Archive | Anticolonialisme

24 mai 2018 ~ 0 Commentaire

4è festival ciné palestine

fest

Pour sa 4ème édition, le Festival Ciné-Palestine, a choisi de mettre à l’honneur le soixante-dixième anniversaire de la Nakba (la Catastrophe) de 1948

Evénement central dans l’histoire palestinienne, qui désigne le nettoyage ethnique, le déplacement de la population et la destruction de centaines de villages palestiniens suite à la création de l’État d’Israël.

De nombreux moments forts sont prévus avec des avant-premières, des invités talentueux, des Master-class, une rétrospective consacrée à Mai Masri, un zoom dédié à Kamal Aljafari dans le « Focus 1948, la Nakba, la 2ème édition du Concours de courts-métrages, la projection en plein air à Saint-Denis et pour la première fois, « la Nuit du FCP », une programmation sans interruption de 19h à 2h du matin, au Studio à Aubervilliers.

Le FCP inaugure aussi en 2018 la première édition de ses rencontres professionnelles, les FCP Industry Days, qui se dérouleront les 28 et 29 mai à la Cité Internationale des Arts à Paris.

Le programme complet du FCP

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18 mai 2018 ~ 0 Commentaire

gaza (quatrième internationale)

gaza

Gaza, Palestine, le courage de la Grande Marche du Retour

La IVe Internationale salue le courage, la détermination et la créativité désespérées des milliers de Palestiniens de Gaza qui participent à la Grande Marche du Retour.

Nous sommes complètement solidaires avec eux.

Ils ont déjà fait faire un grand pas en avant à la cause palestinienne, en ramenant à l’attention d’un monde, qui les oublie trop facilement, les 70 années de dépossession depuis la Nakba. Pour l’État d’Israël, la Grande Marche du Retour est réellement un « retour des expulsés », un discordant rappel que des millions de Palestiniennes et Palestiniens ne vont pas s’éteindre, disparaître ou être ignorés.

Et cela permet de saisir la nature tout à fait disproportionnée et criminelle de la réponse israélienne : tirer à balles réelles et tuer des dizaines d’êtres humains, « coupa- bles » de s’être approchés d’une frontière. La passivité mondiale face à ce crime indique à quel point la complicité est largement partagée.

La IVe Internationale se joint à l’opinion publique internationale pour condamner :

• La classe dirigeante israélienne, qui est évidemment le principal coupable: il ne s’agit pas seulement des partis de droite et d’extrême droite qui constituent l’actuel gouvernement israélien, mais également la soi-disant opposition de centre-gauche, en particulier le Parti travailliste-Union sioniste, qui a rejoint ceux qui justifient les tirs à balles réelles contre des manifestants sans défense ;

• La classe dirigeante étatsunienne, c’est-à-dire non seulement l’administration Trump mais aussi la grande majorité des politiciens du Parti démocrate, à quelques honorables exceptions près comme Bernie Sanders, qui continuent à être l’inébranlable soutien militaire et financier à l’État sioniste ;

• Les gouvernements et les institutions politiques de l’Union Européenne, qui soutiennent de façon très peu offensive la demande d’enquête du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, certains que le veto étatsunien au Conseil de sécurité les protégera de toutes les conséquences et qui maintiennent leur coopération militaire et scientifique avec Israël, tout comme leur accord de libre-échange faisant de l’Europe le principal rempart de l’économie israélienne et de la suprématie régionale de l’État d’Israël ;

• Quasiment tous les gouvernements de la région arabe, notamment l’Égypte, partenaire indéfectible d’Israël dans l’étranglement de Gaza, et le Royaume Saoudien, qui se rapproche chaque jour davantage d’une alliance avec Israël et de l’abandon du peuple palestinien ;

• L’Autorité palestinienne, qui a impitoyablement poursuivi sa « coopération sécuritaire » avec Israël face à chaque nouvelle atrocité et a pris l’initiative d’une série d’assauts contre la population de Gaza, enrôlant Israël en tant que complice volontaire ;

• Tant d’autres gouvernements et acteurs politiques à travers le monde, qui ont répondu aux crimes israéliens par des dénonciations verbales sans faire un geste pour aider pratiquement les Palestiniens.

