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03 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Front de gauche : Mélenchon Premier ministre  ?

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SABADO François 1er mai 2013

Mélenchon a-t-il pété les plombs  ?

Comment expliquer la dénonciation quasi-systématique de la politique d’austérité du gouvernement Hollande-Ayrault et sa proposition de devenir Premier ministre du même Hollande  ? Comment en même temps exiger un «  grand coup de balai  », une VIe République, et se mouler dans les habits d’un Premier ministre de Hollande président de la Ve République  ?

Dans ses diverses interventions, Mélenchon nous donne une première réponse  :

« Le Front de gauche est dans la majorité actuelle. Hollande a déplacé le curseur vers la droite, vers les « Solfériniens ». Je veux qu’on change le centre de gravité et qu’on applique une autre politique.  » Ce ne serait qu’une question de position du curseur. Comment se réclamer d’une majorité qui, vote après vote, à l’exception de la loi pour le mariage pour tous, fait une politique d’austérité au service du patronat, et tourne le dos aux intérêts de classes populaires  ? N’y a-t- il pas là une contradiction  ?

Mélenchon en rajoute une couche:

il revendique maintenant le poste de Premier ministre de Hollande et de sa majorité parlementaire. Alors, bien sûr il nous dit «  C’est pour appliquer ma politique  »… Mais, croit-il, surtout dans le cadre des institutions de la Ve République, que le Premier ministre d’un président et d’une chambre dominée par le Parti socialiste, appliquera une autre politique que celle du parti dominant  ? Il y aura, au mieux, une cohabitation où le président et sa majorité social-libérale auront le dernier mot ou, au pire, une politique de conciliation qui fera endosser au Front de gauche les mauvais coups contre les classes populaires. La posture de Mélenchon comme potentiel Premier ministre est hasardeuse. Elle fait sourire, mais elle traduit bien ses propres contradictions.

Proclamations ou ruptures  ?

La brutalité des politiques d’austérité social-libérales le conduisent à s’opposer au gouvernement. «  Nous avons été maltraités  » dit-il, ce qui permet de possibles convergences, comme à l’occasion de la manifestation du 5 mai. Mais dans le même temps, Mélenchon ne se résout pas à rompre les liens existants avec le PS. Il répète qu’ils sont dans la «  même majorité  » et veut «  être leur Premier ministre  », ne revendiquant pas clairement la nécessité de construire une opposition de gauche au gouvernement.

De même, comment expliquer que l’on veut une VIe République tout en voulant être le Premier ministre d’une Ve République dominée par la toute-puissance du président  ? Ce double discours ne peut que relativiser la portée des proclamations pour une VIe République, qui devient alors un simple changement de numéro, avec quelques modifications constitutionnelles limitées (le Front de gauche ne remet pas en cause l’élection d’un président de la République) plutôt qu’une véritable rupture démocratique.

Nous savons ce que Mélenchon opposera à nos critiques  : le NPA ignore les questions de pouvoir et la nécessité d’une alternative politique, alors que lui y est candidat. Et effectivement, c’est là que nos vues divergent. Bien entendu, la gauche anticapitaliste doit développer une alternative, un programme d’urgence sociale et démocratique qui mobilise pour amorcer une rupture avec le système capitaliste, avec la perspective d’un gouvernement anti-austérité au service des travailleurs et de la population. Mais au nom d’une obsession pour le pouvoir, on ne peut pas faire n’importe quelle politique.

SABADO François * Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 193 (01/05/13).

