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27 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

dragon (gilets jaunes brest)

brest naval

Grève à BREST : les RDV pour la semaine du 27/01 au 02/02

On s’arrête pas, on bloque l’économie !

LUNDI 27 JANVIER

18h : AG Éducation, Fac de lettres (Victor Segalen)

18h-20h : Amphi 3, Fac de Lettres (V. Segalen) : leçon inaugurale donnée par Didier Fassin au collège de France le 16/01 – « L’inégalité des vies » (vidéo) + DÉBAT

18h : réunion de coordination de « l’action dragon » Salle des syndicats

19h : AG inter-pro inter-luttes, Salle des syndicats

MARDI 28 JANVIER

9h à 22h : construction du dragon géant pour la manif du mercredi 29/01
Salle des syndicats

10h : Tractage dynamique contre la réforme du chômage, RDV place Guérin

MERCREDI 29 JANVIER

11h : MANIFESTATION, RDV Place de la Liberté

14h : ateliers (tracts, cantine), préparations diverses… Salle des syndicats

19h : comité de mobilisation, Salle des syndicats

Diverses commissions peuvent être mises en place si nécessaire, si les gens en font la demande

JEUDI 30 JANVIER

Matin : Action de blocage économique (plus de précisions à venir)
20h : concert de soutien à la grève, parvis de la fac Segalen

VENDREDI 31 JANVIER

* Dernier jour de l’exposition en soutien aux grévistes au Café de la plage

https://giletsjaunesbrestois

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25 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

sdn lannion (le télégramme)

3 singes nucléaire

Le film « Retour à la normale » ou la vie après un accident nucléaire, présenté à Lannion

Le film « Retour à la normale » sera projeté le jeudi 30 janvier, au cinéma Les Baladins, à Lannion, à l’initiative de Sortir du Nucléaire-Trégor. Ce documentaire d’anticipation de Christina Firmino démonte « le mythe du nucléaire sans danger ».

Octobre 2021, un grave accident nucléaire se produit en France, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ce scénario catastrophe sert de trame au film « Retour à la normale » qui sera projeté le jeudi 30 janvier, au cinéma Les Baladins, à Lannion.

Christina Firmino, la réalisatrice de ce documentaire d’anticipation, sous-titré « Le mythe du nucléaire sans danger », imagine les conditions de vie des habitants, sous la menace de la contamination par la radioactivité et les questionnements auxquels ils seraient confrontés. Deux spécialistes du risque nucléaire, Roland Desbordes et Yves Lenoir, invités ces dernières années par Sortir du nucléaire (SDN)-Trégor, apportent leur éclairage.

Une « épée de Damoclès au-dessus de notre tête »

« Personne ne peut dire qu’on est vraiment prêt à faire face à une telle catastrophe », estime Laurent Lintanf, porte-parole de l’association qui milite pour la sortie du nucléaire civil et militaire. « Il est inadmissible d’avoir cette épée de Damoclès au-dessus de notre tête ».

Deux événements survenus en fin d’année 2019 renforcent la conviction des militants de SDN-Trégor. Le 26 septembre, l’incendie de l’usine Lubrizol, à Rouen : « Et si un tel accident se produisait au complexe nucléaire de la Hague ? », s’inquiètent-ils.

Le 11 novembre, le tremblement de terre de magnitude 5,4, à une dizaine de kilomètres de la centrale nucléaire de Cruas en Ardèche : « Et si l’épicentre avait été juste au niveau de cette centrale qui n’est conçue que pour supporter une magnitude de 5,2 ? », s’interrogent-ils.

SDN-Trégor profite de cette projection pour revendiquer « la sobriété énergétique » et « le développement des énergies renouvelables ». « Changeons nos orientations et on peut s’en sortir. C’est vrai pour le nucléaire comme pour le climat », exhorte Laurent Lintanf.

sdn

Pratique

Projection du film « Retour à la normale », jeudi 30 janvier à 20 h 30, aux Baladins, à Lannion. Tarif : 6,70 €. Contact : tél. 06 86 22 58 88 ; courriel : sdn-tregor@laposte.net

https://www.letelegramme.fr/

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25 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

féminisme (pùblico ga)

 femmes gj

Les six défis du féminisme (de base)

Pour un mouvement de classe, anti-punitif et ouvert à la dissidence qui défende la démocratie radicale

Des millions de femmes sont descendues dans la rue d’Espagne ces dernières années, nous avons associé le slogan «le personnel est politique» aux possibilités du présent. Nous avons pris les réseaux avec nos histoires. # Dis-le. Nous avons entamé une grève et réfléchi avec d’autres à ce que nous appelons les soins ou la reproduction sociale et comment cela façonne nos vies, les traverse, les blesse.

Nous avons peint des banderolles, participé à des assemblées, assisté à des pourparlers, nous nous sommes serré la main. Des sections du féminisme ou des féminismes ont prospéré dans les médias, c’est selon. La politique, avec un P majuscule, a aspiré le parfum d’une révolte qui, bien gérée, peut donner des voix.

Cette politique dont les sources, les idées, l’esprit doivent maintenir le social en vie ailleurs que dans les parlements. Aujourd’hui, après ces années de révolte, nous avons l’intuition que nous sommes à un carrefour. Quels sont les principaux défis du mouvement féministe (populaire)? Voici quelques coups de pinceau pour la discussion sur des questions, lesquelles, évidemment, sont à d’approfondir.

1. Vox: délimiter les batailles

En cette même période de notre pouvoir, un ennemi frontal a émergé, celui qui ne veut pas naviguer dans le consensus, ni les gérer, mais les briser. Cela fait de Vox une violence sexiste. Et maintenant, avec l’éducation affective sexuelle, le veto parental. Cette façon d’imposer une polarisation radicale sur les questions morales est un véritable frein car dans beaucoup de ces questions, nous devons aller de l’avant et la menace nous met sur la défensive.

Faut-il discuter publiquement s’il y a ou non de fausses allégations ou proposer une amélio-ration de la loi contre la violence basée sur le genre, par exemple, afin qu’elle ne s’applique pas seulement au couple? Dans le cas du veto parental, ne sommes-nous pas à la traîne de l’Europe en matière d’éducation sexuelle et avec une école publique en retraite franche et concertée dont il faudrait reconsidérer l’existence? Cependant, si nous discutons essentielle-ment des enfants, nous les laissons concevoir le champ de bataille et éclipser nos propres priorités au-delà du champ des valeurs. (Et il faut reconnaître ici une difficulté, ce concours de valeurs a des effets matériels sur la peur des enseignants, sur les parents qui sont légitimés pour faire face aux écoles …).

La tâche principale des guerres culturelles de droite est leur capacité à définir les agendas et à gérer l’initiative sociale à leur guise. Ils servent également à mobiliser leurs bases et à secouer l’arène sociale. Il semble clair qu’ils régneront désormais sur la vie publique. Un scénario fonctionnel pour le gouvernement de gauche qui peut rejoindre le jeu des miroirs et dédier l’ensemble du pouvoir législatif à opérer dans ce domaine sans avoir à promouvoir des changements de fond. Aussi peu que vous, cela semblera beaucoup si la guerre est sans caserne. Nous avons besoin d’un féminisme de notre propre initiative, ce qui est clair: nous devons passer à l’offensive et continuer à gratter les conquêtes.

