Archive | Antifascisme

04 décembre 2025 ~ 0 Commentaire

Widersetzen (ESSF)

antifa

Allemagne : Énorme succès pour le collectif « Widersetzen » à Giessen

• Plus de 50 000 personnes participent à la plus grande mobilisation antifasciste de l’histoire de la République fédérale.

• Le collectif choqué par la violence policière.

Giessen. Le collectif « Widersetzen » (résister) considère que ses actions de désobéissance civile contre la création de la jeunesse AfD ont remporté un énorme succès. 15 000 personnes ont participé aux barrages organisés par « Widersetzen » et ont bloqué les accès au congrès constitutif. Des dizaines de milliers d’autres personnes ont manifesté à Giessen contre l’AfD. Cette journée restera ainsi dans l’histoire comme la plus grande mobilisation antifasciste de l’histoire de la République fédérale.

Les extrémistes de droite ont dû commencer leur congrès avec deux heures et demie de retard dans une salle à moitié vide. Malgré une interdiction de manifester dans le quartier ouest de Giessen et malgré une violence policière massive, les blocages ont porté leurs fruits. Environ 5 000 manifestants ont même réussi à s’approcher de très près du lieu où se tenait ce rassemblement de l’AfD.

Suraj Mailitafi, porte-parole de Widersetzen : « Quelle journée ! Avec notre résistance déter-minée et joyeuse aujourd’hui à Giessen, nous envoyons un signal d’espoir au monde entier. Mais pour nous, Widersetzen, c’est plus que bloquer l’AfD : l’antifascisme, c’est soutenir les réfugié.e.s, c’est le travail quotidien des grands-mères contre l’extrême droite, c’est intervenir lors de contrôles policiers racistes. Car nous avons envie de construire une société meilleure, plutôt que de nous contenter du manque d’idées de la CDU et du SPD et de la triste haine de l’AfD. »

Le collectif s’est dit choqué par l’ampleur de la violence policière à l’encontre des manifestants. Les policiers ont blessé de nombreux manifestants en les frappant au visage à coups de poing et en utilisant massivement des matraques et des pulvérisateurs de gaz poivré. Même lorsque les rassemblements se sont dispersés et alors que le congrès de l’AfD avait déjà commencé, la police a continué à envenimer la situation en attaquant brutalement les antifascistes. De plus, la police a utilisé des canons à eau alors que les températures étaient glaciales.

« Nous avons vu aujourd’hui encore que nous ne pouvons pas compter sur l’État dans la lutte contre le fascisme. La ville de Giessen a instauré une « zone de non-démocratie » et les policiers ont ouvert la voie aux fascistes à coups de matraque. Le tapis rouge a été déroulé pour l’AfD, mais nous l’avons retiré sous les pieds des extrémistes de droite », a déclaré Rieka Becker, membre de« Widersetzen » . « Cette résistance vient du cœur même de la société. Nous ne laisserons pas nos lieux de vie aux fascistes. Nous voulons une société ouverte, où tout le monde trouve sa place, qui protège le climat et où chacun peut s’épanouir librement, peu importe où il est né, qui il aime ou à quoi il ressemble. »

Lors des manifestations, des employé.e.s de l’hôpital universitaire de Giessen/Marburg ont défilé aux côtés du « Migra Space » de Giessen, de militants syndicaux, de jeunes activistes et des « Omas gegen Rechts » (Grands-mères contre l’extrême droite). Dans les Hessenhallen de l’AfD, en revanche, selon des observateurs, le quota de femmes était d’environ 5 % et le secrétaire de la nouvelle organisation de jeunesse du parti est âgé de 57 ans. L’alliance « Widersetzen » revendique donc, contrairement à l’AfD, de représenter l’ensemble de la société. À l’heure actuelle, nous terminons la journée par une manifestation dans la ville de Giessen.

