Archive | Altermondialisme

16 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

crozon vu du japon (akahasa sinbun)

crozon

Notre manifestation au Fret, dans le journal du PC japonais: Akahata Sninbun

Le journal « Drapeau Rouge » quotidien du PC japonais est très lu. Pour l’ancien diplomate Magosaki Ukeru, « Alors que la plupart des médias traditionnels se compromettent, Akahata est le seul média qui essaie de révéler la vérité et, pour de nombreux citoyens, c’est le journal qui garantit leur droit d’avoir accès à cette vérité. » (Notamment sur Fukushima)

akaha

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16 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

morlaix suscinio (reporterre)

susucinio

Mercredi 17 octobre Amphithéâtre du lycée d’Enseignement général et agricole de Suscinio à Ploujean/Morlaix.

La soirée débutera par la projection de « Océans » de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud (en résonance avec le projet Erasmus + du lycée « L’homme et la mer »), suivie d’une discussion avec Stéphane Durand autour du livre qu’il vient de co-écrire avec Gilbert Cochet « Ré-ensauvageons la France »

Au cours du 20è siècle, la défaite du sauvage a semblé totale. Nous avons progressivement fait le vide autour de nous. Et pourtant, tout n’est pas perdu, loin de là. La place pour la vie sauvage ne manque pas sur notre territoire ; elle ne manque que dans nos têtes ! Un ouvrage résolument optimiste.

Cette soirée s’inscrit dans la série d’événements organisée par la Fédération des cafés-librairies de Bretagne auour du thème « A l’origine… la nature »

Stéphane Durand sera également le jeudi 18 octobre à 20h30, au café Théodore (Trédrez-Locquémeau) et

le vendredi 19 octobre à 19h30 au café-librairie A la Lettre thé (Morlaix).

https://reporterre.net/

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16 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

inondations (reporterre)

climat

Le mécanisme des inondations dans l’Aude

Un phénomène appelé à se répéter

Dans la nuit du dimanche 14 octobre au lundi, de violents orages accompagnés de fortes précipitations ont frappé plusieurs départements de France : l’Aude, l’Hérault, les Pyrénées-Orientales, l’Aveyron, la Haute-Garonne et le Tarn. Particulièrement violente dans l’Aude, les inondations y ont causé la mort de dix personnes, et ont détruit de nombreuses routes et bâtiments.

On y a relevé une pluviométrie de 200 ml en un jour, soit trois à quatre mois de précipitations.

D’après Patrick Noterman, prévisionniste à Météo France, interrogé par Reporterre, ces épisodes désastreux d’inondations sont dus à trois facteurs:

L’air chaud s’accumule pendant l’été et réchauffe la mer 

Ensuite l’eau s’évapore et se heurte aux vents froids venant du Nord. Un air plus chaud emmagasine d’avantage d’humidité, donc les quantités d’eaux contenu dans cette masse d’air produisent des pluies abondantes sur les reliefs

Et comme la période de chaleur a duré particulièrement longtemps cette année, la masse d’humidité emmagasinée par l’air chaud était très importante : « Nos étés se rallongent, donc la mer est chauffée jusqu’en septembre, octobre, ce qui provoque de fortes précipitations », explique Patrick Noterman. Le phénomène est d’ailleurs appelé à se reproduire plus fréquem-ment avec le changement climatique, selon une étude parue dans Climatic Change le 25 septembre.

Les chercheurs y prédisent une intensification des pluies extrêmes dans le sud de l’Europe 

« Dans le sud de la France – notamment dans le bassin du Rhône -, le nord de l’Italie, le nord de la Grèce et sur les côtes adriatiques, l’augmentation de volume de ces pluies intenses pourrait dépasser 20 % à l’horizon 2100 », selon Yves Tramblay, chercheur à l’IRD et co-auteur de cette étude.

Sarah Hadranne pour Reporterre 16 octobre 2018

https://reporterre.net/

Lire aussi:

Vers une intensification des pluies extrêmes dans le sud de l’Europe (IRD)

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Commentaire: En Bretagne on a supprimé les talus: la distance Terre Lune! Pour diminuer les inondations, il n’y a que çà à faire: reconstituer les talus, les zones humides, les haies, planter des arbres. On n’en prend pas la direction!

