Archive | Altermondialisme

10 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

coquelicots lannilis (of)

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10 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

agroforesterie (le peuple breton)

accaparement

L’agroforesterie 

Solution contre le réchauffement climatique

Hier soir la section UDB Ouest Cornouaille organisait une conférence à Pouldreuzic dans le pays Bigouden sur le thème de l’agroforesterie. Alain Retière, agronome et écologue, spécia-liste de la récupération des terres dégradées, a présenté pendant 1h15 le bien-fondé de cette méthode d’utilisation des terres. Une stratégie trois en un selon lui : elle apporte la souverai-neté alimentaire, elle sauvegarde la biodiversité et permet la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Dans un premier temps l’expert international a présenté les causes du réchauffement climatique pour mieux expliquer à quel niveau l’agroforesterie pourrait résoudre en grande partie ce problème si elle était généralisée à l’échelle mondiale.

Un tiers des gaz à effet de serre est lié à la gestion des sols au niveau planétaire.

Pour s’en sortir et limiter le réchauffement il faudrait diminuer par trois l’utilisation des énergies fossiles et multiplier par deux la biomasse. C’est sur cette dernière que l’agroforesterie peut apporter une réponse.

Alors qu’est-ce que c’est finalement ?

Il s’agit de manière assez simple de replanter des arbres, en grande quantité, de manière plus ou moins artificielle, c’est-à-dire qu’ils vont être agencés de manière à ne pas concurrencer les cultures agricoles et à préserver les sols. Et les essences d’arbres seront choisies avec soin en fonction du milieu.

Il y a plusieurs bénéfices à avoir des arbres autour de ses champs.

Ils empêchent l’érosion des sols, les stabilisent. Ils agissent comme des pompes à nutriments avec leurs racines ce qui est favorable aux sols et aux plantes. Ils captent évidemment le CO2 ce qui permet d’en stocker plus. Ce sont également des lieux de vie pour les animaux et insec-tes. Les ennemis des pathogènes y trouvent un lieu de vie ce qui limite l’utilisation de pesticides puisqu’ils vont pouvoir faire le travail des pesticides.

Les champs ouverts sur des kilomètres n’ont pas cette protection naturelle.

Et l’INRA a pu mettre en évidence à travers plusieurs études que la production des champs agroforestiers est supérieure de 1,3 à 1,5 fois plus que les champs conventionnels, les rende-ments stagnent depuis les années 1990. C’est grâce à l’optimisation des arbres que cela arri-ve. Pour éviter la concurrence entre les arbres et les cultures, les racines des arbres sont tranchées jusqu’à un mètre de profondeur pour laisser la place aux plantes, au-delà de cette distance elles sont libres de se répandre.

L’échelle la plus intéressante pour mettre en place l’agroforesterie est celle du terroir, au minimum celle de plusieurs exploitations. Il faut une collaboration étroite entre les exploitants pour être efficace. Et il faut des aides, financières et techniques, des collectivités et des struc-tures agricoles. Aujourd’hui 126 pays participent au programme des Nations Unies pour la neutralisation de la dégradation des terres, en expérimentant l’agroforesterie. La France n’en fait pas partie, et sur ce sujet-là aussi elle accumule du retard alors que d’autres pays semblent déjà en tirer profit, notamment en Afrique et en Amérique du Sud.

La conférence a donné suite à une discussion fort intéressante entre les personnes qui étaient venues, au nombre de 70, et le conférencier. Une vingtaine de personnes souhaiteraient mettre en place un collectif dans le pays Bigouden pour la plantation d’arbres. Une expérimen-tation qui pourrait être très intéressante, même si les bénéfices à venir mettront du temps à voir le jour, 10 ans au minimum selon les arbres.

 8 décembre 2018

http://lepeuplebreton.bzh/

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10 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

permis miniers (eaux et rivières)

Les permis miniers tirent-ils enfin sur leur fin ?

Aux déclarations tonitruantes de juin (« Il n’y aura pas de projet dit de Variscan », « les permis sont abrogés ») a succédé un silence profond de l’administration qui s’est systématiquement refusée à informer nos associations et leurs avocats sur la mise en œuvre de ces promesses.

