Archive | A gauche du PS

27 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

restos du cœur: 30 ans de montée de la misère (lo)

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Lundi 24 novembre, jour de l’ouverture de la campagne d’hiver de l’association, Manuel Valls, flanqué des ministres du Budget et de la Santé, a fait sa visite de charité aux Restos du cœur du 15e arrondissement de Paris.

Quand Coluche avait réalisé son projet il y a trente  ans, les Restos avaient servi 8,5 millions de repas. L’année dernière, ce chiffre a dépassé les 130 millions, et les responsables en sont réduits à faire le tri parmi les plus pauvres, tellement l’afflux de gens dans le besoin dépasse leurs moyens.

L’association est devenue indispensable pour permettre à plus d’un million de personnes de vivre. La croissance de son rôle traduit l’aggravation de la misère, qui touche désormais une fraction importante des milieux populaires. Ce ne sont plus seulement des chômeurs qui se rendent aux distributions de produits de première nécessité, mais des jeunes travailleurs précaires, des femmes qui travaillent à temps partiel et ne parviennent plus à nourrir leurs enfants, des re- traités qui doivent consacrer leur pension à payer leur loyer et un peu de chauffage.

L’offensive actuelle du patronat et du gouvernement à son service contre le monde du travail n’est pas près de réduire l’afflux des plus démunis vers les Restos du cœur. Comme le dit un responsable de l’association, les entreprises agro- alimentaires ou de la grande distribution, malgré les incitations financières, ne donnent même pas leurs surplus, « parce que jeter coûte moins cher que stocker et donner à une association ».

Les «nouveaux pauvres» qui se retrouvaient aux Restos du cœur au début des années 1980 sont devenus les travailleurs pauvres d’aujourd’hui, grossis des centaines de milliers de licenciés et de toutes les victimes de la réduction drastique des aides sociales orchestrée par les gouvernements successifs, réduits à survivre de la charité publique tout en étant accusés d’être des profiteurs par les vrais responsables de leur situation. Gilles Boti

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2417&id=3

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24 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

paris : un meeting réussi! (npa)

Trotsky's Suggestive Speech

Dans une période marquée par un budget d’austérité sans précédent, après la mort de Rémi Fraisse et à quelques jours de la mobilisation du 15 novembre à l’appel du collectif 3A et de celle du 18 dans le secteur de la santé, le NPA a organisé un meeting parisien.

Devant 300 personnes, Carole, militante syndicale à l’AP-HP, a rappelé les violentes attaques contre notre système de santé et les possibilités de mobilisation dans le secteur, et Gaël a insisté sur la répression dont sont victimes les militantEs qui se sont opposés aux politiques de déstructuration et de précarisation menées à La Poste. Très applaudie, Chafikha Gheraba a raconté la lutte victorieuse des femmes de chambre du Royal Monceau avant de laisser la parole à Kenza et Gaëtan, deux lycéens parisiens investis dans les mobilisations contre la répression policière.

Ghayath Naisse, représentant du courant de la gauche révolutionnaire syrienne, a dénoncé les impérialismes qui prétendent sauver le Proche-Orient du chaos et rappelé que les Syriens continuent à se battre contre la contre-révolution de Daesh et de Bachar al-Assad : seuls les peuples sont à même d’organiser la résistance, et ils ont besoin de toute notre solidarité.
Enfin, Olivier Besancenot a dénoncé les politiques d’austérité du gouvernement, commençant son intervention par citer Valls qui affirmait que « oui, la gauche peut mourir ! ». Une promesse que le Premier ministre est en train de tenir… Appelant certainEs dans la gauche radicale à penser un peu moins à 2017, Olivier a défendu que « ça craque », c’est-à-dire une réaction d’ampleur dans la rue pour renverser la situation. Il a conclu son intervention en citant Thomas Sankara, la figure centrale révolutionnaire du Burkina Faso. Au moment où le peuple burkinabé a dégagé le dictateur Blaise Compaoré, une véritable invitation à la révolution.

Dimanche 23 Novembre 2014

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21 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

pcf: embarrassé…

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Les 9 et 10 novembre dernier, le PCF a réuni une conférence nationale en présence de 800 déléguéEs.

