Archive | Anticolonialisme

31 mars 2018 ~ 0 Commentaire

lorient kurdes (le télégramme + rp)

afin

Lorient. 700 manifestants en soutien aux Kurdes de Syrie

700 personnes ont manifesté à Lorient samedi 31 mars pour soutenir les Kurdes d’Afrin, en Syrie.

La cause kurde mobilise en Bretagne. Environ 700 personnes (1.000 selon les organisateurs) ont manifesté samedi 31 mars à Lorient.

Une action régionale

Dans l’après-midi les manifestants ont arpenté les rues de la ville, de la place de l’Ysère jusqu’à la place Aristide-Briand, à l’appel d’un collectif d’une vingtaine d’associations, de syndicats et de partis politiques. Cette action régionale et unitaire était destinée à sensibiliser l’opinion publique et briser le « silence complice de la communauté internationale, de l’Union européenne et de la France concernant l’occupation de la ville d’Afrin par l’armée turque dans le nord-ouest de la Syrie ».

31 mars 2018 Katell Brélivet

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28 mars 2018 ~ 0 Commentaire

catalogne solidarité

paris vcat

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27 mars 2018 ~ 0 Commentaire

afrin (alternative libertaire)

brets

Afrîn : contre l’occupation, contre la tentation du nettoyage ethnique

Afrîn est tombée, dans le sang et dans les larmes. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Notre soutien à la gauche kurde reste intact, de même que notre solidarité avec le peuple syrien. Les populations civiles qui ont massivement fui les bombardements et les exactions doivent pouvoir regagner leurs foyers.

Dimanche 18 mars, après presque soixante jours de résistance pied à pied, les Forces démocratiques syriennes ont préféré abandonner la ville d’Afrîn devant la puissance de feu de l’armée turque et de ses supplétifs islamistes. Cette nouvelle est douloureuse pour toutes et tous les amis de la cause kurde, et plus largement, de la paix au Moyen-Orient.

Nous pensons aux centaines de combattantes et combattants qui sont morts pour défendre le canton pied à pied : Kurdes et Arabes, volontaires internationaux de Turquie et du monde entier. Ils et elles se sont battus pour la liberté et la révolution, et nous saluons leur mémoire.

Nous pensons aux centaines de milliers de civils jetées sur les routes par familles entières pour échapper à l’avance des gangsters islamistes qui livrent aujourd’hui au pillage et à la destruction un canton qui, jusque-là, avait été épargné par les ravages de la guerre civile syrienne.

Cette tragédie n’aurait pas été possible sans la complicité ou la neutralité des États impérialistes qui interviennent en Syrie : Moscou a donné son feu vert à l’opération d’Ankara ; Paris et Washington ont déclaré « comprendre » leur allié dans l’Otan, lui demandant simplement d’agir « avec retenue ». La France et l’Union européenne ont conclu un pacte ignoble avec Erdogan, le finançant pour qu’il interdise aux migrants l’entrée en Europe.

Acculés, les FDS s’étaient résignés, au bout de trente jours de combat, à accepter le renfort de troupes du régime de Damas. Celui-là même qui viole, torture et massacre ses opposantes et opposants par milliers dans ses prisons et dans les zones qu’il dispute aux islamistes ; celui-là même qui, profitant de l’offensive turque sur Afrîn, avait lancé une attaque contre les FDS à Deir ez-Zor ! Ces renforts n’ont finalement été que symboliques – une parade en pick-up, en arborant les drapeaux du parti Baas –, et n’ont pesé ni politiquement ni militairement sur l’issue de la bataille.

Les FDS ont choisi d’abandonner la ville d’Afrîn, parce qu’elle était sur le point d’être encerclée et privée d’approvisionnement en eau. Sans doute aussi pour lui éviter la destruction qu’ont connue Kobanê ou certaines villes du Kurdistan turc comme Cizre, dévastées par l’armée d’Erdogan.

L’histoire cependant ne s’arrête pas là. La perte d’Afrîn est un revers militaire, pas un revers politique. Notre soutien à la gauche kurde, à son projet fédéraliste, féministe et social, respectueux des minorités (Yésidis, Arméniennes, turkmènes, arabes) reste intact, de même que notre solidarité avec le peuple syrien victime de la barbarie d’Assad. Les FDS ont promis de livrer aux troupes d’occupation turques et islamistes une guerre de guérilla dans les montagnes environnant Afrîn.

Dans l’immédiat, il faut réclamer le droit au retour des populations qui ont fui les combats, pour qu’à l’invasion ne s’ajoute pas la tentation de l’épuration ethnique. Les troupes turques et leurs supplétifs djihadistes doivent quitter le canton d’Afrin.

Alternative libertaire, le 24 mars 2018

http://alternativelibertaire.org/

images

Le collectif « Paix au Moyen Orient », organise ce mercredi un Rassemblement en réaction aux massacres commis à la fois dans la Goutha, à Afrin et au Yémen, dont sont d’abord victimes les populations civiles. Face à l’inaction de la Communauté internationale et au cynisme des puissances intervenant dans la région, nous vous invitons à participer à ce rassemblement qui aura lieu:

Mercredi 28 mars 18 h
devant le Monument aux morts

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25 mars 2018 ~ 0 Commentaire

kanaky (médiapart)

kanak

Appel des organisations et personnalités solidaires de la lutte du peuple kanak

A l’approche de l’échéance référendaire, un meeting était organisé à la bourse du travail de Paris  pour informer sur les enjeux du scrutin d’autodétermination et pour dénoncer les procédés coloniaux toujours à l’œuvre en Nouvelle-Calédonie

Trente ans après les accords Matignon-Oudinot et après celui de Nouméa, un référendum sur l’accession à la pleine souveraineté de la Kanaky – Nouvelle-Calédonie se tiendra le 4 novembre 2018.

Cette consultation référendaire est l’ultime étape d’un combat commencé en 1977.

Au terme de l’accord de Nouméa, le peuple calédonien s’exprimera sur son devenir. Cette consultation interrogera les populations locales concernées, seules à pouvoir s’exprimer. C’est donc une affaire strictement locale.

Or ces derniers mois, certains moyens de l’État sont utilisés pour s’ingérer voire s’inviter dans le débat. L’État français ne semble pas prêt à aller jusqu’au bout de son engagement formel pris lors de la signature de l’accord de Nouméa. Tous viennent porter la bonne parole qui est maintenir la France en Kanaky. Quid de la prise de possession unilatérale ? Quid des spoliations de terres ? Quid de l’identité kanak confisquée ?

La formulation de la question qui sera soumise à consultation référendaire, encore non arrêtée, est aussi une autre diversion pour créer de la division et maintenir la suspicion sur les conditions de la sortie. En effet, il est possible que l’indépendance totale ne soit pas l’option proposée au vote.

A l’approche de l’échéance référendaire, les organisations signataires soussignées appellent à participer à la mobilisation pour informer sur les enjeux de ce scrutin d’autodétermination et dénoncer les procédés coloniaux toujours à l’œuvre.

Elles soutiennent les revendications légitimes du peuple kanak et demandent que :

  • L’État français respecte l’impartialité et sa parole dans l’accompagnement du processus de décolonisation.
  • Soient inscrits tous les Kanak (de droit coutumier et droit commun) sur la liste générale, puis référendaire.
  • Le corps électoral spécial, qui marque l’arrêt définitif de la colonisation de peuplement, soit constitué avec sincérité et légitimité.
  • La question posée pour la consultation référendaire soit strictement conforme à l’Accord de Nouméa.

Pour rejoindre la liste des signataires (orgas et individuels) de cet appel :

soutien-kanaky@framalistes.org

On compte sur vous, mercredi 21, 19h, Bourse du travail de Paris !!!

18 mars 2018 MOBgé

Premiers signataires :

Le Mouvement des Jeunes Kanak en France (MJKF)

L’Union syndicale de Travailleurs Kanak et des Exploités (USTKE)

Le collectif Solidarité Kanaky

Survie

L’Association Information et Soutien aux Droits du Peuple Kanak (AISDPK)

L’union syndicale Solidaires

La Confédération Nationale du Travail (CNT)

La Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s (FASTI)

Le Collectif de Défense de l’Intégrité et de la Souveraineté des Comores (CDISCOM)

La Fondation Franz Fanon

Le Collectif ni Guerre ni Etat de Guerre

Alternative Libertaire

Le réseau Sortir du Colonialisme

Ecologie Sociale

Le collectif Faty Koumba

Ensemble

Le Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes

L’ Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe (UGTG)

Le Centre d’Etudes et d’Initiatives de solidarité internationale/Initiatives Pour un Autre Monde (CEDETIM/IPAM)

Silyane Larcher, chargée de recherche au CNRS en science politique

Le Syndicat des Travailleurs Corses (STC)

Le syndicat Solidaires-ASSO

Marie-Christine Vergiat, députée européenne, Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique

Le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)

José Bové, député européen Verts/Alliance libre européenne

Le Parti Communiste Français (PCF)

Le syndicat Langile Abertzaleen Batzordeak (LAB)

Noël Mamère, journaliste

L’ASTI Bassin d’Annonay

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15 mars 2018 ~ 0 Commentaire

paulu orsoni (corse matin)

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L’indépendantiste corse qui a participé à la création de la première armée républicaine irlandaise (IRA)

Un personnage resté longtemps dans l’ombre. Mais que Joritz Larraza a décidé de replonger dans la lumière. Qui est Paulu Orsoni ? Indépendantiste avant l’heure engagé en Corse, notamment dans le journal A Muvra, il a également fait partie des fondateurs de la «vieille IRA» (Armée républicaine irlandaise) et a même combattu l’armée française sur les côtes du Rif, aux côtés d’Abdelkrim, où il perdra finalement la vie.

À travers les nombreuses recherches menées dans le cadre de son mémoire de master, Joritz Larraza a pu retrouver un extrait de naissance, fixant la venue au monde de ce personnage méconnu le 24 septembre 1889 à Bastia. «Son père était maçon et sa mère femme au foyer, retrace-t-il. Il est parti à l’étranger pour gagner sa vie. Il a fait partie du conseil administratif maritime de Gênes.

Puis, lors de la Première guerre mondiale, il s’engage dans la Légion étrangère, est blessé trois fois et reçoit cinq citations. On pense qu’il a rejoint l’Irlande en 1918 car on en trouve aucune trace de lui lors de l’insurrection de Pâques en 1916.»

Après l’IRA il s’engage pour la Corse

Joritz Larraza retrouve la trace de Paulu Orsoni au sein des fondateurs de l’IRA, aux côtés de Michael Collins et Éamon de Valera. Puis, alors que la guerre civile débute en 1922, il décide de rentrer en Corse. Où il passera quatre années. «De retour sur l’île, il se lie avec les frères Rocca, qui fondent la première revue corse : A Muvra, poursuit Joritz Larraza.

Dans ce journal, il écrira de nombreux articles. Il y dénonce le clanisme, la «voyou- cratie ajaccienne» comme il la nomme.» Pour preuve à l’appui, des dizaines d’articles retrouvés dans les archives régionales de Corse du Sud – Archiviu di u Pumonte, signés de son nom. «Il est profondément romantique, c’est un érudit, un poète, qui écrit aussi bien en corse qu’en français, avec humour, sur des projets de société, remarque le jeune homme. Il parle d’autonomie, d’agriculture, de politique. Il est favorable à la création d’une voie de chemin de fer entre Bastia et Bonifacio.

Avec les frères Rocca, va se créer le Partitu Corsu d’Azione, qui s’engagera pour la commé- moration de Ponte Novu. On parle de régionalisme à une époque où le nationalisme corse n’existait pas encore. C’est un avant-gardiste qui veut se montrer pragmatique et appelle à se reprendre en main économiquement.» Pourtant, Paulu Orsoni finira par se braquer contre les frères Rocca car, contrairement à eux, il prône la lutte armée. Il quittera A Muvra et le Parti Corse d’Azione. «Il était trop en avance sur son temps», commente Joritz Larraza.

Chef de bataillon d’Abdelkrim sur le Rif

L’étudiant en histoire retrouve alors sa trace en avril 1925 dans la guerre du Rif, au nord du Maroc, où Orsoni combat aux côtés d’Abdelkrim contre l’armée française, et notamment contre la légion étrangère, dont il avait fait partie par le passé. « Abdelkrim le nomme chef de batail- lon, reprend le jeune homme. Il meurt les armes à la main vers la fin juillet 1925, près de la ville de Taza. On ne sait pas où se trouve son corps mais on peut supposer qu’il a été enterré dans une fosse commune. Il a certainement été déchu de sa nationalité française.»

Ce qui pourrait expliquer les difficultés auxquelles s’est heurté Joritz Larraza pour retrouver sa trace. Cependant, un article paru dans A Muvra, signé «Pasquale Manfredi» – «qui était un des nombreux pseudonymes de Petru Rocca» – rendra hommage à cet «anzianu cumpagnu di fede», «di babbu pumunticu è di mamma curtinese », «natu in Bastia» qui «avìa fattu i so studii in Aiacciu ».

De nombreuses informations sur sa vie sont condensées dans un unique article de presse. La guerre de 14-18, l’Irlande et sa mort. Une lettre d’un ami à Londres apprend à Petru Rocca que Paulu Orsoni, parti à Tanger le mois d’avril précédent, avait offert ses servi- ces à Abdelkrim. Il y reconnaît que «Paulu Orsoni hè mortu pè e so idee». Avant de saluer «a memoria di u nostru cumpatriottu è anzianu cumpagnu di fede». «Un proverbe rifain affirme que : La mort d’un homme sur le chemin du droit n’est pas la mort, mais l’immortalité », conclut le jeune homme. Cette immortalité, c’est ce qu’aimerait offrir Joritz Larraza à Paulu Orsoni. En levant le voiles qui obscurcit son incroyable destin.

Une bouteille à la mer pour étoffer ses recherches

Les premiers indices de l’existence de Paulu Orsoni arrivent de manière fortuite, autour d’une tasse de café. « Une connaissance avait évoqué, de manière évasive, la présence d’un Corse dans les rangs de l’IRA au début du 20è siècle, raconte Joritz Larraza, guide conférencier de 29 ans originaire du Pays basque, qui vient de terminer un master d’Histoire à l’université de Corse. Je n’avais pas de nom et sans preuve de son existence, j’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’affabulations.

Puis, en octobre 2017, alors que mes camarades et moi effectuions une grève de la faim, je me retrouve à lire le livre Avanzà ! de Jean-Guy Talamoni. Et là, à la page 51, je découvre enfin le nom de ce Corse, écrit noir sur blanc ! » Paulu Orsoni.

Joritz Larraza tente de faire des recherches sur le personnage, mais celles-ci sont peu fructueuses. Jusqu’à la découverte d’un article de Denis Luciani dans l’Encyclopédie de la Corse qui le renvoie à un ouvrage rédigé par le défunt historien et linguiste Yacinthe Yvia Croce. Là, il en apprend un peu plus et décide de mener des recherches sur ce personnage oublié dans le cadre de son mémoire de master en histoire. Documentation fragmentaire, parfois erronée : les recherches s’avèrent difficiles.

Finalement, en réalisant un travail de fourmi, aux archives d’Ajaccio, de Bastia et Corte, ainsi qu’à travers des contacts à l’étranger, il réussira à retisser une partie de l’histoire de ce «Che Guevara avant l’heure». Mais des «zones d’ombre subsistent». C’est pourquoi Joritz Larraza envoie «une bouteille à la mer» : «Je voudrais vraiment réhabiliter ce héros de roman. C’est pourquoi je lance un avis de recherche : si des gens ont des informations, des photos de Paulu Orsoni, je leur demande de bien vouloir me contacter.»

14 mars 2018

https://www.corsematin.com/

Contact : 06.73.93.07.06. ou  joritz.larranza@gmail.com

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14 mars 2018 ~ 0 Commentaire

afrin (npa)

npa 29 vertic

Communiqué du NPA.

Halte au massacre de la population ! Erdogan doit se retirer d’Afrin !

Depuis le 20 janvier l’armée turque, aidée par des brigades djihadistes liées à al-Qaïda et financées par le gouvernement d’Erdogan, ont pénétré dans la province d’Afrin, au nord de la Syrie, qui échappe au contrôle des régimes syrien comme turc.

Des centaines de milliers de personnes de toutes origines et de toutes religions s’y étaient réfugiées, dont de nombreux Yezidis qui ont subi un génocide en 2014 dans les monts Sinjar. Mais Erdogan ne pouvait supporter que cette petite province à majorité kurde ait choisi de rejoindre la fédération du nord de la Syrie et donné des droits égaux à tous ses habitants et habitantes.

Depuis le 20 janvier, les F16 turcs pilonnent les villes et les villages, faisant de nom- breuses victimes civiles. L’armée turque et ses sbires djihadistes sont aux portes d’Afrin et le silence de la « communauté internationale » est total, celui des médias ahurissant. Les YPG/YPJ, les FDS, qui ont vaincu l’État islamique à Kobané et à Raqqa, sont laissés seuls face au massacre annoncé.

Pour les grandes puissances, c’est une bonne affaire. Pour Bachar al-Assad, qui n’a pas levé le petit doigt contre l’invasion de son territoire par une armée étrangère, c’est aussi une bonne affaire, Erdogan le débarrassant d’une remise en cause de son pouvoir absolu.

Le gouvernement français reste passif et ne fait rien pour stopper le massacre annoncé. La population d’Afrin et les FDS lancent un appel au secours, et nous devons y répondre. Le NPA appelle ses militantEs, ses sympathisantEs, touTes et tous, à participer, massivement, partout en France, aux rassemblements et manifestations de soutien à Afrin.

Arrêt immédiat des bombardements !

Retrait des troupes turques et des mercenaires djihadistes !

Solidarité internationale avec Afrin !

No pasaran !

Montreuil, le 13 mars 2018

https://npa2009.org/

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11 mars 2018 ~ 0 Commentaire

carhaix kendal breizh (fr3 + of + npa 29)

Hier Samedi au centre Glenmor à Carhaix s’est tenu une réunion/rencontre hommage à KendalBreizh/Olivier leclaiche, militant breton libertaire et Internationaliste mort sous les bombes turcs à AFRIN.
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Appelé par le Centre démocratique Kurde et les Amitiés Kurdes de Bretagne cette rencontre émouvante et militante a rassemblé 300 personnes dont de nombreux kurdes de rennes et Brest et des turcs progressistes en opposition radicale à Erdogan.
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Les camarades de Breizhistance ont pris une grande part à l’organisation , à l’animation et au succés de ce rassemblement de plusiers heures.auquel ont participé aussi divers mouvements comme le secours rouge international, Alternative libertaire, groupes anti fa, l’Udb mais aussi le NPA. Aprés des films sur l’activité des Internationalistes au Rojava dans le nord de la syrie et des vidéos sur Kendal, de nombreux hommages et témoignages ont égréné l’aprés midi.
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Des interventions de soutien aussi de l’UDB, du PC et du NPA, de la CGT école privée, du SLB, etc.. Et du député en Marche ( 4ème circonscription du Morbihan) qui connaissait Kendal et a tenté de nous faire croire que » Macron était attentif’ à la situation d’AFRIN!!!
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Ce fut l’occasion pour le camarade du NPA, invité par les organisateurs à prendre la parole et ce ,juste aprés le représentant du PCF, de rendre un hommage internationaliste à Kendal et aux résistants d’Afrin, tout en dénonçant la barbarie en cours Dans la Ghouta orientale.Dans son intervention le camarade a dénoncé fermement la complicité de Macron et son gouverne- ment à l’égard d’Erdogan et sa politique criminelle et appelé à la solidarité internationale.
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Ce fut aussi l’occasion de parler de la résistance en Turquie même et de la déclaration de Yeniyol ( section de la 4ème International en Turquie) condamnons la guerre d’Erdogan sur AFRIN., déclaration que nous avons mis à disposition sur les tables d’information et qui fut appréciée..La salle et toute sa logistique avait été mise à disposition gratuitement par la mairie de Carhaix.
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 Fraternellement,
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Gérard
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Kendal-Breizh-3
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Carhaix : hommage à Kendal Breizh, mort au combat en février aux côtés des forces armées kurdes

À Carhaix, ce samedi, des centaines de personnes ont rendu hommage à Olivier Le Clainche, tué en février dernier lors d’un bombardement dans le canton syrien d’Afrine. « Kendal Breizh » (son nom de combattant) était parti combattre aux côtés des forces armées kurdes.

Ce samedi à Carhaix, des centaines de personnes se sont rassemblées pour rendre hommage à Kendal Breizh, De son vrai nom Olivier Le Clainche, cet homme de 41 ans était parti combat- tre l’État islamique aux côtés des forces armées kurdes YPG (Unités de protection du peuple). Mais le 10 février dernier, ce militant d’extrême gauche meurt dans la région d’Afrine, au Nord-Ouest de la Syrie, lors d’affrontements avec l’armée turque., »Il n’est pas parti sur un coup de tête ou juste comme ça à l’aventure. Il avait des idées : il défendait la lutte de la révolution kurde« , affirme Ewen Salomon, ami d’Olivier Le Clainche.

« C’est une guerre pour se défendre »

Ce rassemblement vise à rappeler qu’il n’était pas djihadiste, mais qu’il luttait pour la minorité kurde. « Ce qui se passe à Afrin, c’est une guerre pour se défendre. C’est là que les interna-tionalistes comme Kendal Breizh ont été bombardés dans un bâtiment. Ce n’est pas une guerre pour faire la guerre, mais pour se défendre contre l’impérialisme turc« , affirme Fehmi Kaplan du Conseil démocratique kurde de Rennes.

Guillaume Bricaud du mouvement indépendantiste de gauche Breizhistance, confirme : « Ce ne sont pas des guerriers, ni des soldats. Ils intègrent une armée populaire. C’est-à-dire qu’une armée populaire est faite pour ne pas durer, mais défendre un projet révolutionnaire, une société complètement différente, basée sur le respect et sur l’égalité. » Associations et militants essaient d’attirer l’attention sur ce conflit pour qu’Olivier Le Clainche ne soit pas mort pour rien.

Baptiste Galmiche  10/03/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Mort de Kendal Breizh : « Il est tombé pour défendre les valeurs auxquelles il croyait » 

Syrie : mort du Breton Kendal Breizh, parti se battre aux côtés des Kurdes 

L’hommage à Olivier Le Clainche, Breton tué en Syrie, rassemble 300 personnes (OF)

 

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05 mars 2018 ~ 0 Commentaire

morlaix afps (le télégramme)

salalh

Solidarité. Salah Hamouri, toujours détenu en Israël

Les membres du collectif « Liberté pour Salah Hamouri » se mobilisent pour venir en soutien à l’avocat franco-palestinien.
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Le collectif « Liberté pour Salah Hamouri » en Pays de Morlaix, créé pour le soutien à l’avocat franco-palestinien détenu en Israël, s’est mobilisé samedi matin sur le parvis de l’Hôtel de Ville. Le collectif, qui regroupe, fait exceptionnel, 19 associations locales, partis politiques et syndi- cats, a souhaité faire connaître son indignation sur les conditions de l’arrestation et du maintien en détention administrative renouvelable de Salah Hamouri, qui reste toujours sans jugement.
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Ils ont particulièrement insisté sur le fait que la France et son gouvernement sont silencieux car seul, « l’espoir de sa libération » a été évoqué par le ministre Le Drian qui ajoute : « Salah Hamouri bénéficie de la même protection consulaire que les autres Français ». Le collectif parle alors de cynisme car « rien n’est fait pour mettre la pression sur l’état israëlien ».
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Une fête de soutien le 14 avril
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Des demandes d’audiences auprès de la député Sandrine Le Feur et du sénateur Jean-Luc Fichet leur ont été adressées. Par ailleurs, une fête de soutien « Six heures pour la Palestine » sera organisée par le collectif le 14 avril, avec tables rondes, conférences, repas et musique à Plourin-lès-Morlaix.
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05 mars 2018
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02 mars 2018 ~ 0 Commentaire

syrie (regards + slate)

 poutine

Le conflit syrien, un front à gauche

La guerre en Syrie a tracé une nouvelle ligne de fracture au sein de la gauche de gauche. Des conceptions divergentes de l’impérialisme, de la nation et de la religion sous-tendent des divisions que les positions prêtées à Jean-Luc Mélenchon ont cristallisées. La gauche radicale se déchirait déjà sur l’Europe (entre « eurobéats » et « souverainistes ») et sur l’interdiction du voile (entre « islamogauchistes » et « laïcards »).

Cet hiver, on a découvert un nouveau sujet de clivage irrémédiable : la Syrie. Alors que les médias s’émeuvent de l’écrasement sous les bombes du dernier bastion rebelle à Alep-Est, Djordje Kuzmanovic, chargé des questions internationales au Parti de gauche, ironise via Twitter sur la crédulité de certains camarades journalistes ou militants : « C’est intéressant mais le « dernier hôpital d’Alep » (entendu Alep-EST pour les initiés) a été « détruit » quinze fois en six mois. Record absolu ! »

Traités d’idiots utiles du néo-conservatisme atlantiste, les dits camarades l’accusent en retour de minimiser, voire de cautionner les crimes de guerre de Vladimir Poutine et de Bachar el Assad. Sur Facebook se multiplient les statuts valant avertissement : qui osera dédouaner le gouvernement russe sera immédiatement « défriendé », comprendre retiré de la liste d’amis virtuels de l’application…

« Libération » ou « crime de guerre » ?

Moscou et Damas ont-ils libéré la population d’Alep-est des combattants djihadistes soutenus par les États-Unis et leurs alliés du Golfe ? Ou ont-ils achevé de réprimer dans le sang la révolte populaire amorcée en 2011 ? Difficile pour les non spécialistes de se faire une opinion, quand chaque camp reproche à l’autre d’être berné par la propagande. Il faut dire qu’entre la chaîne du Kremlin Russia Today et BFM TV, l’alternative n’est guère reluisante.

Le sujet est tout aussi brûlant dans les autres gauches du monde :

Au Royaume-Uni, le quotidien communiste Morning Star a déclenché un tollé en titrant sur la « libération » d’Alep. Aux États-Unis, Ben Norton, journaliste vedette du site radical Salon, fait polémique en refusant de diaboliser Poutine, affirmant que les supposées victimes des bombardements sont des djihadistes armés par le camp américain. Au Liban, le principal journal de gauche Al Akhbar a fini par adopter une ligne pro-Hezbollah et donc pro-Assad, provoquant le départ d’une partie de la direction. Rédigée en réaction à ce genre de position, la « lettre à un ‘camarade’ qui s’obstine à justifier l’injustifiable » du militant NPA Julien Salingue a été traduite en anglais, italien, castillan, allemand et arabe…

Mais l’interprétation des événements par les uns et les autres n’est pas seulement une affaire d’opinion personnelle ou de sélection des sources, mais aussi de filiation politique.

Cela n’aura échappé à personne : ceux qui justifient en France les offensives de Poutine et Assad sont le plus souvent des partisans du Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon. Ceux qui affirment avant tout leur solidarité avec la population d’Alep-Est et condamnent (voire appellent à sanctionner) Poutine et Assad sont plutôt des sympathisants de Ensemble, de EELV ou du NPA. Dans la configuration politique française, la chute d’Alep a mis en lumière les profondes divergences idéologiques au sein de la gauche radicale sur trois questions : l’impérialisme américain, le rapport à la nation et l’islam politique.

Anti-impérialisme à géométrie variable

Si toutes les forces de gauche ne peuvent qu’être d’accord avec la volonté de Mélenchon de « tourner la page du tropisme atlantiste », leurs analyses divergent sur le rôle des États-Unis dans le dossier syrien. « Les Nord-Américains et leurs alliés ont l’intention de découper le pays (…) pour faire passer les gazoducs et les oléoducs dans des zones contrôlées par les nord-américains », avance Mélenchon dans une vidéo pour expliquer le conflit syrien, insistant sur le fait que la crise se réduit à une affaire de compétition pour des ressources et « rien d’autre ».

Pour le NPA, cette lecture « stalinienne », digne du Parti communiste français de l’époque de la guerre froide, se trompe en considérant les États-Unis comme la seule puissance impérialiste menaçant la stabilité internationale et la souveraineté des États. Contrairement aux guerres pour le pétrole, initiées par les présidents Bush en 1991 et en 2003 en Irak, le conflit actuel n’a pas été déclenché par les Américains, ni par leurs alliés saoudiens ou qataris, mais par le soulèvement de la population syrienne contre le régime dictatorial d’Assad.

Si les États-Unis cherchaient vraiment à le renverser, ils seraient intervenus en 2013, lorsque le régime a franchi la fameuse « ligne rouge » en utilisant des armes chimiques sur la Ghouta. Échaudés par le fiasco des interventions en Irak et en Libye, non seulement ils n’ont jamais tenté d’éliminer Assad – dont le pays est de toute façon moins stratégique du point de vue des ressources énergétiques que l’Irak –, mais ils ont mis leur veto à la livraison des missiles anti-aériens réclamée par l’opposition syrienne.

Cette surestimation du rôle américain pose deux problèmes : premièrement, elle conduit à minimiser la nocivité des autres impérialismes qui tiennent tête aux États-Unis : « Il n’est pas vrai que la Russie soit une menace pour la paix dans le monde », a ainsi répété Mélenchon à l’occasion de ses vœux pour 2017, alors que la Russie a agressivement œuvré à renforcer le régime meurtrier d’Assad, son dernier allié significatif au Moyen-Orient, mais aussi à soutenir le mouvement séparatiste dans le Donbass en Ukraine, après la victoire du soulèvement du Maidan. Alors que Moscou nie toute ingérence au motif que ses bombardements répondent à la demande formulée par le gouvernement syrien souverain, on peut interroger la légitimité « souveraine » d’un président ayant succédé à son père en remportant des élections où il était le seul candidat.

Si le « campisme » anti-américain de Mélenchon explique par ailleurs son estime pour des figures comme Raul Castro à Cuba, Rafael Correa en Équateur ou encore Hugo Chavez au Venezuela, qui ont su résister – au prix de manquements démocratiques – aux pressions combinées du capital et des États-Unis, il ne s’agit pas de caricaturer : il se défend d’une quelconque « amitié » pour Poutine, qui, rappelle-t-il, a incarcéré son seul ami en Russie, Sergueï Oudaltsov, président du Front de gauche russe, et ne fait nulle part l’éloge d’Assad, comme le fait l’extrême droite, en tant que protecteur laïc des minorités, notamment chrétiennes.

L’internationalisme contre le « réalisme »

Deuxièmement, cette focalisation sur les intérêts américains empêche Mélenchon de saisir le tournant du Printemps arabe de 2011 et de mesurer la force du mouvement populaire contre Assad, lequel aurait pu être balayé comme Moubarak en Égypte ou Ben Ali en Tunisie en 2012 si l’Iran, le Hezbollah et la Russie n’étaient pas massivement intervenus et si l’opposition avait obtenu les armes demandées pour les contrer. La militarisation, l’internationalisation et l’isla- misation ultérieures du conflit, ou encore le fait que la rébellion ait pu, dans un premier temps, agir en coordination avec le gouvernement contre-révolutionnaire turc ne doivent pas occulter l’origine populaire et progressiste de l’opposition à Assad.

Ciblée en priorité par le régime de manière à faire d’Assad la seule alternative à Daesh, l’opposition non islamiste a certes été décimée par les bombes, les arrestations et les exé- cutions, mais comme l’a écrit au printemps dernier Ghayath Naisse, du Courant de la gauche révolutionnaire en Syrie, « Le mouvement populaire reste vivant : il renoue avec les mots d’ordre de la révolution de 2011 ». Dépourvus d’organe central et peu influents sur le cours des événements, ils sont invisibles dans les médias.

Il n’empêche que, selon Robin Yassin-Kassab, co-auteur de Burning Country : Syrians in Revolution and War, il reste tout de même près de quatre cents conseils locaux et provin- ciaux, dont la moitié sont directement élus, qui organisent la vie quotidienne sous les bombes et manifestent dans certaines villes aussi bien contre Assad que contre les djihadistes. Mais ce peuple-là est absent du discours de Mélenchon, si ce n’est sous les traits de victimes passives des dommages collatéraux, inévitables dans tout bombardement.

Dans ce contexte, pour le NPA et le mouvement Ensemble, la tâche première d’une gauche internationaliste est de soutenir le processus révolutionnaire en Syrie.

Là se situe la deuxième grande différence avec le cadre national privilégié par Mélenchon. Sa priorité ? Promouvoir « l’indépendantisme » de la France et « renouer avec le projet univer- saliste que notre diplomatie et nos armes doivent porter » (Revue internationale stratégique, 2015). Pourtant impeccablement internationaliste lorsqu’il s’agit de défendre le peuple grec face aux diktats du FMI et de Bruxelles, le Parti de Gauche change ainsi radicalement de registre sur la Syrie.

Au nom des « intérêts de la France » et du « réalisme », Paris devrait se montrer pragma- tique dans ses relations aussi bien avec Assad que Poutine. « La position consistant à soutenir la puissance étatique (syrienne), dans cette région, ne peut pas juste être balayée d’un revers de main au prétexte qu’elle serait immorale. Elle l’est certainement en partie, car c’est le cas de toutes les positions réalistes », écrit ainsi dans Marianne Djordje Kuzmanovic.

Mais « ce réalisme national, pour ne pas dire nationaliste, est à mille lieues de la tradi- tion communiste internationaliste de Marx, Lénine, Trotski et Luxemburg, pour laquelle le seul réalisme qui vaille est un réalisme prolétarien, où l’on se place du point de vue des classes subalternes, de leurs intérêts indépendamment de la nationalité, mais aussi du point de vue des nations opprimées par les puissances impérialistes – notamment la France », explique le militant NPA Ugo Palheta.

Le prisme anti religieux

Enfin, les désaccords sur la Syrie reflètent les fractures de la gauche sur la religion en général et l’islam politique en particulier. Certes, personne à gauche n’a la moindre sympathie pour le projet politique conservateur défendu par les diverses branches des Frères musulmans. Lutte ouvrière rappelle ainsi que « c’est un courant profondément anticommuniste ; que là où il est au pouvoir, il l’est aux côtés de la bourgeoisie, réprime les grèves et assassine les militants ouvriers ».

Non moins véhément, le Parti de Gauche inscrit plutôt son rejet de l’islam politique dans la tradition jacobine, rationaliste et laïque de dénonciation de « l’obscurantisme religieux contre les Lumières » (blog de Mélenchon, novembre 2015). C’est d’ailleurs pourquoi il applaudit sans réserve les combattants kurdes laïcs qui ont affronté Daesh dans le Nord de la Syrie, mais ne dit mot des combattants islamistes, qui ont pourtant, eux aussi, chassé Daesh d’Alep début 2014. Dès lors que les islamistes ont phagocyté la lutte armée en Syrie, il n’y aurait pas à s’attarder sur les nuances entre les groupes plus ou moins « modérés » : la priorité serait d’aider Assad à les combattre.

Si le NPA reconnait que les progressistes et les démocrates sont minoritaires dans la composition des groupes armés, aujourd’hui dominée par des forces islamistes réaction- naires, il apporte deux nuances importantes : d’une part ces islamistes ne sont pas hégémo- niques politiquement sur les forces civiles de l’opposition. D’autre part, seule une minorité des combattants sont des djihadistes prônant des actions violentes. Ces derniers représentaient à Alep-est environ 900 combattants sur plus de 5.000 rebelles, selon l’envoyé spécial de l’ONU en Syrie. Le groupe le plus radical est le Jabhat Fatah al-Sham, anciennement le Jabhat al-Nusra, la filiale syrienne d’Al-Qaeda, qu’il n’est évidemment pas question de soutenir. Mais le reste de la rébellion d’Alep-Est est formé de groupes de l’Armée syrienne libre (ASL), qui se sont créés à partir de la fin 2011 en regroupant des soldats désertant l’armée syrienne et des civils. La plupart incarnent un islam politique non djihadiste, proche de celui de Ennahda en Tunisie, par exemple.

« Le marxisme issu des lectures de Marx, Engels ou de Rosa Luxembourg n’est pas bêtement anti-religion. Il sait par exemple qu’une revendication émancipatrice peut être soutenue sur la base de croyances religieuses, et que des alliances temporaires et tactiques avec certains courants religieux sont parfois à envisager », affirme Julien Salingue.

Selon celui-ci, « c’est pourquoi il faut toujours avoir une analyse matérialiste des croyances : si une majorité a voté pour les Frères musulmans en Égypte en 2012 ou pour le Hamas en Palestine en 2006, c’est pour des raisons avant tout politiques, pas spirituelles. Même si les Frères musulmans sont tout aussi contre-révolutionnaires que l’ancien régime, il a pu être stratégique à certains moments précis de prendre leur défense contre l’offensive de l’armée égyptienne. Et de même que la gauche internationaliste n’a pas cessé de soutenir le peuple palestinien sous prétexte qu’il avait voté pour le Hamas, elle doit rester solidaire du peuple syrien, quand bien même il est défendu militairement, dans de nombreuses villes, par des groupes islamistes ».

Si les affaires internationales ne sont pas au coeur de la présidentielle, cette ligne de fracture théorique sur la Syrie n’est pas sans incidence sur la campagne. Une partie de l’électorat de gauche invoque en effet la position polémique de Mélenchon pour lui préférer Benoît Hamon, qui n’a pas hésité à parler, au sujet d’Alep, de « plus grand drame humanitaire depuis des décennies ». S’il était président, il irait « là-bas comme François Mitterrand avait été à Sarajevo » en 1992 pour obtenir l’ouverture d’un couloir humanitaire, a affirmé le candidat socialiste. Une référence qui ne devrait pas laisser Mélenchon insensible…

http://www.regards.fr

Lire aussi:

La désinformation d’une partie de la gauche sur la guerre en Syrie (Slate)

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28 février 2018 ~ 0 Commentaire

kendal breizh (karaes)

kenda

Journée d’information sur la révolution kurde et hommage à Kendal Breizh le 10 mars à Carhaix

Kendal Breizh était le nom de guerre du volontaire international Olivier L., militant libertaire et révolutionnaire breton parti rejoindre à l’été 2017 les forces kurdes au Rojava et lutter parmi elles contre l’Etat islamique à Raqqa et Deir-ez-Zor.

Les idéaux libertaires et révolutionnaires de Kendal Breizh l’avaient conduit à s’intéresser à l’expérience politique du Rojava, puis à s’engager aux côtés des forces kurdes et de leurs alliés (arabes, yézidis…). Il partageait avec elles des idées anti-impérialistes, anti-fascistes, anti-sexistes, écologiques et pour un municipalisme libertaire, respectant le droit de tous les peuples à maitriser leur destin.

Après avoir participé à la libération de Raqqa et de la vallée du Bas-Euphrate, Kendal Breizh s’est porté volontaire le 20 janvier, avec d’autres internationalistes, pour la défense du canton d’Afrin attaqué par les forces turques et ses supplétifs djihadistes (al-Qaeda et militants de l’Etat islamique).

Le 18 février, le commandement des Unités de Défense du Peuple (YPG) a annoncé le décès au combat de Kendal Breizh le 10 février, dans la région d’Afrin, victime d’un bombardement aérien mené par les forces du dictateur turc Erdogan.

Les amis de Kendal Breizh, ses camarades de lutte ici et là-bas, les Kurdes de Bretagne et les AKB invitent toute personne solidaire à un hommage public le 10 mars 2018, dans le cadre d’une journée d’information sur la révolution kurde.

Ce sera l’occasion, pour toutes les personnes touchées par la mort de Kendal Breizh, pour tous les défenseurs de la liberté, pour tous ceux qui souhaitent manifester leur solidarité vis-à-vis de ses amis, de ses camarades de combat et du peuple kurde, de lui rendre homma- ge et d’échanger/s’informer sur la lutte menée au Kurdistan, en particulier au Rojava, en présence notamment de représentants du mouvement de libération kurde.

Carhaix  Centre Culturel Glenmor

Le samedi 10 mars 2018 de 13h à 17h

Journée d’information sur la révolution kurde

Hommage à Kendal Breizh

13h  : accueil du public

13h30 – 15h30  : projections-débats ; table-rondes sur la situation au Kurdistan, les luttes des Kurdes, la solidarité internationale ; stands d’information

15h30 – 17h  : hommage à Kendal Breizh

Toute personne ou collectif ou mouvement souhaitant s’exprimer lors de ces journées est invité à s’inscrire à l’adresse suivante : kendalbreizh@outlook.fr

Organisé par :

  • les amis et camarades de Kendal Breizh
  • le Centre démocratique kurde de Rennes (CDK-R)
  • Amitiés kurdes de Bretagne (AKB)

La presse d’extrême-droite et les organisations d’extrême-droite ne sont évidemment pas les bienvenues.

http://rennes-info.org/

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