Collectif « Widersetzen »


samedi 29 novembre 2025  Collectif « Widersetzen »

• Traduit pour ESSF par Pierre Vandevoorde

Source – « Widersetzen », 29 novembre 2025 : https://widersetzen.com/

• Widersetzen est une coalition antifasciste nationale qui organise des actions de désobéissance civile massive. Elle regroupe plus de 80 groupes locaux, syndicats, initiatives et organisations antiracistes et antifascistes, militants pour le climat, ONG et beaucoup d’autres.

https://www.europe-solidaire.org/

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03 décembre 2025 ~ 0 Commentaire

Fachos (Politis)

ecole b

« Le projet de l’extrême droite est dangereux précisément parce qu’il avance en silence »

Dans une tribune, Sarah Pigeaud, membre du conseil politique et coréférente du projet de Place publique, alerte sur l’entrisme opéré discrètement par des organisations reliées à l’extrême droite au sein de l’école publique. Elle appelle l’Éducation nationale à résister à ce danger.

Il existe des conquêtes silencieuses, des batailles idéologiques menées sans bruit : un livret de civisme remis aux élèves pour encourager l’épanouissement de chacun, quelques centimes arrondis sur un terminal de paiement pour lutter contre le décrochage scolaire, ou encore l’intervention d’une association en classe pour sensibiliser « à la vie affective, au développement des compétences psychosociales et au soin de la santé mentale des adolescents ». Rien de brutal, des mécaniques feutrées, d’une efficacité remarquable.

Sous une façade charitable, c’est à chaque fois un véritable programme d’influence idéologique qui se met en place.

Le projet de l’extrême droite est dangereux précisément parce qu’il avance en silence. Sous une façade charitable, c’est à chaque fois un véritable programme d’influence idéologique qui se met en place, piloté par des réseaux catholiques conservateurs et soutenu par des mécènes engagés dans un vaste projet de « réarmement moral ».

Distiller une vision morale conservatrice

Ainsi, derrière un simple arrondi à la caisse on trouve le réseau Espérance banlieues, marqué par des pratiques internes contestées et plusieurs plaintes. Son essor s’inscrit dans une galaxie organisée autour de la Fondation pour l’école et appuyée par de puissants financeurs, dont Pierre-Édouard Stérin, figure du projet d’union des droites.

À travers le Fonds du bien commun, ces mécènes financent des interventions au sein d’écoles privées sous contrat. L’association Lift, elle aussi largement soutenue par le même milliardaire ultraconservateur, s’empare ainsi des programmes d’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle – censés protéger les enfants, notamment contre les violences sexuelles – pour y distiller une vision morale conservatrice.

Jusqu’ici, cet entrisme touchait surtout l’enseignement privé. Ce n’est désormais plus le cas. Les mêmes méthodes gagnent aujourd’hui l’école publique. Le Passeport du civisme, par exemple, est distribué dans des établissements de communes « partenaires » – Vertou, Guérande, Châteaubriant, Sautron, Talmont-Saint-Hilaire… – et présenté comme un outil pédagogique destiné à renforcer la citoyenneté.

Infilrer l’insttution pour façonner les consciences

Pourtant, des associations de parents alertent : manque de transparence, orientation idéologique, glissement de l’éducation civique vers une morale réactionnaire. L’association porteuse du projet a reçu 50 000 € du Fonds du Bien Commun. En 2024, le ministère de l’Éducation nationale a retiré sa demande d’agrément national en raison de doutes sur sa neutralité. Et malgré cela, l’initiative continue d’être déployée.

Là encore, rien d’explicite : seulement un livret aux airs inoffensifs remis aux écoliers. L’enrobage est doux, mais la stratégie reste la même. Le Fonds du bien commun avait déjà soutenu des initiatives culturelles calquées sur le modèle du Puy du Fou, des projets artistiques mêlant tradition, récit national et vision religieuse conservatrice, comme à Moulins cet été.

