Archive | Altermondialisme

27 août 2017 ~ 0 Commentaire

vénézuela (révolution permanente)

chavez

Avec ou sans Maduro ? Qui a raison ? Les médias ou Mélenchon ?

Depuis quelques semaines, la dramatique situation vénézuélienne est au cœur de l’actualité avec des interprétations diamétralement opposées. D’un côté, la plupart des médias prennent ouvertement parti pour l’opposition. D’un autre côté, les dirigeants de la France Insoumise continuent de justifier le gouvernement de Nicolás Maduro. Qui a raison ? La presse française évoque abondamment la crise au Venezuela. Une fois n’est pas coutume, les éditorialistes prennent partie pour les manifestants contre les violences de l’État. Un parti-pris inverse à celui qui avait été le leur durant la loi travail lorsque les violences policières étaient commises sur leur propre territoire.

Mauvaise-foi de la grande presse

Le 29 juillet dernier, Le Monde publiait un éditorial cumulant tous les lieux communs de l’oppo- sition bourgeoise au gouvernement Maduro. L’article évoque la centaine de personnes décé- dées durant la crise de ces derniers mois comme s’ils étaient tous « tués par balles lors de manifestations » « violemment réprimée(s) par la soldatesque du régime », omettant de pré- ciser la diversité des sources de violences, le fait que certains militants chavistes aient été brûlés vifs par des opposants ou soient décédés à cause d’actions de guarimberos, des groupes armés exigeant le départ de Maduro. Évoquer cette diversité des sources de violen- ces n’est pas une manière de justifier la répression du gouvernement, nous l’avons à maintes reprises dénoncé sur ce site, mais de souligner que l’opposition de droite utilise des méthodes tout aussi détestables que celles du gouvernement.

Si Le Monde est aussi sévère avec le gouvernement Maduro et aussi complaisant avec l’oppo- sition, c’est parce qu’il identifie (à tort) le chavisme à l’idéal socialiste qu’il défend… sans le mettre en œuvre.

Ainsi, dans le même éditorial, l’effondrement des cours du pétrole est refusé explicitement comme une explication de l’affaiblissement du gouvernement d’un pays dont l’or noir repré- sente plus de 95 % des exportations, et ce pour mieux accabler « l’incompétence et la corrup- tion du régime chaviste ». Il est évident que si le cours du baril de pétrole était à 150 dollars, le gouvernement Maduro aurait des marges de manœuvre financière pour maintenir le même niveau de programmes sociaux que par le passé, et ce malgré la corruption qui, en effet, gangrène le budget de l’État vénézuélien.

L’opposition est ainsi considérée, dans cet éditorial, comme « majoritairement de centre-gauche », alors qu’elle reste libérale, liée aux États-Unis avec une base sociale centrée sur les classes possédantes. Le Monde confirme son point de vue depuis l’accession d’Hugo Chávez au pouvoir. En avril 2002, lorsque la droite et le patronat avaient orchestré une tentative de coup d’État contre Hugo Chávez, en lançant une répression immédiate sur les classes populaires, Le Monde écrivait dans son édition du 13 avril 2002 que Pedro Carmona, figure-clef de la tentative de putsch était une homme « pondéré » aux « qualités de dialogue et son ouverture », à « l’attitude conciliatrice ». La répression « de la soldatesque du régime » suscitait alors l’indifférence du quotidien de référence.

On touche-là aux véritables intentions des médias dénonçant la répression de Maduro. Leur but est d’en tirer des conséquences politiques sur le territoire national. L’édito- rial que nous avons abondamment cité commence par l’accusation de la « gauche européenne et américaine » de « complaisances » à l’égard de Maduro. Mais cette volonté de disqualifier d’entrée de jeu tout projet de société alternatif au capitalisme néolibéral est également visible dans la déclaration de Saraï Suarez à l’émission « 28 minutes » de Arte du 2 août dernier : « c’est le rêve cubain, c’est la fascination qu’une gauche européenne garde par rapport au projet de Fidel et de Cuba, c’est juste un rêve impossible et insoutenable. Le Venezuela est la preuve aujourd’hui que ce système, ce projet politique, c’est un grand échec qui est juste rempli de mensonges et de manipulations qui vont contre la population de ces pays ».

Cette accusation est d’autant plus absurde qu’au Venezuela, la part du secteur privé dans le PIB n’a pas régressé durant la présidence Chávez dont le bolivarisme est loin de l’archétype du socialisme tant honni par les journalistes. Les crises économiques ne sont d’ailleurs pas le propre de gouvernements menant des politiques économiques non-libérales. Des pays respectant scrupuleusement l’orthodoxie néolibérale peuvent aussi connaître des crises économiques profondes avec des conséquences dramatiques pour la population comme en témoignent l’Argentine en 2001 et la Grèce depuis 2009.

Les errements de Mélenchon

Si les éditorialistes instrumentalisent la crise vénézuélienne pour faire le procès de la gauche anti-libérale française, c’est en partie parce que la France Insoumise et le PCF prêtent le flanc à la critique. Les liens de Jean-Luc Mélenchon avec les gouvernements post-néolibéraux latino-américains tel celui d’Hugo Chávez sont anciens. Dès 2012, il les présentaient dans son livre-programme, Qu’ils s’en aillent tous, comme « des expériences dont on peut s’inspirer, des exemples qu’on peut suivre » (p.15), « des révolutions qui régénèrent les pays » (p.13).

Mélenchon a réalisé deux voyages au Venezuela, en 2006 et à l’été 2012, dernier séjour au cours duquel il fut reçu officiellement par Chávez à l’occasion du Forum de São Paulo regroupant des partis de gauches, alors réunis à Caracas. Mélénchon avait créé des liens amicaux avec le jeune chef du bureau diplomatique d’Hugo Chávez, Maximilien Arvelaiz, et pendant la campagne présidentielle vénézuélienne d’octobre 2012 le leader de la France Insoumise avait écrit dans Le Monde avec Ignacio Ramonet une tribune intitulée « Hugo Chávez, un homme diffamé » prenant la défense du leader bolivarien.

Il apparaît en pleurs le jour de la mort d’Hugo Chávez et lui rend hommage : « ce qu’est Chávez ne meurt jamais ! C’est l’idéal inépuisable de l’espérance humaniste, de la révolution ». Au moment de l’élection de Nicolás Maduro, Melenchon avait également tweeté que le « Venezuela bolivarien est une source d’inspiration » et avait salué sa victoire.

Le dirigeant de la France Insoumise partage avec la « révolution bolivarienne » la volonté de redistribuer les richesses sans exproprier les plus riches, de refonder les institutions à travers la mise en place d’une Assemblée constituante et de mécanismes de contrôle des élus tels que le référendum révocatoire. Jean-Luc Mélenchon comme Hugo Chávez utilisent à l’envi leur charisme pour arbitrer les différends politiques et laissent peu de place à la critique.

Face à la crise dramatique que connaît aujourd’hui le Venezuela, la France Insoumise connaît un réel « embarras » comme le souligne Lilian Alemagna dans Libération. La propo- sition n°62 de l’Avenir en Commun, qui prévoit notamment une adhésion à l’Alliance Boliva- rienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), avait handicapé la fin de campagne de Jean-Luc Mélenchon. Depuis le début de la crise au Venezuela, le silence de Jean-Luc Mélen- chon est assourdissant mais les paroles de ses lieutenants se font parfois les complices de la dérive autoritaire de Nicolás Maduro. Ainsi, Adrien Quatennens n’a pas hésité à déclarer le 1er août sur RTL que la crise « ne tient pas à une mauvaise gestion de Nicolás Maduro ».

Le Venezuela devient un talon d’Achille de la France Insoumise. Plantu, fidèle à ses habitudes réactionnaires, publie dans l’Express une caricature dressant un parallèle entre les tête de mort symbolisant les affrontements meurtriers au Venezuela et la France Insoumise. Une députée juppéiste de la République en Marche, Aurore Bergé, n’a pas hésité à interpeller sur Twitter Jean-Luc Mélenchon en reprenant son message saluant la victoire de Nicolás Maduro. Il est évident que ces messages se situent dans le sillage d’une presse qui se situe dans le camp de la droite vénézuélienne anti-chaviste tout en instrumentalisant le cas du Venezuela pour discréditer tout projet alternatif au néolibéralisme.

Il est tout aussi évident que la mise en œuvre du programme de l’Avenir en Commun n’emmènerait pas la France dans une situation similaire à celle du Venezuela.

L’économie d’une des plus grandes puissances de la planète, une puissance impérialiste pillant de nombreux pays, n’a pas grand chose à voir avec l’économie d’un pays rentier dépendant du cours du pétrole. Les errements de la France Insoumise sur le Venezuela doivent néanmoins toutefois être analysées. Le projet de la « Révolution bolivarienne » comme celui de la France Insoumise restent ceux d’une transition graduelle du capitalisme vers une société plus solidaire mais qui reste un projet illusoire.

Il est évident que les élites économiques n’accepteront jamais de renoncer progres- sivement à leurs richesses. La stratégie de conciliation avec le patronat du gouvernement Maduro à travers le Conseil National de l’Économie Productive était vouée à l’échec. Désor- mais pris au piège, l’État vénézuélien réprime aussi bien les opposants bourgeois que les militants syndicaux et indigènes. La France Insoumise préfère se solidariser avec le gouvernement qu’avec les classes populaires.

A l’instar de nos camarades de La Izquierda Diario –Venezuela, nous dénonçons autant la dérive autoritaire de Nicolás Maduro que la droite putschiste vénézuélienne et les menaces d’intervention militaire des Etats-Unis, parce que nous défendons l’intérêt des classes popu- laires face à tous leurs ennemis, dont les éditocrates hexagonaux qui utilisent la souffrance du peuple vénézuélien pour disqualifier tout projet de société qui s’inscrirait en faux par rapport au modèle dominant préconisé par leurs maîtres.

Romain Lamel vendredi 25 août

http://www.revolutionpermanente.fr/

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26 août 2017 ~ 0 Commentaire

plogoff

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24 août 2017 ~ 0 Commentaire

plutonium (jle)

sellafield-plutonium-teeth1

 

Le chantage nucléaire du Brexit

Des armes nucléaires américaines sont stationnées dans plusieurs pays européens. Les négociations diplomatiques ressemblent parfois à des discussions de marchands de tapis. En début de semaine, au démarrage des discussions sur le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne, un diplomate britannique a abattu une carte maîtresse, croyait-il.

Gardes-côtes en alerte

Selon la presse du Royaume, cet éminent fonctionnaire a ni plus ni moins menacé ses confrères de renvoyer en Europe les déchets nucléaires d’origine continentale stockés en Grande-Bretagne. La «menace» a fait sourire à Bruxelles: «Nous tenons nos gardes-côtes en alerte», lui a-t-on répondu. Mais le problème est réel.

Tous à Sellafield

Ces 20 dernières années, les exploitants de centrales nucléaires allemands, suédois, italien, notamment, ont expédié leurs combustibles usés dans l’usine de retraitement de Sellafield, cousine britannique de La Hague. Dans ce gigantesque complexe nucléaire, situé en Cambria, la société BNFL avait pour mission de débarrasser le combustible encore exploitable de ses déchets, avant de les renvoyer à leurs propriétaires. Parmi ces indésirables, l’on trouve du plutonium, matière première — mélangé à de l’uranium— à la fabrication de combustible «mixte», le fameux MOX. C’était la vocation d’une installation, également située à Sellafield.

Combustible au plutonium

Joyau technologique, l’usine de MOX devait produire 120 tonnes de combustible enrichi au plutonium par an. Un minimum pour rentabiliser le 1,4 milliard de livres qu’a nécessité sa construction. Dans ses meilleures années, sa production fut 100 fois inférieure. L’installation est désormais arrêtée. Mais environ 120 tonnes de plutonium « étranger » (le plus grand stock de plutonium civil du monde) sont toujours stockées à Sellafield dans de petits conteneurs en acier.

Pas de stockage

La matière fissile appartient, bien sûr, aux électriciens ayant fait retraiter leurs combustibles usés. Un MOX que les Britanniques n’ont pas réussi à produire. De plus, la plupart des pays d’Europe ne disposent pas d’installations capables de stocker définitivement le plutonium. La situation est donc bloquée.

Retour à Euratom ?

Deux lectures de la «menace» britannique sont possibles. Certains estiment qu’il s’agit d’un moyen de pression pour éviter l’éviction du Royaume (mécaniquement inévitable en cas de divorce avec l’Union européenne) de l’agence nucléaire communautaire, Euratom. Cette éjection compliquerait singulièrement le bon fonctionnement du système nucléaire britannique, dans son ensemble, et la construction de la centrale de Hinkley Point C, en particulier. Autre possibilité, conjugable à la première : inciter le continent à reprendre —volontairement— le plutonium dont Londres n’a que faire et dont la sécurisation du stockage lui coûte environ 80 millions de livres par an.

Valéry Laramée de Tannenberg 21 juil. 2017

http://www.journaldelenvironnement.net/

Commentaire: Sellafield pollue aussi la Mer d’Irlande et les maladies se multiplient en Irlande…

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24 août 2017 ~ 0 Commentaire

edwy plenel à huelgoat

Photo de Ecole des filles.

Voyage en terres d’espoir

L’Été des 13 Dimanches
Rencontre avec Edwy Plenel & Jean-Michel Le Boulanger
« Manifeste pour une France de la diversité »

Face aux chaos du monde, deux solutions se présentent à nous : soit la crispation sécuritaire nourrie par la haine de l’Autre, soit un nouvel humanisme qui assume enfin nos identités plurielles et les ressources de la diversité… Un humanisme de la relation qui accepte l’Autre dans ses différences et qui construit des ponts entre les cultures.

Oui, nous pouvons être Bretons, Corses, Basques, Musulmans, Juifs, de toutes les origines et de toutes les appartenances, sans cesser d’être Français. Assumons les richesses du divers, inventons une République des territoires, une République multiculturelle enfin assumée? Il est grand temps que la France réécrive son roman national en tenant compte de ce multiple, sa vraie richesse.

« De l’air, enfin ! Si longtemps que nous attendions ce Manifeste. Nous ? Toutes celles et tous ceux qui n’en peuvent plus de cette guerre que, d’en haut, l’on invite la France à se faire à elle-même, à son peuple qui est foncièrement pluriel, à son histoire qui est tissée du monde. À l’orée de temps électoraux qui risquent de donner la part trop belle aux semeurs de peurs et aux prêcheurs de haine, Jean­-Michel Le Boulanger fait souffler sur notre politique un vent de Bretagne salvateur. Depuis l’expérience bretonne, il pose la question française. Lisez donc ce Manifeste, offrez-le et partagez-le? » Edwy Plenel

Jean-Michel Le Boulanger est un auteur breton né en 1956. Docteur ès lettres, il est maître de conférences de géographie à l’Université de Bretagne-Sud. Il est également le fondateur du master Métiers du Patrimoine : Politiques patrimoniales et Développement culturel de cette université. Il a participé à de nombreuses publications, ouvrages collectifs, actes de colloques, articles de revue sur l’histoire et la géographie de la Bretagne ou sur les politiques culturelles.

Edwy Plenel est un journaliste politique français, né le 31 août 1952, président et cofondateur de Mediapart. Il fut directeur de la rédaction du quotidien Le Monde de 1996 jusqu’à sa démission en novembre 2004. Edwy Plenel a publié une vingtaine d’ouvrages, présenté dans les médias audiovisuels, délivrait un cours de « Perspectives historiques » ainsi qu’un cours de «Perspectives philosophiques et politiques», puis un cours intitulé «Principes du journalisme» à l’Académie du journalisme et des médias (AJM) de l’Université de Neuchâtel (Suisse).

http://francoiselivinec.com/

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23 août 2017 ~ 0 Commentaire

smic (anti-k)

pasteque

Le « smicard » danois gagne son steak en une heure, l’Indonésien en une journée

Une heure pour gagner son beefsteak à Copenhague, une journée à Jakarta : l’accès à la consommation de viande varie considérablement d’un point à l’autre du globe, comme le souligne une étude effectuée pour le compte de la société Caterwings. Pour établir ce baro- mètre, ABCD agency, l’entreprise de relations publiques qui a réalisé l’étude, s’est basée sur le salaire minimum du pays concerné et une moyenne de prix établie à partir des tarifs d’enseignes de grandes surfaces (jusqu’à trois par pays).

En ce qui concerne le Danemark, il se positionne parmi les pays ayant le salaire minimum le plus élevé, sans pour autant avoir « une viande vraiment plus coûteuse que la moyenne mondiale », selon Caterwings, ce qui explique cet accès facile à la consommation de viande pour les Danois.

Le Danemark est talonné par son voisin suédois, qui doit trimer un peu moins d’une heure et demie pour gagner sa ration de viande rouge. Une heure et demi, c’est exactement le temps qu’il faut au Smicard australien pour obtenir son steak, dans ce pays qui engloutit, selon cette étude inédite, la plus grosse quantité de protéines animales.

A l’inverse, le travailleur indonésien en bas de la grille salariale, doit lui faire face à des inégalités criantes, ce pays étant le 6e plus mal loti en la matière dans le monde. Il doit donc travailler plus de 23 heures et demi pour obtenir son morceau de viande.

En ce qui concerne la France, il faut compter près de deux heures et quart à un récipien- daire du salaire minimum pour remplir son assiette, soit exactement le même laps de temps que chez le voisin allemand. Au pays d’origine du barbecue, le bas salaire américain devra pour sa part travailler un peu plus de deux heures et demi pour saisir sa grillade.

Ce travail de recherche s’est concentré sur les pays qui produisent et consomment le plus de protéines animales, précise Caterwings, une entreprise de restauration qui met en contact grossistes en nourriture et entreprises. Ces données ont été obtenues en analysant les prix de la viande dans les plus grandes villes de chaque pays, représentant à chaque fois au moins 25% de la population du pays concerné.

Boursorama AFP le 22/08/2017

https://www.anti-k.org/

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23 août 2017 ~ 0 Commentaire

réfugiés (ouest france)

refug

Douarnenez. « Et vous, quelle est votre raison d’accueillir un réfugié ? »

Depuis 20 juin, il sillonne la France « pour sensibiliser à l’importance de protéger et d’accueillir les personnes qui fuient la guerre et les persécutions dans leur pays », explique l’organisation humanitaire. Le bus « I Welcom », aux couleurs d’Amnesty International, en faveur de la solidarité et de l’accueil, stationne toute la semaine sur la place de l’Enfer, à Douarnenez. Un bus en faveur de la solidarité et de l’accueil. Aux couleurs d’Amnesty International, le bus « I Welcome » stationne toute la semaine sur la place de l’Enfer, à Douarnenez.

Dans toute la France

Depuis le 20 juin, il sillonne la France « pour sensibiliser à l’importance de protéger et d’accueillir les personnes qui fuient la guerre et les persécutions dans leur pays », explique l’organisation humanitaire. Chaque étape connaît des événements de sensibilisation (rencontres, expositions, concerts, etc.) et des actions de mobilisation, afin d’engager un dialogue entre population, réfugiés et acteurs de l’accueil.

« Il y a des milliers de raisons pour accueillir les réfugiés, quelle est la vôtre ? » interrogent les militants. Cette question invite chacun à une profonde réflexion et lui offre l’opportunité de confier la raison pour laquelle il/elle souhaite que la France s’engage davantage auprès des réfugiés.

Jusqu’au 20 juin 2018

Les milliers de raisons collectées pendant un an, jusqu’au 20 juin 2018, seront ensuite adressées au président de la République, « afin de montrer que la volonté des Français de protéger et d’accueillir les réfugiés est bien réelle ! »

Jusqu’au samedi 26 août, tous les jours de 15 h à 19 h, place de l’Enfer.

22/08/2017

http://www.ouest-france.fr/

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23 août 2017 ~ 0 Commentaire

plogoff (festival dz)

plog

Demain, jeudi 24 août, à 13h30, projection du film « Plogoff, des pierres contre des fusils » dans le cadre du festival de Douarnenez (jusqu’au 26 août).

Mémoire d’une lutte victorieuse des breton-ne-s et des antinucléaires venu-e-s de toute la France (notamment les résistants du Larzac) contre l’installation d’une centrale nucléaire à la pointe de la Bretagne.

« C’était en février 1980. Toute une population refusait l’installation d’une centrale nucléaire à quelques encablures de la Pointe du Raz, face à l’île de Sein, dans cette baie d’Audierne ouverte sur l’Atlantique. Six semaines de luttes quotidiennes menées par les femmes, les enfants, les pêcheurs et les paysans de cette terre finistérienne, désireux de conserver leur âme.

Six semaines de drames et de joies, de violences et de tendresse. L’épopée d’un peuple du Cap Sizun face aux pressions de notre société moderne. Nicole et Félix Le Garrec ont filmé jour après jour ces luttes quotidiennes et ont réalisé en 1981 un documentaire long métrage: « Plogoff, des pierres contre des fusils ».

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21 août 2017 ~ 0 Commentaire

usa (à l’encontre)

L’intervention d’un camarade de l’ISO

L’extrême droite suprémaciste relève la tête. Elle fait preuve de capacités organisationnelles inédites

Quelques 15 000 personnes – dans une chaleur humide étouffante – ont manifesté à Boston, le 19 août 2017, traduisant une forte solidarité avec tous ceux et toutes celles qui ont manifesté et manifesteront contre les initiatives de l’extrême droite.

Le défilé se rendit de Roxbury Crossing où se réunissaient les suprémacistes blancs; quelques douzaines d’entre eux avaient quitté les lieux, sous escorte de la police. Ce qui s’est passé à Charlottesville a convaincu des milliers de personnes de s’exprimer, sous une forme ou une autre, contre le «réveil», «les démonstrations» de l’extrême droite.

Cette manifestation a reçu le soutien de très nombreuses organisations syndicales – comme la Massachusetts Teachers Association, importante en nombre et par son type d’insertion sociale –, d’ONGs, de regroupements progressistes, d’organisations de la gauche. Les membres de Black Lives Matter ont joué un rôle important au plan organisationnel. C’est ce type de mobilisation, de présence publique active, qui doit et peut se répéter dans diverses villes des Etats-Unis, du nord au sud, de l’est à l’ouest.

Une femme rapportait au journaliste du site socialistworker.org: «Je suis ici parce que mes grands-parents japonais-américains ont été envoyés dans un camp d’internement pendant la Seconde Guerre mondiale», elle portait l’insigne Black Lives Matter. «L’autre partie de ma famille est d’origine mexicaine, et la campagne entière de Trump a été construite pour calom- nier les gens que j’adore. J’ai aussi eu l’impression de devoir sortir contre le président – en tant que femme et survivante d’une agression sexuelle. Après Charlottesville, assez c’est assez. Nous devons nous lever, et je veux construire un monde meilleur pour mes enfants.»

Trump a caractérisé les manifestant·e·s de Boston, le 19 août 2017, comme «des agitateurs anti-police»

Khury Petersen-Smith, membre de l’ISO, a enflammé les gens présents, au début de la mani- festation, en déclarant: «Maintenant qu’ils ont des amis à la Maison Blanche… ils sortent, ils sont publics et marchent avec des torches et des sourires sur leurs visages. Et la raison pour laquelle nous sommes ici, c’est que si vous venez à Boston, nous allons marcher jusqu’à Common et effacer ce sourire que vous étalez sur votre visage!» Il faut souligner que dans le cortège, un «tronc» commun important réunissait les membres et sympathisants de l’ISO et de la DSA (The Democratic Socialists of America). (Qui a quitté l’internationale socialiste pour ses politiques libérales Note du Blog)

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Les manifestations de masse prévues les 26 et 27 août à San Francisco et à Berkeley vont certainement s’inspirer de l’exemple de Boston.

Ce qui indique la voie d’une riposte de masse possible face à cette extrême droite et à ses relais dans l’administration Trump. Ce type d’action indique une perspective qui est autre, et plus réaliste, que les «débats» sur les interdictions ou non de manifestation, avec la porte ouverte vers l’opération politico-policière des «responsabilités partagées» dans les actes de violence. Ce qui est reflété dans les articles ci-dessous. (Réd. A l’Encontre)

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http://alencontre.org/

Alencontre 21 août 2017

Commentaire:

L’ISO (International Socialist Organization) dont le journal est « Socialist Worker » est la plus grosse organisation révolutionnaires des USA et participe à la 4è Internationale. Le NPA a aussi des relations avec « Socialist Action » et « Solidarity »

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21 août 2017 ~ 0 Commentaire

la traversée (festival douarnenez)

“La Traversée”, trois extraits commentés par Elisabeth Leuvrey, réalisatrice

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Au cours de “La Traversée”, Elisabeth Leuvrey a rencontré des passagers naviguant entre la France et l’Algérie. La documentariste revient sur trois de ces rencontres entre deux eaux. Sur le ferry qui relie la France à l’Algérie, Elisabeth Leuvrey réalise La Traversée, un très beau documentaire sur l’exil, l’immigration, l’identité, la vie et les émotions de ceux qui flottent entre deux mondes. Elle commente pour nous trois de ces rencontres.
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Le vieux monsieur

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« J’aime beaucoup cette séquence, parce qu’elle réunit trois générations. Mais j’avais surtout envie d’ouvrir le film avec ce vieux monsieur. Comme beaucoup d’hommes de son âge, il fait le voyage pour toucher sa pension. Je crois que la loi à changé, mais jusqu’à récemment, notre pays obligeait les vieux immigrés rentrés en Algérie à revenir régulièrement, sous peine de voir leur retraite radicalement diminuée, même après une vie entière à travailler et cotiser en France. Sur le bateau, j’ai vu beaucoup de ces personnes âgées, qui faisaient le trajet jusqu’au bout de leurs forces, en dormant sur des fauteuils. Le matin, très tôt, ils sont les premiers levés, parce qu’ils dorment mal. C’est très poignant de les voir là, accoudés au bastingage, regarder le soleil se lever.

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Le vieux monsieur de cette scène incarne bien pour moi la figure du “hadj” l’ancêtre honorable, respectable, qui a fait la guerre d’Algérie, et qui a grandi avec une certaine idée de la culture (avec sa citation, qui, en fait, n’est pas du tout de Victor Hugo, mais qu’il livre avec tant de dignité !), une certaine idée de la république. Il représente vraiment ce passé commun, heurté, cette histoire post-coloniale entre la France et l’Algérie. »

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Le quatuor

« Ces quatre jeunes hommes ne se connaissaient pas du tout. Le premier qu’on a interrogé se trouvait sur le bateau parce qu’il venait de se faire expulser du territoire français. Tout au long de l’été, au cours des vingt voyages que nous avons fait entre la France et l’Algérie, il y avait chaque fois des reconduits parmi les passagers. C’est terrible, pour eux. A l’arrivée ils sont privés de leur passeport, et c’est la honte absolue vis-à-vis des leurs, d’un quartier, d’une famille. Le sentiment d’échec, d’humiliation, peut conduire à des actes désespérés. Parfois, les ponts du bateau sont fermés au public, pour éviter les plongeons…

Ce soir là, il était une heure du matin, et ce jeune homme avait un immense besoin de parler.  Les trois autres sont venus se greffer à la conversation. Petit à petit, quand on a senti que ça prenait, que quelque chose était en train de se passer, la caméra s’est un peu retirée. Et tout à coup, celui qui porte le T-shirt “Brazil” se met à évoquer Rousseau, à nous expliquer la Répu- blique. Il maîtrise parfaitement les tenants et les aboutissants, il a tout compris. »

Ben

« Il s’appelle Ben, et sa présence est un cadeau, un miracle. On l’a rencontré lors de notre avant-dernière traversée, la dix-neuvième, dans le sens Marseille-Alger. C’est la première personne au volant de sa voiture, prête à embarquer, qu’on a abordée. Et on a passé toute la traversée avec lui. En tout cas, tous les moments qu’il a bien voulu nous accorder, parce qu’il avait aussi extrêmement besoin de solitude.

Il a accepté de nous parler, à condition de ne pas être mêlé aux autres. Jusqu’alors, on avait plutôt filmé des groupes, cherché à créer des espaces de parole. Mais Ben, c’était un peu particulier. A l’image, il s’adresse à Selma Hellal, avec laquelle j’ai réalisé tous mes entretiens. Elle parle arabe, elle vit à Alger, et c’est comme s’il parlait à une petite sœur qu’il aurait quittée. C’était très beau.

Là, sous-nos yeux, il devenait quasiment porte-parole, il exprimait tout haut le ressenti de beaucoup de gens. Des choses très fortes, sur la mort, les liens, l’identité. Des choses taboues aussi. Quand il parle de l’Algérie, c’est à la fois cruel et terriblement vrai pour qui connaît ce pays, les difficultés, la pesanteur familiale, politique. On est restés en lien, après. Il m’a dit : “Avec ce film, tu m’as offert le plus beau rôle de ma vie, le mien.” »

Cécile Mury 17/04/2013

http://www.telerama.fr/

.Ya Raya (Toi qui t’en vas)

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20 août 2017 ~ 0 Commentaire

sonneurs (fr3)

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