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21 mars 2016 ~ 0 Commentaire

irlande, il y a cent ans 1 (dominique foulon)

ira

L’insurrection de Pâques 1916 à Dublin: Au delà des mythes

Depuis cent ans, l’insurrection républicaine irlandaise donne lieu à diverses interprétations plus ou moins malveillantes: du sacrifice sanglant au putsch raté en passant par une escarmouche inutile. Or, ce soulèvement armé en pleine guerre mondiale, ne prend sa signification que si on l’englobe dans une période révolutionnaire en Irlande qui s’étend sur plus de dix ans, de 1912 à 1923, et que si l’on tient compte de l’environnement international d’alors. Bien peu de per- sonnes à l’époque comprirent que les premiers coups de feu qui résonnèrent à Dublin le 24 avril 1916, sonnaient en fait le glas de l’empire britannique. La presse de l’époque ne note qu’une tentative de sédition ratée, qui plus est, fomentée par l’Allemagne. Or cet événement s’inscrit dans un contexte très ancien.

Un pays colonisé

Depuis plusieurs siècles, l’Irlande sauvagement conquise et colonisée par son voisin anglais tente de retrouver son indépendance. Soulèvements armés et luttes politiques alternent selon les époques, sans plus de succès l’un que l’autre. Si depuis 1798 [1] et tout au long du 19e siècle, le recours régulier à la lutte armée échoue, la lutte parlementaire des députés irlandais à Westminster aboutit à un projet d’autonomie interne dans le cadre du Royaume Uni : le Home Rule. En effet, l’obstruction systématique du parlement de Westminster par les députés irlan- dais, sous la direction de Charles Parnell, poussa le premier ministre libéral Gladstone à adhé- rer à ce vieux projet d’Isaac Butt. Celui-ci un conservateur protestant, s’était rallié à l’idée qu’un parlement irlandais était la meilleur solution pour régler au mieux les affaires domestiques irlandaises. [2] Ce projet fut violemment combattu par les Conservateurs et une partie du Parti libéral, qui en recevant le soutien de l’Ulster Loyalist Anti Repeal Union leur donna l’idée de jouer la carte orangiste, c’est à dire se servir du loyalisme nord irlandais pour contrer leur adversaires.

En effet, la conquête de l’Irlande avait conduit à un développement différencié dans la province d’Ulster.

Dans la plus grande partie de l’île, une fois la conquête finie, la plupart des terres furent acqui- ses par des aventuriers qui n’en attendaient qu’un profit immédiat, pressurant la paysannerie autant que possible, et la laissant dans un état de misère noire tant de fois décrite par tous les voyageurs au 19è siècle. L’Ulster fut la dernière partie de l’île à être (durement) conquise. Pour s’assurer de sa pacification définitive, la couronne anglaise eut recours à l’établissement de plantations. Sur les terres d’où avaient été expulsés les Irlandais, des fermiers anglais ou écossais s’établissaient en colonies de peuplement afin de consolider la conquête et éviter toute nouvelle insurrection dans cette région.

Or les propriétaires terriens ne pouvaient soumettre cette nouvelle paysannerie à une exploi- tation identique à celles des indigènes du Sud sous peine de voir le projet colonial échouer. Des garanties et des avantages octroyés aux fermiers connus comme « la coutume d’Ulster » permit une relative prospérité et le développement d’activités annexes comme la culture et le tissage du lin. Cela servit de base à la fin des guerres napoléoniennes, à l’industrie du lin qui connut une immense prospérité. Belfast avec ses dizaines d’immenses filatures, était connue comme la Linenopolis de l’Irlande. La ville connut aussi un essor industriel fantastique à partir de 1850 avec la création de chantiers navals et des industries annexes. Un développement unique en Irlande qui était le prolongement des grands centres industriels d’Angleterre et d’Ecosse, parfaitement intégré au marché britannique.

Dans le reste de l’Irlande les industries naissantes se trouvaient en concurrence avec celles de Grande Bretagne, et donc envisageaient l’autonomie dans le cadre de l’Empire (Home Rule) comme un moyen de se protéger par le biais de taxes diverses d’importation.

Une révolte conservatrice

Au delà des aspects économiques, la physionomie politique irlandaise était toujours tributaire de la colonisation, bien que cette dernière fut déjà ancienne. Dans le Nord-Est de l’île, les opposants au Home Rule surent profiter de l’existence d’un courant fondamentaliste protestant et conservateur dont l’Ordre d’Orange [3] était l’expression publique la plus achevée, pour mobiliser le « peuple protestant », ceux dont les ancêtres avaient colonisé la région. En com- parant le Home Rule au Rome Rule c’est à dire en utilisant la peur de perdre les libertés reli- gieuses dans un Etat catholique, en amalgamant l’appartenance religieuse au débat politique, ils réussirent à entretenir et développer le sectarisme religieux et communautaire.

Bien qu’il ne manquât pas de voix dissonantes en son sein pour contester l’hégémonie unio- niste, cette dernière réussit à créer un mouvement de masse qui ne cessa de grandir au fil des temps. Le premier projet de Home Rule datait de 1886, le second de 1893, et en 1912 le troi- sième projet, bien que repoussé par la chambre des Lords, était simplement retardé de deux ans, le veto de cette institution monarchique n’étant plus absolu. L’imminence du «danger» conduisit les tenants de l’Union à d’immenses rassemblements et à organiser de véritables milices armées pour s’opposer au Home Rule. L ‘Ulster Volunteers Force regroupa 100 000 hommes et femmes bénéficiant, à partir de 1914, d’un armement moderne en provenance d’Allemagne. Outre le soutien des Tories anglais, cette sédition reçue aussi celui de la caste des officiers britanniques en Irlande, qui menacèrent de démissionner en masse plutôt que de devoir marcher contre l’UVF si on le leur demandait.

Le réveil républicain

Ces évènements eurent forcément un retentissement dans le reste du pays. Les nationalistes formèrent en réponse au grand jour, en 1913, une autre milice : les Irish Volunteers. Créée au départ sur l’initiative de l‘IRB [4], les constitutionalistes du Parti Irlandais adhérèrent en masse à cette organisation qu’ils contrôlèrent ensuite largement. Toutefois, contrairement à l’UVF, ils ne bénéficièrent pas de la mansuétude de certains militaires en juillet 1914, pour recevoir leur armement, lui aussi en provenance d’Allemagne. A cela vint se joindre l’Irish Citizen Army du syndicaliste révolutionnaire James Connolly, formée depuis peu à partir des groupes d’auto-défense ouvrier qui avaient été créés lors de la grande grève de Dublin en 1913 pour faire face aux attaques policières et à celles des jaunes.

Cette grève de 6 mois (et le lock-out qui suivit) avait été soutenue par une partie de l’intelligen- tsia dublinoise : Patrick Pearse, chantre du renouveau celtique, la comtesse Markievicz, mili- tante suffragette socialiste, fondatrice des Na Fianna Éireann (scouts nationalistes irlandais) ainsi que le poète Yeats. La question sociale, malgré la défaite de la grève, s’invitait aux cotés de la question nationale sur la scène politique. Cet épisode permit aussi de constater qu’une partie du mouvement nationaliste (le Sinn Fein d’Arthur Griffith en particulier) était hostile au mouvement ouvrier.

Dès 1913, les Unionistes proposèrent que la province d’Ulster soit tenue à l’écart du Home Rule : refus des nationalistes et du gouvernement britannique. En mai 1914, le gouvernement proposa que la province soit pour une durée de 6 ans, autorisée à rester en dehors : refus des unionistes. La situation semblait bloquée et la guerre civile imminente. Le 4 août la Grande Bretagne déclarait la guerre à l’Allemagne. Le 18 septembre le gouvernement instaurait le Home Rule en Irlande, mais suspendait son application à la fin des hostilités.

Première guerre mondiale

L’aile modérée des Irish Volunteers par la voix du député John Redmond se joignit à l’Union sacrée pour engager les Irlandais aux cotés du gouvernement anglais dans ce qui promettait d’être une guerre pour le droit des nations à disposer d’elles-mêmes. A l’opposé la minorité des Volunteers influencée par l’I.R.B. refusa ce soutien et les partisans de l’I.C.A. posèrent cette bannière sur le bâtiment de la maison des syndicats : “Nous ne servons ni le Roi, ni le Kaiser mais l’Irlande”. Tous espéraient alors que “les difficultés de l’Angleterre seraient l’oppor- tunité de l’Irlande” et espéraient tirer avantage de cette situation pour faire avancer la cause nationale irlandaise.

Ils avaient d’autant moins de scrupules que dès la declaration de la guerre et la promesse de Home Rule reportée, la Grande Bretagne incorporait la milice “rebelle” UVF en bloc au sein de l’armée britannique dans la 36e division d’Ulster [5], tandis qu’elle éparpillait les Irish Volunteers dans tous les regiments, et leur interdisait tout signe distinctif. Quant à Edward Carson qui avait pris la tête de la sédition unioniste, qui n’avait pas hésité à rechercher le soutien de l’Allemagne et poussé l’Irlande au bord de la guerre civile, il était nommé en 1915 Attorney général de l’Angleterre, avant de rejoindre le cabinet de guerre comme premier Lord de l’Amirauté.

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21 mars 2016 ~ 0 Commentaire

irlande, il y a cent ans 2 (dominique foulon)

Pour James Connolly, la partition prévisible de l’Irlande ne pouvait amener que deux regimes conservateurs dans chaque partie de l’île, et compromettre alors toute avancée sociale dans l’ensemble du pays.

C’est autant en militant internationaliste que nationaliste qu’il envisagea alors une insurrection. L’agitation contre la conscription obligatoire rencontre un certain écho en Irlande dès 1915. Les même évènements secouèrent la région de Glasgow où son ami républicain socialiste écossais John MacLean militait contre la guerre et la conscription, où dès 1915, le Comité des Travailleurs de la Clyde mèna une agitation sociale et politique, tout semblait alors indiquer qu’il était concevable, dans les conditions présentes, de transformer la guerre impérialiste en révolution nationale et socialiste.

C’est bien dans cette optique qu’il mit en place des entrainements militaires conjoints entre l’ICA et les Irish Volunteers, qu’il prit contact avec le conseil militaire de l’IRB au sein duquel il fut coopté en janvier 1916 en vue du soulèvement prévu pour Pâques.

Vers l’insurrection

Parmi les préparatifs, la mission de Roger Casement, un irlandais protestant qui avait rejoint la cause républicaine, était d’importance. Bien qu’il n’eût pas réussit à créer une brigade irlan- daise parmi ses compatriotes prisonniers dans les camps allemands, il avait réussi à obtenir un considérable chargement d’armes et de munitions pour la rébellion. Mais, alors qu’il rejoignait l’Irlande à bord d’un sous marin allemand il fut capturé le 21 avril.

Le bateau convoyant l’armement ayant en vain attendu sa venue dans la baie de Tralee se saborda alors qu’il était encerclé par la marine britannique (en fait ce bateau, selon les ordres de l’IRB, n’aurait du approcher des cotes irlandaises qu’après le début de l’insurrection). Le 22 avril un dirigeant des Irish Volunteers, Eoin MacNeill, opposé au soulèvement, annule par voix de presse toutes les manœuvres prévues pour Pâques semant alors la confusion dans les rangs républicains.

La date du soulèvement fut néanmoins maintenue et le lundi 24 avril les volontaires et l’ICA réunis désormais au sein de l’Armée Républicaine Irlandaise (I.R.A.) prirent position en divers points de Dublin. La République fut proclamée devant la Grande Poste qui devint le quartier général du gouvernement provisoire tandis que divers détachements prirent position dans une dizaine d’autres points stratégiques. Outre les contre ordres de Mac Neill qui privè- rent les insurgés d’au moins 1000 combattants, certains échecs, comme celui qui entrava la prise de contrôle du « Château » (l’administration centrale britannique) ou le central téléphonique fragilisèrent dès le départ l’entreprise.

Au delà de la capitale hormis Galway, Ashbourne (comté Meath) et Enniscorthy il y eut peu de combats significatifs. Mais, un peu partout, les Volontaires se réunirent et se mirent en marche, sans se battre, y compris dans le Nord.

La réaction britannique fut extrêmement violente : l’utilisation de l’artillerie en plein centre de Dublin réduit en champs de ruines visait autant à en finir rapidement qu’à terroriser la population. Le samedi 29 avril « afin d’arrêter le massacre d’une population sans défense » Patrick Pearse et le gouvernement provisoire se rendirent sans condition et ordonnaient de déposer les armes. En fait, à part le quartier général de la Grande Poste, tous les autres édifices restèrent aux mains de l’IRA.

L’exemple des volontaires (tous très jeunes) regroupés au sein du Mendicity Institute et qui bloquèrent l’armée anglaise pendant plus de trois jours, occasionnant de lourds revers aux britanniques, sans pour autant subir de perte équivalente, est un des exemples qui démontre que l’affaire n’avait pas été envisagé à la légère et que l’insurrection avait de réelles capacités militaires. La « semaine sanglante » coûta la vie à 116 soldats britanniques, 16 policiers et 318 «rebelle » ou civils. Il y eut plus de 2000 blessés dans la population.

La répression fut immédiate. Plus de 3000 hommes et 79 femmes furent arrêtés, 1480 ensuite internés dans des camps en Angleterre et au Pays de Galles. 90 peines de mort furent pronon- cées, 15 seront exécutées dont les sept signataires de la proclamation d’indépendance. La légende se construisit aussitôt autour des dernières minutes des fusillés (Plunket qui se maria quelques heures avant son exécution, Connolly blessé et fusillé sur une chaise…).

Quelle analyse de l’insurrection ?

Au delà du retournement de l’opinion publique en faveur des insurgés, suite aux représailles, les questionnements ou les anathèmes fleurissent. Si les condamnations des sociaux démo- crates englués dans l’Union sacrée ne furent pas une surprise il est intéressant de noter qu’un des commentaires les plus lucides furent écrit en Suisse par Lénine. Dans un texte célèbre, il note tout ce que la guerre a « révélé du point de vue du mouvement des nations opprimées », il évoque les mutineries et les révoltes à Singapour, en Annam et au Cameroun qui démontrent « que des foyers d’insurrections nationales, surgies en liaison avec la crise de l’impérialisme, se sont allumés à la fois dans les colonies et en Europe .

Il replace donc, fort justement, Pâques 1916 dans le contexte international de « crise de l’impérialisme » dont le conflit mondial est l’illustration éclatante. Il fustige ceux qui (y com- pris à gauche) qualifient l’insurrection de « putsch petit bourgeois » comme faisant preuve d’un « doctrinarisme et d’un pédantisme monstrueux ». Après avoir rappelé « les siècles d’existen- ce » et le caractère « de masse du mouvement national irlandais », il note qu’au coté de la petite bourgeoisie urbaine « un partie des ouvriers » avait participé au combat.

« Quiconque qualifie de putsch pareille insurrection est, ou bien le pire des réaction- naires, ou bien un doctrinaire absolument incapable de se représenter la révolution sociale comme un phénomène vivant. La lutte des nations opprimées en Europe, capable d’en arriver à des insurrections et à des combats de rues, à la violation de la discipline de fer de l’armée et à l’état de siège, « aggravera la crise révolutionnaire en Europe » infiniment plus qu’un soulèvement de bien plus grande envergure dans une colonie lointaine.

A force égale, le coup porté au pouvoir de la bourgeoisie impérialiste anglaise par l’insurrection en Irlande a une importance politique cent fois plus grande que s’il avait été porté en Asie ou en Afrique. » Et de conclure que « le malheur des irlandais est qu’ils se sont insur- gés dans un moment inopportun, alors que l’insurrection du prolétariat européen n’était pas encore mûre ». [7] Il ne s’agit pas de citer Lénine comme un oracle, mais de noter que dans son analyse, à chaud, il situe clairement la rébellion irlandaise comme une « lutte anti-impé- rialiste » du point de vue de la lutte des classes internationale et de la révolution mondiale. Il n’est pas inutile de rappeler, qu’à l’époque, il finit la rédaction de L’impérialisme, stade suprême du capitalisme.

C’est ce qui sera à nouveau souligné lors du second congrès de la 3e internationale en juillet/août 1920, où la question irlandaise fut discutée dans le cadre de la question coloniale et des mouvements d’émancipation des pays opprimés (en présence de deux irlandais dont Roddy Connolly le fils de James Connolly). [8]

En Irlande la mythologie mise en place autour de l’insurrection de Pâques 1916 gom- ma toute référence au contexte international. Les tenants du « sacrifice consenti pour réveiller la nation » (avec le message sous-jacent que ce n’était plus un exemple à suivre) n’enten- daient pas courir le risque de se hasarder à réveiller la question sociale en parlant d’anti-impérialisme. Au lendemain de la défaite et alors que l’opinion publique prenait fait et cause pour les révolutionnaires exécutés, ce fut le parti Sinn Fein, qui n’avait eut aucune respon- sabilité dans le soulèvement, qui remporta les élections en 1918 et devient le symbole de la lute pour l’indépendance.

Le Parti Parlementaire irlandais, déconsidéré, ne joua plus de rôle important dans le nouveau processus politique qui s’amorçait. Toutefois sa capacité de nuisance se révéla redoutable, quelques années plus tard, quand plusieurs de ses membres rejoignirent les partisans de la partition du pays et appuyèrent leur démarche contre-révolutionnaire.

Il a été aussi beaucoup question de la mauvaise stratégie militaire des insurgés. Le fait de maintenir l’insurrection malgré les évènements contraires, reposait sur le fait que les autorités britanniques au courant des préparatifs auraient, de toute façon procédé, à une répression massive. Car initier une rébellion, en temps de guerre, avec le soutien et la coopé- ration de l’ennemi ne laissait que peu de chances aux promoteurs du projet. La prise de diffé- rents points stratégiques dans la ville ainsi que des principales routes et les tenir se concevait dans le dessein d’attendre les colonnes d’insurgés censées converger vers Dublin.

Il fallut l’envoi de 20 000 soldats pour mater la rébellion et la férocité des combats avec l’usage intensif de l’artillerie dans le centre très peuplé de la capitale indique à la fois un mépris colonial pour les indigènes en révolte et la volonté d’en finir au plus vite dans la crainte que la rébellion ne s’étende. Quoiqu’il en fut, certains historiens indiquent que « cette aventure » fut « la plus sérieuse brèche dans les remparts de l’empire britannique depuis la défaite de Yorktown en 1781» face aux insurgés américains. [9]

Dominique Foulon dimanche 20 mars 2016

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16 mars 2016 ~ 0 Commentaire

pedernec: «la terre parle arabe » (afps tregor)

la-terre-parle

« La Terre parle arabe » croise le regard de l’historien et du cinéaste pour soulever une vérité brûlante, celle du nettoyage et de la spoliation de la terre palestinienne par les sionistes.Fin 19ème le sionisme, mouvement politique juif minoritaire, apparaît sur la scène internatio- nale. Son but est de créer un Etat pour les Juifs quelque part dans le monde. Ce choix se portera finalement sur la Palestine. Cependant cette terre palestinienne « parle arabe » et se trouve habitée par un peuple, les Palestiniens.

Pour mettre en avant leur projet, les leaders sionistes élaborent une solution bien avant la déclaration Balfour de 1917.

Il s’agit de penser d’abord et d’organiser ensuite le transfert de la population locale palestinien- ne hors de sa terre. Tous les moyens seront utilisés pour cela et en particulier la force brutale. Ce projet, élaboré en secret dans les premières années, sera progressivement mis en avant par ses leaders après la grande révolte palestinienne de 1936, au cours de laquelle toutes les formes d’oppositions à ce projet par les Palestiniens seront fortement réprimées par la puissance mandataire britannique.

Le film de Maryse Gargour est construit essentiellement sur des citations des leaders sionis- tes, sur des archives audiovisuelles inédites, sur la presse de l’époque et sur des documents diplomatiques occidentaux croisés avec des témoignages de personnes ayant vécu direc- tement cette période. Le fil conducteur historique est donné par l’historien Nur Masalha.  » La Terre parle arabe croise le regard de l’historien et du cinéaste pour soulever une vérité brûlante, celle du nettoyage et de la spoliation de la terre palestinienne par les sionistes ».

S. Mansour, lundi 28 avril 2008

L’Association Solidarité France Palestine Trégor et l’Association Amzer-Nevez.

20h30 à la salle Roger Carmès  Pédernec.

http://www.france-palestine.org/La-Terre-parle-arabe-un-film-d

Evènement Facebook

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15 mars 2016 ~ 0 Commentaire

contre la guerre (afriques en lutte)

salon

Le racisme et le colonialisme, toutes et tous dans la rue

Les guerres menées par la France comme par les autres puissances impérialistes sont des guerres de pillage et d’ingérence pour le contrôle des ressources.

Ces guerres sèment le désastre. Elles tuent des civils, et font des dizaines de milliers de morts, des millions de blessés et de déplacé, provoquent des viols et des mutilations de milliers de femmes réduites à l’esclavage.

Elles créent la misère là bas et entretiennent un climat de peur et de militarisation ici. Ces guerres s’ajoutent aux autres moyens utilisés contre les peuples (dette, occupations, accaparement des terres …) pour renforcer partout la domination coloniale et néocoloniale (Françafrique, Moyen Orient, Palestine, colonies françaises…) Parce que nous nous opposons à ces guerres déclarées en notre nom Parce que nous soutenons
- Le combat contre les discriminations et tous les racismes, et notamment le racisme antimusulman,
- La lutte des réfugiés, migrants et sans papiers Parce que nous nous opposons aux mesures d’exception, aux violences policières et au contrôle généralisé des populations qui ciblent en priorité les personnes musulmanes ou supposées telles, les quartiers populaires et les mouvements sociaux.

Nous manifesterons à l’occasion de la semaine anticoloniale, des Journées internationale de lutte contre le racisme et contre les violences policières pour :

-  Exiger l’arrêt immédiat des interventions militaires françaises, le retrait des bases militaires, la fin des traités et alliances (OTAN…) ;
-  Dénoncer le marché des ventes d’armes qui irrigue entre autres les pires dictatures ;
-  Combattre la militarisation de la société, le quadrillage des territoires et des esprits par le complexe militaro-sécuritaire ;
-  Soutenir le droit à l’autodétermination des peuples en apportant notre solidarité aux forces de résistance et d’émancipation.

14 mars 2016

Contre la guerre, le racisme et le colonialisme, Toutes et tous dans la rue le 19 Mars 2016, 14 H Barbès

http://www.afriquesenlutte.org/communiques-luttes-et-debats/communiques-autres/article/contre-la-guerre-le-racisme-et-le

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07 mars 2016 ~ 0 Commentaire

kurdistan, la guerre des filles (arte)

kurdes1

mardi 08 mars à 22h35 (52 min)

De Paris à Kobané, en Syrie, du Kurdistan de Turquie au Sinjar en Irak, une immersion dans le mouvement des femmes kurdes luttant contre Daech, héritières d’une longue tradition de résistance.

Il y a plus d’un an, le monde saluait le courage des femmes kurdes des Unités de défense féminines (YPJ) qui avaient combattu pour libérer la ville symbole de Kobané, en Syrie, du joug djihadiste. Aujourd’hui, kalachnikov en main, elles poursuivent leur résistance massive face à Daech, dans le Rojava, le Kurdistan syrien, comme au Sinjar, en Irak, vaillantes et militantes, des chants partisans aux lèvres.

Leur slogan ? « Femmes ! Vie ! Liberté ! » Mais cette armée de femmes, formée militairement et politiquement, qui porte haut le projet d’une société affranchie du patriarcat, s’inscrit dans un mouvement de résistance déjà ancien, créé il y a bientôt quarante ans en Turquie autour de Sakine Cansiz.

Cofondatrice du PKK, assassinée, avec deux autres militantes kurdes à Paris le 10 janvier 2013, cette icône a inspiré des générations de femmes. Elle est en outre à l’origine des communautés et des camps d’entraînement installés dans les montagnes du Qandil, au nord de l’Irak, qui rassemblent des femmes kurdes de la région mais aussi d’Europe, unies par un même idéal : construire des sociétés démocratiques, multiethniques et multiconfessionnelles pour, peut-être, changer l’histoire du Proche-Orient.

Féminisme vivifiant Suivant depuis plus d’une décennie ces héroïnes kurdes en treillis, My- lène Sauloy est allée une nouvelle fois à leur rencontre fin 2015, et s’emploie ici à restituer pas à pas leur héritage. Jeunes recrues ou plus anciennes, ces femmes, qui luttent en pre- mière ligne contre Daech, défendent dans le même mouvement – et le même sourire -, l’égalité et la parité. Passionnant, ce documentaire en forme d’hommage montre comment une utopie salva- trice s’inscrit sur le terrain. Un féminisme vivifiant, servi par une remarquable maturité politique.

http://www.arte.tv/guide/fr/063685-000-A/kurdistan-la-guerre-des-filles

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29 février 2016 ~ 0 Commentaire

la bombe (essf)

polynesie

193 essais et Tahiti : quand le danger nucléaire se marie au néocolonialisme français

Enfin ! Après des dizaines d’années de dénégations, sous la pression des associations et de l’opinion publique tahitienne, François Hollande vient de reconnaître dans un discours à Tahiti l’impact environnemental, sanitaire et les bouleversements sociaux entraînés par les essais nucléaires français dans le Pacifique…

Mais cette reconnaissance s’est accompagnée d’un éloge de la « force de dissua- sion » qui permettrait prétendument à la France « d’’être une nation pleinement indépendante et de se faire entendre partout et de pouvoir… contribuer à la paix ».

Entre 1966 et 1996, 193 essais nucléaires ont eu lieu sur les atolls de Mururoa et de Fangataufa. Des centaines de retombées radioactives ont été identifiées. Pourtant, seules 19 victimes ont été indemnisées sur les 1 024 dossiers déposés. La loi Morin de 2010 y met des conditions le plus souvent impossibles à remplir.

En fait, il n’y a pas que les contaminations : avec les essais nucléaires, la France a boule- versé l’économie et la société polynésiennes. La mise en place du centre d’expérimentation du Pacifique a entraîné une croissance artificielle et des créations d’emplois qui ont favorisé des mouvements de population vers Papeete et le déclin des activités traditionnelles.

La fermeture du centre a donc été une catastrophe économique, la «dette nucléaire», une rente annuelle accordée par l’État depuis la fin des essais en 1996 a vu son montant réduit à plusieurs reprise. Avant les campagnes d’essais, le pouvoir gaulliste avait réprimé le mouvement d’émancipation du peuple tahitien dont le principal dirigeant Pouvanaa a Oopa a passé huit ans en prison, et quinze ans sans pouvoir retourner à Tahiti.

Le pouvoir politique local a longtemps été exercé par un politicien chiraquien anti-indé- pendantiste et ultra-corrompu, Gaston Flosse, en cheville avec les oligarchies locales. «Les essais nucléaires ont contaminé le Pacifique et causé des dommages environnementaux irré- versibles, mais ils nous ont aussi enfermés dans une terrible logique de soumission écono- mique et culturelle à l’égard de la France, dont nous n’arrivons pas à sortir », souligne dans Mediapart le militant antinucléaire Roland Oldham.

Le gouvernement français doit satisfaire réellement aux revendications sur les victimes de contaminations et la prise en charge de toutes les conséquences des essais. Au-delà, c’est le peuple polynésien qui devra prendre son destin en main pour briser la logique néocoloniale.

Henri Wilno jeudi 25 février 2016

« Tahiti : quand le danger nucléaire se marie au néocolonialisme ». Paru dans l’Hebdo L’Anticapitaliste – 325 (25/02/2016) :
https://npa2009.org/actualite/ecologie/tahiti-quand-le-danger-nucleaire-se-marie-au-neocolonialisme

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article37281

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23 février 2016 ~ 0 Commentaire

les non-dits (essf)

tintin-congo-herge-L-k5lADv

De l’intervention militaire française en Centre Afrique

En mars 2013, la rébellion armée centrafricaine dite Séléka (1) a réusssi à chasser le régime du général François Bozizé, considéré comme liberticide, népotique et gabegique. Elle mettait ainsi un terme au processus déclenché en 2006 et interrompu plus d’une fois par des accords de paix — le dernier datant de janvier 2013 — dont l’application a chaque fois été précaire, inaboutie.

Toutefois cette supposée libération n’a pas provoqué une liesse générale à Bangui (la capitale habitée par près du quart de la population centrafricaine), car l’avancée des trou- pes de la Séléka s’est accompagnée de diverses exactions sur les populations, d’assassinats, de destructions d’habitations villageoises qui n’ont pas cessé avec la prise de Bangui. Ce qui a suscité, au-delà de la « résistance » des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), identifiés au régime déchu, l’apparition, aussi bien dans les zones rurales qu’urbaines, des milices d’auto-défense (contre la Séléka) dites « anti-balakas ».

Une confrontation qui a acquis une dimension confessionnelle, du fait que les troupes de la Séléka seraient majoritairement composées de Centrafricains de confession musulmane, accompagnés de Tchadiens et Soudanais supposés musulmans aussi. De quoi alimenter le chauvinisme (la République centrafricaine — RCA— conquise par des hommes du président tchadien Idriss Déby) et l’amalgame, devenu à la mode dans plusieurs parties du monde, entre musulmans et jihadistes. Les jihadistes nigérians de Boko Haram étant supposés avoir fait des incursions au Cameroun, voisin occidental de la RCA.

Et il est question de temps à autre d’écarter un danger terroriste, islamiste, sous-en- tendu, dans la sous-région, à partir de la situation en RCA. Cela dans une société centra-fricaine qui est considérée comme chrétienne à 70 % au moins. Ce qui donne dans le langage de l’hebdo parisien Le Point (3 décembre 2013) : « Centrafrique, pays majoritairement chré- tien, mis en coupe réglée par les mercenaires musulmans de la Séléka venus des pays voi- sins. » Il est vrai que, avant Michel Djotodia, le seul « musulman » à avoir été à la tête de l’État centrafricain est le maréchal Jean-Bedel Bokassa pendant sa conversion à l’islam (1976, par le colonel Mouamar Kadhafi), assez vite reniée d’ailleurs pendant la marche vers la consécration impériale (1977).

La situation s’est ainsi gravement dégradée sous forme de cercle infernal d’attaques meurtrières, de massacres et de représailles, entre supposés musulmans et chrétiens, sous le regard plutôt impuissant que complaisant du gouvernement dit d’unité nationale de transition, dirigé par l’ex-rebelle armé devenu, assez brièvement, président, Michel Djotodia de la Séléka et l’ancien opposant démocrate, aussi brièvement Premier ministre, Nicolas Tiangaye. Cela malgré la présence, qui aurait été dissuasive, de la Force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC), caractérisée par  “la non-valeur militaire des 2 500 Africains présents”, selon la formule d’un officier français (2), ainsi que de environ 200 soldats français de l’opération Boali (stationnée depuis 2002 et coûtant 22 millions euros par an).

À tel point que des officiels états-uniens et français se sont mis à parler de situation «pré-génocidaire» et de «risque de génocide». Le ministre français des Affaires étran- gères, Laurent Fabius, paraissant alors comme le plus sensible au danger qui pesait sur la population centrafricaine. Il fallait, par conséquent, une intervention militaire proportionnelle à la menace, sous mandat du Conseil de sécurité. Et c’est la France, initiatrice du projet, qui s’est portée volontaire pour servir de force d’appui à la quasi-impuissante FOMAC dans le cadre de la résolution 2127 (2013). Par devoir moral ou purement humanitaire, ont déclaré François Hollande et ses ministres de la Défense et des Affaires étrangères…

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Février 2014 NANGA Jean

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article37239

Lire aussi:

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article37235

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article37236

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22 février 2016 ~ 0 Commentaire

collectif ni guerres ni état de guerre (essf)

war

Texte fondateur 

La France était en guerre bien avant les attentats du 13 novembre, lesquels ont largement servi de prétexte à intensifier ces engagements militaires.

Les guerres de pillage pour le contrôle des ressources n’ont pas manqué depuis le début des années 2000, en Irak, en Afghanistan, en Libye, au Mali, en Centrafrique. Ces conflits doivent être désignés par leur nom : ce sont des guerres d’ingérence impérialiste. La France n’a aucun « rôle positif » dans ces interventions, malgré ses prétentions puisées à l’ancien répertoire colonial.

Les interventions militaires que mène l’État français sont très largement invisibles dans les médias. Le peu qui en est dit impose un consentement au nom d’une logique sécu- ritaire, avec ou sans habillage humanitaire ; le discours belliciste entend anesthésier et téta- niser la population.

Pourtant, comment ne pas rappeler les désastres que sèment ces guerres, les millions de morts, de blessés et de déplacés, la misère, le désespoir jetant les populations sur les rou- tes, tandis que s’enrichissent les profiteurs de guerre, les multinationales vendeuses d’armes – la France tenant en la matière le quatrième rang mondial.

Ce sont aussi des dépenses colossales, qui détournent l’argent public de dépenses socia- les, culturelles et écologiques vitales. De surcroît, l’État qui mène ces guerres, en pompier pyromane, nous entraîne dans une spirale infernale ayant pour effet de renforcer la haine qui débouchera sur d’autres attentats. Les «Rafale» tuent des civils aussi innocents que ceux du Bataclan. Ces bombardements sont des bombes à retardement.

La guerre devient désormais un moyen de gouverner – et de gouverner par la peur. L’état de guerre proclamé justifie la privation croissante des libertés et des mesures directe- ment inspirées de l’extrême droite comme la déchéance de nationalité. Cette situation, d’une extrême gravité, passe pourtant pour une évidence dans le discours politique dominant, com- me s’il s’agissait de banaliser la guerre et de nous habituer à cet état martial et sécuritaire.

Car l’état d’urgence vise à museler les colères et les luttes : cette guerre est aussi une guerre sociale. Nous nous opposons aux guerres d’ingérence et de spoliation – donc à tous les impérialismes. Mais nous sommes en France et c’est donc en France que nous pouvons nous battre en priorité contre « notre » propre impérialisme. Nous pouvons le faire concrètement, sans abstraction ni proclamation : parce que les questions géopolitiques qui se jouent parfois à des milliers de kilomètres ont des résonances fortes, ici, dans nos quartiers.

C’est pour cela que la lutte de notre collectif passe par le combat contre tous les racismes, et notamment le racisme antimusulman, contre les inégalités et les discriminations, le soutien aux migrants et aux sans-papiers, l’opposition aux mesures d’exception et au con- trôle généralisé des populations qui ciblent en priorité les personnes musulmanes ou suppo- sées telles, les quartiers populaires et les mouvements sociaux.

Il nous faut donc nous organiser, riposter par une résistance à la hauteur de ce que nous subissons, à la hauteur des guerres qui se font contre les populations, contre nous et en notre nom.

C’est pourquoi nous avons décidé de lancer un Collectif contre la guerre, qui

• exige l’arrêt immédiat des interventions militaires françaises, le retrait des bases militaires, la fin des traités et alliances (OTAN…) ;

• dénonce le marché des ventes d’armes qui irrigue entre autres les pires dictatures ;

• combat la militarisation de la société, le quadrillage des territoires et des esprits par le complexe militaro-sécuritaire ;

• soutient le droit à l’autodétermination des peuples, apporte sa solidarité aux forces de résistance et d’émancipation.

Nous voulons élargir ce comité, nationalement et localement, à toutes les organisations et toutes les personnes qui se retrouvent dans ce combat.

Pour tout contact et signature : antiguerre16@gmail.com

jeudi 18 février 2016 Collectif ni guerres ni état de guerre

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article37229

Note: Le NPA a signé

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18 février 2016 ~ 0 Commentaire

pour la reconnaissance (lpb)

orpaillage-clandestin-en-guyane_5012347

De la culture et des droits autochtones en Guyane

Une pétition a été lancée le 10 février dernier en vue de la reconnaissance de la culture et des Droits autochtones des premiers habitants de la Guyane.

On y compte sept Nations Amérindiennes: Tɨleuyu (Kaliʼna), Paykweneh, Wayãpi, Wayana, Teko, Lokono et Apalaï,  dont la population, en l’absence de statistiques ethniques, est estimée à environ 10 000 personnes. Cette pétition demande la ratification par la France de la Conven- tion n°169 de lʼOrganisation Internationale du Travail, seul instrument juridique international engageant la France sur la reconnaissance des droits autochtones, et en appelle à lʼaide de l’État concernant :

  • « lʼaccès à des infrastructures scolaires, médicales et administratives décentes pour rompre lʼisolement des villages les plus reculés ;
  • lʼapplication dʼune véritable politique de santé publique sur la prévention du suicide, lʼalcoolémie, et la contamination au mercure ;
  • la protection de lʼenvironnement en mettant fin à lʼorpaillage clandestin, et en limitant lʼimplantation des sociétés aurifères ;
  • la fin du vol sans partage des connaissances médicinales amérindiennes par les chercheurs et les laboratoires pharmaceutiques ;
  • lʼenseignement dans nos langues et dans le respect de notre culture ;
  • la restitution des terres de nos ancêtres dans les zones de village en surpopulation ;
  • la reconnaissance et lʼécoute de nos représentants coutumiers, et leur implication systématique dans les décisions concernant leur territoire. »

L’initiative fait suite à un rapport parlementaire présenté le 30 novembre 2015 par Aline Archimbaud, sénatrice EELV de Seine-Saint-Denis, et Marie-Anne Chapdelaine, députée PS dʼIlle-et-Vilaine, revenues de Guyane choquées par « le drame stupéfiant du suicide chez les jeunes Amérindiens, qui se déroule dans le silence le plus complet », et dénonçant une prévalence « 10 à 20 fois supérieure quʼen Hexagone » (voir ici).

De quoi peut-être faire réfléchir l’Éducation nationale, dont deux professeurs assuraient il y a peu à France 24 que « Les Indiens, eux, voient dʼun bon œil lʼinstruction de leurs enfants. Le programme est le même quʼen métropole. Le collège dispose de plus de moyens quʼen métropole afin dʼaugmenter le niveau des élèves. Car 70% des élèves de sixième ont ici un niveau de maîtrise insuffisant de la langue française. » Geoffrey Roger 18 février 2016

http://lepeuplebreton.bzh/pour-la-reconnaissance-des-droits-autochtones-en-guyane

Lire aussi:

http://www.un.org/esa/socdev/unpfii/documents/DRIPS_fr.pdf

http://www.lexpress.fr/pollution-au-mercure-les-amerindiens-contre-la-france

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11 février 2016 ~ 0 Commentaire

où va la corse ?

corse

Deux événements marquent la fin de l’année 2015 dans l’île.

Le 13 décembre, au soir du second tour des élections territoriales, la liste nationaliste compo- sée de deux tendances arrive en tête et, par le jeu des règles institutionnelles, emporte une majorité relative (24 éluEs sur 51).

Le second fait s’est déroulé le 25 décembre. Après une agression perpétrée à l’encontre de pompiers en intervention au sein d’un quartier populaire de la ville d’Aiacciu (Ajaccio), un rassemblement de soutien a débouché sur des manifestations dont le caractère raciste est  aujourd’hui avéré. Deux événements qui témoignent de l’évolution des contextes politiques, sociaux, économiques et culturels, qui intéressent la Corse de ce début de 21e siècle.

Dossier réalisé par Serge Vandepoorte
(militant de la Manca, organisation marxiste-révolutionnaire sympathisante de la IVe Internationale)

L’appel de La Manca à la constitution du Cullettivu No Pasaran

Corse : L’avenir passe par des ruptures

« I fascisti fora ! »

Autonomie, indépendance, autodétermination: trois lignes pour trois projets

Deux présidents nationalistes à la direction de l’Assemblée de Corse

stampinu

http://a-manca.org/

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