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16 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

semences (via campesina)

via camp

16 octobre: La Via Campesina relance la « Campagne mondiale pour les semences, un héritage des peuples au service de l’humanité »

Communiqué de presse

La Via Campesina relance la « Campagne mondiale pour les semences, un héritage des peuples au service de l’humanité », à l’occasion de la journée internationale d’actions pour la souveraineté alimentaire des peuples et contre les multinationales,

(Harare, le 16 octobre 2018) Les semences paysannes sont un patrimoine des peuples au service de l’humanité. Elles sont la base de la production alimentaire mondiale et permettent aux paysannes et paysans de produire et aux consommateurs et citoyens de trouver une alimentation saine et diversifiée. Elles nous permettent de résister, maintenir nos cultures ancestrales et défendre notre identité paysanne.

Or, ces graines de vie sont menacées par les politiques semencières des pays riches, les accords de libre-échange et l’agri-business.

Sous prétexte “d’améliorer” la productivité des semences, l’agri-business a créé un système semencier néolibéral qui a homogénéisé, appauvri et monopolisé les semences, provoquant la perte des trois quarts de la diversité semencière et annihilant une diversité que les peuples – grâce aux travail des paysannes et paysans – avaient mis 10 000 ans à générer.

Trois entreprises, Monsanto-Bayer, Syngenta-ChemChina et Dupont-Dow, contrôlent plus de 50% des semences commerciales dans le monde

De plus en plus souvent des semences génétiquement modifiées afin de résister aux herbici-des et produire des insecticides. Sous l’impulsion de l’OMC, de la banque mondiale et du FMI, et au travers des accords de libre-échange ainsi que des lois brevetant les semences et proté-geant les droits des obtenteurs, comme les normes UPOV, ce système semencier n’autorise que la circulation de ses propres semences, criminalisant la sauvegarde, l’échange, le don et la vente des semences paysannes locales.

La situation est telle que les paysans et les paysannes ont perdu beaucoup de leurs semences locales, sont mis en prison pour la défense et l’échange de leur patrimoine semencier, et risquent les rafles et la saisie de leurs graines.

La biodiversité est détruite par l’utilisation d’engrais chimiques, de semences hybrides et d’organismes génétiquement modifiés développés par les entreprises multinationales. Les citoyennes et citoyens ont difficilement accès à une alimentation saine, diversifiée et bonne pour leur santé.

La Via Campesina et ses alliés se battent pour changer la donne.

Partout dans le monde, La Via Campesina et ses organisations membres multiplient les efforts de formation, d’éducation, de soutien mutuel et d’échange des semences. Nous nous battons pour que les lois nationales et les traités internationaux garantissent les droits des paysans de conserver, utiliser, échanger vendre et protéger leurs semences contre la biopiraterie et les contaminations génétiques, nous rédigeons des livres sur l’histoire des semences, réalisons des études et des cartographies.

Nous fondons aussi des écoles d’agroécologie et organisons des foires d’échange de semences paysannes.

Nous exerçons notre droit d’autodétermination pour sélectionner les variétés de semences que nous voulons planter et rejeter les variétés dangereuses économiquement, écologiquement et culturellement. Ce sont des droits affirmés par le Traité International sur les Ressources Phyto-génétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture et par la Déclaration des Nations unies sur les droits paysans qui vient d’être adoptée par le Conseil des Droits de l’Homme à Genève. C’est également le seul moyen de garantir une alimentation saine aux citoyens, la préservation de la biodiversité et l’atteinte de la souveraineté alimentaire.

C’est dans cet esprit que nous avons lancé en 2001 à Rome la Campagne Internationale des Semences Paysannes, patrimoine des peuples au service de l’humanité, dans l’objectif de promouvoir la récupération des systèmes traditionnels de conservation, d’entretien et d’échan-ge des graines locales et les droits collectifs inaliénables des paysans sur leurs semences.

En ce 16 octobre 2018, à l’occasion de la journée mondiale d’Action pour la souveraineté alimentaire des peuples et contre les multinationales, nous relançons cette campagne et l’action « Adoptez une semence ».

Nous appelons chaque agriculteur, famille paysanne ou communauté à s’engager dans l’adoption d’une variété de semences végétale ou animale, à devenir le gardien de cette semence, en assurant sa propagation, sa reproduction et sa distribution et s’engager dans la défense collective de ses droits de les utiliser, les échanger, les vendre et les protéger. Nous créerons ainsi un grand réseau de semences paysannes permettant de sauver celles qui sont devenues rares et d’étendre la production vers la souveraineté alimentaire des peuples.

En adoptant une semence, les familles paysannes préservent leur identité et leur territoire et affirment leur mode de vie paysan. Elles revendiquent la mémoire historique et la culture ancestrale de la gestion des semences, en promouvant une agriculture écologique urbaine et rurale qui reproduit le miracle des semences et des aliments plus nombreux et de meilleure qualité, goût et valeur nutritionnelle.

