Archive | Altermondialisme

11 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

la tuerie de charlie hebdo, deux poids deux mesures dans la dénonciation du fanatisme (essf)

Nato-favors

On se rassemble à Paris, à Montréal et ailleurs pour dénoncer l’attentat terroriste contre Charlie Hebdo et contre l’épicerie casher.

Mais on le fait si peu contre le terrorisme quotidien qui prévaut en Syrie, en Irak, en Afghanistan, à Gaza, en Cisjordanie. L’a-t-on fait contre les millions de tués dans la guerre des Grands lacs africains, contre les milliers de femmes qui y ont été violées, guerre et viols qui continuent. Ne regarde-t-on pas à la télévision et sur Internet, avec la fausse pitié de l’Occidental dit civilisé, hier les très meurtrières guerres civiles du Liberia et du Sierra Leone et aujourd’hui celles de l’Afrique sahélienne et saharienne.

Chapeau à cette poignée qui, à contre-courant, se mobilise dans la rue, par- ticulièrement nos concitoyennes arabo-musulmanes et noires ; chapeau à ces quelques infirmières et médecins qui risquent leur vie pour contrecarrer l’épidémie d’ébola, lugubre conséquence d’économies dévastées par la guerre et de politi- ques néolibérales imposées par l’impérialisme ; chapeau aussi à ces travailleuses humanitaires qui le font par solidarité sans arrogance et sans chercher hauts salaires et belles carrières.

Mais sus, sauf exception, aux partis de gauche et aux centrales syndicales — quant aux partis de droite et aux organisations patronales on en parle même pas — qui se taisent ou au mieux se contentent de dénoncer du bout des lèvres sans jamais mobiliser.

Les bien-pensants de la civilisation occidentale se disculperont en blâmant les régimes et les organisations fondamentalistes du monde arabo-musulman et les dictatures et pseudo démocraties africaines, tous plus répressifs et corrompus les uns que les autres. Sans oublier leur « cinquième colonne » dans nos pays impérialistes qu’il faudra avoir à l’œil et, au besoin, emprisonner sans ména- gement procédurier !

Que nous sommes… blancs… comme neige ! Bien sûr, il n’y a aucun rapport entre les grandes et petites puissances impérialistes d’une part et ces régimes et pays faillis d’autre part ! Israël, l’Arabie saoudite, l’Égypte, la Turquie ne sont pas des alliés stratégiques des ÉU et tutti quanti ! Le barbare régime syrien n’a jamais sous-traité la torture étasunienne et canadienne ! Les pays exsangues de l’Afrique noire, livrés au pillage brut et brutale de leurs ressources naturelles, ne sont pas quasi clientélistes du vieil et du nouvel impérialismes !

Mais voilà, nous nous sommes habitués depuis des générations à cette abo- minable hiérarchie. Il y a eu le Vietnam, l’Algérie, la Corée, Hiroshima, l’Holo-causte, Dresde et Hambourg, les champs de massacre de la Première guerre, les « génocides tropicaux » (Mike Davis), la traite esclavagiste, le génocide amé- rindien.

Comme le disait Aimé Césaire en 1955 dans son Discours sur le colonialisme : Ce que le « très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle [...] ne pardonne pas à Hitler, ce n’est pas le crime en soi, le crime contre l’hom- me, ce n’est pas l’humiliation de l’homme en soi, c’est le crime contre l’homme blanc, et d’avoir appliqué à l’Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde et les nègres d’Afrique. »

On se rassemblera donc derrière les chefs de file du fanatisme ou leurs représentants, ceux de l’impérialisme néolibéral, pour blâmer le fanatisme. Quelle insupportable contradiction.

Marc Bonhomme, 10 janvier 2015
www.marcbonhomme.com ; bonmarc@videotron.ca

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article34058

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10 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

la situation en papouasie occupée par l’indonésie

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08 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

taxe sur les transactions financières: des paroles et pas d’actes (lo)

mendiant

Hollande, en panne d’annonces pouvant plaire à l’électorat de gauche, a ressorti sur France Inter le 5 janvier l’idée d’une taxe sur les transactions financières (TTF).

