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08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

cuba (npa)

cuba

Levée de l’embargo contre Cuba 

Il ne s’agit pas de ici faire l’éloge du régime cubain qui, au fil du temps, s’est bien éloigné des espoirs suscités par la chute du dictateur Batista et l’entrée triomphale des guérilleros à La Havane en janvier 1959. Mais, force est de constater que de plus en plus de pays, face à la pandémie du coronavirus, demandent à bénéficier de l’assistance des médecins cubainEs.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il y a sur l’île 82 médecins pour 10 000 habitantEs, contre 32 en France et 26 aux États-Unis… Cuba a, au fil des années, pour suppléer à des services de santé défaillants ou lutter contre des épidémies, envoyé 25 000 médecins en Amérique latine (les médecins cubains ont dû quitter la Bolivie et le Brésil sur pression des nouveaux régimes réactionnaires), mais aussi en Afrique, au Pakistan ou à Haïti.

Face au Covid-19, Cuba a déjà dépêché en Italie une équipe de 52 médecins et infirmierEs. Aux Antilles et en Guyane « françaises », les médecins cubains sont réclamés par les autorités locales.

Le « socialisme » de Cuba n’est pas le nôtre, d’autant qu’il est, de plus en plus, pénétré par les mécanismes de marché, les inégalités, tandis que sévit la répression des dissidentEs politiques. Il y a certes une « diplomatie médicale » cubaine et les médecins sont une source de devises pour le régime.

Mais, même déformée et pervertie, Cuba montre la supériorité d’une économie planifiée sur l’anarchie du marché capitaliste. Et qu’on ne vienne pas dire que c’est parce que Cuba est une « dictature » : il y a des dizaines de pays dictatoriaux à travers le monde où les populations ne peuvent satisfaire leurs besoins élémentaires tandis que leurs dirigeants vont se faire soigner à l’étranger (à titre d’illustration, le général major Abdelhamid Ghriss, secrétaire général du ministère de la Défense nationale algérien, vient de se faire opérer en Suisse).

Alors, oui, il faut lever de toute urgence tout embargo contre Cuba comme le réclament divers organismes internationaux et, chez nous, en finir avec la dictature du marché sur la santé !

Mercredi 8 avril 2020 Henri Wilno

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Cuba (Combat Ouvrier)

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08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

wall street (à l’encontre)

secu

Ce que Wall Street ne veut pas que vous sachiez 

Un premier médecin, le docteur Ming Lin, urgentiste, a été licencié pour avoir dit ouvertement son inquiétude quant à la sécurité défaillante dans les services d’urgence, et au manque de fournitures médicales, au manque de protections pour le personnel hospitalier. Il ne sera pas le dernier.

A l’instar de nombreux hôpitaux aux Etats-Unis, le Centre médical «PeaceHealth St. Joseph Medical Center», de Bellingham (Etat de Washington), où Ming Lin a travaillé 17 ans comme médecin urgentiste, a externalisé la gestion et le personnel de ses urgences.

Le Dr Ming Lin a poursuivi son travail aux urgences de l’hôpital, mais son employeur était désormais une firme de travail intérimaire plaçant des médecins, firme «spécialisée» pour les services d’urgence.

Ces sociétés de travail intérimaire sont souvent à l’origine des factures médicales surprises pour les services d’urgence, factures que les patients reçoivent après que leur compagnie d’assuran-ces a payé l’hôpital et les médecins. A cela peuvent s’ajouter des frais prohibitifs supplémentai-res pour des consultations que les assurances n’ont pas pris en charge.

Environ un tiers des services d’urgence des hôpitaux sont occupées par des médecins payés par deux sociétés de recrutement de médecins – TeamHealth et Envision Health – appartenant à des fonds d’investissement de Wall Street. Envision Healthcare emploie 69 000 travailleurs de la santé dans tout le pays, tandis que TeamHealth en emploie 20 000. Le fonds d’investissement Blackstone Group [1] est propriétaire de TeamHealth. Kravis Kohlberg Roberts (KKR) contrôle Envision.

Mission: Profit

La prise en charge des malades n’est pas leur mission. Leur but? Réaliser d’énormes profits à l’avantage de fonds d’investissement privé et de leurs actionnaires. Il est lamentable qu’elles surtaxent patients et compagnies d’assurances pour des soins médicaux urgents et désespéré-ment nécessaires. Mais il est encore plus inadmissible qu’elles musellent des médecins pour avoir pris la défense de leurs patients et de leurs collègues à l’heure même où la pandémie ravage les Etats-Unis tout entiers.

Et c’est bien ce que vient de faire TeamHealth, propriété de Blackstone. Mais pourquoi donc licencier un médecin urgentiste expérimenté au milieu d’une pandémie? Fréquentant la garde rapprochée du président Trump, le PDG de Blackstone, Stephen A. Schwarzman, craindrait-il pour cette relation si des médecins de TeamHealth informent le public que Washington a mal géré l’attribution des fournitures et des équipements de protection?

Qu’arriverait-il à Schwarzman si Trump estimait n’être pas assez apprécié des médecins de TeamHealth?

Le «PeaceHealth St. Joseph Medical Center» est peut-être le premier hôpital à avoir éjecté un médecin placé par une boîte de placement temporaire pour avoir dit la vérité au public. Peut-être ne sera-t-il pas le dernier. Maintenant, les hôpitaux préviennent les médecins traitant des patients COVID-19 qu’ils seront licenciés s’ils parlent à la presse.

L’«American Academy of Emergency Medicine» (l’Académie américaine de médecin d’urgence) a protesté contre l’éviction du Dr Ming Lin. Elle veut savoir comment TeamHealth a pu être autorisé à fournir des services hospitaliers alors que la loi exige des cabinets médicaux qu’ils appartiennent à un médecin agréé.

TeamHealth contourne la loi. En acquérant des cabinets de médecins, elle s’approprie tous leurs actifs: l’immobilier, les bureaux, l’équipement, les fournitures, l’inventaire et même les comptes débiteurs.

Sur le papier, ces cabinets médicaux appartiennent à une organisation que dirigent des médecins. TeamHealth l’a créée pour se conformer à la loi. Mais que signifie pour un médecin posséder un cabinet si ce dernier est dépourvu de moyens et de toute possibilité d’exister par lui-même?

La fureur des patients qui ont eu la surprise de recevoir ces factures médicales abusives a montré que TeamHealth contrôle la facturation des médecins qu’il fournit aux services urgences des hôpitaux.

Le licenciement du docteur Ming Lin lève le rideau sur un autre scandale: TeamHealth contrôle également les médecins.

(Cet article a été produit par Economy for All, un projet de Independent Media Institute, 7 avril 2020; traduction rédaction A l’Encontre)

Eileen Appelbaum est codirectrice du Center for Economic and Policy Research. Rosemary Batt est professeure à l’institut Alice Hanson Cook of Women and Work de Cornell University.

[1] Blackstone Group a été mise sur les rangs par la Macronie pour tirer profit de sa réforme des retraites.

Eileen Appelbaum Rosemary Batt 8 avril 2020

https://alencontre.org/

Commentaire:

On voit partout que les USA dépensent plus que la France en santé: un bémol: il versent encore plus au privé!

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08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

désastre (essf)

 manu

Un désastre français

Résumons : comme le port de masques, les dépistages massifs sont essentiels.

Une évidence — niée trois mois durant par le gouvernement français, qui n’a pas non plus mobilisé dès janvier l’industrie pour reconstituer les stocks de tenues de protection, de matériel d’intubation ou de tests et passer sans attendre des commandes d’achat massives à l’étranger.

