Archive | Altermondialisme

08 mars 2021 ~ 0 Commentaire

la prévalaye (rennes)

rennes

Week-end de défense de la Prévalaye

La Prévalaye est un espace de 450 hectares à la limite ouest de la ville de Rennes.

Un espace naturel de cette taille, partie intégrante de la fameuse « ceinture verte » de Rennes, attire les convoitises de plus en plus de projets « artificialisateurs ». Ces derniers préfigurent une urbanisation qui ne dit pas son nom, vu la métropolisation à marche forcée du territoire.

Depuis l’été 2020, plusieurs collectifs et associations écolos rennaises:

Extinction Rebellion – Youth For Climate – Alternatiba – ANV Cop 21 – Attac – Résistance Ecologiste Rennes – Brigade d’intervention champêtre – Réseau de Ravitaillement des Luttes en Pays Rennais et personnes non encartées -

se sont liguées avec le Collectif de sauvegarde de la Prévalaye pour contrer le projet destructeur et imposé d’extension des infrastructures du Stade Rennais Football Club à la Prévalaye.

Le projet est soutenu par la majorité « sociale-écologiste » rennaise (Ville et Métropole). Les terres de la Piverdière doivent rester allouées à la pratique d’activités de très faible empreinte écologique et voir (ré)installer des projets d’agriculture urbaine paysanne, résiliente et de proximité.

Cette année, la défense de la Prévalaye s’est accélérée : manif climat, rassemblement, plantation rébellion. Des centaines de personnes étaient présentes à chaque fois. Fort de ces moments, les collectifs en lutte proposent un week-end entier de manifestation et de plantations les 10 et 11 avril à Rennes et à la Prévalaye .

Rennes, La Prévalaye

Du 10 avril 2021 au 11 avril 2021

Résistance Écologiste Rennes

Source

 

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08 mars 2021 ~ 0 Commentaire

thon (the guardian)

thon

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L’UE accusée de pillage « néocolonial » du thon dans l’océan Indien

Les Maldives ont débarqué 44 000 tonnes de ce poisson en 2019, soit beaucoup moins que les 70 000 tonnes de l’UE.

Les États de l’Océan indien affirment que l’Union européenne ne fait pas beaucoup d’efforts pour la sauvegarde du thon à nageoires jaunes, alors que la « flotte lointaine » de l’Union européenne pêche un plus grand nombre de poissons.

L’UE a été accusée d’ »hypocrisie et de néocolonialisme » pour avoir proposé des mesures insuffisantes pour lutter contre la surpêche de l’albacore, alors qu’elle est le plus grand pêcheur de cette espèce prisée dans l’océan Indien.

Plus petit que ses cousins rouges de l’Atlantique et du Pacifique, le thon à nageoires jaunes est l’un des prédateurs les plus rapides et les plus puissants de l’océan. Appelé aussi thon ahi, cette espèce est massivement surpêchée dans l’océan Indien, à tel point que des supermarchés et des marques comme Tesco, Co-op et Princes ont récemment pris la décision surprenante de se joindre à des scientifiques et à des groupes environnementaux pour réclamer des mesures sévères afin de reconstituer la population de 4 milliards de dollars.

Mais bien que l’océan Indien soit bordé par l’Afrique, l’Asie et l’Australie, l’Union européenne est le plus grand pêcheur d’albacore de la région. Les pays de l’UE – principalement l’Espagne et la France – exploitent une « flotte de pêche lointaine » composée de 43 navires qui pêchent en mer à des milliers de kilomètres de chez eux. En 2019, ils ont capturé 70 000 tonnes d’albacore, soit plus que les États côtiers de l’océan Indien tels que l’Iran (58 000 tonnes), le Sri Lanka et les Maldives (44 000 tonnes chacun).

Les navires de l’UE sont les principaux utilisateurs de « dispositifs de concentration du poisson » (DCP). Ces dispositifs sont des objets flottants qui projettent une ombre pour attirer des groupes de poissons. En jetant des filets à proximité des DCP, les captures peuvent être augmentées avec moins d’effort mais peuvent entraîner une augmentation des prises accessoires, notamment des thons juvéniles qui ne se sont pas encore reproduits.

Une querelle a éclaté entre l’UE et les petits États côtiers en développement dont l’économie dépend directement de l’océan Indien. Un ancien responsable de la pêche des Seychelles a accusé l’UE d’ « hypocrisie et de néocolonialisme », tandis que les Maldives ont qualifié les propositions de l’UE visant à reconstituer les populations d’albacore de « lamentablement insuffisantes ».

Ces questions se posent à l’approche de la réunion d’urgence « cruciale » de la semaine prochaine de la Commission des thons de l’océan Indien (CTOI), l’organisme de réglementation chargé de la gestion des stocks de thon. L’UE et les Maldives, sur les 33 parties concernées, ont fait des propositions à la CTOI pour réduire la surpêche et reconstituer les populations.

Ce sont toutefois les Maldives, beaucoup plus pauvres, qui ont proposé les réductions les plus sévères. L’UE demande une réduction beaucoup moins draconienne. Elle ne prévoit pas non plus de mesures visant à réduire l’utilisation des DCP, qui, selon les ONG, sont à l’origine du déclin de la population.

