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24 mars 2017 ~ 0 Commentaire

citoyennisme (alternative libertaire)

socialo

Les initiatives électorales citoyennes

A la suite des articles de février 2017, nous examinons ici quelques initiatives que l’on va voir à l’œuvre au cours de prochains processus électoraux en France. Ces expériences de « démocratie radicale » peuvent-elles renverser ou même subvertir le système ?

Le citoyennisme est-il forcément à jeter ?

Les mouvements qui s’en réclament s’inscrivent souvent dans un cycle historique de contes- tation de l’oligarchie mondiale, qu’elle soit politique, financière ou industrielle. De l’altermon- dialisme aux mouvements de type Occupy et Indignés, en passant par les révolutions dites du « printemps arabe », la souveraineté des peuples est brandie comme objectif et comme moyen de faire basculer les rapports de force. Nous qualifions ces mouvements de citoyennistes, car nous parions que cette souveraineté ne peut pas être obtenue par la seule « démocratie radicale », mais par la destruction du capitalisme d’abord, sans quoi les peuples, qui ne détiennent pas les moyens de production, n’accéderons ni au pouvoir ni à l’autonomie.

Certains de ces mouvement visent non pas la prise du pouvoir, mais des formes plus ou moins radicales d’empowerment (développement du pouvoir des individus ou des groupes d’agir sur leurs conditions d’existence), comme par exemple – du moins officiellement et/ou jusqu’à ce que cela change – les Colibris, Alternatiba, le community organizing ou Nuit debout. D’autres se lancent dans la bataille électorale pour subvertir les règles politiques en vigueur. Voici les principaux.

Des candidats du peuple à toutes les élections

Pour l’élection présidentielle, LaPrimaire.org [1] annonce ne pas avoir de programme et n’être qu’un outil. 215 personnes ont candidaté sur le site, et c’est finalement Charlotte Marchandise qui, élue par les internautes, bénéficie du « kit présidentiable » lui permettant de faire campagne « d’égal.e à égal.e » avec les autres candidates et candidats.

Sans étiquette ni idéologie politique prédéfinie, Ma Voix s’est créé lors des législatives partielles à Strasbourg en avril 2016 [2] et vise à « hacker l’Assemblée nationale ». Pour les législatives 2017, un tirage au sort sera bientôt effectué parmi des volontaires préalablement formé.es, afin de déterminer qui sera le ou la candidate officielle. Si il ou elle est élue, son mandat sera impératif, et elle ne pourra voter que dans le sens qui lui sera donné par les internautes sur la plateforme dédiée.

Côté élections municipales, La Belle Démocratie veut accompagner la création d’assemblées locales (sur le modèle de Saillans). Il s’agit de se former à des « méthodes et à des outils pour prendre le pouvoir et le partager en-dehors des partis (…). L’horizon fonda-mental est la reprise en main citoyenne des pouvoirs locaux à l’échelle du bassin de vie au quotidien, en particulier à travers les municipales de 2020. » Début 2017, des dizaines de collectifs semblent en route pour les prochaines municipales (lire article en page suivante).

Des caractéristiques communes

On retrouve souvent dans ces mouvements les éléments suivants :

– Ni droite ni gauche : le vrai clivage se situe entre les oligarques et les « 99 % ». Ces mou- vements dénoncent la professionnalisation de la politique, la technocratisation de l’Europe et l’abandon d’une classe politique inféodée aux pouvoirs de l’argent (sauvetage des banques lors de la crise financière de 2008). Ce qui leur importe, c’est que les propositions viennent d’en bas, radicalisation de la démocratie qui constitue souvent l’essentiel de leur projet, par refus d’un programme préconçu, justement. Réticents à toute approche « militante » et aux héritages idéologiques classiques, ces mouvements affirment la nécessité de dialoguer entre personnes qui ne sont pas d’accord, et d’être dans la coconstruction entre toutes et tous, dans une alliance interclassiste.

– Pour une démocratie « réelle » et horizontale : ces mouvements dénoncent la démo- cratie représentative et le vote comme instrument ultime de la participation à la vie politique. Ils optent pour une démocratie directe, une participation concrète et approfondie, et en appellent à la responsabilité des citoyennes et citoyens. Ils dénoncent en ce sens les partis (et bien souvent aussi les syndicats), ainsi que tout ce qui fait préférer l’expertise (qui confisque le pouvoir) à la démocratie. Défendant la transparence du pouvoir ainsi que la liberté de la presse, ces mouvements peuvent s’appuyer sur une croyance dans les « civic techs », ces outils numériques censés profiter au rapport de force avec les institutions, et/ou rendre le gouvernement plus transparent et collaboratif. En interne, ces mouvements fonctionnent souvent au consensus et au consentement.

