Archive | Altermondialisme

25 février 2018 ~ 0 Commentaire

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25 février 2018 ~ 0 Commentaire

chambre d’agriculture (fr3)

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Agriculture : 11 millions d’euros en moins pour la Bretagne

La chambre régionale d’agriculture de Bretagne dénonce la suppression de l’enveloppe de 5,5 millions d’euros allouée dans un programme de modernisation des exploitations prévu jusqu’en 2020. « Un très mauvais signal » à quelques jours du Salon de l’Agriculture. La chambre régio- nale d’agriculture de Bretagne dénonce le « désengagement de l’État » qui supprime une en- veloppe de 5,5 millions d’euros, dans un programme de modernisation des exploitations prévu jusqu’en 2020.

« Pour la Bretagne en 2018, ce sont 11 millions d’euros de moins pour accompagner la modernisation des entreprises agricoles et leur adaptation aux enjeux de demain« , écrit jeudi la chambre dans un communiqué. En effet, les fonds alloués à ces projets sont doublés à même niveau par des fonds européens (le fonds européen agricole pour le développement rural, Feader).

« C’est inadmissible. Quand on a fixé des règles, on ne les modifie pas en cours de route. C’est du respect, de la confiance« , déclare Jacques Jaouen, président de la chambre régionale.
« Il faut savoir que pour un euro d’aide au financement de ces projets, ce sont entre six et sept euros qui sont investis au total sur le territoire« , dans les entreprises locales de bâtiment ou chez les fournisseurs d’équipement, a affirmé le président de la chambre régionale.

« Abandon des territoires »​

La décision de l’État casse la logique du projet de modernisation car « les nouvelles aides annoncées par le gouvernement ne vont pas aller directement à l’agriculteur. Ça va plutôt servir à de l’ingénierie financière, des garanties de prêts, par exemple« , affirme M. Jaouen. Dans le cadre de ce plan conçu avec l’État, le Plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations  agricoles (PCAEA), environ 5 000 exploitations, sur 35 000 en Bretagne (14 %), ont bénéficié de ces aides pour un montant de 120 millions d’euros depuis le début du programme en 2014.

Le plan, qui s’adresse à toutes les filières, « était un vrai succès, malgré les difficultés actuelles » de la profession, affirme André Sergent, en charge du suivi de ce dossier et président de la chambre d’agriculture du Finistère. Les chambres d’agriculture de Bretagne, première région  agricole française, « alertent le gouvernement sur les graves conséquences économiques de ces décisions, et dénoncent son abandon des territoires en abandonnant ses engagements pour l’agriculture« .

BG  23/02/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

 

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25 février 2018 ~ 0 Commentaire

fuck work (paul jorion)

Fuck-Work-couv

Sortie le 15 mars

À propos de « No More Work. Why Full Employment Is a Bad Idea » de James Livingston, par Madeleine Théodore

Le livre de James Livingston, No More Work * – mais dont il explique dans les premières pages qu’il aurait voulu l’appeler « Fuck Work » – agit sur le lecteur comme une psychanalyse, la question qu’il nous soumet sans ambages étant la raison de notre attachement plein de persévérance à la « valeur travail », alors que nous pourrions et surtout devrions nous tourner vers une autre voie, actuellement, pour répondre à nos aspirations les plus profondes, les emplois disparaissant chaque jour davantage « grâce » à l’automation.

Cette manière qui nous est propre de concevoir notre existence « à la sueur de notre front », elle est enracinée en nous depuis des millénaires, et c’est pourquoi Hegel y percevait une notion « transhistorique », donnant à la succession des générations une impression de continuité.

Parcourant à travers l’histoire les différentes approches du travail, l’auteur nous montre bien le caractère tout aussi particulier que relatif du capitalisme, échouant à créer de l’égalité, et réussissant néanmoins à créer un premier espace de liberté grâce au salaire, pour disparaître finalement en même temps que la classe des prolétaires qu’il avait engendrée.

Le travail reste un pilier incontournable de notre vie, à la source de plus de mal que de bien si nous prenons enfin en compte la destruction de notre habitat, celle de la faune et de la flore, suite au grand nombre de déchets et à la surexploitation que notre consommation entraîne, et pourtant, alors qu’il détruit notre existence, nous percevons toujours son principe comme salutaire et vivifiant, dans un aveuglement dénué de tout esprit critique.

