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20 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

sabotage (euractiv)

monfilshigh

Le Medef européen prépare le sabotage des objectifs climatiques européens

La stratégie de communication de BusinessEurope est de « s’opposer » à toute hausse des ambitions climatiques de l’UE.

Mais  en affichant un soutien de façade, explique une note interne obtenue par Euractiv. Le patronat européen compte soutenir la lutte contre le réchauffement climatique… mais seulement en façade.

Dans une note interne datée du 13 septembre et obtenue par Euractiv, BusinessEurope, qui fédère les associations patronales de 34 pays européens, détaille une stratégie en deux temps face aux ambitions européennes dans la lutte contre le changement climatique.

Si BusinessEurope, compte réserver un accueil plutôt positif à la politique climatique europé-enne,  ce soutien sera uniquement valable « tant qu’on parle d’une déclaration politique sans implications » précises sur les engagements existants dans le cadre de l’accord de Paris pour le climat.

Le document doit être discuté lors d’une réunion le 19 septembre.

La stratégie de BusinesseEurope fait écho à l’annonce du commissaire européen à l’action climatique, Miguel Arias Cañete,  qui a récemment proposé de réhausser les objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. L’Espagnol estime que le niveau d’ambition prévu avait été dépassé « de facto » par un accord sur la part des renouvelables et l’efficacité énergétique conclu en juin.

32 % de renouvelables, un chiffre insuffisant

L’objectif de 32 % de renouvelables fixé la semaine dernière serait « bien en deçà » de ce qui est nécessaire pour respecter l’Accord de Paris sur le changement climatique. À l’heure actuel-le, l’UE prévoit de réduire ses émissions « d’au moins 40 % » par rapport au niveau de 1990 d’ici 2030. L’accord passé en juin ferait en réalité augmenter cet objectif de 5 %, selon le commissaire. Cette position est aussi celle de Jean-Claude Juncker, qui a déclaré lors de son discours sur l’état de l’union que la volonté du Parlement de hausser les objectifs était « scientifiquement exacte et politiquement nécessaire ».

Aux premières loges des pays réticents à ces changements, l’Allemagne, qui craint que cela n’entrave la compétitivité de son industrie, largement dépendante des exportations. En août, Angela Merkel s’est ainsi exprimée contre la révision des objectifs climatiques, estimant que « nous devrions commencer par nous en tenir aux objectifs que nous nous sommes déjà fixés ».

Merkel s’oppose à l’ambition climatique de l’UE

Angela Merkel s’est exprimée contre des objectifs climatiques plus ambitieux lors d’une émis-sion télévisée. Elle soutient néanmoins l’idée d’une transition vers des transports propres. Le mémo de BusinessEurope est dans la même veine. Il conseille de « s’opposer à une nouvelle hausse des ambitions en utilisant les arguments habituels » : l’Europe ne peut tout faire toute seule et devrait trouver un accord avec ses concurrents sur les marchés mondiaux avant de prendre de nouvelles décisions.

Le document propose de « minimiser le sujet » en arguant que la hausse des ambitions « n’est pas ce qui importe le plus » et que « l’essentiel est de persuader d’autres grandes économies de se mettre au même niveau que l’Europe ». Le lobby propose aussi de « mettre le processus en cause » en demandant davantage d’études coût-bénéfice et « plus de transparence sur les calculs ».

Tara Connolly, activiste chez Greenpeace, dénonce les « manœuvres politiques » de Busi-nessEurope, à un moment où les Européens « sont les témoins directs des effets du change-ment climatique » après un été marqué par des canicules et une sécheresse qui a obligé l’UE à débloquer des fonds pour aider les agriculteurs.

« La Commission européenne a la responsabilité d’avancer, d’ignorer les boniments, les men-songes et les tactiques de retardement des dinosaures que sont les corporations européen-nes. Il serait irresponsable de tomber dans le panneau des déclarations alarmistes et de ne pas prêter attention aux dangers économiques, sanitaires et environnementaux du changement climatique », estime-t-elle.

Ce n’est pas la première fois que Berlin entrave les ambitions climatiques européennes. En juin, son ministre de l’Énergie, Peter Altmaier, a rejeté les appels d’autres États membres d’élever la part des renouvelables à 33 ou 35 % d’ici 2030.

Frédéric Simon  19 septembre. 2018

https://www.euractiv.fr/

Berlin douche les espoirs de l’UE sur les renouvelables

Si les électeurs européens ne font plus confiance aux politiques, c’est notamment à cause d’ambitions « irréalisables » sur les renouvelables, estime le ministre allemand à l’Énergie, opposé à un objectif de 33 ou 35 % de renouvelables d’ici 2030.

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19 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

suède (npa)

sweden

Jeunes du Parti de Gauche

Suède : l’extrême droite creuse son sillon

Jusqu’en octobre 2015, il y avait un large consensus sur le fait que les Suédois étaient prêts à « ouvrir leur cœur » [aux migrantEs], pour citer l’ancien chef du parti conservateur Fredrik Reinfeldt. Au départ, seuls les Démocrates de Suède [extrême droite] ont critiqué l’immigration massive.

Adaptation à l’extrême droite

Lorsque le parti a commencé à se développer et que les lacunes dans l’organisation de l’accueil des réfugiéEs sont devenues évidentes, la plupart des principaux partis, y compris la social-démocratie, ont accepté de mettre un point d’arrêt à cette pratique et d’adapter la politique suédoise d’immigration aux critères minimums de l’UE.

Ce changement n’était pas seulement une adaptation formelle, il s’accompagnait d’une montée des sentiments anti-immigrés, d’une agitation antimusulmane et d’exigences pour une législa-tion plus sévère dirigée contre ce qui était prétendu être des crimes liés aux immigrants, y compris de la part des partis traditionnels, dont les sociaux-démocrates au gouvernement.

Il est évident que l’une des raisons de cette évolution réside dans la manière dont ont réagi les sociaux-démocrates et les conservateurs face aux Démocrates de Suède.

Comme on pouvait s’y attendre de l’expérience d’autres pays, leur revirement de tactique n’a pas fonctionné. Les Démocrates de Suède ont continué à se développer aux dépens de ces deux partis, en particulier.

Le résultat de l’élection de septembre 2018 confirme cette conclusion.

Les sociaux-démocrates sont tombés à 28,4 % [– 2,8 %], leur résultat le plus bas depuis leur victoire électorale obtenue en 1921. Les conservateurs ont perdu encore plus, soit 3,5 %. Et les Démocrates de Suède ont gagné près de 5 %, atteignant les 17,5 %. Un autre élément intéressant de ces élections réside dans le résultat obtenu par le Parti de Gauche qui a gagné 2,2 % pour obtenir 7,9 %. Ce parti a fait une bonne campagne et a réussi à mobiliser un nombre impressionnant de jeunes.

L’extrême droite en position d’arbitre ? 

Dans une perspective européenne, le résultat des élections n’est peut-être pas étonnant. La Suède s’adapte à une tendance internationale. Mais, dans le contexte suédois, il s’agit d’une situation nouvelle, et le résultat est un sérieux revers à plusieurs égards. Deux d’entre eux méritent d’être mentionnés ici.

Le premier réside dans la menace d’une réelle influence des Démocrates de Suède sur la politique quotidienne du gouvernement. Il y a actuellement une impasse entre les deux blocs politiques traditionnels et les Démocrates de Suède pourraient décider qui sera le prochain Premier ministre.

La ligne de démarcation qui existait jusqu’à présent entre les partis politiques traditionnels et le populisme xénophobe de droite extrême n’existe plus. Il est évident que les conservateurs sont prêts à entamer des négociations formelles ou informelles avec les Démocrates de Suède afin de pouvoir former un gouvernement de droite. L’expérience danoise démontre à quel point les conséquences peuvent être désastreuses dès lors que de telles formations peuvent fixer l’agenda politique.

Le second est lié à la gauche et à la classe ouvrière.

Il est vrai que le Parti de gauche – les anciens communistes (PC) – a obtenu des gains substantiels – de 5,7 à 7,9 % – et surtout a pu mener une campagne électorale étonnante auprès des jeunes. Cependant, la gauche n’a jamais été aussi faible qu’aujourd’hui, en réunis-sant 35 % environ de l’électorat. Et la majorité de la classe ouvrière ne vote plus à gauche. Il y a 30 ans, 80 % de la classe ouvrière votait pour les sociaux-démocrates (et 10 % pour les communistes).

En 2014, 50 % des membres de LO [Confédération syndicale des ouvriers ] ont encore voté pour les sociaux-démocrates. En 2018, seuls 37 % d’entre eux ont voté pour ces derniers (et 10 % pour le Parti de gauche).

Il est évident que la principale raison pour laquelle les sociaux-démocrates ont perdu leur forte position au sein de la classe ouvrière est qu’ils ont abdiqué face à ce qui était autrefois leur principale force : la défense d’un État-providence fondé sur l’égalité et la solidarité.

Rien n’indique qu’ils ont tiré un enseignement quelconque de cette leçon.

La principale ambition de la direction du parti pour résoudre la conjoncture politique présente est d’essayer de former une coalition avec les partis bourgeois, ce qui supposerait un nouvel affaiblissement de l’État-providence et des attaques renouvelées contre les droits de la classe ouvrière.

Retour sur les élections législatives en Suède, qui se sont déroulées le 9 septembre, avec des extraits d’un article publié sur le site À l’encontre, sous le titre « Suède : deux revers d’importance ».

Kjell Östberg  Mercredi 19 septembre 2018

https://npa2009.org/

 

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19 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

décolonisation (npa)

GRS guad

« On veut faire croire aujourd’hui que la décolonisation française est définitivement achevée »

Le premier atelier a abordé la lutte contre la politique française dans les années entourant Mai 1968, en revenant sur les luttes populaires et anticoloniales, de 1958 à 1974, en Guadeloupe, Guyane et Martinique.

Dans ces trois territoires et aussi à la Réunion, les luttes furent confrontées à une politique systématique de répression, avec entre autres des interventions meurtrières de l’armée, à plusieurs reprises, dans chacun de ces quatre pays.

On doit rappeler Fort-de-France en décembre 1959 (3 morts), le Lamentin en mars 1961 (3 morts), les nuits de Cayenne en juin 1962, les émeutes à la Réunion en 1962, les paysans de Danjoie en Guadeloupe en 1965, le terrible massacre de mai 1967 à Pointe-à-Pitre et les 2 morts de Chalvet, en Martinique, en 1974.