Il s’agit d’une mesure de « pansement » de l’UE », a déclaré Adam Ziyad, directeur général du ministère de la pêche des Maldives et vice-président de la CTOI. « Elle est loin d’atteindre les niveaux de réduction requis pour garantir la conservation des stocks d’albacore pour les générations futures. S’ils étaient sérieux, ils en prendraient un plus grand coup et ils travailleraient avec les États côtiers pour avoir un meilleur plan de gestion ».

Environ 20 % de la main-d’œuvre des Maldives travaille dans le secteur de la pêche, utilisant principalement des cannes et des lignes plutôt que de grands filets. Selon M. Ziyad, la propo-sition du pays bénéficie du soutien de principe d’autres pays en développement, dont le Kenya, l’Afrique du Sud et la Tanzanie.

« Le thon à nageoires jaunes est toujours dans le rouge », a-t-il déclaré. « Aux Maldives, nous allons réduire les captures de 11 %. C’est une tâche difficile pour nous de dire aux pêcheurs qu’ils doivent prendre ce coup. C’est important pour l’emploi, pour la sécurité alimentaire – c’est toujours l’activité économique la plus prometteuse au nord et au sud des Maldives ».

Chaque proposition est complexe, mais selon la Global Tuna Alliance (GTA), un organisme indépen-dant représentant les détaillants et les marques, le résultat est clair : la proposition de l’UE permettrait de réduire de 6 % les captures d’albacore en 2021 par rapport aux niveaux de 2014, tandis que la proposition des Maldives signifierait une réduction de 14 %.

Le GTA a accueilli favorablement les deux propositions, mais a déclaré que celle des Maldives était « beaucoup plus proche » de ses propres appels à une réduction de 20 %.

« Les deux propositions ne doivent pas être considérées comme des points finaux », a déclaré le GTA. Elle a affirmé que la proposition des Maldives n’était pas non plus « proportionnée ou équitable », car elle se concentrait sur les senneurs à senne coulissante, un type de pêche au filet large qui n’est généralement pas pratiqué par les pêcheurs à la canne des Maldives.

Les organisations environnementales, quant à elles, ont qualifié la proposition des Maldives de « strict minimum » dans une lettre adressée aux chefs de délégation de la CTOI et cosignée par des groupes dont le Fonds mondial pour la nature et la Blue Marine Foundation. Ils ont noté, par exemple, qu’aucune des deux propositions ne traitait de l’utilisation des DCP, qui, selon les ONG, aggravent la surpêche en capturant de manière disproportionnée des albacores juvéniles.

Nirmal Shah, ancien président de l’Autorité des pêches des Seychelles et aujourd’hui directeur général de Nature Seychelles, a décrit la proposition de l’UE comme une « tactique dilatoire ».

« L’UE est hypocrite, elle fait le tour du monde en parlant de surpêche. C’est une situation néocoloniale », a déclaré M. Shah. « Ce que l’UE nous dit, c’est qu’elle ne se soucie pas de nos pays côtiers ». Jess Rattle, de la Blue Marine Foundation, a accusé l’UE d’être le « plus grand contributeur » à la surpêche du thon à nageoires jaunes en raison de sa domination et de l’utilisation de DCP.

« Il n’est pas surprenant que l’UE ait présenté une proposition sur l’albacore qui est terriblement insuffisante, qui ne permettrait pas de reconstituer le stock en temps voulu et qui pourrait en fait permettre à la flotte de l’UE d’augmenter ses propres captures, par rapport à 2019″, a déclaré Jess Rattle.

Elle a salué la proposition des Maldives, qui préconise une réduction des captures, comme étant « conforme aux conseils de gestion de la CTOI », ajoutant qu’elle « appelle à une réduction des captures beaucoup plus importante que celle de l’UE, prend en compte les besoins des États côtiers en développement et fait preuve d’un leadership vraiment fantastique qui, nous l’espérons, sera soutenu par tous les membres de la CTOI ».

Greenpeace a qualifié la proposition de l’UE de « scandaleuse et inéquitable », et a déclaré qu’aucune des deux propositions n’était suffisante pour reconstituer la population de thon.

En réponse à ces critiques, un fonctionnaire de l’UE a déclaré que l’UE soutenait fermement « une réduction effective des captures pour reconstituer les stocks » et avait « contribué » à la décision de la CTOI de convoquer une session spéciale. Le fonctionnaire a défendu la proposition de l’UE comme étant « ambitieuse mais réaliste », avec une obligation de réduire les captures pour toutes les flottes, quelle que soit leur taille, de manière juste et équitable.

Ni l’UE ni les Maldives n’ayant proposé de restreindre les DCP, ce sont le Kenya et le Sri Lanka qui ont soumis une proposition distincte en ce sens.

« Le Kenya, les Maldives et les pays côtiers partageant les mêmes vues ne pêchent que dans l’océan Indien, donc si les stocks s’épuisent, c’est nous qui en souffrons », a déclaré Stephen Ndegwa, directeur adjoint de la pêche au ministère kenyan de l’agriculture. « Nous n’aurons rien pour les générations futures.

« Les navires de pêche étrangers, comme les navires de l’UE, se déplaceront vers d’autres océans, mais nous ne pouvons pas nous déplacer – et nous serons coincés sans poisson ».

