Archive | A gauche du PS

23 juin 2015 ~ 0 Commentaire

brest: quelle croissance?

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22 juin 2015 ~ 0 Commentaire

sondage: podemos en forme!

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Comparaison de 2011 avec 2015, le PS recule, mais moins que prévu.

Le système électoral favorise les campagnes, or Podemos est un parti urbain.

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22 juin 2015 ~ 0 Commentaire

bac philo 2015: le bon plan (non officiel) de la copie réussie (ccr)

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De la théorie à la pratique

Le bac représente l’aboutissement de milliers d’heures d’une scolarité à travers laquelle on fait apprendre et retenir tout un tas de procédés, de méthodes, d’informations, qu’il faut ressortir intactes le jour J.

Interrogeons-nous ici un tout petit peu sur les sacro-saints «programmes» qui les organisent discipline par discipline… et voyons comment il aurait fallu que les candidats du bac scientifique traitent le sujet de philosophie qui leur a été donné mercredi dernier pour s’assurer la bonne note. Ou pas…

Le cas le plus flagrant est sûrement l’histoire. Cette discipline, qui a pour vocation de donner une certaine vision du passé et des événements qui l’ont marqué, est l’occasion idéale pour ne pas parler de ce qui fâche, et arranger la vérité quand il le faut. Au programme des collèges on apprendra aux enfants ce qu’est la décolonisation, sans jamais avoir parlé de la colonisation! En première, on comparera la dictature de Staline au régime nazi de Hitler, sans rien expliquer sur le fait que ces deux régimes n’ont rien à voir, ni dans leur histoire, ni dans leur nature, et que la seule comparaison possible concerne est celle des formes d’expression d’un pouvoir aux bases sociales radicalement distinctes.

«Les idées dominantes sont les idées de la classe dominante» disait Marx, parce que ceux qui possèdent les moyens de production matériels possèdent aussi, que ce soit directement ou indirectement, le contrôle sur les moyens de la production intellectuelle, et en l’occurrence, sur les canaux de la reproduction de leur propre idéologie, dont l’éducation est le principal. Quoi d’étonnant en ce sens que ces programmes d’histoire célèbrent ce qui arrange la «République», ou que les programmes d’économie ne soient une ode permanente à l’économie de marché?

La politique échappe-t-elle à toute exigence de vérité? Voilà une question bien actuelle, sujet de dissertation donné hier aux élèves des terminales scientifiques pour l’épreuve de philosophie. Au moins ce sujet semble donner prise à une certaine liberté de penser. Mais jusqu’où? Aucune illusion à avoir…

Une bonne copie standard aura su expliquer dans une première étape que la philosophie grecque, qui a consacré la suprématie de la «raison» sur l’opinion, faisait de la politique une science tournée vers le Vrai et le Bien, raison pour laquelle Platon défendait l’idée du «roi-philosophe». Puis, prenant le contre-pied, l’élève maîtrisant les codes de la «bonne copie» aura proposé la vision alternative, appuyée sur une version simpliste de la formule «la fin justifie des moyens» de Machiavel, selon laquelle la politique est simplement une affaire de pragmatisme, de realpolitik, la «vérité» étant laissée aux théoriciens de salon au profit d’un relativisme total sur ce qui est bien, juste ou ne l’est pas…

Enfin, l’art de la «troisième» partie aura consisté à nuancer les deux et à conclure sur la pertinence d’une démocratie intégratrice, défendant les droits de l’homme et du citoyen tout en faisant sa place aux particularités des lieux et des temps, par exemple en mobilisant un Tocqueville ou une Arendt, ou encore un Alain (pour ceux qui s’en souviennent) mais compatible avec la rayonnante Raison de la République. Quitte à citer Marx, qui est au programme, mais en ayant surtout soin de ne pas en faire trop, en disant que «c’était intéressant au 19è siècle mais évidemment dépassé aujourd’hui», pour éviter de se faire éventuellement sanctionner pour délit d’opinion subversive ou antirépublicaine, sans que cela ne soit jamais dit ou assumé nulle part, puisque tout le système éducatif a préalablement fait en sorte que chacun, côté lycéen comme côté prof, ait parfaitement intériorisé cette mécanique.

11è me thèse Aura-t-on ce faisant réellement réfléchi à l’actualité brûlante de la question et à la façon la plus juste d’y répondre? Une véritable réponse consisterait bien à dire que la politique, faire de la politique, ne saurait effectivement échapper à toute exigence de vérité, bien au contraire: parce que, comme disait Lénine, seule la vérité est révolutionnaire. Une vérité qu’on ne trouve pas dans le ciel des Idées, mais qui est celle de de l’exploitation, de l’oppression, de la domination de classes en lutte, des guerres de conquête, depuis le début de l’histoire, qui aujourd’hui se poursuivent, de plus, dans un monde potentiellement tourné vers son autodestruction en raison de la dynamique propre du profit qui est absolument incapable d’autre chose que du «toujours plus».

La vérité est que seule une société délivrée des classes et de leurs machines d’Etat serait conforme aux potentialités de l’espèce humaine. Voilà pourquoi la véritable réponse à la question posée, c’est-à-dire la conformation à l’exigence de vérité, ne sera évidemment pas une dissertation: ce sera une réponse pratique, instruite certes de l’histoire et des idées, mais tout autant des expériences passées de notre classe. Et quitte à en faire une copie, et bien rarement une conclusion avec la 11è thèse de Feuerbach de Marx aurait-elle eu autant de justesse: «Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe c’est de le transformer.»

Publié le 19 juin 2015 Emmanuel Barot et Nathan Bolet

http://www.revolutionpermanente.fr/Bac-philo-2015-Le-bon-plan-non-officiel-de-la-copie-reussie

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20 juin 2015 ~ 0 Commentaire

décès de françois delapierre du parti de gauche (le huff’)

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Proche conseiller de Jean-Luc Mélenchon et cofondateur du Parti de gauche

François Delapierre, ancien directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon en 2012 et secrétaire national du Parti de gauche, est décédé samedi 20 juin des suites d’une tumeur au cerveau, a annoncé Raquel Garrido, porte-parole du Parti de gauche.

« Notre camarade François Delapierre est décédé, ce matin du 20 juin 2015, après avoir combattu une tumeur au cerveau fulgurante et agressive », a précisé la porte-parole sur son blog. « Le Parti de Gauche est triste, écrit-elle. Triste mais si fier d’avoir été dirigé par un homme si superbe. François vivra dans chacune de nos actions, dans chacune de nos indignations, dans chacun des coups que nous porterons à ceux qui gouvernent ce monde injuste qui empêche le grand nombre d’être heureux.

A 44 ans, François part trop tôt, trop jeune, coupé dans son élan créateur. Il ne verra pas l’issue des réalisations qu’il a déclenchées. Mais n’est-ce pas le sort des bâtisseurs de cathédrales ? » François Delapierre, 44 ans, avait notamment dirigé la campagne de Jean- Luc  Mélenchon à l’élection présidentielle de 2012. Il était également conseiller régional d’Ile-de-France depuis 2010 et secrétaire national du parti de gauche.

Il était proche de l’ancien candidat à la présidentielle depuis 2000. Il avait travaillé dans l’équipe de Jean-Luc Mélenchon lorsque ce dernier était passé au ministère de l’Enseigne- ment professionnel dans le gouvernement de Lionel Jospin. Il avait quitté le PS en 2008 pour fonder avec Jean-Luc Mélenchon le parti de gauche. Il a également milité à SOS-Racisme et dirigé l’hebdomadaire A Gauche.

La rédaction du HuffPost avec AFP Publication: 20/06/2015 11h51
En attendant un communiqué national, le NPA 29 présente ses condoléances au Parti de gauche 29.

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20 juin 2015 ~ 0 Commentaire

alfon, 24 ans, condamné à 4 ans de prison pour faits de grève (ccr)

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Etat espagnol, à la suite de la grève générale de 2012

Alfon a été condamné à quatre ans de prison pour avoir participé à la grève générale du 14 novembre 2012 à Madrid. Il s’agit d’un cas exemplaire de la criminalisation de la protestation et de la répression que subit la jeunesse dans l’État espagnol. Arrêté après la grève, il a été incarcéré sous régime de haute sécurité (FIES) jusqu’en janvier 2013, accusé d’avoir transporté un explosif dont les juges n’ont jamais réussi à prouver l’existence. Après avoir condamné par l’Audience Provinciale en novembre 2014, le Tribunal Suprême a finalement ratifié le 17 juin la peine de 4 ans de prison.

