Archive | A gauche du PS

11 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

rouen, les lycéens prennent la rue (ccr)

A Brest aussi!

Blocus et manifestation lycéenne contre le FN

Des lycéens ont bloqué leur lycée et ont manifesté, ce jeudi 10 décembre 2015, à Rouen, contre le Front National qui sera présent au second tour des élections régionales en Nor- mandie dimanche 13 décembre. Ils étaient plusieurs centaines à battre le pavé pour marquer leur opposition au parti d’extrême droite.

A voir tous ces lycéens descendre dans la rue pour « faire entendre qu’ils ne sont pas d’accord, même s’ils ne peuvent se rendre aux urnes » comme nous explique Léon, un ly- céen de Rouen, cela en dit long sur le droit d’expression démocratique des jeunes mineurs. En effet, alors qu’on a le droit d’être exploité en dessous du SMIC horaire à partir de 16 ans, celui d’exprimer son opinion dans le cadre de la démocratie républicaine, qui plus est à des élections qui déterminent sur beaucoup de points la vie des lycées, est proscrit.

Nous revendiquons le droit de vote dès 16 ans, et ces jeunes qui descendent dans la rue témoignent d’une maturité politique à contre courant de la logique agiste qui gangrène la société. Empêcher cet avis de s’exprimer électoralement, c’est museler une partie de la population.

Néanmoins les lycéensRouennais ont bien compris une chose : majeurs ou mineurs, ayant le droit de vote ou pas, c’est en dernière instance dans la rue que se trouve notre réelle expression politique, et que la lutte contre l’extrême droite se déroule bien loin des bureaux de vote.

Prendre la rue: les lycéens montrent la voie à suivre! 

La lutte de la jeunesse pour se faire entendre et pour combattre la montée de l’extrême droite ne peut se faire sans lutter contre les dérives du sécuritaire PS… qui reprend mot pour mot le programme sécuritaire du FN, comme l’illustre les derniers projets délirants du gouvernement ! Manuel Valls et ses sbires auront beau le marteler sur tous les toits, le PS n’est en aucun cas un rempart contre le FN.

Car c’est bel et bien le gouvernement socialiste qui orchestre le racisme d’Etat, adopte des politiques réactionnaires vis-à-vis des migrants et des mesures antisociales pro patronales qui, en dernière instance, font le lit du parti de Marine Le Pen. En prenant la rue pour s’opposer au FN, les lycéens rouennais l’ont bien compris.

C’est bel et bien en battant le pavé, malgré la chape de plomb sur les classes populaires labellisé état d’urgence, que l’on pourra faire barrage au FN et à ses politiques réactionnaires et xénophobes. Un exemple à suivre pour les mouvements de la jeunesse et les organi- sations de la classe ouvrière pour mener le combat social, contre leurs guerres et contre le racisme et l’islamophobie. Nathan Bolet et Karel Venuvitch 10 décembre 2015

http://www.revolutionpermanente.fr/Rouen-manifestation-lyceenne-contre-le-FN

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11 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

espagne dernier sondage (publico)

esp

Les élections législatives auront lieu le 20 décembre. Un dernier sondage donne « Podemos » en troisième position devançant le PSOE et IU (FDG).

PP: Droite, Ciudadanos: Nouvelle Droite « moderne »

Source:

http://www.publico.es/politica/remonta-y-relega-al-psoe.html

 

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10 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

état d’urgence ou pas (rennes infos)

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Nous continuerons nos combats!

Pour répondre aux ignobles attentats de Paris, François Hollande ne parle que de guerre. La guerre au Moyen Orient en intensifiant les frappes en Syrie mais aussi la guerre ici, sur le territoire français en instaurant l’état d’urgence.

Le discours guerrier du gouvernement français ne peut pas être la réponse aux causes de ces nouveaux massacres. Prévu pour 12 jours initialement les députés et sénateurs ont votés la prorogation pour 3 mois, et ce dans une quasi unanimité (seuls 6 députés ont voté contre).

L’état d’urgence c’est un état policier. Les préfets et la police se substituent à la justice, M. Hollande annonce la destitution de nationalité, M. Cazeneuve prévient que la France pour- rait enfreindre la convention européenne des droits de l’Homme, les manifestations sont interdites, Les récentes perquisitions chez des militants écologistes, associatifs, syndi- calistes… attestent de cette dérive sécuritaire qui met en danger nos libertés.

