Archive | Altermondialisme

21 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

trislalia (ouest france)

tris

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20 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

bidonvilles (europe1)

bidonville

Les démantèlements de bidonvilles s’accélèrent avant la trêve hivernale

Dans bientôt dix jours, la trêve hivernale interdira d’expulser quiconque de son logement. Cela vaut également pour les bidonvilles dont les démantèlements s’accélèrent.

Il existe 571 bidonvilles en France, dans lesquels vivent 16.000 personnes, selon les derniers chiffres du gouvernement. Mais cet hiver, les bidonvilles seront, pour la première fois, égale- ment concernés par la trêve hivernale, qui interdit d’expulser quiconque de son logement de fin octobre à fin mars. À dix jours du début de la trêve, c’est donc la course aux démantèlement des campements et bidonvilles.

« Une accélération vraiment inquiétante. » En une matinée, jeudi, trois campements ont été démantelés dans le département de l’Essonne. Depuis le mois de juillet, ce sont pas moins de 4.600 personnes qui ont été évacuées dans tout le pays. Du jamais vu depuis deux ans.  »Les préfets ont bien compris que pendant la trêve hivernale, ils ne pourront plus expulser les personnes qui vivent en bidonville. Il y a une accélération vraiment inquiétante, sans solution de relogement », s’alarme Manon Fillonneau, du collectif RomEurope.

Pas de relogement donc, ou alors trois nuits d’hôtel, dans des communes parfois éloignées.  Kostyn dit sa « tristesse », sa « souffrance » et sa « colère ». Il se retrouve loin de l’entreprise en bâtiment qui l’emploie, loin de l’école où sa fille vient d’être acceptée cette semaine.

« On devient des rats ? » À l’association Intermèdes Robinson, Yasmina dénonce les tenta- tives d’insertion ruinées. Elle a connu trois évacuations : « On se dit : ‘Où on va ? Qu’est-ce qu’on fait avec les enfants ?’ On s’est battu des mois pour les faire inscrire à l’école. Pas d’école, plus de maison. Les hôtels c’est bien pour trois jours, mais après, on va où ? Qu’est- ce qu’on va manger ? Qu’est-ce qu’on devient ? On devient des rats ? Ça, personne ne se pose la question. »

Le gouvernement assure de son côté avoir hébergé 3.600 personnes après des évacuations l’an passé. Sauf que le nombre de personnes vivant dans des bidonvilles a continué d’augmenter, signe du retour systématique à la rue.

20 octobre 2017

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19 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

jordi martí font (alternative libertaire + anti-k)

cata

Jordi Martí Font (CGT catalane) : « Ce mouvement peut fissurer le mur du pouvoir »

Jordi Martí Font est enseignant à Tarragone. Auteur de nombreux ouvrages sur le mouvement libertaire, il milite, en tant qu’antimilitariste et anarcho-syndicaliste, au sein de la CGT. Indépendantiste, il est membre de la CUP (parti de l’extrême gauche catalaniste). Il répond à nos questions sur les événement qui ont précédé le référendum d’autodétermination en Catalogne.

Alternative libertaire : Peux tu revenir sur le contexte de ces dernières années, qui a conduit à l’organisation du référendum du 1er octobre en Catalogne ?

Jordi Martí Font : Ces dernières années des millions de personnes sont descendues dans la rue, pour réclamer l’indépendance, chaque 11 septembre [1]. L’expression d’un mouvement indépendantiste, lié à la gauche sociale, existe depuis les années 1970. Il est postérieur au catalanisme, en tant que tel, qui date de la fin du 19è siècle. Néanmoins, cette expression de masse en faveur de l’indépendance est relativement récente. Il s’agit d’un mouvement, certes, interclassiste. Il recouvre cependant une véritable dimension sociale avec des propositions en profondeur, tant au niveau de la vie quotidienne qu’au niveau de la structure sociale de la Catalogne. C’est cette dimension sociale et alternative, et en partie anticapitaliste, qui fait que ce mouvement est aussi massif aujourd’hui avec de vraies racines au sein des classes populaires.

Ton syndicat, la CGT catalane, est une des organisations qui est à l’initiative de la grève générale du 3 octobre. Quel bilan dresses-tu de cette journée d’action ?

Jordi Martí Font : La grève a été très suivie. Elle était, en fait, la réponse naturelle des orga- nisations du mouvement social face à la répression perpétrée par le gouvernement de Madrid la semaine précédent le référendum. Une répression qui aura revêtu différentes formes : trans- fert sur place de 10.000 policiers venant de tout l’État espagnol ; détention de responsables du gouvernement catalan ; fermeture arbitraire de plus de 140 pages web pro-indépendantistes ; tentative d’intrusion des forces de police dans les locaux de la gauche radicale catalane, la CUP – une tentative avortée grâce à la mobilisation des gens qui firent bloc pour protéger le siège de la CUP.

Un élément a, aussi, particulièrement ému l’opinion publique : c’est l’extrême violence de la police nationale et de la Guardia civil (gendarmerie) à l’égard des personnes de tous âges présents dans les collèges où avaient lieu les votes le 1er octobre. En dépit de cette brutalité, qui a fait plus de 900 blessé.es, plus de 2 millions d’habitantes et d’habitants de Catalogne ont réussi à voter « oui » à l’instauration d’une « République catalane ».

