Archive | Antifascisme

17 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

loyalistes (huffington post)

gorilla

Qu’est-ce que le DUP, ce parti irlandais qui a les clés du Brexit ?

Farouchement conservateur et anticatholique. Le parti nord-irlandais DUP a infligé un nouveau sérieux revers au gouvernement britannique dans le cadre du Brexit.

C’est une petite formation au poids considérable pour le sort du Brexit. Encore une fois, l’ultra-conservateur Parti Unioniste Démocrate (DUP) ébranle les chances d’un accord avec son intransigeance et inflige ce jeudi 17 octobre la formation un sérieux revers à Boris Johnson auquel il est allié.

Depuis toujours eurosceptique, le DUP a voté pour le Brexit, contrairement à la population nord-irlandaise qui s’est exprimée à 56% contre. Avec seulement dix députés, ce parti et son inflexible patronne Arlene Foster ont montré qu’ils détenaient les clefs de la sortie de l’Union européenne.

En mars, c’est lui qui a conduit à l’enterrement de l’accord qu’avait négocié Theresa May et au départ de cette dernière. Malgré la menace d’un divorce sans accord dans deux semaines seulement, c’est encore non. Ce jeudi le DUP a refusé de soutenir le compromis qui semblait prendre forme à Bruxelles, rendant très hypothétique une adoption par le Parlement.

En cause à chaque fois, les mesures proposées pour éviter un retour d’une frontière physique entre la province britannique du Nord et la République d’Irlande, membre de l’UE.

Techniques (concernant le régime de TVA notamment), elles risquaient pour la formation unioniste, créée en 1971 par le pasteur fondamentaliste Ian Paisley, d’aboutir à un traitement différent de l’Irlande du Nord par rapport au reste du Royaume-Uni, voire à une réunification de l’Irlande, le cauchemar des unionistes.

Boris Johnson n’avait pas ménagé ses efforts pour les convaincre, promettant un “New deal” économique pour l’Irlande du Nord et recevant quotidiennement les représentants du parti cette semaine.

Leur soutien est indispensable, d’autant que le Premier ministre a perdu sa majorité à Westmin-ster et doit se battre pour chaque voix. Surtout, leur feu vert devrait convaincre la cinquantaine de “Brexiters” les plus durs du parti conservateur, réunis dans le groupe ERG.

Avortement et mariage gay

Violemment anticatholique avant le tournant des années 2000, le DUP avait refusé toutes les discussions proposées pour sortir du conflit dans les années 1970, 1980 et 1990. Il s’était égale-ment opposé aux Accords du Vendredi saint, adoptés largement par référendum en 1998, qui ont mis fin aux Troubles, liés au conflit entre catholiques nationalistes et protestants unionistes, ayant fait plus de 3 500 morts en trente ans.

C’est pourtant en vertu de ces accords qu’il partage le pouvoir pour gouverner la province avec son ennemi juré, le parti républicain Sinn Féin.

Au plan sociétal, le DUP est ultra-conservateur: il refuse le moindre assouplissement de la législation sur l’avortement, interdit en Irlande du Nord sauf en cas de danger de mort pour la mère.

En 1977, il n’avait pas hésité à lancer une campagne baptisée “Sauver l’Ulster de la sodomie” pour combattre la dépénalisation de l’homosexualité. Et il s’est évidemment opposé au mariage pour tous, autorisé partout ailleurs au Royaume-Uni ainsi qu’en République d’Irlande. Des élus ou ex-élus du DUP, adeptes de courants créationnistes comme la Caleb Foundation, se sont aussi prononcés pour la peine de mort et ont mis en doute le changement climatique.

Premier parti d’Irlande du Nord même s’il a perdu du terrain aux élections de 2017, le DUP est dirigé par Arlene Foster, dont le père, un policier, avait reçu une balle dans la tête pendant les Troubles, cible des paramilitaires de l’Armée républicaine irlandaise (IRA), attaque à laquelle il avait survécu.

Un scandale a provoqué l’éclatement du gouvernement nord-irlandais en janvier 2017. Depuis, le DUP et le Sinn Féin n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur une nouvelle coalition et les affaires courantes sont gérées par Londres.

