Archive | Anticolonialisme

21 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Francafrique, la famille recomposée (survie)

survie

Diplomatie, armée, entreprises

L’expression «Françafrique» est popularisée par l’association Survie dès les années 1990 sous la plume de François-Xavier Verschave pour dénoncer les pratiques néocoloniales de l’État français.

Alors que le terme, parfois vidé de son sens, s’est imposé dans le débat public, comment la Françafrique s’est-elle recomposée ces dernières années, notamment sous une présidence socialiste qui clame sa disparition?

Une politique prétendument «normalisée» vis à vis de l’Afrique est-elle com- patible avec le soutien toujours apporté par l’exécutif français à des régimes dic- tatoriaux, sur fond de préservation d’intérêts jugés stratégiques?

Quel sens donner au «retour à l’Afrique» qui semble s’imposer au plan politi- que, économique et surtout militaire, comme l’illustrent l’interventionnisme au Mali, en Centrafrique et le repositionnement de l’armée française dans plusieurs pays ?

Quelle est la réalité de la concurrence internationale pour «nos entreprises», comment se sont-elles adaptées à la mondialisation et aux différentes évolutions de la relation franco-africaine dans un contexte où la diplomatie économique s’affiche de manière totalement décomplexée?

En s’intéressant successivement aux trois principaux pouvoirs (politique, militaire et économique) qui déterminent la politique africaine de la France, les contributions rassemblées dans cet ouvrage proposent des réponses à ces ques- tions et offrent ainsi une analyse actualisée de ce que continue d’être la Françafrique aujourd’hui. 3 septembre 2014 par Ophélie Latil

Editions Syllepse, 224 p., 12 euros. Les contributeurs de cet ouvrage sont des militants, chercheurs, écrivains mobilisés dans le combat contre la Françafrique de l’association Survie.

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14 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Le capitalisme porte toujours en lui la guerre… (npa)

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51 jours de guerre et de massacres perpétrés par l’armée israélienne contre les Palestiniens de la bande de Gaza, 2 000 morts, 11 500 blessés, 475 000 déplacés.

L’ensemble du Moyen-Orient déstabilisé par la guerre en Syrie qui trouve une dramatique et barbare répercussion dans le chaos en Irak et aussi au Liban; la Libye en voie de tomber sous la coupe des intégristes; le Nigeria, l’Afrique du Sahel eux aussi cadres d’une offensive djihadiste alors que l’épidémie d’Ebola fait des ravages; la guerre aux portes de l’Europe, en Ukraine; les conflits militaires, les tensions internationales s’exacerbent de façon dramatique et inquiétante…

Cette montée des militarismes est directement la conséquence de l’offensive que mènent les grandes puissances contre les travailleurs et les peuples.

Les fruits pourris des impérialismes Les atrocités commises par l’État islamique en Irak et en Syrie, la mise en scène sur les médias du monde entier de deux décapitations de journalistes américains, soulèvent l’indignation et révoltent.

Mais d’où viennent ces forces réactionnaires, cette barbarie ? Comment expli- quer que les troupes djihadistes puissent trouver des appuis dans une partie de la population si ce n’est par la politique menée par les USA et leurs alliés qui, par deux guerres et des années d’occupation, ont mis l’Irak à feu et à sang, ont dressé les communautés religieuses les unes contre les autres

D’où vient aussi le chaos de toute une région qui détient d’énormes richesses si ce n’est de la politique de ces mêmes grandes puissances, et en particulier la France, qui depuis des décennies divisent les peuples, les dressent les uns contre les autres pour s’assurer la mainmise sur le pétrole?

Obama et des États membres de l’Otan qui se réunissaient le week-end dernier ont appelé à une coalition internationale pour liquider l’État islamique. Des frappes aériennes ont lieu, mais la guerre ne fera qu’engendrer la guerre, le désespoir de populations condamnées à la misère, aux souffrances, au désespoir. L’issue ne peut venir que du soulèvement du peuple kurde et des populations.

Israël et le maintien de l’ordre occidental La guerre ignoble menée par Israël contre le peuple palestinien spolié de ses terres, sans droit, sans État, humilié, est l’illustration de cette logique militariste dévastatrice et absurde. Israël n’aurait pas pu agir ainsi qu’il le fait depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, s’il n’avait pas eu le soutien des grandes puissances occidentales qui en ont fait leur place forte contre les peuples de la région.

La guerre contre le peuple palestinien, c’est la guerre contre l’ensemble des peuples du Moyen-Orient pour maintenir l’ordre au profit des grandes compagnies pétrolières. Pendant les 51 jours où Israël a bombardé la population de Gaza, Obama a justifié et légitimé le massacre comme le fit piteusement Hollande.

