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28 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

dialectes (allemagne)

allemands

En Allemagne, l’utilisation très politique des dialectes et langues régionales

Les dialectes et langues minoritaires sont régulièrement utilisés par les politiques d’outre-Rhin. “Deutschlandfunk” s’est intéressé aux messages et aux stratégies derrière ce phénomène de société.

L’Allemagne est loin d’être un pays aussi homogène que la France sur le plan linguistique.

De nombreux dialectes ou langues régionales, comme le “plattdeutsch” (le bas allemand), le “kölsch” (le dialecte de la région de Cologne) ou le “sächsisch” (le saxon) sont parlés sur le territoire. Et “si vous pensez que les débats politiques ne se jouent que dans le haut allemand le plus pur, vous vous trompez”, assure Deutschlandfunk dans une longue enquête.

Ces dernières années, l’usage de l’allemand littéraire (aussi appelé “haut allemand”) s’est généralisé au Bundestag, mais les autres idiomes n’ont pas pour autant disparu de la scène politique.

“On a trop longtemps cru en Allemagne qu’il ne pouvait y avoir qu’une seule langue dans le même pays, explique le linguiste Hubert Klausmann à Deutschlandfunk. C’est une grosse erreur.” Même les chanceliers allemands ont à l’occasion émaillé leurs discours de mots et d’expressions locaux.

https://www.courrierinternational.com/

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Dialekte in der Politik

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28 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

australie (slate)

p5_sa-aboriginal-land

En Australie, la date de la fête nationale est une gifle donnée aux peuples autochtones

Célébrant l’arrivée de la première flotte britannique venue établir une colonie pénitentiaire en 1788, les festivités du 26 janvier morcèlent la nation. Au point qu’un changement de date n’est pas à exclure.

En Australie, la fête nationale est célébrée ce jeudi 26 janvier. Depuis 1994, cet «Australia Day» est un jour férié commun à tous les États du pays. Mais pour combien de temps encore? Car le choix d’une telle date est loin de faire l’unanimité et n’a d’ailleurs jamais permis d’inclure tous les habitants dans les festivités.

Cette date historique commémore en effet, pour les uns, l’arrivée de la flotte britannique destinée à fonder la première colonie pénitentiaire du pays, à Sydney, en 1788, mais marque aussi, pour les Aborigènes d’Australie, premiers habitants connus du pays, le début d’une colonisation violente et forcée.

«C’est une idée très étrange d’utiliser le jour de l’invasion d’un pays comme date d’une fête nationale. Y compris pour les personnes qui ne sont pas autochtones, ça semble bizarre», affirme la professeure Jakelin Troy, directrice de recherche à l’Université de Sydney et membre du peuple Ngarigo des Snowy Mountains (sud-est de l’Australie). «C’est un jour qui a été choisi par un nombre très limité de représentants et de descendants de bureaucrates, qui voulaient célébrer le fait d’avoir réussi à prendre le pays sans aucune tentative d’accord et sans aucune reconnaissance de leur souveraineté.»

Fête nationale ou «jour de deuil»?

L’«Australia Day» est donc logiquement perçu de manière négative par les Aborigènes et les Insulaires du détroit de Torrès, les deux grands ensembles de peuples autochtones d’Australie. Certains nomment ce jour «Invasion Day», quand d’autres évoquent un «Survival Day», célébrant la résistance des cultures autochtones parvenues à survivre à l’invasion.

Se réappropriant cette date, alors que certaines villes organisaient déjà des festivités pour l’anniversaire de l’arrivée de la première flotte britannique, l’Aboriginal Progressive Association avait organisé, dès 1938, à Sydney, le premier «Day of Mourning» («jour de deuil»), contre-manifestation aborigène dénonçant les festivités du 26 janvier.

Ce 26 janvier 2023, Sydney, la plus grande ville du pays, se partagera donc encore entre célébrations de l’Australia Day, manifestation pour les droits des Aborigènes et marquant l’«Invasion Day», et contre-festival célébrant les cultures autochtones, Yabun. Chaque année, les marches de l’Invasion Day prennent de l’ampleur dans les grandes villes quand les festivités de l’Australia Day, elles, s’essoufflent.

Si les Australiens qui profitent du jour férié restent nombreux, peu sont finalement ceux qui semblent réellement attachés à la signification du choix de cette date, plutôt qu’une autre. C’est peut-être pour cela que les événements publics organisés dans les grandes villes voient leur fréquentation diminuer d’année en année. En septembre 2022, la mairie de Melbourne révélait ainsi dans un rapport que seuls 12.000 participants avaient été dénombrés en 2019 et, pire, 2.000 en 2020, lors de la dernière édition avant la pandémie de Covid-19, contre 72.000 en 2018.

«Qui célèbre l’invasion, le meurtre et le vol?»