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30 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Partis de gauche : Manifeste de la rencontre méditerranéenne à Tunis (Essf)

Partis de gauche : Manifeste de la rencontre méditerranéenne à Tunis (Essf) dans A gauche du PS bahrain-protests-2011-010-300x180

Réunis à Tunis du 23 au 24 mars 2013, à l’appel du Front Populaire, nous, représentants de partis politiques progressistes de la région méditerranée, avons adopté la résolution suivante. [1]

1-Depuis plus d’un quart de siècle, la mondialisation capitaliste néolibérale n’a cessé d’étendre sa domination sur la planète toute entière. Les processus qu’elle met en œuvre accélèrent la marchandisation du monde au profit d’une minorité et confisquent la citoyenneté et la souveraineté des peuples et des États. Ils aggravent l’insécurité économique et les inégalités sociales au Nord et au Sud et creusent davantage le fossé qui sépare les pays riches et les pays dits pauvres. Les peuples du Sud, sont tout particulièrement soumis au régime dévastateur des politiques d’ajustement structurel et des politiques de libre échange qui empêchent leur développement solidaire, détruit leur environnement et les prive de leur souveraineté en les fragilisant davantage et en aggravant leur dépendance aux pôles économiques dominants du Nord. Le sort de l’humanité est désormais décidé par une poignée de transnationales et par des institutions financières internationales sur lesquels les peuples n’ont aucun contrôle.Depuis 2008, sur fond de crise du système capitaliste mondial, ces politiques sont étendues aux pays de la rive nord de la méditerranée, nommées avec mépris PIGS (cochons en anglais). En Tunisie, cette politique a été imposée depuis 1986 par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, avant d’être renforcée, à partir de 1995, par l’Accord d’Association imposée, lui aussi, par l’Union Européenne et ses États membres et dont l’application a été garantie par la dictature politique. A l’heure actuelle, ces différents acteurs de la mondialisation capitaliste néolibérale tentent d’imposer la poursuite des mêmes politiques tout en cherchant à profiter de la crise révolutionnaire pour les approfondir et les étendre davantage. Il s’agit surtout de barrer la route aux aspirations et la volonté de changement radical exprimées massivement par les classes populaires, notamment la jeunesse, au cours de l’insurrection révolutionnaire de décembre-janvier 2011.

2- En chassant le dictateur, celle-ci a désarmé l’ordre capitaliste néolibéral local et permis de réaliser certains acquis, sans pour autant le renverser. Le régime social, qui est le produit historique de la domination étrangère et, plus récemment, de la restructuration capitaliste néolibérale mondiale, est toujours debout. Mais, la crise révolutionnaire que l’insurrection a ouvert demeure active. La victoire de la révolution démocratique et sociale en Tunisie, comme dans les autres pays de la région, demeure possible.

3- La révolution tunisienne a marqué le début de la révolution arabe. A ce jour, quatre dictateurs, dont la durée moyenne au pouvoir dépassait 30 ans, ont été éliminés. Ces bouleversements politiques sont, sans aucun doute, les plus importants que connaisse la région arabe depuis des décennies. La Tunisie et toute la région arabe et maghrébine vivent à l’évidence un tournant dans leur histoire. C’est, au sens même du mot, un moment « historique ». En effet, les peuples de la région, qui n’ont cessé de lutter, se dressent aujourd’hui contre leurs oppresseurs directs, en faisant irruption sur la scène politique pour reprendre leur destin en mains.

4- La dette qui a servi sous la dictature comme outil de soumission politique et de mécanisme de transfert de revenus du travail au capital local et, surtout, mondial, sert actuellement à la contre-révolution pour maintenir l’économie néocoloniale et la domination étrangère sur la Tunisie. Ailleurs, en Égypte, au Maroc, en Grèce, à Chypre, dans l’État espagnol et dans bien d’autres pays du bassin méditerranéen, la dette continue de servir les intérêts d’une minorité contre les intérêts de l’écrasante majorité. Elle est partout, le prétexte pour l’application de politiques d’austérité imposées par les Institutions financières internationales et les États capitalistes qui violent les droits humains.

5- Partout, au Nord comme au Sud, ce sont les mêmes logiques de profit, de domination et de destruction de la planète qui continuent d’être imposées à l’ensemble des peuples et à la nature. La révolution tunisienne, la révolution arabe, les luttes héroïques de tous les peuples de la planète contre l’ordre capitaliste néolibéral, notamment ceux des peuples grecs, portugais, basque, catalan et dans l’État espagnol sont autant d’actes politiques fondateurs de ce nouvel ordre mondial social, démocratique, féministe, solidaire, pacifique, qui garantit la souveraineté populaire et l’autodétermination des peuples et respecte la nature pour lequel militent nos partis respectifs.

