Archive | Anticolonialisme

22 mars 2017 ~ 0 Commentaire

colonialisme (npa)

kanaks

Kanaks

Ces îles que l’on dit françaises…

Existe-t-il encore des colonies françaises dans le monde ?

Oui, presque trois millions d’hommes et de femmes vivent dans les derniers territoires subsis- tant de l’Empire colonial de la France, des territoires appelés DROM (département et région d’outre-mer) ou COM (collectivités d’outre-mer). Les plus importants sont dans la Caraïbe (Martinique, Guadeloupe, Saint-Barthélemy et Saint-Martin), en Amérique latine (Guyane), dans l’océan Indien (Réunion, Mayotte) et dans le Pacifique (Kanaky, la Polynésie dite française). Il faut également y ajouter la Corse, achetée et occupée militairement sous le Premier Empire.

La seule consultation concernant l’indépendance de ces territoires fut celle de 1974 dans les îles des Comores… où les Comoriens se prononcèrent à 96 % pour l’indépendance ! Malgré plusieurs résolutions de condamnation de l’ONU, l’État français décida de séparer Mayotte (où le non avait été majoritaire grâce aux populations françaises) des autres îles des Comores et de la maintenir comme possession française.

De nombreuses luttes furent menées pendant des dizaines d’années, avec d’importantes grèves générales, en particulier dans les Antilles, et la lutte prolongée des Kanaks, notamment dans les années 1980. Une consultation en Kanaky doit avoir lieu en 2018. Les colonialistes essayent de limiter l’accès des Kanaks (59 % des électeurs potentiels) à un scrutin dans lequel population colonisée et population colonisatrice auraient le même droit de vote…

Quel est l’intérêt pour l’État français de maintenir ces colonies ?

Plus de 6 000 militaires sont disposées dans 5 zones stratégiques : Mayotte, Réunion, Kanaky, Polynésie et Antilles. La France a un territoire de souveraineté maritime de 11 millions de km2, en faisant le deuxième espace maritime derrière celui des USA. Cela induit un contrôle militaire, notamment sur le détroit de Mozambique, et des ressources potentielles de pêche et d’extra- ction minière. Au-delà de ressources minières et agricoles exploitées par les descendants des colons, ces îles ont un indéniable intérêt stratégique.

La structure coloniale existe-t-elle toujours ?

Dans ces « départements français », les revenus médians révèlent la pauvreté de la popula- tion : 880 euros à la Réunion, 1 100 euros à la Martinique… Et dans tous ces territoires, le chômage est de 36 % en moyenne, plus de 50 % pour les jeunes ! Le coût de la vie est par contre de 12 à 17 % plus élevé qu’en « métropole », parfois plus de 30 % sur des produits de première nécessité.

Les richesses, les terres, les mines, les conseils d’administration des grandes entreprises présentes (notamment dans le tourisme et le bâtiment) sont essentiellement des possessions des descendants des colons. Ainsi à la Martinique, ils possèdent les 2/3 des terres cultivables, la quasi-totalité des usines à sucre, les 9/10 des plantations de bananes, la totalité des conserveries d’ananas et le quasi-monopole du commerce d’import-export. Les coloniséEs, eux, sont ouvriers, précaires ou chômeurs.

Aux Antilles, les mouvements indépendantistes revendiquent une redistribution des terres qui permettrait de revenir sur l’accaparement des terres par les colons.

En Polynésie, les populations exigent la réparation des désastres humains et écologiques produits par les explosions nucléaires.

Le système économique fonctionne pour le profit des compagnies et entreprises de la métro- pole, appuyés par la présence des colons. Les populations autochtones ou descendantes d’esclaves sont exploitées économiquement, discriminées. Ségrégation raciale et sociale se confondent. Celles-ci se prolongent dans la situation vécue dans l’hexagone par les populations issues des dernières colonies.

Le monopole de la « métropole » française sur les moyens de communication et les échanges commerciaux, l’isolation maintenue avec les pays limitrophes, ont développé un système liant dépendance financière et non-développement, avec l’utilisation par le colonialisme de toute une couche, essentiellement d’origine française, dépendante des emplois de la fonction publique. Mais ce carcan n’empêche pas des luttes de résistance. Ainsi, le mouvement du LKP, la grève générale de 2009 aux Antilles, a permis de mettre clairement en avant des exigences populaires.

Quelle position défend le NPA ?

