Archive | A gauche du PS

26 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Un condensé de TAFTA

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10 raisons pour stopper le TAFTA
1 – Sécurité alimentaire: tous les règlements de sécurité alimentaire de notre gouvernement (sur les niveaux de pesticides, la contamination bactérienne, l’exposition fécale, les additifs toxiques, OGM, des compléments non comestibles, etc ..) qui sont plus strictes que les «normes inter-nationales, » comme la plupart le sont , pourraient être jugés comme « des barrières commerciales illégales».
2 – Fracturation: Nos Ministères de l’énergie perdraient le pouvoir de réglementer les exportations de gaz naturel à toute nation TAFTA. La fracturation hydraulique deviendrait un droit pour les sociétés qui la pratiquent et qui pourraient ainsi demander des dommages et intérêts aux nations qui promulgueraient des lois contre cette technique.
3 – Emploi : les entreprises européennes recevraient des protections spéciales d’investisseurs étrangers afin de limiter le coût et le risque de délocalisation de leurs usines vers les pays à bas salaires qui auront signé cet accord. Direction de l’inspection du travail et code du travail devenant illégaux, pas de préavis de licenciement, Pole emploi privatisé ou attaqué en justice par les sociétés d’intérim pour concurrence déloyale.
4 – Santé : Le prix des médicaments, la durée du prix de monopole des grands groupes pharma-ceutiques serait  plus longue  et ils seront habilités à bloquer la distribution de médicaments géné- riques moins chers. Les services d’urgence seront privatisés, plus de SAMU…qui serait remplacé par des sociétés d’ambulances privées. Les caisse d’assurances privées pourront attaquer en justice les CPAM pour concurrence déloyale.
5 – Eau et énergie : Ces biens seront considéré comme privatisables et toute municipalité qui s’opposera à la privatisation de son service des eaux sera accusée d’entrave à la liberté de commerce. Il en sera de même pour l’énergie, qu ’elle soit fossile, électricité ou renouvelable.
6 – Liberté sur Internet: grâce à la révolte publique, les sociétés espèrant enfermer et mono- poliser l’Internet ont échoué au Congrès l’année dernière à faire adopter son ACTA répressif . Cepen- dant, ils ont glissé des textes plus pernicieux de cet acte dans le TAFTA.
7 – Les services publics: les règles du TAFTA limiteront les possibilités des gouvernements de réglementer les services publics tels que les services à la personne, les transports, ferroviaire, routes,  etc… et limiteront les principes destinés à assurer l’accès universel et large  à ces besoins essentiels.

8- Culture et production artistique :  Les grosses sociétés de productions audiovisuelles interdirons les productions privées ou pros à faible budget comme youtube, vimeo etc, les orga- nismes de financements collaboratifs comme kisskissbankbank seront rendus illégaux etc…..Les musées nationaux perdront leur droit de préemption sur les trésors artistiques nationaux au profits des collectionneurs privés.

9- Polices et Armées : Les polices privées pourront protéger des biens ou intérêts privés et leurs vigiles seront armés comme ça se fait depuis toujouirs aux USA. Les états ou Entreprises pourront faire appel à des armées privées (du genre de Blackwater, tristement connu en Irak.) pour résoudre des conflits.

10- Enseignement : Les Universités américaines ou privées pourront attaquer en justice les universités de l’éducation nationales pour concurrence déloyale. De la maternelle au doctorat, les sociétés privées contesteront les subventions aux écoles qu’elles soient, municipales, départementales, régionales ou nationales.

22 août 2013 |  Par Jean Paul Carré

http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-paul-carre

- PONTIVY : lundi 27 janvier, à 20H30,

salle des Sports

- ST-BRIEUC : mardi 28 janvier, à 20H,

à la salle des expositions du centre culturel de la Clé des Arts à TREGUEUX, 27, rue Marcel Rault.

- BREST : mercredi 29 janvier, à 18H,

à l’amphi 3 de l’université Segalen, 20, rue Duquesne.

- QUIMPER : jeudi 30 janvier, à 19H,

salle 2 des Halles Saint François, rue de la Halle.

- LORIENT : vendredi 31 janvier, à 20H30,

salle AO2, Cité Allende, 12 rue Colbert.

- VANNES : lundi 3 février, à 20H30,

au Palais des congrès,  Place de Bretagne.

- RENNES : mardi 4 février,

- NANTES (44) : mercredi 5 février 2014 à 20h30 –

Mairie de Doulon 37 Bd Louis Millet

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24 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Engagement syndical et engagement politique (lcr.be)

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Les élections sont proches. A cette occasion, comme lors de chaque scrutin,  des syndicalistes seront candidats sur les différentes listes en concurrence.

Certains s’en offusqueront, au nom d’une stricte séparation entre « le social » et « le politique ». Comme si l’engagement syndical retirait à ses acteurs leur statut de citoyens, comme si cet engagement se situait en dehors du monde et du réel !  Il est en réalité très sain que des travailleurs et militants syndicaux prolongent leurs combats quotidiens sur le terrain institutionnel. Il n’y a aucune raison que la sollicitation des suffrages des électeurs soit une prérogative exclusive d’avocats, de notaires, d’universitaires ou de politiciens professionnels !

D’autres évoqueront « l’indépendance syndicale »,  comme si  ce principe (essentiel) devait être synonyme d’apolitisme !  Certes, l’autonomie implique qu’une organisation syndicale ne soit  pas  la courroie de transmission d’un parti. Ses prises de position ne peuvent donc être déterminées  par un état major politique quelconque. Mais cette « indépendance » ne signifie  pas le bannissement des discussions  politiques. Comment serait-il d’ailleurs possible que les syndicats  puissent ignorer les confrontations concernant la « vie de la Cité » , alors qu’ils se positionnent quotidiennement sur toutes les matières socio-économiques (emploi, salaires, fiscalité…), ou sur de nombreuses autres « questions de société », qui vont de la défense de l’environnement à la lutte contre le racisme ?

