Archive | Anticolonialisme

27 mars 2017 ~ 0 Commentaire

guyane (jdd + npa)

GuyaneManifEtatScelerat

Questions pour comprendre la situation

La Guyane vit au rythme de son premier jour de grève générale lundi. A la mi-journée, le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, a de nouveau conditionné la venue d’une délégation ministérielle au « respect » et à « l’ordre républicain ». A moins d’un mois du scrutin, les candidats à la présidentielle s’emparent du dossier. Voici ce qu’il faut retenir de la situation sur place.

Comment la crise a-t-elle commencé?

« Collectif pou la Gwiyann Dekolé. » C’est sous cette bannière, « Pour que la Guyane décolle » en français, que le mouvement de protestation a débuté dans la région d’Outre-mer qui compte plus de 250.000 habitants. Le collectif, composé de citoyens, demandent un « plan Marshall » pour la Guyane : à savoir un « rattrapage structurel » dans tous les secteurs et un plan de développement économique. Ils demandent notamment d’être « enfin entendus » pour améliorer la prise en charge sanitaire, favoriser le tissu économique, la desserte en courant électrique, faire baisser le chômage et la déscolarisation qui touche les jeunes.

Depuis jeudi, des dizaines de barrages routiers ont paralysé la région, et les commerces ont été fermés. Ils ont partiellement été levés dimanche pour permettre aux Guyanais de se ravi- tailler. Mais les fermetures devaient reprendre lundi, à l’occasion de la grève générale. Air France a annulé ses vols vers Cayenne dimanche et lundi. Air Caraïbes a fait de même pour la journée de lundi.

La Guyane avait déjà été paralysée par un important mouvement social fin 2008, à l’appel d’un collectif d’associations de consommateurs et de socio-professionnels contre le prix élevé des carburants. Après onze jours de barrages routiers ayant entraîné la fermeture des écoles, de l’aéroport, et le report d’un tir de fusée Ariane, le prix à la pompe avait été réduit de 50 centimes par litre de carburant.

Qui a voté la grève générale?Samedi, 37 syndicats réunis au sein de l’Union des travailleurs guyanais (UTG) ont voté à la quasi-unanimité « la grève générale illimitée » à partir de lundi. Soutenus par la classe politique locale, les manifestants regroupent des groupes très disparates : représentants de profes- sions, collectif contre l’insécurité, collectif pour la santé, etc.

Outre « Les 500 frères » qui veulent lutter contre l’insécurité, il existe aussi un groupe appelé « Les Toukans », qui demande, lui, le gel de la vente de l’hôpital de Kourou par la Croix-Rouge à un opérateur privé et également des mesures contre l’insécurité. Les grévistes d’EDF, qui composent une bonne partie des troupes, demandent des recrutements et des investissements dans un territoire où les coupures sont fréquentes et où des milliers de personnes n’ont pas accès à l’électricité. Pour rappel, en Guyane, les financements publics extérieurs, l’État et les institutions publiques représentent près de 90% du PIB.

Qui est derrière le mouvement des « 500 frères »?

Dans les manifestations, est apparu un groupe baptisé « Les 500 frères ». Il a en fait été créé il y a deux mois par des citoyens après le meurtre d’un habitant d’un quartier populaire. Il serait en réalité composé d’une centaine de personnes. Ses membres, qui apparaissent toujours cagou- lés et vêtus de noir, disent vouloir lutter « contre l’insécurité en Guyane ». Le territoire ultra-marin détient le record de criminalité, avec 42 homicides en 2016 pour 252.000 habitants.

Depuis le début de la crise, les « 500 frères » ont mené des actions coup de poing, comme le 17 mars dernier quand une quarantaine d’entre eux sont entrés de force dans le bâtiment de la collectivité territoriale de Guyane (CTG) où se tenait la conférence des pays de la convention de Carthagène sur la protection des milieux marins, présidée par Ségolène Royal. Chahutée, la ministre de l’Ecologie avait été contrainte d’écourter son déplacement.

« Nous ne sommes pas une milice, nous manifestons sans arme, avec comme seul accessoire notre cagoule. La cagoule en plein état d’urgence, c’est juste pour attirer l’attention, faire quelque chose de différent », assure Zadkiel Saint-Orice, l’un des porte-parole du collectif, selon des propos rapportés par Le Monde.

Le collectif a dressé la liste des mesures, nécessaires selon lui, pour lutter contre l’insécurité : éradication des squats, maintien d’un escadron de gendarmes mobiles affecté en renfort, renvoi dans leur pays des détenus étrangers pour y purger leur peine (ils représentent plus de 50% des détenus en Guyane).

Que disent les candidats à la présidentielle?

Dimanche soir, Benoît Hamon a jugé dans un communiqué que la Guyane avait « le droit à l’égalité et à la sécurité ». Emmanuel Macron a quant à lui lancé « un appel au calme » depuis La Réunion où il était en déplacement, commettant au passage un lapsus en qualifiant la Guyane « d’île ». L’équipe du candidat a toutefois fait savoir qu’il parlait du blocage de l’aéroport Félix Eboué de Cayenne, ville qui fait partie de l’île de Cayenne, composée des trois commu- nes : Cayenne, Matoury et Remire-Montjoly.  »Bloquer les pistes d’un aéroport, bloquer les décollages, et parfois même bloquer le fonctionnement de l’île ne peut être une réponse apportée à la situation », a ajouté l’ancien ministre de l’Economie. (Résumé)

Philippe POUTOU et le NPA

Marianne Enault – leJDD.fr

http://www.lejdd.fr

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27 mars 2017 ~ 0 Commentaire

code minier (conseil citoyen)

extractivisme-1dbfb

Arrêter la relance minière en France et dans les Dom-Tom et subordonner le code minier au code de l’environnement

Le gouvernement socialiste a relancé avec vigueur la politique minière en France et dans les Dom-Tom (Guyane en particulier).
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Des dizaines de permis d’exploration puis d’exploitation ont été demandés et… tous ont été accordés par le ministre de l’Économie, Arnaud Montebourg puis Emmanuel Macron puis Michel Sapin, en toute discrétion.
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Or, l’exploitation minière, mais aussi l’exploration, ont des conséquences directes sur l’environnement, l’économie locale et la société:
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- Pollution de l’eau et de l’air aux métaux lourds,
- Destruction des biotopes et paysages,
- Conséquences directes sur les activités agricoles et touristiques,
- Surcharge sur les routes (à la charge des collectivités et de l’État),
- Perte de valeur immobilière,
..
Contrairement à ce qu’affirment les sociétés d’exploration et d’exploitation, il n’existe PAS de mine « verte ».
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Si la mine verte était possible ou faisable, pourquoi ces mêmes sociétés ne les font-ils pas ailleurs comme en Guyane ou en Afrique?
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De plus, les sociétés qui demandent aujourd’hui les permis sont, soit des sociétés Junior chargées de demander des permis d’exploration, portées par des capitaux étrangers (comme Variscan), soit des sociétés Majors d’exploitation, majoritairement étrangères. Sous couvert d’indépendance minière, l’État donne notre sous-sol à des sociétés privées qui ne cherchent qu’une chose, le profit. Elles mettent les métaux sur le marché mondial et les vendent au plus offrant…
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La Guyane est en train de devenir un véritable gruyère avec une déforestation sans précédent et des pollutions prévisibles énormes de la forêt et des cours d’eau et des territoires métropolitains sont désignés comme « territoires sacrifiés ».
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Oui, nous avons besoin de métaux. Mais, a t-on besoin de rouvrir des mines (1 tonne de sol pour obtenir 1g d’or par ex.)? Le tungstène sert surtout à faire des armes, l’or à faire des bijoux ou des lingots qui croupissent en banque…
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Oui, on a besoin d’emplois mais l’industrie minière d’aujourd’hui n’est plus celle d’hier et nécessite surtout des emplois ultra-spécialisés. De plus l’exploitation minière dure le temps que durent les réserves… L’intérêt général utilisé comme argument pour relancer l’extraction minière fait avant tout le jeu d’intérêts particuliers…
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Propositions:
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- Donner de vrais moyens financiers et logistiques au recyclage des métaux (créateurs d’emplois durables)
- Taxer la surconsommation de métaux (capsules de café par ex.)
- Revoir le code minier pour le soumettre au code de l’environnement.
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Ce n’est absolument pas le cas dans la mouture votée à l’assemblée le mois dernier. Le lobby minier est très très influent au sein de l’assemblée nationale (cf. le récent projet d’ouverture des forêts de protection à l’exploration minière!) et des institutions (fonctionnaires issus de l’école des mines). Le gouvernement doit rester intègre face aux lobbies extractivistes.
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25 mars 2017 ~ 0 Commentaire

guyane (npa)

GuyaneManifEtatScelerat

Photo ancienne

Soutien à la lutte du peuple guyanais

Le NPA et Philippe Poutou tiennent à apporter tout leur soutien à la lutte du peuple guyanais.

Depuis deux semaines, divers acteurs de la société civile, des socioprofessionnels et des organisations syndicales se mobilisent.

Aujourd’hui, tous les axes routiers des villes du littoral (Cayenne, Kourou, Saint Laurent du Maroni), le Port de commerce, le Centre spatial guyanais, la Préfecture, la Collectivité territo- riale de Guyane sont bloqués par des barrages tenus par la population et les divers acteurs du mouvement social. Tous les établissements scolaires du littoral sont fermés, l’ensemble des commerces de la ville de Cayenne ont baissé leur rideau, les vols aériens sont annulés, la fusée qui devait décoller mardi dernier a été ajournée.

La centrale de l’Union des Travailleurs Guyanais, première centrale syndicale du pays vient de se joindre au mouvement.

Cette colère exprimée vient de loin, elle vient du mépris de l’État français pour la Guyane depuis des décennies. D’un côté, l’État est capable d’investir des milliards d’euros pour faire décoller des fusées tous les mois, de l’autre, il n’y a pas d’argent pour construire des collèges et des lycées, laissant chaque année plus de 2 000 enfants déscolarisés.

Il n’y a pas d’argent pour la santé, les hôpitaux sont en déficit aigu, les coupes budgétaires s’enchaînent, le Centre Médico-Chirurgical de Kourou est même prévu à la vente pour des investisseurs privés ; il n’ y a pas d’argent pour les services publics, pour les agriculteurs, pour les transporteurs, etc. Cet abandon de la Guyane conduit à un taux de chômage de plus de 20 %, à un taux de pauvreté estimé à plus de 60 %, à un taux de criminalité le plus important des territoires régis par la France…

Cette situation ne peut continuer, l’État français a failli.

Le NPA et Philippe Poutou réaffirment la volonté de voir tous les peuples colonisés aboutir à leur autodétermination.

Le peuple guyanais nous montre la voix de la mobilisation pour prendre en main son propre destin.

Il est important que le peuple guyanais ne se laisse pas diviser par ceux, comme le Front National, qui prennent les migrants pour éternels bouc-émissaires. Seule la mobilisation de l’ensemble de la société guyanaise dans la diversité culturelle de ses composantes permettra d’aboutir à la victoire.

Le NPA et Philippe Poutou saluent déjà les premières victoires des salariés d’Endel qui en bloquant la fusée Ariane ont obtenu satisfaction sur leurs revendications, avec, notamment, une augmentation de salaire.

Montreuil, le 23 mars 2017

https://npa2009.org/communique/sout

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22 mars 2017 ~ 0 Commentaire

colonialisme (npa)

kanaks

Kanaks

Ces îles que l’on dit françaises…

Existe-t-il encore des colonies françaises dans le monde ?

Oui, presque trois millions d’hommes et de femmes vivent dans les derniers territoires subsis- tant de l’Empire colonial de la France, des territoires appelés DROM (département et région d’outre-mer) ou COM (collectivités d’outre-mer). Les plus importants sont dans la Caraïbe (Martinique, Guadeloupe, Saint-Barthélemy et Saint-Martin), en Amérique latine (Guyane), dans l’océan Indien (Réunion, Mayotte) et dans le Pacifique (Kanaky, la Polynésie dite française). Il faut également y ajouter la Corse, achetée et occupée militairement sous le Premier Empire.

La seule consultation concernant l’indépendance de ces territoires fut celle de 1974 dans les îles des Comores… où les Comoriens se prononcèrent à 96 % pour l’indépendance ! Malgré plusieurs résolutions de condamnation de l’ONU, l’État français décida de séparer Mayotte (où le non avait été majoritaire grâce aux populations françaises) des autres îles des Comores et de la maintenir comme possession française.

De nombreuses luttes furent menées pendant des dizaines d’années, avec d’importantes grèves générales, en particulier dans les Antilles, et la lutte prolongée des Kanaks, notamment dans les années 1980. Une consultation en Kanaky doit avoir lieu en 2018. Les colonialistes essayent de limiter l’accès des Kanaks (59 % des électeurs potentiels) à un scrutin dans lequel population colonisée et population colonisatrice auraient le même droit de vote…

Quel est l’intérêt pour l’État français de maintenir ces colonies ?

Plus de 6 000 militaires sont disposées dans 5 zones stratégiques : Mayotte, Réunion, Kanaky, Polynésie et Antilles. La France a un territoire de souveraineté maritime de 11 millions de km2, en faisant le deuxième espace maritime derrière celui des USA. Cela induit un contrôle militaire, notamment sur le détroit de Mozambique, et des ressources potentielles de pêche et d’extra- ction minière. Au-delà de ressources minières et agricoles exploitées par les descendants des colons, ces îles ont un indéniable intérêt stratégique.

La structure coloniale existe-t-elle toujours ?

Dans ces « départements français », les revenus médians révèlent la pauvreté de la popula- tion : 880 euros à la Réunion, 1 100 euros à la Martinique… Et dans tous ces territoires, le chômage est de 36 % en moyenne, plus de 50 % pour les jeunes ! Le coût de la vie est par contre de 12 à 17 % plus élevé qu’en « métropole », parfois plus de 30 % sur des produits de première nécessité.

Les richesses, les terres, les mines, les conseils d’administration des grandes entreprises présentes (notamment dans le tourisme et le bâtiment) sont essentiellement des possessions des descendants des colons. Ainsi à la Martinique, ils possèdent les 2/3 des terres cultivables, la quasi-totalité des usines à sucre, les 9/10 des plantations de bananes, la totalité des conserveries d’ananas et le quasi-monopole du commerce d’import-export. Les coloniséEs, eux, sont ouvriers, précaires ou chômeurs.

Aux Antilles, les mouvements indépendantistes revendiquent une redistribution des terres qui permettrait de revenir sur l’accaparement des terres par les colons.

En Polynésie, les populations exigent la réparation des désastres humains et écologiques produits par les explosions nucléaires.

Le système économique fonctionne pour le profit des compagnies et entreprises de la métro- pole, appuyés par la présence des colons. Les populations autochtones ou descendantes d’esclaves sont exploitées économiquement, discriminées. Ségrégation raciale et sociale se confondent. Celles-ci se prolongent dans la situation vécue dans l’hexagone par les populations issues des dernières colonies.

Le monopole de la « métropole » française sur les moyens de communication et les échanges commerciaux, l’isolation maintenue avec les pays limitrophes, ont développé un système liant dépendance financière et non-développement, avec l’utilisation par le colonialisme de toute une couche, essentiellement d’origine française, dépendante des emplois de la fonction publique. Mais ce carcan n’empêche pas des luttes de résistance. Ainsi, le mouvement du LKP, la grève générale de 2009 aux Antilles, a permis de mettre clairement en avant des exigences populaires.

Quelle position défend le NPA ?

Le NPA a toujours considéré que c’était aux populations de ces dernières colonies de former leurs organisations, leurs exigences face à l’État français. Nous sommes partie prenante des actions de solidarité avec les mouvements anticolonialistes.

Pour notre part, nous défendons évidemment le droit à l’autodétermination des popu- lations colonisées et soutenons la revendication d’indépendance de ces territoires. Nous exigeons le retrait de toutes les troupes et installations militaires françaises.

La nature des liens à établir entre ces territoires devenus souverains et les autres pays à l’échelle internationale doit être du seul ressort des populations locales. Nous considérons évidemment que la libération des liens coloniaux doit aller de pair avec la libération sociale. Car trop d’exemples existent d’États libérés du joug colonial pour retomber ensuite dans un nouveau, celui du néocolonialisme dans le cadre de la mondialisation capitaliste…

https://poutou2017.org/

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19 mars 2017 ~ 0 Commentaire

dossier: bienvenue aux migrant(e)s! (npa)

migrant

«Le climat évolue (…). Cela transparaît dans les mots employés dans les documents officiels et le débat public : ceux que l’on appelait simplement « migrants » deviennent de plus en plus souvent des « clandestins » ou des « irréguliers »… » Ces mots du rédacteur en chef adjoint du quotidien italien La Repubblica sont la parfaite illustration de la logique infernale et meurtrière, à l’œuvre dans l’Europe forteresse. Après avoir dressé des frontières de barbelés, on les justifie, en flattant et exacerbant les peurs et les haines.

À l’opposé, ce que l’on a appelé la « crise des migrants » a aussi été l’occasion de formidables élans de solidarité dans différents pays de l’Union européenne. À l’occasion du 19 mars, marche contre le racisme, notre dossier revient sur des mobilisations exemplaires qui ne doivent pas rester sans lendemain, même et peut-être surtout quand soufflent les vents mauvais…

Grèce : quelle solidarité ?

Royaume-Uni : la montée du racisme, un défi pour la gauche

État espagnol : « Nous voulons accueillir ! »

Allemagne : retournement de situation sur la question des migrantEs

« Nous ne pouvons plus accueillir toute la misère du monde »

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18 mars 2017 ~ 0 Commentaire

lordon besancenot (ballast)

besanc

L’Internationale, on le sait depuis la chanson, sera le genre humain.

Oui, mais comment ? Et tout se gâte, sinon s’enraie, ici. Nul n’oublie, depuis la boucherie de 1914, que les prolétaires eurent pourtant une patrie : des Français et des Allemands s’entretuèrent.

Le camp de l’émancipation brandit haut l’idéal internationaliste, de l’Espagne antifasciste des années 1930, au Che lançant, du Congo à la Bolivie, que « tout être humain véritable doit sentir dans son visage le coup donné au visage d’un autre être humain ». Mais l’interna- tionalisme induit-il le dépassement des nations ou la coopération solidaire de ces dernières ?

La question fâche et charrie son lot d’injures et de malentendus. Pour en débattre et tâcher d’en clarifier les enjeux, nous vous invitons à cet échange entre le philosophe Frédéric Lordon et l’un des porte-paroles du NPA, Olivier Besancenot.

Le premier jure qu’il n’est d’internationalisme que « de la contagion » et déplore l’abstraction d’une frange de la gauche radicale à ce sujet ; le second s’inquiète de la «grande régression » à laquelle nous assistons, celle de l’éloge des frontières ou de l’État, fût-ce à des fins socialistes. Une urgence plus qu’une question, donc.

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17 mars 2017 ~ 0 Commentaire

saint brieuc (afps)

s brieux.jpg

http://www.france-palestine.org/

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13 mars 2017 ~ 0 Commentaire

lannuon palestina (afps tregor)

lannion 2

 Création Bretagne/Palestine
Jeudi 30 mars à 20h30
Ouvert à tous – Amphi du lycée Le Dantec

Dans le cadre du 14ème concours Interlycées de Musique Bretonne, le Lycée Félix Le Dantec, l’association Digor an Nor, Ti ar Vro et l’AFPS Trégor s’associent pour accueillir à Lannion la création Bretagne-Palestine du Quintet Hamon-Martin et de Basel Zayed. Un concert unique à ne pas manquer pour son passage dans le Trégor

Kharoub ou la rencontre du Quintet Hamon-Martin, l’un des groupes les plus créatifs de la musique bretonne d’aujourd’hui avec le chanteur palestinien Basel Zayed et son frère percussionniste Yousef. Ils se sont rencontrés en 2014 à Jérusalem et ont souhaité croiser leurs expressions. Musique populaire du pays de Redon et de Cisjordanie, reprises de Fairouz, Oum Kalthoum, textes originaux écrits par Sylvain GirO et Denis Flageul. Ici se racontent en français et en arabe la résistance, la lutte, le partage et le vol. Ici se dit aussi en tissage les émotions universelles, les joies et les peines, l’amour et la mort. Et les rondes bretonnes deviennent un miroir de la dabké arabe…

Plus d’infos sur : http://alazim-muzik.com

ti

afps

Cliquez!

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08 mars 2017 ~ 0 Commentaire

croix celtiques (eirigi)

Eirigi

Drapeaux de nos camarades du FPLP palestinien et d’Eirigi

A propos du GUD, de la croix et des symboles celtiques

Le blog communiste Occitan « Servir le Peuple » a eu l’excellente idée de traduire un communiqué de l’organisation républicaine et socialiste Irlandaise Eirigi sur l’utilisation la croix Celtique par le GUD. Un communiqué qui tombe à point après la parade puante de 20 nervis du GUD « Bretagne » samedi dernier à Rennes en parallèle d’un rassemblement de solidarité avec des migrants.

Les néo-nazis n’ont aucun droit à se revendiquer de Pádraig Pearse et du républicanisme irlandais !

Comme il apparaît qu’un groupe français d’extrême droite, le GUD (Groupe Union Défense) a tenu une réunion publique en tentant de récupérer Pádraig Pearse et la liberté de l’Irlande, Éirígí affirme qu’il n’y aucune place pour les néo-nazis, racistes ou fascistes au sein de lutte révolutionnaire irlandaise.

Le républicanisme socialiste irlandais est une idéologie internationaliste, laïque et inclusive, avec une longue et fière histoire d’opposition à la menace fasciste, qu’elle ait montré sa tête affreuses dans les rues de Dublin ou sur les champs de bataille de l’Espagne. Depuis plus de 200 ans, le républicanisme irlandais a eu pour objectif de donner plus de pouvoir aux petites gens, indépendamment de leur religion ou leur nationalité, et a cherché à construire sur cette île un système social qui mettrait fin à toutes les formes d’exploitation. De tels principes reposent sur une totale opposition à l’idéologie d’extrême droite.

En tant que signataire de la Proclamation de 1916, Pádraig Pearse s’est battu pour les libertés civiques et religieuses, des droits égaux et des opportunités égales pour tous, et a finalement donné sa vie dans la tentative d’établir une République irlandaise qui chérirait tous les enfants de la nation de manière égale. L’absurdité de la suprématie raciale prêchée par l’extrême droite ne saurait être plus éloignée des convictions politiques de Pearse.

En tant que républicains socialistes irlandais, Éirígí rejette toute tentative de la part de l’extrême droite de récupérer le combat pour la liberté de l’Irlande. Nous affirmons que la lutte en Irlande est une lutte socialiste de libération nationale. Nous affirmons, avec les mots de James Connolly, que “le salut de l’Irlande ne peut venir que du socialisme” !

Étant donné que l’extrême droite à travers le monde se sent pousser des ailes depuis la victoire de Donald Trump, nous rappelons aux groupes tels que le GUD que toute tentative néo-nazie de s’organiser en Irlande a été empêchée par le Peuple irlandais, qui a sans cesse démontré qu’il est déterminé à affronter l’idéologie de la haine.

Aucune tribune ne sera donnée aux racistes, fascistes ou néo-nazis et leur soutien n’est pas le bienvenu. No pasarán !

Eirigi (Wikipedia)

http://www.bretagne-info.org/

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25 février 2017 ~ 0 Commentaire

brest (médias libres)

La guerre des filles

De Paris à Kobané, en Syrie, du Kurdistan de Turquie au Sinjar en Irak, une immersion dans le mouvement des femmes kurdes luttant contre Daech, héritières d’une longue tradition de résistance.

Il y a plus d’un an, le monde saluait le courage des femmes kurdes des Unités de défense féminines (YPJ) qui avaient combattu pour libérer la ville symbole de Kobané, en Syrie, du joug djihadiste.

Aujourd’hui, kalachnikov en main, elles poursuivent leur résistance massive face à Daech, dans le Rojava, le Kurdistan syrien, comme au Sinjar, en Irak, vaillantes et militantes, des chants partisans aux lèvres.

Leur slogan ? « Femmes ! Vie ! Liberté ! » Mais cette armée de femmes, formée militairement et politiquement, qui porte haut le projet d’une société affranchie du patriarcat, s’inscrit dans un mouvement de résistance déjà ancien, créé il y a bientôt quarante ans en Turquie autour de Sakine Cansiz. Cofondatrice du PKK, assassinée, avec deux autres militantes kurdes à Paris le 10 janvier 2013, cette icône a inspiré des générations de femmes.

Elle est en outre à l’origine des communautés et des camps d’entraînement installés dans les montagnes du Qandil, au nord de l’Irak, qui rassemblent des femmes kurdes de la région mais aussi d’Europe, unies par un même idéal : construire des sociétés démocratiques, multiethniques et multiconfessionnelles pour, peut-être, changer l’histoire du Proche-Orient.

Suivant depuis plus d’une décennie ces héroïnes kurdes en treillis, Mylène Sauloy est allée une nouvelle fois à leur rencontre fin 2015, et s’emploie ici à restituer pas à pas leur héritage. Jeunes recrues ou plus anciennes, ces femmes, qui luttent en première ligne contre Daech, défendent dans le même mouvement – et le même sourire -, l’égalité et la parité. Passionnant, ce documentaire en forme d’hommage montre comment une utopie salvatrice s’inscrit sur le terrain. Un féminisme vivifiant, servi par une remarquable maturité politique.

Rendez-vous jeudi 9 mars à 19h au PL Guérin, pour la projection du documentaire La Guerre Des Filles avec la réalisatrice Mylène Sauloy. On y servira également un repas (vegan) à prix libre, en soutien à brest.mediaslibres !

http://brest.mediaslibres.org/

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