17/10/2019

https://www.huffingtonpost.fr/

Commentaire:

En Irlande du Nord, il n’y a ni Labour ni Conservateurs. La gauche vote Sinn Fein ou SDLP et la droite autrefois pour les Unionistes modérés de l’UUP. Celui-ci ayant fait faillite, c’est le DUP qui le remplace. Or le DUP est proche des milices « loyalistes » qui terrorisaient les civils catholiques pendant les « troubles ». Il n’est pas « unioniste » ordinaire comme les « orangistes » qui paradent dans les quartiers catholiques.

Lire aussi:

Parti Unioniste d’Ulster (Wikipedia)

Unionisme en Irlande (Wikipedia)

Loyalisme d’Ulster (Wikipedia)

Parti Unioniste Démocrate (Wikipedia)

Le Processus de Paix

 

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17 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

barcelone (arte)

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17 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

turquie (lutte ouvrière)

erdogan

Turquie : en perte de vitesse

Erdogan a besoin d’une guerre

L’intervention de l’armée turque en Syrie, décidée par le président Erdogan, n’est pas une surprise. En effet l’usure considérable de sa clique, au pouvoir depuis dix-sept ans, se manifeste depuis plus d’un an et c’est pour lui une habitude de tenter de sortir de ses difficultés en déclenchant une guerre.

Le pays s’enfonce de plus en plus dans la crise, et les scandales liés à la corruption ne passent plus.

Sur 82 millions d’habitants, plus de vingt millions ont du mal à joindre les deux bouts et 3,4 millions ont été traînés devant les tribunaux pour non-remboursement de dette. Les chômeurs sont plus de huit millions, parmi lesquels 25 % de jeunes.

L’AKP, le parti d’Erdogan, n’est plus que l’ombre de lui-même. Un sondage de septembre estime à 60 % le nombre de ceux qui refusent le système d’hyper-présidence taillé spécialement par et pour Erdogan.

Autre mesure de l’usure du pouvoir : lors des élections municipales de mars dernier, l’AKP a perdu quasiment toutes les villes importantes, notamment Istanbul, centre économique du pays avec ses 16 millions d’habitants, et la capitale Ankara.

Ces résultats indiquaient clairement que la population urbaine, qui jusqu’à une date récente soutenait le régime d’Erdogan, ne vote plus pour lui. Au sein du parti AKP même la crise s’aggrave : un certain nombre de ténors, comme l’ancien président de la République Gül, l’ancien Premier ministre Davutoglu ou l’ancien ministre des Finances Babacan, ont non seulement démissionné mais déclaré qu’ils allaient se constituer en opposition.

Pour tenter de durer, Erdogan et sa clique ont une fois de plus tenté de jouer sur un sentiment nationaliste et antikurde en lançant une opération militaire.

La ficelle n’est pas neuve. Avant les élections municipales de mars, Erdogan avait déjà à deux reprises préparé une intervention des forces armées turques à la frontière syrienne. À chaque fois, l’état-major s’était heurté au veto des États-Unis. Cette fois également, Erdogan a dû différer d’un jour ou deux l’intervention militaire, dans l’attente du feu vert du commandement aérien américain.

Pour l’instant, la manœu­vre présidentielle a fait derrière elle l’unité des partis politiques.

À part le parti prokurde HDP, les partis d’opposition tels que le Parti social-démocrate CHP (très nationaliste blog) ou le Bon parti, qui critiquent Erdogan, ont approuvé l’intervention lors d’un vote au Parlement. Mais la population ne semble pas totalement dupe du procédé, alors qu’elle est soumise au battage nationaliste par des médias presque entièrement aux ordres, assourdie en permanence de marches militaires ottomanes, et abreuvée de dénonciations des prétendus terroristes kurdes.

La preuve en est que le pouvoir, qui craint la diffusion de messages hostiles à sa politique, a décidé de contrôler ou même bloquer les réseaux sociaux, une source comme Wikipedia étant depuis longtemps hors d’accès. Au demeurant, Erdogan se vante d’avoir déjà fait mettre en garde à vue au moins 129 personnes ayant diffusé un avis négatif sur l’intervention.

