Archive | Altermondialisme

06 août 2013 ~ 0 Commentaire

Ecologistes-résistants au Sud (4)

Ecologistes-résistants au Sud (4) dans Altermondialisme main_liu_futang__photo-aaca1

Se battre pour un monde plus juste peut consister à construire cet autre monde que nous recherchons à travers des alternatives telles que la pratique de l’agroécologie, la sauvegarde et l’échange de semences, l’expérimentation d’autres modes d’habitats plus écologiques et plus solidaires… mais aussi dans le refus des grands projets, du gigantisme si cher à nos élites.

En Chine, le nombre de riches se multiplie, il faut donc répondre à leurs besoins et s’adapter, se développer. Les bâtiments sont construits à une vitesse effrénée, les industries doivent tenir le rythme et surtout ne pas ralentir. Les ressources nécessaires pour satis- faire cette volonté de développement économique sont toujours plus immenses et demander l’avis des populations ne fait pas partie du pro- cessus.

Un retraité de l’administration des forêts de l’île de Hainan est devenu le symbole de la lutte pour la préservation des richesses naturelles. Liu Futang a 65 ans et souffre de diabète. Cela n’a pas empêché les autorités chinoises de l’arrêter dans sa chambre d’hôpital en juillet 2012. Pour quel motif ? L’ancien responsable de la prévention des incendies de la province est accusé de « publication, impression et distribution illégale » de trois livres publiés à compte d’auteur à Hong Kong.  Ces livres portent sur les dégâts environnementaux causés sur l’île de Hainan. Grande comme trois fois la Corse et peuplée de 8 millions d’habitants, elle a été désignée en 2010 « île touristique internationale » et figure parmi les destinations préférées des riches Chinois. D’après Greenpeace, le quart des forêts de Hainan a disparu au cours de la dernière décennie, elles furent remplacées par des terrains de golf et des hôtels de luxe.

Liu s’était déjà fait remarquer en mobilisant la presse sur la destruction des mangroves et de palmiers pour installer un site touristique haut de gamme. Suite à cela, il reçut le prix du journalisme citoyen remis par le Guardian et le portail Sina. Peu avant son arrestation, Liu était également le seul à informer sur le combat des habitants de Yinggehai, un village situé au sud-ouest de l’île. Ces derniers étaient des milliers à protester contre la construction d’une centrale thermique. Les autorités ont alors essayé d’imposer le projet dans deux villages à proximité de Yinggehai. Liu a finalement été condamné à trois ans de prison avec sursis et libéré en décembre après plusieurs mois de détention.

Notes:

|1| Grain, Hold up sur l’alimentation. Comment les sociétés transnationales contrôlent l’alimentation du monde, font main basse sur les terres et détraquent le climat. Ed Cetim-Grain 2012

|2| ibid

|3| « Toutes nos enquêtes montrent que 90 % de la population d’Andhra Pradesh en Inde est endettée et ne survit qu’en passant d’un crédit à l’autre. Les familles prennent du crédit auprès des IMF non parce qu’elles ont « confiance » mais parce qu’elles ne peuvent pas faire autrement. Elles remboursent à 100 % non par « confiance » mais parce qu’elles ont besoin de renouveler le crédit pour vivre. » http://cadtm.org/Microfinance-suren…

http://cadtm.org/Quatre-portraits-d-ecologistes

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03 août 2013 ~ 0 Commentaire

« La croisée des chemins » Goasven, vendredi 9 et samedi 10 aout


3 caravanes atypiques(guinguette/boutique d'artisanat/atelier vélo)
     autour et avec la complicité du magasin de producteurs,
à Goasven, les VENDREDI 9 et SAMEDI 10 aout.
Pour un week-end festif,gourmand ,artisanal et participatif!

Vendredi dés 16h : invitation à la flânerie dans ces différents espaces, discussions autours de ces projets associatifs,
retap' de vélo,...vers 18h, apéro-projections de plusieurs documentaires:

« Made in québec » de Clhoé Touchais & Aurélia Blanc:
une série de portraits d’entrepreneurs qui mettent la question du profit
après celles des conditions de travail et de l’épanouissement personnel.

« Un air qui en dit long » de Benoit Tressel, Sarah Balounaick &Maxime
Moriceau: l’on y découvre un monde soucieux de préserver sa mémoire et de faire vivre ses
traditions, un monde animé par le chant.

« Les sentiers de l’utopie » d’Isabelle Fremeaux & John Jordan:
exploration de différentes formes de vie collectives et expérimentations
post-capitalistes, réalisé lors d’un périple réel et imaginaire a travers l’Europe et au delà.

« Moutons 2.0″ d’Antoine Costa & Florian Pourchi:
depuis peu les éleveurs ovins sont obligés de pucer électroniquement leurs
bêtes. Derrière ces puces RFID, un monde se meurt, celui de la paysannerie.

