Archive | Anticolonialisme

14 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

zehra dogan (morlaix)

expo

La peintre, journaliste, auteure Zehra Doğan sera exposée du 5 janvier 2018 au 22 janvier 2018 autour de l’exposition

« Les Yeux grands ouverts. Journal d’une condamnation ».

Zehra est actuellement en prison pour près de 3 ans pour avoir publié sur son compte twitter la lettre d’une jeune fille de 10 ans, Elif Akboga, appelant à la paix et à l’arrêt des massacres envers les kurdes de Turquie. 28 ans, prisonnière Zehra Doğan nous propose une œuvre majeure (voir sur le site de Kedistan la lettre du peintre chinois, dissident Weiwei).

Nous vous offrons une rencontre avec cette personnalité hors du commun, dans le cadre d’une tournée internationale (Londres, Paris, Bruxelles, Stockholm, Lyon, Marseille…), organisée par le magazine Kedistan, de cette exposition qui commencera par le Pays de Morlaix !

L’association La Minoterie / À Pleine Voix en partenariat avec le magazine Kedistan, les Amitiés Kurdes de Bretagne, le Festival du Cinéma de Douarnenez vous proposeront lors de cette quinzaine, au-delà de la découverte des œuvres originales de Zehra Doğan, sorties clandestinement de Turquie.

Des rencontres autour de la situation dans cette Turquie fascisante, avec des témoignages sur Le Rojava (Kurdistan du nord de la Syrie) et son modèle démocratique singulier (le commu-nalisme libertaire) qui nous interpelle à plus d’un titre, sur le féminisme et les luttes des femmes, sur la question de l’engagement, à travers des films, des débats, de la musique, peut-être des danses…Un événement majeur pour le Pays de Morlaix.

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Contact Laurent Baudry:  09 80 43 17 17

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http://www.kedistan.net/

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13 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

corse (a manca)

a manca

Elections Corse : déclaration de « A Manca »

La victoire électorale de la liste Pè a Corsica est sans appel. En enregistrant une augmentation de quelques 13 000 voix entre les deux tours, elle porte son score à 67 155 voix soit 56,46% des suffrages exprimés.

Ce sont donc 41 conseillers (e)s territoriaux nationalistes sur 63 sièges qui représen- tent désormais la majorité absolue au sein de la collectivité territoriale.

Dans cette assemblée, ne vont plus siéger par ailleurs que des conseillers issus de la droite et pro-Macron (qui se partagent les 22 sièges restants).

Cette réussite consacre la stratégie du courant des autonomistes associés aux régionalistes, courant qui constitue une majorité dans la majorité.

Le pacte de gouvernement signé avec les indépendantistes de Corsica Libera vaut pour dix ans. La principale revendication de cette coalition est donc l’autonomie la plus large (notam- ment avec le pouvoir de légiférer hors des domaines régaliens de l’Etat) dans le cadre de la République française.

Cet objectif de pouvoir légiférer est un socle unitaire du mouvement national déjà exprimé massivement lors de la manifestation du 25 mars 2000.

Cette revendication vieille de plus de quarante ans va-t-elle être cette fois-ci entendue par le pouvoir central ? Le proche avenir le dira.Depuis le dimanche 10 décembre au soir, ce sont des nationalistes qui dirigent les institutions en Corse. Dès lors, et cela sera visible dès les premières annonces dans les domaines économiques et sociaux, ils sont dans l’obligation de préciser clairement les contours idéologiques du projet de société qu’ils porteront. Tout en soutenant les indépendantistes catalans, l’actuelle majorité nationaliste tient à affirmer sans ambiguïté aucune que c’est de l’autonomie dont il est aujourd’hui question et uniquement de cela.

Son argument est fondé sur les différences économiques qui séparent la Catalogne de la Corse. Il y aurait selon eux une réelle possibilité d’indépendance pour les Catalans parce que leur système économique performant les y autorise. Ce qui, toujours selon leurs propos, n’est pas le cas en Corse, pays dans lequel il s’agirait dès lors de construire une économie.

En termes plus explicites, cela signifie une économie compétitive dans le cadre de la mondialisation capitaliste.

Ce raisonnement largement partagé dans les sphères nationalistes irlandaises et basques témoigne d’un virage entamé par une partie des directions réformistes depuis une quinzaine d’années. Certes, il fallait sortir des impasses dans lesquelles les tenants de la lutte armée avaient engagé les mouvements de libération.

Mais aux yeux des réformistes, cela ne constitue qu’une étape. Le vrai projet demeu- re d’engager leurs pays respectifs sur le chemin unique de l’économie de marché.