Karen McVeigh Vendredi 5 Mars 2021

https://www.theguardian.com/

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08 mars 2021 ~ 0 Commentaire

femmes de palestine (afps)

pal1

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04 mars 2021 ~ 0 Commentaire

fukushima (tv5 monde)

sem11mie-Z3-tepco-nucleaire-japon

Dix ans après Fukushima, le nucléaire toujours moribond au Japon

Dix ans après la catastrophe de Fukushima, la filière nucléaire japonaise bat toujours de l’aile, avec une grande partie des réacteurs du pays à l’arrêt ou en voie de démantèlement.

Le gouvernement est cependant favorable à une relance de la filière, pour réduire l’importante dépendance énergétique du pays, et aussi ses émissions de CO2 en vue de son nouvel objectif de neutralité carbone d’ici 2050.

- Où en est le chantier à Fukushima?

Environ 5.000 personnes travaillent quotidiennement sur le site de la centrale de Fukushima Daiichi, dont les réacteurs 1 à 4 avaient été gravement endommagés après le tsunami du 11 mars 2011.

Des enchevêtrements de ferraille çà et là, comme au sommet du réacteur numéro 1 au toit toujours décapité, rappellent la violence de la catastrophe.

Et avec leurs signaux sonores stridents, les dosimètres mobiles disposés un peu partout ne rassurent guère.Depuis dix ans, les pourtours des réacteurs ont été déblayés, de nouvelles digues construites, des barres de combustible intactes retirées avec des grues géantes.

Mais le plus dur reste à faire: extraire près de 900 tonnes de combustible fondu avec d’autres débris devenus eux aussi hautement radioactifs.

Le développement au Royaume-Uni d’un bras robotique spécial ayant été retardé par la pandémie, le démarrage du retrait du combustible fondu a été repoussé d’un an, à 2022: presque une bagatelle pour un démantèlement devant encore durer 30 à 40 ans, au mieux.

Par chance, le puissant séisme qui a de nouveau secoué le nord-est du Japon le 13 février dernier n’a pas provoqué de tsunami ni causé de dégâts majeurs, y compris à Fukushima Daiichi.

Cela a toutefois accéléré l’écoulement de l’eau de refroidissement dans plusieurs réacteurs, a constaté l’opérateur Tepco. Mais la situation est sous contrôle, assure le groupe, comme cette eau est maintenue en circuit fermé et pompée.

L’eau souterraine des montagnes voisines, devenant radioactive en s’infiltrant dans le sous-sol des réacteurs, a longtemps été un gros problème, désormais atténué par un « mur de glace » de 30 mètres de profondeur et 1,5 kilomètre de longueur sous les réacteurs.

Mais à cause de la pluie également, environ 140 m3 d’eau radioactive par jour en moyenne ont été générées en 2020 sur le site.

Ces eaux contaminées, filtrées mais contenant toujours du tritium, s’accumulent actuellement dans un millier de citernes bleues, grises et blanches sur le site.

Les capacités de stockage sur place arrivant à saturation à l’été 2022, la solution d’un rejet progressif en mer s’est imposée, mais le gouvernement japonais n’a pas encore officialisé cette décision politiquement très sensible.

- Quel rôle joue encore le nucléaire?

Seuls neuf réacteurs nucléaires sont opérationnels actuellement au Japon, contre 54 avant mars 2011, et le démantèlement de 24 réacteurs est déjà acté. Tous les réacteurs japonais avaient été mis à l’arrêt après l’accident, pour renforcer drastiquement les normes nationales de sécurité nucléaire.

La part de l’atome dans la production d’électricité du pays représentait seulement 6,2% en 2019, contre 30% avant 2011, selon des données officielles. L’objectif actuel du gouvernement est de la porter à 20-22% d’ici 2030. Cet objectif, en cours de révision, paraît toutefois impossible à atteindre aux yeux de nombreux experts.

- Pourquoi la relance du secteur patine?

Une majorité de Japonais sont hostiles au nucléaire depuis le traumatisme de Fukushima. Et des dizaines de contentieux, initiés par des riverains de centrales pour s’opposer à leur réouverture, sont toujours en cours. Les nouvelles normes de sécurité nucléaire, les démantèle-ments et la maintenance des centrales entraînent par ailleurs des coûts astronomiques.

Début 2020, l’agence de presse japonaise Kyodo avait chiffré ces coûts à 13.460 milliards de yens (plus de 106 milliards d’euros). Cette estimation n’incluait pas les coûts du démantèlement de Fukushima Daiichi et des travaux de décontamination de la zone, probablement encore plus élevés.

« L’avenir du nucléaire est très sombre » au Japon, a estimé ce mois-ci Takeo Kikkawa, un expert universitaire conseillant le gouvernement en matière de programmation énergétique. Ce sera au mieux une énergie de transition car le renouvellement du parc nucléaire n’est pas prévu, a-t-il ajouté. Les acteurs nippons de la filière préfèrent ainsi davantage investir dans les énergies renouvelables, un secteur bien plus rentable et dans lequel le Japon veut désormais accélérer.

En juin dernier, Tepco a notamment annoncé son intention d’investir environ 2 000 milliards de yens (près de 16 milliards d’euros) sur dix ans pour se renforcer dans les énergies vertes. Toshiba et Hitachi ont quant à eux abandonné ces dernières années leurs projets de centrales nucléaires au Royaume-Uni.