Conférence de travail, les délégués se sont réunis en 9 ateliers mais c’est le discours de clôture du secrétaire général Pierre Laurent qui résume l’orientation actuelle du parti et qui dénote une certaine radicalisation verbale…

Aujourd’hui le PCF est confronté à une vague d’attaques sans précédent du Medef contre le monde du travail, aidé en cela par un PS qui, au gouvernement, passe à une vitesse effarante de la social-démocratie au libéralisme. À gauche, le mécontentement et le sentiment d’avoir été trahi dominent dans l’électorat. Pour le moment c’est l’abstention ou le Front national qui profitent de cet écœurement et aussi des désillusions par rapport aux mobilisations qui ont presque toutes échoué.

Mais cette rupture avec le PS d’une grande partie des couches populaires s’accompagne aussi de pas mal de désillusions par rapport au Front de gauche, et notamment de Jean-Luc Mélenchon. La violence de ses tirades apparaît de plus en plus comme superficielle, cachant un fond institutionnel, nationaliste et souvent très personnel, comme en témoigne son départ de la direction du PG et la formation du Mouvement pour la VIe République M6R.

Déjà divisés sur les alliances électorales avec le PS dans de nombreuses villes, les militantEs du PCF s’interrogent désormais sur le rôle spécifique de leur parti, l’intérêt de construire le Front de gauche ou la timidité, pour ne pas dire plus, des positions et comportements de la CGT.

Durant cette conférence nationale, de nombreuses voix se sont donc fait entendre pour exiger une intervention plus visible et plus radicale du parti. Le discours de clôture a dû tenir compte de cette nouvelle situation, sans fermer la porte aux «frondeurs» socialistes et aux Verts qui restent pour la direction du PCF l’axe d’une nouvelle majorité contre la direction actuelle du PS.

Prendre en compte une base radicalisée Pour Pierre Laurent, il faut sortir de l’impasse actuelle et passer à une étape supérieure de la contestation de ce gou- vernement, avec une nouvelle majorité qui soit «vraiment à gauche» et d’ajouter : « Le constat ne suffit plus, c’est à l’action, à la construction qu’il faut passer. À tous je dis le temps nous est compté.»

Dans ce cadre, il précise qu’il faut renforcer le Front de gauche et présenter partout des candidatEs aux régionales, y compris avec des candidatEs PS ou EÉLV à condition «qu’ils s’opposent à la politique d’austérité». Quatre candidatEs par canton, soit 8 000 en tout. Après avoir affirmé que «Manuel Valls n’est pas et ne sera jamais le Premier ministre de la gauche», Pierre Laurent propose un plan de bataille où sont mélangés la journée unitaire du 15 novembre, les 1 000 assem- blées citoyennes du PCF, sa tournée de meetings en province, précisant que le collectif unitaire 3A (à l’initiative des manifestations du 12 avril et du 15 novembre et où se trouve le NPA) est « une belle réponse à ceux qui s’interrogent sur l’avenir du Front de gauche »…

Bref, un discours un peu plus radical que d’habitude, mais dominé par des généralités à la mesure de l’embarras dans lequel se trouve aujourd’hui la politique réformiste de la direction du PCF. Celle-ci doit tenir compte de sa base et en même temps ne pas rompre avec le PS, surtout sur le plan électoral.

Alain Krivine Jeudi 20 Novembre 2014

 

 

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20 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

hollande: l’homme est dangereux, son gouvernement aussi, il faut les arrêter! (ccr)

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Une intervention télé ou une provocation de plus?

Le plan com’ était censé être bien rôdé: plateau de TF1, interrogé par les journalistes de la première chaîne et de RTL, puis par «4 citoyens représentatifs , François Hollande devait «fendre l’armure» et se montrer comme le plus humain des présidents, à la moitié de son mandat.

Pendant 90 minutes, ceux qui ont eu la patience de l’écouter jusqu’au bout n’auront eu droit qu’à du vide. Le président devait être «grave et sincère», selon ses conseillers. Il a semblé minable et hypocrite, ce qu’il est réellement. Ou plutôt fidèle aux patrons, avec qui il est aux petits soins depuis 2012, tout en continuant à renier l’ensemble de ses promesses de 2012. Interrogé sur son bilan, il a répondu en parlant de Sarkozy et de Marine Le Pen, comme si cela allait suffire pour que les électeurs des classes populaires refassent confiance au PS. 

Effets d’annonce et répression sur le terrain

Du côté du patronat, il a été plutôt clair: CICE transformé en (énièmes) baisses de charges, poursuite des emplois aidés, qui consistent à ce que l’Etat finance des embauches précaires, «accentuation de la politique économique», ce qui revient à nous promettre encore plus d’austérité et de coupes dans les budgets sociaux et des services publics.