Face à ces mesures liberticides et ce glissement profond vers un état sécuritaire et militaire nous devons affirmer que nos libertés et nos droits sont inaliénables. Nos combats contre le racisme, les discriminations, les guerres, nos solidarités et nos combats pour la justice sociale et les libertés individuelles et collectives doivent continuer et nous rassembler

Nous pensons qu’il revient à toutes celles et ceux qui condamnent l’état d’urgence et les discours guerriers de se retrouver et prendre des initiatives.

Nous proposons un premier rendez-vous afin de créer un cadre large de mobilisation :

Jeudi 10 Décembre à 20h30 Maison de quartier de Villejean, Rennes

Alternative Libertaire, Ensemble, Fédération Anarchiste, Nouveau Parti Anticapitaliste, Nouvelle Donne, Parti de Gauche, Parti Pirate

http://www.rennes-info.org/Etat-d-urgence-ou-pas-nous

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10 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

pcf (lo)

 buvez

Jusqu’à la lie

Au soir du premier tour, Fabien Roussel, responsable du PCF et tête de la liste « L’humain d’abord » dans la région Nord-Pas de Calais-Picardie, n’a pu que constater que la liste PS se retirait, ne laissant que le FN et la droite en lice. Et d’en conclure, après avoir dénoncé les responsabilités du PS et de la droite dans la montée du FN, qu’il fallait «tout faire dimanche prochain pour faire obstacle à ce parti». Le «tout», en l’occurrence, se résume à voter pour ­Xavier Bertrand.

À l’autre bout du pays, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, mais dans les mêmes circons- tances politiques, la fédération des Bouches-du-Rhône du PCF, après avoir noté que la droi- te ne constitue pas un rempart efficace contre le FN, «ne peut avoir qu’un seul souhait: que le Front national soit battu». Ce qui, là aussi, signifie voter pour le candidat de droite, Estrosi.

Une partie des militants, une fraction des électeurs du PCF ne suivront certainement pas les consignes de sa direction. Certains le disent d’ailleurs tout à fait ouvertement à qui veut bien les entendre. Cette consigne de vote, cette façon de faire croire qu’il y aurait quelque chose de commun à «tous les partis sauf le FN», contribue une fois de plus à désorienter et à démoraliser les militants.

Ces appels répétés à la République, à la démocratie, aux valeurs, etc., effacent les barrières de classe, la notion même de classe sociale. Cet effacement a affaibli la cons- cience des travailleurs et a contribué à la situation politique actuelle, où les pires ennemis de la classe ouvrière peuvent se permettre de se dire parti des ouvriers et, surtout, trouver des ouvriers pour y croire. Paul Galois 9 Décembre 2015

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/pcf-jusqua-la-lie

Note: « Boire le calice ou la coupe jusqu’à la lie »: Souffrir une longue douleur, une humiliation complète.

Voir aussi:

http://www.revolutionpermanente.fr/des-anticapitalistes-liste-commune-avec-le-Medef

http://www.marxiste.org/premiers-commentaires-sur-le-resultat-des-regionales

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10 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

état d’urgence (lo)

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Un moyen d’empêcher toute contestation

Alors que l’état d’urgence est en vigueur depuis bientôt un mois, se multiplient les dénoncia- tions devant les abus constatés.

Mardi 1er décembre, près de la place de la Bastille à Paris, un groupe de jeunes écolo- gistes dont l’un jouait du tambourin et l’autre de l’harmonica ont vu débarquer sept cars de CRS en armes pour les contrôler. Dans la périphérie de Lyon, des parents ont protesté con- tre la mise en place de fouilles et de palpations des élèves à l’entrée d’une maternelle.

De nombreux rassemblements ont aussi été interdits comme les manifestations de soutien aux migrants ou encore les protestations contre la COP 21. Celle du 29 novembre place de la République à Paris a été encerclée par les CRS. Parmi les manifestants, gazés et jetés à terre, 317 ont été gardés à vue.

