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10 août 2015 ~ 0 Commentaire

non à “tel aviv sur seine” (npa)

-tardi-tel-aviv-sur-seine

Le 31 juillet, un groupe d’extrémistes sionistes incendiait une maison palestinienne où se trouvait une famille, faisant deux victimes et deux blessés graves.
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La veille, un autre extrémiste poignardait six personnes lors de la Gay Pride de Jerusalem.  De façon plus générale, en Israël, les franges les plus ouvertement racistes et réactionnaires ont le vent en poupe, alors que la population de Gaza vit un véritable enfer et la Cisjordanie est chaque jour davantage colonisée.
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Les menées de l’extrême-droite bénéficient d’une quasi-impunité, et ce sont ces courants qui gouvernent avec Netanyahou au sein de la coalition la plus réactionnaire qui ait jamais existé en Israël. C’est dans ce contexte que la mairie de Paris a décidé d’organiser, le 13 août, une opération «Tel Aviv sur Seine» dans le cadre de Paris Plages. Une telle initiative, à la gloire de la capitale d’un état qui pratique une ségrégation de tous les instants est insupportable.
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Le NPA exige l’annulation immédiate de l’opération « Tel Aviv sur Seine ». Il appelle par avance tous ceux qui sont sensibles au sort du peuple palestinien à se joindre aux initiatives de protestation qui seront organisées. Au-delà, le NPA réaffirme son soutien plein et entier aux droit nationaux du peuple palestinien. En défense des Palestiniens, il soutient toute initiative allant dans le sens d’un boycott effectif de l’Etat d’Israël.
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Dimanche 9 Août 2015, mise à jour Lundi 10 Août 2015, 10:42
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Quelques vérités sur «Tel Aviv Sur Seine»

Ci-dessous, quelques éléments d’information suite aux réponses mensongères de la Mairie de Paris face aux larges protestations contre « Tel Aviv Sur Seine »

1) Tel Aviv est « ouverte et tolérante », il ne faut pas la confondre avec le gouvernement israélien

Tel Aviv a été bâtie sur 7 villages palestiniens détruits. Il y est interdit aux réfugiés palestiniens, expulsés de ces villages, d’y retourner.

Le QG de l’armée israélienne qui bombarde et commet des massacres à Gaza se trouve à Tel Aviv.

A 70 kilomètres de Tel Aviv, soit à peu près la distance entre Paris et Fontainebleau, il y a 1.8 millions de personnes qui meurent à petit feu dans un endroit qui s’appelle la bande de Gaza.

A moins de 50 kilomètres de Tel Aviv, soit à peu près la distance entre Paris et Rambouillet, il y a une charmante construction qui s’appelle le Mur, l’un des aspects les plus visibles d’un régime d’oppression coloniale qui détruit la vie de millions de gens.

Et le problème c’est que tout ça se fait sous la responsabilité d’un État dont la seule capitale internationalement reconnue est… Tel Aviv.

Enfin, si vraiment Tel Aviv est un parangon de tolérance anti-Netanyahou, pourquoi les fascistes de la ligue de défense juive et autres groupuscules font la promotion de Tel Aviv plage ?

2) Ron Huldai, le Maire de Tel Aviv est un « progressiste »

Ron Huldai, est un militaire de carrière qui a notamment participé aux bombardements au Napalm du Sud Liban.

Il mène une politique systématique et continue de colonisation dans « sa » ville, en particulier à Yaffa, devenue Jaffa.

A Tel-Aviv il organise également les expulsions de réfugiés africains au lieu de les protéger.

Toutes les manifestations culturelles qu’il organise à Tel Aviv sont soigneusement dépolitisées

3) C’est une initiative « festive », pas « politique »

Blanchir l’apartheid israélien n’a jamais rien eu de festif, ni à Paris ni ailleurs et est toujours politique.

Au contraire, c’est une initiative qui va faire monter les tensions en France

Tellement festive que plus de 300 policiers sont prévus, et qu’il est annoncé des « filtrages »…au faciès? Est ce que des checkpoints sont aussi à prévoir ?

Le leader du Front National à Paris invite aussi à participer à « Tel Aviv Sur Seine »

4) Cette initiative favorise les « progressistes israéliens »

Faux, les anti-colonialistes israéliens qui luttent au quotidien contre le gouvernement israélien ont publié un communiqué pour dénoncer cette opération et ont aussi appelé à son annulation, voir leur déclaration en français ici 

5) Cette initiative est « démocratique »

En réalité, cette opération à été imposée par la force aux parisien-nes qui ne sont pas d’accord avec la collaboration et la complicité de la Mairie de Paris.