Le mouvement syndical élabore son propre programme,  définit ses propres objectifs et avance ses propres revendications face aux partis politiques, à charge pour ces derniers d’entendre ses exigences. Naturellement, dans le cadre du pluralisme démocratique,  chaque syndicaliste est entièrement libre d’adhérer ou d’appuyer  telle ou telle formation de sa préférence.

Pour autant, il n’y a pas de démocratie politique sans un débat politique, et celui-ci autorise à interpeller chacun sur ses choix. Car on s’étonne parfois de certaines démarches paradoxales.

En effet, comment peut-on, d’une part,  défendre chaque jour les intérêts collectifs des travailleurs et contester fermement les politiques « austéritaires » du gouvernement et, d’autre part, soutenir les partis gouvernementaux qui impulsent ces politiques de régression sociale qui frappent durement le monde du travail ? Serait-il donc légitime de tenir des discours « à géométrie variable » en fonction du type de « casquettes » que l’on endosse à tel ou tel moment ?

Il n’est dès lors pas incongru  de questionner la cohérence des engagements des uns ou des autres.

Concrètement :

  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, combattre la politique socialement régressive d’un gouvernement  en participant à des manifestations de masse ou à des grèves générales et, dans le même temps, soutenir cette même coalition gouvernementale ou des partis qui la composent !
  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, défendre le secteur public et, simultanément,  soutenir politiquement des partis favorables aux privatisations des entreprises publiques !
  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, défendre le système d’indexation des salaires et, simultanément, soutenir politiquement des partis qui le remettent en question !
  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, défendre la sécurité sociale et, simultanément, soutenir politiquement des partis qui souhaitent son démantèlement !
  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, défendre la nécessité d’un impôt sur la fortune et, simultanément, soutenir politiquement des partis qui ne veulent pas en entendre parler !
  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, défendre l’urgence d’une lutte radicale contre la fraude fiscale et, simultanément, soutenir politiquement des partis qui n’en ont que faire !
  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, défendre l’emploi et, simultanément, soutenir politiquement des partis qui organisent la chasse aux chômeurs et imposent une dégressivité accrue de leurs allocations !
  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, défendre les libertés syndicales et, simultanément, soutenir politiquement des partis qui veulent instaurer le service minimum, interdire les piquets de grève ou imposer la personnalité juridique aux syndicats !
  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, combattre le racisme et, simultanément, soutenir politiquement des partis qui propagent la haine et la xénophobie !

Ou plutôt, si, «on peut »!  Et beaucoup ne s’en privent pas. Mais ils fragilisent ainsi leur crédibilité, et peut-être aussi la crédibilité du mouvement syndical, tant les contradictions ici à l’oeuvre sont fortes ! A chacun, naturellement, de prendre ses responsabilités.

Mais il n’est interdit à personne d’éviter des choix qui relèvent de la schizophrénie…

23 janvier 2014 par Alain Van Praet Source : Rouge Ecarlate

http://www.lcr-lagauche.org/engagement-syndical-et-engagement-politique/

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24 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Mélenchon et poutou étaient en meeting à st malo hier soir (fr3)

Accueilli par quelques dizaines de Bonnets Rouges, Jean-Luc Mélenchon a tenu un meeting hier soir à Saint-Malo, en compagnie de Philippe Poutou. Un soutien à la liste de gauche radicale d’Alain Guillard à Saint-Malo, « Osons franchement à gauche », celle d’une union réussie.

En réaction aux déclarations virulentes de Jean-Luc Mélenchon sur les Bonnets Rouges, quelques dizaines d’entre eux l’ont accueilli hier soir à Saint-Malo avant le meeting organisé au Palais du Grand Large. Une réunion qui a rencontré quelques difficultés pour se tenir, la mairie ne voulant pas mettre de salle à disposition.

Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou sont venus à Saint-Malo, soutenir la liste « Osons franchement à gauche » de Philippe Guillard, qui a réussi à réunir autour de lui les différents partis de gauche, PCF, Front de Gauche, NPA, Mouvement des citoyens. Devant près de 500 personnes, Jean-Luc Mélenchon a tenu à dénoncer sa caricature dessinée par les Bonnets Rouges et à évoquer la Bretagne qu’il aime. Par Krystell Veillard Publié le 24/01/2014 | 11:18, mis à jour le 24/01/2014 | 11:18

http://bretagne.france3.fr/2014/01/24/melenchon-et-poutou-etaient-en-meeting-saint-malo-hier-soir-401657.html

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23 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Vous avez dit opposition de gauche ?

 fdg Cà a commencé pour une histoire de logo…
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«Il faut créer une opposition de gauche dans ce pays », ne cesse de répéter Jean-Luc Mélenchon depuis le début de l’année.
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«  Hollande fait la politique économique de la droite. (…) Pour la gauche, pour les gens de gauche, c’est la trahison, car c’est une politique de droite, et tout le monde le sait. » Cela n’est certes pas nouveau mais tant mieux qu’un des dirigeants du Front de gauche se déclare enfin dans l’opposition. Les députés du Front de gauche ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne voteraient pas la confiance au gouvernement sur le pacte de responsabilité. Là encore, tant mieux.
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Mais à y regarder de plus près, l’affaire mérite discussion. D’abord parce que cette position ne fait pas consensus au sein du Front de gauche. Certes Pierre Laurent dénonce le « choix politique de droite » de François Hollande, l’Humanité « le commis des patrons ». Mais, dans le même temps, le PCF recherche partout des alliances avec le PS pour les municipales, au nom du rassemblement de toute la gauche, et dénonce même « la dérive gauchiste » de Mélenchon. Il se bat pour une alternative, un mythique changement de cap…
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Les uns et les autres se sont retrouvés, vendredi dernier, pour « dépasser » leurs désaccords. Le PG conteste au PCF le droit d’utiliser le logo du Front de gauche, dont il a la pro- priété juridique, quand ce dernier est sur des listes avec le PS. Et rien n’est réglé ni sur ce point ni sur les têtes de listes pour les européennes. Il n’empêche que, pour Pierre Laurent, tout s’est déroulé « dans un esprit très constructif ».
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Juste un « problème de stratégie », dit Mélenchon… Petit problème de stratégie ou rivalité pour la direction du Front du gauche dans le cadre d’une stratégie qui les rassemble ? Là est pour nous le fond de la discussion. Le PG s’inscrit dans la même stratégie que le PCF, celle d’une nouvelle majorité à travers des alliances parlementaires. Mélenchon ne tend-il pas la main en permanence à une partie de la gauche gouvernementale, Europe écologie les Verts ou la gauche du PS ?
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Alors oui, il faut construire une opposition de gauche, mais une opposition ouvrière et populaire qui prépare une riposte pour mettre en échec le gouvernement et le patronat, en rupture avec les politiques d’austérité, la logique du profit, le capitalisme. Pas une nouvelle mouture d’union de la gauche…
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23 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Gouvernement: vers une recomposition à droite? (lo)

