Archive | Anticolonialisme

15 février 2015 ~ 0 Commentaire

rendez-vous internationalistes à paris 15 et 16 février (al)

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RUSSIE, UKRAINE,
le dimanche 15 février

Les répressions politiques en Russie et la guerre en Ukraine ; le cas de l’antifasciste Alexandre Koltchenko.

A l’invitation notamment d’Émancipation et de la CNT-SO
- débat avec Olga Miryasova, militante anti-autoritaire/antifasciste et spécialiste des mouvements protestataires en Russie.
- évocation du cas de de l’anarchiste et antifasciste ukrainien Alexandre Koltchenko. Il a participé à l’insurrection populaire contre le gouvernement corrompu et autoritaire de Ianoukovitch en 2014. Après l’annexion de la Crimée par la Russie, il a été accusé de manière insensée d’appartenir à un groupe d’extrême droite (!), arrêté et détenu dans une prison de l’ex-KGB à Moscou. Le gouvernement russe nie même le droit de Koltchenko à la citoyenneté ukrainienne…
- collecte de fonds pour soutenir Koltchenko et les autres camarades emprisonnés en Russie

  • C’est à 19h30, à la librairie Émancipation 8, impasse Crozatier, Paris 12e
  • Plus d’info sur le site de la fondation Pierre Besnard.

AMÉRIQUE LATINE, CHIAPAS,
le lundi 16 février

Dans le cadre de la semaine anticoloniale, la commission internationale d’Alternative libertaire organise une soirée « Résistances indigènes face à la répression politique ».
- projection du film Achacachi la insurgencia Aymara et présentation de la lutte par des membres du collectif Pico y Pala et des militant-e-s libertaires ;
- récit par une militante de l’Union syndicale Solidaires du 1er Festival mondial des résistances et des rébellions au Mexique ;
- débat sur les formes de solidarité en France avec les intervenants de différents collectifs (La Coupe est pleine, l’Anarchist Black Cross Paname…).

C’est à 19 heures, à l’espace Louise-Michel, 42 ter rue des Cascades, Paris 20e (métro Pyrénées ou Jourdain).

http://alternativelibertaire.org/?Rendez-vous-internationalistes-a

 

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15 février 2015 ~ 0 Commentaire

lannion, conférence-débat avec michel warschawsky (afps)

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Conférence-débat avec Michel Warschawsky

Mardi 24 février à 20h30 Mezzanine des Ursulines à LANNION

L’Association France-Palestine Trégor aura l’honneur d’accueillir

Michel WARSCHAWSKY grand militant israélien pour la Paix

pour une conférence sur:

« Le conflit israélo-palestinien et la stratégie du choc des civilisations »

Né en 1949 à Strasbourg, Michel Warschawski est un journaliste et militant pacifiste israélien, cofondateur et président du Centre d’information alternative de Jérusalem. Anti-sioniste, il souhaite le remplacement d’Israël comme État juif par un État binational.

Le Centre d’information alternative (AIC) qu’il a créé en 1984, rassemble plusieurs mouvements pacifistes israéliens et organisations palestiniennes. Le but de ce centre est de fournir aux organisations internationales et aux missions diplomatiques une analyse détaillée de la situation et de ses impacts sur le plan économique et social, ainsi qu’en informant la population. Le Centre d’information alternative a été récompensé en décembre 2012 par le prix des droits de l’homme de la République française.

En 1989, il est condamné à vingt mois de prison ferme pour « prestations de services à organisations illégales », pour avoir imprimé des tracts relatifs à l’organisation palestinienne Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) de Georges Habache.

Chroniqueur dans le journal satirique Siné Hebdo, il était membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine (http://www.russelltribunalonpalestine.com/en/) dont la première session internationale a été organisée en mars 2010 (Barcelone) et la dernière en mars 2013 (Bruxelles).

