Archive | Altermondialisme

23 juin 2017 ~ 0 Commentaire

brevet (reporterre)

nuclear-teacher

Et bien sûr les déchets ne sont pas un problèmes

A l’examen du brevet des collèges, une propagande subtilement nucléariste

Les épreuves scientifiques de l’examen du brevet des collèges à Pondichéry ont fait réagir les auteurs de cette tribune. Selon eux, les sujets ont présenté aux élèves une approche « partielle et partiale » de l’énergie, promouvant le nucléaire.

Le sujet de sciences du diplôme national du brevet donné à Pondichéry, premier publié depuis la réforme du collège de 2016, était attendu avec impatience par les ensei- gnants de sciences. Espérons que les messages véhiculés par les sujets futurs ne soient pas aussi caricaturaux, pour ne pas dire scandaleux, du point de vue de la formation des futurs citoyens que sont les collégiens de troisième.

Dans la partie de Physique-chimie, il s’agissait de montrer pourquoi le développement de l’énergie éolienne n’a pas été fait « à grande échelle » (entendre « sur tout le territoire français »). Pour ceci, après avoir fait estimer qu’il faudrait couvrir l’équivalent d’un départe- ment français d’éoliennes actuelles (aucune allusion aux innovations techniques à venir dans le domaine) pour répondre à la consommation d’aujourd’hui, on demande aux candidats de formuler un avis uniquement « à charge » en formulant deux arguments pour conclure que l’énergie éolienne ne peut pas être le seul choix pour répondre aux « besoins croissants » en électricité (efficacité et sobriété énergétiques ne sont jamais évoquées).

La partie Sciences de la vie et de la terre est encore plus caricaturale : on demande en effet aux élèves de trouver quel mode de production d’énergie est plus adapté à différentes villes françaises. Tout semble discutable, tant sur le fond que sur la forme : une classification des énergies pour le moins originale (les énergies non renouvelables, les énergies renou-velables… et l’énergie nucléaire), un centrage sur trois énergies renouvelables seulement (qui oublie la biomasse et l’hydraulique) en présentant des cartes de France (répartition du débit d’énergie géothermique, moyenne d’ensoleillement et vitesse des vents), ou encore un tableau très partiel et partial présentant apparemment les avantages et les inconvénients de ces trois énergies alors qu’il omet, par exemple, la question des rejets polluants.

L’élève-citoyen doit alors se positionner et indiquer la ou les énergies renouvelables pertinen- tes pour trois villes françaises, puis, enfin, proposer une solution d’approvisionnement éner- gétique (alors qu’il n’est question ici que d’électricité) pour la ville de Reims, qui ne répond évidemment à aucune condition d’exploitation des trois énergies renouvelables.

Cela porte un nom : cela s’appelle du scientisme 

En résumé, on demande donc qu’avec si peu d’informations, en oubliant deux tiers des éner- gies renouvelables, en omettant complètement la question du transport de l’énergie, celle de l’utilisation d’énergie non électrique, et toutes celles liées aux rejets polluants et en passant totalement sous silence la question de la place de la technique dans la société, l’élève-citoyen puisse conclure à un recours logique au nucléaire pour la ville de Reims.

Il nous parait inadmissible que ce sujet de brevet ne respecte pas une certaine éthique dans l’appropriation citoyenne des résultats scientifiques. Il propose de façon insi- dieuse un choix orienté des résultats présentés puis demande d’en tirer une conclusion appa- raissant comme logique, objective et neutre. Cette manière de faire du tri dans l’information transmise, de prioriser certains critères face à d’autres relève bel et bien de choix politiques et non d’une objectivité scientifique.

