Archive | Anticolonialisme

15 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

vos guerres, nos morts (julien salingue)

vos nos
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Ce sont les nôtres qui sont morts la nuit dernière. À la terrasse d’un restaurant, dans un bar, dans la rue, dans une salle de concert. Les nôtres.
Morts parce que des assassins ont décidé de frapper en plein Paris et de tirer dans la foule, avec pour objectif de faire le plus de victimes possible.
11h30. Sarkozy vient de déclarer : « Nous sommes en guerre ».
Pour une fois je suis d’accord avec lui. Ils sont en guerre.
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Vous êtes en guerre, vous les Sarkozy, Hollande, Valls, Cameron, Netanyahou, Obama. Vous êtes en guerre, vous et vos alliés politiques, vous et vos amis patrons de multinationales.
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Et vous nous avez entrainés là-dedans, sans nous demander notre avis. Afghanistan, Iraq, Libye, Mali, Syrie… Nous n’avons pas toujours été très nombreux à protester. Nous n’avons pas suffisamment réussi à convaincre que ces expéditions militaires ne feraient qu’apporter toujours plus d’instabilité, de violences, de tragédies.
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Là-bas, et ici. Car la guerre n’a pas commencé hier soir. Et elle n’avait pas commencé en janvier lors des tueries de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher. Elle avait commencé bien avant. En janvier, j’écrivais ce qui suit :
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L’une des causes de la sidération qui a touché de larges secteurs de la population, y com- pris les cercles militants, est la (re-)découverte de cette vérité : oui, la France est en guerre. Une guerre qui ne dit pas toujours son nom, une guerre dont on discute peu dans les assemblées, dans les médias et plus généralement dans l’espace public, une guerre contre des ennemis pas toujours bien identifiés, une guerre asymétrique, mais une guerre tout de même.
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Les récentes tueries l’ont rappelé de manière brutale à qui l’ignorait, refusait de le voir ou l’avait oublié : la France est en guerre, la guerre fait des morts, et les morts ne se comptent pas toujours chez l’adversaire.
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Contre qui la France est-elle en guerre ? Selon les discours et les périodes, contre le « terrorisme international », contre le « jihadisme », contre la « barbarie intégriste », etc. Ce texte n’a pas vocation à discuter de ces dénominations imprécises, des généralisations abusives qu’elles impliquent et des paradoxes qu’elles sous-tendent (alliances à géométrie variable, soutien à des régimes dont les politiques favorisent le développement des courants « jihadistes », participation à des interventions militaires qui renforcent ces courants, etc.). Il s’agit plutôt de souligner que la France a, en réalité, emboîté le pas aux États-Unis de George W. Bush dès septembre 2001 (guerre en Afghanistan, législation « anti-terroriste ») et fait sienne, sans toutefois le dire, la rhétorique et la politique du « choc de civilisation ».
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Voilà près de 14 ans que la France était en guerre sans l’assumer. Aucune raison de modifier une ligne de cet extrait. Et dire cela, ce n’est pas manquer de respect aux victimes ou à leurs proches. L’émotion, l’indignation et la douleur sont évidemment légitimes. Et les assassins qui ont bousillé des centaines, des milliers de vies hier soir, sont inexcusables.
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12h. Daech vient de revendiquer. Évidemment. Eux aussi, ils sont en guerre. D’après l’AFP, citant un témoin présent au Bataclan, l’un des assaillants aurait crié : «C’est la faute de Hollande, c’est la faute de votre président, il n’a pas à intervenir en Syrie». On peut fermer les yeux et se boucher les oreilles. Et se laisser enfumer par la rhétorique dépoli-tisante du «terrorisme aveugle», forcément inexplicable.
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Mais les assassins de Paris ne sont pas des pauvres types irresponsables, «fous» ou manipulés par je-ne-sais-quels-services-secrets. On en saura plus dans les heures et les jours qui viennent, mais nul doute qu’ils auront un profil et un discours à peu près similaires à celui des Kouachi et de Coulibaly, à propos desquels, toujours en janvier, j’avais écrit ça :
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Les tueurs ont un discours (voir leurs interviews et vidéos, dans lesquelles ils parlent de la Syrie, de l’Iraq, des offenses faites aux musulmans en France et dans le monde, etc.) ; un corpus théorique (voir notamment l’article publié par Mediapart) ; des références organisa- tionnelles (État islamique, al-Qaeda dans la péninsule arabique). (…) Ils se pensent,  ration- nellement, en guerre contre une certaine France, et ils se considèrent, rationnellement, en situation de légitime défense.
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En témoigne cette déclaration de Coulibaly dans sa vidéo posthume: «Vous attaquez le Califat, vous attaquez l’État islamique, on vous attaque. Vous ne pouvez pas attaquer et ne rien avoir en retour ». Oui, Daech fait de la politique. Ce sont des assassins, mais ils font de la politique. Et hier soir ils ont frappé fort, très fort. Aveuglément ? Oui et non.