La grève s’inscrit dans ce contexte et était appelée par la CGT, mais aussi par les syndicats indépendantistes (IAC et COS), des syndicats de branche (pompiers, agriculteurs et agricul- trices, dockers) ainsi que par nombre d’organisations du mouvement libertaire (CNT, Solida- ridad Obrera, Embat, entre autre).

Après les manifs de Barcelone et de Madrid, le dimanche 8 octobre, contre le processus d’indépendance, mais aussi les menaces gouvernement du Premier ministre, Mariano Rajoy, de mise sous tutelle de la Catalogne, comment penses-tu que la situation va évoluer ?

Jordi Martí Font : Si la pression de la rue demeure, il est évident que tous les espoirs sont permis. Si, par contre, celle-ci baisse, et que la colère populaire se fait détourner (comme ce fut le cas dans le passé) par le PDCAT, le parti de la droite libérale, dont est issu Carles Puigdemont, le président du gouvernement catalan, je suis moins optimiste.

La droite libérale nationaliste conclura alors, à n’en point douter, un accord avec le gouver- nement de Madrid, qui satisfera les élites espagnoles et catalanes. J’ose malgré tout espérer que c’est la première option qui prévaudra, tant la détermination du peuple paraît marquée par leur intransigeance. Le 1er octobre, alors que la Guardia civil attaquait les bureaux de vote, des milliers de personnes ont fait front avec leurs corps, appliquant les principes de non- violence.

On a reçu des coups de matraque, ils nous ont frappé à l’aveugle. Femmes, hommes, vieux, enfants ont été violentés. Mais personne n’a reculé. Dans mon bureau de vote, à Tarragone, avant l’assaut, nous avons prévenu les gens présents que les coups allaient pleuvoir. Nous avons conseillé aux plus vulnérables de se mettre en retrait pour se protéger. Refus catégorique des plus anciens : ils et elles voulaient rester là en première ligne.

Nous avons la conviction que ce mouvement peut fissurer le mur du pouvoir. Et nous pousse- rons jusqu’à ce qu’il cède. Ce type de situation où l’on a le sentiment que l’on peut changer le cours de l’Histoire, la vie, n’arrive qu’une fois tous les 100 ans. Aujourd’hui c’est en Catalogne que cela se passe et nous ne laisserons pas passer cette chance historique.

Vu de l’extérieur cela peut paraître étrange que des libertaires, anti-étatistes comme nous, puissent être au coude à coude avec des personnes qui se mobilisent pour une Catalogne indépendante. Je vous invite à venir mettre un pied sur notre terre, et vous comprendrez assurément la profondeur de notre combat. Un combat marqué du sceau de l’auto-organisation, de rues qui vivent et crient leur désir de liberté.

Propos reccueillis par Jérémie Berthuin (AL Gard) 18 octobre 2017

[1] Le 11 septembre est la journée nationale de la Catalogne, en mémoire de la chute de Barcelone devant l’armée des Bourbons, le 11 septembre 1714, durant la guerre de Succession d’Espagne.

http://alternativelibertaire.org/

Commentaire: La CGT « anarcho-syndicaliste » (issue de la CNT) est le syndicat où milite en général l’extrême gauche. Un peu comme Solidaires. L’équivalent de la CGT s’appelle Commissions Ouvrières (CCOO). La CNT est plus petite.

Lire aussi:

Catalogne: Droit à l’autodétermination et auto-organisation (Anti-k)

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18 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

vulnérables (libération)

dessin-famine-14

Insécurité alimentaire : quand les plus vulnérables ne font pas partie des négos

Alors qu’aujourd’hui est célébrée la Journée mondiale de l’alimentation, alors que les chiffres de la faim dans le monde augmentent, il est urgent de mettre en place des solutions politiques au problème de l’insécurité alimentaire.

«Ouvrir à tout prix les marchés des pays en développement à nos entreprises d’un côté, lutter contre la faim en saupoudrant de l’aide alimentaire de l’autre»: voilà comment sont traités les sujets «internationaux» dans les Etats Généraux de l’Alimentation. Pourtant, il est urgent de mettre en place des solutions politiques cohérentes et complètes au problème de l’insécurité alimentaire.

Les chiffres de la faim dans le monde augmentent

Nous célébrons aujourd’hui la Journée mondiale de l’alimentation, dix ans après les terribles émeutes de la faim et la crise alimentaire de 2007-2008. Et il y a quelques semaines à peine, les agences des Nations unies ont rappelé que la lutte contre la faim restait un enjeu d’actualité.

En effet, le nombre de personnes sous-alimentées a augmenté, culminant désormais à 815 millions. C’est un individu sur neuf qui souffre de la faim, soit 11% de la population mondiale. Et ce chiffre n’est que l’arbre qui cache la forêt de la malnutrition, puisque 2 milliards de personnes souffrent de carences liées à l’alimentation, alors que 1,4 milliard sont en surpoids ou obèses. Des tendances prévues pour augmenter en raison des changements climatiques.

Face à ce constat, la quasi-absence de ces enjeux au sein des Etats généraux de l’alimentation (EGA) est à déplorer. L’atelier 4 – «Conquérir de nouvelles parts de marchés sur les marchés européens et internationaux»- des EGA, le seul à mentionner explicitement l’international durant cette première phase des Etats généraux, a été le centre de débats autour de l’export et de la conquête de nouveaux marchés.

Hormis les membres de la Plateforme citoyenne pour une transition agricole et alimentaire, un collectif rassemblant plus de 50 organisations de la société civile, une majorité des parties prenantes semble soutenir l’idée que l’un des buts de la production agricole française est de conquérir les marchés internationaux et qu’il faut accompagner les entreprises françaises pour qu’elles s’implantent et investissent de par le monde.

