Archive | Antifascisme

14 août 2018 ~ 0 Commentaire

oleg sentsov (courrier international)

sentsov-kolchenko

La mauvaise pente russe

“Je ne suis pas un serf”, expliquait en 2015 Oleg Sentsov aux juges du tribunal militaire russe qui l’interrogeaient au cours de la parodie de procès qui l’a condamné à vingt ans en prison.

À 42 ans, le cinéaste ukrainien, accusé de “complot terroriste”, est, après trois mois de grève de la faim, entre la vie et la mort. Dix ans après la disparition d’Alexandre Soljenitsyne, son combat, il réclame la libération de 70 prisonniers politiques ukrainiens, l’inscrit dans la longue liste des artistes et écrivains dissidents, héros solitaires des libertés perdues. Car la Russie de Vladimir Poutine est sur “la mauvaise pente”, reconnaissait récemment le journaliste Alexandre Podrabinek au micro de la chaîne suisse RTS.

Cet ancien dissident sait de quoi il parle 

Il fut condamné à la fin des années 1970 à l’exil en Sibérie, puis à la détention dans une colo-nie de rééducation par le travail. Certes, le goulag russe a officiellement fermé ses portes au milieu des années 1980. Mais la férocité du système carcéral, le déni des droits humains et l’autoritarisme du pouvoir de Vladimir Poutine en disent long sur l’érosion des libertés et l’état de peur qui règne en Russie.

La chancelière Angela Merkel, le président Emmanuel Macron, des artistes et intellectuels du monde ont beau réclamer depuis plusieurs semaines la libération d’Oleg Sentsov, le maître du Kremlin s’est jusqu’à présent montré inflexible.

Aujourd’hui ou demain, il sera trop tard.

Comme il fut trop tard pour Anatoli Martchenko, qui a obtenu il y a trente ans le premier prix Sakharov pour la liberté de l’esprit. Une reconnaissance à titre posthume : deux ans plus tôt, cet écrivain dissident russe s’était éteint dans la prison de Tchistopol à l’âge de 48 ans après une grève de la faim de trois mois. Il réclamait la libération de tous les prisonniers d’opinion soviétiques. “Il n’a jamais hissé le drapeau blanc de la reddition”, avait dit de lui sa femme, Larissa Bogoraz. On peut en dire autant d’Oleg Sentsov.

Eric Chol  14/08/2018
.
Lire aussi:
.

Lire la suite

14 août 2018 ~ 0 Commentaire

esclavage 2 (à l’encontre.ch)

Migrants Ital

Pancartes de l’USB, Union Syndicale de Base) proche de Solidaires

Italie. La marche des «casquettes rouges» contre l’exploitation

Des centaines de journaliers africains défilent en Italie en protestation contre des conditions de travail propres à de l’esclavage.

«Nous sommes prêts à organiser la première marche pour la dignité et pour les droits. Pour dire non à toute forme d’esclavage, en particulier contre les diktats de la grande distribution.» Le jour se lève à Torretta Antonacci, près de l’ex-ghetto de Rignano, entre les champs de Rignano Garganico et de San Severo, à une vingtaine de kilomètres de Foggia, dans les Pouilles.

Aboubakar Soumahoro, syndicaliste de l’Unione sindacale di Base (USB), rassemble des centaines de journaliers avant de leur expliquer:

«Durant la matinée, nous traverserons les champs jusqu’à la préfecture de Foggia. Nous brandirons nos casquettes rouges pour dire non à l’exploitation. Pour dire clairement que les êtres humains priment sur les affaires.» Il ajoute: «Aujourd’hui, nous n’avons pas besoin de permis, nous voulons des réponses.»

Il est près de midi lorsque la manifestation, réunissant plusieurs centaines de journaliers africains qui ont aujourd’hui croisé les bras «pour protester contre un système agricole qui nous opprime», se rassemble devant la gare de Foggia avant de se rendre ensuite, leur nombre ayant atteint presque 1000, devant la municipalité de cette ville des Pouilles. Avec ce qui lui reste de voix suite à une longue journée qui avait commencé très tôt, Aboubakar conti-nue d’encourager au mégaphone les «camarades de lutte», ayant répondu à l’appel lancé par l’USB, qui sont réunis devant la municipalité de la ville.

«Il y a beaucoup à apprendre de cette grève

aujourd’hui vous écrivez une grande page d’histoire», déclare Michele Emiliano, président de la région des Pouilles [membre du Parti démocrate], s’adressant à Aboubakar Soumahoro: «Faire du syndicalisme, c’est ça: organiser des femmes et des hommes pour aboutir à des conquêtes sociales.» Le président de la région se propose de servir d’interlocuteur «avec n’importe quel gouvernement, afin de trouver une solution à la question de l’exploitation dans le secteur agricole».

