Archive | Altermondialisme

14 août 2017 ~ 0 Commentaire

roya (nice matin)

roya

Guillaume Meurice, Didier Super et Frédéric Fromet en spectacle chez Cédric Herrou

Le chroniqueur de France Info et les humoristes seront en spectacle le 2 septembre prochain à Breil-sur-Roya.

Guillaume Meurice a annoncé la nouvelle ce mercredi sur sa page Facebook avec un post plein d’humour: « Ne venez surtout pas à ce spectacle d’islamo-bolchéviques qui servira à financer les actions frauduleuses de Cédric Herrou et de ses ami(e)s!! Éric Ciotti akbar!! » Le chroniqueur sera aux côtés de l’humoriste Didier Super et du chansonnier Frédéric Fromet.

10/08/2017

http://www.nicematin.com/

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14 août 2017 ~ 0 Commentaire

eau (jdd)

eau

Nicolas Hulot face au casse-tête du stockage de l’eau

Des dizaines de projets de rétention de l’eau sont au point mort depuis l’affaire Sivens. Le gouvernement promet de les débloquer, mais les difficultés sont de taille pour les ministres Nicolas Hulot (Ecologie) et Stéphane Travert (Agriculture).

Le gouvernement ne pouvait pas partir se mettre au vert quelques jours sans envoyer un signal fort à un pays en alerte sécheresse, frappé par les incendies et les restrictions d’eau.

Pour calmer des esprits qui commençaient à s’échauffer, notamment du côté des agriculteurs, Nicolas Hulot, a été invité mercredi, en conseil des ministres, à rappeler que son plan climat était sur les rails. Il a aussi promis de s’attaquer à un sujet sensible : le stockage de l’eau.

Créer des réserves pour utiliser les précipitations hivernales ou capter l’eau de certains cours ne semble pas sorcier. C’est même la solution la plus rapide et efficace pour gérer la ressource dans certaines zones. Mais l’affaire du barrage de Sivens pèse sur ce dossier. Des dizaines de projets, partout en France, portés par des particuliers, des groupe- ments d’agriculteurs, des collectivités, sont au point mort. « Exactement 87 ont été lancés, précise Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, qui a planché avec son homologue de la Transition écologique et solidaire. Mais 14 seulement ont été réalisés ces dernières années. »

Le financement est devenu problématique

La submersion de 12 hectares pour créer une retenue d’eau sur la commune de Sivens, dans le Tarn, a été définitivement abandonnée en 2015, un an après la mort tragique d’un opposant au projet, Rémi Fraisse. Ce précédent a douché les initiatives, d’autant que leur financement est devenu problématique.

« Les besoins de stockage, estimés à 500 millions de mètres cubes au niveau national, nécessitent 1,5 milliard d’euros d’investissement », a calculé l’organisation Irrigants de France. Où trouver de telles sommes ? Le ministère de la Transition écologique et celui de l’Agriculture étudient toutes les options. Déblocage de fonds européens, enveloppe spécifique dans le plan de 5 milliards attendu pour les filières agricoles à l’issue des États généraux de l’alimentation… Même le grand plan d’investissement de 50 milliards d’euros sur lequel planche l’économiste Jean Pisani-Ferry pourrait être mobilisé. Les collectivités locales devront elles aussi piocher dans leur budget.

Le coût des retenues et bassins à aménager n’est pas le seul problème. La procédure administrative qui accompagne une majorité de dossiers est kafkaïenne. Là encore, le gouver-nement va devoir revoir un dispositif qui ouvre les vannes à des recours sans fin. « Il faut voir comment on peut lever le verrouillage administratif, mettre un peu d’huile dans les rouages », reconnaît Stéphane Travert. Les préfets auront pour consigne d’aider à l’émergence de projets. Enfin, les députés vont aussi être mis à contribution. Les contours du dispositif législatif sont encore flous. Mais des mesures pourraient être intégrées au projet de loi sur la transfor- mation des relations entre l’administration et le public, le nouveau choc de simplification promis par le président Macron. Le texte à venir sur l’autonomie des collectivités pourrait, lui, favoriser le rapprochement entre petits syndicats communaux de gestion de l’eau, afin de mieux gérer les investissements.

13 août 2017

http://www.lejdd.fr/

Commentaire:

L’eau n’appartient pas aux agriculteurs, ils en sont juste les principaux utilisateurs! Où était l’eau? Avant elle était dans les « zones humides » aujourd’hui comblées pour aggrandir les surfaces et dans les nappes phréatiques, qui sont surexploitées. La FNSEA exulte car tout ce blabla c’est pour autoriser la privatisation de l’eau, par les « bassines » propriétés privées ou on pourra stocker de l’eau prises aux rivières et aux nappes pour pouvoir arroser le mais, plante tropicale qui ne pousserait pas sans eau…

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14 août 2017 ~ 0 Commentaire

sable (of + lt)

Extraction de sable. 2 000 personnes lancent un SOS à Trébeurden

Beau temps, belle mer et belle mobilisation sur le port de Trébeurden, ce dimanche matin. 2 000 personnes ont répondu à l’appel des associations et élus engagés dans la lutte contre l’extraction de sable en baie de Lannion. Ensemble, elles ont composé en lettres humaines un SOS, comme Save our Sand. Et ceci, à 15 jours de la rencontre à Bercy d’une délégation trégorroise d’opposants, auprès du cabinet de Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances.

« Prenez ce carton et placez-vous là, indique un placier au public. Quand le drone nous survolera, vous le brandirez. Et à nous tous, et vus de haut, on formera le message SOS, comme Save our Sand » Et il y avait du monde à placer, ce dimanche matin sur le port de Trébeurden qui était le théâtre d’une nouvelle mobilisation des opposants à l’extraction de sable en baie de Lannion.

« Laisser piller nos ressources ? »

Ils ont réussi leur pari en mobilisant 2 000 personnes, parmi lesquelles beaucoup de Trégorrois mais aussi des vacanciers. « Merci d’être si nombreux à venir défendre notre économie et notre environnement, leur a lancé Alain Faivre, le maire de Trébeurden. On ne peut pas laisser piller ainsi nos ressources, si fragiles et si près des côtes. Que laisserons-nous à nos enfants ? Que deviendront nos pêcheurs ? Que deviendrons-nous si nos fonds marins sont ainsi bouleversés ? Alors non, on ne se laissera pas faire. »

« Mobilisés même l’été »

Pour Alain Bidal, à la tête du collectif Peuple des Dunes, c’est un coup de semonce à 15 jours de la rencontre des opposants avec le cabinet du ministre Bruno Le Maire : « Nous faisons la démonstration que l’on reste mobilisé ». Et Philippe Soufflet d’ajouter. « On en attend du concret, de cette réunion, avec la suppression pure et simple de ce décret d’autorisation de l’extraction de sable accordé à la Cie armoricaine de navigation (Can), en 2015 mais suspendu jusqu’au 1er septembre. Si ce n’est pas le cas, on ne sera pas en mesure de maîtriser la colère des gens. Les Bretons sont gentils, mais faut pas pousser. »

13/08/2017

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14 août 2017 ~ 0 Commentaire

tourisme (france info)

« Ce n’est pas de la tourismophobie, c’est de l’anticapitalisme » : en Espagne, des activistes torpillent le tourisme de masse

Roues de vélo crevées, agences de voyage verrouillées, touristes bousculés… Plusieurs groupes anticapitalistes et indépendantistes catalans ou basques mènent des actions coup de poing pour dénoncer les dérives du tourisme.

A quelques pas du célèbre stade du Camp Nou de Barcelone (Espagne), des touristes  profitent de l’architecture de la ville derrière les vitres d’un bus, en cette fin juillet. Au croise- ment d’une rue, trois hommes encagoulés surgissent et bloquent le véhicule. « Nous nous préparions à voir quelqu’un monter avec un couteau ou une arme », raconte l’un des touristes britanniques installés dans le bus. En réalité, des activistes taguent simplement le pare-brise avec ces mots : « Le tourisme tue les quartiers. » La scène, filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, ne dure que quelques secondes, mais son retentissement dépasse vite les frontières espagnoles.

Depuis quelques mois, des actes de vandalisme contre des installations touristiques se multiplient en Espagne. Des pneus de vélos de location sont percés, les grilles d’agen- ces de voyage sont verrouillées avec du silicone… Derrière ces actions coup de poing se cachent des militants d’Arran. Un groupe anticapitaliste et indépendantiste catalan, considéré comme le mouvement de jeunesse de la CUP, un parti qui compte dix députés au Parlement catalan. “Il est clair que le tourisme de masse a provoqué de nombreux problèmes : le manque de logements, la destruction de l’environnement et l’augmentation de la précarité des travail- leurs”, expliquent ses porte-paroles, Palma, Àngels et Pau Oliver. Pour changer ce système, ils ont décidé de passer à la méthode forte.

Des confettis sur les touristes en terrasse 

Une semaine auparavant, à quelques centaines de milles nautiques de Barcelone, d’autre militants d’Arran avaient secoué les professionnels du tourisme. Le 20 juillet, vers 20h30, le soleil inonde les terrasses des restaurants de Palma de Majorque, dans l’archipel des Baléa- res. Les touristes sont nombreux, attablés autour de paellas et de fruits de mer, quand une vingtaine de jeunes activistes débarquent sur les planches du restaurant Mar de Nudos. Fumi- gènes dans une main, confettis dans l’autre, ils sèment rapidement la panique, entourés par des serveurs en chemise blanche et cravate noire qui tentent de les contenir. Sur leur pancarte, le message est toujours le même : « Le tourisme tue Majorque ». L’action est filmée et ensuite diffusée avec un montage soigné, façon clip musical.

Là encore, les militants justifient leur méthode brutale. « La violence, elle provient des politiques néolibérales qui nous expulsent et nous précarisent, explique Maria Rovira à France- info. Nos actions, c’est de l’autodéfense. » En pleine saison touristique, les militants ont bien compris que leurs happenings trouvaient une caisse de résonance inédite. « D’autres actions sont en préparation », lâchent les porte-paroles d’Arran, sans donner d’autre précision.

« Le problème, ce n’est pas le tourisme, mais le modèle touristique actuel »

Les militants d’Arran ne sont plus les seuls à mener de telles actions pour dénoncer « l’inva- sion » des touristes. Le mouvement s’est peu à peu étendu en Espagne. Dans l’ouest du pays, dans la ville de Saint-Sébastien, les activistes de gauche d’Ernai, liés cette fois au mouvement indépendantiste basque, ont tagué les murs des rues du centre-ville avec le mot d’ordre :  «Turistas go home» (en français, « Touristes, rentrez chez vous »). Le 17 août, ils appellent aussi à une manifestation dans cette ville de 180 000 habitants qui a accueilli 2 millions de touristes en 2016. Leur slogan : « Votre tourisme, la misère des jeunes. » Toujours le tourisme en ligne de mire. Pourquoi ? Parce que « la question touristique représente le problème libéral avec une grande clarté », expliquent les militants d’Ernai.

Face à ces actions, les politiques ont commencé à monter au créneau. « L’Espagne ne peut pas recevoir le touriste à coups de pied », s’est emporté le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, lundi 7 août. Un mot s’est même imposé dans le débat public : « Turismofobia », la « tourismophobie ». Mais le terme ne plaît pas du tout aux activistes. « Ce n’est pas de la tourismophobie, c’est de l’anticapitalisme », plaident les militants d’Ernai. « C’est un concept inventé qui tente de dénaturer une lutte complètement légitime », abondent les militants d’Arran. Nous savons que voyager est une activité humaine qui peut être très enrichissante. Le problème, ce n’est pas le tourisme, mais le modèle touristique actuel. Les militants d’Arran

« Il faut faire très attention avec la poule aux œufs d’or »

Après de nombreuses condamnations de leurs actions, ces militants tentent de redorer leur blason. « Ces actions de protestation sont légitimes pour créer un débat public, explique Maria Rovira, une militante d’Arran, à Franceinfo. De cette manière, nous avons placé ce débat indispensable sur la table. » Et pour montrer leur implication, ces activistes font d’ailleurs des propositions précises pour mettre fin aux dérives du tourisme de masse : stopper l’attribu- tion de licences aux hôtels et activités touristiques, augmenter les impôts sur les entreprises touristiques et interdire les sociétés de location d’appartements entre particuliers, notamment Airbnb. Un programme validé par la CUP. Début août, le parti a répété que les actions d’Arran étaient « légitimes » et qu’elle lui « renouvelait » son soutien.

Nous demandons concrètement que l’industrie touristique arrête d’exploiter le territoire à coût zéro, précarisant les travailleurs et expulsant les habitants. Maria Rovira, militante à Franceinfo

Cette stratégie sera-t-elle payante ? « Ils font une grave erreur », analyse dans le Guardian Santi Vila, conseiller au gouvernement de Catalogne. Selon lui, les actions d’Arran nuisent à l’image de Barcelone et de la Catalogne et « ne vont pas aider la cause de l’indépendance ». La droite espagnole a d’ailleurs commencé à utiliser ces actions pour dénoncer, plus largement, les positions politiques de la gauche et des indépendantistes.

Dans un pays qui accueille 75 millions de touristes chaque année, ce qui génère 11% de son PIB, le sujet est plus que sensible. « Il faut faire très attention avec la poule aux œufs d’or », a prévenu sur RTVE  un député basque, inquiet de voir diminuer cette manne économique. La réponse des militants est déjà toute trouvée : « A ceux qui disent que le tourisme est la principale activité économique du pays, nous leur répondons que c’est précisé- ment le problème, explique Maria Rovira. Nous devons diversifier l’économie et remettre les personnes au centre de nos préoccupations. »  Quitte à se mettre à dos une bonne partie de la population, pourtant favorable à une modération touristique.

Robin Prudent  13/08/2017

http://www.anti-k.org/

Commentaire: Rien de bon à attendre « d’anticapitalistes » pas vrai? En attendant tous ceux/celles qui on visité l’Espagne ont pu observer combien ce pays est saccagé par le tourisme…

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14 août 2017 ~ 0 Commentaire

heather (esquerda + npa)

heather

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Heather Heyer we love you!
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#Heatherheyer a été assassinée hier (12) à Charlottesville, en Virginie / États-Unis par une attaque terroriste.
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Heather travaillait dans un cabinet d’avocats, elle avait 32 ans, et c’était une fan de Bernie Sanders. Un jour avant la manifestation elle a affiché sur son profil sur facebook « Si vous n’ êtes pas indigné, vous ne faites pas attention », un slogan qui est devenu très populaire après que Trump a pris la présidence. Au moment où elle a été assassinée, elle chantait aux manifestants « Black lives matter ».
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Vendredi dernier, des centaines de nazis ont participé à une manifestation pour empêcher le retrait d’une statue du général Robert Lee, qui a dirigé les états confédérés contre le nord abolitionniste dans la guerre civile (1861-65) Nord-Américaine. Les mouvements sociaux ont réagi en convoquant une manifestation le lendemain qui a été attaquée par l’extrême droite des États-Unis et une voiture a renversé environ 20 personnes, tuant Heather et en laissant plusieurs autres blessés.
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Notre solidarité avec les amis, la famille et les camarades de Heather. Elle ne sera pas oubliée. Elle a donné sa vie pour la cause de l’égalitarisme et de la lutte contre le racisme. La meilleure façon de l’honorer est de maintenir ce combat et d’intensifier la bataille pour un monde libre du racisme, de la xénophobie, du machisme, de la lgbt-phobie, de l’oppression et de l’exploitation. C’est de se battre pour un monde communiste.
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antiff 35

 

Aux États-Unis comme en Europe, l’extrême droite tue. Construisons un large front antifasciste et antiraciste !

Dans la nuit de samedi à dimanche, à Charlottesville dans l’État de Virginie, un militant d’extrê- me droite, James Alex Fields Jr., a foncé avec sa voiture sur une contre-manifestation antifasciste, tuant Heather Heyer et blessant des dizaines de personnes

Nos premières pensées et notre solidarité vont évidemment à la famille, aux ami·e·s et aux camarades de Heather. Sa mort, et les conditions dans lesquelles elle est survenue, viennent rappeler que la terreur est inscrite dans l’ADN politique de l’extrême droite, et que la crise sans fin du capitalisme, en suscitant une guerre de chacun contre tous et en exacerbant les nationalismes et le racisme, crée le risque d’une radicalisation fasciste.

Syndicaliste membre des IWW (Industrial Workers of the World), Heather Heyer avait 32 ans. Elle était venue manifester contre la présence à Charlottesville de milliers de militants de divers groupuscules appartenant à toutes les franges de la droite et de l’extrême droite nationaliste états-unienne (Ku Klux Klan, néo-nazis, etc.).

Armés, brandissant des torches et vociférant « You will not replace us » (« Vous ne nous remplacerez pas »), ces derniers s’opposaient au retrait d’une statue du général Lee, chef des armées sudistes durant la guerre de Sécession. Mais cette manifestation intitulée « Unite the right » (« Unissons la droite ») avait aussi un but très actuel : pousser Trump, dont l’élection avait ravi toute l’extrême droite états-unienne, à intensifier sa politique contre les minorités, la gauche et le mouvement syndical.

Nous n’oublions pas et nous ne pardonnons pas ceux qui ont armé le bras de James Alex Fields Jr. et de tous les terroristes d’extrême droite.

Trump est le principal complice dans cette affaire, ayant passé sa campagne à promettre la restauration de l’Amérique d’autrefois en stigmatisant les musulman·e·s, les immigré·e·s et l’ensemble des minorités. Mais il y en a bien d’autres, notamment parmi les éditorialistes, « intellectuels » et hommes politiques, qui ont contribué, aux États-Unis comme en France, à alimenter la haine raciste.

Nous n’oublions pas et nous ne pardonnons pas non plus, ici en France, ceux qui prétendent que le FN aurait changé ou qui affirment que ce parti d’extrême droite ne serait pas menaçant, alors même que Le Pen vient d’obtenir plus de 10 millions de voix. Nous n’oublions pas et nous ne pardonnons pas ceux qui, de Valls à Sarkozy, ont emprunté leur rhétorique et leurs politi- ques au FN. Nous n’oublions pas et nous ne pardonnons pas, enfin, les morts de Brahim Bouarram, Ibrahim Ali et Clément Méric, sous les coups de militants de l’extrême droite française.

Le néolibéralisme autoritaire de Macron ne peut que renforcer le nationalisme et le racisme en suscitant encore plus de misère, d’inégalités et de désespérance sociale.

Le NPA appelle donc tous ceux et toutes celles qui veulent combattre activement l’extrême droite et le racisme, toutes les organisations qui n’ont pas renoncé aux valeurs d’égalité et de justice sociale, à construire un large front antifasciste et antiraciste pour s’opposer non seulement au FN mais à toutes les politiques et tous les gouvernements qui nourrissent l’extrême droite.

Communiqué du NPA. Montreuil 13 août 2017

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13 août 2017 ~ 0 Commentaire

trump (jdd)

president evils

Comment Donald Trump « travaille pour nuire à l’environnement »

Depuis des semaines, l’administration de Donald Trump cherche à suspendre des dizaines de régulations concernant la protection de l’environnement. Une attitude qui alarme profondément la communauté scientifique américaine.

Les conclusions d’un rapport gouvernemental américain sur le climat, dévoilé mardi par le New York Times, annonçait que les Etats-Unis ressentiraient déjà les conséquences du réchauffe- ment climatique, s’inquiétant de la hausse des températures.

Cet embarrassant rapport a encore davantage mis en lumière l’opposition entre l’administration et la communauté scientifique américaine. Scott Pruitt, climato-sceptique reconnu, à la tête de l’Agence gouvernementale de protection de l’environnement (EPA), a déjà déclaré qu’il y avait un « énorme désaccord » concernant l’impact des hommes sur le réchauffement climatique.

Pendant sa campagne, Donald Trump avait promis de supprimer l’EPA et de sortir de l’accord de Paris. Six mois après son arrivée à la la Maison-Blanche, s’il n’a pas encore supprimé la première, il s’est déjà désengagé du second : « Nous avons travaillé extrêmement dur pour parvenir à faire entrer les Etats-Unis dans cet accord », raconte au JDD Thomas Burke. Aujourd’hui professeur à la John Hopkins University, dans le Maryland, il était conseiller scientifique puis de l’EPA et administrateur adjoint pour la recherche et le développement de 2015 à 2017. « C’est désastreux de réaliser l’impact que ces décisions vont avoir. »

Le public américain aurait dû découvrir ce rapport bien plus tôt. Bien que disponible depuis janvier sur le site Internet Archive, il a fallu que le New York Times le publie pour qu’il soit médiatisé. Car depuis janvier, il attend l’accord officiel de l’administration. Problème : pour que cette dernière puisse l’approuver, plusieurs personnes manquent à l’appel. En six mois d’exercice, des postes scientifiques-clé, comme celui du conseiller scientifique présidentiel, n’ont pas encore été pourvues.

Un vide scientifique à la Maison Blanche qui se fait l’écho de l’absence de politique écologique de Donald Trump. « L’une des décisions qui aura le plus de conséquences est la totale ignorance de la communauté scientifique lors des prises de décision de cette adminis- tration, déplore Thomas Burke. Et la plus horrible des insultes envers quelqu’un, c’est de l’ignorer. »

La suppression de régulations de santé publique

En six mois de présidence, cette dernière a indigné la communauté scientifique en tentant de supprimer 47 régulations, souvent passées sous Obama. Une suppression de mesures que Donald Trump considère comme le “plus grand accomplissement” de ses 100 jours à la Maison-Blanche, juste après la confirmation du juge Neil Gorsuch à la Cour Suprême.

« L’administration est en train de renvoyer les Etats-Unis des dizaines d’années en arrière, raconte au JDD Emily Hammond, professeure de droit à la Georgetown University et spécialiste des questions environnementales. Non seulement en matière de changement climatique, mais aussi pour la préservation de l’eau potable, de l’air, des animaux et même de nos terres. Dans chaque partie de la loi environnementale, l’administration Trump travaille pour nuire à l’environnement. »

Trump a ainsi tenté de supprimer, par décret, l’une des principales réformes du mandat Obama en matière d’environnement, appelé le Clean Power Plan. Cette plate- forme, avait pour but de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’industrie des énergies fossiles. Une initiative vivement critiquée par Scott Pruitt et qui, sur signature du président américain, a été remplacée par « le décret d’indépendance énergétique ». Ce dernier valorise les industries du pétrole, du gaz et du charbon au détriment des énergies renouve- lables. « C’est un vrai retour en arrière, poursuit Thomas Burke. Un changement contre la santé publique, si dramatique qu’il nous est désormais impossible de prétendre être leaders en matière scientifique. »

Cette semaine encore, l’EPA a modifié par une nouvelle régulation une loi passé au Congrès l’année dernière, concernant la limitation des produits chimiques. Grande victoire pour l’industrie chimique, elle permettra aux entreprises d’utiliser 600 nouveaux produits dont la dangerosité n’a pas encore été testée par l’agence gouvernementale. « Je suis très préoccupé par le changement d’attitude concernant les prises de décisions scientifiques, raconte Thomas Burke. Les décisions de l’EPA s’orientent vers la dominance énergétique et la suppression des régulations. C’est contraire à sa mission fondamentale, qui est celle d’être au service de la santé publique. »

Un président de l’EPA climato-sceptique

Comment expliquer que l’EPA se voit autant détournée de sa mission ? La faute sans doute à Scott Pruitt lui-même. Quand il était encore procureur général de l’Oklahoma, Scott Pruitt avait l’habitude d’attaquer en justice les régulations fédérales de l’agence. La majorité de ces procès ont été intentés pour favoriser des entreprises d’énergie fossile, avec laquelle il était très régulièrement en contact. Nommé par Donald Trump à la tête de l’EPA, Pruitt semble aujour- d’hui toujours aussi déterminé à libérer l’industrie des régulations.

Il a suggéré devant le Congrès, de débattre sur, selon ses mots « cette pseudo-science » qu’est le changement climatique. Car selon lui, le changement climatique n’est pas un fait scientifique avéré, mais un problème partisan. Les scientifiques qui confirment son existence sont donc forcément militants, probablement démocrates. « Cette politisation du discours scientifique est extrêmement préoccupante, reconnaît Thomas Burke. Mais au-delà de l’administration Trump, la racine de nos problèmes est bien plus ancienne. Rien de ce genre n’arrive aussi facilement en six mois. Depuis qu’Al Gore, vice-président sous Bill Clinton (de 1993 à 2001, NDLR) s’est emparé de la cause du changement climatique, il lui a offert une exposition sans précédent. Mais il en a aussi fait un problème partisan, et l’administration Trump amène désormais cette logique à son extrême. »

A l’heure actuelle, Pruitt a essayé de suspendre 14 régulations dans différents champs d’action. « Supprimer des régulations des présidents précédents est commun lors de l’arrivée d’un nouveau venu dans le bureau ovale, explique au JDD Stuart Shapiro, analyste à la Maison-Blanche pendant les mandats de George Bush et Bill Clinton. Trump fait face aux mêmes obstacles que l’administration Bush et Reagan en leur temps, ça ne sera pas chose facile pour lui. Mais je pense que son but est de parvenir à supprimer le plus de régulations possibles, beaucoup plus que ses prédécesseurs. »

Supprimer une régulation est certes un procédé lent et complexe, mais pour cer- taines, Donald Trump a décidé de le contourner. Pour ce faire, il utilise un procédé légis- latif exceptionnel. Grâce à l’Acte de Révision du Congrès, le parti républicain a par exemple pu neutraliser une régulation qui limitait le rejet de déchets des usines de charbons dans les cours d’eau.

L’administration Trump a aussi voulu réduire le budget de la recherche. En mars, Mick Mulvaney, à la tête du bureau du Management et du Budget, avait été très clair à propos de l’attitude de l’administration concernant l’environnement : « Nous ne dépensons plus pour ça. Nous considérons que c’est une perte d’argent. » Au total, les coupes proposées réduisait de 5,6 milliards le financement de l’EPA, soit son budget le plus faible depuis 40 ans. Une propo- sition tellement drastique que même le Congrès, pourtant à majorité républicaine, a refusé de le signer.

Plus de 3 200 postes au sein de l’agence gouvernementale devaient à l’origine être supprimés. Si le vote du Congrès a amoindri ce chiffre, l’EPA a tout de même perdu du personnel depuis le début du mandat Trump : l’une des premières décisions présidentielles a été un décret gelant les embauches dans les différentes agences gouvernementales. 350 postes sont toujours vacants à l’EPA, dont plus de 100 postes scientifiques.

Alexandra Saviana   12 août 2017

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13 août 2017 ~ 0 Commentaire

climat (jdd)

raptor

Ce que sera la France en 2050

Sécheresse, incendies, canicule, événements météorologiques extrêmes : ce que nous vivons cet été sera décuplé dans les prochaines décennies. Voici ce qui nous attend. Dans les prochaines années, la sécheresse, la canicule et les événements météorologiques extrêmes pourraient se multiplier.

Des paysages dévastés, d’immenses étendues de forêt et de maquis calcinées.

Après le Var, le Vaucluse, les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône il y a trois semaines, la Haute-Corse se débattait à son tour ce week-end avec de violents incendies, et de douloureu- ses séquelles en perspective. Si le nord de l’Hexagone ne brûle pas, il s’enrhume depuis un mois, avec une France coupée en deux et quelque peu déboussolée. Quoi qu’on ressente ces derniers jours de Rennes à Sisco, et qu’on puisse l’imputer ou non au dérèglement climatique, tous les Français seront logés à la même enseigne en 2050 : des températures cuisantes, avec des records entre 48 °C au nord-ouest et 55 °C au nord-est, et une pénurie qui sévira encore bien plus qu’elle ne frappe déjà aujourd’hui : celle de l’eau.

Les arrêtés préfectoraux pris ces dernières semaines dans 82 départements pour restreindre son usage montrent que la cote d’alerte est toute proche. Une « situation excep-tionnelle » qui pourrait devenir « commune à partir de 2050″, ont prévenu cette semaine Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture, et Nicolas Hulot, ministre de la Transition écolo- gique et solidaire. « Face au changement climatique qui provoque sécheresses et incendies, il nous faut anticiper, mieux gérer l’eau, ce bien commun de l’humanité, appuie ce dernier au JDD. Tout le monde peut agir, les citoyens, les élus, les industriels et les agriculteurs, pour économiser la ressource. »

Trois études alarmantes publiées cette semaine 

Signe que le temps nous est compté avant de plonger irrémédiablement dans la fournaise, trois nouvelles études alarmantes ont été publiées cette semaine. La première, révélée par le New York Times et coécrite par des scientifiques de treize agences fédérales américaines, confirme que ces dernières décennies ont été les plus chaudes depuis mille cinq cents ans.

Alaska, Bouches-du-Rhône, même combat.

« Les projections actuelles montrent que les hausses de températures seront bien supérieures à +2 °C », préviennent les scientifiques, le seuil fixé par l’accord de Paris sur le climat fin 2015 étant de +1,5 °C, « si possible ». « De nombreuses preuves démontrent que les activités humai- nes, spécialement les émissions de gaz à effet de serre, sont principalement responsables du changement climatique observé récemment », écrivent-ils, contredisant les déclarations sur ce sujet du président américain Donald Trump, dont l’administration n’a, sans surprise, pas encore approuvé ce rapport. Même en arrêtant toutes les émissions de gaz à effet de serre, concluent les chercheurs, la température globale augmenterait tout de même de 0,3°C d’ici à la fin du XXIe siècle.

Inondations, sécheresse, recul record des glaces polaires : le dernier rapport annuel sur « l’état du climat », auquel ont contribué 500 scientifiques de plus de 60 pays, dresse un constat identique : le premier semestre 2017 est parmi les plus chauds enregistrés depuis 1880. Pis, les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) sur la Terre ont atteint, l’année dernière, le plus haut niveau en huit cent mille ans…

La troisième étude, parue jeudi dans la revue américaine Science, démontre que le réchauffement climatique aggrave les crues des fleuves et des rivières à travers l’Europe, menace les activités agricoles et de nombreuses infrastructures sur l’ensemble du continent. « Notre planète est mise à rude épreuve, mais malgré le retrait des États-Unis de l’accord de Paris, la volonté de le mettre en œuvre est réelle de la part de nos partenaires allemands, chinois, indiens et européens, veut croire Nicolas Hulot.

Nous rassemblerons à Paris le 12 décembre la grande famille de ceux qui agissent, les villes, les États, les entreprises, pour marquer notre détermination et accélérer la lutte contre le dérèglement climatique à l’occasion des deux ans de la COP21. » Le ministre définira également à l’automne les contours d’un plan national sur le climat, dont cet été rappelle cruellement l’urgence.

Sylvie Andreau et Camille Neveux 13 août 2017

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Commentaire: Aveu d’impuissance face aux lobbies extractivistes

climate

Réchauffement climatique. Jean Jouzel, climatologue : « Nous n’avons que trois ans pour agir »

Le climatologue Jean Jouzel tire la sonnette d’alarme au JDD sur les risques du réchauffement climatique. Selon lui, la planète subira des conséquences dramatiques si les émissions de gaz ne sont pas stabilisées d’ici à 2020.

« Pas besoin de faire de catastrophisme : la situation est catastrophique. »

L’avertissement fait froid dans le dos. Le climatologue et ancien vice-président du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) Jean Jouzel, dresse un bilan bien sombre sur l’évolution du réchauffement climatique. « Pour espérer rester en deçà de 2°C de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle, il faudrait que le pic d’émissions de gaz à effet de serre survienne au plus tard en 2020″, souligne le climatologue.

Nous n’avons que trois ans devant nous. » Face au réchauffement climatique, il prévoit notamment des étés de plus en plus chauds, jusqu’à 6 à 8°C de plus dans les années à venir. « On n’est plus dans le futur : ce sont les enfants d’aujourd’hui, ceux des cours d’école, qui pourraient subir ces étés à 50°C », s’inquiète Jean Jouzel.

Une menace planétaire

L’ancien vice-président du Giec précise également que le réchauffement climatique pourrait avoir des conséquences dramatiques sur l’ensemble de la planète. « Au Moyen-Orient et de la Corne de l’Afrique jusqu’à la Libye, le mercure va grimper de 5 à 6°C… À ces températures, il n’y a plus d’activité extérieure possible. On compte déjà 65 millions de déplacés sur la planète. Si le Sahel et la Corne de l’Afrique deviennent plus secs, les réfugiés seront encore plus nombreux », remarque notamment Jean Jouzel. Le climatologue refuse pour autant d’être défaitiste. « J’ai beaucoup d’espoir en voyant mes sept petits-enfants. Récemment, j’ai entendu deux de mes ­petites-filles de 9 et 10 ans parler trente minutes d’éoliennes et d’énergies renouvelables… »

12 août 2017

http://www.lejdd.fr/

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13 août 2017 ~ 0 Commentaire

deliveroo (sud)

tere

LA GREVE DES DELIVEROO : UN MIRACLE SOCIAL
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Le 11 août dernier était organisée la première grève d’ampleur chez Deliveroo. Parti de Bordeaux fin juillet, le mouvement de contestation s’est rapidement étendu à Lyon puis à Paris et suscite un large intérêt médiatique.
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La société Deliveroo, créée en Angleterre en 2013, est devenu le leader de la FoodTech, sa valorisation dépasse désormais le milliard de dollars et compte désormais 7.500 livreurs dans vingt villes françaises. La réussite de ces plate-formes, dont le développement nécessite des levées de fond importantes, est avant tout liée au fait que ces livreurs sont systématiquement embauchés sous le statut d’auto-entrepreneur. Cela leur permet en particulier de s’affranchir du versement des cotisations patronales, alors que cette activité constitue, pour un nombre croissant de ces livreurs, un travail à part entière pour peu de ne pas compter ses heures de travail.

Une prise de conscience qui vient de loin

La faillite de la plate-forme belge Take Eat Easy en juillet 2016, qui aura laissé sur le carreau des milliers de coursiers français là où, en tant que salariés, ils auraient eu droit à la prise en charge de l’AGS, a constitué un déclic pour les travailleurs de ce secteur. Aussi, après quel- ques grèves sporadiques à Marseille et à Nice en début d’année, ils commencent à s’auto-organiser avec la création d’associations ou de collectifs comme Les Flèches Vertes à Lyon ou le CLAP à Paris mais également à se syndiquer : outre la création en mars 2017 d’un syndicat CGT des coursiers à vélo de la Gironde, quelques bikers parisiens ont commencé à rejoindre la CGT et SUD Commerce.

La France rattrape également son retard social alors que l’ébullition est de mise depuis 2016 au niveau européen où les bikers de plusieurs pays, le plus souvent épaulés par des syndicats alternatifs, ont déjà fait l’expérience de la mobilisation. Ainsi, la justice anglaise est saisie d’une affaire de requalification du contrat d’un livreur indépendant en travail salarié et les livreurs espagnols étaient eux aussi en grève pas plus tard que le mois dernier.

Les raisons de la colère

On ne sera donc pas surpris que l’annonce, en plein été, de la modification unilatérale des contrats des livreurs embauchés avant septembre 2016 a été la goutte d’eau qui fait déborder le vase : concrètement, le millier de livreurs, actuellement payés 7 euros de l’heure auquel vient s’ajouter une prime à chaque course comprise en deux et quatre euros, sont sommés, sous peine de déréférencement, de passer le mois prochain au paiement à la course à 5 euros (5,75 euros sur Paris) ce qui va occasionner pour eux une perte de revenu de 8 à 33 % en fonction de leur temps de travail.

En réponse, ils défendent la revendication unifiante de 7,50 euros par course avec un minimum garanti de deux courses par heure ce que Deliveroo, à ce jour, se refuse à négocier bien que la pression médiatique l’ait obligé à leur répondre officiellement.

Plus rien ne sera comme avant

A République, c’est près d’une centaine de livreurs parisiens, anciens comme nouveaux contrats, qui se sont rassemblés vendredi soir, rejoints par certains d’autres plate-formes (Foodora, Stuart et UberEATS). Ce nombre peut paraître dérisoire mais en plein mois d’août et pour une initiative montée en quelques jours, ses organisateurs parlent d’une réussite.

Des dizaines de militants CGT, CNT, Solidaires et du Front social étaient aussi venus les soutenir ainsi que de rares politiques ( le socialiste Gérard Filoche et Julien Bayou d’EELV). Outre des prises de parole de Jérôme Pimot, ancien coursier, et d’autres membres du CLAP, une représentante des grévistes de Bordeaux ainsi que le secrétaire général de l’union départementale CGT de Paris et un responsable de SUD Commerce se sont aussi exprimés.

Une manifestation sauvage s’est ensuite ébranlée aux cris de « au trou le kangourou (l’emblème de la compagnie) » ou « Deliveroo, t’es foutu, les bikers sont dans la rue », en direction de plusieurs restaurants dont certains ont accepté de bloquer leurs commandes en signe de solidarité (à Lyon, une quarantaine de livreurs ont fait de même). La prochaine date de mobilisation a été fixée au 28 août, date d’entrée en application des nouveaux contrats. D’ici là, les livreurs compte bien élargir, avec l’aide de leurs soutiens, la participation à la mobilisa- tion à davantage de collègues et de villes ainsi qu’internationaliser leur lutte en faisant de cette date une journée internationale de grève contre Deliveroo.

Quelle que soit l’issue de leur combat, le courage des livreurs, qui peuvent être remerciés simplement en appuyant sur un bouton, a déjà changé beaucoup de chose : outre le regard porté sur eux, ils ont tordu le cou à la fatalité qui voudrait que des travailleurs « indépendants » soient incapables d’actions collectives. Le mythe de l’ubérisation heureuse, vendu entre autre par Macron, est aussi mis en mal.

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Plus encore, alors que ce dernier, à travers sa loi Travail XXL, veut généraliser à l’ensemble du monde du travail ce modèle « social », où la loi cède le pas au contrat, leur détermination est un formidable encouragement à lutter le 12 septembre et après.
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Déclaration de Laurent Dégousée (SUD Commerce) à propos de la lutte des livreurs de Deliveroo
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13 août 2017 ~ 0 Commentaire

fukushima (ouest france)

fuk

Bon, çà va piquer peut-être un peu au début et puis on s’habituera

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11 août 2017 ~ 0 Commentaire

sécheresse (franceinfo + figaro)

bassines

Sécheresse et stockage d’eau : « Si on ne détermine pas ce qui peut être pré- levé, on va aboutir à des niveaux d’eau plus bas » Jean-Claude Bévillard, administrateur de France Nature Environnement, a émis des réserves, mercredi sur franceinfo, quant aux actions annoncées par le gouvernement pour lutter contre la sécheresse en France.

Cet été, 80 départements français ont pris des arrêtés de restrictions d’eau. Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, et le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travers, ont annoncé mercredi 9 août des actions pour lutter contre cette sécheresse. Parmi les mesures envisagées : le stockage d’eau pendant l’hiver. Mais pour Jean-Claude Bévillard, adminis- trateur de France Nature Environnement en charge des questions agricoles, ces retenues d’eau devront être « limitées à ce qu’il est possible de faire sans porter atteinte au milieu ».

franceinfo : Les mesures de restrictions sont-elles efficaces ?

Jean-Claude Bévillard : Aujourd’hui, sur le terrain, nous constatons des centaines de kilomètres de cours d’eaux asséchés et des niveaux très bas dans les rivières et les nappes souterraines. La situation n’est pas maîtrisée. Avec l’évolution climatique, on peut s’attendre à des tensions. Il faudrait établir une véritable connaissance de l’état de la ressource par bassin afin de savoir exactement quelle est la ressource disponible. Nous pourrions, à partir de là, déterminer quels sont les prélèvements possibles.

Pourquoi est-ce une mauvaise solution de construire des retenues d’eau pour les agriculteurs afin qu’ils stockent pendant l’hiver ce dont ils auront besoin plus tard ?

Ce n’est pas une mauvaise mesure dans l’absolu. Il faut que les retenues d’eau soient limitées à ce qu’il est possible de faire sans porter atteinte au milieu. Nous avons constaté cette année que les recharges des nappes ont été très faibles. Les cours d’eaux ont donc des débits faibles. Les zones humides, qui sont des réservoirs, des éponges et qui restituent l’eau normalement en période de sécheresse, ne sont pas non plus assez alimentées.

Quel impact cette solution aura-t-elle  sur les nappes souterraines ?

Si du fait des conditions climatiques, la recharge est faible et que l’on prélève justement au moment où la nature peut se recharger en eau, on va aboutir à des niveaux d’eau plus bas. Il faut que l’on détermine ce qui est possible de prélever. Nous avons besoin d’une politique générale et d’une action tout à fait précise à l’intérieur de chaque bassin. Seulement 6% de la surface agricole est irriguée. C’est peu et les zones de tensions sont limitées. Il faut agir dans les zones où l’on a une situation de crise. « Les zones humides, qui restituent l’eau normalement en période de sécheresse, ne sont pas non plus assez alimentées », Jean-Claude Bévillard

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http://www.francetvinfo.fr/

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