Certains passages du livre nous tirent cependant de notre nostalgie pour nous réveiller, par exemple lorsque Livingston nous fait remarquer « qu’une activité mal payée crée une situation plus intolérable que l’acceptation d’un revenu procuré par l’État » ou encore pointe du doigt le fait que le capitalisme s’est détruit lui-même en confiant à des gestionnaires non impliqués dans la capitalisation de l’entreprise des rôles de contrôle de la production, résultat ironique de l’absence de travail réellement productif, comme l’est l’investissement des actionnaires.

Le livre est également parsemé de paradoxes, tel celui concernant le renoncement dans les années 1970 au Plan d’Assistance élaboré par Nixon, pour la raison principale que les sommes versées aux citoyens défavorisés étaient associées à une incitation à chercher du travail, aspect déplaisant et problématique pour une bonne partie de la gauche.

Il y aurait par ailleurs correspondance entre notre désir de sublimer notre désir de liberté par le travail, cette sublimation s’incarnant dans notre propension à « créer un surplus », et l’évo- lution de notre société dépassée par l’impossibilité de gérer celui-ci. L’éthique protestante s’est ainsi imposée et opposée à l’idéal aristocratique du loisir tout autant qu’à la croyance du monde chrétien à une vie bonne dans l’au-delà.

Livingston nous surprend et nous amuse presque lorsqu’il fait l’inventaire de toutes les astuces et justifications dont nous usons, aussi bien à gauche qu’à droite, pour sauver ce qui apparaît bien comme notre dernière planche de salut, porteur de justification et de sens de notre existence : le labeur, dont l’absence définitive est partout déniée, comme si, tels des prisonniers redoutant la lueur du jour, nous ne pouvions nous arracher à une vie basée sur le surplus pour définir les contours d’une autre basée sur celui du besoin.

L’information sur laquelle est basée notre société post-industrielle est gratuite et par ailleurs, l’activité économique peut se passer d’un ajout de capital ou de matériel, il nous est donc demandé de revoir les principes de notre économie dans cette perspective pour pallier les dommages à l’environnement que le capitalisme engendre et pour éliminer cette concentration vertigineuse de la richesse à laquelle nous assistons, responsable également d’un fléau tout aussi paralysant pour l’économie, la spéculation, interdite en France et en Belgique jusque dans les années 1870 car elle était reconnue comme un pari où l’un gagne et l’autre perd.

L’auteur insiste sur le fait que la disparition de l’emploi était annoncée par les artistes et intellectuels depuis les années 1920.

Beaucoup d’emplois avaient disparu dans les années 1930 suite à l’automatisation, notamment dans le secteur automobile et le Plan prévu dans les années 1970 par Nixon visait à pallier la disparition généralisée de l’emploi, en substituant au principe de la sécurité sociale celui du revenu minimal garanti. Sur ce point, nul doute que cette mesure, même si elle a été par ailleurs avortée, ne puisse être qualifiée de cynique, puisque, dans le but d’empêcher une révolte du peuple, on privait celui-ci de prestations sociales s’adaptant au contexte économique pour lui attribuer une somme dont le montant était fixé, sans tenir compte du fait que le système financier pouvait raboter cette somme à sa guise et selon son bon vouloir.

Car enfin, ce que nous ne voulons pas voir, renforçant ainsi notre cécité, c’est que le travail, s’il a assuré notre subsistance, s’est souvent comporté comme « un maître abusif » : la Révolution industrielle, si elle a fait progresser notre société sur bien des plans, a aussi transformé les paysans en salariés sans qu’ils puissent plus jamais recourir « aux biens communs » fournis par la terre et dont ils pouvaient jouir sans entraves, la notion d’« enclosures » n’existant pas au XVIIIe siècle de la même manière qu’au siècle postérieur. Cette privatisation des biens communs s’est accentuée de manière indue jusqu’à nos jours, par la notion de « personne morale » attribuée aux entreprises, leur laissant le loisir de disposer du patrimoine de l’humanité, des ressources élémentaires nécessaires à tous, à leur propre gré, alors que la planète est à feu et à sang.

