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20 février 2017 ~ 0 Commentaire

théo adama (npa + politits + essf)

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Vérité pour Théo, Adama et tous les autres… Police partout, justice nulle part

Le viol de Théo avec une matraque par un policier entouré de trois collègues, marque une escalade effrayante dans la toute-puissance policière. Alors qu’au même moment, le Sénat et l’Assemblée nationale viennent de renforcer encore les pouvoirs de celle-ci en adoptant une loi sur la sécurité publique.

Ce crime s’inscrit dramatiquement dans une série de comportements délictueux de policiers, encouragés par l’état d’urgence permanent et l’inflation de lois sécuritaires.

Des policiers en infraction permanente

C’est d’abord la pratique de la discrimination quotidienne. Les contrôles d’identité sont 20 fois plus nombreux pour les jeunes noirs et arabes que pour le reste de la population, d’après Jacques Toubon, le Défenseur des droits. Pour cette discrimination, l’État français a déjà été condamné à deux reprises.

De plus, celui-ci n’encadre ni la quantité – le récépissé promis n’a jamais été mis en place – ni les motifs et résultats de ces contrôles et encore moins leur mode opératoire. Ce harcèlement favorise tous les abus dans les quartiers populaires : tutoiement, injures, injonctions guerrières du type « tous contre le mur », palpations, coups de matraque dans les jambes pour mieux les écarter. Mais aussi brutalité gratuite envers les migrantEs et les SDF qui, non seulement sont chassés, mais la destruction de leurs vêtements, sacs et abris de fortune, est quasi systématique. Les injures à caractère raciste et homophobe pourtant punies par la loi, sont légion. Parmi toutes, « Bamboula » que même le patron du syndicat Unité SGP Police-Force ouvrière, Luc Poignant, estime « à peu près convenable » et le juge Bergin « presque affectueux » (!) : le passé colonial français est toujours bien vivant au sommet de l’État et dans une partie de la société…

Le viol, nouvel outil du maintien de l’ordre ?

Le viol de Théo n’est ni un accident ni une bavure. Il s’inscrit dans la logique de gestes et injures à connotations sexuelles, dans la suite de plusieurs affaires similaires restées impunies. Il est une conséquence de l’hyper violence policière structurelle. L’IGPN tente de banaliser ce crime – « un accident regrettable » – soutenue en cela par le parquet : « il n’y a pas viol puisqu’il n’y a pas eu l’intention ».

Cela revient à changer la loi qui dit que le viol est une pénétration non consentie. C’est prioriser la parole du violeur, qui ne l’aurait pas fait exprès, et minorer celle de la victime, qui elle a pourtant bien été contrainte. Plus l’État agit au service de cet ordre économique et social de plus en plus injuste et inégalitaire, plus il apparaît pour ce qu’il est vraiment : « une bande d’hommes armés », prêt aussi à terroriser par le viol… Comme dans toutes les guerres.

L’État policier c’est maintenant !

L’hyper violence policière s’appuie sur l’impunité dont elle bénéficie ainsi que sur l’alourdissement de toutes les peines pour tous les autres. Ainsi à Aulnay-sous-Bois, le policier violeur est remis en liberté en attendant la requalification des faits… mais cinq jeunes, jugés en comparution immédiate, sont condamnés à des peines de prison pour « délit d’embuscade ». Utilisé pour la première fois, « ce délit permet la condamnation en l’absence de violences commises », dixit la procureure !

Et la dernière loi relative à la sécurité publique, adoptée en procédure rapide il y a quelques jours, satisfait la quasi-totalité des manifestations policières factieuses de l’automne. Elle assouplit les règles de légitime défense, ce qui revient à autoriser les tirs des policiers en supprimant l’obligation d’en rendre compte, elle leur permet de garder l’anonymat dans certains cas,et elle double les peines pour outrage. Elle autorise aussi l’armement des agents de sécurité. De futures milices ? Enfin elle renforce les moyens pour le contrôle administratif des expulsions de migrantEs. Le Défenseur des droits estime, lui, qu’elle donne une bien trop grande liberté à la police.

