Archive | Altermondialisme

24 avril 2017 ~ 0 Commentaire

eaux et rivières (le télégramme)

eaux et riv

.

Permis miniers. Eau & Rivières : « Mobiliser en vue de combattre »
.
L’attribution de trois permis miniers en Centre-Bretagne, impactant le Blavet et le Scorff jusqu’à la rade de Lorient, interpelle Eau & Rivières.
.
L’association monte au créneau et propose une réunion publique, Lorient 28 Avril.
.
Objectifs : « Informer et lancer une mobilisation citoyenne ».
.
Argent, cuivre, étain, plomb, tungstène. Les métaux recherchés dans les futures mines de Cen- tre-Bretagne sont toxiques et risquent d’impacter nos cours d’eau. Membre d’Eau & Rivières, le docteur Lilian Le Goff est remonté contre l’attribution de trois permis exclusifs de re- cherche minière à la société Variscan Mines en 2014 (Perm de Merléac) et en 2015 (Perm de Loc-Envel et Silfiac). À noter que trois autres projets miniers sont en cours dans le grand Ouest.
.
« Ne pas se laisser faire ! »
.
«Ces trois permis impactent les bassins versants du Blavet et du Scorff, entre autres, et, par conséquent, la rade de Lorient. Une triple peine», tempête Dominique Williams, d’Eau & Ri- vières. «Le Blavet et le Scorff sont pourtant les fontaines du pays de Lorient», rappelle Jean- Claude Pierre, de l’Umivem. «On se fiche du réseau hydrographique breton et de la popula- tion», peste le médecin. Au total, 62 communes des Côtes-d’Armor et neuf du Morbihan sont concernées. Selon Lilian Le Goff, ces futures exploitations sont synonymes « de dommages sur la santé publique et l’environnement du pays de Lorient ». Il s’appuie sur l’exemple d’anciennes mines exploitées dans les Cévennes jusqu’aux années 70.

 .

« Ce paradis vert est devenu un enfer : baisse de l’espérance de vie, hausse des cancers, taux anormalement élevé de maladies neurodégénératives…

.
Avec le recul, on sait à quoi on va être exposé. On a tout intérêt à ne pas se laisser faire ! L’heure est à la prévention ».
.
Eau & Rivières de Bretagne, l’Umivem, Nature & Culture, les Associations Agir pour la pêche et la protection du milieu aquatique (Aappma) du pays de Lorient et de Plouay et le Réseau Cohérence se mobilisent et proposent une réunion publique d’information, le Vendredi 28 Avril, à 20 h, à Lorient.

.

« Mobilisation citoyenne »

L’idée : « Présenter les dangers et menaces: destruction des cours d’eau et des milieux aqua- tiques, épuisement de la ressource en eau; la procédure et la réglementation ; le mode de production, l’exploitation des ressources non renouvelables et le modèle de l’économie circu- laire ». En filigrane, la volonté de « lancer le coup d’envoi d’une mobilisation citoyenne », avec la population, les élus et les responsables de l’agriculture, de la pêche… Pour faire grossir les rangs du collectif car «On sait que le combat s’annonce difficile mais on est sûr de le perdre, si on ne se bat pas!», avancent les organisateurs.

mag176couv
.
Pratique:

Réunion Publique:
.
« Les permis miniers, risque majeur pour l’eau au pays de Lorient »,
Vendredi 28 Avril 20 h
Salle Saint-Louis
1, rue de Turenne
  Lorient
.
21 avril 2017
.

Lire la suite

23 avril 2017 ~ 0 Commentaire

arthur (basta)

Retrouvez les meilleures attractions du parc dans « Sacré Graal » des Monthy Python

Bretagne : un projet de parc d’attraction suscite l’inquiétude

Y aura-t-il un jour un parc d’attraction dédié aux légendes arthuriennes à Guipry-Messac, commune de 7000 habitants en Ille-et-Vilaine ?

Situé à mi-chemin entre Rennes et Nantes, ce parc mêlerait décors et personnages légen-daires à la « réalité virtuelle ». Les visiteurs pourraient utiliser leurs smartphones ou des lunettes pendant leur parcours. « Nous travaillons autour des créatures fantastiques, comme les dragons, les fées ou les korrigans… Tout ceci permettra de plonger le visiteur dans la féerie des légendes arthuriennes. Notre objectif est d’atteindre une connectivité globale du parc. Ce sera une première en France et sûrement au-delà », expliquait Aurélien Loro, directeur d’Enez Aval, la toute jeune société qui porte ce projet de parc, en mai 2016 [1].