De même, c’est au nom du travail que les différences entre les sexes se sont accentuées, reléguant le travail des femmes au foyer au rang des accessoires et dévalorisant le soin apporté aux non-productifs, enfants et vieillards ne relevant pas de cette catégorie. Il serait urgent pourtant qu’hommes et femmes puissent trouver des solutions humaines au problème des mouroirs que sont beaucoup de homes (EHPAD) et à celui de l’accueil de la petite enfance, trop souvent bouleversée dès la première heure au nom de la productivité.

Il est sans doute malheureusement banal de rappeler toute la souffrance subie par les classes laborieuses au moment de la Révolution industrielle, et c’est pourquoi la remarque de Livingston selon laquelle « les luddites voulaient conserver leur travail, et les ouvriers leur dignité dans leur travail » semble sujette à caution.

Le dernier « défaut » du travail pourrait être, au final, ceci : de nous laisser désarmés face à cet avenir enfin possible auquel nous sommes embarrassés de répondre : notre vie nous appartient désormais et il nous apparaît de manière beaucoup plus évidente que nous sommes responsables de notre prochain, de notre frère.

En cela, si ce miracle est bien à nos portes, si le règne de la nécessité a bel et bien disparu, pourquoi devrions-nous nous contenter d’une somme compensatoire à la disparition de l’emploi, pourquoi ne pourrions-nous pas profiter de la gratuité pour tout ce qui est nécessaire grâce aux bénéfices de l’automation ? Ainsi, nous pourrions nous occuper réellement de nos frères mais aussi, nous ne serions plus embarrassés par ce surplus encombrant de production et de consommation engorgeant la planète. L’ère du besoin pourrait dès lors coïncider avec celle de l’amour.

* James Livingston, No More Work. Why Full Employment Is a Bad Idea, Chapel Hill : University of North Carolina Press, 2016

https://www.pauljorion.com/

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25 février 2018 ~ 0 Commentaire

algues vertes (ae2d)

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AE2D Agir pour un Environnement et un Développement Durables

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23 février 2018 ~ 0 Commentaire

valls (ustke)

 valls

Valls est sorti de son périmètre selon l’USTKE

  • Le comité directeur de cette rentrée 2018 s’est tenu ce matin au Charley, le premier de cette année où il a été évoqué la question de la sortie de l’Accord de Nouméa, et le référendum d’autodétermination prévu en fin d’année. Après cette réunion statutaire, les dirigeants de l’Organisation syndicale ont convié les médias pour donner leur position sur la mission conduite par Valls.
  • Point avec les fédérations sur les enjeux politiques. « C’était l’occasion de faire le point avec les fédérations. Se projeter sur un programme de travail qui va se dérouler pendant toute cette année. Bien entendu, la question essentielle qui a animé l’ordre du jour de ce comité directeur, c’est la question politique liée à la sortie de l’Accord de Nouméa et le référendum prévu en octobre-novembre 2018. Le positionnement de l’Ustke sera connu en temps opportun. On attend aussi l’évolution de la situation politique ; ce que l’Etat va dire, et notamment sur la problématique du corps électoral. On avait déjà eu l’occasion de l’affirmer sur des déclarations. En tous les cas, le positionnement de l’USTKE sera conditionné par rapport à la sincérité des listes électorales », souligne André Forest, le président de l’USTKE.
  • Quel est le mot d’ordre ? La centrale syndicale est en attente « de l’inscription automatique des kanak soit traduit dans les faits ». Mais surtout l’USTKE attend de l’Etat qu’il traite la question de l’inscription des natifs, qu’elle soit également clarifiée. « Pour nous, il est question de légitimer la participation des kanak relevant du statut coutumier sur la liste générale et ensuite de les basculer sur la liste référendaire. La question des natifs, donc les gens nés sur le territoire doit être étudié de façon très délicate. Il n’est pas question de remettre tous les natifs de la liste générale sur la liste référendaire parce que ça sera considéré comme des inscriptions indûment faîtes au détriment du scrutin d’autodétermination », relève-t-il.
  • Pas de rencontre avec Valls. « En tant que président de l’Ustke, j’y étais convié et je ne suis pas allé. C’est une décision relevant du Bureau confédéral qui a été tenu mercredi. C’est une séance hebdomadaire où il a été décidé de ne pas y aller. Par contre, nous avons convoqué la presse pour donner notre point de vue », précise le président de l’USTKE
  • La position de l’USTKE sur la mission  parlementaire sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie conduite par l’ex-Premier ministre, Manuel Valls (président) et Christian Jacob (rapporteur).

