lors des différentes guerres israélo-arabes et de l’occupation de la Cisjordanie, de Gaza et de Jérusalem-Est en 1967. Et là encore, elle continua la même politique nationaliste et expansionniste, toujours au nom de la préser-vation de « la Terre d’Israël ». Tout comme elle couvrit toutes les exactions de l’armée, qu’elle présentait comme « la plus morale » au monde, et accusait « d’antisémitisme » et de « négation de l’Holocauste » ceux qui critiquaient sur sa gauche cette politique colonialiste.

Le tournant des années 1970

Mais peu à peu s’est développée dans le pays une bourgeoisie qui a trouvé de plus en plus pesante la tutelle des travaillistes qui lui avaient pourtant mis le pied à l’étrier. Elle ne cachait pas son admiration pour les politiques économiques ultra-libérales de Reagan et de Thatcher.

Après quelques tâtonnements, elle fit sienne l’idéologie du « sionisme révisionniste », une tendance qui, avant la Seconde Guerre mondiale, flirtait avec Mussolini et les régimes dictatoriaux du genre de l’Espagne franquiste, mettait en avant son goût marqué pour des actions terroristes contre la population arabe et son opposition viscérale à tous ceux qui, de près ou de loin, se réclamaient de la gauche et du socialisme.

Elle s’opposait à tout étatisme économique et jugeait la gauche trop molle à l’égard des Pales-tiniens. Elle trouva une oreille attentive parmi certains Juifs orientaux, c’est-à-dire ceux originai-res du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, généralement très conservateurs, qui s’estimaient lésés par les « élites » travaillistes, en général venues d’Europe, qui occupaient le haut du panier.

C’est en s’appuyant principalement sur eux que fut fondé le Likoud, parti dirigé d’abord par Menahem Begin, puis plus tard par Benyamin Netanyahou, le type même du politicien affairiste impliqué dans nombre de scandales financiers. Begin, dont le parti avant remporté les élections, fut Premier ministre de juin 1977 à octobre 1983. C’est lui qui, en 1978, signa les accords de paix avec le président égyptien Anouar el-Sadate.

Une alternance qui penche de plus en plus à droite

À partir de ce moment, gauche et droite sionistes vont alterner au gouvernement. Le dernier grand succès des travaillistes date de 1992, lorsque qu’avec le petit parti socialiste Meretz ils totalisèrent plus de 44 % des voix. Une victoire qui n’eut pas de suite et qui fut marquée par l’assassinat du Premier ministre, Yitzhak Rabin, en 1995, par un extrémiste juif mécontent des accords d’Oslo qui avaient été signés avec l’Autorité palestinienne.

Depuis lors, la droite et l’extrême droite n’ont cessé de se renforcer. Même le dernier gouverne-ment israélien, celui de Yaïr Lapid, qualifié de « centriste » par les observateurs, faisait une large place dans ses rangs à des formations de droite, certaines proches des colons.

Formé sous la bannière de « tout sauf Netanyahou », ce gouvernement a continué une répres-sion féroce contre les Palestiniens, fait évacuer des villages entiers pour laisser la place à des colons juifs ou à l’armée et multiplié les assassinats ciblés. Aujourd’hui il est remplacé par une bande de politiciens véreux, de fanatiques religieux et de fascistes juifs qui veulent encore aller plus loin dans cette voie et affirment pouvoir faire mieux que lui.

La fin des « deux États » ?

Beaucoup de commentateurs se sont lamentés sur le fait que le résultat de ces élections signifiait dans les faits la fin du concept des « deux États », l’un juif, l’autre arabe, vivant côte à côte en bonne harmonie. Mais ce concept a surtout servi aux différents gouvernements israéliens, de gauche comme de droite, à gagner du temps pour repousser les négociations aux calendes grecques tout en continuant sans vergogne la colonisation et les expropriations.

Il a aussi été utilisé comme cache sexe par les « amis d’Israël », au sein de l’Union européenne et aux États-Unis, pour ne jamais condamner clairement l’occupation israélienne sous prétexte de préserver l’avenir d’hypothétiques négociations.

Construire une gauche révolutionnaire et internationaliste

Aujourd’hui la gauche israélienne n’existe pratiquement plus. La plupart des militants sincère-ment pacifistes et anti-occupation ont déserté la sphère politique pour demeurer actifs au sein des organisations non gouvernementales d’aide et de soutien aux Palestiniens. Des ONG qui sont parfois devenues la bête noire des autorités.

Pourtant, un jour ou l’autre, il faudra bien construire une gauche nouvelle, profondément anti-raciste, internationaliste et révolutionnaire, non seulement opposée à l’occupation et au statut de seconde zone dans lequel sont cantonnés les Arabes israéliens, mais soutenant pleinement le droit des Palestiniens à disposer d’eux-mêmes et le droit au retour des réfugiés chassés de leurs terres au cours des différents conflits.

