Archive | Anticolonialisme

13 mai 2017 ~ 0 Commentaire

suzanne citron (essf)

le mythe

Vous avez, en tant que professeure, beaucoup critiqué les méthodes d’enseigne- ment, la pédagogie mais aussi 
les programmes eux-mêmes. Quel cheminement vous amène à produire cette vision distanciée de l’école française ?

Suzanne Citron. J’étais une ancienne «  bonne élève  » et une militante convaincue de l’école publique. En 1959, la scolarité obligatoire est prolongée jusqu’à seize ans. Mais je découvre comme parent et comme enseignante que cette école a bien des défauts : surcharge des programmes, enfermement des enseignants dans leur discipline, méfaits du système de nota- tion, rigidités administratives. Les années 1960 voient une floraison de revues pédagogiques et d’ouvrages traitant de l’école. La société française est traversée d’interrogations : en mars  1968, un grand colloque réunit à Amiens 600  participants «  pour une école nouvelle  ». On a oublié aujourd’hui les remises en question de mai  1968 que j’ai moi-même expérimentées dans mon lycée d’Enghien : des élèves et des professeurs réinventaient l’enseignement dans leurs livres blancs. Mais, pour toutes sortes de raisons, grandes furent les déceptions immédiates, ce qui m’incita à écrire mon premier livre en 1971, l’École bloquée.

Votre rapport à l’histoire devient progressivement critique. En 1987, vous écrivez le Mythe national, l’histoire de France en question, devenu un ouvrage de référence. Pourquoi avez-vous ressenti le besoin 
de décortiquer les fondements 
d’un roman national ?

Suzanne Citron. Ce livre est l’aboutissement de longues réflexions et de nombreuses lectu- res. Il y a d’abord le choc indélébile de la guerre 
d’Algérie, la raison d’État républicaine qui censure l’information sur les tortures. Je puise dans de nouvelles histoires de France, dans des travaux étrangers les outils d’une déconstruction critique du petit Lavisse. Je décortique la façon dont les historiens libéraux et républicains du 19è siècle, imprégnés de la Révolution française, ont identifié la nation à l’État et ont construit le récit d’une France toujours déjà là qui légitimait l’État même dans ses crimes. Disposant d’annales dynastiques qui débutaient avec Clovis, ces historiens leur ont rajouté en amont un peuple souche gaulois et couturé en aval l’inattendu de la Révolution. L’école républicaine a nationalisé les petits Français bretons, corses, basques, antillais, juifs… par ce récit d’une commune origine gauloise, d’une chaîne de grands souverains débutant avec Clovis et Charlemagne, d’une Révolution célébrée comme un avènement messianique.

Mais ce roman national ne continue-t-il pas 
à se transmettre intact encore aujour- d’hui ?

Suzanne Citron. Il n’a en effet jamais été véritablement déprogrammé. Certes d’importants travaux novateurs sont publiés. Mais les journalistes et le public se réfèrent aux souvenirs d’école primaire dès qu’il s’agit d’histoire de France et le récit scolaire demeure enfermé dans sa linéarité du 19è  siècle. La grande majorité des responsables politiques, de droite comme de gauche, ont une conception positiviste de l’histoire qui fétichise l’ancien récit comme socle indestructible de la nation.

Vous avez un regard très critique sur les lieux de mémoire. Pourquoi ?

Suzanne Citron. J’ai beaucoup espéré des historiens des Annales lors de ma quête critique du Mythe national. Dans son entreprise des Lieux de mémoire, Pierre Nora, qui bénéficiait d’un grand pouvoir médiatique, s’est voulu l’initiateur d’un regard patrimonial sur le passé. Mais dans cette histoire de France au second degré, il a maintenu en filigrane le récit du 19è  siècle et n’a pas recomposé le passé d’une France marquée par la honte de Vichy, les séquelles de la guerre d’Algérie, et profondément renouvelée par les immigrations postcoloniales.

Nous assistons à un retour des conservatismes et à une propagation des idées du Front national. En tant que résistante et historienne, quelle serait, pour vous, la meilleure manière 
de combattre ces thèses ?

Suzanne Citron. Le savoir-faire de Marine Le Pen dans son entreprise de «dédiabolisation» consiste en la manière dont, avec le support des médias, elle s’est appropriée et utilise le vocabulaire politique commun en le détournant : nation, État, république, laïcité. Face à cette emprise, le discours antifasciste des années 1930 et le front républicain de 2002 s’avèrent inefficaces.

Du PS à Mélenchon, on n’a jamais autant brandi la République. Mais cette invocation quasi religieuse d’une République au-dessus de tout soupçon, sous couvert d’une bonne conscience de gauche ou de droite, n’est pas la bonne méthode. La désaffection pour les gouvernants conforte l’impact démagogique du discours passéiste de Marine Le Pen.

Débusquer le totalitarisme masqué du Front National derrière son autolégitimation arrogante, cela exige de ses adversaires, par-delà l’incantation des mots, 
la refondation des choses : l’exemplarité éthique et civique des gouvernants et la simplification 
du train de vie de l’État, une administration proche des gens, une école ouverte à tous les talents, des débats constructifs entre adversaires politiques. Face au projet d’une nation maurrassienne clôturée dans ses frontières et nourrie de roman national, une France des diversités et des multiples racines est à inventer, morceau d’humanité, 
bribe d’Europe, présage d’avenir.

http://www.europe-solidaire.org/

Commentaire: Article de l’Humanité. Suzanne Citron a soutenu Ségolène Royal en 2007.

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11 mai 2017 ~ 0 Commentaire

lannion palestine (afps)

afps.

Palestine : Rassemblement de l’AFPS à Lannion samedi

L’AFPS Trégor organise un rassemblement citoyen de solidarité samedi 13 mai à 11h sur le parvis de la mairie. « Depuis le 17 avril, plus de mille prisonniers politiques palestiniens ont entamé une grève de la faim à la suite de Marwan Barghouti, souvent présenté comme le « Mandela palestinien ». Leurs revendications portent sur l’amélioration de leurs conditions de détention, dénoncées entre autres par Amnesty International », précise un communiqué.

 Lien : www.france-palestine.org/-Actualites-

11/05/2017 Erwann Hirel

http://www.letregor.fr/

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21 avril 2017 ~ 0 Commentaire

rennes conférence (afps)

rennes

Conférence « La vie à Gaza »
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Mardi 25 Avril 18h30, Amphithéâtre Erasme,
Sciences-Po Rennes
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Conférence d’ Ibrahim Awad, Palestinien Gazaoui et professeur de français. Aujourd’hui résidant en France, il viendra nous expliquer la situation de la bande de Gaza et témoigner des conditions de vie imposées là-bas.La bande de Gaza représente une bande de terre de 41 km de long, longeant la mer Méditer- ranée et limitrophe de l’Egypte et d’Israël. Depuis la fin du mandat britannique, ce territoire a beaucoup souffert des conflits entre ses voisins.

C’est en 1993, avec les accords d’Oslo, que la bande de Gaza va être placée sous l’adminis-tration intérimaire de l’autorité palestinienne. Plus tard, en 2005, Israël sera contraint de retirer ses militaires du territoire gazaoui ainsi que des milliers de ses colons. Aujourd’hui, Israël et l’Egypte maintiennent depuis 10 ans un blocus militaire sur la bande de Gaza, et ce, officiellement, en réponse à la montée du Hamas dans cette région.
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Avec ce blocus, ils imposent à 1,9 million d’habitants de vivre dans des conditions de vie misérables. Gaza est aussi tristement connue pour être fréquemment la cible d’attaques massives à l’encontre des Palestinien.ne.s comme en 2009, et 2012 et en 2014.
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Associations Germinal, Salam et France Palestine Solidarité (AFPS)
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20 avril 2017 ~ 0 Commentaire

callac palestine (afps)

printemps-62e94

Printemps de la Palestine – projection

Cinéma d’Argoat – Callac

Lundi 24 avril – 20 h 30

3000 nuits

Un film de Mai Masri

La révolte gronde dans une prison israélienne, où sont détenues des prisonnières politiques palestiniennes. Layal, une jeune institutrice de Naplouse, vient d’arriver, condamnée à 8 ans de prison pour un attentat dans lequel elle n’est pas impliquée, elle s’habitue progressivement à l’univers carcéral. Mais Layal découvre qu’elle est enceinte. Envers et contre tous, elle décide de garder l’enfant.

Débat avec Yves Jardin, responsable AFPS au groupe de travail sur les Prisonniers Palestiniens.

Télécharger le programme

AFPS Centre Bretagne

http://www.france-palestine.org/

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19 avril 2017 ~ 0 Commentaire

patrie (tc)

tintin

Non Mélenchon, tou-te-s les candidat-e-s n’aiment pas la patrie

Lors du journal télévisé de France 2 du 07/04/2017, Jean-Luc Mélenchon a répondu à la question : pourquoi se présenter ? Il a dans un premier temps parlé de l’acte d’un citoyen républicain et démocrate qui agit dans la Cité, et puis qui aspire à jouer un rôle par ses propositions. Il rappelle qu’il a passé sa vie à ça. Il a parlé de son amour pour la patrie et de l’histoire de France, dans laquelle il choisit ses héros, tout en disant que tous les candidat-e-s à cette présidentielle sont animé-e-s d’un amour de la patrie.

Quelle histoire de France ?

Son amour de l’histoire de France n’est pas le nôtre. Mélenchon n’a pas cette analyse1 qui met au centre de l’histoire la classe des travailleur/ses, et plus particulièrement la lutte de classe. Mélenchon en parlant de l’histoire de France fait l’impasse sur qui la raconte, de quel point de vue. L’histoire de la France officielle c’est celle de nos manuels scolaires, celle racontée par les classes dirigeantes, qui tait la Commune de Paris, qui diminue les atrocités du colonialisme, qui tait le néo-colonialisme, l’impérialisme français, c’est celle qui fait confondre les partisan-e-s de Lénine et les partisan-e-s de Staline…

L’histoire qui nous intéresse, c’est l’histoire des exploité-e-s, des opprimé-e-s de France, mais aussi de tout pays, de toute région, qu’elles soient nationales ou non2. Ce qui nous intéresse, ce sont les mouvements sociaux qui font que les exploité-e-s, les opprimé-e-s, prennent conscience de la force qu’ils et elles ont, de la centralité de leur position dans la société, prennent conscience que tout ce monde repose sur elles et eux.

Nous ne choisissons pas quelques héros (héroïnes aussi?) dans l’histoire des exploiteurs. Les seuls héros et héroïnes, ce sont les travailleur/ses, les exploité-e-s, les opprimé-e-s qui s’organisent, et qui elles et aux aussi monsieur Mélenchon, en plus de leur travail, font de la vraie politique.

La patrie, un amour ?

Comment est-il possible que Mélenchon, qui connaît pourtant les positions du NPA et de Philippe Poutou, comme celle de LO et de Nathalie Artaud, puisse dire que tous les candidat-e-s sont animé-e-s d’un amour de la patrie ?

Même si Mélenchon ou les militant-e-s de la France Insoumise peuvent rappeler facilement que ce terme de « patrie » a été réapproprié par la propagande révolutionnaire de 1789 (« amour sacré de la patrie » dit la Marseillaise), depuis au moins la politique impérialistes et chauvine de la Troisième République, qui a contribué préparer la boucherie de 1914, il a pris un sens nationaliste. Et même dans le sens dit révolutionnaire, il efface là encore, au même titre que le terme « citoyen-ne »3, la notion fondamentale de classe, et des intérêts antagonistes entre deux classes centrales : la classe des travailleur/ses et la classe des grands patrons.

Ne pas mettre ceci en perspective est révélateur du fait que le programme de la France Insoumise ne permettra pas de changer la société fondamentalement. L’exploitation capitaliste, tant qu’elle est faite par de « bons » patrons respectueux de la France, n’est pas un problème

Dans le programme de Mélenchon, cela conduit à substituer à l’antagonisme des classes fondamentales l’idée selon laquelle il serait possible de distinguer de « bons » patrons, qui seraient d’accord pour respecter les lois de la future VIe République et pour bien investir par l’incitation fiscale, et les mauvais patrons soumis à la « Finance ».4

Ni patrie, ni patron

Pour nous, ce n’est pas en donnant carte blanche à un bon tribun au service de « la France » que nous pourrons changer la société et en construire une nouvelle, sans exploitation, sans oppressions. Il n’y a pas photo, deux travaileur/se-s de Roumanie et de France ont mille fois plus d’intérêts communs que les travailleur/se-s de France et les patrons français. C’est en ces termes que nous analysons notre rapport à la nation, cadre qui nous est imposé par l’histoire des dominants, mais dont nous voulons nous débarrasser en luttant dans une perspective internationaliste :

ll va absolument de soi que, pour pouvoir ne serait-ce que lutter, la classe ouvrière doit s’organiser chez elle en tant que classe, et que le territoire immédiat du combat est son pays. C’est dans cette mesure que la lutte de classes est nationale, non dans son contenu, mais, comme le dit le Manifeste communiste, dans sa forme. »5

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

Lucas Battin (17 avril 2017)

http://tendanceclaire.org

Commentaire: La Tendance Claire est un courant du NPA

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04 avril 2017 ~ 0 Commentaire

gilbert et marie (le télégramme)


Quimper. Les CRS chargent les militants…

De tous les combats

83 ans moins deux dents. On ose le mot. Gilbert Nicolas a retrouvé son allant et presque son sourire. Le pasteur quimpérois, âgé de 83 ans, a perdu deux dents en février lors de la dispersion par les CRS, d’une manifestation contre une réunion d’extrême droite. Avec son épouse Marie, Gilbert a été de toutes les causes pour la paix et les droits de l’Homme.

Il est arrivé à la rédaction, le visage encore tuméfié, la lèvre coupée, un triste sourire sur ses dents cassées. Il a laissé quelques documents, un livre. « Au crépuscule de mes jours, il importe de faire le bilan. Les points positifs marquent notre volonté d’avoir toujours été fidèles à notre idéal et de n’avoir jamais trahi personne. Pour le reste, on a fait le peu qu’on a pu », a-t-il écrit sur une carte. Le coup pris dans une charge des CRS quelques jours avant, le 4 février, lors d’une manifestation contre une réunion d’extrême droite, aurait-il eu raison de la foi de Gilbert Nicolas en l’avenir ? L’heure du retrait serait-elle arrivée pour le pasteur quimpérois de 83 ans ?

Quelques jours plus tard, rendez-vous est pris pour tenter ce « bilan ». Gilbert et Marie, son épouse, arrivent à vélo. Le pas est alerte, le regard vif. « Nous n’avons pas beau- coup de temps, dit Gilbert. Marie doit partir à Tours dans l’après-midi, pour l’assemblée générale des Faucheurs Volontaires d’OGM ». Le temps aurait, de toute façon, manqué tant le parcours du couple est vertigineux. Sur un demi-siècle, il n’y a pas une cause des droits de l’Homme et de la paix dans le monde pour laquelle, ils n’ont pas donné leur temps, leur coeur, leur maison.

Gilbert et Marie sont indissociables. Ils se sont rencontrés en 1969 à Crozon. « Je participais, en service civil international, à la reconstruction du village de l’association Renou- veau », dit-elle. Marie est d’origine suisse. « Mes parents sont venus s’installer en France car ils trouvaient la Suisse étroite en pensée. Ma mère a beaucoup milité contre le nazisme. Elle était à Berlin en 1933. Elle me disait qu’il y a des choses que l’on ne peut accepter ».

Esprit de révolte

Gilbert, de treize ans son aîné, a déjà forgé son engagement. Il est loin le temps de l’orphelin en culotte courte sur les grèves de Carantec dans les années 1930. L’héritage des anciens qui ont vécu la Première Guerre mondiale, c’est « plus jamais ça ». Formé comme couvreur zin- gueur à Brest, Gilbert, se retrouve à Paris, chez un oncle protestant. Le catholique se conver- tit. « C’était une libération spirituelle, morale. Je n’étais plus asservi aux commandements de l’église mais à ma conscience selon la Bible ». Après un service militaire au Maroc de 1954 à 1956, il engage des études théologiques qui dureront des années, devient pasteur sans avoir été consacré. «Je voulais un ministère auprès des pêcheurs, un peu comme un prêtre-ouvrier», dit-il.

« Nous avons marché d’un même pas »

À la fin des années 1960, Gilbert est pêcheur à Carantec, puis c’est la rencontre avec Marie, décisive. « Nous avons marché d’un même pas, nous accompagnant l’un et l’autre dans les mêmes intuitions et les mêmes certitudes sans que l’on puisse dire, à cause de notre totale complicité, lequel précède l’autre », dira-t-il. « Mais je suis agnostique », dit-elle. De 1970 à 1972, le couple est à Marseille où Gilbert est docker. Il se consacre aux travailleurs immigrés, aux antimilitaristes, renvoie son livret militaire. En 1973, nouveau tournant. Gilbert s’embarque pour une des grandes affaires de sa vie : Mururoa. Il navigue pendant six mois comme équipier du Fri, voilier antinucléaire et pacifiste pour dénoncer les essais nucléaires français dans le Pacifique. L’odyssée réunira le général de Bollardière, Jean-Marie Muller, Jean Toulat, Brice Lalonde… L’événement est fondateur pour l’écologie politique.

À la fin de l’année, le couple s’installe à Quimper où Marie a été nommée professeur de biologie. Le deal se met en place : Marie apporte un salaire, Gilbert sera père au foyer (quatre enfants, dont deux adoptés) et très vite engagés sur tous les fronts. Il fonde le groupe Amnesty International à Quimper, soutient des prisonniers tahitiens, marche au Larzac, à Plogoff, à Creys-Malville contre Superphénix, à Flamanville. Dans les années 1980, il participe à la «Marche des Beurs », s’engage dans les Brigades de paix Internationales, contre la dictature au Guatemala d’où il sera expulsé.

« On ne lâche rien »

Aujourd’hui, Marie participe à des projets éducatifs, humanitaires, au Tchad, au Togo, mais aussi en Palestine. La biologiste est aussi devenue une faucheuse volontaire pour dénoncer l’accaparement du vivant par les firmes. Dernière action, en novembre dans la région de Dijon, contre un colza OGM. À Quimper, elle a été convoquée au commissariat et a refusé un prélè- vement d’ADN. « J’ai donné deux fois mon ADN avec mes enfants et plus de cent fois avec mon sang. Je refuserai de le faire dans ces conditions ». Le procès est prévu en septembre.

Le 4 février, Gilbert a été blessé au visage lors du dispersement d’une manifestation contre une réunion de l’extrême droite. Il a porté plainte. « Notre mot d’ordre était Bretagne ouverte, solidaire et fraternelle, dit Gilbert. On ne lâche rien ». Et ils sont repartis à vélo

http://www.letelegramme.fr/

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03 avril 2017 ~ 0 Commentaire

tibet (npa)

tibet

Notre soutien au droit d’autodétermination du peuple tibétain 

Réponse à la lettre de l’association Tibet Libre adressée à Philippe Poutou

Nous soutenons le droit à l’autodétermination du peuple tibétain, ce qui inclut évidemment le droit à l’indépendance. Plus précisément, nous soutenons le combat du peuple tibétain contre la colonisation en cours de son pays par le pouvoir chinois.

Dans le cadre du développement des luttes de libération dans le monde colonial et semi- colonial au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et de la victoire du PCC en 1949, la question s’est posée de ce qu’il allait advenir des relations entre Pékin et les nombreuses populations non-Han de la « périphérie ». Une « union libre » ou une (con)fédération étaient envisageables.

La réponse à cette question s’est avérée négative.

Le droit d’autodétermination reconnu dans la Constitution de 1931 (les « soviets » constitués par le PCC) a été effacé. L’autonomie promise aux minorités ethniques en 1984 a été vidée de tout contenu significatif et le gouvernement de la Région autonome du Tibet est resté une fiction. Aucune forme de fédéralisme n’a été mise en œuvre. Le chauvinisme grand’ Han a imposé sa loi. Le groupe communiste tibétain en a d’ailleurs payé le prix : son principal dirigeant, Phuntso Wangye, a été purgé en 1957, puis jeté en prison pendant 18 ans.

Nous jugeons en conséquence que le peuple tibétain est soumis à une sévère oppression nationale et religieuse.

Nous réclamant nous-mêmes des idéaux socialistes ou communistes, nous nous devons d’être particulièrement clairs à ce sujet. Il est aussi devenu l’otage des conflits géopolitiques, compte tenu en particulier la situation stratégique du haut plateau tibétain dans l’Himalaya. C’est particulièrement net dans les années 1950, à la suite de la guerre de Corée. Le PCC a brutalement inversé sa politique tibétaine, passant d’une alliance avec les élites à une réforme agraire menée de façon autoritaire, la décennie se concluant sur le soulèvement de 1959.

La Chine est maintenant une puissance capitaliste. L’intégration économique de la « périphérie » s’accroit. Le Tibet est devenu une terre de colonisation Han avec le développe- ment des infrastructures et la politique des nouvelles « routes de la soie ». Il nous paraît, dans ce contexte, particulièrement important de renouveler notre soutien au combat d’auto- détermination du peuple tibétain.

Le Dalaï-Lama porte sur le plan international la question tibétaine. Tant en matière religieuse que culturelle, la référence à l’identité bouddhiste du Tibet constitue certainement un ciment de résistance face aux politiques d’assimilation de Pékin. Nous souhaitons cependant soulever deux problèmes à nos yeux importants.

Le Dalaï-Lama est une autorité à la fois religieuse et étatique (gouvernement en exil) ; un statut ambivalent qui peut légitimer un pouvoir théocratique. Aucune société, pourtant, n’est homogène en matière de croyances (ou de non-croyance), pas plus que sur le plan ethnique. L’égalité citoyenne ne peut être pleinement reconnue là où il y a religion d’Etat – ou une définition ethnoreligieuse de l’Etat.

Le Dalaï-Lama est connu pour la prudence avec laquelle il cherche à négocier une solution à la « question tibétaine » avec le gouvernement chinois. Face à l’intransi- geance du PCC, le nationalisme tibétain peut se différentier. Des courants d’extrêmes droites peuvent se constituer. Des mouvements bouddhistes d’extrême droite existent d’ores et déjà en Birmanie et au Sri Lanka (voire en Thaïlande avec les ultra-royalistes).

Nous nous inquiétons de telles possibilités ; non pas pour modérer notre soutien au combat d’autodétermination du peuple tibétain, mais pour le renforcer. En Chine même, des personnalités ont condamné la politique de leur gouvernement au Tibet. Nous devons, en France et ailleurs, œuvrer à développer de telles solidarités – et nous vous remercions de contribuer par votre activité à maintenir présente, en France, cette question.

Philippe Poutou Nouveau Parti anticapitaliste (NPA)

dimanche 26 mars 2017

http://www.europe-solidaire.org/

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30 mars 2017 ~ 0 Commentaire

guyane (grs)

grs t

Nos camarades du Groupe Révolution Socialiste

Contact: revsoc.grs@gmail.com

Lire aussi:

Site officiel du collectif « Pou Lagwiyann Dékolé »

 

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29 mars 2017 ~ 0 Commentaire

guyane (npa + divers)

GuyaneManifEtatScelerat

La Guyane après les grandes manifestations du mardi 28 mars

La mobilisation à passé une vitesse supérieur aujourd’hui au second jour de grève générale. D’énormes manifestations ont eu lieu à Cayenne et Saint Laurent du Maroni.

Selon la Préfecture il s’agit des “manifestations les plus importantes qu’ai connu le territoire” 10 000 à Cayenne et 4 000 à Saint-Laurent selon la police.

Sur Cayenne, il n’y avait pas moins de 15 000 personnes, aucun militant ne s’attendait à une telle déferlante. Toute la population dans toute ses composantes culturelles était mobilisée. Les Amérindiens ouvraient cette énorme marche, de très nombreux jeunes étaient présent, toutes les couleurs et groupe « communautaires » étaient représentés (on a vu des drapeau brésiliens, haïtiens, dominicains, des centaines de drapeau guyanais, un drapeau français et même un drapeau kanak) (oui, en Guyane tout le monde aime montrer son drapeau!).

Au delà du drapeau, ce qui est intéressant c’est que pour la première fois toute la diversité culturelle a marché ensemble, faisant voler en éclats tous les préjugés qui gangrènent depuis un certains temps la Guyane.

Les revendications xénophobes initiales des 500 frères laissent place à une unité populaire sans précédent. Le discours des 500 frères à d’ailleurs largement changé car maintenant ils revendiquent que “nous sommes tous guyanais, brésiliens, surinamais, haïtiens… “Nou tout guyanais”. Selon de nombreux commentateurs une nation serait née aujourd’hui. Je ne suis pas devenu nationaliste, mais il faut bien comprendre que cet élément est essentiel pour la conscience collective (dans les colonies le rapport de classe et lié aux rapports de race) et cette conscience collective peut vraiment faciliter le travail d’émancipation politique!

Sinon, sur le plan économique, rien ne bouge, tout est bloqué, tout est fermé, tout le monde a fait ses réserve pour tenir un mois.

Le comité de convergence « Pou Lagwiyann dékolé » a plus ou moins réussi à maintenir son mot d’ordre de ne pas rencontrer la délégation interministérielle, vue ici comme un mépris car ne comprenant aucun ministre. L’arrivée de plusieurs ministres est annoncée pour la fin de semaine mais déjà certains syndicalistes refusent de rencontrer la ministre des Outres-Mer qualifiée de méprisante envers les guyanais! Bref “nou la, nou paré, nou ka tchembé réd, nou pa ka moli”. Adrien

colonies-dAmérique

Un point sur la situation après une marche de 20 000 personnes à Kayenn, de 10 000 à Saint Laurent du Maroni, on attend les chiffres des autres communes : en France c’est l’équivalent de 6 millions de personnes dans le rue ! 

- A la fin de la marche : prises de parole de tous les collectifs : il y en avait tellement que le meeting à duré plus de 2 heures…
- Le Collectif des collectifs « Pou Lagwiyan dékolé » est tellement débordé par les revendications, qu’ils ont dû revoir leur copie, il voulait au départ donner la plateforme au préfet, sans discussion ni négociation (ce qui est évidemment très bien !) ils ont été obligé d’y renoncer car beaucoup de collectifs n’ont pas eu le temps de remonter leurs revendications.
- La direction du mouvement est multiples, les 500 frères ont ouvert la marche, mais les cortèges de étudiants, et des guyanais étaient gigantesques ! Lila

Mardi 28 mars 2017

Lire aussi:

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29 mars 2017 ~ 0 Commentaire

brest palestine (afps)

brest 3000

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