« La mission conduite par Manuel Valls est tout à fait illégitime, elle ne nous convient pas du tout ! D’une part, par rapport à sa composition où 80 % des effectifs sont de droite dont les deux députés calédoniens. Donc, les choses sont mal engagées. D’autre part, les déclarations de Manuel Valls aussi bien avant qu’après. On a entendu la rencontre qu’il y a eu au Congrès mardi soir avec la société civile où Mr Valls a ouvertement donné sa position et sa préférence pour le maintien de la Calédonie dans la France. Il est sorti de son périmètre, de sa responsabilité qui lui appartenait.

Il était venu ici dans le cadre d’une mission d’écoute de la population, à la limite clarifier les enjeux mais en aucun de donner sa préférence. Mais là, en donnant sa préférence, il a outrepassé la responsabilité qui lui était assigné. Les dés sont pipés dès le départ car la question du corps électoral n’est toujours pas réglé, la déclaration du maintien de la Calédonie dans la France  … Tout ça, nous laisse très perplexe quand à l’organisation de ce scrutin ! Se déclarer pour le maintien de la Calédonie dans la France, ça veut dire que la campagne de l’Etat ne sera pas neutre, elle sera forcément orientée sur cet objectif », pointe-t-il.

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  • Vendredi 23 février 2018

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23 février 2018 ~ 0 Commentaire

cuba-débat (à l’encontre.ch)

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La solitude de Raúl Castro

«Personne ne critique Staline en ma présence.» Raúl Castro

Le 24 février, Raúl Castro fêtera ses dix ans à la tête de l’Etat cubain. (Il occupa le poste de président par intérim depuis que Fidel Castro avait pris sa retraite pour des raisons de santé à l’été 2006 et fut élu président en février 2008.) Si tout se passe comme prévu, Raúl Castro quittera la présidence cubaine, en avril 2018, à l’âge de 86 ans. Il laissera inachevée sa tentative d’instaurer un «socialisme prospère et durable». L’ère post-Castro approche à grands pas. Dans ce commentaire pour El Barrio Antiguo et le site mexicain 30-30, je fais une brève évaluation sur une longue période pour situer l’ère raúliste dans la large épopée qui a commencé avec le triomphe de Staline en URSS.

L’ADN du communisme cubain

Le révolutionnaire Léon Trotsky, dans ses dernières années de vie, a défini l’Union soviétique sous Staline comme un «totalitarisme». Trotsky, à son tour, avait repris ce concept d’un autre exilé bolchevique, Victor Serge, qui résumait bien les origines de la dégénérescence stalinien- ne. D’une part, Serge a affirmé qu’il était certain que la dictature de fer du parti bolchevique exercée pendant la guerre civile «contenait les germes du stalinisme».

D’autre part, Serge a aussi insisté sur le fait que le bolchevisme et la révolution «contenaient d’autres germes, en particulier ceux d’une nouvelle démocratie». Le régime de Staline fut la victoire de certaines «semences» sur d’autres, sa contre-révolution triomphant sur des personnages comme Trotsky et Serge.

Le totalitarisme de Staline a été imposé au moyen d’un cannibalisme politique qui a nécessité l’effusion de litres et de litres de sang.

En revanche, les nouveaux États qui ont rejoint le «bloc socialiste» après la Seconde Guerre mondiale sont nés totalitaires. En leur sein, il n’y avait pas besoin d’un bain de sang entre les communistes qui étaient en faveur de la normalisation de l’état d’exception (en temps de paix) et les partisans communistes favorables à un retour et à une consolidation d’une nouvelle démocratie. Les nouveaux États socialistes, alignés d’une manière ou d’une autre sur Moscou, n’ont fait que reproduire le modèle stalinien dans leur pays. Cuba, bien sûr, était l’un parmi ces États.