Pour que la science ne soit pas remise en cause et délégitimée par les citoyens, il nous apparaît nécessaire de distinguer le résultat scientifique, qui se doit d’être objectif, de son appropriation par les citoyens et du tri des informations, qui relèvent d’un choix politique personnel influencé par d’autres ressources que seulement scientifiques. Dans ce sujet de brevet, non seulement la distinction n’est pas faite, mais de plus, la seule expertise nécessaire à la prise de décision politique relèverait de la science…

Cela porte un nom : cela s’appelle du scientisme. Cette manière partielle et partiale de présenter le problème est très connotée politiquement. Elle s’inscrit dans un contexte histo- rique et est au service d’une cause économique spécifiquement française : le nucléaire. En tant qu’enseignant et éducateur, nous sommes donc censé diffuser ce document, faire travailler nos élèves de troisième sur ce sujet… exemplaire ! Un joli message pour former nos élèves à l’esprit critique…

Produire un sujet simple sur une question de société complexe n’est évidemment pas chose aisée. Mais relever ce défi ne doit pas conduire à confondre simplification et orientation forte du débat sous couvert d’une apparente neutralité scientifique.

Jacques Vince et Julien Machet sont enseignants et formateurs en physique-chimie dans l’académie de Lyon. 23 juin 2017

https://reporterre.net/

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22 juin 2017 ~ 0 Commentaire

brest traon bihan

traon3

tron 5

toooan

Brest, 12H30, visite au chantier dans les prairies de la ferme de Traon Bihan

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22 juin 2017 ~ 0 Commentaire

conflit d’intérêt (odn)

hulot

Le conflit d’intérêt qui n’a pas encore été « soldé »: NICOLAS HULOT et EDF!

Alors que MM Ferrand et Bayrou et Mmes Goulard et De Sarnez ont été « exfiltrés » du gouvernement, ce dernier est toujours le lieu d’un conflit d’intérêt parfaitement injustifiable mais qui, curieusement, fait l’objet d’un silence et d’une indulgence incompréhensible tant de la part du personnel politique que de la plupart des médias.

Il s’agit bien entendu des relations plus que troublantes liant le ministre de l’écologie et de l’énergie Nicolas Hulot à l’entreprise EDF qui, depuis plus de 25 ans, est le principal « parrain » de la Fondation Nicolas Hulot (FNH).

Bien sûr, il nous est expliqué que, dès son entrée au gouvernement, l’ex-animateur de télévision a démissionné de la présidence de la fondation qui porte son nom. Mais la ficelle est grossière et ne saurait convaincre.

En effet, Nicolas Hulot avait déjà opéré la même manœuvre en 2011 pour participer à la primaire écologiste, avant de reprendre la présidence de sa fondation une fois son aventure politique terminée. Il est évident que ce sera encore le cas à la fin de son mandat de ministre d’autant que, contrairement à 2011, M. Hulot n’a cette fois même pas pris la peine modifier le titre de sa fondation pour en faire retirer son nom…

Il est par ailleurs notable que la Fondation Hulot et EDF ont fêté leurs 25 ans de « mariage » le 19 mai 2016 (*), en signant à cette occasion un nouveau bail de 3 ans, ce qui signifie que, début 2019, EDF pourra à nouveau prolonger son financement… ou bien y mettre un terme.

De fait, d’ores et déjà, Nicolas Hulot sait que la fondation qui porte son nom pourra être « punie » si, en tant que ministre, il pose quelques problèmes à EDF. Or, il se trouve que des dossiers explosifs sont déjà sur le feu, et en particulier :

- La validation de la cuve du réacteur EPR de Flamanville puis l’éventuelle mise en service de ce réacteur : elles nécessiteront certes l’aval de l’Autorité de sûreté nucléaire, mais aussi la signature du ministre Nicolas Hulot.

- Les compteurs communicants Linky sont imposés depuis plusieurs mois aux citoyens par Enedis, filiale à 100% d’EDF, avec des méthodes indignes (mensonges, intimidations, menaces) qui nécessitent l’intervention urgente du ministre avant qu’un drame ne se produise. Or, bien que régulièrement sollicité, le ministre Hulot reste muet sur le sujet.

