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25 février 2017 ~ 0 Commentaire

podemos (essf)

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Crise de régime et Podemos

(…) Le déclin du bipartisme [PP-PSOE] reste donc une tendance dominante, cela encore plus alors que le parti le plus touché est un PSOE sans perspectives de remontée électorale et qui, à la différence du passé, devra s’allier avec Podemos pour pouvoir être une alternative de gouvernement face au PP. Une chose qu’avait bien comprise Sánchez. (Leader du PSOE victime d’un « putch » note du blog)

Il n’est pas non plus possible de limiter le cas Bankia [Bankia est issue de la fusion de sept Caisses hypothécaires régionales en détresse, puis de sa cotation en Bourse] à une simple affaire de corruption : bien plus que cela est en jeu, dans la mesure où il s’agit d’une des manifestations les plus claires du capitalisme déchaîné qui s’est développé pendant des années dans le cadre de l’implémentation du système euro et de « l’effet de richesse » qu’il avait provoqué.

Il n’y a donc aucune raison de considérer que la crise du régime est terminée, pas même la crise de gouvernabilité, ce qui est encore plus vrai au milieu des turbulences de la zone euro, dont l’avenir est incertain. Il s’agit d’une crise de l’Etat social et démocratique de droit proclamé constitutionnellement mais aussi et particulièrement de l’Etat des Communautés autonomes.

Si le déroulement d’un référendum en Catalogne, auquel participe une majorité de la société catalane, sera très difficile tant qu’il n’y a pas de reconnaissance légale ou interna- tionale de celui-ci, il est aussi vrai que le refus de son organisation continuera à engendrer une désaffection croissante envers l’Etat espagnol, y compris son institution monarchique, ainsi que le montre l’adhésion croissante à l’aspiration républicaine au sein de cette communauté. Les tentatives récentes de « dialogue » sont non seulement tardives, mais elles ne parviennent déjà plus à provoquer des fractures au sein du parti qui, historiquement, a été le soutien du bipartisme étatique en Catalogne.

Suite à l’Assemblée citoyenne de Vistalegre 2 [10-12 février], la responsabilité de Podemos dans cette nouvelle phase, indépendamment de ce qu’en disent les augures, demeure décisive.

Il faut toutefois reconnaître qu’autant lors du processus de préparation que lors de la rencontre elle-même la participation de la majorité des militant·e·s à l’élaboration des documents a été faible. De même, le débat sur les points de convergences et de divergences entre les diffé- rentes positions en présence n’a pas été clarifié.

Un déficit dont la résolution ne semble pas être possible avec le modèle organisa- tionnel approuvé car persistent, malgré la prétention à dépasser le modèle de la « machine de guerre électorale », les traits de concentration des pouvoirs et d’une démocratie plébis- citaire dont les effets négatifs ont été suffisamment vérifiés au cours des trois ans d’existence de cette formation.

A cela s’ajoute quelque chose de plus préoccupant : malgré la volonté de la nouvelle direction de se transformer en un mouvement populaire qui impulse des contre-pouvoirs sociaux, il semble que cette aspiration soit subordonnée à la construction d’un « Podemos pour gouverner »…, avec un programme qui se limiterait à exiger le retour au « contrat social » néokeynésien antérieur à la crise systémique, ignorant autant ses limitations passées que son existence impossible en cette nouvelle étape historique.

Cette absence d’un récit alternatif et qui dépasse le vieil imaginaire social – ce qui impliquerait d’entrer en conflit avec la detto-cratie actuelle, mais aussi avec le fétiche de la croissance économique ainsi qu’avec le modèle de consommation dominant pour pouvoir placer au centre la soutenabilité de l’existence – est plus patente du fait de la crainte de tirer les leçons de l’expérience grecque ainsi qu’alertait « Podemos En Movimiento » [l’un des trois courants principaux de Podemos, qui a le moins de poids au sein des instances, animé par Anticapitalistas].

Assumer un tel débat actuellement et y convier des forces semblables en Europe, ainsi que le propose un manifeste qui a été récemment rendu public [4], est un point fondamental pour aborder cette nouvelle phase.

Sans cela, nous courrons le risque d’une fermeture hâtive du « non-débat » de Vistalegre au moyen d’une recomposition de la coalition entre les deux fractions majoritaires [Iglesias et Errejon] autour d’un projet axé sur la formation d’un gouvernement qui, à nouveau, reléguerait les Cercles de Podemos au simple rôle de comités de campagne… préélectorale. Une hypothèse qui ne doit pas être écartée au vu des premiers messages du Secrétariat général [Pablo Iglesias] dont la poursuite d’un discours « gagnant » ne correspond ni aux rapports de forces existant dans la société, ni aux tâches nécessaires dans la phase actuelle pour mettre en déroute le projet de restauration de la « grande coalition ».

Le retour du conflit social en prêtant maintenant attention à la solidarité nécessaire avec:

- La lutte des dockers contre la libéralisation et la précarisation du secteur imposée par l’UE et le gouvernement .

-L’appel du mouvement féministe à une journée internationale de lutte le 8 mars prochain

-Les initiatives qui sont mises en avant par un syndicalisme social qui suit l’exemple des PAH [mouvement qui s’oppose aux expulsions de logement en raison du non-paiement des hypothèques] et

- Les Marées [les divers mouvements sociaux, chacun avec une couleur propre, dans les soins, l’éducation, etc.]

Contribuent à la recherche d’une voie permettant de changer ce rapport de forces et qui mette à son service la présence institutionnelle d’Unidos (Avec le PCE et son FGD note du blog)  Podemos, y compris avec ses propositions.

Parmi ces dernières figure également la revendication de la reconnaissance par l’Etat espagnol du droit à convoquer un référendum en Catalogne avec toutes les garanties sur son avenir et le rejet de toute forme de répression qui pourrait être prise contre cette juste revendication de la majorité de la société catalane. (Résumé)

Jaime Pastor mardi 21 février 2017

Article publié le 21 février sur le site VientoSur.info

http://alencontre.org/

http://www.europe-solidaire.org/

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25 février 2017 ~ 0 Commentaire

fessenheim

fess

Rassemblement anti-nucléaire les 11 et 12 mars 2017
Strasbourg Fessenheim Alsace

Samedi 11 mars Dimanche 12 mars 2017

Strasbourg le 11 mars à 14h : Maison de la Région Grand Est (Place Adrien Zeller)

Fessenheim le 12 mars à 10h30 : Rassemblement devant la centrale nucléaire

Toutes et tous contre la nucléarisation du Grand Est et pour la fermeture de Fessenheim !

Six ans après l’accident de Fukushima, le gouvernement français n’a toujours pas enclenché la transition énergétique qu’il promettait. Celle-ci devait commencer par la fermeture de Fessenheim, la doyenne des centrales nucléaires françaises, qui menace toute une région européenne. Pourtant, cette promesse de campagne de François Hollande n’a pas été tenue et la fermeture est loin d’être acquise, le gouvernement ayant refusé de tenir tête à EDF !

En parallèle, l’industrie nucléaire, telle une pieuvre, a étendu ses tentacules sur la région Grand Est. Aux sites de stockage de déchets déjà construits se rajoutent de nombreux projets, dont le projet Cigéo d’enfouissement en profondeur des déchets les plus radioactifs, à Bure dans la Meuse.

Qu’allons nous laisser à nos enfants ? De la radioactivité en héritage ?

stopfessenheim@gmail.com

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25 février 2017 ~ 0 Commentaire

être docker (bastamag)

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A l’heure de la mondialisation des produits toxiques

Ils sont les premiers à décharger les milliers de tonnes de marchandises qui arrivent chaque jour par bateau. Ils sont aussi les premiers à respirer l’air des cales : céréales aspergées de pesticides, pétrole, ciment… Et ils en paient le prix : sur les docks, on meurt dix ans plus tôt. A Nantes et Saint-Nazaire, las de voir tomber leurs collègues, les dockers sont à l’initiative d’un programme de recherche pour améliorer leurs conditions de travail et préserver leur santé. Un enjeu crucial pour l’avenir de leur métier. Reportage.

Ce matin de janvier, le crachin s’entête sur les quais du port de Montoir-de-Bretagne, à quelques encablures de Saint-Nazaire.

Un navire de 40 000 tonnes de soja brésilien vient d’accoster. Mais le déchargement atten- dra. « Il y a trop de gaz dans les cales », expliquent les dockers. Réfugiés dans le petit bâtiment qui fait office de foyer, ils attendent « qu’il n’y ait plus de danger ». D’ici quelques heures, quand l’aspirateur géant et métallique – appelé la « vis sans fin » – aura terminé d’avaler les tonnes de soja, pour les expédier vers les zones de stockage situées à l’arrière des quais, les dockers descendront dans les cales. « Avec des échelles de cordes quand il y en a, ou en passant par derrière le stock, en bas des tas de marchandise. Parfois, les murs de soja que la vis sans fin repousse contre les parois des cales s’écroulent. Dans ce cas, on en a partout ! », détaille Karl Montagne, docker depuis 30 ans.

Arrosé de pesticides avant la traversée de l’Atlantique, pour décourager champignons, rongeurs et insectes, le soja débarqué ce jour-là et l’atmosphère qui règne dans la cale ne sont pas très respirables. C’est la seule chose que savent les dockers. «  A un moment, on nous dit, c’est bon, vous pouvez y aller. Mais nous ne savons rien des produits qui ont été utilisés. Et respirer des doses réputées sans danger, pendant un jour, d’accord. Mais tous les jours ou presque, pendant 20 ans, qu’est-ce que cela donne ? », s’interroge Karl Montagne. « Et le simple fait que ce soit OGM, ça fait quoi ? Parce que 90 % du soja qu’on décharge est OGM ! », poursuit son collègue Christopher Le Canderf.

Cancers en vrac

Ces inquiétudes, et discussions, à propos des menaces sanitaires qui planent sur les travailleurs portuaires sont apparues il y a quelques années, sur les quais de l’estuaire de la Loire, de Nantes à Saint-Nazaire. Fin 2007, Jean-Luc Chagnolleau, docker pendant 30 ans, se découvre un cancer du rein. « Il avait toujours eu une vie très saine », précise son ami Serge Doussin, métallo et ancien secrétaire départemental CGT. « Quand il a su qu’il était malade, il a tout de suite pensé à son boulot », ajoute Gilles Rialland, travailleur portuaire, également syndiqué CGT. L’enquête que Jean-Luc Chagnolleau entreprend alors auprès de ses collègues prend des airs de série noire. Sur 140 dockers contactés, en grande majorité partis à la retraite, 87 déclarent être malades, dont 61 sont atteints de cancers, et 35 sont décédés. L’espérance de vie de ces travailleurs se révèle d’une dizaine d’années inférieure à celle de leurs aînés !

Sonné, Jean-Luc Chagnolleau décide, avec ses copains syndicalistes, d’en parler à des médecins cancérologues, qui les encouragent à poursuivre leurs recherches. En février 2010, l’Association pour la protection de la santé au travail dans les métiers portuaires (APPSTMP) est créée. Objectif : « Faire éclater publiquement la vérité sur le dossier des maladies professionnelles, et leur bilan qui se révèle être un véritable drame humain ! » 18 mois plus tard, en septembre 2011, Jean-Luc Chagnolleau tire sa révérence. Ses amis décident de poursuivre le combat. Habitués aux luttes collectives, et sûrs de leurs forces, les dockers de Nantes et Saint-Nazaire prennent tous, ou presque, leur carte à l’association. « Il y a chez eux une vraie unité, et une solidarité très vivante », juge Serge Doussin, président de l’association depuis le décès de Jean-Luc.

« Nous sommes fatigués de voir les copains partir trop vite », soupire Karl Montagne, dont le grand-père charriait déjà des marchandises sur les quais de Nantes. Deux de ses fils sont dockers. « Avant, pour décharger les troncs d’arbres, il fallait les escalader. On risquait à chaque fois ou presque d’en voir un nous rouler dessus. Maintenant, c’est mécanisé. Le nombre d’accidents physiques a beaucoup diminué. Mais les bois sont bourrés de produits! Comme tout le reste. », témoigne Christian Zimmer, petit-fils de docker. « Avec l’entrée de la chimie de manière intensive dans la production et dans toutes les marchandises qui passent sur les navires, le nombre de cancers a augmenté », observe Gilles Rialland.

Respirer pesticides et ciments

Les dockers de Montoir déchargent et nettoient chaque année une centaine de cargos de vrac (dont la cargaison est à même la cale), plus des pétroliers et des porte-conteneurs. « Nous ne contrôlons pas chaque bateau. Si l’on a un soupçon de produit pouvant porter atteinte à la santé des salariés, on fait appel à un expert extérieur à l’entreprise, pour qu’il prenne des mesures », assure Ilyasse Aksil, président du Groupement des opérateurs portuaires, qui réunit les sociétés qui emploient les dockers. « Les cales sont ventilées. Nous ne faisons pas travailler nos salariés dans des atmosphères qui les mettent en danger. Dans la mesure des connaissances que l’on a des produits utilisés. »

Outre les pesticides, parmi les polluants que renferment les cargos, se trouve notamment la silice, contenue dans le ciment. Elle peut provoquer silicose, bronchite chronique et cancer. Pour vider un cimentier, doté de cales d’une dizaine de mètres de haut, les dockers poussent la marchandise au bulldozer. Et curent les parois à la pelle, à la raclette et au balais. Équipés de combinaisons blanches, ils s’activent dans des nuages de poussière et de gaz d’échappements, munis en guise de protection respiratoire de simples museaux. « C’est mieux que rien », assurent-ils. « De toute façon, on s’est entendu dire que le ciment était bon pour la santé », s’esclaffe le contremaître.

« Le coke de pétrole, c’est vraiment dégueulasse »

« Le pire, reprend Karl Montagne, c’est le coke de pétrole. Ça c’est vraiment dégueulasse. On ne peut pas faire plus d’une finition de cales (opération de vidage des cales et nettoyage complet, ndlr) de coke par jour. Mais cela dure entre trois et quatre heures. Ce qu’on souhaite, c’est ne pas être plus d’une heure par jour au contact de ces cochonneries. » Sous-produit du raffinage du pétrole, le coke se présente sous forme solide et noire. Composé en grande partie de carbone, il contient d’importantes quantités de polluants tels que le soufre, ou encore les métaux lourds. Il sert de combustible à l’industrie du ciment et de la chaux, et est utilisé comme source de carbone dans la fabrication de l’aluminium et de l’acier.

« Pour que les salariés soient mieux protégés, il faudrait que le législateur impose des obligations. Pour les marchandises qui arrivent au port, les taux de radioactivité sont définis précisément. Il faudrait faire de même pour tous les produits chimiques. Si c’est laissé au bon vouloir des entreprises, les contrôles ne seront jamais systématiques et il y aura des distorsions de concurrence », plaide de son côté Ilyasse Aksil.

Une étude sur l’exposition aux produits dangereux

Pour démontrer que la dégradation de la santé des dockers est liée à ces expositions aux produits dangereux, une recherche-action, le programme Escales, a été lancée à l’automne. Financé par le Conseil régional de Loire-Atlantique et soutenu par la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte), ce projet devrait permettre de retracer les parcours professionnels de dockers atteints de pathologies graves [1].

Des sociologues, des médecins du travail ou des spécialistes sont associés à cette recherche qui entend « produire des connaissances qui mettent en évidence que le travail est en cause dans la maladie ». Pour reconstituer les parcours des dockers, l’équipe de recherche peut notamment s’appuyer sur un outil étonnant, propre à ce corps de métier : les carnets de travail. « Les gars ont longtemps été payés à la semaine, explique Serge Doussin. Du coup, ils notaient tout, pour être sûrs que leur paie correspondait au travail effectué. » Christian Zimmer confirme : « J’ai été docker pendant 30 ans, j’ai tout noté. Le noms des bateaux, les noms des équipes, les marchandises, les horaires. »

« Mais le plus simple pour nous, c’est la parole des salariés », précise Christophe Coutan- ceau, chercheur en sociologie, chargé des entretiens avec les travailleurs. Quels outils étaient utilisés ? Quelle était l’ambiance respirée ? Comment le travail était-il organisé ? « Nous avons aussi des recherches bibliographiques à mener, concernant le caractère cancérogène des produits utilisés. Et il faut recenser les flux de marchandises qui ont transité sur les quais de Nantes et Saint-Nazaire ces quarante dernières années. » Pour cette étape de recensement, la collaboration des autorités portuaires et des employeurs des dockers seront précieuses. Si les douanes disposent de données sur les conteneurs, ce sont les entreprises, qui opèrent sur les docks pour décharger tel ou tel navire, qui possèdent leurs propres statistiques. Car les dockers travaillent pour une multitude d’employeurs. Ceux-ci accepteront-ils de collaborer au projet ?

Quid des intérimaires et des équipages ?

« Dans les perspectives dessinées par Escales, il y également l’aide et le soutien aux travailleurs qui gravitent autour du port et dans les hangars », notent Serge Doussin et Gilles Rialland. « Il y a beaucoup d’intérimaires, qui n’osent rien dire, ni rien demander », enchaîne Karl Montagne. Sans oublier les capitaines de bateaux et leurs équipages. Venus d’Asie du sud-est et parfois de Russie, les marins maîtrisent un peu l’anglais. Ils ignorent les dangers des marchandises transportées. Pour ouvrir les cales de soja traité aux pesticides, ils placent un simple foulard serré devant la bouche…

« Nous avons réussi à négocier des équipements de protection individuels », précise Christopher Le Canderf, qui siège au Comité d’hygiène et de sécurité des conditions de travail (CHSCT) de son entreprise, Montoir vrac service. « Mais c’est impossible de respirer avec ces machins quand on fait un effort. Il faudrait investir dans des équipements plus perfectionnés. » Protéger les travailleurs contre les molécules chimiques qui transitent sur les navires de marchandises est un vrai casse-tête. Les douaniers du Havre, qui se sont élevés dès 2010 contre les taux élevés de pesticides dans les conteneurs qu’ils inspectent, ont étudié le problème de près.

« Nous ignorons la durée de vie des cartouches de charbon qui peuvent filtrer les produits, et qui équipent certains masques » , se désole Sébastien Géhan, délégué CGT. « Les seuls équipements garantis sont ceux que revêtent les pompiers en cas d’intervention d’urgence. Mais ce n’est pas utilisable au quotidien, c’est beaucoup trop encombrant. » A Nantes et Saint-Nazaire, les travailleurs attendent impatiemment les conclusions d’Escales, pour pouvoir faire des propositions en matière de prévention.

« Combien de temps il nous reste ? »

« Derrière tout ça, il y a des intérêts économiques, c’est évident », dit Serge Dousssin. « Mais pour nous, il n’y a pas d’opposition entre la santé au travail et la pérennité de l’activité portuaire. Au contraire ! Pour que le métier continue d’exister, il faut conserver les compétences et pouvoir assurer leur transmission. » Pour Jean-Luc Chagnolleau, qui a initié cette prise de conscience des risques sanitaires du métier, et pour les gars qui l’ont accompagné dans son combat, il y avait la volonté d’assurer une vraie suite au savoir-faire des dockers. Et la crainte de voir les plus jeunes s’en détourner.

« On l’aime notre métier, répètent-ils souvent. Mais on veut pouvoir l’exercer en toute sécurité. » Passés la colère, les coups de gueule et la détermination à défendre le droit à la santé au travail, reste la peur. On n’en parle pas si facilement chez les dockers – « qui restent des machos », glisse l’un d’entre eux. Mais quand même. « On dit ça en se marrant, mais des fois on se demande combien de temps il nous reste. Pas à travailler, mais à vivre ».

NOLWENN WEILER 18 FÉVRIER 2013

http://www.bastamag.net

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24 février 2017 ~ 0 Commentaire

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 Lieu-dit La Porte aux Moine 22320 Saint-Martin-des-Prés

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24 février 2017 ~ 0 Commentaire

communiqué de presse (douar didoull)

carrotage

L’Agence Régionale de la Santé spécule sur la santé des habitants.

Le 08 janvier 2017, le collectif Douar Didoull interpellait par courrier l’Agence Régionale de la Santé quant à son avis favorable, émis le 19/06/2014, dans le cadre de l’instruction du Permis Exclusif de Recherches Minières dit de « Loc-Envel » et se résumant de la sorte, face aux centaines de pages du dossier de demande de PERM, émanant de la société Variscan :

« Monsieur le Préfet. Par courrier du 12 Mai 2014, vous m’avez adressé le dossier cité pour avis. Je n’ai pas d’observation particulière à formuler sur ce projet. J’émets donc un avis favorable. »

Dans ce courrier, tout en informant l’ARS sur l’impact inévitable pour l’ensemble de la Bretagne qu’engendrerait une exploration/exploitation minière sur le périmètre désigné, le collectif Douar Didoull entend demander des précisions sur les arguments qui ont nourris cet avis. Et d’inter- roger le directeur de l’ Agence Régionale de la Santé : « Avez-vous pris en compte l’éventualité d’un incident minier majeur sur la ressource en eau des particuliers ou des nombreux professionnels usagers ? »

Faisant fi des multiples études scientifiques démontrant les pollutions diverses dès la phase d’exploration, la réponse de l’ARS (datée du 31/01/2017), prétendant que sur la zone de Lok-Envel les travaux de recherches, qui déboucheront sur une pré-mine, resteraient inoffensifs et sans impacts, se révèle comme une provocation en matière de santé publique. Reprenant mot pour mot l’argumentaire contenu dans la notice d’impact de Variscan Mines, cette réponse soulève une fois de plus la collusion entre services de l’Etat et opérateurs miniers dans le cadre de la relance minière en France.

Le collectif Douar Didoull dénonce les manquements de ces services dans l’instruc- tion de ces demandes de permis miniers.

Pour rappel, dans les Cévennes, sur le site de l’ancienne mine de Saint-Félix-de-Pallières (30), le 11 février 2016, l’ARS du Languedoc-Roussillon annonçait ses résultats suite à la mise en place d’un dispositif de surveillance sanitaire auprès d’habitants concernés (analyses sanguine et urinaire) et préconisait un « suivi médical personnalisé » pour plusieurs d’entre eux présentant des taux anormalement élevés de métaux lourds (arsenic, plomb et cadnium).

Il aura fallu une plainte pour empoisonnement pour que l’ARS daigne mettre en place cette surveillance par crainte d’un scandale sanitaire ! Comme dans les Cévennes, l’ARS Bretagne semble avoir fait le choix de guérir plutôt que de prévenir !

23 février 2017

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A noter :

Le collectif Douar Didoull appelle à manifester le samedi 18 mars 2017 à Guingamp (22), place du Champ au Roy à 10h30, pour l’abrogation définitive du PERM de Lok Envel et de tous les permis miniers en Bretagne et ailleurs.

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Renseignements : douardidoull@riesup.net

Lire aussi:

Projets miniers. Une manifestation à Guingamp, le 18 mars (Ouest France)

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24 février 2017 ~ 0 Commentaire

bio (france inter)

ennemo bio
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La grogne des agriculteurs bio

Les Français n’ont jamais autant mangé bio et pourtant, les agriculteurs bio sont en colère. Ils dénoncent le versement complètement chaotique et incomplet de leurs aides.

Valérie Forgue produit un vin de Touraine dans la vallée du Cher. Cette viticultrice est fière de sa première cuvée 2016 estampillée bio après 3 ans de reconversion. Je ne suis pas Cosette dit-elle je fais du bio pour faire des produits auxquels je crois, pas pour toucher des aides.

Mais elle se dit écoeurée. Elle attend encore le solde de son aide à la reconversion de 2015..et elle n’a encore rien reçu pour 2016..

Et c’est partout pareil dit la FNAB, la Fédération nationale d’agriculture biologique : des aides versées en retard ou pas du tout …des problème de trésorerie..

Des exploitants au bord de la crise de nerf et de la faillite.

Patrick : l’explication ?

D’abord il y a un bug….Depuis la réforme de la nouvelle politique agricole commune, la PAC en 2015, Ces aides européennes doivent être gérées conjointement par l’Etat et par les Régions…. Et c’est devenu un casse-tête pour faire le calcul… Le gouvernement a verser des avances de trésoreries, ca reste flou… pas de quoi calmer la grogne.

Patrick : et pourtant le ministre de l’agriculture invité à ce micro il y a 1 semaine (le 14 février) nous a assuré que tout allait bien pour l’agriculture bio.

C’est vrai que le bio a le vent en poupe !

L’année dernière, les surfaces engagés en agriculture bio ont progressé de 16 % …et les Français n’ont jamais autant mangé bio, + 20 % dans leurs assiettes…

En 2013, le gouvernement a mis un coup d’accélérateur : une enveloppe de 160 millions d’euros par an jusqu’en 2017…presque le double de ce qui existait avant.

mais voilà, personne n’a anticipé un tel engouement, les reconversions en agriculture bio atteignent un rythme spectaculaire et…les aides ne suivent plus !

mercredi 22 février 2017 Nathalie Fontrel

https://www.franceinter.fr/

Lire aussi:

L’étrange bug informatique qui empêche des milliers d’agriculteurs bios de toucher leurs aides (Bastamag)

L’invraisemblable retard des aides aux agriculteurs bio (Reporterre)

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23 février 2017 ~ 0 Commentaire

brest maïs (fr3 + bastamag)

pesticideis

Maïs traité à la phosphine à Brest : “Triskalia ne peut pas être à la fois juge et partie”

Alors que Triskalia a annoncé que la moitié du maïs traité à phosphine entreposé à Brest était conforme à la réglementation, l’Union Régionale Solidaires de Bretagne et le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’ouest veulent des analyses de la part de l’Etat.

« C’est quand même un comble ! C’est l’entreprise prise en défaut d’utilisation de céréales non conformes, qui annonce elle-même que ces céréales sont à nouveau conformes ! alors que l’enjeu de cette affaire est un problème de Santé Publique. Triskalia ne peut pas être à la fois, juge et partie ! »

Voilà la réponse de l’Union Régionale Solidaires de Bretagne et le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’ouest suite à l’annonce de Triskalia qui a indiqué que la moitié de la cargaison de maïs arrivé mi-décembre à Brest et traité à la phosphine a été analysée et s’est révélée « conforme à la réglementation ».

« L’Etat se tait »

L’Union Régionale Solidaires souhaite que l’Etat intervienne sur les stocks de maïs. « Mais l’Etat se tait : les résultats de ces analyses sont gardés secrets ; aucune information n’est donnée sur la situation des stocks à Plouisy et à Plouagat. Le ministre de la Santé, M. TOURAINE et celui de l’Agriculture, S. LE FOLL, que nous avons interpellés, restent silencieux face à ce scandale de Santé Publique » déplore-t-elle. 

« C’est à l’ANSES de dire si ce maïs est consommable »

L’Union syndical pointe également du doigt les antécédents judiciaires de Triskalia, « coupable d’avoir empoisonné aux pesticides plusieurs de ses ex-employés, son comportement non transparent dans cette affaire de maïs à la phosphine, nous poussent à douter de sa bon- ne foi. Le communiqué de Triskalia ne suffit donc pas à garantir que ce maïs ne présente aucun risque, ni pour la santé des travailleurs portuaires et agricoles, ni pour celles des animaux qui sont destinés à s’en nourrir, ni pour les humains qui les mangeront. C’est à l’ANSES de dire si ce maïs est consommable« .

En l’absence de garanties données par la Préfecture elle-même, l’Union Régionale Solidaires de Bretagne et le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’ouest continuent « à demander la destruction des 25 500 tonnes de maïs« .

Lucas Hobé Publié le 23/02/2017

http://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Elevage : des salariés lancent l’alerte sur du maïs contaminé par un pesticide très toxique (Bastamag)

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22 février 2017 ~ 0 Commentaire

dossier système de santé 5 (npa)

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Santé : Du côté des associations

Entretien. Quelle peut être la place des patients et de leurs associations dans le système de santé et dans les luttes pour le défendre ? Nous avons demandé son avis à notre camarade Jacques Giron, médecin hospitalier, à partir de sa pratique avec les militantEs d’Act Up à Toulouse.

Comment as-tu été amené à rencontrer les militantEs d’Act Up à Toulouse ?

Nous nous sommes retrouvéEs dans les combats que nous avons menés ensemble au sein du comité de défense de l’hôpital public, et dans des actions avec la CGT santé et SUD pour la défense de l’IVG. Cela a nourri des discussions.

Comment définissent-ils le rôle de leur association ?

Une association comme Act Up a pour mot d’ordre « information = pouvoirs ». Elle défend la notion d’usagerEs experts de sa pathologie. En effet, l’histoire de la lutte contre le sida a montré la réappropriation du savoir par les malades afin de pouvoir agir tant sur ceux qui ont le pouvoir de voter les lois pour permettre l’accès aux soins et aux droits, que sur le monde médical et sur celui de la recherche pour obtenir par exemple l’accès ­précoces aux molécules.

Comment cela s’est-il traduit à Toulouse ?

Act Up a investi la défense de l’hôpital La Grave et rejoint le comité de défense de l’hôpital public, parce que cet hôpital accueillait le centre de dépistage, les consultations VIH et les PASS1. Du point de vue du patient, il était hors de question de laisser transférer ces services en dehors du centre ville, où ils auraient été beaucoup plus difficiles d’accès. Pour eux, la notion de service public et d’égalité d’accès sur le territoire de proximité des soins est essentielle.

Le comité de défense de l’hôpital public est important parce que c’est un lieu d’expertise, d’échange, qui permet d’acquérir du savoir sur le fonctionnement de l’hôpital, sur le décryptage des lois sur la santé, sur le fonctionnement de la sécurité sociale et de son financement. Pour Act Up, la lutte pour la défense du système de santé en général et de l’hôpital public en particulier doit se mener avec tous les acteurs : usagerEs et personnels soignants et non soignants. Ils refusent aussi de se limiter à la seule défense des services en charge du VIH (le suivi des personnes séropositives se fait à 90 % au sein de l’hôpital) sans tenir compte de la défense de l’hôpital. C’est la globalité de l’hôpital et de la Sécurité sociale qui doit être protégée.

Quels sont leurs modes d’action ?

Les militantEs d’Act Up visent à la fois par leurs actions les centres de décisions politiques nationaux et régionaux, ainsi que les institutions telles que l’Agence régionale de santé (ARS). Ils agissent également sur le terrain auprès des directeurs d’hôpitaux ou des médecins chefs de service. Leur interpellation se fait soit par des réunions avec les personnes concernées, par des communiqués de presse, mais aussi par des occupations, le tout relayé par les médias.

Propos recueillis par un correspondant

L’anticapitaliste Hebdo – 15 Février 2017

http://www.anti-k.org/

 

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22 février 2017 ~ 0 Commentaire

dossier: revenu-allocation universels (npa)

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À propos de l’ouvrage Contre l’allocation universelle  (Anti-k)

Revenu universel : qu’en pense Philippe Poutou ? (NPA)

Le revenu universel, de base, inconditionnel: une fausse bonne idée?(CAC)

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22 février 2017 ~ 0 Commentaire

non à la mine d’or industrielle (slf)

Un toucanet koulik (Selenidera piperivora) se nourrisant de fruits du palmier comou (Oenocarpus bacaba) Le toucanet koulik fait partie de l’extraordinaire biodiversité de « l’Amazonie Française » (© Tanguy Deville)

En forêt guyanaise !

En toute discrétion, l’Etat français encourage l’industrialisation de la filière aurifère en Guyane. Le projet Montagne d’Or, prévu pour 2018, deviendrait la plus grande mine du territoire français. Il aurait de graves impacts humains et environnementaux et ouvrirait la porte aux autres multinationales minières en attente !

Lettre

Au Président et au gouvernement de la France.

Ne laissez pas détruire l’exceptionnelle biodiversité guyanaise ! Merci d’arrêter Montagne d’Or et tous les autres projets de mines d’or industrielles en Guyane

Afficher la lettre de pétition

Un monstre industriel : le projet « Montagne d’Or » s’inscrit sur 190 km2 de concessions et prévoit une fosse de 2,5 km de long, 500 m de large et 400 m de profondeur. Son usine de traitement de minerai par cyanuration exige l’énergie de 20 % de la consommation annuelle de la Guyane.

Les sites industriels de ce type détruisent immanquablement la forêt et les écosystèmes sur lesquels ils s’implantent et bien au-delà, du fait du drainage minier acide. Le risque majeur repose sur le stockage en digue de millions de tonnes de boues cyanurées. Au moins 25 ruptures de digue ont eu lieu depuis 2000 dans le monde. En 2015, le Brésil a connu un accident similaire considéré comme l’une des pires catastrophes écologiques.

La Guyane inclut une partie encore intacte de la forêt amazonienne, poumon de notre planète, et zone de biodiversité extraordinaire. Ce territoire doit absolument être préservé d’activités aussi destructrices.

L’exploitation minière de l’or n’est pas indispensable. Les besoins industriels représentent seulement 8 % de l’or extrait. La filière du recyclage en a fourni 3 fois plus en 2015.

Si la France autorise l’exploitation à grande échelle de ce premier gisement, elle s’exposera nécessairement à la multiplication de projets miniers équivalents.

Ce choix de société n’est pas une solution de développement pérenne. La population n’a d’ailleurs pas été consultée et les procédures imposant de recourir au Conseil Consultatif des Populations Amérindiennes et Bushinengué n’ont pas été respectées.

Le collectif Or de question qui regroupe des ONG locales et nationales, demande au gouvernement français l’arrêt immédiat des projets de méga-industrie minière. L’économie guyanaise doit s’orienter vers un développement écologiquement et socialement soutenable.

Merci de le soutenir en signant la pétition

Contexte

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