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27 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

L’ex Bérurier Noir refait le monde en Bretagne (OF)

L'ex Bérurier Noir refait le monde en Bretagne (OF) dans A gauche du PS berurier-noir-01

Dans les années 1980, les Bérurier Noir étaient le fer de lance de la jeunesse révoltée. Un groupe punk parisien dont Loran était le guitariste. Trente ans plus tard, il est toujours musicien, leader d’un des groupes de fest-noz bretons les plus prisés ! Aujourd’hui installé dans le Finistère, il est devenu amoureux de la Bretagne. Et n’a pas quitté la scène.

La vieille Volvo file vers le Velvet, un bar punk de Santec, petite ville du Finistère Nord, où le musicien a ses habitudes. Sur le tableau de bord, des pierres, des badges et quelques fleurs un peu fanées. La voiture n’est pas toute jeune. Le compteur affiche 525 000 kilomètres. « Mais il est bloqué. En vrai, elle en a bien 800 000 », se marre Loran. L’ancien guitariste des Bérurier Noir, reconverti leader des Ramoneurs de Menhirs, roule avec prudence. Le compteur de vitesse aussi a rendu l’âme.

Le Velvet apparaît coincé entre une crêperie et… La mer. Au large, se dresse l’île de Sieck. La Bretagne à l’état brut. Loran, 49 ans, s’est installé dans la région au début des années 2000, après treize ans de vie en communauté en Ligurie, une petite province italienne qui longe la mer, entre la France et la Toscane.

Alan Stivell et Nolwenn Leroy ? Trop star-system… Au bout du monde, il est venu chercher le calme et scelle son amour avec les peuples qu’il juge insoumis, rebelles. La Bretagne a une identité forte, ça lui plaît, lui, le fils d’émigrés grecs qui a grandi en région parisienne. Il est rebelle, se réclame de l’anti-fascisme et a chanté les peuples opprimés toute sa carrière.

Attablé devant une bière bretonne, il montre qu’il est toujours un énervé. Il dézingue tour à tour François Hollande, Jean-Luc Mélenchon, Manuel Valls, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes… Mais aussi Alan Stivell et Nolwenn Leroy, un peu trop star-system à son goût.

Les Béru et la Bretagne ? Une vieille histoire… « La Bretagne est une terre promise pour le rock et le punk-rock », lâche-t-il entre deux bouffées de cigarette. Il compare volontiers les Bretons aux irréductibles du village gaulois d’Astérix et glisse que deux de ses filles sont scolarisées dans une école Diwan, en langue bretonne.

Son histoire d’amour avec la région ne date pas d’hier. En 1985, les Bérurier Noir enregistrent Vive le feu, dont la rengaine est encore aujourd’hui reprise dans les manifs étudiantes. La chute de ce morceau de punk-rock est un air de danse bretonne. En découlera un projet inachevé d’album sur la Bretagne.

Mais pendant cette période, les Béru ont d’autres combats à mener. En premier lieu, celui contre le racisme. Étendard de l’anti-fascisme, ils font chanter à des milliers de gamins leur haine de l’extrême droite, lorsqu’ils entonnent Porcherie, écrite après les élections européennes de 1988. Chanson aujourd’hui remisée au placard : « Si la jeunesse emmerdait vraiment le Front National (un refrain du groupe, NDLR), on n’en serait pas là… », assène-t-il sèchement.

Pas revendicatif, c’est décoratif Les Béru resteront proches de la Bretagne, même après la mort du groupe en 1989. Ils se reformeront pour un concert dantesque aux Trans Musicales de Rennes, en 2003. Et se produiront à Astropolis, à Brest, en 2005. Loran referme la parenthèse Bérurier Noir l’année suivante. Il devient le leader des Ramoneurs de menhirs, son groupe formé notamment avec des sonneurs bretons qui avaient participé à l’enregistrement de Vive le feu…

Réunir toutes les cultures du monde dans un même lieu, voilà à quoi il rêve. Après un premier projet avorté, un cabaret pourrait ouvrir courant 2014 dans le Finistère Nord. Il imagine « un endroit où on s’apaise », où se dresseront de « grandes tablées avec artistes, public, organisateurs ». La proximité est essentielle pour lui. Encore aujourd’hui, il termine ses concerts à arpenter les parkings. Au pied des voitures et des fourgons, il rencontre le public, passe la soirée avec eux, discute, refait le monde… Pour son cabaret, il veut des musiciens revendicatifs car « un artiste qui n’a rien à dire, c’est comme un papier peint, c’est décoratif » ! L’idée de ces soirées ? « Qu’il n’y ait plus d’horaires ». Et il est prêt à en débattre avec le préfet si ce dernier refuse cette exigence.

« Quand on joue dans un bar, on prend ce qu’il y a » Loran se veut provocateur quand il évoque l’autorité et la loi. « Je suis enfant de l’État et je me bats contre ça », se plaît-il à répéter. Une vieille rengaine des Béru, dont il reste forcément indissociable. Leur public, qui a aussi pris trente ans, guette toujours le signe d’une possible renaissance. La sortie récente de l’intégrale des enregistrements, chez Coop Breizh, aurait pu en être un. Loran réfute : « C’est un fantasme ».