Erdogan et son gouvernement abattent peut-être un de leurs derniers atouts, mais rien ne dit que la population, lasse de l’inflation, des retombées de la crise économique et des coups de menton de l’hyperprésident, marchera longtemps dans son jeu.

Julien SILVA 16 Octobre 2019
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16 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

solidarité kurdes (a et r)

YPG

Solidarité avec le peuple kurde !

Troupes impérialistes, troupes turques, hors du Kurdistan !

Le 9 octobre, la Turquie a lancé une offensive contre le Kurdistan syrien. Cette offensive est sans précédent par sa brutalité et sa massivité. Depuis mercredi, plus de 160 000 civils ont été déplacés ou ont fui les zones de combat.

Selon l’OSDH, près de 200 kurdes, dont 69 civils, seraient morts dans les bombardements turcs. Dans les combats, des centaines de prisonniers de Daesh auraient réussi à s’enfuir, ce qui laisse craindre une réapparition de cette organisation islamiste dans la région. Face à l’offensive turque, les forces kurdes des YPG (Unités de Protection du Peuple) ont annoncé avoir conclu une nouvelle alliance avec l’armée syrienne de Bashar El-Assad.

Aucune confiance dans les impérialistes !

L’offensive turque fait suite à la décision de Donald Trump de retirer les troupes américaines qui se trouvaient sur le territoire du Kurdistan syrien. Cette décision est immédiatement apparue aux yeux de tous comme un feu vert laissé à Tayip Erdogan pour lancer son offensive contre les forces kurdes.

En effet, les YPG s’étaient dans les faits alliés aux forces américaines pour lutter contre Daesh et pour pouvoir établir leur autonomie. La décision de Donald Trump montre bien une chose : on ne peut aucunement faire confiance aux impérialistes !

Macron, lui, verse des larmes de crocodile sur le peuple kurde.

Mais c’est pourtant bien la France qui, jusqu’à il y a 3 jours, vendait des armes à la Turquie d’Erdogan! La France d’ailleurs, depuis 2011, a signé avec la Turquie un « accord de coopération en matière de sécurité intérieure », au nom duquel les services de renseignement français collaborent avec le MIT, le renseignement turc, responsable de la répression contre les kurdes, notamment le meurtre de trois militantes kurdes à Paris.

Quant aux autres pays européens, ils font mine de s’inquiéter du sort du peuple kurde, alors qu’ils maintiennent le PKK, la principale organisation kurde, sur la liste des organisations terroristes.

Quoi d’étonnant d’ailleurs que ces Etats entretiennent de si bonnes relations avec le régime turc, puisque les capitalistes européens, et notamment français, font de belles affaires en Turquie. Ainsi, ce sont plus de 400 entreprises françaises, dont Renault, Sanofi, Groupama ou Axa, qui sont présentes dans ce pays !

Une intervention étrangère pour « protéger les Kurdes » ? 

L’annonce du carnage opéré par l’armée turque dans le Kurdistan syrien a soulevé une légitime indignation dans le pays, bien au-delà des seuls Kurdes. 20 000 personnes ont défilé samedi, à Paris, contre les bombardements turcs.

Devant cette légitime indignation, certains politiciens y sont allés de leurs déclarations. Manon Aubry, députée France Insoumise, a appelé à mettre en place des sanctions contre la Turquie, sanctions qui, inévitablement, retomberont sur la population turque.

Le PCF lui, a exigé de « placer les Kurdes sous protection internationale », ce qui revient à demander que les troupes françaises, américaines et autres qui se trouvaient déjà sur place… y restent.

Quant à Mélenchon, il a osé déclarer que l’annonce que l’armée syrienne interviendrait au Kurdistan contre la Turquie serait une « excellente nouvelle ». Comme si l’armée de Bashar El-Assad, qui massacre son peuple depuis des années, pouvait apporter une quelconque protection au peuple kurde !

Contre les ingérences étrangères, pour le droit à l’autodétermination du peuple kurde !

En réalité, le revirement américain montre que la solution pour les peuples de la région ne viendra certainement pas d’une intervention étrangère. Au contraire, pour les pays impérialistes, les peuples de cette région ne constituent que des pions sur lesquels s’appuyer ou pas pour pouvoir étendre leurs zones d’influence respectives.