Cette position fait totalement fi des nombreuses études montrant les impacts négatifs des politiques agricoles de nos pays sur les agricultures des pays en développement, et oublie que l’insécurité alimentaire est avant tout une question de pauvreté et non de simple production agricole.

L’historique est pourtant bien fourni: subventions aux exportations pour écouler nos surplus, et inondation des marchés africains par notre lait «hors quotas» et nos restes de poulets surge- lés, entraînant la destruction des filières locales et précipitant les agriculteurs déjà pauvres dans la faim.

Le niveau de sécurité alimentaire baisse

En outre, des investissements directs dans les pays du Sud, sous prétexte d’augmenter la production agricole pour la sécurité alimentaire, ont entraîné et entraînent encore aujourd’hui l’éviction de paysans et communautés locales de leurs terres, afin d’implanter des fermes de plusieurs milliers d’hectares, basées sur des modèles à fortes émissions de gaz à effet de serre et dédiées aux cultures d’exportation comme la banane, l’ananas, l’huile de palme, le jatropha ou le caoutchouc (hévéa).

Là où ces projets sont implantés, des cas d’accaparement des terres sont signalés et le niveau de sécurité alimentaire régresse. Ils sont pourtant encore promus et soutenus par la France, dans le cadre de l’initiative «Nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition» du G8, par exemple.

En parallèle de ces stratégies commerciales et d’investissement offensives, la France et l’Union européenne se sont engagées pour d’ambitieux objectifs de développement, d’éradication de la faim et de la pauvreté. Ces deux dynamiques de l’action internationale sont incompatibles.

Ainsi, en fermant les yeux sur les impacts négatifs de ces stratégies d’internationalisation, les discussions du premier chantier des Etats généraux de l’alimentation font une nouvelle fois prévaloir les intérêts commerciaux sur les droits humains et les populations vulnérables des pays en développement.

Alors que s’ouvre le deuxième chantier des Etats généraux, nos organisations appellent l’Etat à plus de cohérence dans les politiques publiques. Cela signifie que les politiques commerciales, énergétiques, climatiques et plus largement agricoles et alimentaires doivent être alignées sur les objectifs de développement international et les politiques nationales afférentes, en particulier concernant la lutte contre la faim et la malnutrition.

Cela implique également de respecter les engagements internationaux pris par la France au sein des organisations des Nations unies telles que le Comité pour la sécurité alimentaire et la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique.

Nous demandons plus particulièrement qu’un poste de rapporteur à la Cohérence des politiques soit créé au sein de la commission «Affaires étrangères» de l’Assemblée nationale et qu’il procède à une révision systématique des politiques publiques pouvant impacter la sécurité alimentaire et la nutrition, au Nord comme au Sud. Ceci permettra de réorienter les politiques, notamment d’investissement, afin qu’elles ne puissent remettre en question les avancées réalisées par ailleurs.

Claire Offenbach, Directrice générale d’Oxfam France et Bernard Pinaud, Directeur général de CCFD-Terre Solidaire  16 octobre 2017

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18 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

l’assemblée (cinéphare)

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Après avoir accompagné dans les salles du réseau Histoire d’un secret, Entre nos mains et A ciel ouvert, Mariana Otero nous fait le plaisir de revenir avec son nouveau film L’Assemblée.

Immersion dans le mouvement Nuit debout, ce documentaire questionne la façon dont il possible de réinventer la démocratie, d’imaginer de nouvelles possibilités de prendre et de transmettre la parole, de renouveller les processus de prise de décisions… en bref de réinjecter du désir dans la chose politique.

Le 31 mars 2016, place de la République a` Paris naît le mouvement Nuit Debout.

Pendant plus de trois mois, des gens venus de tous horizons s’essayent avec passion a` l’invention d’une nouvelle forme de démocratie. Comment parler ensemble sans parler d’une seule voix ?

« Que faisons-nous de la parole au sein du collectif ? Comment s’en sert-on et la transforme-t-b on en décision, en acte ? La parole en elle-même peut-elle constituer l’action, et ouvrir l’individu au temps d’une pensée commune, la` ou` il pourra décider d’agir en connaissance de cause : pour améliorer notre sort a` tous ?

Sur la place de la République, un 31 mars 2016, est née la belle âme collective qui s’est nommée toute seule : « Nuit Debout ».

Par quelles circonstances magiques un tel évènement, qui rappelle la Cite´ idéale rêvée par Platon dans La République, a su opposer pendant de longs mois son monde d’idées, ses paroles fragiles, aux CRS, seuls représentants de l’Etat envoyés agir sur la place ? Il y avait la`, comme dans un rêve, tous les corps de métiers, tous les âges, toutes les origines. Comme dans un rêve, tous pouvaient s’exprimer librement, et leur parole était respectée. Comme dans un rêve, chaque matin la place était évacuée et il fallait attendre le soir pour rêver a` nouveau, ensemble.