L’appel à déplacer la fête nationale est soutenu par certains politiques. Voix importante des peuples autochtones, la sénatrice aborigène Lidia Thorpe appelle notamment à remplacer l’Australia Day par un jour de deuil pour les communautés autochtones. «Qui célèbre l’invasion, le meurtre et le vol ce 26 janvier?», interrogeait-elle sur Twitter le 8 janvier dernier. Sur les réseaux sociaux, de nombreux comptes affichent aussi leur soutien à l’abandon de cette date, à l’aide du hashtag #changethedate.

Dans certaines régions, des actions politiques se mettent en place. Chaque mois de janvier, le gouvernement de l’État du Victoria organise normalement une parade. Mais cette année, le Premier ministre de l’État, Daniel Andrews, a annulé l’événement en toute discrétion –cette fois, le Covid-19 n’y est pour rien. Une décision qui a été saluée par le coprésident de l’Assemblée des premiers peuples du Victoria, Marcus Stewart.

«C’est un pas en avant, c’est positif, mais nous avons encore un long chemin à parcourir, a-t-il déclaré. Nous devons créer une fête que nous pouvons tous célébrer, et non qui nous éloigne les uns des autres.» Il a également rappelé que cette parade était ressentie chaque année par les autochtones «comme une gifle, et a remué le couteau dans la plaie».

Une idée de jeunes?

Les entreprises commencent, elles aussi, à se positionner et, pour certaines, à prendre leurs distances avec l’Australia Day. La direction de l’enseigne de supermarchés Woolworths et celle de l’un des principaux opérateurs téléphoniques du pays, Telstra, laissent notamment le choix à leurs employés de travailler ou non ce jeudi 26 janvier.

«Pour de nombreux peuples des Premières Nations, l’Australia Day est un rappel douloureux de la discrimination et de l’exclusion qu’ils subissent. Cette date marque un tournant, la mort de nombreuses personnes, la dévalorisation d’une culture et la destruction de liens entre gens et lieux», a justifié sur LinkedIn la PDG de Telstra, Vicki Brady le 23 janvier, avant d’ajouter que malgré tout, «pour beaucoup de gens, cette journée est aussi l’occasion de passer du temps avec leurs amis et leur famille et de célébrer les nombreuses choses dont nous pouvons être fiers en tant que communauté».

Un sondage réalisé en janvier 2022 par l’Université Deakin montre toutefois que les Australiens ne partagent pas majoritairement l’idée d’un changement de date de leur fête nationale: 60% des personnes interrogées avaient même affirmé vouloir continuer à célébrer la fête nationale le 26 janvier. Ce chiffre varie cependant selon les catégories d’âge.

Si seulement 23% des personnes nées avant 1945 souhaitent un changement de date, les millennials (nés entre 1986 et 2002) sont en effet 53% à l’appeler de leur vœux. Une différence qui s’explique notamment, selon Jakelin Troy, par la reconnaissance progressive de l’histoire des peuples autochtones, avant la colonisation britannique.

«On n’évite plus le terme “invasion” dans beaucoup d’écoles. Aujourd’hui, on enseigne plutôt le fait que l’Australie était déjà peuplée, qu’on était déjà là, reprend la linguiste. Les gens comprennent et les jeunes peuvent être embarrassés à l’idée de célébrer cet événement. Je pense que c’est pour ça qu’ils prennent moins part aux festivités.»

Une fête pour «célébrer ce qu’est réellement ce pays»

Trouver une autre date n’est pas la priorité du gouvernement australien d’Anthony Albanese, qui doit notamment se charger, en 2023, d’organiser un référendum sur l’intégration d’une voix autochtone dans la Constitution. Mais si cela devait arriver, Jakelin Troy indique que les options ne manquent pas. La fête nationale devra cependant, pour elle, avoir du sens et «célébrer ce qu’est réellement ce pays». À savoir «un lieu hybride, mais un endroit qui appartient fondamentalement aux Aborigènes et Insulaires du détroit de Torrès».

«Autour de moi, beaucoup de personnes aborigènes parlent du Mabo Day», reprend la professeure de l’Université de Sydney. Certaines communautés aborigènes célèbrent déjà, chaque 3 juin, ce Mabo Day, soit l’abandon par l’Australie de la notion de Terra Nullius, une décision de justice reconnaissant que le pays était bien peuplé lors de l’arrivée des Britanniques.

Peut-être que cela arrivera: selon un autre sondage, réalisé par l’institut Ipsos en 2021, 49% des Australiens pensent que la date de leur fête nationale sera amenée à changer dans les dix prochaines années.

Léo Roussel — Édité par Natacha Zimmermann — 26 janvier 2023 à 9h06

https://www.slate.fr/

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27 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

cop 28 (écologistas)

arabie
La communauté internationale rejette la présidence du pétrole à la COP28

Ecologistas en Acción se joint au rejet de toutes les organisations de la société civile internationale contre la nomination de Sultan Al Jaber comme président de la prochaine COP28.

