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07 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

jérusalem (l’express)

armageddon

Jérusalem: qui sont les « chrétiens sionistes » derrière la décision de Trump

La volonté de Donald Trump de transférer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem a été inspirée au président américain par le très actif lobby chrétien conservateur.

« Nous, chrétiens américains, saluons l’obéissance de Donald Trump à la Parole de Dieu à propos de Jérusalem ». Laurie Cardoza-Moore, une activiste chrétienne pro-israélienne saluait à l’avance, dans une tribune publiée dans Haaretz, la décision du président américain d’an- noncer le transfert de l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv vers la ville sainte, ce mercredi. La voix de ses semblables a visiblement plus porté que celle d’Emmanuel Macron, d’Angela Merkel, de Theresa May ou du pape, qui ont essayé de dissuader le locataire de la Maison Blanche d’acter ce geste susceptible de provoquer une flambée de violence. Qui sont ces chrétiens qui plaident avec ferveur la cause de l’État juif?

Le socle électoral de Trump

L’engouement de la droite religieuse américaine pour Israël remonte aux années Reagan et à l’émergence de prédicateurs influents tels Jerry Falwell, qui ont profondément modifié le parti républicain. C’est à leur initiative qu’a été voté en 1995 le Jerusalem Embassy Act, la loi qui prévoit le déplacement de l’ambassade américaine de Tel Aviv vers la ville sainte. « Le texte a été adopté à une large majorité sous la présidence de Bill Clinton, alors que le Congrès été dominé par les républicains », rappelle à L’Express l’universitaire Lauric Henneton*, spécialiste des questions religieuses aux Etats-Unis. Depuis lors, tous les présidents signaient une dérogation pour reporter son application, tous les six mois, afin d’éviter des troubles. Donald Trump lui-même l’a fait à deux reprises depuis le début de son mandat.

« Trump pense déjà aux prochaines élections. Son geste vise deux cibles, précise le chercheur: sa base chrétienne conservatrice, ainsi que l’un des principaux donateurs du parti républicain, le roi des casinos Sheldon Adelson ». Très proche de Benyamin Netanyahu, ce dernier avait manifesté son mécontentement à l’annonce d’un report de cette décision, au printemps dernier.

Les protestants évangéliques, partisans inconditionnel de la droite israélienne, constituent le socle le plus solide de l’électorat républicain: 80% d’entre eux ont voté pour Trump -bien que lui-même soit très peu porté sur la religion, plus encore que pour le born again George W. Bush (78%). En termes électoraux, ils pèsent beaucoup plus lourd que les juifs américains (2% de la population) qui eux, votent … à 70% pour les démocrates.

« Sionistes chrétiens »

Les chrétiens évangéliques « ont toujours considéré les prophéties bibliques comme des aper- çus de réalités à venir », observe Sébastien Fath, chercheur au Groupe de sociologie des reli- gions et de la laïcité, dans un article consacré à Israël et aux évangéliques américains. Ainsi, en 2010, 58% des Évangéliques blancs (et 41% de l’ensemble des Américains) estimaient que Jésus allait revenir sur terre avant 2050, selon le Pew research center.

Ce message trouve un écho particulier dans le Sud, où les fondamentalistes chrétiens sont bien implantés.

Dans la Bible belt, souligne Sébastien Fath, la thématique du ‘peuple élu’ menacé par l’exté- rieur évoque de puissantes analogies avec la ’cause perdue’ des anciens confédérés. Au sein de cette base chrétienne conservatrice, les « sionistes chrétiens » plaident depuis plusieurs années pour un engagement encore plus actif en faveur d’Israël.

Ces millénaristes prennent au pied de la lettre les prédictions de la Bible.

« C’est à ta postérité que je donnerai ce pays » a promis Dieu à Abraham dans la Genèse. Selon eux, le retour du Messie aura lieu en Israël après y avoir rassemblé le peuple juif. Et c’est en Terre sainte qu’aura lieu le combat final entre le Créateur et les forces du mal, au pied de la colline de l’Armaggedon. A l’issue de cette bataille, les juifs se convertiront et reconnaîtront en Jésus leur Messie.

Millénaristes ou non, un grand nombre d’organisations évangéliques mènent un lobbying intense en soutien à l’Etat hébreu, tels la National Christian Leadership Conference for Israel, le Christian Zionist Congress, Voices United for Israel ou la Christian’s Israel Public Campaign. Ils organisent des collectes, des pèlerinages en Israël, et soutiennent activement les colonies dans les territoires occupés.

Le poids de ces chrétiens conservateurs s’est-il accru dans le camp républicain au cours des dernières années? « Pas forcément, observe Lauric Henneton, mais ils ont surtout moins de contrepoids dans l’administration Trump », alors que le président n’a toujours pas recruté le personnel du Département d’Etat: plus de la moitié des postes requérant une validation par le Sénat n’avaient pas été pourvus à la mi-octobre.

