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15 février 2014 ~ 0 Commentaire

Rwanda 1994: la france complice du génocide de la minorité tutsi

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Nous commémorerons bientôt le vingtième anniversaire du génocide au Rwanda.

Depuis le 4 février et jusqu’au 14 mars inclus, la Cour d’assises de Paris doit juger un ancien co- responsable de ce génocide. Du soir du 6 avril jusqu’à la fin juin 1994, des milices racistes composées par des membres de la population Hutu – les «  Interahamwe  » – et les forces armées de l’État rwandais ont massacré méthodiquement les membres de la minorité Tutsi. Entre 800 000 et un million de personnes ont été tuées dans ce génocide, le plus récent de l’histoire.

Un procès qui devrait être celui des responsables

Des procès contre des génocidaires rwandais ont déjà eu lieu aux États-Unis, au Canada, en Alle-magne, en Belgique et aux Pays-Bas. Et, bien sûr, devant le Tribunal international pour le Rwanda – TPIR – basé à Arusha, en Tanzanie, qui a cessé de fonctionner aujourd’hui (sauf pour les décisions en appel dont les dernières sont attendues en 2015). Mais jamais encore en France, devant les tribunaux du pays qui en a été le principal complice.

Pascal Simbikangwa a été arrêté en 2008 à Mayotte, devenue depuis un département français dans l’océan Indien. Non pas pour des faits de génocide, mais parce qu’il s’y était livré à un trafic de faux papiers. Une fois identifié, le Rwanda avait réclamé son extradition, mais en vain. La France, qui héberge un bon nombre d’anciens dirigeants rwandais à l’époque du génocide – jusqu’à la veuve du président rwandais Juvénal Habyarimana. Aujourd’hui, Agathe Habyarimana s’est vu refuser le statut de réfugié qu’elle avait réclamé (en raison de son implication politique dans les crimes du génocide), mais mène une existence de «sans papiers de luxe».

Simbikangwa avait intégré la Garde présidentielle du régime rwandais en 1986, mais un accident de voiture l’a cloué à un fauteuil roulant à partir de 1988. En 1994, il était membre du groupe Akazu – noyau dur opaque du régime, dont faisait aussi partie l’épouse du président –, et il lui est reproché d’avoir dirigé des escadrons de la mort. Il est aujourd’hui accusé d’avoir surveillé des barrages sur lesquels étaient identifiés et assassinés les Tutsis, pendant le génocide, et d’avoir distribué des armes aux miliciens.

Les preuves de la complicité

Les tueries du génocide avaient commencé une demi-heure après la mort du président Habyarimana, après avoir été minutieusement préparées au moins deux ans auparavant. Les machettes, arme principale des tueurs, avaient été commandées en grosse quantité en Chine à l’été 1993, avec un prêt garanti par la BNP. La France soutenait alors à fond le régime rwandais, au sein duquel grandissait la force raciste du « Hutu Power » qui allait commettre le génocide. Aux yeux du président François Mitterrand, le FPR (Front patriotique rwandais), guérilla dont l’ossature était composée de Tutsis auparavant chassés du Rwanda ou nés en exil dans les pays voisins, constituait une menace pour la zone d’influence française en Afrique: le fameux «  pré-carré  ».

Pire  : le GIR ou Gouvernement intérimaire rwandais, le régime qui organisa le géno- cide tout au long de ces 100 jours sombres, fut formé dans les locaux de l’ambassade française à Kigali, le 9 avril 1994. Contrairement à une vision parfois répandue en France, le génocide n’avait rien d’inorganisé, et encore moins de «  colère spontanée contre les Tutsis  ». Entre la mort du pré- sident Habyarimana et la formation du GIR, entre le 6 et le 9 avril, eut d’ailleurs lieu un putsch organisé notamment par la Garde présidentielle. Le Rwanda n’était pas un pays sans direction après la mort d’Habyarimana, mais la Première ministre Agathe Uwilingiyimana – opposée au génocide – fut froidement assassinée, avec tous ceux, même Hutus, qui gênaient les plans des tueurs.

Le rôle de la France au Rwanda fut sinistre, mais certaines questions sont encore sans réponse notamment, le rôle de l’ex-gendarme de l’Élysée Paul Barril. Il débarqua à Kigali en plein génocide, le 6 mai, titulaire d’un contrat avec le GIR baptisée «  Opération insecticide  ». Sachant que les Tutsis furent alors qualifiés de «  punaises  » par les tueurs, cela fait froid dans le dos. Pourtant, beaucoup reste à éclaircir sur son rôle exact, et notamment les trafics d’armes entre certains Français et le gouvernement du génocide. Bertold du Ryon

* Hebdo L’Anticapitaliste – 229 (13/02/2014). http://npa2009.org/

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14 février 2014 ~ 0 Commentaire

La trajectoire déplorable du stalinisme sud-africain 1 (essf)

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En décembre dernier, le syndicat de la métallurgie (NUMSA) a tenu un congrès de rupture avec la centrale historique COSATU en lui faisant procès d’appuyer la politique libérale de la coalition au pouvoir formée par l’ANC et le parti communiste.

Ce 11 février, la direction du COSATU prend acte de cette rupture et met à son ordre du jour l’ex- pulsion du syndicat dissident. Dans cette déclaration, un argument se singularise particulièrement pour entériner la scission sans autre tentative de maintenir l’unité syndicale : le NUMSA a décidé de suspendre son prélèvement financier (levy) au profit du COSATU…  et du parti communiste.

Un étrange attelage

L’arrivée au pouvoir de l’ANC en 1994 se fit sous couvert d’une « coalition » avec le Parti com- muniste sud-africain et la centrale syndicale majoritaire COSATU. L’acceptation de cet assemblage par la classe dirigeante blanche et ses soutiens internationaux semblait se justifier par le haut niveau de conflictualité sociale qu’avait connu le pays depuis la fin des années 70. Les longues années de négociations qui avaient précédé avaient donné le temps nécessaire aux protagonistes pour se mettre d’accord sur le fond, sur le système économique, sur le maintien de la propriété industrielle, sur un programme de « reconstruction ».

Mais, il fallait donner le change aux populations noires au nom de la « révolution démo- cratique » et même du socialisme, terminologie massivement utilisée dans les luttes ouvrières et celles des townships. En proclamant l’existence d’une coalition tripartie dans laquelle le syndicat et le PC proclamaient haut et fort leur attachement au socialisme, l’illusion était garantie.

Toutes formes de coalition peuvent exister. Mais celle-ci a sa singularité : le PC est finan- cé par les syndicats. Les locaux du parti sont situés dans l’immeuble du COSATU et payés par celui-ci. L’osmose entre directions syndicales et état-major du PC est totale, le tout sous le parapluie bien- veillant de l’ANC et donc aussi du gouvernement, qui profitent de ce lien organique avec la « classe ouvrière » et « son parti ».

Le calcul se révéla très vite faisandé. La corruption en quelques mois engloutit dirigeants syn- dicaux et cadres du PC. On ne comptait plus les anciens secrétaires généraux devenus business man, dirigeants de fonds de pension ou heureux acquéreurs d’actions minières. Mais le souffle de la liberté et l’espoir né des luttes précédentes limitaient la lucidité du plus grand nombre. Il fallut attendre le remplacement de Mandela par Mbeki et surtout l’arrivée de Zuma à la présidence pour que les faits s’imposent à une part importante de la population. Ce qu’a reflété au demeurant la décision de rupture du NUMSA.

L’affaire est en train de mal tourner et c’est une chance. Trop c’est trop dans un pays voué aux politiques libérales. Il est de plus en plus difficile de prétendre gouverner au nom du peuple et des opprimés, notamment après l’assassinat par la police de 34 mineurs grévistes à Marikana en 2012. Tout le montage bureaucratique prend l’eau. Avec le départ du NUMSA, d’autres vont suivre. Mais comment en est-on arrivé là ? L’histoire est ancienne et se confond avec celle du stalinisme.

Une longue trajectoire stalinienne

Le PC sud-africain a été fondé en 1921. Très vite, il s’attachera aux thèses politiques staliniennes. Durant trente ans, il est pour beaucoup composé de blancs mais pas exclusivement. Quand, après la seconde guerre mondiale, les luttes d’émancipation prennent leur essor un peu partout dans le monde, il se rapproche du mouvement nationaliste noir, l’African National Congress ; au point de mordre sur ses rangs et d’influencer son élaboration politique.

Plusieurs thèmes vont être ainsi transférés du PC vers l’ANC. D’abord, au début des années 60, c’est la décision très discutable de la « lutte armée » (avec sa part de mimétisme du modèle al- gérien entre autres). Ce choix, qui se réduisit très vite à une simple propagande armée (pose d’ex- plosifs ici ou là essentiellement), avait deux conséquences qui intéressaient directement Moscou dans cette région (tout près des luttes armées du MPLA en Angola et du FRELIMO au Mozambique) : d’une part se positionner comme pourvoyeur d’armes et d’autre part comme prestataire d’entraî- nement militaire et politique dans les camps situés à l’extérieur de l’Afrique du Sud et nourris par une exfiltration constante de militants venant de l’intérieur.

Le second apport, si l’on peut dire, de Moscou via le PC fut celui de la théorie du « colo- nialisme d’un type spécial », sorte de mouture locale de la théorie de la « révolution démo- cratique ». Puisque l’Afrique du Sud n’était, selon le PC, qu’un pays colonial tardif, avec toutefois la présence d’une réelle classe dirigeante blanche locale, il fallait d’abord combattre pour un état démocratique, débarrassé de ses lois raciales, avant de poser la question sociale. La Charte de la Liberté, le programme de l’ANC, était dans cette épure même si elle pouvait apparaître plus radicale à certains égards en posant la revendication des nationalisations et de la réforme agraire. Claude Gabriel

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article31081

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14 février 2014 ~ 0 Commentaire

La trajectoire déplorable du stalinisme sud-africain 2 (essf)

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Quand le mouvement de masse repartit à l’offensive au tout début des années 80, le PC était devenu peu ou prou une sorte de poisson pilote de l’ANC principalement dans les bases ex- térieures en Angola, en Zambie, à Londres. Mbeki, futur président, fut par exemple membre de son comité central. Le PC se posait en représentant, unique évidemment, de la « classe ouvrière » au sein du futur dispositif démocratique. C’est au nom de ce monopole prolétarien qu’il monta en première ligne, entre 1982 et 1986, pour dénoncer (déjà à l’époque) les syndicalistes indépendants qui osaient défier la ligne de l’ANC en défendant une perspective socialiste et l’idée d’un parti des travailleurs sous l’influence de l’exemple brésilien. « Economistes », « gauchistes », « révolutionnaires de salon » constituaient l’arsenal de caractérisations du PC à propos de ces syndicalistes.

Mais, les choses de gâtèrent car le mouvement populaire prenait de l’ampleur. Le syn- dicalisme sud-africain renaissant gagnait en influence en posant la question de l’exploitation sociale des Noirs. Le PC fit alors un virage radical pour se présenter comme le défenseur du socialisme. S’autoproclamant l’unique parti d’avant-garde et représentant du prolétariat, il couvrait ainsi le flanc gauche de l’ANC alors que se multipliaient les grèves dans les mines et les entreprises.

Or, l’ironie voulut que ce virage opportuniste soit pris alors que commençaient les négociations entre Mandela en prison, l’ANC en exil et les grands patrons sud-africains, dans un environnement mondial marqué par la perestroïka de Gorbatchev et les grandes négociations Est-Ouest.

Le PC joua alors un rôle peu reluisant. A l’intérieur, une campagne de boycott scolaire était lancée avec pour mot d’ordre « pas d’éducation sans libération ». Ce mouvement, différemment encadré selon les lieux, pris très vite un cours très anarchique et de nombreux parents commen- cèrent à renâcler en voyant leurs jeunes enfants partir ainsi à l’assaut du système dans un très grand désordre politique et organisationnel. Le PC lui adoptait alors une propagande totalement délirante : parlant de « zone libérées » et de double pouvoir, évoquant l’existence de tribunaux populaires dans les quartiers… Etrange positionnement, alors qu’il était investi dans des négociations au sommet visant tout bonnement à mettre en place une transition pacifiée, très éloignée même des reven- dications de la fameuse Charte de la Liberté.

La fin d’une histoire

C’est dans ce contexte que le PC accéda au pouvoir aux côté de l’ANC, avec moult adhésions croisées entre les deux structures. Il participait d’un côté aux compromis avec le patronat et l’ancien parti au pouvoir et se prévalait, de l’autre, du souffle socialiste né du mouvement populaire des années 80. Et, il apportait avec lui le contrôle total de la direction du COSATU. Le PC autoproclamait le lien indéfectible et organique entre le « parti d’avant-garde » du prolétariat et le syndicat. Raison de plus, n’est-ce pas, pour se faire financer par les cotisations syndicales ! Cette posture hautement sta- linienne, bureaucratique et corruptive est désormais en crise ouverte.

Mais, la direction du NUMSA, désormais sortie de ce piège, aurait tout intérêt à ne pas reproduire le même schéma, entre le futur parti ouvrier qu’elle appelle à construire et la recom- position syndicale en cours. Elle doit elle-même tirer les leçons de son histoire récente, ne pas sim- plement l’expliquer par la trahison du PC et de la direction du COSATU. Une évaluation poussée des phénomènes bureaucratiques est nécessaire, ainsi que du lien soi-disant organique entre parti et syndicat. Attention aux auto-proclamations « marxistes-léninistes » quand on dirige des centaines de milliers d’ouvriers ayant peu de rapport avec l’histoire du communisme européen !

Pour l’heure, la direction du NUMSA invite les forces – que nous pourrions qualifier de gauche radicale – à discuter de l’avenir et de la reconstruction d’un mouvement ouvrier. Elle le fait sans sectarisme, même si la frontière entre syndicat et parti reste très vague dans ses écrits. Elle n’appel- lera donc pas à voter pour la coalition au pouvoir et cesse donc de financer le PC. Tout le monde s’accorde à dire que l’ANC sortira vainqueur mais d’une courte tête cette fois-ci, tant est forte la désillusion et donc l’abstention.

Cette rupture est un événement d’une grande ampleur qui se cumule avec le massacre de Marikana. Quelle que soit sa dynamique future, elle illustre la fin annoncée, lamentable et affligeante, d’un parti stalinien. 13 février 2014 Claude Gabriel

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article31081

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10 février 2014 ~ 0 Commentaire

Yémen, colère autour du contrat gazier de total (ci)

A Sanaa, au Yemen, quelques centaines de manifestants protestent contre le groupe Total et demandent des négociations entre la nation et la firme françaie, le 6 février 2014. (Photo AFP/Mohammed Huwais)

*

La dénonciation d’un contrat gazier avec Total devient de plus en plus virulente ces derniers jours au Yémen.

Le groupe pétrolier français est accusé de spolier le pays, profitant de conditions négociées avec l’ex-dictateur Ali Abdallah Saleh.

« Nous demandons à la vénérable justice française et aux ONG françaises de poursuivre Total pour corruption », écrit sur sa page Facebook Tawakkol Karman, la militante yéménite qui a reçu en 2011 le prix Nobel de la paix pour son engagement contre l’ex-dictateur Ali Abdallah Saleh. « Total et ses associés volent le gaz yéménite en évaluant son prix à 10 % seulement du prix mondial et en ne reversant que 21 % de cette somme à l’Etat yéménite », affirme-t-elle.

Tawakkol Karman a également organisé une manifestation (vidéo mise en ligne par Al-Jazira) le 6 février à Sanaa, avec pour slogan « Le peuple veut la fin de la corruption ». Le journal yéménite Maareb Press explique que cette campagne s’inscrit dans « la relance de la lutte pacifique » des forces révolutionnaires, qui essaient de se remobiliser autour de la lutte contre la corruption. Les révo- lutionnaires estiment en effet que, depuis le départ du président-dictateur Ali Abdallah Saleh en février 2012, rien n’a fondamentalement changé et que les mêmes réseaux d’intérêt continuent de contrôler le pays.

« Libérer les champs de pétrole »

« Le gouvernement actuel [sous la présidence par intérim de Abd Rabbo Mansour Hadi] serait inca- pable de faire quoi que ce soit pour changer la manière dont sont redistribués les revenus du pétrole. Les règles de partage avaient été fixées par l’ex-président Saleh et le chef de la tribu Al-Ahmar », la puissante tribu du Nord proche de l’ex-président avant de se rapprocher du pouvoir actuel, écrit le journal Aden Al-Ghad. Le journal sud-yéménite accuse les forces politiques du Nord d’avoir « mis la main sur les richesses du Sud à partir de 1994″, quand le Nord avait vaincu les velléités séces- sionnistes du Sud. Or, prédit-il, « le mouvement populaire se poursuivra jusqu’à la libération des champs de pétrole au bénéfice des habitants du Hadramaout, afin que ceux-ci puissent renégocier de nouveaux contrats ».

Cette dénonciation de la corruption semble se transformer ces derniers jours en véritable french bashing. Ainsi, le journaliste yéménite proche des révolutionnaires Abdallah Daubalh écrit dans Yémen News : « On ne peut blâmer ni Total ni l’ex-dictateur Saleh. Il est dans leur nature de se comporter comme des voleurs. [...] En revanche, quand Total et la France refusent obstinément les demandes répétées du gouvernement yéménite de renégocier le prix du gaz, on a clairement affaire à des ennemis. En outre, la France se serait opposée à des sanctions [visant à geler les avoirs d'hommes politiques issus de l'ancien régime yéménite, dont Saleh lui-même] au Conseil de sécurité des Nations unies, bloquant ainsi la transition politique au Yémen.

En revanche, la justice française ouvre une enquête contre Yemenia Airway, accusée d’être responsable de l’accident d’avion aux îles Comores en 2009 [qui a fait 152 morts, dont beau- coup de Français]. C’est quelque chose d’habituel de la part d’un pays colonialiste comme la France. Ce qui est nouveau, c’est que nous découvrons que les colonialistes ne changent jamais et qu’ils resteront toujours de sales voleurs. »

Courrier international Philippe Mischkowsky 10 février 2014

http://www.courrierinternational.com/article/2014/02/10/colere-autour-du-contrat-gazier-de-total

Commentaire: Voilà qui devrait sûrement émouvoir François Hollande!

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30 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

FrançoisAfrique

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30 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Brest, route 60, un film d’alaa ashkar (afps)

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Un itinéraire au-delà des frontières,
Suivi d’un débat avec le réalisateur

« Un périple poétique dans la vie quotidienne des Palestiniens, en Cisjordanie, à la rencontre de rêves et de passions, de l’espoir et du désespoir. Pour la première fois de ma vie de Palestinien citoyen d’Israël, je suis parti pour incarner l’expérience de l’occupation qui, tout au long de ma jeunesse, fut dénaturée… »

Soirée organisée par les groupes brestois de :

Association France Palestine Solidarité, Amnesty international, CCFD-Terre solidaire

ASSOCIATION FRANCE-PALESTINE SOLIDARITE
1 Rue de L’Harteloire
292OO BREST
Permanence : 3ème samedi du mois 11h/12h30 ,

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23 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Le parti de gauche et l’intervention en centrafique (lo)

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« Le gouvernement a-t-il tort d’intervenir au Centrafrique ? »

« Non. C’est légitime, le gouvernement n’interviendrait pas si nos intérêts nationaux n’étaient pas en jeu. En l’espèce, il s’agit notamment de l’uranium. L’alimentation énergétique de notre pays dépend de cette ressource que notre sous-sol ne produit guère. La Centrafrique dispose du gisement de Bakuma et de frontières stratégiques avec des voisins dotés du précieux minerai. Tant que le nucléaire restera la première source de production d’électricité dans notre pays, la France devra contrôler des gouvernements qui détiennent la clé des mines africaines. »

Cette déclaration à propos de la Centrafrique peut être lue sur le site Internet du Parti de gauche, dont Jean-Luc Mélenchon est président. Elle émane de François Delapierre, secrétaire national. Le Parti de gauche se voudrait un opposant radical, mais il affiche surtout à toute occasion son nationalisme. De celui-ci au soutien à l’impérialisme français dans le pillage de ses anciennes colonies, le pas est vite franchi. D.M.

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2373&id=41

Blindés légers : encore deux milliards qui vont s’envoler (lutte ouvrière)

Le parc des blindés légers sur pneus de l’armée de terre française (véhicules de l’avant blindés, Sagaie et AMX 10 RC) a 35 à 40 ans d’âge. Ces engins ont été utilisés abondamment en Afghanistan et en Afrique, mais ils seraient devenus largement obsolètes.

La sagesse voudrait qu’on les envoie à la casse et qu’on cesse d’intervenir en Afrique ou ailleurs : cela ferait des économies. Mais évidemment l’armée ne l’entend pas ainsi et veut renouveler son vieux matériel. C’est pourquoi un appel d’offres vient d’être lancé pour construire 2 300 blindés légers pour un montant total évalué à deux milliards d’euros, qui sera probablement dépassé, comme c’est habituel.

Comme il s’agit, en même temps que des besoins de l’armée, de défendre aussi les profits des marchands de canons, l’appel d’offres s’adresse exclusivement à des entreprises françaises : Nexter, Renault Trucks et Thales. Il existe en effet une clause du traité européen qui permet à un pays membre de « prendre les mesures qu’il estime nécessaire à la protection des intérêts essentiels de sa sécurité et qui se rapportent à la production ou au commerce d’armes, de munitions et de matériel de guerre ». En l’occurrence, on ne voit pas très bien en quoi les « intérêts essentiels » de la sécurité de la France seraient menacés.

En revanche, ces blindés légers seraient parfaitement adaptés à des missions africaines ou asiatiques, et à même d’enrichir les producteurs de matériel de guerre.

Deux milliards, si ce n’est plus, sont donc promis à s’envoler, en plus du milliard promis à Dassault pour moderniser ses Rafale, ce qui fera des écoles, des hôpitaux, du personnel en moins… et des victimes aux quatre coins du monde.

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2373&id=27

André VICTOR

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12 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Sharon, un criminel de guerre est mort (npa)

Sharon, un criminel de guerre est mort (npa) dans Anticolonialisme

Le boucher de Sabra et Chatilah sera enterré  avec ses médailles et de nombreux hommages.

Parmi ceux-ci, celui du président Hollande qui salue « un acteur majeur dans l’histoire de son pays » qui aurait fait  »le choix de se tourner vers le dialogue avec les Palestiniens »…

Les Libanais qui ont résisté héroïquement à l’invasion de leur pays, le peuple palestinien qui a résisté et qui résiste toujours à la colonisation et au vol de leurs terres, apprécieront comme il se doit cet hommage.

Ils sont toujours debout. Depuis les camps du Liban, du fond des prisons, de Beyrouth à Jenin, la lutte pour le droit au retour continue. C’est aux martyrs de Sabra et Chatilah, à la résistance libanaise et à la résistance palestinienne que, pour notre part, nous rendons hommage.

Montreuil le 11 janvier 2014.

http://npa2009.org/node/39942

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29 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

rap palestinien


DAM – Born here (Da Arab MC’s) – Rap Palestinien

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29 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

kanaky 2014, le parti travailliste en ordre de marche pour les élections (fr1)

kanak

En congrès pendant trois jours à Nouméa, le Parti Travailliste  prône l’unité du camp indépendantiste au moins en province sud.

Louis Kotra Uregei dénonce l’excès de confiance des non indépendantistes qui affirment être toujours majoritaires en Nouvelle-Calédonie. Le Parti Travailliste prône l’ouverture mais aussi et surtout l’unité du camp indépendantiste, au moins en province sud.

A l’exception du Palika et de l’UPM, les autres composantes du FLNKS ont d’ailleurs participé à la première journée de ce 5e congrès en tant qu’invités… Louis Kotra Uregei, le président du Parti Travailliste, n’a pas épargné le camp non indépendantiste qu’il juge bien trop sûr de lui concernant les résultats d’un référendum sur la question de l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie.

Par Angela Palmieri Publié le 04/12/2013 | 11:23, mis à jour le 04/12/2013 | 12:13

http://nouvellecaledonie.la1ere.fr/2013/12/04/kanaky-2014-le-parti-travailliste-en-ordre-de-marche-pour-les-elections-de-2014-90531.html

1er congrès du Parti Travailliste à Noumea ce week-end 

Lancé aujourd’hui et jusqu’à dimanche, le premier congrès du Parti travailliste est porté par trois missions phares : tirer un bilan un an après sa création dans la perspective des provinciales, « porter haut les revendications du peuple kanak », et structurer le mouvement. Les explications d’Alphonse Pujapujane, coordinateur du directoire politique du parti.

Les Nouvelles calédoniennes : Vous lancez le premier congrès du Parti travailliste. Quel en sera le thème fort à l’aube des élections provinciales ?
Alphonse Pujapujane :
Le sujet fort repose sur le concept suivant : un autre monde est en marche, il faut alors construire une alternative politique, porter l’espoir des gens déçus, aller à l’écoute des travailleurs et du peuple kanak, soutenir leurs espérances.

De nombreux invités régionaux et métropolitains participent à cette rencontre. Quel est le sens de la démarche ?
Cette dimension internationale, voilà une tradition politique de la plupart de nos responsables. Le peuple kanak et les travailleurs de ce pays ne peuvent pas rester cloisonnés dans leur petit monde. Voilà l’ouverture. Apparaît ici la notion de solidarité internationale, car des luttes dépassent les frontières de ce pays. Par exemple, l’environnement. Nos gouvernants actuellement sont en France, il est normal que nous ayons des relais.

On note la présence d’un membre de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Pourquoi ?
Ce rapprochement, là aussi, c’est par tradition. Dans les mobilisations locales et les luttes à mener, la LCR est toujours aux côtés des travailleurs et notamment du peuple kanak. Cela ne date pas d’aujourd’hui mais des années 1990. Et cela ne finira jamais.

Votre objectif est d’obtenir des élus aux assemblées de province et au Congrès à l’issue des élections provinciales. Avez-vous affiné la stratégie pour y parvenir ?
Les listes découleront de l’adoption des orientations générales concernant les programmes. Nous avons aussi besoin de retourner sur le terrain pour clarifier certains éléments de débat. Des noms circulent déjà. Au Nord et aux Iles, nous avons la volonté de partir seuls.
Et, dans un deuxième temps, une fois que nous aurons des élus, nous pourrons dessiner une stratégie d’alliance. Dans le Sud, tout dépend du mouvement indépendantiste et des progressistes. Si on doit parler d’unité, les gens du FLNKS doivent d’abord la faire entre eux. S’ils en sont capables, qu’ils viennent nous voir ensuite. Nous restons ouverts.

Une refonte de la direction du parti au congrès est annoncée. Quelle peut en être la concrétisation ?
Nous devrions déboucher sur la nomination d’une équipe – un bureau politique – à la tête de laquelle il y aura un président. Voilà, grosso modo, mais les précisions vont être apportées lors du congrès. Yann Mainguet

Kanaky : IVe congrès du Parti travailliste

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Le Parti travailliste (PT), fondé par l’USTKE en 2007, a tenu son IVe congrès à Pouebo dans le Nord de Kanaky en décembre .

Au centre des discussions, la préparation des élections provinciales de 2014 qui désigneront le congrès qui doit organiser les référendums d’autodétermination pour l’indépendance du pays.

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C’est à Balade, sur la commune de Pouebo que la France a pris officiellement possession du territoire en 1853. Depuis, elle y maintient sa domination coloniale, privant la population d’origine, les Kanak, de ses droits à la souveraineté et à la dignité. Depuis 1988 et les accords Matignon-Oudinot, la France a ouvert officiellement un processus d’autodétermination pour la « Nouvelle-Calédonie » dans les dix ans. En 1998, l’accord de Nouméa a repoussé l’échéance à la mandature 2014-2018 du Congrès.
Mais les transferts de compétences non régaliennes prévus dans l’accord ne sont que partiellement entamés, l’accès aux postes de responsabilité dans la gestion du pays est toujours bloqué pour la majorité des Kanak, ce qui fait dire aux colonialistes que l’indépendance n’est pas encore possible, qu’il faut que les bienfaits du colonialisme continuent de faire leur œuvre pour que les Kanak soient prêts à l’indépendance…

*
Vers la souveraineté ?
Le PT réaffirme à l’occasion de son congrès « nous sommes prêts pour entrer dans le cadre d’une souveraineté assumée par les gens du pays ». C’est le sens du mot d’ordre Kanaky 2014 mis en avant par le parti. Le contexte politique permet de penser qu’une majorité favorable à l’indépendance peut sortir des urnes en 2014. D’un côté, la droite est très divisée sur fond de querelles d’egos et d’intérêts économiques divergents et, de l’autre, tous les partis indépendantistes affichent une volonté de ne pas rater l’échéance de 2014.

*
Les partis qui composent le FLNKS ont tenu leurs congrès respectifs en novembre et ont tous affirmé leur volonté de faire de 2014 une étape ultime du processus d’accès vers la pleine souveraineté. Les discussions du PT avec l’Union calédonienne sont cordiales, le débat avec le PALIKA est plus compliqué mais la base de ce parti pousse aussi fortement pour l’unité. Tous sont d’accord pour la rupture avec les rapports de domination et d’assujettissement, pour une maîtrise par le pays des ressources naturelles (les mines de nickel bien sûr, mais aussi la ressource marine avec sa riche biodiversité et ses fonds encore inexploités).

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Engagement anticolonial
Le PT entend donc mobiliser ses militants pour faire aboutir l’unité indispensable à une victoire indépendantiste et ce dès les élections municipales de 2013 dans les communes où la droite colonialiste est majoritaire. Le parti a réaffirmé que le drapeau de Kanaky qui flotte sur les bâtiments officiels ne devait plus redescendre, le seul drapeau qui disparaîtra à l’indépendance sera celui de la France. En France, les militants anticolonialistes se doivent de populariser le droit à l’indépendance de Kanaky en particulier à l’occasion de la semaine anticoloniale en février prochain à Paris (programme sur www.anticolonial.net).

Les militants du NPA prendront toute leur place dans cette mobilisation.

Bernard Alleton Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 177 (10/01/13)

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