Le mouvement pour la justice climatique, ainsi que les réseaux représentant les jeunes, les femmes et les syndicats, demandent la fin de l’influence des grands pollueurs dans les négociations climatiques.

Pour ces organisations et plateformes, aucun sommet sur le climat supervisé par un dirigeant d’une compagnie pétrolière ne peut être considéré comme légitime : « Les présidences des COP doivent être exemptes de toute influence des compagnies de combustibles fossiles ».

Le 11 janvier, on a appris que Sultan Al Jaber, PDG de la compagnie pétrolière nationale d’Abou Dhabi (ADNOC), sera le prochain président de la COP28, organisée par les Émirats arabes unis (EAU). Cette nouvelle a été saluée par les États-Unis, l’Union européenne et même le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

La nomination et le soutien des leaders mondiaux est une preuve évidente de l’énorme pouvoir que les entreprises fossiles ont au sein des gouvernements. Des entreprises telles qu’ADNOC, qui est responsable d’une grande partie des émissions mondiales, étant le 12e plus grand producteur de pétrole au monde. Une entreprise qui continue à développer des plans d’exploitation de nouveaux projets fossiles, promettant d’augmenter sa production de cinq millions de barils par jour d’ici 2027.

Ecologistas en Acción souligne depuis des années l’énorme pouvoir et l’influence des entreprises fossiles dans les négociations et demande la fin du green washing. Avec de nombreuses autres organisations internationales, elle a collaboré à la dénonciation systématique de la présence de ces entreprises, du blocage qu’elles ont exercé sur les décisions importantes et de la demande d’un régime d’incompatibilités qui exclut ces acteurs des négociations internationales. Des négociations qui devraient se concentrer sur les indications scientifiques, les communautés et les personnes les plus vulnérables, et un changement radical du système dans les limites de la planète.

Cependant, au lieu d’accélérer l’action climatique pour limiter le changement climatique, cette nomination est un autre bâton dans la roue des progrès timides des négociations et un pas de géant dans la capture des négociations par les entreprises. Elle fait suite à la présence de plus de 630 lobbyistes du secteur des combustibles fossiles qui se sont inscrits pour assister à la COP27. Les Émirats arabes unis, qui accueillent actuellement la COP28, comptaient plus de lobbyistes dans leur délégation que tout autre pays. La réalité est que cette nomination représente un tournant où la CCNUCC perd rapidement sa crédibilité.

Ecologistas en Acción rejoint donc les plus de 450 organisations qui ont appelé les gouvernements du monde entier à exiger que les négociations soient au service des populations et des écosystèmes. Pour les organisations signataires, aucune COP supervisée par l’exécutif d’une entreprise de combustibles fossiles ne devrait être considérée comme légitime. Les présidences des COP doivent être libres de toute influence des compagnies pétrolières. Il est temps de parvenir à une élimination progressive et équitable des combustibles fossiles.

Une pétition coordonnée au niveau international par les principaux groupes de la CCNUCC – représentant les jeunes, les femmes, les syndicats et le mouvement pour la justice climatique – demande à la CCNUCC d’adopter enfin un cadre de responsabilité qui mette fin à la capacité des grands pollueurs à influencer la réponse mondiale au changement climatique. Comme le souligne la pétition, la CCNUCC devient de plus en plus une foire aux relations publiques pour l’industrie, tout en empêchant de progresser sur des négociations qui répondent suffisamment aux avertissements clairs déjà émis par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Pour Javier Andaluz, responsable du climat et de l’énergie chez Ecologistas en Acción, « mettre un pétrolier en charge des négociations sur le climat, c’est comme mettre l’agresseur dans le cachot avec sa victime. Une attaque contre le bon sens qui devrait être rectifiée immédiatement ». Andaluz ajoute : « Si la CNMUCC ne veut pas perdre sa légitimité déjà limitée, elle doit tracer des lignes rouges claires qui excluent les intérêts des combustibles fossiles et permettent une réponse globale, urgente et immédiate à l’urgence climatique.

Demandes des organisations de la société civile

Pas de gros pollueurs qui écrivent les règles. Les grands pollueurs ne doivent pas avoir un accès garanti à la législation sur le climat. Cela leur permet de continuer à exercer une influence négative pour affaiblir et saper la réponse au changement climatique. C’est pourquoi l’humanité est en voie d’extinction. La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques doit de toute urgence établir un cadre de responsabilité comprenant une politique visant à mettre fin une fois pour toutes aux conflits d’intérêts.

Aucun des grands pollueurs ne devrait financer l’action climatique. Arrêtez le partenariat ou le parrainage des négociations ou des actions sur le climat. Les plus gros pollueurs ne doivent pas être autorisés à faire du chantage à l’écologie et à acheter littéralement leur responsabilité pour une crise qu’ils ont provoquée. La CCNUCC restera non conforme si elle continue à considérer cela comme acceptable.

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Laissez sortir les pollueurs pour que les gens puissent entrer. Bien que la société civile ait toujours été impliquée dans le processus de la COP, les gouvernements ont rendu difficile l’écoute des organisations et mouvements de justice climatique. La société civile doit être incluse de manière significative et équitable. L’action climatique doit être centrée sur le leadership et l’expérience vécue des personnes, notamment celles qui sont en première ligne de la crise climatique. Avec les communautés en première ligne, il est possible de mettre un terme au financement et à la validation de distractions dangereuses et de fausses solutions, qui ne servent qu’à profiter aux grands pollueurs. Cela favorise leurs abus et garantit des décennies supplémentaires d’utilisation de combustibles fossiles.

Repenser le système pour protéger les personnes et la planète : plus de gros pollueurs. Le système capitaliste détruit la vie telle que nous la connaissons. Il est temps de construire une nouvelle façon de vivre et de collaborer qui fonctionne pour les gens, et non pour les pollueurs : une solution juste, responsable et sensible au genre qui propose une restauration écologique et garantit une transformation à mettre en œuvre immédiatement.

Une transition complète et équitable vers l’abandon des combustibles fossiles, avec des solutions réelles centrées sur les droits des peuples autochtones, des communautés locales et la protection de ceux qui luttent pour la justice. Il est impératif de mettre fin à l’impunité et aux abus des entreprises.

26/01/2023

https://www.ecologistasenaccion.org/

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27 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

porzay (eaux et rivières)

cochons

Extension de porcherie à Plovenez-Porzay : la justice entend donner raison à Eau & Rivières

Le rapporteur public du Tribunal Administratif de Rennes a estimé, le 19 janvier, que l’arrêté du préfet du Finistère enregistrant l’extension et la mise à jour du plan d’épandage d’une exploitation d’élevage porcin était illégal, ce, au regard de la sensibilité environnementale du milieu d’implantation du projet.

Ce jeudi 19 janvier 2023, le rapporteur public a donné raison à Eau & Rivières de Bretagne devant le Tribunal administratif de Rennes sur le dossier de l’extension de la porcherie de Plovenez-Porzay (Finistère sud. L’audience a permis d’entendre ses conclusions qui soutiennent les positions de notre association en proposant l’annulation de l’arrêté pour vice de procédure. Les avis du rapporteur public sont généralement suivis par les magistrats statuant au contentieux.

Pour rappel, l’exploitant avait obtenu auprès du préfet du Finistère, l’enregistrement sans évaluation environnementale de l’extension de son cheptel, passant à 2.072 animaux équivalents. Cette augmentation s’est accompagnée d’une sérieuse aggravation de la quantité d’effluents à épandre risquant d’imposer aux milieux naturels une pression azotée trop importante et dont les conséquences n’ont pas été appréhendées.

Une situation qui aurait pu être évitée

« Tout au long de la procédure, Eau & Rivières n’a eu de cesse de rappeler aux services de l’État que l’enregistrement d’une telle installation, au regard de sa localisation, ne pouvait se faire sans passer par l’étape d’une évaluation environnementale », rappelle Thomas Thellier, juriste à Eau & Rivières de Bretagne.

En effet, le territoire concerné par l’extension de l’exploitant fait l’objet de plusieurs statuts de protection environnementale :

  • Plovenez-Porzay est une commune bordant le littoral et elle jouxte le Parc Naturel Marin d’Iroise,
  • Certaines parcelles du plan d’épandage se situent dans le périmètre du parc naturel régional d’Armorique,
  • Bordant la baie de Douarnenez, elle demeure fortement concernée par la problématique des marées vertes, résultante de la pollution des eaux par les nitrates d’origine agricole. A ce titre, certaines parcelles du plan d’épandage se situent en zone d’action renforcée contre ce type de pollution.

Une annulation pleine de sens

Rappelant notre récente victoire dans l’affaire de l’extension de la porcherie de Plomodiern, dont les faits d’espèce sont en de nombreux points identiques, le rapporteur public a encouragé la formation de jugement à faire preuve de la plus grande cohérence.

Ainsi, nous donnant raison, ce dernier soutient que l’absence d’évaluation environnementale, au regard de la sensibilité environnementale du milieu, rend illégal cet arrêté et en requiert l’annulation. Notre association se félicite de cette première réponse. Le jugement interviendra d’ici quelques semaines.

20 janvier 2023

https://www.eau-et-rivieres.org/

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26 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

nupes (le huff’)

macron soldat

Guerre en Ukraine : le possible envoi de chars français réveille les divisions de la NUPES

Alors que les insoumis et communistes veulent que cette question soit tranchée par le Parlement, socialistes et écologistes appellent sans détour à soutenir la résistance ukrainienn

- Unis en France sur le front des retraites, dissonants à l’international sur celui de l’Ukraine. Ce jeudi 26 janvier, l’insoumis Manuel Bompard et le communiste Fabien Roussel ont estimé que la question d’une possible livraison de chars Leclerc à Kiev pour faire face à l’agression russe doit être tranchée par les parlementaires.