Nous avons néanmoins pu reconstituer a posteriori le scénario suivant dans ses grandes lignes :

En février 2018, Variscan Australie a informé le ministère de son projet de vendre sa filiale française détentrice de 7 permis à Apollo Minerals, laquelle a l’intention de se concentrer sur celui de Salau-Couflens en Ariège et d’abandonner les travaux sur les 6 permis du Grand-Ouest (dont les 3 bretons).

  • Le 22 juin dernier, le ministère donne son aval pour la vente de Salau-Couflens et demande à Variscan et Apollo Minerals de renoncer aux 6 autres permis (on aurait préféré que la vente soit conditionnée par la renonciation, mais bon …). Nous avons appris plus tard que la réglementation australienne exige que, pendant 4 mois, Variscan et Apollo Minerals recherchent des acquéreurs potentiels pour les 6 permis (nos inquiétudes étaient donc bien fondées).
  • Mi-octobre, le président du tribunal administratif de Rennes (auprès de qui deux recours contre les PERM de Loc-Envel et Silfiac sont pendants) demande au Ministère où en sont les choses. Réponse du ministère : il est informé de l’intention de Variscan de renoncer aux 6 permis, à défaut, le ministère engagera une procédure de retrait ou constatera l’expiration des permis accordés pour 5 ans (soit entre février 2019 et septembre 2020 sachant que pour Tennie, c’était en juin 2018).

Suite à quoi, le Président du Tribunal administratif interroge les associations porteuses des deux recours sur leur éventuel désistement. Etant donné qu’elles ne disposent que de courriers sans valeur juridique et n’exprimant que des intentions, Douar Didoull, Attention Mines !, Nature et Patrimoine Centre Bretagne et Eau & Rivières de Bretagne ont décidé de maintenir leurs recours.

Seuls des arrêtés ministériels de retrait peuvent refermer le dossier ouvert par les arrêtés ministériels octroyant les PERM. Les associations bretonnes renouvellent leur soutien total aux collègues ariégeois dans leur lutte contre le permis de Salau-Couflens.

Concernant les deux demandes de permis en Finistère (Loperec 2 et Penlan), le ministère a sorti deux arrêtés de refus des permis les 31 août et 4 septembre dernier. Ces décisions ont été notifiées aux pétitionnaires le 30 octobre. Ils ont donc jusqu’au 30 décembre prochain pour les contester … ou non.

Grâce à la mobilisation des quatre dernières années, non seulement les travaux de prospection n’ont pu avoir lieu, mais il semble bien que nous approchons du but. Raison de plus pour ne pas relâcher la pression.

centre-bretagne-deux-permis-d-extraction-d-or-consulter-en-ligne

Sur le même sujet :

Le CESE se penche sur les mines et les métaux stratégiques

La Section « Activités économiques » du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) 1 travaille actuellement à un avis sur la dépendance aux métaux stratégiques et des solutions pour l’économie.

Dans ce contexte, il a auditionné de nombreux membres de la société civile et, tout récemment, deux représentants d’associations bretonnes (dont E&RB) et ariégeoises opposées à la réouverture ou à la création de mines que : « La réouverture de mines en France est-elle nécessaire ? Pourquoi ? Est-elle possible ? Pourquoi et si oui à quelles conditions économiques, sociales et environnementales ?

Dans leurs présentations, ils ont insisté sur l’impact irrémédiable de toute mine sur le territoire environnant, ses filières économiques, son environnement, la santé et la qualité de vie de ses habitants, ainsi que le démontrent nombre d’anciennes mines en France et ailleurs, ou bien l’unique exemple de « mine propre » mis en avant par les porteurs de projet.

Dans le contexte avéré du changement climatique qui s’installe, il est plus que jamais nécessaire de réorienter nos sociétés vers plus de sobriété, de recyclage, d’éco-conception, de bannir l’obsolescence programmée et d’investir dans la recherche sur les matériaux de substitution biosourcés entre autres.

Rendez-vous maintenant fin janvier 2019, lorsque le CESE publiera son l’avis.

