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14 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Carhaix. La rue du bureau du PS sera rebaptisée rue de l’austérité (LT)

Carhaix. La rue du bureau du PS sera rebaptisée rue de l'austérité (LT) dans A gauche du PS carhaix-300x153 Philippe Poutou visitant l’Hôpital de Carhaix

14 mai 2013 à 11h02

Samedi matin, à Carhaix, à l’initiative du NPA Kreiz-Breizh, du Parti de Gauche et du Front de Gauche, la rue où se trouve le local du Parti socialiste va être rebaptisée.

A 11 h, la rue de Callac va devenir… la rue de l’Austérité. Une initiative que les trois partis d’extrême gauche expliquent ainsi : « Alors que la gauche libérale inflige des défaites aux classes populaires en prenant fait et cause pour le patronat, en reniant ses promesses électorales comme sur les retraites ou le droit de vote aux étrangers, il est indispensable de proposer une alternative à gauche. C’est à la rue, au mouvement social, à la gauche politique de ne rien lâcher et d’organiser la résistance à l’offensive de la droite et de l’extrême droite ».

http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaix/carhaix-la-rue-du-bureau-du-ps-sera-rebaptisee-rue-de-l-austerite-14-05-2013-2102158.php

Le NPA Kreiz Breizh, le Parti de Gauche, le Front de Gauche organisent à 11h00 samedi 18 mai rue de Callac à Carhaix un rassemblement devant le siège du parti Socialiste.

En cette occasion la rue de Callac sera rebatisée « Rue de l’austérité ». Une alternative à ce gouvernement et à ses amis. C’est donc à la rue, au mouvement social, à la gauche politique de ne rien lâcher et d’organiser la résistance à l’offensive de la droite et de l’extrême droite. Alors que la gauche libérale inflige des défaites aux classes populaires en prenant fait et cause pour le patronat, en reniant ses promesses électorale comme sur les retraites ou sur le droit de vote aux étrangers, il est indispensable de proposer une alternative à gauche.
A toutes celles et ceux qui souhaitent un réel changement où la condition humaine serait au centre de tous les débats et loin d’une population au service d’une économie, pour l’interdiction des licenciements, pour un véritable partage des richesses, pour un controle de la population du système bancaire et financier, rendez vous rue de Callac le samedi 18 mai à 11h00.

Matthieu Guillemot.

 

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13 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Grande-Bretagne : du neuf dans la gauche radicale

Grande-Bretagne : du neuf dans la gauche radicale dans A gauche du PS old-labour Depuis le labour s’est « modernisé »…

Nous publions ci-dessous des extraits d’un appel paru dans le journal Guardian et signé par Ken Loach, cinéaste, Kate Hudson, secrétaire générale de la Campaign for Nuclear Disarmament et Gilbert Achcar, chercheur en sciences politiques à Londres. 8 000 personnes ont déjà signé ce texte soutenu par une partie de la gauche anticapitaliste britannique, dont nos camarades de Socialist Resistance.

Le parti travailliste nous a trahis. Nous avons besoin d’un nouveau parti de gauche
La Grande-Bretagne a besoin d’un parti qui rejette les politiques néolibérales et améliore la vie des gens ordinaires.  Aidez-nous à le créer ! L’austérité précipite la catastrophe économique qui atteint l’Europe, tout récemment la population chypriote. Mais George Osborne (ministre de l’Économie et des Finances du gouvernement Cameron – NDLR) poursuit la même politique désastreuse. Le budget présenté la semaine dernière n’est pas une surprise : Osborne a annoncé encore de nouvelles coupes budgétaires ainsi que l’extension du blocage des salaires dans le secteur public, ce qui signifie une baisse du pouvoir d’achat en termes réels (…)
La violence des attaques économiques du gouvernement ne connaît pas de limites. Aide aux handicapés, allocations chômage, impôts locaux, taxe sur les pièces inoccupées : autant de politiques punitives dirigées contre les membres les plus vulnérables de la société (…) Mais, bien sûr, la vérité est qu’en réalité, les politiques d’austérité ont été conçues en vue du démantèlement de l’État-providence, de la baisse des salaires, de la marchandisation complète de l’ensemble de l’économie, de la destruction de tous les acquis économiques et sociaux obtenus par les couches populaires depuis la Seconde Guerre mondiale (…)
Dans le passé, beaucoup s’attendaient à ce que le Parti travailliste agisse pour nous et avec nous ; mais ce n’est plus le cas. L’allocation chômage ? La semaine dernière, le Parti travailliste s’est abstenu et maintenant le gouvernement peut en exclure un quart de million de demandeurs d’emploi. La taxe sur les pièces inoccupées ? Est-ce qu’un gouvernement travailliste l’abolirait ?
Nous avons besoin de politiques qui rejettent les coupes budgétaires des conservateurs, qui régénèrent l’économie et améliorent les vies des couches populaires. Nous n’obtiendrons rien de tout cela du Parti travailliste. Cela ne fait aucun doute : par le passé, certaines réalisations travaillistes ont été remarquables (…) Mais ces réalisations appartiennent maintenant au passé. Aujourd’hui, le Parti travailliste s’est converti aux coupes budgétaires et aux privatisations. Il démantèle lui-même sa grande œuvre passée. Le Parti travailliste nous a trahis (…)
Le Parti travailliste britannique n’est pas isolé dans son glissement à droite et sa conversion aux politiques économiques néolibérales. Ses partis frères en Europe ont suivi le même chemin depuis deux décennies. Mais, ailleurs en Europe, de nouveaux partis ou de nouvelles coalitions – comme Syriza en Grèce ou Die Linke en Allemagne – ont commencé à occuper l’espace laissé vacant et à offrir une alternative politique, une vision économique et sociale. Il faut en finir avec l’anomalie qui laisse la Grande-Bretagne sans alternative politique de gauche pour défendre l’État-providence, l’investissement créateur d’emplois, le logement et l’éducation, la transformation de l’économie.
C’est pour cette raison que nous appelons les gens à se joindre au débat pour la fondation d’un nouveau parti de gauche. La classe ouvrière ne peut rester sans représentation politique, sans défense alors même que toutes ses victoires et tous ses acquis sont en train d’être détruits.

Traduction de François Coustal

Dimanche 12 mai 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 194 (08/05/13)

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13 mai 2013 ~ 0 Commentaire

3e Université d’été (CADTM)

3e Université d’été (CADTM) dans A gauche du PS feedtheworld2

Comité contre la dette du tiers monde: bloquez vos agendas !

La 3e Université d’été du CADTM Europe se déroulera les 28, 29 & 30 juin à la Marlagne, près de Namur, en Belgique. Elle comprendra plus de 25 ateliers et plénières pour analyser les enjeux et discuter des actions à mener pour affronter le système dette au Nord comme au Sud de la planète : mouvements d’audit citoyen et d’opposition à l’austérité en Europe et ailleurs ; combats des femmes pour l’émancipation ; reconnaissance de la dette écologique ; retour sur les annulations de dette dans l’histoire de l’humanité ; outils pédagogiques…

Avec des conférenciers/cières d’Europe, d’Afrique et d’Amérique Latine.  Et en soirée, pour l’ambiance et la bonne humeur : concerts, spectacles et bar.

Une occasion unique de partager votre curiosité et vos expériences avec des centaines de personnes venues des quatre coins d’Europe et d’ailleurs.

CONTACT
CADTM, 345 avenue de l’Observatoire, 4000 Liège, Belgique, 0032 (0)4 226 62 85
Email : cecile@cadtm.org // Tel : 00 32 (0)484 99 53 81

Au plaisir de vous rencontrer à l’Université d’Été !
L’équipe du CADTM

POUR S’INSCRIRE (Clôture des inscriptions au 12 juin.)

http://cadtm.org/3e-Universite-d-ete-du-CADTM

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13 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Etat espagnol : Deux ans après – « Esther Vivas: « Le Mouvement du 15-M nous a redonné confiance dans le ‘nous’ pour pouvoir changer les choses »

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Esther Vivas est une combattante infatigable de la résistance civique, membre du Conseil Scientifique d’ATTAC, activiste et chercheuse en mouvement sociaux et en politiques agricoles et alimentaires. Elle est en outre diplômée en journalisme et fait partie du Centre d’Etudes sur les Mouvements Sociaux de l’Université Pompeu Fabra de Barcelone. Elle est auteure de plusieurs livres, dont le plus récent est « Planeta Indignado. Ocupando el futuro » (Sequitur, 2012). Avec Josep Maria Antentas, elle y explique les caractéristiques du Mouvement du 15-M (15 Mai 2011, NdT), ou mouvement des Indignés qui, au cours du printemps 2011, a occupé les places de plusieurs villes espagnoles. Un mouvement citoyen pacifique qui promeut une démocratie réelle et plus participative.

En tant que chercheuse en mouvements sociaux et comme activiste, comment définirais-tu ces mouvements ?

Un mouvement social est un groupe de personnes qui partagent une certaine identité collective et qui se mobilisent par des canaux non institutionnels pour changer une situation déterminée. Il y a des mouvements sociaux très divers qui cherchent à transformer la société dans des aspects déterminés en considérant que les pratiques menées à bien par le gouvernement dans ces domaines ne sont pas correctes.

Aujourd’hui, on remet en question le système actuel, dans le cadre de la crise aiguë que nous sommes en train de vivre. Et ce contexte favorise l’émergence d’organisations sociales et de mouvements qui posent la question d’autres politiques. Ils défendent et exigent, par exemple, un logement digne, un enseignement et une santé publics et de qualité, etc.

Nous sommes au deuxième anniversaire du mouvement du 15-M ; quel bilan en tires-tu ?

Je pense que l’impact le plus important du 15-M et des Indignés s’est produit dans l’imaginaire collectif, autrement dit dans la manière de percevoir le monde et dans la capacité de mettre en question ce qui nous à conduit à la situation présente de crise. En outre, il nous a redonné confiance dans le « nous » pour pouvoir changer les choses. Depuis le début de la crise, les différents gouvernements qui se sont succédés dans l’Etat espagnol nous ont répété à satiété que nous « avions vécu au dessus de nos moyens » et ils nous ont fait nous sentir complices, voire coupables, de la situation. Mais le 15-M a rompu avec ce discours hégémonique et a construit un discours contre-hégémonique. Nous ne sommes ni coupables ni complices de cette situation car nous en sommes les victimes. Le mouvement a été capable de créer un discours alternatif, en générant un changement de mentalité dans l’imaginaire des gens.

