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11 février 2014 ~ 0 Commentaire

Rennes: après la mobilisation antifasciste du 8 février (npa35)

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Front social contre le Front National NPA 35 (le 7 février avant la manif)

Le climat politique actuel est nauséabond. Les idées réactionnaires ont le vent en poupe et vont sans doute se trouver encore renforcées par la nouvelle reculade du gouvernement face aux homophobes sur la question de la PMA.

Le Front National profite actuellement de ce climat pour essayer d’asseoir sa légitimité politique. Pour la première fois depuis la candidature de Pierre Maugendre en 1995, le FN semble en mesure de se présenter à Rennes aux prochaines élections municipales. C’est pour eux l’occasion de s’afficher au grand jour dans une ville où ils n’ont jamais été très puissants. Ainsi, ils inaugureront samedi 8 février une permanence publique boulevard de la liberté qui servira de vitrine à leur racisme, leur sexisme, leur homophobie et leur défense des classes possédantes. Mais la provocation ne s’arrête pas là puisque le soir même, ils organisent un meeting salle de la cité, dans ce qui fut sous le nom de maison du peuple un symbole du mouvement ouvrier.

Le mouvement social ne peut accepter une telle provocation de ce parti qui est son plus grand ennemi. C’est pourquoi le NPA appelle les travailleurs, les jeunes et tous les opprimés à rejoindre massivement le rassemblement antifasciste à 18h30 place des Lices afin de mettre ce meeting en échec.

Le Nouveau Parti Anticapitaliste réaffirme cependant qu’au delà du combat spécifique contre le FN, la montée de l’extrême-droite ne s’endiguera que quand le mouvement social reprendra l’offensive et battra en brêche le racisme d’Etat et la politique antisociale dont elle se nourrit. La violence sociale du système capitaliste nourrit la désillusion et la recherche de bouc-émissaires qui fait monter l’extrême-droite. Dans le même temps, l’extrême-droite affaiblit les exploités en les divisant et est donc une des armes permettant au système en place de se perpétuer.

Pour le NPA, l’antifascisme et l’anticapitalisme sont donc indissociables.

Le Front national se vantait de pouvoir rassembler 300 à 400 personnes à Rennes dans la salle historique du mouvement ouvrier local : ils étaient finalement moins de 100 samedi soir !

Cet échec tient indéniablement en partie à la grande réussite de la mobilisation antifasciste qui a réuni 600 personnes.

Le NPA se félicite de cette réussite. La responsabilité des quelques incidents qui ont émaillé la mani- festation est partagée. Elle est partagée entre le FN 35 qui, ces derniers temps, a ajouté à son habituel discours de haine la multiplication des provocations envers les antifascistes, la mairie socialiste qui a décidé de louer au Front National l’ancienne Maison du Peuple sachant la provocation que ça représentait et les autorités qui ont dépêché 300 policiers et gendarmes mobiles pour permettre au F-Haine de se réunir.

Loin des « scènes d’émeutes lourdement armées » fantasmées par le Front National, on a assisté samedi soir à une certes vive mais saine réaction du corps social réunie place des Lices qui ne pouvait se contenter de la réaction symbolique et des seuls discours tenus devant la mairie.

Le NPA tient à affirmer sa solidarité envers les deux manifestants blessés du fait de l’utilisation de grenades assourdissantes par les forces de l’ordre et envers les quatre manifestants interpelés. Nous exigeons l’abandon de toute poursuite. A nos yeux l’antifascisme n’est pas un crime, permettre la montée des idées xénophobes, sexistes et homophobes en est un.mardi 11 février 2014

http://www.rennes-info.org/Rennes-apres-la-mobilisation

Le Parti de Gauche et Ensemble condamnent clairement la casse et les détériorations commises pendant la manifestation antifasciste (PG 35 / Ensemble (FASE, GA, GU) 

La fin de la manifestation du samedi 8 février contre la tenue d’un meeting du Front National, salle de la Citée, a été marquée une série d’incidents majeurs.

Le Parti de Gauche et Ensemble tiennent a rappeler que pour eux ce meeting en ce lieu symbole du mouvement ouvrier et social sur Rennes est et restera une insulte à la mémoire de générations de militants, de syndicalistes, qui ont consacré leurs combats à l’universalisme, à la solidarité, à la lutte contre le racisme, à l’égalité femmes/hommes.

Le Parti de Gauche et Ensemble ont affirmé lors du rassemblement ce jour là place de la Mairie leur totale solidarité avec les organisations syndicales, associations, organisations politiques alors présentes pour dénoncer la tenue de ce meeting.

Le Parti de Gauche et Ensemble s’étonnent de la préparation des conditions de sécurité qui ont prévalu, autour de la salle de la Cité, de la part de la ville de Rennes et des forces de sécurité. Le risque était évident, malgré cela, les matériaux des chantiers de la place St Anne sont par exemple restés accessibles.

Le Parti de Gauche et Ensemble condamnent clairement la casse et les détériorations commises.
Le combat contre l’extrême droite est un combat politique sans concession qui repose sur la défense des idées et des valeurs, la mobilisation de tous et surtout par un changement radical et sans faiblesse de la politique sociale actuelle. Ce n’est qu’à ces conditions que nous réussirons à vaincre l’extrême droite.

http://www.rennes-info.org/Le-Parti-de-Gauche-et-Ensemble

Et aussi: http://www.rennes-info.org/Mobilisation-reussie-a-Rennes

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09 février 2014 ~ 0 Commentaire

Pierre guéguin, de châteaubriant à la première guerre mondiale (enklask)

marc b Pierre Guéguen et Mac Bourhis

Le 22 octobre 1941, les autorités allemandes décidèrent d’exécuter 27 otages pris parmi les détenus du camp de Châteaubriant en représailles de l’attentat contre Karl Hotz à Nantes deux jours auparavant. En tout, près d’une centaine d’otages dans toute la France sont fusillés en repré- sailles à cet attentat organisé par la branche armée de la résistance communiste[1]. Ces otages sont pour une très grande part des communistes, ainsi Guy Môquet, dont certains avaient été arrêtés avant l’occupation allemande.

Deux parmi les 27

Pierre Guéguin, ancien maire communiste de Concarneau et l’instituteur Marc Bourhis ont eux été arrêtés en juillet 1941, quelques jours après le début de l’invasion de l’URSS par l’Allemagne et ils ont été conduits au camp de Choisel près de Châteaubriant. Ils font partie des 27 otages tués le 22 octobre.

Tous deux n’avaient toutefois pas  été accueillis à bras ouvert par les autres détenus. En effet, Marc Bourhis après avoir milité au PCF jusqu’en 1933 s’est rapproché du mouvement trots- kyste comme d’autres instituteurs de la région. Membre du POI, Parti Ouvrier Internationaliste, il a aidé à l’organisation d’un meeting de ce parti à Concarneau en 1937, puis a rejoint les rangs du PSOP, Parti Socialiste Ouvrier et Paysan, de Marceau Pivert. Ce parti dispose d’une toute petite organisation régionale avec des militants essentiellement issus du mouvement syndicaliste enseignant. Un ancien membre de la SFIO, Alain Le Dem, a une influence sur l’ensemble du groupe. Dans le Finistère, le Morbihan et les Côtes du Nord, on peut déceler l’action du PSOP à travers les archives et la presse militante[2].

Bourhis est aussi un ami proche de Pierre Guéguin. Lui aussi eut des difficultés avec les autres otages communistes : militant communiste important de la Bretagne, maire de Concarneau et conseiller général, il avait aussi mené la campagne des législatives de 1936 au nom du Front Popu- laire devenant ainsi malgré sa défaite un partisan de l’union des partis de gauche. En août 1939, il ne suivit pas la ligne officielle du PCF en ce qui concerne le pacte germano-soviétique et condamne publiquement lors d’un conseil municipal le 1er septembre 1939 la politique de l’URSS. Il est aussitôt banni de toutes les organisations communistes et lorsqu’il arrive au camp de Choisel, lui et son ami sont immédiatement mis à l’écart.

La mémoire des deux hommes fut ensuite constamment l’objet d’enjeux plus politiques qu’histo-riques. Le PCF a longtemps refusé avec violence d’accepter la présence d’un trotskyste et d’un communiste critique parmi les fusillés de Châteaubriant. Les organisations trotskystes ont elles souvent annexées Pierre Guéguin faisant de lui un militant qui aurait rejoint leurs rangs. Des témoi- gnages sujets à caution affirment par ailleurs que l’ancien maire de Concarneau s’était en prison rapproché à nouveau du communisme officiel. L’ouvrage de l’historien Marc Morlec, Filets bleus et grèves rouges[3] est revenu plus récemment sur le parcours politique de Pierre Guéguin et sur l’ensemble de la polémique, apportant de nombreux éléments neufs, mais pas forcément toujours d’ailleurs de façon convaincante[4].

Pierre Guéguin et la Première Guerre mondiale

Mais si je m’intéresse au parcours de Pierre Guéguin, c’est avant pour sa participation à la Première Guerre mondiale, son adhésion à la SFIO en 1919, parti qu’il quitte ensuite après la scission de Tours pour le jeune PCF, auquel il reste fidèle jusqu’en 1939 tout en conservant une autonomie, qui lui sera souvent reproché d’ailleurs, par rapport à l’appareil.

Pour connaître son parcours durant ces années, deux sources sont utilisables. Tout d’abord son dossier personnel d’officier et ensuite plusieurs rapports provenant des archives de la gendarmerie du Finistère. En effet, Guéguin est pendant toute l’entre-deux-guerres un officier de réserve et cela inquiète à plusieurs reprises les services de la gendarmerie, car ce lieutenant qui effectue ses pério- des de réserviste, est également un des leaders les plus en vue du communisme breton. (…)

Mais aujourd’hui à l’heure où j’écris ces lignes, la mairie de Concarneau rend hommage à son ancienmaire et à son ami. Parfois le chercheur en histoire doit aussi s’incliner aussi devant la mémoire.

http://enklask.hypotheses.org/789

Commentaire:  Marc Bourhis était trotskiste, leur mise en quarantaine avant leur exécution, prouve bien que Guéguen n’était pas revenu au PCF.

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08 février 2014 ~ 0 Commentaire

La gauche non-gouvernementale cherche son plan de bataille (les Inrocks)

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Face au réveil de la France réactionnaire, la gauche radicale cherche une nouvelle visibilité.

Olivier Besancenot appelle à organiser une « révolte globale» en février-mars qui réunirait tous les opposants de gauche au gouvernement.

Le leader télégénique du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) avait disparu des écrans radar. Il n’a pourtant pas abandonné son mégaphone. Entre une pile de L’Anticapitaliste (l’hebdomadaire du NPA) et une autre de son nouveau livre, La conjuration des inégaux, Olivier Besancenot échangeait avec des sympathisants ce lundi 3 février à la librairie La Brèche, à Paris. “Pour l’instant, on est en train de perdre la lutte de classe”, lâche-t-il à une assistance préoccupée. C’était l’occasion de prendre le pouls d’une gauche non-gouvernementale qui, visiblement, a du plomb dans l’aile. Pourquoi est-elle subitement passée en mode furtif ?

La droite a repris la rue

Depuis des mois, la droite et l’extrême droite lui ont subtilisé le pavé. La “Manif pour tous”, la “Marche pour la vie”, le “Jour de colère” nous rappellent de manière éloquente que la rue est éminemment politique, et que la gauche n’a pas son monopole. “Les mobilisations sociales à la gauche du PS sont les grandes absentes de l’époque”, estime Omar Slaouti, militant des quartiers populaires et ex-militant au NPA. Dernières en date, la “Marche pour la révolution fiscale”, qui avait réuni en décembre dernier le Front de gauche, le NPA et Lutte ouvrière (LO), et les manifestations de solidarité pour le droit à l’IVG en Espagne, le 1er février dernier.