La présentation des associations bretonnes est ici

Interviews des intervenants pour les associations bretonnes  et ariégeoises
(les interviews des autres contributeurs sont accessibles en bas de page).

https://www.eau-et-rivieres.org/la-fin-des-mines

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09 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

climat (ouest-france politis of basta)

lannion

Manif climat Lannion

La fonte du permafrost libère des bactéries, des virus et du méthane

A la COP 24, des scientifiques désespèrent d’alerter une conférence somnolente sur ces dangers négligés.

Plusieurs experts anglais, canadiens, américains, norvégiens et français des régions nordiques ont profité de leur présence à la COP 24 de Katowice, en Pologne, pour relancer un thème d’observation et de réflexion qui les inquiète depuis des années : les multiples conséquences de la fonte du permafrost (ou pergélisol).

Cette couche de terre et de débris végétaux en partie décomposés est souvent mêlée à des cristaux ou des lentilles de glace et, à partir de quelques mètres de profondeur, parfois seulement un ou deux, le permafrost restait en permanence gelé depuis des dizaines de millénaires. Cela explique que les pays concernés aient pu depuis des années appuyer leurs constructions, leurs usines et leurs installations sur ce sous-sol dur comme du béton.

Problème : ce sous-sol réputé stable a commencé de fondre il y a une vingtaine d’années.

Et comme le permafrost est présent sur 20 % des terres émergées, en Alaska, au Canada ou en Russie, on rencontre de plus en plus d’immeubles penchés. Lesquels finissent par s’affais-ser, tandis que usines deviennent inutilisables, car les fondations perdent leurs appuis. Ce sont également les mouvements imprévus du permafrost qui provoquent de nombreuses ruptures d’oléoducs entraînant des marées noires en Sibérie. Dans cette région, à Irkoutsk par exemple, ce dégel explique que de nombreuses isbas du centre-ville s’enfoncent années après années, amenant souvent leurs fenêtres au raz du bitume ou de la boue des trottoirs. D’après Green-peace, la Russie consacre 1,3 milliard d’euros par an aux réparations liées à ces incidents et accidents.

Un potentiel de 1 700 milliards de tonnes

Dans la toundra, en Russie comme dans le nord du Canada, d’énormes excavations souvent insondables se forment en surface. Des trous dans lesquels, quand les premières neiges ne forment encore qu’une mince pellicule, disparaissent des hommes, des animaux, des voitures ou parfois des camions.

Des failles par lesquelles s’échappent des millions de tonnes de méthane, un gaz à effet de serre bien plus dangereux pour le climat que le gaz carbonique. Les spécialistes ont calculé que le permafrost stocke 1 700 milliards de tonnes de méthane : une quantité de gaz à effet de serre deux fois supérieure à celle déjà accumulée dans l’atmosphère de la Terre.

Cela signifie que le réchauffement climatique entraîne dans les régions arctiques des émana-tions incontrôlables qui accélèrent la vitesse de ce réchauffement. Donc, seule la maîtrise de la production de CO2 liée aux activités humaines peut mettre un terme à l’augmentation des rejets gazeux émanant de la fonte du permafrost. Cette perspective paradoxale rend dérisoire la volonté officielle de limiter le réchauffement à I,5 degré, puisque, au rythme actuel de la fonte, 50 % des gaz emprisonnés dans les terres gelées pourraient avoir été libérés dans l’atmosphère.

Cette dispersion entraîne d’autres conséquences dangereuses pour la vie humaine, pour les animaux et pour la végétation. D’abord parce que le permafrost contient environ 2 millions de tonnes de mercure susceptibles de répandre dans l’atmosphère des centaines de tonnes de méthylmercure, composé gazeux qui s’attaque au système respiratoire et au système nerveux. Avec des effets létaux si les quantités inhalées dépassent un certain seuil et une certaine concentration pour toutes les espèces vivante. Cette concentration, par exemple, atteint déjà les tissus des gros poissons et des cétacés.

