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04 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

brésil (à l’encontre)

boulos_psol

Guilhermo Boulos

Brésil. La crise du PT et la reconfiguration de la gauche

Le dimanche 29 novembre, s’est déroulé le deuxième tour des élections municipales au Brésil. Bien que les résultats locaux ne puissent pas nécessairement être extrapolés, il s’agissait d’une élection ayant une saveur nationale, qui dessine déjà certains contours de l’élection présiden-tielle de 2022. Bien qu’en termes globaux la gauche perde du terrain face au centre-droit traditionnel, il y a quelques développements intéressants au sein de l’éventail progressiste.

Numériquement, le Parti des travailleurs (PT) ne se remet pas des élections municipales de 2016, le grand moment d’antipétisme qui a signifié une forte défaite nationale pour le parti fondé en 1980, sous l’influence des luttes ouvrières de l’ABC de São Paulo [la région industrielle].

En 2016, le PT comptait 257 mairies, il n’en compte plus que 183. Ses maires gouverneront des municipalités ne totalisant plus que 2,6% des Brésiliens.

Pour la première fois depuis la période de 1985 [fin de la dictature], le PT ne gouverne aucune capitale.

En outre, le PT a été défié par une gauche nouvelle, plus juvénile et moins bureaucratisée qui a été capable d’établir une communication plus directe, naturelle et efficace avec la population.

Dans le même temps, de nouveaux leaders de gauche émergent sur la scène nationale qui ne sont pas des «pétistes». C’est le cas de Manuela D’Avila du Parti communiste du Brésil (PCdoB) qui a atteint le deuxième tour à Porto Alegre. Malgré sa défaite [face à Sebastião Melo du MDB], elle a obtenu 45,37% des voix, en ayant l’appui des diverses formations de la gauche.

Sans aucun doute, la principale star de ces élections est Guilherme Boulos du Parti du socialisme et de la liberté (PSOL), une formation fondée en 2004, suite à des ruptures avec le PT.

Ces dernières années, le PSOL a gagné en visibilité. [Guilherme Boulos s’est affirmé comme animateur du Mouvement des travailleurs sans toit – MTST– présent depuis la fin des années 1990].

Le candidat du PSOL a réalisé une performance emblématique lors de ce second tour à São Paulo, en affrontant la puissante machine traditionnelle de droite de São Paulo, le Parti brésilien de la social-démocratie (PSDB).

Bien qu’il ait perdu au deuxième tour, Boulos a obtenu 40,62% des voix [soit 2’168’109 suffrages]. Cela fait de lui un point de référence national pour la gauche.

Pour la première fois depuis des années, la principale figure du leadership progressiste n’appartient pas au camp du PT. Sa campagne a suscité des émotions et a mobilisé massivement.

Elle a provoqué un enthousiasme que l’on n’avait plus vu depuis longtemps dans la gauche brésilienne. Guilherme Boulos a reçu le soutien massif de jeunes qui ne se voient pas représentés par un «pétisme» dont la direction s’éloigne d’une base qui, elle, réclame à grands cris une refonte.

Comme illustration de ce manque de syntonie avec une base populaire, on peut citer le candidat du PT, Jilmar Tatto, à la mairie de São Paulo. Il représente cette bureaucratie du parti [il a cumu-lé depuis fort longtemps de nombreuses responsabilités dans l’exécutif de São Paulo, dans l’appareil du PT et comme élu fédéral] qui ne suscite aucun emballement parmi la base populai-re. Il n’a obtenu que 8,6% des voix, le pire résultat du PT dans la plus grande circonscription électorale du Brésil.

Toutefois, au sein du PT, certains changements semblent se dessiner. Il en va ainsi avec Marília Arraes, candidate à la mairie de Recife, dans le nord-est du Brésil, qui se distingue d’une direction du PT qui n’enchante plus.

Elle symbolise précisément le militantisme de renouveau du PT, qui communique avec les jeunes et s’intéresse à des orientations contemporaines (comme le féminisme, la lutte et la défense du camp LGBTQI et l’écologie).