Le NPA a toujours considéré que c’était aux populations de ces dernières colonies de former leurs organisations, leurs exigences face à l’État français. Nous sommes partie prenante des actions de solidarité avec les mouvements anticolonialistes.

Pour notre part, nous défendons évidemment le droit à l’autodétermination des popu- lations colonisées et soutenons la revendication d’indépendance de ces territoires. Nous exigeons le retrait de toutes les troupes et installations militaires françaises.

La nature des liens à établir entre ces territoires devenus souverains et les autres pays à l’échelle internationale doit être du seul ressort des populations locales. Nous considérons évidemment que la libération des liens coloniaux doit aller de pair avec la libération sociale. Car trop d’exemples existent d’États libérés du joug colonial pour retomber ensuite dans un nouveau, celui du néocolonialisme dans le cadre de la mondialisation capitaliste…

https://poutou2017.org/

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19 mars 2017 ~ 0 Commentaire

dossier: bienvenue aux migrant(e)s! (npa)

migrant

«Le climat évolue (…). Cela transparaît dans les mots employés dans les documents officiels et le débat public : ceux que l’on appelait simplement « migrants » deviennent de plus en plus souvent des « clandestins » ou des « irréguliers »… » Ces mots du rédacteur en chef adjoint du quotidien italien La Repubblica sont la parfaite illustration de la logique infernale et meurtrière, à l’œuvre dans l’Europe forteresse. Après avoir dressé des frontières de barbelés, on les justifie, en flattant et exacerbant les peurs et les haines.

À l’opposé, ce que l’on a appelé la « crise des migrants » a aussi été l’occasion de formidables élans de solidarité dans différents pays de l’Union européenne. À l’occasion du 19 mars, marche contre le racisme, notre dossier revient sur des mobilisations exemplaires qui ne doivent pas rester sans lendemain, même et peut-être surtout quand soufflent les vents mauvais…

Grèce : quelle solidarité ?

Royaume-Uni : la montée du racisme, un défi pour la gauche

État espagnol : « Nous voulons accueillir ! »

Allemagne : retournement de situation sur la question des migrantEs

« Nous ne pouvons plus accueillir toute la misère du monde »

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18 mars 2017 ~ 0 Commentaire

lordon besancenot (ballast)

besanc

L’Internationale, on le sait depuis la chanson, sera le genre humain.

Oui, mais comment ? Et tout se gâte, sinon s’enraie, ici. Nul n’oublie, depuis la boucherie de 1914, que les prolétaires eurent pourtant une patrie : des Français et des Allemands s’entretuèrent.

Le camp de l’émancipation brandit haut l’idéal internationaliste, de l’Espagne antifasciste des années 1930, au Che lançant, du Congo à la Bolivie, que « tout être humain véritable doit sentir dans son visage le coup donné au visage d’un autre être humain ». Mais l’interna- tionalisme induit-il le dépassement des nations ou la coopération solidaire de ces dernières ?

La question fâche et charrie son lot d’injures et de malentendus. Pour en débattre et tâcher d’en clarifier les enjeux, nous vous invitons à cet échange entre le philosophe Frédéric Lordon et l’un des porte-paroles du NPA, Olivier Besancenot.

Le premier jure qu’il n’est d’internationalisme que « de la contagion » et déplore l’abstraction d’une frange de la gauche radicale à ce sujet ; le second s’inquiète de la «grande régression » à laquelle nous assistons, celle de l’éloge des frontières ou de l’État, fût-ce à des fins socialistes. Une urgence plus qu’une question, donc.

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17 mars 2017 ~ 0 Commentaire

saint brieuc (afps)

s brieux.jpg

http://www.france-palestine.org/

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13 mars 2017 ~ 0 Commentaire

lannuon palestina (afps tregor)

lannion 2

 Création Bretagne/Palestine
Jeudi 30 mars à 20h30
Ouvert à tous – Amphi du lycée Le Dantec

Dans le cadre du 14ème concours Interlycées de Musique Bretonne, le Lycée Félix Le Dantec, l’association Digor an Nor, Ti ar Vro et l’AFPS Trégor s’associent pour accueillir à Lannion la création Bretagne-Palestine du Quintet Hamon-Martin et de Basel Zayed. Un concert unique à ne pas manquer pour son passage dans le Trégor

Kharoub ou la rencontre du Quintet Hamon-Martin, l’un des groupes les plus créatifs de la musique bretonne d’aujourd’hui avec le chanteur palestinien Basel Zayed et son frère percussionniste Yousef. Ils se sont rencontrés en 2014 à Jérusalem et ont souhaité croiser leurs expressions. Musique populaire du pays de Redon et de Cisjordanie, reprises de Fairouz, Oum Kalthoum, textes originaux écrits par Sylvain GirO et Denis Flageul. Ici se racontent en français et en arabe la résistance, la lutte, le partage et le vol. Ici se dit aussi en tissage les émotions universelles, les joies et les peines, l’amour et la mort. Et les rondes bretonnes deviennent un miroir de la dabké arabe…

Plus d’infos sur : http://alazim-muzik.com

ti

afps

Cliquez!

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08 mars 2017 ~ 0 Commentaire

croix celtiques (eirigi)

Eirigi

Drapeaux de nos camarades du FPLP palestinien et d’Eirigi

A propos du GUD, de la croix et des symboles celtiques

Le blog communiste Occitan « Servir le Peuple » a eu l’excellente idée de traduire un communiqué de l’organisation républicaine et socialiste Irlandaise Eirigi sur l’utilisation la croix Celtique par le GUD. Un communiqué qui tombe à point après la parade puante de 20 nervis du GUD « Bretagne » samedi dernier à Rennes en parallèle d’un rassemblement de solidarité avec des migrants.

Les néo-nazis n’ont aucun droit à se revendiquer de Pádraig Pearse et du républicanisme irlandais !

Comme il apparaît qu’un groupe français d’extrême droite, le GUD (Groupe Union Défense) a tenu une réunion publique en tentant de récupérer Pádraig Pearse et la liberté de l’Irlande, Éirígí affirme qu’il n’y aucune place pour les néo-nazis, racistes ou fascistes au sein de lutte révolutionnaire irlandaise.

Le républicanisme socialiste irlandais est une idéologie internationaliste, laïque et inclusive, avec une longue et fière histoire d’opposition à la menace fasciste, qu’elle ait montré sa tête affreuses dans les rues de Dublin ou sur les champs de bataille de l’Espagne. Depuis plus de 200 ans, le républicanisme irlandais a eu pour objectif de donner plus de pouvoir aux petites gens, indépendamment de leur religion ou leur nationalité, et a cherché à construire sur cette île un système social qui mettrait fin à toutes les formes d’exploitation. De tels principes reposent sur une totale opposition à l’idéologie d’extrême droite.

En tant que signataire de la Proclamation de 1916, Pádraig Pearse s’est battu pour les libertés civiques et religieuses, des droits égaux et des opportunités égales pour tous, et a finalement donné sa vie dans la tentative d’établir une République irlandaise qui chérirait tous les enfants de la nation de manière égale. L’absurdité de la suprématie raciale prêchée par l’extrême droite ne saurait être plus éloignée des convictions politiques de Pearse.

En tant que républicains socialistes irlandais, Éirígí rejette toute tentative de la part de l’extrême droite de récupérer le combat pour la liberté de l’Irlande. Nous affirmons que la lutte en Irlande est une lutte socialiste de libération nationale. Nous affirmons, avec les mots de James Connolly, que “le salut de l’Irlande ne peut venir que du socialisme” !

Étant donné que l’extrême droite à travers le monde se sent pousser des ailes depuis la victoire de Donald Trump, nous rappelons aux groupes tels que le GUD que toute tentative néo-nazie de s’organiser en Irlande a été empêchée par le Peuple irlandais, qui a sans cesse démontré qu’il est déterminé à affronter l’idéologie de la haine.

Aucune tribune ne sera donnée aux racistes, fascistes ou néo-nazis et leur soutien n’est pas le bienvenu. No pasarán !

Eirigi (Wikipedia)

http://www.bretagne-info.org/

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25 février 2017 ~ 0 Commentaire

brest (médias libres)

La guerre des filles

De Paris à Kobané, en Syrie, du Kurdistan de Turquie au Sinjar en Irak, une immersion dans le mouvement des femmes kurdes luttant contre Daech, héritières d’une longue tradition de résistance.

Il y a plus d’un an, le monde saluait le courage des femmes kurdes des Unités de défense féminines (YPJ) qui avaient combattu pour libérer la ville symbole de Kobané, en Syrie, du joug djihadiste.

Aujourd’hui, kalachnikov en main, elles poursuivent leur résistance massive face à Daech, dans le Rojava, le Kurdistan syrien, comme au Sinjar, en Irak, vaillantes et militantes, des chants partisans aux lèvres.

Leur slogan ? « Femmes ! Vie ! Liberté ! » Mais cette armée de femmes, formée militairement et politiquement, qui porte haut le projet d’une société affranchie du patriarcat, s’inscrit dans un mouvement de résistance déjà ancien, créé il y a bientôt quarante ans en Turquie autour de Sakine Cansiz. Cofondatrice du PKK, assassinée, avec deux autres militantes kurdes à Paris le 10 janvier 2013, cette icône a inspiré des générations de femmes.

Elle est en outre à l’origine des communautés et des camps d’entraînement installés dans les montagnes du Qandil, au nord de l’Irak, qui rassemblent des femmes kurdes de la région mais aussi d’Europe, unies par un même idéal : construire des sociétés démocratiques, multiethniques et multiconfessionnelles pour, peut-être, changer l’histoire du Proche-Orient.

Suivant depuis plus d’une décennie ces héroïnes kurdes en treillis, Mylène Sauloy est allée une nouvelle fois à leur rencontre fin 2015, et s’emploie ici à restituer pas à pas leur héritage. Jeunes recrues ou plus anciennes, ces femmes, qui luttent en première ligne contre Daech, défendent dans le même mouvement – et le même sourire -, l’égalité et la parité. Passionnant, ce documentaire en forme d’hommage montre comment une utopie salvatrice s’inscrit sur le terrain. Un féminisme vivifiant, servi par une remarquable maturité politique.

Rendez-vous jeudi 9 mars à 19h au PL Guérin, pour la projection du documentaire La Guerre Des Filles avec la réalisatrice Mylène Sauloy. On y servira également un repas (vegan) à prix libre, en soutien à brest.mediaslibres !

http://brest.mediaslibres.org/

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07 février 2017 ~ 0 Commentaire

pesticides (eelv + of)

eellv

Cycle de conférences avec Tran To Nga en Bretagne.

Née en 1942, en Indochine, Mme Tran, âgée de 73 ans, a assigné en justice 26 sociétés américaines de pétrochimie dont Monsanto, Dow chemical … Elle devient journaliste et couvre pour l’Agence de presse Giai Phong la Guerre américaine qui fait rage dans son pays. Elle a 24 ans.

Dès 1966, elle vit dans une zone soumise aux épandages intensifs du Sud-Viêt Nam, celle de Cu Chi, située dans le Triangle de Fer, endroit le plus bombardé du monde (10 tonnes de bombes par habitant). Elle y absorba directement et de façon massive les toxiques auxquels elle a été soumise, selon de nombreux témoignages vietnamiens.

En 1968, toujours journaliste (année record des épandages, selon Jeanne Mager Stellman cette fois – 1967 et 1968 ayant constitué le pic des épandages), Mme Tran couvre les combats dans les zones d’épandages d’Agent Orange qui ciblaient la Piste Ho Chi Minh. En 1969 et 1970, Mme Tran vit en permanence sous les épandages le long de la Piste Ho Chi Minh.

Entre temps, le 30 juin 1968, Mme Tran a donné naissance à sa première fille (fait assez rare tant les fausses-couches étaient nombreuses parmi les Vietnamiennes). La petite vivra un peu plus d’un an, et mourra fin 1969 d’une anomalie génétique : la tétralogie de Falot, effet tératogène avéré.

Heureusement, le 28 juin 1971, Mme Tran donne naissance de nouveau à une fille, venue au monde dans la forêt détruite par l’Agent Orange. Par malheur, cette deuxième fille hérite de l’Alpha Thalassémie récemment contractée par sa mère.

Le 24 décembre 1974, Mme Tran met au monde sa troisième fille, laquelle est née dans une prison américaine (où sa mère sera torturée). Cette enfant va connaître de très gros problèmes cutanés, incurables. En effet, la peau est un organe très sensible à l’Agent Orange, en particulier la chloracné.

Aujourd’hui, Mme Tran, « supposée » victime de l’Agent Orange, présente les pathologies suivantes :

― Diabète de type 2 (l’Institut de médecine de l’Académie nationale des Sciences de Washington a démontré les liens entre cette maladie et l’exposition à l’Agent Orange).
― Sa fille aînée est morte d’une malformation cardiaque, la tétralogie de Fallot (l’Institut de médecine de l’Académie nationale des Sciences de Washington a démontré les liens entre cette maladie et l’exposition à l’Agent Orange)
― L’Alpha Thalassémie, qu’elle a transmise à sa deuxième fille (l’Institut de médecine de l’Académie nationale des Sciences de Washington a dé-montré les liens entre cette maladie et l’exposition à l’Agent Orange)
― Mme Tran présente des nodules et calcifications dans tout le corps (vaisseaux sanguins, poumons, seins, cœur…)
― Puis, pour couronner le tout, une ancienne tuberculose surinfectée, difficilement traitable.

Quatre de ces maladies sont typiques d’une exposition à la dioxine TCDD et figurent sur la liste de l’Institut de médecine de l’Académie nationale des Sciences de Washington comme étant liées à l’Agent Orange. La 5ème s’expliquant par l’atteinte du système immunitaire également reconnu comme maladie liée à l’Agent Orange par ce même institut, cette immunotoxicité étant classique pour tous les composés organiques polychlorés.

La procédure de Mme Tran, 73 ans, suppliciée depuis un demi-siècle, vise à lui rendre justice et, au travers d’elle, obtenir enfin la première reconnaissance tangible d’un immense crime. Mené par Me William Bourdon, et ses collaborateur(trice)s, il s’agit d’un procès techniquement difficile, et très onéreux.

En effet, contrairement à la procédure des victimes vietnamiennes intentée aux USA par des avocats états-uniens, celle-ci nécessite qu’un huissier français délivre l’assignation à autant d’huissiers états-uniens qu’il y a de sociétés mises en cause, notification par parquet diplomatique, sans compter que tous les documents et annexes doivent être traduits et certifiés pour validité. Des frais qui se renouvelleront lors des conclusions répondant aux arguments contradictoires des défendeurs. Ne doutons pas que la défense de ces multinationales sera féroce et, en cas de verdict favorable à Mme Tran, elles feront appel. Alors de nouveau les frais reviendront, par dizaines de milliers d’euros.

Mme Tran n’a pas les moyens de couvrir pareils frais. Aussi, un collectif sollicite associations et personnes tournées vers le Viêt Nam. Mais pas seulement, tout citoyen(ne) se sentant concerné(e) peut traduire sa solidarité par un don. Des plateformes internationales seront également activées vers leurs millions de membres, avec le soutien du CIS.

Portrait de Mme Tran To Nga. Extrait d’un article plus complet ici :

http://www.agent-orange-vietnam.org/present/proces-en-france

Le site de soutien de Mme Tran
http://www.nga-orange.org/

Mme Tran a publié un livre :

http://www.nga-orange.org/Contact-Tran-To-Nga pour aider au financement du procès.

CONFERENCES

Samedi 11 février 2017

-Matin à St Brieuc . Conférence local d’EELV Bretagne 10h 30 14 bd Hérault

-Après-midi à la librairie de Plougastel

Lundi 13 février à Confort-Meilars

Mardi 14 février à Plougastel-Daoulas

Mercredi 15 février à Auray (

http://bretagne.eelv.fr/

Lire aussi:

To Nga Tran raconte sa bataille contre Monsanto (Ouest France)

 

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02 février 2017 ~ 0 Commentaire

emile pouget (ldh)

emile pouget (ldh) dans Anticolonialisme pere_peinard-0468a

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Y a des types qui sont fiers d’être français. C’est pas moi, nom de Dieu !

“Barbarie Française” Emile Pouget

Y a des types qui sont fiers d’être français. C’est pas moi, nom de Dieu ! Quand je vois les crimes que nous, le populo de France, nous laissons commettre par la sale bande de capitalistes et de gouvernants qui nous grugent — eh bien, là franchement, ça me coupe tout orgueil !

Au Tonkin par exemple, dans ce bondieu de pays qu’on fume avec les carcasses de nos pauvres troubades, il se passe des atrocités.

Chacun sait que les Français sont allés là-bas pour civiliser les Tonkinois : les pauvres types se seraient bougrement bien passés de notre visite ! En réalité, on y est allé histoire de permettre à quelques gros bandits de la finance de barboter des millions, et à Constans de chiper la ceinture du roi Norodom.

Ah nom de dieu, il est chouette le système qu’emploient les Français pour civiliser des peuples qui ne nous ont jamais cherché des poux dans la tête !

Primo, on pille et chaparde le plus possible ; deuxiémo, on fout le feu un peu partout ; troisiémo, on se paie de force, pas mal de gonzesses tonkinoises — toujours histoire de civiliser ce populo barbare, qui en bien des points pourrait nous en remontrer.

Ca c’était dans les premiers temps, quand on venait d’envahir le pays ; c’est changé maintenant, mille bombes, tout est pacifié et les Français se montrent doux comme des chiens enragés.

Pour preuve, que je vous raconte l’exécution du Doi Van, un chef de pirates, qui avait fait sa soumission à la France, puis avait repris les armes contre sa patrie, à la tête de troupes rebelles.

Pas besoin de vous expliquer ce baragouin, vous avez compris, pas les aminches ? Les pirates, les rebelles, c’est des bons bougres qui ne veulent pas que les Français viennent dans leur pays s’installer comme des crapules ; c’est pas eux qui ont commencé les méchancetés, ils ne font que rendre les coups qu’on leur a foutus.

Donc, Doi Van a été repincé et on a décidé illico de lui couper le cou. Seulement au lieu de faire ça d’un coup, les rosses de chefs ont fait traîner les choses en longueur. Nom de dieu, c’était horrible ! Ils ont joué avec Doi Van comme une chat avec une souris.

Une fois condamné à mort, on lui fout le carcan au cou, puis on l’enferme dans une grande cage en bois, où il ne pouvait se remuer. Sur la cage on colle comme inscription : Vuon-Vang-Yan, traître et parjure. Après quoi, huit soldats prennent la cage et la baladent dans les rues d’Hanoï. A l’endroit le plus en vue on avait construit une plate-forme ; c’est là qu’on a coupé le cou à Doi Van avec un sabre — après avoir fait toutes sortes de simagrées dégoûtantes.

L’aide du bourreau tire Doi Van par les cheveux, le sabre tombe comme un éclair, la tête lui reste entre les mains, il la montre à la foule et la fait rouler par terre. On la ramasse car elle doit être exposée au bout d’un piquet, afin de servir d’exemple aux rebelles.

Ah, nom de dieu, c’est du propre ! Sales républicains de pacotille, infâmes richards, journaleux putassiers, vous tous qui rongez le populo plus que la vermine et l’abrutissez avec vos mensonges, venez donc encore nous débiter vos ritournelles sur votre esprit d’humanité ?

Vous avez organisé bougrement de fêtes pour le centenaire de 89 — la plus chouette, celle qui caractérise le mieux votre crapulerie, c’est l’exécution du Doi Van. C’est pas sur un piquet, au fin fond de l’Asie, dans un village tonkinois, qu’elle aurait dû être plantée, cette tête.

Foutre non ! Mais c’est bien au bout de la tour Eiffel, afin que dominant vos crimes de 300 mètres, elle dise, cette caboche, au monde entier, que sous votre républicanisme, il n’y a que de la barbarie salement badigeonnée.

Qui êtes-vous, d’où venez-vous, sales bonhommes, vous n’êtes pas nés d’hier ? Je vous ai vus, il y a dix-huit ans, votre gueule n’a pas changé : vous êtes restés Versaillais ! La férocité de chats tigres que vous avez foutue à martyriser les Communeux, vous l’employez maintenant à faire des mistoufles aux Tonkinois.

Que venez-vous nous seriner sur les Prussiens, les pendules chapardées, les villages brûlés ? (…) Ils n’ont pas commis, nom de dieu, la centième partie de vos atrocités, Versaillais de malheur ! Ah, vous n’avez pas changé ? Nous non plus : Versaillais vous êtes, Communeux nous restons !

Émile Pouget Le Père peinard, n°45, 12 janvier 1890

Commentaire: Il s’est toujours trouvé des hommes et des femmes pour s’élever contre les massacres de populations au nom de la civilisation. Emile Pouget, fondateur en 1889 de l’hebdomadaire Le Père Peinard, est de ceux-là.

Émile Pouget, syndicaliste anticolonialiste

Émile Pouget (1860-1931), fondateur du premier syndicat d’employés de Paris, devient secrétaire général-adjoint de la Confédération générale du travail (CGT) de 1902 à 1908. Il défend la tendance révolutionnaire du syndicalisme et prend en charge le premier organe de presse de la CGT : La Voix du peuple. En 1906, il participe à la rédaction de la Charte d’Amiens qui est restée la référence du syndicalisme français. Auparavant, il a été l’éditeur d’un journal pamphlétaire – Le Père Peinard – où il s’exprime dans une langue populaire très imagée. Le premier numéro sort le 24 février 1889. C’est dans ce journal que, le 12 janvier 1890, Emile Pouget fait paraître un de ses articles anticolonialistes au titre explicite : Barbarie française.

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31 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

30 janvier 1972 (bloody sunday)

Wikipedia

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