Sur la question des salaires et du pouvoir d’achat, il a juste annoncé qu’il n’y aurait pas de nouvelles hausses d’impôts d’ici à 2017. Et les hausses de 2,3% du gaz et de 2,5% de l’électricité au 1er novembre, c’est un cadeau ? Pour le marché du travail, il a annoncé que l’objectif des 500.000 emplois d’avenir avait été atteint, à quoi il souhaite rajouter 25.000 emplois verts, mais le chômage continue à progresser, touchant 3,5 millions d’entre nous.

Sur la question, enfin, de la répression, il s’est engagé à ce que «la lumière soit faite» sur les événements de Sivens. Mais tout le monde connaît déjà la vérité. Ce sont les flics de Hollande, aux ordres de Valls et sous le commandement de Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, qui ont assassiné Rémi Fraisse, le 25 octobre, d’un tir de grenade offensive, alors qu’il manifestait contre un projet de barrage inutile.

Sur le terrain, Hollande ne s’est pas contenté d’effets d’annonce. Dans le cadre des manifestations contre les violences policières, les préfets ont continué à interdire certains rassemblements et les arrestations se sont multipliées en marge des cortèges, avec 21 interpellations, dont 16 qui sont restés en garde à vue à Toulouse le 8 novembre.

Hollande a peur de la jeunesse et des manifestations. Faisons-lui peur !

L’Elysée craint comme la peste une mobilisation de la jeunesse qui, comme en 68 ou en 2006, avec le CPE, pourrait entraîner le monde du travail dans la bagarre, à la fois contre la répression et contre la politique de régression sociale de ce gouvernement.

Il faut que l’on arrête Hollande et sa politique, car l’homme est dangereux, de même que son gouvernement, bien déterminé à continuer à matraquer, que ce soit dans les manifs, sur les budgets de la sécu ou contre les syndicalistes et les militants. Tant qu’il n’y aura pas de réponse d’ensemble, ils poursuivront.

Un rassemblement d’associations, de partis et de syndicats, rassemblés en Collectif Alternative A l’Austérité a lancé un appel, il y a quelques semaines déjà, à manifester le 15 novembre. Nous ne pensons pas que «l’alternative à l’austérité» viendrait d’un «autre gouvernement», avec plus de frondeurs ou plus de Mélenchon, ni même à «une autre politique», avec plus de relance pour «les patrons qui font le boulot» et plus de taxe sur la finance et les politiciens de gauche qui se disent aujourd’hui contre la politique de Hollande vont sauter sur l’occasion pour se montrer dans la rue.

Mais dans le cadre du climat de répression actuel, il faut se saisir de toutes les occasions pour construire une alternative de classe et de masse à ce gouvernement et à sa politique, contre le Pacte de Compétitivité, contre le chômage et les licenciements, contre la répression et les violences policières. Il faut les arrêter. Ils savent que nous en sommes capables, et c’est pour cela qu’ils font le pari de la répression contre ceux qui bougent, en espérant que les autres restent à leur place. A nous de démontrer qu’ils ont raison d’avoir peur.11/11/14

http://www.ccr4.org/Hollande-l-homme-est-dangereux-son-gouvernement-aussi-il-faut-les-arreter

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20 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

réforme des rythmes scolaires dans une ville populaire (lo)

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Nos lecteurs écrivent :

En tant qu’employée dans les écoles, je vous fais part de mon expérience de la réforme des rythmes scolaires.

Pour les employées en contrat précaire, embauchées majoritairement pour vingt heures par semaine et 676 euros net (certaines d’entre nous touchent encore moins que cela), la charge de travail dans le nettoyage, la cantine ou la sur- veillance des enfants s’est accrue, car il n’y a pas eu d’embauches. Les titulaires doivent désormais faire de la polyvalence et sont envoyés dans tous les services. Les animateurs qui ont été embauchés pour les temps d’activités périscolaires (TAP), eux, n’ont qu’un budget réduit et font appel régulièrement sous forme d’affiches à la générosité des parents pour compléter le matériel d’animation culturel ou sportif.