Des relais dans l’entourage de Trump

Ils ont aussi des alliés solides dans l’entourage du chef de l’Etat. L’ex-conseiller stratégique Steve Bannon, a eu droit à une standing ovation lorsqu’il s’est proclamé fier d’être un « chrétien sioniste » à l’occasion du dîner annuel de l’organisation sioniste américaine (ZOA) à New York, mi-novembre. C’était sa première visite à une organisation juive américaine depuis qu’il a rejoint l’administration Trump, relève le Times of Israel. Qualifiée d’extrémiste par le quotidien, la petite organisation avait invité d’autres proches du président, dont le faucon Tom Cotton, sénateur de l’Arkansas pressenti pour succéder à Mike Pompeo à la tête de la CIA, et Sebastian Gorka, ex-conseiller de Trump lié à l’extrême droite hongroise.

Catherine Gouëset,  06/12/2017

https://www.lexpress.fr/

Commentaire: La fin du monde, tout simplement!

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05 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

bagoaz (le peuple breton + bretagne info)

prisons

Manifestation Paris Samedi 9 Décembre 12h Gare Montparnasse

Le collectif Bagoaz à Rennes pour le processus de paix au pays basque

L’histoire démarre en 2010, quand l’organisation clandestine ETA annonce qu’elle souhaite désarmer définitivement. Les États, tant français qu’espagnol, sont pris de court et ne réagis- sent pas, ne répondent pas à cette main tendue. La société civile basque, blessée par des décennies de conflit, s’empare alors de cette annonce et suivra sa propre feuille de route. Celle-ci se poursuit par une visite des prisons où sont toujours incarcérés les prisonniers et prisonnières basques en France.

Le Peuple breton a rencontré à Rennes le collectif Bagoaz ainsi que deux parents de prisonnières basques.

Le 17 octobre 2011, au palais d’Aiete à Saint Sébastien, une feuille de route devant établir à la paix au pays basque est signée par diverses personnalités allant de Gerry Adams à Kofi Annan, en passant par Gro Harlem Brundtland, Bertie Ahern, Pierre Joxe et Jonathan Powell. Depuis cette date, plusieurs étapes majeures ont été franchies, la plus importante étant le désarmement effectif d’ETA le 8 avril 2017. Un désarmement effectué par des acteurs de la société civile basque puisque ni l’État français, ni l’État espagnol n’ont cru important de répondre à la demande de l’organisation clandestine.

Pourtant, comme le rappelle Unai Arkauz, porte-parole de Bagoaz, collectif d’acteurs sociaux et politiques œuvrant à la défense des droits des prisonniers basques, « le désarmement n’est pas la paix ».

La paix sera effective quand toutes les étapes du processus auront été respectées par les deux parties : ETA d’un côté et les États de l’autre. Or, ces derniers ne font pas beaucoup d’efforts. D’où cette caravane, ce tour des prisons organisé du 16 novembre au 9 décembre pour sensibiliser à cette nouvelle étape indispensable du processus de paix : le sort des prisonniers. La tournée est effectuée par Bagoaz, épaulé par le collectif des familles et des proches des prisonniers, Etxerat. Les deux organisations sont partie prenante des « Artisans de la paix ». Durant 4 jours, ils sont passés à Rennes où 5 prisonnières sont détenues.

La revendication principale de la caravane, c’est le rapprochement des prisonniers.

Aujourd’hui, ceux-ci sont dispersés dans 21 prisons en France, à des centaines de kilomètres de chez eux. Unai Arkauz et ses camarades réclament aussi la suppression des statuts « DPS» qui rend difficile la vie en milieu carcéral : moins de parloir, liberté conditionnelle et rapproche- ment entravés, mais aussi impossibilité de purger leurs peines regroupés.

L’oncle de Maite Aranalde explique que celle-ci est incarcérée depuis un an à Rennes. Aupa- ravant, elle a été à Poitiers et à Fresnes. Entre temps, elle a été libérée. Mais du fait de l’ab- sence de confusion de peine à l’échelle européenne, elle a fuit Euskadi car elle était menacée de nombreuses années supplémentaires de prison en Espagne pour les mêmes faits. De fait, elle a été jugée pour clandestinité et réincarcérée pour récidive.

Mais les prisonniers ne sont pas les seules touchés par l’incarcération.

« On oublie généralement les familles qui supportent la double peine : sans être jugés, nous subissons la dispersion des prisonniers. Du fait de l’éloignement, c’est un coût hebdomadaire moyen de 400 € pour chaque famille, sans compter la nourriture », témoigne l’oncle de Maite Aranalde. Le père d’Alaitz Aramendi, lui, raconte que sa fille a connu 7 prisons en 10 ans, toutes éloignées. « 83 % des prisonniers incarcérés le sont à plus de 500 kilomètres de chez eux. C’est 8 fois le tour du monde par semaine ! À l’année, toutes familles confondues, cela correspond à 19,5 millions de kilomètres réalisées pour un coût de 4 millions d’euros », détaille-t-il.

Les collectifs Bagoaz et Etxerat réclament le rapprochement dans la prison de Mont-de-Marsan, la plus proche (adaptée) du Pays basque.

Ils réclament également la liberté conditionnelle pour les prisonniers malades : 21 le sont gravement, 16 l’ont rendu public, un prisonnier a même le VIH en phase terminale, mais à chaque fois, leur demande de mise en liberté est refusée.

En lieu et place d’une détente, l’État espagnol a durci la répression.

De là à croire qu’ETA était un alibi pratique pour maintenir la puissance de l’État, il n’y a qu’un pas ! Cette caravane qui doit se terminer par une grande manifestation à Paris le 9 décembre cherche à faire pression sur l’État français et à isoler l’Espagne dont l’attitude est honteuse. Bagoaz comme Etxerat militent pour les Droits humains. On sait que le sort dans les prisons importe peu l’opinion publique, mais quand il s’agit de justice, pour les prisonniers comme pour les familles, celle-ci serait bien inspirée de ne pas regarder ailleurs. La paix est un processus fragile et elle nécessite des conditions…

La société basque y est prête. Est-ce le cas des États ?

Ce matin, les militants sensibilisaient les Rennais sur le marché des Lices. Dimanche, ils reprendront la route pour Lille avant avant d’arriver à Paris pour la grande manifestation. Déjà deux TGV entiers en provenance du pays basque sont attendus !

Gael BRIAND 2 décembre 2017

http://lepeuplebreton.bzh/

http://www.bagoaz.eus/

Lire aussi:

Tour des Prisons : escale à Rennes pour le collectif basque Bagoaz (Bretagne Info)

 

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05 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

dossier catalogne (npa)

 anticap murcia

La Catalogne en débat

Depuis le référendum du 1er octobre, la situation en Catalogne est à la « Une » de l’actualité. Nous avons essayé, dans nos colonnes, de suivre l’évolution de la situation et les étapes successives de la crise des institutions de l’État espagnol : répression brutale lors du scrutin, vraie-fausse déclaration d’indépendance, généralisation de la politique de la matraque avec le recours à l’article 155 de la Constitution, arrestations, condamnations et fuites des dirigeants indépendantistes… 

Nous nous sommes aussi fait l’écho des discussions qui traversent la gauche radicale en Catalogne et, au-delà, dans tout le pays, en donnant régulièrement la parole à nos camarades d’Anticapitalistes, branche catalane d’Anticapitalistas, section de la IVe Internationale dans l’État espagnol. Des discussions concrètes, liées à des choix concrets dans une situation instable et mouvante, qui connaîtra un nouveau « temps fort » avec les élections du 21 décembre.

La situation en Catalogne pose aussi un certain nombre de questions aux organisations du mouvement ouvrier en France, et suscite des débats entre elles, et en leur sein. Le NPA n’y échappe pas, c’est pourquoi nous avons décidé de consacrer une double page à l’exposition de divers points de vue qui, s’ils ne sont pas nécessairement contradictoires, expriment des nuances dont l’expression contribuera, espérons-le, à préciser et enrichir le débat.

Droit à l’autodétermination, nationalisme et indépendance de classe

Question catalane et politique révolutionnaire

Défendre le droit à l’autodétermination, mener une politique d’indépendance de classe pour que notre camp dispute la direction du processus

Pour une république socialiste catalane !

La solidarité avec la lutte du peuple catalan, une nécessité politique

 

 

 

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04 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

sondage catalogne (pùblico)

cat

Cette carte pour le 21 décembre, ne range ni par « gauche et droite », ni par « nationalistes catalans et espagnols ».

Les deux partis les plus à gauche Comu et CUP ont chacun neuf sièges. Comu regroupe une vaste diversité de militant(e)s: Podemos, écolos, ex PC (PSUC) ce qui rend le résultats décevant.

Le PS se refait une santé tandis que le PP perd encore. Ce sont les deux partis qui dirigent à le pays de Madrid. Ciudadanos spécialiste de l’anticatalanisme représente le « macronisme » local.

Les nationalistes libéraux (de Puigdemont ou ERC) ont presque la majorité.

http://www.publico.es/

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04 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

islamo-gauchisme (anti-k)

marxisme

Lénine, un précurseur de l’« islamo-gauchisme » ?

Voici un livre que devraient lire tous ceux qui, à longueur de colonnes, dénoncent « l’islamo-gauchisme » et chargent ses adeptes d’avoir troqué leur foi en la classe ouvrière contre une adoration des musulmans, nouveaux damnés de la terre.
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Un peu plus, tous ces éditorialistes, qui n’ont pourtant aucune sympathie, c’est le moins qu’on puisse dire, pour le communisme, accuseraient leurs adversaires d’avoir trahi les idéaux d’Octobre 1917 et de la révolution prolétarienne mondiale.
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Et si, au contraire, Lénine était le premier révolutionnaire européen à avoir pris la dimension de l’ère de l’impérialisme et de la nécessaire alliance entre le prolétariat européen et les peuples de ce que l’on ne nommait pas encore le tiers-monde, en premier lieu les peuples musulmans ? 
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A avoir rompu avec le dogmatisme de la 2ème Internationale qui ne voyait dans l’Orient que des pays archaïques, des peuples arriérés, des coutumes barbares.  Dans un ouvrage[1] bien documenté, dense et clair, Mathieu Renault, tout en récusant l’idée, anachronique, d’un Lénine décolonial: « il n’y a chez lui, note-t-il, aucune trace d’un quelconque désir de rupture-déconnexion avec l’Occident »;  montre la place majeure qu’occupe chez le dirigeant bolchevik la question de l’articulation entre la lutte du prolétariat européen et celle des peuples opprimés, en premier lieu musulmans. de la nécessité vitale de leur alliance contre l’impérialisme.
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Dès le lendemain de la révolution d’Octobre, Lénine lance un appel 
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Musulmans de Russie, Tatars de la Volga, Kirghizes et Sartes de Sibérie et du Turkestan, Trucs et Tatars de Transcaucasie, Tchétchènes et montagnards du Caucase ! Vous tous dont les mosquées et les maisons de prière ont été détruites, dont les croyances et les coutumes ont été piétinées par les tsars et les oppresseurs de Russie !
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Désormais, vos croyances et vos coutumes, vos institutions nationales et culturelles sont libres et inviolables ! » Et le texte se poursuit en exhortant les Perses et les Turcs, les Arabes et les Indiens à s’unir au gouvernement révolutionnaire bolchevik. Et, « dans un geste de haute portée symbolique, selon Matthieu Renault, (Lénine) ordonne la restitution à Tachkent du Coran d’Othman, l’une des plus anciennes copies du livre sacré », dont les Russes s’étaient emparés lors de la conquête du Turkestan et qui était conservé à Saint-Pétersbourg.
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Cet appel et ce geste rendent compte de la longue évolution de la pensée de Lénine, entamée depuis la révolution de 1905 et qui l’amène d’abord à disséquer le caractère colonisateur de la présence russe aux marges de l’empire, de l’Asie centrale au Caucase, colonisation qu’il rapproche de celle menée par la France en Algérie.
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Il va aussi, notamment après l’éclatement de la première guerre mondiale, approfondir sa réflexion sur l’impérialisme, son développement inégal et conclure que la révolution n’est pas seulement à l’ordre du jour en Europe, mais également dans le monde colonisé.
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Au premier congrès de Bakou des peuples d’Orient, convoqué en 1920 par les bol- cheviks, au mot d’ordre « Prolétaires de tous les pays unissez-vous ! » est substitué celui de « Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés unissez-vous ! », tout un symbole. Et la place que Lénine assigne à ces peuples n’est en rien mineure, ni subalterne : Nous savons, écrit-il en substance, que les masses populaires d’Orient interviendront comme « une force révolutionnaire indépendante », comme des sujets politiques à part entière. Et, pour cela, il ne faut pas refuser l’adaptation de la théorie communiste, comme lui-même l’avait fait en étudiant le développement du capitalisme en Russie. Il faut égyptianiser le marxisme expliqueront les communistes égyptiens dans les années 1940.
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Pour Lénine la Russie soviétique doit devenir le fer de lance de l’anti-impérialisme, d’où l’importance de rompre avec le passé « tsaristo-impérialiste ». Or, et Lénine en prendra conscience très tôt, les dirigeants bolchevik eux-mêmes ne sont pas exempts d’un comportement de supériorité grand-russe à l’égard des peuples autochtones. Il tente donc, comme le note Matthieu Renault, « une stratégie de contrôle du centre sur “ses” périphéries orientales » visant « à limiter l’appétit de pouvoir des organisations communistes (russes) locales, trop promptes à endosser les vieux habits du colonialisme et à priver les masses indigènes de tout possibilité de décider de leurs destinées ».
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L’auteur déroule les épisodes de ce combat, depuis la création de la république du Bachkor- tostan jusqu’aux conflits autour de la création d’un Turkestan indépendant, des débats internes aux bolcheviks, dont Lénine ne sort pas toujours victorieux. Et qui doivent être replongés « dans l’histoire des péripéties, quasi-quotidiennes, de l’expansion du processus révolutionnaire en Russie musulmane », mais aussi dans l’histoire concrète des premières années de la révolution marquée par la guerre civile, le délitement de l’Etat, les interventions étrangères.
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Que Lénine y ait consacré tant de temps et d’énergie, en dit toutefois long sur l’importance qu’il leur accordait. Le livre de Matthieu Renault nous permet de mesurer pourquoi et « d’interroger la portée décoloniale » de la révolution soviétique. Et si les islamo-gauchistes n’étaient, en fin de compte, que les petits-filles et petites fils de Lénine ?
Voici un compte rendu de livre que j’ai écrit pour Politis et qui est paru aujourd’hui
amitiés Alain Gresh Directeur du journal en ligne OrientXXI.info
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http://orientxxi.info

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[1] Matthieu Renault, L’empire de la révolution. Lénine et les musulmans de Russie, Syllepse, Paris, 2017.
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04 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

parti travailliste (kanaky)

kanak

Le Parti travailliste menace de boycotter le référendum

Le congrès du Parti travailliste a largement été orienté sur les questions de référendum et de listes électorales. Avec la menace d’un boycott.
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Coutume, danse et prière ont précédé le discours d’ouverture de Louis Kotra Uregei, samedi, à la Maison des syndicats.
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« Le référendum, ou il est sincère et on y va, ou il n’est pas sincère et on n’y va pas. »
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En concluant ainsi le discours d’ouverture du 8e congrès du Parti Travailliste (PT), samedi, son président Louis Kotra Uregei donne le ton. Le référendum de 2018 et la problématique du corps électoral sont au coeur des deux jours de travail pour les 100 à 150 militants réunis à la Vallée- du-Tir. La présence des « invités du Rin » (Rassemblement Indépendantiste et Nationaliste) ne fait que le confirmer. Jacques Wabete a, lui, fait référence à Eloi Machoro qui « il y a 33 ans, jour pour jour, fracassait l’urne à Canala ». Une façon d’annoncer que les mili- tants allaient avoir à « réfléchir et sortir avec des orientations claires et nettes, comme il y a 33 ans ».
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Autodétermination
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Les militants devaient surtout décider si le parti allait participer ou boycotter le référendum. Le problème se pose de façon criante, cette fois-ci, car le récent Comité des signataires à Paris a dénoué la question des listes électorales spéciales d’une manière qui ne satisfait pas le PT. Et
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Louis Kotra Uregei ne mâchait pas ses mots, samedi, à l’égard des autres représentants indé- pendantistes ayant participé au comité : « Est-ce qu’on a le droit, en tant que représentant politique indépendantiste, de confisquer le droit à l’autodétermination ? (…) Il n’y en a pas un qui a le droit. Ce droit-là appartient à chaque Kanak ! »
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Pour le président du PT, le FLNKS ne fait que céder face aux loyalistes.
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« Il a fait ce qu’il fallait pendant la lutte, mais celui de la cohabitation, de la négociation, c’est autre chose. » Selon le décompte effectué par le RIN, 12 000 Kanak manquent à l’appel dans la solution trouvée, avec l’inscription systématique des natifs. Samedi, les militants devaient donc travailler en ateliers pour préparer diverses motions, la principale étant celle concernant l’attitude du parti à l’égard du référendum d’autodétermination.
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« Je suis président, un cerfvolant qu’on voit dans le ciel, mais c’est vous qui tenez le fil. C’est vous qui avez la force et si vous lâchez il s’envole », a lancé celui qui est pourtant depuis tou- jours l’homme fort du pendant politique de l’USTKE. Finalement, les militants ont décidé de ne pas se prononcer tout de suite, laissant planer la menace d’un boycott.

mercredi 22 novembre 2017

https://partitravaillistekanaky.blogspot.fr/

Lire aussi:

USTKE

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03 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

élections en corse (la provence + jdd + of + conversation)

corse
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La coalition nationaliste largement en tête 

La coalition nationaliste sortante de Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni arriverait largement en tête du premier tour des élections territoriales en Corse avec 47,35% voix, selon des résultats partiels donnés par la préfecture de région portant sur un quart des inscrits.  Selon ces résultats partiels, la droite régionaliste de Jean-Martin Mondoloni arrive en seconde position avec 13,01% des voix, suivie par la liste de la République en Marche de Jean-Charles Orsucci (12,37%) et celle de Valérie Bozzi, soutenue par Les Républicains (11,61%). Le parti indépendantiste U Rinnovu, partisan d’une ligne nationaliste plus dure, ferait plus de trois fois mieux qu’en décembre 2015 en obtenant 7,27% des voix. Une liste doit obtenir 7% des voix pour se maintenir au second tour. La liste Corse insoumise/PCF obtient 5,77% des voix, selon ces résultats partiels. Le Front national voit quant à lui son score divisé par quatre, réunissant, toujours selon ces résultats partiels, 2,63% des suffrages.

Une estimation Ipsos pour France 3 Corse Via Stella et France Bleu RCFM donne les mêmes tendances que ces résultats partiels. Selon cette estimation Ipsos publiée peu avant 20h, la coalition nationaliste des autonomistes de Gilles Simeoni et des indépendantistes de Jean-Guy Talamoni obtient 45% devant la droite régionaliste de Jean-Martin Mondoloni (15,8%), celle de Valérie Bozzi, soutenue par Les Républicains (12,4% ), puis la République en Marche de Jean-Charles Orsucci 11,7%. Toujours selon l’estimation Ipsos, U Rinnovu obtiendrait 6,4% des voix, celle de Corse insoumise/PCF 5,7% et celle du FN 3%.

Les 234 000 électeurs corses votent pour choisir les 63 élus d’une nouvelle instance qui naîtra le 1er janvier de la fusion des deux conseils départementaux et de la collectivité territoriale (région).

Dimanche 03/12/2017

http://www.laprovence.com/

corse

La liste du président sortant Gilles Simeoni arrive largement en tête du premier tour des élections territoriales.

Il demande « à Paris d’ouvrir un véritable dialogue pour aboutir à une construction politique ».

« C’est un score exceptionnel qui signifie clairement la volonté des Corses de poursuivre dans le chemin ouvert en 2015 », s’est félicité Gilles Simeoni, l’actuel président du conseil exécutif de la région. Sa liste nationaliste l’a emporté largement, ce dimanche soir 3 décembre, avec 45,36% des suffrages selon les résultats définitifs communiqués par la préfecture. . Une progression de 20 points par rapport à 2015. « Nous avons rassuré les Corses qui n’avaient pas voté pour nous en 2015 », a constaté Jean-Guy Talamoni, l’allié indépendantiste de Simeoni, et actuel président de l’assemblée de Corse.

La première force politique de l’île

Même tempéré par une faible participation (53,1 %), ce résultat historique fait des nationalistes la première force politique de l’île. Il confirme une tendance récente qui leur a permis de gagner la ville de Bastia en 2014, la région en 2015 et, en juin, trois sièges de députés sur quatre. En décidant de mettre fin à la lutte armée en 2014, les nationalistes ont gagné la confiance des électeurs les plus modérés. Dans un territoire longtemps verrouillé par les clans, ils ont su répondre à une demande de renouvellement politique.

Trois autres listes se sont qualifiées pour le second tour : la droite régionale de Jean-Martin Mondoloni (14,97 %), la droite républicaine de Valérie Bozzi (12,77 %) et la liste LREM de Jean-Charles Orsucci (11,26 %).

Les indépendantistes de Paul-Félix Benedetti, les insoumis de Jacques Casamarta et le FN de Charles Giaccomi sont éliminés.

Un « front républicain » anti-nationaliste ?

Mondoloni, Bozzi et Orsucci fusionneront-ils leur liste pour constituer un « front républicain » anti-nationaliste ? La question n’était pas tranchée, hier soir. Mais l’avance de Gilles Simeoni devrait dissuader ses adversaires de lancer une initiative que les nationalistes interpréteraient comme une déclaration hostile venant de Paris.

Fort de ces premiers résultats, Gilles Simeoni s’est empressé de rappeler les enjeux du scrutin. « Les Corses demandent à Paris d’ouvrir un véritable dialogue pour aboutir à une construction politique », a-t-il commenté. Jean-Guy Talamoni a appelé les électeurs à leur donner la majorité absolue, dimanche prochain, pour « créer un rapport de force politique avec Paris ». Une nouvelle collectivité territoriale unique, fusionnant les deux départements de l’île avec l’ancien conseil régional, verra le jour le 1er janvier. Les nationalistes se donnent trois ans pour négocier un statut d’autonomie.

04/12/2017 Thierry RICHARD

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

En Corse, un raz de marée pour les nationalistes

Commentaire:

Nos camarades de A Manca (la gauche) appellent à faire barrage au « Front Républicain » des partis « Jacobins », et à voter nationaliste, tout en prévenant que ce sont les mêmes libéraux que ceux de Puigdemont et d’ERC en Catalogne.

Pour sa part, le NPA reconnaît l’existence de « peuples » à l’intérieur de l’état français, les peuples colonisés. La France ne doit pas échapper à la décolonisation.

La Guyane, la Kanaky (Nouvelle Calédonie) , Mayotte et Tahiti devraient être indépendants. Nous y soutenons les Mouvement Nationaux comme le FNLKS et le Parti Travailliste kanaks:   pas de construction du NPA. En Martinique et en Guadeloupe, qui méritent elles aussi l’indépendance, nous y soutenons des partis indépendantistes proches comme  le «Groupe Révolution Socialiste ».  Lutte Ouvrière y soutient ses camarades de « Combat Ouvrier ».

En métropole c’est selon qu’il existe un « sentiment national ou régional très répandu » , « un mouvement national ou régional avec une base de masse » représentés par des partis étrangers à l’extrême-droite. Notre soutien est sans réserve. C’est pour nous le cas unique- ment en Corse. Nous y soutenons le mouvement national (à l’exclusion de tout groupe facho) et en particulier  » A Manca » l’ex fédé Corse du NPA.

En Bretagne, Catalogne Nord et au pays Basque Nord, nous ne pensons pas que les condi- tions corses soient réunies et donc, nous y construisons notre propre parti, le NPA, en solidarité avec les nationalistes révolutionnaires.

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29 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

cornouaille (afps)

mor

Projection-débat à Quimper au Quai Dupleix le vendredi 1er décembre du film palestinien « On récolte ce que l’on sème » en présence du réalisateur Alaa Ashkar

Dans le cadre du festival des Solidarités, le CCDF-Terres solidaire 29 et l’association France-Palestine Solidarité Cornouaille convient le réalisateur palestinien Alaa Ashkar dans le Finistère.

Il sera à Quimper le vendredi 1er décembre. Le réalisateur présentera son deuxième long-métrage, « On récolte ce que l’on sème ». Un documentaire autobiographique sur la quête identitaire d’un Palestinien, né et élevé en Israël, dans une famille catholique. Sorti récemment sur les écrans, le film fait suite à un premier long-métrage,«Route 60» (2014), où Alaa Ashkar découvrait ses racines palestiniennes en rencontrant des habitants de Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967.

1/5e de la population d’Israël

Dans ce deuxième volet, il tente de découvrir, en questionnant divers membres de sa famille, les raisons qui ont conduit celle-ci à occulter ses racines. « Et l’on sent les craintes, les réserves, explique Marie-Jo Rousset, du CCFD-Terre Solidaire 29. C’est toute la question de l’identité des Palestiniens en Israël qui est évoquée ».

Yves Jardin, de France Palestine Solidarité Cornouaille, rappelle que ces Palestiniens représentent 1/5e de la population d’Israël. «Ce sont les descendants des Palestiniens qui, entre 1947 et 1949, n’ont pas été parmi les quelque 800.000 chassés d’Israël lors de la « catastrophe ». Ils sont restés, mais pas dans leurs villages. Aujourd’hui, ils sont encore exempts du service militaire et un tas de métiers ne leur sont pas accessibles. Leur niveau d’instruction est plus faible, comme leur niveau de vie. Ils n’ont jamais été représentés au gouvernement ». Aujourd’hui installé en France, Alaa Ashkar travaille sur un troisième volet qui portera sur la difficile survie des Bédouins en Cisjordanie.

« On récolte ce que l’on sème », film documentaire d’Alaa Ashkar, projection-débat avec le réalisateur

Mercredi 29 Novembre 20 h 30  Grand bleu Carhaix,

Jeudi 30 Novembre 20 h 45  Club  Douarnenez,

Vendredi 1e r décembre 20 h 30  Quai Dupleix

http://quimper.pcf.fr/

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29 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

morlaix (afps)

salal

POUR SALAH, SOLIDARITE EN MOUVEMENT DANS LE FINISTERE !

Deux nouvelles communes s’engagent pour sa libération. Après Morlaix communauté, Morlaix ville, Guimaëc, les conseils municipaux de Plourin les Morlaix et de Carhaix ont également adopté à l’unanimité un voeu pour la libération de Salah et pour ce faire une intervention résolue de la France.

Avec 119 signatures d’élu-es du Finistère (au 27 novembre), la lettre ouverte au Président Macron pour qu’il réclame fermement à Benjamin Netanyahu la libération de Salah, continue son chemin.

Le comité national s’en est inspiré, avec l’objectif de réunir 1 000 signatures au niveau national, elle est devenue le support partagé pour faire connaître au gouvernement français notre volonté commune de « ne rien lâcher » tant que Salah Hamouri ne sera pas libre de ses mouvements. C’est une question de justice élémentaire. Salah n’a rien fait d’autre que d’expri- mer sa volonté de défendre les droits du peuple palestinien et ceux des prisonniers en particulier. Pour cela, il est devenu avocat… et rien d’autre !