La touche caribéenne

Contrairement aux autres «révolutions communistes», à Cuba, le Parti communiste n’était pas l’initiateur de la révolution, mais un produit de cette dernière. Le Parti communiste cubain a tenu son 1er Congrès en 1975, bien qu’il ait été fondé en 1965 (six ans après la révolution).

Jusqu’à ce moment-là (et en partie plus tard), le bastion du pouvoir politique résidait dans les Forces armées révolutionnaires (FAR), dont l’origine était l’armée rebelle: la guérilla de Fidel Castro qui renversa Fulgencio Batista [en 1959]. C’est pourquoi le titre que Fidel Castro mettait prioritairement en avant était celui de son rôle de Commandant en chef, et non celui de Secrétaire général du Parti, comme Staline par exemple. A Cuba, l’armée n’était pas le bras armé du parti, mais le parti fut le bras politique des forces armées.

Comme d’autres révolutions communistes propres (autonomes) par exemple la You- goslavie, le Vietnam ou la Chine, Cuba ne fut pas seulement une marionnette de Moscou. Toutefois, le communisme cubain s’est affirmé au cours de la même décennie où s’est inten- sifiée la rupture entre la Chine et l’Union soviétique [dès 1965]. Les dirigeants cubains, con- frontés à ce dilemme, décidèrent d’arrimer leur jeune révolution au camp soviétique (URSS). Cuba conservera un degré d’autonomie, tout comme Israël n’a jamais perdu la sienne face à Washington. Cuba ira même jusqu’à imposer des choix politiques à Moscou, comme son impli- cation dans la guerre d’Angola [1975], où les FAR enverront des troupes contre l’armée sud- africaine du régime d’apartheid.

Cette autonomie se traduit finalement de la sorte: l’effondrement de l’Union soviétique n’a pas entraîné l’effondrement du régime cubain socialiste. Comme la Corée du Nord, la Chine et le Vietnam, Cuba a survécu.(…)

Alencontre  23 février  2018

 Ramón I. Centeno

http://alencontre.org/

Lire aussi:

Cela s’est passé un 24 février 1965, Che Guevara prononce un discours mémorable à Alger (Babzman)

 

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23 février 2018 ~ 0 Commentaire

bretons… (debunkers)

parler

Bretons, Auvergnats, Italiens, Espagnols, Arabes et Roms: dehors les étrangers qui nous volent notre travail!

« Tout le monde le sait bien qu’il n’y a pas de racisme mais des racismes : racisme anti-pauvre, racisme anti-jeune, racisme anti-femme, racisme anti-arabe… Alors, si vous êtes une « pauvre jeune femme arabe ! » »…Guy Bedos

C’est un article un peu particulier qui s’offre à votre lecture. En effet, il s’agit non pas, comme à notre habitude de démonter un fait, un hoax ou une rumeur précis, mais une assertion bien inscrite dans le patrimoine de pensée de l’extrême droite :

« L’étranger est inassimilable ». Par essence.

Cette figure de l’étranger « inassimilable » accompagne chaque vague migratoire. Des Italiens, de la fin du 19è siècle, aux migrants africains d’aujourd’hui, les stéréotypes ne changent guère. Les immigrés seraient trop nombreux, porteurs de maladie, délinquants potentiels, étrangers au corps de la Nation, voire même ennemis de celle-ci. Cette xénophobie, récurrente en temps de crise, va souvent de pair avec l’antisémitisme et se nourrit de racisme.

Ce que nous voulons démonter dans cet article, c’est la réflexion très fréquente qui consiste à présenter les étrangers d’aujourd’hui comme inassimilable, alors que les anciennes vagues d’immigrations, elles se seraient intégrées parce « qu’Européennes ». Nous voulons montrer que rien n’est moins vrai car les stéréotypes que l’on entend sur les immigrés « d’aujourd’hui », sont exactement les mêmes que ceux que les immigrés « d’hier », Belges, Polonais, etc… ont entendu. Que ces stéréotypes procèdent des mêmes phrases, mêmes sous-entendus et mêmes préjugés. Et que, de façon plus significative encore, ces stéréotypes ont été absolu- ment les mêmes, qui ont été utilisés contre les Provinciaux français à la fin du 19 ème siècle !!!

Notre but n’est pas d’expliquer en profondeur les raison de ces stéréotypes autrement que par des pistes de lecture ; qui vous emmèneront plus loin. Mais bien par des citations xénopho- bes/racistes ; de vous démontrer par A+B que ce que le raciste d’aujourd’hui présente comme une réalité incontournable, comme un fait indépassable, une vérité absolue (que seuls les « bobogauchistes » et les ennemis de la France nient), n’a pas été moins vrai envers les provinciaux et de tous les membres des vagues successives d’immigration qu’ont connu notre pays.

Plus personne à l’extrême droite ne songerait à accuser Bretons, descendants d’italiens ou d’espagnols comme des gens issus d’un peuple sale, prédisposés à la délinquance, à la tricherie aux allocations, à la violence et à la sexualité débordante. A part les juifs dont la stigmatisation semble éternellement liée aux mêmes thèmes complotistes sur une prétendue domination mondiale. Ce qui est un phénomène quasiment unique.

C’est pourquoi les « petites phrases » racistes de nos politiciens visent les immigrés d’Afrique, et les pare de vices  que l’on n’entend plus à propos des vagues d’immigrations antérieures. Pire, ils justifient cela par une « réalité objective » que connaîtraient nos concitoyens con- frontés avec les immigrés d’aujourd’hui, réalité que n’auraient pas connus nos ancêtres avec les « immigrés d’avant ».

Le racisme anti-provinciaux

« La Bretagne est une colonie comme l’Alsace et les Basques, plus que la Guadeloupe  » dira Michelet en 1831

En France, la Révolution industrielle a provoqué un fort exode rural des provinces vers Paris (Bretons, Auvergnats…). Les classes possédantes parisiennes ont majoritairement développé un profond mépris pour ces nouveaux venus, qui s’est exprimé dans un racisme latent. Une des théories en vogue était alors que les parisiens étaient les fiers descendants des Francs victorieux, tandis que les provinciaux étaient la progéniture dégénérée des Gaulois vaincus.

C’était principalement de la classe dominante, concentrée à Paris, qu’émanait ce racisme. Ainsi le Journal des débats parlait « d’invasion des barbares », le baron Haussmann y voyait une « tourbe de nomades », et Adolphe Thiers une « multitude de vagabonds ».

Et même de nos jours, certains propos restent du même acabit. En effet en 1951 vit la promulgation de la loi Deixonne, (première loi française visant à autoriser l’enseignement des langues régionales de France, de manière facultative). Un député socialiste réagit, «Comment ! On veut nous apprendre le dialecte des cavernes! ».

ll nous suffit de réfléchir encore aujourd’hui aux stéréotypes sur les provinciaux : « le Breton est têtu », « l’Auvergnat est avare », « le Parisien est arrogant », « le Corse est fainéant », « le chti est alcoolique », « le Normand est indécis », etc…
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Les Bretons : incompréhensibles, sales et stupides…
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« Les Bas-Bretons ont un langage dur et difficile à comprendre. Leurs habitudes, leurs coutumes, leur crédulité et leurs superstitions leur laissent à peine une place au-dessus de l’homme sauvage. Le paysan y est d’une malpropreté dégoûtante. Son habitation peut presque se comparer à celle d’Hottentots(…) En général les paysans ont une mauvaise physionomie, stupide et brutale à la fois.  » (Malte Brun, 1831)
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« La Basse-Bretagne, je ne cesserai de le dire, est une contrée à part qui n’est plus la France. Exceptez-en les villes, le reste devrait être soumis à une sorte de régime colonial . Je n’avance rien d’exagéré  » (Auguste Romieu, sous-préfet à Quimperlé, 1831). Ce même Romieu préco- nisait d’ailleurs des méthodes originales, « Créons, pour l’amélioration de la race bretonne, quelques-unes de ces primes que nous réservons aux chevaux et faisons que le clergé nous seconde en n’accordant la première communion qu’aux seuls enfants parlant le français  » .
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« Croyez-moi, Monsieur, le catalan qui me faisait tant enrager n’est qu’un jeu d’enfant auprès du bas breton. C’est une langue que celle-là. On peut la parler fort bien, je crois, avec un  bâillon dans la bouche , car il n’y a que les entrailles qui paraissent se contracter quand on cause en bas breton. Il y a surtout l’h et le c’h qui laissent loin derrière la jota espagnole. Les gens qui parlent cette belle langue sont bons diables, mais horriblement sales(…) On voit dans les villages les enfants et les cochons se roulant pêle-mêle sur le fumier, et la pâtée que mangent les premiers serait probablement refusée par les cochons du Canigou.  » (Prosper Mérimée, lettre à Jaubert de Passa, 1835) .