Jean Liévin 14 novembre 2022

https://www.convergencesrevolutionnaires.org/

Lire aussi:

La perte des kibboutz précipite la chute de la gauche israélienne

Lire la suite

16 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

20n (biblio)

cartel astrurias

La répression des Asturies c’était déjà Franco

20 novembre : le rendez-vous des nostalgiques du fascisme en Espagne

Commémorée par l’extrême droite espagnole, la journée du 20-N, pour 20 novembre, est l’anniversaires du décès de deux personnages controversés de l’histoire du pays, José Antonio Primo de Rivera et Francisco Franco.

Le premier, fils de l’ex-dictateur Miguel Primo de Rivera, est le fondateur du parti fasciste la Phalange espagnole. Il a été fusillé le 20 novembre 1936 à Alicante après avoir été jugé par un tribunal de la deuxième république espagnole pour complot et rébellion.

La guerre civile espagnole avait déjà commencé, suite au coup de force du général Franco, figure de l’extrême droite. Celui-là même qui imposera son pouvoir autoritaire à l’issue de la guerre d’Espagne, avec l’aide de la phalange et des nazis. Sa dictature ne se terminera que le 20 novembre 1975, jour de son décès. La date était déjà célébrée sous le régime franciste, comme le “Jour de la douleur”. On se demande si l’annonce du décès de Franco dont l’agonie a duré des semaines, n’a pas été repoussée de quelques heures pour coïncider avec cette date déjà mythique pour le monde fasciste.

Chaque 20 novembre, parfois la veille ou le lendemain, tout ce qui reste de nostalgiques du régime du général Franco ou de la phalange espagnole manifeste dans diverses villes du pays, en particulier à Alicante et à Madrid.

Cette année, dans la capitale, c’est dimanche à 12h, place d’Orient que les franquistes se rassembleront. Chaque année, des militants de gauche se mobilisent pour protester contre ces manifestations hors la loi. Longtemps ces manifestations ont été tolérées par les autorités, aujourd’hui, elles tombent sous le coup des lois mémorielles qui interdisent toute promotion du fascisme et du franquisme, sa variante locale.

Ce qui n’a pas dissuadé un certain nombre d’églises partout en Espagne, et même en France, d’annoncer des messes à la mémoire de ces deux héros de l’extrême droite espagnole. La Conférence des évêques espagnols est totalement muette sur le sujet, car divisée.

On se souvient que l’Église catholique, avec l’armée, a été un des principaux soutiens du régime franquiste et une partie du clergé n’a toujours pas renié cet engagement en dépit d’une levée des tabous sur les crimes du franquisme et l’ouverture des fosses communes où reposent plus de 100 000 victimes.

Chaque année, le Mouvement catholique espagnol (MCE) appelle à un pèlerinage à la Vallée des morts (la Valle de los Caídos) d’où la dépouille de Franco a été retirée en 2019 mais où repose toujours José Antonio Primo de Rivera. Chaque 20 novembre, la Phalange organise sa traditionnelle Marche bleue en l’honneur de son héros.

Le bleu en référence à la division des volontaires espagnols, mieux connue sous le nom  de Division bleue, qui était la contribution de  l’Espagne de Franco  à  l’ armée allemande d’ Hitler  pendant la  Seconde Guerre mondiale .

La date du 20 novembre demeure une date symbole pour l’extrême droite espagnole. Est-ce un hasard si le nationaliste basque Santiago Brouard a été assassiné le 20 novembre 1984, puis à nouveau cinq ans plus tard, Jusu Muguruza, à nouveau un 20 novembre.

En 1992, c’est une fusillade contre un groupe d’immigrés qui cause la mort de la dominicai-ne Lucrecia Pérez, encore un 20 novembre… Chaque année se rejoue ce jour-là les affrontements politiques qui ont ensanglantés l’Espagne, il y a plus de 80 ans.

Longtemps, les nostalgiques du fascisme sont restés discrets et très minoritaires. Depuis peu tout a changé, les tabous sont tombés aussi bien du côté des républicains qui osent évoquer les victimes et demander réparation, que du côté de l’extrême droite, aujourd’hui représenté par Vox, un parti qui en quatre années s’est imposé comme la quatrième force politique du pays.

https://www.bibliomonde.fr/

Lire la suite

15 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

mégabassines (basta)

eau air

La répression, les menaces et intimidations s’accentuent contre les opposants aux mégabassines

Violente et frontale, la répression qui a frappé les opposant.es aux mégabassines à Sainte-Soline fin octobre s’inscrit dans la continuité des pressions et menaces qu’ils subissent déjà depuis plusieurs mois et qu’ils racontent en détail à Basta!.

Gérald Darmanin les a qualifiés d’« écoterroristes », la secrétaire d’État chargée de la Citoyenneté, Sonia Backès, de « séparatistes » [1]… La répression des activistes contre les bassines dans le Marais poitevin est montée d’un cran lors de la manifestation du week-end du 29 et 30 octobre à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), sur le terrain comme dans les discours.