On ne va pas se laisser faire

Nous ne devons compter que sur nous-mêmes pour les arrêter. À Aulnay, à Bobigny, à Paris et dans des dizaines de villes, des milliers de personnes se sont rassemblées pour dire leur émotion, leur colère, leur solidarité avec Théo, pour scander « pas de paix sans justice », « flic violeur en prison », « justice pour Théo, Adama et tous les autres ».

Maintenant, touTEs ensemble, il nous faut aller plus loin. L’appel des familles des victimes des violences policières, soutenu par de nombreuses associations, syndicats et partis nous invite à une marche nationale pour la justice et la dignité le dimanche 19 mars. Nous devons être nombreuses et nombreux à répondre présent !

Roseline Vachetta

Mardi 14 février 2017

https://npa2009.org/

brest

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15 février 2017 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

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Justice pour Théo, Adama et toutes les victimes de violences policières

Le 2 février dernier, à la cité des 3 000 à Aulnay-sous-Bois, un banal contrôle de jeunes par des flics soi-disant « spécialisés » dans l’intervention dans les quartiers « difficiles » a dégénéré. Cette fois-ci c’est Théo, un jeune homme de 22 ans, qui se retrouve hospitalisé, avec 60 jours d’Interruption totale de travail suite aux violences des flics qui ont été jusqu’au viol. Son crime ? Ne pas avoir laissé un policier gifler un gamin !

Une violence policière spécifique aux jeunes des quartiers populaires et aux migrantEs

Ce viol s’inscrit dans un longue suite d’actes délictueux commis par des policiers dans les quartiers populaires. Des contrôles d’identité incessants et discriminatoires, les jeunes noirs et arabes sont 20 fois plus contrôlés que le reste de la population, aux propos et actes racistes ou homophobes en passant par le tutoiement, les coups, aujourd’hui les tirs en l’air à balles réelles, presque chaque mois un blessé grave ou un mort, la violence policière dans les quartiers populaires est systématique. Elle s’étend aux migrantEs, pourchasséEs dans les rues des villes, de plus en plus souvent victimes de brutalités policières gratuites comme le saccage de leurs maigres biens.

Violence d’État

Hollande et son gouvernement imposent depuis fin 2015 un état d’urgence qui supprime une grande partie de nos droits et libertés et accroît les pouvoirs de la police. Une police qui a 70% s’apprête à voter FN à la présidentielle !

Le vote ce mois-ci d’une énième loi sur la sécurité satisfait toutes les revendications portées par les manifestations illégales des policiers : élargissement de la légitime défense qui conduit à un véritable permis de tuer, anonymat des policiers dans certains cas, armement des vigiles, augmentation des moyens pour faciliter les expulsions de migrantEs.

Ce gouvernement a besoin d’une police aux pouvoirs quasi illimités pour contrôler et maintenir une partie de la population de plus en plus victime de sa politique scandaleuse : casse du Code du travail, des acquis sociaux, des services publics… Une population qui se révolte, sur les quartiers populaires contre les exactions policières dans les rues contre la loi travail il y a quelques mois, qui se bat à Notre Dame des Landes ou qui se solidarise avec les migrantEs.

Le 19 mars: marche nationale pour la vérité et la dignité !

Comme dans l’affaire Adama Traoré et les poursuites contre ses frères, après tant d’autres, le NPA, avec tous les collectifs qui luttent contre les crimes policiers (presque toujours impunis), exige la vérité et la justice pour Théo. Plus largement, les quartiers populaires ne doivent plus être des zones dans lesquelles les policiers peuvent impunément jouer les cow-boys, assurés d’un paratonnerre judiciaire !

Il faut en finir avec le quadrillage sécuritaire de ces quartiers, ainsi qu’avec le ciblage et les violences racistes de la police ! C’est pour cela que le NPA appelle à la manifestation nationale à Paris du 19 mars prochain, manifestation contre les violences policières mais aussi pour la libre circulation des migrantEs.