Ces pays étaient des terres d’arbitraire, reposant sur des lois d’exception, dont l’ordonnance du 15 octobre 1960 sur la déportation des opposants et l’interdiction de séjour de militants.

On y pratiqua la criminalisation de la revendication d’autonomie et d’indépendance, en multi-pliant, contre les activistes politiques et syndicalistes, les procès devant la Cour de sûreté de l’État. L’État colonial s’opposait à la lutte pour la langue créole, pratiquait la mise à l’écart de l’histoire des pays et de leurs littératures. Pour ces territoires, la volonté décolonisatrice s’est affirmée dans le souffle des années 1960 et du mouvement mondial de Mai 1968.

Guerres coloniales

Le deuxième atelier est revenu sur l’anticolonialisme contemporain, avec un rappel historique sur les 70 dernières années. Aujourd’hui, on veut faire croire que la décolonisation française est définitivement achevée. Et certains utilisent malicieusement le terme universitaire de post-colonialisme pour répandre l’idée qu’une page civilisationnelle aurait été tournée.

Or, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, alors que s’élargit le phénomène de la décoloni-sation,  la France et ses gouvernements issus de la Résistance refusent celle-ci à la plupart des colonies qui avaient aidé à la défaite du nazisme et du fascisme, sauf dans le cas des pays sous mandat comme le Liban et la Syrie. Les constituants de 1946 créent l’Union française avec la fiction de départements d’outre-mer (DOM) et de territoires d’outre-mer (TOM).

La Quatrième République engage les terribles guerres coloniales d’Indochine, puis d’Algérie.

Elle tente la timide et restrictive loi Defferre de 1956 pour les ensembles d’Afrique noire. Elle ne peut éviter l’incontournable engagement international de la liberté des protectorats du Maroc et de la Tunisie. Par contre, elle participe à la méprisable affaire du blocus du canal de Suez.

En 1958, De Gaulle promeut l’idée d’une communauté française, et punit la Guinée pour son « non » à cette communauté lors du référendum de 1958. Or, nous sommes, notamment depuis 1955, avec la conférence de Bandoeng, dans un moment d’extension des mouvements d’émancipation décolonisatrice, avec le défi cubain de 1959 dans une Caraïbe en révolte, avec le surgissement des non-alignés, et la grande année de l’Afrique en 1960, qui fait voler en éclat la « communauté française ». La tragédie, en 1961, de l’assassinat de Lumumba, avec l’indépendance du Congo, soulève la solidarité anticolonialiste mondiale.

Dans ce contexte, l’armée française ne peut empêcher l’indépendance de l’Algérie en 1962.

Dans les DOM (Antilles, Guyane et La Réunion), les mobilisations se maintinrent sous les gouvernements gaullistes, contre les répressions de luttes populaires et anticoloniales, contre le règne de l’arbitraire et des lois d’exception, contre la Cour de sureté de l’État… On y crimi-nalisait la revendication d’autonomie, d’indépendance, et la lutte culturelle.

On procéda sous Giscard, en 1974-1975, à la division du petit archipel des Comores et à l’organisation du drame tant de Mayotte que du reste des Comores. Après bien des tergiver-sations, on arriva à l’indépendance de Djibouti en 1977.

Plus tard, en 1981, avec la victoire de la gauche en France, le mépris des revendications des peuples colonisés fut plus voilé et plus habile, quand bien même la violence des années précédentes s’atténua et fut décriée officiellement. Il y eut tout de même la Kanaky, avec le rôle de Mitterrand dans la disparition de Machoro. Il y eut Rocard et les nocifs accords de Matignon après le drame d’Ouvéa sous la responsabilité de Chirac (Premier ministre de cohabitation).

Actualités de l’anticolonialisme

Pour ce qui restait au début du 21è siècle de colonies françaises, la tactique des gouvernants tant de droite que de gauche a été d’assouplir leur approche. Dans les vieilles colonies, en prenant en compte l’implantation électorale de partis autonomistes et indépendantistes et le fameux accord de Basse-Terre de 1998 (entre présidents de région soit indépendantiste, soit autonomiste, soit intégrationniste), Chirac, réélu président en 2002, fit une ouverture avec proposition de modification institutionnelle et promesse de statuts différenciés. Cela donnera les fameux référendums de 2003 et 2010 aux Antilles et en Guyane.

On n’y parle pas de décolonisation mais de décentralisation, de collectivités territoriales nouvelles se référant aux articles 73 ou 74 de la Constitution française, avec la possibilité de procédures d’expérimentation (énergie, transports, coopérations avec les pays de la région).

On ne parle plus que de territoires français rattachés à leur métropole.

Le risque est de faire croire que le droit des peuples à se diriger eux-mêmes n’existe pas pour ces territoires, que l’on voudrait présenter comme des prolongements de France sur d’autres continents. C’est le danger qui ne doit pas atteindre les militantEs du courant révolutionnaire français et du mouvement ouvrier. Leur devoir est de s’impliquer dans la lutte anticolonialiste, non seulement pour le soutien actif, mais aussi et surtout pour l’intégrer aux luttes contre la Françafrique, contre les engagements militaires, pour la solidarité avec les migrantEs et pour dénoncer les restes de l’empire colonial français.

P.S : Dans les ateliers, il y eut une éclairante contribution sur la lutte du peuple kanak à la veille du référendum manipulé qui aura lieu dans quelques semaines, ainsi qu’une longue interven-tion sur le problème de la « Montagne d’or » en Guyane. Quelques questions ont abordé les crimes d’État coloniaux impunis aux Antilles-Guyane, le Franc CFA, les arrangements militaires…

Lors de la dernière université d’été du NPA, deux ateliers animés par le militant anticapitaliste et anticolonial martiniquais Gilbert Pago ont traité de la question coloniale française à travers le prisme de la situation en Guadeloupe, Guyane et Martinique. Gilbert Pago nous a fait parvenir un texte résumant ces interventions, et nous l’en remercions.

Mardi 18 septembre 2018 Gilbert Pago

https://npa2009.org/

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19 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

apiculteurs (fr3 + ouest france)

Aucun texte alternatif disponible.

Bretagne : les apiculteurs dépités par les aides accordées par l’Etat

Après l’hécatombe de leurs abeilles, les apiculteurs français avaient obtenu une aide exceptionnelle de l’Etat de trois millions d’euros.

Les Bretons viennent d’apprendre qu’ils ne toucheraient que 100 000 euros. Plus de 20 000 ruches ont été décimées en Bretagne cet hiver, soit un tiers de la totalité des abeil-les. Pour leur venir en aide et compenser les pertes, la Région Bretagne a débloqué un plan de soutien exceptionnel. Une somme qui devait compléter celle de l’État. Finalement, cette somme de l’Etat sera de 100 000 euros sur les 3 millions d’euros accordés, au total.

Compte tenu des dégâts dans l’Ouest, les apiculteurs bretons espéraient entre 300 000 euros et 400 000 euros. 
« On a répondu à beaucoup d’enquêtes prouvant ces mortalités et on est les plus mal servis, c’est incompréhensible« , s’indigne José Nadan, apiculteur au Faouët (Morbihan). Lui a perdu 300 ruches, soit 50 % de ses abeilles. Un préjudice estimé à 120 000 euros. François Le Dudal, apiculteur à Cohiniac (Côtes d’Armor) parle d’un montant d’aide « ridicule » : « 100 000 euros, c’est moins de 3,5% de la totalité de l’enveloppe de l’Etat, alors qu’on fait partie des apiculteurs les plus impactés (…) ça nous laisse sans voix« .

Une lettre ouverte aux parlementaires

Le syndicat des apiculteurs professionnels de Bretagne, a écrit aux députés et sénateurs de Bretagne. « C’est un réel mépris à notre égard, comme à l’égard de la Région qui a affiché dès le début sa volonté de sauver ses apiculteurs« , écrit le syndicat. Il tient l’État comme « premier responsable de cette catastrophe économique […] ça fait 20 ans que les apiculteurs se battent inlassablement pour obtenir l’interdiction des néonicotinoïdes, pourtant reconnues extrêmement toxiques, dès leur mise sur le marché« .

Une journée d’action à Carhaix

Le 30 septembre, les apiculteurs organisent une journée pour protester contre cette décision de l’État, à Carhaix. Une action qui se veut pacifique est festive.

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Sylvaine Salliou  18/09/2018
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apiculteurs
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18 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

jacobinisme (le peuple breton)

club breton

Les vrais jacobins ne sont pas concernés!

Emmanuel Macron : « Nous avons un avantage : notre jacobinisme »

Comme il en a l’habitude, le président de la République Emmanuel Macron a fait aujourd’hui un long discours pour présenter sa vision de la santé et proposer son plan. Au milieu de son discours, un aveu : la chance que constituerait le jacobinisme.

Avouons-le d’emblée : quand on traite d’un sujet, particulièrement un sujet aussi important que la santé, l’important n’est pas forcément la petite phrase. Toutefois, celle-ci intéresse au plus haut point notre magazine car elle remet en question toute la communication du résident de la République depuis le début de son mandat. En effet, lui qui se présente comme un « girondin » semble ne plus en être très sûr !

Au sujet de la santé, le Président l’affirme : « Nous avons un avantage : notre jacobinisme ».

Il continue en expliquant que « la concentration dans les mêmes structures de toutes les informations de santé dans un cadre régulé, protecteur des intérêts individuels, est une chance incomparable. Seuls les Chinois qui sont moins respectueux des libertés individuelles ont une telle organisation centralisée. Quasiment aucun autre pays n’a cette capacité de croiser les données de santé des concitoyens à des fins thérapeutiques et dans un cadre totalement surveillé. C’est inédit ».

Ce morceau choisi a été exprimé juste après un propos sur l’intelligence artificielle dont on connaît les enjeux en matière de libertés individuelles justement. Les promoteurs du logiciel libre fustigent en effet la concentration des données et l’usage dangereux que cela peut constituer.

En évoquant les Chinois, Emmanuel Macron sait pertinemment les dangers de la concentration de l’information et cherche à éviter les critiques. Mais comment garantir l’irréprochabilité de l’État français ?

Il ne suffit pas de déclarer que la France respecte les droits individuels pour que cela soit vrai !

Les exemples pullulent tous les jours. Dans sa communication de politique générale du 16 septembre, l’UDB s’inquiétait que « le principe de solidarité qui existait jusqu’à présent semble se transformer : on passe progressivement d’un système bismarckien (système assurantiel et cotisation des salariés eux-mêmes) à un système où l’État reprend la main sur tout. On exclut de fait le système de représentation des corps intermédiaires.

Le rêve des hauts-fonctionnaires semble se réaliser ».

Ce morceau de discours le confirme et permet de trancher un débat qui a pu faire illusion en Bretagne sur l’intérêt qu’Emmanuel Macron peut porter aux territoires. Quand on estime que le jacobinisme est une chance, c’est qu’on se moque éperdument de la géographie. Nous le savions déjà, ce discours sur la santé nous le confirme.

Gael BRIAND 18 septembre 2018

http://lepeuplebreton.bzh/

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18 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

plan vélo (npa)

viva

Le vélo ne peut être un élément décoratif du « capitalisme vert »

A Angers, le gouvernement vient d’annoncer un « plan vélo ».
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Reporté à plusieurs reprises, l’annonce ne pouvait plus être différée. Ce n’est pas une petite affaire marginale à l’heure du réchauffement/dérèglement climatique : trois ans après la COP 21 qui avait la prétention de sonner le tocsin, les émissions de gaz à effet de serre augmentent toujours, tout comme le parc automobile, près de 40 millions de véhicules dont 32 millions de voitures particulières.
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Impossible de ne pas parler du vélo.
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Aujourd’hui, seulement 3 % des déplacements quotidiens sont réalisés à vélo. Le plan qui en fixe l’objectif à 9 % en 2024, année des JO de Paris, ne donne aucun moyen à sa modeste ambition. Trop de mesures sont non-contraignantes, en particulier le « forfait mobilité » qui doit remplacer « l’indemnité kilométrique vélo ». Certes, le plafond de l’exonération passera de 200€ à 400€ mais rien ne permet d’entrevoir pour cette mesure un destin différent du fiasco de l’indemnité précédente car l’engagement des entreprises dans le processus reste facultatif.
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De même, la création de parkings à vélos sécurisés est elle aussi laissée à la libre appréciation des collectivités locales. Alors qu’il faudrait voir infiniment plus grand et décider la construction de garages à vélos sûrs et accessibles en bas de chaque immeuble, y compris, dans les cités populaires.En ce qui concerne le fonds pour le développement des pistes cyclables mis en place pour 7 ans, le compte n’y est pas non plus. Alors que les associations demandaient un engagement de 200 millions/an le plan vélo n’accordera que 50 millions.
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Le premier ministre proclame son amour pour « la petite reine » et brasse beaucoup de vent autour du « développement de la culture du vélo », en particulier à l’école. Au fil des décen-nies, le ville a été façonnée pour et par la voiture. Le « plan vélo » est pris dans cette dyna-mique qui reste dominante et à laquelle il faut mettre un terme. Ainsi, on annonce la générali-sation du double sens aux voies 50km/h au lieu de 30km/h : outre qu’elle ne coûte rien, cette mesure pourrait se révéler dangereuse.
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Un « plan vélo » à l’heure du réchauffement climatique doit proclamer d’abord qu’il vient en complémentarité d’une « priorité absolue aux transports en commun » boostée par leur gratuité en ville et agglomération. Un « plan vélo » crédible doit s’inscrire dans un débat général sur les transports, un débat sur la reconversion générale du secteur automobile.Le vélo a été extrêmement populaire. Il doit et peut le redevenir.
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Montreuil, le 18 septembre 2018
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18 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

maduro (le huffington post)

launeVenezuelaSept18

Nicolas Maduro mange chez « Salt Bae » et ça passe très mal au Venezuela

Le chef de l’Etat vénézuélien, qui rentrait lundi de son voyage en Chine à la recherche de financements, a fait escale à Istanbul pour y déguster de la viande préparée par « Salt Bae ».
Ce cuisinier est devenu célèbre sur Instagram pour son manière bien à lui de saler ses préparations. C’est le prix des plats dans les restaurants de Salt Bae qui a indigné les internautes. Manger chez ce chef cuisinier coûterait jusqu’à 250 dollars, l’équivalent de huit mois de salaire minimum au Venezuela.
Un repas qui n’est pas au goût des Vénézuéliens, durement frappés par la crise économique et les pénuries alimentaires ces derniers mois. Selon une étude des principales universités du Venezuela, 60% des habitants ont perdu en moyenne 11 kilos, en raison d’un régime alimentaire carencé en protéines.
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18 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

école (libération)

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Rentrée scolaire : de trop nombreux enfants à la porte de l’école

En France, des milliers d’enfants ne sont pas scolarisés, en raison de facteurs multiples (éloignement des lieux de vie, expulsions à répétition, manque d’infrastructure…). Un collectif interpelle le chef de l’Etat et le ministre de l’Education nationale pour rendre le droit à la scolarisation pleinement effectif.

A l’heure où la majorité des enfants en France se familiarisent avec leur nouvelle école ou leur nouvelle classe, une minorité d’enfants et adolescents invisibles continuent d’être exclus de l’école, laissés pour compte. L’école est un droit en France, mais elle n’est pas un acquis pour les milliers d’enfants et adolescents qui chaque année voient leur avenir compromis.

Pourtant, garantir l’accès à l’éducation à tous les enfants, indépendamment de leur situation sociale, géographique, familiale ou de leur origine est une obligation inscrite dans le code de l’éducation comme dans plusieurs conventions internationales que la France a choisi de signer. Le Comité des droits de l’enfant des Nations unies a ainsi rappelé la France à l’ordre, lui demandant de «garantir à tous les enfants le droit à l’éducation sans discrimination».

Le candidat Emmanuel Macron avait annoncé que l’école primaire serait une priorité s’il devenait président, «pour que tous les élèves sachent lire, écrire et compter en arrivant en sixième». Si le dédoublement des classes de CP puis CE1 en réseau d’éducation prioritaire a envoyé un signal positif aux écoliers les plus fragiles, nous déplorons profondément que cette nouvelle rentrée scolaire perpétue l’exclusion de l’école des enfants les plus fragiles.

Une approche globale

Il est difficile d’évaluer précisément le nombre d’enfants et adolescents non-scolarisés. En effet, la majorité des maires ne s’acquittent pas de l’obligation d’établir une liste des mineurs de la commune soumis à l’obligation scolaire.

Des estimations permettent toutefois de cerner l’ampleur du phénomène.

En France, 80% des enfants vivant en bidonvilles et en squats ne sont pas scolarisés, mais c’est aussi le cas d’enfants vivant en habitat précaire, en hébergement d’urgence, ou encore accueillis temporairement avec leur famille chez des proches. De nombreux jeunes sans repré-sentants légaux sur le territoire sont également exclus de l’école durant des mois, notamment quand leur minorité est contestée.

Des milliers de jeunes handicapés se retrouvent également sans aucune solution de scolari-sation. Le problème est décuplé dans les départements d’outre-mer : certaines estimations évoquent 5 000 enfants à Mayotte et 10 000 enfants en Guyane privés d’école. Quel avenir, quelles perspectives la France propose-t-elle à ces enfants et adolescents ?

La non-scolarisation est une problématique dont la pluralité des facteurs nécessite une approche globale :

éloignement des lieux de vie des écoles (ou inaccessibilité par les transports en commun), expulsions de bidonvilles ou squats ou déplacements contraints d’un hôtel social à un autre, entraînant une rupture dans la scolarité, double déficit en infrastructures et en personnels qualifiés à Mayotte et en Guyane, barrières matérielles liées aux conditions de vie (achat de vêtements, coût de la cantine, etc.), dispositifs pour élèves allophones saturés dans certains territoires, freins liés aux situations de handicap, tels que le manque d’auxiliaire de vie scolaire, etc.

Les refus d’inscription scolaire ou les tracasseries administratives opposées par certaines municipalités sont particulièrement inadmissibles :

variabilité des pièces à fournir, demandes abusives de justificatifs, création de listes d’attente opaques et injustifiées. Si ces pratiques des mairies sont inacceptables, l’Etat doit faire en sorte qu’elles cessent : est-il nécessaire de rappeler que l’inscription scolaire en maternelle et primaire est une mission exercée par les maires au nom de l’Etat qui engage, in fine, la responsabilité de celui-ci ?

Politique nationale d’inclusion scolaire

Nous appelons donc solennellement le président de la République et le ministre de l’Education nationale à insuffler la dynamique indispensable qui permettra de combler le fossé entre les textes et leur application effective.

Cette question est d’autant plus d’actualité que le gouvernement a étendu la scolarité obliga-toire à 3 ans. Faisons de cette mesure importante une opportunité pour enrayer l’exclusion scolaire dès le plus jeune âge. Nos organisations ont des solutions concrètes à proposer pour rendre pleinement effectif ce droit fondamental et avancer vers une école toujours plus inclu-sive. Parmi celles-ci, la mise en place d’un observatoire de la non-scolarisation dans toutes les académies permettrait un réel pilotage d’une politique nationale d’inclusion scolaire, de mettre des chiffres et des visages sur cette réalité. En pratique, la mise en place d’un travail de médiation pour faire le pont entre ces publics fragiles et l’institution scolaire s’avère être une piste pertinente.

Nous suggérons également au gouvernement de prendre avant la fin de l’année un décret fixant la liste des pièces justificatives devant être acceptées par les maires lors de l’inscription en primaire, afin de limiter les abus en clarifiant les règles applicables et en imposant la délivrance d’un récépissé de dépôt de la demande.

A la veille du 30e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, il est urgent d’agir pour mettre fin aux dénis de droit constatés. L’accès à l’école de tous les enfants, c’était le sens de l’engagement du candidat Emmanuel Macron à travers la tribune d’Anne Lebreton et Alain Régnier, le 23 mars 2017 : «Pour Emmanuel Macron, l’école doit être une réalité pour tous les enfants» : la place de tous les enfants est à l’école !

17 septembre 2018

https://www.liberation.fr/

Premiers signataires :

Christine Lazerges, présidente de la Commission nationale consultative des droits de l’homme; Unicef France; CNDH Romeurope; AEDE (Agir ensemble pour les drois de l’enfant); ADJIE (permanence d’Aide et défense des jeunes isolés étrangers); ASET Franche Comte ; ASET 95 (Aide à la scolarisation des enfants tziganes); ASET 69; Association Rencont’roms nous Toulouse; Association TANGRAM (Guyane); ATD Quart Monde; ADDE (Avocats pour la défense des droits des étrangers); CCFD–Terre solidaire 93; CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens); CGT (Confédération générale du travail); Chrétiens dans l’enseignement public; CLASSES (Collectif lyonnais pour l’accès à la scolarisation et le soutien aux enfants des squats); Collectif Romeurope du Val Maubuée; Collectif Romeurope-Antony; Collectif Solidarité roms Toulouse; COFRADE (Conseil français des associations pour les droits de l’enfant); CFHE (Conseil français des personnes handicapées pour les questions européennes); Ecole dans la rue; Ecole enchantiée; FASET (Fédération des associations d’aide à la scolarisation des enfants tsiganes); FCPE (Fédération des conseils des parents d’élèves); Fédération Sud Education; FSU (Fédération syndicale unitaire); Gisti (Groupe d’intervention et de soutien des immigrés); Hors la rue; ICEM-Pédagogie Freinet; La Cimade; Ligue des droits de l’homme (LDH); LDH-Section du Pays d’Aix-en-Provence; Le Village d’Eva (Mayotte); Ligue de l’Enseignement; Médecins du monde; La voix des Rroms; MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples); Réseau Accueil insertion de l’Hérault; RESF (Réseau Education sans frontières); Romeurope 94; Secours catholique; SUD éducation 93; Syndicat des avocats de France; UNAPEI; UNSA (Union nationale des syndicats autonomes); UNSA Education.

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18 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

diesel (europe1)

diselgate

Dieselgate : trois ans après, les voitures « sales » plus nombreuses dans l’UE

La France est, selon cette une étude de l’ONG bruxelloise Transport et Envi-ronnement, le pays le plus affecté par le problème, puisqu’il y circule quelque 8,7 millions de « diesel sales ». 

Quelque 43 millions de véhicules diesel « sales » continuent de circuler dans l’Union européen-ne, malgré l’engagement des constructeurs automobiles à réduire les émissions de gaz polluants des modèles récemment commercialisés, selon une étude de l’ONG bruxelloise Transport et Environnement (T&E) publiée mardi. L’étude compare ce chiffre avec les 29 millions de voitures et fourgonnettes « très polluantes » recensées sur les routes européennes il y a trois ans quand a éclaté le Dieselgate.

Quantité d’oxyde d’azote trois fois supérieure aux normes.

Elle dénonce le double discours des constructeurs et l’écart entre théorie et pratique à propos des moteurs diesel aux normes anti-pollution les plus récentes (Euro 5 et 6, correspondant à une commercialisation postérieure à 2009).  »Les voitures continuent d’être optimisées pour bien se comporter lors des tests (d’émissions polluantes) et émettent bien davantage lorsqu’elles sont entre les mains des clients », affirme T&E. Selon l’ONG, ces 43 millions de véhicules polluants émettent des oxydes d’azote (NOx) en quantité « au moins trois fois supérieure » à ce qu’autorisent les normes en vigueur dans l’Union européenne.

« Si l’Europe n’agit pas, ces voitures vont continuer de polluer l’air pendant des décennies, écourtant des vies », ajoute le rapport en anglais, qui propose de limiter la commercialisation et l’usage de tels véhicules. La France est, selon cette ONG, le pays le plus affecté par le problè-me, puisqu’il y circule quelque 8,7 millions de « diesel sales ». Viennent ensuite l’Allemagne (8,2 millions) puis le Royaume-Uni (7,3),l’Italie (5,3), l’Espagne (3,2) et la Belgique (environ 2 millions).

Trois ans après le dieselgate.

Le rapport est publié trois ans jour pour jour après la révélation par les autorités de régulation américaines, le 18 septembre 2015, de la fraude aux tests antipollution opérée par le construc-teur allemand Volkswagen. Quelques jours plus tard VW avait reconnu avoir équipé 11 millions de ses véhicules dans le monde d’un logiciel capable de tromper les contrôles sur les émis-sions de NOx. Son patron avait dû démissionner. Le scandale s’est ensuite étendu à d’autres constructeurs.

18 septembre 2018

http://www.europe1.fr/

Commentaire: D’une part il y a les maladies dues aux particules qui touchent les enfants et vieillards. De l’autre il y a des millions de gens qui ont été encouragés à passer au diesel et qui « n’ont rien fait de mal » à part obéir au gouvernement (et à l’industrie automobile)!

polluer

Émissions polluantes : l’UE ouvre une enquête pour entente entre BMW, Daimler et Volkswagen

« La Commission examine si BMW, Daimler et Volkswagen sont convenus de ne pas se livrer concurrence », a indiqué mardi un communiqué de l’exécutif européen. 

L’UE a ouvert mardi une enquête sur une entente entre constructeurs automobiles allemands pour ne pas se faire concurrence en matière de technologies de réduction d’émissions pollu-antes, trois ans après l’éclatement du scandale Dieselgate.

« La Commission examine si BMW, Daimler et Volkswagen sont convenus de ne pas se livrer concurrence en ce qui concerne le développement et le déploiement de systèmes importants permettant de réduire les émissions nocives des voitures particulières à moteur essence et diesel », selon un communiqué de l’exécutif européen.

Daimler aurait avoué en premier.

Cette enquête approfondie est lancée par la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager. Elle fait suite à des informations selon lesquelles BMW, Daimler, Volks-wagen (ainsi que Audi et Porsche, filiales de VW) auraient participé à des réunions où ont été évoqués le développement et le déploiement de technologies permettant de limiter les émis-sions nocives des gaz d’échappement des voitures. Selon la presse allemande, Daimler, fabri-cant des voitures Mercedes-Benz, aurait avoué en premier l’existence de cette vaste entente entre les constructeurs allemands afin de bénéficier de la clémence des autorités de la concurrence.

Les cartels lourdement sanctionnés par l’UE.

Les cartels sont interdits dans l’UE puisqu’ils nuisent à la concurrence et aux consommateurs. La Commission européenne peut infliger de lourdes amendes aux entreprises qui s’entendent entre elles, le record ayant été atteint le 19 juillet 2016. L’Union européenne avait alors infligé une amende de 2,93 milliards d’euros à quatre fabricants européens de camions, accusés de s’être entendus pendant quatorze ans sur les prix de vente de leurs poids lourds. Aucune disposition légale ne prévoit de date limite à une enquête pour cartel, a rappelé la Commission européenne. La durée de cette enquête dépend de divers éléments, dont la complexité de l’affaire, le degré de coopération des entreprises en cause avec la Commission et l’exercice des droits de défense.

18 septembre 2018

http://www.europe1.fr/

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18 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

tests osseux (libération + le télégramme)

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Ce matin 2 jeunes de Quimper devaient venir passer des « test osseux » à l’hôpital de Brest, test auxquels le conseil d’éthique de l’hôpital (ainsi que Jacques Toubon, défenseur des droits)  est opposé! L’asso « Le Temps Partagé » avait appelé à un rassemblement.

Mineurs étrangers isolés : des tests osseux controversés

Ils font depuis des années polémique, le Défenseur des droits confirme aujourd’hui «son opposition aux examens d’âge osseux qu’il estime inadaptés, inefficaces et indignes». Lors-qu’une personne étrangère se présente comme mineure, les autorités lui font passer un entre-tien pour essayer de déterminer son âge. En cas de doute, on lui fait passer une radio de la main et du poignet gauches, qu’on compare ensuite, à vue de nez, à un atlas de référence dit de Greulich et Pyle, du nom des deux médecins américains qui l’ont conçu dans les années 50.

Au départ, il s’agissait de détecter les troubles de la croissance chez les enfants et les ados. Or cette comparaison reste subjective : les adolescents d’aujourd’hui ne sont morphologique-ment pas les mêmes que ceux des années 50, et tous ne grandissent pas au même rythme. En 2015, le Haut Conseil de la santé publique l’avait rappelé : «La maturation d’un individu diffère suivant son sexe, son origine ethnique ou géographique.» Même l’ordre des médecins considère que les conclusions de ces tests doivent être «prudentes et nuancées».

Les associations de défense des droits des étrangers s’opposent donc régulièrement à cette méthode qu’elles jugent arbitraire.

Depuis mars 2016 et la loi relative à la protection de l’enfance, il est nécessaire d’établir le «caractère indispensable» de ces tests pour les pratiquer mais, selon le Défenseur des droits, ils ont tout de même cours «dans de nombreux départements», sans qu’aucune véritable nécessité ne soit établie… «Les pouvoirs publics tendant à faire primer d’autres considérations, notamment migratoires, sur l’intérêt supérieur de l’enfant», regrette Jacques Toubon.

Kim Hullot-Guiot 10 avril 2018

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Tests osseux. Des associations réclament leur suppression

Une dizaine de personnes venues de tout le Finistère ont protesté, ce mardi matin, devant les urgences de Brest, à la Cavale-Blanche, contre les tests osseux.

Depuis deux ou trois ans, les autorités sont de plus en plus confrontées à la présence, sur le territoire national, de mineurs isolés. Régulièrement, des tests osseux sont pratiqués pour déterminer si certains sont mineurs ou pas : leur situation vis-à-vis des diverses administrations n’est pas la même dans un cas ou dans l’autre.

Une dizaine de manifestants, membres d’associations diverses du Finistère (Le Temps Partagé à Quimper, Digemer à Brest, Pays de Morlaix Solidarité Migrants, Fraternité Quimper) mais aussi d’un syndicat (FSU) et d’un parti politique (NPA) se sont rassemblés avant 9 h, ce mardi, devant les urgences de la Cavale-Blanche, à Brest, seul endroit dans le département où ces tests sont effectués, à la demande du parquet de Quimper. Quatre étaient prévus dans la matinée, il semble qu’ils aient été repoussés.

« Le doute devrait bénéficier à la personne »

Ces militants jugent « scandaleux » ces tests et demandent leur suppression. « Ils datent de 1935, ils ont une marge d’erreur de deux ou trois ans, et même davantage à ces âges-là. C’est ce que confirmait le comité d’éthique de cet hôpital, en mars dernier. Le doute devrait bénéfi-cier à la personne », estiment-ils. Ils indiquent que ces mineurs ont souvent avec eux un passeport ou une carte d’identité attestant de leur âge, mais que les autorités françaises jugent ces documents souvent peu fiables.

Selon les militants, il conviendrait que les médecins précisent à chaque examen qu’il existe une marge d’erreur. Actuellement, il s’agit d’un pourcentage d’erreur, mais d’aucuns pensent qu’il vaudrait mieux préciser que la personne a entre tel et tel âge. Les manifestants estiment aussi que les autorités françaises font tout pour dissuader des étrangers de venir en France, « avec cette fameuse théorie de l’appel d’air ». « Ces mineurs sont mieux hébergés et scolarisés que livrés à eux-mêmes », concluent-ils.

18 septembre 2018  David Cormier

https://www.letelegramme.fr/

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