Son avenir s’inscrit avec les Ramoneurs, loin des strass et des paillettes. « On refuse de jouer dans les gros festivals chers ». Il confesse avoir refusé les Vieilles Charrues. « L’entrée de ce festival pourrait être gratuite ou de 2 €, mais c’est beaucoup plus cher à cause d’artistes qui tapent le million d’euros de cachet ! Avec les Ramoneurs, quand on joue dans un bar, on prend ce qu’il y a. On préfère une relation conviviale, saine ». Sur fond de musique bretonne. Et sur quelques airs punks, bien entendu.

Mickaël LOUÉDEC. Musique vendredi 27 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Musique.-L-ex-Berurier-Noir-refait-le-monde-en-Bretagne_6346-2232942_actu.Htm

Ecoutez: https://www.youtube.com/watch?v=uPaDgBPbTqA

http://youtu.be/O-63EmrzzM4

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25 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Elections fédérales en Allemagne : Merkel triomphe, le FDP se casse, la gauche se consolide (Lcr.be)

Elections fédérales en Allemagne : Merkel triomphe, le FDP se casse, la gauche se consolide (Lcr.be) dans A gauche du PS linke-1

Les partis conservateur-chrétiens CDU/CSU et la chancelière Angela Merkel sont les gagnants des élections fédérales en Allemagne avec 41,5% des voix. Ils ont obtenu 7,7% de plus en comparaison avec les élections fédérales de 2009.

Comment ça s’explique? En Allemagne, la politique de Merkel n’est pas perçue comme conflictuelle. On parle même d’une “social-démo- cratisation” des chrétiens-conservateurs sous Merkel. Par exemple, la “sortie du nucléaire” après Fukushima, l’abrogation du service militaire obligatoire, l’amélioration du statut des couples de genres identiques et l’ouverture relative aux thèmes de la justice sociale se sont ajoutées à l’impression de pouvoir échapper aux conséquences de la crise européenne du côté des plus forts, tout en acceptant la ligne dure contre les populations du sud de l’Europe.

S’ajoute à cela la faiblesse de l’alternative proposée par le SPD représentée par Peer Steinbrück, candidat du SPD à la chancellerie. Celui-ci, technocrate froid et partisan avoué de l’agenda 2010, symbole de l’aspiration à une vie aisée des politiciens en bonnes relations avec le monde du big business, n’était pas bien capable de transmettre de façon crédible le message du SPD visant à se reprofiler comme champion de la justice sociale. Le SPD gagne quand même 2,7% pour arriver à 25,7%.

A peu près 15% des voix se sont portées sur des partis qui n’ont pas pu dépasser la barrière des 5%, puisque le FDP échoue avec 4,8% des voix tout comme la toute jeune AfD qui propose la sortie de l’Euro avec 4,7% – le restant des partis qui se sont présentés dépassent à peine la barre des 5% en additionnant leurs voix.

Des 61,8 millions d’Allemands qui avaient le droit de vote, 71,5% ont voté. En 2009, c’étaient 70,8%. Même si la candidature de nouvelles forces a pu relativiser le poids des abstentionnsites, l’abstention électorale reste impressionnante et témoigne du degré de l’érosion de la crédibilité du système politique en vigueur.

L’échec du FDP est spectaculaire. Il est parvenu à se sauver de justesse avec 5% aux élections du Land de Hesse, parallèles aux élections fédérales, il est tombé de haut avec 4,8% aux élections  fédérales, perdant 9,8%  comparé avec 2009! C’est l’image bien méritée du parti clientéliste tout craché qui l’a conduit à la catastrophe. Mais avec 400 000 voix, ses pertes profitent majoritairement à l’AfD … tandis que Die Linke perd aussi plus que 300 000 voix en faveur de  l’AfD, le CDU/CSU un peu moins… L’AfD a assez habilement caché ses motifs chauvins en prétendant que la sortie de l’Euro serait aussi dans l’intérêt des pays européens économiquement perdants.  Die Linke devrait réfléchir,  elle n’a pas assez clairement exprimé  son opposition à la politique de l’UE au sein de la Troïka…

Un autre fait spectaculaire de ces élections, ce sont les 8,4% des Verts, qui perdent 2,3% en comparaison à 2009. Ceci d’autant plus qu’ils s’étaient envolés vers les 20% après Fukushima et les mobilisations impressionnantes du mouvement anti-nucléaire.

Ceci nous amène au parti de gauche Die Linke qui devient la 3ème force dans le Bundestag avec 8,6% des voix.  En 2009 Die Linke avait obtenu 11,9% et perd donc 3,3%, on pourrait donc parler de défaite. Mais en fait, Die Linke s’en sort bien, vu qu’il était tombé au-dessous de 6% en printemps 2012 et qu’il avait perdu depuis lors spectaculairement, toutes les élections dans les Länder de l’Ouest.  Lors des élections au Land de Hesse, il se maintient, passant la barre des 5% une 3ème fois.  Dans les Länder de l’ouest, où il est bien plus faible qu’à l’est, il dépasse les 5%. Die Linke se consolide donc et remonte électoralement en présentant un certain nombre de revendications sociales, démocratiques et antimilitaristes, sans pour autant formuler clairement une alternative d’ensemble au pouvoir du capital.

Et maintenant, que vont faire les stratèges (ou plutôt les tacticiens) des partis élus? Au niveau fédéral comme en Hesse, il y a une majorité  SPD, Verts et  Die Linke. Mais le SPD et les Verts disent clairement qu’ils ne veulent pas de coalition avec le Parti de Gauche. Celui-ci fait des avances, mais souligne quand même ses divergences profondes.

