Archive | Anticolonialisme

07 juillet 2026 ~ 0 Commentaire

Algérie 1962

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06 juillet 2026 ~ 0 Commentaire

Révolution (SWP)

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Faut-il célébrer la Révolution américaine ?

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Le soulèvement d’il y a 250 ans a balayé les formes de gouvernement féodales et aristocratiques, mais la nouvelle république naissante était loin d’atteindre les aspirations démocratiques les plus profondes de la révolution.

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Lorsque les révolutionnaires américains ont déclaré l’indépendance de la Grande-Bretagne il y a 250 ans, ils ont porté un coup dur à l’empire britannique et aux privilèges. La révolution a déclenché une vague de résistance qui a inspiré des militants du monde entier. Elle a vu les plus démunis défier les puissants pour exiger leur mot à dire sur la gestion de la société. À la fin de la révolution, quelque 700 bâtiments avaient été incendiés, 12 000 fermes abandonnées et des centaines de milliers de boisseaux de céréales détruits. Des centaines de combattants avaient péri.

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La révolution a imprégné toutes les couches de la société. Elle impliquait petits et grands propriétaires terriens, marchands, esclavagistes, artisans et la classe ouvrière naissante. Ces forces disparates s’unirent autour de l’idée d’abolir l’ancien monde et d’en créer un nouveau. Elles contribuèrent ainsi à balayer les formes de gouvernement féodales et aristocratiques. Ce qui, à son tour, favorisa une industrialisation rapide.

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Mais la jeune république naissante était loin d’atteindre les aspirations démocratiques les plus profondes de la révolution. Nombre de ceux qui étaient à la tête de la révolution possédaient des esclaves. Sous leur règne, les peuples autochtones furent encore davantage dépossédés de leurs terres et massacrés. Pendant ce temps, le pouvoir politique restait concentré entre les mains des plus riches.

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L’histoire de la Révolution américaine est donc celle d’une rébellion populaire suivie d’une domination bourgeoise. Comme l’affirmait l’écrivain marxiste Duncan Hallas, c’était « une guerre de riches, mais pas seulement ».

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La Déclaration d’indépendance de 1776 est un texte fondamental et l’un des documents fondateurs des États-Unis d’Amérique. Elle proclamait que « tous les hommes sont créés égaux » et possèdent des « droits inaliénables », notamment les droits à « la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur ». À une époque où des seigneurs et des rois se prétendaient investis d’une mission divine, ces slogans étaient révolutionnaires.

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La signature de la déclaration marqua le moment où la revendication de davantage de droits sous la domination britannique se transforma en une véritable lutte pour l’indépendance. Les forces de classe contradictoires à l’œuvre lors de la révolution expliquent qu’aujourd’hui, son héritage soit revendiqué par une partie de la droite. Par exemple, les partisans de Donald Trump ont scandé « 1776 » lors de l’assaut du Capitole américain le 6 janvier 2021. Et l’ancien président George W. Bush a invoqué le langage de la révolution pour justifier son invasion de l’Irak en 2003.

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Mais la tentative de la droite de s’approprier la Révolution américaine ignore les forces radicales qui l’ont engendrée. Il est essentiel de toujours mettre en lumière la brutalité infligée par l’Amérique aux peuples autochtones et aux personnes réduites en esclavage. Il convient néanmoins de considérer à quel point la Révolution américaine fut transformatrice et progressiste pour son époque.

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Dans les années qui suivirent, elle fut une source d’encouragement pour tous ceux qui luttaient contre la tyrannie. Elle inspira la Révolution française de 1789, la Révolution haïtienne de 1791 et les luttes anticoloniales en Amérique du Sud au début du 19e siècle. Elle dynamisa également les opposants à l’esclavage à travers le monde, y compris en Grande-Bretagne. Le discours révolutionnaire d’indépendance et d’autodétermination trouva un écho dans les mouvements anticoloniaux du monde entier, notamment lors de la lutte vietnamienne contre la domination française et américaine dans les années 1950 et 1960.

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Rien d’étonnant à ce que Vladimir Lénine ait déclaré que la révolution était « l’une de ces grandes guerres véritablement libératrices et révolutionnaires, si rares soient-elles ». Le prélude à la révolution fut un profond ressentiment de classe, souvent dirigé contre l’élite britannique, mais qui s’étendait parfois à la classe dirigeante américaine.

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Des tensions internes à la révolte poussèrent les classes populaires à des actions radicales contre ceux qu’elles considéraient comme des traîtres. Cela impliqua la formation de leurs propres organisations et comités afin de promouvoir un changement véritable et profond. Un bouleversement social de grande ampleur eut lieu avant, pendant et après la révolution dans chacune des treize colonies américaines – ancêtres des États actuels.

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La Virginie constituait une exception notable. Là-bas, la classe dirigeante esclavagiste parvint à instrumentaliser le racisme comme tactique de division pour mieux régner, séparant ainsi les Blancs pauvres des Noirs réduits en esclavage. Il en résulta une résistance beaucoup moins généralisée. Ailleurs, la résistance de masse se traduisit par la destruction des biens de ceux qui s’étaient alliés aux Britanniques. À Boston, dans le Massachusetts, des citoyens ordinaires démantelèrent brique par brique la maison du marchand Thomas Hutchinson en réaction aux nouvelles taxes

Les débats et discussions sur la forme que devrait prendre la nouvelle société étaient intenses. Rien qu’en 1776, plus de 400 pamphlets différents virent le jour. Parallèlement, dans les journaux, dans les rues, dans les parcs et les tavernes, des débats passionnés animaient les esprits. Ceux dont les idées étaient jusqu’alors conservatrices et loyales à la couronne se convertirent soudainement en révolutionnaires.

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En 1770, un radical new-yorkais surnommé « Brutus » dénonça les riches marchands qui s’arrogeaient le droit de décider des questions politiques. « L’objectif de tout gouvernement libre est le bien public, auquel tous les intérêts inférieurs doivent se soumettre. Celui de tout gouvernement tyrannique est le bonheur et l’enrichissement d’un seul ou de quelques-uns », écrivit-il. Durant la révolution, de nombreuses personnes se convertirent aux idéaux d’égalité et de liberté.

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En Pennsylvanie, par exemple, une révolte populaire força l’État à adopter une nouvelle constitution. Celle-ci accordait le droit de vote à tous les hommes et leur permettait d’apporter des changements bénéfiques aux classes populaires, notamment le contrôle des prix. Pourtant, cette expérience ne fut pas uniforme. L’ampleur des réformes accordées dépendait des rapports de force dans chaque État.

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Par exemple, dans le Maryland, où la classe des planteurs exerçait une influence prépondérante, des conditions de propriété étaient requises pour accéder aux fonctions publiques, limitant ainsi l’accès au pouvoir aux 10 % d’hommes les plus riches. Ce même critère signifiait que seulement 6 % de la population pouvait voter. Vers la fin de la révolution, une fois les Britanniques chassés du pouvoir en 1783, la principale menace pour la classe capitaliste n’était plus la colonisation, mais la révolte populaire.

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Comme lors des révolutions anglaise et française, une fois l’ancienne classe dirigeante vaincue et le terrain préparé pour le capitalisme, la bourgeoisie montante commença à réprimer la lutte populaire. Les soi-disant Pères fondateurs – les riches dirigeants de la révolution – s’y employèrent en annulant certains acquis afin de consolider leur pouvoir.

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Dans les 85 essais qui composent les Federalist Papers, Alexander Hamilton, James Madison et John Jay exposèrent leur vision de la nouvelle république. Celle-ci visait à limiter « la frénésie monétaire, l’abolition des dettes, le partage égal des biens, ou tout autre projet inconvenant ou pervers ». En bref, ils cherchaient à consolider le pouvoir des hommes les plus riches de la société.

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La ratification de la Constitution en 1788, entrée en vigueur en 1789, marqua la fin de la période révolutionnaire. Elle vit un accord entre deux forces dominantes de la société américaine : la classe capitaliste du Nord et la classe esclavagiste du Sud. La Constitution créa un gouvernement central fort, habilité à imposer la population, à réglementer le commerce extérieur et interétatique, à lever une armée et à créer une banque nationale. Tout cela était conçu pour soutenir l’essor de l’économie capitaliste.

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Pourtant, la Constitution masquait les divisions entre les dirigeants du Nord et du Sud. On disait que « tous les hommes sont créés égaux », mais près de 20 % de la population de ce nouveau pays avait été enlevée en Afrique et réduite en esclavage. Et, au cours de la révolution, de nouvelles concessions furent faites à la classe esclavagiste pour s’assurer son soutien. Par exemple, on leur octroya un contrôle considérable sur la Chambre des représentants, car les personnes réduites en esclavage étaient comptabilisées dans la population totale, bien qu’elles n’aient pas le droit de vote.

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Cette alliance entre les dirigeants du Nord et du Sud perdura jusqu’à ce que l’esclavage commence à entraver l’économie capitaliste. L’animosité croissante entre les classes dirigeantes mena, en 1861, à la guerre civile qui replongea le pays dans le chaos. La victoire finale du Nord donna à ses dirigeants le contrôle total du pays pour la première fois. Mais la promesse de la révolution – l’égalité qu’on espérait – ne se réalisa pas.

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Au lieu de cela, un système fut mis en place qui permit une croissance capitaliste rapide, faisant des États-Unis la première puissance mondiale. N’oublions pas pour autant que, pour son époque, la Révolution américaine a été un phare pour tous ceux qui aspiraient à une véritable égalité. Comme le soutient l’historien radical Eric Foner, le sens de la Révolution n’a jamais été définitivement établi en 1776.

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Et, dans son sillage, ses promesses ont été maintes fois reprises par les esclaves, les ouvriers, les femmes et les opprimés pour revendiquer des libertés bien plus vastes que celles envisagées par les Pères fondateurs. Ces idéaux révolutionnaires restent à concrétiser. C’est pourquoi nous devons faire de l’affirmation selon laquelle tous les êtres humains sont égaux et possèdent un droit fondamental à « la vie, la liberté et la recherche du bonheur » une réalité.

https://socialistworker.co.uk/

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06 juillet 2026 ~ 0 Commentaire

« Non au délit de Palestine » (l’Humanite)

rima

Plus de 200 personnalités

Apportent leur soutien à Rima Hassan, jugée pour « apologie du terrorisme. »

Alors que l’eurodéputée est convoquée au tribunal pour « apologie du terrorisme », les signataires de ce texte dénoncent une instrumentalisation de la justice pour faire taire les voix qui dérangent.

 « Depuis le début du génocide toujours en cours à Gaza, les expressions de solidarité avec le peuple palestinien font l’objet d’une répression croissante », estiment les signataires de la tribune.

Le 7 juillet, l’une des voix les plus emblématiques du mouvement de solidarité avec la Palestine, députée européenne d’opposition, comparaîtra devant la justice pour « apologie du terrorisme ». Son crime ? Avoir publié sur le réseau social X une citation rappelant un principe pourtant inscrit au cœur du droit international : le droit des peuples à résister à la colonisation et à l’occupation de leur territoire par une armée étrangère.

Au moment même où Gaza est dévastée sous les yeux du monde, où des familles entières sont ensevelies sous les décombres, où la famine est utilisée comme arme de guerre, où les organisations internationales alertent sans relâche sur l’ampleur des crimes commis contre la population civile, un renversement des responsabilités s’est installé dans le débat public.

Ce ne sont ni les auteurs de ces violences ni ceux qui les justifient qui se retrouvent aujourd’hui mis en cause, mais celles et ceux qui élèvent la voix pour demander que cessent les massacres et que soient enfin appliqués les principes les plus élémentaires du droit international.

Depuis le début du génocide toujours en cours à Gaza, les expressions de solidarité avec le peuple palestinien font l’objet d’une répression croissante : les procédures judiciaires se sont multipliées, les campagnes de dénigrement ont gagné en intensité, des conférences ont été interdites par voie administrative, tandis que des pressions croissantes s’exercent sur les institutions culturelles, universitaires et associatives. Ce qui pouvait d’abord apparaître comme une série d’événements isolés dessine désormais une tendance plus générale.

D’un bout à l’autre du pays, des milliers de citoyens, d’universitaires, d’artistes, de syndicalistes, de militants ou de simples témoins se heurtent à des formes diverses d’intimidation, de disqualification ou de répression. L’un des signes les plus alarmants de cette dérive apparaît dans le déplacement progressif de législations d’exception, élaborées pour répondre à la menace terroriste, vers le contrôle de paroles et d’engagements qui relèvent pourtant du débat politique, de l’engagement militant ou de la simple conscience civique.

La finalité de telles procédures ne réside pas seulement dans la sanction d’individus déterminés. Il s’agit également de produire un effet plus durable sur l’ensemble du corps social. En faisant peser sur certaines prises de parole la menace de poursuites judiciaires, ces méthodes contribuent à installer un régime de dissuasion où chacun est invité à mesurer le coût d’un engagement, à anticiper les conséquences d’une solidarité affichée, et parfois à préférer le silence à l’exercice de sa liberté de conscience.

Le traitement judiciaire, politique et médiatique réservé aujourd’hui à l’eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan constitue l’une des manifestations les plus significatives de cette dérive. Qu’une élue de la République puisse faire l’objet d’une telle mise en cause pour avoir exprimé des positions politiques relatives à une question internationale majeure révèle l’état de nos libertés publiques. À travers son cas, c’est notre capacité collective à débattre librement, à contester l’ordre établi, à exprimer notre solidarité avec les peuples opprimés et à défendre les principes universels du droit qui se trouve aujourd’hui piétinée.

La question qui nous est posée dépasse donc largement le cadre de cette procédure et touche à la conception même que nous nous faisons de la démocratie. Voulons-nous d’une société où les désaccords se confrontent dans le cadre du débat contradictoire et de la délibération démocratique ? Ou d’une société où l’arène judiciaire se substitue à l’espace politique pour déterminer quelles opinions peuvent encore être exprimées ?

Rappelons-le : les libertés publiques n’ont pas été conçues pour protéger les opinions dominantes mais pour garantir le droit d’exprimer des positions contestées, minoritaires ou dérangeantes. Cela constitue la sève même de la démocratie : aucune opinion ne doit être disqualifiée par la contrainte lorsqu’elle peut être combattue par l’argument. Chaque fois qu’une société renonce à cette exigence, elle altère silencieusement les conditions mêmes de sa liberté.

Cette évolution est d’autant plus alarmante qu’elle intervient dans un moment de bascule historique. Partout en Europe, les forces d’extrême droite poursuivent leur ascension ; en France, leur accession au pouvoir n’apparaît plus comme une hypothèse lointaine mais comme une menace désormais tangible.

L’histoire nous enseigne que les libertés ne disparaissent jamais d’un seul coup mais s’effacent progressivement, au fil des renoncements accumulés. Les voix qui s’élèvent pour la Palestine en font actuellement l’expérience. Mais qui peut sérieusement croire que cette dynamique s’arrêtera là ?

Rien ne garantit que, demain, d’autres engagements, d’autres solidarités et d’autres contestations ne soient pas à leur tour frappés du même soupçon. Les projets de durcissement législatif déjà annoncés, à commencer par la loi Yadan, ne font que confirmer cette trajectoire.

Face à cela, notre responsabilité est à la fois politique et historique. De Paris à Londres, de Gênes aux campus américains, partout se lèvent de nouvelles générations qui, en exprimant leur solidarité avec la Palestine, ravivent le flambeau d’une longue histoire de combats pour la justice, la liberté et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. L’histoire n’est pas façonnée seulement par la force des puissants mais aussi par la persévérance de celles et ceux qui, contre les vents contraires de leur époque, ont su maintenir vivante l’exigence de justice et de dignité.

C’est de cette fidélité que nous nous réclamons aujourd’hui. La fidélité aux libertés et aux principes démocratiques que d’autres ont conquis avant nous et dont nous disposons aujourd’hui. Notre responsabilité est désormais de nous montrer dignes de cet héritage et de le transmettre intact à celles et ceux qui viendront après nous.

https://www.humanite.fr/

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03 juillet 2026 ~ 0 Commentaire

Kemperle

quimp

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02 juillet 2026 ~ 0 Commentaire

Brest (AFPS)

afps

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29 juin 2026 ~ 0 Commentaire

Sant Riwall

pall

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22 juin 2026 ~ 0 Commentaire

Chlordécone aux Antilles (OF)

clordecone

Le non-lieu sera-t-il confirmé ?

Les parties civiles sont en attente de la décision de la chambre d’instruction de la Cour d’Appel de Paris, lundi 22 juin, pour confirmer ou infirmer le non-lieu prononcé par la justice en 2023. Elles espèrent « des mises en examen » et « un procès », afin de « déterminer les responsabilités précises » dans ce scandale environnemental et sanitaire, en Guadeloupe et en Martinique.

C’est un mois chargé en actualité pour les acteurs du dossier chlordécone : trois semaines après l’adoption d’une loi sur la part de responsabilité de l’État dans ce scandale environnemental et sanitaire aux Antilles, c’est à la justice de trancher dans le dossier pénal. Le 22 juin, la chambre de l’instruction de la Cour d’Appel de Paris devra confirmer, ou infirmer, à la demande des parties civiles, la précédente décision de non-lieu dans cette affaire. Harry Durimel, avocat de la première heure du dossier, espère un procès afin de déterminer les responsabilités. Et quand on aura les responsabilités, il y aura des réparations, affirme celui qui est devenu, depuis, maire de Pointe-à-Pitre.

Le chlordécone, un pesticide toxique

Utilisé à partir des années 1970 aux Antilles, pour lutter contre le charançon du bananier, le chlordécone, pesticide toxique, a été interdit en 1990. Cependant, une dérogation a permis son usage jusqu’en 1993. La molécule, lourde, s’est incrustée dans les terres, puis, par ruissellement, dans les eaux de rivières, et une partie des littoraux concernés. En fonction des sols où ils se trouvent, certains animaux sont contaminés, à des degrés divers, ainsi que des fruits et légumes. Toute une partie du littoral est aussi interdite à la pêche. 9 habitants sur 10, en Guadeloupe et Martinique, présentaient, en 2013, des traces de chlordécone dans le sang selon une enquête de Santé Publique France. Or, ce produit génère des effets néfastes sur le système nerveux, la reproduction, le système hormonal et le fonctionnement de certains organes (foie, rein, cœur, etc.) selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

« On a quand même déposé 500 pages d’argumentation »

Nous espérons que la cour d’appel aura entendu nos arguments, explique Christophe Léguevaques, avocat d’une dizaine de personnes dans la procédure pénale et de trois associations (Vivre, Lyannaj Pou Dépolyé Matinik et le CRAN) et 1 300 personnes physiques dans la procédure administrative.

On a quand même déposé 500 pages d’argumentation et si elle nous entend, elle va rouvrir l’enquête, pour qu’on puisse enquêter à la fois sur les entreprises privées qui s’en sont mis plein des poches et sur certains hauts fonctionnaires qui n’ont pas fait leur travail, dénonce l’avocat.

Jusqu’à présent personne n’est allé chercher les profiteurs du chlordécone, on y travaille, assène-t-il. Si la réponse de la Cour d’Appel est négative, on ira en cassation et si c’est encore non, nous irons devant la cour européenne des droits de l’homme, affirme encore Me Léguevaques.

Une première plainte en 2006

Le volet pénal de l’affaire dure depuis deux décennies. La première plainte a été déposée en 2006 en Guadeloupe, la deuxième, en 2007, en Martinique. Les premières plaintes proviennent de l’Union des consommateurs de la Guadeloupe, l’Union des producteurs de la Guadeloupe, SOS environnement, puis sont venues se joindre, la CGTG, constituée partie civile, la Région Guadeloupe, qui m’a également demandé de me constituer partie civile, explique Harry Durimel. Il se souvient, « en 2002, de la révélation de cette contamination à Dunkerque, où arrivent 2 tonnes de patates douces qui menacent l’Hexagone. Nous sommes alertés, nous faisons du militantisme de terrain pendant quatre ans, et nous déposons une plainte en février 2006, à Basse-Terre, délocalisée vers le pôle santé du tribunal judiciaire de Paris.

Vingt ans plus tard, il constate que d’une situation d’omerta, on est aujourd’hui dans une situation de vigilance accrue. Il salue, pendant dix ans, une instruction, qui a été quand même assez riche et a révélé des coupables, des mécanismes, un lobbying qui a été fait au niveau des décideurs publics qui ont cédé aux pressions. Pour lui, Les magistrats […] ont fait un formidable travail » mais « ne sont pas allés au bout des conséquences qu’ils devraient tirer de leurs propres constatations. Et si, parmi les suspects possibles, certains sont déjà morts », il resterait à entendre « certains hommes politiques, en poste à l’époque », notamment en Martinique et en Guadeloupe, ainsi que l’État qui n’aurait pas dû accorder une dérogation alors que la première commission de contrôle avait refusé de donner l’agrément.

 L’heure du choix 

C’est l’heure du choix souligne de son côté Philippe Pierre Charles, président du Lyannaj Pou Dépolyé Matinik, collectif créé en 2018 et constitué partie civile. Il réclame des changements durables, fondamentaux, pour la santé, l’alimentation, le modèle agricole.

Pour lui, quand on dit que l’État a une part de responsabilité, on signifie par là même qu’il y a d’autres parts de responsabilités, et cela nous conduit directement à la question du non-lieu.

Le militant annonce deux rassemblements prévus en Martinique et à Paris le 20 décembre sur l’ensemble du dossier chlordécone, mais aussi de l’agent orange, des pesticides, bref, tout ce qui nous empoisonne.

Lire aussi : Scandale du chlordécone : la responsabilité de l’État reconnue, la loi lui donne « un an » pour définir l’indemnisation

Lire aussi : TRIBUNE. Sargasses en Guadeloupe, algues vertes : l’État sait agir quand il le veut, il est temps qu’il le veuille

Lire aussi : Chlordécone : « un enjeu de santé publique »

https://www.ouest-france.fr/

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18 juin 2026 ~ 0 Commentaire

Chlordécone:

chlor

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07 juin 2026 ~ 0 Commentaire

Affiche (LO)

morts

Ça l’affiche mal

Sur son compte Instagram, la marine nationale, dans sa campagne de recrutement tous azimuts, a ressorti plusieurs affiches de la « glorieuse » époque coloniale.

Parmi ces affiches figure la représentation des conquêtes sur un planisphère avec la mention « La sécurité et l’Empire français exigent de notre pays une marine forte et toujours prête. » Sur une autre, un jeune marin est au garde-à-vous sous un cocotier et sous l’injonction « Sois marin pour garder l’empire que tes ancêtres ont fondé. »

Dans un coin figurent les portraits censés représenter, dans l’iconographie raciste et coloniale, les « trois races », africaine, asiatique et maghrébine, que la Mère patrie a su soumettre, comme l’exprimaient les discours officiels de l’époque.

Voilà pourtant que la marine nationale a dû retirer ces affiches. Ce n’est pas tant pour leur contenu colonialiste et impérialiste, car le budget militaire 2024-2030 consacre bien plus de 13 milliards d’euros « pour consolider les capacités de nos armées dans nos territoires ultramarins ». La politique de la canonnière reste donc parfaitement glorifiée, à droite comme à gauche.

Simplement, comme l’a révélé le journal Libération, ces affiches correspondent à des modèles édités entre 1940 et 1942, c’est- à-dire sous le régime de Vichy, qui travaillait main dans la main avec Hitler. Or, hormis pour certains à l’extrême droite, se réclamer de Pétain reste encore un peu trop gros. La marine a donc reconnu une « erreur » et un manque de « contextualisation » et retiré ces affiches en catastrophe de son compte.

En fait, il y a bien une parfaite continuité dans les basses œuvres de cette marine nationale depuis ses quatre siècles d’existence – qu’elle ait été aux ordres de monarques, d’empereurs, de dictateurs ou de républicains. Un amiral peut donc toujours invoquer pour sa courte vue des circonstances atténuantes.

Christian Bernac

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03 juin 2026 ~ 0 Commentaire

Brest (Afps)

brest

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