Aucune mesure gouvernementale ne peut limiter les droits collectifs des paysans d’utiliser d’échanger et de vendre leurs des semences. Le consentement libre entre paysannes et paysans devrait être appliqué sans restriction.

Sans semences, il n’y a pas d’agriculture ; sans agriculture, il n’y a pas de nourriture ; et sans nourriture, il n’y a pas de peuples.

Nous nourrissons nos peuples et construisons le mouvement pour changer le monde !

16 octobre 2018 La Via Campesina

https://viacampesina.org/

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16 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

tribune (eaux et rivières)

macron poulet

Un an après le discours de Rungis, les promesses du Président sont sans suite !

En ce 16 octobre, journée mondiale de l’alimentation, rappelons quelques chiffres :

821 millions de personnes souffrent de la faim, en majorité des paysan.ne.s, tandis que l’obésité ne cesse de croître à travers le monde, touchant plus de 700 millions d’adultes (1). Les questions agricoles et alimentaires sont plus que jamais au centre des enjeux mondiaux et des préoccupations des citoyens. Et alors que l’organisation, en France, des États généraux de l’alimentation avait suscité de l’espoir, force est de constater, quelques jours après l’adop-tion de la loi (2), que le résultat est loin d’assurer les conditions d’une transition réelle de nos systèmes agricoles et alimentaires.

A Rungis, il y a un an, face à l’ensemble de la profession agricole, du secteur agroalimentaire et des organisations de la société civile, Emmanuel Macron avait annoncé deux objectifs clairs : permettre aux agriculteurs de vivre du juste prix payé et permettre à chacun.e d’avoir accès à une alimentation saine, sûre et durable. Cela afin de « décider collectivement d’un changement profond de paradigme ».

Mais que ce soit dans la loi, dans les plans filières ou dans la multitude de plans thématiques lancés par le gouvernement, nous faisons le même constat:

Le compte n’y est pas. A force de vouloir ménager intérêts économiques des grands groupes et intérêts particuliers de certaines filières, le gouvernement a enterré toute possibilité de faire émerger, en ce début de quinquennat, les bases d’une réforme profonde de notre agriculture et de notre alimentation. Pis, les décideurs, au lieu d’adopter des politiques publiques qui s’appliqueraient à tous, misent avant tout sur les engagements volontaires des acteurs privés.

Heureusement, malgré cet aveuglement du gouvernement, des citoyens, des paysans et des collectivités territoriales sont déjà en action et portent la transition sur leur territoire.

Conversion vers une agriculture agro-écologique, et notamment biologique, développement des circuits courts et du commerce équitable, consommation de produits de meilleure qualité, plus équilibrés, moins carnés et moins transformés, etc. Ils sont de plus en plus nombreux à refuser une agriculture qui coûte à leur environnement, aux animaux, à leur santé, à leur territoire, et de plus en plus à souhaiter une alimentation saine, durable, et respectueuse des agriculteurs et agricultrices partout dans le monde. Les initiatives se multiplient et ne deman-dent qu’à être amplifiées. Alors qu’attend le Gouvernement pour les traduire en politiques publiques structurantes ?

Le rendez-vous des États généraux de l’alimentation a été manqué, actons-le. Pourtant, changer de cap est un impératif. La prochaines grandes échéances politiques est la réforme de la Politique agricole commune (PAC). Les négociations qui s’ouvrent au niveau européen doivent permettre d’enclencher enfin et de manière irréversible une transformation profonde de notre système alimentaire et agricole. Le gouvernement français doit se saisir de cette opportunité.

Soyons clairs : il ne s’agit pas ici de manque de volonté citoyenne, les français ne sont pas réfractaires à ce que l’on produise et consomme mieux, au contraire ! Il s’agit bien de volonté et de courage politique, de réfréner l’influence des lobbys d’intérêts privés et de renverser de vieilles logiques. Il en va du bien-être, de la santé, de la vie de nos territoires ruraux et de chacun.e et des futures générations.

16/10/18

https://www.eau-et-rivieres.org/

(1) Rapport sur l’état de la sécurité alimentaire dans le monde, FAO, octobre 2018

(2) Loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous, adoptée le 2 octobre à l’Assemblée nationale.

Un an après le discours d’Emmanuel Macron à Rungis, 34 organisations paysannes, environ-nementales, de bien-être animal, de solidarité, de consommateurs et de santé enragent face au bilan raté des États Généraux de l’Alimentation. Le manque d’ambition de la loi alimentation répond aux intérêts d’une minorité et déçoit le plus grand nombre, agriculteurs comme citoyens. Quel gouvernement aura le courage et les coudées franches pour mettre en place les politiques enclenchant une transformation réelle et profonde de notre modèle agricole et alimentaire ?

Signataires de la tribune :

Action Aid Peuples Solidaire, Agir Pour l’Environnement, Attac, Bio consom’acteurs, Bloom, CCFD-Terre Solidaire, CFSI, CIWF, Commerce Equitable France, Confédération Paysanne, Eau et Rivières de Bretagne, Fédération Artisans du Monde, Fédération Nationale de l’Agri-culture Biologique, Filière Paysanne, Fondation pour la Nature et l’Homme, Foodwatch, France Nature Environnement, Générations Futures, Greenpeace, Justice Pesticides, Les Amis de la Terre, Max Havelaar France, Miramap, Nature et Progrès, Reneta, Réseau Action Climat, Réseau CIVAM, Réseau Environnement Santé, Resolis, SOL – Alternatives Agroécologiques et solidaires, Terre&Humanisme, Terre de liens, UFC Que choisir, WECF

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15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

apiculture (la conf’)

ruches

Aide apicole 

Le ministère de l’Agriculture à côté de la plaque

Après une forte mobilisation des apicultrices et apiculteurs sinistrés dès le début du printemps, après plusieurs manifestations organisées par la Confédération paysanne, l’UNAF et la FFAP, le Ministre de l’Agriculture avait enfin daigné se pencher sur le problème des mortalités hivernales apicoles massives et débloquer une enveloppe de 3 millions d’euros. Restait à définir les modalités de cette aide.

Celle annoncée est une aide à l’achat d’essaims, qui nécessite un investissement pour les apicultrices et apiculteurs pour le reste à payer. Une absurdité pour les plus touchés car leur trésorerie est au plus bas, voire négative. Les apicultrices et apiculteurs sinistrés n’ont pas attendu pour réagir : leur premier réflexe a souvent été de développer l’auto-renouvellement, coûteux en temps de travail mais plus économe.

Or, nous avions demandé que l’aide de crise soutienne l’auto-renouvellement des apicultrices et apiculteurs ayant eu des mortalités massives. Le Ministre de l’Agriculture a fait la sourde oreille, arguant du fait que les pièces justificatives pour l’auto-renouvellement ne pourraient être assez robustes.

Résultat : cette enveloppe de crise ne servira pas aux plus démunis.

Le comble c’est qu’elle risque de ne pas être entièrement consommée. Pire, les apicultrices et apiculteurs bretons, les plus mobilisés depuis la sortie de l’hivernage, n’auraient pas le droit de voir compléter leur dispositif régional par l’enveloppe nationale.

Doit-on comprendre qu’il n’y a pas de volonté politique à reconnaître la capacité des apicul-trices et apiculteurs à élever leurs propres reines, à développer leurs propres essaims, à faire leur propre sélection et donc à tenter de construire des systèmes résilients ? Les préfère-t-on dépendants des marchands d’essaims, de l’environnement agricole, des négociants ?

Alors que ces mortalités hivernales ont montré les limites des dispositifs de suivi et d’objec-tivation des causes de mortalité des abeilles, nous attendions également un geste fort pour que l’ensemble des causes soient recherchées. La prise en charge des analyses par l’État soutiendrait en effet les apicultrices et apiculteurs dans leur activité.

La construction de cette pseudo-aide d’urgence illustre le manque persistant de considération portée aux problématiques apicoles.

Même avec l’interdiction des néonicotinoïdes, la volonté politique est encore insuffisante pour trouver des solutions durables à la sous-production chronique de produits apicoles. Sans cela, il n’existe aucune garantie que ces pertes ne se reproduisent pas les hivers prochains.

15.10.2018

http://www.confederationpaysanne.fr/

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15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

fukushima (ouest france)

ffukushima

Économie de la mer. Où ira l’eau contaminée de Fukushima ?

L’exploitant de la centrale nucléaire japonaise pourrait rejeter 900 000 m3 d’eau radioactive dans l’océan Pacifique.

La société Tokyo Electric Power (Tepco), propriétaire de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon, a reconnu publiquement, hier, que l’eau stockée sur le site contenait toujours certains éléments radioactifs. Ce qu’elle niait jusque-là.

À moins de deux ans des JO de Tokyo, cette nouvelle embarrasse le ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie chargé de se débarrasser de cette eau qui s’accumule depuis l’arrêt de la centrale après le tremblement de terre et le tsunami de 2011 : près de 900 000 m3, soit 500 piscines olympiques.

Opposition des pêcheurs

Selon l’exploitant, 84 % de ces volumes auraient une concentration en éléments radioactifs supérieure aux seuils limites et, pour 65 000 m3, la radioactivité dépasserait 100 fois les niveaux définis comme tolérables par l’État japonais.

« Nous allons filtrer une fois de plus l’eau des réservoirs, afin de ramener sous les seuils limites les éléments en question, avant de la déverser dans l’océan, si une décision est prise dans ce sens », a déclaré le porte-parole de Tepco. Une solution à laquelle s’opposent les pêcheurs et les habitants du littoral, qui craignent que cela ne dissuade les consommateurs d’acheter des produits de leur région.

L’eau s’accumule notamment parce que Tepco a besoin d’en injecter dans les trois réacteurs de la centrale pour conserver le combustible d’uranium fondu à une température qui ne pose pas de danger. De plus, des nappes souterraines provenant des collines voisines pénètrent dans le sous-sol du réacteur où elles se mêlent à des débris hautement radioactifs.

12/10/2018

https://www.ouest-france.fr/

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15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

yémen (global voices)

yemen

Au Yémen, la guerre, le changement climatique et la mauvaise gestion, tous responsables de la crise de l’eau

Le Yémen, pays où se déroule l’une des pires crises humanitaires dans le monde, fait face à une importante pénurie d’eau : d’après l’UNICEF, 16 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable dans le pays.

“Qu’est ce qui est pire que d’être privé du plus basique des droits de l’homme, l’eau ?” se demande Shoushou, une jeune activiste de la capitale Sanaa, lors d’un entretien avec Global Voices. Sanaa fait partie des dix villes les plus pauvres en eau du monde et elle court le risque de voir cette ressource se tarir d’ici quelques années. Un Yéménite utilise 95% d’eau en moins qu’un Américain moyen.

Trois années de guerre ont incontestablement affecté les sources d’eau, les réservoirs et les conduites ayant été régulièrement visés. En février 2016, des avions saoudiens auraient bom-bardé et détruit un bassin qui approvisionnait 30.000 Yéménites en eau potable. C’était peu après le bombardement d’une importante usine de désalinisation dans la ville de Mocha, un raid apparemment mené lui aussi par la coalition sous commandement saoudien.

Néanmoins, une mauvaise gestion explique également la détérioration de la situation.

Forer pour atteindre des nappes phréatiques limitées est depuis longtemps la norme pour le gouvernement yéménite et il est assez improbable de voir les autorités mettre en place des stratégies plus responsables alors que la guerre fait rage. “Je tiens le gouvernement respon-sable de ne pas avoir géré et supervisé la crise de l’eau. Personne ne se préoccupe du peuple,” déclare Shoushou à Global Voices.

Alors que les nappes phréatiques se sont considérablement appauvries, le climat au Yémen semble être de plus en plus aride. En 2009, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimen-tation et l’agriculture prévoyait que le Yémen pourrait devenir le premier pays au monde à épuiser l’intégralité de ses ressources en eaux souterraines. L’eau est déjà très chère dans le pays, où les citoyens ordinaires dédient plus de 30 % de leurs revenus à l’approvisionnement en eau de leurs maisons. C’est le taux le plus élevé du monde.

Alors que la crise s’intensifie, les combattants utilisent l’eau comme une arme.

Qu’elles soient houthistes ou soutenues par l’Arabie Saoudite, les forces en présence ont à de nombreuses reprises bloqué des livraisons d’aide humanitaire constituées d’eau et de nourri-ture, ne laissant d’autres choix aux Yéménites que de stocker autant d’eau que possible, la plupart du temps dans des conditions insalubres.

Au Yémen, se procurer de l’eau est également un défi. Lorsque les sources sont situées loin des villes ou villages, la responsabilité d’aller chercher de l’eau tend à peser sur les femmes et les filles. Le long trajet les rend vulnérables au harcèlement sexuel, elles risquent de se noyer dans les réservoirs à ciel ouvert ou de faire des fausses-couches à cause du poids des bidons qu’elles doivent porter. Les jeunes filles qui ne sont pas capables de porter de lourdes charges doivent souvent faire plusieurs voyages. Cette mission peut prendre toute une journée, les empêchant ainsi d’aller à l’école.

Épidémies de choléra

Le stockage inapproprié de l’eau a causé une épidémie de choléra au Yémen, la plus vaste et la plus rapide jamais répertoriée. Plus de 1,1 million de cas suspects ont été répertoriés depuis avril 2017, et 2.300 décès liés à cette maladie. Un Yéménite sur 62 est touché par le choléra, dont une grande partie des enfants de moins de sept ans. Les hôpitaux déclarent recevoir chaque jour entre 60 et 70 cas suspects.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) met en garde contre une possible troisième vague de choléra après deux importantes flambées ces dernières années. Heureusement, traiter le choléra est relativement facile, une combinaison d’antibiotiques et de liquides intraveineux étant généralement suffisante pour remédier aux cas les plus graves. Le traitement doit cependant débuter rapidement après l’apparition des symptômes, car sinon l’infection peut être fatale.

Le manque d’accès aux soins pose un problème pour les traitements : en 2017, quasiment 17 millions d’habitants n’avaient pas accès aux services de santé de base et seulement 45% des établissements de santé du pays sont actuellement opérationnels. Malgré les efforts de programmes internationaux pour les droits de l’homme, tels que l’UNICEF ou l’OMS, cette pénurie laisse de nombreux Yéménites sans traitements. Les bombardements aériens d’août 2018 n’ont pas seulement tué une douzaine de personnes, ils ont également endommagé l’hôpital Al Thawra à Al-Hodeïda.

En moyenne 50.000 consultations sont réalisées chaque mois à l’hôpital Al-Thawra, qui est également un centre majeur de traitement du choléra. Après l’attaque, les cas de choléra à Al-Hodeïda ont augmenté de près d’un tiers.

Projet communautaire

Le projet #سقيا_1000‬⁩ vise à fournir de l’eau gratuitement à ceux qui en ont besoin. Lancé en novembre 2017, le projet a pour objectif de remplir 1.000 réservoirs d’eau dans la capitale Sanaa et ses environs. Il a atteint son but en février 2018 : le programme bénéficie aujourd’hui à 6.194 familles, soit 39.789 personnes.

Les activistes installent également de nouvelles cuves et procèdent périodiquement au nettoyage et à la maintenance des réservoirs nouveaux et existants. Jusqu’ici, ils ont mis en place 14 nouvelles cuves, en ont rempli 74 et ont aidé à en entretenir 21 existantes. L’ensem-ble du projet est basé sur des dons de personnes au Yémen ou de l’étranger. C’est leur unique source de financement.

Omar Mohamad, un militant yéménite impliqué dans le projet, a ainsi expliqué à Global Voices : Le projet a débuté sur les réseaux sociaux. Nous avons reçu le soutien de personnes au Yémen et à l’étranger. Ce soutien a été la raison principale de notre réussite. Nous n’avons reçu aucune aide d’aucun parti politique.

Grâce à Dieu, nous avons atteint notre objectif en février 2018. Après cela, le mouvement s’est transformé en un projet qui s’assure régulièrement que les réservoirs sont remplis. Durant la première partie de l’année, la mission s’est déroulée parfaitement et comme prévu. Cependant, depuis peu il y a un manque de soutien et la pénurie s’intensifie de jour en jour. Nous recherchons par conséquent des ressources alternatives auprès de commerçants ou de donateurs pour soutenir ce projet.

Nous présentons nos condoléances au peuple du Yémen à la suite de l’attaque de l’hôpital Al-Thawra à Al-Hodeïda. Selon les premières estimations, 14 personnes seraient mortes et 30 autres blessées (ces chiffres devraient augmenter à mesure que la situation évolue).

Romy Haber Traduit par Yann Leymarie   9 Octobre 2018

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15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

rennes effrontées (bzh femmes)

Comment et pourquoi devient-on féministes aujourd’hui quand on est une jeune femme de moins de trente ans ?

Marianne – Je n’avais pas du tout conscience de la portée collective et politique du féminisme. Mais en faisant des études dans le travail social, j’ai dû faire un dossier sur les dispositifs publics mis en place contre les violences faites aux femmes. Pendant mes recherches, j’ai été interpellée par la manière dont c’était toujours systémique, avec les mêmes procédés, la même manière de faire.

Puis c’est en militant politiquement que j’ai commencé à avoir des échanges et des formations sur le féminisme et que je me suis rendu compte que c’était un vrai sujet politique. Pourtant, ce n’est pas si consensuel qu’on le pense même dans les milieux militants ; c’est ça qui m’a donné envie de m’engager !

Elsa - Quand j’étais au collège j’ai eu une très mauvaise image du féminisme. J’avais une prof qui se revendiquait féministe qui nous avait interpellées en cours en nous demandant si nous voulions avoir des enfants plus tard. Les filles des deux premiers rangs, qui étaient toutes de bonnes élèves, avaient levé la main pour dire qu’elles voulaient des enfants et même en avoir trois, quatre, cinq ! Et moi, notamment, je voulais avoir trois ou quatre enfants !

Et la prof nous avait grondées, nous disant que ce n’était pas normal, qu’on étaient des jeunes femmes du 21ème siècle et qu’il fallait penser à nous d’abord pas à avoir des enfants. Rétros-pectivement, je me rends compte que son propos était contre productif parce qu’elle parlait à des enfants qui se disaient que c’est chouette d’avoir une famille mais j’avais gardé cette image très négative.

Et c’est au moment des débats autour de la loi pour le mariage pour tous, que j’ai commencé à me poser des questions sur la sexualité, le genre, etc. J’avais 18/19 ans à ce moment-là et je suis allée voir des ami-e-s militant-e-s et au fur et à mesure de mes échanges avec ces gens-là je me suis rendu compte que j’avais une approche un peu essentialiste des différences hommes femmes, j’ai commencé à déconstruire tout ça et à voir comment ça impactait ma vie, ma vie de couple, mes rapports aux institutions, mes rapports avec mes profs, le monde du travail, etc. et c’est comme ça que je suis devenue féministe !

Pourquoi militez-vous au sein des Effronté-es ?

Marianne - Il n’existe que deux antennes locales des Effronté-es en France : Rennes et Strasbourg. J’ai lancé la dynamique à Rennes il y a à peu près un an et demi et j’ai été vite rejointe par d’autres filles.

J’étais en accord évidemment avec le fond ; il me semblait intéressant de porter une vision politique du féminisme qui soit intersectionnelle c’est-à-dire qu’on considère qu’il y a plusieurs oppressions qui agissent en même temps et donc qu’il faut agir de front pour lutter contre toutes ces oppressions sans faire de hiérarchie dans les luttes que sont le racisme, l’homo-phobie, l’handiphobie sans oublier les oppressions économiques ; les politiques libérales d’austérité nuisent énormément aux droits des femmes.

Quand il y a eu les manifestations contre la loi travail on y a pris part parce que la plupart des précaires sont des femmes.

Il y avait plusieurs lieux de féminisme à Rennes, par exemple à Rennes 2 ou à Sciences Po avec l’association George Sand, ou dans des sections syndicales, etc. mais il n’y avait pas d’association de la gauche féministe ouverte à tout le monde qu’on travaille ou qu’on soit étudiant-e et on trouvait que ça manquait ! Après, c’est bien aussi qu’il y ait cette « offre diversifiée » pour que chacun-e trouve sa propre clef d’entrée dans le féminisme.

Sur des choses concrètes comme le rassemblement de défense de l’IVG le 28 septembre ou des événements en lien avec le 25 novembre ou le 8 mars, on est capables de s’organiser collectivement avec les autres comme le Planning Familial, Osez le Féminisme, les associations trans ou LGBT, les collectifs de défense des sans-papiers, etc. Il y a une complémentarité dans nos associations qui est intéressante. L’idée c’est vraiment de ne pas se laisser diviser par nos divergences, et en même temps de les assumer, de pouvoir les exprimer.

Elsa – Je suis arrivée à Rennes l’an dernier. J’étais déjà militante des Effronté-es à Stras-bourg d’où je viens. Donc, c’est tout naturellement que j’ai rejoint le groupe. Bien qu’on soit peu nombreux-ses ici on arrive à faire plein de choses ; pour nous l’inter-oganisation est à la fois une force et une solution. C’est une force politique dans le sens où on a des façons diffé-rentes de militer, des compétences différentes, et pour les grandes causes on rejoint les autres comme par exemple le collectif breton pour la PMA dont nous faisons partie. C’est une asso-ciation mixte ; les hommes y sont les bienvenus ; ils viennent principalement avec leurs questions et ça nous fait un travail de pédagogie…

Marianne – Le féminisme, c’est vraiment une question de société qui ne concerne pas que les femmes. L’émancipation féministe n’est pas due à des comportements individuels et l’éman-cipation des femmes ne peut pas passer que par une émancipation individuelle ; ça doit être une émancipation collective donc il faut déconstruire un système de société : le patriarcat ! Je pense qu’il y a deux choses importantes : à la fois conquérir des droits, conquérir notre éman-cipation, ce qui suppose d’être dans une attitude de lutte ; et en même temps pour nourrir cette dimension, il faut aussi construire une solidarité féministe qui va nous donner notre force pour agir ; c’est ce qu’on vit dans nos temps d’échanges, dans notre soutien aussi les unes aux autres.

Quelles sont les actions des Effronté-es ?

Marianne et Elsa – Nous proposons régulièrement des temps de formation et de débat un peu informels autour d’un sujet, ouverts aux adhérent-e-s mais aussi à celles et ceux que ça intéresse. L’an dernier une de nos membres avait fait un exposé sur les femmes en milieu carcéral, une autre sur le féminisme en Allemagne. Nous avions aussi reçu le collectif l’Utéruse.