Il faut hélas constater que la popularité de Nicolas Hulot, artificiellement construite par le biais des très polluantes émissions Ushuaia, diffusées par TF1 (propriété du trust Bouygues), semble tétaniser la plupart des dirigeants politiques de tous bords, la majorité des médias, et même la plupart des associations dites écologistes.

Le plus énorme conflit d’intérêt du gouvernement Macron-Philippe continuera-t-il à faire l’objet de cette incroyable indulgence ?

Observatoire du nucléaire  http://www.observatoire-du-nucleaire.org
22 juin 2017

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21 juin 2017 ~ 0 Commentaire

famine afrique (npa)

Francafrique

La famine comme politique contre les peuples

Une politique agricole désastreuse

(…) Traditionnellement, les spécialistes considèrent qu’il y a trois phases concernant les pénuries de nourriture et d’eau potable. La crise alimentaire, l’urgence alimentaire et la famine, qui elle-même correspond à des critères adoptés par la FAO (l’organisation des Nations-Unis pour l’alimentation et l’agriculture) :

« Un certain nombre de facteurs doivent être réunis : notamment, plus de 30 % des enfants doivent être atteints de malnutrition aiguë, deux décès doivent être recensés chaque jour pour 10 000 habitants, une maladie  pandémique doit s’être déclarée ; chaque jour, les habitants doivent avoir accès à moins de quatre litres d’eau et leur nourriture doit leur apporter moins de 2 100 calories ; des déplacements de population à grande échelle doivent également être observés, ainsi que des conflits civils, et la perte totale des biens des habitants et de leurs sources de revenus. »

Selon la FAO, vingt-huit pays africains nécessitent aujourd’hui une assistance alimentaire. Au-delà des conflits, cette situation reflète l’absence d’une réelle politique de soutien réelle à l’agriculture, la pêche et l’élevage qui emploient en moyenne près de 60 % de la population active.

Sous l’impulsion des institutions financières de Bretton-Woods, les gouvernements africains enchaînés par la dette ont dû obtempérer aux dictats  économiques.

En matière agricole, il s’agissait de se réorienter massivement vers une culture d’exportation, certes capable de ramener des devises fortes nécessaires au paiement des intérêts de la dette, mais incapable de nourrir les populations. Dans le même temps les caisses d’équilibrage des productions agricoles ont été supprimées. Si ces caisses ont souvent été un moyen d’en- richissement des élites, elles avaient le mérite d’apporter une certaine stabilité des prix, néces- saire pour les petits agriculteurs.

On ne compte donc plus aujourd’hui les faillites provoquées par la volatilité des prix sur les denrées alimentaires, liée aux spéculations financières qui se jouent notamment à la bourse de Chicago. Les programmes d’ajustement structurels ont anéanti tous les moyens de stockage que possédaient les pays africains, les laissant sans aucune défense devant les exigences des grands groupes de l’agroalimentaire. Même les petites unités de stockage nécessaires aux périodes de soudure pour les petits paysans ont été démantelées.

Or plus la situation agricole est précaire, plus le risque de famine est important. Comme en témoigne la situation en Ethiopie : « depuis plusieurs années les paysans du Tigray (est et centre), du Wollo, du Wag Hamara et du l’Harargué connaissent des déficits alimen-taires réguliers qui les contraignent progressivement à liquider leur maigre capital. Engagés dans une spirale de paupérisation, ils deviennent structurellement dépendants d’une assistance alimentaire extérieure. »

Aujourd’hui en Afrique, ce sont avant tout les petits paysans qui sont les plus pauvres, et les aides des gouvernements locaux en soutien à leur paysannerie est déses- pérément faible en dépit des Accords de Maputo de 2003, qui prévoyaient de consacrer au moins 10 % des dépenses publiques en faveur du secteur primaire. Cette agriculture familiale a besoin d’aide, non seulement sur un plan financier mais aussi au niveau des infrastructures, des unités de stockage et de transformation des produits agricoles. Elle a aussi besoin de routes et de chemins de fer pour la distribution des denrées sur le territoire national ou au niveau régional. Il est « essentiel que les donateurs apportent un soutien accru aux program- mes de gestion des risques de catastrophes comme les systèmes d’alerte précoce, à la constitution de stocks de denrées alimentaires, de médicaments et autres réserves positionnées de manière stratégique, et aux programmes d’irrigation. »2 Actuellement, la résilience après une crise alimentaire est quasiment nulle, et l’exode des paysans de leurs terres en Afrique est souvent définitif.