Neuf agriculteurs à exproprier

Située aux portes de la Bretagne, la commune de Guipry-Messac est au carrefour de Rennes, Nantes, Angers ou Vannes, et à une soixantaine de kilomètres au nord de Notre-Dame-des-Landes et de sa « zone à défendre ». L’ouverture prochaine de la ligne à grande vitesse mettra Rennes à 1h30 de Paris. Mais la proximité de ces infrastructures n’est pas la seule raison pour laquelle Enez Aval est intéressée par Guipry-Messac.

Les 80 hectares convoités pour installer le parc appartiennent à un seul propriétaire : la société Butagaz. Celle-ci « avait acquis cette parcelle pour un projet de stockage de gaz en profondeur qui n’a jamais vu le jour », explique Joël Sieller. Vice-président (divers-droite) de la communauté de communes des Vallons de Haute Bretagne, à laquelle appartient Guipry-Messac, il s’occupe de la commission développement économique et emploi. « C’est plus facile de libérer du foncier avec un propriétaire comme Butagaz qu’avec un agriculteur », poursuit-il.

Neuf agriculteurs cohabitent actuellement sur les 80 hectares. Après les avoir rencon- trés pour présenter le projet de parc, l’élu assure qu’« il n’y a pas eu d’opposition ». « Ils savent qu’ils ne sont pas là pour l’éternité puisque le foncier a été acquis par quelqu’un d’autre. Et parmi la population locale, beaucoup voient dans ce projet la possibilité de nouveaux emplois. » Environ 200 emplois pourraient être créés, selon Enez Aval.

Des terres monnayées à prix d’or ?

Tout ne pourrait pas se passer comme prévu. Des habitants de la région dénoncent déjà le manque d’informations et de transparence autour du projet. « Ils sont venus nous voir il y a deux ans pour nous parler brièvement du parc, et nous annoncer qu’ils allaient procéder à des études de sol. Depuis, c’est silence radio, déplore Sébastien Vétil, agriculteur bio qui loue six des 80 hectares concernés pour élever des vaches allaitantes et des chèvres angora. Nous sommes informés par la presse, alors que les élus nous avaient promis des concertations régulières, avec la création de commissions agricoles, techniques et environnementales. »

Avec d’autres habitants et agriculteurs, l’éleveur a créé une association citoyenne, la Puce – qui « se pique d’urbanisme, de culture et d’environnement ».

Ces citoyens ont été particulièrement surpris de découvrir les tractations financières en cours autour du rachat des terres à Butagaz. La société, qui appartient au groupe irlandais DCC Energy, tenterait de céder les terres agricoles au prix d’un terrain constructible, ce qui ferait passer l’hectare de 2500 à 120 000 euros. Une inflation qui heurte les riverains.

Parc d’attraction contre tissu économique local ?

La parcelle convoitée est une zone naturelle préservée, souligne Fabrice Croize, président de la Puce. « Nous ne voulons pas la noyer sous le béton. Ce sont en plus des terres agricoles qui seront gelées, et définitivement perdues. » Le vice-président de la communauté de commu- nes Joël Sieller assure vouloir « trouver un équilibre entre le développement économique du territoire et le maintien de l’agriculture. » « L’agriculture peut aussi générer des emplois, répond Fabrice Croize. Depuis une dizaine d’années, des projets bios, en vente directe, s’installent dans le coin et marchent bien. Il y a aussi des artisans. Ce sont des gens qui vivent là, qui mettent leurs enfants à l’école et créent un nouveau tissu social et économique. Malheureusement, ce n’est pas pris en compte par les élus. »

Les études préalables sont en cours, menées avec le soutien de la communauté de communes qui y a investi 30 000 euros.

Joël Sieller estime qu’il faudra attendre deux à trois ans pour que le projet aboutisse, si sa faisabilité se confirme. Répondant aux critiques sur l’absence de transparence, il promet une présentation de l’état d’avancement pour le mois de juin. Sollicité par Basta !, le député PS de la circonscription Jean-René Marsac n’a pas souhaité s’exprimer « n’ayant pas à ce jour suffisamment d’informations sur ce projet de parc d’attraction » . La société Enez Aval n’a pas répondu à nos sollicitations.

