Archive | Anticolonialisme

27 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

violences policières (grs)

grs

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27 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

irlande (socialist democracy)

tricolore

L’Irlande Unie du Sinn Fein un « gadget »

Fin novembre 2020, Pearse O’Doherty de Sinn Fein a lancé un nouveau document : « Les avantages économiques d’une Irlande unie ».

Ce document est une reprise ennuyeuse et banale de vieux arguments académiques.  Une Irlande Unie serait économiquement plus efficace et résoudrait la question de Brexit.  L’importance de la subvention britannique est surévaluée et, de toute façon, elle paierait les retraites etc.

Mais ce n’est qu’une apparence. En réalité, l’initiative menée parallèlement aux campagnes pour un référendum sur la frontière, ne vise que la base du parti, en le rassurant sur le fait que Sinn Fein est en route pour une Irlande Unie.

De plus en plus de ses partisans doivent fermer les yeux et se mettre le doigt dans l’oreille pour acheter ce genre de propos. L’accord du Vendredi Saint de 1998 ne prévoit pas de référendum sur le tracé de la frontière.

Les Britanniques refusent catégoriquement d’en envisager un. Ils parlent maintenant de « quatre nations » en parlant de la zone des six comtés et la réponse est le silence. De nombreux membres de la classe moyenne catholique sont satisfaits du statu quo et le gouvernement irlandais cherche désespérément à enterrer le républicanisme.

Ce qui a changé, c’est le niveau de contradiction entre le discours optimiste de Sinn Fein et le monde réel.

Tout au long de la progression de la transmission du Covid-19 en Irlande, une simple contre-mesure a été préconisée par les principaux épidémiologistes.  Il s’agit de la synchronisation des politiques Nord et Sud et d’une politique commune dans les ports et les aéroports.

Cela permettrait de sauver des vies, à mille lieues de l’Irlande Unie. Ce n’est pas sur la table.

Le Sinn Fein est incapable d’affronter le Parti Démocrate Unioniste (DUP extrême droite) sur cette question.  En fait, le DUP se révolte contre toute mesure globale et a utilisé à deux reprises leur droit de veto sectaire pour bloquer les progrès et ont été acceptés par Sinn Fein.

Sinn Fein n’est pas sur la voie d’une Irlande unie. Il n’est même pas en voie d’avoir un contrôle égalitaire de l’administration locale. La volonté du DUP est de démanteler l’Accord l’emporte sur son désir ardent de garder ses fesses au Parlement.

Cette politique de la poudre aux yeux n’est pas nouvelle. En 1948, De Valera, le leader du Fianna Fail, a lancé une campagne internationale contre la partition. Le Fianna Fail était élu pour installer un État de 26 comtés (contre 32 pour Irlande unifiée) et réprimait sauvagement le républicanisme. Ils avaient besoin d’un « gadget » pour distraire leurs partisans et c’est ce que la campagne a permis de faire.

Le Sinn Fein ne construit pas un véritable mouvement. Ils sont sur la même route que Fianna Fail.  Aujourd’hui, ils agitent des gadgets. En réalité, ils s’approchent de la situation actuelle de Micheál Martin ( Taoiseach premier ministre) qui rejette une démocratie irlandaise complète au profit d’une « île partagée ».

24 novembre 2020

http://www.socialistdemocracy.org/

 

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24 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

1% (the guardian)

npa agricol
1 % des exploitations agricoles exploitent 70 % des terres agricoles du monde

Des chercheurs avertissent que l’accaparement des terres agricoles s’accentue, les terres étant de plus en plus dominées par quelques grandes entreprises Le déclin des petites exploitations dans le monde entier entraîne une augmentation des monocultures destructrices.

Un pour cent des exploitations agricoles du monde exploitent 70 % des champs en culture, des prairies et des vergers, selon un rapport qui met en évidence l’impact sur les crises du climat et de la nature.

Depuis les années 1980, les chercheurs ont constaté que le contrôle des terres est devenu beaucoup plus concentré, à la fois directement par la propriété et indirectement par l’agriculture contractuelle, ce qui se traduit par des monocultures plus destructrices et moins de petites exploitations soigneusement entretenues.

En tenant compte pour la première fois de la valeur croissante de la propriété et de la croissance des populations sans terre, le rapport calcule que l’inégalité des terres est de 41 % supérieure à ce que l’on croyait auparavant.

Selon les auteurs, cette tendance est due aux produits financiers à court terme, qui façonnent de plus en plus l’environnement mondial et la santé humaine.

« Dans le passé, ces instruments ne concernaient que les marchés. Ils ne nous touchaient pas individuellement. Mais maintenant, ils touchent tous les aspects de notre vie car ils sont liés à la crise environnementale et à la pandémie », a déclaré Ward Anseeuw, spécialiste technique principal de l’International Land Coalition, qui a mené les recherches avec un groupe de partenaires dont Oxfam et le World Inequality Lab.