2. Contre un féminisme réactionnaire

Les guerres culturelles ne sont pas le seul frein à un mouvement doté de capacités d’action, de pouvoir et d’autonomie. Depuis un certain temps maintenant, il semble que la polarisation sociale et les clés communicatives et subjectives qui ont produit la crise de la représentation et l’émergence de l’extrême droite se soient déplacées vers le féminisme – la même identité et construction retrait de l’autre comme ennemie. Cela se produit à travers leurs propres guerres culturelles sur les droits des femmes trans et leur appartenance ou non au féminisme ou à travers la bataille frontale autour de la prostitution, où des attaques violentes se produisent contre les travailleuses du sexe elles-mêmes et leurs organisations qu’elles ont l’intention d’expulser du débat public et des espaces de coordination du mouvement – de certaines assemblées du 8M par exemple. L’hostilité, les agressions verbales dans les assemblées et même dans les mobilisations éclipsent le mouvement à cause d’un type de féminisme essentialiste qui cherche à imposer sa vérité avec des méthodes agressives. (De plus, au milieu de la confrontation avec Vox avec la question de l’éducation sexuelle, nous avons pu voir certaines féministes légitimer les discours d’extrême droite du fantôme de la « Théorie Queer » qui serait censé être enseigné dans les écoles. Quelque chose à penser.)

Dans ce scénario, il est plus difficile de maintenir la joie de rencontrer les autres et d’apprendre et de travailler ensemble qui a imprégné les mobilisations de ces dernières années. Le ton conflictuel est aussi un moyen d’expulser les gens de ces espaces. Ainsi par exemple, ce sont les assemblées du 8M, où des mobilisations de masse sont prévues, car il y a des gens qui veulent imposer des positions sur des questions où le consensus est impossible. Les formes violentes promues par un messianisme rédempteur, en outre, rendent impossible toute sorte de débat serein dans lequel poser une base minimale sur des questions essentielles. Par exemple, comment lutter contre la traite. Malgré cela, il y a beaucoup de féministes qui luttent dans ces espaces pour continuer à se battre pour un mouvement qui vaille la peine.

Ces dernières années, nous avons réussi à faire parler de féminisme à l’ensemble de la société sur la base du positionnement d’un conflit de portée universelle: la lutte du capital contre la vie. Nous avons découvert un nouveau pouvoir à partir de la visibilité et de la valorisation du champ de la reproduction sociale pour qu’il cesse d’être «ce que nous sommes obligés de faire nous les femmes», et devienne une tâche reconnue et essentielle, car elle fait partie du noyau de la vie humaine. Sur le chemin de notre libération, nous avons découvert que nous portons la semence d’un nouveau monde.

Aujourd’hui, cependant, nous ne parlons pas principalement de la façon de changer la société, mais de la manière de protéger les femmes – que certains veulent représenter comme toujours menacées. En fait, une autre tâche essentielle est de renouer avec le pouvoir d’un féminisme qui représente la sexualité comme un espace de plaisir et de joie – comme le faisait le féminisme des années 70 – non seulement de danger. Ces guerres sexuelles et leurs revendications d’identité seront-elles le chant du cygne de cette dernière vague, et son pouvoir de transformation, comme ils l’étaient à la fin des années 70?

3. Pour un féminisme qui défende la démocratie radicale

La droite et l’extrême droite défendent leur programme antisocial en faisant un drapeau de la liberté. Alors que, dans certains espaces du féminisme, des interdictions sont demandées, la censure est demandée, l’intention est de pénaliser la consommation de la prostitution – même du porno -, elle vise à empêcher des concerts ou à persécuter certains chanteurs, comédiens, cinéastes … , peut-être, que notre impuissance à transformer la vie, le changement culturel se poursuit de force dans une société plurielle et complexe. Progressivement, une certaine «gauche» ressemble de plus en plus aux arguments, ou aux formes discursives, aux voies et même aux objectifs, à l’extrême droite florissante.

Nous oublions la longue association entre les traditions émancipatrices et la défense de la démocratie radicale – comme dans l’histoire du mouvement ouvrier et du mouvement des femmes. Les droits et libertés civils font partie – et sont essentiels – des luttes pour les droits économiques. Nous avons besoin d’un féminisme qui justifie l’approfondissement de la démocratie et ouvre des espaces de pensée et de parole, où il est possible de tout discuter avec respect.

4. Pour un féminisme antipunitif. Ne pas nourrir la bête

Un autre défi fondamental est lié au système pénal. Le processus judiciaire de La Manada (viol collectif considéré « agression » par « manque de résistance » de la victime blog) a mis sur la table les lacunes concernant la protection des femmes qui ont subi des viols et l’odyssée qu’elles doivent traverser, y compris la revictimisation ou la vigilance sur leur vie pour s’adapter au rôle de «bonne» victime . Compte tenu des pressions du mouvement féministe, le nouveau gouver-nement travaille à une réforme du Code pénal pour l’adapter à la nouvelle sensibilité sociale et aux normes internationales, comme la Convention d’Istanbul, ratifiée par l’Espagne. Cela impliquera-t-il une augmentation des pénalités directement ou indirectement?

Certains secteurs ont vécu comme une victoire la peine de l’affaire Arandina – 38 ans de prison. Mais nous savons que des peines plus élevées ne protégeront pas les femmes – l’incar-cération, en général, n’est ni dissuasive, ni modifie les agresseurs, ni n’arrête la violence. En fait, le débat sur les sanctions ne devrait pas être central car nous parlons d’un problème très complexe qui nécessite des mesures très différentes. Qu’est-ce qu’une justice féministe? Est-ce celle qui met l’accent sur la punition ou sur la réparation et l’autonomie de la victime? Les débats ont déjà commencé et, pour beaucoup, ils impliquent une remise en cause radicale du système pénal lui-même – utilisé pour la gestion répressive des problèmes causés par le néolibéralisme. Toute atteinte aux libertés ou renforcement de l’État criminel est susceptible de se retourner contre nous.

Le populisme punitif – la demande de sanctions supplémentaires ou la tendance à vouloir résoudre les problèmes générés par le système économique et social par le biais du Code pénal – est un espace où, sans le vouloir, nous pouvons nous retrouver avec l’extrême droite. Le discours de Vox sur la «défense des femmes» est fonctionnel pour la légitimation de son soutien à la réclusion à perpétuité, voire à la criminalisation des migrants. Nous avons la tâche de nous démarquer de ce message: pas en notre nom.

5. Le différend sur le sens du féminisme: pour un féminisme de classe

Ces années, dans les espaces populaires du mouvement, des travailleuses domestiques, Kellys (hôtels de luxe blog), trans, migrants et racialisés ont été trouvés. Et de cet assemblage sont nées de puissantes propositions et revendications. Des propositions qui placent la capacité transformatrice du féminisme au centre et qui affectent le développement de mesures liées à la division sexuelle du travail et à des réflexions sur les tâches de reproduction sociale, l’axe matériel le plus important du féminisme.

Cependant, les mesures liées aux problèmes de la classe moyenne ont une plus grande place dans les médias, en raison de la composition des salles de rédaction et de la configuration de l’espace public (qui y a accès). Ainsi, les exigences d’un féminisme dont l’aspiration est de briser les plafonds en verre sont sur représentées. Un féminisme qui demande des quotas dans les conseils d’administration des entreprises. Un certain bon sens a été généré selon lequel une place doit être trouvée pour les femmes dans les lieux de pouvoir. Le féminisme commun propose de réaliser l’égalité des sexes au sein de chaque strate sociale, mais de maintenir une société stratifiée.

