Archive | Anticolonialisme

06 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Manuel Valls aux Antilles: l’autisme colonial perdure….

Manuel Valls aux Antilles: l'autisme colonial perdure…. dans Anticolonialisme aavant-manif-14-decembre-2010

Les chiffres sont terribles sous le soleil terne de la Guadeloupe : 40 meurtres pour une population de 400 000 habitants, 52 morts sur les routes de l’archipel guadeloupéen.

Il y a quelques semaines, Manuel VALLS, tel un oiseau migrateur s’est posé sous nos latitudes, fatigué d’être interpellé par des élus adeptes du tout sécuritaire, du renforcement des forces de l’ordre «co- lonial».

Imperturbable dans sa posture d’un Sarkozy de gauche, VALLS n’a rien cédé ou du moins des miettes sur la dotation de deux chiens pour la recherche d’armes et de drogues!

Quelques accras, un verre de rhum, Valls, rattrapé par l’affaire Léonarda, s’en est allé, laissant les syndicats policiers sans voix de tant de mépris quant à leur demande de renforcement de leurs effectifs et d’autres moyens matériels !

La question de la violence, de la délinquance dans notre pays où les prisons sont surpeuplées, celle de Baie Mahault conçue pour 400 détenus, en détient 700. (le 40è meurtre a été fait dans cette prison), prend ses racines dans la permanence du fait colonial…

Une société dans une impasse économique, sociale, culturelle et politique. Une société où les tenants de la « pwofitasyon », malgré la longue grève de 2009 continuent, à pressurer les travailleurs, les petits gens, les artisans…

Qu’on ne s’y méprenne point, la Guadeloupe comme l’écrivait un philosophe est un département-colo- nie où 30% de la population est au chômage, plus de 50% des jeunes âgées de 18 à 25 ans sont sans emploi, où chaque année des milliers de jeunes quittent les bancs de l’éducation nationale sans diplôme…

Une économie de comptoir où l’agriculture est chargée d’alimenter en produits exotiques la métropole non pas de subvenir aux besoins du peuple. Une colonie où, depuis la loi d’assi-milation de mars 1946,  rien n’a été fait et ne peut être fait pour le développement économique du territoire !

Juguler cette violence ne peut venir d’oiseaux migrateurs mais du sursaut salvateur des syndicats ouvriers, des organisations anticolonialistes et anticapitalistes, des jeunes, des femmes, capables de proposer un projet économique et politique allant dans le sens des intérêts des damnés de la terre, des travailleurs, aller plus loin que le LKP de mars 2009, souhaitons que la grève du 5 décembre soit le premier acte fondateur de ce projet.

Lundi 4 novembre 2013 PALIN JEAN MICHEL.

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03 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Indonésie, du nickel contre une bouchée de pain (ci)

Indonésie, du nickel contre une bouchée de pain (ci) dans Anticolonialisme allo-quoi

Les habitants de l’île d’Halmahera, dans le nord des Moluques, ont vendu leurs terres, exceptionnellement riches en biodiversité, pour une bouchée de pain (60 centimes le mètre carré) à la compagnie PT Weda Bay Nickel Mine détenue majoritairement par le groupe français Eramet.

La commission nationale des droits de l’homme (Komnas HAM) rapporte que ceux qui ont refusé ont été menacés, arme sur la tempe, par la police. Le quotidien The Jakarta Post rappelle qu’Halmahera est encore recouverte à 80 % de forêts primaires. C’est là que Wallace, en 1858, écrivit à Darwin au sujet de son idée de développement de nouvelles espèces. Mais l’île abrite aussi dans son sous-sol un des plus vastes gisements de nickel au monde. La demande en nickel est particulièrement forte à cause des batteries rechargeables pour les voitures électriques et les smartphones. The Jakarta Post 31 octobre 2013

http://www.courrierinternational.com/breve/2013/10/31/du-nickel-contre-une-bouchee-de-pain

Commentaire: Vente? « Ceux qui ont refusé ont été menacés, arme sur la tempe, par la police ».

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30 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

La guerre de l’olive en Palestine (rfi)

La guerre de l’olive en Palestine (rfi) dans Altermondialisme oliveoil-palestine

Chaque année, c’est le même scé­nario : des champs brûlés, des arbres arrachés. Des colons israé­liens mènent des raids sur les oli­viers des agri­cul­teurs pales­ti­niens  en  Cisjordanie.

Des photos mon­trant des hommes masqués pris en fla­grant délit cir­culent sur internet. Ces actes de van­da­lisme sont le fait d’une poignée d’extrémistes qui se vengent ainsi d’attaques de Pales­ti­niens contre les colonies ou qui cherchent sim­plement à faire régner la terreur.

Mais ces raids contre les oli­viers sont quasi quo­ti­diens depuis le début de la cueillette il y a un mois et ils se conjuguent avec les dif­fi­cultés pour les agri­cul­teurs pales­ti­niens d’accéder à leurs terres. Israël impose en effet des res­tric­tions aux ter­ri­toires sous son contrôle, et les colons, encore eux, s’accaparent de plus en plus de terres en Cisjordanie.

Le ministère pales­tinien de l’Agriculture n’est pas très opti­miste. Il s’attend à une pro­duction d’huile d’olive en baisse, 15 000 tonnes cette année, la moitié par rapport à l’an dernier. En cause, selon lui : des fac­teurs envi­ron­ne­mentaux bien sûr, mais aussi ces obs­tacles dressés par les Israéliens.

Pourtant, l’huile d’olive est impor­tante pour les Pales­ti­niens. C’est un produit de base de l’alimentation et si la pro­duction baisse, les prix vont aug­menter. Cette huile est aussi consi­dérée comme pro­met­teuse pour les expor­ta­tions. Son caractère serait unique, les oli­viers gran­dissent à l’ancienne, sans irri­gation, et la cueillette se fait à la main. Du coup, elle séduit de plus en plus les pays étrangers, notamment ceux qui veulent du bio, comme les Etats-​​Unis et l’Europe.

L’huile d’olive pales­ti­nienne n’est pour l’instant qu’un tout petit marché, qui n’a rien à avoir avec celui de l’huile d’olive euro­péenne qui repré­sente 80% de la pro­duction mon­diale, mais à l’échelle pales­ti­nienne ce n’est pas négligeable.

Dans un récent rapport, la Banque mon­diale estime que la moitié des terres agri­coles en Cis­jor­danie est inac­ces­sible aux Pales­ti­niens et que si les obs­tacles dressés par Israël étaient levés, l’économie pales­ti­nienne en général pourrait croître de 35%. En attendant la levée de ces obs­tacles, les oli­viers, sym­boles de la paix, conti­nuent de faire l’objet d’une guerre en Palestine. Murielle Paradon, RFI, mardi 29 octobre 2013

 http://www.france-palestine.org/La-guerre-de-l-olive-en-Palestine

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27 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

25 octobre 1983 : Grenade et la restauration de l’ordre capitaliste mondial (Essf)

25 octobre 1983 : Grenade et la restauration de l’ordre capitaliste mondial (Essf)  dans Anticolonialisme grenadacomix2
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Un prélude aux catastrophiques années 1980…

Il y a 30 ans, le 13 mars 1979, la première révolution de Noir-es anglophones réussissait à renverser le régime néocolonial de Sir Eric Gairy et établissait un gouvernement révolutionnaire dans l’île de Grenade. Cette révolution connaîtra une double défaite : à l’intérieur avec le coup d’État opéré par une faction stalinienne [1] dirigée par Bernard Coard ; à l’extérieur avec l’invasion des marines américaines, le 25 octobre 1983.

L’importance des événements à Grenade Cette île n’est pas plus grande que celle de Martha’s Vineyard et sa population, en 1983, aurait pu remplir le Stade du Centenaire à Montevideo, en Uruguay. Ce stade peut accueillir 108 000 spectateurs. L’importance des événements ne tient donc pas au poids démographique ou encore à l’importance économique de l’Île des épices. Elle tient à d’autres facteurs. Tout d’abord, ce fut le plus grand déploiement militaire étatsunien après la défaite du Vietnam et sa première opération à « visage découvert ». Cela pavera la voie à d’autres interventions du même ordre, notamment au Panama.