“Pourtant, il y a une forte attente, à un moment où les inégalités se creusent, et où la droite et l’extrême droite occupent le champ politique. Une opposition de gauche manque cruellement dans le paysage politique actuel”, poursuit le militant. Face à ce constat, Olivier Besancenot propose d’organiser en février-mars, conjointement avec les partis de la gauche non-gouvernementale, une “initiative de révolte globale contre la politique du gouvernement qui associe tous ceux et toutes celles qui luttent contre les politiques d’austérité, sur les questions de logement, de discrimination, et d’emploi”.

“Construire une grande initiative unitaire”

La gauche non-gouvernementale, traditionnellement divisée, parviendra-t-elle à s’unir dans la rue dans une situation qu’elle estime urgente ?

“Elle finira par dépasser ses désaccords, veut croire Omar Slaouti. Dans le vent des mobilisations il peut y avoir des rapprochements qui sont souhaitables sur le terrain des luttes.” “On ne va pas laisser la rue à la droite ultra, confirme Pierre-François Grond de la Gauche anticapitaliste (GA). Le moment est venu pour la vraie gauche de reprendre l’initiative sur le plan démocratique, social, électoral, et dans les manifestations de rue”“Nous sommes très favorables à l’idée de construire une grande initiative unitaire, approuve Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche (PG). Mais le jour où on va décider de le faire, il faudra qu’on soit plus nombreux que la droite, ce qui demande de la concertation”, précise-t-il. “De toute façon on est condamné à y arriver si on croit un minimum à ce qu’on raconte, martèle Olivier Besancenot. L’espoir c’est que chacun soit piqué au vif par ce qu’il vient de se passer et se dise qu’il faut trouver les moyens de mettre en place ce type d’initiatives”.

Pour Eric Coquerel, si la gauche non-gouvernementale n’a pas le vent en poupe, c’est aussi parce que “François Hollande désoriente la population : un président de gauche assume presque de faire pire que celui qu’il a battu !” “Les gens sont sidérés par les positions de François Hollande, confirme Pierre-François Grond. Il a provoqué beaucoup de confusion politique. Notre responsabilité maintenant, c’est de reprendre l’initiative : on ne peut pas laisser s’installer le tête-à-tête entre Hollande et le patronat d’un côté, et l’extrême droite de l’autre. La riposte peut s’organiser à l’occasion des municipales et des européennes”.

Un nouveau souffle aux municipales ?

Les municipales apporteront-elles un nouveau souffle à la gauche anticapitaliste ? On peut en douter tant les divergences de stratégies sont flagrantes entre ses composantes. Le Parti de Gauche et le PCF se sont dernièrement tirés dans les jambes, l’un privilégiant l’autonomie par rapport au PS, l’autre l’alliance dans certains cas, le plus emblématique étant Paris. “Nous n’avons pas réussi à nous entendre sur une stratégie nationale“, convient Eric Coquerel. Avec le NPA et LO – intransigeants sur leur indépendance vis-à-vis du PS – le dialogue est à fleur de peau. Sur d’éventuelles listes communes aux municipales rassemblant le NPA, LO et le Front de Gauche, Olivier Besancenot affirme qu’“à partir du moment où on est d’accord pour construire une opposition à la gauche du gouvernement, c’est-à-dire sans se présenter avec le PS et sans diriger les villes avec le PS, il y a eu des accords unitaires et il y en aura encore”.

Alors que “la classe des riches” semble inexorablement gagner la guerre de classe, comme l’avait affirmé Warren Buffett en 2005, la gauche non-gouvernementale parviendra-t-elle à constituer un bloc unitaire combatif? Olivier Besancenot se veut optimiste et grave : “Il y a quelque chose dans ces heures-là qui nous pousse à agir ensemble. Il n’y a pas de place pour le sectarisme”.  5/02/2014)

http://npa2009.org/content/la-gauche-non-gouvernementale-cherche-son-plan-de-bataille-les-inrocks-5022014

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08 février 2014 ~ 0 Commentaire

Grande-bretagne : left unity, un nouveau parti anticapitaliste (lcr.be)

Grande-bretagne : left unity, un nouveau parti anticapitaliste (lcr.be) dans A gauche du PS loach

Qui aurait pensé qu’un film et un appel lancé par Ken Loach aboutiraient un an plus tard à un nouveau parti de 1 200 membres regroupés en plus de 50 sections locales ?

Le succès de Left Unity (LU) est dû au vide qui existe à gauche. Malgré la brutalité des politiques d’austérité menées par la coalition des conservateurs et des libéraux, le Parti travailliste ne promet qu’une politique d’austérité « light » s’il revient au pouvoir. Il s’engage même à respecter pendant les deux premières années de son futur mandat l’austérité prévue par le gouvernement actuel. Il ne soutient même pas le recours à la grève pour l’emploi et les retraites dans le secteur public, refuse de soutenir les appels à re-nationaliser la poste ou les chemins de fer. C’est pourquoi la plupart des militants qui veulent lutter ne se reconnaissent pas en lui.

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Pour autant, les groupes d’extrême gauche comme le Socialist Workers Party (SWP) et le Socialist Party n’attirent pas ces militants, soit parce qu’ils ne travaillent pas à la construction de véritables mouvements de masse ou parce que les appels à rejoindre leur propre parti sont en avance sur le degré de conscience de ces militants. Autre obstacle pour le SWP, la crise qu’il traverse et les scissions suite à sa gestion des accusations d’agression sexuelle portée contre l’un de ses dirigeants.

Les premiers pas… D’autres forces comme Socialist Resistance et des militants indépendants avaient déjà appelé à la construction d’un nouveau parti large. La collaboration de Ken Loach a rendu cela possible et les projections de son film, l’Esprit de 45, sur les conquêtes des classes populaires dans l’après-guerre, a servi de point d’appui pour organiser des réunions.

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Un an plus tard, en novembre 2013, un congrès de fondation regroupait 600 participants avec une préoccupation : ne pas répéter les erreurs du passé. Pour commencer, Left Unity n’est pas une coalition mais un véritable parti regroupant des membres cotisants. Les expériences antérieures, comme Respect, se sont heurtées au refus de leaders d’adopter un fonctionnement démocratique. Preuve que LU est différent, plusieurs amendements de Ken Loach ont été rejetés, les différentes plateformes bénéficiaient de droits égaux, et les statuts garantissent les droits des minorités et la parité.

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Left Unity n’en est encore qu’à ses premiers pas. D’autres conférences se pencheront dans les prochains mois sur les campagnes prioritaires, l’intervention électorale et nos orientations géné- rales. En plus de Socialist Resistance, d’autres organisations comme Workers Power et le CPGB sont impliqués. Plus significatif, beaucoup de membres de la première scission du SWP sont partis prenantes du processus, et nous avons bon espoir que la deuxième scission le sera aussi. Paral-lèlement, des discussions se mènent pour unifier plusieurs groupes révolutionnaires. Si cette unification voit le jour et qu’il y a un accord sur la nécessité de construire Left Unity, ce sera un grand pas en avant.

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À cette étape, LU regroupe un nombre significatif de militants inorganisés, mais peu de jeunes, et c’est une priorité en terme de construction. Notre but est de gagner des militants syndicaux, du mouvement étudiant, écologiste et féministe. 75 % se sont prononcés pour une perspective anticapitaliste large, plutôt qu’un programme révolutionnaire détaillé tranchant les questions stratégiques. Socialist Resistance fait partie de cette majorité. De nombreux aspects de l’expérience de Syriza nous ont inspirés. Nous devons œuvrer avec les milliers de militants qui veulent se battre, mais qui ne se considèrent ni léninistes ni même révolutionnaires.

De Londres, Dave Kellaway (Traduction Raymond Adams) 7 février 2014

http://www.lcr-lagauche.org/grande-bretagne-left-unity-un-nouveau-parti-anticapitaliste/

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07 février 2014 ~ 0 Commentaire

Pour un week end de révolte de gauche!

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Lettre ouverte du NPA :

Lettre ouverte aux travailleuses et travailleurs, aux jeunes, aux organisations syndicales et politiques qui ne participent pas à la majorité gouvernementale, associations et militants associatifs qui combattent pour les droits sociaux et démocratiques.

ChèrEs amiEs, chèrEs camarades

Depuis les manifestations contre le mariage pour tous, la droite et l’extrême droite sont à l’offensive. Les manifestations réactionnaires se succèdent. Après le refus du mariage pour tous, c’est maintenant le rejet de la procréation médicale assistée (PMA) et la remise en cause du droit à l’avortement. Dans cette course réactionnaire, l’extrême droite fasciste est en pointe : les slogans des manifestations contre la gauche, les homosexuels, les juifs, les musulmans, rappellent de mauvais souvenirs.

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Si la droite et l’extrême droite sont à l’offensive, c’est parce que Hollande et la politique du gouvernement ne cessent de leur faire des concessions dans le même temps qu’ils multiplient les attaques contre les classes populaires. Une fois encore, la droite exige le retrait de la PMA et le gouvernement capitule en rase campagne, en repoussant le débat sur la loi sur la famille qui ne prévoyait même pas la PMA

 C’est ce qui arrive quand un gouvernement de gauche fait une politique de droite. Là est le fond du problème.

Depuis qu’Hollande est au pouvoir, toute sa politique est tournée vers les marchés financiers, le patronat et la droite. Il ne cesse de faire des cadeaux au patronat au prix d’une aggravation du chômage et des inégalités, d’une dégradation des conditions de travail et de vie de la majorité de la population. Le « pacte de responsabilité » proposé au Medef en est le dernier exemple. 30 milliards d’exonérations de cotisations sociales en plus et, pire encore, la liquidation de tout un secteur de la sécurité sociale : les allocations familiales ! En prime, pour financer ces cadeaux, ils préparent 65 milliards sur 4 ans  d’économies budgétaires au détriment des services publics qui vont trinquer et cela pour le plus grand profit d’un patronnat qui licencie et précarise.

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C’est un gouvernement PS-MEDEF qui va mettre en oeuvre ces nouvelles attaques contre les conditions de vie de millions de personnes, alors qu’il y a plus de 5 millions de chômeurs dans le pays ! Un gouvernement qui imite et parfois dépasse celui de Sarkozy dans l’expulsion des sans-papiers, le démantèlement des camps de Roms, l’alliance avec les bétonneurs comme à Notre-Dame-des-Landes.

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Pour stopper la droite et l’extrême droite il est nécessaire de mettre un coup d’arrêt à cette politique d’austérité d’Hollande – Ayrault qui renforce le patronat et la droite et crée le terrain de l’offensive des forces réactionnaires. Il faut interdire les  licenciements, augmenter les salaires, annuler la dette, défendre la sécurité sociale, le droit au logement et les services publics !

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Plus que jamais, contre les attaques réactionnaires, il faut défendre les droits sociaux et démocratiques, les droits des femmes, des homosexuels, des sans papiers. La manifestation pour la défense de l’IVG , en solidarité avec les femmes espagnoles montre la voie. Il y a urgence, il faut une révolte de gauche. Nous nous adressons à tous les travailleurs, les jeunes, les militants, les orga- nisations, à tous ceux et à toutes celles, qui, à gauche, rejettent la droite et l’extrême droite et s’opposent à la politique du patronnat et du gouvernement. Il nous appartient de réagir, de nous rassembler pour les faire reculer, reprendre l’offensive et ne pas laisser la rue à la droite et à l’extrême droite.

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Pourquoi pas un grand week-end de révolte de gauche ?
Dans cette perspective, nous proposons, à l’ensemble des organisations de la gauche politique et syndicale qui ne participent pas à la majorité gouvernementale,  aux associations qui militent pour la défense des droits sociaux et démocratiques de se rencontrer pour agir en commun.

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Partout, sur nos lieux de travail ou d’études, dans nos quartiers, dans nos communes, dans  nos quartiers, dans nos communes, dans nos villes, tous ensemble, préparons la riposte, contre la droite et l’extrême droite, et pour stopper la politique du gouvernement et du Medef.

Avec nos salutations anticapitalistes Le 06/02/2014

Olivier Besancenot, Christine Poupin, Philippe Poutou.

http://npa2009.org/content/lettre-ouverte-du-npa-pour-un-week-end-de-revolte-de-gauche

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07 février 2014 ~ 0 Commentaire

Il s’agit bien de la crise du régime (militant)

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Le dimanche 19 janvier dernier, se déroulait une manifestation à Paris des catholiques intégristes et adversaires du droit à l’IVG, adversaires, donc, du droit des êtres humains à disposer de leur corps et de leur personne. Mobilisés contre une légère libéralisation de la loi existante en France, dite « loi Weil », ils appelaient en fait à la liquidation du droit à l’avortement, telle qu’elle a commencé en Espagne. Il y avait environ 20 000 manifestants.

Une semaine plus tard, le dimanche 26 janvier, le « jour de colère », organisé par les réseaux divers centrés sur le Printemps français et autres groupes de filiation Action française et néo-monarchistes fascisants, effectuait, sur le thème de la détestation de François Hollande, réalise l’unité avec des réseaux de partisans de Dieudonné, qu’un certain nombre d’imbéciles à gauche continue à appeler « artiste » ou « humoriste ». On notera que le collectif breton des Bonnets rouge, cibles de tentatives de récupération ou d’amalgames, avait appelé à ne surtout pas aller à cette manifestation. Environ 15 000 participants, autour d’un noyau dur structuré par l’ancien groupe Œuvre française, officiellement dissout par Valls en juillet dernier avec l’efficacité que l’on peut constater. Ce noyau central de la manifestation, entrainant avec lui les faiseurs de « quenelles », a lancé des mots d’ordres antisémites : « Juif, la France n’est pas à toi », et tout simplement le hurlement menaçant « Juifs-Juifs-Juifs-Juifs … » scandé de plus en plus fort.

Dans les mêmes jours, la rumeur lancée via Facebook et des sms selon laquelle, à l’école, on « enseignerait l’homosexualité » aux enfants, sous le nom de « théorie du genre », enflait et conduisait à des retraits des enfants des écoles les vendredi 24 et lundi 27 janvier, suite à l’appel d’un collectif lancé par Farida Belghoul, ancienne porte-parole de la marche des beurs de 1984 et ancienne militante de l’Union des Etudiants Communistes, aujourd‘hui proche de l‘idéologie de Soral et Dieudonné. L’appel était notamment relayé par les réseaux catholiques intégristes et par les réseaux musulmans salafistes, les uns et les autres communiant dans la détestation d’une école publique accusée de pervertir leurs enfants.

Mais la rumeur fut largement amplifié par le ministère lui-même et les médias, car on ne peut pas dire qu’il y ait eu mouvement de masse de « retrait de l’école » à l’échelle nationale. La très grande publicité donnée de facto à cette affaire par les autorités, affirmant que l’école ne professe aucune « théorie du genre » mais fait en sorte d’inculquer aux enfants des valeurs d’égalité entre les sexes, n’est pas elle-même sans poser question, tant sur les missions assignées à l’école primaire par un gouvernement qui organise son éclatement au nom des « nouveaux rythmes », que sur la tentative d’amalgame ou de réduction du silence par le bruit ainsi fait, à l’encontre des mouvements apparus ces derniers mois pour la défense de l’école et des enfants contre les « nouveaux rythmes ».

Le dimanche 2 février, à nouveau, le collectif de « la Manif pour tous » étroitement lié à l’Eglise catholique et drainant de larges secteurs de l’UMP, a à nouveau remis dans la rue sans doute 80 000 manifestants à Paris et quelques 20 000 à Lyon sous l’égide de l’ineffable Monsignore Barbarin. Le fait que leur rassemblement d’inscrive de facto dans la continuité des hurlements fascistes et antisémites de la semaine précédente, et que leur ancienne porte-parole, Virginie Telemme dite Frigide Barjot, ait appelé à ne pas manifester, ne semble donc pas avoir fait reculer ces troupes, qui ont repris les thèmes du refus de la « théorie du genre à l’école » et de l’interdiction aux couples de femmes de recourir à la procréation médicalement assisté pour élever un enfant, droit actuellement non reconnu.

Mis bout à bout, ces faits, dont le point d’orgue et le plus grave est évidemment, sur la base de la publicité faite à Dieudonné, la convergence antisémite du 26 janvier, pourraient donner l’impression qu’il y a une vague brune en France. Il faut être clair : ce n’est en rien sous-estimer la gravité de ce qui s’élabore dans ces rassemblements que de dire qu’il n’y a pas de vague brune en France.

Une « vague brune » médiatique pour couvrir le bruit de la vague sociale qui monte

La médiatisation exclusive de ce harcèlement de « manifestations du dimanche » occulte évidemment d’autres faits tout aussi importants, et qui mobilisent au total plus de monde. Non seulement les manifestations du samedi 1° février en soutien aux femmes espagnoles ont réunie des milliers de participants, mais les mouvements sociaux dans les entreprises se multiplient.

Mory Ducros, premier transporteur français dont les 5000 salariés sont victimes d’un « plan social », a vu tous ses salariés se dresser, et se heurter durement, non seulement au « repreneur » Arcole qui se livre à un chantage à l’engagement à ne jamais faire grève pour rembaucher 2000 travailleurs, mais aussi au ministre Montebourg qui a cherché la « conciliation » officielle avec le dit repreneur. Au groupe de presse Centre-France -la-Montagne, les salariés occupent le siège social et séquestrent des DRH pendant 2 jours au siège de la République du Centre, prés d’Orléans.

Dans tout le pays, la vague de conflits dans les PME, contre les licenciements, pour les salaires, pour la dignité, partie de Bretagne en octobre, se poursuit. Les salariés de la SNCM, transports public entre la Corse et le continent, ont remporté par une grève dure une victoire partielle sur laquelle les médias font le silence.A Marseille, mi-janvier, des habitants de la cité Félix-Piat (III° arrondissement) ont bloqué le chantier de rénovation urbaine du quartier Saint-Mauront, assuré par le groupe immobilier Nexity, en exigeant de l’embauche pour les jeunes, venus manifester au cri de « On cherche tous du travail. »

A Montluçon, dans le grand lycée général, technologique et professionnel Paul Constans, les professeurs réunis à l’occasion d’une information syndicale du SNES-FSU ont décidé de faire une journée de grève le mardi 21 janvier, au cours de laquelle, réunis en commissions, ils ont élaboré leurs revendications face à la remise en cause ministérielle des statuts : des classes à effectifs réduits, plus de postes, plus de décharges pour compenser les missions de tous ordres, augmentation des salaires de tous par l’augmentation du point d’indice. Les fédérations de fonctionnaires CGT, CFDT, CFTC, CGC, FSU, Solidaires et UNSA écrivant au premier ministre pour dire que « les orientations du président de la République » vont à l’encontre des revendications salariales et amplifie les dégâts de la « RGPP » de Sarkozy.

Le bruit court, et c’est là une rumeur véridique, parmi les fonctionnaires, des propos tenus par le président de région Rousset et repris par les notables de l’Association des Régions de France : bientôt, tous territoriaux, et tous à la botte ! Lors de son meeting du 29 janvier réunissant 5000 participants à la Halle-Freycinet, la confédération CGT-Force Ouvrière a appelé à une journée d’action interprofessionnelle le 18 mars, élargissant un appel à la grève qui concerne déjà les employés de la Sécurité sociale, contre le « pacte de responsabilité ».

 Toutes les organisations syndicales sont confrontées à cette question: rentrer ou non «dans le cadre», selon les termes de la CFDT repris dans une déclaration commune signée le 14 janvier par la CGT, l’UNSA et la FSU, du «pacte de responsabilité», ou réaliser l’unité pour le bloquer ? Plus généralement, se pose la question de bloquer l’ensemble des plans de licenciements, question centrale que Militant a décidé de poser auprès des travailleurs et des militants par l’appel reproduit ci-dessus.

La question Hollande, c’est à nous de la traiter !

Telle est la réalité. Alors quel est le rôle politique immédiat le plus important des manifestations brunes, dieudonnistes et cul-bénistes ? Il est de donner l’impression que rien ne peut plus être fait contre ce président et ce gouvernement, il est de monopoliser à l’extrême-droite la question Hollande, cette question Hollande dont il est au contraire urgent que le mouvement ouvrier, le monde du travail, les mobilisations des exploités et des opprimés, et les militants de gauche qui continuent à penser, se saisissent sans aucune inhibition, sans aucune peur de « faire le jeu » du pire, car c’est Hollande qui fait le jeu, nourrit et utiliser le pire pour sa politique capitaliste néolibérale désormais sans limites.

On ne défera pas les nouveaux nazillons par des manifestations d’union sacrée, mais seulement par la lutte sociale et politique du monde du travail. La question Hollande, c’est à nous de la traiter. François Hollande, dans la pratique réelle, semble bien être le pire des présidents de la V° République, tout en étant celui dont l’assise bonapartiste, dans la société, est la plus faible.

De Gaulle gouvernait « au dessus des partis » et du parlement, jusqu’à ce que la lutte de classe des exploités, suite à la grève générale de mai-juin 1968, le contraigne à démissionner précisément parce que ceci n’était plus possible. Sans passer en revue tous les présidents qui lui ont succédés, constatons que Hollande entend désormais gouverner par ordonnances, comme De Gaulle en 1967, en donnant force de loi à des textes élaborés avec le MEDEF et présentés préalablement aux syndicats comme un cadre obligé de pseudos négociations : casse du code du travail aboutissant à la loi de juin 2013, casse des retraites en septembre dernier, et maintenant liquidation des cotisations patronales, part essentielle du salaire différé, aux Allocations familiales, et attaques généralisées contre les services publics, sous le nom de « pacte de responsabilité ». Intégration des syndicats aux mécanismes de mise en place des attaques antisociales, court-circuit du parlement voué à ne voter que le pistolet sous la tempe, et, pour compléter le tout, pouvoir des notables et des barons régionaux, appelé à devenir « réglementaire ». Le MEDEF et l’ARF (association des régions de France) sont la véritable Chambre des faisceaux et des corporations de la V° République décadente de M. Hollande.

Nicolas Sarkozy avait, avec son « hyper-présidentialité », tenté de doper la V° République et, s’il avait réussi grâce au « dialogue social », collaboration au sommet des principaux dirigeants syndicaux, à faire passer une partie essentielle de ses attaques, il s’était grillé à l’exercice. François Hollande, pour être élu contre Sarkozy, avait proclamé l’avènement de la « normalité ». Concernant l’exercice du pouvoir, c’est pourtant lui qui est en train de réaliser l’hyper-autoritarisme, cela dans une sorte de fuite en avant dans laquelle les affaires diverses, du vaudeville bénin au beaucoup plus grave, sont manifestement appelées à s’accumuler.

La continuité avec Sarkozy passe par l’Union Européenne : c’est en effet la clef de voûte du TSCG, le Traité sur la Stabilité et la Coopération en Europe, écrit par Sarkozy et Merkel et ratifié par Hollande et Merkel, qui détermine l’ensemble de cette politique antidémocratique. Ordonnances au sommet de la V° République, Pacte de Stabilité et oukases de la Commission européenne « au dessus » de lui, pouvoirs régionaux « au dessous », forment la chaine de destruction de toute démocratie, de toute souveraineté, de tout droit social. Au passage, on notera que l’un et l’autre, Hollande et Sarkozy, sont maintenant faits « chanoine de Latran » par le chef de l’Eglise catholique, apostolique et romaine.

Notons aussi que si Hollande a un premier ministre tout aussi inexistant voire pire que l’avait été François Fillon pendant 5 ans sous Sarkozy, sa propre faiblesse nourrit les turbulences gouvernementales possibles, la principale d’entre elle étant la promotion manœuvrière permanente du ministre de l’Intérieur, qui, elle aussi, singe un précédent de la V° République, à savoir ce que furent les rapports entre Sarkozy à l’Intérieur et Chirac à la présidence. Tel est en ses œuvres le président Hollande. C’est lui, c’est sa politique, ce sont les méthodes de cette politique, qui nourrit les dimanche bruns.

Certes, Hollande n’est pas Sarkozy en ce sens qu’il été élu contre Sarkozy, comme dirigeant du Parti socialiste. Prendre en compte cette réalité exige aujourd’hui non que l’on épargne Hollande mais tout au contraire qu’on le condamne. Sa faiblesse insigne, combinée à son auto- ritarisme extrême, résulte précisément de cette situation. Le calcul du capital est de l’utiliser tant et plus avant de s’en débarrasser, ce qui na pas de raison de se produire prématurément tant qu’il sert, et tant que le reste de la représentation politique capitaliste est en crise. Les menées factieuses, intégristes, racistes et antisémites ne menacent pas Hollande, mais participent de son maintien en même temps que celui-ci entretient ces menées. Tenir compte de ce que Hollande a été élu comme dirigeant du PS contre Sarkozy, ce n’est pas raconter que, bien que l’on soit contre le « pacte de responsabilité », on va voter Pour au parlement parce que sinon « c’est la droite, c’est le pire », et puis qu’on va négocier les « contreparties ». C’est Hollande lui-même qui a expliqué, selon le Canard Enchaîné du mercredi 29 janvier, qu’il fallait parler de « contreparties » pour faire passer la pilule du pacte. Et c’est la gauche parlementaire du PS qui met cela en musique. Ce n’est pas là s’opposer au MEDEF, c’est le servir.

Tout député fidèle à ce pour quoi il a été élu devrait voter contre. L’unité doit se faire contre le «pacte de responsabilité ». Et si cela fait tomber Hollande ? Hé bien il sera alors tombé par le côté « gauche » si l’on veut, par le monde du travail, par la démocratie, pas par les factieux du 19 janvier. Différence totale, opposition frontale.

La politique du possible, la politique réaliste, c’est celle qui dit :

Non à la politique de l’Elysée ! A bas le pacte de responsabilité !

A bas les ordonnances ! A bas l’Union dite Européenne !

Unité pour bloquer le pacte ! Unité pour stopper tous les plans de licenciements !

http://www.le-militant.org/Militant/Actualite/Entrees/2014/2/4_Il_sagit_bien_de_la_crise_du_regime.html

Commentaire: Ceci n’est pas un article du Npa!

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06 février 2014 ~ 0 Commentaire

Procès du parti de gauche contre marine lepen

affiche-lepen

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Lors de la campagne électorale législative à Hénin-Beaumont en mai 2012, de faux tracts appelant à voter Jean-Luc Mélenchon ont été distribués par des militants d’extrême droite.

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Par leur contenu, ces faux tracts cherchaient à le déconsidérer. Marine Le Pen a assumé publiquement la manœuvre à la télévision. Jeudi 6 février aura lieu le procès fait à Mme Le Pen pour l’usage de ces faux tracts. Au travers de ce procès, il s’agit de faire condamner des pratiques frauduleuses pour disqualifier un adversaire politique, manœuvres dont l’extrême droite est coutumière et qui rendent impossible la sincérité des scrutins et conduisent à renforcer le discrédit du politique dont se nourrit l’extrême droite.

Contre de telles pratiques, le NPA est solidaire de la démarche engagée par le Parti de gauche. D’autant plus que, dans le contexte actuel, avec la « manif pour tous », le « jour de colère » et la « journée du retrait », le mouvement social doit être uni contre l’extrême droite.

Montreuil, 5 février 2014 http://npa2009.org/node/40206

 

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04 février 2014 ~ 0 Commentaire

Saint malo, un meeting franchement à gauche… franchement réussi !

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Dans une ville d’où les couches populaires et moyennes ont été peu à peu chassées par la spéculation immobilière et la régression des activités maritimes, réunir plus de 500 personnes autour du projet d’une liste municipale de la gauche radicale relevait d’un véritable défi.

Notre liste unitaire PG – NPA – PCF a relevé ce challenge et réussi ce pari. Malgré les embûches jetées par le maire sortant pour barrer cette initiative en refusant la mise à disposition d’une salle municipale, nous sommes parvenus avec le soutien de nombreux donateurs à assumer l’effort financier considérable que constitue la location très onéreuse du Palais du Grand Large.

À l’occasion de ce meeting jeudi 23 janvier réunissant notamment Jean-Luc Mélenchon et notre camarade Philippe Poutou, les MalouinEs ont découvert une alliance originale de trois courants politiques. Cette liste est dans la continuité de nos précédents combats (mobilisation contre le Traité constitutionnel de 2005, municipales de 2008…). Le succès de ce meeting confirme l’existence et la progression dans le pays malouin d’un pôle de résistance aux politiques libérales et d’austérité, une opposition de gauche au gouvernement actuel.

Saluons la qualité des prestations des orateurs nationaux qui avaient fait le voyage, en particulier Philippe Poutou qui a parlé de la nécessaire convergence des luttes ouvrières et populaire, ainsi que l’intervention rafraîchissante de notre jeune camarade Valentine, n°2 de la liste, sur les problé- matiques féministes et jeunes.

Une très belle soirée politique qui donne la « pêche » aux militantEs et sympathisantEs qui « osent franchement à gauche ! » Une soirée porteuse d’espoir pour ces dizaines de MalouinEs, rencontréEs au porte à porte et dans les quartiers, désillusionnéEs mais révoltéEs par les sales coups de ce gouvernement.

Hebdo L’Anticapitaliste – 227 (30/01/2014)

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04 février 2014 ~ 0 Commentaire

Le 8 février à quimper

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02 février 2014 ~ 0 Commentaire

L’urgence est d’organiser la révolte à gauche (libération)

affiche

Olivier Besancenot appelle tous les partis opposés à la ligne sociale-démocrate du gouvernement à s’unir et à préparer un week-end de mobilisation en février.

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 Longtemps facteur à Neuilly, Olivier Besancenot travaille désormais au guichet d’un bureau de poste du XVIIIe arrondissement de Paris. Manifestations de la droite ultra ou tradi, affirmation «sociale-libérale» de François Hollande, difficultés de la gauche radicale à s’unir pour mobiliser : le porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) et ancien candidat à la présidentielle livre son analyse.
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Ce week-end encore la droite la plus réactionnaire bat le pavé. Comment analysez-vous cette mobilisation ?
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C’est une vraie manif d’extrême droite avec des ingrédients fascisants. Il faut savoir que l’extrême droite, en France, ce n’est pas que le FN. Derrière sa soi-disant «nouvelle vitrine», il y a ce danger potentiel de radicalisation. La politique, ce n’est pas figé. Quand la droite court derrière le FN et la gauche derrière la droite, une radicalisation à l’extrême droite apparaît. Ce que l’on espère, nous, c’est qu’un déclic se produise chez ceux qui ont le cœur à gauche et antifasciste.
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Dans les rangs des pro-Dieudonné ne trouve-t-on pas aussi des militants issus de l’extrême gauche séduits par son discours anti-système ?
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Ce que je sais, c’est que la politique a horreur du vide. La force de ces courants-là, c’est la forfaiture actuelle de la gauche gouvernementale, ainsi que la faiblesse de la gauche non gouvernementale comme du mouvement social et ouvrier. Si certains réussissent à agréger et à donner de la visibilité à la contestation, c’est parce qu’en face il n’y a rien, ou si peu. A partir du moment où il n’y a pas de contestation qui apparaît à la gauche du gouvernement de façon audible, crédible, visible et permanente pour donner de la confiance, ce sont les discours haineux qui prévalent.
*Comment expliquez-vous cette faiblesse de la gauche radicale ?

*

Il y a une raison substantielle : dans la course de vitesse entre l’extrême droite et la gauche radicale, on ne part pas du même point. Le Pen, outre son racisme diviseur, est dans le discours du chan- gement de personnel sur le mode «vous avez tout tenté depuis vingt ans, ça ne marche pas : on vous propose de goûter à ceux dont on vous a toujours dit qu’il ne fallait pas le faire». Nous, on dit que le changement de personnel politique ne suffit pas, il faut un changement d’institutions, de repré-sentation et une rupture radicale. C’est ambitieux, mais cela paraît parfois hors de portée immédiate dans un contexte de crise économique avec plus de 5 millions de chômeurs… Un autre problème réside dans les rapports organiques et électoraux d’une partie de la gauche radicale avec le PS : est-ce qu’on assume ou pas de construire un front de la révolte de gauche opposé au gouvernement ? Si oui, cela signifie ne pas se présenter avec le PS aux municipales ou diriger des villes avec lui.

Hollande qui affiche sa ligne sociale-démocrate : les indignés de gauche sont-ils à ce point résignés ?

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Ce n’est pas de la résignation. Il y a des mobilisations, des gens qui s’opposent à la politique du gouvernement, que ce soit sur l’égalité des droits au logement ou les sans-papiers. Sur les licen- ciements, une série de boîtes résistent aussi à la non-action du gouvernement. Le problème est de rendre visible cette contestation qui existe à la base et va au-delà des rangs anticapitalistes. Mon espoir est que les dirigeants des formations non gouvernementales, comme Pierre Laurent (PCF), Jean-Luc Mélenchon (PG) ou Nathalie Artaud (LO), soient piqués au vif. Et se disent qu’au-delà des divergences, l’urgence est d’organiser un week-end de révolte à gauche avant la fin février à Paris. Quant à François Hollande, ce n’est pas un tournant, puisque pour tourner il faut changer de direction. On ne change pas de direction, par contre il y a un saut qualitatif.

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Qu’est-ce qui nuit à la cristallisation de la révolte à gauche ?

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La politique a horreur du vide, mais il n’y a pas de vases communicants. Des déceptions ne naissent que des désillusions et de la résignation. C’est pour cela qu’on n’a jamais joué la voiture-balai der- rière le PS ni même misé sur l’échec des socialistes. Aujourd’hui, l’enjeu pour nous, c’est d’assumer le degré de confrontation avec le gouvernement. On n’est pas en manque de professeurs ou de bons orateurs pour nous expliquer la gravité de la situation : le problème, c’est de se donner les moyens d’agir pour inverser le rapport de force et de montrer qu’il y a une révolte sociale et politique qui s’exprime. Un gouvernement de gauche qui mène une politique de droite, il faut lui réserver le même sort qu’un gouvernement de droite qui mène une politique de droite.

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Mais avec sa politique du compromis, François Hollande entraîne les centrales syndicales…

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Il faut se méfier des enveloppes chocolatées empoisonnées. La question qui se pose aux directions syndicales, c’est de savoir si elles veulent faire partie d’une troïka avec le gouvernement et le Medef, qui va imposer l’austérité en France. La politique de Hollande, c’est la récession assurée. Il prive la population de consommer ce que la société produit. Au rythme où il va, il va faire passer le président Barack Obama pour un type d’extrême gauche !

(Libération 01/02/14) Recueilli par Matthieu Écoiffier et Antoine Guiral

http://npa2009.org/content/lurgence-est-dorganiser-la-revolte-gauche-liberation-010214

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