Archive | Altermondialisme

31 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

transition énergétique (greenpeace)

hollande nuke

Le gouvernement démissionne

Le gouvernement a publié ce matin sa feuille de route sur la politique énergétique pour les années à venir, qui était attendue depuis plus d’un an. Cette programmation pluriannuelle de l’énergie, la PPE, est incohérente et contraire aux objectifs de la loi de Transition énergétique.

Ce texte n’indique en effet aucune trajectoire de réduction de la part du nucléaire dans le mix électrique français et condamne ainsi tout développement massif des énergies renouvelables. Le gouvernement renonce donc à piloter la politique énergétique française et trahit ses engagements tant nationaux qu’internationaux sur la transition énergétique.

La PPE torpille la loi de transition énergétique

Le texte publié aujourd’hui, supposé traduire les objectifs de la loi de transition énergétique, dont celui de réduction de la part du nucléaire à 50% d’ici à 2025, ne mentionne quasiment pas l’atome. La PPE ne programme la fermeture que de deux réacteurs : ceux de la centrale de Fessenheim. Or, pour respecter la loi, la PPE devrait imposer la fermeture de 21 à 23 réacteurs d’ici à son échéance la plus lointaine en 2023.

Greenpeace avait alerté depuis plusieurs mois le gouvernement et le Président de la République sur la nécessité de réviser ce texte, pour ne pas tuer dans l’œuf l’objectif de réduction du nucléaire bel et bien inscrit dans la loi. Les parlementaires de la mission chargée du suivi de l’application de la loi ont eux aussi pointé du doigt ce texte qui « ne joue pas son rôle (…) programmatique » sur le dossier nucléaire. Via la publication de ce texte, l’Etat et ses dirigeants se refusent à piloter la politique énergétique en France, face à la pression de l’industrie nucléaire, alors que cette dernière est dans une situation calamiteuse.

La porte ouverte à tous les dangers du nucléaire

L’industrie nucléaire est plongée, depuis fin 2014, dans un scandale d’anomalies et de falsifi- cations sans précédents. La France se retrouve dans une situation devenue incontrôlable, les risques d’accident nucléaire étant accrus et la sécurité d’approvisionnement étant mise en péril. Pour le moment, 30 des 58 réacteurs du parc nucléaire français sont touchés par ces anomalies. D’autres pourraient être découvertes au fur et à mesure que l’ASN continue de mener son enquête. Ces défauts techniques viennent s’ajouter à la faillite financière d’EDF et d’AREVA, qui n’ont plus les moyens d’investir pour renforcer la sûreté nucléaire.

L’Etat, avec la loi de transition énergétique et la PPE, disposait d’outils pour sortir la France de cette situation inextricable. En programmant la fermeture de réacteurs, la PPE aurait pu donner une direction claire et définitive aux producteurs et investisseurs dans le secteur de l’énergie en laissant enfin la place aux énergies renouvelables sur le réseau électrique.

La France trahit l’Accord de Paris

Au moment où la France se félicite de l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris, elle le trahit en renonçant à ses engagements pour la transition énergétique. Avec la PPE publiée aujourd’hui, la France, qui a déjà un retard considérable sur le développement des renouvelables, n’aura jamais la capacité d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés. La France reste aujourd’hui engluée dans ses fausses solutions, nucléaire en tête, et renonce à mener la transition énergétique. Un signal inquiétant envoyé aux autres pays du globe.

http://energie-climat.greenpeace.fr/

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31 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

bruxelles (cadtm)

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Le marathon de préparation de l’événement a déjà commencé !

Des ateliers captivants, des animations décapantes et des plénières endiablées sont au programme de cette première édition des 8 heures contre la dette illégitime qui pour cette année remplacera l’université d’été du CADTM !

Au menu de la journée, vous dégusterez débats et conférences sur :

  • Les crises de la dette au Sud et au Nord de la planète
  • Les stratégies de luttes contre la dette et l’austérité
  • L’impact de la dette et des mesures d’austérité sur les femmes
  • Les crises bancaires et les alternatives bancaires
  • L’audit citoyen
  • La dette écologique
  • Les différentes luttes et résistances en cours en Europe et dans le monde
  • … et autres mets savoureux !

Avec la participation de Silvia Federici, Paul Murphy, Camille Chalmers, Yannis Youlontas, Éric Toussaint… et beaucoup d’autres !

Animations pour les plus petits et délectation musicale en soirée pour petits et grands !

Si vous voulez nous aider dans la préparation (communication, logistique, animation ou autres), n’hésitez pas à contacter Chiara : chiara@cadtm.org

Entrée à prix libre.
Inscriptions recommandées : inscriptions@cadtm.org

Événement Facebook : partagez et invitez vos contacts !

http://www.cadtm.org/

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31 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

trébeurden (fr3)

macareux-sos-cyber_59

Nouvelle manifestation contre l’extraction de sable

Ce dimanche plus de 1200 personnes se sont retrouvées en fin de matinée sur la grande plage de Trebeurden pour redire leur opposition à l’extraction de sable en baie de Lannion

Ils ne désarment pas !

Ce dimanche ce sont près de 1200 personnes qui ont convergé à Trébeurden pour dire non aux projets du groupe Roullier et de la Compagnie Armoricaine de Navigation (CAN). Les opposants à l’extraction de sable, majoritairement des habitants de ce coin de Bretagne, se sont répartis sur la plage pour écrire et scander « PAS TOUCHE AU SABLE ». Un message qui s’adresse directement aux porteurs du projet mais aussi aux pouvoirs publics.

Cette nouvelle manifestation intervient ce dimanche 30 octobre, un mois avant la fin de l’arrêté préfectoral autorisant l’extraction. Pour pouvoir continuer à extraire le sable les entreprises devraient en effet faire renouveler cet arrêté le 1er décembre prochain.

Les dernières extractions de sable en baie de Lannion remontent au 7 et 8 septembre. Face à la contestation et « dans un soucis d’apaisement » la CAN avait annoncé le 13 septembre dans un communiqué de presse, suspendre ses prélèvements en attendant le prochain comité de suivi. Ce dernier devrait se tenir début novembre.

Maylen Villaverde 30/10/2016

http://france3-regions.francetvinfo.fr/

Emmanuel Macron le seducteur des Français

Commentaire:

La presse ne sort plus l’argument massue: « Ce sable est destiné aux paysans bretons qui souffrent de la crise ». Autrement dit, Sarko a raison: « Tout est de la faute des écolos ». Aurait on découvert que ce sable en réalité part à l’étranger? Ou que les paysans préfèrent de bons intrants chimiques à ce remède de grand-mère? Mystère…

 

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31 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

maroc (autre maroc)

Après l’assassinat de Mohsine Fikri (Autre Maroc)

Aujourd’hui, et comme depuis trois semaines, les champs politique et médiatique marocain discutent de la composition du prochain gouvernement : est-ce le retour de la Koutla ? Le MP en sera-t-il ? En finira-t-on définitivement avec le PAM ?Aujourd’hui, et comme depuis plus d’un an, une partie du champ militant s’interroge : comment reconstruire une vraie force de gauche, à même d’offrir une alternative, une « troisième voie » face au Makhzen et à l’Islam politique ?

Aujourd’hui, et comme depuis dix ans, Al Adl wa al Ihsanne, seul mouvement politique encore relativement organisé à niveau local, se déchire : faut-il entrer enfin dans le jeu politique ? Se constituer en parti, participer aux élections, en finir avec le boycott systématique ?

Aujourd’hui, et comme depuis dix sept ans, dans les temples de la pensée réchauffée, on se demande comment transiter, enfin, de la monarchie exécutive à sa variante parlementaire ? Faut-il encore une nouvelle constitution ? Ou alors, simplement, l’application de l’ancienne ?

Mais aujourd’hui, Mohsine Fikri est mort, broyé parmi les poissons qu’il vendait au marché et qu’un commissaire bien consciencieux lui avait confisqué quelques instants plus tôt.

Aujourd’hui, la guerre, méthodiquement menée contre les pauvres, avec ses instruments de distinctions, ses mécanismes de reproduction des positions et des capitaux ainsi que sa violence tout à la fois insidieuse, permanente et dirigée, a fait une victime de plus. Aujourd’hui, dans ce Maroc de la « nouvelle ère », le capitalisme, sous sa forme la plus sauvage, bouleverse le tissu collectif, dépèce le semblant de solidarités jusque-là existantes et transforme la société en marché géant, où s’échangent les vies et les morts comme tout autre bien de consommation, avec toute la force de l’anodin.

Aujourd’hui, la réalité, incarnée par un vendeur de poisson martyr, éclate de nouveau à nos regards bien-pensants.

Dans ce pays que nous avons appris à dire nôtre, on met en pièce les pauvres.

Dans ce pays que nous avons appris à dire nôtre, lorsque la broyeuse s’arrête enfin, nulle différence ne peut plus être faite entre la chair des pauvres et celles des poissons.

D’ailleurs, tous s’en repaissent : multinationales néo-coloniales, nouvelle bourgeoisie du marché, roi des riches, vieilles fortunes et société civile émergente.

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Alors aujourd’hui, nous appelons au renversement de l’ordre des choses.

Nous appelons à la révolte, totale, furieuse, tout aussi méthodique que la broyeuse qui tailla en charpie le corps de Mohsine Fikri. Nous appelons à la réponse de tous ceux que l’on écrase, que l’on tue, que l’on marginalise.
انا لله و انا اليه راجعون

Nulle paix, nulle « stabilité », nul « vivre-ensemble » tant que l’on broiera les pauvres.

http://autre-maroc.org/

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31 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

lactalis (télérama)

Picsouland

Lactalis veut le beurre et l’argent du beurre, mais pas les critiques d’“Envoyé spécial”

Lactalis était mis en cause dans un numéro d’“Envoyé spécial” consacré à la résistance des petits producteurs. Le groupe laitier a obtenu auprès du Tribunal de grande instance de Laval que le reportage soit interdit de rediffusion.

«C’est l’histoire d’un bras de fer… perdu d’avance».

Ainsi commence le reportage d’Envoyé Spécial du 13 octobre consacré au groupe Lactalis, intitulé «Le beurre, ou l’argent du beurre ?». Un document dont le groupe laitier vient de faire interdire la rediffusion, en vertu d’une décision en référé du Tribunal de grande instance de Laval. En cause, des passages relatifs à la vie privée du président de Lactalis, Emmanuel Besnier, qui « n’ont aucun lien avec la situation des producteurs de lait qui constituait le sujet de ce reportage », selon le communiqué du groupe.

De fait, l’équipe d’Envoyé Spécial, n’obtenant pas de réponse à ses demandes d’interviews, s’était approché du château mayennais appartenant au patron de Lactalis, filmant une cuisi- nière en caméra cachée (qui dit être payée au Smic), puis survolant en avion le vaste domaine de 40 hectares (doté d’un lac, d’une piscine, d’un centre équestre, etc).

Si ce sont ces images que le tribunal a spécifiquement pointé du doigt, c’est tout le reportage qui a énervé la direction du groupe laitier, qui estime qu’il « vient malheureusement couronner près de deux mois d’une intense campagne de dénigrement engagée à l’encontre du Groupe, accumule les contrevérités et les amalgames, en voulant faire croire aux téléspec- tateurs que Lactalis est responsable de la crise de la production laitière et des difficultés rencontrées par les producteurs ». Et de dénoncer une « présentation fallacieuse [qui] constitue une désinformation inacceptable ».

Pour le spectateur, ce qui est inacceptable, ce serait plutôt de voir, comme l’explique le reportage qu’un groupe familial opaque (il ne publie pas ses comptes), qui fait 17 milliards d’euros de chiffres d’affaires (en 2011, les bénéfices s’élevaient à 330 millions d’euros selon Envoyé Spécial), semble se contrefiche de prendre à la gorge les petits producteurs de lait.

Le sujet est fondé sur la résistance de trois agriculteurs, qui cherchent à faire front commun pour échapper au contrat illisible que leur propose Lactalis (« c’est fait exprès pour qu’on se mélange les pinceaux »), au prix du litre acheté à 29 centimes (alors qu’en-dessous de 34 centimes ils vendent à perte) et à un système tellement pernicieux que, s’ils produisent plus que prévu, c’est à eux de payer le surplus… que Lactalis va quand même collecter, transformer et vendre !

L’un des agriculteurs explique ainsi son ras-le-bol : « Je ne supporte plus d’être pris pour un esclave tout juste bon pour travailler, et à qui on donnera les miettes s’il en reste, et surtout si on a envie d’en donner ». Lui a décidé de ne plus acheter de produits Lactalis (Président, Rouy, Lepetit, Lanquetot, Bridélight… ou encore, en joint venture avec Nestlé, La Laitière, Yoco, Flanby, Sveltesse…), et incite les consommateurs à faire de même.

En plus du jugement en référé, Lactalis indique qu’il compte poursuivre France 2 « pour obtenir réparation » face à des propos jugés « diffamatoires ». En attendant, il n’est donc plus possible de voir ce numéro d’Envoyé Spécial, sauf à bien chercher sur Youtube. Et à condition de se dépêcher.

Thomas Bécard 28/10/2016

http://television.telerama.fr/

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31 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

révolution? (lcr-be)

humeur_693_fetes_wallonie

Face à la dictature de l’UE: vous avez dit… “révolution” !??

Selon le Futuromètre, 91% des personnes interrogées en Belgique veulent  » changer de système « . A lire les questions posées, elles ne souhaitent pas des réformettes cosmétiques, mais un changement profond. Celles et ceux qui « font confiance au monde politique pour changer la société en profondeur » ne représentent d’ailleurs que 10% des sondés. Mais un changement social profond et rapide, cela porte un nom : la révolution. Et là, c’est peu dire qu’on hésite…

La révolution est discréditée. La révolution russe est amalgamée aux procès de Moscou : on oublie de dire que les condamnés étaient les révolutionnaires de 1917, qui avaient renversé une autocratie féroce. La révolution française est réduite à la Terreur : on oublie de dire qu’elle a aboli les privilèges que l’Ancien Régime défendait bec et ongles. La révolution cubaine est dépeinte comme un goulag tropical : on oublie de dire que le despote Batista avait fait de La Havane un bordel pour Yankees fortunés. Au début du 21e siècle, les soulèvements contre la misère et la dictature dans le monde arabo-musulman ont rendu une certaine légitimité à la révolution, mais ce regain a été de courte durée.

Cornaquée par les médias, la grande majorité de la population, dans nos pays, voit le djihad comme un produit de la révolution alors qu’il est une forme de la contre-révolution. Certains vont même jusqu’à regretter le temps où Ben Ali, Moubarak et Khadafi imposaient « l’ordre et la sécurité »… comme Bachar El Assad le fait en Syrie.

Par la porte ou par la fenêtre

La révolution n’est pas à l’ordre du jour si elle ne vit pas dans les têtes et dans les coeurs de la majorité sociale. On en est loin, mais l’arrogance, l’acharnement et la brutalité des responsa- bles de l’Union européenne suggèrent qu’il faudra bien engager une épreuve de force pour se débarrasser de ces gens-là et de leur politique.

Que voit-on en effet? Essentiellement deux choses.

1°) des traités qui donnent aux multinationales le droit de passer au-dessus des parlements sont négociés dans le dos des citoyen-ne-s;

2°) quand le pot aux roses est dévoilé et qu’une mobilisation populaire amène un parlement à dire démocratiquement « non », les pouvoirs politiques, médiatiques et économiques se déchaî- nent. On parle de « honte », on crie au « scandale », on culpabilise, on ridiculise, on menace… Mais, surtout, on parle ouvertement des manières d’imposer le diktat – soit que la Wallonie recule, soit que l’Etat belge se passe de l’accord de la Wallonie, soit que l’Europe se passe de l’accord de l’Etat belge. (au moment où ces lignes ont écrites, il semble qu’un accord belgo- belge puisse ouvrir la voie à une application du CETA moyennant quelques concessions… provisoires).

Ce n’est pas nouveau. Quand les peuples font sortir un projet européen par la porte, les eurocrates s’ingénient à en faire rentrer l’essentiel par la fenêtre.

On se souvient du référendum de 2005 par lequel 55% des électeurs français avaient rejeté le projet de traité constitutionnel : le texte fut retiré, mais son contenu se retrouva ensuite dans le Traité de Lisbonne. On se souvient du référendum irlandais sur ce Traité de Lisbonne : 53% des électeurs s’étant opposés au texte, l’UE leur accorda quelques dérogations, après quoi la population, bien conditionnée par les médias, revota majoritairement « oui ».

On se souvient surtout de la manière dont l’UE a essoré le peuple grec au profit des banques allemandes, françaises et belges, puis s’est servie du retourneur de veste Tsipras pour jeter à la poubelle le « non » de 61% des électeurs à un nouveau plan d’austérité euro- péen. La démocratie à la sauce UE est ainsi faite : on peut lui dire non, mais il faut lui dire oui. On songe au Parrain de Coppola : « Je vais vous faire une proposition que vous ne pourrez pas refuser ».

Dictature ou démocratie ?

Dans l’UE, une Commission non élue a seule le pouvoir de proposer des textes, les décisions sont prises par le Conseil, et les citoyens votent pour une assemblée qui n’a de parlement que le nom. C’est une structure dictatoriale présentée dans un emballage démocratique. Quant aux « valeurs européennes » dont on nous rebat les oreilles, la seule que l’UE connaisse en définitive est sonnante et trébuchante. Les traités définissent en effet l’UE comme « une économie de marché ouverte où la concurrence est libre ».

Qu’est-ce que cela signifie ?

1°) Que la société, pour ces gens-là, est un marché et qu’elle ne peut répondre à ses besoins que par des mécanismes de marché, donc par le truchement d’entreprises en concurrence pour le profit.

2°) Que le proto-Etat supranational appelé UE a une proto-constitution (les traités) qui déter- mine par en-haut et a priori le type de politique que les Etats membres sont tenus de suivre, sous peine de sanction.

Ces Etats membres gardent certes leur loi fondamentale selon laquelle « Tous les pouvoirs émanent de la nation ». En principe, ce sont donc les citoyens qui déterminent la politique à suivre en élisant des représentants censés la mettre en oeuvre.

On sait que ce principe est très théorique, mais il importe ici de constater

1°) qu’il est opposé à celui qui fonde l’UE, où tous les pouvoirs émanent en dernière instance des milieux d’affaires ;

2°) que les possédants et leurs serviteurs politiques dans les Etats membres s’appuient sur l’UE (qu’ils ont créée et qu’ils pilotent) pour faire en sorte que le principe démocratique s’éva- pore. L’UE constitue donc un hybride, un monstre, une sorte de Frankenstein constitutionnel évolutif. L’UE est un cancer antidémocratique généralisé – il progresse en même temps au niveau de la tête et des membres. Il s’agit par conséquent de faire un choix fondamental. Non pas entre l’Etat nation et l’Etat supranational, mais entre deux logiques : dictature ou démocratie ?

« Oubliez toute espérance et ramez, pauvres cloches »

A cette question, la réponse de l’UE est claire : confrontée à sa propre crise, à un mécontente- ment multiforme et à une résistance croissante, elle opte pour la dictature. N’oublions jamais que ce choix est celui des gouvernements. Un pas qualitatif a été franchi avec l’adoption du Traité budgétaire européen (TSCG) : à travers l’UE, les Etats membres se sont imposé l’équilibre budgétaire et ont décidé de soumettre leur budget à la Commission, désormais Cerbère du néolibéralisme.

Un nouveau pas se prépare sous nos yeux : pour éviter que le scénario du « non wallon » se répète à propos du TTIP, l’ex-commissaire au commerce Peter Mandelson veut que les traités commerciaux soient de la compétence exclusive de l’Union : les Etats membres n’auraient plus à se prononcer. C’était déjà la position de Jean-Claude Juncker au début de la négociation du CETA. Guy Verhofstadt surenchérit : il voudrait que cette règle s’applique tout de suite pour contourner la Wallonie (entre-temps, ce ne sera peut-être plus nécessaire). On dirait un concours à celui qui osera le plus ouvertement se torcher avec l’expression démocratique d’un parlement élu, en montrant bien ostensiblement qu’il se fiche complètement de la légalité.

En pleine crise grecque, le président de la Commission a osé déclarer « Il n’y a pas de recours démocratique contre les traités européens déjà ratifiés »… qui n’ont jamais été soumis à consultation populaire ! Aucun Etat membre, aucun chef d’Etat n’a protesté contre cette décla- ration. Or, elle est tout simplement énorme. Traduite en langage de tous les jours, elle signifie ceci : « La démocratie, c’est fini. Vous, que vos gouvernements ont fait entrer dans cette galère de l’UE, oubliez toute espérance et ramez, pauvres cloches. »

Puisse l’affaire du CETA nous ouvrir les yeux : c’est le discours des tyrans. Il ne tombe pas du ciel mais d’un besoin des multinationales. A l’époque des marchés globaux, le grand capital ne se satisfait plus de la démocratie parlementaire dans le cadre des Etats nationaux : il veut, mais au niveau global, un retour aux formes despotiques de l’Ancien Régime, où une élite de technocrates non élus gérait la société dans l’intérêt des possédants. On appelle ça « la gouvernance », et la révolution numérique est en train de lui donner des moyens redoutables pour mieux nous contrôler. S’insurger contre cette tendance est plus qu’un droit : c’est un devoir.

Les mots et les choses

Il nous faut donc remettre les mots en correspondance avec les choses. Une insurrection, c’est le fait de s’insurger. Une révolution, c’est une irruption de la majorité sociale dans le domaine où se règlent ses propres destinées. L’insurrection est-elle légitime ? Oui, mille fois oui. La révolution est-elle violente ? C’est ce que disent les possédants et leurs valets. Ils glapissent quand on les bouscule un peu, crient à l’assassin quand on veut leur prendre un peu de ce qu’ils nous ont volé, mais leur système sue par tous les pores des violences inouïes (policières, sociales, économiques, sexistes, racistes, environnementales…). La révolution n’est « violente » que parce qu’elle répond à une situation où la majorité n’a, pour défendre ses droits et ses conditions d’existence, d’autre possibilité que de faire peser son nombre pour construire un rapport de force par l’action directe.

La marche à l’Etat fort de l’UE et de ses membres crée une telle situation. Quelle que soit l’issue dans l’affaire du CETA, la tendance à la dictature se poursuivra tant que nous ne l’arrêterons pas. Elle requiert de nous considérer pour ainsi dire en état d’insurrection démo- cratique permanente. Il faut sensibiliser, pétitionner, organiser, construire du lien social, se réapproprier l’espace public, descendre en masse dans la rue…

La lutte sera de longue haleine, mais l’enjeu mérite qu’on s’y engage : ou bien nous abattrons le Frankenstein capitaliste européen, ou bien il nous ramènera au 19e siècle. Il ne s’agit donc pas seulement d’imposer le respect formel de notre expression démocratique à travers des parlements élus, et de remplacer l’UE par une autre Europe. Il s’agit de réinventer le contenu même de la démocratie en l’étendant radicalement à tous les domaines de la vie sociale et économique. Il s’agit de construire l’alternative anticapitaliste, éco-socialiste, féministe, citoyenne et internationaliste du 21e siècle. Nous le pouvons, si nous le voulons. Car, comme disait Shelley, le poète : « We are many, they are few ». (Nous sommes nombreux, ils eux sont peu)

Samedi 29 octobre 2016 Daniel Tanuro

https://npa2009.org/

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27 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

lannion (nuit debout)

lann

Jeudi 27 octobre, à 18h30, sur le parvis de la mairie de Lannion, nous vous proposons un débat-Ceta.

Quels sont les dangers potentiels de cet accord ? Que reproche Paul Magnette, ministre-président de Wallonie au Ceta ? Quelques brèves vidéos vont tenter de nous apporter des éclaircissements. Mais il y aura aussi, une auberge espagnole, prix libre sur les repas, nous devons absolument renflouer notre caisse afin de payer les nouvelles amendes que la mairie nous inflige.

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26 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

nyeleni cluj roumanie (via campesina)

roumanie

Souveraineté alimentaire et commerce: Ouverture du Grand forum Européen pour la Souveraineté Alimentaire

Aujourd’hui s’ouvre le plus grand forum Européen pour la Souveraineté Alimentaire où se réunissent plus de 500 personnes venant de plus de 40 pays pour discuter de la réappro- priation du système agricole et alimentaire qui est de plus en plus contrôlé par les géants agro-industriels et la grande distribution.

Le deuxième forum européen Nyéléni se déroule du 26 au 30 Octobre et rassemble des agriculteurs-trices, des pêcheurs-euses, des éleveurs-euses, des peuples autochtones, des consommateurs-trices, des ONG, des syndicats, des organisations de protection de l’environ- nement, de développement, de recherche et de défense des droits humains, des mouvements pour l’alimentation de proximité et bien d’autres encore. Ceci dans le but d’améliorer les initiatives existantes en matière de souveraineté alimentaire et renforcer notre action au niveau local, national, régional et international.

En plein débats parlementaire sur l’initiative populaire déposée à Berne ce printemps « La  Souveraineté Alimentaire, l’agriculture nous concerne tou-te-s », la délégation suisse souhaite identifier les enjeux et les solutions que la souveraineté alimentaire soulèvent en Suisse et en Europe.

Le forum organise notamment un « marché paysan », des projections de films et des visites de fermes locales démontrant des méthodes d’agriculture durable ainsi que les combats pour la justice climatique tels que la très controversée mine d’or de Roșia Montană.

Quatre thèmes seront discutés lors de ce forum : les modèles de production et de con- sommation, la distribution alimentaire, l’accès à la terre et aux ressources naturelles, les condi- tions de travail et les conditions sociales des travailleurs-euses du secteur agricole et de l’alimentation.

https://viacampesina.org/

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25 octobre 2016 ~ 1 Commentaire

écologie (lcr.be)

cops climat

Caterpillar : haro libéral-populiste sur «l’écologie dogmatique» !

On l’a dit : la fermeture du siège de Caterpillar semble à première vue irrationnelle. Pourquoi abandonner une usine fraîchement et drastiquement restructurée sur le dos du personnel, dans laquelle on a investi 150 millions d’Euros, et qui vient de renouer avec la compétitivité ? Nous avons tenté une réponse à cette question dans une précédente tribune libre : « Les travailleurs de Caterpillar (et des entreprises sous-traitantes) paient la folie des grandeurs de l’extractivisme.

Notre analyse concluait que la fermeture de Gosselies n’est pas due à un « patron  voyou » mais au fonctionnement « normal » d’un système voyou et productiviste: le capitalis- me. Cette thèse ne convient évidemment pas au directeur, il a donc proposé une autre : «Caterpillar a fermé en raison de normes écologiques trop contraignantes» ; le «drame social» serait imputable à une «écologie dogmatique». C’est «la cause déterminante».

La faute aux normes anti-pollution ?

Comme tout bon mensonge, celui-ci comporte une part de vérité. Les pays développés impo- sent en effet des normes pour limiter les émissions polluantes. Ces normes ne sont pas appli- quées dans les pays dits « en développement », et leur respect augmente les coûts de fabri-cation. La multinationale ayant décidé de se spécialiser dans cette production, pour laquelle la demande est faible, l’usine ne pouvait que tourner au ralenti en perdant ses marchés africains et moyen-orientaux. Voilà ce que des syndicalistes ont exposé dans les médias et devant la Commission des Affaires sociales de la Chambre.

Ce sont les faits, ils sont incontestables. Mais ces faits peuvent être trompeurs si on ne les place pas dans le contexte qui est le leur : celui d’une suraccumulation de capacités pro- ductives excédentaires, spécialement sur le segment des engins pour l’industrie minière, dont la demande s’est effondrée. Qu’a fait Caterpillar face à cette situation? En bonne logique capitaliste, elle a concentré ses productions pour maximiser l’utilisation de ses usines, et celle de Gosselies est trop grande pour cela. Voilà selon nous le fond de l’affaire.

Notre analyse est confirmée par le CECE, l’association des producteurs européens d’en- gins lourds : les marchés moyen-orientaux et africains sont au plus mal, le marché européen des engins de construction est le seul à présenter une faible croissance, et les bénéfices de celle-ci pourraient être annulés par les reculs dans le secteur minier (localisé surtout hors-UE) dont les commandes sont actuellement à 75% sous leur niveau du premier trimestre 2012. En d’autres termes : continuer à produire des moteurs polluants pour l’Afrique et le Moyen-Orient n’aurait pas suffi à sauver Gosselies…

Les pieds dans le tapis

Pour soutenir le contraire, MM. de Salle et Clarinval ne craignent pas de malmener le bon sens le plus élémentaire. C’est ainsi qu’ils se prennent d’emblée les pieds dans le tapis en préten- dant fournir une explication compatible avec la délocalisation de la production vers Grenoble. Or, il n’en est évidemment rien, puisque les normes environnementales de l’Union Européenne s’appliquent en France autant qu’en Belgique…

En poursuivant la lecture, on constate que les deux auteurs ne sont pas à une con- tradiction près : en effet, à quelques lignes de distance, ils nous disent que les normes environnementales ont tué Gosselies, d’une part, et que le caractère « de plus en plus exigeant » de ces normes ces dernières années « est une excellente chose », d’autre part.  Comprenne qui pourra !

Mais la suite est encore plus incohérente. En effet, la critique de la décision de spécialiser Gosselies sur les moteurs Tier IV devrait logiquement déboucher sur une mise en accusation de la multinationale et, plus généralement, de la guerre de concurrence pour le profit. Car c’est bien cette guerre qui pousse les capitalistes à investir sur la base de pronostics hasardeux… et à présenter la facture aux travailleurs quand ces pronostics se révèlent erronés. Ils concè- dent du bout des lèvres une « erreur de management » de la part du patron…  mais l’excusent aussitôt en disant qu’elle a été « rendue possible parce qu’on fait fréquemment passer la politique environnementale au-dessus de toute autre considération ».

Une affirmation ridicule

Je pèse mes mots : cette pirouette est tout simplement ridicule. Il est ridicule de dire que les normes d’émissions polluantes des Etats-Unis et de l’Union Européenne concrétisent une « écologie dogmatique (qui) perçoit la pollution comme un mal à éradiquer sur-le-champ, quelles que soient les conséquences ». Il est encore plus ridicule de prétendre que les Etats- Unis et l’Union Européenne « font passer la politique environnementale au-dessus de toute autre considération », quitte à « tuer l’activité économique ».

La vérité est plutôt que les graves conséquences de la pollution atmosphérique: cancers, troubles respiratoires, maladies cardio-vasculaires…obligent les gouvernements à agir sous la pression de l’opinion, pour des raisons de santé publique et de légitimité politi- que… sans compter leur volonté de protéger les constructeurs contre le risque de voir des centaines de millions de victimes traîner les pollueurs en justice. Ce faisant, ces gouverne- ments n’agissent absolument pas pour « éradiquer le mal sur-le-champ ». Au contraire : ils traînent les pieds pour ménager les intérêts capitalistes, leurs mesures sont élaborées en secret avec les multinationales et ils ferment les yeux sur les fraudes (comme l’a révélé le scandale Volkswagen).

Sur les traces idéologiques de Trump et Sarkozy

Pourquoi lancent-ils des affirmations aussi absurdes ? Parce que leur objectif est purement idéologique. L’affaire Caterpillar dresse une part importante de l’opinion contre les politiques qui, au nom de l’emploi, offrent aux multinationales des infrastructures gratuites, des « charges sociales » au rabais, une fiscalité « attractive », des salaires bloqués, une flexibilité à tout va et un droit de tirage sur le potentiel de recherche des universités. Bref, la fermeture crée un choc qui menace la légitimité du néolibéralisme.

Ils jugent plus prudent de désigner un bouc émissaire : la très insuffisante régulation environnementale. Cela ne tient pas debout. En même temps, ce discours peut trouver un écho dans les couches populaires, où la défense de l’environnement (surtout depuis les écotaxes) est souvent assimilée à un surcroît de sacrifices pour les plus faibles. Donald Trump joue à fond cette carte populiste, Sarkozy lui emboîte le pas…

Car c’est bien de populisme qu’il s’agit. Ils feignent de se soucier des « milliers de travail- leurs qualifiés qui ont perdu leur emploi » de façon « imméritée »… Bien sot celui qui se laisse- rait prendre à cette démagogie. Et de citer un professeur de droit européen de la concurrence pour qui « si vous avez des normes qui sont plus sévères que celles qui sont applicables ailleurs, logiquement, tous les acteurs ne sont plus sur la même ligne de départ » pour courir le cent mètres. Or, il est évident que cet « argument » vise non seulement les normes environne- mentales, mais aussi les salaires et les normes sociales. On comprend alors pourquoi les auteurs caressent les syndicats dans le sens du poil : ils cherchent à les entraîner sur leur terrain pour les affaiblir idéologiquement face à la logique néolibérale.

Le « bien social » et « l’écologie libérale »

Ils se disent partisans de normes écologiques, à condition que « l’élévation des exigences de ces normes se fasse au même rythme que le développement économique de la société ». Sans cela, elles seraient « impayables » et conduiraient « non seulement à des désastres sociaux mais aussi à tarir la source de financement des politiques environnementales ».

Voilà le genre de choses qu’il faut dire vite pour ne pas mentir longtemps : en effet, que son « développement économique » avance ou recule, peu importe : Caterpillar Inc. augmente chaque année la rémunération de ses actionnaires. De ce côté-là, aucun risque de tarissement ! Il faut donc du culot pour prétendre que les normes anti-pollution menacent de tarir la source de l’emploi et des politiques environnementales ! En réalité, l’affaire Caterpillar montre au contraire que la dictature des actionnaires menace à la fois les intérêts des travailleurs et la protection de l’environnement. Et Caterpillar n’est pas une exception.

Ils définissent la bonne « écologie libérale, pragmatique, responsable et progressiste » qu’ils opposent à la méchante « écologie dogmatique ». Ici, leur offensive est enrobée d’un vernis scientifique. En effet, ils invoquent la très discutable « courbe de Kuznets » selon laquelle,  passé un certain développement, une société développe des technologies  qui lui permettent de réduire son impact écologique. Ils en déduisent que  « la réduction de la pollution doit être vue économiquement : c’est-à-dire comme un bien social qui peut être obtenu technologi- quement de façon à ne pas gripper ce qui en est le moteur, la croissance économique ».

En clair : la croissance est une vache sacrée, il faut cesser de voir la destruction environ- nementale qui en découle comme un mal, mais voir plutôt la future réduction de cette destruc- tion comme un bien social que nous apportera la technologie, sœur de la croissance. C’est la méthode Coué, en somme. Appliquée au changement climatique, elle signifie à peu près ceci : cessons de dénoncer le fait que deux siècles de course au profit alimentée par les énergies fossiles risquent de faire monter le niveau des océans de 1 à 2 mètres d’ici la fin du siècle (et bien plus au-delà); rendons plutôt grâce à « l’écologie libérale, pragmatique et responsable » qui permettra de réduire l’ampleur de la catastrophe de quelques centimètres… grâce aux technologies d’apprenti-sorcier de la géo-ingénierie.

Tout compte fait, ce travail est utile : il nous éclaire sur les enjeux des luttes, sur l’urgence d’un projet écosocialiste et sur les alliances à construire face à un capitalisme qui n’a plus rien d’autre à offrir que la régression sociale et la destruction environnementale.

Daniel Tanuro 22 octobre 2016  Daniel Tanuro

(Pour simplifier la lecture, nous avons omis les références à la Belgique)

http://www.lcr-lagauche.org/

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24 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

calais (npa + udb + révolution permanente)

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Solidarités avec les migrantEs.

Liberté de circulation et d’installation !

Le démantèlement du camp de réfugiés à Calais a commencé ce lundi. Après les avoir parquéEs dans des conditions indignes, le gouvernement décident de disperser les migrantEs dans quatre-vingt départements.

Faire croire aux migrants comme à la population de Calais que le démantèlement est une solution est un mensonge honteux.

Tant que les frontières seront fermées, à Calais comme à Vintimille (frontière italienne), des migrantEs se retrouveront dans des bidonvilles dans l’espoir de passer. Tant que la France refusera aux migrantEs la liberté de s’installer où ils veulent, de chercher du travail et un logement, les migrantEs chercheront à se rendre dans un autre pays, un peu moins inhospitalier.

La solution c’est la liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous.

Le NPA appelle à participer massivement aux rassemblements qui vont se tenir aujourd’hui dans tout le pays en solidarité avec les migrantEs et contre la destruction du bidonville de Calais, et particulièrement ce soir à Paris à 18 h devant le site du Ministère de l’Intérieur, 18/20 rue des Pyrénées, M° Porte de Vincennes.

Montreuil, lundi 24 octobre 2016

Rendez-vous le soir du début des expulsions, 18h
Brest, place de la Liberté
Douarnenez, devant le PS
Morlaix, devant la Mairie

Rendez-vous le samedi suivant le début des expulsions, à 15h, place de la préfecture, Quimper

https://npa2009.org/

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