L’armée de la superpuissance étatsunienne avait finalement réussi à surmonter le syndrome de la défaite vietnamienne et recomposé sa capacité d’intervention dans le monde. (…)

Essor révolutionnaire et offensive contre-révolutionnaire victorieuse La défaite états unienne au Vietnam en 1975 et l’incapacité de Washington d’intervenir militairement, à cause de la décomposition de son armée, a permis à plusieurs luttes de libération nationale de connaître un succès rapide, du Mozambique à la Guinée-Bissau en passant par l’Angola. Des révolutions ont éclaté un peu partout, du Nicaragua à l’Iran. Même le cœur de l’impérialisme mondial a été ébranlé, du moins à ses pourtours : les dictatures en Grèce et au Portugal ont été renversées et celle de l’Espagne a disparu avec la mort du Caudillo Franco. Un peu partout, les mouvements sociaux ont fait des gains non négligeables et les syndicats, mêmes ceux dont l’origine était de type corporatif ou catholique, se montraient combatifs. Plusieurs d’entre eux se réclamaient du socialisme et étaient tentés par l’action politique ouvrière indépendante des partis bourgeois. Bref, l’époque était plutôt favorable aux dominé-es. Et le monde aurait pu changer de base.

Un des premiers actes de la contre-révolution en marche, l’invasion militaire de Grenade, sera un élément significatif de la restauration de l’ordre capitaliste mondial, une esquisse de la catastro-phique décennie 1980, caractérisée par l’offensive réactionnaire victorieuse, laquelle imposera ce qui est désormais connu comme la mondialisation néolibérale.

Dans les pays capitalistes du Centre, les attaques contre les acquis du mouvement ouvrier ont été ponctuées par les défaites brutales des contrôleurs aériens aux États-Unis en 1981 et des mineurs en Grande-Bretagne en 1984. Les gouvernements Thatcher et Reagan ont pu dès lors imposer leurs politiques monétaristes antisociales — première mouture des politiques néolibérales —, procéder à la privatisation des services publics, affaiblir les droits sociaux et relancer les profits des entreprises.

Dans les autres pays capitalistes dominants, il n’y a pas eu un écrasement du mouvement ouvrier, mais les régressions ont été importantes : le niveau de vie des salarié-es stagnait ou baissait et le salaire indirect (ou salaire social) était en recul. Le mouvement ouvrier était désormais sur la défen- sive. Dans les pays de la Périphérie capitaliste, on a assisté à l’enlisement puis à la défaite des processus révolutionnaires, de l’Iran au Nicaragua, de l’Éthiopie au Burkina Faso, du Salvador à l’Afghanistan. Dans les pays du « socialisme (ir)réellement existant », l’échec de la révolution en Pologne en 1981 et la reconstitution de l’ordre bureaucratique (coup d’État du général Jarulevski) assureront la prédomi- nance des courants favorables à la restauration du capitalisme qui, en 1989, capteront à leur profit les fruits des mobilisations de masse en faveur de la démocratie politique.

En 1979, à la suite de l’invasion par les troupes vietnamiennes du Cambodge des Khmers rouges, ce qui a arrêté le génocide, une guerre a opposé la République populaire de Chine au Vietnam récemment libéré. Au plan intellectuel, les adieux au prolétariat se sont multipliés, de nombreux chan- tres de la « Grande Révolution culturelle prolétarienne » maoïste ont retourné leur veste et condamné toute révolution devenue pour eux synonyme de dictature totalitaire. Le « socialisme » était désormais largement déconsidéré, ce qui au niveau idéologique a laissé le champ libre aux forces réactionnaires. L’analyse de la révolution et de la contre-révolution à Grenade peut nous aider non seulement à comprendre les dynamiques internes au processus tumultueux de la prise du pouvoir par les dominé-es et de la construction d’une nouvelle société, mais également les moyens mis en œuvre par les dominants pour restaurer l’ordre bourgeois. POULIN Richard 13 septembre 2009

* Richard Poulin  Département de sociologie et d’anthropologie  Université d’Ottawa

Lire en entier http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article15019

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11 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Poursuivi par Areva, l’Observatoire du nucléaire lance une souscription

Poursuivi par Areva, l’Observatoire du nucléaire lance une souscription  dans Anticolonialisme photo_1273149208862-1-0

Areva poursuit l’Observatoire du nucléaire en diffamation et lui réclame 25 000 euros.

Une demande qui menace la survie même de cette petite structure de veille citoyenne sur la filière nucléaire. Afin de pouvoir préparer son procès et poursuivre son travail d’information indépendante, l’Observatoire du nucléaire lance une souscription publique. Areva reproche à l’Observatoire du nucléaire d’avoir porté à la connaissance du public, en décembre 2012, un « don » exceptionnel de 35 millions d’euros de l’entreprise publique française au gouvernement nigérien, dans le cadre de l’élaboration de son budget 2013 (lire notre article). L’entreprise française nie le caractère illicite de ce versement, dont elle a tout d’abord démenti l’existence. L’Observatoire du nucléaire y voit pour sa part « une manœuvre de corruption, probablement sur le plan légal et assurément sur le plan moral, par Areva qui entend ainsi perpétuer sa mainmise sur les réserves d’uranium du Niger ».

Voir le résumé de l’affaire et les modalités de la souscription sur le site de l’Observatoire du nucléaire. Le procès aura lieu le 20 décembre 2013 à 13h30 au Tribunal de grande instance de Paris. par Olivier Petitjean 11 octobre 2013 Observatoire des multinationales

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03 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Afrique 50 De sable et de sang (Cadtm)

Afrique 50  De sable et de sang (Cadtm) dans Anticolonialisme vautier

UN LIVRE-FILMS dans la collection « Mémoire populaire »

Dans ce livre, René Vautier, qui réalisera plus tard « Avoir 20 ans dans les Aurès », raconte l’aventure extraordinaire du tournage d’Afrique 50 (que vous pouvez voir dans le DVD). Le pamphlet époustouflant d’un jeune cinéaste de 20 ans qui voulait témoigner de ce qu’il voyait en Afrique et qui le révoltait. Ce récit trépidant et plein d’humour, accompagné de textes d’historiens et d’illustrations de l’époque, nous amène à réfléchir sur l’héritage et la colonisation et le rôle fondamental du cinéma. Le DVD contient les films AFRIQUE 50 (de René Vautier) et DE SABLE ET DE SANG (de Michel Le Thomas avec René Vautier), ainsi que des compléments (144 mn de vidéo au total).  Livre 134 pages – illustrations couleurs – carnet photos

LE LIVRE

A partir du récit du tournage mouvementé d’Afrique 50 et des lettres personnelles de René Vautier écrites à l’époque, des textes viennent éclairer le contexte historique du tournage et la trajectoire si particulière de René Vautier dans l’histoire du cinéma documentaire.
Les choix et les gestes de René Vautier supposent une conception entièrement renouvelée du cinéma, comme nous le montre Nicole Brenez, historienne du cinéma. Chacun de ses films constituent un pamphlet, un bouclier pour les opprimés et les victimes de l’histoire, une petite machine de guerre en faveur de la justice. Alain Ruscio, historien de la colonisation, souligne quant à lui le contexte historique du tournage dans une Afrique à la veille des luttes pour son indépendance et analyse l’imagerie coloniale à travers des illustrations d’époque. Enfin, Damien Millet, porte-parole du CADTM France (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde) nous parle de l’Afrique d’aujourd’hui et questionne l’histoire de la dette et les différentes responsabilités dans cet engrenage infernal organisant la domination des peuples du Sud au profit des créanciers et des entreprises multinationales.

Commandez Afrique 50 + De sable et de sang (LIVRE-DVD) !

Prix de vente : 22 euros + 3€ de frais de port si envoi postal (rajouter 1€ par livre supplémentaire)
Passez commande soit par courrier électronique auprès de commandes@cadtm.org, soit par courrier au CADTM.

Belgique : CADTM, 345 Avenue de l’Observatoire, 4000 Liège. Tél : 32 (0)4 226 62 85. Contact : commandes@cadtm.org
France : CADTM, 21 rue de la Feularde, 45800 St Jean de Braye. Contact : commandes@cadtm.org
Autres pays : CADTM (secrétariat international), 345 Avenue de l’Observatoire, 4000 Liège, Belgique. Tél : 32 (0)4 226 62 85. Contact : commandes@cadtm.org

http://cadtm.org/Afrique-50-De-sable-et-de-sang

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03 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Guadeloupe : mobilisation contre un nouveau procès colonial (LO)

Guadeloupe : mobilisation contre un nouveau procès colonial (LO) dans Anticolonialisme 0-esclavage-fouet

Jean et Martin Huyghues-Despointes, deux associés de la société Sofhyper, ont assigné le syndicat CGTG (CGT de Guadeloupe) et un délégué du personnel de l’hypermarché Carrefour Milénis, devant le tribunal de grande instance de Pointe-à-Pitre. Les Despointes accusent la CGTG de les avoir diffamés dans un tract distribué au centre commercial Milénis. Ce tract dénonçait les licenciements auxquels les Despointes veulent procéder. Il rappelait que la fortune de cette famille de « békés » – les descendants des planteurs esclavagistes des Antilles – s’est bâtie sur la traite négrière, l’économie de plantation et l’esclavage salarié. Aussi, écrivait la CGTG, quand bien même l’entreprise des Despointes serait en difficulté – ce qui est loin d’être avéré – , ils n’auraient qu’à prendre sur leur fortune personnelle pour y faire face.

Derrière les poursuites en diffamation, il s’agit pour les Despointes d’intimider la CGTG et ses militants. De tels procès sont chose courante aux Antilles françaises, notamment contre les militants syndicaux. En 2010, le riche béké martiniquais Jean-François Hayot avait ainsi attaqué la secrétaire générale de la CGTM, Ghislaine Joachim-Arnaud, pour « incitation à la haine raciale et provocation à la discrimination ». À la suite d’une mobilisation, elle avait été relaxée en 2012. La démarche de Despointes est similaire : il s’agit d’intimider la CGTG et ses militants. Comme l’écrivent nos camarades de l’organisation trotskyste antillaise Combat ouvrier (UCI) : « Avant, les maîtres blancs torturaient les esclaves révoltés ; ensuite ils faisaient tirer sur les travailleurs. Aujourd’hui ils font des procès. Mais c’est la même hargne, la même haine contre les pauvres qui les animent ! La même haine de classe ! »

Un rassemblement est organisé pour le procès, devant le tribunal de Pointe-à-Pitre jeudi 3 octobre à 14 h.

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2357&id=50

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27 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Guadeloupe : le massacre de mai 1967 (Uah)

Guadeloupe : le massacre de mai 1967 (Uah) dans Anticolonialisme 0-esclavage-fouet

Le 20 mars 1967,  Srnsky, un Européen, propriétaire d’un grand magasin de chaussures à Basse-Terre (Guadeloupe), voulant interdire à Raphaël Balzinc, un vieux Guadeloupéen infirme, cordonnier ambulant, de passer sur le trottoir qui borde sa devanture, lâche sur lui son berger allemand. Srnsky excite le chien en s’écriant : ‘ « Dis bonjour au nègre ! « .

Balzinc, renversé et mordu, est secouru par la foule, tandis que Srnsky, du haut de son balcon, nargue et invective à qui mieux mieux  les passants et même les policiers guadeloupéens qui sont accourus. Il s’ensuit une colère qui aboutit au sac du magasin. Srnsky, dont la grosse voiture est jetée à la mer,  réussit à s’enfuir à temps.

Le préfet la Guadeloupe, Pierre Bollotte, ancien directeur de cabinet du préfet d’Alger (après la fameuse bataille d’Alger qui a donné lieu à la pratique systématique de la torture et des exécutions sommaires) feint de condamner l’acte raciste de Srnsky, mais veut profiter des événements pour démanteler le mouvement autonomiste né de la déception des Guadeloupéens. Malgré la départementalisation de 1946, ils ont conscience, du fait du racisme et des incroyables injustices sociales qui les frappent, de n’être pas assimilés et d’être traités en indigènes. La seule réponse qui a été donnée à leurs problèmes, c’est l’exil par le Bumidom.

Des scènes d’émeutes ont lieu à Basse-Terre puis à Pointe-à-Pitre. La répression  policière est violente : une cinquantaine de blessés. Le 23 mars, le magasin du frère de Srnsky est dynamité à Pointe à Pitre. Le 24 mai, les ouvriers du bâtiment se sont mettent en grève, récla- mant 2 % d’augmentation et l’alignement des droits sociaux sur ceux de la métropole. Le 25 mai, des négociations sont organisées à Pointe-à-Pitre. Elle sont de pure forme. Le chef de la délégation patronale, Brizzard, déclare : « Quand les nègres auront faim, ils reprendront bien le travail. »

Dès lors la situation s’envenime. Les forces de l’ordre ouvrent le feu dans l’après-midi, abattant deux jeunes Guadeloupéens : Jacques Nestor et Ary Pincemaille. En réaction à ces deux « bavures » selon les uns, exécutions sommaires selon les autres, deux armureries sont pillées et les affrontements se multiplient. Des lieux symboliques de la France continentale sont incendiés : la Banque de Guadeloupe, Air-France, France-Antilles.

La gendarmerie mobile et les CRS, appuyés par l’armée,  ouvrent alors  un feu nourri contre la foule qui fait plusieurs dizaines de morts. Dans la soirée, l’ordre est donné de nettoyer la ville à la mitrailleuse. Les passants sont mitraillés depuis les jeeps qui sillonnent la ville.

Le lendemain matin, 26 mai 1967, les lycéens de Baimbridge organisent une manifestation spontanée pour dénoncer les tueries de la veille. Les forces de l’ordre ouvrent de nouveau le feu. Le 30 mai, le patronat sera contraint d’accorder une augmentation de 25 % des salaires à des ouvriers qui ne demandaient que 2 %.

Des centaines de Guadeloupéens ont été arrêtés. 10 seront immédiatement condamnés à des peines de prison ferme. 70 autres feront l’objet de poursuites. En outre,19 Guadeloupéens, liés au Gong (groupe d’organisation nationale de la Guadeloupe, indépendantiste) et accusés d’avoir organisé la sédition, sont déportés en France et déférés devant la cour de Sûreté de l’État. Treize des accusés seront acquittés, les 6 autres condamnés avec sursis.

Le bilan officiel de ces journées est de 8 morts. En 1985, un ministre socialiste de l’Outre-mer, Georges Lemoine, lâche le chiffre de 87 morts. Christiane Taubira, depuis Garde des Sceaux, a pour sa part évoqué 100 morts.  Certains parlent du double. Le caractère imprécis de ce bilan, dans un département français, en dit long sur la situation qui pouvait y régner à cette époque.

Quant aux responsables de cette tragédie, son cités les noms du commissaire Canalès, du préfet Bollotte, de Pierre Billotte, ministre de l’Outre-Mer, de Christian Fouchet, ministre de l’Intérieur, de Pierre Messmer, ministre des Armées, et surtout de Jacques Foccart, alors secrétaire de l’Élysée aux Affaires africaines et Malgaches.

Foccart était le fils d’une béké guadeloupéenne de Gourbeyre – Elmire de Courtemanche de La Clémandière – et d’un planteur de bananes d’origine alsacienne, Guillaume Koch-Foccart, le maire de cette même ville de Gourbeyre.

Mais personne n’a jamais osé accuser le premier ministre, Georges Pompidou, ni le général De Gaulle, alors Chef de l’État, qui certainement, a dû être informé de ce qui se passait en Guadeloupe et probablement consulté sur les mesures à prendre.

Curieusement, les archives relatives au massacre – ou ce qu’il en reste -ont été classées Secret Défense jusqu’en mai 2017, ce qui pourrait être le signe que des hommes des forces spéciales ont pu être utilisés sous l’uniforme des forces de l’ordre classique, comme cela se fait parfois, quand la République se sent menacée. Pierre Bollotte, le préfet, a été prudemment rapatrié le 12 juillet 1967 et affecté, le temps que les esprits se calment, à un poste discret. Après avoir poursuivi sa carrière de préfet territorial en métropole, il a été nommé à la Cour des Comptes en 1982, tout en menant une carrière politique dans le 16e arrondissement de Paris, dont il a été maire-adjoint RPR. Srnsky, aidé par les autorités, a disparu de la Guadeloupe sans laisser de traces.

Les séquelles de ces événements sanglants, dans la mémoire collective guadeloupéenne, sont d’autant plus vivaces que le massacre de mai 1967 a toujours été minimisé, sinon occulté dans l’histoire de la Cinquième République, à la différence d’autres massacres comparables en termes de victimes, comme celui du 17 octobre 1961, qui, eux, ont été reconnus officiellement. © Une Autre Histoire

http://www.une-autre-histoire.org/guadeloupe-le-massacre-de-mai-67/

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18 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Brest, 5 Caméras Brisées le 3 octobre (Afps)

Brest, 5 Caméras Brisées le 3 octobre (Afps) dans Anticolonialisme 5-cameras1

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09 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

« J’ai mis en joue un enfant de 8 ans » (Le Mouv)

Plu­sieurs dizaines de femmes soldats israé­liennes brisent la loi du silence. Elles racontent leur service mili­taire dans les Ter­ri­toires occupés. Inti­mi­da­tions, humi­lia­tions à l’encontre de la popu­lation pales­ti­nienne… Témoi­gnages d’un quo­tidien qui vire parfois à l’absurde.

C’est un geste rare. En Israël, cri­tiquer l’action de Tsahal revient à trahir son pays. Adi et Gil en ont payé le prix, accusées de men­songe et d’anti-patrotisme. Ces deux jeunes femmes d’une tren­taine d’années ont choisi de témoigner publi­quement par le biais de l’association Breaking the Silence. Comme toutes les jeunes israé­liennes, elles ont servi pendant deux ans au sein Tsahal (trois ans de service mili­taire pour les hommes.)

Les anciennes sol­dates évoquent les longues heures de garde dans les Ter­ri­toires occupés. Intifada ou pas, il faut bien tromper l’ennui. Alors on joue avec des pétards. Des gros pétards. « Un jour, on était en patrouille près du mur de sépa­ration près d’un village pales­tinien. On s’ennuyait à mourir, vraiment. Et d’un coup mon com­mandant nous dit : « allez, on a qu’à lancer des gre­nades assour­dis­santes ! » Pour cela, le com­mandant a appelé la base et il a menti et il a dit que des enfants pales­ti­niens nous lan­çaient des pierres et qu’on devait répliquer. Donc on a pris des grandes assour­dis­santes et on les a jetés sur les Pales­ti­niens de l’autre côté du mur. »

A l’époque, Adi avait 19 ans. Elle raconte aussi comment elle a mis en joue un enfant de 8 ans qui refusait de faire reculer son âne et sa cariole, sim­plement sous le coup de l’agacement. Des épisodes qui laissent à ceux qui temoignent un sen­timent de honte et de culpabilité. Au delà de la catharsis, les ex-​​militaires s’interrogent sur le bien fondé de l’action israé­lienne en Cis­jor­danie : entre maintien de l’ordre et vio­lence gra­tuite, où se situe la fron­tière ? L’occupant est-​​il for­cément un oppresseur ? Un cas de conscience résumé par Gil, qui a fait son service mili­taire à Hébron : « Pour la société, il n’y pas d’occupation, les soldats sont juste là pour main­tenir la sécurité. Mais vous êtes sûrs que c’est pour main­tenir la sécurité ? la sécurité de qui ? ». Emilie Baujard, Le Mouv​.fr, lundi 9 septembre 2013

Lecture

Pendant ce temps, à Vera Cruz http://www.lemouv.fr/player/reecouter?play=93634

détail « J’ai mis en joue un enfant de 8 ans »  Cliquez ci-​​dessus pour écouter le Reportage d’Émilie Baujard, cor­res­pon­dante du Mouv’ à Ramallah en Cisjordanie. http://www.france-palestine.org/J-ai-mis-en-joue-un-enfant-de-8

 

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