Archive | Anticolonialisme

10 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

poudre (le huffington post)

breast 1

Donner le sein est mauvais pour le business (The Guardian)

Face à l’OMS qui promeut l’allaitement maternel, Donald Trump défend le lait en poudre

Un article a accusé les États-Unis d’avoir voulu atténuer une résolution de l’OMS en faveur de l’allaitement maternel.

Le président américain Donald Trump a défendu ce lundi 9 juillet le recours au lait en poudre, après qu’un article a accusé les Etats-Unis d’avoir voulu atténuer une résolution de l’Organi-sation mondiale de la santé (OMS) en faveur de l’allaitement maternel.

L’article, paru dans le New York Times, affirme que les délégués américains à une réunion annuelle de l’OMS à Genève en mai ont cherché à supprimer un passage d’une résolution sur l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant qui invitait les Etats membres à « protéger, promouvoir et soutenir » l’allaitement maternel.

Les Américains auraient fait pression sur l’Equateur afin que le pays renonce à proposer la résolution, et c’est la Russie qui aurait pris le relais. La phrase a finalement été approuvée et figure dans le document disponible aujourd’hui en ligne.

« L’article du New York Times sur l’allaitement doit être dénoncé. Les Etats-Unis soutiennent fortement l’allaitement mais nous pensons que les femmes ne doivent pas se voir interdire l’accès au lait en poudre. De nombreuses femmes ont besoin de cette option à cause de la malnutrition et de la pauvreté », a tweeté Donald Trump.

L’OMS promeut depuis des années l’allaitement maternel exclusif jusqu’à six mois

Le département d’Etat a qualifié de « fausse » l’idée que Washington ait menacé un pays partenaire. Un responsable diplomatique a cependant convenu que les Etats-Unis estimaient que « la résolution, telle que rédigée initialement, appelait les Etats à ériger des obstacles pour les mères qui souhaitent nourrir leurs enfants ». « Toutes les mères ne peuvent pas allaiter, pour diverses raisons », ajoute ce responsable.

L’Equateur, de son côté, a fait savoir qu’il s’était battu pour faire passer la résolution. « Nous n’avons jamais succombé aux intérêts particuliers ou commerciaux, ni à aucun autre type de pression », a déclaré la ministre de la Santé, Veronica Espinosa.

L’OMS promeut depuis des années l’allaitement maternel exclusif jusqu’à six mois, et partiel au-delà et jusqu’à deux ans ou plus, notamment dans les pays pauvres, où les femmes allaitent plus souvent et plus longtemps que dans les pays développés. Mais le marché du lait en pou-dre est énorme et pesait 47 milliards de dollars en 2015, selon Euromonitor International. Il est dominé par quelques groupes, notamment américains, et est en forte croissance.

09/07/2018

https://www.huffingtonpost.fr/

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09 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

catalogne (pùblico.es)

escosse

62% des Catalans pour négocier plus d’autonomie avec l’Etat

L’enquête est publiée à la veille de la réunion qui aura lieu lundi à la Moncloa (palais) entre le président du gouvernement, Pedro Sánchez, et celui de la Catalogne, Quim Torra.

62% des Catalans sont favorables à y négocier une augmentation de l’autonomie avec l’Etat, tandis que 21,5% sont pour l’indépendance et une nouvelle république, selon un sondage de Gesop pour El Periódico.

L’enquête, que le journal a publié lundi dans son édition papier et dimanche sur son site web, est publiée la veille de la réunion. L’enquête montre que la majorité des Catalans sont favorable de négocier plus d’autonomie avec le nouvel exécutif socialiste au lieu d’opter pour l’indépendance.

On peut noter que les citoyens les plus à gauche sont un peu plus partisans de l’option sécessionniste (34%). 

Ceux qui se sentent uniquement catalans optent pour la sécession dans 57,6% des cas et seuls 34%, la négociation. D’après les résultats de l’enquête, qui a eu lieu entre le 2 et le 6 juillet à partir de 525 entrevues, il est frappant de constater que 52,8% des électeurs d’ERC (Gauche Républicaine) sont en faveur d’une plus grande autonomie gouvernementale, alors que ceux qui demandent l’indépendants ne représentent que 38,5% des personnes consultées.

D’autre part, ceux qui ont voté pour Junts par Catalunya (Coalition de droite) ou la CUP (Anticapitaliste) lors des dernières élections sont les plus favorables à l’indépendance. Selon El Periódico, l’option de la négociation s’est imposée dans toutes les villes catalanes. Les muni-cipalités de moins de 10 000 habitants sont celles qui enregistrent le pourcentage indépendantistes plus élevé (31,6%), mais toujours en dessous de la négociation.

Barcelone 07/09/201

http://www.publico.es/

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08 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

zehra dogan (morlaix)

morlaix 1

morl 2

morl3

Crowfunding

Site

festivalautresmondes@gmail.com

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06 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

guerre 1914-1918 (1) médiapart

tardi drapeau

1914-1918 : les vraies raisons de la boucherie

Replongeons-nous au début du 20e siècle. Le monde n’avait-il pas déjà été partagé ?

Jacques R. Pauwels. Pas tout à fait. La Chine, par exemple, un immense pays faible avec un énorme marché de débouchés, était encore totalement ouverte.

De plus, tous les pays n’étaient pas satisfaits de leur part. Sur le plan des colonies, l’Allemagne était le parent pauvre. Elle pensait pouvoir phagocyter la Belgique. La Grande-Bretagne était d’ailleurs prête à signer un accord à ce propos. Il ne fallait pas nécessairement en arriver à une guerre. La concurrence entre les pays impérialistes pouvait également être résolue par des accords mutuels. Parmi l’élite anglaise, il existait un groupe assez important qui aurait pré-féré collaborer avec l’Allemagne plutôt qu’avec la France. Pour satisfaire les Allemands, ces gens étaient prêts à céder le Congo belge à l’Allemagne. Il est donc normal que la Belgique ait été impliquée dans cette guerre, puisque la Belgique était également un pays impérialiste.

Vous parlez également d’impérialisme social…

En effet. En acquérant des colonies, les pays pouvaient se débarrasser de leurs citoyens «gênants» : les classes inférieures qui, aux yeux de l’élite, étaient surpeuplées. Les gens trop pauvres, on pouvait s’en débarrasser en les envoyant dans ces colonies. L’impérialisme était donc aussi une manière de résoudre les problèmes sociaux. Les pauvres pouvaient faire carrière dans ces colonies. De la sorte, ils se muaient en patriotes, au lieu de rester des emmerdeurs. En les laissant intervenir de façon agressive dans les colonies, ils ne posaient plus le moindre problème dans la métropole.

Il y avait, par exemple, pas mal de fils de fermiers sans travail, et ce, du fait que l’agriculture devenait trop productive. Ces gars, on pouvait les envoyer au Congo comme missionnaires. On a expédié là-bas une vingtaine de missionnaires de chaque bled agricole flamand. On leur a collé un uniforme sur le dos et, dès lors, ils ont pu aller jouer au patron chez les noirs.

Vous dites que l’enjeu, c’étaient les colonies. Pourquoi, dans ce cas, n’ont-ils pas mené la lutte dans les colonies mêmes ?

Cela a abouti à une guerre mondiale parce qu’il s’agissait de possessions impérialistes, mais cette guerre se déroula en Europe, parce que les pays impérialistes étaient principalement des pays européens. À deux exceptions près : les États-Unis et le Japon, qui ont pu se permettre de ne pas intervenir directement. D’autres pays ont un peu attendu, comme l’Italie et la Bulga-rie, mais ils y sont finalement allés quand ils ont compris qu’il y avait quelque chose à gagner dans l’aventure. (Avec les russes vers le Bosphore et la Turquie note du blog)

Les pays qui n’étaient pas directement concernés n’auraient-ils pas mieux fait de rester neutres ?

Se confiner dans la neutralité n’était pas sans danger non plus. Pourquoi les États-Unis sont-ils entrés dans la guerre ? Pas pour sauver la démocratie ou une histoire du genre ; ça, c’est de la foutaise. En tant que pays impérialiste, ils guettaient une occasion pour s’étendre et la Chine se trouvait sur la liste de leurs desiderata. Non pas qu’ils aient voulu coloniser la Chine, mais ils voulaient y pénétrer sur le plan économique : il y avait des marchés de débouchés, des possi-bilités d’investissement, des contrats intéressants dans la construction des chemins de fer…

Mais d’autres pays lorgnaient aussi la Chine, comme le Japon, par exemple. L’Allemagne et la France y avaient déjà des concessions, des mini-colonies. Le Japon, le grand concurrent des États-Unis, a déclaré la guerre à l’Allemagne sur un prétexte et ce qu’il a fait tout de suite, ç’a été de rafler en Chine ce morceau qui était à l’Allemagne. Ça n’a pas plu aux Américains. Les États-Unis devaient intervenir, car, s’ils restaient neutres, ils allaient se retrouver les mains vides à la fin de la guerre.

C’était comme une loterie : celui qui ne jouait pas ne pouvait pas gagner. En février 1917, en France, le président du Conseil avait déclaré que seuls les pays engagés dans la guerre auraient leur mot à dire dans le repartage du monde après la guerre. D’après moi, il y a un rapport entre cette déclaration et le fait que les États-Unis ont déclaré la guerre à l’Allemagne en avril de la même année. Les gagnants de la guerre avaient l’intention de se récompenser eux-mêmes, les perdants allaient perdre, mais les neutres ne recevraient rien.

Comment cela ?

Prenons le Portugal. En 1916, les Portugais eux aussi ont déclaré la guerre à l’Allemagne. Pas parce qu’ils croyaient devoir y être quand les prix seraient distribués à la fin de la guerre, mais parce qu’ils estimaient qu’ils allaient devoir payer le prix de leur neutralité s’ils n’y allaient pas. Ils savaient que, déjà avant la guerre, les Britanniques avaient proposé les colonies portugai-ses à l’Allemagne. Les Portugais s’étaient donc dit qu’ils allaient perdre leurs colonies s’ils restaient neutres. Le Portugal avait donc une peur bleue, en restant neutre, de tout perdre. Et qu’a-t-il fait ? Il a déclaré la guerre à l’Allemagne. Au grand dam des Britanniques. Le Portugal avait-il quelque chose contre l’Allemagne ? Non, absolument rien. Mais, pour ces raisons impé-rialistes, il ne pouvait se permettre de se cantonner dans sa neutralité.

On dit toujours que les Britanniques sont partis en guerre parce que la souve-raineté belge avait été violée par les Allemands. Mais ce n’était sans doute pas la vraie raison ?

Non. Ils avaient tout simplement besoin d’une excuse, car la Grande-Bretagne voulait de toute façon la guerre avec l’Allemagne. En secret, elle avait déjà conclu un accord avec la France, obligeant l’armée britannique à venir en aide aux Français. La Grande-Bretagne avait besoin d’une excuse, car elle voulait de toute façon la guerre avec l’Allemagne. Pourquoi les Britanni-ques avaient-ils conclu ce marché avec les Français ? Parce qu’ils voulaient la guerre avec l’Allemagne et qu’ils savaient que l’Allemagne était l’ennemie de toujours de la France. Les Britanniques et les Français n’avaient jamais été amis. Ils le sont devenus parce qu’ils avaient un ennemi commun.

Pourquoi la Grande-Bretagne voulait-elle la guerre avec l’Allemagne ?

La flotte britannique devait rester aussi importante que toutes les autres flottes ensemble, afin de pouvoir dominer n’importe qui. Mais, fin du 19è siècle, début du 20è, les Allemands se mirent eux aussi à construire des navires. Il s’agissait de navires modernes qui ne naviguaient plus au charbon, mais au pétrole. La Grande-Bretagne avait du charbon, mais pas de pétrole. Elle devait donc acheter ce pétrole aux États-Unis, à la Standard Oil. Mais, en tant que grande puissance, la Grande-Bretagne n’aimait pas dépendre des États-Unis, parce qu’ils étaient de grands rivaux, et même des ennemis. Et cela servit les Britanniques que l’Allemagne envahisse la Belgique.

La Grande-Bretagne voulait une source indépendante de pétrole et elle s’est donc mise à chercher. D’abord du côté de la Perse, l’actuel Iran, où les Britanniques avaient conclu un marché avec les Russes pour se partager le pétrole. Du pétrole a ensuite également été découvert en grande quantité en Mésopotamie, l’actuel Irak, qui faisait partie de l’Empire Otto-man, à l’époque l’homme malade de l’Europe. Déjà avant la guerre, les Britanniques avaient raflé une partie de ce pays et l’avaient appelée le Koweït. Les Britanniques y avaient installé un émir, qui était leur ami, sur le trône. Pas un démocrate, mais bien disposé à jouer le jeu.

Un peu plus tard, on trouva également du pétrole près de la ville de Mossoul : la Mésopotamie devint clairement l’objet de désir des Britanniques. Mais elle appartenait aux Ottomans. Et Mossoul se trouvait plus loin à l’intérieur des terres, il était difficile de s’en emparer. Mais que découvrirent alors les Britanniques ? Que l’Empire ottoman et l’Allemagne avaient un projet commun de construction d’une voie ferrée reliant Bagdad à Berlin. Les Allemands avaient donc l’intention d’acheminer ce pétrole de la Mésopotamie vers leur propre marine de guerre. Et cela, les Britanniques devaient l’empêcher coûte que coûte. Comment ? Par une guerre. Quand la guerre éclata, l’armée anglo-indienne, qui se trouvait déjà dans les parages, débar-qua immédiatement en Mésopotamie.

Cela dit, l’armée britannique en Europe était trop faible pour combattre l’armée allemande. La Grande-Bretagne a donc eu besoin d’alliés. La France et la Russie, elles aussi ennemies de l’Allemagne, avaient des armées énormes. Et c’est ainsi qu’on en arriva à un accord militaire avec la France.

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06 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

guerre 1914-1918 (2) médiapart

boches

Dans votre livre, vous montrez qu’à côté du partage du monde, il y avait une seconde raison à la guerre : c’était une occasion de freiner le mouvement social.

En effet. L’impérialisme est un système qui fonctionne au profit des grands acteurs du système capitaliste : les banques et les grandes entreprises, ceux qui ont besoin des matières premiè-res, des marchés, qui, sur le plan international, sont actifs dans le secteur minier, dans la cons-truction des chemins de fer… Ces gens avaient des problèmes avec leurs travailleurs. Mais même si cela n’aboutissait pas à une révolution, même si les socialistes devaient simplement gagner les élections et on s’en approchait, l’élite craignait que tout ne change.

Les travailleurs se sont mis à réclamer de meilleures conditions de travail, ils ont créé des syndicats, ils avaient leurs propres partis, ils voulaient des salaires plus élevés, plus de démo-cratie, le droit de vote… Ce mouvement social était une épine dans le pied des capitalistes. Les partis socialistes obtenaient aussi de plus en plus de voix. «Où cela va-t-il s’arrêter?», pensait l’élite qui, manifestement, avait peur d’une révolution. Il fallait mettre un terme à cela, faire régresser cette démocratisation.

Que pouvait-on faire contre cela ? Primo : les éléments les plus gênants furent déportés aux colonies. Cet impérialisme social résolut déjà une partie du problème. Le Britannique Cecil Rhodes dit que l’impérialisme était nécessaire pour éviter une guerre civile.

Mais on ne pouvait déporter tout le monde. Vers les années 1900 régnait parmi l’élite une «peur de la masse», la masse dangereuse qui connaissait une montée irrésistible. Pour endi-guer ce danger, la guerre était une solution. L’élite voulait revenir au temps des seigneurs qui commandaient, et des esclaves qui obéissaient. Inconditionnellement. Le but était d’anéantir les idées révolutionnaires. Le retour en arrière. Précisément le genre de situation que l’on a dans l’armée : pas de discussion, pas de démocratie et un bel uniforme pour tout le monde. On voulait militariser la société. Il fallait donc une guerre. Et le plus tôt serait le mieux.

On était pressé ?

Tous les partis pensaient à ce moment qu’ils ne pouvaient pas perdre. Les Français, les Britan-niques et les Russes avaient une alliance, la Triple Entente. Ils pensaient qu’ensemble, ils étaient invincibles. Les Allemands avaient l’Autriche-Hongrie dans leur camp, leurs généraux de génie et une industrie énorme derrière eux qui pouvait fabriquer les meilleurs canons.

Plus encore : en attendant trop longtemps, il se pouvait que, quelque part, les socialistes remportent les élections, et là, l’élite craignait la révolution. Les Britanniques et les Français, par exemple, ne pouvaient pas attendre trop longtemps, car ils craignaient qu’en Russie la révolution n’éclate. Dans ce cas, ils auraient perdu cet allié et n’auraient certainement plus pu être victorieux. À un moment donné, on ne put plus attendre. Cet attentat à Sarajevo n’a pas été la raison de la guerre, c’était le prétexte pour enfin s’y lancer. Tout comme la violation de la neutralité belge n’avait pas été une raison de partir en guerre contre l’Allemagne. Ils avaient besoin d’un prétexte.