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L’hypothèse d’un recentrage politique des alliances de Hollande revient pério-diquement à la une des commentateurs.

Les annonces faites lors de sa conférence de presse ont, tout naturellement, réactualisé cette hypothèse. Particulièrement auprès des leaders de la droite centriste incarnée par le couple Borloo-Bayrou, qui y ont vu une ouverture prometteuse… pour eux. Cette attitude n’est pas surprenante de la part de Bayrou qui, ses rivaux de la droite se sont fait un malin plaisir de le rappeler, avait voté Hollande lors de la présidentielle de 2012.

Quant à Borloo, qui salue lui aussi le prétendu tournant présidentiel, il y voit non sans gourmandise « la clôture de l’acte ouvert en 1971 par la signature de l’Union de la gauche ». Pour lui, c’est la fin de cette alliance qui lie le PS avec le reste de la gauche parlementaire, autrement dit essentiellement avec le PCF et avec le Front de gauche qui inclut Mélenchon et son parti. Ces deux vieux loups de la politique y voient surtout, plus concrètement, une éventuelle opportunité de revenir aux affaires, et se mettent sur les rangs.

Certes, il ne faudrait pas donner à ces contorsions politiciennes plus d’importance qu’elles n’en ont. L’avenir dira si oui ou non ces hypothèses vont prendre corps. Mais elles sont significatives, car elles sont tout à fait plausibles.

On ne peut nullement exclure en effet que ce gouvernement, dit de gauche, ne termine sa trajectoire comme gouvernement d’alliance avec une fraction de la droite. De telles combinaisons se sont déjà réalisées dans d’autres pays, mais aussi en France.

Du coup, c’en serait fini des espoirs et des ambitions de ceux qui, comme les dirigeants du PCF, s’obstinent, contre vents et marées, à s’affirmer comme une composante de la majorité présidentielle, en espérant qu’on leur fasse une place à un moment ou à un autre ; ou encore des espoirs d’un Mélenchon qui a rêvé à voix haute de devenir Premier ministre de Hollande.

Que les dirigeants du PCF ou Mélenchon soient les dupes dans cette opération, ce ne sera qu’un juste retour des choses, d’autant qu’ils étaient amplement avertis. Ce qui risque d’être plus lourd de conséquences, c’est la déception de ces millions de femmes et d’hommes à qui on a demandé de voter pour Hollande, en leur faisant miroiter un changement qui leur aurait été favorable, et qui héritent de cette situation.

À quelque chose malheur peut être bon, du fait que la situation serait désormais plus claire. Mais les déceptions ne doivent pas se traduire par une nouvelle démoralisation. Il faut avant tout que le camp des travailleurs se fasse entendre de tous ses adversaires, de droite, évidemment, mais aussi de ceux qui se prétendent de gauche. Jean-Pierre VIAL

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2373&id=6

Voir aussi:

http://www.leparisien.fr/municipales-2014/en-regions/municipales-a-pau-bayrou-rejoint-par-trois-adjoints-de-la-maire-ps-23-01-2014-3520183.php

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23 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Le parti de gauche et l’intervention en centrafique (lo)

tardi drapeau

« Le gouvernement a-t-il tort d’intervenir au Centrafrique ? »

« Non. C’est légitime, le gouvernement n’interviendrait pas si nos intérêts nationaux n’étaient pas en jeu. En l’espèce, il s’agit notamment de l’uranium. L’alimentation énergétique de notre pays dépend de cette ressource que notre sous-sol ne produit guère. La Centrafrique dispose du gisement de Bakuma et de frontières stratégiques avec des voisins dotés du précieux minerai. Tant que le nucléaire restera la première source de production d’électricité dans notre pays, la France devra contrôler des gouvernements qui détiennent la clé des mines africaines. »

Cette déclaration à propos de la Centrafrique peut être lue sur le site Internet du Parti de gauche, dont Jean-Luc Mélenchon est président. Elle émane de François Delapierre, secrétaire national. Le Parti de gauche se voudrait un opposant radical, mais il affiche surtout à toute occasion son nationalisme. De celui-ci au soutien à l’impérialisme français dans le pillage de ses anciennes colonies, le pas est vite franchi. D.M.

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2373&id=41

Blindés légers : encore deux milliards qui vont s’envoler (lutte ouvrière)

Le parc des blindés légers sur pneus de l’armée de terre française (véhicules de l’avant blindés, Sagaie et AMX 10 RC) a 35 à 40 ans d’âge. Ces engins ont été utilisés abondamment en Afghanistan et en Afrique, mais ils seraient devenus largement obsolètes.

La sagesse voudrait qu’on les envoie à la casse et qu’on cesse d’intervenir en Afrique ou ailleurs : cela ferait des économies. Mais évidemment l’armée ne l’entend pas ainsi et veut renouveler son vieux matériel. C’est pourquoi un appel d’offres vient d’être lancé pour construire 2 300 blindés légers pour un montant total évalué à deux milliards d’euros, qui sera probablement dépassé, comme c’est habituel.