La plupart des gouvernements africains tournent le dos à une politique d’aide à l’agriculture familiale, préférant, sous les conseils des structures financières internationales, vendre les terres à de grands groupes industriels de l’agroalimentaire pour promouvoir une agriculture d’exportation. Ainsi ce sont des milliers de paysans qui se trouvent du jour au lendemain expulsés de leurs terres et victimes d’une insécurité foncière qui est volontaire de la part des autorités locales. Comme l’indique le rapport de l’association Oakland Institute, qui a travaillé au Mali sur quatre investissements de terres arables : « la Banque Mondiale a orga- nisé l’environnement économique, fiscal, et juridique du Mali de manière à favoriser l’acquisition de vastes étendues de terres fertiles par une poignée d’intérêts privés au lieu d’apporter des solutions à la pauvreté et à la faim généralisées dans le pays ».3

Certes, après chaque grande famine on entend, de la part des dirigeants des pays riches, le rituel « plus jamais ça » accompagné de déclarations de soutien à l’agri- culture. C’est ainsi qu’un an après la famine de 2011 en Somalie, les pays du G8 se sont réunis à Camp David aux Etats-Unis pour lancer la « politique d’une nouvelle initiative de sécurité alimentaire et de la nutrition ». Au-delà des  mots, cette politique a permis d’ouvrir en grand les portes des marchés africains aux trusts de l’agroalimentaire, comme le souligne un rapport conjoint d’OXFAM, Action contre la faim et du CCFD-Terre Solidaire:

« Notre étude de la Nouvelle Alliance nous a montré que  le véritable objectif du G8 n’était pas de mettre fin à la pauvreté et à l’insécurité alimentaire en Afrique, mais de faire profiter leurs entreprises de perspectives de croissance et de profit.

Nous avons par exemple constaté que de nombreux pays africains parmi les plus gravement affectés par l’insécurité alimentaire et nutritionnelle sont laissés en dehors de cette initiative. Ce sont plutôt les pays qui offrent le plus de perspectives de croissance et de profits pour les multinationales et les gros investisseurs qui ont été ciblés en priorité. » Nous commençons à entendre le même discours, en parallèle de l’appel à la mobilisation contre la famine actuelle, de la part des groupes industriels de l’agroalimentaire, qui s’efforcent de dénigrer l’agriculture familiale parce qu’elle représente pour eux une jachère financière.

Il est indéniable que les conséquences du réchauffement climatique en Afrique fragilisent l’agriculture et l’élevage, notamment dans les zones sahéliennes, et concourent à produire des conflits notamment sur la question du foncier et de l’accès au point d’eau. La lutte contre le changement climatique doit impliquer la solidarité avec la paysannerie africaine, une des premières touchées. Ce travail de solidarité est d’autant plus possible que depuis deux décennies des organisations émergent et se sont coordonnées. Leur lutte pour la défen- se des terres et de l’agriculture familiale respectueuse de l’environnement a parfois rencontré des succès. Elle représente la solution contre l’insécurité alimentaire, qui passe aussi par la lutte contre les dictatures en Afrique.

Jeudi 29 juin 2017 Paul Martial

https://npa2009.org/

 

 

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20 juin 2017 ~ 0 Commentaire

lorient festivals

lor ient

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20 juin 2017 ~ 0 Commentaire

brest palestine

brest

AmiEs bretonNEs, amiEs de Bretagne et du grand ouest, la prochaine tournée de De-Colonizer passe par chez vous!
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On vous attend nombreuxSES les 23 juin à Nantes, 24 juin à Rennes, 26 juin à Vannes et 27 juin à Brest!
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Kenavo emberr!
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20 juin 2017 ~ 0 Commentaire

rennes (pétition)

rennes (pétition) dans A gauche du PS

Rennes, laboratoire de l’ordre en marche ?

A quelques jours d’intervalles, il s’est passé à Rennes deux événements d’une extrême gravité, qui ne devraient pas laisser indifférents tous ceux que préoccupe l’état des libertés publiques sur le territoire français.

Le 30 mai, à 6 H du matin, des dizaines de policiers cagoulés munis de fusils d’assaut, défon- cent des portes de logements à coups de bélier et procèdent à 6 perquisitions simultanées aux quatre coins de la ville. 7 personnes sont interpellées, dont deux mineurs. Cette opération fait suite à un curieux épisode où c’est pourtant le comportement policier qui mériterait une enquête.

Le 27 avril, au cours d’une manifestation de 2000 personnes sur le mot d’ordre « ni Le Pen ni Macron », un motard de la police nationale était descendu de sa moto pour braquer son pistolet sur les manifestants.

Captée par les journalistes, l’image était devenue virale sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, ce comportement dangereux et injustifiable d’un policier qui n’était nullement menacé, comme le montrent les vidéos, est devenu prétexte à une enquête contre de présumés manifestants pour… violence avec armes (un pommeau de douche dont on se serait servi pour intimider le motard), ce qui a justifié les perquisitions du 30 mai.

En outre, le modus operandi de cette opération policière, dès le départ si peu justifiée, corres- pond à celui d’une interpellation d’individus très dangereux supposés détenir un armement lourd : défonçage des portes, policiers suréquipés, armes braquées, plaquage et menottage au sol des interpellés. Or le choix des « cibles » montre qu’elles ont été choisies non pas en fonction de leur présence présumée sur les lieux de la manifestation (de fait certains on pu prouver qu’ils n’y étaient pas) mais sur leur appartenance supposée à une mouvance anticapitaliste.

Le 7 juin, toujours à Rennes, était jugé un participant à cette même manifestation du 27 avril, qui était accusé d’avoir jeté des pierres contre la police, ce qu’il a toujours nié. Deux jeunes femmes sont venues témoigner avoir vu des policiers glisser des pierres dans la poche du garçon. Le président du tribunal, Nicolas Léger, fait lourdement pression sur ces témoins en manifestant son incrédulité et en leur rappelant le danger du faux témoignage. Prophétie autoréalisatrice, événement à peu près jamais vu dans l’histoire de la justice, après que le jeune homme a été condamné à six mois de prison avec sursis, les deux jeunes femmes sont arrêtées et menottées sous l’accusation de faux témoignage, et conduites devant un juge d’instruction. Ce dernier, manifestement réticent à les mettre en examen dans ces conditions rocambolesques, les remet en liberté sous le statut intermédiaire de témoin assisté.

Ainsi donc, à deux reprises, des policiers et des magistrats ont manifesté une belle solidarité dans des opérations dont le seul objectif clair est d’empêcher de remettre en cause des pratiques policières et judiciaires de plus en plus affranchies du droit commun, face à certains des adversaires les plus résolus du gouvernement en place. S’il est désormais impossible d’apporter des témoignages contredisant la version policière, si de supposés dissidents de l’ordre libéral peuvent subir des opérations d’une telle brutalité, on n’est plus très loin de ce qui a été théorisé comme « le droit de l’ennemi » : à savoir, en réalité, la réduction à presque rien des droits des personnes décrétées comme telles.

D’un côté, on a une police qui, depuis ses manifestations de l’hiver dernier, ne cesse de pren- dre une forme d’autonomie de plus en plus inquiétante en se montrant notamment toujours plus intolérante à toute critique (comme l’a montrée la récente interpellation d’Amal Bentousi, qui ne faisait qu’exercer son droit de filmer la police), d’un autre un gouvernement qui, tout en préparant son offensive thatchérienne de l’été annonce vouloir faire entrer l’état d’urgence dans le droit commun.