Il héritait certes d’une situation d’impréparation désastreuse, mais il était parfaitement au courant du problème.

Jérôme Salomon, médecin infectiologue, est le directeur général de la Santé publique depuis janvier 2018. Auparavant, devenu haut fonctionnaire, il avait intégré en 2001 le cabinet de Bernard Kouchner dans le pôle se sécurité sanitaire.

Il a été conseiller, chargé de la sécurité sanitaire en 2013-2015, attaché à Marisol Touraine, ministre de la Santé. Proche d’Emmanuel Macron, il devient son conseiller durant la campagne présidentielle (et le prévient que le système sanitaire français n’est pas préparé à faire face à une grave épidémie).

Jérôme Salomon sait donc tout du passé et du présent sanitaire de la France. Emmanuel Macron en est informé. La ministre de la Santé de l’époque Agnès Buzin a avoué que le pouvoir était au courant, dès janvier, qu’il fallait se préparer à une pandémie.

Néanmoins, il court depuis derrière l’épidémie, accumulant ratés et retards en tous domaines. J’ai vécu toute l’histoire de la Ve République. Je n’ai jamais connu de présidence et de gouvernement aussi incapables et lâches qu’aujourd’hui [1].

Terrible paradoxe, la France était probablement l’un des pays occidentaux les mieux préparés à faire face à une épidémie.

De très importants stocks préventifs (matériel, vaccins, etc.), ainsi que des plans d’action en cas d’épidémie avaient été constitués sous l’impulsion, notamment, de Roselyne Bachelot ou Xavier Bertrand (ce dernier a cependant amorcé leur réduction).

Ils ont cessé d’être renouvelés, puis ont été liquidés sous Touraine et la présidence Hollande, distribués aux hôpitaux et aux entreprises, à charge pour eux de les entretenir sans budget assigné… La présidence Macron a maintenu le même cap. La « culture » de la prévention anti-pandémique s’est perdue au sein de l’administration.

A l’arrière-plan, il y a évidemment la politique d’affaiblissement du service public hospitalier à laquelle ont contribué tous les gouvernements, droite et gauche confondus, depuis trente ans. En matière de santé, la France est devenue un pays dépendant. Riche, mais dépendant.

 Une arrogance bien mal venue

Des semaines durant, le discours du pouvoir, et de Jérôme Salomon en particulier, a été d’une arrogance insoutenable à l’encontre des pays asiatiques dont nous avions tant à apprendre. Ils ont leurs cultures, disait-il, mais nous la nôtre et on est plus malin.

Le temps passant, cette arrogance est devenue intenable.

En Asie orientale, Sud-Coréens, Japonais, Vietnamiens se demandent sidérés comment les anciennes puissances coloniale peuvent se retrouver aussi démunies – la France, la Grande-Bretagne (ajoutons les Etats-Unis)… à l’exception de l’Allemagne. Le leadership auquel prétend encore l’Occident en prend un sacré coup !

Le témoignage dans le Nouvel Observateur de Michael Sibony [2], qui séjournait au Vietnam, en dit plus que mille discours. Grâce à une politique systématique de confinement temporaire (pendant deux semaines) des personnes revenant au pays et des personnes contaminées, en testant méthodiquement leur entourage, en favorisant le port du masque et des gestes barrière, le pays a pu limiter radicalement le nombre de cas avérés et, jusqu’à aujourd’hui, n’a pas connu de décès Covid-19.

D’où cette scène tristement désopilante : Sibony, avant son retour en France, achète en gros masques et gels et doit expliquer à une pharmacienne effarée que tous ce qui est à disposition dans son officine s’avère introuvable dans l’ancienne métropole coloniale.

Des arguments « culturels » mal venus ont agrémenté le discours des autorités en France.

Tout d’abord, le port de masque, quand on est contagieux, n’est pas une affaire de culture, mais d’éducation. Il suffirait qu’il soit enseigné à l’école pour entrer dans les mœurs… Ensuite, le Japon n’est pas le pays de la distanciation sociale (physique). Certes, on se salue sans se toucher, mais on se retrouve aussi souvent dans des restaurants serrés épaules contre épaules sur des banquettes, dans une promiscuité bien plus intense qu’autour de nos tables…

La présidence et le gouvernement français n’ont pas voulu avertir immédiatement de la gravité du danger ni en prendre eux-mêmes la pleine mesure. Début mars encore, Macron s’est ostensiblement rendu au concert en disant « la vie continue ». Le premier tour des municipales a été maintenu le 14 du mois… Et l’on nous dit que tout ce qui pouvait être fait l’a été ?

Dans ces conditions, le point de référence du pouvoir français n’est pas la Corée du Sud (ou, humiliation suprême, le Vietnam), il reste le « modèle chinois » à partir duquel il faut réfléchir, en tenant compte de la taille du pays, mais aussi de l’extrême violence qui a accompagné le confinement.

De nombreux témoignages sur Internet (vite censurés) illustrent la fureur d’une partie de la population face à l’incurie du régime et la violente répression qui a accompagné le confinement : portes d’appartement soudées par la police, refus de reconnaître que des malades sont atteints par Covid-19 (conditions de la gratuité des soins), patients incapables de payer et qui meurent dans la rue… Les chiffres officiels de décès en Chine sont massivement sous-estimés.

Dans l’étape qui s’amorce, la Chine (et singulièrement le Hubei, Wuhan) sera le laboratoire du déconfinement. Une période lourde de dangers épidémiologiques (le risque d’une seconde vague de contamination) et politiques pour le PCC. Des semaines cruciales s’annoncent.

mercredi 8 avril 2020 ROUSSET Pierre

https://www.europe-solidaire.org/

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08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

labour ou socialisme? (socialist worker)

La stratégie de «rester et se battre» au sein du parti n’est pas un moyen pour un véritable changement socialiste

Les militants de gauche du parti travaillistent se demandent maintenant s’il faut quitter le parti ou «rester et se battre».

Beaucoup de ceux qui veulent rester citent Tony Benn, le député travailliste qui a autrefois mené un mouvement pour contrôler le parti. « Il n’y a pas de victoire finale, pas de défaite finale », selon la citation. «Il y a toujours la même bataille à mener. Alors endurcissez-vous! ». L’idée qu’il s’agit d’une guerre sans fin est une perspective assez sombre.

Toute l’histoire du parti travailliste a impliqué une lutte constante entre la gauche et la droite. Cela prenait généralement la forme de tensions entre ses membres, en majorité à gauche et ses députés pour la plupart à droite.

C’est le résultat d’une contradiction fondamentale au sein du parti travailliste.

Le Labour reflète les aspirations des travailleurs pour une amélioration réelle de leur vie. Mais il essaie de canaliser cela à travers le fonctionnement du Parlement, de l’État britannique et du système capitaliste, ces espoirs sont limités, retenus et méprisés. Il y a donc une tension permanente entre les militants du parti et les députés.

Socialisme

Les militants considèrent le Labour comme un vecteur de changement et même de socialisme. Les députés au Parlement, sont plus soucieux de se montrer suffisamment «responsables» pour pouvoir gouverner.

Dès 1907 – sept ans seulement après la fondation du parti – les députés travaillistes se sont donné le droit d’ignorer les décisions des membres. ( En 1905 la CGT adoptait la « Charte d’Amiens » en défiance envers le PS français blog)

Et chaque fois que la gauche s’approche de la direction, la droite utilise les pressions pour «l’unité» et de «l’électorabilité» pour les mettre au pas. Benn lui-même a été vaincu par cela. Après avoir presque remporté l’élection pour devenir chef adjoint, il a été convaincu par la droite de cesser de faire campagne dans l’intérêt de l’unité.

Son conseiller – qui a ensuite fondé Momentum ( association proche de Corbyn blog) – a pensé que c’était une bonne idée. Une longue dérive vers la droite et une purge des militants de gauche a suivi. Il semble maintenant que cela va se reproduire.

Benn avait raison – la gauche travailliste est condamnée à faire continuellement la guerre à la droite au sein du parti. C’est une guerre dans laquelle la droite a d’énormes avantages. Et même si la gauche gagne un contrôle temporaire, elle est limitée par le système.

Le moyen de l’éviter c’est de refuser d’être prisonnier de la droite – en construisant un parti axé sur l’activité par le bas et respectant les principes socialistes.

https://socialistworker.co.uk/

scotland

Scottish Labour barre à droite

L’aile droite de Jackie Ballie a remporté l’élection du chef adjoint du Parti Travailliste écossais. Sa victoire montre non seulement un mouvement vers la droite comme avec Keir Starmer, mais annonce un autre  désastre pour le parti en Écosse. Tout comme Starmer, Baillie prétend représenter le «changement».

Elle veut dire par là que les travaillistes auraient dû faire campagne encore plus ardemment contre le Brexit et contre un deuxième référendum sur l’indépendance.

Scottish labour s’oppose farouchement à un deuxième référendum sur l’indépendance.

Elle a été directrice de la campagne  « Better Together » qui a réuni le Parti Travailliste et la coalition Tory-LibDem lors du référendum de 2014. Baillie a battu le candidat de gauche, Matt Kerr, par 10 300 voix contre 7 500 voix.

Les socialistes d’Écosse qui veulent mener la lutte contre les conservateurs et condamner le Parti National écossais, co-responsable de l’austérité doivent regarder à l’extérieur du Parti Travailliste.

Hector Sierra

https://socialistworker.co.uk

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08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

libéraux (pùblico)

 venezula
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Les gouvernements libéraux profitent de la catastrophe du coronavirus pour déréglementer au détriment de l’environnement
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L’émergence de la covid-19 pousse certains gouvernements à dynamiser les progrès en matière d’environnement avec l’excuse que ce n’est que de cette manière que l’économie pourra être sauvée.
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Le monde cessera d’être tel que nous le connaissons, mais le capitalisme lui résiste.
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Le coronavirus – et la crise mondiale qu’il a entraînée – a mis le pouvoir en position de pouvoir choisir entre la vie (humaine) ou les affaires. Ce sont, en somme, deux tensions dialectiques qui ont toujours existé, mais qui se battent désormais définitivement pour l’hégémonie. Le public contre le privé. L’État comme entité protectrice, contre les institutions comme outil de déréglementation.

S’il est vrai que certains gouvernements européens tentent d’aborder cette crise d’un point de vue social, la réalité de l’urgence sanitaire devient également un choc parfait pour les entreprises privées et le démantèlement des lois essentielles pour protéger l’environnement.

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Le capitalisme de catastrophe se réarme.

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« Malheureusement, je pense qu’il existe un risque réel que la logique de développement dans laquelle tout va continuer de croître finisse par s’imposer », fait valoir Juan López de Uralde, député et président de la Commission pour la transition écologique du Congrès des députés. »La pandémie nous dessiner un scénario qui va être totalement différent de l’actuel. D’un côté il y a ceux qui parient sur la nécessité de doubler la croissance et, de l’autre, ce qui jusqu’à présent, nous paraissait impossible: mettre la vie humaine au centre.
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Lorsque la pandémie prendra fin, nous aurons un très fort différend entre ces deux visions « , explique Luis González Reyes, auteur de « Dans la spirale de l’énergie » et docteur en chimie. La première des visions est celle qui a jusqu’à présent dominé et qui continue pour l’instant, selon l’expert, de maintenir une « vision myope en continuant de miser sur un doublement de la croissance », malgré la crise.Cette réalité, celle de la croissance à tout prix, incite certains États à tourner le dos à la décarbonisation de l’économie et à s’appuyer sur une déréglementation environnementale qui permet de nouveaux projets et de nouveaux plans liés aux énergies fossiles.
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Ainsi, le choc provoqué par le Covid-19 peut être vu par certaines élites comme une opportunité de parier sur la croissance économique au détriment de la planète.
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Les États-Unis et le «déjà vu» de la déréglementation
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L’administration Trump semble ressusciter les principes de l’école de Chicago qui a causé tant de dommages sociaux et économiques après la catastrophe de l’ouragan Katrina, lorsque les inondations et les tempêtes ont servi d’excuse pour licencier des milliers d’enseignants et privati-ser l’école publique à New Orléans.
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Désormais, la maladie de la covid-19 se prête à un écran de fumée utile pour que l’exécutif républicain démantèle une partie de la législation et donne le feu vert à des projets économiques basés sur les combustibles fossiles.L’une des premières étapes a été franchie le 27 mars, alors que le nombre d’infections à coronavirus s’est multiplié de façon exponentielle. Ainsi, l’Environmental Protection Agency (EPA) a annoncé que les lois qui veillent sur l’environnement seraient abolies lors de l’urgence sanitaire.
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Une décision qui est intervenue quelques jours après que l’American Petroleum Institute ait demandé au président Trump de réduire les restrictions pendant la crise afin de « garantir l’approvisionnement en carburant pendant l’épidémie ». »La politique adoptée par l’EPA ne tombe pas du ciel, au cours des semaines précédentes, l’industrie avait exigé une déréglementation environnementale. Certains acteurs économiques tels que la Chambre de commerce ou l’American Petroleum Institute avaient envoyé des lettres au gouvernement américain les jours précédents. demandant l’assouplissement des taxes et des réglementations « , explique Samuel Martín-Sosa, responsable d’ « Ecologistes en action », dans un communiqué.
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À cela,  s’est ajouté que le gouvernement républicain a réactivé la construction d’un pipeline de près de 2 000 kilomètres qui traversera plusieurs États – divisant les réserves autochtones d’Amérique du Nord – et qui aura un grand impact environnemental. Une infrastructure destinée au transport de près de 830 000 barils d’huile quotidiennement.
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Charbon chinois
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La Chine semble avoir surmonté la plus forte attaque du coronavirus, et certaines de ses villes commencent déjà à revenir à la normale. Cependant, la crise a fortement ébranlé les fonde-ments de l’économie, qui semblait en voie de décarbonisation.
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La situation actuelle, avec une pandémie s’étendant aux confins de la planète et un sommet sur le climat reporté à l’année suivante, a permis au gouvernement de se retourner plus facilement vers le charbon pour tenter de réparer les dommages économiques causés par Covid-19. « Au lieu de parier sur le renforcement, il semble qu’ils parient sur un affaiblissement des restrictions environnementales », explique Uralde.À tel point que l’exécutif chinois a annoncé une relance de plus de 6 000 millions d’euros pour la construction d’une dizaine de centrales au charbon dans tout le pays, ce qui, selon un rapport de Carbon Brief, rendra la tâche difficile que le géant asiatique atteigne les objectifs de réduction des émissions fixés par l’accord de Paris.
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« Les émissions de CO2 ont augmenté pour la troisième année consécutive en 2019 d’environ 2% et seulement 35% de la demande d’énergie était couverte par des sources à faible émission de carbone ». »La raison principale pour laquelle la Chine parie sur le charbon est que ses possibilités d’extrac-tion de pétrole sont loin derrière ses taux de croissance. C’est simplement une stratégie qui dépende le moins possible de l’extérieur, qui peut servir à essayer grandir pendant un certain temps « , explique González Reyes.
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L’Europe, une opportunité manquée?
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En Europe, le choc des coronavirus peut entraîner des reculs des politiques vertes, du Green New Deal, qui est déjà remis en question par certaines économies d’État, à une législation spécifique. Bien qu’aucune mesure définitive n’ait encore été prise, la réalité montre que les secteurs les plus conservateurs et réactionnaires voient la pandémie comme une opportunité de déréglementation.À tel point que le groupe des conservateurs et réformistes européens (ECR – Dupont-Aignan) a demandé au Parlement que « l’argent alloué à la politique climatique » soit affecté à la pandémie, arguant qu’il était temps de « mettre le pragmatisme au premier plan » .
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Le Parti populaire européen (PPE – Les Républicains) a demandé quelque chose de similaire, soulignant la nécessité de paralyser la stratégie de « circuit court » par laquelle on vise à réduire les émissions de CO2 par la chaîne alimentaire et à encourager la production locale de proximité.
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« Maintenant, il est essentiel d’utiliser notre énergie pour trouver des mesures adéquates pour aider nos agriculteurs et rétablir de bonnes conditions de travail et de marché pour eux », a déclaré Herbert Dorfmann, porte-parole du PPE.
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 07/04/2020 alejandro tena
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08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

pollution (el diario )

air

Coronavirus: la pollution de l’air est liée à des taux de mortalité beaucoup plus élevés
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Pour les patients atteints de coronavirus, la pollution augmente le risque de problèmes respiratoires qui peuvent devenir mortels, selon une étude de l’Université de HarvardLa pollution augmente de 20% le risque d’accident vasculaire cérébral, selon une étude.Selon une analyse scientifique de l’Université Harvard, il existe une relation entre la pollution atmosphérique et des taux de mortalité significativement plus élevés pour les personnes infec-tées par Covid-19..

Développé aux États-Unis, le travail montre comment une augmentation même infime des niveaux de particules polluantes dans les années précédant la pandémie peut être associée à 15% supplémentaires du taux de mortalité. À titre d’exemple, ils expliquent que si l’air de Manhattan avait été un peu plus pur ces derniers temps, des centaines de vies auraient pu être sauvées.Compte tenu des grandes différences de niveaux de pollution entre les pays, l’étude suggère que les personnes vivant dans des zones polluées par l’air sont beaucoup plus susceptibles de mourir des coronavirus que les personnes vivant dans des zones plus propres.

Selon les scientifiques, le risque accru pour les personnes vivant dans des zones contaminées d’acquérir le syndrome de détresse respiratoire aiguë, extrêmement mortelle et l’une des causes de décès associées à Covid-19, en plus d’autres problèmes respiratoires et cardiaques, était déjà connu.

Un autre rapport réalisé par des scientifiques italiens indique que les taux de mortalité élevés dans le nord du pays sont corrélés à des niveaux plus élevés de pollution atmosphérique. Les scientifiques espèrent que leurs résultats seront utilisés pour garantir que les zones à forte pollution atmosphérique prennent des précautions supplémentaires pour endiguer le virus et déployer des ressources supplémentaires pour faire face à l’épidémie.

Alors que la pollution de l’air est déjà au minimum grâce à des fermetures généralisées, les scientifiques soulignent que garantir un air plus pur à l’avenir contribuera à réduire les décès dus à Covid-19.

Développée par des chercheurs de l’école de santé publique TH Chan de l’Université de Harvard, l’étude a examiné les niveaux de pollution atmosphérique et le nombre de décès dans 3 000 comtés (98% de la population) jusqu’au 4 avril et dans 3 000 comtés américains.

« Nous avons constaté qu’avec une augmentation de seulement 1 μg / m3 de PM2,5 [particules], il y avait une augmentation de 15% du taux de mortalité Covid-19″, a conclu l’équipe.Une légère augmentation de l’exposition à la pollution par les particules sur une période de 15 à 20 ans était connue pour augmenter le risque de décès pour une raison quelconque. Selon de nouvelles recherches, dans les décès de Covid-19, le risque est multiplié par 20. »Les résultats sont statistiquement significatifs et robustes », ont-ils déclaré. L’étude a pris en compte de nombreux autres facteurs, notamment les niveaux de pauvreté, le tabagisme, l’obésité, le nombre de tests Covid-19 et les lits d’hôpitaux disponibles. Il a également été mesuré quittant la ville de New York, où il y a eu de nombreux cas de Covid-19, et des comtés avec moins de 10 infections confirmées, hors de l’analyse. »Des travaux antérieurs ont montré que l’exposition à la pollution atmosphérique avait considérablement augmenté le risque de décès par le coronavirus Sars lors de l’épidémie de 2003″, a déclaré Rachel Nethery, membre de l’équipe de scientifiques de Harvard. « Nous pensons donc que nos résultats sont désormais conformes à ces résultats. »

Selon son coéquipier Xiao Wu, « Ces informations peuvent nous aider à nous préparer en demandant aux populations fortement exposées à la pollution atmosphérique de prendre des précautions supplémentaires et d’allouer plus de ressources pour réduire le risque de développements négatifs de Covid-19″

 » Que nous attendions un vaccin ou un traitement, Covid-19 fera probablement partie de notre vie pendant un certain temps; compte tenu de cela, nous devrions envisager des mesures supplémentaires pour nous protéger de l’exposition à la contamination et réduire le nombre de décès dus au Covid. -19 « .Les auteurs soulignent que l’Environmental Protection Agency des États-Unis a suspendu l’application des lois environnementales (le 26 mars) et demandent que les réglementations sur la pollution atmosphérique continuent d’être appliquées. Ne pas le faire, ont-ils dit, pourrait augmenter le nombre de décès dus à Covid-19. L’étude est sur le point d’être publiée dans une grande revue médicale.
Selon le professeur Jonathan Griggs de l’Université Queen Mary de Londres, l’étude est plausible et méthodologiquement solide mais présente certaines limites. Par exemple, ne pas mesurer des facteurs importants tels que le tabagisme au niveau individuel. « Il est clair que nous avons besoin d’urgence de plus d’études, car la pollution particulaire générée localement retrou-vera ses niveaux dès que les restrictions de mouvement seront assouplies », a-t-il déclaré.
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Après l’Italie et l’Espagne, les États-Unis sont le pays où le nombre de décès par coronavirus est le plus élevé. L’autre étude, centrée sur l’Italie, a été publiée par la revue Environmental Pollution et arrivait à la conclusion suivante: « Le niveau élevé de contamination dans le nord de l’Italie doit être considéré comme un cofacteur supplémentaire dans le taux de mortalité élevé enregistré dans la région » .Le nord de l’Italie, note l’étude, est parmi les zones les plus polluées d’Europe et jusqu’au 21 mars, le taux de mortalité dans les régions du nord de la Lombardie et de l’Émilie-Romagne était d’environ 12%, soit plus du double du 4, 5% enregistrés dans le reste de l’Italie.
« Il est bien connu que la contamination endommage la première ligne de défense des voies respiratoires supérieures, de sorte qu’un sujet vivant dans une zone à fort taux de contamination sera plus susceptible de développer des maladies respiratoires chroniques et sera plus encore vulnérable à tout agent infectieux « , dit-il.
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À la mi-mars, des scientifiques médicaux ont averti que l’exposition à la pollution atmosphérique pourrait aggraver Covid-19. Les premières recherches ont suggéré que l’affaiblissement des poumons chez les fumeurs et les ex-fumeurs les rendait plus sensibles au virus.Alors que les mesures de confinement ont considérablement réduit la pollution de l’air, une analyse mondiale complète publiée en 2019 a montré que l’exposition à l’air pollué pendant de longues périodes pouvait endommager tous les organes et pratiquement toutes les cellules du corps.Traduit par Francisco de Zárate  /Damian Carrington

04/08/2020
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Commentaire:
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En Bretagne, la pollution aux particules seraient dues aux épandages agricoles… mais chut!