« Si on devait prendre une telle décision, on ne peut pas le faire sans un débat à l’Assemblée nationale », a déclaré le député LFI des Bouches-du-Rhône, considérant que la livraison de ce matériel réclamée par Volodymyr Zelensky constitue « une montée en puissance du niveau d’armement qu’on fournirait aux Ukrainiens ».

À ce stade, le coordinateur de la France insoumise affirme que sa formation ne se prononcera pas « sans les informations stratégiques et militaires », justifiant cet envoi. Même chose du côté du communiste Fabien Roussel. « Cette décision ne peut pas être prise seulement par le président », a estimé le secrétaire national du Parti communiste, qui pointe un risque d’escalade.

« Est-ce que nous assumerions le risque de rentrer en conflit avec la Russie ? », interroge le député du Nord, craignant que cette livraison entraîne Vladimir Poutine à considérer la France comme cobelligérante. Un narratif déjà utilisé par les insoumis et les communistes.

Ambiguïté

Lors de la campagne présidentielle, Fabien Roussel estimait que la France « ne peut pas prendre part à ce conflit, ni directement, ni indirectement par l’intermédiaire de livraisons d’armes ». Ce qui était aussi le cas de Jean-Luc Mélenchon qui, à cette époque, considérait que la toute livraison d’armes « feraient de nous des cobelligérants », à rebours du consensus militaire sur le sujet et de l’article 51 de la Charte des Nations unies.

Les déclarations du jour de Manuel Bompard et de Fabien Roussel révèlent une forme d’ambiguïté longtemps reprochée aux communistes et aux insoumis au sujet de la Russie, qui considèrent que c’est exclusivement l’action diplomatique qui conduira la Vladimir Poutine à stopper son agression. « Seule la négociation peut permettre de sortir de l’impasse de la guerre totale », déclarait à l’Assemblée nationale Mathilde Panot, qui, à l’inverse de ses collègues socialistes et écologistes, n’avait pas applaudi la livraison d’armes en Ukraine.

Une dissonance qui revient, sans surprise, sur la question de l’envoi de chars. « On est pour l’envoi de chars et d’armes », tranche sans la moindre ambiguïté auprès du HuffPost une source parlementaire socialiste. Ce que confirme la députée PS Anna Pic, membre de la Commission défense de l’Assemblée nationale.

« Ce n’est pas de notre ressort »

« Il faut donner les moyens aux Ukrainiens de repousser l’agression russe, au plus près de ce dont ils ont besoin », justifie la députée de la Manche, qui ne partage pas l’idée émise par Manuel Bompard et Fabien Roussel de trancher cette question au Parlement. « Ce n’est pas de notre ressort. Il y a des contraintes d’urgence et de temporalité qui font que c’est au chef de l’État de décider », poursuit l’élue socialiste, qui précise que les parlementaires peuvent faire connaître leurs positions par le biais de résolutions débattues et votées au Parlement.

Anna Pic souligne également que pour se prononcer correctement, les députés et sénateurs auraient à discuter des détails publiquement. Des détails précieux et stratégiques auxquels aurait accès, de facto, Moscou en suivant les débats. « On peut passer par le Parlement lorsqu’il faut décider du maintien ou non de forces engagées sur un théâtre d’opérations, mais pas dans le cadre d’une livraison d’armes. Ou alors ce serait une première », insiste-t-elle.

Également membre de la Commission défense de l’Assemblée nationale, le député EELV de Paris Julien Bayou ne dit pas autre chose. « Nous sommes clairement pour l’envoi de chars en général », affirme au HuffPost l’élu parisien, qui émet néanmoins une petite réserve sur la compatibilité des chars Leclerc avec le théâtre ukrainien.

« Mais sur le principe, il faut soutenir l’Ukraine et d’un point de vue stratégie, agir de concert avec nos alliés », souligne l’écologiste, qui appelle à envoyer « le plus rapidement possible » les équipements nécessaires à la défense ukrainienne. Si Julien Bayou trouve « intéressant » que les parlementaires puissent travailler sur ces questions, il refuse de « subordonner un envoi qui n’a que trop tardé à un vote du Parlement ».

Le député trouve par ailleurs « ineptes » voire « hypocrites » les alertes sur les risques de cobelligérance, exprimées par certains de ses collègues de la NUPES : « notre devoir, c’est d’apporter une réponse juste, nécessaire et proportionnée à l’agression russe. Le pacifisme, ce n’est pas de laisser l’Ukraine se faire écraser ». À bon entendeur

Romain Herreros 26/01/2023

https://www.huffingtonpost.fr/

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25 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

se loger (gisti)

dal

Se loger n’est pas un crime, c’est un droit !

Le 31 janvier, la proposition de loi « Kasbarian-Bergé » de la majorité visant à criminaliser les victimes de la crise du logement sera examinée en séance au Sénat.

Durci le 2 décembre lors de son adoption à l’Assemblée nationale en première lecture, le texte prévoit une accélération considérable de l’expulsion des locataires en impayés de loyers, empêchant tout travail sérieux d’accompagnement et retirant à la justice son pouvoir d’appréciation.

Surtout, il prévoit d’envoyer en prison celles et ceux qui n’auraient pas trouvé de solution de relogement, tout en renforçant les peines encourues par les personnes qui se mettraient à l’abri par nécessité dans des locaux parfaitement vacants.

Cette proposition de loi condamne ainsi à 3 ans de prison et à 45 000 € d’amende :

  • Les personnes sans bail  : hébergées, victimes de marchands de sommeil, conjoint.e.s, bail verbal… ;
  • Les personnes sans-abri, qui occupent un bâtiment vide, des logements vacants, des friches industrielles ou des bureaux vides pour se protéger de la violence de la rue, alors que jamais notre pays n’a compté autant de logements et de locaux vacants ;
  • Les accédant.e.s à la propriété surendettés, qui perdent leur titre de propriété, ainsi que les petits commerçant.e.s et artisan.e.s dont le bail est résilié ;
  • Et même les grévistes occupant leur lieu de travail, ou établissant un piquet de grève…

Sous couvert de protection des petits propriétaires face au squat de leur domicile, pourtant déjà puni par la loi d’un an de prison, de 30 000 € d’amende et d’une expulsion sans jugement en 48h, la proposition de loi s’attaque en réalité potentiellement à toutes les personnes en situation de pauvreté ou de mal-logement, ou confrontées à un accident de la vie.

Elle condamne ainsi à 6 mois de prison et 7 500 € d’amende les locataires du parc privé qui ne quittent pas d’eux-mêmes leur logement après un commandement de quitter les lieux prononcé par la Justice.

En plus d’être incohérente avec les intentions affichées par le gouvernement en matière de prévention des expulsions, de Logement d’abord et de lutte contre les marchands de sommeil, l’adoption de cette loi socialement brutale est la promesse d’un accroissement considérable du nombre de personnes sans domicile.

Elle intervient de plus dans un contexte d’inflation du coût de la vie, des loyers et de l’énergie, qui contraint déjà les plus fragiles d’entre nous à devoir choisir entre manger, se chauffer, se soigner, ou payer son loyer.

Rappelons que la France compte plus de 300 000 personnes sans domicile dont 50 000 enfants ; 2,3 millions de ménages en attente d’un logement social ; 130 000 jugements d’expulsion par an ; 15 millions de personnes fragilisées par la crise du logement dont 4 millions de personnes mal logées.

Face au risque d’un recul sans précédent du droit au logement, les associations, mouvements sociaux et syndicats se mobilisent pour demander aux sénateur.ices de mettre un coup d’arrêt à cette proposition de loi.

Un rassemblement se tiendra le 25 janvier à 11 h devant le Sénat.

Manifestation à Paris le 28 janvier à 14 h à Bastille

https://www.gisti.org/

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24 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

splann! (méthanisateur)

methanisation

Jamais mieux servi que par soi-même

Evalor : juge et partie

Dans les Côtes-d’Armor, un méthaniseur partiellement construit par Evalor présente différents dysfonctionnements et est sommé de se remettre aux normes. Et c’est cette société, présidée par l’éleveur porcin Philippe Bizien, qui devra évaluer la mise en conformité de l’installation après travaux : juge et partie ! 

Mis en demeure en 2021 suite à des « dysfonctionnements majeurs avec atteinte à l’environnement et à la sécurité », le méthaniseur de la SARL CH4 Énergie du site Launay, à Plaintel (22), était à l’ordre du jour du Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst) d’octobre 2022. Selon ce dernier, les dysfonctionnements (moteurs et agitateur cassés, bâche déchirée, poteau de soutien du digesteur cassé…), ont mis l’éleveur de porcs bio propriétaire de l’installation en grande difficulté.

Ce méthaniseur a été en partie construit par Evalor qui revendique sa position de « premier constructeur breton d’unité de méthanisation ». Observons que la société a installé, en juin 2022, un nouveau président, Philippe Bizien, président du Comité régional porcin jusqu’en 2022 et d’Evel Up, deuxième coopérative porcine de France (sociétaire d’Evalor à 70 %), est surtout le propriétaire de la méga-porcherie de Landunvez (29), Avel vor, sur laquelle Splann ! a enquêté pendant plusieurs mois.

Entendu par le Coderst, le propriétaire du méthaniseur de Plaintel assure que des travaux – payés de sa poche et supervisés par Evalor -, sont en cours pour remédier aux dysfonctionnements.

Malgré les doutes sur la viabilité de l’exploitation et « au vu des efforts fournis par l’agriculteur », le conseil a finalement décidé de réduire l’activité du méthaniseur au minimum plutôt que de l’arrêter, en attendant sa mise en conformité. Une conformité qui devra être évaluée par… Evalor, en qualité de bureau d’études.

Interrogée sur ce possible conflit d’intérêts, la société nous répond que « les soucis techniques relatés par le propriétaire ne sont pas en relation avec des équipements fournis par Evalor, à l’exception d’un défaut ponctuel d’alarme qui a été immédiatement corrigé ».

102 C’est le nombre d’installations construites ou en projet, portées par Evalor, dont une majorité implantée en Bretagne.

« Une société indépendante aurait été préférable pour le suivi de ce dossier, la société Evalor semblant être à l’origine du problème de conception. »

Francis Nativel, secrétaire général d’Eau et rivières de Bretagne. Extrait du compte rendu du Coderst des Côtes-d’Armor du 13 octobre 2022.

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22 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

fukushima (convergence)

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Fukushima : selon que vous serez simples victimes ou actionnaires…

Il y a bientôt douze ans, le 11 mars 2011, un séisme de magnitude 9,1 déclenchait au large du Japon un tsunami provoquant des vagues de trente mètres de hauteur.

La centrale nucléaire de Fukushima Daïchi ne résista pas à la déferlante : le système de refroidissement principal du site fut mis hors service, entraînant la fusion des cœurs de trois réacteurs sur quatre.

L’opérateur de la centrale, Tepco, fut très vite pointé du doigt, notamment pour ne pas avoir pris les mesures de prévention nécessaires, parmi lesquelles l’arrêt de la centrale face aux risques.

Si la catastrophe nucléaire elle-même ne fit aucune victime, elle provoqua indirectement la mort, reconnue par les autorités japonaises, dans les années qui suivirent de 18 500 personnes déplacées dans des conditions déplorables. Ce qui n’a pas empêché le tribunal de reconnaître les ex-dirigeants de Tepco non-coupables.

Petit rappel : l’été dernier, au civil, les mêmes avaient été condamnés, à l’issue d’une procédure distincte lancée par des actionnaires du groupe, à leur verser des dommages et intérêts pour un montant record de 13 300 milliards de yens (95 milliards d’euros).

Ce montant astronomique correspondait notamment à ce que devait payer Tepco pour faire face aux coûts de démantèlement de la centrale, de décontamination des sols et de stockage de déchets et débris radioactifs, ainsi qu’aux indemnités devant être versées aux habitants affectés par l’accident nucléaire. La justice japonaise ne badine pas lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des actionnaires.

20 janvier 2023

https://www.convergencesrevolutionnaires.org/

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18 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

vietnam (radio france)

viet

Ça purge fort au Vietnam

Le président vietnamien Phuc a présenté sa démission alors même qu’il était en poste depuis moins d’un an. Avant lui des dizaines d’officiels en avaient fait de même, « victimes » d’une immense campagne contre la corruption qui prend des allures de purge.

Un président qui démissionne, des enquêtes de corruption, se passe-t-il au Vietnam ?

Il se passe exactement cela : le président Nguyen Xuan Phuc a présenté hier sa démission devant l’accumulation d’enquêtes de corruption qui commençaient dangereusement à se rapprocher de lui. Des rumeurs habilement orchestrées citaient même son épouse.

Rien d’étonnant en soi : le président vietnamien n’est que le dernier à tomber d’une furieuse campagne contre la corruption dont « la fournaise infernale » – c’est son nom officiel – est en train d’engloutir des centaines de personnalités depuis un an.

Elle a déjà emporté 70 officiels de haut-rang dont 5 ministres en exercice et 5 anciens ministres. Elle a pris une nouvelle ampleur depuis le 5 janvier avec la destitution surprise de deux vice-Premiers ministres et donc le retrait hier du président Phuc.

Président au Vietnam, c’est un poste important ?

Non, c’est un poste sans véritables responsabilités et un rôle largement cérémoniel. Sauf que le Vietnam est un régime dictatorial à parti unique, en l’occurrence le Parti communiste. Un parti qui déteste traditionnellement humilier ses cadres.

C’est encore plus vrai de ses hauts dirigeants. Or, le président qui a démissionné hier n’avait été désigné à ce poste que l’année dernière. Dans cet univers habituellement feutré, destituer – parce que c’est de cela qu’il s’agit – un prince rouge ça porte un nom : une purge.

Mais d’où vient-elle cette vague anti-corruption ?

Pour comprendre, il faut reprendre l’exemple chinois : en arrivant au pouvoir en 2012, Xi Jinping a déchainé la lutte contre la corruption : la campagne dite « des tigres et des mouches » pour expliquer qu’elle visait tous les niveaux de responsabilité.

C’était avant tout une reprise en main violente de l’appareil du parti tout en restant sur un thème populaire et populiste : lutter contre la corruption des élites. Résultat : le président Xi vient d’obtenir un 3e mandat absolument inédit dans l’Histoire récente de la Chine.

Le parallèle est saisissant avec le voisin vietnamien : l’actuel secrétaire général du parti, Nguyen Phu Trong, vient lui aussi d’obtenir un 3e mandat de 5 ans et les huit équipes d’enquêteurs qui sillonnent le pays à la recherche de coupables dépendent toutes de lui.

Vous parlez de parallèle… mais les deux sont liés ?

C’est compliqué : d’un côté le Vietnam et la Chine ont des systèmes politiques très semblables ; mais de l’autre, ils se sont fait la guerre aussi tardivement qu’en 1978/1979. Le Vietnam a d’ailleurs spectaculairement rossé la Chine. Du coup, les Vietnamiens veulent être prêts face à un durcissement militaire chinois.

En clair, plus la Chine se martialise, plus le Vietnam se raidit. Dans cette purge au sein de l’appareil de pouvoir, alias « campagne contre la corruption », ce sont les colombes qui ont perdu et les faucons qui semblent l’emporter.

Les deux pays se jaugent, même d’un point de vue économique. Les Etats-Unis cherchent une alternative à l’atelier du monde chinois ? Le Vietnam veut en être, lui qui est une des économies les plus dynamiques et les plus exportatrices au monde.

Donc la démission du président Phuc compte triple : elle signale une reprise en main du pouvoir, elle montre à la population que personne n’est à l’abri et c’est, en plus, un clin d’œil aux étrangers pour leur dire : ici votre argent peut s’investir en toute sécurité.

Mercredi 18 janvier 2023

https://www.radiofrance.fr/

 

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16 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

callac (npa)

 

Flics défendant une réunion d’extrême droite à Callac le 5 novembre 2023.

Jours sombres à Callac !

À Callac, centre Bretagne, petite ville des Côtes-d’Armor (22) le projet « Horizon » porté par le fonds de dotation « Merci » visant à accueillir et permettre l’insertion d’un certain nombre de réfugiéEs, soutenu par le maire et la majorité du conseil municipal, a été abandonné en ce début janvier sous la pression et les menaces de l’extrême droite.

Menaces et terreur

Celle-ci, tout particulièrement « Reconquête » du sinistre Zemmour a, dès l’annonce du projet et son début de concrétisation, lancé une véritable guerre à coups de mensonges (« immigrationnisme », « grand remplacement »), de menaces de viol et de mort contre des éluEs et des habitantEs.

C’est un véritable climat de terreur que les identitaires racistes et fascistes ont entretenu durant plusieurs mois, rameutant leurs groupes de nazillons d’un peu partout en France, ainsi que des orateurs nationaux dont Gilbert Collard.

Ils ont organisé des rassemblements au pied de la mairie, conspuant le maire et les soutiens au projet mais aussi pratiquant l’intimidation physique et les menaces par voie de tracts et de tags.

Riposte

Si à plusieurs reprises, comme le 17 septembre et le 5 novembre, des manifestantEs, dont les camarades du NPA des Côtes-d’Armor (22) et du Finistère (29), se sont rassembléEs et ont manifesté bien plus nombreux que les fascistes, en soutien au projet et aux réfugiéEs, les dépôts de plainte des éluEs menacéEs n’ont connu aucune suite sinon de se protéger eux-mêmes.

Danger

L’épisode vécu à Callac n’est ni anecdotique ni secondaire.

Le recul du maire sous les injonctions menaçantes et le silence de services de l’État signe une défaite face à la violence de l’extrême droite qui peut malheureusement, dans le climat délétère que nous subissons, en appeler d’autres.

Si les opposantEs aux racistes et fascistes se sont manifestéEs massivement (plusieurs centaines), ils et elles n’ont trouvé en face d’elles et eux que les gendarmes et les gaz lacrymogènes protégeant le périmètre alloué aux fascistes de Reconquête, de Riposte laïque, de l’Action française et des identitaires.

Ces derniers ont obtenu gain de cause et s’en félicitent pour poursuivre leur chemin de haine et d’exclusion à Callac mais aussi ailleurs.

Résistance !

Face à ce péril, il est temps, grand temps que l’ensemble de notre camp social, du mouvement ouvrier et démocratique, des antifas, se ressaisissent et opposent un front unique large et déterminé, s’inspirant des leçons du passé, pour contrer les tenants de la peste brune et développer une solidarité sans faille avec les migrantEs et réfugiéEs, celles et ceux qui militent à leur côté pour la liberté de circulation et d’installation.

La peur doit changer de camp ! Ne laissons pas la gangrène raciste et fasciste envahir notre quotidien.

Lundi 16 janvier 2023

https://lanticapitaliste.org/

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