Archive | Altermondialisme

29 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

douzième forum social mondial (anti-k)

forum

Aura lieu à Montréal du 9 au 14 août 2016.

Huit mois après les fortes mobilisations autour de la COP 21, Attac France et son réseau inter- national « Globattac » participeront à ce nouveau temps fort du mouvement altermondialiste.

La succession d’événements tragiques des derniers mois met en lumière un besoin de resserrer les liens de solidarité. Face à ce déferlement de haine aveugle, il est plus que jamais nécessaire de lutter pacifiquement contre l’ignorance et les inégalités qui peuvent mener à de telles idéologies destructrices. Attac réaffirme son engagement pour une société plus juste et plus solidaire, et participera au Forum social mondial 2016 pour participer à la construction d’un monde meilleur et sans violence.

Le douzième Forum social mondial aura lieu à Montréal du 9 au 14 août 2016. Huit mois après les fortes mobilisations autour de la COP 21, Attac France et son réseau international Globattac participeront à ce nouveau temps fort du mouvement altermondialiste.  Des dizaines de milliers de personnes de 120 pays sont attendues à Montréal et plus de 1270 activités sont proposées par les organisations du 10 au 12 août. Attac France y sera représentée par une délégation de 30 participant·e·s.

« Les Forums sociaux mondiaux sont des moments stratégiques pour la construction des résistances et des alternatives face à la domination du néo-libéralisme », souligne Domi- nique Plihon, porte-parole d’Attac France qui sera à Montréal, « nos efforts se concentreront autour des principaux axes des luttes que nous menons à l’échelle locale et mondiale contre la finance prédatrice, les paradis fiscaux, le réchauffement climatique, l’extraction des énergies fossiles et les accords de libre-échange. »

Attac France participera activement à des ateliers, actions, assemblées et conférences sur ces différents axes stratégiques, en collaboration avec ses partenaires afin de d’élargir les convergences et de construire des perspectives d’actions communes.

Plusieurs personnalités ont confirmé leur présence au Forum dont Naomi Klein, Alvaro Garcia Linera, Edgar Morin, Aminata Traoré, Sergio Haddad, Mamadou NDoye, Chico Whita- ker, Kalpona Akter. Fin juin, le Forum social mondial 2016 comptabilisait déjà près de 12 000 inscriptions provenant de 118 pays. 28 juillet 2016, Attac France

http://www.anti-k.org/d’attac-pour-le-12e-forum-social-mondial

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29 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

les réacteurs epr (observatoire du nucléaire)

Nuclear_Cookout_Iran

Malgré le vote absurde du Conseil d’administration d’EDF tenu ce jour 

Annoncés à Hinckley Point (Grande-Bretagne) ils ne seront pas construits

- Jeu de dupe entre EDF et Londres à propos d’un projet « perdant-perdant »

- Personne ne veut prendre la responsabilité d’une annulation… espérée par tous

- Paris et Londres doivent négocier une annulation et le partage équitable des pertes

Malgré le vote du CA d’EDF de ce jour, et comme il l’a fait avec constance depuis le lancement du projet il y a plusieurs années, l’Observatoire du nucléaire maintient que les réacteurs EPR annoncés à Hinckley Point (Grande-Bretagne) ne seront jamais construits.

Tout au plus, en engageant de façon irresponsable des milliards d’euros qui ne lui appartiennent pas et qui seront perdus pour les citoyens français, le Président d’EDF peut-il espérer quelques travaux de terrassement avant que le chantier ne soit définiti- vement arrêté, probablement du fait de la faillite de l’électricien français, déjà actuelle- ment au bord du gouffre.

En réalité, le projet Hinckley Point est tellement absurde sur les plans industriels et financiers que les deux acteurs principaux, EDF et Londres, seront l’un et l’autre lourdement perdants si les réacteurs sont réellement construits :

- EDF devra payer des pénalités incommensurables du fait des inévitables années de retard que le chantier ne manquera pas de prendre, sans parler de l’explosion du coût du chantier lui-même

- Une fois les réacteurs en service (hypothèse d’école), l’électricité produite sera tellement chère qu’en vertu de l’accord insensé « contract for difference » accordé par Mr Cameron à EDF pour la durée inouïe de 35 ans, Londres devra verser des sommes gigantesques à EDF… si l’entreprise française n’a pas coulé entre temps.

Notons d’ailleurs que, Brexit ou pas, le problème reste entier : si le Royaume-Uni res- tait finalement dans l’Union européenne, cet accord relevant d’un incroyable dumping serait assurément annulé par la justice européenne. Et si le Brexit est effectivement mis en œuvre, les conséquences financières et administratives seront absolument insolubles pour mener à bien le projet.

Londres et Edf sont désormais conscients que le projet d’Hinckley Point est une dra- matique erreur, chacun en espère l’annulation… mais personne ne veut en prendre l’initiative de peur de devoir lourdement indemniser l’autre partie. Sans oublier le troi- sième larron chinois qui a négocié en position de force et court comme seul « risque » de devoir… être lui aussi grassement dédommagé.

La seule solution, pour limiter autant que faire se peut la catastrophe finan- cière, est que Paris et Londres annoncent conjointement l’annulation du projet et se partagent équitablement les pertes. Il est hélas probable que, une fois de plus, les «élites» qui sévissent tant en Grande-Bretagne qu’en France s’entêtent et aggravent encore la situation.

Il faudra bien que, tôt ou tard, les peuples concernés s’organisent pour récupérer leurs milliards et prendre les mesures nécessaires pour cesser d’être dépouillés par les délinquants en col blanc.

http://www.observatoire-du-nucleaire.org

Lire aussi:

EDF : hostile au projet Hinkley Point, un administrateur du groupe claque la porte

Cameron, n’est pas vraiment pressé!

Hinkley Point C in doubt after British government delays approval

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28 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

non aux multinationales! (via campesina)

monsanto-mort

Tribunal Monsanto à La Haye du 14 au 16 octobre 2016

Un nombre croissant de citoyens de différentes régions du monde voient aujourd’hui l’entre- prise américaine Monsanto comme le symbole d’une agriculture industrielle et chimique qui pollue, accélère la perte de biodiversité et contribue de manière massive au réchauffement climatique.

Depuis le début du 20ème siècle, cette multinationale a commercialisé des produits hautement toxiques qui ont durablement contaminé l’environnement et rendu malades ou causé la mort de milliers de personnes dans le monde :

· Les PCB qui font partie des douze Polluants organiques persistants (POP) et affectent la fertilité humaine et animale ;
· Le 2,4,5 T, l’un des composants de l’agent orange contenant de la dioxine qui fut déversé par l’armée américaine pendant la guerre du Vietnam et continue de provoquer malformations congénitales et cancers ;
· Le lasso, un herbicide aujourd’hui interdit en Europe ;
· Le Roundup, l’herbicide le plus utilisé au monde, qui est à l’origine de l’un des plus grands scandales sanitaires et environnementaux de l’histoire moderne. Ce désherbant très toxique est associé aux monocultures transgéniques, principalement de soja, maïs et colza, destinées à l’alimentation animale ou à la production d’agro-carburants.

Le modèle agro-industriel promu par Monsanto est à l’origine d’au moins un tiers des émissions de gaz à effet de serre mondiales dues à l’activité humaine ; il est aussi largement responsable de l’épuisement des sols et des ressources en eau, de l’extinction de la biodiver- sité et de la marginalisation de millions de petits paysans. Il menace aussi la souveraineté alimentaire des peuples par le jeu des brevets sur les semences et de la privatisation du vivant.

Selon les critiques de Monsanto, la multinationale a pu ignorer les dommages humains et écologiques causés par ses produits et maintenir ses activités dévastatrices grâce à une stra- tégie d’occultation systématique : lobbying auprès des agences de réglementation et des auto- rités gouvernementales, mensonges et corruption, financement d’études scientifiques fraudu- leuses, pression sur les scientifiques indépendants, manipulation des organes de presse, etc.

L’histoire de Monsanto constituerait ainsi un paradigme de l’impunité des entreprises transnationales et de leurs dirigeants qui contribuent au dérèglement du climat et de la biosphère et menacent la sûreté de la planète.

Organisé à La Haye, du 14 au 16 octobre 2016, le Tribunal sur Monsanto aura pour mission d’évaluer les faits qui lui sont reprochés et de juger les dommages causés par la multinatio- nale. Le Tribunal prendra appui sur les Principes directeurs relatifs aux entreprises et droits de l’homme adoptés au sein de l’ONU en 2011.

Le Tribunal évaluera également les actions de Monsanto au regard du crime d’écocide, dont l’inclusion a été proposée dans le droit international pénal. Il examinera l’opportunité de réformer le Statut de Rome créant la Cour pénale internationale en vigueur depuis 2002 afin d’y inclure le crime d’écocide et de permettre la poursuite des personnes physiques et morales soupçonnées d’avoir commis ce crime.

Conscients des enjeux planétaires que représente la reconnaissance du crime d’écocide, qui seul permettra de garantir le droit des humains à un environnement sain mais aussi celui de la nature à être protégée, les initiateurs du Tribunal contre Monsanto lancent un appel à la société civile, à tous les citoyens et citoyennes du monde, pour qu’ils participent au financement de cette opération exemplaire, à travers une vaste plateforme de crowdfunding international.

La défense de la sûreté de la planète et des conditions mêmes de la vie est l’affaire de tous et seul un sursaut collectif des forces vives permettra de stopper la machine de destruction en marche ! mercredi 27 juillet 2016

monsanto

Aidez-nous à organiser le Tribunal Monsanto !

https://viacampesina.org/

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27 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

26 juillet 1953 (anti-k)

Llego el comandante y mando a parar /Le commandant est arrivé et il a dit d’arrêter!

150 jeunes cubains attaquent la caserne de La Moncada

Il y a 61 ans que Fidel Castro, alors commandant des troupes rebelles de Cuba et ses compagnons guérilleros, attaquaient le plus célèbre camp militaire de Cuba, Moncada, situé dans la partie orientale du pays, à Santiago.

Objectif de l’opération : anéantir le pouvoir dictatorial et sanguinaire qui régnait à l’époque, sur l’île. L’assaut qui s’était soldé par un échec aura tout de même marqué le début de la fin d’une des dictatures les plus sanguinaires en Amérique. Rétrospective sur un événement majeur dans l’histoire de Cuba.

