Archive | Altermondialisme

12 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

indonésie, quatre adolescents tués (ci)

papous

Après une fusillade en Papouasie

A Enarotali, en Indonésie, une manifestation a dégénéré début décembre en affrontement entre les locaux – des Papous – et les forces de l’ordre. Des voix s’élèvent, accusant les autorités de toujours considérer les Papous comme des « sous-citoyens » indonésiens.
« Le président Jokowi doit nommer une équipe indépendante pour enquêter sur la fusillade qui s’est produite lors d’un affrontement entre les résidents locaux et les forces de l’ordre à Enarotali, dans le district de Paniai, en Papouasie, le 8 décembre », a déclaré au Jakarta Post le pasteur Neles Tebay, coordinateur du réseau pour la paix en Papouasie. La fusillade a fait 5 morts et 21 blessés.

Selon le quotidien Kompas, l’incident sanglant a commencé lorsque, dans la nuit du 7 décembre, un véhicule est entré tous feux éteints dans le district de Paniai. Une bande d’enfants a réprimandé les passagers du véhicule en leur demandant d’allumer les feux. Quelques minutes plus tard, les hommes du véhicule, dont on ignore encore l’identité, sont revenus vers la bande de jeunes Papous – âgés d’une douzaine d’années – et les ont agressés.

« C’est alors que les tirs sont partis » Le lendemain, les habitants ont manifesté à une cinquantaine de mètres du poste de police de Paniai. « La police est arrivée pour disperser la foule qui s’est mise à danser la waita, une danse locale, après avoir mis le feu à ce qui semble être le véhicule qui avait pénétré dans Paniai la veille. C’est alors que les tirs sont partis », a raconté le président de l’institut des peuples autochtones de Paniai, John Gobay.

Le pasteur Neles Tebay estime que cet événement montre une fois de plus que les forces de l’ordre ne traitent pas les citoyens papous comme des membres à part entière de la République indonésienne. « C’est comme si ces gens qui mani- festaient étaient des ennemis que l’Etat se devait d’anéantir », a ajouté le pasteur. Courrier international 12 Décembre 2014

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11 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

pourquoi les traités commerciaux plombent les finances publiques (basta)

porteur

L’équivalent du salaire annuel de 230 000 infirmières : c’est ce qu’a dû payer la Pologne en compensations financières à de gros investisseurs s’estimant lésés. Soit 2,2 milliards d’euros en tout.

En 2010, un chèque de 219,9 millions a d’abord été signé à l’industrie pharmaceutique française. En cause : une réforme de l’autorisation de mise sur le marché de médicaments qui a entraîné l’interdiction de plusieurs molécules commercialisées, d’où une plainte de plusieurs sociétés françaises, dont les laboratoires Servier, tristement célèbres depuis l’affaire du Mediator.

Le comble est que cette réforme mise en œuvre en 2001 était exigée par la Commission européenne en vue de l’adhésion de la Pologne. En 2003, c’est la compagnie d’assurance néerlandaise Eureko qui attaque la Pologne pour son refus de privatiser totalement l’ancienne compagnie d’assurance publique PZU. Varsovie a dû s’acquitter d’un chèque de 2,19 milliards d’euros à Eureko, qui souhaitait devenir l’actionnaire majoritaire de l’assureur polonais.

Ces exemples, et quelques autres en Allemagne, en République tchèque ou en Roumanie, sont détaillés dans un rapport publié le 4 décembre par les Amis de la Terre Europe, réseau indépendant qui rassemble une trentaine d’organisations écologistes. Ce rapport, intitulé « les coûts cachés des traités commerciaux européens », illustre très concrètement les effets pervers des « règlements des différends » entre investisseurs et États.

Ces dispositifs, associés à un accord commercial entre États, permettent à une multinationale ou à un fonds d’investissement d’exiger des compensations financières en cas de réformes, de nouvelles législations sociales et environ- nementales, ou de refus de privatiser certains secteurs.

Ces « différends » sont jugés devant un tribunal d’arbitrage privé, à l’aune des traités commerciaux bilatéraux qui ont été conclus (voir notre dossier). Ce sont ces mêmes dispositifs qui sont tant décriés pour les traités commerciaux en cours de négociation entre l’Union européenne et les États-Unis en vue d’un grand marché transatlantique (Tafta/TTIP) ou avec le Canada (Ceta). En France, sénateurs et députés ont voté fin novembre des résolutions invitant le gouvernement à renoncer à ce type de mécanismes (lire ici).

Dans une affaire sur cinq, le jugement n’est même pas rendu public !

Le rapport des Amis de la Terre Europe recense, sur les 20 dernières années, 127 conflits commerciaux de ce type, concernant vingt pays, au sein de l’Union européenne. Les demandes de compensation formulées par les investisseurs dépassent les 30 milliards d’euros. L’Europe de l’Est est particulièrement touchée : les trois-quarts des demandes de compensations sont adressés aux nouveaux pays membres. Sur ces 127 affaires, 60 % concernent le secteur de l’environnement : énergies fossiles et nucléaire, recyclage des déchets, agriculture…

Et représenteraient au moins 12 milliards d’euros de demande de compen- sation. Le dossier à suivre de près est l’action intentée en 2012 contre l’Allemagne par l’énergéticien suédois Vattenfall. L’entreprise demande 4,7 milliards d’euros de compensation à l’Allemagne pour avoir décidé de sortir du nucléaire et de fermer progressivement ses centrales, dont deux appartiennent à Vattenfall (lire notre article).

C’est l’une des 46 affaires encore en cours sur 127. Les autres ont donné lieu à un arbitrage en faveur de l’investisseur dans 18 % des cas, à un règlement à l’amiable – une compensation est cependant payée par le pays à l’investisseur – dans 16 % des affaires et à une victoire de l’État dans 17 % des dossiers. Qu’en est-il des autres ? Dans un cas sur quatre, la procédure a été interrompue. Et dans 20 % des affaires, le résultat de l’arbitrage n’a pas été rendu public ! Ce qui révèle le niveau de transparence de cette « justice » commerciale…

Ce dispositif de règlement des différends « compromet la capacité des autorités nationales et locales de réglementer dans l’intérêt général et constitue une attaque inacceptable et inutile contre la démocratie », alerte le rapport. (« Et ce sont les contribuables eux-mêmes qui devront payer la facture pour les risques pris par les investisseurs privés »). Privatisation des profits, socialisation des pertes…par Ivan du Roy, Nathalie Pédestarres 11 décembre 2014

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11 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

changeons le système, pas le climat (basta)

changeons le système, pas le climat (basta) dans Altermondialisme marche1-dc0b8

20 000 personnes manifestent à Lima

Environ 20 000 jeunes, femmes, paysans, populations autochtones, employés et syndicalistes, ont manifesté le 11 décembre dans les rues du centre-ville de Lima, au Pérou, qui accueille la conférence annuelle sur le climat.

Ce pays, l’un des plus touchés par les dérèglements climatiques, a connu ce qui est sans doute sa plus grande manifestation pour la justice climatique de tous les temps. Le slogan «Changeons le système, pas le climat», a été repris par l’essentiel des organisations et mouvements sociaux et écologistes.

Les revendications étaient nombreuses : luttes locales contre les projets d’extraction de ressources naturelles, de Conga (voir notre enquête) à Yasuni, bataille contre les fausses solutions, exigences de transformations et de mise en œuvre d’alternatives, protection des terres et de l’eau…

Cette manifestation touche au cœur du problème : la fuite en avant dans l’extraction de ressources naturelles liée à la globalisation économique et finan- cière ne cesse de s’étendre, alors que le droit environnemental est toujours subordonné au droit du commerce et des investisseurs.

Après le succès de la manifestation de New-York en septembre dernier (300 000 personnes), cette manifestation, dont les revendications sont très largement déconnectées de la technicité des négociations, semble s’inscrire dans un renouveau d’un mouvement pour la justice climatique. De quoi redonner espoir en vue de la Conférence climat de 2015 qui se tiendra en banlieue parisienne, au Bourget.

Photos : CC Maxime Combes / Alter-Echos par Maxime Combes 11 décembre 2014

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09 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

plus d’un million de citoyens européens mobilisés

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Pour « tuer le vampire » néolibéral Tafta

Plus d’un million de signatures viennent d’être recueillies contre la mise en œuvre de futurs traités de libre-échange. Lancée par le collectif Stop TTIP [1], cette « initiative citoyenne européenne auto-organisée » vise à obtenir des États membres qu’ils ne concluent pas les traités commerciaux actuellement négociés entre l’Union européenne et les États-Unis (TAFTA ou TTIP), et entre l’UE et le Canada (CETA).

Selon les textes européens, le recueil d’un million de soutiens permet d’être reconnu en tant qu’initiative citoyenne européenne (« ICE ») [2]. Cette reconnaissance doit normalement permettre aux organisations qui ont lancé l’initiative de peser directement sur l’élaboration de politiques européennes, comme cela a été le cas pour refuser la privatisation de la gestion de l’eau (lire ici).

Mais pour les accords de libre-échange, la Commission ne l’entend pas de cette oreille. Le 11 septembre dernier, elle a refusé la demande d’une « initiative citoyenne européenne » sur le sujet, portés par les collectifs citoyens. D’après la Commission, les initiatives citoyennes sont prévues pour instaurer de nouvelles lois, mais pas pour contester un texte en cours de législation, rapporte RFI. Bruxelles, qui a fait de ces négociations commerciales une priorité, ne soumettra donc pas de proposition législative pour soutenir cet appel.

« Il faut le tuer comme on tue les vampires »

Qu’à cela ne tienne ! Après avoir saisi la Cour de justice européenne, le collectif Stop TTIP, qui rassemble 320 organisations dans 21 États membres, a décidé de lancer une « ICE auto-organisée » contre TAFTA et CETA, en appliquant les mêmes règles que celles de la Commission. Cette initiative a connu un succès fulgurant : lancée il y a moins de deux mois, elle a dépassé le million de signa- tures [3] ! Le quota officiel pour la France est de 55 000 signatures et à l’heure où nous écrivons ces lignes, il en manque moins d’un millier (vous pouvez encore signer en cliquant ici). Et en Allemagne, en Grande-Bretagne ou en Autriche, les citoyens se sont activement mobilisés.

« Nous ne nous arrêterons pas au million car cette campagne doit continuer et se renforcer tant que dureront les négociations, prévient Susan George de l’association Attac France. Il ne s’agit pas d’ajouter une ou deux exclusions de tel ou tel secteur ni d’améliorer à la marge ce traité inacceptable. Il faut le tuer comme on tue les vampires, en l’exposant à la lumière du jour. » Le Collectif Stop TTIP invite à fêter le 9 décembre à Bruxelles les 60 ans de Jean-Claude Juncker, nouveau président de la Commission européenne, en lui remettant symboliquement une carte de vœux géante signée par plus d’un million de citoyens européens. Pour Susan George, c’est « une belle occasion pour que tous les citoyens puissent prendre part à cette « Stratégie Dracula » ».

par Sophie Chapelle 8 décembre 2014

Retrouvez le dossier de Basta ! : Traités de libre-échange : les multinationales contre la démocratie ?

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08 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

au pérou, les mouvements écologistes sont durement réprimés (basta)

Des militants de l’ONG Oxfam, samedi 29 novembre, à Lima  : " Faites l’Histoire : agissez contre le changement climatique!".

Pendant que les dirigeants discutent du climat,

Les dirigeants de la planète se retrouvent à Lima, capitale du Pérou, pour une nouvelle conférence sur le climat, un an avant celle de Paris. Particulièrement menacé par le réchauffement, ce pays d’Amérique du sud est pourtant loin d’être exemplaire.

Face aux mobilisations de la société civile et des peuples autochtones contre les multiples projets miniers dévastateurs, le gouvernement n’hésite pas à durcir la législation pour réprimer violemment et impunément toute contestation. Et consi- dère tout contestataire comme un « terrucos », un terroriste. La COP 20 se déroule d’ailleurs au sein même du quartier général de l’armée péruvienne, le Pentagonito – le petit Pentagone –, haut lieu de tortures et de disparitions lors de la guerre civile…

« En finir avec les promesses et passer aux actes ». Tel a été le message du président péruvien, Ollanta Humala, le 23 septembre dernier, lors du sommet sur le climat, organisé par les Nations unies à New-York. Le Pérou accueille jusqu’au 12 décembre la 20ème Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP 20), un an avant le rassemblement de Paris. Ségolène Royal et Laurent Fabius s’y envolent d’ailleurs ce 10 décembre pour y représenter la France.(…)

Depuis son élection en 2011, le président Humala et ses différents gouvernements n’ont jamais fait de la protection de l’environnement une priorité, au contraire. Alors que le Pérou est un des pays les plus vulnérables au changement climatique, le gouvernement ne cesse de mettre en place des mesures économiques destructrices. Il se dote également d’instruments juridiques lui permettant d’aller plus loin dans sa stratégie de répression, face aux mobilisations croissantes contre les projets d’exploitation minière, pétrolière, ou forestière, menés aux dépens des besoins de l’ensemble de la population.

Un « permis de tuer » face aux mobilisations sociales

Depuis janvier 2014, la police et l’armée ont reçu le feu vert pour mater les mobilisations par la force grâce la promulgation d’une loi spéciale. Aucun policier ni militaire ne pourra être jugé s’il blesse ou tue une personne. Ce qui renforce ainsi la culture de la violence d’État. Cette modification du code pénal a suscité l’inquiétude de l’opinion publique ainsi que de la Defensoria del Pueblo, l’insti- tution étatique chargée de la protection et de la défense des droits humains). Au niveau international, l’Onu s’est prononcé pour son annulation [2] car les possibles conséquences sont dramatiques.

Dans un contexte où les conflits sociaux ne cessent de se multiplier, ce « permis de tuer » ouvre la porte à une répression policière et militaire sans recours. Les bavures et l’impunité des forces de l’ordre pourraient prendre une ampleur considérable puisque les conflits sociaux-environnementaux sont extrêmement nombreux dans le pays. Rien qu’au premier semestre 2014, 211 conflits ont été répertoriés par le 14ème rapport de l’Observatoire des conflits miniers au Pérou. (…)

Un sous-sol exploité à tout va

(…) Le Pérou, classé parmi les cinq premiers producteurs mondiaux d’argent, de cuivre, de zinc, d’étain, de plomb et d’or, subit l’actuelle baisse du prix des matières premières (lire notre interview). Puisque les prix chutent, il faut accroître les volumes, supprimer les freins à la croissance. Et permettre aux multinationales, parfois d’origine française, d’exploiter encore un peu plus les ressources de l’Amazonie (lire notre enquête). (…)

Ces mesures vont à l’encontre des promesses électorales de « grande transformation » d’Ollanta Humala. Son élection, en juillet 2011, était basée sur un programme de soutien et d’amélioration de la qualité de vie des paysans et des communautés les plus vulnérables, situées dans les régions andines et amazoniennes, largement abandonnées par les politiques publiques, et souvent opprimées. Pour une partie des Péruviens, l’élection d’Humala représentait le changement espéré, après vingt ans de conflit armé suivis de deux gouvernements de droite favorisant les ajustements structurels et les politiques néolibérales d’ouverture aux investissements étrangers. L’arrivée au pouvoir d’Ollanta Humala n’a rien changé. Un exemple parmi tant d’autres des renoncements du président péruvien : celui de défendre les intérêts des paysans touchés par l’extension de la mine aurifère de Conga, dans le nord du Pays (lire notre reportage).(…)

La gauche et la société civile assimilée aux terroristes

A la domination néolibérale s’ajoute une culture de la répression. Dictatures et violences politiques ont façonné le pays. Entre 1980 et 2000, un conflit armé a opposé la dictature d’Alberto Fujimori aux guérillas maoïstes menées par le Sentier lumineux et le Mouvement Révolutionnaire Tupac Amarú. Ce conflit interne a causé la mort de 70 000 personnes et a traumatisé le pays, notamment la région Ayacucho, située au cœur des Andes, berceau du Sentier lumineux. La population, majoritairement paysanne y a été particulièrement touchée par la terreur instaurée tant par le groupe armé que par les escadrons militaires anti-subversion mis en place par l’État. Le Président péruvien, ancien militaire, est d’ailleurs accusé d’avoir lui-même participé à cette terreur [5].

Ce conflit a laissé des traces sur l’ensemble de la société civile péruvienne et sur sa capacité à se mobiliser pour faire valoir ses droits. Ce phénomène ne s’expli- que pas seulement par la peur des forces de l’ordre, mais aussi par la peur d’être assimilé aux terroristes membres des groupes armés se revendiquant d’extrême gauche. Ceux-ci sont désignés de manière péjorative par le terme « terrucos ». « Terruco », néologisme péruvien issu du nom « terroriste », a d’abord été utilisé durant le conflit armé. « Terruco » désigne désormais les personnes suspectées de sympathiser avec les idéologies de ces groupes terroristes. Et cette catégorie ne cesse de s’élargir : le qualificatif s’étend aux gens se reconnaissant dans des idées et valeurs de gauches. Récemment, les défenseurs des droits humains et de l’environnement y ont été inclus (lire notre article).(…)

Une société civile qui se renforce

Face à l’inertie du gouvernement, la société civile se mobilise chaque fois davantage, comme par exemple à Puno, où les communautés aymaras sont parvenues à geler l’exploitation de la mine de cuivre Santa Ana, opérée par l’entreprise canadienne Bear Creek et qui a engagé une procédure d’arbitrage en août 2014. Ou encore à Espinar, où des manifestations ont éclaté en 2012, afin de condamner la multinationale suisse de l’or, Xstrata pour la contamination en métaux lourds des cours d’eau. Le maire d’Espinar s’était lui-même mobilisé et avait pour cela été condamné à deux ans de prison, accusation déclarée nulle le 21 novembre dernier. Viviana Varin [7] 8 décembre

- A lire sur Basta ! : nos articles sur le Pérou.

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28 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

secret des négociations tafta (attac)

secret

La Commission prévoit des éclaircies, mais le brouillard persiste

La Commission européenne a annoncé le 25 novembre qu’elle publierait un nombre limité de textes de négociation du TAFTA, auparavant classifiés, et qu’elle ouvrirait la consultation d’autres documents à l’ensemble des 751 parlementaires européens, en salle de lecture. Ces propositions sont très insuffisantes au regard des inquiétudes exprimées par les citoyens des deux rives de l’Atlantique.

Une ouverture incomplète et discrétionnaire

Malgré ces avancées, le niveau d’ouverture des négociations reste bien en dessous du minimum acceptable. Les publications se font au bon vouloir de la Commission, alors qu’aucun aspect des accords ne devrait échapper à l’examen des citoyens et de la société civile.

Pourtant, les textes les plus fondamentaux de la négociation seront toujours gardés secrets : les positions de l’UE sur les droits de douane et sur les ser- vices ; les textes relatifs à l’investissement, le chapitre contenant la célèbre de clause de règlement des différents investisseurs-États et ses tribunaux d’arbitrage privés ; ainsi que les dispositions sur les marchés publics, au centre des inqui-études des collectivités locales ne seront pas publiés.

Même les 751 députés européens n’auront pas un accès total aux textes, contrairement à ce que la Commissaire a laissé entendre dans sa communication en grande pompe. Les textes consolidés, qui compilent les positions européennes et étasuniennes avec les points de désaccord entre crochets, ne leur seront toujours pas accessibles. Ces textes sont pourtant nécessaires. Ils permettent de comprendre les dynamiques d’une négociation qui se déroule, faut-il le rappeler, à huis-clos. Enfin, l’utilisation persistante de salles de lecture pour la consultation des textes par les parlementaires est une procédure indigne, qui ne permet pas un travail efficace des élus.

Une stratégie de relations publiques bien rodée

Les annonces de la Commission s’inscrivent dans sa stratégie de communication automnale. Elle s’y emploie à combattre « les incompréhensions du public » sur le TAFTA, qui seraient, d’après elle, la cause de la mobilisation de ces derniers mois.

Malheureusement, les éléments à notre disposition ne nous permettent pas de penser que l’accord sera acceptable, bien au contraire. Même sur le front de la transparence, dont elle a fait son cheval de bataille, la Commission n’est toujours pas à la hauteur des enjeux. vendredi 28 novembre 2014, par AITEC, Attac France

https://france.attac.org/se-mobiliser/le-grand-marche-transatlantique/article/secret-des-negociations-tafta-la

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28 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

récolter 25 000 signatures en france pour l’anniversaire de juncker !

récolter 25 000 signatures en france pour l’anniversaire de juncker ! dans Altermondialisme c644d9f8e243440aaaf46af34961f74e

L’Initiative citoyenne européenne (ICE) auto-organisée contre TAFTA et CETA connaît un succès fulgurant. Lancée il y a à peine plus d’un mois, elle est déjà proche du million de signatures !

À ce jour, seules l’Allemagne, l’Autriche et la Grande Bretagne ont franchi le seuil de signataires, qui pourront ainsi être «officiellement» comptabilisés dans l’ICE. En France, il manque encore plus de 25 000 signatures pour atteindre les 55 500 nécessaires.

Jean-Claude Juncker, nouveau Président de la Commission européenne et ex-dirigeant du plus grand paradis fiscal de l’Union européenne, le Luxembourg, fêtera ses 60 ans le 9 décembre. Nous pouvons lui offrir un cadeau inoubliable en contribuant à atteindre en quelques jours le million de signataires.

Pour cela, nous avons besoin de votre aide :

Offrons à Juncker un cadeau inoubliable pour ses 60 ans le 9 décembre :
Un million de signatures contre TAFTA et CETA !

Module « hors TAFTA » développé par Attac France pour le Collectif Stop TAFTA.

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27 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

contrats avec l’iran: total poursuivi pour corruption (ci)

total-christophe-de-margerie

La compagnie pétrolière française est renvoyée en correctionnelle pour “corruption d’agents publics étrangers”.
Ce dossier intéresse les Etats-Unis, qui cherchent à savoir si Total n’a pas enfreint la loi américaine anticorruption. La justice française a décidé de renvoyer Total en correctionnelle dans l’enquête sur des contrats gaziers et pétroliers passés avec l’Iran dans les années 1990 et 2000.
Une période qui intéresse aussi les procureurs américains, qui « prétendent que Total a soudoyé un responsable iranien pour obtenir de lucratives conces- sions de pétrole et de gaz en violation de la loi anticorruption de 1977, qui interdit aux sociétés qui émettent des titres de payer des pots de vin à l’étranger”, explique le Wall Street Journal.Les enquêtes française et américaine ont commencé au milieu des années 2000. En 2007, Christophe de Margerie, alors directeur Moyen-Orient chez Total, avait été mis en examen pour « corruption d’agents publics étrangers » et « abus de biens sociaux ». Des poursuites suspendues par la mort accidentelle en octobre dernier de celui qui était devenu le PDG de la compagnie.

A Londres, le Financial Times indique que « ce procès est un problème majeur pour un groupe qui se remet tout juste de la disparition de son patron et qui subit de plein fouet la baisse des prix du pétrole ». L’année dernière, « Total avait consenti à payer 398 millions de dollars pour clore la procédure américaine”, rappelle le quotidien britannique.

Courrier international 26 novembre 2014
Commentaire: Ce Marjerie tout de même, quel héros, quel saint homme, il faut déposer d’urgence un dossier de béatification à Rome!

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22 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

aides sociales: une décision européenne qui fait l’unanimité du fn au ps (le figaro)

aide 

Toute la classe politique salue un arrêt de la Cour européenne limitant l’octroi des prestations sociales au sein de l’UE.

Une décision européenne largement saluée, du Front national au Parti socialiste en passant par l’UMP. Le spectacle est suffisamment rare et inhabituel pour être souligné. «C’est un pied dans la porte de la préférence nationale», se félicite Louis Aliot, vice-président du FN, en observant cet arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (statuant que les États membres de l’Union n’étaient pas tenus d’oc- troyer des prestations sociales à des citoyens issus d’autres États membres). Aliot y voit une «progression» et une «validation» des combats frontistes.

Il estime aussi qu’à partir du moment où un État peut ne pas octroyer de pres- tations sociales à des résidents de l’UE, il pourra d’autant plus les refuser à des étrangers extérieurs à l’Union. «Cette idée de lier l’octroi de prestations sociales à la nationalité est en train de cheminer y compris dans l’esprit des juges», applaudit-il.(…)

Un «Schengen II» Du côté de l’UMP, on considère également qu’un tel arrêt va dans le sens d’une évolution indispensable de l’Europe. Les présidentiables ont bien compris qu’ils ne pourraient pas échapper aux questions que leur poseront les Français sur le sujet en 2017. Nicolas Sarkozy plaide pour un «Schengen II». Dans Le Figaro Magazine, début octobre, l’ancien président soulignait que «le principal défaut du traité de Schengen, c’est de supprimer les frontières entre les pays membres sans exiger au préalable une harmonisation des prestations sociales accordées aux immigrés. Du coup, les étrangers viennent en France parce que les prestations sociales y sont plus élevées», ajoutait-il.

François Fillon, quant à lui, veut mettre l’immigration au centre de son projet présidentiel, comme il l’explique dans Le Figaro Magazinede cette semaine. Selon l’ancien premier ministre, la France n’a plus les moyens d’offrir un accès à toutes les prestations sociales, à tous ceux qui veulent s’y installer. «Rendre moins attrac- tives les politiques sociales» de la France est, pour lui, «une nécessité absolue».

Décision «légitime» Candidat à la primaire pour 2017, Xavier Bertrand avait dénoncé, le 25 octobre dans Le Figaro, le fait que des immigrés tentent de venir en Europe «parce qu’ils savent qu’ils y bénéficieront tôt ou tard de prestations sociales». Comme François Fillon, il réclame la suppression totale de l’AME (aide médicale d’État). Hervé Mariton, qui salue une décision «cohérente» du point de vue des finances publiques, considère que si ces décisions sont «légitimes» pour des étrangers issus de l’UE, elles le sont «évidemment aussi» pour des étrangers hors UE.

À gauche, Bruno Le Roux, le président du groupe PS à l’Assemblée, a estimé sur France Info que ce jugement disait «des choses justes» et que l’on ne pouvait pas venir «uniquement dans un pays de l’Union pour bénéficier des prestations sociales». Harlem Désir, secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, a admis lui aussi, mercredi devant les députés, que cet arrêt confirmait qu’il n’était «en aucun cas» possible d’user de la liberté de circuler dans l’Union pour «abuser des dispositions sociales» de chaque État membre.

http://www.lefigaro.fr/politique/2014/11/12/01002-20141112ARTFIG00401-une-decision-europeenne-qui-fait-l-unanimitedu-fn-au-ps.php

Commentaire : Donc il faut « dégouter » les immigrés pauvres de venir ici où ce sera toujours plus riche que chez eux. Les immigrés en fait ne touchent pas toutes les aides: ils meurent jeunes et rentent souvent avant d’avoir leurs droits. C’est parfaitement raciste. Et surtout c’est basé sur la démographie à l’ancienne. Quand le réchauffement climatique va commencer, c’est 10, 20 millions d’habitants rien qu’au Bengla Desh qui vont partir. Et les guerres imposées jusqu’à la dernière goutte de pétrole: le Liban, en ce moment reçoit l’équivalent en France de 20 millions de réfugiés.

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20 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

imposer la transparence aux compagnies pétrolières et minières nuit à la compétitivité (basta)

imposer la transparence aux compagnies pétrolières et minières nuit à la compétitivité (basta) dans Altermondialisme Evasion-fiscale

Cela aurait pu constituer une belle victoire contre la corruption et les circuits financiers opaques.

Et devenir un outil efficace aux mains des Etats pour lutter contre l’évasion fiscale pratiquée par les multinationales. Le Parlement a voté cet automne une loi impo- sant des obligations de transparence aux entreprises du secteur extractif, comme Total, Areva ou GDF Suez.

Mais le gouvernement a refusé d’aller jusqu’au bout, et d’écouter les députés qui souhaitaient que cette obligation soit la plus complète possible. Les bénéfices pourront continuer de fuir vers les paradis fiscaux. Et l’argent du pétrole, de l’uranium ou du minerai s’évaporer dans une myriade de filiales.

Que fait Total aux Bermudes? C’est l’une des questions que se sont posés plusieurs députés à l’occasion du vote de la loi française sur la transparence des entreprises extractives et forestières. Ces sociétés, comme Total, Areva, GDF Suez ou Eramet, exploitent les sous-sols dans le monde entier pour leurs res- sources pétrolières, minérales ou uranifères. Combien reversent-elles aux pays, souvent pauvres, en question ? Où circulent leurs bénéfices ? Quelle activité réelle cache une succursale dans les Caraïbes ou sur les îles anglo-normandes ?

Une quarantaine de députés français ont souhaité aller encore plus loin. Ils ont proposé un amendement obligeant les entreprises à publier un reporting complet pays par pays. « Seul un tel reporting permet de détecter les pratiques abusives de transferts de bénéfices, et l’évasion fiscale. Cela implique d’avoir des informations non seulement sur les paiements faits aux gouvernements, mais aussi sur les chiffres d’affaires, les bénéfices, les effectifs et les subventions reçues par toutes les filiales des entreprises, dans tous les pays, y compris les paradis fiscaux », plaide Lucie Watrinet de l’ONG CCFD-Terre Solidaire.

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Anne-Sophie Simpere 20 novembre 2014

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