Mariana Otero a saisi admirablement cette brèche spatio-temporelle qu’offrait Nuit Debout a` l’Histoire, a` la politique et au politique, au collectif que nous sommes, habitants de France. Un temps suspendu ou`, comme chez Rohmer, la parole est action, la seule action humaine qui puisse véritablement nous émouvoir et nous mettre a` nu. Car l’émotion vient – et sans elle l’idée n’est rien – de tous ces femmes et hommes qui tentent sincèrement, depuis le fond de leurs singularités, leurs individualités, de trouver les moyens et les modalités d’une parole collective, sans laquelle la démocratie n’est plus qu’un outil de gestion, au sein duquel nous ne sommes plus capables de rêver. » Ioanis Nuguet, cinéaste de l’ACID

« La documentariste Mariana Otero a accompagné, dès son coup d’envoi des 31 et 32 mars 2016 et jusqu’à la fin, le mouvement d’occupation de la place de la République à Paris, en résistance à la loi travail et son monde, qui s’est autodésigné Nuit debout. Son film se donne comme une chronique des multiples événements, discussions, positions et propositions qui ont parcouru cet espace rendu intensément public durant les trois mois de sa réinvention passion- née. L’Assemblée met l’accent sur le travail d’organisation : non pas dans le sens militant traditionnel de ce mot, mais comme un processus de préparation, d’approximation, de pensée et de remise en jeu perpétuelles. Elle filme une chose qui n’est rien d’autre que ses propres préparatifs, justement belle et forte de son inachèvement et de sa réflexivité, et le film-proces- sus qu’elle en tire ressemble en cela à son sujet : disséminé mais précis, saturé d’espoir, de découragement et d’endurance. L’Assemblée aura, espérons-le, encore de beaux jours de mars, devant elle. » Libération

cine

http://cinephare.com/information/l-assemblee

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18 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

logement (brest)

pref

Logement pour toutes et tous ! Réquisition des logements vides 

Brest, le 16 Octobre 2017

Lettre Ouverte à :

Monsieur Pascal Lelarge, Préfet du Finistère

Monsieur François Cuillandre, Maire de Brest

Objet: hébergement de personnes à la rue

                                                            Messieurs,

Avec plus de 25% de réponses négatives par le 115 lors du premier semestre 2017, la situation de l’hébergement d’urgence à Brest est aujourd’hui totalement catastrophique. 1837 demandes n’ont pu aboutir durant la première moitié de l’année, nombre auquel il faut ajouter les nombreuses personnes qui, découragées par les refus systématiques, n’osent même plus contacter le numéro d’urgence.

Ce sont aujourd’hui plusieurs dizaines de personnes qui demeurent sans hébergement à Brest, dont certaines depuis plusieurs mois. Des personnes en situation de précarité, hommes et femmes, étudiant-e-s, au chômage, travaillant, en demande d’asile, de titre de séjour, citoyen-ne-s françai-se.s, européen-ne-s, mineurs non accompagnés, de nombreux enfants scolarisés dans les écoles de Brest et même des nourrissons !

Pourtant la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, signée par tous les États, affirme le caractère inconditionnel du Droit au Logement en déclarant :

« Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. » 1

La Convention de Genève, signée par la France le 28/07/1951, ainsi que le Code du Droit d’Asile font obligation à l’État de nourrir, de vêtir et de loger tout demandeur d’asile. On entend dire aujourd’hui au plus haut niveau que certaines nationalités y auraient moins droit que d’autres. Depuis quand la loi s’applique-t-elle de manière différenciée?

Par ailleurs le Code de l’Action Sociale et des Familles précise que “toute personne en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès à tout moment à un dispositif d’hébergement d’urgence”2 et : “Dans chaque Département est mis en place, sous l’autorité du représentant de l’ État, un dispositif de veille sociale chargé d’accueillir les personnes sans abri ou en détresse, de procéder à une première évaluation de leur situation médicale, psychique et sociale et de les orienter vers les structures ou services qu’appelle leur état. Ce dispositif fonctionne sans interruption et peut-être saisi par toute personne, organisme, ou collectivité”3. Quand toutes ces personnes refusées par le 115 ont-elles eu la possibilité de rencontrer ce “dispositif”?

La Convention Internationale des Droits de l’Enfant, signée par l’État Français en 1989, stipule que : “ Les Etats parties adoptent les mesures appropriées, compte tenu des conditions nationales et dans la mesure de leurs moyens, pour aider les parents et autres personnes ayant la charge de l’enfant à mettre en oeuvre ce droit et offrent, en cas de besoin, une assistance matérielle et des programmes d’appui, notamment en ce qui concerne l’alimentation, le vêtement et le logement.”4

Condamné à de multiples reprises par la Commission Européenne des Droits de l’Homme, rappelé régulièrement à l’ordre par le Défenseur des Droits, l’État français maintient et durcit sa position au mépris de toute réglementation et de toute éthique. Comme le rappelait le Défenseur des Droits : “Tout démontre que ce qui fait la migration c’est la nécessité vitale de fuir son pays, la situation politique, la guerre, les inondations, les sécheresses, la famine, la négation des droits des femmes et des homosexuels… Ce n’est pas du tout l’appel d’air qui joue”5. Le 21 juin dernier, il constatait “des atteintes aux droits fondamentaux… d’une exceptionnelle et inédite gravité” avec “des conditions de vie inhumaines”. En rendant la vie impossible aux personnes en exil, il est certain que nous n’arrêterons pas les migrations, par contre nous nous déshonorons chaque jour davantage.

Hormis le silence, les assignations devant le tribunal, les évacuations policières, la seule réponse de l’Etat français et des autorités locales est l’hôtel. Ainsi, entre 2015 et 2016, le 115 a augmenté de 121 % le recours aux hôtels et réservé plus de 18000 nuitées à l’année. Selon Hervé Perrain, directeur de l’AGEHB 6, le service tourne actuellement à 3000 nuitées d’hôtels accordées par mois.7 Outre le coût financier considérable de ce type de solution, c’est le coût humain qui est le plus important. En effet, tous les rapports montrent les conséquences dramatiques sur la santé des personnes de ce mode d’hébergement que la circulaire Pinel8, jamais appliquée, visait à réduire.