Dans la nuit d’un certain 12 Mars 1952, Filgencio Batista appuyé par les USA réalisait un coup d’Eta à Cuba. Quelques heures après les faits, Fidel Castro jeune avocat, dénonçait le chaos qui en suivait. Par conséquent, il invitait le peuple cubain à la lutte contre le nouveau régime. Fidel a ainsi réuni autour de lui, un groupe de jeunes avec lesquels, il est resté plusieurs mois dans l’expectative, prêt à collaborer avec toute organisation décidée à lutter pour le renversement du laquais américain, Batista.

La tactique du jeune avocat consistait à utiliser les formes les plus diverses de la lutte tout en donnant le rôle fondamental à l’insurrection populaire. Mais, il fallait donner l’exemple de l’audace, de la témérité et surtout de patriotisme. C’est ainsi que, le 26 Juillet 1953, El « commandante en jefe » en compagnie de ses camarades de lutte décidait d’attaquer l’une des plus célèbres casernes militaires de Cuba, « El Cuartel Moncada ».

Avant l’assaut, il s’adressa à ses « companeros », en ces termes : « Camarades : dans quelques heures, vous pourriez être vainqueurs ou vaincus, mais de toute façon, écoutez-moi bien camarades, le mouvement triomphera… Dans le cas contraire, notre geste servira d’exemple au peuple de Cuba pour reprendre le flambeau et aller de l’avant ».

Ainsi, dans la nuit du 26 juillet 1953, l’attaque du camp militaire est effectuée avec une poignée d’hommes qui accompagnaient le commandant Castro. La bataille a été meurtrière et la tentative de prise du camp militaire, fut un échec. Fidel et ses hommes, ou plutôt ceux qui en restaient, replièrent alors vers les montagnes.

Quelques jours après, le commandant Fidel Castro et plusieurs camarades étaient arrêtés et faits prisonniers par le régime de Fulgencio Batista, le dictateur au service du puissant voisin, les Etats-Unis et qui bradait toutes les industries à leur profit. Au détriment de son peuple, en proie à la misère, au chômage, à l’esclavage et au racisme.

Quelques mois plus tard, le régime tyran de Batista faisait comparaître Fidèl Castro à la barre pour « complot contre la nation ».

Avocat de profession, le commandant Fidel Castro assure sa propre défense dans une célèbre et émouvante plaidoirie connue universellement sous le titre de « l’Histoire m’acquittera ». Fidel Castro accusé, est devenu l’accusateur. Le problème de la terre, comme la santé, l’éducation, l’habitat, l’emploi, était entre autres les maux qui rongeaient la société cubaine de l’époque et auxquels Castro et ses guérilleros espéraient apporter des solutions en renversant le régime du dictateur au service de l’étranger.

Fidel termina se plaidoirie en plaidant coupable car, disait-il : « Je ne veux pas être libre pendant que mes compagnons croupissent en prison… Je ne veux pas être libre dans un pays où il y a comme dirigeants des voleurs et des assassins. Condamnez-moi ! Peu importe ! L’Histoire m’acquittera » Ainsi fut-il. Le tribunal cyniquement fantaisiste, condamna Fidel Castro à 26 ans de prison… pour avoir attaqué l’armée un 26 du mois de juillet 1953.

Trois ans après, Fidel Castro sortit de prison, à la faveur de la pression des rebelles et du peuple cubain. Il s’exila alors au Mexique où il rencontra le célèbre Ernesto Che Guevara, un médecin d’origine argentine. Les deux hommes devinrent amis, liés par le même idéal de combattre l’impérialisme américain « donde quiera que séa » (où qu’il soit).

La résistance cubaine est de nouveau réorganisée. En 1956, c’est l’embarquement des guérilleros (Fidel, Che Guevara, Raoul et bien d’autres) à bord d’un bateau dénommé Granma (c’est le nom que porte actuellement le quotidien national cubain) à destination de Cuba.

Ils étaient au nombre de 82 hommes pour lutter contre toute une armée. Avant d’atteindre les côtes cubaines, ils furent mitraillés. Seuls 12, parmi lesquels Fidel, son frère Raoul Castro et Ernesto Che Guevara ont survécu. Le petit groupe d’installa dans les montagnes de la Sierra Maestra avant d’engager la bataille finale, victorieuse, contre les supports de l’impéria- lisme USA. Une nouvelle page de l’histoire de Cuba et du Tiers Monde commençait à s’écrire…

Boubacar Sankaré mercredi 27 juillet 2016.

http://www.anti-k.org/26-juillet-1953-150-jeunes-cubains-attaquent-la-caserne-moncada

On peut lire aussi:

Idalberto Ferrera Acosta (1918-2013), militant cubain

Retour sur des révolutionnaires “ oubliés ” de l’histoire. Les trotskistes cubains des années 1930 à 1959[1]

Où va le Parti communiste cubain?

