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07 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

cop 23 (france info)

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Sept batailles que l’humanité a déjà perdues face au réchauffement climatique

Gaz à effets de serre, températures record, banquise qui fond de plus en plus… Franceinfo vous explique pourquoi le dérèglement climatique n’est plus une menace pour les générations futures mais une réalité pour la nôtre.

La 23e conférence des parties sur le climat, la COP 23, s’ouvre à Bonn (Allemagne), lundi 6 novembre. Pendant deux semaines, elle doit engager 196 pays dans une lutte concrète contre les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique. Pour empê- cher une hausse des températures globales supérieure à 2°C par rapport au début de l’ère industrielle, il va falloir revoir de fond en comble nos façons de nous chauffer, de nous éclairer ou encore de nous déplacer.

Le chantier est énorme, mais les dangers qui nous menacent le sont davantage.

Famine, déplacements de populations, crises économiques, extinctions massives d’espèces, déstabilisations géopolitiques, guerres… Si rien n’est fait, l’avenir promet d’être sombre pour l’espèce humaine. Quant au présent, il n’est pas plus réjouissant alors que nous payons déjà le prix de décennies de procrastinations. Vous en doutez ? Franceinfo vous apporte la preuve par 7 qu’il est temps de paniquer.

1 Il faudrait déjà que les émissions de CO2 soient en baisse

On le sait depuis longtemps, les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmos- phère sont responsables du réchauffement climatique. Or, ce taux n’a fait qu’augmenter depuis le XIXe siècle : d’environ 275 ppm (partie par million) avant la révolution industrielle, il est passé à 340 ppm en 1980 avant d’atteindre son record en 2016 avec 403 ppmPour le groupe d’ex- perts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), si l’on souhaite contenir la hausse des températures moyennes du globe à moins de 2°C d’ici à 2100, il faut impérativement empêcher la concentration de CO2 d’excéder 450 ppm. Mais d’autres estiment que la limite doit être fixée bien plus bas, à 350 ppm.

Problème : nous ne sommes même pas encore parvenus à stabiliser ce taux alors qu’il est urgent d’inverser la courbe des émissions de gaz à effet de serre. Selon un article publié en juin dans la revue Nature (en anglais), il faut absolument inverser cette tendance dès 2020, sans quoi il sera trop tard. Oui, c’est dans trois ans. TROIS ANS !

2 Les canicules extrêmes sont passées du stade de menace à réalité

La température moyenne du globe a augmenté d’environ 1°C depuis la révolution industrielle. Vous trouvez cela insignifiant ? Détrompez-vous. C’est énorme. Cette moyenne globale cache des situations différentes d’une région à l’autre et parfois terrifiantes. Par exemple, en novem- bre 2016, le pôle Nord a connu un pic de chaleur, avec une température supérieure de 20°C par rapport aux normales saisonnières (-5°C au lieu de -25°C).

L’été suivant, une canicule a fait griller 11 pays du sud et de l’est de l’Europe – torride, elle a été baptisée « Lucifer » – avec des températures excédant les 40°C. Or, selon un rapport de l’ONG scientifique Climate Central, le dérèglement climatique a rendu dix fois plus probable la survenue d’un été aussi chaud dans les années qui viennent. D’ici à 2050, « Lucifer » sera donc la norme en Italie, en Croatie ou encore en Grèce. Si rien n’est fait, évidemment.

3 Dans l’océan Arctique, la banquise est de moins en moins grande

L’Arctique constitue la zone la plus sensible au réchauffement climatique. D’ailleurs, sous l’effet des températures de plus en plus élevées, la surface de la banquise se réduit chaque été jusqu’à ne représenter que 5 millions de km2 (contre 7 millions en 1980). Or, si c’est devenu la routine, une telle fonte n’avait jamais été observée avant 2007. Un record de seulement 3,39 millions de km2 de glace a même été atteint en 2012, rappelle CarbonBrief (en anglais). Le problème, c’est que lorsqu’il y a moins de glace pour renvoyer les rayons du soleil, la tempé- rature de l’océan grimpe plus vite et la glace fond davantage encore.

Pour de nombreux scientifiques, le point de non-retour est déjà atteint. Si les tempé-ratures globales augmentent de plus de 2°C, la banquise n’aurait plus que 60% de chances de survie en été. L’hiver n’est pas plus rassurant. En mars 2017, la superficie de la glace hiver- nale dans l’océan Arctique n’avait jamais été si basse depuis le début des observations satel- lite en 1979, et ce pour la troisième année consécutive. L’ambiance y est si chaude qu’en novembre 2016, à l’heure où la glace devait se constituer, elle s’est brièvement mise à fondre.

4 En Antarctique, il pleut au lieu de neiger

« Quand j’allais en Antarctique dans les années 1990, il ne pleuvait jamais. Aujourd’hui, il pleut régulièrement, au lieu de neiger. » Le directeur de l’Institut antarctique argentin (IAA), cité par l’AFP, n’est pas le seul à s’inquiéter de cet aléa climatique dans la zone la plus froide de la planète. Selon une étude parue en juin dans Nature, si l’augmentation de la température glo- bale des océans fait déjà fondre les glaces de la région plus rapidement, le courant El Niño participe également à l’accélération de ce phénomène.

D’après les chercheurs, une masse de glace d’une superficie de près de 770 000 km2, soit plus grande que la France, est en train de fondre à l’heure où vous lisez ces lignes. La pluie vient encore aggraver la situation alors que la calotte polaire fond déjà par-dessous (à cause de la température de plus en plus élevée de l’océan). Si cette calotte vient à se détacher, la fonte irréversible de ces glaces de l’ouest de l’Atlantique pourrait faire grimper le niveau de la mer de plus de 3 mètres, en quelques siècles.

5 La montée des eaux s’accélère

Un conseil : n’achetez pas de villa en bord de mer à Miami, aux Etats-Unis. A la fin octobre, trois études internationales publiées dans Environmental Research Letters et Nature ont estimé que la fonte des glaces provoquerait une élévation de 2 mètres du niveau des océans d’ici à 2100 (contre environ 1 mètre, selon les prévisions du Giec). Les résultats des travaux diffèrent sur l’ampleur de cette hausse à venir, mais tous tendent à confirmer que l’accélération de ce phénomène est déjà bien engagé. Fin octobre, la mairie de Boston, sur la côte est des Etats-Unis, a annoncé la construction d’infrastructures sensées protéger les quartiers menacés par la montée des eaux. Miami fait de même, tandis que New York se prépare à connaître environ tous les 5 ans des inondations semblables à celles générées par l’ouragan Sandy, à partir de 2030-2045 (contre tous les 500 ans auparavant).

Car une étude publiée en juin dans le journal Nature Climate Change notait que le niveau des océans augmentait chaque année de plus en plus vite : de 3,3 mm en 2014, contre 2,2 mm observés en 1993 et 1,7 au début du 20e siècle – notamment à cause de la fonte de la calotte polaire du Groenland. Et si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent à ce rythme, les prévisions les plus alarmistes évoquent une hausse du niveau de la mer de 30 cm par décennie (contre 30 cm par siècle actuellement). Or, une montée d’un mètre met déjà en danger 4,2 millions de personnes uniquement aux Etats-Unis, rapporte le New York Times (en anglais). Ailleurs, des mégalopoles comme Lagos, Shangaï ou Bombay seraient également sous l’eau.

6 Les coraux du monde entier sont en train de mourir

Ces 30 dernières années, environ la moitié des coraux ont disparu, blanchis puis tués par l’effet conjugué de la pollution et du réchauffement de la température des océans. Et pas seulement sur la très célèbre Grande barrière de corail australienne. Les chercheurs de l’expé- dition Tara ont constaté un blanchissement massif des coraux sur l’ensemble du Pacifique : en Polynésie, il atteint 30 à 50% près de certaines îles Tuamotu. Près de 70% de la couverture corallienne a été affectée par ce phénomène dans les îles Pitcairn et 90% dans les îles Samoa… Là-bas, de nombreuses colonies coralliennes sont déjà mortes, tout comme en Micronésie, aux îles Tuvalu et Kiribati, rapporte The Conversation.

« Nous sommes désormais en présence d’un réchauffement global de l’océan auquel s’ajoutent des périodes estivales très chaudes, de moins en moins espacées d’année en année », s’est inquiété le directeur scientifique de la mission, Serge Planes. Même si le réchauffement s’arrêtait subitement, les spécialistes estiment que nous aurons perdu 90% des coraux de la planète d’ici à 2050. Sachant qu’une espèce marine sur quatre vit dans ces coraux (oui, y compris Nemo), cette perte est une catastrophe écologique autant qu’économique.

7 Les catastrophes naturelles sont de plus en plus destructrices

Les climatologues avaient prédit que les phénomènes extrêmes seraient de plus en plus dé- vastateurs. L’année 2017 leur a donné raison. Si les canicules sont fréquentes en Inde, les fortes chaleurs ont frappé dès le mois d’avril, avec des températures excédant parfois les 40°C. Simultanément, la Somalie a vécu la pire sécheresse de son histoire. En août, la mous- son a été particulièrement violente au Népal, au Bangladesh et en Inde, provoquant des inon- dations pendant plusieurs semaines. Quid des ouragans qui ont balayé l’Atlantique en août, septembre et octobre ? S’ils ne sont pas le fruit du réchauffement climatique, plusieurs études s’accordent à dire que ce dernier influence toutefois leurs déplacements, voire leur intensité. Or des phénomènes plus intenses entraînent plus de dégâts et menacent la vie de milliards de personnes à travers le monde, exposées aux éléments mais aussi à des famines ou à des destructions.

Marie-Adélaïde Scigacz  07/11/2017
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Commentaire: Une seule urgence, donner de l’argent aux riches pour qu’ils aillent le planquer aux Iles Caïmans, sinon quoi?

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07 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

ogm pesticides (le télégramme)

ogm

Faucheurs volontaires. Une nouvelle audition hier

Elle revendique sa participation, le 4 novembre 2016 dans les Côtes-d’Armor, à une opération des Faucheurs volontaires. La Quimpéroise Marie Nicolas était, hier, entendue par la police dans le cadre de l’enquête ouverte après la visite de silos de soja OGM à Plouagat, ainsi que de plusieurs magasins de Saint-Brieuc, où des bidons de Roundup avaient été rendus impro- pres à la commercialisation. Elle a bénéficié du soutien de quelque 70 personnes réunies devant le commissariat, le temps de son audition.