Pour le NPA, la police doit être désarmée, au contraire des mesures prises sans cesse ces vingt dernières années. Nous revendiquons également la dissolution de tous les corps spéciaux intervenant et réprimant brutalement dans les quartiers populaires (comme la BAC ou les Brigades spécialisées de terrain).

Pour en finir avec les contrôles au faciès, qui sont le support et le prétexte à tant de violences policières, nous réclamons aussi la mise en place d’un récépissé à chaque contrôle (promesse de Hollande en 2012, aussitôt enterrée).

Tous et toutes dans la rue le 19 mars !

http://www.anti-k.org/

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12 février 2017 ~ 0 Commentaire

remboursez!

remboursez

« Tu ne t’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou » : la drôle de messe de François Fillon à La Réunion

En visite à la Réunion, le candidat Les Républicains François Fillon a assisté à une messe dimanche. Il a été confronté à un évangile qui résonnait avec ses récentes affaires… 

Deuxième jour de la visite de François Fillon à La Réunion, dimanche 12 février. Le candidat de la droite et du centre a assisté à la messe à Saint-Gilles. Un moment un peu difficile pour un homme malmené par les révélations sur les emplois présumés fictifs de son épouse et de deux de ses enfants, car le hasard du calendrier imposait  la lecture de l’évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (5, 17-37) qui dit notamment :

« Accorde-toi vite avec ton adversaire pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge et qu’on ne te jette en prison. Amen je te le dis, tu ne t’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »

Un évangile que le prêtre a ensuite commenté. « Si tu commets une faute, même si tu n’en as pas conscience, tu es responsable… » Un sermon jugé « tendancieux » et « très fin » par des femmes qui assistaient à la messe. « C’est le rôle du prêtre… »

franceinfoRadio France 12/02/2017

 

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10 février 2017 ~ 0 Commentaire

le protectionnisme (lutte ouvrière)

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Ne protègera aucun travailleur

À droite comme à gauche, des candidats à la présidentielle entonnent le refrain du protec- tionnisme. Le Pen avec sa taxe de 3 % sur les importations. Mélenchon avec son protec- tionnisme prétendument solidaire, pour limiter les importations des pays où les droits sociaux sont faibles. L’un comme l’autre présentent cela comme un moyen de protéger les travailleurs en France. Le fait de rendre plus chers les produits étrangers, obligeant à acheter français, sauverait par là même leurs emplois.

C’est un mensonge autant qu’une absurdité.

D’abord parce que dans une économie mondialisée, où il faut des centaines de pièces prove- nant de toute la planète pour fabriquer les produits les plus complexes, acheter français ne veut rien dire. Et s’il fallait appliquer une taxe à toutes les pièces étrangères composant une voiture ou un avion aux couleurs de l’hexagone, cela ne ferait sans doute pas baisser leur prix. Quant aux salariés des entreprises étrangères, ils sont près d’un sur huit dans ce pays, employés par les Ikea, Ford, Siemens et autres Toyota. On se demande ce que deviendrait leur emploi si le protectionnisme se généralisait.

Le seul résultat de taxes sur les produits importés serait de faire grimper les prix pour les consommateurs, pas de sauver les emplois.

D’ailleurs, bien des secteurs qui échappent à la concurrence étrangère n’en tirent pas moins les salaires vers le bas, n’en licencient pas moins, en imposant à ceux qui restent des conditions de travail infernales : c’est le cas des travailleurs de la distribution, du commerce ou de l’aide à domicile, qui ne risquent pourtant pas d’être délocalisés.

En réalité, pour amasser toujours plus de profits, les patrons exploitent toujours davantage et justifient leurs sales coups comme ils veulent.

Aujourd’hui, ils licencient, imposent les heures supplémentaires non payées et le blocage des salaires au nom de la concurrence de l’étranger ou des machines ? Demain, ils le feront au nom du protectionnisme, au nom de l’industrie française et de la souveraineté économique qui impliquent des efforts… et justifient aussi la hausse des prix, histoire de se faire avoir aussi en tant que consommateurs !