Au niveau fédéral,  Die Linke devrait accepter la participation de la Bundeswehr aux interventions militaires globales. Ce n’est pas imaginable pour le moment. L’hypothèse la plus réaliste semble être la “grande coalition” du CDU/CSU avec le SPD.  Par Manuel Kellner le Mardi, 24 Septembre 2013

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=3018:elections-federales-en-allemagne–merkel-triomphe-le-fdp-se-casse-la-gauche-se-consolide-&option=com_content&Itemid=53

 

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25 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Conférence Internationale sur Rosa Luxemburg Paris, Sorbonne, 4-5 Octobre 2013

Conférence Internationale sur Rosa Luxemburg Paris, Sorbonne, 4-5 Octobre 2013 dans A gauche du PS rosa_luxemburg_1871-1919

« Démocratie et Révolution chez Rosa Luxemburg »

Une des plus importantes contributions de Rosa Luxemburg à la pensée marxiste moderne est son refus de séparer les notions de « démocratie » et « révolution ». Cela se traduit dans  sa critique des limites de la démocratie bourgeoise,  dans sa conception du combat révolutionnaire comme auto-émancipation démocratique des grandes masses,  sa vision de la démocratie socialiste et ses formes d’organisation et dans sa ferme insistance - en discussion avec les révolutionnaires russes - sur l’importance des libertés démocratiques dans la transition vers le socialisme.

 Nous allons nous intéresser aussi à la question de la démocratie dans ses écrits sur le marxisme, sur l’économie politique ou sur la question nationale (auto-administration locale et autonomie nationale comme solutions démocratiques).  Ce sont des questions qui restent d’une actualité évidente au début du 21ème siècle. Le but de la Conférence sera à la fois d’analyser les aspects historiques et les textes eux-mêmes, et la signification politique présente de cette problématique, à une époque de crise de la démocratie, dans un contexte de crise de la civilisation capitaliste.

Les langues de la conférence seront le français et l’anglais avec interprétation simultanée

Source

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20 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Fête de l’Humanité : sous la pluie…

Fête de l’Humanité : sous la pluie... dans A gauche du PS tJ1ED

Beaucoup de pluie mais aussi beaucoup de monde pour la 78e édition de la fête de l’Humanité.

Le PCF avance le chiffre de 470 000 entrées. Toujours est-il qu’on a retrouvé cette année le même public et à peu près les mêmes impressions.
Un public populaire venu de tout le pays, un public familial, heureux d’être là et souvent de retrouver de vieilles connais- sances. Beaucoup de vieux, fidèles de la fête, mais aussi beaucoup de jeunes notamment attirés par les spectacles. Et comme d’habitude les militantEs du PC étaient presque touTEs occupéEs à faire marcher leurs stands. Peu de mots d’ordre politique, si ce n’est la volonté de faire triompher « l’humain », parfois contre la réforme des retraites. En revanche, si ça discutait politique dans les allées, les débats ont attiré cette année moins de monde.
Les différentes composantes avaient leur stand, notamment la Gauche unitaire et le Parti de gauche, un stand unitaire étant réservé au « troisième pôle » regroupant la Gauche anticapitaliste, les Alternatifs, la FASE et Convergences et alternative. D’après l’Humanité, il n’y a de désaccords au sein du Front de gauche que sur la question des municipales. Cependant, on a pu noter que, durant l’ensemble de la fête, qua- siment aucun militant du « troisième pôle », ni de la Gauche unitaire, ne furent invité aux débats, alors que le PS était présent presque partout. Quant à Mélenchon, il s’était installé dans un camping durant les trois jours de la fête, car « il faut qu’on voit le minotier dans sa farine »… Ainsi le leader du PG n’a cessé d’arpenter la fête, suivi d’une cohorte de photographes, comme si il était chez lui. Pierre Laurent a fait de même de son côté… mais un peu seul !
Le débat doit continuer Au meeting central de dimanche, pas de polémique publique au sein du Front de gauche, mais la seule affirmation du secrétaire général du PCF qu’il fallait « être prêt à participer aux rassemblements les plus larges à gauche si c’est l’intérêt du peuple ». En gros, pour les prochaines municipales, chaque ville fera ce qu’elle veut : plutôt avec le PS, mais sans lui là où l’accord est impossible.
L’essentiel reste de sauver les éluEs et les municipalités.  On notera enfin la faible résonance donnée par les médias à cette fête réunissant plusieurs dizaines de milliers de personnes, par rapport à l’Université d’été du Front national qui se tenait à Marseille. C’est un choix mais certainement pas le nôtre…
Le stand du NPA a connu une bonne affluence, dedans et dehors, avec beaucoup de discussions mais peu de participation à nos débats. Globalement, l’accueil était très chaleureux et les présences d’Olivier Besancenot et de Philippe Poutou très appréciées. Plus de 10 000 tracts ont été distribués avec une dominante dans les discussions : on ne veut plus du PS, on n’a pas confiance dans Mélenchon, mais pourquoi vous ne venez pas vous battre au Front de gauche avec nous ? Les discussions étaient fraternelles, le débat est ouvert…

Alain Krivine  Vendredi 20 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 209 (19/09/2013)

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19 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Après la journée du 10 septembre, que propose la CGT ? (LO)

Après la journée du 10 septembre, que propose la CGT ? (LO) dans A gauche du PS patrons-251x300

Les manifestations organisées le 10 septembre ont montré que dans tout le pays des milliers de militants et de travailleurs ne sont pas prêts à accepter les attaques du patronat et du gouvernement sans rien dire.