Face à la complicité et à la passivité des dirigeants du monde, les Palestiniens de Gaza et le reste du peuple palestinien n’ont personne vers qui se tourner, à l’exception des mouvements de solidarité. Ceux-ci ne doivent pas laisser tomber les Palestiniens. Le courage des mar- cheurs doit susciter un renforcement qualitatif de la solidarité internationale et de la mobilisation. Si ce n’est pas maintenant, alors quand ?

Les campagnes de Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) restent un élément clé de la résistance.

Même si le BDS n’a pas encore fait payer à l’économie israélienne un lourd tribut, il a fait suffisamment de progrès pour qu’Israël et ses alliés internationaux estiment que c’est pour eux une des plus grandes menaces. Alors que l’impuissance de l’ONU et plus généralement de la « communauté internationale » pour maîtriser Israël devient de plus en plus claire, c’est aux organisations du mouvement ouvrier, politiques et citoyennes, de prendre leurs responsabilités pour couper les ressources économiques et sociales du bulldozer sioniste.

Les marcheurs de Gaza ont maintenant fourni aux militants BDS des arguments complémen- taires et puissants concernant le caractère indissoluble des trois revendications centrales de la campagne, formulées dans l’appel de la société civile palestinienne en 2005 :

La fin de l’occupation israélienne depuis 1967 des territoires

L’égalité des droits pour les Palestiniens, les Juifs et tous les autres dans chaque partie de la Palestine historique

Le droit des réfugiés palestiniens de retourner dans leurs foyers dont ils ont été chassés il y a 70 ans.

Ces demandes sont également, comme la IVe Internationale l’a toujours affirmé, les éléments centraux d’une solution juste de la question palestinienne. Les protestations des Juifs israé- liens contre les massacres de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, même si elles sont peu audibles, sont importantes pour maintenir l’espoir d’une solution juste, fondée sur l’égalité et la solidarité, qui permettra de réaliser les trois principales demandes de la campagne BDS. Les Palestiniens de Gaza ont démontré au prix de leurs vies que la lutte palestinienne ne peut pas, et ne doit pas, s’arrêter tant que toutes ces demandes ne seront pas victorieuses.

Déclaration du Bureau exécutif de la IVe Internationale

vendredi 20 avril 2018

http://www.europe-solidaire.org/

Commentaire: La LCR faisait partie de ce mouvement dont elle était la section française. L’actuelle section française concerne certains militant(e)s du NPA et d’Ensemble.

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17 mai 2018 ~ 0 Commentaire

israel déni (à l’encontre.ch)

israel déni (à l'encontre.ch) dans Altermondialisme 2b4364bc-a309-44c2-ae5c-802a46c65b42

Des centaines d’Israéliens manifestent le 15 mai (Photo publiée par le site +972, Keren Manor/Activestills.org)

La société israélienne dans le déni de l’occupation

Face aux «événements» de la bande de Gaza, la société israélienne n’a pas montré d’indigna- tion particulière, à l’exception de quelques rares critiques dans la presse. Soixante morts à Gaza, dont des enfants, des milliers de blessés, victimes des tireurs d’élite de «l’Armée de défense d’Israël», ce scénario ne semble pas beaucoup troubler une population depuis long- temps accoutumée aux scènes de violence et qui a accepté l’image déshumanisée qu’on lui présente des Palestiniens. Pire, en son sein, une petite minorité extrémiste se montre prompte à exprimer sa haine sur les réseaux sociaux.

Beaucoup a déjà été écrit sur certains ressorts majeurs de la société israélienne, ses mythes fondateurs. L’historienne israélienne Idith Zertal évoquait par exemple dans Libé- ration, en 2003, «l’existence d’un peuple uni et homogène, qui est le peuple juif: un peuple qui serait vieux de plusieurs millénaires, une entité continue, dans le temps et dans l’espace. Mythe énorme, qui veut que nous soyons les descendants directs des Hébreux du temps du roi David. Et la prétention à être les descendants de ce peuple hébreu antique nous conférerait un héritage et des privilèges historiques sur Israël»…

Mais la même intellectuelle s’est penchée plus longuement sur un autre mythe, l’instrumentalisation de la Shoah par l’élite dirigeante.

Le génocide des Juifs perpétré par les nazis est devenu comme une religion pour les Israé- liens, cela depuis le procès et l’exécution d’Adolf Eichmann au début des années 1960, comme l’expliquait avec brio en 2003 également l’auteur israélien Tom Segev dans Le Septième Million (Ed. Liana Levi, 2003). «L’Histoire juive, commente encore Idith Zertal, est empreinte d’une frayeur profonde, justifiée au demeurant. Le problème, c’est qu’Israël a instrumentalisé cette peur, voire l’a exploitée. Depuis l’école primaire, dans la famille, les livres, les médias, cette peur est constamment nourrie. C’est l’un des principes organisateurs de l’ethos israélien. Nous sommes toujours entre Massada et Auschwitz.»

À l’égard des Palestiniens, les Israéliens ont souvent recours à l’expression «ein breira», «on n’a pas le choix». C’est eux ou nous.

Et d’évoquer une hostilité irréductible, une haine invincible. Le non-dit, c’est la rivalité pour une même terre. Des deux côtés prévaut souvent un récit manichéen. Les violences palestiniennes, qui répondent aux yeux de leurs auteurs à une rigidité israélienne, ont engendré dans le public israélien des représentations des Palestiniens qui confinent au racisme. Comme l’explique dans Les Emmurés (Ed. La Découverte, 2004) le journaliste Sylvain Cypel qui a vécu douze ans en Israël, la société israélienne voit les Palestiniens comme des Arabes «voleurs», «violents», «menteurs pathologiques», «voleurs d’enfants» et «terroristes».

Le journaliste israélien Gideon Levy, du Haaretz, qui s’est spécialisé dans la couver- ture de la vie des Palestiniens, commentait ce mépris lors d’une conférence à Washington en février dernier: «Si vous grattez la peau de presque n’importe quel Israélien, vous trouverez que les Palestiniens ne sont pas des êtres humains comme nous. Ils n’aiment pas leurs enfants comme nous. Ils n’aiment pas la vie comme nous. Ils sont nés pour tuer, ils sont cruels, sadiques, sans valeurs, sans manières. C’est très très enraciné dans la société israélienne.»

Dans ces conditions, évidemment, toute répression menée par l’Etat d’Israël contre les Palestiniens s’en trouve justifiée. D’autant que l’occupation des territoires palestiniens (et le siège imposé à Gaza) paraît comme effacée de la mémoire, elle ne compte plus. «On a conditionné la société pour qu’elle l’accepte, disait le 20 avril au Monde Efraïm Halevy, ancien chef du Mossad. Même s’il existe une forte minorité qui rejette l’occupation et surveille sa réalité, la population est globalement dans le déni. Avec le sentiment qu’il faut se concentrer sur l’essentiel: la nucléarisation au Moyen-Orient, le risque d’une attaque sans précédent venue du nord (Syrie et Liban), la possibilité que le système de défense ne soit pas étanche…»

En avril 2017, chez lui près de Jérusalem, Alon Liel, diplomate israélien de haut vol à la retraite, nous donnait une explication peu différente, pour s’en désoler: «Le pays est fort, vit en sécurité depuis 1948, il est même devenu très fort et riche, avec une économie sophistiquée. L’équipe gagne 5-0, pourquoi en changer? Même des gens comme moi peuvent se dire qu’ils béné- ficient de la situation, que tout va bien pour eux. Sauf que je me sens terriblement mal et je crains qu’un jour on doive payer tout cela très cher. Mais moins de 5% des Israéliens pensent comme moi… Pourquoi? Une partie de la réponse est ce qui se passe dans la région. Tout s’effondre, sauf nous!»

Cette société peut-elle évoluer? Gideon Levy n’y croit pas.

«Je suis très sceptique à propos d’un changement de l’intérieur d’Israël car la vie y est trop agréable et le système de lavage des cerveaux bien trop efficace. Tenir un dialogue aujourd’hui avec la plupart des Israéliens est devenu une tâche impossible même pour moi. (…) Espérer que cette société se lève et dise Assez , comment cela peut-il arriver, et pour quelle raison?»

16 mai 2018 Baudouin Loos

Article publié dans le quotidien Le Soir, en date du 16 mai 2018

http://alencontre.org/

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17 mai 2018 ~ 0 Commentaire

brest gaza (afps)

brest 1

bres t2

A L’appel de L’Association France Palestine Solidarité, colère et recueillement pour les victimes des tireurs de l’armée israëlienne

 

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16 mai 2018 ~ 0 Commentaire

gaza tract (npa)

tract

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16 mai 2018 ~ 0 Commentaire

gaza (npa + basta!)

manifestation-palestine-19-juillet-2014

Solidarité ! Gaza : pas de « responsabilités partagées », mais un État agresseur et un peuple agressé

À n’en pas douter, le 14 mai 2018 viendra s’allonger à la longue liste des dates scandant l’histoire tragique du peuple palestinien. Ce jour-là, alors que la nouvelle ambassade US était inaugurée à Jérusalem, les snipers israéliens ont, une fois de plus, ouvert le feu sur une foule de manifestantEs désarmés à Gaza, tuant 59 personnes et en blessant près de 2500.

Souvent, les images sont plus fortes que les mots. À ce titre, nul doute que le contraste entre, d’une part, les cérémonies organisées à Jérusalem à l’occasion du transfert de l’ambas- sade US et, d’autre part, les scènes de désolation dans la bande de Gaza, illustre parfaitement non seulement la violence cynique de la domination coloniale mais aussi le sentiment d’impu- nité qui habite les dirigeants israéliens. D’un côté, petits fours, sourires, applaudissements et musique ; de l’autre, chaos, détresse, larmes, mort.

70 ans après la Nakba

La coïncidence des deux événements n’est pas fortuite, mais il serait inexact d’affirmer, comme on l’a trop entendu ces derniers jours, que les PalestinienEs se mobilisaient, le 14 mai, seule- ment contre l’inauguration de l’ambassade US. Ce serait en effet oublier, entre autres, que les snipers israéliens n’en étaient pas à leur coup d’essai à Gaza : depuis le 30 mars et le début de la « grande marche du Retour », ce sont en effet, à l’heure où ces lignes sont écrites plus de 100 manifestantEs qui ont été froidement abattus par l’armée d’occupation. Des manifes- tantEs qui ne protestent pas seulement contre la récente décision de Trump, mais contre l’enfermement, l’apartheid, et pour leurs droits nationaux, y compris le droit au retour pour touTEs les réfugiéEs.

Le 14 mai, en outre, est une date anniversaire pour le peuple palestinien, qui commémore chaque année, à cette occasion, la Nakba, la grande expulsion de 1947-1949, au cours de laquelle plus de 800 000 PalestinienEs furent chassés de leurs terres et de ce qui allait devenir l’État d’Israël. Le début de l’exil pour des centaines de milliers, devenus au cours des décen- nies des millions, de réfugiéEs, qui composent aujourd’hui encore la majorité du peuple pales- tinien. À Gaza, ce sont ainsi pas moins de 70% des habitantEs qui sont des réfugiéEs, dont la moitié (600 000 personnes) vivent dans des camps de l’ONU.

Pas de responsabilités partagées

Autant d’éléments qui rendent d’autant plus abjects les commentaires imbéciles des pseudo-spécialistes du genre d’Ulysse Gosset, « éditorialiste international sur BFM-TV », qui a cru bon d’affirmer le 14 mai au soir que « la fête a été gâchée par les morts palestiniens ». Des imbé- cilités qui entre en résonance avec la propagande de l’État d’Israël et de ses soutiens, qui font mine de ne pas comprendre que la situation insupportable dans la bande de Gaza, due princi- palement au blocus qui empêche l’arrivée de tout ce qui est nécessaire à une vie un peu nor- male, suffit à expliquer la colère et la révolte, et que si des dizaines de PalestinienEs, souvent très jeunes, sont assassinés, c’est à cause de la sanglante répression, pas d’une quelconque « manipulation » du Hamas.

Et lorsque les autorités françaises prétendent « condamner les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants » tout en appelant « tous les responsables à la retenue et à la désescalade » et en évoquant « la nécessité que les manifestations des prochains jours demeurent pacifiques », c’est bel et bien la rhétorique des responsabilités partagées qui domine, comme s’il pouvait y avoir une quelconque équivalence entre des manifestantEs revendiquant l’application du droit international et une armée d’occupation commettant des crimes de guerre.

Il n’y a pas de responsabilités partagées 

Tant qu’Israël ne respectera pas les droits nationaux et démocratiques des PalestinienEs et, plus globalement, le droit international, il doit être sanctionné et rendu comptable de ses crimes. C’est tout le sens de la campagne BDS (boycott-désinvestissement-sanctions), dont le développement et le renforcement, en l’absence de toute autre forme de sanction et de pression, sont une urgence absolue.

Julien Salingue mardi 15 mai 2018

https://npa2009.org/

palestine alt ernatif

Solidarité avec les PalestinienEs face aux crimes d’Israël !

Ce lundi, alors que d’aucuns célébraient le transfert de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, les PalestinienEs de Gaza ont manifesté, par dizaines de milliers, à proximité de la « frontière » avec Israël. L’armée israélienne a une fois de plus ouvert le feu sur les manifestantEs : à l’heure où nous écrivons ces lignes, ce sont pas moins de 52 personnes qui ont été tuées.

Ce bain de sang confirme que l’État d’Israël ne tolère aucune remise en question de sa politique coloniale et que les PalestinienEs qui osent lutter pour leurs droits peuvent à tout moment être tuéEs de sang froid par une armée coutumière des crimes de guerre.

Les PalestinienEs ont des droits, et ont toute légitimité à se mobiliser pour les défendre : le NPA rappelle son soutien inconditionnel aux droits nationaux et démocratiques des PalestinienEs, à leur droit à l’autodétermination et au droit au retour pour les réfugiéEs.

Le NPA s’indigne de ce nouvel épisode de répression sanglante, qui fait grimper à plus de 100 le nombre de PalestinienEs tués à Gaza depuis les manifestations du 30 mars, ainsi que du silence complice du gouvernement Macron-Philippe. Et nous n’oublions pas qu’alors que les PalestinienEs subissent chaque jour les exactions de l’État d’Israël, Netanyahou a été reçu à deux reprises par Macron en moins d’un an.

Blocus de Gaza, colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem, discriminations contre les PalestinienEs d’Israël, détentions arbitraires, assassinats : l’impunité doit cesser ! Le NPA rappelle son attachement à la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) et continuera de s’y investir ; Tant que l’État d’Israël ne respectera pas le droit international, il doit être sanctionné et rendu comptable de ses crimes. NPA, Montreuil, le 14 mai 2018

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Bain de sang à Gaza : quand l’Europe arrêtera-t-elle de financer l’industrie de l’armement israélienne ? (Basta!)

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16 mai 2018 ~ 0 Commentaire

quimper gaza (afps)

gaza
 
La mobilisation non-violente se poursuit à Gaza
Depuis le 30 mars, des dizaines de milliers de civils se rassemblent tous les vendredi sans armes et pacifiquement à 200 m de la frontière avec Israël, au-delà du « no-man’s land », pour protester contre le siège inhumain imposé au plus de 2 millions d’habi- tants (dont les 2/3 sont des réfugiés), exiger la reconnaissance de leurs droits et le respect du droit au retour.
 
L’horreur de la répression israélienne se développe et atteint un niveau inimaginable
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Hier 14 mai, lors de la manifestation contre le transfert de Tel-Aviv à Jérusalem de  l’ambassade des USA en Israël, en violation du droit international, une soixantaine de personnes   ont été tuées par les tireurs d’élite israéliens, plus de 2.000 personnes ont été blessées. Depuis le 30 mars, le bilan est extrêmement lourd : 114 tués au moins, plus de 6.000 blessés, dont un grand nombre ont dû être amputés des membres atteints par des balles explosives. 
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Nous ne pouvons laisser faire sans rien dire ! Venez nombreux manifester votre solidarité avec le peuple palestinien:
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Manifestation de l’Indignation pour Gaza
Samedi 19 mai 14H30
Place de la Résistance à Quimper
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Les paroles ne suffisent plus. Il faut des sanctions envers Israël jusqu’à ce que cet état respecte le droit international et les droits de l’homme. Le gouvernement français doit prononcer la reconnaissance par la France de l’Etat palestinien ! Nous invitons tous les citoyens, toutes les associations et organisations attachées à la solidarité humaine, aux droits des peuples à l’auto-détermination, à la lutte contre tous les racismes à s’associer à cette manifestation. Soyons nombreux à Quimper samedi.
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Groupe du Pays de Cornouaille de l’Association France-Palestine Solidarité

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15 mai 2018 ~ 0 Commentaire

bruxelles lumumba (politis)

Patrice Lumumba : à Bruxelles, une place contre l’oubli

Réclamé depuis des années par les communautés congolaise et africaine, le conseil communal de la Ville de Bruxelles a approuvé le 23 avril, à l’unanimité, la décision d’un espace public Patrice-Lumumba. Une statue à la mémoire de l’ancien Premier ministre du Congo sera édifiée square du Bastion, aux portes du quartier Matonge, le quartier de la communauté congolaise de la capitale. Démocratiquement élu au moment de l’indépendance, celui-ci avait défié les autorités belges dans un discours anticolonialiste devenu célèbre en 1960, avant d’être assassiné six mois plus tard, le 17 janvier 1961, avec la complicité de responsables belges.

Quelques minutes avant ce vote historique, Zoubida Jellab, conseillère communale pour le groupe Ecolo-Groen, se lance dans un discours juste et nécessaire : « C’est un acte historique que nous allons poser aujourd’hui ensemble en baptisant un espace public dédié à la mémoire de Patrice Emery Lumumba, héros national du Congo et donc une référence à notre histoire commune. Nos pensées vont d’abord à lui, assassiné dans d’horribles conditions, à sa famille, ses proches, le peuple congolais, les afro-descendants et tous les peuples colonisés et opprimés. » Mais, ce geste de reconnaissance tardive ne suffit pas.

Elle poursuit : « Nous saluons le projet d’une statue ou pourquoi pas un portail mémoriel mais il faudra également (…) une plaque commémorative en mémoire de toutes les victimes de nos exactions et crimes au Burundi, Rwanda et évidemment Congo. » Le sénateur et vice-président du Parlement bruxellois Bertin Mampaka reconnaît qu’« on ne peut effacer la colonisation belge du Congo d’un trait de crayon ou d’une volonté journalistique, il faut que nos enfants, que les Belges connaissent leur histoire. Lumumba fait partie de cette grande histoire ».

Pour Bertin Mampaka, qui avait insisté oralement devant le conseil pour que le vote aille dans ce sens, l’approbation à l’unanimité est « un grand soulagement ». Zoubida Jellab nous confie : « C’est probablement le plus beau moment de ma carrière de conseillère communale. Un grand moment d’émotion partagé avec l’ensemble du conseil communal, conscient du désarroi et du désespoir de la communauté africaine. C’était un devoir d’y répondre et c’est une responsabilité universelle. » Ce n’était pourtant pas gagné d’avance. En 2013, un vote du conseil communal (majorité libéraux/PS) d’Ixelles (une des 19 communes de Bruxelles, où se situe le quartier Matongé) avait rejeté la requête, prétextant que Lumumba n’était pas un personnage assez fédérateur. Cette fois c’est la commune de Bruxelles-centre qui a pris les choses en main et a voté à l’unanimité, quelque peu poussée par les nombreuses mobilisations pour cet acte de reconnaissance.

Reconnaître les crimes coloniaux et le tort fait aux populations est un pas démocratique essentiel et une marque de respect vis-à-vis des peuples colonisés. En 2008, le CADTM prenait part au collectif Mémoires coloniales, constitué à l’occasion du centenaire de la reprise par la Belgique du Congo de Léopold II, pour réclamer des excuses et des réparations de l’État belge au peuple congolais. Ces réparations devront tenir compte des souffrances physiques des Congolais pendant l’ère coloniale (sous le règne de Léopold II et l’administration coloniale de l’État belge jusqu’en 1960) et de la fortune accumulée par la famille royale et l’État belge du fait de l’exploitation forcée des populations et des ressources naturelles du Congo.

Quand la lutte paie

Depuis plus de dix ans des associations ont lancé une campagne pour la revendication d’une place Lumumba à Bruxelles. Tout d’abord en déployant une grande banderole : « Une place Lumumba à Bruxelles, pourquoi pas ? Waarom niet ? Warum nicht ? » Récemment, l’artiste Rhode Makoumbou a réalisé une sculpture de Lumumba grandeur nature, à base de sciure de bois et de colle, intitulée « Patrice Lumumba, le discours d’indépendance du 30 juin 1960 ». Dévoilée le 21 janvier 2018 dans la galerie Ravenstein, près de la gare centrale de Bruxelles, cette œuvre s’est ensuite déplacée dans différents endroits de Belgique. Philip Buyck, engagé dans cette lutte dès le début, organise le jour même du vote ce 23 avril, l’exposition « Congo Poker, la bibliothèque de Lumumba s’expose » aux halles Saint-Géry dans le centre-ville. Celle-ci couvre la période allant des émeutes de Léopoldville début janvier 1959 jusqu’à l’annonce de l’assassinat de Lumumba en 1961. Un avant goût de la bibliothèque créée par Philip Buyck sans aucun subside à Matonge en hommage à Patrice Lumumba avec plus de 10 000 ouvrages sur la colonisation, le Congo et l’Afrique en général.

Certaines pages de notre histoire semblent difficiles à rouvrir. Il a fallu près de quarante ans pour que la Belgique tente d’éclaircir officiellement son rôle dans l’assassinat de Patrice Lumumba et deux de ses compagnons, Joseph Okito, ex-vice-président du Sénat, et Maurice Mpolo, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, également exécutés. Suite à la parution du livre L’Assassinat de Lumumba de Ludo De Witte, une commission d’enquête parlementaire pour déterminer les circonstances exactes du « meurtre avec préméditation » de Patrice Lumumba avait conclu en 2001 à la « responsabilité morale » de la Belgique. Il aura fallu attendre 2002, pour que le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Louis Michel (le père du Premier ministre actuel) présente ses excuses à la famille de Lumumba et au peuple congolais, au nom de la Belgique.

Même s’il reste beaucoup de choses à dévoiler et dénoncer, la place Lumumba est une victoire historique, une reconnaissance, certes bien tardive, mais plus que nécessaire pour affronter l’oubli, alors qu’une statue du roi des Belges Léopold II, responsable de millions de morts et disparus entre 1885 et 1908, trône au centre-ville de Bruxelles. En France, une avenue du XVIe arrondissement de Paris et de Villefranche-sur-Mer portent encore son nom.

Un exemple à Bruxelles qui en appelle d’autres ? Le Parti du Travail de Belgique (PTB) liégeois souhaite que la ville de Liège fasse de même et baptise une rue ou une place du nom de l’ancien Premier ministre congolais Patrice Lumumba, estimant qu’il s’agit d’une « figure majeure de la décolonisation ». Le député fédéral PTB Raoul Hedebouw affirme que « Lumumba n’est pas étranger à notre ville de Liège puisqu’il s’y est rendu à de multiples reprises, notamment en 1956, 1959 et 1960 ». La ville de Charleroi n’a pas attendu et a rebaptisé une rue du nom de Lumumba en décembre 2017.

L’inauguration du futur square Lumumba, situé à l’angle de la chaussée d’Ixelles et de la rue du Champ-de-Mars, aux portes du quartier de Matonge, lieu de vie important pour de nombreux Congolais et Africains de Bruxelles, est prévue le 30 juin prochain, à l’occasion du 58e anni- versaire de l’indépendance de l’actuelle République démocratique du Congo (RDC). Ce sera également l’occasion d’échanger lors de multiples débats, d’ouvrir les pages ensevelies de notre histoire et de découvrir ou faire découvrir Patrice Lumumba, contre l’oubli, enfin.

Depuis plus de dix ans, des associations revendiquaient, dans la capitale belge, un espace public au nom de l’ancien Premier ministre du Congo assassiné. Jérôme Duval et Robin Delobel, du CADTM, racontent comment c’est devenu le cas.

Robin Delobel et Jérôme Duval 9 mai 2018

https://www.politis.fr/

Lire aussi:

Patrice Lumumba (Wikipedia)

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15 mai 2018 ~ 0 Commentaire

brest gaza

gaza

Vous n’ignorez bien sûr pas la situation à Gaza: plus de 50 morts palestiniens ce soir, plus de 2000 blessés par balles israéliennes.

Et combien demain? Les Palestiniens réclament leurs droits et la réponse du gouvernement israélien est la mort programmée
.
Nous disons NON  et dirons NON mercredi, alors que le ministre des Affaires étrangères français, d’un exceptionnel courage et d’une grande lucidité politiques déclare: « La France appelle l’ensemble des acteurs à faire preuve de responsabilité afin de prévenir un nouvel embrasement. »
.
LA FRANCE A UN DEVOIR DE PROTECTION ET D ‘APPLICATION DU DROIT INTERNATIONAL.
DEVANT CES CRIMES DE GUERRE ELLE DOIT AGIR.
NOUS LE DIRONS HAUT ET CLAIR A NOTRE EXECUTIF:
IL FAUT PROTEGER LE PEUPLE PALESTINIEN
IL FAUT SANCTIONNER ISRAEL.
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RASSEMBLEMENT DEVANT LE MONUMENT AUX MORTS A BREST A 18H MERCREDI 16 MAI 2018
brest gaza dans Altermondialisme

Solidarité avec les Palestinien(ne)s face aux crimes d’Israël !

Ce lundi, alors que d’aucuns célébraient le transfert de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, les PalestinienEs de Gaza ont manifesté, par dizaines de milliers, à proximité de la « frontière » avec Israël. L’armée israélienne a une fois de plus ouvert le feu sur les manifestantEs : à l’heure où nous écrivons ces lignes, ce sont pas moins de 52 personnes qui ont été tuées.

Ce bain de sang confirme que l’État d’Israël ne tolère aucune remise en question de sa politique coloniale et que les PalestinienEs qui osent lutter pour leurs droits peuvent à tout moment être tuéEs de sang froid par une armée coutumière des crimes de guerre.

Les PalestinienEs ont des droits, et ont toute légitimité à se mobiliser pour les défendre : le NPA rappelle son soutien inconditionnel aux droits nationaux et démocratiques des PalestinienEs, à leur droit à l’autodétermination et au droit au retour pour les réfugiéEs.

Le NPA s’indigne de ce nouvel épisode de répression sanglante, qui fait grimper à plus de 100 le nombre de PalestinienEs tués à Gaza depuis les manifestations du 30 mars, ainsi que du silence complice du gouvernement Macron-Philippe. Et nous n’oublions pas qu’alors que les PalestinienEs subissent chaque jour les exactions de l’État d’Israël, Netanyahou a été reçu à deux reprises par Macron en moins d’un an.

Blocus de Gaza, colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem, discriminations contre les PalestinienEs d’Israël, détentions arbitraires, assassinats: l’impunité doit cesser ! Le NPA rappelle son attachement à la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) et continuera de s’y investir; Tant que l’État d’Israël ne respectera pas le droit international, il doit être sanctionné et rendu comptable de ses crimes.

Montreuil, le 14 mai 2018.

https://www.anti-k.org/

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13 mai 2018 ~ 0 Commentaire

brest (afps)

kper1

Dominique Vidal est collaborateur au Monde Diplomatique

Avec le soutien des Amis du Monde Diplomatique, CCFD-Terre Solidaire, Ligue des Droits de l’Homme, Université Européenne de la Paix, Anciens Appelés en Algérie contre la Guerre

Et aussi:

17 mai, à 20 heures, salle A02, cité Allende à Lorient, organisé par AFPS Pays de Lorient

24 mai, à 18 heures, à la librairie Planète Io, 7 rue Saint-Louis, à Rennes

- 25 mai, à 20 heures, à Quimper, avec l’AFPS, à 20 h 30, aura lieu aux Halles Saint-François, Salle n° 1, rue Amiral de la Grandière

8 juin, à 20 heures, à l’amphi Mazier de Saint-Brieuc, avec l’association Colibri, l’AFPS, la Ligue de l’enseignement 22 et Résia (Réseau Solidarités Internationales Armor)

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