À ces démonstrations de force policière s’ajoutent des perquisitions brutales. Les poli- ciers n’hésitent pas à pénétrer dans des appartements en pleine nuit, à coups de bélier, encagoulés et fusil d’assaut en main, menottant les parents devant leurs enfants. Après avoir renversé les étagères et lacéré des clic-clac ou des matelas, ils repartent ensuite sans plus se soucier des locataires encore hagards se retrouvant avec une porte défoncée.

À ces milliers de perquisitions s’ajoutent plus de trois cents assignations à résidence. Elles ne concernent pas seulement des gens soupçonnés de liens avec des réseaux terro- ristes, mais aussi de simples militants opposés à la politique actuelle du gouvernement.

L’assignation à résidence entraîne l’impossibilité de maintenir son activité profession- nelle et parfois la perte de son emploi. Même le simple fait d’amener les enfants à l’école est rendu impossible par l’obligation de pointer deux, trois, voire quatre fois par jour au commis-sariat central loin de son domicile.

La multiplication des protestations a obligé le ministre de l’Intérieur à envoyer une circu- laire aux préfets, rappelant que l’état d’urgence ne signifiait pas la fin des règles du droit. Elle précise notamment que «dans un premier temps et dans toute la mesure du possible, l’ou- verture volontaire de la porte doit être recherchée», une reconnaissance quasi officielle des brutalités policières.

Si l’état d’urgence ne permet pas d’arrêter les terroristes, dès aujourd’hui il sert à empêcher que se manifeste dans la rue toute opposition à la politique du gouvernement voire du patronat. Gilles Boti 9 Décembre 2015

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/etat-durgence-empecher-toute-contestation

On peut lire aussi:

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/la-police-veut-pouvoir-faire-ce-quelle-veut

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/des-lois-contre-tous-les-travailleurs

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/le-gouvernement-sinspire-de-lextreme-droite

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10 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

face au désastre (essf)

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Le FN capte une forme dévoyée de révolte quand la «gauche radicale» paie son interminable renoncement

(…) L’extrême-droite actuelle tire se force précisément de cette captation de la colère et de la radicalité, et c’est en ce sens que, comme tout fascisme, elle est une forme dévoyée de révolte. L’autre face de ce processus n’est donc autre que l’impuissance radicale de la gau- che dite «radicale», son incapacité non seulement à proposer une contre-hégémonie des subalternes mais tout simplement à se faire reconnaître comme la force qui porte la véritable contestation face à l’ordre existant.

Un désastre qui vient de loin L’affaiblissement extrême de la «gauche radicale», attesté par le record négatif du scrutin de dimanche dernier (autour de 5% des suffrages exprimés), peut être attribué à des causes immédiates relativement simples à cerner. Tout d’abord, une stratégie d’alliance “à géométrie variable”, qui lors de scrutins précédents incluait également des alliances entre la principale composante du Front de gauche (FdG), le PCF, avec le PS, qui ont mis à l’épreuve l’unité et la cohérence de cette coalition et rendu “illisible”, comme on dit, son positionnement.

A cela il faut ajouter la forme cartélisée de cette coalition, qui a empêché un véritable ancrage “par en bas” et reproduit la fragmentation et des formes de compétition interne. Pourtant, pour sérieuses qu’elles soient, ces processus sont plutôt des symptômes que des causes du déclin.

Ce qui est plus fondamentalement en cause c’est un processus de délitement de l’iden- tité idéologique et programmatique de la «gauche radicale», qui tout à la fois se nourrit de et conduit à sa subalternisation accentuée à une social-démocratie elle-même devenue un loyal gestionnaire du néolibéralisme. Un tel processus est jalonné d’un enchaînement de renoncements, de petites et grandes compromissions et omissions qu’illustrent, dans le cas de la France, le ralliement au consensus sécuritaire et impérialiste incarné par le vote una- nime des députés du FdG en faveur de la prolongation pour trois mois de l’état d’urgence, le 19 novembre, suivi par les fusions de listes FdG avec celles du PS “pour faire barrage au FN” lors du second tour du scrutin régional.

Pour dire les choses de façon ramassée, la «gauche radicale» française (et pas seule- ment) a cru et croit que l’opposition aux politiques néolibérales, assortie d’un soutien aux mobilisations sociales dont elles sont la cible, suffit à faire une proposition politique.

