Archive | Antifascisme

16 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

sécurité (npa)

fafs

Droite, extrême droite et « sécurité »: Et demain le retour de la peine de mort ?

La même obsession les anime : « neutraliser les individus en lien avec l’activité terroriste », « les mettre hors d’état de nuire ». Ils jugent la loi faible, un « sous-état d’urgence incapable de lier terrorisme et immigration » selon le FN.

Pour l’enfermement maximum des étrangerEs

Eux n’hésitent pas à amalgamer les deux, en exigeant le retour à la double peine, l’expulsion de tous les fichés S étrangers, l’expulsion immédiate du territoire de touTEs les étrangerEs en situation illégale, la déchéance de nationalité pour tous les binationaux suspectés et pour les Français « qui sont partis porter atteinte à nos valeurs ».

Le tout accompagné d’un développement de Frontex, du renforcement des frontières et de la fin de Schengen ainsi que d’un moratoire sur l’immigration. La pénalisation du soupçon conte- nue dans la loi est poussée jusqu’aux extrêmes. Ainsi ils proposent des mesures d’éloignement pour des étrangers qui « menacent l’ordre public ».

La rétention administrative en centre de rétention fermé pour les djihadistes, sur des territoires éloignés, avec une trouvaille de Dupont Aignan, « ouvrir Cayenne » ! Chacun ajoute sa touche personnelle : Le Pen veut une « brigade anti­terroriste dépendant de l’armée », Wauquiez « la perpétuité réelle » pour tous les crimes liés au terrorisme, Ciotti la suppression des allocations familiales « aux parents dont les enfants ne respectent pas la minute de silence après la ­commission d’attentats ».

Vers la société du soupçon généralisé

C’est sans doute Estrosi qui a la pensée la plus aboutie et la plus cynique. À Nice, avec 685  policiers municipaux, auxquels doivent s’ajouter 100 nouveaux agents, tous armés de pistolets semi-­automatiques 9 mm, il se sent légitime pour prendre la tête d’une croisade hyper sécuritaire.

Sous le parrainage de Collomb et celui de l’UE, il vient en effet de réunir des maires des grands villes de l’arc méditerranéen et d’une partie des villes européennes pour la sécurité de terrain. Le but ? Obtenir une augmentation des fonds européens pour le développement d’équipements de surveillance de haute technologie dont des caméras intelligentes capables de reconnaissance faciale et aussi de repérer, par le biais d’une analyse algorithmique des images, des comportements « anormaux ou suspects ».

Cela s’inscrit dans ce qu’il nomme « la guerre à l’israélienne car nous subissons une guerre comme Israël en subit une » (!). Cela passe notamment par le devoir pour toute la population, les agents des administrations et les enseignants, de participer au renseignement et au signalement.

Loin de nous faire relativiser les mesures liberticides prises par Macron, cette surenchère sécuritaire démontre qu’elles sont un porte-voix pour la diffusion d’idées toujours plus libertici- des, racistes et islamophobes. Nul doute que revenus au pouvoir, la droite et l’extrême droite sauraient s’en servir pour aller encore plus loin !

Samedi 14 octobre 2017 Roseline Vachetta

https://npa2009.org/

Lire la suite

15 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

guingamp antifasciste (ouest france)

pegsun_breizh_antifa_bretagne_antifasciste1

La manif’ antifasciste rassemble près de 150 personnes

Au total, près de 150 manifestants protestent contre le fascisme à Guingamp. Les manifestants se sont retrouvés à 14h place du Valls.

Une manifestation « antifasciste » a lieu ce samedi après-midi à Guingamp (Côtes-d’Armor). Environ 150 personnes défilent dans le centre-ville depuis le début de l’après-midi.

« Bretagne ouverte et solidaire » ; « Nous sommes tous des enfants d’immigrés ». Au total, près de 150 manifestants protestent contre le fascisme, derrière ces banderoles, à Guingamp (Côtes-d’Armor). Les manifestants se sont retrouvés à 14 h place du Vally. Le cortège s’est formé puis déplacé dès 14h30 en passant devant la sous-préfecture et en se dirigeant vers la rue Saint-Michel.

Le CVA (Collectif de vigilance antifasciste) 22 avait appelé à ce rassemblement il y a plusieurs semaines. « La lutte contre l’extrême droite est une urgence, indiquaient ses membres. La politique ultralibérale, dans laquelle s’inscrit Macron, augmente les inégalités sociales et crée un terreau propice à la montée des idées fascistes. »

14/10/2017

https://www.ouest-france.fr/

Lire la suite

13 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

pma (regards)

pma

La PMA à l’épreuve de l’écologie patriarcale

Repoussé à 2018 par le gouvernement, le débat sur la PMA pour les lesbiennes et femmes seules est le symbole d’une domination de la parole masculine médiatique et politique, mais également du renforcement d’une écologie conservatrice inquiétante.