C’est pratique puisque, comme le gouvernement, à genoux devant le patronat et « l’entreprise », n’a pas la moindre intention de contraindre les capitalistes à quoi que ce soit, sa mise en œuvre est sans cesse repoussée. Ainsi ces politiciens peuvent en parler régulièrement. Cela avait déjà été le cas sous Jospin, en 2001, quand son principe, et seulement son principe, avait été adopté par l’Assemblée. Quatorze ans plus tard, on en est au même point…

L’idée d’une telle taxe a d’abord germé il y a quarante ans chez l’économiste américain Tobin, qui était loin d’être un anticapitaliste. Il s’agissait pour lui de décourager un peu les capitaux de se précipiter dans la spéculation en taxant, de façon très modérée, chaque transaction financière. En France, l’association ATTAC a repris cette idée depuis une quinzaine d’années, se contentant de réclamer aux États et aux institutions internationales l’instauration une telle taxe, au faible taux de 0,1 %.

Depuis quelques années, face au problème insoluble de leur endettement, des États européens se sont mis à considérer la perspective d’une telle TTF pour renflouer un peu leurs caisses. C’est le cas de la France, de l’Allemagne, et de neuf autres pays européens. Mais ces États sont tellement aux petits soins avec les « marchés » financiers, c’est-à-dire avec la bourgeoisie, qu’ils ne font rien d’autre que d’en parler.

En revanche ils ne perdent jamais de temps quand il s’agit d’augmenter les taxes qui pèsent sur la population, comme la TVA, dont le taux de 20 % est loin d’être marginal. Les ministres français sont passés maîtres dans l’art de parler surtout des difficultés de la mise en place de la TTF, pour se justifier de ne rien faire.

De toute façon le président français ne parle que d’un taux de taxation « faible, pour qu’il n’y ait pas de désorganisation des marchés », et pas avant 2016 ou 2017. En fait, synthétisant le peu de volonté des onze États européens qui bavar- dent de cette TTF sans rien décider, la Commission européenne a organisé des réunions autour du taux de taxation ridicule de 0,01 % pour les produits dérivés, tout en prévoyant des exceptions.

Même une telle TTF aussi indolore pour les capitalistes n’a pas vu le jour et, de toute évidence, n’existera dans les années à venir que dans les discours. On peut donc prévoir que Hollande continuera régulièrement à tenter de redorer son blason de gauche en resservant ce même plat de plus en plus fade. Lucien Détroit

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2423&id=5

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05 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

afrique: la chute du prix des matières premières peut déboucher sur une nouvelle crise de la dette (cadtm)

dette

Euphorie de la dette

En 2014, le Rwanda et l’Éthiopie qui figurent parmi les pays les plus pauvres de la planète ont vendu des titres de leurs dettes publiques sur les marchés financiers des pays les plus industrialisés.

Du jamais vu au cours des 30 dernières années. La Côte d’Ivoire, sortie il y a peu d’une situation de guerre civile et d’une suspension du remboursement de la dette il y a à peine trois ans, a réussi également à trouver sans difficulté des prêteurs privés pour acheter des titres. Le Kenya |1| et la Zambie ont aussi émis des titres de la dette.

Cela témoigne d’une situation internationale tout à fait particulière: les inves- tisseurs financiers du Nord disposent d’énormément de liquidités et face à des taux d’intérêt très bas dans leur région, ils sont à l’affût de rendements intéres-sants. Le Sénégal, la Zambie et le Rwanda promettent un rendement de 6 à 8 % sur leurs titres ; du coup, ils attirent des sociétés financières qui cherchent à pla- cer provisoirement leurs liquidités même si les risques sont élevés. Les États de l’Afrique subsaharienne ont réussi à vendre sur les marchés financiers inter-nationaux des titres de dette publique pour 7 milliards de dollars en 2014 |2|. C’est un record.

