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21 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper municipales, la gauche de la gauche au 1er tour (LT)

Quimper municipales, la gauche de la gauche au 1er tour (LT) dans A gauche du PS lcr-q La liste de 2008

« Osons la démocratie », c’est le nom du collectif soutenu par le NPA et le Front de gauche. Comme à chaque scrutin municipal, depuis 1995, la gauche de la gauche va présenter une liste au premier tour. En 2008, elle avait réalisé 6,6 % des suffrages.

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Dans la continuité des listes de premiers tours présentées par la LCR et les Alternatifs, la gauche de la gauche a annoncé hier matin, place Terre-au-Duc, son entrée en lice.

« Osons la démocratie »  Sous l’appellation « Osons la démocratie », la future liste soutenue par le NPA et le Front de gauche s’est présentée comme une « liste large, unitaire, ouverte au-delà de ses premières composantes » et « totalement indépendante du PS au premier tour et au deuxième tour ». « Le gouvernement Hollande-Ayrault tourne le dos aux intérêts des salariés et des couches populaires, il aggrave les politiques de Sarkozy-Fillon », affirme Gérard Mas (NPA).

« Une démocratie participative réelle… » Les critiques sont tout aussi fermes contre la gestion PS de la ville de Quimper. « Nous allons substituer une démocratie participative réelle à la démocratie représentative », annonce Daniel Ferrenback (Fédération pour l’Alternative Sociale et Ecologique, FASE). « Quand une mandature se finit avec autant de controverses avec les associations, c’est qu’il y a un problème », souligne-t-il.

« Débats confisqués… »  Le collectif « résolument à gauche » a listé toute une série de « débats confisqués » critiquant la méthode du maire, Bernard Poignant : « Sur les délégations de service public, la gouvernance du pôle Max-Jacob, la polémique née de la tentative de fermeture de trois écoles en milieu de mandat, les rythmes scolaires plus récemment… », abondent Marie-Claire Poder (PCF-Front de gauche) et Philippe Levallois (Alternatifs-Front de gauche). Ce qui fait dire à ce dernier : « Nous voulons une reconquête et un développement des services publics, nous reverrons les règlements de services et créerons une commission de contrôle financier des DSP ».

Révision du plan transport  Si le futur Plan transport est critiqué à droite, il l’est aussi à la gauche de la gauche qui en demande sa révision. « Pour nous, la gratuité n’est pas un tabou », affirme Jeanine Carrasco (NPA), faisant référence à cette politique mise en place à Aubagne avec « une augmentation de 180 % de voyageurs ». Les propositions portent aussi sur une extension des horaires des bus le matin et le soir et une meilleure desserte des quartiers. Pour « une municipalité de gauche, sociale et écologiste », « Osons la démocratie » a élaboré un programme en douze propositions. Aucun nom n’a été avancé hier comme tête de liste. De même, « Osons la démocratie » se « donne le temps pour présenter sa liste ». 20 octobre 2013 Pratique Contact : tél. 06.07.04.67.71. Prochaine réunion jeudi à 20 h à la MPT de Penhars. Jacky Hamard

http://quimper.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimper/ville/municipales-la-gauche-de-la-gauche-au-1er-tour-20-10-2013-2274787.php

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19 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Municipales: PS et PCF alliés à Paris? L’avenir du Front de Gauche dans la balance (le Huff)

Municipales: PS et PCF alliés à Paris? L'avenir du Front de Gauche dans la balance (le Huff) dans A gauche du PS p3NxJjhj9v dans A gauche du PS Même pas mal!

A scrutin local, enjeu capital.

Les 4000 adhérents parisiens du PCF sont appelés à voter depuis jeudi et jusqu’à ce samedi. Objectif: valider le principe d’une alliance dès le premier tour avec la candidate socialiste Anne Hidalgo ou au contraire acter la rupture en rejoignant les listes autonomes du Front du gauche. Selon des sources au PCF et chez son partenaire du Parti de Gauche, les militants communistes devraient « logiquement » se rallier à la position arrêtée par le conseil départemental, qui a validé à 67% le principe d’une union dès le premier tour. Un choix a priori en cohérence avec le passé: aux municipales de 2001 comme en 2008, le PCF s’était allié dès le premier tour avec les socialistes et trois des 36 adjoints actuels du maire, Bertrand Delanoë (PS), sont des communistes. Problème: d’après Jean-Luc Mélenchon et ses amis, c’est l’avenir même du Front de Gauche qui est désormais dans la balance.

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« Paris, capitale de la résistance à l’austérité » A cinq mois des élections municipales, le Parti de gauche est entré en guerre contre ce vote interne. Pour les mélenchonistes, pas question de combattre la « politique d’austérité » du gouvernement socialiste et de s’allier « pour quelques postes » avec le PS dans les communes. En ligne de mire: les 13 sièges de conseillers de Paris (contre 8 aujourd’hui), les 32 conseillers d’arrondissement et les trois postes de maire adjoint garantis par le Parti socialiste parisien en cas de victoire. Et tant pis pour la promesse de 30% de logements sociaux par an obtenue par le PCF. Dimanche dernier, Jean-Luc Mélenchon n’a pas eu de mots assez durs qui éreinter la stratégie de son allié communiste: « Comment peut-on faire une bêtise pareille? Comment peut-on être aussi mauvais stratège? », a-t-il martelé devant ses amis du Parti de Gauche en ciblant le patron du PCF, Pierre Laurent, sénateur francilien et favorable à des accords au cas par cas. La candidate du PG, Danielle Simonnet, est sur la même ligne: « Paris doit être la capitale de la résistance à l’austérité. Les élections municipales ont toujours eu une résonance nationale. Tout particulièrement aujourd’hui quand le gouvernement soumet les collectivités à des baisses de dotations. » Et de rappeler que 5 des 9 composantes du Front de Gauche ont d’ores et déjà rejoint le front anti-austérité qu’elle mènera dans les 20 arrondissements de la capitale.

