Archive | Altermondialisme

09 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

notre dame des landes

nddl

Plus de 40 000 selon les zadistes, 12 800 selon la police

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npa

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09 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

saint brieuc (attac)

saint brieuc (attac) dans A gauche du PS flyer_st_brieuc_recto-2341d

Projection du film de Pierre Pézerat « Les sentinelles »

Cinema le Club 6, 40 bd Clemenceau  Saint Brieuc.

Jeudi 13 Octobre : 20h15

L’Union Syndicale Solidaires et l’Association Henri Pézerat organisent la projection du film qui sera suivie d’un débat avec le réalisateur Pierre Pezerat, Eric Beynel porte parole national de Solidaires et les ex-salaries de la coopérative agroalimentaire bretonne Triskalia victimes des pesticides.

http://www.attac22.org/

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09 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

paris ben barka

affiche_ben_barka

Mehdi Ben Barka

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07 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

colombie (le monde)

gender

Le vatican adore (c’est pas nouveau) regarder dans les culottes!

La paix, les FARC et la « théorie du genre »

Les opposants à l’accord de paix avec les rebelles des FARC, rejeté dimanche par référendum, ont agité un argument surprenant : c’était, selon eux, le risque d’imposer l’« idéologie du genre ».

Le genre a-t-il joué contre la paix ?

La Colombie continue de s’interroger sur les raisons de la victoire du non au référendum du dimanche 2 octobre. Les électeurs qui ont voté contre l’accord de paix signé avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche) ont argué de la crainte du « castro-chavisme ». De manière surprenante, l’autre risque invoqué a été « l’idéologie du genre ». Le terme a envahi la campagne et l’imaginaire des croyants, catholiques ou évangéliques.

« J’ai voté non parce que je ne veux pas que la Colombie tombe dans les griffes de l’athéisme, du communisme et du pouvoir homosexuel », a expliqué sur Twitter le pasteur évangélique Marco Fidel Ramirez, conseiller municipal à Bogota. « Je ne veux pas voir les homos arriver au pouvoir », renchérit un chauffeur de taxi à Bogota.

Comme ailleurs en Amérique latine, les Eglises évangéliques sont en pleine expan- sion en Colombie. Elles compteraient aujourd’hui plus de 10 millions de fidèles. De l’avis des observateurs, l’opposition ouverte de la majorité d’entre elles à l’accord de paix a pesé dans le résultat du plébiscite. Le silence de l’Eglise catholique, qui, au nom de la liberté de conscience, a choisi de ne pas prendre parti, aussi.

Mais comment ce sujet s’est-il invité dans le débat sur la fin d’un conflit avec une guérilla dans le maquis depuis cinquante-deux ans ? Deux logiques ont joué. Négocié pendant quatre ans à La Havane, l’accord a été rédigé en langage inclusif : il parle « des guérilleros et des guérilleras », « des paysans et des paysannes », de « tous et toutes ». Il prévoit des mesures spécifiques pour les femmes et évoque les droits de la communauté LGBTI (lesbiennes, gays, bi, trans, intersexués). Le 24 juillet, la communauté internationale avait célébré « le premier accord de paix au monde qui prend en compte la perspective de genre ».

Fascicules dans les collèges

Parallèlement, à Bogota, la publication de fascicules contre la discrimination dans les collèges suscite une mobilisation sans précédent des défenseurs de la famille traditionnelle. Le 10 août, des manifestations ont lieu dans toutes les grandes villes du pays. Pourtant, deux mois plus tôt, le mariage entre personnes du même sexe avait été légalisé dans une relative indifférence par une décision de la Cour constitutionnelle.

Les fascicules, intitulés « Milieux scolaires sans discrimination », ont été élaborés sous l’égide des Nations unies et du ministère de l’éducation. Mais de faux extraits, tirés d’une bande dessinée pornographique belge, enflamment les réseaux sociaux. Un questionnaire adressé aux directeurs d’établissements pour détecter d’éventuelles pratiques discriminatoires s’ajoute au scandale. L’Eglise catholique et ses rivales évangéliques s’insurgent à l’unisson contre « l’idéologie du genre ». Le terme fait mouche.

La ministre de l’éducation, Gina Parody – qui est homosexuelle – gère très mal la crise. Le président Juan Manuel Santos (centre droit) annonce que les fascicules seront retirés. Mais il maintient Mme Parody en poste et lui demande, en septembre, de prendre la tête de la campagne gouvernementale pour le oui.