Ce n’est pas sur des frontières et des droits de douane qu’il faut compter pour défendre, dans ce pays comme ailleurs, le droit des travailleurs à un emploi et à un salaire décent. Pour l’imposer, il faut vouloir s’en prendre aux profits, aux fortunes amassées par les actionnaires de ces grands groupes, quelle que soit leur nationalité. Il faut un programme de défense des intérêts ouvriers, un programme communiste.

Nadia CANTALE 08 Février 2017

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09 février 2017 ~ 0 Commentaire

fn (npa)

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Au programme, une comédie dramatique. Rien de bien nouveau

Une partie du public s’attendait à un « grand » nom… Alain Delon, connu pour ses opinions plus que droitières ? Au final, il aura eu Franck de Lapersonne, comédien qui est monté sur scène au centre des congrès de Lyon…

Son public, c’était les participants aux « Assises présidentielles » du FN, organisées pendant deux jours dans la cité rhodanienne autour de sa candidate Marine Le Pen. Cet artiste – à la notoriété plutôt relative – qui apporte aujourd’hui son soutien à la candidate du FN, était auparavant proche des idées de gauche. Il y a cinq ans, il soutenait la candidature de Mélenchon…

Au niveau programmatique, la candidate Marine Le Pen a avancé « 144 propositions » dans son discours d’une heure, dimanche après-midi. Ces 144 points étaient censés avoir été élaborés tout au long week-end pendant plusieurs « tables rondes », mais en réalité, leur contenu avait en partie fuité quelques jours plus tôt. Et surtout, il ne diffère guère du discours de Marine Le Pen… la candidate de 2012.

Des changements en cinq ans ? D’abord, la tonalité. Tentant à tout prix d’apparaître « dédiabolisé », le FN a d’abord communiqué pendant la semaine précédant l’événement de Lyon sur ce que le programme version 2017… ne comporte plus. D’abord le cas de la demande de retour à la peine de mort (sachant que celle-ci n’est plus, aujourd’hui, majoritaire dans l’opinion publique française). Le FN se réserve toutefois une possible marche arrière, puisqu’il se prononce pour des « référendums d’initiative populaire » sur le modèle helvétique, la peine de mort pouvant toujours être réintroduit par ce biais-là.

Derrière la forme, le (vieux) fond

Sur l’immigration, le ton a (très légèrement) baissé : Marine Le Pen propose désormais la délivrance de « 10 000 titres de séjour par an » (contre actuellement 200 000), au lieu du « zéro immigration » auparavant proclamé. Toutefois, le contenu est même devenu un peu plus radical : on y trouve l’inscription de la « priorité nationale » (anciennement « préférence nationale ») dans le Constitution, donc au-dessus des lois ; l’impossibilité de régularisation, sur quelque fondement que ce soit, d’un sans-papiers ; la fin du droit opposable au regroupement familial ; et, bien sûr, la suppression de l’Aide médicale d’État (AME).

En matière sociale, le programme tire un peu moins vers la démagogie sociale qu’en 2012, et comporte plus de mesures libérales. Ainsi le FN souhaite-t-il rendre possible aux riches la transmission à leurs héritiers par voie de don, donc en contournant la fiscalité sur les successions : 100 000 euros tous les cinq ans, au lieu de quinze ans aujourd’hui (et dix ans dans le programme de Fillon…).

Pour les salariéEs, on y trouve du « travailler plus pour gagner plus » dans le style de Sarkozy, avec les heures supplémentaires défiscalisées… Une mesure déjà mise en œuvre par Sarkozy en 2007, supprimée en 2012, et prônée aussi en 2017 par Fillon (ainsi que par Valls dans la campagne de la primaire du PS et de ses alliés).