Au sein de cette famille recomposée qu’est l’actuel gouvernement, les dissensions grondent lorsque surgit le sujet de la PMA. Sous l’œil jupitérien et paternaliste du président, les précau- tions et affectations d’évolution d’Édouard Philippe quant à l’autorisation de la PMA pour tout(e)s dans L’Émission politique, les récentes sorties absurdes de Gérard Collomb ou encore les tweets humanistes de Marlène Schiappa nourrissent le jeu médiatico-politique d’informa-tions, sinon contradictoires, en tous les cas indicatives des réticences du gouvernement à se saisir véritablement des enjeux de la PMA.

L’annonce, courant septembre, de la ministre des Droits des femmes sur la tenue d’états généraux de la loi de bioéthique fin 2018 a été autant une manifestation de la réticence prési- dentielle que de la poigne du père politique sur ses ministres. « Elle sera adoptée avant la fin du quinquennat, c’est un engagement du président », promettait Marlène Schiappa le 17 sep- tembre sur France TV. Une annonce cependant sans garantie au regard de l’enfouissement programmé de la mesure, qui était plutôt le signe des reculades et des oppositions au sein du gouvernement et de LREM.

Approximations et contrevérités médiatiques

Ces reculades sont révélatrices de la prégnance et du pouvoir de la parole masculine au sein du gouvernement Macron, en particulier lorsqu’il s’agit de s’attarder sur les droits des femmes et des minorités. Elles participent aussi d’une exclusion des premières concernées par le droit d’accès à la PMA pour toutes, à savoir les lesbiennes en couple et les femmes seules.

Confrontée aux couardises politiques du gouvernement, cette mesure de « justice sociale » (telle qu’aime à la présenter Marlène Schiappa), avait été diabolisée et vite enterrée lors des débats pour le Mariage pour tous 2012-2013. Des débats qui avaient permis l’enfantement en toute impunité de la Manif pour tous, et favorisé notamment l’explosion des violences LGBT phobes dans l’espace public et médiatique.

Comme en 2012-2013 donc, le terrain médiatico-politique cultive approximations et contre- vérités, reléguant dans les marges les porteuses d’expertise à même de défendre la mesure. L’Association des journalistes LGBT dénonçait ainsi la composition profondément biaisée des plateaux de télévision et de radio (allant de France 5, Europe 1 à Arte), opposant la Manif pour tous au gouvernement.

« Les grands médias ne pensent pas à inviter les lesbiennes, c’est souvent l’aide de féministes chroniqueuses en plateau qui nous permet d’être présentes », explique Alice Coffin, militante et co-présidente de l’AJL. La militante met aussi en avant la confusion volontairement entretenue entre PMA et GPA, faisant de cette dernière un levier d’attaque sur la première alors que celle-ci « n’a jamais été au programme du gouvernement et n’a rien à faire dans le débat ».

npa

Reprendre la main sur les débats

Cette confiscation de la parole n’est évidemment pas sans conséquence sur la teneur des échanges. La structure même du débat autour de la PMA réduit à peau de chagrin à la fois la question de l’égalité des droits LGBT, mais également la liberté des lesbiennes d’élargir le débat sur les questions de parentalité. « Avec la façon dont s’organise le débat sur la PMA, on subit à nouveau ce qui s’est joué sur le Mariage pour tous pendant le quinquennat précédent. Il devient alors compliqué de trouver une façon de la défendre, et nécessaire de ne pas se retrouver avec un agenda fixé sur cette seule revendication », explique la militante et blogueuse Gwen Fauchois.

À condition que leur soutien ne participe pas de l’invisibilisation des revendications des lesbiennes avec la réouverture d’une discussion sur la GPA…

La mobilisation des hommes gays cisgenre demeure quant à elle un grand point d’interro-gation. «Ce qui m’épate, ce sont ceux qui nous disaient qu’on ne devait pas parler de la PMA pendant le mariage pour tous, et qui veulent à présent parler de la GPA en avançant qu’il faut profiter de ce débat-là… », note Alice Coffin. « Ils étouffaient les revendications lesbiennes à l’époque, et voudraient à présent profiter de ces discussions pour en faire émerger une autre», ajoute-t-elle avant d’ironiser: «Si, à défaut de solidarité, on pouvait au moins ne pas arriver à avoir des bâtons dans les roues de la part de nos alliés, ce serait bien».