De ce point de vue cette mobilisation n’était donc pas cet échec que les médias aux ordres avaient annoncé. Mais nombre de travailleurs qui ont manifesté se posent naturellement la question de quoi faire après cette journée du 10 septembre. Et ce n’est pas la politique des directions syndicales, pas plus celle de la CGT que celles des autres syndicats, qui peut leur apporter une réponse.

Le secrétaire de la CGT, Thierry Le Paon, a annoncé l’organisation d’une autre journée de mobilisation, sans toutefois avancer de date. Mais quelle perspective la CGT propose-t-elle ? Début septembre, dans les meetings de rentrée qu’il a tenus, le ton du secrétaire de la CGT se voulait certes combatif. Mais sur le fond, qu’a-t-il défendu ? Il s’est félicité de la participation de la CGT aux conférences sociales, ces réunions entre représentants du patronat, du gouvernement et des confédérations syndicales qui n’ont servi qu’à écouter, et finalement, de fait, à approuver les diktats patronaux. Il a expliqué que ce gouvernement « écoute » trop le patronat, et « pas assez » la CGT, mais que, suite aux meetings de la CGT, « l’audition commencerait à revenir ». Et le secrétaire de la CGT de conclure : « Nous sommes donc sur la bonne voie ! », et ce, alors que ce gouvernement poursuit ses mesures antiouvrières !

Dans son entretien à L’Humanité Dimanche du 5 septembre, Thierry Le Paon est encore plus clair. « Avec ce gouvernement, tel qu’il est, dit-il, les choses peuvent avancer », ajoutant plus loin qu’« il y a une différence entre la gauche et la droite. Considérer que c’est la même chose c’est permettre au Front national d’empocher la mise. Jamais la CGT ne fera ce jeu. » Dénoncer le gouvernement pour ce qu’il est, un gouvernement entièrement au service des patrons, serait donc faire le jeu de l’extrême droite. Tout le monde l’aura compris, il ne reste donc qu’à le « soutenir ».

Alors proposer des journées d’action sans véritable plan, et surtout sans objectifs clairs, ne peut pas aider les travailleurs qui cherchent quoi faire. Il faut dire la vérité. On ne pourra s’opposer aux attaques des patrons sur les salaires, sur l’emploi, sur les retraites que si les travailleurs sont capables, par une mobilisation ample, déterminée, par leur organisation, de renverser le rapport de force avec le patronat. Aujourd’hui, le moral n’y est pas, et les travailleurs ne sont pas prêts à cela. Mais on peut s’y préparer en défendant dès maintenant des objectifs qui devront être ceux des luttes de demain, tels que l’interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous avec maintien du salaire, et encore l’échelle mobile des salaires et des retraites. Il faut être convaincu qu’il s’agit d’une guerre avec le patronat et que ce gouvernement est entièrement à son service. Mais une telle politique, on ne peut visiblement pas l’attendre de la direction de la CGT. Aline RETESSE

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2355&id=3

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18 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

A la fête de « L’Humanité »: les municipales, le PCF et Mélenchon (LM)

A la fête de « L’Humanité »: les municipales, le PCF et Mélenchon (LM) dans A gauche du PS melenchon_and_laurent-saturne

C’est le temps de l’amour. Le temps des copains et de l’aventure. (Françoise Hardy)

A la Fête de « L’Humanité », les militants communistes prêts à s’allier au PS

Il leur fait confiance pour voter du « bon côté ». Au premier jour de la fête de L’Humanité, qui s’est ouverte vendredi 13 septembre à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), Jean-Luc Mélenchon veut s’en convaincre : les militants communistes choisiront l’autonomie vis-à-vis du Parti socialiste (PS) au premier tour des élections municipales en 2014. « C’est maintenant eux qui ont la question entre leurs mains, a-t-il déclaré lors de l’inauguration du stand Front de gauche. A chaque fois, ils tranchent du bon côté, donc je me dis que cette fois aussi. »

A entendre les militants du PCF, le chemin risque cependant d’être encore long et le coprésident du Parti de gauche devra redoubler d’efforts pour les convaincre. Ces derniers doivent décider de leurs stratégies en octobre. Elles devraient différer d’une ville à l’autre. Ici, entre les allées Karl Marx et Henri Krasucki, la tonalité est majoritairement celle donnée par la direction communiste, plutôt favorable à l’union avec le PS. « Si nous pouvons obtenir le rassemblement au premier tour, allons-y », explique ainsi Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.

« NE PAS CONFONDRE LES ENJEUX LOCAUX ET NATIONAUX » Des mots qui ont été entendus côté militants. « Ce qui importe, c’est le programme, assure Véronique Sanchez, 42 ans, venue d’Auch (Gers). Nous sommes dans une stratégie de rassemblement, pas de clivage : il ne faut pas confondre les enjeux locaux et nationaux. » A ses côtés, autour d’un café, Nadine, communiste de Castelnau-d’Estrétefonds (Haute-Garonne), approuve. Pour elle, la stratégie de Mélenchon n’est pas viable. « Il est davantage dans l’isolement qu’autre chose », juge ce médecin du travail.