Les gouvernements des pays subsahariens deviennent euphoriques et tentent de faire croire à leur population que le bonheur est au coin de la rue alors que la situation peut dramatiquement se retourner. Ces gouvernants sont en train d’ac- cumuler des dettes de manière tout à fait exagérée, et quand la situation se détériorera, ils présenteront la facture à leur peuple. Une grande partie des impôts sert à rembourser la dette au lieu d’être utilisée pour améliorer les conditions de vie des citoyens et citoyennes

De toute manière, il faut souligner que, dès aujourd’hui, une grande partie des impôts que les pouvoirs publics font payer au peuple (via la TVA et les impôts sur les revenus) sert à rembourser la dette au lieu d’être utilisée pour améliorer les conditions de vie des citoyens et citoyennes. Dans l’écrasante majorité des pays, les dépenses publiques effectuées pour rembourser les dettes contractées par les gouvernants sont supérieures au budget de l’éducation ou de la santé. C’est un scandale.

De plus, les titres de dette que les gouvernants vendent sur les marchés financiers internationaux sont liés à des contrats dont les clauses peuvent cons- tituer de véritables bombes à retardement. Par exemple, de plus en plus de con- trats contiennent une clause d’accélération des paiements. Qu’est-ce que cela veut dire ? Si un pays entre en difficulté économique, les détenteurs des titres de la dette peuvent exiger des autorités du pays un remboursement anticipé, ce qui ne peut qu’aggraver la situation du pays. De plus, tous les contrats prévoient qu’en cas de litige, ce n’est pas la justice du pays endetté qui est compétente mais celle de pays comme les États-Unis ou le Royaume-Uni. Cette situation doit convaincre un maximum de personnes et d’associations qu’il faut se battre pour obtenir que le contenu des contrats soit rendu public par les autorités.

La situation de la dette commence à se détériorer Parmi les pays subsa- hariens qui ont émis le plus de dettes sur les marchés internationaux, les pays exportateurs de pétrole, à commencer par le Nigeria, sont confrontés à une chute de près de 50 % du prix du pétrole qu’ils exportent. Or plus de 70 % des revenus de l’État provient de la vente du pétrole.

Cela diminue leur capacité de remboursement présent et futur. Dès lors, les prêteurs (banques privées du Nord, fonds de placement, le 1 % le plus riche en Afrique, etc.) deviennent nerveux et commencent à revendre les titres qu’ils détiennent sur le marché secondaire de la dette, le marché d’occasion de la dette. Ils bradent les titres, du coup ceux qui les achètent à rabais le font pour avoir un meilleur rendement. De leur côté les autorités du pays doivent rémunérer à un prix plus élevé les nouveaux emprunts sous peine de ne pas trouver de prêteurs.

Prenons le cas du Nigeria, ses revenus ont fortement baissé en 2014 à cau- se de la chute du prix de pétrole entre juin et décembre 2014. La monnaie locale, la naira, a perdu 15 % de sa valeur face au dollar en 2014. Les réserves de chan- ge de la banque centrale du Nigeria ont baissé nettement |3|. En décembre 2014, la banque centrale a émis des titres de dette publique venant à échéance 10 ans plus tard en proposant une rémunération de 16 % |4|.

Il n’est pas compliqué d’imaginer ce que cela signifie : une portion de plus en plus considérable des revenus du Nigeria devra être destinée au remboursement de la dette dans un contexte de chute de ses revenus. Du coup, les mesures d’austérité vont s’aggraver. 4 janvier par Eric Toussaint

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03 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

en 2015, sur basta!, on va s’occuper de la finance, du climat et des biens communs (bastamag)

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Quels seront les grands chantiers de Basta ! en 2015 ? Continuer à enrichir la carte des alternatives que nous vous avons offerte avant le Nouvel An et nous attaquer à quelques gros dossiers, avec un livre à la clé. Bonne année 2015 !

Nous avons assisté à un incroyable tour de passe-passe. Souvenez-vous : en 2008, avec la crise financière, l’attention se focalise sur les banques, les marchés financiers et leur folie spéculative. Et puis… plus rien, ou presque. La question de la régulation financière a quasiment disparu des radars médiatiques et politiques. Remplacée par la focalisation sur les dettes publiques ou par un débat sur le coût du travail ou des dépenses de santé, qui seraient devenus soudainement insupportables. Pourquoi, à peine sept ans après la crise financière, les grandes promesses d’encadrement de la finance sont-elles passées aux oubliettes ?

