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20 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

la jeunesse palestinienne (orient 21+ amp)

children arrested

A couteaux tirés avec Israël

Comment en est-on arrivé à ce que des dizaines de Palestiniennes et de Palesti- niens se mettent à attaquer des Israéliens juifs à l’arme blanche?Ceux que Benyamin Nétanyahou appelle «terroristes» sont pour la plupart nés après les accords d’Oslo, ont grandi avec l’échec désormais avéré du «processus de paix», dans la frustration, la peur et l’humiliation permanentes, sans perspective d’avenir. Las des idéolo-bgies, de la diplomatie et des slogans inopérants, ils sont passés à la reconquête d’une dignité bafouée. Quel qu’en soit le prix.

«Est-ce une troisième intifada?» se demandent commentateurs et politiciens en Israël. Une question dont la pertinence me semble douteuse et à laquelle il est de toute façon beaucoup trop tôt pour répondre. Il est plus intéressant de comprendre comment nous en sommes arrivés à ce que des dizaines de Palestiniennes et de Palestiniens, des jeunes pour la plupart, en sont venus à attaquer le premier Israélien venu avec un couteau, un cutter ou un tournevis hâtivement ramassés sur la table de la maison familiale. Car il s’agit bel et bien d’initiatives individuelles et spontanées, derrière lesquelles ne se trouvent aucune consigne en provenance d’une quelconque organisation.

Benyamin Nétanyahou ment comme un arracheur de dents quand il affirme que c’est Mahmoud Abbas qui inspire ces jeunes, et il sait mieux que personne les efforts de ce der- nier et de sa police pour tenter d’enrayer le processus en cours. Mais «Monsieur Sécurité» a besoin d’un bouc émissaire pour cacher son échec flagrant, lui qui avait centré toute sa campagne électorale sur son «expertise» démontrée dans le maintien du calme dans les territoires occupés. Un message qui avait été reçu cinq sur cinq par l’électorat.

Les médias, dans leur majorité, reprennent le discours récurrent de Nétanyahou sur le terrorisme, et depuis quelques jours on ne cesse d’utiliser les mots chers au premier ministre: «actes terroristes», «un terroriste âgé de 13 ans» [sic], «nous utiliserons tous les moyens pour arrêter le terrorisme». L’opinion publique israélienne suit, sans broncher.

Qui sont ces «terroristes» et qu’est-ce qui a provoqué cette longue série d’attaques au couteau sur des Israéliens, en civil ou en uniforme ? Ce sont des jeunes, voire des très jeunes, nés après les accords d’Oslo et qui agissent individuellement (ou à deux au maxi- mum), hors du cadre des organisations nationales, Hamas compris. Et pourquoi mainte- nant? On assiste, semble-t-il, à la conjoncture de deux éléments qui ne sont pas liés l’un à l’autre, mais résultent tous deux de la politique de Benyamin Nétanyahou.

D’abord, l’échec reconnu par tous de ce qu’on a trop longtemps appelé «le processus de paix». Les Palestiniens, y compris la jeunesse, ont laissé pendant des années Mahmoud Abbas gérer la stratégie de libération à travers la diplomatie, c’est-à-dire en utilisant la com- munauté internationale comme levier qui parviendrait à obliger l’État d’Israël à mettre fin à l’occupation coloniale.

Même le Hamas avait fait le choix de ne pas entraver les tentatives du président de l’Auto- rité palestinienne, tout en insistant sur le fait que ledit processus négocié était voué à l’échec, et que ses compromis ne seraient récompensés par aucune contrepartie. Mais après près de dix ans pendant lesquels Abbas a fait les antichambres de toutes les chancelleries et accepté d’avaler d’innombrables couleuvres, on en est toujours à la case zéro. Pire, Israël a su profiter du temps qui passe pour élargir substantiellement la colonisation de la Cisjordanie et parachever la séparation de Jérusalem-Est de son arrière-pays palestinien.

Au bout de dix ans, le crédit d’Abou Mazen (Abbas NdB) s’est complètement épuisé, en particulier auprès de la jeunesse, qui ne voit aucune avancée, si ce n’est celle des colo- nies. L’épuisement du crédit du président palestinien s’est accéléré avec la série de provo- cations du gouvernement Nétanyahou après sa réélection, en particulier les parades de députés et de ministres sur l’esplanade des Mosquées, le Haram el-Sharif.

On ne peut en effet sous-estimer l’impact sur les jeunes Palestiniens des images où l’on voit des groupes de juifs prier (ou faire semblant de prier) sur ce lieu saint pour un milliard et demi de musulmans. Pire, aux provocations de politiciens en quête de popularité s’ajoute l’intervention violente de la police sur l’esplanade contre des jeunes musulmans venus proté- ger leur mosquée, et la profanation d’Al-Aqsa par des policiers qui souillent les tapis de prière avec leurs gros souliers.

Benyamin Nétanyahou a ainsi osé remettre en question le statu quo négocié en 1967 par Moshe Dayan et le roi Hussein de Jordanie sur la gestion de l’esplanade, y compris les horaires et les lieux spécifiques ou les non musulmans peuvent pénétrer sur l’esplanade. Le chef du gouvernement israélien aurait mieux fait d’écouter les mises en garde du roi Abdallah de Jordanie sur les risques d’explosion que provoquerait un changement du statu quo à Al-Aqsa. Mais le petit politicien et la peur de ce que diraient ses concurrents s’il interdisait la présence de juifs sur le site du Temple d’Israël ont vaincu l’homme politique et la crainte d’une explosion régionale généralisée.

Al-Aqsa est un symbole sacré pour tous les Palestiniens, athées et chrétiens compris. Avec les provocations sur l’esplanade des Mosquées, l’arrogance israélienne a heurté la dignité de tous les jeunes Palestiniens. La série d’attaques de passants israéliens au cou- teau ou au tournevis est la réponse d’une nouvelle génération palestinienne à l’arrogance israélienne et aux provocations de la droite au pouvoir, sur un arrière-fond d’échec reconnu de la stratégie négociée de Mahmoud Abbas et de l’Autorité palestinienne.

Le fait qu’en donnant l’ordre de tirer sur les «terroristes» pour les «neutraliser» Néta- nyahou ait transformé ces attaques à l’arme blanche en attentats-suicides ne semble pas avoir eu d’effet dissuasif. Bien au contraire, chaque attaque en stimule d’autres. J’ai rencon- tré il y a deux jours un groupe de jeunes Palestiniens de Bethléem, et Safa, une étudiante chrétienne si l’on en croit le crucifix qu’elle portait, me disait son admiration pour ses compa- triotes qui attaquent des Israéliens au couteau. «Jusqu’à présent, c’est nous qui avions peur, mais maintenant c’est au tour des Israéliens: regarde comme il n’y a personne dans leur tramway, et même les rues de Tel Aviv sont complètement vides le soir.» Et d’ajouter: « Si j’avais plus de courage, je ferais la même chose…»

L’Autorité palestinienne et Mahmoud Abbas ne signifient pas grand chose pour Safa et ses amis, et si le nom de Yasser Arafat les émeut encore, ils ne savent pas ce qu’est l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Bien dans l’esprit de leur temps, pour ces jeunes, les sigles, les slogans et les idéologies ont laissé la place au ressenti. Dans ce ressenti, il y a une place d’honneur pour une reconquête de la dignité perdue.

Par ses déclarations bellicistes et arrogantes, Benyamin Nétanyahou ne renforce pas seulement la détermination que l’on sent de plus en plus au sein de cette jeunesse palesti-nienne que l’on disait dépolitisée et démobilisée; il fait de Mahmoud Abbas un politicien non relevant et rend quasiment impossible toute tentative de sa part de désamorcer la bombe qui risque non seulement de démultiplier les victimes, israéliennes et palestiniennes, mais aussi de provoquer la désintégration de l’Autorité palestinienne. C’est bel et bien la politique du pire. Mais n’est-ce pas exactement ce que recherche le chef du gouvernement israélien  ?

Michel Warschawski: Journaliste et militant de gauche israélien, il est cofondateur et prési- dent de l’Alternative Information Center (AIC). Dernier ouvrage paru (avec Dominique Vidal) : Un autre Israël est possible, les éditions de l’Atelier, 2012.

http://orientxxi.info/la-jeunesse-palestinienne-a-couteaux-tires-avec-israel

Lire aussi:

http://www.agencemediapalestine.frcest-une-guerre-contre-les-enfants-de-palestine-

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19 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

rassemblement de solidarité (afps)

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Avec le peuple palestinien et sa jeunesse 

Mercredi 21 octobre à 18h Place de l’Opéra

Depuis des mois, des événements d’une gravité extrême meurtrissent la Palestine. En Cisjordanie, à Jérusalem-Est et à Gaza, l’armée israélienne tue. Les colons massacrent, provoquent, profanent et démolissent sans limite, au mépris des principes fondamentaux du droit international.

Le gouvernement israélien porte l’entière responsabilité de la dégénération d’une situation devenue explosible et incontrôlable.

C’est pourquoi en solidarité avec la résistance palestinienne, le Collectif national pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens appelle tous les démocrates épris de paix et de justice à se rassembler.

Nous dirons avec force :

• Stop à l’agression israélienne
• Sanctions contre Israël
• Solidarité avec le soulèvement de la jeunesse palestinienne
• Arrêt du blocus de Gaza
• Respect de la résolution 194 sur le droit au retour
• Libération de tous les prisonniers politiques palestiniens
• Mise sous protection internationale du peuple palestinien
• Reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien

Plus que jamais :

La France doit reconnaître l’Etat de Palestine, agir au Conseil de Sécurité pour faire échec au gouvernement de Benyamin Netanyahou

La France doit agir en Europe pour la suspension de l’accord Union européenne/Israël

Collectif National pour une Paix Juste et Durable en Palestine (CNPJDPI) – 75009, mercredi 21 octobre 2015

http://www.france-palestine.org/solidarite-avec-le-peuple-palestinien-et-sa-jeunesse

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18 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

julien salingue sur france2

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11 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

palestine rassemblement à brest (afps)

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AFPS

1 Rue de l’Harteloire 29200 Brest

Permanence: 1er samedi du mois de 11h à 12h30

Mail : afps29n@yahoo.fr

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10 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

les palestiniens luttent pour leurs vies (al’e.ch)

Protesters mark anniversary of Israeli occupation

Israël se bat pour l’occupation

Oui, c’est une guerre et le Premier ministre Benjamin Netanyahou, ayant reçu son mandat du peuple, a ordonné son intensification. S’il n’écoute pas les messages de conciliation et de tolérance du président palestinien Mahmoud Abbas lors de temps plus calmes, pourquoi devrait-il les écouter maintenant?

Netanyahou intensifie la guerre principalement à Jérusalem-Est, avec une débauche de punitions collectives contre les Palestiniens. Il révèle ainsi le succès d’Israël à déconnecter physiquement Jérusalem de la plus grande partie de la population palestinienne, accentuant l’absence de la direction palestinienne à Jérusalem-Est et la faiblesse du gouvernement à Ramallah, qui tente d’empêcher que les choses ne partent à la dérive dans le reste de la Cisjordanie.

La guerre n’a pas commencé jeudi dernier [1er octobre], elle n’a pas commencé avec des victimes juives et ne se termine pas lorsqu’aucun Juif n’est tué. Les Palestiniens luttent pour leur existence, dans le sens entier de ce mot. Nous, Juifs israéliens, nous battons pour nos privilèges en tant que nation de maîtres, dans l’entière laideur que possède ce terme.

Le fait que l’on remarque qu’il y a une guerre uniquement lorsque des Juifs sont assas- sinés n’enlève rien au fait que les Palestiniens sont tués tout le temps, et que nous faisons toujours ce qui est en notre pouvoir pour rendre leurs existences insupportables. La plupart du temps il s’agit d’une guerre unilatérale, menée par nous, afin de faire en sorte qu’ils disent «oui» au maître, merci beaucoup de nous laisser en vie dans nos réserves [au sens de bantoustan]. Lorsque quelque chose cloche dans la guerre unilatérale et que des Juifs sont assassinés, c’est alors que notre attention s’éveille.

Certains jeunes Palestiniens ne partent pas tuer des Juifs parce qu’ils sont Juifs, mais parce que nous sommes leurs occupants, leurs tortionnaires, leurs geôliers, ceux qui ont spolié leur terre et leur eau, ceux qui les ont fait s’exiler, ceux qui ont démoli leurs maisons, obstrué leur horizon. Certains jeunes Palestiniens, vengeurs et désespérés, sont prêts à perdre leur vie et à causer à leurs familles une grande douleur parce que l’ennemi auquel ils font face leur prouve, chaque jour, que son animosité n’a pas de limites.

Même le langage est perfide. Les Juifs sont assassinés, les Palestiniens sont tués et meurent. En est-il ainsi? Le problème ne commence pas avec le fait que nous ne sommes pas autorisés à écrire qu’un soldat ou qu’un agent de police a assassiné des Palestiniens, à bout portant, lorsque sa vie n’était pas en danger, ou au moyen d’un système télécommandé ou encore à partir d’un avion ou d’un drone.

Mais c’est une partie du problème. Notre compréhension est captive d’un langage censu- ré rétroactif qui distord la réalité. Dans notre langage, les Juifs sont assassinés parce qu’ils sont Juifs et les Palestiniens trouvent leur mort et leur souffrance, probablement parce que c’est ce qu’ils recherchent.

Notre vue du monde est façonnée par la trahison constante des publications médiatiques israéliennes devant leur devoir de rapporter les événements, ou par leur manque de capacité technique et émotionnelle de contenir tous les détails de la guerre complète que nous menons afin de préserver notre supériorité sur la terre entre la rivière [le Jourdain] et la mer.

Même ce quotidien [Haaretz] n’a pas les ressources économiques d’employer 10 journa- listes et de remplir 20 pages avec des rapports de toutes les attaques dans les moments d’escalade et de toutes les attaques de l’occupation durant les périodes de calme, de tirer lors de la construction d’une route qui détruit un village, et ce jusqu’à la légalisation d’un avant-poste de colonie; sans mentionner un million d’autres attaques. Chaque jour. Les exemples pris au hasard dont nous parvenons à rendre compte ne sont rien de plus qu’une goutte dans l’océan. Ils n’ont aucun impact sur la compréhension de la situation pour une ample majorité d’Israéliens.

L’objectif de cette guerre unilatérale est de contraindre les Palestiniens à abandonner leurs revendications nationales à leur propre patrie. Netanyahou souhaite une escalade parce que l’expérience jusqu’ici a prouvé que les périodes de calme, après que le sang a coulé, ne nous ramènent pas au point de départ, mais plutôt à une nouvelle descente au plus bas du système politique palestinien tout en ajoutant des privilèges aux Juifs dans le Grand Israël.

Les privilèges sont le facteur principal qui déforme notre compréhension de la réalité dans laquelle nous vivons. Ils nous aveuglent. A cause d’eux, nous échouons à concevoir que même avec une direction faible, «présente-absente», le peuple palestinien – éparpillé dans ses réserves d’Indiens – n’abandonnera pas et qu’il continuera de puiser la force nécessaire pour résister à notre domination. (7 octobre 2015) Par Amira Hass

Article publié le 7 octobre 2015 sur le site du quotidien israélien Haaretz. Amira Hass est journaliste pour ce quotidien, elle a longtemps été correspondante à Gaza et dans les terri- toires occupés. Deux de ses livres ont été traduit en français, aux Editions La Fabrique, retraçant les conditions d’existence et les questions politiques des Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie dans les années 1990 et le début des années 2000: Boire la mer à Gaza (2001) et Correspondante à Ramallah: 1997-2003 (2004)

http://alencontre.org/moyenorient/palestine/israelpalestine-les-palestiniens-luttent-pour-leurs-vies-israel-se-bat-pour-loccupation.html

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07 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

brest afps

pal
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Vous avez sans doute suivi  le regain de tension en Palestine ces derniers jours, résultat d’une politique de colonisation sans cesse accentuée de la part du gouvernement israélien.
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Face à cette situation, nous appelons à un
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Rassemblement à Brest
ce samedi  15 h
Place de la Liberté
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L’AFPS du Nord Finistère-Brest appelle à un rassemblement samedi 10 octobre à 15 h place de la Liberté. Au vu des événements graves qui se déroulent en Palestine occupée depuis plusieurs jours: 5 morts palestiniens, des centaines de blessés, des dizaines d’arrestations et 4 colons israéliens tués, le risque d’un embrasement général est réel.
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Pour l’éviter il est indispensable d’arrêter les colons, leurs provocations insensées et leur violence systématique. Protégés par l’armée israélienne, sûrs de l’impunité que leur accorde le gouvernement Netanyahou, ces colons armés jusqu’aux dents sont en train de créer délibérément une situation qui amènera chaos et dévastation en Palestine et dans toute la région.
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Nous apportons notre pleine solidarité au peuple palestinien sous occupation, soumis à la violence coloniale, mais nous disons aussi aux autorités françaises qu’elles doivent peser de tout leur poids pour faire entendre raison à Israël et pour faire appliquer le droit, en particulier le droit des palestiniens à leur autodétermination et à un Etat. »
Lire aussi:

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26 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

c’est le patron qui n’est pas notre frère (anti-k)

unité

Dans l’histoire du mouvement ouvrier, les travailleurs ont toujours été des migrants, ou des réfugiés.

Toujours cherchant du travail, ou chassés par les guerres ou les expropriations. Et cela, bien avant les conflits au Moyen-Orient. En Angleterre, avec la révolution industrielle au 19e siècle les paysans pauvres ont été dépossédés de leurs terres par des grands propriétaires fon- ciers. Ils ont été chassés vers les villes, sans aucun moyen de vivre, pourchassés par la police. Il y avait des lois contre le vagabondage, pouvant aller jusqu’à la pendaison.

Ils furent des centaines de milliers à être entassés dans des bidonvilles autour de Londres, Manchester, Liverpool. Dans les usines, ils travaillaient jusqu’à 18h par jour; en- fants, femmes: tout le monde était logé à la même enseigne. On ne vivait pas longtemps à cette époque en Europe, épuisés par le travail, comme aujourd’hui dans le Tiers-Monde. Au 19e siècle, 60 millions d’irlandais, de suédois ou d’allemands ont émigré en Amérique.

En France, ce sont de véritables armées de travailleurs, qui ont migré entre les régions, pour servir de main d’œuvre aux grands patrons de la sidérurgie, des mines ou du textile. Certains traversaient la France pour aller dans le Nord, d’autres au Centre, etc… Toujours fuir la misère, pour un peu plus de pain. En France, il y avait des centaines de milliers de migrants: bretons, auvergnats, etc mais il y avait aussi des étrangers. Ils n’étaient pas syriens, mais belges ou allemands par exemple. Mais leur situation n’était pas plus enviable.

Et quand ce n’était pas pour chercher du pain, c’était pour fuir la guerre.  En Alsace au 19e siècle, après la guerre et l’annexion par l’Allemagne, des dizaines de milliers d’alsa- ciens ont émigré vers la France intérieure. Il y a en d’autres qui furent colons en Algérie, ou en Amérique. Et d’autres sont allés plus à l’Est, jusqu’en Russie. Et toujours avec l’espoir de vivre mieux.

Au 20e siècle, les guerres mondiales se succédant, il y eut des dizaines de millions de morts, des déportés, des réfugiés par millions dans le monde, partout en Europe aussi. Il y a 25 ans c’était le conflit en ex-Yougoslavie avec ses réfugiés par dizaines de milliers. Des   générations d’européens connurent ce qui se passe actuellement dans les pays en guerre.
La guerre ne se fait pas seulement avec des bombes, mais d’abord à coup de capitaux. Les conflits entre nations, sont d’abord des conflits entre groupes capitalistes concurrents. Ces grands groupes comme par exemple ceux du pétrole: Total, Elf, Shell, BP, Texaco, sont liés aux Etats. Et ce sont ces conflits entre grands groupes, leur appétit toujours plus grandis- sant, qui poussent des nations à nous conduire dans des guerres comme au Moyen-Orient.

Dans les pays riches où nous vivons, nos impôts, une partie de la richesse que l’on produit, servent à déverser des bombes sur des populations civiles. Mais combien d’em- plois, d’hôpitaux aurait-on pu créer avec tout cet armement ? Ce sont nos gouvernements qui font la pluie et le beau temps dans le monde. Ces bombardements poussent à l’exode et tuent tous les jours des centaines de femmes, d’hommes et d’enfants. L’industrie de l’arme- ment se porte bien, et les bénéfices des compagnies pétrolières n’ont jamais cessé d’aug- menter. Les travailleurs n’ont rien à gagner dans ces guerres. Pendant que les capitalistes s’enrichissent, les travailleurs eux, s’appauvrissent ou meurent.

Et quand ce n’est pas les bombes, c’est la misère qui pousse les hommes à émigrer. Quant Bolloré, Bouygues, Orange ou Areva prennent un marché en Afrique, on pourrait pen- ser qu’ils amènent des emplois et des richesses. Mais c’est comme en France, le travail s’accompagnant aussi d’un nombre grandissant de chômeurs. Comme en France, mais en pire, parce que les richesses ne restent pas sur le continent africain. Alors il ne faut pas s’étonner de voir des pauvres essayer d’aller là où vont ces richesses. Ce ne sont ni les travailleurs, ni les pauvres qui sont responsables du chômage ou des guerres. Ce n’est donc pas à nous d’en payer le prix.

Ce sont ceux qui dirigent la société, les milliardaires avec à leur solde les gouverne- ments, qui sont responsables du sort de centaines de millions de chômeurs, de pauvres, et de réfugiés à travers le monde. Plutôt que de créer des emplois, ou de construire des loge- ments, ils ont préféré par exemple rembourser ce qu’ont perdu les financiers durant la crise en 2008. Ce sont des centaines de milliards qui sont allés dans les poches des patrons, des banquiers. Et tout cela au détriment des populations d’ici ou d’ailleurs, de France, de Grèce ou d’Afrique.

La crise touche toute la planète. Les syriens, les africains émigrent. Mais pas qu’eux : les grecs, les espagnols fuient aussi le chômage. Les français aussi: à Londres il y a plus de 300 000 français. Et combien de français traversent la frontière tous les jours pour aller travailler en Suisse et en Allemagne ? Que l’on soit français, étrangers, nous avons en face de nous les mêmes exploiteurs.

Les patrons, même s’ils se font concurrence, savent être solidaires pour défendre leurs intérêts. Pour nous attaquer sur nos conditions de travail, sur nos salaires ou nos droits, ils savent se mettre d’accord. Et bien en tant que travailleurs, nous avons tous les mêmes intérêts. Nous sommes dans le groupe PSA, plus de 30 nationalités. A certaines époques le patron a même envoyé des rabatteurs au Maghreb ou ailleurs, pour chercher de la main d’œuvre pas chère et acceptant les boulots les plus durs. On a fabriqué les voitures ensemble, on a enrichi la famille Peugeot ensemble. Et ce sont ensemble que les ouvriers à PSA se sont battu pour des augmentations de salaire ou contre les licenciements (en 1982, 84, 89, 2005, 2007, 2013).

Les patrons ont toujours essayé de nous diviser pour nous affaiblir. Regardez com- ment un préfet du Pas-de-Calais parlait des mineurs polonais en 1929, durant la crise: «Ils vivent en groupe, n’ont que peu ou pas de rapports avec nos ressortissants, encouragés en cela par leur ministre du culte… quelle est l’aptitude de l’immigrant polonais à s’assimiler ? La réponse est nette: aucune!». Aujourd’hui, on entend les mêmes conneries.

Mais parce que l’on vit tous ici, tous ensemble, que l’on bosse ensemble, nous avons mené et nous mènerons des luttes ensemble. Et plus nous serons nombreux, plus nous serons forts et en capacité de nous faire respecter par le patron.

Alors oui, la société est divisée. Il y a d’un côté les travailleurs, de l’autre les patrons. Tous les jours les patrons nous rendent la vie de plus en plus difficile, ils font la guerre à l’emploi, à nos salaires, à nos vies. Nous sommes dans deux camps distincts, avec des intérêts différents. Et c’est pour cela que la CGT est du côté de tous les travailleurs, de tous les pauvres, et quel que soit leur pays d’origine, ou le pays où ils vivent.

Tavares et la famille Peugeot voudraient qu’on se fasse concurrence entre usines: de Trnava à Vigo, de Sochaux à Rennes, de Mulhouse à Poissy. Nous travaillons pour le même patron, mais il faudrait que l’on se fasse tout de même concurrence! Qu’est-ce qu’on y gagne, nous? On travaille plus, et nos salaires sont bloqués, que ce soit à Trnava ou ici. Partout où les ouvriers travaillent, le patron s’enrichit.  Ce n’est pas l’ouvrier de Vigo, Trnava ou Wuhan qui nous vole, mais notre patron. En espagnol, en slovaque, en chinois ou en français, un voleur reste un voleur… Ensemble, on sera plus forts pour lui arracher ce qu’il nous a pris.

26 septembre 2015  Tract CGT PSA Mulhouse

http://www.anti-k.org/cest-le-patron-qui-nest-pas-notre-frere-cgt-psa-mulhouse

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26 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

kurdistan un documentaire tourné en avril 2015 (akb)

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Huñvreal an Nevez-amzer: avec une délégation des AKB

Kurdistan: Huñvreal an Nevez-amzer « Kurdistan, un Rêve de Printemps » est un documen- taire de 52 minutes en breton (sous-titres en français) de Mikael Baudu et Stéphane Gaou- yer, tourné en avril 2015 au Kurdistan (Turquie, Irak, Syrie) avec une délégation des AKB.

Projections:

Samedi 17 octobre à 11h au cinéma l’Arvor de Rennes (35).

Lundi 19 octobre à 18h au cinéma les Studios de Brest (29).

Diffusion le dimanche 1er novembre sur France 3 Bretagne

mercredi 23 septembre 2015 Amitiés kurdes de Bretagne

http://www.akb.bzh/spip.php?article969

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18 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

burkina faso (npa)

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Sankara, assassiné par Blaise Compaoré, qui fut chassé par le peuple et qui est derrière le coup d’état

Avec le peuple burkinabè, contre le coup d’état militaire!

Depuis l’assassinat de Thomas Sankara en 1987, Comparoé a régné en maître pendant près de 30 ans sur le Burkina Faso, l’un des pays les plus pauvres du monde, avec le soutien de la France. Le formidable soulèvement de la population en octobre 2014 a fini par mettre fin à son règne. Il vit depuis dans un exil doré en Côte d’Ivoire grâce aux bons soins de la France qui continue à entretenir sur place ses « forces spéciales ».
Aujourd’hui c’est le bras droit de l’ancien dictateur, le général Diendéré, qui vient de perpétrer à son tour un coup d’état pour préserver les intérêts politiques et économiques de tous ceux qui se sont enrichis pendant des années et qui ne veulent surtout pas rendre de compte en stoppant net tout processus démocratique. La «transition démocratique» mise en place après l’insurrection populaire en octobre 2014 sous le contrôle des grandes puis- sances avait prévu des élections le 11 octobre de cette année.
Mais pendant un an, rien n’avait été sérieusement entrepris pour mettre en cause le pouvoir de la petite oligarchie qui domine le pays avec le soutien de l’impérialisme français, parfois en connivence, parfois en concurrence avec les Etats-Unis. Ce que Diendéré cher- che à faire au travers de ce coup de force, ce n’est pas seulement mettre fin au processus électoral, en écartant au passage quelques rivaux même si la plupart sont issus du même sérail : l’objectif est de terroriser la population dans un pays où elle est particulièrement organisée et mobilisée, avec ses propres revendications et sa soif de justice sociale.
La volonté est clairement de refermer la parenthèse de contestation ouverte il y a un an de libre expression de ses propres revendications. Notre solidarité va naturellement à tous les travailleurs et à tous les pauvres qui se battent aujourd’hui pour leur survie et leur dignité, à tous les militants syndicaux, politiques, associatifs, qui veu- lent préserver et élargir les acquis de l’insurrection d’octobre 2014, aux différentes actions de résistance qui ont commencé, et notamment l’appel à la grève générale lancée par la CGTB.
Mais pour que la population au Burkina Faso puisse s’exprimer librement, il faut que l’impérialisme cesse tout soutien aux divers clans de l’oligarchie qui dominent le pays.
Cela veut dire très concrètement le retrait immédiat des troupes militaires françaises, le gel de tous les avoirs financiers détenus à l’étranger par les putschistes et par tous ceux qui sont convaincus de corruption au Burkina Faso, l’annulation de la dette. C’est au peuple Burkinabè et à lui seul de choisir son destin. Vendredi 18 septembre 2015

http://npa2009.org/avec-le-peuple-burkinabe-contre-le-coup-detat-militaire

Le Collectif Contre la Confiscation de la Démocratie au Burkina Faso condamne avec la dernière énergie le coup d’État militaire perpétré par le Régiment de Sécurité

Présidentielle, faisant basculer le peuple burkinabè dans une période des plus sombres de son histoire. Dans notre déclaration du 23 mars 2015 exigeant la dissolution du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP), nous disions ceci :

« L’immixtion dans la gestion des affaire de l’État, les tentatives de caporalisation du pouvoir transitoire en disent long sur les velléités du RSP, non seulement de contrôler le déroulement de la transition mais de se maintenir dans l’arène politique au-delà de la transition. De tels comportements démontrent que la garde de l’ère Compaoré rêve toujours du rétablissement d’un modèle de gouvernement qui n’est rien d’autre qu’une dictature militaire constitutionnelle »

La prise en otage du président du Faso, chef de l’État, du premier ministre et des ministres, suivi du coup d’Etat constituent en effet un acte criminel qui sonne comme une vengeance du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) et de son bras séculier, le RSP, contre le mouvement insurrectionnel des 30 et 31 octobre derniers.

La nouvelle junte prône au-delà des mots un retour à la dictature constitutionnelle, à la braderie des libertés individuelles et collectives, le retour de l’Etat d’exception. A l’instar des organisations politiques, syndicales et de la société civile qui appellent à la résistance, notre devoir, en tant que patriotes, démocrates, est de nous dresser en solidarité avec le peuple burkinabè pour faire échec à ce putsch militaire.

Face à la gravité de la situation, Le collectif Contre la Confiscation de la Démocratie au Burkina Faso – exige la libération immédiate et sans condition du Chef de l’État, du Premier ministre et des ministres arrêtés – l’arrêt des tirs d’armes à feu dans les quartiers de Ouagadougou et le retour des militaires à la caserne – appelle tous les démocrates en France et en Europe à la solidarité avec le peuple burkinabè en lutte contre la junte militaire et pour la démocratie au Burkina Faso

Ont signé : – UNIR PS-France (Union pour la Renaissance – Parti Sankariste) – UPC France (Union pour la Progrès et le Changement – Section de France) – MPP France (Mouvement du Peuple pour le Progrès) – PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France) – AEBF (Association des Étudiants Burkinabè en France) – AEBG (Association des Étudiants Burkinabè de Grenoble – Balai Citoyen Paris – CCDB (Comité Culturel pour la Démocratie au Benin) – CIJKAD (Comité International Joseph Ki-Zerbo pour l’Afrique et la Diaspora) – Comores Mouvement Socialiste – Organisation Femmes-Égalité – LPP (La Plateforme Panafricaine) – La Ligue Panafricaine UMOJA – MBDHP-SF (Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples –Section de France) – Pour L’Émergence Africaine, Mouvement pour la Réflexion, la Démocratie et le Développement Durable en Afrique – UGBOF (Union des Burkinabè du Grand Ouest de la France)

http://www.afriquesenlutte.org/burkina-faso/article/rassemblement-le-vendredi-18

Lire aussi:

http://www.afriquesenlutte.org/burkina-faso/article/coup-d-etat-au-burkina-la-france

http://www.revolutionpermanente.fr/Putsch-au-Burkina-Les-fantomes-du-passe

http://www.monde-diplomatique.fr/2015/04/COMMEILLAS/52835

https://www.amnesty.org/fr/burkina-faso-army-must-free-detained-leaders

https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Sankara

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10 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

emmanuel macron en israël (afps)

MAC RON_

Une hallucinante perte de repères

Mais qu’est-ce qu’il leur prend, à nos dirigeants, lorsqu’ils sont en visite en Israël ? L’an dernier, c’est François Hollande qui déclarait son amour à Benyamin Netanyahou, criminel de guerre.

Et cette fois, c’est Emmanuel Macron qui, tout en dépassant allègrement ses compéten- ces de ministre de l’économie, en arrive à dire que le boycott d’Israël est illégal et à encou- rager l’émigration de citoyens français juifs en Israël.

Leurs hôtes israéliens les ont-ils dopés aux euphorisants ? Ont-ils décidé la servilité la plus totale face au lobby de l’ambassade d’Israël ? Ou ont-ils tout simplement oublié les valeurs de la France pour le droit international et le droit des peuples ? Dans tous les cas, c’est particulièrement inquiétant.

Alors non, Monsieur Macron, le boycott d’Israël n’est pas illégal, dès lors qu’il ne vise pas à discriminer une population, mais à combattre la politique criminelle d’un pays qui viole tous les jours le droit international. Oui, c’est notre droit de dénoncer cette politique, et de prendre les moyens citoyens de la combattre.

Et encore non, Monsieur Macron, ce n’est pas une bonne chose que des citoyens français juifs décident d’émigrer en Israël, où ils vont d’ailleurs souvent servir dans une armée d’occupation, et grossir les rangs des colons qui rendent tous les jours la vie impos- sible à la population palestinienne.

Cet amalgame, Monsieur Macron, entre des citoyens français et un état étranger, est dans la droite ligne de l’action de l’ambassade d’Israël en France et de ses relais. En le reprenant à votre compte, c’est un coup terrible que vous portez au vivre ensemble dans notre pays, c’est un encouragement que vous apportez à tous les comportements racistes, qu’ils soient antisémites ou islamophobes, que nous combattons sans relâche.

Il y a un moment, Monsieur Macron, où vous devrez redescendre sur terre, et ré- atterrir sur le sol français. Les autres ministres du gouvernement, le Premier ministre ou le président de la République sauront-ils vous recadrer ? Nous en doutons malheureusement, mais soyez bien assurés de notre colère, car les propos que vous avez tenus en Israël sont inadmissibles et nous aurons bien du mal à les oublier.

Le Bureau national Communiqué de l’AFPS, mercredi 9 septembre 2015

http://www.france-palestine.org/Emmanuel-Macron-hallucinante-perte-de-reperes

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