Retour de bactéries et virus inconnus

Ensuite, les scientifiques ont constaté que des bactéries et des virus oubliés ou inconnus surgissent également des trous qui s’ouvrent dans le permafrost. Ainsi des décès dans les troupeaux de rennes sibériens ont été provoqués par la « maladie du charbon ». Elle a aussi entraîné la mort, il y a deux ans, d’un enfant, et aussi d’autres personnes non officiellement répertoriées, les autorités russes restant très discrètes sur le retour de cette maladie infectieuse très contagieuse pour les animaux comme pour les humains alors qu’elle avait disparu depuis près d’un siècle.

L’explication du retour de cette maladie est aussi simple qu’angoissante : le bacille qui la provoque peut résister à des milliers d’années de glaciation, comme la plupart des bactéries qui surgissent des entrailles de la terre, comme la plupart des virus identifiés aux bords de cratères. Et la plupart pourraient provoquer des affections que nul n’a jamais encore tenté de soigner. D’où la prudence des Russes et l’inquiétude des scientifiques et des médecins.

Claude-Marie Vadrot 7 décembre 2018

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Lire aussi:
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Saint-Brieuc. Près de 2 000 personnes ont marché pour le climat (OF)

Rennes : plusieurs milliers de manifestants dans la marche pour le climat (FR3)

Ils étaient 700 à marcher pour le climat à Lorient (OF)

Succès des marches pour le climat en dépit des intimidations gouvernementales (Basta)

Marches pour le climat : l’union des « fins du mois » et des « fin du monde » (Reporterre)

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09 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

édito (npa al)

quimper

Nos camarades du collectif « S’unir pour ne pas subir » à Quimper

La répression intense n’a pas empêché la mobilisation.

Macron doit céder !

Ces derniers jours, le pouvoir avait cherché à faire monter chez touTEs un sentiment de panique, parlant de « volonté de tuer », par crainte d’avoir à affronter aujourd’hui une nouvelle journée de forte mobilisation. Il avait même interdit certaines manifestations, comme la marche pour la justice climatique de Rouen. Peine perdue, malgré une répression que l’on a jamais connue, le mouvement des gilets jaunes a pour cette quatrième journée traversé une nouvelle fois tout le pays.

125 000 personnes, chiffres officiels donc certainement bien plus, ont bloqué les routes et manifesté dans tous le pays, quelquefois en convergence avec les marches pour la justice climatique. Celles-ci ont aussi réunis des dizaines de milliers de manifestantEs, comme à Paris où la marche a réuni 25 000 personnes. Le mouvement est massif, puissant, signe que les premières annonces du gouvernement en début de semaine ne suffisent pas à éteindre la colère.

Des affrontements avec les forces de répression ont eu lieu :

à Paris, mais aussi à Bordeaux, Toulouse ou Marseille. De cette situation marquée par de fortes violences (à cette heure, une soixantaine de manifestantEs blessés pris en charge par les hôpitaux parisiens), le gouvernement porte la seule responsabilité, lui qui n’a comme seule réponse depuis le début du mouvement que la fuite en avant répressive : aujourd’hui, près de 1400 interpellations, dont un millier de gardes à vue, essentiellement à Paris.

Après cet « Acte IV », bien des manifestantEs se sont déjà souhaités « à la semaine prochaine ! ». Le mouvement des gilets jaunes n’est pas près de s’arrêter, pas plus que celui de la jeunesse fortement présente dans les manifestations de ce week-end, après une semaine de mobilisation et de répression.

Ces prochains jours, pour répondre à l’urgence sociale, démocratique et écologique, tous les mécontentements doivent converger.

L’heure est à la mobilisation générale avec les gilets jaunes : mouvement syndical, jeunesse en lutte contre la sélection, quartiers populaires… C’est tout le blocage du pays, notamment par la grève, qui est plus que jamais nécessaire contre un gouvernement qui ne répond que par la violence et l’humiliation.

Face à ce mouvement profond contre la vie chère, Macron doit céder : mettre fin aux taxes injustes, faire payer les riches, augmenter les salaires et les revenus. Au soir de cette nouvelle journée de mobilisation qui consacre le fait que Macron et sa politique sont illégitimes, nous pouvons le faire reculer.

