Archive | Anticolonialisme

20 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

capitalisme saison 1 (alternative libertaire)

traté

Alain Bihr, « Le Premier Âge du capitalisme (1415-1763) »

Notre camarade Alain Bihr s’est attaqué à une vaste histoire du développement du capitalisme en trois tomes. Il commence par le commencement, ce « premier âge » qui, du 15è au milieu du 18è siècle, voit l’Europe occidentale partir à l’assaut des trois continents américain, africain et asiatique.

Par le biais du commerce forcé et déloyal, de l’échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l’esclavage de leurs populations, les sociétés affectées par l’expansion européenne initiale ont vu leurs propres circuits d’échange perturbés, leurs structu-res productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même.

Loin de verser dans le misérabilisme, l’auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens.

Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l’ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l’aube des temps modernes. En dernier lieu, Alain Bihr souligne les divergences entre les États européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu’ils vont en retirer.

20 juillet 2018

http://alternativelibertaire.org/

capitalisme saison 1 (alternative libertaire) dans Altermondialisme
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  • Alain Bihr, Le Premier Âge du capitalisme, Syllepse/Page 2, 2018, 700 pages, 30 euros. L’ouvrage est en souscription jusqu’au 2 septembre au prix de 25 euros.

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17 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

dominque vidal (npa)

dominique vidal

« Parler d’une “montée des actes antisémites” n’a pas de sens »

Tu publies un livre sous-titré « Réponse à Emmanuel Macron », à propos de l’amalgame entre antisionisme et antisémitisme. Pourquoi as-tu ressenti la nécessité d’écrire ce livre ? 

Le 16 juillet 2017, lors des commémorations du 75e anniversaire de la rafle du Vél d’Hiv’, en présence de Benyamin Netanyahou, Emmanuel Macron déclare : « Nous ne céderons rien à l’antisionisme car il est la forme réinventée de l’antisémitisme. » J’étais en train d’écouter le discours, et cela m’a paru incroyable. Pour la première fois, un président de la République se mêlait de ce débat, qui est un débat d’idées, dans lequel il n’a pas à indiquer qui a raison et qui a tort. Même Nicolas Sarkozy et François Hollande, dont on sait l’amitié qu’ils portent à Israël, et même l’amour, en ce qui concerne François Hollande, qui avait évoqué un « chant d’amour pour Israël », ne l’avaient pas fait.

En entendant cela, et en apprenant par la suite qu’il s’agissait d’une phrase improvisée, qui ne figurait pas dans le discours tel qu’il avait été préparé, cela m’a suggéré deux choses.

La première, c’est un véritable étonnement sur la méconnaissance de l’histoire du sionisme, des Juifs, d’Israël. On peut évidemment comprendre qu’il n’ait pas été formé à ce type de ques-tions, mais à ce moment-là, autant ne pas intervenir… Je me suis donc dit qu’il fallait essayer de remettre les choses en place, qu’il s’agisse de la question de l’antisémitisme ou de celle de l’antisionisme, et de donner aux lecteurs pas forcément avertis les éléments nécessaires pour se faire leur propre opinion. C’était déjà cette démarche « pédagogique » qui m’avait guidé lors de la rédaction d’autres livres, qu’il s’agisse du Péché originel d’Israël, appuyé sur les travaux d’historiens israéliens sur la Nakba, ou de mon ouvrage les Historiens allemands relisent la Shoah.

La deuxième chose, au-delà de l’incompétence historique dont témoigne cette phrase d’Emmanuel Macron, c’est qu’il y a un vrai danger pour les libertés qui sont les nôtres. Où va-t-on ? Est-ce qu’on imagine les communistes demandant l’interdiction de l’anticommunisme ? Les gaullistes demandant l’interdiction de l’antigaullisme ? Les libéraux demandant l’interdiction de l’altermondialisme ?

Or c’est bien de cela dont il s’agit lorsque le président du CRIF, s’engouffrant dans la brèche ouverte par Macron, demande l’adoption d’une loi d’interdiction de l’antisionisme, puis d’une définition extrêmement alambiquée de l’antisionisme qui revient à interdire toute forme de criti-que de la politique israélienne. Ce qui au passage n’est pas très étonnant de la part du CRIF et de son président Francis Kalifat, dont on sait qu’il a été membre du Betar quand il était plus jeune : il s’agit de la deuxième étape d’une bataille débutée avec la volonté de criminaliser, voire d’interdire le mouvement BDS, mais qui n’a pas donné les résultats escomptés…

Depuis la sortie de ton livre, on a vu la double parution d’une ­pétition-mani-feste, dans le Journal du dimanche, et d’un livre sur le « nouvel antisémitisme en France », à propos desquels tu n’as pas ménagé tes critiques…

Tout à fait. Je voudrais d’abord te dire quelque chose qui me tient à cœur : je suis frappé par le fait que ce manifeste, que j’appelle dans mes conférences le manifeste de Val et Valls, soit tom-bé dans l’oubli une semaine après sa parution. Même les signataires, les principaux acteurs de ce manifeste, n’ont pas jugé utile de le défendre.

