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10 août 2013 ~ 0 Commentaire

Une action concertée transnationale « plantations Bolloré »(Ael)

Une action concertée transnationale « plantations Bolloré »(Ael) dans Altermondialisme cocaplma

 Les riverains ne lâchent rien !

Mercredi 5 juin, jour de l’Assemblée générale des actionnaires du groupe Bolloré, les riverains des plantations (de palmiers à huile et/ou d’hévéas) contrôlées par celui-ci dans trois pays en Afrique ont organisé des actions simultanées de blocage et de perturbation des palmeraies. Si la manifestation a été annulée en Sierra Leone pour raison de sécurité, plusieurs centaines de villageois libériens ont occupé la plantation SRC pendant que des paysans et chefs traditionnels camerounais se rassemblaient devant le siège de la Socapalm à Douala.

Une manifestation de riverains a été bloquée par les forces de l’ordre en Côte d’Ivoire alors qu’ils marchaient vers l’usine centrale. Pour se hisser à l’échelle de la multinationale, ces riverains ont décidé de coordonner leurs luttes pour réaliser cette action concertée transnationale.

Les revendications sont similaires du Cameroun au Sierra Leone. La première : protection de l’espace vital de 250 ha de terres cultivables autour des villages riverains pour les paysans locaux. Les surfaces plantées des sociétés africaines de la Socfin sont en effet passées de 87 303 à 99 683 ha en deux ans. La seconde : compenser cette privation de terres par des services sociaux conformément aux conventions et baux concédés par les États africains. L’interdiction d’accès des riverains aux centres de santé de la Socapalm au Cameroun avait, par exemple, été un motif de soulèvements réguliers.

Une délégation de ressortissants résidant en France des pays concernés (munie de banderoles, tracts et outils agricoles) est venue « accueillir » les actionnaires au siège du groupe avec le ReACT (Réseau d’action concertée transnationale) et l’Afaspa* (Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique). Opération de charme et de communication de Bolloré en réponse : « monsieur Vincent » a dû sortir de l’assemblée des actionnaires pour « recevoir » les revendications. Manifestations en Afrique contre Bolloré: « Cette première action internationale n’est que le début. Nous sommes déterminés à faire respecter nos droits et M. Bolloré devra finir par l’entendre », a affirmé, depuis le Cameroun, Emmanuel Elong, porte-parole du Synaparcam, le Syndicat des paysans riverains de la Socapalm. « M. Bolloré nous a reçus. Nous lui avons relayé la revendication commune de l’organisation dans les plus brefs délais d’une négociation transnationale avec des représentants des riverains de tous les pays concernés », a expliqué d’une voix la délégation parisienne intervenue devant le siège de Bolloré lors de l’AG des actionnaires.

En fait, après coup, Bolloré nargue la puissante mobilisation coordonnée contre son groupe dans les quatre pays con- cernés et à Puteaux en refusant la négociation transnationale qui lui est proposée. Le groupe cherche visiblement à diviser l’action concertée transnationale en programmant des rencontres séparées, en septembre prochain, avec les représentants des collectifs de riverains pour débiter ses promesses de « plan d’action » pour les différents pays.

À cela une seule réponse efficace pour les riverains : exigence maintenue d’une négociation transnationale et renforcement de la force de frappe… Les organisations de riverains au Cameroun et en Côte d’Ivoire montrent la voie en structurant leur alliance pour pouvoir prendre des décisions plus efficacement (calendrier d’actions, revendications, etc.). Les riverains ne lâchent rien ! À suivre de très près…

9 août 2013 par Pierre Sidy

[*] afaspa@wanadoo.fr / www.afaspa.com

Source http://www.afriquesenlutte.org/notr…

Lire aussi: http://pcfbalaruc.over-blog.com/page-1368278.html

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09 août 2013 ~ 0 Commentaire

Allaitement maternel, ces titres qui font frémir! (Bellaciao)

Allaitement maternel, ces titres qui font frémir! (Bellaciao) dans Altermondialisme alliaitment

Frémissement au Parti de la Presse et de l’Argent (PPA), de Libération à El País, du New York Times à RTL : Nicolas Maduro et sa nouvelle équipe menacent la sécurité des États-Unis:

Les femmes bientôt obligées d’allaiter au Venezuela (Le Figaro)

Le Venezuela veut interdire les biberons et forcer à l’allaitement (Le Point)

Allaitement : le Venezuela songe à interdire le biberon (Metronews)

Venezuela : une députée veut obliger les femmes à allaiter (Elle)

L’allaitement bientôt obligatoire au Venezuela ? (Marie-Claire)

Les Vénézuéliennes, bientôt forcées d’allaiter leur bébé ? (Famili)

Allaitement forcé pour toutes les femmes au Venezuela ? (Terrafemina)

Venezuela : les femmes forcées à allaiter ? (Magicmaman)

Et je pourrais continuer d’énumérer, tant ils sont nombreux et presque tous de la même veine, les titres de presse à propos d’un récent projet de réforme de la loi de promotion et protection de l’allaitement maternel de 2007. L’objet n’est pas tant ici d’analyser en détail le contenu de la loi que d’examiner comment la presse internationale, et francophone en particulier, en rend compte. Certains, Le Figaro en tête, ne se donnent même pas la peine de placer un signe d’interrogation en fin de titre, alors qu’il ne s’agit encore que d’un projet de loi. D’autres ont tout de même la décence de mettre le titre au conditionnel, tout en oubliant quelquefois ce conditionnel dans leurs commentaires.

De quoi s’agit-il ? D’un projet de loi qui vient renforcer une loi existante destinée à promouvoir l’allaitement maternel au Venezuela. Si on prend la peine de lire le texte, on se rendra compte qu’il n’est nulle part question d’obliger les mères à allaiter, comme semblent vouloir le signifier la plupart des articles incriminés.

Série de mesures Ce qui est en jeu, c’est le renforcement de l’incitation à allaiter par le biais d’une série de mesures : information des futurs parents sur les bienfaits de l’allaitement maternel par rapport aux alternatives « industrielles » (bienfaits que, soit dit en passant, personne ne remet en cause) ; obligation pour les centres de santé publics et privés de promouvoir l’allaitement maternel et prohibition de donner au nouveau-né d’autres formules, sauf sur indication médicale ; réglementation des étiquetages et interdiction de la promotion et la publicité pour les substituts au lait maternel, etc. Il s’agit en quelque sorte de l’inscription dans la législation vénézuélienne des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel. On peut certes s’étonner de lire dans le texte du projet de loi que « l’allaitement maternel est une politique d’État, iniciative humaniste qui vise à garantir la vie et la santé des enfants et des mères ». Les termes de « politique d’État » gênent bien entendu les partisans du libéralisme à tout crin (dont les membres de l’opposition anti-chaviste) qui ne se sont pas privé de le dire. Mais le contexte explique aussi bien des choses.

Portée et enjeux Il faut en effet connaître les réalités vénézuéliennes pour se rendre compte de la portée et des enjeux de cette politique qui se veut « d’État » : au Venezuela, selon les chiffres du ministère de la Santé, seulement 29 % des mères allaitent leur bébé, contre 69 % en France et 98 % en Norvège.

Les causes de ce pourcentage extrêmement bas sont multiples : Une médecine presque toute entière gagnée par le pragmatisme, la facilité et le goût du gain, et ce dès le temps de formation universitaire. Pour preuve, dans un domaine connexe, le taux de naissance par césa- rienne est de 30 % dans le pays, soit deux fois plus que la moyenne mondiale, avec une pointe de 80 % dans le secteur privé ! De même, il est plus pratique et rémunérateur pour une clinique de proposer des substituts en lieu et place du lait maternel.

La (fausse) image de modernité que véhiculent les produits de substitution au lait maternel, grâce entre autres à la promotion qui en est faite.

Une aliénation quasi générale au modèle nord-américain dominant.

Pour le ministère de la Santé, il convient donc, au moyen de la loi, d’effectuer un rattrapage afin d’atteindre, d’ici 2016, le taux de 70 % de mères allaitant leur bébé. Que cela ne plaise pas aux multinationales qui commercialisent les substituts au lait maternel et autres accessoires tels que biberons ou tétines, ainsi qu’aux médecins privés qui s’en font les promoteurs locaux, c’est de bonne guerre…

Haro sur la bête allaitement. En définitive, le projet de loi justifie-t-il les titres abusifs, racoleurs et frauduleux dont nous a abreuvé la presse internationale ? Sans doute pas. La Suède a un projet de loi qui va dans le même sens et nul n’en a entendu parler. Mais n’oublions pas que, dans notre cas, les journalistes avaient affaire au Venezuela, un pays qui n’est pas loin, dans l’imaginaire politico-médiatique occidental, d’être une « dictature », voire un « pays voyou », aux côtés de l’Iran, de la Syrie de Bachar El Assad et de la Corée du Nord. Alors, haro sur la bête, l’occasion étant trop belle de ne pas en remettre une couche ! Et cela a fonctionné, si l’on en juge par le nombre d’articles sur le sujet et les milliers de réactions, féminines surtout, sous forme de commentaires sur les réseaux sociaux : le Venezuela est à nouveau stigmatisé, l’objectif est atteint. Rendons tout de même justice à deux journalistes qui ne sont pas tombés dans le panneau : David Ramasseul dans Paris Match (surprise !), avec son article Les biberons de la discorde : retour sur une polémique, une présentation honnête du projet de loi, en tenant compte du contexte vénézuélien ; et Stanislas Kraland dans le Huffington Post, qui profite de l’occasion pour poser la question Allaitement maternel : faut-il vraiment interdire le biberon ? et entame ainsi un débat plus général –et bienvenu– sur le sujet. 2013. J.-L C.

URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com….

* http://venezuelainfos.wordpress.com….

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article136575

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09 août 2013 ~ 0 Commentaire

Du Big Mac au hamburger Frankenstein (Esther Vivas)

Du Big Mac au hamburger Frankenstein (Esther Vivas) dans Altermondialisme halloween-recipe-frankenstein

Alors que l’on pensait avoir tout vu dans le monde du hamburger, la réalité nous surprend une fois de plus.

Déjà il y a quelques mois, certains médias ont évoqué la prouesse d’un hamburger de Mc Donald’s en parfait état de conservation 14 ans après avoir été préparé,  avant-hier on a  annoncé le premier hamburger réalisé en laboratoire. On pourrait l’appeler « le Hamburger Frankenstein » tellment il ressemble au « monstre » de Mary Shelley.

Un hamburger qui semble avoir tout pour plaire : sa production ne contamine rien, dépense peu d’énergie, n’utilise pratiquement pas de sol et ne contient en outre aucune graisse. Sa « viande » est produite à partir de l’extraction de quelques cellules mères du tissu musculaire du dos d’une vache. Que dire de plus ? C’est le hamburger light, parfait pour consommer en été…

Petit « hic », son prix ne le rend pas vraiment encore accessible à toutes les bourses. Son élaboration a coûté pas moins de 248.000 euros. L’inclure dans un menu « Happy Meal » prendra semble-t-il encore un peu de temps. Mais cela n’empêche pas qu’on nous annonce déjà que cette avancée scientifique permettra d’en finir avec la faim dans le monde. Les gens doivent manger et puisqu’ils veulent manger de la viande, alors on va leur en donner. Tel semble être le raisonnement des « pères » de cette prouesse.

Mais j’ai deux questions qui me viennent à l’esprit. La première : est-il vraiment nécessaire que nous mangions autant de viande pour nous alimenter ? Avant de produire plus de viande, indépendamment de son origine, ne voudrait-il pas mieux encourager un autre type d’alimentation, plus saine, respectueuse des droits des animaux et soutenable ? Car enfin, qui y gagne avec ce type d’alimentation accro aux bovins et aux porcins ? Smithfield Foods, le plus grand producteur mondial de viande de porc, est l’un de ces grands bénéficiaires. Dans son curriculum s’accumulent les violations des droits du travail, les contaminations environnementales etc. Dans l’Etat espagnol, Smithfield Foods opère au travers de Campofrío.

Deuxième question : un hamburger de laboratoire est-il vraiment nécessaire pour en finir avec la faim ? Selon l’ONU, on produit aujour- d’hui suffisamment de nourriture pour alimenter 12 milliards de personnes alors qu’il y a 7 milliards d’habitants sur cette planète. Mais en dépit de ces chiffres, une personne sur sept dans le monde souffre de la faim. De la nourriture, donc, il y en a.  par contre il n’y a pas de justice dans sa distribution. Il ne s’agit donc pas d’augmenter la production,  d’engendrer des hamburgers en laboratoire, ni de développer l’agricul- ture transgénique. Il s’agit, ni plus, ni moins, de démocratie à l’heure de produire et de distribuer les aliments.

Les solutions « miraculeuses » à la crise alimentaire n’existent pas. Les problèmes politiques comme la faim ne seront jamais réso- lus avec des raccourcis technico-scientifiques. Il ne s’agit pas de rejeter toute recherche scientifique. Au contraire. Il faut encourager une science au service de la majorité sociale, non soumise aux intérêts commerciaux et économiques et qui s’engage à améliorer les conditions de vie des gens. De la « révolution verte » aux Organismes Génétiquement Modifiés (OGM), on nous a sans cesse promis d’en finir avec la faim. La réalité crue nous indique que c’est un échec. Bien que, souvent, on nous occulte son plus grand succès : dégager des bénéfices fabuleux  pour l’industrie agro-alimentaire et biotechnologique. Le hamburger Frankenstein ne sera pas une exception.

Source :
http://blogs.publico.es/esther-vivas/2013/08/07/del-big-mac-a-la-hamburguesa-frankenstein/
Traduction française pour Avanti4.be : Ataulfo Riera

http://www.avanti4.be/actualite/article/du-big-mac-a-l-hamburger-frankenstein

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06 août 2013 ~ 0 Commentaire

Alternatiba (Reporterre)

Alternatiba (Reporterre) dans Altermondialisme arton4567-74da11

« Ensemble, construisons un monde meilleur en relevant le défi climatique ! »Le GIEC, Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, rend son cinquième rapport ce 27 septembre 2013, pour faire le point sur l’état du changement climatique en cours. Le dimanche 6 octobre, une journée de mobilisation citoyenne ambitieuse et originale est organisée à Bayonne : Alternatiba, un véritable Village des alternatives, individuelles, collectives, territoriales et systémiques au changement climatique et à la crise énergétique. Des milliers de personnes y sont attendues.Son objectif est de :

- diffuser le message de l’urgence climatique, sensibiliser le grand public et les élus à la nécessité de baisser rapidement et radicalement nos émissions de gaz à effet de serre, interpeller sur les conséquences dramatiques de l’absence d’accord international ambitieux, efficace, contraignant et juste sur le climat ;

- combattre l’effet possible de sidération, le sentiment d’impuissance et donc la démobilisation que peuvent provoquer la gravité et l’importance du défi climatique, en montrant que les solutions existent et qu’elles sont à notre portée, créatrices d’emploi, porteuses d’un monde plus humain, convivial et solidaire ;

- appeler à mettre en route sans plus attendre la transition sociale, énergétique et écologique nécessaire pour éviter le dérèglement profond et irréversible des mécanismes du climat.

Loin des fausses solutions – injustes, dangereuses et inefficaces – prônées par certains (géo-ingénierie, OGM, agro- carburants, marchés carbone, mécanismes de compensation, nucléaire etc.), des milliers d’alternatives aux causes du chan- gement climatique sont en effet mises en pratique tous les jours par des millions d’individus, d’organisations, de collectivités locales dans les domaines les plus divers.

Agriculture paysanne, consommation responsable, circuits courts, relocalisation de l’économie, partage du travail et des richesses, reconversion sociale et écologique de la production, finance éthique, défense des biens communs comme l’eau, la terre ou les forêts, pêche durable, souveraineté alimentaire, solidarité et partage, réparation et recyclage, réduction des déchets, transports doux et mobilité soutenable, éco-rénovation, lutte contre l’étalement urbain et l’artificialisation des sols, aménagement du territoire soutenable, démarches de préservation du foncier agricole, défense de la biodiversité, sobriété et efficience énergétique, énergies renouvelables, plans Virage énergie climat, villes en transition, sensibilisation à l’environnement, etc. : les alternatives existent, elles ne demandent qu’à être renforcées, développées, multipliées !

Nous pouvons ainsi continuer à changer concrètement les choses chacun-e à notre niveau, et également renforcer la dynamique, la prise de conscience, le rapport de force permettant d’avancer vers les bonnes prises de décisions tant au niveau local qu’au niveau global. lundi 5 août 2013

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06 août 2013 ~ 0 Commentaire

Ecologistes-résistants au Sud (1)

Ecologistes-résistants au Sud (1) dans Altermondialisme Yacouba-Sawadogo-300x237-c7851

Yacouba Sawedogo est un petit commerçant Burkinabé qui, lors de la famine provoquée par la sécheresse de 1974, décida de quitter son commerce florissant, pour redevenir un agriculteur comme son père.

Il est alors retourné dans son village de Gourga, pour cultiver des céréales, là où la terre était parfois devenue dure comme du ciment, et où la végétation avait presque totalement disparu. Le thermomètre y dépasse souvent les 40° et il n’y a que peu d’eau au fond des puits. Il ne voulait plus voir les villageois mourir de faim ou partir gonfler les bidonvilles de Ouagadougou.

Avant d’être surnommé l’homme qui arrête le désert, il a été considéré comme un illuminé voire un fou. L’universitaire hollandais Chris Reij, spécialiste de la désertification, étudie les problèmes agricoles du Burkina depuis plus de 20 ans. Il dit de Yacouba, qui n’a fait aucune étude, « qu’il a eu plus d’impact sur la préservation de l’environnement du Sahel que toutes les équipes de recherches inter- nationales réunies. »

Yacouba, avec la seule force de sa conviction, a redécouvert une technique ancestrale abandonnée, le Zaï. Elle consiste à faire une cuvette de 20 à 30 cm de diamètre et de 15cm de profondeur dans la terre, avec une simple houe. Celle-ci retient l’eau de pluie, et les ter- mites avec leurs galeries irriguent ensuite le sol en profondeur. Dans ces régions, la saison des pluies ne durent que quelques mois. Sur les sols durcis et sans végétation, les eaux ruissellent et vont grossir les fleuves sans remplir les nappes phréatiques ni humidifier réellement la terre. C’est dans ce trou que l’on semait traditionnellement des graines de mil ou de sorgho bien adaptées au climat sahélien. Mais avec l’avancée du désert, la sécheresse, ponctuée de pluies erratiques entre 1974 et 1985, cette technique n’aurait pas été suffisante.

Yacouba a alors amélioré ce procédé en mettant une couche de fumier composté au fond du trou et en le recouvrant de paille ou d’autres végétaux pour protéger l’ensemble de la sécheresse. Une manière de faire travailler encore mieux les termites dont on estime qu’elles rendent un service du même genre que les vers de terres en zone tempérée. Des auxiliaires indispensables à une agriculture respectueuse de la vie des sols car elles les transforment et participent à rendre les sels minéraux assimilables pour les plantes. Et c’est dans ce petit tas de matériaux vivants (compost) et fertiles que la graine était semée par Yacouba. Le système décrit ici n’aborde pas la complexité de la microbiologie des sols, du travail de la micro faune et de la microflore, dont celui très important des mycorhizes avec toute l’importance des symbioses racinaires. Le Zaï amélioré est un moyen qui permet de remettre en route toute cette extraordinaire machinerie microbiologique des sols et des plantes que l’on nomme aujourd’hui agroécologie.

Fort de sa réussite qui lui a permis très vite de multiplier les rendements par deux, trois ou plus, Yacouba est parti avec sa moto montrer aux autres paysans cette technique. Puis il a aidé à la formation de groupe de paysans qui ont eux-mêmes répandu le Zaï, en se réunissant et en échangeant leurs expériences et leurs semences. Ils ont réussi à l’améliorer par des plantations d’arbres de la région pour maintenir l’humidité, une des formes de l’agroforesterie dont on parle de plus en plus pour régénérer les sols détruits par l’agriculture productiviste. Ils ont aussi construit de petites levées de pierre et de terre permettant d’endiguer les flux d’eau de pluie et ainsi forcer l’infiltration dans le sol.

Tout ceci a permis d’accélérer la remise en marche des processus naturels de fertilité et de faire reverdir le désert. Trois millions d’hectares dans le Sahel selon Olivier de Schutter, successeur à l’ONU de Jean Ziegler, sont redevenus productifs aujourd’hui grâce à la persévérance et à la générosité de cet homme. Lutter efficacement contre la faim et l’avancée du désert, régénérer les sols et les nappes phréatiques sans aide extérieure est une réussite mal reconnue par les décideurs.

L’autosuffisance alimentaire de quelques milliards de personnes, capables de produire et de se nourrir des fruits de leurs terres, est insupportable pour l’agrobusiness. C’est un manque à gagner pour les entreprises transnationales, des semenciers aux spéculateurs, des fabricants d’intrants aux grandes entreprises de commerce céréalier. Alors même que nous savons que ce système d’agro-alimentation industriel est responsable de 50% des émissions de GES dans le monde |1| et qu’inversement l’agroécologie, en captant le CO2, pourrait refroidir le climat. |2| 5 août par Nicolas Sersiron , Robin Delobel

http://cadtm.org/Quatre-portraits-d-ecologistes

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06 août 2013 ~ 0 Commentaire

Ecologistes-résistants au Sud (2)

Ecologistes-résistants au Sud (2) dans Altermondialisme seeds1-9c979

Chandramma est une paysanne pauvre de la caste des dalits, les intouchables, les hors castes comme le sont aussi les Adivasis, les aborigènes indiens.

Elle est devenue un personnage très important pour la survie des petit-e-s paysan-ne-s de l’Inde du centre, une région semi-aride, comme Yacouba dans le Sahel à la même époque. Les moussons sont devenues capricieuses, comme la saison des pluies ailleurs, conséquence du changement climatique.

En 1980, une sécheresse a privé les paysans de récolte, donc de nourriture et pire, de semences pour l’année suivante. Des semences hybrides, sans moisson possible quand on les ressème, ont alors été données par le gouvernement indien pour les secourir. Les premières récoltes ont donné une « malbouffe » incapable d’apporter aux populations vigueur et force. Elles ont alors survécu sous assistance alimentaire jusqu’à l’arrivée de la DDC (Deccan development society) dans leur région, une ONG indienne axée sur la recherche de solutions permettant aux plus pauvres de retrouver leur indépendance.

Avec cette aide, Chandramma va mettre toute son énergie dans la création de sanghams de femmes, des associations de villageoises pauvres, composées essentiellement de dalits. Des multiples réunions de ces sanghams vont naître de nombreuses idées mises en œuvre aussitôt. En effet, chacune d’entre elles, selon le directeur de la DDS, en étant incluses dans les décisions prises au cours de ces réunions, va se sentir responsable. Une véritable révolution sociale pour ces femmes. Les paysannes dalits sont souvent très pauvres et leurs paroles rarement prises en considération. Être une intouchable à la campagne revient à subir une double punition : machisme et mauvais traitements réservés aux personnes hors castes.

Les difficultés semblaient insurmontables. Malgré ou à cause de la sécheresse, des terres pauvres et des semences hybrides, face à l’impossible, comme l’était Yacouba, ces femmes vont réagir. Est-ce l’énergie collective qui a donné à Chandramma l’idée magnifique qui va tout changer ? Alors qu’aucune des femmes n’avait assez d’argent pour acheter des semences, Chandramma demanda aux fermiers de la région qu’ils lui donnent une part de leurs semences anciennes et proposa en échange de leur rendre le double après les récoltes. Et cela a réussi. En utilisant la fumure des bêtes et avec un bon travail de préparation des sols, ces graines – mil et sorgho – ont tout de suite donné de bons résultats à l’inverse des clones hybrides données par le gouvernement.

Elles étaient adaptées aux conditions climatiques – peu de pluies et de fortes chaleurs - et aux caractéristiques des terroirs grâce à la sélection paysanne ancestrale. Les terres utilisées étaient pourtant pauvres et délaissés avant que Chandramma et ses compagnes ne les remettent en culture. Pourtant, elles ont retrouvé rapidement santé et énergie grâce à la diversité et la qualité nutritionnelle de ces céréales. Les rendements ayant rapidement doublé voire triplé, ces femmes en mettant en pratique une véritable souveraineté alimentaire, ont pu reconquérir leur autonomie et ont permis de faire redémarrer la région économiquement en seulement quelques années.

En appliquant l’idée de rendre près du double de la quantité de semences empruntées, elles ont pu créer des maisons de semences, ou chaque paysan-ne a pu se fournir sans être contraint-e de faire un emprunt auprès des usuriers ou des banques de micro-finance. Des taux qui varient autour de 50% par an. N’oublions pas que la cause des 275 000 paysan-ne-s indien-e-s qui se sont suicidés ces 15 dernières années est l’impossibilité définitive, après de mauvaises récoltes, de rembourser les crédit faits pour obtenir des engrais, des pesticides et des semences hybrides ou OGM très onéreuses, à renouveler chaque année. |3|

La DDS a ensuite répandu auprès de plusieurs millions de paysan-e-s ces méthodes agroécologiques et ces maisons de semences paysannes. Chandramma est une femme illettrée, comme Yacouba du Burkina, mais comme son homologue africain, leurs expériences rayonnent aujourd’hui à travers leur pays, voire au delà. Tous deux, dos au mur, la faim au ventre, ont fait revivre et améliorer des savoirs ancestraux pour trouver une solution de survie. Puis ils ont rassemblé les paysans pour regrouper les intelligences et les énergies. Ces derniers ont ensuite inventé de nouvelles relations bâties sur la gratuité : semences et savoirs. En s’écartant de la course aux profits, en faisant l’opposé de ce que propose les grands semenciers, la Banque mondiale et les gouvernements, Chandramma offre à la société civile un chemin pour retrouver le sens du « bien vivre » et du respect de l’écologie, indispensable pour construire un futur à l’humanité.

http://cadtm.org/Quatre-portraits-d-ecologistes

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06 août 2013 ~ 0 Commentaire

Ecologistes-résistants au Sud (3)

Ecologistes-résistants au Sud (3) dans Altermondialisme maison-semence-blog-d6929

Magui Balbuena vit dans un pays où être une femme demande encore plus de courage qu’ailleurs. En effet, chaque jour, six femmes sont victimes de violences physiques dans leur foyer. Le Paraguay possède le plus fort taux de grossesse précoce chez les adolescentes en Amérique latine et seuls trois enfants sur 10 sont reconnus par leurs pères…

En tant que femme paysanne, Magui doit faire face à une lutte permanente pour faire valoir ses droits de femme et de paysanne. Si la situation des femmes est difficile au Paraguay, celle des paysans n’est pas plus enviable. Depuis une quarantaine d’années, un modèle agricole néfaste pour la grande majorité de la population a été imposé. Des étrangers ont d’abord commencé à cultiver du soja conventionnel à grande échelle. Quelques années plus tard, cinq à six variétés de soja transgénique de Monsanto ont été approuvées et les compagnies internationales, en grande partie brésiliennes, ont commencé à planter ces variétés pour tester le sol paraguayen.

De grandes surfaces de forêts ont été supprimées. La fertilité des sols, utilisés intensément, est détruite par la culture de ces plantes transgéniques et par les énormes machines utilisées par les producteurs. L’imposition de ce modèle aboutit à l’étouffement de communautés entières qui doivent quitter leurs terres. Les compagnies rachètent les terres des paysans qui migrent ensuite vers la ville. Certains refusent mais sont alors persécutés. Les familles qui acceptent de cultiver du soja transgénique deviennent ensuite dépendantes des compagnies car elles doivent leur acheter les semences, l’équipement et les pesticides. Cette situation pousse plus de 15 000 paysans-es à quitter leurs terres chaque année.

Magui a souffert personnellement de ce modèle agricole et des méthodes des grandes compagnies. Son activisme pour le droit des paysans l’a menée en prison pendant la dictature de Stroessner et elle a perdu de nombreux amis et collègues. Cependant, Magui et ses compagnons de lutte n’abandonnent pas et croient à la loi du nombre. Il y a dix ans, un jeune garçon fut infecté par l’épandage de pesticides. Quatre jours après, Silvino décédait d’une intoxication chimique extrême. Les analyses de sang prélevé sur ses frères et sœurs indiquaient un haut niveau de glyphosate (Roundup). La mère de Silvino était enceinte à l’époque et perdit son bébé.

Avec son association, la Conamuri, Coordination nationale de femmes rurales et indigènes, Magui attaqua en justice le producteur. L’affaire Silvino était le premier cas de mort causée par les agrotoxiques. Il y eut deux jugements, remportés tous les deux par Magui et ses compañeros, qui faisaient figure de David contre Goliath. Ils furent menacés par les grands producteurs de soja, qui bénéficiaient du soutien de la police, du système judiciaire, de l’exécutif et du parlement. Ce qui fait dire à Magui que l’on peut tout de même vaincre des intérêts puissants en se battant avec sa vie. Magui a créé la Conamuri afin de lutter contre les inégalités – sociales, politiques, économiques- et promouvoir la sécurité alimentaire. Un gros travail de sensibilisation est effectué à travers l’organisation d’ateliers, de programmes radios et la mobilisation des femmes pour la défense de la terre-mère. Une de leur mission est de donner envie aux habitants de rester à la campagne, principalement les jeunes. Ces derniers migrent en trop grand nombre vers les grandes villes ou vers l’Argentine et l’Espagne. Actuellement, 60% des personnes vivant à la campagne ont plus de 40 ans. Le Paraguay compte 650 000 sans abris (pour une population de 7 millions d’habitants) et ce sont en grande partie des paysans.

La Conamuri lutte également en faveur d’une réforme agraire pour les paysans et les indigènes et indirectement pour le développement de l’agriculture biologique. La sauvegarde des semences traditionnelles fait également partie des combats menés par Magui. La Conamuri a créé un système d’échange de semences appelé Semilla Roga, maison des semences en guarani. Il y a une Semilla Roga dans le Caaguazu, le département où vit Magui, mais l’objectif est qu’ensuite chaque département en possède une. Après avoir vécu des années de répression terrible lors de la dictature, l’énergie de Magui Balbuena reste intacte. Elle s’est présentée à l’élection présidentielle d’avril 2013 en compagnie de Lilian Soto pour la plateforme féministe Kuña Pyrenda.

http://cadtm.org/Quatre-portraits-d-ecologistes

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06 août 2013 ~ 0 Commentaire

Ecologistes-résistants au Sud (4)

Ecologistes-résistants au Sud (4) dans Altermondialisme main_liu_futang__photo-aaca1

Se battre pour un monde plus juste peut consister à construire cet autre monde que nous recherchons à travers des alternatives telles que la pratique de l’agroécologie, la sauvegarde et l’échange de semences, l’expérimentation d’autres modes d’habitats plus écologiques et plus solidaires… mais aussi dans le refus des grands projets, du gigantisme si cher à nos élites.

En Chine, le nombre de riches se multiplie, il faut donc répondre à leurs besoins et s’adapter, se développer. Les bâtiments sont construits à une vitesse effrénée, les industries doivent tenir le rythme et surtout ne pas ralentir. Les ressources nécessaires pour satis- faire cette volonté de développement économique sont toujours plus immenses et demander l’avis des populations ne fait pas partie du pro- cessus.

Un retraité de l’administration des forêts de l’île de Hainan est devenu le symbole de la lutte pour la préservation des richesses naturelles. Liu Futang a 65 ans et souffre de diabète. Cela n’a pas empêché les autorités chinoises de l’arrêter dans sa chambre d’hôpital en juillet 2012. Pour quel motif ? L’ancien responsable de la prévention des incendies de la province est accusé de « publication, impression et distribution illégale » de trois livres publiés à compte d’auteur à Hong Kong.  Ces livres portent sur les dégâts environnementaux causés sur l’île de Hainan. Grande comme trois fois la Corse et peuplée de 8 millions d’habitants, elle a été désignée en 2010 « île touristique internationale » et figure parmi les destinations préférées des riches Chinois. D’après Greenpeace, le quart des forêts de Hainan a disparu au cours de la dernière décennie, elles furent remplacées par des terrains de golf et des hôtels de luxe.

Liu s’était déjà fait remarquer en mobilisant la presse sur la destruction des mangroves et de palmiers pour installer un site touristique haut de gamme. Suite à cela, il reçut le prix du journalisme citoyen remis par le Guardian et le portail Sina. Peu avant son arrestation, Liu était également le seul à informer sur le combat des habitants de Yinggehai, un village situé au sud-ouest de l’île. Ces derniers étaient des milliers à protester contre la construction d’une centrale thermique. Les autorités ont alors essayé d’imposer le projet dans deux villages à proximité de Yinggehai. Liu a finalement été condamné à trois ans de prison avec sursis et libéré en décembre après plusieurs mois de détention.

Notes:

|1| Grain, Hold up sur l’alimentation. Comment les sociétés transnationales contrôlent l’alimentation du monde, font main basse sur les terres et détraquent le climat. Ed Cetim-Grain 2012

|2| ibid

|3| « Toutes nos enquêtes montrent que 90 % de la population d’Andhra Pradesh en Inde est endettée et ne survit qu’en passant d’un crédit à l’autre. Les familles prennent du crédit auprès des IMF non parce qu’elles ont « confiance » mais parce qu’elles ne peuvent pas faire autrement. Elles remboursent à 100 % non par « confiance » mais parce qu’elles ont besoin de renouveler le crédit pour vivre. » http://cadtm.org/Microfinance-suren…

http://cadtm.org/Quatre-portraits-d-ecologistes

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03 août 2013 ~ 0 Commentaire

« La croisée des chemins » Goasven, vendredi 9 et samedi 10 aout


3 caravanes atypiques(guinguette/boutique d'artisanat/atelier vélo)
     autour et avec la complicité du magasin de producteurs,
à Goasven, les VENDREDI 9 et SAMEDI 10 aout.
Pour un week-end festif,gourmand ,artisanal et participatif!

Vendredi dés 16h : invitation à la flânerie dans ces différents espaces, discussions autours de ces projets associatifs,
retap' de vélo,...vers 18h, apéro-projections de plusieurs documentaires:

« Made in québec » de Clhoé Touchais & Aurélia Blanc:
une série de portraits d’entrepreneurs qui mettent la question du profit
après celles des conditions de travail et de l’épanouissement personnel.

« Un air qui en dit long » de Benoit Tressel, Sarah Balounaick &Maxime
Moriceau: l’on y découvre un monde soucieux de préserver sa mémoire et de faire vivre ses
traditions, un monde animé par le chant.

« Les sentiers de l’utopie » d’Isabelle Fremeaux & John Jordan:
exploration de différentes formes de vie collectives et expérimentations
post-capitalistes, réalisé lors d’un périple réel et imaginaire a travers l’Europe et au delà.

« Moutons 2.0″ d’Antoine Costa & Florian Pourchi:
depuis peu les éleveurs ovins sont obligés de pucer électroniquement leurs
bêtes. Derrière ces puces RFID, un monde se meurt, celui de la paysannerie.

-Samedi dès 9h30 : nouvelle invitation a la flânerie, aux rencontres, aux discussions...
                12h : repas(prix libre), concocté par la guinguette avec les produits de Goasven.
       l'apres-midi : divers petits ateliers:
réparation de vélo, fabrication de savon,de petits chauffe-eau solaire et autre marionnettes..
                16h : goûter, et scène ouverte!

Nous vous invitons à venir à vélo (mais pas que : à pieds, à cheval, à la rame, en voiture à pédale, en embarquant tout vos copains pour optimiser le 
trajet !) avec vos propositions de partages (discussions,ateliers,...) et vos instruments!
 Contacter :07.61.57.53.27./06.49.66.40.55] http://goasven.fr/acces

Depuis la RN165, prendre la sortie “Daoulas". 
Traverser le bourg en direction de l’Hôpital-Camfrout.
 Au bout de 3km, arrivé au carrefour de Logonna-Daoulas,
 prendre à gauche en direction d’Irvillac.
Ligne de bus Penn Ar Bed N°32

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31 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Ayrault enterre la « taxe Nutella » sur l’huile de palme (LT)

Ayrault enterre la

Il n’y aura pas de taxe spécifique sur l’huile de palme, dite « taxe Nutella », vient d’annoncer Jean-Marc Ayrault. Le principe de cette taxe avait été adopté en novembre dernier par la Commission des Affaires sociales du Sénat et visait à pousser les industriels à remplacer l’huile de palme, très nuisible à l’environnement, par d’autres plus respectueuses.empty dans Ecologie & climat

« Au Parlement, une initiative avait été prise de taxer les produits contenant les huiles de palme. Cette proposition parle-mentaire n’a pas été suivie ni soutenue par le gouvernement. Donc il n’est pas du tout envisagé une pénalisation fiscale de l’huile de palme », a déclaré le Premier ministre à l’occasion d’une visite officielle en Malaisie, qui en est le deuxième producteur mondial, indique Le Monde. La Commission des Affaires sociales du Sénat avait proposé une augmentation de 300 % de la taxe sur l’huile de palme, dont la production est considérée, notamment par Greenpeace, comme responsable d’une part importante de la déforestation. Mais, précise l’organisation dans un autre article du Monde,  « nous n’avons jamais demandé que l’on boycotte l’huile de palme en général, mais seulement celle produite en ayant recours à la déforestation ».
L’huile elle-même est accusée de favoriser l’obésité. Jean-Marc Ayrault en a profité pour se désolidariser des producteurs et distri-buteurs qui appliquent sur leurs étiquettes la mention « sans huile de palme » :  » ce n’est absolument pas une initiative du gouvernement mais une initiative privée qui relève de la liberté du commerce ». Les Français consomment en moyenne environ 2 kg d’huile de palme par an et par personne, notamment à travers le célébrissime Nutella, qui en contient près de 20%. Une vidéographie de l’AFP sur l’huile de palme (on peut également la visionner ici) :  B.B. 30 juillet 2013 à 14h54

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/france/environnement-ayrault-enterre-la-taxe-nutella-sur-l-huile-de-palme-30-07-2013-2188489.php

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