La municipalité a fait aussi appel à des bénévoles des associations et des clubs de la ville. Malgré toute leur bonne volonté, ils sont souvent dépassés, mais comment pourrait-il en être autrement quand, par exemple pour le basket, le groupe d’enfants est à plus de vingt ? Enfin, avec le mauvais temps qui arrive, les enfants ne peuvent plus jouer à la balle au prisonnier à l’extérieur et sont donc tous mis à l’intérieur et parfois à vingt dans de toutes petites salles de réunion pour faire des jeux de société.

Nous savons que dans des villes aux finances plus aisées, les enfants peuvent apprendre le tir à l’arc ou aller au conservatoire découvrir réellement la musique, et tout cela en petits groupes bien encadrés. Mais dans les villes populaires, aux écoles surchargées, cette réforme est un recul des conditions de travail pour le personnel et apporte vraiment peu de choses aux enfants.

Une lectrice de la région lilloise

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2416&id=20

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15 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

marche contre l’austérité (le huff’)

 Mélenchon et « l’autre gauche » seront-ils prêts pour 2017?

Jean-Luc Mélenchon a déjà trouvé un joli nom pour le qualifier: l’arc des forces politiques et sociales. On pourrait aussi l’appeler la grande convergence de « l’autre gauche », celle qui refuse le virage social-libéral incarné à ses yeux par le gou- vernement Valls et qui accuse François Hollande d’avoir cédé aux sirènes de l’austérité.

*

Depuis le coup de massue des élections européennes, le porte-étendard du Front de gauche ne travaille qu’à cela: élargir l’assiette de son mouvement né de l’alliance avec le PCF pour opposer au Parti socialiste une plateforme politique alternative réunissant tous les déçus « de gauche ». La marche de ce samedi 15 novembre contre l’austérité constitue l’une des initiatives destinées à fédérer ces énergies éclatées entre les différentes chapelles politiques de l’alter-gauche. Elle s’appuie notamment sur le « collectif TripleA » (Alternative à l’austérité), com- posé d’organisation syndicales, politiques et associatives. Voilà le socle sur lequel Jean-Luc Mélenchon espère bâtir une contre-majorité à celle qui soutient encore le président de la République au Parlement. « Cette fois-ci le NPA, le POI, Nouvelle Donne et la gauche des Verts seront là avec ‘les socialistes affligés’ et le Front de Gauche au grand complet », annonce-t-il sur son blog où l’ancien candidat à la présidentielle livre les mots d’ordre de la manifestation et ses espoirs pour l’avenir.

« Tout un arc de forces s’est élargi au fil du temps, rassemblant dans un com- bat commun des syndicats et des organisations et regroupements politiques de l’extrême gauche à l’écologie politique. C’est notre point d’appui. Le futur est en construction », prévient-il.

Remobiliser « le front du peuple » Ce « futur » rassemblement sera-t-il prêt à temps pour la prochaine échéance présidentielle? Chaque chose en son temps, prévient- on dans l’entourage de Jean-Luc Mélenchon. Car pour fédérer durablement res- ponsables politiques et forces vives du pays, l’anti-hollandisme ne suffira pas. Pour trouver un nouvel élan citoyen, le Parti de Gauche veut donc d’abord donner naissance au « front du peuple ».

« Ce n’est pas une simple addition des chapelles politiques qui mettra fin à l’abstention. Il faut d’abord remobiliser le peuple via des initiatives concrètes comme la votation citoyenne pour le droit de révocation ou la 6e République », prévient Alexis Corbière, un des bras droits de l’eurodéputé.

La date du 15 novembre, qui coïncide avec la mi-mandat de François Hollan- de, n’a pas été choisie au hasard. Elle est surtout l’occasion de rappeler les pro- messes déçues du président socialiste tout en martelant qu’une autre gauche est possible. L’objectif de court terme est ambitieux: trouver de nouveaux moyens de s’adresser à ceux qui ne votent plus, convaincus que leur mobilisation ne sert plus à rien. « Seuls des choix économiques, sociaux, démocratiques clairs, porteurs de justice sociale, d’égalité et de solidarité peuvent tirer d’affaire les populations et le pays », pense le directeur de L’Humanité Patrick Le Hyaric. Si la lutte contre l’austérité constitue un puissant unificateur de toutes les gauches, les mélenchonistes parient notamment sur le M6R, le mouvement pour la 6e République initié par l’ancien candidat à la présidentielle pour proposer justement un autre chemin institutionnel aux Français.