Véronique Sanchez juge même l’autonomie risquée : « Comment peut-on peser dans les communes si on n’a pas d’élus ? C’est anti- nomique. » « Nous, on ne se bat pas pour des places, la place, il faut qu’elle serve à quelque chose », renchérit Nadine qui finit par lâcher : « Au-delà des militants, un certain nombre de personnes se sentent agacées par les positions trop caricaturales de Mélenchon. » Elle n’est pas la seule à s’agacer de l’attitude de l’ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012. « C’est lui le chef, le recours, la vedette, déplore Gisèle Cailloux, militante à Suresnes (Hauts-de-Seine). Il est pour la VIe République mais personne ne se met en avant comme lui. » Pour cette retraitée de l’aéronautique, le langage de M. Mélenchon est « excluant ». « On ne peut pas se contenter de dénoncer, il faut faire des propositions », juge-t-elle.

« LA COHÉRENCE, C’EST LE PROGRAMME » Les propositions, les communistes entendent bien les défendre dans leurs négociations. « Si le PS propose un programme trop éloigné de nous, ce n’est pas possible », prévient Yan, militant à Gardanne (Bouches-du-Rhône). Pour cet étudiant en droit de 24 ans, manifester contre la réforme des retraites un jour et faire listes communes avec les socialistes le lendemain, ne pose pas de problème. « Ce n’est pas parce qu’on travaille ensemble localement qu’on est d’accord sur tout au niveau national », explique- t-il. « La cohérence, c’est le programme, ajoute Nadine de la Haute-Garonne. Chez moi, si on n’arrive pas à faire une liste avec les socialistes, c’est la droite qui repasse. »

Sarah, jeune militante des Hauts-de-Seine, n’est pas convaincue. « Dans l’absolu, ce serait mieux de ne pas faire de liste avec le PS, car ils sont dans la continuité de ce qu’a fait le précédent gouvernement », estime-t-elle. Le risque ? Que le PCF « donne l’impression de cau- tionner » la politique du gouvernement. « Ce serait hypocrite de dénoncer puis de s’allier, mais après il faut voir au cas par cas », résume la jeune femme. Un pragmatisme qui pourrait cependant ne pas être du goût de tous les électeurs.

* LE MONDE | 14.09.2013 à 09h52 • Mis à jour le 14.09.2013 à 17h08. BESSE DESMOULIERE Raphaëlle

Le cœur des communistes parisiens balance avant les municipales (Le Monde)

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Ian Brossat, chef de file des communistes parisiens et élu du 18e arrondissement, était bien entouré, lors du débat portant sur les municipales organisé à la fête de l’Humanité samedi 14 septembre. A sa droite, Danielle Simonnet, candidate du Parti de Gauche. Et à sa gauche, à côté du modérateur du débat, Anne Hidalgo, candidate PS, et Christophe Najdovski, candidat EELV. A six mois des municipales, la question des alliances, avec le PS, comme en 2001 et en 2008, ou avec le PG, n’est pas tranchée pour le PC.
Ce sont les militants communistes qui décideront par un vote les 17, 18 et 19 octobre prochains. Mais où va la préférence de Ian Brossat ? Entre une Danielle Simonnet, très frondeuse envers le PS, et Anne Hidalgo, qui a pris quelques engagements face à un auditoire bien rempli et attentif, les options restent ouvertes.

« Cohérence », a répété plusieurs fois Danielle Simonnet, comme une injonction au PC. La candidate du PG n’a pas hésité à tacler la politique de la majorité, « qui ne va pas dans le sens du progrès social », et à rappeler au bon souvenir des communistes la « belle aventure déjà faite ensemble ». Ian Brossat n’a pas fermé la porte à une éventuelle alliance avec le PG, en soulignant qu’il « serait absurde de penser que ces politiques nationales n’ont aucune conséquence sur la réalité que nous vivons, et sur les arbitrages que nous sommes amenés à faire, nous, comme élus d’une majorité municipale de gauche ». Pour ne pas rester en retrait, Anne Hidalgo n’a pas hésité à donner des gages au PC. Notamment sur la question très sensible du logement, dont tous les candidats ont promis de faire une priorité. « J’ai entendu, dans les propositions faites par le PC à Paris, la proposition de 30 % de logements sociaux supplémentaires à l’horizon 2030. Moi, je suis prête à m’engager là-dessus si on est dans un engagement ensemble », a-t-elle ainsi affirmé à Ian Brossat.

BARRER LA ROUTE À LA DROITE « SARKOZYSTE » Profitant de cette ouverture, l’intéressé n’a pas hésité à évoquer certains points qui lui paraissaient eux aussi importants dans l’optique d’une liste commune avec le PS. En estimant par exemple qu’il fallait « dès 2014, 7 500 nouveaux logements sociaux chaque année » pour respecter l’objectif des 30 % d’ici 2030. Mais aussi en affirmant qu’il fallait mener une action sur le parc privé, contre la spéculation immobilière, taxer les résidences secondaires à Paris, et, autre point sensible, qu’il fallait en finir avec le gel des effectifs de fonctionnaires à la ville de Paris. « On ne peut pas être ensemble dans les luttes le mardi contre la réforme des retraites, et trois jours plus tard négocier avec le gouvernement », a réagi de son côté Danielle Simonnet, dans la séance de questions-réponses avec l’audience.

Un objectif affiché par tous les candidats, néanmoins : « faire en sorte que la droite, notamment sarkozyste, ne revienne pas au pouvoir à Paris » a résumé Christophe Najdovski, en référence à la candidate de l’UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy. Du côté du public, Henri, 73 ans, sympathisant du PC depuis une dizaine d’années a suivi le débat et même si, à titre personnel, il préférerait une liste Front de gauche, il pense que ce ne sera pas possible à cause de la tactique du PG, qui est « trop anti-PS sur le plan national », estime-t-il. Il attend de voir les programmes de chaque liste pour voir quels recoupements peuvent être obtenus avec chacun.