Bibliographie sélective :

Un autre Israël est possible (avec Dominique Vidal), Les Éditions de l’Atelier, 2012, 176 p. Au pied du mur, Éditions Syllepse, 2011 Destins croisés — Israéliens-Palestiniens, l’histoire en partage, Riveneuve, 2009 Israël-Palestine que se passe-t-il ?, La Fabrique, 2008 Programmer le désastre — La politique israélienne à l’œuvre, La Fabrique, 2008 À tombeau ouvert — La crise de la société israélienne, La Fabrique, 2003 À contre chœur – Les voix dissidentes en Israël (avec Michèle Sibony), Textuel, 2003

http://www.france-palestine.org/Conference-debat-avec-Michel-Warschawsky

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11 février 2015 ~ 0 Commentaire

11 février 1990: nelson mandela est libéré (l’humanité)

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Après 27 ans de prison dans des conditions ignobles et de long combat contre l’apartheid

Le 11 février 1990, Nelson Mandela, le leader du Congrès national africain (ANC), symbole de la lutte contre le pouvoir ségrégationniste blanc, était enfin libre au terme de 27 années de prison. Retour sur l’une des figures les plus marquantes du XXe siècle

Le 15 octobre 1989, sept compagnons de Nelson Mandela emprisonnés avec lui dans le sinistre bagne de Robben Islands, au large de la ville du Cap, sont libérés par le pouvoir de l’apartheid. «Je savais que je n’aurai plus longtemps à attendre», écrit Mandela dans son autobiographie, « Un long chemin vers la liberté ». De fait, le 11 février 2010, le leader du Congrès national africain (ANC), symbole de la lutte contre le pouvoir ségrégationniste blanc, sort de sa prison. Une libération fêtée dans le monde entier par tous ceux qui se sont mobilisés depuis des années parce que c’est la première grande victoire contre ce régime honni, soutenu presque jusqu’au bout par les «démocraties occidentales».

Lui dont on ne connaissait que quelques photos réalisées dans les années cinquante, alors qu’il n’avait que la quarantaine, stupéfait le monde entier, ému, avec sa chevelure grisonnante. Mais avec le recul, ce qui a sans doute le plus surpris lorsqu’on l’a vu avec, à ses côtés, celle qui était encore son épouse, Winnie, c’est la dignité de cet homme que le pouvoir blanc ne voulait pas seule- ment faire plier : il voulait le briser. Il n’y parviendra pas.

En avril 1964, déjà emprisonné,il a été arrêté le 5 août 1962, devant ses juges qui le condamneront à la perpétuité, Mandela déclare: «J’ai combattu la domination blanche, j’ai combattu la domination noire. J’ai chéri l’idée d’une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des chances égales. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et atteindre. Mais s’il en était besoin, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir.»

« J’ai chéri l’idée d’une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie ». Nelson Mandela.

Mandela va rejoindre sa cellule dans le bagne de Robben Island, une île au large de la ville du Cap. Il devient le prisonnier matricule 466-64. Il ne recouvrira la liberté que vingt-sept ans plus tard. «La prison ne vous vole pas seulement votre liberté, elle essaie aussi de vous déposséder de votre identité», écrit-il. «C’est par définition un État purement autoritaire qui ne tolère ni indépendance ni individu- alité.» Au combat politique s’ajoutait donc celui pour la dignité du prisonnier. «Toute demande de livre qui contenait le mot “rouge”, même s’il s’agissait du Petit Chaperon rouge, était rejetée par les censeurs», se souvient-il.

Lors de son premier discours, prononcé depuis le balcon de l’hôtel de ville du Cap, il dit : «Je suis là devant vous non pas comme un prophète mais comme un humble serviteur du peuple. Ce sont vos inlassables et héroïques sacrifices qui m’ont permis d’être là aujourd’hui. Je remets entre vos mains les dernières années qui me restent à vivre.» Surtout, au grand dam des dirigeants de l’apartheid et de ceux des pays occidentaux, notamment Margaret Thatcher, il exprime sa profonde gratitude à l’ANC, au Parti communiste sud-africain et aux combattants de l’Umkhonto we Sizwe, la branche armée de l’ANC, plus connue sous le nom de MK. Bien que libre, à ce moment-là, Mandela, comme tous les Noirs d’Afrique du Sud, ne possède toujours pas le droit de vote et l’apartheid est toujours en place. « Je suis un membre loyal et discipliné de l’ANC, en accord total avec sa stratégie et sa lutte sur tous les fronts, lance-t-il devant une foule émue. Nous n’avons pas d’autres choix que de continuer la lutte armée. » Il demande également le maintien des sanctions économiques contre l’Afrique du Sud. (…)

Politiquement, les années qui suivent sa libération sont éprouvantes. Les négociations, commencées le 2 mai 1990, traînent en longueur. Il apparaît que le président blanc Frederik De Klerk, soutenu par les Occidentaux, cherche avant tout à conserver le pouvoir et à diviser l’ANC et le Parti communiste. Pendant qu’il discute, sa police poursuit d’ailleurs sa répression. Certains tentent, aujourd’hui d’oublier les manœuvres de De Klerk, voyant en lui un visionnaire et un homme de paix. C’est oublier que la lutte de l’ANC et de ses alliés et le soutien des progressistes et des démocrates dans le monde entier ont contraint ce régime à desserrer l’étau.