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Oui, parce qu’ils s’en sont pris à des gens qui ne sont pas directement impliqués dans cette guerre, des gens dont le seul crime était d’être là, des gens qui auraient pu être ailleurs et être encore parmi nous aujourd’hui. Non, parce que frapper de la sorte, c’est lancer un message: «Votre pays est en guerre contre nous, et tant que cette guerre durera, aucun d’entre vous ne sera en sécurité». Ils font de la politique. Détestable, mais de la politique.
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Nous vivons dans un monde en guerre. La Russie, la France et les États-Unis bombar- dent la Syrie. L’Arabie Saoudite bombarde le Yémen. Les «opérations» françaises se pour- suivent au Mali. Obama a annoncé que ses troupes ne quitteraient pas l’Afghanistan. D’après le Haut Commissariat aux Réfugiés, il n’y a jamais eu autant de réfugiés et déplacés qu’aujourd’hui, et il n’y a aucune raison que les choses s’améliorent.
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Le bilan, à l’heure actuelle, est de 128 morts. 128 morts de trop. Le 13 novembre 2015, 128 morts. 128, c’est beaucoup. C’est effrayant. C’est presque autant que la moyenne quoti- dienne des morts en Syrie depuis mars 2011. Presque autant que la moyenne quotidienne, oui : 250.000 morts depuis mars 2011, ça fait presque 4500 morts par mois, soit près de 150 morts par jour. Avis au prochain qui nous expliquera qu’il ne comprend pas pourquoi les Syriens fuient vers l’Europe : depuis plus de 4 ans et demi, c’est le 13 novembre tous les jours en Syrie. Et c’est votre nouvel allié Assad qui en porte la responsabilité première, en ayant réprimé sauvagement un soulèvement alors pacifique.
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Nous vivons dans un monde en guerre. Et cela permet à certains de faire des affaires.
La France se félicite de vendre ses machines de guerre à l’Égypte. La France se félicite de vendre ses machines de guerre à l’Arabie Saoudite. La France se félicite de vendre ses machines de guerre aux Émirats arabes unis. Mais la France s’étonne, s’indigne, s’insurge d’être elle aussi ciblée. Hypocrisie. Lâcheté. Mensonge. Les chiens sont lâchés. Leurs babines écument. Il va falloir tenir bon.
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Retour au mois de janvier : Toute réponse guerrière, sécuritaire, stigmatisante ou aveugle aux réalités économiques, politiques et sociales de la France de 2015 est non seulement condamnée à échouer mais, qui plus est, un pas supplémentaire vers les tueries de demain.
Nous y sommes. Demain, c’était hier soir. 13h. Cambadélis annonce que «la France en guerre vient de subir une épreuve de guerre». Ils disent et ils répètent que la France est en guerre. Mais quand ils disent ça, c’est pour dire «nous sommes en guerre». Un «nous» dans lequel il voudrait nous impliquer.
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Non. 14 ans de votre guerre n’ont apporté, aux quatre coins du monde, que toujours plus de violences, de tragédies, et de nouvelles guerres. Si l’Iraq n’avait pas été rasé, Daech n’existerait pas. Paul Valéry disait que «la guerre est un massacre de gens qui ne se con- naissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas». Il avait raison. Ce sont toujours les mêmes qui trinquent
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Et si on veut que tout ça s’arrête, il va falloir, une fois le choc passé, tout faire pour mettre un terme à cette fuite en avant vers la barbarie généralisée. Il n’est pas trop tard. Il est encore temps de passer à autre chose. Radicalement. En refusant l’injonction «avec nous, ou avec les terroristes». En refusant les appels à l’unité avec les bourreaux et les fauteurs de guerres qui construisent chaque jour un monde plus barbare.
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En refusant leur monde fondé sur l’exploitation, le vol, la violence, l’injustice, les iné- galités, la mise en concurrence de ceux qui devraient s’unir. Se battre pour un autre monde, qui est non seulement possible, mais plus que jamais nécessaire. Garder le cap et ne rien concéder sous la pression de l’émotion ou de la sidération. Tu pourras me taxer d’angélisme si tu veux. Mais mon angélisme n’a jamais tué personne. Contrairement à ton «pragma- tisme». Il est plus que jamais temps de «résister à l’irrésistible». Sinon on va tous y passer.
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Alors, non, Cambadélis. Non, Sarkozy. Non, Hollande. «Nous» ne sommes pas en guerre. Ce n’est pas ma guerre, ce n’est pas notre guerre. C’est votre guerre. Et une  fois de plus, ce sont nos morts. Comme à Madrid en 2004, comme à Londres en 2005, comme en Égypte il y a quinze jours, comme à Beyrouth cette semaine. Et comme partout où vous semez la terreur. Vos guerres, nos morts.
Vos guerres, no more.
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11 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

l’ue approuve (of)

colonies

Des colonies illégales mais obtenues avec l’accord des palestiniens, la preuve

L’étiquetage des produits de colonies israéliennes

La Commission européenne a demandé mercredi aux 28 Etats membres de mettre en oeuvre l’étiquetage des produits originaires des colonies israéliennes.

La décision, reportée à plusieurs reprises et à laquelle s’oppose vivement Israël, a été adop- tée lors d’une réunion du collège des commissaires européens à Bruxelles, selon un com- muniqué officiel.

La Commission a «adopté ce matin la notice interprétative sur l’indication d’origine des marchandises en provenance des Territoires occupés par Israël depuis juin 1967», précise le communiqué. L’UE considère qu’il s’agit avant tout d’une mesure «technique» visant à informer les consommateurs européens et non d’une décision «politique» comme l’affirme le gouvernement israélien.

Elle porte l’obligation à l’industrie alimentaire et à la distribution de mentionner l’origine des produits sur les étiquettes. Aujourd’hui les produits des colonies israéliennes, toutes illégales au regard du droit international, sont étiquetés comme fabriqués en Israël. Les produits concernés représentent «moins de 1%» du total des échanges commerciaux entre l’UE et Israël, soit 154 millions d’euros en 2014, selon des chiffres de la Commission.

Un projet européen qui fait parler La Commission européenne travaille depuis des mois à la mise en œuvre d’une décision politique remontant à 2012 sur l’étiquetage des produits en provenance des colonies. La Commission délivrerait ses instructions à l’industrie alimen- taire et à la distribution par exemple sur le texte à inscrire sur les étiquettes des produits concernés.

Israël avait dénoncé début novembre le projet européen d’étiqueter les produits en prove- nance des colonies, qui reviendrait selon l’État hébreu à un boycott et rendrait la recherche de la paix avec les Palestiniens encore plus compliquée dans une période de vives tensions.

En France, de nombreuses manifestations ont eu lieu pour appeler à ce boycott, que ce soit à Alençon ou à Nantes.

http://www.ouest-france.fr/europe-approuve-letiquetage-des-produits-de-colonies

Commentaire: « Des colonies israéliennes, toutes illégales au regard du droit international » et donc on fait du commerce avec, mais on met une étiquette!

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20 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

la jeunesse palestinienne (orient 21+ amp)

children arrested

A couteaux tirés avec Israël

Comment en est-on arrivé à ce que des dizaines de Palestiniennes et de Palesti- niens se mettent à attaquer des Israéliens juifs à l’arme blanche?Ceux que Benyamin Nétanyahou appelle «terroristes» sont pour la plupart nés après les accords d’Oslo, ont grandi avec l’échec désormais avéré du «processus de paix», dans la frustration, la peur et l’humiliation permanentes, sans perspective d’avenir. Las des idéolo-bgies, de la diplomatie et des slogans inopérants, ils sont passés à la reconquête d’une dignité bafouée. Quel qu’en soit le prix.

«Est-ce une troisième intifada?» se demandent commentateurs et politiciens en Israël. Une question dont la pertinence me semble douteuse et à laquelle il est de toute façon beaucoup trop tôt pour répondre. Il est plus intéressant de comprendre comment nous en sommes arrivés à ce que des dizaines de Palestiniennes et de Palestiniens, des jeunes pour la plupart, en sont venus à attaquer le premier Israélien venu avec un couteau, un cutter ou un tournevis hâtivement ramassés sur la table de la maison familiale. Car il s’agit bel et bien d’initiatives individuelles et spontanées, derrière lesquelles ne se trouvent aucune consigne en provenance d’une quelconque organisation.

Benyamin Nétanyahou ment comme un arracheur de dents quand il affirme que c’est Mahmoud Abbas qui inspire ces jeunes, et il sait mieux que personne les efforts de ce der- nier et de sa police pour tenter d’enrayer le processus en cours. Mais «Monsieur Sécurité» a besoin d’un bouc émissaire pour cacher son échec flagrant, lui qui avait centré toute sa campagne électorale sur son «expertise» démontrée dans le maintien du calme dans les territoires occupés. Un message qui avait été reçu cinq sur cinq par l’électorat.

Les médias, dans leur majorité, reprennent le discours récurrent de Nétanyahou sur le terrorisme, et depuis quelques jours on ne cesse d’utiliser les mots chers au premier ministre: «actes terroristes», «un terroriste âgé de 13 ans» [sic], «nous utiliserons tous les moyens pour arrêter le terrorisme». L’opinion publique israélienne suit, sans broncher.

Qui sont ces «terroristes» et qu’est-ce qui a provoqué cette longue série d’attaques au couteau sur des Israéliens, en civil ou en uniforme ? Ce sont des jeunes, voire des très jeunes, nés après les accords d’Oslo et qui agissent individuellement (ou à deux au maxi- mum), hors du cadre des organisations nationales, Hamas compris. Et pourquoi mainte- nant? On assiste, semble-t-il, à la conjoncture de deux éléments qui ne sont pas liés l’un à l’autre, mais résultent tous deux de la politique de Benyamin Nétanyahou.

D’abord, l’échec reconnu par tous de ce qu’on a trop longtemps appelé «le processus de paix». Les Palestiniens, y compris la jeunesse, ont laissé pendant des années Mahmoud Abbas gérer la stratégie de libération à travers la diplomatie, c’est-à-dire en utilisant la com- munauté internationale comme levier qui parviendrait à obliger l’État d’Israël à mettre fin à l’occupation coloniale.

Même le Hamas avait fait le choix de ne pas entraver les tentatives du président de l’Auto- rité palestinienne, tout en insistant sur le fait que ledit processus négocié était voué à l’échec, et que ses compromis ne seraient récompensés par aucune contrepartie. Mais après près de dix ans pendant lesquels Abbas a fait les antichambres de toutes les chancelleries et accepté d’avaler d’innombrables couleuvres, on en est toujours à la case zéro. Pire, Israël a su profiter du temps qui passe pour élargir substantiellement la colonisation de la Cisjordanie et parachever la séparation de Jérusalem-Est de son arrière-pays palestinien.

Au bout de dix ans, le crédit d’Abou Mazen (Abbas NdB) s’est complètement épuisé, en particulier auprès de la jeunesse, qui ne voit aucune avancée, si ce n’est celle des colo- nies. L’épuisement du crédit du président palestinien s’est accéléré avec la série de provo- cations du gouvernement Nétanyahou après sa réélection, en particulier les parades de députés et de ministres sur l’esplanade des Mosquées, le Haram el-Sharif.

On ne peut en effet sous-estimer l’impact sur les jeunes Palestiniens des images où l’on voit des groupes de juifs prier (ou faire semblant de prier) sur ce lieu saint pour un milliard et demi de musulmans. Pire, aux provocations de politiciens en quête de popularité s’ajoute l’intervention violente de la police sur l’esplanade contre des jeunes musulmans venus proté- ger leur mosquée, et la profanation d’Al-Aqsa par des policiers qui souillent les tapis de prière avec leurs gros souliers.

Benyamin Nétanyahou a ainsi osé remettre en question le statu quo négocié en 1967 par Moshe Dayan et le roi Hussein de Jordanie sur la gestion de l’esplanade, y compris les horaires et les lieux spécifiques ou les non musulmans peuvent pénétrer sur l’esplanade. Le chef du gouvernement israélien aurait mieux fait d’écouter les mises en garde du roi Abdallah de Jordanie sur les risques d’explosion que provoquerait un changement du statu quo à Al-Aqsa. Mais le petit politicien et la peur de ce que diraient ses concurrents s’il interdisait la présence de juifs sur le site du Temple d’Israël ont vaincu l’homme politique et la crainte d’une explosion régionale généralisée.

Al-Aqsa est un symbole sacré pour tous les Palestiniens, athées et chrétiens compris. Avec les provocations sur l’esplanade des Mosquées, l’arrogance israélienne a heurté la dignité de tous les jeunes Palestiniens. La série d’attaques de passants israéliens au cou- teau ou au tournevis est la réponse d’une nouvelle génération palestinienne à l’arrogance israélienne et aux provocations de la droite au pouvoir, sur un arrière-fond d’échec reconnu de la stratégie négociée de Mahmoud Abbas et de l’Autorité palestinienne.

Le fait qu’en donnant l’ordre de tirer sur les «terroristes» pour les «neutraliser» Néta- nyahou ait transformé ces attaques à l’arme blanche en attentats-suicides ne semble pas avoir eu d’effet dissuasif. Bien au contraire, chaque attaque en stimule d’autres. J’ai rencon- tré il y a deux jours un groupe de jeunes Palestiniens de Bethléem, et Safa, une étudiante chrétienne si l’on en croit le crucifix qu’elle portait, me disait son admiration pour ses compa- triotes qui attaquent des Israéliens au couteau. «Jusqu’à présent, c’est nous qui avions peur, mais maintenant c’est au tour des Israéliens: regarde comme il n’y a personne dans leur tramway, et même les rues de Tel Aviv sont complètement vides le soir.» Et d’ajouter: « Si j’avais plus de courage, je ferais la même chose…»

L’Autorité palestinienne et Mahmoud Abbas ne signifient pas grand chose pour Safa et ses amis, et si le nom de Yasser Arafat les émeut encore, ils ne savent pas ce qu’est l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Bien dans l’esprit de leur temps, pour ces jeunes, les sigles, les slogans et les idéologies ont laissé la place au ressenti. Dans ce ressenti, il y a une place d’honneur pour une reconquête de la dignité perdue.

Par ses déclarations bellicistes et arrogantes, Benyamin Nétanyahou ne renforce pas seulement la détermination que l’on sent de plus en plus au sein de cette jeunesse palesti-nienne que l’on disait dépolitisée et démobilisée; il fait de Mahmoud Abbas un politicien non relevant et rend quasiment impossible toute tentative de sa part de désamorcer la bombe qui risque non seulement de démultiplier les victimes, israéliennes et palestiniennes, mais aussi de provoquer la désintégration de l’Autorité palestinienne. C’est bel et bien la politique du pire. Mais n’est-ce pas exactement ce que recherche le chef du gouvernement israélien  ?

Michel Warschawski: Journaliste et militant de gauche israélien, il est cofondateur et prési- dent de l’Alternative Information Center (AIC). Dernier ouvrage paru (avec Dominique Vidal) : Un autre Israël est possible, les éditions de l’Atelier, 2012.

http://orientxxi.info/la-jeunesse-palestinienne-a-couteaux-tires-avec-israel

Lire aussi:

http://www.agencemediapalestine.frcest-une-guerre-contre-les-enfants-de-palestine-

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19 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

rassemblement de solidarité (afps)

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Avec le peuple palestinien et sa jeunesse 

Mercredi 21 octobre à 18h Place de l’Opéra

Depuis des mois, des événements d’une gravité extrême meurtrissent la Palestine. En Cisjordanie, à Jérusalem-Est et à Gaza, l’armée israélienne tue. Les colons massacrent, provoquent, profanent et démolissent sans limite, au mépris des principes fondamentaux du droit international.

Le gouvernement israélien porte l’entière responsabilité de la dégénération d’une situation devenue explosible et incontrôlable.

C’est pourquoi en solidarité avec la résistance palestinienne, le Collectif national pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens appelle tous les démocrates épris de paix et de justice à se rassembler.

Nous dirons avec force :

• Stop à l’agression israélienne
• Sanctions contre Israël
• Solidarité avec le soulèvement de la jeunesse palestinienne
• Arrêt du blocus de Gaza
• Respect de la résolution 194 sur le droit au retour
• Libération de tous les prisonniers politiques palestiniens
• Mise sous protection internationale du peuple palestinien
• Reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien

Plus que jamais :

La France doit reconnaître l’Etat de Palestine, agir au Conseil de Sécurité pour faire échec au gouvernement de Benyamin Netanyahou

La France doit agir en Europe pour la suspension de l’accord Union européenne/Israël

Collectif National pour une Paix Juste et Durable en Palestine (CNPJDPI) – 75009, mercredi 21 octobre 2015

http://www.france-palestine.org/solidarite-avec-le-peuple-palestinien-et-sa-jeunesse

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18 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

julien salingue sur france2

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11 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

palestine rassemblement à brest (afps)

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AFPS

1 Rue de l’Harteloire 29200 Brest

Permanence: 1er samedi du mois de 11h à 12h30

Mail : afps29n@yahoo.fr

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10 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

les palestiniens luttent pour leurs vies (al’e.ch)

Protesters mark anniversary of Israeli occupation

Israël se bat pour l’occupation

Oui, c’est une guerre et le Premier ministre Benjamin Netanyahou, ayant reçu son mandat du peuple, a ordonné son intensification. S’il n’écoute pas les messages de conciliation et de tolérance du président palestinien Mahmoud Abbas lors de temps plus calmes, pourquoi devrait-il les écouter maintenant?

Netanyahou intensifie la guerre principalement à Jérusalem-Est, avec une débauche de punitions collectives contre les Palestiniens. Il révèle ainsi le succès d’Israël à déconnecter physiquement Jérusalem de la plus grande partie de la population palestinienne, accentuant l’absence de la direction palestinienne à Jérusalem-Est et la faiblesse du gouvernement à Ramallah, qui tente d’empêcher que les choses ne partent à la dérive dans le reste de la Cisjordanie.

La guerre n’a pas commencé jeudi dernier [1er octobre], elle n’a pas commencé avec des victimes juives et ne se termine pas lorsqu’aucun Juif n’est tué. Les Palestiniens luttent pour leur existence, dans le sens entier de ce mot. Nous, Juifs israéliens, nous battons pour nos privilèges en tant que nation de maîtres, dans l’entière laideur que possède ce terme.

Le fait que l’on remarque qu’il y a une guerre uniquement lorsque des Juifs sont assas- sinés n’enlève rien au fait que les Palestiniens sont tués tout le temps, et que nous faisons toujours ce qui est en notre pouvoir pour rendre leurs existences insupportables. La plupart du temps il s’agit d’une guerre unilatérale, menée par nous, afin de faire en sorte qu’ils disent «oui» au maître, merci beaucoup de nous laisser en vie dans nos réserves [au sens de bantoustan]. Lorsque quelque chose cloche dans la guerre unilatérale et que des Juifs sont assassinés, c’est alors que notre attention s’éveille.

Certains jeunes Palestiniens ne partent pas tuer des Juifs parce qu’ils sont Juifs, mais parce que nous sommes leurs occupants, leurs tortionnaires, leurs geôliers, ceux qui ont spolié leur terre et leur eau, ceux qui les ont fait s’exiler, ceux qui ont démoli leurs maisons, obstrué leur horizon. Certains jeunes Palestiniens, vengeurs et désespérés, sont prêts à perdre leur vie et à causer à leurs familles une grande douleur parce que l’ennemi auquel ils font face leur prouve, chaque jour, que son animosité n’a pas de limites.

Même le langage est perfide. Les Juifs sont assassinés, les Palestiniens sont tués et meurent. En est-il ainsi? Le problème ne commence pas avec le fait que nous ne sommes pas autorisés à écrire qu’un soldat ou qu’un agent de police a assassiné des Palestiniens, à bout portant, lorsque sa vie n’était pas en danger, ou au moyen d’un système télécommandé ou encore à partir d’un avion ou d’un drone.

Mais c’est une partie du problème. Notre compréhension est captive d’un langage censu- ré rétroactif qui distord la réalité. Dans notre langage, les Juifs sont assassinés parce qu’ils sont Juifs et les Palestiniens trouvent leur mort et leur souffrance, probablement parce que c’est ce qu’ils recherchent.

Notre vue du monde est façonnée par la trahison constante des publications médiatiques israéliennes devant leur devoir de rapporter les événements, ou par leur manque de capacité technique et émotionnelle de contenir tous les détails de la guerre complète que nous menons afin de préserver notre supériorité sur la terre entre la rivière [le Jourdain] et la mer.

Même ce quotidien [Haaretz] n’a pas les ressources économiques d’employer 10 journa- listes et de remplir 20 pages avec des rapports de toutes les attaques dans les moments d’escalade et de toutes les attaques de l’occupation durant les périodes de calme, de tirer lors de la construction d’une route qui détruit un village, et ce jusqu’à la légalisation d’un avant-poste de colonie; sans mentionner un million d’autres attaques. Chaque jour. Les exemples pris au hasard dont nous parvenons à rendre compte ne sont rien de plus qu’une goutte dans l’océan. Ils n’ont aucun impact sur la compréhension de la situation pour une ample majorité d’Israéliens.

L’objectif de cette guerre unilatérale est de contraindre les Palestiniens à abandonner leurs revendications nationales à leur propre patrie. Netanyahou souhaite une escalade parce que l’expérience jusqu’ici a prouvé que les périodes de calme, après que le sang a coulé, ne nous ramènent pas au point de départ, mais plutôt à une nouvelle descente au plus bas du système politique palestinien tout en ajoutant des privilèges aux Juifs dans le Grand Israël.

Les privilèges sont le facteur principal qui déforme notre compréhension de la réalité dans laquelle nous vivons. Ils nous aveuglent. A cause d’eux, nous échouons à concevoir que même avec une direction faible, «présente-absente», le peuple palestinien – éparpillé dans ses réserves d’Indiens – n’abandonnera pas et qu’il continuera de puiser la force nécessaire pour résister à notre domination. (7 octobre 2015) Par Amira Hass

Article publié le 7 octobre 2015 sur le site du quotidien israélien Haaretz. Amira Hass est journaliste pour ce quotidien, elle a longtemps été correspondante à Gaza et dans les terri- toires occupés. Deux de ses livres ont été traduit en français, aux Editions La Fabrique, retraçant les conditions d’existence et les questions politiques des Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie dans les années 1990 et le début des années 2000: Boire la mer à Gaza (2001) et Correspondante à Ramallah: 1997-2003 (2004)

http://alencontre.org/moyenorient/palestine/israelpalestine-les-palestiniens-luttent-pour-leurs-vies-israel-se-bat-pour-loccupation.html

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07 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

brest afps

pal
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Vous avez sans doute suivi  le regain de tension en Palestine ces derniers jours, résultat d’une politique de colonisation sans cesse accentuée de la part du gouvernement israélien.
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Face à cette situation, nous appelons à un
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Rassemblement à Brest
ce samedi  15 h
Place de la Liberté
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L’AFPS du Nord Finistère-Brest appelle à un rassemblement samedi 10 octobre à 15 h place de la Liberté. Au vu des événements graves qui se déroulent en Palestine occupée depuis plusieurs jours: 5 morts palestiniens, des centaines de blessés, des dizaines d’arrestations et 4 colons israéliens tués, le risque d’un embrasement général est réel.
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Pour l’éviter il est indispensable d’arrêter les colons, leurs provocations insensées et leur violence systématique. Protégés par l’armée israélienne, sûrs de l’impunité que leur accorde le gouvernement Netanyahou, ces colons armés jusqu’aux dents sont en train de créer délibérément une situation qui amènera chaos et dévastation en Palestine et dans toute la région.
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Nous apportons notre pleine solidarité au peuple palestinien sous occupation, soumis à la violence coloniale, mais nous disons aussi aux autorités françaises qu’elles doivent peser de tout leur poids pour faire entendre raison à Israël et pour faire appliquer le droit, en particulier le droit des palestiniens à leur autodétermination et à un Etat. »
Lire aussi:

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26 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

c’est le patron qui n’est pas notre frère (anti-k)

unité

Dans l’histoire du mouvement ouvrier, les travailleurs ont toujours été des migrants, ou des réfugiés.

Toujours cherchant du travail, ou chassés par les guerres ou les expropriations. Et cela, bien avant les conflits au Moyen-Orient. En Angleterre, avec la révolution industrielle au 19e siècle les paysans pauvres ont été dépossédés de leurs terres par des grands propriétaires fon- ciers. Ils ont été chassés vers les villes, sans aucun moyen de vivre, pourchassés par la police. Il y avait des lois contre le vagabondage, pouvant aller jusqu’à la pendaison.

Ils furent des centaines de milliers à être entassés dans des bidonvilles autour de Londres, Manchester, Liverpool. Dans les usines, ils travaillaient jusqu’à 18h par jour; en- fants, femmes: tout le monde était logé à la même enseigne. On ne vivait pas longtemps à cette époque en Europe, épuisés par le travail, comme aujourd’hui dans le Tiers-Monde. Au 19e siècle, 60 millions d’irlandais, de suédois ou d’allemands ont émigré en Amérique.

En France, ce sont de véritables armées de travailleurs, qui ont migré entre les régions, pour servir de main d’œuvre aux grands patrons de la sidérurgie, des mines ou du textile. Certains traversaient la France pour aller dans le Nord, d’autres au Centre, etc… Toujours fuir la misère, pour un peu plus de pain. En France, il y avait des centaines de milliers de migrants: bretons, auvergnats, etc mais il y avait aussi des étrangers. Ils n’étaient pas syriens, mais belges ou allemands par exemple. Mais leur situation n’était pas plus enviable.

Et quand ce n’était pas pour chercher du pain, c’était pour fuir la guerre.  En Alsace au 19e siècle, après la guerre et l’annexion par l’Allemagne, des dizaines de milliers d’alsa- ciens ont émigré vers la France intérieure. Il y a en d’autres qui furent colons en Algérie, ou en Amérique. Et d’autres sont allés plus à l’Est, jusqu’en Russie. Et toujours avec l’espoir de vivre mieux.

Au 20e siècle, les guerres mondiales se succédant, il y eut des dizaines de millions de morts, des déportés, des réfugiés par millions dans le monde, partout en Europe aussi. Il y a 25 ans c’était le conflit en ex-Yougoslavie avec ses réfugiés par dizaines de milliers. Des   générations d’européens connurent ce qui se passe actuellement dans les pays en guerre.
La guerre ne se fait pas seulement avec des bombes, mais d’abord à coup de capitaux. Les conflits entre nations, sont d’abord des conflits entre groupes capitalistes concurrents. Ces grands groupes comme par exemple ceux du pétrole: Total, Elf, Shell, BP, Texaco, sont liés aux Etats. Et ce sont ces conflits entre grands groupes, leur appétit toujours plus grandis- sant, qui poussent des nations à nous conduire dans des guerres comme au Moyen-Orient.

Dans les pays riches où nous vivons, nos impôts, une partie de la richesse que l’on produit, servent à déverser des bombes sur des populations civiles. Mais combien d’em- plois, d’hôpitaux aurait-on pu créer avec tout cet armement ? Ce sont nos gouvernements qui font la pluie et le beau temps dans le monde. Ces bombardements poussent à l’exode et tuent tous les jours des centaines de femmes, d’hommes et d’enfants. L’industrie de l’arme- ment se porte bien, et les bénéfices des compagnies pétrolières n’ont jamais cessé d’aug- menter. Les travailleurs n’ont rien à gagner dans ces guerres. Pendant que les capitalistes s’enrichissent, les travailleurs eux, s’appauvrissent ou meurent.

Et quand ce n’est pas les bombes, c’est la misère qui pousse les hommes à émigrer. Quant Bolloré, Bouygues, Orange ou Areva prennent un marché en Afrique, on pourrait pen- ser qu’ils amènent des emplois et des richesses. Mais c’est comme en France, le travail s’accompagnant aussi d’un nombre grandissant de chômeurs. Comme en France, mais en pire, parce que les richesses ne restent pas sur le continent africain. Alors il ne faut pas s’étonner de voir des pauvres essayer d’aller là où vont ces richesses. Ce ne sont ni les travailleurs, ni les pauvres qui sont responsables du chômage ou des guerres. Ce n’est donc pas à nous d’en payer le prix.