– Pas d’anticapitalisme, mais des modèles coopératifs : il est extrêmement rare que ces mouvements nomment le capitalisme sinon pour dénoncer sa « financiarisation », ou ses « erreurs de gouvernance ». Pour transformer la société et l’économie, ces mouvements parient sur les modèles coopératifs et le pair-à-pair : consommation (couchsurfing, covoitu-rage), modes de vie (coworking, colocation, habitat participatif), finance (crowdfunding, mon- naies locales), éducation et savoirs (Mooc ou formations ouvertes et participatives en ligne), alimentation (circuits courts, jardins partagés), production (fab labs)… Ils parlent d’autogestion et affirment la pratiquer. Les membres de ces mouvements mettent souvent en œuvre cette participation et ces alternatives dans leur mode de vie, de façon militante et/ou professionnelle (projets d’économie sociale et solidaire).

Quelle analyse de ces mouvements ?

Ces mouvements ont l’ambition d’être ouverts à toutes et tous et ne demandent pas d’adhésion préalable à un cadre idéologique commun autre que celui du pouvoir au peuple.

Cependant, l’absence de référence au capitalisme introduit un biais dans les analyses, qui fait croire d’une part qu’il est possible de « démocratiser la démocratie », et que d’autre part cela permettra la liberté et l’égalité. Faute d’entrer sur les questions économiques, ces mouvements sont condamnés à penser dans les cadres actuels, et ne projettent pas beaucoup plus que de réécrire une nouvelle constitution.

Par ailleurs, la croyance aveugle dans les vertus de la délibération collective, sans définition commune préalable de lignes idéologiques (autre que celle du pouvoir au peuple), et avec une faible proportion de membres ayant une formation politique leur permettant d’analy- ser les questions en jeu, rend ces mouvements relativement poreux au confusionnisme et à l’extrême droite. Néanmoins, il est plusieurs fois arrivé que des exclusions soient prononcées : des individus, démasqués le plus souvent parce qu’ils n’étaient pas dans une démarche de donner réellement le pouvoir au peuple, ont été exclus après un temps de débat et de décision collective.

Enfin, affirmant la supériorité de la démocratie sur l’expertise, ces mouvements refusent totalement les arguments d’autorité et les pressions extérieures. Si cela en fait peut-être, selon deux mots à la mode, des « insoumis ingouvernables », ils le sont autant vis-à-vis des politi- ques et technocrates que des militantes et militants classiques. Ainsi, à Nuit debout, les mem- bres d’organisations politiques ou de syndicats n’étaient pas toujours bien reçu.es. Autre illustration : à Saillans, il avait été question d’inviter Étienne Chouard pour une conférence. Des menaces parfois violentes issues du milieu antifa ont conduit à renoncer, mais cela a été vécu comme une atteinte grave à la liberté de débattre. Étienne Chouard n’a donc pas été reçu, mais l’incident n’a absolument pas construit de perspectives de compréhension et de collaboration.

La démocratie plutôt que la justice sociale ?

Le principal angle mort de ces mouvements est la lutte contre le capitalisme en tant que système économique producteur des inégalités contre lesquelles ils entendent se mobiliser. Difficile de penser que ces belles intentions pourront renverser un système qui n’est même pas nommé. Ces mouvements permettent l’entrée en politique d’un nombre croissant de personnes, principalement issues des classes moyennes.

Le risque est que la revendication de démocratie ne prenne le dessus sur celle de justice sociale en cas de grand bouleversement, comme cela a été le cas lors de la révolution tuni- sienne. Débutée le 17 décembre 2010 avec l’immolation de Mohammed Bouazizi, ces révoltes sociales ont rapidement été confisquées par une classe moyenne plus intéressée par la « liberté » et la démocratie que par les revendications sociales portées par les plus pauvres. Lorsque Ben Ali a quitté le pouvoir le 14 janvier 2011, la joie de la bourgeoisie libérale était plus grande que celle des travailleurs et travailleuses pauvres. Et si finalement tout est rapidement redevenu comme avant, c’est sans doute parce que démocratie et liberté ne sont que vaines espérances sans égalité et dépassement du capitalisme.

Adeline DL (AL Paris-Nord-Est) 23 mars 2017

http://alternativelibertaire.org/

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24 mars 2017 ~ 0 Commentaire

rana plaza (tv5)

rana plaza

Les ouvrières du textile peuvent attendre : en France, la loi « Rana Plaza » édulcorée par le Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel français a vidé de sa substance la loi dite du « Rana Plaza » obligeant les multinationales à établir un plan de vigilance chez leurs sous-traitants ou fournisseurs à l’étranger, en rejetant le principe des amendes pour les entreprises récalcitrantes.

La France se voulait porte-parole mondiale d’une mode responsable, où les petites mains, les ouvrières sans lesquelles elle ne saurait être, seraient protégées des prédateurs économi- ques. Elle ne sera finalement qu’un écho affaibli à un principe, une bonne intention. Rien donc qui ne pourrait empêcher une nouvelle catastrophe industrielle.

Saisi par 60 députés et 60 sénateurs LR (droite), deux jours après l’adoption définitive de la proposition de loi sur le « devoir de vigilance des sociétés mères« , le Conseil a validé jeudi 24 mars 2017 l’obligation d’ »établir un plan de vigilance, le mécanisme de mise en demeure, la possibilité pour le juge de soumettre la société concernée à une injonction et la possibilité d’en- gager sa responsabilité en cas de manquement à ses obligations« . Mais les juges suprêmes ont aussi jugé que « le législateur avait défini l’obligation qu’il instituait en des termes insuffisam- ment clairs et précis pour qu’une sanction puisse être infligée en cas de manquement ».

Droits humains, une expression trop vague, vraiment ?

L’objectif du texte est d’éviter des drames comme l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh en avril 2013, un immeuble abritant des ateliers de confection pour de grandes marques occi- dentales. Cet accident avait tué plus d’un millier d’ouvrières et blessé plus de 2000 autres.

Selon la plus haute juridiction française, qui fait valoir « la jurisprudence sur le principe de légalité des délits« , certains termes, tels que « mesures de vigilance raisonnable« , « droits humains » ou « libertés fondamentales« , sont trop généraux ou indéterminés, et le périmètre des sociétés, entreprises et activités entrant dans le champ de l’infraction est « très étendu« .

Le texte, porté par le socialiste Dominique Potier et adopté le 21 février 2017 par un vote unanime de la gauche, avait suscité la joie de nombreuses ONG et syndicats, mais aussi provoqué le courroux du puissant syndicat patronal français, le Medef, et de l’Afep (Association française des entreprises privées).

Il a été imaginé afin d’obliger les 150 plus grandes entreprises françaises – celles de plus de 5000 salariés – à élaborer un plan de vigilance pour « prévenir les atteintes graves envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes ainsi que l’environnement » chez leurs sous-traitants ou fournisseurs à l’étranger avec qui elles ont « une relation commerciale durable ».

Une décision en ‘demi-teinte’ au nom de la liberté d’entreprendre

La loi prévoyait à l’origine une amende allant jusqu’à 10 millions d’euros pour les sociétés ne respectant pas cette obligation et jusqu’à 30 millions si cette absence de plan était à l’origine d’une catastrophe. Cela avait amené les parlementaires opposés au texte à dénoncer une « loi punitive à l’égard des grandes entreprises françaises ».

Tout en jugeant nécessaire de renforcer la vigilance, l’Afep a regretté l’imposition « par la loi de contraintes fortes à caractère large et indéterminé pouvant engager leur responsabilité civile« , disant craindre des « conséquences négatives pour les entreprises françaises« , de « fortes incertitudes juridiques » et au final « une perte de compétitivité« .

Le Medef a été moins virulent : « cette décision nous rassure un peu sur les conséquences très néfastes que cela aurait pu avoir sur l’économie française dans sa globalité« , a commenté un porte-parole, en estimant que les amendes auraient « pénalisé les entreprises françaises » vis-à-vis de leurs concurrentes.

En termes d’efficacité, on sait très bien que s’il n’y a pas de contrainte, ça n’avance pas…
Caroline Dorémus-Mège, CCFD

Mais pour les ONG qui soutenaient ardemment le texte, cette décision en « demi-teinte » est une « déception« . Elle « vide en grande partie la loi de sa substance« ,  déplore Caroline Dorémus- Mège, directrice du plaidoyer au CCFD (Comité Catholique contre la Faim et pour le Dévelop- pement).  »Ce texte fait progresser la question de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises. Mais en termes d’efficacité, on sait très bien que s’il n’y a pas de contrainte, ça n’avance pas, ou du moins pas assez vite » souligne-t-elle.

Pour Sandra Cossart, de Sherpa, ONG qui défend et soutient les victimes de crimes écono-miques, le devoir de vigilance est toutefois « consacré ». « C’est une première étape« , abonde Sabine Gagnier, chargée de plaidoyer Entreprises et droits humains pour Amnesty interna-tional. « On espère que les entreprises vont être de bonne foi et vont appliquer ce devoir de vigilance« .

Le ministre de l’Économie et des Finances Michel Sapin se félicite du fait que la loi ne portait pas atteinte « à la liberté d’entreprendre« . Et souligne qu’ »il conviendra d’apporter les précisions législatives rendues nécessaires pour compléter le texte et lui redonner toute sa dimension« .

Et les employées de ces ateliers-usines du bout du monde qu’en pensent-elles ?

Ces femmes sous payées, sous alimentées, renvoyées dès qu’elles sont enceintes, comme le rappellent régulièrement des études, qui constituent 95% de la main d’oeuvre de ces forçats du textile, applaudiront-elles cette loi qui n’est finalement que symbolique ?

24 mars 2017 Sylvie Braibant

http://information.tv5monde.com/

Lire aussi:

Bangladesh : les travailleuses oubliées du Rana Plaza

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24 mars 2017 ~ 0 Commentaire

tests candidats (sortir du nucléaire)

sdn

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23 mars 2017 ~ 0 Commentaire

les paysans malades des pesticides (france culture)

parap

Ils ont entre 45 et 55 ans, sont agriculteurs intensifs. Rien ne les prédestinait à devenir contestataires de l’agriculture chimique, sur laquelle ils avaient au contraire tout misé. Mais suite à des ennuis de santé liés aux produits phytosanitaires, ils vivent une évolution de leur pensée

Ils ont entre 45 et 55 ans, sont agriculteurs intensifs, sans aucune culture militante. Ils sont de droite, parfois très à droite. Rien ne les prédestinait à devenir contestataires de l’agriculture chimique, sur laquelle ils avaient au contraire tout misé. Mais suite à des ennuis de santé graves, liés aux produits phytosanitaires, ils vivent une évolution de leur pensée. Malades, culpabilisés par les institutions qui leur ont pourtant souvent caché les dangers de la chimie de synthèse, ils se perçoivent à la fois comme victimes et responsables, parfois même comme empoisonnés et empoisonneurs, révélant au travers des contradictions dans lesquelles ils sont pris, aussi bien les enjeux actuels du système capitaliste, qu’une culture singulière oscillant entre fierté et hantise du regard des autres.

Cela se passe à Dôle, dans le Jura, au sein d’une réunion de l’association « Phytovictimes » qui regroupe des paysans utilisateurs de pesticides. L’enjeu à travers leurs témoignages est de dessiner les contours du système tentaculaire pour lequel ils travaillent et de saisir si et comment il serait possible, à leur échelle, de sortir de la chimie pour se tourner vers le bio. « Pour ça j’ai besoin de lui, * dit Denis Camuset en parlant de son fils qui va reprendre l’exploitation, j’ai mené bien des combats, mais le passage en bio est certainement le plus dur ! Ce qui rend difficile le changement du système, c’est tout l’aspect psychologique, on a tellement été bercé dans une autre mentalité. Réduire les pesticides c’est reprendre une formation, c’est changer tout un système, c’est aussi la peur financière je crois, car on ne sait pas où on va. »

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23 mars 2017 ~ 0 Commentaire

linky lorient + logonna-quimerch (ouest france + le télégramme)

compteurs linky

Les opposants aux compteurs Linky se mobilisent

Dans le cadre de la journée nationale contre les compteurs Linky, une quarantaine de per- sonnes se sont réunies ce mercredi midi devant France 3, à Lorient. Les manifestants dénoncent les risques pour leur environnement et leur santé. « Nous n’avons pas pu monter à Paris pour le grand rassemblement, mais nous voulons montrer que la contestation continue, rappelle Grégoire Le Moal, du collectif Stop Linky en Centre Bretagne. Nous sommes là pour mettre fin au carnage. »

« Les fréquences perturbent notre environnement »

Les slogans fusent. « ERDF, touche pas à mon compteur ! » peut-on lire sur les pancartes brandies par les manifestants.  « Champ magnétique trop fort, procédés coûteux et intrusifs » : les mêmes récriminations sont pointées du doigt. « Les fréquences émises par les compteurs perturbent notre environnement, ce n’est pas acceptable. D’autres rassemblements seront organisés », ajoute Grégoire Le Moal. 22/03/2017

Commentaire: Ce n’est pas qu’une histoire d’ondes!

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http://www.ouest-france.fr/

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22 mars 2017 ~ 0 Commentaire

colonialisme (npa)

kanaks

Kanaks

Ces îles que l’on dit françaises…

Existe-t-il encore des colonies françaises dans le monde ?

Oui, presque trois millions d’hommes et de femmes vivent dans les derniers territoires subsis- tant de l’Empire colonial de la France, des territoires appelés DROM (département et région d’outre-mer) ou COM (collectivités d’outre-mer). Les plus importants sont dans la Caraïbe (Martinique, Guadeloupe, Saint-Barthélemy et Saint-Martin), en Amérique latine (Guyane), dans l’océan Indien (Réunion, Mayotte) et dans le Pacifique (Kanaky, la Polynésie dite française). Il faut également y ajouter la Corse, achetée et occupée militairement sous le Premier Empire.

La seule consultation concernant l’indépendance de ces territoires fut celle de 1974 dans les îles des Comores… où les Comoriens se prononcèrent à 96 % pour l’indépendance ! Malgré plusieurs résolutions de condamnation de l’ONU, l’État français décida de séparer Mayotte (où le non avait été majoritaire grâce aux populations françaises) des autres îles des Comores et de la maintenir comme possession française.

De nombreuses luttes furent menées pendant des dizaines d’années, avec d’importantes grèves générales, en particulier dans les Antilles, et la lutte prolongée des Kanaks, notamment dans les années 1980. Une consultation en Kanaky doit avoir lieu en 2018. Les colonialistes essayent de limiter l’accès des Kanaks (59 % des électeurs potentiels) à un scrutin dans lequel population colonisée et population colonisatrice auraient le même droit de vote…

Quel est l’intérêt pour l’État français de maintenir ces colonies ?

Plus de 6 000 militaires sont disposées dans 5 zones stratégiques : Mayotte, Réunion, Kanaky, Polynésie et Antilles. La France a un territoire de souveraineté maritime de 11 millions de km2, en faisant le deuxième espace maritime derrière celui des USA. Cela induit un contrôle militaire, notamment sur le détroit de Mozambique, et des ressources potentielles de pêche et d’extra- ction minière. Au-delà de ressources minières et agricoles exploitées par les descendants des colons, ces îles ont un indéniable intérêt stratégique.

La structure coloniale existe-t-elle toujours ?

Dans ces « départements français », les revenus médians révèlent la pauvreté de la popula- tion : 880 euros à la Réunion, 1 100 euros à la Martinique… Et dans tous ces territoires, le chômage est de 36 % en moyenne, plus de 50 % pour les jeunes ! Le coût de la vie est par contre de 12 à 17 % plus élevé qu’en « métropole », parfois plus de 30 % sur des produits de première nécessité.

Les richesses, les terres, les mines, les conseils d’administration des grandes entreprises présentes (notamment dans le tourisme et le bâtiment) sont essentiellement des possessions des descendants des colons. Ainsi à la Martinique, ils possèdent les 2/3 des terres cultivables, la quasi-totalité des usines à sucre, les 9/10 des plantations de bananes, la totalité des conserveries d’ananas et le quasi-monopole du commerce d’import-export. Les coloniséEs, eux, sont ouvriers, précaires ou chômeurs.

Aux Antilles, les mouvements indépendantistes revendiquent une redistribution des terres qui permettrait de revenir sur l’accaparement des terres par les colons.

En Polynésie, les populations exigent la réparation des désastres humains et écologiques produits par les explosions nucléaires.

Le système économique fonctionne pour le profit des compagnies et entreprises de la métro- pole, appuyés par la présence des colons. Les populations autochtones ou descendantes d’esclaves sont exploitées économiquement, discriminées. Ségrégation raciale et sociale se confondent. Celles-ci se prolongent dans la situation vécue dans l’hexagone par les populations issues des dernières colonies.

Le monopole de la « métropole » française sur les moyens de communication et les échanges commerciaux, l’isolation maintenue avec les pays limitrophes, ont développé un système liant dépendance financière et non-développement, avec l’utilisation par le colonialisme de toute une couche, essentiellement d’origine française, dépendante des emplois de la fonction publique. Mais ce carcan n’empêche pas des luttes de résistance. Ainsi, le mouvement du LKP, la grève générale de 2009 aux Antilles, a permis de mettre clairement en avant des exigences populaires.

Quelle position défend le NPA ?

Le NPA a toujours considéré que c’était aux populations de ces dernières colonies de former leurs organisations, leurs exigences face à l’État français. Nous sommes partie prenante des actions de solidarité avec les mouvements anticolonialistes.

Pour notre part, nous défendons évidemment le droit à l’autodétermination des popu- lations colonisées et soutenons la revendication d’indépendance de ces territoires. Nous exigeons le retrait de toutes les troupes et installations militaires françaises.

La nature des liens à établir entre ces territoires devenus souverains et les autres pays à l’échelle internationale doit être du seul ressort des populations locales. Nous considérons évidemment que la libération des liens coloniaux doit aller de pair avec la libération sociale. Car trop d’exemples existent d’États libérés du joug colonial pour retomber ensuite dans un nouveau, celui du néocolonialisme dans le cadre de la mondialisation capitaliste…

https://poutou2017.org/

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22 mars 2017 ~ 0 Commentaire

linky laz / moelan (le télégramme)

compteurs linky

81 millions de compteurs « communicants », Aquarius pour l’eau, distribuée par des sociétés privées, Gaspard pour le gaz de ville et Linky pour l’électricité, vont remplacer les compteurs actuels.

Parmi eux, Linky fait beaucoup parler de lui. Il suscite des inquiétudes au regard de la santé, de la vie privée et des conséquences sur le budget des familles. Afin que les usagers comprennent pourquoi des milliers d’usagers refusent ces compteurs, le collectif Stop Linky Kreiz Breizh organise, en partenariat avec l’association Ekolobreizh, une

Réunion Publique
Samedi 16 h
Salle communale (46, Grand’rue).
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Sera présenté un film documentaire, « Les compteurs communicants sont-ils seulement des compteurs ? », suivi d’un débat.
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Contact Collectif Stop Linky Kreiz Breizh, Cal, route de Berrien, Huelgoat.
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stoplinkykb@riseup.net
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Ekolobreizh : Kergwaned Vihan, Saint-Goazec
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tél. 06.03.72.34.32 http://www.letelegramme.fr
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e rfd

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Linky. 50 personnes à Moelan La salle de la MLC était comble vendredi soir.

Un peu plus de 50 personnes ont participé, vendredi soir, à la réunion organisée par le collectif « Linky non merci Sud-Cornouaille », à la MLC.
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Les installations des compteurs Linky et des concentrateurs sont en cours dans la commune. Elles sont réalisées par des entreprises de sous-traitance d’Enedis (ex-ERDF). Les concen- trateurs sont de mini-antennes relais qui servent à transmettre, via le réseau de téléphonie mobile, les données de consommation récoltées par les compteurs Linky à Enedis.
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Le collectif compte 150 membres, qui sont à l’écoute de ce que disent les scientifiques. Lors de la réunion, les aspects protection de la vie privée, santé, augmentation des factures, respect du libre arbitre du citoyen, droit de refuser… ont été abordés. Les personnes qui souhaitent des renseignements ou rejoindre le collectif peuvent prendre contact par internet.
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Contact : veille.eveil@gozmail.bzh
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21 mars 2017 ~ 0 Commentaire

lannion (sortir du nucléaire)

lannion tregor

Déchets nucléaires : film et débat à Lannion

Depuis plusieurs années, à Bure (Meuse), les militants antinucléaires s’opposent au projet d’enfouissement souterrain des déchets nucléaires.Pour informer sur les enjeux de ce dossier, Sortir du Nucléaire-Trégor invite à la projection du film intitulé « Déchets nucléaires, 100 000 ans sous nos pieds » de Dominique Hennequin, suivie d’un débat animé par Irène Gunepin, militante de Bure.
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Jeudi 23 Mars 20h30 Salle de Conférence Espace Sainte-Anne.

En toile de fond du débat sur Bure, Sortir du Nucléaire-Trégor place la sécurisation d’une partie du site de l’ancienne mine d’uranium de Buhulien

lannion sdfn

Et aussi:
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Lundi 27 Mars à 18H30
Rassemblement pour l’Abolition des Armes Nucléaires Place du Marc’hallac’h  Lannion
sdn-tregor@laposte.net
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https://sdntregor.wordpress.com/
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17/03/2017  Erwann Hire
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http://www.letregor.fr

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21 mars 2017 ~ 0 Commentaire

lorient linky (le télégramme)

(Image JPEG, 259 × 194 pixels)
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Anti-Linky. Pique-nique citoyen mercredi 22 mars
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Dans le cadre de la journée nationale anti-Linky, Mercredi, les Citoyens éclairés du pays de Lorient organisent un pique-nique citoyen à partir de 11 h 30. Rendez-vous est donné au 6 boulevard du Général-Leclerc, à Lorient, devant la rédaction de France 3 Bretagne.
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20 mars 2017
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20 mars 2017 ~ 0 Commentaire

pouldreuzic (ae2d)

porcs

Conditions d’élevage dans une porcherie de Pouldreuzic : la réaction de la Coordination verte et bleue

Les associations de la Coordination Verte et Bleue font part de leurs remarques sur les réactions suscitées par la publication d’une vidéo sur les conditions d’élevage dans une porcherie de Pouldreuzic, par l’association L214, qui milite pour le bien-être animal.

La Coordination Verte et Bleue regroupe :

AE2D
Association pour la défense du pays Fouesnantais
Baie de Douarnenez Environnement
L’eau et la terre Quimper
Sauvegarde du Penthièvre
Sauvegarde du Trégor
Sous le vent les pieds sur terre Trebrivan

Nous sommes choqués d’entendre le Président des Jeunes Agriculteurs du Finistère qualifier cette action d’« écoterrorisme ». Pour les associations environnementales de la Coordination Verte et Bleue, un tel qualificatif relève de la diffamation, et de l’incitation à la violence. Nous sommes également choqués de la menace contenue dans l’avertissement « cela va mal finir » donné au Préfet par le Président de la chambre d’agriculture du Finistère.

Nous rappelons que les exactions commises par quelques agriculteurs encouragés par leurs responsables syndicaux restent la plupart du temps impunies, ainsi l’incendie de l’hôtel des impôts de Morlaix il y a trois ans, pour lequel nos associations sonnent tous les mois le « tocsin » à Morlaix, dénonçant l’immobilisme dont font preuve les pouvoirs publics pour établir les responsabilités.

Nous nous interrogeons quand nous entendons le groupement de l’éleveur se désolidariser publiquement de son coopérateur, se désolant qu’il n’ait pu assurer « l’entretien général de ses porcheries » du fait de sa « surcharge de travail ». Le rôle du groupement n’était-il pas d’accom- pagner ce jeune éleveur qu’il savait seul et surchargé ?

Un exploitant qui contribue à la prospérité du groupement est ainsi abandonné à son sort, quand il devrait être soutenu ? Le groupement coopératif agricole en cause est Triskalia, condamné en 2016 à indemniser ses salariés, intoxiqués par des pesticides. Nous posons la question de la responsabilité du groupement Triskalia sur les manquements de l’éleveur de Pouldreuzic en matière de contrôles et de suivi vétérinaire.

Enfin, certes les services de la Préfecture ont constaté des « non conformités sérieuses », à savoir l’absence de tenue de la pharmacie. Mais les animaux morts « font partie du quotidien », ainsi que le reconnaît la Présidente du Comité de développement. Les autres révélations de la vidéo de L214, les porcelets à la queue coupée, les truies contraintes dans les cages, sont la normalité des élevages hors sol, sans compter l’ammoniac omniprésent dans l’air que ne peut montrer une vidéo.

Les associations de la Coordination Verte et Bleue ne sont, bien sûr, pas opposées à l’élevage puisqu’elles soutiennent les petites exploitations familiales ; par contre elles partagent le constat que dans ce type d’élevage intensif, les conditions ne sont pas réunies, pour le meilleur bien-être animal.

Coordination Verte et Bleue
coordinationverteetbleue@gmail.com

Lundi 20 mars 2017

http://www.ae2d.infini.fr/

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