Lutter pour l’arrêt contre l’offensive turque au Kurdistan, c’est participer aux manifestations et rassemblements de soutien au peuple kurde, pour l’arrêt immédiat des bombardements et de toutes les opérations militaires, contre la complicité du gouvernement français avec le régime turc. 

Contre les régimes oppresseurs, pour le droit des peuples à l’autodétermination, la solution ne pourra passer que par l’indépendance politique de notre camp social contre les capitalistes et les impérialistes de tout bord.

https://anticapitalisme-et-revolution

Commentaire:

A&R est un courant du NPA

Lire aussi:

Unités de protection du peuple (Wikipédia)

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14 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

portugal (pùblico essf)

Clip du PCP

Le PCP était fort là où il y a moins de chômage et plus de criminalité

Chega (« Basta » extrême droite) lui a volé des électeurs

L’abstention croissante, l’éparpillement partisan et le vieillissement de la population entraînent l’érosion de l’électorat communiste et écologiste.

Il est passé de 17 à 12 députés, mais où sont passés les 115 000 votes perdus par la CDU entre 2015 et la semaine dernière? Pour le PAN (animaliste), le PS et Chega (extrême droite)…

Et si cela peut paraître surprenant, il existe des points intéressants au sujet des villes où la CDU a obtenu ses meilleurs résultats: elles ont moins de chômeurs que la moyenne du pays, leur pouvoir d’achat est supérieur à la moyenne nationale, le taux de criminalité y est plus grand et il y a plus d’immigrants.

Et une confirmation à propos des personnes âgées: oui, là où la CDU détient le plus grand nombre de voix, le pourcentage de personnes de plus de 65 ans est supérieur à la moyenne nationale – mais le CDS et le PSD peuvent la dépasser.

En comparant les données du vote des différents partis et ceux d’il y a quatre ans, il est clair que c’est dans les municipalités où la CDU avait le meilleur vote en 2015, que le parti dirigé par André Ventura (Chega ext droite) recueillait également le plus grand nombre de votes.

En outre, la coalition entre la PCP, les verts du PEV et l’ ID était plus forte dans les municipalités où le taux de chômage est inférieur à la moyenne nationale mais où la criminalité est plus élevée.

La meilleure implantation de la CDU, à savoir le tiers des communes où il a obtenu son meilleur score, est essentiellement situé dans l’Alentejo, dans l’ouest de l’Algarve, ainsi que dans les districts de Lisbonne et de Santarém.

Les seules communes où elle est arrivée en tête sont Mora (Évora) et Avis (Portalegre), mais s’il regarde par-dessus son épaule, c’est le PS qui monte dans les deux cas. Entre les deux élections, la CDU n’a pas changé d’influence géographique, elle a seulement diminué.

Selon EyeData, les municipalités où Chega a obtenu le meilleur vote sont, pour la plupart, celles où, en 2015, la CDU a obtenu les meilleurs résultats et continue de le faire. (Résumé)

Maria Lopes 14 octobre 2019

https://www.publico.pt/

Commentaire:

CDU est le nom sous lequel le PCP se présente depuis la fin de la dictature, en coalition avec un parti vert. Il a vu ses votes divisés par 3 depuis 1975. Chega veut dire « Basta » c’est la nouvelle extrême droite comme Vox en Espagne.

Ce qui est étonnant c’est que nos camarades du Bloc de Gauche ne profitent pas de la chute du PCP à l’électorat plus âgé. Le BE mettrait plus en avant les femmes, les gays et d’autres sujets sociétaux qui ne « prennent pas » chez les anciens…

Lire aussi:

Élections et crise d’hégémonie politique : le Portugal ne fait pas exception

Portugal : Antonio Costa (PS) ne veut pas renouveler la « geringoça », ce que regrette Catarina Martins du Bloc de gauche

Au Portugal, la fin de la “combine” des partis de gauche?

Algumas conclusões sobre as eleições legislativas após quatro anos de Governo da Geringonça (Em Luta)

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13 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

solidarité!

rojava

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12 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

solidarité rojava (france 3)

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Quimper

 

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09 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

rojava! (npa lutte-ouvrière ucl psl rp)

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Fresque pour Kendall Breizh, volontaire tué au Rojava (Carhaix)

Contre l’expédition militaire d’Erdogan

Soutien au Rojava !

Erdogan a donc mis ses menaces à exécution, en lançant une nouvelle opération militaire d’ampleur contre l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES, Rojava), avec une invasion terrestre et des bombardements sur les villes frontalières de Serekanye, Tall Abyad et même Qamishlo, la capitale du Rojava.

L’objectif est clair : détruire la zone d’autonomie créée par les Kurdes, qu’Erdogan ne peut voir que comme une menace pour son pouvoir et son projet nationaliste, alors qu’il a été mis en difficulté lors des dernières élections municipales.

L’annonce faite par Trump du retrait des troupes US de la zone tampon située entre la Turquie et la zone sous contrôle des Forces Démocratiques Dyriennes (FDS), quand bien même le prési-dent des États-Unis serait revenu en partie sur ses déclarations, a été prise comme un feu vert donné à Erdogan pour commettre un nouveau massacre.

L’expérience du confédéralisme démocratique en plein chaos syrien est, malgré ses difficultés et ses limites, porteuse d’un espoir pour toute la région. Le développement du multi-confessionna-lisme, le respect de l’autonomie des nationalités, les avancées concernant les droits des femmes rendent son existence intolérable pour l’autocrate Erdogan.

Nous ne pouvons être indifférents au sort des populations qui vivent sur ce territoire, ainsi qu’à celui des combattantEs des Unités de Protection du Peuple (YPG)  et des FDS en général. Les victimes pourraient se compter par milliers, et les risques d’enlèvements, d’extorsions, de viols et de massacres sont là. Lors de l’invasion d’Afrin l’année dernière, ce sont des milliers de personnes qui ont été tuées ou qui sont portées disparues.

Le NPA exige l’arrêt immédiat de l’opération militaire de la Turquie, qu’il s’agisse de l’invasion terrestre ou des bombardements.

Le NPA revendique que le PKK soit retiré de la liste des organisations terroristes, ce qui est un axe majeur de la communication et de la politique de la Turquie pour justifier l’écrasement des populations kurdes, d’un côté comme de l’autre de la frontière.

La question des sanctions contre la Turquie d’Erdogan doit également être posée.

Le NPA appelle à construire, partout en France, la solidarité, et sera partie prenante des initiatives organisées en soutien aux populations du Rojava.

Montreuil, Mercredi 9 octobre 2019, 19:02

https://npa2009.org/

kemper

morlaix

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Lire aussi:

Kurdes de Syrie : otages de la politique impérialiste (Lutte Ouvrière)

Cacophonie à Washington et attaque turque sur le Rojava (UCL)

Rojava : Non à l’invasion turque ! (PSL)

Erdogan lance son offensive criminelle contre les Kurdes de Syrie (RP)

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09 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

rojava (npa)

swp m

Les États-Unis donnent leur accord à une offensive turque dans le nord de la Syrie

Mardi 1er octobre, Erdogan a annoncé vouloir lancer sa troisième opération sur le sol syrien depuis 2016. L’objectif est annoncé : détruire la zone d’autonomie créée par les kurdes qu’Erdogan ne peut voir que comme une menace pour son pouvoir et son projet nationaliste pour la Turquie.

Mais dans la nuit de dimanche à lundi, Donald Trump a annoncé retirer les troupes américaines de la zone tampon (située entre la Turquie et la zone sous contrôle des FDS) et s’est engagé à ne pas intervenir dans le conflit à venir.

C’est un feu vert donné à Erdogan pour commettre un nouveau massacre.

Même si Trump est depuis revenu, en partie, sur ses déclarations initiales, celles-ci doivent nous alerter. Nous ne pouvons être indifférent•es au sort de l’Administration Autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES), des populations qui vivent sur ce territoire et des combattant•es des FDS.

Un boulevard pour Daesh

Faut-il rappeler que ce sont les combattantes et combattants du YPG qui ont mis Daesh en déroute et qu’ils gardent encore les djihadistes enfermés ? Alors qu’Erdogan leur permettait de passer la frontière pour trouver en Turquie soins et du ravitaillement, 11 000 combattant•es kurdes versaient leur sang pour garantir la sécurité de la région, mais aussi la nôtre.