Mercredi, la tension était palpable dans le quartier ouvrier de Vallecas, où des centaines de manifestants ont réalisé une haie pour accompagner Alfon au moment de son arrestation. Alfonso Fernández Ortega, connu sous le surnom d’Alfon, est de ces jeunes ouvriers madrilènes, militant contre la répression et la précarité. Suffisant, pour la justice bourgeoise, pour vouloir faire un de lui exemple. Le procès, en tant que tel, a été émaillé d’irrégularités, et le manque de preuves était tellement flagrant que les juges, au cours de l’instruction, en sont arrivés à ordonner la saisie de matériels des Bukaneros, les ultras du club de foot madrilène Rayo Vallecano, dont Alfon est membre.

De nombreux rassemblements de protestation ont été appelés dans tout l’Etat espagnol en soutien à Alfon pour dénoncer son arrestation, son incarcération et toute cette affaire qui n’est qu’un montage politico-judiciaire. C’est également l’expression d’une justice de classe. Il suffit de penser à l’affaire du «Pequeño Nicolás», littéralement, «le Petit Nicolas», un jeune bourgeois accusé d’avoir escroqué 90.000€, parrainé par les cercles de la bourgeoisie conservatrice et dont la presse et la justice parlaient comme d’un jeune homme bien élevé «un peu espiègle». Pour les médias, en revanche, Alfon a été décrit comme un jeune violent qu’il fallait emprisonner.

Tout en étant très symbolique, le cas d’Alfon n’est pas un cas isolé. Il suffit de penser aux ratonnades et aux expulsions opérées par la Garde Civile, responsable, par ailleurs, du meurtre de quinze migrants, le 6 février dernier, à Ceuta, à la répression contre la gauche abertxale basque au cours de «l’Opération Mate», qui a conduit, en janvier, à l’arrestation de seize avocats et militants proches des milieux indépendantistes basques, à la répression contre la chaîne humaine défendant des militants basques de la police régionale à Gasteiz, le 18 mai dernier, à «l’Opération pandora» qui a visé les milieux anarchistes dans plusieurs villes du pays, en décembre 2015, ou encore à la répression qu’ont vécue les grévistes de Panrico de Barcelone, Coca Cola de Fuenlabrada ou encore de Movistar. Le site de Clase contra Clase couvrira les manifestations et rassemblements prévus en soutien à Alfon le samedi 20 juin dans les principales villes de l’Etat espagnol

 Publié le 19 juin 2015 Roberto Jara

http://www.revolutionpermanente.fr/Etat-espagnol-Alfon-24-ans-condamne-a-4-ans-de-prison-pour-faits-de-greve

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20 juin 2015 ~ 0 Commentaire

sarkozy, plus à droite que lui, compliqué… (ccr)

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Métaphores hydrauliques et démagogie raciste

Plus à droite que lui, compliqué. En même temps, on ne peut pas vraiment lui en vouloir ni le rendre responsable de la totalité de ses déclarations. Sarkozy agit en automate. Dans la mesure où il existe une lepénisation accélérée des socialistes au pouvoir, le gouvernement se livrant à une chasse au migrants qui ferait pâlir d’envie les frontistes les plus endurcis, on comprend que par une sorte de translation machinale, Sarkozy essaye de se situer au-delà, y compris, de ses deux principaux concurrents, l’actuel locataire de l’Elysée, d’un côté, et Marine Le Pen, de l’autre.

Après le «plombier polonais», la canalisation explose Le comble de la pédagogie de comptoir et du populisme raciste et vulgaire a donc été la déclaration de Sarkozy, jeudi 18 juin, au cours d’une réunion avec quelques dizaines d’encartés Républicains dans l’Oise. Manuel Valls avait déjà fait savoir qu’il refusait le plan Juncker, qui n’est pourtant pas un militant associatif pro-demandeur d’asile, au sujet d’une meilleure «répartition du flux de migrants à échelle européenne».

Histoire de se différencier un peu plus du Premier ministre, Sarkozy a donc réutilisé la métaphore hydraulique, dans la droite ligne de celle du «plombier polonais», censé représenter une menace bruxelloise contre les salariés bien de chez nous. «Dans une maison, a commencé Sarkozy, il y a une canalisation qui explose, elle se déverse dans la cuisine. Le réparateur arrive et dit j’ai une solution: on va garder la moitié pour la cuisine, mettre un quart dans le salon, un quart dans la chambre des parents et si ça ne suffit pas il reste la chambre des enfants ».

Immédiatement, la gauche gouvernementale a fait savoir qu’elle jugeait indigne les propos de l’ancien chef de l’Etat. Mais Sarkozy ne fait que décliner, sur un mode vulgaire et ouvertement raciste, ce que Valls et son ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, font, au quotidien, à travers leur chasse aux migrants.