Qui sont les responsables directs de cette situation ?

Les coupables sont les élites économiques et financières qui, avec le soutien de la caste politique actuelle, nous ont conduits à cette situation de banqueroute. Ce sont eux qui ont « vécu au dessus de leurs moyens » et ont spéculé dans l’immobilier, ont construit des milliers de logements qui sont restés vides.

Quelles sont les « idées-forces » de ce mouvement alternatif et sa nouvelle manière de faire de la politique à la base ?

Les médias disaient que c’était un mouvement apolitique, mais cela était faux parce que le mouvement revendiquait une autre politique, en comprenant la politique comme la lutte quotidienne pour nos droits, une politique à partir d’en bas, de la base. Après l’émergence du 15-M, le mouvement a défini quelques principes qui le situent dans un axe idéologique de gauche : changer le monde et les politiques en faveur des gens. Et nous l’avons constaté dans les revendications qu’il défend : nationalisation des banques, démocratie réelle, politique au service des personnes, etc. Lors des campements du 15-M, il y avait de la politique. Elle ne se respirait pas seulement dans les déclarations et les discours mais aussi dans la pratique. L’occupation des places et les multiples activités qui s’y organisaient signifiaient la volonté de commencer à changer le monde ici et maintenant.

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13 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Les gauches dans la crise François Sabado (Contretemps)

 Les gauches dans la crise François Sabado (Contretemps) dans A gauche du PS agitprop

Une social démocratie « de plus en plus bourgeoise et de moins en moins ouvrière »…

L’évolution de la social-démocratie est un bon indicateur des tendances de la situation.

La crise des années trente s’est produite dans un contexte de poussée du mouvement ouvrier après la Révolution russe de 1917, et elle a elle-même provoqué une radicalisation des classes populaires et des organisations ouvrières. Tous les courants du mouvement ouvrier, des réformistes jusqu’aux révolutionnaires, ont polarisé des millions de travailleurs. Conjuguée à la montée du fascisme, la crise a poussé à gauche les gros bataillons de la social-démocratie, conduisant des secteurs significatifs de cette dernière vers des positions des plus radicales.  Aujourd’hui, le mouvement de la social-démocratie est inverse : plus la crise s’approfondit, plus la social-démocratie s’adapte au capitalisme néolibéral.

Comment expliquer cette transformation ?

D’aucuns pensaient que, sous les effets de la crise, des secteurs des classes dominantes, et à leur suite les partis de l’Internationale socialiste en Europe, allaient s’orienter vers des politiques keynésiennes ou néo-keynésiennes, de relance de la demande, d’intervention publique plus forte. Au contraire, les Partis socialistes ont relayé, quand ils n’en ont pas été à l’initiative, des politiques d’austérité, ainsi en Europe du Sud et aujourd’hui en France. Aucune classe dominante ni aucun Etat ne reprend à son compte des politiques keynésiennes ou de compromis sociaux. Au contraire, ces secteurs utilisent la crise pour accroître les taux d’exploitation et de plus-value. La concurrence inter-capitaliste les conduit à une marche forcée pour baisser le niveau de vie de millions de gens. Mais au-delà des grandes tendances économiques, il y a un problème politique : le choix keynésien est le produit de rapports de forces imposés par les luttes de classes. C’est la Révolution russe, les poussées des luttes des années 1930 ou celles de l’après-guerre et des années 1960 qui ont imposé de telles politiques aux bourgeoisies et aux Etats.

Aujourd’hui, la dégradation du rapport de forces au détriment des classes populaires n’oblige en rien ceux d’en haut à des politiques de concessions ou de compromis sociaux.

A l’inverse, ils redoublent leurs attaques en imposant l’austérité et ils dictent cette politique à leurs « lieutenants » sociaux démocrates. Du Pasok grec aux autres partis socialistes d’Europe du Sud, en passant par l’ensemble de l’Internationale socialiste, règnent les politiques de soumission à la dette, de respect de la « règle d’or » de l’austérité budgétaire, de défense des intérêts patronaux. Ce processus d’adaptation résulte aussi d’une intégration croissante de la social-démocratie aux institutions étatiques, des sommets de ces partis aux milieux des marchés financiers et des capitaines d’industrie. L’arrivée d’un Strauss-Kahn à la tête du FMI illustre bien ce processus. Lénine, en son temps, avait qualifié les partis socialistes de partis « ouvriers-bourgeois ». Ces partis sont aujourd’hui de « moins en moins ouvriers et de plus en plus bourgeois ». Ils restent liés, par leur origine historique, au mouvement ouvrier, mais leurs liens avec leur base sociale et politique sont de plus en plus distendus.

Chaque parti a son histoire et les différences sont notables entre, d’une part, les liens qui unissent la social-démocratie allemande au mouvement syndical, et, d’autre part, ceux plus distanciés du Parti socialiste français avec le mouvement syndical. Mais, globalement, leurs rapports au mouvement populaire sont de plus en plus faibles, sapés par leur soutien aux politiques d’austérité. Certains ont connu une perte massive d’adhérents, comme en Allemagne dans les années 1990, tandis que d’autres, tel le PASOK en Grèce, peuvent subir un effondrement ou, comme en Espagne, affronter des crises qui mettent en danger leur existence. Cette mutation qualitative, si elle allait jusqu’au bout, transformerait ces partis en « partis démocrates à l’américaine ». Type de transformation qu’a connue, non un parti social démocrate mais le Parti communiste italien, devenu parti bourgeois du centre gauche. Cette trajectoire peut être freinée du fait des nécessités de l’alternance politique, qui incitent à ce que ces partis ne soient pas des partis bourgeois comme les autres. Dans les pays où l’histoire du mouvement ouvrier reste vivante et où la social-démocratie est encore forte, cette dernière ne peut jouer un rôle clé dans le jeu et les institutions politiques que parce qu’elle est « social démocrate ». C’est la raison du maintien des références historiques, bien que les partis socialistes de ce début du XXIe siècle n’aient plus grand chose à voir avec ceux des XIX et XXe siècles.

Espaces et limites de la gauche radicale

Ce glissement vers la droite de la social-démocratie a libéré un espace pour les forces à gauche des partis socialistes. Dans les derniers mois, des forces comme le Front de gauche, Izquierda Unida en Espagne, ou Syriza, l’ont occupé. Les forces réformistes de gauche ont même réussi à regagner une partie substantielle de l’électorat des gauches anticapitalistes ou révolutionnaires, en particulier en France. En effet, l’espace occupé par la « gauche radicale » résulte plus du déplacement à droite des partis socialistes et de la crise de représentation politique européenne que d’une poussée du mouvement de masse et d’une radicalisation politique de secteurs de la société, sauf en Grèce avec l’expérience de Syriza. Un phénomène comme celui de Beppe Grillo a lui aussi aspiré non seulement les électeurs de la gauche radicale mais aussi des électeurs de droite et de gauche. Les espaces de Grillo ou de Syriza peuvent se recouper, mais le mouvement des cinq étoiles n’est pas Syriza, loin de là. Dans un cas, au-delà des aspirations des citoyens qui se sont reconnus dans Grillo dont il faut tenir compte, nous avons affaire à un mouvement aux positions problématiques, dans la cas de Syriza, nous avons un mouvement politique de la gauche radicale.

Dans une situation marquée par des résistances mais aussi par des défaites, les partis (tels les partis communistes) qui disposent d’une meilleure implantation sociale et des positions syndicales ou institutionnelles résistent mieux et représentent une alternative plus crédible que les forces anticapitalistes (excepté en Grèce où le KKE, parti très stalinien et diviseur, s’est isolé alors même qu’il garde une force militante). Mais le rebond électoral de ces formations politiques ne s’est pas accompagné d’un renforcement organisationnel et politique correspondant, ce qui nous renvoie à la dégradation des rapports de forces politiques globaux.

Mais la crise change aussi la donne dans les rapports entre le social-libéralisme et les partis communistes.

Ces derniers sont en prise à de nouvelles contradictions entre, d’une part, des intérêts liés aux alliances nouées entre dirigeants socialistes et communistes, et, d’autre part, des politiques d’austérité endossées ou dirigées par les partis sociaux-démocrates d’une telle brutalité qu’elles rendent plus difficiles des coalitions gouvernementales communes. En Espagne, ces contradictions conduisent Izquierda Unida à s’opposer aux politiques d’austérité, mais dans le même temps à participer à un gouvernement avec le PSOE en Andalousie. En Italie, la nébuleuse de l’ex-Refondation communiste s’est perdue en restant subordonnée au centre gauche du parti démocratique. En France, le Front de gauche apparaît, pour l’opinion populaire, comme opposé à Hollande, mais que de contorsions pour éviter de s’afficher clairement dans l’opposition de gauche à ce gouvernement ! Combien de votes hésitants et contradictoires au Parlement sur la politique gouvernementale. Et ce n’est un secret pour personne que le PCF sera tiraillé, lors des prochaines élections municipales de 2014, entre ceux qui reconduiront les alliances avec le PS et ceux qui voudront intégrer des listes du Front de gauche. Et ces contradictions ne disparaîtront pas, même derrière de bons résultats électoraux.

En France, le Parti de gauche, dirigé par Jean-Luc Mélenchon, a su grâce à son alliance avec le PCF, donner une réelle dynamique au Front de gauche. Les 4 millions de votants pour Mélenchon et les dizaines de milliers de participants aux meetings de la campagne électorale ont constitué un point d’appui pour l’action et le débat contre les politiques d’austérité. Mais cette fois encore cette dynamique ne s’est pas traduite par un renforcement des organisations du Front de gauche.

En France, J.-L. Mélenchon représente, au sein du spectre de la gauche radicale européenne, l’exception française, avec son combat pour la « République ». Par bien des aspects, il se montre des plus virulents contre la politique du gouvernement, mais il conjugue ses références à la lutte de classes avec un « républicanisme nationaliste » qui ajoute à la confusion des idées et des programmes. Sur le plan politique et historique, sa référence n’est pas la République des Communards, qui opposait la république sociale aux classes bourgeoises, mais celle des républicains qui fusionnent, dans leur défense de la république, les mots « nation », « république » et « Etat ». Sur le plan stratégique, cette conception subordonne la « révolution citoyenne » ou « la révolution par les urnes » au respect des institutions de l’Etat des classes dominantes. [Et ne croyons pas que] Or ces références, loin d’être des coquetteries idéologiques, ne vont pas sans implications politiques. Ainsi, lors de la campagne présidentielle, il réaffirma dans les Cahiers de la revue de la Défense nationale « qu’en l’état actuel, la dissuasion nucléaire demeure l’élément essentiel de notre stratégie de protection ». Il est au demeurant étonnant qu’un partisan de l’écosocialisme défende la bombe nucléaire française.