Ces difficultés disent non seulement l’urgence pour les femmes concernées de reprendre la main sur les débats, mais également la primauté de la parole masculine au sein des écosystèmes politiques comme militants.

autoc-pma

L’écologie des pro-papas

Or la question d’une écologie patriarcale est bien au centre des débats et de l’argumentaire fantasmagorique de beaucoup d’opposants à la PMA. La récente campagne #PMAsanspère et #EnfantsOGM de la Manif pour tous, apparue dans l’espace public il y a quelques jours, dessine les contours d’une pensée plus systémique. Épandus comme du Round-up sur des terres agraires, les slogans et petites phrases résonnent facilement dans l’imaginaire collectif. Des expressions comme « PMA sans père » sont reprises allègrement par politiques et journalis- tes sans que ce fantasme du père, ou de son absence, soit véritablement discuté ou (psych) analysé.

De même, « ils articulent un discours d’opposition aux droits des femmes ou des gays sur la base d’une articulation d’un retour vers la nature et vers l’authenticité », considère Gwen Fauchois. Cet argumentaire déjà utilisé en 2013 fait les beaux jours de la revue Limite et des analyses conservatrices et LGBTphobe de sa rédactrice en chef Eugénie Bastié, régulièrement sollicitée par les médias (Figaro en tête). Celle-ci n’est cependant pas la seule incarnation de cette écologie jonglant sur un lexique écolo-anticapitaliste en comparant des enfants à des OGM ou en assénant « la marchandisation des corps » comme point final de toute discussion.

Tout aussi symptomatiques sont les prises de positions de José Bové sur la chaîne catholique KTO, qui rejoignait ainsi les considérations du biologiste et membre d’Attac Jacques Testart, désormais invité favori de Limite. Les mouvements écologistes et anticapita- listes français, souvent empêtrés dans leurs difficultés à penser la révolution écologiste en l’articulant aux apports de problématiques LGBT ou décoloniales, devront sortir de cette ambiguïté et lutter contre cette récupération nauséabonde. À condition que les discussions s’engagent entre militant(e)s…

http://www.regards.fr/

Lire la suite

12 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

gwengamp

guin 3
La lutte contre l’extrême droite est une urgence !

L’attentat de Charlottesville, le bateau C-star chasseur de migrants, l’obscurantisme fasciste de Daech partout, la dictature d’Erdogan…

Partout dans le monde les fascistes gagnent du terrain, leurs militants et organisations multiplient les actions, démonstration de force et crimes.

A Lille, une série de meurtres homophobes et racistes, à Nantes, deux jeunes laissés pour morts… Les migrants trop souvent pris pour cibles: des attaques de centres d’accueil, comme à Nantes.

Cette liste ne sera jamais exhaustive, car ces groupes sont de plus en plus présents partout : génération identitaire, GUD, Adsav, Dissidence française, Action française …

La politique ultralibérale, dans laquelle s’inscrit trop bien Macron, augmente les inégalités sociales et crée un terreau propice à la montée des idées fascistes, comme celles du FN, de la
banalisation de ces discours à travers les réseaux sociaux, certains lieux (ex :Bro Gozh Pub à Guingamp)…

La lutte contre l’extrême droite est une urgence !
Nous appelons donc toutes celles et ceux qui partagent les valeurs de solidarités et de justice sociale, à nous rejoindre le

14 octobre 201 14H Place du Vally  Guingamp.

N’attendons pas d’être toujours en réaction: proclamons une Bretagne ouverte et solidaire !

Facebook

Lire la suite

11 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

pma (tv5)

un papa une maman
.

OGM / bébés PMA, même combat : nouvelle campagne et nouvelle polémique pour la Manif pour tous

Des milliers de manifestants avaient défilé le dimanche 2 février 2014 à Paris et à Lyon à l’appel du mouvement La Manif pour tous, pour protester contre la légalisation du mariage gay en France.

En France, Marlène Schiappa a demandé le retrait de la campagne de la Manif pour tous, comparant les bébés nés d’une FIV à des légumes OGM. Cette campagne fait suite à l’annon- ce début septembre 2017 par la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les  hommes, de futures discussions pour ouvrir la PMA à toutes les femmes, célibataires ou en couple lesbien.

« Après les légumes OGM, les enfants à un seul parent ?« , voilà donc le slogan lancé par le collectif de la Manif pour tous, début octobre 2017 sur son tout nouveau site internet pma- gpa.fr et compte Twitter. On y voit un bébé entouré de poireaux, tomates, aubergines ou oignons, accompagnés des hashtags #NoGPA et #NoPMAsansPère .

Colère de Marlène Schiappa qui a réclamé, ce week-end, le retrait de l’affiche, qu’elle juge « profondément offensante ». Samedi 7 octobre 2017, elle tweetait : « Comparer les bébés nés après FIV ou insémination, à des légumes OGM est profondément offensant pour les enfants et leurs familles. Retrait ». Dans une autre publication sur le réseau social, la membre du gouvernement déclare que « les familles monoparentales sont aussi stigmatisées par cette campagne. Nous sommes au XXIe siècle. Il n’y a pas un modèle unique de famille ».

En septembre dernier, Marlène Schiappa avait confirmé la volonté du gouvernement de débattre de l’ouverture de la PMA (procréation médicalement assistée) à toutes les femmes lors d’états généraux de la bioéthique qui pourraient se tenir à la fin de l’année 2018. La PMA regroupe les techniques médicales consistant à manipuler spermatozoïdes et/ou ovules pour aboutir à une fécondation et aider un couple infertile ou une femme à avoir un enfant. Elle est exclue pour l’heure aux femmes célibataires et homosexuelles.

La GPA, la gestation pour autrui, soit le fait d’avoir recours à une « mère porteuse » qui met au monde un enfant pour le compte d’un couple tiers et interdite en France, se retrouve quasi-systématiquement associée au débat sur la PMA. « La GPA n’est pas à l’ordre du jour » et ne sera « pas proposée par le gouvernement au cours de ce quinquennat », avait rappelé Marlène Schiappa, dénonçant les amalgames faits volontairement entre les deux termes par certains opposants à la PMA pour créer la confusion.

Au printemps dernier, dans le magasine Têtu, le président Emmanuel Macron, alors candidat à la présidentielle, s’était clairement opposé à la légalisation de la Gestation pour autrui en France, mais en se montrant favorable en revanche à une reconnaissance des enfants nés d’une mère porteuse à l’étranger.

Un faux procès, selon la Manif pour tous

Le mouvement né de la lutte contre le mariage gay, pas désarmé par la polémique (au con- traire?) ne compte pas retirer l’affiche qui fait scandale. Il répond via un communiqué, posté sur les réseaux sociaux, à Marlène Schiappa, lui demandant même de la rencontrer directement. La Manif réclame l’ouverture d’« un dialogue réel pour clore une polémique virtuelle ». « La Manif pour tous dénonce le faux procès dont elle est victime. Jamais aucun enfant n’a été comparé à des légumes OGM », écrit le mouvement, ajoutant qu’elle « tend la main » à Marlène Schiappa pour « mettre un terme aux calomnies et caricatures »

En 2014, 25 208 enfants sont nés d’une PMA, selon l’Agence de biomédecine. Cela représente environ 3% des naissances en France. Environ 350 000 bébés sont conçus chaque année par FIV, ce qui représente 0,3 % des 130 millions d’enfants qui naissent dans le monde, selon les estimations de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie.

autoc-pma

Les Français en majorité favorables

Dans un sondage récent de l’Ifop, au moins 64% des Français se disent favorables à l’ouver- ture de la PMA aux femmes célibataires et aux couples lesbiens. L’évolution est marquante depuis 1990, quand à peine 24% de personnes interrogées se déclaraient en faveur de la PMA pour « les couples homosexuels féminins », la catégorie qui divise le plus, rappelle l’Ifop. Cette proportion était passée à 47% en janvier 2013, avant le vote de la loi Taubira sur le mariage pour tous, puis à 59% en août 2016.

Fin juin, le Comité consultatif national d’éthique s’était prononcé en faveur de cette mesure, qui sera proposée par le gouvernement dans le cadre d’états généraux de la bioéthique en 2018. Déjà dans un rapport publié en 2001, la majorité des membres du même comité jugaient qu’ «une femme isolée ou un couple de lesbiennes devaient avoir leur chance si toutefois l’équipe de médecins appréciait favorablement leur demande».

«La limitation, à certains groupes de personnes, de l’accès aux bénéfices de la PMA est discriminatoire et exprime un respect insuffisant pour d’autres formes de vie», pouvait-on lire alors. Ainsi, la France pourrait rejoindre la liste des pays européens qui autorisent déjà la PMA à toutes les femmes : la Finlande, la Suède, le Danemark, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, le Royaume-Uni, l’Irlande, l’Espagne, le Portugal et la Croatie.

npa

PMA pour toutes, nouveau débat national ?