Par ailleurs, « Tel Aviv Sur Seine » s’est décidé en catimini car il y eu plusieurs déclarations de partis politiques au Conseil de Paris pour dire qu’ils n’avaient pas été informés en amont, ni même qu’il n’y ait eu le moindre vote à ce sujet au Conseil de Paris.

Source: http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2015/08/11/quelques-verites-sur-loperation-de-propagande-tel-aviv-sur-seine/

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08 août 2015 ~ 0 Commentaire

les spartacus de saint-domingue (lmd)

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Une vraie révolution dans la révolution haïtienne (1791-1804), ou du moins dans la connaissance que nous croyons en avoir : c’est l’apport du travail de l’historienne américaine Carolyn E. Fick (1).

Elle fait descendre de leur piédestal les dirigeants qui gouvernèrent tour à tour, Fran- çois-Dominique Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessalines, Alexandre Pétion ou Henri Christophe. A la manière d’Albert Soboul accompagnant les sans-culottes parisiens ou de Georges Lefebvre analysant les masses rurales de la Révolution française, elle suit pas à pas les esclaves dans leur lutte. Qui est d’abord un combat contre la maltraitance et l’hor- reur quotidienne, avant de se définir un avenir, dans l’âpreté de l’apprentissage révolutionnaire.

Les esclaves: ils sont un demi-million quand éclate la révolution de 1791 à Saint-Domingue, la colonie la plus riche du monde. Des Africains venus au rythme de trente-six mille par an dans les années 1780, qui remplacent leurs devanciers morts à la tâche. Profits maximalisés, violence extrême. A côté d’eux, des Créoles, esclaves plus anciens, trente-  cinq mille mulâtres et Noirs libres, et autant de Blancs. Contre les planteurs, ce sont les derniers arrivés qui constituent les troupes de choc de la lutte pour l’émancipation ; les généraux viennent des autres catégories.

Toussaint, généralissime, se proclame président à vie. Et promeut, avec son armée, son projet économique: maintien de la plantation, distribution des terres à ses lieutenants, parcellisation interdite, négociation avec la métropole et élimination des opposants. Devenus libres en 1793, les esclaves refusent, eux, le travail forcé prévu par le code rural, un escla- vage édulcoré, et réclament le partage des terres au profit de tous.

Ce n’est pas la liberté, au sens de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui les motive en priorité, mais le refus de travailler pour autrui. Volonté d’autonomie et refus de l’autoritarisme : leur modèle économique d’autarcie vivrière tourne le dos à la modernité des élites blanches ou noires! Hommes et femmes partent la fleur au fusil, ou à la machette, préférant la mort en embuscade à celle, plus lente, du servage.

Quand arrivent en 1802 les troupes expédiées par Napoléon Bonaparte, ce ne sont pas les chefs de l’insurrection d’après 1791 qui résistent: ce sont les masses qui se soulè- vent, créant leur propre organisation et définissant leurs buts. Leur rage de liberté est telle que l’armée française redéfinit son objectif: non plus rétablir l’esclavage, mais exterminer la «race bâtarde et dégénérée», devenue irrécupérable. On la remplacera grâce à la traite!

Nouveaux soldats de l’an II réunis en bandes mal équipées, mais fraternelles, et connaissant bien le terrain, les révoltés sont mobiles et obstinés. Tournant casaque, les généraux noirs finiront par les rejoindre, reprendront le commandement et, l’armée française chassée, renoueront avec le modèle économique occidental contre celui des masses rurales.

Un combat qui n’a jamais cessé en Haïti. Aucune histoire de la Révolution française, celle de Jean Jaurès mise à part, ne mentionne la révolution haïtienne, encore moins son idéal égalitaire. Comme on le voit dans L’Armée indigène (2), l’historiographie a même oublié l’ultime défaite du corps expéditionnaire français dans la bataille de Vertières, où un îlien sur cinq a laissé sa peau.

