Archive | Anticolonialisme

25 juin 2019 ~ 0 Commentaire

af212 (france info)

Vol AF212 : un crash classé secret défense depuis cinquante ans

Le 3 décembre 1969, un Boeing Air France s’est abimé en mer, ne laissant aucun survivant. L’enquête sur le crash de cet avion, reliant Caracas (Venezuela) à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), n’a jamais été résolue.

Le passé et les interrogations lui reviennent inlassablement en mémoire quand il remonte les allées du cimetière du François, en Martinique. Jean-Yves Banidol a perdu son père dans le crash de l’avion d’Air France, l’AF212. Presque 50 ans après, il ne connait toujours pas les circonstances du drame. Le 3 décembre 1969, le Boeing d’Air France quitte le Venezuela pour la Guadeloupe. Moins de deux minutes après son décollage, l’appareil s’abîme en mer avec à son bord 62 personnes. Il n’y a aucun survivant.

La présence d’explosifs à bord de l’avion ?

À l’époque, les médias s’interrogent sur les éventuelles causes du crash, comme l’explosion criminelle. Dans deux rapports rédigés après le crash, l’inspection générale de l’Aviation civile évoque la présence d’explosifs à bord de l’avion. Ces deux rapports sont classés secret défense pour dix années encore.

Parmi les passagers, deux noms retiennent l’attention :

Euvremont Gene, le secrétaire général du PC guadeloupéen, et Dolor Banidol, membre du bureau politique du PC martiniquais. Tous deux revenaient d’un congrès du PC à Santiago, au Chili. Ils auraient pu être visés.

Pour leurs camarades, s’ils ont disparu, c’est parce que leur proximité avec des indépendan-tistes antillais dérangeait. Pour obtenir la déclassification des documents, plusieurs familles de victimes ont écrit à Emmanuel Macron au printemps. Elles attendent la réponse.

25/06/2019

https://www.francetvinfo.fr/

GRS guad

DOLOR BANIDOL, ÉVREMOND GÈNE

ET 60 PERSONNES, DÉLIBÉREMMENT TUÉS

Une série de 3 articles de 2minutes 30 de Guadeloupe la première au journal télévisé ont porté à la connaissance du public une affaire resté bien enfouie depuis 50 ans ; le crash le 3 décembre 1969 d’un vol Air France venant du Vénézuéla.  Martinique la première n’a passé que l’émission concernant la Martinique le 9 juin dernier, ce qui ne permettait pas de comprendre tout l’enjeu de cette affreuse tragédie.

Ce jour du 3 décembre 1969, 62 passagers et personnel d’équipage, venant du Chili, transitant au Vénézuela pour se rendre à Pointe à Pitre, meurent en mer. Il avait été doucement dit à l’époque que tout cela paraissait trouble mais les dénégations n’étaient restées finalement qu’à ce seul stade.

Quand on reprenait la liste des passagers, il n’y avait pas de personnalités attirant l’attention médiatique. On y relevait cependant deux membres des partis communistes : l’un secrétaire général du PC Guadeloupéen (Évremond Gène), l’autre membre de la direction du PC Martiniquais (Dolor Banidol, ex ouvrier agricole, petit planteur et syndicaliste). Deux partis absolument hostiles à l’indépendance des Antilles francophones et opposés au guévarisme né de la révolution cubaine.

Le drame ne cessait cependant de tourmenter les parents des victimes ( dont ceux aussi du personnel de bord) qui re-collationnaient les traces des éléments qu’on leur donnait ou qui leur revenaient au fil des années. D’abord Air France a envoyé un télégramme aux familles des pilotes décédées en parlant d’une explosion à bord en plein vol.

Quelques mois plus tard, Air France a parlé d’une erreur de pilotage, ce qui revenait à mettre en cause l’équipage. Enfin surtout, on mit devant les demandes des enfants des victimes, le dossier en secret défense, ce qui ramène cette affaire à ne pouvoir être connue qu’après le 3 décembre 2029, soit 60 ans plus tard. Mais la persévérance s’est maintenue chez certains d’entre eux, dont un pilote expérimenté d’Air France et syndicaliste qui ne satisfaisait point de la mise en cause de ses collègues du vol AF du 3 décembre 1969 Santiago-Lima-Caracas-Pointe à Pitre-Paris.

Quelques années plus tard, une fuite du dossier défense permit de savoir que l’enquête avait établi qu’il y avait eu pose de bombes sous certains sièges. En 1969, Nixon était président des U.S.A, à 3 mois de l’élection possible de Salvador Allende (ami de Fidel Castro) au Chili. Il était donc possible que le voyage de ces deux communistes, invités à un congrès au Chili, ait pu être le motif de l’explosion. Le gouvernement Pompidou permit de mettre le dossier et l’avancée de l’investigation en secret-défense.

D’autres éléments ont fuité et permettent aujourd’hui d’exiger la levée de ce secret défense qui a tout l’aspect d’un affreux crime. L’ancien secrétaire général du PC Martiniquais, déclare qu’il lui avait été demandé (tout comme au représentant du PCF) de ne pas se rendre à ce voyage pour raison de sécurité.

Pourquoi Gène de la Guadeloupe ne l’a pas imité, pourquoi avoir pensé qu’il n’y avait pas danger pour Banidol ? La demande de la levée du secret défense, la nécessité de connaître toute la vérité, le deuil des onze enfants de Banidol et de celui de toutes les victimes méritent que nous joignons nos voix aux leurs.

