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16 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

israël (l’étincelle-courrier)

Palestinian_refugees

La naqba, la fuite devant l’armée israëlienne

Élections législatives en Israël : quasi-disparition de la gauche, renforcement de l’extrême droite

Deux traits saillants ont marqué les élections législatives israéliennes qui se sont déroulées au début de ce mois.

D’abord, la quasi-disparition de l’échiquier politique de la gauche sioniste qui n’a plus que quatre sièges au Parlement, la Knesset, sur un total de 120. Ensuite, la forte poussée d’une extrême droite religieuse, raciste à l’égard des Arabes et des non-juifs, homophobe et expansionniste, dont le leader, Itamar Ben Gvir, rêve de débarrasser la Palestine de tous les Arabes qui seraient envoyés en Jordanie. Les deux phénomènes sont d’ailleurs étroitement liés.

La gauche sioniste, creuset de l’État sioniste

Il faut d’abord rappeler que la gauche israélienne – sous ses variantes travailliste et socialiste – a toujours proclamé son sionisme à tout crin, c’est-à-dire son nationalisme juif. Avant même la proclamation officielle de l’État d’Israël, en 1948, elle avait mis en place pas à pas une structure étatique avec une force armée, la Haganah, et ses commandos d’élite, le Palmach, des coopératives ouvrières, des colonies collectivistes (kibboutz), des villages coopératifs (moshav), une centrale syndicale (la Histadrout), une sécurité sociale, des organisations culturelles et sportives, etc.

De plus elle contrôlait l’essentiel des municipalités juives. Ce qui incita dans les années 1950 et 1960 une partie de la gauche européenne et nord-américaine à parler à ce propos, et un peu vite, de « socialisme israélien ». Et lorsque l’État sioniste est né, les travaillistes se sont retrouvés naturellement aux postes clés du pouvoir, depuis les dirigeants du gouvernement (Ben Gourion, Golda Meir) jusqu’à ceux de l’armée (Moshe Dayan, Itzhak Rabin), en passant par la police, la justice, voire régulièrement la présidence de l’État (Ben-Zvi, Shazar, Herzog), etc.

Mais dès l’origine, le ver était dans le fruit. En s’affirmant sioniste, cette gauche désignait peu ou prou comme adversaire la population arabe, supposée occuper indûment la terre de ses ancêtres. Et nombre de kibboutz et de moshavs furent érigés sur des terres d’où avaient été chassés les fellahs palestiniens. De même il fallut une lutte de longue haleine pour faire accepter les travailleurs palestiniens au sein de la Histadrout, réservée à l’origine aux seuls travailleurs juifs et qui interdisait aux entreprises dirigées par des juifs d’employer des salariés arabes.

C’est cette même gauche sioniste qui était à la tête du pays lors des différentes guerres israélo-arabes et de l’occupation de la Cisjordanie, de Gaza et de Jérusalem-Est en 1967. Et là encore, elle continua la même politique nationaliste et expansionniste, toujours au nom de la préser-vation de « la Terre d’Israël ». Tout comme elle couvrit toutes les exactions de l’armée, qu’elle présentait comme « la plus morale » au monde, et accusait « d’antisémitisme » et de « négation de l’Holocauste » ceux qui critiquaient sur sa gauche cette politique colonialiste.

Le tournant des années 1970

Mais peu à peu s’est développée dans le pays une bourgeoisie qui a trouvé de plus en plus pesante la tutelle des travaillistes qui lui avaient pourtant mis le pied à l’étrier. Elle ne cachait pas son admiration pour les politiques économiques ultra-libérales de Reagan et de Thatcher.

Après quelques tâtonnements, elle fit sienne l’idéologie du « sionisme révisionniste », une tendance qui, avant la Seconde Guerre mondiale, flirtait avec Mussolini et les régimes dictatoriaux du genre de l’Espagne franquiste, mettait en avant son goût marqué pour des actions terroristes contre la population arabe et son opposition viscérale à tous ceux qui, de près ou de loin, se réclamaient de la gauche et du socialisme.

Elle s’opposait à tout étatisme économique et jugeait la gauche trop molle à l’égard des Pales-tiniens. Elle trouva une oreille attentive parmi certains Juifs orientaux, c’est-à-dire ceux originai-res du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, généralement très conservateurs, qui s’estimaient lésés par les « élites » travaillistes, en général venues d’Europe, qui occupaient le haut du panier.

C’est en s’appuyant principalement sur eux que fut fondé le Likoud, parti dirigé d’abord par Menahem Begin, puis plus tard par Benyamin Netanyahou, le type même du politicien affairiste impliqué dans nombre de scandales financiers. Begin, dont le parti avant remporté les élections, fut Premier ministre de juin 1977 à octobre 1983. C’est lui qui, en 1978, signa les accords de paix avec le président égyptien Anouar el-Sadate.

Une alternance qui penche de plus en plus à droite

À partir de ce moment, gauche et droite sionistes vont alterner au gouvernement. Le dernier grand succès des travaillistes date de 1992, lorsque qu’avec le petit parti socialiste Meretz ils totalisèrent plus de 44 % des voix. Une victoire qui n’eut pas de suite et qui fut marquée par l’assassinat du Premier ministre, Yitzhak Rabin, en 1995, par un extrémiste juif mécontent des accords d’Oslo qui avaient été signés avec l’Autorité palestinienne.

Depuis lors, la droite et l’extrême droite n’ont cessé de se renforcer. Même le dernier gouverne-ment israélien, celui de Yaïr Lapid, qualifié de « centriste » par les observateurs, faisait une large place dans ses rangs à des formations de droite, certaines proches des colons.

Formé sous la bannière de « tout sauf Netanyahou », ce gouvernement a continué une répres-sion féroce contre les Palestiniens, fait évacuer des villages entiers pour laisser la place à des colons juifs ou à l’armée et multiplié les assassinats ciblés. Aujourd’hui il est remplacé par une bande de politiciens véreux, de fanatiques religieux et de fascistes juifs qui veulent encore aller plus loin dans cette voie et affirment pouvoir faire mieux que lui.

La fin des « deux États » ?

Beaucoup de commentateurs se sont lamentés sur le fait que le résultat de ces élections signifiait dans les faits la fin du concept des « deux États », l’un juif, l’autre arabe, vivant côte à côte en bonne harmonie. Mais ce concept a surtout servi aux différents gouvernements israéliens, de gauche comme de droite, à gagner du temps pour repousser les négociations aux calendes grecques tout en continuant sans vergogne la colonisation et les expropriations.

Il a aussi été utilisé comme cache sexe par les « amis d’Israël », au sein de l’Union européenne et aux États-Unis, pour ne jamais condamner clairement l’occupation israélienne sous prétexte de préserver l’avenir d’hypothétiques négociations.

Construire une gauche révolutionnaire et internationaliste

Aujourd’hui la gauche israélienne n’existe pratiquement plus. La plupart des militants sincère-ment pacifistes et anti-occupation ont déserté la sphère politique pour demeurer actifs au sein des organisations non gouvernementales d’aide et de soutien aux Palestiniens. Des ONG qui sont parfois devenues la bête noire des autorités.

Pourtant, un jour ou l’autre, il faudra bien construire une gauche nouvelle, profondément anti-raciste, internationaliste et révolutionnaire, non seulement opposée à l’occupation et au statut de seconde zone dans lequel sont cantonnés les Arabes israéliens, mais soutenant pleinement le droit des Palestiniens à disposer d’eux-mêmes et le droit au retour des réfugiés chassés de leurs terres au cours des différents conflits.

Jean Liévin 14 novembre 2022

https://www.convergencesrevolutionnaires.org/

Lire aussi:

La perte des kibboutz précipite la chute de la gauche israélienne

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15 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

black panther (socialist worker)

black pp

Gloria Abernathy vendant un journal des Black Panthers lors du boycott des supermarchés de Mayfair. (1971)

Comrade Sisters-Women of the Black Panther Party

Un nouveau livre, Comrade Sisters, met en lumière le rôle crucial joué par les femmes dans la lutte, écrit Carol Thompson.
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Ce livre magnifiquement réalisé est un témoignage visuel et écrit de la contribution des femmes du Black Panther Party (BPP). Dans la préface, Stephen Shames écrit qu’il a photographié le BPP de 1967 à 1973 et qu’il a été « témoin du pouvoir positif des femmes au service du peuple ».

Les femmes représentaient au moins les deux tiers des membres du BPP. Dans une préface, Angela Davis affirme que le rôle non reconnu des femmes a modifié les « prémisses masculinistes qui tendent à définir l’organisation radicale noire la plus connue des années 1960″.

Ericka Huggins écrit que ces femmes « ne sont pas spéciales d’une manière qui les sépare des autres. » « Ce sont simplement des femmes qui, à l’âge de 12, 14, 16, 18 ou 21 ans, ont décidé qu’il devait y avoir ‘un moyen de sortir de l’impasse’ pour les Noirs et les pauvres », écrit-elle.

Outre des images étonnantes, le livre rassemble des dizaines de témoignages de femmes sur leur activité au sein du BPP. Ces témoignages mettent en évidence le rôle crucial joué par les femmes dans la lutte et la puissance de l’idée de résistance militante.

Par exemple, Carol Granison, de la section BPP d’Oakland, en Californie, écrit : « Ce qui m’a attirée au Black Panther Party, c’est que le parti avait un programme très clair. Nous avons besoin de nourriture. Nous avons besoin d’un abri. Nous avons besoin qu’ils cessent de nous arrêter sans raison. Qu’on arrête de tuer les Noirs ! Ça me plaisait intellectuellement. Enfin, quelqu’un avait dit quelque chose qui avait du sens. »

La camarade Cheryl Dawson a exprimé clairement cet appel à l’action : « J’ai rejoint le Black Panther Party parce que mon âme était en feu ».

Il existe de nombreux témoignages de femmes impliquées dans les programmes autour de la drépanocytose, des écoles et de l’initiative du petit-déjeuner gratuit pour les enfants. Cela pourrait être considéré comme le « rôle des femmes » dans la lutte. Mais il y a aussi des témoignages de femmes en première ligne pour développer des idées politiques.

Malkia Mac Devich-Cyril se souvient de sa mère Janet Cyril qui « contribuait régulièrement au journal du parti ». Elle a été « attirée par l’idée de Fred Hampton d’une alliance transraciale selon des critères de classe. Elle a appris la relation entre la lutte des Noirs et la lutte de classe de la classe ouvrière blanche. »

Et elle poursuit en montrant la façon dont la lutte contre une forme d’oppression a ouvert le mouvement pour s’attaquer à d’autres façons dont les gens sont rabaissés et divisés.

« Elle a également estimé que le Black Panther Party était l’une des organisations noires les plus explicitement féministes auxquelles elle a participé », a déclaré Devich-Cyril. « C’est la raison pour laquelle elle pouvait me soutenir ouvertement en tant que personne homosexuelle, en faisant mon coming out à l’âge de 12 ans.

« Le parti était la seule organisation noire du pays à l’époque qui s’engageait à traiter et à travailler avec des personnes homosexuelles. »

Presque inévitablement, les femmes ont été confrontées au sexisme à certains moments de l’organisation, mais elles l’ont combattu et ont mené en même temps la bataille antiraciste et anti-système. Je vous garantis que ce livre vous donnera un nouveau respect pour une génération de femmes militantes.

black

    Camarades Sœurs : Women of the Black Panther Party par Stephen Shames et Ericka Higgins, ACC Art Books, 35 £.

https://socialistworker.co.uk/

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14 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

sahara (jdd)

polisario

Que font les armées algérienne et russe à la frontière marocaine ?

Quelque 200 soldats des forces antiterroristes russes et algériennes seront réunis à partir de mardi dans le cadre de l’exercice s’appelle « Bouclier du désert ». Un pied de nez aux États-Unis qui ont décidé de soutenir le Maroc sur le dossier du Sahara occidental.

L’exercice s’appelle « Bouclier du désert » et réunira à partir de mardi quelque 200 soldats des forces antiterroristes russes et algériennes dans la région de Béchar, à 80 kilomètres de la frontière du Maroc. Clin d’œil historique, le quartier général des opérations sera localisé sur la base de Hammaguir, dont les accords d’Évian entre la France et l’Algérie avaient prolongé l’existence de cinq ans après ­l’indépendance afin que l’armée française continue d’y tester fusées et missiles.

Au Maroc, où se sont déroulées les manœuvres Africa Lion l’été dernier, les Algériens ont bien noté qu’il s’agissait des exercices les plus volumineux jamais engagés, avec des troupes venues des États-Unis, de pays de l’Otan mais aussi pour la première fois d’Israël. « C’est taquin de la part des Algériens d’avoir choisi Béchar », commente donc un haut gradé d’un pays méditerranéen, même si la porte-parole des Affaires étrangères russes souligne que ces manœuvres conjointes « ne visent aucun pays tiers ».

Un degré inédit de coopération

Les relations entre Alger et Rabat sont extrêmement dégradées depuis que les États-Unis ont décidé de soutenir le Maroc sur le dossier du Sahara occidental, où le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, plaide depuis des décennies pour un référendum d’indépendance. Le fait que le roi Mohammed 6 ne se soit pas déplacé au récent sommet arabe d’Alger en est un exemple criant.

Avec Bouclier du désert, si les effectifs et le matériel impliqué visant à simuler « la recherche, la détection et la destruction de groupes armés illégaux » sont limités, ce sera la première fois que des soldats des deux pays s’entraîneront ensemble sur le sol algérien. Mais cet événement illustrera surtout un degré de coopération militaire entre Alger et Moscou jamais atteint.

Depuis la première visite de Vladimir Poutine à Alger en 2006, le budget de défense algérien a quasiment triplé et 80 % des équipements militaires importés depuis 2017 viennent de Russie, avec laquelle la marine algérienne multiplie les exercices navals.

La rivalité du Maroc, proeuropéen et proche des États-Unis, et de l’Algérie, alliée historique de la Russie, n’est pas nouvelle. Mais dans le contexte de la guerre en Ukraine et de la tentation hégémonique russe en Méditerranée orientale et occidentale, elle continue de s’accentuer sans que l’on sache où elle conduira les deux grandes nations du Maghreb.

François Clemenceau 14/11/2022

https://www.lejdd.fr/

Lire aussi:

Front Polsario

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13 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

« torch » (france 24)

torch

L’opération Torch, un « premier débarquement allié réussi » pourtant oublié des manuels d’histoire

Le 8 novembre 1942, les Alliés débarquaient en Afrique du Nord, au Maroc et en Algérie alors sous domination du régime de Vichy. Surnommé « opération Torch », cet événement majeur de la Seconde Guerre mondiale a été couronné de succès, mais reste peu connu du grand public.

« Brusquement, les sirènes retentirent ; je les entendais pour la première fois en Afrique du Nord. Puissant, leur bruit recouvrait la ville. Tout s’éteignit brutalement, ce fut l’obscurité totale. Quelques minutes après, nous vîmes un avion biplan, à train de roues fixes, volant au ras de l’eau, lâcher un rideau de fumée. Je sus enfin quelle était sa nationalité : c’était un Américain. » Dans la nuit du 7 au 8 novembre 1942, le soldat Louis Laplace est en première ligne à Alger pour assister à l’opération Torch. Membre des forces terrestres antiaériennes de l’armée française du régime de Vichy, il fait face aux forces alliées qui viennent de lancer leur débarquement en Algérie et au Maroc.

Cette opération est actée quelques mois plus tôt à l’été 1942 par les Américains et les Britanniques. « Cette décision tient aux difficultés britanniques dans la ‘bataille du désert’, avec des défaites à Gazala et à Tobrouk, en Libye, en juin 1942. De plus, le Premier ministre anglais, Winston Churchill, est mis sur la sellette par un vote de censure au Parlement britannique. Il s’en faut de peu pour que cela aboutisse à un désastre politique », décrit l’historien Tramor Quemeneur, auteur de « 8 novembre 1942. Résistance et débarquement allié en Afrique du Nord » (éd. du Croquant). « De ce fait, les États-Unis décident de venir en aide à leur allié anglais en difficulté en Afrique du Nord, tout en créant un ‘second front’ en Méditerranée, où les Anglais ont des intérêts. »

Le rôle de la Résistance locale

Pour mener à bien ce projet, les Alliés décident de s’appuyer sur la Résistance locale, qui est encore à l’époque disparate et mal organisée alors que l’opinion publique est majoritairement favorable aux thèses vichystes.  »La Résistance est quasiment inexistante parmi les Européens d’Afrique du Nord, le pétainisme y est triomphant et l’Algérie en particulier constitue une sorte de proconsulat vichyste, ce qui ne signifie pas que l’on y soit favorable aux Allemands ou au nazisme », résume l’historien Jean-Marie Guillon, professeur émérite à l’université d’Aix-Marseille.

Les Américains et les Britanniques peuvent cependant compter en Algérie sur un groupe de quelques centaines de personnes qui leur est favorable et qui s’est constitué dès l’automne 1940. La très grande majorité d’entre eux sont de jeunes juifs qui ne supportent pas les mesures antisémites prises par le maréchal Pétain et son gouvernement, comme l’étudiant en médecine José Aboulker, qui devient la figure de ce réseau à Alger. Épaulé par le résistant royaliste Henri d’Astier de La Vigerie, il donne « des renseignements tactiques pour faciliter le débarquement anglo-américain », comme le souligne Tramor Quemeneur.

Le plan de l’opération Torch se compose finalement de quelque 107 000 hommes (84 000 Américains et 23 000 Britanniques, bénéficiant de 200 bâtiments de guerre, 110 navires de transport et d’une importante couverture aérienne). Au total, neuf sites sont retenus sur les côtes d’Afrique du Nord, six au Maroc et trois en Algérie.

À Alger, la Résistance, composée d’environ 400 personnes, permet de mettre hors d’état de nuire les forces vichyistes. Elle s’empare des points stratégiques administratifs et militaires et arrête les principaux chefs militaires, y compris le général Juin, commandant en chef des forces en Afrique du Nord, et l’amiral Darlan, commandant en chef de l’armée française, qui se trouve par hasard sur place ce jour-là.

Des combats très durs

Dans les autres secteurs, la situation se révèle plus compliquée et la lutte plus acharnée. « Là, les combats ont été très durs : en trois jours, on compte 1 827 morts et 2 717 blessés », détaille Tramor Quemeneur. « À Oran et au Maroc, les forces vichystes ont reçu l’ordre de se battre, ce qu’elles ont fait. À Oran, le plan du débarquement a en partie été éventé par un officier – le lieutenant-colonel Tostain – qui en a parlé à son supérieur, facilitant ainsi l’engagement du combat contre les Alliés. Dès lors, en combattant directement contre les Alliés, la position de Vichy est claire : Vichy est résolument du côté des forces de l’Axe. » En réponse à ce débarquement, les Allemands décident d’occuper le 11 novembre 1942 l’ensemble de la France. La zone sud n’existe plus.

En Afrique du Nord, les tractations continuent. Le 22 novembre, les Américains finissent par signer avec l’amiral Darlan, le représentant du maréchal Pétain en Afrique du Nord, un accord de coopération politique et militaire. Il stipule que les forces françaises de Darlan sont considérées comme des alliées à part entière des États-Unis et du Royaume-Uni, tandis que l’intégrité de l’Empire colonial français est reconnue.

« Les Américains ont fini par arriver en Afrique et l’armée d’Afrique a repris le combat », résumera plus tard José Aboulker. Grâce à cette opération, les Alliés peuvent ainsi ouvrir un nouveau front sur le continent africain face aux forces de l’Axe avec, pour première étape, la reconquête de la Tunisie. Pour Tramor Quemeneur, « cela facilite les combats de la ‘guerre des Sables’ contre le général Rommel, avec l’appui des Français libres : les Alliés savent désormais qu’ils doivent compter avec eux. Mais l’opération Torch prépare surtout la campagne d’Italie et le renverse-ment du régime mussolinien. Désormais, les forces de l’Axe perdent du terrain et deviennent moins puissantes en Méditerranée. »

Un pan oublié de l’histoire de France

Quatre-vingts ans plus tard, cet événement est en tout cas peu présent dans la mémoire collective. À la tête de l’association Les compagnons du 8 novembre 1942 – qui met en lumière le rôle de la Résistance locale lors de l’opération Torch –, Nicole Cohen-Addad le constate tous les jours : « J’ai fait une étude sur les manuels scolaires en France. Si on en parle, il y a une seule ligne. Sinon, il n’y a rien. » Selon cette fille de l’un du « groupe des 400″, cet oubli est dû à l’écartement du général de Gaulle de cette opération : « Il n’y a pas participé et n’en a pas été informé. »

Un avis partagé par Tramor Quemeneur. « Ces événements perturbaient la lecture gaulliste de la Seconde Guerre mondiale : le général de Gaulle y jouait un rôle secondaire. Il n’était pas encore reconnu par les Alliés », explique-t-il. « D’autre part, y ont participé quelques figures très controversées, en particulier celle d’André Achiary (un commissaire chargé de neutraliser les personnalités civiles collaborationnistes à Alger, NDLR). Celui-ci a joué un rôle central dans la répression de mai-juin 1945 à Guelma, dans l’Est algérien, ce qui a conduit à la mort de près de 20 000 Algériens. Pendant la guerre d’indépendance, il est devenu un partisan résolu de l’Algérie française jusqu’à basculer en faveur de l’OAS à la fin du conflit. Cette personne a en partie jeté le discrédit sur les résistants, alors qu’en grande majorité, ils ne sont pas sulfureux. »

Pour ce spécialiste de l’Afrique du Nord, l’opération Torch souffre aussi d’une marginalisation de l’histoire coloniale :  »Cela renvoyait dans l’imaginaire national à la décolonisation, à la perte des colonies et aux déchirements que cela a suscité.

Les résistants ont même eu du mal à se faire reconnaître comme tels, de même que les internés dans les nombreux camps d’Afrique du Nord n’ont eu absolument aucune reconnaissance a posteriori du drame qui les a frappés. Mais aujourd’hui, on commence à s’apercevoir de l’importance de ces événements. Il est temps que les choses changent et d’embrasser cette ‘histoire globale de la France coloniale’, pour paraphraser le titre d’un récent ouvrage. »

08/11/2022

https://www.france24.com/

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11 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

brest (afps)

beest

Le 9 novembre à Brest, Place de la Liberté, nous avons marqué notre opposition au mur d’annexion qu’Israël construit en Palestine occupée.

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09 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

débat (grs)

grs

revsoc.grs@gmail.com

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07 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

brest manif samedi 12

ukrainz

 

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02 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

rroms (presse de gauche)

roms

Les Rroms choisissent de rester en Ukraine

Nous essayons constamment d’évaluer la situation concernant la situation des Rroms, et selon nos dernières recherches, nous avons vu que 75% des Rroms ont été déplacés selon ceux que nous avons interrogés, et c’est plus d’un millier de personnes, veulent toujours rester chez elles.

Environ 100 000 Rroms au total, selon nos estimations, ont été contraints de quitter leur foyer. Environ 50 000 personnes sont parties à l’étranger, mais au cours des derniers mois, nous avons constaté une tendance au retour. Les gens rentrent parce qu’ils ne trouvent pas d’abri adéquat dans les pays d’Europe de l’Est et font face à des préjugés. Prenons, par exemple, la région de Kharkiv. Presque toutes les familles rroms ont quitté la ville de Merefa, dans la région de Kharkiv. Nous savons que, malheureusement, beaucoup de Rroms ont quitté le Donbass, mais la plupart des familles sont restées dans la région de Louhansk. Beaucoup de gens ont également quitté Kherson – les hommes sont restés à la maison et les femmes sont parties avec les enfants. En général, tous ceux qui ont eu l’occasion de partir ont essayé de le faire.

Les personnes sans passeport

Le problème du manque de papiers chez les Rroms est très aigu. Nous avons déjà mentionné qu’environ 30 000 Rroms vivent en Ukraine sans papiers, en situation d’apatridie possible. Maintenant, cela a eu un grand impact sur la capacité de se déplacer et de recevoir une aide humanitaire. Nous avons enregistré de nombreux cas où des personnes, en raison de problèmes de documents, ont rencontré des difficultés pour se déplacer même à l’intérieur du pays, notamment en raison des contrôles supplémentaires.

La question du franchissement de la frontière était également assez compliquée : par exemple, il y avait une situation ambiguë quant à savoir s’il était possible de partir sans passeport ou non. Maintenant, nous savons que sur le territoire de la Pologne, il y a aussi des gens qui sont partis sans papiers. Parmi eux se trouvent des Rroms. Bien sûr, la procédure de sortie elle-même était compliquée et de nombreuses personnes étaient refusées si elles n’avaient pas de passeport. Il y avait différentes pratiques à différents points de contrôle. À certains moments, une personne sans papiers pouvait partir, à d’autres non. De telles pratiques, malheureusement, se sont produites, et cette dichotomie n’a pas contribué à un franchissement facile des frontières.

Discrimination

Bien sûr, parmi ceux qui sont partis à l’étranger, il y en a qui ont subi des préjugés en tant que Rroms, alors les Ukrainiens n’en subissaient pas. Cela était particulièrement vrai pour les personnes qui se trouvaient sur le territoire de la République tchèque et de la Hongrie – dire que les dirigeants de ces pays ont une attitude peu tolérante envers les Rroms est un euphémisme.

Il y a eu des cas où même des femmes avec des enfants ont simplement été hébergées temporairement dans des prisons – oui dans des locaux qui servaient auparavant à garder des personnes purgeant des peines. Ces femmes sont ensuite retournées en Ukraine, car elles ne pouvaient tout simplement pas tolérer un tel traitement. Il est difficile pour les migrants d’accepter cette situation – beaucoup de nos partenaires rroms des pays voisins nous disent que l’attitude envers les Rroms locaux est différente de celle qui existe envers les migrants venant d’Ukraine. Parce que ce stéréotype discriminant contre les Rroms existe de toute façon, et peut-être qu’ils s’y sont habitués. Et puis les gens n’ont parfois aucune connaissance de la situation des Rroms en Ukraine.

Combattants

De nombreux Rroms combattent désormais dans les forces armées ukrainiennes et dans d’autres formations militaires. Pour être honnête, nous-mêmes ne nous attendions même pas à ce qu’il y ait beaucoup de volontaires qui partiraient pour défendre le pays. La situation dans laquelle se trouvent les familles des personnes qui défendent le pays est également très importante. Ces deux problématiques sont liées : on essaie d’accompagner les épouses de militaires avec des colis alimentaires ou via un réseau de médiateurs rroms. Il s’agit également d’une assistance pour l’obtention de documents personnels, de consultations, etc., et en menant un travail bien coordonné avec les centres d’assistance gratuite, qui apportent également une assistance juridique aux familles déplacées.

Les Rroms dans les forces armées ukrainiennes sont aujourd’hui l’occasion pour nous de montrer notre solidarité avec l’ensemble de la société et de montrer qui sont les vrais patriotes. Depuis le début de la guerre en 2014 et jusqu’au 24 février de cette année, le concept de « patriotisme » a été maintes fois discuté. Malheureusement, au cours de ces dernières huit années, certains groupes de la société ont, dans une certaine mesure, monopolisé le récit du patriotisme.

Aujourd’hui, nous voyons des Rroms, des Arméniens, des Tatars de Crimée, des Juifs et d’autres nationalités défendre notre pays. Cela montre vraiment le contexte réel de la guerre. C’est une résistance, une volonté de se protéger. Et les Rroms, comme toutes les personnes actives et bien- veillantes de notre pays, contribuent à la préservation de notre intégrité

Julian Kondur 1 novembre 2022
Coordinateur de l’organisation internationale Roma Women’s Fund Chirikli.

[1] Voir également le dossier « Les Rroms d’Ukraine » dans le volume 9 de Soutien à l’Ukraine résistante.

Publié par HB LIFE, 8 septembre 2022
Traduction Patrick Le Tréhondat
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https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com

https://www.pressegauche.org/

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31 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

fnl 2 (psl)

algerie

Dans la première partie de cette série, nous avons retracé la conquête coloniale de l’Algérie par la France et l’éveil de l’aspiration à l’indépendance portée par le mouvement national algérien.

En 1945 l’oppression coloniale rime cependant toujours avec la misère. Pour la période 1950-1954, l’espérance de vie à la naissance de la population algérienne musulmane est la moitié de celle de la population européenne.

De son côté le mouvement nationaliste (MNA) est en crise: son dirigeant, Messali Hadj, assigné à résidence et isolé de la masse des militants, veut devenir président à vie alors que les membres de son Comité central s’y opposent.

1er novembre 1954

En mai 1954 la défaite de l’armée française à Diên Biên Phu (Indochine) encourage les nationalistes algériens à passer à l ‘action. Pour sortir de l’immobilisme, une poignée de cadres nationalistes lance une insurrection le 1er novembre 1954 au nom du FLN (Front de Libération Nationale). Ce jour-là une vague d’attentats frappe tout le territoire algérien (casernes, entrepôts, dépôts de carburant) et fait une demi-douzaine de morts (militaires, policiers, mais aussi civils).

Les autorités françaises (2) lancent la police et l’armée aux trousses du FLN. François Mitterrand, ministre de l’Intérieur, déclare : « La seule négociation, c’est la guerre! ». Le Parti Communiste Français déclare vouloir « la paix », c’est-à-dire le statu quo. Le Parti Communiste algérien s’aligne sur le PCF.

Alors que sur le terrain le FLN multiplie les attentats, en France métropolitaine militants du FLN et partisans de Messali s’entretuent pour le contrôle des cotisations collectées auprès des ouvriers algériens et destinées au financement des maquis.

Une guerre coloniale barbare

Sur le terrain les combattants algériens installés dans les zones montagneuses (Aurès, Kabylie) passent de 500 à 15.000. L’armée française envoie 100.000 soldats(3) dans les Aurès : à la fois des régiments de parachutistes entraînés à la guérilla et des centaines de milliers de rappelés réquisitionnés contre leur gré. Des mouvements spontanés de protestation éclatent chez les rappelés mais ils restent isolés car non soutenus par le mouvement ouvrier. En 1956, socialistes et communistes votent les pouvoirs spéciaux au gouvernement.

Certaines unités de l’armée française – et en particulier les parachutistes – vont se comporter en Algérie à l’image des divisions SS en Europe de l’Est dans les années 40 : ratissages de populations civiles, tortures, exécutions sommaires, bombardements de villages au napalm ou au canon. En 1957, lors de la bataille d’Alger, le pouvoir effectif et remis aux mains des parachutistes sous les ordres du général Massu.

Porteurs de valises

En Europe des réseaux clandestins de soutien au FLN voient le jour. Composés de militants pacifistes, anarchistes ou trotskystes (du PCI blog), appelés « porteurs de valises », ils transportent au-delà des frontières des valises bourrées de billets de banque, fruit de la collecte des cotisations par les militants du FLN en France.

En Belgique, ce réseau est notamment animé par Pierre Legrève, militant de la Quatrième Internationale. En plus de l’activité publique de soutien à la lutte des Algériens (notamment un meeting à Bruxelles avec Jean-Paul Sartre, devant 7.000 personnes) il organise le passage clandestin de frontières et l’hébergement de militants du FLN.(4)

30/10/22 Par Guy Van Sinoy

https://fr.socialisme.be/

1) Voir Lutte socialiste de septembre 2022
2) La France vit alors sous le régime de la 4è République.
3) Au total 1.400.000 militaires français, dont 1.100.000 d’appelés, seront envoyés en Algérie pour y combattre.
4) La suite de cet article paraîtra dans le numéro de novembre 2022 de Lutte socialiste.

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28 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

nord de l’irlande (pùblico of)

ireland

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Le gouvernement britannique convoque des élections anticipées en Irlande du Nord

La date éventuelle des élections sera connue la semaine prochaine, mais elles pourraient se tenir le 15 décembre.

Le ministre britannique chargé de l’Irlande du Nord, Chris Heaton-Harris, a annoncé vendredi qu’il allait convoquer des élections régionales anticipées dans la région. Les divergences sur le protocole de Brexit ont empêché jusqu’à présent les partis régionaux de parvenir à un accord pour rétablir le gouvernement de partage du pouvoir. La date éventuelle des élections sera connue la semaine prochaine, mais elles pourraient se tenir le 15 décembre.

La tentative de jeudi de rétablir l’exécutif d’Irlande du Nord était la dernière en date. Les nationalistes et les unionistes ne sont pas parvenus à un accord permettant de combler les différences sur le protocole du Brexit, et la province devra donc retourner aux urnes.

L’Assemblée de Belfast s’est réunie sans succès pour la quatrième fois afin d’élire d’abord le président et ensuite l’exécutif décentralisé, qui est suspendu depuis février dernier. Le veto du parti unioniste démocratique (DUP très à droite blog) pro-britannique a empêché l’élection du président du Parlement et a automatiquement suspendu la nomination des candidats aux postes de ministre en chef et de ministre en chef adjoint, qui reviennent respectivement au Sinn Féin républicain et au DUP, selon les résultats des élections de mai.

Le chef du DUP, Jeffrey Donaldson, a insisté jeudi sur le fait que son parti ne changera pas de position tant que le protocole de Brexit ne sera pas « mis au rebut ». Cet instrument, a-t-il dit, a porté atteinte à « notre économie » et a modifié le « statut constitutionnel » de l’Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni « sans notre consentement ».

La vice-présidente du Sinn Féin, Michelle O’Neill, a accusé Donaldson et le DUP de « vivre en confrontation constante avec le public », avec « une majorité qu’ils ne représentent pas ». « C’est un désastre et un manque de leadership de sa part et de celle de son parti », a déclaré M. O’Neill jeudi.

madrid 28/10/2022

https://www.publico.es/

Socialist Democracy Ireland

Nouvelles élections en Irlande du Nord pour sortir de l’impasse politique sur fond de Brexit (of)

Incapables de se mettre d’accord depuis des mois avec les pro-Irlande du Sinn Fein pour gouverner, les unionistes du DUP ont bloqué jeudi soir la formation d’un gouvernement dans la province britannique. Conséquence : les Nord-Irlandais vont devoir revoter à la mi-décembre.

L’Irlande du Nord va connaître des élections anticipées à la mi-décembre, après l’échec jeudi d’une réunion de la dernière chance des élus nord-irlandais qui n’a pas permis de sortir de l’impasse politique.

Alors que la paix règne dans cette province britannique depuis les accords du Vendredi saint en 1998, le blocage politique est en partie liée au statut post-Brexit de la province. On vous aide à comprendre pourquoi en quatre questions.

Qu’est-ce qui bloque pour la formation d’un gouvernement nord-irlandais ?

Le parti unioniste DUP, pro-Londres et opposé aux dispositions post-Brexit concernant l’Irlande du Nord, refuse de participer à l’assemblée locale, malgré les pressions de Londres qui vient de connaître trois Premiers ministres en quelques mois et aimerait retirer ce caillou de sa chaussure.

Le boycott du DUP (d’extrême droite) empêche la formation d’un exécutif qui doit être partagé, selon les accords de paix, avec les républicains du Sinn Fein pro-rattachement à l’Irlande. C’était ce parti qui avait gagné les précédentes élections locales en mai. Faute de gouvernement, c’est Londres qui gère les affaires courantes.

En quoi la frontière douanière en mer d’Irlande inquiète le DUP ?

Les unionistes veulent maintenir l’Irlande du Nord dans le Royaume-Uni et sont furieux de l’accord post-Brexit trouvé par l’ancien Premier ministre Boris Johnson et l’Union européenne. Pour éviter le retour d’une frontière physique entre Irlande et Irlande du Nord, qui provoquerait un retour des tensions armées, ( c’est à dire d’attaques des protestants contre les catholiques blog) la province britannique a un statut douanier particulier.

Les contrôles douaniers ont lieu en mer d’Irlande, avant leur arrivée sur l’île, à la grande fureur des unionistes qui s’estiment détachés de la mère patrie britannique. Mais le DUP ne propose pas non plus d’alternative pour permettre la circulation des marchandises sur les routes qui franchissent en de multiples points la frontière avec l’Irlande.

Quelle est la position de Rishi Sunak sur le protocole irlandais ?

Londres veut revenir sur sa signature de l’accord avec l’Union européenne et a prolongé la phase de transition unilatéralement. La Commission a déjà fait savoir qu’elle n’accepterait que des aménagements mineurs. Hors de question de créer une faille irlandaise dans le marché intérieur européen avec des produits non conformes aux règles européennes qui passeraient par la frontière britannique.

Boris Johnson et ses successeurs à Downing Street soutiennent un projet de loi modifiant unilatéralement le protocole, un casus belli pour les Européens. Confronté à cette crise dès sa première semaine au pouvoir, le nouveau Premier ministre britannique Rishi Sunak a assuré préférer une solution négociée​, mais n’a pas pour autant retiré le projet de loi et reste flou sur ses propositions pratiques.

Qui sont les favoris des prochaines élections ?

La défaite du DUP face au Sinn Fein aux dernières élections a été un séisme politique dans la province britannique, créée au départ pour les protestants votant massivement pour les unionistes. D’autant plus que les catholiques, plus favorables au Sinn Fein, sont désormais plus nombreux selon un récent recensement.

Ce n’était pour autant pas sur la question du Brexit ou du rattachement à l’Irlande que s’était jouée l’élection en faveur du Sinn Fein. Mais sur l’envolée du coût de la vie, les questions sociales et sociétales. Le parti libéral de l’Alliance, qui refuse de se positionner sur les questions constitutionnelles, avait ainsi doublé en mai avec 17 élus son score grâce au vote de ceux qui en ont assez des crises politiques sans fin.

Fabien CAZENAVE. 28/10/2022

https://www.ouest-france.fr/

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