Montreuil le samedi 8 décembre

Lire aussi:

« Ce qui se passe n’est pas surprenant » : comment les « gilets jaunes » s’inscrivent dans l’histoire des révoltes populaires (Anti-K)

Gilets jaunes : apprendre de l’histoire et agir dans le présent (Eric Toussaint)

Gilets jaunes : les syndicats face à la colère de leur base (Le Parisien)

Les «gilets jaunes»: un soulèvement populaire contre l’acte II de l’offensive néolibérale (Al’Encontre)

Syndicalistes, écologistes et libertaires dans le mouvement des gilets jaunes : quatre enjeux (Alternative Libertaire)

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08 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

turin tav ( courrier international)

tav

Des dizaines de milliers de manifestants à Turin

Contre la liaison avec Lyon

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi à Turin contre le projet de liaison ferroviaire avec Lyon, qui représente selon eux un « gaspillage d’argent public » alors que l’Italie a besoin d’argent pour les écoles ou le système de santé.

Les organisateurs ont fait état d’une « marée » de 70.000 personnes, « le plus grand rassemble-ment » de l’histoire du mouvement. Il n’a pas été possible d’obtenir une estimation des forces de l’ordre, qui n’en fournissent jamais en Italie.

Le cortège a défilé dans une ambiance bon enfant, mêlant retraités, jeunes et familles avec enfants et de grands drapeaux « No Tav » (« Non à la LGV – ligne à grande vitesse), avec un train barré d’une croix rouge, volaient au vent.

« Contre le gaspillage », « Oui à de petites infrastructures utiles, non à de grandes infrastructures inutiles », « Tav sponsorisé par l’Union industrielle – Mafia du ciment », « Non au Tav. Oui à la sauvegarde du territoire et de l’environnement. 30 ans de résistance » proclamaient les pancartes.

Le projet Lyon-Turin, dont l’élément central est un tunnel de 57,5 km devant être construit dans les Alpes italiennes et françaises, est contesté depuis ses débuts, en particulier par des asso-ciations de défense de l’environnement. Mais le message essentiel porté par les manifestants samedi était la dénonciation du « gaspillage d’argent public » et la revendication d’une autre société. Le coût du seul tunnel est estimé au bas mot à 8,6 milliards d’euros.

« Il y a des choses plus importantes sur lesquels investir comme les hôpitaux, les écoles, les routes », a déclaré à l’AFP Maurizio Alfero, 60 ans, en expliquant en expliquant avoir récemment obtenu un rendez-vous médical pour septembre 2019 dans l’hôpital de sa ville, faute de place avant. « Il suffirait déjà d’utiliser la ligne (ferroviaire) existante, qui est sous-exploitée », a-t-il ajouté.

Domenico Larobina, un Turinois de 31 ans, préfèrerait lui qu’on « investisse dans des infrastruc-tures pour un développement humain, afin d’améliorer la qualité de vie des gens, et non les profits ». « Ils ne pensent qu’à remplir leurs poches, nous voulons un avenir différent qui garan-tisse un vrai système sanitaire et la création de vrais postes de travail », a souligné pour sa part Dana Lauriola, une des leaders du Mouvement No Tav.

Le 10 novembre, entre 30.000 et 40.000 partisans du projet avaient donné de la voix dans cette même ville de Turin, la première manifestation d’ampleur des pro-LGV. Le monde entrepreneurial était présent en masse, estimant cette infrastructure vitale, pour l’Italie, deuxième pays manufacturier d’Europe.

Gouvernement divisé

Le gouvernement italien est lui-même divisé sur la question: la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini soutient le projet, tandis que le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) y est hostile. La maire de Turin, Chiara Appendino (M5S), n’a pas participé au rassemblement mais a réaffirmé samedi soir son opposition à ce projet qui représente selon elle « un modèle de développement du passé ». Rome a commandé une analyse coûts-bénéfices dont le gouverne-ment attend les résultats avant de se prononcer.

La ministre française des Transports, Elisabeth Borne, a réaffirmé fin novembre le soutien de la France au Lyon-Turin qui doit permettre « un transport de marchandises plus efficace et plus respectueux de l’environnement ». L’objectif est d’accélérer les liaisons passagers en mettant Turin à 2h de Lyon, contre plus de 4h actuellement, et de transférer le fret vers le rail, alors que les routes sont engorgées de camions. « Il faut qu’on soit conscient que (…) si on n’a pas de décision au début de l’année 2019, les travaux seront arrêtés », a déclaré Mme Borne.

Le chantier, sur lequel travaillent au total quelque 800 personnes, est déjà bien entamé. Si le tunnel doit faire 57,5 km, l’ensemble des galeries le composant doivent s’étendre sur 162 km: « Pour le moment, nous avons creusé 25 km, soit 15% », a expliqué à l’AFP Piergiuseppe Gilli, directeur de la construction à la société franco-italienne Telt.

Pour défendre ce projet « important pour l’Europe dans son ensemble », la Commission europé-enne tente de manier en même temps la carotte et la bâton. Bruxelles a ainsi décidé de porter sa participation aux grandes infrastructures européennes de 40% à 50% dans le prochain budget 2021-2027.

Mais dans le même temps, elle n’exclut pas de demander à Rome de rembourser sa contribution de cette année si « l’argent attribué n’est pas raisonnablement dépensé dans le cadre de l’accord de subvention ».

08.12.2018 

https://www.courrierinternational.com/

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08 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

gilets brest quimper (actu)

tonnerre de brest 1

Une marée de gilets jaunes pour la deuxième marche citoyenne à Brest samedi 8 décembre

Ils étaient plus nombreux que le samedi précédent : ce 8 décembre 2018, de 2500 à plus de 3500 gilets jaunes selon les sources, ont défilé dans le calme et en musique à Brest.

2500 gilets jaunes selon la police, plus de 3500 selon les organisateurs, ont défilé dans les rues de Brest (ici Siam) samedi 8 décembre 2018 lors de la deuxième marche citoyenne 22e jour de mobilisation pour les gilets jaunes à Brest. Avec, en ce samedi 8 décembre 2018, un appel à prendre part à la deuxième marche citoyenne, après celle qui avait rassemblé quelque 2000 personnes samedi 1er.

2500 à plus de 3500 participants

Cette fois-ci, ils étaient 2500 selon la police, plus de 3500 selon les organisateurs.  Partis à 14h de la place de Strasbourg où le rendez-vous était donné à 13h30, le cortège a emprunté la rue Jean-Jaurès. Dans le calme, au rythme des «Macron démission», des diverses revendi-cations pour augmenter le pouvoir d’achat, des Marseillaise entonnées le long du parcours. Et en musique ! Une ambiance festive et bon enfant. Sous la pluie qui n’a, en rien, découragé les gilets jaunes, visiblement plus motivés que jamais. «Vous pouvez l’écrire, nous ne lâcherons rien !», martelaient les gilets jaunes dès le départ.

Les deux cortèges de gilets jaunes s’évitent

Vers 15h, en apercevant le deuxième rassemblement organisé à Brest par d’autres gilets jaunes en haut de la place de la Liberté, qui manifestaient en compagnie des syndicats, les gilets jaunes mobilisés depuis le 17 novembre au rond-point de Pen-ar-C’hleuz (barrage filtrant à l’entrée/sortie de la RN12 Brest-Rennes), ont décidé de faire bifurquer leur cortège à droite pour ne pas se mélanger.  Ils ont donc emprunté la rue Dupleix puis celle de Kérabécam pour revenir sur le boulevard Clemenceau et descendre la rue de Siam.

Une minute de silence sur le pont de Recouvrance

Pour passer le pont de Recouvrance où les ont rejoints des motards. Juste avant d’arriver rive droite, vers 15h50, le cortège a stoppé sur le pont pour respecter une minute de silence en hommage aux gilets jaunes décédés et aux blessés, mais également à ceux qui se sont donnés la mort dans l’exercice de leur profession.

La marche pour le climat applaudie

Les gilets jaunes ont ensuite fait demi-tour autour de la station de tram de Recouvrance, puis ont remonté la rue de Siam. En discutant avec les Brestoises et les Brestois qui faisaient leurs courses.  En haut, ils ont croisé le cortège de la marche pour le climat, Climate alarm, organisée à Brest et qui s’était rassemblée square Mathon. Les deux cortèges se sont applaudis.