L’annonce de Marlène Schiappa en septembre a remis ce débat sur la table. Charlie Hebdo en faisait sa Une, en publiant en couverture un dessin signé Riss. On peut y voir une caricature d’Emmanuel Macron, enceint d’un enfant, Brigitte Macron lui posant la main sur le ventre, avec ce titre « PMA/GPA, il va faire des horreurs ». Ce qui avait provoqué une levée de boucliers des associations et militants LGBT .

Selon ses opposants, l’ouverture de la PMA entraînerait forcément celle de la GPA. C’est d’ailleurs l’un des arguments repris par Gérard Biard, le rédacteur en chef de Charlie Hebdo dans son édito au vitriol contre ces pratiques : «Comment imaginer un instant que les couples masculins ne diront pas : et nous ?». La France serait donc «obligée» de libéraliser la GPA «avec son cortège de ventres-pondeurs, de parents-consommateurs et d’enfants-produits», s’insurge-t-il.

« La procréation n’est pas un droit mais une fonction biologique, poursuit-il, on peut décider ou non de s’en servir on peut traiter médicalement ses dysfonctions éventuelles ou y pallier, mais l’exiger au nom de la « justice sociale » comme le revendique Marlène Schiappa est parfaite- ment absurde. Sauf à considérer qu’il y a bien un « droit à l’enfant » ou plutôt un droit à produire un enfant et que l’on veut absolument quel qu’en soit le prix promouvoir une société où un gosse, c’est comme une Rolex, si on n’en pas un à 40 ans, on a raté sa vie. »

Dans le Figaro, la sociologue Nathalie Heinich avait également alimenté le débat.
« En ce qui me concerne, j’ai toujours voté à gauche, ma seule religion est l’attachement à la laïcité, et je n’ai aucune passion pour l’institution familiale. Or c’est au nom de mes convictions, et non pas contre elles, que j’estime que ce qui est prioritaire aujourd’hui dans la défense des plus faibles en Occident, ce n’est pas tant la lutte contre les discriminations homophobes (qui a, heureusement, largement porté ses fruits, en tout cas sur le plan juridique), mais plutôt la défense des enfants nés ou à naître, et des femmes que la pauvreté pousse à faire de la gestation un service payant. C’est cela pour moi, le combat progressiste. »

Enfin, pour le philosophe Michel Onfray, cette proposition (d’ouvrir la PMA à toutes les femmes) repose sur une «fiction idéologique», sur l’idée fausse que «la nature n’existe pas et que tout est culture: qu’il n’y pas de sexe, pas d’homme, de femme, d’hormone femelle, d’hormane mâle, que les testicules et les ovaires n’existent pas non plus.». «Au nom de l’égalité, nous allons vers la prolétarisation des utérus des femmes les plus pauvres», conclut-il. (source Michel Onfray TV)

« Les fachos sont de retour »

Avec cette nouvelle campagne de la Manif pour tous, le dossier GPA pour toutes prend une nouvelle dimension, le mouvement cherche évidemment à choquer les esprits et à marquer des points du côté des milieux conservateurs voire ultra. Pour le député PS Luc Carvounas , interviewé par Europe1, «Les fachos sont de retour» . «Avec l’outrance que l’on connaît. Vous savez au moment du mariage pour tous, qu’est-ce que j’ai eu dans la tête, dans la tronche, par la fachosphère parce que je suis homosexuel. Donc là, recommencer à voir ce genre de choses… Ça suffit quoi!». «On donne caution à ces gens-là et ils alimentent la fachosphère. Ça suffit ! Pour le coup, (Marlène) Schiappa, elle a raison de demander le retrait de ce type d’affiches», a-t-il ajouté.

 «Pour des gens qui prétendent défendre l’intérêt des enfants, c’est assez cocasse cette manière comparer ceux qui sont nés par FIV à une ratatouille OGM », a pour sa part commen- té dans son coup de patte, la journaliste-chroniqueuse Nadia Daam, également sur Europe 1. «Ça vaut aussi pour les 2,5 millions de petits Français qui vivent dans une famille monopa-rentale. C’est le cas de ma fille qui a été ravie d’apprendre qu’elle était une carotte et qui a refusé de manger sa soupe hier soir en prétextant que ce serait du cannibalisme. »

10 oct 2017

http://information.tv5monde.com/

Lire la suite

05 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

dossier extrême droite (npa)

bretagne_antifascsiste_breizh_antifa

Guerre de position à l’extrême droite

Le départ de Florian Philippot du Front national est avant tout le résultat d’une lutte pour le pouvoir interne.