Marília Arraes, 36 ans, a perdu contre son cousin João Campos du PSB (Parti socialiste brésilien) qui a obtenu 56,27% des voix. Les deux descendent du fondateur de la dynastie du Nord-Est, Miguel Arraes.

Marília Arraes a obtenu 43,73% des voix, un résultat fort remarquable. Marília Arraes n’a pas été le choix de la bureaucratie pétiste, mais de la base militante du parti. Jeune femme combative et forte, elle a réussi à s’imposer dans l’appareil du parti au Pernambuco. La candidate du Nord-Est a mené une campagne similaire à celle de Boulos, avec un langage plus naturel, plus jeune et une esthétique plus moderne.

Parallèlement au phénomène Arraes, il en existe un autre qui symbolise également cette volonté de renouveau du PT: celui des «candidatures collectives». Il y en a plus de 26 dans tout le pays, principalement composées de femmes noires et de jeunes de la périphérie, qui n’ont pas leur place dans les structures plus pyramidales du PT.

Outre cette nouvelle configuration électorale, il y a eu d’autres nouveautés comme le cas du mouvement «Representa», un courant de jeunes de l’intérieur de São Paulo qui a présenté et appuyé 138 jeunes candidats pétistes (sans l’appui de la bureaucratie du parti) dans tout le pays. Sur ces 138 candidats, 25 ont gagné. Le plus important a été donc le processus de remise en question de la direction du PT.

Il est possible d’affirmer que le pétisme a perdu sa position hégémonique dans le champ de la gauche et du progressisme. Ce champ est aujourd’hui plus hétérogène que par le passé. Le Parti socialiste brésilien (PSB) et le Parti travailliste démocratique (PDT) sont les meilleurs opposants.

Le PSB garde 252 villes [-151] et le PDT  314 [-17]. En termes de capitales, le PDT a remporté Aracajú [Sergipe] et Fortaleza [Ceará] et le PSB Maceió [Alagoas] et Recife [Pernambouc]. Dans le Nord-Est, la carte politique est donc reconfigurée et le «pétisme» perd de sa force face à ces deux forces.

Une figure se dégonfle, c’est le gouverneur du Maranhão, Flávio Dino du PCdoB. Il est également positionné comme une figure importante pour la constitution des alliances en vue des présidentielles de 2022. Le candidat soutenu par Flávio Dino a perdu la bataille électorale à São Luis (capitale du Maranhão). En outre, la base de Dino s’est divisée. Une bonne partie a soutenu le candidat de l’opposition qui a finalement gagné, Eduardo Braide de Podemos [jusqu’en 2016 il portait le nom de Partido Trabalhista Nacional-PTN].

La campagne de Guilherme Boulos à São Paulo a réussi à consolider un front de gauche assez large et symbolique en faveur de sa candidature, un front qui a réuni le PT, le PSOL, le PCdoB, le PSB, le PDT.

La candidature de Manuela D’Avila (PCB) à Porto Alegre a également reçu un soutien important de la gauche; au même titre que le vainqueur de la course à la mairie de Belém (Parà), Edmilson Rodrigues du PSOL.

À l’horizon 2022, il semble évident que chaque parti progressiste aura son propre candidat. Cependant, avec la montée de la droite traditionnelle, ils seront peut-être contraints d’engager le dialogue.

La droite classique connue sous le nom de centrão s’est développée et le Parti démocrate [le DEM dispose de 464 maires, une augmentation de 198] se profile comme l’un des grands facteurs d’alliance pour les prochaines élections présidentielles. (Résumé voir lien)

(Article publié sur le site de Nueva Sociedad; traduction rédaction A l’Encontre)

Esther Solano Gallego est professeure à l’Université fédérale de São Paulo.

3 décembre 2020 Alencontre
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Note:
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PDT et PSB sont des partis « socialistes » alliés de PT de Lula et de Dilma Youssef. Le PC do B est aussi un allié.
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03 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

giscard (le monde diplo)

giscard

Le Déshonneur de Valéry Giscard d’Estaing.

Avant la lecture de ce pamphlet, on ne pouvait s’empêcher d’une certaine affection pour l’ancien président de la République française.