Il existe d’autres solutions moins coûteuses et plus adaptées aux besoins des personnes. Comme par exemple la réquisition et la mise à disposition de bâtiments vides (plus de 6500 à Brest, dont de nombreux appartenant à l’État ou aux collectivités locales).

En conséquence, nous exigeons que L’État et la Mairie prennent pleinement leurs responsabilités en donnant accès à un logement décent et pérenne à toutes les personnes à la rue. De plus la mise en place à très court terme d’un centre d’accueil et de mise à l’abri, ouvert 24h/24 toute l’année, est absolument indispensable pour éviter que de telles situations se reproduisent.

Nous entendons vous interpeller sur les possibilités existantes et vous renvoyons aux articles l 641-1 et l 641-2 du Code de Construction et de l’Habitation9:

Monsieur le Maire, vous avez le pouvoir de demander au Préfet de réquisitionner des locaux laissés vacants depuis plus de 6 mois et vous, Monsieur le Préfet, pouvez répondre favorablement à cette demande.

La crise n’est ni migratoire, ni économique, elle est humaine ! Il est temps d’en finir avec le calcul politique, place à la volonté !

Des personnes se sont installé-e-s au nº 56 de la rue Bruat à Brest dans un immeuble appartenant à Brest Métropole Habitat qui fut auparavant un foyer pour “filles-mères” puis, plus récemment, le siège social de l’association Émergence.

La solidarité n’est pas une charge mais un devoir ! Nous affirmons ici que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme prime sur toute autre loi. En ce sens, toute expulsion sans relogement immédiat serait contraire à son article 25 précédemment cité.

Dans l’attente d’une réponse positive de votre part, veuillez croire Messieurs en notre détermination à continuer d’exiger le respect de la dignité humaine et des droits fondamentaux. Vous pouvez compter également sur nous pour travailler à la recherche de solutions.

Les soutiens des habitant-e-s du nº56 rue Bruat à Brest :

Mouvement Zéro Personne à la Rue Brest, Front Social 29, CNT Brest, CLAJ,  FSU 29, Aidons les Réfugiés, NPA 29, Collectif Contre la Loi Travail,      Assemblée Citoyenne 29, Mrap 29.

https://www.change.org/

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18 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

ceta (cdle)

vache

CETA et élevage ou comment régresser de 20 ans en un jour !

Après des années de tractations menées dans d’obscurs bureaux, presque cachés, Europe a décidé de se suicider, en adoptant un traité de commerce signé avec le Canada. En plein jour.

Entre autres absurdités, ce traité autorise l’importation en Europe de 60 000 tonnes de viande bovine canadienne sans taxation.

De nombreux éleveurs français de bovins, lait et viande, sont parmi les seuls au monde à défendre un système essentiellement herbager, assurant une production de qualité. Ces éle- veurs connaissent de grandes difficultés depuis plusieurs années. Les systèmes canadien et américain sont totalement différents, prisonniers d’une course au gigantisme, dont les consé- quences pour la santé humaine ne sont pas minces.

On dénombre 4 millions de « maladies alimentaires » par an au Canada, pays de 36 millions d’habitants. Ce n’est qu’un aspect du problème. Les aliments sont d’une tristesse à mourir, leurs caractères organoleptiques ont été passés à la trappe, et l’art de la table a depuis longtemps abandonné ce pays. Outre Atlantique, deux types de substances sont utilisés en élevage industriel :

  • Les stimulateurs de croissance : les hormones et les bêta-agonistes.
  • Les substances ayant un double usage, thérapeutique, et de promotion de la croissance : les antibiotiques.

Les réglementations européenne et canadienne en la matière diffèrent totalement : les anabolisants et les antibiotiques utilisés comme facteurs de croissance sont interdits dans l’UE alors qu’ils sont autorisés au Canada. Les négociateurs ont bien crié sous tous les toits que les règlements européens, garants d’un minimum de contrôles seraient totalement respectés. C’est presque vrai, mais c’est faux.

Car si effectivement le Canada dispose de quelques mois pour monter une filière bovine « sans hormones », le CETA n’a pas exigé du Canada qu’il interdise l’usage des facteurs de croissance contenant des antibiotiques. Les négociateurs se cachent derrière une demande « d’absence de résidus d’antibiotiques, dans la viande commercialisée », conforme à la légis- lation Européenne, ce qui n’a pas de sens, quand on connait les mécanismes de diffusion de la résistance bactérienne dans ces filières.

C’est tout bonnement ahurissant !

L’UE a interdit l’utilisation des antibiotiques en tant que promoteurs de croissance dès 1996. Des politiques publiques de lutte contre le phénomène d’antibiorésistance en médecine vétérinaire ont été mises en place dans plusieurs Etats de l’UE, en particulier en France, où des résultats positifs ont déjà été constatés (baisse de 20 % de l’utilisation des antibiotiques en élevage en quatre ans).

Le futur réglement-cadre sur les médicaments vétérinaires instaurera sans doute encore de nouvelles restrictions. Comme par exemple l’interdiction de l’usage préventif des antibiotiques, ou la définition d’une liste d’antibiotiques critiques.

Les antibiotiques utilisés au Canada comme promoteurs de croissance sont incorporés dans l’alimentation de manière systématique.

Ils permettent en particulier de raccourcir les délais d’engraissement des bovins. Ce mode d’utilisation accroît substantiellement le risque d’antibiorésistance qui constitue un enjeu majeur du 21ème siècle, et une priorité dans le cadre de l’approche globale « One Health » « Une seule santé »

Les élevages canadiens sont immenses, les feedlots, avec des problèmes de contamination bactérienne qui sont à leur échelle.

La majorité des élevages font plus de 10 000 bovins. Ce type d’élevage est stricto sensu répu- gnant. Le bien être animal n’existe pas, puisque le bovin, immobile, est obligé de passer sa vie à respirer ses propres excréments en les piétinant à longueur de temps. Alors qu’en Europe existe une volonté, certes fragile, de limiter la taille des exploitations, celle ci risque d’être balayée par l’entrée de cette viande produite à bas coût, mais malsaine.

En médecine humaine, les problèmes d’antibiorésistance sont bien plus graves aux Etats-Unis et au Canada qu’en Europe.

On se demande même si ces pays n’ont pas tout bonnement « baissé les bras » dans ce domaine, ayant laissé leurs hôpitaux être envahis progressivement par des germes hautement résistants. Ce qui n’est pas le cas en France, où des politiques complexes de contrôle ont été mises en place, et ont montré largement leur pertinence.

Et il a été démontré depuis longtemps que l’usage des antibiotiques en élevage est un des facteurs importants de la résistance globale des germes aux antibiotiques.

Ces élevages insensés fabriquent littéralement des germes ultra résistants, comme des E coli, dont certains types sont des pathogènes effroyables. Les bouchers canadiens sont bien sûr obligés de décontaminer leurs carcasses, en nébulisant de l’acide lactique ou de l’ acide peroxyacétique, dont on ne parle pas bien sûr, alors que les négociateurs fanfaronnent sur l’interdiction de l’importation de poulets chlorés.

J’aimerais bien connaître l’efficacité réelle de ces décontaminations, mais je n’ai aucun appétit pour la viande assaisonnée à ces « décontaminants », dont  l’impact sur la santé humaine est à l’étude : nous sommes une fois de plus en pleine expérimentation. Je doute totalement de la « stérilisation » de cette viande, qui serait la seule solution efficace pour consommer sans risque ces bovins élevés dans ces authentiques cloaques que sont les élevages canadiens -ou américains-.

Le CETA nous fait donc régresser de 20 ans d’un coup.

Plus grave, il donne un coup de couteau dans le dos de nos éleveurs. Plus grave encore, il massacre « l’âme européenne ». Pour notre humanité, quel est l’intérêt de faire traverser l’Atlantique à cette viande froide, à grand coût de frigories, de carburant, donc de pétrole ?

Guy Grandjean 20 septembre 2017

https://alaingrandjean.fr/

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18 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

crise écologique (cdl’a)

Crise écologique : notre cerveau n’est pas programmé pour se la représenter !

La petite histoire suivante montre à quel point le cerveau humain peine à entrevoir la spécificité de la croissance exponentielle. Le Grand Vizir Sissa ben Dahir, inventeur supposé du jeu d’échec, aurait répondu au roi indien Shirham qui lui demandait quelle récompense il souhai- tait: «Majesté, je serais heureux si vous m’offriez un grain de blé que je placerais sur la première case de l’échiquier, deux grains sur la deuxième case, quatre grains sur la troisième, huit grains sur la quatrième, et autant de grains de blé qu’il serait possible de poser en couvrant  ainsi de suite les soixante-quatre cases ».

Le roi a du sûrement penser :  « 1, 2, 4, 8, 16, 32… » , imaginant dans sa tête les 6 premières cases… Il répondit à son vizir inventeur «  Pas de problème ! Et c’est tout ce que tu souhaites Sissa, espèce d’idiot ? ».

Le roi n’avait pas un cerveau de mathématicien. A la onzième case, il faut déjà 1024 grains de blé… puis tout s’emballe. Qui entrevoit que le nombre de grains demandé est de 18.446.744.073.709.551.615 ce qui correspond à 1000 fois la production mondiale de blé en 2012 ?

Tellement habitué aux évolutions  linéaires, le cerveau de l’homme non mathéma- ticien n’appréhende pas une des particularités de la croissance exponentielle : sa vitesse.

Cette incapacité d’intelligence est un des éléments nous permettant de comprendre l’évolution de notre conscience écologique. Notre cerveau nous fait intuitivement percevoir l’apocalypse écologique, pourtant prévisible à un horizon de 50 ans, comme un évènement possible à une échéance extrêmement lointaine.

Si une quantité quelconque (la richesse, la pollution etc.) augmente d’un petit pourcentage chaque année, sans calcul mathématique le cerveau humain peine à estimer intuitivement le nombre d’année nécessaire au doublement. 
Taux de croissance annuelle d’une quantité (richesse, pollution etc.) 1% 2% 5% 10% 20%
Temps de doublement de la quantité initiale 70 ans 35 ans 14 ans 7 ans 4 ans

Explorons, de 1970 à 2070, un siècle de conscience écologique.

Pour les besoins de notre démonstration, nous proposons d’imaginer un quelconque territoire découpé en 1024 unités de surfaces équivalentes, qui pourrait être par exem- ple la mer Méditerranée ou bien la planète entière. Pour simplifier, nous considèrerons que le système qui a organisé l’exploitation de ce lieu, n’a dégradé jusqu’en 1970 aucune de ces 1024 petites surfaces.