Mais c’est surtout face à une question politique clé comme l’intervention française au Mali que les conceptions de J-L Mélenchon sur l’Etat et la République ont des conséquences. Sa défense de la République le conduisant à se questionner pour savoir si « les intérêts français » sont menacés ou pas. S’il rejette « toute intervention néocoloniale », il « prend acte », dans un premier temps, de l’intervention militaire, puis « souhaite la victoire des forces françaises dans le nord Mali ». Son refus de définir la politique de F. Hollande comme étant celle de l’impérialisme français l’empêche d’exiger l’arrêt des bombardements et le retrait des troupes françaises du Mali.

Encore une fois, ces divergences ne sont pas sans incidences sur l’action politique. Le refus d’une participation au gouvernement Hollande, certains de ses votes au Parlement contre les politiques d’austérité et son soutien aux luttes sociales créent les conditions de l’action commune avec le Front de gauche. Mais ses ambiguïtés par rapport à la majorité parlementaire socialiste, le refus de revendiquer comme opposition de gauche au gouvernement, les liens institutionnels qui l’unissent au PS sont un frein dans la construction d’une alternative. D’autant plus que le Front de gauche est actuellement contrôlé par le PCF et J-L Mélenchon, malgré quelques voix discordantes qui ne parviennent pas à entamer les rapports de forces en son sein.

Lire l’intégralité:

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article28650

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12 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Danger : La droite sort dans la rue

Danger : La droite sort dans la rue  dans A gauche du PS a_lextreme_droite_de_dieu-3641c-212x300

Ceux qui avaient oublié que la hiérarchie catholique était une force réactionnaire, pour ne se préoccuper que de l’islam, peuvent prendre la mesure de leur aveuglement.

La mobilisation contre le mariage pour tous est là pour le démontrer. Elle a été au départ préparée par l’appareil de l’Eglise catholique qui a recueilli des fonds, affrété des cars, etc.  La liaison avec l’UMP était évidente. Le mouvement a démarré en novembre 2012. En avril 2013, il se poursuit par des mani- festations quasi quotidiennes, au moins à Paris. Cela prouve qu’il faut en finir avec cette laïcité à deux vitesses de ceux qui traquent le moindre foulard et votent sans problème des subventions aux écoles dites libres, voire, au mépris de la loi, s’arrangent pour financer la construction d’églises. Le dossier de notre revue apporte une contribution, à compléter ultérieurement, à l’analyse des rapports entre religions et réaction mais aussi, parfois, résistance sociale. Il est ainsi en phase avec l’actualité. L’offensive réactionnaire a conduit à des agressions contre des homosexuels. A terme, elle peut être porteuse de dangers encore plus lourds. Comme l’écrit Le Monde daté du 17 avril : « Une génération de droite se construit ». Une mobilisation de rue s’est développée, tenace et déterminée, et ce ne n’est pas la gauche qui en est à l’origine mais la droite et l’extrême droite unies à des courants catholiques.

Hollande, l’arroseur arrosé

Certes, le gouvernement s’est piégé lui-même. Hollande, au départ, avait cru faire un bon coup en faisant traîner le débat sur le mariage. Il espérait que la droite parlementaire allait se ringardiser sur un terrain où elle était minoritaire dans l’opinion. D’ailleurs, même le Front national avait hésité : Marine Le Pen n’avait pas participé à la première grande manifestation sur le sujet. Mais la ténacité d’un groupe, au départ restreint, a fait gonfler les mobilisations. Il faut y ajouter que Valls n’a pas été aussi dur et menaçant avec eux que, par exemple, avec les travailleurs de GoodYear. Certains des manifestants font preuve d’un sens tactique remarquable en mettant notamment en avant le mot d’ordre « Hollande arrête avec le mariage, occupe-toi du chômage ». Et effectivement, beaucoup de gens, y compris parmi ceux favorables au mariage pour tous, ont quelque part le sentiment que Hollande a escamoté les débats parlementaires sur le traité budgétaire et l’ANI (accord fl exibilité) et ne fait rien sur le chômage. La crise capitaliste continue. Si on ne peut parler de crise de régime, il existe bien une crise politique. Le discrédit du PS est considérable tandis que l’affaire Cahuzac écarte du devant de la scène médiatique bien d’autres affaires touchant la droite. Travailleurs, chômeurs, retraités n’attendent plus que des coups de ce gouvernement. Dans une telle situation, les hésitants, les déçus, les désorientés, comme l’a montré l’Histoire, tendent à se rallier au camp qui manifeste le plus d’énergie. On ne peut exclure que soit en train de se préparer une relève politique qui amalgamerait la droite et une partie de l’extrême droite. C’est à ces défis qu’il faut faire face.

Construire une opposition de gauche

Cette situation confirme la nécessité de construire une opposition de gauche au gouvernement, à la droite et à l’extrême-droite sur les terrains social et politique. Il faut aussi reprendre la rue. Une mobilisation coordonnée des entreprises en lutte contre les licenciements serait un point d’appui. Mais cela ne se décrète pas. Il faut donc travailler à renforcer des mobilisations sur tous les terrains où des braises existent, avec le plus de visibilité possible, et en prise avec les préoccupations immédiates de ceux et celles qui souffrent de l’austérité. Il faut aussi une propagande unitaire ou de parti largement compré-hensible qui démonte les mécanismes de la crise et la politique gouvernementale. Face au Front national, la priorité est de le dénoncer comme antisocial et pas seulement comme raciste. Il faut enfin expliquer inlassablement que des alternatives existent et pourraient être mises en place par un gouvernement aussi fidèle aux intérêts des exploités que Sarkozy et Hollande le sont aux intérêts des exploiteurs. Ce qui suppose, bien sûr, d’en finir avec la Ve République.

Après celle du 1er mai, le NPA a participé à la manifestation du 5 mai. Mais il ne le fera pas sur le mot d’ordre de VIe République qui déconnecte social et politique. Clémentine Autain, membre de la coordination du Front de gauche, pousse cette logique à l’extrême dans Le Monde daté du 19 avril. Elle énumère une série de mesures à prendre pour « une issue émancipatrice aux désordres actuels » puis conclut : « Le préalable, c’est de lancer un processus constituant pour la VIe République ». Plutôt que de leur organisation et de leurs luttes, les travailleurs, les chômeurs, les retraités, devraient ainsi attendre leur salut d’une hypothétique constituante…

Dimanche 12 mai 2013 Publié dans : Revue Tout est à nous ! 43 (mai 2013) Par Henri Wilno 

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10 mai 2013 ~ 0 Commentaire

5 mai : frapper ensemble, marcher séparément

5 mai : frapper ensemble, marcher séparément dans A gauche du PS 775844_france-politic-pcf-300x133

Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblés ce dimanche 5 mai à l’appel du Front de gauche et d’autres organisations, dont le NPA qui manifestait sur ses propres mots d’ordres. C’est un succès.

Dans une situation marquée par le sale boulot gouvernemental, la brutalité des attaques patronales, des reculs du mouvement social, et l’offensive de la droite et de l’extrême droite contre le mariage pour tous, il fallait reprendre la rue. Après la manifestation du 30 septembre contre le traité européen, c’est une grande manifestation d’opposition de gauche à la politique gouvernementale. Au-delà des positions de la direction du Front de gauche, des dizaines de milliers de personnes ont exprimé leur rejet des politiques gouvernementales d’austérité.

Un premier pas

Il faut maintenant s’appuyer sur cette manifestation, la remobilisation militante qu’elle a montrée, pour construire la résistance sociale aux plans de licenciements, pour défendre l’emploi, augmenter les salaires, relancer les services publics. Elle doit se prolonger dans la manifestation nationale du 11 mai contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ou dans la mobilisation pour l’égalité des droits, en particulier la défense des droits des homosexuelLEs.

Il faut frapper ensemble pour changer les rapports de forces entre le mouvement social et le gouvernement, la droite et le Front national. Dans la course de vitesse engagée entre l’extrême droite et le peuple de gauche, il est décisif ­d’arracher des victoires partielles, d’enclencher une dynamique de mobilisation, de construire une opposition de gauche au gouvernement qui bloque les plans d’austérité et impose la satisfaction des besoins sociaux de la population.

L’unité d’action, avec le Front de gauche comme avec Lutte ouvrière, est décisive pour faire basculer le rapport de forces en faveur des classes populaires. Mais il faut aussi construire une alternative anticapitaliste face à la profondeur de la crise du système, une politique de rupture avec les exigences de l’Union européenne, l’annulation de la dette illégitime, la socialisation publique du service bancaire et des secteurs clés de l’économie.

Et dans ce domaine, il y a des différences avec les dirigeants du Front de gauche  : on ne peut combattre la politique du gouvernement Hollande et exiger de devenir Premier ministre du même Hollande, comme le fait Mélenchon. Les différences entre le social libéralisme et une gauche qui défend les intérêts des classes populaires ne sont pas, comme l’expliquent les responsables du FdG une question de curseur mal placé au sein d’une même majorité PS, Verts et Front de gauche.

Contre un gouvernement social libéral, il faut un gouvernement anti austérité qui s’appuie sur le mouvement social et amorce une rupture avec le système capitaliste. Cela suppose de marcher séparément pour déployer une politique anticapitaliste indépendante.

SABADO François 8 mai 2013

* Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 194 (08/05/13).

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09 mai 2013 ~ 0 Commentaire

L’Humanité et ses trous de mémoire (LO)

L'Humanité et ses trous de mémoire (LO) dans A gauche du PS tintin-197x300

L’Humanité du 7 mai s’indigne des privatisations annoncées par Ayrault.

Rappelant que le précédent gouvernement PS, celui de Lionel Jospin, avait privatisé à tour de bras tout en prétendant ne pas vouloir le faire, le quotidien, qui titre « Jeu de mots et jeu de dupes », écrit avec raison : « Décidément, jouer avec les mots pour masquer une réalité inavouable aux yeux des électeurs de gauche en attente de changement semble un bien commun à Lionel Jospin et Jean-Marc Ayrault. » Mais si cet article rappelle bien des faits, il est apparemment une autre réalité inavouable pour L’Humanité. Pas une fois, elle ne rappelle que le Parti communiste a participé pendant cinq ans à ce gouvernement Jospin. Son numéro 2 d’alors, Gayssot, y était ministre des Transports et à ce titre responsable entre autres de « l’ouverture du capital » d’Air France. Son numéro 1 à venir, Marie-George Buffet, y était ministre à la Jeunesse et aux Sports, et le PCF avait encore trois sous-ministres, Michelle Demessine, Jacques Brunhes et Michel Duffour. Et le journal ne rappelle pas non plus que les ministres du PCF sont restés solidaires, et jusqu’au bout, de ce gouvernement qui s’était tellement discrédité par sa politique antiouvrière, dont ces privatisations étaient un aspect, qu’à l’élection présidentielle de 2002 Jospin ne put même pas passer le premier tour. Le candidat du PCF, Robert Hue, déjà présent à la présidentielle de 1997, ne fut pas en reste puisqu’il vit son score s’effondrer de 8,65 % à 3,37 % des voix.

P.L.

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2336&id=8

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08 mai 2013 ~ 0 Commentaire

De la lutte à la scène politique (JDD)

De la lutte à la scène politique (JDD) dans A gauche du PS 753683_menahes-300x203 Pierre Le Ménahès

Ils ont lutté de Florange à Clairvoix en passant par Lorient. Aujourd’hui, ces héros éphémères de la crise se cherchent un futur au service de la République.

Depuis plus de deux ans, on suit leurs combats. Qui ne se souvient d’Édouard Martin, casque blanc et gilet orange dans le froid, au pied des hauts-fourneaux de Florange ou au petit matin à Bercy en train de partager un croissant avec Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif? Figure emblématique de la CFDT d’ArcelorMittal et visage de l’acier lorrain en crise. Et puis on l’a revu, crevant l’écran dans On n’est pas couché face à Laurent Ruquier, cette fois en auteur*. Avant lui, Pierre Le Ménahès, ancien métallo de la SBFM (devenue Fonderie de Lorient) et délégué CGT avait mené la lutte pour sauver les fondeurs de son entreprise. Mission accomplie puisque Renault reprendra la fonderie en 2010. Comme Édouard Martin, Pierre Le Ménahès a eu son heure de gloire cathodique sur TF1, dans Paroles de Français, frondeur à souhait face à un Nicolas Sarkozy en responsabilité. Moins, toutefois, que Xavier Mathieu, le cégétiste leader des Conti mobilisés pour sauver leurs emplois à Clairvoix (Oise) en 2009. Avec ses copains, il n’hésitait pas à brûler des pneus et avait saccagé la sous-préfecture de Compiègne. Depuis, il est intermittent du spectacle et interprète des rôles de syndicalistes.

Être des gisements de voix

Tous avouent réfléchir à une suite. Pas dans l’entreprise, où ils sont « cramés » sans pour autant l’être dans leur syndicat. « Les organisations syndicales sont encore pétries de valeurs fondées sur la préservation de l’outil de travail. On astique les machines pour la reprise. On ne les détruit pas. Or, depuis les Conti, on n’hésite pas à casser l’usine. Les leaders de ces mouvements deviennent des membres déviants, mal acceptés par leur appareil », raisonne le sondeur d’Ipsos, Jean- Marc Lech. Mais leur médiatisation en a fait de « bons clients » pour la République. Les partis politiques l’ont compris qui les courtisent. « Ils ont su capter l’intérêt des médias dans la mise en scène de leurs combats. Pour les partis, ce sont des héros de la France en crise », analyse le chercheur Dominique Andolfatto. Xavier Mathieu ne dit pas le contraire : « Depuis quatre ans, tous sont venus me voir. Ils me disent que je représente quelque chose. Mais ça ne m’intéresse pas. Je crois plus au combat que l’on mène dans la rue. » Lui pourrait toutefois s’engager s’il y avait un front uni de la gauche absorbant le NPA et les Verts, « un vrai parti de terrain ». « Beaucoup de Français se sont reconnus dans le combat de l’acier. Je pourrais être un gisement de voix », estime Édouard Martin.

Le Ménahès au NPA? Martin au PS?

Pierre Le Ménahès, lui, est presque décidé. En retraite depuis un an, il y pense presque tous les jours en se rasant. Olivier Besancenot, fondateur du NPA, lui fait des appels du pied. Les deux hommes devraient se revoir avant l’été pour parler de son adhésion. « Je me sens proche de ses idées. C’est un parti de militants. Je n’ai pas de prétention nationale mais cela m’intéresse de maintenir le lien avec les gens en lutte en Bretagne, notamment dans la filière automobile. » À condition de ne pas se faire récupérer. Édouard Martin jure être toujours « en réflexion ». Certains l’attendent chez Jean-Luc Mélenchon. Mais il n’a pas aimé son « coup de balai sur les élus de la République ». D’autres le voient plus sûrement rejoindre les rangs du PS. Il est proche d’Aurélie Filippetti, qui lui aurait volontiers légué sa circonscription en Moselle, et d’Arnaud Montebourg. Depuis qu’il a lancé l’hypothèse d’un engagement, il a reçu des messages d’encouragement. « Mais on m’a surtout taillé des costards », ajoute-t- il. Avec une quinzaine d’irréductibles de Florange, il voudrait inventer un nouveau mode de fonctionnement, comme les comités de quartier brésiliens. Une forme de démocratie directe. Il faudra en passer par un parti existant. « Sans étiquette, on n’a aucune chance d’avoir un mandat. » Édouard Martin l’imaginerait bien européen. Mais il réfléchit…

*Ne lâchons rien. Contre l’économie cannibale (Cherche Midi)

Bruna Basini – Le Journal du Dimanche 6 mai 2013  |  Mise à jour le 7 mai 2013

http://www.lejdd.fr/Societe/Social/Actualite/De-la-lutte-a-la-scene-politique-605914

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07 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Mali, colonialisme et militarisme français : les impasses du Front de gauche (Ael)

Mali, colonialisme et militarisme français : les impasses du Front de gauche (Ael) dans A gauche du PS militarisme1

L’intervention au Mali est en cours depuis 4 mois et Hollande n’a pu éviter un débat au Parlement pour décider du maintien des troupes alors qu’il s’était engagé à leur départ au mois d’avril.

Jamais qu’un coup de bluff de plus. Aucun vote contre ! Des inquiétudes, des réserves, mais pas de quoi alimenter la moindre opposition ! Et pourtant les raisons de s’opposer ne manquent pas : ces quatre mois d’intervention militaire coûtent 200 millions d’euros, aucune solution politique n’est en vue, la relève malienne n’est pas à l’ordre du jour, et la puissance d’influence de la France, comme le dit Laurent Fabius, est renforcée. Ce vote honteux permet en fait le maintien de la présence militaire au Mali pour longtemps et devenir une véritable occupation territoriale pour le compte des intérêts de la France et des grandes puissances qui la soutiennent.

Comme au Gabon, au Sénégal, à Djibouti, au Tchad, en Côte d’Ivoire, en République Centre Africaine. A l’Assemblée nationale, les députés Front de gauche avaient voté l’envoi des troupes françaises au Mali.  Ces mêmes députés viennent de s’abstenir sur le maintien de la présence militaire française dans ce pays. Le NPA réaffirme sa totale opposition à cette action relevant typiquement de la Françafrique. Nous dénonçons cette guerre impérialiste qui comme toutes les précédentes, Irak, Afghanistan, ou Somalie…, n’alimentera que la chaos et la guerre civile.

De même, nous ne pouvons qu’exprimer notre consternation devant la récente réaction de Jean-Luc Mélenchon à la publication du livre blanc sur la défense nationale.

« Non à la liquidation de l’argument militaire de la France Austérité et atlantisme sont les maîtres mots du livre blanc de la Défense remis ce jour au président de la République. Ce sont deux dangers mortels pour la souveraineté et l’indépendance de la France. Ce livre blanc est une nouvelle preuve de l’hypocrisie des solfériniens et de l’incohérence du gouvernement. François Hollande annonce qu’il ne touchera pas à la dissuasion nucléaire mais il a accepté d’inscrire la France dans le projet atlantiste de bouclier anti-missile en Europe.

François Hollande annonce des moyens préservés pour le budget militaire mais le livre blanc prévoit des dizaines de milliers de suppressions d’emplois et la vente d’actions de l’Etat dans les industries de Défense. Ce livre blanc marque un nouvel étiolement de la puissance militaire de la France. Il prépare les grandes phrases selon lesquelles « on ne peut rien faire sans les autres ». Air trop connu ! Le renoncement à l’indépendance et à la souveraineté est toujours présenté comme une fatalité indépendante de notre volonté. Je refuse cette liquidation de l’argument militaire de la France. Loin de l’atlantisme et de l’austérité, la France doit construire une défense souveraine et altermondialiste. »

Cette déclaration combine les pires travers :

défense du nucléaire militaire « français » ; invocation de l’entité « France » sans aucune référence sociale ; soutien souverainiste à « l’argument militaire » de la France ; référence baroque à un militarisme « altermondialiste ». Cette doctrine militaire de Mélenchon trouverait donc sa place constitutionnelle dans la VIe République que le Front de gauche appelle de ses vœux… La position du NPA, adoptée à la quasi-unanimité lors de son congrès de fondation, propose exactement l’inverse.

 » Arrêt de la guerre et retrait de toutes les troupes françaises d’Afghanistan ; retrait de la France de l’alliance militaire impérialiste qu’est l’OTAN ; démantèlement de l’industrie militaire française et européenne, à reconvertir dans les industries protégeant l’environnement ; arrêt des ventes d’armes françaises à l’étranger. Désarmement nucléaire total et unilatéral, et appel à une interdiction mondiale de l’arme nucléaire. Interdiction et suppression des armes nucléaires, biologiques et chimiques. »

On comprend ainsi encore mieux pourquoi le NPA ne se retrouve pas dans le mot d’ordre de VIe République tel qu’avancé par le Front de gauche. Le numéro de la république nous intéresse peu, son contenu beaucoup plus.

http://www.afriquesenlutte.org/afrique-de-l-ouest/mali/article/mali-colonialisme-et-militarisme

3 mai 2013

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