Archive | Antifascisme

10 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

la repubblica (france info)

 facisti

Blitz de militants néofascistes contre le journal La Repubblica

Les journaux italiens s’indignent ce matin et reviennent sur l’action de militants du groupe néofasciste Forza Nuova hier devant le siège de leurs confrères de La Repubblica.

Douze militants ont organisé un blitz hier après-midi le visage couvert, fumigènes à la main et avec un message de boycott destiné aux journalistes du quotidien italien. Le groupe a reven- diqué l’action sur Facebook et a menacé le journal. « Premier acte d’une guerre politique contre le Groupe Espresso (le groupe du journal) et le Parti démocrate ».

Le directeur du journal Mario Calabresi a réagi. «Ils nous accusent de génocide contre le peu- ple italien. Ce qu’ils nous reprochent: raconter comment ils agissent et comme se financent ces groupes néofascistes, et participer à la bataille pour que soit votée la loi sur le droit du sol.» Le premier ministre et le président de la République ont condamné « un acte très grave ».

Une nouvelle action qui témoigne de la tension dans le pays autour de l’immigration et inquiète les communautés, dont la communauté juive de Rome, qui s’inquiète de la « recrudescence du néofascisme ».

7 décembre 2017

https://blog.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

La Repubblica (Wiki)

Groupe L’Espresso (Wiki)

Parti démocrate (Wiki)

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09 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

unités laïcité (le huff’ + franceinfo + huff’)

nonon laic

S’il faut porter une barbe laïque, on a skif!

Jean-Michel Blanquer annonce la création d’ »unités laïcité » dans les académies. Pour le ministre de l’Éducation nationale, il s’agit de répondre au sentiment de « solitude » éprouvé par certains professeurs.

Des « unités laïcité » seront créées dans toutes les académies françaises, dont la première samedi en banlieue parisienne, pour pouvoir « intervenir sur le terrain » en cas d’atteinte à cette valeur, a annoncé vendredi 8 décembre le ministre de l’Education nationale.

Jean-Michel Blanquer a fait cette annonce, qui laisse sceptiques certains syndicats d’ensei- gnants, à la sortie du conseil des ministres, à la veille du 112e anniversaire du vote de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, « une des lois les plus importantes dans l’histoire de la République » selon lui.

« Il est extrêmement important de continuer à faire vivre cet esprit de laïcité », or « il arrive qu’en cours certaines convictions conduisent à une volonté de prosélytisme ou la contestation des règles communes », a-t-il souligné, notant que face à ces situations, les professeurs peuvent éprouver un sentiment de « solitude ».

« Définir les règles du jeu de la laïcité »

Le gouvernement a donc décidé la création, au cœur du ministère de l’Education, d’une « unité laïcité ». « Un comité des sages », dont la constitution sera annoncée prochainement, qui « aura une vision sur les problèmes » observés en France et « permettra de définir les règles du jeu de la laïcité » Cette unité « pourra intervenir à l’appui des différentes institutions sur le terrain pour les aider à défendre la laïcité dans les « situations » où elle est contestée.

« Nous aurons l’équivalent de cette unité laïcité à l’échelle de chaque académie de France », a précisé le ministre, indiquant qu’il installerait samedi la première d’entre elle dans l’académie de Créteil (Val-de-Marne), au sud-est de Paris.

Elles seront constituées d’équipes pluridisciplinaires (juristes, psychologues, pédagogues…). « Le but c’est de pouvoir instaurer un dialogue avec les familles quand c’est nécessaire, d’avoir une expertise sur chaque situation, une vision homogène sur chacun des cas », a poursuivi le ministre.

Jusqu’ici, il existait un référent laïcité dans chaque académie et un poste de chargé de mission au ministère.

« C’est plutôt de l’ordre du symbolique », a réagi Jean-Rémi Girard, vice-président du Snalc, syndicat d’enseignants minoritaire interrogé par l’AFP, estimant que « depuis la loi de 2004 (loi sur le port des signes religieux), les problèmes ont beaucoup baissé car ça a cadré les cho- ses ». Pour Liliana Moyano, présidente de la FCPE, première fédération de parents d’élèves, « tout ce qui permet de renforcer le maillage des interlocuteurs pour ne pas laisser la commu- nauté éducative livrée à elle-même va dans le bon sens ».

De son côté, Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU, ne voit « pas bien l’intérêt d’ajouter un dispositif au dispositif existant ».

09/12/2017

http://www.huffingtonpost.fr

Lire aussi:

Hommage à Johnny : Mélenchon déplore la présence de Macron à la cérémonie religieuse (FranceInfo)

Hommage à Johnny Hallyday: le geste pas vraiment laïc de Valérie Pécresse (Le Huff’)

Commentaire: La laïcité devient une religion avec ses gardiens! Et les ennemis de la laïcité, on n’en parle jamais! Ce ne sont ni les catholiques, ni les protestants, ni les israëlites, ni les bouddhistes… mais qui alors?

 

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07 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

jérusalem (l’express)

armageddon

Jérusalem: qui sont les « chrétiens sionistes » derrière la décision de Trump

La volonté de Donald Trump de transférer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem a été inspirée au président américain par le très actif lobby chrétien conservateur.

« Nous, chrétiens américains, saluons l’obéissance de Donald Trump à la Parole de Dieu à propos de Jérusalem ». Laurie Cardoza-Moore, une activiste chrétienne pro-israélienne saluait à l’avance, dans une tribune publiée dans Haaretz, la décision du président américain d’an- noncer le transfert de l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv vers la ville sainte, ce mercredi. La voix de ses semblables a visiblement plus porté que celle d’Emmanuel Macron, d’Angela Merkel, de Theresa May ou du pape, qui ont essayé de dissuader le locataire de la Maison Blanche d’acter ce geste susceptible de provoquer une flambée de violence. Qui sont ces chrétiens qui plaident avec ferveur la cause de l’État juif?

Le socle électoral de Trump

L’engouement de la droite religieuse américaine pour Israël remonte aux années Reagan et à l’émergence de prédicateurs influents tels Jerry Falwell, qui ont profondément modifié le parti républicain. C’est à leur initiative qu’a été voté en 1995 le Jerusalem Embassy Act, la loi qui prévoit le déplacement de l’ambassade américaine de Tel Aviv vers la ville sainte. « Le texte a été adopté à une large majorité sous la présidence de Bill Clinton, alors que le Congrès été dominé par les républicains », rappelle à L’Express l’universitaire Lauric Henneton*, spécialiste des questions religieuses aux Etats-Unis. Depuis lors, tous les présidents signaient une dérogation pour reporter son application, tous les six mois, afin d’éviter des troubles. Donald Trump lui-même l’a fait à deux reprises depuis le début de son mandat.

« Trump pense déjà aux prochaines élections. Son geste vise deux cibles, précise le chercheur: sa base chrétienne conservatrice, ainsi que l’un des principaux donateurs du parti républicain, le roi des casinos Sheldon Adelson ». Très proche de Benyamin Netanyahu, ce dernier avait manifesté son mécontentement à l’annonce d’un report de cette décision, au printemps dernier.

Les protestants évangéliques, partisans inconditionnel de la droite israélienne, constituent le socle le plus solide de l’électorat républicain: 80% d’entre eux ont voté pour Trump -bien que lui-même soit très peu porté sur la religion, plus encore que pour le born again George W. Bush (78%). En termes électoraux, ils pèsent beaucoup plus lourd que les juifs américains (2% de la population) qui eux, votent … à 70% pour les démocrates.

« Sionistes chrétiens »

Les chrétiens évangéliques « ont toujours considéré les prophéties bibliques comme des aper- çus de réalités à venir », observe Sébastien Fath, chercheur au Groupe de sociologie des reli- gions et de la laïcité, dans un article consacré à Israël et aux évangéliques américains. Ainsi, en 2010, 58% des Évangéliques blancs (et 41% de l’ensemble des Américains) estimaient que Jésus allait revenir sur terre avant 2050, selon le Pew research center.

Ce message trouve un écho particulier dans le Sud, où les fondamentalistes chrétiens sont bien implantés.

Dans la Bible belt, souligne Sébastien Fath, la thématique du ‘peuple élu’ menacé par l’exté- rieur évoque de puissantes analogies avec la ’cause perdue’ des anciens confédérés. Au sein de cette base chrétienne conservatrice, les « sionistes chrétiens » plaident depuis plusieurs années pour un engagement encore plus actif en faveur d’Israël.

Ces millénaristes prennent au pied de la lettre les prédictions de la Bible.

« C’est à ta postérité que je donnerai ce pays » a promis Dieu à Abraham dans la Genèse. Selon eux, le retour du Messie aura lieu en Israël après y avoir rassemblé le peuple juif. Et c’est en Terre sainte qu’aura lieu le combat final entre le Créateur et les forces du mal, au pied de la colline de l’Armaggedon. A l’issue de cette bataille, les juifs se convertiront et reconnaîtront en Jésus leur Messie.

Millénaristes ou non, un grand nombre d’organisations évangéliques mènent un lobbying intense en soutien à l’Etat hébreu, tels la National Christian Leadership Conference for Israel, le Christian Zionist Congress, Voices United for Israel ou la Christian’s Israel Public Campaign. Ils organisent des collectes, des pèlerinages en Israël, et soutiennent activement les colonies dans les territoires occupés.

Le poids de ces chrétiens conservateurs s’est-il accru dans le camp républicain au cours des dernières années? « Pas forcément, observe Lauric Henneton, mais ils ont surtout moins de contrepoids dans l’administration Trump », alors que le président n’a toujours pas recruté le personnel du Département d’Etat: plus de la moitié des postes requérant une validation par le Sénat n’avaient pas été pourvus à la mi-octobre.

Des relais dans l’entourage de Trump

Ils ont aussi des alliés solides dans l’entourage du chef de l’Etat. L’ex-conseiller stratégique Steve Bannon, a eu droit à une standing ovation lorsqu’il s’est proclamé fier d’être un « chrétien sioniste » à l’occasion du dîner annuel de l’organisation sioniste américaine (ZOA) à New York, mi-novembre. C’était sa première visite à une organisation juive américaine depuis qu’il a rejoint l’administration Trump, relève le Times of Israel. Qualifiée d’extrémiste par le quotidien, la petite organisation avait invité d’autres proches du président, dont le faucon Tom Cotton, sénateur de l’Arkansas pressenti pour succéder à Mike Pompeo à la tête de la CIA, et Sebastian Gorka, ex-conseiller de Trump lié à l’extrême droite hongroise.

