Archive | Altermondialisme

18 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Éditorial(Haaretz)

naqba

Les colons juifs violents d’Israël ne sont ni des marginaux ni une poignée

Ils ne sont en réalité qu’une minorité, quelques dizaines de colons juifs qui détruisent les oliveraies, s’en prennent aux cueilleurs, incendient les maisons, les voitures et les mosquées et chassent les villageois de leurs maisons, mais leur bilan est impressionnant.

Ils commettent en moyenne plus de deux attaques par jour, selon les calculs de l’armée ; plus de huit par jour en octobre ; plus de quatre par jour entre le 4 et le 10 novembre, selon une étude minutieuse du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies, et environ 15 par jour selon les données transmises au Département des négociations de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP)

Contrairement à celle de l’agence des Nations unies, la liste de ce dernier ne comprend pas uniquement les incidents qui ont causé des victimes, le vol d’olives et le sciage de branches. En effet, pour les Palestiniens, même le passage menaçant de quelques Israéliens armés et masqués, avec un troupeau de vaches et un véhicule tout-terrain, vers une source, un bosquet ou un campement de tentes palestiniens, ou aux abords des maisons à la périphérie d’un village, constitue une agression terrorisante.

Le but, comme celui des attaques sanglantes, est de faire fuir les gens de leurs terres pour y installer la prochaine fière colonie juive.

Dire qu’il s’agit là de cas marginaux et exceptionnels est un mensonge flagrant :

une poignée de voyous n’auraient pas pu déplacer près de soixante communautés palestiniennes depuis 2022, selon l’organisation Kerem Navot, dont quarante-quatre depuis octobre 2023, selon B’Tselem. Quelques éléments séditieux n’auraient pas pu prendre le contrôle, à eux seuls, d’environ 200 000 acres de terres en Cisjordanie dès la fin de l’année 2024, selon une étude réalisée par Kerem Navot et Peace Now.

Car enfin, il existe des organisations qui ont acheté des troupeaux de vaches et de moutons et les ont distribués aux jeunes couples qui ont gravi la montagne afin de s’y installer. Certaines institutions assurent les infrastructures et la sécurité. Le gouvernement fournit des quads et des drones, la police échoue régulièrement à localiser les suspects et l’armée arme les habitants des avant-postes et les protège lors de leurs descentes dans les villages avoisinants.

Si l’on parle soudainement de quelques brebis galeuses, c’est parce que certaines chaînes de télévision sont sorties de leur silence et ont diffusé un petit échantillon des vidéos de violences juives qui circulent librement sur les réseaux sociaux. Ce goût passager du sensationnel, c’est donc celui que l’on ressent lorsque l’on veut se duper soi-même.

Il s’agit d’un processus de violence organisée et calculée qui a commencé dans la seconde moitié des années 1990 et s’est intensifié au cours des années 2000. Des avant-postes de colonies ont été fréquemment établis, générant des cycles de violence contre les Palestinien.ne.s. Pour éviter les « frictions », l’armée a empêché et empêche toujours les propriétaires légaux et les cultivateurs de ces terres d’y accéder.

Les avant-postes se sont développés. Certains d’entre eux sont déjà devenus des quartiers de colonies existantes dans lesquels les populations israéliennes sont invitées à acheter des maisons individuelles « de caractère ». Et cela continue sans relâche, suivant une trajectoire ascendante qui a atteint son apogée sous le gouvernement actuel. Cette supposée poignée de personnes réussit parce que sa violence sert les objectifs officiels. Ce n’est que si les citoyen.ne.s israélien.ne.s la désavouent que cette « poignée » d’émeutiers pourra être arrêtée.

Editorial de Haaretz

L’article ci-dessus constitue l’éditorial central du journal Haaretz, tel que publié dans les éditions hébraïque et anglaise du journal en Israël.