En campagne pour le non, l’ancien président Alvaro Uribe a fait le lien entre les deux événements. « L’idéologie du genre incluse dans les accords de paix entrera, sans vrai débat, dans notre ordonnancement constitutionnel », a-t-il menacé. Les évangéliques ont ressassé l’argument à satiété. Le 2 octobre, le non a gagné. Le surlendemain, Mme Parody a démissionné.

Marie Delcas (Bogota, correspondante) LE MONDE | 06.10.2016

http://www.lemonde.fr/

pope f

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07 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

tafta ceta (greenpeace)

tafta15oct

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06 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

nddl (npa)

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Notre-Dame-des-Landes, le 8 octobre : « nous sommes là, nous serons là ! »

Ce samedi 8 octobre, toutes les composantes du mouvement de résistance contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes appellent à une grande manifestation sur la Zad. Un nouvel avertissement au gouvernement Valls, empêtré dans sa politique répressive.

Après la consultation, Valls avait promis une intervention à l’automne, afin d’entamer les travaux de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Mais le « référendum » censé légitimer le projet avait au contraire permis aux opposantEs de faire campagne. Au passage, l’État donnait raison aux opposantEs de contester ses argu- ments. La commission européenne en rajoutait une couche en exigeant, comme les oppo- santEs, de suspendre le démarrage des travaux pour prendre en compte l’ensemble du projet (accès ferroviaire et routiers) dans l’évaluation environnementale. D’où la révision en cours du Scot (Schéma de cohérence territoriale), qui pourrait être voté seulement début 2017.

Valls hésitation…

Vont-ils tenter d’expulser la Zad ? Les tergiversations du gouvernement laissent planer le doute sur le moment. À tel point que lors de son passage à Nantes le 27 septembre, Valls a carrément refusé de s’exprimer sur NDDL. L’expulsion promise de la « jungle » de Calais, où croupissent les réfugiéEs du monde entier, est devenue prioritaire…

Le gouvernement a toujours eu les moyens policiers d’intervenir mais en a-t-il les moyens politiques ? Le coût d’une répression aveugle, au risque de la mort d’un militantE comme celle de Rémi Fraisse à Sivens, n’est pas le même qu’en 2012, quand la formidable solidarité locale avait obligé les autorités à reculer.

Car le gouvernement Valls a fait de la répression sa marque de fabrique : après le mouvement des Bonnets Rouges et la manifestation nantaise du 22 février 2014, la séquence ouverte par les attentats de Paris et l’état d’urgence ont considérablement réduit le coût politique de la répression. La répression massive des syndicalistes et manifestantEs contre la loi travail en témoigne.

Pour autant, le gouvernement est-il prêt à assumer le risque d’une confrontation ? Il s’est déjà privé du soutien des écologistes pour défendre les intérêts d’un de ces groupes capitalistes qui veulent la peau du dernier campagnol amphibie, du dernier arbre, de la dernière zone humide pour gagner encore et encore quelques euros de plus. Il s’est aussi aliéné une partie de la population sur l’autel sécuritaire, mais il sait qu’on ne rassure pas une population inquiète par la seule présence policière. Car c’est bien le chômage et ses ravages qui inquiètent la population, et sur ce point la consultation a montré que la promesse de création d’emplois par l’aéroport n’a pas convaincu autant qu’il l’espérait.

Nous garderons la ZAD !

Sur le fond, ce gouvernement pourrait donc être tenté de différer une intervention massive après des élections perdues d’avance, pour laisser la droite assumer le projet et ses consé-quences. Valls pourrait se contenter de sauver la face par quelques coups de pioche en bordure de la Zad, sans l’évacuer.

Ce samedi, toutes les composantes du mouvement de résistance qui s’est formé autour de la lutte contre l’aéroport appellent à une grande manifestation sur la Zad. ChacunEs est invité à venir y planter un bâton pour dire qu’il reviendra au même endroit pour résister en cas de tentative policière d’évacuer les habitantEs historiques et les nouveaux occupantEs. « Nous sommes là, nous serons là ! », avertit le serment proposé à chaque manifestanE. Les cortèges passeront symboliquement par le Liminbout, la Vacherit et Bellevue: autant de fermes qui sont la cible de gouvernement et qu’il faudra défendre.

Sur le terrain, les occupantEs se préparent, des stages de résistance s’organisent, un nouveau hangar se construit, autant pour organiser la défense collective que pour préparer l’avenir. Car la Zad appartient à celles et ceux qui y vivent, cultivent, travaillent à son avenir, loin des ­prédateurs capitalistes.

Bertrand Achel Jeudi 6 octobre 2016

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06 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

tregunc

ref

Hommage aux réfugiés !
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Pour la seule journée d’hier 5 600 réfugiés ont été sauvés de la noyade par la Marine Italienne. Depuis 10 ans, c’est plus de 20 000 hommes, femmes et enfants qui ont péris dans le naufrage des embarcations surchargées par les passeurs. En 2015, ces réseaux mafieux ont engrangé entre 3 et 6 milliards d’euros.
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Les réfugiés ont des droits inscrit dans la « convention de Genève relative au statut des réfugiés » ratifiée par la France et tous les pays de l’UE. Or, depuis plusieurs années, nos gouvernants et l’Union Européenne se montrent indifférents au drame qui se joue dans et hors nos frontières.
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L’extrême droite est comme toujours à l’affût du moindre coup de poker menteur à jouer, tout en soutenant l’action des armées de l’air russe et syrienne. Hors les réfugiés fuient cette guerre : ils cherchent autant à échapper à la barbarie de Daech qu’aux bombes russes et syriennes.
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Heureusement, ici et ailleurs, les citoyens ont pris les choses en mains, en organisant des camps d’urgence, en portant assistance aux personnes en danger et en aidant les réfugiés à reconstruire une autre vie…
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C’est en ce sens que nous appelons la population à se rassembler dans le calme
Jeudi 6 octobre, 18h00, Place de la Mairie Trégunc 
Afin de se recueillir en mémoire des réfugiés perdus en mer et de souhaiter la bienvenue aux réfugiés.
Lire aussi:

Pour une Bretagne ouverte et solidaire (PCF)

Pour résoudre la crise mondiale des réfugiés, il faut partager et non éluder les responsabilités (Amnesty)

Après la manif:

Accueil des réfugiés: deux rassemblements se sont fait face

Trégunc : face-à-face très tendu entre le FN et les pro-migrants

Commentaire sur le lien UDB: par deux fois l’auteur parle de la Police comme si elle était un vulgaire service de protection des démocrates! Rappelons lui que les agent votent à 50% pour le FN et les syndicats du genre. C’est la dissolution des unités gangrenées qu’il faut exiger!

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05 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

ogm « nouveaux »

Nouveaux OGM, épisode d’un débat manipulé

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04 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

linky (le télégramme + fr3)

compteurs linky

Linky. ErDF assigne aussi le maire de Plouguerneau
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Après le maire de Cast, c’est au tour du maire de Plouguerneau, dans le Nord-Finistère, de faire l’objet d’une procédure devant le tribunal administratif.
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Engagée par Enedis (ex-ErDF), la procédure vise à faire annuler des délibérations s’opposant à l’installation de compteurs Linky. En effet, jeudi soir, le maire de Plouguerneau (29), Yannig Robin, a informé son conseil que la mairie a reçu la requête d’Enedis (ex ErDF), qui sollicite du tribunal administratif de Rennes l’annulation de la décision par laquelle le maire de Plouguer- neau a décidé de refuser le déploiement des compteurs Linky dans les bâtiments communaux, ainsi que celle de la décision demandant de respecter les administrés (plus de 550) qui ont manifesté leur refus de changer leur compteur.
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Face à ce recours contentieux, pour le maire, « il apparaît indispensable de fédérer les communes qui, à l’instar de Plouguerneau, se sont élevées contre ces méthodes peu démocratiques, afin de mutualiser les forces et les moyens ». Le président de l’AMF soutient les maires Vendredi soir, lors du conseil municipal de sa commune, Plougastel-Daoulas, Dominique Cap, président de l’association des maires du Finistère (AMF), a pris la parole sur les comp- teurs Linky.
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« Dans le cadre de ma position, je suis contre l’envoi des élus au tribunal adminis- tratif, je soutiens d’ailleurs le maire de Cast, Jacques Gouérou, et lui ai assuré que l’asso-ciation serait à ses côtés, aux côtés des maires ». Et Dominique Cap d’ajouter : « J’ai rencontré le préfet du Finistère le 20 septembre dernier. Je lui ai dit que les élus attendaient que l’État pren- ne la main sur le sujet, qu’il envoie un courrier d’information aux maires sur ce qu’ils peuvent et doivent faire, comme ce qui a été fait dans le Morbihan ». Avant de conclure : « Je reste prudent sur le dossier. Il y aura des réunions ».
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Lire aussi:

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04 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

réfugiés (amnesty)

L’égoïsme des pays riches ne fait qu’aggraver la crise au lieu de la résoudre

Les pays riches font preuve d’une totale absence de volonté politique et de responsabilité en laissant seulement 10 pays, qui représentent moins de 2,5 % du PIB mondial, accueillir 56 % des réfugiés de la planète, a déclaré Amnesty International dans une analyse exhaustive de la crise des réfugiés rendue publique mardi 4 octobre 2016.

Ce rapport, intitulé Tackling the global refugee crisis: From shirking to sharing responsibility, décrit la situation précaire dans laquelle se trouvent une grande partie des 21 millions de réfugiés à travers le monde. Tandis que beaucoup en Grèce, en Irak, sur l’île de Nauru ou aux frontières syriennes et jordaniennes attendent désespérément un toit, d’autres au Kenya ou au Pakistan sont de plus en plus harcelés par les autorités.

« Seulement 10 pays sur les 193 que compte la planète accueillent à eux seuls plus de la moitié des réfugiés. Ces quelques pays sont obligés d’assumer une responsabilité beaucoup trop lourde simplement parce qu’ils sont voisins d’un pays en crise. Cette situation est par nature intenable, et expose les millions de personnes qui fuient la guerre et les persé-cutions dans des pays comme la Syrie, le Soudan du Sud, l’Afghanistan et l’Irak à une misère et des souffrances intolérables », a déclaré Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International.

« Il est temps que nos dirigeants engagent un débat sérieux et constructif sur la manière dont nos sociétés vont aider les populations qui sont chassées de chez elles par la guerre et les persécutions. Ils doivent expliquer pourquoi le monde peut renflouer des banques, développer de nouvelles technologies et mener des guerres, mais est incapable de trouver un logement sûr à 21 millions de réfugiés – soit seulement 0,3 % de la population mondiale.

La situation désastreuse des réfugiés à travers le monde

Le rapport d’Amnesty International souligne la nécessité pour les gouvernements d’accroître de toute urgence le nombre de réfugiés accueillis, et détaille le sort tragique qui est celui des réfugiés sur tous les continents :

Renvoyés dans des zones de conflit et vers des violations des droits humains

  • Les réfugiés sont de plus en plus nombreux à fuir l’intensification du conflit en Afghanistan pour trouver refuge au Pakistan et en Iran. Les réfugiés afghans au Pakistan sont de plus en plus harcelés par les autorités, qui ont déjà contraint plus de 10 000 d’entre eux à retourner dans leur pays en guerre.
  • Au Kenya, les réfugiés du camp de Dadaab subissent des pressions visant à les inciter à retourner en Somalie. Le gouvernement veut réduire de 150 000 personnes la population du camp de réfugiés d’ici à la fin de l’année 2016. Plus de 20 000 réfugiés somaliens de Dadaab sont déjà repartis en Somalie.
  • Plus de 75 000 réfugiés fuyant la Syrie sont actuellement piégés à la frontière avec la Jordanie dans une étroite bande désertique appelée la berme.

Détenus dans des conditions effroyables

  • En Asie du Sud-Est, les réfugiés et demandeurs d’asile rohingyas du Myanmar vivent dans la peur constante d’être arrêtés, détenus, persécutés et, parfois, renvoyés de force. Dans les centres de détention de Malaisie, les Rohingyas et d’autres réfugiés et demandeurs d’asile vivent dans des conditions extrêmement difficiles, caractérisées notamment par une forte surpopulation, et sont confrontés à la maladie, aux atteintes physiques et sexuelles, voire à la mort par manque de soins médicaux appropriés.
  • Le rapport accuse certains pays de l’Union européenne (UE), ainsi que l’Australie, d’utiliser comme outil politique les atteintes systématiques aux droits humains afin de dissuader les gens de venir. En juillet 2016, Amnesty International a découvert que les 1 200 hommes, femmes et enfants vivant dans le centre de détention installé par l’Australie à Nauru subissaient de graves atteintes aux droits humains, des traitements inhumains et des actes de négligence.
  • L’UE cherche à conclure des accords douteux pour limiter l’afflux de réfugiés et de migrants, notamment avec la Libye et le Soudan. Les réfugiés sont victimes de nombreuses violences dans les centres de détention pour migrants, où ils sont incarcérés illégalement, sans pouvoir consulter un avocat, après avoir été interceptés par des gardes-côtes libyens ou arrêtés par des groupes armés ou des agents des forces de sécurité. Les méthodes utilisées par les forces de sécurité soudanaises pour contrôler l’immigration ont donné lieu à des atteintes aux droits humains au Darfour.

Contraints d’entreprendre de dangereux périples

  • Entre janvier 2014 et juin 2015, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a enregistré 1 100 décès en mer en Asie du Sud-Est, principalement de réfugiés rohingyas. Le nombre réel de morts est probablement beaucoup plus élevé.
  • En 2015, plus d’un million de réfugiés et de migrants ont gagné l’Europe par la mer, et près de 4 000 se seraient noyés. Pour les neuf premiers mois de l’année 2016, on compte déjà plus de 3 500 morts.
  • En 2016, des réfugiées d’Afrique subsaharienne qui étaient passées par la Libye ont raconté à Amnesty International que le viol était tellement monnaie courante lors des voyages avec les passeurs qu’elles avaient pris des pilules contraceptives avant de partir pour ne pas risquer de tomber enceintes si elles se faisaient violer. Des réfugiés et des migrants ont indiqué avoir été retenus captifs par les passeurs, qui réclamaient une rançon à leur famille. Ils ont été détenus dans des conditions d’hygiène déplorables, privés de nourriture et d’eau, et exposés à des coups.
  • Les réfugiés et les demandeurs d’asile qui fuient l’escalade de la violence dans le triangle du nord de l’Amérique centrale sont confrontés à des enlèvements, des extorsions, des agressions sexuelles et des homicides lorsqu’ils traversent le Mexique pour gagner la frontière avec les États-Unis.

Les pays voisins de zones de conflit contraints d’accueillir la grande majorité des réfugiés

  • Par exemple, le Royaume-Uni a accepté de recevoir moins de 8 000 Syriens depuis 2011, tandis que la Jordanie – qui compte presque 10 fois moins d’habitants et dont le PIB représente 1,2 % de celui du Royaume-Uni – en accueille plus de 655 000.
  • Le Liban, avec une population de 4,5 millions, une superficie de 10 000 km2 et un PIB par habitant de 10 000 dollars des États-Unis, accueille plus de 1,1 million de réfugiés en provenance de Syrie, tandis que la Nouvelle-Zélande, avec la même population mais une superficie de 268 000 km2 et un PIB par habitant de 42 000 dollars, n’en a reçu que 250 à ce jour.
  • De même, l’Irlande, avec une population de 4,6 millions, une superficie représentant sept fois le Liban et une économie cinq fois plus importante, n’a pour l’instant accueilli que 758 réfugiés syriens.

Le rapport d’Amnesty International montre que les pays les plus riches de la planète pourraient assumer une part plus équitable de la population mondiale de réfugiés vulnérables. Par exemple, sur la base des critères que sont la taille de la population, la richesse du pays et le taux de chômage, la Nouvelle-Zélande devrait accueillir 3 466 réfugiés. C’est un nombre tout à fait gérable par rapport aux 1,1 million de réfugiés sous mandat du HCR qui se trouvent au Liban, pays à la population similaire.

« Le problème n’est pas le nombre de réfugiés dans le monde, mais le fait que la plupart des pays riches en accueillent et en font le moins », a déclaré Salil Shetty.

« Si chaque pays riche de la planète accueillait un certain nombre de réfugiés en fonction de sa taille, de sa richesse et de son taux de chômage, il deviendrait facile de relever le défi de trouver un toit à un plus grand nombre de réfugiés. Les seules choses qui manquent sont la coopération et la volonté politique. »

Davantage de gouvernements doivent montrer l’exemple

Le rapport cite l’exemple du Canada pour montrer comment, avec vision et volonté politique, les États peuvent réinstaller un grand nombre de réfugiés dans un délai satisfaisant.

Aujourd’hui, une trentaine de pays seulement proposent, sous une forme ou une autre, un programme de réinstallation de réfugiés, et le nombre de places offertes chaque année est bien inférieur aux besoins établis par les Nations unies. Le rapport souligne que le simple fait de passer à 60 ou à 90 pays aurait un effet significatif sur la crise.

« Les dirigeants mondiaux ont complètement manqué à leur devoir de convenir d’un plan de protection des 21 millions de réfugiés dans le monde. Mais lorsque les dirigeants ne sont pas à la hauteur, les gens doivent, en leur âme et conscience, accroître la pression sur les gouver- nements afin de témoigner leur humanité à l’égard de ces personnes qui n’ont de différent que le fait d’avoir été contraintes de fuir leur foyer. » 4 octobre 2016

https://www.amnesty.org/

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