Archive | Anticolonialisme

14 juin 2019 ~ 0 Commentaire

débarquement (lutte ouvrière)

urss

Le débarquement de juin 1944

L’Allemagne nazie vaincue, mais pas l’impérialisme

Les grands de ce monde sont friands de commémorations, qui leur servent de faire-valoir sur les dépouilles des millions d’hommes que leurs prédécesseurs ont envoyés au massacre. Les cérémonies organisées pour le 75e anniversaire du débarquement des troupes alliées en Normandie, le 6 juin 1944, font partie de ces rites.

La particularité de cette année est que la grande cérémonie réunissant souverains et chefs d’État occidentaux a été déplacée de l’autre côté de la Manche, à Portsmouth, mercredi 5 juin, avant que Macron ne les reçoive les jours suivants dans plusieurs villes normandes.

Une fois de plus, les discours ont brodé sur le mythe de la victoire du « monde libre » sur la barbarie nazie. Certes, pour les peuples qui vivaient depuis des années sous la dictature hitlérienne, subissant les emprisonnements, les massacres d’opposants et les bombardements, le débarquement des troupes alliées sur le continent fut ressenti comme la promesse d’une paix future.

La bataille de Normandie qui s’ensuivit, où l’état-major allié bombarda systématiquement des villes peuplées de civils, faisant au moins 30 000 victimes, montra vite les limites de la prétendue démocratie que les libérateurs étaient censés apporter.

Par cette politique terroriste, les dirigeants alliés, craignant que la libération des territoires ne s’accompagne de révoltes comme il y en avait eu à la fin de la Première Guerre mondiale, cherchaient à vider les villes. Leur but était d’empêcher qu’une opposition à leur propre domination ne se développe avant que des appareils d’État capables de museler des mouvements de révolte soient remis en place dans l’Europe en ruines.

La fin de la Deuxième Guerre mondiale n’était rien d’autre que la victoire d’une bande de brigands impérialistes sur une autre. Les dirigeants des États occidentaux alliés, la Grande-Bretagne, la France jusqu’à 1940 et plus tard les États-Unis, connaissaient depuis longtemps la nature du régime hitlérien.

Ils connaissaient parfaitement la terreur que celui-ci faisait régner sur le peuple allemand, la destruction des organisations ouvrières, les assassinats d’opposants, la présence de camps et le massacre des Juifs. Ils avaient laissé faire et ne s’étaient inquiétés que lorsque l’impérialisme allemand devenait hégémonique en Europe, menaçant leur domination économique sur des pans entiers de la planète.

Les États-Unis avaient donc pris la tête de la croisade contre l’impérialisme allemand (et japonais en Asie). Ils étaient devenus une puissance économique dominante, loin devant la Grande-Bretagne et la France. De plus, cette dernière, occupée par les armées allemandes et dont les ressources économiques étaient sous leur contrôle, était hors-jeu. Quant aux États-Unis, dont le territoire avait été épargné par les combats des deux guerres mondiales, ils avaient gardé un appareil industriel intact, qui s’était sorti de la crise économique grâce aux commandes d’armement.

Lors du débarquement de juin 1944, l’armée des États-Unis possédait donc une capacité de destruction bien supérieure à celle que pouvaient lui opposer les armées allemandes, qui menaient en outre de lourds combats sur le front est. Ils avaient aussi la supériorité numérique.

Une intense propagande avait été développée dans les pays alliés pour convaincre leurs soldats qu’ils allaient se battre pour la liberté. Le jour J, le 6 juin 1944, 132 000 hommes, américains, canadiens et britanniques, firent partie de la première vague de débarquement, ayant contre eux 40 000 soldats allemands. Ce fut un carnage calculé, le calcul de l’état-major allié étant de faire débarquer plus d’hommes que l’ennemi ne pouvait en tuer dans le même laps de temps.

Par ailleurs, la majeure partie de l’effort de guerre reposait sur le peuple de l’URSS, alliée du camp américano-britannique, tan­­dis que la politique de Staline et des partis communistes staliniens garantissait à la bourgeoisie occidentale qu’ils empêcheraient toute révolution à la fin de la guerre.

La fin de la Deuxième Guerre mondiale a donc confirmé la suprématie de l’impérialisme américain sur ses concurrents et n’a pas été la fin du système économique à la source des guerres mondiales. Cette suprématie s’est marquée par des foyers d’incendie déclenchés et attisés partout sur la planète, du Vietnam à l’Afghanistan, de l’Irak au Proche-Orient, en permanence depuis 75 ans.

Les commémorations du Jour J rappellent la mort de dizaines de milliers de jeunes, victimes de la politique de l’impérialisme en ayant cru qu’en libérant l’Europe du nazisme ils apportaient la paix au monde.