6- Mais, face à cette volonté populaire de changement radical, les classes dominantes, les transnationales et la finance mondiale font bloc, contre attaquent et tentent de mettre en œuvre des politiques encore plus antisociales et antidémocratiques pour briser cet élan populaire libérateur et pour continuer à faire supporter le coût de la crise du système capitaliste mondial aux mêmes victimes ; l’ensemble des peuples et la planète.

7- Nous croyons que les partis politiques progressistes de la région méditerranée doivent, eux-aussi, unir leurs efforts et leurs actions aussi bien au niveau régional que international afin d’appuyer et de soutenir les luttes des peuples et des classes exploitées et opprimés qui aspirent à la liberté, à la dignité et à la justice sociale. Nous soutenons la lutte révolutionnaire du peuple syrien pour conquérir la liberté, la démocratie, la justice sociale, l’égalité et la dignité nationale. Nous condamnons toute intervention étrangère de nature à s’opposer à la réalisation de ces objectifs. Dans le but d’agir en commun dans ce sens, les partis politiques progressistes de la région méditerranée qui participent à la rencontre méditerranéenne de Tunis contre la dette, les politiques d’austérité et la domination étrangère, pour une méditerranée libre, démocratique, sociale, solidaire et respectueuse de l’environnement, s’engagent à :

• soutenir les processus de lutte des mouvements sociaux, des syndicats et des associations, pour un audit citoyen de la dette ;

• promouvoir des propositions d’annulation de la dette illégitime ;

• intégrer la revendication de l’audit de la dette et l’annulation de la dette illégitime dans nos programmes politiques, et soutenir la lutte des peuples pour leur souveraineté et leur autodétermination ;

• construire un réseau de soutien mutuel entre les peuples pour aider les pays qui choisissent de ne pas payer la dette illégitime ;

• mettre en place un réseau de communication pour faciliter l’échange d’informations et d’expériences ;

• mettre en place une coopération concrète visant à la construction des outils de lutte et de mobilisation nécessaires à la défense de nos objectifs ;

• organiser une deuxième rencontre dans l’État Espagnol.

Les partis politiques progressistes de la région méditerranée qui ont participé à la rencontre méditerranéenne de Tunis, ont tenu à saluer le FSM qui s’est tenu à Tunis du 26 au 30 mars qui a été une réussite et a permis, à son tour, d’avancer vers la réalisation des objectifs inscrits dans la charte de Porto Alegre. Enfin, nous condamnons vivement l’assassinat de Chokri Belaid, Secrétaire général du Parti Patriote Démocratique Unifié et dirigeant du Front Populaire, que nous qualifions de crime politique. Nous réclamons que la vérité soit dite sur tous ceux qui sont impliqués dans ce crime odieux.

Premières organisations signataires (ordre alphabétique)

Algérie
Parti Socialiste des Travailleurs
Mouvement Baath algérien

Égypte
Union Populaire Socialiste

État espagnol
SORTU – Euskal Herria (pays basque)
IA – Izquierda Anticapitalista –Gauche anticapitaliste
CUP – Comités de Unidad Popular – Catalunya –Comités d’Unité Populaire – Catalogne
IU – Izquierda Unida – Gauche Unie

France
Parti Communiste français/Front de Gauche
Gauche anticapitaliste
NPA – Nouveau Parti Anticapitaliste
Les Alternatifs

Grèce
Syriza

Italie
Sinistra Critica – Gauche Critique

Liban
Parti Communiste Libanais
Forum Socialiste

Maroc
La Voix Démocratique
El Mounadhil

Portugal
Bloco da Esquerda – Bloc de Gauche

Syrie
Le courant de la Gauche Révolutionnaire Syrienne

Tunisie
Front Populaire

Avec le soutien de la GUE/NGL du Parlement européen (Gauche Unitaire Européenne, Gauche Verte Nordique)

Collectif-

Notes

[1] Intitulé complet de la conférence : Rencontre méditerranéenne de Tunis contre la dette, les politiques d’austérité et la domination étrangère, pour une méditerranée libre, démocratique, sociale, solidaire et respectueuse de l’environnement.

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29 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Rassemblement anticapitaliste à l’appel de la FGTB de Charleroi: messages de soutien de Ken Loach, Olivier Besancenot et Pierre Laurent (Lcr.be)

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Près de quatre cents personnes se sont rassemblées le 27 avril à Charleroi à l’appel de la FGTB de Charleroi, de la CNE et du comité de soutien à l’Appel de premier mai lancé en 2012 par la régionale carolo du syndicat socialiste.

Pour rappel, la FGTB Charleroi-Sud Hainaut, rejointe depuis par la CNE, veut oeuvrer à un rassemblement  politique afin d’ouvrir une alternative anticapitaliste à gauche du PS et d’ECOLO. Nous publierons très prochainement un compte-rendu de cette importante journée. En attendant, voici les messages de soutien que les organisateurs ont reçu du cinéaste Ken Loach, d’Olivier Besancenot (au nom du Nouveau Parti Anticapitaliste, France) et de Pierre Laurent (au nom du Parti de la Gauche Européenne). (LCR-Web)

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Ken Loach: « Vous avez raison. Nous avons besoin de nouveaux partis de gauche »

« Je pense que vous avez raison. Les attaques contre la classe ouvrière sont lancées dans toute l’Europe. Chômage de masse, diminution des allocations sociales, insécurité dans tous les aspects de la vie – tout cela demande une réponse. Les vieux partis de centre gauche sont maintenant compromis par leur soutien au programme d’austérité. Leur idée d’un capitalisme ouvert au compromis, que l’on pourrait faire fonctionner selon les intérêts de tous, est clairement frauduleuse. Lorsqu’ils sont confrontés à cette réalité, ces partis, sans surprise, s’alignent sur les partis de la droite. Nous avons besoin d’un nouveau départ. Nous avons bebsoin de nouveaux partis de la Gauche qui comprennent et défendent les intérêts des gens ordinaires. Nous avons besoin de nous unir autour de ce projet dans toute l’Europe. Nous ne nourrons réussir que si nous faisons de « l’Internationale » une réalité!

Avec mes meilleurs souhaits et ma solidarité, Ken Loach »

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Olivier Besancenot: « Le monde du travail doit s’organiser lui-même pour résister »

Camarades,

Invité l’an dernier à l’école anticapitaliste de printemps de mes camarades de la LCR, j’avais pris connaissance de l’appel à la formation d’une alternative à la gauche du parti socialiste et d’Ecolo formulé par la FGTB de Charleroi par la voix de son secrétaire régional Daniel Piron. Attentif à toutes les volontés de regroupement des anticapitalistes et intéressé par la possibilité de constitution d’un correspondant politique aux luttes dans votre pays comme ailleurs, j’ai essayé de suivre l’évolution de votre démarche. Un an après, la tenue de votre réunion du 27 avril, associant forces syndicales et politiques témoigne qu’un processus positif est en cours.

Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) se retrouve complétement dans l’idée que face à la crise du système capitaliste et la dégradation de la situation des salarié.e.s qu’elle entraîne, face à l’offensive de la bourgeoisie menée par le parti socialiste quand il est au pouvoir, le monde du travail doit s’organiser par lui-même pour résister car on ne peut ni réformer ce système ni compter sur les partis institutionnels pour s’opposer à l’ordre établi. Comme le disait l’appel du comité central de la garde nationale lors de la Commune de 1871, « ne perdez pas de vue que les hommes – et les femmes – qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant votre propre vie, souffrant des mêmes maux ».Le NPA et moi-même soutenons votre démarche pour la construction d’une alternative de gauche à la crise capitaliste.

Olivier Besancenot

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Pierre Laurent: « Ouvrir un espoir pour les peuples d’Europe »

Chers amis, Chers camarades,

Je souhaitais, à l’occasion de cette rencontre originale initiée par la FGTB Charleroi- Sud Hainaut, vous adresser un salut fraternel de la part du Parti de la gauche européenne. Face à l’offensive de la finance et des forces politiques qui appliquent l’austérité dans nos pays et au niveau européen ; face aux crises politiques et aux tentatives de divisions des peuples orchestrées par les mêmes, je suis convaincu que ce dialogue entre les forces de la gauche qui résistent et cherchent une issue de gauche à cette crise insupportable, sera d’une grande utilité.

La contestation grandit contre l’austérité, dans des sphères sociales de plus en plus larges et dans de nombreux pays européens. Nous devons ensemble, avec nos différences mais en travaillant sans cesse les rapprochements, ouvrir un espoir pour les peuples d’Europe. C’est le pari que fait le PGE et je suis convaincu que c’est le seul chemin pour défendre les droits sociaux et politiques des peuples et pour en conquérir de nouveaux. Les forces de la Belgique sont bien entendu de ce mouvement émancipateur et je vous donne rendez-vous à Athènes les 7 et 8 juin prochains pour faire de l’Altersummit un grand moment de mobilisation, de rassemblement, pour faire grandir l’alternative à l’Europe du capital, pour donner des visages et de la force à l’Europe des peuples.

Je vous souhaite une pleine réussite et des travaux fructueux aujourd’hui, à cette initiative qui donne de l’espoir, pour que demain, nous soyions plus forts et plus nombreux pour faire triompher un projet européen juste, démocratique, social, écologique et de paix.

Pierre Laurent

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2857:rassemblement-anticapitaliste-a-lappel-de-la-fgtb-de-charleroi-et-de-la-cne-les-messages-de-soutien-de-ken-loach-olivier-besancenot-et-pierre-laurent-&option=com_content&Itemid=53

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26 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Lutte ouvrière et le 5 mai : « La classe ouvrière doit avoir sa politique »

Lutte ouvrière et le 5 mai : « La classe ouvrière doit avoir sa politique » dans A gauche du PS fete_lille-300x262

Dans le numéro de Lutte Ouvrière du 12 avril, Georges Kaldy écrit un long article à propos de l’affaire Cahuzac, du prétendu « choc de moralisation » voulu par Hollande et de la manifestation du 5 mai. La dernière partie de l’article s’intitule « La classe ouvrière doit avoir sa politique ». Laquelle ? C’est bien là toute la discussion.
Kaldy note « l’éventualité que la crise politique se transforme en crise institutionnelle. » Pour ajouter « mais la bourgeoisie en a vu d’autres… » Certes mais elle a besoin d’un pouvoir qui soit en mesure de maintenir l’ordre social nécessaire à la bonne marche des affaires. La crise politique l’affaiblit. Il ne s’agit pas de « revendiquer que l’État de la bourgeoisie soit plus propre, plus efficace », mais bien plutôt d’aider à la politisation que provoque ce cynique spectacle de politiciens menteurs prêchant l’austérité pour les autres.  En effet, comme l’écrit Kaldy, « la crise politique qui est en train de s’amorcer, la déliquescence aux sommets de l’État peuvent entraîner des conséquences y compris pour la classe ouvrière. » Et il est clair que « si le Front national renforce son influence, comme c’est vraisemblable, cela représente une menace grave pour la classe ouvrière […] Faire face à ce danger, cela ne se fait pas en prétendant vouloir nettoyer les écuries d’Augias de la démocratie bourgeoise ! » Nous sommes bien d’accord et c’est pourquoi nous ne reprenons à notre compte ni la « VIe République » ni les propos de Mélenchon que cite Kaldy : « donner un coup de balai (afin de) purifier cette atmosphère politique absolument insupportable ».