Si l’on tient compte du fait que le chef de cabinet du président est l’ancien préfet de Bretagne connu pour sa gestion plus que musclée de l’ordre public, et qu’Amnesty International en est déjà à s’interroger sur la difficulté croissante de manifester en France, on peut dire que tout se met en place pour que Rennes soit une sorte de laboratoire pour des formes de répressions de plus en plus affranchies des garanties gagnées par des siècles de luttes sociales et politiques.

Raison de plus de ne pas laisser passer les abus des magistrats et policiers rennais. Nous exigeons la libération des interpelés du 30 mai et l’abandon des poursuites contre les témoins du 7 juin.

Serge Quadruppani, écrivain

Eric Hazan, éditeur et écrivain

Frédéric Lordon, économiste directeur de recherche au CNRS

Hugues Jallon, éditeur et écrivain

La Parisienne Libérée, chanteuse

Alain Damasio, écrivain

Pierre Alféri, écrivain

Nicolas Klotz, cinéaste

Elisabeth Perceval, scénariste

Ludivine Bantigny, historienne

Nathale Quintane, écrivain

Olivier Besancenot, porte-parole du NPA

Isabelle Bruno, MCF en science politique à Lille-2

Manuel Cervera-Marzal, docteur en science politique

Isabelle Garo, philosophe, professeur au lycée Chaptal

Marie Laure Geoffray, maître de conférences et directrice adjointe à l’IHEAL

Michael Löwy, sociologue, directeur de recherches émérite au CNRS,

Philippe Marlière, professeur de science politique à l’University College de Londres

Olivier Neveux, professeur d’études théâtrales à Lyon-2

Ugo Palheta, sociologue, maître de conférences à Lille-3

Christine Poupin, technicienne dans l’industrie, porte-parole du NPA

Julien Salingue, docteur en sciences politiques

Grégory Salle, chargé de recherche en science politique au CNRS

Catherine Samary, économiste, maître de conférences à l’université Paris-Dauphine

Rémy Toulouse, éditeur à la Découverte

Enzo Traverso, historien à Cornell University College of Arts and Sciences

Mathieu Bonzom, maître de conférences à l’université d’Orléans

Razmig Keucheyan, professeur des universités à l’université de Bordeaux

Une pétition à signer et à faire signer :

https://www.change.org/

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19 juin 2017 ~ 0 Commentaire

écologistes (jdd)

jactatriple 2

Les écologistes à l’Assemblée, c’est fini

Ils étaient 17 députés élus en 2012, cinq ans plus tard aucun écologiste, investi par Europe Ecologie  Les Verts (EELV), ne fait son entrée à l’Assemblée nationale.

Il est loin le 17 juin 2012… Il y a cinq ans, Europe Ecologie – Les Verts faisait élire 17 députés* et pouvait ainsi constituer un groupe à l’Assemblée nationale. Une première pour le parti écologiste, dont Cécile Duflot et Pascal Canfin avaient intégré le gouvernement Hollande. Cinq ans plus tard, plus rien. La nouvelle législature débutera sans député EELV en son sein. Aucun n’est parvenu à se faire élire lors de  ces élections législatives. Défaite symbolique, Cécile Duflot s’est inclinée dès le premier tour du scrutin dans sa circonscription parisienne.

L’écologiste Eric Alauzet dans la majorité présidentielle

Seul élu étiqueté écologiste par le ministère de l’Intérieur Eric Alauzet, député sortant, a lui remporté sa législative dans la deuxième circonscription du Doubs (62,19% des suffrages). Mais ce dernier s’est vu retirer son investiture en pleine campagne par Europe Ecologie Les Verts. La raison? Sa trop grande proximité avec Emmanuel Macron. Aucun candidat En Marche n’avait été investi face à lui et il devrait d’ailleurs siéger dans ce groupe à l’Assemblée Nationale.

« Je m’engage dans la majorité présidentielle d’Emmanuel Macron pour l’écologie et l’huma- nisme. Il faut donner une majorité au Président pour une action efficace », pouvait-on lire sur sa profession de foi, où ni le logo d’EELV ni aucun autre ne figurait. Dans l’entre-deux-tours, Eric Alauzet avait publié sur Twitter un message reçu d’Emmanuel Macron le félicitant pour son « beau score ».

Eric Alauzet n’est d’ailleurs pas le seul sortant écologiste à rempiler. En effet, plusieurs d’entre eux, après la lente décomposition du groupe EELV dans la législature précédente, s’étaient émancipés et avaient alors rejoint le groupe socialiste dans l’hémicycle. Désormais à En Marche, on retrouve ainsi : François de Rugy (qui brigue la présidence de l’Assemblée Nationale), Barbara Pompili, François-Michel Lambert et Paul Molac.

Les Insoumis, des députés écologistes

Dans une série de tweets, Europe Ecologie Les Verts a dit « féliciter les députés de gauche et écologistes élus [dimanche] soir ». Idem pour Cécile Duflot.

Ex-verte devenue membre du Parti de Gauche et proche de Jean-Luc Mélenchon, Martine Billard, a tenu à préciser qu’avec l’arrivée de députés de La France Insoumise, c’était autant d’écologistes qui rejoignaient le palais Bourbon. Et ce, « sans accord avec le PS », a-t-elle précisé.

* Les députés écologistes élus en 2012 : François-Michel Lambert (Bouches-du-Rhône), Christophe Cavard (Gard), Jean-Louis Roumegas (Hérault), Eric Alauzet (Doubs), Véronique Massonneau (Vienne), Isabelle Attard (Calvados), Danielle Auroi (Puy-de-Dôme), Barbara Pompili (Somme), Laurence Abeille (Val-de-Marne), Noël Mamère (Gironde), Brigitte Allain (Dordogne), Eva Sas (Essonne), Michèle Bonneton (Isère), François de Rugy (Loire-Atlantique), Denis Baupin (Paris), Cécile Duflot (Paris, Sergio Coronado (Français de l’étranger).

Le candidat Paul Molac de L’Union Démocratique Bretonne élu dans le Morbihan avait aussi intégré le groupe EELV.

Anne-Charlotte Dusseaulx 19 juin 2017

http://www.lejdd.fr/

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19 juin 2017 ~ 0 Commentaire

traon bihan (brest)

stop-au-beton-dans-la-Crau

Nouvelle mobilisation contre les travaux de démantèlement des terres bio de la ferme de Traon Bihan le 22 juin!
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Pour installer quelques maisons et une zone artisanale, Brest Métropole a lancé le démantèlement de 7 ha de terres agricoles bio exploitées par la ferme de Traon Bihan, mettant ainsi en cause son existence..
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Ce sont en tout 20 ha qui seront retirés à la ferme dans les prochaines années. Les travaux ont démarré le 6 juin.
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Le Collectif s’est mobilisé rapidement et a bloqué pacifiquement les travaux le 6 juin après-midi.
La prairie primée au Salon de l’Agriculture est à présent elle-même  attaquée, nous avons donc décidé de nous mobiliser nombreux le jeudi 22 juin.
Nous vous donnons rendez-vous
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Jeudi 22 Juin 12h30, ZA du Vern,
à proximité du Centre funéraire.
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Au cours de ce rassemblement pacifique, nous réaffirmerons notre volonté d’arrêter la destruc- tion de ces 7 ha de terres et notre demande d’une vraie négociation pour préserver la viabilité de la ferme de Traon Bihan.
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Soyons nombreux le 22!
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Le Collectif Citoyens pour le maintien de la ferme de Traon Bihan

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18 juin 2017 ~ 0 Commentaire

brest mairie

mairie 1

mairie  2

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