Une remarquable constance de détestation qui survit tout le long du 19ème siècle :

« Le petit Breton est abandonné à lui-même dès qu’il peut marcher. A peine vêtu, malpropre, il patauge toute la journée par les chemins, mange à l’écart un morceau de pain noir, joue peu, ne parle pas(…) S’il a huit ans d’âge physiquement, il en a trois à peine pour le développement intellectuel….  » (Poitrineau, inspecteur d’académie à Vannes, Instruction, 1897).  « Les principaux traits de la race bretonne sont la malpropreté, la superstition et l’ivrognerie »
Manuel de géo,1929

En 1969 paraissait cette annonce dans l’Agriculteur de l’Aisne :

 « Nous vous demandons de faire connaître, avant le 8 janvier au syndicat betteravier, vos besoins en main d’oeuvre. Préciser la catégorie : Bretons, Italiens, Espagnols, Portugais, Marocains,…  »

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22 février 2018 ~ 0 Commentaire

les pieds sur terre (quimper)

index

« Les Pied Sur Terre » est un long-métrage documentaire tourné entre décembre 2012 et mai 2015 au Liminbout, hameau situé sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Parmi la soixantaine de lieux de vie qui se trouvent sur la zone, Le Liminbout a un caractère unique. Il est le seul où cohabitent habitants historiques et squatteurs venus de différents coins de France et d’Europe pour participer à la défense de ce territoire menacé par le projet d’aéroport.

Les Pieds Sur Terre n’est pas un documentaire militant ou informatif sur la lutte de Notre-Dame-des-Landes. En suivant le quotidien des habitants de ce hameau, le film saisit la vie qui se met en place lorsque les diverses composantes d’un territoire prennent ensemble le risque de défier l’État et le Marché. Si la lutte contre l’aéroport est au cœur des préoccupations de chacun, ce qui se joue entre ces habitants si différents relève d’une dimension bien plus universelle.

Informations pratiques

http://www.quimper.bzh

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22 février 2018 ~ 0 Commentaire

mai 68 (npa + à l’encontre.ch)

 

mai 68 (npa + à l'encontre.ch) dans A gauche du PS

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« 68 n’a pas commencé au mois de mai, ni au mois de mars, donc ni au Quartier latin ni à Nanterre.  »

Ludivine Bantigny, historienne et militante, vient de publier 1968 : de grands soirs en petits matins (éditions du Seuil). Nous revenons avec elle sur les événements de 1968 et sur leur portée, cinquante ans plus tard.

Pourquoi ce livre sur mai 68 ? Avais-tu anticipé le conflit de -mémoire à l’occasion du 50e anniversaire de l’événement ou est-ce un projet plus ancien ? 

En fait ce travail est déconnecté de la commémoration, et c’est assez arbitraire que le livre sorte au moment du cinquantenaire – même si l’éditeur a repoussé de quelques mois la sortie du livre, qui était prévue en octobre dernier. Cela fait plusieurs années que je travaille sur 68, une longue plongée en archives, et cela s’inscrit plus globalement dans un travail que je mène depuis longtemps, sur la question de l’engagement politique, de la subversion, de l’insubordination.

Par ailleurs, le conflit de mémoire que tu évoques, qui a commencé depuis bien longtemps, alors même que l’événement n’était pas achevé, constitue une autre motivation, historio- graphique bien sûr, mais aussi très politique : il est particulièrement insupportable d’entendre les récupérations, déformations, défigurations de l’événement, dans un discours médiatique assez hégémonique, bien souvent porté par quelques figures de 68 devenues porte-parole auto-proclamées.

Ce discours tend toutefois à être ébranlé, et c’est à cela que j’ai voulu contribuer, en opérant un retour aux sources, c’est-à-dire les archives, et non en m’appuyant sur des témoignages, récits personnels souvent reconstitués a posteriori, même s’ils sont eux aussi importants. Il s’agissait de revenir à l’événement, et non à ses interprétations ou à ses -conséquences supposées.

Tu prends à rebours l’idée-cliché d’un mai 68 principalement étudiant et parisien, et tu t’élèves contre tous ceux qui veulent résumer 68 à une « pensée par slogans ». Que veux-tu dire par là ? (…)

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Mercredi 14 février 2018, mise à jour Dimanche 18 février 2018, 21:23

manif-1 dans Altermondialisme

Lire aussi:

Pour que des ouvriers partent en grève, et donc qu’ils soient prêts à perdre une part impor- tante de leur salaire, il faut au moins qu’ils aient accumulé un contentieux dans leur entreprise et qu’ils aient trouvé une occasion pour l’exprimer. Précisément dans les années 1960, les pays d’Europe occidentale sont engagés dans une période de croissance économique qui prolonge un essor industriel ancien. Les industries automobiles, chimique ou des appareils électro-ménagers embauchent massivement. De nouvelles usines de montage se multiplient en France, notamment en Normandie, dans les pays de la Loire et en Bretagne qui profitent de la décentralisation industrielle engagée par les gouvernements successifs à partir de 1955.

Histoire. Les grèves ouvrières de mai-juin 1968 (Xavier Vigna)

Lire aussi:

Ludivine Bantigny : “Rien n’est plus collectif que Mai 68” (Télérama)

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22 février 2018 ~ 0 Commentaire

cédric herrou (rtl)

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Loi asile et immigration : « L’extrême droite est au pouvoir », assure Cédric Herrou

 Alors que Gérard Collomb présente la loi asile et immigration ce mercredi en Conseil des ministres, l’agriculteur Cédric Herrou assure que le Front national n’aurait « pas mieux fait »

Gérard Collomb présente ce mercredi 21 février en Conseil des ministres son projet de loi sur l’asile et l’immigration, un texte très critiqué par les associations et qui fait des vagues jusque dans la majorité pour sa logique de fermeté. Défendu par le ministre de l’Intérieur comme un texte « équilibré », le projet de loi vise à réduire à six mois les délais d’instruction de la demande d’asile et à faciliter la reconduite à la frontière pour les déboutés.

Si Édouard Philippe a évoqué les principes « d’humanité » et de « d’efficacité » vis à vis de ce texte, Cédric Herrou se montre beaucoup plus ferme. L’agriculteur, condamné à plusieurs reprises pour avoir aidé des migrants à la frontière italienne, dénonce un projet de loi complètement « fou ».

« C’est la criminalisation de personnes qui ont souffert, qui ont été victimes de torture, de guerre, de dictature. Ces personnes, on a le devoir de les protéger et la seule réponse de l’État, c’est de les mettre en prison, déplore-t-il. C’est inhumain et dangereux ».

L’extrême droite n’appartient pas au Front national et à la famille Cédric Herrou, agriculteur

Selon lui, le Front national n’aurait « pas mieux fait » : « L’extrême droite est au pouvoir, l’extrême droite n’appartient pas au Front national et à la famille Le Pen. Des lois comme celles-ci sont des lois d’extrême droite ». Et de poursuivre : « Dégager un demandeur d’asile, une personne qui aurait dû être protégée par l’État français et qui risque la vie, fait que la France va être complice de meurtres ».

Le pire de chaque pays européen ?

Dès lors, il attaque très sévèrement l’action de l’État. « Avec cette nouvelle loi, le gouvernement s’est inspiré des autres pays européens en prenant le pire. On prend le pire de l’Allemagne, le pire de l’Italie… Mais l’Allemagne a accueilli un million de personnes, rappelle-t-il. La France, avec 100.000 personnes, est complètement débordée. C’est une crise migratoire alors qu’on est la cinquième puissance mondiale ».

Face à la montée de l’extrême-droite dans certains pays, Cédric Herrou assure que les gens sont « mal informés ». « On mélange immigration et asile. Les demandeurs d’asile n’ont pas décidé de venir en France. Ces gens souffrent. Et ce n’est pas avec du racisme, avec du mépris, avec de la prison qu’on construit une nation. C’est avec de l’amour, de la compréhension et de la construction », conclut l’agriculteur.

21/02/2018 Yves Calvi et Claire Gaveau

http://www.rtl.fr/

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