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Des conséquences jusqu’aux européennes La stratégie des mélenchonistes est claire, même s’ils s’en défendent: dramatiser l’enjeu du scrutin parisien pour convaincre les militants communistes de voter contre leurs propres dirigeants. Mais pour Ian Brossat, chef de file des élus communistes de la capitale, « il est irresponsable de faire dépendre l’avenir du Front de Gauche d’une simple élection municipale ». Soucieux de ne pas prendre parti, le jeune élu du 18e assure d’ailleurs que « rien n’est décidé » et que tout se jouera entre deux sentiments contradictoires, très présents chez les militants PCF. Soit c’est « la volonté que Paris reste à gauche » qui l’emporte, et donc l’union avec les socialistes, soit c’est la « grande colère des communistes contre le gouvernement et la crainte que sa politique d’austérité ait des conséquences au niveau municipal », explique-t-il.

« Les échos du terrain me montrent que les militants communistes sont très attachés à la survie du Front de Gauche. La direction fédérale veut quitter le Front de gauche sur Paris, mais beaucoup de dirigeants communistes vont conduire des listes du Front de gauche ailleurs », plaide encore la candidate PG, Danielle Simonnet. Pourtant, dans les coulisses, les amis de Jean-Luc Mélenchon pensent que la partie est d’ores et déjà pliée et que les adhérents suivront la ligne des « apparatchiks » du PCF. Une dispute, la plus grave dans la courte histoire du Front de Gauche qui pourrait avoir des répercussions sur un autre scrutin, celui des européennes. « Soyons sérieux! », s’agace le communiste Ian Brossat, persuadé que PCF et PG mettront de côté leur différend municipal pour « partir unis aux européennes ». Pour l’heure donc, motus et bouche cousue. Mais au Parti de Gauche, la menace est sur la table: « Il y aura un avant et un après vote des communistes à Paris ». Le HuffPost  |  Par Geoffroy Clavel Publication: 19/10/2013 08h18

http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/19/municipales-ps-pcf-paris-avenir-front-gauche-balance_n_4123662.html?utm_hp_ref=france

On peut lire aussi:

http://www.ccr4.org/Melenchon-PCF-la-double-impasse-du-Front-de-Gauche

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17 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Edito : Autonomie ou opposition ?

Edito : Autonomie ou opposition ? dans A gauche du PS melenchon_and_laurent-saturne

« C’est le moment d’affirmer notre autonomie ! » a lancé Jean-Luc Mélenchon en clôture de la convention du PG consacrée aux élections 2014, en réponse à Pierre Laurent qui prône le rassemblement avec la majorité gouvernementale. Et de dénoncer la politique et les capitulations du gouvernement, « voilà pourquoi il faut se fâcher et maintenir, quoi qu’il en coûte, le feu de la colère. »

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Jean-Luc Mélenchon module cependant sa colère. Celle-ci se concentre sur les grandes villes de plus de 100 000 habitants — ailleurs, il faut voir selon les situations — et principalement sur Paris. « Je déplore l’exemple désastreux qui sera donné si, à Paris, un des partenaires décide de quitter le Front de gauche pour une liste d’union », a-t-il affirmé tandis que Danielle Simonnet, tête de liste PG dans la capitale, estimait qu’en « aucun cas on ne peut troquer l’Humain d’abord pour quelques places d’abord ». Mélenchon brandit la menace : « Personne n’est obligé d’être membre du Front de gauche. C’est un choix libre. On vient si on est d’accord avec l’indépendance ! »

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La crise est sérieuse puisque sur Paris, la majorité du conseil départemental du PCF s’est prononcée pour des listes d’union avec le PS. Les militants trancheront cette semaine. La crise est sérieuse et vient souligner et accentuer la contradiction qui taraude le Front de gauche : être dans la majorité gouvernementale ou s’opposer à elle, il faut choisir.

Malheureusement, Mélenchon lui-même ne choisit pas. L’autonomie du 1er tour vise à construire un rapport de forces pour négocier le rassemblement au second. Pour notre part, nous militons pour un tout autre rassemblement, le rassemblement d’une opposition de gauche à ce gouvernement des riches et des patrons.

Dans bien des villes, nous discutons avec nos camarades du PG, parfois du PCF, de construire des listes pour les élections municipales. Non seulement des listes autonomes, mais bien d’opposition à ce gouvernement et à la politique que sa majorité met en œuvre au niveau de tout le pays, indépendantes au premier tour comme au second, des listes qui soient des outils pour porter « le feu de la colère » dans les mobilisations, pour imposer nos droits.

