Archive | Altermondialisme

17 mars 2019 ~ 0 Commentaire

manif lannion (npa)

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npa 22
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Manifestations Climat
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L’urgence n’est pas devant nous, l’urgence n’est pas pour demain.
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L’urgence est déjà là, et ça ne date pas d’hier : nous sommes en pleine urgence mondiale pour sauver la vie de la planète, de sa faune et de sa flore, des milieux naturels, aquatiques et marins, de l’humanité.
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Un des aspects particuliers de cette situation, ce sont les déplacements de population
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Ce ne sont pas  des « migrants » mais des « victimes climatiques », par conséquent  des déplacés, des réfugiés climatiques. Ces termes de « réfugiés climatiques » souligne le fait que le changement climatique est une forme de persécution infligée aux plus vulnérables. Et c’est une persécution de grande ampleur qui est engagée.
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Ainsi un rapport de la Banque Mondiale chiffre à 143 millions d’ici 2050 le nombre de ces réfugiés climatiques. L’ONU évalue même ces futurs réfugiés à 1 milliard de personnes sur la même période.
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Ces populations seront de plus en plus contraintes de quitter leur région en raison des conséquences directes des bouleversements climatiques (sécheresse, perturbation des productions agricoles, manque de nourriture, montée des eaux, cyclones, etc.), mais aussi des conflits armés qui en découleront.
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C’est donc une réponse internationaliste que nous prônons au niveau mondial.
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Une réponse de solidarité internationale sera impérative pour garantir les droits fondamentaux de ces populations:
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-En confrontation et en opposition aux politiques de rejet, aux nationalismes et à la xénophobie
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-En confrontation aussi avec les principaux responsables de ces dégâts planétaires qui devront assumer et en payer la note.
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-Avec les plus fragiles, les plus défavorisés, les plus pauvres seront particulièrement exposés et touchés : victimes climatiques et sociales à la fois.

La lutte pour la justice climatique et lutte pour la justice sociale sont un même combat.

Ce qui est en jeu dans le cadre de ce combat, c’est un changement global de société, un changement radical de système, un système socio-économique qui a mis en coupe réglée la planète et sa population pour gaver toujours plus une minorité de profiteurs, d’accapareurs, d’affairistes et d’exploiteurs.
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De nombreux politiciens se présentent comme défenseurs de l’écologie alors que rien ne change sérieusement tout en signant des conventions ou encore en organisant des sommets, grands moments d’hypocrisie.
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Au final, la seule chose qui importe aux gouvernants et aux capitalistes, c’est leurs affaires et leurs finances…Tant que cette minorité de très riches décidera pour nous, elle fera passer ses profits avant la vie de la planète et avant nos vies.
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Pour nous NPA, la capitalisme est incompatible avec l’écologie :
il n’y a pas de capitalisme vert et propre.
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La pollution mondiale c’est le capital !
La vie planétaire, nos vies : c’est sans profits !
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Déclaration NPA Comité Lannion Guingamp Bégard Paimpol

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17 mars 2019 ~ 0 Commentaire

montessori (questions de classe)

N-autre-ecole-De-Monteori-aux-neuro-sciences

On assiste aujourd’hui à une création exponentielle d’écoles privées hors contrat (+15% en 2018)

 En lien avec une récupération et un détournement des « pédagogies alternatives »

.Ce phénomène s’explique par la convergence entre trois mouvances distinctes, mais qui partagent un même rejet de l’école publique :

Une droite catholique galvanisée par le succès de la « Manif pour tous »,

Un courant néolibéral partisan du « libre choix » des familles et du marché scolaire, et

Un courant « écologique » cherchant à créer des îlots de pédagogie « bienveillante ».

Tous mettent en avant la « méthode­ » de Maria Montessori et les neurosciences.

L’enjeu est bien idéologique : il s’agit de jeter à bas l’idée même d’une école égalitaire et émancipatrice commune à tou·te·s les élèves, au profit d’une vision individualiste et vitaliste de « l’enfant » dont le développement se ferait spontanément, selon des « lois de la nature ».

Ce numéro hors série se propose non seulement d’examiner le phénomène, à travers ses réseaux et ses références pédagogiques, mais également de dénoncer ces offensives, au nom d’un service public de l’éducation, à réinventer autour des notions de bien commun et d’égalité.

https://www.questionsdeclasses.org/

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16 mars 2019 ~ 0 Commentaire

landivisiau (le télégramme)

landi

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16 mars 2019 ~ 0 Commentaire

île maurice (ion news)

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16 mars 2019 ~ 0 Commentaire

survie (internationalism)

meme batreau

Le capitalisme menace la planète et la survie de l’humanité

Depuis plusieurs mois, se sont succédé des manifestations de jeunes dans 270 villes du monde pour protester contre la détérioration du climat et la destruction de l’environnement.

Les jeunes descendent dans la rue pour exprimer leur inquiétude totalement justifiée pour l’avenir de la planète et de l’espèce humaine elle-même. Un avenir de plus en plus compromis par les effets d’un système de production qui détruit l’environnement naturel (tout en détruisant la vie de millions d’êtres humains par l’exploitation, la guerre et la misère qu’il provoque) et qui entraîne des changements des conditions climatiques, atmosphériques et reproductives de la planète aux conséquences toujours plus catastrophiques.

De même, ils expriment leur indignation face au cynisme et à l’hypocrisie des dirigeants qui ont la bouche pleine de déclarations exprimant « leur préoccupation » pour le « problème de l’environnement » et qui organisent d’innombrables forums (Kyoto, Paris, etc.) pour adopter des « mesures » aussi spectaculaires que peu efficaces alors qu’en même temps, au service de leurs desseins impérialistes et économiques, ils ne font qu’aggraver encore la détérioration de la planète.

Le piège du mouvement « pour le climat »

Nous partageons pleinement l’inquiétude et l’indignation de ces dizaines de milliers de jeunes, mais nous devons nous demander si ce mouvement, dans ses objectifs, ses approches et ses méthodes, constitue un véritable combat pour résoudre le problème, ou s’il constitue un piège qui ne peut que les conduire au découragement et à l’amertume d’être utilisés et trompés.

L’histoire des 100 dernières années regorge de ce genre de tromperies répugnantes perpétrées par les gouvernements et les partis qui servent le capitalisme. Dans les années 1930 et 1940, de grandes manifestations « pour la paix » ont été organisées par les gouvernements et les partis « démocratiques », et l’expérience a montré qu’il s’agissait d’une manipulation terrible car avec ces mobilisations « pacifistes » ils préparaient la guerre : la Seconde Guerre mondiale avec ses 60 millions de morts ou les innombrables guerres locales qui continuent à couvrir avec la mort, les ruines et la douleur de nombreux endroits de la planète.

Les manifestations actuelles ont pour axe de « demander aux autorités de faire quelque chose », de faire pression sur elles.

Mais ce sont ces mêmes autorités qui, pour défendre les intérêts capitalistes du profit maximum et l’occupation de positions stratégiques sur le marché mondial, adoptent des mesures qui ne font qu’aggraver la détérioration du climat et de l’environnement. Une telle démarche de « pression » sur les gouvernements pour qu’ils « bougent », c’est comme demander à un renard de prendre soin des poules.

Les dirigeants des États ne sont pas « au service des citoyens » et ne cherchent pas non plus à « écouter leurs demandes ».

L’État n’est pas l’organe du « peuple » mais la machine exclusive et d’exclusion qui défend les intérêts de chaque capital national, de la minorité qui nous exploite et qui est responsable de la dégradation de l’environnement.

Les initiateurs du mouvement dénoncent le fait que « depuis 40 ans, les partis politiques de toutes couleurs perdent la guerre contre le changement climatique ! » Ces partis ne font que promettre et tromper la galerie, alors qu’en pratique, ils prennent des décisions économiques, militaires ou guerrières qui contribuent à la destruction de la planète. Un lycéen genevois de 18 ans a dénoncé cette farce : « Il y a une grande méfiance dans la politique institutionnelle, mais aussi dans les organisations environnementales comme Greenpeace, qui sont perçues comme trop modérées et institutionnalisées. »

Les manifestations se concentrent sur la réalisation de « conversations » avec des ministres, des parlementaires, des groupes de pression et des militants écologistes. Cela ne sert qu’à laver le visage de l’État démocratique et à se perdre dans le labyrinthe des lois et des politiques gouvernementales. Les tentatives de « dialogue » avec les porte-parole politiques ne débouchent que sur des promesses grandiloquentes qui ne résolvent rien.

Le mot d’ordre des manifestations se propose de « Sauver le climat, changer le système« , une formule vague qui se traduit par « passer à la pratique » et se perdre dans une série de mesures locales ou régionales qui ne résolvent absolument rien et causent fatigue et déception. Dans différentes écoles, par exemple, des « comités climat » ont été créés pour développer des « projets climat » par école. Sous le slogan « Changez le monde, commencez par vous-même« , l’objectif proposé est de réduire votre propre « empreinte écologique ».

Ce genre d’orientation est particulièrement pervers car elle nous fait sentir COUPABLES DE LA CATASTROPHE CLIMATIQUE, transformant un problème historique et global causé par le capitalisme en un problème « domestique » causé par des individus.  Cette approche de « responsabilisation des individus  » est particulièrement dangereuse. Tout d’abord, parce qu’elle sert à exonérer de toute responsabilité le Capital ainsi que les États et gouvernements qui le servent.

Deuxièmement, parce qu’elle fait de ces milliers de jeunes qui sont aujourd’hui des écoliers ou des étudiants mais qui demain seront des travailleurs ou des chômeurs, des « citoyens » qui « exigent et réclament auprès de leurs gouvernants ». Cela induit une fausse image de la société dans laquelle nous vivons : elle n’est pas formée par des « citoyens libres et égaux » mais par des classes sociales confrontées à des intérêts antagonistes : une minorité, la classe capitaliste, qui possède presque tout et qui est de plus en plus riche, et une immense majorité, le prolétariat, qui ne possède rien et est toujours plus pauvre.

Et, troisièmement, et c’est le plus grave : l’approche individualiste de « faisons chacun quelque chose pour le climat » conduit à la division et à la confrontation au sein de la classe ouvrière elle-même. Lorsque des usines automobiles ou d’autres branches industrielles ou logistiques seront fermées au nom de la « lutte pour le climat », les autorités pointeront du doigt les travailleurs qui résistent aux licenciements en les dénonçant comme complices de la dégradation du climat.

Avec la même approche, mais inversée (« arrêtons de parler du changement climatique et gardons les emplois« ), le démagogue populiste Trump a obtenu de nombreuses voix dans les États industriels sinistrés du Midwest américain (« la ceinture de la rouille ») qui lui ont permis de remporter l’élection présidentielle.

C’est un dilemme dans lequel ils veulent nous piéger : maintenir l’emploi au détriment du climat ou perdre les conditions de vie et l’emploi lui-même afin de « sauver la planète » ? C’est un piège crapuleux avec lequel le capitalisme sauve ses intérêts égoïstes enveloppés dans le drapeau attrayant de « sauver la planète ».

L’alternative est entre les mains du prolétariat mondial

Les problèmes de destruction de la nature, d’épuisement des ressources naturelles, de détérioration et de réchauffement du climat ne peuvent être résolus qu’à l’échelle mondiale. La bourgeoisie ne peut pas et ne veut pas le faire parce que, dans le capitalisme, l’État-nation est la forme la plus élevée d’unité qu’elle peut atteindre. En conséquence, les nations s’affrontent comme des vautours, aussi  » verts  » que soient leurs gouvernements, malgré l’existence de conférences internationales et d’organisations supranationales telles que l’ONU ou l’Union européenne.

Les organisations internationales comme l’ONU n’ont pas pour objectif de « résoudre les problèmes de la population mondiale ». Il n’y a pas de « communauté internationale des nations ». Au contraire, le monde est le théâtre d’une confrontation impérialiste brutale entre tous les États et d’une compétition à mort pour en tirer le meilleur profit. L’ONU ou la multitude d’organisations internationales de « coopération » sont des repaires de brigands utilisés par chaque capital national pour imposer ses propres intérêts.

Quelles forces sociales peuvent réaliser un changement si fondamental ? Contrairement à la bourgeoisie, la classe ouvrière est capable de s’unir au niveau mondial, de surmonter les divisions et les oppositions entre États-nations et n’a aucun privilège à défendre dans la société d’exploitation actuelle.

Le mouvement contre le réchauffement climatique se développe dans un contexte d’absence quasi totale de luttes de la classe ouvrière, qui fait également face à une perte de confiance en soi et même de sa propre identité de classe.

Que pouvons-nous faire ?

Les jeunes qui participent au mouvement doivent comprendre qu’ils ne sont pas de « futurs citoyens » mais, dans leur très grande majorité, de futurs précaires, de futurs chômeurs, de futurs exploités, qui devront unir à leur lutte contre l’exploitation capitaliste la lutte contre la guerre, la catastrophe environnementale, la barbarie morale, etc. que ce système d’exploitation transpire par tous ses pores.

C’est ce que le mouvement contre le Contrat Première Embauche en France en 2006 ou le mouvement des Indignés en Espagne et dans d’autres pays a commencé à faire, bien que très timidement, en 2011. C’étaient des mouvements de jeunes qui entrevoyaient que leur avenir n’est pas celui de « citoyens libres et égaux » mais celui d’exploités qui doivent lutter contre l’exploitation pour finalement l’abolir.

Dans le capitalisme, il n’y a pas de solution : ni à la destruction de la planète, ni aux guerres, ni au chômage, ni à la précarité. Seule la lutte du prolétariat mondial avec tous les opprimés et exploités du monde peut ouvrir la voie à une alternative.

 15 mars, 2019

https://fr.internationalism.org/

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16 mars 2019 ~ 0 Commentaire

climat 16 mars (fr3 huff’)

mars 16

500 personnes défilent pour le climat à Concarneau, ce samedi (OF)

Lannion. 1300 marcheurs pour le climat (Le Trégor)

Rennes, 6 000 personnes marchent pacifiquement pour le climat (OF)

Climat : des miliers de manifestants en Bretagne pour la “Marche du siècle” (FR3)

Marche du siècle: des milliers de manifestants à Paris et partout en France (Le Huff’)

De la grève des lycéens à la « Marche du siècle », pourquoi toutes les luttes pour le climat convergent à la mi-mars (Le Huff’)

Marche pour le climat : des centaines de milliers de manifestants partout en France (Le Monde)

« Marche du siècle » : 45 000 manifestants à Paris selon un comptage indépendant pour un collectif de médias (OF)

 

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15 mars 2019 ~ 0 Commentaire

climat (le monde)

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15 mars 2019 ~ 0 Commentaire

manif climat (le-huff-post fr3 cb)

huff

Lire aussi:

La marche des lycéens pour le climat à Paris a rassemblé au moins 29.000 personnes (Le Huff’)

« Demain, il sera trop tard » : des milliers de jeunes ont marché pour le climat (OF)

Marche pour le climat : forte mobilisation en Bretagne (FR3)

Grève pour le climat : les jeunes bretons répondent à l’appel  (FR3)

Plus de 4 000 jeunes mobilisés à Brest pour le climat (Côté Brest)

Douarnenez. Les jeunes mobilisés pour le climat (OF)

Quimper : les jeunes mobilisés pour le climat (Côté Quimper)

Marée jeune pour le climat à Quimper (OF)

450 lycéens marchent pour le climat à Lannion (Le Trégor)

Manifestation des jeunes pour le climat à Morlaix ce vendredi 15 mars: une belle mobilisation! (PCF)

« Il n’y a pas de planète B » : de Paris à Kampala, la jeunesse se mobilise pour le climat (Le Monde)

Grève pour le climat : un concours de slogans à Rennes ! (Le Peuple Breton)

Mouvement pour le climat : « Dans toutes les luttes, les femmes sont présentes » (Les Inrocks)

Ces trois « jeunesses » qui se mobilisent pour le climat (The conversation)

 

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15 mars 2019 ~ 0 Commentaire

4 propositions pour le climat (psl)

sud

4 propositions pour le climat et pour un changement de système

1/ Des transports publics gratuits, de qualité et en suffisance

La gratuité et la qualité des transports publics est une revendication très populaire qui répond directement aux tentatives d’opposer action climatique et pouvoir d’achat.

Avec le processus de libéralisation et de privatisation du secteur, les transports publics sont devenus de plus en plus chers pour les usagers. Le transport international de passagers a été libéralisé, ce qui a entraîné une hausse des tarifs.

Nos parents et grands-parents prenaient encore régulièrement le train pour voyager à l’étranger, c’est aujourd’hui quasiment inabordable. Un trajet Anvers-Amsterdam coûte 70 euros ! Le transport ferroviaire de marchandises a été libéralisé, de sorte que la part du rail est passée de 10% à 7% entre 2000 et 2015. Résultat : davantage de camions sur les routes ! La politique actuelle aggrave les problèmes de mobilité et nuit à notre environnement. Au lieu des amendes individuelles aux resquilleurs, il nous faut des alternatives collectives : la gratuité et la qualité des transports publics représentent un élément essentiel. Luttons pour davantage de moyens publics et pour une planification rationnelle de la mobilité !

2/ L’énergie aux mains du public

Les 100 entreprises responsables de 71% des émissions mondiales depuis 1988 sont presque exclusivement des compagnies actives dans le secteur du gaz, du charbon et du pétrole ! Les scientifiques sont donc unanimes : un changement radical s’impose dans notre paysage énergétique. La façon dont nous produisons de l’énergie aujourd’hui, y compris en brûlant des combustibles fossiles, produit trop d’émissions de gaz à effet de serre.

Nous ne pourrons pas convaincre les géants de l’énergie avec de bons arguments. L’an dernier, toutes les sociétés pétrolières et gazières cotées en bourse n’ont fourni que 1,3% de leur budget total aux investissements dans l’énergie verte.

Des mesures provisoires telles qu’une réduction de la TVA ou un contrôle des prix peuvent faire baisser les prix. Mais pour compenser la perte de revenu pour le gouvernement, il faut aller chercher l’argent là où il se trouve.

Un impôt progressif sur le capital peut y contribuer. Les multinationales s’opposeront bec et ongles à ce genre de mesure. Il suffit de penser aux campagnes du lobby nucléaire ou à la résistance d’une entreprise comme Amazon lorsqu’une taxe limitée sur l’entreprise a été proposée à Seattle.

A Barcelone, l’appel d’offres public pour la fourniture d’électricité a reçu une clause sociale…. et aucune entreprise n’a fait d’offre ! Une procédure en justice a également été engagée dès que la ville a créé sa propre société d’énergie ! Quiconque touche aux sacro-saints profits est combattu de toutes les manières possibles.

3/ Augmentation du financement public pour une recherche scientifique démocratique et indépendante

L’argument favori des politiciens de droite et d’autres cyniques contre les jeunes activistes du climat est qu’ils devraient aller à l’école pour acquérir suffisamment de connaissances pour s’attaquer au problème climatique. Les connaissances techniques et scientifiques ne manquent pas. Mais qui contrôle la recherche ? Comment est-elle financée ?

La recherche ne se fait généralement qu’en fonction du profit. De plus, les découvertes qui peuvent apporter une contribution positive à la lutte contre le changement climatique sont souvent achetées par des entreprises qui veulent empêcher leur application.

Des brevets pour des batteries durables et un stockage efficace de l’énergie sont disponibles dans les coffres d’entreprises telles qu’Exxon Mobil. Il est dans leur intérêt que chaque goutte de pétrole soit forée avant que les alternatives ne soient mises sur le marché.

Pire encore, ces dernières années, les multinationales ont investi des milliards dans la ‘‘recherche’’ pour nier ou minimiser le changement climatique. Les compagnies pétrolières connaissent le lien entre combustibles fossiles et empoisonnement de notre atmosphère depuis la fin des années ‘70. L’information n’a pas été divulguée et, lorsqu’elle a été connue, les grands groupes pétroliers ont investi dans toutes sortes de groupes de réflexion qui l’ont contestée.

De plus, des investissements ont été faits dans le travail de lobbying pour préserver ou faciliter les pratiques polluantes. Sous le capitalisme, des milliards sont gaspillés pour la destruction de notre environnement, les marxistes veulent utiliser ces milliards pour le développement d’alternatives écologiques.

Pour l’instant, nous ne disposons pas d’un tableau complet des mesures nécessaires et possibles pour sauver notre cadre de vie. Souvent, ce n’est pas non plus une priorité pour la recherche. Même dans les universités, elle dépend de plus en plus de mécènes privés.

Bien sûr, les grandes entreprises sont particulièrement intéressées par les projets qui peuvent leur apporter des bénéfices supplémentaires. C’est pourquoi, à travers la privatisation de l’enseignement supérieur, elles s’efforcent de mieux contrôler les universités.

Bien sûr, des recherches intéressantes proviennent des universités et de leurs laboratoires, même si cela s’effectue souvent sans réelle coordination et que les découvertes sont achetées par les entreprises pour éviter qu’elles ne soient appliquées. Beaucoup de connaissances existent déjà. Mais pour avoir une vision plus complète de la situation, les leviers de notre économie et de notre savoir doivent être aux mains de la collectivité.

Il faut que la recherche scientifique soit débarrassée de toute ingérence de l’industrie et du secteurs privé. Nous exigeons que la recherche scientifique soit indépendante et non soumise à la recherche du profit. Une abolition des brevets et des investissements massifs dans la recherche sur les technologies durables est nécessaire pour mettre toutes les connaissances au service de l’homme et de la planète. Cela signifierait que toute la technologie et les connaissances disponibles pourraient être utilisées dans la lutte contre le réchauffement climatique !

4/ Pour une économie planifiée écologique et démocratique

Les grandes multinationales responsables de la plus grande partie des émissions sont aux mains d’un petit groupe d’ultra-riches. Les 26 personnes les plus riches possèdent autant que les 3,8 milliards les plus pauvres. Imposer des règles ne suffit pas : ces grandes entreprises trouvent des milliers d’échappatoires et ont suffisamment de lobbyistes et d’autres politiciens établis dans leurs poches pour tricher comme bon leur semble.

Nous ne pouvons pas contrôler ce que nous ne possédons pas. C’est ce qui pousse à la réaction, compréhensible, de se concentrer non pas sur la production, mais sur la consommation. Les médias font tout pour renforcer cela : presque chaque entretien avec un jeune activiste du climat commence par une question sur ses efforts personnels.

Parfois, cela va jusqu’à la défense de mesures antisociales comme les écotaxes. Ces taxes n’ont pas accru la production respectueuse de l’environnement, elles ont par contre affecté le pouvoir d’achat des travailleurs ordinaires et des jeunes en évitant de toucher à l’essentiel : la production. Il n’est donc pas surprenant qu’une entreprise comme ExxonMobil soit en faveur d’une taxe sur le CO2 !

L’absence de planification démocratique entraîne un énorme gaspillage. Un quart à un tiers de la production alimentaire est gaspillée : au moins 1,3 milliard de tonnes par an ! Sans parler du gaspillage résultant des investissements dans la publicité, du lobbying et de l’arrêt de la production de biens plus durables et à plus longue durée de vie.

Une réorientation majeure de la production est nécessaire. Pour y parvenir, il faut investir massivement dans les énergies renouvelables. Le GIEC estime qu’il faut y consacrer 2.400 milliards de dollars par an.

Ce budget est à notre portée : pourquoi ne pas utiliser les 1.700 milliards de dollars dépensés annuellement dans l’armement? Et si l’on y ajoute les sommes englouties par la fraude fiscale et la spéculation, on pourrait largement couvrir les besoins pour la transition écologique et en même temps améliorer significativement le bien-être de l’humanité.

Selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT), 24 millions d’emplois devront être créés dans le monde afin d’adapter nos modes de production. Bref, relever le défi climatique ne signifie pas entrer dans une ère de privations et de régression, c’est même plutôt le contraire… sauf pour les capitalistes et leurs profits ! Mais si tous les secteurs stratégiques de l’économie ne sont pas sous propriété publique démocratique, nous ne pourrons pas maîtriser correctement le changement de cap radical qui s’impose.

C’est pourquoi nous défendons la nationalisation des secteurs clés de l’économie sous contrôle démocratique de la communauté. Cela doit poser les bases d’une planification rationnelle, en adaptant les ressources disponibles aux besoins et aux exigences de l’humanité et de la planète.

Le capitalisme exploite tout à la fois le travail humain et la nature, les deux sources de toute richesse. Une économie planifiée rationnellement et démocratiquement permet d’arrêter le gaspillage, d’utiliser les connaissances disponibles et de commencer une transition verte. C’est ce que nous appelons le socialisme. (Résumé)

15 mars 2019

https://fr.socialisme.be/

Commentaire: Commentaire: Et puis surtout, réunissez-vous, organisez-vous, coordonnez-vous, structurez-vous, en toute indépendance des organisations « adultes »!

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15 mars 2019 ~ 0 Commentaire

islamophobie (npa)

AFFICHE-RACISME-POUTOU2017-BAT-1

Attentat islamophobe de Christchurch : deuil et colère

Vendredi 15 mars, peu avant 14h (heure locale), plusieurs hommes lourdement armés ont ouvert le feu sur des fidèles en prière dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, tuant au moins 49 personnes et en blessant des dizaines.

D’après les première informations et revendications, les assassins seraient des terroristes d’extrême droite, animés par une haine mortelle des musulmanEs.

Une nouvelle et tragique démonstration du fait que les théories racistes, du « choc de civilisation » au « grand remplacement » en passant par « l’invasion migratoire » et « l’islamisation », mais également les politiques guerrières et discriminatoires, participent du développement d’une haine raciste, islamophobe, qui peut conduire jusqu’à de tels passages à l’acte.

Le NPA s’associe au deuil des familles et des proches des victimes, ainsi qu’à la légitime colère suscitée par cette tuerie, qui n’est pas malheureusement pas la première du genre et qui s’inscrit dans un contexte de progression de la haine islamophobe.

Nous continuerons d’être de tous les combats contre l’islamophobie et toutes les formes de racisme.

Solidarité internationaliste et antiraciste !

Montreuil, le 15 mars 2019.

https://npa2009.org/

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