Catherine Gouëset,  06/12/2017

https://www.lexpress.fr/

Commentaire: La fin du monde, tout simplement!

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27 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

extrême droite bretonne (les inrocks)

bretagne_antifascsiste_breizh_antifa

Qui est Boris Le Lay, le militant d’extrême droite breton expulsé de YouTube ?

La plateforme YouTube a suspendu la chaîne du militant d’extrême droite, suite à des requêtes judiciaires répétées. Depuis octobre, la plateforme affirme avoir durci sa politique de modé- ration à l’égard des vidéos contenant “des propos religieux controversés ou suprémacistes”.

“Une agonie”. C’est en ces termes que le Youtubeur Boris Le Lay décrivait l’état actuel de la France dans une vidéo mise en ligne fin octobre sur YouTube.

Jugée discriminatoire, elle a été supprimée lundi 20 novembre, en compagnie d’une centaine d’autres du même auteur. Cette suppression fait suite à plusieurs requêtes judiciaires contre le militant d’extrême droite, qui ont conduit la plateforme à suspendre son compte. Seules deux vidéos sont toujours en ligne sur la chaîne, qui en comptait auparavant 140 selon Le Monde.

Avec cette suspension, Boris Le Lay perd un second relais d’expression.

En avril 2017, c’est son blog “Breiz Atao” (que l’on peut traduire par “La Bretagne toujours”) qui s’est vu partiellement déréférencé par Google : le blog reste toujours accessible, mais ne s’affiche plus lors d’une recherche sur le moteur. Une mesure rare, celle d’ordonner la sup- pression totale du site et non des seuls articles incriminés, qui faisait suite à une décision de la justice française qui a personnellement condamné Boris Le Lay pour incitation à la haine et menaces de mort.

Attrape-moi si tu peux

A 36 ans, Boris Le Lay arbore un casier judiciaire des plus chargés. Pas moins de cinq con- damnations entre 2013 et 2016, pour des motifs comme “provocation à la haine et à la violence raciale”, “injures publiques et raciales” et “menaces de mort”.

Ces condamnations successives lui ont valu des peines d’emprisonnement, avec ou sans sursis, et de multiples amendes. Pour autant, le blogueur reste insaisissable et ne s’est jamais présenté à ses procès, pas plus qu’il n’a effectué ses peines. Selon différentes sources, il vivrait actuellement au Japon, pays d’origine de son épouse (la localisation de son profil Twitter affiche notamment “Tokyo”), mais des informations contraires le prétendent toujours en Bretagne.

Insaisissable, son idéologie l’est tout autant.

D’abord défenseur d’Israël, en qui il voyait un allié dans ses luttes nationalistes et antimu- sulmanes, il effectue en 2008 un revirement complet et adhère aux thèses antisémites, lançant notamment un blog : “Le projet juif”. Il affiche aujourd’hui une ligne idéologique rigoureusement hostile au judaïsme et à l’islam, teintée de complotisme, renvoyant dos-à-dos les grands médias et les hommes politiques de tous bords.

Sa spécificité réside dans l’affirmation de son identité bretonne, qui conditionne un antirépu- blicanisme patent et le conduit à aborder avec sympathie certains mouvements nationalistes indépendantistes, comme celui ayant secoué il y a peu la Catalogne.

“Un astre secondaire de la fachosphère”

Avec 10 000 abonnés sur son compte Twitter, 16 000 sur sa page Facebook, Boris Le Lay est une figure d’importance, quoique de second plan de l’extrême droite française. Un “astre secondaire de la fachosphère”, selon Dominique Albertini et David Doucet (rédacteur en chef des Inrockuptibles ndlr), qui dressaient en 2016 son portrait dans un livre consacré à l’extrême droite française (La Fachosphère Comment l’extrême droite remporte la bataille du net, Flammarion, 2016).

Fachosphère. On désigne par ce néologisme différentes mouvances d’extrêmes droites aux positionnements variés, réunies par leur opposition commune aux médias.

Boris Le Lay s’inscrit en plein dans cette définition. Ainsi, sur son profil Twitter, son nom est encadré de deux emojis : un cochon et une petite grenouille. D’apparence anodine, ils sont tous deux des signes identificatoires de l’extrême droite : le cochon symbole pour l’extrême droite “traditionnelle” d’une identité française “gauloise” ; la grenouille, devenue l’étendard de l’altrigt, l’extrême droite américaine, sous les traits de “Pepe the frog”.

Une mesure inefficace ?

Cette suspension est révélatrice de la nouvelle politique appliquée par YouTube concernant la lutte contre les “contenus violents et extrémistes”. Testée depuis cet été et rendue publique le mercredi 18 octobre, elle prévoit notamment la création d’un nouveau niveau de sanction pour les vidéos “qui ne sont pas illégales et ne violent pas les règles de YouTube mais qui contien- nent des propos religieux controversés ou suprématistes”. Ni supprimées ni totalement mainte- nues, elles resteraient présentes sur la plateforme, précédées d’un avertissement et sans pouvoir être aimées ou commentées par les utilisateurs.

Cette nouvelle politique de modération vise à “aider à trouver un équilibre entre la défense de la liberté d’expression, en préservant une archive de contenus dans l’intérêt public, tout en empêchant ces vidéos d’être largement diffusées ou recommandées”. Peut-elle être efficace ? Le temps seul le dira, mais le cas de Boris Le Lay permet déjà d’entrevoir deux écueils probables.

Le premier est le possible contournement de ces mesures de restriction, par le report sur d’autres plateformes de diffusions.

Sur son compte Twitter, Boris Le Lay a annoncé la migration de sa chaîne sur PewTube, une plateforme alternative à YouTube et Soundcloud. Ce site garantit à ses utilisateurs la “stabilité”, prévenant toute fermeture de leur chaîne telle qu’elle pourrait advenir sur des plateformes appliquant une politique de modération plus rigoureuse.

Et invite les autres Youtubeurs identitaires à faire de même. Il annonce aussi avoir créé une nouvelle chaîne YouTube, afin d’y référencer et d’y annoncer la sortie de ses futures vidéos, qui resteront hébergées par la plateforme alternative. Une façon de déjouer les processus de suppression, sans violer la politique de modération.

Le second est le réinvestissement de ces mesures de restrictions dans le discours même de ces Youtubeurs de niche.

Dans sa première vidéo postée sur PewTube, Boris Le Lay dénonce une “censure globale de YouTube, Twitter, Facebook” et “une clôture arbitraire” de son compte. Et reproche aux médias ayant relayé l’information (en particulier au journal Le Monde qui a consacré un article, au ton très neutre, à l’affaire) de se réjouir de la suspension de sa chaîne voire de “souhaiter son incarcération”. Une rhétorique complotiste, qui permet à Boris Le Lay de conforter son image de dissident. Avec toujours cet axiome : “Si on essaie de me faire taire, c’est que ce que je dis dérange”. Imparable.

Camille Tidjditi- 23/11/17

http://mobile.lesinrocks.com/

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22 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

gérard filoche (npa)

npa 29 vertic

Gérard Filoche n’est pas un antisémite

Il ne fait pas de doute que le photomontage republié le 17 novembre, sur Twitter, par Gérard Filoche, est antisémite. Il représente Emmanuel Macron, les bras écartés, brassard nazi où un dollar remplace la croix gammée, placé au premier plan devant Jacques Attali, Patrick Drahi et Jacob Rothschild. On y voit également le slogan « En marche vers le chaos mondial », des billets, des drapeaux israélien et US.

Au NPA, nous n’avons pas la moindre complaisance pour Macron et sa politique.

Mais catholiques, protestants, juifs, musulmans, bouddhistes, athées… l’origine ou la religion des exploiteurs importe peu ! Se braquer sur le « capitalisme juif » est un des thèmes favoris de l’extrême droite pour détourner la colère populaire et désigner des boucs-émissaires.

« L’antisémitisme est le socialisme des imbéciles » disait le socialiste allemand Bebel à la fin du XIXe siècle.  

Gérard Filoche a donc commis une erreur. Il l’a immédiatement reconnu, s’en est excusé et a dépublié son tweet. Une erreur avant tout imputable à un système qui s’emballe : il faut réagir vite aux événements, aux déclarations, y aller de son commentaire ou de sa « punchline ». Alors il arrive que, plutôt que de réfléchir soi-même, on transmette quelque chose qu’on a reçu sans vraiment le regarder. Filoche est tombé dans ce travers.

Mais il y a une chose qui pour nous est claire : Gérard Filoche, que nous connaissons depuis bien longtemps, et que nous côtoyons toujours dans divers combats, n’est ni un antisémite, ni un raciste.

Il a, il y a des années, quitté la LCR, pour adhérer au Parti socialiste, croyant à tort en la possibilité d’un tournant à gauche d’au moins un secteur de cette organisation. Au sein de ce parti de tous les reniements, Gérard Filoche, à sa façon, a défendu les intérêts du monde du travail.

C’est en fait ce qu’on lui reproche. Pour les dirigeants du PS qui, une fois de plus, le dénoncent et demandent son exclusion, il s’agit d’éliminer celui qui est resté fidèle à une certaine vision de ce que devrait être un parti qui se réclame du socialisme.

Le parti de la loi El Khomri, de l’état d’urgence, du rejet des réfugiéEs n’a pas de leçon à donner à Gérard Filoche.

Même si, à un moment où la propagande raciste, islamophobe comme antisémite, est largement représentée sur les réseaux sociaux, il faut absolument se garder de lui faire le moindre écho et, bien au contraire, la dénoncer.

Henri Wilno et Julien Salingue Lundi 20 novembre 2017

https://npa2009.org/

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16 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

sécurité (npa)

fafs

Droite, extrême droite et « sécurité »: Et demain le retour de la peine de mort ?

La même obsession les anime : « neutraliser les individus en lien avec l’activité terroriste », « les mettre hors d’état de nuire ». Ils jugent la loi faible, un « sous-état d’urgence incapable de lier terrorisme et immigration » selon le FN.

Pour l’enfermement maximum des étrangerEs

Eux n’hésitent pas à amalgamer les deux, en exigeant le retour à la double peine, l’expulsion de tous les fichés S étrangers, l’expulsion immédiate du territoire de touTEs les étrangerEs en situation illégale, la déchéance de nationalité pour tous les binationaux suspectés et pour les Français « qui sont partis porter atteinte à nos valeurs ».

Le tout accompagné d’un développement de Frontex, du renforcement des frontières et de la fin de Schengen ainsi que d’un moratoire sur l’immigration. La pénalisation du soupçon conte- nue dans la loi est poussée jusqu’aux extrêmes. Ainsi ils proposent des mesures d’éloignement pour des étrangers qui « menacent l’ordre public ».