Ce n’est pas un hasard si l’une des luttes centrales d’aujourd’hui est celle des travailleuses domestiques: elle est basée sur le travail des migrantes sans droits. Autrement dit, bon marché et exploitable. C’est la solution qui a été donnée à la crise des soins dans notre pays. Par conséquent, nous devons continuer à parler d’un féminisme de classe et antiraciste, nous devons nous battre pour «l’égalité»: il n’y a pas de libération au prix de l’exploitation des autres. Aujourd’hui, cependant, le féminisme discute d’autres questions culturelles plus «brûlantes» qui semblent mieux éveiller les passions. Qui s’intéresse à un féminisme qui n’a pas l’intention de changer la société? À quelle tentative de préserver leurs propres positions privilégiées répondent les positions du féminisme culturel / identitaire?

6. Construire l’organisation

Les bonnes idées et les discours réussis ne suffisent pas à transformer la société; Il ne suffit pas d’avoir raison, il faut une force sociale. Ceci est réalisée par un mouvement féministe avec capacité d’agrégation – pas nécessairement unifié – et qui a des revendications – une autre question est de savoir si les conditions existent pour débattre avec la pluralité maximale possible de ce que devraient être ses priorités. Un mouvement diversifié qui remet en question les formes actuelles d’organisation sociale, met l’accent sur les discours médiatiques et génère également une culture propre.

La question de l’organisation est au cœur de chaque politique, mais nous sommes à une époque où les engagements sont faibles et où il est difficile de maintenir des formes d’agréga-tion. Pouvons-nous profiter de la capacité de politisation du féminisme, à partir de ce qui se passe à travers nous, pour générer de nouvelles formes d’articulation? Idéalement, il devrait y avoir des organisations de base capables de tisser un réseau d’entraide, d’agir en tant que contre-pouvoirs des institués et de promouvoir les conflits nécessaires pour aller de l’avant. Le féminisme devrait également imprégner les luttes sur de nombreux fronts – les pensions, le logement, le travail, etc. – et ces luttes devraient faire partie du mouvement féministe.

Changer la société n’est pas un projet de quelques-uns, pas même de la moitié. Si nous avons un projet capable d’améliorer la vie de chacun, nous devrions peut-être commencer à reconnaître que les hommes – et ceux qui ne se reconnaissent pas dans le binarisme de genre – devraient également faire partie de cette lutte.

Nuria Alabao est journaliste et docteur en anthropologie, membre de la Fondacion de los Comunes

Nuria Alabao 23/01/2020

https://ctxt.es/es/

Lire aussi:

Nouvelle vague féministe, théorie de la reproduction sociale et conséquences stratégiques

 

 

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24 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

anarchiste (le poher)

anarchiste

L’anarchiste Isabelle Attard, directrice du musée de Bothoa

Née à Vendôme (Loir-et-Cher) en 1969, Isabelle Attard se livre à cœur ouvert dans Comment je suis devenue anarchiste : « Je n’ai pas besoin de cacher mes erreurs de parcours. »

Depuis septembre, l’ancienne députée, Isabelle Attard est la nouvelle directrice du musée de l’école de Bothoa à Saint-Nicolas-du-Pélem (Côtes-d’Armor). Un long cheminement qu’elle explique dans son livre, Comment je suis devenue anarchiste, sorti en octobre.

« J’ai eu plusieurs vies, et je suis contente de toutes les avoir vécues à fond », nous confie Isabelle Attard. Et c’est bien le moins que l’on puisse dire ! Isabelle Attard c’est tout d’abord une grande universitaire bardée de diplômes : Deug d’Histoire, DEA d’archéologie environnementale, docteur en archéologie environnementale-archéozoologie, attachée de conservation du patrimoine.

Elle a été également chercheuse au CNRS et au Muséum d’Histoire naturelle. En 2005, elle est nommée directrice du musée de la Tapisserie de Bayeux (Calvados) puis du musée du Débarquement Utah Beach de 2010 à 2012.

C’est également une grande voyageuse : elle a vécu en Suède de 1990 à 1992, puis en Laponie (région de la Finlande) de 1992 à 1997 où elle crée son entreprise de tourisme. Elle s’envole en 2002 pour l’Afrique du Sud comme chercheuse.

Mais c’est sans doute par la politique qu’elle s’est fait un nom en étant députée de la 5e circonscription du Calvados de 2012 à 2017. Isabelle Attard est également connue pour ses prises de position : en 2015, elle est l’une des six député(e)s français(es) à voter contre la prolongation de l’état d’urgence. Elle est également l’une des deux député(e)s à voter contre la prolongation de l’engagement des forces aériennes françaises au-dessus du territoire syrien. Mais, aujourd’hui, tout ça semble loin derrière elle.

Le goût de l’engagement

Isabelle Attard adhère aux Verts en 2001, puis à Europe Écologie Les Verts (EELV) en 2010 :

Je me suis toujours dit qu’un jour je pourrais m’engager davantage, me battre, faire mon maximum pour les autres. Ça m’apparaissait comme quelque chose de naturel, une évidence. Je ne concevais pas qu’on ne puisse pas s’intéresser à la politique, c’était, pour moi, comme si on subissait . »

Il faut dire qu’avec un père militant écolo antinucléaire, professeur d’Histoire-Géographie et journaliste, Isabelle Attard a toujours baigné dans l’engagement. Elle est élue députée de la 5e circonscription du Calvados aux législatives de 2012. Mais elle déchante bien vite.

Désillusions politiques

Avant d’entrer à l’Assemblée nationale, j’imaginais un monde intelligent, tous ces gens connus qui savaient s’exprimer. Pour moi, c’étaient des gens sérieux, avec de la réflexion, de l’intégrité ; je pensais qu’ils avaient une certaine conscience de l’intérêt général. J’ai très vite été assez déçue. Et je voyais les gens changer, qui prenaient la grosse tête, des gens « normaux » qui travaillaient avant. On parle d’un endroit où l’on fait des lois qui engagent la vie de 67 millions de Français ! Je n’ai plus aucune illusion sur ce que peut faire l’Assemblée. »

Elle y découvre le harcèlement et décide d’alerter Mediapart « du harcèlement que j’avais subi de la part de celui qui était à ce moment-là vice-président de l’Assemblée nationale [N.D.L.R. Denis Baupin]. Je n’avais personnellement pas conservé les preuves du harcèlement, et pensais donc ne pas avoir la possibilité de me tourner vers la justice.

Il ne restait plus que le pouvoir d’enquête d’une rédaction en qui j’avais confiance pour mettre hors d’état de nuire un prédateur, et ainsi protéger de potentielles victimes », explique-t-elle dans son livre. En avril dernier, Denis Baupin est condamné à verser 500 € à chacun des prévenus.Isabelle Attard est de plus en plus déçue par sa propre famille politique : « Je voyais mon groupe suivre les socialistes, on ne respectait pas du tout les décisions prises.

Je n’en pouvais plus de cette attitude de suivisme, sous prétexte d’avancer un petit peu, on cède à tout le reste, il y a eu beaucoup de compromissions. » Elle quitte EELV en décem-bre 2013. Elle se tourne alors vers le nouveau parti Nouvelle Donne, fondé par Pierre Larrou-turou, car « ça me paraissait inconcevable de dire « ça ne marche pas alors je m’en vais ». Mais ici aussi, elle déchante bien vite : « C’était un fonctionnement très autocratique et pourtant on a fait de belles choses ». Elle démissionne en juin 2015, avec 60 autres militants et respon-sable du parti. Une « démission collective » très médiatisée à l’époque, en dénonçant un parti « vidé de son sens ».