Minime anicroche en 1970 : 1 seule unité de surface est dégradée.

Ce peut-être quelques fonds marins et quelques espèces de poissons si l’on a considéré comme territoire la mer Méditerranée, ou l’assèchement de la mer d’Aral si l’on a considéré la planète. Le millième de la surface s’est dégradé, mais qui s’en aperçoit ? Les habitants qui côtoient cette dégradation, sont les oubliés du jeu gagnant-gagnant de la mondialisation des échanges.

Seuls 7 hurluberlus, scientifiques de haute volée, certains du Massachusetts Institute of Technology (MIT), mandatés par le « Club de Rome » en 1970, posent la question du nombre d’unités qui seront à ce rythme dégradées en 2050. Ils modélisent des dynamiques qui se révèlent être des exponentielles qui interagissent, en s’appuyant sur diverses données mon- diales comme la production, la pollution, la population, etc. Les résultats sont choquants : si le business continue sans inflexion, les dégâts irréversibles entraineront une chute de population dès 2030. Ils écrivent un best-seller sur les limites de la croissance.

Léger problème local en 1980 : 2 unités sont dégradées.

Pourquoi se soucier de 2 unités sur 1024 ? Une explosion frénétique de douce consommation, appelée croissance, cache le problème sous le tapis. La question du futur ne se pose alors que pour quelques mathématiciens et certains écologistes. Ils se demandent toujours comment va augmenter cette dégradation : de manière linéaire ou exponentielle ?  Les deux tendances sont toutes deux encore envisageables puisque les séries linéaires et exponentielles commencent par les mêmes chiffres : d’abord 1, ensuite 2…

L’accroissement linéaire atteint 1024 en 1024 coups :

1 (en 1970), 2 (en 1980), 3 (en 1990), puis 4, puis 5 … et enfin 1024 (dans 10 000 ans)

L’accroissement géométrique atteint 1024 en 11 coups :

 1 (en 1970), 2 (en 1980), 4 (en 1990), 8 (en 2000), 16 (en 2010), 32 (en 2020), 64 (en 2030), 128 (en 2040), 256 (en 2050), 512 (en 2060), 1024 (en 2070).

Le président américain Reagan est un non mathématicien, dont le cerveau pense linéaire. Il fustige donc en 1985 le travail du Club de Rome en  affirmant que pour l’Amérique il n’y a pas de Limits to Growth.

Petit problème mondial en 1990 : 4 unités sont dégradées.

Au Sommet de la terre de Rio en 1992, le petit monde des décideurs politiques flippe: et si le «Club de Rome» avait raison ? On vit trop bien cependant. Au moins ceux qui profitent le plus du système. Et il faut être réélu. Le président américain, Bush père, dénonce publiquement la pensée anti progrès du livre Limits to Growth. Dans le cerveau de Bush 1, 2, 4 n’est pas si loin de 1, 2, 3. Si la vitesse de destruction s’avère n’être finalement que linéaire, il reste 10 000 ans avant l’effondrement.

2000-2010 : Problème mondial sérieux: 8 unités sont dégradées.

Le GIEC confirme l’apocalypse climatique. Pourtant, ceux pour lesquels il fait si bon vivre de la surconsommation préfèrent retenir les doutes climato-sceptiques. Il reste 1016 unités saines. Ils redemandent aux scientifiques de vérifier leurs mesures et voir si d’autres facteurs n’entre- raient pas en jeu : est-ce bien  1, 2, 4, 8 ? Les mesures des scientifiques ne sont-elles pas imprécises ? Toutes les complexités sont-elles bien prises en compte ?  La série ne redevien- dra-t-elle pas finalement linéaire après deux anomalies, le 4 et le 8,  liées à d’autres causes qui ne se reproduiraient pas ?  Si c’était le cas, en 2070 ce ne seraient que 11 unités dégradées sur 1024, à peine 1% de la surface. Ce serait une fausse alerte de déclinistes grincheux et les inventions technologiques auraient le temps de nous sauver.

2010-2020 : Risque de catastrophe: 16 unités sont dégradées.

De ces unités dégradées, l’homme ne tire plus aucun moyen de subsistance. Ceci accélère la dégradation d’autres unités.  De nouveaux hurluberlus proposent de vivre « la décroissance » comme une solution à étendre à l’humanité entière : chacun se contentant d’une juste part.

Face à la catastrophe (en 2020, 32 unités sont dégradées), la COP21 en 2016 se conten- te d’une mesurette. Elle cumule des promesses qui, même si elles étaient tenues, ne permet- traient pas de limiter le réchauffement climatique à 2°C.

La promesse de gascon de la COP21 La COP 21 voudrait éviter la catastrophe sans tou- cher aux écarts qui se creusent entre les riches et les pauvres et conforte le président Obama qui affirme alors que le mode de vie des Américains reste non négociable : pour que le mode de vie américain passe de 4 planètes à 1 planète, on mise sur la seule technologie et … on croise les doigts.  En 2017, pour la première fois la pauvreté dans le monde ne baisse plus.

Le choc en 2030 : 64 unités sont dégradées.

Face à la catastrophe perceptible aux yeux de chacun, maintenant que 6% du territoire est détérioré, le cerveau humain reconnait le danger de la tendance exponentielle. Pour freiner la dégradation de 6% de plus, promise à la fin de la décennie, deux options émergent. L’option de répartir égalitairement les consommations sans dépasser ce que notre planète fournit chaque année soit une division par 4 de l’ordinaire des habitants des pays riches et par 2000 des trains de vie des plus riches.