Après l’usage de grenades et de lanceurs de balles de défense (LBD) sur les manifestants et les verbalisations pour participation à une manifestation interdite, ce 14 novembre, cinq militants ont reçu la visite des gendarmes venus leur remettre une convocation à la gendarmerie de Niort et de Parthenay, selon un communiqué du collectif Bassines non merci. Les opposants aux mégabassines font face à diverses formes de pression, de surveillance voire de répression depuis le début du mouvement.

« Pour nous, cela a débuté bien avant Sainte-Soline », se rappelle un retraité de Charente, voulant garder l’anonymat. Après son témoignage lors d’un reportage sur TF1 à propos de la sécheresse, le 12 août 2019, l’homme, familier du monde paysan et lui-même chasseur, a reçu une mauvaise surprise. « La séquence portait sur les rivières à sec en Vendée et montrait bien l’impact des bassines sur l’environnement, avec des champs de maïs autour. Le lendemain, nous avons trouvé un ragondin mort chez nous avec une bague siglée TF1. »

Choqués de trouver le cadavre de l’animal chez lui à la vue de ses petites-filles, le retraité et sa femme interpellent le maire du village afin qu’il intervienne. « L’élu m’a répondu qu’il n’y pouvait rien si ce ragondin était venu crever dans ma cour », s’étonne encore le retraité. « Nous le tenions à la disposition de la gendarmerie pour qu’elle fasse éventuellement une enquête, mais aucun agent ne s’est déplacé. »

Le couple affirme aussi avoir subi des menaces de mort et avoir déposé ensuite une main courante à la gendarmerie. « Une fois, j’étais seul à la chasse avec mon fils et on est venu me voir pour me dire qu’il allait m’arriver prochainement quelque chose », rapporte-t-il.

La police fouille des poulaillers

La médiatisation de la lutte contre les mégabassines a réellement pris de l’ampleur il y a un an, lors de l’invasion du chantier de Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres) le 22 septembre 2021, et le retour de bâton judiciaire a suivi peu après. « Parmi les quatre personnes mises en garde à vue à la suite de leur interpellation, un agriculteur de la Conf’ était convoqué à la gendarmerie et s’y est normalement rendu », se souvient Benoît Jaunet, porte-parole de la Confédération paysanne des Deux-Sèvres. « En revanche, ils sont allés chercher sa femme sur son lieu de travail, à la fromagerie, pour ensuite aller fouiller toute sa maison, de la chambre des enfants au poulailler ! »

Parmi les autres gardés à vue, se trouve évidemment la figure publique des contestataires, Julien Le Guet. « Les forces de l’ordre sont venues me chercher chez moi à 6 h 30 du matin en présence de mes trois filles », confirme le porte-parole du collectif Bassines Non Merci. « On me reprochait notamment ma prise de parole publique à Mauzé-sur-le-Mignon : j’avais prévenu l’État que pour une bassine construite il y en aurait trois de détruites. »

Cette phrase prononcée lors de la manifestation fut interprétée comme une « provocation publique et directe non suivie d’effet à commettre un délit » par le procureur de la République de Niort. Toutefois, Julien Le Guet reconnaît avoir été mieux traité que certains de ces camarades, probablement du fait de sa médiatisation. « Les gendarmes ce jour-là ont été corrects dans la manière de m’interpeller », reconnaît-il. « C’était mon téléphone et mon ordinateur qui les intéressaient. Quand je les ai donnés, j’ai obtenu qu’ils ne rentrent pas dans les chambres de mes filles. »

40 000 euros de matériel d’espionnage

Avec le printemps suivant vient le temps des nouvelles actions pour les opposants aux bassines, qui vont d’abord avoir une (grosse) surprise. Le 18 mars 2022, ils découvrent à Sevreau (79), caché sous un filet de camouflage et des feuilles, du matériel militaire d’écoute habituellement utilisé par la gendarmerie ou l’armée… « C’était placé à côté de chez mon père, les renseignements ont su que l’on y organisait des réunions », détaille Julien Le Guet.

Composé d’une caméra orientable à distance, d’un kit de batterie au lithium, d’un traceur et d’un système de transmission, le tout a été évalué pour une valeur d’environ 40 000 euros !

« Notre conviction est que ce matériel appartenait à la cellule Déméter », juge le porte-parole de Bassines Non Merci. Mise en place en 2019 par le ministère de l’Intérieur, en partenariat avec la FNSEA, le principal syndicat agricole, la cellule Déméter visait au départ « des actions de nature idéologique » consistant en « de simples actions symboliques de dénigrement du milieu agricole ». Suite à une saisine du tribunal par des associations environnementales, cette cellule se concentre aujourd’hui sur la lutte contre tout ce qui relève d’« infractions pénales (vols, dégradations, cambriolages, violations de domicile, occupations illégales de terrains) ».