En 2012, Marine Le Pen avait évoqué une augmentation des bas salaires de 200 euros, une mesure financée en asséchant les caisses de la Sécu en supprimant des cotisations sociales. Aujourd’hui, rien de tel… sauf une « contribution sociale » à hauteur de 3 % sur toutes les importations de biens. Le produit de cette taxe pourrait se transformer en 80 euros de prime salariale.

Bilan, l’étranger, les étrangers, sont toujours celles et ceux qui sont censés payer la sortie de crise en France, sans jamais revenir sur la répartition capital travail… De ce point de vue, rien de bien nouveau.

Bertold du Ryon* Hebdo L’Anticapitaliste – 369 (02/02/2017)
https://npa2009.org/

 

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08 février 2017 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (npa)

Non au quadrillage des quartiers populaires, au racisme policier et à la violence judiciaire qui couvre des violeurs

Jeudi dernier, à la cité des 3 000 à Aulnay-sous-Bois, un banal contrôle de jeunes par des flics soi-disant « spécialisés » dans l’intervention dans les quartiers « difficiles » a dégénéré. Cette fois-ci c’est Théo, un jeune homme de 22 ans, qui se retrouve hospitalisé, avec 60 jours d’Interruption Totale de Travail  suite aux violence des flics qui ont été jusqu’au viol. Son crime ? Ne pas avoir laissé un policier gifler un gamin !

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Alors que les 4 policiers ont été placés en garde à vue pour viol en réunion, le parquet de Bobigny a requalifié, hier, en « violences avec armes par dépositaires de l’autorité publique » sous le prétexte hallucinant que « le coup n’aurait jamais dû être porté, mais il n’y avait en revanche aucune connotation sexuelle, ni volonté d’humiliation », selon une source proche de l’enquête citée par Le Parisien. Depuis quand un viol est-il qualifié par la revendication du violeur ? Comment peut-on oser dire qu’il n’y a pas de volonté d’humiliation quand un jeune homme interpelé se retrouve avec son pantalon sur les chevilles et qu’un coup de matraque est porté horizontalement jusqu’à provoquer une « plaie longitudinale du canal anal, profonde de 10 centimètres, ainsi qu’une section du muscle sphinctérien » (comme on peut le lire dans un article publié sur le site de RTL) ?

La colère est légitime et elle est immense à Aulnay, à tel point que même le maire, pourtant ardent défenseur des policiers, ex « Monsieur Police de Sarkozy », s’est fendu d’une déclaration, affirmant que « cette requalification est vécue par les Aulnaysiens comme un détournement de vérité ».

Finalement, le juge d’instruction chargé de l’enquête a pris en compte cette colère et poursuit un des policiers pour viol.

Comme dans l’affaire Adama Traoré et les poursuites contre ses frères, après tant d’autres, le NPA, avec tous les collectifs qui luttent contre les crimes policiers (presque toujours impunis), exige la vérité et la justice pour Théo. Plus largement, les quartiers populaires ne doivent plus être des zones dans lesquelles les policiers peuvent impunément jouer les cow-boys, assurés d’un paratonnerre judiciaire ! Il faut en finir avec le quadrillage sécuritaire de ces quartiers, ainsi qu’avec le ciblage et les violences racistes de la police !  

Pour le NPA, la police doit être désarmée, au contraire des mesures prises sans cesse ces vingt dernières années. Nous revendiquons également la dissolution de tous les corps spéciaux intervenant et réprimant brutalement dans les quartiers populaires (comme la BAC ou les Brigades spécialisées de terrain). Pour en finir avec les contrôles au faciès, qui sont le support et le prétexte à tant de violences policières, nous réclamons aussi la mise en place d’un récépissé à chaque contrôle (promesse de Hollande en 2012, aussitôt enterrée).