En France, les grands médias mettront de nombreuses années avant d’évo- quer le sort de celui qui était alors le plus vieux prisonnier politique du monde et n’ouvriront guère leurs colonnes ou leurs antennes à ceux qui, ici, soutenaient ce combat. (…) En juillet 1988, Mandela fête ses soixante-dix ans en prison. Lorsque Nelson Mandela vote pour la première fois de sa vie, il a soixante-quinze ans. C’est en avril 1994.

Le 11 février 1990, Nelson Mandela est libéré.(…) En 1993, il reçoit le prix Nobel de la paix, consécration de son combat et de celui de ces millions de personnes qui ont manifesté pendant des années alors que les gouvernements d’Europe de l’Ouest et des États-Unis soutenaient le régime d’apartheid.(…)

Élu président, il se met tout entier au service de cette cause : bâtir une nouvelle nation, une nation débarrassée de l’apartheid ou le mot « race » n’a plus aucune signification. En ce sens, la création de la Commission vérité et réconciliation (TRC) a permis d’ouvrir un chemin original, « entre amnistie et amnésie », parce que, comme le répétait Mandela, « nous pouvons pardonner mais nous ne pouvons pas oublier ». Pierre Barbancey

Source : http://www.humanite.fr/Mandela-le-l…

http://www.gauchemip.org/spip.php?article12251

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02 février 2015 ~ 0 Commentaire

30 janvier 1972: bloody sunday, derry (npa)

30 janvier 1972: bloody sunday, derry (npa) dans Anticolonialisme bloody_sunday

Alors que la situation se dégrade dans la capitale d’Irlande du Nord, il apparaît de plus en plus clairement que l’armée britannique, malgré la neutralité qu’elle professe, n’intervient physiquement que contre les catholiques.

À Derry, les relations se tendent avec les soldats, et les affrontements repren- nent en juillet 1970. L’armée britannique finit donc par apparaître pour ce qu’elle est, l’organe chargé de maintenir l’ordre unioniste lorsque la répression locale ne suffit pas. Dès lors, c’est la fuite en avant, s’accompagnant d’une réinstauration en août 1971 de l’internement, qui donne à l’État la possibilité d’emprisonner sans procès, l’idée étant que face à la situation, il suffisait de se débarrasser des fauteurs de troubles, notamment les membres de l’IRA.

Celle-ci s’était divisée en janvier 1970, entre la partie dite « officielle », réputée trop modérée en termes d’action militaire et les « provos », réputés plus radicaux en la matière. Ni les uns ni les autres n’avaient joué un rôle significatif lors des événements de 1969.

L’IRA « provisoire » était encore embryonnaire, et elle le resta à Derry jusqu’au second semestre de 1971. Au mois de juillet, les deux premiers meurtres commis par l’armée à Derry (contre des non-membres de l’IRA) lui donnent un écho plus important. Après tout, les membres de l’IRA étaient armés et tiraient sur les soldats. Il n’importait pas, alors, que leur orientation politique se résume au renversement de Stormont et à l’unification de l’Irlande.

La mise en place de l’internement, déjà souvent utilisé en Irlande du Nord, marque un nouveau tournant. Il signifie concrètement que le RUC déboule la nuit, tirant des gens de leur lit pour les emmener de force et les maintenir prison-niers, parfois pendant des années, sans raison ni procès.

La population de Derry n’était pas disposée à l’accepter une fois de plus. La résistance s’organisa donc, dans ce qui fut la 3e phase de Free Derry. Des cen- taines de catholiques occupaient la rue, prêts à se battre. Une grève générale d’une journée, ainsi qu’une grève des loyers, furent lancées, assez spontanément. La manifestation prévue le 30 janvier 1972 faisait partie de la mobilisation contre l’internement. Elle prit pourtant un tour que personne dans le Bogside n’avait prévu.