Les journaliers africains s’adressent précisément au président du gouvernement, Giuseppe Conte, au moyen d’un message symbolique

Ils déposent une caisse de tomates à l’entrée de la municipalité de Foggia, juste avant la réunion du syndicat avec le préfet. Pendant ce temps, Aboubakar Soumahoro invite à la réflexion, rappelant qu’aujourd’hui, 8 août, «c’est l’anniversaire du désastre de Marcinelle [un incendie dans une mine de charbon près de Charleroi, en Wallonie qui, le 8 août 1956, a provoqué la mort de 262 personnes, dont 136 immigrés italiens], une époque où les ouvriers italiens étaient exploités et esclavagisés, entre autres en raison de leur nationalité». 

Sur les événements de Foggia, l’ordre du discours politico-institutionnel

Hier [7 août], le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, présidait dans les locaux de la préfecture de Foggia le Comité provincial pour l’ordre et la sécurité publique, convoqué en urgence après les deux accidents de la route [les 4 et 6 août] qui, au cours des derniers jours, ont provoqué la mort de 16 journaliers.

«Il s’agit d’un problème de mafia, pas de salaires au noir et de recrutement illégal de journaliers.

Dans la province de Foggia, il y a une criminalité mafieuse que j’ai l’intention d’éradiquer localité par localité», a déclaré Salvini lors de la conférence de presse qui s’est tenue à l’issue de la rencontre institutionnelle. Il a ensuite ajouté: «Je ne permettrai pas que l’on appose une éti-quette de criminelle sur l’agriculture italienne du seul fait que quelques-uns veulent s’enrichir dans l’illégalité. La grande majorité des employeurs de Foggia sont honnêtes.»   

Le ministre en a fait exclusivement, en l’espèce, une question de légalité, de respect de la loi, de sécurité sur les routes. «L’objectif est de gérer de manière transparente les transports, pour que les mafias n’en aient plus le contrôle», a insisté Salvini; en oubliant que la question de l’exploitation dans le secteur agricole relève d’un ensemble politique et économique, où sont en jeu les intérêts financiers de certaines de plus grandes entreprises du pays.

C’est précisément ce qu’a découvert il y a quelque temps le parquet de Lecce, ville du sud des Pouilles, lors de l’enquête sur le décès d’Abdullah Mohamed, un journalier soudanais de 47 ans, mort sous la chaleur dans les champs de Nardò [une ville de 30’000 habitants], le 20 juillet 2015.

Abdullah est mort sous la chaleur et suite aux efforts de la récolte de tomates.

Cet été, au moins dix personnes sont mortes dans les champs pour les mêmes raisons (cha-leur et épuisement). Seulement dans les Pouilles, cinq migrants sont morts en deux mois. L’en-quête de la magistrature des Pouilles a démontré l’existence d’une véritable chaîne d’exploita-tion agricole. Ces tomates ont été vendues à certaines des plus importantes entreprises de conditionnement d’Italie (en réalité, les grandes entreprises en question n’ont jusqu’ici pas même été évoquées dans l’enquête judiciaire, encore en cours).

En raison de l’émotion engendrée par les morts de l’été 2015, certaines mesures législatives ont toutefois été introduites, reformulant le délit d’activités d’intérim illégales et d’exploitation du travail, modifiant les dispositions prévues à l’article 603-bis du Code pénal. La nouveauté la plus significative est la disposition, figurant à l’article initial de la loi n° 199, prévoyant des sanc-tions pour l’entreprise contractante qui «utilise, contracte ou emploie de la main-d’œuvre recru-tée par le biais d’activités d’intérim, c’est-à-dire exploitant les travailleurs et profitant de leur état de nécessité».

Les nouvelles normes interviennent donc uniquement sur l’aspect pénal du problème, agissant comme une sorte de dispositif qui sanctionne l’exploi-tation.

«La loi sur l’intérim des journaliers rend les choses plus compliquées pour les entreprises. Il faut la changer», a déclaré le même Salvini, il y a quelques jours. Certes, il faudrait l’améliorer, précisément parce qu’elle se limite au niveau pénal alors que la question de l’exploitation des journaliers, surtout des migrants, est un thème politique qui doit être affronté en tant que tel. Il ne fait aucun doute que la marche des «casquettes rouges» de ce matin va dans cette direction.

Il y aura à Foggia, dans l’après-midi, vers 18 heures, une manifestation unitaire appelée également par la CGIL, la CISL et l’UIL, «car ce qui s’est passé est la conséquence extrême et dramatique d’une condition qui concerne tous les travailleurs agricoles de la Capitanata [terme ancien correspondant à la province de Foggia]: exploitation, illégalité, manque de sécurité, conditions de travail et de transport extrêmes», explique Ivana Galli, secrétaire générale de la section CGIL, responsable du secteur agricole et de l’industrie alimentaire.

Le même syndicat, lors de la présentation le 13 juillet dernier à Rome du quatrième rapport Agromafias de l’Observatoire Placido Rizzotto, dénonçait le fait qu’il y a aujourd’hui en Italie au moins 400 000 journaliers en danger de «super-exploitation» sur un total d’environ un million de personnes employées dans le secteur agricole, mais pas seulement.