L’option de laisser disparaitre en dix ans les 20% de la population qui consomment 6% de la production mondiale. Soit 1,5 milliard d’humains. Empêcheront-elles qu’en 2040, 128 unités soient dégradées ? En 2050, les 256 unités dégradées représenteront 25% de l’espace encore disponible. En 2060, l’humanité se partagera 50% de l’espace vivable. En 2070, la dégradation  exponentielle aura couvert la totalité du territoire.

De 1970 à 2070, la tragédie du temps…

La tragédie du temps si bien chantée par le poète Moustaki:

« Pendant que je dormais, pendant que je rêvais
Les aiguilles ont tourné, il est trop tard…
Certains se sont battus, moi je n’ai jamais su
Passe, passe le temps, il n’y en a plus pour très longtemps…
Pendant que je chantais, pendant que je t’aimais
Pendant que je rêvais il était encore temps »

La tendance exponentielle de la dégradation a été comprise en 1972 par les scientifiques hurluberlus du « club de Rome ». Quant à nous autres, l’exponentielle nous a surpris.

Denis Dupré

Réponse 

  1. Albert Jacquart racontait cette petite histoire à ses étudiants pour la prise de conscience de la croissance exponentielle:
    Il appelait cette histoire l’équation des nénuphars !
    L’hypothèse de départ est que les nénuphars doublent leurs nombres ou la surface occupée chaque jour qui passe. On constate qu’au bout d’un mois de 30 jours le lac qu’ils occupent est plein ( la fin du monde pour ces nénuphars là !).
    La question que posait Albert Jacquart était la suivante:
    à partir de quand le lac était à moitié vide ? La réponse de la très grande majorité des étudiants était le 15ème jour alors qu’une petite minorité donnait la bonne réponse, le 29 ème.
    On imagine bien que dans le monde des nénuphars, on ne se préoccupait pas de la si proche fin du monde à l’aube du 26 ème jour où seulement 6,25% du lac était couvert!

    Christophe Lassiat   14 octobre 2017

    https://alaingrandjean.fr/

    Commentaire: La chanson: Beds Are Burning est une chanson politique, réclamant la restitution de leurs terres natales aux aborigènes Pintupi, volées 200 ans plus tôt par les colons britanniques. En parlant de la spoliation d’un territoire et de son exploitation pour en tirer un maximum de profit, la défense du peuple aborigène se double d’un message écologiste plus global, et souligne l’urgence à prendre conscience de l’impact des activités humaines sur la planète.

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17 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

catalunya (jdd + npa)

jordi

L’emprisonnement de deux indépendantistes ravive les tensions

Deux dirigeants indépendantistes catalans ont été inculpés pour sédition et emprisonnés. Une décision qui ravive les tensions. Une juge d’instruction a placé lundi soir en détention les deux dirigeants des principales associations indépendantistes de Catalogne, Jordi Sanchez et Jordi Cuixart, inculpés pour sédition par l’Audience nationale, un tribunal chargé notamment des affaires de sécurité nationale.

Ils ont été écroués à la prison de Soto del Real, non loin de Madrid, en début de soirée. Les deux hommes disposent d’une très forte capacité de mobilisation, ce qui risque d’envenimer encore la crise entre Madrid et la région. L’annonce de leur placement en déten- tion a entraîné dans toute la Catalogne des concerts de casseroles, en signe de protestation.

Jordi Cuixart et Jordi Sanchez sont soupçonnés d’avoir encouragé des centaines de personnes le 20 septembre à Barcelone à bloquer la sortie d’un bâtiment où des gardes civils menaient des perquisitions, en lien, justement, avec l’organisation du référendum. Ces gardes civils y étaient restés bloqués jusqu’au milieu de la nuit. Les associations de Jordi Cuixart et de Jordi Sanchez, Omnium Cultural et l’Assemblée nationale catalane (ANC), sont les fers de lance de l’indépendantisme en Catalogne, divisée presque à parts égales entre les partisans du maintien au sein de l’Espagne et ceux de la sécession.

Le retour des prisonniers politiques en Espagne

Le porte-parole du gouvernement séparatiste catalan a qualifié lundi soir de « provocation de l’Etat espagnol » le placement en détention des deux hommes inculpés pour « sédition », appelant cependant leurs sympathisants à rester pacifiques. « Nous avons à nouveau, tristement, des prisonniers politiques » en Espagne, a de son côté estimé le président indépendantiste catalan Carles Puigdemont dans un message posté en anglais sur son compte Twitter. « Liberté aux Jordis », lisait-on sur l’affiche d’un des manifestants, environ 400, massés sur une place du centre de Barcelone vers minuit.

Ces détentions interviennent alors que Madrid a donné lundi un ultime délai de trois jours au président séparatiste pour qu’il revienne à la légalité. Depuis une semaine, Carles Puigdemont laisse planer la possibilité d’une déclaration unilatérale d’indépendance, laissant entendre, sans le dire ouvertement, qu’il a « suspendu » cette déclaration en vue d’un dialogue avec Madrid. « Nous espérons que dans les heures qui viennent (…) vous répondrez avec la clarté que tous les citoyens exigent », a écrit le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy à Carles Puigdemont, soulignant qu’il n’avait plus que trois jours, jusqu’à jeudi 10h, pour revenir dans le droit chemin.

17 octobre 2017

http://www.lejdd.fr/

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17 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

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