En raison de l’effondrement des régimes post-staliniens et des renoncements de la social-démocratie, des générations entières se sont trouvées éloignées de toute idée de socialisme. Cela a pesé également sur les luttes de libération nationales. De nouvelles directions se sont alors imposées. Issues de la petite bourgeoisie, elles tentent aujourd’hui le pari d’un capita- lisme « régulé ». Et c’est principalement de cette tentative que vont surgir de très fortes contradictions avec le monde du travail.

Notre rôle, celui des militants de l’autodétermination et d’un socialisme autogestion-naire, est donc de défendre des revendications à caractère démocratique tout en proposant une alternative à ces politiques libérales.

Car recomposition il y a et il y aura sans doute plus encore demain. Le nationalisme interclas- siste a eu le mérite d’opposer à la puissance occupante une forme de front démocratique. Cela peut perdurer jusqu’à l’officialisation probable d’un statut d’autonomie.

En attendant, l’enjeu que constitue la masse des abstentionnistes issus des classes populaires est majeur.

Et ce serait une grave erreur d’en minorer, voire d’en ignorer l’importance politique. Avec une extrême droite dont l’influence est réelle dans ces franges de la classe populaire, le danger d’une exacerbation des tensions sociales sur fond de racisme s’avère plus que présent.
Loin de tout sectarisme, nous sommes disposés dans un premier temps à initier un travail sur des dossiers stratégiques à l’adresse de la collectivité unique pour qu’à tout le moins, tous les arguments soient envisagés et confrontés.

L’alternative vitale qui doit être proposée par le monde du travail, passe dans tous les cas de figure, par la mise en chantier de réflexions, d’analyses et de mobilisations avec la construction d’un mouvement regroupant les femmes et les hommes prêt(E)s à s’engager dans la seconde étape de la lutte : l’émancipation sociale contre toutes les formes d’aliénation.

13 décembre 2017

http://www.a-manca.net/

Lire aussi:

Analyse du scrutin du 1er tour et position pour le second tour des élections territoriales (A Manca)

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13 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

salah hamouri (france inter)

salal

Qui se soucie de Salah Hamouri?

Christophe Ayad revient sur l’affaire Salah Hamouri. Agé de 32 ans, il a déjà passé plus de six ans en prison, entre 2005 et fin 2011. Il est à nouveau en prison depuis le mois d’août dernier. Interrogé par la police, il n’a été, à ce jour, ni déféré devant un juge, ni inculpé.

Un Hierosolymitain comme on dit en langage savant, bref un habitant de Jérusalem.

Il s’appelle Salah Hamouri. C’est un jeune Franco-Palestinien de 32 ans. Mère française, père palestinien. Il est étudiant en droit. Un peu âgé pour un étudiant, mais c’est parce qu’il a déjà passé plus de six ans en prison, entre 2005 et fin 2011. Ce qui a quelque peu retardé sa scolarité.

Il est à nouveau en prison depuis le mois d’août dernier.

Le 23 août précisément, les forces de sécurité israéliennes sont venues l’interpeller chez lui. Interrogé par la police, il n’a été, à ce jour, ni déféré devant un juge, ni inculpé. Il est détenu en vertu d’une loi qui remonte au mandat britannique et autorise la détention administrative. Israël s’en sert abondamment. Au 1er novembre, ils étaient 450 Palestiniens détenus en vertu de la détention administrative, dont un certain nombre sont même des mineurs. C’est un régime d’un autre âge et qui n’est pas digne d’une démocratie moderne.

La situation de Salah Hamouri est d’autant plus cruelle que son épouse française, Elsa Lefort, est interdite d’entrer en Israël depuis début 2016. Autre cruauté, trois jours avant son arres- tation, Salah Hamouri venait de passer le concours du barreau palestinien, pour devenir avocat, le métier dont il rêvait.

Qu’est-ce que les autorités israéliennes reprochent à Salah Hamouri ?

C’est bien le problème. Il ne sait pas, ses proches ne savent pas. On dispose, tout au plus d’une déclaration anonyme de la police qui le soupçonne de s’être engagé dans des activités politiques illégales. En fait, il est un membre actif d’Addameer, une ONG qui défend les droits des prisonniers palestiniens.

Salah Hamouri en connaît un rayon sur la question, puisqu’il a passé, comme je l’ai dit tout à l’heure, 6 ans dans une prison israélienne, dont trois en détention administrative. Accusé d’avoir projeté d’assassiner le rabbin séfarade ultra-orthodoxe Ovadia Yossef et d’appartenir au FPLP, un groupuscule palestinien de gauche, il a été condamné à 7 années de prison en 2008. Son procès s’était tenu devant un tribunal militaire. Le procureur n’avait pas pu produire de preuve matérielle. Mais le jeune homme avait accepté de plaider coupable pour obtenir une peine réduite de moitié, sept ans tout de même.

Finalement, il a été libéré fin 2011, six mois seulement avant la fin de sa peine. Israël l’avait inclus dans l’échange de prisonniers avec le Gilad Shalit, un jeune soldat franco-israélien otage du Hamas. Cette nouvelle arrestation ressemble donc à une forme d’acharnement.

Que fait la France pour Salah Hamouri ?

A l’époque de sa première incarcération, les autorités françaises avaient fini par se mobiliser pour obtenir sa libération. Emmanuel Macron, lui, a choisi la discrétion. Si le sort de Salah Hamouri a été évoqué durant le tête-à-tête qu’il a eu dimanche à l’Elysée avec Benyamin Nétanyahou, son nom n’a pas été prononcé lors de la conférence de presse qui a suivi.

https://www.franceinter.fr

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13 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

une

Trump, Netanyahou : Jérusalem n’est pas à vous !

Donald Trump a décidé de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël, et d’y déménager l’ambassade des États-Unis, jusqu’alors située à Tel Aviv. Une décision hautement symbolique, un encouragement adressé à Israël et à sa politique coloniale.

Rupture symbolique avec Clinton et Obama ?

Volonté de satisfaire la très sioniste droite chrétienne évangélique ? Contre-feu allumé suite à l’inculpation de Michael Flynn, son ancien conseiller à la sécurité nationale, dans « l’affaire russe » ? Il y a du vrai dans chacune de ces explications. Mais c’est aussi la vision du monde selon Trump : ­indépendamment des conséquences, il décide tout seul, y compris contre ses alliés et ses conseillers. Une vision mystique de la politique qui se double de son habitude de golden boy et de sa posture anti-establishment, d’un mépris pour le réalisme qui prédominait dans la diplomatie US, qu’il assimile à de l’indécision et donc à de la lâcheté.

Jérusalem occupée, Jérusalem colonisée 

La décision de Trump ne va pas bouleverser la situation sur le terrain. Jérusalem est en effet déjà occupée par Israël n’a jamais respecté le droit international. En 1968, soit un an après la conquête de la partie orientale de la ville, la résolution 252 de l’ONU exigeait d’Israël de «s’abs- tenir immédiatement de toutes nouvelles actions qui tendent à modifier le statut de Jérusalem». En 1980, suite à l’annexion « officielle » de Jérusalem-Est, la résolution 476, de cette même ONU, évoquait « une violation du droit international ».

Cela n’a pas empêché Israël de mettre en œuvre sa politique coloniale. Les colonies se sont développées à grande vitesse (plus de 200 000 colons aujourd’hui) tandis que les Palesti- nienEs recevaient les permis de construire au compte-gouttes. Plus de 80 000 d’entre eux (sur 300 000) vivent aujourd’hui dans des logements qu’Israël juge « illégaux » et sont sous la menace d’un ordre de démolition.

Un encouragement pour Israël

Les discours sur la « mort du processus de paix » sont hypocrites, car il n’y a jamais eu de processus de paix ! Mais la satisfaction cynique des responsables israéliens et de leurs sou- tiens montre qu’ils se sentent confortés dans leur impunité, à l’instar de ceux qui demandent à Macron de suivre Trump… comme le Crif, une organisation pro-Israël qui, s’est cru une fois de plus autorisée à parler « au nom des juifs de France ». Un Macron dont les pathétiques décla- rations, lorsqu’il a reçu Netanyahou le 10 décembre, « invitant » le Premier ministre israélien à faire « des gestes courageux envers les Palestiniens », ne risquent pas de changer quoi que ce soit.

Rompre l’isolement des PalestinienEs

Israël va accentuer encore un peu plus son emprise sur Jérusalem et les autres territoires palestiniens. Les PalestinienEs ont conscience de la dégradation du rapport de forces et qu’ils ne peuvent compter sur un soutien de la part des États arabes qui privilégient un rapprochement avec Israël et les États-Unis.

Les PalestinienEs sont isolés 

L’urgence est donc à la solidarité, à la construction de la campagne de boycott, désinves-tissement et sanctions (BDS) contre Israël. Il faut aussi revendiquer la libération de Salah Hamouri, militant franco-palestinien emprisonné pour ses activités politiques.

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11 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

farhat hached (jeune afrique)

colloque farhathach

Après les promesses de Macron concernant Sankara, un chroniqueur tunisien l’interpelle à propos de Farhat Hached

À l’occasion de la commémoration de la disparition du fondateur de l’UGTT, et après que la question de la vérité et de la mémoire a été soulevée lors du voyage d’Emmanuel Macron au Burkina Faso, le chroniqueur et dessinateur Sadri Khiari demande à la France de reconnaître « toutes ses responsabilités ».

Tout indique qu’Emmanuel Macron ne donnera malheureusement pas suite.

Mais Sadri Khiari, membre fondateur d’AttacTunisie, ancien animateur du mouvement trotskiste tunisien et auteur de plusieurs ouvrages, dont le dernier en date s’intitule Malcolm X, stratège de la dignité noire, a rebondi sur l’actualité des tournées africaine et maghrébine du président français et de la commémoration de la disparition du syndicaliste tunisien Farhat Hached, le 5 décembre 1952, pour exiger : « La France doit reconnaître toutes ses responsabilités ».

Depuis 2016, Sadri Khiari publie une chronique hebdomadaire au ton très militant et adjointe d’une illustration, ou le contraire, sur le site Nawaat. Ce 7 décembre, il a représenté Hached qui dit, dans une bulle, « Manich Msamah » (« Je ne pardonne pas »), un clin d’œil à la campagne éponyme menée par de jeunes révolutionnaires opposés à la récente loi de réconciliation nationale.

Khiari accuse l’Etat français

Farhat Hached, né en 1917, a été un des principaux leaders du mouvement national et reste connu pour être le fondateur de la puissante Union générale tunisienne du travail (UGTT). Le 5 décembre 1952, le chef de file indépendantiste est assassiné par la Main rouge. Ce collectif  regroupe des ultras de la colonisation et quelques barbouzes et vise les nationalistes maghrébins.

Mais Khiari accuse : « L’Etat français était responsable. Au plus haut niveau, il était impliqué dans le meurtre du fondateur de l’UGTT.

Les témoignages, les documents abondent, un certain nombre d’entre eux, jusqu’alors conf- identiels, ont été déclassifiés et remis, officiellement, par l’ancien président, François Hollande, à la famille du leader syndical. » On peut en effet lire à propos de l’assassinat de Hached dans la biographie Habib Bourguiba de Sophie Bessis et Souhayr Belhassen, publiée par Jeune Afrique Livres en 1988 : « On saura plus tard que Hauteclocque (résident général de France en Tunisie, ndlr), au courant du projet, l’avait dûment approuvé. » Et en 2013, l’ancien prési- dent français Hollande avait délivré à la famille Hached des documents de police concernant le syndicaliste.

Une délicate question politique

Si Khiari s’empare du sujet cette année, ce n’est pas anodin. En visite officielle au Burkina Faso, l’actuel président français Emmanuel Macron a promis : « Tous les documents produits par des administrations françaises pendant le régime de Sankara et après son assassinat [qui sont toujours] couverts aujourd’hui par le secret-défense national [seront] déclassifiés pour être consultés en réponse aux demandes de la justice burkinabè ».

Une initiative dont Jeune Afrique relevait qu’elle pouvait tenir de l’effet d’annonce 

« À quatre reprises, entre 2014 et 2017, son prédécesseur, François Hollande, avait pris de semblables engagements à propos de dossiers sensibles ayant marqué l’histoire franco-africaine tels que le massacre de tirailleurs sénégalais au camp de Thiaroye, l’implication française au Rwanda de 1990 à 1994, la répression féroce contre l’Union des populations du Cameroun (UPC) ou encore la mort de Mehdi Ben Barka. Or, a posteriori, dans ces quatre affaires, familles de victimes, militants, avocats ou chercheurs se sont montrés plus que réservés. »

L’incapacité de l’État français à assumer son passé

Khiari, lui, pousse la question plus loin encore. Sur un terrain à la fois mémoriel et politique. Derrière les secrets toujours enfouis de l’affaire Hached, il y a, à l’en croire, l’incapacité de l’État français à assumer son passé et donc à rompre avec diverses pratiques politiques. Sous sa plume, la reconnaissance de ses responsabilités par l’État français dans la disparition du leader tunisien « ne peut être qu’une fin dont le préalable nécessaire est la reconnaissance officielle par l’Etat français du crime colonial, sans finasseries ni faux-fuyant, des excuses en bonne et due forme et un système de réparations. »

La presse tunisienne, de son côté, remarquait que la commémoration de la disparition de Farhat Hached était aussi devenue de manière récente une date symbolique des tensions post-révolutionnaires. En 2012, des militants des Ligues de protection de la révolution (LPR), à teinte islamiste, provoquent des militants de l’UGTT et finissent par en venir aux mains avec eux, alors que ces derniers s’affairent pour commémorer leur héros.

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10 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (cnews)

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10 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

paris basques (pùblico + basta)

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Des milliers de personnes demandent à Paris des droits pour les prisonniers de l’ETA et la fin des politiques pénitentiaires actuelles.

La manifestation a été rejointe par le Parti socialiste français, le maire de Bayonne et de la Communauté Basque, Jean-René Etchegaray, militants de la paix et Mixel Etcheverry Txetx Berhocoirigoin, ou le maire de Hernani et président de Udalbiltza, Luis Intxauspe.

Des milliers de personnes (11.000 selon les organisateurs) ont manifesté samedi dans les rues de Paris en faveur des prisonniers de l’ETA et pour exigerla fin des politiques pénitentiaires actuelles appliquées en Espagne et en France.

Convoquée par les « artisans de la paix », qui ont facilité le désarmement de l’ETA le 8 Avril 2017 à Bayonne (France), la marche est partie à 12H30 heures de la Place du 18 Juin, près de la gare Montparnasse, sous le slogan « Paix au Pays Basque: maintenant les prisonniers ».

Dans la manifestation, des ikurrinas et des banderolles appelant l’amnistie et au retour des prisonniers « à lamaison » a connu une forte présence de représentants de l’association des parents des prisonniers, Etxerat, qui portaient une bannière géante dans lequel vous pourriez lire « Etxean nahi ditugu » (nous vous voulons à la maison).

Parmi les représentants politiques ont pu voir les représentants de EH Bildu Josu Juaristi, Maddalen Iriarte, les parlementaires Peio Urizar et Julen Arzuaga, les membres des juntes Kike Fernández de Pinedo, Arantza Urkaregi et Josu Unanue.

Le PNV a envoyé une représentation d’élus et une délégation d’Iparralde (Euskadi Nord), dirigé par Olivier Baratchart. Egalement été a vu Rufi Etxebarria de Sortu et Elena Beloki, ainsi que la porte-parole EH Bai, Anita Lopete.

Les dirigeants  syndicaux de ELA et LAB étaient présents: Adolfo Muñoz et Garbiñe Aranburu et l’ancien secrétaire général du centre nationaliste récemment libéré de prison Rafa Díez Usabiaga.

Le Parti socialiste français (PS) au nom duquel est venu l’ancien candidat à l’Elysée Benoit Hamon,( C’est pas exactement cela! Note du blog) et le maire de Bayonne et président de l’Association basque, Jean-René Etchegaray, les militants de la paix Txetx Etcheverry et Mixel Berhocoirigoin, ou le maire d’ Hernani et président d’Udalbiltza, Luis Intxauspe.

Juste après 14 heures, les participants ont atteint la place Vauban où, en français et en basque, le représentant de Bake Bidea, Anaiz Funosas a remercié les participants pour leur présence et exprimé la « détermination » de toutes les personnes présentes à tenir  » Jusqu’à la fin ».

Pour sa part, le président de la communauté de communes basques, Jean-René Etchegaray, a fait l’éloge d’ Ayete (San Sebastián) qui  a marqué le « début du processus de paix » et regrettant « le silence » de l’Espagne et de la France,et a souligné que le chemin de la paix est « long ».

« Le processus de paix au Pays Basque ne peut pas continuer sans un engagement de l’Etat français »

Par suite, Etchegaray a exigé «l’engagement» de l’exécutif français afin de modifier les conditions dans lesquelles se trouvent les prisonniers de l’ETA. « Le processus de paix au Pays Basque ne peut pas continuer sans un engagement de l’Etat français », a-t-il déclaré.

Ont également pris la parole Fabienne Servan-Schreiber, qui a lancé un appel aux gouverne- ments français et espagnol à « prendre le risque de la paix » – ainsi que Haramboure Joana, fille de Frédéric Haranboure Txistor, qui fait 28 années de prison.

Haramboure a souligné que les mesures d’urgence sont une double punition injustifiée et a attribué la politique de dispersion à un désir de « revanche ». « Nous les voulons chez nous et nous les voulons vivants », a-t-elle souligné.

En outre, le président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme, Michel Tubiana a également invité l’Espagne et la France à changer leur attitude, a déclaré que la « lutte pour la paix est la vie, si n’est pas oubliée le passé et les souffrances.  »

Enfin, Michel Berhocoirigoin a fait appel à participer à la manifestation à Bilbao Janvier prochain et a appelé à le « retour » des prisonniers de l’ETA.

Quelques minutes avant la marche, le député d’EH Bildu, Josu Unanue, a souligné le caractère « pluriel » de la mobilisation et a souligné que l’objectif est « de faire bouger l’Etat français en termes de prisonniers, c’est quelque chose de prioritaire ». « L’Etat espagnol doit être au ban de l’Union européenne en raison de son caractère antidémocratique et de son obstination à ne pas s’engager dans le processus de paix », a-t-il ajouté.

De son côté, Adolfo Muñoz (ELA) a jugé « très important » le nombre de participants pour « essayer de faire bouger » l’agenda des prisonniers. Nous devons souligner le travail conjoint des représentants élus d’Iparralde, de tous les partis, à l’exception du Front national », a-t-il déclaré.

Enfin, le secrétaire de LAB, Garbiñe Aranburu, a également apprécié l’accord conclu par « différents acteurs » pour faire pression et modifier les politiques pénitentiaires de l’Espagne et de la France.

http://www.publico.es/

Commentaire: Philippe Poutou représentait le NPA

Lire aussi:

Vers la fin du « régime d’exception » des détenus basques ? (Bastamag)

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08 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

jérusalem (npa)

trump

Jérusalem : de quoi la décision de Donald Trump est-elle le nom ?

Au cours d’une allocution d’une dizaine de minutes prononcée le 6 décembre, Donald Trump a annoncé sa décision de reconnaître officiellement Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël, et d’y déménager l’ambassade des États-Unis, jusqu’alors sise à Tel Aviv. Depuis cette annon- ce, les condamnations se multiplient, ainsi que les commentaires et prédictions catastrophistes, qui ne permettent pas nécessairement de cerner les motifs, les enjeux et les conséquences probables de la décision de Trump.

Le trumpisme dans toute sa splendeur

Comment comprendre le choix du président des États-Unis ? Plusieurs interpréta- tions reviennent chez les analystes et commentateurs :

Rupture symbolique avec ses prédécesseurs Clinton et Obama,

Volonté de satisfaire la très pro-sioniste droite chrétienne évangélique,

Proximité personnelle avec Netanyahou, contre-feu allumé suite à l’inculpation de Michael Flynn, son ancien conseiller à la sécurité nationale, dans « l’affaire russe »…

Il y a du vrai dans chacune de ces explications, qui ne s’excluent pas mutuellement, mais elles passent en partie à côté de l’essentiel.

Pour le dire de façon triviale, mais le moins que l’on puisse dire est que la trivialité n’est pas incompatible, loin de là, avec les faits et gestes de l’actuel président des États-Unis, Donald Trump fait tout simplement du Donald Trump.

Le droit international, les opinions des autres États, y compris les alliés arabes, et les avis de son entourage (son secrétaire d’État et son ministre de la Défense étaient opposés à cet arbitrage) n’ont pas pesé lourd dans la balance face à l’intime conviction de Trump que cette décision était, selon ses propres termes, « la bonne chose à faire ».

Ainsi va le monde selon Trump:

Indépendamment des conséquences qu’elles peuvent avoir, il y a des décisions qui sont intrinsèquement « bonnes », tandis que d’autres sont « mauvaises », et les « hommes coura- geux » doivent prendre les « bonnes » décisions. Une vision mystique de la politique qui fait écho à celle de Georges W. Bush, mais qui se double chez Trump, du fait de son habitus de golden boy et de sa posture anti-establishment, d’un mépris pour le réalisme qui prédominait dans la diplomatie US, qu’il assimile à de l’indécision et donc à de la lâcheté.

Une « rupture » essentiellement symbolique 

Adepte du coup d’éclat, du coup de bluff et du coup de poing sur la table, Trump est en grande partie imprévisible, tant sa rationalité politique est fondamentalement irrationnelle. Mais il a parfois paradoxalement le mérite, en refusant de s’accommoder des faux-semblants, de révéler des vérités crues que les illusions générées par les déclarations d’intention et les postures de Barack Obama avaient eu tendance à dissimuler. C’est le cas en ce qui concerne Jérusalem et, plus globalement, la politique des États-Unis à l’égard de l’État d’Israël.

Beaucoup insistent en effet sur la « rupture » que constituerait la décision de Trump à propos de Jérusalem.

Notamment en ceci qu’elle serait un « mauvais coup », voire un « coup fatal » porté au « pro- cessus de paix ». Mais s’il est indéniable que la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et le déplacement de l’ambassade constituent une rupture symbolique, considérer que Trump opérerait un brutal changement de direction dans la diplomatie US est excessif, pour ne pas dire erroné.

Les discours sur la « mort du processus de paix » comportent en effet une bonne part d’hypocrisie

Dans la mesure où ils sous-entendent qu’il aurait existé, jusqu’aux déclarations de Trump, un « processus de paix ». De même, la thèse de la « rupture de l’équilibre » dans l’approche US du conflit opposant Israël aux Palestiniens exonère l’administration Obama de ses respon- sabilités, en laissant supposer qu’elle aurait eu une vision « équilibrée » de la question. Or, quiconque regarde avec un tant soit peu de recul et de lucidité l’évolution de la situation au cours des 10 dernières années constatera qu’il s’agit là de deux contre-vérités manifestes.

Jérusalem-Est annexée et colonisée en toute impunité 

Plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU (qui n’ont donc pas fait l’objet d’un véto US) concernent spécifiquement Jérusalem. En 1968, soit un an après la conquête de la partie orientale de la ville, la résolution 252 exige d’Israël de « s’abstenir immédiatement de toutes nouvelles actions qui tendent à modifier le statut de Jérusalem ». En 1980, suite à l’annexion « officielle » de Jérusalem-Est, la résolution 476 évoque « une violation du droit international » et « demande aux États qui ont établi des missions diplomatiques à Jérusalem de [les] retirer ». 

Si cette dernière décision avait été jusqu’à présent respectée par les États-Unis, cela n’a pas empêché Israël de mettre en œuvre une politique de judaïsation de la ville

Après 1967, les autorités n’ont classé que 13% de Jérusalem-Est comme « zone constructible» pour les PalestinienEs, contre 35% pour la colonisation. Les colonies se sont développées à grande vitesse (plus de 200 000 colons aujourd’hui) tandis que les PalestinienEs recevaient les permis de construire au compte-gouttes. Plus de 80  000 d’entre eux (sur 300 000) vivent aujourd’hui dans des logements qu’Israël juge « illégaux » et sont sous la menace d’un ordre de démolition.

Mais ce non-respect, par Israël, des résolutions de l’ONU concernant Jérusalem – comme des autres résolutions – n’a entraîné aucune forme de sanctions de la part des États-Unis ou des pays de l’Union européenne.

Ainsi, s’il n’y a pas eu de reconnaissance formelle du statut de capitale, Israël a pu agir en toute impunité, en continuant de bénéficier du soutien de la plupart des pays occidentaux, États-Unis en tête, jusqu’au « cadeau » d’Obama à la fin de son mandat : 38 milliards de dollars d’aide militaire sur la décennie 2019-2028, un record.

Et maintenant ? 

Prétendre que la décision de Trump constituerait une « rupture », ou même un « tournant », tend à obscurcir la situation plutôt qu’à l’éclairer. La complicité active ou passive des États-Unis avec Israël, malgré la fable du « processus de paix », n’est pas nouvelle et, sans évidemment vouloir adhérer à la politique du pire, l’arbitrage du président US a paradoxalement le mérite de contribuer à dissiper certaines illusions tenaces.

Ce qui ne revient pas à dire que le caractère hautement symbolique de la décision de Trump ne va pas générer tensions et violences dans les territoires occupés et, dans une moindre mesure, dans d’autres pays de la région. Cette provocation supplémentaire, à laquelle s’ajoute la satisfaction dégoulinante de cynisme des responsables israéliens, peut susciter de nouvelles explosions de colère dans la population palestinienne, voire des opérations armées qui ne manqueront pas d’être instrumentalisées par Israël.

L’heure n’est pas toutefois à un soulèvement généralisé tant les PalestinienEs ont conscience de la dégradation du rapport de forces

Tant que le mouvement national est affaibli, délégitimé, divisé et miné par des rivalités de pouvoir qui n’ont rien à voir avec la satisfaction des droits nationaux des Palestiniens. Ces derniers ne peuvent pas davantage compter sur un quelconque soutien, malgré les condam- nations de forme, de la part des États autoritaires arabes qui, obnubilés par la guerre froide entre l’Arabie saoudite et l’Iran, privilégient un rapprochement avec Israël et les États-Unis.

Les PalestinienEs demeurent isolés et rien de bon ne va se produire dans les jours qui viennent

Afortiori dans la mesure où leurs manifestations subiront la répression d’un État d’Israël conforté dans ses positions maximalistes. L’heure est donc à la solidarité et, sans prétendre parler à la place des PalestinienEs, à souligner que le discours du « règlement négocié sous l’égide des États-Unis » est, sans contestation possible, une fiction qu’il est temps de remiser dans les poubelles de l’histoire, l’heure étant plus que jamais aux sanctions contre Israël.

Julien Salingue Vendredi 8 décembre 2017

Article publié sur le site de la revue Regards. 

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Notre lutte et non Trump décidera du sort de Jérusalem (FPLP)

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08 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

salah plourin (le tél.)

salal

Liberté pour Salah. Une mobilisation importante

Jean-Claude Lefort, beau-père de Salah Hamouri, a fait étape à Plourin-les-Morlaix pour informer le public sur les conditions de détention de l’avocat franco-palestinien et recueillir des signatures de soutien. Arrêté dans la nuit du 23 août par l’armée israélienne, l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri est en détention administrative pour six mois renouvelables sans connaître le motif d’inculpation.
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Le collectif « Liberté pour Salah » qui regroupe 18 associations, partis, syndicats et réseaux locaux de solidarité en pays de Morlaix, a organisé mardi, dans la salle du Cheval Blanc de Plourin les Morlaix, une réunion publique avec Jean-Claude Lefort, député honoraire, beau-père de Salah Hamouri et représentant du comité national pour sa libération.
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Quelles sont les dernières nouvelles dont vous disposez de Salah Hamouri ?
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Grâce à ses avocats, nous savons qu’il a bon moral. Il sait que nous sommes derrière lui. Je l’ai même vu sourire sur une photo prise clandestinement au tribunal de Jérusalem par un de ses avocats.
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Quel retour avez-vous des réunions publiques que vous animez ?
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J’ai des retours positifs. Les gens nous soutiennent et ne comprennent pas cette situation qui pour eux n’a pas de sens. Ils signent en nombre les cartes postales qui seront envoyées au Président de la République pour lui demander d’agir. Après Plourin, je vais à Quimper, à Brest et à Carhaix. Le chemin de la liberté passe par là. Par ailleurs, nous avons le soutien de 57 députés européens, de Pierre Joxe et même d’Angéla Davis.
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Comment peut agir le Président de la République ?
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Salah Hamouri a été arrêté pour des raisons politiques, c’est donc la politique qui doit le libérer. Emmanuel Macron rencontre dimanche Benjamin Netanyahou. Le collectif demande au Prési- dent Macron d’engager fermement la voix de la France pour obtenir la libération de notre compatriote injustement détenu par le gouvernement de Benjamin Netanyahou. On est passé du silence à une volonté de dire, de la demande à l’exigence.
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 08 décembre 2017
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07 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

provoc! (npa)

salal

Netanyahou invité par Macron le 10 décembre : une provocation !

Pour la seconde fois depuis son élection, Emmanuel Macron recevra, le 10 décembre, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Coïncidence (?) des dates, le 10 décembre est depuis 1950 la Journée internationale des droits humains : tout un symbole !

Les prétendus rois et reines de la com’ qui peuplent l’Élysée sont des récidivistes.

En juillet, Macron avait en effet déjà reçu Netanyahou et l’avait invité à participer aux commé- morations de la rafle du Vel d’hiv : un scandale lorsque l’on connait la propension des diri- geants israéliens à instrumentaliser la mémoire du génocide juif.

Netanyahou est cette fois convié à l’occasion d’une autre date symbolique et, quand bien même on aurait été tout aussi révolté par une visite de à une autre date, cette invitation faite au Premier ministre d’un État qui bafoue quotidiennement le droit international et les droits humains est une véritable provocation.

A fortiori dans le contexte actuel de mobilisation pour la libération du franco-palestinien Salah Hamouri, emprisonné par Israël depuis plus de 100 jours sous le régime de la détention administrative, et donc sans aucune charge et sans aucune preuve.

La décision unilatérale de Trump de déplacer son ambassade de Tel Aviv à Jérusalem, provocation ultime que le seul Netanyahou approuve face au tollé international qu’elle provoque, rend d’autant plus intolérable l’invitation du premier ministre israëlien à Paris.

Mais la diplomatie de Macron ne s’encombre guère de détails aussi insignifiants que le respect des droits humains et du droit international, ainsi que le confirment ses liens avec d’autres sympathiques régimes, comme l’Égypte et l’Arabie saoudite.

Solidaires du peuple palestinien en lutte pour ses droits, le NPA se joindra aux initiatives de protestation contre la venue de Netanyahou, à commencer par

Le Rassemblement du 9 décembre,

14h00 place de la République à Paris.

Montreuil, le 6 décembre 2017

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Non, Netanyahou n’est pas le bienvenu, ni à Paris ni à Bruxelles !

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