Un livre-enquête sur les banques françaises

Les banques constituent toujours une véritable et dangereuse bombe à retardement, et coûtent très cher à la société. Nous avons voulu évaluer le prix exorbitant, mais passé sous silence, de leurs activités. En février 2015, Basta !, avec l’association Attac, publiera un ouvrage sur les banques françaises, Le livre noir des banques, pour tenter de comprendre comment la finance, et notamment les principales banques françaises, organise une gigantesque captation de richesse, d’une ampleur inégalée.

Pourquoi les responsables politiques ont-ils accepté, sans exception, de maintenir un système qui privatise les profits et socialise les pertes ? Pourquoi les réformes annoncées ont-elles été réduites a minima ? Nous avons retracé l’histoire de conflits d’intérêts et de collusions incroyables. L’histoire de renoncements, d’aveuglements et de complicités, de responsables politiques et administratifs sous influence. En 2015, nous vous proposons d’entrer avec nous dans le monde des banques françaises. Là où la finance a un visage.

Paris accueille la Conférence internationale sur le climat

2015, c’est aussi l’année de la Conférence internationale sur le changement climatique à Paris (au Bourget). François Hollande veut en faire le « plus grand événement diplomatique » de sa présidence et laisser une « trace » dans l’histoire. Nous assurerons, comme ces dernières années, un suivi attentif des négociations et rapports de force en jeu. Nous veillerons aussi à décrypter le double-discours d’un gouvernement qui d’un côté prétend faire du climat un nouveau front de lutte, et de l’autre n’a pas renoncé à encourager l’extraction d’hydrocarbures, de ressources naturelles et de promouvoir des grands projets d’un autre âge.

Notre rédaction plongera également au cœur des mouvements sociaux et écologistes qui appellent à des réponses globales et planétaires. Nous irons aussi à la rencontre de ceux qui se mobilisent localement contre des projets inutiles et imposés, et en faveur de la transition écologique et sociale. Basta ! continuera de suivre ces dynamiques à l’œuvre sur tout le territoire national, esquisses d’un « autre monde » qui se construit par en bas, dans les coopératives, les ateliers de recyclage, les initiatives de productions locales, la multitude d’expérimentations agricoles. Un monde dont vous pouvez découvrir un aperçu sur notre carte des alternatives.

Quel avenir pour les services publics et les biens communs ?

En 2015, Basta ! et son Observatoire des multinationales continueront à enquêter sur la libéralisation et la privatisation des services publics, et leurs conséquences pour les travailleurs, les usagers et l’environnement. Nous nous pencherons aussi sur le devenir des entreprises publiques et le rôle de l’État actionnaire. La libéralisation du secteur de l’énergie n’a-t-elle pas privé les gouvernements des moyens de conduire une politique de transition énergétique, en les rendant dépendant de grandes entreprises privées ou fonctionnant selon un modèle privé ? La Poste et la SNCF vont-elles suivre le chemin de France Télécom / Orange en termes de restructuration et de dégradation des conditions de travail ? Le mouvement de « remunicipalisation de l’eau » ne montre-t-il pas qu’élus et citoyens peuvent reprendre le contrôle de leurs services publics locaux ? Ce levier démocratique est-il transposable à d’autres secteurs, à d’autres biens communs ?

En plus de ces grands enjeux, Basta ! continuera bien évidemment de vous informer sur l’actualité écologique, sociale et économique. En attendant, toute l’équipe de Basta ! et de l’Observatoire des multinationales vous souhaite une excellente année 2015 !

Pour faire un don et soutenir la réalisation de ces enquêtes, cliquez ici

L’équipe de Basta ! par Rédaction 30 décembre 2014

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02 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

la rue se saint malo à brest en danger!

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Nous vous interpellons aujourd’hui, au sujet d’une nouvelle menace qui risque de réduire à néant les efforts magistraux engagés depuis 25 années pour faire vivre la Rue Saint Malo.

Un chantier d’une durée de cinq ans sur le Bâtiment aux Lions a débuté en décembre 2014.

Négligé par la Marine Nationale qui en est propriétaire ce bâtiment remarquable a subi l’agression du ciment qui étouffe ses pierres, En 2011, classé monument historique, sa rénovation est prise en charge à proportion égale par le ministère de la Défense et le ministère de la Culture, à hauteur de 5 millions d’€uros. Son ouverture au public ne semble pas envisagée à l’issue des travaux d’après M Hervé Bedry, responsable de la gestion du patrimoine auprès de la Préfecture Maritime Atlantique.

Ce qui motive notre indignation est que l’accès à ce chantier d’envergure, transport de la main d’œuvre, matériel et matériaux, ainsi que l’évacuation des gravats, passe par la petite rue Saint Malo, pavée sur un lit de sable et de graviers, ébranlant ces fragiles constructions antérieures à celle du Bâtiment aux Lions.
Cette impasse piétonne, pavée à l’ancienne, ne saurait supporter les passages successifs de camions.

Outre les risques d’effondrement de la ruelle ancienne inadaptée à la circu-lation automobile, comment envisager les visites des milliers de visiteurs en balade et des enfants en visites pédagogiques qui s’installent d’ordinaire en toute tranquillité dans la rue, les tournages de films, les répétitions et représentations de spectacles, les chantiers participatifs pour la restauration respectueuse des lieux, le maintien des aménagements paysagers côté rue (1er prix 2014 du concours fleurissement de rue de la ville de Brest)…

Pour épargner la fragile voie pavée déjà tant éprouvée et pouvoir continuer à accueillir les visiteurs, les publics et les artistes de plus en plus nombreux, il est essentiel de la préserver de tout transit de camions qui génèreraient nuisances et insécurité.

Des alternatives existent : La plus logique et naturelle est sans conteste le passage par l’arsenal vers le chantier du Bâtiment aux Lions puisque celui-ci appartient au patrimoine maritime Atlantique.Une route goudronnée y mène et un parking se trouve juste devant le monument à restaurer..

« Vivre la Rue » a pour objet la préservation et la réhabilitation de lieux en péril. Elle entend ainsi, défendre les droits des générations futures, faire naître et vivre des lieux de rencontre et d’échange pour tous. Ses moyens d’actions sont, notamment :
- La restauration et l’entretien de la rue Saint-Malo et de son environnement en Bio-Construction
- La production et la diffusion de spectacles, et de manifestations artistiques et culturelles
- La mise en pratique des valeurs de l’économie sociale et solidaire (article 2 des statuts)

http://www.vivrelarue.net/

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01 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

indonésie, des punks au secours de la baie de benoa (ci)

ForBALI

Les membres du groupe Superman is Dead défendent l’environnement à grands coups de riffs. L’hebdomadaire Tempo en a fait ses héros de 2014.

L’ogre Ogoh-Ogoh, vêtu d’une chemise blanche et d’un pantalon noir, est porté à la tête du défilé sur une esplanade de Denpasar, à Bali. Il a les mains liées et les cheveux dressés sur la tête en beignet de crevettes. Dans sa ceinture sont glissés des billets.

Cette marionnette géante, promenée traditionnellement à travers les villages balinais la veille de la fête hindoue du silence, est devenue la mascotte de la parade culturelle à laquelle participent des centaines de jeunes pour protester contre le remblaiement de la baie de Benoa [à la pointe sud de l'île]. Tous sont des militants bénévoles rassemblés dans le Forum du peuple balinais refusant les poldérisations (ForBali). Ogoh-Ogoh symbolise les forces du mal qu’il faut vaincre.

La terre : un bien inaccessible De l’esplanade, ils marchent vers la chambre des représentants du peuple en chantant « Vive Bali, à bas les poldérisations ! » Parmi eux se trouve I Gede Ari Astina, alias Jerinx, le batteur du groupe punk balinais Superman is Dead. Arrivé devant le palais du gouverneur, il invite les manifestants à poursuivre le combat contre l’aménagement de la baie de Benoa, qui va détruire l’environnement et la culture balinaise.

« Sous couvert de sauver le littoral de l’érosion, ce remblaiement n’est rien d’autre qu’un vaste projet de spéculation immobilière. Ce sont des magouilles politiques pour obtenir ces terres à bas prix, alors qu’à Bali la terre coûte cher. Tellement cher que les Balinais eux-mêmes ne peuvent plus l’acheter », clame Jerinx.

L’aplanissement : un euphémisme L’industrie du tourisme est une poule aux œufs d’or à Bali, et la baie de Benoa est courtisée depuis longtemps par de nombreux promoteurs. La société PT Tirta Wahana Bali International a obtenu un droit d’exploitation sur 838 hectares alors que la baie s’étend sur seulement 1373 hectares de mangroves et 1 400 hectares de mer. Les villages ancestraux de Tanjung Benoa, Tenkgulung, Bualu, Jimbaran, Kedongan, Kelan, Tuban et Serangan font partie de ce territoire.

En 2013, le gouverneur de Bali, I Made Mangku Pastika, a signé un décret autorisant un projet de développement dans les eaux de la baie de Benoa. Dans ce décret, le mot « poldérisation » ne figure pas. Il est seulement question d’ »aplanis- sement de l’île tampon ». Pour le coordinateur de ForBali, Wayan Gendo Suar- dana, c’est un euphémisme. « Il s’agit bien de gagner sur la mer », affirme-t-il. Gendo est le directeur régional de Walhi Bali, une des plus importantes ONG environnementales indonésiennes. Jendrix s’est lié d’amitié avec lui et c’est auprès de lui que ce punk tatoué a tout appris sur l’univers du militantisme écologique.

Décret sur décret Au décret du gouverneur ont répondu de grandes manifes- tations sur le site même de la baie de Benoa. Les autorités locales ont été prises de court par l’ampleur de la mobilisation. Le lendemain, ForBali a été invité à dia- loguer avec le gouverneur. Un débat très vif qui a poussé ce dernier à annuler le décret le 17 août 2013, le jour même de la commémoration de l’indépendance.

Mais la fièvre était à peine retombée qu’en juillet 2014 le président Susilo Bambang Yudhoyono a publié un décret présidentiel sur l’aménagement du ter- ritoire de Denpasar, Bangli, Gianyar et Tabanan, le « triangle d’or » de Bali. Un des points de ce décret transforme la zone de conservation de baie de Benoa en zone de développement et de poldérisation sur 700 hectares maximum.

Ralliement Face à ce parapluie juridique, la mobilisation de ForBali a redoublé d’intensité. Les militants issus aussi bien des milieux rocks urbains, des étudiants de l’université hindoue que de la jeunesse rurale balinaise se sont organisés en plusieurs sections : populaire, politique, technique, juridique. Jerinx a hérité de la division « réseaux sociaux » parce qu’il a 337 000 fans qui le suivent sur son compte Twitter.

D’autres groupes rock balinais se sont joints à lui, comme Navicula, Devildice, Ganjil, Nosstress et Nymphea. Ils mobilisent la population grâce à des concerts, des peintures murales, des clips vidéo. Ils récoltent des fonds en fabriquant divers souvenirs dédiés à la baie de Benoa. Ils les vendent ensuite dans une boutique de vêtements d’Ubed dont Jerinx est le propriétaire, ainsi qu’au Twice Bar, à Kuta, qui lui appartient également, et qui est devenu le point de ralliement de ForBali. « Nous nous battrons jusqu’à ce que le projet de poldérisation de la baie de Benoa soit définitivement abandonné », affirme Jerinx. Tempo 31 Décembre 2014

http://www.courrierinternational.com/article/2014/12/31/des-punks-au-secours-de-la-baie-de-benoa

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01 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

bas les pattes devant la grèce qui lutte et résiste! (cadtm)

germanhumor

«Être solidaire de la population grecque, un devoir élémentaire»

Les puissants d’Europe et du monde entier n’ont même pas attendu la dissolution du Parlement grec et l’ouverture de la campagne électorale pour lancer leur nou- velle offensive de mensonges et de chantages qui visent a terroriser les citoyens grecs afin qu’ils ne votent pas aux prochaines élections du 25 janvier 2015 en faveur de SYRIZA, la Coalition de la Gauche Radicale grecque.

En effet, secondés par les grands médias européens, «ceux d’en haut» du nom de Juncker, Merkel, Hollande, Renzi ou Moscovici commencent leur énième intervention brutale dans les affaires intérieures de cette Grèce, qu’ils ont d’ailleurs transformée en un amas de ruines sociales depuis qu’ils lui ont imposé leurs politiques d’austérité inhumaines et barbares.

Le CADTM n’a pas le moindre doute sur les intentions véritables de ceux qui ont fait de la Grèce le laboratoire européen de leurs politiques néolibérales les plus extrêmes et des Grecs des véritables cobayes de leur thérapie économique, so- ciale et politique de choc. On doit s’attendre à une escalade de leur offensive car ils ne peuvent pas se permettre que SYRIZA réussisse et fasse des émules en Europe !

Ils vont utiliser tous les moyens dont ils disposent car ils sont bien conscients que ce qui est en jeu aux prochaines élections grecques est le succès ou l’échec de la guerre sociale qu’ils mènent contre l’écrasante majorité des populations de toute l’Europe !

C’est d’ailleurs parce que l’enjeu est si important qu’on doit s’attendre à ce que «ceux d’en haut» d’Europe et de Grèce ne respectent pas le verdict des urnes, qui devrait couronner, pour la première fois de l’histoire, la victoire de la gauche grecque. Sans aucun doute, ils vont par la suite essayer d’asphyxier le gouvernement de gauche sorti des urnes, parce que son éventuel succès serait sûrement interprété comme un formidable encouragement à la résistance par les travailleurs et les peuples d’Europe.

Le CADTM, qui s’est toujours trouvé aux cotés de la population grecque luttant contre les politiques d’austérité et les graves atteintes aux droits sociaux et démocratiques, fera de nouveau tout pour alerter la gauche et les mouvements sociaux en Europe et au-delà afin de les mobiliser dans un vaste mouvement de solidarité avec la population grecque qui résiste et lutte pour se libérer du fardeau d’une dette qui non seulement n’est pas la sienne, mais qui est aussi manifestement largement illégitime, illégale ou odieuse.

Le CADTM considère que la constitution d’une commission internationale et citoyenne d’audit de la dette grecque, chargée d’identifier la part illégale et/ou illégitime ou odieuse de cette dette qu’il ne faudrait pas rembourser, ferait presque partout des émules et mettrait à l’ordre du jour la répudiation de la dette illégitime et/ou illégale de tous les pays de la périphérie européenne…

Être solidaire de la population grecque ainsi que de la gauche grecque qui résistent et luttent pour libérer le pays et ses citoyens de l’emprise des créanciers et de la dictature des marchés, est aujourd’hui le devoir internationaliste élémen- taire non seulement des militants mais aussi de tout citoyen européen qui refuse cette Europe de l’austérité qui génère misère, racisme et barbarie.

CADTM Europe 31 décembre 2014

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article33966

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30 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

le nicaragua dit non au grand canal (libération)

Menacés d’expropriation par ce chantier pharaonique, de nombreux paysans ont pris le risque de la dissidence à l’égard du tout-puissant Ortega.

L’ancien comandante sandiniste Daniel Ortega, aujourd’hui président du Nica- ragua et désormais le meilleur ami des multinationales et des millionnaires de son pays, ne s’attendait sûrement pas à cela: alors que le premier coup de pioche vient d’être donné pour les travaux de son «mirifique canal» confiés à une firme chinoise, le petit pays centraméricain est en ébullition.

Depuis septembre, on recense 15 marches paysannes contre ce projet mégalomaniaque qui prétend percer dans l’isthme une route de 278 kilomètres, dépasser en taille le canal de Panama, créer 50 000 emplois d’ici sa prétendue mise en œuvre en 2020 et, dans cette nation sous-développée où 42% de la population se situe sous le seuil de pauvreté, «résorber le fléau de la misère». Ni plus ni moins.

Pourtant, beaucoup de Nicaraguayens ne s’en laissent pas conter. Certains estiment que ce projet d’environ 40 milliards d’euros est une histoire à dormir debout dont le but non avoué est de développer des projets parallèles (ports en eaux profondes, complexes touristiques…) pouvant rapporter des millions de dollars à ses instigateurs, dans le grand mépris de la légalité. Dans le flot des rumeurs, des réactions rageuses se manifestent. Le 10 décembre, dans les rues de Managua, des milliers de paysans du sud du pays battaient le pavé pour dénoncer «un négoce privé entre la clique des Ortega et les Chinois». Un des leaders paysans, Orlando Rodriguez, n’hésitait pas à proclamer: «Ce que nous voulons? Le départ des Chinois. Le président Ortega est un capitaliste sauvage qui veut nous ruiner».

Alors que des techniciens et des ouvriers s’affairent à Brito, bourgade de la côte Pacifique là où doit commencer le percement -, une grande inquiétude se répand: qui sera touché par les expropriations? En juillet 2013, dans l’opacité la plus totale, Daniel Ortega a signé pour 40 milliards de dollars un accord sur cinquante ans (renouvelable une fois) avec le tycoon chinois Wang Jing, patron de la firme HKND, en vertu duquel les constructeurs ont toute latitude quant au tracé exact, à sa largeur et aux travaux herculéens que cela supposera. Dans cette «dictature molle», le journal d’opposition Elconfidencial.com estime qu’au total quelque 30 000 paysans -dont des centaines d’Indiens Ramas et Nahuas – seront expropriés au prix du cadastre (bien inférieur à celui du marché) et sans aucune possibilité de faire appel.

Désastre environnemental Dans ce contexte, de Rivas sur le Pacifique à Punta Gorda sur l’Atlantique, un vent de panique parcourt les populations riveraines. Rompant avec l’habituel silence des syndicats agricoles, totalement inféodés au parti au pouvoir, le Front Sandiniste de Libération Nationale, le FSLN , de nom- breux paysans ont pris le risque de la dissidence à l’égard du tout-puissant Daniel Ortega et de son épouse au poing de fer, Rosario Murillo. A l’instar d’un ancien commandant sandiniste, Victor Tirado, 74 ans, pour qui «Ortega a trahi son peuple en le bradant à des Chinois pour en tirer lui-même de juteux bénéfices».

Ailleurs, certaines voix isolées pointent du doigt le désastre environne- mental qui se préparerait. Rival d’Ortega aux législatives de 2006, Eduardo Jarquin estime que la construction du Canal, «en plus d’en finir avec tout un écosystème, provoquerait la contamination, et la salinisation, du lac Cicibolca». Le lac, également appelé lac Nicaragua, est la plus grande réserve d’eau douce d’Amérique centrale avec ses 8624 kilomètres carrés. Le canal en projet le traversera sur plus de 80 kilomètres.

François MUSSEAU 22 décembre 2014 à 18:31

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24 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

monsanto ne pourra pas déposer son brevet sur une tomate naturelle (basta)

tomate

Monsanto, le géant américain des semences, visait l’obtention d’un brevet portant sur des tomates issues de sélection traditionnelle et naturellement résistantes à un champignon appelé Botrytis cinerea. Mais c’était sans compter l’opposition de la coalition No Patent on seeds ! (pas de brevets sur les semences), un collectif d’associations engagées contre le brevetage des végétaux, des graines et des animaux d’élevage [1].

« Les tomates originales utilisées pour ce brevet proviennent de la banque internationale de gènes de Gatersleben en Allemagne, explique la coalition. La résistance recherchée était déjà connue chez ces plantes. Or, Monsanto a publié un brevet formulé de façon à créer l’impression que des techniques de génie génétique avaient été utilisées pour produire lesdites tomates. » Il ne s’agirait donc pas d’une invention, critère incontournable pour obtenir un brevet. L’argument a été semble t-il retenu par l’Office européen des brevets – chargé d’étudier les demandes de brevets principalement déposées par les grandes firmes – qui vient de « révoquer » le brevet EP1812575 de Monsanto.

« Maintenant les sélectionneurs, cultivateurs et consommateurs pourront bénéficier d’une diversité de tomates plus importante à travers de futures sélections », se réjouit Christopher Then de No Patent on Seeds. Néanmoins, la coalition rappelle que plus d’une centaine de brevets ont déjà été accordés par l’Office européen des brevets sur des plantes issues de méthodes de sélection conventionnelles (voir nos articles sur le brevetage de melons ou de poivrons). Les organisations demandent une révision de la réglementation européenne sur les brevets afin d’exclure de la brevetabilité le matériel de sélection, les plantes, les animaux et la nourriture qui en est issue. Afin de freiner la main-mise de quelques grandes multinationales sur la chaine alimentaire. Par Sophie Chapelle 23 décembre 2014

Sur le même sujet : Industrie chimique, sociétés de biotechnologies et géants du trading contrôlent la chaîne alimentaire mondiale

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