• Traduit pour ESSF par Pierre Vandevoorde avec l’aide de Deeplpro

Source – Haaretz, Vendredi 14 novembre 2025

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https://www.haaretz.com/

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18 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Equateur (LM)

mickey choc

L’échec du référendum écorne l’image de président à poigne de Daniel Noboa

Les électeurs équatoriens ont répondu non dimanche aux quatre questions mises aux voix. Ils ont notamment refusé le retour de bases militaires étrangères sur leur sol et la convocation d’une assemblée constituante.

La défaite, sans appel, a créé la surprise.

Dimanche 16 novembre, les Equatoriens ont largement répondu. La gifle est dure pour le jeune et riche chef de l’Etat, qui, après un premier mandat de dix-sept mois, a été réélu haut la main en avril. Les sondages donnaient le oui gagnant.
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Dans un pays confronté à une crise sécuritaire sans précédent, M. Noboa, 37 ans, a opté pour une politique musclée contre les organisations criminelles qui se disputent le contrôle du trafic de cocaïne et d’or. Il voulait une nouvelle Constitution, au motif que celle de 2008 ne donne pas les moyens à l’exécutif de gagner la « guerre interne » contre le terrorisme, ni de répondre aux défis du moment.
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L’article 5 de la Constitution, adoptée sous le mandat du socialiste Rafael Correa, interdit les bases militaires étrangères sur tout le territoire national.
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 Marie Delcas (Bogota, correspondante) le 17 11 2025

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17 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Escalade (Al’E)

 mickey choc

Escalade. Rappel de la longue guerre contre la drogue en Amérique du Sud: de Richard Nixon à Donald Trump

Par Greg Grandin

Aujourd’hui, Donald Trump préside sa propre Murder Incorporated, qui s’apparente davantage à un escadron de la mort qu’à un gouvernement.

Beaucoup ont ignoré sa déclaration au début de son second mandat selon laquelle le golfe du Mexique s’appellerait désormais le Golfe d’Amérique, la considérant comme une démonstration de domination stupide, mais inoffensive. Cependant, il a maintenant provoqué un carnage continu dans l’attenante mer des Caraïbes. Le Pentagone a jusqu’à présent détruit 18 vedettes rapides dans cette région et dans l’océan Pacifique. Aucune preuve n’a été présentée ni aucune accusation portée suggérant que ces navires transportaient de la drogue, comme cela a été affirmé.

La Maison Blanche a simplement continué à diffuser des vidéos de surveillance aériennes (en réalité, des films à sensations) d’un navire ciblé. Puis vient un éclair de lumière et le navire disparaît, tout comme les êtres humains qu’il transportait, qu’il s’agisse de trafiquants de drogue, de pêcheurs ou de migrants. À notre connaissance, au moins 64 personnes ont déjà été tuées lors de telles attaques.

Le taux de mortalité s’accélère. Début septembre, les États-Unis frappaient un bateau tous les huit à dix jours. Début octobre, un tous les deux jours. À partir de la mi-octobre, ce fut tous les jours, avec notamment quatre frappes le 27 octobre seulement. Le sang, semble-t-il, appelle le sang.

Et la zone de tir s’est étendue des eaux caribéennes au large du Venezuela aux côtes colombiennes et péruviennes dans l’océan Pacifique.

De nombreux motifs peuvent expliquer la propension de Trump à tuer. Peut-être apprécie-t-il le frisson et l’ivresse du pouvoir que lui procurent les ordres de mise à mort, ou peut-être (tout comme le secrétaire d’État Marco Rubio) espère-t-il provoquer une guerre avec le Venezuela.

Peut-être considère-t-il ces frappes comme des diversions utiles pour détourner l’attention des crimes et de la corruption qui caractérisent sa présidence. Le meurtre de sang-froid de Latino-Américains est également un sujet brûlant pour les partisans revanchards de Trump, qui ont été incités par des guerriers culturels comme le vice-président JD Vance à attribuer la crise des opioïdes, qui touche de manière disproportionnée la base rurale blanche du Parti républicain, à la «trahison» de l’élite.

Ces meurtres, que Trump présente comme faisant partie d’une guerre plus large contre les cartels de la drogue et les trafiquants, sont horribles.

Ils mettent en évidence la cruauté insensible de JD Vance. Le vice-président a fait des blagues sur le meurtre de pêcheurs et a déclaré qu’il «s’en fichait» si ces meurtres étaient légaux. Quant à Trump, il a écarté la nécessité d’obtenir l’autorisation du Congrès pour détruire des vedettes rapides ou attaquer le Venezuela, déclarant: «Je pense que nous allons simplement tuer des gens. D’accord? Nous allons les tuer. Ils seront, en quelque sorte, morts.»

Mais comme pour tant d’autres choses chez Trump, il est important de se rappeler qu’il ne serait pas en mesure de faire ce qu’il fait sans les politiques et les institutions mises en place par bon nombre de ses prédécesseurs. Ses horreurs ont une longue histoire. En fait, Donald Trump n’intensifie pas tant la guerre contre la drogue qu’il n’intensifie son intensification!

Voici donc un bref historique de la manière dont nous en sommes arrivés à un moment où un président peut ordonner le meurtre en série de civils, partager publiquement des vidéos de ces crimes et constater que la réaction de nombreux journalistes, politiciens (à l’exception de Rand Paul) et avocats se résume à un haussement d’épaules, voire, dans certains cas, à des encouragements.

Une brève histoire de la plus longue guerre

Richard Nixon (1969-1974) a été notre premier président à mener une guerre contre la drogue.

Le 17 juin 1971, alors que la guerre du Vietnam faisait toujours rage, il a annoncé une «nouvelle offensive totale» contre la drogue. Nixon n’a pas utilisé l’expression «guerre contre la drogue». Cependant, en moins de 48 heures, de nombreux journaux à travers le pays l’ont fait, suggérant que les membres du staff de la Maison Blanche avaient fourni cette expression militarisée à leurs journalistes.

Sous couvert de lutte contre la drogue, les forces de sécurité mexicaines, alimentées en renseignements par la DEA et la CIA, ont réprimé avec acharnement les paysans et les étudiants militants. Comme l’a écrit l’historienne Adela Cedillo, plutôt que de limiter la production de drogue, cette campagne a conduit à sa concentration dans quelques organisations paramilitaires structurées hiérarchiquement qui, à la fin des années 1970, ont été baptisées «cartels».

Ainsi, le premier front entièrement militarisé de la guerre contre la drogue a contribué à créer les cartels que la guerre contre la drogue actuelle combat aujourd’hui.

Gerald Ford (1974-1977) a répondu à la pression du Congrès – notamment du député démocrate new-yorkais Charles Rangel – en s’engageant dans une stratégie «axée sur l’offre» consistant à s’attaquer à la production de drogue à la source (plutôt que d’essayer de réduire la demande intérieure).

Jimmy Carter (1977-1981) a soutenu la dépénalisation de la marijuana à usage personnel et, dans ses discours et ses déclarations, a mis l’accent sur le traitement plutôt que sur la punition. À l’étranger, cependant, la DEA a continué à étendre ses opérations. (Elle allait bientôt diriger 25 bureaux dans 16 pays d’Amérique latine et des Caraïbes.)

Ronald Reagan (1981-1989) a régné à une époque où la politique en matière de drogue allait prendre un tournant surréaliste, renforçant les liens entre la politique de droite et les drogues illicites.

George H.W. Bush (1989-1993) a adopté une approche très similaire à celle de Trump en convainquant le public de la nécessité d’intensifier la guerre contre la drogue. Il a envoyé la DEA dans le quartier le plus pauvre de Washington, D.C., pour piéger un petit dealer afro-américain, Keith Jackson, en le payant pour qu’il se rende à la Maison Blanche afin de vendre trois onces de crack à un agent infiltré. Bush a ensuite brandi la drogue à la télévision nationale pour illustrer à quel point il était facile d’acheter des stupéfiants. Jackson, un lycéen de dernière année, a passé huit ans en prison pour que Bush puisse faire son show à la télévision.

Bill Clinton (1993-2001) a intensifié la politique de «tolérance zéro» de son prédécesseur républicain. Il a maintenu les peines minimales obligatoires et augmenté le nombre de personnes purgeant une peine de prison pour des infractions liées à la drogue.

George W. Bush (2001-2009) a de nouveau intensifié la guerre contre la drogue, en augmentant les fonds consacrés à la lutte contre le trafic, tant au niveau national qu’international.

Barack Obama (2009-2017), à l’instar du président Carter, a mis l’accent sur le traitement plutôt que sur l’incarcération. Néanmoins, il n’a pris aucune mesure pour mettre fin à la guerre contre la drogue, continuant à financer le Plan Colombie et à étendre le Plan Mérida, que son prédécesseur avait mis en place pour lutter contre les cartels en Amérique centrale et au Mexique.

Joe Biden (2021-2025) a soutenu le principe de la désescalade et a effectivement réduit le financement de la fumigation aérienne des cultures en Colombie. Il a également accordé une grâce générale à des milliers de personnes condamnées pour des infractions fédérales liées à la marijuana. Néanmoins, comme les présidents avant lui, il a continué à financer la DEA et les opérations militaires en Amérique latine.

Trump insiste sur le fait que la «guerre contre la drogue» n’est pas une métaphore, mais une véritable guerre, et qu’à ce titre, il dispose de pouvoirs extraordinaires en temps de guerre, notamment celui de bombarder le Mexique et d’attaquer le Venezuela.

Compte tenu de cette histoire, qui pourrait le contredire? Ou penser qu’une telle guerre pourrait se terminer autrement que mal, voire se terminer un jour? (Article publié sur le site Tom Dispatch, le 13 novembre 2025; traduction de la rédaction de A l’Encontre)

Greg Grandin est l’auteur de Empire’s Workshop: Latin America, the United States, and the Rise of the New Imperialism (Metropolitan Books). tIl a obtenu le prix Pulitzer pour The End of the Myth: From the Frontier to the Border Wall. Et il vient de publier, en avril 2025, America, América: A New History of the New World (Penguin Books).

Extraits, voire le lien ci-dessous

https://alencontre.org/

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17 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Eric Marchand (France Musique)

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16 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Fournaise (LO)

incendie

Climat : les capitalistes nous poussent dans la fournaise

La 30e conférence de l’ONU sur le climat, la COP30, qui se réunit en ce moment à Belém, au Brésil, en témoigne : la catastrophe climatique se poursuit. Elle se poursuit à bas bruit au milieu des guerres, de la détresse et de la misère croissantes, en France et dans le monde.

De la même façon qu’il ne faut pas compter sur les chefs d’État pour mettre fin aux guerres, à l’exploitation ou à la pauvreté, il serait suicidaire de s’en remettre à eux pour lutter contre le réchauffement climatique.

Suicidaire est le bon mot, car le réchauffement de la planète est, à terme, une question de vie ou de mort pour l’humanité. L’augmentation de la température de la Terre, de ses océans et de son atmosphère peut entraîner des conséquences en chaîne irrémédiables, rendant la planète tout simplement invivable.

Pluies diluviennes, inondations, canicules, feux dévastateurs, sécheresse, maisons fissurées, cultures menacées… nous souffrons déjà de ce réchauffement. C’est pire dans les pays pauvres, où celui-ci est synonyme de famine et de déplacement forcé de millions de femmes et d’hommes.

La lutte contre le réchauffement devrait être une évidence pour tout dirigeant responsable et doté d’un minimum de conscience. Mais les dirigeants de cette société capitaliste ne sont responsables que devant les actionnaires et les plus riches.

Depuis la première COP, trente ans se sont écoulés.

Trente ans que les scientifiques alertent et proposent des solutions techniques contre le réchauffement. Trente ans que les gouvernants prétendent prendre le problème au sérieux. Et trente ans que les émissions de gaz à effet de serre augmentent d’année en année. À tel point que l’on est déjà en passe d’atteindre le 1,5 °C de réchauffement qui était prévu pour… 2100 !

Leur prétendue lutte contre le réchauffement est un échec. Et comment s’en étonner quand ces mêmes dirigeants s’avèrent incapables de résoudre des problèmes aussi élémentaires que l’accès de chaque être humain à l’alimentation, à l’eau potable, au logement ou à l’éducation ?

La raison de cette incapacité est la même : le but de la classe capitaliste n’est pas de répondre aux besoins de la population. Sa priorité est de réaliser des profits en vendant tout et n’importe quoi. Comme l’or- chestre du Titanic qui continuait de jouer pendant le naufrage, la bourgeoisie poursuit ses affaires comme si de rien n’était.

Trump a mené sa campagne avec le slogan « Fore, fore, fore » pour vanter le pétrole américain et veut maintenant creuser les fonds des océans. Musk, qui aurait à lui seul les moyens d’orienter l’économie vers la transition énergétique, s’en moque comme de son premier milliard : il promet de révolutionner le monde en inondant le marché de ses robots humanoïdes. Au moins, ils n’auront pas de problèmes respiratoires !

Les gouvernements cachent leur inaction climatique derrière les progrès dans les énergies renouvelables. À coups de subventions, ils ont, en effet, essayé d’intéresser les capitalistes à l’installation d’éoliennes et de panneaux solaires. Mais l’argent public est limité, et le rythme de ces investissements suit tout juste l’accroissement des besoins énergétiques. Au final, la consommation de pétrole et de gaz augmente. Même en Chine, où les renouvelables ont bondi, la consommation de charbon est toujours plus importante.

Aujourd’hui, la classe capitaliste et ses politiciens ne font même plus semblant de se mobiliser. Aux États-Unis, Trump qualifie le réchauffement de « canular », et les grands trusts n’ont plus à s’embêter avec leur image écologique : du moment qu’ils font de l’argent, ils peuvent polluer et réchauffer la planète ! ArcelorMittal renonce déjà à investir dans l’acier décarboné à Dunkerque en expliquant sans détour que ce n’est pas rentable.

La priorité de tous les gouvernants est la guerre commerciale, la compétitivité et le réarmement. La mode n’est plus aux batteries électriques, mais aux chars, aux missiles et aux drones. Trump a même annoncé sa volonté de relancer les essais de bombes nucléaires, idée reprise par Poutine.

Si les capitalistes et leurs larbins politiques convergent à l’échelle internationale, c’est dans la même fuite en avant où ne comptent que les parts de marché, la course aux matières premières et aux profits, et la capacité militaire de se faire craindre de leurs concurrents.

Tant que l’accumulation privée et la course au profit seront les moteurs de la société, et tant que la concurrence et les frontières régneront en lieu et place d’une solidarité internationale, l’humanité restera prisonnière de l’exploitation, des guerres et de la crise climatique. Pour offrir un avenir à la société, il faut renverser la classe capitaliste et son système complètement fou.

Bulletins d’entreprise du 12 novembre 2025  

https://www.lutte-ouvriere.org/

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15 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Roches blanches (Basta)

feminisme

Douarnenez, un village paisible menacé par les bulldozers

Sur les hauteurs de Douarnenez, dans le Finistère, un ancien village vacances s’est mué en lieu de vie collectif depuis quinze ans. Il est aujourd’hui menacé de destruction par le département. Rencontre avec ses habitants, qui s’organisent pour racheter les lieux.

Sur le site des Roches blanches de Douarnenez (Finistère), il y avait au début du 20e siècle un hôtel. Puis, cinq bâtiments, construits dans les années 1960 par la Caisse d’allocations familiales sur trois hectares, rachetés en 1999 par la Fédération des œuvres complémentaires de l’école publique de l’Yonne. Après la liquidation de cette dernière en 2007, le site est laissé à l’abandon.

Il y a 15 ans commence alors une occupation, dite « sans titre ni droit » des lieux. Les réseaux sont rétablis, des toitures refaites, des chambres aménagées, des ateliers créés. En 2020, une association, Le Sens de la vis, voit le jour : elle permet de récolter des invendus, des dons, et de payer les factures. Les Roches blanches se muent peu à peu en petit village autogéré. Leur projet aujourd’hui : racheter le domaine, créer une association propriétaire parallèle à l’association usagère, pour garantir la pérennité du lieu.

Car en juin 2025, le tribunal judiciaire de Quimper annonce la mise en vente aux enchères du domaine. Les habitants du site s’organisent, lancent une cagnotte. À ce jour, ils ont rassemblé, en tout, 200 000 euros. Le 1er septembre, alors que la vente est programmée deux jours plus tard (avant d’être reportée au 17 décembre), le département, avec Maël de Calan (élu LR) à sa tête, déclare son intention d’acquérir le site et fait voter une enveloppe de 500 000 euros à cet effet.

Au mois d’octobre, le conseil municipal de Douarnenez (à majorité divers droite) valide l’extension du droit de préemption du département sur l’ensemble du site. Celui-ci officialise son intention de récupérer le domaine par un vote en commission, le 3 novembre. La suite du projet n’a pas été budgétée.

 Élina Barbereau, Maylis Rolland

12 novembre 2025 

Pour lire la suite:

https://basta.media/

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15 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Fossiles (OF)

branle

Des ONG dénoncent la présence de nombreux lobbyistes des énergies fossiles à la Cop30

Selon la coalition KBPO (Kick Big Polluters Out) plus de 5 000 lobbyistes des énergies fossiles ont assisté aux quatre précédentes éditions de la Cop. Une présence qui ne serait pas étrangère aux échecs répétés des négociations visant à imposer une sortie progressive des énergies fossiles.

Les négociations climatiques de la Cop30 au Brésil sont fragilisées par la présence en nombre de participants liés, plus ou moins directement, à l’industrie des énergies fossiles, a dénoncé vendredi 14 novembre 2025 une coalition d’ONG qui a tenté de les décompter.

Au total, 1 602 personnes ayant des liens avec les secteurs du pétrole, du gaz et du charbon sont accréditées pour Belem, aux portes de l’Amazonie, soit près d’un participant sur 25, selon la coalition Kick Big Polluters Out (KBPO, littéralement « Virez les gros pollueurs »).

Le décompte de KBPO comprend les représentants des géants de l’énergie ExxonMobil, Chevron, Shell ou TotalEnergies, ainsi que des compagnies pétrolières publiques d’Afrique, du Brésil, de Chine et du Golfe.

Il inclut aussi plusieurs personnes liées à des entreprises telles que le constructeur automobile Volkswagen ou le géant danois du transport maritime Maersk, et des représentants d’associations professionnelles ou d’autres institutions.

Par exemple, la Fondation de Venise pour la durabilité, qui veut faire de la cité lacustre un modèle de développement durable, figure sur la liste car elle compte la compagnie pétrolière italienne Eni parmi ses fondateurs.

KBPO épingle aussi le géant danois des éoliennes Orsted, accusé de vendre du gaz, et le Français EDF, dont l’électricité bas carbone provient en majorité du nucléaire mais dont 5 % de la production mondiale brûlait encore du gaz en 2024

L’« objectif d’influencer »

Certains noms peuvent paraître « surprenants », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) l’un des analystes, Patrick Galey, qui justifie leur présence par des traces d’influences potentielles identifiées lors de recherches en sources ouvertes.

Par exemple, tout acteur des énergies renouvelables qui est une filiale d’une entreprise d’énergies fossiles a été incluse parce qu’elle « obéit au doigt et à l’œil » à sa société mère, a expliqué M. Galey.

KBPO considère comme « lobbyiste des énergies fossiles » tout délégué qui « représente une organisation ou est membre d’une délégation dont on peut raisonnablement supposer qu’elle a pour objectif d’influencer » dans l’intérêt de l’industrie fossile.

KBPO analyse les listes des délégués depuis 2021.

En 2023, la Cop28 de Dubaï, riche en pétrole, a connu un nombre record de participants (plus de 80 000) mais aussi de lobbyistes des énergies fossiles, selon KBPO qui en avait recensé 2 456.

Les comparaisons historiques sont toutefois fragiles car l’ONU a commencé à publier une liste plus détaillée des participants à la COP28.

« On ne peut pas résoudre un problème en donnant le pouvoir à ceux qui l’ont causé, c’est du bon sens », a déclaré Jax Bonbon, autre membre de la coalition.

Les chiffres pourraient toutefois être plus élevés, puisque 54 % des 42 000 personnes accréditées n’ont pas déclaré à l’ONU leur affiliation, selon Transparency International.

https://www.ouest-france.fr/

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15 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Algues vertes

algues

“Toxicités et risques pour la santé” : 2ème volet des 4 “Jeudis des algues vertes”

Après une première conférence (d’une série de quatre prévues à Brest en cette fin d’année 2025), qui a présenté l’historique de ce fléau des marées vertes et mis en exergue l’atteinte spécifique à la rade de Brest, place cette fois au débat sur la toxicité et les risques sanitaires. A nouveau, des intervenants viendront animer cette soirée et répondront aux questions.

http://transitioncitoyennebrest.info/

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14 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Pilier Rouge (Le Tél)

rif

Brest, le cercle Nathalie Lemel propose une conférence sur la grève de 1925 contre la guerre du Rif

Association d’éducation populaire, le cercle Nathalie Lemel annonce sa prochaine conférence-débat, le mercredi 19 novembre 2025, au Patronage laïque (PL) du Pilier Rouge, à Brest. Elle portera sur la grève générale qui s’est déroulée en 1925 contre la guerre coloniale du Rif, au nord du Maroc.

Un conflit qui a marqué « la véritable naissance du mouvement anticolonialiste »

À cette époque, le Rif s’est déclaré république indépendante, au grand dam des colonisateurs français et espagnols. Les organisateurs précisent : « Ce conflit a marqué la première guerre d’indépendance dans l’empire français et la véritable naissance du mouvement anticolonialiste dans l’Hexagone. En effet, le monde ouvrier s’est mobilisé au travers d’une grève générale, le lundi 12 octobre 1925. 900 000 travailleurs se sont mobilisés pour le refus de l’exploitation coloniale ».

Lors de cette conférence, Saïd Bouamama, sociologue, viendra faire le lien entre ce mouvement et ce qui se passe aujourd’hui dans le monde.

Conférence du cercle Nathalie Lemel, le mercredi 19 novembre 2025, à 20 h, au Patronage laïque du Pilier Rouge, 2, rue Fleurus à Brest. Entrée et participation libres. Un temps convivial suivra la conférence.

Contact : courriel, cerclenathalielemel@gmail.com.

 13 novembre 2025

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13 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Blocage (Le Tel, Reporterre)

cereales

Blocage du train de céréales en Centre-Bretagne : douze militants jugés le 15 décembre à Lorient

En mars 2022, un train de céréales livrant l’usine Sanders, à Saint-Gérand (56), était bloqué par des activistes. Douze d’entre eux comparaissent lundi 15 décembre devant le tribunal de Lorient.

Ils attendaient cette date d’audience avec impatience. Le collectif « Bretagne contre les fermes usines », épaulé par d’autres associations environnementales, sera mobilisé ce lundi 15 décembre 2025, à Lorient. Ce jour-là, à 9 h, au tribunal, douze militants seront jugés pour avoir bloqué un train de céréales à Saint-Gérand (56), le 19 mars 2022. Le train contenait du blé à destination de la consommation animale et devait livrer, au Gouessant, l’usine Saint-Jacques Aliment. Un mur de parpaings avait été érigé sur la voie, alors que le train était à l’arrêt, et une partie des céréales avait été déversée sur le sol.

« Désobéissance civile »

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