Aujourd’hui, Isabelle Attard l’assure : Je n’aurais plus de parti et plus jamais » Aux élections législatives de 2017, elle se représente sans logo, mais est soutenue par tous les mouvements de gauche (EELV, PS, France Insoumise, Parti communiste, Ensemble ! Parti pirate) : « Je suis assez fière d’avoir réussi ce tour de force, c’était pour moi une reconnaissance du combat mené pendant cinq ans ». Elle sera battue dès le premier tour.

Une autre vision du monde

À partir de ce moment, un long cheminement intellectuel commence pour Isabelle Attard, jalonné de rencontres, de réflexions, de lectures et de découvertes. Parmi elles, le documen-taire Ni dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme de Tancrède Ramonet, qui fut un « déclic » .

« Alors que j’étais à la recherche de sens, de cohérence et d’espoir, il m’a fallu déconstruire des schémas de pensée bien ancrés », écrit-elle d’ailleurs son livre. «  Je me suis remise en question avant 2017. Je me posais énormément de questions : est-ce que la démocratie se résume à un vote ?

Sur le rôle d’un député : il est censé être représentant de la nation, mais c’est d’une prétention sans nom en fait ! On donne le pouvoir à un petit groupe qui va décider pour des millions d’autres. Qui on est pour parler pour les autres, comme des « élus » qui auraient la parole divine, qui savent forcément mieux que les autres. Chacun devrait pouvoir prendre part aux décisions. »

Oui mais voilà, la démocratie athénienne, telle qu’elle s’exerçait durant l’Antiquité, à mains levées sur la place publique, paraît difficilement possible au XXIe siècle… Et comment être certain que les intérêts privés ne priment pas sur l’intérêt général et collectif ? Pour Isabelle Attard, rien d’impossible : « Les exemples de sociétés où on laisse le pouvoir aux citoyens ont prouvé que ça ne se passait pas comme ça. »

C’est quoi l’anarchie ?

Elle prend l’exemple du Rojava (au nord de la Syrie) et du Chiapas (état du sud du Mexique), « intéressants politiquement parlant » : « Il y a des assemblées locales où les décisions sont prises seulement quand il y a consensus, pour comprendre le blocage ». Elle cite également en exemple le Conseil d’Aragon, entité administrative créer en Aragon (Espagne) en 1936 : « Si ça n’a pas duré ce n’est pas parce que ça n’a pas marché, c’est seulement qu’on leur a bombardé la gueule ! »

« Ce mot, anarchie, est devenu synonyme de chaos, d’attentats, ou tout du moins d’un désordre absolu. Or, c’est tout le contraire ! » peut-on lire dans son livre. Mais alors Isabelle Attard, c’est quoi l’anarchie ?

« L’ordre sans le pouvoir. Il n’y a pas un chef qui décide et des gens qui obéis-sent. On peut fonctionner sans la notion d’État nation, partir du local, du bas vers le haut, on n’a pas besoin de démocratie participative, affirme Isabelle Attard. Le vrai mal-être, c’est de ne jamais être écouté.

 

La vie c’est quoi ? Bosser et être un pion et attendre la retraite que je n’aurais pas ? On ne peut pas vivre dans l’angoisse, il faut trouver un autre modèle d’organisation sociale. L’homme a vécu sans modèle capitaliste pendant des siècles. La nature est devenue le nouvel Eldorado de la finance, on lui a donné une valeur marchande.

 

Il faut que les gens se réveillent, qu’ils aient envie d’en savoir plus, de se regrouper, d’acquérir l’émancipation en réfléchissant par eux-mêmes et pas qu’un gouvernement vous fasse un cadeau, une prime en fin d’année, qu’ils se posent des questions, que le mot solidarité ait un sens, il est temps de redonner une conscience politique. La question est de savoir comment vivre ensemble mieux sans détruire la planète. »

Et la Bretagne dans tout ça ?

En 2016, elle sympathise avec Yvette Clément, élue de Trémargat. Elle y vient à plusieurs reprises. Et puis à l’automne 2017, Isabelle Attard et son compagnon prennent la décision de venir s’installer en Bretagne : « Ici, il y a des initiatives tous les 10 km ! On avait envie de vivre avec des personnes qui ont la même vision ».

À l’été 2018, le couple emménage dans le sud-Finistère jusqu’en juillet dernier, moment où Isabelle Attard répond à une candidature pour le musée de Bothoa qui recherche un nouveau directeur. Des projets sont en cours, notamment la mise en avant de certains objets d’une collection après les visites et la mise en place d’un atelier autour de la chouette de Bothoa.

Depuis sa prise de fonction en septembre, Isabelle Attard s’est déjà lancée dans l’apprentis-sage du breton et de la danse fisel : « Je ne saurais pas m’installer quelque part sans appren-dre la langue » mais elle l’admet, « c’est une langue difficile ». Et cette trilingue (français, suédois, anglais, et un petit peu russe) sait de quoi elle parle !

Le couple cherche actuellement à s’installer du côté de Saint-Nicolas-du-Pélem et à y construi-re un lieu d’éducation populaire pour y proposer des conférences, débats, projections, ainsi qu’une forêt-jardin.Une chose est certaine : « On est fait pour le kreiz Breizh, il y a une vie intense, il y a plein de choses passionnantes à faire. On se sent bien, et si on est là, c’est pour y rester. Je ne regrette pas ma vie d’avant ».

Laura Baudier 23 janvier 2020

https://www.lepoher.fr/

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24 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

catastrophe (essf)

macron ecolo

Thèses sur la catastrophe écologique imminente et les moyens révolutionnaires de l’éviter

I. La crise écologique est déjà, et deviendra encore plus dans les mois et années à venir, la question sociale et politique la plus importante du 21e siècle.

L’avenir de la planète et donc de l’humanité va se décider dans les prochaines décennies. Les calculs de certains scientifiques au sujet de scénarios pour l’année 2100 ne sont pas très utiles, pour deux raisons : a) scientifique : considérant tous les effets rétroactifs impossibles à calculer, il est très hasardeux de faire des projections d’un siècle ; b) politique : à la fin du siècle nous tous, nos enfants et petits enfants seront partis, alors quel intérêt ?

II. La crise écologique comporte plusieurs aspects, aux conséquences dangereuses, mais la question climatique est sans doute la menace la plus dramatique. Comme nous explique le GIEC, si la température moyenne dépasse les 1,5° de plus par rapport à la période préindustrielle, un processus irréversible de changement climatique risque de s’enclencher.

Quelles en seraient les conséquences ? Juste quelques exemples : la multiplication des méga-incendies comme celui de l’Australie ; la disparition des rivières et la désertification des terres ; la fonte et dislocation des glaces polaires et l’élévation du niveau de la mer pouvant aller jusqu’à des dizaines de mètres : or, à deux mètres des vastes régions du Bangladesh, de l’Inde et de la Thaïlande, ainsi que les principales villes de la civilisation humaine – Hong Kong, Calcutta, Venise, Amsterdam, Shanghai, Londres, New York, Rio – seront disparues sous la mer. Jusqu’où la température pourra-t-elle monter ?

A partir de quelle température la vie humaine sur cette planète sera menacée ? Personne n’a de réponse à ces questions….

Ce sont des risques de catastrophe sans précédent dans l’histoire humaine. Il faudrait revenir au Pliocène, il y a quelques millions d’années, pour trouver une condition climatique analogue a celle qui pourra s’instaurer dans l’avenir du fait du changement climatique. La plupart des géologues estiment que nous sommes entrés dans une nouvelle ère géologique, l’Anthro-pocène, où les conditions de la planète ont été modifiées par l’action humaine. Quelle action ?

Le changement climatique a commencé avec la Révolution industrielle du 18e siècle, mais c’est après 1945, avec la globalisation néo-libérale, qu’il a effectué un saut qualitatif. En d’autres termes, c’est la civilisation industrielle capitaliste moderne qui est responsable de l’accumulation de CO2 dans l’atmosphère et donc du réchauffement global.

III. La responsabilité du système capitaliste dans la catastrophe imminente est largement reconnue. Le Pape François, dans l’Encyclique Laudato Si, sans prononcer le mot « capitalisme », dénonçait un système de relations commerciales et de propriété structurellement pervers, exclusivement fondé sur « le principe de maximisation du profit », comme responsable à la fois de l’injustice sociale et de la destruction de notre Maison commune, la Nature.

Un mot d’ordre universellement scandé dans les manifestations écologiques partout dans le monde est : « Changeons le Système, pas le Climat ! ». L’attitude des principaux représentants de ce système, partisans du business as usual – milliardaires, banquiers, « experts », oligarques, politiciens – peut être résumée par la phrase attribuée à Louis XIV : « Après moi, le déluge ».

IV. Le caractère systémique du problème est cruellement illustré par les comportements des gouvernements, tous (avec des rarissimes exceptions) au service de l’accumulation du capital, des multinationales, de l’oligarchie fossile, de la marchandisation générale et du libre-échange. Certains – Donald Trump Jair Bolsonaro, Scott Morrison (Australie) – sont ouvertement écocides et climato-négationnistes.

Les autres, les « raisonnables », donnent le ton dans les réunions annuelles de la COP (Conférences des Parties ou Cirques Organisés Périodiquement ?) qui se caractérisent par une vague rhétorique « verte » et une totale inertie. La plus réussie a été la COP 21, à Paris, qui s’est soldé par de solennelles promesses de réductions d’émissions par tous les gouvernements participants – non tenues, sauf par quelques îles du Pacifique ; si elles avaient été tenues, calculent les scientifiques, la température pourrait néanmoins monter jusqu’à 3,3° supplémentaires…

V. Le « capitalisme vert », les « marchés de droits d’émissions », les « mécanismes de compensation » et autres manipulations de la prétendue « économie de marché soutenable » se sont révélées parfaitement inefficaces. Pendant qu’on « verdit » à tour-de-bras, les émissions montent en flèche et la catastrophe se rapproche à grands pas.

Il n’y a pas de solution à la crise écologique dans le cadre du capitalisme, un système entièrement dévoué au productivisme, au consumérisme, à la lutte féroce pour les « parts de marché », à l’accumulation du capital et à la maximisation des profits. Sa logique intrinsèquement perverse conduit inévitablement à la rupture des équilibres écologiques et à la destruction des ecosystèmes.

VII. Les seules alternatives effectives, capables d’éviter la catastrophe, sont des alternatives radicales. « Radical » veut dire s’attaquant aux racines du mal. Si la racine c’est le système capitaliste, il nous faut des alternatives anti-systémiques, c’est dire anti-capitalistes – comme l’écosocialisme, un socialisme écologique à la hauteur des défis du 21è siècle.

D’autres alternatives radicales comme l’écoféminisme, l’écologie sociale (Murray Bookchin), l’écologie politique d’André Gorz ou la décroissance anti-capitaliste ont beaucoup en commun avec l’écosocialisme : des rapports d’influence réciproque se sont développés ces dernières années.

VIII. Qu’est-ce que le socialisme ? Pour beaucoup de marxistes, c’est la transformation des rapports de production – par l’appropriation collective des moyens de production – pour permettre le libre développement des forces productives. L’écosocialisme se réclame de Marx, mais rompt de façon explicite avec ce modèle productiviste. Certes, l’appropriation collective est indispensable, mais il faudrait aussi transformer radicalement les forces productives elles-mêmes :

a) en changeant leurs sources d’énergie (renouvelables à la place de fossiles) ;

b) en réduisant la consommation globale d’énergie ;

c) en réduisant (« décroissance ») la production des biens et en supprimant les activités inutiles (publicité) et les nuisibles (pesticides, armes de guerre) ;

d) en mettant un terme à l’obsolescence programmée.

L’écosocialisme implique aussi la transformation des modèles de consommation, des formes de transport, de l’urbanisme, du « mode de vie ». Bref, c’est beaucoup plus qu’une modification des formes de propriété : il s’agit d’un changement civilisationnel, fondé sur des valeurs de solidarité, égaliberté, et respect pour la nature.

La civilisation écosocialiste rompt avec le productivisme et le consumérisme pour privilégier la réduction du temps de travail et, donc, l’extension du temps libre dédié à des activités sociales, politiques, ludiques, artistiques, érotiques, etc, etc. Marx désignait cet objectif par le terme « Règne de la liberté ».

IX. Pour accomplir la transition vers l’écosocialisme il faut une planification démocratique, orientée par deux critères : la satisfaction des véritables besoins et le respect des équilibres écologiques de la planète. C’est la population elle-même – une fois débarassée du matraquage publicitaire et de l’obsession consommatrice fabriquée par le marché capitaliste – qui décidera, démocratiquement, quels sont les véritables besoins. L’ecosocialisme est un pari sur la rationalité démocratique des classes populaires.

X. Pour accomplir le projet écosocialiste des réformes partielles ne suffisent pas. Une véritable révolution sociale serait nécessaire. Comment définir cette révolution ? On pourrait se référer à une note de Walter Benjamin, en marge de ses thèses Sur le concept d’histoire (1940) : « Marx a dit que les révolutions sont la locomotive de l’histoire mondiale.

Peut-être que les choses se présentent autrement. Il se peut que les révolutions soient l’acte par lequel l’humanité qui voyage dans le train tire les freins d’urgence ». Traduction en termes du 21e siècle : nous sommes tous des passagers d’un train suicide, qui s’appelle Civilisation Capitaliste Industrielle Moderne. Ce train se rapproche, à une vitesse croissante, d’un abîme catastrophique : le changement climatique. L’action révolutionnaire vise à l’arrêter – avant que ce ne soit trop tard.

XI. L’écosocialisme est à la fois un projet d’avenir et une stratégie pour le combat ici et maintenant. Il n’est pas question d’attendre que « les conditions soient mûres » : il faut susciter la convergence entre luttes sociales et luttes écologiques et se battre contre les initiatives les plus destructives des pouvoirs au service du capital.

C’est ce que Naomi Klein appelait Blockadia. C’est au sein de mobilisations de ce type que pourra émerger, dans les luttes, la conscience anti-capitaliste et l’intérêt pour l’ecosocialisme. Des propositions comme le Green New Deal font partie de ce combat, dans leurs formes radicales, qui exigent l’abandon effectif des énergies fossiles – mais non dans celles qui se limitent a recycler le « capitalisme vert ».

XII. Quel est le sujet de ce combat ? Le dogmatisme ouvrieriste/industrialiste du siècle passé n’est plus actuel. Les forces qui aujourd’hui se trouvent en première ligne de l’affrontement sont les jeunes, les femmes, les indigènes, les paysans. Les femmes sont très présentes dans le formidable soulèvement de la jeunesse lancé par l’appel de Greta Thunberg. – une des grandes sources d’espoir pour l’avenir.

Comme nous l’expliquent les écoféministes, cette participation massive des femmes aux mobilisations résulte du fait qu’elles sont les premières victimes des dégâts écologiques du système. Les syndicats commencent, ici ou là, à s’engager aussi. C’est important, car, en dernière analyse, on ne pourra pas battre le système sans la participation active des travailleurs des villes et des campagnes, qui constituent la majorité de la population.

La première condition c’est, dans chaque mouvement, associer les objectifs écologiques (fermeture de mines de charbon ou de puits de pétrole, ou de centrales thermiques, etc.) avec la garantie de l’emploi des travailleurs concernés.

XIII. Avons-nous des chances de gagner cette bataille avant qu’il ne soit trop tard ? Contrairement aux prétendus « collapsologues », qui proclament, à cor et à cri, que la catastrophe est inévitable et que toute résistance est inutile, nous croyons que l’avenir reste ouvert.

Il n’y a aucune garantie que cet avenir sera écosocialiste : c’est l’objet d’un pari au sens pascalien, dans lequel on engage toutes ses forces, dans un « travail pour l’incertain ». Mais, comme le disait, avec une grande et simple sagesse, Bertolt Brecht : « Celui qui lutte peut perdre. Celui qui ne lutte pas a déjà perdu. »

Michael Löwy jeudi 23 janvier 2020

https://www.europe-solidaire.org/

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24 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

repùblica! (pùblico)

 reyes

Qu’est-ce que tu demandes aux rois (père Noël)? Qu’ils abdiquent!

50 députés et sénateurs boycottent le roi

Aucun des parlementaires de l’ERC, JxCat, Bildu, CUP et BNG n’assistera à l’ouverture solennelle des tribunaux qui se tiendra au Congrès le 3 février. Un total de 49 représentants qui ne participeront pas à l’événement avec Felipe 6, le plus grand nombre dans l’histoire récente.

Le roi Felipe 6 ne prononcera pas son discours d’ouverture de la législature devant tous les représentants du Parlement. Au moins 49 députés et sénateurs ne participeront pas à la soi-disant ouverture solennelle des Cortes qui se tiendra le 3 février à la chambre basse.

Les députés de l’ERC (13), JxCat (8), Bildu (5), CUP (2) et BNG (1) ne participeront pas à l’événement, comme l’ont confirmé ces formations. Pas plus que les 15 sénateurs ERC, Bildu et JxCat au sénat.

Des partis tels que l’ERC ou Bildu ont déjà boycotté l’ouverture de la législature à une occasion, mais cette année, nous devons ajouter l’absence de forces qui avaient assisté  d’autres années (comme JxCat), ainsi que de nouvelles formations au Congrès (CUP) et d’autres qui n’avaient pas obtenu de représentation ces dernières années (BNG).

Les partis catalans sont en conflit avec Felipe 6 depuis le discours qu’il a prononcé le 3 octobre 2017 dans lequel il a dénoncé la consultation 1-O (vote interdit blog). À cette époque, le monarque a accusé les formations indépendantistes de violer systématiquement les normes légalement et légitimement approuvées, démontrant une déloyauté inadmissible envers le pouvoir d’État. Avec leur comportement irresponsable, elles peuvent mettre en danger la stabilité économique de la Catalogne et de tous Espagne « , avait-il dit.

Au discours du roi, la réplique des souverainistes a été de noter l’absence de référence aux violences policières du 1er octobre et aux blessés, et ils l’ont accusé de s’identifier à la politique de Mariano Rajoy (PP néo franquiste blog), alors président du gouvernement.

De plus, en janvier 2016, Felipe 6 a refusé de recevoir la présidente du Parlement de l’époque, Carmen Forcadell. La députée catalane avait l’intention de se rendre au palais de La Zarzuela pour informer le monarque que Carles Puigdemont avait été investi en tant que président de la Generalitat, une procédure que tous les présidents des parlements régionaux appliquent, après avoir célébré leurs investitures respectives.

La Casa Real a demandé à Forcadell de faire la communication par écrit et finalement la présidente du Parlement n’a pas été reçue par le roi. Dans la décision des cinq formations qui n’assisteront pas à l’ouverture solennelle des Cortes pèse également leur défense du républicanisme et leur rejet de la monarchie, mais la relation avec Felipe 6 est plus tendue en raison du conflit en Catalogne.

Lors du cycle de consultations que le monarque a convoquées en décembre pour l’investiture de Pedro Sánchez,, ERC, Bildu, la CUP et le BNG ont refusé d’assister, JxCat oui.

Lors de l’acte, la président du Congrès, Meritxell Batet, et le monarque prononcent un discours dans la chambre du Congrès devant les députés et les sénateurs. Après la session, le roi préside un défilé militaire, accompagné des présidents du Congrès et du Sénat et des membres du gouvernement.

Dans son discours de 2016, Felipe 6 a fait appel à la «loi» pour résoudre les «problèmes de vivre ensemble» dans l’État, en référence claire à la Catalogne. A cette époque, ni la consultation 1-O ni l’application de l’article 155 en Catalogne ou le processus du processus n’avaient eu lieu. Les membres de Unidos Podemos et du PNV assistent à l’événement, mais n’ont généralement pas applaudi l’intervention du monarque.

Le groupe de Pablo Iglesias a porté des oeillets rouges dans l’hémicycle en hommage aux personnes qui ont combattu contre le régime de Franco, et l’ancien député Diego Cañamero portait un T-shirt avec le message affirmant « Je n’ai élu aucun roi ».

madrid 23/01/2020 alexis romero

https://www.publico.es/

Commentaire:

ERC: Parti républicain catalan, « social-démocrate »

JxCat: Parti catalan souverainiste « de droite » de Puigdemont

Bildu: Coalition basque, emmenée par les ex de Batasuna (Sortu)

CUP: Indépendantistes catalans anti-capitalistes

BNG: Nationalistes galiciens modérés, comme l’UDB ici.

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23 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

vert (politis)

vert

Le fond de l’air est vert

Nous avons affaire à un mouvement d’opinion concomitant. Symboliquement, la présence de Philippe Martinez aux côtés d’Attac et Greenpeace à une conférence en dit long sur l’évolution des consciences. Symétriquement, la question se pose de l’ancrage à gauche d’EELV.

Un sociologue résuma un jour le néo-capitalisme d’une formule restée célèbre : « Tout est permis mais rien n’est possible. »  Mais gardons le mot. Il illustre assez bien ce à quoi on assiste après plus d’un mois de mouvement social contre la réforme des retraites.

La main sur le cœur, Édouard Philippe n’a jamais manqué de rappeler que, « dans notre démocratie, le droit de grève existe, et qu’il faut le respecter ». On a certes, ici ou là, éborgné et mutilé. On a tabassé en flagrant délit des manifestants, mais on n’a pas « interdit » non plus de manifester…

Tout est permis, donc. Mais qu’est-ce qui est vraiment possible quand un droit constitutionnel est exercé au prix d’un salaire ou d’un péril physique ? Faute d’une négociation véritable, le mouvement a donc été asphyxié.

Après plus d’un mois sans rémunération, les grévistes, exsangues, ont dû reprendre le travail. Simple suspension du mouvement, ou fin d’un conflit qui ne pouvait plus durer sous la même forme ? En d’autres temps, j’aurais parié sans hésitation pour la seconde hypothèse.

On sera plus prudent cette fois, tant est grande la détermination des salariés. Beaucoup de choses peuvent encore arriver alors que le projet gouvernemental va devoir poursuivre sa course d’obstacles, depuis sa présentation en Conseil des ministres ce vendredi, jusqu’à son adoption cet été. Il n’empêche ! Le mouvement social est à un tournant.

Le rôle désormais traditionnel de la direction de la CFDT, dont Le Monde révèle qu’elle partage ostensiblement ses économistes avec Emmanuel Macron, n’a certes pas aidé. Il faut ajouter que le gouvernement a joué une remarquable partie de bonneteau.

Absence de chiffrage, énigme sur la valeur du point, changements incessants du calendrier d’application… Plus personne ne sait sous quel gobelet se trouve la fève… Malgré tout, chose rare qui doit être méditée, et qui devrait dissuader les ministres de trop bomber le torse, l’opinion est encore majoritairement favorable au mouvement.

La réaction aussi primaire que vulgaire façon Le Point« la CGT ruine la France » – est minoritaire. Autant d’éléments qui incitent à la prudence pour la suite. D’autant que les municipales sont là, toutes proches.

Le gouvernement redoute tellement un vote sanction que le ministre de l’Intérieur multiplie les manœuvres pour en camoufler les résultats. On a déjà eu l’occasion dans ce journal de dire ce qui se tramait.

Il s’agit de gommer les étiquettes politiques dans les communes jusqu’à neuf mille habitants. Divers droite, divers gauche, pro et anti-gouvernement : pour Christophe Castaner, tous les chats sont gris ! Même Charles Pasqua n’avait pas osé aller jusque là.

Pour preuve encore du pessimisme qui règne en haut lieu, la tentative, très « sarkozyenne », de relancer le débat sur la « menace » communautariste. Quand la crise sociale est à son comble, sortez votre péril islamiste et lancez un énième débat identitaire… C’est désormais un classique.

Reste à savoir à qui profiteront politiquement les difficultés gouvernementales. La surprise vient, selon les premiers sondages, de la spectaculaire percée des Verts, en position de gagner plusieurs grandes villes.

Difficile d’établir une corrélation avec la mobilisation anti-réforme des retraites. Nous avons donc affaire à un mouvement d’opinion concomitant. La menace climatique se rapproche de nos vies. Et le spectacle lointain de l’Australie en feu nous a traumatisés.

La concurrence entre « la fin du monde » et « la fin de mois » apparaît soudain presque dépassée. Symboliquement, la présence de Philippe Martinez, invité le 17 janvier par Attac et Greenpeace, à une conférence d’une militante états-unienne du Green New Deal en dit long sur l’évolution des consciences.

Et sur une vision stratégique qui n’a pas toujours été le fort de la CGT. Symétriquement, la question se pose de l’ancrage à gauche d’Europe Écologie-Les Verts. Une transition écologique rapide, intégrant pleinement la question de l’emploi, est incompatible avec le système économique actuel.

Mieux vaut le dire. Des positionnements à courte vue, dits « ni droite ni gauche », ne peuvent donc que discréditer la cause. Le contre-exemple caricatural nous vient d’Autriche, quand des écologistes acceptent de prendre la place de l’extrême droite dans une coalition dirigée par l’ultra conservateur Sebastian Kurz.

Non seulement celui-ci est férocement anti-migrants, mais il est adepte d’une politique néolibérale de baisse des impôts et de réduction de la dépense publique difficilement conciliable avec les investissements qu’exige la transition écologique.

Fort heureusement, nous sommes loin de cette aberration en France, mais l’appartenance stratégique à la gauche gagnerait à être réaffirmée pour ceux qui pourraient en douter.

Le Green New Deal suppose un autre partage des richesses. Beaucoup plus que le catalogue annoncé par la présidente de la Commission européenne en décembre qui ne mobilise même pas les budgets nationaux. C’est donc un engagement écologiste et socialiste, au vrai sens du mot, que l’on attend, et qui permettrait de repenser la gauche.

22 janvier 2020 Denis Sieffert

https://www.politis.fr/

Commentaire:

Le fond de l’air est en réalité anticapitaliste!

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23 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

holocauste (pùblico al’e)

resistance j

Il n’y a pas eu qu’un massacre, il y a eu résistance

Israël commémore la mémoire d’Auschwitz, mais ignore son propre rôle au Moyen-Orient

Quarante dirigeants du monde entier assistent au Forum mondial de l’Holocauste qui a lieu à Jérusalem jeudi pour commémorer le 75e anniversaire de la libération d’Auschwitz. Alors que la mémoire de l’Holocauste est de plus en plus présente dans la vie des Occidentaux, leurs dirigeants préfèrent ignorer le chaos qu’Israël entraîne au Moyen-Orient.

Les souffrances causées par l’Holocauste étaient énormes et sont devenues une référence centrale pour la vie contemporaine de l’Occident. De plus en plus de musées, de films, de documentaires et d’actes en tout genre se souviennent dans les quatre points cardinaux. Si après la Seconde Guerre mondiale, on ne l’a presque pas évoqué, il n’y a pas de jour où il n’apparaisse dans les médias.

Les médias israéliens n’en doutent pas un instant: Benjamin Netanyahu capitalise politiquement grâce au forum mondial sur l’Holocauste, comme il capitalise sur tout ce qui passe à sa portée. Mais ce Premier ministre israélien est celui qui a le plus contribué à la déstabilisation du Moyen-Orient au cours de la dernière décennie, et qui continue de le faire, et cela ne semble pas du tout avoir d’importance pour les dirigeants qui assistent à l’événement.

À seulement quelques dizaines de kilomètres de Jérusalem se trouve la bande de Gaza, un endroit devenu grâce à Netanyahu un enfer humanitaire avec un siège brutal subi chaque jour, chaque heure et chaque minute, par deux millions de Palestiniens. Cela ne semble pas non plus avoir d’importance pour les présidents.

Ces dernières années, Israël n’a autorisé que 2% des demandes de construc-tion faites par la population palestinienne

Les données officielles de l’armée israélienne indiquent qu’au cours des dernières années, Israël n’a autorisé que 2% des demandes de construction faites par la population palestinienne dans la zone C de la Cisjordanie occupée, (et en détruit chaque semaine blog) un autre fait qui n’a pas d’importance pour les personnes invitées au forum. Au cours de la même période, Israël a multiplié de façon exponentielle la construction de maisons pour les colons juifs en violation du droit international. Cela ne semble pas non plus les inquiéter.

La dernière action controversée de Netanyahu, mardi, a été de s’engager publiquement à annexer la vallée du Jourdain à Israël, ce qui représente environ 30% du territoire de la Cisjordanie. Certes, cela a déjà été dit plus d’une fois, mais le répéter à l’arrivée des dirigeants occidentaux silencieux est une provocation supplémentaire.

Mercredi, Netanyahu a rencontré Emmanuel Macron, un homme politique qui représente très bien la position d’une Europe qui se lave les mains non seulement des Palestiniens mais de tout ce qui se passe au Moyen-Orient, excepté par des commentaires aseptisés auxquels Bruxelles nous a habitués. Malheureusement, l’attitude de Macron n’est pas unique sur un continent de plus en plus anesthésié au niveau politique.

Il y a quelque temps, un homme politique européen de premier plan a expliqué qu’il savait exactement ce qu’il devait faire, mais ils ne savait pas comment il gagnerait les élections s’il le faisait, des mots qui reflètent fidèlement le cynisme qui règne parmi les dirigeants de France, d’Allemagne et du reste de l’Europe. Les pays européens ne se soucient que du résultat des élections dans leur propre pays.

A l’issue de sa rencontre avec Macron, Netanyahu a déclaré que les deux avaient décidé d’établir un « dialogue stratégique » sur les « intérêts communs ». Il est facile d’imaginer ce que sont les «intérêts communs» et ce qu’un «dialogue stratégique» signifie en voyant ce qui se passe au Moyen-Orient. Les Européens se prêtent ainsi au « jeu démocratique » particulier qu’Israël promeut.

L’ « intérêt commun » d’Israël et de la France est de fournir des armes à l’Arabie saoudite pour bombarder le Yémen. Certes, la France n’est pas le seul pays européen impliqué dans ce genre d’activité (l’Espagne aussi blog), mais tout le monde connaît les conséquences que çà a au Moyen-Orient. Il est clair que Netanyahu poursuit un objectif consistant à déstabiliser au maximum la région, mais Macron lui veut gagner quelques millions d’euros.

Netanyahu a également exigé que Macron impose des sanctions à l’Iran. Au premier ministre israélien ne suffit pas la paralysie européenne à l’égard de Téhéran. Il veut que les Européens aillent plus loin et étouffent l’économie iranienne en difficulté, quelles que soient les conditions de vie minimales de dizaines de millions de personnes souffrant d’une punition totalement injuste.

Les médias hébreux affirment que Netanyahu demande à ses interlocuteurs d’attaquer la Cour pénale internationale. La dernière phase de l’opération de harcèlement et de démolition de ce tribunal a commencé il y a quelques semaines, lorsque la CPI a décidé d’enquêter pour savoir si Israël avait commis des crimes de guerre dans les territoires palestiniens, ce qui est évident pour tout observateur impartial. Israël attaque le procureur et, comme si cela ne suffisait pas, il discrédite ce tribunal avec le soutien explicite et implicite des dirigeants qui sont venus à Jérusalem pour l’Holocauste.

Le journaliste de « Haaretz », Zvi Barel, a publié mercredi un article ironique intitulé « Merci, chers dirigeants, d’avoir mentionné l’Holocauste ». Il y dénonce qu’il ne peut y avoir de plus grand soutien à la politique de Netanyahu que le conclave de Jérusalem. Il dénonce également l’oppression brutale des Palestiniens exercée par Netanyahu  et d’autres dans la région.

Il est certes nécessaire de se souvenir sans cesse de l’Holocauste, mais ce qui se passe aujourd’hui au Moyen-Orient doit également être traité par de manière urgentes, de la situation des Palestiniens à la guerre du Yémen, et cela ne se fait pas. Les mêmes dirigeants qui visitent Jérusalem ces jours-ci sont en grande partie directement responsables de tant de calamités.

JÉRUSALEM 23/01/2020 eugenio garcía gascón

https://www.publico.es/

Ghetto_Uprising_10

Lire aussi:

Le ghetto de Varsovie s’insurge: Garde l’espérance!

En avril 1943: Insurrection du Ghetto de Varsovie

Le travail esclavagiste, les fusillades de masse et les chambres à gaz. Les Roms, le génocide oublié de la Seconde Guerre mondiale

Commentaire:

Alors que se préparait un holocauste, les pays y compris les USA fermaient les frontières aux juifs, comme aux migrants actuellement. Les « justes » qui individuellement ont sauvé des juifs étaient bien seuls.

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22 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

le char et l’olivier (en bretagne)

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« Le char et l’olivier », aux origines du conflit israélo-palestinien

Une autre histoire de la Palestine : un film contre les idées reçues

Blain: Dans le cadre de la Semaine départementale du film Palestinien, qui va se dérouler du 22 au 29 janvier dans une vingtaine de salles du département, le cinéma Saint-Laurent projettera, vendredi 24 janvier, à 20 h 30, Le char et l’olivier, un long-métrage documentaire, réalisé par Roland Nurier.

Châteaubriand: Mardi 28 janvier à 20h15, Ciné Emeraude

Divatte: Samedi 25 janvier, à 20 h 10, cinéma Jacques-Demy

La Turballe: Le 24 (ou le 27?) à partir de 20H30 Ciné Atlantic

Le Pouliguen: 20H45 Jeudi 23 Janvier Cinéma Pax

Morlaix: Jeudi 23 janvier à 20 h 30, Ciné la Salamandre

Pornic: lundi 27 janvier à 20 h 30, au cinéma Saint-Gilles

Saint Malo de Guersac : Dimanche 26  18 h 30 Ciné Malouine

Rennes: jeudi 30 janvier 20h15 Cinéma « Arvor » Rue d’Antrain

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22 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

pour sama (ouest france)

carhaix

Carhaix. Maha Hassan vient porter la voix des Syriens

Dans le cadre de la projection du film Pour Sama, le Grand Bleu invite l’autrice et journaliste Maha Hassan, originaire de Syrie, installée en Bretagne depuis 2004, pour un échange avec les spectateurs.

Ce jeudi, le cinéma le Grand Bleu projette, en partenariat avec Amnesty international, le film Pour Sama, de Waad Al-Kateab. Un film qui sera suivi d’un échange avec la journaliste et romancière Maha Hassan. Kurdo-Syrienne. L’autrice est arrivée en France, comme réfugiée politique d’abord, en 2004. Aujourd’hui Française, habitante de Morlaix, elle n’a de cesse de porter la voix du peuple syrien.

L’exil

Elle parle de l’exil, d’abord. «La souffrance» de tout quitter, de se « sentir comme un vaga-bond, sans avoir vraiment de pays. On n’est nulle part ». C’était d’ailleurs le thème du premier roman qu’elle a écrit en France, Cordon ombilical. La France c’est aussi le pays qui lui a donné « la liberté, le courage et la confiance de publier librement, ce que je ne pouvais pas faire en Syrie ».

L’intégration

Et puis Maha Hassan parle aussi de l’intégration, « un pacte qui doit se faire des deux côtés, rappelle-t-elle. En France, je me suis rendu compte qu’être Française sur le papier ne donne pas forcément le droit de se sentir l’égale au regard des autres… »

La guerre en Syrie

Sa parole, ses mots, elle les utilise aussi pour parler de la guerre. La guerre en Syrie. « En France, on voit encore Bachar Al-Assad comme un défenseur de la laïcité, mais c’est faux. Cette guerre, c’est une guerre contre le peuple syrien, et le peuple syrien, on ne l’entend pas».

Pour Sama

Elle interviendra ce jeudi à Carhaix, au cinéma, après la projection du film Pour Sama. Une œuvre réalisée par Waad Al-Kateab, femme et journaliste syrienne.

Elle a filmé le quotidien de la vie à Alep, pendant la guerre, avec en toile de fond ce question-nement qui tiraille : faut-il partir ? « C’est une voix honnête qu’elle porte, et qu’il faut entendre. Un petit exemple qui montre ce qu’est la vie pendant la guerre en Syrie. Qui rappelle que quand on part, ce n’est pas par plaisir », détaille Maha Hassan.

Ce jeudi 23 janvier, à 20 h, au cinéma le Grand Bleu.

https://www.ouest-france.fr/

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