On ne pouvait oublier ni la loi sur l’avortement, ni le regroupement familial, ni l’abaissement de la majorité à 18 ans, parmi quelques réformes importantes de son septennat (1974-1981).

Mais on avait oublié la peine de mort et l’affaire Ranucci. Au printemps dernier, la presse hexagonale célèbre avec une certaine ostentation le 30è anniversaire de l’élection à la présidence de M. Valéry Giscard d’Estaing.

Le Monde propose notamment à l’ancien chef d’Etat de commenter quelques photos emblématiques de son passage à l’Elysée. Le commentaire – trois erreurs en trois phrases – accompagnant la photo de Christian Ranucci, l’un des condamnés à mort exécutés sous Giscard, entraîne l’auteur du Pull-Over rouge à reprendre aussitôt sa plume d’irréductible abolitionniste.

La démonstration est alors implacable contre celui qui prétendait avoir une « aversion profonde » envers la peine de mort. On reste confondu par ce mélange de mauvaise foi et de prétention qui semble avoir animé l’ancien président : durant la seule année 1977, ce « pourfendeur » de la peine capitale gracia quatre condamnés et en laissa guillotiner trois, tout en versant des larmes de crocodile. En refermant cet acte d’accusation, notre nostalgie giscardienne est bien entamée.

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03 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

matthieu guillemot (le poher)

mat guillm

Matthieu Guillemot : « On ne va pas crever sans réagir ! »

Matthieu Guillemot, restaurateur carhaisien, est révolté par l’annonce de la fermeture des restaurants, prévue jusqu’au 20 janvier.

Comme nombre de restaurateurs et de patrons de bars ou de discothèque, Matthieu Guillemot a très mal pris les annonces d’Emmanuel Macron, repoussant leur réouverture au 20 janvier.

« On a pris une grosse claque. C’est dur moralement, d’autant qu’on est dans les miz du, « les mois noirs ». On voit les suicides se multiplier chez les restaurateurs… »

Autant dire que le patron des Bonnets rouges, par ailleurs militant NPA, ressent un « profond sentiment d’injustice ».

Il évoque d’abord le sort des salariés « en chômage partiel, qui ne sont indemnisés qu’à 84 %. Ils devraient l’être à 100 %, puisqu’il s’agit de fermetures administratives qu’on nous impose ». Matthieu Guillemot rappelle également la problématique de nombreux restaurateurs.

« On est beaucoup à travailler en couple, à avoir énormément investi dans notre outil de travail. Quand on nous ferme, on doit continuer à payer le RSI et la TVA, sans avoir droit au chômage. Du coup, pour nombre d’entre nous, c’est RSA et Restaurants du Cœur. Il y a un vrai désespoir, car on va devoir rouvrir et repartir avec un boulet financier. »

Justice de classe

Le gouvernement a proposé un crédit d’impôts aux bailleurs des commerces fermés s’ils renon-cent à une partie de leurs loyers, « mais ici, il s’agit pour la plupart d’anciens commerçants qui ont une petite retraite et comptent sur ces loyers pour vivre… », souligne Matthieu Guillemot qui se dit, par contre, en guerre contre les assureurs qui refusent de prendre en compte les pertes d’exploitations. « J’ai décidé d’assigner les miens, cela se jouera au tribunal… On ne cesse de culpabiliser les petits, mais jamais de taxer les gros. C’est le retour à une justice de classe ! »

« On nous propose de l’aspirine »

Comme beaucoup, il s’est rendu à la réunion organisée le 23 novembre entre les services de l’État, la chambre de commerce et les commerçants. Là non plus, il n’a guère été convaincu. « La CCI nous a proposé une petite aspirine… Grosso modo, on nous dit qu’on va nous soutenir… en nous fermant. C’est absurde. »

Il aurait aussi aimé que soient mieux prises en compte les différences régionales. « Dans un État décentralisé, les régions peuvent prendre des décisions de bon sens.

La Catalogne a commencé par déconfiner les petits commerces et par taxer la vente en ligne. C’est la logique contraire à ce qui se fait ici. » Quant à la situation sanitaire, plutôt maîtrisée en Bretagne, elle alimente son incompréhension.