Gilbert Pago.(Nos camarades antillais)

 

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24 juin 2019 ~ 0 Commentaire

gaza ( média palestine)

Soutien au « Festival du Tapis Rouge » de Gaza

Appel de Garry Keane, producteur-réalisateur irlandais
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La tenue du « Festival du Tapis Rouge » de Gaza est menacée faute de moyens. Cette année, les responsables ne sont pas en mesure d’organiser cet important événement. La situation à Gaza se détériore de jour en jour et les sponsors locaux ne sont tout simplement plus là.
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Ce festival est un éclatant rayon de lumière pour les habitants de Gaza qui s’emploient activement à mener une vie normale et qui ont désespérément besoin du moindre exutoire pour échapper à la souffrance et à l’angoisse qu’ils subissent quotidiennement.
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Cordialement,
Garry Keane, producteur-réalisateur du film « GAZA ».
Ardnawark Barnesmore Co. Donegal Ireland
Financement participatif  gofundme.com/gaza-red-carpet-festival

24 06 2019

http://www.agencemediapalestine.fr/

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24 juin 2019 ~ 0 Commentaire

monde arabe (the-guardian courrier-inter)

soudan

Le monde arabe tourne le dos à la religion

Et sa colère contre les États-Unis

Une enquête menée auprès de 25 000 personnes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord révèle également que 52% des 18-29 ans envisagent de migrer. La confiance dans les chefs religieux a diminué dans chacun des 11 États et territoires étudiés à l’exception du Liban.

Le monde arabe tourne le dos à la religion et aux relations avec les Etats-Unis, selon le plus grand sondage d’opinion jamais réalisé dans la région.

Une enquête menée auprès de plus de 25 000 personnes dans 10 pays et territoires palestiniens a révélé que la confiance dans les chefs religieux s’était effondrée ces dernières années.

L’étude, réalisée par BBC News Arabic and Arab Barometer, un réseau de recherche basé à l’Université de Princeton, a également mis en évidence une nette augmentation de la proportion de personnes se décrivant comme «non religieuses» – de 11% en 2012-2014 à 18% cette année. .

Seuls 12% des pays étudiés – parmi lesquels l’Algérie, l’Égypte, l’Iraq, la Jordanie, le Liban, la Libye, le Maroc, la Palestine, le Soudan, la Tunisie et le Yémen – ont une opinion positive de Donald Trump. Plus de deux fois plus nombreux (28%) se sont montrés positifs envers le Russe Vladimir Poutine, alors que le Turc Recep Erdogan a obtenu les meilleurs résultats (51%).

Au moins 60% des personnes interrogées dans huit des onze pays interrogés ont déclaré que la violence contre les États-Unis était une conséquence logique de l’ingérence dans la région. Le sentiment était plus prononcé au Liban, en Palestine et au Yémen, où 75% ou plus des personnes interrogées étaient de cet avis.

Les répondants ont également exprimé leur inquiétude dans leurs pays d’origine: en Algérie, en Irak, en Jordanie, en Libye, en Palestine et au Soudan, il ont déclaré avoir le sentiment de sombrer dans la dictature. Selon l’enquête, plus de six Algériens sur dix et quatre Soudanais sur dix estiment que les dernières élections n’ont pas été libres et équitables.

Michael Robbins, directeur de Arab Barometer, a déclaré que l’enquête – qui avait été menée au hasard en privé et en face à face, et consistait en grande partie en des questions à choix multiples et sur une tablette – a présenté un certain nombre de résultats importants.

«Plus important encore, dans la grande majorité des pays étudiés, les gouvernements ne répondent pas aux attentes de leurs citoyens», a déclaré Robbins. «Souvent, la confiance dans le gouvernement suit plus étroitement les performances en matière de sécurité que sur les questions économiques. » Les répondants ont exprimé un changement d’attitude face à un certain nombre d’autres questions, allant des migrations et de la santé mentale aux droits des femmes et des LGBT.

RELIGION

La proportion de personnes déclarant ne pas être religieuses est passée de 11% en 2012-14 à 18% en 2019. La confiance envers les chefs religieux a également diminué partout sauf au Yémen. L’Iraq, la Palestine et le Soudan ont enregistré les baisses de confiance les plus fortes.

La confiance dans les mouvements islamistes, tels que le Hamas, le Hezbollah et les Frères musulmans, est encore inférieure à celle des chefs religieux. La foi dans le parti tunisien Ennahda a diminué de 24% en Tunisie depuis 2011, de 21% en Jordanie depuis 2012 et de 20% depuis 2013 au Maroc.

LES DROITS DES FEMMES

Dans la région, la plupart des personnes interrogées ont appuyé le droit d’une femme de divor-cer de son mari, mais ont estimé que c’était aux maris et non aux épouses d’avoir le dernier mot sur les décisions familiales.

La majorité des personnes interrogées ont déclaré que les femmes devraient être autorisées à diriger le gouvernement dans un pays musulman dans 91% des pays étudiés, mais la même marge affirmait que les hommes sont de meilleurs dirigeants politiques.

La notion de femme président politique ou de Premier ministre était la plus acceptable au Liban, au Maroc et en Tunisie et la moins acceptable en Algérie et au Soudan.

Dima Dabbous, directrice régionale d’Egality Now pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a déclaré que la contradiction apparente dans les réponses était «indicative de l’atmosphère dominante de la région».

«On se rend compte que l’égalité des sexes est un marqueur de progrès et que la « bonne chose à dire » est de soutenir l’autonomisation des femmes. Mais lorsque le libellé de la question est centré sur le rôle des hommes, le véritable parti pris patriarcal et centré sur les hommes refait surface », déclare Dabbous.