Frondeurs et frondouilleurs Toute la question est de savoir si cette plateforme programmatique saura s’incarner dans un mouvement politique susceptique de fédérer au-delà des luttes d’appareils. Parmi les potentiels alliés politiques, le NPA d’Olivier Besancenot donc, l’aile gauche des écologistes, incarnée par Eva Joly et le porte-parole d’EELV, Julien Bayou. « JLM » salue également l’arrivée des « so- cialistes affligés » comme le membre du Bureau national du PS Liêm Hoang Ngoc ainsi qu’une cinquantaine de cadres et militants, dont certains sont issus du MJS (mouvement de jeunesse socialiste).

On est toutefois loin des primaires de l’alter-gauche dont rêvent certains responsables politiques pour désigner un candidat unique en vue d’un choc frontal avec le PS, l’UMP et le FN en 2017. « On en est pas là, même si le principe d’une candidature unique face au Parti socialiste ne me déplaît pas », esquive Alexis Corbière. Olivier Besancenot fait lui aussi mine de ne pas y songer. « Le conseil que je donne à la gauche radicale, c’est de postuler un petit peu moins à 2017 et de postuler à ce qu’il se passe ici maintenant, on gagnerait un peu plus dans le rapport de force », tranche le leader du NPA, qui parie davantage sur une explosion sociale avant 2017.

Avant même de songer sérieusement à un front uni, encore faudrait-il que les « frondeurs » socialistes choisissent véritablement leur camp. Aucun des rebelles emblématiques de l’Assemblée nationale n’a fait savoir s’il participerait à la mani- festation de ce samedi. Quant à Martine Aubry, son attitude ambivalente désar- çonne l’aile gauche du Parti socialiste elle-même. « Les véritables frondeurs sont les bienvenus à la manifestation », ironise-t-on au Parti de Gauche où l’on ne goûte guère le « double jeu » de ces « frondouilleurs » socialistes qui s’abstiennent sur les textes gouvernementaux sans aller jusqu’au bout de leur opposition.

« Les petits appareils de la gauche du PS, déjà en concurrence entre eux, sont beaucoup trop inhibés et jaloux de tout ce qui détourne l’attention d’eux pour faire quoi que ce soit de mieux que des paroles », tranche Jean-Luc Mélenchon qui espère bien contourner ces « notables frondeurs, préoccupés d’élection ou de réélection aux divers offices du parti » pour courtiser « une base bien plus exaspérée ».

On imagine mal dans ces conditions voir émerger un front commun d’ici à 2017. A moins que le prochain congrès du Parti socialiste du 5 juin 2015 ne tourne à la guerre civile. « Ceux qui seront battus au congrès, il faut qu’ils en tirent les conséquences et qu’ils nous rejoignent, martèle Alexis Corbière. Si c’est pour accepter d’être minoritaire, ça ne sert à rien. »

Le HuffPost  | Par

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14 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

évasion fiscale: les 7 péchés paradisiaques des banques françaises (attac)

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  1. Un tiers des filiales étrangères des 5 plus grandes banques françaises se trouvent dans des paradis fiscaux [2].
  2. 26% du chiffre d’affaires international des grandes banques françaises est réalisé dans les paradis fiscaux (15% si on se base sur la liste des paradis fiscaux de la Cour des Comptes américaine).
  3. Dans les paradis fiscaux, les filiales sont essentiellement spécialisées en solutions de placement, financement structuré ou gestion d’actifs. L’activité de détail est très minoritaire (2 fois moins qu’ailleurs pour la BNP-Paribas, 3 fois moins pour le Crédit Agricole)
  4. En termes de chiffre d’affaires réalisé, les salariés des banques situés dans les paradis fiscaux sont au minimum 2 fois plus productifs que les salariés situés dans les autres territoires : plus de 3 fois pour la Société Générale et 13 fois pour le salarié irlandais de la BPCE.
  5. Le Luxembourg est le paradis fiscal préféré des banques françaises, on y décompte 117 de leurs filiales. Elles y enregistrent en effet près du quart du chiffre d’affaires qu’elles réalisent dans les paradis fiscaux (viennent ensuite la Belgique, Hong Kong et la Suisse)
  6. Les Iles Caïmans constituent le trou noir des activités bancaires : des chiffres d’affaires très disparates (parfois négatifs), une quinzaine de filiales pour les grandes banques françaises, mais… aucune n’y a d’employés, au motif qu’ils sont localisés dans d’autres pays, ou que les activités réalisées sont imposées dans d’autres territoires. Ne serait-ce pas un aveu d’activité offshore ?
  7. Les paradis fiscaux sont plus attractifs que les pays émergents : les banques françaises réalisent 3 fois moins de chiffre d’affaires dans les BRICS [3] que dans les paradis fiscaux.