Alors qu’il était l’homme de confiance de la présidente du parti, Marine Le Pen, le jeune homme pressé a cherché à s’affranchir de celle-ci à partir de mai 2017. Le débat télé désastreux du 3 mai face à Emmanuel Macron l’avait apparemment fait douter des capacités de la cheffe de gagner un jour. C’est à partir de ce moment que Philippot a activement remis en cause la tutelle de la présidente du parti, lançant son association « Les Patriotes», un parti dans le parti, et refusant malgré les pressions d’en abandonner la direction. Cela tout en s’abstenant de façon (un peu trop) visible de participer réellement à la campagne du FN pour les législatives de juin.

La rupture entre Florian Philippot et Marine Le Pen n’est donc pas d’abord un divor- ce idéologique, d’autant moins que pendant plusieurs années c’est Philippot qui inspirait et insufflait la « ligne » de la cheffe. C’est la stratégie Philippot, partagée par Marine Le Pen, qui a conduit la direction du FN à mettre en avant les questions sociales et économiques ; tout en désertant – au moins en ce qui concerne ces deux-là, leur ligne n’étant pas partagée par d’autres cadres du FN – les manifestations réactionnaires contre le mariage homosexuel.

Toujours est-il que, à l’heure où Marine Le Pen vient de pousser Philippot vers la sortie d’abord parce qu’il était devenu trop insolent et encombrant, deuxièmement parce qu’il attirait la haine de certains dans le parti, le soupçonnant carrément d’être un « homme de gauche infiltré », cette décision est susceptible de déboucher sur des changements de ligne. Il n’est pas improbable que Marine Le Pen ait retiré ses fonctions à Florian Philippot tout en voulant conserver une large partie de son orientation : accent mis sur les aspects socio-économiques, discours tourné en partie vers les classes populaires, dénonciation du libéralisme économique, profil « ni gauche ni droite ».

Toutefois certains dans le FN (Nicolas Bay) et en dehors, mais proches du parti (Robert Ménard) souhaitent profiter de l’occasion pour obtenir des changements de ligne. Ils souhaitent refaire du FN un «vrai parti de droite », ce qu’il n’était plus aux yeux de certains en raison de son discours économique « socialisant ». C’est parce qu’il est « un homme de droite », avait expliqué en substance Marc-Étienne Lansade, le maire FN de Cogolin (élu en 2014), qu’il quittait le FN. À ses yeux, un discours qui semblait trop éloigné des intérêts immédiats patronaux devenait insupportable. Il n’est pas le seul à l’extrême droite.

Le départ de Florian Philippot aura-t-il des conséquences au sein du FN, qui tiendra son congrès au début de l’année prochaine, et, plus généralement, au sein de l’extrême droite? Va-t-on assister à la construction de nouvelles passerelles avec une droite «classique » de plus en plus acquise aux thèses du Front national ? S’il est difficile de répondre avec certitude à ces questions, il nous a semblé utile de proposer un état des lieux des forces en présence et des dynamiques en cours du côté de l’extrême droite et de la droite extrême.

Hebdo L’Anticapitaliste – 398 (28/09/2017)

La galaxie de l’extrême droite en évolution

Le Front National et la « loi travail XXL » : des contradictions manifestes

« Droite hors les murs » ou droite dans le mur ?

https://npa2009.org/

Dossier réalisé par la commission nationale antifasciste du NPA

tantquillefaudra.org

Lire aussi

D’où vient le Front national et où va-t-il ? (Anticapitalisme et Révolution)

Lire la suite

02 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

guingamp anti fasciste

guingamp

guin 3

Lire la suite

30 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

borussia dortmund

Le club allemand ressort ce clip pour montrer que les nazis et le foot sont incompatibles

Lire la suite

28 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

réacs (qdc)

fafs

L’école : un des enjeux de l’actuelle crise au FN ?

Au Front national, la démission de Florian Philippot a immédiatement été suivie de celle de ses plus proches partisans. L’un d’entre eux, le n° 1 du parti en Loire-Atlantique, n’est autre qu’Alain Avello, également président du Collectif Racine des « enseignants patriotes », le premier des collectifs créés au sein du Rassemblement Bleu Marine…

L’action de Florian Philippot et de ses amis s’était en effet résolument inscrite dans l’obsession historique de l’extrême droite pour l’éducation. En lui donnant toutefois une nouvelle coloration: républicaine et souverainiste, en phase avec l’évolution qu’ils souhaitaient donner au parti de la dynastie familiale Le Pen.