« À la suite de la révélation de nos découvertes dans la presse, il y a eu un jeu ridicule des services préfectoraux qui ont d’abord affirmé découvrir l’existence de ce matériel par voie de presse et quelques jours après, la préfète a finalement avoué que le matériel leur appartenait bien et qu’il était là de manière préventive. »

Si le matériel se voulait discret, il fera au final grand bruit dans le Marais poitevin et aura, selon les membres du collectif, détourné plusieurs personnes engagées pour les bassines, outrées devant un tel déploiement de matériel d’espionnage. Quelques jours plus tard a lieu le printemps maraîchin autour du 25 mars, pour une manifestation joyeuse qui a réuni, à La Rochénard (Deux-Sèvres), près de 6 000 anti-bassines.

Une incitation d’un cadre des Jeunes Agriculteurs à brûler une ferme

C’est lors de cet événement que Benoît Jaunet, porte-parole de la Confédération paysanne des Deux-Sèvres, est alerté par sa femme d’un message menaçant sur les réseaux sociaux. Le statut Facebook, que nous avons retrouvé, dit « S’il y en a qui sont chauds pour une journée festive à la Ferme (de Benoît Jaunet) je suis chaud de night », le tout agrémenté d’une image d’un hangar en feu. L’auteur n’est pas moins que le président des Jeunes Agriculteurs des Deux-Sèvres, section syndicale « jeunesse » de la FNSEA.

« Dès le soir même, le message a été supprimé, sans doute après une prise de conscience », se remémore Benoît Jaunet. « Nous avons eu vraiment très peur, car j’ai déjà été victime d’un tel acte il y a 8 ans : un feu d’origine criminelle et non élucidé. Avec ma femme et mes enfants à la maison, je n’en menais pas large. » L’agriculteur, installé en polyculture-élevage, qui avait déjà reçu des appels anonymes et des menaces, rédige alors une lettre ouverte notamment à l’adresse de la direction de la FNSEA et des services de l’État pour qu’ils prennent position. « Personne ne m’a répondu », regrette-t-il.

« Mes plaintes déposées sont toujours en cours d’instruction et pis encore, un gradé de la gendarmerie est tout de même venu me voir pour me dire qu’il n’avait pas assez de gendarmes pour protéger toutes les fermes et que je l’avais bien cherché. »

Benoît Jaunet, qui siège aussi à la chambre d’agriculture, déplore ces vives tensions entre agriculteurs, qui l’ont poussé à quatre mois d’arrêt, délivré pour surmenage par son médecin. « Face à toutes ces menaces, ma collègue qui était aussi porte-parole a préféré se mettre en retrait de ses fonctions ; nous frôlions tous les deux le burn-out  », continue-t-il. Les mégabassines, en plus d’enflammer l’opinion, semblent creuser le fossé qui sépare deux conceptions de l’agriculture. « J’ai l’impression qu’ici le climat est plus violent entre agriculteurs qu’ailleurs », confirme Nicolas Girod, porte-parole national de la Confédération paysanne.

Des sanctions encore à venir

Chacun des temps forts de la lutte contre les bassines ayant vu son lot de sanctions judiciaires tomber, difficile d’imaginer que le week-end de Sainte-Soline sera sans conséquences. « Avec la prise d’identité de nombreuses personnes durant le week-end, il est fort probable que des manifestants reçoivent dans les semaines à venir des contraventions », prévient Alexis Baudelin, avocat au barreau de Paris, codéfenseur de cinq personnes dont le procès est fixé au 28 novembre, à Niort, à la suite du « regroupement interdit » de Sainte-Soline.

« On sent bien que le gouvernement a voulu mettre au pas ce mouvement qui prend de l’ampleur », constate Alexis Baudelin. « Le procureur a dit que c’était pour l’exemple, il n’y a absolument rien contre eux. Ces personnes ont été « punies » de 24 heures de garde à vue et déférées en comparution immédiate, ce qui est une procédure assez violente alors qu’elles ne faisaient que manifester. »

Bien que manifester soit un droit fondamental, la préfète des Deux-Sèvres avait interdit l’événement et dans les textes, cela exposait les 7 000 manifestants présents à 135 euros d’amende chacun. Ainsi, la maire écologiste de Poitiers, Léonore Moncond’Huy a été verbalisée… Mais le week-end fut surtout marqué par une violence nouvelle de la part des forces de l’ordre, évidemment traitée différemment selon les médias.

« On peut s’attendre à des milliers d’euros d’amendes, voire davantage. Taper dans le portefeuille des opposants de cette manière a pour effet de les dissuader de manifester, c’est comme ça depuis le mouvement des Gilets jaunes. » Pas de quoi visiblement ralentir le mouvement qui s’organise au fil des mois pour contrer la construction des bassines sur tout le territoire. « Plus ce mouvement collectif est réprimé, plus notre détermination en sort renforcée », prévient Julien Le Guet. Dans les campagnes, la guerre de l’eau risque d’être rude.

Guy Pichard 15 novembre 2022

https://basta.media/

Lire la suite

15 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

black panther (socialist worker)

black pp

Gloria Abernathy vendant un journal des Black Panthers lors du boycott des supermarchés de Mayfair. (1971)

Comrade Sisters-Women of the Black Panther Party

Un nouveau livre, Comrade Sisters, met en lumière le rôle crucial joué par les femmes dans la lutte, écrit Carol Thompson.
.
Ce livre magnifiquement réalisé est un témoignage visuel et écrit de la contribution des femmes du Black Panther Party (BPP). Dans la préface, Stephen Shames écrit qu’il a photographié le BPP de 1967 à 1973 et qu’il a été « témoin du pouvoir positif des femmes au service du peuple ».

Les femmes représentaient au moins les deux tiers des membres du BPP. Dans une préface, Angela Davis affirme que le rôle non reconnu des femmes a modifié les « prémisses masculinistes qui tendent à définir l’organisation radicale noire la plus connue des années 1960″.

Ericka Huggins écrit que ces femmes « ne sont pas spéciales d’une manière qui les sépare des autres. » « Ce sont simplement des femmes qui, à l’âge de 12, 14, 16, 18 ou 21 ans, ont décidé qu’il devait y avoir ‘un moyen de sortir de l’impasse’ pour les Noirs et les pauvres », écrit-elle.

Outre des images étonnantes, le livre rassemble des dizaines de témoignages de femmes sur leur activité au sein du BPP. Ces témoignages mettent en évidence le rôle crucial joué par les femmes dans la lutte et la puissance de l’idée de résistance militante.

Par exemple, Carol Granison, de la section BPP d’Oakland, en Californie, écrit : « Ce qui m’a attirée au Black Panther Party, c’est que le parti avait un programme très clair. Nous avons besoin de nourriture. Nous avons besoin d’un abri. Nous avons besoin qu’ils cessent de nous arrêter sans raison. Qu’on arrête de tuer les Noirs ! Ça me plaisait intellectuellement. Enfin, quelqu’un avait dit quelque chose qui avait du sens. »

La camarade Cheryl Dawson a exprimé clairement cet appel à l’action : « J’ai rejoint le Black Panther Party parce que mon âme était en feu ».

Il existe de nombreux témoignages de femmes impliquées dans les programmes autour de la drépanocytose, des écoles et de l’initiative du petit-déjeuner gratuit pour les enfants. Cela pourrait être considéré comme le « rôle des femmes » dans la lutte. Mais il y a aussi des témoignages de femmes en première ligne pour développer des idées politiques.

Malkia Mac Devich-Cyril se souvient de sa mère Janet Cyril qui « contribuait régulièrement au journal du parti ». Elle a été « attirée par l’idée de Fred Hampton d’une alliance transraciale selon des critères de classe. Elle a appris la relation entre la lutte des Noirs et la lutte de classe de la classe ouvrière blanche. »

Et elle poursuit en montrant la façon dont la lutte contre une forme d’oppression a ouvert le mouvement pour s’attaquer à d’autres façons dont les gens sont rabaissés et divisés.

« Elle a également estimé que le Black Panther Party était l’une des organisations noires les plus explicitement féministes auxquelles elle a participé », a déclaré Devich-Cyril. « C’est la raison pour laquelle elle pouvait me soutenir ouvertement en tant que personne homosexuelle, en faisant mon coming out à l’âge de 12 ans.

« Le parti était la seule organisation noire du pays à l’époque qui s’engageait à traiter et à travailler avec des personnes homosexuelles. »

Presque inévitablement, les femmes ont été confrontées au sexisme à certains moments de l’organisation, mais elles l’ont combattu et ont mené en même temps la bataille antiraciste et anti-système. Je vous garantis que ce livre vous donnera un nouveau respect pour une génération de femmes militantes.

black

    Camarades Sœurs : Women of the Black Panther Party par Stephen Shames et Ericka Higgins, ACC Art Books, 35 £.

https://socialistworker.co.uk/

Lire la suite

13 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

« torch » (france 24)

torch

L’opération Torch, un « premier débarquement allié réussi » pourtant oublié des manuels d’histoire

Le 8 novembre 1942, les Alliés débarquaient en Afrique du Nord, au Maroc et en Algérie alors sous domination du régime de Vichy. Surnommé « opération Torch », cet événement majeur de la Seconde Guerre mondiale a été couronné de succès, mais reste peu connu du grand public.

