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15 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

rsf (politis)

presse

Jean-Luc Mélenchon et Reporters sans frontières

Le député insoumis a qualifié RSF d’«association de cette profession qui passe sa vie à nous traîner dans la boue».

En 2015, à la suite de deux articles publiés dans Montpellier journal, le maire de Grabels (Hérault), Parti de Gauche, aujourd’hui France insoumise, René Revol, attaquait en justice ce blog local. Le premier article était titré « Immobilier, inondations : René Revol sur la sellette », et le second « René Revol fait un beau cadeau foncier à un entrepreneur de bâtiment ». Plutôt que d’user d’un droit de réponse, l’élu avait donc préféré « porter plainte au civil pour diffa- mation et au pénal pour dénonciation calomnieuse » contre Jacques-Olivier Tissier, rédacteur et directeur de la publication.

Soit. Même si alors cette plainte de la part d’un élu du Parti de Gauche contre un petit site d’info avait choqué. La justice a maintenant délivré son verdict. Montpellier journal a été condamné à régler à l’État 127 euros de «droit fixe de procédure» et à verser 800 euros de dommages et intérêts à René Revol.

Ce 9 octobre, le maire de Grabels a publié un communiqué pour informer ses administrés sur les suites de cette affaire: «En février 2015, le blog Montpellier journal m’avait gravement diffamé dans une note reproduite dans un 4 pages diffusés dans toutes les boites aux lettre de Grabels. Ayant porté plainte, l’auteur a été reconnu coupable de diffamation publique par le tribunal correctionnel le 16 mars 2017. Ayant reçu récemment les 937,36 euros d’indemnités, j’ai décidé de verser cette somme au bénéfice de Reporters sans Ffrontières afin de manifester mon soutien à tous les journalistes qui, à travers le monde, défendent le droit à l’information, parfois au péril de leur vie.»

De son côté, Jean-Luc Mélenchon a tenu à féliciter René Revol de sa victoire en justice, publiant lui aussi sur sa page Facebook ce message : « À l’époque la meute avait déchiré à belles dents René Revol. Les faux amis de toujours « se posaient des questions » sur “l’affaire”. Juste une calomnie punie par la justice. Que cela fasse réfléchir, si ca leur est possible, ceux qui courent avec la meute dès qu’un lièvre.» Et de conclure par: «Nota : Revol est bien bête de verser quoi que ce soit à une association de cette profession qui passe sa vie à nous traîner dans la boue.»

Reporters sans frontières saura apprécier, comme Loup Bureau récemment incarcéré en Turquie plus de cinquante jours, libéré précisément grâce à l’intervention de l’association.

Jean-Claude Renard 13 octobre 2017

https://www.politis.fr/

Commentaire: Il ne manque pas de gens pour critiquer la FI, nous mêmes, mais taper à la caisse à un tout petit média pour le couler, ce n’est pas notre genre… Pour aller plus loin, nous ne sommes pas « contre » la FI, étant donné que les propositions prises une à une nous conviennent souvent! Le problème c’est le système du chef et du nationalisme bleu blanc rouge. De plus, s’il était déjà utopique que même avec ses 51% Mitterrand gagne contre le capitalisme (s’il a jamais voulu), qu’est-ce qui prouve que les futurs 51%  de Mélenchon changent quoi que ce soit?

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15 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

guingamp antifasciste (ouest france)

pegsun_breizh_antifa_bretagne_antifasciste1

La manif’ antifasciste rassemble près de 150 personnes

Au total, près de 150 manifestants protestent contre le fascisme à Guingamp. Les manifestants se sont retrouvés à 14h place du Valls.

Une manifestation « antifasciste » a lieu ce samedi après-midi à Guingamp (Côtes-d’Armor). Environ 150 personnes défilent dans le centre-ville depuis le début de l’après-midi.

« Bretagne ouverte et solidaire » ; « Nous sommes tous des enfants d’immigrés ». Au total, près de 150 manifestants protestent contre le fascisme, derrière ces banderoles, à Guingamp (Côtes-d’Armor). Les manifestants se sont retrouvés à 14 h place du Vally. Le cortège s’est formé puis déplacé dès 14h30 en passant devant la sous-préfecture et en se dirigeant vers la rue Saint-Michel.

Le CVA (Collectif de vigilance antifasciste) 22 avait appelé à ce rassemblement il y a plusieurs semaines. « La lutte contre l’extrême droite est une urgence, indiquaient ses membres. La politique ultralibérale, dans laquelle s’inscrit Macron, augmente les inégalités sociales et crée un terreau propice à la montée des idées fascistes. »

14/10/2017

https://www.ouest-france.fr/

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14 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

faucheurs (guingamp)

La ville de GUINGAMP (22) sera le théâtre d’actions consacrées au soutien des victimes des pesticides et la lutte contre l’usage de ces polluants.

Jeudi 19 octobre 2017 à 20h30 : diffusion du film « Les sentinelles » de Pierre Pézerat au cinéma Les Korrigans à GUINGAMP. La diffusion sera suivie d’un débat avec le réalisateur ainsi qu’avec les victimes des pesticides de Triskalia notamment.


Jeudi 19 octobre 2017 à 18h00 : repas/débat
à la salle des fêtes de TRÉMARGAT organisé par les Faucheurs volontaires d’OGM.

Vendredi 20 octobre 2017 à 8h00 : Mobilisation citoyenne en soutien aux faucheurs volontaires d’OGM, devant la piscine de GUINGAMP (place du Vally). Les personnes présentes les accompagneront vers le tribunal de Guingamp où ils sont convoqués à 8h30 pour avoir rendus impropres à la vente des bidons d’herbicides à base de glyphosate. Animations et boissons chaudes pendant toute la durée de l’audience!Il n’est pas certain que tout le monde puisse avoir une place dans le tribunal ; aussi, après l’audience une « reconstitution » du procès et prévue à l’extérieur du tribunal. Le vendredi est un jour de marché à Guingamp, il est difficile de se garer -> pensez au covoiturage!

Vendredi 20 octobre 2017  à 18h00 : Crêpes et concert à la salle des fêtes de Trémargat organisé par les Faucheurs volontaires d’OGM.

faucheurs (guingamp) dans Altermondialisme Pesticides-non-merci

Eau & Rivières de Bretagne
7, place du Champ au Roy – 22200 Guingamp
Tél. : 02.96.21.14.70
http://www.eau-et-rivieres.org/

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13 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

club de paris (cadtm)

dette

Quel est le rôle du Club de Paris ?

Le Club de Paris est un groupe d’États créanciers du Nord, spécialisé dans le traitement des défauts de paiements des pays du Sud par la renégociation de leurs dettes publiques bilaté- rales (c’est-à-dire les dettes contractées auprès d’autres États).

Depuis sa création en 1956, le Club de Paris a conclu 433 accords avec 90 pays débiteurs, pour un montant total de dettes restructurées (rééchelonnées ou annulées) de 583 milliards de dollars US |1|.

Le très sélect Club de Paris est composé de 22 pays |2|. Jusqu’à récemment, il s’agissait uniquement des pays occidentaux industrialisés ; en 2016, la Corée du Sud et le Brésil ont rejoint le Club, preuve que les puissances émergentes sont désormais incontournables en matière de dettes souveraines. Les représentant-e-s des pays membres se réunissent men- suellement au sein du ministère français des Finances |3|, aux côtés d’éventuels autres États créanciers ainsi que des représentant-e-s des institutions internationales (à titre d’observa- teurs) comme le FMI, la Banque mondiale, la CNUCED, l’OCDE, la Commission européenne ou les banques régionales de développement.

Business as usual : maximiser le recouvrement de fonds

Lorsque le Club intervient, la restructuration de la dette qu’elle opère vise à rétablir la solva- bilité du pays, autrement dit, elle se contente de rendre la dette remboursable dans l’objectif de permettre aux créanciers de recouvrer le maximum de leurs créances en arriérés. Mais il n’est nullement question de droits humains ou de conditions de vie des populations. Les membres du Club de Paris détiennent près de 30 % du stock de la dette des pays du Sud, dont le fardeau injuste saigne les peuples. Le Club est dirigé par le directeur du Trésor Français et son secrétariat est hébergé par ce ministère. Le contribuable français paie donc pour les frais de cette non-institution.

Une institution opaque sans existence officielle

Malgré l’importance qu’il occupe sur la scène internationale, le Club de Paris n’a en réalité ni existence légale ni personnalité juridique, une «non-institution» comme il se définit lui-même. Telle est la stratégie pour échapper à toute responsabilité démocratique : le groupe informel ne fait que formuler des « recommandations » qui, dans la pratique et selon le principe de «soli- darité» qui régit le Club, sont appliquées à la lettre par les États membres. Autres éléments qui viennent corroborer cette opacité et l’absence de légitimité de l’institution : l’agenda des ses- sions n’est jamais rendu public à l’avance, les réunions se déroulent à huis clos, la teneur des discussions et des délibérations est maintenue secrète, même à posteriori, la société civile du Sud ou du Nord n’est jamais représentée.

Des règles et des alliés peu « fairplay » au service d’un agenda à peine caché

Seul et isolé face à un cartel de créanciers puissants et unis, le pays débiteur est générale- ment représenté par le ministre des Finances ou le gouverneur de la Banque centrale. Le Club de Paris est à la fois juge et partie, et le pays débiteur est quant à lui, pieds et poings liés.

En effet, les restructurations de dettes souveraines prennent place dans des situations de crise, souvent en réponse à un défaut ou à un risque de défaut de paiement du pays débiteur. Pour accéder à une réunion de « négociation », le pays débiteur, en situation de quémandeur, a donc dû, d’une part, démontrer l’impossibilité de poursuivre les remboursements de sa dette en l’état et, d’autre part, conclure d’ores et déjà un accord avec le FMI ou la Banque mondiale.

Ces « pompiers pyromanes » qui éteignent les feux pour en rallumer d’autres, en imposant comme conditionnalités une série de réformes qui non seulement sont contraires à l’intérêt du pays endetté et à son peuple, mais sont également contre-productives en plongeant l’économie du pays dans la spirale de l’austérité et de la récession.

Le Club de Paris est également l’outil de l’initiative PPTE (Pays pauvres très endettés) mise en place en 1996 par les pays créanciers, via le FMI, en réponse à l’échec des politiques menées depuis la crise de la dette des années 1980. Cette initiative, présentée médiatique- ment comme un cadeau fait aux pays, n’est en fait que le moyen de les remettre en position de remboursement et de leur imposer des politiques d’ajustement structurel |4|, dont les effets se sont avérés socialement destructeurs.

dette

Des enjeux géopolitiques et commerciaux

Les enjeux géopolitiques des créanciers jouent un rôle déterminant dans le choix des pays auxquels est accordée une restructuration de dette et dans ses modalités. En guise d’illus- tration, la Pologne du gouvernement pro-occidental de Lech Walesa, alors qu’il venait de quitter le Pacte de Varsovie |5| pour passer dans le camp occidental, a obtenu en 1991 une réduction de 50 % de sa dette bilatérale à l’égard des créanciers du Club de Paris.

L’Égypte a obtenu un traitement similaire la même année, alors que le dictateur à sa tête, Hosni Moubarak, constituait un soutien clé dans la première guerre du Golfe.

L’Irak, suite à l’invasion illégale du pays en mars 2003 par les États-Unis et leurs alliés, a bénéficié en 2004 de 80 % d’annulation du stock de sa dette (soit 30 milliards de dollars US) et un moratoire sur le paiement jusqu’en 2008. Dans de nombreux autres cas, le Club de Paris a restructuré des dettes issues de régimes dictatoriaux servant les intérêts de ses membres, leur octroyant ainsi une légitimation et empêchant une annulation pure et simple de ces dettes sur la base de l’argument juridique de la dette odieuse.

Pour ne citer que quelques exemples : le Chili de Pinochet en 1974 ; l’Indonésie de Suharto, à quatre reprises entre 1966 (un an après le massacre de plus de 500 000 personnes) et 1970 ; le Brésil et sa junte militaire en 1983 ; la République démocratique du Congo de Mobutu entre 1976 et 1989 (9 passages devant le Club de Paris) ; la Sierra Leone entre 1992 et 2002 (5 passages) ; le Congo-Brazzaville en 1986 et 1990 ; le Gabon de 1987 à 2004.

dette

Dans le même temps, nombre de pays « défavorisés » n’ont pas droit au moindre allègement. Et les pays touchés par le tsunami de décembre 2004 n’ont pas eu mieux, au- delà des annonces purement médiatiques, qu’un simple moratoire d’un an entraînant de sur- croît des intérêts de retard à payer ! Les pays membres du club ont ainsi été, une nouvelle fois, moins solidaires que des millions de personnes dans le monde. Le Sri Lanka s’est vu accorder un différé de paiement pour 227 millions de dollars US (sur 6,2 milliards dus aux pays membres !) toujours sous condition de rembourser les créances non concernées. L’Indonésie a connu le même sort : 2,7 milliards de dollars US différés sur presque 53 milliards dus au Club.

Lorsque le Club de Paris intervient, il n’est nullement question de droits humains ou de conditions de vie des populations.

Si le Club s’est vu marginalisé dans la crise grecque au bénéfice de l’Eurogroupe, alors que la Grèce est le principal débiteur du Club |6|, il n’en est pas de même pour Cuba et l’Argentine, pour lesquels le Club a joué un rôle de premier plan pour réintégrer ces deux pays dans le « système dette » |7|.

L’Argentine était en défaut de paiement à l’égard de 15 pays membres du Club de Paris depuis la suspension de paiement de 2001 opérée en pleine crise économique. En mai 2014, le Club de Paris a signé un accord avec l’Argentine prévoyant le remboursement intégral au cours des 5 prochaines années. La somme à rembourser (9,7 milliards de dollars US) inclus le capital, les intérêts, mais également des intérêts punitifs sur les arriérés. L’accord est condi- tionné à la réalisation d’investissements étrangers en provenance des pays créanciers. En aucun cas, l’origine et la légitimité de la dette argentine n’est questionnée, alors qu’elle pro- vient en grande partie des prêts concédés durant la dictature militaire et génocidaire (1976- 1983), notamment pour l’achat de matériel militaire.

En décembre 2015, c’est au tour de Cuba de parvenir à un accord historique avec le Club de Paris pour restructurer la dette sur laquelle le pays avait fait défaut en 1986.

L’Accord prévoit que les pays membres du Club abandonnent les intérêts sur cette dette pour un montant de 8,5 milliards de dollars US (qui inclut les pénalités de retard). En échange, Cuba s’est engagé à rembourser les 2,6 milliards de dollars US qui correspondent au principal, sans taux d’intérêt jusque 2020 et à un taux de 1,5 % à partir de cette date. L’octroi par Cuba de bénéfices en matière commerciale et d’investissement a joué un rôle fondamental dans cette opération. L’Espagne et la France, principaux créanciers, entendent protéger leur position dans la perspective d’une ouverture de l’économie cubaine vers l’extérieur.

dette

Le Club de Paris doit être aboli !

Le fonctionnement du Club de Paris interdit à ses membres de prendre des initiatives qui mettraient en porte à faux les autres membres. C’est ainsi que la Norvège s’est vue reprocher la reconnaissance du caractère illégitime et l’annulation de certaines de ses créances vis-à-vis de cinq pays (Équateur, Égypte, Jamaïque, Pérou et Sierra Leone). Les autres membres du Club craignaient de se voir réclamer de faire de même vis-à-vis de dettes odieuses ou illégitimes.

Un des objectifs affirmés du Club est d’aider les pays concernés à « mettre en œuvre des politiques lui permettant de ne plus recourir au Club de Paris ». Force est de constater que c’est un cuisant échec. Le Sénégal est passé 14 fois devant le Club depuis 1981, la République démocratique du Congo 13 fois depuis 1976, le Togo 13 fois depuis 1979, la Côte d’Ivoire 12 fois depuis 1984, le Niger 11 fois depuis 1983… Ce qui est atteint, c’est au mieux une soutenabilité financière de court terme. Ensuite, les politiques proposées se tradui- sent par une ouverture des économies aux multinationales, des mesures antisociales… et un nouvel endettement.

Les désastres sur les populations causées par ses politiques et la conviction que le Club est par essence irréformable amènent le CADTM a prôné la suppression pure et simple du Club de Paris.

A contrario, face à une nouvelle crise de la dette des pays du Sud qui menace d’éclater à tout moment, le Club risque bien de revenir sur le devant de la scène. Pourtant, s’il s’agit de dési- gner un cadre institutionnel international pour négocier les restructurations de dettes, il serait plus intéressant d’encourager des initiatives comme celle de l’Assemblée générale de l’ONU de créer un cadre juridique international pour la restructuration des dettes |8|. Mais face aux obstacles dressés par les créanciers pour aboutir à un cadre institutionnel plus équitable et au vu de l’urgence sociale et des nombreuses preuves du caractère odieux des dettes des pays du Sud, la priorité reste bien la désobéissance face aux créanciers !

12 octobre  Maud Bailly

Semaine d’actions contre la dette et les institutions financières internationales du 9 au 15 octobre 2017. A l’occasion de la semaine d’actions contre la dette et les institutions financières internationales se déroulant du 9 au 15 octobre 2017, le CADTM revient sur les principaux mécanismes et institutions au centre du « système-dette ».

http://www.cadtm.org/

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13 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

alimentation (basta)

npa agricol

L’alimentation selon Macron : une dose de communication, un soupçon d’ambition et des incohérences en quantité

Emmanuel Macron a fixé un cap pour sa politique agricole à commencer par une loi garantis- sant un revenu pour les paysans. Plusieurs mesures sont aussi proposées allant dans le sens d’une amélioration de la qualité des produits. Or, le discours présidentiel du 11 octobre est en contradiction totale avec les récents actes posés par le gouvernement : suppression des aides au maintien de l’agriculture biologique, recul sur l’interdiction du glyphosate, accord de libre-échange qui menace les filières locales…

Comment savoir ce que nous mangerons demain ?

L’équation n’est pas simple. D’un côté, faire en sorte que les paysans arrivent à vivre de leur métier, alors que c’est loin d’être le cas : un agriculteur sur trois perçoit un revenu inférieur à 350 euros par mois. De l’autre, garantir à tous les citoyens l’accès à des aliments « sains », sans qu’ils ne soient découragés par les prix affichés. C’est l’ambition des États généraux de l’alimentation lancés le 20 juillet dernier par le Premier ministre et qui s’achèvent fin novem- bre [1]. Au menu de ce premier chantier : la création et la répartition de la valeur au sein de la filière agroalimentaire.

Lait : des grandes fortunes et des éleveurs au RSA

Prenez l’exemple du lait : les produits laitiers ont généré 25,5 milliards d’euros de chiffres d’affaires en 2012, soit 1 % du PIB français ! Pourtant, cette richesse créée est bien mal répar- tie entre les acteurs de la filière, de l’éleveur au supermarché en passant par les usines de transformation. Les grandes entreprises du secteur: Lactalis, Danone, Sodiaal, Bongrain, fromagerie Bel, tirent parfaitement leur épingle du jeu et participent à l’accumulation de fortunes considérables. Celle d’Emmanuel Besnier, propriétaire de Lactalis, est estimée par le magazine Forbes à plus de 11 milliards de dollars, ce qui en fait la 8ème fortune française. Celle d’Antoine Fiévet et des propriétaires de la fromagerie Bel dépasse les 2,7 milliards d’euros, selon Challenges, ce qui en fait la 34ème fortune française.

De l’autre côté, les éleveurs touchent des rémunérations parmi les plus basses du secteur agricole : 26 000 euros par an avant impôt [2]. Parmi eux, il n’est pas rare de trouver des éleveurs devant vivre du RSA malgré des troupeaux d’une centaine de vaches. Comment remédier à ces inégalités ? A l’issue d’une kyrielle d’ateliers réunissant différents acteurs: producteurs, industries agroalimentaires, distributeurs, élus, ONG, associations caritatives, banques… Emmanuel Macron a présenté le 11 octobre les mesures retenues à mi-parcours des États généraux. Un discours salué par le patron des magasins Leclerc comme par les différents syndicats agricoles, voire certaines ONG. Comme le président a-t-il réussi ce grand écart ? Encore une fois en entretenant le flou sans craindre de contredire dans les discours la réalité des politiques menées.

Mettre fin au low cost qui ruine les agriculteurs ?

Le prix du litre de lait acheté au paysan en 2016 correspond à celui de 1986… Pas étonnant, dans ces conditions, que nombre d’éleveurs soient en grandes difficultés alors que les revenus générés sont de plus en plus monopolisés par quelques-uns (notre article). L’année dernière, pour enrayer la crise, un accord est signé entre les producteurs laitiers et l’un de leurs  princi- paux collecteurs, Lactalis (Lactel, Président, Bridel, Salakis…). Le lait sera cette année-là acheté en moyenne 0,27 euros par litre, alors même qu’il faut au moins 0,35 euros pour couvrir les coûts de production et rémunérer le travail.

Si les revenus des producteurs de lait n’ont pas augmenté depuis trente ans, le consommateur, lui, paie le litre de lait plus cher. Le demi-écrémé est ainsi vendu 75 centimes d’euros en grande et moyenne surface en 2015, quand il est acheté environ 30 centimes aux éleveurs. La marge financière dégagée depuis bénéficie exclusivement à l’indus- trie qui transforme le lait, comme le montrent les données de l’Observatoire de la formation des prix et des marges alimentaires. (…)

Le gouvernement va t-il favoriser les aliments bio dans les cantines ?

Il y aura «50 % de produits bio ou locaux d’ici 2022 en restauration collective», promet Macron. Belle ambition, car on part de loin. Aujourd’hui, selon plusieurs études, la part du bio constitu- erait moins de 5% des assiettes des écoliers, même si ce chiffre varie énormément en fonction des collectivités, et que certaines communes atteignent 100% de produits bio.

L’annonce de Macron est cependant contradictoire avec la politique menée par son ministre de l’Agriculture… Le 20 septembre, Stéphane Travert a indiqué que l’État ne financerait plus une partie des aides à l’agriculture biologique, celles qui permettent à un producteur qui se lance en bio de consolider son modèle économique. Le retard du versement des aides biologiques vient fragiliser davantage les paysans dont les rendements ont temporairement diminué avec la fin du recours aux engrais chimiques et aux pesticides.

Cette annonce ne convainc pas non plus la Fédération nationale de l’agriculture biologique. « Ce n’est pas 50% de bio ou local en restauration collective qu’il faut mais 50% de bio et local. La différence est énorme », souligne Stéphanie Pageot. Par ailleurs, il n’existe à ce jour aucune obligation pour les collectivités d’introduire du bio dans la restauration collec- tive. Le 23 novembre 2016, l’Assemblée nationale avait bien adopté un amendement visant à instaurer 40% de produits de saison, de qualité, et issus de circuits courts dont 20% de pro- duits bio dans les cantines. Mais cet amendement a été retoqué par le Conseil constitutionnel en janvier 2017 à la suite d’un recours des parlementaires Les Républicains…(…) (Résumé)

Sophie Chapelle 13 octobre 2017

https://www.bastamag.net/

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Crise du lait : si les prix ne sont pas régulés, l’équivalent de 45 000 emplois risquent de disparaître

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13 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

korrigans gwengamp

gwenn

Dans le cadre du festival DIGOR, le Centre Culturel Breton de Guingamp en partenariat avec le Cinema les Korrigans vous invite à une projection du film de Mikael Baudu « Open the Border ». Un documentaire en breton, français, kurde, anglais, arabe sur les réfugiés. Le réalisateur sera sur place. 5 euro

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13 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

réunification (bretagne info)

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Après la manif de Nantes, quelle lutte pour la réunification et l’autodétermination ?

Le 30 septembre dernier alors que Bretagne Réunie, ou tout au moins une partie de sa direction, se refusait au dernier moment à défiler dans Nantes pour l’unité de la Bretagne, le collectif 44=Breizh et la Gauche Indépendantiste avaient eux décidés d’occuper les rues de la capitale historique de la Bretagne.

Prés de 400 personnes ont bravé les appels à la démobilisation.

Le cortège s’est déroulé sans aucun incident et dans une atmosphère déterminée mais famili- ale. Beaucoup de drapeaux de nations sans état coloraient le cortège, tout comme les dra- peaux féministes et antifascistes. Les banderoles de 44=Breizh et de la Gauche Indépen- dantiste rappelaient clairement que la ligne politique à mettre en avant dans le combat pour la réunification est celle du droit à décider en tant que peuple, celui du droit à l’autodétermination.

On pouvait rencontrer dans le cortège des vieux routiers du mouvement pour le retour du pays Nantais en Bretagne comme Yann Chouq, ou Patrick Mareschal, Jean-Do Robin, Per Vari Kerloc’h, mais aussi beaucoup de militants de Bretagne Réunie de Pornic ou Saint-Nazaire par exemple, déboussolés par la désertion de leur dirigeants.

Beaucoup ont noté la moyenne d’age très peu élevée du reste des participants, et la bande- role de la Gauche Indépendantiste était exclusivement portée par des femmes. Les militants des autres composantes du cortège anticapitaliste ont eux aussi contribué au succès relatif de ce cortège jeune, dynamique, clairement anti raciste, pour réclamer le retour de Nantes en Bretagne. Bref, l’ambiance inverse de celle qu’on a pu voir dans les manifestations passéistes et infiltrées par l’extrême droite ces dernières années.

Les fascistes eux n’ont pas montré le bout de leur nez, et les responsables au sein de Bretagne Réunie qui semblent avoir pris en catimini les décisions d’annulation contre l’avis de leur base en évoquant des risques de troubles et de violences vont devoir s’expliquer sur les responsabilités réelles de leur fiasco, tant politiques que conjoncturelles, tout comme de leur étrange complaisance revenant à mettre sur le même plan l’extrême-droite et les antifascistes.

La Gauche Indépendantiste a lu la déclaration de solidarité internationale avec le peuple catalan à la veille du 1er octobre, en breton et en français, puis une militante a lu le message suivant :

Nous sommes bretons et de Brest à Clisson, de Fougères aux Glénans et nous pensons qu’il est légitime que nous puissions décider collectivement de notre destin en tant que peuple. Le premier de ces choix que seul le peuple à le droit de faire est celui de déterminer le périmètre institutionnel de notre pays, la Bretagne. Nous devons œuvrer ensemble pour réunir les condi- tions permettant au peuple breton de librement se déterminer pour un autre modèle, institu- tionnel, démocratique, social et environnemental sur l’ensemble de la Bretagne historique.

Pour ce faire nous avons besoin d’un nouveau cadre d’action collectif, trans-courant, apartisan, ouvert, accueillant sans discrimination d’origine, de confession, ou d’orientation sexuelle tous ceux et celles attachés à cet objectif. Ce nouvel espace de conquête de droit démocratiques ne peut se construire en ayant la moindre complaisance ou ambiguïté avec les ennemis de la démocratie et ceux qui instrumentalisent les identités pour tenir un discours de haine xéno- phobe. Nous avons besoin d’un espace participatif, imaginatif traduisant notre vision inclusive de l’identité bretonne et notre désir commun de construire ici en Bretagne une démocratie de proximité aux bénéfices du plus grand nombre.

C’est ce que nous proposons de faire par un cycle de réunions ouvert à tous ceux qui partagent cet objectif et qui commencera le 9 décembre à Saint-Herblain.

C’est ce message qui doit être diffusé et cette date qui doit être dans tous les agendas. Pour qu’en plus de reprendre nos rues aux fascistes nous construisions ensemble des outils d’émancipation.

La Gauche Indépendantiste 12/10/2017

http://www.bretagne-info.org/

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12 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

gwengamp

guin 3
La lutte contre l’extrême droite est une urgence !

L’attentat de Charlottesville, le bateau C-star chasseur de migrants, l’obscurantisme fasciste de Daech partout, la dictature d’Erdogan…

Partout dans le monde les fascistes gagnent du terrain, leurs militants et organisations multiplient les actions, démonstration de force et crimes.

A Lille, une série de meurtres homophobes et racistes, à Nantes, deux jeunes laissés pour morts… Les migrants trop souvent pris pour cibles: des attaques de centres d’accueil, comme à Nantes.

Cette liste ne sera jamais exhaustive, car ces groupes sont de plus en plus présents partout : génération identitaire, GUD, Adsav, Dissidence française, Action française …

La politique ultralibérale, dans laquelle s’inscrit trop bien Macron, augmente les inégalités sociales et crée un terreau propice à la montée des idées fascistes, comme celles du FN, de la
banalisation de ces discours à travers les réseaux sociaux, certains lieux (ex :Bro Gozh Pub à Guingamp)…

La lutte contre l’extrême droite est une urgence !
Nous appelons donc toutes celles et ceux qui partagent les valeurs de solidarités et de justice sociale, à nous rejoindre le

14 octobre 201 14H Place du Vally  Guingamp.

N’attendons pas d’être toujours en réaction: proclamons une Bretagne ouverte et solidaire !

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12 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

grands projets (la gazette)

macron-etat-de-grace-j

Elisabeth Borne annonce la fin de la « pause » dans les grands projets 

Deux principales annonces ont été formulées par la ministre des Transports, Elisabeth Borne, lors de sa venue aux Rencontres nationales des transports publics à Marseille. Elle a déclaré la fin de la pause dans les grands projets d’infrastructures de transports. Loin de répondre aux attentes des collectivités, c’est néanmoins une avancée qui a été accueillies avec satisfaction.

La fin de la pause

Le premier, et le plus important, concerne cette logique de « pause » dans les grands projets d’infrastructure annoncée par le Président de la République en juillet dernier. Une décision qui avait désarçonné tous les élus concernés par de tels projets (Canal Seine Nord Europe, ligne Lyon-Turin, LGV dans le sud-ouest, etc.), les conduisant à se mobiliser et s’activer en coulisse pour inverser la tendance, quitte à s’impliquer beaucoup plus sur la gestion de ces projets et de leur financement pour les sauver.

« Cette pause était une réaction immédiate face aux 10 milliards d’euros d’écart entre les besoins d’investissements et les ressources disponibles sur le quinquennat, a expliqué la ministre, reconnaissant que « cette décision avait pu faire l’effet d’un électrochoc. Certains ont même parlé d’une trahison mais c’était un devoir de vérité », a-t-elle ajouté.

Avant d’annoncer que l’heure était désormais à « la sortie de la pause ». Assumant cette décision, elle a expliqué que cette pause était « une première étape indispensable », tout en reconnaissant « qu’une pause ne fait pas une politique. Car il ne faudrait pas confondre pause et remise en cause des projets ».

Un électrochoc pour faire évoluer les projets

A travers les mots de la ministre, c’est la volonté de créer un électochoc qui ressort afin de faire évoluer les projets et impliquer plus fortement les collectivités. C’est sans doute là une façon de réécrire l’histoire à moindre frais. Mais comme l’a souligné Elisabeth Borne, « depuis cet été, les uns et les autres sont amenés à se réinterroger sur le bien-fondé de chaque projet, sur son financement, sur sa gouvernance, sur son calendrier ». Et bien que l’avenir de ces grands projets était censé être scellé à l’issu des Assises de la mobilité en décembre prochain, certains projets semblent sortis des sables mouvants.

Officiellement, la ministre a néanmoins rappelé que ces projets seraient étudiés dans le cadre du conseil d’orientation des infrastructures, présidé par Philippe Duron. Elle a également ajouté que les premières auditions de ce conseil débuteraient la semaine prochaine, et que le verdict final serait donné à travers la future loi de programmation qui sera présentée au Parlement début 2018. (…)

Quid de la TVA à 5,5% dans les transports publics ?

La ministre des Transports a bien évidemment été interpellée sur la question d’un retour à une TVA à 5,5% dans les transports publics (c’est en 2012 qu’elle a été augmenté pour atteindre aujourd’hui  10%), ce qui constitue l’une des 7 propositions faites dans le cadre des Etats généraux de la mobilité durable. Une question à laquelle elle a sagement évité de répondre…

« On ne lâchera jamais sur la question de la TVA », s’est emporté Jean-Pierre Farandou, ancien président de l’Union des transporteurs publics et président de Keolis. « Il faut retrouver le goût de l’indignation ! Si on demande une TVA à 5,5%, ce n’est pas pour le plaisir, mais pour un service essentiel ! », a-t-il martelé. Louis Nègre abonde, en indiquant que « même le pays le plus libéral en Europe, la Grande-Bretagne, dispose d’une telle TVA sur les produits de première nécessité ». (…) Résumé

11/10/2017  Arnaud Garrigues

http://www.lagazettedescommunes.com/

Commentaire: Nous sommes pour baisser la TVA, impôt injuste MAIS surtout pour la gratuité des transports publics.

 

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12 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

bio (europe 1)

ennemo bio

Aides non versées ou supprimées : la filière agricole bio à la peine

De nombreux agriculteurs bio attendent toujours des aides promises par l’Etat en 2015 ainsi que les aides de 2016 et de 2017. 20% de celles-ci n’auraient toujours pas été versées. 

Emmanuel Macron l’a dit mercredi à Rungis lors des Etats généraux de l’alimentation : il veut inciter les secteurs agricoles à s’organiser en filières et à aller davantage vers les circuits courts, l’agroécologie ou encore le bio. Mais pas sûr que le secteur bio puisse suivre la caden- ce. Du moins si la situation ne s’améliore pas. Car aujourd’hui, de nombreux agriculteurs bio attendent toujours des aides promises par l’Etat en 2015 ainsi que les aides de 2016 et de 2017.

20 % des aides non versées.

Selon les calculs de la Confédération paysanne, 20 % des aides liées au bio n’ont toujours pas été versées. En cause : une sorte de bug informatique, avec des logiciels incapables de gérer des situations complexes. Cela s’explique aussi car les conversions au bio sont supérieures aux prévisions et cela coûte plus cher que prévu à l’Etat.

« Ils nous mènent en bateau ».

Julien Bon, producteur de soja et de luzerne bio dans l’Yonne compte parmi les agriculteurs impactés par ces retards. Depuis qu’il a converti son exploitation, il y a deux ans, il n’a pas reçu l’aide de 300.000 euros à laquelle il a en principe droit. « Depuis le début, ils nous mènent en bateau et nous font des attestations en nous disant qu’ils vont nous régler dans les deux mois, ça doit être la cinquième attestation que l’on reçoit donc les banques ne nous suivent plus, on est dans un labyrinthe et on ne sait plus quoi faire « , déplore l’agriculteur.

L’Etat promet une régularisation d’ici mars.

Le gouvernement s’est engagé à régulariser la situation. Les aides de 2015 doivent être versées le mois prochain et, en mars 2018, tous les retards doivent avoir été épongés. Pour tenir ce calendrier très serré, des personnels vont être recrutés : l’équivalent de 300 postes l’an prochain.

Moins d’aides pour le bio.

Mais à ce problème s’ajoute un autre. Le fait que le gouvernement prévoit de serrer la vis sur une partie des aides. A partir de l’an prochain, il va fermer le robinet des aides au maintien versées au-delà des cinq premières années du passage au bio. Ce sont les Régions qui vont désormais devoir dire si elles piochent dans leur propre budget pour maintenir ces aides localement. Ce qui rend ce financement très aléatoire.

« Il y a un besoin d’accompagner cette structuration ».

La décision a du mal à passer. Et surtout, elle arrive au plus mauvais moment, selon les ac- teurs du secteur. Car la demande en produits bio s’envole et c’est justement maintenant qu’il faut accompagner la filière.  »C’est dommage car l’offre en France n’est pas suffisamment struc- turée en bio », souligne Claude Gruffat, président des magasins Biocoop. « Il y a un besoin d’accompagner cette structuration pendant au moins 5-8 ans pour que la France, premier pays agricole d’Europe mais le troisième en bio, devienne le premier pays en bio ».

Le risque de décourager les vocations.

Il s’agit de ne pas casser une dynamique. Car la part des exploitations bio par rapport au nom- bre total d’exploitations a été multipliée par seize en vingt ans. Or le risque, avec la fin des aides au maintien, est donc de décourager des vocations assurent les acteurs du bio. Ceux qui hésitaient à franchir le pas pourraient reporter leurs décisions. Les acteurs du bio espèrent quand même une ouverture. Emmanuel Macron a confirmé mercredi une promesse de campagne : 200 millions d’euros par an seront versés pour rémunérer les services rendus par les agriculteurs sur le plan environnemental.

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