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08 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

François Hollande, ce Terminator à la botte des Américains (CI)

François Hollande, ce Terminator à la botte des Américains (CI) dans Anticolonialisme flamby

Un journaliste algérien fustige la position du président français dans la crise syrienne et regrette le temps de Jacques Chirac, quand la France rayonnait par sa diplomatie et sa culture dans le monde arabe.

François Hollande pense être le Terminator des temps modernes. La guerre ne l’effraie pas. La souffrance ne l’émeut pas. Le sang et les corps déchiquetés ne l’impressionnent pas. La guerre, c’est la nouvelle passion de François Hollande. Ce président français qui s’est engagé à rompre avec l’atlantisme servile de Nicolas Sarkozy est, au final, encore plus royaliste que les rois du Congrès américain. Même Barack Obama n’a pas fait preuve d’une volonté aussi guerrière que la sienne. La Syrie, il faut l’attaquer militairement pour libérer son peuple.

« La guerre, c’est maintenant » : la voici la nouvelle devise de sieur Hollande. Défait par la crise, le chômage massif, l’inflation galopante, les inégalités sociales, le déclin industriel, le président français cherche à se refaire une santé… sur le dos des dictateurs du monde arabe. Sauf que cette fois-ci, tel un Don Quichotte ivre de ses certitudes, il croit qu’une guerre est une simple promenade de santé.

L’argument périmé des frappes chirurgicales Quant aux civils qui risquent d’être tués, François Hollande n’en a cure. Au contraire, il pense qu’il va en sauver beaucoup. Comment ? Des frappes chirurgicales bien étudiées. L’argument est un peu périmé car ces frappes n’ont pas été aussi chirurgicales que cela par le passé. Mais François Hollande ignore l’histoire. Lui, son souci, c’est l’avenir.

Un avenir dessiné par la force militaire. Tel Napoléon, la poésie en moins. François Hollande exige une sanction d’une « violation monstrueuse des droits de la personne humaine ». « Elle aura valeur de dissuasion », a-t-il expliqué, sans trop convaincre, dans un entretien accordé au Monde. « Ne pas agir, ce serait laisser faire », décrète le nouveau Bonaparte, selon qui « il y a peu de pays qui ont les capacités d’infliger une sanction par des moyens appropriés. La France en fait partie ».

La France, la glorieuse France, est donc de retour. Oui, de retour, mais à travers quoi ? Ce ne sont plus les découvertes scientifiques, la croissance économique dynamique et le rayonnement culturel qui font la réputation de la France dans le monde. C’est aujourd’hui une intervention militaire qui redonnera à la France son prestige. Le voici, le choix de François Hollande. (…)

Algérie-Focus  Abdou Semmar  4 Septembre 2014

http://www.courrierinternational.com/article/2013/09/04/francois-hollande-ce-terminator-a-la-botte-des-americains

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22 août 2013 ~ 0 Commentaire

Tiennot Grumbach,1939-17 août 2013 (Wikipédia)

19680501_0464-021.jpg 1er mai 68, Cohn-Bendit, Grumbach

Tiennot Grumbach ) est un avocat travailliste, son cabinet ne plaidant que pour les employés ou les syndicats. Ancien militant maoïste, il a été par la suite élu bâtonnier du barreau de Versailles, présida le Syndicat des avocats de France et a dirigé l’Institut des Sciences Sociales du Travail (ISST) de Paris-Sceaux.

En 1957, alors qu’il n’est pas communiste, André Sénik parvient à le convaincre, lui (et Jean-Paul Ribes) de se rendre à Moscou pour le Festival mondial de la jeunesse et des étudiants3. Neveu de Pierre Mendès France, il est d’abord membre du PSU, membre du secrétariat national des ESU (étudiants), puis pied-rouge en Algérie, à partir de juillet 1962, avant de rejoindre l’Union des étudiants communistes (UEC). Militant maoïste pendant les années 1970. D’abord membre de l’UJC(ml), qui avait son QG à Normale Sup, Il fut l’un des huit fondateurs de l’UJCML, avec Robert Linhart, après la dissolution de l’UJC(ml) emportée par la tourmente de mai 68.

Après l’épisode UJC(ml), à la rentrée 1968, il s’« établit » (en même temps que Robert Linhart) dans l’usine de Citroën du XVe arrondissement (Paris), mais est licencié trois mois plus tard. Finalement, il participe à la création du journal Vive la révolution! (VLR), à l’automne 1969, avec Roland Castro, et sera avec ce dernier le dirigeant principal de VLR. Il s’installe près de l’usine Renault de Flins.

Après la dissolution de VLR en 1971, il intégre le barreau, se spécialisant dans le droit du travail. Entre autres « camarades », il est l’un des défenseurs de Pierre Goldman, lors de son procès en 1974 — il avait milité à l’UEC avec lui.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tiennot_Grumbach

Lire aussi: http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2013/08/20/mort-de-tiennot-grumbach-avocat-specialiste-du-droit-social_3463819_3382.html

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21 août 2013 ~ 0 Commentaire

Gibraltar : des colonies qui défient le sens de l’histoire (PE)

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L’Empire britannique n’est plus et conserver des territoires autrefois stratégiques comme Gibraltar n’est qu’une relique du passé. Le succès florissant du Rocher comme paradis fiscal a exaspéré son voisin englué dans la crise financière, pourtant son avenir est loin d’être menacé.

Rien de tel qu’un bon vieux navire de guerre. Le 12 août, le HMS Illustrious quittait Portsmouth en majesté, passant devant le HMS Victory et une foule de patriotes en liesse. Une semaine plus tard, il était au large de Gibraltar, à portée de canon du cap Trafalgar. Dans la nation entière, les poitrines se gonflent, les yeux s’embuent. Voilà l’orgueil national, encore fouetté par l’esprit olympique, qui s’en va roussir la barbe du roi d’Espagne [référence à la phrase prêtée à Francis Drake, qui incendia 37 navires espagnols dans le port de Cadix en 1587]. L’Empire britannique avait certes bien des atouts, mais il n’existe plus, il a disparu, il est mort et enterré, fini l’Empire.
La seule idée d’un navire britannique censé menacer l’Espagne est ridicule. Est-il supposé aller bombarder Cadix ? Ses canons ont-ils le pouvoir de désengorger les embouteillages aux heures de pointe dans cette colonie que la majorité des Britanniques consi-dèrent comme un repaire d’évadés fiscaux, de trafiquants de drogue et de geignards de droite ? Les Gibraltariens ont des droits, certes, mais on voit mal en quoi le contribuable britannique devrait, pour garantir leur application, envoyer des bâtiments de guerre, même dans le cadre de simples « exercices ». Tout examen de la situation des colonies britanniques actuellement disputées, Gibraltar et les Malouines, ne peut débou- cher que sur deux conclusions : soit le droit international ratifie sans conteste la légitimité de la souveraineté britannique, soit tout cela n’est plus aujourd’hui qu’une parfaite aberration.

Les Etats nations du XXIème siècle ne souffrent plus l’humiliation d’être amputés par ces rognures d’empires datant des XVIII-XIXe siècles. La plupart des empires européens étaient fondés sur la realpolitik de l’équilibre des puissances, et plus précisément sur les traités d’Utrecht (1713) et de Paris (1763). Aujourd’hui, la même realpolitik impose leur démantèlement. C’était d’ailleurs l’une des premiè- res vocations des Nations unies. Il va de soi que les habitants de ces colonies ont droit à la considération, mais jamais l’on n’a vu ces droits -là l’emporter sur le réalisme politique. Cela n’a d’ailleurs jamais été la position de la Grande-Bretagne, en tout cas quand les circonstances l’exi-geaient. On n’a pas pris la peine de consulter la population de Hong Kong ou de Diego Garcia, sans parler même de leur accorder l’ »autodéter-mination », quand la Grande-Bretagne a décidé de les jeter aux oubliettes de l’Histoire. Hong Kong a été rétrocédée à la Chine en 1997 quand a pris fin le bail sur les Nouveaux Territoires, et Diego Garcia a été livrée au Pentagone, en 1973, quand celui-ci l’a exigé. Les Britan- niques de Hong Kong se sont vu refuser un passeport, et les habitants de Diego Garcia ont été envoyés sans discussion à l’île Maurice et aux Seychelles.

Magouilles en tout genre Ces colonies n’apportent rien à la sécurité de la Grande-Bretagne, qui ne dépend pas de stations de ravitaillement dans l’Atlantique. La France a survécu à la perte du Sénégal et de Pondichéry, et le Portugal à celle de São Tomé et de Goa. Quand les Indiens ont annexé Goa en 1961, la communauté internationale n’a pas moufté. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le [premier] plan d’invasion des Malouines par l’Argentine en 1982 avait été baptisé “opération Goa”,  Buenos Aires s’imaginait qu’il passerait lui aussi comme une simple petite remise en ordre post-impériale.

Les dernières reliques de l’Empire britannique survivent aujourd’hui dans les interstices de l’économie mondiale. Elles comptent parmi les grands gagnants de l’hémorragie fiscale permise par la mondialisation financière ; nombre d’entre elles sont devenues synonymes de magouilles en tout genre. Les Bermudes mettent en rage les autorités fiscales américaines. [Le ministre britannique des Finances] George Osborne, lui, entend bien avoir la peau des évadés fiscaux des Caïmans et des îles Vierges britanniques. L’Espagne entretient de longue date des griefs quant au rôle trouble de Gibraltar dans la contrebande, le blanchiment d’argent et les jeux d’argent offshore, qui échappent à son champ d’action légal. La grogne a même atteint un paroxysme en 2007 avec la publication d’un rapport du FMI sur les lacunes de la réglementation financière du Rocher. Grâce à son statut de paradis fiscal, Gibraltar attire des flots d’argent, et l’Espagne enrage de voir pareilles sommes échapper à l’impôt et circuler sur ce qu’elle considère comme son territoire. Ces vastes parcs à thème british, avec boîtes à lettres rouges, fish and chips et bière tiède, entendent avoir le beurre et l’argent du beurre

Ces colonies se prétendent « plus britanniques que les Britanniques », à ceci près qu’elles ne paient aucun impôt à la Grande-Bretagne et servent de paradis fiscaux aux fonds britanniques. Gibraltar s’est en particulier spécialisée dans les paris sur Internet. Ces colonies assurent faire allégeance à la Couronne, mais pas à son chancelier de l’Echiquier, ni à ses autorités financières. Ces vastes parcs à thème british, avec boîtes à lettres rouges, fish and chips et bière tiède, entendent avoir le beurre et l’argent du beurre. Et quand leurs voisins se mettent en rogne, elles exigent de ceux dont les impôts financent leur protection d’envoyer soldats, diplomates et juristes à la rescousse. Dans la querelle juridique entre la Grande-Bretagne et l’Espagne, c’est la première qui est dans son droit. Bien que les Britanniques aient refusé de faire partie de l’espace Schengen, qui instaure la liberté de circulation aux frontières, tous les Etats de l’Union européenne sont censés faciliter les déplacements de leurs ressortissants. La taxe d’entrée de 50 euros voulue par l’Espagne est excessive. Il est peut-être paradoxal pour des ministres tories d’aller plaider leur cause devant des tribunaux européens honnis, mais c’est bien ce qu’il faut faire. [Comme le disait Churchill], de longs blablas (même juridiques) valent toujours mieux qu’une longue guerre.

Grains de sable  Cela dit, il serait bien inconcevable qu’un honnête médiateur ne puisse résoudre cette dispute vieille de plusieurs siècles. La Grande-Bretagne a cherché à plusieurs reprises à conclure un compromis sur la souveraineté de Gibraltar. Thatcher avait ouvert des pour- parlers en 1984 après avoir réussi à régler les deux questions de la Rhodésie et de Hong Kong. Les Espagnols ont proposé pour le Rocher un statut d’autonomie complète semblable à celui des Basques et des Catalans, qui respecte la langue et la culture locales et offre une certaine indépendance fiscale. Comme l’a montré l’exemple hongkongais, transfert de souveraineté ne signifie pas absorption politique.

Mais voilà, l’incurie espagnole alimente l’intransigeance gibraltarienne. Bloquer une frontière n’a jamais permis de reconquérir les cœurs et les esprits, pas plus que de faire débarquer aux Malouines les forces spéciales argentines. L’Espagne exigeait la souveraineté immé- diate, et peu importe qu’elle possède elle-même des colonies en Afrique du Nord. Elle a ainsi mis au pied du mur les gouvernements britan- niques successifs, rendus vulnérables aux lobbyistes colonialistes agitant le spectre de l’autodétermination. En 2002, un référendum à Gibraltar a débouché sur 98 % de soutien au maintien du statut actuel, le scrutin organisé aux Malouines a abouti à un résultat semblable.

A dire vrai, les paradis fiscaux britanniques sont plus tranquilles qu’ils ne l’ont jamais été, placés par l’Histoire sous la pro- tection de la Grande-Bretagne et barbotant à leur guise dans les eaux troubles de l’économie mondiale pour y pêcher la manne financière. Ce double atout a engendré une tribu de British pleins aux as qui vivent dans un monde parallèle. Quand j’ai demandé à ce Gibraltarien qui se proclamait « Britannique à 150 % » pourquoi il ne payait donc pas au moins 100 % d’impôts au fisc britannique, il m’a répliqué : « Pourquoi est-ce que je paierais pour des gens qui sont à des milliers de kilomètres ? ».

Tant qu’ils nieront la logique de l’Histoire et de la géographie, ni Gibraltar ni les Malouines ne seront vraiment « en sécurité ». Un de ces jours, ces reliques d’un autre temps finiront bien par se fondre de nouveau dans leur territoire naturel et cesseront d’être des grains de sable dans les rouages des relations internationales. Ce jour arrivera plus vite si les Etats se décident à agir contre les paradis fiscaux. En attendant, les habitants de Gibraltar peuvent bien continuer à voter autant qu’ils le veulent pour « rester Britanniques ». Mais s’ils n’acceptent ni la fiscalité ni la discipline que la plupart des Européens acceptent, et ce tout en phagocytant l’activité des centres financiers européens, ils ne peuvent guère s’attendre à ce qu’un Etat de l’UE vienne les protéger contre un autre. Six heures d’attente de temps en temps au poste-frontière de La Línea, ce n’est pas bien cher payé pour rester en dehors de la réalité.

Traduction : Julie Marcot  20 août 2013 The Guardian Londres 

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/4071201-des-colonies-qui-defient-le-sens-de-l-histoire

Commentaire: Et les 6 comtés que Londres a enlevés à l’Irlande, dans tout çà?

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13 août 2013 ~ 0 Commentaire

Négociations (Afps Cornouaille)

Négociations (Afps Cornouaille)  dans Anticolonialisme

Communiqué

Le Groupe du Pays de Cor­nouaille de l’Association France-​​Palestine Soli­darité tient à faire connaître son indi­gnation devant les annonces, les 8 et 11 août, par le Premier ministre israélien, de la construction au total de 2000 loge­ments pour les colons israé­liens.

Alors que des négo­cia­tions de paix israélo-​​palestiniennes doivent reprendre pro­chai­nement sous l’égide des USA, le gou­ver­nement israélien continue impu­nément à déve­lopper à Jérusalem-​​Est et en Cis­jor­danie des colonies illé­gales au regard du droit international.

Cela ne peut que confirmer les récents propos d’un avocat israélien, co-​​fondateur de l’association paci­fiste israé­lienne Yesh Din ( « Il y a une loi »), affirmant que “le pro­cessus de paix est devenu un ennemi majeur des droits de l’homme”. Cela donne également raison à celles des orga­ni­sa­tions de l’OLP qui refusent la reprise du pro­cessus de paix dans de telles condi­tions par le Pré­sident de l’Autorité Palestinienne.

Le groupe de l’AFPS estime que des négo­cia­tions de paix ne peuvent se dérouler que dans le cadre de l’ONU, dans le respect du droit inter­na­tional, et donc après l’arrêt complet par Israël du pro­cessus de colo­ni­sation, qui est en train de rendre impos­sible la création d’un État pales­tinien viable dans les fron­tières de 1967. Il demande au gou­ver­nement français d’agir dans ce sens.

Pour le groupe de l’AFPS,  Yves Jardin AFPS Pays de Cornouaille, mardi 13 août 2013

http://www.france-palestine.org/Negociations-communique

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11 août 2013 ~ 0 Commentaire

Les nouveaux colonisateurs dimanche 11 août dimanche de 9h 08 à 10h (France Inter)

Les nouveaux colonisateurs dimanche 11 août dimanche de 9h 08 à 10h (France Inter) dans Altermondialisme equal

Young girl. Papua New Guinea (jeune femme – Papouasie Nouvelle-Guinée) © World Bank Photo Collection – 2012

Il y a du gaz, chez les Papous !!! Ce reportage tient en un sigle et en six lettres : PNG-LNG… « Pi.ènn.dji / El.enn.dji » pour être juste, car c’est un sigle venu de la langue anglaise. Sa traduction française : « Papouasie-Nouvelle Guinée / Gaz Naturel Liquéfié ».

Et du gaz, le monde en redemande, surtout les Chinois, si nombreux. Plus les réserves de pétrole diminuent, plus le gaz a la cote. Aux Etats-Unis d’Amérique, on a compris l’urgence qu’il y avait à pomper les ressources gazières du sous-sol papouan-néoguinéen pour vendre  cette manne aux pays de la région : à la Chine,  bien sûr, mais aussi au Japon et aux Etats de l’Asie du sud-est. A Washington, on voit dans cette affaire (faut-il dire : « ce business » ?)  un enjeu « stratégique ». Depuis deux ans, la compagnie américaine Exxon Mobil arrose de billets verts la Papouasie-Nouvelle Guinée. Là-bas, ça sent le gazodollar à plein nez. Le projet PNG-LNG pèse 15 gros milliards de dollars U.S., autant dire de quoi bouleverser la vie des Papous, désorganiser leur société, faire imploser leurs traditions, encourager l’alcoolisme, la prostitution, la corruption… de quoi aussi faire accourir de l’étranger ceux qu’hypnotisent l’odeur du gaz et l’attrait de l’argent.

« Les nouveaux colonisateurs », un reportage de Céline Rouzet, réalisé avec le soutien financier du Centre Pulitzer  et l’aide de Philippe Gigliotti, créateur de l’agence «  Voyages en Papouasie« .

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10 août 2013 ~ 0 Commentaire

Une action concertée transnationale « plantations Bolloré »(Ael)

Une action concertée transnationale « plantations Bolloré »(Ael) dans Altermondialisme cocaplma

 Les riverains ne lâchent rien !

Mercredi 5 juin, jour de l’Assemblée générale des actionnaires du groupe Bolloré, les riverains des plantations (de palmiers à huile et/ou d’hévéas) contrôlées par celui-ci dans trois pays en Afrique ont organisé des actions simultanées de blocage et de perturbation des palmeraies. Si la manifestation a été annulée en Sierra Leone pour raison de sécurité, plusieurs centaines de villageois libériens ont occupé la plantation SRC pendant que des paysans et chefs traditionnels camerounais se rassemblaient devant le siège de la Socapalm à Douala.

Une manifestation de riverains a été bloquée par les forces de l’ordre en Côte d’Ivoire alors qu’ils marchaient vers l’usine centrale. Pour se hisser à l’échelle de la multinationale, ces riverains ont décidé de coordonner leurs luttes pour réaliser cette action concertée transnationale.

Les revendications sont similaires du Cameroun au Sierra Leone. La première : protection de l’espace vital de 250 ha de terres cultivables autour des villages riverains pour les paysans locaux. Les surfaces plantées des sociétés africaines de la Socfin sont en effet passées de 87 303 à 99 683 ha en deux ans. La seconde : compenser cette privation de terres par des services sociaux conformément aux conventions et baux concédés par les États africains. L’interdiction d’accès des riverains aux centres de santé de la Socapalm au Cameroun avait, par exemple, été un motif de soulèvements réguliers.

Une délégation de ressortissants résidant en France des pays concernés (munie de banderoles, tracts et outils agricoles) est venue « accueillir » les actionnaires au siège du groupe avec le ReACT (Réseau d’action concertée transnationale) et l’Afaspa* (Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique). Opération de charme et de communication de Bolloré en réponse : « monsieur Vincent » a dû sortir de l’assemblée des actionnaires pour « recevoir » les revendications. Manifestations en Afrique contre Bolloré: « Cette première action internationale n’est que le début. Nous sommes déterminés à faire respecter nos droits et M. Bolloré devra finir par l’entendre », a affirmé, depuis le Cameroun, Emmanuel Elong, porte-parole du Synaparcam, le Syndicat des paysans riverains de la Socapalm. « M. Bolloré nous a reçus. Nous lui avons relayé la revendication commune de l’organisation dans les plus brefs délais d’une négociation transnationale avec des représentants des riverains de tous les pays concernés », a expliqué d’une voix la délégation parisienne intervenue devant le siège de Bolloré lors de l’AG des actionnaires.

En fait, après coup, Bolloré nargue la puissante mobilisation coordonnée contre son groupe dans les quatre pays con- cernés et à Puteaux en refusant la négociation transnationale qui lui est proposée. Le groupe cherche visiblement à diviser l’action concertée transnationale en programmant des rencontres séparées, en septembre prochain, avec les représentants des collectifs de riverains pour débiter ses promesses de « plan d’action » pour les différents pays.

À cela une seule réponse efficace pour les riverains : exigence maintenue d’une négociation transnationale et renforcement de la force de frappe… Les organisations de riverains au Cameroun et en Côte d’Ivoire montrent la voie en structurant leur alliance pour pouvoir prendre des décisions plus efficacement (calendrier d’actions, revendications, etc.). Les riverains ne lâchent rien ! À suivre de très près…

9 août 2013 par Pierre Sidy

[*] afaspa@wanadoo.fr / www.afaspa.com

Source http://www.afriquesenlutte.org/notr…

Lire aussi: http://pcfbalaruc.over-blog.com/page-1368278.html

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09 août 2013 ~ 0 Commentaire

Palestine, Cisjordanie, Israël approuve la construction de 800 domiciles de colons (OF)

Palestine, Cisjordanie, Israël approuve la construction de 800 domiciles de colons (OF) dans Anticolonialisme 5052293-israel-evacue-les-palestiniens-installes-sur-un-projet-de-colonie

Israël a donné son accord préalable à la construction de plus de 800 domiciles au sein de colonies juives situées en Cisjordanie occupée sur un territoire revendiqué par les Palestiniens, a annoncé ce jeudi un responsable de l’Etat hébreu.

Guy Inbar, porte-parole de l’administration israélienne militaire en Cisjordanie, a précisé que le principe de la construction des nouveaux domiciles avait été approuvé mercredi, mais que le feu vert du gouvernement mené par Benjamin Neta- nyahu était nécessaire pour commencer les travaux.

500 000 israéliens vivent dans des territoires capturés en 1967 Quelque 500 000 colons israéliens vivent en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, dans des territoires capturés par Israël au cours de la guerre de 1967, tandis que 2,5 millions de Palestiniens y habitent. Le gouvernement israélien a augmenté dimanche de six le nombre de colonies juives au sein d’une liste de localités classées « priorité nationale », qui sont susceptibles de recevoir des aides publiques supplémentaires. La question des colonies juives en Cisjordanie, à l’existence desquelles s’oppose la majorité de la communauté inter-nationale, a largement contribué à l’échec des précédents pourparlers de paix entre Israël et les Palestiniens, interrompus en 2010 avant une reprise le mois dernier. Conflits jeudi 08 août 2013

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Cisjordanie.-Israel-approuve-la-construction-de-800-domiciles-de-colons_6346-2218619-fils-tous_filDMA.Htm

Commentaire: OF ne se mouille pas trop! Et pourquoi la « majorité de la communauté internationale » (c’est à dire sauf les USA et Israel?) l’ONU et tout çà ne font-ils rien et interdisent même le boycott, contrairement au nucléaire iranien?

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01 août 2013 ~ 0 Commentaire

Mali : élection en trompe-l’œil

Mali : élection en trompe-l’œil dans Anticolonialisme tintin

Du fait des délais imposés par la France pour tenir les élections présidentielles, les Maliens ont eu droit à des élections bâclées, avec un débat a minima sur les orientations politiques pour reconstruire le pays pourtant victime de la plus grave crise de son existence.
Les élections se sont tenues dans des conditions difficiles : des Maliens inscrits, mais sans leur carte d’électeur Nina (numéro d’identification nationale), d’autres avec carte, mais sans être inscrits, et enfin des jeunes qui n’ont pu se faire enregistrer… La situation a été des plus chao- tiques dans les camps de réfugiés. Au Burkina Faso, sur les 50 000 réfugiés, seulement 3 500 étaient inscrits, avec au final seulement 50 per- sonnes qui ont pu voter. Dans la région parisienne, peu de monde, dans cette nombreuse communauté malienne, a pu voter. Seuls les res- ponsables politiques occidentaux qui ont exigé ces élections dans un temps si court ont exprimé leur satisfaction. À croire que pour eux, les standards de la démocratie ne sont pas les mêmes en Europe qu’en Afrique.

La « gauchafrique » Malgré les conditions difficiles, il apparaît que les Maliens se sont rendus massivement aux urnes à l’exception de la région de Kidal au nord du Mali, démontrant leur volonté de s’emparer du futur de leur pays. Les premiers résultats, mais il faut être prudent, montrent un succès pour Ibrahim Boubacar Keita (dit IKB), un politicien bien connu au Mali puisqu’il a été pendant six ans Premier ministre du régime Alpha Omar Konaré, mais aussi président de l’Assemblée nationale. Lors de la crise, il s’est tenu soigneusement à mi-chemin entre les putschistes et les partisans de l’ordre ancien. Ainsi, cela lui a permis de ne pas apparaître aux yeux des Maliens comme le représentant direct de l’ancien pouvoir déchu d’Amadou Toumani Touré. Il a bénéficié aussi du soutien officieux de l’Imam Mahmoud Dicko, président du conseil islamique du Mali. Et pour parfaire ce profil hétéroclite, il est vice-président de l’Internationale socialiste… Après ces élections, le futur président malien deviendra donc légitime, l’ingérence française légale, la corruption florissante, bref le retour à la normale de la Françafrique… jusqu’à la prochaine crise !

Paul Martial Mercredi 31 juillet 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 206 (01/08/13)

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30 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Anticolonialisme : à propos de la disparition d’Henri Alleg

Anticolonialisme : à propos de la disparition d’Henri Alleg dans Anticolonialisme arton633-300x155

Beaucoup de choses ont été dites et écrites sur Henri Alleg décédé la semaine dernière.

Souvent beaucoup de mensonges et pas mal d’hypocrisie de la part des personnalités politiques de gauche qui lui ont rendu hommage. Henri Alleg, militant du PCA torturé par les paras de Massu, est un des symboles de la lutte anticolonialiste. Il restera dans l’histoire, tout comme les communistes Raymonde Dien qui se coucha sur le rails pour empêcher un train de munitions de partir pour la guerre en Indochine, le marin Henri Martin qui refusa d’y servir ou le soldat Alban Liechti qui fera de même pendant la guerre d’Algérie.
Mais en matière d’hypocrisie, commençons par les larmes de crocodiles des dirigeants PS pleurant la disparition d’Henri Alleg, alors qu’il suffit de rappeler que l’insurrection algérienne a commencé en 1954 et que l’essentiel de la guerre répressive a été menée par un gouvernement socialiste sous la houlette des Guy Mollet, Lacoste ou Mitterrand. Ce dernier qui proclamait que « l’Algérie était française » a été ministre de la justice jusqu’en mai 57 et c’est lui qui a refusé de gracier 45 condamnés à mort qui seront guillotinés, comme le communiste Fernand Yveton ou un autre membre du PCA, l’aspirant Maillot qui avait déserté en 1956 et sera arrêté, puis assassiné.

Les opposants tardifs à la guerre Le PCF, qui joue aujourd’hui sur ses « martyrs », oublie de dire qu’en 1954, comme le PCA, il avait con- damné le début de l’insurrection armée, puis voté en 1956 au Parlement les « pouvoirs spéciaux » qui ont permis au gouvernement dirigé par Guy Mollet d’envoyer le contingent en Algérie.

Par la suite, le PCF, partisan de la « paix en Algérie » et non de l’indépendance, s’est opposé à celles et ceux qui se sont engagés dans les réseaux de soutien au FLN (réseaux Jeanson, Curiel, ou à Jeune résistance, organisation agissant dans l’armée, bloquant les trains de sol- dats partant pour Marseille, aidant les déserteurs). Beaucoup de militants communistes furent exclus du parti pour avoir milité dans ces structures, souvent au coté de chrétiens comme ceux qui éditaient la revue Témoignages et Documents.
Le PCA ne ralliera le FLN qu’en 1956 après avoir créé ses propres groupes armés, et ça n’est qu’à la fin de la guerre que le PCF demandera à une vingtaine de ses militants (presque tous fils de dirigeants) de refuser de partir à l’armée et donc de se faire arrêter. Il n’est  pas question ici d’ignorer le rôle du PCF dans cette bataille anticolonialiste mais de rétablir quelques vérités, y compris pour comprendre l’origine des exclusions et le rôle de la guerre d’Algérie pour la génération de 68 et d’après.
Signalons enfin qu’Alleg était devenu un opposant organisé à la direction actuelle du PCF, lui reprochant ses « capitu- lations ». Membre du Pôle de renaissance communiste en France, ce nostalgique de l’URSS était aussi membre du Comité Honecker de solidarité internationaliste (du nom de l’ancien dirigeant d’Allemagne de l’Est…).

Alain Krivine Vendredi 26 juillet 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 205 (25/07/13)

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29 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Après l’échec annoncé des pourparlers de paix (Afps)

Après l’échec annoncé des pourparlers de paix (Afps) dans Anticolonialisme colonie+isra%C3%A9lienne

Une géné­ration pales­ti­nienne est arrivée à maturité, qui n’est pas pressée de par­venir à un accord avec les Israé­liens, parce que les Israé­liens ne sont pas prêts à un accord équitable.

Ne vous inquiétez pas, dans cette série de pour­parlers avec les Pales­ti­niens, Israël va à nouveau manquer l’occasion de changer et d’être changé – tout comme le gou­ver­nement Rabin-​​Peres et le gou­ver­nement Barak ont manqué cette occasion. Les dis­cus­sions sur le réfé­rendum laissent de côté l’essentiel : tout avenir digne d’être vécu pour la com­mu­nauté juive dans cette partie du Moyen-​​Orient dépend de la capacité et de la volonté de cette com­mu­nauté de se libérer de l’ethnocratie (« la démo­cratie pour les Juifs seulement ») qu’elle a construite ici depuis près de sept décennies.

Pour cela nous avons déses­pé­rément besoin les Pales­ti­niens. Mais la supé­riorité mili­taire et écono­mique nous aveugle. Nous som- mes convaincus qu’ils ont besoin de nous et que nous les avons poussés dans une telle position de fai­blesse que nous pouvons extorquer un oui de leur part sur tout ce qu’ils ont refusé depuis 20 ans, c’est-à-dire bien moins que les fron­tières de 1967. Les négo­cia­tions qui sont main­tenant attendues, avec la par­ti­ci­pation, très loin d’être neutre, des Amé­ri­cains (et sous réserve qu’elles aient lieu après la phase de pré-​​négociation), ne conduiront pas à l’indépendance pour les Pales­ti­niens.

Mais ce n’est pas le Premier ministre Ben­jamin Neta­nyahu et ses pro­blèmes de coa­lition qui doivent être rendus res­pon­sables de cela. Ce sont les Israé­liens, qui ne sont pas encore prêts à exiger que leurs diri­geants tra­vaillent dans le sens d’un accord de paix, parce qu’ils pro­fitent encore trop de l’occupation. Ce n’est pas pour rien que nous avons été gra­tifiés, avec nos 6.800 expor­ta­teurs d’armes, du titre du sixième plus grand expor­tateur d’armes du monde, avec la pre­mière ou la deuxième place parmi les pays qui vendent des avions sans pilote (drônes), qui ont été per­fec­tionnés par des essais sur les Libanais et surtout les Gazaouis. Même s’il n’y a qu’une petite partie de notre popu­lation qui est impliquée dans la fabri­cation et l’exportation d’armes et dans l’industrie de la défense en général, c’est une minorité qui a une grande influence et beaucoup de pouvoir écono­mique, et qui façonne la poli­tique par son idéo­logie mes­sia­nique et tech­no­cra­tique.

Les direc­tives de l’Union euro­péenne sur la non-​​coopération avec les colonies et les entre­prises qui leur sont liées sont arrivées avec au moins 15 ans de retard. Dès les années 1990, il était clair pour l’Europe que la colo­ni­sation de la Cis­jor­danie et de Gaza contre­disait son inter­pré­tation des accords d’Oslo, mais cela ne l’a pas empêchée de combler Israël d’accords com­mer­ciaux favo­rables. Ni ces accords, ni le soutien massif à l’Autorité pales­ti­nienne (qui revient en fait à com­penser les dom­mages causés par la domi­nation israé­lienne et les res­tric­tions à la cir­cu­lation qui lui sont liées), n’ont offert à l’Europe de réelle influence poli­tique aux yeux d’Israël ni dans les cou­loirs des négo­cia­tions. Et puis, un premier pas mené avec déter­mi­nation par l’Europe a rétabli sa position poli­tique. Les Pales­ti­niens ont clai­rement indiqué que si les Euro­péens reviennent en arrière sur ces direc­tives, comme Israël l’a exigé et comme les États-​​Unis le veulent, ils arrê­teront les pour­parlers (si jamais ils com­mencent). Mais l’impact prin­ci­pa­lement psy­cho­lo­gique de ces direc­tives se dis­sipera si elles ne sont pas mises en œuvre rapi­dement. Quand elles seront appli­quées, et si elles le sont, les résultats ne se feront pas sentir immé­dia­tement en Israël, et même alors, ils ne se feront sentir que pro­gres­si­vement.

Autrement dit, il faudra du temps avant que de plus en plus d’Israéliens ne se rendent compte que l’occupation n’en vaut pas la peine. Et pendant tout ce temps, nous conti­nuerons à nous sentir plus forts que les Pales­ti­niens. Mais c’est une illusion d’optique, celle des arro­gants, que de croire que nous pouvons lier notre sort à la fai­blesse des Pales­ti­niens. Certes, la direction de l’OLP est fos­si­lisée et con- trôlée par un seul homme, qui consulte rarement et ne prend que rarement en compte les opi­nions de son peuple. Mais même lui ne peut pas accepter ce que le gou­ver­nement Netanyahu-​​Bennett-​​Lapid prévoit d’offrir.

Il est vrai que la société pales­ti­nienne est plus frac­turée géo­gra­phi­quement et poli­ti­quement qu’il y a 20 ans, mais elle a beaucoup d’endu-rance, ce dont manquent les Israé­liens. L’Autorité pales­ti­nienne et le gou­ver­nement Hamas gémissent sous les far­deaux finan­ciers de leurs économies en état de siège. Les cli­vages sociaux et écono­miques se sont appro­fondis et une atmo­sphère de dépo­li­ti­sation a pris le dessus. Mais sous la surface, il y a de nou­veaux déve­lop­pe­ments. Des ini­tia­tives sont en cours pour que le peuple pales­tinien – en Cis­jor­danie, dans la bande de Gaza et dans la dia­spora – se dote d’un organe de décision unique.

Des idées sont sérieu­sement dis­cutées pour des méthodes de lutte en dehors des négo­cia­tions. Une géné­ration est arrivée à maturité qui n’est pas pressée de par­venir à un accord avec les Israé­liens, parce que les Israé­liens ne sont pas prêts à un accord équi­table. Et quand nous, les Israé­liens, nous nous réveillerons et sup­plierons d’arriver à un accord, il sera peut-​​être trop tard. Amira Hass - Haaretz, dimanche 28 juillet 2013 Voir en ligne : http://www.haaretz.com/opinion/.pre…

http://www.france-palestine.org/Apres-l-echec-annonce-des

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