Cette révolution et son contenu ont été si radicalement oubliés qu’il a fallu le séisme de 2010 pour que les Latino-Américains eux-mêmes découvrent Haïti. Dans Haïti par lui- même (3), les Brésiliens s’interrogent sur l’Etat le plus pauvre des Amériques, et sur son indépendance volée. Pourtant, Simón Bolívar, isolé, trouva en Haïti réconfort et renforts. Le livre, largement illustré, imagine des relations Sud-Sud qui pourraient être plus fécondes que celles de dépendance permanente avec les deux rives de l’Atlantique nord. S’ouvrir au voisinage et sortir de l’enclavement : une piste majeure, une chance ?

Par Christophe Wargny, juin 2015

Maître de conférences au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), Paris. Auteur de Haïti n’existe pas. Deux cents ans de solitude, nouvelle édition, Autrement, Paris, 2008

http://www.monde-diplomatique.fr/2015/06/WARGNY/53092

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02 août 2015 ~ 0 Commentaire

turquie: face à la politique guerrière de l’akp, défendons la paix! (essf)

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Suite à l’attentat-suicide de Daesh où 32 jeunes étudiants s’apprêtant à se rendre à Kobané pour contribuer à la reconstruction de la ville ont trouvé la mort, et aux représailles du PKK causant la mort de 2 policiers, l’Etat turc a lancé une vaste opération d’arrestation de centaines de militants kurdes, d’extrême-gauche et (quelques dizaines) de Daesh ainsi que plusieurs bombardements aériens des camps du PKK en Irak du nord.

Une politique etrangère guerrière Si l’attentat de Suruç a été organisé par l’organisation djihadiste Daesh, c’est bel et bien la politique extérieure guerrière du régime Erdogan qui a fourni les conditions dans lesquelles la barbarie djihadiste a pu se déployer sur le territoire turc. La diplomatie turque dirigée par le ministre des Affaires étrangères (actuel Premier ministre) Ahmet Davutoglu depuis 2009, avait pour objectif une «normalisation» des rapports de la Turquie avec les pays voisins tout en étant paradoxalement accompagné de la moti- vation «néo-ottomane» d’établir une hégémonie politico-culturelle et économique sur les pays du Moyen-Orient.

Mais avec la révolte populaire en Syrie Ankara a misé sur un renversement rapide d’al- Assad. Cette illusion l’a entraîné à s’engager de tout son poids aux côtés des monarchies du Golfe et des États-Unis en soutenant l’opposition syrienne (ALS puis groupes djihadistes). Cependant il s’est avéré qu’ Assad tenait bon et que le régime n’était pas près de tomber. Ce que l’impérialisme occidental a fini par comprendre. Mais non l’AKP. L’adoption d’une politique extérieure ne concordant plus avec aucune de celles de ses principaux alliés, a fini par isoler l’État turc au niveau international.

L’AKP et Daesh : « L’ennemi de mon ennemi… » Une des principales raisons de l’enga- gement du régime d’Erdogan dans le combat pour le renversement d’al-Assad fut certaine- ment la présence d’une forte population kurde à la frontière turco-syrienne. La formation d’une administration régionale kurde au nord de l’Irak suite à l’intervention impérialiste en 2003 avait sans doute constitué un des traumatismes politiques les plus marquants de l’État turc. C’est donc manifestement la crainte de revoir le même scénario se réaliser à la suite d’un changement de régime en Syrie qui a poussé le gouvernement turc à tenter d’intervenir dans la crise syrienne dès le début du soulèvement et d’établir un contrôle sur l’opposition (face aux autres « amis de la Syrie »), tout d’abord à travers les Frères musulmans, puis par le soutien à d’autres courants islamistes.

Alors qu’un processus de négociation (accompagné d’un cessez-le-feu) avec le leader du mouvement kurde, Öcalan était en œuvre, le gouvernement turc est allé jusqu’à soutenir implicitement ou du moins souhaiter de tout cœur la prise de Kobanê (où le PYD organisa- tion sœur du PKK avait déclaré l’autonomie) par Daesh, permettant à ses militants de tra- verser librement la frontière dans les deux sens. Une région dominée par Daesh à sa fron- tière était ainsi préférable pour le régime d’Erdogan, au point où malgré la pression des Etats-Unis il ne participa que timidement et à contrecœur à la coalition anti-Daesh.

Erdogan joue sa dernière carte Comme conséquence de cette politique (et aussi du fait que le processus de négociation ne donna aucun résultat concret) l’AKP perdit son soutien dans le Kurdistan de Turquie et le HDP (lié au mouvement kurde) obtint 13%, un résultat inattendu. Ainsi l’AKP n’était plus en mesure de former le gouvernement tout seul, comme il été le cas depuis 2002.