 

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27 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

nucléaire (reporterre)

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Le démantèlement des armes et bâtiments nucléaires, lourd fardeau pour les générations futures

Libérer le monde des armes nucléaires est un objectif ambitieux, mais possible à moyen terme. Libérer l’humanité des conséquences à long terme de quelques décennies de « croyance » dans la dissuasion nucléaire sera une mission autrement plus longue et difficile : il faudra plusieurs générations, relever des défis technologiques et environnementaux qui pour l’heure nous dépassent, et supporter quelques catastrophes dont certaines sont déjà en cours.

Le démantèlement des armes elles-mêmes, des ogives, n’est ni une opération com- plexe ni un processus coûteux. En France, selon le ministère de la Défense, le coût total de la dénucléarisation du plateau d’Albion et de ses 18 silos a avoisiné les 75 millions d’euros. Un détail au regard des 23,3 milliards d’euros alloués à la dissuasion nucléaire française par la loi de programmation militaire 2014-2019 (plus de 10% du budget de la Défense). La conclu- sion s’impose d’elle-même, pour toutes les puissances nucléaires : non seulement le coût n’est pas un obstacle au démantèlement, mais les coûts exorbitants associés au maintien et à la modernisation de la dissuasion nucléaire plaident de plus en plus en faveur de ce démantèlement.

Reste le casse-tête sécuritaire du stockage des matières fissiles : il y a dans le monde 1.380 tonnes d’uranium hautement enrichi et 495 tonnes de plutonium. Sachant qu’il faut de ces matières respectivement environ 50 kg et 5 kg pour produire une bombe, ces stocks donnent une capacité théorique de production de 27.600 bombes à l’uranium et de 99.000 bombes au plutonium…

Aucun pays n’a de solution satisfaisante

Parmi les conséquences à long terme du dogme nucléaire, il y a également le démantèlement des bâtiments à propulsion nucléaire, et en particulier des sous-marins. Toutes les puissances nucléaires sont aujourd’hui confrontées à ce défi titanesque, à jamais marqué par l’écocide qui se poursuit toujours au nord de la Russie. Entre 1965 et 1988, l’Union soviétique a coulé en mer de Kara et dans les fjords peu profonds de la Nouvelle-Zemble quelque 17 000 conteneurs de déchets radioactifs, des dizaines de navires et réacteurs nucléaires contenant du combus- tible usé, et même le sous-marin nucléaire K-27, sabordé dans la baie de Stepovogo avec ses deux réacteurs chargés de combustible nucléaire.

Fort heureusement, la Russie a retenu les leçons de ce désastre. Mais aucun pays n’a de solution satisfaisante. La France est actuellement confrontée au démantèlement des six SNLE (sous-marins nucléaires lanceurs d’engins) de première génération retirés du service entre 1991 et 2008, qui n’est qu’une mise en bouche au vu de tous les bâtiments militaires à propulsion nucléaire qui suivront : les SNA (sous-marins nucléaires d’attaque) vers 2020, les nouveaux SNLE-NG (pour « nouvelle génération ») dès 2030, le porte-avions Charles-de- Gaulle dès 2040 et, avant-même sa mise en service, le SNA Barracuda dont le démantèlement est déjà planifié pour 2050.

Le démantèlement des vieux SNLE est en cours à Cherbourg, selon un processus en plusieurs étapes. Au terme des opérations de démantèlement de niveau 1 et 2, qui consistent à confiner, découper et séparer la tranche réacteur du reste du navire, peuvent commencer les travaux de déconstruction de la coque par DCNS, tandis que les tranches réacteurs sont entreposées pour une très longue période sur une dalle sismo-résistante dans le port de Cherbourg.

Dissuasion nucléaire, qui ne dissuade que le bon sens

Selon le ministère de la Défense, « Cet entreposage est aujourd’hui envisagé pour une durée de l’ordre de quelques dizaines d’années » — à vrai dire personne ne sait vraiment — jusqu’à ce que la décroissance radioactive des matériaux de la tranche réacteur permette d’entre- prendre le démantèlement de niveau 3 qui consistera, un jour, à découper les éléments pour les conditionner en fûts de déchets radioactifs, à leur tour entreposés… pour longtemps, très longtemps…

La première tranche de réacteur nucléaire, celle du SNLE Le Redoutable, attend depuis plus de vingt ans son démantèlement de niveau 3, que bien peu d’entre nous connaitront donc de leur vivant. C’est le côté terrifiant de l’épopée de la dissuasion nucléaire, qui ne dissuade que le bon sens…

Nous n’avons aucune solution satisfaisante à long terme. Nous rejetons sur les généra- tions suivantes la responsabilité de gérer les conséquences d’un recours à une technologie que nous ne maitrisons pas. Et pourtant, partout dans le monde sont construits de nouveaux bâtiments militaires à propulsion nucléaire.

Pendant les dizaines d’années qui nous séparent du démantèlement de niveau 3 qui n’est lui-même qu’une étape, pas une fin , nous ne pouvons rien faire de mieux que d’inspec- ter, mesurer, contrôler, espérer l’absence de fuite, espérer que les lieux d’entreposage soient épargnés par les catastrophes naturelles et les guerres.

Quel qu’en soit le prix, nous n’avons pourtant d’autre choix que d’accepter ces risques, qui sont une étape incontournable du désarmement nucléaire global. C’est notre responsabilité envers les générations futures que de prendre notre part de ce fardeau terrible que nous leur laisserons, quoi qu’on fasse. 26 juillet 2016  Luc Mampaey

Luc Mampaey est le directeur du Grip, docteur en sciences économiques, ingénieur commer- cial et titulaire d’une maîtrise en gestion de l’environnement. Il est l’auteur de Démantèlement des armes et bâtiments nucléaires : Terrifiant héritage pour les générations futures.

https://reporterre.net/Le-demantelement-des-armes-et-batiments-nucleaires-lourd-fardeau

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27 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

zehra doğan (le peuple breton)

zehra-dogan-

Une invitée du festival du cinéma de Douarnenez en prison !

Comme tous les ans devrait se tenir du 19 au 27 août à Douarnenez le festival du cinéma. Cette année, le thème devait être la diversité culturelle des Turquies « sans fossiliser les « cultures » et les « identités » » est-il précisé sur le site.

Problème : une de leurs invitées, Zehra Doğan, qui avait été mise en garde à vue en Turquie le 21 juillet, a été jetée en prison depuis pour avoir exercé son métier de journaliste. « Vous êtes journaliste, ou vous connaissez un(e) journaliste. Faites leur parvenir cet article via mail, ou rédigez un texte personnel. Demandez leur d’informer, de réagir… C’est leur métier. », a demandé le média Kedistan. Tout bénévole qu’il est, Le Peuple breton répond présent.

Le « coup d’État » en Turquie a d’ores et déjà des répercussions sur la Bretagne. La journaliste kurde Zehra Doğan a été arrêtée à Mardin en compagnie d’un député du HDP. Or, il se trouve que le festival de cinéma de Douarnenez l’avait invitée à intervenir sur la liberté d’expression, le droits des femmes et la situation actuelle dans les villes kurdes sous couvre- feux. Son compagnon, Onur Erdem, journaliste co-fondateur du mouvement des objecteurs de conscience en Turquie, serait lui aussi sous le coup d’une procédure pour « insulte à Erdoğan ».

Le site des Amitiés kurdes de Bretagne explique : « Comme l’état d’urgence est déclaré la garde de à vue peut être prolongée indéfiniment, il est à craindre qu’elle ne soit accusée de « propagande terroriste » ou encore d’être « membre d’une organisation terroriste », comme cela est déjà arrivé à plusieurs journalistes kurdes. »

Le site Kedistan rajoute : « les accusations élastiques de « liens terroristes », permises à la fois par la nouvelle loi et par la situation d’après coup d’état, sont graves. Le fait qu’une journa- liste puisse être accusée pour son activité, l’usage de moyens de communication qui sont les siens, montre bien où conduit ce régime qui a confisqué la justice et démis tous les juges qui n’étaient pas encore à la botte du Sultan ces derniers jours. Le journalisme en Turquie mène à la prison, et doublement lorsqu’on est Kurde. »

Le Peuple breton apporte tout son soutien à Zehra Doğan et plus généralement aux journalistes kurdes qui ne font que témoigner de la réalité en Turquie.  27 juillet 2016

http://lepeuplebreton.bzh/Une-invitee-du-festival-du-cinema-de-douarnenez-en-prison

Commentaire: Le NPA se joint et exige bien entendu, sa libération

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27 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

humour africain (le huff’)

Tous les entrepreneurs ne vivent pas dans la Silicon Valley et l’ONG Communities for development a voulu passer le message avec humour.

La campagne pour les entrepreneurs de Bulambuli détournent les codes des start-up branchées et innovantes qui proposent des objets connectés ou au design très recherché. Ces fermiers ougandais nous proposent donc une imprimante 3D capable de reproduire un œuf en moins de 24 heures, simplement nommée: « Poule » et nous présente une vraie poule.

L’un d’entre eux nous annonce aussi que la prochaine révolution culinaire aura lieu à Bulambuli grâce à : »Tomate », comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

Cette vidéo fait partie d’une campagne de financement participatif lancée au début du mois de juillet sur le site Indiegogo.com. Sur la page Facebook de l’ONG, les messages postés rivalisent d’humour mais aussi d’audace.

Communities for development n’a pas hésité à interpeller plusieurs investisseurs potentiels, notamment Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, aussi connu pour sa philanthropie et les projets qu’il développe avec des start-up au Kenya et au Nigéria. Communities for development souhaite recueillir 20.000 dollars au total.

Pour voir la campagne dans son intégralité, cliquez-ici.

http://www.huffingtonpost.fr

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26 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

modèle suédois (anti-k)

cadences

Le « travailler moins pour gagner pareil » à l’épreuve du modèle suédois

30 heures payées 40? Un vrai levier pour recruter, garder et motiver les sala- riés. Mais si le « travailler moins pour gagner pareil » fait des émules au niveau local, la Suède exclut de le graver dans le marbre législatif.

Depuis une vingtaine d’années, les expériences de réduction du temps de travail (RTT) se multiplient dans le pays scandinave, public et privé confondus, dans des contextes particuliers et selon des modes d’application taillés sur mesure.

Difficile, donc, de dresser un bilan.

Pour les auteurs d’un audit commandé par la maison de retraite de Svartedalen, à Göteborg (sud-ouest), les bienfaits de l’allègement de l’activité sur la santé des personnels et leur ardeur à la tâche sont parfaitement quantifiables. Au bout d’un an, le sentiment de bien-être des aides- soignantes est de 20% supérieur à celui de leurs collègues d’un autre établissement resté aux 40 heures, elles consacrent 60% de temps libre en plus à l’exercice physique, leur tension artérielle a diminué, leur masse musculaire augmenté. L’employeur – la commune – y gagne aussi: l’absentéisme a chuté, deux fois moindre désormais que dans les autres services municipaux.

 « Tu ne bosses jamais »

A Stockholm, infirmiers et aides-soignants des urgences de l’hôpital Karolinska-Huddinge peuvent depuis la mi-janvier travailler 32 heures par semaine au lieu de 38, sans perte de salaire. « Cela fait une différence énorme », explique dans un grand sourire Kia Andersson, aide-soignante. « Je suis beaucoup, beaucoup plus heureuse au travail, j’ai beaucoup plus d’énergie, et c’est pareil à la maison! ».

Avant, les urgences étaient « dans une situation très difficile », justifie Caroline Kevin, cadre de santé. « Une charge de travail élevée et beaucoup de changement de personnel car le rythme était intenable ». « Pas plus tard qu’hier mon fils m’a dit: Mais Maman, tu ne bosses jamais, tu es toujours à la maison », plaisante Kia Andersson.

La réorganisation du service a permis de recruter vingt infirmières.

La RTT, ça marche aussi dans le privé, témoigne Susanne Ahtila-Fahlberg, directrice des ressources humaines de Qall, une entreprise de téléphonie passée à la journée de six heures en février. Certes il a fallu un peu resserrer les boulons au début, et le temps de travail est aujourd’hui plus proche des 6,5/7 heures par jour, mais « les commerciaux n’avaient pas été aussi performants depuis longtemps », témoigne Mme Ahtila-Fahlberg.

A Mölndal, près de Göteborg, le grand garage Toyota s’est converti en 2002. A l’époque, le personnel qualifié manquait, les temps d’attente étaient interminables, les clients mécontents. En raccourcissant la journée de travail, Toyota a pu mettre en place deux équipes, lesquelles embauchent plus tôt et débauchent plus tard. Le constructeur nippon sert davantage de clients et dope son chiffre d’affaires.

 Réforme coûteuse

Car c’est bien l’argent qui reste ici le nerf de la guerre. Aux urgences de Karolinska, on a mon- nayé la RTT contre un week-end travaillé sur deux pour assurer l’équilibre financier. Quant à la maison de retraite de Svartedalen, les 17 postes équivalent temps plein créés pour compenser les heures de travail perdues ont coûté 6,6 millions de couronnes (700.000 euros). Il faut re- trancher de cet investissement au moins la moitié au titre de la baisse de l’absentéisme, des gains de productivité et des indemnités-chômage qui ne sont plus versées, mais le coût est net.

Alors, la semaine de 30 heures a-t-elle un avenir national?

« Le débat sur la réduction du temps de travail a existé mais il a été plus ou moins éclipsé après la crise financière » de 2008, rappelle l’économiste Klas Eklund. « Il n’y a pas d’argent pour financer une telle réforme. L’exemple des 35 heures en France montre qu’il est difficile de travailler moins en restant compétitif dans la mondialisation », affirme-t-il. D’autant que, selon Eurostat, les Suédois sont déjà, après les Français et les Finlandais, ceux qui travaillent le moins en Europe pour un coût horaire de la main d’oeuvre parmi les plus élevés. Ni le patronat ni les syndicats – qui ne croient pas au partage du travail par la RTT – ne poussent à la roue. Or ce sont eux qui font la pluie et le beau temps dans le champ social depuis les années 1930.

http://www.anti-k.org/2016/07/26/le-travailler-moins-pour-gagner-pareil

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25 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

simon bolivar (cadtm)

simon bolivar (cadtm) dans A gauche du PS arton13699-77b68

Dans le labyrinthe de la dette

Dès le début de la lutte pour l’indépendance, Simon Bolivar |1|, comme d’autres dirigeants indépendantistes, s’est lancé dans une politique d’endettement interne (qui a finalement bénéficié aux classes dominantes locales) et d’endettement externe auprès de la Grande-Bretagne et de ses banquiers.

Afin de pouvoir emprunter à l’étranger, il a mis en gage une partie des richesses de la nation et il a concédé des accords de libre échange à la Grande Bretagne. La plus grande partie des sommes empruntées n’est jamais parvenue en Amérique latine car les ban- quiers de Londres prélevaient des commissions énormes, des taux d’intérêt réels abusifs et vendaient les titres nettement en-dessous de leur valeur faciale. Certains des chargés de mission latino-américains mandatés par les leaders indépendantistes ont également prélevé d’importantes commissions à la source quand ils n’ont pas purement et simplement volé une partie des sommes empruntées.

Pour le reste, une autre partie importante des sommes empruntées a directement servi à l’achat d’armes et d’équipement militaire à des prix prohibitifs aux commerçants britanniques. Sur ce qui est parvenu en Amérique latine, à savoir une partie mineure des som- mes empruntées, des montants importants ont été détournés par des membres des nouvelles autorités, des chefs militaires et des classes dominantes locales. Une série de citations de Simon Bolivar accompagnées de commentaires de Luis Britto indiquent clairement que le Liber- tador a pris peu à peu conscience du piège de la dette dans lequel lui et les nouveaux États indépendants étaient tombés. Simon Bolivar n’a pas cherché à s’enrichir personnellement en profitant de ses fonctions de chef d’État, ce qui n’est pas le cas de nombreux dirigeants arrivés au pouvoir grâce aux luttes d’indépendance.

Un endettement externe dans des termes très favorables pour la Grande Bretagne

Rosa Luxembourg, près d’un siècle plus tard, considérait que ces emprunts, bien que néces- saires, avaient constitué un instrument de subordination des jeunes États en création : « Ces emprunts sont indispensables à l’émancipation des jeunes États capitalistes ascendants et en même temps, ils constituent le moyen le plus sûr pour les vieux pays capitalistes de tenir les jeunes pays en tutelle, de contrôler leurs finances et d’exercer une pression sur leur politique étrangère, douanière et commerciale » |3|. De mon côté, j’ai analysé le lien entre la politique d’endettement et les accords de libre-échange dans la première moitié du 19e siècle en Amérique latine dans « La dette et le libre-échange comme instruments de subordination de l’Amérique latine depuis l’indépendance ».

Les nouvelles élites profitent de la dette interne et refusent de payer les impôts

Le Consul anglais, sir Robert Ker Porter, mentionne les conversations avec Simon Bolivar dans son journal et à la date du mercredi 15 février 1827, il observe que : « Bolivar reconnaît l’exis- tence d’une dette interne de 71 millions de dollars, en monnaie-papier, devant être payée par le gouvernement. Des centaines d’individus ont spéculé intensément et de façon usuraire la plupart du temps sur les bons, les rachetant à des gens dans le besoin à 5%, 25% et 60%, et on m’informe, cela paraît incroyable, que presqu’ aucun fonctionnaire ne conserve d’argent liquide, car tout part dans cette spéculation immorale et anti patriotique : le vice-président Santander (m’apprend-on) possède pour deux millions de ces bons, qu’il a vraisemblablement achetés pour 200 000 dollars » (voir Britto, op. cit. p. 378).

Luis Britto fait le commentaire suivant : « ces agioteurs sont à leur tour étroitement liés à de nombreux officiers et hommes politiques républicains, qui se font de grosses fortunes aux dépens du sang de leurs troupes » (p. 380). Et il ajoute : « la seule annonce de mesures fiscales rigoureuses fait peur à des fonctionnaires comme l’Intendant Cristobal Mendoz, qui démissionne intempestivement » (p. 380).

La dette nationale va nous opprimer

Les mots utilisés par Simon Bolivar dans une lettre envoyée le 14 juin 1823 au Vice-président Francisco Paula de Santander (celui dont parle le consul anglais dans ses notes de 1827) sont percutants : « Enfin, nous ferons tout, mais la dette nationale va nous opprimer. »  On voit clairement que Simon Bolivar qui a pris conscience du piège de la dette rejette la perspective de la répudiation.

Simon Bolivar acculé par les créanciers est disposé à leur céder des biens publics. En 1825, il propose de payer la dette en cédant une partie des mines du Pérou qui ont été laissées à l’abandon au cours de la guerre d’indépendance (voir Britto p. 408 et svtes) ; en 1827, il essaye de développer la culture du tabac de qualité afin de le vendre en Grande Bretagne de manière à pouvoir payer la dette (Britto, p. 378-382) ; en 1830, il propose de vendre aux créanciers des terres publiques en friche (Britto, p. 415-416).

En décembre 1830, Simon Bolivar décède à Santa Marta (sur la côte caraïbe de la Colombie) alors que la Grande Colombie est déchirée et qu’il a été abandonné par les classes dominantes de la région. Il est prouvé qu’il n’a jamais cherché à s’enrichir personnellement en profitant de ses fonctions de chef d’État, ce qui n’est pas le cas de nombreux dirigeants arrivés au pouvoir grâce aux luttes d’indépendance. 7 juillet Eric Toussaint

Notes

|1| Simón Bolívar, né le 24 juillet 1783 à Caracas au Venezuela, et mort le 17 décembre 1830 à Santa Marta en Colombie, est un général et homme politique vénézuélien. II est une figure emblématique, avec l’Argentin José de San Martín et le Chilien Bernardo O’Higgins, de l’éman- cipation des colonies espagnoles d’Amérique du Sud dès 1813. Il participa de manière décisive à l’indépendance des actuels Bolivie, Colombie, Équateur, Panama, Pérou et Venezuela. Bolívar participa également à la création de la Grande Colombie, dont il souhaitait qu’elle devînt une grande confédération politique et militaire regroupant l’ensemble de l’Amérique latine, et dont il fut le premier Président.

Le titre honorifique de « Libertador » lui fut d’abord accordé par le Cabildo de Mérida (Vene-zuela), puis ratifié à Caracas (1813), et reste aujourd’hui encore associé à son nom. Bolívar rencontra tant d’obstacles pour mener à bien ses projets qu’il en arriva à s’appeler lui-même « l’homme des difficultés », dans une lettre adressée au général Francisco de Paula Santander en 1825.

En tant que figure majeure de l’histoire universelle, Bolívar est aujourd’hui une icône politique et militaire dans de nombreux pays d’Amérique latine et dans le monde, qui ont donné son nom à un très grand nombre de places, de rues ou de parcs. Son nom est aussi celui d’un État du Venezuela, d’un département de la Colombie et surtout d’un pays, la Bolivie.

94895e0e28aa2fe25dfe55787b762569 dans Altermondialisme
 dans Crise

Eric Toussaint est maître de conférence à l’université de Liège, est le porte-parole du CADTM International et est membre du Conseil scientifique d’ATTAC France.

http://www.cadtm.org/Simon-Bolivar-dans-le-labyrinthe

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25 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

comment est-ce possible (cadtm)

comment est-ce possible (cadtm) dans A gauche du PS arton13673-d8925

…Que les dirigeantEs prennent de telles décisions ?

Répondre aux « Questions qui piquent sur la dette et l’austérité » Au CADTM, on sait trop bien ce que c’est d’être flippéE, voire découragéE, par toutes ces questions sur lesquelles on sèche. Du coup, inspiréEs par nos meilleurEs piqueurs et piqueu- ses (notre famille, nos potes, le pizzaiolo d’en face, les gens que l’on rencontre en animation), le CADTM Liège a organisé plusieurs sessions d’élaborations collectives d’éléments de réponse à ces piques (qu’elles soient d’ordre technique ou plus « politique »). Ce travail a engendré une brochure que vous pouvez retrouver en entier ici.

Comment est-ce possible que les dirigeantEs prennent de telles décisions ?

Tous les gouvernements de la planète – ou presque – ont largement adopté une politique néolibérale. Partout, les partis au pouvoir – de gauche à droite – appliquent les mêmes recettes : austérité et contre-réformes pour exploiter au maximum le travail et la nature au profit des détenteurs et détentrices de capitaux. Mais pourquoi nos dirigeantEs continuent-ils/elles une telle politique ?

Une partie d’entre-eux/elles, d’abord, est vraisemblablement convaincue d’agir ainsi pour une gestion saine de la collectivité. Naïve ou ignorante, elle ne connaît pas d’autres manières de faire. L’école, formidable instrument d’uniformisation des pensées et garante du système, lui a toujours martelé les mêmes thèses et qu’ « il n’y a pas d’alternative ».

Concernant les finances publiques, le calcul paraît simple : on diminue toutes les dépenses – ou presque – et le budget finira bien par revenir à l’équilibre. Et « si l’austérité ne fonctionne pas, c’est que nous n’allons pas assez loin », qu’on n’applique pas assez bien les recettes (que ce soit dans les pays du tiers monde depuis plus de trente ans ou en Europe depuis 2009). La Grèce, meilleure élève de l’UE dans l’application des mesures d’austérité, nous prouve par sa situation économique et humanitaire désastreuse que cet aveuglement idéologique coûte cher.

Bien évidemment, cette politique profite à certainEs : les banques sont sans cesse reca- pitalisées et sauvées de toutes leurs spéculations (sur la dette, entre autres) et les multinatio- nales bénéficient du démantèlement des conquêtes sociales. Or, les connivences d’intérêts entre patronNEs et éluEs sont fréquentes ! Ils/elles se connaissent bien, ont fait les mêmes écoles et forment une même classe sociale |1|. Ainsi, le premier secrétaire du Parti socialiste fréquente bien plus de PDG que d’ouvriers et ouvrières. Beaucoup passent des affaires aux postes politiques et vice et versa.

Ajoutons que les multinationales (dont les banques privées) ne lésinent pas sur les moyens pour influencer les décisions politiques. Championnes du lobbying |2|, elles font en sorte que les lois préservent leurs intérêts. L’hypocrisie atteint son paroxysme quand les textes de loi sont écrits par l’industrie elle-même |3|. On comprend alors que le pouvoir ne réside pas (uniquement) dans les Parlements. L’éluE, serait-il/elle de bonne foi, voit ainsi sa marge de manœuvre se réduire.

Le système de démocratie représentative est également à mettre en cause. Nous ne pouvons nous étendre ici, mais soulignons ne serait-ce que le fait que le cycle électoral ne permet pas de se soucier des politiques – au sens noble du terme – à long terme. Enfin, si nos dirigeantEs prennent de telles décisions, c’est aussi (surtout) parce que nous les laissons faire !

Nous avons beau représenter 99 % de la population, nous sommes isoléEs. Car dans la pensée dominante, véhiculée par les médias, l’ennemiE est la personne qui refuse l’intégra- tion au système, marginale, chômeuse, sans-papier… Cette cible est tellement plus atteignable, que nos véritables oppresseurs qui ne sont atteignables que lorsqu’on s’organise. L’histoire nous a montré, et continue de nous montrer, que les prétenduEs dirigeantEs ne prennent des décisions dans l’intérêt de l’ensemble de la population que lorsque celle-ci ne lui laisse pas d’autre choix. 25 juillet CADTM Belgique , Benoit Coumont

http://www.cadtm.org/Comment-est-ce-possible-que-les

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