Mercredi 16 octobre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 213 (17/10/2013)

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11 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Front de gauche: risque de fortes précipitations

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La prochaine échéance des municipales va être un véritable test pour les différentes composantes du Front de gauche. Essentiellement dominé par le PCF, ses 8 000 éluEs et ses 761 mairies, ce Front connaît aujourd’hui des débats violents.
Ces débats ont déjà abouti à une scission de la Gauche unitaire. Une moitié regroupée autour de Christian Piquet refuse de participer à la création avec la Gauche anticapitaliste, la FASE et une partie des Alternatifs d’un « troisième pilier » qui ne serait que « l’extrême gauche du Front » selon ses opposants. Comme le PG, la GA s’inquiète de voir le PCF préparer des listes dès le premier tour avec le PS.
L’essentiel repose donc sur le PCF qui a réuni ce week-end plus de 500 dirigeants locaux et éluEs. En laissant formellement le choix des alliances aux instances locales, la direction a quand même donné le ton : critiquer le PS à gauche mais ne pas rompre avec un parti qui lui assure ses éluEs et donc en partie son financement. Pierre Laurent a été clair : « le coeur de notre stratégie : transformer la gauche pour la rassembler…Le maître mot pour nous n’est pas l’autonomie, c’est le rassemblement en allant le plus loin possible au premier tour et en rassemblant toute la gauche au second », et de conclure : « Pas de frontière au rassemblement ».

La direction a choisi Le maire PCF de Saint-Denis, Didier Paillard, a tellement bien compris le message, que confronté dans sa propre ville à la candidature du député PS Hannotin, il conclu ainsi son interview dans l’Humanité : « L’union, pour l’heure, le PS s’y refuse. Mais je ne renonce pas et ne renoncerai jamais à notre démarche citoyenne de rassemblement à gauche »… Le Conseil national a validé les noms des têtes de liste des villes de plus de 20 000 habitants. Dans les jours qui viennent, les militantEs du PCF devront trancher le choix entre liste autonome du Front de gauche ou liste commune avec le PS. À Paris où le PS accepte de doubler le nombre d’éluEs du PCF ou à Toulouse, les choix de la direction sont clairs. Mais pour les militantEs, ça ne sera pas évident.
Mélenchon a déjà décidé de déborder provisoirement le PCF sur sa gauche, en annonçant des listes autonomes dans toutes les grandes villes, avec donc dans certaines villes des forces issues du Front de gauche en concurrence… Au niveau des directions, ce débat reste essentiellement tactique, mais parmi les militants, cela rejoint un débat essentiel dont nous devons être partie prenante : être de simples opposants à la politique d’austérité ou construire une véritable opposition politique de gauche à un gouvernement dont les capitulations nourrissent l’extrême droite.

Alain Krivine Vendredi 11 octobre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 212 (10/10/2013)

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07 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

France, une guerre de classes (Essf)

France, une guerre de classes (Essf) dans A gauche du PS riches-et-leurs-chiants-640x

Pourquoi ce titre la Violence des riches? Quels en sont les différents aspects?

Nous avons voulu faire la synthèse des différentes formes de violence qu’exercent les familles les plus riches de notre pays. La violence, ce n’est pas seulement les agressions physiques mais tous les moyens utilisés pour maintenir les uns dans le besoin et l’incertitude, les autres dans la richesse. D’abord la violence économique, avec la mise au chômage pour des raisons de spéculation financière de millions de personnes. Ensuite, la violence politique, idéologique, qui manipule la pensée. Elle s’accompagne de l’utilisation d’une langue de bois particulièrement perverse qui travestit la réalité: on peut parler d’escroquerie linguistique quand on parle par exemple de «partenaires sociaux».

Des chiffres sont assénés en permanence comme justification des politiques sans que les Français aient les moyens de juger de leur pertinence. Il y a la violence de l’espace: les classes populaires et les classes moyennes inférieures sont reléguées à la périphérie des villes. On n’est plus dans une lutte des classes au grand jour comme avant; on est passé à une guerre de classes avec des formes de violence multiformes, visibles et invisibles. Les salariés ordinaires sont présentés comme une charge pour leur employeur, des bénéficiaires d’avantages nuisibles pour la compétitivité. Les chômeurs, eux, sont des parasites, des paresseux, des fraudeurs. L’immigré est érigé en bouc émissaire. Cela conduit à des formes de tétanisation des classes populaires, une perte de repère, voire une incapacité à penser le changement.

La bourgeoisie reste une classe mobilisée?

Oui, nettement. Alors qu’il y a une forme de dislocation des classes populaires. Il faut noter à cet égard l’impact des politiques de la ville mises en place par les socialistes vers 1983-1984. Elle n’a pas rempli ses objectifs affirmés mais on a abouti à une forme de territorialisation de la classe ouvrière qui vit maintenant pour une large part dans des périphéries souvent désignées par des expressions dévalorisantes ou des sigles incompréhensibles réservés aux quartiers pauvres, alors que les quartiers bourgeois conservent des dénominations traditionnelles ou bien gagnent des désignations du type «triangle d’or». Cela s’inscrit dans le mouvement qui vise, de la part de la bourgeoisie, à faire perdre à l’ennemi de classe son identité sociale. La trahison des valeurs de la gauche par le PS joue aussi son rôle dans le désarroi populaire.

On peut aussi penser que des formes de violence plus traditionnelles sont en réserve, comme quand Manuel Valls (ministre de l’Intérieur) dénonçait par avance les ouvriers de Goodyear?

C’est certain. La classe ouvrière est un «ennemi de l’intérieur» et des formes de violence plus ouvertes peuvent être utilisées ou sont envisagées. Ce n’est pas pour rien que le gouvernement s’est opposé à la loi d’amnistie sociale. La police se dote d’équipements modernisés, de drones…

Le gouvernement Villepin (2005-2007) a ressuscité des textes datant de la guerre d’Algérie. Mais ils préfèrent utiliser la violence économique et idéologique, c’est efficace: un salarié qui a des échéances à payer pour ses crédits hésitera plus à faire grève. Certes, la violence traditionnelle reste en réserve.

Pour désigner le Parti socialiste, vous utilisez dans votre livre l’expression «deuxième droite». Pourtant, comme vous l’écrivez, à Neuilly-sur-Seine, on choisit massivement la droite traditionnelle?

Nous connaissons pas mal de grands bourgeois qui ont voté Hollande. Sur le fond, nous pensons que l’oligarchie a besoin de l’alternance pour donner l’apparence du changement. Et puis Hollande fait passer des mesures que Sarkozy (président de 2007 à 2012, antérieurement ministre de l’Intérieur et des Finances sous la présidence Chirac) aurait eu des difficultés à prendre.

Nous faisons référence dans notre livre aux réseaux de Hollande dans la finance (son trésorier de campagne en 2012, Jean-Jacques Augier, est dans le même temps actionnaire de deux sociétés domiciliées dans un paradis fiscal) et à cet ouvrage auquel il a participé en 1985, La gauche bouge, qui assumait complètement le tournant libéral du PS en 1983 et voulait l’accentuer.

Le Front national est-il considéré par la bourgeoisie ou certains de ses secteurs comme une alternative possible?

Oui… mais une alternative électorale pour le peuple. La bourgeoisie pour le moment ne veut pas du Front national au pouvoir. Par contre, elle préfère un FN à 25% plutôt que le Front de gauche, le NPA (Nouveau parti anti-capitaliste), LO (Lutte ouvrière), si possible ensemble, à ce niveau-là. Ce serait plus dangereux pour elle, surtout que l’on ne peut pas imaginer que ces partis atteignent de tels scores sans mouvements sociaux.

Le PS lui aussi utilise le Front national. Le principal parti qu’apprécie la bourgeoisie, toujours pour le peuple, c’est celui des abstentionnistes. L’abstention, on le sait, touche avant tout les milieux populaires. Il existe des textes complètement élaborés qui permettraient de la réduire, de décompter les votes blancs: ces projets de loi restent aux oubliettes.

Certaines analyses mettent l’accent sur les différences entre bourgeoisie financière et industrielle. Qu’en pensez-vous?

En fait, ce que nous constatons surtout c’est que l’interpénétration entre finance et industrie augmente de jour en jour. Le monde industriel est financiarisé. Il y a le lien avec les actionnaires ou avec les banques. Certains groupes industriels possèdent des banques. Des PME (Petites et moyennes entreprises) peuvent être dépendantes du crédit bancaire. En dehors des entreprises solidaires, c’est à peu près le même univers. Il faut aussi noter le lien entre la finance, la haute administration, et le monde politique.

Un exemple: la façon dont, en juillet 2013, la commission de contrôle de la Caisse des dépôts, présidée par le socialiste Henri Emmanuelli, a avalisé un décret (préparé dans les services de Pierre Moscovici, ministre des Finances du gouvernement Ayrault) transférant 30 milliards d’euros de fonds des caisses d’épargne vers les banques. (Publié sur le site du NPA)Publié par Alencontre le 4 – octobre – 2013

[1] Collection Zones, La Découverte, 17 euros

http://alencontre.org/europe/france/france-une-guerre-de-classes.html

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30 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Ces apprentis James Bond qui espionnent la gauche et les écologistes (Bastamag)

Ces apprentis James Bond qui espionnent la gauche et les écologistes (Bastamag) dans A gauche du PS cabu-duduche

Mouvements écologistes et anticapitalistes sont surveillés de près par les polices européennes.

Et tous les moyens sont bons, y compris l’infiltration. Vol d’identités d’enfants décédés, relations sexuelles avec leurs « cibles »… Au Royau- me- Uni, les infiltrés et leurs supérieurs ne reculent devant aucun cynisme. Certains policierEs ont même eu des enfants avec les militantEs qu’ils espionnent. Décryptage de ces détestables pratiques qui font l’objet de virulentes critiques, et échappent à tout contrôle parlementaire ou judiciaire.

Leurs défenseurs les comparent à des sortes de James Bond, qui fréquenteraient squats et lieux autogérés plutôt que des casinos huppés, qui participeraient à des « camps climat » ou à des actions de résistances passives plutôt qu’à de spectaculaires courses-poursuites. Ces espions au service de sa majesté, ce sont les policiers infiltrés au sein des mouvements écologistes ou anticapitalistes. Ces méthodes d’infiltration font l’objet de virulentes critiques au Royaume-Uni, depuis qu’elles ont été révélées par l’affaire Mark Kennedy. Ce policier s’est infiltré entre 2003 et 2010 au sein de groupes de la gauche radicale européenne, dont le collectif militant de Tarnac, avant d’être démasqué. Les informations transmises par Kennedy ont notamment été utilisées par la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur) pour monter son dossier contre « les neuf de Tarnac ». Depuis, les affaires impliquant des infiltrés se sont multipliées.

Leurs noms sont révélés au gré de scandales, de procès ou de plaintes qui défraient la chronique outre-Manche: Lynn Watson, une agent de police basée à Leeds, a infiltré plusieurs groupes écologistes, anticapitalistes et pacifistes entre 2003 et 2008. Simon Wellings demeure quatre ans au sein du réseau anticapitaliste Globalise Resistance, avant de se griller par un coup de fil accidentel alors qu’il transmet infos et photos dans un commissariat. Jim Sutton, infiltré au sein du mouvement Reclaim the Streets – un mouvement de réappro-priation de l’espace public – à la fin des années 90, finit par avouer qu’il est policier à sa compagne militante… avec qui il a eu deux enfants ! Le couple divorce en 2009. Bob Robinson (ou Bob Lambert) et John Baker intègrent Greenpeace dans les années 80 et 90. Tous deux ont des relations amoureuses durables avec une de leurs « cibles »… Une version « réalité » de James Bond, où la subversion anticapitaliste et écologiste est combattue avec les mêmes moyens que ceux utilisés pour démanteler un réseau terroriste ou de trafic de drogue.

Un service très spécial Le Royaume-Uni dispose d’une solide expérience en matière d’infiltrations des milieux activistes, pacifistes, écologistes ou anarchistes : 40 ans exactement. Tout commence en 1968. En pleine période de contestation et de manifs contre la guerre du Vietnam naît le « SDS » (Special Demonstration Squad), un « Service spécial des manifestations ». Il sera dissous en 2008. Ses pratiques font désormais l’objet de demandes d’investigations de la part de parlementaires et d’avocats après une succession de révélations plus détestables les unes que les autres.

« Quelles sont les critères pour autoriser une infiltration ? Construire une relation avec des « cibles », y compris avoir des enfants avec elles, fait-il partie des politiques officielles de l’État ? Dans quelle mesure ces opérations d’infiltration sont-elles coordonnées au niveau européen ? », interroge le centre de recherche indépendant Statewatch, basé à Londres, qui regroupe avocats, chercheurs ou journalistes travaillant sur la question des libertés publiques [1].

Quand l’État vole les identités d’enfants décédés En février, le quotidien The Guardian révèle que, pour mener à bien ses infiltrations, la police britannique « a volé les identités d’environ 80 enfants décédés pour établir des faux passeports à leurs noms » [2]. A l’exemple de « Peter Daley », infiltré au sein de mouvements antiracistes dans les années 90, qui utilise comme couverture l’identité d’un enfant de quatre ans mort de leucémie. Le vol de l’identité et du certificat de naissance facilitait l’élaboration de couvertures crédibles. Le procédé, dévoilé sur la place publique, est qualifié de « macabre », « irrespectueux » et « odieux » par la commission parlementaire chargée de suivre les affaires intérieures [3]. La police britannique assure aujourd’hui que de telles pratiques n’ont plus cours et a lancé une enquête interne. Jusqu’à cet été, ses chefs n’avaient toujours pas daigné entrer en relation avec les familles concernées [4]). James Bond n’est plus un gentleman.

Des conjointes et épouses abusées La recherche des responsables tarde. « Il n’existe pas un fichier poussiéreux rangé quelque part au sein de Scotland Yard qui nous apportera toutes les réponses. Mais plus de 50 000 documents, papier et électronique, que nous devons passer au crible », précise la Commissaire adjointe, Patricia Gallan, en février 2013, auprès des parlementaires membres de la commission d’enquête sur le sujet. Une manière de prévenir : les réponses risquent bien de ne jamais être divulguées. D’autant que les enquêtes resteront internes.

Une autre affaire se retrouve quasiment classée « secret défense ». En décembre 2011, après les premières révélations sur les policiers espions, huit femmes annoncent poursuivre en justice la police britannique. En cause : l’infiltration de cinq officiers au sein de « groupes promouvant la justice sociale ou environnementale ». Des agents qui, tout en cachant leurs véritables motivations, étaient devenus leurs conjoints. Les relations intimes ont duré entre sept mois et… 9 ans ! Les plaignantes s’appuient sur les articles de la Convention euro- péenne des droits de l’Homme qui protègent la vie privée et familiale, et interdisent des traitements dégradants et inhumains. Mais, début 2013, la Haute Cour stipule que l’affaire sera traitée à huis clos, dans le secret du « Tribunal spécial sur les pouvoirs d’investigation de l’État » (Investigatory Powers Tribunal), chargé de contrôler les activités de surveillance et d’infiltration menées par la police et les services secrets britanniques. (…)

Quand l’infiltration se retourne contre la police Même les élus se voient retourner une fin de non-recevoir. Jenny Jones, vice- Présidente de la commission sur la sécurité londonienne, et élue verte de la capitale, a critiqué « l’obstruction délibérée » de la police suite à ses demandes d’informations répétées sur les opérations d’infiltration. Malgré les remous, l’opaque rideau qui recouvre ces barbouzeries ne se déchire pas. L’une des opérations d’infiltration menée par Mark Kennedy avait abouti à la plus grande rafle d’activistes écologistes de l’histoire britannique. 114 militants, suspectés de préparer une action contre une très polluante centrale au charbon près de Nottingham, ont été arrêtés préventivement en avril 2009. Parmi eux, 20 activistes sont poursuivis puis condamnés à de courtes peines d’emprisonnement ou des amendes. Ces condamnations sont finalement annulées car l’accusation n’avait pas communiqué l’ensemble de son dossier à la défense… dont les informations recueillies par la taupe. D’autres militants écologistes pourraient faire appel dans des affaires similaires, dont les dossiers à charge sont basés sur les informations de policiers infiltrés.

L’Europe envahie de taupes Ces scandales ne se cantonnent pas au territoire britannique. Ils s’étendent au-delà des frontières du royaume, à l’Europe continentale. Pendant ses sept années d’infiltration au sein de la gauche radicale, Mark Kennedy a ainsi été « déployé » dans onze pays différents, dont la France, lors d’une quarantaine d’évènements militants (rencontres, manifestations…). Ces opérations sont coordonnées au niveau européen par un groupe spécial (European Cooperation Group on Undercover Activities, ECG), créé en 2011. L’ECG regroupe Interpol, plusieurs services de police des États membres de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe, dont… la très démo- cratique Russie. L’ECG fait elle-même partie d’un groupe de travail international (IWG [5]) avec les services états-uniens ou israéliens.

Par Ivan du Roy (30 septembre 2013)  avec Statewatch

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27 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

L’ex Bérurier Noir refait le monde en Bretagne (OF)

L'ex Bérurier Noir refait le monde en Bretagne (OF) dans A gauche du PS berurier-noir-01

Dans les années 1980, les Bérurier Noir étaient le fer de lance de la jeunesse révoltée. Un groupe punk parisien dont Loran était le guitariste. Trente ans plus tard, il est toujours musicien, leader d’un des groupes de fest-noz bretons les plus prisés ! Aujourd’hui installé dans le Finistère, il est devenu amoureux de la Bretagne. Et n’a pas quitté la scène.

La vieille Volvo file vers le Velvet, un bar punk de Santec, petite ville du Finistère Nord, où le musicien a ses habitudes. Sur le tableau de bord, des pierres, des badges et quelques fleurs un peu fanées. La voiture n’est pas toute jeune. Le compteur affiche 525 000 kilomètres. « Mais il est bloqué. En vrai, elle en a bien 800 000 », se marre Loran. L’ancien guitariste des Bérurier Noir, reconverti leader des Ramoneurs de Menhirs, roule avec prudence. Le compteur de vitesse aussi a rendu l’âme.

Le Velvet apparaît coincé entre une crêperie et… La mer. Au large, se dresse l’île de Sieck. La Bretagne à l’état brut. Loran, 49 ans, s’est installé dans la région au début des années 2000, après treize ans de vie en communauté en Ligurie, une petite province italienne qui longe la mer, entre la France et la Toscane.

Alan Stivell et Nolwenn Leroy ? Trop star-system… Au bout du monde, il est venu chercher le calme et scelle son amour avec les peuples qu’il juge insoumis, rebelles. La Bretagne a une identité forte, ça lui plaît, lui, le fils d’émigrés grecs qui a grandi en région parisienne. Il est rebelle, se réclame de l’anti-fascisme et a chanté les peuples opprimés toute sa carrière.

Attablé devant une bière bretonne, il montre qu’il est toujours un énervé. Il dézingue tour à tour François Hollande, Jean-Luc Mélenchon, Manuel Valls, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes… Mais aussi Alan Stivell et Nolwenn Leroy, un peu trop star-system à son goût.

Les Béru et la Bretagne ? Une vieille histoire… « La Bretagne est une terre promise pour le rock et le punk-rock », lâche-t-il entre deux bouffées de cigarette. Il compare volontiers les Bretons aux irréductibles du village gaulois d’Astérix et glisse que deux de ses filles sont scolarisées dans une école Diwan, en langue bretonne.

Son histoire d’amour avec la région ne date pas d’hier. En 1985, les Bérurier Noir enregistrent Vive le feu, dont la rengaine est encore aujourd’hui reprise dans les manifs étudiantes. La chute de ce morceau de punk-rock est un air de danse bretonne. En découlera un projet inachevé d’album sur la Bretagne.

Mais pendant cette période, les Béru ont d’autres combats à mener. En premier lieu, celui contre le racisme. Étendard de l’anti-fascisme, ils font chanter à des milliers de gamins leur haine de l’extrême droite, lorsqu’ils entonnent Porcherie, écrite après les élections européennes de 1988. Chanson aujourd’hui remisée au placard : « Si la jeunesse emmerdait vraiment le Front National (un refrain du groupe, NDLR), on n’en serait pas là… », assène-t-il sèchement.

Pas revendicatif, c’est décoratif Les Béru resteront proches de la Bretagne, même après la mort du groupe en 1989. Ils se reformeront pour un concert dantesque aux Trans Musicales de Rennes, en 2003. Et se produiront à Astropolis, à Brest, en 2005. Loran referme la parenthèse Bérurier Noir l’année suivante. Il devient le leader des Ramoneurs de menhirs, son groupe formé notamment avec des sonneurs bretons qui avaient participé à l’enregistrement de Vive le feu…

Réunir toutes les cultures du monde dans un même lieu, voilà à quoi il rêve. Après un premier projet avorté, un cabaret pourrait ouvrir courant 2014 dans le Finistère Nord. Il imagine « un endroit où on s’apaise », où se dresseront de « grandes tablées avec artistes, public, organisateurs ». La proximité est essentielle pour lui. Encore aujourd’hui, il termine ses concerts à arpenter les parkings. Au pied des voitures et des fourgons, il rencontre le public, passe la soirée avec eux, discute, refait le monde… Pour son cabaret, il veut des musiciens revendicatifs car « un artiste qui n’a rien à dire, c’est comme un papier peint, c’est décoratif » ! L’idée de ces soirées ? « Qu’il n’y ait plus d’horaires ». Et il est prêt à en débattre avec le préfet si ce dernier refuse cette exigence.

« Quand on joue dans un bar, on prend ce qu’il y a » Loran se veut provocateur quand il évoque l’autorité et la loi. « Je suis enfant de l’État et je me bats contre ça », se plaît-il à répéter. Une vieille rengaine des Béru, dont il reste forcément indissociable. Leur public, qui a aussi pris trente ans, guette toujours le signe d’une possible renaissance. La sortie récente de l’intégrale des enregistrements, chez Coop Breizh, aurait pu en être un. Loran réfute : « C’est un fantasme ».

Son avenir s’inscrit avec les Ramoneurs, loin des strass et des paillettes. « On refuse de jouer dans les gros festivals chers ». Il confesse avoir refusé les Vieilles Charrues. « L’entrée de ce festival pourrait être gratuite ou de 2 €, mais c’est beaucoup plus cher à cause d’artistes qui tapent le million d’euros de cachet ! Avec les Ramoneurs, quand on joue dans un bar, on prend ce qu’il y a. On préfère une relation conviviale, saine ». Sur fond de musique bretonne. Et sur quelques airs punks, bien entendu.

Mickaël LOUÉDEC. Musique vendredi 27 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Musique.-L-ex-Berurier-Noir-refait-le-monde-en-Bretagne_6346-2232942_actu.Htm

Ecoutez: https://www.youtube.com/watch?v=uPaDgBPbTqA

http://youtu.be/O-63EmrzzM4

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25 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Elections fédérales en Allemagne : Merkel triomphe, le FDP se casse, la gauche se consolide (Lcr.be)

Elections fédérales en Allemagne : Merkel triomphe, le FDP se casse, la gauche se consolide (Lcr.be) dans A gauche du PS linke-1

Les partis conservateur-chrétiens CDU/CSU et la chancelière Angela Merkel sont les gagnants des élections fédérales en Allemagne avec 41,5% des voix. Ils ont obtenu 7,7% de plus en comparaison avec les élections fédérales de 2009.

Comment ça s’explique? En Allemagne, la politique de Merkel n’est pas perçue comme conflictuelle. On parle même d’une “social-démo- cratisation” des chrétiens-conservateurs sous Merkel. Par exemple, la “sortie du nucléaire” après Fukushima, l’abrogation du service militaire obligatoire, l’amélioration du statut des couples de genres identiques et l’ouverture relative aux thèmes de la justice sociale se sont ajoutées à l’impression de pouvoir échapper aux conséquences de la crise européenne du côté des plus forts, tout en acceptant la ligne dure contre les populations du sud de l’Europe.

S’ajoute à cela la faiblesse de l’alternative proposée par le SPD représentée par Peer Steinbrück, candidat du SPD à la chancellerie. Celui-ci, technocrate froid et partisan avoué de l’agenda 2010, symbole de l’aspiration à une vie aisée des politiciens en bonnes relations avec le monde du big business, n’était pas bien capable de transmettre de façon crédible le message du SPD visant à se reprofiler comme champion de la justice sociale. Le SPD gagne quand même 2,7% pour arriver à 25,7%.

A peu près 15% des voix se sont portées sur des partis qui n’ont pas pu dépasser la barrière des 5%, puisque le FDP échoue avec 4,8% des voix tout comme la toute jeune AfD qui propose la sortie de l’Euro avec 4,7% – le restant des partis qui se sont présentés dépassent à peine la barre des 5% en additionnant leurs voix.

Des 61,8 millions d’Allemands qui avaient le droit de vote, 71,5% ont voté. En 2009, c’étaient 70,8%. Même si la candidature de nouvelles forces a pu relativiser le poids des abstentionnsites, l’abstention électorale reste impressionnante et témoigne du degré de l’érosion de la crédibilité du système politique en vigueur.

L’échec du FDP est spectaculaire. Il est parvenu à se sauver de justesse avec 5% aux élections du Land de Hesse, parallèles aux élections fédérales, il est tombé de haut avec 4,8% aux élections  fédérales, perdant 9,8%  comparé avec 2009! C’est l’image bien méritée du parti clientéliste tout craché qui l’a conduit à la catastrophe. Mais avec 400 000 voix, ses pertes profitent majoritairement à l’AfD … tandis que Die Linke perd aussi plus que 300 000 voix en faveur de  l’AfD, le CDU/CSU un peu moins… L’AfD a assez habilement caché ses motifs chauvins en prétendant que la sortie de l’Euro serait aussi dans l’intérêt des pays européens économiquement perdants.  Die Linke devrait réfléchir,  elle n’a pas assez clairement exprimé  son opposition à la politique de l’UE au sein de la Troïka…

Un autre fait spectaculaire de ces élections, ce sont les 8,4% des Verts, qui perdent 2,3% en comparaison à 2009. Ceci d’autant plus qu’ils s’étaient envolés vers les 20% après Fukushima et les mobilisations impressionnantes du mouvement anti-nucléaire.

Ceci nous amène au parti de gauche Die Linke qui devient la 3ème force dans le Bundestag avec 8,6% des voix.  En 2009 Die Linke avait obtenu 11,9% et perd donc 3,3%, on pourrait donc parler de défaite. Mais en fait, Die Linke s’en sort bien, vu qu’il était tombé au-dessous de 6% en printemps 2012 et qu’il avait perdu depuis lors spectaculairement, toutes les élections dans les Länder de l’Ouest.  Lors des élections au Land de Hesse, il se maintient, passant la barre des 5% une 3ème fois.  Dans les Länder de l’ouest, où il est bien plus faible qu’à l’est, il dépasse les 5%. Die Linke se consolide donc et remonte électoralement en présentant un certain nombre de revendications sociales, démocratiques et antimilitaristes, sans pour autant formuler clairement une alternative d’ensemble au pouvoir du capital.

Et maintenant, que vont faire les stratèges (ou plutôt les tacticiens) des partis élus? Au niveau fédéral comme en Hesse, il y a une majorité  SPD, Verts et  Die Linke. Mais le SPD et les Verts disent clairement qu’ils ne veulent pas de coalition avec le Parti de Gauche. Celui-ci fait des avances, mais souligne quand même ses divergences profondes.

Au niveau fédéral,  Die Linke devrait accepter la participation de la Bundeswehr aux interventions militaires globales. Ce n’est pas imaginable pour le moment. L’hypothèse la plus réaliste semble être la “grande coalition” du CDU/CSU avec le SPD.  Par Manuel Kellner le Mardi, 24 Septembre 2013

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=3018:elections-federales-en-allemagne–merkel-triomphe-le-fdp-se-casse-la-gauche-se-consolide-&option=com_content&Itemid=53

 

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25 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Conférence Internationale sur Rosa Luxemburg Paris, Sorbonne, 4-5 Octobre 2013

Conférence Internationale sur Rosa Luxemburg Paris, Sorbonne, 4-5 Octobre 2013 dans A gauche du PS rosa_luxemburg_1871-1919

« Démocratie et Révolution chez Rosa Luxemburg »

Une des plus importantes contributions de Rosa Luxemburg à la pensée marxiste moderne est son refus de séparer les notions de « démocratie » et « révolution ». Cela se traduit dans  sa critique des limites de la démocratie bourgeoise,  dans sa conception du combat révolutionnaire comme auto-émancipation démocratique des grandes masses,  sa vision de la démocratie socialiste et ses formes d’organisation et dans sa ferme insistance - en discussion avec les révolutionnaires russes - sur l’importance des libertés démocratiques dans la transition vers le socialisme.

 Nous allons nous intéresser aussi à la question de la démocratie dans ses écrits sur le marxisme, sur l’économie politique ou sur la question nationale (auto-administration locale et autonomie nationale comme solutions démocratiques).  Ce sont des questions qui restent d’une actualité évidente au début du 21ème siècle. Le but de la Conférence sera à la fois d’analyser les aspects historiques et les textes eux-mêmes, et la signification politique présente de cette problématique, à une époque de crise de la démocratie, dans un contexte de crise de la civilisation capitaliste.

Les langues de la conférence seront le français et l’anglais avec interprétation simultanée

Source

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20 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Fête de l’Humanité : sous la pluie…

Fête de l’Humanité : sous la pluie... dans A gauche du PS tJ1ED

Beaucoup de pluie mais aussi beaucoup de monde pour la 78e édition de la fête de l’Humanité.

Le PCF avance le chiffre de 470 000 entrées. Toujours est-il qu’on a retrouvé cette année le même public et à peu près les mêmes impressions.
Un public populaire venu de tout le pays, un public familial, heureux d’être là et souvent de retrouver de vieilles connais- sances. Beaucoup de vieux, fidèles de la fête, mais aussi beaucoup de jeunes notamment attirés par les spectacles. Et comme d’habitude les militantEs du PC étaient presque touTEs occupéEs à faire marcher leurs stands. Peu de mots d’ordre politique, si ce n’est la volonté de faire triompher « l’humain », parfois contre la réforme des retraites. En revanche, si ça discutait politique dans les allées, les débats ont attiré cette année moins de monde.
Les différentes composantes avaient leur stand, notamment la Gauche unitaire et le Parti de gauche, un stand unitaire étant réservé au « troisième pôle » regroupant la Gauche anticapitaliste, les Alternatifs, la FASE et Convergences et alternative. D’après l’Humanité, il n’y a de désaccords au sein du Front de gauche que sur la question des municipales. Cependant, on a pu noter que, durant l’ensemble de la fête, qua- siment aucun militant du « troisième pôle », ni de la Gauche unitaire, ne furent invité aux débats, alors que le PS était présent presque partout. Quant à Mélenchon, il s’était installé dans un camping durant les trois jours de la fête, car « il faut qu’on voit le minotier dans sa farine »… Ainsi le leader du PG n’a cessé d’arpenter la fête, suivi d’une cohorte de photographes, comme si il était chez lui. Pierre Laurent a fait de même de son côté… mais un peu seul !
Le débat doit continuer Au meeting central de dimanche, pas de polémique publique au sein du Front de gauche, mais la seule affirmation du secrétaire général du PCF qu’il fallait « être prêt à participer aux rassemblements les plus larges à gauche si c’est l’intérêt du peuple ». En gros, pour les prochaines municipales, chaque ville fera ce qu’elle veut : plutôt avec le PS, mais sans lui là où l’accord est impossible.
L’essentiel reste de sauver les éluEs et les municipalités.  On notera enfin la faible résonance donnée par les médias à cette fête réunissant plusieurs dizaines de milliers de personnes, par rapport à l’Université d’été du Front national qui se tenait à Marseille. C’est un choix mais certainement pas le nôtre…
Le stand du NPA a connu une bonne affluence, dedans et dehors, avec beaucoup de discussions mais peu de participation à nos débats. Globalement, l’accueil était très chaleureux et les présences d’Olivier Besancenot et de Philippe Poutou très appréciées. Plus de 10 000 tracts ont été distribués avec une dominante dans les discussions : on ne veut plus du PS, on n’a pas confiance dans Mélenchon, mais pourquoi vous ne venez pas vous battre au Front de gauche avec nous ? Les discussions étaient fraternelles, le débat est ouvert…

Alain Krivine  Vendredi 20 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 209 (19/09/2013)

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