Archive | Anticolonialisme

06 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Saint Renan, mémoire contre oubli, Palestine,un état des lieux

 palestine-oppression
Invitation de la médiathèque de Saint Renan, pour parler de la situation en Palestine samedi 14 décembre.
La médiathèque de Saint-Renan serait heureuse de votre présence
Samedi 14 décembre, à 10h30 pour une rencontre dans le cadre de ses animations
Rencontre avec Claude Léostic,
présidente de l’Association France Palestine Solidarité
et
Erwan Lelièvre, instituteur,
de retour d’un séjour de deux ans à Bethléem
Médiathèque, rue Le Gonidec, 02.98.32.30.20 
ASSOCIATION FRANCE-PALESTINE SOLIDARITE
1 Rue de L’Harteloire
292OO BREST 
Permanence : 3ème samedi du mois 11h/12h30 , 
 

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04 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Le général Aussaresses, défenseur de la torture en Algérie, est mort à 95 ans (lt)

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Le général Paul Aussaresses, qui avait clairement assumé son comportement de tortionnaire durant la guerre d’Algérie, est décédé à l’âge de 95 ans, a annoncé ce mercredi sur son site l’association d’anciens parachutistes « Qui Ose gagne ». L’association n’a pas précisé la date du décès mais dit que le général Aussaresses était « hospitalisé depuis quelque temps ».  Le général Aussaresses avait été condamné en 2004 pour apologie de la torture et exclu de l’ordre de la Légion d’honneur.4 décembre 2013 à 09h40

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/france/deces-le-general-aussaresses-defenseur-de-la-torture-en-algerie-est-mort-a-95-ans-04-12-2013-2326367.php

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23 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Non à une loi de programmation militaire qui consacre l’ingérence, l’opacité et l’impunité (survie)

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La loi de programmation militaire pour la période 2014-2019, qui sera étudiée à l’Assemblée Nationale à partir du 26 novembre, réaffirme dangereusement les visées néocoloniales de la politique étrangère française, qui s’exercera prioritairement, selon le Livre Blanc, à l’encontre des pays d’Afrique subsaharienne.

La volonté de Jean Yves Le Drian, le ministre de la Défense, de consolider la présence militaire française dans la région est un retour en arrière extrêmement inquiétant pour la sou- veraineté des peuples africains concernés. Les déclaration de Jean-Yves Le Drian lors de son audition au Sénat sont édifiante en ce sens : « Ces décisions seront ensuite expliquées aux chefs d’États africains concernés. Le sommet France-Afrique relatif aux questions de sécurité qui se tiendra à la fin de l’année en sera l’épilogue. » [1]

De la même façon, le projet d’augmenter les troupes à la disposition du Commandement des Opérations Spéciales de 1000 personnels fait craindre un renforcement de l’opacité entourant les activités des forces armées françaises en Afrique.

De plus, le projet de loi inclut une partie juridique comprenant des évolutions hautement inquiétantes. Ainsi l’article 18 prévoit de donner au parquet le monopole de la mise en action de poursuite pénale à l’encontre des militaires pour des faits commis lors de leur mission en opération extérieure. Cela supprime de fait le droit de constitution de partie civile et réduit dramatiquement les possibilités de porter devant la justice des faits répréhensibles de façon indépendante du pouvoir politique, le parquet lui étant assujetti. [2]

Enfin, on déplorera le manque de volonté politique d’un véritable contrôle des activités des services de renseignement alors même que leurs moyens d’action sont étendus. Le projet de loi prévoit ainsi d’autoriser l’accès à certains fichiers administratifs du ministère de l’Intérieur [3] à l’intégralité des structures de la communauté du renseignement. De plus, la consultation de ces bases de données ne sera plus désormais limitée aux seuls cas de lutte contre le terrorisme mais étendue aux cas d’atteintes potentielles aux intérêts fondamentaux de la Nation. Une notion bien plus vague qui augmente considérablement les possibilités de surveillance des citoyens et réduit par là même leur liberté. [4]

Ainsi, l’association Survie demande :

  • l’abandon du projet de confier au parquet le monopole de la mise en mouvement de l’action publique pour les infractions criminelles commises par des militaires en opération extérieures
  • la mise en place de mécanismes institutionnels permettant un suivi et un contrôle efficace de l’ensemble des activités des services de renseignement

21 novembre 2013 par Survie http://survie.org/francafrique/article/ingerence-opacite-impunite-une-loi-4578

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18 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Guyane: victoire pour les grévistes de l’université

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En Guyane (française), dernier territoire colonisé du continent sud-américain, les choses ne changent qu’à travers de durs combats…

Il avait fallu la grande mobilisation lycéenne de novembre 1996, ponctuée de nuits d’émeutes et d’appels à la grève générale, pour obtenir la naissance de l’Académie de Guyane. Cette fois-ci, les étudiants, professeurs et personnels du Pôle universitaire guyanais auront mis cinq semaines pour voir leur combat aboutir. La victoire est totale, à la hauteur de la détermination des grévistes qui ont tenu un piquet jour et nuit à l’entrée du campus, organisé trois marches dans les rues de Cayenne, tenu bon pendant les vacances et su maintenir jusqu’au bout l’unité de l’intersyndicale et du collectif étudiant.

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Le protocole de fin de grève (1) acte la création par décret d’une Université de plein exercice en Guyane avant la rentrée 2015, au plus tard 2016, la création d’une cinquantaine de postes, pour moitié d’enseignants-chercheurs, pour moitié d’agents d’administratifs, et l’amé- lioration immédiate des conditions de la vie étudiante en termes de restauration, de logements, de transports. Les deux responsables du Pôle universitaire guyanais les plus contestés ont été démis de leurs fonctions et remplacés par une administratrice provisoire, épaulée par un directoire où l’intersyndicale (composée de trois syndicats nationaux SNESUP-FSU, SGEN-CFDT, SNPTES-UNSA et du STEG-UTG affilié à la centrale guyanaise anticolonialiste) devrait pouvoir peser.

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Ras-le-bol total Les dysfonctionnements étaient accablants sur le Pôle universitaire guyanais : pas de resto U, manque de professeurs, précarité généralisée chez les personnels, clientélisme dans l’ouverture des formations et autoritarisme des chefs… Malgré le manque de traditions de lutte chez les étudiants, l’expérience de quelques salariés de la dernière grève en 2003 a permis d’organiser le blocage complet du campus par des assemblées générales démocratiques, et de faire émerger une nouvelle génération de militantEs.

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La grève a également profité d’un soutien important de la population, qui apportait quotidiennement nourriture, boissons et matériel sur le piquet de grève, ainsi que du conseil général. Mais si l’État français a fini par céder, c’est devant la mobilisation des lycéens de Cayenne, Kourou et Saint-Laurent qui ont installé des piquets à l’entrée de leurs établissements, ainsi que face à la menace très concrète d’un blocage des axes routiers et d’une grève générale en préparation. La venue de Christiane Taubira les 9 et 10 novembre a enfin pesé de tout son poids pour trouver une issue à la crise.

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Cette victoire va conduire à un éclatement de l’université des Antilles et de la Guyane, dénoncée par les grévistes comme une institution corrompue dont le Pôle guyanais est le parent pauvre. Il est affligeant à cet égard de constater les réactions de certains universitaires martiniquais comme Raphaël Confiant, doyen de la faculté de lettres et intellectuel anticolonialiste, qui s’est permis de traiter les Guyanais d’« imbéciles » et de « xénophobes ».

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La jeunesse guyanaise, qui représente la moitié de la population du pays, a en réalité fait l’expérience de sa force et de sa capacité à peser sur le cours des choses. Le départ vers l’Hexagone ne sera bientôt plus une fatalité pour poursuivre des études. Cette victoire ouvre donc de nouveaux possibles, mais aussi de nouveaux combats, pour que la nouvelle université soit davantage à l’image des réalités géographiques, linguistiques, culturelles et sociales de la Guyane.

De Cayenne,  Vincent Touchaleaume Vendredi 15 novembre 2013 Crédit Photo: DR

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 217 (14/11/2013)
1. La dernière phase des négociations est en cours à l’heure où cet article est rédigé.

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17 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

La paix en Afrique ne doit pas se décider à l’Elysée avec des dictateurs! (survie)

La paix en Afrique ne doit pas se décider à l’Elysée avec des dictateurs! (survie) dans Altermondialisme francafrique

A l’initiative de François Hollande, un Sommet de l’Elysée sur la paix et la sécurité en Afrique aura lieu à Paris les 6-7 décembre.

Il s’agit du premier Sommet France-Afrique organisé sous François Hollande, qui, a convoqué lui même ce sommet, choisi son thème et décidé de l’organiser à Paris, dans un lieu aussi symbolique que l’Elysée. Comme ses prédécesseurs, le Président français parait ainsi considérer le continent africain comme une zone qui ne doit pas échapper à l’influence de la France.

Dans la tradition des Sommets France-Afrique, la plupart des dictateurs africains du « pré-carré » francophone seront présents. Parmi eux, le tchadien Idriss Déby, au pouvoir depuis 1990, Paul Biya (Cameroun, depuis 1982), Denis Sassou Nguesso (Congo-B, depuis 1979), Blaise Com- paoré (Burkina Faso, depuis 1987), sans oublier les héritiers des régime Bongo et Eyadéma au Gabon et au Togo et le président djiboutien Oumar Guelleh.

Tous ont en commun de bénéficier du soutien diplomatique, économique (via l’aide publique) et militaire ou policier de la France. Tous ont été reçus au moins une fois à l’Elysée depuis l’élection de François Hollande. Tous soutiennent la France dans ses nombreuses interventions militaires menées sur le continent africain, où elle dispose toujours de bases militaires et de forces pré- positionnées. En échange du soutien à ces interventions, comme celle menée récemment au Mali, c’est le silence de la France sur les exactions commises qui est attendu. Les démocrates tchadiens, togolais et djiboutiens ont ainsi subi dans leur chair en 2013 les conséquences diplomatiques du soutien de leurs chefs d’Etat à l’opération Serval .

Les dictateurs de la Françafrique sont auteurs de nombreuses violations des droits de l’Homme documentés par un grand nombre de rapports émanant d’ONG et organisations inter- nationales. Le soutien de la France à des dictateurs, les ventes d’armes et les nombreuses interventions militaires menées par la France sur le continent africain pour les soutenir (comme au Tchad en 2008) n’ont en rien amélioré la sécurité et les conditions de vie de leurs populations.

La situation actuelle en Centrafrique, où la France a installé et/soutenu tous les dictateurs qui se sont succédés est une des illustrations des conséquences de cette funeste politique. Et lorsque la France prétend intervenir au nom des droits de l’Homme et dans un cadre multilatéral, comme elle l’a fait en Côte d’Ivoire, en Libye ou au Mali, c’est toujours avec des motivations ambiguës, liées à ses intérêts géostratégiques.

Considérant qu’un sommet sur la paix et la sécurité en Afrique ne doit pas se tenir à l’initiative et sur le sol d’une ex-puissance coloniale caractérisée par son ingérence sur le continent et en présence de dictateurs qui y ruinent tout espoir de paix, nous, associations et citoyen-ne-s français-e-s et africain-e-s réclamons :

  • L’annulation de ce sommet
  • La fin du soutien diplomatique, économique, militaire, policier et des ventes d’armes aux régimes répressifs
  • La suppression des bases militaires françaises en Afrique

Premiers signataires : Survie, Afriques en lutte, La Fédération des Congolais de la Diaspora (FCD), Sortir du Colonialisme…

Signez la pétition Dictateurs à l’Elysée ! Dites non au Sommet de la honte !

Pour dénoncer cette hypocrisie et dresser un bilan citoyen de l’interventionnisme militaire français en Afrique, nous proposons deux autres mobilisations en plus de la pétition

 1 Le tribunal citoyen de la Françafrique : le mercredi 4 décembre, de 18h à 22h, au Grand Parquet à Paris. Le tribunal citoyen de la Françafrique visera à dresser le bilan de 50 ans de França- frique et d’interventions françaises sur le sol africain, à travers la mis en accusation de la Françafrique.

Un jury de citoyen-nes, un juge et des avocats seront en charge de mener à bien les interrogatoires de témoins – chercheurs, militant-e-s d’associations, personnalités africaines sur des questions ayant trait à la Françafrique – afin de faire apparaître les causes et les responsabilités en particulier sur les questions ayant trait à la sécurité/ insécurité et à la paix/guerre en Afrique, depuis les 15 dernières années (depuis le Sommet France-Afrique du Louvre). Des personnalités venues de différents horizons viendront témoigner sur les réalités qu’ils connaissent, à travers des témoignages courts d’une dizaine de minutes, afin d’édifier le jury.

Venez écouter ces témoignages sur les réalités de la Françafrique de ces 15 dernières années ou en savoir plus sur la réalité de la présence française en Afrique et de ce que cachent les discours sur la paix et la sécurité mis en avant au Sommet officiel de l’Elysée.

2. Un rassemblement inter-organisations, le jeudi 5 décembre à 18h place de la Répu- blique à Paris Un rassemblement est organisé à l’initiative de nombreuses organisations françaises et africaines Place de la République sous le mot d’ordre unitaire suivant :

  • annulation du sommet
  • fin du soutien diplomatique, économique, militaire, policier et des ventes d’armes aux régimes répressifs
  • suppression des bases militaires françaises en Afrique

14 novembre 2013 par Survie

http://survie.org/francafrique/article/la-paix-en-afrique-ne-doit-pas-se-4577

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07 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Édito: plus que jamais, troupes françaises hors du Mali!

Édito: plus que jamais, troupes françaises hors du Mali! dans Anticolonialisme logo

Le double assassinat des deux journalistes Ghislaine Dupont et Claude Verlon qui effectuaient leur mission d’information dans la région de Kidal au Mali suscite, à juste titre, une très grande émotion que nous partageons.
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Ce double assassinat nous révolte. Il nous révolte d’abord parce qu’aucun professionnel ne devrait mourir dans l’exercice de son métier et que personne ne peut porter atteinte au droit à l’information. Nous tenons à affirmer notre solidarité avec les journalistes dont le travail permet de faire vivre la liberté de la presse.
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Mais il nous révolte aussi parce que ces derniers morts s’ajoutent à la liste déjà longue des victimes tombées depuis le début de l’intervention militaire de la France. Justifiée par le Président de la République soi-disant pour protéger Bamako de l’invasion de groupes djihadistes venus du Nord, et annoncée, comme toutes les guerres néo-coloniales, comme une guerre éclair, cette intervention tourne au désastre. Les attentats et les attaques se multiplient au Nord-Mali, et la situation empire.
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Aujourd’hui encore, la présence militaire française, de soldats et de techniciens du renseignement, n’empêche en rien la réorganisation des réseaux armés islamiques et ne protège pas les populations otages des différents conflits armés.
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Au contraire, le harcèlement de soldats dans les camps où se trouvent majoritairement des femmes et des enfants ajoute la peur et l’humiliation à un quotidien déjà très précaire.
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Dans cette situation, François Hollande craint avant tout l’enlisement et multiplie les messages contradictoires : un jour, il décide l’envoi supplémentaire de troupes et le report du retrait partiel de l’armée, et le lendemain, il fait machine arrière… Sa seule préoccupation semble être de maintenir une sorte de protectorat français sur le Mali sans en payer le coût politique. Pourtant la guerre s’annonce longue !
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La seule bonne décision politique est le retrait total et immédiat de l’armée française du territoire malien.
Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 216 (07/11/2013) Roseline Vachetta

 

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06 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Manuel Valls aux Antilles: l’autisme colonial perdure….

Manuel Valls aux Antilles: l'autisme colonial perdure…. dans Anticolonialisme aavant-manif-14-decembre-2010

Les chiffres sont terribles sous le soleil terne de la Guadeloupe : 40 meurtres pour une population de 400 000 habitants, 52 morts sur les routes de l’archipel guadeloupéen.

Il y a quelques semaines, Manuel VALLS, tel un oiseau migrateur s’est posé sous nos latitudes, fatigué d’être interpellé par des élus adeptes du tout sécuritaire, du renforcement des forces de l’ordre «co- lonial».

Imperturbable dans sa posture d’un Sarkozy de gauche, VALLS n’a rien cédé ou du moins des miettes sur la dotation de deux chiens pour la recherche d’armes et de drogues!

Quelques accras, un verre de rhum, Valls, rattrapé par l’affaire Léonarda, s’en est allé, laissant les syndicats policiers sans voix de tant de mépris quant à leur demande de renforcement de leurs effectifs et d’autres moyens matériels !

La question de la violence, de la délinquance dans notre pays où les prisons sont surpeuplées, celle de Baie Mahault conçue pour 400 détenus, en détient 700. (le 40è meurtre a été fait dans cette prison), prend ses racines dans la permanence du fait colonial…

Une société dans une impasse économique, sociale, culturelle et politique. Une société où les tenants de la « pwofitasyon », malgré la longue grève de 2009 continuent, à pressurer les travailleurs, les petits gens, les artisans…

Qu’on ne s’y méprenne point, la Guadeloupe comme l’écrivait un philosophe est un département-colo- nie où 30% de la population est au chômage, plus de 50% des jeunes âgées de 18 à 25 ans sont sans emploi, où chaque année des milliers de jeunes quittent les bancs de l’éducation nationale sans diplôme…

Une économie de comptoir où l’agriculture est chargée d’alimenter en produits exotiques la métropole non pas de subvenir aux besoins du peuple. Une colonie où, depuis la loi d’assi-milation de mars 1946,  rien n’a été fait et ne peut être fait pour le développement économique du territoire !

Juguler cette violence ne peut venir d’oiseaux migrateurs mais du sursaut salvateur des syndicats ouvriers, des organisations anticolonialistes et anticapitalistes, des jeunes, des femmes, capables de proposer un projet économique et politique allant dans le sens des intérêts des damnés de la terre, des travailleurs, aller plus loin que le LKP de mars 2009, souhaitons que la grève du 5 décembre soit le premier acte fondateur de ce projet.

Lundi 4 novembre 2013 PALIN JEAN MICHEL.

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03 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Indonésie, du nickel contre une bouchée de pain (ci)

Indonésie, du nickel contre une bouchée de pain (ci) dans Anticolonialisme allo-quoi

Les habitants de l’île d’Halmahera, dans le nord des Moluques, ont vendu leurs terres, exceptionnellement riches en biodiversité, pour une bouchée de pain (60 centimes le mètre carré) à la compagnie PT Weda Bay Nickel Mine détenue majoritairement par le groupe français Eramet.

La commission nationale des droits de l’homme (Komnas HAM) rapporte que ceux qui ont refusé ont été menacés, arme sur la tempe, par la police. Le quotidien The Jakarta Post rappelle qu’Halmahera est encore recouverte à 80 % de forêts primaires. C’est là que Wallace, en 1858, écrivit à Darwin au sujet de son idée de développement de nouvelles espèces. Mais l’île abrite aussi dans son sous-sol un des plus vastes gisements de nickel au monde. La demande en nickel est particulièrement forte à cause des batteries rechargeables pour les voitures électriques et les smartphones. The Jakarta Post 31 octobre 2013

http://www.courrierinternational.com/breve/2013/10/31/du-nickel-contre-une-bouchee-de-pain

Commentaire: Vente? « Ceux qui ont refusé ont été menacés, arme sur la tempe, par la police ».

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30 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

La guerre de l’olive en Palestine (rfi)

La guerre de l’olive en Palestine (rfi) dans Altermondialisme oliveoil-palestine

Chaque année, c’est le même scé­nario : des champs brûlés, des arbres arrachés. Des colons israé­liens mènent des raids sur les oli­viers des agri­cul­teurs pales­ti­niens  en  Cisjordanie.

Des photos mon­trant des hommes masqués pris en fla­grant délit cir­culent sur internet. Ces actes de van­da­lisme sont le fait d’une poignée d’extrémistes qui se vengent ainsi d’attaques de Pales­ti­niens contre les colonies ou qui cherchent sim­plement à faire régner la terreur.

Mais ces raids contre les oli­viers sont quasi quo­ti­diens depuis le début de la cueillette il y a un mois et ils se conjuguent avec les dif­fi­cultés pour les agri­cul­teurs pales­ti­niens d’accéder à leurs terres. Israël impose en effet des res­tric­tions aux ter­ri­toires sous son contrôle, et les colons, encore eux, s’accaparent de plus en plus de terres en Cisjordanie.

Le ministère pales­tinien de l’Agriculture n’est pas très opti­miste. Il s’attend à une pro­duction d’huile d’olive en baisse, 15 000 tonnes cette année, la moitié par rapport à l’an dernier. En cause, selon lui : des fac­teurs envi­ron­ne­mentaux bien sûr, mais aussi ces obs­tacles dressés par les Israéliens.

Pourtant, l’huile d’olive est impor­tante pour les Pales­ti­niens. C’est un produit de base de l’alimentation et si la pro­duction baisse, les prix vont aug­menter. Cette huile est aussi consi­dérée comme pro­met­teuse pour les expor­ta­tions. Son caractère serait unique, les oli­viers gran­dissent à l’ancienne, sans irri­gation, et la cueillette se fait à la main. Du coup, elle séduit de plus en plus les pays étrangers, notamment ceux qui veulent du bio, comme les Etats-​​Unis et l’Europe.

L’huile d’olive pales­ti­nienne n’est pour l’instant qu’un tout petit marché, qui n’a rien à avoir avec celui de l’huile d’olive euro­péenne qui repré­sente 80% de la pro­duction mon­diale, mais à l’échelle pales­ti­nienne ce n’est pas négligeable.

Dans un récent rapport, la Banque mon­diale estime que la moitié des terres agri­coles en Cis­jor­danie est inac­ces­sible aux Pales­ti­niens et que si les obs­tacles dressés par Israël étaient levés, l’économie pales­ti­nienne en général pourrait croître de 35%. En attendant la levée de ces obs­tacles, les oli­viers, sym­boles de la paix, conti­nuent de faire l’objet d’une guerre en Palestine. Murielle Paradon, RFI, mardi 29 octobre 2013

 http://www.france-palestine.org/La-guerre-de-l-olive-en-Palestine

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27 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

25 octobre 1983 : Grenade et la restauration de l’ordre capitaliste mondial (Essf)

25 octobre 1983 : Grenade et la restauration de l’ordre capitaliste mondial (Essf)  dans Anticolonialisme grenadacomix2
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Un prélude aux catastrophiques années 1980…

Il y a 30 ans, le 13 mars 1979, la première révolution de Noir-es anglophones réussissait à renverser le régime néocolonial de Sir Eric Gairy et établissait un gouvernement révolutionnaire dans l’île de Grenade. Cette révolution connaîtra une double défaite : à l’intérieur avec le coup d’État opéré par une faction stalinienne [1] dirigée par Bernard Coard ; à l’extérieur avec l’invasion des marines américaines, le 25 octobre 1983.

L’importance des événements à Grenade Cette île n’est pas plus grande que celle de Martha’s Vineyard et sa population, en 1983, aurait pu remplir le Stade du Centenaire à Montevideo, en Uruguay. Ce stade peut accueillir 108 000 spectateurs. L’importance des événements ne tient donc pas au poids démographique ou encore à l’importance économique de l’Île des épices. Elle tient à d’autres facteurs. Tout d’abord, ce fut le plus grand déploiement militaire étatsunien après la défaite du Vietnam et sa première opération à « visage découvert ». Cela pavera la voie à d’autres interventions du même ordre, notamment au Panama.

L’armée de la superpuissance étatsunienne avait finalement réussi à surmonter le syndrome de la défaite vietnamienne et recomposé sa capacité d’intervention dans le monde. (…)

Essor révolutionnaire et offensive contre-révolutionnaire victorieuse La défaite états unienne au Vietnam en 1975 et l’incapacité de Washington d’intervenir militairement, à cause de la décomposition de son armée, a permis à plusieurs luttes de libération nationale de connaître un succès rapide, du Mozambique à la Guinée-Bissau en passant par l’Angola. Des révolutions ont éclaté un peu partout, du Nicaragua à l’Iran. Même le cœur de l’impérialisme mondial a été ébranlé, du moins à ses pourtours : les dictatures en Grèce et au Portugal ont été renversées et celle de l’Espagne a disparu avec la mort du Caudillo Franco. Un peu partout, les mouvements sociaux ont fait des gains non négligeables et les syndicats, mêmes ceux dont l’origine était de type corporatif ou catholique, se montraient combatifs. Plusieurs d’entre eux se réclamaient du socialisme et étaient tentés par l’action politique ouvrière indépendante des partis bourgeois. Bref, l’époque était plutôt favorable aux dominé-es. Et le monde aurait pu changer de base.

Un des premiers actes de la contre-révolution en marche, l’invasion militaire de Grenade, sera un élément significatif de la restauration de l’ordre capitaliste mondial, une esquisse de la catastro-phique décennie 1980, caractérisée par l’offensive réactionnaire victorieuse, laquelle imposera ce qui est désormais connu comme la mondialisation néolibérale.

Dans les pays capitalistes du Centre, les attaques contre les acquis du mouvement ouvrier ont été ponctuées par les défaites brutales des contrôleurs aériens aux États-Unis en 1981 et des mineurs en Grande-Bretagne en 1984. Les gouvernements Thatcher et Reagan ont pu dès lors imposer leurs politiques monétaristes antisociales — première mouture des politiques néolibérales —, procéder à la privatisation des services publics, affaiblir les droits sociaux et relancer les profits des entreprises.

Dans les autres pays capitalistes dominants, il n’y a pas eu un écrasement du mouvement ouvrier, mais les régressions ont été importantes : le niveau de vie des salarié-es stagnait ou baissait et le salaire indirect (ou salaire social) était en recul. Le mouvement ouvrier était désormais sur la défen- sive. Dans les pays de la Périphérie capitaliste, on a assisté à l’enlisement puis à la défaite des processus révolutionnaires, de l’Iran au Nicaragua, de l’Éthiopie au Burkina Faso, du Salvador à l’Afghanistan. Dans les pays du « socialisme (ir)réellement existant », l’échec de la révolution en Pologne en 1981 et la reconstitution de l’ordre bureaucratique (coup d’État du général Jarulevski) assureront la prédomi- nance des courants favorables à la restauration du capitalisme qui, en 1989, capteront à leur profit les fruits des mobilisations de masse en faveur de la démocratie politique.

En 1979, à la suite de l’invasion par les troupes vietnamiennes du Cambodge des Khmers rouges, ce qui a arrêté le génocide, une guerre a opposé la République populaire de Chine au Vietnam récemment libéré. Au plan intellectuel, les adieux au prolétariat se sont multipliés, de nombreux chan- tres de la « Grande Révolution culturelle prolétarienne » maoïste ont retourné leur veste et condamné toute révolution devenue pour eux synonyme de dictature totalitaire. Le « socialisme » était désormais largement déconsidéré, ce qui au niveau idéologique a laissé le champ libre aux forces réactionnaires. L’analyse de la révolution et de la contre-révolution à Grenade peut nous aider non seulement à comprendre les dynamiques internes au processus tumultueux de la prise du pouvoir par les dominé-es et de la construction d’une nouvelle société, mais également les moyens mis en œuvre par les dominants pour restaurer l’ordre bourgeois. POULIN Richard 13 septembre 2009

* Richard Poulin  Département de sociologie et d’anthropologie  Université d’Ottawa

Lire en entier http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article15019

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