Pour poursuivre la campagne en faveur de Salah Hamouri auprès d’un large public, les groupes locaux de l’AFPS du Finistère et le Collectif « liberté pour Salah du Pays de Morlaix » organisent une tournée de 4 réunions publiques début décembre.

Ils ont demandé à JEAN-CLAUDE LEFORT Député honoraire et président d’honneur de l’Afps d’y prendre la parole au nom du Comité national présidé par sa fille Elsa Lefort.

Quimper le lundi 4 déc – 20h 30, Halles St François
Morlaix le 5 décembre – 18h Salle du Cheval Blanc à Plourin les Morlaix
Carhaix le jeudi 7- 20h salle de la justice de paix, mairie de Carhaix.
Brest le vendredi 8 décembre – (lieu en attente de publication)

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28 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

saint herblain (bretagne info)

bz info

Assemblée Générale le samedi 9 décembre à Saint-Herblain : « Quelle lutte pour la réunification et l’autodétermination ? »

La Gauche Indépendantiste appelle à participer le samedi 9 décembre à Saint-Herblain à l’Assemblée Générale proposée par le collectif 44=Breizh et l’association Dibab pour relancer le mouvement en Bretagne sur les questions de réunification et d’autodétermination.

La participation la plus large à cette initiative ouverte est un objectif car elle offre une possibilité d’auto-organisation collective à ceux et celles que ce combat interpelle.

Elle vise à redéfinir les objectifs et moyens du combat pour la réunification de la Bretagne et pour le droit de décider dans l’ensemble de notre pays. Il s’agit de créer un espace politique permettant de construire un agenda politique breton non basé sur le calendrier électoral parisien et ne refaisant pas les erreurs des structures régionalistes passées qui nous ont amenés dans l’impasse actuelle.

Nous souhaitons pour notre part, amener le peuple breton sur le chemin de la rupture démocratique, pour amorcer par nous même un processus constituant

Afin de choisir librement en tant que peuple un autre modèle économique, social et environ- nemental, de Brest à Clisson. Pour ce faire il faut  créer les conditions pour que le peuple breton puisse exercer son droit à l’autodétermination dans l’ensemble de son territoire en mettant cette question à l’agenda politique sur nos bases et pas celles des réformes territo- riales des gouvernants de Paris dont nous n’avons rien à attendre et bousculer les notables et élus locaux qui n’agissent pas.

Faisons circuler l’information. Participons ! Faisons vivre cette initiative !

La Gauche Indépendantiste (Breizhistance).

breizxit

Alors que plus que jamais pour les peuples la question du droit à choisir son destin se pose dans l’actualité Européenne, notamment avec le processus en cours en Catalogne, force est de constater que ce débat ne progresse pas en Bretagne.

La revendication historique et légitime de l’unité de la Bretagne ne trouve pas de débouchés politiques car le pouvoir central reste sourd à cette revendication mais aussi et surtout parce que nos élus locaux ne se mobilisent pas pour changer cet état de fait antidémocratique.

Le mouvement pro-réunification peine à mobiliser après la réforme territoriale ratée de 2014, et n’arrive pas à créer un mouvement de masse susceptible de remettre cette question à l’agenda politique breton en la liant à un mouvement d’ensemble pour plus de démocratie dans l’ensemble de la Bretagne.

Nous sommes breton-ne-s de Brest à Clisson et de Fougères aux Glénans et nous pensons qu’il est légitime que nous puissions décider collectivement de notre destin en tant que peuple. Le premier de ces choix – que seul le peuple a le droit de faire – est celui de déterminer le périmètre institutionnel de notre pays, la Bretagne.

Nous devons œuvrer ensemble pour réunir les conditions permettant au peuple breton de librement se déterminer pour un autre modèle institutionnel, démocratique, social et environnemental dans la Bretagne « historique ».

Pour ce faire nous avons besoin d’un nouveau cadre d’action collectif, trans-courant, apartisan, ouvert, accueillant tous ceux et celles attachés à cet objectif sans discrimination d’origine, de confession, ou d’orientation sexuelle.

Ce nouvel espace de conquête de droit démocratiques ne peut se construire en ayant la moindre complaisance ou ambiguïté avec les ennemis de la démocratie et ceux qui instrumen- talisent les identités pour tenir un discours de haine xénophobe.

Nous avons besoin d’un espace participatif et imaginatif, traduisant notre vision inclusive de l’identité bretonne et notre désir commun de construire ici en Bretagne une démocratie de proximité aux bénéfices du plus grand nombre.

Nous avons aussi besoin de faire le bilan des initiatives en cours et passées allant dans ce sens.

Samedi 9 décembre Centre Socioculturel Le Grand B. (11, rue de Dijon) 

Saint-Herblain 9h30

28/11/2017

http://www.bretagne-info.org/

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