« Brusquement, les sirènes retentirent ; je les entendais pour la première fois en Afrique du Nord. Puissant, leur bruit recouvrait la ville. Tout s’éteignit brutalement, ce fut l’obscurité totale. Quelques minutes après, nous vîmes un avion biplan, à train de roues fixes, volant au ras de l’eau, lâcher un rideau de fumée. Je sus enfin quelle était sa nationalité : c’était un Américain. » Dans la nuit du 7 au 8 novembre 1942, le soldat Louis Laplace est en première ligne à Alger pour assister à l’opération Torch. Membre des forces terrestres antiaériennes de l’armée française du régime de Vichy, il fait face aux forces alliées qui viennent de lancer leur débarquement en Algérie et au Maroc.

Cette opération est actée quelques mois plus tôt à l’été 1942 par les Américains et les Britanniques. « Cette décision tient aux difficultés britanniques dans la ‘bataille du désert’, avec des défaites à Gazala et à Tobrouk, en Libye, en juin 1942. De plus, le Premier ministre anglais, Winston Churchill, est mis sur la sellette par un vote de censure au Parlement britannique. Il s’en faut de peu pour que cela aboutisse à un désastre politique », décrit l’historien Tramor Quemeneur, auteur de « 8 novembre 1942. Résistance et débarquement allié en Afrique du Nord » (éd. du Croquant). « De ce fait, les États-Unis décident de venir en aide à leur allié anglais en difficulté en Afrique du Nord, tout en créant un ‘second front’ en Méditerranée, où les Anglais ont des intérêts. »

Le rôle de la Résistance locale

Pour mener à bien ce projet, les Alliés décident de s’appuyer sur la Résistance locale, qui est encore à l’époque disparate et mal organisée alors que l’opinion publique est majoritairement favorable aux thèses vichystes.  »La Résistance est quasiment inexistante parmi les Européens d’Afrique du Nord, le pétainisme y est triomphant et l’Algérie en particulier constitue une sorte de proconsulat vichyste, ce qui ne signifie pas que l’on y soit favorable aux Allemands ou au nazisme », résume l’historien Jean-Marie Guillon, professeur émérite à l’université d’Aix-Marseille.

Les Américains et les Britanniques peuvent cependant compter en Algérie sur un groupe de quelques centaines de personnes qui leur est favorable et qui s’est constitué dès l’automne 1940. La très grande majorité d’entre eux sont de jeunes juifs qui ne supportent pas les mesures antisémites prises par le maréchal Pétain et son gouvernement, comme l’étudiant en médecine José Aboulker, qui devient la figure de ce réseau à Alger. Épaulé par le résistant royaliste Henri d’Astier de La Vigerie, il donne « des renseignements tactiques pour faciliter le débarquement anglo-américain », comme le souligne Tramor Quemeneur.

Le plan de l’opération Torch se compose finalement de quelque 107 000 hommes (84 000 Américains et 23 000 Britanniques, bénéficiant de 200 bâtiments de guerre, 110 navires de transport et d’une importante couverture aérienne). Au total, neuf sites sont retenus sur les côtes d’Afrique du Nord, six au Maroc et trois en Algérie.

À Alger, la Résistance, composée d’environ 400 personnes, permet de mettre hors d’état de nuire les forces vichyistes. Elle s’empare des points stratégiques administratifs et militaires et arrête les principaux chefs militaires, y compris le général Juin, commandant en chef des forces en Afrique du Nord, et l’amiral Darlan, commandant en chef de l’armée française, qui se trouve par hasard sur place ce jour-là.

Des combats très durs

Dans les autres secteurs, la situation se révèle plus compliquée et la lutte plus acharnée. « Là, les combats ont été très durs : en trois jours, on compte 1 827 morts et 2 717 blessés », détaille Tramor Quemeneur. « À Oran et au Maroc, les forces vichystes ont reçu l’ordre de se battre, ce qu’elles ont fait. À Oran, le plan du débarquement a en partie été éventé par un officier – le lieutenant-colonel Tostain – qui en a parlé à son supérieur, facilitant ainsi l’engagement du combat contre les Alliés. Dès lors, en combattant directement contre les Alliés, la position de Vichy est claire : Vichy est résolument du côté des forces de l’Axe. » En réponse à ce débarquement, les Allemands décident d’occuper le 11 novembre 1942 l’ensemble de la France. La zone sud n’existe plus.

En Afrique du Nord, les tractations continuent. Le 22 novembre, les Américains finissent par signer avec l’amiral Darlan, le représentant du maréchal Pétain en Afrique du Nord, un accord de coopération politique et militaire. Il stipule que les forces françaises de Darlan sont considérées comme des alliées à part entière des États-Unis et du Royaume-Uni, tandis que l’intégrité de l’Empire colonial français est reconnue.

« Les Américains ont fini par arriver en Afrique et l’armée d’Afrique a repris le combat », résumera plus tard José Aboulker. Grâce à cette opération, les Alliés peuvent ainsi ouvrir un nouveau front sur le continent africain face aux forces de l’Axe avec, pour première étape, la reconquête de la Tunisie. Pour Tramor Quemeneur, « cela facilite les combats de la ‘guerre des Sables’ contre le général Rommel, avec l’appui des Français libres : les Alliés savent désormais qu’ils doivent compter avec eux. Mais l’opération Torch prépare surtout la campagne d’Italie et le renverse-ment du régime mussolinien. Désormais, les forces de l’Axe perdent du terrain et deviennent moins puissantes en Méditerranée. »

Un pan oublié de l’histoire de France

Quatre-vingts ans plus tard, cet événement est en tout cas peu présent dans la mémoire collective. À la tête de l’association Les compagnons du 8 novembre 1942 – qui met en lumière le rôle de la Résistance locale lors de l’opération Torch –, Nicole Cohen-Addad le constate tous les jours : « J’ai fait une étude sur les manuels scolaires en France. Si on en parle, il y a une seule ligne. Sinon, il n’y a rien. » Selon cette fille de l’un du « groupe des 400″, cet oubli est dû à l’écartement du général de Gaulle de cette opération : « Il n’y a pas participé et n’en a pas été informé. »

Un avis partagé par Tramor Quemeneur. « Ces événements perturbaient la lecture gaulliste de la Seconde Guerre mondiale : le général de Gaulle y jouait un rôle secondaire. Il n’était pas encore reconnu par les Alliés », explique-t-il. « D’autre part, y ont participé quelques figures très controversées, en particulier celle d’André Achiary (un commissaire chargé de neutraliser les personnalités civiles collaborationnistes à Alger, NDLR). Celui-ci a joué un rôle central dans la répression de mai-juin 1945 à Guelma, dans l’Est algérien, ce qui a conduit à la mort de près de 20 000 Algériens. Pendant la guerre d’indépendance, il est devenu un partisan résolu de l’Algérie française jusqu’à basculer en faveur de l’OAS à la fin du conflit. Cette personne a en partie jeté le discrédit sur les résistants, alors qu’en grande majorité, ils ne sont pas sulfureux. »

Pour ce spécialiste de l’Afrique du Nord, l’opération Torch souffre aussi d’une marginalisation de l’histoire coloniale :  »Cela renvoyait dans l’imaginaire national à la décolonisation, à la perte des colonies et aux déchirements que cela a suscité.

Les résistants ont même eu du mal à se faire reconnaître comme tels, de même que les internés dans les nombreux camps d’Afrique du Nord n’ont eu absolument aucune reconnaissance a posteriori du drame qui les a frappés. Mais aujourd’hui, on commence à s’apercevoir de l’importance de ces événements. Il est temps que les choses changent et d’embrasser cette ‘histoire globale de la France coloniale’, pour paraphraser le titre d’un récent ouvrage. »

08/11/2022

https://www.france24.com/

Lire la suite

10 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

antisémitisme (jdd)

antisme

Assemblée nationale : le RN pourrait présider douze groupes d’étude, dont celui sur l’antisémitisme

La présidence du groupe d’étude de l’Assemblée nationale sur l’antisémitisme, actuellement présidé par le député Renaissance Sylvain Maillard, pourrait revenir au Rassemblement national.

Selon les informations de RCJ, le Rassemblement national devrait prendre la tête de douze groupes d’étude à l’Assemblée nationale , dont celui sur l’antisémitisme.

Une réunion devrait se tenir mercredi prochain, le 16 novembre, notamment avec Renaissance, qui souhaite garder la présidence de ce groupe d’étude. En effet, pour le moment, le vice-président de Renaissance à l’Assemblée, Sylvain Maillard, est à la tête du groupe d’étude. Aucun député du parti d’extrême droite n’est membre de ce groupe.

Le Rassemblement national pourrait donc se retrouver à la tête d’un cinquième des groupes d’étude, puisqu’en septembre, Yaël Braun-Pivet , la présidente de l’Assemblée nationale, a fait passer la consigne de réduire le nombre de groupes d’étude à 58, alors qu’il en existait 122 entre 2017 et 2022. Un administrateur de l’Assemblée indiquait à BFMTV que « ces groupes étaient très nombreux et [que] leur intérêt n’était pas toujours évident ».

La France insoumise accuse Sébastien Chenu d’avoir mis fin à plusieurs groupes d’étude

Cette mission a été confiée à Sébastien Chenu, vice-président de l’Assemblée, qui explique : « On a sollicité tous les présidents de groupe pour avoir des propositions. On en a récolté 375. J’ai ensuite invité tous les membres du bureau de l’Assemblée nationale à venir trancher avec moi. » La liste définitive devrait être arrêtée en décembre.

Néanmoins, La France insoumise a accusé Sébastien Chenu d’avoir mis fin à plusieurs groupes d’études : « Le RN a supprimé les groupes d’études consacrés à la langue des signes, aux LGBTQIphobies dans le monde, et aux conditions d’accueil des migrants. » Ce que conteste le vice-président de l’Assemblée, qui justifie des groupes avec des noms différents.

Guillaume Dosda 09/11/2022

https://www.lejdd.fr/

Lire la suite

09 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Racisme : de l’air, ouvrons les frontières !

Ces derniers jours ont été (une fois de plus) marqués par le racisme décomplexé de l’extrême droite à l’Assemblée nationale, suivi des premiers débats nauséabonds autour du nouveau projet de loi sur l’immigration…

La Méditerranée est toujours un cimetière

Alors que le député de la Nupes Carlos Martens Bilongo interpellait le gouvernement sur la situation inhumaine des migrantEs en Méditerranée – rappelant le chiffre de 3231 morts l’année passée –, il s’est fait interrompre par un député du Rassemblement national, Grégoire de Fournas, qui a hurlé : « Qu’il(s) retourne(nt) en Afrique ! »

Des propos intolérables, qu’ils aient été prononcés à destination du député ou qu’ils visent l’ensemble des migrantEs qui tentent de traverser la Méditerranée au péril de leur vie. Des propos révélateurs de la véritable nature du RN et de son projet : le racisme et la violence.

Tout le symbole du programme liberticide et meurtrier de l’extrême droite : augmenter la répression contre les migrantEs et contre celles et ceux qui les aident, mais aussi contre toutes celles et ceux qui se mobilisent en général.

Les navires humanitaires qui naviguent en Méditerranée ont secouru près de mille migrantEs fin octobre. Deux d’entre eux sont depuis bloqués en mer parce que les pays européens n’ouvrent pas leurs ports et se renvoient la balle.

L’Italie de Georgia Meloni, l’extrême droite « post-fasciste », refuse de laisser accoster les bateaux, y compris contre le droit international. Cette situation permet à la France et à l’hypocrite Darmanin, mais également à la Norvège, à l’Allemagne et nombreux autres pays de leur donner des leçons de droits humains tout en ne faisant rien.

Se mobiliser contre un projet de loi raciste

Le gouvernement et son réactionnaire ministre de l’Intérieur viennent de présenter leur projet de loi sur l’immigration. Un projet raciste qui, tout en précarisant administrativement encore plus les travailleurEs étrangers, renforce le cadre répressif des reconduites à la frontière.

Avec son projet, Macron pratique son « en même temps » : de droite et d’extrême droite ! Et Darmanin se répand en sorties racistes dans les médias, notamment autour d’une délinquance prétendument provoquée par l’immigration. La solution à tous les problèmes serait ainsi,selon lui, l’expulsion des migrantEs, par le renforcement des OQTF (obligation de quitter le territoire français).

Darmanin parle aussi du pourcentage de la population que cette immigration représenterait dans la population française, jouant ainsi avec le mythe du « grand remplacement »…

Ce projet de loi contient pour partie les mêmes éléments que les lois précédentes, venues de pouvoirs de droite comme de gauche : la volonté de limiter l’immigration, d’imposer toujours plus de critères (comme un examen de français préalable à la délivrance d’un permis de séjour), de limiter toujours plus l’immigration dite familiale, et de sélectionner la « bonne immigration » qui serait celle du travail…

Au centre du projet se trouve aussi la création d’un titre de séjour au rabais, pour les « métiers en tension » : un permis de séjour (aux critères modifiables à la discrétion des gouvernements) uniquement réservé aux métiers les plus durs et les plus précaires, où d’ailleurs les sans-papierEs sont déjà pléthore…

Pour Macron, Darmanin et l’ensemble du gouvernement, le meilleur rempart contre le RN et les idées d’extrême droite serait donc de mettre en œuvre une bonne partie de son programme ! Au contraire, les idées racistes et nauséabondes et les politiques migratoires mortifères doivent être combattues à tous les niveaux. Contre l’Europe des capitalistes et des barbelés, revendiquons l’ouverture des frontières et l’accueil inconditionnel de toutes et tous. Imposons par notre mobilisation la régularisation des sans-papierEs.

Mardi 8 novembre 2022

Lire la suite

09 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

callac (le poher)

callac (le poher) dans Altermondialisme

Communiqué : la CGT Guingamp soutient le journaliste du Poher agressé à Callac

« L’ union locale CGT de Guingamp apporte son soutien au journaliste de « Poher Hebdo » agressé samedi à Callac alors qu’il couvrait dans l’exercice de sa fonction le rassemblement de l’extrême droite.

La CGT considère la liberté de la presse comme un acquis fondamental et la libre expression des journalistes, tant envers leurs comités de rédaction qu’à travers les événements dont ils rendent compte, nécessaire aux confrontations démocratiques.

Nous exprimons donc toute notre sympathie à Erwan.

.
UL CGT Guingamp

L’Hebdo du Centre Bretagne.

https://www.lepoher.fr

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin