Archive | Anticolonialisme

15 août 2017 ~ 0 Commentaire

la réunion (luttes invisibles)

Battaille du Bogside, Derry 12 14 août 1969, les flics reculent

Quand le Chaudron tousse…

Sans jouer les Cassandre, il faut bien avouer que par les temps qui courent, du fait d’une certaine tension sociale et d’un énervement diffus, à l’approche d’une rentrée qui sera fatalement amère, les signes avant-coureurs de mouvements de rue, spontanés ou pas, focalisent l’attention ; surtout à La Réunion, quand quelque chose se passe au « Chaudron », quartier devenu mythique depuis les événements que l’on sait, en février et mars 1991….

On est loin aujourd’hui du contexte de l’époque, Freedom n’est plus aujourd’hui qu’une radio atypique et prospère, le PCR un fossile politique, passons sur le Parti Socialiste…

Seul point commun avec 1991, Gilbert Annette demeure maire de Saint-Denis. Le quartier du Chaudron n’est pas pour autant acquis à ses couleurs, et Monique Orphé, députée sortante de la VIe circonscription, a été éliminée aux dernières législatives en dépit du soutien que lui apportaient « En Marche » et la majorité municipale… Pour mémoire, en 2015, elle avait avoué publiquement ne plus vivre au Chaudron « parce que c’est vrai, c’est un quartier où il y a, aussi, beaucoup de logements sociaux », confession audiovisuelle qui était fort mal passée dans la population.

Donc quand hier, en fin d’après-midi, suite à un contrôle de police, la tension est brutalement montée, avec affrontements entre riverains et forces de l’ordre, poubelles enflammées, jets de lacrymos croisant dans l’atmosphère enfumée les trajectoires parabo-liques  de grenades péi entre autres artefacts projetés sur tout ce qui portait un uniforme, on aurait pu se croire confronté à quelque chose qui ressemblait à un début de crise… sociale, ou pas.

Il est permis de douter de la nature de ces événements incontrôlés et spontanés que sont les flambées de colère de quartier, car nul ne sait en pressentir l’évolution. Une étincelle suffit parfois à enflammer des territoires quand rien ni personne n’est en situation de le prévoir.

Or, à La Réunion, comme ce sera le cas en métropole dans quelque temps, tous les paramètres sont réunis pour que s’exprime une contestation du nouveau pouvoir, ou du moins de ses décisions politiques emblématiques. Rien de tel pour faire monter la tension que de rogner sur les dispositifs comme les « allocs » qui permettent aux plus défavorisés d’accéder au logement, de payer leur loyer ou encore, à l’instar des Emplois aidés, entre autres dispositifs du même tonneau, de gagner un peu d’argent avec un « contrat ».

Et si d’aucuns trouvent ridicule de ronchonner pour 5 euros de moins par mois, ils sont quelques milliers à ne pas apprécier la chose à La Réunion, d’autant qu’on ne leur a pas demandé leur avis. La grogne est bien pire en ce qui concerne les contrats aidés, qui pour être supposément improductifs vont être ratiboisés à hauteur de 75 % de ce qu’ils étaient précédemment.

En 2016 on a attribué plus de 40 000 contrats, aidés, d’avenir, des CUI, des prises en charge via la Garantie Jeunes… sans oublier la déclinaison locale des 500 000 nouvelles formations du plan d’urgence en faveur de l’emploi… Moralité, pour ne traiter que des Contrats aidés, il n’en restera que 5 000 pour toute La Réunion, 2 800 étant déjà mobilisés pour la seule rentrée scolaire, en attendant que la ministresse du Travail invente la panacée anti-chômage. Autant dire que ce n’est pas demain la veille.

Il faudra ajouter à ces raisons de ne pas être content la mobilisation syndicale du mois de septembre contre la nouvelle Loi Travail sur ordonnance, le genre de remède qui suscite des effets secondaires avant même d’avoir été administré…

Alors quand bien même au Chaudron, hier soir, le coup de chaud concernait plus les suppor- ters énervés de rodéos en scooter, qui défient les forces de l’ordre depuis des semaines, tout en cassant les oreilles aux riverains, le simple fait de voir les policiers tenus en respect par les plus excités, avant de reculer en dehors de « leur territoire », constitue un marqueur significatif d’un certain état d’esprit. Quant à savoir si les pousseurs du soir sont du Chaudron ou pas, c’est une autre histoire, ils tiennent le terrain et si Neymar n’avait pas joué, les jeux du cirque se seraient peut-être prolongés dans les rues…

14 août 2017 Philippe Le Claire

Lire la suite

11 août 2017 ~ 0 Commentaire

cup (pùblico)

re cup

La porte-parole d’Arran, Mar Ampurdanés, et les députées de la CUP, Anna Gabriel, et Mireia Vehí

Pour le référendum catalan du 1er Octobre la CUP appelle à « balayer le capitalisme, le patriarcat, la corruption et la monarchie.

Les Indépendantistes ont lancé leur campagne pour le référendum du 1er Octobre. Leur objectif: une République catalane socialiste, féministe et écologiquement durable.

La gauche indépendantiste catalane, composée de la CUP, Arran et Endavant, entre autres, a présenté jeudi sa campagne pour le référendum sur l’indépendance, comme une occasion de « balayer le capitalisme, le patriarcat, la corruption et la monarchie » .

Lors d’une conférence de presse, la porte-parole d’Arran, Mar Ampurdanés, a affirmé que le référendum a l capacité de « démolir toutes les structures du pouvoir », la députée de la CUP Anna Gabriel a décrit l’Espagne comme inégale, misogyne et patriarcale, et a défendu la construction de la République socialiste catalane, féministe et écologiquement durable.

« ! Barrámoslos! Désobéissance, auto-détermination, Països Catalans »

La campagne est illustrée par une affiche dans laquelle une femme balaye le premier ministre, Mariano Rajoy; Le roi Philippe VI; l’ancien Premier ministre José María Aznar; les présidents de la Generalitat Jordi Pujol et Artur Mas, et le cardinal Rouco Varela, entre autres. « Ils sont les symboles du régime que nous voulons briser », a déclaré Ampurdanés au sujet des personnes qui apparaissent sur l’affiche, ils sont également dessiné avec des objets qui les lient à la corruption, comme Rajoy avec une enveloppe pleine d’argent pour Pujol et Aznar avec un missile se référant à la guerre en Irak.

La sœur du roi, Cristina de Borbon apparaissent également; la exmaire de Valence Rita Barberá; Le président du Real Madrid Florentino Pérez; le président de la Diputación de Castellón Carlos Fabra; le président du gouvernement des Baléares José Ramón Bauzà,et le torero Juan José Padilla.

La porte-parole du Syndicat d’Estudiants dels Països Catalans (SEPC), Laura Gisbert, a appelé à la mobilisation du peuple pour défendre le référendum du 1-O.  Ampurdanés veut montrer que « le référendum est un outil pour construire un nouveau modèle de pays ».

Cette campagne sera menée en parallèle avec celle initiée le CUP en Juin pour le « oui » au référendum sous la devise « Vivre signifie prendre parti », et celle d’Arran contre le tourisme de masse.  Ampurdanés a affirmé qu’ ils continueront d’effectuer les opérations qu’ils jugent nécessaires et ils ne sont pas « inquiets du tout » que la Generalitat a porté-plainte pour les dommages subis par un bus touristique.

Barcelone 08.10.2017

http://www.publico.es/

cup

Candidature d’unité populaire

Arran

Endavant

Sindicat d’Estudiants dels Països Catalans

Commentaire: Quelle est la position  de la gauche de gauche? Podemos Madrid est farouchement contre ET le référendum et l’indépendance. Podem Catalogne est pour le référendum mais contre l’indépendance. Le dirigeant historique de la LCR Jaime Pastor (actuellement « Anticapitalistas ») dit que s’il avait été catalan il aurait été pour l’indépendance… Ce dernier parti est représenté par « Revolta Global » dont le leader Lluis Rabal dirige le groupe « Catalogne oui c’est possible » au parlement catalan avec Podemos et les ex-PC et Verts donc pas très indépendantiste.

Catalogne oui c’est possible

Lire la suite

08 août 2017 ~ 0 Commentaire

sionisme (michel warschawski)

Notre camarade Michel Warschawski définit le sionisme

Lire la suite

04 août 2017 ~ 0 Commentaire

jeunes d’irlande (the guardian)

belfast

Marche des fiertés à Belfast: une majorité de jeunes protestants soutient le mariage gay.

Les partis unionistes irlandais du Nord s’aliènent les jeunes protestants

Une étude montre que les protestants unionistes (favorables à rester dans le Royaume-Uni  contrairement aux nationalistes favorables à l’Irlande) âgés de moins de 40 ans s’éloignent du DUP à cause de ses attitudes ultra-conservatrices sur les droits des homosexuels et l’avorte- ment. Les jeunes électeurs protestants d’ Irlande du Nord se détournent de plus en plus de leurs politiciens en raison du conservatisme social du DUP sur des questions telles que les droits des homosexuels et l’avortement, selon un sondage post-éléctoral.

Alors que l’adhésion des protestants âgés de moins de 40 ans au Royaume- Uni reste solide à 82%, la majorité d’entre eux ne votent plus aux élections pour l’assemblée dl’Irlande du Nord (Stormont) ou de Westminster.

Favorables à la libéralisant les lois anti-avortement strictes de la région, à la légalisation du mariage homosexuel et aux mariages religieux mixtes, les jeunes de moins de 40 ans sont beaucoup plus libéraux que le Parti Unioniste Démocratique (DUP) ultra-conservateur, influencé par les chrétiens fondamentalistes, selon l’Université de Liverpool. La recherche conclut qu’il y a un écart beaucoup plus grand entre les générations, et les couches les plus libérales de la société de l’Irlande du Nord ne votent plus aux élections locales.

L’Institut d’études irlandaises de l’université a interviewé 1 155 électeurs dans les 18 circons- criptions d’ Irlande du Nord.  L’étude sur les élections générales en Irlande du Nord a été effectuée directement après le vote en juin.

À la suite de la semaine des fiertés en Irlande du Nord et du rassemblement LGBT massif de samedi à Belfast, l’enquête a révélé qu’une grande majorité des jeunes protestants Unionistes sont en faveur du mariage homosexuel. L’Irlande du Nord est la seule partie du Royaume-Uni où les couples homosexuels ne peuvent se marier en raison du veto constant du DUP à l’assemblée de Stormont.

Parmi les électeurs de moins de 40 ans, 63% sont en faveur du mariage homosexuel. Pour les protestants de 18 à 40 ans qui ne votent pas, le niveau de soutien est de 72%. En ce qui concerne l’avortement, 52% des moins de 40 ans qui ne votent pas sont en faveur de la levée de l’interdiction quasi totale de l’avortement dans les hôpitaux irlandais du Nord.

Dans l’ensemble, 71% des protestants unionistes de 18 à 40 ans n’auraient aucun problème qu’ un proche parent se marie avec quelqu’un de la religion adverse.

L’un des auteurs du sondage, le Dr Peter Shirlow, a déclaré que les résultats ont montré un «fossé intergénérationnel massif» entre les attitudes sociales des jeunes protestants et celles des partis unionistes traditionnellement conservateurs en Irlande du Nord.

Shirlow a déclaré que les résultats devraient être un «réveil pour le DUP» en termes d’exclu- sion des jeunes qui sont «beaucoup plus libéraux et tolérants sur des questions comme les droits des homosexuels et l’avortement». Il a déclaré que l’un des principaux paradoxes de l’enquête était l’écart entre le soutien pour rester au Royaume-Uni et l’indifférence vis-à-vis des partis politiques unionistes dans l’assemblée.

Parmi les moins de 40ans  protestants qui ne votent pas aux élections, seulement 47% soutiennent l’assemblée de l’Irlande du Nord et l’exécutif de Stormont, mais le soutien au Royaume-Uni reste bien supérieur à 80% pour le même groupe.

Shirlow: « Vous avez le paradoxe ici de la présence de  jeunes prêts à participer à un référen- dum ou à un appel de vote frontalier pour voter et soutenir fermement l’Union. Cependant, une grande partie des 18 à 40 électeurs protestants apparaît au moins indifférents à la politique à Stormont, en particulier Unioniste. « Si vous ajoutez libéralisme de l’électorat sur des questions sociales comme l’avortement, le mariage homosexuel et le mariage mixte, nous concluons que le DUP renonce à ces électeurs ».

John O’Doherty, du Rainbow Project, l’un des principaux groupes de campagne LGBT de l’Irlande du Nord, a déclaré que les résultats du sondage indiquaient que le DUP était en danger de se trouver «du mauvais côté de l’histoire». Il a ajouté: «Beaucoup d’Unionistes, en particulier les plus jeunes qui sont au centre ou au centre gauche de la politique,  ne peuvent  trouver une maison politique parce que le conservatisme social du DUP les éloigne de leur politique».

Le rassemblement de Belfast Pride samedi publiera l’appel de la plate-forme  du mouvement Love Equality pour une nouvelle assemblée pour légaliser le mariage homosexuel. À la suite de la marche, les militants de LBGT auront un petit-déjeuner Pride où l’invité principal sera Leo Varadkar, le premier taoiseach homosexuel irlandais.(Opposé à l’avortement NdB)

Davy Rea:

En tant qu’homme gay, Davy Rea estime n’avoir aucun choix parmi les partis pro-unionistes. «Je suis Unioniste, je crois en l’égalité, pour qui puis-je voter? S’il y avait un référendum demain sur l’avenir de l’Irlande du Nord au sein Royaume-Uni, Davy Rea irait voter pour l’Union. L’homme de 33 ans, de Glengormley dans le nord de Belfast, mettra son X fermement sur le bulletin de vote pour rester avec la Grande-Bretagne plutôt qu’avec l’Irlande unie. Pourtant, au cours des dernières années dans une pléthore d’élections à l’assemblée de Stormont, aux conseils locaux et même à Westminster, Rae a été parfois réticent à visiter son bureau de vote local. Pourquoi? Parce qu’il est pro-union mais aussi gay.

Rea, qui travaille pour une entreprise de nouvelles technologies, affirme qu’il n’y a personne pour qui voter parmi les partis politiques unionistes traditionnels – en particulier ceux qui torpillent constamment des tentatives d’égalité de mariage en Irlande du Nord. « Je ne pense pas avoir de choix réel en matière de vote aux élections », dit-il. «Je suis Unioniste, je suis socialement libéral, je crois en égalité mais pour qui puis-je voter?

« En s’opposant à l’égalité, le DUP abandonne et ignore des personnes comme moi qui veulent rester au Royaume-Uni, dans une société multiculturelle et tolérante. Ma soeur a 17 ans et aura bientôt l’âge du vote. Elle me demande tout le temps pour qui elle peut voter si elle est Unioniste, mais veut traiter les gens de façon égale. Qu’est-ce que je lui dis?

Dans un appel direct à la chef du DUP, Arlene Foster, Rea a ajouté: « Je lui demanderais: » Que feriez-vous si un de vos proches est gay? Comment voudriez-vous qu’ils soient traités dans la société? » J’espère que peut-être elle changera la politique du DUP et cessera de faire échouer chaque tentative d’égalité du mariage. Pour un vote libre et laissez nous tous aller de l’avant.  »

Henry McDonald Ireland correspondent

Friday 4 August 2017

https://www.theguardian.com/

Commentaires:

C’est un pas vers le progrès, mais cela peut finalement ressembler à Israël: une jeunesse sioniste « libérée » face à une jeunesse palestinienne opprimée. (Côté catholique malgré la force (déclinante) de l’église ont est plus « laïque »).

Il y a deux autres partis unionistes:

Parti de l’Alliance d’Irlande du Nord

Parti unioniste d’Ulster 

 

Lire la suite

03 août 2017 ~ 0 Commentaire

nationalisme (lutte ouvrière)

breizxit

Catalogne : l’impasse des nationalismes

Le numéro un du Parlement catalan, Carles Puigdemont, a récemment annoncé une nouvelle consultation, par référendum, de la population vivant en Catalogne, concernant l’indépendance de cette région. Il y a trois ans, un référendum consultatif avait mobilisé un tiers des six millions d’électeurs que compte la Catalogne. Il avait été considéré comme illégal par le gouvernement central de Madrid qui avait réagi par des menaces et différentes mesures de sanctions administratives et judiciaires. Cela n’a pas empêché aujourd’hui les politiciens indépendantistes de défier de nouveau le pouvoir central.

Que veulent réellement les dirigeants catalanistes ? S’en prendre à ceux qui exploitent les travailleurs, ouvriers ou paysans vivant en Catalogne ? Quand ils s’adressent aux opprimés ce n’est que pour obtenir leurs suffrages. Et ils en recueillent un certain nombre, ne serait-ce que parce que la situation des classes populaires se dégrade, en Catalogne comme dans le reste de l’Espagne. Les politiciens catalanistes accusent les dirigeants de l’État central de favoriser les autres régions. Ils revendiquent de ne plus rien devoir payer à Madrid pour pouvoir gérer la Catalogne comme un pays indépendant. Comme si la Catalogne d’aujourd’hui était le pays martyr, victime du pouvoir central ! Mais demain dans une Catalogne indépendante, qui peut croire que les banquiers catalans et autres, les industriels, les riches, vont se mettre à défendre les intérêts des classes populaires de Catalogne ?

Les dirigeants du mouvement nationaliste catalan visent en réalité à défendre les intérêts des possédants de cette région. Ils veulent entraîner derrière eux l’ensemble de la population, y compris les classes populaires. Ce n’est pas la première fois qu’en Catalogne comme dans bien d’autres pays du monde le régionalisme ou encore le nationalisme sont utilisés comme une arme au service des bourgeois et des possédants.

Cela a déjà existé en Espagne. La Catalogne fut l’une des régions qui connut le développement rapide et puissant d’une classe ouvrière constituée de travailleurs venus de diverses régions où la misère régnait dans les campagnes. Et, à cette période, les militants socialistes et anarchistes combattaient le nationalisme. À Barcelone, ils imposèrent par exemple que les tracts ouvriers soient toujours publiés en espagnol pour ne pas écarter les « émigrés » d’alors qu’étaient les travailleurs des autres régions.

Plusieurs années plus tard, dans la période qui suivit la victoire de Franco, l’idée qu’il ne fallait pas se diviser au sein du mouvement ouvrier était partagée par de nombreux militants. Pour eux, l’idée que le monde du travail se défendrait en reprenant les drapeaux des régionalistes contribuait à diviser les exploités. C’est bien ce qui se produit ­aujourd’hui, alors qu’au contraire, de l’Andalousie à la Catalogne, au Pays basque ou ailleurs, les travailleurs ont les mêmes intérêts.

Henriette MAUTHEY 02 Août 2017
.
Commentaire:
.
Une belle manifestation du « national communisme » de LO! Ah! Si tous les peuples avaient fait comme les français! Abandonner (plus ou moins volontairement) leurs patois, dialectes et identités régionales! Ils auraient tout comme nous une 5è République « sociale » et un Macron!
.
Plus sérieusement LO en ignorant le mot d’ordre d’autodétermination et en mettant opprimés et oppresseurs sous la même étiquette de « nationalisme », n’est en aucun cas  « léniniste » ou « communiste révolutionnaire »! Lénine lui, ne confondait pas les luttes des nations dominées (même dirigées par leur propre bourgeoisie et les imams en Russie musulmane!) et le nationalisme chauvin des nations dominantes. Depuis 1917 il y a eu une contre-révolution en Russie et tout ce qu’à fait Staline sous la couverture de « l’URSS » n’est pas à poursuivre!
Lire aussi:

Lire la suite

27 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

garde à vous! (lutte ouvrière)

melenchon

Mélenchon au garde à vous

« C’est une situation d’une extraordinaire gravité »« C’est une blessure profonde » : Mélenchon a vigoureusement dénoncé l’attitude de Macron envers le général de Villiers, dont « le devoir et l’honneur » étaient de donner son avis.

Mélenchon a précisé être favorable à la conscription et opposé à la baisse du budget de la défense, alors que la France est sur « quatre fronts d’opérations extérieures » – expression pudique pour désigner les interventions impérialistes. « C’est une violence inutile » qui a été faite aux militaires, a fustigé le général Mélenchon.

Après les drapeaux tr icolores et La Marseillaise, c’est au son du clairon que la mal-nommée France insoumise se met en branle. Au pas cadencé.

26 Juillet 2017

https://journal.lutte-ouvriere.org/

Lire la suite

13 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

14 juillet (alternative libertaire)

president evils

Le 14 juillet dans rue contre Trump, Macron et leur monde

Pour l’Élysée, inviter le président américain au défilé militaire du 14 juillet, c’est une démons-tration d’amitié. Faisons siffler aux oreilles de Trump et de Macron le refus du monde qu’ils nous promettent.

L’actualité de Donald Trump c’est :

  • Des menaces contre l’IVG, qui ont fait descendre dans la rue 500 000 femmes, lors de la Marche de protestation du 21 janvier à Washington) ;
  • La démolition du début d’assurance maladie (pourtant partiel et insatisfaisant [1]) surnommé « Obamacare » ;
  • Le racisme anti-musulmans, avec l’interdiction d’entrée aux États-Unis de sept pays, au simple motif qu’ils sont majoritairement musulmans ;
  • Le racisme contre les Hispaniques, et particulièrement les Mexicains, censés importer aux États-Unis « la drogue, le crime et les viols » [2]. Trump promet de tripler la longueur de la « grande muraille » érigée entre les deux pays depuis dix ans.
  • Le racisme à l’égard des Noirs, cibles ordinaires des crimes policiers, dans l’impunité la plus scandaleuse… comme en France, pour le coup !
  • l’entrave affirmée à tout effort de lutte contre le réchauffement climatique, en encoura6 geant l’extraction des énergies fossiles (charbon et pétrole) et en retirant les États-Unis des accords de Paris, pourtant déjà loin en-dessous des enjeux [3].

L’actualité de Macron, c’est :

  • la promesse d’une loi Travail XXL dès septembre 2017, qui affaiblira les contre-pouvoirs syndicaux en entreprise, facilitera les licenciements et entraînera une baisse globales des revenus pour les travailleuses et les travailleurs :
    • En élargissant les domaines dans lesquels un accord d’entreprise pourra être moins favorable aux salarié.es que le Code du travail ou qu’un accord de branche : la loi Travail l’avait autorisé sur le temps de travail et la rémunération des heures supplémentaires, la loi Travail XXL l’autoriserait de surcroît sur les droits familiaux (congés enfants malades, congés parentaux) et éventuellement sur la pénibilité et d’autres sujet ;
    • En élargissant la possibilité, pour les patrons, de signer des accords d’entreprises avec des « négociateurs » non syndiqués, ce qui aggraverait les risques de manipulation déjà réels ; en facilitant la tenue de référendums pour contourner les éventuels contre-pouvoirs syndicaux.
    • En forfaitisant les indemnités prud’homales (le licenciement illicite d’un salarié ne sera plus alors qu’une formalité, avec un risque plafonné) ;
    • En développant le « CDI de projet », sorte de CDD sans date de fin précise, et sans la prime de précarité de 10 % ;
    • En facilitant les licenciements collectifs : le seuil serait désormais de 30 licenciements, au lieu de 10, pour déclencher un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), avec les indemnités et les obligations de formation et de reclassement que cela implique – or actuellement 35 % des PSE sont en-dessous de ce seuil ;
    • En facilitant les licenciements économiques pour les multinationales qui, même si leurs résultats sont globalement positifs, pourraient licencier dans leurs filiales françaises.
  • L’état d’urgence banalisé, en fourrant toutes ses dispositions liberticides dans une grande loi « antiterroriste » permanente, dont on connaît d’avance l’inutilité pour empêcher des attentats, mais la grande utilité pour entraver la contestation politique, syndicale ou associative [4]

Leur point commun, c’est un interventionnisme militaire sans fin

La présence des armées de l’Otan en Afrique et au Moyen-Orient ne tient pas spécifiquement à Trump ou à Macron, mais à un système durable. Les États-Unis ou la France disposent de forces armées configurées moins pour la défense du territoire que pour de lointaines « opéra- tions extérieures » confortant leur domination politique et économique, des accords commer- ciaux léonins, des États vassaux et corrompus… C’est ce qu’on appelle l’impérialisme, ou le néocolonialisme, et nous le refusons, solidaires des mouvements sociaux des pays concernés.

Si en de rares circonstances, cet interventionnisme peut appuyer des forces progressistes locales – nous pensons aux Forces Démocratiques Syriennes (FDS) qui chassent actuellement Daech de Raqqa –, il ne faut pas perdre de vue que, fondamentalement et historiquement, l’impérialisme est fauteur de guerre et d’oppressions.

Alternative libertaire, le 12 juillet 2017

Manifestation sociale et anti-impérialiste

le 14 juillet à Paris 18e, 14h, de la place Clichy à la porte de la Chapelle

A l’appel du réseau Sortir du colonialisme et du collectif Front social

L’événement FB

http://alternativelibertaire.org/

Lire la suite

11 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

macron (les inrocks + tv5 + cadtm + essf )

blague-mcron afriqque

Quand Macron s’attaque au ventre des femmes africaines

Les femmes africaines seraient-elles responsables du sous-développement de l’Afrique ? C’est ce que semble penser Emmanuel Macron. Interrogé sur le développement de ce continent, lors du sommet du G20, le président de la République a pointé du doigt les “7 à 8 enfants”, qu’aurait chaque Africaine. Un problème “civilisationnel”, selon lui.

Pour Emmanuel Macron, le sous-développement de l’Afrique ne serait pas dû à la misère, à la pauvreté ou à des années sous l’emprise du colonialisme et de l’esclavagisme. Le président y voit une tout autre raison, “beaucoup plus profonde”, comme il l’a affirmé à l’occasion du sommet du G20, qui s’est clôturé samedi 8 juillet.

“La transition démographique est l’un des défis essentiel de l’Afrique”, a-t-il déclaré, comme on l’entend dans cette vidéo. Il ajoute : “Dans un pays qui compte encore 7 à 8 enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien.”

“C’est le sous-développement qui entraîne la surpopulation”

Une manière très réductrice d’expliquer le sous-développement du continent, comme le rappelle la politologue Françoise Vergès dans le Ventre des Femmes (Albin Michel), paru en mars dernier. Dans cet ouvrage, elle met en lumière un scandale des années 1970 survenu sur l’île de la Réunion, où les femmes étaient contraintes aux avortements forcés et aux stérilisa- tions par des médecins blancs, sans consentement.

On rend les femmes du tiers-monde responsables du sous-développement. En réalité, on inverse la causalité : la plupart des études prouvent aujourd’hui que c’est le sous-développe- ment qui entraîne la surpopulation”, explique-t-elle dans Libération, avant de poursuivre : “La théorie de la surpopulation évite aussi de questionner le rôle du colonialisme et de l’impéria- lisme dans la pauvreté. Et ces discours visent, bien sûr, avant tout les femmes.”

Pour rappel, en 2016, l’Afrique subsaharienne enregistrait son plus faible taux de croissance, selon la Banque mondiale. L’organisation pointait alors un tout autre facteur, qui n’a rien à avoir avec le “ventre” des Africaines : pour la Banque mondiale, l’effondrement du taux de croissance s’explique “par les difficultés rencontrées par les plus grandes économies de la région. Principaux exportateurs de matières premières, ces pays subissent toujours les consé-quences de la chute des cours, doivent faire face à des conditions de financement moins favorables et réajuster leur cadre macroéconomique.”

Lire la suite

03 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

rennes palestine

rennes

Facebook

Lire la suite

01 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

2è tour (a manca)

a manca

Résultats du deuxième tour des législatives : La majorité régionale au Palais Bourbon.

Sur les quatre fauteuils disponibles à l’assemblée nationale française, la coalition Per A Corsica: Femu a Corsica, Corsica Libera, Partitu di a Nazione Corsa, en remporte trois. Ces succès mettent à bas des citadelles clanistes et consacrent la stratégie du centrisme nationaliste.

Et c’est en cela, le tout premier enseignement a tirer.

Certes, comme se plaît à le rappeler à l’envi, l’actuel président de l’Assemblée de Corse, la majorité régionale est aussi composée d’une tendance indépendantiste, mais les territoriales de décembre 2015, la prise de la mairie de Bastia et cette dernière victoire, consacrent indé- niablement la domination des régionalo-autonomistes libéraux sur l’ensemble du mouvement national.

Alors que sur le territoire français l’abstention atteint des records historiques (57%), elle est moindre sur trois circonscriptions de Corse (1ère de Haute-Corse 50,77%, 2 ème de Haute-Corse 45,70% et 2ème de Corse du Sud 44,94%), précisément là où étaient encore en lice des candidats nationalistes. Dans la 1ère circonscription de Corse du Sud qui voyait s’opposer un membre de LR et une macroniste de fraîche date, l’abstention culmine à 59,24% ; dans les faits cela signifie que les électorats nationalistes, anciens et nouveaux, se sont fortement mobilisés.

Pour une compréhension des phénomènes, il n’est pas inutile de préciser que les résultats donnent à constater une réalité.

Les députés issus de Per a Corsica totalisent respectivement, 32%, 28% et 27% du montant total des inscrits et le député LR, lui est élu avec le montant de 24% des inscrits. Les institu- tions de la 5ème république française permettent donc à des députés de siéger en représen- tant entre 1/3 où 1/4 de celles et ceux qui se sont inscrits sur les listes électorales (le chiffre des non inscrits ne faisant lui, l’objet d’aucune étude).

Au risque de contredire encore une fois les commentaires d’une partie des médias insulaires, le succès de la majorité régionale est relatif, pour peu que l’on prenne en compte le fait que la fourchette des électeurs n’ayant pas voté nationaliste oscille entre 68% et 73%. Raisonnement qui vaut pour le score de Macron dans l’hexagone, et ce, dans des pro- portions encore bien plus importantes.

La crise de représentation que connaissent les institutions politiques françaises vaut pour la Corse et cela a au moins une signification :

Le système capitaliste morcelle les sociétés et sape les institutions censées lui garantir sa pérennité. Et c’est bien un monde du travail en proie aux marasmes économiques et sociaux qui fournit l’essentiel des divisions abstentionnistes, un point sur lequel s’accordent de nom- breux analystes.

Ce sont également les salariés, les chômeurs et les petits retraités qui ne reconnaissent pas majoritairement dans les offres politiques actuelles, et qui optent aussi pour des votes protes- tataires dont les néo-fascistes du FN ont largement bénéficié lors de la dernière présidentielle. L’amnésie toute apparente des médias et des partis politiques de Corse, nationalistes y compris, permet à d’aucuns de savourer la victoire d’un soir, mais il y aura des lendemains moins glorieux.

Il ne suffira pas bien longtemps encore de se contenter de dénoncer la précarité et le mal de vivre, pour surfer au sommet de la vague des luttes institutionnelles.

Macron et ses acolytes vont cogner dur. Une fois passé « l’état de grâce » les additions écono-miques et sociales vont immanquablement provoquer un immense mouvement de colère. Rien ne garantit que la vague de fond portera des pseudos insoumis au devant de la scène et que la rue résonnera des revendications populaires. Le tournant de facture national-socialiste du FN n’a pas encore produit tous ses effets et si les combines institutionnelles éloignent encore un temps les fascistes du pouvoir, la tendance lourde est là qui voit leurs thèmes empuantir la vie publique.

Le troc d’un peu d’autonomie contre beaucoup de libéralisme, ne constitue en rien une alternative susceptible de satisfaire aux intérêts des classes populaires.

Avec la défaite des clans, une partie des tutelles a été levée et cela peut participer d’une possible politisation des consciences, mais sûrement pas dans le champ clos et biaisé des seules luttes institutionnelles. La petite bourgeoisie, en Corse comme ailleurs, ne doit ses relatifs succès qu’au vide sidéral qui se substitue à une pseudo gauche en coma dépassé.

Alors l’alternative ? Elle est à construire, sur le fond, en réintroduisant du sens dans les débats, en tirant tous les bilans des expériences du passé, et en favorisant l’action cons- ciente et sans intermédiaire du monde du travail. C’est à cela que nous vous invitons sans présager des temps et des rythmes nécessaires.

Ce qui est sur, c’est rien ne se fera sans affronter le système capitaliste, non pas pour le réguler ou le convaincre illusoirement du bien fondé de la justice sociale, de l’écologie, du droit à l’autodétermination et de toutes les revendications sociétales, mais en l’abolissant sans concession aucune. Tout autre chemin conduit à une impasse dans laquelle est aux aguets la bête immonde.

A Manca  19 juin 2017 

http://a-manca.org/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin