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20 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

nucléaire (bfm + sdn)

Scandale des anomalies dissimulées : l’ASN fait arrêter 5 réacteurs supplémen- taires. La sortie du nucléaire en urgence est l’unique solution.

Alors que l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a demandé la mise à l’arrêt de 5 nouveaux réacteurs suite au scandale du Creusot qui a fait apparaitre des falsifications de documents et des malfaçons dans l’acier de pièces fondamentales pour la sûreté, une sortie du nucléaire doit être engagée en urgence.

Le 18 octobre, l’Autorité de sûreté nucléaire a demandé à EDF la mise à l’arrêt sous trois mois de cinq réacteurs nucléaires (Civaux 1, Fessenheim 1, Gravelines 4, Tricastin 2 et 4) équipés de générateurs de vapeur suspects, dont l’acier présente un taux de carbone trop élevé. Cette anomalie constitue un risque permanent de rupture brutale qui conduirait à une perte de réfrigérant du réacteur puis à un accident grave. Ce problème est d’autant plus grave que la rupture de ces pièces est normalement censée être exclue.

Cette décision survient alors que 21 réacteurs sont déjà arrêtés, dont une grande partie dans le cadre de contrôles liés à des pièces présentant potentiellement des malfaçons. Entre autres, la centrale de Fessenheim se retrouvera à l’arrêt intégral.

Une sortie du nucléaire doit être enfin planifiée !

Alors que les équipements concernés sont essentiels pour la sureté et que la liste des réacteurs impactés est encore susceptible de s’allonger, il serait inacceptable que la politique énergétique ne change pas de cap. Il est hors de question que soient avalisés les projets d’EDF de prolonger à grands frais la durée de fonctionnement de ses réacteurs, alors même que des pièces plus fragiles que prévu y sont découvertes.

La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie, actuellement vide de contenu sur le volet nucléaire, doit être revue en urgence pour intégrer ce nouveau contexte et prévoir enfin des arrêts effectifs et définitifs de réacteurs autres que Fessenheim, ainsi qu’une accélération des économies d’énergie et du développement des énergies renouvelables. Même si cette situation ne devrait pas déboucher sur un black-out, elle démontre qu’EDF, faute d’avoir accepté d’envisager une réduction de la part du nucléaire pourtant réalisable sans efforts [1], devra se préparer à subir une sortie en urgence.

La « sûreté nucléaire » s’avère un mythe

Ces arrêts sont le prolongement de scandales à répétition dans des usines où des erreurs ont été sciemment dissimulées lors de la fabrication de pièces destinées à l’industrie nucléaire.

Ces scandales illustrent de manière éclatante les limites du système de contrôle de la sûreté nucléaire, où l’on postule que les industriels sont de bonne foi et déclareront d’eux-mêmes les problèmes. Et au vu du manque de moyen de l’ASN et des pressions qu’elle peut subir de la part d’EDF [2], on peut craindre que de nombreuses pièces défectueuses ne passent quand même les contrôles.

N’attendons pas que ce système défaillant nous mène à un accident. Les réacteurs concernés doivent être arrêtés définitivement et une sortie du nucléaire engagée dès maintenant !

19 octobre 2016

http://www.sortirdunucleaire.org/

carte

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19 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

peuple de dunes (le télégramme)

Extraction de sable. Les images sous-marines de la baie de Lannion

Comme d’autres, farouchement opposé à l’extraction de sable dans la baie de Lannion, le collectif Peuple des Dunes en Trégor a entamé différentes procédures judiciaires pour stopper le projet de la Compagnie armoricaine de navigation (Can).

Pour illustrer ses arguments, a été fournie au dossier toute une série de documents visant à montrer notamment l’immense richesse de l’écosystème local.

Parmi eux, des photos et vidéos exclusives du plongeur et caméraman professionnel Jacques Le Lay qui a sondé l’environnement aquatique trébeurdinais en juin et juillet. Une faune et une flore aujourd’hui menacées, selon les défenseurs de la nature, en cas de nouveaux dragages de sable coquillier. 17 octobre 2016

http://www.letelegramme.fr/

Peuple des dunes en Trégor

Extraction de sable. Les images sous-marines de la baie de Lannion

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19 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

areva (france tv)

« Pièces à conviction ». Areva : les secrets d’une faillite

Depuis trois ans, Pascal Henry enquête sur « l’affaire » Areva. A travers des témoignages inédits, « Pièces à conviction » révèle des enjeux politiques, des jeux de pouvoir jusqu’au plus haut som- met de l’Etat et des alliances secrètes entre les différents protagonistes. Le naufrage d’Areva résulte-t-il de mauvais choix ou est-il le fruit d’une opération qui visait à tuer et dépecer le géant français du nucléaire ?

En 2013, Areva a basculé dans la rubrique des faits divers après l’achat en 2007, à prix d’or d’une obscure société minière baptisée UraMin. Une acquisition en Afrique devenue un véri- table boulet pour Areva. Mais au-delà d’UraMin, c’est la gestion et l’attitude d’Anne Lauver- geon, présidente du directoire de la multinationale française de 2001 à 2011, qui sont mis en cause.

2007 : lune de miel entre Anne Lauvergeon et Nicolas Sarkozy

En 2007, le président Nicolas Sarkozy renouvelle le mandat d’Anne Lauvergeon à la tête du numéro 1 mondial du nucléaire, qui regroupe toutes les activités liées à l’énergie atomique, des mines d’uranium jusqu’à l’enrichissement du minerai, au traitement des déchets et à la fabrica- tion des réacteurs. Claude Guéant, alors secrétaire général de l’Elysée, se souvient : « Il y avait une relation d’estime et cette relation s’est poursuivie. C’est une femme qui a beaucoup de talent. »

Ancienne « sherpa » de François Mitterrand (c’est-à-dire sa représentante personnelle, chargée de préparer les sommets internationaux), le parcours politique d’Anne Lauvergeon est un atout. Elle est la première femme à la tête d’une grande entreprise française. Patronne star des années 2000, elle a réussi à dépoussiérer l’image de l’atome. Mais derrière cette image de réussite, la santé financière d’Areva se dégrade. En 2009, la multinationale affiche plus de 6 milliards de dettes.

Une lutte secrète pour diriger la filière nucléaire française

Henri Proglio, le puissant président d’EDF proche de Nicolas Sarkozy, lorgne dès 2009 sur une des pépites du groupe d’Anne Lauvergeon : les réacteurs. Son ambition est de faire d’EDF le numéro 1 du nucléaire français à la place d’Areva. Areva fait alors face à deux gros ratages : un contrat de 20 milliards avorté avec Abou Dhabi et un gouffre financier en Finlande pour une centrale dernier cri. Pour Claude Guéant, il y avait urgence à réformer la filière nucléaire française : « EDF nous semblait présenter toutes les garanties, plus de garanties qu’Areva. »

Grandes manœuvres depuis l’Elysée

Entre Anne Lauvergeon et Henri Proglio, la guerre des chefs est déclarée. Derrière l’affron- tement de deux fortes personnalités, deux logiques économiques s’opposent. D’un côté, le modèle défendu par Anne Lauvergeon, qui souhaite que tout le nucléaire français reste sous le contrôle d’Areva.

Le dirigeant d’EDF prône un autre modèle, qui consiste à démanteler le géant du nucléaire : EDF récupérerait la construction des réacteurs des centrales, Areva ne gardant que l’enrichissement et le retraitement des déchets, et les mines d’uranium seraient privati- sées. Parmi les investisseurs pressentis, le Qatar. L’émir Hamad Al Thani est un ami de Nicolas Sarkozy et c’est aussi le premier chef d’Etat étranger reçu à l’Elysée en 2007. Pour Anne Lauvergeon, un investissement qatari dans les mines d’Areva reviendrait à brader l’indépen- dance énergétique de la France. Dans l’ombre de ces grandes manœuvres orchestrées depuis l’Elysée, Anne Lauvergeon devient la cible d’opérations secrètes. « Elle devait être écartée », selon le journaliste Pierre Péan.

L’affaire UraMin, détectives privés et enquêtes discrètes

Après l’accident de Fukushima en 2011, le contexte change : le nucléaire suscite l’inquiétude. La privatisation du pôle minier d’Areva est abandonnée. Sans en informer sa patronne, Sébas- tien de Montessus, le directeur de la branche mines d’Areva, lance une enquête sur les condi- tions d’achat d’UraMin, une petite société minière acquise à prix d’or dans des circonstances controversées.

Une enquête est confiée, en Suisse, à un cabinet de détectives. Selon un document confidentiel, parmi les intermédiaires de la vente d’UraMin apparaît Olivier Fric, le mari d’Anne Lauvergeon. En 2007, celle que l’on surnomme « Atomic Anne » s’est rendue au Niger. A l’épo- que, c’est la course à l’uranium, il faut à tout prix acheter des mines et des permis d’exploitation minière. Areva jette son dévolu sur UraMin, une société canadienne qui assure avoir découvert de l’uranium dans plusieurs pays africains. Areva débourse 1,8 milliard d’euros pour s’offrir 100% de cette société et ses gisements prometteurs. Mais UraMin n’a jamais rapporté un sou. Areva aurait-elle été victime d’une arnaque ?

La gestion d’Anne Lauvergeon mise en cause

En 2011, Anne Lauvergeon quitte la présidence d’Areva. Quelle est sa responsabilité dans le fiasco d’UraMin ? Les conditions de l’achat de cette société minière sont pointées. Un pré- rapport de la Cour des comptes en 2014 sur la gestion d’Areva est accablant pour Anne Lauvergeon : il dénonce des informations biaisées, des manquements, des fautes individuelles, voire de la dissimulation.

En mai 2016, le juge Renaud Van Ruymbeke convoque Anne Lauver-geon. Elle plaide l’ignorance, mais va quitter le palais de justice sous le coup d’une double mise en examen, pour diffusion de fausses informations et publication de comptes inexacts. Elle est soupçonnée d’avoir dissimulé à l’Etat les pertes colossales dues à l’achat d’UraMin. Elle pourrait aussi être éclaboussée par un autre scandale : son mari Olivier Fric a été mis en examen pour délit d’initié dans l’acquisition d’UraMin.

Dans cette affaire, d’autres mises en examen d’anciens dirigeants d’Areva pourraient intervenir prochainement. Avant un futur procès, Anne Lauvergeon reste quant à elle persuadée que cet épisode fait partie d’un complot pour l’évincer d’Areva. Après la diffusion de l’enquête de Pascal Henry diffusée dans « Pièces à conviction », Anne Lauvergeon répond aux questions de Virna Sacchi. Valerie Kowal 18/10/2016

« Pièces à conviction », à voir mercredi 19 octobre à 23h20 sur France 3.

http://www.francetvinfo.fr/

Commentaire: Rajouter dans le tableau la fermeture en cascade de réacteurs nucléaires avant l’hiver. Préparez vos chauffages d’appoint!

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16 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

tafta ceta (fr3)


Quimper : manif contre les accords Tafta[

Tafta ou Ceta, ces accords de libre échange suscitent des oppositions

Mobilisation ce samedi contre les traités de libre échange. Des rassemblements ont eu lieu dans 4 villes bretonnes, Rennes, Saint-Malo, Guingamp et Quimper. Quimper où 200 person- nes ont manifesté leur opposition à la signature de ces traités : le Tafta avec les Etats-unis et le Ceta avec le Canada.

De Quimper à Berlin, de Rennes à Bruxelles, des dizaines de milliers de personnes battent le pavé depuis trois ans pour que les traités TAFTA, entre l’Europe et les Etats-Unis, ou CETA, entre l’Europe est le Canada, ne voient pas le jour. Supprimer les barrières douanières, niveler vers le bas les normes sanitaires et les règles sociales et environnementales dans les domaines aussi divers que l’alimentation, la santé ou l’énergie revient pour les manifestants à privilégier le marché au détriment des citoyens. Le principe de précaution n’y est par exemple pas appliqué.

Des traités entre l’Europe et l’Afrique

D’autres traités de libre-échange sont négociés entre l’Europe et l’Afrique. Pour ce paysan, ces traités nord-sud sont d’autant plus iniques que les agricultures des pays occidentaux sont largement soutenues par l’économie de leurs états, créant une distorsion de concurrence.

Une opposition européenne à ces traités de libre-échange

Plus de 3 millions d’européens ont signifié leur opposition à cette logique concurentielle et au TAFTA. Quant au CETA, c’est aujourd’hui la Belgique, suite au vote des Wallons, qui ne pourra signer l’accord commercial entre l’Europe et le Canada, signature qui était initialement prévue mardi prochain. Krystell Veillard15/10/2016

http://france3-regions.francetvinfo.fr/

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16 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

uzel (le courrier indépendant + fr3 + douar didoull)

Rassemblement anti-mines : plus de mille personnes 

A 14 h 30, plus d’un millier de personnes avaient bravé la pluie pour se rendre au rassemblement anti-mines au rond point de Berlouze, à Uzel.

“Souriez, vous êtes minés” ; “Enterrons Variscan” ; à l’appel des Collectifs bretons de lutte contre les projets miniers portés par la société Variscan, plus d’un millier de personnes se sont rassemblées, samedi, dans un champ situé près du rond-point de Berlouze, à Uzel. Parmi elles, plusieurs élus dont le conseiller régional René Louail et le conseiller départemental Loïc Roscouët. “C’est un début”, commente Stéphane Gorin, ancien conseiller municipal (démissionnaire) de Merléac, à l’issue du rassemblement.

16/10/2016  Yann Scavarda

http://www.lecourrierindependant.fr/r

Les projets miniers bretons suscitent des craintes (FR3)

Depuis 2013, l’Etat relance l’exploitation minière en France. En Bretagne, six permis miniers ont été accordés. Ces permis suscitent autant de convoitises que de craintes. Pour les contester un rassemblement avait lieu cet après-midi à Uzel dans les Côtes d’Armor. Face aux projets miniers, l’heure était au rassemblement ce samedi à Uzel, dans les Côtes d’Armor, malgré le vent et la pluie. En ligne de mire, la société Variscan qui a obtenu plusieurs permis exclusifs de recherche minière dans le centre Bretagne. La prospection est en cours pour localiser du zinc, du cuivre, de l’argent ou encore de l’or.

De nombreuses craintes La crainte est l’impact de ces mines sur l’environnement, l’eau, le sol, l’air, mais aussi sur l’immobilier. Et puis dans le cas de vente à des multinationales étrangères, les citoyens n’auraient selon les manifestants plus droit au chapitre non plus.

L’aval du gouvernement contre l’avis de la région Les élus de la région avaient pourtant voté à l’unanimité un vœu pour demander plus de transparence dans ce dossier, c’était en juin 2014. Juste avant que le gouvernement ne délivre les fameux permis à Variscan. Le gouvernement a en effet donné son aval à des projets, contre l’avis de la région.

Krystell Veillard 15/10/2016

http://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Plus de mille personnes ont répondu à l’appel des collectifs bretons…(Douar Didoull)

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15 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

tregunc (npa)

bzh

« Nous sommes tous des migrantEs ! »

Il aura fallu un simple projet d’accueil de 25 réfugiés dans la commune de Trégunc (6 354 habitantEs près de Concarneau dans le Finistère) pour que le FN et ses affidés nous rejouent le drame démagogique de « l’invasion étrangère »… Ils avaient déjà tenté de le faire dans la région autour du projet de rénovation d’une mosquée à Quimper ou contre l’accueil de familles irakiennes à Fouesnant.

À l’aide d’une campagne mensongère et nauséabonde, ils ont donc rassemblé ce jeudi 7 octobre à Trégunc tous leurs élus régionaux sous la protection du « DPS » frontiste, ainsi qu’une petite centaine (c’est déjà trop !) de fascistes, nazillons et autres nostalgiques du « temps des colonies » venus de toute la Bretagne… voire de plus loin. Mais c’était sans comp- ter sur la force du mouvement pro-­réfugiés qui s’était déjà exprimée dans d’autres communes du département où les populations se sont largement manifestées en faveur des migrantEs et des réfugiéEs. Ici, la solidarité concrète à l’égard de ces derniers fait partie d’une longue histoire militante.

« Nous sommes tous des migrantEs ! »

En quelques messages et appels, nous étions ce jeudi plus de 500, réunis contre le FN et pour scander « Nous sommes tous des migrantEs ! » et « Bienvenue aux réfugiéEs ! ». Outre les diverses associations – Droit d’asile, le groupe des jeunes antifa de la région quimpéroise, Attac, la LDH, le Mouvement de la Paix – étaient aussi présents des militantEs de Solidaires, de la CGT, du NPA, d’AL, d’Ensemble, du PCF, d’EÉLV, de l’UDB… et du PS, avec quelques élus aussi.

Cette forte et sonore mobilisation, qui a rendu inaudible les propos du FN et ses vociféra- tions xénophobes, islamophobes et homophobes, a démontré que nous ne devions laisser aucun espace à ces tentatives et tentations haineuses. Les centaines de militantEs, de citoyenEs, de jeunes du Sud-Finistère, mobilisés et déterminés à lutter contre la haine, les racismes, pour l’ouverture des frontières à celles et ceux qui fuient les guerres et la misère, sont un gage d’espoir. C’est cette voie qu’il nous faut poursuivre partout contre les « vents mauvais et marées contraires ». Et en Bretagne, ça nous connaît !

Samedi 15 octobre 2016 Correspondant

https://npa2009.org/

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15 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

rennes kurdes (ouest france)

Interpellé à Rennes, un Kurde soupçonné de financer le PKK

La sous-division antiterroriste de Paris soupçonne un Kurde de Turquie de financer le PKK, considéré comme une organisation terroriste. Il a été interpellé à Rennes en début de semaine, puis transféré à Paris.

Mardi matin, les policiers parisiens de la Sdat se sont rendus dans le quartier du Blosne, à Rennes, pour interpeller un homme d’une trentaine d’années. Les fonctionnaires le soupçon- nent d’être en lien avec le PKK, le Parti des Travailleurs du Kurdistan, considéré par Ankara  et plusieurs pays occidentaux comme une organisation terroriste.

Membre de l’association des Kurdes de Rennes

Le suspect est arrivé en Bretagne, de Marseille, il y a quelques mois. Il milite certes pour la cause kurde, est actif dans l’association des Kurdes de Rennes et éditait un hebdomadaire. « Ses parents ont beaucoup souffert de la répression des autorités turques contre le peuple kurde, explique un proche qui le connaît bien. Il était demandeur d’asile. Je ne pense pas qu’il menait des activités illégales. »

Surveillé depuis plusieurs semaines

La police parisienne pense autrement. Il est soupçonné d’avoir organisé un système de finan- cement du PKK à travers des activités menées à Rennes. Les enquêteurs le surveillaient de- puis plusieurs semaines. Des sommes d’argent considérables auraient été versées sur des comptes à l’étranger.

Présenté au parquet antiterroriste de Paris

Ce vendredi, le trentenaire a été présenté vendredi en fin de matinée au parquet antiterroriste de Paris qui estime avoir assez de charge pour demander sa mise en examen. Les suites judiciaires n’ont pas été communiquées.

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14/10/2016
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Lire aussi:
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Commentaire:
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Une grande partie des kurdes versent de l’argent au PKK (comme les algériens au FNL pendant la guerre d’Algérie). Il n’est pas besoin d’être procureur pour le savoir. Nous militons pour son retrait de la liste des organisations terroristes. Deux poids deux mesures: les assassins de trois militantes kurdes par les services secrets turcs courent toujours, eux!

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13 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

pesticides (bastamag)

pesticides

Un projet de recherche sur l’exposition aux pesticides censuré par le gouvernement ?

Les projets de recherche s’intéressant à l’exposition aux pesticides des salariés inquiètent-ils le gouvernement ? C’est l’interrogation d’une équipe de chercheurs – sociologues, géographes, médecins du travail, oncologues, généralistes, assistante sociale – qui vient de se voir refuser le financement d’une étude sur le sujet [1].

Leur recherche vise à étudier les parcours professionnels et résidentiels de patients de l’hôpital d’Avignon atteints de lymphomes, leucémies et myélomes, autant de formes de cancers qui pourraient être provoqués par une forte exposition aux pesticides. Plusieurs de ces patients sont travailleurs agricoles dans le Vaucluse où les vignobles, vergers et maraîcha- ges sont souvent traités aux pesticides.

Présenté en juillet 2016, le programme de recherche a d’abord été classé comme prioritaire… avant d’être rejeté, sans plus d’explication.

« Le rejet de notre projet nous a été signifié le 28 septembre 2016 par un message électro- nique circulaire émanant du secrétariat permanent du plan Ecophyto, message non signé et sans motif spécifique de refus » , regrettent les chercheurs dans un courrier adressé en début de semaine aux ministres Stéphane Le Foll, Ségolène Royal, Marisol Touraine, Myriam El Khomri et Najat Vallaud-Belkacem. Le plan Ecophyto, lancé il y a huit ans et piloté par le ministère de l’Agriculture, vise à réduire l’usage des pesticides. Ce plan est pour l’instant un échec, se heurtant notamment à l’hostilité de la FNSEA.

« Avec ce projet, notre équipe de recherche répond à une demande sociale cruciale, et jusqu’à présent non prise en compte en santé publique, celle de la mise en visibilité des patho- logies liées aux pesticides (cancers, d’atteintes reproductives et neurologiques) », ajoutent les chercheurs. Ils mentionnent par ailleurs divers rapports gouvernementaux qui, tous, insistent sur l’urgence d’une meilleure connaissance des conditions d’exposition aux pesticides en milieu de travail [2]. « Cette décision nous a surpris d’autant plus que le document de synthèse du ministère de l’Agriculture adressé fin août à l’association Phyto-victimes indiquait que les moyens financiers alloués à cet appel à projets étaient suffisants pour financer tous les projets classés « priorité 1 », écrivent les chercheurs. Et que dans les deux scenarii financiers proposés, notre projet était financé dans son intégralité. »

« D’une façon générale, les raisons justifiant le refus d’un projet ont pu être les suivantes », cite le message électronique annonçant le refus de financement, avant de lister une série d’expli-cations très générales : enveloppe financière insuffisante, autres projets jugés plus prioritaires, impacts prévisibles du projet pas suffisamment détaillés, projet jugé non abouti ou non finalisé. L’équipe de chercheurs, qui rappelle qu’un tel dépôt de projet demande énormément de travail, exige des réponses plus circonstanciées : « Quelles ont été les modalités d’examen des dossiers ? Par qui ? Selon quels critères ? Quels sont les projets retenus ? Comment ont été opérés les choix d’attribution budgétaire à chacun d’entre eux ? »

« En l’absence de toute justification scientifique précise des raisons de ce refus, celui-ci nous apparaît comme une décision de nature politique qui, malheureusement, contribue au maintien de l’invisibilité des maladies liées à l’exposition professionnelle et environnementale aux pesticides » , intreprètent les chercheurs, qui n’hésitent pas à parler de « censure » et « d’opacité » dans les choix de financement de la recherche en santé publique.

Nolwenn Weiler 13 octobre 2016

http://www.bastamag.net/

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Lire aussi:

Pourquoi tous les gouvernements échouent à réduire la présence des pesticides

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13 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

ceta/tafta : (france24)

Mobilisation samedi en France contre les accords avec le Canada et les USA

Les opposants au traité de libre-échange avec le Canada (Ceta), sur le point d’être signé, et celui en négociation avec les Etats-Unis (TTIP ou Tafta), se mobilisent samedi en France, après des manifestations massives en Allemagne à la mi-septembre.

Ces deux accords « auraient des conséquences graves, telles que l’abaissement des barrières tarifaires en matière agricole qui aggraverait la crise que vivent déjà des centaines de milliers de paysans », affirme le collectif Stop Tafta, qui regroupe des ONG comme Attac, les Amis de la Terre ou encore des syndicats. « Nous voulons donner un nouveau signal et attirer l’attention du gouvernement et de l’opinion publique sur les dangers du Ceta », a expliqué à l’AFP Dominique Plihon, porte-parole d’Attac, qui annonce des manifestations dans 35 villes françaises samedi.

« La mobilisation prendra des formes variées et originales, avec l’objectif d’atteindre un seuil critique afin d’attirer l’attention sur le Ceta », a-t-il affirmé. Les organisateurs dénoncent « le nivellement par le bas des normes qui protègent la qualité de notre alimentation, la santé publique, la sécurité industrielle et l’environnement ». (…)

Si jusqu’à présent le TTIP suscitait le plus d’hostilité dans l’opinion publique, l’accord de libre échange avec le Canada soulève de plus en plus de réticence, au fur et à mesure que se rapproche sa signature, prévue à la fin du mois. Il doit être approuvé par la suite par les parlements nationaux.

« Cheval de Troie »?

(…) « Dès l’approbation du Ceta, les multinationales américaines, qui possèdent de nombreuses filiales au Canada, pourraient utiliser ces mécanismes pour attaquer les réglementations qu’elles jugent défavorables », dénoncent-ils. M. Fekl a demandé à la mi-septembre l’arrêt des négociations sur le TTIP lors d’une réunion des ministres du Commerce de l’Union européenne (UE) à Bratislava, mais il a toujours présenté le Ceta comme « l’anti-Tafta ». Le Premier ministre Manuel Valls a d’ailleurs qualifié dans une tribune publiée mercredi dans le Financial Times le Ceta d’accord « judicieusement équilibré ».

« Irréaliste »

Le ministre de l’Economie slovaque, Peter Ziga, dont le pays préside actuellement l’UE, a reconnu lors de la réunion de Bratislava qu’il était « irréaliste » de conclure un accord sur le Tafta d’ici la fin de la présidence de Barack Obama en janvier prochain.  En dépit des réticences de quelques Etats membres, au premier rang desquels la France et l’Autriche, les négociations n’ont pas été suspendues et la 15e session de négociations s’est déroulée la semaine dernière à New York.

Face à ces traités de plus en plus impopulaires dans l’opinion publique, l’opposition se mobilise en Europe.

En Allemagne, où les réticences au Ceta mais surtout au Tafta, sont très fortes, plus de 100 000 personnes ont décidé en août de se joindre à une des plaintes déposées auprès de la Cour constitutionnelle allemande pour s’opposer à l’accord Ceta et entre 163 000 à 320 000 manifestants ont manifesté à la mi-septembre dans sept villes. Peine perdue: la Cour de Karls- ruhe a autorisé jeudi le gouvernement allemand à approuver l’application provisoire du Ceta, lui permettant ainsi de signer l’accord le 27 octobre prochain au cours d’un sommet Canada- UE à Bruxelles.

La décision mercredi soir par le Parlement de la Communauté française de Belgique, de ne pas accorder son aval, obligatoire, au gouvernement fédéral pour la signature de l’accord Ceta pourrait toutefois bloquer sa mise en oeuvre. La mobilisation d’environ 9 000 personnes fin septembre sous les fenêtres des institutions européennes pour dénoncer les deux traités pourrait avoir porté ses fruits.

Antonio RODRIGUEZ, 13 octobre 2016

http://www.24matins.fr/

taf

Lire aussi:

Non aux traités de libre échange (NPA)

Ceta : l’accord qui pourrait accélérer l’industrialisation de l’agriculture

« Pas de CETA chez nous! »(JDD)

 

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13 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

zad: valls sans retour (mauvaise troupe)

Kashima Paradise de Yann Le Masson (Aeroport de Narita, Tokyo, Japon)

Depuis Notre-Dame-des-Landes par le collectif Mauvaise Troupe

Alors que nous écrivons ces lignes, le bruit de l’hélicoptère tente de briser notre concentration. Il tourne, désormais quotidiennement, là-haut où les avions ne volent pas, répandant sa rumeur de guerre et de reconquête.

César guette et cherche à impressionner. Parfois il se met légèrement sur le flanc, pour nous mieux observer. Est-il surpris par la ronde des tracteurs qui depuis quelques jours déposent des balles de foin aux carrefours ? Par ces comités de soutien qui viennent repérer les lieux les plus stratégiques où ériger leurs barricades ? Par les formations qui chaque fin de semaine regroupent plus de cent personnes venues se préparer aux expulsions annoncées ? Peut-être l’est-il davantage encore de tous ces gestes qui perdurent.

Sylvie et Marcel qui soignent leur troupeau, les moissons du sarrasin, un fest-noz célébrant
la récolte de patates, quatre-vingt charpentiers bâtissant l’ossature d’un gigantesque hangar ou une bibliothèque tout juste inaugurée. Son regard peut-il embrasser avec les 2 000 hecta- res toute la richesse de la vie qui les peuplent ? Celle qu’il prétend détruire dans le mois à venir…

Les préparatifs d’une nouvelle opération d’occupation et de destruction du bocage à sept mois des élections présidentielles ont quelque chose d’irréel. Après un printemps de grèves, de blocages économiques, d’agitation de rue contre la loi travail, en plein état d’urgence, quel
serait l’enjeu de transformer ce coin de campagne mais aussi la ville de Nantes en véritables poudrières ?

Ce n’est certes pas seulement pour construire un aéroport de plus et ainsi honorer les « accords public-privé » avec la multinationale Vinci. S’il est vital pour les gouvernants d’écra- ser la Zad, c’est qu’elle constitue une démonstration insolente d’une vie possible sans eux. Et d’une vie meilleure. À l’heure où la seule prise politique qui nous est proposée consiste à choisir, le nez bouché, le moins pire des affairistes en mesure de battre le FN (mais d’en appliquer le programme), le surgissement d’un territoire hors et contre le principe même de gouvernement leur est insupportable.

Car ici, l’expression « zone de non droit », qu’ils voudraient effrayante, a pris une acception radicalement positive. Contrairement à ce qui a lieu dans les rues des villes « policées », à la Zad, personne ne dort dehors et chacun mange à sa faim. De grands dortoirs accueillent
les arrivants, un « non-marché » hebdomadaire propose les légumes, la farine, le lait, le pain et les fromages produits sur place, sans qu’un prix ne vienne en sanctionner la valeur.

Dans les nombreuses infrastructures collectives, mais aussi dans les échanges ou les travaux
collectifs, les relations se basent sur la confiance et la mise en commun, à l’envers des logi- ques ayant cours qui s’appuient sur le soupçon et l’individualisme. Ce que les cyniques de tous bords taxent d’utopie irréalisable est éprouvé dans les gestes et la matière. Même l’absence de police et de justice – les gendarmes ne fréquentant plus la zone depuis 2013 – n’a pas produit le chaos que d’aucuns auraient imaginé et souhaité.

Les opposants à l’aéroport ont démontré qu’ils étaient capables de vivre ensemble sans aucune tutelle les surplombant. Une communauté de lutte a donc patiemment vu le jour, nouant des liens tissés pour résister aux attaques comme au pourrissement. Tout ceci ne va pas  sans heurts, évidemment, si déshabitués que nous sommes à décider nous-mêmes de nos devenirs. Nous réapprenons, nous apprenons, et rien n’est plus joyeux et passionnant que de se plonger dans cet inconnu.

C’est pour toutes ces raisons que la zad représente une véritable expérience révolutionnaire, de celles qui redessinent radicalement les lignes de conflit d’une époque. Le mouvement anti-aéroport s’étend aujourd’hui dans des pans de la société habituellement plus sensibles au
chantage à l’emploi et à la crise qu’à la défense d’un bocage.

Les salariés de Vinci, mais aussi de l’actuel aéroport, ont clairement exprimé, via leurs sections CGT, qu’ils rejoignaient la lutte et ne seraient jamais des « mercenaires ». De même, les lycéens et étudiants mobilisés au cours du mouvement contre la loi travail s’apprêtent à blo- quer leurs établissements dès l’arrivée des troupes. Trop d’espoirs sont condensés ici pour que nous puissions être vaincus, il en va de notre avenir, de nos possibilités d’émancipation. Nombreux sont ceux qui le pressentent, se tenant prêts à transformer la bataille de Notre- Dame-des-Landes, si elle a lieu, en véritable soulèvement populaire, capable de rabattre l’arrogance d’un État qui pense pouvoir impunément casser les travailleurs, précariser la population, mutiler les manifestants, tuer Rémi Fraisse, Adama Traoré et tant d’autres,
donner un blanc-seing à sa police et continuer allègrement sa chasse aux migrants.

Face à leurs fusils semi-létaux, face à leurs blindés à chenilles, nous aurons les armes sécu- laires de la résistance : nos corps, des pierres, des tracteurs et des bouteilles incendiaires, mais surtout notre incroyable solidarité. Peu importe que la partie soit inégale, elle l’était  tout autant en 2012, quand après des semaines dans la boue, derrière les barricades, nous leurs avons finalement fait tourner les talons. Il y a quelques semaines déjà, alors que sous le hangar de la Vacherit l’assemblée du mouvement touchait à sa fin, un octogénaire se lève, un éclat de malice dans le regard et des cartons plein les bras. Il déballe fièrement les mille lance-pierres qu’il a fabriqués avec quelques complices pour projeter des glaçons de peinture. Tous rient, mais en essaient l’élastique.

Car s’il faut à nouveau prendre les sentiers de la guerre pour défendre ce bocage, nous serons nombreux à le faire, ici, partout. C’est ce que nous avons affirmé ensemble une fois
de plus lors de la grande manifestation du 8 octobre. Brandissant nos bâtons, nous avons scellé ce serment : nous défendrons ce bocage comme on défend sa peau ; policiers, soldats, politiciens, vous pouvez venir raser les maisons, abattre le bétail, détruire les haies et les forêts, ne vous y trompez pas : la fin de votre mandat ne suffirait pas à éteindre ce que vous embraseriez à Notre-Dame-des-Landes.

Collectif Mauvaise Troupe

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Autre extrait du film de Yann le Masson

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