Pour donner un exemple précis, j’ai assisté, lors d’une soirée organisée par Mediapart à laquelle j’avais été invité, à la performance de Raphaël Enthoven, intervenant dans le débat précédent, qui a consacré l’essentiel de son temps à exposer les points de désaccord qu’il avait avec le texte ! Et on se demandait bien pourquoi il avait signé un texte avec lequel il était visiblement très largement en désaccord…

C’est la clé pour comprendre ce qui s’est passé : des pressions ont été exercées sur un certain nombre d’intellectuels pour qu’ils signent ce texte, certains se sont laissés faire et ont signé un manifeste qu’ils n’avaient parfois même pas lu et, une fois le texte paru, une fois qu’il était avéré qu’il s’agissait d’un texte d’une pauvreté intellectuelle rare, à peu près personne n’a voulu le défendre.

Pour revenir aux questions de fond, ce texte porte une analyse fausse, et les faits sont là pour le prouver. Ainsi, si l’on parle de l’antisémitisme comme idéologie, personne ne peut nier qu’il s’agit d’une idéologie marginale en France ! Je donne toujours un exemple qui me semble significatif :  en 1946, l’Ifop réalise pour la première fois un sondage dans lequel elle demande si les Juifs sont « des Français comme les autres », question à laquelle un petit tiers des sondés répondent « oui » ; dans une récente enquête du même type, réalisée par Ipsos, ils sont 92 %. Quand on en est à ce niveau-là, on ne peut pas discuter le fait que l’antisémitisme soit, en France, une idéologie marginale.

En revanche, et c’est un fait que l’on doit évidemment prendre en compte, il y a le maintien d’un certain nombre de préjugés, avec en gros la moitié des sondés qui estiment que les Juifs ont « trop de pouvoir », qu’ils ont un rapport particulier à l’argent, qu’ils sont plus attachés à Israël qu’à la France, etc. On parle bien ici de préjugés antisémites. Mais je ne crois pas que l’on puisse considérer que des préjugés équivalent nécessairement à une forme de racisme. On sait qu’il existe des préjugés sur divers groupes, des Bretons aux Auvergnats, sans que cela signifie qu’il existe un racisme anti-breton ou anti-auvergnat. Il s’agit de ne pas confondre idéologie et préjugés.

Il y a bien des actions antisémites, parfois ultra-violentes, qui ont causé des morts au cours des dernières années. 

On a connu un pic d’actions antisémites au début des années 2000, qui ont coïncidé avec la «deuxième Intifada» et sa répression par Israël. Mais depuis, on a eu, de manière irrégulière, un reflux très net de ces actes. Parler d’une « montée des actes antisémites » n’a donc pas de sens. Mais il y a évidemment un point très important : il y a moins d’actions antisémites, mais certaines sont plus violentes qu’elles ne l’étaient auparavant.

On a ainsi les huit victimes de Merah et de Coulibaly, sur lesquels il n’y a pas de doute : ce sont des tueurs antijuifs, qui ont la haine des Juifs, qui l’ont expliqué, notamment dans des vidéos. Et on a trois autres cas : Ilan Halimi, Lucie Attal [également connue sous le nom de Sarah Halimi] et Mireille Knoll. Je ne suis ni policier ni juge mais je vois bien qu’il est très difficile, dans ces trois cas de mort violente, de faire la part de ce qui est du domaine de l’antisémitisme, qui n’est pas discutable puisqu’il s’agit bien de cibles juives, mais il y a de toute évidence une dimension crapuleuse dans ces crimes.

Dans le cas d’Ilan Halimi, ce que Fofana veut, c’est de l’argent, qu’il espère obtenir car il croit que les Juifs sont riches. Il y a en outre un élément supplémentaire, que personne ne semble vouloir prendre en compte et dont il est impossible de parler dans les médias : la dimension psychiatrique. Quand on regarde par l’exemple l’affaire Mireille Knoll, on ne peut pas ne pas se poser cette question. Un des deux assassins était proche de Mireille Knoll depuis son enfance : il allait chez elle, il buvait des verres avec elle, il lui faisait des courses, elle était intervenue en sa faveur dans une affaire judiciaire, etc. Donc j’ai du mal à entendre qu’il ait découvert tout d’un coup qu’elle était juive et qu’il fallait la tuer parce que juive…

Dans ces cas de violences, de violences meurtrières, il faut donc essayer de faire la part des choses afin de comprendre ce à quoi on est confronté et de refuser tous les raccourcis et amalgames, tout en constatant évidemment que ces meurtres sont perçus d’abord comme antisémites, et jouent un rôle important dans tous les débats autour de l’antisémitisme et du racisme.

Dominique Vidal est journaliste est historien. Il a récemment publié « Antisionisme = antisémi-tisme ? Réponse à Emmanuel Macron » aux éditions Libertalia. Nous revenons ici avec lui sur les thématiques abordées dans l’ouvrage, qu’il aura l’occasion de développer lors de notre prochaine université d’été dont il est l’un des invitéEs.

Propos recueillis par Julien Salingue

https://npa2009.org/

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17 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

irlande sénat (ujfp +rfi + f24 + huff’+ irish times)

pal

Le sénat irlandais vote une loi interdisant les activités économiques en lien avec les colonies israéliennes

C’est une première dans le monde. Une proposition de loi présentée par la sénatrice Frances Black interdisant les activités en lien avec des colonies implantées sur un territoire occupé a été adoptée par le sénat irlandais (le Seanad) le 11 juillet 2018. Elle doit maintenant être examinée par la chambre basse du Parlement.

En quoi cette proposition de loi consiste-t-elle ?

La proposition de loi irlandaise a pour but d’interdire certaines activités économiques en relation avec des colonies illégales dans des territoires reconnus par la communauté internationale comme étant occupés.

Constituerait donc une infraction pénale :

– La vente et l’importation de produits issus des colonies

– L’implication dans la fourniture de services dans les colonies

_ L’extraction de ressources d’un territoire occupé sans le consentement des autorités 
compétentes

_ La tentative, l’assistance et la complicité dans la commission de ces actes sont répréhensibles de la même manière.


Qui est concerné ?

Les personnes résidentes en Irlande, entreprises de droit irlandais ou toute structure dont le centre de contrôle est basé en Irlande sont concernées.

Sur quelles bases juridiques repose-t-elle ?

En droit pénal international, le transfert par un Etat de sa population civile sur un territoire qu’il occupe militairement est un crime de guerre [1]. Cela constitue également une grave violation du droit international humanitaire [2].

La loi irlandaise considère aussi la colonisation comme un crime. Les activités économiques mentionnées dans le projet de loi participent au maintien d’une situation illégale (la colonisation et l’exploitation d’un territoire occupé), d’où la nécessité de leur interdiction.

Quelles peines prévoit-elle ? 


Des peines allant de l’amende (d’un maximum de 5 000€) à l’emprisonnement (d’une durée maximum de 5 ans).

A quels territoires occupés la loi s’appliquerait-elle ? 


En pratique, la loi pourrait s’appliquer au Territoire palestinien occupé (TPO), territoire reconnu occupé dans de multiples résolutions de l’ONU, dans l’avis du 9 juillet 2004 de la Cour interna-tionale de justice, par l’Union européenne et la France. L’importation et la vente des produits des colonies israéliennes serait donc interdite (et non celles des produits issus d’Israël).

Pourquoi est-ce important ? Le cas palestinien.

Les colonies israéliennes sur le Territoire palestinien occupé sont un exemple moderne et clair d’une violation de l’interdiction de transfert de populations civiles sur un territoire occupé.
 Israël occupe la Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, depuis 1967 et y a transféré, depuis, plus de 600 000 de ses citoyens. Un tel transfert a été facilité par la confiscation large de terres palestinien-nes, des terres particulièrement fertiles.

Cette colonisation a drastiquement réduit les terres disponibles pour l’agri-culture, le logement, l’accès à l’eau et à l’électricité pour la population palestinienne.

Elle a mené au déplacement forcé de Palestiniens et à de nombreuses violations des droits de l’Homme sur le terrain. La manière dont les colonies ont été construites a mené à la fragmen-tation du TPO en enclaves difficilement joignables entre elles à cause des différents obstacles à la circulation (checkpoints, routes déviées, mur…). Plus de la moitié de la Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, est réservée aux colonies de peuplement et à l’exploitation du territoire occupé pour le bénéfice d’Israël.

En ayant des liens économiques et en permettant à des entreprises françaises ou des rési-dents français d’avoir de tels liens avec les colonies israéliennes, la France est complice du crime de guerre imputé à l’Etat d’Israël.

Les mesures contenues dans la proposition de loi sont-elles compatibles avec le droit européen ?

Selon le Traité sur le Fonctionnement de l’UE, les règles en matière de commerce sont géné-ralement uniformes parmi tous les pays membres. Cependant, des exceptions existent, lors-qu’elles peuvent être justifiées sur la base de « moralité ou sécurité publiques » de « politiques publiques », et de la « protection de la santé et de la vie humaine » [3]. La compatibilité de la proposition de loi avec le droit européen a été confirmée par deux études juridiques [4].