Comme il s’agit, en même temps que des besoins de l’armée, de défendre aussi les profits des marchands de canons, l’appel d’offres s’adresse exclusivement à des entreprises françaises : Nexter, Renault Trucks et Thales. Il existe en effet une clause du traité européen qui permet à un pays membre de « prendre les mesures qu’il estime nécessaire à la protection des intérêts essentiels de sa sécurité et qui se rapportent à la production ou au commerce d’armes, de munitions et de matériel de guerre ». En l’occurrence, on ne voit pas très bien en quoi les « intérêts essentiels » de la sécurité de la France seraient menacés.

En revanche, ces blindés légers seraient parfaitement adaptés à des missions africaines ou asiatiques, et à même d’enrichir les producteurs de matériel de guerre.

Deux milliards, si ce n’est plus, sont donc promis à s’envoler, en plus du milliard promis à Dassault pour moderniser ses Rafale, ce qui fera des écoles, des hôpitaux, du personnel en moins… et des victimes aux quatre coins du monde.

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2373&id=27

André VICTOR

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22 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

1924-2014, good bye lénine?

lenine

Le 21 janvier, c’est l’anniversaire d’une mort célèbre.

De qui les collégiens, lycéens, étudiants d’aujourd’hui auront-ils entendu parler ? Sûrement plus de Louis XVI, guillotiné place de la révolution le 21 janvier 1793, que de Lénine, mort ce même jour, en 1924.

Lénine, ce tyran sanguinaire dont l’histoire des vainqueurs nous martèle qu’il aurait engendré le pire forfait de l’histoire, la révolution russe, et son secret natif, le stalinisme, la différence entre Ilitch et le Géorgien étant une différence de degrés et de moyens logistiques dans l’exercice de la terreur.

Lénine serait ainsi l’incarnation d’un projet par essence criminel dont le premier acte, le 1789 français, est justement censé avoir déjà révélé sa nature au travers de ladite exécution du « Bon Roy », plus victime qu’autre chose, commanditée par un Robespierre au sommet de sa Terreur. Finalement, la mort prématurée de Lénine, à l’âge de 54 ans, à l’aune de l’histoire, ne serait-elle pas un juste retour des choses, une façon pour la raison universelle de se venger de l’injure suprême qui consiste à pendre ses oppresseurs ?

Bien avant l’écroulement de l’URSS, Lénine, comme Marx d’ailleurs, le père de l’infamie, était honni de notre côté du mur de Berlin. Mais depuis 1989-1991, avec le retour du capitalisme en Russie, avec l’ouverture du cycle de «restauration bourgeoise» à échelle internationale, en conjonction avec l’offensive néolibérale dans les pays capitalistes, les « livres noirs du communisme » n’en finissent pas d’alimenter la Réaction.

Mais plus grave, ce sardonique « Good Bye Lénine » pèse sur les combats menés par les travailleurs, la jeunesse, les opprimés, à l’échelle de la planète, et plombe parallèlement les organisations «de la gauche de la gauche», minant la possibilité d’une reconstruction d’un programme et d’une stratégie pour l’abolition révolutionnaire du capitalisme, capables d’affronter concrètement les défis qui posent le redémarrage du cycle contagieux de luttes et de mobilisations massives qui, entre indignations à spectre large et batailles dans le prolétariat mondial, se heurte aujourd’hui encore frontalement à l’absence d’organisations bien trempées capables d’œuvrer au redéploiement d’une conscience de classe indépendante résolument intransigeante.

Dans Que faire ?, en 1902, jusqu’à L’Etat et la révolution, en 1917, Lénine a tiré les leçons des conditions de militantisme et de construction d’un parti révolutionnaire en Russie sous le tsarisme, de la première révolution russe de 1905, mais également du massacre de 30.000 prolétaires parisiens au cours de la semaine sanglante de mai 1871 qui mit fin à la Commune. Ce faisant, il a théorisé ce qui est pointé aujourd’hui, de part et d’autre de l’échiquier politique, comme le mal par excellence : l’idée que les masses exploitées puissent se faire justice elle-même au moyen d’un agent approprié, un parti révolutionnaire, constitué de militant-e-s aguerri-e-s capables de soutenir et de convaincre ces masses qu’elles seules peuvent et doivent instaurer une nouvelle société et forger une humanité nouvelle.

On sait combine, d’un côté, « l’histoire officielle » des « organisations officielles du movement ouvrier » a réussi, des décennies durant, à realiser la crainte exprimée par Maïakowski dans son poème « Vladimir Ilitch », à savoir que « les processions et les mausolées / le statut établi / des dévotions / noient / dans une fade huile sainte / la simplicité / léninienne » et que le personnage ne soit « falsifié / par une beauté de bonbonnière ».

De l’autre, quatre-vingt-dix ans après sa mort, capitalistes, haut-de-forme, plumitifs à leur service et intellectuels leur étant redevables continuent à agiter le spectre diabolisé de Lénine. A nous tou-te-s, aujourd’hui, révolutionnaires de tous les pays, d’être fidèles aux injonctions des vers de Maïakowski : « écrire et décrire à neuf » la vie de Lénine, en l’occurrence penser, repenser et militer dans la perspective de la construction de l’organisation révolutionnaire et de la révolution. 19/01/14 Emmanuel Barot

http://www.ccr4.org/1924-2014-Good-Bye-Lenine

Lire aussi: « Lénine ou la politique du temps brisé », par Daniel Bensaid

http://npa2009.org/content/lenine-ou-la-politique-du-temps-brise

Il y a 90 ans, 21 janvier 1924, la mort de Lénine : le dirigeant d’une révolution ouvrière victorieuse (Lutte ouvrière)

Le 21 janvier 1924 mourait Lénine, de son vrai nom Vladimir Ilitch Oulianov. À partir de ce jour, les dirigeants de la Russie soviétique, dont Staline était le chef de file, allaient d’autant plus vite se hâter d’embaumer le corps du fondateur du bolchevisme et de l’exposer dans un mausolée, qu’ils enterraient ses idées politiques. En effet, deux jours après sa mort, commençait une campagne en faveur du « léninisme » qui allait vider de leur contenu révolutionnaire les idées dont Lénine avait été le défenseur acharné, tout au long d’une vie mise au service de l’émancipation des travailleurs du monde entier.

Lénine fut le principal dirigeant de la révolution russe d’octobre 1917, le fondateur du Parti bolchevique. Il fut l’un des deux principaux dirigeants du premier État ouvrier révolutionnaire, avec Léon Trotsky. Ce souvenir est aujourd’hui encore suffisamment cuisant pour la bourgeoisie pour qu’elle cherche à l’effacer des mémoires en qualifiant simplement Lénine de dictateur.

Lénine, militant de la Deuxième Internationale, qui fuyait les honneurs et consacra sa vie à la cause de l’émancipation humaine, est ainsi dépeint comme avide de pouvoir et de sang. C’est d’autant plus odieux et ridicule que, pendant toute sa courte vie, il connut surtout les difficultés et aléas de la vie militante, ce qui signifiait alors la prison, l’exil et les privations pour maintenir une presse ouvrière révolutionnaire indépendante. Et, après la prise du pouvoir par la classe ouvrière en 1917, la guerre civile, le communisme de guerre et la désagrégation de la société russe menaçant le pays entier de famine, sans parler de l’attentat dont il fut victime en 1922, n’allaient rien améliorer !

Sur le chemin de la révolution

Étudiant brillant, Lénine aurait pu exercer la profession d’avocat mais, gagné aux idées marxistes, il fut emprisonné puis exilé. C’est ensuite de l’étranger, qu’il contribua à la formation d’un parti ouvrier révolutionnaire qui allait être le Parti bolchevique.

Pour Lénine, le développement du capitalisme minait le tsarisme et la classe ouvrière était la seule force sociale capable de le renverser. La révolution russe de 1905 confirma ce diagnostic et fit apparaître une forme d’organisation des travailleurs en lutte pour le pouvoir, les soviets, ces conseils de travailleurs qui décidaient de leur action bien plus démocratiquement que tous les parlements bourgeois.

La révolution de 1905 échoua parce qu’elle ne trouva pas l’alliance entre la minorité ouvrière et la majorité paysanne. Lénine poursuivit ses activités quand bien des militants, démoralisés, abandonnaient l’action. En 1912, les travailleurs russes reprirent le chemin de la lutte mais la guerre de 1914, où le tsarisme choisit le camp de l’Angleterre et de la France, leur porta un nouveau coup.

Le choix des dirigeants de la Deuxième Internationale qui, jusque-là, avaient dénoncé la guerre et prétendu s’y opposer, fut un choc pour les militants comme Lénine. Ils virent les partis socialistes, y compris le parti social-démocrate allemand, parti le plus puissant de l’Internationale, abandonner tout internationalisme et se lancer dans un soutien chauvin à leur propre bourgeoisie avec pour conséquence d’envoyer à l’abattoir de la guerre des millions de travailleurs.

Lénine chercha alors à expliquer pourquoi la Deuxième Internationale, héritière de Marx et Engels, avait pu s’effondrer du jour au lendemain. Ce réarmement politique devait déboucher sur plusieurs livres, notamment L’impérialisme stade suprême du capitalisme, où il dénonçait des caractéristiques qui restent celles du capitalisme aujourd’hui. Dans ce capitalisme en déclin, le maintien d’une propriété privée des moyens de production, dépassée, engendre crises et chômage à répétition, surdéveloppe le capital financier et ses spéculations, accentue le caractère parasitaire des détenteurs de capitaux, mène à la guerre et menace l’humanité tout entière.

Face à cela, la conviction profonde de Lénine était que seule la révolution ouvrière mondiale pouvait offrir une issue. Dans l’État et la révolution, il réexamina la façon dont les marxistes sérieux entendaient s’attaquer à l’État bourgeois. Lénine n’eut pas le temps de terminer le livre parce que la révolution éclata en Russie et qu’il fallait passer à l’action. Il expliqua toutefois que s’il devait disparaître subitement, il fallait publier le cahier dans lequel il avait consigné cette étude et sa conclusion : la nécessité pour la classe ouvrière de « briser la machine d’État » pour s’émanciper.

« Tout le pouvoir aux soviets ! »

En avril 1917, à peine revenu à Saint-Pétersbourg (Petrograd), après la révolution qui avait éclaté en février, Lénine lançait le mot d’ordre de « tout le pouvoir aux soviets », c’est-à-dire aux travailleurs en lutte. Et il lui fallut convaincre les dirigeants de son propre parti, dont Staline, qui cherchaient alors plutôt l’alliance avec les socialistes modérés du gouvernement provisoire qui avait succédé au tsar.

Cette réorientation du Parti bolchevique, qui correspondait à une radicalisation croissante des ouvriers mais aussi des paysans, allait déboucher sur la révolution d’octobre 1917 qui écarta du pouvoir tous ceux qui n’avaient qu’un objectif : sauver la société bourgeoise.

Les mots d’ordre des bolcheviks pour gagner la confiance des masses avaient été « la paix, le pain et la terre ! » Les premières mesures dépossédèrent les grands propriétaires fonciers au profit des paysans. Pour la paix, Lénine obtint finalement le retrait de la Russie de la guerre impérialiste mais dut se plier aux conditions draconiennes imposées par l’impérialisme allemand.

Puis, à l’été 1918, la contre-révolution bourgeoise, soutenue par le capitalisme européen, commença. Pour résister, les bolcheviks mirent sur pied l’armée rouge, dont l’organisateur fut Trotsky. La guerre dura jusqu’au début 1921, nécessitant d’énormes sacrifices. L’État ouvrier résista mais le pays en sortit épuisé. Les travailleurs les plus conscients étaient morts par milliers dans les combats. Les révolutions dans les pays industrialisés d’Europe, notamment l’Allemagne, que Lénine considérait comme indispensables pour entamer la construction du socialisme, furent défaites. Le pays se retrouva isolé.

Les staliniens fossoyeurs de la révolution

Pour Lénine, comme pour Marx, Engels ou Trotsky, la construction du socialisme dans un seul pays était une idée ridicule. Pour créer l’abondance économique indispensable au communisme, il fallait mettre en commun toutes les richesses de l’humanité, réorganiser et planifier l’économie à l’échelle mondiale.

Mais, à la mort de Lénine, Staline et la couche bureaucratique dont il était le représentant s’imposèrent en profitant du recul de la révolution. Abandonnant l’internationalisme, ils imposèrent la théorie du socialisme dans un seul pays et commencèrent à jouer un rôle contre-révolutionnaire non seulement en URSS, mais à l’échelle mondiale. Les staliniens finirent par éliminer, partout dans le monde, tous ceux qui avaient joué un rôle dans la révolution russe et à plus forte raison ceux qui, avec Trotsky, continuaient de maintenir haut levé le drapeau du communisme.

Dans sa vie militante, Lénine fut le plus souvent minoritaire sans que cela change sa détermination à convaincre les grandes masses d’exploités de la justesse de ses idées. Si le développement du capitalisme rend possible une société communiste, seule la lutte des exploités permet de s’en rapprocher. Mais surtout les travailleurs ont besoin des instruments que sont les partis et l’internationale ouvrière. Ce sont les seuls moyens pour eux de distinguer qui sont leurs ennemis, qui sont leurs faux amis, et surtout par quelle voie ils peuvent prendre le pouvoir et exproprier la classe capitaliste.

Tout cela n’est pas une simple théorie, c’est le produit de l’expérience vivante d’une révolution ouvrière dont Lénine et son parti, le Parti bolchevique, furent les dirigeants. Ils laissent un héritage politique indispensable à tous ceux qui cherchent à libérer l’humanité de l’exploitation et de l’oppression : l’expérience de la première révolution ouvrière victorieuse ayant montré la voie d’un avenir communiste. Jacques FONTENOY

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2373&id=53

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21 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Chômage/précarité: uni(e)s pour l’unédic (al)

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Les négociations Unédic ont débuté le 17 janvier et devraient s’achever fin mars.

Pour résorber le déficit, le patronat refuse d’augmenter ses cotisations. Il aimerait rétablir la dégressivité des indemnités, et va peser de tout son poids pour augmenter le flicage et les objectifs de radiations de chômeurs de Pôle Emploi.

Il reste quelques semaines pour se faire entendre. Le samedi 7 décembre, seules 2000 personnes ont manifesté à Paris contre le chômage et la précarité à l’appel des quatre principales organisations de lutte contre le chômage – Mouvement national des chômeurs précaires, Apeis, Agir ensemble contre le Chômage !, et CGT-Chômeurs. AL en était, bien sûr, avec les CNT, la CGT, le SNU-FSU, Solidaires, le PCF, le PG et LO.

Peu de participants, certes… Mais comme ils ne s’inscrivent pas dans une stratégie d’action, ce type de rassemblement rituel est trop peu préparé en amont… et fait un bide. Il est décidément urgent de repenser la manif comme un outil parmi d’autres dans notre répertoire d’actions. L’enjeu, c’est de permettre le passage à un niveau supérieur  : l’action directe. Espérons que ce soit le cas en 2014.

La convention prorogée Au mois de juin dernier, la coordination fédérale d’AL a souligné le danger que représentait la renégociation de la convention Unédic, prévue initialement pour l’automne 2013. En fait, la bataille a été différée de plusieurs semaines. L’actuelle convention est prorogée jusque fin mars, et on chuchote qu’elle pourrait l’être jusqu’à la fin de la séquence électorale municipales-européennes. Pourquoi ? Parce que le gouvernement n’est pas neutre dans cette affaire. Certes la convention Unédic est toujours une coproduction Medef-CFDT. Mais elle nécessite également l’agrément de l’État. Or le gouvernement PS-EELV peut difficilement se permettre d’agréer, juste avant les élections, une convention qui sera nécessairement antisociale.

La crise et les vagues de licenciements ont creusé le déficit de l’assurance chômage. Avec 15 500 chômeurs indemnisé-e-s de plus en 2013, et encore 29 500 de plus attendus en 2014, la dette de l’Unédic pourrait atteindre 22,3 milliards d’euros à la fin de l’année. Pour rétablir l’équilibre, le Medef refuse toute augmentation des cotisations patronales, et préconise le retour de la «  dégressivité des allocations  », une disposition active entre 1992 et 2001, selon laquelle les indemnités des chômeurs décroissaient régulièrement jusqu’à atteindre les minima sociaux. La convention Unédic de 2001 l’a annulée, en échange du flicage des chômeuses et chômeurs, désormais menacé-e-s de radiation s’ils refusent deux «  offres raisonnables d’emploi  ».

Dans un premier temps, l’enjeu, pour le Medef, était de rétablir la dégressivité en conservant le flicage. Cependant, vu la situation sociale explosive, il s’est montré plus prudent dans un second temps, et envisage désormais surtout d’augmenter le flicage et les radiations, ce qui en langage policé donne : « Il faut inciter à l’emploi ».

Occuper les agences

La situation est grave, et pressante, mais il est encore temps de se mobiliser. Il nous semble indispensable de constituer un front large, unissant toutes les forces syndicales et politiques opposées au gouvernement PS-EELV, et dont les organisations de chômeurs-précaires seraient le pivot. Il est nécessaire d’informer la population des enjeux, de mettre du monde dans la rue et, si on a accumulé suffisamment de forces pour cela, d’occuper les agences Pôle Emploi. Mais on ne peut laisser ce mauvais coup se préparer sans réagir.

La menace sur l’assurance-chômage est claire, mais elle ouvre une possibilité de réveiller la contestation sociale. Celle-ci permettrait de dégager des perspectives plus radicales  : abolition du chômage par le partage du travail et la réduction des profits capitalistes, droit de veto des salarié-e-s sur les licenciements. Ce n’est pas aux travailleuses et aux travailleurs de payer les pots cassés du système. 17 janvier 2014 Par Commission Journal

Guillaume Davranche (AL Montreuil) & François Molinier (AL Paris Nord-Est)

http://alternativelibertaire.org/?Chomage-Precarite-Uni-e-s-pour-l

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20 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Belgique: nouvelles perspectives

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Le 25 mai prochain, les Belges voteront non seulement pour le Parlement européen mais aussi pour le Parlement fédéral et les Parlements régionaux.

Il s’agit d’élections très importantes, dominées par le match entre le Parti socialiste francophone et la NVA flamande…  Face à la formation libéral-­nationaliste de Bart De Wever, la social-démocratie prétend mener une politique du « moindre mal » pour sauver l’unité du pays et la sécurité sociale. En réalité, le gouvernement dirigé par Elio Di Rupo mène une politique néolibérale brutale pour faire peser sur le monde du travail le poids des 21 milliards engloutis après 2008 dans le sauvetage des banques.

Le programme de l’austérité Depuis sa formation fin 2011, le gouvernement s’est notamment attaqué au régime des préretraites, il a bloqué les salaires pour plusieurs années et a argué de l’égalité des statuts entre employés et ouvriers pour imposer un grave recul à la majorité des travailleurEs. Du fait des mesures contre l’assurance chômage, 55 000 sans-emploi (en grande majorité des femmes) seront prochainement excluEs du bénéfice des allocations.

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Face à une NVA hégémonique en Flandre, le PS donne le maximum de gages aux partis sociaux-chrétiens et libéraux de la droite traditionnelle flamande. Ceci se traduit notamment par son soutien sans faille à la stigmatisation/répression de la jeunesse (les sanctions administratives communales pour « incivilités » permettent aux municipalités d’infliger de lourdes amendes sous différents prétextes) et à une « politique d’asile » qui se distingue surtout par l’énergie avec laquelle elle piétine le droit à l’asile.

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Les directions des deux grands syndicats ont été incapables de développer une alternative à cette politique désastreuse. Elles ont certes protesté contre certaines mesures et organisé des journées d’action… mais sans plan, sans programme clair et sans réelle volonté d’aboutir. En fin de compte, elles ont ainsi semé le désarroi et un dangereux sentiment d’impuis-sance, non seulement face au gouvernement mais aussi face aux patrons qui massacrent l’emploi.

Du nouveau dans la gauche radicale Dans ce paysage peu réjouissant, deux éléments positifs sont toutefois à mentionner.

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Le premier est l’appel lancé par la régionale de Charleroi de la FGTB. Le 1er mai 2012, par la voix de son secrétaire Daniel Piron, cette importante régionale du syndicat socialiste (102 000 affiliéEs) rompait publiquement avec le PS et appelait au rassemblement des forces dans la pers- pective d’une alternative politique anticapitaliste. Depuis lors, ces syndicalistes ont multiplié les initiatives (parfois en collaboration avec la centrale nationale des employés de la CSC) et édité deux brochures remarquables, l’une pour expliquer leur démarche, l’autre pour proposer un plan d’urgence anticapitaliste.

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Le second élément est le début de percée électorale et médiatique du Parti du travail de Belgique (PTB). Lors des élections municipales et provinciales d’octobre 2012, le PTB a conquis plus de 50 sièges dans les principales agglomérations du pays, en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles. Depuis lors, il est omniprésent dans les médias et enregistre une vague d’adhésions. Dans les circons-criptions d’Anvers et de Liège, le PTB approche le seuil des 5 % qui lui permettrait d’envoyer des représentants au Parlement fédéral.

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Il peut sembler étrange qu’un parti connu jadis pour son maostalinisme outrancier et ses zig-zag politiques innombrables, apparaisse comme l’alternative au social-libéralisme. C’est pourtant la réalité, de sorte que la gauche est confrontée au choix : soit s’appuyer sur le début de politisation de la gauche syndicale pour amener le PTB à accentuer son ouverture entamée en 2008…  soit faire le jeu de la social-démocratie et de l’establishment en général, en considérant que pas d’élu de gauche vaut mieux qu’un élu PTB.

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Au terme d’un débat interne qui a duré près d’un an, la LCR a opté à la quasi-unanimité pour la première alternative. Le Parti communiste a fait de même. En voie de constitution autour de l’ex-député vert V. Decroly, la nouvelle formation Vega a opté pour l’autre stratégie. Les formes précises de la collaboration électorale autour du PTB seront rendues publiques prochainement. On pourra alors juger sur pièces si l’accord permet ou non de faire un pas en avant vers le nouveau parti de classe souhaité par des secteurs significatifs du mouvement syndical.

Hebdo L’Anticapitaliste – 225 (16/01/2014) De Bruxelles, correspondant

http://npa2009.org/content/belgique-nouvelles-perspectives

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18 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

L’assassinat de rosa luxembourg et karl liebknecht (lcr.be)

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Le 15 janvier 1919, Rosa Luxembourg et Karl Liebknecht sont sommairement abattus par les forces de répression à l’issue de l’écrasement d’une insurrection prolétarienne à Berlin.

Cet assassinat ne marque pas la fin de la révolution allemande: elle connaîtra son deuxième temps fort en 1923; mais il privait les révolutionnaires allemands de leurs deux dirigeants les plus prestigieux et – surtout en ce qui concerne Rosa Luxembourg – les plus à mêmes de les mener jusqu’à la victoire, jusqu’au renversement du capitalisme. Par ce biais, cet événement allait avoir des conséquences catastrophiques pour la suite de l’histoire du XXe Siècle. Avant de traiter de ce point, il nous faut comprendre comment cela a pu arriver.

LES DEBUTS DE LA REVOLUTION MONDIALE

Pour Lénine et Trotsky, la Révolution russe d’octobre 1917 n’est que le prélude à la révolution mondiale. L’instauration du socialisme nécessite la victoire de la révolution dans les pays développés. Parmi ces pays, l’Allemagne de 1918 occupe une position de choix: deuxième puissance industrielle du monde – après les Etats-Unis – sa classe ouvrière est la plus nombreuse et la mieux organisée de la planète.

A quelques jours près, l’attente des révolutionnaires russes durera un an. Le 30 octobre 1918, une insurrection à Vienne provoque la chute des Habsbourg, la fin du vieil empire austro-hongrois. Le 3 novembre, – huit jours avant la fin de la Première Guerre Mondiale- les marins de la flotte de guerre allemande, basée à Kiel, hissent le drapeau rouge. Du 5 au 9 novembre, le pays se couvre de conseils d’ouvriers et de soldats. Le Kaiser, Guillaume II, abdique et Friedrich Ebert, le dirigeant du parti social-démocrate, devient chancelier (premier ministre). Comme la Russie entre février et octobre 1917, l’Allemagne est plongée dans une situation de dualité de pouvoirs: à la base, usines, casernes et villes se sont dotées de conseils qui y exercent le pouvoir; au sommet, les sociaux-démocrates maintiennent, pour l’essentiel, l’appareil d’Etat bourgeois.

LA FORCE DES REFORMISTES, LES FAIBLESSES DES REVOLUTIONNAIRES

A la différence des réformistes russes – que la révolution d’octobre a balayés – les sociaux-démocrates allemands ont acquis une assise puissante et durable au sein de la classe ouvrière. Alors que, dans la Russie tsariste, toutes les forces d’opposition étaient réduites à la clandestinité, le parti social-démocrate allemand a pu, pendant plusieurs décennies, construire son appareil et développer son influence en toute légalité.

Pour garder cette audience, alors qu’en cette fin de 1918 début 1919 les masses sont fortement radicalisées, les sociaux-démocrates usent du mensonge et de l’ambiguïté: ils promettent la nationalisations des mines et de l’industrie; ils parlent de conduire l’Allemagne vers le socialisme. Pour la majorité des travailleurs, le parti social-démocrate reste ainsi le parti de l’espoir socialiste!

En face, les révolutionnaires se rangent principalement en deux groupes: les«délégués révolutionnaires»,  particulièrement bien implantés au sein de la classe ouvrière berlinoise, et les spartakistes, dont les leaders sont Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg. Mais aucun de ces deux groupes n’a déjà l’hégémonie parmi les larges masses: celles-ci n’ont pas encore fait l’expérience des trahisons de la social-démocratie (*).

Cela permet de comprendre qu’au congrès des conseils d’ouvriers et de soldats d’Allemagne, réuni à Berlin le 16 décembre 1918, les sociaux-démocrates disposent d’une majorité écrasante: 80 des délégués; ni Rosa Luxembourg, ni Karl Liebknecht n’ont d’ailleurs été élus! Forts de cette majorité, les sociaux-démocrates font adopter le principe de l’élection d’une assemblée constituante, qui ôtera tout pouvoir tangible aux conseils. Derrière le masque de la démocratie parlementaire, c’est la première grande victoire de la contre-révolution.

Quelques jours plus tard, les spartakistes décident de donner naissance au parti communiste allemand. Rosa Luxembourg y prône un travail de longue haleine en vue d’amener les masses vers la révolution prolétarienne. Karl Liebknecht hésite quant à la ligne à suivre. Mais ni l’une ni l’autre n’engage la bataille contre la majorité des spartakistes, qui proposent une ligne ultra-gauchiste: il est question de se retirer des syndicats et de renverser le plus vite possible le gouvernement de Ebert; et il est décidé de ne pas se présenter à l’élection de l’assemblée constituante. Avec de telles positions, il est impossible de rallier le groupe des délégués révolutionnaires, qui, lui, est hostile à tout aventurisme. La gauche révolutionnaire demeure dès lors divisée.

Nous mettons ainsi le doigt sur un deuxième handicap de la révolution allemande par rapport à son homologue russe; le parti de la révolution prolétarienne naît, en Allemagne, dans l’improvisation et la division.

L’ECHEC DE LA REVOLUTION ALLEMANDE

Pour les forces de la réaction, la menace de la révolution socialiste est pourtant bien réelle. Pour y faire face, l’état-major de l’armée organise les «corps francs», ramassis de certains régiments fiables et volontaires  d’extrême-droite, tous prêts à en découdre avec les «rouges», avec les « bolcheviks »… Et,  dans le même temps, entre au gouvernement un homme résolu à frapper fort: Gustav Noske, permanent du parti social-démocrate.

Au début janvier, le gouvernement Ebert, organise une provocation: il révoque le préfet de police révolutionnaire de Berlin, Eichhorn. Un comité révolutionnaire provisoire se constitue alors à Berlin, rassemblant entre autres des spartakistes et des délégués révolutionnaires. A l’instigation de Liebknecht, ce comité décide de renverser le gouvernement Ebert, et il se lance dans l’insurrection. Noske fait appel aux corps francs; du 6 au 12 janvier, ils écrasent les insurgés. Le 15, la troupe arrête Rosa Luxembourg et Karl Liebknecht; sur ordre des officiers, ils sont tous deux abattus. Ainsi s’achève la première des deux grandes vagues de la révolution allemande.

En 1923, le Parti communiste allemand, sensiblement plus fort et plus influent parmi les masses, sera confronté à une situation plus favorable à la victoire de la révolution prolétarienne. Il laissera pourtant passer l’occasion. Parmi les raisons de cet échec il y a l’absence, à ce moment, de leaders de l’envergure de Luxembourg et Liebknecht.

Avec la fin de la révolution allemande se clôturera la montée révolutionnaire européenne de l’après Première Guerre Mondiale. La Russie révolutionnaire se retrouvera totalement isolée. Et le découragement, la perspective de devoir ébaucher seuls la construction du socialisme dans un pays arriéré et saigné par la guerre civile, allaient constituer un des puissants ferments de la bureaucratisation de l’URSS, de la victoire de Staline sur tous les opposants.

La Gauche n°3, 7 février 1989

(*)  II y avait bien sûr eu l’abandon de l’internationalisme en août 1914: les partis socialistes allemand, français, britannique et belge avaient voté les crédits de guerre; ils avaient donc capitulé chacun devant leur bourgeoisie, au moment où commençait la guerre impérialiste; mais ils n’avaient pas encore eu l’occasion de saboter la révolution. Par Luc Gérard le Jeudi, 20 Juillet 2000

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=672:lassassinat-de-rosa-luxembourg-et-karl-liebknecht&option=com_content&Itemid=53

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