Le FN, porte-parole de ceux qui rêvent d’un retour à l’ordre scolaire d’antan…

Longtemps partisan d’un ultralibéralisme scolaire (avec la promotion du « chèque éducation » dans son programme jusqu’en 1996 et la revendication de parité de subvention entrel’ensei- gnement public et le privé), porteur d’une vision religieuse de l’enseignement (suppression de l’école maternelle, par exemple pour le retour des mères au foyer, etc.), le FN avait progres-sivement repris à son compte les diatribes du courant réac-publicain, son déclinisme et sa nostalgie de l’école d’avant 68. Surfant sur le succès de trente ans de pamphlets alarmistes sur l’effondrement du niveau, le FN entendait devenir le porte-parole de ceux qui rêvent d’un retour à l’ordre scolaire d’antan…

Le lancement du collectif Racine en 2013, tout comme la première des conventions prési- dentielles de Marine Le Pen sur le thème de l’éducation (septembre 2016) avec l’annonce des 100 mesures pour redresser l’école, avait replacé la question éducative au cœur du program- me frontiste et consacré le projet de Florian Philippot, d’ailleurs lui-même fils d’instituteur.

« Redresser les corps, redresser les esprits pour redresser la nation »

Un programme ainsi résumé par l’un des membres du Collectif : « Redresser les corps, redres- ser les esprits pour redresser la nation » et, pour cela, conquérir le pouvoir, et diriger depuis la rue de Grenelle la mise au pas des élèves et des personnels…

C’était l’objectif de l’opération séduction de Marine Le Pen en direction des enseignants, dès 2011.

« Je le sais, longtemps, il y a eu un malentendu entre nous. Longtemps, nous avons donné le sentiment de vous regarder en ennemis. » Un mea culpa qui ne signifiait en rien une remise en cause des déclarations de papa Le Pen ou des diatribes fascistes anti-immigrés… comme en témoignent ces propos de campagne en décembre 2016 : « Je n’ai rien contre les étrangers, mais je leur dis : « Si vous venez dans notre pays, ne vous attendez pas à ce que vous soyez pris en charge, à être soignés, que vos enfants soient éduqués gratuitement, maintenant c’est terminé, c’est la fin de la récréation ! » »

« C’est la fin de la récréation »

Le national-républicanisme version Philippot ne s’est pas imposé sans mal, surtout auprès de la frange intégriste du FN, farouchement attachée aux écoles privées, de préférence hors contrat. Quand Marion Marechal-Le Pen ou Robert Ménard se faisaient les défenseurs de l’enseignement privé religieux, le Collectif Racine prétendait, lui, agir au sein de l’école publique.

Le départ du FN du dirigeant de ce Collectif d’enseignants (précisons-le, assez microscopique) annonce donc très probablement des évolutions quant à la ligne « éducative » du parti. D’a- bord au sein du FN lui-même où les partisans des fondamentaux anti-école publique (on se souvient des diatribes de Jean-Marie Le Pen contre « la racaille enseignante » et « les profes- seurs avec des blue-jeans crasseux, aux savates éculés […] fumeurs de shit invétérés » pourraient reprendre la main sur le programme éducatif, s’inspirant peut-être du modèle des écoles Espérance banlieues.

Ainsi, à Béziers, c’est une école copiée sur le fonctionnement d’Espérance banlieues qui est créée par Ménard

Ainsi, à Béziers, c’est une école copiée sur le fonctionnement d’Espérance banlieues qui est créée par Ménard (uniforme, salut au drapeau, méthodes pédagogiques d’avant-hier, etc.) que le maire, Robert Ménard, a ouvert dans sa commune. Dans le 93, le secrétaire départemental FN 93, Jordan Bardella, avait visité le cours Alexandre-Dumas (qui s’en était d’ailleurs publiquement réjoui…).

Hors du parti aussi, ce départ aura des conséquences. N’en doutons pas, les démission- naires vont continuer leur action, de manière autonome ou en s’alliant avec d’autres, le parti de Nicolas Dupont-Aignan, par exemple. Opposés sur les questions économiques (retraites, droit du travail, etc.), ils se retrouvent cependant dans la même obsession pour remettre au pas l’école, à l’image du responsable éducation du parti Debout la France, le fameux Jean-Paul Brighelli (l’auteur de La Fabrique du crétin). Ce dernier, avant d’avoir appelé à voter Le Pen avait déjà salué le programme du collectif Racine, précisant même que celui-ci lui avait « volé » ses idées en matière de retour en arrière pédagogique.

De Brighelli à Philippot, en passant par Polony : une même obsession : remettre au pas l’école

Il est donc possible qu’une reconfiguration du paysage politique se dessine, paysage où les questions éducatives pourraient jouer un rôle fédérateur. Car d’autres courants, dans la galaxie souverainiste, y accordent aussi une extrême importance, sans être étiqueté à la droite de la droite (comme Natacha Polony).

Il y a deux ans, faisant tribune commune lors des universités d’été de Debout la France – consacrée à « l’école de l’excellence » et organisée par Jean-Paul Brighellli – Nicolas Dupont-Aignan est Jean-Pierre Chevènement affirmaient que « c’est autour de l’école que se fera l’union des souverainistes des deux rives »…

« Cest autour de l’école que se fera l’union des souverainistes des deux rives » …

« Libéré » de l’estampille FN, Philippot et ses éventuels alliés pourraient vouloir incarner un débouché politique pour la nébuleuse réac-publicaine dont le discours décliniste et nostalgique en appelle aux solutions autoritaires et identitaires.

Nos luttes : sociales et pédagogiques !

Face aux nouveaux visages de l’extrême droite, la vigilance sera de mise. À nous de veiller, dans nos réflexions, nos combats et nos pratiques, à ne pas leur laisser le monopole de la critique d’une institution déjà trop inégalitaire, injuste et autoritaire. Les luttes de demain, dans et hors l’école, seront sociales et pédagogiques !

Grégory Chambat  24 septembre 2017

http://www.questionsdeclasses.org/

Lire la suite

26 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

deutschland (basta!)

SoZ04-01

Journal de nos camarades allemands

Pour la première fois depuis la chute du nazisme, l’extrême droite allemande entre au Parlement

Même si la CDU d’Angela Merkel arrive encore en tête des élections législatives allemandes du 24 septembre, c’est l’extrême droite qui en est sortie gagnante. Le parti Alternative für Deutschland (AfD), créé en 2013, a engrangé 13 % des voix, selon les derniers résultats.

Aux dernières élections, l’AfD, avait raté de peu l’entrée au Parlement allemand avec 4,7 % des voix. Depuis, le parti créé à l’origine contre l’euro, est devenu essentiellement raciste et nationaliste. Le parti d’extrême droite a réalisé des scores importants dans certaines circonscriptions d’ex-Allemagne de l’Est, avec plus de 22,5 %, voire 35 % des voix. La formation a aussi percé en Bavière.

Qui sont les électeurs de l’AfD ? Probablement en partie des anciens électeurs de la CDU/CSU. Avec 33 %, les conservateurs ont perdu plus de 8,5 % des suffrages comparé aux élections de 2013. Les sociaux-démocrates (SPD), eux, n’ont séduit que 20,5 % des électeurs (- 5 % par rapport à 2013). C’est leur plus mauvais score depuis 1949. Les libéraux du parti FDP, avec plus de 10 % des voix, font leur retour au Bundestag. Les Verts obtiennent 8,9 % , juste derrière la gauche radicale Die Linke avec 9,2 %, deux scores similaires à ceux d’il y a quatre ans.

Les sociaux-démocrates veulent passer dans l’opposition

Ce sera la première fois depuis la chute du Troisième Reich qu’un parti d’extrême droite siègera au Bundestag, avec 94 sièges sur 705, en arrivant en troisième position derrière les conservateurs et les sociaux-démocrates. Disposant de 246 sièges, Angela Merkel et son parti vont continuer de gouverner. Reste à savoir avec qui. Les sociaux-démocrates ont annoncé dimanche soir qu’ils ne souhaitaient pas reconduire la « grande coalition » en cours depuis 2013, dans laquelle ils participaient au gouvernement de Merkel.

Même avec un parti libéral à plus de 10 %, Merkel ne pourra pas gouverner avec leur seul soutien. Pour former un gouvernement, il faudrait donc une coalition entre les conservateurs, les libéraux et les Verts, qui disposent de 67 sièges. Avec seulement 289 sièges à eux trois, les différents partis de gauches:  sociaux-démocratesdu SPD, Verts et Die Linke, n’ont pas réuni assez de voix pour pouvoir former un gouvernement d’union des gauches.

Rachel Knaebel 25 septembre 2017

https://www.bastamag.net/

Commentaire: Un vieux classique:

Comment vaincre le fascisme ? Léon Trotsky

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin