Archive | Anticolonialisme

09 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Etat d’israël, état criminel! (npa)

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Une nouvelle attaque israélienne est en cours contre la Bande de Gaza.

Les victimes palestiniennes se comptent par dizaines, et le gouvernement et l’état-major israéliens affirment qu’ils entendent poursuivre leurs bombardements meurtriers, voire même lancer une offensive terrestre.

Évidemment, les tirs de roquettes ne sont, comme d’habitude, qu’un prétexte pour les autorités israéliennes.

Il s’agit pour Benyamin Netanyahu et ses alliés d’extrême droite d’essayer, une fois de plus, de détruire l’esprit de résistance en semant la terreur dans la population civile et de saboter les efforts palestiniens qui avaient permis la mise en place d’un fragile gouvernement « d’union nationale ».

L’offensive en cours permet en outre de détourner l’attention médiatique des multiples exactions contre les Pales- tiniens de Cisjordanie, de Jérusalem et d’Israël, consécutives à la mort de 3 jeunes Israéliens à proximité d’une colonie : de la mort du jeune Mohammed Abou Khdeir au passage à tabac, par la police, de son cousin Tareq, en passant par les ratonnades menées par les colons, les dizaines d’actes criminels perpétrés ces derniers jours ont montré, à qui refusait de le voir, le vrai visage de la violence et du racisme de l’État d’Israël.

Une fois de plus, les pays occidentaux, France en tête, refusent de condamner la politique criminelle d’Israël et de prendre les sanctions nécessaires pour punir cet État hors-la-loi.

Le NPA rappelle son soutien à l’ensemble des droits nationaux du peuple palestinien et à sa lutte légitime. Nous participerons aux initiatives à venir contre les attaques israéliennes en cours, et continuerons à développer la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS), seule à même d’en finir avec l’impunité d’Israël et de lui faire payer le prix de ses crimes. Montreuil, le 9 juillet 2014

http://npa2009.org/communique/etat-disrael-etat-criminel

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07 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Sauvons leonard peltier, prisonnier politique amérindien (l’huma)

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Dernière chance de sortie pour le « Mandela américain »
A bientôt 70 ans, le symbole de la résistance indienne a déjà passé 38 ans derrière les bar- reaux, au terme d’un procès truqué jamais révisé. Son comité de soutien veut recruter un avocat de renom pour convaincre Obama de lui accorder, enfin, la grâce présidentielle. Ils ont deux semaines pour récolter 50 000 dollars.

Invités par le festival Mamm Douar de Saint-Nolff (Finistère), David Hill, directeur exé- cutif du Comité international de défense de Leonard Peltier (ILPDC), et Klee Benally, musi- cien, réalisateur et activiste, en ont profité pour donner, à Paris, deux conférences-concerts au « Quartier général » et à la galerie Art Roch afin de sensibiliser l’opinion française à la situation dramatique de Leonard Peltier. David Hill est l’un des ses plus fidèles amis.

Ils se sont rencontrés en 1972 au sein de l’American Indian Movement (AIM). Ce mouvement d’entraide et de protection des Amérindiens est issu de plusieurs groupes de défense des droits civiques, à une période d’émancipation des minorités et de lutte contre la ségrégation (Black Panthers, Brown Berets…). A l’époque, l’AIM est en plein essor et orga- nise des occupations spectaculaires, du quartier général du Bureau des affaires indiennes à celle de Wounded Knee, en passant par l’ancienne prison d’Alcatraz.

Toute sa vie, Leonard Peltier n’aura de cesse de lutter contre les inégalités, les injustices et le racisme encore latent envers les populations amérindiennes. David Hill égrenne des statistiques toutes plus affolantes les unes que les autres : 65 % de chômage, 35 % d’alcoolisme, une mortalité due à la tuberculose et autres maladies infectieuses pres- que 3 fois supérieure au reste de la population américaine, 7 fois plus de temps passé en prison que les autres groupes ethniques… « Je pourrais continuer comme ça pendant des heures. A travers le pays, notre peuple est toujours le plus pauvre parmi les pauvres. »

Un symbole de la résistance indienne contre l’oppression En juin 1975, alors que l’AIM lutte contre les milices d’un Conseil tribal corrompu, une fusillade éclate dans la réserve indienne de Pine Ridge (Dakota du Sud). Deux agents du FBI (Federal bureau office) et un adolescent sont tués. Leonard Peltier, l’un des leaders de l’AIM, est très vite accusé de l’assassinat des agents spéciaux. Il se réfugie au Canada où il est arrêté en février 1976. L’année suivante, il est condamné à deux peines consécutives de prison à perpétuité.

Son procès est considéré comme injuste voire truqué par de nombreux observa- teurs.  »Ils ont violé plus de 20 lois constitutionnelles dans le procès de Leonard Peltier », assure David Hill. Témoins manipulés, preuves fabriquées, documents dissimulés à la défense… Tout laisse croire que Leonard Peltier est victime d’un coup monté par le FBI dans sa guerre contre l’AIM (1). « Nous pensons que le gouvernement l’a piégé. Ils veulent main- tenir la peur pour que personne ne puisse s’exprimer. Aux Etats-Unis, on appelle ça le Coun- ter Intelligence Program », lance le président de l’ILDPC. Le « Cointelpro », un programme de contre-espionnage du FBI hérité de la guerre froide, accusé par l’AIM d’avoir orchestré plusieurs dizaines d’assassinats politiques.

Six fois nominé pour le prix Nobel de la Paix, Leonard Peltier reçoit tout au long de sa détention le soutien de personnalités comme Nelson Mandela, Desmond Tutu, du Dalaï Lama ou encore du sous-commandant Marcos, mais aussi d’institutions comme les Parle- ments européen, belge, italien, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’hom- me… Il sera même, depuis sa cellule, le candidat à l’élection présidentielle de 2004 pour le Parti pour la paix et la Liberté (PFP). Le documentaire « Incident at Oglala », produit par Robert Redford, raconte son histoire.

Leonard Peltier est aujourd’hui âgé de 69 ans, dont plus de 38 passés dans l’enfer des prisons de haute sécurité américaines. Ni les demandes de révision de son procès, toujours refusées, ni les recours en grâce auprès des présidents successifs – Clinton y était favorable mais a cédé sous la pression du FBI ; Bush a refusé -, ni les nombreuses pétitions et campagnes de soutien n’ont porté leurs fruits. Amnesty International (AI) considère qu’il ne pourra pas demander sa libération conditionnelle avant 2024. (…)

Enfermé à Coleman en Floride, l’homme souffre de nombreux problèmes de santé. Ses conditions de détention n’arrangent pas les choses : lors de son dernier transfert, il est brutalement passé à tabac par des codétenus. Malgré son état préoccupant et un compor-tement exemplaire – il peint, écrit des textes – il est placé à l’isolement. Plus grave encore, ses geôliers lui refusent l’accès, pourtant vital, à ses médicaments contre le diabète. (…)

Pour en savoir plus ou soutenir Leonard Peltier, rendez-vous sur le site de son comité de soutien : www.leonardpeltier.info Henri Le Roux Jeudi, 3 Juillet, 2014

(1) In the spirit of Crazy Horse. The story of Leonard Peltier and the FBI’s war on the American Indian Movement, Peter Matthiessen, Penguin Books, 1983

http://humanite.fr/sauvons-leonard-peltier-prisonnier-politique-amerindien-546570

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05 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Le gouvernement de polynésie veut faire disparaître le mémorial aux victimes des essais nucléaires

Marquises-Tiki-Nuku-Hiva

En d’autres temps – pas si lointains – il fallait détruire tout ce qui n’était plus conforme à l’idéologie du pouvoir en place. Partout dans le monde, livres, œuvres d’art, objets religieux, monuments ont été passés par le feu sur ordre de dictateurs avides d’effacer de la mémoire des peuples l’histoire même qui les a construits. Leur acharnement à détruire est d’autant plus virulent qu’ils tentent d’occulter tout ce qui met en cause leur propre collaboration avec l’injustice passée.

Aujourd’hui, a défaut de relever le pays, le Président du gouvernement de la Polynésie française, Gaston Flosse, et ses complices tentent une diversion en s’attaquant à la mémoire de la période du Centre d’Expérimentation nucléaire du Pacifique (CEP). Ils viennent de décider de faire disparaître le monument de la place du 2 juillet 1966, érigé aux sacrifié-es – non consentants – de milliers de victimes polynésiennes des essais nucléaires français, de leurs familles et de toutes les victimes des expériences atomiques dans le Pacifique.

Entre 1966 et 1974 : 46 essais aériens ont eu lieu à Moruroa et Fangataufa puis de 1975 à 1996 : 147 essais souterrains ont été parpétrés dans les sous-sols et sous les lagons des atolls de Mururoa et Fangataufa.

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02 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Haiti, appel à moblisation: 10 années d’occupation, ça suffit! (cadtm)

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Retrait des troupes MAINTENANT et dehors la MINUSTAH !

Appel à mobilisation: 15 octobre 2014.

Une quinzaine d’organisations latino-américaines, qui doivent être rejointes par d’autres, lancent une campagne de mobilisation entre le 1er juin et le 15 octobre 2014 pour exiger le retrait immédiat des soldats onusiens en Haïti à l’issue de 10 années d’occupation.

À la suite de la chute du président Jean-Bertrand Aristide le 29 février 2004 (qualifiée de « coup d’État »), la Mission des nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) a été installée en «occupation militaire d’Haïti» dans l’intérêt des puissances occidentales dont les États-Unis, la France et le Canada.

L’appel à la mobilisation est lancé aussi pour mettre fin à l’impunité des troupes et exiger que l’ONU reconnaisse sa responsabilité dans les crimes commis pour que les victimes trouvent justice et réparation.

Le peuple haïtien ne mérite pas des troupes mais notre solidarité, écrivent les organisations initiatrices de ce mouvement dont la Plateforme inter-américaine des droits humains, démo- cratie et développement (Pidhdd), la Centrale des travailleurs argentins (Cta).

Des structures haïtiennes telles la Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un dévelop- pement alternatif (Papda) et la Plateforme des organisations haïtiennes des droits humains (Pohdh) participent à cet appel à  l’Amérique et au monde entier, aux mouvements et orga- nisations populaires à s’unir dans le cadre de cette grande campagne pour mettre fin à la Minustah en Haïti.

Dans chacun de nos pays et dans les principaux espaces d’intégration régionale, Haïti doit entendre notre voix. Ce n’est pas à cette quinzaine d’organisations de pays d’Amérique latine qu’on fera croire que la Minustah est une mission humanitaire.

Sous le prétexte de stabiliser le pays, l’objectif véritable de la Minustah est d’éviter que le peuple haïtien exerce sa souveraineté nationale et son droit à l’autodétermination. Elle sert de plus à essayer de nouvelles formes d’impérialisme et de contrôle social (…), affirment les entités.

Situation de grave crise politique et institutionnelle accompagnée d’une nette régression de la démocratie, répression violente et systématique des manifestations populaires, attaques contre les dirigeants de l’opposition, soutien à la manipulation grossière des processus élec- toraux et institutionnels et la libre entrée des capitaux transnationaux pour contrôler les espaces stratégiques de l’économie sont les résultats de ces 10 ans d’occupation.

À ce bilan négatif de la Minustah, les organisations rajoutent l’épidémie de choléra introduite en Haïti – selon plusieurs études – par les casques bleus népalais et qui a couté la vie à plus de 8 mille Haïtiennes et Haïtiens.

http://www.alterpresse.org/spip.php… Voir en ligne : http://haitinominustah.info/english/

http://cadtm.org/Appel-a-moblisation-10-annees-d

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01 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Ukraine: des gardes blancs russes dans le donbass (avanti.be)

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Il n’y a pas de révolution dans le Donbass, pas même de mouvement de masse, écrit Zbigniew Marcin Kowalewski, rédacteur en chef adjoint de l’édition polonaise du Monde diplomatique.

Ils n’existent que dans la propagande des partisans d’un mouvement séparatiste armé, dirigé par des nationalistes d’extrême droite. Importés de Russie, ils aspirent à la restauration de l’empire tsariste. Au Kremlin, on soutient cette réincarnation des Gardes blanches et des Centuries noires qui déstabilise l’Ukraine, mais, à ce qu’il paraît, on en a également peur.

Le 22 avril dernier, Boris Kagarlitsky affirmait que «on ne pouvait pas expliquer l’insurrection réussie de centaines de milliers, voire même de millions de personnes dans l’est de l’Ukrai- ne par une ingérence de la Russie» [1]. Une insurrection de centaines de milliers, voire de millions? Même la propagande du régime russe vers l’étranger, avec en tête sa chaîne Russia Today, est mille fois plus mesurée.

Dans la gauche mondiale, presque personne ne connait le russe, et l’ukrainien encore moins; donc, quand cette gauche veut savoir ce qui se passe en Ukraine, elle se retrouve dans une situation catastrophique. Pour ne pas dépendre des médias occidentaux, elle est condamnée à recourir à la propagande anglophone du régime de Poutine et à celle des pré- tendus «réseaux anti-impérialistes» pro-russes (souvent «rouge-bruns» ou carrément bruns), ainsi qu’à ce que lui traduira en anglais le Links-International Journal of Social Renewal. Un site, précisément, qui a assuré la publicité des écrits de Kagarlitsky concernant ce grand soulèvement de masse, qui n’existe pas.

Une grande partie de la gauche s’est laissée tromper par ces écrits; tout comme elle avait crû, auparavant, à l’existence d’un «putsch fasciste», d’une «junte fasciste» et d’une « terreur fasciste » en Ukraine. Une partie de la gauche l’a fait par désorientation, dont elle porte d’ailleurs elle-même la responsabilité. Pour une autre partie, tout à fait considérable, le «soulèvement» dans l’est de l’Ukraine a servi de feuille de vigne pour cacher son passage avec armes et bagages – néo-campistes ou simplement poststaliniens – du côté de l’impérialisme russe.

Social-impérialisme et révolution imaginaire Aux yeux d’une grande partie de la gauche occidentale, Kagarlitsky est considéré comme un éminent penseur marxiste russe. Ceci, malgré le fait que, dans sa version de l’histoire de la Russie [2], il n’y a pas de place pour l’asservissement colonial des autres peuples, pour la domination impérialiste et l’oppression nationale grand-russe, pour la «prison des peuples» du temps des tsars ou à l’époque sta- linienne et post-stalinienne, pour les luttes des peuples opprimés pour leur libération natio- nale. Par conséquent, dans cette version de l’histoire il n’y a pas non plus de question natio- nale ukrainienne, ni de lutte historique du peuple ukrainien pour son unification et indépen- dance.

C’est pourquoi, depuis un quart de siècle, le soussigné considère Kagarlitsky com- me appartenant à une espèce particulière des socialistes russes: à savoir ceux qui, aux yeux d’un bolchévique connu de tous, méritaient les qualificatifs peu sophistiqués et inélé- gants de «social-nationalistes» et «social-impérialistes». Il n’est pas donc surprenant que Kagarlitsky – suivant en cela l’extrême droite nationaliste russe et le mouvement séparatiste qu’elle dirige – ait commencé depuis peu à désigner l’Ukraine de sud-est par l’appellation Nouvelle Russie (Novorossia), utilisée du temps des tsars; et que, pour orner son site rabkor.ru, il ait choisi un emblème impérialiste «nouveau-russe». [3] (…)

Ce qu’a révélé le « ministre de la Défense » Strelkov

Le 17 mai 2014, le colonel Igor Strelkov a lancé un dramatique appel «  à la population de la République populaire de Donetsk ». Quelques jours auparavant, il est devenu «commandant en chef des forces armées» (que le séparatistes appellent généralement opoltchénié, c’est-à-dire milice volontaire) et « ministre de la Défense de la République populaire de Donetsk ». Il s’appelle réellement Igor Guirkine, est citoyen russe, et sa vocation officieuse est l’exercice du métier des armes aux confins du « Monde russe » et du monde orthodoxe. Il a derrière lui quatre guerres : en Moldavie, du côté des nationalistes russes de Transnistrie ; en Bosnie, du côté des nationalistes serbes, et en Tchétchénie, où il a participé aux deux guerres dans les rangs de l’armée russe.

Le Centre de défense des droits de l’homme Mémorial à Moscou l’accuse d’avoir per- pétré des crimes contre l’humanité pendant la deuxième guerre de Tchétchénie [17]. Il a par- ticipé aussi à l’annexion de la Crimée. Il est arrivé dans le Donbass en provenance de la Russie. Selon les Services de sécurité de l’Ukraine, il a franchi la frontière le 12 avril. Son appel a fait sensation parmi tous ceux qui suivaient le mouvement séparatiste russe dans l’est de l’Ukraine. En à peine 48 heures, un million de personnes russophones l’a visionné sur YouTube [18]. Néanmoins, le reste du monde – c’est-à-dire non-russophone – n’en a pas entendu parler à ce jour.

Pourtant… « Que voyons-nous ? L’abondance de toutes choses, sauf les foules – qui ne sont pas là – de volontaires aux portes de nos états-majors. Slaviansk compte 120 mille habitants. Kramatorsk deux fois plus. Au total, dans la région de Donetsk, il y a 4,5 millions d’habitants. (…). J’avoue honnêtement que je ne m’attendais pas du tout à ce qu’on ne puis- se trouver, dans toute la région, même pas un millier d’hommes prêts à risquer leur vie – non pas dans leur ville, sur une barricade en bas de l’immeuble, d’où il faudrait une demi- journée en voiture pour croiser un soldat de la Garde nationale [ukrainienne] – mais sur la ligne du front, là où l’on tire pour de vrai tous les jours. »

«Lorsque j’étais encore en Crimée, j’entendais les activistes du mouvement populaire ra- conter que ”lorsque les mineurs se soulèveront, ils déchiquetteront tout le monde à mains nues !”. Pour l’instant on ne voit rien venir. Des dizaines et des centaines ont rejoint nos rangs, et ils combattent. Des dizaines et des centaines de milliers regardent tout ça assis tranquillement devant leurs téléviseurs avec une chope de bière. Visiblement, ils attendent qu’une armée vienne de Russie, leur sœur capable de tout faire à leur place ; ou que vienne un nombre suffisant de volontaires intrépides prêts à mourir pour leur droit à une vie plus digne que celle qu’ils ont menée depuis 23 ans sous le pouvoir des nationalistes kiéviens. Ils sont où ces 27.000 volontaires dont parlent les journalistes? Je ne les vois pas.» (…)

Jusqu’à présent, on n’a même pas trouvé quelques dizaines de militaires professionnels qui seraient prêts à commander les unités combattantes ! Quelle honte ! Depuis deux semaines, je demande que l’on m’envoie quelqu’un qui pourrait devenir chef d’état-major, et au moins cinq personnes pouvant convenir comme chefs de groupes de combat ou de sections. Silence ! Pas un seul ! » [20]

« L’inertie d’une masse amorphe » et Gardes blanches avec Centuries noires [21]

Dans le même esprit s’exprime un autre observateur russe, également partisan des sépa- ratistes. «Dans le sud-est de l’Ukraine il y a des armes en quantités industrielles; seule man- que peut-être l’aviation. Dans les entrepôts, il y a même des chars ; il suffit simplement d’en assurer la préparation adéquate. Mais il n’y a personne pour le faire. La vérité est simple et banale: la population locale ne veut pas guerroyer. Elle ne veut même pas aider tant soit peu, car elle a peur que plus tard ça se retournera contre elle. Les volontaires russes n’ob- tiendront pas grande chose non plus. Il n’y a pas de ”Donbass insurgé”. Il y a une poignée de gens irréductibles, prêts à tenir jusqu’au bout, et… une masse amorphe, tout au plus capa- ble de mettre une croix sur un bulletin.» [23] Précisons: sur le bulletin de vote dans le «référendum» organisé par les séparatistes.

Voilà ce que l’on peut dire quant à cette « insurrection réussie de centaines de milliers, voire même de millions de personnes dans l’est de l’Ukraine », inventée par Kagarlitsky et propagée par Links.

Qui est ce Strelkov? «Je me considère comme un partisan de la monarchie autocratique en Russie» [24], explique-t-il. (…) «Pour sauver la situation, on a besoin en Russie d’un Idéal Blanc FONDAMENTALEMENT NOUVEAU ». [26] Nouveau, explique Strelkov, parce qu’ « une grande partie de la population accueille l’idéologie du Mouvement Blanc avec hostilité. La porter dans les masses ”dans sa forme pure” signifierait se condamner par avance à l’échec.» [27] «Probablement, avec le pouvoir actuel on ne peut construire qu’un Grand Honduras, là où avant il y avait la Grande Russie. (…) « Toutes les ”explosions” de mécon- tentement à Moscou et à Pétersbourg sont financées secrètement de l’étranger. Bien sûr, ”l’argent pour la révolution” n’est pas donné par l’Occident directement à ses marionnettes. Ce sont les oligarques-sponsors locaux (”d’orientation démocratique”) qui le donnent…, car leurs intérêts sont liés indissociablement au capital judéo-anglo-saxon international, dont ils constituent une filiale. » [30]

Cette orientation politique est partagée par Alexandre Borodaï, que Strelkov a rappelé de Russie pour en faire le « premier ministre de la République populaire de Donetsk ». Le mouvement séparatiste en Ukraine, qu’ils dirigent, constitue, selon leur stratégie, le foyer armé de la contre-révolution monarchique russe, liée indissolublement à la reconstruction de l’empire, ainsi qu’à «la révolution politico-religieuse qui peut sauver l’humanité de la dégra- dation et de l’extinction, avec comme but de son développement: les valeurs d’esprit, trans- cendantales, et l’aspiration à la divinité. » [31] Borodaï – fils d’un philosophe, partisan de la pensée de Lev Goumilev [32] et militant nationaliste – est, lui aussi, un idéologue militant de l’extrême droite. (…)

Dans la « Constitution de la République populaire de Donetsk », Borodaï et Strelkov ont inséré une formule copiée textuellement des Lois fondamentales de l’Empire russe de 1906, qui dit que « la foi suprême et régnante » dans cette république est la foi orthodoxe. Ils y ont écrit aussi que cette foi «est la matrice des matrices du Monde russe». Ils ont ajouté qu’il s’agit de la foi «professée par l’Eglise orthodoxe russe (le Patriarcat de Moscou)» [34]. En Ukraine, il y a aussi d’autres Eglises, dont les Eglises orthodoxes ukrainiennes.

Depuis la périphérie ukrainienne, la contre-révolution doit s’étendre à tout le «Monde russe» et aboutir à la restauration de la «Russie historique»; celle des tsars. Dans leur «cons- titution », Borodaï et Strelkov ont proclamé « la création d’un Etat souverain et indépendant, orienté vers la restauration d’un espace unique de culture et de civilisation du Monde russe, sur la base de ses valeurs religieuses, sociales, culturelles et morales traditionnelles, dans la perspective d’adhésion à la Grande Russie, auréole [sic] des territoires du Monde russe » [35]. Que deviendra alors le reste de l’Ukraine, lorsqu’elle tombera également, à la suite de la «Novorossia» ? Toute l’Ukraine, affirment Borodaï et Strelkov, doit, avec la Russie et la Biélorussie, «se réunifier au sein d’un seul Etat viable, pourvu d’un noyau national slave» [36].(…)

En Russie, aux yeux de la droite nationaliste, fasciste et néostalinienne, Strelkov est devenu désormais un héros national. «Strelkov ressemble aux légendes de la Guerre Civile: au général Kornilov et à l’amiral Koltchak». C’est ainsi qu’on en parle dans l’ultraréactionnaire hebdomadaire Zavtra (Demain), auquel lui et Borodaï sont liés depuis longtemps. «Avec un tel commandant, non seulement les régions de Donetsk et de Louhansk seront russes, mais tout le sud-est, Kharkiv, Odessa, Kiev et toute l’Ukraine.» [38]

Pourtant, Strelkov n’est pas du tout en train de préparer les moyens de conquérir Kiev et toute l’Ukraine, mais reconnaît publiquement qu’il va perdre sans une intervention militaire russe, qu’il réclame désespérément dans ses déclarations publiques. «Où pouvons-nous trouver une source d’optimisme? Dans nos petits succès? Ils sont purement tactiques; du point de vue stratégique nous avons commencé à perdre depuis longtemps. La façon dont les hauts fonctionnaires russes considèrent la question du soutien à la Nouvelle Russie, c’est du sabotage pur et simple.» Strielkov écrivait ça le 16 juin. «S’il n’y a pas de soutien militaire, la débâcle militaire des Républiques populaires de Donetsk et de Louhansk sera inévitable.» [39]

« Tôt ou tard, cette guerre va se terminer, et Strelkov avec ses compagnons d’armes se- ra obligé de rentrer en Russie. Bien sûr, les combattants de sa “milice” sont conscients que Poutine les a trahis, et il est tout à fait compréhensible qu’ils rentreront en Russie très en colère. Car, non seulement le Kremlin n’a pas rattaché le Donbass à la Russie, mais n’y a même pas fait entrer son armée.» «Poutine c’est un traître, une fripouille et une canaille» – de l’avis de Nemtsov «c’est exactement comme ça que Poutine est vu par les gens com- battant dans le Donbass». A leur retour, «le peuple pourrait soutenir justement ces “héroï- ques miliciens” dont les médias russes ont tant parlé» ;quant à eux, «ils ne vont certai- nement pas prendre des gants avec les traîtres moscovites». [40]

29 juin 2014

Zbigniew Marcin Kowalewski est Rédacteur en chef adjoint de l’édition polonaise du Monde diplomatique.

http://www.avanti4.be/analyses/article/ukraine-des-gardes-blancs-russes-dans-le#nb1

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10 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Commémorations du débarquement (cran)

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Le CRAN dénonce le blanchiement des cérémonies

N’eût été la présence de Barack Obama, les cérémonies commémorant le débarquement de 1944 étaient parfaitement «white only». Près de 20 chefs d’État étaient réunis: Royau-me-Uni, Belgique, Allemagne, Danemark, Pays-Bas, Pologne, Russie, États-Unis, etc. Mais aucun chef d’État africain n’avait été invité. A croire que la seconde guerre mondiale n’était pas si mondiale que cela. Le CRAN tient à rappeler que l’Afrique apporta à la France libre :

Des ressources territoriales. Félix Eboué, qui organisa le ralliement de l’Afrique Équa- toriale Française dès 1940, permit au général de Gaulle d’avoir une assise territoriale, mili- taire et donc politique, à la fois pour combattre les forces de l’Axe, mais aussi pour asseoir son autorité face aux Alliés. Brazzaville fut la capitale de la France libre, et l’AEF fut une véri- table plaque tournante d’où partirent les premières forces armées en vue du redressement. De nombreuses batailles eurent lieu en Afrique, comme la bataille de Bir Hakeim en Libye, ou Ksar Ghilane en Tunisie, et c’est la défaite de l’Axe et de l’Afrikakorps en Tunisie qui permit la campagne d’Italie, puis le débarquement en Provence.

Des ressources humaines. En 1943, les Forces françaises libres regroupaient 39 000 citoyens de France et 30 000 coloniaux. En 1944, 20 à 25 % des effectifs de la division du général Leclerc étaient des Maghrébins. Au total, des centaines de milliers d’indigènes furent recrutés dans le cadre des opérations militaires, et ils se battirent en Afrique comme en Europe pour libérer la France.

Mais les troupes qui entrèrent à Paris en 1944 furent « blanchies », et les fameux tirailleurs furent interdits de défilé. Par ailleurs, pendant la guerre, les Noirs payèrent un lourd tribut, et quand ils étaient capturés par les Nazis, ils étaient souvent massacrés sur place, et non pas envoyés dans les camps de prisonniers, comme l’étaient les soldats blancs.

Des ressources matérielles. L’Afrique permit à la France libre d’être régulièrement appro-visionnée en matières premières stratégiques comme le caoutchouc, le cuivre, ou encore l’uranium, produit absolument indispensable pour fabriquer la bombe atomique. Par ailleurs, pendant la durée de la guerre, l’AEF contribua très activement à l’effort de guerre, et versa officiellement environ 1 508 millions de FF pour soutenir la France libre, ce qui constitue bien entendu une somme considérable.

Les historiens spécialistes du sujet s’accordent à dire que sans le ralliement de l’AEF, le général de Gaulle n’aurait jamais réussi à s’imposer dans le contexte de l’époque. Mais 70 ans plus tard, tous ces pays d’Afrique ont été tenus par la France à l’écart des cérémonies du débarquement.  » Je suis tout simplement écœuré par l’attitude de Fran- çois Hollande, a indiqué Louis-Georges Tin, le président du CRAN. Il y a 70 ans, les troupes coloniales furent blanchies, et les tirailleurs africains furent interdits d’entrée à Paris. Et aujourd’hui encore, leurs descendants sont écartés des cérémonies du souvenir. L’Alle- magne elle-même était invitée en Normandie, mais pas les anciennes colonies, ce qui montre que l’on a plus d’estime pour l’ancien ennemi blanc que pour les amis noirs, qui furent pourtant les premiers à se rallier au général de Gaulle. »

Dans ces conditions, le CRAN ne peut que dénoncer ces cérémonies de l’oubli et du blanchiment. Mépris raciste, ignorance crasse, révisionnisme ? Peu importe. Ainsi conçue et mise en œuvre, cette cérémonie constitue une faute historique, morale, politique et diplo- matique majeure. Le CRAN qui avait obtenu en 2006 la «décristallisation» des pensions, annoncée par Jacques Chirac le 14 juillet, puis confirmée ensuite à l’occasion de la sortie du film Indigènes, tient à souligner la gravité de ce qui constitue à ses yeux un scandale international de premier plan.

« Il est évident que François Hollande a un lourd problème avec l’histoire coloniale, a ajouté Guy Samuel Nyoumsi, vice-président du CRAN chargé des relations avec l’Afrique. Il a commencé son quinquennat en célébrant Jules Ferry (qui a relancé la colonisation au nom de la supériorité de la «race française»), il refuse de réparer le crime contre l’humanité que fut l’esclavage (contrairement à tant d’autres pays), et pour couronner le tout, il organise maintenant le blanchiment des cérémonies du débarquement (en occultant la réalité des faits passés). Décidément, quand il s’agit des Noirs, cet homme ne respecte rien. C’est pourquoi le CRAN entend dès ce jour entrer en relation avec les ambassades africaines pour attirer leur attention sur ce forfait historique, et demande immédiatement des expli-cations au chef de l’Etat », a conclu le vice-président du CRAN. Lundi 9 juin 2014

Dans le dossier de presse de l’Elysée sur ces commémorations, on peut lire :

« Le Président de la République a demandé aux membres de la mission interministérielle de veiller à ce que quatre thématiques spécifiques puissent être traitées à l’occasion de ces commémorations. Deux concernent la société française l’évolution de la place des femmes à l’occasion des deux conflits mondiaux et le rôle des Outre-mer et des soldats des anciennes colonies françaises dans la libération du territoire ; Deux autres concernent l’évolution de l’ordre international au XXe siècle et les apports de la construction européenne. »

Comme le CRAN le fait remarquer dans le communiqué que nous reproduisons ci-dessous, il semble qu’une partie de ces thématiques n’ait pas réussi à atteindre les plages du débarquement.

http://www.ujfp.org/spip.php?article3259

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09 juin 2014 ~ 0 Commentaire

D-day: l’afrique débarquée! (ci)

Pas de représentants de l’UA [Union africaine], de chefs d’Etat ou d’anciens combattants en provenance de l’Afrique.
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En soi, c’est là une négation du sacrifice que les Africains ont consenti aux Alliés pour que le débarquement et, plus globalement, la victoire soit possible. Mais ils n’en sont pas à leur première!
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Naturellement, si l’on considère uniquement ce qui s’est passé à la date du 6 juin, on pourrait ne pas voir l’éminent rôle qui a été celui de l’Afrique et des Africains dans la victoire des forces alliées. Si l’on se met dans cette perspective des plus étroites, on comprendrait que Barack Obama, la Reine Elisabeth II ou encore Stephen Harper soient aux premières loges. De ce point de vue, on comprendrait même que les ennemis d’hier que sont notam- ment l’Allemagne, la Hongrie, l’Italie, etc. soient également conviés. De ce point de vue donc, même la venue du turbulent Vladimir Poutine ne saurait surprendre. Et c’est décidément ainsi que les organisateurs de la cérémonie d’aujourd’hui perçoivent les choses.
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Aucun tirailleur  Autrement, l’Afrique aurait au moins été représentée parmi les 800 vété- rans étrangers attendus. Malheureusement, aucun tirailleur ne sera du rendez-vous. Ils ont été oubliés. Comme ils l’ont toujours été, du reste. De la part de la France et du monde, c’est une ingratitude flagrante à l’égard du continent africain. Parce qu’en effet, s’il est vrai que les Africains n’ont peut-être pas fait partie des troupes qui ont débarqué en Normandie, ils étaient là durant tout le processus qui a précédé ce jour historique.
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L’Afrique était notamment là, servant d’assise territoriale et de cadre de reposition-nement pour les forces alliées. Si elles n’avaient pas eu l’Afrique comme base arrière, les puissances alliées auraient certainement souffert de l’occupation du canal de Suez par l’Italie ou par celle des territoires asiatiques par les Japonais.
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249 000 Africains mobilisés  Or, l’implication du continent berceau de l’humanité ne s’était point limitée à l’utilisation de ses ports et aéroports. Elle a également contribué à l’effort de guerre en y envoyant ses braves fils et en donnant de ses immenses richesses. A propos, des historiens estiment qu’entre 1940 et 1944, ce sont quelque 169 000 combattants qui furent mobilisés dans l’Ouest africain britannique. Pour ce qui est des colonies françaises, les mêmes auteurs estiment à 80 000 le nombre de combattants mobilisés dans le cadre des campagnes de “la France libre”. Une bonne partie n’est jamais revenue du front. L’Afri- que fut également sollicitée pour participer aux dépenses militaires.
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L’ombre du discours de Dakar Comme on le voit donc, contrairement à ce qui est incarné dans la cérémonie de ce jour en Normandie, la contribution africaine à la victoire contre l’Alle- magne nazie n’est pas des moindres. L’Afrique a offert son sol comme champ de bataille, ses fils comme combattants et ses avoirs comme contributions financières. Mais 70 ans après, on fait comme si elle n’avait rien fait. C’est à croire que l’objectif est de falsifier l’His- toire, en gommant la partition que les Africains y ont jouée.
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Décidément, [l’ancien président français] Nicolas Sarkozy n’est peut-être pas le seul à penser que  »l’Afrique n’est pas assez entrée dans l’histoire » ! En vérité, certains maîtres à penser tiennent toujours à la  »débarquer » de l’Histoire. Mais, ça, c’est une autre histoire…Guinée Conakry Info Boubacar Sanso Barry 6 juin 2014http://www.courrierinternational.com/article/2014/06/06/d-day-l-afrique-debarquee

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07 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Les catalans veulent voter

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8 capitales européennes -Paris, Berlin, Bruxelles, Genève, Lisbonne, Londres, Rome et Barcelone- seront les hôtes des «Castells» (tours humaines catalanes) qui seront soulevés simultanément le 8 Juin à 12h,

tout en revendiquant fortement et clairement la démocratie avec le message: #CatalansWantToVote (les Catalans veulent voter), en relation avec le référendum sur l’indépendance prévu en novembre. L’événement est organisé par un groupe d’organisations civiles catalanes menées par Omnium Cultural.

Plus d’un millier de «castellers» (les personnes construisant des tours humaines) d’au moins 11 «colles castelleres» (groupes de bâtisseurs de tours humaines) vont effectuer ces constructions le dimanche 8 Juin à des endroits stratégiques de sept grandes capitales européennes : à Paris, au Champ-de-Mars. Ils agiront simultanément à 12 h (GMT +1).

Le but de cette action coordonnée est d’attirer l’attention de la société européenne et mondiale sur la question politique catalane et de faire de la publicité pour le référendum consultatif sur l’indépendance qui se tiendra le 9 novembre en Catalogne (rejeté publiquement par le gouvernement espagnol).

Paris, Champ de Mars. Colla Vella dels Xiquets de Valls
Bruxeles, Grand Place / Grote Markt. Castellers de Vilafranca
Geneva, Place des Nations. Xiquets de Reus

http://www.omnium.cat/catalanswanttovote

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07 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Le grand bond… en arrière (grs)

GRS guad

Sans coup férir, la CDMT est passée de la deuxième à la première place des centrales et confédérations syndicales martiniquaises. Et pourtant, militant CDMT et ancien secrétaire général de cette centrale, cela ne me réjouit pas.

Pour la bonne raison que cette première place résulte en réalité d’un curieux choix de la CGTM : comme si elle voulait fêter d’une façon très paradoxale le cinquantième anniversaire de la transformation en 1963 de l’Union Départementale de la CGT (U.D. CGT) en CGTM.
Ainsi, la centrale de Ghislaine Joachim-Arnaud vient de décider, sans congrès, de faire le chemin inverse, c’est-à-dire de se …ré-affilier à la CGT de France.

Toute plaisanterie mise à part, cette façon de revendiquer l’héritage de Walter Guitteaud et Victor Lamon en faisant le contraire de leur geste de véritable fondation du syndicalisme martiniquais autonome, est une défaite idéologique grave du mouve- ment ouvrier, du fait même de la place historique et numérique de la CGT dans le paysage syndical de notre pays.

Les raisons de ce virage, aussi discret que lourd de signification, ne sont pas moins décon- certantes que le fait lui-même. «Nous n’avions pas le choix», m’a dit benoîtement un cama- rade exerçant des responsabilités dans la Confédération CGTM. Pas le choix? Voilà une expression qui, a priori, sonne mal dans la bouche d’un syndicaliste dont le réflexe premier doit être de refuser le fatalisme, de se rebeller contre toute soumission aux Dominants !

Mais quel est le problème? Il faut savoir que la modification des règles de la représen- tativité syndicale par une loi d’août 2008 prend pour base les résultats aux élections profes- sionnelles. Cela semble le bon sens même (bien que le but caché de la manœuvre, propo- sée d’ailleurs au départ par la CGT et la CFDT, ne soit autre que l’élimination des «petits syndicats»).

Mais l’affaire se complique quand on ajoute à cette réforme les traditions colo- nialistes de la « métropole ». En effet, le nouveau système comptabilise les résultats au niveau la France (le «national») et au niveau des entreprises, mais pas au niveau de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Réunion.

Ces pays étant « la France », il n’y a pas lieu de tenir compte de la représentativité propre de leurs syndicats puisque cette représentativité n’ouvre aucun droit parti-culier! Nous ne sommes pas sensés exister comme entités propres. Seuls existent la France et l’entreprise.

Cette curieuse théorie a un effet collatéral: pour éviter de perdre le bénéfice des voix obte- nues par les syndicats alliés CGTM, CGTG, UTG, CGTR, la CGT de France a tenté de met- tre en avant les contrats de coopération signés depuis des lustres avec ces organisations «des D.O.M.». Mais les réflexes colonialistes sont tenaces: l’administration dit non.

Pas question de compter ces voix au bénéfice des coopérants CGT de France. Il faut, pour ce faire, que les syndicats «domiens» retournent au bercail de la CGT. Que pen- sez-vous que fit la CGT de France, celle-là même qui est à l’origine de la réforme (bras dessus bras dessous avec la CFDT) ? Elle décréta qu’elle n’avait pas … «le choix» ; elle capitula devant cette administration et demanda aux ouailles des colo- nies de capituler à leur tour et revenir à la maison mère en effaçant plus d’un demi- siècle d’existence indépendante revendiquée et affichée.

Réflexe de dignité de la CGTG, de l’UTG, et même, semble-t-il de la CGTR: c’est non! Nou pa kribich ! Pas question de revenir cinquante ans en arrière! Les conditions se dessinaient alors pour qu’un front syndical uni des confédérations coloniales interpelle vigoureusement les camarades français et leur rappellent que le droit à l’autodétermination commence pour un syndicat de pays colonisé par le droit à une existence indépendante de la Confédération «métropolitaine».

Car si l’internationalisme commande la solidarité réciproque, l’alliance, la coopé- ration, ce grand et beau principe ne saurait se conjuguer ni avec la soumission au diktat de l’État colonial ni avec la complicité passive du grand frère français.

Mais ne voilà-t-il pas que la CGTM, à bas bruit, vient, dans une réunion de sa commission exécutive, de mettre fin à cet espoir en votant…la ré-affiliation à la CGT. Il y a quelques mois, la CGTM présentait une lecture théâtralisée du « Discours sur le colonialisme », dans la cour même de la maison des syndicats. Bravo! Mais quant à appliquer le principe fondamental de ce grand texte en matière syndicale, c’est une autre paire de manches! Dans la pratique les dirigeants de la CGTM nous disent: l’époque des «grands frères» n’est pas finie, «l’heure de nous-mêmes» n’a pas sonné! Plus de 60 ans après le cri césairien!

«Pas le choix», camarade? OUI, on a le choix! Il suffit pour cela de rejeter l’aligne- ment paresseux en échange de quelques petits avantages médiocres, de rappeler à leurs devoirs élémentaires les alliés paternalistes de France, de rejoindre le front des organisations qui exigent de façon conséquente la reconnaissance pleine et entière du fait syndical propre aux pays coloniaux, de secouer «nos élus» aussi impuissants sur ce sujet que sur celui de la protection des travailleurs en général.
C’est ça, le vrai choix! Il reste mon choix. Il reste celui de la CDMT et de bien d’autres camarades.

Félix Relautte |vendredi 6 juin 2014

Groupe Révolution Socialiste(GRS) Section antillaise de la 4ème Internationale. « Ou révolution socialiste, ou caricature de révolution »(Che)

Voir en ligne : http://www.revolutionsocialiste.com/

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04 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Le chef de la police d’irlande du nord accusé dans une enquête sur des meurtres (i.uk)

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Le chef de police d’Irlande du Nord Matt Baggott doit faire face à une action pénale sur la base  qu’il aurait fait obstruction à des enquêtes du médiateur de la police dans 60 meurtres au cours des Troubles.
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Michael Maguire, le médiateur de la police, tente de forcer le chef de la police à remettre
des dossiers de renseignement « sensibles » concernant les décès, un devoir qui, il insiste est « est inscrit dans la loi et accepté par la communauté ». Monsieur Maguire a déclaré qu’il n’avait plus d’autre choix qu’une action en justice à cause de plus de 100 refus de trans- mettre des informations de la part  de M. Baggott rendant impossible d’enquêter sur des soupçons d’activité criminelle.  » Les milliers de gens qui font appel à nous chaque année le font sur ​​la confiance que nous aurons accès à toutes les pièces des dossiers de la police, nous devons traiter leur plainte de façon indépendante » a-t-il ajouté .
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On croit savoir que ces documents portent sur des meurtres dont l’ assassinat par l’UVF de six catholiques dans le village de Loughinisland (Comté Down) en 1994. La réticence du Service de police d’Irlande du Nord  de livrer le matériel serait lié aux craintes d’exposer à représailles des agents à l’intérieur de groupes républicains(1) et loyalistes.
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Le PSNI a déclaré qu’il pensait avoir répondu de manière appropriée à chaque demande au cas par cas . Le porte-parole a ajouté que l’institution a la responsabilité légale de la garde et de la gestion de toutes les informations qu’elle détient .
Kunal Dutta  Mercredi 04 Juin 2014
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Commentaire:
1/ Remarquables  britanniques, leader mondiaux en désinformation!  Dans un article où ils sont mouillés dans une affaire d’assassinats commandités par eux mêmes à un groupuscule qu’ils ont eux même mis sur pied, ils arrivent à nommer leurs adversaires républicains qui n’y sont pour rien!
2 / Cette info est à rapprocher de la garde à vue de Gerry Adams, survenue après que la ministre de l’intérieur ait déclaré: « Les enquêtes sur la police et l’armée çà suffit (Bloody Sunday) , maintenant on enquête sur les paramilitaires ».
3/ Le film « Hidden Agenda » raconte cette histoire…

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