Le souhait d’un procès

« Je n’ai rien à dire à un officier de police judiciaire. Je veux un procès », commentait la militante à sa sortie du commissariat. Sur la poitrine, « 0,19 » inscrit au feutre noir sur une étiquette blanche. « C’est le taux de glyphosate relevé dans mes urines. Il est faible parce qu’on boit de l’eau traitée par osmose inverse », explique-t-elle.

À ses côtés, plusieurs militants au taux bien plus élevé.

Le tee-shirt de Youn Le Guen affiche un taux de 2,53 ng/ml, malgré une consommation de produits bio depuis de longues années. « J’habite à la campagne », tente-t-il d’expliquer. Le constat conduit les Faucheurs volontaires à railler la position de Nicolas Hulot, qui s’est refusé à une interdiction immédiate de la molécule.

« C’est un quart de pas en avant, cinquante pas en arrière », estime Gilbert, le mari de Marie Nicolas. Le militant prône un retrait du glyphosate et surtout, un changement de prati- ques agricoles, tout en plaidant en faveur de la désobéissance civile.

Un point de vue que les Faucheurs volontaires entendent exprimer devant les tribunaux. Marie Nicolas se réjouit d’ailleurs de la position du parquet de Foix qui, en août, s’était associé à la défense de Faucheurs volontaires pour réclamer la saisine de la Cour européenne de justice sur la question du principe de précaution. « On a tout un travail de sensibilisation à mener », insiste la militante, prête à affronter ses juges.

Jean Le Borgne 07 novembre 2017

http://www.letelegramme.fr/

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07 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

pesticides (eaux et rivières)

pesticideis

Pesticides : 3 recours engagés

Le refus ministériel de compléter l’arrêté national pesticides sera examiné par le Conseil d’État, sur recours de plusieurs associations dont Eau et Rivières de Bretagne.

L’arrêté ministériel du 4 mai 2017 qui encadre l’utilisation des pesticides a fait reculer la protection de l’eau.

En outre et au moment même où de nombreuses études mettent au grand jour les impacts des pesticides sur la santé publique, il ne comporte quasiment aucune prescription pour protéger les riverains des parcelles traitées.

Pour ces raisons, les associations Générations Futures et Eau et Rivières de Bretagne avaient demandé aux ministres signataires de compléter cet arrêté sur plusieurs points, dont notamment :

  • Le retrait de la possibilité de déroger au délai de rentrée sur une parcelle traitée 
  • L’élargissement des zones non traités à proximité des cours d’eau à tous les pesticides , peu importe leur mode d’application ;
  • L’élargissement de délai de rentrée après traitement à tous les pesticides, peu importe leur mode d’application ;
  • L’ajout d’une disposition relative risque de précipitations après traitement ;
  • L’extension de la mesure bretonne d’interdiction d’application des pesticides à proximité des fossés à tout le territoire national.

Le silence des ministres aux demandes des associations dans un délai de 2 mois après réception du courrier équivaut à un refus.

Les associations Générations Futures, Eau et Rivières de Bretagne, Vigilance OGM et pestici- des 16, le collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’ouest et le syndicat Sud Soli- daires estimant nécessaire une modification de ce texte cadre, ils ont déposé 3 recours devant le Conseil d’État.

Pour mener à bien ce combat nous allons avoir besoin de ressources financières complémen- taires. Il va nous falloir trouver au moins 10 000€, c’est pourquoi nous avons décidé de lancer un financement participatif pour inviter toutes celles et tous ceux qui le souhaitent à nous rejoindre dans ce combat !

http://www.eau-et-rivieres.org/

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06 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

bio rennes (gab frab)

ennemo bio

Appel à manifester, mercredi 8 novembre à Rennes. Pour la défense de l’agriculture bio en Bretagne

Où sont les objectifs de développement de la bio en Bretagne?

Alors que la demande des citoyens progresse chaque année en moyenne de 10% (+20% entre 2015 et 2016), quelles sont les ambitions des autorités régionales pour accompagner l’agriculture biologique?

Les agricultrices et agriculteurs bio de Bretagne appellent à manifester mercredi 8 novembre à Rennes.

Création d’emploi, protection de la ressource en eau, réduction et adaptation au changement climatique, réservoirs de biodiversité, santé publique : les services rendus par l’agriculture biologique à la société dans son ensemble sont nombreux et méritent d’être reconnus.

Aujourd’hui, le soutien aux agriculteurs biologiques est menacé : les financements initialement prévus pour soutenir les producteurs bio dans leur démarche jusqu’en 2020 ne seront pas suffisants. Les autorités régionales – Conseil Régional, DRAAF, Agence de l’Eau, Conseils Départementaux- doivent trouver des solutions pour ne pas casser la dynamique bio en Bretagne.

Nous demandons :

• Des objectifs ambitieux de développement de la bio au niveau régional. Le réseau GAB-FRAB défend un objectif 20% de surfaces en bio en 2022 (ambition FNAB)


• La reconnaissance des services environnementaux et sociétaux rendus par l’agriculture biologique, en trouvant rapidement des solutions pour financer les aides à la bio
• L’activation régionale rapide des 200 millions d’euros annoncés par le président Emmanuel Macron pour la rémunération des services environnementaux et des fonds transférés depuis le premier pilier.

Aujourd’hui, nous appelons l’ensemble de nos adhérents, ainsi que la société civile à se rassembler afin de porter ensemble ces messages :

Rendez-vous mercredi 8 novembre à 12 h à Rennes
(centre-ville – précision du lieu à venir)

Téléchargez notre communiqué de presse

http://www.agrobio-bretagne.org/

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05 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

fouesnant algues vertes (ouest france)

algues

Pic d’échouage d’algues vertes en baie de La Forêt

Depuis le début de la semaine les algues vertes s’empilent sur la plage de Kerleven à La Forêt-Fouesnant. L’usine de traitement des algues vertes de Kérambris tourne à plein régime mais est toujours en capacité d’accueil de nouveaux ramassages. Pourtant les algues s’empilent sur les plages.

Depuis la fin de l’été, les volumes d’échouage des algues vertes grimpent en flèche sur les plages de la baie de La Forêt.

Fin juillet, la collecte démarrée en avril atteignait 1 300 t. Ce 1er novembre, trois mois plus tard, le chiffre a été multiplié par quatre. 5 480t d’algues vertes ont été ramassées, avec un pic d’échouage la semaine dernière.

Une capacité de 4 000 tonnes

Le centre de traitement de Kérambris à Fouesnant, qui s’occupe de transformer les algues provenant de Concarneau, La Forêt-Fouesnant et Fouesnant, avait atteint sa capacité de traitement maximal qui est de 4 000 t.

« Cette année, il y a beaucoup d’algues vertes, et nous sommes obligés d’adapter leurs ramassages aux capacités d’accueil du centre de Kérambris, confirme Patrice Valadou, maire de La Forêt-Fouesnant. C’est une question de capacité d’absorption du centre de traitement. Actuellement, le service technique ne peut poursuivre le ramassage et nous sommes en retard. La dernière collecte date de la semaine dernière. »

Pourtant, même si au centre de traitement on reconnaît volontiers un pic d’activité la semaine dernière, on s’étonne de la décision forestoise.

« Nous avons beaucoup collecté la semaine dernière, reconnaît Aurélien Dumont, ingénieur Installations classées protection de l’environnement (ICPE), responsable du traitement des algues à Kérambris. De lundi à jeudi, nous avons ramassé plus de 2 350 tonnes. Mais cela ne nous empêche pas de recevoir de nouveaux arrivages. »

Temps de fermentation divisés par deux

Kérambris a dû mettre en route ses systèmes d’accélération de compostage. Les temps de fermentation ont été divisés par deux et sont passés à deux semaines. Les algues fermentées restent encore deux semaines supplémentaires en maturation. « Nous avons de la place dans l’usine, poursuit l’ingénieur. Aujourd’hui (ce jeudi), on pourrait rentrer 1 000 t. On a fait de la place pour recevoir d’éventuelles collectes. Nous avons d’ailleurs été surpris qu’il n’y ait pas eu de ramassage par les communes ce début de semaine. »

Pour rappel, en 2016, le tonnage total des algues ramassées était de 3 410 tonnes.

En 2015, le chiffre atteignait 6 191 tonnes. Le record étant détenu par l’année 2012 avec 12 000 tonnes d’algues vertes traitées à Kérambris. Les stocks sont importants en fond de baie. Les échouages pourraient continuer jusqu’à la fin de l’année si les vents soutenus de secteur sud à sud-est persistent.

3/11/2017 Philippe Guégan

https://www.ouest-france.fr/

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05 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

vannes (ouest france)

jeunes

Vannes. Malgré un CDI, Sabrina dort dans sa voiture

À 38 ans, Sabrina, agent de restauration en lycée, se retrouve à la rue après une séparation. Depuis le 4 octobre 2017, elle attend de passer en commission pour habiter un logement social.

Témoignage

Tous les soirs, c’est la même rengaine. Sabrina Kedzierski se couche sur la banquette arrière de son Kadjar. À 38 ans, elle dort dans sa voiture. « Je suis ce qu’on appelle une sans domicile fixe. », lance-t-elle, gênée. Car il y a quelques années, Sabrina habitait encore dans une maison. Le 4 octobre dernier, suite à une séparation, la Vannetaise se retrouve à la rue. « J’ai fait une demande de HLM mais on me dit que je gagne trop. » Pourtant, Sabrina peut justifier d’un contrat à durée indéterminée dans la restauration.

La peur, c’est son quotidien. Peur de l’hiver qui approche, « franchement ça caille. » Peur de se faire agresser aussi. Comme cette nuit où un groupe de jeunes hommes tente de forcer la porte de sa voiture. « Depuis, je m’endors avec un couteau. » Peur enfin de la réaction des gens. « Je me cache pour dormir. »

« On ne dort jamais vraiment »

Ses six enfants, placés en foyer, Sabrina ne les voit que très peu. « Je les accueille où ?, soupire-t-elle. L’autre jour, mon gamin m’a demandé à quoi ça servait de travailler si c’est pour en arriver là où je suis… » Heureusement, Sabrina peut compter sur ses amies de Kercado, son ancien quartier. « Je me lave et me prépare chez elles, avoue-t-elle. Pour être présentable, quand même. »

Au Service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO), qui accueille les personnes sans abri ou mal logées, on a proposé à Sabrina de dormir dans un mobil-home. «Mais j’ai refusé, avoue-t-elle, j’ai ma dignité.» Chez les Copains d’abord, association qui vient en aide aux démunis, on explique qu’elle est suivie de très près et qu’il y a bon espoir pour qu’elle trouve un logement.

Quant à Bretagne Sud Habitat, Sabrina reste interloquée de leur réaction.

« Ils m’ont dit que je gagnais trop ». Mais ce qui la révolte, c’est de voir des logements vides à Kercado, le quartier où elle aimerait retourner vivre. « J’ai habité dix ans là-bas, j’aime ce quar- tier, soupire-t-elle. Je ne demande pas du luxe. » Pourtant, Sabrina attend avec crainte le soleil qui se couche. « Toutes les nuits, j’ai mal partout, j’ai des courbatures… » Ce soir, elle s’endormira dans sa voiture.

04/11/2017  Hugues GESBERT

https://www.ouest-france.fr/

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05 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

brest hôpital (ouest france)

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Brest « L’hôpital doit rester en bonne santé »

Selon le Collectif brestois, le développement de l’ambulatoire au sein des hôpitaux surchargera le personnel déjà insuffisant. D’ici 2020, le gouvernement veut combler le déficit de la Sécurité sociale. L’hôpital serait le premier touché. Le Collectif brestois s’alarme et organise une réunion publique.

La mobilisation

Le Collectif brestois de défense de l’hôpital public organise une réunion ouverte à tous, jeudi, afin de comprendre l’impact du plan de finance proposé à l’Assemblée, fin octobre. Il prévoit un rétablissement des comptes de la Sécurité sociale d’ici 2020 grâce à des économies. Principale cible : les hôpitaux publics.

« Le gouvernement souhaite économiser sur le budget des hôpitaux, notamment en développant l’ambulatoire, cite André Garçon, membre du Collectif brestois. Cela demandera une cadence plus soutenue car il y a plus d’entrées et de sorties de patients, et le nettoyage des blocs est plus fréquent, Il faudra donc davantage de personnel. »

Sous-effectif

Patricia Jégard, elle aussi membre du Collectif, renchérit : « Les hôpitaux travaillent déjà en sous-effectif. Les infirmières sont souvent rappelées sur leur temps de repos. Aujourd’hui, le besoin de personnel est criant ! » Une réunion publique est donc organisée jeudi, à l’université Segalen, pour comprendre ce plan de finance mais aussi écouter les usagers. Hélène Derrien, présidente de la Coordination nationale de défense des hôpitaux sera présente, ainsi que les membres de l’association Les Amis du monde diplomatique.

Rester accessible

« L’hôpital est un lieu où on doit aller avec confiance, qui doit rester accessible, clame Patricia Jégard. Il est déjà rongé jusqu’à l’os. L’hôpital doit rester en bonne santé ! » « Pourquoi ne pas demander à des laboratoires privés qui font des millions de bénéfices de participer pour rétablir les comptes ? », questionne André Garçon. Selon les chiffres du collectif, en France, entre 1995 et 2012, ce sont 117 471 lits hospitaliers et 22 000 postes qui ont été supprimés.

Jeudi 9 novembre, 18 h 20 h, Amphi 1, fac Segalen,  Brest.

04/11/2017

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05 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

décroissance (lmd)

decroissance

Absurdité du productivisme et des gaspillages: pour une société de décroissance

Mot d’ordre des gouvernements de gauche comme de droite, objectif affiché de la plupart des mouvements altermondialistes, la croissance constitue-t-elle un piège ? Fondée sur l’accu- mulation des richesses, elle est destructrice de la nature et génératrice d’inégalités sociales. « Durable » ou « soutenable », elle demeure dévoreuse du bien-être.

C’est donc à la décroissance qu’il faut travailler : à une société fondée sur la qualité plutôt que sur la quantité, sur la coopération plutôt que la compétition, à une humanité libérée de l’économisme se donnant la justice sociale comme objectif. « Car ce sera une satisfaction parfaitement positive que de manger des aliments sains, d’avoir moins de bruit, d’être dans un environnement équilibré, de ne plus subir de contraintes de circulation, etc. » Jacques Ellul (1).

Le 14 février 2002, à Silver Spring, devant les responsables américains de la météo- rologie, M. George W. Bush déclarait : « Parce qu’elle est la clef du progrès environne- mental, parce qu’elle fournit les ressources permettant d’investir dans les technologies propres, la croissance est la solution, non le problème. (2) » Dans le fond, cette position est largement partagée par la gauche, y compris par de nombreux altermondialistes qui considèrent que la croissance est aussi la solution du problème social en créant des emplois et en favorisant une répartition plus équitable.

Ainsi, par exemple, Fabrice Nicolino, chroniqueur écologique de l’hebdomadaire parisien Politis, proche de la mouvance altermondialiste, a récemment quitté ce journal au terme d’un conflit interne provoqué par… la réforme des retraites. Le débat qui s’en est suivi est révélateur du malaise de la gauche (3). La raison du conflit, estime un lecteur, est sans doute d’« oser aller à l’encontre d’une sorte de pensée unique, commune à presque toute la classe politique française, qui affirme que notre bonheur doit impérativement passer par plus de croissance, plus de productivité, plus de pouvoir d’achat, et donc plus de consommation (4) ».

Après quelques décennies de gaspillage frénétique, il semble que nous soyons entrés dans la zone des tempêtes au propre et au figuré…

Le dérèglement climatique s’accompagne des guerres du pétrole, qui seront suivis de guerres de l’eau (5), mais aussi de possibles pandémies, de disparitions d’espèces végétales et anima- les essentielles du fait de catastrophes biogénétiques prévisibles. Dans ces conditions, la société de croissance n’est ni soutenable ni souhaitable. Il est donc urgent de penser une société de « décroissance » si possible sereine et conviviale.

La société de croissance peut être définie comme une société dominée par une économie de croissance, précisément, et qui tend à s’y laisser absorber. La croissance pour la croissance devient ainsi l’objectif primordial, sinon le seul, de la vie. Une telle société n’est pas soutenable parce qu’elle se heurte aux limites de la biosphère.

Si l’on prend comme indice du « poids » environnemental de notre mode de vie l’« empreinte » écologique de celui-ci en superficie terrestre nécessaire, on obtient des résultats insoutena- bles tant du point de vue de l’équité dans les droits de tirage sur la nature que du point de vue de la capacité de régénération de la biosphère. Un citoyen des Etats-Unis consomme en moyenne 9,6 hectares, un Canadien 7,2, un Européen moyen 4,5. On est donc très loin de l’égalité planétaire, et plus encore d’un mode de civilisation durable qui nécessiterait de se limiter à 1,4 hectare, en admettant que la population actuelle reste stable (6).

Pour concilier les deux impératifs contradictoires de la croissance et du respect de l’environ-nement, les experts pensent trouver la potion magique dans l’écoefficience, pièce centrale et à vrai dire seule base sérieuse du « développement durable ». Il s’agit de réduire progress- ivement l’impact écologique et l’intensité du prélèvement des ressources naturelles pour atteindre un niveau compatible avec la capacité reconnue de charge de la planète (7).

Que l’efficience écologique se soit accrue de manière notable est incontestable, mais dans le même temps la perpétuation de la croissance forcenée entraîne une dégradation globale. Les baisses d’impact et de pollution par unité de marchandise produite se trouvent systématique- ment anéanties par la multiplication du nombre d’unités vendues (phénomène auquel on a donné le nom d’« effet rebond »). La « nouvelle économie » est certes relativement immaté- rielle ou moins matérielle, mais elle remplace moins l’ancienne qu’elle ne la complète. Au final, tous les indices montrent que les prélèvements continuent de croître (8). Enfin, il faut la foi inébranlable des économistes orthodoxes pour penser que la science de l’avenir résoudra tous les problèmes et que la substituabilité illimitée de la nature par l’artifice est concevable.

Si l’on suit Ivan Illich, la disparition programmée de la société de croissance n’est pas nécessairement une mauvaise nouvelle. « La bonne nouvelle est que ce n’est pas d’abord pour éviter les effets secondaires négatifs d’une chose qui serait bonne en soi qu’il nous faut renoncer à notre mode de vie ­ comme si nous avions à arbitrer entre le plaisir d’un mets exquis et les risques afférents. Non, c’est que le mets est intrinsèquement mauvais, et que nous serions bien plus heureux à nous détourner de lui. Vivre autrement pour vivre mieux (9). »

La société de croissance n’est pas souhaitable pour au moins trois raisons : elle engendre une montée des inégalités et des injustices, elle crée un bien-être largement illusoire ; elle ne suscite pas pour les « nantis » eux-mêmes une société conviviale, mais une anti-société malade de sa richesse.

L’élévation du niveau de vie dont pensent bénéficier la plupart des citoyens du Nord est de plus en plus une illusion.

Ils dépensent certes plus en termes d’achat de biens et services marchands, mais ils oublient d’en déduire l’élévation supérieure des coûts. Celle-ci prend des formes diverses, marchandes et non marchandes : dégradation de la qualité de vie non quantifiée mais subie (air, eau, environnement), dépenses de « compensation » et de réparation (médicaments, transports, loisirs) rendues nécessaires par la vie moderne, élévation des prix des denrées raréfiées (eau en bouteilles, énergie, espaces verts…).

Herman Daly a mis sur pied un indice synthétique, le Genuine Progress Indicator, indicateur de progrès authentique (IPA), qui corrige ainsi le produit intérieur brut (PIB) des pertes dues à la pollution et à la dégradation de l’environnement.

A partir des années 1970, pour les Etats-Unis, cet indicateur stagne et même régresse, tandis que celui du PIB ne cesse d’augmenter (10). Il est regrettable que personne en France ne se soit encore chargé de faire ces calculs. On a toutes les raisons de penser que le résultat serait comparable. Autant dire que, dans ces conditions, la croissance est un mythe, même à l’inté- rieur de l’imaginaire de l’économie de bien-être, sinon de la société de consommation ! Car ce qui croît d’un côté décroît plus fortement de l’autre. Tout cela ne suffit malheureusement pas pour nous amener à quitter le bolide qui nous mène droit dans le mur et à embarquer dans la direction opposée.

Entendons-nous bien. La décroissance est une nécessité 

Ce n’est pas au départ un idéal, ni l’unique objectif d’une société de l’après-développement et d’un autre monde possible. Mais faisons de nécessité vertu, et concevons, pour les sociétés du Nord, la décroissance comme un objectif dont on peut tirer des avantages (11). Le mot d’ordre de décroissance a surtout pour objet de marquer fortement l’abandon de l’objectif insensé de la croissance pour la croissance.

En particulier, la décroissance n’est pas la croissance négative, expression antinomique et absurde qui voudrait dire à la lettre : « avancer en reculant ». La difficulté où l’on se trouve de traduire « décroissance » en anglais est très révélatrice de cette domination mentale de l’économisme, et symétrique en quelque sorte de l’impossibilité de traduire croissance ou développement (mais aussi, naturellement, décroissance…) dans les langues africaines.

On sait que le simple ralentissement de la croissance plonge nos sociétés dans le désarroi en raison du chômage et de l’abandon des programmes sociaux, culturels et environnementaux, qui assurent un minimum de qualité de vie.

On peut imaginer quelle catastrophe serait un taux de croissance négatif ! De même qu’il n’y a rien de pire qu’une société du travail sans travail, il n’y a rien de pire qu’une société de crois- sance sans croissance. C’est ce qui condamne la gauche institutionnelle, faute d’oser la déco- lonisation de l’imaginaire, au social-libéralisme. La décroissance n’est donc envisageable que dans une « société de décroissance » dont il convient de préciser les contours.

Une politique de décroissance pourrait consister d’abord à réduire voire à supprimer le poids sur l’environnement des charges qui n’apportent aucune satisfaction.

La remise en question du volume considérable des déplacements d’hommes et de marchan- dises sur la planète, avec l’impact négatif correspondant, une « relocalisation » de l’économie ; celle non moins considérable de la publicité tapageuse et souvent néfaste ; celle enfin de l’obsolescence accélérée des produits et des appareils jetables sans autre justification que de faire tourner toujours plus vite la mégamachine infernale : autant de réserves importantes de décroissance dans la consommation matérielle.

Ainsi comprise, la décroissance ne signifie pas nécessairement une régression de bien-être. En 1848, pour Karl Marx, les temps étaient venus de la révolution sociale et le système était mûr pour le passage à la société communiste d’abondance. L’incroyable surpro- duction matérielle de cotonnades et de biens manufacturés lui semblait plus que suffisante, une fois aboli le monopole du capital, pour nourrir, loger et vêtir correctement la population (au moins occidentale).

Et pourtant, la « richesse » matérielle était infiniment moins grande qu’aujourd’hui. Il n’y avait ni voitures, ni avions, ni plastique, ni machines à laver, ni réfrigérateur, ni ordinateur, ni biotec- hnologies, pas plus que les pesticides, les engrais chimiques ou l’énergie atomique ! En dépit des bouleversements inouïs de l’industrialisation, les besoins restaient encore modestes et leur satisfaction possible. Le bonheur, quant à sa base matérielle, semblait à portée de la main.

Pour concevoir la société de décroissance sereine et y accéder, il faut littéralement sortir de l’économie. Cela signifie remettre en cause sa domination sur le reste de la vie, en théorie et en pratique, mais surtout dans nos têtes. Une réduction massive du temps de travail imposé pour assurer à tous un emploi satisfaisant est une condition préalable.

En 1981 déjà, Jacques Ellul, l’un des premiers penseurs d’une société de décroissan- ce, fixait comme objectif pour le travail pas plus de deux heures par jour (12).

On peut, s’inspirant de la charte « consommations et styles de vie » proposée au Forum des organisations non gouvernementales (ONG) de Rio lors de la conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement de 1992, synthétiser tout cela dans un programme en six « r » : réévaluer, restructurer, redistribuer, réduire, réutiliser, recycler. Ces six objectifs inter- dépendants enclenchent un cercle vertueux de décroissance sereine, conviviale et soute- nable. On pourrait même allonger la liste des « r » avec : rééduquer, reconvertir, redéfinir, remodeler, repenser, etc., et bien sûr relocaliser, mais tous ces « r » sont plus ou moins inclus dans les six premiers.

On voit tout de suite quelles sont les valeurs qu’il faut mettre en avant et qui devraient prendre le dessus par rapport aux valeurs dominantes actuelles.

L’altruisme devrait prendre le pas sur l’égoïsme, la coopération sur la compétition effrénée, le plaisir du loisir sur l’obsession du travail, l’importance de la vie sociale sur la consommation illimitée, le goût de la belle ouvrage sur l’efficience productiviste, le raisonnable sur le rationnel, etc. Le problème, c’est que les valeurs actuelles sont systémiques : elles sont suscitées et stimulées par le système et, en retour, elles contribuent à le renforcer. Certes, le choix d’une éthique personnelle différente, comme la simplicité volontaire, peut infléchir la tendance et saper les bases imaginaires du système, mais, sans une remise en cause radicale de celui-ci, le changement risque d’être limité.

Vaste et utopique programme, dira-t-on ? La transition est-elle possible sans révolution violente, ou, plus exactement, la révolution mentale nécessaire peut-elle se faire sans violence sociale ? La limitation drastique des atteintes à l’environnement, et donc de la production de valeurs d’échange incorporées dans des supports matériels physiques, n’implique pas nécessairement une limitation de la production de valeurs d’usage à travers des produits immatériels. Ceux-ci, au moins pour partie, peuvent conserver une forme marchande.

Toutefois, si le marché et le profit peuvent persister comme incitateurs, ils ne peuvent plus être les fondements du système.

On peut concevoir des mesures progressives constituant des étapes, mais il est impossible de dire si elles seront acceptées passivement par les « privilégiés » qui en seraient victimes, ni par les actuelles victimes du système, qui sont mentalement ou physiquement droguées par lui. Cependant, l’inquiétante canicule de 2003 en Europe du Sud-Ouest a fait beaucoup plus que tous nos arguments pour convaincre de la nécessité de s’orienter vers une société de décroissance. Ainsi, pour réaliser la nécessaire décolonisation de l’imaginaire, on peut à l’avenir très largement compter sur la pédagogie des catastrophes.

 Serge Latouche  2003

Professeur émérite d’économie à l’université d’Orsay, objecteur de croissance.
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05 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

bubry (ouest france)

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Bubry. Pour eux, la décontamination des mines reste insuffisante

En septembre, Areva a commencé la décontamination de plusieurs anciennes mines d’uranium du centre Bretagne dont celle de Ty Gallen à Bubry. Mais l’association Roz Glas conteste les modes de calculs qui déterminent ou non les travaux.

Areva vient tout juste de terminer les travaux de décontamination du site de l’ancienne mine d’uranium de Ty Gallen à Bubry. Patrick Boulé, le président de l’association de veille citoyenne Roz Glas, allume son scintillomètre DG5, un appareil qui fonctionne sur le même principe qu’un compteur Geiger pour détecter les rayons gamma.

« C’est là que les travaux de décontamination ont été effectués. Ils ont enlevé avec une pelleteuse les remblais radioactifs du chemin. » Un déblayage sur un mètre de profondeur pour un chemin de 3,50 m de large.Mais dès que l’on s’écarte de la bande décontaminée, le compteur s’affole.

Des stériles miniers

Impossible de totalement dépolluer les anciens sites miniers du centre Bretagne. Areva, qui a repris la gestion de ces anciennes mines en 2012, s’est pourtant lancé dans des chantiers de déblaiement des stériles miniers radioactifs. Ces stériles,  des roches contenant de plus faibles quantités d’uranium extraites pour accéder au minerai,  sont acheminés par camions soigneu- sement bâchés sur le site de stockage de Prat-Merrien à Persquen. Dix sites vont être ainsi dépollués entre Guern, Bubry, Inguiniel et Lignol. Une opération prévue pour durer jusqu’à la fin du mois de décembre.

Le taux zéro n’existe pas

Mais si l’association Roz Glas soutient la nécessité de stocker ces déchets en un même lieu, elle juge la dépollution insuffisante. « On conteste les modes de calculs utilisés par Areva qui a décidé de décontaminer les sites dont les relevés font état de taux de radioactivité supérieur à 0,6 millisievert (mSv, une autre mesure des taux de radioactivité) par an. On préférerait un seuil à 0,3 mSv/an comme le préconisait également l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), mais soit. Areva procède à des mesures à 1 mètre du sol : or, pour des endroits où il y a des enfants, les taux sont plus importants près du sol. »

Le taux zéro de radioactivité n’existe pas. « Mais on veut avoir accès aux relevés après décontamination pour se rapprocher du bruit de fond, souligne Patrick Boulé. Il n’y a pas de seuil minimal, il faut simplement se rapprocher du taux le plus bas possible et on peut mieux faire. » Vendredi soir, nous n’avons pas pu joindre les responsables d’Areva.

Marie Carof-Gadel 04/11/2017

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi :

A Persquen, des remblais radioactifs dans l’ancienne mine

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05 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

glyphosate (ouest france)

pesticide2

Les victimes réclament l’interdiction du glyphosate

Conférence de presse des victimes des pesticides pour l’interdiction immédiate du glyphosate. Des agriculteurs malades du glyphosate témoignent.

À quelques jours de la décision très attendue de l’Union européenne, une quarantaine de victimes des pesticides, issues de l’Ouest, appellent à l’interdiction immédiate du glyphosate.

Ils sont une bonne douzaine à témoigner, ce vendredi à Rennes. Paysans, riverains, salariés de coopératives ou employés d’espaces verts, tous ont été rattrapés par les effets à long terme des pesticides, fongicides, herbicides que l’on a si longtemps utilisés sans aucune protection particulière. Cancers divers, lymphomes, maladies de Parkinson, etc.

Et puis il y a aussi tous ces absents, déjà décédés, dont certains sont représentés par leurs veuves.

Comme Édith dont le mari, « épuisé, gravement malade, à bout de force, intoxiqué par les produits qu’il manipulait, s’est suicidé sur son lieu de travail ». Après avoir lutté, elle a réussi à faire reconnaître que c’était un accident du travail. Elle continue désormais le combat « contre l’employeur cette fois, pour faute grave ».

C’est la menace qu’ils brandissent tous « aux élus, responsables et scientifiques » pour réclamer l’interdiction pure et simple du glyphosate. « Immédiatement », pas dans 3 ou 10 ans. « On sait que le glyphosate est extrêmement dangereux, on ne peut plus l’ignorer. Aux décideurs d’entendre les victimes. »

Christophe VIOLETTE 03/11/2017

https://www.ouest-france.fr/

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