-Samedi dès 9h30 : nouvelle invitation a la flânerie, aux rencontres, aux discussions...
                12h : repas(prix libre), concocté par la guinguette avec les produits de Goasven.
       l'apres-midi : divers petits ateliers:
réparation de vélo, fabrication de savon,de petits chauffe-eau solaire et autre marionnettes..
                16h : goûter, et scène ouverte!

Nous vous invitons à venir à vélo (mais pas que : à pieds, à cheval, à la rame, en voiture à pédale, en embarquant tout vos copains pour optimiser le 
trajet !) avec vos propositions de partages (discussions,ateliers,...) et vos instruments!
 Contacter :07.61.57.53.27./06.49.66.40.55] http://goasven.fr/acces

Depuis la RN165, prendre la sortie “Daoulas". 
Traverser le bourg en direction de l’Hôpital-Camfrout.
 Au bout de 3km, arrivé au carrefour de Logonna-Daoulas,
 prendre à gauche en direction d’Irvillac.
Ligne de bus Penn Ar Bed N°32

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31 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Ayrault enterre la « taxe Nutella » sur l’huile de palme (LT)

Ayrault enterre la

Il n’y aura pas de taxe spécifique sur l’huile de palme, dite « taxe Nutella », vient d’annoncer Jean-Marc Ayrault. Le principe de cette taxe avait été adopté en novembre dernier par la Commission des Affaires sociales du Sénat et visait à pousser les industriels à remplacer l’huile de palme, très nuisible à l’environnement, par d’autres plus respectueuses.empty dans Ecologie & climat

« Au Parlement, une initiative avait été prise de taxer les produits contenant les huiles de palme. Cette proposition parle-mentaire n’a pas été suivie ni soutenue par le gouvernement. Donc il n’est pas du tout envisagé une pénalisation fiscale de l’huile de palme », a déclaré le Premier ministre à l’occasion d’une visite officielle en Malaisie, qui en est le deuxième producteur mondial, indique Le Monde. La Commission des Affaires sociales du Sénat avait proposé une augmentation de 300 % de la taxe sur l’huile de palme, dont la production est considérée, notamment par Greenpeace, comme responsable d’une part importante de la déforestation. Mais, précise l’organisation dans un autre article du Monde,  « nous n’avons jamais demandé que l’on boycotte l’huile de palme en général, mais seulement celle produite en ayant recours à la déforestation ».
L’huile elle-même est accusée de favoriser l’obésité. Jean-Marc Ayrault en a profité pour se désolidariser des producteurs et distri-buteurs qui appliquent sur leurs étiquettes la mention « sans huile de palme » :  » ce n’est absolument pas une initiative du gouvernement mais une initiative privée qui relève de la liberté du commerce ». Les Français consomment en moyenne environ 2 kg d’huile de palme par an et par personne, notamment à travers le célébrissime Nutella, qui en contient près de 20%. Une vidéographie de l’AFP sur l’huile de palme (on peut également la visionner ici) :  B.B. 30 juillet 2013 à 14h54

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/france/environnement-ayrault-enterre-la-taxe-nutella-sur-l-huile-de-palme-30-07-2013-2188489.php

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20 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Non, les OGM ne sont toujours pas une solution à la faim dans le monde (Reporterre)

Non, les OGM ne sont toujours pas une solution à la faim dans le monde (Reporterre) dans Altermondialisme dessin-famine-031

La World Food Prize Foundation (Fondation du Prix mondial de l’alimentation), fondée par l’homme d’affaires américain John Ruan vient d’octroyer son prix annuel à trois scientifiques spécialistes des OGM dont deux employés par les multinationales agroalimentaires Monsanto et Syngenta. Face au lobbying toujours puissant des biotechnologies agricoles, il faut rappeler… que les OGM ne peuvent pas résoudre la question de la faim, qui est d’abord un enjeu politique.
Les OGM se trouvent au centre de multiples polémiques, dont la plus récente est la conséquence de l’étude menée par le professeur Séralini sur l’effet de la consommation du maïs NK603 de la firme Monsanto sur la santé. Les partisans des OGM soulignent leur potentialité en terme de lutte contre les ravageurs, résistance aux herbicides, à la sécheresse, amélioration de l’assimilation des éléments (phosphore, azote) ou amélioration de la valeur nutritive du produit. Les opposants aux OGM insistent sur les risques environnementaux (par exemple l’utilisation accrue de pesticides) et de santé publique que ces organismes peuvent créer ainsi que sur la question de l’appropriation du vivant par des intérêts privés (par exemples les semenciers tels que la firme Monsanto).

Du point de vue de la faim dans le monde, il s’agit de voir si les OGM peuvent constituer une solution. Sachant que la faim est essentiellement une question de répartition des richesses, de difficultés d’accès à l’alimentation par une proportion importante de la population mondiale du fait de sa pauvreté, et qu’une partie importante de la population sous-alimentée vit de l’agriculture, on peut dire :

- Il est fort peu probable que les OGM puissent constituer une solution pour les populations vivant de l’agriculture qui souffrent de la faim. En effet, les OGM sont accessibles uniquement par achat de semences dans le commerce, ce qui nécessite des moyens financiers que les popu- lations concernées n’ont pas. Et elles sont bien plus chères que les semences conventionnelles. Ainsi les semences de coton OGM coutaient 41€ le sac au Burkina Faso début 2012 contre 1,2€ pour les semences conventionnelles.

- De plus, la plupart des semences d’OGM ne sont utilisables que sur une saison (les semences éventuellement récupérées à partir d’une récolte d’OGM n’ont en général pas les caractéristiques qu’ont les semences initialement achetées – dans le cas contraire, le producteur devrait payer une redevance puisque les OGM font l’objet de brevets appropriés par les firmes privées). Le coût d’utilisation des OGM est donc rédhibitoire pour les paysans les plus pauvres.

- La généralisation éventuelle de l’utilisation des OGM par les producteurs capables de les acheter risque d’entrainer une baisse des prix des produits alimentaires. Les producteurs les plus pauvres auront donc plus de mal à vendre leurs produits à un bon prix et verront leur revenu diminuer, les enfonçant davantage dans la pauvreté, ou les poussant à accélérer leur mouvement de sortie de l’agriculture.

- Pour ceux des personnes souffrant de la faim et ne vivant pas de l’agriculture, la baisse des prix découlant de la généralisation éventuelle des OGM aurait un effet positif sur leur revenu réel (pouvoir d’achat), mais au risque d’effets négatifs sur leur santé.

Il ne parait donc pas que l’utilisation des OGM soit une solution à la faim, bien au contraire !

Source : La faim expliquée

Première mise en ligne sur Reporterre le 1 juillet 2013. samedi 20 juillet 2013

Lire aussi : Les OGM ne sont pas la solution à la faim dans le monde

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18 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Via campesina : 200 millions de paysans s’unissent pour une autre agriculture (Bastamag)

Via campesina : 200 millions de paysans s’unissent pour une autre agriculture (Bastamag) dans Altermondialisme viacampesina1

Qui aurait prédit, il y a vingt ans, qu’un collectif de paysans deviendrait le plus grand mouvement social international ? Dans les années 1990, alors que triomphe l’agro-industrie, menaçant les petits agriculteurs de disparition, la Via campesina (la voie paysanne, en espagnol) relève le défi de défendre un autre modèle. Représentant plus de 200 millions d’agriculteurs dans 79 pays, le mouvement est parvenu à faire reconnaître au plus haut niveau la justesse de ses luttes, pour la souveraineté alimentaire des peuples et la promotion des semences paysannes, contre l’accaparement des terres ou la violence subie par les femmes.

Une onde d’émotion parcourt l’arène du Padepokan Pencak silat Indonesia, ce 12 juin 2013. Dans ce centre sportif de la banlieue de Jakarta, en Indonésie, dédié au silat (art martial national), la voix d’Elizabeth Mpofu s’élève crescendo et enflamme les quelque 500 parti-cipants, paysans venus de partout pour la conférence internationale que la Via campesina tient tous les quatre ans. Cette Zimbabwéenne de haute stature, jusque-là assez discrète, vient de faire éclater son charisme, alors que Henry Saragih, secrétaire général du Serikat petani Indonesia (Syndicat des paysans d’Indonésie, SPI) vient de lui transmettre pour quatre ans le mandat de direction de l’exécutif du mouvement international.

Pour la première fois en vingt ans d’existence, l’organe de pilotage de la Via campesina s’installe en Afrique [1], et sous la responsabilité d’une femme. Elizabeth Mpofu, qui préside le Zimbabwe smallholder organic farmers forum (Forum des petits paysans bio du Zimbabwe, Zimsoff), veut renforcer les actions pour mettre fin à la violence contre les femmes — l’une des campagnes majeures du mouvement —, pour donner plus de place aux jeunes en milieu rural et pour promouvoir les semences paysannes. Autant de thématiques déclinées ensuite dans les organisations paysannes nationales qui composent la Via campesina.

« Un véritable mouvement, pas un simple forum » En 1993, le mouvement naissait en Europe de l’intuition de quelques agriculteurs syndiqués, qu’il fallait porter la voix de la petite paysannerie sur la scène internationale, afin de résister au laminoir d’une mondialisation néolibérale qui prenait résolument pied dans l’agriculture. À Jakarta, la Via campesina, participante assidue des forums sociaux mondiaux depuis leur origine, s’est imprégnée un peu plus de la conscience d’être devenue un acteur de premier plan de l’altermondialisation. Rafael Alegría, dirigeant d’une coopérative agricole hondurienne et cadre de l’époque pionnière, semble presque s’en étonner : « Nous sommes devenus le plus grand mouvement social international ! »

À Jakarta, 33 organisations ont rejoint la Via campesina, portant le nombre de ses membres à 164 [2], issus de 79 pays et représentant plus de 200 millions de paysans en Afrique, Asie, Amériques et Europe. « Nous sommes parvenus à nous doter d’une vision collective cohérente, il s’agit d’un véritable mouvement, pas d’un simple forum », souligne Paul Nicholson, dirigeant du syndicat paysan basque espagnol Ehne et l’une des âmes historiques de la Via campesina.