« Le problème, c’est qu’on dit aux gens de prendre des vacances pour éviter l’insurrection. Cela va faire repartir l’épidémie après Noël… Le malheur de la Bretagne est qu’elle est belle et qu’elle va attirer les touristes. »

Bref, autant dire que Matthieu Guillemot n’entend pas rester les bras croisés : « Seuls les poissons morts suivent le sens du courant ! Il faut une réaction massive de tous les sacrifiés du Covid pour taxer ceux qui se gavent et, peut être, enfin inventer une société plus juste. »

Dans les temps qui viennent, il envisage de participer à des actions non encore précisées. « On est en centre Bretagne… On ne va pas crever sans réagir. On se battra jusqu’à la victoire ! »

3 décembre 2020 Erwan Chartier-Le Floch

https://www.lepoher.fr/

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03 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

erika (ecologistas)

erika

Pétrolier Erika (12 décembre 1999)

La forte tempête qui s’est produite au petit matin du 12 décembre 1999 a littéralement cassé l’ Erika en deux et plus de 20 000 tonnes de fioul ont été libérés à 400 kilomètres au large des côtes bretonnes.

Cette catastrophe écologique a changé la législation européenne sur la sécurité maritime, mais il reste à prouver que son application pratique permettra d’éviter d’autres catastrophes.
Après de nombreux voyages à travers le monde, l’Erika battait pavillon de Malte sur son chemin de Livourne (Italie) à Dunkerque (France).

Sous le commandement de Karun Mathur, l’homme d’orchestre – ainsi appelé par la presse française, car avec un équipage réduit il avait de nombreuses tâches à bord – a lancé le premier avertissement le 11 décembre à midi pour signaler une gîte sur tribord et des fissures dans les réservoirs.

Après plusieurs messages confus, la nuit est venueavec la forte houle et la cargaison mal répartie pour compenser le basculement ont fait des ravages sur le vieux navire qui, après avoir donné le SOS final à 6 heures du matin, a coulé quelques heures plus tard au large du golfe de Gascogne.

L’arrêt publié 7 ans plus tard par le tribunal correctionnel de Paris, a jugé qu’indépendamment des actions de l’équipage, l’accident était dû à une défaillance structurelle de la coque. Un problème qui aurait dû être détecté par l’entité qui a effectué la dernière inspection du navire : la société de certification RINA.

Le verdict a donc créé un précédent important en obligeant cette entité, ainsi que la compagnie pétrolière Total, le propriétaire et le gestionnaire du pétrolier, à verser 192 millions d’euros d’indemnisation.

Sur ce montant, 154 millions seraient pour l’État français et le reste pour les 101 parties civiles impliquées dans l’affaire. Toutefois, non seulement cela a été réalisé, mais la catastrophe a également mis en évidence la nécessité d’un cadre réglementaire plus efficace pour contrôler le transport maritime, ainsi que la reconnaissance pour la première fois dans ce domaine du délit de dommages environnementaux, une évolution juridique qui a été très bien accueillie par les organisations environnementales.

Suite au naufrage, une série de mesures connues sous le nom d’Erika I ont été mises en place.

Ce paquet, élaboré par la Direction générale des transports et de l’énergie de la Commission européenne, comprenait trois propositions réglementaires relatives aux critères de sécurité. Tout d’abord, il a été proposé d’améliorer les procédures d’inspection, notamment sur les pétroliers.

Dans le cas de l’Erika, une grande partie de la responsabilité, avec celle la compagnie pétrolière Total, est attribuée à la société italienne RINA, qui a effectué la dernière certification du navire sans signaler de déficiences, ce qui est considéré comme suspect compte tenu de l’usure normale d’un navire de 25 ans.

Deuxièmement, les conditions ont été renforcées pour les sociétés de classification – groupes de professionnels chargés de ces examens -, ce qui donne aux États membres de l’UE la compétence d’évaluer le respect des règles.

