Archive | Anticolonialisme

30 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Brest, route 60, un film d’alaa ashkar (afps)

aff-route-60b-m.jpg

Un itinéraire au-delà des frontières,
Suivi d’un débat avec le réalisateur

« Un périple poétique dans la vie quotidienne des Palestiniens, en Cisjordanie, à la rencontre de rêves et de passions, de l’espoir et du désespoir. Pour la première fois de ma vie de Palestinien citoyen d’Israël, je suis parti pour incarner l’expérience de l’occupation qui, tout au long de ma jeunesse, fut dénaturée… »

Soirée organisée par les groupes brestois de :

Association France Palestine Solidarité, Amnesty international, CCFD-Terre solidaire

ASSOCIATION FRANCE-PALESTINE SOLIDARITE
1 Rue de L’Harteloire
292OO BREST
Permanence : 3ème samedi du mois 11h/12h30 ,

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23 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Le parti de gauche et l’intervention en centrafique (lo)

tardi drapeau

« Le gouvernement a-t-il tort d’intervenir au Centrafrique ? »

« Non. C’est légitime, le gouvernement n’interviendrait pas si nos intérêts nationaux n’étaient pas en jeu. En l’espèce, il s’agit notamment de l’uranium. L’alimentation énergétique de notre pays dépend de cette ressource que notre sous-sol ne produit guère. La Centrafrique dispose du gisement de Bakuma et de frontières stratégiques avec des voisins dotés du précieux minerai. Tant que le nucléaire restera la première source de production d’électricité dans notre pays, la France devra contrôler des gouvernements qui détiennent la clé des mines africaines. »

Cette déclaration à propos de la Centrafrique peut être lue sur le site Internet du Parti de gauche, dont Jean-Luc Mélenchon est président. Elle émane de François Delapierre, secrétaire national. Le Parti de gauche se voudrait un opposant radical, mais il affiche surtout à toute occasion son nationalisme. De celui-ci au soutien à l’impérialisme français dans le pillage de ses anciennes colonies, le pas est vite franchi. D.M.

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2373&id=41

Blindés légers : encore deux milliards qui vont s’envoler (lutte ouvrière)

Le parc des blindés légers sur pneus de l’armée de terre française (véhicules de l’avant blindés, Sagaie et AMX 10 RC) a 35 à 40 ans d’âge. Ces engins ont été utilisés abondamment en Afghanistan et en Afrique, mais ils seraient devenus largement obsolètes.

La sagesse voudrait qu’on les envoie à la casse et qu’on cesse d’intervenir en Afrique ou ailleurs : cela ferait des économies. Mais évidemment l’armée ne l’entend pas ainsi et veut renouveler son vieux matériel. C’est pourquoi un appel d’offres vient d’être lancé pour construire 2 300 blindés légers pour un montant total évalué à deux milliards d’euros, qui sera probablement dépassé, comme c’est habituel.

Comme il s’agit, en même temps que des besoins de l’armée, de défendre aussi les profits des marchands de canons, l’appel d’offres s’adresse exclusivement à des entreprises françaises : Nexter, Renault Trucks et Thales. Il existe en effet une clause du traité européen qui permet à un pays membre de « prendre les mesures qu’il estime nécessaire à la protection des intérêts essentiels de sa sécurité et qui se rapportent à la production ou au commerce d’armes, de munitions et de matériel de guerre ». En l’occurrence, on ne voit pas très bien en quoi les « intérêts essentiels » de la sécurité de la France seraient menacés.

En revanche, ces blindés légers seraient parfaitement adaptés à des missions africaines ou asiatiques, et à même d’enrichir les producteurs de matériel de guerre.

Deux milliards, si ce n’est plus, sont donc promis à s’envoler, en plus du milliard promis à Dassault pour moderniser ses Rafale, ce qui fera des écoles, des hôpitaux, du personnel en moins… et des victimes aux quatre coins du monde.

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2373&id=27

André VICTOR

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12 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Sharon, un criminel de guerre est mort (npa)

Sharon, un criminel de guerre est mort (npa) dans Anticolonialisme

Le boucher de Sabra et Chatilah sera enterré  avec ses médailles et de nombreux hommages.

Parmi ceux-ci, celui du président Hollande qui salue « un acteur majeur dans l’histoire de son pays » qui aurait fait  »le choix de se tourner vers le dialogue avec les Palestiniens »…

Les Libanais qui ont résisté héroïquement à l’invasion de leur pays, le peuple palestinien qui a résisté et qui résiste toujours à la colonisation et au vol de leurs terres, apprécieront comme il se doit cet hommage.

Ils sont toujours debout. Depuis les camps du Liban, du fond des prisons, de Beyrouth à Jenin, la lutte pour le droit au retour continue. C’est aux martyrs de Sabra et Chatilah, à la résistance libanaise et à la résistance palestinienne que, pour notre part, nous rendons hommage.

Montreuil le 11 janvier 2014.

http://npa2009.org/node/39942

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29 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

rap palestinien


DAM – Born here (Da Arab MC’s) – Rap Palestinien

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29 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

kanaky 2014, le parti travailliste en ordre de marche pour les élections (fr1)

kanak

En congrès pendant trois jours à Nouméa, le Parti Travailliste  prône l’unité du camp indépendantiste au moins en province sud.

Louis Kotra Uregei dénonce l’excès de confiance des non indépendantistes qui affirment être toujours majoritaires en Nouvelle-Calédonie. Le Parti Travailliste prône l’ouverture mais aussi et surtout l’unité du camp indépendantiste, au moins en province sud.

A l’exception du Palika et de l’UPM, les autres composantes du FLNKS ont d’ailleurs participé à la première journée de ce 5e congrès en tant qu’invités… Louis Kotra Uregei, le président du Parti Travailliste, n’a pas épargné le camp non indépendantiste qu’il juge bien trop sûr de lui concernant les résultats d’un référendum sur la question de l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie.

Par Angela Palmieri Publié le 04/12/2013 | 11:23, mis à jour le 04/12/2013 | 12:13

http://nouvellecaledonie.la1ere.fr/2013/12/04/kanaky-2014-le-parti-travailliste-en-ordre-de-marche-pour-les-elections-de-2014-90531.html

1er congrès du Parti Travailliste à Noumea ce week-end 

Lancé aujourd’hui et jusqu’à dimanche, le premier congrès du Parti travailliste est porté par trois missions phares : tirer un bilan un an après sa création dans la perspective des provinciales, « porter haut les revendications du peuple kanak », et structurer le mouvement. Les explications d’Alphonse Pujapujane, coordinateur du directoire politique du parti.

Les Nouvelles calédoniennes : Vous lancez le premier congrès du Parti travailliste. Quel en sera le thème fort à l’aube des élections provinciales ?
Alphonse Pujapujane :
Le sujet fort repose sur le concept suivant : un autre monde est en marche, il faut alors construire une alternative politique, porter l’espoir des gens déçus, aller à l’écoute des travailleurs et du peuple kanak, soutenir leurs espérances.

De nombreux invités régionaux et métropolitains participent à cette rencontre. Quel est le sens de la démarche ?
Cette dimension internationale, voilà une tradition politique de la plupart de nos responsables. Le peuple kanak et les travailleurs de ce pays ne peuvent pas rester cloisonnés dans leur petit monde. Voilà l’ouverture. Apparaît ici la notion de solidarité internationale, car des luttes dépassent les frontières de ce pays. Par exemple, l’environnement. Nos gouvernants actuellement sont en France, il est normal que nous ayons des relais.

On note la présence d’un membre de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Pourquoi ?
Ce rapprochement, là aussi, c’est par tradition. Dans les mobilisations locales et les luttes à mener, la LCR est toujours aux côtés des travailleurs et notamment du peuple kanak. Cela ne date pas d’aujourd’hui mais des années 1990. Et cela ne finira jamais.

Votre objectif est d’obtenir des élus aux assemblées de province et au Congrès à l’issue des élections provinciales. Avez-vous affiné la stratégie pour y parvenir ?
Les listes découleront de l’adoption des orientations générales concernant les programmes. Nous avons aussi besoin de retourner sur le terrain pour clarifier certains éléments de débat. Des noms circulent déjà. Au Nord et aux Iles, nous avons la volonté de partir seuls.
Et, dans un deuxième temps, une fois que nous aurons des élus, nous pourrons dessiner une stratégie d’alliance. Dans le Sud, tout dépend du mouvement indépendantiste et des progressistes. Si on doit parler d’unité, les gens du FLNKS doivent d’abord la faire entre eux. S’ils en sont capables, qu’ils viennent nous voir ensuite. Nous restons ouverts.

Une refonte de la direction du parti au congrès est annoncée. Quelle peut en être la concrétisation ?
Nous devrions déboucher sur la nomination d’une équipe – un bureau politique – à la tête de laquelle il y aura un président. Voilà, grosso modo, mais les précisions vont être apportées lors du congrès. Yann Mainguet

Kanaky : IVe congrès du Parti travailliste

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Le Parti travailliste (PT), fondé par l’USTKE en 2007, a tenu son IVe congrès à Pouebo dans le Nord de Kanaky en décembre .

Au centre des discussions, la préparation des élections provinciales de 2014 qui désigneront le congrès qui doit organiser les référendums d’autodétermination pour l’indépendance du pays.

*
C’est à Balade, sur la commune de Pouebo que la France a pris officiellement possession du territoire en 1853. Depuis, elle y maintient sa domination coloniale, privant la population d’origine, les Kanak, de ses droits à la souveraineté et à la dignité. Depuis 1988 et les accords Matignon-Oudinot, la France a ouvert officiellement un processus d’autodétermination pour la « Nouvelle-Calédonie » dans les dix ans. En 1998, l’accord de Nouméa a repoussé l’échéance à la mandature 2014-2018 du Congrès.
Mais les transferts de compétences non régaliennes prévus dans l’accord ne sont que partiellement entamés, l’accès aux postes de responsabilité dans la gestion du pays est toujours bloqué pour la majorité des Kanak, ce qui fait dire aux colonialistes que l’indépendance n’est pas encore possible, qu’il faut que les bienfaits du colonialisme continuent de faire leur œuvre pour que les Kanak soient prêts à l’indépendance…

*
Vers la souveraineté ?
Le PT réaffirme à l’occasion de son congrès « nous sommes prêts pour entrer dans le cadre d’une souveraineté assumée par les gens du pays ». C’est le sens du mot d’ordre Kanaky 2014 mis en avant par le parti. Le contexte politique permet de penser qu’une majorité favorable à l’indépendance peut sortir des urnes en 2014. D’un côté, la droite est très divisée sur fond de querelles d’egos et d’intérêts économiques divergents et, de l’autre, tous les partis indépendantistes affichent une volonté de ne pas rater l’échéance de 2014.

*
Les partis qui composent le FLNKS ont tenu leurs congrès respectifs en novembre et ont tous affirmé leur volonté de faire de 2014 une étape ultime du processus d’accès vers la pleine souveraineté. Les discussions du PT avec l’Union calédonienne sont cordiales, le débat avec le PALIKA est plus compliqué mais la base de ce parti pousse aussi fortement pour l’unité. Tous sont d’accord pour la rupture avec les rapports de domination et d’assujettissement, pour une maîtrise par le pays des ressources naturelles (les mines de nickel bien sûr, mais aussi la ressource marine avec sa riche biodiversité et ses fonds encore inexploités).

*
Engagement anticolonial
Le PT entend donc mobiliser ses militants pour faire aboutir l’unité indispensable à une victoire indépendantiste et ce dès les élections municipales de 2013 dans les communes où la droite colonialiste est majoritaire. Le parti a réaffirmé que le drapeau de Kanaky qui flotte sur les bâtiments officiels ne devait plus redescendre, le seul drapeau qui disparaîtra à l’indépendance sera celui de la France. En France, les militants anticolonialistes se doivent de populariser le droit à l’indépendance de Kanaky en particulier à l’occasion de la semaine anticoloniale en février prochain à Paris (programme sur www.anticolonial.net).

Les militants du NPA prendront toute leur place dans cette mobilisation.

Bernard Alleton Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 177 (10/01/13)

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28 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

çà se passe comme çà en guadeloupe!

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Hier matin nous avons accompagné un jeune voulant s’inscrire sur la liste électorale des Abymes. C’était la troisième fois qu’il se rendait à la mairie et que son dossier était refusé.

*
Pourquoi ? Ils refusaient d’inscrire le jeune parce qu’il n’avait pas de facture à son nom. Ce cas est prévu dans le code électoral : il suffit de se présenter avec une lettre des parents, leur papier d’identité et une facture.