Pas de tram

Puis les gilets jaunes ont remonté la rue Jean-Jaurès pour revenir place de Strasbourg où, après un petit discours des organisateurs, tout le monde s’est dispersé. Toujours dans le calme, peu après 17h.  Bien entendu, la circulation du tram a été suspendue l’après-midi. Bibus avait mis en place des bus de remplacement.

8 Décembre 2018

https://actu.fr/bretagne/brest

Lire aussi:

Finistère. Gilets jaunes : ce qu’il faut retenir de la manifestation du 8 décembre à Quimper (Actu)

Édouard Louis en tête d’un cortège de gilets jaunes à Saint-Lazare. La députée de la France insoumise Clémentine Autain était également présente. ( Le Huff’)

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07 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

christophe aguiton (regards)

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07 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

no border (actu)

No Border : brassage et métissage dans le pays de Brest

Les musiques de Bretagne tissent le fil rouge de le huitième édition du festival No Border dans le pays de Brest qui fait aussi la part belle aux musiques traditionnelles du monde.

Du Chenal à Porspoder à l’Eskal à Ouessant, en passant par le Quartz, le Vauban, les Capucins, le chapiteau du jardin Kennedy à Brest… Pas moins de dix lieux métropolitains et îliens jalonnent la huitième édition du festival No Border, le festival éclaté des musiques populaires du monde qu’organise le Quartz «entouré d’une constellation de partenariats», pour reprendre la métaphore de son directeur, Matthieu Banvillet.

Ainsi, du 8 au 16 décembre 2018, quelque 35 propositions artistiques composent le program-me de cette semaine «militante et métissée». Un melting-pot musical en provenance de Breta-gne bien sûr, mais aussi d’Auvergne, de Syrie, d’Occitanie, du Brésil, du Massif central, du Niger, de Colombie… Et sur scène, des hybridations musicales à base de folk, de flamenco, de rock, de transe, de reggae, de cumbia, d’électro…

Fest-deiz aux Capucins

Il est difficile et subjectif de retenir quelques rendez-vous dans ce brassage des musiques du monde. Citons toutefois l’atelier d’initiation aux danses bretonnes et le grand fest-deiz qui suivra aux ateliers des Capucins (samedi 15), les Filles de Illighadas sur la scène du Quartz, trois chanteuses et musiciennes du Niger (jeudi 13), les Colombiens Meridian Brothers qui transforment leurs concerts en fiestas électro-baroques complètement perchées (vendredi 14), le flamboyant Nino de Elche, un radical punk du flamenco et le quartet folk irlandais Lankum (samedi 15), les DJettes Missy Ness, la Tunisienne, et Wonderbraz, la Bretonne (samedi 15 au Vauban)…

Des after

Principale nouveauté de cette édition 2018 : un chapiteau dressé dans le jardin Kennedy accueillera (du 13 au 15 décembre) les after de No Border à partir de 21 h. Là aussi, les invitations aux voyages musicaux transporteront les festivaliers vers des ailleurs empreints de tradition et de modernité.

À noter, enfin, la tenue au Quartz de tables-rondes et de rencontres ouvertes aux festivaliers, acteurs associatifs, étudiants, professionnels de la culture et à toutes les personnes intéressées par la diversité culturelle.

Yvon Jézéquel   7 Décembre 2018

https://actu.fr/bretagne/brest

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Infos pratiques :
Du 8 au 16 décembre.
Lieux et programmation :
www.festivalnoborder.com

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07 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

restic (ae2d)

pomme
10 années de résistance au projet de liaison par la vallée du Restic,
10 pommiers

C’est avec plaisir que nous vous convions à venir planter le dixième pommier, marquant la fin de cette joute juridique et aussi à 10 années de résistance au projet de liaison par la vallée du Restic. Vous pourrez aussi vous procurer des auto-collants pour la défense de la vallée. Et pour un petit goûter après la plantation, chacun peut apporter une bricole de son choix. Boissons offertes par le Collectif.

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Dimanche 9 Décembre 2018  14H30
Au niveau du 110 rue du Restic à Brest
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Prévoir chaussures adaptées.
Le Collectif » Pour la sauvegarde de la vallée du Restic »
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