Etienne BALMER 04.03.2021

https://information.tv5monde.com/

-Fukishima-CRIIRAD

You Tube

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04 mars 2021 ~ 0 Commentaire

pays de galles (the guardian)

dragon rouge

Le Dagon Rouge est aussi l’emblème du Trégor

Westminster prévenu alors que les sondages montrent un soutien record à l’indépendance galloise

Un sondage pour ITV News Tonight a révélé une « augmentation spectaculaire » avec 40% de soutien pour l’indépendance et la plupart de ses soutiens parmi les jeunes

Un sondage suggérant que le soutien à l’indépendance parmi les citoyens gallois est à un niveau record devrait servir d’avertissement au gouvernement britannique et l’inciter à travailler plus dur dans ses relations avec les nations décentralisées, ont déclaré des partisans de l’union.

Un peu moins de 40% des Gallois interrogés ont déclaré qu’ils voteraient pour l’indépendance, citant le sentiment que leur pays a une attitude sociale différente de celle du Royaume-Uni dans son ensemble et le mécontentement face à la réponse de Westminster à la pandémie de Covid.

Peter Hain, l’ancien secrétaire d’État travailliste du Pays de Galles et député de Neath, a déclaré « Il s’agit d’un sinistre avertissement à Boris Johnson que son hostilité cavalière envers les droits démocratiques et le parlement du Pays de Galles, risquent de déchirer le Royaume-Uni. À lui seul (cela se discute! blog), il a transformé un soutien dérisoire à l’indépendance en un soutien menaçant ».

Mick Antoniw, membre travailliste du parlement gallois, qui est l’un des principaux partisans d’un nouveau « fédéralisme radical » pour le Royaume-Uni, a déclaré : « Il ne fait aucun doute que de plus en plus de personnes au Pays de Galles souhaitent un changement dans nos relations avec Westminster.

Cette évolution est principalement due à l’intention du gouvernement conservateur britannique de centraliser le pouvoir à Downing Street et à son incapacité à s’engager avec le gouvernement gallois sur des politiques et des réformes clés. L’Angleterre devrait prendre au sérieux le soutien du Pays de Galles à l’indépendance avant qu’il ne soit trop tard

« Pour certains, cela prend la forme d’appels à l’indépendance et pour d’autres, d’un fédéralisme radical. Les relations actuelles entre les gouvernements britannique et gallois sont de plus en plus fracturées et déconnectées.

« Je crois que le moment est venu pour une « Convention du peuple gallois » d’engager le peuple du Pays de Galles dans la décision sur la future gouvernance du Pays de Galles et sur nos relations avec le reste du Royaume-Uni. Si nous ne parvenons pas à adopter un véritable changement, le Royaume-Uni se disloquera ».

La députée Nia Griffith, secrétaire d’État fantôme du parti travailliste, a déclaré qu’un référendum sur l’indépendance au Pays de Galles serait « source de division et inutile » et conduirait au « chaos ».

Le sondage, réalisé pour l’émission ITV News Tonight et réalisé avec la société de recherche Savanta ComRes, suggère qu’en excluant les réponses « ne sait pas », 39% des Gallois voteraient « oui » si un référendum était organisé immédiatement. Les réserves les plus souvent citées sont des inquiétudes concernant l’impact économique et la liberté de voyager et de travailler dans d’autres nations du Royaume-Uni.

Pendant de nombreuses années, le nombre de partisans de l’indépendance du Pays de Galles est resté stable, à environ 10 %, mais il a augmenté ces dernières années et les sondages ont montré qu’environ un tiers de la population était favorable à l’indépendance.

Laura McAllister, professeur de politique publique et de gouvernance du Pays de Galles à l’université de Cardiff, a déclaré que le nouveau sondage semblait montrer une « augmentation spectaculaire » du soutien à l’indépendance.

Elle a ajouté que le nouveau sondage semblait montrer une « augmentation spectaculaire » du soutien à l’indépendance : Nous savons qu’il y a eu une augmentation du nombre de personnes se disant « curieuses » et, étant donné que les sondages ont montré de façon constante que les plus grands niveaux de soutien à l’indépendance se trouvent dans les groupes d’âge les plus jeunes, tout cela suggère que l’indépendance sera un sujet d’actualité dans ces élections à Senedd ( Assemblée galloise) et au-delà ».

Le leader de Plaid Cymru, Adam Price, a affirmé que le sondage confirmait une « opinion croissante » selon laquelle l’union échouait dans toutes les régions du Royaume-Uni « au-delà de la bulle de Westminster ».

Un porte-parole du gouvernement britannique a déclaré : « Le Royaume-Uni est l’union politique et économique la plus réussie que le monde ait jamais connue, et cette pandémie et notre réponse collective, du programme de congés à l’achat de vaccins et au soutien de notre personnel militaire, a montré que nous sommes au plus fort lorsque nous travaillons ensemble vers un objectif commun ».

Steven Morris Jeu 4 Mar 2021

https://www.theguardian.com/

Commentaire:

Comme en Ecosse, au Pays de Galles l’électorat des nationalistes vient de la gauche. Le Labour les a perdu notamment, par son « Unionisme » qui lie conservateurs et social-démocrates. Les nationalistes ont beau jeu à se positionner « plus à gauche » que lui.

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03 mars 2021 ~ 0 Commentaire

flambée (presse gauche)

accaparement

Flambée des matières premières agricoles : la crise qui monte dans l’ombre de la pandémie

La FAO alerte sur une « pandémie de la faim » liée aux conséquences du Covid-19.

Blé, soja, maïs, colza… les prix des matières premières agricoles ont flambé en 2020 et la hausse se poursuit cette année.

Si l’appétit de la Chine, qui reconstitue ses stocks à prix fort, explique en partie cette envolée, la pandémie de Covid-19 déstabilise le système alimentaire mondial au détriment des pays dépendants des importations qui ne peuvent supporter cette hausse des prix.

La question de la souveraineté alimentaire et celle de la crise de la faim reviennent plus que jamais sur le devant de la scène.

C’est une véritable flambée. + 20 % pour le blé, 30 % pour le maïs, 50 % pour le soja… l’année 2020 a vu exploser le prix des matières premières agricoles. Les cours agricoles ont progressé de 14 à 19 % en 2020, calcule UBS dans une récente étude citée par l’AFP.

« Il y a une vraie surchauffe », remarque Sebastien Abbs, directeur du Club Demeter et chercheur associé à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris). Cette envolée est multifactorielle mais pour bien comprendre, il faut se tourner vers la Chine.

Le pays est en train de constituer d’énormes stocks de matières premières agricoles après de mauvaises récoltes. Le but est de reconstituer ses cheptels, notamment de porc, qui ont été décimés par la peste porcine.

La Chine a ainsi importé plus de 100 millions de tonnes de soja et 11,3 millions de tonnes de maïs, soit une explosion de 57 % en un an seulement. Elle cherche à sécuriser son alimentation en cas de résurgences épidémiques, et pour cela, elle achète au prix fort.

« Il y a un effet d’emballement. Certains pays importateurs craignent l’enlisement de la pandé-mie ou le protectionnisme des pays exportateurs. Ils anticipent en surstockant, comme les consommateurs ont suracheté pendant le premier confinement », explique Sébastien Abis.

Les pays dépendants en première ligne

Pour les pays déjà en difficulté avec la crise économique, la flambée des prix n’est pas supportable. Les spécialistes notent une baisse des achats de l’Algérie et du Maroc, pourtant très dépendants.

« L’Égypte, premier importateur de blé tendre dans le monde est également touché », remarque Quentin Mathieu économiste aux Chambres d’agriculture. Le Liban, l’Irak, le Yémen… ces pays où l’insécurité alimentaire est importante ne peuvent suivre le rythme.

En Syrie, le Programme alimentaire mondial (PAM) tire la sonnette d’alarme. 60 % de la population, soit 12,4 millions de personnes ne mangent pas à leur faim. L’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) affirme que 45 pays ont désormais besoin d’une aide alimentaire extérieure.

Du côté de la France et de l’Europe, l’impact est moins visible.

« La zone a développé des politiques agricoles pour atténuer la dépendance », explique Sébastien Abis. « En France on produit beaucoup et de manière très diversifiée », ajoute-t-il. Reste que l’Hexagone importe de plus en plus.

Au total, selon Quentin Mathieu, la part des importations en valeur, en France, est de 15 % pour le secteur agricole et de 20 % pour les industries alimentaires. « Ces taux étaient respectivement de 10 % et 13 % au début des années 2000 », compare-t-il.

Sans surprise, la hausse des prix se ressent dans les box des négociations commerciales entre distributeurs, industriels et agriculteurs. « La flambée des prix ajoute des tensions », explique-t-il. Les producteurs demandent en effet de faire répercuter la hausse des tarifs des matières premières sur les prix de vente.

L’impact du changement climatique à long terme

À long terme, les tensions pourraient être encore plus vives. En cause : le réchauffement climatique. Ce dernier rend les phénomènes météorologiques extrêmes comme les sécheresses, les canicules, ou les pluies, plus intenses et fréquents.

Or ces évènements ont un impact sur les récoltes. « On peut s’attendre à un emballement des prix, une volatilité, plus intense », note le chercheur associé à l’IRIS, Sébastien Abis. On voit par exemple que le prix du blé à Chicago est reparti à la hausse à cause du froid polaire aux États-Unis qui pourrait conduire à des gels mortels sur les plants.

En 2017, une étude publiée dans les comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS) évaluait qu’avec une augmentation d’un degré Celsius de la température moyenne mondiale, les rendements de maïs pouvaient baisser de 7,4 %, ceux du blé de 6 % et ceux du riz de 3,2 %.

En janvier, le Forum économique mondial, a d’ailleurs appelé à transformer nos systèmes alimentaires aujourd’hui défaillants pour parvenir à nourrir 10 milliards d’humains.

mardi 2 mars 2021  Marina Fabre Anti-K/Novethic

https://www.pressegauche.org/

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01 mars 2021 ~ 0 Commentaire

fermes usines (france insoumise)

carte

1 727 en Bretagne…
Plus de la moitié des fermes usines de France sont chez nous

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01 mars 2021 ~ 0 Commentaire

pétroliers (basta!)

 mafoia

La vraie mafia c’est le capitalisme!

Cet obscur traité qui menace les objectifs climatiques européens et pourrait rapporter gros aux pétroliers

Un accord international méconnu, le Traité sur la charte de l’énergie, pourrait détruire les efforts des pays européens pour atteindre leurs objectifs climatiques. Face aux industries de l’énergie, ONG et parlementaires tentent d’alerter sur cette menace.

Quelque part entre l’eau turquoise, les cabanes de pêcheurs sur pilotis, les plages et la roche verdoyante des Abruzzes, se trouve un petit coin de paradis en Italie : la côte sauvage des Trabocchi.

En été, le soleil, les oiseaux, les vignobles et le vin attirent ici les milliers de touristes qui font vivre les villages alentours. Mais un beau matin de 2008, le paysage de carte postale a failli se brouiller.

« Nous avons vu une petite plate-forme apparaître au milieu de la mer, se rappelle encore ému Enrico Gagliano. C’était une abomination. » Sous la pression, les autorités finissent par dévoiler l’existence du projet Ombrina Mare lancé par l’entreprise britannique, Rockhopper : une plate-forme pétrolière à seulement 11 kilomètres de la côte de Trabocchi.

À mesure que l’infrastructure prend forme sur l’eau turquoise, le mouvement de contestation de ce mégaprojet, dont Enrico Gagliano est l’un des fondateurs, prend de l’ampleur. En 2015, les manifestations réunissent jusqu’à 60 000 personnes, une mobilisation impressionnante pour la région.

Le gouvernement finit par céder et suspend Ombrina Mare ainsi que tous les forages étrangers qui se trouvent à moins de 22 kilomètres (12 miles nautiques) des côtes italiennes. « Nous sommes parvenus à nous faire entendre ! » conclut fièrement Gagliano.

La victoire est grande pour les villageois des Abruzzes et les défenseurs de l’environnement, mais dans l’ombre, la société d’exploration prépare sa revanche.

Un an plus tard, elle poursuit l’Italie en justice en vertu d’un accord international presque inconnu de tous : le Traité sur la charte de l’énergie (TCE). Ce texte que l’Italie a ratifié à la fin des années 1990, comme une cinquantaine d’autres pays, permet aux entreprises de l’énergie de poursuivre les États pour la perte de leurs investissements et profits futurs.

Le gouvernement de l’époque tombe de haut, tous avaient oublié jusqu’à l’existence de cet accord rédigé après la guerre froide, pour sécuriser les investissements de l’Ouest dans les pays de l’ex-Union soviétique considérés instables. Ces poursuites judiciaires ne sont pourtant que les premières d’une longue série lancées par les investisseurs de l’énergie contre les pays européens.

Depuis une décennie, cet accord est même devenu le plus utilisé du monde en matière énergétique.

Le nombre d’affaires a été multiplié par cinq, soit 136 recensées par le secrétariat du TCE. Il y en a sans doute davantage car États comme investisseurs n’ont aucune obligation de tenir informé ce secrétariat des procédures ouvertes.

Les jugements du TCE sont rendus par des tribunaux d’arbitrage – basés à Washington, Stockholm ou La Haye –, dont les procédures, jusqu’aux audiences, sont confidentielles.

Pourtant, ce sont bien des fonds publics qui sont dans la balance de cette justice parallèle. C’est l’argent des contribuables des pays membres – dont la France – qui est en jeu dans ce système judiciaire que personne ne contrôle.

Leila Minano 23 février 2021

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01 mars 2021 ~ 0 Commentaire

chlordécone 1 (l’humanité)

chlordecone

Guadeloupe. Harry Durimel : « Le chlordécone va nous empoisonner pendant 700 ans »

En tant qu’avocat, comment a débuté votre combat contre le chlordécone ?

Harry Durimel C’est d’abord en tant que citoyen écologiste que ce combat a débuté, puis c’est devenu une affaire en justice.

Dans un premier temps, j’ai été alerté par Gérard Borvon (militant écologiste, président de l’association S-Eau-S en Bretagne – NDLR), à qui je rends systématiquement hommage, car il a fait savoir aux Guadeloupéens qu’ils étaient empoisonnés.

En 2002, il nous a informés que des cargaisons de patates douces en provenance de ­Martinique étaient polluées au chlordécone.

J’ai alors commencé des recherches et pris connaissance du rapport ­Bonan-Prime (rapport de l’Igas remis en 2001 à Dominique Voynet, alors ministre de l’Éco­logie – NDLR). C’est un document incontournable, un véritable réquisitoire contre l’État. Il décrit par le menu l’historique du chlordécone et toutes les alertes qui ont été lancées.

Des pollutions ont été relevées dans les poissons dès les années 1979-1980, jusqu’à 200 fois la dose maximale ! Ce n’est qu’en 2005 que leur consommation a été interdite… Le chlordécone a été utilisé depuis le début des années 1970 et jusqu’en 1994. Les rapports sur sa dangerosité, connue dès 1979-1980, ont été tenus secrets ici…

Quand cette dangerosité devient-elle ­publique en Guadeloupe ?

Harry Durimel En 2002, c’est d’ailleurs la date retenue par le juge d’instruction comme première alerte publique et mé­diatique : cette histoire a été dissimulée aux Guadeloupéens. Tous les rapports publiés ici par des chercheurs, de l’Inserm notamment, datent d’après 2002…

Au début des années 1990, alors qu’en métropole on connaissait le problème, il a donc été encore utilisé ?

Harry Durimel Oui, car les distributeurs ont demandé des dérogations pour écouler leurs stocks. Et l’enquête a révélé qu’en 1992, ils les ont renouvelés.

La population de la ville est-elle sujette aux maladies liées au chlordécone ?

Harry Durimel Oui, comme ailleurs, il y a en Guadeloupe une véritable épidémie de cancers de la prostate. Chaque année, on compte entre 300 et 400 cas. Et ces chiffres sont sous-évalués, car cette maladie touche à l’intime, à la masculinité des hommes concernés. Les gens la cachent et ne sont pas prêts à porter plainte.

Plusieurs plaintes ont été ­déposées, dont la première en 2006 ; comment ont-elles été instruites ?

Harry Durimel La première plainte est déposée après quatre ans de travail. Entre 2006 et 2008, c’est une véritable guérilla judiciaire : le procureur fait tout pour leur barrer la route. Mais nous les avions déposées via quatre associations, et deux ont été déclarées recevables : celle de l’Union des producteurs de la Guadeloupe, affiliée à la Confédération paysanne, et l’autre de l’Union générale des consommateurs.

Puis, le dossier a été dépaysé à Paris, malgré notre opposition. Là, le procureur a tenté de déclarer la plainte nulle. De toute évidence, il était pour les empoisonneurs… Mais la cour d’appel l’a con­tredit. Depuis, nous avons connu trois tandems de juges d’instruction.

L’instruction a-t-elle permis de faire avancer le dossier ?

Harry Durimel Elle nous a permis de lever le voile sur tout ce qui serait resté caché si nous n’avions pas déposé plainte. On connaît aujourd’hui, grâce aux enquêteurs de la brigade de la lutte contre les atteintes à l’environnement, basée à Arcueil, tout l’historique du chlordécone. On a une armoire complète, sauf deux ou trois actes qui ont mystérieusement disparu.

Lesquels ?

Harry Durimel Des procédures menées par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes – NDLR) en Guadeloupe et en Martinique, et qui seraient de nature à interrompre la prescription. Comme par hasard.

Comment interprétez-vous aujourd’hui la volonté des juges de classer l’affaire pour prescription ?

Harry Durimel Je ne sais pas si cette volonté est avérée. Ce que je sais, c’est que depuis vingt ans, nous alertons, et que beaucoup d’élus guadeloupéens et martiniquais ne se réveillent que depuis deux ans, voire maintenant.

Ils arrivent après la guerre, mais elle n’est pas perdue. Nous avons de nouvelles informations qui nous permettent de contester cette prescription. En droit, elle ne court qu’à partir du moment où la partie civile a connaissance du préjudice, et non de 1994, date de la dernière utilisation du chlordécone, comme la justice veut le retenir.

Plusieurs élus et associations veulent ­aujourd’hui obtenir la qualification de crime contre l’humanité afin d’éviter toute prescription. Est-ce viable selon vous ?

Harry Durimel J’avais émis cette idée, qui a été récupérée. Je soupçonne certains élus de vouloir se faire un peu mousser. Mais, juridiquement, ça ne me paraît pas à même d’apporter une réponse au scandale. Je ne pense pas que cette voie soit pertinente.

Quel regard portez-vous sur le comportement de l’État dans ce dossier ?

Harry Durimel Certains indépendantistes parlent d’un empoisonnement volontaire, mais je ne suis pas d’accord, la question est systémique. C’était un choix politique et de société, un choix productiviste et économique, d’autoriser le chlordécone contre le charançon pour être compétitif face à la banane américaine.

Il fallait accroître la production vaille que vaille. C’est pour cela que nous demandons aujourd’hui à Emmanuel Macron, auquel j’ai écrit mi-février, que le principe du pollueur-payeur soit appliqué. On sait qui a pollué, qui s’est enrichi. Ce sont les producteurs, les békés surtout ! Ce sont les vestiges d’une période esclavagiste et coloniale. Ils ont une rente de situation, et cela amplifie le sentiment de souffrance, de domination et de mépris chez les Guadeloupéens.

Ce scandale a donc des répercussions plus larges que le plan environnemental ?

Harry Durimel Les conséquences de cette affaire dépassent les simples pertes économiques, ça réveille les stigmates, le sentiment anti-békés, mais ça occulte le fait qu’ici même des voix se sont élevées en faveur du chlordécone.

Il faut être objectif, de nombreux locaux sont responsables. Certains prennent des accents pseudo-révolutionnaires sur la « lutte anti-France », mais, encore une fois, le problème est systémique. Ils se servent du scandale à d’autres fins.

Quelles sont les prochaines étapes de ce combat ?

Harry Durimel D’abord, il s’agit de démontrer qu’il n’y a pas de prescription, d’autant que l’État n’a jamais réagi avant 2005. Et il continue à nier le problème : Emmanuel Macron a été jusqu’à dire que le lien entre le chlordécone et les cancers n’était pas établi.

Comment expliquez-vous une telle sortie du chef de l’État, à rebours des publications scientifiques ?

Harry Durimel Ses collaborateurs m’ont dit que c’était un « coup mal parti », que le président n’avait pas voulu dire ça. Les chercheurs avaient d’ailleurs vivement réagi. J’attends aujourd’hui qu’il dise que ses propos sont regrettables, qu’il reconnaisse le problème.

Quant à la justice, elle ne peut pas dire que le sujet est prescrit alors que le chlordécone va nous empoisonner pendant sept cents ans. On en boit et on en mange tous les jours. Tous les Guadeloupéens peuvent déposer plainte chaque matin.

Ces plaintes, c’est pour obtenir vérité et justice, que ce soit face à l’État ou aux patrons qui se sont enrichis. Chaque Guadeloupéen concerné doit pouvoir obtenir réparation.

Les graves conséquences sanitaires de ce pesticide ont longtemps été cachées aux habitants de la Guadeloupe. Avocat historique dans le dossier du chlordécone, le maire écologiste de Pointe-à-Pitre, Harry Durimel, se bat pour éviter que les plaintes ne soient enterrées et interpelle le chef de l’État.

Le combat contre le chlordécone, un pesticide aux graves conséquences sanitaires, ­revient en force aux Antilles. La bataille est engagée de longue date, mais depuis que les juges d’instruc-tion  chargés du dossier ont évoqué, fin janvier, la possibilité d’une prescription, la mobilisation est plus que jamais d’actualité. Samedi, des rassemblements à l’appel de collectifs ­citoyens et de syndicats sont organisés en Martinique et en Guadeloupe. L’avocat Harry Durimel, désormais maire de Pointe-à-Pitre, est l’un des fers-de-lance de cette lutte.

Vendredi 26 Février 2021 Benjamin König

https://www.humanite.fr/

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01 mars 2021 ~ 0 Commentaire

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Chlordécone aux Antilles : plusieurs milliers de personnes manifestent contre «l’impunité»

Des milliers de personnes contre la chlordecone à Fort-de-France, Martinique, ce samedi.

Des associations et syndicats appelaient la population à se mobiliser en Guadeloupe et en Martinique, mais aussi à Paris, ce samedi pour témoigner de l’exaspération face au «désastre sanitaire et environnemental» engendré par le recours massif à cet insecticide ultratoxique. Ils redoutent la prescription dans ce dossier porté devant la justice.

Des drapeaux rouge, vert et noir, symboles des indépendantistes martiniquais, quelques étendards syndicaux de Force ouvrière ou de la CTGM et un slogan, scandé en créole :

«Pa pou ni preskripsyon ! Jijé yo ! Kondané yo! (Il ne doit pas y avoir prescription ! Jugez les ! Condamnez les !) ».

Ce samedi matin, heure locale, à Fort-de-France (Martinique) mais aussi à Capesterre-Belle-Eau (Guadeloupe) et en métropole, à Paris, plusieurs milliers de personnes ont manifesté pacifiquement, à l’appel de collectifs citoyens, d’associations et de syndicats antillais, pour refuser «l’impunité» dans le «scandale» sanitaire et environnemental du chlordécone.

A l’origine de la colère et de l’indignation des Antillais ?

La crainte d’un non-lieu dans ce dossier porté devant la justice après le dépôt, en 2006, d’une plainte pour empoisonnement à cet insecticide largement utilisé dans les bananeraies. C’est en tout cas ce qu’ont laissé entendre les juges d’instruction, en raison de la prescription des faits et de la disparition d’éléments de preuves, lors d’une audition des parties civiles fin janvier.

De quoi exaspérer une partie de la population martiniquaise et guadeloupéenne dans l’attente d’un procès et de réparations. «Nous avons de nouvelles informations qui nous permettent de contester cette prescription, a, lui, fait valoir l’avocat et maire écologiste de Pointe-à-Pitre, Harry Durimel, dans une interview accordée vendredi à l’Humanité. 

En droit, elle ne court qu’à partir du moment où la partie civile a connaissance du préjudice, et non de 1994, date de la dernière utilisation du chlordécone, comme la justice veut le retenir.»

Un quatrième plan de lutte jugé insuffisant

Autre motif d’insatisfaction : l’insuffisance des mesures et des moyens déployés dans le quatrième plan du gouvernement pour lutter contre les conséquences de la pollution par le chlordécone, utilisé massivement jusqu’à son interdiction en 1993.

Présenté mercredi par le préfet, il prévoit d’allouer 92 millions d’euros sur six ans «pour réduire l’exposition des populations», mieux sensibiliser dès l’école aux risques liés à ce pesticide,  «renforcer les connaissances» scientifiques ou «accompagner les professionnels affectés». Ce qui n’est pas jugé à la «hauteur du drame» du chlordécone, selon des élus antillais à l’instar du député martiniquais Serge Letchimy.

Massivement utilisé dans les Antilles pour lutter contre le charançon du bananier, le pesticide organochloré, dont les autorités connaissaient la dangerosité depuis la fin des années 60, s’est disséminé dans les rivières, les sols et même dans le milieu marin des deux départements ultramarins.

Et trente ans après son interdiction, la molécule ultratoxique et ultra-persistante dans l’environnement – sur des siècles estime-t-on – a contaminé la chaîne alimentaire et plus de 90% de la population adulte antillaise, selon Santé publique France.

Comme elle est un perturbateur endocrinien et un cancérigène potentiel pour l’homme, elle aurait augmenté les risques de prématurité et de troubles du développement cognitif, mais aussi de cancers de la prostate dans les Antilles.

Un «désastre sanitaire et environnemental», pour lequel un rapport d’information parlementaire  a pointé la responsabilité de l’Etat français en novembre 2019.

Florian Bardou Libération, 27 février 2021

https://www.anti-k.org/

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