La guerre avait des causes géostratégiques et servait des intérêts nationaux. Mais c’est cruel d’envoyer des millions de gens à la mort pour ça, non ?

Oui, c’est cynique et particulièrement cruel. Mais, au début du 19e siècle, c’était la pensée social-darwinienne, qui prévalait. L’élite estimait qu’elle se trouvait tout en haut de l’échelle sociale, qu’elle était composée des meilleurs une fois pour toutes. Ils rationalisaient toute cette violence et tous ces morts : il y avait trop de monde et une guerre tomberait à point pour faire un peu de nettoyage, pour élaguer les classes inférieures.

C’est une erreur de penser que ces généraux étaient des sadiques. C’étaient des gens très normaux qui appliquaient ce qui, à l’époque, était une pensée commune, à savoir qu’il y avait une hiérarchie parmi les gens et qu’eux étaient tout en haut et que ceux d’en bas étaient gênants et dangereux et, en outre, bien trop nombreux. L’élite estimait qu’elle avait le droit de contrôler les autres. Quand on voit les choses de la sorte, on comprend pourquoi ces généraux envoyaient des centaines de milliers d’hommes à la mort. Non pas parce qu’ils étaient des gens cruels, mais parce qu’ils étaient convaincus de bien agir.

L’écrivain français Anatole France a dit à l’époque : « Nous croyons mourir pour la patrie, mais nous mourons pour les industriels. »

On a convaincu les gens que c’était quelque chose de noble que de mourir pour la patrie. Le curé le disait, le bourgmestre (maire ndb) le disait. Et les gens le gobaient.

Le curé et le bourgmestre n’étaient pas les seuls à le dire. Les partis socialis-tes eux aussi l’ont dit, juste avant la guerre.

C’est en effet pourquoi tant sont partis à la guerre avec enthousiasme : parce que les socialis-tes le disaient aussi. Sauf dans quelques pays comme l’Italie. C’est d’ailleurs pour ça que les Italiens étaient moins enthousiastes vis-à-vis de la guerre.

Pourquoi les socialistes ont-ils viré de bord ?

Jusqu’en 1914, la plupart des socialistes étaient encore révolutionnaires en théorie, mais plus dans la pratique. Ils avaient travaillé au sein du système à des améliorations et à des réformes: il y avait un peu plus de démocratie, on avait élargi le droit de vote, les semaines de travail étaient moins longues… Progressivement, les socialistes estimèrent que les choses commen-çaient à aller mieux. Avec les bienfaits du colonialisme, faire travailler les noirs, les travailleurs d’ici pouvaient être un peu mieux payés. De nombreux socialistes y voyaient donc un avantage. C’est ainsi que naquit ce que Lénine a appelé l’aristocratie ouvrière. « Faut-il encore faire la révolution ? », pensaient de nombreux socialistes. « Les choses vont plutôt bien comme cela, non ? » Les dirigeants socialistes sont devenus de plus en plus bourgeois, ils faisaient partie du système. Le 21 juillet, ils ont pu aller serrer les mains au château…

Attention, tous n’étaient pas ainsi ! En Allemagne, il y avait des social-démocrates restés farouchement hostiles à la guerre, tout comme Lénine en Russie. Mais la majorité s’était assez embourgeoisée. Le sociologue allemand Robert Michels a étudié le SPD allemand à partir du début du 19è siècle. La conclusion, c’est qu’une hiérarchie bourgeoise s’était développée au sein du parti ouvrier allemand. À terme, la direction du parti aurait eu bien trop à perdre avec une révolution. Ils voulaient ne pas perdre les bonnes choses qu’ils avaient obtenues. Finalement, ils se sont rangés du côté de la guerre.

Toute votre histoire d’impérialisme et de crainte de la révolution n’est pas mentionnée, pour ne pas dire pas du tout, dans les commémorations de la Première Guerre mondiale. N’est-ce pas bizarre ?

Eh oui ! Pourquoi les quotidiens De Standaard et De Morgen ne m’ont-ils pas encore télé-phoné pour une interview ? Ils ont d’autres choses à raconter aux gens, à savoir que ce fut une guerre pour la liberté, le droit et la démocratie. Mon regard sur l’histoire va à contre-courant.

Si l’on examine l’histoire de cette façon, on commence à se poser des questions sur les guerres d’aujourd’hui. Et à se dire que nos dirigeants nous racontent généralement des mensonges. Et qu’ils disent même le contraire de ce qu’ils pensent réellement. La contre-révolution est appelée révolution, l’attaque est appelée défense. Nous vivons des temps orwelliens.

Selon l’historien Jacques R Pauwels, la guerre de 14-18 est la suite meurtrière de la lutte entre ceux d’en haut et ceux d’en bas initiée dès 1789. L’auteur de « 1914-1918 : la grande guerre des classes », enfin disponible en France, démontre que les grandes puissances mondiales voulaient depuis longtemps cette guerre pour s’approprier colonies et autres richesses et écraser une fois pour toutes les idées révolutionnaires qui gagnaient de plus en plus toute l’Europe. Jacques R Pauwels est né en Belgique en 1946. Il y fait ses premiers pas en obtenant une licence d’Histoire en 1969. C’est cependant au Canada qu’il poursuivra ses études jusqu’au Doctorat, en 1976. Jacques Pauwels a publié une dizaine de livres et de nombreux articles. Voir son site. Il a enseigné l’Histoire et les Sciences politiques dans plusieurs universités canadiennes. La proximité du géant états-unien va l’amener à analyser la conduite de celui-ci pendant la Seconde Guerre Mondiale. 

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06 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

belfast 12 juillet (libération)

orange order

Attention, cet article a 1 an!

A Belfast, les drapeaux paramilitaires enfin au placard ?

Les autorités nord-irlandaises prennent les devants avant un défilé loyaliste (protestant). La Commission des parades et le Parti Unioniste Démocrate préviennent qu’ils ne veulent pas voir les couleurs des terroristes de l’UDA dans les rangs.

On parade toujours à Belfast, à Derry, dans le reste de la région. On parade pour se souvenir de l’insurrection irlandaise et de l’écrasement de l’Irlande par l’Angleterre. On parade pour commémorer ses morts aussi, tués par l’armée britannique ou par ceux de l’autre camp. On parade pour garder en mémoire qu’il y a un autre camp, dans ce pays où la ségrégation communautaire est encore de mise.

Les uniformes des groupuscules paramilitaires sont désormais bannis lors des marches commémoratives, mais le bureau dédié à la gestion des défilés, la Commission des parades, demeure plus flou quant aux autres signes d’affiliation à ces formations. S’ils sont proscrits au cas par cas, aucune loi ou réglementation ne vient sanctionner ces réminiscences du passé, propices à inciter à la haine. Et la tradition perdure.

Juillet et août sont les mois où les défilés sont les plus nombreux. Ce vendredi, plusieurs centaines de personnes doivent arpenter les rues du sud de Belfast pour célébrer l’anniver-saire de la mort de deux membres actifs impliqués dans l’assassinat de civils catholiques et tués par l’IRA en 1994. Et si cette année ressemble à celles passées, une vingtaine de bannières de l’UDA devraient flotter sur Ormeau Road.

En Irlande du Nord, les symboles cristallisent pourtant les ressentiments communautaires. Même hisser le drapeau britannique sur l’hôtel de ville de Belfast est désormais réglementé. L’Union Jack ne s’affiche sur la façade de la mairie que 18 jours par an. Alors, brandir les bannières d’un groupe paramilitaire et défiler sous ses couleurs a de quoi froisser les sensibilités et attiser les tensions. Surtout quand il s’agit des emblèmes de l’UDA, groupe paramilitaire loyaliste ultra-violent qui a sévi pendant les Troubles (les 30 années de conflits).

Situation politique tendue

Pourtant, les crispations communautaires entre loyalistes protestants et nationalistes catholiques, qui n’ont jamais disparu même après les accords de paix de 1998, se sont atténuées. Les marches de commémorations loyalistes (en mémoire de l’invasion de l’Irlande par Guillaume d’Orange et la défaite décisive de la Boyne au 17è siècle) se sont tenues sans agiter les esprits républicains le 12 juillet dernier.

Une des parades orangistes (confrérie religieuse sectaire) avait pourtant traversé le quartier nationaliste (« catholique ») d’Ardoyne dans le nord de Belfast. Des négociations préalables, inenvisageables il y a encore peu de temps, avaient permis qu’elle se déroule sans heurts. La traditionnelle fête loyaliste du «12», quand des édifices de palettes de plusieurs dizaines de mètres de hauteur sont brûlés avec les effigies de membres du Sinn Fein et le drapeau irlandais, s’est déroulée sans débordements dans la nuit du 11 au 12 juillet. Mais point trop n’en faut. Le parti républicain Sinn Fein (SF) ont demandé que le matériel prévu pour les prochaines flambées du mois d’août soit évacué, arguant, outre un problème de sécurité, que des comportements antisociaux ne pouvaient être tolérés.

Le Parti Unioniste Démocrate (DUP) a remporté les élections législatives anticipées en mars, avec une avance dérisoire de 0,15 point sur les républicains du Sinn Fein. Ce désaveu des électeurs lui avait fait perdre sa majorité au Parlement de Stormont et de ce fait, son droit de veto lors du vote de futures lois.

Depuis le scrutin, le parti loyaliste et le SF, qui devaient gérer conjointement la région, n’ont pu s’entendre et aucun gouvernement n’a pu être constitué. Un ultimatum fixé au 29 juin avait été balayé comme s’il n’a jamais été posé. L’absence de stabilité gouvernementale conjuguée à la peur de voir la frontière avec la République d’Irlande se refermer, puisqu’un Etat hors Union Européenne ne peut juxtaposer un Etat membre sans qu’une barrière douanière effective ne les sépare, crispent. L’appel du pied de la Première ministre britannique, Theresa May, aux députés DUP en juin pour s’assurer une majorité au Parlement de Westminster faisait égale-ment craindre une fragilisation des accords de paix dans la région qui reposent sur la neutralité de Londres et Dublin.

Les autorités temporisent

Dans ce contexte politique dégradé, les autorités prennent les devants pour éviter toute incita-tion supplémentaire à la haine et de potentiels dérapages. La Commission des parades a aver-ti les organisateurs qu’elle ne veut pas voir flotter les drapeaux du mouvement terroriste ce vendredi. Mais les mêmes recommandations avaient été émises l’année dernière, en vain. Le DUP, le parti pourtant ultra-conservateur protestant, a donc surenchéri et affiché sa désappro-bation par la voix d’un de ses porte-paroles. «Le DUP condamne tout ce qui peut se raccro-cher à la criminalité et à la violence. Les drapeaux et tout autre emblème soutenant les para-militaires n’ont rien à faire dans notre communauté. Nous voulons les voir tous disparaître».

Les nationalistes du SF et notamment le député de la circonscription de Belfast sud, Mairtin Ó Muilleoir, eux, restent muets. Un silence prudent sans doute pour ne pas remettre de l’huile sur le feu, alors que des républicains affichent encore trop souvent les symboles de l’IRA. Dans une province où les bombes sont encore sporadiquement posées et des actes de représailles régulièrement commis, ces quelques drapeaux pourraient s’avérer des chiffons rouges agités à la face d’un fragile équilibre.

Cécile Brajeul 28 juillet 2017

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Lire aussi:
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Commentaire: Le drapeau des Unionistes (L’UUP unioniste en perte de vitesse allié traditionnel des conservateurs et l’UDP loyaliste qui a frayé avec des milices et a gagné les dernières élections) est l’Union Jack britannique et c’est « normal ». Le drapeau des nationalistes est le tricolore de l’Irlande et c’est un symbole « terroriste » pour les protestants!
L’Ordre d’Orange, franc-maçonnerie et « Ku-Klux Klan » contrôle la société dans un sens favorable aux protestants excluant les catholiques des emplois. Cela se manifeste publique-ment le 12 juillet par des marches provocatrices qui  tentent de traverser les quartiers catholiques avec la protection de la police et avant de l’armée. On ne verra jamais une parade « catholique » venir provoquer un quartier unioniste sous la protection de  la police!

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04 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

valls à barcelone (les inrocks)

valls-mad-max-fury-road-delirius

Barcelone : un sondage prédit une raclée électorale à Manuel Valls

Selon un récent sondage, l’ancien premier ministre, Manuel Valls, serait plus que mal placé s’il décidait à se jeter dans la course aux municipales de Barcelone à l’horizon 2019.

Après l’échec aux primaires socialistes en 2017, consommant ses ambitions présidentielles, l’ancien premier ministre, Manuel Valls, se rêvait un nouveau destin : maire de Barcelone. Pas gagné. Ciutadans, le parti qui pourrait soutenir Manuel Valls à l’élection atteint à peine plus de 5 points, selon le dernier baromètre électoral de la mairie de Barcelone.

Avec seulement 6,7% des voix, l’annonce d’une possible candidature, en mai dernier, ne semble pas avoir eu l’effet escompté sur le parti pour ce sondage réalisé entre le 4 et 14 juin. Au contraire, la maire sortante, Ada Colau, en ressort la favorite, créditée de 16,2% d’intentions de votes, suivie de l’indépendantiste Alfred Bosh avec 12,4%.

Depuis plusieurs mois, Manuel Valls entretient le flou quant à une possible candidature aux élections municipales de la ville catalane en 2019.  »Je regarde cela de près », avait déclaré l’intéressé, en mai, au micro de France Inter. Il aurait reçu de nombreuses demandes, notamment de la part du chef de file de Ciudadanos Alberto Rivera.

Une candidature contestée à gauche et à droite

Une perspective irritant dans la foulée les politiques espagnoles. Certains dénonçaient une  »posture politicienne », comme Xavier Domenech, représentant de la gauche radicale du parti Podemos. D’autres n’hésitaient pas à l’interpeller violemment, tel Alfred Bosch, ancien candidat aux municipales de la gauche républicaine catalane, dans une note de blog intitulée  »Ecoute, Manuel Valls ».

 »Manuel, savez-vous qu’en 2019 un maire est élu ? Vous qui avez été maire d’Evry, pensez-vous qu’il est très intelligent d’importer des candidats qui ne connaissent pas la ville, qui n’y ont jamais vécu et qui n’ont pas participé aux grands débats locaux ? Ne pensez-vous pas que l’irruption d’un Martien politique pourrait être interprétée comme un manque de respect envers les citoyens ? »

La droite, elle aussi, ne mâche pas ses mots.  »Il se trompe s’il voit dans son accès à la mairie de Barcelone le moyen de poursuivre le débat identitaire », estimait Xavier Garcia Albiol, président du Parti populaire de Catalogne. Avec un ancien premier ministre français d’origine catalane, Ciutadans, parti europhile et opposé à l’indépendance régionale, espérait augmenter ses chances. Il perdrait en réalité plus d’un point.

04/07/18

https://www.lesinrocks.com/

valls

Valls s’écraserait lamentablement s’il était candidat à Barcelone

Barcelone et la Catalogne ne veulent pas de Manuel Valls et de ses ami.e.s de Ciudadanos. Un sondage montre que la maire de Barcelone, Ada Colau, gagnerait les élections municipales selon le dernier baromètre du conseil municipal.

A moins d’un an des élections municipales en Catalogne, c’est la liste Barcelona en Comú qui remporterait les élections, suivit des formations Esquerra Republicana de Catalunya (ERC), les sociaux démocrates du PSC-PSOE et enfin du PDeCAT parti nationaliste de droite de Puigdemont.

Dans le détail:

Barcelona en Comú  (Podem*, ICV, IUA, Equo, Proces Constituent) obtiendrait 16,2% des voix (15,2% en 2015)

ERC  12,4% des intentions de vote (6,6% en 2015).

PSC-PSOE 6,1% des voix (5,8% en 2015).

PDeCAT  5,6%  (en très net recul: 13,7% de 2015). 

Ciudadanos, avec Manuel Valls à sa tête, ne remporterait que 5,2% des voix.

Un score donné en large recul par rapport aux élections de 2015 (6,7%) et des élections imposées de décembre 2017 (19,5%). 

CUP obtiendrait 3,6% des intentions de vote (Gauche anticapitaliste)

PP 0,6% des voix (très loin des 5,3% de 2015)

*Podemos: où militent nos camarades d’Izquierda Anticapitalista

34,9% des sondé.e.s ne se prononcent pas. 55% des Barcelonais.e.s jugent positivement l’action d’Ada Colau.

En ce qui concerne les préoccupations de la population de Barcelone, la première est celle de la relation Catalogne/Espagne (14,2%), suivie de l’accès au logement (12,3%), du tourisme (10,5%) et du chômage (7,4%).

L’enquête a été réalisée auprès de 800 personnes inscrites sur les listes électorales.

4 juillet 2018

Manuel Valls s'écraserait lamentablement si il était candidat à Barcelone (sondage)

383022428_resultats_del_barometre_de_barcelona_del_juny_del_2018.pdf PDF

Commentaire: Dans une Catalogne qui vote nationaliste localement et à gauche nationalement, Barcelone est encore plus à gauche. Mais ce peuple de gauche est divisé. D’une part la gauche « espagnoliste » représentée par le PSC-PSOE mais aussi celle issue de l’ancien PSUC-PCE: ICV et IUA. Et d’autre part la gauche qui soutient la revendication nationaliste: nos camarades d’Ezquerra Anticapitalista par exemple. Il y a aussi la gauche nationaliste: ERC le parti républicain de 1936, la CUP anticapitaliste et de nombreux collectifs et individus.

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04 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

femmes de gaza (pùblico.es)

gaza

Gaza: des milliers de Palestiniennes manifestent pour réclamer la fin du blocus et de l’occupation israélienne

Elles manifestent dans le cadre des mobilisations de la Marche du Grand Retour qui ont lieu dans l’enclave depuis le 30 mars

Des milliers de femmes ont manifesté dans l’est de Gaza, près de la frontière avec Israël, dans le cadre des manifestations de la Marche du Grand Retour qui ont eu lieu dans l’enclave de-puis le 30 mars. Une grande colonne de femmes a marché vers la zone frontalière de l’enclave sous le blocus, agitant des drapeaux et scandant des slogans contre Israël et l’occupation.

Certaines participantes portaient des linceuls blancs et des masques noirs, plusieurs marchaient sur des drapeaux israéliens et américains étalés sur le sol. Selon des sources médicales palestiniennes, au moins trois personnes ont été blessées.

Iktimal Hamad, qui dirige la commission des femmes dans la campagne de protestation, a expliqué à la presse que la manifestation avait été appelée parce que les femmes « sont un partenaire principal de la cause palestinienne et une partie originelle de toute activité nationale ». Hamad a déclaré que les femmes ont été séparées des manifestations de la Grande Marche de retour, qui amène beaucoup de monde le long de la frontière tous les vendredis depuis des mois.

Israël a tué 136 Palestiniens pendant ces manifestations selon le ministère palestinien de la Santé.

« Maintenant, nous avons décidé de revenir avec force », a déclaré l’activiste. « Nous sommes toujours dans une société arabe patriarcale traditionnelle où les femmes palestiniennes n’ont pas pris leurs droits au sérieux et nous continuons à revendiquer pleinement nos droits », a-t-elle dit. Ces demandes incluent la fin du blocus et de l’occupation israéliens. Ces situations, a-t-elle rapporté, affectent les femmes d’une manière particulière parce que leur vie privée n’est pas respectée.

Elle a rejeté toute forme de discrimination et revendiqué la présence des femmes dans le processus de négociation pour la paix ou la fin de la division nationale, où elles ont été «marginalisées». En outre, elle a déclaré qu’une mobilisation similaire est attendue aujourd’hui dans la ville de Haïfa, dans le nord d’Israël et qu’un appel a été lancé aux femmes du monde entier pour soutenir les manifestations, pour lesquelles elles ont reçu des soutiens de Malaisie, d’Algérie, des États-Unis et de Ramallah (Cisjordanie).

Podemos a été le seul parti qui a exprimé sa solidarité avec la manifestation de ces femmes à Gaza. « Nous nous associons à la demande de solidarité féministe et de soutien aux femmes de Gaza et de toute la Palestine dans leur lutte pour leurs droits nationaux. La lutte mondiale pour les droits des femmes est inéluctable et une condition indispensable pour tout projet émancipa-toire digne de ce nom « , dit la formation dans une déclaration.

03/07/2018

http://www.publico.es/

Lire aussi:

Appel international pour la libération de Khalida Jarrar, féministe et parlementaire palestinienne ! (Agence Medias Palestine)

Palestine. La flottille pour Gaza empêchée d’accoster à Paris (L’Humanité)

La flottille pour Gaza accueillie chaleureusement à Lyon (Libreinfo74)

 

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30 juin 2018 ~ 0 Commentaire

artistes palestine (afps)

manifestation-palestine-19-juillet-2014

Plus de 70 artistes se mobilisent pour le droit de soutenir ouvertement la Palestine

Plus de 70 artistes, parmi lesquels la chanteuse Patti Smith, le groupe Massive Attack, le réalisateur Ken Loach, le musicien Roger Waters ou encore l’acteur Viggo Mortensen, ont signé une lettre ouverte appelant à la liberté d’expression au sujet de la Palestine.

Ce texte, publié dans le quotidien britannique The Guardian mardi 26 juin, fait suite à la polé-mique autour de la venue du groupe de hip hop Young Fathers. D’abord invité au festival artistique Ruhrtriennale organisé à Bochum en Allemagne (ouest), il avait été déprogrammé puis finalement réinvité. L’organisation avait demandé au groupe de prendre ses distances avec le mouvement mondial de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre Israël et en faveur des droits des Palestiniens, ce que les Young Fathers ont refusé.

“Les Young Fathers affirment leur soutien aux droits des Palestiniens malgré l’annulation de leur concert au festival Ruhrtrienalle”

“Le groupe a refusé et a réaffirmé son soutien aux principes des droits de l’homme. Mainte-nant, 79 artistes, écrivains et producteurs de tous les domaines des arts au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Allemagne et ailleurs, ainsi que des personnalités comme Desmond Tutu, Naomi Klein, Noam Chomsky et Angela Davis, parlent de ce qu’ils qualifient de forme alarmante de censure, ‘blacklisting’ et répression”, indique le collectif Artists for Palestine UK sur son site.

“Confondre des mesures non-violentes prises pour mettre fin à l’occupation illégale d’Israël et aux violations des droits de l’homme avec le racisme anti-juif est faux et dangereux. Cela entra-ve le droit des Palestiniens de manifester pacifiquement et sape la lutte contre l’antisémitisme”, estiment-ils.

“Bien que nous puissions avoir des points de vue divers sur le mouvement BDS, nous sommes unis pour considérer qu’il s’agit d’un exercice légal de la liberté d’expression. Les boycotts ancrés dans les droits humains universels et visant à rendre justice aux communautés marginalisées et opprimées sont une tactique légitime non-violente”, ajoutent les signataires.

Rétropédalage du festival

La décision du festival allemand prise le 12 juin d’annuler le concert du groupe écossais ori-ginaire d’Edimbourg avait suscité un tollé international. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes et organisations de soutien aux droits des Palestiniens avaient exprimé leur solidarité avec les Young Fathers à travers le hashtag #SupportYoungFathers, poussant l’organisation du festival à reprogrammer le groupe, qui doit jouer le 18 août prochain.

“Je souhaite pouvoir inviter un groupe comme les Young Fathers pour leur musique et leurs paroles bien que je rejette totalement la stratégie de boycott du BDS”, avait indiqué le 21 juin dans un communiqué la directrice artistique du festival, Stefanie Carp.

“En tant qu’Allemande, il est, bien sûr, difficile pour moi d’être liée à un mouvement qui boycotte Israël, mais j’ai invité les Young Fathers et non le BDS. Dans de nombreux entretiens, les Young Fathers ont affirmé qu’ils rejettent l’antisémitisme sous quelque forme que ce soit”, a-t-elle ajouté. “Suite à de nombreuses discussions et réflexions au cours des derniers jours, je voudrais corriger mon approche : je souhaite de nouveau inviter les Young Fathers (…) bien que je ne partage pas leur attitude vis-à-vis du BDS. (…) Je dois défendre la liberté des arts et, en aucun cas, même indirectement, ne souhaite exercer la censure”, a-t-elle assuré.

Après une polémique sur la déprogrammation d’un groupe dans un festival allemand.

Anaïs Lefébure, Huff Post Maghreb

http://www.france-palestine.org/

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30 juin 2018 ~ 0 Commentaire

salah hamouri (l’humanité)

salah hamouri

Salah Hamouri: la France botte en touche une nouvelle fois

Mercredi, le ministère israélien de la Défense a demandé à nouveau une détention administrative de trois mois à l’encontre de Salah Hamouri.

Une « cour de justice » doit statuer, dimanche, sur cette demande. Cet acharnement d’un gouvernement d’extrême-droite israélien n’est pas étonnant. Ce qui l’est plus, en revanche, c’est l’attitude des autorités françaises.

Que ce soit le président de la république, Emmanuel Macron, ou son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, aucun des deux hommes n’a évoqué publiquement le cas de Salah Hamouri.

Le chef de la diplomatie a été forcé d’en parler dans l’hémicycle, interrogé par les députés du PCF et de la FI. Il a répondu sans grande conviction. On a évoqué plusieurs interventions d’Emmanuel Macron lors de rencontres avec Benjamin Netanyahu. Mais on ne sait pas ce qu’a répondu le Premier ministre israélien. En tout cas, une chose est claire: s’il y a bien eu inter-vention de la France, elle n’a eu aucun effet.

Pourquoi, alors, ne pas faire plus de publicité au cas de Salah Hamouri, com-me cela a été le cas pour Loup Bureau, journaliste français qui était emprison-né en Turquie?

Interrogé dès mercredi par l’Humanité, le ministère des Affaires étrangères ne souhaitait pas réagir immédiatement, arguant de la « complexité de la situation de M. Hamouri » (sic) et atten-dant plus d’informations des diplomates sur place. La formule est étrange après dix mois d’incarcération de ce Français.

Demande de dossier ? Demande de libération ?

Jeudi, nous avons reçu un communiqué du ministère des Affaires étrangères. « Nous ne pouvons que regretter cette décision, sur laquelle doit se prononcer la justice israélienne dans les prochains jours », peut-on lire, soulignant que « nous n’avons cessé, depuis l’arrestation de M. Hamouri, de transmettre des demandes précises aux autorités israéliennes, pour qu’il soit mis fin au régime de sa détention administrative. ». On ne ne sait pas quelles sont ces demandes.

Demande de dossier? Demande de libération? Ce mot n’apparait qu’en fin de communiqué en ces termes: « Dans l’attente de sa libération, que nous espérons rapide, M. Salah Hamouri continuera de bénéficier de la protection consulaire prévue par la Convention de Vienne, au titre de laquelle il a pu recevoir, depuis le début de sa détention, des visites régulières des autorités consulaires françaises ».

Voilà! Le ministère « espère » la libération de Salah Hamouri en évoquant les interventions du président, dont la dernière en date du 5 juin, lorsqu’il a reçu en grandes pompes Netanyahu. Emmanuel Macron a « renouvelé notre demande qu’il soit mis fin à la détention administrative de M. Salah Hamouri. Ces demandes faites par le président de la République et le ministre sont relayées avec constance auprès des autorités israéliennes en vue de leur mise en œuvre. »

Mais de libération il n’en est toujours pas question.

Sollicité par l’Humanité, le ministère français des Affaires étrangères se borne à « espérer » la libération de ce ressortissant français incarcéré depuis dix mois dans le cadre de la « détention administrative », alors qu’aucune charge ne lui a été signifiée.

Vendredi, 29 Juin, 2018 Pierre Barbancey
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Lire aussi :

Le « cher Bibi » emprisonne Salah Hamouri pour trois mois de plus

L’ONU dénonce la détention de Salah Hamouri

Le Franco-Palestinien Salah Hamouri encore dans les geôles d’Israël

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