L’étude publiée ce mardi se fonde sur 17 nouveaux documents de recherche ainsi que sur l’analyse des données et de la littérature existantes.

Elle indique que les calculs précédents de l’inégalité des terres étaient basés exclusivement sur la propriété et la taille des exploitations individuelles. Sur cette base, l’inégalité foncière s’est réduite à partir des années 1980, puis s’est accentuée.

Cette tendance est plus prononcée avec la nouvelle méthodologie, qui tient compte de facteurs supplémentaires, tels que la propriété multiple, la qualité et la valeur des terres et le nombre de personnes sans terre.

Le nombre de personnes sans terre est plus faible en Chine et au Vietnam, et le plus élevé en Amérique latine, où les 50 % de personnes les plus pauvres ne possédaient que 1 % des terres.

L’Asie et l’Afrique ont les niveaux les plus élevés de petites exploitations, où l’apport humain tend à être plus élevé que les facteurs chimiques et mécaniques, et où les délais sont plus susceptibles de s’étendre sur plusieurs générations plutôt que sur des cycles d’investissement de dix ans.

Dans le monde, entre 80 et 90 % des exploitations agricoles sont des exploitations familiales ou des petites exploitations. Mais elles ne couvrent qu’une petite partie des terres et de la production commerciale et va en diminuant.

Au cours des quatre dernières décennies, c’est aux États-Unis et en Europe que le passage de la petite à la grande exploitation a été le plus marqué, la propriété étant entre moins de mains, les agriculteurs individuels travaillant sous des contrats stricts, des conglomérats commerciaux et pour des fonds d’investissement.

Selon M. Ward, ces arrangements financiers s’étendent maintenant au monde en développement, ce qui accélère le déclin de la qualité des sols, la surexploitation des ressources en eau et le rythme de la déforestation.

« La concentration de la propriété et du contrôle entraîne une plus grande poussée des monocultures et une agriculture plus intensive, car les fonds d’investissement ont tendance à travailler sur des cycles de dix ans pour générer des rendements », a-t-il déclaré.

Cela est également lié à des problèmes sociaux, notamment la pauvreté, les migrations, les conflits et la propagation des maladies comme le Covid-19.

Pour y remédier, le rapport recommande une réglementation et une surveillance accrues des systèmes opaques de propriété foncière, une modification des régimes fiscaux pour soutenir les petits exploitants et une meilleure gestion de l’environnement, ainsi qu’un soutien important aux droits fonciers des communautés rurales.

« Les petits exploitants agricoles, les agriculteurs familiaux, les populations indigènes et les petites communautés sont beaucoup plus prudents en ce qui concerne l’utilisation des terres. Ce n’est pas seulement une question de retour sur investissement, c’est aussi une question de culture, d’identité et de laisser quelque chose à la génération suivante. Ils sont beaucoup plus prudents et, à long terme, ils produisent plus par unité de surface et détruisent moins ».

Jonathan Watts Mar 24 Nov 2020

https://www.theguardian.com/

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22 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

bildu (pùblico)

euskal herria

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Il ne fait plus peur au Pays Basque 

EH Bildu brise les clichés

La décision de la coalition souverainiste basque  de soutenir le budget général de l’État (gouverné par le PSOE) consolide son rôle politique et lui confère un protagonisme sans précédent dans l’État, bien que déjà normalisé au Pays Basque et en Navarre.

Le 5 mai 2011 Bildu (« Reunir » en basque) commençait à faire parler de lui. Cette nuit-là, le Tribunal suprême a décidé qu’aucune interdiction ne serait plus appliquée  et que, par conséquent, le souverainisme basque pouvait être représenté à nouveau aux élections. Sur la scène de l’Arenal, il y avait non seulement des représentants de la gauche abertzale traditionnelle , mais aussi un jeune parlementaire basque de l’IU. Son nom : Oskar Matute. Ou encore Pello Urizar, leader de l’EA social-démocrate, une scission du PNV.

Neuf ans plus tard, Matute est l’un des cinq députés d’EH Bildu qui, « si tout va bien » – selon les termes du coordinateur général de cette formation, Arnaldo Otegi – soutiendra le budget général de l’État. L’annonce a eu un grand succès : la droite et les médias qui lui sont liés n’ont pas hésité à accuser le gouvernement de faire un pacte avec les « héritiers de l’ETA » ou avec les « batasunos », autre terme utilisé pour désigner de manière péjorative ceux qui font partie d’une coalition qui, tant sur le plan politique qu’organisationnel, dépasse les limites de la traditionnelle gauche abertzale.

« Ici, le débat est inexistant », déclare Asier Blas, directeur du département de sciences politiques et d’administration de l’Université du Pays basque (UPV). En ce sens, il souligne que l’alarme générée par la droite à Madrid avant la décision de EH Bildu de soutenir le budget n’a aucun effet au Pays Basque. « Rappelons-nous que lorsque Bildu gouvernait le Conseil provincial de Gipuzkoa, ils faisaient passer les budgets avec le soutien du PSE ».

Lors des élections basques du 12 juillet dernier, EH Bildu a renforcé sa position de principale force politique d’opposition et s’est une nouvelle fois placé derrière le PNV avec 21 sièges.

Il a également obtenu le pourcentage de voix le plus élevé de l’histoire politique de la gauche souverainiste (27,8 %) et a remporté 249 580 voix, soit un peu moins que les 277 923 ( 25 % des suffrages exprimés) qu’aux élections basques de 2012. Il gouverne 83 des 251 conseils municipaux du Pays Basque et 34 des 272 conseils de Navarre, tandis qu’il dispose actuellement de sept sièges au Parlement de la Communauté autonome de Navarre.

« EH Bildu est très présent dans la société basque. Aujourd’hui, il est logique qu’il participe et assume une fonction parlementaire standard, ce qui est un symptôme de normalité », déclare Xabier Aierdi, ancien directeur du département de sociologie de l’Université du Pays Basque (UPV).

En fait, il pense que la controverse construite par la droite autour du soutien de la coalition au budget est un « débat de Madrid » qui découle d’un « microclimat toxique ». « Parfois, les gens ne pensent pas, depuis Madrid, à quel point ces débats peuvent être ennuyeux et inintéressants ».

La normalisation d’EH Bildu dans la vie politique a été ressentie ces jours-ci également au Parle-ment de Navarre, où la formation indépendantiste a conclu un nouvel accord avec le gouverne-ment dirigé par le PSN pour faciliter l’approbation des budgets foraux (usages locaux blog). « Une chose est le scénario du Congrès et une autre est celui qui se configure au Pays Basque et en Navarre avec une dynamique particulière », souligne le sociologue et professeur à l’Université publique de Navarre Ricardo Feliú.

Selon lui, « Bildu a évidemment un programme politique qui est engagé pour l’indépendance,  républicain, mais acceptant le jeu des institutions », c’est pourquoi il comprend que « cette gauche abertzale des années 80 et 90 est très loin ».

Dans ce sens, Feliú considère qu’il y a eu une « réarticulation » des deux grands « axes discursifs » de la gauche abertzale : « Elle ne renonce pas à l’indépendance et à la construction nationale  mais elle se réarticule ». « Il est très intéressant de voir comment dans les mairies régies par Bildu, des hommages ont commencé à être rendus aux victimes de l’ETA »

Aujourd’hui, la feuille de route d’EH Bildu comporte des ingrédients clairement de gauche, non seulement au Pays Basque et en Navarre, mais aussi en Espagne : son engagement est également de former des majorités qui lui permettront de promouvoir des politiques progres-sistes, sans abandonner la question territoriale basque, et en même temps d’exiger des solutions pour les prisonniers de l’ETA.

« Ce n’est pas une chose simple que de refermer les blessures sociales et émotionnelles de 40 ans de terrorisme, c’est un processus très lent. En tout cas, il est très intéressant de voir comment dans les mairies régies par Bildu, on a commencé à rendre hommage aux victimes de l’ETA, ou que ce groupe participe à des actes de ce genre », souligne Feliú.

Ce qui est certain, c’est qu’au sein de l’EH Bildu, des forces aux trajectoires différentes coexistent, également en ce qui concerne la violence. Au sein de cette coalition, il y a Sortu, ( avec qui le NPA a des relations blog) l’actuel parti officiel de la gauche abertzale, avec Eusko Alkartasuna – aujourd’hui plongé dans une grave crise interne qui menace son avenir – et Alternatiba, l’organisation politique à laquelle appartient Matute. Aralar, un parti créé par le secteur critique de Batasuna, a décidé en 2017 de se dissoudre au sein de l’EH Bildu, où aujourd’hui plusieurs de ses principaux membres continuent à participer.

« La droite utilise le fantôme de l’EH Bildu, alors qu’il y a des secteurs qui ont toujours condamné la violence », dit Blas. Ainsi, parmi les membres de la coalition – tant ceux qui représentent les partis qui la composent que ceux qui y participent en tant qu’indépendants – il y a eu des lectures et des positions différentes sur le terrorisme. Dans ses statuts, l’EH Bildu a écrit son rejet de toute violence, y compris celle de l’ETA.

Cela a également été réaffirmé dans l’accord gouvernemental qu’il a signé en 2015 pour entrer dans l’Exécutif quadripartite de Navarre avec Géroa Bai, Podemos et Izquierda-Ezkerra. A la page six de ce document, EH Bildu a exprimé « le rejet et la condamnation de tout type d’expression de violence qui pourrait se produire, y compris celle de l’ETA ».

Ramón Zallo, professeur de communication audiovisuelle à l’UPV, s’accorde à mettre en garde contre l’artificialité du débat mis en place par la droite au Congrès au vu du soutien d’EH Bildu au budget. « À Madrid, il se heurte à certains courants, mais ici, en revanche, il est totalement intégré. Après tout, il est la deuxième force du Parlement basque », a-t-il déclaré.