«Les femmes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord sont de plus en plus éduquées et participent de plus en plus au marché du travail, mais leur autonomisation restera incomplète tant qu’elles seront toujours exclues des postes de décision et de la participation politique. »

MIGRATION

Plus de la moitié (52%) des 18-29 ans interrogés en Algérie, en Égypte, en Jordanie, au Liban, au Maroc, en Palestine et en Tunisie ont déclaré envisager une migration, soit une augmentation de 10% par rapport à 2016.

Les adultes marocains âgés de moins de 30 ans manifestaient le plus grand désir de quitter leur pays d’origine, 70% envisageant d’émigrer. Mais près de la moitié de la population interrogée en Jordanie et au Soudan et un tiers en Irak ont ​​déclaré envisager de partir. L’Europe était le premier choix des Nord-Africains, tandis que les Égyptiens, les Soudanais et les Yéménites privilégiaient le Golfe. L’enquête a révélé que l’Amérique du Nord était la première destination des Jordaniens et des Libanais.

Les chiffres ont également révélé que les migrants potentiels seraient prêts à partir sans papiers officiels: plus de 40% des Algériens, Soudanais et Tunisiens et 38% des Irakiens, Marocains et Yéménites ont déclaré qu’ils partaient sans documents officiels.

DROITS DES LGBT

En Cisjordanie, 5% seulement des personnes interrogées ont déclaré qu’il était acceptable d’être gay. Au Liban, ce chiffre était de 6%, contre 7% en Irak, en Jordanie et en Tunisie. L’Algérie a fait preuve de la plus grande tolérance, 26% des personnes interrogées n’ayant exprimé aucune objection à l’homosexualité.

Pour les questions taboues ou difficiles, les répondants devaient sélectionner «des pratiques acceptables» parmi une série d’options. Les gens pensaient que les meurtres «d’honneur» étaient plus acceptables que les homosexuels dans tous les pays sauf un où cette question a été posée (Algérie, Jordanie, Liban, Maroc, Palestine, Soudan et Tunisie).

En Algérie, par exemple, 26% des répondants ont déclaré qu’être gay était acceptable, tandis que 27% ont estimé que les meurtres «à l’honneur» étaient acceptables. En Jordanie, les chiffres étaient de 7% et 21%. Le Soudan est le seul pays où un plus grand nombre de répondants ont trouvé l’homosexualité plus acceptable que les meurtres «d’honneur» (17% contre 14%). Dabbous estime que le machisme est toujours très répandu dans la région.

«Bien sûr, les meurtres« d’honneur » sont plus acceptables que l’homosexualité. [Ils] préservent un ordre social fondé sur «l’honneur masculin» et la masculinité dominante – qui est hétérosexuelle – tandis que l’homosexualité est une menace pour lui ».

SANTÉ MENTALE

En moyenne, une personne sur trois interrogée a déclaré se sentir déprimée, la proportion la plus élevée étant observée en Irak (43%), en Tunisie (40%) et en Palestine (37%). Les femmes et les répondants moins fortunés semblaient être les plus touchés, selon l’enquête.

Cet article a été corrigé le 24 juin 2019 car il était dit que la confiance dans les chefs religieux avait diminué dans tous les pays étudiés à l’exception du Liban. L’exception est le Yémen.

Kate Hodal Lundi 24 juin 2019

https://www.theguardian.com/

Lire aussi:

L’athéisme progresse parmi la jeunesse arabe (Courrier International)

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20 juin 2019 ~ 0 Commentaire

algérie (pst)

pst algerie

Algérie : Nous nous voulons pas le consensus, nous voulons le départ de tout le système

Une « conférence de la société civile » a eu lieu samedi 15 juin. Elle propose une feuille de route pour la sortie de crise, en se voulant une réponse au mouvement populaire. Mais il n’y a pas de sortie crise possible dans le cadre du système.

La conférence est la rencontre de deux composantes principales : les syndicats autonomes comme la CSA, et des organisations comme La Ligue des droits de l’homme, des associations. Mais elles sont intervenues sans concertation avec le monde du travail, dans les écoles, les hôpitaux, les lieux qu’elles sont censées représenter.

Une conférence pas liée au mouvement réel

Il y a des associations variées, d’agitation, des associations de victimes du terrorisme, de femmes. Une soixantaine d’associations, mais ce sont beaucoup plus de sigles que des organisations avec une implantation et une influence réelles dans le mouvement, qui n’est pas structuré par les organisations. D’ailleurs, une bonne partie d’entre elles ne participent pas aux mobilisations du vendredi.

Il y a deux courants essentiels 

Le premier se projette dans une élection présidentielle, le second est plutôt favorable à une Constituante. Mais, comme elles n’ont pas trouvé de consensus, elles se sont mises d’accord pour un gouvernement transitoire, et une instance indépendante pour organiser des élections. On parle aussi d’un présidium de trois personnes.

Il y en a déjà eu des démarches de ce genre, qui péchaient par le même défaut : elles s’adres-sent au régime pour proposer un dialogue, une issue à sa crise. La conférence propose d’ailleurs une « initiative consensuelle ». Elle ne reprend pas le mot d’ordre que le peuple se donne chaque vendredi : le départ du système tout entier.

Il s’agit de fait de proposer une porte de sortie au système, avec une élection présidentielle plus transparente, ignorant le fait que le peuple est ruiné, que les pauvres s’appauvrissent et que les riches s’enrichissent.

Dans le même temps, des grèves sont réprimées, des détenus d’opinion sont retenus depuis janvier, dont beaucoup de jeunes, sans réaction des organisations qui proposent une transition. Aucun dialogue n’est possible avec ce régime qui bafoue les libertés démocratiques…

C’est pour cela qu’un collectif contre la répression a été mis en place. Il se développe dans les Wilayas. Mais ses banderoles ont été confisquées vendredi, au nom d’un pseudo droit du contrôle de la police sur le contenu des banderoles, les confisque parce qu’elles porteraient atteinte à une institution républicaine comme la police ou l’armée !

Remettre vraiment en cause le système

Nous devons transformer la majorité sociale actuellement en mouvement en majorité politique. Il s’agit de remettre en cause les racines du système, le régime néolibéral qui est à l’origine de la corruption. Celle-ci est issue de la privatisation du secteur public, de la politique de soumission aux multinationales. La revendication essentielle du mouvement, c’est la souveraineté populaire, sur les richesses, sur les politiques économiques et sociales.

Toute initiative qui ne s’inscrit pas dans un processus constituant, basé sur l’auto-organisation des masses pour contrôler ce processus, ne peut être une rupture avec le système.

La démarche de la conférence, c’est une issue électorale, par une présidentielle, sans toucher aux politiques libérales qui sont à l’origine de la dérive monarchique de Bouteflika. Il ne peut pas y avoir de démocratie dans un pays comme l’Algérie si le pouvoir économique est aux mains de la bourgeoisie. Le libéralisme dans les pays du sud ne peut en effet s’imposer que par la dictature, par la remise en cause des droits démocratiques, syndicaux, d’organisation que le peuple peut utiliser pour résister à la misère sociale.

En finir avec les symboles du système pour poursuivre le mouvement

Le mouvement ne se laissera pas piéger par ce type d’initiatives, elles sont tellement détachées de la radicalité du mouvement populaire qu’elles n’auront pas de légitimité pour le contenir, en tous cas beaucoup moins que la chaleur de l’été qui suit ce mois de Ramadan ! Gaïd Salah va intervenir lundi, il n’est pas intervenu depuis 20 jours. Il est acculé, car tout le monde sait qu’il était un pilier du régime Bouteflika.

Les manifestations de vendredi montrent une mobilisation maintenue, avec des centaines de milliers à Alger, des dizaines de milliers à Bejaïa et dans toutes les Wilayas, y compris dans le Sud, malgré la chaleur, malgré les arrestations.

Le pouvoir continue d’arrêter des généraux, des politiciens pour cause de corruption, mais la mobilisation se poursuit.

Le mot d’ordre de Constituante a pris beaucoup de poids dans les manifestations. En février mars, nous étions les seuls à la porter, mais c’est maintenant repris par des forces réformistes comme le FFS et beaucoup de banderoles de quartiers, aux quatre coins de l’Algérie, reprennent de telles banderoles.

Ce mot d’ordre a réellement avancé. Mais nous sommes toujours dans la première phase du mouvement qui réclame toujours le départ des symboles du régime Bensalah, Bedoui. La deuxième phase, avec la Constituante, ne pourra commencer réellement que quand ils seront partis.

Le mot d’ordre d’auto-organisation est très populaire mais il ne se cristallise pas comme nous le voudrions. Il se retranscrit par la multiplicité de réunions, de débats dans de nombreux villages, mais pratiquement pas dans les lieux de travail malheureusement pour le moment.

C’est plutôt la bataille dans l’UGTA qui est le point d’appui pour l’auto-organisation dans la classe ouvrière. Il y a aura peut-être un virage si Sidi Saïd est arrêté comme cela semble possible.

En tous cas, le mouvement est fort, mobilisé, déterminé à continuer.

Kamel Aïssat, Parti socialiste des travailleurs Mardi 18 juin 2019

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Les étudiant·e·s font encore vibrer les rues d’Alger (A l’Encontre)

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19 juin 2019 ~ 0 Commentaire

berlin est (révolution-permanente lcr)

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Première révolte ouvrière de l’après-guerre contre le stalinisme

Berlin Est, 17 juin 1953. « Ce ne sont pas vous les vrais communistes, c’est nous ! »

L’insurrection ouvrière de juin 1953 est généralement présentée comme un soulèvement contre le régime « communiste » de l’Allemagne de l’Est, pour la liberté, la démocratie et la réunification avec l’Allemagne de l’Ouest, un mouvement qui serait pro-capitaliste. C’est d’ailleurs pour cette raison que le 17 juin 1953 a été officiellement déclaré jour de fête nationale en Allemagne de l’Ouest jusqu’à la réunification, en 1989.

Les journées d’insurrection de juin 1953 interviennent à un moment où, suite à la mort de Staline, la bureaucratie des Etats alignés sur l’URSS tentent de consolider leur domination et continuer dans la voie de la stalinisation. 

Le « nouveau cours » du SED et le début de la révolte

Lors de sa deuxième conférence en juillet 1952, le SED, parti « socialiste » au pouvoir en Allemagne de l’Est, décide de la « construction du socialisme » : augmentation des cadences de 10% pour l’industrie lourde, mise en place d’une armée populaire, collectivisation rapide de l’agriculture. Cette politique aggrave la pénurie des biens de consommation et provoque l’augmentation des prix. Pendant ce temps, le gouvernement fait campagne pour une augmen-tation « volontaire » des normes dans les usines et diminue les prestations des assurances.

Le 8 juin, les travailleurs du bâtiment de Berlin qui travaillent sur le chantier de l’avenue Staline (actuellement Karl Marx Allee) exigent le retrait de l’augmentation des normes de la part de« leur » gouvernement. Beaucoup d’ouvriers de ce secteur sont en effet d’anciens membres du KPD, parti communiste allemand. Héritiers des mouvements ouvriers des années 20 et 30, ceux-ci ont mené une longue campagne contre la bureaucratisation du SED. Cependant, ils ne reçoivent aucune réponse de « leur » parti.

Le 9 juin, le SED allège certaines des mesures prévues et les rend plus favorables à ce qui reste de secteurs capitalistes et de classes moyennes. Par exemple, certaines usines peuvent revenir en partie à leurs propriétaires. Cependant, la classe ouvrière reste soumise à l’augmentation des cadences.

Le 15 juin, un groupe de travailleurs du chantier de l’hôpital de Friedrichshain demandent à leur tour l’arrêt de l’augmentation des normes et adressent à leurs dirigeants, Pieck et Grotewohl, leur résolution. Après l’arrestation de deux grévistes par la « police du peuple », ils envoient une délégation sur le chantier de la Stalin Allee, et les ouvriers se joignent à eux. Ils décident de marcher ensemble en direction du siège du gouvernement, en signe de protestation. Après un grand débrayage, ils sont 6 000 à 10 000.

Des revendications concrètes sont alors formulées par écrit et remises aux dirigeants :

Réduction immédiate de 10 % des normes de travail,

Réduction immédiate de 40 % des prix des produits de première nécessité,

Renvoi des fonctionnaires ayant commis de graves erreurs,

Démocratisation du parti et des syndicats par en bas,

Unification du pays à travers des élections libres à bulletin secret, et

Combat pour une victoire des travailleurs aux élections.

Lorsque le Ministre Selbemann essaye de calmer la colère en leur disant qu’il était lui aussi un ouvrier et un communiste (ce pourquoi il est d’ailleurs respecté et estimé par une large partie de la population), les ouvriers lui répondent : « Tu n’est pas un travailleur, tu es un traître », puis « Tu n’es plus communiste, les vrais communistes, c’est nous ! »

Un autre gréviste s’élance ensuite sur la tribune et appelle à la grève générale pour le lendemain.

Alors que 150 000 ouvriers sont en grève dans Berlin Est, formulant des revendications qui dépassent déjà les simples revendications économiques, le gouvernement se prépare à écraser le mouvement. Dès 13h, l’état d’urgence est décrété.

Le mouvement s’étend

Le lendemain, le 17 juin, 300 000 travailleurs entrent en grève dans l’ensemble de la RDA. Dans certaines villes, comme Brandebourg, le soulèvement est encore plus radical qu’à Berlin : les ouvriers libèrent les prisonniers politiques et envahissent le local du SED, tandis que la police se joint aux manifestants.

A Leipzig, 30 000 manifestants occupent le Bâtiment de la radio et les locaux du parti, et désar-ment la police. A Géra, en Thuringe, les grévistes occupent le siège de la police. A Halle, les directions d’usines en grève se réunissent pour établir un comité destiné à représenter non seulement les travailleurs, mais aussi les étudiants et les petits commerçants.

Dans toutes ces villes, durant quelques heures ou une journée, l’administration est dirigée par les travailleurs : la presse, le gaz, l’électricité, la radio et les services publics sont pris en charge par la population. Dans de nombreuses usines, les cellules du SED sont dissoutes et remplacées par des cadres d’auto-organisation.

A Bitterfeld, le comité central de grève (qui comprenait aussi des étudiants et des femmes au foyer) envoie un télégramme au « soi-disant Gouvernement Démocratique Allemand » exigeant la démission de celui-ci et la « constitution d’un gouvernement provisoire de travailleurs progressistes ».

La répression du soulèvement

L’après-midi, 25 000 soldats et des centaines de chars soviétiques et entrent dans Berlin-Est. Des affrontements ont lieu, les ouvriers résistent la plupart du temps avec des armes artisanales. Des coups de feu partent. Les « meneurs » du mouvement sont arrêtés.

Le mouvement est rapidement écrasé, et il s’ensuit dès le lendemain une grande vague de répression, la plus importante de l’histoire de la RDA. On compte plus 50 morts et 10 000 arrestations, qui seront suivies de condamnations à mort ou de peine de prison à perpétuité. L’état d’urgence sera maintenu jusqu’au 25 juin. Malgré la répression, un vaste mouvement de solidarité se développe en Allemagne de l’Est, et le mois de juillet est marqué par des grèves et manifestations dans plus de 700 localités.

Par la suite, le SED qualifia le soulèvement de contre-révolution, de « putsch fasciste » venu de l’extérieur, et cette lecture des événements resta la version officielle jusqu’à la réunification de l’Allemagne.

Si l’absence de direction politique du mouvement est l’une des causes de son échec, il apparait comme exemplaire par le fait qu’il se soit rapidement étendu dans l’ensemble de l’Allemagne de l’Est. De plus, il s’est doté immédiatement de revendications politiques et de cadres d’auto-organisation.

Dans la tradition du mouvement ouvrier allemand, les grévistes faisaient également preuve d’une grande discipline, restant pacifiques aussi longtemps qu’il le fallait et se refusant à piller les magasins. La révolte de Berlin Est a été un signal pour les autres« démocraties populaires » d’Europe de l’Est. La Pologne et, surtout, la Hongrie, se soulèvent en 1956, la Tchécoslovaquie en 1968, la Pologne à nouveau en 1980.