Ce sont ceux qui dirigent la société, les milliardaires avec à leur solde les gouverne- ments, qui sont responsables du sort de centaines de millions de chômeurs, de pauvres, et de réfugiés à travers le monde. Plutôt que de créer des emplois, ou de construire des loge- ments, ils ont préféré par exemple rembourser ce qu’ont perdu les financiers durant la crise en 2008. Ce sont des centaines de milliards qui sont allés dans les poches des patrons, des banquiers. Et tout cela au détriment des populations d’ici ou d’ailleurs, de France, de Grèce ou d’Afrique.

La crise touche toute la planète. Les syriens, les africains émigrent. Mais pas qu’eux : les grecs, les espagnols fuient aussi le chômage. Les français aussi: à Londres il y a plus de 300 000 français. Et combien de français traversent la frontière tous les jours pour aller travailler en Suisse et en Allemagne ? Que l’on soit français, étrangers, nous avons en face de nous les mêmes exploiteurs.

Les patrons, même s’ils se font concurrence, savent être solidaires pour défendre leurs intérêts. Pour nous attaquer sur nos conditions de travail, sur nos salaires ou nos droits, ils savent se mettre d’accord. Et bien en tant que travailleurs, nous avons tous les mêmes intérêts. Nous sommes dans le groupe PSA, plus de 30 nationalités. A certaines époques le patron a même envoyé des rabatteurs au Maghreb ou ailleurs, pour chercher de la main d’œuvre pas chère et acceptant les boulots les plus durs. On a fabriqué les voitures ensemble, on a enrichi la famille Peugeot ensemble. Et ce sont ensemble que les ouvriers à PSA se sont battu pour des augmentations de salaire ou contre les licenciements (en 1982, 84, 89, 2005, 2007, 2013).

Les patrons ont toujours essayé de nous diviser pour nous affaiblir. Regardez com- ment un préfet du Pas-de-Calais parlait des mineurs polonais en 1929, durant la crise: «Ils vivent en groupe, n’ont que peu ou pas de rapports avec nos ressortissants, encouragés en cela par leur ministre du culte… quelle est l’aptitude de l’immigrant polonais à s’assimiler ? La réponse est nette: aucune!». Aujourd’hui, on entend les mêmes conneries.

Mais parce que l’on vit tous ici, tous ensemble, que l’on bosse ensemble, nous avons mené et nous mènerons des luttes ensemble. Et plus nous serons nombreux, plus nous serons forts et en capacité de nous faire respecter par le patron.

Alors oui, la société est divisée. Il y a d’un côté les travailleurs, de l’autre les patrons. Tous les jours les patrons nous rendent la vie de plus en plus difficile, ils font la guerre à l’emploi, à nos salaires, à nos vies. Nous sommes dans deux camps distincts, avec des intérêts différents. Et c’est pour cela que la CGT est du côté de tous les travailleurs, de tous les pauvres, et quel que soit leur pays d’origine, ou le pays où ils vivent.

Tavares et la famille Peugeot voudraient qu’on se fasse concurrence entre usines: de Trnava à Vigo, de Sochaux à Rennes, de Mulhouse à Poissy. Nous travaillons pour le même patron, mais il faudrait que l’on se fasse tout de même concurrence! Qu’est-ce qu’on y gagne, nous? On travaille plus, et nos salaires sont bloqués, que ce soit à Trnava ou ici. Partout où les ouvriers travaillent, le patron s’enrichit.  Ce n’est pas l’ouvrier de Vigo, Trnava ou Wuhan qui nous vole, mais notre patron. En espagnol, en slovaque, en chinois ou en français, un voleur reste un voleur… Ensemble, on sera plus forts pour lui arracher ce qu’il nous a pris.

26 septembre 2015  Tract CGT PSA Mulhouse

http://www.anti-k.org/cest-le-patron-qui-nest-pas-notre-frere-cgt-psa-mulhouse

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26 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

kurdistan un documentaire tourné en avril 2015 (akb)

skritell_kurdistan

Huñvreal an Nevez-amzer: avec une délégation des AKB

Kurdistan: Huñvreal an Nevez-amzer « Kurdistan, un Rêve de Printemps » est un documen- taire de 52 minutes en breton (sous-titres en français) de Mikael Baudu et Stéphane Gaou- yer, tourné en avril 2015 au Kurdistan (Turquie, Irak, Syrie) avec une délégation des AKB.

Projections:

Samedi 17 octobre à 11h au cinéma l’Arvor de Rennes (35).

Lundi 19 octobre à 18h au cinéma les Studios de Brest (29).

Diffusion le dimanche 1er novembre sur France 3 Bretagne

mercredi 23 septembre 2015 Amitiés kurdes de Bretagne

http://www.akb.bzh/spip.php?article969

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