Mais le service élection des Abymes refusait d’appliquer la loi. Une responsable lui a même dit : « ici on est en Guadeloupe ». KA SA VLÉ DI SA ?

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Au final, après 2h de temps, le jeune a pu s’inscrire parce qu’on refusait de quitter les lieux. Mais on a vu le mépris d’un certain nombre de responsables. Un élu, M. Poirier a même osé traiter notre ami de « mauvais citoyen ».

*
Après c’est les mêmes personnes qui vont répéter que les jeunes ne s’intéressent à rien, qu’ils ne vont pas voter…
Pour tous ceux qui ne sont pas encore inscrits la date limite c’est le 31 déc.

Source: https://www.facebook.com/pages/rebelle-be-bad/224364314286056?fref=ts

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25 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

le problème des versions hollywoodiennes de mandela (ci)

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Pas moins de 16 films américains ont été consacrés à l’ex-président de l’Afrique du Sud. S’ils participent tous à la fabrication du mythe Mandela, ils laissent en revanche de côté certaines réalités historiques et ont tendance à déformer les événements. Pour en faire un héros solitaire – qu’il n’était pas.
Jessica Blatt et moi avons écrit un article pour le site d’Al-Jazeera America, dans lequel nous faisons valoir qu’outre les manières de divers politiciens conservateurs, c’est la création du mythe de Nelson Mandela par Hollywood qui marquera les esprits.Il apparaît dans 16 longs-métrages en tant que personnage et nous nous attardons sur deux d’entre eux – Invictus et Mandela : un long chemin vers la liberté [ce dernier est sorti le 18 décembre en France] –, car ils renforcent les caractéristiques typiques de la création de mythes et du révisionnisme historique qui ont marqué presque toutes les discussions sur Nelson Mandela depuis son décès. Voilà la partie consacrée au dernier opus en date : Mandela : un long chemin vers la liberté retrace toute la vie du leader sud-africain.  Ce film a bénéficié de ce que The New York Times a appelé « l’aide macabre » de la mort de Mandela. Le biopic a la bénédiction de la famille de Mandela, a battu des records au box-office en Afrique du Sud et est pressenti comme un candidat aux Oscars (pour Idris Elba, dans le rôle-titre). Les critiques ont évoqué une œuvre shakespearienne et ont qualifié de stupéfiantes et magnifiques les performances des acteurs.

Pure invention

Nous reconnaissons que c’est un film puissant. Malheureusement, l’essentiel de son contenu relève de la pure invention. Début décembre, la Fondation Nelson Mandela, qui archive les documents personnels du défunt président, a déclaré que le film contenait de nombreuses erreurs. Le cinéma prend toujours des libertés, mais cette production cherche à paraître réaliste. (La plupart du temps, en tout cas. A la fin, les maquilleurs ont tellement épaissi le front d’Idris Elba qu’il ressemble plus à un des Klingons qu’au Nelson Mandela des dernières années.) Toutefois, les omissions du scénario sont plus graves que ses inexactitudes (ou les problèmes de maquillage). Parmi les lacunes, il faut noter la guerre froide, le communisme (le Parti communiste d’Afrique du Sud a récemment confirmé que Nelson Mandela avait effectivement été adhérent, ce qui était resté un secret de polichinelle pendant des années), le soutien américain à l’apartheid et l’appui du régime d’apartheid aux supposées violences entre Noirs dans les années 1980 et au début des années 1990.  Dans le film, on dirait que Winnie Mandela – présentée comme un personnage irrationnel, digne de Lady Macbeth – est à l’origine des violences, qui étaient en réalité le résultat d’affrontements entre les forces loyales au Congrès national africain (ANC) et les organisations mandatées et financées par l’Etat, comme le Parti de la liberté Inkatha, représentant des Zoulous.

Un héros soutenu par l’ANC

Toutefois, la déformation peut-être la plus flagrante s’avère la séparation que crée le film entre Nelson Mandela et le mouvement dont il est issu. En réalité, l’ANC et sa lutte pour la justice sociale reposaient sur une gouvernance collective et participative. Mandela a été choisi par une commission pour devenir le visage du mouvement à l’échelle internationale. Le long-métrage occulte les principaux collaborateurs de Mandela (notamment Walter Sisulu [1912-2003], Joe Slovo [1926-1995] et Oliver Tambo [1917-1993]) et réduit un mouvement complexe à une bataille opposant Nelson Mandela (bon et clément) et Winnie Mandela (mauvaise et violente).  Parallèlement à la création d’un mythe autour de Nelson Mandela à la suite de sa mort, ces films consolident l’idée que la liberté est construite par de grands hommes extraordinaires. Et tout le monde pense qu’il n’y en aura plus d’autres, car cette époque est révolue. Comme on pouvait s’y attendre, Barack Obama lui-même a déploré le fait qu’il n’y aura « sans doute personne d’autre comme Nelson Mandela ».

Le problème, c’est que cette analyse cache un contresens : en réalité, ce sont les mouvements qui créent les personnalités comme Nelson Mandela et non pas le contraire.

  • Africa is a country Sean Jacobs 24 Décembre 2013

http://www.courrierinternational.com/article/2013/12/24/le-probleme-des-versions-hollywoodiennes-de-mandela

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24 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

hollande crif son humour

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« Il est rentré d’Algérie sain et sauf, c’est déjà beaucoup ».
La « blague » de F. Hollande à propos de M. Valls, a moyennement distrait le peuple Algérien. Cela ne lui « était pas destiné » a tenté d’argumenter le communiqué pondu en urgence par l’Élysée ce week-end.
Ah bon, c’était pour Valls et sa politique d’expulsion des étrangers, et on n’aurait pas bien compris qu’Hollande voulait s’en démarquer ? Il y avait plus direct ! En effet selon l’adage qu’on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui, la blague lancée de la tribune au dîner du Conseil Représentatif des Institutions juives de France, est plus que douteuse. Elle renvoie, inévitablement, à la difficulté pour toute une partie de la société française de digérer, même 50 ans après, l’indépendance chèrement payée par la lutte du peuple algérien.

Le rétropédalage élyséen ne fait qu’en rajouter dans le ridicule. Il révèle juste la logique de ce gouvernement, à tout point de vue dans la continuité de ses prédécesseurs : défendre « le partenariat d’exception « entre la France et l’Algérie. Comprenez les intérêts des groupes français (Alstom, Alcatel, Bolloré, GDF Suez, Sanofi, Thalès, Eurocopter, Orange ou Bouygues), en lutte pour conquérir les marchés que leur disputent tant de concurrents , chinois, turcs, Indiens ou américains nouvellement présents dans cet ancien « département français » !

Au NPA même caché derrière un prétendu sens de l’humour, le mépris des nostalgiques du temps des colonies ne fait pas sourire. Et quand les blagueurs présentent leurs regrets au pouvoir algérien avec lequel ils négocient les intérêts des groupes français on ne confond pas avec le respect du peuple algérien.

La solidarité du NPA elle va aux 4 000 travailleurs d’Arcelor Mittal Annaba qui marchaient samedi dernier contre la politique de cette multinationale, aux chômeurs du Sud algérien réprimés par le pouvoir de Bouteflika, à toutes celles et tous ceux qui en Algérie, se battent tous les jours pour un travail, un logement, ou l’accès à l’eau courante.

En un mot la solidarité de celles et ceux qui paient quotidiennement le prix de la libéralisation économique mise en œuvre par les gouvernements français et algérien.

http://npa2009.org/node/40182

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21 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

centrafrique: un soldat français arbore une devise nazie sur son uniforme (bfm.tv)

nazi-dog Souffrance animale

Une photo montrant un soldat français en Centrafrique avec un insigne nazi sur le bras a été publiée puis retirée de la page Facebook des services de communication de l’armée.

Après le scandale provoqué par le foulard tête-de-mort porté au Mali par un soldat, l’armée française va faire face à une autre polémique d’ampleur. Un soldat de l’armée française porte, accroché sur son uniforme, en opération, un patch aux références nazies explicites.

Une série de neuf photos visant à montrer le bon déroulement des actions de patrouille durant l’opération Sangaris en Centrafrique a été publiée sur la page Facebook des opérations extérieures de l’armée. Parmi ces clichés, postés par l’Etat-major des armées, une image montre un homme en gros plan, l’arme à la main, et le patch, sorte de macaron velcro, accroché sur la manche. Elle a depuis été retirée, mais certains visiteurs de la page ont pu la conserver.

L’armée parle d’une  »initiative personnelle »

On y voit précisément un soldat arborant la devise SS: « Meine Ehre heißt Treue » (Mon honneur s’appelle fidélité). Dans le cercle, la devise et la mention RCA (Centrafrique, ndlr) 2013. Au milieu, un drapeau français frappé d’un énigmatique « 32″.

Sur ce chiffre, plusieurs interprétations sont possibles. Il pourrait s’agir de la 32e division des SS, mais elle n’a rien de significatif. Fondée sur le tard, en 1945, elle n’a duré que quelques semaines avant d’être anéantie.

Gilles Jaron, porte-parole de l’Etat-major des armées, a confirmé à BFMTV.com l’existence de cette photo: « Nous l’avons retirée, non pas pour cacher une situation mais pour prendre à bras-le corps une affaire. » Il s’agirait, selon l’Etat-major, d’un acte isolé. L’instruction est en cours et aucune mesure de sanction n’a encore été prise.

La rédaction avec O. Laffargue et M. Rangin

20/12/2013 Mis à jour le 20/12/2013 à 18:00

http://rmc.bfmtv.com/info/555281/centrafrique-un-soldat-francais-arbore-un-signe-nazi-uniforme/

nazi afrik e L’autre cas

Commentaire: Initiative personnelle? Mon oeil! Le souci du détail, c’est çà l’armée! Disons plutôt que son chef n’a tout simplement plus assez d’autorité (ou l’envie) pour s’opposer aux nazis. Inquiétant!

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20 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

françafrique, rappeler le passif de la France en matière d’ingérence forcenée

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et la responsabilité qu’elle porte dans la situation actuelle »

Nous avons rencontré Raphaël Granvaud, militant de l’association Survie, et auteur de Que fait l’armée française en Afrique (Agone, 2009) et Areva en Afrique, une face cachée du nucléaire (Agone, 2012).

Quels étaient les objectifs du sommet France-Afrique (cf l’Anticapitaliste n°221) ?
Outre la réaffirmation politique de la puissance française, les objectifs étaient essentiellement économiques et militaires. Depuis dix ans, la part de marché des entreprises françaises au sud du Sahara est passée de 10 % à moins de 5 % selon les statistiques officielles, même si, comme il s’agit d’un marché en croissance, les intérêts français ont augmenté en valeur absolue, les exportations doublant pendant la même période. Lors d’un forum économique qui a précédé le sommet, Hollande a fixé l’objectif de doubler les relations commerciales dans les prochaines années.
Quant au sommet intitulé « pour la paix et la sécurité », il s’agissait surtout de réactiver un vieux projet de constitution de « casques bleus » africains pour la « gestion de crises » sur le continent. Les autorités françaises ont réaffirmé leur disponibilité pour « aider » à la concrétisation de ce projet, en réalité pour l’encadrer par la fourniture de coopérants militaires. Lors de ses interventions militaires à répétition, la France prétend soutenir l’action des forces militaires africaines, qui servent en réalité de forces supplétives. Mais encore faut-il que ces forces soient opérationnelles, ce qui n’est pas toujours le cas, comme on l’a vu lors de la préparation de l’intervention Serval au Mali. La coopération militaire et logistique que la France propose à l’Union africaine (UA) lui permet aussi de justifier le maintien de sa présence militaire permanente sur le continent.

Qu’en est-il ressorti ?
Pour ce qui concerne la « paix et la sécurité », il est évident que ce sommet n’apportera rien, la nature des relations entre la France et l’Afrique constituant un élément du problème, et non de la solution. Concernant la force panafricaine dont la France prétend soutenir la création, il est un peu tôt pour faire un bilan. Les discours convenus qui se sont succédé ne seront pas forcément suivis d’actes. Les rivalités entre certains pays freinent sa mise en œuvre et il existe des divergences quant à la conception de cette force africaine : doit-elle être déclinée et contrôlée par les institutions sous-régionales du continent, ou au contraire placée sous l’autorité de l’Union africaine ? Un point reste également passé sous silence : de quelle autorité tiendra-t-elle ses mandats ? De l’UA ou du Conseil de sécurité de l’Onu contrôlé de fait par les grandes puissances ?

Derrière le prétexte humanitaire, quels sont les véritables enjeux, notamment économiques, de l’intervention militaire française en Centrafrique ?
Les arguments humanitaires ou moraux, et en particulier le risque de « génocide » qui a été brandi avant le vote de la résolution au Conseil de sécurité, relèvent de la pure propagande. La situation est suffisamment grave pour ne pas avoir besoin d’en rajouter. En matière économique, le pays est surtout riche de ses ressources minérales, en particulier les diamants, dont la moitié sont exportés frauduleusement. Les intérêts économiques des entreprises françaises (Orange, Total, Castel…) sont relativement faibles au regard d’autres pays.

Il y a également des intérêts forestiers et de l’uranium, mais Areva a gelé la mise en chantier du site de Bakouma il y a deux ans. Quant au pétrole découvert dans le nord du pays, il a été attribué à une compagnie chinoise. Les seuls intérêts économiques français dans le pays ne suffisent sans doute pas à expliquer l’intervention française. Il est vraisemblable en revanche que les enjeux soient perçus de manière régionale, avec la crainte que les affrontements centrafricains ne finissent par déstabiliser les pays limitrophes où les intérêts économiques sont plus importants.
Il faut également rappeler le poids de la hiérarchie militaire dans le choix des interventions, que les journalistes qui ont suivi la véritable genèse de l’opération Serval au Mali ont bien mis en évidence. En Centrafrique comme au Tchad voisin, l’armée est massivement présente, pour des raisons stratégiques, depuis des années, malgré l’absence de base militaire officielle. On ne pouvait pas laisser déstabiliser cette zone de manière durable.

Quelles formes de mobilisation à l’égard de cette nouvelle intervention militaire peut-on attendre de la part de militants anti-impérialiste ?
En France, il est plus difficile de mobiliser contre l’impérialisme français que contre l’impérialisme américain, propagande oblige. C’est encore plus vrai quand l’armée française prétend intervenir pour porter secours à des populations en danger, lesquelles peuvent accueillir favorablement – au moins dans un premier temps – l’arrivée des militaires français, jusqu’à paralyser les réactions des organisations progressistes (syndicales, associatives) dont on pourrait attendre au moins un regard critique. Il faut tenter de cerner et d’expliquer de manière non réductrice les enjeux de cette intervention, rappeler le passif de la France en matière d’ingérence forcenée, et la responsabilité qu’elle porte dans la situation actuelle, qui la discrédite pour toute solution d’avenir.

Contre l’amnésie ambiante, il faut également rappeler le bilan des opérations « humanitaires » précédentes, comme l’opération Licorne en Côte d’Ivoire, et continuer à informer sur les opérations en cours, comme l’opération Serval au Mali : absence de résolution des problèmes, duplicité de la diplomatie française, tentative de mise sous tutelle politique et militaire… Enfin il faut articuler des mots d’ordre sur le retrait des militaires français à des revendications qui prennent en compte le droit des Centrafricains à la sécurité

Plus généralement, concernant la Françafrique, peut-on repérer des infléchissements par rapport à la politique menée depuis des décennies par tous les gouvernements français, de droite comme de gauche ?
Les médias insistent sur l’absence de réseaux officieux sous Hollande pour conclure (une nouvelle fois !) à la disparition de la Françafrique. A supposer que cela soit vrai, cela ne change pourtant ni l’orientation de la politique suivie ni la persistance des instruments de domination (franc-CFA, dette, armée et services secrets français sur le continent notamment).

Après quelques hésitations de posture, on a également vu Hollande se convertir rapidement à la realpolitik en matière de collusion avec les régimes autoritaires et les dictateurs traditionnellement soutenus par la France. Sur le plan militaire, il faut même parler de régression. Le dernier Livre blanc de la défense, rédigé pendant l’opération Serval, relégitime les prétentions de la France à intervenir de manière unilatérale dans son pré carré traditionnel et à y consolider son dispositif militaire.

Quelle alternative se devrait de proposer un véritable gouvernement de gauche ?
Dans un premier temps, il faudrait par exemple cesser toute forme de soutien aux régimes répressifs, interdire toute présence militaire française en Afrique francophone, renoncer à la tutelle sur le ftranc-CFA, en finir avec la diplomatie du tiroir-caisse, auditer et annuler les dettes odieuses, reconnaître les crimes commis et ouvrir le dossier des réparations, et enfin mettre en place une aide qui profite aux populations locales et qui soit contrôlée par elles.

Propos recueillis par François Brun Vendredi 20 décembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 222 (19/12/2013)

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