Bloody Sunday et ses conséquences La manifestation n’était pas formellement autorisée, mais son parcours donna lieu à des discussions avec la police et l’armée. Il y avait un fort enjeu symbolique concernant la capacité d’une manifes- tation très majoritairement catholique à pénétrer dans le centre-ville de Derry, et ce en particulier depuis le début du mouvement des droits civiques. Le parcours initial prévoyait donc que les manifestants sortent des quartiers catholiques.

Mais le dispositif militaire était massif et bloquait le passage. Les organisateurs de la manifestation avaient donc accepté d’en modifier le parcours, sans que tous les manifestants en soient informés. Lorsque la foule s’ébranla, elle comptait déjà près de 5 000 personnes. Des centaines de jeunes manifestantEs préférèrent prendre un raccourci et se retrouvèrent en tête. Lorsque le camion, situé derrière eux, parvint à un croisement, les organisateurs entraînèrent l’essentiel de la manifestation, qui avait doublé en nombre, vers le Free Derry Corner, dans le Bogside, où le meeting devait se tenir.

Mais près de 1 000 personnes avaient alors déjà atteint la barricade mise en place par l’armée britannique. Assez traditionnellement, un affrontement com- mença, hors de la vue de la majeure partie des manifestantEs, pierres et bouteilles d’un côté, balles en caoutchouc et gaz lacrymogènes de l’autre. Les soldats tirè- rent leurs premiers coups de feu. Ensuite, l’essentiel des manifestantEs encore présentEs rejoignirent le lieu où se déroulait le meeting. C’est alors que les paras tirèrent sans sommation, touchant 27 personnes, dont 14 moururent des suites de leurs blessures.

C’était incompréhensible. Les paras étaient-ils devenus fous ? Leurs actions ont-elles été couvertes ensuite par leur hiérarchie militaire et politique ? Ladite hiérarchie approuvait-elle ces actions ? Les avait-elle commanditées ? La fumée est à peine dissipée sur le Bogside que l’armée est déjà en train d’élaborer la version officielle de l’État britannique, légitimée par un simulacre d’enquête con- duite par Lord Widgery qui conclut que les parachutistes n’ont fait que riposter à des tirs de l’IRA et éliminer des porteurs d’explosifs. Compliqué, dès lors qu’au- cune arme n’a été retrouvée sur les lieux pas plus que de traces d’explosif sur les victimes et alors qu’aucun coup de feu décrit ne correspond aux coups de feu réellement tirés.

En réalité, Bloody Sunday constitue une tentative de l’État britannique visant à faire accepter les réformes aux protestants, à travers le pari qu’une victoire mili- taire contre la forteresse de Derry les rassurerait. Face aux contradictions qui s’aiguisaient au sein de l’État d’Irlande du Nord, en raison de son incapacité à fournir aux catholiques un sentiment d’appartenance, mais aussi à convaincre les protestants que leur loyauté était payée de retour, seule la violence d’État contre les catholiques était susceptible de sauver Stormont, en démoralisant Derry et en affaiblissant la pression de l’extrême droite sur le Premier ministre d’Irlande du Nord.

Ce fut un échec complet. Les contradictions se sont encore aggravées, et Londres a été contraint de reprendre le contrôle direct de l’Ulster, en mars 1972. L’impérialisme britannique se trouvait en outre en butte à une nouvelle campagne internationale. Bloody Sunday a également produit un net renforcement de l’IRA, qui entra alors en guerre contre le Royaume-Uni sur son propre territoire.

Les conclusions de la commission d’enquête « Saville » sur le Bloody Sunday ont été révélées en 2008. Ainsi, les mensonges concoctés au plus haut niveau de l’état-major et qui ont servi de ligne de défense à l’État britannique depuis 38 ans apparaissent enfin pour ce qu’ils sont. 921 témoins, 5000 pages de rapport pour établir une vérité déjà connue : aucune des quatorze personnes assassinées le 30 janvier 1972 à Derry par les parachutistes britanniques ne représentait un danger potentiel et rien ne justifiait leur exécution.