Enfin, l’entrée en vigueur de la double coque obligatoire pour les pétroliers a été accélérée. Cette mesure a déjà été établie par l’OMI (Organisation maritime internationale) en 1973, par le biais de la Convention européenne MARPOL, un accord international visant à prévenir la pollution par les navires de 25 ans et plus.

Étant donné le non-respect de la convention, il est paradoxal que cette troisième mesure ait été controversée sur un autre point, à savoir que la règle s’appliquerait aux navires battant pavillon de l’UE et aux navires faisant escale dans les ports communautaires, et n’empêcherait donc pas le transit de navires non communautaires dans les eaux de l’UE.

Ils ont toutefois été adoptés sans amendement dans cette troisième proposition. À la fin de la même année, le deuxième paquet de mesures – Erika II – a été proposé comme étant un peu plus pratique, car il complétait la législation précédente en mettant particulièrement l’accent sur la directive relative au contrôle du trafic maritime.

Cette intervention s’est faite par la mise en place du réseau SafeSeaNet, dans lequel les États membres partagent des informations sur leur flotte et les conditions de chaque navire. Ce système a été modernisé avec l’incorporation cette année d’un système d’identification et de suivi à longue distance – LRIT – qui transmet des informations sur le navire toutes les six heures. Ces deux opérations formalisent l’obligation de chaque navire de fournir des informations sur son état.

Cependant, ils ont été approuvés sans aucune modification de cette troisième proposition. À la fin de cette même année, le deuxième paquet de mesures – Erika II – a été proposé, ce qui était un peu plus pratique, car il complétait la législation précédente en mettant l’accent sur la directive relative au contrôle du trafic maritime.

Cette intervention s’est faite par la mise en place du réseau SafeSeaNet, dans lequel les États membres partagent des informations sur leur flotte et les conditions de chaque navire. Ce système a été modernisé avec l’incorporation cette année d’un système d’identification et de suivi à longue distance – LRIT – qui transmet des informations sur le navire toutes les six heures. Ces deux opérations formalisent l’obligation de chaque navire de fournir des informations sur son état.

Les deux autres propositions de règlement étaient : la création d’un fonds d’indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures -COPE-, renforçant ainsi la solvabilité des deux autres conventions existantes : la CLC (Convention internationale sur la responsabilité civile pour les dommages dus à la pollution, 1991) et le FIPOL (Fonds international d’indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures).

Ce nouveau fonds serait alimenté par les contributions des entreprises européennes qui reçoivent plus de 150 000 tonnes de pétrole brut par an. Deuxièmement, l’Agence européenne pour la sécurité maritime (AESM) a été créée pour fournir un soutien technique à la Commission européenne et aux États membres dans l’application des normes de sécurité et leur évaluation.

L’Erika III a été adopté en mars 2004 et prévoit sept propositions législatives basées sur : l’amélioration du contrôle des normes internationales par les navires battant pavillon européen, la révision de la législation sur le contrôle des ports par l’État afin d’améliorer l’efficacité des inspections, le renforcement de l’accueil des navires en difficulté et le soutien au développement du réseau SefeSeaNet, l’amélioration des règles relatives aux sociétés de classification, l’élaboration d’un cadre européen unique pour les enquêtes sur les accidents, la garantie d’une indemnisation équitable des personnes potentiellement touchées et l’introduction d’une directive sur la responsabilité civile des propriétaires de navires avec un régime d’assurance obligatoire.

https://www.ecologistasenaccion.org/

Lire aussi:

Erika (pétrolier)

 

 

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03 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

australie (the guardian)

p5_sa-aboriginal-land

Les taux d’emprisonnement, de suicide et d’automutilation des autochtones ont augmenté

Les jeunes indigènes sont toujours emprisonnés à un taux 22 fois supérieur à celui des non indigènes, selon le rapport « Surmonter le désavantage indigène ».

Les taux d’emprisonnement, de suicide et d’automutilation des indigènes ont augmenté au cours des quatre dernières années, et le nombre d’enfants autochtones pris en charge hors du foyer a triplé, selon le rapport quadriennal de la Commission sur la productivité intitulé « Surmonter le désavantage indigène » (OID).

Mais la commission a également constaté une amélioration dans les domaines du développe-ment de la petite enfance, de la participation économique et de certains aspects de la santé et de l’éducation.

La commission a déclaré que là où les résultats ne se sont pas améliorés, ils doivent être compris comme des obstacles structurels et systémiques qui vont à l’encontre du bien-être des Aborigènes et des insulaires du détroit de Torres.

« Les résultats moins bons ne sont pas dus au fait que les gens soient aborigènes ou insulaires du détroit de Torres, mais peuvent être attribués aux défis personnels supplémentaires et aux obstacles structurels auxquels sont confrontés de nombreux aborigènes et insulaires », a déclaré le président de la Commission, Michael Brennan.

« Il est essentiel de supprimer ces obstacles structurels si l’on veut améliorer le bien-être des Aborigènes », a déclaré M. Brennan.

La connexion à la culture est un élément clé de l’identité et de la force de nombreux Aborigènes et insulaires, selon le rapport de l’OID, et constitue « une base sur laquelle le bien-être peut continuer à être construit ».

Le rapport est publié tous les quatre ans par la Commission de la productivité et constitue l’analyse la plus complète des données sur le bien-être des Aborigènes et des insulaires.

Les taux d’enfants aborigènes et insulaires du détroit de Torres placés en dehors de leur foyer ont presque triplé au cours des 15 dernières années, a-t-il déclaré.

Il est inquiétant de constater que les efforts du système de protection de l’enfance en matière de prévention des éloignements et d’intervention précoce ne fonctionnent manifestement pas pour les enfants aborigènes et insulaires et leurs familles.

« Des facteurs structurels tels que le manque de compétences culturelles et les difficultés des familles à obtenir le soutien dont elles ont besoin pour s’orienter dans le système de protection de l’enfance signifient que les enfants aborigènes et insulaires peuvent être plus vulnérables à l’entrée dans le système de protection de l’enfance, indépendamment de la prévalence sous-jacente des abus et des négligences », indique le rapport.

Le taux de détention des jeunes a diminué, mais les jeunes aborigènes et insulaires sont toujours emprisonnés à un taux 22 fois supérieur à celui des jeunes non indigènes. Le  rapport indique que le relèvement de l’âge de la responsabilité pénale de 10 à 14 ans réduirait de 15 % le taux d’enfants aborigènes ou insulaires du détroit de Torres dans le système de justice pour mineurs.

Le taux d’emprisonnement des adultes a augmenté de 72 % entre 2000 et 2019, selon le rapport.

« La participation des Aborigènes et des insulaires du détroit de Torres aux décisions relatives à la conception et à la mise en œuvre des politiques, des programmes et des services est importante pour susciter de réels changements sur le terrain », a déclaré le commissaire Romlie Mokak.

Une meilleure connaissance de l’histoire commune de l’Australie pourrait favoriser la compréhension des effets que la colonisation et les politiques gouvernementales ont eu, et continuent d’avoir, sur les Aborigènes et les insulaires du détroit de Torres, et changer les valeurs et les croyances de la communauté qui conduisent au racisme, a déclaré Mme Mokak.

La déclaration du cœur d’Uluru a proposé la création d’une commission Makarrata pour superviser la vérité sur l’histoire commune de l’Australie, selon le rapport.

Lorena Allam Wed 2 Dec 2020

https://www.theguardian.com/

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03 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

lithium (arte)