Manuel, militant communiste de 27 ans, est, lui, « content qu’Anne Hidalgo ait acté un certain nombre d’engagements. Mais déçu qu’elle ait esquivé certains sujets. Que devient l’Hôtel-Dieu » ? s’interroge-t-il, alors que le sujet délicat de cet hôpital a été évoqué avec force par tous les candidats. Alexandre, 20 ans, militant au Parti de gauche depuis un an et demi, salue de son côté la posture de Ian Brossat, avant le vote d’octobre : « il faut savoir ménager ses troupes, et ne pas cliver. Ian sait fédérer », estime-t-il. Et de conclure : « Il saura faire le bon choix en octobre quand il faudra mettre un bulletin dans les urnes du PC. »

* Le Monde.fr | 14.09.2013 à 22h21 • Mis à jour le 15.09.2013 à 17h27. FERNANDEZ RODRIGUEZ Laura

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article29762

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15 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Fête de l’Humanité 2013 : le NPA bien présent !

Fête de l’Humanité 2013 : le NPA bien présent ! dans A gauche du PS affiche-bieres-de-chartres

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Comme chaque année, la fête de l’Humanité, qui se tient du vendredi 13 au dimanche 15 septembre, représente un des rassemblements les plus populaires du pays. Depuis sa fondation, le NPA y tient chaque année un stand.

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Outre les militantEs et sympathisantEs du PCF, se côtoient à la fête de l’Humanité tous les courants de la gauche sociale, politique et syndicale, et une masse de jeunes attirés par des concerts de choix. Mais cette fête est aussi l’occasion de juger de l’état du PCF, de ses militantEs, de ses débats et aussi de ses relations internationales.
Ainsi, depuis quelques années, si la force du PCF apparaît encore à travers ses appareils municipaux (plus de 8 000 élus), la majorité des militantEs, souvent âgée, s’occupe essentiellement de la tenue des stands, une bonne partie du service d’ordre, notamment aux entrées, étant désormais assurée par une boîte privée. En revanche, les débats pluralistes sont de plus en plus nombreux avec toutes les tendances du mouvement ouvrier… à l’exception du NPA seulement invité au pot unitaire du samedi !

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Des hauts et débats… Cette année, Pierre Laurent prononcera l’allocution centrale du dimanche, en compagnie de militantEs PCF des boîtes en lutte les plus significatives. Mais les débats qui traversent le parti touchent essentiellement à la nature du Front de gauche, aux rapports avec le PS notamment à la veille des élections et donc en conséquence aux rapports conflictuels avec le Parti de gauche.

Comme on le sait, le PCF n’accepte le Front de gauche que comme un cartel avec parfois des réunions sans pouvoir réel, des « as- semblées citoyennes ». La direction du PCF ne voudrait pas rompre avec le PS pour être certaine d’assurer la réélection de ses éluEs et de ses municipalités, alors que Mélenchon, qui a lui peu d’élus municipaux, prépare les européennes et a besoin au premier tour des municipales d’apparaître à la gauche du PS et du PC…

D’où sa proposition de listes « autonomes » du PS dans toutes les grandes villes. Un débat tactique car les deux partis sont d’ac- cord pour se réclamer de la « révolution citoyenne », par les institutions, et rejoindront le PS au second tour. Mais pour beaucoup de communistes, le débat est plus profond.
Sur le plan international, le bilan des dernières fêtes de l’Humanité est, depuis la disparition de l’URSS et de ses satellites, beaucoup plus maigre, à l’exception des stands Cuba et Vietnam qui attirent toujours beaucoup de monde, plus pour leur restaurant que par nostalgie…
C’est dans ce cadre que le NPA sera présent animant sur son stand de nombreux débats sur les questions d’actualité, notamment sur la Syrie ou le combat contre la réforme des retraites.

Plusieurs camarades du NPA dédicaceront leurs livres : Olivier Besancenot et Philippe Poutou, mais aussi Franck Gaudichaud et Michael Löwy. Enfin, outre un bar assurant aussi la restauration, notre stand aura comme chaque année son espace librairie animé par la Brèche et cette année un espace supplémentaire pour notre campagne financière.Pour toutes ces raisons, vous serez donc nombreuses et nombreux à venir faire la fête ce week-end, car le public de la fête de l’Huma, c’est aussi bien entendu notre public. À très bientôt donc !

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Alain Krivine Jeudi 12 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 208 (12/09/2013)

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15 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Pcf-Mélenchon, le fossé se creuse (Jdd)

Pcf-Mélenchon, le fossé se creuse (Jdd) dans A gauche du PS 8901913740_4ab97cdc94_o

Le patron des communistes, Pierre Laurent, qui s’oppose à la stratégie d’autonomie de Jean-Luc Mélenchon, veut sauver ses 37 villes aux élections municipales.

C’est une Fête de l’Huma sur fond de tensions au Front de gauche. Avec, au cœur du problème, les prochaines municipales et un PCF pris en tenaille. D’un côté, le PS lui demande l’union. De l’autre, ­Mélenchon veut l’autonomie et des listes Front de gauche au premier tour. Entre les deux, le PC répond « alliance au cas par cas » au risque de mécontenter tout le monde. Et d’abord son allié ­Mélenchon, qui confie : « Tous les efforts que je fais pour nous décoller du système sont affaiblis par ces marchandages sans fin avec les socialistes. Toutes ces tergiversations affaiblissent notre message. Est-ce que oui ou non nous allons au bout de notre ligne autonome? »

À distance, Pierre Laurent, le patron du PCF, répond : « Cela ne sert à rien d’essayer d’imposer des choses. C’est même contre-productif. » Si Laurent fustige la réforme des retraites, le budget en préparation et l’orientation « pro-Medef » du gouvernement, il estime que les situations locales ne sont pas une « décalcomanie » de la situation nationale. Et n’oppose donc pas un « non de principe » à une alliance de premier tour avec le PS. Il ajoute à destination de Mélenchon : « Les municipales ne sont pas un problème de guerre entre PS et Front de gauche. »

Le trésor de guerre du parti Pour le PCF, l’enjeu est de taille. Les communistes dirigent encore 37 villes de plus de 20.000 habitants et comptent un peu plus de 6.500 conseillers municipaux. « En 2008, ils se sont déjà fait tailler des croupières. Pour le PC, cette élection est la plus vitale. Les mairies, ce sont des postes et des budgets. Un trésor de guerre. À cette occasion, il peut y avoir des tensions entre un sommet qui veut sauver les meubles et une base très remontée contre le PS », résume Jérôme Fourquet, auteur d’une récente étude pour l’Ifop sur « Le Front de gauche à l’épreuve des urnes ».

Ville par ville, entre octobre et novembre, les militants PC trancheront les alliances par un vote. Mais déjà, plusieurs cadres de la direction du PC partiront sur des listes Front de gauche dès le premier tour, comme Olivier Dartigolles à Pau, Patrice ­Bessac à Montreuil, Francis Parny à Garges-lès-Gonesse, ou encore Marie-Pierre Vieu à Tarbes. Et, selon plusieurs responsables, des villes comme Marseille, Lille et Bordeaux pencheraient aussi pour des listes du Front de gauche.

« Paris, c’est la vitrine de la France » Mais l’énorme épine dans le pied du Front de gauche se trouve à Paris, où le vote communiste aura lieu mi-octobre. Le moment venu, Laurent donnera son « avis ». Les proches de Mélenchon sont convaincus qu’il a déjà fait son choix. « Il bé- tonne pour qu’il y ait un accord avec le PS. À Paris, il veut faire péter la maison commune », redoute l’un d’eux. « Sa stratégie est aventureuse et risquée », ajoute François Delapierre. « Paris, c’est la vitrine de la France. Je ne peux pas accepter que l’on y aille avec le PS. Pierre [Laurent] n’a pas l’air de comprendre l’impasse dans laquelle cela nous fourre », déplore Mélenchon.

Le cas des municipales s’ajoute à d’autres divergences.« Je veux un Front de gauche ouvert, pas bunkérisé », explique Laurent. Un des dirigeants de son parti précise : « Dire que le Front de gauche est la seul relève, cela ne passe pas actuellement. Il faut élargir le rassemblement et montrer que nous ne sommes pas des fous isolés dans notre coin à taper sur tout le monde. » En froid depuis quelque temps, les deux hommes pourront bientôt s’expliquer. Une rencontre PG-PC avec Mélenchon et Laurent doit avoir lieu dans les jours qui suivent la Fête de l’Huma. Reste à trouver une date et à crever l’abcès. Arthur Nazaret – Le Journal du Dimanche samedi 14 septembre 2013

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14 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

« Le Front de gauche ne profite pas de la déception vis à vis du gouvernement » (Jdd)

Directeur du Département Opinion et Stratégies d’Entreprises de l’Ifop, Jérôme Fourquet publie une étude sur « Le Front de gauche à l’épreuve des urnes (2009-2013) ». En pleine fête de l’Huma et à la veille de l’intervention du secrétaire national du PCF Pierre Laurent, le politologue livre, en exclusivité, les principales leçons de cette note.

Le Front de gauche est-il toujours une chance pour le PCF?
Le Front de gauche est plutôt une bonne affaire pour le PC et cela lui a permis de lui redonner de l’oxygène. En termes électoraux, la « plus-value » de l’appellation Front de Gauche s’était surtout faite sentir dans des « terres de mission » du PC à forte tradition socialiste alors que les bastions communistes historiques sont grignotés d’une manière qui semble inexorable.

Autre leçon de votre étude : la rupture de plus en plus marquée entre l’électorat du Front de gauche et François Hollande…
L’électorat du Front de gauche qui s’était massivement mobilisé pour voter François Hollande au second tour de la présidentielle a très vite décroché. Aujourd’hui,  à peine un tiers des sympathisants du Front de gauche sont satisfaits de la politique de François Hollande. Dès décem- bre 2012, nous voyons qu’il y a une majorité de l’électorat du Front de gauche qui se dit mécontent de François Hollande : sa côte de popularité y chute brutalement de 60 à 47%.  Une chute de 13 points en un mois qui correspond à la période de Florange et du pacte de compétitivité. On est donc passé d’un soutien résigné pour se débarrasser de Sarkozy à une défiance très prononcée.

Le Front de gauche récupère-t-il les déçus du hollandisme?
Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche maintiennent leurs positions mais ils ne connaissent pas de dynamique, on l’a vu notamment lors des législatives partielles. Le Front de gauche ne profite pas de la déception et du mécontentement vis à vis du gouvernement. Un des élé- ments d’explication est qu’aujourd’hui ni Mélenchon, ni le Front de gauche n’incarnent une alternative suffisamment crédible pour une part importante de l’électorat de gauche pourtant mécontent du PS au pouvoir.

Entre le PS qui demande l’union et le PG l’autonomie,  les municipales s’annoncent-elles compliquées pour le PCF?
Les communistes sont pris en tenaille entre Mélenchon qui pousse à des listes autonomes pour se compter et mettre la pression sur le PS et un PS qui joue la musique de la raison en leur disant qu’avec des listes autonomes, ils ont plus de coups à prendre que de choses à gagner. La tension un peu nouvelle qui peut exister est celle entre la base et le sommet du PCF. Le sommet étant plutôt pour des accords d’appareil alors que la base, très remontée conte le pouvoir socialiste, peut-être sensible aux sirènes de Mélenchon. Arthur Nazaret – Le Journal du Dimanche samedi 14 septembre 2013

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12 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Chili : Les leçons d’une tragédie (lcr.be)

Chili : Les leçons d’une tragédie (lcr.be) dans A gauche du PS filloninochet Coincidence il appelle a voter FN!

Le 11 septembre 1973, l’armée chilienne commandée par le général Augusto Pinochet renversait le gouvernement de l’Unité Populaire, assassinait le président élu Salvador Allende et écrasait le mouvement ouvrier le plus puissant d’Amérique latine. Quarante ans après, « La Gauche » (journal de la Lcr.be, NDB)  veut non seulement faire oeuvre de mémoire mais surtout mettre en lumière deux aspects très actuels de cette tragédie.

On dit souvent  que le tournant néolibéral remonte à 1982, avec l’arrivée au pouvoir de Reagan et de Thatcher. C’est exact pour ce qui concerne les pays du « centre » et la politique des institutions internationales. Mais le coup d’envoi de la « stratégie du choc » néo- libérale (Naomi Klein) avait été donné près de dix ans plus tôt, au Chili. Beaucoup de dictatures combinaient tyrannie politique et dirigisme économique, voire étatisme. Pinochet a innové. Il a brisé le mouvement ouvrier, non pour aider la bourgeoisie locale à se développer en uti- lisant son Etat comme rempart contre la concurrence internationale, mais pour imposer le programme néolibéral de l’économiste Milton Friedman : offrir aux multinationales tout ce qu’elles souhaitaient en termes de privatisation, de dérégulation, de flexibilisation tous azimuts.

Cette spécificité contribue à expliquer la longévité politique de Pinochet. Dès 1982, certains admirateurs du « miracle chilien » comparaient ses crimes au cassage des œufs nécessaire à la cuisson de l’omelette. Cette banalisation du putsch s’accrut quelques années plus tard, quand les recettes de Friedman furent appliquées à l’ex-Union soviétique.  Le soutien de Thatcher à Pinochet avait donc une signification politique profonde : le néolibéralisme porte en lui la suppression des droits démocratiques et syndicaux « comme la nuée l’orage ».

Le coup d’Etat de septembre 1973 est l’acte de naissance de l’ère néolibérale que nous subissons toujours. Le capital n’hésitera pas à repasser par ce point de départ si les résistances sociales l’empêchent de poursuivre son travail de destruction. Dans l’UE, la démocratie parlementaire classique n’est déjà plus qu’un souvenir et la Grèce montre bien que la menace d’un Etat fort ne doit pas être sous-estimée.

Comment y faire face ? Par la mobilisation sociale la plus large des exploité-e-s et des opprimé-e-s, par la lutte intransigeante pour leurs revendications de classe, par l’auto-organisation démocratique de ces luttes. Toute illusion sur le rôle de l’Etat, sur la neutralité de ses appa- reils et sur la loyauté de ses chefs doit être bannie car elle peut se révéler mortelle. C’est la deuxième leçon du Chili, et elle garde toute son actualité.

Un peu partout en Europe, la dégénérescence de la social-démocratie libère un espace politique qui tend à être occupé par des forces de gauche nouvelles : Syriza en Grèce, le Front de Gauche et le Parti de Gauche en France, Die Linke en Allemagne, le SP aux Pays-Bas…  La crise des partis traditionnels est à ce point profonde que certaines de ces forces  pourraient arriver au pouvoir, seules ou en coalition, sur base d’un programme antinéolibéral plus ou moins radical. Le PG français va même jusqu’à plaider pour une « révolution citoyenne » avec « appro- priation sociale des moyens de production ».

En supposant que ces programmes ne soient pas édulcorés par leurs propres auteurs, il s’agit de voir la réalité en face: la classe dominante ne cèdera jamais le pouvoir démocratiquement. Elle devra en être chassée par une mobilisation de masse extra-parle- mentaire qui ne pourra  vaincre qu’en brisant l’appareil d’Etat capitaliste, en particulier l’armée, la police, la magistrature, le corps des hauts fonctionnaires. Quelques jours avant le coup de Pinochet, des milliers de travailleurs et de travailleuses réclamaient des armes pour contrer le putsch dont la menace était perceptible. Allende refusa de les leur donner.  Qu’un tel aveuglement serve de leçon, et les victimes de Pinochet ne seront pas tombées tout à fait en vain.

Par La Gauche le Mercredi, 11 Septembre 2013

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=3009:chili–les-lecons-dune-tragedie&option=com_content&Itemid=53

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