On peut regretter que la responsabilité de l’État et de l’armée soit écartée, alors qu’elle est pleinement engagée dans la préparation de l’opération, quel que soit le degré exact de préméditation, jusque dans le choix de couvrir et justifier les actes commis, pendant 38 ans. Car le fait majeur, au-delà du degré de responsabilité directe dont on ne connaîtra peut-être jamais la nature exacte, réside en ce que les parachutistes, qu’ils aient au non tiré sur ordre, l’ont fait au nom de l’État britannique.

http://www.npa2009.org/content/free-derry-octobre-1968-juillet-1972

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22 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

areva accusé de corruption: l’observatoire du nucléaire relaxé (odn)

index

La cour d’appel de Paris a relaxé mercredi le président de l’Observatoire du nucléaire, Stéphane Lhomme, qui était poursuivi en diffamation par Areva qu’il avait accusé de corruption au Niger.

En première instance, le tribunal correctionnel de Paris l’avait condamné à 1.000 euros d’amende avec sursis et lui avait ordonné le retrait des propos litigieux ainsi que la publication d’un communiqué judiciaire sur le site internet de l’Observatoire du nucléaire.

Le 11 décembre 2012, dans un communiqué, l’association avait fait état d’une contribution d’Areva au budget national nigérien d’environ 26 millions d’euros, dont 15 millions auraient été directement affectés à l’acquisition d’un avion pour le président du Niger, Mahamadou Issoufou.

Il s’agit donc clairement d’une manoeuvre de corruption, probablement sur le plan légal et assurément sur le plan moral, par Areva, avait accusé l’Observatoire.

Le lendemain, Zakari Oumarou, président du groupe parlementaire du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNSD, au pouvoir), avait confirmé à l’AFP qu’Areva avait accordé au Niger une aide budgétaire de 26 millions d’euros, dont une partie a été affectée pour l’achat d’un avion présidentiel. Areva, qui conteste cette accusation de corruption, avait assigné en justice.

Le 7 février 2014, les juges de la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris avait estimé que l’utilisation du terme corruption ne faisait manifestement preuve d’aucune prudence. Les documents produits par M. Lhomme ne lui permettaient nullement de conclure à la corruption alléguée, ni au fait qu’Areva aurait acheté un avion au président du Niger, avait alors estimé le tribunal.

L’Observatoire du nucléaire avait alors annoncé qu’il ferait appel de ce jugement affligeant mettant gravement en cause la liberté d’expression et le droit de contester les méfaits des entreprises du lobby nucléaire. AFP

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20 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

guadeloupe: procès contre l’ugtg! nous sommes charly! (rennes infos)

guadeloupe: procès contre l’ugtg! nous sommes charly! (rennes infos) dans Anticolonialisme charly-54d16

L’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe avait joué un rôle détermi- nant en 2009 dans la constitution du collectif LKP (Liyannaj Kont Pwofitasyon ) qui regroupe une cinquantaine d’organisations syndicales, associatives, politiques et culturelles de l’ile et qui anima une grève de deux mois contre la vie chère.

L’UGTG est un syndicat de masse et de classe dont la proximité avec la cause de l’indépendance de la Guadeloupe est bien connue. Ses militants sont fréquem- ment trainés devant les tribunaux français pour leurs activités en faveur de la libération sociale du peuple Guadeloupéen.

Un nouveau procès lié au conflit de 2009 aura lieu le 20 janvier prochain .
Voici un des textes solidaires relatif à la mobilisation en faveur du principal accusé Chaly Lendo (membre de l’UGTG).

Pour l’arrêt de la répression antisyndicale en Guadeloupe Pour la relaxe de Charly Lendo, ancien secrétaire général adjoint de l’Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG)

La grève générale qui a eu lieu en Guadeloupe en 2009, grève qui a duré 44 jours, a rassemblé des dizaines de milliers de travailleurs avec leurs organisations, soutenus par la population laborieuse. Au cours de ce mouvement de nombreux barrages routiers ont été dressés à différents endroits du pays. Sur l’un de ces barrages, un jeune motard a trouvé une mort tragique.

Le 20 janvier 2015, Charly Lendo, ancien secrétaire général adjoint de la l’UGTG est convoqué au tribunal de Pointe à Pitre (Guadeloupe) accusé « d’homicide involontaire »… Ce procès est une provocation contre le mouvement syndical.

Depuis cinq ans, ce sont plus de cent militants et responsables syndicaux de Guadeloupe qui ont été convoqués par la justice. Rapporté à la population salariée de l’Hexagone, ce chiffre correspond à environ quinze mille militants syndicalistes convoqués par la justice pénale.

Il s’agit d’une marche à la criminalisation de l’activité syndicale. Cette répression antisyndicale s’accompagne de la part du patronat (Medef), d’une multiplication des délits d’entrave, de pressions de toute nature, sans parler des licenciements.