Nolwenn Weiler 18 avril 2017

https://www.bastamag.net/

Lire la suite

22 avril 2017 ~ 0 Commentaire

russie (anti-k)

vlad

Russie: battu à mort, un journaliste succombe à ses blessures

Journaliste engagé basé à Saint-Pétersbourg, Nikolaï Andrushchenko est décédé après avoir été violemment agressé début mars. Une enquête a été ouverte.

Nikolaï Andrushchenko était un journaliste engagé, co-fondateur du journal conservateur russe Novy Peterburg. Le 9 mars dernier, des inconnus l’avaient violemment frappé dans la rue, le plongeant dans le coma artificiel. Pour l’éditeur du journal, cette agression est sans doute liée à ses activités professionnelles. Le journal écrit en effet beaucoup sur la corruption et sur les actions de protestation.

Poutine en ligne de mire

Nikolaï Andrushchenko lui-même enquêtait sur des sujets sensibles comme l’arbitraire dans la police mais aussi les liens entre les structures criminelles et les autorités, en particulier dans les années 1990, quand Vladimir Poutine travaillait à la mairie de Saint-Pétersbourg. Récemment, il avait participé à un documentaire, Who is Mister Putin, qui retrace la montée au pouvoir du président russe.

Nikolaï Andrushchenko avait été député régional entre 1990 et 1993 aux côtés des opposants au démantèlement de l’ex-URSS. En 2007, il avait été accusé de diffamation et d’extrémisme et condamné à une amende.

RFI  20-04-2017 Muriel Pomponne correspondante à Moscou

http://www.anti-k.org/

Commentaire: Une tradition de dictateurs: Staline a fait disparaître tout le « bureau politique » qui pouvait témoigner sur son passé trouble…

Lire la suite

22 avril 2017 ~ 0 Commentaire

santé (que choisir)

perturb

Perturbateurs endocriniens, notre santé en danger

Omniprésents dans notre vie quotidienne, susceptibles de favoriser de nombreuses pathologies, les perturbateurs endocriniens sont des substances au comportement très particulier. Un véritable défi pour les scientifiques qui tentent de cerner leurs effets, afin de protéger notre santé.

Jamais un terme scientifique ne se sera invité avec autant d’insistance dans une campagne électorale. Depuis qu’elle a débuté, Benoît Hamon n’a pas manqué une occasion de rappeler qu’il promettait, s’il était élu président, « d’inter­dire les perturbateurs endocriniens ». Un terme devenu familier depuis la mise en cause du bisphénol A (BPA) et son interdiction dans les biberons en 2010. Mais cette substance ne constitue qu’un exemple parmi des dizaines et peut-être des centaines de composés capables d’interagir avec notre système hormonal. En laboratoire, les chercheurs ont mis en évidence des propriétés de perturbation endocrinienne dans plusieurs familles de produits chimiques auxquels nous sommes quotidiennement exposés via l’alimentation, la pollution de l’air intérieur ou extérieur et le passage transcutané.

Résultat : en 2011, lorsque Santé publique France a étudié l’imprégnation des femmes enceintes à divers perturbateurs endocriniens (PE), toutes présentaient, dans leur sang ou leurs urines, des taux mesurables de phtalates, pesticides, dioxines et retardateurs de flamme, et le BPA était présent chez les trois quarts d’entre elles. Sans qu’on puisse en tirer de conclusions précises sur leur santé ou celle de leurs bébés, ces résultats reflètent clairement l’omniprésence des PE.

Encore est-on loin de les avoir tous recensés : des soupçons pèsent sur plus d’un millier des quelque 143 000 produits chimiques utilisés par l’industrie. Parallèlement, de nombreuses pathologies dont l’apparition peut être favorisée par l’exposition aux PE sont en augmentation. Cancer du sein chez la femme jeune, du testicule chez l’homme jeune, malformations génitales chez le petit garçon, troubles neuro-comportementaux chez l’enfant, obésité et diabète : autant de cas dans lesquels un lien avec les PE a pu être évoqué. Mais, en réalité, il ne s’agit pour l’instant que de suppositions.