En première ligne face au système capitaliste Dans la salle, Pablo Solon, ancien ambassadeur de Bolivie. Aujourd’hui directeur de l’ONG altermondialiste Focus on the global South (Bangkok), il assiste pour la première fois au rassemblement quadriennal, en observateur stratège. « La Via campesina est un mouvement avant-gardiste. Là où des réseaux syndicaux en restent souvent à des luttes catégorielles, ce mouvement a su s’engager bien au-delà des revendications paysannes et indigènes, remettant en cause le libre échange, priorisant le lien à la nature, menant campagne contre le dérèglement climatique, etc. Autant de luttes centrales pour affronter le système capitaliste aujourd’hui. »

En l’espace d’une demi-décennie, la Via campesina s’est trouvée en première ligne alors que montaient des assauts sans précédent contre l’agriculture paysanne. La crise mondiale des prix alimentaires de 2008, en partie due à la spéculation sur les céréales, a vu plusieurs centaines de millions de ruraux démunis rejoindre les rangs des personnes souffrant de la faim dans le monde. L’accaparement des terres agricoles a pris une ampleur inédite, expropriant des dizaines de milliers de petits paysans, qu’il s’agisse, pour des pays du Golfe ou d’Extrême-Orient, de faire produire une partie de leurs aliments en Afrique ou en Amérique latine, ou bien pour les pays du Nord de compenser leurs émissions de CO2 en plantant des forêts industrielles. « Nos initiatives sont aujourd’hui attendues par les autres mouvements sociaux et les ONG engagés sur ces luttes planétaires », signale Henry Saragih, l’ancien président. Pour le Mouvement des sans-terre brésiliens, l’un de ses membres les plus radicaux, la Via campesina se doit aujourd’hui d’être plus offensive pour assumer ce rôle nouveau dont les contours se dessinent.

La souveraineté alimentaire comme étendard Depuis l’origine, le mouvement revendique, comme un étendard, la souveraineté alimentaire des peuples — le droit à choisir leur alimentation et à en garantir un approvisionnement local et indépendant. Cette idée est aujourd’hui admise au plus haut niveau, comme le démontre un message vidéo transmis à l’assemblée par Olivier de Schutter. « Dans le monde, 2,6 milliards de personnes dépendent de la petite agriculture. C’est là qu’il faut investir pour le futur, en soutenant des modèles qui protègent les écosystèmes », professe le Rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation des Nations unies, qui tient la Via campesina pour un partenaire incontournable dans la conquête de la souveraineté alimentaire. « Même si cette bataille culturelle n’est pas encore gagnée dans les milieux urbains, qui persistent souvent à considérer l’agriculture industrielle comme une voie d’approvisionnement privilégiée, en dépit de ses échecs répétés », regrette Josie Riffaud, de la Confédération paysanne, le syndicat français membre du mouvement international, avec la Confédération nationale des syndicats d’exploitants familiaux (Modef).

Le mouvement revendique bien plus qu’une fonction de pôle de résistance. Interlocuteur de plus en plus reconnu des institutions internationales [3], la Via campesina est aussi aujourd’hui à la pointe de l’expérimentation de terrain en agro-écologie : une cinquantaine de centres de formation ont éclos en son sein depuis cinq ans à peine, enseignant des techniques douces et durables de protection des sols, de gestion de l’eau et des intrants naturels, de conservation de variétés locales, d’association de cultures. La Via campesina est aussi particulièrement fière de sa campagne contre la violence subie par les femmes, « une des plus audacieuses et des plus importantes que nous ayons menées », souligne un communiqué. Selon Paul Nicholson, « la transformation de la société rurale n’est pas qu’une question de modèle agricole. Elle n’acquerra sa plénitude que si les femmes peuvent y prendre toute leur place ».

Notes

[1] Le mouvement s’organise de façon décentralisée au sein de 9 régions. La coordination entre les régions est gérée par le Comité de Coordination International qui est constitué d’une femme et d’un homme élus par les organisations membres de chaque région. Le secrétariat opérationnel international se déplace selon une décision collective prise tous les 4 ans par la Conférence Internationale. Il est passé de la Belgique (1993-1996) au Honduras (1997-2004) pour s’installer ensuite en Indonésie jusqu’en 2013.

[2] La Via campesina dénombre 15 organisations membres en Afrique, 7 en Amérique du Nord, 40 en Amérique du Sud, 35 en Asie, 27 en Amérique Centrale, 13 dans les Caraïbes, 27 en Europe. Source

[3] Notamment auprès de la Fao (agence des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation), du Fida (Fonds International de Développement Agricole), de l’Onu (Organisation des Nations Unies), du Gfar (Forum Global pour la Recherche Agricole) et du Pnud (Programme des Nations Unies pour le Développement).

Par Patrick Piro (17 juillet 2013) http://www.bastamag.net/article3202.html

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10 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

La propriété collective comme alternatives à la propriété privée (Ael)

La propriété collective comme alternatives à la propriété privée (Ael) dans Altermondialisme andalus-292x300

La logique capitaliste dans laquelle les villes grandissent de manière prédatrice sur la campagne, promeut la spéculation, les méga-projets et l’accaparement des terres, de l’eau, et des ressources naturelles, en détruisant les écosystèmes qui lient ces deux milieux. Le discours do- minant considère l’urbanisation comme inévitable et l’industrie agroalimentaire comme la seule à pouvoir éradiquer la faim et la pauvreté.

Cette logique rend invisible le fait que les villes sont construites par les habitants et que les paysans et paysannes sont ceux qui ont alimenté, alimentent et alimenteront la planète. En effet les grands producteurs ne nourrissent que 20% de la planète en menant des politiques agressives qui détruisent la nature et les êtres humains.

Face à cette situation l’Assemblée mondiale des habitants exige le changement du modèle-paradigme du système capitaliste néolibéral, pour la planète et les êtres humains. Dans ce cadre, nous revendiquons comme alternatives à la propriété privée, la propriété collective et d’autres formes d’usage et de gestion communales traditionnelles et la reconnaissance de la fonction sociale de l’habitat, plus juste, humaine et durable.

Nous exigeons la sécurisation des droits d’usage du foncier et la souveraineté alimentaire. Nous revendiquons les valeurs et propositions que contient le droit à la ville qui se basent sur des formes de démocratie participatives, directes et communautaires dans le cadre du bien-vivre.

Les peuples ont déjà créé de nombreuses alternatives et fait des propositions, il faut faire pression et renforcer les articulations et la solidarité entre les mouvements ruraux et urbains pour construire des alliances de résistance nationales et internationales.

Nous sommes solidaires avec les luttes des organisations d’habitants des villes et des paysans, résistons collectivement et exigeons l’arrêt de toute criminalisation des mouvements sociaux et des militant-e-s engagé-e-s dans les luttes pour le respect et l’application des droits hu- mains : à la terre, l’eau, alimentation, le logement, la ville

Nous souhaitons des lois qui font référence explicitement aux pactes internationaux pour les droits humains tels que le Pidesc, le Droit à l’alimentation, la Convention 169 de l’Oit afin d’éviter tout type d’expulsion, et qu’ils soient promus au niveau national et local, comme dans le cas des lois adoptées respectivement au Venezuela et en Argentine. [1]

Nous soutenons toutes les initiatives de loi qui affirment ce principe, en particulier celles-là d’initiative populaire, comme la loi de régulation de la dation en paiement, de gèle des expulsions et du loyer social en Espagne.

Nous demandons la libération immédiate de tous ceux et celles qui sont détenu-e-s pour avoir occupé des terres et des logements et pour avoir résisté aux expulsions.

Nous soutenons la lutte de toutes les déplacé-e-s en particulier la lutte haïtienne contre l’ expulsion illégale et forcée des camps de déplacements.

Nous nous engageons à consolider les convergences des luttes des organisations d’habitants par les échanges d’expériences, le partage des stratégies, des outils et d’un agenda commun :

- L’Assemblée mondiale des habitants 2013 invite à signaler au Tribunal international des expulsions (prochaine session a Genève ; octobre 2013) les violations du droit au logement sur lesquelles le Tribunal émettra des recommandations. Celle-ci sera l’une des activités prévues durant les Journées mondiales Zéro expulsions – pour le Droit d’habiter tout le mois d’octobre- qui ont pour but d’attirer l’attention sur les luttes pour le droit au logement et à un habitat digne.

- L’Assemblée prétends que la campagne sur la fonction sociale de la terre, de la ville et du logement puisse être étendue au niveau mondial et pousse les gouvernements à assumer leurs responsabilités concernant la gestion des biens communs.

- Nous soutenons les efforts des peuples arabes à engager de nouvelles perspectives sur la gestion des terrains urbains, de la terre et des ressources naturelles, fondées sur les droits humains, de l’environnement et la responsabilités des habitants.

- Nous soutenons l’effort des représentant-e-s des organisations des habitants et des réseaux internationaux qui se sont rencontrés à Tunis le 27 mars pour donner vie à un réseau continental, le Réseau panafricain des organisations des habitants. Ce réseau a pour objectif de renforcer les luttes locales au travers de la solidarité mutuelle entre réseaux et organisations. Pour cette raison nous invitons tous les réseaux internationaux concernés à s’unir et à soutenir cet effort, ainsi qu’à contribuer au travail du Groupe de travail qui en promeut le développement.

OUI à la reproduction de la vie, NON à la reproduction du profit !

OUI au droit à la terre, au logement et à la ville !

Souscrivez la Déclaration de l’Assemblée Mondiale des Habitants !