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07 avril 2020 ~ 0 Commentaire

épandages (reporterre eaux-et-rivières)

macron chasseurs

Pendant le confinement, les épandages de pesticides autorisés près des habitations

Le ministère de l’Agriculture a permis que les distances de sécurité entre les habitations et les pulvérisations de pesticides soient réduites au minimum possible, dès le début de la saison des épandages. Le tout sans concertation, crise sanitaire due au Covid-19 oblige.

En ce printemps, il n’y a pas que le coronavirus qui essaime. Les plantes aussi se multiplient, et les agriculteurs sortent semences, tracteurs, fertilisants (qui seraient, selon certains, responsa-bles d’une pollution aggravant les effets du Covid 19)… et bientôt pesticides.

Le gouvernement n’a pas décidé de les confiner, au contraire.

Par une série de décisions, notamment justifiées par la crise sanitaire due au Covid-19, le ministère de l’Agriculture a permis que les distances de sécurité entre les habitations et les pulvérisations de pesticides soient réduites au minimum possible, dès le début de la saison des épandages. Et ce sans concertation, comme c’était prévu au départ.

Pour rappel, après un intense débat, le gouvernement avait adopté fin décembre un arrêté définissant ces « zones de non traitement ». Les distances entre les épandages de pesticides et les limites de propriété des habitations bordant les champs avaient été fixées à :

  • Dix mètres pour les cultures hautes tels que les arbres fruitiers ou les vignes ;
  • Cinq mètres pour les autres cultures comme les grandes cultures (blé, maïs, colza, légumes, etc.),
  • Vingt mètres, quel que soit le type de culture, pour les substances les plus dangereuses.

Adopté en même temps, un décret demandait à chaque département d’adopter des « chartes d’engagements des utilisateurs ». Une fois adoptées, elles permettent la réduction de ces distances à :

  • Cinq mètres pour les vignes et l’arboriculture,
  • Trois mètres pour les autres cultures,
  • Les vingt mètres restant de rigueur pour les substances les plus dangereuses.

Le tout à condition que les agriculteurs utilisent des « systèmes anti-dérive » (épandeurs plus précis).

Les distances minimales ont été fixées à cinq mètres pour les vignes.

Ces distances (réduites ou pas) avaient été considérées comme largement insuffisantes par les associations environnementales et de riverains. Mais le gouvernement a décidé de permettre aux agriculteurs d’appliquer les distances réduites avant même l’adoption des chartes. Ce alors que ces documents sont censés être discutés et adaptés au contexte local, et que leur contenu final ne devrait donc pas être connu à l’avance. L’affaire s’est passée en deux temps.

« Tout est fait pour appliquer le minimum réglementaire sous couvert de dialogue »

Tout d’abord, une circulaire du 3 février 2020, passée relativement inaperçue, a introduit une première dérogation : « Les utilisateurs engagés dans un projet de charte soumis à concertation publique (…) peuvent, à titre individuel, appliquer ces réductions de distance ».

En clair : pas besoin d’attendre les remarques et retours de la concertation autour de la charte, ni l’approbation du texte par le préfet. Il suffit que la concertation autour de la charte soit engagée pour que les distances minimales soient appliquées.

Le document, adressé par la Direction générale de l’alimentation (DGAL) du ministère de l’Agri-culture aux préfets, précise en outre que cette dérogation est valable jusqu’au 30 juin 2020. Il s’agissait de « ne pas pénaliser les agriculteurs qui, dès le 1er janvier 2020, respectaient les conditions réglementaires à même de réduire les distances », nous a expliqué le ministère de l’Agriculture.

Suite logique, l’épidémie et le confinement sont venus offrir une nouvelle occasion de déroga-tion. « Compte tenu de la difficulté à mener la concertation publique, dans le contexte en cours de la crise Covid-19 », a annoncé le ministère de l’Agriculture fin mars, « il suffit pour appliquer les réductions de distance de s’engager à « mener la concertation dès que le contexte Covid-19 le permettra ».

Même plus besoin, donc, d’avoir entamé la concertation autour de la charte, il suffit que la chambre d’agriculture ou le syndicat agricole majoritaire (dans la plupart des cas, la FNSEA) promette au préfet de le faire… dès que possible.

Dans un courriel que Reporterre a pu consulter, adressé à toutes les directions régionales de l’agriculture, la DGAL explique cette décision : il s’agit d’un « arbitrage » rendu à la suite des « demandes de la profession agricole de pouvoir appliquer les réductions de distance même si les chartes ne sont pas soumise à concertation ».

« Les chartes resteront indispensables au-delà de juin 2020. (…) L’objectif du gouvernement est bien d’instaurer ce dialogue, entre riverains et exploitants », assure à Reporterre le ministère de l’Agriculture, en réponse à nos questions.

« De telles combines ne vont pas apaiser les tensions. Tout est fait pour appliquer le minimum réglementaire sous couvert de dialogue », regrette Thibault Leroux, chargé de mission agricultu-re à France Nature Environnement.

Ces chartes avaient été dénoncées par les associations environnementales et de riverains dès le départ. Elles regrettaient qu’elles soient rédigées par les agriculteurs, et rapportaient ne pas être écoutées dans les processus de concertation. Le fait que le gouvernement décide en plus de s’en passer jusque fin juin « donne vraiment l’impression qu’elles sont factices », indique Thibault Leroux.

« Une concertation sans réunions est un non sens ! »

Cependant, certaines chambres d’agricultures ont maintenu la concertation malgré le confinement. En effet, rien n’interdit de tout faire en ligne. Une méthode de concertation tout à fait satisfaisante, d’après les chambres d’agriculture que Reporterre a pu joindre.

« Dès le départ, on n’avait pas prévu de réunion publique, nous précise-t-on dans l’Hérault. Donc le confinement n’était pas gênant ! » « On a fait une publicité dans le journal Sud Ouest. Les gens sont informés », estime-t-on dans les Landes. « Nous avions déjà organisé deux réunions publiques avant le confinement », nous précise-t-on en Indre-et-Loire.

Reporterre a pu constater que des concertations se poursuivaient en ligne également dans l’Indre, le Nord-Pas-de-Calais, le Loir et Cher, le Loiret, en Gironde, dans la Drôme. Autrement dit, des départements ou grandes cultures ou vignes, des cultures consommatrices de pesticides, dominent.

Pourtant, la Commission nationale du débat public invitait, le 1er avril, « à suspendre les concertations car le 100 % numérique permet à tous de participer ».

« Poursuivre les concertations c’est considérer que les jeux sont faits, appuie Gabriel Ullmann, docteur en droit de l’environnement. Dans la concertation, un des aspects importants c’est justement de se concerter. Le faire sans réunions est un non sens ! »

Dans une lettre au Premier ministre, l’association de lutte contre les pesticides Générations futures demande par conséquent le report de ces concertations en attendant la fin du confine-ment. Mais même prise, cette mesure n’aurait pas d’impact sur les distances entre épandages de pesticides et habitations, toujours réduites au minimum par dérogation.

Les riverains de zones agricoles, confinés chez eux, risquent de devoir resté fenêtres fermées.

L’association souligne la difficulté des riverains de zones agricoles, qui confinés chez eux risquent en plus de devoir rester fenêtres fermées et jardin condamné en raison des épandages de pesticides. « Nous suggérons (…) à l’ensemble des syndicats agricoles de s’engager volon-tairement à demander à leurs adhérents d’éloigner les pulvérisations de pesticides des domiciles des riverains des zones cultivées. »

On doute que l’appel soit entendu. Pourtant, les pollutions, entre autres aux pesticides, renforcent notre vulnérabilité face au virus. L’expertise collective de l’Inserm sur les pesticides avait relevé les effets de plusieurs substances sur le système immunitaire.

6 avril 2020 / Marie Astier

https://reporterre.net/

Lire aussi:

Distance de pulvérisation des pesticides réduites sans concertation, la double-peine pour les riverains (Eaux et Rivières)

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07 avril 2020 ~ 0 Commentaire

état espagnol (le peuple breton)

espagne

Les socialistes ont réveillé l’Espagne profonde

L’Espagne recentralise et fait défiler les militaires au lieu de sauver des vies

La crise épidémique qui a frappé de plein fouet les Pays Catalans, Madrid et, en différé, le reste de l’Espagne, en même temps que le reste du monde, a permis de montrer aux yeux du monde, aux yeux avertis du moins, l’incurie des autorités espagnoles en même temps que leur obses-sion pour profiter de toutes les occasions, mêmes les plus tragiques, pour faire rentrer dans le rang les Catalans, Basques et autres « sujets » aux velléités trop souverainistes.

Au terme de 3 semaines de confinement, le bilan est lourd en Catalogne et dans les Pays Catalans.

Quelques 35 000 personnes infectées (détectées) et plus de 3 300 décès, dont 2 760 en Catalogne Sud, 613 en Pays Valencien et 75 aux Îles Baléares.

Dans l’ensemble de l’Espagne, l’épidémie a frappé en premier lieu Madrid (5 000 morts). Au total pour tout le territoire quelques 12 500 morts (avoués). Les hôpitaux sont largement dépassés, les cadavres s’accumulent dans les maisons de retraite et les morgues improvisées, les person-nels médicaux largement contaminés, les moyens scandaleusement insuffisants. Devant cette situation catastrophique, les mesures décrétées sont improvisées, changeantes et dignes de pays sous-développés.

Incantations patriotiques et militaires dans les rues

Les incantations patriotiques quotidiennes et les militaires qui comparaissent tous les jours pour faire le point de la situation ne sont pas les seules images surprenantes et inquiétantes. Les soldats patrouillant à grand renfort d’hymne national à fond dans les rues, ou envoyés « désin-fecter » l’aéroport de Barcelone scandalisent les médias catalans. De même que le refus de confiner les régions les plus touchées comme Madrid et la Catalogne (les habitants de la zone la plus infectée se déplacent ainsi en week-end sur la côte valencienne).

État d’urgence et recentralisation

La crise sanitaire est en tous cas l’occasion pour le gouvernement espagnol de gagner un nouveau round dans son combat contre les indépendantistes et les autonomies. Sous prétexte d’efficacité – quelle ironie ! – le gouvernement de Sanchez a immédiatement pris le contrôle de toutes les compétences normalement échues aux autonomies, sous couvert d’état d’urgence reconductible.

La santé, la police, les politiques économiques et sociales, ont été accaparées sans aucune concertation, ni avis préalable par le gouvernement espagnol. Ce qui lui permet d’imposer ses décisions ineptes et chaotiques face à une situation qui le dépasse. Mais quel que soit le nombre de victimes, l’État est d’ores et déjà gagnant face à des autonomies muselées et réduites au silence, et tout spécialement vis à vis de la Catalogne et de la Generalitat.

Acharnement contre les prisonniers politiques catalans

La voix des indépendantistes et la crise catalane sont largement passées au second plan, mais la répression et l’acharnement contre les prisonniers politiques catalans ne faiblit pas pour autant. Devant la pression croissante dans les prisons et comme mesure pour éviter l’extension de l’épidémie, le gouvernement espagnol a décidé de libérer un certain nombre de prisonniers.

Immédiatement le Tribunal Suprême a menacé les fonctionnaires qui permettraient le confine-ment des prisonniers politiques à leur domicile de poursuites judiciaires. Une intervention aussi surprenante, que grossière et bien peu légale. Les neufs condamnés catalans sont donc toujours reclus après deux ans et demi d’emprisonnement, sans mesures de protections, certains ayant été testés positifs au covid-19.

Impuissance et soumission du gouvernement indépendantiste

Ce contexte et cette situation d’exception ont démontré l’impuissance du gouvernement catalan et du président Quim Torra, relégués à des rôles subalternes et de simples figurants. Ils en sont réduits à appliquer les décisions erratiques et inefficaces du gouvernement espagnol:

Confinement tardif, pas de contrôle des déplacements, pas de distribution de tests ou de maté-riel de protection à la Catalogne, mesures socio-économiques contradictoires et insuffisantes…, à réclamer et à se plaindre à chaque réunion des présidents des autonomies « convoquée » en vidéoconférence par Pedro Sanchez.

La Generalitat fait la preuve de sa totale soumission au cadre administratif, de son impuissance – et absence de volonté ? – de prendre des décisions unilatérales de protection de la population catalane et de ses dirigeants emprisonnés qui pourraient déplaire aux autorités espagnoles. Le silence d’ERC dont dépend toujours la majorité du gouvernement de Sanchez pose problème.

Alà Baylac Ferrer 6 avril 2020

Alà Baylac Ferrer est le directeur de l’IFCT, Université de Perpinyà.
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Commentaire:
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La désorganisation de système de santé espagnol, due comme ici aux « économies-cadeaux aux riches » n’est pas due seulement au PP et au PSOE à Madrid. Les gouvernements locaux ERC ou PdCat de Puigdemont aussi ont appliqué l’austérité.

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06 avril 2020 ~ 0 Commentaire

cuba (combat-ouvrier npa )

cuba
L’aide des médecins cubains

Dans le contexte de crise sanitaire mondiale due à la pandémie de Covid-19, plusieurs centai-nes de médecins et infirmiers cubains ont été envoyés dans les pays les plus sévèrement touchés dont l’Italie. Certains de ces soignants ont combattu l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’ouest en 2014.

Depuis la fin du 19ème siècle, l’île était colonisée par les États-Unis. De grosses firmes sucriè-res américaines y avaient installé leurs usines. Mais en janvier 1959, de jeunes guérilleros, Fidel Castro et Che Guevara en tête, rejoints par des paysans opprimés et la population, ont pris le pouvoir contre la dictature de Batista, pantin des États-Unis, puis contre les firmes américaines.

Malgré le blocus imposé à l’île par les dirigeants américains depuis 1962, l’État cubain a tenu tête notamment grâce à l’aide de l’ex-URSS (Union des républiques socialistes soviétiques), ensuite grâce à d’immenses sacrifices imposés à sa population. Le régime castriste a remporté des succès incontestables : l’analphabétisme n’est plus qu’un lointain souvenir grâce à l’éduca-tion gratuite. La comparaison est accablante avec la plupart des autres pays latino-américains.

Quant au système de santé de Cuba, il est comparable non à ceux des autres pays sous-développés, mais à ceux des pays industriels. On y trouve partout cliniques, hôpitaux, médecins et l’accès à la santé est gratuit.

Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), il faut un minimum de 2,5 médecins pour 1 000 habitants pour assurer un service sanitaire correct. À Cuba, il y a 8,2 médecins pour 1 000 habitants. En France, il y en a 3,2 pour 1 000 habitants. Les États-Unis n’en enregistrent que 2,6. Il y a quelques années, en dépit de sa situation économique difficile, Cuba a engagé sa médecine dans l’aide humanitaire aux pays pauvres avec l’OMS. Plus de 50 000 soignants cubains travaillent dans plus d’une quarantaine de pays.

La révolution cubaine fut une révolution démocratique bourgeoise, populaire et non une révolution socialiste comme on l’entend souvent dire. Mais les choix politiques des dirigeants anti-impérialistes cubains dans le domaine sanitaire font leurs preuves.

Les grandes révolutions politiques et sociales ont toujours été porteuses de progrès. Et même si dans la plupart des secteurs Cuba demeure un pays sous-développé et pauvre, sans la révolu-tion, la médecine cubaine n’existerait pas. Le comble serait qu’aujourd’hui les États-Unis, le geôlier de Cuba, l’appellent à la rescousse contre le Covid-19.

Médecins cubains en Caraïbe

En Guadeloupe et en Martinique, pour faire venir des médecins cubains, des voisins, il faut présenter des textes de loi au gouvernement, à 7 000 km de la Caraïbe, pour tenter de le convaincre.

Pourtant la situation exige du renfort de ces soignants expérimentés et sérieux qui de surcroit se déplacent avec du matériel. À l’époque de la guerre froide, les Cubains, médecins ou pas étaient carrément indésirables. Car le gouvernement faisait croire qu’ils venaient fomenter des guérillas pour le compte de l’URSS ! Pour aller à Cuba en provenance de Guadeloupe ou de Martinique il fallait passer par Prague ou Moscou.

Aujourd’hui l’ennemi n’est plus l’URSS et ses satellites. Ils n’existent plus en tant que tels. C’est le Covid-19.

Contre le coronavirus, sont arrivés 130 médecins au Venezuela qui a déjà plus de 20 000 soignants cubains, 5 à La Grenade, 50 médecins et 90 infirmières spécialisées à la Jamaïque où ils sont déjà 434.

Le 21 mars 113 soignants arrivent à Sainte-Lucie. La République dominicaine, le Honduras, le Guatemala, le Nicaragua, Haïti et Belize ont également fait appel à Cuba. D’autres îles, pour des raisons idéologiques ou sous la pression de Trump qui profite de la situation, ne semblent pas concernées.

La Dominique reçoit l’aide de la Chine qui a fourni du matériel sanitaire à ses hôpitaux. L’ironie de la situation est le rappel du Brésil de ces soignants cubains pour le coronavirus 2020 par le président Bolsonaro qui les accusait d’être des « cellules de guérilla » !

Mais personne n’a remplacé les 8 000 médecins chassés en 2018. Les Cubains appelés les médecins « aux pieds nus » n’hésitent pas à aller dans les quartiers pauvres où d’autres soignants ne mettent pas les pieds.

Cette action est unique au monde aujourd’hui. D’autres pays, riches, ont coutume d’envoyer l’armée… Ce sont quand même ces révolutions, mêmes bourgeoises, comme en Chine (1) du reste, qui ont fait avancer ces pays et qui restent un puissant facteur de progrès

Cuba : quelques chiffres

Depuis 1963, commençant avec l’Algérie tout juste indépendante, Cuba a envoyé plus de 400 000 professionnels de santé dans 164 pays. Cuba a envoyé ses médecins pour aider des pays en sous-développement en Afrique, en Amérique du Sud et jusqu’au Pakistan.

Ils sont intervenus lors d’épidémies (sida, Ebola, choléra) ou de catastrophes naturelles. Fin 2019, ils étaient 29 071 médecins et infirmières dans 63 pays, dont 27 pays pauvres où le programme est gratuit, financé par Cuba. Suite aux pressions de Trump et avec l’apparition de gouvernements d’extrême-droite en Amérique du Sud, 8 000 médecins cubains ont dû quitter le Brésil fin 2018 et 1 000 autres le Salvador, l’Équateur et la Bolivie en novembre 2019.

3Combat Ouvrier c’est « Lutte Ouvrière » aux Antilles

http://www.combat-ouvrier.net/

Lire aussi:

 

Levée de l’embargo contre Cuba !

Il ne s’agit pas de ici faire l’éloge du régime cubain qui, au fil du temps, s’est bien éloigné des espoirs suscités par la chute du dictateur Batista et l’entrée triomphale des guérilleros à La Havane en janvier 1959. Mais, force est de constater que de plus en plus de pays, face à la pandémie du coronavirus, demandent à bénéficier de l’assistance des médecins cubainEs.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il y a sur l’île 82 médecins pour 10 000 habitantEs, contre 32 en France et 26 aux États-Unis… Cuba a, au fil des années, pour suppléer à des services de santé défaillants ou lutter contre des épidémies, envoyé 25 000 médecins en Amérique latine (les médecins cubains ont dû quitter la Bolivie et le Brésil sur pression des nouveaux régimes réactionnaires), mais aussi en Afrique, au Pakistan ou à Haïti.

Face au Covid-19, Cuba a déjà dépêché en Italie une équipe de 52 médecins et infirmierEs. Aux Antilles et en Guyane « françaises », les médecins cubains sont réclamés par les autorités locales.

Le « socialisme » de Cuba n’est pas le nôtre, d’autant qu’il est, de plus en plus, pénétré par les mécanismes de marché, les inégalités, tandis que sévit la répression des dissidentEs politiques. Il y a certes une « diplomatie médicale » cubaine et les médecins sont une source de devises pour le régime.

Mais, même déformée et pervertie, Cuba montre la supériorité d’une économie planifiée sur l’anarchie du marché capitaliste. Et qu’on ne vienne pas dire que c’est parce que Cuba est une  « dictature » : il y a des dizaines de pays dictatoriaux à travers le monde où les populations ne peuvent satisfaire leurs besoins élémentaires tandis que leurs dirigeants vont se faire soigner à l’étranger (à titre d’illustration, le général major Abdelhamid Ghriss, secrétaire général du ministère de la Défense nationale algérien, vient de se faire opérer en Suisse).

Alors, oui, il faut lever de toute urgence tout embargo contre Cuba comme le réclament divers organismes internationaux et, chez nous, en finir avec la dictature du marché sur la santé !

Henri Wilno Mercredi 8 avril 2020

https://npa2009.org/

Dans la lutte contre le coronavirus, Cuba s’impose comme un allié de choix (Slate)

Cuba envoie des médecins au secours de 38 pays… et c’est insupportable pour Trump ! (L’Humanité)

Commentaires:

Quitte à déranger ce concert de louanges! Le blocus américain de Cuba est si dur depuis la fin de l’Urss que le pouvoir en route (difficile) vers le capitalisme cherche des revenus, et les médecins en sont un! Il faut le savoir tout en luttant contre la politique américaine.

Selon José Luis Rodriguez Garcia, ancien ministre de l’économie, ce service permet à Cuba de percevoir plus de 11 milliards de dollars en moyenne par an entre 2011 et 2015. Le régime cubain facture cette activité dans 35 des 62 pays bénéficiaires. Il s’agit de la première source de ressources de l’île loin devant le revenu du tourisme qui a rapporté 2,8 milliards de dollars en 2016. Les autorités cubaines reçoivent directement les salaires des personnels envoyés à l’étranger. Elles prélèvent alors entre 75 à 89 % du montant de ce salaire.

(1) Cuba est différent de la Chine, comme du Venezuela. C’est un pays en transition vers le socialisme, mais bloqué par la bureaucratie « éclairée » qui s’est accaparé l’état et aussi par le blocus américain. Pour la Chine, nous pensons que ce fut une révolution « socialiste » mais déformée dès le début. Nos camarades trotskistes y furent massacrés, comme au Vietnam. Mais cela n’empêchait pas le soutien à ces pays. Depuis Chine et Vietnam sont devenu des pays capitalistes dictatoriaux. Cuba lui est « à part ».

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06 avril 2020 ~ 0 Commentaire

virus (arte)

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5 documentaires qui avaient mis en garde

Et qui ont du succès actuellement

Nous avons été prévenus. Si un expert en santé publique voulait savoir , il pourrait le faire, il y avait une longue liste de documentaires qui avertissaient qu’il y a une forte probabilité de souffrir d’une pandémie comme celle qui a finalement émergé.

« La question n’est pas de savoir s’il y en aura une,  la question c’est quand », affirme-t-on avec force dans bon nombre de ces docus. Cinq programmes qui avaient déjà mis en garde contre le risque de virus dans une société aussi mondialisée que la nôtre.

Au cours des dernières semaines, rechercher des «documentaires pandémiques» sur Google est difficile, le réseau est complètement saturé d’informations sur la série documentaire Pandemic, une production Netflix qui est arrivée en janvier dernier comme une prophétie flagrante de ce qui allait arriver.

Nous avons creusé sur Internet pour sauver d’autres documentaires similaires qui ont déjà mis en garde contre le danger imminent pour la santé publique.

Le 5 mars, le documentaire « Le retour de la peste noire »  a été diffusé dans « La 2″ (chaîne espagnole), qui aborde les conséquences de cette épidémie survenue en 1349, un événement tragique qui pourrait se répéter comme les experts consultés insistaient.

Ce n’est pas la peste noire qui inquiète le monde aujourd’hui, mais il existe de nombreux virus et bactéries qui attendent leur chance lorsque les circonstances se présenteront. En plus de Pandemic, nous avons trouvé quatre autres documentaires qui ont déjà mis en garde contre ces défis qui ne sont pas vus mais qui sont là.

stop virus

Pandémie (2020)

Pandémie: comment prévenir l’épidémie. C’est le titre complet de la série documentaire dont tout le monde parle. Netflix l’a publié en janvier dernier, coïncidant avec l’expansion du coronavirus au-delà des frontières de la Chine, et depuis lors, il est devenu prémonitoire puisqu’il qui nous avertit (peut-être trop tard) de ce qui allait arriver. Tout au long de six chapitres, cette série documentaire plonge dans le monde des virus avec l’aide de ceux qui les connaissent le mieux: des chercheurs, des médecins et des agents de santé qui ont dû faire face à certaines des épidémies qui mettent le monde contemporain sous tension. .

Où?: Netflix.

stop virus

Épidémies: la menace invisible

L’épidémie de pneumonie liée au coronavirus remet à l’ordre du jour la question des épidémies et du risque qu’elles représentent au niveau planétaire. Une enquête rigoureuse de 2014 pour nous rappeler les enjeux de cette menace invisible.

En soixante ans, plus de trois cent cinquante nouvelles maladies infectieuses sont apparues : SRAS, H1N1, H5N1, Ebola… Une émergence de virus qui semble s’accélérer. Unanimes, les experts s’interrogent : quand une nouvelle épidémie mondiale va-t-elle frapper ? Peste, grippe espagnole, variole, sida… : l’histoire est traversée d’épisodes infectieux qui ont décimé des populations. Mais où en est la recherche aujourd’hui ? Sommes-nous mieux préparés ? Le film part sur les traces de trois virus particulièrement menaçants : le H7N9 de la grippe en Asie, le MERS-CoV, cousin du SRAS, actif au Moyen-Orient, et le virus Ebola, qui suscite les pires terreurs en Afrique de l’Ouest.

Animaux porteurs

De la cellule de crise de l’Organisation mondiale de la santé en Suisse, chargée de lancer les alertes, jusqu’aux confins de la forêt du Gabon sur les traces d’Ebola, l’enquête nous mène aux quatre coins du monde. Grâce au travail de terrain de scientifiques qui risquent leur vie, nous savons désormais que les animaux sauvages sont des réservoirs potentiels de virus dangereux pour l’homme. Ainsi, la fièvre Ebola a été transmise par les chauves-souris frugivores, et la grippe asiatique H5N1 portée par des oiseaux migrateurs. Face à la menace, le monde scientifique se mobilise.

« Nous sommes entourés de milliers de microbes différents et nous n’en connaissons qu’une très petite partie. Une question importante est de comprendre comment un virus animal est transmis à un humain. Ce sont des prédateurs invisibles. Ils sont rares, mais lorsqu’ils agissent, ils sont dévastateurs. » C’est ainsi que commence Epidemics: The Invisible Threat, un documentaire de la chaîne de télévision française Arte qui est sorti quelques mois après que trois virus ont capté l’attention de la planète: Ebola, une nouvelle souche de grippe aviaire, et une variété de coronavirus. Comment les virus surviennent-ils? Comment les combattez-vous? Pour répondre à ces questions et à d’autres, Arte s’est tourné vers l’un des plus grands spécialistes du monde, Luis Enjuanes, médecin de l’Université autonome de Madrid.

Où?: Arte

stop virus

La prochaine pandémie

Une série documentaire Netflix qui aborde différents sujets, a consacré l’un de ses reportages à « The Next Pandemic ». En seulement 20 minutes, ce petit document enregistré en 2019 devient encore plus inquiétant que Pandemic. Plusieurs experts, dont le fondateur de Microsoft, Bill Gates, exposent leurs versions du moment et de la façon dont la prochaine épidémie mondiale pourrait émerger, devenant ainsi une mention implicite du coronavirus.

Où?: Netflix.

stop virus

Le retour des épidémies

TVE 2 a diffusé en 2013 un chapitre du programme Réseaux dédié exclusivement aux épidémies. Parce que, bien que les antibiotiques et l’hygiène aient permis au cours du siècle dernier de surmonter un grand nombre de microbes nuisibles à l’espèce humaine, les maladies infectieuses se propagent désormais plus facilement entre les continents et de nouveaux virus apparaissent constamment, posant des défis majeurs à professionnels de la santé publique. Dans ce documentaire sur les réseaux, Eduardo Punset avait pour invité l’épidémiologiste Ned Hayes, avec qui il a échangé des idées concernant les caractéristiques des épidémies qui menacent notre espèce et ce qui est réellement fait pour prévenir et prévenir la contagion.

Où?: RTVE 

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Sentinelles de la grippe
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En 2010, le programme TVE DocumentosTV a préparé un rapport sur la grippe A, la première pandémie du 21e siècle qui, il y a seulement un an, avait alarmé les gouvernements du monde entier. Le programme Sentinelles contre la grippe a rappelé comment la propagation du virus avait été contenue et a évoqué la possibilité que ce ne soit pas le dernier choc auquel les États devaient faire face. « Le fait que cette vague soit passée ne signifie pas que nous devons baisser la garde », a averti l’un des experts interrogé par Televisión Española.
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04.05.2020 Gabriel Arias Romero

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https://vertele.eldiario.es/

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