Derrière cette croyance on trouve, en grattant un peu, une autre, qui consiste à croire que la social-démocratie s’étant ralliée au néolibéralisme, et le projet d’une révolution antica- pitaliste ayant sombré avec la fin de l’URSS, un espace politique s’ouvrait aux forces qui persistaient dans la défendre des acquis de l’Etat social, seul héritage désormais défendable des luttes du mouvement ouvrier. Acquis dont on peut légitimement penser qu’ils ont une incontestable portée historique, nonobstant les discours pseudo-subversifs de dénonciation de l’Etat social véhiculés par Toni Negri et l’ extrême-gauche du bloc néolibéral, mais dont la défense est très loin de constituer un projet politique digne de ce nom, a fortiori d’un projet porteur d’une rupture avec l’ordre capitaliste.

Dans le meilleur des cas nous avons ici affaire à ce que Gramsci appelait la dimension «économico-corporative» de l’action politique, celle de la défense des intérêts immédiats des classes subalternes détachés de tout horizon «hégémonique», visant à exercer un rôle diri- geant pour orienter la formation sociale dans une direction antagoniste à l’ordre existant. Le pouvoir économique et politique du capital et des institutions qui en sont la forme condensée (au niveau national et international) comporte toutefois bien d’autres aspects, qui font système.

Pour nous limiter au cas de la France, citons dans le désordre : les interventions impé- rialistes, du Mali et de la Libye à la Syrie ; la dérive autoritaire des institutions étatiques, ver- rouillées par un régime présidentiel qui vide de toute substance la politique représentative ; la racialisation accentuée de groupes sociaux issus de l’immigration postcoloniale visant à fragmenter les classes populaires ; l’Union Européenne et ses institutions (dont la BCE et l’euro mais aussi le système de contrôle des frontières) comme moyens de « sanctuariser» les politiques néolibérales, briser les résistances et contrôler sur un mode hiérarchisant les populations.

C’est sur tous ces aspects que les renoncements n’ont fait que s’accumuler : renon- cement à s’opposer à l’offensive racialisante menée sous couvert de «laïcité» et de «défen- se de la République» et devenue politique officielle sous la présidence de Sarkozy, ce lepé- nisme «allégé» qui a ouvert un nouveau boulevard au lepénisme tout court.

Silence sur le rôle de l’impérialisme français, notamment dans son pré-carré africain et dans le déchaînement de ses ambitions de pacotille (mais terriblement dangereuses) au Moyen-Orient. Européisme béat, même après l’écrasement de la Grèce. Absence totale de réflexion sur la déréliction démocratique et la fuite en avant autoritaire.

Pour couronner le tout, la condamnation des politiques néolibérales elles-mêmes, est devenue de plus en plus rhétorique, de moins en moins liée à des propositions alternatives, et cela au moment même où le rouleau-compresseur austéritaire tend à accréditer l’idée que toute résistance est futile et toute alternative impraticable.

La capitulation de Tsipras, qui a reçu la bruyante approbation de Pierre Laurent, de Gregor Gysi ou de Pablo Iglesias, a puissamment contribué à cette baisse drastique du ni- veau d’attente, au point où le rôle d’un correctif de la social-démocratie apparaît comme le maximum de ce que la «gauche radicale» peut espérer obtenir dans la conjoncture actuelle, ainsi que l’indiquent l’accord PS/ Bloco-PCP au Portugal et le recentrage de Podemos en Espagne.

La subalternisation idéologique et politique et l’impuissance devant la détérioration de la situation sociale et politique sont fort logiquement au bout de ce processus de délitement graduel mais ininterrompu. Dans un tel contexte, les injonctions à l’ «unité» ont quelque chose d’inopérant et vain.

Il en est strictement de même des appels incantatoires à un «grand mouvement social», ou un «nouveau Mai 68». Si on veut sortir de l’impuissance actuelle, il faut commen- cer par reconnaître que les formes sous lesquelles a été tentée la recomposition politique au cours de la dernière période ont toutes échouées, et cela inclut les tentatives de faire émer- ger des constructions viables à partir des mobilisations sociales (qui n’ont pourtant pas manqué, tout particulièrement au cours de la période 1995-2006).