Brett Mc Gurk, l’ancien envoyé spécial de la Coalition Internationale contre l’État islamique a exprimé ses graves inquiétudes sur les conséquences de cette opération en termes de sécurité et en terme humanitaires.

Car, la fin de l’AANES signifierait un boulevard pour Daesh, qui disposerait de l’espace laissé et du chaos généré par l’invasion turque pour finir de se reconstruire. Les rapports américains soulignent qu’ils pourraient en avoir la force.1

De plus, selon Mc Gurk, la Turquie n’a ni l’intention, ni le désir, ni la capacité de gérer les 60 000 membres de Daesh et leurs proches détenus dans le camp d’al Hol. Le risque que ces prisonniers, libérés par l’intervention d’Erdogan forment le noyau du nouvel État Islamique est, selon lui et les services de renseignements, réel.2

Des risques humains terrifiants

Mais ce qui est encore plus terrible ce sont les risques d’enlèvements, d’extorsions, de viols de massacres que court la population civile. Lors de l’invasion d’Efrîn l’année dernière ce sont des milliers de personnes qui ont été tuées ou qui sont portées disparues.

Et les déclarations d’Erdogan et de Cavusoglu le ministre turc des affaires étrangères qui parlent de « nettoyage de la zone des terroristes » donnent le ton et font présager le pire. Car le gouvernement turc a démontré depuis longtemps que tout kurde est pour lui un terroriste.3

L’expérience du confédéralisme démocratique en plein chaos syrien est porteuse d’un espoir pour toute la région. Le développement de l’auto-organisation, les avancées rapides qui concer-nent l’écologie, le multiconfessionalisme, le respect de l’autonomie des nationalités, la répartition des richesses et les droits des femmes rendent son existence intolérable pour l’autocrate Erdogan.

Le NPA revendique que le PKK soit retiré de la liste des organisations terroristes, ce qui est un axe majeur de la communication et de la politique de la Turquie pour justifier l’écrasement des populations kurdes, d’un côté comme de l’autre de la frontière.

Il est du devoir de l’ensemble de la gauche française d’obtenir la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne ainsi que des sanctions économiques et diplomatiques à l’égard de la Turquie.

La solidarité avec les populations du Nord de la Syrie doit prendre une toute autre ampleur. Il en va de la vie de dizaines ou de centaines de milliers de personnes et de l’avenir de l’auto-organi-sation, des droits des peuples, des femmes et de la démocratie dans la région.

Camille Nashorn Mercredi 9 octobre 2019

https://npa2009.org/

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08 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

antiracisme (dossier npa)

AFFICHE-RACISME-POUTOU2017-BAT-1

Contre le racisme, contre les frontières

Macron et consorts ont décidé, en cette rentrée, d’enfourcher l’un des chevaux de bataille favoris de l’extrême droite et de la droite extrême : les questions migratoires.

L’occasion de revenir, dans ce dossier, sur la nécessaire fermeté dont nous devons faire preuve face à la diffusion des idées racistes et anti-migrantEs, et aux politiques qui les accompagnent. Ce dossier est composé d’extraits de la brochure « De l’air, ouvrez les frontières ! », disponible auprès des militantEs du NPA.

antiracisme (dossier npa) dans Antifascisme

Refuser les frontières, donner un avenir à l’humanité

Si nous avons épuisé nos mots pour dire la tragédie humaine que constitue le sort réservé aux migrantEs, avec notamment les milliers de mortEs en Méditerranée, il faut pourtant écrire et parler pour dire qu’il n’y a rien de fatal.

 dans Macronie

Racisme et violences policières

Les quartiers populaires sont un terrain d’expérimentation quotidienne de la violence d’État. C’est une violence ciblée, dans des quartiers situés loin des centres urbains ou menacés de disparition au cœur des villes, comme à Marseille.

 dans Migrants, réfugiés

Des revendications des mouvements de résistance soutenues par le NPA

▸ Des moyens pour un accueil digne et non pour la répression ;
▸ La régularisation de toutes et tous les sans-papiers ;
▸ La fin des expulsions ;
▸ La fermeture des centres de rétention administrative (CRA) ;

https://npa2009.org/

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