De telles mesures n’entrent pas non plus en contradiction avec les règles de l’Organisation Mondiale du Commerce.

mardi 17 juillet 2018  Alice Garcia

http://www.ujfp.org/

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Lire aussi:

Le Sénat irlandais pour le boycott des colonies israéliennes (NPA)

Q&A: Who is supporting the Bill banning goods from Israeli settlements? (Irish Times)

Irlande : le Sénat vote l’interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes (France24)

Irlande: le Sénat vote contre les importations depuis les colonies israéliennes (RFI)

Les sénateurs irlandais votent l’interdiction d’importer des colonies israéliennes, BDS tout près d’une victoire historique (Le Huff’ Maghreb)

Le groupe français Acid Arab boycotte Israël sur son propre territoire (Libération)

Site de Frances Black

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15 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

kanaky (libération)

kanak

Nouvelle-Calédonie: le Parti travailliste dit non au référendum

Le PT incarne la frange dure du mouvement indépendantiste Kanak, dissi-dente du FLNKS. Réuni en congrès, il appelle ses militants et sympathisants à la «non-participation» au référendum d’autodétermination du 4 novembre prochain, et accuse le FLNKS de faire le jeu de «l’Etat colonial».

«Ça va être un coup de tonnerre dans le pays», promet Louis Kotra Uregei, figure de proue du Parti travailliste (PT) de Nouvelle-Calédonie. En ce 14 juillet maussade, tandis que les Forces armées de Nouvelle-Calédonie défilent non loin sous le crachin, quelque 300 militantes et militants réunis à la Maison des Syndicats de Nouméa viennent d’entériner comme un seul homme l’appel du PT «à ne pas participer» à la consultation du 4 novembre sur l’avenir institutionnel du territoire,considérée comme «perdue d’avance».

«A aucun moment vous n’avez entendu parler ici de boycott», souligne l’homme fort à la tribune, orateur impeccable et, de l’avis général, l’un des politiques les plus madrés du Caillou. «On ne veut pas employer ce terme, souffle une militante, ça fait trop penser à Machoro», allusion au meneur indépendantiste qui défonça une urne à coups de hache à Canala en 1984, donnant le signal des événements qui embrasèrent pendant quatre ans la collectivité d’Outremer.

Créé en 2007, le Parti travailliste et son bras armé, le redouté syndicat USTKE, qui revendique fièrement «le plus grand nombre de jours de grève du territoire», sont les locomotives d’un mouvement plus large, le Rassemblement des indépendantistes et nationalistes (RIN). Né en 2014 d’un schisme au sein du FLNKS – l’union historique des formations indépendantistes, elle-même forgée en 1984 -, le RIN n’a eu de cesse depuis de dénoncer les «compromis» des grands partis, le Palika et l’Union calédonienne, face à la droite loyaliste et à l’Etat français. Notamment, le pacte sur la composition des listes électorales conclu lors du 16e comité des signataires de l’Accord de Nouméa, à Matignon en novembre dernier, ne passe toujours pas.

 «Message positif»

«Ce référendum doit être celui de l’autodétermination du peuple colonisé, c’est-à-dire des Ka-naks, or les conditions d’inscription des Kanaks de droit commun sur la liste référendaire  (les Kanaks de statut coutumier sont inscrits d’office ndr) leur compliquent la démarche», proteste Sylvain Pabouty, secrétaire général de la Dynamik Unitaire Sud, petit parti membre du RIN.

Autre conséquence de la faiblesse supposée du FLNKS, «l’immigration massive et continue de métropolitains», qui serait préjudiciable à l’emploi des Kanaks malgré la loi du pays qui, depuis 2012, impose aux entreprises de privilégier les candidats locaux. L’une des antiennes favorites de Louis Kotra Uregei, reprise à plusieurs voix lors du congrès d’hier. «Comment ça se fait que sur les trente ans passés, seuls 1 500 de nos jeunes ont bénéficié de programmes de forma-tion des cadres, alors que des milliers de « métro » occupent les postes importants ici ? On en a marre !», s’exaspère un militant de la base, invité à s’exprimer au micro.

En cette période préélectorale très sensible, sur une terre traumatisée par les violences des années 80, le PT s’est gardé de trop appuyer, samedi, sur un thème qui lui vaut une persis-tante réputation de xénophobie. Plus ciblée, la «franc-maçonnerie» a fait l’objet de diatribes à la tribune, sans que le rôle des «frères» dans «la disparition programmée du peuple kanak»  soit précisé. Mais avant la pause sandwich, devant l’assemblée debout, têtes baissées, le pas-teur Wakira Wakaïne a rappelé, en détachant bien les mots, que «Dieu a donné le pays» aux Kanaks «à partager avec les autres». Dans ce parti au fond religieux très présent, Louis Kotra Uregei fait référence à la «Terre promise de Kanaky» dans un récent éditorial du journal du PT, tous se plient visiblement à la consigne : le rejet du référendum doit rester un «message positif»«On ne veut pas créer d’agitation. Le jour du vote, on ira simplement à la pêche», prévoit un militant.

«Simulacre»

A l’heure de son «rendez-vous avec l’histoire», le Parti Travailliste joue gros. Louis Kotra Uregei espère surfer sur la vague de frustration qui ne cesse de monter au sein du monde kanak, en proie au chômage et à la pauvreté et dont une partie de la jeunesse erre, déboussolée, dans les rues de Nouméa. Si, en dépit de son appel, le «peuple kanak» restait fidèle à la ligne du FNLKS en se rendant aux urnes, le PT, déjà minoritaire, se retrouvera marginalisé. En atten-dant, le leader de 67 ans n’entend pas faillir à sa réputation de coriacité. «On va aller dans tout le pays, dans chaque tribu, pour expliquer notre position et dénoncer ce simulacre de référendum», martèle Louis Kotra Uregei.

Pour l’heure, le FLNKS n’a pas réagi à la déclaration du PT. Mais en avril dernier, en comité directeur de l’UC, le porte-parole du FLNKS, Daniel Goa, n’avait pas caché son peu d’estime pour les «positions pseudo révolutionnaires» du RIN. Il avait appelé les militants qui seraient à la fois au FLNKS et au RIN à «choisir».

http://www.liberation.fr/

Commentaire: L’USTKE est un syndicat combatif que la LCR soutenait déjà avant même l’existence du PT. Celui-ci en bonne logique « travailliste » n’est qu’une émanation du syndicat pour le représenter aux élections et non l’inverse!

Deux logiques s’affrontent comme dans plusieurs luttes récentes: ceux qui ont déjà perdu et qui accompagnent les vainqueurs en espérant des miettes en échange de leur attitude responsable. Et ceux qui veulent encore renverser la table, malgré le consensus pro colonialisme de droite comme de gauche.

C’est un comble de traiter le PT de raciste! On savait déjà que dans les déplacements internationaux, les occidentaux étaient des « expats » sympas et les pauvres des « réfugiés » invasifs et dangereux. On découvre que refuser de se faire déposséder de son pays est du « racisme ». Les palestiniens et les thibétains vont-ils être aussi accusés de racisme?

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13 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

xose manuel beiras (pùblico)

drap galiz

10 000 euros pour raconter l’histoire récente de Galice

Un producteur de Santiago recourt à un crowfunding pour financer un documentaire sur la figure de la référence historique du nationalisme galicien, Manuel Beiras

Xosé Manuel Beiras (Santiago, 1936) est la grande référence du nationalisme galicien de gauche et sa vie reflète une bonne partie de l’histoire récente de la Galice. Mais jusqu’à présent, personne n’avait songé retracer dans un documentaire sa biographie et sa carrière politique, académique et intellectuelle. La société de production Ollo Vivo, de Brión, de Santiago, a lancé un crowdfunding pour le financer. En un peu plus de deux semaines, ils ont déjà recueilli plus de 6 000 euros sur les 10 000 qui, au moins, sont nécessaires pour le financer.

Fils d’un militant historique du Parti Galicien de Castelao, Beiras a participé très jeune à des cercles anti-franquistes  nationalistes, surtout après son arrivée à l’université. Il est diplômé en droit de l’Université de Santiago, spécialisé en économie et en littérature française à la Sorbon-ne à Paris. Il a également étudié à la London School of Economics and Political Science, peu avant de fonder, en 1963, le Parti Socialiste Galicien. Cette formation s’alliera à la fin des années soixante-dix avec l’Union de Povo Galego UPG (lié à l’UDB Note du Blog) pour configurer, avec d’autres partis, le Bloc Nationaliste Galicien BNG auquel adhéreront les militants de la LCR de Galice dans les années 90 (Note du Blog). « Nous ne voulions pas un documentaire sur Beiras, mais un documentaire avec Beiras », explique Gaspar Broullón

« Notre principale préoccupation était que nous ne voulions pas faire un documentaire sur Beiras, mais un documentaire avec Beiras « , explique Gaspar Broullón, un cinéaste de 35 ans et l’un des trois codirecteurs du film. (…)

Broullón explique que l’idée de faire un documentaire sur le leader nationaliste charismatique est venue de Fernando Rodriguez Peñaño, s’étonnait que, malgré l’importance historique, l’influence politique et intellectuelle et le poids social de Beiras, il n’y avait pas de document complet audiovisuel.

Traducteur de Camus, pianiste virtuose et auteur d’une ample production d’essais en économie, Beiras est devenu en 1985 le premier député autonome du BNG. À ce moment, il occupait la chaire de structure économique de l’Université de Santiago et jouissait d’un énorme prestige académique et politique. Felipe González lui a proposé le ministère de l’Economie de son premier gouvernement, un poste qu’il a refusé.

Avec lui comme porte-parole national, référence intellectuelle et Manuel Fraga (ex ministre de Franco NdB) à la tête du gouvernement régional dans les années 90, le BNG  élection après élection avait pour but de dépasser le PSOE et devenir en 1997 la deuxième force politique de Galice. Le nationalisme dirigera également plusieurs villes galiciennes, telles que Pontevedra, Ferrol et Vigo.

« Raconter sa vie, c’est revoir la vie de beaucoup de Galiciens et, avec eux, celle de Galice », raconte Broullón qui dit que la principale raison d’opter pour le crowfunding comme moyen de financement du documentaire est d’assurer son « indépendance ». « La majorité de ceux qui nous ont soutenus jusqu’à présent sont des citoyens sans affiliation politique, qui ne demandent qu’à raconter leur histoire », dit-il.

Le documentaire s’intitule Beiras: Vivre deux fois.

« Nous l’avons choisi pour plusieurs raisons », explique le réalisateur. « Pour l’expérience de vie de Beiras [qui a disparu de la vie publique pendant près de trois ans au début des années quatre-vingt à cause d'une grave altération de son état d'esprit], mais aussi parce que le documentaire aura deux vies. Tout le matériel complet, avec les enregistrements intacts qui ne sont pas inclus dans l’édition finale, sera disponible au public sur un blog « .

La vérité est que Beiras semble jouir de plusieurs vies, au moins dans sa carrière politique. Ses divergences avec l’UPG firent échouer sa candidature à la Xunta juste avant la chute de Fraga et la formation du gouvernement PSOE-BNG, auquel il n’a pas participé. Lorsque le PP a récupéré la Xunta avec Feijoo en 2009, le BNG a connu une période de conflits internes qui a conduit trois ans plus tard Beiras abandonner la formation avec un grand groupe de militants du Bloque.

Il a fondé alors Anova, qui, allié avec Izquierda Unida dans Alternative Galega de Esquerdas, a dépassé le BNG aux élections régionales de 2012 avec lui en tête d’affiche. Plus tard, sans Beiras, Anova s’alliera dans En Marea avec Podemos et des listes locales pour devenir, encore une fois, la deuxième force politique de Galice.

Broullón assure que Beiras n’a mis aucune condition sur le contenu du documentaire.

13/07/2018 JUAN OLIVER

http://www.publico.es/

Lire aussi:

Castelao

Parti Socialiste Galicien (Wikipédia)

Union du Peuple Galicien (Wikipédia)

Bloc Nationaliste Galicien (Wikipédia)

Anova-Fraternité Nationaliste (Wikipédia)

Alternativa Galega de Esquerda (Wikipédia)

En Marea (Wikipédia)

Commentaire:

On ne parle pas souvent de la Galice en Bretagne. Pourtant il y a bien des ressemblances avec… le Léon et le Morbihan! La droite malgré un fort mouvement populaire, y semble indéboulonnable!

Dans les années 70 l’UPG de Galice était le « parti frère » de l’UDB, tous deux signataires de la « Charte de Brest » tentative d’internationale nationaliste. Quand la LCR a disparu dans l’Etat espagnol, dans les années 90 ses militants ont intégré le BNG. Anticapitalistas pour sa part est aujourd’hui dans Podemos de Galice.

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13 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

gaza (libération)

A Gaza, une équipe de football fait la fierté de Palestiniens amputés

Au coup de sifflet, crampons au pied et maillots orange fluo, les joueurs s’élancent sur le terrain en gazon artificiel de Deir el-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, appuyés sur leurs béquilles en métal.

«J’étais gardien de but avant ma blessure», explique Islam Amoum, 27 ans, qui a perdu sa jambe gauche lors d’une frappe israélienne pendant la guerre de 2014. «Désormais, le handicap n’est plus un obstacle à mes ambitions», poursuit-il. Islam est l’un des 15 joueurs de la seule équipe de footballeurs amputés de Gaza. Tous ont entre 16 et 40 ans. Ils se retrouvent chaque lundi sur le terrain pour échanger quelques passes, travailler leurs accélérations et leur dextérité.

Pour les préparer, Khaled al-Mahbouh, l’entraîneur bénévole de 32 ans, pioche dans des vidéos diffusées sur internet et sollicite les conseils de spécialistes. «J’aimerais prendre des cours et me former à l’étranger, car les personnes amputées ont besoin d’entraînements spécifiques et de béquilles adaptées», mais l’argent manque, regrette-t-il. En plus de l’entraînement hebdomadaire, les joueurs répètent chaque jour des exercices dans une salle qui leur est réservée au sein de l’association des handicapés physiques à Deir el-Balah.

«Les entraînements sont difficiles mais amusants», raconte l’un des gardiens de but, Abdelmajid Abou Milak, 25 ans, qui a perdu sa main après avoir été blessé par un obus israélien. Désormais, «je pense que je suis capable de rivaliser avec les autres gardiens», ajoute-t-il avec malice.

«Equipe des héros»

Le petit groupe a gagné le surnom d’«équipe des héros». Une fierté pour Fouad Abou Ghalioun, 62 ans, à l’origine du projet. «J’ai eu l’idée de former cette équipe en regardant un match de foot, Turquie – Grande-Bretagne, entre deux équipes de joueurs amputés, à la fin de l’année dernière», se souvient-il. «J’ai alors pensé que je pouvais réaliser le rêve de centaines d’amputés à Gaza, qui ont perdu un membre soit à cause de l’occupation (israélienne), soit dans des accidents», poursuit-il. Il souhaite désormais former un championnat local et, un jour, être reconnu par la Fédération internationale (Fifa).

«La majorité des joueurs sont des blessés de guerre», selon Fouad Abou Ghalioun. Il espère que d’autres amputés viendront rejoindre l’équipe, notamment des Palestiniens blessés lors des affrontements et des manifestations qui ont eu lieu ces derniers mois à la frontière de l’enclave dirigée par le mouvement islamiste Hamas. Depuis le 30 mars, au moins 139 Gazaouis ont été tués et plus de 4.000 blessés par des tirs israéliens le long de la barrière qui sépare Gaza d’Israël. Selon le ministère de la Santé local, des centaines de blessés ont dû être amputés.

Les Palestiniens manifestent afin de dénoncer le blocus israélien, qui dure depuis plus de dix ans, et pour exiger le retour des réfugiés palestiniens chassés ou qui ont fui en 1948 lors de la création de l’Etat d’Israël. Israël a justifié sa riposte en affirmant qu’elle était nécessaire pour défendre ses frontières. Aucun Israélien n’a été tué.

« On procure de la joie »

«L’équipe des héros» veut renvoyer une autre image du handicap. Elle a disputé deux matches le mois dernier, à Rafah, dans le sud de l’enclave, et dans le camp de réfugiés de Nuseirat (centre). Quelque 3.000 personnes sont venues voir les joueurs s’affronter sur le terrain, à cinq contre cinq, signale fièrement l’entraîneur. «Le public vient applaudir les joueurs parce que ça lui plaît, pas par pitié», explique-t-il.

On «procure du plaisir aux spectateurs, de la joie», ajoute M. Mahbouh, qui nourrit l’espoir que l’enthousiasme se transmettra aussi à des institutions palestiniennes, arabes ou internationales et les incitera à offrir un soutien financier et logistique. De quoi leur permettre, un jour, de disputer des compétitions locales ou internationales. A 13 ans, Ibrahim Khattab participe aux entraînements mais ne dispute pas encore de match. Mais cela n’empêche pas le garçon, qui a perdu sa jambe gauche lors de la guerre de 2014, de nourrir de grandes ambitions. «Je rêve de devenir un joueur célèbre et de soulever la coupe après une victoire de la Palestine!», s’exclame-t-il.

2 juillet 2018

http://www.liberation.fr/

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11 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

koltchenko et sentsov (médiapart)

koltchenko-sentsov

Urgence pour Sentsov, Koltchenko et les autres prisonniers politiques de Poutine

Rassemblement le 13 juillet,19H Place Igor Stravinski (Paris, Beaubourg)

Le 13 juillet 2018, deux jours avant la finale de la Coupe du monde de football, ce sera le 61ème jour de grève de la faim du réalisateur ukrainien Oleg Sentsov, ce sera également son anniversaire : 42 bougies qu’il soufflera en tant que prisonnier politique de Vladimir Poutine. Il a, à ce jour, perdu plus de 15 kg.

Poutine détient dans son goulag d’autres prisonniers politiques, dont nombre ont été soumis à la torture.

Parmi eux également Alexander Koltchenko, connu en Crimée pour ses engagements antifas-cistes, syndicaux, anarchistes, écologistes, et condamné par l’État russe lors du même procès que Sentsov. L’accusation de « terrorisme », qui a servi à couvrir ces ignobles décisions d’un tribunal qui exécute les ordres du pouvoir politique russe, n’a aucun fondement. Ils ont été torturés et condamnés parce qu’ils luttent contre l’oppression exercée par l’État russe, tant sur le territoire russe qu’en Crimée.

Sentsov ne combat pas pour sa propre libération.

Il a annoncé qu’il ferait grève de la faim tant que tous et toutes les prisonnier-e-s politiques ukrainien-ne-s détenu-e-s en Russie et en Crimée ne seraient pas libérés. Au delà c’est contre le tyran Poutine qu’il combat : »Nous sommes peut-être destinés à devenir des clous dans le cercueil du tyran. J’aimerais être un de ces clous. En tout cas, sachez que ce clou-là ne pliera pas. »

Pour la libération immédiate d’Oleg Sentsov, d’Alexandr Koltchenko et de tous les autres prisonniers politiques ukrainiens en Russie, et pour les libertés démocratiques dans tous les pays :

♦ Nous invitons 13 juillet 2018, à 19h, Place Igor Stravinski (Paris, à coté de Beaubourg), tous les hommes et toutes les femmes qui considèrent que le combat de Sentsov est juste, qui demandent la libération immédiate de Koltchenko et Sentsov, et au-delà la libération rapide de tous et toutes les prisonnier-e-s ukrainien-n-es poursuivi-e-s pour des raisons politiques en Crimée et en Russie, et tous ceux qui comprennent que, pour la démocratie dans tous les pays, Vladimir Poutine est dangereux

♦ Nous invitons les rédactions et journalistes commentant la coupe du monde à prendre leur responsabilité et à profiter du fort audimat pour faire connaître lors de cette dernière semaine de coupe du monde les cas de Koltchenko et de Sentsov, et d’exiger leur libération

♦ Nous appelons les diplomates, leaders et officiels (français notamment) à cesser de caution-ner les exactions de l’Etat russe et à refuser d’assister à la Coupe du monde. Ainsi Macron ne doit pas aller voir le match en Russie mardi 10 juillet et doit œuvrer pour une victoire : celle de sauver des vies, et notamment celle de Sentsov en exigeant sa libération immédiate

♦ Nous appelons à amplifier la solidarité internationale afin de dénoncer l’enlèvement et la détention de Koltchenko et Sentsov, et exiger leur libération immédiate

koltchenko-sentsov

Collectif Koltchenko :

Ligue des Droits de l’Homme, Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme, Groupe de résistance aux répressions en Russie, Ukraine Action, Russie-Libertés, CEDETIM – Initiatives Pour un Autre Monde – Assemblée Européenne des Citoyens, Action antifasciste Paris-Banlieue, Collectif Antifasciste Paris Banlieue, Mémorial 98, Union syndicale Solidaires, CNT-f, CNT-SO, Emancipation, FSU, FSU 03, CGT Correcteurs, SUD éducation, SUD-PTT, Alternative Libertaire, Ensemble !, L’Insurgé, NPA, Fédération Anarchiste, Critique sociale.

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11 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

rojava (alternative libertaire)

Du 27 mai au 30 juin, Alternative Libertaire organisait une tournée de rencontres-débats avec les Français Arthur et Siyah et l’Américain Arges, ex-combattants dans les YPG en Syrie. Un bilan très positif.

http://alternativelibertaire.org/

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11 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

kemper (gast)

gast

« Baskag Dir Dag, Une autre montagne » à la Baleine.

25 juillet, 35 rue du cosquer, Kemper, 21h30. Prix libre.

Les réalisatrices seront là pour échanger avec la public après la projo! D’istanbul à la mer noire, portraits croisés de femmes turques et kurdes, féministes, mères, résistantes… Un voyage entre les générations dans la Turquie d’hier et d’aujourd’hui, contre le nationalisme, la guerre, le patriarcat.
Deuit niverus da welet an teulfilm vrav-mañ!

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10 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

poudre (le huffington post)

breast 1

Donner le sein est mauvais pour le business (The Guardian)

Face à l’OMS qui promeut l’allaitement maternel, Donald Trump défend le lait en poudre

Un article a accusé les États-Unis d’avoir voulu atténuer une résolution de l’OMS en faveur de l’allaitement maternel.

Le président américain Donald Trump a défendu ce lundi 9 juillet le recours au lait en poudre, après qu’un article a accusé les Etats-Unis d’avoir voulu atténuer une résolution de l’Organi-sation mondiale de la santé (OMS) en faveur de l’allaitement maternel.

L’article, paru dans le New York Times, affirme que les délégués américains à une réunion annuelle de l’OMS à Genève en mai ont cherché à supprimer un passage d’une résolution sur l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant qui invitait les Etats membres à « protéger, promouvoir et soutenir » l’allaitement maternel.

Les Américains auraient fait pression sur l’Equateur afin que le pays renonce à proposer la résolution, et c’est la Russie qui aurait pris le relais. La phrase a finalement été approuvée et figure dans le document disponible aujourd’hui en ligne.

« L’article du New York Times sur l’allaitement doit être dénoncé. Les Etats-Unis soutiennent fortement l’allaitement mais nous pensons que les femmes ne doivent pas se voir interdire l’accès au lait en poudre. De nombreuses femmes ont besoin de cette option à cause de la malnutrition et de la pauvreté », a tweeté Donald Trump.

L’OMS promeut depuis des années l’allaitement maternel exclusif jusqu’à six mois

Le département d’Etat a qualifié de « fausse » l’idée que Washington ait menacé un pays partenaire. Un responsable diplomatique a cependant convenu que les Etats-Unis estimaient que « la résolution, telle que rédigée initialement, appelait les Etats à ériger des obstacles pour les mères qui souhaitent nourrir leurs enfants ». « Toutes les mères ne peuvent pas allaiter, pour diverses raisons », ajoute ce responsable.

L’Equateur, de son côté, a fait savoir qu’il s’était battu pour faire passer la résolution. « Nous n’avons jamais succombé aux intérêts particuliers ou commerciaux, ni à aucun autre type de pression », a déclaré la ministre de la Santé, Veronica Espinosa.

L’OMS promeut depuis des années l’allaitement maternel exclusif jusqu’à six mois, et partiel au-delà et jusqu’à deux ans ou plus, notamment dans les pays pauvres, où les femmes allaitent plus souvent et plus longtemps que dans les pays développés. Mais le marché du lait en pou-dre est énorme et pesait 47 milliards de dollars en 2015, selon Euromonitor International. Il est dominé par quelques groupes, notamment américains, et est en forte croissance.

09/07/2018

https://www.huffingtonpost.fr/

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