Des signaux qui interpellent

« Il faut se garder des extrapolations parfois simplistes et s’en tenir aux faits, met en garde Bernard Jégou, directeur de recherches à l’Inserm (Institut natio­nal de la santé et de la recher- che médicale) et à l’École des hautes études en santé publique, l’un des premiers scientifiques à s’être intéressé aux PE. Voir les perturbateurs endocriniens derrière toutes les pathologies, même quand les données ne sont que partielles, voire incertaines, donne des arguments aux négationnistes, qui voudraient faire croire qu’il n’y a aucun problème. Cela dit, certaines constatations nous mettent en alerte, par exemple, le fait que dans certaines régions du monde, on observe à la fois une baisse de la qualité du sperme et une augmentation des malformations génitales à la naissance et des cancers du testicule. On soupçonne un lien de l’ensemble avec une exposition in utero. »

Établir un lien entre des pathologies constatées au sein des populations et les PE est une véritable gageure. D’abord parce qu’elles sont toujours mul­ti­factorielles : outre l’aspect génétique, nous sommes exposés à tout un panel de polluants, PE ou non, sans compter les facteurs liés au mode de vie (équilibre alimentaire, exercice physique, stress, etc.). Comment déterminer de façon certaine, lorsqu’une pathologie se déclare, à quel(s) facteur(s) elle est due ? Mais cette limitation générale se double dans le cas de PE de leurs particularités qui en font de véritables casse-tête pour les scientifiques.

Les scientifiques face à l’imprévisible

Primo, dans bien des cas, de très faibles doses suffisent à provoquer des effets visibles en laboratoire. Cela se vérifie, par exemple, pour le bisphénol A ou les phtalates. « Par définition, les hormones sont des substances qui peuvent agir à très faible concentration, explique Catherine Viguié, directrice de l’équipe « gestation et perturbation endocrinienne » à l’unité Toxalim de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique). C’est la même chose pour les PE.

On voit des effets à des doses de l’ordre du nanogramme [un millième de micro- gramme, ndlr] par millilitre de sang. » Même si on interdit telle substance dans les produits alimentaires par exemple, les quantités infimes migrant depuis l’emballage peuvent suffire à poser problème. Pour corser l’exercice, certains PE se comportent de façon tout à fait extra-vagante aux yeux d’un toxicologue. « Jusqu’à présent, toute la toxicologie était basée sur le principe de Paracelse : c’est la dose qui fait le poison, rappelle Catherine Viguié. Le problème, avec les perturbateurs endocriniens, c’est que cela ne se vérifie pas. Parfois, la substance sera plus toxique à une certaine concentration qu’à une concentration plus forte. »

Le bisphénol A est un des spécialistes de ces réponses erratiques, ce qui fait dire à un toxicologue aguerri qu’il n’a « jamais rencontré une substance aussi ch… » et nous conduit à conclure que l’Union Européenne ferait mieux d’interdire un composé aussi imprévisible. « Sur les cellules de cancer du testicule, nous avons mis en lumière un effet anti-prolifératif du BPA à forte dose mais prolifératif à faible dose, appuie Patrick Fénichel, gynécologue et endocrino- logue au CHU de Nice et chercheur à l’Inserm. Au niveau du nanogramme par millilitre de sang, il stimule les cellules cancéreuses dans le testicule. Or c’est à ce taux que nous l’avons retrou- vé dans le sang de cordon des nouveau-nés. » Cette particularité des PE constitue un vérita- ble défi pour qui cherche à fournir une base scientifique au législateur. « Quand on évalue une molécule, on ne sait pas si un virage va se produire et où. Il faut tester un très grand nombre de doses, cela complexifie énormément l’évaluation », soupire Catherine Viguié.

Troisième difficulté, l’effet cocktail possible. Dans un mélange de PE, ce à quoi nous pouvons en pratique être exposés, les effets de chacun peuvent s’additionner (ce n’est pas propre à ces composés), mais aussi agir en synergie. Le mécanisme a été démontré in vitro : deux PE très faiblement actifs par eux-mêmes ont « coopéré » pour activer un récepteur, si bien que la toxicité du mélange était beaucoup plus forte que l’addition des deux. Aujourd’hui, des chercheurs travaillent à démontrer cet effet sur l’homme. Or, la réglementation encadre le plus souvent composé par composé, comme s’ils n’étaient pas susceptibles d’interagir.