Se battre n’est pas toujours simple. Résister ne va jamais de soi. Mais aujourd’hui, je vous exhorte à ne pas rester passifs

Désormais, c’est l’École qui devient leur nouveau terrain d’expansion. Infiltrer l’institution pour façonner les consciences : tel est l’objectif.

Oui, se battre n’est pas toujours simple. Résister ne va jamais de soi. Mais aujourd’hui, je vous exhorte à ne pas rester passifs.

Il ne s’agit pas de remettre en cause la solidarité, la philanthropie ou l’engagement éducatif. Mais de refuser qu’ils se transforment en chevaux de Troie idéologiques, destinés à acheter les consciences à bas prix. Défendre la République commence par un réflexe élémentaire : demander qui finance, qui agit, et au nom de quoi.

Car la République ne s’effondre pas sous un assaut frontal. Elle se délite lentement, silencieusement, remplacée, geste après geste, par une morale privée, verticale, prescriptive.

L’École de la République ne peut pas se laisser endormir. Elle doit réagir, lucidement et fermement, pour empêcher que l’influence de quelques-uns ne prenne la place de l’intérêt général.

Sarah Pigeaud  • 3 décembre 2025

https://www.politis.fr/

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02 décembre 2025 ~ 0 Commentaire

Propagande antimusulmans (LO)

islam

Ceux qui répandent le poison

Un sondage réalisé par l’institut Ipsos sur l’influence de l’islam en France, a été publié le 18 novembre. LR a sauté sur l’occasion pour mettre en avant son « plan de réarmement contre l’offensive islamique ».

Au nom de la « cohésion nationale » et même des droits des femmes, cette brochette de sénateurs de droite préconise, entre autres, l’interdiction du jeûne et celle du port du voile dans l’espace public pour les moins de 16 ans. Cela fait également l’objet d’une proposition de loi déposée par Laurent Wauquiez, chef de file des députés LR, à l’Assemblée nationale.

Le problème de ces politiciens de droite n’est évidemment pas de lutter contre les conceptions religieuses rétrogrades ni contre l’oppression et l’enfermement des femmes, dont le port du voile est une expression. Les mêmes ne voient d’ailleurs aucun « obstacle à la cohésion nationale » dans le fait que des bonnes sœurs catholiques se promènent voilées dans l’espace public ou dans celui de revendiquer « les racines chrétiennes » de la France pour installer des crèches de Noël dans le hall des mairies.

Alors que la situation des classes populaires ne cesse de se dégrader, il s’agit pour les responsables politiques de détourner la colère. Il s’agit de faire oublier aux travailleurs que ce qui leur pourrit la vie, quelles que soient leurs convictions religieuses, est le niveau des prix, les bas salaires et le chômage et toutes leurs conséquences.

Les élus LR ne sont pas les premiers à vouloir surfer sur le terrain du racisme, dans sa version antimusulmans, chère à l’extrême droite. En mai, Macron avait même convoqué un conseil de défense sur « l’entrisme et le séparatisme islamique », dans lequel Retailleau lui avait volé la vedette. Au nom du parti macroniste Renaissance, Gabriel Attal avait alors déjà parlé d’interdire le voile dans l’espace public aux filles de moins de 15 ans.

Cela fait longtemps que la confusion entretenue par l’extrême droite entre terrorisme et immigration ou religion musulmane et volonté séparatiste s’étale dans les médias et les propos de dirigeants politiques. Le sondage réalisé par Ipsos en est un exemple révélateur. Le sous-titre de l’étude, « entre réislamisation et tentation islamiste », met un signe d’égalité entre le regain de la pratique religieuse observée chez les jeunes musulmans et une « tentation islamiste », comme si tous les jeunes faisant le ramadan étaient des djihadistes en puissance.

Cette campagne de stigmatisation des musulmans est une arme contre les travailleurs. Elle les affaiblit en les divisant selon leur origine, leur nationalité et leur religion supposée. Elle encourage la méfiance et le racisme d’un côté, et le repli communautaire de l’autre. Tous ceux qui veulent faire croire aux exploités qu’ils auraient plus de choses en commun avec un capitaliste priant le même dieu qu’avec un camarade de travail n’y croyant pas ou ne priant pas dans la même langue cherchent à les désarmer.

Ce qui unit les travailleurs, c’est le fait d’être tous exploités par le système capitaliste. C’est là que se situe la vraie séparation, entre les travailleurs, qui font tourner toute la société, et ceux qui la dirigent, à commencer par les capitalistes, qui tirent profit de leur travail.

Nadia Cantale  26/11/2025

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01 décembre 2025 ~ 0 Commentaire

Brest Antifa (OF)

anarchie

Accusés de « faire perdurer un climat de tension » à Brest, les antifas répondent au préfet

Samedi 22 novembre, à Brest (Finistère), la manifestation antifasciste a été interdite par la préfecture. Les organisateurs dénoncent le fait d’être mis sur le même plan que l’extrême droite, à l’origine de plusieurs agressions cette année.

Samedi 22 novembre, malgré l’interdiction préfectorale, entre 150 et 200 personnes ont défilé dans les rues du quartier de Recouvrance à Brest (Finistère) pour dénoncer les agressions de groupes d’extrême droite.

Samedi 22 novembre 2025, à Brest (Finistère), par crainte de « troubles à l’ordre public », Louis Le Franc, le préfet du Finistère, interdit la marche aux flambeaux du collectif « Assemblée antifasciste de Brest », dans un large périmètre du centre-ville. La manifestation a bien eu lieu, mais à Recouvrance, secteur non concerné par l’interdiction. Elle s’est déroulée dans le calme.

Mardi, le collectif a répondu au préfet en remettant en cause les arguments avancés pour justifier l’interdiction. Tout d’abord,   cette manifestation aux flambeaux était une marche…

  28/11/2025 Laurence GUILMO.

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30 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Trump (Pùblico)

trump

« Projet 2025 » :
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Le plan suprémaciste visant à transformer les États-Unis en une société chrétienne et blanche, adopté par Trump
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Le président instrumentalise la fusillade de Washington pour renforcer la fermeture du pays aux migrants. Il suggère que les migrants incompatibles avec la « civilisation occidentale » doivent être « dénaturalisés » et suspend l’arrivée de personnes en provenance du « tiers monde ». -  .
L’un des principaux objectifs du programme de Donald Trump à la Maison Blanche est de fermer le pays à l’immigration. Bien que l’accent soit mis sur l’expulsion des immigrants sans papiers, le président a également œuvré pour d’autres mesures visant à fermer les États-Unis aux étrangers en général.
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L’été dernier, il a interdit aux citoyens de 19 pays, dont l’Afghanistan et le Soudan, de se rendre aux États-Unis. Suite à la mort par balle de deux membres de la Garde nationale, Trump souhaite durcir encore davantage les restrictions. Après le meurtre présumé de l’une des deux réservistes par Rahamanullah Lakanwal, un jeune Afghan ayant collaboré avec la CIA en Afghanistan, le président américain a durci son discours anti-immigration.
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Dans une publication sur Truth Social jeudi soir, peu après l’annonce du décès de la soldate Sarah Beckstrom à l’hôpital, Trump a semblé cibler même les immigrants en situation régulière déjà citoyens américains. « Je dénaturaliserai les immigrants qui menacent la paix intérieure et j’expulserai tout étranger qui représente une charge pour l’État, un risque pour la sécurité ou qui est incompatible avec la civilisation occidentale », a écrit le président américain, sans préciser comment ni selon quels critères il procéderait.
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Il a également annoncé qu’il suspendrait « définitivement » l’immigration en provenance du « tiers monde » et qu’il mettrait fin à l’immigration de tous les migrants régularisés sous l’administration Biden.
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« J’expulserai quiconque ne représente pas un atout pour les États-Unis ou qui est incapable d’aimer notre pays. » Le président instrumentalise désormais un cas isolé pour cibler un groupe bien précis : les immigrés racisés et tous ceux qui ne partagent pas les valeurs de son administration.
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Le projet ultraconservateur 2025, dont Trump avait tenté de se distancier mais qu’il applique désormais à la lettre, repose sur une idéologie suprématiste blanche chrétienne visant à transformer les États-Unis en une société conforme à l’idée que le pays a été fondé comme une nation blanche et doit le rester.
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Depuis l’attaque, Trump a déjà annoncé d’autres mesures, comme l’arrêt de l’immigration en provenance d’Afghanistan. Cette immigration était déjà interdite de principe depuis juin, date à laquelle il a instauré le décret interdisant l’entrée aux États-Unis aux ressortissants de 19 pays. Un veto qui semblait paradoxal, car depuis le retrait des États-Unis d’Afghanistan en 2021, la grande majorité des Afghans arrivés dans le pays l’ont fait sous le statut de réfugié.
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Ce vendredi, le gouvernement américain a « suspendu toutes les décisions relatives à l’asile », selon une annonce des services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis (USCIS), suite au décret de Trump visant à « stopper » l’immigration en provenance des « pays du tiers monde ».
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Cette attaque survient alors que l’administration a annoncé vouloir limiter à 7 500 le nombre de réfugiés qu’elle accueillera l’année prochaine et qu’elle entend donner la priorité aux Sud-Africains blancs.
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Cette mesure, annoncée avant la fusillade qui a coûté la vie à deux gardes nationaux, est une affirmation claire de la suprématie blanche américaine et s’inscrit dans le cadre des campagnes de pression menées contre le gouvernement sud-africain, accusé de laisser se perpétrer un « génocide » contre les Blancs. Trump lui-même a tenu ces propos au président sud-africain Cyril Ramaphosa lors de sa réception dans le Bureau ovale en mai.
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29/11/2025

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29 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Back Again (Blast)

rajfus

Voilà que çà recommence!

Quand la police nationale exhibe fièrement une banderole féministe à l’envers

C’est une pratique très connue des milieux hooligans : s’afficher encagoulés avec le matériel ennemi retourné. Mais cette fois, il n’est en rien question de sport : c’est la police nationale qui reprend cette mise en scène, en posant fièrement avec une banderole antifasciste et antiraciste.

Contexte : lors de la manifestation contre les violences sexistes et sexuelles du 22 novembre, à Paris, les forces de l’ordre ont escorté pendant des heures les cortèges du groupe identitaire d’extrême droite « Némésis » et du collectif pro-israélien « Nous vivrons ».

Dans le même temps, ces mêmes forces ont réprimé les cortèges féministes antifascistes et pro-palestiniens qui tentaient de s’opposer à la présence de ces groupes, notamment en prenant systématiquement pour cible les banderoles déployées.

C’est ainsi l’une d’elle qui a été ensuite exhibée comme un trophée par une quinzaine de policiers cagoulés, en uniforme, posant sous un drapeau français dans un commissariat.

Cette mise en scène n’a rien d’anodin : en reprenant ouvertement les codes hooligans, ces policiers affichent clairement — et fièrement, en uniforme — leur posture d’ennemis des mouvements féministes, antiracistes et LGBTI. Et ce en dépit évident du principe de neutralité du service public et du devoir de réserve de ses agents. Vague brune, vous dites ?

Au moins, chez les hooligans, on ne se protège pas derrière l’uniforme.

https://www.blast-info.fr/

 

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27 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Franco (Arte)

 

Espagne, une guerre sans fin, de Stéphane Benhamou et Barbara Necek

Documentaire en deux parties. Disponible sur arte.tv jusqu’au 10/06/2026.

À l’occasion du cinquantenaire de la mort de Franco, la contribution d’Arte est à recommander.

Le premier épisode commence avec la proclamation de la Deuxième République, le 14 avril 1931.

Le roi Alphonse XIII part alors en exil. Le documentaire est limpide sur ce qui déplaît aux possédants et porte en germe l’intervention de la réaction : la victoire de la gauche s’appuie sur un programme radical qui, en plus de mesures sociales comme le divorce et la réforme agraire, s’en prend au monopole de l’Église sur l’instruction ; et le gouvernement projette d’accorder au Pays Basque et à la Catalogne un statut spécifique.

Le second volet se termine en soulignant un élément trop rarement mentionné : le lien organique, filial, entre la dictature et la monarchie. Souvent présenté comme garant du processus démocratique, le règne des Bourbons est en fait purement et simplement un legs de Franco !

L’intervention de témoins appartenant à des familles « des deux côtés » aurait pu inquiéter en ces temps de fausse objectivité et d’« équidistancialisme » stérilisant. Mais les réalisateurs en jouent avec brio. Tous les témoins issus de familles nationalistes ne sont pas des gros fachos — certainEs apportent même un éclairage intéressant sur la mémoire — mais les deux qui le sont le sont à un tel point que voir surgir un tel échantillon de franquisme tardif à l’écran a de quoi faire frémir… Ils existent, ne l’oublions pas !

Claude Moro  Samedi 29 novembre 2025

https://lanticapitaliste.org/

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26 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Saint Malo (Le Tél)

wolf

La venue de Jordan Bardella à Saint-Malo continue de faire des vagues

La venue à Saint-Malo du président du RN, Jordan Bardella, le 23 novembre, a été marquée par des tensions entre forces de l’ordre et manifestants antifascistes. 48 heures après, on en sait plus sur ce qui a conduit à l’emploi de la force lors de la manifestation, alors que la LDH envisage de porter plainte.

Près de 400 manifestants ont protesté contre la venue de Jordan Bardella (RN), dimanche 23 novembre 2025, sur le Sillon, à Saint-Malo.

Un déplacement sous tension. Ce dimanche 23 novembre a été marqué par la présence, à Saint-Malo, du président du RN, Jordan Bardella, pour une séance de dédicace de son nouveau livre à l’hôtel Océania, sur la chaussée du Sillon.

Près de 1 500 personnes sont venues le rencontrer pour sa venue dans la Cité corsaire, encadrée par un dispositif policier. Sur la plage, près de 400 personnes étaient rassemblées pour manifester contre la présence du leader d’extrême droite, à l’appel d’un collectif d’associations, de partis politiques et de syndicats, coordonné par la Ligue des droits de l’Homme (LDH).

Sylvie Vennéguès et Alexandre Le Mouël

25 novembre 2025
 

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24 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Edito (NPA)

bourge fille

Contre les vents mauvais : aller de l’avant

Les politiques réactionnaires et d’extrême droite semblent s’imposer sur tout le globe. Dans le même temps, les révoltes massives de la GenZ apportent un souffle nouveau et la confiance dans notre camp social pour reprendre la main.

Cela passe nécessairement par des mobilisations massives et déterminées pour en finir avec le capitalisme.

La marche du monde donne le sentiment de flotter au gré du vent.

Au États-Unis, Trump impose sa politique, appuyant un shutdown de plus de 40 jours, dont une des conséquence est de ne pas payer ni les fonctionnaires, ni, entre autres, les aides alimentaires (touchées par 1 étatsunien·ne sur 8) et clouant au sol près de 2 700 avions, par manque de contrôleurs aériens.

Ce n’est pas le seul enjeu sur la scène mondiale.

En Palestine, l’armée israélienne a violé 200 fois le cessez-le-feu du 10 octobre, tuant plus de 240 gazaoui·es. Le génocide continue, même si, pour l’instant, la guerre totale semble avoir pris une autre forme.

En Angleterre, plus de 100 000 personnes ont manifesté contre les migrants le 13 septembre. Aux Pays-Bas, l’extrême droite perd de peu les élections législatives, laissant le gouvernement à une coalition de centre gauche précaire.

Face à cette offensive réactionnaire, des mobilisations massives explosent au Maroc, à Madagascar ou au Népal contre le chômage, la corruption et pour la liberté d’expression. La France est traversée par les mêmes vents contradictoires et dont l’issue est incertaine.

Reprendre le gouvernail en main

Il est possible d’agir face à cette déferlante. La crise politique que nous traversons est la conséquence directe des crises économique, sociale et écologique mondiale, mais notre camp social a la possibilité de tout changer.

Hors des pays impérialistes occidentaux, la jeunesse de la GenZ se mobilise contre les politiques austéritaires et liberticides, alors qu’elle n’a jamais connu de victoire majeure.

Les mobilisations de septembre et début octobre en France ont montré que notre camp social est capable d’initiatives pour se défendre et affirmer son refus des politiques néolibérales. De notre côté, nous sommes partie prenante de ces initiatives et soutenons l’unité des organisations du mouvement social.

Dans ce cadre, nous appelons à une journée de manifestation unitaire le 29 novembre en solidarité contre le génocide en Palestine. Nous soutenons l’appel intersyndical à la grève du 2 décembre. Bref, nous reprenons la rue pour aller plus loin et faire vaciller le gouvernement et le patronat. Cela passera par des grèves massives inscrites dans la durée. C’est à cela que nous nous préparons dès maintenant, dans tous les cadres où nous intervenons.

Discuter, argumenter et agir

Le NPA seul n’a pas toutes les clés en main.

Nous avançons et discutons de nos propositions largement. Lors de notre 6e congrès, nous avons voté majoritairement des motions antispécistes. Nous ouvrons ce débat dans le dossier de ce numéro.

Nous restons résolument opposés à l’extrême droite, cet élément fait partie de tous nos combats, y compris dans celui de la cause animale. Nous ne nous contentons pas d’une opposition verbale, mais nous luttons pied à pied contre toutes leurs apparitions.

Le combat contre le fascisme est au cœur de notre politique et nous appelons à l’unité, dans la rue et dans les urnes, de l’ensemble des organisations de gauche pour lutter contre ce péril mortel.

Cependant, dans cette bataille, l’État n’est pas neutre. Comme le constate Michel Frost, rapporteur spécial de l’ONU sur les défenseurs de l’environnement, « la violence policière, c’est quelque chose qui est un peu unique en France [...] qui pose de vraies questions de contrôle par les hiérarchies du comportement des gendarmes et des autres membres des forces de l’ordre ».

C’est ainsi que nous œuvrons à la mise en branle de l’ensemble de notre camp social pour renverser la vapeur pour construire une société débarrassée de l’exploitation et des oppressions. Ce n’est pas une tâche simple, mais elle est indispensable à la réussite de nos combats.

https://lanticapitaliste.org/

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23 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Brest (Le Tél)

brest

Brest, plus de 100 personnes à la manifestation antifasciste pourtant interdite

Environ 130 personnes défilent, ce samedi, en début de soirée, dans le quartier de Recouvrance, à Brest. La manifestation antifasciste était pourtant interdite.

Sous les yeux de CRS bloquant le pont de Recouvrance, ce samedi 22 novembre 2025, vers 18 h 30, la manifestation antifasciste a pris la direction de la rive droite, suivant la ligne de tram. 

La manifestation était interdite. Pourtant, vers 18 h 30, ce samedi 22 novembre 2025, à Recouvrance, au pied du pont, environ 130 personnes se sont regroupées pour un défilé aux flambeaux antifasciste.

Les CRS, qui patientaient depuis l’après-midi devant le chantier des halles Saint-Louis, se tenaient de ce côté du pont de Recouvrance. Les manifestants se sont élancés vers la rive droite, suivant la ligne de tramway en chantant des slogans contre « les fachos ».

Les manifestants ont d’abord bloqué le pont de Recouvrance avant de s’élancer vers la rive droite.

La circulation du tramway, un temps interrompue, a repris, en restant perturbée.

22 novembre 2025

https://www.letelegramme.fr/

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