Profitant de l’attentat de Suruç, l’AKP tente aujourd’hui, avec son changement de position envers Daesh, de redevenir un acteur crédible dans le Moyen-Orient aux yeux de l’impéria- lisme occidental (surtout face à la montée de l’Iran avec les accords nucléaires). En retour il obtient l’approbation de l’administration Obama pour ses frappes contre les camps du PKK.

Au niveau national, Erdogan espère que ce climat de conflit et de mobilisation anti- terroriste lui permettra de ré-émerger comme leader national, de discréditer le HDP, de récupérer les voix passées à l’extrême-droite pour renforcer celles de l’AKP dans le cas d’élections anticipés (forts probables), permettant ainsi la formation d’un nouveau gouver- nement AKP et la transition à un régime présidentiel-autocratique dont il serait le sultan.

La guerre est effectivement la continuation de la politique par d’autres moyens. Aux forces de gauche et au peuple kurde de se mobiliser pour défendre la paix !

Uraz Aydin 27 juillet 2015

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article35560

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29 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

puerto rico, la «grèce» américaine (al’e)

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Pendant que le monde entier a eu son attention fixée sur le spectacle montrant le Fonds monétaire international, la Commission européenne et de la Banque centrale euro- péenne (la « Troïka ») en train d’écraser le peuple grec, il y a de nombreux autres exemples de pays impérialistes parmi les plus puissants qui utilisent une «crise de la dette» pour extraire plus de richesse de pays plus faibles qu’eux, ainsi que de pays non impérialistes plus pauvres.

Un cas typique est celui de la colonie de Puerto Rico (de 3,6 millions d’habitants). Dans une interview accordée au New York Times, le gouverneur de la nation caribéenne a déclaré: «Notre dette, qui se monte à 73 milliards de dollars, n’est pas payable. Il n’y a pas d’autre option. Je serais heureux s’il y avait une option plus facile. Mais ce n’est pas de la politique, ce sont des maths.» Puerto Rico n’a pas pu honorer un paiement de plus de 1 milliard de dollars qu’il aurait dû verser au 1er juillet dernier.

La plus grande partie de la dette est due à des fonds spéculatifs (hedge funds) américains, des fonds de placement ou autres comptes d’investissement. Les «hedge funds», connus aussi sous le terme de « fonds vautours », rachètent (sur le marché secon- daire), à un prix très bas, de la dette due par le gouvernement portoricain ainsi que par des entreprises privées parce que les investisseurs savent que celles-ci n’ont quasiment pas de valeur. Ensuite, ils opèrent un revirement et exigent leur paiement à leur pleine valeur nominale (soit la valeur fixée à l’émission).

Le 30 juin, les autorités de Puerto Rico ont entamé des négociations avec leurs créanciers. Parmi ceux qui assistaient à la réunion, il y avait l’ancienne directrice du Fonds monétaire international, Anne Kruger. Deux propositions de celle-ci: que Puerto Rico fasse passer le salaire minimum au-dessous des $7,50 de l’heure fixés au niveau fédéral et qu’il taille dans les subventions allouées à l’Université de Porto Rico.

Des manifestants se sont réunis devant les bureaux du géant financier Citigroup à Manhattan, le cœur financier de New York, où la réunion avait lieu. Un manifestant interviewé par Democracy Now!, David Galarza, a dit : « Je vis ici à New York. Je suis portoricain et mes parents et ma famille vivent à Puerto Rico… Nous disons d’une seule et même voix non aux plans d’austérité mis en place par les propriétaires des hedge funds et les gangsters qui ont créé des situations similaires en Grèce, en Espagne et même aux Etats-Unis. »

La Maison-Blanche a annoncé que le Gouvernement fédéral ne verserait pas un sou d’aide. Janet Yellen, à la tête de la Réserve fédérale (FED) américaine, a fait chorus en annonçant que cette banque ne ferait rien non plus parce qu’elle [Janet Yellen] estimait qu’il n’y avait «aucun risque» qu’un défaut de paiement de Puerto Rico n’ait une quelconque incidence sur les Etats-Unis et que cela n’avait donc pas d’importance. C’est cette même Réserve fédérale qui a injecté des milliards dans des institutions financières telles que la Citicorp, et qui lui a ensuite encore prêté des milliers de milliards dans le sillage du krach financier de 2008. Nous avons donc notre propre «troika» – le Gouvernement fédéral, la Réserve fédérale et les institutions financières – qui dit tout simplement à Puerto Rico de se «laisser crever».