A la veille du procès de Charly Lendo, le 20 janvier 2015, en nous rassemblant à la Bourse du travail, nous exprimerons notre solidarité ouvrière à l’égard des syndicalistes de Guadeloupe et exigerons la relaxe pure et simple de Charly Lendo.

En défendant les libertés syndicales, le droit de revendiquer pour les organisations syndicales de Guadeloupe et pour leurs militants, nous défendons le droit de nos organisations à agir librement, nous nous défendons nous-mêmes.

Sous la présidence du Comité international contre la répression (pour la défense des droits politiques et syndicaux) participeront au meeting :

- Maïté HUBERT, secrétaire générale adjointe de l’UGTG ; Ruddy TESSIER, secrétaire général adjoint de l’UGTG

- des responsables syndicaux de l’Hexagone

Le Cicr répondant à l’appel d’Elie Domota, se rendra au procès de Charly Lendo à Pointe-à-Pitre le 20 janvier 2015.

Plus d’infos sur le dossier ici http://ugtg.org/article_2088.html

Source UGTG http://ugtg.org/

http://www.rennes-info.org/Guadeloupe-proces-contre-l-UGTG

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11 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

la tuerie de charlie hebdo, deux poids deux mesures dans la dénonciation du fanatisme (essf)

Nato-favors

On se rassemble à Paris, à Montréal et ailleurs pour dénoncer l’attentat terroriste contre Charlie Hebdo et contre l’épicerie casher.

Mais on le fait si peu contre le terrorisme quotidien qui prévaut en Syrie, en Irak, en Afghanistan, à Gaza, en Cisjordanie. L’a-t-on fait contre les millions de tués dans la guerre des Grands lacs africains, contre les milliers de femmes qui y ont été violées, guerre et viols qui continuent. Ne regarde-t-on pas à la télévision et sur Internet, avec la fausse pitié de l’Occidental dit civilisé, hier les très meurtrières guerres civiles du Liberia et du Sierra Leone et aujourd’hui celles de l’Afrique sahélienne et saharienne.

Chapeau à cette poignée qui, à contre-courant, se mobilise dans la rue, par- ticulièrement nos concitoyennes arabo-musulmanes et noires ; chapeau à ces quelques infirmières et médecins qui risquent leur vie pour contrecarrer l’épidémie d’ébola, lugubre conséquence d’économies dévastées par la guerre et de politi- ques néolibérales imposées par l’impérialisme ; chapeau aussi à ces travailleuses humanitaires qui le font par solidarité sans arrogance et sans chercher hauts salaires et belles carrières.

Mais sus, sauf exception, aux partis de gauche et aux centrales syndicales — quant aux partis de droite et aux organisations patronales on en parle même pas — qui se taisent ou au mieux se contentent de dénoncer du bout des lèvres sans jamais mobiliser.

Les bien-pensants de la civilisation occidentale se disculperont en blâmant les régimes et les organisations fondamentalistes du monde arabo-musulman et les dictatures et pseudo démocraties africaines, tous plus répressifs et corrompus les uns que les autres. Sans oublier leur « cinquième colonne » dans nos pays impérialistes qu’il faudra avoir à l’œil et, au besoin, emprisonner sans ména- gement procédurier !

Que nous sommes… blancs… comme neige ! Bien sûr, il n’y a aucun rapport entre les grandes et petites puissances impérialistes d’une part et ces régimes et pays faillis d’autre part ! Israël, l’Arabie saoudite, l’Égypte, la Turquie ne sont pas des alliés stratégiques des ÉU et tutti quanti ! Le barbare régime syrien n’a jamais sous-traité la torture étasunienne et canadienne ! Les pays exsangues de l’Afrique noire, livrés au pillage brut et brutale de leurs ressources naturelles, ne sont pas quasi clientélistes du vieil et du nouvel impérialismes !

Mais voilà, nous nous sommes habitués depuis des générations à cette abo- minable hiérarchie. Il y a eu le Vietnam, l’Algérie, la Corée, Hiroshima, l’Holo-causte, Dresde et Hambourg, les champs de massacre de la Première guerre, les « génocides tropicaux » (Mike Davis), la traite esclavagiste, le génocide amé- rindien.

Comme le disait Aimé Césaire en 1955 dans son Discours sur le colonialisme : Ce que le « très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle [...] ne pardonne pas à Hitler, ce n’est pas le crime en soi, le crime contre l’hom- me, ce n’est pas l’humiliation de l’homme en soi, c’est le crime contre l’homme blanc, et d’avoir appliqué à l’Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde et les nègres d’Afrique. »

On se rassemblera donc derrière les chefs de file du fanatisme ou leurs représentants, ceux de l’impérialisme néolibéral, pour blâmer le fanatisme. Quelle insupportable contradiction.

Marc Bonhomme, 10 janvier 2015
www.marcbonhomme.com ; bonmarc@videotron.ca

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article34058

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10 janvier 2015 ~ 1 Commentaire

les citoyens sont invités à prendre le gratin en marche (politis)

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La grande marche convoquée pour défendre les « valeurs républicaines » a subitement pris, vendredi soir, une toute autre tournure. Celle d’une très mauvaise blague faite aux « anars » de Charlie hebdo qui brocardaient tous les pouvoirs et tous les obscurantismes.

L’atterrante controverse politicienne autour de la présence ou non du Front national, et la mainmise des partis politiques sur l’organisation de ce rassemble- ment avait déjà confisqué l’émotion et le sursaut citoyen qui s’étaient manifestés à travers le pays sitôt connu le raid meurtrier des frères Kouachi. Comme si cela ne suffisait pas, après le dénouement des deux prises d’otages de Damartin-en-Goële et Paris, plusieurs chefs de gouvernement européens et dirigeants de l’Union européenne se sont invités dans le cortège. Avant que François Hollande confirme qu’il en serait.

Marcheront donc autour de François Hollande et Manuel Valls, entre République et Nation, dimanche :

  • la chancelière allemande Angela Merkel,
  • le premier ministre britannique David Cameron,
  • le président du conseil italien Matteo Renzi,
  • le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy,
  • le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker,
  • le président du Parlement européen, Martin Schulz,
  • le président du Conseil européen Donald Tusk,
  • le chef du gouvernement danois Helle Thorning-Schmidt,
  • le chef du gouvernement belge Charles Michel,
  • le chef du gouvernement néerlandais Mark Rutt,
  • le président ukrainien Petro Porochenko…

L’Afrique sera représentée à cette Garden party par les présidents malien Ibrahim Boubacar Keïta et nigérien Mahamadou Issoufou, l’Amérique du Nord par le ministre américain de la Justice Eric Holder et le ministre canadien de la Sécurité publique Steven Blaney. Plusieurs dirigeants d’institutions internationales (Orga- nisation internationale de la Francophonie, Bureau international du Travail, Ligue arabe) ont également annoncé leur présence.

Cerise sur le gâteau, il y aura même le secrétaire général de… l’Otan Jens Stoltenberg. Sans doute pour mieux nous faire comprendre que « nous sommes en guerre », comme l’a martelé Manuel Valls.

Eux devant, le bon peuple derrière. Le gouvernement invite les citoyens à prendre le gratin en marche.

Avec un tel aréopage et ses mots d’ordre guerriers, l’unité nationale à laquelle nous appelait mercredi soir le président de la République ressemble furieusement à l’union sacrée qui précède les grands engagements martiaux. L’année Jaurès n’est plus qu’un souvenir.

« On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui. » Le mot bien connu de Desproges trouve, avec cet épilogue de l’effroyable attentat qui a frappé Charlie hebdo, une nouvelle déclinaison. Il nous faut dire aujourd’hui qu’on peut pleurer, manifester son émotion, mais pas avec n’importe qui.

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10 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

la situation en papouasie occupée par l’indonésie

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08 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

votre télévision du week-end sur france 3 bretagne (fr3)

ReneVautier

Samedi 10 janvier

  • 15h20 : votre documentaire « Le petit blanc à la caméra rouge » diffusé exceptionnellement, en hommage au cinéaste René Vautier décédé récemment. Ce doc propose de (re)découvrir  » Afrique 50″  film en noir et blanc de 17 minutes. Tourné en Afrique de l’Ouest en 1949, censuré en France de 1950 à 1990, il fut le premier film ouvertement anticolonialiste.

Le petit blanc à la caméra rouge : retour sur « Afrique 50″ le premier film de René Vautier

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2015/01/08/votre-television-du-week-end-sur-france-3-bretagne-10-et-11-janvier-625432.html

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