En effet, en 2017, 286 940 d’entre eux sont des migrants enregistrés auxquels il faut ajouter 220 000 étrangers engagés au noir ou qui reçoivent des salaires largement inférieurs aux salaires prévus par les conventions nationales. C’est une réalité pour de nombreuses régions de notre pays, du nord au sud: de Brescia à Foggia, de Catane et Raguse se déroule un seul fil rouge, celui de l’exploitation du travail et de l’infiltration de la criminalité dans des affaires apparemment légales.

Dès lors sont vaines et hypocrites toutes les tentatives de réduire le débat à une dichotomie entre légalité et illégalité.

Il serait plutôt nécessaire de penser à la meilleure manière de garantir aux travailleurs de ne pas avoir à enlever leur chapeau devant le patron, ainsi que l’enseignait Peppino Di Vittorio, pour le garder fermement sur la tête. La marche d’aujourd’hui, pour les droits et la dignité, s’inscrit dans l’héritage de ces combats. Comme par le passé à Nardò, Castel Volturno et Rosarno, les journaliers africains, au cœur de la Capitanata, ont ajouté, aujourd’hui, une nouvelle page à l’histoire syndicale de notre pays.

(Article publié le 8 août sur le site DinamoPress, traduction A L’Encontre)

 14 août 2018 Gaetano de Monte

http://alencontre.org

Lire aussi:

Esclavage 1 (Les Inrocks)

Lire la suite

13 août 2018 ~ 0 Commentaire

palestine (ujfp)

strike palestine

Soutien à l’appel pour une grève nationale des Palestiniens dans le monde entier

La Loi sur l’État-nation que le parlement israélien vient de voter marque un tournant qualitatif en affirmant que l’État d’Israël est l’État des seuls Juifs.

Non seulement cela contredit la Déclaration d’Indépendance qui était jusqu’à maintenant la constitution de facto de l’État d’Israël et les engagements pris par les fondateurs de l’État auprès des Nations unies afin d’y être accepté comme État membre, mais cela transforme officiellement, constitutionnellement, 20 % de ses citoyens en citoyens de seconde zone.

Le fait même que Netanyahou et la Knesset ont mis le concept de “Nation” au cœur de ce tournant constitutionnel met les Palestiniens devant une nouvelle responsabilité, où qu’ils se trouvent.

Comme le dit le député Jamal Zahalka : au concept de nation juive, les Palestiniens doivent réagir en tant que nation palestinienne, pas simplement en tant que citoyens de l’État d’Israël qui sont agressés.

Le défi aujourd’hui est une réponse de la nation palestinienne, où que soient les Palestiniens, parce que la nation palestinienne est une fois de plus dépossédée de sa terre par une simple déclaration du parlement juif.

C’est l’ensemble de la nation palestinienne qui a été agressée et provoquée, de Nazareth à Gaza, de Hébron à Beyrouth, de Jaffa à Detroit, musulmans, chrétiens, Druzes, Arméniens, Caucasiens.

Chaque Palestinien.ne est concerné.e par la loi sur la Nation, où qu’il/elle vive, quelle que soit sa communauté.

Le député Zahalka appelle à une grève générale coordonnée de la nation palestinienne dans le monde entier, ce qui doit être la réponse palestinienne à la fausse revendication par la Knesset que cette terre est la patrie des Juifs et seulement eux.

Il est temps d’unir toutes les énergies de la nation palestinienne pour transformer cet appel en une action puissante,

Les amis de la nation palestinienne dans le monde entier, y compris dans la société israélienne, doivent exprimer leur solidarité inconditionnelle avec cet appel et cette action.

lundi 13 août 2018 Michel Warschawski

.
.
Lire aussi:
.
.

Lire la suite

12 août 2018 ~ 0 Commentaire

cancer (pùblico.es)

pal.jpg 2

Le blocus israélien interdit les traitements contre le cancer dans un hôpital de Gaza

Un nouvelle conséquence du blocus de Gaza par Israël

Un hôpital de la bande de Gaza a dû annuler le traitement des patients cancéreux en raison du manque de médicaments. L’hôpital Rantisi de la bande de Gaza, a été contraint de suspendre les traitements du cancer en raison du manque de médicaments pour chimiothérapie, conséquence directe du blocus par Israël, selon le ministère de la Santé de l’enclave.

« La mise en œuvre de la chimiothérapie pour les patients atteints de cancer à l’hôpital spécialisé de Rantisi sera suspendue dimanche matin », a indiqué un communiqué ministériel. La note assure qu’ils ont épuisé les réserves de médicaments pour chimiothérapie ainsi que du « Nubogen », utilisé pour augmenter l’immunité des patients.

Le ministère palestinien prévient que la vie de centaines de personnes atteintes de cancer est en danger. Le système de santé publique de Gaza, territoire palestinien isolé par onze années de blocus israélien, aggravé par le peu de passages vers l’Egypte ces dernières années, souffre d’une limitation des approvisionnements et donc de médicaments.

Il dépend également du ministère de la Santé de l’Autorité nationale palestinienne (ANP) de Cisjordanie, qui paye une partie du budget. Pour sa part, la Coordination santé du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a récemment déclaré que le nombre élevé de victimes des manifestations depuis Mars (17 000, plus de la moitié par balles), augmente encore les besoins.

08/12/2018

https://www.publico.es/

Lire aussi:

“Collective punishment” of Gaza cancer patients denounced by human rightsorganisations (MAP)

Gaza. Les craintes d’une nouvelle guerre réveillent d’anciens traumatismes (Al’Encontre.ch)

Gaza. «Nous avons peur, mais nous n’avons pas peur en même temps», dit un Gazaoui (Al’Encontre.ch)

‘L’art est une forme de résistance’ : Des frappes aériennes israéliennes détruisent le centre culturel de Gaza (AMP)

Lire la suite

05 août 2018 ~ 0 Commentaire

lafarge (france info)

hollande

Laurent Fabius entendu par les juges dans le dossier Lafarge : « Cette audition est extrêmement inquiétante

franceinfo : Vous n’avez pas eu les réponses que vous attendiez de la part de Laurent Fabius ?

Marie Dosé : Non et cette audition est extrêmement inquiétante parce que Laurent Fabius a déclaré sous serment qu’il ne savait rien alors que son ministère savait tout. De nombreux documents ont été déclassifiés par le ministère des Affaires étrangères à la demande des juges d’instruction, et des notes diplomatiques démontrent que le Quai d’Orsay savait tout, du début jusqu’à la fin, c’est-à-dire le maintien de Lafarge en violation de la réglementation et ses tractations avec Daech. Comment est-ce que le Quai d’Orsay a pu ne pas en informer le minis-tre ? Il y a un vrai dysfonctionnement des institutions et ce qui m’effraie, c’est la sérénité avec laquelle Laurent Fabius nous explique qu’il ne savait rien. Comment peut-il accepter d’affirmer : « Les seules fois où j’ai vu le PDG de Lafarge, c’était pour parler de développement durable et de la COP21″ ?

Ce qui vous choque, c’est donc que ses collaborateurs les plus proches ne lui remontaient pas ces informations ou les remontaient à d’autres personnes ?

Nous sommes en train de parler de financement du terrorisme, de complicité de crimes contre l’humanité. Comment peut-il accepter que ses proches collaborateurs aient gardé ça pour eux ? Il met en cause un dysfonctionnement énorme des institutions et, étrangement, il n’a pas l’air de trouver ça si scandaleux. C’est donc une audition un peu étrange.

Selon l’article du Monde, les informations reçues par le Quai d’Orsay étaient davantage transmises à la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) ou au ministère de la Défense. Qu’est-ce que ça veut dire, selon vous, du fonctionnement et du rôle de l’État dans cette affaire Lafarge ?

Soit les informations de la DGSE sont faites pour la DGSE et rien d’autre, à partir de là, c’est donc un service de renseignement qui se renseigne et ne fait pas remonter l’information. Soit c’est un cabinet qui se trompe complètement sur les enjeux entre 2012 et 2016 en Syrie et c’est très inquiétant sur ce que ça veut dire de la position française. En tout cas, il va falloir rendre des comptes. L’association Sherpa va demander l’audition de personnalités liées au cabinet de Laurent Fabius et de certains fonctionnaires. Nous devons comprendre comment un ministre a pu être tenu dans l’ignorance d’informations aussi graves.

Interrogée sur l’affaire Lafarge, Marie Dosé, avocate de l’association Sherpa, veut  « compren-dre comment un ministre a pu être tenu dans l’ignorance d’informations aussi graves ». « Cette audition est extrêmement inquiétante », a déclaré sur franceinfo mardi 31 juillet Marie Dosé, avocate de l’association Sherpa qui est partie civile dans l’affaire de financement de terrorisme présumé en Syrie qui touche Lafarge. Le Monde a en effet révélé lundi que l’ancien ministre des Affaires étrangères et actuel président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius, a été entendu le 20 juillet par les juges d’instruction en charge du dossier. Lafarge, cimentier fran-çais, a été mis en examen en tant que personne morale le 28 juin, notamment pour finance-ment d’une entreprise terroriste et complicité de crimes contre l’humanité.

01/08/2018

https://www.francetvinfo.fr/

Lire la suite

02 août 2018 ~ 0 Commentaire

syrie (courrier international + la 4)

syrie

Au service d’Assad, une armée exsangue pour contrôler la Syrie

Plus de sept ans après le début du conflit, les forces du régime ont repris aux rebelles et aux djihadistes près de deux tiers du territoire, dont des axes routiers et des points de passage frontaliers.

Dans quel état se trouvent les troupes de Bachar El-Assad ?

“Il y a un manque de ressources humaines”, déclarait Bachar El-Assad en juillet 2015, admet-tant pour la première fois les problèmes d’effectifs auxquels devait faire face son armée. Trois ans plus tard, c’est un tout autre discours que vient de tenir le président syrien à ses troupes, affirmant notamment que “la victoire est proche”.

De Homs et Palmyre à Alep, du Qalamoun et Deir Ez-Zor à la Ghouta orientale et à la Ghouta occidentale, d’autres villes et d’autres campagnes. Ils [les opposants] ont finalement été contraints de partir, humiliés, ils ont reculé, après que vous leur avez donné un avant-goût de la défaite amère”, a-t-il écrit le 1er août dans une lettre ouverte adressée à ses forces à l’occasion du 73e anniversaire de l’armée syrienne.

Après sept ans d’un conflit ayant fait au moins 350 000 morts et des millions de déplacés, l’armée syrienne a effectivement réussi à reprendre près de deux tiers du territoire national. L’autre tiers est réparti entre les rebelles et les djihadistes présents dans la région d’Idleb, dans le nord-ouest, et les forces kurdes soutenues par les États-Unis dans le nord et le nord-est du pays. Mais ces victoires, qui n’auraient pu voir le jour sans la double intervention massive des Russes et des Iraniens, ont coûté très cher aux forces de Damas.

L’impréparation des forces syriennes avant l’éclatement du conflit, notamment en raison d’un vaste réseau de corruption, et les problèmes de confiance liés aux relations entre soldats alaouites et sunnites ont entraîné une désorganisation et une déprofessionnalisation de l’armée.

L’armée affaiblie sur deux fronts

Après sept ans de guerre, les effectifs de l’armée syrienne s’élèveraient aujourd’hui à près de 100 000 hommes, alors qu’ils étaient 250 000 en 2011, après les morts mais aussi les nombreuses défections, en particulier au début du conflit. “Une bonne partie des combattants d’aujourd’hui sont soit épuisés, soit manquent d’expérience en raison de leur récent recrute-ment. Mais les autres, plus expérimentés, trouvent leur place dans trois rangs différents au-dessus de l’armée : la garde républicaine, la 4e division de Nahr Assad et les forces spéciales de Souhaïl Al-Hassan, dit ‘le Tigre’, qui sont des forces encore capables d’opérer”, explique à L’Orient-Le Jour Ziad Majed, politologue et spécialiste de la Syrie.

En plus des forces loyalistes, le régime peut compter sur l’appui de milices 

“100 000 miliciens épaulent le régime. Ils sont surtout présents sur des check-points et représentent l’infrastructure sécuritaire du régime dans certaines provinces du pays, notam-ment dans la région de Lattaquié, où ils sont directement en contact avec les Russes. Ces milices étaient à l’origine formées par les Iraniens pour créer des unités semblables aux milices chiites irakiennes, donc moins disciplinées, moins équipées et moins entraînées que le Hezbollah”, poursuit l’expert.

L’armée a donc été affaiblie sur deux fronts 

L’un vis-à-vis de l’intérieur, avec la création de milices qui lui disputent son monopole de la violence légitime, l’autre par rapport à l’extérieur, avec l’intervention des troupes étrangères qui lui confisquent sa souveraineté territoriale. Elle a toutefois gagné en efficacité et en homogé-néité. “À l’heure actuelle, l’armée syrienne est mieux qualifiée, à l’instar de quelques unités d’élite ayant la capacité de mobiliser les milices locales”, explique à L’OLJ Nick Heras, analyste au Center for New American Security. “Mais cela signifie aussi que le moral de ce qui reste de l’armée syrienne est élevé, car ceux qui restent pour se battre ne sont que les plus engagés dans la cause”, précise-t-il.

Un reliquat d’officiers

D’après des chiffres révélés par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) à l’occa-sion du septième anniversaire du conflit, en mars dernier, le régime aurait perdu près de 49 000 soldats, sans compter les miliciens fidèles au régime. “Les dernières estimations dressent un bilan de 100 000 morts au niveau de l’armée (tous services confondus) et près de 50 000  morts parmi les milices qui épaulent Damas. Les pertes sont réparties aussi d’un point de vue confessionnel, mais avec une forte concentration au niveau des zones alaouites, qui ont fourni le plus de combattants”, dit pour sa part Ziad Majed.

Pour assurer le moral des troupes, le régime n’hésite pas à mettre des figures charismatiques en avant, la plus célèbre étant celle du brigadier général Souheïl Al-Hassan, surnommé “le Tigre” (“Al-Nimr”, en arabe). Avec sa milice, “les forces du Tigre”, il a coordonné les opérations les plus importantes du conflit, ce qui lui a valu l’adoubement de la Russie, qui l’a décoré en août 2017. Sa milice intégrée à la troupe est le meilleur reflet de ce qu’il reste de l’armée syrienne, un reliquat d’officiers venus des différents corps de l’armée associés à des miliciens menés par des seigneurs de guerre.

Le régime célébrait [le 1er août] la prochaine réouverture de la route reliant la Jordanie à la Syrie, permise par la reconquête du Sud, et signifiant aux yeux du pouvoir le retour à une situation normale. Si l’état actuel de l’armée semble être bien meilleur, l’idée d’un retour à la situation d’avant 2011 demeure toutefois une grande illusion.

Élie Saïkali  02/08/2018
.
.
.
Lire aussi:
.

Lire la suite

31 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

maurice rajfus (npa)

police 10 mai

Maurice Rajsfus : infatigable militant

On dit que les révolutionnaires ne meurent jamais, simplement vers la fin, ils commencent à avoir mal aux genoux.

Ma vie militante a commencé très tôt, puisque mes parents nous avaient envoyés, avec ma sœur, dans une colonie de vacances issue du Secours rouge à l’île de Ré en 1937 et 1938. Nous avions alors le sentiment d’être de futurs grands révolutionnaires. En fait je suis militant depuis la Libération de Paris à la fin du mois d’août 1944. À l’époque, je croyais participer à la révolution en adhérant au PCF et aux Jeunesses communistes. Mais deux ans plus tard j’en étais violemment exclu, sous l’accusation de « provocateur policier ». J’avais 18 ans. En octobre 1946, je rejoins la Quatrième Internationale.

Après quelques années d’errance, je reprends goût à la lutte contre la guerre d’Algérie. Je participe en septembre 1955 à la constitution du comité des mouvements de jeunesse de Paris contre le départ du contingent en Algérie. Mouvement fortement réprimé par la police. Et le 8 février 1962 je me trouve au sein de la manifestation à quelques centaines de mètres du métro Charonne.

« L’Enragé de Fontenay-aux-Roses »

Un temps éloigné du militantisme, j’avais changé d’âme et commençais à me construire cet indispensable passé professionnel. J’étais devenu journaliste. Un peu éloigné de la lutte, lorsque éclate Mai 1968, je viens d’avoir 40 ans et, du jour au lendemain, je rajeunis de 20 ans, et j’apprends à ne plus me sauver face aux charges policières.

Dans la deuxième quinzaine de mai 1968, je participe à la création du comité d’action de Fontenay-aux-Roses où je demeure alors. Tout n’est pas simple, et au côté des camarades trotskystes ou guévaristes il est difficile de s’imposer face aux Maoïstes de l’École normale supérieure de Fontenay. Avec ce mois de mai 1968 recommence une aventure militante qui n’a jamais cessé depuis. C’est la création à Fontenay d’un petit journal réalisé à la ronéo : L’Enragé de Fontenay-aux-Roses. Il y aura un vingtaine de numéros, jusqu’en octobre 1969, date à laquelle la cohabitation avec les Maos est devenue insupportable.

« Que fait la police ? »

En novembre 1969, j’entreprends la publication d’un nouveau bulletin mensuel, Action banlieue sud, qui paraîtra régulièrement jusqu’en décembre 1975. Parallèlement sera constitué le Grou-pe d’études socialistes, qui se consacrera à l’histoire du mouvement ouvrier tout au long des années 1970 et 1971. Comme la répression de mai 1968 avait laissé des traces, j’ai rapide-ment entrepris de constituer une documentation sur les violences policières, sur la base de la presse.

Travail prenant qui devait me permettre de constituer un fichier fort de plus de 10 000 fiches rappelant environ 5 000 bavures.

Ce travail sera à l’origine de la création de l’Observatoire des libertés publiques en mai 1994, après l’assassinat du jeune Makomé au commissariat des grandes Carrières. Il y a aura la publication de plus de 200 numéros du bulletin « Que fait la police ? » jusqu’en 2014.

En mai 1990, je participe à la création du réseau Ras l’Front qui, après des débuts difficiles, connaîtra une rapide croissance, en compagnie de militantEs qui avaient réussi à troubler la manifestation du Front National sur la place de l’Opéra le 1er mai 1995. Un peu plus tard je deviendrai le président de Ras l’Front pour quelques années.

Ne pouvant me contenter de cette activité débridée, à l’orée de ma retraite, je commence à publier un certain nombre d’ouvrages lourds de sens dès 1980. Sur les quelques 60 livres publiés jusqu’à aujourd’hui une vingtaine sont consacrés à la police, et plus généralement à la répression sous toute ses formes. Je pense n’avoir pas trop déçu ceux avec qui j’ai milité. Mais à l’âge de 90 ans mes genoux commencent à me faire souffrir et ma hanche gauche en fer blanc m’empêche de courir aussi vite que je devrais, non pas pour me sauver lorsque ça devient nécessaire, mais pour faire la chasse aux nouveaux fachos qui menacent nos libertés fondamentales.

Maurice Rajsfus Vendredi 27 juillet 2018

https://npa2009.org/

Les mois de mai et juin ont donné lieu a de multiples témoignages de militantEs qui ont vécu les « années 68 ». il en manquait certains à l’appel. Parmi eux il y a l’ami Maurice Rajsfus, 90 ans cette année.  Auteur de près de 60 livres depuis les années 1980, Maurice a beaucoup écrit sur la police et son lot de violences à travers les âges ; il a tenu durant des années un bulletin d’information sur les agissements policiers (« Que fait la police ? »), importante source d’infor-mation pour les militantEs que l’on recevait alors par la poste chaque mois, bien avant les réseaux sociaux…

Enfant de déportés, lui même rescapé de la rafle du Vél d’Hiv, il n’a cessé de raconter ces heures sombres. Devenu historien, il laisse quelques livres marquant sur l’histoire de la dépor-tation. Des livres comme Drancy, un camp de concentration très ordinaire, 1941-1944 ou Opé-ration étoile jaune marquèrent en leur temps historienEs et militantEs. Car Maurice Rajsfus a avant tout été un militant, tout au long de sa vie, et c’est sur ce parcours de plus de 70 ans de luttes que nous avons échangé avec lui. Il nous a livré quelques bribes de ces engagements qui vont bien au-delà de Mai 68.  Aujourd’hui Maurice continue d’écrire, toujours avec une vieille machine à écrire pour laquelle il peine de plus en plus à trouver des rubans encreurs. Poli, discret et toujours amical, il reste chez lui une colère contre les fascistes de tout poil et les forces au service de l’ordre, que rien n’a su encore apaiser. Pierre Baton

Lire la suite

31 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

solidarité syrie (codssy)

http://codssy.org/

Lire la suite

22 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

curés séparatistes (pùblico)

curas republicanos

Répression franquiste

L’enfer des prêtres « rouges-séparatistes »: les 50 ans de la prison du Concordat à Zamora

Ce dimanche marque un demi-siècle de l’ouverture de la seule prison au monde pour les prêtres. Là les religieux qui s’opposaient au régime étaient emprisonnés. Beaucoup d’entre eux ont été torturés. L’Église n’a jamais reconnu leur souffrance.

« Ilunpe hontan bizi gara erdi hilak » (« Dans cette obscurité nous vivons à moitié morts »). Le bertsolari (Chanteur traditionnel Blog) et ancien prêtre basque Xabier Amuriza aurait préféré ne jamais avoir à écrire cette phrase, mais il fut un temps où son destin était directement entre les mains du diable. Les portes de l’enfer lui ont été officiellement ouvertes il y a 50 ans.  Ce dimanche on commémore l’ouverture de la prison de Concordat, seule prison au monde visant les curés  « rouges-séparatistes ».

« C’était un apartheid. C’était aussi le symbole du pacte entre l’Église et l’État franquiste », commente Juan Mari Zulaika, un autre Basque enfermé derrière ces murs. La prison de Zamora, c’était la vengeance du national catholicisme contre ses «brebis galeuses rouges ». Une vengeance menée par le régime de Franco et bénie par les institutions ecclésiastiques, fidèlement alignées  sur le régime.

«Paradoxalement, le régime de Franco, qui avait donné tant de pouvoir à l’Église, finissait ses jours en courant après ses prêtres. « Pas même les pays officiellement athées comme ceux du bloc communiste, par définition anticléricaux, en ont fait autant ». Les autorités ecclésiastiques espagnoles ont béni la création de la prison, fruit des accords signés dans le Concordat entre le Vatican et l’État franquiste.

Torturé

Le premier prêtre à y mettre les pieds était le biscayen Alberto Gabigakagogeaskoa,  condamné à six mois de prison et 10 mille pesetas amende pour avoir dénoncé dans un sermon que dans les prisons d’Herria Euskal « On torture fréquemment. » Puis vinrent d’autres prêtres basques et d’autres parties de l’État, également persécutés et punis pour  s’être oppo-sés au régime sous les formes les plus variées. Beaucoup ont été torturés. « La détention commençait dans les casernes, où la torture était endémique », dit Zulaika. C’était la route de l’enfer.

« Toute la nuit ils nous ont battu à coups de pied, de crosse de fusil, nous laissant marqués » décrit Felipe Izaguirre, qui avait été arrêté en même temps qu’un autre prêtre ouvrier ville à Eibar en Juin 1968, après les mobilisations déclenchées par la mort du militant de l’ETA Txabi Etxebarrieta dans une confrontation avec la Garde civile.

Un autre prisonnier de Zamora,  Martin Orbe Monasterio, d’abord détenu au poste de police Indautxu de Bilbao, où il a subi le catalogue varié des vexations que la police appliquait aux opposants à la dictature. « Il y a plusieurs types de tortures: les premiers coups forts sur n’importe quelle partie du corps,  peu importe leur force, mais entre coups et coups, le prisonnier retrouve des forces et ne collabore pas », peut-on lire dans son témoignage.

Évasion et émeute

Sur les 53 religieux qui y ont été enfermés, « 21 ont eu un procès sommaires et dix autres ont été jugés par les tribunaux d’ordre public », dit cet ancien prêtre, maintenant dans le mouve-ment militant mémoriel Goldatu. La punition continuera quotidiennement dans cette prison, où le froid extrême, la nourriture dégoûtante et le contrôle du fer sur les prisonniers faisaient partie de la vie quotidienne.

C’est pourquoi ils voulaient s’échapper.

En 1971, plusieurs prisonniers ont creusé un tunnel de 15 mètres avec des cuillères. Cependant, le plan a été découvert par les geôliers. Deux ans plus tard, les prisonniers se sont mutinés et ont demandé à être transférés dans une autre prison. « Voyant que tous les moyens légaux et les procédures orales et écrites sont inutiles, nous avons été obligés de brûler et détruire par nous-mêmes cette prison honteuse, détenus par l’Eglise et par le Etat pour de leurs intérêts et contre nos convictions les plus profondes « , déclarèrent-ils. une note. La protestation prit fin avec 75 jours d’emprisonnement dans des cellules de punition.

Ni justice, ni pardon

Le dernier prisonnier à quitter la prison fût Julen Kalzada, qui retrouva sa liberté en 1976. Actuellement, l’ancienne prison de Zamora est abandonnée. Elle a vécu son moment de gloire commerciale il y a quelques années, lorsque le cinéaste Daniel Monzón l’a choisie pour « Cellule 211″. Par contre, on ne sait rien des geôliers: pour les fonctionnaires du régime franquiste il y avait, comme pour tout le reste membres de la dictature, impunité absolue. Il n’y a pas non plus de nouvelles de l’Église, elle n’a jamais demandé pardon pour son rôle sinistre dans cette histoire.

« Curieusement, ce groupe de curés n’a pas encore eu la reconnaissance officielle de l’actuel gouvernement basque: ses décrets pour la paix et la coexistence taisent ce chapitre de la répression », déplore Zulaika, qui qualifie cette attitude d ‘ »incompréhensible ».

Les victimes qui ont fréquenté cette prison continuent de demander justice. Comme ils ne l’ont pas trouvée ici, ils ont dû le faire à des milliers de kilomètres. Les témoignages de 16 prêtres basques emprisonnés à Zamora font partie de la plainte déposée en Argentine contre les crimes de la dictature franquiste. 50 ans après l’ouverture de cette prison, ses victimes continuent à lutter contre l’oubli.

21/07/2018

http://www.publico.es/

Lire aussi:

Les instituteurs asturiens portent plainte en Argentine pour les camarades disparus (Goldatu)

Justice pour notre camarade German Rodriguez LCR (Goldatu)

Lire la suite

20 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

andorre (nueva tribuna)

andorre

Le roman « El Andorrano » menacé de saisie en Andorre et en Espagne

Quelqu’un demande l’interdiction du roman « L’Andorran » qui raconte comment certains contrebandiers andorrans sont devenus millionnaires en assassinant et volant les gens qui fuyaient les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale

Nous avons appris qu’un cabinet d’avocats de Barcelone a été chargé de demander le retrait, menaçant d’interdiction en cas de refus, du livre publié récemment par l’écrivain et journaliste Joaquín Abad. C’est par un un fax que l’éditeur du roman de fiction, le Groupe Cibeles, a été convoqué à une réunion de conciliation.

On n’a pas encore pu en acheter en librairie, il n’est disponible que sur Amazon. Les avocats prétendent agir au nom de personnes qui se sont senties visées à lire le livre et qui demandent le retrait de la vente sur Internet du roman qui rend nerveuses quelques personnalités andorranes. La plainte étant déposée en Espagne, on ne sait pas si elle peut être exécutée en Andorre, ni quelle est clairement la portée de l’interdiction demandée.

L’auteur insiste dans une interview publiée dans le journal andorran « Bondia » qu’il a écrit un roman de fiction, mais que logiquement les noms et les lieux étant Andorrans, certaines personnes d’une certaine importance dans le petit pays pyrénéen se sont ressentis visées par les similitudes avec leur vie et leur histoires personnelles.

Le roman sur la circulation des personnes et des biens pendant la guerre civile espagnole et la Seconde Guerre mondiale à travers les neiges et les sentiers difficiles, est basé sur des faits historiques, des informations prouvées et des recherches menées par les proches de certains disparus. Plus précisément le cas d’un bijoutier juif de Paris, Schroedel, est rapporté dans le roman de façon détaillée.

Le livre commence par une phrase du fondateur du journal sensationnaliste « El Caso » en 1952, journal duquel Joaquín Abad était devenu directeur: « Toutes les grandes fortunes ont une origi-ne délinquante, voire criminelle. » En attendant, le livre en est à sa troisième édition et continuer de se vendre. Ceux qui l’attaquent ne vont que lui donner une plus large diffusion. Il y a une autre affaire récente dans ce pays avec la tentative avortée d’interdire le roman « Farina » (qui traite du trafic de cocaïne en Galice Note du Blog).

newtribuna.es 19 juillet 2018

https://www.nuevatribuna.es/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin