Archive | Anticolonialisme

09 mai 2015 ~ 0 Commentaire

le 8 mai, c’est aussi… (fr3)

 8 mai

La commémoration du massacre de Sétif

Une répression sanglante a suivi des manifestations nationalistes en Algérie, le jour de la signature de l’Armistice, le 8 mai 45. A Rennes, ville jumelée à Sétif, cette commémoration prend une importance particulière.

Après les manifestations liées aux commémorations de la capitulation Allemande, la ville de rennes n’oublie jamais celle du massacre de Sétif, qui a eu lieu le même jour. Après la signature, une manifestation autorisée a réunit 10 000 personnes. Mais après qu’un jeune ait été abattu par la police pour avoir brandi un drapeau algérien, cette manifestation nationaliste dégénère.
Le mouvement s’est étendu ensuite à Guelma et Kherrata, ainsi que dans la petite Kabylie, et la répression qui s’ensuit fait entre 5000 et 10 000 victimes entre le 8 et le 22 mai.Selon l’historien Charles-Robert Ageron, cet événement « a servi de référence et de répétition générale à l’insurrection victorieuse de 1954″. La France a tardi- vement reconnu sa responsabilité « officielle ». C’était en 2005 lors d’un discours de l’ambassadeur, qui a qualifié la répression de l’époque de « tragédie inexcusable ».Par Stéphane Grammont Publié le 08/05/16:38, mis à jour le 08/05/ 16:48http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2015/05/08/le-8-mai-c-est-aussi-la-commemoration-du-massacre-de-setif-721021.html

Lire aussi:

http://rebellyon.info/?8-Mai-1945-Massacre-de-Setif

http://www.algeria-watch.org/fr/article/hist/8mai45/mettre_fin_deni.htm

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27 avril 2015 ~ 0 Commentaire

petit tour d’horizon des médias pro-kremlin (confusionnisme)

le pen poutine

Les médias de la confusion

Depuis un an, le paysage des médias pro-russes francophones a subi, sous l’impulsion des autorités russes qui le financent, une importante restructuration. Aujourd’hui, le site Sputnik News domine ce paysage. Mais si l’esthétique change, la ligne reste la même.

La version française de l’agence de presse russe Sputnik News a été lancée en France le 10 novembre 2014, dans le cadre du développement de Rossiya Segodnya (La Russie d’aujourd’hui), qui n’est autre que le nouvel organisme de communication officiel de la Russie à l’international, créé par un décret du président Vladimir Poutine le 9 décembre 2013. Sputnik News remplace ainsi à la fois RIA Novosti et La Voix de la Russie (RT et ses différents avatars existent toujours de leur côté). Pour l’édition française, le personnel de La Voix de la Russie a cependant été en bonne partie conservé. On compte ainsi parmi les principaux auteurs de la nouvelle agence deux fers-de-lance de l’ancienne radio, connues pour leurs sympathies d’extrême droite : Alexandre Latsa et Françoise Compoint.

Françoise Compoint a interviewé Alain Soral, entre autres, pour La Voix de la Russie en novembre 20131 et Luc Michel, militant d’extrême droite belge, pour Sputnik News au sujet du crash récent de l’avion de la German Wings2. Quant à Latsa, il anime un site pro-Poutine, Dissonance.ru, et est un proche des réseaux eurasistes. Il a ainsi interviewé Alexandre Douguine pour VoxNR3 et a écrit d’autres articles à son sujet, tout en collaborant à la revue Eurasia-Rivista animée par le négationniste italien Claudio Mutti. Il entretient des liens avec la Droite populaire et son président Pierre Gentillet4.

Autre victime collatérale de cette restructuration : la webTV ProRussia.tv, qui a cessé d’émettre en avril 2014. Classée à l’extrême droite, cette télévision en ligne ne fonctionnait que grâce à des subsides du Kremlin. Elle était éditée en partenariat avec deux sociétés : l’Agence2Presse, spécialiste de la communication tournée vers l’extrême droite et le groupe EDH Communication dont elle fait partie. EDH a un statut associatif et détient une maison d’édition à la ligne identitaire, les Editions Heligoland5 ainsi qu’une webTV régionaliste, TVNormanChannel (TVNC).