Grandir à gauche

EH Bildu aspire également à élargir sa base politique, en se développant principalement à travers la gauche, sans oublier son conflit d’hégémonie avec le PNV lorsqu’il s’agit de conserver les électeurs nationalistes. « Il est également vrai que si vous vous développez beaucoup dans le domaine du nationalisme, vous commencez à perdre le soutien à gauche », reflète Zubero. En ce moment, je crois qu’ils ont la capacité de se développer en pénétrant dans le territoire que Podemos a semé ».

Pour sa part, Zallo estime que le parti basque a maintenant la possibilité de « renforcer ce discours de gauche, qui a été mis de côté pendant trop longtemps ». « Cela signifie qu’il faut rivaliser et aussi collaborer avec Podemos et même établir des alliances ».

BILBAO 21/11/2020 DANILO ALBIN

https://www.publico.es/

Commentaire:

Le PNV est le parti hégémonique, démocrate chrétien, pro patrons et souvent allié du PSOE.

EA en est sorti sur la gauche.

IU c’est l’ancien PCE-EPK allié à Podemos.

Aralar est une scission pacifiste de Batasuna

Navarre:

Izquierda-Ezquerra est formé de IU et de « Batzarre » vestige de la LCR

Geroa Bai: coalition Parti nationaliste basque, Aralar, Eusko Alkartasuna et Batzarre.

 

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21 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

evry palestine (afps)

pal

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20 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

corée (acta zone)

coree

Les leçons oubliées de la guerre de Corée

La guerre de Corée, dont l’histoire demeure encore largement méconnue, a débuté il y a 70 ans.

Dans le sillage de la Seconde Guerre Mondiale et à l’aube de la Guerre Froide, l’armée améri-caine y est intervenue avec plus de 300 000 soldats afin d’endiguer l’expansion communiste en Asie, subissant l’une de ses plus cinglantes débâcles au prix de pertes humaines considérables.

Ses mensonges ont permis à Washington de légitimer ses interventions militaires ultérieures. Ce qui est ainsi mis en lumière, de la Corée à l’Irak en passant par le Vietnam, c’est la centralité du mensonge dans la politique impérialiste – qu’il s’agisse de la justification de la guerre, de son déroulement même, ou de sa perception rétroactive.

Cette année marque le 70ème anniversaire du début de la guerre de Corée, dont les responsables politiques à Washington n’ont strictement rien appris. Près de 40 000 soldats américains sont morts dans ce conflit qui aurait dû vacciner définitivement la nation contre la folie des interventions étrangères. Au lieu de cela, la guerre a été redéfinie rétroactivement. Comme l’a déclaré Barack Obama en 2013, « cette guerre n’était pas un match nul, la Corée était une victoire ».

La guerre a commencé le 25 juin 1950 avec ce que Harry Truman a qualifié d’invasion surprise de l’armée nord-coréenne qui a franchi la ligne de démarcation d’avec la Corée du Sud conçue après la Seconde Guerre mondiale.

Mais le gouvernement américain avait été largement averti de l’imminence de l’invasion. Selon le regretté Justin Raimondo, fondateur du site antiwar.com, le conflit a en fait commencé par une série d’attaques des forces sud-coréennes, aidées par l’armée américaine :

« De 1945 à 1948, les forces américaines ont assisté le président sud-coréen Syngman Rhee dans une spirale meurtrière qui a fait des dizaines de milliers de victimes : la campagne anti-insurrectionnelle s’est notamment illustrée à Kwangju et sur l’île de Cheju-do, où 60 000 personnes ont été tuées par les forces de Rhee soutenues par les États-Unis ».

L’armée nord-coréenne a rapidement mis en déroute les forces sud-coréennes et américaines. Une débâcle complète a été évitée après que le général Douglas MacArthur ait organisé un débarquement de troupes américaines à Inchon.

Une fois pris le dessus sur les forces nord-coréennes, MacArthur était déterminé à pousser son avantage vers le nord, sans tenir compte du danger de provoquer une guerre beaucoup plus large.

Au moment où les forces américaines ont repoussé l’armée nord-coréenne au-delà la frontière entre les deux Corée, environ 5 000 soldats américains avaient été tués. Le Pentagone avait été prévenu à plusieurs reprises que les Chinois interviendraient si l’armée américaine s’aventurait trop près de la frontière chinoise.

Mais l’euphorie qui a suivi Inchon a fait perdre toute rationalité et a noyé les voix au sein de l’armée qui avertissaient d’une catastrophe. Un colonel de l’armée américaine a réagi à un briefing, tenu à Tokyo en 1950, sur la situation de la Corée en déclarant : « They’re living in a goddamn dream land ».

L’attaque militaire chinoise a entraîné la plus longue retraite de l’histoire des forces armées américaines – une débâcle à laquelle il est fait allusion dans le film de Clint Eastwood, Heartbreak Ridge, en 1986.

En 1951, la guerre de Corée était devenue intensément impopulaire aux États-Unis – plus impopulaire que ne l’a jamais été la guerre du Vietnam. Au moins, cette guerre – que Truman insistait pour qualifier à tort d’opération policière – a détruit la présidence de l’homme qui l’avait lancée. Au moment où un cessez-le-feu a été signé au milieu de l’année 1953, près de 40 000 Américains avaient été tués dans un conflit qui s’est achevé sur des frontières similaires à celles du début de la guerre.

Le plus grand désastre de la guerre de Corée est peut-être le fait que des intellectuels et des experts en politique étrangère ont réussi à redéfinir le conflit coréen comme une victoire américaine.

Comme l’a noté Derek Leebaert, professeur à l’université de Georgetown, dans son livre Magic and Mayhem, « ce qui avait été considéré comme une impasse sanglante s’est auto-transformé aux yeux de Washington ; dix ans plus tard, c’est devenu un exemple de guerre limitée réussie.

Déjà au milieu des années 1950, l’opinion de l’élite commençait à supposer qu’il s’agissait d’une victoire ». Leebaert explique : « Les représentations de victoire en Corée ont façonné la décision d’escalade en 1964-65, contribuant à expliquer pourquoi l’Amérique a poursuivi une guerre d’usure ».

Pire encore, l’idée que « “l’Amérique n’a jamais perdu une guerre” est restée dans le mythe national, et la notion de “victoire” en Corée est devenue une justification pour voir grand [going big] au Vietnam ». Mais comme l’a noté Leebaert, « au Vietnam, [l’armée américaine] a oublié tout ce qu’elle avait appris en termes de contre-insurrection y compris en Corée ».

Lorsque les médias américains ont évoqué le 70ème anniversaire du début de la guerre en juin dernier, ils n’ont prêté aucune attention à son côté sombre. Les médias ont ignoré ce qui est peut-être la leçon la plus importante de la guerre : le gouvernement américain dispose d’une influence quasi illimitée pour cacher ses propres crimes de guerre.

Pendant la guerre de Corée, les Américains ont été inondés de déclarations officielles selon lesquelles l’armée prenait toutes les mesures possibles pour protéger les civils innocents. Comme les maux du communisme allaient de soi, peu de questions se sont posées sur la manière dont les États-Unis contrecarraient l’agression rouge.

Lorsqu’une sous-commission du Sénat américain constituée en 1953 par le sénateur Joseph McCarthy a enquêté sur les atrocités de la guerre de Corée, la commission a explicitement déclaré que « les crimes de guerre étaient définis comme les actes commis par les nations ennemies ».

En 1999, quarante-six ans après le cessez-le-feu en Corée, l’Associated Press a révélé un massacre de réfugiés coréens à No Gun Ri en 1950.

Les troupes américaines ont chassé les Coréens de leur village et les ont forcés à rester sur un remblai de chemin de fer. À partir du 25 juillet 1950, les réfugiés ont été pris pour cible par des avions américains et des mitrailleuses durant trois jours.

Des centaines de personnes, pour la plupart des femmes et des enfants, ont été tuées. L’histoire révélée en 1999 par l’Associated Press a été largement dénoncée par les politiciens américains et certains médias comme une calomnie visant à salir les troupes américaines. (Résumé voir lien)

18 novembre 2020

https://acta.zone/

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20 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

abajo el rey! (essf)

rey

« A bas le roi » : de la fin du « juancarlisme » au moment républicain

Le centralisme, le joyau de la couronne

Marx a dit dans ses textes sur l’Espagne révolutionnaire que la monarchie avait été construite sur la base de la dissolution « des deux piliers de la liberté espagnole : les Cortes et les Mairies ».

L’Etat monarchique moderne est le fruit d’une longue bataille contre les libertés municipales et provinciales de Castille, d’Euskal Herria (Pays Basque) et ses anciens royaumes de la Couronne d’Aragon: Catalogne).

La guerre révolutionnaire de 1808, la Première République [1873-1874] surtout, mais aussi la Seconde République [1931-1939] seraient les tentatives de reconstruction moderne des anciennes libertés et des droits nationaux, foraux [droits locaux existant dans certaines communautés autonomes] et municipaux].

La Transition (1976 78), malgré tout, n’a pas pu contenir complètement les nouvelles tentatives de démocratisation de l’Etat ; la force des mouvements sociaux, la poussée andalouse pour l’autonomie, la force de l’Assemblée de Catalogne ou la mobilisation populaire basque sont quelques-uns des exemples qui ont contraint l’Etat à s’ouvrir.

Bien qu’à la suite du coup d’État du 23-F en 1981, les forces armées et le roi parviennent à un Pacto del capó, qui inversèrent les timides tendances fédéralisantes vers une recentralisation élitiste prolongée. « Le Pacto del capó fait référence au pacte qui fut passé entre l’un des acteurs du coup d’Etat du 23 février 1981, Antonio Tejero, colonel de la Guardia civil – pour accepter de cesser l’occupation du Congrès – et la Monarchie.

Ainsi, la protection initiale de l’Etat unitaire qui par l’article 145 interdit la fédération des communautés autonomes et institue la convocation de référendums comme compétence exclusive de l’Etat, est renforcée par la LOAPA (Ley Orgánica de Armonización del Proceso Autonómico-Loi organique d’harmonisation du processus autonomique), approuvée en 1982 pour réduire l’autonomie des communautés autonomes.

La sentence contraire du Tribunal constitutionnel n’a invalidé que 14 des 38 articles de la LOAPA, de sorte que même le Parti socialiste de Catalogne et le Parti socialiste d’Euskadi ont dû s’opposer à cette loi à l’époque (pourtant pactée entre le PSOE et l’UCD- Unión de Centro Democrático, dirigé par Adolfo Suárez, un des personnages clés de la Transition).

Mais dans le même débat constitutionnel, il apparut clairement que le texte approuvé n’était guère plus que la Constitution d’un « État centralisé régionalisé », comme l’explique le député d’Euskadiko Ezkerra Francisco Letamendia :

« On a dit dans cette salle que cette Constitution marquait la fin de l’Etat centraliste, et cela est faux. Un État ne cesse d’être centraliste que lorsqu’il devient fédéral – ou confédéral –, et l’État envisagé par la Constitution dans son titre VIII, sur l’organisation territoriale et dans les dispositions complémentaires, n’est pas un État fédéral, mais un État centraliste régionalisé. ».

Même Jordi Solé Tura [l’un des rédacteurs de la Constitution de 1978 au titre du Parti Communiste catalan, le PSUC ; à la fin des années 1980 il rejoint le Parti des socialistes de Catalogne] reconnaîtra le caractère centraliste de la Constitution formelle de l’État, défendant ainsi dans son ouvrage Autonomies, federalisme i autodeterminació (Ed. Laia, 1987) la nécessité d’aller vers des statuts de deuxième génération en tant que réformes fédéralisantes qui modifieront la Constitution matérielle d’un État dont la Constitution formelle n’avait rien changé, bien au contraire.

Le blocage des tentatives de réforme fédéralisante – le Plan Ibarretxe (proposition de statut politique de la Communauté d’Euskadi présenté par Juan José Ibarretxe et approuvé, par la suite, par le parlement basque en 2004) et le Statut Miravet préparé par le gouvernement tripartite de Catalogne en 2006 – est ce qui oblige le fédéralisme à se déplacer vers l’option d’un changement de régime dans la mesure où toute transformation interne au régime est niée.

L’hypothèse de Solé Tura se clôt par une fermeture plus hermétique de l’Etat, dit Jordi Cuixart [président d’Omnium Cultural, mis en examen en 2017 et condamné en octobre 2019 par le Tribunal suprême à 9 ans de prison pour sédition] :

« Si le pays avait vu son autonomie gouvernementale pour l’essentiel respectée et améliorée, avec une véritable option fédérale, ainsi que la langue et les cultures respectées, le catalanisme n’aurait probablement pas muté jusqu’ au souverainisme actuel. ».

Au cours de la crise de 2008, cette fermeture centraliste a été renforcée avec la loi Montoro et la réforme de l’article 135 pour centraliser les ressources financières et les excédents municipaux pour payer la dette publique. Le centralisme est une logique extractive qui n’a aucune pitié pour les administrations locales, territoriales ou nationales.

Comme le dit le grand républicain de Cornellà [Jordi Cuixart], il y a « des conditions objectivement favorables pour laisser la place aux républiques de notre Ibérie ». En définitive, il faut prendre le pouls du développement de tous les nouveaux souverainismes en tant que propositions démocratiques déterminées à transformer un État asphyxiant, dont la dynamique centraliste constitue « l’authentique séparatisme par sa vision unificatrice, suprémaciste et classiste qu’il possède ».

Vers un bloc populaire pour les droits et les libertés ?

En conclusion, je voudrais souligner l’une des vertus du livre ¡Abajo el rey ! Repúblicas qui est celle de compter sur une pluralité de voix représentatives des volontés transformatrices. Bien que pour avancer vers cet horizon, il faudra élargir les dialogues, les perspectives et les mobilisations, invitant les différentes sensibilités progressistes madrilènes à se rassembler dans un front de ce type contre le déluge monarchique en cours. Et, plus important encore, il sera nécessaire de s’associer aux mouvements et aux syndicats pour le droit au logement et à la santé publique.

Parce qu’il ne s’agit pas seulement de construire un mouvement populaire en faveur d’une consultation pour la République mais aussi de construire un projet d’Etat populaire. C’est ce que les républicains confédéraux de la Première République ont fait avec leur ouvriérisme et la triade revendicative contre les impôts indirects, contre le service militaire et pour le suffrage universel.

Ou dans le cas des républicains de gauche qui ont lié l’alliance de Saint-Sébastien [ce pacte a été passé en août 1930 entre tous les partis républicains pour faire face à la monarchie d’Alfonso XIII et proclamer la Seconde République] à l’autodétermination de la Catalogne, la réforme agraire et l’amélioration des conditions de travail des travailleurs et travailleuses.

La confédération des différents « archipels de résistances » dont parlent Jaime Pastor et Miguel Urbán, devra également assumer des défis tels que la conquête de l’amnistie pour dépénaliser le droit à l’autodétermination et l’ouverture d’une voie vers une loi de clarté [référence à une loi sur la clarté référendaire à propos d’une sécession d’une province au Canada] qui la rende possible. Parce que le gouvernement des peuples libres prendra la forme de république ou il ne le sera pas.

Mais une telle victoire ne peut être que partagée, populaire et plébéienne. Dit dans les termes de Jordi Cuixart : « Le droit de vote pour l’autodétermination en Catalogne et parmi les peuples de tout l’Etat espagnol se gagne dans la rue, comme c’est aussi dans la rue que se gagne le droit des Espagnols à décider du type d’Etat qu’ils veulent. ».

Ce n’est qu’ainsi qu’il sera possible de répondre à la question « dans quel type de pays vivons-nous ? » avec une fierté collective : « dans une république que nous voulons, dans pays dont nous avons besoin et avec la justice sociale que nous méritons »

L’amnistie des prisonniers politiques, la réforme urbaine des loyers, l’instauration d’un revenu de base et la refondation de la santé pourraient très bien être l’échafaudage d’un esprit de 45 républicain [allusion au film de Ken Loach, El espíritu del 45, qui renvoie à l’instauration de l’Etat social] qui arrête la dérive absolutiste du régime en proposant sa transformation la plus radicale possible, c’est-à-dire la plus nécessaire. (Extrait voir lien)

Albert Portillo

A l’occasion de la parution de l’ouvrage « Abajo el Rey ! Repùblicas ! » (Viento Sur). samedi 7 novembre 2020, par PASTOR Jaime, PORTILLO Albert , URBAN CRESPO Miguel

https://www.europe-solidaire.org/

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14 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

guadeloupe (gauche révolutionnaire)

GRS guad

Crise de l’eau en Guadeloupe, où est la responsabilité de l’État Français ?

Pendant le confinement, les habitants du Gosier (3ème ville la plus peuplée du département) ont été encore privés d’eau !

Depuis 50 ans, les canalisations du réseau d’eau guadeloupéen n’ont été ni changées, ni entretenues. En 2018, un rapport expliquait les carences du réseau : si 30 % d’eau est produite en plus, que la ressource en eau est de plus de deux fois celle de métropole, il y a cependant 15 % des habitants qui sont régulièrement privés d’eau.

Une partie de la population n’a d’eau que quelques jours par semaine ! 60 à 80 % de l’eau potable rejoint les caniveaux à causes des fuites, elle est en partie polluée avec les pesticides (dont le « chlordécone », interdit depuis 1990 !).

L’estimation du coût de réparation est de 1 milliard d’euros, mais le plan d’urgence (datant de 2018) est de 71 millions d’euros avec appui de l’État de… 7,7 millions.

Le peu de financement est réparti entre tous les intermédiaires. Aujourd’hui encore, les habitants de l’île comptent sur leurs propres moyens, dont les citernes à pluie, pour avoir de l’eau !

L’État Français doit prendre ses responsabilités, il faut un service public de l’eau en bonne santé. Les habitants demandent un droit fondamental, l’accès à leur eau !

14/11/2020 Lucie Mendes

https://www.gaucherevolutionnaire.fr/

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12 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

bélarus (france culture)

futur nukl

La première centrale nucléaire biélorusse stoppée juste après son inauguration

Les Lituaniens s’inquiètent d’une grave avarie électrique à la centrale nucléaire biélorusse d’Astravyets, à 20km de la frontière, au lendemain de son inauguration par Alexandre Loukachenko.

Nous sommes ce jeudi tout près de la frontière entre Biélorussie et Lituanie.

… Et nous nous intéressons à la première centrale nucléaire biélorusse, qui a été inaugurée en grande pompe samedi dernier par l’autocrate Alexandre Loukachenko.

Deux réacteurs, développés à crédit par l’agence atomique russe Rosatom, censés réduire la dépendance des Biélorusses au gaz vendu par la Russie… sauf qu’ils créent une nouvelle dépendance, puisque, selon la chercheuse polonaise Anna Maria Dyner, tous les combustibles nucléaires viennent de Russie, y repartiront à l’état de déchêts, et que l’essentiel de la production électrique doit être exportée… vers la Russie.

Le soucis, nous dit le site d’info biélorusse « Tut.by », c’est que la production d’électricité a dû être interrompue en urgence dimanche, au lendemain de l’inauguration de la centrale, parce que plusieurs transformateurs électriques ont tout bonnement explosé.

« Pas de risque de fuite radioactive« , nous dit-on de sorce officielle, mais tout de même : l’arrêt complet de cette centrale d’Astravyets ne fait que confirmer toutes les inquiétudes que l’on nourrit autour de cette centrale, côté lituanien.

Car comme le rappelle la télé publique LRT, la centrale nucléaire biélorusse d’Astravyets a été bâtie à 20 kilomètres à vol d’oiseau de la frontière lituanienne, à 50 km de sa capitale Vilnius, et qui plus est au bord de la rivière Néris dont elle utilise les eaux pour refroidir les réacteurs… alors que ces mêmes eaux alimentent, plus bas, Vilnius en eau potable.

Cela fait des années que la Lituanie alerte l’Union européenne sur le manque de transparence des Biélorusses à propos de cette centrale.

Des années aussi que Bruxelles ne fait pas grand-chose, à en croire à nouveau LRT,  pour exiger de Minsk de vraies garanties de sureté nucléaire. Au lieu de ça, la Biélorussie après les explosions  de dimanche n’a même pas jugé bon de prévenir Vilnius.

Pour l’heure il n’y a bien que la Pologne, et donc la Lituanie, qui continuent d’alerter sur les risques au niveau européen, et en remettent une couche aujourd’hui auprès de Bruxelles, avec l’argument que cette avarie, quelques jours seulement après la mise en service d’Astravyets, donne raison aux pires de leurs craintes.

De son côté, vous vous en doutez, Alexandre Loukachenko ne veut rien entendre et limite au maximum les communications sur cette centrale dont la construction a été éminement politique, censée projeter la Biélorussie dans une modernité radieuse en étroit partenariat avec le voisin russe.

Dans le contexte troublé, en plus, de la réélection très contestée du président en août, pas question de faire des vagues. Et pourtant, estime le journal économique lituanien Verslo Zinios, les réparations à la centrale d’Astravyets vont prendre du temps ; le fleuron industriel biélorusse n’est pas près de produire à nouveau de l’électricité.

Sale temps, décidément, pour Alexandre Loukachenko et pour les Biélorusses qui n’étaient d’emblée pas très convaincus par la construction de cette centrale nucléaire, traumatisés qu’ils sont, indique Radio Free Europe, par la catastrophe de Tchernobyl, en 1986.

C’était à l’époque en République soviétique d’Ukraine, mais tout près, là encore, de la frontière et la Biélorussie reste aujourd’hui encore le pays le plus touché par les retombées radioactives.

12/11/2020

https://www.franceculture.fr/

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12 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

angola (courrier inter)

angola
En Angola, l’anniversaire de l’indépendance et colère réprimée

Une manifestation s’est tenue mercredi 11 novembre, jour symbolique, dans les rues de la capitale, Luanda. Bilan : plusieurs blessés graves et interpellations, dont celles de militants connus, rapporte le journal angolais O País.

Des blessés graves et de nombreuses interpellations. C’est le bilan de la manifestation organisée le 11 novembre à Luanda alors que l’Angola célébrait les 45 ans de son indépendance du Portugal.

Au lendemain de ce jour symbolique, celui de la “Dipanda”, le journal angolais O País revient sur cette “nouvelle manifestation empêchée par la police”, car interdite pour des raisons sanitaires à cause de l’épidémie de Covid-19.

Les manifestants, jeunes pour la plupart, entendaient dénoncer l’augmentation du coût de la vie et du chômage, et exigeaient de João Lourenço (le président, qui voit son crédit s’éroder trois ans après son arrivée au pouvoir) qu’il fixe une date pour la tenue d’élections locales.

La répression policière s’est donc soldée par plusieurs blessés et arrestations, dont celles du journaliste Fernando Guelengue, du rappeur Flagelo Urbano et ou encore du célèbre militant Luaty Beirão (qui était en direct sur Facebook).

Un précédent le 24 octobre

Dans son éditorial, consacré au “piège des réseaux sociaux”, O País dénonce toutefois l’irresponsabilité des manifestants, politiciens ou médias qui ont annoncé la mort présumée d’un manifestant (finalement vivant et hospitalisé) et le recours par la police aux balles réelles. “Un festival de désinformation”, critique le journal.

Le 24 octobre dernier, des milliers d’Angolais avaient déjà manifesté pour les mêmes raisons dans les rues de Luanda. Une centaine de personnes avaient été placées en détention, dont des journalistes, libérés depuis. La violence de la répression policière avait ouvert un large débat dans la presse angolaise sur le droit de manifester dans le pays.

L’actuelle vague de protestations d’une partie de la population est soutenue par l’Unita, le parti d’opposition, et même par Isabel Dos Santos, fille de l’ancien président et cible du nouveau chef de l’État dans sa croisade anticorruption.

12/11/2020

https://www.courrierinternational.com/

Commentaire:

La fille de l’ex dictateur Dos Santos, la « femme la plus riche d’Afrique » aurait bâti sa fortune sur le pillage de son pays.

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