Sarkozy n’en est pas à son coup d’essai, et il multiplie les sorties frontistes censées siphonner, en vue de 2017, l’électorat de Marine Le Pen. Après avoir organisé une conférence sur «l’Islam en France» qui a fait pschitt, il y a quelques semaines, le voilà reparti en croisade, sur la question du «droit du sol», ces derniers jours. Sarkozy a beau avoir substitué son conseiller personnel le plus proche, l’ultra-réac Patrick Buisson, par son ami d’enfance, tout aussi réac, Brice Hortefeux, il continue sur le même registre nationaliste, chauvin et raciste, voire même l’approfondit.

Sarko-surenchère Par crainte de voir ses troupes parlementaires se laisser tenter par un appui tacite au gouvernement sur la Loi Macron ou la reconnaissance par la France de l’Etat palestinien, il charge la barque: sur les questions économiques et par rapport à un ultra-sionisme proclamé à tue-tête. Les enfants nés de parents étrangers en France ne représentent, annuellement, que 30.000 naissances, 3.000 enfants devenant Français automatiquement. Sarkozy souhaite, sur cette question-là, aller au-delà de la Loi Pasqua de 1993 qui obligeait ces enfants à «engager une démarche d’adhésion pour acquérir la nationalité française», disposition qui avait été abrogée sous le gouvernement Jospin, en 1998.

Pour Sarkozy, il ne devrait plus y avoir d’automaticité entre le fait de naitre sur le territoire français et être Français, comme le veut la loi depuis…1889. N’étant pas à une contradiction prêt, y compris avec le droit, Hortefeux suggère même que le droit du sang soit rétabli «dans les territoires d’Outre-mer comme Mayotte et La Réunion (…) car les abus sont innombrables», de façon à refuser que «la nationalité française soit accordée aux délinquants et aux enfants de clandestins». Par delà le fait que la loi est censée être la même sur l’ensemble du territoire français et qu’Hortefeux s’assoit donc consciemment sur les principes-mêmes des lois de cette République qu’il est censé défendre, ce genre de propos et de raccourcis font froid dans le dos.

A n’en pas douter, les socialistes vont insister dessus, de façon à renforcer leur pari consistant à laisser Sarkozy se «Berlusconiser» pour mieux se poser en unique alternative possible contre un retour de la droite la plus réactionnaire au pouvoir. François Fillon et Alain Juppé, pour renforcer leur image de «présidentiables responsables» font déjà leurs choux-gras des sorties à droite de Sarkozy.

Mais, on l’aura compris, par-delà ce jeu de rôle et de discours entre la droite dure et la gauche de gouvernement, la seule façon de faire barrage au discours sarkozyste et à sa banalisation croissante, c’est en luttant, aujourd’hui, pied à pied, contre la politique du gouvernement en place, en commençant par reprendre le combat des migrants pour la régularisation de l’ensemble des sans-papiers et la revendication d’un logement pour tous.

Jean-Patrick Clech Publié le 19 juin 2015

http://www.revolutionpermanente.fr/Sarkozy-Plus-a-droite-que-lui-complique

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19 juin 2015 ~ 0 Commentaire

euskadi: un pas de plus vers la résolution du conflit (npa)

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C’est dans une salle de l’assemblée nationale que s’est tenue le 11 juin dernier la conférence pour la paix au Pays basque, organisée par la Ligue des droits de l’homme, Bake Bidea (le Chemin de la Paix), le Groupe international de contact, la Fondation Berghof (Allemagne), Conciliation Resources (Angleterre), et le Foro Social para la paz en Pais Vasco.

Pour la première fois, le débat sur le conflit basque s’est exporté à Paris.

Des personnalités du monde politique ou associatif, de différentes nationalités, des élus de tous bords, un ex-prisonnier basque, des victimes du conflit, ont pris la parole pour s’inscrire dans le processus de paix initié il y a bientôt quatre ans par la déclaration d’Aiete et l’arrêt définitif de la lutte armée de l’ETA qui ne figure plus aujourd’hui sur la liste européenne des organisations terroristes.

Les interventions successives avaient pour toile de fond le même constat accablant. Ni l’État espagnol, ni l’État français n’ont à ce jour fait le moindre geste pour amorcer le dialogue. La répression continue et les droits les plus élémentaires des prisonnierEs et des exiléEs politiques basques sont toujours bafoués.

Les oreilles du tandem Hollande-Valls ont dû siffler lorsqu’a été lu en début de confé- rence un message de Michel Rocard demandant au gouvernement français de s’impliquer dans la résolution du conflit, demande réitérée ensuite par l’ensemble des intervenantEs.
La tragique situation des prisonnierEs (près d’une centaine dans les prisons françaises et environ 400 en Espagne) a été dénoncée à plusieurs reprises : longues peines équivalentes à des morts lentes, refus de libérations conditionnelles ou de suspensions de peine dans les cas de maladies graves, dispersion à travers le territoire rendant difficiles les visites des familles… Il a été rappelé que le collectif des prisonniers adhère totalement au processus de paix, ce qui n’a entraîné aucun changement dans l’attitude des gouvernements qui persistent à vouloir les briser.

Blocage des États français et espagnol Deux victimes du conflit ont témoigné : Robert Manrique, blessé lors d’un attentat commis par l’ETA en 1987 à Barcelone, et Axun Lasa, sœur du réfugié basque Joxean Lasa enlevé par le GAL à Bayonne en 1983, torturé puis tué et enterré au Sud de l’Espagne. Ils ont parlé de la nécessité de vérité, de réparation et de reconnaissance.

La conférence s’est terminée par la lecture de la « Déclaration de Paris pour la paix au Pays basque » signée par 110 personnalités, éluEs, médiateurs internationaux… Elle deman- de aux gouvernements français et espagnol une réelle implication dans la résolution du conflit au Pays basque ; la fin de la dispersion des prisonnierEs ainsi que des mesures d’aménagement de peines et la libération pour celles et ceux qui sont gravement malades ; des mesures conséquentes pour promouvoir la réconciliation, apporter reconnaissance, compensation et assistance à toutes les victimes.

Philippe Poutou était présent pour apporter la solidarité du NPA, actif dans les mobi- lisations en faveur des prisonniers et des exiléEs et des droits démocratiques du peuple basque. Cette conférence a été un succès et a atteint son objectif : informer à Paris sur la situation au Pays basque et le blocage par les États français et espagnol.

Une nouvelle étape a été franchie pour amener les États à prendre les premières mesu- res indispensables et amorcer le dialogue vers la résolution du conflit. Le chemin reste long jusqu’à l’amnistie, indispensable aboutissement dans le cadre de la résolution, et jusqu’à l’autodétermination, droit démocratique élémentaire aujourd’hui refusé au peuple basque.

Plus que jamais, la poursuite et l’intensification de la mobilisation sont nécessaires pour imposer aux États l’ensemble de ces revendications, avec le soutien actif des organisations du mouvement ouvrier et démocratique, au Pays basque comme au niveau hexagonal et international. Claude Larrieu

Jeudi 18 Juin 2015, 10:19

http://npa2009.org/actualite/pays-basque-un-pas-de-plus-vers-la-resolution-du-conflit

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19 juin 2015 ~ 0 Commentaire

les crs super gagnants (ccr)

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Quand les milices du capitalisme utilisent leurs moyens propres pour « gagner encore plus »

Alors que les forces de répression sont déjà parmi les plus rémunérées de la fonction publique avec des niveaux de qualification pourtant très bas, elles se saisissent du contexte de répression accrue créé par le gouvernement pour monnayer une fidélité décisive. Conscients de leur poids politique, les CRS n’ont pas hésité à se mettre collectivement en arrêt de maladie et ont obtenu une augmentation de 30% de leur prime journalière. De quoi faire rêver bien des travailleurs qui peinent parfois pendant des mois pour obtenir la satisfaction de revendications bien moins ambitieuses.

Au sein de la fonction publique, certains valent plus que d’autres aux yeux de l’Etat

On s’attarde peu sur la rémunération des policiers et des forces répressives de l’État. Elles sont pourtant symptomatiques de ses priorités. Ainsi en début de carrière, un instituteur, qui est nécessairement BAC+5, est rémunéré 1428 euros hors primes, un « gardien de la paix », BAC+0 est rémunéré 1811 euros hors primes. Chez les gardiens de la paix CRS les primes sont au minimum de 500 euros par mois. Cet écart de rémunération a bien entendu un fondement. Un gouvernement au service du patronat et de la bourgeoisie qui monte à l’assaut des acquis de tous les travailleurs et joue tous les jours l’intimidation préventive et la répression effective.

Des forces de répression qui savent faire bloc et obtenir satisfaction

Sur fond de plan Vigipirate renforcé et de mobilisation accrue, les CRS ont décidé de se manifester collectivement en se plaçant par compagnie entière en arrêt de maladie. Vendredi 12 juin, plus de 80 CRS de deux compagnies se sont faits « porter pâles » alors qu’ils devaient assurer la sécurité du déplacement de François Hollande à Nantes. Depuis début avril, à plusieurs reprises, des compagnies entières de CRS s’étaient mises collectivement en arrêt de maladie, afin de manifester leur grogne contre les effets du plan Vigipirate qui les « épuise ». Des concertations ont eu lieu entre le ministère et les syndicats, et elles viennent d’aboutir : une revalorisation de 30 % de l’indemnité journalière d’absence temporaire (IJAT) perçue par les CRS et les gendarmes mobiles en déplacement, passant de 30 euros à 39 euros en 2017.

Pour une fois, une «grève» valorisée par les medias

Parce que les CRS ne sont pas des travailleurs mais des membres de l’appareil d’état, parce que leur «pression» à l’arrêt de maladie n’était pas une grève, à laquelle ils n’ont d’ailleurs pas droit, parce qu’ils ont été présentés comme des quasi héros lors des évènements de janvier, la presse bourgeoise s’est montrée favorable à l’action de «cette-police-qui-fait-un-travail-si-difficile». Pour une fois, elle s’est montrée favorable au camp des «grévistes». Personne pour parler de «prises en otages»  et une pointe d’admiration pour la cohésion et la rapidité de la victoire.

Comment ont-ils pu gagner autant et si vite.

Cette augmentation sans précédent de la rémunération des CRS et gendarmes mobiles qui viennent de tuer Rémi Fraisse est le symbole de l’utilisation accrue des forces de répression avec tout ce que cela implique: une dépendance plus grande du gouvernement et des capitalistes envers ces salariés très spéciaux. Tout cela est une conséquence des choix politiques anti-sociaux qui créent la contestation, et l’instabilité de la période.

Au-delà de la démonstration que «l’union fait la force» qui est vraie aussi pour les travailleurs en lutte et qu’une organisation collective massive peut porter des fruits très rapidement, les autres salariés du public ne seront pas dupes de cette victoire d’hommes chargés de leur répression. Les cheminots et les infirmières gazés très récemment pourront en témoigner. Publié le 18 juin 2015 Léo Serge

http://www.revolutionpermanente.fr/Les-CRS-super-gagnants

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19 juin 2015 ~ 0 Commentaire

intervention d’éric toussaint à la présentation du rapport préliminaire de la commission de la vérité (cadtm)

La Commission pour la vérité sur la dette publique grecque présente ses premières conclusions. C’est dans ce cadre qu’Eric Toussaint, qui coordonne les travaux est intervenu aujourd’hui au Parlement hellénique. Le rapport conclut que la dette grecque est en grande partie illégale, illégitime et odieuse.

Ce rapport préliminaire présente une cartographie des problèmes et des questions clés liées à la dette publique grecque, et fait état des violations juridiques associées ; il retrace également les fondements juridiques sur lesquels peut se fonder la suspension unilatérale des paiements de la dette. 18 juin par Eric Toussaint

Eric Toussaint est maître de conférence à l’université de Liège, préside le CADTM Belgique et est membre du Conseil scientifique d’ATTAC France. Il est auteur des livres Procès d’un homme exemplaire, Editions Al Dante, Marseille, 2013 ; Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui, Le Cerisier, Mons, 2010. Il est coauteur avec Damien Millet du livre AAA, Audit, Annulation, Autre politique, Le Seuil, Paris, 2012 ; La dette ou la vie, Aden/CADTM, Bruxelles, 2011. Ce dernier livre a reçu le Prix du livre politique octroyé par la Foire du livre politique de Liège Dernier livre : Bancocratie ADEN, Brussels, 2014. Il est coordonnateur de la Commission pour la Vérité sur la dette publique de la Grèce créée le 4 avril 2015.

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18 juin 2015 ~ 0 Commentaire

le capitalisme c’est la guerre (ccr)

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Surenchère militariste entre les Etats-Unis et la Russie

Mardi dernier on apprenait dans la presse que la Russie va renforcer son arsenal nucléaire avec 40 missiles intercontinentaux. Cela fait suite à l’information révélée dans le New York Times selon laquelle les Etats-Unis seraient prêts à installer de l’armement lourd dans les pays baltes et dans d’autres pays d’Europe de l’Est membres de l’OTAN. Déjà lors du défilé du 9 mai commémorant la victoire de l’URSS sur le régime nazi, Moscou avait fait défiler ses nouveautés militaires.

Assiste-t-on à une partie de poker politico-militaire entre la Russie et les Etats-Unis ou à une vraie escalade militariste qui préparerait des évènements tragiques, y compris un conflit nucléaire ?

Aucune hypothèse ne devrait être écartée. Cependant, pour l’instant, il semble peu probable que les Etats-Unis, aussi bien que la Russie, envisagent de s’engager à court terme dans un conflit militaire, aux conséquences imprévisibles. En effet, même si les deux camps s’opposent ouvertement sur la crise ukrainienne, ainsi que sur d’autres conflits, et malgré leurs intérêts contradictoires, ils se voient objectivement forcés de collaborer sur d’autres terrains (la lutte contre Daesh, le dossier du nucléaire iranien). Cependant, aussi bien pour l’un que pour l’autre la crise autour de l’Ukraine comporte des enjeux centraux. La Russie cherche en effet à préserver ce qu’elle considère sa «zone d’influence», dont l’Ukraine constitue une pièce centrale. C’est cela qui explique sa détermination à garder le contrôle sur une partie au moins du territoire ukrainien.

Les Etats-Unis, de leur côté, essayent parallèlement de repousser le plus à l’Est possible la frontière de la «zone d’influence» russe et de freiner l’avancée de la Russie dans certains pays, notamment en Europe de l’Est et du Sud. En effet, en profitant de la crise économique et politique que certains pays de la région connaissent, Poutine tente de créer de nouvelles alliances géopolitiques qui contrecarrent la progression que l’OTAN a effectuée dans la région depuis la chute du Mur de Berlin et les vagues d’adhésion à l’Alliance transatlantique, notamment en Pologne l’un des pays les plus farouchement opposés à Moscou. (…)

Le principal objectif stratégique de Washington est Berlin Au fur et à mesure que la crise ukrainienne s’approfondissait on a vu de plus en plus clairement des divergences surgir entre les puissances impérialistes occidentales, notamment entre l’Allemagne et les Etats-Unis. Alors que ces derniers se sont montrés beaucoup plus agressifs contre Poutine, attisant les tensions sur le terrain militaire et s’appuyant sur les gouvernements les plus belliqueux et antirusses de la région comme celui de la Pologne et des pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie), l’Allemagne a adopté une position beaucoup plus tournée vers le dialogue.

Cela ne relève pas d’un certain «pacifisme» allemand ou même d’un impérialisme plus «bienveillant» et «humain». Les souffrances imposées aux classes populaires de Grèce et d’autres pays de l’UE par le gouvernement d’Angela Merkel sont une preuve de son caractère tout aussi réactionnaire que celui de Barack Obama. Cependant, les capitalistes allemands et européens ont beaucoup plus à perdre dans une dégradation de leurs relations avec le régime russe que les Etats-Unis. C’est cela qui explique d’ailleurs toutes les pressions sur l’Allemagne, en interne comme en externe, pour lever les sanctions économiques contre la Russie, mises en place depuis juillet 2014. (…)

Les alliés de Poutine en Occident Jusqu’à présent la Russie a su jouer avec ces contradictions entre les impérialistes européens et les Etats-Unis, même si elle n’a pas encore réussi à faire que les premiers mettent fin aux sanctions économiques. Poutine utilise d’ailleurs les brèches ouvertes par la crise économique et politique que traverse l’UE et essaye de se rapprocher de certains gouvernements, parfois assez disparates politiquement. Ainsi, il tente de coopter des gouvernements marqués très à droite comme celui de Viktor Orban en Hongrie et, dans le même temps, il développe de bonnes relations avec le gouvernement Syriza-Anel en Grèce. Un autre allié de poids pour la Russie est l’Italie avec des échanges économiques entre les deux pays qui sont d’environ 49 milliards d’euros par an.

Ce rapprochement entre Moscou, Rome et Athènes est très important pour Poutine étant donné que ces deux pays sont au cœur de son projet de pipeline « Turkish Stream » qui amènera le gaz russe vers l’Europe en contournant l’Ukraine. D’ailleurs, dans ce projet la Russie engage un autre partenaire stratégique de l’impérialisme au Moyen-Orient : la Turquie.

Mais Poutine ne se limite pas à ces pays. Il essaye de se procurer des alliés politiques aussi bien dans les pays de l’ancien « bloc soviétique » à l’Est de l’Europe que dans les pays européens centraux. Pour ce faire, la Russie ne compte pas seulement sur le soutien traditionnel de certains courants de la gauche néo-stalinienne ou tiers-mondiste. Comme l’affirment des analystes du New York Times, Poutine s’appuie surtout sur des «forces d’extrême-droite opposées à l’Union Européenne et qui sympathisent avec l’attaque de Poutine contre ce qu’il appelle le déclin moral de l’Ouest». Selon ces mêmes auteurs, bien que le cas le plus notable soit le prêt de plus de 10 millions d’euros concédé au FN en France par une banque russo-tchèque, le régime de Poutine serait en relation avec d’autres partis d’extrême-droite comme le parti anti-euro Alternative pour l’Allemagne, le Jobbik en Hongrie, l’Attaka en Bulgarie, le Parti du Peuple de Slovaquie ainsi qu’avec des partis pro-russes dans les pays baltes. Selon le centre de recherche «Political Capital Institute» basé à Budapest, 15 partis d’extrême-droite européens seraient liés à la Russie. (…)

Un monde de plus en plus instable Cependant, malgré cette politique qui cherche à déstabiliser les puissances impérialistes, les discours et les annonces militaristes sur l’achat d’armement lourd et d’exercices militaires, la Russie ne semble pas vouloir d’un affrontement avec les occidentaux, en tout cas pour le moment. Ainsi, dans un entretien au journal italien Corriere Della Sera Poutine déclarait: «je pense que seulement un fou et seulement dans un rêve peut imaginer que la Russie pourrait attaquer soudainement l’OTAN». En effet, Poutine est conscient des risques qu’un tel affrontement impliquerait et que cela ne saurait être qu’un recours de dernière instance face à une situation où son régime n’aurait plus aucun autre choix.

Mais, une chose est sûre néanmoins, depuis le début de la crise en Ukraine le monde est rentré dans une situation de grande instabilité géopolitique. Un analyste militaire russe affirme dans les pages du New York Times : « tout le monde devrait comprendre que nous sommes en train de vivre dans un monde complètement différent depuis deux ans (…) Dans le monde, que nous avons perdu, il était possible d’organiser la sécurité des pays avec des traités, avec des mesures de confiance mutuelle (…) Maintenant, nous sommes arrivés à une situation complètement différente où en général la voie pour assurer la sécurité des pays est la dissuasion militaire  ».

La période d’après-Guerre Froide est finie. L’accélération du déclin relatif de l’hégémonie nord-américaine (les Etats-Unis n’arrivent plus à imposer leurs propres choix sans résistance) se combine avec le fait que des puissances régionales avec un grand poids géopolitique et militaire, comme la Russie, défient les puissances impérialistes sur certains terrains. Pour le moment Poutine est le dirigeant international qui le fait de la façon la plus ouverte.

Cependant, son opposition aux Etats-Unis n’a rien de progressiste, comme certains secteurs de gauche font croire. C’est le cas notamment de certaines fractions de gauche liées aux régimes d’Amérique latine dits «progressistes» comme Nicolas Maduro au Venezuela ou Rafael Correa en Equateur. Cela reflète en effet une vision simpliste qui considère que tout opposant aux Etats-Unis serait progressiste. La réalité c’est que sa politique grande-russe, anti-populaire et pro-capitaliste, au-delà d’un certain soutien au niveau national, lui empêche de gagner la sympathie des masses populaires à travers la planète (comme cela avait été le cas avec Hugo Chavez au Venezuela, malgré sa politique marquée par le nationalisme bourgeois). Ses alliances avec les pires groupes et partis d’extrême-droite en Europe en sont une autre preuve.

Contre les visions qui avaient effacé de l’horizon de la politique internationale les conflits entre les grandes puissances mondiales, nous devons constater que ces mouvements, prises de position et dissuasions militaires démontrent que le capitalisme c’est l’exploitation et la guerre. Pour les millions de travailleurs et travailleuses, pour la jeunesse et tous les opprimés les différentes options capitalistes et impérialistes ne représentent aucune alternative. Il leur faudra s’organiser pour lutter pour leurs propres intérêts économiques, sociaux et politiques.

17/06/2015 Publié le 17 juin 2015 Philippe Alcoy

http://www.revolutionpermanente.fr/Surenchere-militariste-entre-les-Etats-Unis-et-la-Russie

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