Archive | Altermondialisme

15 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

plougastel (à quoi çà serre)

ploug

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15 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

planète à vendre (betton)

betto,

PLANETE A VENDRE
Ces dernières années, plus de 80 millions d’hectares ont changé de mains. Les acquéreurs : des investisseurs soutenus par leurs gouvernements, voulant garantir la sécurité alimentaire de leur pays, ou des acteurs financiers à la recherche de placements juteux.
Résultat : une ruée sans précédent vers les meilleures terres des pays pauvres, pays qui ont connu des émeutes de la faim ou ont recours à l’aide internationale pour nourrir leurs peuples…Un film remarquable qui explique avec précision le principe de l’accaparement des terres et en expose les conséquences sur les petits producteurs locaux qui se voient expulsés ainsi que sur l’ensemble de la population des pays touchés.

Intervention d’ Helene Roux, Journaliste indépendante, spécialiste de l’Amérique Centrale.

Caméras Rebelles est un festival de cinéma sur les Droits Humains qui se déroule chaque année à Rennes et alentours. Edition 2017: du 23 au 27 janvier.

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14 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

langouët (reporterre)

langouet

Langouët, la commune bretonne qui a dit non aux énergies fossiles

Langouët (Ille-et-Vilaine) a décidé de se passer des énergies fossiles en 2003. La commune est en passe d’y parvenir, prouvant que la transition énergétique est possible, même à l’échelle d’une ville sans technicien ni moyens financiers mirobolants.

En entrant dans Langouët, commune à quelques minutes de route de Rennes, impossible de rater l’atelier municipal et son toit en pente orienté vers le sud. Une inclinaison optimale pour les panneaux solaires qui recouvrent la toiture. Le bâtiment n’est pas simplement le garage du tracteur municipal : c’est aussi une centrale de production photovoltaïque, comme la plupart des bâtiments appartenant à la commune. Tous sont équipés de panneaux solaires.

L’atelier municipal a un toit solaire

Aujourd’hui, la production photovoltaïque de la ville compense largement l’électricité consom- mée par les services communaux de ce bourg d’environ 600 habitants. « Cela comprend l’éclairage public, la mairie, l’école, le pôle enfance, la bibliothèque, l’église, la salle polyvalente et l’atelier municipal », détaille le maire de Langouët, Daniel Cueff. Aux commandes de sa commune depuis 1999, cet antinucléaire convaincu voulait « faire du concret ». Pari réussi : en 2014, les panneaux de la ville produisaient 116 % de l’électricité consommée.

14 janvier 2017 Martin Cadoret 
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Lire aussi:

En Bretagne, l’autonomie énergétique en marche

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13 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

mines ( fr3)

didoull

Variscan renonce au projet minier en Pays de Fougères

La société d’exploration minière Variscan Mines a fait savoir qu’elle renonce à la demande du permis exclusif de recherches dit « Permis de Dompierre », en Pays de Fougères en Ille-et-Vilaine. Cette demande avait été déposée il y a quatre ans pour exploiter de l’étain et du tungstène.

Depuis 2013, l’Etat a relancé l’exploitation minière en France. En Bretagne, six permis miniers ont été accordés. La société Variscan en a obtenu trois :

  • un permis exclusif de recherches sur la zone de Loc-Envel dans les Côtes d’Armor (25 communes concernées), afin de rechercher du tungstène et du cuivre.
  • un sur la zone de Merléac dans les Côtes d’Armor (34 communes concernées) pour une exploitation de zinc, du plomb, du cuivre, de l’argent et de l’or.
  • un sur la zone de Silfiac avec 14 communes réparties sur les Côtes d’Armor et le Morbihan pour du zinc, du plomb, de l’argent et du germanium.

En janvier 2013, Variscan avait déposé une demande d’octroi de permis dit « Permis Dompierre » auprès du ministère en charge des mines. Elle concernait 17 communes en Pays de Fougères (Billé, La Chapelle-Janson, La Chapelle-Saint-Aubert, Châtillon-en-Vendelais, Combourtillé, Dompierre-du-Chemin, Javené, Luitré, Mecé, Montreuil-des-Landes, Parcé, Princé, Romagné, Saint-Christophe-des-Bois, Saint-Georges-de-Chesné, La Selle-en-Luitré, Vendel) sur lesquelles la société minière envisageait de prospecter pour rechercher du tungstène et de l’étain.

Mercredi, Variscan Mines a fait savoir qu’elle renonçait à cette demande de permis. « Depuis, des projets équivalents ou aussi prometteurs ont été attribués à Variscan Mines qui a choisi de concentrer son attention et ses efforts sur ces projets en cours. Il s’agit de la gestion normale et responsable d’un portefeuille de titres dans l’exploration minière » explique la société dans un communiqué.

Une forte opposition en Centre-Bretagne

A chaque dépôt de demande de permis de recherches de mines en Bretagne, une forte opposition s’est fait connaître auprès de la population, la fronde étant menée par différentes associations de riverains ou environnementales. La crainte est l’impact de ces mines sur l’environnement, l’eau, le sol, l’air, mais aussi sur l’immobilier.

  • Thierry Peigné
  • 12/01/2017

http://france3-regions.francetvinfo.fr/

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13 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

trégor palestine (afps)

lannio

3e quinzaine de la Palestine en Trégor

10 au 22 Janvier 2017 – Lannion, Bégard, Locquémeau, Plestin

Exposition « Un mur au (mi)lieu des mo(r)ts : le mur de séparation qui enferme les Palestiniens »

Du mardi 10 au mercredi 18 janvier : Cafétéria de l’Espace St-Anne – Lannion – De 9h30 à 12h et de 14h à 17h30 – Entrée gratuite Cette exposition sera aussi proposée au café Théodore (Locquémeau) du jeudi 19 au dimanche 22 janvier

Vendredi 13 Janvier

Conférence – Contre l’apartheid israélien – Pour la défense de la population de Gaza en cage

trégor palestine (afps) dans Altermondialisme

Pierre STAMBUL et Sarah KATZ de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix)

Salle de conférence – Espace Sainte Anne – 2, rue de Kérampont – Lannion – 20h30 – Entrée libre

Pierre Stambul, fils de résistants déportés, est coprésident de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix) Il est l’auteur de plusieurs ouvrages aux éditions Acratie : « Israël/Palestine, du refus d’être complice à l’engagement » (2012), « Le Sionisme en question » (2014), « Chroniques de Gaza ; mai-juin 2016 » (co-écrit avec Sarah Katz ; 2016)

Dans un premier temps, Pierre Stambul décrira la destruction de la société palestinienne qui est à l’œuvre : occupation, colonisation, fragmentation, apartheid, crimes de guerre … Il dénoncera l’idéologie sioniste qui est à l’origine de cette guerre, l’instrumentalisation de l’antisémitisme pour défendre le colonialisme et la criminalisation du BDS (boycott, désinvestissement, sanctions).

Dans un deuxième temps Sarah Katz et Pierre Stambul, raconteront, à partir de photos, ce qu’ils ont vu à Gaza lors de leur séjour en mai-juin 2016 : une cage hermétique, une volonté délibérée de l’occupant de transformer les Gazaouis en assistés et la résistance de la population, une société hautement éduquée, les différents partis politiques, la division palestinienne qui est une grande victoire de l’occupant. Ils présenteront leur livre « Chroniques de Gaza ».

Samedi 14 janvier

Soirée festive Jazz et crêpes – Au profit de la coopérative d’Al Sanabel

Café Les Valseuses (en face de l’église de Brélévenez) – Lannion – 18h – Tarif : 6€ Restauration sur place : galettes et crêpes:

JSON : formation de jazz (quintet) qui reprend des standards pour proposer un jazz moderne et dynamique, qui flirte parfois avec le funk

Sulfate de cuivres proposera en première partie une évocation de l’âge d’or du jazz, faisant notamment référence au célébrissime Big Band de Duke Ellington, avant de présenter en deuxième partie une sélection de musiques de films, de musiques des Balkans et de génériques TV qui rappelleront bien des souvenirs !

Dimanche 15 Janvier

Conférence – Les enfants de Gaza

MJC de Bégard – 16h – Entrée libre

Conférence de Mme Kilani Nabila, Directrice du Centre Culturel, Éducatif et de Formation de Beith Lahiya ( CETC-Nord Bande de Gaza ) Conférence organisée par l’association d’aide médicale AMANI qui s’engage avec le CETC dans un projet de soutien psychologique auprès des enfants de Gaza.

Jeudi 19 Janvier

Mur – Film documentaire de Simone Bitton (2004) – 1h40
Café Théodore – Trédez-Locquémeau
20h30 – Entrée gratuite Soupe dès 19h30

Mur est une méditation cinématographique personnelle sur le conflit israélo-palestinien, proposée par une réalisatrice qui brouille les pistes de la haine en affirmant sa double culture juive et arabe. Dans une approche documentaire originale, le film longe le tracé de séparation qui éventre l’un des paysages les plus chargés d’histoire du monde, emprisonnant les uns et enfermant les autres.

Sur le chantier aberrant du mur, les mots du quotidien et les chants du sacré, en hébreu et en arabe, résistent aux discours de la guerre et se fraient un chemin dans le fracas des foreuses et des bulldozers. Toute la beauté de cette terre et l’humanité de ses habitants sont offertes au spectateur comme un dernier cadeau, juste avant de disparaître derrière le Mur.

Exposition sur le mur de séparation du jeudi 19 au dimanche 22 janvier

Dimanche 22 janvier

La Palestine au cinéma

Cinéma Le Douron – Plestin les Grèves

De 14h à 18h Entrées : 5 € la séance – 9 € les deux séances

14h – OMAR – Fiction – 1h 37min – De Hany Abu-Assad

 dans Anticolonialisme

Omar vit en Cisjordanie. Habitué à déjouer les balles des soldats, il franchit quotidiennement le mur qui le sépare de Nadia, la fille de ses rêves et de ses deux amis d’enfance, Tarek et Amjad. Les trois garçons ont décidé de créer leur propre cellule de résistance et sont prêts à passer à l’action. Leur première opération tourne mal.

Capturé par l’armée israélienne, Omar est conduit en prison. Relâché contre la promesse d’une trahison, Omar parviendra-t-il malgré tout à rester fidèle à ses amis, à la femme qu’il aime, à sa cause ?

Entracte Pâtisseries palestiniennes, thé, café

Projection de dessins satiriques

16h – 3000 nuits – Fiction – 1h43min – De Mai Masri (sortie nationale le 4 janvier 2017)

 dans Antiimpérialisme

Années 80, à la veille des événements de Sabra et Chatila. La révolte gronde dans une prison israélienne, où sont détenues des prisonnières politiques palestiniennes. Une jeune institutrice de Naplouse, vient d’arriver, condamnée à 8 ans de prison pour un attentat dans lequel elle n’est pas impliquée. Elle partage la cellule d’israéliennes condamnées pour droits communs et s’habitue progressivement à l’univers carcéral. Mais elle découvre qu’elle est enceinte. Envers et contre tous, elle décide de garder l’enfant.

« Voyez ce film ! Voyez-le maintenant ! » C’est Ken Loach qui le dit !

http://www.france-palestine.org/

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13 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

dijon ogm (france 24)

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Des militants anti-OGM détruisent une nouvelle parcelle de colza près de Dijon

Des militants anti-OGM ont détruit vendredi matin une parcelle expérimentale de colza près de Dijon, considérant ces plants comme des OGM « cachés », a-t-on appris auprès d’eux et de Dijon Céréales, propriétaire du champ.

Les militants ont détruit des petits plants de colza « contenant des variétés rendues tolérantes à des herbicides, issues de mutagenèse » sur la commune de Messigny, indiquent-ils dans un communiqué. Fin novembre, ils avaient déjà détruit deux parcelles similaires dans le département.

Le Groupe Dijon Céréales, principal acteur des métiers du grain dans la région, confirme qu’une de ses parcelles a bien été détruite. Et estime que « les champs ciblés ne sont pas du tout porteurs d’OGM »: il s’agit de mutagenèse effectué naturellement, insiste une porte-parole.

La mutagenèse consiste à modifier les propres gènes d’une plante, contrairement à la transgenèse qui introduit un gène extérieur et produit des OGM (organismes génétiquement modifiés), qui sont soumis à une réglementation particulière.

Les semences de plantes obtenues par mutagenèse, en général pour les rendre tolérantes aux herbicides, concernent en France essentiellement le colza et le tournesol.

Neuf associations ont saisi le Conseil d’État sur le sujet, contestant la légalité d’un article du Code de l’Environnement qui exclut les organismes obtenus par mutagenèse du champ de la réglementation sur les OGM.  Mais le Conseil d’État a décidé début octobre de surseoir à statuer, préférant interroger d’abord la Cour de justice européenne.

24matins.fr  13 janvier

http://www.24matins.fr/

Commentaire: Rayon culpabilité: répétons, que ces plantes ne « sauveront pas les petits enfants du tiers-monde de la faim » puisqu’on leur vole leurs terres pour y mettre ces OGM à vocation industrielle. On les exporte vers les pays riches, (mais, soja) car elles servent à nourrir les poulets et les cochons industriels. Et en majorité à fabriquer des carburants appelés « bios ».

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12 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

cadix (energias renovables)

telef brest-cuil

Oui mais nous on a un téléphérique qui ne marche pas! çà c’est des économies d’énergie!

Le conseil municipal veut produire sa propre énergie

Le maire anti-capitaliste fait de Cadix (jumelée avec Brest) le plus important distributeur d’électricité 100% renouvelable en Espagne

José María González (Kichi), maire de Cadix depuis le  printemps 2015, professeur de géo- graphie, se définit dans son profil Facebook comme «anti-capitaliste», dirige un conseil municipal, Cadix, qui a vite compris l’importance de l’énergie, en toutes circonstances. Dès le débur, il a crée le Bureau de transition énergétique de Cadix.

Ceci est l’histoire d’ Electrica de Cadix, le service de l’électricité publique (la Ville en est l’actionnaire majoritaire), qui vient de devenir «le plus grand distributeur national par nombre d’utilisateurs qui vend de l’énergie renouvelable à 100%. » Le maire anti-capitaliste a fait de Cadix le plus important distributeur d’électricité 100% renouvelable d’Espagne

Que Cadix Electric devienne un agent de commercialisation vert et un espace de participation citoyenne est défendu par le Conseil municipal à la fin de 2015. Le défenseur principal de la commercialisation électrique de Cadix est le président du conseil municipal José María González (élu par Cádiz Oui, nous pouvons), qui vient d’annoncer qu’ après plus d’un an de travail, « à partir du 1er Janvier 2017 l’électricité achetée à  Cadiz dans le marché de gros et la de détail est certifiée 100% renouvelable « .

Par ailleurs, le président de la compagnie, et conseiller de l’Economie et des Finances, David Navarro, a annoncé que le prochain défi est « de produire de l’électricité propre dans la ville elle-même. »

D’autre part, le directeur de Electrica de Cádiz, José Luis Molina, a précisé que, depuis le 1er Janvier, « les 62.000 clients de notre société bénéficient d’énergie propre ». Selon Molina, l’énergie vendue par Electrica de Cadix, esr de 195 millions de kilowatts-heures par an. Le gestionnaire a noté à cet égard qu’ en n’utilisant désormais plus que de l’électricité propre, « la la ville de Cadix évite l’émission de 58 500 tonnes de CO2 et la production de 93 g de déchets radioactifs ». Ces émissions et les résidus sont éliminés puisque la demande d’électricité de la ville a quitté les centrales nucléaires (qui utilisent l’uranium) ou des centrales électriques qui brûlent des combustibles fossiles comme le gaz naturel ou charbon.

Prochain défi: produire

David Navarro, a déclaré que le conseil municipal continue de promouvoir les économies d’énergie dans les bâtiments municipaux  et « produire de l’électricité propre dans la ville elle-même. » Navarro a souligné que Cadix est l’une des villes les plus ensoleillées d’Europe » et nous allons l’utiliser. » Navarro a expliqué que «l’achat d’électricité certifiée [à partir de sources renouvelables] ne comporte aucun changement dans le prix de l’électricité. » Selon la Ville, l’entreprise fournit de l’électricité à « tous les bâtiments municipaux, l’éclairage des rues, feux de circulation dans la ville et 80% des contrats domestiques ».

Mercredi, 11 Janvier, 2017

http://www.energias-renovables.com/

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12 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

utopia 56 (le peuple breton)

Utopia 56 est une association qui organise du bénévolat humanitaire auprès des réfugiés

Un an d’existence !

On parle beaucoup des « migrants » dans les médias. Généralement, les reportages sont anxiogènes et la parole est donnée à ceux, politiques comme citoyens, qui se méfient, qui craignent ces réfugiés.  Il est beaucoup moins question du gigantesque élan de solidarité qui s’est déroulé au cours de l’année 2016. Parmi les chevilles ouvrières de l’accueil de ces réfu- giés, on retrouve beaucoup de Bretons et plus particulièrement l’association « Utopia 56 », née à Lorient. Une conférence de presse avait lieu simultanément hier dans diverses villes de France, dont Calais et Paris, mais aussi Quimper et Lorient. Le Peuple breton a assisté à celle de Lorient.

C’est en plein cœur du centre-ville, au bar « Le Parisien », que Gaëdig, Luc et Loïc nous ont donné rendez-vous pour faire le bilan d’une année de mobilisation pour Utopia 56. L’été 2015, le bidonville de Calais passe de 800 à 6 000 réfugiés en quelques semaines. Yann Manzi, un régisseur de festival, décide d’aller voir sur place et d’aider concrètement les réfugiés, dans la boue avec eux.

À son retour, il mobilise des amis de Quimper, Lorient, Rennes, avec qui ils fondent Utopia 56, en janvier 2016.

L’association a beau être novice, le succès est immédiat ! Aujourd’hui, elle compte près de 4 000 adhérents qui sont tous (ou presque) allés sur place au moins une fois. Très vite après sa création, Utopia 56 a cherché à encadrer la venue des bénévoles en organisant des covoiturages depuis la Bretagne, en trouvant des logements sur place pour les bénévoles, ce qui a facilité leur venue.

« Ce qui nous a le plus étonnés au début, c’est de constater que, de manière générale, ceux qui aidaient les réfugiés sur place n’étaient pas les locaux, mais les Anglais ! » se souvient Gaedig. « Ce que nous voulions, c’était d’abord leur assurer des conditions de vie dignes ! Notre rôle principal à Calais a été de ramasser les déchets, d’assurer des points d’eau, de créer des toilettes. Il fallait aussi que nous créions des points de collectes pour les ordures également, car la Ville de Calais refusait de les ramasser. Les camions venaient donc de Saint-Omer, une ville située à 60 kilomètres de là… « Et les choses ont empiré en mars quand l’État a décidé de démanteler le camp… » explique Gaëdig.

Parallèlement, le maire de Grande-Synthe, Damien Carème, confronté depuis de nombreux mois à un camp de réfugiés pire que celui de Calais (un marécage, littéralement), construit avec MSF le premier camp humanitaire de France et propose à Utopia 56 d’assurer sa coordination. En à peine quelques mois, l’association est donc reconnue d’utilité publique et encadre 60 bénévoles par jour en moyenne. Tout est à faire dans les camps et le travail ne manque donc pas (Le Peuple breton a publié plusieurs articles ces derniers mois de militants de l’UDB s’étant rendus sur place)  « Nous sommes partis de Grande-Synthe le 30 septembre, car nous n’étions pas d’accord avec certaines règles qui voulaient que nous triions les réfugiés. »

Lorsque fin octobre le bidonville de Calais est démantelé, 7 000 réfugiés sont dirigés vers des « centre d’accueil et d’orientation » (CAO) à travers la France.

L’association prend alors langue avec la Ville de Paris et investit un camp géré par Emmaüs Solidarité à Porte de la Chapelle.

Distribution de vêtements, accompagnement dans les hôpi- taux, orientation des réfugiés vers les dispositifs qui leur conviennent le mieux… Les bénévoles s’occupent alors principalement des mineurs. « Passé une certaine heure, les mineurs ne peuvent plus rentrer dans le camp. Devant, il y a des files d’attente de 150 personnes et seules 50 peuvent rentrer par jour, ce qui veut dire que 100 personnes restent à la rue. Nous faisons donc des maraudes pour ceux qui ne sont pas rentrés. Nous les envoyons le plus souvent dans des hôtels et payons la note. Nous gérons l’urgence en somme ! explique Loïc. Il y a quelques semaines, j’ai recueilli une femme et son bébé, par exemple. C’est très important, car, dehors, certains réseaux de proxénètes attendent les mineurs, notamment les adolescentes. »

L’association est donc toujours mobilisée et ses bénévoles également.

À Paris, les besoins sont actuellement d’au moins 30 personnes par jour, mais on peut toujours être utile aussi dans le secteur de Calais et Grande-Synthe. À court terme, Utopia 56 veut lancer un observatoire des CAO et « développer la communication en régions, imaginer des dispositifs légaux permettant d’héberger les réfugiés chez les particuliers sans avoir affaire au « délit de solidarité »… » Luc explique : « Vous savez, ces réfugiés, ce sont souvent les forces vives de leur pays. Et ils sont moins bien traités que les animaux de nos paysans en Bretagne ! Beaucoup rêveraient de rentrer chez eux en réalité… » Plus que tout, nos trois bénévoles aimeraient qu’en 2017 les candidats à la présidentielle se positionnent sur cette question, s’approprient le sujet. On peut être sûr que Marine Le Pen le fera dans le sens que l’on sait… mais les autres ?

Gael BRIAND 12 janvier 2017

https://lepeuplebreton.bzh/

www.utopia56.com

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12 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

qu’est-ce qu’on attend? (penn ar web)

kmeper

« Qu’est-ce qu’on attend ? » à Quimper le 26 janvier 2017

Penn Ar Web, en partenariat avec BIOCOOP Quimper et le cinéma Les Arcades, vous propose une séance de diffusion du dernier film de Marie-Monique ROBIN le 26 janvier à 20h15. Tarif réduit 6€.

Des échangent et une présentation de Penn Ar Web sont prévu à la fin du film.

Pour ceux qui louperaient la séance, une deuxième est mise en place le 31 janvier à 20h30

http://tv.pennarweb.org/

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11 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

nuke (street press)

nuke (street press) dans Altermondialisme nucleaire-sortie2

Sortons du nucléaire, ses déchets sont dangereux

Il faut stopper le nucléaire en urgence. Aucune solution viable n’existe pour gérer les déchets dangereux pour la santé et l’environnement.

On vous vend régulièrement le nucléaire comme une énergie propre, recyclable à 96%. C’est tout simplement faux. On a un vrai gros problème de déchets nucléaires. On parle de milliers de tonnes. Depuis 70 ans et les débuts du nucléaire civil, on ne sait tout simplement pas gérer des déchets radioactifs qui peuvent avoir une activité radioactive de plusieurs dizaines de milliers d’années. La seule solution c’est de sortir du nucléaire pour arrêter d’en produire !

Aujourd’hui on construit des poubelles nucléaires

Avant, les déchets nucléaires étaient jetés dans la mer en face de la Somalie, ce qui a rendu malades les pêcheurs somaliens. Jusqu’en 2010, on emmenait l’uranium appauvri par bateau en Sibérie, pour les stocker à ciel ouvert, à la merci des vents. Evidemment, tout ça s’est fait dans le secret et le plus grand cynisme.

Actuellement, les déchets hautement radioactifs sont stockés dans les piscines de l’usine de la Hague. Mais elles arrivent à saturation. La dernière solution miracle de la filière nucléaire, c’est l’enfouissement géologique profond. Une dizaine de projets sont en préparation dans le mon- de, dont un gros en Finlande et un autre en France. Près du village de Bure, 96 habitants, dans la Meuse, ils veulent creuser 300 km de galeries à 500 mètres sous terre, pour un budget prévisionnel de 31 milliards d’euros. Mais plusieurs centaines d’opposants sont déterminés à le faire échouer .

On ne connait pas les conséquences de ces enfouissements

À Bure et autour, on squatte des champs qu’on sème, on occupe des forêts pour en empêcher la destruction, on habite et recrée la vie sur place. La lutte se fait pied à pied, au jour le jour contre un projet inimaginable. D’abord, les expériences de ce type ont toutes été des catas- trophes. En Allemagne, on a enfoui des déchets radioactifs dans une mine de sel. Les fûts ont été corrodés et on doit maintenant désenfouir sous peine de contaminer toute une région. Aux Etats-Unis, le projet Wipp du Nouveau Mexique a dû être scellé après l’incendie d’un colis mal conditionné. Une seule erreur humaine assez risible sur le papier (une histoire de litière pour chat  a fait fermer un site qui a coûté plusieurs milliards de dollars ! On ne sait pas encore s’il pourra rouvrir. On construit des projets du même type partout dans le monde, alors qu’aucun n’est en activité et qu’on n’a aucun élément prouvant qu’il n’y a pas de danger.

En fait, les moyens techniques pour garantir l’enfouissement dans de bonnes conditions n’exis- tent pas. On ne sait pas dans quelle mesure la protection de l’eau est garantie, sachant qu’on enfouit près des nappes phréatiques. Ou comment faire pour que l’aération ne tombe pas en panne pendant 150 ans, ce qui est nécessaire puisque les déchets enfouis sont hautement inflammables pour certains, avec des risques d’incendie catastrophiques à cette profondeur. Surtout, on ne sait pas comment ressortir les colis une fois enfouis : contrairement à ce que prévoit la loi, le projet n’est pas réversible. C’est un truc d’apprentis sorciers !

De l’argent contre un cancer

L’impact sur la région est désastreux. La Meuse est méprisée et achetée à coup de subven- tions et de chantage à l’emploi. On finance des salles des fêtes et des lampadaires aux gens d’ici et en échange, ils se résignent à laisser nucléariser leur région, à terme condamnée. C’est ce qui s’est passé à Flamanville, où plus aucune industrie ne veut s’implanter. Sans parler des risques pour la santé avec le nombre croissant de leucémies. L’air et l’eau sont pollués, et ici ce sera évidemment pareil. Les risques d’accidents et de fuites, avec des centaines de trains et de camions chargés en substances nucléaires qui traverseront la région pendant 150 ans sont immenses.

Aujourd’hui, Areva est en déclin et a vraiment besoin que ce projet marche.

On a même promis à d’autres pays, auquel on vend nos centrales, qu’on récupérerait leurs déchets dans notre jolie poubelle. Et comme dans tous les projets qui touchent au nucléaire, c’est très difficile d’avoir des données et des études d’impact indépendantes. Les enjeux sont trop importants pour être transparent sur les risques. L’omerta règne sur cette filière, qui nous ment depuis des décennies (Tchernobyl n’est qu’un exemple parmi d’autres) et dissimule sa fuite en avant. Comment peut-on faire confiance à cette industrie quand elle nous assure que cette fois, c’est la bonne solution ?

Joël D., 34 ans, activiste. Cet opposant au nucléaire habite à Bure, où il est engagé contre le projet de centre d’enfouissement de déchets nucléaires, CIGÉO. Dans le cadre de l’état d’urgence, il a été assigné à domicile pendant 17 jours à l’occasion de la COP21.

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