Tensions entre grandes puissances Les grandes puissances sont aussi rivales pour défendre leur zone d’influence, leur droit à opprimer et à piller les peuples qu’elles ont soumis. C’est ce qu’illustre la guerre qui a lieu en Ukraine. Poutine et Obama avec le soutien de l’Europe se disputent l’Ukraine, divisent et dressent les populations les unes contre les autres.

Les pays de l’Otan invoquent la ­démocratie mais on voit ce que vaut leur démocratie dans les guerres d’Irak, celle d’Afghanistan où l’occupation du pays n’a fait que renforcer les talibans, en Libye ou en Afrique subsaharienne. L’Otan n’est rien d’autre que le bras armé des puissances occidentales sous la houlette des USA pour défendre leur domination de plus en plus contestée sur le monde.

Le capitalisme, c’est la guerre Il y a quelques années, les chantres de la mon- dialisation libérale nous expliquaient que le libre-échange, c’était la paix et la démocratie. C’est l’inverse qui a lieu. Avec l’exacerbation de la concurrence mon- diale, les tensions internationales s’accentuent, la lutte pour le contrôle des riches- ses, des sources d’approvisionnement en matières premières, des voies de com- merce, débouchent sur la montée du militarisme, la multiplication des conflits armés.

Un siècle après le déchaînement de la barbarie impérialiste de la guerre de 14- 18, le capitalisme porte toujours en lui la guerre comme l’avait alors dénoncé, au prix de sa vie, Jaurès. Le combat pour la paix, c’est le combat pour en finir avec le capitalisme et construire un monde fondé sur la coopération des travailleurs et des peuples, le socialisme.Hebdo L’Anticapitaliste – 255 (11/09/2014)

Mercredi 10 Septembre 2014 Yvan Lemaitre

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12 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Israël ne fait pas mieux que la russie (slate)

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Israël utilise les mêmes arguments retors que la Russie pour s’arroger des territoires en Cisjordanie. Or, ce que nous fustigeons en Ukraine, nous le tolérons en Palestine. (…)

Les Etats-Unis défendent ce principe en Ukraine et en Irak: nul n’a le droit d’utiliser la force pour s’approprier des territoires ou modifier les frontières. Mais Israël, allié des Etats-Unis, continue d’enfreindre la règle. Fin août, le pays s’est encore arrogé une parcelle de territoire palestinien: 400 hectares, sa plus grande saisie territoriale en trente ans.

Il s’agit bien d’une offensive Ces territoires ne sont pas situés à Gaza, d’où le Hamas lance des roquettes et où il creuse des tunnels. Ils se trouvent en Cisjor- danie, où le président palestinien Mahmoud Abbas prône la non-violence et tente de négocier un accord de paix. Israël contrôle plus de 40% de la Cisjordanie, et utilise son armée pour faciliter l’occupation de ce territoire par des colons juifs. Aucun accord n’a jamais octroyé ces terres à Israël. C’est du vol.

Le 31 août, tandis que l’attention du monde entier était distraite par Poutine et l’Etat Islamique (EI), Israël s’est emparé d’un nouveau bout de terre. Son armée a annoncé que 400 hectares près de Bethléem —dont une grande partie, selon des responsables palestiniens, est couverte d’oliveraies et appartient à des familles palestiniennes— faisaient désormais partie du territoire israélien. (…) Et cela décrédibilise Abbas, en envoyant à tous les Palestiniens le message que les négociations, c’est pour les gogos.

Comment responsables et colons israéliens justifient-ils cette confiscation? Ils affirment que les Palestiniens n’utilisent pas ces territoires. Ils disent que les Palestiniens qui y vivent ne peuvent pas prouver qu’ils en sont les propriétaires. Ils avancent qu’Israël en a besoin pour loger une population en pleine croissance, argument que l’on pourrait baptiser Liebermansraum, en l’honneur du ministre israélien pro-colonisation des Affaires étrangères. Israël estime aussi que cet accaparement de terres ne fait pas grande différence dans la mesure où elles font partie du territoire qu’Israël envisage de conserver dans le cadre d’un quelconque accord permanent avec les Palestinien. Dans la mesure où vous estimez qu’un jour ou l’autre il vous reviendra, alors ce n’est pas vraiment du vol.

Les points communs avec la Russie de Poutine Le plus dérangeant du point de vue des normes internationales, c’est l’étroite ressemblance entre les justifications d’Israël et celles de la Russie. Les Israéliens soulignent que des centaines de mil- liers de juifs vivent en Cisjordanie et à Jérusalem Est. Les Russes invoquent la même raison pour protéger les russophones d’Ukraine.

Les Israéliens affirment que cette nouvelle parcelle de territoire leur est néces- saire pour relier leurs avant-postes cisjordaniens à Israël. Les Russes utilisent la même logique pour justifier la réalisation d’un pont terrestre vers la Crimée. Les Israéliens clament s’être emparés de la Cisjordanie dans les règles lors d’une guerre ancienne déclenchée par le camp adverse.

La Russie pourrait en dire autant de sa récupération de l’Ukraine après la Seconde Guerre mondiale. Israël affirme vouloir encore négocier la paix; les colo- nisations en cours ne font que lui donner un peu plus de poids. C’est exactement le point de vue des responsables russes sur les brutalités auxquelles ils se livrent en Ukraine. Israël a brouillé la limite entre civil et militaire, entre installation et agression

Du côté d’Israël, le plus insidieux est le fait de se servir de civils comme des armes. Les dirigeants israéliens ont à maintes reprises imposé des colonies pour punir les affronts palestiniens. C’est un message qu’ils ont envoyé au mois de mai dernier, lorsqu’Abbas a formé un gouvernement d’unité avec le Hamas, ainsi qu’en juin après l’assassinat de trois adolescents israéliens par des terroristes.

Les principaux ministres israéliens ont choisi à dessein cette parcelle de territoire, celle qu’ils ont revendiquée le 31 août, pour sa proximité avec la yeshiva où étudiaient les jeunes gens. Le 1er septembre, le ministre israélien de l’Econo- mie, Naftali Bennett, s’est rendu dans la yeshiva et y a salué la nouvelle confis- cation en proclamant: «La construction est notre réponse aux meurtres.» Aux étudiants il a confié: «Vous en êtes le fer de lance

Lorsque des dirigeants israéliens se conduisent et parlent ainsi, comment s’étonner que les Palestiniens se mettent à considérer les colons comme des cibles militaires? Israël a fait de la colonisation un instrument de punition collective et un moyen d’en faire la publicité. Il a brouillé la limite entre civil et militaire, entre installation et agression.

Les colons israéliens s’inquiètent à l’idée que les confiscations et les cons- tructions ne s’arrêtent. Ils craignent, selon les termes du site pro-colonisation Arutz Sheva, qu’un gel des constructions ne devienne le statu quo, et que toute nouvelle colonisation ne soit considérée comme «une déviation de la norme».

En bref, ils ont peur que le principe que nous défendons en Ukraine et en Irak, selon lequel vous n’êtes pas autorisé à vous emparer de territoires juste parce que vous en avez les moyens, ne s’applique aussi en Palestine. J’espère bien qu’ils ont raison.William Saletan

Traduit par Bérengère Viennot 10.09.2014 – 14 h 32

http://www.slate.fr/story/91861/israel-russie-annexion-territoire

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27 août 2014 ~ 0 Commentaire

Le coup d’état permanent de l’armée (survie)

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L’armée française en Afrique

Sans surprise, le Gouvernement français a mis fin, dès le premier haussement de sourcils de l’état-major des armées, à ses timides tentatives d’économie sur le colossal budget de la défense française. Éducation et recherche, aménagement du territoire, logement, justice, santé, sécurité publique: tout sera sacrifié au moloch militaire.

Les hauts gradés défendent d’abord les rentes que l’État français leur assu- re. En effet, si l’engagé de base est envoyé au feu sans disposer de l’équipement minimal, la Cour des comptes observe que «le nombre d’officiers généraux est resté à peu près constant en dépit de la réduction du format des armées. L’ar- mée de terre compte ainsi 176 généraux pour seulement 15 brigades à comman- der. Pour les 3468 officiers ayant un grade équivalent à celui de colonel, les commandements disponibles de régiments, de bâtiments de la marine et de bases aériennes sont au nombre de 150.»

Ce budget considérable sert aussi à enrichir des sociétés privées dont les productions inutiles et coûteuses sont invendables sur les marchés extérieurs. Comment s’étonner dès lors qu’une industrie de la défense artificiellement dopée par la subvention automatique soit de moins en moins compétitive?

On comprend que ces lobbies communient dans l’idéologie impériale. Les chefs d’état-major n’ont pas manqué de souligner que des coupes budgétaires mettraient en péril la «capacité de projection» de nos armées. Il semble aller de soi que la France doit rester la troisième puissance militaire [1] et le deuxième pays au monde, après les USA, en nombre de soldats déployés hors du territoire national, forces concentrées quasi exclusivement en Afrique francophone.

L’exception militaire française est si invétérée qu’elle s’impose comme un objet sacré, au-dessus de tout examen officiel. Les guerres d’Indochine et d’Algérie, défaites militaires, échecs politiques et désastres humains, se sont prolongés en un long cycle d’errements aux conséquences délétères. Ainsi la guerre cruelle menée contre le mouvement nationaliste camerounais, de 1956 à 1963, vit se perpétrer maints Oradour, dans le seul but d’installer un régime qui a conduit le pays à la ruine.

Quant à l’action militaire de la France au Rwanda, la nécessité de tirer le bilan de ce qui a conduit la France à tremper dans ce génocide se heurte à un bloc de dénégation inexpugnable. L’évaluation des dix ans de l’opération Licorne en Côte d’Ivoire n’est pas davantage à l’ordre du jour. Tous les rouages gouvernementaux, parlementaires, judiciaires de l’État français sont mobilisés pour maintenir l’opacité sur les épisodes de Bouaké, de l’hôtel Ivoire ou de l’affaire Mahé.

Pourquoi l’opération Epervier au Tchad dure-t-elle depuis 1986, pour quel résultat sinon pour le maintien du pays sous la coupe d’un pouvoir tyrannique et sanguinaire ? Etc.

Les interventions en cours au Mali et en Centrafrique n’ont permis aucune évolution favorable des maux qu’elles prétendaient guérir. Serval a conforté les antagonismes maliens au lieu de les résoudre. Sangaris a attisé l’incendie qui consume le pays. L’enlisement d’une pauvre France qui n’en peut mais dans ces opérations absurdes est probable. Le seul espoir est qu’il permette à notre pays, comme le désastre angolais l’a permis au Portugal, d’échapper enfin au vampiris- me des fanatiques des guerres d’Afrique.  Par Odile Tobner

Source : www.survie.org

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21 août 2014 ~ 0 Commentaire

Fête de la solidarité, châteaubriand palestine

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L’association Echanges et Solidarité 44 organise chaque année à la fin du mois d’août une fête de la solidarité sur le site de l’étang de Gruellau à Treffieux au coeur du Pays de Châteaubriant.

Ce rendez-vous annuel militant et populaire rassemble une trentaine d’associations de solidarité internationale dans une ambiance festive et conviviale.

En 2014, l’association Chateaubriant Palestine invite l’UJFP. André Rosevègue y sera donc le samedi 23 et le dimanche 24 août au stand de cette association et participera à un forum sur la Palestine le dimanche.

http://www.ujfp.org/spip.php?article3473

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21 août 2014 ~ 0 Commentaire

James connolly, août 1914: socialiste fidèle à l’internationalisme (lo)

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À l’été 1914, alors que le monde sombrait dans la barbarie de la guerre mondiale, les militants ouvriers fidèles à l’internationalisme étaient peu nombreux. Nous publions un article de l’un d’entre eux, le dirigeant socialiste irlandais James Connolly.

Connolly était né en 1868, à Édimbourg, dans une famille d’ouvriers immigrés irlandais. Apprenti, soldat, déserteur, il devint socialiste et milita en Écosse, puis en Irlande, aux États-Unis et à nouveau en Irlande à partir de 1911.

En 1913, ce fut, selon l’expression de Lénine, « la guerre de classes à Dublin ». Dans cette ville, capitale de l’Irlande sous domination anglaise, vingt mille familles de travailleurs vivaient alors dans une seule pièce. Leurs enfants mendiaient pieds nus dans la rue. La police britannique alliée au patronat irlandais faisait la chasse aux syndicalistes. Mais ces derniers, soutenus par des dizaines de milliers de travailleurs et emmenés par le syndicaliste Jim Larkin et le socialiste James Connolly, se défendirent pied à pied, des mois durant. Lénine espérait que ce combat, qui mobilisait les travailleurs non qualifiés et les femmes, c’est-à-dire les plus exploités des exploités, ferait sortir de son réformisme le mouvement ouvrier britannique, qui organisait essentiellement les ouvriers qualifiés.

En Irlande, pays dominé par l’impérialisme anglais depuis des siècles, les travailleurs étaient en butte à une double oppression, sociale et nationale. Le mouvement ouvrier, dont Connolly était le dirigeant le plus notable, avait donc à exprimer une double révolte, tout en se délimitant en permanence du mouvement nationaliste irlandais. Ses paragraphes sur le patriotisme sont ceux d’un militant ouvrier de pays dominé, qui prend bien soin de distinguer le patriotisme du travailleur de celui du bourgeois.

À la déclaration de guerre, le mouvement ouvrier officiel se rallia à l’Union sacrée derrière la bourgeoisie anglaise. Une grande partie du mouvement nationaliste irlandais accepta de se transformer en recruteur pour l’armée britannique. Connolly et ses camarades tinrent bon. Outre son internationalisme intransigeant et sa dénonciation de la guerre qui, à cent ans de distance, frappent encore le lecteur au plus profond, Connolly trouvait le chemin le plus radical, c’est-à-dire le plus réaliste, celui de l’insurrection.

En 1916, il fut l’un des chefs de l’insurrection de Pâques, à Dublin. Les organisations se battant pour l’émancipation nationale tentèrent alors de profiter de la guerre pour se soulever contre le joug de l’impérialisme anglais. Les insurgés furent battus, au prix de plusieurs centaines de morts et de milliers de blessés. Les chefs, dont Connolly, furent exécutés.

Loin des pacifistes criant à la tentative de putsch, Lénine salua la courageuse tentative de James Connolly et de ses camarades : « Le malheur des Irlandais est qu’ils se sont insurgés alors que l’insurrection du prolétariat européen n’était pas encore mûre. » Et, reliant le mouvement de Dublin à d’autres, en Indochine « française », au Cameroun « allemand », il affirmait : « Ce n’est que par l’expérience acquise au cours de mouvements révolutionnaires isolés (…) que les masses s’instruiront et prépareront l’offensive générale. » Paul GALOIS

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2403&id=11

Ci-dessous la traduction d’un article que James Connolly rédigea pour le journal socialiste écossais Forward, au tout début de la guerre, le 15 août 1914.

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2403&id=12

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17 août 2014 ~ 0 Commentaire

Afps trégor plestin les grèves, dimanche 17 août

Afps trégor plestin les grèves, dimanche 17 août  dans Anticolonialisme

L’ AFPS TREGOR organise une marche blanche dimanche 17 août à 10h00 à Plestin les Grèves pour rendre hommage aux vic­times de Gaza.

Ras­sem­blement à 10 h 00 devant la mairie, puis dépla­cement en cortège sur le marché jusqu’au parvis de l’ église, avec photos d’enfants tués. Sur le parvis, appel à signature de la pétition nationale, et affi­chage de photos d’enfants vic­times du massacre.

http://www.france-palestine.org/Marche-blanche

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14 août 2014 ~ 0 Commentaire

1914 1944: des célébrations racoleuses qui légitiment les guerres(rue 89)

1914 1944: des célébrations racoleuses qui légitiment les guerres(rue 89) dans Anticolonialisme 1728434489

Faire sonner les cloches de toutes les églises de France pour commémorer le début de la Première Guerre mondiale: de cette initiative ubuesque, on pour- rait à juste titre s’amuser, tant la méthode choisie, une circulaire autoritaire, adres- sée en pleines vacances d’été à l’ensemble de la population, paraît décalée par rapport aux attentes habituelles en matière de mémoire historique.

Indécentes, également, ces invraisemblables cérémonies, défilés, recons-titutions militaires à la limite de l’obscène, censés rappeler aux foules joyeusement rassemblées comme pour un Tour de France la libération de l’été 1944: pour tous ces inconscients, la guerre est une fête (ici, par exemple).

Mais à bien y regarder, cette frénésie commémorative protéiforme qui mélange sans scrupules les événements du passé au point qu’ils en deviennent inintel- ligibles, cache mal les intentions politiques de ses organisateurs.

Une mémoire instrumentalisée Depuis plusieurs mois déjà, l’Education natio- nale, qui n’est jamais en retard d’une guerre dès lors qu’il s’agit de commémorer un peu tout et n’importe quoi, n’avait pas ménagé ses efforts pour sensibiliser les élèves à l’événement, mettant à contribution toute sa hiérarchie au service d’une très discutable conception mémorielle.

  • Par exemple, en labellisant pour l’école primaire le concours des « petits artistes de la mémoire », en réalité une initiative d’anciens combattants imprégnée des pires clichés bellicistes d’il y a un siècle ;
  • ou encore, ces milliers d’élèves réquisitionnés par le recteur de l’académie de Caen, pour servir d’arrière-plan au barnum commémoratif organisé autour de l’anniversaire du débarquement en Normandie.

Ce n’est probablement pas le fruit d’une coïncidence si le défaut d’historicité de ces manifestations à n’en plus finir, répercute les préoccupations clairement affi- chées dans le communiqué publié par l’Elysée à l’occasion du centenaire de la déclaration de guerre en août 1914.

En quelques mots, François Hollande réécrit l’histoire: «Les Français de 1914 se sont levés pour défendre leur patrie et pour l’idée qu’ils se faisaient de la République [...] Pendant quatre années, la France a souffert, non pour conquérir ou pour asservir mais pour rester libre.»

Défendre leur patrie, leur liberté? Ou plutôt partir à la guerre parce qu’on ne leur en avait pas laissé le choix: endoctrinés par des années d’école dont l’objectif clairement affiché était de faire d’eux des soldats, les jeunes de 1914 se sont trou- vés piégés par un système de conscription qui ne leur laissait d’autre alternative que le champ de bataille ou la prison pour désertion, en attendant le poteau d’exécution pour les mutins.

Une mémoire politisée A vrai dire, pouvait-on réellement attendre autre chose que cette rhétorique digne des «détrousseurs de cadavres et imposteurs» (Dalton Trumbo) qui résonne comme l’écho de la politique aventureuse et cocardière menée depuis deux ans par François Hollande ?

En 1914 comme en Afrique aujourd’hui, la guerre est toujours justifiée. Il n’est pas indifférent de remarquer que la reconstitution historique fantaisiste à laquelle se livre le président de la République, se poursuit, dans le même message du 1er août, par l’évocation des «menaces» qui pèseraient aujourd’hui sur la France. «Aujourd’hui, notre pays fait face à d’autres menaces», affirme-t-il.

Et d’avancer pêle-mêle, les troubles en Ukraine, la guerre en Syrie, les persé- cutions des chrétiens d’Irak, le terrorisme en Afrique, etc, c’est-à-dire au final, des troubles qui ne menacent en rien la France, mais dont l’énumération anxio- gène vise surtout à légitimer une action politique: celle faite d’interventions incon- sidérées en Afrique, de dépenses militaires exorbitantes, de législations qui, sous couvert de lutte anti-terroriste, menacent toujours plus les libertés civiles. Faire parler les morts pour justifier les prochaines guerres ou pour donner le change ? Si les célébrations racoleuses organisées en cet été 2014 n’avaient qu’un objectif à remplir, ce serait d’abord celui-ci.

Une mémoire militarisée De fait, à travers le rapprochement factice de dates, 1914 et 1944, arbitrairement réunies, cet épisode mémoriel à grand spectacle a en réalité plus à voir avec une mise en scène du passé qu’avec l’histoire. Car dans le cas présent, il ne s’agit pas de faire comprendre, d’instruire, ni même de témoigner, mais de susciter dans le public, car c’en est un, avec une admiration béate pour le clinquant des parades militaires, l’adhésion au caractère inéluctable des guerres, à leur légitimité.

Dans cette optique, le recentrage prioritaire de la commémoration sur un petit nombre d’épisodes militaires, sortis de leur contexte, au détriment du reste, n’est pas le fait du hasard. Il résulte pour une bonne part du choix, évidemment politi- que, qui a été fait en France, de donner au ministère de la Défense le premier rang dans l’organisation de l’épisode commémoratif, ce qui fait de lui, par exem- ple, le partenaire privilégié de l’Education nationale pour tout ce qui s’y rapporte.

On notera de la même façon que la Mission du centenaire de la Première guerre mondiale se trouve placé directement sous l’autorité du secrétaire d’Etat «aux anciens combattants et à la mémoire», une titulature pour le moins curieuse qui fait des anciens combattants des guerres coloniales les dépositaires du sou- venir d’épisodes historiques, les deux guerres mondiales, auxquels ils n’ont jamais participé.

Une commémoration, finalement, pour quoi faire? Tout simplement, banaliser les guerres du passé pour détourner hypocritement l’attention de celles qui se déroulent aujourd’hui sous nos yeux. Ici, des enfants massivement réquisitionnés se divertissent du spectacle de la guerre reconstituée; de l’autre côté de la Médi- terranée, des enfants meurent pour de vrai dans de vraies guerres.

Bernard Girard Enseignant en collège Publié le 14/08/2014 à 10h43

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10 août 2014 ~ 0 Commentaire

Des concessions de chacun: mais de quoi parle-t-on ? (ga.ch)

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Mercredi 6 août, la co-rédactrice en cheffe du journal Le Courrier, Christine Pasteur, se fendait d’un éditorial (à lire ici) dans lequel elle expliquait que «la seule solution garantissant l’avenir d’Israël et de l’entité palestinienne réside dans un plan de paix impliquant des concessions de chacun».

En réponse à cette chronique, Paolo Gilardi et Daniel Künzi ont rédigé conjointement le texte que nous publions ci-dessous.

Mais de quoi parle-t-on ?

Dans un éditorial paru dans Le Courrier du 6 août, sa co-rédactrice en chef, Christiane Pasteur écrit que «la seule solution garantissant l’avenir d’Israël et de l’entité palestinienne réside dans un plan de paix impliquant des concessions de chacun».

Mais de quelles concessions parle-t-on?

Quelles concessions de la part des Palestiniens dont une partie vit dans des camps depuis 1948, depuis 66 ans, depuis la Naqba, chassés qu’ils furent de leur terre par l’implantation d’une entité confessionnelle militarisée, le dit Etat d’Israël?

Quelles concessions de la part de ces paysans palestiniens vivant à quelques centaines de mètres de Sderot, ville juive construite dès 1951 sur les décombres de leur ancien village, Najd,  rasé en 1948 par l’Hagana, le bras armé du sionisme, dans le cadre de l’opération Barack?

Quelles concessions de la part des gazaouis enfermés depuis 2006 dans cette prison à ciel ouvert qu’est la «bande de Gaza», privés de biens essentiels, de l’électricité si nécessaire à la vie, du ciment indispensable pour reconstruire les écoles, les maisons et les hôpitaux détruits tous les deux ans au gré des différentes actions punitives décidées par l’entité sioniste?

Quelles concessions de la part de ces pécheurs de Gaza interdits de pécher le long de leurs côtes? De la part des 900’000 enfants vivant à Gaza et soumis à la peur, à la terreur des agressions successives qui les marqueront à vie?

Et quelles concessions de la part des populations de Cisjordanie, soumises aux humiliations quotidiennes lors du passage des check-points, par exemple, ou lors des «opérations de police» menées par les soldats de l’armée sioniste, soumises à l’expropriation de leurs terres par l’installation systématique de colonies juives en violation flagrante de la quatrième Convention de Genève, au chantage sur les biens alimentaires qui leur viennent de l’autre côté du mur, un mur dont la construction a été jugée comme illégale par la cour internationale de justice en 2004 ?

Et quelles concessions de la part des «arabes israéliens», cantonnées dans une véritable situation d’apartheid dans une entité étatique, le dit «Etat d’Israël», fondé sur le principe qui fut celui de son théoricien, Théodore Herzl, celui de «l’Etat des juifs», donc d’un Etat confessionnel. Basée sur l’appartenance religieuse, cette entité étatique consacre la discrimination des non juifs dont le mariage, par exemple, n’a aucune validité dans la mesure où la loi ne reconnaît come valables que les mariages bénis par l’autorité religieuse.

Non, ce n’est pas aux palestiniens de faire des concessions. C’est à la politique de l’entité sioniste, de l’agresseur, de l’occupant, qu’il faut mettre un terme. Un terme à l’agression militaire contre Gaza, aux crimes de guerre que l’armée sioniste y perpètre ; un terme au blocus assassin de Gaza ; un terme aux implantations juives y compris par leur démantèlement ; un terme à l’occupation.

Car, au-delà du soutien indispensable à celles et ceux qui à Tel Aviv s’opposent à l’agression, c’est dans la désignation claire du coupable, l’entité étatique confessionnelle juive, dont il faut bloquer la politique assassine, qu’on pourra poser les bases d’une paix durable en Palestine.

Car, c’est cette dernière, qui seule pourra mettre un terme à la répétition des drames, pas une démarche diplomatique qui devrait, comme le prétend Christiane Pasteur, garantir «l’avenir d’Israël et de l’entité palestinienne»…

Daniel Künzi et Paolo Gilardi  8 août 2014

http://www.gauche-anticapitaliste.ch/?p=12305

Commentaire: Pour les journalistes, tout semble finalement si simple, il suffirait que chacun fasse « un tout petit peu » de concessions et tout finirait par s’arranger! Les palestiniens, que pourraient-ils encore donner qu’on ne leur ait pas déjà pris? Leurs vies? Ou au moins qu’ils aient la décence de la fermer pendant qu’on les massacre?

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08 août 2014 ~ 0 Commentaire

Gideon levy, journaliste critique d’une société israélienne malade (afps)

Gideon levy, journaliste critique d’une société israélienne malade (afps) dans Anticolonialisme

Des insultes et des menaces, le jour­na­liste israélien d’Haaretz, Gideon Levy, en a reçu beaucoup en trente ans d’une car­rière consacrée à la cou­verture de la poli­tique israé­lienne dans les ter­ri­toires pales­ti­niens. Jamais comme durant l’opération «Bordure pro­tec­trice ».

Le 14 juillet, inter­viewé par une télé­vision dans les rues d’Ashkelon, ville méri­dionale d’Israël, le jour­na­liste de 61 ans est pris à partie par un habitant: «Traître, va vivre avec le Hamas!», lui hurle l’homme, lui jetant un billet à la figure. L’article qu’il a écrit le matin même, «Le mal que font les pilotes», lui a valu une pluie de mena- ces par télé­phone et sur les réseaux sociaux. «Ils sont la crème de la jeu­nesse israé­lienne, (…) ils per­pètrent les actes les plus mauvais, les plus brutaux et les plus mépri­sables. (…) Ils sont assis dans leur cockpit et appuient sur le bouton de leur joystick, jeu de guerre», a-​​t-​​il écrit. Dans la rue, où tous recon­naissent son impo­sante carrure et son visage tanné par le soleil, les regards se font mauvais et les insultes pleuvent.

«J’ai écrit le même article pendant l’opération « Plomb durci » (2008−2009), cela a suscité beaucoup de colère, mais rien comparé à ce que je vis en ce moment. L’armée et la sécurité sont la véri­table religion de ce pays. Les gens vou­draient qu’on ne cri­tique qu’une fois que l’opération est finie», souligne-​​t-​​il. Il ne se déplace plus sans un garde du corps. Cer­tains lui pré­disent le même sort qu’Itzhak Rabin, tué le 4 novembre 1995 lors d’un dis­cours public à Tel-​​Aviv par Yigal Amir, un extré­miste de droite, opposé aux accords d’Oslo qu’il avait signés avec les Pales­ti­niens en 1993.

« LA SOCIÉTÉ ISRAÉLIENNE EST MALADE » Gideon Levy n’est pas le seul à subir des menaces, à la limite de l’agression phy­sique. «Les gens de gauche ont peur d’aller aux mani­fes­ta­tions, d’être frappés. Le mot smolani (« gau­chiste ») est devenu la pire des insultes. On ne peut exprimer aucune sym­pathie ou empa- thie pour les Pales­ti­niens sans être menacé. Les vrais racistes eux ne se cachent plus.» Le symptôme, selon lui, d’années d’expansion de l’extrême droite, du racis- me et de l’incitation à la haine en Israël.

«La société israé­lienne est malade. Du sud du pays à Tel-​​Aviv, les images de Gaza sont reçues avec indif­fé­rence, voire par des expres­sions de joie. Il suffit de regarder les réseaux sociaux et les appels à « les brûler tous ». Je n’avais jamais vu ça», explique-​​t-​​il. «Fina­lement, le mot « fas­cisme », que j’essaie d’utiliser le moins pos­sible, a mérité sa place dans la société israé­lienne», écrivait-​​il, le 19 juillet.

Mais l’homme est décidé à ne pas se taire. Le soutien que lui apporte la direc- tion de son journal, malgré le désa­bon­nement de lec­teurs outrés et la colère de cer­tains col­lègues, est ines­ti­mable à ses yeux. «Je crois sin­cè­rement en ce que je pense, parfois je me trouve même trop modéré. Je regarde Al-​​Jazira en anglais et je deviens plus radical encore», confie-​​t-​​il. Celui qui fut pendant quatre ans à la fin des années soixante-​​dix, le conseiller et porte-​​parole de Shimon Pérès, alors au parti tra­vailliste, n’était pas mû par l’idéologie, le jour où il a été envoyé par le quo­tidien Haaretz couvrir la pre­mière intifada (1987−1993). «J’ai peu à peu réalisé que l’occupation est le plus grand drame d’Israël et que per­sonne ou presque ne la couvre», dit-​​il.

CONDAMNÉ À OBSERVER LA GUERRE DEPUIS SON SALON Beaucoup le com­parent à sa col­lègue, Amira Hass, qui vit à Ramallah. «Nous sommes très dif­fé­rents. Elle est très cou­ra­geuse. Moi, je vis dans ma bulle à Tel-​​Aviv.» Depuis son salon, où il est condamné à observer la guerre, interdit comme tous les jour­na­listes israé­liens d’entrer à Gaza depuis huit ans, il zappe entre les chaînes natio­nales et inter­na­tio­nales, édifié par la cou­verture des médias israé­liens.

«Ce sont deux mondes paral­lèles! Les médias ici ont tel­lement déshu­manisé les Pales­ti­niens.» Il fustige cette opé­ration «plus brutale encore que « Plomb durci » ». C’est hor­rible, ça n’a mené à rien. Le gou­ver­nement n’avait aucune stra­tégie, aucun objectif clair. Il nous parle de tunnels au lieu de désen­claver Gaza. Ils ont bom­bardé des écoles, un marché, la station élec­trique. Il y a 400 000 réfugiés, dont cer­tains pour la deuxième ou troi­sième fois. Ils admettent que plus de 70 % des vic­times sont des civils: quelle excuse peut-​​on trouver à cela? Ça res­semble à Damas.»

Le véri­table contexte de cette guerre, dit-​​il, a été la fin des négo­cia­tions de paix en avril, la mise sens dessus dessous de la Cis­jor­danie après l’enlèvement de trois jeunes Israé­liens le 12 juin, les obs­tacles mis à l’accord de récon­ci­liation inter­pa­les­tinien et surtout sept ans de siège à Gaza. «Si les Pales­ti­niens ne lancent pas de roquettes, per­sonne ne parle de Gaza et ne s’en pré­occupe. C’est une cage. Même lors des négo­cia­tions de paix, ils ne parlent que de la Cis­jor­danie», pointe-​​t-​​il. «Vraiment, je n’aime pas le Hamas, mais tout ce qu’il demande c’est que le siège soit levé.»

Pour lui, seules les pres­sions de la com­mu­nauté inter­na­tionale pourront faire changer la poli­tique d’Israël. Il n’y a plus per­sonne en face. Le camp de la paix s’est délité depuis la seconde Intifada et «le men­songe d’Ehoud Barak». «Il a dit qu’il n’y avait pas de par­te­naire pour la paix. Israël a perdu l’espoir et la gauche a perdu l’espoir.» Gideon Levy lui continue, soutenu par les lettres de ceux qui le remer­cient d’être une «lumière dans la pénombre» ou même de ceux qui, en désaccord avec ses idées, pro­mettent de «se battre» pour qu’il puisse tou- jours s’exprimer. Hélène Sallon, Le Monde​.fr, jeudi 7 août 2014

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