Marianne LAMIRAL 12 Juin 2019
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14 juin 2019 ~ 0 Commentaire

snsm (lutte-ouvrière fr3)

europe bateau

Secours en mer : sauveteurs et naufrageurs

Trois marins bénévoles de la Société nationale de secours en mer (SNSM) ont péri en portant secours à un pêcheur pris dans le gros temps, le 7 juin, aux Sables-d’Olonne. Le naufrage du bateau de sauvetage et le sort des trois marins ont suscité l’émotion et mis en lumière l’activité et le courage des sauveteurs en mer.

Les équipages de la SNSM savent qu’ils sortent au péril de leur vie. Ils partent au secours de qui en a besoin, quelles que soient les circonstances. On devrait au moins s’attendre à ce qu’ils bénéficient des meilleurs équipements possible. Ce n’est pourtant pas le cas de façon générale, et il semble bien que les trois marins des Sables-d’Olonne aient été victimes de la vétusté de leur vedette.

Il s’agissait en effet d’un canot ancien, utilisé le temps d’entretenir celui qui est en service actif. La première avarie a été le bris des carreaux de la cabine sous le coup des paquets de mer, suivi de l’entrée de l’eau dans le bâtiment, puis du naufrage. On peut penser que les carreaux d’un canot neuf et de conception récente auraient tenu, ce jour-là, dans les circonstances données.

La SNSM, pour utile et même indispensable qu’elle soit, pour dévoués que soient ses membres, est une association pauvre. La plus grande partie de ses ressources vient des dons de personnes privées. Dans tous les ports où on trouve un canot de la SNSM, au mouillage ou dans un hangar mais toujours prêt à partir, on trouve aussi des troncs pour recueillir les dons des passants. Les marins de la SNSM, les retraités et les familles organisent des tombolas, vendent des cartes postales, des calendriers et des colifichets, font visiter leurs installations, imaginent mille et une façons de financer le sauvetage en mer.

Les bateaux coûtent cher, à l’achat comme à l’entretien, le matériel de sécurité également, le carburant et les locaux aussi. Aucun capitaliste n’en fait cadeau aux sauveteurs en mer. Quant à l’État, il se désintéresse de plus en plus de la sécurité maritime. Refusant d’entretenir correcte-ment le réseau des phares et balises, lésinant sur les remorqueurs de haute mer ou les donnant en concession à des entrepreneurs privés, privant même les stations balnéaires de CRS maîtres-nageurs, il ne verse à la SNSM que l’équivalent de 20 % de son budget, soit autour d’un million d’euros. Cela représente une seule journée des seuls frais de fonctionnement du porte-avions Charles-de-Gaulle.

C’est bien pourquoi les hommages et les décorations décernés par Macron et ses ministres sonnent comme une injure devant le dévouement des marins.

Paul GALOIS 12 Juin 2019
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13 juin 2019 ~ 0 Commentaire

contre g7 (attac)

attac

Contre-G7, pour un autre monde

Du 19 au 26 août à Hendaye, mobilisons-nous et organisons-nous face au grand incendie du capitalisme!

Du 24 au 26 août, 7 des chefs des États parmi les plus riches de la planète se retrouvent à Biarritz sous la présidence de la France. De plus en plus autoritaires et bellicistes, ces 7 grands pyromanes se rencontrent pour perpétuer un système au service des plus riches et des multinationales. Il est temps de stopper ces incendiaires de la planète. Face à leurs faux discours, il est nécessaire de nous mobiliser au Pays Basque pour nous y opposer par nos idées, nos alternatives et nos luttes et imposer l’urgence écologique et sociale.

  • Du 19 au 24 août, village des alternatives (Urrugne, Hendaye, Irun) ;
  • Les 21,22 et 23 août, contre-sommet du G7
  • Samedi 24 août manifestation à Irun-Hendaye
  • Dimanche 25 août à midi : constitution d’une zone arc-en ciel par des rassemblements pacifiques dans 7 places du Pays basque pour la liberté de manifester.

Durant le contre-sommet des conférences, débats, constructions de résistances se dérouleront à l’initiative de nombreux mouvements, associations, syndicats (etc) du Pays Basque et d’ailleurs. Ce sera un point de convergence important des combats qui ont marqué l’année et de construction de nos futures mobilisations. Les débats seront structurés autour de 7 espaces représentant 7 brasiers du capitalisme :

  • Pour un autre monde, sortons du capitalisme et de la dictature des multinationales
  • Contre la destruction de notre planète, protégeons la terre, défendons le vivant
  • Pour un monde radicalement féministe, à bas le patriarcat
  • Respectons la diversité et la liberté des peuples, pour un monde décolonial et sans discriminations
  • Pour une démocratie sociale et les mêmes droits pour toutes et tous, à bas l’autoritarisme
  • Pour un monde juste et basé sur la solidarité entre les peuples, à bas les guerres et l’impérialisme
  • Personne n’est illégal sur cette planète, abolition des frontières pour les êtres humains

Ce contre-sommet sera l’occasion de partager des solutions concrètes pour une politique mondiale qui lutte efficacement contre les inégalités, la pauvreté, et les désastres écologiques et climatiques. Rejoignez la plateforme Alternatives G7 pour envisager ensemble un monde social et juste, respectueux des différences et de l’environnement.

mercredi 12 juin 2019

Pour participer à la mobilisation avec Attac: mobilisationg7@attac.org.

https://alternativesg7.org

https://france.attac.org/

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11 juin 2019 ~ 0 Commentaire

dinan (afps)

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pierre.rimasson@gmail.com

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09 juin 2019 ~ 0 Commentaire

québec (gauche socialiste)

quebec

STRATEGIE REVOLUTIONNAIRE DANS L’ETAT CANADIEN

Là ou la décentralisation relative de l’Etat canadien et la fragmentation régionale de son économie a créé une situation potentiellement explosive, potentiellement dangereuse pour l’impérialisme canadien, c’est au Québec. Dans ce cas-ci, la fragmentation économique et régionale de l’Etat canadien ainsi que l’existence d’un appareil d’Etat provincial se sont conjuguées avec la question nationale pour déterminer un type d’insertion très spécifique du Québec dans la Confédération canadienne.

L’appareil d’Etat québécois est un phénomène contradictoire. D’une part, il est partie intégrante de l’appareil d’Etat canadien, au même titre que les autres appareils d’Etat provinciaux. En ce sens, il est le relai de la domination impérialiste canadienne sur le Québec. D’autre part, précisé-ment à cause des pouvoirs qui lui ont été concédés par la bourgeoisie canadienne, précisément parce que c’est le seul corps gouvernemental au sein de l’Etat canadien qui peut être « contrôlé » par la nation québécoise, il est perçu par les masses québécoise comme une institution nationale.

L’Etat provincial est donc à la fois un relai de la politique impérialiste et un canal d’expression des aspirations nationales des masses québécoises. C’est ce qui détermine la forme de ces aspirations nationales comme nationalistes québécoises plutôt que nationalistes canadiennes françaises et qui définit ces aspirations par rapport au territoire du Québec. C’est là le fondement du caractère indépendantiste que tend à prend la volonté d’autodétermination.

A un autre niveau, chaque pas dans la construction de l’Etat canadien a été précédé par l’annexion et la conquête des territoire des habitants déjà établis sur différents portions de ce qui constitue actuellement son territoire. La conquête et l’oppression des divers peuples étaient la précondition politique à la fondation d’un Etat bourgeois unifié au Canada. La poursuite et le maintien de cette oppression demeure une nécessité absolue à la survie de cet Etat. Malgré la brutalité du processus, le capitalisme canadien n’a réalisé ni l’assimilation de ces peuples, ni le peuplement d’une partie des terres qu’il a annexées. C’est le cas pour les Acadiens, les nations amérindiennes, les Inuits et les Québécois-e-s.

Les limitations de cette conquête sont les plus visibles au Québec où les effets de la Conquête furent de stimuler et d’accélérer le développement d’une nation distincte qui possède non seule-ment un territoire et une langue distinctes, mais aussi une une structure sociale et économique qui lui est particulière.

La nation québécoise constitue la plus importante des nations opprimées dans l’Etat canadien. Cette oppression nationale s’articule d’abord aux niveaux politique et culturel. Le Québec n’a jamais décidé librement de son entrée dans la confédération canadienne. La constitution actuelle ne reconnait pas le droit du Québec à l’auto-détermination ni même son existence comme nation distincte. Au niveau linguistique et culturel, les Québécois-e-s sont victimes de discrimination. L’anglais reste au Québec même la langue de la promotion sociale. Les velléités de défendre les lois linguistiques, l’adoption de la loi 101, a fait l’objet d’attaques constantes pas les tribunaux fédéraux.

La bourgeoisie canadienne a composé encore moins avec les autres minorités nationales. Elles s’est contentée de les parquer, de nier tous leurs droits et de viser à leur assimilation. Mainte-nues sous un règne colonial, les nations amérindiennes et Inuit vivent dans des conditions de misère : les conditions de logement et de santé sont déplorables.

Non seulement on nie leur droit à l’autodétermination mais les administrations tant fédérale que provinciales ont toujours cherché à obtenir l’extinction de leurs droits territoriaux. La volonté de la bourgeoisie impérialiste de se réserver le contrôle absolu des ressources énergétiques et minières du grand nord canadien exerce une pression sur les gouvernement canadien et provinciaux pour qu’ils refusent de reconnaître les droits nationaux des autochtones.

La classe ouvrière québécoise et la question nationale.

La classe ouvrière québécoise a des origines complètement différentes de la classe ouvrière canadienne anglaise. Tandis que cette dernière est le produit d’une immigration relativement récente venant de la Grande-Bretagne et de l’Europe, la classe ouvrière québécoise se constitue par la prolétarisation d’une paysannerie catholique devenue conservatrice après la défaite de 1837.

C’est également à cette époque que le clergé catholique devait finalement prendre le dessus. Ce procesus de prolétarisation devait prendre son envol à la fin du 19è siècle. Les caractéristiques propres de ce prolétariat national découlent de ses origines, de la forme du développement du capitalisme (marquée par le renforcement de la domination impérialiste) et par l’existence d’une main-d’oeuvre nationale séparée (étant donné à la fois les facteurs linguistiques et économi-ques).

Les grosses concentrations ouvrières se retrouvent dans l’aluminium, les pâtes et papier, les équipements électriques, les textiles, les mines et la construction. Cependant comparativement aux classes ouvrières des pays capitalistes avancés, ces concentrations restes limitées. La majorité de la classe ouvrière est dispersé dans plusieurs milliers de petites et moyennes entreprises.

Le prolétariat recouvre également les travailleuses et les travailleurs du secteur public qui comptent près de 435 000 personnes. Il ne faut pas oublier les travailleuses et les travailleurs des services privés : restauration, communication, transports, finance, services… dont le personnel d’exécution doit être considérée comme faisant partie de la classe ouvrière. Il faut aussi ajouter les chômeuses, chomeurs et assisté-e-s sociales et sociaux qui comptent près de 1 million de personnes. Socialement très diversifiée, l’unité de la classe ouvrière québécoise est actuellement l’unité dans la soumission aux forces nationalistes populistes sur le plan politique. Sur le plan syndical, la division règne.

L’oppression nationale du Québec ne se réduit pas à une addition de manifestations spécifiques de l’oppression dans le domaine économique, social, linguistique et culturel. Elle se manifeste d’abord par le fait que le Québec est emprisonné dans un carcan qui l’empêche de choisir libre-ment son destin et qui l’empêche de contrer les différentes facette de l’oppression nationale. Des couches importantes des masses québécoises ont pris conscience de cette réalité et ne cher-chent plus une solution dans le sens de la récupération de pouvoirs pour le gouvernement du Québec, mais par la volonté de rupture avec l’Etat fédéral. C’est pourquoi, on peut dire que l’oppression nationale déterminent chez les larges masses un mode de radicalisation nationaliste et populiste.

Mais la forme que prend la politisation de la classe ouvrière n’est pas d’abord déterminée par l’oppression nationale. La forme que prend le nationalisme populiste est d’abord déterminée par la structuration du champ politique. Un vague instinct anti-impérialiste toujours présent dans la nation dominée se trouve accentué par l’ensemble des facteurs qui donnent lieu à la montée des luttes ouvrières.

C’est là la base de l’utilisation du discours nationaliste par les forces bourgeoises et petites bourgeoises visant à développer leur hégémonie sur la classe ouvrière et les couches populaires au Québec. Ce discours tire sa force de conviction parce qu’il propose une solution « québécoise » à l’oppression nationale et aux revendications des masses.

Le poids de l’idéologie nationale et populiste, conséquente de l’oppression nationale a constitué un obstacle décisif au développement de l’autonomie de la classe ouvrière au Québec. Histori-quement, la fraction social-démocrate du mouvement syndicale, à cause de son incompréhen-sion de la question syndicale n’a jamais pu lancer avec un succès un parti ouvrier réformiste.

D’autre part, pour le prolétariat et les masses populaires au Québec, l’indépendantisme contem-porain a constitué l’enveloppe de leur indignation sociale, de leur refus de la situation qui lui était fait. La montée de l’indépendantisme dans la classe ouvrière a été l’expression de la radicalisa-tion sociale profonde produite par les effets de la domination impérialiste.

Le sens et la nécessité de la lutte pour l’indépendance du Québec

La lutte des classes au Québec et le rôle particulier que joue la question nationale dans l’Etat canadien font de l’indépendance un des éléments clés pour la destruction de l’Etat impérialiste canadien et pour commencer à jeter les bases du socialisme à l’échelle de tout le territoire de cet Etat.

Le Québec est un maillon faible de l’impérialisme canadien. Economiquement, l’impérialisme canadien a besoin de conserver le Québec comme une liaison territoriale avec les provinces maritimes et son débouché sur l’Atlantique de même que sur la voie maritime du St-Laurent.

Le Québec représente presque 30% du marché intérieur canadien. Il constitue un des principaux centre d’extraction des richesses naturelles pour l’économie canadienne. La création d’un Etat indépendant créerait des contradictions économiques considérables pour l’impérialisme cana-dien. Politiquement en affaiblissant l’Etat canadien central, l’indépendance du Québec exacer-berait la fragmentation économique et régionale du pays.

L’Etat canadien tel qu’historiquement constitué serait atteint au coeur même de ses fondements. Socialement, l’affaiblissement économique et politique de la bourgeoisie canadienne créerait des conditions plus favorables à la lutte des classes au Canada même. Un des principaux ciments à la collaboration de classe au Canada-anglais, le mythe de l’ »unité nationale », le front interclassiste pour la subjugation nationale du Québec serait détruit.

Dans une société où toute la vie politique a été dominée depuis des siècles par la question nationale, il est inévitable que la classe ouvrière atteindra son indépendance de classe autour de l’axe de sa propre solution prolétarienne à la question nationale. La mobilisation révolutionnaire de la classe ouvrière québécoise suppose nécessairement sa mobilisation sur un axe de libéra-tion nationale, car l’oppression nationale et la lutte contre elle sont des réalités qui se posent nécessairement à la classe ouvrière québécoise et qu’on ne peut pas mettre de côté en attendant le renversement de l’Etat canadien dans son son ensemble.

La perpective indépendantiste constitue pour les masses québécoises la concrétisation la plus claire de la rupture avec la confédération impérialiste ; elle dresse directement la classe ouvrière directement contre les intérêts de la bourgeoisie canadienne et contre l’instrument central de sa domination politique sur le Québec et les classes ouvrières des deux nations, l’Etat fédéral.

L’indépendantisme remet en question la survie même de la structure étatique canadienne telle qu’on la connait. Plus immédiatement, un mouvement indépendantiste prolétarien de masse détruirait le mythe de l’unité nationale canadienne, révèlerait le caractère de « prison des peuples » de la confédération canadienne et exacerberaient l’ensemble des contradictions qui traversent déjà la structure étatique de l’Etat impérialiste canadien.

Lutte pour l’indépendance de classe passe par le fait que la classe ouvrière arrache la direction du mouvement national au forces bourgeoises et petites bourgeoises. En effet, la bourgeoisie québécoise est incapable de mener la lutte indépendantiste qui impliquerait une rupture frontale avec l’impérialisme canadien. L’histoire du PQ dans la dernière décennie est la démonstration de cette thèse.

Seule la classe ouvrière peut mener cette lutte jusqu’au bout. La reprise de la lutte pour l’indépendance par le mouvement ouvrier et les masses populaires permettrait d’arracher les masses à l’influence des forces nationalistes bourgeoises et petites-bourgeoises qui se cantonnent dans l’autonomisme. (Extraits)

G.S.1989

dimanche 8 septembre 2002 Gauche socialiste

https://www.lagauche.ca/

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06 juin 2019 ~ 0 Commentaire

guerre 2 (ernest mandel)

indes

Les britanniques contre les indiens

Cinq guerres

Tout d’abord, il y avait bien entendu une guerre inter-impérialiste, une guerre entre les impérialismes nazi, italien, et japonais d’une part, et les impérialismes Anglo-Américain-Français d’autre part. Cette guerre était de nature réactionnaire, une guerre entre différents groupes de puissances impérialistes. Nous n’avons rien eu à faire avec cette guerre, nous étions totalement contre elle.

En second lieu, il y avait une guerre juste de défense nationale menée par le peuple Chinois, un pays semi-colonial opprimé, à l’encontre de l’impérialisme japonais. Malgré l’alliance de Chiang Kai-Shek avec l’impérialisme américain, rien ne pouvait justifier que les révolutionnaires modi-fient leur jugement sur la nature de la guerre chinoise.

C’était une guerre de libération nationale contre une armée de pillards, les impérialistes japo-nais, qui ont voulu asservir les chinois. Trotsky était absolument clair et sans ambiguïtés sur cette quesiton. Cette guerre d’indépendance a commencé avant la Deuxième Guerre Mondiale, en 1937, et, d’une certaine manière, elle avait déjà commencé en 1931 avec l’occupation de la Mandchourie par les Japonais. Elle s’est ensuite entrelacée avec la Deuxième Guerre Mondiale, tout en restant un élément séparé et autonome de cette dernière.

Troisièmement, il y avait une guerre juste de défense nationale de l’Union Soviétique, un Etat ouvrier, même si bureaucratiquement dégénéré, contre une puissance impérialiste. Le fait que la direction soviétique s’est alliée, non seulement militairement – ce qui était absolument justifié – mais également politiquement avec les impérialismes occidentaux, n’a nullement modifié la nature juste de cette guerre.

La guerre des ouvriers, des paysans, des peuples et de l’Etat soviétiques pour défendre l’URSS contre l’impérialisme allemand était une guerre juste, de n’importe quel point de vue marxiste qu’on l’analyse. Dans cette guerre nous étions à cent pour cent pour la victoire du camp sovié-tique, sans aucune réserve. Nous étions pour la victoire totale des soviétiques contre les criminels nazis.

Quatrièmement, il y avait une guerre juste de libération nationale des peuples coloniaux oppri-més de l’Afrique et de l’Asie (en Amérique latine il n’y avait nulle part de tels mouvements), initiée par les masses contre l’impérialisme britannique et français, mais aussi contre l’impérialis-me japonais – et parfois en même temps ou successivement contre ces impérialismes, comme ce fut le cas en Indochine (Vietnam).

Il s’agissait là encore de guerres de libération nationale absolument justifiées et ce indépendam-ment du caractère particulier de la puissance impérialiste en question. Nous étions, avec justes-se, en faveur de la victoire du soulèvement Indien contre l’impérialisme britannique, ainsi qu’avec le début d’un tel soulèvement à Ceylan (Sri Lanka), nous étions en faveur de la victoire des guérilleros birmans, indochinois, et indonésiens contre l’impérialisme japonais, français, et hollandais qui ont successivement occupé et opprimé ces peuples. Aux Philippines la situation était encore plus complexe.

Je ne veux pas entrer dans tous les détails, mais le point de départ est que toutes ces guerres de libération nationale étaient des guerres justes, indépendamment de la nature de leur direction politique. Il n’est pas nécessaire de placer sa confiance politique ou de donner un appui politique aux chefs d’une lutte particulière de libération nationale avant d’évaluer la justesse de cette lutte. Quand une grève est menée par des bureaucrates syndicaux envers lesquels vous n’avez aucune confiance, cela ne vous empêche nullement de soutenir la grève proprement dite.

J’en arrive à présent à la cinquième guerre, qui est la plus complexe.

Je ne dirais pas qu’elle existait dans la totalité de l’Europe occupée par l’impérialisme nazi, mais elle fut particulièrement prononcée dans deux pays, la Yougoslavie et la Grèce, présente en grande partie en Pologne, et naissante en France et en Italie. C’était une guerre de libération menée par les ouvriers, les paysans, et la petite-bougeoisie urbaine opprimés contre les impérialistes nazis et leurs faire-valoir locaux.

Il est vrai que si la direction de cette résistance de masse demeurait entre les mains des nationalistes bourgeois, des staliniens ou des sociaux-démocrates, elle pouvait être par la suite trahie au profit des impérialismes occidentaux. Mais c’était justement le devoir des révolution-naires d’empêcher que cette trahison se produire en essayant de disputer la direction de la conduite du mouvement. Empêcher une telle trahison en s’abstenant de participer à la résistance était illusoire.

Nous devons comprendre que ce qui a commencé en Europe en 1941 était véritablement une nouvelle variante du processus de la révolution permanente, un processus dynamique qui pouvait transformer le mouvement de la résistance en révolution socialiste. Je dis, « pouvait », mais dans au moins un exemple, c’est exactement ce qui s’est réellement produit : en Yougos-lavie. Dans ce pays, un processus de révolution socialiste authentique a eu lieu et ce au-delà de toutes nos critiques sur la manière bureaucratique avec laquelle il a été mené à bien, les crimes qui ont été commis en son nom, ou les déviations politiques et idéologiques qui ont accompagné ce processus.

http://www.ernestmandel.org/

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06 juin 2019 ~ 0 Commentaire

québec solidaire 1 (essf)

La lutte pour la transformation sociale, la souveraineté et la démocratie

Makian Sondariee [2] a développé plus en profondeur l’importance de la solidarité internationale, particulièrement en termes de lutte contre la domination du nord sur les populations du sud.

Pour elle l’ennemi est le système mondialisé qui permet l’exploitation des terres. Elle comprend que le nationalisme relève d’un sentiment d’injustice, qui peut déboucher sur une unité politique et nationale et qu’il peut être vu comme un moyen de s’émanciper du système capitaliste. Mais selon elle, rien ne garantit que ce sera le cas, l’indépendance pourrait très bien mener à un gouvernement néolibéral ou conservateur. S’ils réalisent l’indépendance, la droite et la frange du PQ vont gérer de façon néolibérale.

Makian défend ainsi l’idée que dans un internationalisme solidaire on ne doit pas hiérarchiser le national avant l’International. Il faut développer une intersection des luttes de solidarité nord sud pas seulement dans une nation mais de manière structurelle pour redéfinir radicalement les relations de pouvoir.

Cela comprend la lutte contre l’accaparement des terres, la délocalisation des autochtones du sud, les luttes des femmes autochtones contre l’extractivisme. Reprendre du pouvoir au niveau national signifie dépasser cette situation, c’est annuler les dettes des pays du sud, recentrer la société pour comprendre dans une perspective féministe le travail des femmes du sud. Cette perspective ne passera pas nécessairement par le nationalisme. On se doit de penser un projet pour contrer la droite.

Mais pour contrer la droite il faut comprendre la dynamique des luttes avec le mouvement ouvrier et populaire du Reste du Canada et celle de la lutte de libération nationale au Québec. L’indépendance du Québec est un geste éminemment important et la population ne prendra jamais une telle décision si cela ne représente pas un projet qui changera les conditions de vie, la réappropriation de nos ressources, l’amélioration de nos conditions de travail. Pour qu’un tel projet se réalise il faut la mobilisation d’une population consciente des enjeux et prête à affronter l’adversité des dominants politiques et des financiers.

Penser que le projet d’indépendance du Québec peut être fait par la droite nationaliste et ainsi créer une société néolibérale, c’est ignorer la dynamique de lutte nécessaire pour y arriver. Ce n’est pas pour rien que le PQ a échoué, son projet n’est pas basé sur la création d’un rapport de force populaire contre les dominants. Il a refusé de favoriser ces mobilisations sur lesquelles il devait s’appuyer, au contraire il a systématiquement confronté et désorganisé le mouvement ouvrier. C’est ce qu’il a fait dès les premières heures avec René Lévesque lors les lois spéciales contre le secteur de la santé et de l’éducation en 1983.

La lutte de la population du Québec possède une dynamique spécifique, et un historique distinct. La classe dominante au Québec étant celle de l’État canadien, elle a imposé la langue anglaise dans la vie comme dans le travail en plus de contrôler l’économie.

Pour la population majoritairement francophone, le capital a ainsi été associé à quelque-chose d’étranger, imposé par le Canada, réalité symbolisée par la célèbre phrase d’Yvon Deschamps : « Au Québec tu travailles en anglais ou tu chômes en français. » On pourrait parler du Québec inc, mais il est en passe d’être intégré en grande partie aux multinationales sinon aux grandes corporations américaines.

Il ne faut pas faire l’erreur de confondre cette réalité avec le nationalisme identitaire mis de l’avant successivement par l’ADQ, le PQ et la CAQ et laisser ce terrain à la droite. La gauche doit se réapproprier la lutte pour l’indépendance comme moyen de se libérer du carcan capitaliste canadien. La dynamique des luttes ouvrières et populaires dans le Reste du Canada est différente, cependant nous avons des intérêts communs ; le contrôle par la population de notre territoire, de nos vies et de nos ressources.

Cette perspective faisait défaut de part et d’autre, d’un côté une promotion de l’indépendance mais sans perspective articulée pour construire des alliances contre l’impérialisme canadien. De l’autre une perspective de solidarité internationale mais avec une mauvaise compréhension de la dynamique de libération nationale au Québec et de son impact dans le cadre Canadien et international.

Pour réussir, nous devons comprendre les dynamiques différentes afin de conjuguer nos forces provenant de la lutte de libération nationale au Québec, des luttes pour la justice sociale et surtout présentement pour l’environnement dans le reste du Canada et au Québec, et la lutte de résistance et de conservation du territoire de la part des populations autochtones.

À cet effet Glen Coulthard [3] a expliqué que, pour les peuples autochtones, le territoire n’est pas une marchandise, c’est une relation. Lorsque les peuples autochtones parlent de leur relation à la terre, nous ne le faisons généralement pas dans un sens d’exclusion. Nos revendications territoriales et nos conceptions de nation ne sont pas fondées sur une compréhension de la terre qui doit être exploitée à l’exclusion des autres. La terre est une relation basée sur les obligations que nous avons envers les autres personnes et les relations avec notre environnement qui constitue la terre elle-même.

André Frappier, Catherine Dorion, Makian Sondariee, Pierre Beaudet

http://www.europe-solidaire.org/

Presse-toi À Gauche !

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06 juin 2019 ~ 0 Commentaire

québec solidaire 2 (essf)

La lutte pour la transformation sociale, la souveraineté et la démocratie

Lors de son introduction à l’atelier « Repenser le nationalisme et raviver l’internationalisme », Pierre Beaudet indiquait qu’on n’a pas vu suffisamment le projet d’indépendance lié avec le projet anticapitaliste et que les autochtones n’y occupaient pas beaucoup de place. Il cernait ainsi les éléments essentiels qui font que les politiques souverainistes, telles que mises de l’avant depuis les années ’70 par le courant péquiste, ont lamentablement échoué.

Mais ce constat étant fait, l’indépendance du Québec constitue toujours un enjeu plein de questions surtout à l’heure où le nationalisme prend des couleurs d’exclusion.

Pour Catherine Dorion [1], l’indépendance c’est aussi un projet de lutte, pour le climat, pour le territoire. « C’est » reformuler la société avec les luttes de libérations des autres peuples dans le monde, c’est aussi notre passé de lutte culturel. Pour elle la somme des projets qu’on fait ensemble, c’est ce qui fait évoluer notre identité : « Alors que le projet identitaire de la droite mise sur la division, on doit développer un projet antiraciste et inclusif pour réussir à développer une force collective. La vraie laïcité c’est la lutte contre le pouvoir de l’argent et pour la démocratie ».

Mais sa conception de la lutte pour l’indépendance se basait surtout sur la culture et la lutte anticoloniale. La perspective internationaliste et particulièrement la dynamique des luttes avec le reste du Canada étaient à toutes fins pratiques absentes.

À la question de Pierre Beaudet : « Qu’est-ce qu’on fait avec les canadiens ? » elle s’est limitée à répondre qu’on aura la même posture qu’avec les peuples des autres pays, c’est-à-dire développer des liens de solidarité, sans plus de perspectives. En fait l’indépendance est présentée comme une finalité. Même si Catherine l’associe à la lutte climatique, on ne sent nulle part quelle articulation cette lutte peut avoir avec les progressistes du Reste du Canada ni avec les nations autochtones.

Elle définit la lutte du Québec contre l’État pétrolier (Cacouna, Énergie est), mais n’explique pas comment l’indépendance arrivera à créer un État sans pétrole ni comment nous résisteront aux offensives de l’État canadien. Elle se limite à dire que ce qui se passe dans le Canada c’est grâce, en partie, à l’argent du Québec. Donc on rapatrie notre argent, de même que celui des paradis fiscaux, mais sans expliquer qu’un plan de mobilisation est essentiel pour y arriver.

mardi 4 juin 2019, BEAUDET Pierre, DORION Catherine, FRAPPIER André, SONDARIEE Makian

http://www.europe-solidaire.org/

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06 juin 2019 ~ 0 Commentaire

québec solidaire 3 (essf)

Québec Solidaire est le « Podemos » du Québec. Comme en Espagne nos camarades y interviennent de manière critique.

Un gouvernement solidaire peut-il changer le Québec ?

L’intervention de Xavier Lafrance a été faite le 26 mai, dans l’atelier « Un gouvernement solidaire peut-il changer le Québec ? » Cet atelier s’est déroulé dans le cadre de la rencontre La Grande Transition, rencontre qui avait pour thème ORGANISER LA RÉSISTANCE. Nous reviendrons dans les prochaines semaines sur différentes interventions qui y ont été faites.

« Suite à une percée électorale substantielle en octobre 2018, la prise du pouvoir par Québec Solidaire à court ou moyen terme semble plus possible que jamais. Si Québec Solidaire remportait les prochaines élections, comment ce parti pourrait-il remplir ses promesses ? Jusqu’où et comment un gouvernement Solidaire pourrait-il transformer la société québécoise ? Est-ce que QS pourrait éviter ce qui est arrivé à Syriza, en Grèce, où le parti de gauche a continué les politiques d’austérité malgré ses promesses ? »

mardi 28 mai 2019, Collectif de la Grande transition, LAFRANCE Xavier

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04 juin 2019 ~ 0 Commentaire

soudan (npa essf)

soudan

Face à la contre-révolution militaire

Vive la lutte du peuple soudanais !

Ce matin (3 juin), l’armée soudanaise a envoyé les paramilitaires des Forces de soutien rapide commandées par le général criminel Hemedti, n°2 du Conseil militaire au pouvoir, pour déloger violemment le sit-in organisé depuis avril devant le siège de l’armée à Khartoum. Depuis, le chaos règne, avec des tirs à balles réelles sur les manifestantEs, et même si les informations sont souvent floues, on dénombre probablement déjà des dizaines de morts.

En lançant l’assaut sur les manifestantEs, le pouvoir tente d’écraser le soulèvement du peuple soudanais qui, après avoir obtenu le débat d’al-Bachir et à la lumière du précédent égyptien, refuse que l’armée monopolise le pouvoir au moyen du Conseil militaire, et exige une transition assurée par un Conseil souverain dans lequel les civils seraient majoritaires.

C’est ce que refuse l’armée qui, feignant de négocier, s’est organisée pour tenter d’en finir, militairement, avec la contestation, afin de conserver le pouvoir contre les aspirations démo-cratiques et sociales qui s’expriment au Soudan. Face à la brutale répression, les appels à la résistance, à la mobilisation et à la désobéissance civile se multiplient dans le pays.

Le NPA condamne les violences contre-révolutionnaires perpétrées par l’armée et réaffirme son soutien au soulèvement populaire au Soudan. Nous appelons toutes les forces, syndicales, politiques, dans la jeunesse, à la solidarité internationale avec le peuple soudanais en lutte pour la démocratie et la justice sociale.

Montreuil, le 3 juin 2019.

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Au Soudan, au moins 30 morts dans l’assaut des militaires au pouvoir contre les manifestants Retour sur les semaines précédentes (ESSF)

Soudan. Le Conseil militaire de transition annule tous les accords. Quelle résistance? (Al’Encontre)

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