Derrière ces structures, on retrouve un même personnage : Gilles Arnaud, ancien conseiller régional du FN de Haute-Normandie, aujourd’hui au Parti de la France de Carl Lang (voir aussi ici et ). C’est sa femme Sylvie Collet qui animait les journaux hebdomadaires de ProRussia.tv, édités en partenariat avec La Voix de la Russie. Aujourd’hui, elle est la présentatrice des journaux de « réinformation » du Parti de la France6, dont l’équipe éditoriale est à peu de choses près celle de ProRussia.tv, puisqu’on y retrouve Gilles Arnaud, L’Agence2Presse et les Editions Heligoland, à tel point qu’on peut s’interroger sur les liens réels entre le Parti de la France et l’ex-webTV financée par le Kremlin.

Plus discret mais très actif dans l’univers des médias du Kremlin, on trouve aussi un ex-journaliste de l’Agence France Presse (AFP), Dimitri de Kochko. Selon le témoignage d’un journaliste paru dans Les Inrocks, ce personnage cherchait à recruter des journalistes en octobre dernier, à quelques semaines du lacement de Sputnik News, pour sa propre agence, La Fabrique à News7. Si sur le site de cette dernière les liens avec le Kremlin sont invisibles, le témoignage du journaliste ayant fait l’objet d’une tentative de recrutement est sans équivoque.

A côté de cela, Poutine peut compter sur une myriade de sites, de pages Facebook8 et de blogs pour diffuser sa propagande. Nous en avons déjà cité quelques uns ici : Les-crises.fr, Le Cercle des Volontaires, L’Agence Info libre, LeGrandSoir.info, MichelCollon.info… Certains universitaires sont très actifs aussi, comme l’économiste Jacques Sapir, qui gère le site Russeurop. Tous ces relais forment un réseau qui dispose d’une large audience. Sur les réseaux sociaux, Sputnik News est désormais un site à succès, que l’on retrouve diffusée par des militants de tous les horizons politiques.

Et pendant ce temps, la Russie a fait fermer la télévision tatare de Crimée, tandis que le journal indépendant Novaïa Gazeta pourrait lui aussi mettre la clé sous la porte en mai, faute de soutiens financiers9

Ornella Guyet, 25 avril 2015

A (re)lire sur Confusionnisme.info :

Ukraine : le mouvement antifasciste européen dans la tourmente ?
Négationnisme en Ukraine et réactions des propagandistes pro-russes : une belle leçon d’opportunisme
L’extrême droite européenne se réunit à Saint-Pétersbourg
Alexandre Douguine et ses soutiens au sein de Syriza
Yves Calvi, Eric Dénécé et les fascistes ukrainiens de Notre-Dame-des-Landes

http://confusionnisme.info/2015/04/25/petit-tour-dhorizon-des-medias-pro-kremlin/

Et maintenant l’Ukraine:

Négationnisme en Ukraine et réactions des propagandistes pro-russes : une belle leçon d’opportunisme (Confusionnisme)

Brève 24 avril 2015 Ornella Guyet

Début avril, les parlementaires ukrainiens ont pris une décision mettant sur le même plan nazisme et communisme, en interdisant toute forme d’expression de ces idéologies, et reconnaissant comme « combattants de la liberté » les collaborateurs locaux du régime nazi qui ont combattu à ses côtés dans des unités paramilitaires, alors même que l’Ukraine a été durement éprouvée par le Seconde guerre mondiale et a subi de plein fouet les massacres perpétrés par la division SS Das Reich (dont le bataillon Azov qui combat les pro-russes dans l’Est du pays a pourtant repris l’insigne) notamment dans la région de Kharkov. C’est pourquoi le Centre Simon Wiesenthal a condamné le caractère négationniste de cette décision, s’attirant bien malgré lui les félicitations des soutiens habituels de l’impé-rialisme russe (Les-crises.fr, LeGrandSoir.info, le PRCF), qui oublient au passage que le même Centre avait condamné quelques temps auparavant la tenue en Russie d’un meeting de l’extrême droite européenne (dont nous avions parlé ici) ainsi que la diffusion régulière de propagande antisémite par RT (ex-Russia Today). L’ironie est encore plus cinglante quand on sait que l’ONG a par le passé été régulièrement dénoncée par LeGrandSoir.info pour son soutien à Israël ou ses critiques d’Hugo Chávez. Via un communiqué signé Djordje Kuzmanovic, le Parti de Gauche (PG) a de son côté repris l’information pour condamner l’accueil réservé par François Hollande au président ukrainien Petro Porochenko, qui a été reçu il y a deux jours à L’Elysée. Kuzmanovic, qui n’hésite pas à manifester aux côtés de militants d’extrême droite en faveur de la politique de Poutine dans l’Est de l’Ukraine, y dénonce le fait qu’à ses yeux « la France n’a pas à suivre aveuglément les intérêts bellicistes des Etats-Unis. Ensuite la patrie des droits de l’homme ne saurait dérouler le tapis rouge pour un régime aussi criminel et négationniste. […] le Président de la République française aurait mieux fait de méditer le fait que l’aventurisme militaire de l’OTAN en Ukraine menace la paix en Europe. » A ce niveau, c’est l’hôpital qui se moque de la charité…

http://confusionnisme.info/2015/04/24/negationnisme-en-ukraine-et-reactions-des-propagandistes-pro-russes-une-belle-lecon-dopportunisme/

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25 avril 2015 ~ 0 Commentaire

mais d’où vient le keffieh? (afps)

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Cet accessoire s’est répandu à travers le monde :

La concurrence chinoise a bien failli avoir sa peau il y a une dizaine d’années mais aujourd’hui le keffieh a retrouvé une nouvelle jeunesse, il se décline dans toutes les couleurs et est même devenu un accessoire à la mode à travers le monde. Le flair d’une famille d’Hébron, la ville de Cisjordanie occupée où l’affrontement avec les colons israéliens est le plus tendu, y est pour beaucoup.

En 1961, Yasser Hirbawi qui faisait jusque-là venir de Syrie et de Jordanie des keffiehs pour les vendre, décide de lancer sa propre production. A l’époque, deux ouvriers fabriquent sur deux métiers à tisser le fameux foulard blanc strié de noir. Aujourd’hui, ses fils sont à la tête d’une entreprise qui emploie 15 personnes et exporte des keffiehs fièrement estampillés « Made in Palestine ».

Ce sont les Anglais qui l’ont popularisé Chaque année, ils en vendent 30.000, dont « 2 à 3% en Palestine », selon Jouda Hirbawi, qui gère l’usine avec son frère. Le reste est exporté jusqu’en Italie, en France, en Allemagne et ailleurs, notam- ment grâce aux commandes sur internet.

Paradoxalement, rappelle Abdelaziz al-Karaki, 61 ans dont 46 passés dans l’atelier Hirbawi, ce sont les Anglais qui ont popularisé le keffieh, sous leur mandat au début du 20è siècle: « ils ont décrété que tous ceux qui portaient le fou- lard bédouin étaient des opposants et du coup, tout le monde s’est mis à le porter ».

Avec Arafat à l’ONU ou à la Maison Blanche Puis, il y a eu Yasser Arafat, lea- der palestinien et icône de la cause, qui ne se séparait jamais de son keffieh. A la tribune de l’ONU, sur la pelouse de la Maison Blanche, sur tous les clichés emblé- matiques du conflit israélo-palestinien, le célèbre foulard est présent grâce à lui. « Arafat offrait des keffiehs à ses visiteurs de marque et aujourd’hui encore des keffiehs qui sortent de notre usine sont offerts par son successeur Mahmoud Abbas », affirme Jouda Hirbawi dans le vacarme assourdissant des métiers à tisser désormais mécanisés.

« Les Chinois ont littéralement inondé le marché » Son atelier revient de loin. Au début des années 2000, l’usine a dû fermer, laminée par la concurrence des kef- fiehs chinois vendus deux fois moins chers, c’est encore le cas aujourd’hui. Les Chinois « ont littéralement inondé le marché », se souvient M. Hirbawi. « Face à leurs prix, on ne fait pas le poids », dit-il à l’AFP.

L’usine familiale qui avait traversé des conflits, les Intifada et les aléas quoti- diens de la vie dans les Territoires occupés a alors baissé le rideau. Mais les frères Hirbawi ont mis à profit les cinq années de fermeture pour revenir avec une nouvelle stratégie. « On ne pourra jamais doubler les Chinois sur les prix, donc on a décidé de tout miser sur la qualité », explique Jouda Hirbawi, chef d’entreprise qui importe toutes ses matières premières, faute de production palestinienne de fil à coudre notamment.

« Revisiter la tenue folklorique » En plus de la qualité, il a fallu adapter le keffieh à la demande internationale et « revisiter la tenue folklorique », dit-il. Sur les métiers à tisser, les traditionnelles bobines blanches et noires, et rouges pour le keffieh jordanien, côtoient désormais des camaïeux de rose, de vert ou de marron. Bleu cyan ou pétrole, gris perle ou jaune citron, toutes les couleurs y passent. Et le keffieh se porte aussi en tunique, découpé en sac à bandoulière ou en pochettes.

« C’est le symbole de la Palestine » Car le foulard aux motifs symétriques a fait des émules: des chorégraphies traditionnelles à la télévision officielle jusqu’aux clips de rap avec des stars américaines, en passant par les candidats palestiniens sur les plateaux d’émissions telles que « Star Academy » ou « Arab idol », toutes les stars le portent.

« C’est le symbole de la Palestine », martèle Abu Fahmi al-Kisswani, un Pales- tinien de Jérusalem qui arbore un keffieh autour du cou. « Pour certains, c’est peut-être un accessoire de mode », avance de son côté Maria, venue d’Uruguay, qui vient d’en acheter un dans la Vieille ville touristique de Jérusalem. Mais pour elle, le keffieh signifie plus: c’est une façon de « montrer (sa) solidarité avec les Palestiniens », explique Maria.

« Certains touristes ne veulent pas payer trop cher, on leur propose donc des keffiehs à 25-30 shekels », soit entre six et sept euros, une production chinoise ou indienne ou « du keffieh de bonne qualité à 70-80 shekels », explique Bassam Barakat, commerçant de la Vieille ville depuis bientôt 30 ans. « A eux de faire leur choix ».

Lui a déjà choisi : « comme tous les Palestiniens, j’ai mon keffieh » répond-il, presque choqué qu’on lui pose la question. « Et il vient d’Hébron ! ». RTL, vendredi 24 avril 2015

http://www.france-palestine.org/Cet-accessoire-s-est-repandu-a-travers-le-monde-mais-d-ou-vient-le-keffieh

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18 avril 2015 ~ 0 Commentaire

1945 2015, pour un 8 mai anticolonialiste!

offensive anti colonialiste vig

Il y a 70 ans, le 8 mai 1945 dans le Constantinois, les Algériens ont voulu saisir l’occasion de l’armistice qui libérait la France de l’occupant nazi pour affirmer une  volonté d’indépendance.

Leurs manifestations ont été durement réprimées par la « force » organisée des occupants, les colons français (et européens). Un affrontement aboutissant à un véritable massacre dont les victimes algériennes, évaluées à environ 1200 par les autorités françaises de l’époque, sont actuellement estimées être de 15 000 à 45 000 victimes. Du côté des colons, une centaine de morts et autant de blessés furent dénombrés.

Parce que le 8 mai verra cette année encore encenser l’armée française et l’unité nationale, nous voulons rappeler que cette date est synonyme de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, commis par l’État français et ceux qui le servaient. Les situations de domination coloniale ou néocoloniales perdurent et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est aujourd’hui encore bafoué, en Palestine, au Kurdistan, ou au Sahara occidental.

Pour un autre 8 mai, nous vous invitons à une journée contre le colonialisme et les autres formes de domination.

VENDREDI 8 MAI 2015
   Parc de la Pépinière à Nancy (derrière l’aire de jeux)

  • 13h-15h: déjeuner sur l’herbe version auberge espagnole
  • 15h: concerts et prises de parole (Chorale des Sans Nom, ATMF, Kader Dellaoui, David Vincent
  • 17h: fin des festivités

et tout le long: tables de presse, expo, pétanque, football… en organisation autogérée

Premiers soutiens : Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Chorale des Sans Nom, Alternative Libertaire Moselle, Association de Solidarité avec le Peuple Sahraoui Lorraine (ASPS-Lorraine), Assocation France-Palestine Solidarité (AFPS), Bloc Anti Fasciste Nancy (BAF), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Mouvement de l’Objection de Conscience (MOC-Nancy), Centre Culturel Autogéré de Nancy (CCAN)

http://www.sans-nom.net/tous-les-articles/165-1945-2015-pour-un-8-mai-anticolonialiste

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15 avril 2015 ~ 0 Commentaire

morlaix jeudi 16 avril, ciné-débat à la salamandre (afps)

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PALESTINE : LA CASE PRISON – un film de Franck Salome

  • Jeudi 16 Avril 2015 à 20h

    La projection sera suivie d’un débat avec Claude Léostic, Présidente de La Plateforme des ONG Françaises pour la Palestine et

    Yves Jardin du groupe de travail « Prisonniers », de l’AFPS

    Soirée organisée à l’occasion de la journée internationale des prisonniers politiques palestiniens par les groupes locaux de :

    LDH – AFPS – ACAT Avec le soutien de : Amnesty International

    Pour plus d’informations, cliquez ici

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14 avril 2015 ~ 0 Commentaire

viêtnam, la « sale guerre » (arte)

Extrait de « Le fonds de l’air est rouge » de Chris Marker

De la guerre d’Indochine menée et perdue par les Français à la chute de Saigon fin avril 1975, des vétérans américains, des combattants vietnamiens, des journa- listes et des militants pacifistes retracent la guerre du Viêtnam. Ces témoignages émouvants alternent avec des images d’archives, des documents laissés par des soldats disparus et des extraits d’actualités de l’époque.

Le cliché de cette petite Vietnamienne nue, fuyant un village en feu suite à un bombardement au napalm en 1972, a fait le tour du monde. Il est depuis resté gravé dans les mémoires.

Mais comment en est-on arrivé à une telle horreur ? De la guerre d’Indochine menée et perdue par les Français à la chute de Saigon fin avril 1975, des vété- rans américains, des combattants vietnamiens, des représentants des médias et des militants pacifistes retracent le conflit. Ces témoignages émouvants alternent avec des images d’archives inédites, des documents laissés par des soldats disparus et des extraits d’émissions d’actualités de l’époque.

À travers cette matière passionnante, le film évoque aussi bien l’esprit de résistance des Vietnamiens que leur combat fratricide, né de la partition de leur pays. Viêtnam – La « sale guerre » explore les facettes les plus sombres de ce conflit aberrant et sans front : le mensonge des Américains pour justifier leur intervention militaire, le recours aux armes chimiques et l’ensemble des atrocités commises. Sans occulter pour autant l’envie tenace des deux camps de retrouver la paix et la liberté.

mardi 14 avril à 20h50 (90 min)

Rediffusion lundi 04.05 à 8h50

http://www.arte.tv/guide/fr/051087-000/vietnam-la-sale-guerre

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03 avril 2015 ~ 0 Commentaire

antiraciste, anticolonialiste, un point c’est tout! (ld)

boycott_manif

Dans un article publié ce mercredi 1er avril sous le titre « Le Capitole interdit la réunion du NPA », « La Dépêche du Midi » a indiqué à propos de Bernard Cholet qu’il faisait partie d’un groupe de militants condamnés pour « discrimination et incitation à la haine raciale ». Cette information est erronée, et nous présentons nos sincères excuses à M. Cholet. Dans le texte publié ci-dessous, Bernard Cholet a souhaité rappeler les raisons militantes qui l’ont conduit devant la justice, et la relaxe dont il a bénéficié. La Dépêche du Midi, jeudi 2 avril 2015

« Je me suis retrouvé subrepticement dans les colonnes de « La Dépêche du Midi » 1er avril victime d’accusations diffamatoires qui portent atteinte à mon intégrité personnelle et à mon honneur, et qui ne respectent pas la chose jugée. À la suite d’une plainte d’une officine de l’extrême droite pro-israélienne, j’ai en effet été inculpé avec deux camarades pour une action Boycott Désinvestissement Sanctions (comme nous en réalisons des centaines partout en France et dans le monde depuis 2010) dans une grande surface pour appeler les consommateurs au boycott des produits exportés illégalement par Israël, boycott international destiné à faire cesser l’impunité de cet Etat pour qu’il respecte enfin le droit international.

Après quatre ans de procédures judiciaires, j’ai été relaxé par deux fois par des tribunaux indépendants qui m’ont donc jugé innocent. Mieux encore, contrai- rement à ce qui a été publié par « La Dépêche du Midi » et diffusé dans un com- muniqué de la mairie de Toulouse, aucune condamnation pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence » n’a été prononcée contre des militants dans le cadre d’actions BDS.

La cour d’appel de Paris — après avoir considéré comme légal le droit à l’appel au boycott émanant de la société civile — sera sur le sujet encore plus précis : « la critique pacifique de la politique d’un État relevant du libre jeu du débat politique se trouve au cœur même de la notion de société démocratique ». Le manque de sérieux dans la vérification des sources autant pour le journaliste que pour le Maire est inacceptable et grave de conséquences.

Enfin et pour que les choses soient claires, le conflit israélo-palestinien n’est nullement un conflit religieux. L’appel au boycott n’a rien à voir avec la religion juive mais avec la politique d’un État qui pratique la colonisation et la discrimination. Alors oui, militant depuis toujours contre le racisme, contre l’antisémitisme et contre l’islamophobie, militant anticolonialiste. Pas plus, pas moins. Et soyez persuadés qu’ils ne nous feront pas taire ».

http://www.france-palestine.org/Antiraciste-anticolonialiste-un-point-c-est-tout

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10 mars 2015 ~ 0 Commentaire

essais nucléaires, un nouveau vétéran irradié obtient d’être indemnisé (of)

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Un ancien technicien irradié lors des essais nucléaires français en Polynésie dans les années 1970 a obtenu mardi d’être indemnisé par l’Etat.

C’est l’Association des vétérans des essais nucléaires (Aven) qui l’a annoncé.  Dans son jugement, la Cour d’appel administrative de Bordeaux a demandé au ministère de la Défense de « faire une proposition d’indemnisation » pour Daniel Grossat, 72 ans, qui souffre depuis 1993 d’un cancer du cerveau et du système nerveux central qui l’a rendu tétraplégique, a précisé l’association.

Dépanneur de radars M. Grossat, résidant dans les Landes, a travaillé pour le ministère de la Défense sur l’île de Hao de 1970 à 1972 et celle de Mururoa de 1973 à 1975. Il travaillait comme dépanneur de radars. En première instance, le tribunal administratif de Pau l’avait débouté de sa demande.

Durant l’audience en appel le 10 février, l’avocate de M. Grossat, Me Cécile Labrunie, qui plaide la plupart des dossiers de vétérans irradiés, avait rappelé que le local de travail de l’ex-technicien se trouvait tout près de l’aire de décontami- nation d’avions chargés de faire des relevés dans les nuages nucléaires. Elle avait également souligné que le militaire s’était déplacé lui-même sur plusieurs îles, dont certaines très polluées, pour effectuer des dépannages.

Le rapporteur public s’était dit favorable à une indemnisation. Il avait notam- ment rappelé que M. Grossat avait, du fait de ses déplacements, bien subi et absorbé des particules radioactives, d’où la survenue de son cancer.

Sa femme et sa fille ont aussi subi des retombées La femme et la fille de l’ex- technicien ont également subi à Papetee des retombées de nuages nucléaires, a affirmé à l’AFP Robert Adrot, délégué de l’Aven pour l’Aquitaine. La fille de M. Grossat souffre notamment d’un cancer bronchio-alvéolaire.

« Cela nous conforte dans notre combat », a réagi mardi M. Adrot. En janvier, neuf vétérans irradiés lors des essais nucléaires menés dans le Sahara algérien et en Polynésie dans les années 1960-1990 avaient déjà obtenu devant la cour d’appel administrative de Bordeaux d’être indemnisés par l’Etat. Huit demandes avaient été rejetées.

Au niveau national, une poignée seulement des quelque 850 dossiers dépo- sés par des victimes a abouti à des indemnisations, en vertu de la loi du 5 janvier 2010 régissant les indemnisations des militaires et civils exposés aux essais qui ont depuis développé des cancers ou d’autres pathologies notamment du sang. Depuis des années, les associations de victimes dénoncent l’inefficacité de ce texte. France – 12h24

http://www.ouest-france.fr/essais-nucleaires-un-nouveau-veteran-irradie-obtient-detre-indemnise-3242601

Commentaire: Les vétérans oui, et les « indigènes » de Polynésie et du Sahara?

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20 février 2015 ~ 0 Commentaire

il y a cinquante ans, malcolm x était assassiné (al)

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Le 21 février 1965, Malcolm X tombait sous les balles des Black Muslims, qui lui reprochaient d’avoir abandonné leur secte Nation of Islam.

Dans les dernières années de sa vie, il s’était imposé comme le champion de l’auto-organisation des Noirs américains, de l’antiracisme et de la décolonisation.

Malcolm X stigmatisa l’engagement américain au Vietnam et manifesta sa solidarité à Cuba et aux révolutionnaires d’Amérique latine. Il identifia la lutte des Afro-Américains à celle des peuples qui venaient de secouer le joug impérialiste partout dans le monde et voulut établir une liaison avec celle-ci. Ainsi les Afro- Américains, ayant désormais pour alliés tous les peuples décolonisés du monde, devaient se sentir non plus minoritaires mais majoritaires  [1].

Il fallait internationaliser la lutte des afro-américains, traîner l’oncle Sam devant les instances internationales pour le traitement réservé aux Noirs: faire passer la lutte des Noirs de la juridiction américaine à celle de l’Onu, désormais remplie de membres d’anciens pays colonisés; «les intégrationnistes mènent un combat pour les droits civiques en interne qui est perdu d’avance, or c’est un combat pour les droits de l’homme»  [2].

Il cherchait aussi à travers ce trait d’union à réconcilier les Noirs avec leurs origines et cultures africaines. Sans Malcolm, sûrement pas de «Black is beautiful». On avait bourré le crâne des Noirs pendant des décennies avec les représentations infériorisantes des Africains, le défrisage des cheveux était répandu pour ressembler aux Blancs. Malcolm démontrait lui qu’ils avaient plus en commun avec les Noirs en lutte du monde entier qu’avec les Américains blancs. «Je ne suis pas américain, dira-t-il. Supposons que dix hommes soient à table, en train de dîner, et que j’aille m’asseoir à leur table. Ils mangent ; mais devant moi il y a une assiette vide. Le fait que nous soyons tous assis à la même table suffit-il à faire de nous tous des dîneurs ?»  [3]

«Montrez-moi le capitaliste, je vous montrerai le vampire!» L’autre message légué par Malcolm X était qu’il fallait désormais aussi engager le combat contre le capitalisme. Ne percevant pas encore l’ampleur de la dégénérescence néocolo- niale des indépendances, il invoqua ces pays libérés du joug colonial comme exemple: « Les pays qui ont adopté leur indépendance se sont presque tous donnés des régimes plus ou moins socialistes, et cela n’a rien d’accidentel. Vous et moi […] qui voulons du travail, des meilleurs logements, une meilleur éducation, nous devrions […] regarder quel système les peuples libéré adoptent pour obtenir de meilleurs logements, une meilleure nourriture. Il n’en est pas un qui adopte le système capitaliste […] ; pour diriger un système capitaliste, il faut une âme de vautour. Le capitaliste se nourrit du sang d’autrui. Montrez-moi le capitaliste, je vous montrerai le vampire ! »  [4].

Mais le principal message de Malcolm, ce fut l’inéluctabilité de la violence et sa volonté que les Noirs s’arment pour se défendre. Ses nombreuses déclarations publiques affirment les écueils de la non-violence et la légitime défense des Noirs. Pour lui, c’était «le bulletin de vote ou le fusil ». Le bulletin de vote non pas pour donner sa voix à un des deux grands partis racistes mais comme élément du rapport de forces, qui, s’il ne marchait pas, devrait laisser place à la violence.

L’émancipation des Noirs par les Noirs eux-mêmes S’il était désormais prêt à recevoir le soutien des Blancs, celui-ci ne devait en aucun cas entraîner la moin- dre perte d’autonomie, et ceci revenait centralement en termes stratégiques dans ses conférences, tout comme la critique des oncles Tom. Pour lui, la nécessité de l’auto-organisation des Noirs, de ne pas se faire récupérer par les différents courants bourgeois blancs et noirs était essentielle. Il n’avait pas encore trouvé une conciliation dialectique entre la dénonciation nécessaire de l’intégration et la nécessité du travail avec les intégrationnistes. Dégagé des utopies gradualistes de ces derniers et des chimères racistes des Black Muslims, il était engagé dans une recherche non aboutie d’un « nationalisme noir révolutionnaire ». Son assassinat a mis un terme prématuré à celle-ci.

Il resta durant cette période assez isolé. On l’a accusé de ne plus refuser en bloc la société américaine, alors qu’il la refusait plus que jamais, mais différemment. Le Black Panther Party affirmera n’avoir repris son œuvre que là où il l’avait laissée.

Nicolas Pasadena (commission antiraciste)

Les autres articles du dossier :
- Aux racines du racisme : De l’esclavage au ghetto
- Mouvement ouvrier : Noirs ou Blancs, toujours prolétaires
- Les Black Panthers au-delà du mythe
- Le Black Feminism : à la croisée des oppressions
- DRUM : Les Noirs en lutte sur le lieu de travail
- Mouvements noirs réformistes : Les écueils des stratégies bourgeoises
- Harana Paré (historien) : « C’est la révolte qui a fait exister les Noirs d’Amérique »
- Une Black Revolution reste à faire

http://alternativelibertaire.org/?Dossier-Black-Revolution-Malcolm-X

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15 février 2015 ~ 0 Commentaire

rendez-vous internationalistes à paris 15 et 16 février (al)

ukraine-r

RUSSIE, UKRAINE,
le dimanche 15 février

Les répressions politiques en Russie et la guerre en Ukraine ; le cas de l’antifasciste Alexandre Koltchenko.

A l’invitation notamment d’Émancipation et de la CNT-SO
- débat avec Olga Miryasova, militante anti-autoritaire/antifasciste et spécialiste des mouvements protestataires en Russie.
- évocation du cas de de l’anarchiste et antifasciste ukrainien Alexandre Koltchenko. Il a participé à l’insurrection populaire contre le gouvernement corrompu et autoritaire de Ianoukovitch en 2014. Après l’annexion de la Crimée par la Russie, il a été accusé de manière insensée d’appartenir à un groupe d’extrême droite (!), arrêté et détenu dans une prison de l’ex-KGB à Moscou. Le gouvernement russe nie même le droit de Koltchenko à la citoyenneté ukrainienne…
- collecte de fonds pour soutenir Koltchenko et les autres camarades emprisonnés en Russie

  • C’est à 19h30, à la librairie Émancipation 8, impasse Crozatier, Paris 12e
  • Plus d’info sur le site de la fondation Pierre Besnard.

AMÉRIQUE LATINE, CHIAPAS,
le lundi 16 février

Dans le cadre de la semaine anticoloniale, la commission internationale d’Alternative libertaire organise une soirée « Résistances indigènes face à la répression politique ».
- projection du film Achacachi la insurgencia Aymara et présentation de la lutte par des membres du collectif Pico y Pala et des militant-e-s libertaires ;
- récit par une militante de l’Union syndicale Solidaires du 1er Festival mondial des résistances et des rébellions au Mexique ;
- débat sur les formes de solidarité en France avec les intervenants de différents collectifs (La Coupe est pleine, l’Anarchist Black Cross Paname…).

C’est à 19 heures, à l’espace Louise-Michel, 42 ter rue des Cascades, Paris 20e (métro Pyrénées ou Jourdain).

http://alternativelibertaire.org/?Rendez-vous-internationalistes-a

 

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