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13 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

pcf: vieille recette pour aller dans la même impasse (lo)

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Face aux attaques incessantes et conjointes du patronat et du gouvernement, la nécessité d’une riposte du monde du travail se fait de plus en plus pressante.

Malgré cela, l’appel lancé par le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, lors des Assises nationales de son parti à Montreuil, n’aborde même pas cette question. Les seules batailles évoquées sont électorales, dans la perspective d’une nouvelle union de la gauche.

L’appel se veut certes mordant à l’encontre de Valls, qui « n’est pas, et ne sera jamais, le Premier ministre de la gauche ». Le PCF s’attaque à Valls avec virulence, en particulier pour faire croire qu’avec un changement de Premier ministre, voire une recomposition parlementaire à gauche, une autre politique serait possible, qui romprait avec les attaques antiouvrières.

C’est pourquoi il appelle « tous les socialistes, écologistes, républicains, convaincus de l’impasse actuelle » à « ne pas rester au milieu du gué ». Air connu. Cela s’est appelé l’Union de la gauche naguère.

Le PCF, en se raccrochant au PS, y a perdu de son influence, démoralisé ses militants et désorienté la classe ouvrière. Qu’à cela ne tienne, c’est reparti pour un tour et le secrétaire national du PCF appelle «sans attendre» à « travailler à une nouvelle majorité de gauche, un nouveau contrat de transformation sociale ». Quand il déclare qu’il faut passer à l’action, c’est pour porter cette « ambition nouvelle »… dans les prochaines élections de mars 2015, « essentielles » selon lui.

Est-ce vraiment cela qui peut faire trembler le Medef ? Les dirigeants du PCF savent bien que non, mais cela ne les empêche pas de continuer dans une voie qui a fait faillite bien des fois. Les responsables du PCF vont dire que cette « nouvelle majorité de gauche » à constituer n’est qu’un premier pas, qui en permettrait d’autres – chanson connue, trop connue – et qu’il faut commencer par un bout.

En d’autres termes, ce serait mieux que rien. C’est faux. Cela ne serait, en fait, pas mieux, mais pire. Car cette politique, contrairement à ce que Laurent et les siens affirment, ne contraindra en aucune façon les dirigeants socialistes, frondeurs ou pas, à infléchir leur politique pour prendre en compte les intérêts des classes populaires.

C’est tout le contraire. Elle conduirait les dirigeants du PCF et, à leur suite, les classes populaires à se mettre une nouvelle fois à la remorque de notables du PS, comme Montebourg, Hamon, Aubry. Ces gens-là peuvent-ils basculer un tant soit peu du côté des intérêts de la classe ouvrière ? L’histoire a déjà répondu à cette question, et plus d’une fois ! Avant Hollande, Mitterrand-Mauroy puis Jospin ont tourné casaque dès qu’ils ont accédé au pouvoir. Pourquoi en irait-il différemment aujourd’hui ?

Cette fois encore, la direction du PCF recycle la machine à illusions.

Jean Sanday

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2415&id=12

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12 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

usa: crise des deux partis capitalistes, avancée pour les forces de gauche

usa: crise des deux partis capitalistes, avancée pour les forces de gauche dans A gauche du PS AngelaWalker

Il y a au moins deux faits qui ressortent des élections du 4 novembre. D’un côté, les Républicains ont gagné la majorité des deux chambres du Congrès. De l’autre, les forces de gauche ont enregistré des scores inhabituels.

Ces élections sont baptisées « mid-term », en référence au fait qu’elles se tiennent à mi-mandat, entre deux élections présidentielles qui ont lieu tous les quatre ans. Devaient être réélus les cinquante gouverneurs (chef de chaque État), une partie des députés de la chambre des députés (435 élus tous les deux ans, chaque État disposant d’un nombre de députés calculés en fonction de la population de l’État) et une partie des sénateurs (2 par État, donc 100 élus tous les six ans).

Les Républicains profitent de la sanction des Démocrates
Habituellement, ces élections sont défavorables au parti qui est à la Maison Blanche. Comme prévu, les Républicains ont donc gagné le contrôle du Sénat auparavant tenu par les Démocrates. Ils contrôlent désormais les deux chambres des députés (« House of Representatives ») et le Sénat. Cela va donc sensiblement réduire la marge de manœuvre d’Obama d’ici la fin de son mandat, qui se termine en 2016.

Bien que les Républicains aiment dire que ces élections leur donnent un mandat populaire pour imposer leur politique contre celle d’Obama, les commentateurs politiques s’appuient sur les sondages pour avancer une autre analyse : ces élections favorisent le parti qui n’est pas au pouvoir.

Les sondages divers s’accordent aussi sur le fait qu’il y a une grande désaffection vis-à-vis des deux partis et que les jeunes ont manifesté leur rejet par une très forte abstention. Les conséquences pour les classes populaires sont limitées. Vu la dérive droitière d’Obama et des Démocrates, la nouvelle situation d’une Maison Blanche démocrate et d’un Congrès républicain n’aura pas grand effet, d’autant que la majorité républicaine n’est pas assez forte pour contrecarrer le droit de veto d’Obama en cas de désaccords.

Par contre, la réélection du gouverneur Scott Walker dans le Wisconsin, architecte de la loi de 2011 qui a éliminé le droit de négociation collective pour les salariéEs de la fonction publique, ainsi que le renforcement de sa majorité parlementaire en Wisconsin, pourraient ouvrir la voie à un autre cycle de lois anti-syndicales et sociales.

Des scores encourageants pour la gauche Dans le même temps, des candidatEs de gauche [ici, gauche radicale ou extrême gauche NDLR] ont enregistré des scores impressionnants. Ainsi, Howie Hakwins, candidat du parti vert mais aussi membre du groupe socialiste révolutionnaire Solidarité, organisation sœur du NPA, a eu plus de 5 % des suffrages contre l’actuel gouverneur de l’État de New York, Mario Cuomo, et le candidat républicain.

Le meilleur score pour un candidatE de gauche lors de ces élections a été celui d’Angela Walker, une militante indépendante, syndicaliste – elle est conductrice de bus –, qui s’est présentée pour le poste de Shérif dans le comté de Milwaukee (recouvrant la ville de Milwaukee et une partie de sa banlieue). Walker est une socialiste de gauche sans étiquette de parti. Elle s’est présentée contre David Clarke, un démocrate (surtout pour récupérer cyniquement les voix de la communauté noire…) qui se comporte comme un républicain d’extrême droite.

Avec une campagne d’idée animée par une force militante très réduite, elle a obtenu 20 % ! Les militantEs locaux de Solidarité étaient très impliqués dans sa campagne, au cours de laquelle elle a dénoncé la brutalité raciste policière, les rafles contre les immigréEs sans papiers, surtout latinos, et « le complexe industriel de la prison » : dans le Wisconsin, un noir sur deux est en prison ou y a été…). Sa campagne s’est appuyée sur une alliance avec celle de Ron Hardy, candidat vert pour le poste de trésorier de l’État de Wisconsin, qui a lui obtenu 3 % des voix. Les deux ont exigé la légalisation de marijuana et un salaire minimum de 15 dollars de l’heure.

On pourrait aussi parler de la victoire des candidatEs aux municipales de Richmond en Californie, qui ont battu une liste financée par la grande société d’énergie qui cherche à dominer la ville et à étouffer toute critique de ses activités polluantes. Ces résultats pour des candidats de gauche suivent l’élection de Kshama Sawant, militante du groupe socialiste révolutionnaire Socialist Alternativ qui est devenue conseillère municipale à Seattle il y a quelques mois.
L’ensemble de ces scores représentent un grand pas en avant contre la domination des deux partis du capital, pour l’indépendance politique de la classe ouvrière et des communautés opprimées.

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Mercredi 12 Novembre 2014

De Milwaukee, Keith Mann

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12 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

15 novembre: enfin un barrage utile… contre ce gouvernement! (npa)

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La machine à désespérer est lancée à plein régime et jeudi 6 novembre, l’exercice médiatique de Hollande à l’occasion de sa mi-mandat en est une nouvelle illustration.

Comme pour confirmer la nocivité de sa politique, il conclut lui-même sur la possibilité d’un nouveau 21 avril : la possibilité de voir, comme en 2002, l’extrême droite au second tour de la présidentielle. Il a beau essayer de se défausser sur l’Europe, il ne peut pas faire oublier que son premier geste une fois élu a été de ratifier le TSCG, ce traité européen qu’il dénonçait lui-même comme « traité d’austérité »… avant son élection.

Des cadeaux pour les uns, des coups pour les autres
C’est sa politique et celle de son gouvernement qui provoque la désespérance sociale et qui fait le lit de l’extrême droite. « L’État ne laissera pas faire la fermeture du site d’Aulnay PSA » avait dit enthousiaste le nouveau président… et l’État a laissé faire. Lâchés aussi les ArcelorMittal, les Goodyear, les Fralib, les Moulins Maurel…
Lâché et même réprimé lorsqu’il se met à lutter, le monde du travail a dû se faire rapidement une raison. Pendant deux ans et demi, Hollande et ses gouvernements ont multiplié les cadeaux aux capitalistes, satisfait toutes les revendications du Medef et attaqué systématiquement les droits des salariéEs, précaires, intermittentEs, chômeurEs, la protection sociale et les services publics.
Il trouve encore aujourd’hui le moyen d’annoncer un pas supplémentaire : à partir de 2017, les baisses d’impôt du Crédit d’impôt sur la compétitivité et l’emploi (CICE) seront transformées en baisse de « cotisations sociales pérennes ». Au final, 220 milliards de cadeaux par an pour les entreprises contre la promesse – qui n’engageait que ceux qui voulaient y croire, c’est-à-dire le gouvernement – de créer un million d’emplois. Résultat des courses de cette politique « généreuse » : un nombre de chômeurEs inégalé qui atteint 5 400 000, c’est-à-dire 500 000 chômeurEs supplémentaires sous l’ère Hollande !

Rémi, mort pour un projet inutile
L’inversion de la courbe du chômage, les sacrifices nécessaires à une reprise de la croissance et à des lendemains meilleurs, ne sont que du baratin. Il n’y a pas de limite aux régressions sociales parce qu’il n’y a pas de limite à l’appétit des capitalistes. Et parce que le gouvernement leur est entièrement dévoué, il n’y a pas de limite à l’austérité qu’il impose.
Élu pour nous débarrasser de Sarkozy, Hollande, avec son gouvernement, fait pire que lui, même en matière de répression, où on ne pensait pas que ce serait possible. Les sans-papiers pourchassés, les Roms dont les campements sont détruits, les étrangers qui attendaient le droit de vote… peuvent en témoigner.
On n’attendait rien de bon de ce gouvernement, mais avec le meurtre de Rémi par la police, l’intolérable a été atteint. Il a envoyé des centaines de flics pour imposer par la force un projet à la fois nuisible et illégal à Sivens. Il a délibérément provoqué les affrontements et ses grenades offensives ont tué. Il a ensuite menti sciemment.
Alors que les autorités savaient dès le début ce qu’il s’était passé, Valls déclarait à l’Assemblée nationale : « je n’accepterai pas une mise en cause de l’action des policiers et des gendarmes qui ont compté de nombreux blessés dans leurs rangs », stigmatisait les victimes : « Je n’accepterai pas ces violences. Il n’y a pas de place dans notre République, en démocratie pour les casseurs », et couvrait Cazeneuve : « Je n’accepte pas et je n’accepterai pas les mises en cause, les accusations qui ont été portées (…) à l’encontre du ministre de l’Intérieur »…
Et conformément aux précédents gouvernements socialistes, il se précipite dans toutes les aventures guerrières impérialistes.

Notre réponse, la mobilisation
Descendre dans la rue contre ce gouvernement doit être un sursaut élémentaire pour qu’enfin, la colère l’emporte sur le découragement. Le budget est de la première à la dernière ligne une déclaration de guerre aux classes populaires, et la répression est la seule réponse à celles et ceux qui se mobilisent.
La mobilisation nationale du 15 novembre est une mobilisation contre ce gouvernement, contre l’ensemble de sa politique austéritaire et policière, raciste et guerrière. Ce gouvernement n’impose pas seulement un barrage à Sivens, un aéroport inutile et destructeur, l’usine des 1 000 vaches, mais le monde qui va avec…
Le seul barrage utile à construire est celui qu’il faut édifier contre les mauvais coups du pouvoir en place, contre l’extrême droite qui attend son heure en embuscade.

Olivier Besancenot, Christine Poupin et Philippe Poutou

Mercredi 12 Novembre 2014

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