La nouvelle pression mise sur Puerto Rico par le capital financier américain survient dans le contexte d’une dépression qui affecte cet archipel depuis 2005. Le niveau de pauvre- té est presque le double de celui de l’Etat américain le plus pauvre. Le niveau de chômage est deux fois plus élevé qu’il ne l’est aux Etats-Unis. Le système de santé portoricain est sur le point de s’effondrer. Soixante pour cent de la population dépend de programmes fédéraux tels que Medicare, Medicare Advantage ou Medicaid. Grâce aux bons soins d’Obama, Puerto Rico ne reçoit que le soixante pour cent des fonds que les autres Etats reçoivent dans le cadre de Medicare et soixante dix pour cent des fonds qu’ils reçoivent dans le cadre de Medicaid. Le manque à gagner atteint la somme d’un demi-milliard de dollars que le pays, en mal de liquidités, ne peut se permettre de dépenser pour les besoins médicaux de sa population.

Puerto Rico est exclu du Supplimental Security Income Program qui aide les Américains les plus vulnérables (handicapés, aveugles, personnes âgées n’ayant que des revenus très bas ou des avoirs proches de zéro; pour la majorité des 9 millions qui touchent cette alloca- tion dépendent totalement d’elle). Il ne participe pas non plus au programme fédéral de nutrition.

Toutes ces différences et d’autres encore existent parce que le pays est une colonie des Etats-Unis, appelée de façon euphémistique un «territoire».

Porto Rico était à l’origine une colonie de l’Espagne. Les Etats-Unis se sont emparés de ces îles lors de la Guerre hispano-américaine de 1898, en même temps que Cuba et les Philip- pines. Cela a conduit à la Guerre américano-phillipine où les Etats-Unis ont tué 100 000 Philippins qui se battaient pour l’indépendance de leur pays. Quant à Cuba, elle est devenue une colonie états-unienne virtuelle jusqu’à la Révolution cubaine de 1959 et Puerto Rico est resté une colonie.

Au cours des 117 années qui se sont écoulées, les compagnies américaines ont tiré d’énormes profits de Puerto Rico. Au cours des cinquante premières années, ce furent les plantations américaines des barons du sucre qui tirèrent bénéfice des salaires bas dans le pays. Dans les cinquante années qui suivirent, le gouvernement américain accorda aux compagnies américaines d’importants avantages fiscaux pour qu’elles s’installent à Puerto Rico. D’abord, ce furent les manufactures de chaussures et de vêtements qui en profitèrent. Puis des entreprises plus fortement capitalisées, telles que les entreprises pharmaceutiques ,s’installèrent également. Cela fit de Puerto Rico l’un des leaders mondiaux dans le domaine de la fabrication de médicaments d’usage courant. A un moment donné, treize des vingt médicaments les plus demandés étaient fabriqués dans ce pays! (…)

Les Portoricains sont des citoyens américains et ils sont autorisés à venir sur le conti- nent. Ils ne peuvent être tenus à l’écart comme les Mexicains qui, fuyant la pauvreté, sont forcés à entrer aux Etats-Unis sans papiers. Les Portoricains sont environ 50 000 chaque année à faire le voyage. Il y a maintenant 5 millions de Portoricains qui vivent aux Etats-Unis et 3,6 millions dans la colonie.

Nous sommes arrivées au point où Puerto Rico n’a tout simplement plus d’argent pour payer les usuriers. La dette n’est «pas payable» selon les mots de son gouverneur. Pour s’en défaire, parce que c’est une colonie, il n’a pas le droit de se déclarer en faillite, comme un Etat pourrait le faire, ou comme une ville telle que Detroit l’a fait. Comme la Grèce, Puerto Rico n’a pas de monnaie propre. (…)

L’issue de tout cela n’est pas claire. Puerto Rico sera-t-il forcé, comme la Grèce, d’em- prunter encore plus, toujours avec des intérêts, et de mettre en place toujours plus d’austérité afin de payer crédits précédents et intérêts accumulés?

Alencontre le 29 – juillet – 2015 Par Barry Sheppard (Traduction A l’Encontre)
Voir aussi:

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10 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

mondial folk de plozévet: pas de visa pour le groupe du togo! (of)

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Le groupe Amlima du Togo n’a pas obtenu de visa pour la France. Sa tournée de deux mois est annulée. Les Tambours du Burundi les remplaceront au Mondial Folk de Plozévet.

Les seize artistes du groupe togolais Amlima qui devaient effectuer une tournée de deux mois en France et participer au Mondial Folk de Plozévet en août, n’ont pas obtenu de visa ! Le consul ne le leur a pas accordé à cause du risque de non retour. Les Togolais qui rêvaient de ce voyage depuis un an et demi sont effondrés. Comble d’ironie, les échasses et les tambours sont arrivés en France…

L’organisateur du Mondial Folk, Pierrot Bosser, malgré ses multiples démarches, n’a pas réussi à inverser la décision du consul et la respecte. Il a dû rebondir et trouver d’autres groupes pour les festivals. Les Tambours du Burundi viendront à Plozévet en août en remplacement des échassiers et percussionnistes togolais. Plozévet – 07h02

http://www.ouest-france.fr/mondial-folk-de-plozevet-pas-de-visa-pour-le-groupe-du-togo-3549142

Commentaire: Racisme d’état! Encore un état soutenu par la France qui donne envie de partir?

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03 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

business et colonialisme (ccr)

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Hollande en tournée en Afrique : affairisme, combine militaire, et soutien aux pires dictateurs

Deux jours pour trois pays : le Bénin, l’Angola et le Cameroun. Entouré d’une armada de petits et grands patrons, Hollande va-t-en-guerre vient régler les comptes après avoir imposé la puissance impérialiste française sur le continent. L’intervention en Centrafrique, l’opération Serval puis Barkhane au Mali, ont permis de renforcer l’impérialisme français dans la région qui comptait déjà plusieurs milliers de soldats français dans des bases militaires installées en permanence. Tandis que la course aux parts de marché africain bat son plein, en dispute avec les émergents – et notamment la Chine –, la nouvelle position acquise de la France comme «gendarme» africain devrait faciliter les affaires. Après la bataille, l’heure est au butin.

Bénin : adouber le nouveau premier ministre et préparer la suite

Depuis Mitterrand aucun président ne s’était rendu au Bénin. Hollande, lui, fait le grand retour de la France dans le pays, en s’improvisant représentant de la démocratie qu’il est venu défendre dans un long discours. Un discours qui prête à rire quand personne n’ignore, et encore moins les journalistes béninois, la réelle raison de sa venue. (…)

Angola : sceller des contrats en dehors du pré-carré français

Un discours sur les valeurs du pluralisme politique d’autant plus risible qu’Hollande s’apprête à poursuivre sa visite chez le très démocratique José Eduardo Dos Santos, 72 ans dont 35 au pouvoir. L’Angola n’appartient pas au pré-carré colonial de la France, mais le pays dont les taux de croissance annuel dépassent les 8% est riche de son sous-sol : deuxième producteur de pétrole du continent, il regorge également de diamants. Et les ambassadeurs du capitalisme française, du raffineur Total au cimentier Lafarge, aux côtés de Hollande comptent bien rafler la mise des juteux contrats qu’a promis le président angolais : 10 milliards d’investissements dans les logements, 15 dans l’électricité, qui seront vigoureusement négociés lors d’un forum économique organisé sur place pour l’occasion.

Au diable, les injonctions démocratiques de la veille, « business is business » ! et voilà comment les belles paroles de la veille sont aussitôt dissipées. Car comme l’a bien fait remarquer Hubert Védrine, ancien chef de la diplomatie française, l’idée est bien de doper la croissance française en berne en allant chercher ailleurs, et notamment sur le continent africain, de nouvelles parts de marché. (..)

Cameroun : remercier le fidèle Biya, adjudant de la lutte contre le terrorisme

C’est la visite à Paul Biya dirigeant du Cameroun depuis plus de trente ans qui indispose le plus le chef d’État français. Forcé de remercier la coopération du Cameroun dans les opérations de libération des otages de Boko Haram, la position d’un Biya qui souhaite se reconduire à son poste en 2018 rend difficile la démarche. Non pas que le président français soit particulièrement mal à l’aise par la franche et notable usurpation du pouvoir de Paul Biya, mais ce dernier attend en retour de cette collaboration un soutien renouvelé à son pouvoir au Cameroun. Or, la stabilité de Biya n’est qu’une façade et une reconduite de sa candidature pour 2018 pourrait bien faire sortir la contestation dans les rues, situation qui indisposerait fortement le positionnement stratégique français sur le continent. (…)

 Résumé: Publié le 2 juillet 2015 Nina Kirmizi

http://www.revolutionpermanente.fr/Hollande-en-tournee-en-Afrique-affairisme-combine-militaire-et-soutien-aux-pires-dictateurs

Article ressemblant:

http://www.courrierinternational.com/article/france-hollande-en-afrique-adieu-les-principes-vive-la-realpolitik

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30 juin 2015 ~ 0 Commentaire

quimper rassemblement (afps cornouailles)

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La 3ème Flottille de la Liberté, formée de 4 bateaux, qui essayait de forcer pacifiquement le blocus illégal de la Bande de Gaza et d’apporter à sa population une aide humanitaire, a été attaquée aujourd’hui à 2 h du matin par l’armée israélienne.

Le navire “Marianne”, principale unité de la Flottille, a été capturé par les Israéliens; le navire, l’équipage et les passagers ont été emmenés de force vers le port israélien d’Ashdod. La “Marianne” a été encerclée par trois navires israéliens alors qu’elle se trouvait dans les eaux internationales, à environ 100 milles nautiques des côtes. Nous appelons donc à un:

Rassemblement pour protester contre ce nouvel acte de piraterie de l’armée israélienne, pour demander au gouvernement français d’intervenir pour que soient libérées les personnes arrêtées, pour que le navire et sa cargaison soient restitués, pour que l’accès par voie maritime à la Bande de Gaza soit garanti et pour que le blocus israélien de ce territoire palestinien soit immédiatement et entièrement levé.

Ce rassemblement aura lieu jeudi prochain 2 juillet, à 18 h, Place de la Résistance à Quimper. 

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29 juin 2015 ~ 0 Commentaire

la marianne attaquée par les pirates israéliens (afps brest + of)

la marianne attaquée par les pirates israéliens (afps brest + of) dans Anticolonialisme 402599044

La Marianne à Brest

Ce que nous craignions s’est produit cette nuit

Trois navires de guerre israéliens se sont emparés de la Marianne, à  une centaine de milles des côtes palestiniennes,  dans les eaux internationales.

« Navire amiral »de la Flottille de la Liberté,  la Marianne serait amenée dans le port israélien d’Ashdod. Les passagers et l’équipage sont injoignables actuellement , téléphones coupés ou désactivés,  probablement à fond de cale des navires israéliens comme les fois précédentes.

Bravo à  tous les militantEs et equipages courageux à  bord de la flottille, honte à  la puissance coloniale israélienne qui assiège GAZA.

Faites savoir et organisez des actions de protestation partout où vous pouvez.

Lire aussi:

http://www.ouest-france.fr/bande-de-gaza-israel-intercepte-un-navire-qui-voulait-briser-le-blocus-3523422

brest 44

Nous confirmons l’appel à
Rassemblement à Brest, ce soir devant la mairie à 18h30
Pour protester contre l’acte de piraterie en haute mer commis une nouvelle fois par les autorités israéliennes.
La Marianne, son équipage et ses passsagers, kidnappés par les commandos israéliens,  sont actuellement emmenés de force au port israélien d’Ashdod. Le bateau, attaqué et arraisonné cette nuit, est aussi détourné vers Israël. Les organisateurs demandent la libération immédiate des personnes et la restitution du bateau volé afin qu’ils puissent reprendre leur route vers Gaza.

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21 juin 2015 ~ 0 Commentaire

salon international de l’aéronautique du bourget 2015: elbit criminel, thales complice (Ujfp)

salon international de l’aéronautique du bourget 2015: elbit criminel, thales complice (Ujfp) dans Anticolonialisme 3024978629

BDS en action – Samedi 20 juin 2015

Une trentaine de militant-e- s de la campagne BDS France (Boycott/Désinvestissement/Sanctions), lors d’une action non-violente, ont investi le stand de l’entreprise israélienne Elbit, principal fournisseur de drones tueurs à l’armée israélienne (Notamment lors du dernier massacre dans la bande de Gaza en 2014) Un autre groupe, au même moment, est intervenu sur le stand de Thales pour dénoncer le partenariat avec Elbit pour la fabrication du drône Watchkeeper, qui pourrait équiper l’armée française.

La campagne BDS appelle à un embargo militaire immédiat et des sanctions contre l’Etat d’Israël jusqu’à ce qu’il applique le droit international.

Pour la campagne BDS France, les sociétés israéliennes présentes sont complices de crimes de guerre, et doivent être jugés et condamnés par un tribunal international. Au lieu de cela, la France ouvre grand les bras, et leur permet de faire leur business en toute impunité. dimanche 21 juin 2015

EMBARGO MILITAIRE CONTRE ISRAEL
GAZA GAZA, ON OUBLIE PAS !
BOYCOTT ISRAEL APARTHEID
STOP ARMING ISRAEL

Campagne BDS France
www.bdsfrance.org

http://www.ujfp.org/spip.php?article4257

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09 juin 2015 ~ 0 Commentaire

provocation? pierre stambul arrêté comme un terroriste! (ujfp + npa 34)

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Dernière nouvelle: Pierre Stambul a été libéré!

C’est aujourd’hui à 1h30 du matin que le Raid a débarqué au domicile de notre camarade Pierre Stambul, co-Président de l’Union Juive Française pour la Paix.

Les forces de police ont utilisé le protocole pour neutralisation de terroriste retranché armé : portes cassées, et devant les habitants pacifiques réveillés recherche immédiate de caches d’armes. Faisant évidemment chou blanc, le Raid n’en a pas moins appelé la police nationale qui a emmené Pierre menotté.

A cette heure, Pierre n’est toujours pas relâché. Tout porte à croire que cette mise en scène dont on ne sait qui est à l’origine vise à empêcher Pierre d’assurer l’intervention pré- vue ce soir à Toulouse par l’UJFP et le comité BDS (Boycott, Désinvestissement Sanctions tant que Israël ne se conforme pas au droit international).

Cette intervention grotesque et scandaleuse doit faire l‘objet d’une protestation unanime de toutes les personnes attachées aux droits humains.

Le Bureau National de l’UJFP le 09-06-2015 à 10h20

http://www.ujfp.org/spip.php?article4204

Voir aussi:

http://la-feuille-de-chou.fr/archives/81587

http://fr.wikipedia.org/wiki/Union_juive_fran%C3%A7aise_pour_la_paix

Pierre Stambul arrêté. Le gouvernement relaie toujours plus fort la politique criminelle de l’Etat d’Israël.
Cela fait des semaines que nous constatons ici à Montpellier (mais aussi à Bordeaux, Toulouse…) le développement d’une politique d’illégalisation des actions BDS dont les récentes positions du gouvernement israélien montrent qu’il participe d’une action générale, concertée, pour entraver l’efficacité toujours plus forte de la campagne de Boycott, Désinvestissement, Sanction.
La Licra ici, avec l’aide du Crif, de la LDJ et des structures communautaires sionistes, travaillent à décrédibiliser BDS en pratiquant le classique amalgame entre l’antisonisme et l’antisémitisme. S’attaquer à Pierre Stambul, qui était samedi dernier à Montpellier pour manifester contre la honteuse journée dite de Jérusalem, c’est tenter de faire sauter le verrou posé par un Juif antisioniste qui, comme il l’a rappelé dans son intervention sur la place de la Comédie, déconstruit totalement ledit amalgame par un effet boomerang dévastateur : propagateur de l’incendie antisémite est celui qui, comme ces officines de l’Etat d’Israël en France, tentent d’entraîner les Juifs de France dans un soutien sans faille aux crimes commis contre les Palestiniens.
C’est la Licra qui criminalise les Juifs qui la suivraient en les transformant en complices d’un Etat qui pratique des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité… et qui, dans cette logique d’Etat voyou, ne respecte aucune résolution des Nations Unies, à commencer par celle qui dénie que Jérusalem soit la capitale « une et indivisible » d’Israël.
Le rapt de Pierre Stambul participe de la complicité de l’Etat français à cette chaîne de soutien à l’Etat terroriste d’Israël. Il est dans la continuité de l’appui du gouvernement aux massacres commis à Gaza l’été dernier. Il signe, sans appel, sa faillite politique mais aussi morale! Nous exigeons la libération immédiate de Pierre Stambul !
Soutien total à BDS ! NPA 34

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