Tous les concepts sont à remettre à plat

Last but not least, nous ne sommes pas également sensibles aux PE à toutes les périodes de la vie. « C’est in utero, lorsque se développent tous les organes, qu’ils sont le plus susceptibles d’effets délétères. On a beaucoup de données là-dessus », constate Robert Barouki, médecin et directeur de recherche en toxicologie à l’Inserm. Car, contrairement à l’âge adulte où les hormones ont un effet transitoire, chez le fœtus et le nouveau-né, elles ont une fonction de programmation de l’organisme.

Une interférence peut donc produire des dégâts irréversibles, d’où l’importance pour les femmes enceintes d’être vigilantes.

Ensuite, pendant toute l’enfance, se poursuit le développement du système nerveux. Puis la puberté, incluant la prépuberté qui commence avant 10 ans chez les filles, est une période particulièrement vulnérable pour le dé­veloppement du système reproducteur. Conséquence : « Si une étude n’a pas couvert une période critique, on peut passer à côté d’un effet toxique, met en garde le scientifique. Lorsqu’on étudie le rapport entre exposition à la dioxine et cancer du sein, on ne trouve rien tous âges confondus, mais une association forte chez les filles exposées avant 14 ans. »

Une difficulté supplémentaire pour les chercheurs, qui doivent tenir compte de cette importance de la fenêtre d’exposition. « Nous avons besoin de remettre à plat tous les concepts admis jusque-là en toxicologie pour établir la manière la plus pertinente de gérer les perturbateurs endocriniens », résume Robert Barouki. Il y a donc encore beaucoup de pain sur la planche pour les scientifiques. Mais, comme le soulignait le Parlement européen en 2013, le fait que les connaissances soient encore fragmentaires ne doit pas faire obstacle à des mesures de protection sanitaire pour éviter des conséquences potentiellement graves pour la santé humaine et l’environnement.

Que Choisir NPA Infos santé sécu social  21/04/2017

http://www.anti-k.org/

Lire aussi:

Perturbateur endocrinien

Phtalate

Agent ignifuge bromé

Lire la suite

21 avril 2017 ~ 0 Commentaire

plovan (ouest france)

porcs

A Plovan, une marche contre les fermes usines

Lundi, 135 personnes ont participé à la marche organisée par le Collectif pour une Alternative aux Fermes Usines (Cafub). Les marcheurs, aux rangs desquels des riverains et sympathisants de la préservation de l’environnement se sont rassemblés à Ty-Nancien, près de la ferme de Kerviel.

Jean-Michel Nicolas, cheville ouvrière du collectif Cafub a expliqué pourquoi il dit non au projet : « Ce type d’élevage génère des nitrates et des micropolluants dont l’accumulation pollue ceux qui vivent dans leur environnement. Il est temps de freiner cette évolution. Malgré un premier avis défavorable, on reprend une enquête publique cette année sous la pression du lobby porcin. Le débat est lancé en mairie à Plovan où la municipalité prend le temps de voir ce qui se passe. Le vote a été rapide à Pouldreuzic. »

L’intérêt général

Les marcheurs sont partis en direction du site de Saint-Kodélig et des menhirs de Kerglogué. Tout au long du parcours, Jean-Michel Nicolas a dénoncé l’atteinte à l’intérêt général prêtée à la Cafub par le lobby porcin : « C’est nous qui représentons l’intérêt général et non eux ! » Aux signatures recueillies sur place par le collectif, s’ajoutent 160 pétitions favorables reçues sur son adresse internet : cafubigouden@aol.com

19/04/2017

http://www.ouest-france.fr/

Lire la suite

21 avril 2017 ~ 0 Commentaire

rennes conférence (afps)

rennes

Conférence « La vie à Gaza »
.
Mardi 25 Avril 18h30, Amphithéâtre Erasme,
Sciences-Po Rennes
.
Conférence d’ Ibrahim Awad, Palestinien Gazaoui et professeur de français. Aujourd’hui résidant en France, il viendra nous expliquer la situation de la bande de Gaza et témoigner des conditions de vie imposées là-bas.La bande de Gaza représente une bande de terre de 41 km de long, longeant la mer Méditer- ranée et limitrophe de l’Egypte et d’Israël. Depuis la fin du mandat britannique, ce territoire a beaucoup souffert des conflits entre ses voisins.

C’est en 1993, avec les accords d’Oslo, que la bande de Gaza va être placée sous l’adminis-tration intérimaire de l’autorité palestinienne. Plus tard, en 2005, Israël sera contraint de retirer ses militaires du territoire gazaoui ainsi que des milliers de ses colons. Aujourd’hui, Israël et l’Egypte maintiennent depuis 10 ans un blocus militaire sur la bande de Gaza, et ce, officiellement, en réponse à la montée du Hamas dans cette région.
.
Avec ce blocus, ils imposent à 1,9 million d’habitants de vivre dans des conditions de vie misérables. Gaza est aussi tristement connue pour être fréquemment la cible d’attaques massives à l’encontre des Palestinien.ne.s comme en 2009, et 2012 et en 2014.
.
Associations Germinal, Salam et France Palestine Solidarité (AFPS)
.
.

Lire la suite

21 avril 2017 ~ 0 Commentaire

programme agricole (anti-k)

geant vert

Le Programme agricole de Philippe Poutou

Une agriculture 100 % bio dans 10 ans : tel est le projet du Nouveau parti anticapitaliste.

S’il est élu, Philippe Poutou promet de « s’en prendre aux capitalistes de l’agrochimie en inter-disant les intrants chimiques », qu’il s’agisse d’engrais ou de produits phytosanitaires. Il entend favoriser les circuits courts, « avec des ateliers de fabrication et des marchés locaux ». Tout comme reconvertir l’ensemble de la production française en agriculture biologique, sur 10 ans.

Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) souhaite bloquer les projets comme la ferme des mille vaches et favoriser un autre modèle agricole.

« La vente directe, la transformation sur place permettent de récupérer de la valeur ajoutée, et maîtriser son travail est plus agréable que d’être tenu en laisse par les capitalistes », ajoute le NPA. Ce dernier identifie néanmoins plusieurs obstacles dans le développement de l’agriculture biologique et des circuits courts : pouvoir d’achat en berne des consommateurs ; disparition des moulins, abattoirs, laiteries, ateliers de transformation locaux ; manque de petits commer- ces et de marchés paysans dans les zones urbaines… « Il faut reconstituer ce maillage, pas sous les formes anciennes où des intermédiaires s’engraissaient, mais avec des coopératives à dimension humaine, appartenant réellement aux producteurs. L’expérience des collectivisations pendant la révolution espagnole vaut d’être étudiée », estime le NPA.

Autonomie de l’élevage

« Globalement nous souhaitons que les élevages soient autonomes au niveau alimentaire et sommes totalement opposés aux élevages hors-sol », précise le NPA. Pour les bovins viande, en particulier, le parti compte « privilégier les élevages qui mèneront les animaux de la naissan- ce à l’abattoir avec des aliments produits sur la ferme, et particulièrement de l’herbe ». De même, le NPA est opposé au transport d’animaux vivants sur de longues distantes, « ce qui exclut de fait l’exportation des broutards pour qu’ils soient engraissés à l’étranger ».

Un revenu garanti

« Nous comptons mettre au pas l’agro-industrie, l’agroalimentaire et la grande distribution », prévient le NPA. Ce dernier milite pour un « revenu garanti pour chaque actif agricole, indépen-damment des aléas de la production et des marchés ». Le programme précise : « Il faut des- serrer l’étau du capital. Nous n’y parviendrons vraiment qu’en socialisant les groupes de l’agro-alimentaire et de la grande distribution ainsi que les banques, mais on peut résister en impo- sant des prix plancher à la production ».

Au niveau international, le parti insiste sur la nécessité de sortir de l’OMC, qui ne serait qu’ un « instrument des grands groupes capitalistes pour transformer en marchandises toujours plus de produits de l’activité humaine : agriculture mais aussi culture, services publics, médicaments, énergie… » Face au surendettement de bon nombre d’agriculteurs, le NPA propose « la réduction et même l’effacement des dettes quand les banquiers se sont bien gavés ».

Aides PAC plafonnées

Les aides PAC méritent d’être redéployées en faveur des zones difficiles « pour maintenir l’agriculture sur tout le territoire », souligne le NPA. Les aides publiques seront aussi plafon- nées, en hectare ou en nombre de têtes de bétail.

Concernant les aides allouées à l’agriculture biologique, « à terme, quand toutes les exploi- tations seront converties, nous ne sommes pas favorables à des aides au maintien en bio. Mais en attendant, nous pensons que les exploitations en bio souffrent d’un désavantage par rap- port aux autres exploitations dont la collectivité assume les coûts sanitaires et environnemen- taux », précise le programme. « Nous sommes opposés à ce que des productions qui dépen- dent de l’emploi de quasi-esclaves puissent être commercialisées comme bio », interpelle également le NPA, demandant de prendre en compte les conditions de travail des ouvriers agricoles.

« Les normes sanitaires et environnementales ne doivent plus être vécues comme des con- traintes mais comme des nécessités générant certes du travail, mais du travail payé », poursuit le programme. Les aides viseraient ainsi à assurer « un salaire par actif agricole, rémunérant l’entretien des espaces naturels et les efforts d’adaptation aux normes environnementales ». À ce sujet, les agriculteurs pourront bénéficier d’une aide gratuite, assurée par le service public agricole, concernant leurs démarches administratives.

Bien commun

La terre, selon le NPA, est considérée comme « un bien commun associant droit d’usage et devoir de prendre soin ». Les OGM doivent être interdits, tout comme la viande nourrie avec des plantes génétiquement modifiées. Les semences paysannes doivent, au contraire, être favorisées. « Il faut garantir l’indépendance de la recherche et des chercheurs par rapport aux intérêts privés, donc assurer un financement 100 % public car c’est le payeur qui décide », insiste le parti.

Enfin, concernant les retraites agricoles, une revalorisation s’impose : « il faut aussi poser la question de ce qui doit être pris en compte pour définir une carrière complète, actuellement c’est plus défavorable que pour les salariés ».

Lire la suite

20 avril 2017 ~ 0 Commentaire

brest migrants (ouest france)

soudan

Darfour, Soudan

« Nous sommes des réfugiés, pas des criminels »

Arrivés à Brest en novembre, plusieurs migrants venus du Soudan ne peuvent pas demander l’asile. Désespérés, ils ne savent plus vers qui se tourner. Ils risquent à tout moment être d’expulsés, et renvoyés vers leur pays où ils se disent en danger de mort.

Ils sont une quinzaine, âgés de 25 à 30 ans. Dans leurs yeux, la détresse se mêle à la colère. Le fruit d’une insupportable impuissance face au cauchemar éveillé qu’ils vivent depuis des mois, voire des années. « Je suis parti de mon pays, le Soudan, il y a plus de deux ans », raconte Hichem (1). À Brest depuis novembre, le jeune homme, comme ses camarades d’infortune, revient de loin. « Chez moi, au Darfour, c’est la guerre. Je suis parti pour sauver ma peau », raconte-t-il en arabe, assisté d’une traductrice. Sur les répressions endurées dans son pays natal, Hichem ne s’étend pas. Pudeur ou douleur, l’exilé préfère insister sur le périlleux voyage jusqu’en France.

160 au départ, 15 survivants

« Je suis passé par la Libye, comme la majorité d’entre nous. Là-bas, j’ai dû payer un passeur à deux reprises pour avoir le droit de monter sur un bateau en direction de l’Europe. » Bateau qui, selon son récit, aurait été volontairement coulé par les autorités libyennes. « Sur les 160 du départ, nous sommes 15 à avoir survécu. » Secouru par des pêcheurs, le groupe atteint enfin Lampedusa, en Italie. L’arrivée en Europe n’offre aucun répit, au contraire. « Comme je refusais de donner mes empreintes, ils ont utilisé un taser et j’ai été incarcéré », poursuit Hichem. Après six tentatives infructueuses, le Soudanais parvient enfin à gagner la France en juillet dernier.

« Je préfère être jeté à la mer »

Là, il rejoint le campement parisien de Stalingrad, dans le 19e, où plus de 3 000 autres migrants sont installés sous des tentes d’infortune. À l’évacuation du camp par la préfecture de Paris, une trentaine de Soudanais sont envoyés vers le Finistère. « On nous a assuré que la procédure Dublin (2) serait cassée, et qu’on pourrait faire une demande d’asile », se souvient Nessim, venu lui aussi du Darfour.

Hébergé au centre d’accueil et d’orientation de Kermaria, une ancienne maison de retraite brestoise, le groupe de déplacés ne connaît pas le même sort. « Certains ont effectivement vu leur Dublin cassé, mais la majorité s’est vue refuser le dépôt de demande d’asile à cause du passage par l’Italie », explique une Brestoise, membre du collectif Zéro personne à la rue. Trois sont également assignés à résidence.

« Injustice criante »

« Résultat : ils peuvent être expulsés à tout moment vers l’Italie. D’où ils seront très probable- ment renvoyés vers le Soudan », poursuit la militante. « Je préfère être jeté à la mer plutôt que de retourner en Italie », soupire Hichem, qui ne sait plus vers qui se tourner pour obtenir de l’aide. Accablés par ce qu’ils qualifient d’« injustice criante», les migrants réfugiés à Brest ne comprennent pas le blocage de leur situation. «Nous sommes des réfugiés, pas des criminels», clament-ils en chœur.

Le collectif Zéro personne à la rue, qui les soutient, dénonce les « humiliations » subies par les jeunes hommes de la part d’une préfecture du Finistère « particulièrement zélée ». Sollicitée sur la situation des migrants soudanais, la préfecture a indiqué « ne pas souhaiter commu- niquer sur un sujet aussi sensible en pleine période de réserve », due à la campagne électorale.

19/04/2017 Charlotte HEYMELOT.

http://www.ouest-france.fr/

Notes:

(1) Les prénoms ont été modifiés.

(2) Procédure européenne dite « Dublin III » selon laquelle le pays responsable de la demande d’asile est celui dans lequel la personne est entrée en Europe, et où elle a été contrôlée.

Lire la suite

20 avril 2017 ~ 0 Commentaire

bure stop (la conf’)

Bure_proces_JPSimon

Bure : Stop ! Nos campagnes ne sont pas des poubelles !

Tous au procès de Jean-Pierre Simon le 2 mai à Bar-le-Duc !

Le 2 mai à Bar-le-Duc, Jean-Pierre Simon sera jugé pour avoir aidé les opposants au projet d’enfouissement des déchets radioactifs à Bure. Son crime ? Il aurait mis à disposition des opposants son tracteur et sa remorque, ce qui aurait favorisé l’occupation du Bois Lejuc, illégalement accaparé et défriché par l’ANDRA .

Jean-Pierre avait déjà été durement touché par le projet de Bure, qui avait grandement mis en péril sa ferme. Il a malgré les difficultés sorti la tête de l’eau et continué la lutte ! En séques- trant son tracteur depuis presque un an comme « pièce à conviction », la justice veut museler la lutte et empêche Jean-Pierre de travailler.

Les conséquences de la logique court-termiste de la politique énergétique et la production de déchets nucléaires ne doivent pas retomber systématiquement sur les paysans et les territoires ruraux. Jean-Pierre Simon et tous les paysans meusiens doivent pouvoir faire leur métier !

La Conf’ s’oppose, avec tous ceux qui luttent contre les expropriations et la destruction de foncier agricole, aux grands projets inutiles et à l’accaparement foncier qui bafouent les droits des paysans !

BAR LE DUC 9H00 2 MAI,

DEVANT LE TRIBUNAL 3 Place Saint-Pierre

http://www.confederationpaysanne.fr

Lire la suite

20 avril 2017 ~ 0 Commentaire

callac palestine (afps)

printemps-62e94

Printemps de la Palestine – projection

Cinéma d’Argoat – Callac

Lundi 24 avril – 20 h 30

3000 nuits

Un film de Mai Masri

La révolte gronde dans une prison israélienne, où sont détenues des prisonnières politiques palestiniennes. Layal, une jeune institutrice de Naplouse, vient d’arriver, condamnée à 8 ans de prison pour un attentat dans lequel elle n’est pas impliquée, elle s’habitue progressivement à l’univers carcéral. Mais Layal découvre qu’elle est enceinte. Envers et contre tous, elle décide de garder l’enfant.

Débat avec Yves Jardin, responsable AFPS au groupe de travail sur les Prisonniers Palestiniens.

Télécharger le programme

AFPS Centre Bretagne

http://www.france-palestine.org/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin