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20 juin 2015 ~ 0 Commentaire

l’indifférence des dirigeants du monde condamne des millions de réfugiés à une vie de misère et des milliers à la mort (amnesty)

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  • La crise des réfugiés la plus terrible depuis la Seconde Guerre mondiale.
  • Un million de réfugiés ayant désespérément besoin d’être réinstallés.
  • Quatre millions de réfugiés syriens luttant pour survivre en Turquie, au Liban, en Jordanie, en Irak et en Égypte.
  • Plus de trois millions de réfugiés en Afrique subsaharienne, dont un petit nombre seulement se voit proposer des places de réinstallation depuis 2013.
  • 3 500 personnes mortes noyées en tentant de traverser la Méditerranée en 2014 ; 1 865 depuis le début de l’année 2015.
  • 300 personnes mortes dans la mer d’Andaman au cours du premier trimestre 2015 en raison du manque de nourriture, de la déshydratation et des violences commises par les équipages des bateaux.

Les dirigeants du monde condamnent des millions de réfugiés à une existence insup- portable et des milliers d’autres à la mort en s’abstenant de leur fournir une protection huma- nitaire essentielle, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public à Bey- routh lundi 15 juin, à l’approche de la Journée mondiale des réfugiés le 20 juin.

Ce document, intitulé  Crise mondiale des réfugiés :  la conspiration de l’indifférence, relate la souffrance de millions de réfugiés, du Liban au Kenya, de la mer d’Andaman à la mer Méditerranée, et demande un changement radical dans la gestion des réfugiés au niveau mondial. «Nous assistons à la pire crise des réfugiés de notre histoire, des millions d’hommes, de femmes et d’enfants luttant pour survivre face à des guerres terribles, des réseaux de trafiquants d’êtres humains et des gouvernements qui privilégient leurs intérêts politiques au détriment de la compassion humaine, a déclaré Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International.

Nous assistons à la pire crise des réfugiés de notre histoire, des millions d’hommes, de femmes et d’enfants luttant pour survivre face à des guerres terribles, des réseaux de trafiquants d’êtres humains et des gouvernements qui privilégient leurs intérêts politiques au détriment de la compassion humaine. Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International

« La crise des réfugiés est l’un des défis majeurs du 21e siècle, et la réponse de la communauté internationale est une honte et un échec. Nous avons besoin d’une refonte radicale de la politique et des pratiques afin de mettre sur pied une stratégie cohérente et globale à l’échelle mondiale. » Amnesty International présente des propositions afin de redy- namiser le système de protection des réfugiés.

Elle exhorte les États à prendre desengagements fermes afin de s’acquitter de leurs obligations juridiques individuelles et à se montrer déterminés à assumer cette respon- sabilité partagée au niveau international. Elle invite notamment les gouvernements à prendre les mesures suivantes :

  • S’engager à réinstaller collectivement sur les quatre prochaines années un million de réfugiés qui en ont actuellement besoin.
  • Mettre en place un fonds mondial pour les réfugiés destiné à répondre à tous les appels humanitaires de l’ONU en cas de crise, et apporter un soutien financier aux pays qui accueillent un grand nombre de réfugiés.
  • Ratifier la Convention de l’ONU relative au statut des réfugiés.
  • Développer des mécanismes nationaux équitables afin d’évaluer les demandes des réfugiés et de garantir qu’ils aient accès à des services élémentaires comme l’éducation et la santé.

« Le monde ne peut plus rester passif tandis que des pays comme le Liban et la Turquie assument des fardeaux aussi lourds. Aucun pays ne devrait avoir à gérer une urgence humanitaire d’une telle ampleur en recevant si peu d’aide, au motif qu’il partage une frontière avec un pays en guerre, a déclaré Salil Shetty.

« Les gouvernements de par le monde ont le devoir de veiller à ce que personne ne perde la vie en tentant de se mettre en sécurité. Ils doivent offrir un abri sûr aux réfugiés désespérés, créer un fonds mondial pour les réfugiés et prendre des mesures concrètes pour lutter contre les réseaux qui se livrent à la traite d’êtres humains. Il est temps que les dirigeants du monde renforcent la protection des réfugiés – ils éviteront ainsi de se rendre complices de cette tragédie évitable. »

Syrie : la plus importante crise des réfugiés dans le monde Plus de quatre millions de réfugiés ont fui la Syrie, et 95 % d’entre eux vivent actuellement dans cinq principaux pays d’accueil : la Turquie, le Liban, la Jordanie, l’Irak et l’Égypte.

Ces pays ont bien du mal à faire face à cette situation. La communauté internationale ne leur fournit pas de ressources suffisantes, pas plus qu’aux agences humanitaires qui vien- nent en aide aux réfugiés. Malgré les demandes du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le nombre de places proposées aux réfugiés syriens au titre de la réinstallation reste largement insuffisant. La situation est telle que des pays voisins de la Syrie en sont venus à prendre des dispositions inquiétantes : ils ont notamment refusé à des réfugiés l’entrée sur leur territoire, et en ont renvoyé d’autres vers le conflit.

Depuis début 2015, le Liban a fortement réduit l’entrée des personnes fuyant la Syrie. Les autorités ont mis en place de nouvelles directives, aux termes desquelles les Syriens doivent remplir des critères spécifiques afin d’être autorisés à entrer dans le pays. Depuis l’entrée en vigueur de ces critères, on constate une nette baisse de l’enregistrement des réfugiés syriens : au cours du premier trimestre 2015, le HCR a enregistré une baisse de 80 % de réfugiés syriens par rapport à la même période en 2014.

Mer Méditerranée : l’itinéraire maritime le plus dangereux La mer Méditerranée est l’itinéraire maritime le plus dangereux pour les réfugiés et les migrants. En 2014, 219  000  personnes ont fait la traversée dans des conditions extrêmement périlleuses et 3 500  personnes y ont laissé la vie.

En 2014, les autorités italiennes ont porté secours à plus de 166 000 personnes. Cependant, en octobre 2014, l’Italie, sous la pression des autres États membres de l’Union européenne, a mis fin à l’opération de sauvetage Mare Nostrum, remplacée par l’opération Triton, beaucoup plus restreinte et menée par l’agence de protection des frontières de l’UE, Frontex. L’opération Triton disposait d’un nombre de bateaux réduit et son secteur d’inter-vention était éloigné de la zone d’où proviennent la majorité des appels de détresse. Cela a contribué à une nette hausse du nombre de victimes en Méditerranée. D’après l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), au 31 mai 2015, 1 865 personnes étaient mortes en tentant de traverser la Méditerranée ; elles étaient 425 pour la même période en 2014.

À la suite de plusieurs tragédies survenues en Méditerranée, fin avril, les dirigeants européens ont finalement augmenté les ressources dédiées aux opérations de recherche et de sauvetage, et étendu la zone d’opération de Triton, pour les faire correspondre à celles de Mare Nostrum. En complément, des États européens comme l’Allemagne, l’Irlande et le Royaume-Uni ont déployé des navires et des avions, afin d’accroître la capacité d’assistance aux naufragés. Ces mesures, que prônait depuis longtemps Amnesty International, sont un pas en avant pour accroître la sécurité en mer des réfugiés et des migrants.

Par ailleurs, la Commission européenne a proposé que les États membres de l’UE offrent 20 000 nouvelles places au titre de la réinstallation à des réfugiés venus de pays extérieurs à l’UE. Cette proposition est un pas en avant, mais ce nombre demeure insuffi- sant pour contribuer dûment au partage international des responsabilités. Les réfugiés syriens, qui bénéficient d’une assistance humanitaire réduite dans les principaux pays d’accueil et n’ont aucune perspective de rentrer chez eux dans un futur proche, continueront de tenter la traversée de la Méditerranée pour gagner l’Europe. Si des voies de migration sûres et légales ne sont pas mises en place pour les réfugiés – mais aussi pour les migrants – ils continueront de risquer leur vie.

Afrique : des crises oubliées On compte plus de trois millions de réfugiés en Afrique subsaharienne. Les explosions de violences dans des pays comme le Soudan du Sud et la République centrafricaine ont contraint un nombre croissant de personnes à fuir les conflits et les persécutions. Sur les 10 principaux pays dans le monde que les populations fuient pour se réfugier ailleurs, cinq se trouvent en Afrique subsaharienne. Quatre des 10 pays qui accueillent le plus grand nombre de réfugiés se situent également dans cette région du globe. Les conflits et les crises dans la région entraînent un afflux de réfugiés vers les pays voisins, dont beaucoup accueillent déjà depuis longtemps des populations de réfugiés, venus notamment de Somalie, du Soudan, d’Érythrée et d’Éthiopie. Dans certains cas, comme au Soudan du Sud et au Soudan, les réfugiés se retrouvent dans des pays eux-mêmes ravagés par la guerre.

Les crises des réfugiés en Afrique ne retiennent guère l’attention des forums politi- ques régionaux ou mondiaux. En 2013, moins de 15 000 réfugiés venus de pays africains ont été réinstallés et les appels humanitaires de l’ONU ont été largement sous-financés. Par exemple, en raison du conflit qui a éclaté au Soudan du Sud en décembre 2013, plus de 550 000 personnes ont fui le pays, et la majorité d’entre elles se trouvent actuellement en Éthiopie, au Soudan, au Kenya et en Ouganda. Au 3 juin 2015, le plan d’action régional de l’ONU pour les réfugiés du Soudan du Sud n’était financé qu’à hauteur de 11 %.

Asie du Sud-Est : des migrants en détresse renvoyés en mer Au cours du premier trimestre 2015, le HCR a révélé que 25 000 personnes avaient tenté la traversée du golfe du Bengale, soit environ le double par rapport à la même période en 2014. Cet itinéraire est surtout emprunté par des musulmans Rohingyas fuyant le Myanmar et par des Bangladais. Le 11 mai, l’Organisation internationale pour les migrations a estimé que 8 000 personnes se trouvent encore en perdition en mer, au large des côtes de la Thaïlande. Beaucoup seraient des Rohingyas fuyant les persécutions cautionnées par l’État au Myanmar.

Au mois de mai, l’Indonésie, la Malaisie et la Thaïlande ont renvoyé en mer des ba- teaux transportant des centaines de réfugiés et de migrants qui avaient besoin d’aide, en dépit des dangers auxquels ils sont confrontés. Selon le HCR, au cours du premier trimestre 2015, 300 personnes sont mortes en mer en raison « de la faim, de la déshydratation et des violences commises par les équipages des bateaux ».

Le 20 mai, l’Indonésie et la Malaisie ont changé de cap, annonçant qu’elles accueille- raient provisoirement jusqu’à 7 000 personnes se trouvant encore en mer. Toutefois, cette protection temporaire ne serait valable que pour un an maximum, et à la condition que la communauté internationale participe aux efforts de rapatriement ou de réinstallation. L’Indo- nésie, la Malaisie et la Thaïlande n’ont pas ratifié la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés.

Dans la région, le gouvernement australien a établi un précédent désastreux : sa ligne dure vis-à-vis des demandeurs d’asile qui arrivent par bateau, sous prétexte de sauver des vies, bafoue en fait ses responsabilités au titre du droit relatif aux réfugiés et aux droits humains. « De la mer d’Andaman à celle de la Méditerranée, des hommes et des femmes meurent en tentant de se mettre en lieu sûr. La crise actuelle des réfugiés ne trouvera pas d’issue tant que la communauté internationale n’admettra pas qu’il s’agit d’un problème mondial qui exige des États de renforcer nettement la coopération internationale. Cette semaine, le HCR publiera son rapport annuel sur les réfugiés et conclura sans doute que la crise s’aggrave. Il est temps d’agir », a déclaré Salil Shetty. 15 juin 2015, 10:00

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2015/06/world-leaders-neglect-of-refugees-condemns-millions-to-death-and-despair/

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17 juin 2015 ~ 0 Commentaire

trois idées reçues sur la crise grecque (attac)

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Plus d’information :

https://france.attac.org/actus-et-medias/les-videos/article/trois-idees-recues-sur-la-crise-grecque

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16 juin 2015 ~ 0 Commentaire

otan, washington peaufine sa stratégie militaire en europe de l’est (ci)

French Army

Les Etats-Unis seraient prêts à entreposer de l’artillerie lourde en Europe de l’Est et dans les Balkans. Il y aurait de quoi armer 5 000 soldats aux portes de la Russie

La révélation provient d’une déclaration anonyme d’un haut responsable américain au New York Times. Selon des informations auxquelles le journal a eu accès, les Etats-Unis pour- raient renforcer leur présence militaire en Europe de l’Est et dans les Balkans en y installant de l’artillerie lourde, comme des chars de combat et des véhicules d’infanterie. Selon le quotidien, le matériel pourrait armer pas moins de 5 000 soldats.

Pour les Etats-Unis il s’agit d’une réponse aux craintes des pays de l’Est de voir un scénario à l’ukrainienne se reproduire sur leur territoire. “L’annexion de la Crimée par la Russie et la guerre dans l’est de l’Ukraine ont incité à une nouvelle planification militaire dans les pays de l’Otan.” Le journal russe Kommersant explique pour sa part que “la mise en œuvre de ce plan va obliger Moscou à poster à la frontière des Etats baltes son propre potentiel offensif, afin de pouvoir réagir en cas de conflit”.

Echec de la politique de démilitarisation Selon The New York Times, la proposition implique la présence d’équipements pour 150 soldats dans chacun des trois Etats baltes : la Lituanie, l’Estonie et la Lettonie. La Pologne, la Roumanie, la Bulgarie et éventuellement la Hongrie sont également concernées: du matériel pour 750 soldats y serait entreposé.

Selon le journaliste et analyste politique russe Fiodor Loukianov, qui s’exprime dans Gazeta, ces manœuvres sont “un véritable échec de la politique de démilitarisation de ces vingt dernières années”. Pour lui, le placement permanent de troupes dans ces pays constitue “une violation de l’acte fondateur Otan-Russie de 1997 sur la coopération et la sécurité”.

La décision doit encore être validée par la Maison-Blanche et le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter. Ainsi, souligne The New York Times, “si la proposition est approu- vée, ce serait la première fois depuis la fin de la guerre froide que les Etats-Unis stationnent du matériel militaire lourd dans des pays qui ont autrefois fait partie de la sphère d’influence soviétique”. Publié le 15/06/2015 – 16:21

http://www.courrierinternational.com/article/otan-washington-peaufine-sa-strategie-militaire-en-europe-de-lest

Commentaire: Il va de soi que nous ne soutenons ni l’otan, ni la politique d’annexion de Poutine. Nous refusons le « Campisme » issu de la guerre froide, qui nous somme de choisir une terreur contre une autre: http://wikirouge.net/Campisme

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12 juin 2015 ~ 0 Commentaire

négociations: sauver le climat… ou les profits? (npa)

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Du 1er au 11 juin se déroulait le premier des trois rounds préparatoires à la COP21 de décembre à Paris.

Les 196 parties signataires de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC) négocient un projet d’accord présenté sans rire comme « un accord universel et contraignant »…

En réalité, il s’agit surtout sur la forme d’éviter l’échec d’un sommet n’aboutissant à aucun accord comme à Copenhague en 2009. Mais sur le fond, il n’y a rien à attendre de ce texte de plus de 120 pages contenant tout et son contraire, et que même Laurent Fabius qualifie de « texte long et qui, sur plusieurs points, ne choisit pas ».

Officiellement admis depuis des années, l’objectif de limiter le réchauffement à 2 °C ne sert que d’affichage, puisque les objectifs de réduction des gaz à effet de serre (GES) ne sont jamais mis en adéquation avec cet objectif (80 à 95 % de réduction nécessaire d’ici 2050 d’après le GIEC). Ceci alors même que certains experts estiment que le seuil de dangerosité se situe à 1,5 °C, imposant un changement encore plus radical. Mais bien sûr, un tel changement serait contradictoire avec les intérêts capitalistes.

Et quand bien même ils seraient respectés, tous les objectifs annoncés sont très large- ment insuffisants… Car les États font remonter séparément leurs engagements pour le climat (INDC pour Intended Nationally Determined Contributions), mais sans qu’il y ait le moindre contrôle prévu ensuite pour garantir le respect de ces mêmes engagements… déjà largement insuffisants ! Ce que Laurence Tubiana, la responsable française des négociations, résume par la formule « la carotte, pas le bâton »…

Les pollueurs au sommet… Comme à Copenhague, les négociations butent notamment sur le principe de différenciation, consistant à demander des efforts plus importants aux principaux pays industrialisés, responsables des plus grosses émissions de GES. Ceux-ci n’entendent pas accepter des dispositions plus contraignantes que les pays émergents, dispositions qui mettraient à mal leur compétitivité.

Loin de vouloir imposer des contraintes aux capitalistes pour résoudre la crise clima- tique, les gouvernements veillent à ce que leurs intérêts ne soient pas menacés. Ainsi, la semaine précédant ces négociations, Paris accueillait le Sommet des entreprises pour le climat, sommet soutenu par différents lobbies comptant parmi les plus gros pollueurs de la planète. C’est que, selon François Hollande, « les entreprises sont essentielles parce que ce sont elles qui vont traduire les engagements qui seront pris ».

En clair, les responsables de la crise n’ont pas à s’inquiéter et pourront continuer à polluer tranquilles, pendant que les classes populaires trinqueront, en particulier celles des pays dominés. Mieux, ils pourront même s’enrichir sur le dos de la crise climatique, notam- ment au travers de la géo-ingénierie.

S’il paraît de plus en plus vraisemblable que le sommet de Paris aboutira à un accord, il est encore plus évident que cet accord sera totalement insuffisant, que ce sera un accord au profit des capitalistes, contre les classes populaires et la planète. Il pourrait difficilement en être autrement, car le système capitaliste est bien incapable de répondre à une crise qui n’est pas simplement conjoncturelle ou accidentelle, mais qui est le fruit même de ce système.

C’est pourquoi il est indispensable que la mobilisation populaire se fasse entendre, pour assumer la confrontation avec les intérêts capitalistes et rappeler que c’est ce système, pas le climat, qu’il faut renverser !

Commission nationale écologie Vendredi 12 Juin 2015

 

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11 juin 2015 ~ 0 Commentaire

bnp paribas contre attac: l’hôpital se fout de la charité

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Plus de 3 mois après à la réquisition citoyenne de chaises effectuée par les militant.e.s d’Attac dans l’agence BNP Paribas du boulevard Voltaire à Paris, la banque a finalement osé porter plainte pour « vol en réunion » contre Thomas Coutrot, porte-parole d’Attac. Jusqu’où la principale banque française, qui détient pas moins de 170 filiales dans les paradis fiscaux, s’enfoncera-t-elle dans le ridicule et le déshonneur ?

Entendu par la police ce matin pour « vol en réunion » sur plainte de BNP Paribas, Thomas Coutrot a réfuté cette accusation : « j’ai rappelé aux enquêteurs que voler, c’est s’approprier le bien d’autrui. Or nous sommes tout disposés à restituer les chaises de BNP Paribas dès que la banque annoncera la fermeture de ses 7 filiales aux Îles Caïmans. En outre, nous ne disposons pas des chaises pour notre bénéfice propre puisqu’elles circulent au sein d’une chaîne d’usage et de solidarité. » Le porte-parole d’Attac France a laissé la police prendre ses empreintes digitales et sa photo mais a refusé le prélèvement d’ADN.

Comme le montre le Livre noir des banques, les banques sont lourdement engagées dans l’organisation industrielle de l’évasion fiscale. Les scandales HSBC et UBS, révélés par de courageux lanceurs et lanceuses d’alerte, ne sont que la partie visible de l’iceberg. Depuis 18 mois, dans le cadre de sa campagne « les Requins » contre les banques et les multinationales prédatrices, Attac demande sans succès à BNP Paribas de fermer ses filiales aux Caïmans.

Pour quelle autre raison que l’évasion fiscale la plus grande banque française dispose-t-elle de 29 filiales au Luxembourg, 10 à Hong-Kong, 7 en Suisse, 7 à Singapour et 7 aux Îles Caïmans ?

Plutôt que de diligenter la police et la justice contre les militant.e.s, les pouvoirs publics feraient mieux de mettre un terme à cette situation intolérable. L’évasion fiscale coûte de 60 à 80 milliards d’euros par an au budget de la France, et les timides mesures de régularisation des comptes en Suisse (rapport : 2 milliards par an) n’en représentent qu’une petite partie. Plus généralement, comme le demande la Plateforme paradis fiscaux et judiciaires, l’ensemble des entreprises doit être tenue de publier ses comptes pays par pays, pour faciliter la collecte de l’impôt et réduire la fraude, l’évasion et les injustices.

Attac appelle à une mobilisation nationale sur les réseaux sociaux en incitant les citoyen.e.s à se prendre en photo et à les relayer avec la phrase « Toutes et tous #FaucheursDeChaises BNP et HSBC » pour dire stop à la fraude et à l’évasion fiscale.

mercredi 10 juin 2015, par Attac France

https://france.attac.org/actus-et-medias/salle-de-presse/article/bnp-paribas-contre-attac-l-hopital

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10 juin 2015 ~ 0 Commentaire

Pérou: grève générale, assassinats et état d’urgence (basta)

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…Autour d’un projet minier géant

Sept morts, et des centaines de blessés : c’est le bilan – provisoire – du violent conflit généré par un méga-projet de mine de cuivre au sud du Pérou, qui allonge la liste macabre des militants écologistes assassinés. Mené par la southern Peru copper corporation (SCC), filiale péruvienne du géant mexicain Grupo México, le projet devrait se concrétiser d’ici 2017. Objectif : extraire 120 000 tonnes de cuivre chaque année.

Accordée à l’entreprise pour une durée de 18 ans, la concession devrait rapporter au Pérou plus de 600 millions d’euros d’exportations minières, et créer 3 500 emplois. Autant de promesses qui font rêver le gouvernement, mais pas les habitants de la région qui verra bientôt débarquer bulldozers et foreuses. Le projet minier se trouve dans une riche zone agricole, qui alimente en grande partie le sud du pays. Pommes de terre, riz, oignons, maïs, ail risquent fort d’être contaminés par les poussières venues de la mine, chargées en divers produits chimiques. La méthode utilisée pour obtenir le minerai demande en plus d’énormes quantités d’eau.

État d’urgence et suspension des libertés Lancé en 2009, le projet a immédiatement été critiqué par les populations qui estimaient que les garanties de protection de l’environnement n’étaient pas suffisantes. Suspendu pendant un temps, le projet a été relancé en août 2014, suite à une nouvelle évaluation environnementale remise par l’entreprise, mais toujours contestée par les citoyens.

Depuis la fin du mois de mars 2015, la violence est montée d’un cran entre les forces de l’ordre et les habitants de la région. Plusieurs opposants ont été tués. Le président péruvien Ollanta Humala a déclaré l’état d’urgence pour une durée de 60 jours, ce qui suspend les garanties constitutionnelles concernant la liberté et la sécurité des personnes, ainsi que la liberté de réunion et de circulation dans le territoire. L’ancien militaire a déjà eu recours à l’état d’urgence en 2011 puis en 2012, pour faire cesser des conflits miniers.

Principale moteur économique du pays, le secteur des mines est choyée par l’État, qui y voit une garantie de croissance et de développement. Le Pérou est le second producteur mondial de cuivre, et le cinquième producteur mondial d’or. Mais la société civile péruvienne dénonce la répression de la contestation et un usage disproportionné de la force. Début juin, des manifestations de soutien aux opposants au projet de méga-mine de cuivre ont eu lieu partout dans le pays. Une grève générale a été lancée dans plusieurs départements.

«Terroristes anti-miniers» «Ce n’est pas une dictature mais une démocratie avec une croissance très forte, et ceux qui ne sont pas d’accord avec ce développement minier sont considérés comme des criminels. D’ailleurs une nouvelle terminologie a été inventée : celle de « terroristes anti-miniers »», énonce Rocío Silva Santisteban, coordinatrice nationale des droits de l’homme au Pérou [1]. En avril 2014, on dénombrait près de 140 conflits socio-environnementaux au Pérou, dont près de 70% étaient liés avec l’extraction minière.

Par Nolwenn Weiler 10 juin 2015

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04 juin 2015 ~ 0 Commentaire

alternatives face aux défis écologiques (alterecosoc)

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IIème Rencontres Internationales

A Genève, en janvier 2014, ont eu lieu à l’initiative du Groupe Ecosocialiste de « SolidaritéS »  les premières Rencontres des «Alternatives face aux défis écologiques-Rencontres écosocialistes». Nous étions plus de deux cents, de nombreux pays et de divers mouvements sociaux, syndicaux et politiques, à nous rencontrer pour la première fois.

Ces rencontres nous ont permis de connaître les luttes de chacun(e)s, d’utiliser un langage divers, mais commun, d’approfondir les thèmes importants de nos sociétés comme le changement climatique, les expériences et luttes du Sud Global, l’intégration de la dimension écoféministe à nos luttes sectorielles, les défis à affronter dans un mouvement antisystème si divers…et finalement d’ébaucher des pistes de travail.

A la fin de ces premières Rencontres, les activistes de l’Etat Espagnol présents à Genève ont décidé d’accepter le défi d’organiser les prochaines Rencontres. C’est ce que nous mettons actuellement en marche avec cet appel. Nous allons le faire depuis le début en étroite collaboration avec nos hôtes suisses.

Nous proposons de les réaliser à Madrid du 26 au 28 juin 2015. Nous espérons votre présence et vous invitons à signer l’appel public qui suit. Après nous le rendrons public avec vos signatures et nous commencerons le processus d’organisation. Si vous avez une question, vous pouvez consulter des informations que nous publierons sur le site web : http://alterecosoc.org/ ou nous écrire un courrier à admin@alterecosoc.org

II Rencontres Internationales «Alternatives face aux défis écologiques»

Forum International pour la transition sociale et énergétique face au changement climatique Madrid, du 26 au 28 juin 2015

Nous militant(e)s de différents mouvements sociaux et écologistes, dénonçons l’usage civil et militaire de l’énergie nucléaire, le modèle énergétique basé sur l’utilisation des fossiles dont les réserves sont en voie d’épuisement, la création du marché de CO2, l’accaparement des terres, l’introduction des transgéniques, l’extractivisme, la géo-ingénierie et les fausses solutions technologiques, les accords de libre-échange, les grands projets socialement inutiles que l’on impose aux peuples et l’augmentation du pouvoir des multinationales qui a aggravé la situation de l’humanité et de la biosphère.

Les politiques et contraintes du capitalisme nous conduisent à l’abime. Aujourd’hui malheureusement, le cauchemar est devenu une réalité: accélération du changement climatique, épuisement des ressources, réduction de la biodiversité, villes invivables, contaminations de l’air, des sols et des océans et une vaste liste de problèmes qui annoncent une situation extrêmement catastrophique.

Le capitalisme guidé par les logiques de profit et de croissance à tous prix entraine l’humanité vers un écocide. Il nous vole le présent et rend impossible un futur digne pour nous et les générations à venir.

Nous, acteurs de différents mouvements sociaux de l’Etat Espagnol et de Suisse, vous invitons à nos IIème Rencontres Internationales qui auront lieu à Madrid du 26 au 28 juin 2015, elles constitueront la suite des Rencontres qui ont eu lieu à Genève en janvier 2014. Nous vous invitons à signer cet appel international à titre individuel ou comme représentant(e) de vos organisations, à le diffuser et à venir participer activement aux débats.

Nous vous proposons de traiter les thèmes suivants:

  • Changement climatique et justice sociale

  • Modèle productif, énergétique et emploi

  • Impact du TAFTA (traité de libre-échange transatlantique) sur les peuples et le milieu ambiant

  • Transitions énergétiques dans le cadre d’une société postcapitaliste

  • Ecoféminisme comme vecteur clé de l’écologie politique

  • Expériences de luttes actuelles

Nous préparerons aussi un atelier sur le mouvement 15M et les nouvelles alternatives politiques de l’Etat espagnol.

Il est important de coordonner notre travail, de programmer les tâches et les mobilisations communes, de réussir à ce que nos alternatives soient soutenues par la grande majorité de la population qui veut une transformation radicale de la société. Concrètement, nous voulons aussi nous coordonner pour impulser une mobilisation à Paris pendant le prochain sommet sur le climat de décembre 2015.

Notre projet écologiste anticapitaliste doit rassembler ceux qui luttent pour une écologie sociale, libertaire ou écosocialiste, qu’ils soient membres d’organisations écologistes, syndicales, politiques, sociales ou militants sans étiquette. Ces Rencontres devront être une opportunité pour tout cela, un moment pour faire connaissance, pour échanger des idées, pour être solidaire, mais aussi un moment de fête parce que nous luttons pour le futur.

Nous nous rencontrerons à Madrid

http://www.anticapitalistas.org/spip.php?article30487

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03 juin 2015 ~ 0 Commentaire

opposés aux pubs devant les écoles, ils passent en procès à lille (basta)

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«Pas de pub devant les écoles»

Ce message a été barbouillé en mai 2014 sur un large panneau publicitaire trô- nant devant un établissement scolaire lillois. Les deux «peintres», membres du collectif des déboulonneurs, Alessandro Di Giuseppe et Mallory Fossard, ont été emmenés au commissariat peu après avoir terminé leur griffonnage.

Poursuivis pour dégradation légère de «mobilier urbain» le poli nom que l’on donne aux panneaux publicitaires privés, ils passeront devant le tribunal correc- tionnel de Lille, le 9 juin prochain. «Nous sommes aussi poursuivi pour avoir refusé de donner notre ADN», précise Alessandro Di Giuseppe. Les deux mili- tants risquent des peines d’amendes, à moins qu’ils ne soient relaxés, comme six de leurs camarades l’avaient été, à Paris, en mars 2013.

«Le tribunal avait reconnu « l’état de nécessité » invoqué par les prévenus», rappelle Alessandro Di Giuseppe. «Les juges avaient admis qu’il y avait un dan- ger immédiat, lié notamment à l’impossibilité de se soustraire aux panneaux publicitaires situés dans l’espace public. Les enfants n’ont pas le recul néces- saire, que les adultes peinent déjà à avoir, face aux message publicitaires. Le temps de cerveau disponible dont parlait le PDG de TF1, c’est surtout celui des enfants. On sait en plus qu’ils dictent souvent les actes d’achat à leurs parents.»

A l’occasion de ce procès, une pétition lancée par l’antenne locale de Résis- tance à l’agression publicitaire, appelle la maire de Lille Martine Aubry à imiter le modèle grenoblois, où les élus ont décidé de ne pas renouveler le contrat qui liait la ville aux afficheurs. «Nous pensons que l’espace public doit le rester et c’est en cela que nous combattons les logiques de privatisation qui le menacent», explique le maire écologiste de Grenoble Eric Piolle, dans un courrier de soutien envoyé aux deux déboulonneurs nordistes.

Pour lui, il s’agit là d’une question de «liberté de réception, corollaire de la liberté d’expression, qui doit permettre à chacun de choisir de recevoir une information ou non». Plusieurs responsables du Parti de gauche ont également signé la pétition.

«Élément essentiel du cercle vicieux et suicidaire de la croissance sans limite, la publicité constitue le deuxième budget mondial après l’armement, rappelle Serge Latouche, membre du comité de soutien à Alessandro Di Giuseppe et Mallory Fossard. Au total, pour l’ensemble du globe, cela représente un montant colossal de plus de 1000 milliards de dépenses annuelles».

«Il ne peut s’agir d’informer le consommateur, mais bel et bien de l’influencer, de tenter de le convaincre que le superflu lui est nécessaire, de transformer d’authentiques besoins en pulsions éphémères », dit Jean Gadrey, professeur d’économie à Lille, également membre du comité de soutien. «Contester ces modes d’influence, agir pour que cela se sache, est légitime, y compris lorsque cela passe par un peu de peinture…» ajoute-il.

Par Nolwenn Weiler 3 juin 2015 Pour joindre le collectif :
deboulonneurs_lille@no-log.org

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29 mai 2015 ~ 0 Commentaire

traité transatlantique (attac)

macron 1

Les eurodéputés s’allient pour soutenir les intérêts du business

Ce jeudi 28 mai, la Commission Commerce international du Parlement européen (INTA) a adopté un texte désastreux pour les peuples et l’environnement. Elle s’est prononcée sur le projet de résolution du député B. Lange concernant l’accord transatlantique UE-États-Unis (TAFTA).

Au terme de débats complexes, les élus du groupe social-démocrate ont pour l’essentiel choisi de se ranger aux côtés des groupes conservateurs pour défendre un texte fort éloigné des attentes des citoyens.

C’est l’arbitrage d’investissement qui a surplombé les débats. Quatre ver- sions possibles du passage sur l’arbitrage d’investissement étaient proposées au vote, dont deux, soumises respectivement par le président Lange lui-même et par les groupes conservateurs, soutenaient une réforme vague et insuffisante, sans remettre en cause le mécanisme ISDS.

Et c’est cette formulation qui a remporté la majorité, avec le soutien de nom- breuses voix social-démocrates, en contradiction complète avec les précédentes prises de position du groupe S&D. Au cours des derniers jours, la position des sociaux-démocrates sur l’ISDS a été affaiblie de manière répétée, jusqu’à ne plus exprimer le moindre rejet des privilèges accordés aux investisseurs.

Les membres d’INTA, y compris presque tous les sociaux-démocrates, ont donc préféré l’adoption d’un texte désastreux qui ne tient presqu’aucun compte des demandes de l’opinion publique. Le texte voté marque de plus le choix social-démocrate de s’allier avec l’actuelle Commission européenne plutôt qu’emboîter le pas aux citoyens et défendre l’intérêt général contre les privilèges des investisseurs.

Sur d’autres sujets, des amendements très contestables ont été votés conjointement par les sociaux démocrates et la droite [1] sur les services, l’énergie ou encore la propriété intellectuelle, entre autres.

La «grande coalition» entre la majorité des sociaux-démocrates et les conser- vateurs appelle ainsi à la totale libéralisation du commerce des énergies fossiles entre l’UE et les États-Unis et privilégie le mode de négociation le plus risqué sur les services. C’est une déception majeure pour tous les observateurs de la société civile. Ce vote a d’ailleurs été salué comme une avancée par Business Europe, le lobby des plus grandes multinationales européennes.

Le vote de la résolution Lange en plénière aura lieu le 10 juin. D’ici là les groupes politiques pourront reformuler des amendements. Mais à moins d’être profondément remanié, le texte proposé à la plénière par le comité INTA devra selon nous être totalement rejeté, sans quoi le Parlement européen aura trahi la confiance des centaines de millions de citoyens qui l’ont élu.

Article publié sur le site de l’AITEC jeudi 28 mai 2015,

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14 mai 2015 ~ 0 Commentaire

mexique, la police avait-elle ordre de tirer sur les manifestants? (ci + npa)

Une journaliste mexicaine a enquêté sur la mort de manifestants dans l’Etat du Michoacán.

Contrairement à la version officielle de l’enquête, son article conclut au massacre de ces civils par la police fédérale. Les faits remontent au début de l’année, le 6 janvier, à Apatzingán, une ville de l’Etat de Michoacán au centre du pays. Des heurts violents entre la police fédérale et des manifestants avaient causé la mort de civils. L’enquête menée par les autorités avait conclu à 9 décès en raison de “tirs croisés” entre la police et les manifestants, rapportait alors CNN México. Postés devant la mairie d’Apatzingán, ces membres et sympathisants des “forces rurales”, une sorte de police locale issue de milices d’autodéfense, protestaient contre la suppression de leur unité par le gouvernement et réclamaient des salai- res impayés. Ils campaient jour et nuit devant la mairie depuis la mi-décembre. Le 6 janvier, la dispersion des manifestants par la police avait provoqué une fusillade à deux reprises, dans la nuit et la matinée.

Une vidéo sur YouTube La journaliste mexicaine Laura Castellanos (auteur du livre Le Mexique en armes (éd. Lux, 2010) a mené l’enquête pour le magazine Proceso, le site Aristegui Noticias et la chaîne de télévision Univisión. Elle décom- pte, quant à elle, 16 morts et des dizaines de blessés. “Les gens ne vont pas à la police pour signaler la disparition d’un proche, ils ont peur”, explique-t-elle à notre magazine Courrier international. “Voilà pourquoi les autorités ne peuvent pas faire un décompte plus exact des victimes.”

Mais, surtout, Laura Castellanos, qui a entendu pendant deux mois des victimes, des témoins, des médecins hospitaliers, 39 personnes, tire une autre conclusion : celle d’un massacre commis par des policiers fédéraux. “Ils [les policiers] ont fait irruption et tiré sur une centaine de manifestants qui n’étaient armés que de bâtons”, écrit-elle. Elle étaye ses propos avec une vidéo et des photos inédites, et publie les bandes-son de ses interviews. “Cette vidéo était sur YouTube dans les jours qui ont suivi. Mais l’enquête officielle n’en a pas tenu compte”, assure-t-elle.

La vidéo de Laura Castellanos. (Attention, certaines images peuvent choquer !)

Site bloqué Le reportage de Laura Castellanos, une journaliste indépendante qui travaille pour les principaux journaux nationaux et s’est spécialisée dans les sujets sur la guérilla et les affrontements armés, a sans doute été considéré comme gênant : le 19 avril, jour de la mise en ligne de l’enquête sur Aristegui Noticias, ce site a été bloqué toute la journée. C’est grâce au concours de l’association Artí- culo 19 de défense de la liberté d’expression, dont le siège est à Londres, que l’article a finalement pu être mis en ligne.(…).

Elections en vue Le principal protagoniste de ces événements est Alfredo Cas- tillo, chargé de la Sécurité publique dans l’Etat de Michoacán et donc responsable des forces de police. Fort de ce pouvoir, il avait lui-même légalisé un de ces grou- pes de défense rurale dans la région: le G-250. (…)

Après la parution de son reportage, le ministère de la Justice (PGR) a diligenté une nouvelle enquête sur le massacre d’Apatzingán. “Ses conclusions pourraient bien être une farce”, opine Laura Castellanos. “Ce seront, comme souvent, les niveaux de commandement les plus bas qui seront sanctionnés. Mais le cas d’Alfredo Castillo a provoqué des remous au sein du gouvernement. Peut-être cessera-t-on en haut lieu de le soutenir.”

Publié le 13/05/2015 – 09:31

http://www.courrierinternational.com/article/mexique-la-police-avait-elle-ordre-de-tirer-sur-les-manifestants

http://en.wikipedia.org/wiki/Operation_Michoac%C3%A1n

http://npa2009.org/actualite/mexique-l-eurocaravana-43-dayotzinapa-paris

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