Archive | A gauche du PS

02 février 2014 ~ 0 Commentaire

L’urgence est d’organiser la révolte à gauche (libération)

affiche

Olivier Besancenot appelle tous les partis opposés à la ligne sociale-démocrate du gouvernement à s’unir et à préparer un week-end de mobilisation en février.

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 Longtemps facteur à Neuilly, Olivier Besancenot travaille désormais au guichet d’un bureau de poste du XVIIIe arrondissement de Paris. Manifestations de la droite ultra ou tradi, affirmation «sociale-libérale» de François Hollande, difficultés de la gauche radicale à s’unir pour mobiliser : le porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) et ancien candidat à la présidentielle livre son analyse.
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Ce week-end encore la droite la plus réactionnaire bat le pavé. Comment analysez-vous cette mobilisation ?
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C’est une vraie manif d’extrême droite avec des ingrédients fascisants. Il faut savoir que l’extrême droite, en France, ce n’est pas que le FN. Derrière sa soi-disant «nouvelle vitrine», il y a ce danger potentiel de radicalisation. La politique, ce n’est pas figé. Quand la droite court derrière le FN et la gauche derrière la droite, une radicalisation à l’extrême droite apparaît. Ce que l’on espère, nous, c’est qu’un déclic se produise chez ceux qui ont le cœur à gauche et antifasciste.
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Dans les rangs des pro-Dieudonné ne trouve-t-on pas aussi des militants issus de l’extrême gauche séduits par son discours anti-système ?
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Ce que je sais, c’est que la politique a horreur du vide. La force de ces courants-là, c’est la forfaiture actuelle de la gauche gouvernementale, ainsi que la faiblesse de la gauche non gouvernementale comme du mouvement social et ouvrier. Si certains réussissent à agréger et à donner de la visibilité à la contestation, c’est parce qu’en face il n’y a rien, ou si peu. A partir du moment où il n’y a pas de contestation qui apparaît à la gauche du gouvernement de façon audible, crédible, visible et permanente pour donner de la confiance, ce sont les discours haineux qui prévalent.
*Comment expliquez-vous cette faiblesse de la gauche radicale ?

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Il y a une raison substantielle : dans la course de vitesse entre l’extrême droite et la gauche radicale, on ne part pas du même point. Le Pen, outre son racisme diviseur, est dans le discours du chan- gement de personnel sur le mode «vous avez tout tenté depuis vingt ans, ça ne marche pas : on vous propose de goûter à ceux dont on vous a toujours dit qu’il ne fallait pas le faire». Nous, on dit que le changement de personnel politique ne suffit pas, il faut un changement d’institutions, de repré-sentation et une rupture radicale. C’est ambitieux, mais cela paraît parfois hors de portée immédiate dans un contexte de crise économique avec plus de 5 millions de chômeurs… Un autre problème réside dans les rapports organiques et électoraux d’une partie de la gauche radicale avec le PS : est-ce qu’on assume ou pas de construire un front de la révolte de gauche opposé au gouvernement ? Si oui, cela signifie ne pas se présenter avec le PS aux municipales ou diriger des villes avec lui.

Hollande qui affiche sa ligne sociale-démocrate : les indignés de gauche sont-ils à ce point résignés ?

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Ce n’est pas de la résignation. Il y a des mobilisations, des gens qui s’opposent à la politique du gouvernement, que ce soit sur l’égalité des droits au logement ou les sans-papiers. Sur les licen- ciements, une série de boîtes résistent aussi à la non-action du gouvernement. Le problème est de rendre visible cette contestation qui existe à la base et va au-delà des rangs anticapitalistes. Mon espoir est que les dirigeants des formations non gouvernementales, comme Pierre Laurent (PCF), Jean-Luc Mélenchon (PG) ou Nathalie Artaud (LO), soient piqués au vif. Et se disent qu’au-delà des divergences, l’urgence est d’organiser un week-end de révolte à gauche avant la fin février à Paris. Quant à François Hollande, ce n’est pas un tournant, puisque pour tourner il faut changer de direction. On ne change pas de direction, par contre il y a un saut qualitatif.

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Qu’est-ce qui nuit à la cristallisation de la révolte à gauche ?

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La politique a horreur du vide, mais il n’y a pas de vases communicants. Des déceptions ne naissent que des désillusions et de la résignation. C’est pour cela qu’on n’a jamais joué la voiture-balai der- rière le PS ni même misé sur l’échec des socialistes. Aujourd’hui, l’enjeu pour nous, c’est d’assumer le degré de confrontation avec le gouvernement. On n’est pas en manque de professeurs ou de bons orateurs pour nous expliquer la gravité de la situation : le problème, c’est de se donner les moyens d’agir pour inverser le rapport de force et de montrer qu’il y a une révolte sociale et politique qui s’exprime. Un gouvernement de gauche qui mène une politique de droite, il faut lui réserver le même sort qu’un gouvernement de droite qui mène une politique de droite.

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Mais avec sa politique du compromis, François Hollande entraîne les centrales syndicales…

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Il faut se méfier des enveloppes chocolatées empoisonnées. La question qui se pose aux directions syndicales, c’est de savoir si elles veulent faire partie d’une troïka avec le gouvernement et le Medef, qui va imposer l’austérité en France. La politique de Hollande, c’est la récession assurée. Il prive la population de consommer ce que la société produit. Au rythme où il va, il va faire passer le président Barack Obama pour un type d’extrême gauche !

(Libération 01/02/14) Recueilli par Matthieu Écoiffier et Antoine Guiral

http://npa2009.org/content/lurgence-est-dorganiser-la-revolte-gauche-liberation-010214

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02 février 2014 ~ 0 Commentaire

Nouvelle marche pour « une fiscalité juste » le 8 février à quimper

Carte-Postale-TVA-jpeg

Le collectif Stop-TVA, qui regroupe une vingtaine de partis, associations et syndicats comme le Front de gauche, Attac, les Economistes atterrés Solidaires ou le NPA, appelle à une nouvelle journée de mobilisation nationale « contre la hausse de la TVA et pour une fiscalité juste ».

« Au lendemain d’une conférence de presse dans laquelle le Président de la République a assumé l’accélération du cours libéral de sa politique et des cadeaux supplémentaires au grand patronat, le collectif « non à la hausse de la TVA » a lancé officiellement sa campagne et ses outils de mobilisation contre la hausse de la TVA et pour une fiscalité juste, écologique et solidaire », écrit le collectif dans un communiqué.

Le collectif propose ainsi la tenue d’ »une vaste campagne de terrain dans toute la France, des collectifs unitaires locaux sur cette question et  une journée nationale de mobilisations et manifestations, dont une manifestation à Paris le 8 février. »

Pétition et carte postales

Cette journée de mobilisation fait suite aux manifestations du 1er décembre 2013 qui avaient rassemblée plusieurs dizaines de milliers de participants lors d’une marche devant Bercy, le ministère de l’Economie et des Finances.

Selon le collectif, « une pétition, qui a déjà réuni près de 11.000 signatures, servira de support à cette campagne sous la forme de cartes postales à destination de l’Elysée et d’un site » (stop-tva.fr).

Les signataires de l’appel: Solidaires, Attac, Fondation Copernic, UFAL, Economistes atterrés, Femmes Egalité, Les Effronté-e-s, Féministes pour une autre Europe, MNCP, DAL, APEIS, Mpep, Front de Gauche, NPA, Résistance Sociale.

http://www.humanite.fr/social-eco/nouvelle-marche-pour-une-fiscalite-juste-le-8-fevr-557071

8 fevrier 8 fev quimper

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30 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Opposition de gauche: une nouvelle étape ?


(Kashima Paradise de Yann Le Masson)

Dès l’arrivée au pouvoir de Hollande et de son gouvernement, le NPA a pris position pour la construction d’une opposition de gauche à ce gouvernement.

Jean-Luc Mélenchon semble désormais appeler de ses vœux  à cette « opposition de gauche ». Mais cette dernière doit être claire et cohérente.  Les nouvelles attaques contre l’ensemble du monde du travail annoncées via le « pacte de responsabilité » par le gouvernement Hollande-Ayrault et la présence une fois encore il y a quelques jours de la droite la plus extrême dans la rue renforcent plus que jamais la nécessité de le combattre et de lui opposer le rassemblement de toutes celles et tous ceux qui, à gauche, refusent sa politique.

Depuis mai 2012, le NPA défend la perspective de construction d’une opposition unitaire à la gauche de ce gouvernement, ce qui implique un large débat entre toutes les forces de la gauche non-gouvernementale.

Dans ce cadre, certaines questions et débats doivent être clairement posés sur la table. Comment suivre un PCF qui critique la politique du gouvernement mais s’allie au PS à Paris et dans plus de la moitié des grandes villes du pays dès le premier tour des municipales ? Comment suivre ce même parti quand, via André Chassaigne, chef de file des députés Front de gauche, il refuse de dire clairement s’il votera ou pas la confiance au gouvernement en juin prochain ?

Notre proposition n’a connu jusque-là que des fins de non-recevoir de l’ensemble des organisations politiques à la gauche du Parti socialiste (de Lutte ouvrière à toutes les composantes du Front de gauche)… Mais comme le dit le proverbe, « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ». La récente déclaration du bureau national du Parti de gauche titrée « Construire l’op- position de gauche », mais aussi toutes les paroles de Jean-Luc Mélenchon reprenant cette idée, sont un point positif, surtout quand on se rappelle que ce dernier a répondu pendant des mois à notre proposition en indiquant n’être « ni dans la majorité ni dans l’opposition, mais dans l’autonomie conquérante »…

Avant tout, résister, se mobiliser

Nous sommes prêts à avancer ensemble contre la politique d’austérité du gouvernement, en particulier par le développement de l’action et des luttes. C’est dans ce sens que nous devons encourager, aider ensemble à la convergence des luttes et de toutes les résistances. Nous ne pouvons laisser le pavé aux réacs et fachos de tout genre et dans ce sens, il faut travailler à la mise en place d’une manifestation nationale, contre les plans patronaux et la politique d’austérité du gouvernement, contre les licenciements, pour la défense de la Sécurité sociale.

Mais comment s’opposer au gouvernement et dénoncer il y a quelques semaines les révoltes populaires bretonnes ? Comment s’opposer au gouvernement et soutenir l’intervention militaire en Centrafrique au nom des intérêts de la France ? Comment s’opposer au gouvernement et nouer des alliances avec les responsables d’Europe Écologie les Verts dans plusieurs dizaines de villes, alors que ces responsables continuent à soutenir leur parti au gouvernement ?

Bref, il devient urgent de choisir entre la rupture pour imposer des mesures d’urgence ou la simple mise en place d’une nouvelle majorité avec Europe Écologie les Verts et la gauche du Parti socialiste… Ces questions sont décisives à clarifier si l’on veut lutter efficacement contre la politique gouvernementale. Le NPA y est disponible. Qui d’autre ? Sandra Demarcq

Hebdo L’Anticapitaliste – 227 (30/01/2014)

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30 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Hollande réitère sa fidélité… à l’égard du patronat (ccr)

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(…) La raison centrale de cet « outing » social-libéral de Hollande est à chercher en amont.

Eric Woerth, le Monsieur L’Oréal de l’UMP, s’est offusqué des déclarations du président en disant que ce dernier piquait le programme de la droite. Il a tort de se récrier. Hollande n’a jamais fait mystère de ses intentions. Déjà, en 2006, dans « Devoirs de vérité », Hollande reconnaissait qu’il n’y avait qu’une différence de nuance et de discours entre la gauche et la droite. « C’est François Mitterrand — avec Pierre Bérégovoy — qui a déréglementé l’économie française et l’a largement ouverte à toutes les formes de concurrence. C’est Jacques Delors qui a été, à Paris comme à Bruxelles, l’un des bâtisseurs de l’Europe monétaire avec les évolutions politiques qu’elle impliquait sur le plan des politiques macroéconomiques. C’est Lionel Jospin qui a engagé les regroupements industriels les plus innovants, quitte à ouvrir le capital d’entreprises publiques. Ce qui lui fut reproché. Cessons donc de revêtir des oripeaux idéologiques qui ne trompent personne ». Après son discours du Bourget contre la finance, « cet ennemi invisible », après ses promesses de campagne, il a choisi sans aucune équivoque de ne plus tromper qui que ce soit pour adopter le langage de la vérité… des patrons. C’est la leçon à tirer de la séquence politique actuelle.

En ce sens, la conférence de presse du 14 janvier ne correspond pas à un « tournant à droite » de Hollande au sens où il n’était pas « de gauche » auparavant. Le président, lui-même, a insisté sur cela, en soulignant combien il n’y avait pas de « grand virage » dans son orientation mais une simple « accélération ». Il ne s’agit pas non plus d’un « virage à droite » qui ferait la part belle à une « gauche » du PS, les Marie-Noëlle Lieneman et autres Emmanuel Maurel, qui maugrée et bougonne, exige des « contreparties » aux cadeaux faits aux patrons, mais est solidaire depuis des lustres de la politique pro-patronale de la gauche.

Un Bad Godesberg élyséen à la sauce Schröder

Mais il faut reconnaître à Hollande des circonstances atténuantes. En effet, cela fait un certain temps, des décennies en l’occurrence, que les socialistes français sont des agents directs du capital. Alors que, dans le cadre de la crise, les marges des entreprises françaises par rapport à leurs concurrents européens et internationaux n’ont jamais été aussi basses, Hollande n’a d’autre choix que de voler au secours de ces dernières. Pour cela, il lui faut passer la vitesse supérieure dans la guerre sociale qu’il est en train de mener depuis l’Elysée. C’est d’ailleurs bien le seul aspect « social » de sa politique. «Social-démocrate» ou «social-libéral», même Hollande doit s’y perdre. Une chose est sûre cependant. Le 14 janvier, dans les salons de l’Elysée, en assumant pleinement sa « mue », Hollande a fait à lui tout seul ce que les sociaux-démocrates allemands avaient fini par admettre lors de leur congrès de Bad Godesberg en 1959, à savoir une conversion pleine et entière, assumée et revendiquée, à la politique du patronat.

Et ce que le président nous a servi, jusqu’à présent, n’est que le hors-d’œuvre. Pierre Gattaz, en digne héritier des coups de bluff de son père, Yvon, patron du CNPF du temps de François Mitterrand, a commencé par réclamer 100 milliards de cadeaux supplémentaires «en échange » de la création d’ «un million d’emplois sur cinq ans», un chiffre qui n’est rien d’autre qu’un «élément de langage» de plus sorti du chapeau des communicants du Medef. Personne n’est dupe, et les patrons encore moins.

Comme les promesses n’engagent que ceux qui y croient, Gattaz parle aujourd’hui de 60 milliards d’euros. On l’aura compris, c’est des milliards que les patrons réclament, peut importe le chiffre au final. Mais une chose est certaine : le gouvernement s’apprête à raboter sur le dos du monde du travail et des droits des salariés encore plus que ce qui a été fait jusqu’à présent. Déjà, Medef et socialistes parlent de simplifier les « plus de 3.000 pages du Code du Travail ».

Si les patrons français sont en retard sur leurs concurrents italiens, où le gouvernement de coalition gauche-droite vient d’enterrer « l’article 18 du Statut des travailleurs » qui représentait une garantie symbolique contre les licenciements, s’ils sont à la traîne sur leurs concurrents allemands, c’est en raison des résistances ouvrières et de la jeunesse des deux dernières décennies.

A part en 1995 et en 2006, où elles ont réussi à mettre un coup de frein aux contre-réformes, elles n’ont pas permis de gagner, certes. Mais ce sont elles qui ont empêché que les gouvernements successifs ne mettent en œuvre un chambardement social au profit des patrons de l’ampleur de celui orchestré par le chancelier social-démocrate allemand Gehrard Schröder lorsqu’il était au pouvoir en Allemagne entre 1998 et 2005. On voit, aujourd’hui, le résultat Outre-Rhin du fameux « Agenda 2010 » de contre-réformes ainsi que du Programme Hartz IV. Le chômage, officiellement, est de 5% en Allemagne, mais les « mini-jobs », ces emplois à 450 euros par moi, avoisinent les 6 millions ; 3 millions de travailleurs touchent 6 euros de l’heure ; 55% des salariés du privé seulement, contre 98% en France, sont couverts par une convention collective.

L’objectif affiché de Hollande, c’est d’être le successeur de Schröder. Gattaz, de son côté, affirme que «pour que la France résorbe l’écart avec l’Allemagne d’ici à 2020 [objectif fixé par l’Elysée], (…) il faut réduire davantage les dépenses publiques (…) et il faut que les entreprises et les partenaires sociaux comprennent que les salaires ne peuvent pas augmenter plus vite que la productivité. La modération salariale en Allemagne depuis dix ans a été un facteur de compétitivité». Comme le souligne, Outre-manche, le  Financial Times, « Hollande est en train de faire beaucoup plus de réformes que son prédécesseur de centre-droit, (…) mais le chemin à parcourir est encore long et Hollande n’a pas encore toutes les marges de manœuvres qu’un Schröder il y a une décennie». On sait donc à quoi s’en tenir.

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Commentaire: Le CCR est un courant au sein du Npa. Ce n’est donc pas un point de vue « officiel ».

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30 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Nddl: faire reculer le gouvernement, le patronat et le productivisme (tc-npa)

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Un consensus de toutes les forces bourgeoises

L’idée d’un grand aéroport aux alentours de Nantes remonte au début des années 60. Pour le pouvoir gaulliste, il s’agit d’ouvrir la région aux vols long-courrier, notamment au Concorde, ainsi qu’au fret international. Le site de Notre-Dame-des-Landes, à vingt kilomètres au nord-ouest de Nantes, est choisi en 1968, et en 1974 une Zone d’Aménagement Différée1 (ZAD) de 1200 hectares y est créée.

Une première contestation apparaît alors avec l’Association de Défense des Exploitants Concernés par l’Aéroport (ADECA), qui rassemble plusieurs centaines d’agriculteurs locaux. Sa mobilisation, conjuguée à la crise pétrolière des années 70, enterre provisoirement le projet.

Il est relancé en 2000 par le gouvernement de la Gauche Plurielle.

Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes et baron du PS tient à ce projet de prestige. Le vieux fond productiviste du PCF apporte son soutient au projet et Dominique Voynet, ministre de l’Envi- ronnement et principale figure du parti Les Verts, n’est pas en reste. Le 30 octobre 2000, elle déclare à l’Assemblée Nationale : « Nous avons un effort particulier à réaliser en faveur du rééquilibrage de la localisation des équipements vers l’ouest de notre pays. C’est pourquoi il a semblé nécessaire, compte tenu des nuisances qui pesaient sur les habitants de Nantes, de déplacer l’aéroport actuel sur le nouveau site de Notre-Dame-des-Landes »2.

Le projet d’étude est finalisé en 2007, et reconnu d’utilité publique dans la foulée (quelques mois après que le « Grenelle de l’environnement » ait annoncé le gel de toute nouvelle construction d’aéroport, mais il s’agit officiellement d’un simple « transfert »…). Pour le mettre en œuvre, un partenariat public/privé est élaboré sur appel d’offre : la construction et la gestion du futur aéroport sont confiées à la société Aéroports du Grand Ouest, détenue à 85 % par le géant du BTP Vinci (et qui gère déjà l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique ainsi que celui de Saint-Nazaire).

Une contestation hétéroclite qui se radicalise

La relance du projet entraîne celle de son opposition, très diverse :

-L’ADECA, réactivée en 2000, se voit attribuer un traitement de faveur autant pour des raisons historiques que pour institutionnaliser l’opposition. Elle est ainsi la seule association pouvant participer aux débats du syndicat mixte d’études au cours des années 2000 (encore que cette faveur ne vaille que pour les questions agricoles; elle n’est pas reconnue compétente sur les autres aspects). Malgré des coups d’éclat symboliques (ex: manifestations rassemblant des centaines de tracteurs) l’association ne cherche pas véritablement à communiquer au delà du monde agricole et son discours reste très corporatiste.

-l’ACIPA (Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport), crée en 2000, se veut le pendant généraliste de l’ADECA. Très dynamique, elle parraine la constitution de comités de soutiens dans toute la France et coordonne les grandes manifestations organisées périodiquement sur la ZAD (chaîne humaine, festivals). Malgré un discours légaliste lénifiant, elle offre un réel espace alternatif et militant, un peu à l’image de ce que furent les éco- logistes des années 70.

-En Loire-Atlantique, une Coordination contre le projet d’aéroport rassemble une cinquantaine d’organisations. Parmi les plus actives on compte le NPA, le PG, les membre du « troisième pôle » du Front de Gauche (devenu « Ensemble » note du blog) , Solidaires, la Confédération Paysanne3. Sont également présent des associations de riverains de défense de l’environnement.

-Le CéDPA (collectif d’élus doutant de la pertinence de l’aéroport), rassemble un petit millier d’élus locaux. S’il se targue d’une certaine expertise technique, il ne conçoit évidemment pas de solution autre qu’institutionnelle et son action se réduit à d’inaudibles motions présentées dans les assemblées locales.

-A partir de 2007, et surtout après le Camp action climat d’août 2009, les fermes abandonnées par les agriculteurs qui acceptent de vendre leur terres sont reprises par des occupants illégaux qui renomment la ZAD « zone à défendre ». Ces « zadistes » établissent de petites communautés autogérées, cultivent les terrains laissés à l’abandon et tissent des relations, parfois tendues, avec les habitants et paysans des alentours. Des initiatives très intéressantes y naissent : organisation de cuisines collectives, de potagers bio, création d’une radio libre (Radio Klaxon, qui émet sur la fréquence de Vinci autoroutes), stage de construction (de cabanes, d’éoliennes, etc.), mise sur pied d’une cabane non-mixte qui héberge les femmes qui le souhaitent et distribue une importante littérature féministe : plus qu’une simple protestation, la lutte devient l’expression d’un mouvement positif, pour un autre mode de vie, pour une societé solidaire et non-marchande4. Des communautés sont régulièrement expulsées sur décision de justice, et reviennent tout aussi régulièrement réoccuper les lieux. Cet ensemble hétérogène est plutôt jeune, proche des milieux autonomes, et revendique une certaine marginalité : pas de travail salarié, pas d’adresse fixe, pas de porte-parole. En 2013, on estime qu’ils sont entre 100 et 300, selon les saisons.

L’Etat tente évidemment de diviser le mouvement et d’isoler les zadistes. Reste que les autres acteurs, s’ils expriment parfois des regrets en cas de débordements violents, se gardent bien de les condamner en bloc. Et pour cause : ce ne sont pas les discours ou les actions en justice qui empêchent les travaux de commencer, mais bien la présence physique permanente d’occupant-e-s déterminé-e-s. D’ailleurs, les concessions du gouvernement (calendrier repoussé, surface du projet ramenée à 730 ha) n’ont pas calmé l’opposition, dont leur seul mot d’ordre reste le refus d’un nouvel aéroport : « ni ici, ni ailleurs ».

Lire la suite  Par Kolya Fizmatov et Jimi Denantes (20 janvier 2014)

Commentaire:  Source: « Tendance Claire » du Npa, un des « courants internes » qui produisent leur journal, site internet etc, et donc n’engage pas tout le Npa.

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28 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Trois partis de « la gauche de la gauche » s’unissent sous la bannière ptb-go (rtbf)

la_libre_1_-_Indispensable-79a1c sénateur ps au coeur déchiré…

« Il est des rendez-vous qu’il ne faut pas manquer… » :
le Parti du travail de Belgique (PTB), la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) et le Parti communiste (PC) se sont unis sous le sigle PTB-GO (Gauche d’Ouverture) en vue des élections du 25 mai, persuadés que ce scrutin marquera le retour de « la gauche de la gauche » dans plusieurs assemblées du pays.

Cette alliance rare vise à répondre à certains appels syndicaux, comme celui de la FGTB de Charleroi qui avait demandé le 1er mai 2012 un rassemblement autour d’une « alternative anti- capitaliste à gauche du PS et d’Ecolo« . Elle cherche aussi à concrétiser un « moment historique« , a souligné le porte-parole du PTB Raoul Hedebouw, rappelant les bons résultats obtenus dans de grandes villes aux élections communales et provinciales de 2012. « On ne divise pas la gauche mais nous la renforçons, en apportant de l’espoir à une partie du peuple de gauche qui est désillu- sionnée« , a estimé M. Hedebouw, au cours d’une conférence de presse dans un bistrot du centre-ville bruxellois.

Les intervenants ont souligné leur opposition aux votes du PS et d’Ecolo en faveur du traité budgétaire européen (TSCG), ou aux durcissements des règles du chômage du gouvernement Di Rupo. « Ce parti a évolué« , a affirmé l’ex-sénateur Ecolo Josy Dubié, relevant la place qu’occupait désormais l’écologie au PTB. La philosophe Isabelle Stengers (ULB) a elle insisté sur la « nécessaire insoumission par rapport à ceux qui disent que la crise n’est qu’un mauvais moment à passer« . « Ne soyons pas naïfs, quelques élus PTB-GO! ne permettront pas de changer les rapports de force, mais ils seront d’importants relais dans les parlements » dans des débats tels que la défense des services publics ou « une vraie fiscalité des entreprises« , a affirmé le journaliste Hugues Le Paige, venu soutenir l’initiative.

Pour le syndicaliste hennuyer Carlo Briscolini (FGTB), l’union des trois partis doit être vue comme un rassemblement « aux côtés du PS et d’Ecolo, sans exclure qui que ce soit« . Ces deux derniers partis ont été sollicités pour adhérer à la démarche, mais ont préféré garder leur identité, a-t-il fait observer.

Pour la LCR et le PC, l’alliance apparaît à la fois de conviction et de raison. « Nous avons été antagonistes par le passé, mais il y a eu des évolutions internes. Et se présenter seuls pourrait être négatif, si quelques voix venaient à empêcher une formation plus importante » de décrocher un élu, a commenté Jean Fagard, porte-parole du bureau du PC. « Nous préserverons des revendications propres, mais il faut un relais dans les assemblées pour remettre en cause les lois du néolibéralisme et du capitalisme. Le sigle PTB a percé en 2012, il faut privilégier ce qui rassemble« , a ajouté Daniel Tanuro, membre de la direction de la LCR.

L’ancienne syndicaliste chrétienne Irène Petre (CNE), l’historienne Anne Morelli (ULB), la virologue Lise Thiry figurent parmi la quinzaine de personnalités signataires de l’appel constitutif de cette union de la gauche radicale, qui espère décrocher au moins un élu dans le Hainaut, la province de Liège et la province d’Anvers.

Au nord du pays, le PTB (PVDA) ne présentera pas la même union « d’ouverture« , mais des membres de la LCR seront présents sur ses listes. D’autres partis de gauche moins historiques que le PTB, la LCR et le PC ne figurent pas dans cette union, comme le jeune Mouvement de gauche ou le plus récent encore mouvement VEGA.

BELGIQUE | lundi 27 janvier 2014 à 13h56

http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_trois-partis-de-la-gauche-de-la-gauche-s-unissent-sous-la-banniere-ptb-go?id=8185958

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26 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Un condensé de TAFTA

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10 raisons pour stopper le TAFTA
1 – Sécurité alimentaire: tous les règlements de sécurité alimentaire de notre gouvernement (sur les niveaux de pesticides, la contamination bactérienne, l’exposition fécale, les additifs toxiques, OGM, des compléments non comestibles, etc ..) qui sont plus strictes que les «normes inter-nationales, » comme la plupart le sont , pourraient être jugés comme « des barrières commerciales illégales».
2 – Fracturation: Nos Ministères de l’énergie perdraient le pouvoir de réglementer les exportations de gaz naturel à toute nation TAFTA. La fracturation hydraulique deviendrait un droit pour les sociétés qui la pratiquent et qui pourraient ainsi demander des dommages et intérêts aux nations qui promulgueraient des lois contre cette technique.
3 – Emploi : les entreprises européennes recevraient des protections spéciales d’investisseurs étrangers afin de limiter le coût et le risque de délocalisation de leurs usines vers les pays à bas salaires qui auront signé cet accord. Direction de l’inspection du travail et code du travail devenant illégaux, pas de préavis de licenciement, Pole emploi privatisé ou attaqué en justice par les sociétés d’intérim pour concurrence déloyale.
4 – Santé : Le prix des médicaments, la durée du prix de monopole des grands groupes pharma-ceutiques serait  plus longue  et ils seront habilités à bloquer la distribution de médicaments géné- riques moins chers. Les services d’urgence seront privatisés, plus de SAMU…qui serait remplacé par des sociétés d’ambulances privées. Les caisse d’assurances privées pourront attaquer en justice les CPAM pour concurrence déloyale.
5 – Eau et énergie : Ces biens seront considéré comme privatisables et toute municipalité qui s’opposera à la privatisation de son service des eaux sera accusée d’entrave à la liberté de commerce. Il en sera de même pour l’énergie, qu ’elle soit fossile, électricité ou renouvelable.
6 – Liberté sur Internet: grâce à la révolte publique, les sociétés espèrant enfermer et mono- poliser l’Internet ont échoué au Congrès l’année dernière à faire adopter son ACTA répressif . Cepen- dant, ils ont glissé des textes plus pernicieux de cet acte dans le TAFTA.
7 – Les services publics: les règles du TAFTA limiteront les possibilités des gouvernements de réglementer les services publics tels que les services à la personne, les transports, ferroviaire, routes,  etc… et limiteront les principes destinés à assurer l’accès universel et large  à ces besoins essentiels.

8- Culture et production artistique :  Les grosses sociétés de productions audiovisuelles interdirons les productions privées ou pros à faible budget comme youtube, vimeo etc, les orga- nismes de financements collaboratifs comme kisskissbankbank seront rendus illégaux etc…..Les musées nationaux perdront leur droit de préemption sur les trésors artistiques nationaux au profits des collectionneurs privés.

9- Polices et Armées : Les polices privées pourront protéger des biens ou intérêts privés et leurs vigiles seront armés comme ça se fait depuis toujouirs aux USA. Les états ou Entreprises pourront faire appel à des armées privées (du genre de Blackwater, tristement connu en Irak.) pour résoudre des conflits.

10- Enseignement : Les Universités américaines ou privées pourront attaquer en justice les universités de l’éducation nationales pour concurrence déloyale. De la maternelle au doctorat, les sociétés privées contesteront les subventions aux écoles qu’elles soient, municipales, départementales, régionales ou nationales.

22 août 2013 |  Par Jean Paul Carré

http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-paul-carre

- PONTIVY : lundi 27 janvier, à 20H30,

salle des Sports

- ST-BRIEUC : mardi 28 janvier, à 20H,

à la salle des expositions du centre culturel de la Clé des Arts à TREGUEUX, 27, rue Marcel Rault.

- BREST : mercredi 29 janvier, à 18H,

à l’amphi 3 de l’université Segalen, 20, rue Duquesne.

- QUIMPER : jeudi 30 janvier, à 19H,

salle 2 des Halles Saint François, rue de la Halle.

- LORIENT : vendredi 31 janvier, à 20H30,

salle AO2, Cité Allende, 12 rue Colbert.

- VANNES : lundi 3 février, à 20H30,

au Palais des congrès,  Place de Bretagne.

- RENNES : mardi 4 février,

- NANTES (44) : mercredi 5 février 2014 à 20h30 –

Mairie de Doulon 37 Bd Louis Millet

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24 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Engagement syndical et engagement politique (lcr.be)

manifestation-police-humour-dessin

Les élections sont proches. A cette occasion, comme lors de chaque scrutin,  des syndicalistes seront candidats sur les différentes listes en concurrence.

Certains s’en offusqueront, au nom d’une stricte séparation entre « le social » et « le politique ». Comme si l’engagement syndical retirait à ses acteurs leur statut de citoyens, comme si cet engagement se situait en dehors du monde et du réel !  Il est en réalité très sain que des travailleurs et militants syndicaux prolongent leurs combats quotidiens sur le terrain institutionnel. Il n’y a aucune raison que la sollicitation des suffrages des électeurs soit une prérogative exclusive d’avocats, de notaires, d’universitaires ou de politiciens professionnels !

D’autres évoqueront « l’indépendance syndicale »,  comme si  ce principe (essentiel) devait être synonyme d’apolitisme !  Certes, l’autonomie implique qu’une organisation syndicale ne soit  pas  la courroie de transmission d’un parti. Ses prises de position ne peuvent donc être déterminées  par un état major politique quelconque. Mais cette « indépendance » ne signifie  pas le bannissement des discussions  politiques. Comment serait-il d’ailleurs possible que les syndicats  puissent ignorer les confrontations concernant la « vie de la Cité » , alors qu’ils se positionnent quotidiennement sur toutes les matières socio-économiques (emploi, salaires, fiscalité…), ou sur de nombreuses autres « questions de société », qui vont de la défense de l’environnement à la lutte contre le racisme ?

Le mouvement syndical élabore son propre programme,  définit ses propres objectifs et avance ses propres revendications face aux partis politiques, à charge pour ces derniers d’entendre ses exigences. Naturellement, dans le cadre du pluralisme démocratique,  chaque syndicaliste est entièrement libre d’adhérer ou d’appuyer  telle ou telle formation de sa préférence.

Pour autant, il n’y a pas de démocratie politique sans un débat politique, et celui-ci autorise à interpeller chacun sur ses choix. Car on s’étonne parfois de certaines démarches paradoxales.

En effet, comment peut-on, d’une part,  défendre chaque jour les intérêts collectifs des travailleurs et contester fermement les politiques « austéritaires » du gouvernement et, d’autre part, soutenir les partis gouvernementaux qui impulsent ces politiques de régression sociale qui frappent durement le monde du travail ? Serait-il donc légitime de tenir des discours « à géométrie variable » en fonction du type de « casquettes » que l’on endosse à tel ou tel moment ?

Il n’est dès lors pas incongru  de questionner la cohérence des engagements des uns ou des autres.

Concrètement :

  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, combattre la politique socialement régressive d’un gouvernement  en participant à des manifestations de masse ou à des grèves générales et, dans le même temps, soutenir cette même coalition gouvernementale ou des partis qui la composent !
  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, défendre le secteur public et, simultanément,  soutenir politiquement des partis favorables aux privatisations des entreprises publiques !
  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, défendre le système d’indexation des salaires et, simultanément, soutenir politiquement des partis qui le remettent en question !
  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, défendre la sécurité sociale et, simultanément, soutenir politiquement des partis qui souhaitent son démantèlement !
  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, défendre la nécessité d’un impôt sur la fortune et, simultanément, soutenir politiquement des partis qui ne veulent pas en entendre parler !
  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, défendre l’urgence d’une lutte radicale contre la fraude fiscale et, simultanément, soutenir politiquement des partis qui n’en ont que faire !
  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, défendre l’emploi et, simultanément, soutenir politiquement des partis qui organisent la chasse aux chômeurs et imposent une dégressivité accrue de leurs allocations !
  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, défendre les libertés syndicales et, simultanément, soutenir politiquement des partis qui veulent instaurer le service minimum, interdire les piquets de grève ou imposer la personnalité juridique aux syndicats !
  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, combattre le racisme et, simultanément, soutenir politiquement des partis qui propagent la haine et la xénophobie !

Ou plutôt, si, «on peut »!  Et beaucoup ne s’en privent pas. Mais ils fragilisent ainsi leur crédibilité, et peut-être aussi la crédibilité du mouvement syndical, tant les contradictions ici à l’oeuvre sont fortes ! A chacun, naturellement, de prendre ses responsabilités.

Mais il n’est interdit à personne d’éviter des choix qui relèvent de la schizophrénie…

23 janvier 2014 par Alain Van Praet Source : Rouge Ecarlate

http://www.lcr-lagauche.org/engagement-syndical-et-engagement-politique/

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24 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Mélenchon et poutou étaient en meeting à st malo hier soir (fr3)

Accueilli par quelques dizaines de Bonnets Rouges, Jean-Luc Mélenchon a tenu un meeting hier soir à Saint-Malo, en compagnie de Philippe Poutou. Un soutien à la liste de gauche radicale d’Alain Guillard à Saint-Malo, « Osons franchement à gauche », celle d’une union réussie.

En réaction aux déclarations virulentes de Jean-Luc Mélenchon sur les Bonnets Rouges, quelques dizaines d’entre eux l’ont accueilli hier soir à Saint-Malo avant le meeting organisé au Palais du Grand Large. Une réunion qui a rencontré quelques difficultés pour se tenir, la mairie ne voulant pas mettre de salle à disposition.

Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou sont venus à Saint-Malo, soutenir la liste « Osons franchement à gauche » de Philippe Guillard, qui a réussi à réunir autour de lui les différents partis de gauche, PCF, Front de Gauche, NPA, Mouvement des citoyens. Devant près de 500 personnes, Jean-Luc Mélenchon a tenu à dénoncer sa caricature dessinée par les Bonnets Rouges et à évoquer la Bretagne qu’il aime. Par Krystell Veillard Publié le 24/01/2014 | 11:18, mis à jour le 24/01/2014 | 11:18

http://bretagne.france3.fr/2014/01/24/melenchon-et-poutou-etaient-en-meeting-saint-malo-hier-soir-401657.html

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23 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Vous avez dit opposition de gauche ?

 fdg Cà a commencé pour une histoire de logo…
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«Il faut créer une opposition de gauche dans ce pays », ne cesse de répéter Jean-Luc Mélenchon depuis le début de l’année.
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«  Hollande fait la politique économique de la droite. (…) Pour la gauche, pour les gens de gauche, c’est la trahison, car c’est une politique de droite, et tout le monde le sait. » Cela n’est certes pas nouveau mais tant mieux qu’un des dirigeants du Front de gauche se déclare enfin dans l’opposition. Les députés du Front de gauche ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne voteraient pas la confiance au gouvernement sur le pacte de responsabilité. Là encore, tant mieux.
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Mais à y regarder de plus près, l’affaire mérite discussion. D’abord parce que cette position ne fait pas consensus au sein du Front de gauche. Certes Pierre Laurent dénonce le « choix politique de droite » de François Hollande, l’Humanité « le commis des patrons ». Mais, dans le même temps, le PCF recherche partout des alliances avec le PS pour les municipales, au nom du rassemblement de toute la gauche, et dénonce même « la dérive gauchiste » de Mélenchon. Il se bat pour une alternative, un mythique changement de cap…
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Les uns et les autres se sont retrouvés, vendredi dernier, pour « dépasser » leurs désaccords. Le PG conteste au PCF le droit d’utiliser le logo du Front de gauche, dont il a la pro- priété juridique, quand ce dernier est sur des listes avec le PS. Et rien n’est réglé ni sur ce point ni sur les têtes de listes pour les européennes. Il n’empêche que, pour Pierre Laurent, tout s’est déroulé « dans un esprit très constructif ».
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Juste un « problème de stratégie », dit Mélenchon… Petit problème de stratégie ou rivalité pour la direction du Front du gauche dans le cadre d’une stratégie qui les rassemble ? Là est pour nous le fond de la discussion. Le PG s’inscrit dans la même stratégie que le PCF, celle d’une nouvelle majorité à travers des alliances parlementaires. Mélenchon ne tend-il pas la main en permanence à une partie de la gauche gouvernementale, Europe écologie les Verts ou la gauche du PS ?
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Alors oui, il faut construire une opposition de gauche, mais une opposition ouvrière et populaire qui prépare une riposte pour mettre en échec le gouvernement et le patronat, en rupture avec les politiques d’austérité, la logique du profit, le capitalisme. Pas une nouvelle mouture d’union de la gauche…
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