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18 juin 2019 ~ 0 Commentaire

carrie lam (le-monde le-figaro al’e)

 dragons-08

Hongkong-débat. «Xi Jinping affaibli par la crise à Hongkong»

Avec de tels amis, le président chinois, Xi Jinping, n’a plus besoin d’ennemis. En pleine guerre froide technologique et commerciale avec Washington, Pékin vient de se tirer une balle dans le pied de la façon la plus inattendue qui soit.

Pour avoir voulu faire adopter en urgence un projet de loi sur l’extradition, notamment vers la Chine continentale, puis pour y avoir renoncé sous la pression populaire, Carrie Lam, chef de l’exécutif de Hongkong, vient de perdre sur toute la ligne et, par ricochet, d’affaiblir son mentor, Xi Jinping.

Pire, dans cette région administrative spéciale rétrocédée par le Royaume-Uni à la Chine le 1er juillet 1997, elle a provoqué, dimanche 16 juin, la plus grande manifestation jamais organisée contre Pékin sur ce territoire. Deux millions de personnes, sur 7,4 millions d’habitants.

Grâce à Carrie Lam, que le gouvernement chinois a affirmé, lundi, soutenir « fermement », Hongkong vient spectaculairement de rappeler au monde entier qu’une grande partie des habitants de cette ville prospère, qui continue de jouir de libertés impensables dans le reste de la Chine, n’entendent nullement se faire absorber par le régime communiste. Un revers de taille pour le président chinois.

Celui-ci veut en effet faire de l’intégration de cette ville un modèle qu’il entend reproduire – voire imposer – à Taïwan. Le 2 janvier, dans un discours au ton martial prononcé au Palais du peuple, à Pékin, Xi Jinping a déclaré que cette île de 23 millions d’habitants, indépendante de facto mais que Pékin considère toujours comme une province chinoise, devait à son tour être régie par la formule « un pays, deux systèmes » en vigueur à Hongkong.

Premier revers

Dimanche, les Hongkongais ont signifié qu’à leurs yeux Pékin ne tenait pas ses engagements. En 1997, la Chine avait accepté que Hongkong devienne une démocratie pleine et entière. Une vingtaine d’années plus tard, les Hongkongais s’aperçoivent qu’au contraire la Chine communis-te veut les absorber, sans même attendre 2047, fin de son engagement à respecter la célèbre formule.

Hongkong devait être un modèle pour les Taïwanais : elle devient un repoussoir.

Tous les sondages montrent que la présidente taïwanaise, Tsai Ing-wen, chef de file du Parti indépendantiste, profite indirectement de la crise de Hongkong. A sept mois de la prochaine élection présidentielle, cette femme, bête noire de Pékin, ne pouvait rêver meilleur argument électoral.

Qui plus est, cette nouvelle révolte des Hongkongais survient alors que Pékin s’apprête à célébrer en grande pompe les 70 ans de l’arrivée des communistes au pouvoir, le 1er octobre 1949. Elle montre qu’il existe en Chine même des millions de personnes pour qui la « nouvelle ère » promise par Xi Jinping est un leurre.

Ce revers sur le front intérieur est le premier subi par M. Xi depuis son arrivée au pouvoir, à la fin de 2012.

A dix jours du sommet du G20 à Osaka (Japon), il met le dirigeant chinois en difficulté face au président américain, Donald Trump. Dimanche, le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, s’est fait un plaisir d’annoncer sur Fox News que le locataire de la Maison Blanche, « farouche défenseur des droits humains », évoquerait Hongkong au sommet.

Plus grave : des élus démocrates et républicains américains avaient annoncé, vendredi, que si la région administrative spéciale qu’est Hongkong cessait d’être gouvernée par l’Etat de droit, Washington pourrait remettre en cause les accords économiques qui lient les Etats-Unis à cette île et dont Pékin bénéficie indirectement. Bref, M. Trump dispose désormais d’une carte supplémentaire dans son jeu.

Le pire pour Xi Jinping est peut-être que Pékin n’est pas pour grand-chose dans le fiasco de Carrie Lam. Ces derniers jours, la chef de l’exécutif hongkongais a pris sur elle la responsabilité de présenter aux députés ce texte facilitant les extraditions, répondant ainsi à une demande de la communauté internationale.

Jusqu’ici, la plupart des organismes internationaux, comme la Banque mondiale ou le Forum économique mondial, classaient cette place financière parmi les bons élèves en matière de gouvernance. A leurs yeux, celle-ci n’avait qu’un point faible : son absence d’accords d’extra-dition avec le reste du monde, qui l’empêchait de participer pleinement à la lutte contre le crime organisé et le blanchiment d’argent.

Impasse

C’est pour remédier à cette lacune que l’administration de Hongkong aurait commencé à travailler sur un nouveau dispositif législatif. Mais en mars, un Taïwanais, désormais à Hongkong, reconnaît avoir commis un meurtre dans son île. Or, en l’absence d’accord, impossible de l’extrader. Carrie Lam a alors décidé de faire adopter en urgence un texte qui concerne les crimes économiques mais également toute une batterie d’autres crimes.

La défiance envers Pékin est telle à Hongkong – surtout depuis que la police chinoise enlève, à l’étranger et à Hongkong, des opposants au régime – que, très vite, les juristes puis les citoyens se sont méfiés de ce texte, rédigé en catimini, qui incluait la Chine continentale et listait plus d’une quarantaine de motifs d’extradition. Au départ, Pékin, dit-on, n’aurait pas attaché plus d’importance que cela à ce projet, même si le pouvoir voyait d’un bon œil ce dispositif qui lui permettait de rapatrier les auteurs de sorties illégales de capitaux.

Aujourd’hui, la Chine est dans une impasse. Soit elle accède à la demande des Hongkongais, reconnaissant la victoire de la mobilisation, et provoque la chute de Carrie Lam, ce qui serait une première. Soit celle-ci garde son poste et les pro-Pékin risquent de perdre les prochaines élections. Dans tous les cas, Xi Jinping a perdu une manche. Même si nul n’imagine que les Hongkongais ont gagné définitivement la partie.

(Publié par Le Monde, le 17 juin 2019, à 10h32)

Alencontre 17 juin  2019 Fredéric Lemaître

Le militant Joshua Wong libéré de prison s’est de suite adressé à la foule demandant que le mouvement mette en échec Carrie Lam

http://alencontre.org/

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14 juin 2019 ~ 0 Commentaire

débarquement (lutte ouvrière)

urss

Le débarquement de juin 1944

L’Allemagne nazie vaincue, mais pas l’impérialisme

Les grands de ce monde sont friands de commémorations, qui leur servent de faire-valoir sur les dépouilles des millions d’hommes que leurs prédécesseurs ont envoyés au massacre. Les cérémonies organisées pour le 75e anniversaire du débarquement des troupes alliées en Normandie, le 6 juin 1944, font partie de ces rites.

La particularité de cette année est que la grande cérémonie réunissant souverains et chefs d’État occidentaux a été déplacée de l’autre côté de la Manche, à Portsmouth, mercredi 5 juin, avant que Macron ne les reçoive les jours suivants dans plusieurs villes normandes.

Une fois de plus, les discours ont brodé sur le mythe de la victoire du « monde libre » sur la barbarie nazie. Certes, pour les peuples qui vivaient depuis des années sous la dictature hitlérienne, subissant les emprisonnements, les massacres d’opposants et les bombardements, le débarquement des troupes alliées sur le continent fut ressenti comme la promesse d’une paix future.

La bataille de Normandie qui s’ensuivit, où l’état-major allié bombarda systématiquement des villes peuplées de civils, faisant au moins 30 000 victimes, montra vite les limites de la prétendue démocratie que les libérateurs étaient censés apporter.

Par cette politique terroriste, les dirigeants alliés, craignant que la libération des territoires ne s’accompagne de révoltes comme il y en avait eu à la fin de la Première Guerre mondiale, cherchaient à vider les villes. Leur but était d’empêcher qu’une opposition à leur propre domination ne se développe avant que des appareils d’État capables de museler des mouvements de révolte soient remis en place dans l’Europe en ruines.

La fin de la Deuxième Guerre mondiale n’était rien d’autre que la victoire d’une bande de brigands impérialistes sur une autre. Les dirigeants des États occidentaux alliés, la Grande-Bretagne, la France jusqu’à 1940 et plus tard les États-Unis, connaissaient depuis longtemps la nature du régime hitlérien.

Ils connaissaient parfaitement la terreur que celui-ci faisait régner sur le peuple allemand, la destruction des organisations ouvrières, les assassinats d’opposants, la présence de camps et le massacre des Juifs. Ils avaient laissé faire et ne s’étaient inquiétés que lorsque l’impérialisme allemand devenait hégémonique en Europe, menaçant leur domination économique sur des pans entiers de la planète.

Les États-Unis avaient donc pris la tête de la croisade contre l’impérialisme allemand (et japonais en Asie). Ils étaient devenus une puissance économique dominante, loin devant la Grande-Bretagne et la France. De plus, cette dernière, occupée par les armées allemandes et dont les ressources économiques étaient sous leur contrôle, était hors-jeu. Quant aux États-Unis, dont le territoire avait été épargné par les combats des deux guerres mondiales, ils avaient gardé un appareil industriel intact, qui s’était sorti de la crise économique grâce aux commandes d’armement.

Lors du débarquement de juin 1944, l’armée des États-Unis possédait donc une capacité de destruction bien supérieure à celle que pouvaient lui opposer les armées allemandes, qui menaient en outre de lourds combats sur le front est. Ils avaient aussi la supériorité numérique.

Une intense propagande avait été développée dans les pays alliés pour convaincre leurs soldats qu’ils allaient se battre pour la liberté. Le jour J, le 6 juin 1944, 132 000 hommes, américains, canadiens et britanniques, firent partie de la première vague de débarquement, ayant contre eux 40 000 soldats allemands. Ce fut un carnage calculé, le calcul de l’état-major allié étant de faire débarquer plus d’hommes que l’ennemi ne pouvait en tuer dans le même laps de temps.

Par ailleurs, la majeure partie de l’effort de guerre reposait sur le peuple de l’URSS, alliée du camp américano-britannique, tan­­dis que la politique de Staline et des partis communistes staliniens garantissait à la bourgeoisie occidentale qu’ils empêcheraient toute révolution à la fin de la guerre.

La fin de la Deuxième Guerre mondiale a donc confirmé la suprématie de l’impérialisme américain sur ses concurrents et n’a pas été la fin du système économique à la source des guerres mondiales. Cette suprématie s’est marquée par des foyers d’incendie déclenchés et attisés partout sur la planète, du Vietnam à l’Afghanistan, de l’Irak au Proche-Orient, en permanence depuis 75 ans.

Les commémorations du Jour J rappellent la mort de dizaines de milliers de jeunes, victimes de la politique de l’impérialisme en ayant cru qu’en libérant l’Europe du nazisme ils apportaient la paix au monde.

Marianne LAMIRAL 12 Juin 2019
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14 juin 2019 ~ 0 Commentaire

snsm (lutte-ouvrière fr3)

europe bateau

Secours en mer : sauveteurs et naufrageurs

Trois marins bénévoles de la Société nationale de secours en mer (SNSM) ont péri en portant secours à un pêcheur pris dans le gros temps, le 7 juin, aux Sables-d’Olonne. Le naufrage du bateau de sauvetage et le sort des trois marins ont suscité l’émotion et mis en lumière l’activité et le courage des sauveteurs en mer.

Les équipages de la SNSM savent qu’ils sortent au péril de leur vie. Ils partent au secours de qui en a besoin, quelles que soient les circonstances. On devrait au moins s’attendre à ce qu’ils bénéficient des meilleurs équipements possible. Ce n’est pourtant pas le cas de façon générale, et il semble bien que les trois marins des Sables-d’Olonne aient été victimes de la vétusté de leur vedette.

Il s’agissait en effet d’un canot ancien, utilisé le temps d’entretenir celui qui est en service actif. La première avarie a été le bris des carreaux de la cabine sous le coup des paquets de mer, suivi de l’entrée de l’eau dans le bâtiment, puis du naufrage. On peut penser que les carreaux d’un canot neuf et de conception récente auraient tenu, ce jour-là, dans les circonstances données.

La SNSM, pour utile et même indispensable qu’elle soit, pour dévoués que soient ses membres, est une association pauvre. La plus grande partie de ses ressources vient des dons de personnes privées. Dans tous les ports où on trouve un canot de la SNSM, au mouillage ou dans un hangar mais toujours prêt à partir, on trouve aussi des troncs pour recueillir les dons des passants. Les marins de la SNSM, les retraités et les familles organisent des tombolas, vendent des cartes postales, des calendriers et des colifichets, font visiter leurs installations, imaginent mille et une façons de financer le sauvetage en mer.

Les bateaux coûtent cher, à l’achat comme à l’entretien, le matériel de sécurité également, le carburant et les locaux aussi. Aucun capitaliste n’en fait cadeau aux sauveteurs en mer. Quant à l’État, il se désintéresse de plus en plus de la sécurité maritime. Refusant d’entretenir correcte-ment le réseau des phares et balises, lésinant sur les remorqueurs de haute mer ou les donnant en concession à des entrepreneurs privés, privant même les stations balnéaires de CRS maîtres-nageurs, il ne verse à la SNSM que l’équivalent de 20 % de son budget, soit autour d’un million d’euros. Cela représente une seule journée des seuls frais de fonctionnement du porte-avions Charles-de-Gaulle.

C’est bien pourquoi les hommages et les décorations décernés par Macron et ses ministres sonnent comme une injure devant le dévouement des marins.

Paul GALOIS 12 Juin 2019
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13 juin 2019 ~ 0 Commentaire

contre g7 (attac)

attac

Contre-G7, pour un autre monde

Du 19 au 26 août à Hendaye, mobilisons-nous et organisons-nous face au grand incendie du capitalisme!

Du 24 au 26 août, 7 des chefs des États parmi les plus riches de la planète se retrouvent à Biarritz sous la présidence de la France. De plus en plus autoritaires et bellicistes, ces 7 grands pyromanes se rencontrent pour perpétuer un système au service des plus riches et des multinationales. Il est temps de stopper ces incendiaires de la planète. Face à leurs faux discours, il est nécessaire de nous mobiliser au Pays Basque pour nous y opposer par nos idées, nos alternatives et nos luttes et imposer l’urgence écologique et sociale.

  • Du 19 au 24 août, village des alternatives (Urrugne, Hendaye, Irun) ;
  • Les 21,22 et 23 août, contre-sommet du G7
  • Samedi 24 août manifestation à Irun-Hendaye
  • Dimanche 25 août à midi : constitution d’une zone arc-en ciel par des rassemblements pacifiques dans 7 places du Pays basque pour la liberté de manifester.

Durant le contre-sommet des conférences, débats, constructions de résistances se dérouleront à l’initiative de nombreux mouvements, associations, syndicats (etc) du Pays Basque et d’ailleurs. Ce sera un point de convergence important des combats qui ont marqué l’année et de construction de nos futures mobilisations. Les débats seront structurés autour de 7 espaces représentant 7 brasiers du capitalisme :

  • Pour un autre monde, sortons du capitalisme et de la dictature des multinationales
  • Contre la destruction de notre planète, protégeons la terre, défendons le vivant
  • Pour un monde radicalement féministe, à bas le patriarcat
  • Respectons la diversité et la liberté des peuples, pour un monde décolonial et sans discriminations
  • Pour une démocratie sociale et les mêmes droits pour toutes et tous, à bas l’autoritarisme
  • Pour un monde juste et basé sur la solidarité entre les peuples, à bas les guerres et l’impérialisme
  • Personne n’est illégal sur cette planète, abolition des frontières pour les êtres humains

Ce contre-sommet sera l’occasion de partager des solutions concrètes pour une politique mondiale qui lutte efficacement contre les inégalités, la pauvreté, et les désastres écologiques et climatiques. Rejoignez la plateforme Alternatives G7 pour envisager ensemble un monde social et juste, respectueux des différences et de l’environnement.

mercredi 12 juin 2019

Pour participer à la mobilisation avec Attac: mobilisationg7@attac.org.

https://alternativesg7.org

https://france.attac.org/

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11 juin 2019 ~ 0 Commentaire

dinan (afps)

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pierre.rimasson@gmail.com

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