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Contre les violeurs de Théo. Nouvelle nuit de tensions dans le 93 (RP)

Affaire Théo. Quand Marine Le Pen prend la défense des policiers (RP)

 

 

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08 février 2017 ~ 0 Commentaire

quimper police (ouest france + street press)

violence

Quimper. « Samedi soir, la charge des CRS était démesurée »

Gilbert Nicolas a 83 ans. Samedi, ce pasteur manifestait contre une réunion d’extrême droite à Quimper (Finistère). Trois coups de matraque dans le dos, un au visage : deux dents cassées, une balafre. Témoignage.

Une balafre sur la lèvre. Quand il sourit, il manque deux dents. Gilbert Nicolas, 83 ans, porte les stigmates de la soirée de samedi. Il est 19 h 40 lorsqu’il participe, à Quimper, à une mani- festation extérieure contre le déroulement dans les halles d’une rencontre d’extrême-droite organisée par le site Breizh Info. « On était une centaine à crier le slogan : Bretagne ouverte et solidaire », raconte ce pasteur, militant de la première heure, membre de l’Union pacifiste de France et du Mouvement international de la réconciliation.

«  Une charge démesurée  »

Un cordon de CRS se déploie. « On était à vingt mètres. Je dois reconnaître que, dans notre groupe de manifestants d’extrême gauche, il y avait des gens incontrôlés qui portaient des foulards. » Le directeur de cabinet du préfet, Jean-Daniel Montet-Jourdran, leur demande de démasquer leur visage. Ils refusent : « Cela a été pris comme une provocation des antifas- cistes. Je pense que c’est ça qui a provoqué cette charge démesurée », dénonce Gilbert Nicolas.

« Je n’ai pas entendu les sommations. J’étais dans les trois premiers rangs et je ne suis pas parti tout de suite. Je sens trois coups qui me font très mal dans le dos. Je me penche et le même CRS me met un coup de matraque en pleine tête. » Bilan : deux dents supérieures de devant complètement cassées et une balafre à la lèvre. « D’autres copains ont été frappés à coup de matraque et un autre renversé violemment par un bouclier. »

Une vie d’engagement

Gilbert se réfugie dans l’entrée d’un restaurant. Sa femme, qui participe aussi à la manifesta- tion, est prévenue. Elle le rejoint et ils retrouvent les manifestants. « J’ai mal dormi la nuit suivante. Mais on ne va pas en parler jusqu’au réveillon ! », minimise cet homme dont toute la vie a tourné autour de l’engagement avec son épouse, biologiste. Contre les essais nucléaires, pour le démantèlement de Brennilis et contre Notre-Dame-des-Landes. Ils sont aussi pros migrants, faucheurs volontaires d’OGM et Brigades de paix internationales.

S’il reconnaît que ce matraquage est « malheureux », Jean-Daniel Montet-Jourdran, le direc- teur de cabinet du préfet Pascal Lelarge, justifie la charge des CRS : « Un événement de la sorte a dégénéré la veille à Nantes. La manifestation antifasciste n’avait pas été déclarée et j’ai demandé à ceux qui avaient le visage caché de se démasquer : ils ont refusé. Le but était que les deux groupes ne se rencontrent pas. Et il fallait vraiment être sourd pour ne pas entendre les sommations. »

«  C’est regrettable  »

Elles ont été données par le commissaire Laurent Hurst : « C’est regrettable pour ce monsieur. Mais on peut faire usage de la force pour disperser des manifestants qui le refusent. » Gilbert n’en démord pas : « Absolument rien ne justifiait l’intervention des CRS. On était là en dehors de toute organisation. Pour la promotion et la défense des droits humains, et nous opposer à toutes ces violations des droits de l’homme. Elles prennent une telle proportion au départ qu’on ne sait plus où ça finit. Les événements les plus abominables de l’histoire commencent par un peu de violence, puis un peu plus… Pour notre couple, c’est un combat quotidien. »

07/02/2017 Pierre FONTANIER

http://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Gilbert, pasteur de 83 ans matraqué par les CRS : « La douleur a été extrême » (Street Press)

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07 février 2017 ~ 0 Commentaire

faussaires (les inrocks)

“Les Faussaires de l’histoire”, comment les négationnistes antisémites persistent jusqu’à aujourd’hui

De Robert Faurisson à Dieudonné, soixante-dix ans après la libération des camps d’extermination nazis, une galaxie de personnalités organisées dans une quasi-secte continuent de nier l’existence des chambres à gaz, et la planification de la mort de près de six millions de Juifs en Europe.

Les Faussaire de l’histoire, documentaire réalisé en 2014 par Valérie Igounet et Michaël Prazan, et rediffusé ce week-end sur France 5 (en replay ici pendant sept jours), explore la manière dont ils falsifient l’histoire pour tenter d’imposer leur récit politique et leur paranoïa antisémite. Faisant intervenir des spécialistes comme Jean-Yves Camus, Henry Rousso ou encore Annette Wieviorka, il permet de voir plus clair dans la constitution et la permanence de ce courant antisémite à travers les décennies.

06 février 2017

http://www.lesinrocks.com/

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05 février 2017 ~ 0 Commentaire

quimper anti fasciste (le télégramme)

quimper

La manifestation antifasciste dégénère ce samedi à Quimper.

Ce samedi soir à partir de 19 h, une centaine de militants antifascistes était présente près des halles de Quimper afin de protester contre la tenue d’une conférence animée par Jean-Yves Le Gallou. L’homme a été député européen puis conseiller régional d’Ile-de-France et a migré du Front National vers le MNR. Il est le créateur de la fondation identitaire Polémia.

Gaz lacrymogène et deux interpellations

Un face-à-face a eu lieu avec des militants d’extrême-droite, et des agressions verbales se sont produites. Un peu avant 20 h, le directeur de cabinet du préfet a sommé les deux camps d’ôter ce qui pouvait masquer leurs visages. Seuls les militants d’extrême droite ont obtempéré. Les forces de l’ordre ont alors chargé les militants antifascistes à l’aide de gaz lacrymogène.

Deux interpellations ont eu lieu, l’une pour état d’ivresse et l’autre pour une personne qui dissimulait son visage. Depuis, la situation s’est un peu calmée.

http://www.letelegramme.fr/

Commentaire: Un  rassemblement d’une centaine d’antifas dont le NPA, mais aussi le PC, UDB, Ensemble et la CNT contre la conférence anti immigrés de Jean-Yves Le Gallou

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01 février 2017 ~ 0 Commentaire

racisme (npa)

paris lutte

Le pire n’est pas certain !

Y a-t-il urgence ?

Les dernières statistiques sur le racisme dans l’opinion en France semblent paradoxales : l’indice de tolérance s’est remis à augmenter pour toutes les catégories… mais les actes racistes continuent d’augmenter sur la durée.

Ce qui est clair c’est que le racisme progresse de manière continue dans les politiques et les discours dominants.

Les programmes de Hamon et Mélenchon sont en recul par rapport à ce qui semblait un minimum pour la gauche il y a encore quelques années (par exemple la liberté de circulation). Mais surtout, les programmes et les discours de Le Pen à Valls en passant par Fillon annon- cent une politique d’État encore plus dure dans les années qui viennent. Tout cela crée un climat de racisme décomplexé qui aura des conséquences graves. Ainsi, à la rentrée de septembre, le sociologue Saïd Bouamama alertait sur « la construction progressive des conditions d’un pogrome »

S’agit-il d’une diversion ?

Le racisme agit sur la vie de millions de Noirs, Arabes, Rroms, musulmanEs… Soit plus du tiers de notre classe, travailleurs, jeunes, habitantEs des quartiers populaires. Entre 5 et 8 fois plus contrôlés par les flics, plus pauvres que la moyenne, discriminéEs à l’embauche, dans l’accès au logement ou à l’éducation, les raciséEs subissent directement la violence du racisme qui amplifie toutes les autres formes de discriminations (de classe, de sexe, de genre…).

Cette logique ancienne est renforcée par la tendance actuelle au nationalisme économique et au renforcement des frontières et de l’État fort. C’est pourquoi le racisme d’État va de pair avec le renforcement de l’idée nationale. Il s’agit pour la classe dirigeante de lier la classe ouvrière blanche à l’État et aux intérêts du capitalisme français. Il n’y aura pas de possibilité d’unité de notre classe sans lutte déterminée contre le racisme et le nationalisme.

Peut-on découpler racisme et question sociale ?

Deux arguments servent de base au racisme le plus large.

Le premier est qu’une partie de la population ne serait pas en capacité de s’intégrer pour des raisons culturelles. Il y aurait plus d’homogénéité entre le patron français d’une grande compagnie et ses salariéEs français blancs, qu’entre ceux-ci et les salariéEs arabes, noirs ou étrangers. Plus d’intérêts en commun entre une femme bourgeoise blanche et française et une caissière blanche et française qu’entre celle-ci et ses collègues non blanches. Bref, en dépit de toutes les études qui montrent le contraire, le déterminant « ethnique » serait beaucoup plus significatif que le déterminant social.

Le second est qu’« on ne peut pas accueillir toute la misère du monde ». Il y a déjà trop de chômage, trop de dettes… et trop de pays pauvres et en guerre. Accepter cet argument, c’est se condamner à accepter aussi tous ceux qui justifient les politiques d’austérité… au nom de la même logique : on ne peut donner du travail à tout le monde, on ne peut pas rembourser tous les médicaments, il faut baisser les salaires, etc.

Nos revendications sont-elles irréalistes ?

Ce gouvernement qui mène une politique raciste n’arrête pas de proclamer ses valeurs antiracistes. Or se battre contre le racisme c’est lutter contre la réalité des discriminations, des pratiques, des politiques. On ne peut dénoncer la stigmatisation des musulmanEs sans abroger les lois islamophobes de ces dernières années.

On ne peut être antiraciste tout en donnant des directives aux flics pour opérer des contrôles au faciès qu’on justifie par la chasse aux sans-papiers. On ne peut déplorer les morts de migrantEs sans supprimer les contrôles aux frontières bref sans liberté de circulation.

Il n’y a pas de moyens pour cela ? Ce n’est vrai que quand on veut garantir les intérêts des patrons de toutes origines et, particulièrement, les profits des capitalistes français. Or des centaines de milliers de logements vides existent pour tous les mal-logés, français ou pas. Des centaines de milliers de travailleurs se tuent à la tâche alors que le travail pourrait être partagé. Il est vrai que les frontières et l’organisation politique nationale sont des bases du système existant. N’est-ce pas d’ailleurs pour cela que les dominants de ce monde les défendent ? Au risque de nous plonger dans des pogromes et des guerres de grande ampleur.

Peut-on renverser le courant ?

La CNCDH explique : « Non seulement les attitudes intolérantes et xénophobes (dans l’opinion) ne sont pas aussi stables qu’on pourrait le croire mais la tendance actuelle pourrait aller vers des oscillations de plus en plus fortes. » Autrement dit, le pire n’est jamais sûr. La politique est l’inverse du fatalisme.

Ces derniers mois il y a eu le mouvement contre la loi travail, l’action de dizaines de milliers de personnes en solidarité avec les migrantEs, le succès des conférences contre l’islamophobie, les rassemblements contre les initiatives du FN, le soutien à la famille d’Adama Traoré et à la vallée de la Roya…

mars

Le 19 mars aura lieu à Paris une marche nationale « contre le racisme, les violences policières, la chasse aux migrantEs et la hogra (mépris)» dans le cadre d’un week-end de manifestations internationales. Nous avons deux mois pour construire une mobilisation qui remue en profondeur cette société, un mouvement qui fasse osciller sur des bases durables vers la solidarité, l’égalité, l’internationalisme, contre le racisme, les frontières et l’austérité.

Mardi 31 janvier 2017

https://npa2009.org/

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L’urgence d’un tous ensemble contre le poison raciste et fasciste ! (NPA)

Médiapart

Paris Luttes

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