NOTE

[1] Venezuela (Ley de arrendamiento immobiliario 11/11/2012 – ley para la regularizacion y control de los arrendamientos inmobilarios avec une loi d’ initiative populaire approuvée par le parlement l’année dernière) et a Mendoza, Argentina (ley no 7684 de modificacion del codigo procesal civil del 11 de septiembre de 2009).

Info : www.habitants.org -

https://www.facebook.com/events/498… Signatures : amh-wai2013@habitants.org

Source :
http://www.pambazuka.org

http://www.afriquesenlutte.org/communiques-luttes-et-debats/communiques-autres/article/la-propriete-collective-comme

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26 juin 2013 ~ 0 Commentaire

L’indignation, patrimoine de l’humanité. Maintenant, le Brésil. (Esther Vivas)

 

L’indignation, patrimoine de l’humanité. Maintenant, le Brésil. (Esther Vivas) dans Altermondialisme 130621065939-06-brazil-0621-horizontal-gallery

Inattendue, intempestive et non planifiée, ainsi se présente l’indignation. On l’a vu en Tunisie, en Egypte, en Islande, dans l’Etat espagnol et plus récemment en Turquie. Et aujourd’hui au Brésil. La vague de l’indignation atteint ainsi deux pays géopolitiquement clés. Si, il y a quelques semaines, le Printemps turc surprenait les Turcs eux-mêmes et à l’étranger, aujourd’hui l’histoire se répète avec l’explosion sociale brésilienne.

Le cycle de protestations inauguré par les révoltes dans le monde arabe est toujours ouvert. Et en dépit du fait que tous ces processus de changement, de mécontentement de ceux d’en bas, partagent des éléments communs, ils ne sont pas strictement le décalque des uns et des autres. Chacun d’entre eux répond à ses propres particularités, contextes, expériences et écrivent ainsi leur propre histoire. Cependant, la dynamique de contamination mutuelle est indubitable, d’autant plus dans un monde globalisé, fortement connecté et avec le rôle clé et amplificateur des réseaux sociaux et des médias.

L’indignation qui s’exprime ces jours ci au Brésil signifie son entrée dans le continent latino-américain, qui constituait récemment la référence à l’échelle mondiale en termes de luttes sociales contre le néolibéralisme et l’impérialisme. Les protestations massives des étudiants au Chili en 2011 signalaient déjà le ras-le-bol de la jeunesse vis-à-vis d’une caste politique soumise aux intérêts des marchés. La protestation brésilienne actuelle, avec toutes ses particularités, reproduit et à réinvente à la fois des discours, des instruments 2.0, des acteurs du cycle de protestation indigné global.

Les jeunes des grandes villes, oubliés des politiques des hautes sphères, sont une fois de plus ceux qui impulsent la lutte. Majoritairement non organisés, la plupart d’entre eux expriment pour la première fois leur mécontentement dans la rue, en occupant l’espace public et en faisant entendre leurs voix. Ce qui a commencé comme une protestation contre l’augmentation abusive des tarifs du transport public, dans l’un des pays où ils sont déjà élevés en comparaison au pouvoir d’achat des couches populaires, s’est développé en une mobilisation citoyenne sans précédent, la plus importante dans l’histoire récente du pays.

La corruption, l’inégalité, la mauvaise qualité des services publics, les grands événements « tape à l’œil » et les infrastructures pharaoniques qui vident les caisses de l’Etat constituent seulement une partie des causes. Car c’est aussi le dégoût vis-à-vis d’une caste politique qui renforce ses pratiques de corruption et qui fait la sourde oreille aux revendications sociales, qui s’allie à des banquiers et des technocrates accros à l’usure et au vol et aux conservateurs religieux qui veulent dicter des lois pour « soigner les homosexuels », dans une croisade contre les libertés sexuelles et reproductives. C’est aussi le dégoût des latifundistes assassins des peuples indigènes et des écologistes. Un mécontentement latent contre tout cela qui, finalement, explose. Face à une telle mobilisation sociale, les autorités de dizaines de villes, parmi elles Río de Janeiro et São Paulo, ont annulé l’augmentation des tarifs. Mais cette réaction officielle arrive trop tard. Comme avant à Sidi Bouzid (Tunisie) ou à Taksim (Turquie), la mèche a déjà pris feu. Ce qui a commencé comme une expression de rage face à une injustice s’est entrelacé à un malaise beaucoup plus profond. Et la peur a commencé à changer de camp. La démonstration est faite que l’indignation est un patrimoine de l’humanité. Aujourd’hui, c’est au tour du Brésil. A qui le tour ?

Esther Vivas Mercredi 26 juin 2013 http://npa2009.org/node/37891

*Traduction française pour Avanti4.be : Ataulfo Riera

http://esthervivas.com/portugues/

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26 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Le business du gaz lacrymogène : une arme chimique (Avanti.be)

Le business du gaz lacrymogène : une arme chimique (Avanti.be) dans Altermondialisme 818958_protesters-run-from-tear-gas-fired-by-riot-police-in-a-side-street-near-tahrir-square-in-cairo

L’attaque du Parc Gezi à Istanbul et la répression à Rio de Janeiro ont une chose en commun avec la plupart des manifestations de cette année 2013 – bien que leurs causes soient très distinctes ; du viol d’une femme dans le cas de l’Inde aux revendications étudiantes au Chili, en passant par les luttes sociales au Mexique ou contre l’austérité en Europe. Cette chose, c’est le gaz lacrymogène.

Dans le budget de l’Etat espagnol, l’une des rares exceptions aux coupes a été l’achat de matériel antiémeute. Tandis que les dépenses en santé, éducation et sécurité sociale sont réduites, celles en matériel antiémeute ont explosé, passant de 173.000 à 3 millions d’euros en 2013. Au Moyen Orient, le « printemps arabe » est une manne d’or pour l’industrie de sécurité : l’année dernière, le marché de la sécurité dans ces pays à représenté 6 milliards d’euros, soit une augmentation de 18%. Ce marché de la sécurité est caractérisé par les paradoxes et les doubles discours. Au moment où les Etats-Unis approuvent la livraison d’armes aux rebelles en Syrie parce que le régime a utilisé des armes chimiques, personne ne rappelle que le gaz lacrymogène est considéré comme une arme chimique par l’ONU et que ce sont les entreprises étatsuniennes qui dominent ce marché, avec une concurrence croissantes de firmes chinoises et brésiliennes – comme Condor Non-Lethal Technologies. Le Département d’Etat défend ouvertement son utilisation en disant qu’il s’agit d’une arme « non létale » qui « sauve les vies et protège la propriété ». Nous avons interviewé sur cette question Anna Feigenbaum, qui mène des recherches sur l’histoire politique du gaz lacrymogène à l’Université de Bournemouth, au Royaume-Uni.

L’histoire du gaz lacrymogène semble avoir été réécrite ces dernières années. Est-ce une arme chimique ou pas ? Une arme létale ou non-létale ?

Anna Feigenbaum : Dans les protocoles de guerre de l’ONU, il est considéré comme une arme chimique. A la fin de la Première Guerre mondiale, plusieurs pays, et tout particulièrement les Etats-Unis, ont tout fait pour maintenir leur production d’armes chimiques en temps de paix. Les Etats-Unis ont lancé une stratégie de marketing spécifique avec la police et la Garde Nationale, allant jusqu’à organiser des exhibitions spéciales à la Maison Blanche pour démontrer l’utilité du gaz lacrymogène. On a ainsi créé une demande pour le produit. Du côté de l’offre, c’est-à-dire de la production, l’industrie du gaz lacrymogène a modernisé le complexe militaro-industriel qui s’était développé au début du XXe siècle, en huilant la coopération entre les chimistes universitaires, les militaires, la bureaucratie d’Etat et les firmes privées.

Mais aujourd’hui, le produit n’est plus présenté de la même façon ; on ne parle plus « d’arme chimique », comme lors de la Première Guerre mondiale, on parle d’une arme « non létale ».

Ce glissement de sens s’est produit depuis le début. D’une part, on présentait le gaz lacrymogène comme une arme multi-usages, pour attaquer et se défendre, bien que sa principale application fut de briser des grèves. En même temps, on soulignait qu’il n’était pas toxique et qu’il ne produisait aucun dommage durable. Ce fut le fruit d’une grande opération de relations publiques qui fut mise à nu par une enquête en 1939.

A quel moment l’utilisation du gaz lacrymogène s’est-il généralisé pour ce qu’on appelle le « contrôle des foules » ?

C’est dans les années 1930 qu’on commence à l’exporter vers les colonies et les pays de la périphérie. Les Etats-Unis l’ont utilisé aux Philippines et à Panama et le gouvernement britannique en Inde. Ce fut le cas également au Moyen Orient à cette époque, bien que sur ce point les historiens ne sont pas d’accord entre eux.

Dans les années 1960, le gaz lacrymogène faisait partie du paysage habituel des manifestations en Amérique latine…

C’est l’une des choses les plus dangereuses qui se soient produites, parce qu’on a « naturalisé » l’utilisation du gaz lacrymogène alors qu’en réalité il s’agit d’un poison qui, d’un point de vue médial, occasionne une série de dommages bien établis et bien plus sérieux qu’on ne l’admet au niveau officiel, tout particulièrement pour les gens qui ont des problèmes respiratoires ou qui souffrent d’épilepsie, ou pour les personnes âgées. Et il est également très dangereux au niveau politique parce qu’on naturalise un type de réponse répressive à l’encontre du droit à la libre expression et réunion.

L’argument de l’industrie et des gouvernements est qu’il est préférable aux armes à feu pour le contrôle des manifestations et des troubles. Il est classé dans les moyens « non létaux » et le Département d’Etat US affirme qu’il « sauve des vies »…

En Turquie, en Egypte, au Bahreïn ou ailleurs, le gaz lacrymogène est en train d’être utilisé comme une arme, c’est-à-dire qu’on l’utilise dans des lieux fermés et parfois comme munition à tir tendu. L’idée qu’il serait meilleur qu’un autre type d’armes, comme les armes à feu, pose deux problèmes élémentaires. Premièrement, du point de vue des droits civils, on pose comme seule alternative les armes à feu ou le gaz lacrymogène au lieu de se centrer sur la possibilité de la médiation, du dialogue et de la résolution des problèmes qui motivent les protestations. L’option devient alors : ou bien on mitraille les gens, ou bien on les empoisonne avec du gaz lacrymogène. Le second problème est que le gaz lacrymogène s’utilise normalement ensemble avec d’autres formes de contrôle des masses, comme les canons à eau ou les balles en caoutchouc. Cela démontre bien son origine militaire. Lors de la Première Guerre mondiale, le gaz lacrymogène fut conçu dans le cadre d’une tactique d’attaque car il obligeait les soldats à sortir de leurs tranchées et à s’exposer aux autres armes plus létales. La même chose se reproduit dans les manifestations. L’utilisation du gaz lacrymogène créé un chaos, empêche les gens de se mettre à l’abri et les expose à d’autres formes d’attaque.

Vous avez une carte de l’utilisation mondiale du gaz lacrymogène en 2013. Il est notable que dans l’Europe de l’austérité il y a plusieurs pays qui l’ont utilisé, de l’Allemagne à la Belgique, en passant par l’Espagne et la Grèce.

Il y a eu une augmentation des protestations depuis l’éclatement de la crise financière de 2008, et plus encore depuis le début des mesures d’austérité. Parallèlement à cela, nous avons vu que la réponse des autorités à ces protestations est sans cesse plus violente, avec une utilisation accrue du gaz lacrymogène, de balles de caoutchouc et du reste de l’arsenal antiémeute. Nous assistons également à un nouveau glissement sémantique, avec l’importance croissante prise par l’industrie antiterroriste depuis 2001. Il y a eu ces dernières années une convergence entre l’industrie antiterroriste et les méthodes pour mâter les protestations. Récemment, un spécialiste israélien en politiques de maintien de l’ordre m’a commenté qu’on utilisait contre les manifestants israéliens la technologie et le type d’entraînement des forces qui sont utilisées pour des cas de terrorisme. C’est l’utilisation de tactiques militaires pour l’entraînement de la police. Et cela fait également partie de la naturalisation des méthodes de répression. Anna Feigenbaum, Marcelo Justo

Source :
http://brecha.com.uy/index.php/mundo/2024-el-negocio-del-gas-lacrimogeno
Traduction française pour Avanti4.be : Ataulfo Riera

http://www.avanti4.be/analyses/article/le-business-du-gaz-lacrymogene-une-arme

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16 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Pérou. Conga : ni maintenant ni jamais !

Pérou. Conga : ni maintenant ni jamais ! dans Altermondialisme conga-no-va-calajo-207x300

Le samedi 8 juin, a eu lieu à Paris un rassemblement pour demander l’interruption du projet minier Conga que le gouvernement du président Ollanta Humala et la société minière transnationale Newmont-Buenaventura-Yanacocha viennent de relancer. Ce rassemblement était appelé, entre autres, par le Comité de solidarité avec Cajamarca, France Amérique latine (FAL), Fondation Danièle-Mitterrand, Coor- dination Eau Ile-de-France, Mouvement contre le racisme (MRAP), ALDEAH, Association des populations des montagnes de France (APPM), Collectif d’appui aux luttes du peuple argentin (CALPA), Colectivo de Peruanos en Francia, Université populaire Mariategui (Unipoma), Radio Latinos, SUD Solidaires, EÉLV, PCF et NPA. Il a réuni plusieurs dizaines de personnes pour protester contre un passage en force.
La « loi » des multinationales
Le 28 mai, près de 1 500 « comuneros », gardiens des lacs et autres représentants de la population, ont marché dans la montagne pour aller inspecter la relance des travaux. Ils ont été violemment réprimés par la police, qui n’a pas hésité à tirer sur eux. La première victime était un paysan, blessé par un tir de chevrotines. Il y a un an, les tirs de la police et de l’armée avaient tué cinq personnes, et blessé une cinquantaine. Le gouvernement de Lima vient d’adopter des dispositions qui modifient les lois en vigueur et permettent aux multinationales de contourner les règles de protection environnementale et de protection du patrimoine archéologique, tout en se moquant bien sûr du droit à la santé, à la vie et à l’autodétermination de la population affectée. Cette décision est très grave. Outre la grande catastrophe environnementale qu’elle implique et impliquerait dans le futur, elle peut conduire dans l’immédiat à des conséquences humaines tragiques. La destruction et la contamination des sources d’eau à Conga vont affecter le bassin de l’Amazone et les rivières qui se jettent dans l’océan Pacifique. La France et le monde entier sont concernés. Plus que jamais, il faut arrêter Conga.
Correspondante Samedi 15 juin 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 199 (13/06/13)

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16 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Belfast le 15 juin

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