La rétention administrative en centre de rétention fermé pour les djihadistes, sur des territoires éloignés, avec une trouvaille de Dupont Aignan, « ouvrir Cayenne » ! Chacun ajoute sa touche personnelle : Le Pen veut une « brigade anti­terroriste dépendant de l’armée », Wauquiez « la perpétuité réelle » pour tous les crimes liés au terrorisme, Ciotti la suppression des allocations familiales « aux parents dont les enfants ne respectent pas la minute de silence après la ­commission d’attentats ».

Vers la société du soupçon généralisé

C’est sans doute Estrosi qui a la pensée la plus aboutie et la plus cynique. À Nice, avec 685  policiers municipaux, auxquels doivent s’ajouter 100 nouveaux agents, tous armés de pistolets semi-­automatiques 9 mm, il se sent légitime pour prendre la tête d’une croisade hyper sécuritaire.

Sous le parrainage de Collomb et celui de l’UE, il vient en effet de réunir des maires des grands villes de l’arc méditerranéen et d’une partie des villes européennes pour la sécurité de terrain. Le but ? Obtenir une augmentation des fonds européens pour le développement d’équipements de surveillance de haute technologie dont des caméras intelligentes capables de reconnaissance faciale et aussi de repérer, par le biais d’une analyse algorithmique des images, des comportements « anormaux ou suspects ».

Cela s’inscrit dans ce qu’il nomme « la guerre à l’israélienne car nous subissons une guerre comme Israël en subit une » (!). Cela passe notamment par le devoir pour toute la population, les agents des administrations et les enseignants, de participer au renseignement et au signalement.

Loin de nous faire relativiser les mesures liberticides prises par Macron, cette surenchère sécuritaire démontre qu’elles sont un porte-voix pour la diffusion d’idées toujours plus libertici- des, racistes et islamophobes. Nul doute que revenus au pouvoir, la droite et l’extrême droite sauraient s’en servir pour aller encore plus loin !

Samedi 14 octobre 2017 Roseline Vachetta

https://npa2009.org/

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15 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

guingamp antifasciste (ouest france)

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La manif’ antifasciste rassemble près de 150 personnes

Au total, près de 150 manifestants protestent contre le fascisme à Guingamp. Les manifestants se sont retrouvés à 14h place du Valls.

Une manifestation « antifasciste » a lieu ce samedi après-midi à Guingamp (Côtes-d’Armor). Environ 150 personnes défilent dans le centre-ville depuis le début de l’après-midi.

« Bretagne ouverte et solidaire » ; « Nous sommes tous des enfants d’immigrés ». Au total, près de 150 manifestants protestent contre le fascisme, derrière ces banderoles, à Guingamp (Côtes-d’Armor). Les manifestants se sont retrouvés à 14 h place du Vally. Le cortège s’est formé puis déplacé dès 14h30 en passant devant la sous-préfecture et en se dirigeant vers la rue Saint-Michel.

Le CVA (Collectif de vigilance antifasciste) 22 avait appelé à ce rassemblement il y a plusieurs semaines. « La lutte contre l’extrême droite est une urgence, indiquaient ses membres. La politique ultralibérale, dans laquelle s’inscrit Macron, augmente les inégalités sociales et crée un terreau propice à la montée des idées fascistes. »

14/10/2017

https://www.ouest-france.fr/

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13 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

pma (regards)

pma

La PMA à l’épreuve de l’écologie patriarcale

Repoussé à 2018 par le gouvernement, le débat sur la PMA pour les lesbiennes et femmes seules est le symbole d’une domination de la parole masculine médiatique et politique, mais également du renforcement d’une écologie conservatrice inquiétante.

Au sein de cette famille recomposée qu’est l’actuel gouvernement, les dissensions grondent lorsque surgit le sujet de la PMA. Sous l’œil jupitérien et paternaliste du président, les précau- tions et affectations d’évolution d’Édouard Philippe quant à l’autorisation de la PMA pour tout(e)s dans L’Émission politique, les récentes sorties absurdes de Gérard Collomb ou encore les tweets humanistes de Marlène Schiappa nourrissent le jeu médiatico-politique d’informa-tions, sinon contradictoires, en tous les cas indicatives des réticences du gouvernement à se saisir véritablement des enjeux de la PMA.

L’annonce, courant septembre, de la ministre des Droits des femmes sur la tenue d’états généraux de la loi de bioéthique fin 2018 a été autant une manifestation de la réticence prési- dentielle que de la poigne du père politique sur ses ministres. « Elle sera adoptée avant la fin du quinquennat, c’est un engagement du président », promettait Marlène Schiappa le 17 sep- tembre sur France TV. Une annonce cependant sans garantie au regard de l’enfouissement programmé de la mesure, qui était plutôt le signe des reculades et des oppositions au sein du gouvernement et de LREM.

Approximations et contrevérités médiatiques

Ces reculades sont révélatrices de la prégnance et du pouvoir de la parole masculine au sein du gouvernement Macron, en particulier lorsqu’il s’agit de s’attarder sur les droits des femmes et des minorités. Elles participent aussi d’une exclusion des premières concernées par le droit d’accès à la PMA pour toutes, à savoir les lesbiennes en couple et les femmes seules.

Confrontée aux couardises politiques du gouvernement, cette mesure de « justice sociale » (telle qu’aime à la présenter Marlène Schiappa), avait été diabolisée et vite enterrée lors des débats pour le Mariage pour tous 2012-2013. Des débats qui avaient permis l’enfantement en toute impunité de la Manif pour tous, et favorisé notamment l’explosion des violences LGBT phobes dans l’espace public et médiatique.

Comme en 2012-2013 donc, le terrain médiatico-politique cultive approximations et contre- vérités, reléguant dans les marges les porteuses d’expertise à même de défendre la mesure. L’Association des journalistes LGBT dénonçait ainsi la composition profondément biaisée des plateaux de télévision et de radio (allant de France 5, Europe 1 à Arte), opposant la Manif pour tous au gouvernement.

« Les grands médias ne pensent pas à inviter les lesbiennes, c’est souvent l’aide de féministes chroniqueuses en plateau qui nous permet d’être présentes », explique Alice Coffin, militante et co-présidente de l’AJL. La militante met aussi en avant la confusion volontairement entretenue entre PMA et GPA, faisant de cette dernière un levier d’attaque sur la première alors que celle-ci « n’a jamais été au programme du gouvernement et n’a rien à faire dans le débat ».

npa

Reprendre la main sur les débats

Cette confiscation de la parole n’est évidemment pas sans conséquence sur la teneur des échanges. La structure même du débat autour de la PMA réduit à peau de chagrin à la fois la question de l’égalité des droits LGBT, mais également la liberté des lesbiennes d’élargir le débat sur les questions de parentalité. « Avec la façon dont s’organise le débat sur la PMA, on subit à nouveau ce qui s’est joué sur le Mariage pour tous pendant le quinquennat précédent. Il devient alors compliqué de trouver une façon de la défendre, et nécessaire de ne pas se retrouver avec un agenda fixé sur cette seule revendication », explique la militante et blogueuse Gwen Fauchois.

À condition que leur soutien ne participe pas de l’invisibilisation des revendications des lesbiennes avec la réouverture d’une discussion sur la GPA…

La mobilisation des hommes gays cisgenre demeure quant à elle un grand point d’interro-gation. «Ce qui m’épate, ce sont ceux qui nous disaient qu’on ne devait pas parler de la PMA pendant le mariage pour tous, et qui veulent à présent parler de la GPA en avançant qu’il faut profiter de ce débat-là… », note Alice Coffin. « Ils étouffaient les revendications lesbiennes à l’époque, et voudraient à présent profiter de ces discussions pour en faire émerger une autre», ajoute-t-elle avant d’ironiser: «Si, à défaut de solidarité, on pouvait au moins ne pas arriver à avoir des bâtons dans les roues de la part de nos alliés, ce serait bien».

Ces difficultés disent non seulement l’urgence pour les femmes concernées de reprendre la main sur les débats, mais également la primauté de la parole masculine au sein des écosystèmes politiques comme militants.

autoc-pma

L’écologie des pro-papas

Or la question d’une écologie patriarcale est bien au centre des débats et de l’argumentaire fantasmagorique de beaucoup d’opposants à la PMA. La récente campagne #PMAsanspère et #EnfantsOGM de la Manif pour tous, apparue dans l’espace public il y a quelques jours, dessine les contours d’une pensée plus systémique. Épandus comme du Round-up sur des terres agraires, les slogans et petites phrases résonnent facilement dans l’imaginaire collectif. Des expressions comme « PMA sans père » sont reprises allègrement par politiques et journalis- tes sans que ce fantasme du père, ou de son absence, soit véritablement discuté ou (psych) analysé.

De même, « ils articulent un discours d’opposition aux droits des femmes ou des gays sur la base d’une articulation d’un retour vers la nature et vers l’authenticité », considère Gwen Fauchois. Cet argumentaire déjà utilisé en 2013 fait les beaux jours de la revue Limite et des analyses conservatrices et LGBTphobe de sa rédactrice en chef Eugénie Bastié, régulièrement sollicitée par les médias (Figaro en tête). Celle-ci n’est cependant pas la seule incarnation de cette écologie jonglant sur un lexique écolo-anticapitaliste en comparant des enfants à des OGM ou en assénant « la marchandisation des corps » comme point final de toute discussion.

Tout aussi symptomatiques sont les prises de positions de José Bové sur la chaîne catholique KTO, qui rejoignait ainsi les considérations du biologiste et membre d’Attac Jacques Testart, désormais invité favori de Limite. Les mouvements écologistes et anticapita- listes français, souvent empêtrés dans leurs difficultés à penser la révolution écologiste en l’articulant aux apports de problématiques LGBT ou décoloniales, devront sortir de cette ambiguïté et lutter contre cette récupération nauséabonde. À condition que les discussions s’engagent entre militant(e)s…

http://www.regards.fr/

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12 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

gwengamp

guin 3
La lutte contre l’extrême droite est une urgence !

L’attentat de Charlottesville, le bateau C-star chasseur de migrants, l’obscurantisme fasciste de Daech partout, la dictature d’Erdogan…

Partout dans le monde les fascistes gagnent du terrain, leurs militants et organisations multiplient les actions, démonstration de force et crimes.

A Lille, une série de meurtres homophobes et racistes, à Nantes, deux jeunes laissés pour morts… Les migrants trop souvent pris pour cibles: des attaques de centres d’accueil, comme à Nantes.

Cette liste ne sera jamais exhaustive, car ces groupes sont de plus en plus présents partout : génération identitaire, GUD, Adsav, Dissidence française, Action française …

La politique ultralibérale, dans laquelle s’inscrit trop bien Macron, augmente les inégalités sociales et crée un terreau propice à la montée des idées fascistes, comme celles du FN, de la
banalisation de ces discours à travers les réseaux sociaux, certains lieux (ex :Bro Gozh Pub à Guingamp)…

La lutte contre l’extrême droite est une urgence !
Nous appelons donc toutes celles et ceux qui partagent les valeurs de solidarités et de justice sociale, à nous rejoindre le

14 octobre 201 14H Place du Vally  Guingamp.

N’attendons pas d’être toujours en réaction: proclamons une Bretagne ouverte et solidaire !

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11 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

pma (tv5)

un papa une maman
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OGM / bébés PMA, même combat : nouvelle campagne et nouvelle polémique pour la Manif pour tous

Des milliers de manifestants avaient défilé le dimanche 2 février 2014 à Paris et à Lyon à l’appel du mouvement La Manif pour tous, pour protester contre la légalisation du mariage gay en France.

En France, Marlène Schiappa a demandé le retrait de la campagne de la Manif pour tous, comparant les bébés nés d’une FIV à des légumes OGM. Cette campagne fait suite à l’annon- ce début septembre 2017 par la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les  hommes, de futures discussions pour ouvrir la PMA à toutes les femmes, célibataires ou en couple lesbien.

« Après les légumes OGM, les enfants à un seul parent ?« , voilà donc le slogan lancé par le collectif de la Manif pour tous, début octobre 2017 sur son tout nouveau site internet pma- gpa.fr et compte Twitter. On y voit un bébé entouré de poireaux, tomates, aubergines ou oignons, accompagnés des hashtags #NoGPA et #NoPMAsansPère .

Colère de Marlène Schiappa qui a réclamé, ce week-end, le retrait de l’affiche, qu’elle juge « profondément offensante ». Samedi 7 octobre 2017, elle tweetait : « Comparer les bébés nés après FIV ou insémination, à des légumes OGM est profondément offensant pour les enfants et leurs familles. Retrait ». Dans une autre publication sur le réseau social, la membre du gouvernement déclare que « les familles monoparentales sont aussi stigmatisées par cette campagne. Nous sommes au XXIe siècle. Il n’y a pas un modèle unique de famille ».

En septembre dernier, Marlène Schiappa avait confirmé la volonté du gouvernement de débattre de l’ouverture de la PMA (procréation médicalement assistée) à toutes les femmes lors d’états généraux de la bioéthique qui pourraient se tenir à la fin de l’année 2018. La PMA regroupe les techniques médicales consistant à manipuler spermatozoïdes et/ou ovules pour aboutir à une fécondation et aider un couple infertile ou une femme à avoir un enfant. Elle est exclue pour l’heure aux femmes célibataires et homosexuelles.

La GPA, la gestation pour autrui, soit le fait d’avoir recours à une « mère porteuse » qui met au monde un enfant pour le compte d’un couple tiers et interdite en France, se retrouve quasi-systématiquement associée au débat sur la PMA. « La GPA n’est pas à l’ordre du jour » et ne sera « pas proposée par le gouvernement au cours de ce quinquennat », avait rappelé Marlène Schiappa, dénonçant les amalgames faits volontairement entre les deux termes par certains opposants à la PMA pour créer la confusion.

Au printemps dernier, dans le magasine Têtu, le président Emmanuel Macron, alors candidat à la présidentielle, s’était clairement opposé à la légalisation de la Gestation pour autrui en France, mais en se montrant favorable en revanche à une reconnaissance des enfants nés d’une mère porteuse à l’étranger.

Un faux procès, selon la Manif pour tous

Le mouvement né de la lutte contre le mariage gay, pas désarmé par la polémique (au con- traire?) ne compte pas retirer l’affiche qui fait scandale. Il répond via un communiqué, posté sur les réseaux sociaux, à Marlène Schiappa, lui demandant même de la rencontrer directement. La Manif réclame l’ouverture d’« un dialogue réel pour clore une polémique virtuelle ». « La Manif pour tous dénonce le faux procès dont elle est victime. Jamais aucun enfant n’a été comparé à des légumes OGM », écrit le mouvement, ajoutant qu’elle « tend la main » à Marlène Schiappa pour « mettre un terme aux calomnies et caricatures »

En 2014, 25 208 enfants sont nés d’une PMA, selon l’Agence de biomédecine. Cela représente environ 3% des naissances en France. Environ 350 000 bébés sont conçus chaque année par FIV, ce qui représente 0,3 % des 130 millions d’enfants qui naissent dans le monde, selon les estimations de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie.

autoc-pma

Les Français en majorité favorables

Dans un sondage récent de l’Ifop, au moins 64% des Français se disent favorables à l’ouver- ture de la PMA aux femmes célibataires et aux couples lesbiens. L’évolution est marquante depuis 1990, quand à peine 24% de personnes interrogées se déclaraient en faveur de la PMA pour « les couples homosexuels féminins », la catégorie qui divise le plus, rappelle l’Ifop. Cette proportion était passée à 47% en janvier 2013, avant le vote de la loi Taubira sur le mariage pour tous, puis à 59% en août 2016.

Fin juin, le Comité consultatif national d’éthique s’était prononcé en faveur de cette mesure, qui sera proposée par le gouvernement dans le cadre d’états généraux de la bioéthique en 2018. Déjà dans un rapport publié en 2001, la majorité des membres du même comité jugaient qu’ «une femme isolée ou un couple de lesbiennes devaient avoir leur chance si toutefois l’équipe de médecins appréciait favorablement leur demande».

«La limitation, à certains groupes de personnes, de l’accès aux bénéfices de la PMA est discriminatoire et exprime un respect insuffisant pour d’autres formes de vie», pouvait-on lire alors. Ainsi, la France pourrait rejoindre la liste des pays européens qui autorisent déjà la PMA à toutes les femmes : la Finlande, la Suède, le Danemark, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, le Royaume-Uni, l’Irlande, l’Espagne, le Portugal et la Croatie.

npa

PMA pour toutes, nouveau débat national ?

L’annonce de Marlène Schiappa en septembre a remis ce débat sur la table. Charlie Hebdo en faisait sa Une, en publiant en couverture un dessin signé Riss. On peut y voir une caricature d’Emmanuel Macron, enceint d’un enfant, Brigitte Macron lui posant la main sur le ventre, avec ce titre « PMA/GPA, il va faire des horreurs ». Ce qui avait provoqué une levée de boucliers des associations et militants LGBT .

Selon ses opposants, l’ouverture de la PMA entraînerait forcément celle de la GPA. C’est d’ailleurs l’un des arguments repris par Gérard Biard, le rédacteur en chef de Charlie Hebdo dans son édito au vitriol contre ces pratiques : «Comment imaginer un instant que les couples masculins ne diront pas : et nous ?». La France serait donc «obligée» de libéraliser la GPA «avec son cortège de ventres-pondeurs, de parents-consommateurs et d’enfants-produits», s’insurge-t-il.

« La procréation n’est pas un droit mais une fonction biologique, poursuit-il, on peut décider ou non de s’en servir on peut traiter médicalement ses dysfonctions éventuelles ou y pallier, mais l’exiger au nom de la « justice sociale » comme le revendique Marlène Schiappa est parfaite- ment absurde. Sauf à considérer qu’il y a bien un « droit à l’enfant » ou plutôt un droit à produire un enfant et que l’on veut absolument quel qu’en soit le prix promouvoir une société où un gosse, c’est comme une Rolex, si on n’en pas un à 40 ans, on a raté sa vie. »

Dans le Figaro, la sociologue Nathalie Heinich avait également alimenté le débat.
« En ce qui me concerne, j’ai toujours voté à gauche, ma seule religion est l’attachement à la laïcité, et je n’ai aucune passion pour l’institution familiale. Or c’est au nom de mes convictions, et non pas contre elles, que j’estime que ce qui est prioritaire aujourd’hui dans la défense des plus faibles en Occident, ce n’est pas tant la lutte contre les discriminations homophobes (qui a, heureusement, largement porté ses fruits, en tout cas sur le plan juridique), mais plutôt la défense des enfants nés ou à naître, et des femmes que la pauvreté pousse à faire de la gestation un service payant. C’est cela pour moi, le combat progressiste. »

Enfin, pour le philosophe Michel Onfray, cette proposition (d’ouvrir la PMA à toutes les femmes) repose sur une «fiction idéologique», sur l’idée fausse que «la nature n’existe pas et que tout est culture: qu’il n’y pas de sexe, pas d’homme, de femme, d’hormone femelle, d’hormane mâle, que les testicules et les ovaires n’existent pas non plus.». «Au nom de l’égalité, nous allons vers la prolétarisation des utérus des femmes les plus pauvres», conclut-il. (source Michel Onfray TV)

« Les fachos sont de retour »

Avec cette nouvelle campagne de la Manif pour tous, le dossier GPA pour toutes prend une nouvelle dimension, le mouvement cherche évidemment à choquer les esprits et à marquer des points du côté des milieux conservateurs voire ultra. Pour le député PS Luc Carvounas , interviewé par Europe1, «Les fachos sont de retour» . «Avec l’outrance que l’on connaît. Vous savez au moment du mariage pour tous, qu’est-ce que j’ai eu dans la tête, dans la tronche, par la fachosphère parce que je suis homosexuel. Donc là, recommencer à voir ce genre de choses… Ça suffit quoi!». «On donne caution à ces gens-là et ils alimentent la fachosphère. Ça suffit ! Pour le coup, (Marlène) Schiappa, elle a raison de demander le retrait de ce type d’affiches», a-t-il ajouté.

 «Pour des gens qui prétendent défendre l’intérêt des enfants, c’est assez cocasse cette manière comparer ceux qui sont nés par FIV à une ratatouille OGM », a pour sa part commen- té dans son coup de patte, la journaliste-chroniqueuse Nadia Daam, également sur Europe 1. «Ça vaut aussi pour les 2,5 millions de petits Français qui vivent dans une famille monopa-rentale. C’est le cas de ma fille qui a été ravie d’apprendre qu’elle était une carotte et qui a refusé de manger sa soupe hier soir en prétextant que ce serait du cannibalisme. »

10 oct 2017

http://information.tv5monde.com/

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