Cette année, nous aimerions faire une soirée par mois ; quelques idées ont déjà été lancées notamment la prostitution, les femmes kurdes, les personnes intersexes… Pour le 25 novem-bre, journée pour l’élimination des violences faites aux femmes, nous envisageons de faire quelque chose sur les violences gynécologiques et obstétricales.

Et comme c’est parfois pesant de militer sur ces questions et de se rendre compte que notre condition n’est vraiment pas cool, nous aimerions parler de sujets plus positifs comme le matrimoine ou encore le plaisir féminin. Sans doute à l’occasion de la journée de l’orgasme [le 21 décembre - ndlr] ; ça donnerait une image plus attrayante du féminisme !

L’association les Effronté-es est née à Paris en 2012 d’une volonté d’ancrage à gauche. Ses fondatrices estimaient que les associations existantes et notamment Osez le Féminisme étaient trop proches du pouvoir et pas assez critiques de la politique de François Hollande. Pour Marianne et Elsa, membres de l’antenne des Effronté-es créée l’an dernier à Rennes, c’est bien ce positionnement à gauche toute qui a été déterminant au moment de choisir leur lieu de militance. Plus qu’une association féministe parmi tant d’autres, les Effronté-es veulent être présentes dans toutes les luttes sociales en particulier celles concernant les politiques libérales qui impactent principalement les femmes. Au moment d’entrer en action, elles rejoignent le monde associatif mais aussi les syndicats ou autres organisations politiques.

Propos recueillis par Geneviève ROY   6 octobre 2018

http://www.breizhfemmes.fr/

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15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

aide afrique (alternative libertaire)

tintin--train-moifatigu--

L’aide publique au développement… des intérêts français

L’aide publique au développement (APD) est en général présentée comme un instrument politique nécessairement généreux et utile

Nombre d’ONG militent pour une augmentation de celle-ci. Or, loin d’être un « moindre mal », l’APD est un rouage essentiel de la politique (néo)coloniale, et donc une partie du problème. Passons rapidement sur le coté fourre-tout de ce que l’État comptabilise en APD pour atteindre 8,6 milliards d’euros en 2016:

Des annulations et rééchelonnements de dettes pour les rendre « soutenables », parfois liés à des mécanismes de ré-endettement ; l’assistance technique dont les impressionnants salaires des coopérant.es, les frais d’écolage c’est-à-dire liés aux études en France d’étudiants origi-naires de pays en développement, les frais liés aux réfugiés, mais aussi le financement d’éta-blissements scolaires français à l’étranger, de la recherche française sur le développement…

Au-delà des chiffres, les effets de l’aide sur le terrain peuvent se révéler néfastes aux pays « bénéficiaires ».

Dans le domaine économique, les finalités de l’APD sont plus souvent d’ouvrir les économies locales aux marchés internationaux que de développer leurs capacités à répondre aux besoins des populations.

Sans compter les effets culturels et sociaux pervers de l’APD désormais largement documen-tés : alimentation de la corruption, orientation du développement selon les normes et les critè-res des donateurs, focalisation des administrations et de la société civile sur les financements extérieurs, encadrement des populations par une armée d’experts internationaux, et au final, création et entretien d’effets de dépendance.

Malgré l’implication d’acteurs convaincus du bien fondé de leur action sur le terrain, cette politique, régulièrement l’objet de réformes techniques mais sans remise en cause de ses fondements, apparaît donc inefficace voire contre-productive vis-à-vis de ses objectifs officiels de lutte contre la pauvreté. D’autant que face aux nuisances et pillage des ressources dont souffrent les pays dits « en développement », l’APD ne représente qu’une goutte d’eau.

La bienveillance de l’aide au développement montre des limites.

De plus, l’APD se révèle également être un des outils de la captation des ressources de l’Afrique au profit de nos entreprises : « rechercher [...] les moyens de conjuguer le soutien à des projets de développement et la création d’un écosystème favorable aux intérêts français » écrivait le ministère des Affaires étrangères en 2014… L’APD est également un levier favori-sant le rayonnement de la France à travers le monde par la promotion de sa langue et de sa culture.

En février 2014, Pascal Canfin (alors ministre de la Coopération) avait déclaré devant l’Assemblée nationale que « l’objectif de l’aide, c’est de permettre aux pays bénéficiaires de pouvoir un jour s’en passer », plagiant le Burkinabè Thomas Sankara qui, lui, avait joint les actes à la parole. Mais la France est­-elle capable de s’en passer ?

Pauline Tetillon (association Survie) et Noël Surgé (AL Carcassonne) 11 octobre 2018

http://alternativelibertaire.org/

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