Portugal : Lithium, un enjeu européen ARTE

On l’appelle « l’or blanc », le lithium est un métal de plus en plus utilisé, de plus en plus convoité. L’Europe importe 86% de sa consommation (de Chine, du Chili, d’Australie) alors que ses sous-sols en contiennent.
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La demande et les besoins explosent. 
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Selon la Commission européenne, l’Europe aura besoin de 18 fois plus de lithium d’ici à 2030, et presque 60 fois plus en 2050. Pour quel usage ? Essentiellement les batteries des voitures électriques et les batteries de stockage d’énergie. Pour Thierry Breton, le commissaire européen en charge notamment de la politique industrielle, « l’Europe se met en position pour être quasiment autosuffisante en lithium pour nos batteries en 2025. »
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C’est au Portugal que se trouveraient les plus importants gisements de lithium en Europe. Plusieurs entreprises ont prospecté et comptent bien exploiter les sous-sols de différentes zones du nord du pays.
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Mais les premières étapes de ce processus ont rencontré l’opposition des populations locales. Selon le maire de l’une des communes concernées, « la plus grande valeur que nous ayons aujourd’hui n’est pas le lithium, mais la biodiversité. »
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La région de Montalegre et Boticas est classée « patrimoine agricole mondial » par la FAO.  Le débat est complexe : pour devenir plus verte, l’Europe doit-elle exploiter ses ressources, en creusant une partie de son sous-sol ?
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•16 nov. 2020
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01 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

bhopal (ecologistas france-inter)

bhopal
 Bhopal, la tragédie sans fin

Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, en Inde, la ville de Bhopal à 600 km au sud de Delhi découvre avec horreur le revers du miracle industriel. Un nuage toxique s’empare des rues de la capitale de l’État du Madhya-Pradesh et fait des milliers de morts. Son origine ? L’usine de pesticides Union Carbide.

Cette usine ouverte a été ouverte quatorze ans plus tôt grâce à un partenariat avec les Etats-Unis. Dans ses locaux, des ouvriers indiens y fabriquaient de l’isocyanate de méthyle ou MIC. Une solution chimique qui se transforme en gaz mortel si elle chauffe.

De la dynamite liquide. Cette nuit de décembre 1984, 25 000 personnes perdent la vie dans des conditions atroces, victimes de l’un des plus graves accidents industriels de tous les temps.

Depuis, les damnés de Bhopal continuer de revendiquer leurs droits et de lutter contre l’entreprise américaine qui nie toutes responsabilité. C’est David contre le géant chimique Goliath.

Trente-six ans après la catastrophe, l’eau des nappes phréatiques d’une partie de la ville est toujours contaminée, les enfants jouent dans des déchets toxiques et les nouveaux nés présentent de graves anomalies de santé.

Un récit documentaire de Constance Vilanova

mardi 1 décembre 2020

https://www.franceinter.fr/

bhopal-foto-Raghu-Rai-300x309

Accident de Bhopal (1984)

Cette célèbre et terrible photo a été prise par le photographe Raghu Rai le matin du 3 décembre 1984, après la nuit d’horreur à Bhopal.

Le 3 décembre 1984, la plus effroyable catastrophe industrielle de l’histoire s’est produite : en raison de l’absence de mesures de sécurité à l’usine chimique d’Union Carbide à Bhopal, en Inde, près d’un demi-million de personnes ont été exposées au gaz terriblement toxique qu’est l’isocyanate de méthyle.

Le gouvernement a estimé le nombre de décès à 5 295, le nombre de personnes handicapées de façon permanente à 4 902 et le nombre de personnes gravement blessées à 42. Les personnes concernées affirment que ce chiffre est de 22 917 décès, 508 432 cas d’invalidité permanente et 33 781 cas de blessures graves.

En 1969, Union Carbide a commencé à déverser des déchets chimiques, qui se sont répandus dans le sous-sol, contaminant les puits et les aquifères. En 1989, cinq ans après la catastrophe, la multinationale nord-américaine a réalisé une étude sur les niveaux de toxicité du sol et le résultat a été terrifiant, alors ils l’ont caché et il n’a jamais été révélé.

Union Carbide et le gouvernement indien, qui a pris en charge la représentation des victimes, ont conclu un accord extrajudiciaire en 1989 pour lequel la société a payé 470 millions de dollars. Quatre-vingt-treize pour cent des 500 000 personnes qui ont reçu une indemnisation ont reçu 327 euros.

Le 7 juin 1999, le tribunal indien chargé de juger ce désastre a condamné huit dirigeants d’Union Carbide à deux ans de prison et à payer 8 900 euros, se moquant ainsi de la tragédie causée par la gigantesque fuite de gaz mortel.

De 1999 à 2013, de nombreuses études indépendantes ont été réalisées sur les eaux contami-nées et les données étaient extrêmement graves : le mercure a dépassé les limites de sécurité jusqu’à 6 millions de fois ; le trichloréthylène, un composé qui affecte le développement des fœtus, plus de 50 fois ; la présence d’isocyanate de méthyle dans le lait maternel des femmes…

En novembre 2014, le gouvernement indien a annoncé une révision de l’indemnisation des personnes touchées et un recomptage des victimes. Les autorités indiennes demandent 1,2 milliard de dollars supplémentaires à Dow Chemical, qui possède actuellement Union Carbide, tandis que les victimes réclament 8,1 milliards de dollars.

En ce triste anniversaire, Ecologistas en Acción est solidaire du peuple de Bhopalí et soutient la demande de responsabilité civile et pénale de l’entreprise chimique américaine Dow Chemical.

3 décembre

https://www.ecologistasenaccion.org/

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29 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

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Zone Industrielle des Pays-Bas, Briec
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Quimper BO s’apprête à vendre un terrain à la multinationale AMAZON pour une agence de livraison qui transportera 30 000 colis par jour autour de QUIMPER enlevant des parts de marché aux commerces locaux qui sont déjà en grande difficulté…
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Nous ne pouvions pas laisser s’établir à côté de chez nous un géant du e.commerce qui coche toutes les cases en matière de calamités environnementale, économique, sociale, fiscale et culturelle.
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Dimanche on a semé des glands, des châtaignes, des noix sur la parcelle YI 394 de la zone des Pays-Bas à Briec. Nous voulions préserver nos terres pour des activités utiles liées à la transition écologique et sociale !
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29 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

briec montbert (ouest france)

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Une manifestation contre Amazon à Briec ce dimanche 29 novembre 2020

Un rassemblement est prévu, ce dimanche 29 novembre 2020, pour dire non à l’implantation d’un entrepôt Amazon à Briec. La pétition contre l’implantation d’Amazon à Briec (Finistère) a recueilli plus de 1 300 signatures.

Ceux qui s’opposent à l’implantation d’Amazon à Briec, près de Quimper (Finistère) organisent une manifestation, ce dimanche 29 novembre 2020, à 15 h, sur le terrain agricole où sera construit l’entrepôt. Les manifestants sont invités à venir avec un petit plant d’arbre ou une graine à planter, pour créer « un rempart végétal symbolique » face à la bétonisation de ces terres.

« Plus de 1 000 signatures »

Une pétition a été signée par plus de 1 300 Quimpérois. « En vertu de la promesse de campagne d’Isabelle Assih, maire de Quimper, cette pétition de plus de 1 000 signatures nous permet de saisir le conseil municipal, indique Martine Petit, pour le collectif Stop Amazon QBO-Briec.

Nous lui avons donc envoyé une lettre afin de lui demander de mettre à l’ordre du jour un projet de vœu s’adressant aux élus de l’agglomération de Quimper Bretagne Occidentale, demandant de rompre la vente du terrain. » Une lettre également signée par Francis Palombi, président de la Confédération des commerçants de France, l’ONG les Amis de la Terre et le collectif Sauvons nos petits commerces.

« La situation économique n’est plus la même, ajoutent les opposants. Comment imaginer que la distribution de 30 000 colis ne captera pas des parts de marché ici, à Quimper et sur le territoire cornouaillais ? » La situation a aussi changé sur le plan fiscal : «Amazon va bénéficier de la réduction de moitié des taxes foncières locales, dans le cadre des réductions d’impôts prévues dans le projet de loi de finance 2021.»

Zéro artificialisation nette, mais pas pour tout le monde

Et le gérant des Biocoop de Quimper, lui aussi opposant au projet, rappelle que le Premier ministre a sommé les préfet, en août 2020, de remettre en cause les projets d’aménagement commerciaux lorsqu’ils allaient à l’encontre de l’objectif de zéro artificialisation nette.

«C’est ce qui se passe pour le projet de Biocoop de Combrit. Alors que le e-commerce reste exempté de cette considération.»

27/11/2020

https://www.ouest-france.fr/

2-61-84ef3

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29 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

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