La crise ouvre une brèche
« Nous ne pouvons pas prévoir si la crise politique actuelle se résorbera […] ou si, au contraire, elle débouchera sur une crise institutionnelle. Mais, pour que la classe ouvrière ne soit pas à la remorque des différentes forces de la bourgeoisie, il faut qu’elle se manifeste sur le terrain politique. » Comment ? Kaldy se dérobe en affirmant que la classe ouvrière « ne se sent pas encore en position de le faire, même pour défendre ses intérêts matériels vitaux ». Mais d’ajouter « il se peut que l’histoire à venir exige de la classe ouvrière, non seulement qu’elle reprenne l’initiative à la bourgeoisie sur le terrain de ses revendications économiques, mais aussi, surtout si l’extrême droite profite des circonstances pour renforcer ses positions, sur le terrain politique ». Toute notre activité doit être sous-tendue par cette possibilité, viser à la préparer. Pour cela, il ne suffit pas de dénoncer « les marchands ­d’illusions » en ajoutant : « ceux qui appellent à manifester le 5 mai le sont tous, quelles que soient leurs motivations disparates ». Y compris donc le NPA que Kaldy se garde de citer !
La dénonciation et l’abstention ne font pas une politique. L’intérêt des travailleurs est que les manifestations du 1er et du 5 mai soient les plus massives possible. Rester totalement indépendants et critiques parce que nous ne partageons pas les positions de Mélenchon et du PCF sur la VIe République, mais manifester ensemble parce que la manifestation du 5 va rassembler contre l’austérité gouvernementale et contre la droite, l’extrême droite : voilà notre politique pour la classe ouvrière. Elle vise à regrouper les forces contre l’austérité, à construire une opposition de gauche à ce gouvernement du Medef, et à rassembler les anticapitalistes et révolutionnaires…
Yvan Lemaitre

Jeudi 25 avril 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 192 (25/04/13)

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25 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Amnistie des manifestations sociales : Le gouvernement aux ordres du patronat (LO)

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Communiqué de Lutte Ouvrière

Le projet de loi visant à amnistier des faits commis pendant les mouvements sociaux, déjà voté au Sénat et qui devait être soumis au Parlement, était déjà timoré et limité dans le temps.

Il a suffi cependant que le patronat donne de la voix, relayé par la droite, pour que le gouvernement fasse machine arrière même sur ce peu. Il vient d’annoncer qu’il s’opposera au projet de loi. Pour le grand patronat, fermer une usine, mettre à la porte ses travailleurs, les condamner avec leurs familles au chômage et à la pauvreté, ce n’est pas de la violence. Mais quelques boulons lancés ou quelques pots de fleurs renversés à l’occasion d’une grève ou d’une manifestation ouvrière, c’est une violence intolérable qui doit être sanctionnée.

Il ne faut pas s’en étonner. Dans la guerre de classe que mène le grand patronat contre les travailleurs, tous les coups sont permis aux premiers qui voudraient bien que les seconds encaissent sans réagir. Le gouvernement démontre, une fois de plus, que dans cette guerre, il est totalement du côté du grand patronat, y compris avec des arguments hypocrites et abjects qu’il puise dans le vocabulaire de la droite et de l’extrême droite.

Mais, chacun des gestes de ce genre du gouvernement, comme chacune de ses mesures antiouvrières, convainquent un nombre croissant de travailleurs que le gouvernement, tout socialiste qu’il se prétende, n’est que l’exécuteur des basses oeuvres du grand patronat et le serviteur obéissant des riches. Lorsque les travailleurs réagiront pour défendre leur dignité et leurs conditions d’existence contre les licenciements, contre la montée de la misère, ils sauront à qui s’en prendre.

Nathalie ARTHAUD, le 24 avril

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2334&id=13

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25 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Mélenchon : Des ambitions étrangères aux intérêts des travailleurs (LO)

Mélenchon : Des ambitions étrangères aux intérêts des travailleurs (LO) dans A gauche du PS 73863397-300x225

À quelques jours de la manifestation qu’il a décidée de son propre chef, le 5 mai prochain, Jean-Luc Mélenchon a rappelé à qui voulait l’entendre, mais surtout à François Hollande, qu’il postulait toujours au fauteuil de Premier ministre.

Le leader du Parti de gauche est trop fin politicien – plus de trente ans de vie politique au sein du PS, ça donne du métier – pour que sa déclaration devant les micros et les caméras ait été improvisée. Cela ne signifie pas qu’il s’attend, au lendemain de cette manifestation, à être appelé à Matignon. Mais il signale opportunément qu’il est bien là. L’avertissement s’adresse à ses éventuels rivaux postulant à cette fonction ministérielle, mais aussi à ceux qu’il veut entraîner derrière lui. Ces derniers sont avertis qu’ils manifesteront pour aider Mélenchon à entrer au gouvernement, pour y siéger à sa tête. À condition toutefois que le président qu’il a contribué à mettre en place y consente.

Devenir ministre, et même Premier ministre, et siéger à Matignon, mais pour quoi y faire ?

D’habitude fort loquace, Mélenchon n’est guère prolixe sur le sujet. Pourtant ce n’est pas le temps d’antenne qui lui manque pour s’expliquer. Il s’est borné à dire que, s’il se trouvait à la tête du gouvernement, ou à la rigueur s’il devenait ministre de Montebourg, comme il l’a évoqué récemment, cela signifierait un changement de cap. Mais pour quel cap ? Et surtout pour quel cap en faveur du monde du travail ? La référence à Montebourg est à cet égard significative, mais guère rassurante, si l’on se réfère au triste bilan de l’actuel ministre du Redressement productif.

Autre question qui vient en complément de la précédente : en supposant que Mélenchon Premier ministre prenne d’un coup, par surprise, des décisions correspondant aux intérêts essentiels de la classe ouvrière et des classes populaires, comment arriverait-il à les imposer ? Il faudrait les faire accepter au Parlement, mais surtout à la bourgeoisie et à tous ceux qui les défendent, à commencer par ce que l’on appelle l’appareil d’État, rempart protégeant ses intérêts ? Le fera-t-il par la magie du suffrage ? Par un changement d’étiquette sur la Constitution, en passant de la cinquième à la sixième République ? Sans remonter très loin, en 1981 le premier gouvernement de Mitterrand promettait des changements bien plus spectaculaires que ce que propose, ou plutôt ne propose même pas Mélenchon. Mais il n’a pas fallu bien longtemps pour qu’on arrive à l’application d’une politique d’austérité. Le chant des travailleurs, l’Internationale, que l’on entendra chanter une nouvelle fois dans les manifestations ouvrières du 1er mai, dans la plupart des pays de la planète, proclame : « Il n’est pas de sauveur suprême, ni dieu ni César ni tribun. » Il faudrait y ajouter aujourd’hui : ni Mélenchon !

Jean-Pierre VIAL

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2334&id=7

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22 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Mélenchon. « Hollande peut me nommer Premier ministre » (LT)

Mélenchon.

22 avril 2013 à 09h59 -

Jean-Luc Mélenchon ne cache plus ses ambitions. Le leader du Front de Gauche, ex-candidat à la présidentielle, vise le poste de Premier ministre. Ce lundi matin, il l’a indiqué sur Europe 1. « Je travaille à cela », a-t-il, en effet, reconnu.

« François Hollande avait une chance de faire quelque chose de bien, il l’a ratée. Il peut se rattraper, il peut me nommer Premier ministre. Je n’ai pas peur ! », a-t-il lancé, assurant toutefois ne pas avoir été contacté dans le cadre d’un éventuel remaniement. Et de conclure : « Diriger un gouvernement, oui, mais pour changer complètement de cap… » Jean-Marc Ayrault, l’actuel locataire de Matignon, est prévenu…

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/melenchon-hollande-peut-me-nommer-premier-ministre-22-04-2013-2079659.php

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18 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Règlement de comptes au Front de gauche (Le Monde)

Règlement de comptes au Front de gauche (Le Monde) dans A gauche du PS melenchon

Les bons comptes font les bons amis. C’est bien connu. Il semblerait cependant que l’adage n’ait pas été suivi à la lettre par le Front de gauche. Pour Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, il ne s’agit que d’un « petit contentieux » entre son parti et le Parti de gauche. Mais un « petit contentieux » qui s’élève tout de même à 527 000 euros, soit le montant du dépassement des frais de campagne de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle. Mais comme l’a révélé Le Canard enchaîné dans son édition du 17 avril, le PG, qui estime que ces dépenses sont imputables aux fédérations du PCF, refuse de mettre la main à la poche.

La campagne de M. Mélenchon a été une des plus onéreuses de la présidentielle. Au départ, les organisations du Front de gauche avaient été prudentes en misant sur un budget de campagne de 3,9 millions d’euros. Une fois assurées de faire plus de 5 % des suffrages exprimés au premier tour et donc d’être remboursées de leurs frais de campagne, elles avaient vu plus grand. Au final, en terme de coût de campagne, M. Mélenchon se hisse dans le trio de tête, derrière François Hollande (les comptes de Nicolas Sarkozy n’ont pas été publiés par la commission des comptes de campagne car ils font l’objet d’un recours devant le Conseil constitutionnel). Ses dépenses ont été de 9 427 731 euros, ses recettes de 9 468 161 euros et le remboursement de ses frais de campagne s’est élevé à 8 004 225 euros, soit 47,5% du plafond.

« ANCRAGE TERRITORIAL DECISIF »

Une fois les dons et diverses recettes ajoutés au remboursement de l’Etat, restent les fameux 527 000 euros de dépassement auxquels s’ajoutent des frais que la commission des comptes de campagne n’a pas intégré dans les remboursements. L’accord initial signé entre les différentes forces du Front de gauche prévoyait que les éventuels coûts supplémentaires seraient répartis entre elles. « A condition toutefois qu’un accord sur les dépassements ait été trouvé, comme ça a été le cas pour les dépenses nationales », souligne Martine Billard, coprésidente du PG. Pour l’ancienne députée, pas question de rembourser des sommes qui « n’ont à aucun moment été annoncées ou prévues et qui sont venues en sus des dépenses actées ». « Le PCF a doublé son plafond de dépenses et a conduit l’ensemble des forces à dépasser le plafond autorisé, renchérit Eric Coquerel, secrétaire national du PG. On ne voit pas pourquoi on serait collectivement responsable. »

Le PCF ne conteste pas les arguments du PG mais souligne que si ses fédérations ont généré ces dépenses supplémentaires, c’est parce qu’elles constituent la principale force militante du rassemblement. « Les fédérations PCF ont fourni un ancrage territorial décisif de la campagne avec des meetings départementaux, des tracts, des déplacements en car… », assure Jean-Louis Le Moing, trésorier du PCF, qui précise que « le plus souvent, ces dépassements ont été décidés en commun avec les organisations du Front de gauche quand elles existent au plan local ». « On a fait une campagne collective, à un moment, il faut assumer », soupire également un élu communiste.

Devant le refus du PG, le PCF a fini par adresser un courrier à ses fédérations, début avril, pour leur faire part du problème et leur annoncer qu’elles devront assumer pour moitié les 527 000 euros ; le reste étant pris en charge par le conseil national du PCF. « Cette décision unilatérale du Parti de gauche est bien sûr inacceptable et nous ne nous en accommodons nullement mais elle nous a été imposée de fait, peut-on lire. Avec la direction nationale de notre parti, le secteur finances travaille en direction des partenaires pour qu’une telle situation ne puisse plus se reproduire, notamment en sécurisant les dépenses, par leur financement en amont conditionnant tout engagement financier du PCF. » Une précaution qui ne sera pas inutile à l’approche des municipales et des européennes.

http://gauche.blog.lemonde.fr/2013/04/17/reglements-de-compte-au-front-de-gauche/

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