Il en est de même pour les forces qui ont persisté dans la voie qui est celle de l’extrême-gauche depuis les années 1970, quels que soient par ailleurs les mérites des prises de posi- tion des uns et des autres en fonction des sujets. C’est le délitement idéologique et politique qui produit la fragmentation organisationnelle et amplifie les effets corrosifs de l’offensive néolibérale autoritaire sur le corps social.

Pour les (faibles) forces restantes qui se conçoivent comme antagonistes au capita- lisme et dans la mesure où elles se conçoivent ainsi et non comme des forces de «refon-dation des valeurs de la gauche» comme on peut le lire si souvent ces derniers temps, le ralliement derrière les forces les plus gestionnaires et les plus systémiques au nom du «barrage anti-FN» relève d’un suicide pur et simple. Ou plutôt de la phase terminale de leur subalternisation/digestion par un social-libéralisme ayant viré à un néolibéralisme de pus en plus musclé et autoritaire.

S’il reste encore un espoir il ne peut que résider dans la possibilité d’une réaction face au désastre qui se dessine, dans l’affirmation d’une rupture d’avec les discours lénifiants et le train-train mortifère de l’interminable renoncement. Il serait «plus» que temps, et c’est dans ce «plus» que réside la possibilité. Peut-être. Stathis Kouvelakis *

*

« Face au désastre » :
http://unitepopulaire-fr.org/2015/12/08/face-au-desastre-par-stathis-kouvelakis/

*

Note: S Kouvelakis est membre du parti Unité Populaire qui a quitté « Syriza »

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36645

Commentaire: « Gauche Radicale » semble ici concerner le FDG et pas le NPA (?)

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09 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

à la gauche du ps (npa)

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Sauve qui peut… les postes !

Alors que toute la « gauche de la gauche » analyse qu’elle a été emportée dans la déché- ance électorale du PS, d’EÉLV jusqu’à Ensemble, elle se plie en quatre… pour obtenir un accord de deuxième tour avec celui-ci. Désolant.

Exception à cette volonté, Lutte ouvrière obtient malheureusement des résultats faibles avec 1,5 %, 320 000 voix. Ses listes, soutenues par le NPA, ont réalisé une campagne pour défendre les droits des travailleurs et contre l’état d’urgence 1. Le score est légèrement supérieur à celui des régionales 2010 (206 229 voix, soit 1,09 %), mais il faut dire que cette année-là, le NPA s’était présenté et avait obtenu 460 000 voix (3,40 % au total pour l’extrême gauche). Les chiffres sont légèrement plus élevés dans certains coins populaires, comme en Seine-Saint-Denis (2,14 %), dans le Pas-de-Calais (1,95 %), en Seine-Maritime (1,96 %), à Bezons (2,92 %), Saint-Étienne-du-Rouvray (3,41 %), sans que cela change fondamentalement le bilan.

Une cacophonie… Le Front de gauche et EÉLV n’ont pas plus résisté au déplacement à droite qui s’opère dans ces élections. Avant le premier tour, EÉLV et les organisations du FdG avaient tout fait pour ne pas être associées au bilan catastrophique du gouvernement. Cela a provoqué une débandade généralisée, avec des accords à géométrie variable.

EÉLV se présentait seule dans 9 régions, et a obtenu entre 3,9 et 8 %. Le FdG s’est présenté dans 7 régions et obtenu de 3 à 6,63 %. EÉLV et le FdG se sont présentés ensem- ble dans deux régions et ont obtenu 10,26 % (Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées) et 6,54 % (PACA). Le FdG n’obtient pas les 5 %, synonyme de remboursement des frais de campa- gne et de possibilité de fusion au second tour, dans 6 régions, EÉLV dans deux.

Le PCF avait déjà perdu la moitié de ses élus régionaux, passant de 185 à 95 en 2010, et va sans doute en perdre encore beaucoup. Mais, surtout, c’est une impression de caco- phonie qui domine. EÉLV et le FdG prétendent incarner une alternative au PS, mais sont incapables de s’entendre pour la construire, dominés par les discussions sur leurs relations institutionnelles avec le parti au gouvernement.

« Un désastre »… Au final, EÉLV et le Front de gauche fusionneront avec le PS dans 7 régions. Après avoir indiqué que le gouvernement PS menait une politique contraire à leurs principes, ils se sont empressés de négocier. Pour EÉLV, Emmanuelle Cosse se félicite d’un « travail de négociation […] où chacun a respecté les autres », « une bataille simple : gagner pour une région qui s’occupera de ses habitants, de leur santé, de leur logement, des emplois dans les filières vertes ».

Tout le monde se félicite d’un accord programmatique avec le PS… qui ressemble surtout à un sauvetage des postes de conseillers régionaux avec le parti au pouvoir.

La palme de l’hypocrisie revient sans doute hélas à la direction d’Ensemble, qui faisait de l’indépendance vis-à-vis du PS son cheval de bataille, se félicitant du travail des « forces de gauche qui s’opposent à la politique de François Hollande et Manuel Valls » en PACA et LRMP… mais qui obtient pour Clémentine Autain la deuxième place sur la liste du 93 pour ce second tour. La même qui dénonce « un désastre qu’il faut d’abord imputer à la politique gouvernementale ».

Le désastre, c’est l’orientation qui consiste à s’éloigner, année après année, du combat pour l’indépendance de classe des travailleurs, pour ne voir comme solution à la crise politique que l’illusoire sauvegarde d’intérêts d’appareil.

Antoine Larrache Mercredi 9 décembre 2015Hebdo L’Anticapitaliste – 315 (10/12/2015)

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09 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

video électorale de « podemos »

 
 

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08 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

le ps (les inrocks)

socialistes

Est dans une logique d’auto-destruction

A l’issue du premier tour, le Parti socialiste arrive troisième au niveau national mais obtient de meilleurs scores qu’aux élections européennes et départementales. Comment expliquer cette situation paradoxale, entre défaite et soulagement ?

Rémi Lefebvre – Le PS a une sociologie électorale très particulière. Il conserve des régions où il est très fort (Bretagne et Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.), et qui constituent aujourd’hui le cœur de l’électorat du Parti socialiste. Mais dans ses terres d’implantation historique comme le Nord-Pas-de-Calais ou dans les milieux populaires, il s’effondre. Le PS est devenu un parti de bobos, de diplômés, d’urbains, de fonctionnaires ouverts sur la mon- dialisation. Le rôle du FN est intéressant à scruter. Il y a des endroits où le FN condamne le PS (et donc où il s’effondre) et d’autres endroits où le FN le favorise, en condamnant au contraire la droite.

Face à ses résultats en Provence-Alpes-Côte d’Azur, dans le Nord, et à l’Est, le PS a-t-il perdu le contact avec les classes populaires dont il se veut le représentant ?

Ça fait bien longtemps ! Ça ne cesse de se dégrader. Ça fait 15 ans que cette dynamique est en route. Le PS n’est plus du tout un parti des milieux populaires. On est aujourd’hui arrivé au stade ultime de cette fracture.

Comment expliquer le déracinement territorial de la gauche, en particulier dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie ? Est-ce la liquidation définitive de l’héritage de Gaston Defferre et de Pierre Mauroy ?

Oui, ça fait longtemps. C’est la conjonction dans le Nord d’un contexte économique très favorable (augmentation du chômage, un territoire qui souffre terriblement) et du drame des migrants, qui a terriblement joué à Calais. Au-delà de cette toile de fond, le personnel politi- que n’est pas du tout à la hauteur. Il se replie sur ses postes. Des bisbilles entre Martine Aubry et  Patrick Kanner à la catastrophe du dernier congrès à Poitiers, les élus socialistes ont donné une image lamentable. Enfin, le modèle partisan est complètement épuisé : il n’y a plus de militants, il n’y a plus de travail politique ; les milieux populaires sont abandonnés.

Le PS se désiste dans trois régions. Ne pas avoir de conseillers régionaux pendant six ans, est-ce un danger pour le maillage territorial du PS ?

Evidemment. C’est une spirale, une logique d’auto-destruction. Mais le PS ne peut pas faire autrement. Il n’y a que des mauvaises solutions, des dilemmes. Se maintenir est impossible car cela favoriserait le FN mais se retirer c’est également prendre le risque d’une catas- trophe sur le long terme. La situation est tragique pour le PS.

Jean-Pierre Masseret, tête de liste PS en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, refuse de se retirer. Il déclare que la stratégie du barrage républicain est une “stra- tégie dénuée de résultats : quand on se retire, le FN est plus fort”. Qu’en pensez- vous ?

Il n’a pas tort. Le piège du FN est en train de se refermer sur le PS. Vous vous retirez, vous empêchez à court terme la victoire du FN, mais au long terme vous l’amplifiez.

Alors que les résultats du PS sont meilleurs qu’attendus, le reste de la gauche a de faibles résultats. Comment expliquer cette défaite des écologistes et de l’extrême-gauche ?

Le reste de la gauche ne tire pas du tout profit du déclin du PS et de sa droitisation. L’aile gauche du PS a à peu près les mêmes syndromes que le PS: repliée sur des stratégies et des luttes stériles, dans un entre-soi groupusculaire. Ce sont aussi des partis très décon-nectés de la société. Ils ne sont pas du tout représentatifs sociologiquement. Ce qui est dramatique, c’est qu’ils tiennent un discours radical qui ne séduit plus du tout les milieux populaires. La seule rupture qui marque les esprits, c’est le Front National. Aujourd’hui, ce qui est terrible, c’est que l’extrême-gauche et l’aile gauche du PS ne peuvent plus imputer uniquement la faute à François Hollande. C’est la question de l’utilité politique de la gauche de manière plus générale qui est posée. Recueilli par Gaëlle Lebourg 07 décembre 2015

Au lendemain des élections régionales, le chercheur Rémi Lefebvre dépeint un Parti socia- liste qui ne séduit plus les milieux populaires, enfermé dans des “luttes stériles” et un “entre- soi groupusculaire”. Rémi Lefebvre, Professeur de Sciences politiques à l’université Lille 2 et chercheur au CNRS, revient sur le “déclin du PS”, pris dans une “logique d’autodestruction”.  Spécialiste du Parti socialiste et militant depuis 1995 dans ce mouvement, il a notamment écrit Les Primaires socialistes, la fin du parti militant (Raisons d’agir, 2011).

http://www.lesinrocks.com/actualite/le-ps-est-dans-une-logique-dauto-destruction

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08 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

le front de gauche (les inrocks)

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Se remettra-t-il des élections régionales?

En ne totalisant que 4,15% des voix exprimées, le Front de gauche réalise une contre-perfor- mance par rapport à son score de 2010. Analyse. Jean-Luc Mélenchon l’avait annoncé la veille du premier tour des élections régionales sur son blog, avant de se mettre en silence radio (il a annoncé qu’il ne prendra pas la parole avant mercredi) : “Nous allons être humiliés. Notre score sera éclaté entre trois ou quatre types de liste. Pour moi, c’est un crève-cœur. Je peux le dire tranquillement : c’est la dernière fois.” 

Sa prophétie s’est réalisée: ce 6 décembre le Front de gauche (FDG) ne totalise que 4,5% des voix, un score inférieur à celui qu’il avait réalisé aux régionales de 2010 (5,84%), à peine un an après sa fondation. Comment expliquer cette contre-performance ?

Divisions internes Les hypothèses sont nombreuses, et plusieurs facteurs explicatifs peu- vent être invoqués. Certains sont exogènes : les appels au vote utile face à la menace d’une vague bleue marine annoncée par les sondages ; la chape de plomb sécuritaire liée à l’état d’urgence, qui ont rendu inaudible le discours du FDG ; la politique de François Hollande, qui démobilise tous les électeurs de gauche…

Mais le FDG lui-même est loin d’être exempt de responsabilités dans son propre échec. Depuis sa percée aux présidentielles de 2012, il n’a fait que reculer électoralement, dès les législatives un mois plus tard. Après une courte période enthousiasmante où il a réussi à incarner une alternative crédible à la gauche du PS, le FDG et son poids électo- ral se sont peu à peu émiettés.

En cause, ses divisions, notamment entre le PCF et le Parti de gauche (PG), partisans de deux stratégies différentes, et le manque de lisibilité qui en découle à chaque échéance électorale. Aux dernières régionales, le FDG est ainsi parti divisé dans quatre régions: Nord- Pas-de-Calais-Picardie, Auvergne-Rhône-Alpes, Pays de la Loire et Centre-Val-de-Loire. Et quand il parvient à rester solidaire, et à s’allier à EE-LV, comme en Midi-Pyrénées-Langudoc-Roussillon, le FDG atteint encore péniblement les 10%.

Le paradoxe du Front de gauche Le politologue Philippe Marlière (ex-Ps, Verts, Npa NdB), enseignant à l’University College London et co-fondateur des Socialistes affligés, résume ainsi le paradoxe du FDG : “Alors que la politique sociale et économique du gouvernement est décriée, rejetée par une partie croissante de l’électorat de gauche, le FDG n’en bénéficie absolument pas, voire recule”. La généalogie de cette impasse remonte à 2012 selon ce spécialiste, co-auteur de La Gauche ne doit pas mourir (éd. Les Liens qui Libèrent) :

“Le Front de gauche a oscillé entre deux stratégies depuis 2012. La première peut être qualifiée de ‘centriste’ : tout en s’opposant rhétoriquement aux mesures les plus droitières du PS, une partie du FDG a essayé de faire des accords électoraux lors des élections intermé- diaires, c’est la ligne du PCF. Cette ligne brouille les pistes, non pas en raison des alliances en elles-mêmes, qui sont nécessaires pour avoir des élus et être efficient politiquement, mais parce qu’elle a été mal expliquée : il aurait fallu dire que les politiques socialistes au niveau local, aussi imparfaites soient elles, sont meilleures que celles de droite.

L’autre stratégie peut être qualifiée de ‘gauchiste’. Elle se résume à un volontarisme du verbe, à une surenchère rhétorique consistant à attaquer durement et nommément le PS.  Les tenants de cette ligne ont oublié de faire des propositions concrètes, et ont négligé le fait que pour devenir majoritaire à gauche, il faut pouvoir rassembler un électorat plus modéré, et ouvrir un contrat de gouvernement pour faire la différence”.

S’intéresser au peuple dans sa diversité Les déclarations de cette fraction du FDG qui parie de manière répétitive depuis des années sur l’effondrement du PS, sur le modèle du PASOK en Grèce, et sur le fait que le FDG passera bientôt devant lui, ont eu pour effet de l’isoler. Et la violence verbale des “coups de balais” de Jean-Luc Mélenchon ne semblent avoir fait qu’accentuer cette tendance. D’où le fait que l’électorat du FDG soit circonscrit sociologiquement aux classes moyennes de la fonction publique. “Tant que le FDG ne s’inté- ressera pas sérieusement au peuple dans sa diversité, celui issu de l’immigration, des ban- ieues, la classe ouvrière, ces catégories assez absentes de sa composition et de son électorat, ça ne marchera pas”, estime Philippe Marlière.

“La mort définitive du FDG dans sa forme actuelle” Se pose alors la question de l’offre politique. Ce peuple est-il en demande de radicalité à gauche ? Quel programme faut-il sou- tenir pour apparaître crédible dans le camp progressiste aux yeux du plus grand nombre, alors que le paysage politique est en pleine recomposition ?

C’est un défaut central du FDG, qui explique ses échecs successifs depuis 2012, selon Aurélien Bernier, collaborateur au Monde diplomatique et auteur en 2014 de La gauche ra- dicale et ses tabous (éd. Seuil) : “Le vote en faveur du PS se fait par défaut, pour sauver les meubles, mais le PS n’est pas porteur de changement. Les électeurs qui veulent changer les choses votent actuellement pour le FN, pas pour le FDG. Pour changer la donne il faut donc que le FDG ait un programme progressiste moins timide sur l’Europe, de démon- dialisation et de rupture avec le libre-échange”.

Le FN, en tête dans six régions, profite en effet de l’abstention et capte la rancœur populaire envers les institutions et les partis politiques traditionnels. Comment sortir de cette impasse, alors que le FDG est à genoux ? “Le résultat d’hier soir signe la mort définitive du FDG dans sa forme actuelle. Il faut trouver une nouvelle radicalité, qui est attendue”, conclut Aurélien Bernier. Mathieu Dejean 07 décembre 2015

http://www.lesinrocks.com/le-front-de-gauche-se-remettra-t-il-des-elections-regionales

Commentaire: Toujours la même rengaine, « le peuple est chauvin et xénophobe, il faut le suivre »! Ce n’est pas nous qui allons conseiller au FDG de disputer au FN son souverainisme ou son nationalisme!

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